En ces temps difficiles qui nous obligent à trouver des occupations, je vous soumets ici un carnet que j'avais rédigé il y a quelques années et que je n'ai jamais publié ici... Bonne lecture (pour ceux que ça intéresse...)...
24 juillet - Itinéraire d’une famille gâtée
Envie de t’évader ? Envie de rêver ? Envie de t’amuser ? Oui ? Alors tu as frappé à la bonne adresse... Plus précisément à l’adresse de celui qui a attrapé un virus… En l’occurrence, moi… Et ce virus, pas question de m’en débarrasser en me bourrant d’antibiotiques. Non seulement, les antibiotiques, ce n’est pas automatique, mais ce virus-là, j’en prends grand soin. Je l’entretiens, même… Ce virus, c’est l’étasunite ! Je l’ai contracté le jour où j’ai posé mes arpions chez l’oncle Sam pour la première fois, il y a une décennie de cela. Tout ça ne me rajeunit pas mais depuis ce fameux jour, lui et moi, nous ne nous sommes plus jamais quittés. Un proverbe dit à ce sujet que si tu vas aux Etats-Unis une fois, tu y reviendras un jour… Ben moi, depuis, j’y suis même retourné deux autres fois ! Et figure-toi que si tu lis ces quelques lignes, c’est que je m’apprête à y retourner pour une quatrième vadrouille !... Pour cette fois-ci, je vais accomplir un de mes rêves ! Me faire la route 66 sur mon Harley avec une belle brune accrochée à ma taille... Manque de bol, ma femme est blonde, je n'ai pas le permis moto et nous avons deux louloutes de quatre et sept ans… Va donc falloir que je revoie mes plans...
Bon, si tu es un lecteur assidu de nos précédentes vadrouilles, nous n’avons plus de secret pour toi, si bien que tu sais déjà que nous sommes quatre, juste un an de plus par rapport à la dernière fois… Il y a bien évidemment Sandrine, ma femme alias le portefeuille ; Sasha, notre petite globetrotteuse de quatre ans ; et Anna notre routarde de sept ans et plus toutes ses dents... Ah, et je m’oubliais ! Moi, Franck, la trentaine bien tassée, alias le conducteur, le tour opérateur, le narrateur, le cuisinier, le… Oui, je sais, moi aussi, j’aimerais bien déléguer… Ah, mais j’oublie encore quelqu’un !… Toi… Mais bon, sauf le respect que je te dois, tu ne seras une nouvelle fois que le spectateur du film que nous allons tourner et interpréter… D’ailleurs, quel en sera le titre ?... Et bien après réflexion, on a le choix entre « Voyage entre geysers et déserts », ou alors « Sous le soleil de Beverly Hills »… Pour ce coup-là, en espérant ne pas les vexer, on décide de poser un lapin à Brandon et Brenda… Car oui, c’est décidé, cette nouvelle édition sera composée d'indiens, de geysers, de trappeurs, de pionniers, de bisons, de chercheurs d'or, de hors-la-loi, de ranchs et de cowboys ! A nous les grands espaces… et les gros hamburgers !!! A nous l’ouest américain et ses films qui donnent tant envie : Délivrance, la colline a des yeux, Shining, The Descent, ...
Mais un voyage comme celui-là, ça se prépare un ‘tiot peu. Premièrement, il faut du blé, du flouze, du fric, du pognon, des pépettes, de la caillasse… Ben oui, ça coûte cher tout ça, donc à moins de faire comme le PSG et te faire subventionner par un investisseur qatari, il va falloir que tu en mettes de côté. Deuxièmement, il faut un minimum de travail de préparation. Et je commencerai mon histoire par un retour dans le passé, un bond dans le temps pour revenir pile poil au moment où Sandrine a enfin craqué sous mes coups de butoir et m’a donné son ô combien précieuse approbation… « Allez, ok, c’est bon, fais-toi plaisir ! » Sans avoir réellement conscience de la portée de ces quelques mots, elle venait de me signer un contrat de travail d’un an ! Car moi, ni une, ni deux, j'ai employé toute une équipe de lutins pour m'aider à préparer mon itinéraire. Lecture de carnets de voyage, questions sur des forums, épluchage de guides, visionnage de films, essorage d’internet, … Au final, je dois dire que je suis plus que satisfait de leur boulot ! Ce qui me permet non pas de faire un bilan puisqu'heureusement, le voyage n'est pas commencé, mais plutôt un petit compte-rendu chiffré de ce qui nous attend. Huit états à traverser ou à effleurer, plus de cinq mille kilomètres à parcourir, vingt jours pleins sur place, deux hôtels, quatorze campings différents, huit heures de décalage... Mes trois blondes vont-elles le supporter ? Optimiste que je suis, je mise sur un grand « Oui » ! D’ailleurs, pour les préparer, j’ai mis en place un programme intensif trois mois avant le départ : Marche autour de notre immense propriété, westerns tous les soirs, Coca et hamburgers à volonté à tous les repas !... Et oui, qui ménage sa monture voyage plus souvent !
Avant de tailler la route, je profite de cette intro pour publier une petite annonce à destination des cambrioleurs amateurs de textes de voyage : passez votre route, ma maison est équipée d’une alarme biométrique avec double varifocale et matrice de commutation. De plus, j’ai loué à un pote du neuf trois son gros pitbull pour l’occasion. Sans compter que pendant nos vacances, ma maison va être occupée par mes parents qui sont tous les deux experts en arts martiaux !... D’ailleurs, pourquoi je te raconte ces bobards alors que tu ne connais même pas mon adresse… C'est le 25, avenue des canaris à Triffouillis-sur-Retourne... Euh, merci de ne pas m’envoyer de carte postale à l'adresse ci-dessus... c'est une fausse !
Bon, chut, ça y est, c’est l’heure de l’évaluation… On va savoir si toute la famille est prête pour le grand départ :
« Sandrine, donne-moi les huit états dans lesquels nous allons poser les pieds...
- Colorado, Wyoming, Nebraska, Dakota du sud, Montana, Idaho, Utah et... euh... mince, oh, je l’ai sur le bout de la langue… Ah oui, l’Arizona !!!…
- Mouais… C’était moins une… Encore un peu et tu n’partais pas avec nous ! Et toi, Anna, cite-moi les quatre présidents sculptés sur le Mont Rushmore ?
- Abram Licol, Tomasse Washington, George Jeffessonne et Theodore Rousevelle...
- Ok, on va dire que c’est bon… Et toi, Sasha, dans quel pays allons-nous cet été ?
- Les Jétajuniiiiis de l’Amérique de Mickey ! » Ok, c’est bon, elles sont fin prêtes ! Attention, départ imminent !
Day 1 – February 14
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?


We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?


Bonjour à tous!
Encore l'Ouest US me direz-vous! Mais nous ne nous en lassons pas. Je crains juste de vous lasser un peu, vous, avec des endroits vus maintes et maintes fois.
Mais ces partages d'expériences font vivre nos voyages encore et encore....
Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:
Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :
- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,
- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).
Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.
Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.
Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.
Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.
Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.
Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.
Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.
Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,
sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.
Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.
(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).
Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !
Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.
Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.

J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.
1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.

Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide.
Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛.
Les repas sont tout à fait corrects :
Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate
Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert
Champagne en apéritif.
Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.
Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !
Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines.
L’arrivée à LA est abracadabrantesque.
Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.
L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.
Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.
On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:
Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :
- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,
- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).
Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.
Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.
Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.
Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.
Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.
Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.
Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.
Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,
sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.
(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).
Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !
Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.
Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.

J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.
1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.

Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide.
Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛.
Les repas sont tout à fait corrects :
Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate
Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert
Champagne en apéritif.
Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !
Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines.
L’arrivée à LA est abracadabrantesque.
Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.
Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.
On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Hi everyone!
So, I’m putting into action an idea I had two years ago... I’m inviting anyone who’s interested to help build a beautiful collaborative project—a shared travel journal!!!
The concept: one post =
a photo you’ve taken in the American West that means something to you and your thoughts on that photo or about it: where and when it was taken, the story behind it, why it’s special to you...
Grab your pens!!!! (And I hope this doesn’t flop, but if it does, at least I’ll have tried!!!)
And I’ll kick things off in the next post!
So, I’m putting into action an idea I had two years ago... I’m inviting anyone who’s interested to help build a beautiful collaborative project—a shared travel journal!!!
The concept: one post =
a photo you’ve taken in the American West that means something to you and your thoughts on that photo or about it: where and when it was taken, the story behind it, why it’s special to you...
Grab your pens!!!! (And I hope this doesn’t flop, but if it does, at least I’ll have tried!!!)
And I’ll kick things off in the next post!
Bonsoir,
Alors avant d'oublier tous les détails (intéressants) de mon dernier séjour,
voici quelques retours d'expériences, qui je l'espère, seront utiles aux futurs forumeurs...
Arrivé le 17 octobre 2013, juste pour la réouverture du "shutdown", bonjour le stress ces derniers jours...🤪 🏴☠️
Vol direct sans histoire avec Air Tahiti Nui :
nouveaux fauteuils (un peu plus profilés j'ai l'impression)
et surtout nouveaux écrans ! En fait des tablettes 10 pouces, HD, prise casque et USB,
large choix de films, feuilletons, jeux, ...
ça fait plaisir de ne pas avoir les yeux éclatés à fixer un petit écran qui grésille ! 😉
Coup de chance à l'arrivée à LAX :
nous inaugurons la nouvelle aire d'accueil, très spacieuse, et personne à attendre à l'immigration, ni aux douanes ! Yes ! 😛
Du coup me voici à peine 1/4 d'h après la sortie de l'avion à prendre la navette pour Alamo ! 😮
Je me prépare à me battre comme un beau diable pour résister à toutes les tentatives d'arnaques, mais voilà que 10 mn plus tard je suis devant le parking des "compactes" après avoir échangé un "bonjour-au revoir" au guichet ! 🙂
Le parking est vide... mais voilà qu'arrive une belle voiture bleue toute rutilante, pas si "compacte" que ça finalement, les pneus sont en bon état, ...
alors Hop ! C'est parti ! 😎

Je pense qu'une heure après la sortie de l'avion, j'étais dans la piscine du motel... Ahhh...(-soupir-) 😇 Le lendemain matin, profitant du Jet Lag, direction Death Valley, avant les embouteillages et avant même le lever de soleil, ce sera plus beau dans le désert ! 😏





Jusqu'ici tout va bien, je presque arrivé à Stovepipe Wells , plus que quelques miles, mais voilà que la route est barrée ! 😮 🏴☠️ Les fortes pluies de septembre ont fortement raviné les bas cotés et parfois emporté la route... Bon, me voilà bien... 😕 La route "alternative" proposé par le GPS demande 6h de plus. Je vais quand même tenter d'approcher pour voir, si c'est franchissable... Effectivement c'est bien défoncé sur une centaine de mètres mais en roulant doucement, ça passe... Je n'en mène pas large... 😊


Finalement, une demie-heure plus tard, me voici arrivé à bon port ! Je m'attendais à un village un peu mort (genre ghost-town) 🤪 mais pas du tout : plutôt coquet, très bien entretenu, une belle piscine... Allez, Plouf !!! 😎


J'ai le temps de faire une petite rando qui est juste à coté : Mosaïc Canyon...




Après un second plongeon pour me rafraîchir, direction les dunes pour le coucher de soleil, avec en bonus une belle pleine lune toute ronde !


L'étendu des dunes n'est pas si grande, et grâce au Forum 😉, je sais qu'il faut marcher un peu pour mieux apprécier, alors c'est parti ! 😎


C'est très reposant comme paysage, très zen ! 😇 Et c'est très dépaysant également, surtout après LA, il fait très doux, Mmmmh... 😎

Ce qui est bien, c'est qu'on voit toujours la route ou le parking donc pas de risque de se perdre, même de nuit, au retour... Demain matin, direction Badwater et Gold Canyon ! (to be continued...)

Je pense qu'une heure après la sortie de l'avion, j'étais dans la piscine du motel... Ahhh...(-soupir-) 😇 Le lendemain matin, profitant du Jet Lag, direction Death Valley, avant les embouteillages et avant même le lever de soleil, ce sera plus beau dans le désert ! 😏





Jusqu'ici tout va bien, je presque arrivé à Stovepipe Wells , plus que quelques miles, mais voilà que la route est barrée ! 😮 🏴☠️ Les fortes pluies de septembre ont fortement raviné les bas cotés et parfois emporté la route... Bon, me voilà bien... 😕 La route "alternative" proposé par le GPS demande 6h de plus. Je vais quand même tenter d'approcher pour voir, si c'est franchissable... Effectivement c'est bien défoncé sur une centaine de mètres mais en roulant doucement, ça passe... Je n'en mène pas large... 😊


Finalement, une demie-heure plus tard, me voici arrivé à bon port ! Je m'attendais à un village un peu mort (genre ghost-town) 🤪 mais pas du tout : plutôt coquet, très bien entretenu, une belle piscine... Allez, Plouf !!! 😎


J'ai le temps de faire une petite rando qui est juste à coté : Mosaïc Canyon...




Après un second plongeon pour me rafraîchir, direction les dunes pour le coucher de soleil, avec en bonus une belle pleine lune toute ronde !


L'étendu des dunes n'est pas si grande, et grâce au Forum 😉, je sais qu'il faut marcher un peu pour mieux apprécier, alors c'est parti ! 😎


C'est très reposant comme paysage, très zen ! 😇 Et c'est très dépaysant également, surtout après LA, il fait très doux, Mmmmh... 😎

Ce qui est bien, c'est qu'on voit toujours la route ou le parking donc pas de risque de se perdre, même de nuit, au retour... Demain matin, direction Badwater et Gold Canyon ! (to be continued...)
Bonsoir à tous,
Depuis le temps que je lis tous les sites et tous les carnets sur le forum je me lance enfin à poster mes interrogations sur l'organisation du voyage prévu normalement en septembre sinon l'année prochaine si on ne peut pas partir (comme ça tout sera prêt) !
La question du jour est : est ce réalisable pour des quinquagénaires randonneurs occasionnels mais en montagne de faire en une journée :
- Départ de Torrey
- Moonsape Overlook
- A/R Long Dong Silver
- LWHC
- Goblin Valley
- route vers Moab pour la nuit
sans courrir, je ne veux pas me sentir prise par le temps.
Merci pour votre aide. Aline
Merci pour votre aide. Aline
Bonjour 🙂
Nous voilà de retour depuis presque deux semaines et il faut que je me colle à ma tablette tant que mes souvenirs sont encore bien ancrés dans ma tête de sexagénaire !!Bon je me lance !! Quand je vois les superbes comptes rendus ça craint !! L’ordi et moi c’est pas une longue histoire d’amour, je tape avec deux doigts et je n’ai pas la plume facile !! Alors soyez indulgents !! J’espere surtout que ça pourra servir à d’autres comme ceux déjà écrits m’ont été utiles. Comme je vais mettre longtemps à tout retranscrire, n’hesitez pas à me contacter en MP si ça urge Tout d’abord un immense merci à tous ceux qui m’ont aidée à préparer cette virée du 7 au 24 septembre 2017 en répondant à mes nombreuses questions par leurs conseils avisés ( je ne les nomme pas, ils se reconnaîtront !! ) Tout d’abord nous !! On est 4 amis entre 59 et 62 ans ( la vieille, c’est moi !!!). On habite le Var et on se connaît depuis plus de 20 ans Mimi ( Michèle) : la plus petite, la rigolote, celle de la bande qui parle le mieux anglais et n’a pas la langue dans sa poche si on la chatouille Maumau ( Maurice) : son mari, le renard argenté à moustache, de l’humour ponctué d’expressions provençales poilantes, un de nos chauffeurs DD ( André) : le barbu, mon petit mari depuis 39 ans, le plus sérieux de la bande, notre deuxième chauffeur Marcalamar (Martine): moi, la blonde à lunettes, la pipelette de service, qui ai passé des heures sur les forums en ayant une peur bleue de ne pas réussir l’organisation du voyage
BEn cet fin d’automne hivernal, alors que les jours raccourcissent et que les nuits s’allongent, que parfois le blues s’installe avec la grisaille persistante, je vous invite à un voyage au soleil, notre voyage, le premier aux USA. Il est certes classique, sans doute banal, rien avoir avec les merveilles publiées par nos chers « piliers » du forum. J’ai longtemps hésité à le poster, doutant de son intérêt et voilà, aujourd’hui je me lance. Que chacun y prenne ce qu’il souhaite ! C’est cela, après tout, l’esprit du forum. 🙂
Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏
Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.
Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :
Arrivée PHOENIX, 1 nuit
PHOENIX > SEDONA, 1 nuit
SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit
GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit
MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits
PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits
BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits
LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit
DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits
MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit
EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit
FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits
Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.
Hôtels :
Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.
Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.
A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.
Vols :
Réservés bien après les hôtels.
Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.
Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.
Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.
Voiture :
Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.
Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.
Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !
Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !
Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.
Repas :
10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.
A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.
Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.
Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.
Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …
J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.
A bientôt ! 😉
Notre voyage a été une réussite et c’est en grande partie grâce à vous, à vos carnets de voyage, vos réflexions, vos blogs, vos réponses à mes questions, vos avis, vos conseils, vos discussions que j’ai souvent suivies dans l’ombre. Je ne citerai personne, j’en oublierais c’est certain, mais je pense que beaucoup se reconnaitront. A vous tous pour votre temps donné, partagé, MERCI ! 😏
Ce compte rendu comporte quelques remarques pratiques et surtout, des impressions personnelles qui pourront surprendre et qui ne sont donc pas forcément celles de tout le monde.
Road trip prévu du 12 juillet au 1er aout 2013 :
Arrivée PHOENIX, 1 nuit
PHOENIX > SEDONA, 1 nuit
SEDONA > GRAND CANYON, 1 nuit
GRAND CANYON > MONUMENT VALLEY, 1 nuit
MV > PAGE via Navajo National Monument, 2 nuits
PAGE > BRYCE CANYON via Kanab, 2 nuits
BRYCE > LAS VEGAS via Zion NP et Red Cliffs, 2 nuits
LAS VEGAS > DEATH VALLEY via scenic road, 1 nuit
DEATH VALLEY > MAMMOTH LAKES via Lone Pine & Alabama Hills, 2 nuits
MAMMOTH LAKES > EL PORTAL via Tioga road, 1 nuit
EL PORTAL > FISH CAMP, 1 nuit
FISH CAMP > SAN FRANCISCO, 4 nuits
Participants : famille de 4 personnes avec 2 ados de 19 et 16 ans, fille et garçon.
Hôtels :
Réservation de tous les hôtels soit par booking.com, soit directement, presque 10 mois avant, tous annulables sans frais. Aucun problème sur place et aucune surprise niveau prix.
Nous avons choisi en priorité des hôtels dans ou proche des parcs (objectif : gagner du temps et profiter au max), souvent avec piscine (on n’y reste jamais longtemps mais qu’est ce que ça fait du bien, en soirée, de s’y détendre un moment !), gamme de prix moyen/sup (pas mal de Best Western) et, lorsque c’était possible (en l’occurrence 11 nuits sur 19) avec 3 couchages (3 lits ou 2 lits + canapé lit). Mes ados sont en effet de taille conséquente et pas toujours enclins à une promiscuité quotidienne. Ceci a été le gage d’une certaine « sérénité » pour un surcoût consenti.
A 2 reprises (Las Vegas et Mammoth Lakes soit 4 nuits) nous avons loué un véritable appartement, 2 chambres et une vraie cuisine ce qui nous a permis de rompre avec la routine pique-nique, restaurant et de faire une pause en prenant un peu plus nos aises, appréciable sur un trip de presque 3 semaines.
Vols :
Réservés bien après les hôtels.
Départ du Luxembourg vers 11h30 via British Airways, 2h30 d’escale à Londres et arrivée 17h à Phoenix. Pour le retour, départ de SF vers 19h, 2h30 d’escale à Londres et arrivée Lux à 18h.
Aucun problème à l’aller comme au retour. À l’aller, Il a bien fallu 1h30 pour changer de terminal, beaucoup de monde aux différents contrôles. Par contre, au retour, 30 minutes auraient suffi. L’aéroport de Londres Heathrow est très bien indiqué, avec du personnel partout pour renseigner et orienter les voyageurs. Impossible de s’y perdre.
Sur British Airways : écrans individuels, 6 films en français, beaucoup plus en anglais (normal non ?) Bonne surprise au niveau des repas qu’on a trouvé vraiment bon (pourtant, je vous assure que je suis difficile) et personnel naviguant très sympathique et souriant ce qui ne gâche rien. Bref, une bonne surprise là aussi.
Voiture :
Réservée avec locationdevoiture.fr pour leur prix et la clarté de leurs contrats. Prestataire Alamo.
Après avoir longtemps hésité, SUV, pas SUV, nous avons opté pour un Dodge Grand Caravan. Oui je sais, c’est grand pour 4 mais on n’avait pas envie de s’embêter et là, c’était juste génial niveau coffre et confort. On avait 4 gros sacs de voyage, 4 petits sacs à dos (pas toujours si petits que ça) auxquels se sont rapidement rajouté une énorme glacière, un sac d’épicerie diverse et bien sûr l’inévitable sac de linge sale sans compter les bidons d’eau de réserve, les chaussures, bref tout le foutoir qui s’accumule inévitablement au fil des jours.
Assurance : formule complète avec garantie pneus, dessous de caisse et bris de glace parce que je suis d’un naturel plutôt stressé. Évidemment, c’est toujours quand on l’a qu’on n’en a pas besoin ! Tant mieux, ça m’arrange !
Pas d’attente au comptoir à l’arrivée (si, c’est possible), l’employée nous informe des assurances optionnelles et devant mon visage fermé et mon « no thank you » peut-être un peu trop catégorique me rassure : « c’est juste pour que vous soyez au courant » sans insister d’avantage. OUF !
Voiture sans problème, 2 jeux de clé (séparés !), roue de secours, notice dans la boite à gant, vidange faite récemment. Consommation : un peu plus de 9l/100km (après conversions diverses) sur 4200 km. On l’a abandonnée à l’aéroport de San Francisco avec regrets.
Repas :
10 petits-déjeuners sur les 19 nuits étaient inclus dans le prix des chambres, les autres ont été pris à l’extérieur ou dans la chambre.
A midi : pique-nique à chaque fois, sandwichs, salades, fruits, gâteaux … sauf à San Francisco.
Le soir : 3 restaurants et sinon, repas dans la chambre (salades, soupes, plats cuisinés congelés ou non et 1 seule fois un mac do). Je sais, on n’a pas privilégié la gastronomie locale mais franchement, le soir on était crevé.
Résultat : un bilan nourriture bien inférieur à 15 $/pers/j boissons comprises.
Remarques : on trouve tout, ABSOLUMENT TOUT, PARTOUT, des fruits nettoyés ou non, des légumes pour les salades en rayons entiers, des pâtes, du thon, des condiments (huile d’olive, vinaigre balsamique !!!), du jambon, du fromage (même si je n’ai pas trouvé le meilleur) etc … et tout cela en supermarché. D’accord, il n’y a pas la baguette de chez nous mais des pains de mie, aux céréales, au lait … Franchement, il faut arrêter de dire que la nourriture est mauvaise et le choix restreint ! J’avais lu tellement d’âneries à ce sujet que j’avais fini par y croire 😮 alors, si je peux un peu inverser le mouvement …
J’en ai fini avec les considérations générales. Promis, la prochaine fois, on rentre dans le vif du sujet.
A bientôt ! 😉
Hello, Hello,
Je viens d'indiquer l'adresse de cette file à nos ami(e)s qui nous suivent sur le site et qui ne peuvent pas nous répondre puisque je suis incapable de créer un livre d'or. Je compte sur tous les gentils V-Forumeurs pour accueillir ceux qui voudront bien s'inscrire pour nous répondre ici.
Le site est à jour (sans les photos mais ca va venir jusqu'au départ pour CARRIZOZO !
Amicalement à tous, Bises tendres de l'Ouest Ninou
Je viens d'indiquer l'adresse de cette file à nos ami(e)s qui nous suivent sur le site et qui ne peuvent pas nous répondre puisque je suis incapable de créer un livre d'or. Je compte sur tous les gentils V-Forumeurs pour accueillir ceux qui voudront bien s'inscrire pour nous répondre ici.
Le site est à jour (sans les photos mais ca va venir jusqu'au départ pour CARRIZOZO !
Amicalement à tous, Bises tendres de l'Ouest Ninou
Tout d'abord, bonjour à tous.
Je ne suis qu'une petite padawan perdue sur cet énorme forum qui grouille de bons conseils, donc je me permets d'ouvrir un sujet sur ce qui est, jusqu'à présent, un rêve flou.
Je m'explique, je suis étudiante (donc peu de moyens) (mais j'économise) et je souhaite partir avec mon ami visiter le grand ouest américain (peu original, je le conçois)
Cependant, c'est très difficile d'assimiler toutes les informations qui nous sont données!
Alors, pour commencer, nous avons la chance d'avoir de la proche famille résident à Las Vegas, et à Salt Lake City. Les visites se feraient donc proches de ces deux lieux. Malheureusement, je n'ai pas la notion des distances aux Etats Unis :Est-il possible de partir faire des excursions pour la journée du départ de Las Vegas? (afin de pouvoir y retourner le soir pour y loger gratos)Idem de Salt Lake City?
Quel budget faut-il prévoir pour partir un mois, sachant que le logement et la nourriture nous sera fourni au moins la moitié du voyage? (600 euros A-R Paris-Las Vegas sans changement, est ce envisageable? J'avais vu ce genre de promos, mais si c'est pour tomber dans une arnaque... Quelle est la compagnie aérienne la plus fiable?)
Merci d'avance pour vos conseils, que je tâcherai de bien digérer, et excusez-moi si ce sujet a été posté maintes et maintes fois, mais la tête m'en tourne à tous les lire!
Edit : Voilà une petite carte modifiée par mes soins (il faut bien justifier ses études de géographie😊) pour vous montrer le périmètre "autorisé" :
Cependant, c'est très difficile d'assimiler toutes les informations qui nous sont données!
Alors, pour commencer, nous avons la chance d'avoir de la proche famille résident à Las Vegas, et à Salt Lake City. Les visites se feraient donc proches de ces deux lieux. Malheureusement, je n'ai pas la notion des distances aux Etats Unis :Est-il possible de partir faire des excursions pour la journée du départ de Las Vegas? (afin de pouvoir y retourner le soir pour y loger gratos)Idem de Salt Lake City?
Quel budget faut-il prévoir pour partir un mois, sachant que le logement et la nourriture nous sera fourni au moins la moitié du voyage? (600 euros A-R Paris-Las Vegas sans changement, est ce envisageable? J'avais vu ce genre de promos, mais si c'est pour tomber dans une arnaque... Quelle est la compagnie aérienne la plus fiable?)
Merci d'avance pour vos conseils, que je tâcherai de bien digérer, et excusez-moi si ce sujet a été posté maintes et maintes fois, mais la tête m'en tourne à tous les lire!
Edit : Voilà une petite carte modifiée par mes soins (il faut bien justifier ses études de géographie😊) pour vous montrer le périmètre "autorisé" :
Ben oui, j'ose 😎😎😎😎
En espérant que j'arrive à concrétiser cette fois !! 🤪🙂
Bonjour à tous,
Nous partons à deux dans moins d'une semaine pour un road trip de 20 jours dans l'ouest américain avec une Jeep Liberty. Je serai seule conductrice, j'ai l'habitude des longue distance, je conduis beaucoup. Notre itinéraire, qui est très vague pour le moment, totalise 6000 et risque de s'allonger. On ne compte pas s'attarder longtemps au même endroit, sauf si necessaire. Nous louons et rendons la voiture à Chicago (les frais d'abandon sont extrêmement élevés et je paye déjà le petit bonus jeune conducteur), ce qui nous fait faire une boucle. Grossièrement nous avon prévu : Chicago - Nouvelle Orléans - Houston - Dallas - Albuquerque - Phoenix - Las Vegas - Los Angeles - San Francisco - Yosemite Valley - Moab - Denver - Chicago
Il y a énormément à voir autour de ses routes. Donc grande question. Quels sont les grands points (ou moins connu) qu'il ne faut pas louper ? Pour ma part, je me concentre beaucoup, sur les deserts, parcs nationaux, paysages, sport extreme (aussi, pour les activités sur la route).
Malgré tout, nous partons avec un petit budget (après billet d'avion et location de la voiture). Ce sera donc glacière-snack-sandwichs et nuits dehors. Est-il raisonnable et envisageable de passer la plupart des nuits dans la voiture ? Peut-on profiter des camping ? Avez vous des bon plans sur la route dans ces situations ?
Merci :) bonne journée
Delphine
Nous partons à deux dans moins d'une semaine pour un road trip de 20 jours dans l'ouest américain avec une Jeep Liberty. Je serai seule conductrice, j'ai l'habitude des longue distance, je conduis beaucoup. Notre itinéraire, qui est très vague pour le moment, totalise 6000 et risque de s'allonger. On ne compte pas s'attarder longtemps au même endroit, sauf si necessaire. Nous louons et rendons la voiture à Chicago (les frais d'abandon sont extrêmement élevés et je paye déjà le petit bonus jeune conducteur), ce qui nous fait faire une boucle. Grossièrement nous avon prévu : Chicago - Nouvelle Orléans - Houston - Dallas - Albuquerque - Phoenix - Las Vegas - Los Angeles - San Francisco - Yosemite Valley - Moab - Denver - Chicago
Il y a énormément à voir autour de ses routes. Donc grande question. Quels sont les grands points (ou moins connu) qu'il ne faut pas louper ? Pour ma part, je me concentre beaucoup, sur les deserts, parcs nationaux, paysages, sport extreme (aussi, pour les activités sur la route).
Malgré tout, nous partons avec un petit budget (après billet d'avion et location de la voiture). Ce sera donc glacière-snack-sandwichs et nuits dehors. Est-il raisonnable et envisageable de passer la plupart des nuits dans la voiture ? Peut-on profiter des camping ? Avez vous des bon plans sur la route dans ces situations ?
Merci :) bonne journée
Delphine
Bonjour,
Sur une idée d'Itat, nous proposons de
"compiler un post avec les erreurs souvent commises et à ne surtout pas commettre"
quand on prépare son circuit dans l'Ouest américain :faire LA - Flagstaff puis visiter le Grand Canyon. ne prévoir que deux nuit à Moab 😛. prévoir de visiter le parc des Sequoias à partir de Lone Pine ou Mammoth Lakes. ...Mais aussi :prendre ses billets d'avion avant d'avoir établi son circuit ! (et faire l'impossible après pour que ça tienne !)Ignorer systématiquement les billets multi-destinations...réserver tous ses hôtels et ensuite venir demander conseil sur le Forum... 🤪 (surtout si ce n'est pas échangeable, ni remboursable !)s'attendre à être seul au monde aux heures d'affluences (10h - 16h) aux points de vue principaux des Parcs Nationaux 😇et bien sûr, l'erreur à l'origine de ce POst : inclure Yellowstone et San Francisco dans une boucle de moins de 26 jours ! 😉A suivre...
Bonjour à tous
Nous sollicitons vos avis pour un voyage de 3 semaines dans l'ouest américain . Nous avons réalisé cette ébauche en nous servant du site ouestusa.fr . Nous sommes déjà allés en Californie en 2008 et nous avions visité entre autres Zion, Bryce, Grand Canyon, Chelly, Arches, Canyonlands et nous ne comptons pas y repasser. Notre projet est de partir du Yellowstone et de descendre vers Page puis le Nouveau-Mexique et de repartir .
1j arrivée Salt Lake City + nuit 2j Salt Lake city trajet vers crater of the moon + visite + nuit 3j Crater of the moon trajet vers yellowstone + nuit 4j Yellowstone 5j Yellowstone 6j Yellowstone 7j Yellowstone + trajet vers Grand Teton + visite +nuit 8j Visite Grand Teton + nuit à Jackson Hole 9j Jackson Hole trajet vers Flaming Gorge + visite + nuit à Vernal 10j Visite Dinosaur National Monument + dormir à Vernal 11j Vernal trajet vers Crystal Geyser + visite + nuit à Hanksville 12j Visite de Crack Canyon, Little Wild Horse Canyon, Goblin Valley + nuit à Torrey 13j Visite Capitol Reef + nuit à Torrey 14j Visite Capitol Reef + nuit à Torrey 15J Torrey trajet vers Page + nuit 16j Visite Coyotte Buttes North & South 17j Antelope Canyon + trajet + nuit à Farmington 18j Visite Blisti Wilderness + Chaco Canyon + nuit à Farmington 19 Farmington trajet vers Taos +visite + nuit à Santa Fe 20j Visite de Santa Fe + nuit à Albuquerque 21j Départ d'Albuquerque et retour
Ce projet est-il trop ambitieux par rapport aux temps et aux distances ? Passons-nous, peut-être, à côté de choses plus intéressantes ?
Merci d'avance pour vos réponses et vos avis qui nous serons précieux pour améliorer encore cet itinéraire
Nous sollicitons vos avis pour un voyage de 3 semaines dans l'ouest américain . Nous avons réalisé cette ébauche en nous servant du site ouestusa.fr . Nous sommes déjà allés en Californie en 2008 et nous avions visité entre autres Zion, Bryce, Grand Canyon, Chelly, Arches, Canyonlands et nous ne comptons pas y repasser. Notre projet est de partir du Yellowstone et de descendre vers Page puis le Nouveau-Mexique et de repartir .
1j arrivée Salt Lake City + nuit 2j Salt Lake city trajet vers crater of the moon + visite + nuit 3j Crater of the moon trajet vers yellowstone + nuit 4j Yellowstone 5j Yellowstone 6j Yellowstone 7j Yellowstone + trajet vers Grand Teton + visite +nuit 8j Visite Grand Teton + nuit à Jackson Hole 9j Jackson Hole trajet vers Flaming Gorge + visite + nuit à Vernal 10j Visite Dinosaur National Monument + dormir à Vernal 11j Vernal trajet vers Crystal Geyser + visite + nuit à Hanksville 12j Visite de Crack Canyon, Little Wild Horse Canyon, Goblin Valley + nuit à Torrey 13j Visite Capitol Reef + nuit à Torrey 14j Visite Capitol Reef + nuit à Torrey 15J Torrey trajet vers Page + nuit 16j Visite Coyotte Buttes North & South 17j Antelope Canyon + trajet + nuit à Farmington 18j Visite Blisti Wilderness + Chaco Canyon + nuit à Farmington 19 Farmington trajet vers Taos +visite + nuit à Santa Fe 20j Visite de Santa Fe + nuit à Albuquerque 21j Départ d'Albuquerque et retour
Ce projet est-il trop ambitieux par rapport aux temps et aux distances ? Passons-nous, peut-être, à côté de choses plus intéressantes ?
Merci d'avance pour vos réponses et vos avis qui nous serons précieux pour améliorer encore cet itinéraire
Bonjour à tous !
Voilà déjà plusieurs mois que je laisse traîner l’écriture du carnet de route de notre séjour dans l’ouest américain ; mais nous sommes actuellement en pleine préparation d’un livre-photo de nos vacances et toutes ces images n’ont pas tardé à nous rendre bien nostalgiques.
Je me lance donc dans l’écriture de notre carnet de voyage, en ayant bien conscience que c’est le ènième carnet sur le même sujet ; mais comme je prends toujours autant de plaisir à lire les vôtres, je me dis qu’il y aura bien des gens pour l’apprécier, en attendant les départs de l’été.
J’écris surtout sur mes impression, les visites, ou ce qui me passe par la tête, mais si vous voulez des précisions plus terre-à-terre comme des noms ou tarifs d’établissement, n’hésitez pas à demander. J’ai tenu un listing détaillé de nos dépenses.
Un peu de contexte :
Nous sommes partis en couple, moi 25 ans et monsieur 26 ans, pendant 3 semaines au mois de septembre 2015. Pour monsieur, c’est une grande première aux USA. En ce qui me concerne, c’est mon troisième passage dans le pays : un premier séjour scolaire rapide pendant lequel j’ai visité le Grand Canyon (côté sud), puis un semestre étudiant en 2012. A cette occasion, ma mère m’avait rejoint et nous avions fait un tour de 10 jours dans les parcs.
Le but de ce nouveau séjour est donc officiellement de faire découvrir les merveilles locales à monsieur, officieusement de m’en remettre plein les yeux.
Au niveau des visites, nous sommes là pour les paysages et les randos, et un peu de ville (San Francisco).
Le budget n’est théoriquement pas limité mais nous nous contentons de peu et nous ferons donc une collection de motels plus ou moins douteux et de sandwichs encore plus douteux pendant le séjour.
L’organisation :
Nous ne sommes pas des grands adeptes de l’organisation à l’avance en temps normal, mais j’avais bien conscience pour ce voyage qu’il valait mieux prévoir certaines réservation ! Nous avons établi l’itinéraire et réservé à l’avance : Les billets d’avion Les locations de voiture 3 hôtels : le soir de notre arrivée, Grand Canyon et San Francisco. L’idée était de se pointer à l’arrache le reste du temps ou de réserver la veille pour le lendemain, pour rester souple sur l’itinéraire.Notre itinéraire (arrivée et départ de LAX) :

Soit 3462 miles parcourus (5572 km).
J1 - Voyage Paris - Los Angeles J2 - Journée à Riverside et soirée à Las Vegas J3 - Zion park J4 - Bryce Canyon J5 - Devils garden + Calf Creek J6 - Capital Reef + Goblin Valley J7 - Dead Horse Point + Canyonland + Arches J8 - Arches J9 - Mesa Verde + Gooseneck State Pack J10 - Monument Valley + Glen Canyon Dam J11 - Antelope Canyon + Horse Shoe Bend J12 - Grand Canyon North Rim J13 - Choral Pink Sand Dunes J14 - Sequoia National Park J15-17 - San Francisco J18-19 - Highway 1 (descente de la côte) J20 - Hollywood Bld J21 - Knott's Berry farm J22 - Voyage retour LAX - Paris
Le Jour 2 à Riverside est particulier car il s’agit de la ville où j’ai été étudiante et j’avais prévu y retrouver des connaissances. Ce n’est pas vraiment une étape touristique. Sur ce, place au voyage :)
Voilà déjà plusieurs mois que je laisse traîner l’écriture du carnet de route de notre séjour dans l’ouest américain ; mais nous sommes actuellement en pleine préparation d’un livre-photo de nos vacances et toutes ces images n’ont pas tardé à nous rendre bien nostalgiques.
Je me lance donc dans l’écriture de notre carnet de voyage, en ayant bien conscience que c’est le ènième carnet sur le même sujet ; mais comme je prends toujours autant de plaisir à lire les vôtres, je me dis qu’il y aura bien des gens pour l’apprécier, en attendant les départs de l’été.
J’écris surtout sur mes impression, les visites, ou ce qui me passe par la tête, mais si vous voulez des précisions plus terre-à-terre comme des noms ou tarifs d’établissement, n’hésitez pas à demander. J’ai tenu un listing détaillé de nos dépenses.
Un peu de contexte :
Nous sommes partis en couple, moi 25 ans et monsieur 26 ans, pendant 3 semaines au mois de septembre 2015. Pour monsieur, c’est une grande première aux USA. En ce qui me concerne, c’est mon troisième passage dans le pays : un premier séjour scolaire rapide pendant lequel j’ai visité le Grand Canyon (côté sud), puis un semestre étudiant en 2012. A cette occasion, ma mère m’avait rejoint et nous avions fait un tour de 10 jours dans les parcs.
Le but de ce nouveau séjour est donc officiellement de faire découvrir les merveilles locales à monsieur, officieusement de m’en remettre plein les yeux.
Au niveau des visites, nous sommes là pour les paysages et les randos, et un peu de ville (San Francisco).
Le budget n’est théoriquement pas limité mais nous nous contentons de peu et nous ferons donc une collection de motels plus ou moins douteux et de sandwichs encore plus douteux pendant le séjour.
L’organisation :
Nous ne sommes pas des grands adeptes de l’organisation à l’avance en temps normal, mais j’avais bien conscience pour ce voyage qu’il valait mieux prévoir certaines réservation ! Nous avons établi l’itinéraire et réservé à l’avance : Les billets d’avion Les locations de voiture 3 hôtels : le soir de notre arrivée, Grand Canyon et San Francisco. L’idée était de se pointer à l’arrache le reste du temps ou de réserver la veille pour le lendemain, pour rester souple sur l’itinéraire.Notre itinéraire (arrivée et départ de LAX) :

Soit 3462 miles parcourus (5572 km).
J1 - Voyage Paris - Los Angeles J2 - Journée à Riverside et soirée à Las Vegas J3 - Zion park J4 - Bryce Canyon J5 - Devils garden + Calf Creek J6 - Capital Reef + Goblin Valley J7 - Dead Horse Point + Canyonland + Arches J8 - Arches J9 - Mesa Verde + Gooseneck State Pack J10 - Monument Valley + Glen Canyon Dam J11 - Antelope Canyon + Horse Shoe Bend J12 - Grand Canyon North Rim J13 - Choral Pink Sand Dunes J14 - Sequoia National Park J15-17 - San Francisco J18-19 - Highway 1 (descente de la côte) J20 - Hollywood Bld J21 - Knott's Berry farm J22 - Voyage retour LAX - Paris
Le Jour 2 à Riverside est particulier car il s’agit de la ville où j’ai été étudiante et j’avais prévu y retrouver des connaissances. Ce n’est pas vraiment une étape touristique. Sur ce, place au voyage :)
APOLOGIE DU SOUTHWEST EN HIVER
Tout d’abord, ceci n’est pas un carnet, car il n’y est absolument pas tenu compte des dates, des hébergements, des distances et autres détails qui d’une période à l’autre ne changent guère et sont largement répertoriés dans des carnets ou des sites comme celui D’Itat, que je remercie grandement au passage. Seule précision importante, c’est que nous y étions en février. Je remercie aussi chaleureusement Sedonax pour son site très riche Ouest USA, qui m'a permis de contacter les paria outfitters que sont Steeve et Susan, ainsi que de découvrir Altstrom point, à Page.
Parmi les nombreux carnets que j’ai eu l’occasion de découvrir, sur le sud-ouest des Etats-Unis visité en été, il ne s’est pas passé une fois sans que les voyageurs ne se plaignent de la chaleur, de cette chaleur pesante, étouffante, suffocante, qui vous donne l’impression de fondre sur place, de carrément vous liquéfier spontanément, malgré les litres d’eau que vous ingérez, celle que les autorités américaines surnomment « HEAT CAN KILL » !!!!!!
Certains guerriers grecs qui sévissent sur ce forum sont des ardents défenseurs de la chaleur surtout à MOAB!!!! Et comme je ne suis pas à moitié taquine, j'ai décidé de prendre le contre pied de cette position, et surtout de ne pas parler de Moab.
La chaleur, on dirait une bête sournoise, vicieuse, malveillante qui vous prend toute votre énergie, sans vous laisser aucun répit. (Certain dirait que ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. C'est vrai!!!!!) Mais si ! Le répit arrive quand la chaleur s’éloigne, et qu��arrive AVEC LE PLUS GRAND BONHEUR la fin de la journée, vers 17h. Vous pouvez alors espérer quelques mansuétudes climatiques et profiter des derniers rayons du soleil pour, vite, faire quelques ballades avant 22h.
Voilà ce qui vous guette à las Vegas, à Monument valley, et à Death valley en été.
Alors qu’en hiver, en hiver, hummmmmmmmm !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Je sais ! Vous pourriez objecter qu’il y a le printemps, ou l’automne ! Peut-être !
Mais l’hiver, ah l’hiver et son air revigorant, revivifiant ! Que du bonheur qui vous rend plus énergique, plus rapide dans vos gestes, plus empressés aussi.......d'aller prendre un bon chocolat chaud avec beaucoup de crème!!!!!!
La chose la plus importante que je tiens à signaler concernant l’hiver dans le southwest des Etats-Unis, c’est QU’IL NE FAIT PAS CHAUD !!!!!!!!!!!!
A las Vegas, dans la nuit de notre arrivée : 5°C ! 16°C l’après midi. Ce n’est pas beau ça !!!!!! Pas une goutte de sueur, pas d’impression de tête qui explose à cause de l’ensoleillement intense, pas de manque d’entrain du à cette insupportable chaleur et pas de besoin impératif d’aller farnienter aux abords d’une piscine. Vous profitez à fond de votre journée. Visites, shopping, restaurants, spectacles du cirque du soleil. Zen !!! Entre parenthèses "le rêve" c'est génial, spectaculaire, grandiose. A aller voir absolument!
En été les piscines sont bondées, et il est difficile d’y trouver de la place. Au contraire, en hiver, les piscines pour la plupart extérieures sont très peu fréquentées, voire vides, va savoir pourquoi, et il y a plein de places de disponibles. Pendant la journée, vous vous déplacez normalement sans avoir besoin de vous abriter du soleil. Au contraire, vous profitez à fond de chacun de ses rayons.
Le soir, chaudement couvert, vous assistez aux différentes animations que sont les fontaines du bellagio, les pirates du Treasure island, l'éruption du volcan du mirage, et là personne n’a envie de se faire mouiller. Bon à part ça, Las Vegas reste LAS VEGAS, avec son cortège de lumières, de shows, d’hôtels tous plus rutilants les uns que les autres, et ce gaspillage d’eau et d’énergie sans limite. Bref : Las Vegas !
Une fois quittée las Vegas, direction le grand canyon. Petit détour pour voir le HOOVER dam. Puis nuit à Tusayan. Il fait un je ne sais quoi qui vous pousse à avancer plus vite, à vous frotter énergiquement vos mains gantées, à émettre des brrrr. Oserais-je dire que c’est pour se réchauffer ! Peut-être !
5°C la journée, -7°C la nuit. …………… d’autant plus que le soleil se couche vers 18h, au lieu de 22h en été ! Indubitablement, il ne fait pas chaud ! Certains ont trouvé qu’il faisait froid. Mais quand on a visité le Sud Lipez bolivien en hiver, on ne craint plus rien !!!!!!!!!!!! Contrairement à la Bolivie en hiver, aux USA, les hôtels sont chauffés et même bigrement chauffés!!! Un vrai bonheur que de rencontrer ces havres de paix après vos visites.
On est même paré le lendemain pour un tour en hélicoptère au dessus du grand canyon. Sublimissime !!! De la neige, qui deci dela saupoudre les roches, telle du sucre vanillé !!! Miam! Miam ! Mais la grande majorité des canyons gardent leurs couleurs naturelles. 50 minutes de vol, pour 30 mn au dessus du grand canypn, dans un hélicoptère tout confort : l’Ecostar !



La piste d'atterrissage et de décollage elle même est tapissée de blanc.

Quelques ressentis de ce voyage dans le sud ouest des USA en hiver.
Dans les parcs, nous avons eu des températures négatives le matin et le soir, mais tout à fait acceptables dans la journée ( entre 40 et 50°F selon la voiture). Va falloir faire les conversions en degrés celcius tout seul comme des grands!!!!!
Au grand canyon, nous avons vraiment apprécié d'y avoir visité un maximum de points de vue, aussi bien entre hermit rest et grand canyon village que du côté est, sur la désert view drive.
A mohave point,
Mohave point, au coucher de soleil
Puis sur la desert view drive,


Vu l'immensité du site, ces points de vue permettent d'avoir des angles de vue vraiment différents, avec vues sur le Colorado ou pas d'avoir plus de chance de rencontrer des animaux.

Des élans, "elks" en anglais, entrain de brouter près de la route qui mène à maricopa point.
A ceux qui ont lu mes pérépéties dans les andes, cela ne vous rappelle pas une certaine vigogne?
"Mais qu'est-ce qu'elle a à me photographier comme cela, cette paparazzi?" semble-t-il me dire. "Eh, je ne suis pas une starlette de vegas!!!!"
En outre, le fait d'avoir fait le tour en hélicoptère de 50 mn, nous a permis d'avoir une vue du ciel complémentaire. Ceci dit, heureusement que nous avions choisi le tour de 50 mn, car le survol commence et finit par 10 mn au dessus de la forêt, aller et retour, ce qui est d'un intérêt discutable!!!! Voir le grand canyon des 2 côtés est et ouest puis du ciel, c'est comme visité les chutes d'Iguazú côté brésilien et côté argentin, puis du ciel en hélicoptère, et enfin d'en bas dans un jetboat. Ce sont des vues complémentaires. Il me reste à descendre le colorado en rafting pour compléter mon expérience du grand canyon. Peut-être dans une autre vie?
La désert view drive se poursuit pour rejoindre les villes de Page ou de Kayenta menant à Monument valley. C'est une route panoramique et de nombreux arrêts photographiques s'imposent. Ceci ne ressemble t-il pas au gâteau chocolat rencontré dans la quebrada del toro en Argentine?

Pour ce qui est de Monument Valley, dormir au View est un vrai plus, et je suis très contente d'avoir pris les chambres avec star view. Assister au lever et au coucher du soleil sur les 3 soeurs, ( the 3 sisters) de sa chambre, un pur bonheur!!! Surtout que les températures extérieures sont au dessous de 0°C!!!! Mais si en plus, vous avez le courage d'aller sur la terrasse du view ou sur le parking pour admirer l'ensemble du paysage alors le spectacle est encore plus fantastique.
Il y a plein de monolithes, de mesas ou buttes gigantesques dans ce parc, qui valent vraiment d'être valorisés ,

Et celle là près du parking du view, n'est-elle pas imposante? Ne semble-t-elle pas monter la garde devant les habitations des employés du view?
C'est vrai, c'est la photo des 3 buttes rendues célèbres par les westerns qui a fait le tour du monde.
Si vous voulez profitez de toutes la splendeur du lever du soleil, il faut faire le sacrifice de se lever tôt! Très tôt!!!! Pour un lever de soleil prévu à 7h10, de splendides couleurs bleutées, orangées, rosées, sont observables dans le ciel mettant en contraste les buttes restées dans le noir dès 6h15!

Puis le soleil se lève. Vu de la chambre,
Vue de la terrasse du view,
Ceci dit, en été, c'est encore plus tôt!! Et le soir, une fois le soleil couché à 18h10, et non à 22h comme en été , vous pouvez encore vous offrir le luxe de rester assister à la lente métamorphose du ciel qui se pare de jaune, rouge, violet, orange, bleu, rose, parfois successivement , parfois en même temps, donnant lieu à un spectacle s'étalant sur au moins 3/4H, avant de s'assombrir complètement. En été, cela vous obligerait à aller dormir vers 23h pour vous lever vers 4 ou 5h du mat, pour assister à l'ensemble des 2 spectacles dans leur intégralité !!! Bouhhhhhhhhh!!!
Pour ce qui est du dîner au view, étant donné que l'hôtel appartient à une famille Navajo, vous pouvez découvrir des mets traditionnels navajos. Nous avons eu le mérite d'avoir testé!!! L'histoire ne retiendra pas notre opinion à ce sujet.
En quittant, Monument Valley, faire le détour vers Mexican hat, pour découvrir le drôle de chapeau qui lui donne son nom.
Puis juste avant mexixan hat, vous pouvez aller voir le goosenecks state park qui vaut vraiment le coup." La San Juan river à creusé la montagne pendant des millénaires, lui donnant cette forme si particulière de cous d'oies qui se succèdent, et au milieu de ces cous d'oies, serpente inlassablement, la rivière dont le vert tranche nettement avec les différentes strates noires de la montagne." (il me semble que c'est Sedonax qui a dit cela sur son site ou quelqu'un d'autre que j'ai du lire ???????)

Merci à Sedonax pour les infos de son site ouest USA qui nous ont facilement permis de trouver tout cela.
Un premier cou d'oie,
Puis un autre cou d'oie!
Si en plus, vous avez le courage de poursuivre et de prendre la moki dugway, piste pleine de graviers s'enroulant autour de la montagne, grimpant inexorablement, tournant, s'incurvant, se rétrécissant, s'élargissant pour vous permettre finalement d'arriver tout en haut, afin de pouvoir vous rendre à muley point, et si vous avez la chance d'avoir un 4x4, alors vous pourrez arriver au bout de cette piste de 6 km en terre battue, souvent boueuse, à cause de la neige qui fond, et qui n'a rien à envier aux pistes des parcs du nord Chili ou du sud lipez. (Cette info m'a été fourni aussi sur le forum mais je ne sais plus par qui, en tout cas merci!)
la moki dugway, avec des traces de neige
Puis muley drive point, piste en terre battue avec des traces de neige tout autour, digne de celles rencontrées en argentine, ou au Chili ou encore en Bolivie en hiver austral 2012.

Et lá!!!!! Wouah! Vous avez une vue imprenable sur toutes la vallée, que vous venez de quitter. Vous voyez monument vallée au loin, la valley of the gods, le goosenecks state park, etc....
Je n'hésite pas à aller très près du bord pour les photos, pendant que mon mari plus sage, prend des photos de loin.
Il vaut mieux ne pas souffrir du vertige, c'est certain! Mais qu'elle aventure pour y arriver!

Voilà! Mon compte rendu tout à fait subjectif, s'arrête là pour le moment.
A+
Tout d’abord, ceci n’est pas un carnet, car il n’y est absolument pas tenu compte des dates, des hébergements, des distances et autres détails qui d’une période à l’autre ne changent guère et sont largement répertoriés dans des carnets ou des sites comme celui D’Itat, que je remercie grandement au passage. Seule précision importante, c’est que nous y étions en février. Je remercie aussi chaleureusement Sedonax pour son site très riche Ouest USA, qui m'a permis de contacter les paria outfitters que sont Steeve et Susan, ainsi que de découvrir Altstrom point, à Page.
Parmi les nombreux carnets que j’ai eu l’occasion de découvrir, sur le sud-ouest des Etats-Unis visité en été, il ne s’est pas passé une fois sans que les voyageurs ne se plaignent de la chaleur, de cette chaleur pesante, étouffante, suffocante, qui vous donne l’impression de fondre sur place, de carrément vous liquéfier spontanément, malgré les litres d’eau que vous ingérez, celle que les autorités américaines surnomment « HEAT CAN KILL » !!!!!!
Certains guerriers grecs qui sévissent sur ce forum sont des ardents défenseurs de la chaleur surtout à MOAB!!!! Et comme je ne suis pas à moitié taquine, j'ai décidé de prendre le contre pied de cette position, et surtout de ne pas parler de Moab.
La chaleur, on dirait une bête sournoise, vicieuse, malveillante qui vous prend toute votre énergie, sans vous laisser aucun répit. (Certain dirait que ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. C'est vrai!!!!!) Mais si ! Le répit arrive quand la chaleur s’éloigne, et qu��arrive AVEC LE PLUS GRAND BONHEUR la fin de la journée, vers 17h. Vous pouvez alors espérer quelques mansuétudes climatiques et profiter des derniers rayons du soleil pour, vite, faire quelques ballades avant 22h.
Voilà ce qui vous guette à las Vegas, à Monument valley, et à Death valley en été.
Alors qu’en hiver, en hiver, hummmmmmmmm !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Je sais ! Vous pourriez objecter qu’il y a le printemps, ou l’automne ! Peut-être !
Mais l’hiver, ah l’hiver et son air revigorant, revivifiant ! Que du bonheur qui vous rend plus énergique, plus rapide dans vos gestes, plus empressés aussi.......d'aller prendre un bon chocolat chaud avec beaucoup de crème!!!!!!
La chose la plus importante que je tiens à signaler concernant l’hiver dans le southwest des Etats-Unis, c’est QU’IL NE FAIT PAS CHAUD !!!!!!!!!!!!
A las Vegas, dans la nuit de notre arrivée : 5°C ! 16°C l’après midi. Ce n’est pas beau ça !!!!!! Pas une goutte de sueur, pas d’impression de tête qui explose à cause de l’ensoleillement intense, pas de manque d’entrain du à cette insupportable chaleur et pas de besoin impératif d’aller farnienter aux abords d’une piscine. Vous profitez à fond de votre journée. Visites, shopping, restaurants, spectacles du cirque du soleil. Zen !!! Entre parenthèses "le rêve" c'est génial, spectaculaire, grandiose. A aller voir absolument!
En été les piscines sont bondées, et il est difficile d’y trouver de la place. Au contraire, en hiver, les piscines pour la plupart extérieures sont très peu fréquentées, voire vides, va savoir pourquoi, et il y a plein de places de disponibles. Pendant la journée, vous vous déplacez normalement sans avoir besoin de vous abriter du soleil. Au contraire, vous profitez à fond de chacun de ses rayons.
Le soir, chaudement couvert, vous assistez aux différentes animations que sont les fontaines du bellagio, les pirates du Treasure island, l'éruption du volcan du mirage, et là personne n’a envie de se faire mouiller. Bon à part ça, Las Vegas reste LAS VEGAS, avec son cortège de lumières, de shows, d’hôtels tous plus rutilants les uns que les autres, et ce gaspillage d’eau et d’énergie sans limite. Bref : Las Vegas !
Une fois quittée las Vegas, direction le grand canyon. Petit détour pour voir le HOOVER dam. Puis nuit à Tusayan. Il fait un je ne sais quoi qui vous pousse à avancer plus vite, à vous frotter énergiquement vos mains gantées, à émettre des brrrr. Oserais-je dire que c’est pour se réchauffer ! Peut-être !
5°C la journée, -7°C la nuit. …………… d’autant plus que le soleil se couche vers 18h, au lieu de 22h en été ! Indubitablement, il ne fait pas chaud ! Certains ont trouvé qu’il faisait froid. Mais quand on a visité le Sud Lipez bolivien en hiver, on ne craint plus rien !!!!!!!!!!!! Contrairement à la Bolivie en hiver, aux USA, les hôtels sont chauffés et même bigrement chauffés!!! Un vrai bonheur que de rencontrer ces havres de paix après vos visites.
On est même paré le lendemain pour un tour en hélicoptère au dessus du grand canyon. Sublimissime !!! De la neige, qui deci dela saupoudre les roches, telle du sucre vanillé !!! Miam! Miam ! Mais la grande majorité des canyons gardent leurs couleurs naturelles. 50 minutes de vol, pour 30 mn au dessus du grand canypn, dans un hélicoptère tout confort : l’Ecostar !




La piste d'atterrissage et de décollage elle même est tapissée de blanc.

Quelques ressentis de ce voyage dans le sud ouest des USA en hiver.
Dans les parcs, nous avons eu des températures négatives le matin et le soir, mais tout à fait acceptables dans la journée ( entre 40 et 50°F selon la voiture). Va falloir faire les conversions en degrés celcius tout seul comme des grands!!!!!
Au grand canyon, nous avons vraiment apprécié d'y avoir visité un maximum de points de vue, aussi bien entre hermit rest et grand canyon village que du côté est, sur la désert view drive.
A mohave point,

Mohave point, au coucher de soleil

Puis sur la desert view drive,



Vu l'immensité du site, ces points de vue permettent d'avoir des angles de vue vraiment différents, avec vues sur le Colorado ou pas d'avoir plus de chance de rencontrer des animaux.
Des élans, "elks" en anglais, entrain de brouter près de la route qui mène à maricopa point.

A ceux qui ont lu mes pérépéties dans les andes, cela ne vous rappelle pas une certaine vigogne?

"Mais qu'est-ce qu'elle a à me photographier comme cela, cette paparazzi?" semble-t-il me dire. "Eh, je ne suis pas une starlette de vegas!!!!"

En outre, le fait d'avoir fait le tour en hélicoptère de 50 mn, nous a permis d'avoir une vue du ciel complémentaire. Ceci dit, heureusement que nous avions choisi le tour de 50 mn, car le survol commence et finit par 10 mn au dessus de la forêt, aller et retour, ce qui est d'un intérêt discutable!!!! Voir le grand canyon des 2 côtés est et ouest puis du ciel, c'est comme visité les chutes d'Iguazú côté brésilien et côté argentin, puis du ciel en hélicoptère, et enfin d'en bas dans un jetboat. Ce sont des vues complémentaires. Il me reste à descendre le colorado en rafting pour compléter mon expérience du grand canyon. Peut-être dans une autre vie?
La désert view drive se poursuit pour rejoindre les villes de Page ou de Kayenta menant à Monument valley. C'est une route panoramique et de nombreux arrêts photographiques s'imposent. Ceci ne ressemble t-il pas au gâteau chocolat rencontré dans la quebrada del toro en Argentine?


Pour ce qui est de Monument Valley, dormir au View est un vrai plus, et je suis très contente d'avoir pris les chambres avec star view. Assister au lever et au coucher du soleil sur les 3 soeurs, ( the 3 sisters) de sa chambre, un pur bonheur!!! Surtout que les températures extérieures sont au dessous de 0°C!!!! Mais si en plus, vous avez le courage d'aller sur la terrasse du view ou sur le parking pour admirer l'ensemble du paysage alors le spectacle est encore plus fantastique.
Il y a plein de monolithes, de mesas ou buttes gigantesques dans ce parc, qui valent vraiment d'être valorisés ,


Et celle là près du parking du view, n'est-elle pas imposante? Ne semble-t-elle pas monter la garde devant les habitations des employés du view?

C'est vrai, c'est la photo des 3 buttes rendues célèbres par les westerns qui a fait le tour du monde.

Si vous voulez profitez de toutes la splendeur du lever du soleil, il faut faire le sacrifice de se lever tôt! Très tôt!!!! Pour un lever de soleil prévu à 7h10, de splendides couleurs bleutées, orangées, rosées, sont observables dans le ciel mettant en contraste les buttes restées dans le noir dès 6h15!

Puis le soleil se lève. Vu de la chambre,

Vue de la terrasse du view,

Ceci dit, en été, c'est encore plus tôt!! Et le soir, une fois le soleil couché à 18h10, et non à 22h comme en été , vous pouvez encore vous offrir le luxe de rester assister à la lente métamorphose du ciel qui se pare de jaune, rouge, violet, orange, bleu, rose, parfois successivement , parfois en même temps, donnant lieu à un spectacle s'étalant sur au moins 3/4H, avant de s'assombrir complètement. En été, cela vous obligerait à aller dormir vers 23h pour vous lever vers 4 ou 5h du mat, pour assister à l'ensemble des 2 spectacles dans leur intégralité !!! Bouhhhhhhhhh!!!
Pour ce qui est du dîner au view, étant donné que l'hôtel appartient à une famille Navajo, vous pouvez découvrir des mets traditionnels navajos. Nous avons eu le mérite d'avoir testé!!! L'histoire ne retiendra pas notre opinion à ce sujet.
En quittant, Monument Valley, faire le détour vers Mexican hat, pour découvrir le drôle de chapeau qui lui donne son nom.

Puis juste avant mexixan hat, vous pouvez aller voir le goosenecks state park qui vaut vraiment le coup." La San Juan river à creusé la montagne pendant des millénaires, lui donnant cette forme si particulière de cous d'oies qui se succèdent, et au milieu de ces cous d'oies, serpente inlassablement, la rivière dont le vert tranche nettement avec les différentes strates noires de la montagne." (il me semble que c'est Sedonax qui a dit cela sur son site ou quelqu'un d'autre que j'ai du lire ???????)

Merci à Sedonax pour les infos de son site ouest USA qui nous ont facilement permis de trouver tout cela.
Un premier cou d'oie,

Puis un autre cou d'oie!

Si en plus, vous avez le courage de poursuivre et de prendre la moki dugway, piste pleine de graviers s'enroulant autour de la montagne, grimpant inexorablement, tournant, s'incurvant, se rétrécissant, s'élargissant pour vous permettre finalement d'arriver tout en haut, afin de pouvoir vous rendre à muley point, et si vous avez la chance d'avoir un 4x4, alors vous pourrez arriver au bout de cette piste de 6 km en terre battue, souvent boueuse, à cause de la neige qui fond, et qui n'a rien à envier aux pistes des parcs du nord Chili ou du sud lipez. (Cette info m'a été fourni aussi sur le forum mais je ne sais plus par qui, en tout cas merci!)
la moki dugway, avec des traces de neige

Puis muley drive point, piste en terre battue avec des traces de neige tout autour, digne de celles rencontrées en argentine, ou au Chili ou encore en Bolivie en hiver austral 2012.

Et lá!!!!! Wouah! Vous avez une vue imprenable sur toutes la vallée, que vous venez de quitter. Vous voyez monument vallée au loin, la valley of the gods, le goosenecks state park, etc....

Je n'hésite pas à aller très près du bord pour les photos, pendant que mon mari plus sage, prend des photos de loin.

Il vaut mieux ne pas souffrir du vertige, c'est certain! Mais qu'elle aventure pour y arriver!

Voilà! Mon compte rendu tout à fait subjectif, s'arrête là pour le moment.
A+
Hello à tous!
Voilà le 6ème voyage dans l'Ouest se termine. Cette fois-ci il y aura un court résumé et pas de carnet car les photos ne s'affichent plus, vue le temps que ça prend de poster un carnet je m'abstiendrai donc vue le rendu... 😕
Alors mon voyage:
1. Arrivée Salt Lake - Nuit Orem
Voyage sur Delta pour le vol direct pour Salt Lake. Ecrans individuels, ça m'est arrivé rarement sur les vols Delta. Nourriture sans surprise, service à bord efficace mais sans surprises non plus. A noter, nous avons décollé de CDG avec 2h de retard à cause d'une panne dans le cockpit (panne mécanique dixit le commandant de bord...). L'attente fut longue car on était déjà dans l'avion. Finalement 1h de retard à l'arrivée. Immigration et douane passée en moins de 45 minutes. Voiture louée à un prix excellent chez Alamo 😎, aucun problème, je la rends tout à l'heure mais il y a bien écrit 0$ sur la feuille que j'ai signée.
2. Kodachrome Basin State Park
Rando de Panorama Trail. Superbe rando, un peu longue mais variée. La mise en jambes a été plutôt facile mis à part la chaleur. C'est LA rando à faire dans ce parc. Cheminées caractéristiques du parc, vues sur Bryce, secret passage, printed hands... Croisé juste un couple durant les 10km de cette rando...
3. Bryce Canyon
Réveil à 5h comme durant tout le voyage afin de marcher tôt le matin, en général je ressortais en fin d'après-midi. A la mi journée repos. Rando de Faryland Loop. Exceptionnel! Croisé personne sauf dans la remontée sur Sunrise Point. Après avoir fait Peek A Boo et Navajo Loop et Queen's Garden, je crois que c'est la rando de Bryce que je préfère car plus sauvage. Par contre c'est très montagnes russes et le dénivelé est important au final. Mais que du bonheur et des couleurs exceptionnelles au petit matin.
4. Capitol Reef
Plusieurs randos au programme:
Chimney Loop: on prend de la hauteur pour arriver à un point de vue qui domine la formation que l'on voit bien de la route. Belles vues sur Capitol Reef de là haut. Croisé personne.
Capitol Gorge: là j'ai un peu souffert de la chaleur, faut dire que c'était l'après-midi... Et puis dans ce "goulet d'étranglement" il faut dire que c'est "l'estouffade". Bon, on aboutit au niveau où il y a des inscriptions des pionniers sur les parois. J'ai continué jusqu'à l'endroit où il est sensé y avoir des "trous d'eau" dans le slickrock au-dessus de la gorge, mais tout était à sec. Pas une rando mémorable mais en général je préfère les vues en hauteur que me retrouver entre deux parois...
Cassidy Arch: faite tôt le matin. Que du bonheur! Seul durant TOUTE la rando. De belles vues sur les sommets de Capitol Reef, on aboutit ensuite sur du slickrock au-dessus de l'arche. Impressionnant. Une rando que j'ai beaucoup aimé.
A noter: lors de mon passage l'accès à Hickman Bridge et à toutes les balades qui partent de là était interdit car il y a eu un éboulement au tout début du sentier.
5. Natural Bridges National Monument
La route depuis Capitol Reef étant longue, malgré un départ matinal j'ai entrepris la rando qui passe par tous les ponts (il y en a 3) en milieu de matinée... J'ai donc eu très chaud. Les ponts sont impressionnants quand on y est dessous, au niveau des points de vue on ne se rend pas bien compte de leur dimension. Ah oui, malgré mes 25MPH (limitation de vitesse requise dans le parc), je n'ai pas pu éviter un écureuil qui a traversé juste devant ma voiture à l'entrée du parc. J'en ai eu mal au cœur et je n'ai pas arrêté d'y penser toute la matinée... Oui je suis sensible, pauvre bête 🙁. D'ailleurs, j'aurais vu beaucoup d'animaux écrasés sur les routes un peu partout, je ne me rappelle pas en avoir vu autant les autres années: écureuils, lapins et de nombreuses biches. Cela m'est arrivé souvent de voir des animaux traverser devant mes roues mais d'habitude j'arrivais toujours à les éviter, pas cette fois-ci. C'est bien pour ça aussi qu'il faut respecter les limitations de vitesse!!
Pour relier les 3 ponts on marche au fond d'un wash (asséché). Donc hormis la descente dans le canyon puis la remontée le sentier est plat mais la rando est assez longue, prévoir beaucoup d'eau en été! Croisé juste un couple de personnes.
La suite plus tard, j'essaierai une fois chez moi d'attacher quelques photos quand même en bas de message. 😉
Voilà le 6ème voyage dans l'Ouest se termine. Cette fois-ci il y aura un court résumé et pas de carnet car les photos ne s'affichent plus, vue le temps que ça prend de poster un carnet je m'abstiendrai donc vue le rendu... 😕
Alors mon voyage:
1. Arrivée Salt Lake - Nuit Orem
Voyage sur Delta pour le vol direct pour Salt Lake. Ecrans individuels, ça m'est arrivé rarement sur les vols Delta. Nourriture sans surprise, service à bord efficace mais sans surprises non plus. A noter, nous avons décollé de CDG avec 2h de retard à cause d'une panne dans le cockpit (panne mécanique dixit le commandant de bord...). L'attente fut longue car on était déjà dans l'avion. Finalement 1h de retard à l'arrivée. Immigration et douane passée en moins de 45 minutes. Voiture louée à un prix excellent chez Alamo 😎, aucun problème, je la rends tout à l'heure mais il y a bien écrit 0$ sur la feuille que j'ai signée.
2. Kodachrome Basin State Park
Rando de Panorama Trail. Superbe rando, un peu longue mais variée. La mise en jambes a été plutôt facile mis à part la chaleur. C'est LA rando à faire dans ce parc. Cheminées caractéristiques du parc, vues sur Bryce, secret passage, printed hands... Croisé juste un couple durant les 10km de cette rando...
3. Bryce Canyon
Réveil à 5h comme durant tout le voyage afin de marcher tôt le matin, en général je ressortais en fin d'après-midi. A la mi journée repos. Rando de Faryland Loop. Exceptionnel! Croisé personne sauf dans la remontée sur Sunrise Point. Après avoir fait Peek A Boo et Navajo Loop et Queen's Garden, je crois que c'est la rando de Bryce que je préfère car plus sauvage. Par contre c'est très montagnes russes et le dénivelé est important au final. Mais que du bonheur et des couleurs exceptionnelles au petit matin.
4. Capitol Reef
Plusieurs randos au programme:
Chimney Loop: on prend de la hauteur pour arriver à un point de vue qui domine la formation que l'on voit bien de la route. Belles vues sur Capitol Reef de là haut. Croisé personne.
Capitol Gorge: là j'ai un peu souffert de la chaleur, faut dire que c'était l'après-midi... Et puis dans ce "goulet d'étranglement" il faut dire que c'est "l'estouffade". Bon, on aboutit au niveau où il y a des inscriptions des pionniers sur les parois. J'ai continué jusqu'à l'endroit où il est sensé y avoir des "trous d'eau" dans le slickrock au-dessus de la gorge, mais tout était à sec. Pas une rando mémorable mais en général je préfère les vues en hauteur que me retrouver entre deux parois...
Cassidy Arch: faite tôt le matin. Que du bonheur! Seul durant TOUTE la rando. De belles vues sur les sommets de Capitol Reef, on aboutit ensuite sur du slickrock au-dessus de l'arche. Impressionnant. Une rando que j'ai beaucoup aimé.
A noter: lors de mon passage l'accès à Hickman Bridge et à toutes les balades qui partent de là était interdit car il y a eu un éboulement au tout début du sentier.
5. Natural Bridges National Monument
La route depuis Capitol Reef étant longue, malgré un départ matinal j'ai entrepris la rando qui passe par tous les ponts (il y en a 3) en milieu de matinée... J'ai donc eu très chaud. Les ponts sont impressionnants quand on y est dessous, au niveau des points de vue on ne se rend pas bien compte de leur dimension. Ah oui, malgré mes 25MPH (limitation de vitesse requise dans le parc), je n'ai pas pu éviter un écureuil qui a traversé juste devant ma voiture à l'entrée du parc. J'en ai eu mal au cœur et je n'ai pas arrêté d'y penser toute la matinée... Oui je suis sensible, pauvre bête 🙁. D'ailleurs, j'aurais vu beaucoup d'animaux écrasés sur les routes un peu partout, je ne me rappelle pas en avoir vu autant les autres années: écureuils, lapins et de nombreuses biches. Cela m'est arrivé souvent de voir des animaux traverser devant mes roues mais d'habitude j'arrivais toujours à les éviter, pas cette fois-ci. C'est bien pour ça aussi qu'il faut respecter les limitations de vitesse!!
Pour relier les 3 ponts on marche au fond d'un wash (asséché). Donc hormis la descente dans le canyon puis la remontée le sentier est plat mais la rando est assez longue, prévoir beaucoup d'eau en été! Croisé juste un couple de personnes.
La suite plus tard, j'essaierai une fois chez moi d'attacher quelques photos quand même en bas de message. 😉
Bonsoir tout le monde,
Mon ami Alex (Durandale2) nous a quittés.
Il participait au forum USA depuis janvier 2014 (voyageforum.com/membres/durandale2/). Il habitait San Francisco, il était Américain d'origine française, et avait à coeur d'essayer d'aider les touristes francophones qui posaient des questions.
Il a fait un blog dans ce but, et ça lui aurait fait très plaisir de savoir que son blog peut encore servir à quelqu'un.
Pour la partie San Francisco, c'est ici : durandale2.blogspot.fr/...2/san-francisco.html
La dernière fois que je l'ai vu, c'était l'été dernier, à Santa Fe et Taos. Il revenait du Missouri où il était parti avec sa femme pour rendre visite à sa famille. Il allait très bien. Mais, malheureusement, il est tombé malade, et nous a quittés.
J'aurais voulu lui rendre hommage, mais les mots me manquent.
Christine
Mon ami Alex (Durandale2) nous a quittés.
Il participait au forum USA depuis janvier 2014 (voyageforum.com/membres/durandale2/). Il habitait San Francisco, il était Américain d'origine française, et avait à coeur d'essayer d'aider les touristes francophones qui posaient des questions.
Il a fait un blog dans ce but, et ça lui aurait fait très plaisir de savoir que son blog peut encore servir à quelqu'un.
Pour la partie San Francisco, c'est ici : durandale2.blogspot.fr/...2/san-francisco.html
La dernière fois que je l'ai vu, c'était l'été dernier, à Santa Fe et Taos. Il revenait du Missouri où il était parti avec sa femme pour rendre visite à sa famille. Il allait très bien. Mais, malheureusement, il est tombé malade, et nous a quittés.
J'aurais voulu lui rendre hommage, mais les mots me manquent.
Christine
Vous trouverez ci dessous le récit de notre voyage (un mois été 2007) : quatre jours à New York suivis de quatre semaines dans l'Ouest de Salt Lake City à San Francisco.

Pour voir davantage de photos, allez directement ici :
sites.google.com/...uxvoyagesnyouestusa/
========================================================================== Présentation
Le rêve américain est devenu réalité pour nous cet été grâce à ce voyage que nous avions soigneusement et longuement préparé. Après 4 jours passés à New York, il nous a mené 4 semaines à travers le Southwest, de Salt Lake City à San Francisco, en passant par les grands Parcs Nationaux et en incluant des sites en dehors des sentiers battus dans un circuit classique. Notre objectif était de randonner un maximum afin de découvrir au plus près les merveilles de cette région et de nous imprégner au mieux des paysages.
Nos étapes, dans l'Ouest, ont été : Arches Canyonlands Capitol Reef (dont Cathedral Valley) Escalante Grand Staircase Bryce canyon Page (dont Coyote Buttes et the Wave) Grand Canyon Nord Zion Death Valley Yosemite Sequoia Côte Pacifique
Avant de vous emmener sur nos traces, je tiens à remercier celles et ceux qui m’ont aidée à construire cet itinéraire au travers de leurs sites Internet, carnets de voyages, échanges de messages sur VF et discussions téléphoniques.
Enfin une pensée toute particulière à tous nos amis et familles qui en avril 2006, à l’occasion d’un évènement familial, nous ont offert un compte voyage, compte qui a servi lors de l’achat des vols. Nous les remercions encore chaleureusement.
Maintenant à nous l’Amérique !
New York, découverte
J1 (16 juillet 2007)
Nous arrivons à New York JFK à 10h30 heure locale à bord du vol Air France AF22. Nous avions réservé un transfert par Supershuttle (15$ par pers, plus avantageux qu’un taxi pour 2), système de taxi collectif. Nous sommes les premiers à monter à bord, mais nous ne serons pas les seuls, le shuttle s’arrête à plusieurs terminaux afin de prendre d’autres voyageurs et une fois plein, s’élance vers New York. Cela nous permet une première virée dans la ville, le temps de déposer tout ce petit monde. Voilà enfin notre hôtel, le Wellington. Bien placé, tout près de Times Square…mais la chambre est décevante : tout petite, un peu vieillotte, une clim bruyante et impossible à régler. Bah ! Ça n’est que pour dormir, alors tant pis !
Afin de profiter tout de suite de la Big Apple et s’offrir une vue d’ensemble, j’avais prévu une croisière en bateau autour de Manhattan à 15h30. Il est déjà 14h, il ne faut donc pas perdre de temps. Nous voilà lancés à pied dans les rues de New York, le nez en l’air jusqu’à l’embarcadère Pier 83. Nous achetons nos City Pass (65$ pour 6 attractions dont une croisière de 2h). Et c’est parti ! Le temps est plutôt couvert, avec quelques éclaircies en fin d’après-midi.
Quelques vues de Manhattan depuis le bateau :
Après la croisière, la journée n’est pas finie. Hervé a dans l’idée de s’acheter un nouvel appareil photo. Nous courons donc dans le plus grand magasin de photos de New York (B&H Photo Vidéo 420 9th Av) où il trouve son bonheur avec un Pentax K10d. Il se renseigne aussi pour un second objectif mais n’arrive pas à se décider avant l’heure de fermeture (19h). Il faudra revenir !
Je commence à avoir le tournis dans cette ville grouillante et il est l’heure de se poser pour diner. Non, nous n’avons pas loué cette limousine.
Et c’est encore by foot que nous déambulons jusqu’au restaurant (trouvé dans le guide Lonely Planet) : 44&X – Hell’s Kitchen « classiques américains réinventés ». Nous avons très bien mangé genre nouvelle cuisine mais l’addition pour 2 plats et 2 verres de vin est tout de même un peu salée.
Dans une « pièce » du resto : laquelle ? Une idée ?
Enfin le retour à l’hôtel, toujours à pied, après un passage par Times Square. Une première journée bien remplie !
J2 (17/07/07)
A 7h nous sommes dans la rue, décalage horaire oblige ! La plupart des boutiques, restos et fast-foods sont déjà ouverts. Nous prenons un petit-déjeuner rapide à côté de l’hôtel et en route vers l’Empire State Building (compris dans le City Pass). Times Square s’éveille !
Ça y est voilà l’Empire State Building !
Il est 7h45 et nous sommes parmi les tout premiers à monter à l’ouverture à 8h.
Le temps est légèrement brumeux car il est tôt. Munis d’un audio guide en français nous faisons le tour de la terrasse du 86ème étage en écoutant les commentaires et anecdotes et en profitant des vues sur le quartier et bien plus loin encore.
Après cette visite, Hervé veut retourner chez B&H pour son objectif. Qu’à cela ne tienne, nous ne sommes pas si loin de la 9th Av. Une fois l’achat réalisé, nous pouvons continuer notre expédition. Un petit saut à l’hôtel puis objectif musées pour l’après-midi. Nous empruntons la très belle 5ème avenue et longeons Central Park jusqu’au Guggenheim. Le musée est surtout réputé pour son architecture extérieure ; manque de chance, il est actuellement emballé pour travaux. Voilà une vue de l’intérieur.
Déjeuner à la cafétéria du musée puis traversée de Central Park en direction du musée d’histoire naturelle. Les collections sont fabuleuses et le musée gigantesque. Nous n’avons bien sûr pas pu tout visiter mais nous avons été tout particulièrement impressionnés par les salles consacrées aux mammifères d’Amérique du Nord, à la faune des océans et aux dinosaures.
Après cette journée marathon une petite sieste sur la pelouse de Central Park s’impose !!
Puis la journée s’achève en assistant à un concert dans Central Park donné par le New York Philarmonic Orchestra. L’ambiance est unique ! Tous les New Yorkais se donnent rendez-vous là entre amis chacun amenant couverture et vivres pour un pique-nique géant. Nous ne sommes pas vraiment organisés : d’abord assis sur un sac plastique nous acceptons avec plaisir le drap prêté par nos voisins de gazon. La foule se fait de plus en plus dense et quand le concert débute il ne reste plus un cm2 de libre sur Great Lawn. La soirée se finira par un feu d’artifice. Quant à nous, nous nous éclipsons à l’entracte car la faim nous tenaille et la fatigue nous gagne, contents d’avoir partagé un vrai moment de la vie new yorkaise.
Croisière à Manhattan
New York, approfondissement J3 (18/07/07)
L’orage est au rendez-vous ce matin, nous obligeant à modifier nos projets : Liberty et Ellis Islands seront pour demain.
Aujourd’hui, tant qu’il ne pleut pas trop, retour dans le quartier de Midtown afin de visiter plus en détails ce quartier aperçu depuis la terrasse de l’Empire State Building.
La Cathédrale Saint Patrick.
Quelques immeubles remarquables.
La pluie redouble ! Les ponchos sont bien utiles. Nous nous engouffrons trempés dans le magasin CompUSA où Hervé espère trouver la carte topo USA pour son GPS Garmin. Il ne trouve pas exactement ce qu’il recherche mais décide tout de même de faire l’achat d’un DVD couvrant tous les USA au 24 000ème.
La pluie n’a pas cessé au dehors, mais nous décidons de nous rendre à la gare centrale où nous pourrons nous abriter un moment. Grand Central Terminal est une merveille technologique et architecturale !
Où se mettre au sec maintenant ? Au Moma qui ouvre à 10h30. En chemin, nous nous attardons devant le Rockfeller Center dont la tour est dans les nuages et profitons d’une accalmie devant ce parterre de fleurs. Une belle touche de couleur dans cette journée maussade !
A l’approche du Moma, la file d’attente est interminable et en plus, nous avons oublié nos Pass. Voilà une bonne raison pour passer à l’hôtel et s’octroyer un peu de repos.
Nous modifions nos plans et optons pour une après-midi au Metropolitan Museum, nous déplaçant en métro cette fois-ci. Il fait une chaleur étouffante dans les couloirs du métro mais ô délice, les rames sont climatisées.
Le MET est aussi un musée gigantesque : nous n’avons pas l’ambition de tout voir. Nous visitons quelques salles en solo, puis nous nous joignons à une visite guidée (en anglais !) qui nous présente quelques œuvres majeures du musée.
A la sortie du musée nous retournons en métro près de Grand Central Terminal, Hervé espérant pouvoir échanger son achat non satisfaisant du matin car la cartographie « Delorme » est visible sur ordinateur mais non transférable sur GPS. Puis en passant sur Times Square un petit crochet par l’hôtel Marriott Marquis et son bar panoramique tournant. Un petit coup d’œil sur les menus et les prix nous suffit ! Sûr, ce n’est pas là que nous finirons la soirée, mais plus modestement au restaurant de l’hôtel. Plats et prix honnêtes !
En soirée, nous apprenons à la télé l’explosion d’une canalisation de vapeur près de la gare centrale (1 mort, plusieurs blessés) à peine une demi-heure après que nous y soyons passés !
J4 (19/07/07)
Nous avons un peu de mal à émerger ce matin et ce n’est qu’à 9h30 que nous parvenons à Battery Park pour prendre le ferry pour Liberty et Ellis Islands (11, 50$ /pers pour le ferry + 6$ pour l’audioguide).
Incroyable, il n’y a pas d’attente ! Et pour cause ! Un épais brouillard couvre Manhattan. Tant pis, on y va quand même en espérant que le brouillard se lève.
Le ferry avance tout doucement en actionnant sa corne de brume, au loin on distingue à peine les gratte-ciel de Manhattan.
Quand le bateau accoste à Liberty Island, le brouillard est si dense que l’on ne peut pas voir la statue. Nous décidons de rester à bord et d’aller à Ellis Island.
La visite du musée de l’immigration est très intéressante. Grâce à l’audio guide, nous profitons des nombreux témoignages d’immigrants passés par cette île. J’ai une pensée émue pour les frères et sœurs de mon arrière arrière grand-mère qui, entre 1840 et 1870, ont quitté l’Alsace pour venir vivre aux Etats-Unis. J’imagine qu’elles devaient être à la fois leurs angoisses et leurs espérances en arrivant dans le Nouveau Monde. Leurs bagages ressemblaient probablement à ceux-ci.
Après la visite du musée, nous retournons à Liberty Island. Le brouillard s’est maintenant quelque peu levé et la statue se dresse fièrement derrière nous.
Après un déjeuner au fast-food au pied de la tour (pas fameux ! à éviter, mais pas d'autre choix), retour à Manhattan.
Encore de l’émotion devant la Sphère, sculpture endommagée pendant les attentats et déplacée ici après le 11 septembre en hommage aux victimes.
Puis enfin devant Ground Zero !
Ce soir, nous dînons dans notre chambre : au menu, un délicieux repas acheté au rayon « deli » d’un petit supermarché du quartier.
Il ne nous reste alors plus qu’à faire les valises : demain le vol pour Salt Lake City est prévu à 7h05, le shuttle vient nous prendre à 4h (eh !oui, il doit faire le tour de plusieurs hôtels). Petite nuit en perspective !
Gratte-ciel et reflets
La ruée vers l'Ouest
J5 (20/07/07)
Réveil aux aurores et attente interminable ! En effet, l’avion part avec 3h de retard. Nous arrivons finalement à 12h30 heure locale à Salt Lake City, température extérieure 37°, mais air sec. Nous nous dirigeons tout de suite vers le bureau Avis pour réceptionner notre 4x4 : un Mitsubishi Endeavor (pas de Trailblazer diponible). Le temps de le prendre en mains (mais où est le frein à mains ?) et nous voilà partis.
Notre hôtel (Best Western Garden Inn) est facile à trouver. Nous sommes agréablement surpris : grande chambre, très propre, piscine, laverie automatique (ça tombe bien, on a une valise pleine de linge sale !).
Une fois le linge dans la machine, nous partons au supermarché faire l’achat de l’indispensable glacière et des provisions pour le lendemain.
Puis retour à l’hôtel et quelques brasses dans la piscine ! Quelle chaleur ! Finalement, la clim, c’est pas mal aussi pour le reste de l’après-midi.
Pour le dîner, nous choisissons dans la documentation de l’hôtel le restaurant " Encore Grill ". Il n’est pas tout près, cela nous donne l’occasion de traverser la ville (en voiture). Nos impressions : des rues très très très larges, plein de bâtiments mormons, quelques personnes déguisées (c’est le carnaval mormon) et une foule qui se presse vers un concert. Nous n’aurons pas l’occasion d’en voir davantage.
Au restaurant la viande est excellente, la soupe réconfortante car la différence de température entre dehors et dedans est saisissante. Pas de vin ni de bière ce soir, nous sommes chez les Mormons !
J6 (21/07/07)
Nous nous mettons en route à 8h, très vite impressionnés par les espaces et les paysages de canyons que nous traversons.
Pour notre première journée de route, nous choisissons d’emblée de faire un détour par un endroit où personne ne va. Nebo Loop Road ou Sego Canyon ? Le journal du matin ayant annoncé des feux dans la région de Nephi, ce sera donc la deuxième destination qui sera retenue.
Sur l’I70 nous passons la bifurcation vers Moab et sortons à celle de Thompson Springs pour atteindre le canyon quelques miles plus loin afin d’y voir de drôles de pétroglyphes.
Nous allons d’abord beaucoup trop loin et ce n’est qu’au retour que nous les trouvons. C’est pourtant facile, le site se trouve à l’endroit où la route asphaltée s’arrête, après c’est de la piste. Bah ! Ça nous aura donné l’occasion de faire un peu de tout-terrain !
Voilà ces drôles de personnages :
Après cet intermède, route vers Moab. Déjeuner dans un grill, courses et installation au Pack Creek Ranch, à une quinzaine de miles plus au sud, au pied des "La Sal Mountains". Nous avons réservé une petite cabine " Orchard House ", au confort simple, mais plein de charme et entièrement équipée, dans un environnement très verdoyant, loin de la foule de Moab.
Un havre de paix qu’il faut tout de même quitter si nous voulons commencer à explorer Arches.
A 16h, nous franchissons la guérite d’entrée du parc après avoir acheté le National Pass (80$ valable 1 an pour tous les passagers d’une voiture).
Sous un ciel légèrement couvert et en espérant éviter l’orage, nous allons de découvertes en découvertes.
Park Avenue, d’abord.
Marcher au bas de ces " gratte-ciels " de pierre nous démange…allez, nous parcourons une partie du trail.
Puis un peu plus loin, le tour du Balanced Rock.
Et encore Windows Section.
Il est près de 19h. Quelques gouttes de pluie et un ciel de plus en plus couvert nous font hésiter un moment avant d’entamer la rando vers Delicate Arch (5kms, 2h). Mais nous parions sur une éclaircie et partons à l’assaut de la plus belle arche du monde.
Sous l’arche, un touriste joue un air de flûte : tout le monde fait silence. Ambiance magique ! Au retour nous nous laissons enivrer par ces paysages qui s’étendent à perte de vue. Finalement l'orage se sera dissipé !
Et nous rentrons au Ranch, comblés !
Delicate Arch
Les arches de Devil's Garden
J7 (22/07/07)
Ce matin petit déjeuner sur le seuil de notre cabine : dans le verger gambadent lapins et chiens de prairie.
Aujourd’hui la journée est consacrée à la découverte des arches dans Devil’s Garden. Mais avant, sur la route, nous en profitons pour photographier certaines curiosités qui s’apprécient mieux le matin : The Three Gossips et Courthouse Towers.
Et c’est à 9h30 que nous quittons le parking pour notre grande randonnée qui nous mènera absolument à toutes les arches à partir de Tunnel Arch jusqu’à Double O Arch en passant par Landscape Arch, la plus longue et Navajo Arch, la plus intime.
Et ce n’est pas fini : en randonneurs acharnés, nous poursuivons jusqu’à Dark Angel (pas un seul touriste sur ce tronçon !!!) où nous profitons de l’ombre du rocher pour pique-niquer.
Nous voilà requinqués pour attaquer le retour. Bien sûr, pas par le chemin classique mais par sa variante, le Primitive Trail et encore un dernier détour par Private Arch, impressionnante de tranquillité.
Guère de randonneurs sur ce chemin ! Tant mieux, nous profitons pleinement de ce « désert solitaire ».
Puis en revenant sur le chemin principal, nous retrouvons le monde et la voiture à 14h30. Super rando !!! (12kms, 5 heures)
Pour aujourd’hui, ce sera tout. De retour à la cabine, nous nous précipitons dans la piscine, plus fraîche que prévu mais ô combien bienfaisante après notre journée de marche.
L’approche d’un orage nous amène à lever le camp non sans oublier de profiter de ces couleurs pour photographier « notre petite maison dans la prairie ».
Pine Tree Arch
Au pays des aiguilles et des canyons
J8 (23/07/07)
Nous sommes partis de bonne heure ce matin car la route est longue jusqu’à l’entrée des Needles (70 miles = 120 kms env. de Moab), mais les paysages extraordinaires valent le déplacement.
C’est un peu avant 9h que nous laissons la voiture au parking d’Elephant Hill, équipés chacun de 4l d’eau (et ils ont été nécessaires jusqu'à la dernière goutte!), prêts à entamer la randonnée de Chesler Park via Joint Trail. 18kms, une journée de randonnée.
Mais quelle randonnée ! Un parcours très varié et ludique passant tour à tour au pied d'aiguilles striées de rouge et de blanc : les fameuses Needles
de gros rochers en forme de hamburger,
ou de champignons géants
de passages très étroits
et de grandes prairies herbeuses
Bref des décors dignes de Jurassic Park.
Et on en redemande !!! A la fin du parcours cairné, une erreur nous mène sur Devil's Lane, une autre prairie herbeuse dont je ne vois plus la fin (diabolique!)
qui aboutit à Devil's Kitchen (ouf! un peu de fraîcheur pour se reposer). Puis nous bouclons la boucle en empruntant un chemin réservé aux 4x4 qui nous ramène à Elephant Hill peu après 16h, fourbus mais absolument enchantés ! Et voilà qu'un 4x4 tente de gravir la piste que nous venions d'emprunter. Manifestement le conducteur a sous-estimé la difficulté de la piste ou a surestimé ses capacités : il galère +++. On le comprend, à pied c'était difficile…alors en voiture…! Nous assistons, amusés, au spectacle.
Bilan de la journée : 21kms (plus que prévu en raison de la variante au retour), 7h de marche arrêts compris; 8l d'eau consommés ; seules 2 personnes rencontrées + un très beau lézard, deux corbeaux et surtout des paysages fabuleux.
Au hit-parade de nos coups de cœur sur l'ensemble du voyage cette journée sera n°1.
Rassasiés de marche et de paysages, nous rentrons à Moab et comme d'habitude assistons à un bel orage en soirée.
J9 (24/07/07) Quelques cafouillages ce matin, car nous attendons la réponse de la compagnie aérienne pour faire un survol de Canyonlands jusqu'à Monument Valley. Réponse négative, il faut changer nos plans. Après un faux départ (une fois de plus, nous partons sans notre Pass), nous arrivons enfin à Canyonlands vers 11h après un passage à Dead Horse Point (7$ pour un point de vue certes impressionnant mais pas très photogénique).C'est…trop grand et assez brumeux. Nous faisons les difficiles !
Nous prenons la route jusqu'à Grand View Point et faisons la ballade (petite pour nous : 3kms, 1h) du même nom. Le chemin longe la corniche et nous livre de superbes points de vue.
A la fin du trail, nous nous posons un peu, histoire de profiter du…. silence tout simplement.
Nous ne randonnons pas davantage aujourd'hui, persuadés qu'au cœur du canyon, les sensations seraient plus grandes. Alors retour vers Moab par Shafer Trail et Potash Road (non sans avoir sollicité l'avis des Rangers). Sensationnel !!!
Oui, oui, c'est par là qu'on descend…
Et c'est tout là-bas qu'on arrive.
Par moments on passe tout au bord.
Nous continuons ainsi jusqu'à Mussulman Arch, puis demi-tour non sans aller admirer la vue depuis Gooseneck Overlook. Géniale! Potash Road (goudronnée) nous ramène à Moab vers 16h. Nous nous arrêtons au parking de Negro Bill Canyon, mais le ciel est trop menaçant. D'ailleurs nous avons à peine le temps de rentrer au Ranch avant l'arrivée de l'orage.
En route vers les Needles
De Moab à Boulder
J10 (25/07/07) Réveil spontané à 3h30 du matin ! Il faut en profiter pour voir un lever de soleil remarquable. Ce sera Mesa Arch (Island in the sky). Nous quittons la cabine à 5h (lever du soleil à 6h15). En route nous sommes sceptiques, car il pleut en traversant Moab et le ciel est couvert un peu plus loin. Mais les nuages se fendent…alors ?
Nous arrivons in extrémis sur le parking de Mesa Arch. Hervé se met à courir. Devant l'arche un couple d'Allemands est déjà en bonne place. Plus que quelques secondes….et l'arche "s'enflamme".
Nous poursuivons la route vers Upheaval Dome, un curieux cratère puis nous choisissons de revenir explorer les environs immédiats de Moab. Negro Bill Canyon, une randonnée bucolique de 3h et 6kms A/R) jusqu'à l'imposante Morning Glory Arch, d'où nous voyons descendre en rappel plusieurs grimpeurs.
une petite incursion dans les La Sal Mountains près de Castle Valley pour une petite sieste au frais. la piste d'Onion Creek (en voiture) où les couleurs sont étonnantes, aspect crème glacée pistache café caramel saupoudrée de chocolat.
Enfin à partir de 17h30 la randonnée de Fisher Towers (3h, 7kms A/R) au pied de mégalithes géants, de véritables gratte-ciel, vertigineux et impressionnants.
C'est encore de nuit que nous rejoignons le Ranch après une journée plus que remplie.
J11 (26/07/07) Avant de rejoindre Capitol Reef il nous tient à cœur de passer par un site en dehors des sentiers battus. Nous nous arrêtons alors à Little Wild Horse Canyon, tout près de Goblin Valley State Park pour une balade très amusante dans un slot-canyon. Quand les flaques deviennent trop profondes, nous rebroussons chemin. 2h et 3kms A/R.
Et continuons notre route vers Torrey et Capitol Reef que nous atteignons en début d'après-midi. Le temps est légèrement couvert et venteux. Nous nous installons alors chez Austin's Chuck Wagon (très bien, grande chambre "immaculate" comme l'annonçait le site, wifi, piscine, laverie et environnement très fleuri). Le temps légèrement couvert et surtout venteux n'incite pas trop à la baignade, alors ce sera sieste !
Vers 17h il est temps de voir un peu à quoi ressemble Capitol Reef et surtout d'aller se renseigner sur l'état de la piste de Cathedral Valley pour le lendemain. Au Visitor Center, la rangeresse est catégorique : le gué est infranchissable, la Fremont River est presque en crue. Reste la possibilité de prendre Caineville Wash Road jusqu'à Temple of the Sun, c'est tout, le reste du secteur n'est pas vraiment praticable, selon ses dires. Il va falloir revoir nos plans !
Bon, en attendant, si on allait jusqu'à Capitol Gorge. Au bord de la Scenic Drive j'ai failli me faire dévorer !!!
Cette belle route aboutit dans la gorge de Waterpocket Fold où nous nous garons. Puis c'est à pied que nous dépassons le Pionneer Register, où les premiers pionniers venaient graver leurs noms sur les murs. La plupart des touristes que nous croisons sont sur le retour, c'est vrai qu'il est déjà tard et nous sommes bientôt seuls dans le canyon. Tout d'un coup nous restons figés : devant nous un mouflon traverse le chemin et avec une agilité impressionnante escalade les rochers pour disparaître derrière la montagne.
Mais pas définitivement ! Le temps de grimper nous aussi là-haut (eh! oui nous sommes moins agiles) et nous le retrouvons. Sa destination est en fait la même que la nôtre : les Tanks, citernes naturelles creusées dans la roche
où nous le revoyons en train de s'abreuver. Une très jolie rencontre qui nous aurait presque fait oublier l'heure. Durée de la randonnée : 2h, 3kms A/R. Il est déjà 20h passés et un coup d'œil à notre guide (ici le Routard) nous fait réaliser que Capitol Reef Inn & Cafe ferme à 21h. Alors, fonçons ! Ouf, nous arrivons à l'heure pour un excellent dîner.
J12 :(27/07/07)
Nous sommes dans l'expectative ce matin : Cathedal Valley or not Cathedral Valley ? Camping or not camping pour la nuit suivante ? Nos projets auraient dû nous mener au camping primitif de Cathedral Valley via Caineville Wash Road et le lendemain retour vers la Hwy 24 via Hartnet Road. Nous décidons de faire le plein de vivres et d'eau pour être équipés pour camper. Mais où ? Ce n'est pas encore très clair en quittant Chuck Wagon Inn ce matin. Nous voulons avoir un nouvel avis sur l'évolution des conditions dans Cathedral Valley puis nous aviserons.
Au Visitor Center on nous tient les mêmes propos que la veille. Nous sommes à présents fixés. Nous irons jusqu'à Temple of the Sun ce matin (tant que le temps est sec) puis reviendrons sur la 24 pour continuer la visite de Capitol Reef puis poursuivre vers Boulder où nous pourrions camper !
La piste de Caineville est très bonne et sans problème jusqu'à Temple of the Sun. Nous admirons les deux géants : Temple of the Sun et Temple of the Moon ainsi que cette drôle de butte au premier plan : Glass Mountain.
L'envie de continuer un peu nous démange ! Allez, on avance encore un peu puis on fera demi-tour. C'est à ce moment-là qu'on croise un autre 4x4 qui nous assure qu'il ne devrait pas y avoir de problème, en toisant notre "SUV" du haut de son vrai 4X4, jusqu'au "campground", que les wash sont certes un peu humides et boueux mais passables ! Alors c'est décidé, on y va mais sans camper (temps trop incertain), nous sortirons immédiatement par la piste de Thousand Lake Mountain.
Nous poursuivons donc, pas sans être un peu tendus à chaque passage de wash, d'autant que le ciel commence à se couvrir.
Les cathédrales de pierre se dressent bientôt devant nous. Une randonnée est possible au pied des monolithes, mais nous ne prenons pas ce risque en raison de la menace orageuse.
Quand la route prend un peu d'altitude, Hervé souffle : nous voilà sortis de la zone des wash; même s'il se mettait à pleuvoir, nous ne risquerions plus rien. Nous profitons alors pleinement de la vue.
Et de la table de pique-nique près de Upper Cathedral Valley Overloook. Il est midi et le casse-crôute est bienvenu pour nous remettre de nos émotions. Pas un chat à l'horizon. Nous sommes seuls dans cette immensité. Le temps se maintient pour le moment.
Après manger nous attaquons Thousand Lake Mountain Road, cassante par endroits. La piste nous éloigne peu à peu du désert et grimpe dans la Fishlake National Forest jusqu'à 2500 m d'altitude. La vue est assez irréelle: dans les rétroviseurs de la voiture, le désert… et devant nous une forêt bien verte, des bouleaux, des fleurs sauvages…et la pluie qui commence à tomber.
Et voilà que nous arrivons dans une zone marécageuse ! Pas le temps de s'affoler ! La voiture….hoquète, patine, puis….ouf ! passe de justesse. On a eu chaud !
Et c'est avec un certain soulagement que nous atteignons la route 72 aux environs de Fremont. Nous traversons Loa puis Torrey avec un petit arrêt douceurs chez Cafe & Candy à Torrey (divin!!!) et décidons de nous rapprocher de notre étape suivante Escalante en empruntant la très belle route 12 jusqu'à Boulder (69kms). Nous avons repéré sur ce trajet le camping de Deer Creek sur le Burr Trail où nous pensons nous arrêter pour la nuit.
Ce qui est dit est fait. Nous nous posons à Deer Creek, un camping rudimentaire (emplacements pique nique + toilettes, pas d'eau) au bord de la rivière, 4$ dans une enveloppe, notre nuitée la plus économique.
Après avoir scruté le ciel, essuyé quelques gouttes, le besoin de randonner est impérieux ce soir. Nous voilà partis pour 2h d'exploration des alentours (une pancarte nous avertit que nous évoluons dans le wilderness, domaine des serpents, des scorpions et autres bestioles). La vue est magnifique en haut de cette butte.
De retour au camping nous organisons une séance douche en plein air (l'équivalent d'une bouteille d'eau chacun, pas plus !). Au dîner nous avons la mauvaise surprise de découvrir que la boîte de maïs pévue pour une salade composée contient du maïs à la crème. Beurkk, on se méfiera la prochaine fois ! Vaisselle au bord de la rivière, installation des couchages dans notre 4x4. Ca y est : tout est prêt pour passer une bonne nuit !
Cathedral Valley
Autour d'Escalante
J13 (28/07/07) Nous nous réveillons dans notre voiture avec le soleil à 6h15 et à 7h nous sommes déjà sur le Burr Trail jusqu'à Long Canyon. Au bout de cet impressionnant canyon nous faisons demi-tour afin de revenir sur l'US12 et poursuivre vers Escalante. Les paysages sur cette route sont à nouveau époustouflants de beauté.
Entre Boulder et Escalante nous ne voulons pas rater la randonnée menant aux Lower Calf Creek Falls. Un sentier d'interprétation de la nature (11kms, 3hA/R) longe la rivière au pied de belles falaises de grès nous amenant à voir des écureuils en pagaille, des marmottes, des oiseaux mouches, des truites….ainsi que des ruines indiennes et des pétroglyphes.
Et au bout du sentier, après avoir eu bien chaud, la délivrance : une cascade dégringole de la falaise
dans un bassin aux eaux rafraîchissantes (15°) dans lesquelles je me plonge avec bonheur.
Nous restons une bonne heure sur place profitant tour à tour de la fraîcheur de l'eau et de la chaleur de la petite plage avant de reprendre le chemin du retour. Hervé flâne et fait quelques clichés macro.
Après un pique nique à Calf Creek Recreation Area nous poursuivons cette route 12 toujours aussi belle jusqu'à Escalante et le Rainbw Country B&B. L'accueil est formidable (merci Philippe pour cette adresse) et Catherine est aux petits soins. Le sous-sol bien frais de sa maison est réservé à ses hôtes : un grand salon décoré d'objets chinés et plusieurs chambres. La nôtre est décorée sur le thème de la Pionnier Cabin. On y est tellement bien qu'on n'a pas envie de bouger tout de suite.
En fin d'après-midi, ressentant le besoin d'une petite promenade vespérale, nous allons à Petrified Forest State Park (6$ système d'enveloppe). Nous suivons le sentier d'interprétation de la nature (1mile) qui nous laisse sur notre faim, mais en optant pour le sentier complémentaire "Trail of Sleeping Rainbows" (0, 75 miles) assez pentu nous découvrons en nombre de très beaux spécimens.
Cette balade nous a ouvert l'appétit et nous nous régalons au Cow Boy Blues Restaurant : soupe du southwest à la tomate, prime ribs/légumes, brownie sunday pour moi, crumble fruits rouges "à la mode" pour Hervé.
J14 (29/07/07) Après un petit déjeuner américain plus que copieux, nous voilà calés pour une bonne partie de la journée et prêts à explorer les sites le long de la Hole-in-the- Rock Road. Il faut tenir compte du temps qui peut se dégrader en cours de journée. C'est pourquoi, nous commencerons d'abord par explorer Dry Fork et Peekaboo Gulch. Catherine nous a prévenu qu'il pourrait y avoir de l'eau, nous avons mis des chaussures qu'on ne craint pas de mouiller.
Et c'est parti pour une trentaine de miles sur la piste. Les paysages sont magnifiques.
Dry Fork est un slot-canyon très agréable.
Nous le parcourons sur une centaine de mètres quand, soudain, je pousse un cri, j'écarte les pieds, tout juste à temps pour laisser passer….un serpent.
Nous continuons notre progression, un peu plus vigilants et là un autre serpent nous barre la route, plus gros (c'est un serpent à sonnette) et en position d'attaque.
Bon, ben, on n'ira pas plus loin. Sans regrets, il paraît que les premières centaines de mètres sont les plus photogéniques, dixit ouestusa.fr
Allons voir Peekaboo Gulch. "L'entrée et certains passages dans le canyon sont assez acrobatiques et nécessitent de s'aider de ses mains, des éléments naturels et d'avoir un bon grip" préviennent Thierry et Philippe sur leur site. En arrivant devant l'entrée, je comprends … Hervé se hisse en premier et je reste au pied de l'entrée à réfléchir un bon moment avant de m'y attaquer. Car il a fallu tirer, pousser, grimper, ramper, se contorsionner, se hisser, sauter, s'écorcher, se mouiller…pour y arriver, mais ça vaut le coup ! Et je suis fière de l'avoir fait malgré mes genoux et mes coudes écorchés.
Finalement c'est encore un "rattlesnake" qui va nous arrêter dans notre exploration. Nous abandonnons alors les slot-canyons et décidons, comme il fait toujours beau, de poursuivre la piste jusqu'à Willow Gulch Trailhead pour faire la randonnée jusqu'à Broken Bow.
Au trailhead pas une voiture. Personne ne s'est enregistré sur le cahier (depuis combien de temps ?) Il fait très chaud, c'est l'heure du midi. Nous emportons nos provisions, l'arche étant un endroit idéal pour pique-niquer. Nous descendons dans le wash et avançons sur un mile environ.
Mais nous ne sommes pas vraiment tranquilles : pas de traces d'un passage récent, crainte d'un orage soudain et surtout des marques sur le sable qui ont l'air d'être celles d'un gros félin . En arrivant à la confluence avec Willow Gulch, le wash devient de plus en plus boueux et glissant, encombré par des branches et des troncs charriés par un orage récent. C'est décidé, il devient de moins en moins prudent de continuer! Il faut faire demi-tour. Au pied de la remontée, nous nous attardons un moment pour manger au frais sous la falaise.
De retour à la voiture nous observons au loin des orages qui commencent à se former. Nous sommes à 40 miles d'Escalante. Il faut retourner au plus vite.
Nous faisons la course avec les orages. Devant nous les éclairs zèbrent le ciel, le tonnerre gronde, mais peut-être passerons nous à côté. Nous recevons les premières gouttes près de Devil's Garden, puis c'est tout…l'orage s'éloigne. Nous explorons alors ce Jardin du Diable, très amusant. Nous y trouvons cette ribambelle de petits nains
Et cette imposante arche. Cherchez le lapin.
L'orage s'étant définitivement éloigné, nous avons envie, pour finir cette journée, de voir à quoi ressemble le "Dinausor Track Site" sur la Left Hand Collet Road. 4x4 indispensable signale la pancarte au début de la piste. Nous avançons sans problème nous demandant un moment si l'avertissement n'était pas un peu exagéré quand un énooorme wash nous arrête dans notre élan. Non, l'avertissement n'était pas vain, mais nous ne prendrons pas le risque d'essayer de passer. Tant pis, nous ne verrons pas les traces de dinosaures mais irons sur la terrasse de notre B&B observer les oiseaux mouches. Le spectacle est magique !!!
Pour le dîner nous mangeons chez Escalante Outfitters "la meilleure pizza maison de tout l'Utah" d'après le guide LP. Je dirai même plus : je n'ai jamais mangé une aussi bonne pizza de ma vie. Même celle que j'ai l'habitude de faire n'est pas aussi bonne. Vous voilà prévenus ! En plus on peut profiter gratuitement de l'accès Internet pour donner des nouvelles à nos enfants.
Calf Creek Falls
Pour la suite du voyage, de Escalante à San Francisco en passant par Bryce Canyon, Coyote Buttes, Lake Powell, Grand Canyon Nord, Zion, Las Vegas, Death Valley, Yosemite, Sequoia et la côte Pacifique, voir... ICI

Pour voir davantage de photos, allez directement ici :
sites.google.com/...uxvoyagesnyouestusa/
========================================================================== Présentation
Le rêve américain est devenu réalité pour nous cet été grâce à ce voyage que nous avions soigneusement et longuement préparé. Après 4 jours passés à New York, il nous a mené 4 semaines à travers le Southwest, de Salt Lake City à San Francisco, en passant par les grands Parcs Nationaux et en incluant des sites en dehors des sentiers battus dans un circuit classique. Notre objectif était de randonner un maximum afin de découvrir au plus près les merveilles de cette région et de nous imprégner au mieux des paysages.
Nos étapes, dans l'Ouest, ont été : Arches Canyonlands Capitol Reef (dont Cathedral Valley) Escalante Grand Staircase Bryce canyon Page (dont Coyote Buttes et the Wave) Grand Canyon Nord Zion Death Valley Yosemite Sequoia Côte Pacifique
Avant de vous emmener sur nos traces, je tiens à remercier celles et ceux qui m’ont aidée à construire cet itinéraire au travers de leurs sites Internet, carnets de voyages, échanges de messages sur VF et discussions téléphoniques.
Enfin une pensée toute particulière à tous nos amis et familles qui en avril 2006, à l’occasion d’un évènement familial, nous ont offert un compte voyage, compte qui a servi lors de l’achat des vols. Nous les remercions encore chaleureusement.
Maintenant à nous l’Amérique !
New York, découverte
J1 (16 juillet 2007)
Nous arrivons à New York JFK à 10h30 heure locale à bord du vol Air France AF22. Nous avions réservé un transfert par Supershuttle (15$ par pers, plus avantageux qu’un taxi pour 2), système de taxi collectif. Nous sommes les premiers à monter à bord, mais nous ne serons pas les seuls, le shuttle s’arrête à plusieurs terminaux afin de prendre d’autres voyageurs et une fois plein, s’élance vers New York. Cela nous permet une première virée dans la ville, le temps de déposer tout ce petit monde. Voilà enfin notre hôtel, le Wellington. Bien placé, tout près de Times Square…mais la chambre est décevante : tout petite, un peu vieillotte, une clim bruyante et impossible à régler. Bah ! Ça n’est que pour dormir, alors tant pis !
Afin de profiter tout de suite de la Big Apple et s’offrir une vue d’ensemble, j’avais prévu une croisière en bateau autour de Manhattan à 15h30. Il est déjà 14h, il ne faut donc pas perdre de temps. Nous voilà lancés à pied dans les rues de New York, le nez en l’air jusqu’à l’embarcadère Pier 83. Nous achetons nos City Pass (65$ pour 6 attractions dont une croisière de 2h). Et c’est parti ! Le temps est plutôt couvert, avec quelques éclaircies en fin d’après-midi.
Quelques vues de Manhattan depuis le bateau :
Après la croisière, la journée n’est pas finie. Hervé a dans l’idée de s’acheter un nouvel appareil photo. Nous courons donc dans le plus grand magasin de photos de New York (B&H Photo Vidéo 420 9th Av) où il trouve son bonheur avec un Pentax K10d. Il se renseigne aussi pour un second objectif mais n’arrive pas à se décider avant l’heure de fermeture (19h). Il faudra revenir !
Je commence à avoir le tournis dans cette ville grouillante et il est l’heure de se poser pour diner. Non, nous n’avons pas loué cette limousine.
Et c’est encore by foot que nous déambulons jusqu’au restaurant (trouvé dans le guide Lonely Planet) : 44&X – Hell’s Kitchen « classiques américains réinventés ». Nous avons très bien mangé genre nouvelle cuisine mais l’addition pour 2 plats et 2 verres de vin est tout de même un peu salée.
Dans une « pièce » du resto : laquelle ? Une idée ?
Enfin le retour à l’hôtel, toujours à pied, après un passage par Times Square. Une première journée bien remplie !
J2 (17/07/07)
A 7h nous sommes dans la rue, décalage horaire oblige ! La plupart des boutiques, restos et fast-foods sont déjà ouverts. Nous prenons un petit-déjeuner rapide à côté de l’hôtel et en route vers l’Empire State Building (compris dans le City Pass). Times Square s’éveille !
Ça y est voilà l’Empire State Building !
Il est 7h45 et nous sommes parmi les tout premiers à monter à l’ouverture à 8h.
Le temps est légèrement brumeux car il est tôt. Munis d’un audio guide en français nous faisons le tour de la terrasse du 86ème étage en écoutant les commentaires et anecdotes et en profitant des vues sur le quartier et bien plus loin encore.
Après cette visite, Hervé veut retourner chez B&H pour son objectif. Qu’à cela ne tienne, nous ne sommes pas si loin de la 9th Av. Une fois l’achat réalisé, nous pouvons continuer notre expédition. Un petit saut à l’hôtel puis objectif musées pour l’après-midi. Nous empruntons la très belle 5ème avenue et longeons Central Park jusqu’au Guggenheim. Le musée est surtout réputé pour son architecture extérieure ; manque de chance, il est actuellement emballé pour travaux. Voilà une vue de l’intérieur.
Déjeuner à la cafétéria du musée puis traversée de Central Park en direction du musée d’histoire naturelle. Les collections sont fabuleuses et le musée gigantesque. Nous n’avons bien sûr pas pu tout visiter mais nous avons été tout particulièrement impressionnés par les salles consacrées aux mammifères d’Amérique du Nord, à la faune des océans et aux dinosaures.
Après cette journée marathon une petite sieste sur la pelouse de Central Park s’impose !!
Puis la journée s’achève en assistant à un concert dans Central Park donné par le New York Philarmonic Orchestra. L’ambiance est unique ! Tous les New Yorkais se donnent rendez-vous là entre amis chacun amenant couverture et vivres pour un pique-nique géant. Nous ne sommes pas vraiment organisés : d’abord assis sur un sac plastique nous acceptons avec plaisir le drap prêté par nos voisins de gazon. La foule se fait de plus en plus dense et quand le concert débute il ne reste plus un cm2 de libre sur Great Lawn. La soirée se finira par un feu d’artifice. Quant à nous, nous nous éclipsons à l’entracte car la faim nous tenaille et la fatigue nous gagne, contents d’avoir partagé un vrai moment de la vie new yorkaise.
Croisière à Manhattan

New York, approfondissement J3 (18/07/07)
L’orage est au rendez-vous ce matin, nous obligeant à modifier nos projets : Liberty et Ellis Islands seront pour demain.
Aujourd’hui, tant qu’il ne pleut pas trop, retour dans le quartier de Midtown afin de visiter plus en détails ce quartier aperçu depuis la terrasse de l’Empire State Building.
La Cathédrale Saint Patrick.
Quelques immeubles remarquables.
La pluie redouble ! Les ponchos sont bien utiles. Nous nous engouffrons trempés dans le magasin CompUSA où Hervé espère trouver la carte topo USA pour son GPS Garmin. Il ne trouve pas exactement ce qu’il recherche mais décide tout de même de faire l’achat d’un DVD couvrant tous les USA au 24 000ème.
La pluie n’a pas cessé au dehors, mais nous décidons de nous rendre à la gare centrale où nous pourrons nous abriter un moment. Grand Central Terminal est une merveille technologique et architecturale !
Où se mettre au sec maintenant ? Au Moma qui ouvre à 10h30. En chemin, nous nous attardons devant le Rockfeller Center dont la tour est dans les nuages et profitons d’une accalmie devant ce parterre de fleurs. Une belle touche de couleur dans cette journée maussade !
A l’approche du Moma, la file d’attente est interminable et en plus, nous avons oublié nos Pass. Voilà une bonne raison pour passer à l’hôtel et s’octroyer un peu de repos.
Nous modifions nos plans et optons pour une après-midi au Metropolitan Museum, nous déplaçant en métro cette fois-ci. Il fait une chaleur étouffante dans les couloirs du métro mais ô délice, les rames sont climatisées.
Le MET est aussi un musée gigantesque : nous n’avons pas l’ambition de tout voir. Nous visitons quelques salles en solo, puis nous nous joignons à une visite guidée (en anglais !) qui nous présente quelques œuvres majeures du musée.
A la sortie du musée nous retournons en métro près de Grand Central Terminal, Hervé espérant pouvoir échanger son achat non satisfaisant du matin car la cartographie « Delorme » est visible sur ordinateur mais non transférable sur GPS. Puis en passant sur Times Square un petit crochet par l’hôtel Marriott Marquis et son bar panoramique tournant. Un petit coup d’œil sur les menus et les prix nous suffit ! Sûr, ce n’est pas là que nous finirons la soirée, mais plus modestement au restaurant de l’hôtel. Plats et prix honnêtes !
En soirée, nous apprenons à la télé l’explosion d’une canalisation de vapeur près de la gare centrale (1 mort, plusieurs blessés) à peine une demi-heure après que nous y soyons passés !
J4 (19/07/07)
Nous avons un peu de mal à émerger ce matin et ce n’est qu’à 9h30 que nous parvenons à Battery Park pour prendre le ferry pour Liberty et Ellis Islands (11, 50$ /pers pour le ferry + 6$ pour l’audioguide).
Incroyable, il n’y a pas d’attente ! Et pour cause ! Un épais brouillard couvre Manhattan. Tant pis, on y va quand même en espérant que le brouillard se lève.
Le ferry avance tout doucement en actionnant sa corne de brume, au loin on distingue à peine les gratte-ciel de Manhattan.
Quand le bateau accoste à Liberty Island, le brouillard est si dense que l’on ne peut pas voir la statue. Nous décidons de rester à bord et d’aller à Ellis Island.
La visite du musée de l’immigration est très intéressante. Grâce à l’audio guide, nous profitons des nombreux témoignages d’immigrants passés par cette île. J’ai une pensée émue pour les frères et sœurs de mon arrière arrière grand-mère qui, entre 1840 et 1870, ont quitté l’Alsace pour venir vivre aux Etats-Unis. J’imagine qu’elles devaient être à la fois leurs angoisses et leurs espérances en arrivant dans le Nouveau Monde. Leurs bagages ressemblaient probablement à ceux-ci.
Après la visite du musée, nous retournons à Liberty Island. Le brouillard s’est maintenant quelque peu levé et la statue se dresse fièrement derrière nous.
Après un déjeuner au fast-food au pied de la tour (pas fameux ! à éviter, mais pas d'autre choix), retour à Manhattan.
Encore de l’émotion devant la Sphère, sculpture endommagée pendant les attentats et déplacée ici après le 11 septembre en hommage aux victimes.
Puis enfin devant Ground Zero !
Ce soir, nous dînons dans notre chambre : au menu, un délicieux repas acheté au rayon « deli » d’un petit supermarché du quartier.
Il ne nous reste alors plus qu’à faire les valises : demain le vol pour Salt Lake City est prévu à 7h05, le shuttle vient nous prendre à 4h (eh !oui, il doit faire le tour de plusieurs hôtels). Petite nuit en perspective !
Gratte-ciel et reflets

La ruée vers l'Ouest
J5 (20/07/07)
Réveil aux aurores et attente interminable ! En effet, l’avion part avec 3h de retard. Nous arrivons finalement à 12h30 heure locale à Salt Lake City, température extérieure 37°, mais air sec. Nous nous dirigeons tout de suite vers le bureau Avis pour réceptionner notre 4x4 : un Mitsubishi Endeavor (pas de Trailblazer diponible). Le temps de le prendre en mains (mais où est le frein à mains ?) et nous voilà partis.
Notre hôtel (Best Western Garden Inn) est facile à trouver. Nous sommes agréablement surpris : grande chambre, très propre, piscine, laverie automatique (ça tombe bien, on a une valise pleine de linge sale !).
Une fois le linge dans la machine, nous partons au supermarché faire l’achat de l’indispensable glacière et des provisions pour le lendemain.
Puis retour à l’hôtel et quelques brasses dans la piscine ! Quelle chaleur ! Finalement, la clim, c’est pas mal aussi pour le reste de l’après-midi.
Pour le dîner, nous choisissons dans la documentation de l’hôtel le restaurant " Encore Grill ". Il n’est pas tout près, cela nous donne l’occasion de traverser la ville (en voiture). Nos impressions : des rues très très très larges, plein de bâtiments mormons, quelques personnes déguisées (c’est le carnaval mormon) et une foule qui se presse vers un concert. Nous n’aurons pas l’occasion d’en voir davantage.
Au restaurant la viande est excellente, la soupe réconfortante car la différence de température entre dehors et dedans est saisissante. Pas de vin ni de bière ce soir, nous sommes chez les Mormons !
J6 (21/07/07)
Nous nous mettons en route à 8h, très vite impressionnés par les espaces et les paysages de canyons que nous traversons.
Pour notre première journée de route, nous choisissons d’emblée de faire un détour par un endroit où personne ne va. Nebo Loop Road ou Sego Canyon ? Le journal du matin ayant annoncé des feux dans la région de Nephi, ce sera donc la deuxième destination qui sera retenue.
Sur l’I70 nous passons la bifurcation vers Moab et sortons à celle de Thompson Springs pour atteindre le canyon quelques miles plus loin afin d’y voir de drôles de pétroglyphes.
Nous allons d’abord beaucoup trop loin et ce n’est qu’au retour que nous les trouvons. C’est pourtant facile, le site se trouve à l’endroit où la route asphaltée s’arrête, après c’est de la piste. Bah ! Ça nous aura donné l’occasion de faire un peu de tout-terrain !
Voilà ces drôles de personnages :
Après cet intermède, route vers Moab. Déjeuner dans un grill, courses et installation au Pack Creek Ranch, à une quinzaine de miles plus au sud, au pied des "La Sal Mountains". Nous avons réservé une petite cabine " Orchard House ", au confort simple, mais plein de charme et entièrement équipée, dans un environnement très verdoyant, loin de la foule de Moab.
Un havre de paix qu’il faut tout de même quitter si nous voulons commencer à explorer Arches.
A 16h, nous franchissons la guérite d’entrée du parc après avoir acheté le National Pass (80$ valable 1 an pour tous les passagers d’une voiture).
Sous un ciel légèrement couvert et en espérant éviter l’orage, nous allons de découvertes en découvertes.
Park Avenue, d’abord.
Marcher au bas de ces " gratte-ciels " de pierre nous démange…allez, nous parcourons une partie du trail.
Puis un peu plus loin, le tour du Balanced Rock.
Et encore Windows Section.
Il est près de 19h. Quelques gouttes de pluie et un ciel de plus en plus couvert nous font hésiter un moment avant d’entamer la rando vers Delicate Arch (5kms, 2h). Mais nous parions sur une éclaircie et partons à l’assaut de la plus belle arche du monde.
Sous l’arche, un touriste joue un air de flûte : tout le monde fait silence. Ambiance magique ! Au retour nous nous laissons enivrer par ces paysages qui s’étendent à perte de vue. Finalement l'orage se sera dissipé !
Et nous rentrons au Ranch, comblés !
Delicate Arch

Les arches de Devil's Garden
J7 (22/07/07)
Ce matin petit déjeuner sur le seuil de notre cabine : dans le verger gambadent lapins et chiens de prairie.
Aujourd’hui la journée est consacrée à la découverte des arches dans Devil’s Garden. Mais avant, sur la route, nous en profitons pour photographier certaines curiosités qui s’apprécient mieux le matin : The Three Gossips et Courthouse Towers.
Et c’est à 9h30 que nous quittons le parking pour notre grande randonnée qui nous mènera absolument à toutes les arches à partir de Tunnel Arch jusqu’à Double O Arch en passant par Landscape Arch, la plus longue et Navajo Arch, la plus intime.
Et ce n’est pas fini : en randonneurs acharnés, nous poursuivons jusqu’à Dark Angel (pas un seul touriste sur ce tronçon !!!) où nous profitons de l’ombre du rocher pour pique-niquer.
Nous voilà requinqués pour attaquer le retour. Bien sûr, pas par le chemin classique mais par sa variante, le Primitive Trail et encore un dernier détour par Private Arch, impressionnante de tranquillité.
Guère de randonneurs sur ce chemin ! Tant mieux, nous profitons pleinement de ce « désert solitaire ».
Puis en revenant sur le chemin principal, nous retrouvons le monde et la voiture à 14h30. Super rando !!! (12kms, 5 heures)
Pour aujourd’hui, ce sera tout. De retour à la cabine, nous nous précipitons dans la piscine, plus fraîche que prévu mais ô combien bienfaisante après notre journée de marche.
L’approche d’un orage nous amène à lever le camp non sans oublier de profiter de ces couleurs pour photographier « notre petite maison dans la prairie ».
Pine Tree Arch

Au pays des aiguilles et des canyons
J8 (23/07/07)
Nous sommes partis de bonne heure ce matin car la route est longue jusqu’à l’entrée des Needles (70 miles = 120 kms env. de Moab), mais les paysages extraordinaires valent le déplacement.
C’est un peu avant 9h que nous laissons la voiture au parking d’Elephant Hill, équipés chacun de 4l d’eau (et ils ont été nécessaires jusqu'à la dernière goutte!), prêts à entamer la randonnée de Chesler Park via Joint Trail. 18kms, une journée de randonnée.
Mais quelle randonnée ! Un parcours très varié et ludique passant tour à tour au pied d'aiguilles striées de rouge et de blanc : les fameuses Needles
de gros rochers en forme de hamburger,
ou de champignons géants
de passages très étroits
et de grandes prairies herbeuses
Bref des décors dignes de Jurassic Park.
Et on en redemande !!! A la fin du parcours cairné, une erreur nous mène sur Devil's Lane, une autre prairie herbeuse dont je ne vois plus la fin (diabolique!)
qui aboutit à Devil's Kitchen (ouf! un peu de fraîcheur pour se reposer). Puis nous bouclons la boucle en empruntant un chemin réservé aux 4x4 qui nous ramène à Elephant Hill peu après 16h, fourbus mais absolument enchantés ! Et voilà qu'un 4x4 tente de gravir la piste que nous venions d'emprunter. Manifestement le conducteur a sous-estimé la difficulté de la piste ou a surestimé ses capacités : il galère +++. On le comprend, à pied c'était difficile…alors en voiture…! Nous assistons, amusés, au spectacle.
Bilan de la journée : 21kms (plus que prévu en raison de la variante au retour), 7h de marche arrêts compris; 8l d'eau consommés ; seules 2 personnes rencontrées + un très beau lézard, deux corbeaux et surtout des paysages fabuleux.
Au hit-parade de nos coups de cœur sur l'ensemble du voyage cette journée sera n°1.
Rassasiés de marche et de paysages, nous rentrons à Moab et comme d'habitude assistons à un bel orage en soirée.
J9 (24/07/07) Quelques cafouillages ce matin, car nous attendons la réponse de la compagnie aérienne pour faire un survol de Canyonlands jusqu'à Monument Valley. Réponse négative, il faut changer nos plans. Après un faux départ (une fois de plus, nous partons sans notre Pass), nous arrivons enfin à Canyonlands vers 11h après un passage à Dead Horse Point (7$ pour un point de vue certes impressionnant mais pas très photogénique).C'est…trop grand et assez brumeux. Nous faisons les difficiles !
Nous prenons la route jusqu'à Grand View Point et faisons la ballade (petite pour nous : 3kms, 1h) du même nom. Le chemin longe la corniche et nous livre de superbes points de vue.
A la fin du trail, nous nous posons un peu, histoire de profiter du…. silence tout simplement.
Nous ne randonnons pas davantage aujourd'hui, persuadés qu'au cœur du canyon, les sensations seraient plus grandes. Alors retour vers Moab par Shafer Trail et Potash Road (non sans avoir sollicité l'avis des Rangers). Sensationnel !!!
Oui, oui, c'est par là qu'on descend…
Et c'est tout là-bas qu'on arrive.
Par moments on passe tout au bord.
Nous continuons ainsi jusqu'à Mussulman Arch, puis demi-tour non sans aller admirer la vue depuis Gooseneck Overlook. Géniale! Potash Road (goudronnée) nous ramène à Moab vers 16h. Nous nous arrêtons au parking de Negro Bill Canyon, mais le ciel est trop menaçant. D'ailleurs nous avons à peine le temps de rentrer au Ranch avant l'arrivée de l'orage.
En route vers les Needles

De Moab à Boulder
J10 (25/07/07) Réveil spontané à 3h30 du matin ! Il faut en profiter pour voir un lever de soleil remarquable. Ce sera Mesa Arch (Island in the sky). Nous quittons la cabine à 5h (lever du soleil à 6h15). En route nous sommes sceptiques, car il pleut en traversant Moab et le ciel est couvert un peu plus loin. Mais les nuages se fendent…alors ?
Nous arrivons in extrémis sur le parking de Mesa Arch. Hervé se met à courir. Devant l'arche un couple d'Allemands est déjà en bonne place. Plus que quelques secondes….et l'arche "s'enflamme".
Nous poursuivons la route vers Upheaval Dome, un curieux cratère puis nous choisissons de revenir explorer les environs immédiats de Moab. Negro Bill Canyon, une randonnée bucolique de 3h et 6kms A/R) jusqu'à l'imposante Morning Glory Arch, d'où nous voyons descendre en rappel plusieurs grimpeurs.
une petite incursion dans les La Sal Mountains près de Castle Valley pour une petite sieste au frais. la piste d'Onion Creek (en voiture) où les couleurs sont étonnantes, aspect crème glacée pistache café caramel saupoudrée de chocolat.
Enfin à partir de 17h30 la randonnée de Fisher Towers (3h, 7kms A/R) au pied de mégalithes géants, de véritables gratte-ciel, vertigineux et impressionnants.
C'est encore de nuit que nous rejoignons le Ranch après une journée plus que remplie.
J11 (26/07/07) Avant de rejoindre Capitol Reef il nous tient à cœur de passer par un site en dehors des sentiers battus. Nous nous arrêtons alors à Little Wild Horse Canyon, tout près de Goblin Valley State Park pour une balade très amusante dans un slot-canyon. Quand les flaques deviennent trop profondes, nous rebroussons chemin. 2h et 3kms A/R.
Et continuons notre route vers Torrey et Capitol Reef que nous atteignons en début d'après-midi. Le temps est légèrement couvert et venteux. Nous nous installons alors chez Austin's Chuck Wagon (très bien, grande chambre "immaculate" comme l'annonçait le site, wifi, piscine, laverie et environnement très fleuri). Le temps légèrement couvert et surtout venteux n'incite pas trop à la baignade, alors ce sera sieste !
Vers 17h il est temps de voir un peu à quoi ressemble Capitol Reef et surtout d'aller se renseigner sur l'état de la piste de Cathedral Valley pour le lendemain. Au Visitor Center, la rangeresse est catégorique : le gué est infranchissable, la Fremont River est presque en crue. Reste la possibilité de prendre Caineville Wash Road jusqu'à Temple of the Sun, c'est tout, le reste du secteur n'est pas vraiment praticable, selon ses dires. Il va falloir revoir nos plans !
Bon, en attendant, si on allait jusqu'à Capitol Gorge. Au bord de la Scenic Drive j'ai failli me faire dévorer !!!
Cette belle route aboutit dans la gorge de Waterpocket Fold où nous nous garons. Puis c'est à pied que nous dépassons le Pionneer Register, où les premiers pionniers venaient graver leurs noms sur les murs. La plupart des touristes que nous croisons sont sur le retour, c'est vrai qu'il est déjà tard et nous sommes bientôt seuls dans le canyon. Tout d'un coup nous restons figés : devant nous un mouflon traverse le chemin et avec une agilité impressionnante escalade les rochers pour disparaître derrière la montagne.
Mais pas définitivement ! Le temps de grimper nous aussi là-haut (eh! oui nous sommes moins agiles) et nous le retrouvons. Sa destination est en fait la même que la nôtre : les Tanks, citernes naturelles creusées dans la roche
où nous le revoyons en train de s'abreuver. Une très jolie rencontre qui nous aurait presque fait oublier l'heure. Durée de la randonnée : 2h, 3kms A/R. Il est déjà 20h passés et un coup d'œil à notre guide (ici le Routard) nous fait réaliser que Capitol Reef Inn & Cafe ferme à 21h. Alors, fonçons ! Ouf, nous arrivons à l'heure pour un excellent dîner.
J12 :(27/07/07)
Nous sommes dans l'expectative ce matin : Cathedal Valley or not Cathedral Valley ? Camping or not camping pour la nuit suivante ? Nos projets auraient dû nous mener au camping primitif de Cathedral Valley via Caineville Wash Road et le lendemain retour vers la Hwy 24 via Hartnet Road. Nous décidons de faire le plein de vivres et d'eau pour être équipés pour camper. Mais où ? Ce n'est pas encore très clair en quittant Chuck Wagon Inn ce matin. Nous voulons avoir un nouvel avis sur l'évolution des conditions dans Cathedral Valley puis nous aviserons.
Au Visitor Center on nous tient les mêmes propos que la veille. Nous sommes à présents fixés. Nous irons jusqu'à Temple of the Sun ce matin (tant que le temps est sec) puis reviendrons sur la 24 pour continuer la visite de Capitol Reef puis poursuivre vers Boulder où nous pourrions camper !
La piste de Caineville est très bonne et sans problème jusqu'à Temple of the Sun. Nous admirons les deux géants : Temple of the Sun et Temple of the Moon ainsi que cette drôle de butte au premier plan : Glass Mountain.
L'envie de continuer un peu nous démange ! Allez, on avance encore un peu puis on fera demi-tour. C'est à ce moment-là qu'on croise un autre 4x4 qui nous assure qu'il ne devrait pas y avoir de problème, en toisant notre "SUV" du haut de son vrai 4X4, jusqu'au "campground", que les wash sont certes un peu humides et boueux mais passables ! Alors c'est décidé, on y va mais sans camper (temps trop incertain), nous sortirons immédiatement par la piste de Thousand Lake Mountain.
Nous poursuivons donc, pas sans être un peu tendus à chaque passage de wash, d'autant que le ciel commence à se couvrir.
Les cathédrales de pierre se dressent bientôt devant nous. Une randonnée est possible au pied des monolithes, mais nous ne prenons pas ce risque en raison de la menace orageuse.
Quand la route prend un peu d'altitude, Hervé souffle : nous voilà sortis de la zone des wash; même s'il se mettait à pleuvoir, nous ne risquerions plus rien. Nous profitons alors pleinement de la vue.
Et de la table de pique-nique près de Upper Cathedral Valley Overloook. Il est midi et le casse-crôute est bienvenu pour nous remettre de nos émotions. Pas un chat à l'horizon. Nous sommes seuls dans cette immensité. Le temps se maintient pour le moment.
Après manger nous attaquons Thousand Lake Mountain Road, cassante par endroits. La piste nous éloigne peu à peu du désert et grimpe dans la Fishlake National Forest jusqu'à 2500 m d'altitude. La vue est assez irréelle: dans les rétroviseurs de la voiture, le désert… et devant nous une forêt bien verte, des bouleaux, des fleurs sauvages…et la pluie qui commence à tomber.
Et voilà que nous arrivons dans une zone marécageuse ! Pas le temps de s'affoler ! La voiture….hoquète, patine, puis….ouf ! passe de justesse. On a eu chaud !
Et c'est avec un certain soulagement que nous atteignons la route 72 aux environs de Fremont. Nous traversons Loa puis Torrey avec un petit arrêt douceurs chez Cafe & Candy à Torrey (divin!!!) et décidons de nous rapprocher de notre étape suivante Escalante en empruntant la très belle route 12 jusqu'à Boulder (69kms). Nous avons repéré sur ce trajet le camping de Deer Creek sur le Burr Trail où nous pensons nous arrêter pour la nuit.
Ce qui est dit est fait. Nous nous posons à Deer Creek, un camping rudimentaire (emplacements pique nique + toilettes, pas d'eau) au bord de la rivière, 4$ dans une enveloppe, notre nuitée la plus économique.
Après avoir scruté le ciel, essuyé quelques gouttes, le besoin de randonner est impérieux ce soir. Nous voilà partis pour 2h d'exploration des alentours (une pancarte nous avertit que nous évoluons dans le wilderness, domaine des serpents, des scorpions et autres bestioles). La vue est magnifique en haut de cette butte.
De retour au camping nous organisons une séance douche en plein air (l'équivalent d'une bouteille d'eau chacun, pas plus !). Au dîner nous avons la mauvaise surprise de découvrir que la boîte de maïs pévue pour une salade composée contient du maïs à la crème. Beurkk, on se méfiera la prochaine fois ! Vaisselle au bord de la rivière, installation des couchages dans notre 4x4. Ca y est : tout est prêt pour passer une bonne nuit !
Cathedral Valley

Autour d'Escalante
J13 (28/07/07) Nous nous réveillons dans notre voiture avec le soleil à 6h15 et à 7h nous sommes déjà sur le Burr Trail jusqu'à Long Canyon. Au bout de cet impressionnant canyon nous faisons demi-tour afin de revenir sur l'US12 et poursuivre vers Escalante. Les paysages sur cette route sont à nouveau époustouflants de beauté.
Entre Boulder et Escalante nous ne voulons pas rater la randonnée menant aux Lower Calf Creek Falls. Un sentier d'interprétation de la nature (11kms, 3hA/R) longe la rivière au pied de belles falaises de grès nous amenant à voir des écureuils en pagaille, des marmottes, des oiseaux mouches, des truites….ainsi que des ruines indiennes et des pétroglyphes.
Et au bout du sentier, après avoir eu bien chaud, la délivrance : une cascade dégringole de la falaise
dans un bassin aux eaux rafraîchissantes (15°) dans lesquelles je me plonge avec bonheur.
Nous restons une bonne heure sur place profitant tour à tour de la fraîcheur de l'eau et de la chaleur de la petite plage avant de reprendre le chemin du retour. Hervé flâne et fait quelques clichés macro.
Après un pique nique à Calf Creek Recreation Area nous poursuivons cette route 12 toujours aussi belle jusqu'à Escalante et le Rainbw Country B&B. L'accueil est formidable (merci Philippe pour cette adresse) et Catherine est aux petits soins. Le sous-sol bien frais de sa maison est réservé à ses hôtes : un grand salon décoré d'objets chinés et plusieurs chambres. La nôtre est décorée sur le thème de la Pionnier Cabin. On y est tellement bien qu'on n'a pas envie de bouger tout de suite.
En fin d'après-midi, ressentant le besoin d'une petite promenade vespérale, nous allons à Petrified Forest State Park (6$ système d'enveloppe). Nous suivons le sentier d'interprétation de la nature (1mile) qui nous laisse sur notre faim, mais en optant pour le sentier complémentaire "Trail of Sleeping Rainbows" (0, 75 miles) assez pentu nous découvrons en nombre de très beaux spécimens.
Cette balade nous a ouvert l'appétit et nous nous régalons au Cow Boy Blues Restaurant : soupe du southwest à la tomate, prime ribs/légumes, brownie sunday pour moi, crumble fruits rouges "à la mode" pour Hervé.
J14 (29/07/07) Après un petit déjeuner américain plus que copieux, nous voilà calés pour une bonne partie de la journée et prêts à explorer les sites le long de la Hole-in-the- Rock Road. Il faut tenir compte du temps qui peut se dégrader en cours de journée. C'est pourquoi, nous commencerons d'abord par explorer Dry Fork et Peekaboo Gulch. Catherine nous a prévenu qu'il pourrait y avoir de l'eau, nous avons mis des chaussures qu'on ne craint pas de mouiller.
Et c'est parti pour une trentaine de miles sur la piste. Les paysages sont magnifiques.
Dry Fork est un slot-canyon très agréable.
Nous le parcourons sur une centaine de mètres quand, soudain, je pousse un cri, j'écarte les pieds, tout juste à temps pour laisser passer….un serpent.
Nous continuons notre progression, un peu plus vigilants et là un autre serpent nous barre la route, plus gros (c'est un serpent à sonnette) et en position d'attaque.
Bon, ben, on n'ira pas plus loin. Sans regrets, il paraît que les premières centaines de mètres sont les plus photogéniques, dixit ouestusa.fr
Allons voir Peekaboo Gulch. "L'entrée et certains passages dans le canyon sont assez acrobatiques et nécessitent de s'aider de ses mains, des éléments naturels et d'avoir un bon grip" préviennent Thierry et Philippe sur leur site. En arrivant devant l'entrée, je comprends … Hervé se hisse en premier et je reste au pied de l'entrée à réfléchir un bon moment avant de m'y attaquer. Car il a fallu tirer, pousser, grimper, ramper, se contorsionner, se hisser, sauter, s'écorcher, se mouiller…pour y arriver, mais ça vaut le coup ! Et je suis fière de l'avoir fait malgré mes genoux et mes coudes écorchés.
Finalement c'est encore un "rattlesnake" qui va nous arrêter dans notre exploration. Nous abandonnons alors les slot-canyons et décidons, comme il fait toujours beau, de poursuivre la piste jusqu'à Willow Gulch Trailhead pour faire la randonnée jusqu'à Broken Bow.
Au trailhead pas une voiture. Personne ne s'est enregistré sur le cahier (depuis combien de temps ?) Il fait très chaud, c'est l'heure du midi. Nous emportons nos provisions, l'arche étant un endroit idéal pour pique-niquer. Nous descendons dans le wash et avançons sur un mile environ.
Mais nous ne sommes pas vraiment tranquilles : pas de traces d'un passage récent, crainte d'un orage soudain et surtout des marques sur le sable qui ont l'air d'être celles d'un gros félin . En arrivant à la confluence avec Willow Gulch, le wash devient de plus en plus boueux et glissant, encombré par des branches et des troncs charriés par un orage récent. C'est décidé, il devient de moins en moins prudent de continuer! Il faut faire demi-tour. Au pied de la remontée, nous nous attardons un moment pour manger au frais sous la falaise.
De retour à la voiture nous observons au loin des orages qui commencent à se former. Nous sommes à 40 miles d'Escalante. Il faut retourner au plus vite.
Nous faisons la course avec les orages. Devant nous les éclairs zèbrent le ciel, le tonnerre gronde, mais peut-être passerons nous à côté. Nous recevons les premières gouttes près de Devil's Garden, puis c'est tout…l'orage s'éloigne. Nous explorons alors ce Jardin du Diable, très amusant. Nous y trouvons cette ribambelle de petits nains
Et cette imposante arche. Cherchez le lapin.
L'orage s'étant définitivement éloigné, nous avons envie, pour finir cette journée, de voir à quoi ressemble le "Dinausor Track Site" sur la Left Hand Collet Road. 4x4 indispensable signale la pancarte au début de la piste. Nous avançons sans problème nous demandant un moment si l'avertissement n'était pas un peu exagéré quand un énooorme wash nous arrête dans notre élan. Non, l'avertissement n'était pas vain, mais nous ne prendrons pas le risque d'essayer de passer. Tant pis, nous ne verrons pas les traces de dinosaures mais irons sur la terrasse de notre B&B observer les oiseaux mouches. Le spectacle est magique !!!
Pour le dîner nous mangeons chez Escalante Outfitters "la meilleure pizza maison de tout l'Utah" d'après le guide LP. Je dirai même plus : je n'ai jamais mangé une aussi bonne pizza de ma vie. Même celle que j'ai l'habitude de faire n'est pas aussi bonne. Vous voilà prévenus ! En plus on peut profiter gratuitement de l'accès Internet pour donner des nouvelles à nos enfants.
Calf Creek Falls

Pour la suite du voyage, de Escalante à San Francisco en passant par Bryce Canyon, Coyote Buttes, Lake Powell, Grand Canyon Nord, Zion, Las Vegas, Death Valley, Yosemite, Sequoia et la côte Pacifique, voir... ICI
L'heure des vacances a sonné. Voici un ixième carnet de voyage, pour ceux qui ne partent pas, partiront plus tard ou, comme nous, sont partis plus tôt.
Ouest USA : 4ème opus. A ce stade là, on peut déjà être qualifié de "mordus". C'est d'ailleurs ce que pense notre entourage. Mordus, on l'a été dès notre premier voyage, parcours classique, en été. Dès le retour on s'était dit qu'on reviendrait. Et on l'a fait, en plein hiver, un "short trip" qui nous a laissé émerveillés, éblouis de lumière et de panoramas époustouflants. On y est retourné, encore, plus au sud, l'automne dernier. Et toujours cette même sensation de découverte, cet ensorcellement des sens, cette ivresse des grands espaces.
Alors, quand on a annoncé ce quatrième voyage, au printemps cette-fois ci, ça n'a étonné personne. Si j'avais eu des doutes les trois premières fois, là, je n'en avais plus. Au programme l'Utah, une grosse pointure, un séjour centré sur la randonnée et des sites à la carrure impressionnante. Je ne me suis pas posé de questions ou si peu. J'aurais sans doute du. Si la météo a été avec nous en cette fin mai, d'autres événements inattendus ont perturbé nos projets. Un séjour en demi-teinte, qui oscille la plupart du temps entre euphorie et frustration.
L'Utah, on n'avait fait que l'effleurer lors de nos précédents voyages. Démarrant invariablement nos parcours plus au sud, nous n'avions encore jamais franchi la ligne fictive liant Bryce à l'Ouest à Monument Valley et Durango à l'Est. Pour ce voyage, nous nous contenterons donc d'un seul état et comptabiliserons beaucoup moins de miles que les fois précédentes. Je pensais que ce serait un atout mais finalement, nous avons un peu regretté un certain manque de diversité.
Avant de clore ce préambule, je veux, encore une fois, remercier tous ceux qui m'ont aidée, directement ou indirectement à mettre sur pied ce voyage. Leur aide m'a été précieuse et je leur suis infiniment reconnaissante pour avoir partagé leurs expérience et informations. 🙂
Itinéraire prévu (du 22 mai au 4 juin) :
J1 Arrivée à Salt Lake City J2 SLC > Moab J3 Moab J4 Moab J5 Moab > Monticello J6 Monticello J7 Monticello > Caineville via UT 95 J8 Caineville > Torrey via UT 24 J9 Torrey J10 Torrey > Escalante via UT 12 J11 Escalante > Cannonville J12 Cannonville > Cedar City J13 Cedar City > Provo J14 Provo > SLC et vol retour
Volontairement, je n'ai pas détaillé les activités des différentes journées puisque la réalité a été un temps soit peu différente de ce qui était programmé à l'origine.
La suite ici
Ouest USA : 4ème opus. A ce stade là, on peut déjà être qualifié de "mordus". C'est d'ailleurs ce que pense notre entourage. Mordus, on l'a été dès notre premier voyage, parcours classique, en été. Dès le retour on s'était dit qu'on reviendrait. Et on l'a fait, en plein hiver, un "short trip" qui nous a laissé émerveillés, éblouis de lumière et de panoramas époustouflants. On y est retourné, encore, plus au sud, l'automne dernier. Et toujours cette même sensation de découverte, cet ensorcellement des sens, cette ivresse des grands espaces.
Alors, quand on a annoncé ce quatrième voyage, au printemps cette-fois ci, ça n'a étonné personne. Si j'avais eu des doutes les trois premières fois, là, je n'en avais plus. Au programme l'Utah, une grosse pointure, un séjour centré sur la randonnée et des sites à la carrure impressionnante. Je ne me suis pas posé de questions ou si peu. J'aurais sans doute du. Si la météo a été avec nous en cette fin mai, d'autres événements inattendus ont perturbé nos projets. Un séjour en demi-teinte, qui oscille la plupart du temps entre euphorie et frustration.
L'Utah, on n'avait fait que l'effleurer lors de nos précédents voyages. Démarrant invariablement nos parcours plus au sud, nous n'avions encore jamais franchi la ligne fictive liant Bryce à l'Ouest à Monument Valley et Durango à l'Est. Pour ce voyage, nous nous contenterons donc d'un seul état et comptabiliserons beaucoup moins de miles que les fois précédentes. Je pensais que ce serait un atout mais finalement, nous avons un peu regretté un certain manque de diversité.
Avant de clore ce préambule, je veux, encore une fois, remercier tous ceux qui m'ont aidée, directement ou indirectement à mettre sur pied ce voyage. Leur aide m'a été précieuse et je leur suis infiniment reconnaissante pour avoir partagé leurs expérience et informations. 🙂
Itinéraire prévu (du 22 mai au 4 juin) :
J1 Arrivée à Salt Lake City J2 SLC > Moab J3 Moab J4 Moab J5 Moab > Monticello J6 Monticello J7 Monticello > Caineville via UT 95 J8 Caineville > Torrey via UT 24 J9 Torrey J10 Torrey > Escalante via UT 12 J11 Escalante > Cannonville J12 Cannonville > Cedar City J13 Cedar City > Provo J14 Provo > SLC et vol retour
Volontairement, je n'ai pas détaillé les activités des différentes journées puisque la réalité a été un temps soit peu différente de ce qui était programmé à l'origine.
La suite ici
Nous planifions un voyage de 6 semaines environ en juillet et août 2015. Je remercie d'ailleurs ceux et celles qui m'ont apporté quelques conseils.
Dans les grandes lignes, le trajet ressemble à peu près à cela:
Yellowstone, Gd Teton, Moab, Bryce, Gd Canyon, Yosemite, SF(Ce sont les "incontournables" pour nous)
Nous prévoyons des randonnées, dont une de 4 jours dans le Yosemite en "backcountry".
Comme apparemment, il faut réserver les nuitées le plus tôt possible dans les parcs , surtout Yellowstone où nous comptons y passer 5 (6??) nuits et Gd Canyon Village où nous prévoyons le Bright Angel Trail, du moins en partie, il faut donc déterminer l'arrivée. Et c'est là que le problème se pose et peut être pourriez-vous nous donner quelques indices ?
Nous hésitons entre 2 options:
1) Arriver directement à Jackson Hole ou encore Cody de façon à commencer directement par Gd Teton ou Yellowstone. Ce trajet nous permettrait ensuite de poursuivre vers Moab etc... Après Yosemite, il nous resterait un peu de temps pour inclure Kings Canyon NP , puis remonter la côte de Big Sur à SF.
ou bien...
2) Arriver à Denver comme on avait initialement prévu, passer 2 nuits au Rocky NP, puis remonter vers le South Dakota pour visiter Mt Rushmore et les Badlands , puis Cody, Yellowstone... Croyez-vous que ce trajet de Denver à Cody puisse se faire en 8 jours ? Cette option ne nous permettra pas de visiter Kings Canyon après Yosemite, ni la côte.
Donc que choisir dans ce type d'itinéraire entre Rocky NP, Badlands, Rushmore et Kings Canyon NP et Big Sur ???? Un grand merci d'avance pour vos précieux conseils !
Donc que choisir dans ce type d'itinéraire entre Rocky NP, Badlands, Rushmore et Kings Canyon NP et Big Sur ???? Un grand merci d'avance pour vos précieux conseils !

2010/2011 : Discussions, cogitations, élaboration
Vers la fin de juin 2010, comme pour prolonger la magie du voyage, nous avions dessiné sur une nappe de papier d'un obscur restaurant à l'aéroport de Denver, une ébauche d'une future boucle Southwest 2011. A peine le carnet de voyage « Érosion, Fusion, Passion » fut mis en ligne sur VoyageForum, que nous replongions dans le chaudron magique du wilderness. Après maintes discussions, de profonds desiderata de l'un et de l'autre, le nouvel itinéraire réalisé, finalisé, constamment remanié quelque peu ambitieux, sans temps mort, assurément sportif, a fini tout naturellement par ne plus ressembler à l'ébauche dessinée. Une boucle qui reprend une partie de l'itinéraire de 2010, avec des endroits déjà connus mais qui seront explorés plus longuement, de nouveaux sites, des endroits plus intimistes et des rencontres programmées. Des roches rouges et ocre de l'Utah et de l'Arizona, à la chaleur du Nevada, aux pentes boisées du Colorado, en passant par les terres arides du Nouveau Mexique; tel serait notre programme de cette année 2011. Que l'aventure commence !
PRAIRIE SMOKE Erytrocoma triflora
PRAIRIE SMOKE Erytrocoma triflora
Le 19/05/2011: Le grand départ
Ça y est !!! C’est le grand jour… La concrétisation d’une longue cogitation … Une longue journée qui nous mènera vers Las Vegas, une escale à Los Angeles, avec forcément des contrôles multipliés. De plus, avec le décalage horaire…la journée de 24h durera exceptionnellement au moins 32h… Une longue journée. Départ avec Air Tahiti Nui. Une compagnie aérienne dégotée par Laurence. Personnel très sympa avec une particularité : Le personnel change de tenue lors du service, des vêtements qui font plus « Tahiti », avec fleur de tiaré dans les cheveux pour les hôtesses. Première « Feufleur» du parcours. !!!Enfin les USA… Arrivée à L.A.Immigration… no problem Douane… no problem Bagages en drop off… no problem Enregistrement… problem avec les automates Contrôles… oubli de mes lunettes…malheureusement, la liste va s’étofferBref, les bagages voyagent plus facilement que les personnes !!!
Le survol de LV nous confirme que la ville est immense. Récupération de la voiture… chez Hertz. Nous apprenons que la conduite « deuxième conducteur » est gratuite si nous sommes mariés. Il faut donc payer !!! 10 $ par jour… Wow et reWow… Nouvelle discussion, le budget n’est pas extensible. Devant notre longue-longue hésitation, subitement l’employé de l’agence nous propose un forfait de 50 $ !!!
Découverte du SUV Mitsubishi « Endeavor » moins sophistiqué que la Jeep Grand Cherokee que nous avions en 2010, mais « high clearance » tout de même, bien que les ancrages des suspensions arrière soient bas. A surveiller donc lors des passages délicats.
Las Vegas est plus immense encore au sol, nous mettons beaucoup de temps à trouver l’hôtel « Desert Rose Resort » qui n’est pas situé sur le Strip (hôtel à dimension humaine sans machine à sous… Eh oui, cela existe) Nous sommes fourbus, fatigués, éreintés. La journée de 24h a bien duré 32h. Les achats pour le wilderness attendront demain. Dream’zzzzzzzzzzzzzz !
BARREL CACTUS Ferocactus cylindraceus / SACRED DATURA Datura WrightiiLe 20/05 : L’appel du wilderness
Le réveil est facile, le breakfast se déguste dans un bel endroit aménagé, décidément le « Desert Rose Resort » est un hôtel qui gagne à être connu. Première randonnée du voyage… direction vers l’un des innombrables Walmart de la ville pour les achats incontournables, nécessaires pour vadrouiller dans le désert. Les connaisseurs apprécieront l’effort consenti devant la liste plus que fournie. Nous sommes parés pour quelques nuits dans le wilderness.
En route vers la « Valley of Fire State Park » par la « NorthShore Road » jugée plus sympa que la I 15. Déjà parcouru l’année dernière, nous retournons vers ce site car il y a quelques mois, au fil de mes recherches sur le Net, j’étais tombé (Non…même pas mal) sur un magnifique spot qui se nomme à juste titre « Wave of Fire » Cette nouvelle vague était encore méconnue, il y a peu de temps, idéalement bien placée, d’un accès facile, et proche de la route qui mène à White Domes : Pas de doute, The « Wave of Fire » deviendra un must de ce parc. D’ailleurs quelques cairns commencent à fleurir. Ephemeral Arch… Rest In Peace !




CARANDAY PALM TREE Copernicia albaPas le temps d’attendre le sunset, nous filons vers un autre spot, particulier (encore un !) : « Gold Butte » dans « Little Finland ». Une longue piste nullement lassante grâce aux multiples paysages traversés.

« Little Finland » : Ne vous attendez pas à voir débouler des troupeaux de rennes, ni même de bisons si chers à ITATstone, mais plutôt à voir apparaître des gargouilles ou dragons échappés d’un autre âge.

Nous ratons de quelques dizaines de minutes, l’instant magique (la Golden Hour), mais nous arrivons tout de même à photographier quelques monstres avant que le soleil ne se couche.

Imaginez ce lieu très isolé, assez fermé, entouré d’un bestiaire moyenâgeux, inanimé, (va-t'il le rester dans la nuit?) Absolument personne… Palpez l’air bruissant de silence et vous aurez une idée de l’ambiance surnaturelle qui y règne à l’opposé de la bruyante ville de Las Vegas déjà si loin. Pour une première nuit dans le wilderness, nous ne pouvions pas mieux rêver. Dream’zzzzzzzzzz ! Sous les millions d’étoiles, un spectacle toujours aussi merveilleux et fascinant !
Le 21/05 : Surprise
Aux aurores, dernière petite virée solitaire de Laurence dans le secteur, histoire de vérifier si quelques dragons pétrifiés ne sont pas apparus durant la nuit, pendant que je réaménage la partie literie du 4x4. Notez la répartition des rôles !



Pendant qu'une certaine personne s'amuse... 😉 Je remballe... Admirez le travail

Puis en direction de "Snow Canyon State Park", un petit détour sur "Withney Pocket". Le site est très bien indiqué, mais le dernier mile de la piste est quelque peu abîmé, une petite marche et nous trouvons les pétroglyphes, mais le plus intéressant d'entre tous (Falling Man) nous échappe. Peut-être est-il définitivement tombé ? Tant pis, nous laissons tomber, nous aussi. Il est temps de faire la route vers le Snow Canyon State Park.
JOSHUA TREE Yucca brevifolia
Pour le parc "Snow Canyon State Park", nous avions réservé un emplacement au campground, encore une nuit dans un hôtel à plusieurs millions d’étoiles. Bon à savoir : L’entrée du parc est gratuite si un emplacement a été réservé. Nous allons de suite régler les formalités et prendre possession des lieux (emplacement 23) avant d’entamer une des nombreuses petites randos du parc. La ranger informe Laurence qu’elle a un message… Wooh ! Surprise !!!! Tiens, un admirateur US ? / Non… râté …. C’est Ninou98 alias Mamie Boulet … Alias Ninou Croft avec son Grand qui passaient par là et peut-être repasseront-ils par ici à ne pas en douter.
De toute façon, nous ne pouvions pas les louper... Ils avaient tout prévu.

En attendant, nous choisissons le trail « Lava Flow & Butterfly trail / Durée : 1h Sympa ce trail au milieu des roches typiques de l’Utah, traversant un terrain effondré par endroit et constellé de pierres noires issues d’une ancienne éruption volcanique, vraiment facile à parcourir.

Nous revenons au camp, quand soudainement, le temps s’assombrit, les nuages gris, puis noirs s’annoncent cachant un soleil à l’instant radieux, le vent se lève et forcit… Plus d’oiseaux dans le ciel… Plus un bruit dans le wilderness, toute la faune se cache, le signe assurément d’une bonne tempête qui va s’abattre sans coup férir sur ce petit parc. Bise…brise…blizzard…bizarrement, rien n’avait été annoncé à la météo de la station des rangers ??? Bon sang ! Mais c’est bien sûr, tous ces éléments déchaînés annoncent l’arrivée imminente des baroudeurs de l’ouest : Ninou et le Grand dans leur 4x4. Il est temps de vaincre le signe indien : « C’est de part ma volonté que les éléments se meuvent »: Alors…Soleil !!! Une rencontre fortuite mais bien sympathique. L’emplacement ne manquant pas de place, il est convenu que Ninou et son Grand planteront la tente, après avoir régler 16$ à la station. Un petit trail : "Hidden Pinyon & Petrified Dunes Trail", en leur compagnie. Marche et papotage. Je reste décent pour ne pas divulguer : Qui marche et qui papote ? Reste le plus dur, la soirée: Margarita, BBQ (saucisses), bières, fruits : ne manquaient plus que les Shamallows !! Nos deux baroudeurs de l’ouest sont bien organisés et outillés.
Puis lights out…. Dream’ZZZZZZZ ! Admirable et réjouissante journée… Absolument !!!
Une bonne tablée.... rien que du bio... Enfin presque 😉

En résumé, le parc et le campground sont sympathiques. Les randos sont abordables, idéales pour ceux qui voudraient s’essayer au wilderness pour la première fois.
BLUE FLAX Linum perenne var. lewisii Le 22/05 : Déception, crevaison, réparation et contemplation
Après le petit déjeuner pris avec Ninou et son Grand et avec du vrai café (un pur luxe dans le wilderness), nous sommes prêts à repartir vers nos destinations respectives. Nous vers le soleil... et Ninou (c'est à dire pas nous) vers le vent, la pluie ! Nous nous reverrons à Escalante avec d’autres forumeurs, un repas prévu de longue date.
Déception : Direction Toroweap, une nuit de plus dans le 4x4, par la piste « Mount Trumbull road » : 61 miles assez ennuyeux et réputés « crevant »… pour les pneus. Nous filons vers Tuckup pour Shaman's Gallery, de jolis pictographes restés confidentiels sont à l'ordre du jour. Malheureusement, je me suis bien fourvoyé dans les relevés des waypoints et interprétation de la topo. Nous empruntons une piste et nous butons sur une barrière bien plantée au milieu de la piste. Impossible de la bouger, en plus pour être sûrs, les rangers ont savamment déposé rocs et tronc d'arbre... C'est clair, je me suis planté, et nous sommes plantés, comme la barrière. Fin du périple.
Crevaison : Le demi-tour s'impose et d'autant plus imposé, qu'au tableau de bord, un voyant s'allume. Un voyant que je reconnais « Tire flat »... Houston, nous avons un problème ! Constat : le pneu n'est pas éclaté, mais semble se dégonfler lentement. Option 1 : « Recherche de la bonne piste de Shaman’s Galery» est annulée. Option 2: « Aller vers le campground et changer le pneu » est évoquée mais vite abandonnée. Option 3 : « Mettre à profit le temps imparti pour la rando » pour un retour vers Fredonia, réparer le pneu, puis retourner au campground de Toroweap. Ainsi, la journée ne serait pas tout à fait perdue. Opération délicate, qui n’est pas assurée dans son déroulement : Fredonia est un petit bled et nous sommes dimanche. Nous allons tenter tout de même le coup.
Réparation : Fredonia : Le garage ou plutôt la superette du coin : Alimentation, postes à essence et atelier de réparation et tout à coté, la fin d'une fiesta dominicale. Le décor est planté. Après s’être fait comprendre par le boss du lieu (j’avais emmené le guide de dépannage de la voiture au cas où), il interpelle un gars qui nous indique un emplacement de l’autre côté du garage (drôle d’endroit pour réparer) puis se ravise et nous fait signe de nous rapprocher et nous laisse en plan. Doit-il finir la fiesta ? Attente Arrive une jeune femme (fait-elle partie de la fiesta ou du magasin ?) qui fait le tour de la voiture et détecte le pneu incriminé, puis repart…Attente…Attente… Arrive un autre gars, (Fiesta) inspecte le pneu et trouve le caillou planté et nous dit d’attendre une bonne vingtaine de minutes, puis repart…Attente…Attente…Attente… Arrive le Mexicain du coin, le préposé à la réparation : cette fois, c’est la bonne ! Opération rondement menée : 20 $ + le café gratuit offert par le patron parce que nous avions attendu... Ah bon ? nous avions attendu… Ce qui s’appelle un service à l’américaine qui nous a bien dépanné et avec une notion d’entraide que nous ne connaissons pas ou plus en France.
Contemplation : L’après midi est bien entamé, il est 15h45, de nouveau nous sommes en direction de Toroweap en espérant trouver une place au campground. Celui-ci est placé sous la dure loi du Far West « du premier arrivé, premier servi ». La piste est toujours aussi longue, ennuyeuse excepté pour les 5 derniers miles composés de slickrock et de rocailles.
Le long de la piste, des milliers de feufleurs....
GLOBE MALLOW Sphaeralcea parvifoliaChance ! Il reste de la place. Chanceux assurément, car pour un SUV normalement constitué, seuls 3 emplacements (1 à 3) situés sur le plateau peuvent être atteints. Les 7 autres situés sous la falaise sont difficilement accessibles, une marche assez haute met le bas de caisse du véhicule à rude épreuve. Il est 18h, il nous reste du temps pour randonner tranquillement avant le sunset sur Toroweap, l’unique randonnée de la journée déjà riche en péripéties. Une petite ballade de 1h30 à 2h le long du rim à la recherche de points de vue sur le Colorado, le soleil éclaire encore les falaises abruptes. Pour moi, il est temps de m'asseoir et de contempler la lumière baissant sur les parois. Le grand vide n'est pas ma tasse de thé, autant ne pas tomber dedans. Laurence baguenaude à la recherche d'un spot photo inconnu.


Le 23/05 : De l’indicible profondeur à la vertigineuse beauté
Ce matin, nous décidons d'aller admirer Toroweap Overlook en reprenant le trail de la veille. Un photographe est à pied d'œuvre près de l'emplacement n°10, prenant une vue de l'ombre que fait un arbre sur la falaise… Marrant, c'est une bonne idée...A parier que la photo sera d'une facture intéressante.
PINYON PINEPour ceux qui voudraient faire la rando au plus court... Ne vous cachez pas ! Je vous connais. Ça démarre à l'emplacement n°5 / trail dénommé « Saddle Trail »
Puis direction Zion NP, un parc que nous affectionnons tout particulièrement. Nous prenons notre temps car nous savons que la rando du lendemain « Big Spring et Orderville Canyon » est annulée. La Virgin River est inaccessible pour cause de fonte des neiges tardive. Par acquis de conscience, sans grands espoirs, nous vérifions au visitor center... malheureusement confirmé. Du bon temps, nous n'en aurons pas de sitôt...Un luxe ! Bizarre de dire cela, nous sommes pourtant en vacances ? 🙂
1 ère photo : PENSTEMON penstemon leonardii var.leonardii & RED CLOVER Trifolium longipes
2 ème photo : DESERT PAINTBRUSH Castilleja chromoca / PHLOX Linanthastrum nuttalli
3 ème photo : Inflorescence PINYON PINELe 24/05 : Hauteur et intimistes piscines
Aujourd’hui, première rando digne de ce nom « Observation Point » tout en montée progressive, un sentier bien délimité, sans soucis d’orientation. Pour m’amuser, je serai bien tenté de grimper à la façon spartiate, mais c’est sans compter sur les « feufleurs » nouvelles espèces apparues cette année sur Zion NP. Des rouges, des violettes, des oranges, des fuchsias, des hautes sur tige, des courtes sur pattes....Ma parole, elles se sont toutes données rendez-vous ici ! Certains touristes sont souvent surpris, voire un peu amusés ou interrogatifs à la vue d’une « botaniste en herbe » penchée sur quelques pétales de fleurs accrochées au bord du sentier. Pendant ce temps, je fais joujou avec les nouvelles fonctions de mon GPS (Game Pour Sportifs) :Temps de déplacement « Seulement »Temps d’arrêt « Ah tout ça » Durée totale de la rando « Ah oui quand même » Moyenne de déplacement « Bof et rebof »Tiens, nous nous sommes arrêtés 10 mn cette fois ci, j’ai le temps d’admirer le paysage de Zion qui devient de plus en plus grandiose au fur et à mesure que nous montons…et d’admirer aussi les jolis nuages noirs qui déboulent à l'horizon. Le vent commence à forcir, (Ninou serait-elle dans le coin ?), nous obligeant à nous revêtir plus chaudement. Nous grimpons, quelques gouttes de pluie tombent. Nous grimpons encore et nous arrivons sur le plateau, les gouttes d'eau se transforment en averse de grêle. Super ! La vue depuis Observation Point est fortement perturbée par les nuages, le brouillard, la pluie... on se croirait au Yellowstone ! 😛 Le froid, le point de vue bouché, le monde, nous décidons de redescendre. Malgré le monde, cette rando reste sympa par sa variété de paysages traversés : de beaux points de vue panoramique, des vues plongeantes sur le canyon, des pools, cours d'eau à traverser.

De sombres nuages à l'horizon... Prometteur

Au plus près de la Virgin River

Il est 17h15, retour à Springdale, courses pour la rando de demain. Nos forces sont à peine entamées, dès lors, nous en profitons pour faire la sympathique et facile rando de Many Pools. Au milieu d'un panorama aux rochers rouges et ocre toute une série de piscines bien remplies....d'eau et de crapauds qui se donnent l’alarme dès que nous approchons de leur mare privée. La lumière faiblissante du début de soirée augmente encore la sérénité du lieu… Splendide ! De plus, nous sommes seuls... Oui, splendide et apaisant. Une rando qui n'avait pas pu être réalisée l'année dernière et que nous ne regrettons pas d'avoir remise au programme cette année.


GOLDEN BANNER Thermopsis montana / ASPEN Populus tremuloides / SHOOTING STAR Dodecatheon pulchellumLe 25/05 : The long long way
Aujourd'hui, fini la rigolade. West Rim Trail est au programme des réjouissances. Au moins 8h de marche sur au moins 20km ... en plus, le soleil sera de la partie. Bref, The Rando. Jamais, nous n'avons marché sur une telle distance et sur ce laps de temps. Tiendrons-nous la distance ? De toute façon, une fois partis, il faudra revenir, personne ne reviendra nous rechercher. La question existentielle n'a plus lieu d'être. Il va falloir mettre un pied devant l'autre et avancer encore et encore. Ceci dit, ce challenge ne me déplait pas. 6h Lever, ...Petit déjeuner frugal dans le hall de l'hôtel (Pionner Lodge), pratique tout de même, car à Springdale, il ne doit pas avoir beaucoup de restaurants servant le breakfast si tôt.
7h, …Rendez-vous au shuttle de l'Outfitter Zion Adventure. Nous sommes sept personnes, sept téméraires à avoir eu la même idée. Au grès de la route, le conducteur s'arrête et commente...Ah ! Encore des « feufleurs »
8h...Lava Point, mais nous stoppons 2 miles avant le point prévu. La navette ne peut pas aller plus loin, la neige barre la piste. (On a bien roulé, sommes-nous arrivés au Yellowstone ?)
Sympa, des plaques de neige, des arbres coupant la voie qui serpente dans la forêt. Chic ! 2 miles de plus !! à rajouter à notre compteur. Go ! Je déclenche le GPS.
La piste 4x4 se métamorphose en joli et petit sentier. Ce charmant sentier se perd dans une prairie inondée qui nous oblige à patauger et chercher un peu notre chemin. Nous sommes dépassés par deux randonneurs qui visiblement ont choisi un bien meilleur itinéraire que nous. Décidons de nous recaler sur eux et nous les rattrapons dans la montée, (Eh Eh ! Bien oui quoi ! on se refait pas) malgré la chaleur, ils sont habillés chaudement. Ce sont des Suédois ??, je ne savais pas qu'il faisait si chaud en Suède pour qu'ils gardent aussi les gants malgré ce soleil qui darde. Fait-il si chaud en Suéde pour que ses habitants aient si froid en Utah ? (la preuve en est donnée, qu'il y a bien un réchauffement climatique)
Horse Pasture Plateau et Potato Hollow négociés. Enfin, les très beaux panoramas de Great Rim Views se dévoilent... Majestueux !


Petit en-cas sur un tronc d'arbre abattu et sous un cagnard d'enfer. (Ninou où es-tu ?) puis nous pointons vers Zion canyon. Nous dominons et nous apercevons le sentier en zigzag qui mène à Angel's Landing... vertigineux !


Trail :27,3 km « Ah ! oui quand même » Temps de déplacement : 5h 44 « seulement » Durée totale de la rando : 8h15 « Il devait y avoir beaucoup de feufleurs à photographier » Moyenne de déplacement : 4,8 km/h « Bof bof » Moyenne globale : 3,4 km/h « re bof bof »
Retour à Zion Adventure... Bien fatigués : « oui » Epuisés : « Euh !! non » Exténués : « assurément non »
Une indication : resto Bit Spur : très bon, des accompagnements qui différent des sempiternelles « french fries, rice, ou potatoes »
Un conseil : Malgré la longueur du trail, mieux vaut commencer par Lava Point : Nettement plus facile que dans l'autre sens, car moins de dénivelé.
SPOTTED-STICKSEED Hackelia patens (Ah! ma Pascale, elle ne serait pas nommée, sans toi)Le 26/05 : Divine surprise de l'autre côté du parc
Ce matin, nous ne ressentons aucune séquelle de la rando d'hier. Impec !
Au programme : Washing machine, courses et achats de souvenirs dans un magasin que Laurence affectionne tout particulièrement. Eh oui, il faut bien y passer... je parle du programme lavage !!! Puis en route vers l'I15 et Kolob Canyons contact station, l'autre partie de Zion NP.
Kanarra Creek était à l'ordre du jour, mais nous nous doutions que ce serait largement compromis. Confirmé, température de l'eau : 5° et au moins 4h de trail. Nous ne sommes pas équipés pour cela. Au risque d'une hypothermie sévère, le jeu n'en vaut pas la chandelle qui d'ailleurs ne nous aurait pas beaucoup réchauffé. L'option de Taylor Creek est vite prise. Nous longeons la Middle Fork et nous la traversons par de petits gués (52 en tout, oui, j'ai compté)







Ce trail très agréable, frais, balisé avec en point d'orgue la « Double Arch Alcove » sublime, reste pour nous une bonne surprise. Nous recommandons ce trail. Seul inconvénient, vous ne serez pas seuls...
Pour ceux qui seraient dans l'impossibilité de randonner sur " Neon Canyon et sa trop fabuleuse Golden Cathedral ", Taylor Creek peut se révéler un agéable substitut. Trail: 8,6 km/h « facile» Temps de déplacement : 2h 09 « seulement » Durée totale de la rando : 3h24 « pas trop de feufleurs à photographier» Moyenne de déplacement : 4 km/h « c'est moyen» Moyenne globale : 2 km/h « ça baisse »
MANZANITA Arctostaphylos patula / FENDLER'S GROUNDSEL FLOWERS Packera fendleriLe 27/05 : Formes et couleurs
Direction Red Rock Canyon en délaissant Cedar Breaks NM qui ouvrira ses portes à la horde de touristes seulement une semaine plus tard. Une très petite rando (une promenade du dimanche) Pink Ledges Trail. Les roches présentent de magnifiques tons rougeâtres.

Puis une autre promenade du dimanche Mossy Cave en passant à travers la paroi trouée avec des tons de rouges dégradés, de la même texture que Bryce Canyon. Sympa en longeant le cours d'eau et surplombant la petite chute.
Mossy Cave ... côté face

Et Mossy cave côté pile


Nous continuons notre route vers Kodachrome State Park où d'énormes pitons bicolores de toute forme se dressent dans tout le parc. Il fait chaud et le vent est sec. Nous choisissons le trail « Panorama Trail »

Une rando tout en montagnes russes. 2H15 A/R pour admirer « Ballerine Spire, Hat Shop, et Secret Passage qui, au passage n'a plus rien de secret... c'est indiqué par un petit panneau. Ceux qui veulent jouer à Zorro, c'est râté... N’est-ce-pas Maxou ?

Secret Passage qui mène droit dans le mur !

Impossible de dormir dans le parc, campground et cabins sont occupés, because « Memorial day ». Nous pouvons dormir mais à l'extérieur du parc, comme d'hab.
A la vue de ce qui nous attend ces prochains jours, nous tentons le coup du célèbre « Vil Canon » (In english : le coup de Canonville) sur le seul hôtel de la ville (Grand Staircase Inn) Bingo, il reste une chambre !
SPIDERWORT Tradescantia occidentalisLe 28/05 : A la recherche du Hoodoo perdu
En piste pour Red Slot et Sam Pollock Hoodoo, un trail qui s'annonce pas facile. Il s'effectue principalement dans un wash avec une succession de vallons, des montées et descentes dans le sable. Bref, du lourd... Nous atteignons le rim du Red Slot. Il porte bien son nom, il est de couleur rouge sang. Déjà, les corbeaux tourbillonnent autour de nos têtes, attirés par la chair fraîche et le fumet appétissant qui se dégagent des touristes qui leur semblent bien égarés. Bien qu'à ce moment de la rando, nous ne sommes plus vraiment frais, mais pour des corbeaux, ce n'est que mieux mieux !

Laurence reconnaît des feufleurs... je la cite:Prairie Spider Wort Prickly Pear Cactus...Mais pas sûre... « bon, ce n'est pas moi qui vais la contredire !» Evening Primerose Là, je reconnais, ce sont des cactus à fleurs jaunes
PRICKLY PEAR CACTUS Opuntia phaecantha ou polyacanthaNous essayons de descendre pour atteindre le bas du Red Slot, mais nous y renonçons, la roche est friable et assez à pic. De plus, nous devons trouver Sam Pollock Hoodoo perdu dans cette immensité de sable et de roches. Nous avons les waypoints de ce hoodoo, mais il n'est pas facile de le trouver. S'engage alors notre jeu favori, qui va trouver le lieu, le premier ? A ce jeu là, les yeux de Laurence sont des armes redoutables... Des yeux de lynx, vous dis-je. Et forcément, je perds... le hoodoo caché est repéré vite fait. Un hoodoo particulier chapeauté d'une pierre en forme de tricorne de couleur sombre, sur la colonne on peut y voir encore gravée la signature de Sam Pollock, un berger des années 30. Allez, une bise de Laurence à Sam Pollock le hoodoo ! Pour moi, pas de bise... faire une bise à un hoodoo en pierre me laisse de marbre !


Puis le retour se fait plus lentement, car les dunes et le wash sont vraiment très usants.Trail :14 km « même pô mal» Temps de déplacement : 4h26 « bon ! compte tenu de la nature du sol » Durée totale de la rando : 6h35 « des feufleurs et un repas à l'ombre de Sam » C'est une rando à faire uniquement si vous êtes motivés par le Red Slot ou le Hoodoo.
En route vers Escalante, où j'avais réservé une cabine chez Escalante Outfitters. Pour la première fois, un problème de réservation... elle n'apparait pas sur leur tablette. On n'arrive pas à savoir exactement pourquoi ? Aie ! Surtout que c'est «Memorial Day » tout semble complet à Escalante. Après un petit tour du bourg, il est évident que tout est « No vacancy ». La solution est évidente : Dormir dans le 4x4 sur la Hole In The Rock, après un repas au Cow Boy Blues. Il y a pire comme situation !
Un conseil : Lors de l'établissement de l'itinéraire, prendre en compte « Memorial day » pour les réservations.
ROCKSLIDE DAISY Asteraceae erigeron leiomerus / CLARET CUP CACTUS Echinocereus triglochidiatusDu fun dans les restrooms "Ladies"

Le 29/05 : Erreurs non fatales
Retour à Escalante, après le breakfast, nous allons aux renseignements au visitor center. Zebra est dans l'eau (nous nous en doutions un peu) Le ranger nous indique le niveau... jusqu'à son ventre, vu sa taille... Mais non, pas de son ventre !... nous en aurons au moins jusqu'à la poitrine. Nous apprendrons plus tard que quelques téméraires ont tenté le trail.
Donc moralité, Zebra étant dans l'eau, la rando "Zebra et Tunnel Slot Canyon" tombe à l'eau. Bement Arch, le ranger ne connait pas... il fait appel à une autre collègue. Elle nous signifie que le trail est dur, trop dur et ne nous le conseille pas du tout. Elle doit nous prendre pour des touristes de canapé. Une chose qu'il ne fallait pas dire... et qui nous fait bien rigoler. On maintient ce trail au programme. Il est évident que nous ne pourrons pas passer par le slot. Il y aura forcément de l'eau...Nous passerons par le rim. Nous décidons de faire une petite visite à « Upper Calf Creek Falls » rando à peine amorcée l'an passé.

Retour à Escalante, pour déguster des excellents tapas chez Escalante Outfitter et pour Laurence, avoir le fin mot du râté de la réservation. Explication par le propriétaire: lors de la réservation, j'avais cliqué sur «emplacement en commun» et non sur «cabine» !!! Mea culpa ! Malgré, mon erreur, il nous offre une nuit en cabine, impossible car durant deux soirs, nous serons dans le wilderness.
Courses pour deux jours et deux nuits et pour des expéditions pas faciles. Retour sur HITRR et Devil's Garden et Metate Arch qui ne sont plus à présenter. Un site sympa et très photogénique.


Direction vers Fortymile Ridge, piste sans histoire. Une erreur d'appréciation nous fait arriver au parking « Water tank » qui est le départ pour Jacob Hamblin au lieu du parking pour un départ à « Crack in the Wall » Cela, nous le saurons demain. Pour l'heure, nous savourons notre deuxième nuit Hole in the Rock
BEARDED BEGGARTICKS Bidens aristosaLe 30/05 : Deux coyotes vers Coyote Gulch
Aux lueurs matinales, réveil, le vent est fort et glacial (Assurément, Ninou est bien dans le coin) Au moment du départ, je m'aperçois de la perte de tous mes points GPS. Retour pour un transfert des points, du PC au GPS, pas facile avec les doigts engourdis par ce vent. Cette fois, c'est parti, les deux coyotes sont en rando, mais bien vite un problème surgit, la distance nous parait trop longue. L'erreur de parking en est l'explication. Dilemme : Soit nous poursuivons, soit nous revenons sur nos pas et essayons de rejoindre le bon parking. Nous décidons de poursuivre et d'employer la même technique que pour Golden Cathedral : suivre le rim, mais il est clair, que nous n'aurons pas le temps d'atteindre « Coyote Bridge ». Concertation et conclusion: 1er jour : Nous approchons au possible de Stevens Arch puis demi-tour en direction de Coyote Bridge, jusqu'à la troisième fall. 2 ème jour : Randonnée jusqu'à Coyote Bridge, mais il nous faudra abandonner le trail sur Bement Arch.
Suivre le rim ne manque pas de charme, du haut, nous pouvons admirer Cliff Arch, bien que nous sommes à la recherche de Crack in the Wall. Il ne faut absolument pas manquer ce point d'entrée. GPS hautement recommandé.
Crack in the Wall : Imaginez deux parois rectilignes espacées de moins de 30 cm l'une de l'autre comme si un « JEDI » les avait découpées au sabre laser, et vous aurez une certaine idée de Crack in the Wall. Pour commencer, une désescalade en trois points d'appui, puis vous êtes obligés de retirer le sac à dos et de le tenir à bout de bras. Je suis même obligé de retirer mon sweet enroulé autour de ma taille afin de progresser. Voilà... Obèses ou claustrophobes ou les deux (les pauvres) s'abstenir !
Dune : Quand vous débouchez de ce trou, alors apparaît « La DUNE » dans toute sa démesure et sa splendeur au milieu d'un panorama fantastique... superbe vue ! Et là, vous vous dîtes : « La descendre ne va pas être facile, la remonter après quelques kilomètres dans les papattes, ne va pas être du tout une partie de plaisir... » Et, vous aurez raison.😉 La descente de la dune se fait sans problème et nous bifurquons vers la droite dans le gulch. L'eau n'est pas froide et n'est pas profonde, de belles parois ocre et rouges creusées... un délice. Ça nous change de la dernière randonnée sur Sam Pollock Hoodoo.

Arrivons au confluent, Escalante River. Là, la surprise ! Son débit est assez fort et nous n'arrivons pas déterminer sa profondeur. L'arche, belle et imposante, nous pousse à s'en approcher. Il faut impérativement traverser la « river ».

Hésitations, cogitations, actions ... Impossible de déterminer ni la profondeur ni la force du courant. Je me lance, je laisse le Camelbak sur la rive au cas où... Il me sera plus facile de me rattraper sans un poids sur le dos et mes affaires ne seront pas mouillées. Je m'enfonce jusqu'à.... l'expression « mouiller le slip » qui prend ici toute sa valeur... » Bon ça passe. Je retourne chercher Laurence et le sac. Nous atteignons l'autre berge et nous traversons une forêt dense de tamaris (source Laurence) et source aussi d'écorchures diverses et variées.
La Steven's Arch est en face trônant majestueusement dans ce dédale de sandstone pourpre.

Le retour se fait plus difficile à travers la forêt de tamaris, nous ne retrouvons plus la trace, la pente est trop abrupte pour la traversée de la rivière. Il nous faut situer l'endroit du passage. Dans ce fouillis de branchage, je trouve un bâton, il me sera utile. Après quelques errements et des chutes dans des trous dissimulés, nous arrivons enfin à localiser l'endroit. Je replonge. Avec le bâton, c'est plus aisé pour assurer l’équilibre et marcher contre le courant. Au tour de Laurence, elle manque de perdre l'équilibre, d'une main, je la rattrape in extremis... Elle ne s'est aperçue de rien... tranquille !
Direction Coyote Bridge, la troisième fall pose un problème de passage, la roche est glissante et n'est pas facile à négocier, mais ça passe. Demain, c'est sûr, nous perdrons moins de temps, il n'y aura plus d'hésitation. Au retour, nous rencontrons deux américains de Cody (père et fils... Bud et Bud junior) très étonnés que des français connaissent cet endroit. On leur dit que depuis que nous avons découvert l'électricité, internet est nettement plus facile à manipuler !... Je plaisante !
La montée de la dune se fait tranquille, Laurence « buffle » un peu. Le passage de Crack in the Wall se fait plus facilement. Il est temps de souffler un peu et une question jaillit : Retourne t-on tous les deux au parking de Water Tank ou se dirige-t-on vers le parking qui était prévu à l'origine ? Nous convenons de nous diriger sur le parking le plus proche, la marche dans le sable n'est pas simple, autant économiser nos forces pour demain. J'irai chercher la voiture en marchant sur la piste. Cela sera plus facile, enfin du moins, le croyais-je ! Au bout d'une heure de marche dans le sable, arrivés au parking, je vérifie au GPS, la distance à vol d'oiseau qui nous sépare de Water Tank : 2,5 miles …Une promenade de santé pour un Spartiate !
Dernière épreuve de la journée : 2,5 miles sur une piste ne devraient pas poser de problème... Sauf que la piste est entièrement sableuse, difficile de marcher à sa vitesse de croisière. Tant pis... En piste... Monotonie, mais tout un coup, un troupeau de vaches vient rompre le paisible ron-ron de la marche. Tout d'abord curieuses, elles deviennent quelque peu agacées de voir un bipède vagabonder sur leur propriété privée. Pas question pour moi de me retrouver au milieu d’un troupeau qui s’affolerait à mon passage, je vais me retrouver coincé, bousculé et piétiné. L’unique et sage solution serait de passer au large. Je tente. Bonne idée, sauf que deux vaches ont la même idée lumineuse. Pour une vache, l'idée est forcément lumineuse. J'enlève mon Camelbak, je pourrai toujours donner un coup sur le museau, ça devrait calmer quelque peu les ardeurs belliqueuses de ces quadrupèdes. Je tente une courageuse manoeuvre d'évitement. 😉 L'une s'arrête, l'autre s'enfuit...Je ne sais pas pourquoi, peut-être que mes lunettes ne lui plaisent pas ? … Tant mieux... Je me tais sur la marque de mes lunettes. C'est bon, je poursuis sans encombre et arrive enfin à mon véhicule.
Retour par la piste ensablée, d'ailleurs un écriteau le signale, tiens! je n'avais pas remarqué que la piste était sablonneuse! Je croise mes amies les vaches plus nombreuses encore, j'ai eu de la chance... Elles espéraient peut-être que je repasse à pied pour me tomber dessus. Vous faites moins les malignes maintenant hein ? Ou est-ce moi, maintenant, qui fais le malin à bord de mon gros 4x4 et j'ai toujours mes lunettes ! Je retrouve Laurence assise sur une pierre sans se douter un seul instant qu'elle aurait pu me retrouver sur la piste en paillasson pour vaches. Il est temps de sortir une bonne petite mousse bien méritée... Santé !Trail : 25,3km « le record n'est pas battu » Temps de déplacement : 6h24 « + un bain dans la rivière » Durée totale : 11h24 : « demain, on remet cela »
le 31/05 : Trois coyotes à Coyote BridgeLa veille, nous avons vu arriver non pas une vache... mais un baroudeur, un vrai de vrai... pas un coyote ! Voici l'histoire. Prenez un café, ça va être long. A peine la voiture garée, la tente dépliée sur le parking, que notre baroudeur monte au point le plus haut du lieu et s'oriente à l'aide d'une carte et d'une boussole (Eh oui, un baroudeur vous dis-je)... Là... Respect ! Pas un GPS... une vraie boussole à l'ancienne qui indique le Nooooord !
Au passage, il nous aborde, c'est un Italien, (nul n'est parfait, ça c'est pour Mokalhki) et nous montre sa carte, ce n'est ni plus, ni moins qu'un schéma de la boucle : « Crack in the Wall, Coyote Bridge, Jacob Hamblin ». Et il va s'orienter qu'avec ça ? Même pas une carte d'état major, un simple schéma! Là, nous sommes impressionnés! Au détour de la conversation, succincte la conversion, nous ne parlons pas italien, il ne parle pas français et notre anglais n'est pas terrible (enfin en ce qui me concerne) Il nous demande à quelle heure nous partons ? On lui répond « Normalement 7h » d'un commun accord, nous trouvons plutôt bizarre la question. Peut-être veut-il partager le café du matin ? Dream'ZZZZZZZ
Ce matin, toujours aussi froid et venteux (là, pas de doute, Ninou est arrivée à Escalante) Notre Italien est déjà prêt (un baroudeur, ça n'attend pas) Le petit déjeuner presqu'avalé, alors que nous étirons encore nos papattes. La veille, il nous avait dit qu'il prendrait la direction Hamblin Arch... Derniers préparatifs... derniers points d'orientation... Il est « GO-one » et part en direction de... Crack in the Wall !!! « Il n'est pas arrivé » me dis-je, à moins qu'il ait changé d'avis durant la nuit ! Ben oui, un baroudeur, c'est comme ça.
Après étirement des papattes, petit déjeuner sur le pouce, Eh ! Oui, c'est la tradition chez les coyotes. Que voyons-nous arriver ??? notre baroudeur ??? Monte au plus haut point du parking, refait le point (carte, boussole qui indique le Nooooord) Il est « Go-two » direction Hamblin Arch... revirement dans l'action. Ben oui ! Un baroudeur, c'est ça aussi.
Après le petit déjeuner sur le pouce, préparatifs du matériel et victuailles... oui, c'est encore une tradition chez les coyotes... Quand tout un coup, qu'est-ce qu'on voit arriver... notre baroudeur ! Monte au plus haut point du parking, refait le point (carte, boussole qui indique normalement le Noooord) Il est « GO-three » en direction de Crack in the wall, sans doute pour tromper l'ennemi... C'est retord un baroudeur.
Nous sommes enfin prêts, c'est une tradition de plus chez les coyotes. Le GPS allumé, il nous suffira de suivre la trace du retour d'hier pour retrouver aisément le passage. Nous cheminons ... J’ouvre la marche et Laurence suit. Eh Oui, je sais! Encore une.... tradition chez les coyotes. Au loin, nous voyons notre baroudeur, visiblement, il s'écarte de la route. Il va louper d'au moins deux kilomètres, le fameux passage. Nous marchons, je me retourne … Laurence suit... Tiens ! le baroudeur se rapproche. Il est encore à quelques encablures de nous...
Nous poursuivons, je me retourne... Laurence suit toujours... et que vois-je ? notre baroudeur qui suit Laurence (C'est vraiment un Italien)!!! il nous demande s'il peut nous accompagner... visiblement, il est carrément paumé. On ne va pas le laisser seul, au risque qu'il se perde pour de bon. Solidarité du wilderness oblige, nous acquiesçons.
A présent, il y a trois coyotes en direction de Coyote Bridge !!!!
Le passage entre les deux murailles est toujours aussi sportif et unique. La dune et le panorama toujours aussi impressionnants. L'eau de Coyote Gulch est plus froide qu'hier, mais nous y sommes plus tôt. C'est une belle ballade, au milieu de ces hautes parois rouges, Cliff Arch aperçu du haut est toujours aussi magnifique vue du bas.

Des Hanging Gardens...


Des ruisseaux bruissent et jaillissent...
GRASSFERN Asplenium septentrionale / COYOTE WILLOW Salix exigaEn rouge et vert

Falls à négocier... Fun.
Au travers d'une végétation très Cottonwood Populus deltoïde magnifiant ses délicieux verts en offrant son ombre salvatrice aux nombreux randonneurs...
Réflexion

Puis Coyote Bridge, une magnifique trouée, un lieu très plaisant, un lieu de rencontres, une petite sieste à l'ombre des feuillages. Fabio (l'Italien baroudeur, le 3 ème coyote) toujours à nos basques, sait se faire discret et respecte notre intimité.


Mais le retour doit se faire pour être dans le timing pour notre rendez-vous au Cowboy Blues.
La dune est à remonter pour la deuxième fois, je porte le sac de Laurence en plus de mon Camelbak, idée lumineuse. Je ne suis pas vache ! Dépassé par le 3 ème coyote équipé de bâtons de marche... Je suis obligé de souffler, ma parole, il y a un roc dans le sac. Bientôt dépassé par la deuxième coyote sans bâton et sans...sac… Dur pour moi... je souffle, je buffle, je suis obligé de m'y reprendre à plusieurs fois pour arriver au sommet de la dune. Le spectacle n’est pas joli, mais je n'ai pas renoncé. Le passage de Crack est plus mouvementé pour Fabio, à cause de son genou. Le retour dans le sable lui est aussi pénible ; il est à la traîne. Chacun son tour. Nous vérifions de temps à autre s'il se trouve dans la direction du parking.
C'est OK, nous prenons congé de Fabio.
Direction la Hole in The Rock Road, soudain, nous avons l'impression de traverser un écran de cinéma et le temps, d'être au bon vieux Far West. Des cow boys, ceux là même qui ont construit et contribué au mythe de l'Ouest Américain, s'échinent à rassembler un cheptel de vaches. C'est amusant pour nous, et prenons des photos de ce rare et authentique moment.




Sauf, que nous n'avançons plus et l'heure tourne... Va-t-on manquer notre rendez-vous ? Heureusement pour nous, des Américains négocient le passage. Nous devons placer nos véhicules cul à cul et rouler ainsi sur des miles, au milieu des bêtes qui déboulent, qui traversent la piste sans avertir... les vaches. A posteriori, je me dis que j'ai bien fait de n'avoir pas marché hier, sur la piste au milieu de ces satanées bestioles. Arrivés au Circle D, nous voyons Ninou papoter (encore) avec des amis rencontrés au hasard des randos, mais ne veut pas nous faire la bise. Serait-elle allergique au superbe et doucereux fumet de coyote qui se dégage si voluptueusement de notre peau ? La mort dans l'âme, nous allons prendre une douche !!
Soirée hyper cool et très sympathique au Cowboy Blues. Le stock de margaritas épuisé, pichets de bière et vins sur la table. Y'aurait-il des saucisses dans la salade ? Vous ne comprenez pas cette histoire de saucisses?
Voici l'anedocte racontée par Ninou: Bien évidemment, je me suis assise à côté de notre Lolo pour pouvoir papoter tranquilles. Nous traînons tous autour de nos apéros Margarita savourant ce moment bien sympathique. Le garçon - que nous connaissons bien maintenant - vient prendre les commandes. Même si je sais à quoi je m’engage, je commande des Buffalo Wings A suivie par quelques autres convives; Laurence, elle, réfléchit, puis se décide pour une Salad - bien… parfait – mais précise-t-elle « without saussage » : tête ahurie du serveur, étonnement de notre part avant de comprendre qu’elle veut juste sa salade sans sauce !
En tous cas, merci aux forumers présents : Ninou et son Grand (Patrick) Fred (Lanfeust) et son père le couple d'amis de Ninou (je ne sais plus leur prénom... Pardon) Photopolox (Paul le Belge) que nous reverrons avec plaisir à Page, pour d'autres aventures.
Merci au patron du Cowboy Blues pour la glace - sans saucisses - offerte à Laurence ! Nous ne savons toujours pas pourquoi d'ailleurs...
CLARET CUP CACTUS Echinocereus triglochidiatus / ASTER Erigeron Concinnus / CLARET CUP CACTUS Echinocereus triglochidiatusLe 1er juin : Ça « Cathedral Valley » encore le coup de cœur
Petit déjeuner avec la joyeuse compagnie à Escalante Outfitter, puis l'heure des séparations arrive. A bientôt sur VF. Aujourd'hui nous ne sommes pas pressés par le temps. Nous pouvons apprécier. Nous prenons la direction de Torrey par la Hwy 12 très « scenic » Sans le soleil, le parc se dévoile tout aussi beau. Le cycle washing machine, courses et détente à Austin Chuck Wagon deviennent un rituel, l'année dernière nous étions déjà en ce lieu. Direction vers un endroit que Laurence affectionne tout particulièrement : Cathedral Valley...
Au mile 91, nous atteignons la jonction et passons le gué de la Fremont River et un grand bang retentit au niveau du bas de caisse. Pas de doute, un roc sous l'eau était tapi et nous ne l’avons pas râté. Après une inspection, pas de dégâts...Ouf ! Nous nous arrêtons au niveau des paysages de bentonite, car curieusement, nous ne les avions pas photographiés l'année précédente. Cet oubli est réparé.

Au campground, pas foule... juste un couple. Nous ne souffrirons pas de la promiscuité. Nous assistons au sunset toujours aussi grandiose sur ces monolithes. Oh ! C'est beau !!! Sweet dream'ZZZZZ


Le 2 juin : D'Art Rock au Blues sound
Aujourd'hui est un jour spécial, car ce soir nous dormirons à Moab ! Je n'ai pas de mot pour décrire Moab, alors je n'en mettrai aucun sur le papier... Ça vous reposera les yeux. Pour l'heure, nous empruntons la « Thousand Mountain », à ma grande surprise, une belle piste bordée d'arbres et par endroits, de névés.


Nous allons admirer « Rochester Panel Petroglyphs » une explosion de dessins au milieu d'un chaos de pierres.


Une petite randonnée le long du rim « Wedge Overlook » le bien nommé « Little Grand Canyon » qui n'est pas si facile à photographier.

Puis direction « Buckhorn Panel Pictographs » par une belle et roulante piste. Le panel est immense et les dessins magnifiques et pour certains assez énigmatiques.


La piste se termine par un vieux pont « Swinging Bridge » qui rappelle à Laurence, non pas le pont du roman « le pont de la rivière Kwaï » mais « Sur la route de Madison » avec le toit en moins ! A chacun, ses références cinématographiques !

Spotted Wolf Overlook en direction de Moab

Nous roulons vers un endroit assez singulier et qui me fait irrémédiablement penser à un sympathique forumeur fou de Yellowstone que je ne nommerai pas mais que tout le monde aura reconnu ! Et oui nous roulons en direction du seul (je pense) geyser proche de Moab « Crystal Geyser » aux couleurs orange et marron bien prononcées.
J'aurai envie de le comparer à « Mammoth Springs » mais force est de constater qu'il ne tient pas la comparaison face aux geysers naturels d'ITATstone. Mais néanmoins... Ça existe, et c'est proche de Moab !

Nous arrivons à Moab, toujours aussi impressionnés à l'approche des roches rouges sang, j'y retrouve mes repères. Tout de suite, je m'y sens bien, reposé, nostalgique des ballades en VTT, calme dans cette petite ville à l'atmosphère nonchalante, cool mais très sportive. Au fait, vous ai-je déjà dit que j'adorais Moab ?😉
Ce soir, rendez-vous à Moabrewery (au hasard) avec un sympathique couple Luxembourgeois Monika et Angelo plus connu sous le pseudo de Mokalhki. Soirée très fun qui se terminera au Slickrock Café (sans VTT) où deux musiciens et une chanteuse (Lost Buffalo) se produisent. Dire que nous avons failli finir en prison, car Angelo, ce voyou avait emporté les boissons alcoolisées sur le trottoir. Heureusement que le serveur veillait au grain et a ramené ce délinquant (du moins dans l'Utah) sur le droit chemin. Une rando en « Jailhouse » de Moab n'était pas prévue au programme et Jailhouse Rock n'a pas été chanté.
BEARDED BEGGARTICKS Bidens aristosa / MOJAVE YUCCA / BEEPLANTCleome luteaLe 3 juin : Moab, en terre inconnue !
Aujourd'hui, une rando, un loop qui s'enfonce en terre inconnue. Elle n'a jamais été décrite sur VF. Pas même par Philippides raison de plus!!! Que va-t-on y trouver ? Quelles seront les difficultés ? Pourra-t-on atteindre l'objectif fixé par cette voie ?... Voici, nos interrogations au départ de « Hunter Canyon » pour aller admirer « Prichett Arch » une magnifique arche méconnue des touristes qui privilégient à juste titre le beau parc « Arches NP » J'avais survolé à l'aide de Google Earth, le canyon... Je savais que ce ne serait pas une petite promenade du dimanche. Pourtant, au départ, ce canyon est très large et commence par un petit sentier où nous rencontrons des personnes promenant leur chien. Par notre petite expérience du wilderness, nous savons que cela ne va pas durer. Rapidement, le sentier se métamorphose en un semblant de tracé, le canyon se rétrécit encore, puis plus rien... L'aventure commence. Des pools, une succession de gros blocs à négocier, une marche tantôt dans l'eau, tantôt dans le sable, au milieu des herbes sympathiques griffant nos gambettes musclées... la progression s'annonce ardue. Au fur et à mesure de l'avancée, le fatras se fait encore plus oppressant, successions plus rapides de blocs de plus en plus gros, l'eau se fait plus rare, le sable se transforme en dune, l'herbe en forêt d’arbustes.


Nous arrivons au fond du canyon, je crois que c'est la première fois que nous arrivons à la fin d'un canyon. Je cherche le point de sortie, mais bien vite, un cirque de hautes parois bloque tout espoir, il paraît évident que la sortie ne se trouve pas au fond. Tous ces efforts pour rester bloqués et adieu la magnifique arche... Dur Et pourtant, il y a bien un point de sortie, les points GPS l'indiquent. Pendant ma courte exploration, Laurence a eu le temps de jeter un coup d’œil sur le GPS et m'indique que le point de sortie serait situé à droite et non au fond !!!! Sous ses railleries, les pffouff...pffouff, (j'en passe et des meilleurs, je résume); pour mon calme intérieur, je décide d'aller voir... Je dévale la dune, je grimpe sur une autre et bute sur une paroi, cette fois-ci, c'est négociable avec un petit tas de pierres instables posé là... par hasard ? Je débouche sur un large plateau, des cairns... Pas de doute possible: Par ici, la sortie Messieurs, Dames !!! Laurence avait raison ! (hein... Qui a dit "Une fois de plus") Je retourne la chercher : « Alors, n'avais-je pas raison ? »… Repffouffouff, Repffouffouff».. Ouais Ouais! Pô drôle !
Ça fait réflèchir...

Nos efforts sont récompensés, une dernière et difficile montée et l'arche massive, bien dessinée s'offre à notre vue... massive, magnifique, fantastique, nous sommes seuls (rare à Moab)... Mais nous savons pourquoi !


Prichett Arch ... La force brute

Wigwam Arch... Au loin

Le retour se fera par la piste « Pritchett Canyon » Piste de catégorie 5 empruntée par les 4x4 de pro et engins dignes du film « Mad Max »... Nous ne sommes plus seuls, au loin, motos et engins hétéroclites s'en donnent à coeur joie. La piste n'est pas très agréable et surtout monotone... Pas trop le choix, c'est celle-ci ou revenir par Hunter Canyon. Nous débouchons enfin sur Kane Creek, il ne me reste plus que... 5 km à parcourir puisque la voiture est garée sur le parking d'Hunter Canyon. Heureusement, la piste est belle, et je peux marcher à mon allure de croisière. Je mettrai 1h15 mn pour avaler la distance. Laurence attend patiemment à l'entrée du campground de Pritchett Canyon (pas plaisant pour elle!)Distance du trail : 20km + (5km loop) « Tu l'as voulu, tu l'as eu mon pote » Temps total : 8h20 « Pas mal du tout » Temps de déplacement : 6h56 « Pas trop de feufleurs, un crâne d'animal photographié »C'est une rando contraignante, très sauvage, mais plaisante et sportive... La variante la plus facile est de faire l'A/R par Pritchett Canyon, mais attendez-vous à que cela soit monotone. Une variante, la faire en Quad ou en VTT bien sûr... Un ride que j'avais amorcé en 2009, mais j'ai dû renoncer car un orage s'annonçait.
Dîner chez Pasta Jay's, il faut bien reconstituer nos forces par une bonne platée de pâtes...
Nous retrouvons Monika et Angelo et les musiciens au Slickrock Café... Cette fois-ci, le serveur ne court plus derrière Angelo... Il n'y aura pas de jailhouse rock in Moab !
SNOWBALL SAND VERBANA Abronia fragrans / PRICKLY PEAR CACTUS Opuntia phaecantha ou polyacantha Le 4 juin : Diamants sur roches rouges et ocre
Aujourd'hui, nous commençons cool, petit déjeuner pendant qu'un défilé démarre sur la Hwy 191. Un peu de tout défile sous nos yeux... des chevaux du rodéo à la bétonnière aux couleurs USA, en passant par des engins roulants de tout acabit. Un clown et un cow boy distribuent des bonbons aux enfants amassés le long du parcours. Emplettes, ce soir nous dormirons dans un campground proche des Needles.
Direction « Arches NP », une rando avec un spot qui nous avait d'emblée attiré. Elle n'est pas balisée, ce qui pourrait expliquer le fait que l'arche qui s'y cache soit très peu connue. Parfait, nous sommes sûrs d'être seuls pour admirer « Ring Arch » située dans le secteur du parc nommé « Courthouse Wash » Une petite rando de 2h A/R pour être au plus pr��s de ce bijou, si vous ne marchez pas dans le wash..
Normalement, la voûte des arches est très souvent en arc de cercle. La voûte de « Ring Arch » est rectiligne conférant à l'arche son allure si singulière.
Pour qui veut s'échapper de l'afflux des touristes à « Arches NP », voilà un petit trail fait pour vous !


Sur le chemin du retour... Panorama...

Deuxième rando de la journée : S'il y avait bien une rando qui faisait l'unanimité dans la wish list, c'était bien celle-ci !!!😉 Un site très intime, seul connu des photographes professionnels américains du cru et de quelques initiés... Laurence l'a découvert par hasard sur internet et instantanément coup de foudre ! Problème : Forcément, aucun point GPS, aucune localisation, la légende des photos ''dithyrambique'' indique simplement « Around Moab » d'où la question quelque peu sournoise et sous-jacente de sa part : « Tu peux trouver ? Ça serait bien....» Voici votre mission, si vous l'acceptez...etc..etc...Une mission, plutôt un défi , oui !!! J'aime bien relever un défi et notamment trouver des lieux cachés mais connus de certains initiés. Quand je trouve l'endroit, c'est alors la jubilation, d'autant plus grande que le lieu est magnifique et photogénique. Comme j'ai bourlingué à Moab en 2009 et que je connais juste un petit peu les alentours, j'ai repéré assez vite sur Google Earth, le site. Après vérification, l'affaire était bouclée. « Delta Pool » et le « Box Canyon » adjacent étaient cernés.
Certe, nous voyons arriver les questions dominantes: « Où est-ce ? Les points GPS ?», Nous avons largement débattu, Laurence et moi de cette question et de la réponse à donner... Nous ne sommes pas tenus à une quelconque promesse donnée de ne pas divulguer l'emplacement puisque nous avons trouvé sans aucune aide, mais nous n'aimons pas non plus mâcher votre excitant travail de recherche. La victoire ou la solution se trouve dans l'effort... On dirait une phrase de Spartiate... j'aime ! Comme je suis joueur, j'offre la clé, une piste vers la solution, par énigme à la façon « Père Fouras » :- « Si vous regardez au sud du Delta, remontez le temps (un temps sombre pour les USA) vous verrez alors que le wilderness fera place à l'océan et que les citadelles de roc devant vous se transformeront en bâtiments »
L'accès facile par les pistes. La rando l'est un peu moins. Arrivés sur place, nous visualisons le terrain et commençons une bonne grimpette tout en cherchant le point d'entrée au plateau. La recherche est excitante mais aussi éreintante, il faut trouver le point précis d'entrée. Après de nombreuses recherches infructueuses, de vas et viens, nous arrivons à déboucher sur le plateau. Nous y trouvons un cairn bien placé qui reste dissimulé à la vue lors de la montée, mais qui sera bien visible et utile au retour. Pour arriver à la piscine du coin, il faut marcher plus d'une ½ h tout en montée et descente sur des roches grises. Nous approchons de la fin du plateau, alors le jeu recommence : Qui va découvrir Delta, le premier ? Le rythme de la marche s’accélère. Je pars sur la gauche et je tombe sur... Box Canyon... Aie … mauvaise pioche... Soudain, rejaillit un cri : « J'ai trouvé »... Damned, j'ai encore perdu ! Delta Pool est là, tapie, merveilleuse, insolite. La lumière est encore haute, nous explorons les alentours. Seuls, nous savourons pleinement et avec jubilation ces instants privilégiés, à proximité de ce diamant protégé par son écrin.





Le retour et la descente du plateau se font sans problème grâce au cairn idéalement placé.

En route pour la 3ème étape de la journée, « The Needles Oupost » Il est 23h quand nous arrivons au campground, il reste un emplacement sous le scintillement des innombrables étoiles du splendide ciel de l'Utah.
Toujours aussi magique ! Décidément, c'était notre journée de chance. Normal, nous étions à Moab !😛
PENSTEMON Penstemon comarrhenus / PEA FAMILY Astragalus calycosus var.monophyllidius / DELPHINIUM Delphinium scaposumLe 5 juin : Impromptue rencontre sur le trail
Aujourd'hui, au programme « Chesler Park par Joint Trail » Ce trail très accidenté se situe en haut d'un plateau est très agréable à parcourir du fait de sa diversité malgré sa longueur : Marche sur le slickrock, dans le sable, dans un wash, en plaine, montées et descentes et un passage incroyable et inattendu, un slot qui nous donne un peu de fraîcheur. Il se prolonge par « Joint trail » qui permet de voir les aiguilles par la face avant et face arrière.
Nous rencontrons un jeune couple sympathique parti plus tôt, nous discutons de nos parcours respectifs dans le wilderness. Sans savoir les uns et les autres que nous nous connaissions déjà, sur le forum.... Nous avions croisé Pitimerguez et sa compagne. Le monde du wilderness est petit. Dommage de ne l'avoir pas su plus tôt... J'avais une question qui me taraude l'esprit depuis toujours : Pourquoi ce pseudo Pitimerguez ?
J'aurai peut-être eu la réponse !! un jour...peut-être ?
- Longueur du trail : 17,8 km « Encore une bonne course » - Temps total : 5h 56 « Pas mal du tout » - Durée de déplacement : 4h19 « déjeuner … mais pas dans l'herbe »



Avec un petit pincement au cœur (en ce qui me concerne) nous reprenons la longue route en direction en direction de l'est : Ridgway / Colorado. Nous longeons le « San Miguel » un torrent assez puissant. Pour Laurence, les vues sont éblouissantes, le Mount Sneffels crêmé d'un voile blanc, immaculé est féerique. Bref, la montagne : ça la gagne. Moi, je pleure intérieurement... Moab et sa région


Nous arrivons à temps pour reprendre des forces dans un bar encore ouvert, les serveuses sont très sympathiques et agréables. Bah, le Colorado a aussi du bon !
La suite... to be continued... http://voyageforum.com/forum/etats-unis_2011_appel_wilderness_partie_ii_fin_D4627418/
Je voulais vous faire mon retour d'expérience ressente pour l'obtention d'un visa B-2 pour les États-Unis. J'espère que ce sujet intéressera quelques personnes. Personnellement j'aurai aimé avoir ce retour pour me rassurer et c'est pour cela que je le poste ici.
je vais vous expliquer comment obtenir un visa B2 pour les États-Unis. Ce visa est valable 10 ans et permet de se rendre aux États-Unis pour faire du tourisme pour une durée maximale de 6 mois. Je vous avais annoncé que c'était la dernière chose qu'il me restait à faire avant mon départ et nous sommes aujourd'hui le 30 août (J-12 avant le décollage) et je suis en possession de ce visa. Ça y est, je l'ai eu!!!
Donc, pour obtenir un tel visa il faut: de la patience, de la persévérance et un peu d'argent. Ce n'est pas un visa qui coûte très cher (environ 175€ tous compris) mais il prend beaucoup de temps à acquérir. Le site internet de l'ambassade des États-Unis est plutôt bien fait et vous explique précisément l'ordre et les différentes étapes à effectuer pour monter votre dossier de demande de visa. Voici le lien vers ce site: http://french.france.usembassy.gov/niv/procedure.html
Avant toute chose, il faut remplir le formulaire DS-160 sur internet (gratuit) et répondre à toutes les questions bêtes qu'ils posent. Exemple: Avez-vous l'intention d'aller aux États-Unis pour faire du trafic illégal d'enfants dans l'objectif d'assouvir vos besoins sexuels à tendance pédophiles? Bon j'exagère un peu mais c'est presque ça... Après avoir rempli ce formulaire, avec la photo d'identité format 5X5 cm et 600X600 pixels (9€), il faut prendre un rendez-vous à l'ambassade des USA à Paris (5 avenue Gabriel, près de la concorde et des Champs Élysées). Pour cela, il faut s'inscrire sur ce site: http://www.usvisa-france.com/visa-web/index.jsp?locale=fr_FR. Cette prise de rendez-vous coûte 14€.
Ensuite, il faut commencer à monter votre dossier. Plus celui-ci est gros, mieux c'est. Dans ce dossier, il faut présenter les différents éléments demandés: - Confirmation du rendez-vous à l'ambassade - Passeport valide - Attestation de paiement du mandat-compte pour les frais de dossier (128€) - Lettre Chronopost France pour retour de visa (23,5€) - Photo d'identité 5X5 (9€) - Attestation de remplissage du formulaire DS-160 avec code barre bien lisible C'est à peu près tout.
Mais, pour compléter le dossier il faut surtout rajouter deux éléments très importants aux yeux des Américains: 1) Des justificatifs prouvant que vous possédez des moyens financiers suffisant pour vivre aux États-Unis pendant la durée de votre séjour et que vous n'avez donc pas l'intention d'y travailler. 2) Des preuves que vous n'avez PAS l'intention d'y rester plus longtemps qu'autoriser.
Pour prouver vos moyens financiers, il faut présenter un ou plusieurs relevé(s) de compte(s). Prévoyez assez large. Par exemple j'étais en possession de 16000€ sur mon compte (dont 10000€ empruntés à mes parents pour la durée de l'entretien 😛 ) et cela n'a pas posé de problèmes. Pour prouver que vous comptez bien quitter les États-Unis à la fin de votre voyage, il faut apporter une ou plusieurs preuves qui vous lies à votre pays d'origine. Par exemple: une lettre de votre employeur précisant qu'il vous attend au travail à votre retour, un justificatif de domicile prouvant que vous êtes propriétaire de votre logement, une lettre de votre école précisant qu'elle vous attend pour la rentrée scolaire à votre retour... ou tout autres éléments auxquels vous pensez. Personnellement, c'est cette dernière option que j'ai utilisé. De plus, j'avais une lettre de mes parents qui attestait qu'ils seraient derrière moi pour me couvrir et m'aider en cas de problèmes financiers (avec photocopies de leurs cartes d'identité et du livret de famille). Le mieux s'est d'apporter également leurs relevés de compte.
Une autre façon de prouver que vous allez bien quitter le pays à la fin de votre périple (pouvant bien-sûr être complémentaire avec la première) est d'avoir déjà bien planifié le voyage. En effet, prévoyez un itinéraire sur l'ensemble de la durée de séjour, cela montre bien que vous êtes organisé et que vous allez aux États-Unis seulement pour faire du tourisme. Dans tout les cas, plus vous prouvez que vous êtes organisé et que vous prenez ce voyage au sérieux, plus vous mettez de chance de votre côté. J'avais personnellement organisé tout mon voyage. Je l'avais planifié sur un calendrier que j'ai amené à l'entretien et j'avais tracé un itinéraire précis sur une carte afin de visualiser plus concrètement mes objectifs. Ces deux éléments ne m'ont pas servis mais il vaut mieux prévoir trop que pas assez...
Une fois ce dossier correctement et SÉRIEUSEMENT monter (les États-Unis n'aiment pas trop qu'on se moque d'eux), allez vous présenter à votre entretien, dont la date a été préalablement fixée. Prévoyez pas mal de temps car l'attente peut être assez importante en fonction du nombre de personnes devant vous (jusqu'à 2h). Un conseil pour éviter cela: prenez un rendez-vous le plus tôt possible dans la journée (ver 8h) et présentez-vous 30 min en avance. Je pense que cela peut permettre d'éviter de perdre beaucoup de temps dans les différentes files d'attentes. Cet entretien est assez stressant mais en sortant, on ressent un sacré soulagement! 😄
Voilà pour la petite expérience. N'hésitez pas à me posez des questions si vous en avez, j'essaierai d'y répondre le plus vite possible.
je vais vous expliquer comment obtenir un visa B2 pour les États-Unis. Ce visa est valable 10 ans et permet de se rendre aux États-Unis pour faire du tourisme pour une durée maximale de 6 mois. Je vous avais annoncé que c'était la dernière chose qu'il me restait à faire avant mon départ et nous sommes aujourd'hui le 30 août (J-12 avant le décollage) et je suis en possession de ce visa. Ça y est, je l'ai eu!!!
Donc, pour obtenir un tel visa il faut: de la patience, de la persévérance et un peu d'argent. Ce n'est pas un visa qui coûte très cher (environ 175€ tous compris) mais il prend beaucoup de temps à acquérir. Le site internet de l'ambassade des États-Unis est plutôt bien fait et vous explique précisément l'ordre et les différentes étapes à effectuer pour monter votre dossier de demande de visa. Voici le lien vers ce site: http://french.france.usembassy.gov/niv/procedure.html
Avant toute chose, il faut remplir le formulaire DS-160 sur internet (gratuit) et répondre à toutes les questions bêtes qu'ils posent. Exemple: Avez-vous l'intention d'aller aux États-Unis pour faire du trafic illégal d'enfants dans l'objectif d'assouvir vos besoins sexuels à tendance pédophiles? Bon j'exagère un peu mais c'est presque ça... Après avoir rempli ce formulaire, avec la photo d'identité format 5X5 cm et 600X600 pixels (9€), il faut prendre un rendez-vous à l'ambassade des USA à Paris (5 avenue Gabriel, près de la concorde et des Champs Élysées). Pour cela, il faut s'inscrire sur ce site: http://www.usvisa-france.com/visa-web/index.jsp?locale=fr_FR. Cette prise de rendez-vous coûte 14€.
Ensuite, il faut commencer à monter votre dossier. Plus celui-ci est gros, mieux c'est. Dans ce dossier, il faut présenter les différents éléments demandés: - Confirmation du rendez-vous à l'ambassade - Passeport valide - Attestation de paiement du mandat-compte pour les frais de dossier (128€) - Lettre Chronopost France pour retour de visa (23,5€) - Photo d'identité 5X5 (9€) - Attestation de remplissage du formulaire DS-160 avec code barre bien lisible C'est à peu près tout.
Mais, pour compléter le dossier il faut surtout rajouter deux éléments très importants aux yeux des Américains: 1) Des justificatifs prouvant que vous possédez des moyens financiers suffisant pour vivre aux États-Unis pendant la durée de votre séjour et que vous n'avez donc pas l'intention d'y travailler. 2) Des preuves que vous n'avez PAS l'intention d'y rester plus longtemps qu'autoriser.
Pour prouver vos moyens financiers, il faut présenter un ou plusieurs relevé(s) de compte(s). Prévoyez assez large. Par exemple j'étais en possession de 16000€ sur mon compte (dont 10000€ empruntés à mes parents pour la durée de l'entretien 😛 ) et cela n'a pas posé de problèmes. Pour prouver que vous comptez bien quitter les États-Unis à la fin de votre voyage, il faut apporter une ou plusieurs preuves qui vous lies à votre pays d'origine. Par exemple: une lettre de votre employeur précisant qu'il vous attend au travail à votre retour, un justificatif de domicile prouvant que vous êtes propriétaire de votre logement, une lettre de votre école précisant qu'elle vous attend pour la rentrée scolaire à votre retour... ou tout autres éléments auxquels vous pensez. Personnellement, c'est cette dernière option que j'ai utilisé. De plus, j'avais une lettre de mes parents qui attestait qu'ils seraient derrière moi pour me couvrir et m'aider en cas de problèmes financiers (avec photocopies de leurs cartes d'identité et du livret de famille). Le mieux s'est d'apporter également leurs relevés de compte.
Une autre façon de prouver que vous allez bien quitter le pays à la fin de votre périple (pouvant bien-sûr être complémentaire avec la première) est d'avoir déjà bien planifié le voyage. En effet, prévoyez un itinéraire sur l'ensemble de la durée de séjour, cela montre bien que vous êtes organisé et que vous allez aux États-Unis seulement pour faire du tourisme. Dans tout les cas, plus vous prouvez que vous êtes organisé et que vous prenez ce voyage au sérieux, plus vous mettez de chance de votre côté. J'avais personnellement organisé tout mon voyage. Je l'avais planifié sur un calendrier que j'ai amené à l'entretien et j'avais tracé un itinéraire précis sur une carte afin de visualiser plus concrètement mes objectifs. Ces deux éléments ne m'ont pas servis mais il vaut mieux prévoir trop que pas assez...
Une fois ce dossier correctement et SÉRIEUSEMENT monter (les États-Unis n'aiment pas trop qu'on se moque d'eux), allez vous présenter à votre entretien, dont la date a été préalablement fixée. Prévoyez pas mal de temps car l'attente peut être assez importante en fonction du nombre de personnes devant vous (jusqu'à 2h). Un conseil pour éviter cela: prenez un rendez-vous le plus tôt possible dans la journée (ver 8h) et présentez-vous 30 min en avance. Je pense que cela peut permettre d'éviter de perdre beaucoup de temps dans les différentes files d'attentes. Cet entretien est assez stressant mais en sortant, on ressent un sacré soulagement! 😄
Voilà pour la petite expérience. N'hésitez pas à me posez des questions si vous en avez, j'essaierai d'y répondre le plus vite possible.
Arrivée depuis peu sur ce forum, je dévore carnets de voyages et discussions, étanchant une soif dont j'ignorais jusqu'alors l'intensité.
Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.
Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.
Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…
Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.
Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.
Le départ
Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.
Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.
Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…
J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.
Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.
Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.
Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…
Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…
Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?
Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"
Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).
Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.
Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.

Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!
Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.
Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !
Arrivée à Los Angeles
Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.
Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.
Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.
Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…
Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…
Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.
Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.
On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.
Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.

Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…
Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.

Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!
Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.
Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…
Premier jour : Los Angeles
Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!
Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.
Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".
Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.
Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…
Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.
Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…
On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.

Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.
Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…
Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…
Las Vegas
Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.
Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…
Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".
Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!

Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.
Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…
Vallée de feu
De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…

Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"

Zion
Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.
On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…


Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?
Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.



Bryce Canyon
Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.
Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…
Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…

En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!
Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"
Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.
Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…


Lake Powell
Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...
Monument Valley
Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.
En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?

Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.
Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.
Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"
Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.
Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.

J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…
Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.
J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.
Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…
Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.
Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.
Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…



Grand Canyon
Sur la route :

Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.
J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…

Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…

La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…
A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.


Calico
Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)
Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...

Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.

Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…
Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!
Sequoia national park
Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !
Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.
J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…
Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.
La mer de nuages
Les racines d'un sequoia déraciné


L'intérieur d'un arbre mort


Golden Hills
Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.


San Fransisco
Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.
C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…
La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …
Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…
Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.
Le toit de la cathedral Sainte Marie.
Le golden Gate Bridge, évidemment
Contraste...

Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…
Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.
Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…
Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.
Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…
Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.
Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.
Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.
Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…
Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.
Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.
Le départ
Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.
Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.
Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…
J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.
Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.
Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.
Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…
Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…
Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?
Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"
Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).
Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.
Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.

Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!
Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.
Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !
Arrivée à Los Angeles
Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.
Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.
Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.
Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…
Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…
Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.
Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.
On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.
Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.

Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…
Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.

Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!
Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.
Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…
Premier jour : Los Angeles
Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!
Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.
Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".
Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.
Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…
Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.
Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…
On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.

Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.
Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…
Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…
Las Vegas
Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.
Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…
Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".
Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!

Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.
Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…
Vallée de feu
De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…

Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"

Zion
Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.
On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…


Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?
Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.



Bryce Canyon
Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.
Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…
Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…

En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!
Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"
Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.
Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…


Lake Powell
Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...
Monument Valley
Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.
En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?

Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.
Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.
Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"
Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.
Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.

J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…
Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.
J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.
Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…
Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.
Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.
Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…



Grand Canyon
Sur la route :

Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.
J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…

Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…

La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…
A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.


Calico
Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)

Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...

Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.

Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…
Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!
Sequoia national park
Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !
Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.
J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…
Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.
La mer de nuages

Les racines d'un sequoia déraciné



L'intérieur d'un arbre mort



Golden Hills
Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.


San Fransisco
Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.
C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…
La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …
Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…
Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.
Le toit de la cathedral Sainte Marie.

Le golden Gate Bridge, évidemment

Contraste...


Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…
Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.
Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…
Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.
Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…
Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.
Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
Ce post est un résumé d'une discussion précédente : http://voyageforum.com/..._florilege_D5300248/
qui tient sur 4 pages, et où il est toujours possible de discuter,
ici ce serait plutôt un résumé des points proposés :
Sur une idée d'Itat, nous proposons de
"compiler un post avec les erreurs souvent commises et à ne surtout pas commettre"
quand on prépare son circuit dans l'Ouest américain :
Penser qu'on arrivera à créer un circuit original, tout en passant par les "passages obligés" (notamment pour un premier séjour) !
...et donc ignorer royalement le travail de synthèse qui a pourtant déjà été fait, testé et approuvé par de grandes marques de Forumeurs !
(voir dans le profil de Bastinj, rubrique "sites internet", les 2 liens qui donnent les circuits pour 15 ou 21 j)
prendre ses billets d'avion avant d'avoir établi son circuit ! (et faire l'impossible après pour que ça tienne !)
Ignorer systématiquement les billets multi-destinations...
Oublier le "temps d'approche" d'un parc, le temps de conduite entre 2 parcs, et finalement en oublier le "temps de visite" du parc lui-même ! c'est assez classique, surtout quand les circuits proposés ne font que citer des étapes, sans faire apparaître les km, et les temps de route estimés (donnés sur les sites tels que googlemaps) (et c'est sans tenir compte des arrêts photos dans ce cas là ! 🤪) Par exemple : il faut souvent compter en "jour sur place", entre 2 nuits, pour que ça fasse 1"vraie journée sur place" : Par ex : Jn :Vegas, Zion, Bryce, Jn+1 :Bryce, Jn+2 :Bryce, Page...
prendre toutes ses réservations d'hôtels etensuite venir demander conseil sur le Forum... 🤪 (surtout si ils ne sont ni échangeables, ni remboursables !) à l'inverse : partir juillet-aout sans aucune réservation d'hotels (surtout dans les hotels des parcs) En particulier pour les parcs nationaux qui sont relativement éloignés de "villes", et dont la réservation à l'intérieur semble vraiment intéressante (même si onéreuse) (pour éviter les km de route aux moments les plus intéressants : lever et coucher de soleil) on peut citer : Grand Canyon, Monument Valley, Yosemite, ... là, effectivement, il vaut mieux ne pas attendre le dernier moment ! (Parfois un an à l'avance...) faire LA - Flagstaff puis visiter le Grand Canyon. ne prévoir que deux nuit à Moab 😛. prévoir de visiter le parc des Sequoias à partir de Lone Pine ou Mammoth Lakes. s'attendre à être seul au monde aux heures d'affluences (10h - 16h) aux points de vue principaux des Parcs Nationaux 😇 et bien sûr, l'erreur à l'origine de ce Post : inclure Yellowstone et San Francisco dans une boucle de moins de 26 jours ! 😉 (ou au moins se rendre compte que c'est un grand écart difficile à tenir...) Faire Death Valley - Yosemite en dehors de la période juin-octobre sans se soucier de la Tioga Road qui a de fortes chances d'être fermée. Poser la question: où se baigner entre San Francisco et Los Angeles? Réponse nulle part, c'est bien trop froid 😛 Ce qui me vient là, tout de suite: prendre un vol transatlantique et un vol intérieur à suivre avec une escale de 45' 🏴☠️ (disons en-dessous de 1h30 pour les moins optimistes Croire que Vegas n'est valable que pour une soirée Croire qu'on peut rouler 5h tous les jours Croire qu'on va se lever à 6h tous les jours penser que les stations services, on en trouvera régulièrement sur le chemin ! s'engager vers Death Valley sur la réserve, ne pas vérifier la roue de secours de sa voiture de loc', et ne pas savoir la remplacer au besoin... 🤪 penser que les aires d'autoroute sont le long de l'autoroute (comme en France) (là, il faut sortir carrément et revenir ensuite !) penser qu'on échapera à toutes contraventions parce qu'on a une voiture de loc' (voir les nombreux témoignages sur le Forum à ce sujet ! 😏) penser qu'il y aura du réseau dans tout l'Utah, le Nevada et l'Arizona ! 😄 demander sur le Forum : "Quand acheter son billet pour avoir le meilleur tarif ?" ou similaire : "Quelle sera l'évolution du prix du pétrole, du cours du dollars/Euro, des taxes d'aéroports, ... ?" "Comment changer mes euros en Dollars ?" (réponse : voir moteur de recherche ! 😛) Poster le même circuit (les même étapes ) que le circuit d'un Tour Operator (copié-collé) (en pensant que ça ne se verra pas...) Affirmer qu'on a lu longuement le Forum avant de poster sa demande (en pensant que ça ne se verra pas... ) par ex : "j'ai bien lu le forum, mais je me demande quelles assurances il me faut prendre pour la location de ma voiture ?" demander aux forumeurs de deviner mes goûts, mes attentes, mon niveau sportif, ... et de faire tout le boulot à ma place ! 🤪Penser que Los Angeles se fait en 3h ! penser que l'on fera 5h de route après 12h de vol ...Mettre un post du genre "je prévois de partir dans l'ouest américain, qui peut m'aider?" On bosse avant de poser des questions PRECISES !!!!!
confier les yeux fermés ce voyage du siècle à une agence (circuits-étapes-hôtels).
- commencer un post par: * j'ai parcouru le forum et internet depuis plus d'1 mois mais je n'ai pas trouvé la réponse....
* je suis perdue (humour au féminin... d'accord c'est de l'humour...), donnez moi des idées d'hôtels, quoi voir dans l'Ouest (alors que l'on a pas regardé une carte ou un guide !!!!).
Louer autre chose qu'un 4x4 dans l'Ouest, c'est négliger les routes non pavées et les reliefs Ne pas négliger, outre le décalage horaire et le voyage, la différence d'altitude ... surtout si vous êtes comme nous, des citadins vivant à 200 m d'altitude toute l'année et si vous comptez randonner sur le plateau du Colorado dès les premiers jours (j'ai un peu achevé mon mari cette année là 🤪) Idées reçues sur les Camping-cars" (RV)" : par ex :Je pourrai faire exactement le même circuit en RV qu'avec une décapotable ! 😎 ça se conduit comme une voiture ! (même pour se garer...) 😇 je n'aurai jamais à m'occuper des toilettes, ni des vidanges... 😉 c'est comme à l'hôtel ! (notamment pour la cuisine, le ménage, etc...) s'étonner que personne de l'hôtel du petit bled ne parle français - demander des conseils pour faire Yellowstone/Los Angeles en 15 jours en visitant TOUT ! - comme ailleurs, chercher "le bon plan" pour l'hôtel génial à 20 $ la nuit - prévoir un road book à la minute prés Passer devant un visitor center le nez en l'air sans s'inquiéter de sa vitesse. Il y a toujours un ranger planqué dans un coin. C'est aussi valable pour les arrivées en ville. L'expérience peut être cuisante. http://www.scapa-lv.org/...rts.htm#What_to_Sign Copier coller un circuit à partir d'un document Excel ou autre sur le forum 😛 , le rendant totalement illisible! Ca ne vaut pas la peine de poser des questions si vous ne tenez pas compte des avis qu'on vous donne.
Si y'a 10 personne qui vous disent que ton itinéraire n'a pas d'allure c'est qu'il n'a pas d'allure!
éviter de ne plus jamais revenir sur le Forum, une fois le voyage fait, et attendre seulement la préparation du suivant pour revenir... - LA – Grand Canyon= 800 Km…. Donc trèèèèès long, même si la route suit l’ancien tracé de la route 66 (il n’y a plus grand-chose à voir, à part Oatman qui un village western typique) . Donc, essayer d’éviter ce trajet qui vous fait perdre 1 jour de vacances !! A moins que vous ne soyez un fan de cette route mythique!.... - Éviter de vous trouver à Las Vegas un vendredi et samedi soir (les prix grimpent pour ces nuits, surtout ds les hôtels "class" du Strip !) ( C'est pareil lors des semaines de Congrès) . Mais bon, il ne faut pas non plus chambouler tt un programme bien établi pour gagner qq $ - Si vous comptez suivre en voiture la Côte Pacifique, privilégier l’axe Nord-Sud (c.-à-d. dans le sens SF-LA)… Vous êtes ainsi au plus près du bord et profitez donc mieux des vues sur l’océan ! - En été, privilégier les levers et couchers de soleil, car il fait moins chaud pour randonner (il y a moins de monde aussi!...). De plus, les couleurs sont exceptionnelles à ces moments-là de la journée (idéales pour les photos) . Mais ne pas imaginer qu'on va pouvoir tenir un rythme infernal pendant 3 semaines consécutives, càd se lever ts les jours à 6 h du mat' et se coucher à 23h (Donc il faudra choisir entre sunrise et sunset!)! demander si il vaut mieux prendre tel modèle de voiture ou tel autre, en oubliant qu'on loue une catégorie et non un modèle 😉 (sauf, bien sûr, les catégories spéciales chez Hertz). Lors d'un circuit d'un point A à un point B ne pas négliger les éventuels frais d'abandon pour les véhicules de location, quasi inexistants pour les circuits Arizona, Utah, Californie, ils sont à prendre en compte dans les autres cas (Etat de Washington à Utah par exemple) et changent la donne du budget location (hum, jusque 500-600 $ c'est pas négligeable ...) Ne pas se renseigner sur la météo et les meilleurs périodes de voyage et croire que parce que Las Vegas est au milieu d'un désert qu'il fait chaud toute l'année aux environ des grands parcs de l'Ouest... - Quoi ? De la neige au Grand Canyon en janvier ? Et moi qui n'ai que des T-shirts... Et grâce à Ninou, on sait maintenant que même au mois de juin (!) les éléments peuvent se déchaîner !!! 🏴☠️ 🤪 du coup : ne pas oublier sa couverture de survie (en particulier pour le camping, et la rando, pour ceux qui en font 😉) (l'avantage c'est qu'elle protège également du soleil au besoin !) En parlant de camping, ne pas oublier de réserver non plus longtemps à l'avance dans certains parcs: par ex Yosemite où tout est réservé dans les 10mns qui suivent l'ouverture des résas... Et peut-être éviter d'être à Yosemite et au lac Powell un we mais on va tester cet été car je n'ai vu cette info qu'une fois mon circuit bouclé et les résa effectuées😕! Autre erreur à ne pas commettre: stopper son véhicule à un carrefour au pied des feux tricolores. 🏴☠️ Même si le sujet est à polémique, éviter de : Croire qu'on peut visiter LA sans voiture Croire qu'on peut visiter SF sans voiture qd on n'y reste que 2-3 jours (même si certains quartiers se visitent parfaitement à pied et en cable car, d'autres bcp plus éloignés et aussi (voire même plus!) intéressants ne peuvent être atteints qu'en voiture) Croire qu'il est impossible de garer sa voiture à SF et que les parkings y sont hors de prix (ils sont au même prix que ds ttes les villes du monde!)
Deux erreurs de plus à éviter (mais c'est un point vue personnel valable ailleurs que dans l'ouest): - Y aller en juillet août quand tout l'hémisphère nord est en vadrouille sauf cas de force majeure (enfants scolarisés, entreprise fermée, etc); hors ces mois on va quasiment partout sans aucune réservation: en quatre mois au printemps ou à l'automne nous n'avons jamais rien programmé et je n'ai pas souvenir d'avoir été refoulé où que ce soit) - Vouloir "faire" tous les "incontournables" (mieux vaut Valley of the Gods seul ou presque que MV en mode chenilles processionnaires, et plutôt North Rim que South Rim au GC, etc) Ce n'est pas une erreur, mais : prendre le temps de remercier
Oublier le "temps d'approche" d'un parc, le temps de conduite entre 2 parcs, et finalement en oublier le "temps de visite" du parc lui-même ! c'est assez classique, surtout quand les circuits proposés ne font que citer des étapes, sans faire apparaître les km, et les temps de route estimés (donnés sur les sites tels que googlemaps) (et c'est sans tenir compte des arrêts photos dans ce cas là ! 🤪) Par exemple : il faut souvent compter en "jour sur place", entre 2 nuits, pour que ça fasse 1"vraie journée sur place" : Par ex : Jn :Vegas, Zion, Bryce, Jn+1 :Bryce, Jn+2 :Bryce, Page...
prendre toutes ses réservations d'hôtels etensuite venir demander conseil sur le Forum... 🤪 (surtout si ils ne sont ni échangeables, ni remboursables !) à l'inverse : partir juillet-aout sans aucune réservation d'hotels (surtout dans les hotels des parcs) En particulier pour les parcs nationaux qui sont relativement éloignés de "villes", et dont la réservation à l'intérieur semble vraiment intéressante (même si onéreuse) (pour éviter les km de route aux moments les plus intéressants : lever et coucher de soleil) on peut citer : Grand Canyon, Monument Valley, Yosemite, ... là, effectivement, il vaut mieux ne pas attendre le dernier moment ! (Parfois un an à l'avance...) faire LA - Flagstaff puis visiter le Grand Canyon. ne prévoir que deux nuit à Moab 😛. prévoir de visiter le parc des Sequoias à partir de Lone Pine ou Mammoth Lakes. s'attendre à être seul au monde aux heures d'affluences (10h - 16h) aux points de vue principaux des Parcs Nationaux 😇 et bien sûr, l'erreur à l'origine de ce Post : inclure Yellowstone et San Francisco dans une boucle de moins de 26 jours ! 😉 (ou au moins se rendre compte que c'est un grand écart difficile à tenir...) Faire Death Valley - Yosemite en dehors de la période juin-octobre sans se soucier de la Tioga Road qui a de fortes chances d'être fermée. Poser la question: où se baigner entre San Francisco et Los Angeles? Réponse nulle part, c'est bien trop froid 😛 Ce qui me vient là, tout de suite: prendre un vol transatlantique et un vol intérieur à suivre avec une escale de 45' 🏴☠️ (disons en-dessous de 1h30 pour les moins optimistes Croire que Vegas n'est valable que pour une soirée Croire qu'on peut rouler 5h tous les jours Croire qu'on va se lever à 6h tous les jours penser que les stations services, on en trouvera régulièrement sur le chemin ! s'engager vers Death Valley sur la réserve, ne pas vérifier la roue de secours de sa voiture de loc', et ne pas savoir la remplacer au besoin... 🤪 penser que les aires d'autoroute sont le long de l'autoroute (comme en France) (là, il faut sortir carrément et revenir ensuite !) penser qu'on échapera à toutes contraventions parce qu'on a une voiture de loc' (voir les nombreux témoignages sur le Forum à ce sujet ! 😏) penser qu'il y aura du réseau dans tout l'Utah, le Nevada et l'Arizona ! 😄 demander sur le Forum : "Quand acheter son billet pour avoir le meilleur tarif ?" ou similaire : "Quelle sera l'évolution du prix du pétrole, du cours du dollars/Euro, des taxes d'aéroports, ... ?" "Comment changer mes euros en Dollars ?" (réponse : voir moteur de recherche ! 😛) Poster le même circuit (les même étapes ) que le circuit d'un Tour Operator (copié-collé) (en pensant que ça ne se verra pas...) Affirmer qu'on a lu longuement le Forum avant de poster sa demande (en pensant que ça ne se verra pas... ) par ex : "j'ai bien lu le forum, mais je me demande quelles assurances il me faut prendre pour la location de ma voiture ?" demander aux forumeurs de deviner mes goûts, mes attentes, mon niveau sportif, ... et de faire tout le boulot à ma place ! 🤪Penser que Los Angeles se fait en 3h ! penser que l'on fera 5h de route après 12h de vol ...Mettre un post du genre "je prévois de partir dans l'ouest américain, qui peut m'aider?" On bosse avant de poser des questions PRECISES !!!!!
confier les yeux fermés ce voyage du siècle à une agence (circuits-étapes-hôtels).- commencer un post par: * j'ai parcouru le forum et internet depuis plus d'1 mois mais je n'ai pas trouvé la réponse....
* je suis perdue (humour au féminin... d'accord c'est de l'humour...), donnez moi des idées d'hôtels, quoi voir dans l'Ouest (alors que l'on a pas regardé une carte ou un guide !!!!).
Louer autre chose qu'un 4x4 dans l'Ouest, c'est négliger les routes non pavées et les reliefs Ne pas négliger, outre le décalage horaire et le voyage, la différence d'altitude ... surtout si vous êtes comme nous, des citadins vivant à 200 m d'altitude toute l'année et si vous comptez randonner sur le plateau du Colorado dès les premiers jours (j'ai un peu achevé mon mari cette année là 🤪) Idées reçues sur les Camping-cars" (RV)" : par ex :Je pourrai faire exactement le même circuit en RV qu'avec une décapotable ! 😎 ça se conduit comme une voiture ! (même pour se garer...) 😇 je n'aurai jamais à m'occuper des toilettes, ni des vidanges... 😉 c'est comme à l'hôtel ! (notamment pour la cuisine, le ménage, etc...) s'étonner que personne de l'hôtel du petit bled ne parle français - demander des conseils pour faire Yellowstone/Los Angeles en 15 jours en visitant TOUT ! - comme ailleurs, chercher "le bon plan" pour l'hôtel génial à 20 $ la nuit - prévoir un road book à la minute prés Passer devant un visitor center le nez en l'air sans s'inquiéter de sa vitesse. Il y a toujours un ranger planqué dans un coin. C'est aussi valable pour les arrivées en ville. L'expérience peut être cuisante. http://www.scapa-lv.org/...rts.htm#What_to_Sign Copier coller un circuit à partir d'un document Excel ou autre sur le forum 😛 , le rendant totalement illisible! Ca ne vaut pas la peine de poser des questions si vous ne tenez pas compte des avis qu'on vous donne.
Si y'a 10 personne qui vous disent que ton itinéraire n'a pas d'allure c'est qu'il n'a pas d'allure!
éviter de ne plus jamais revenir sur le Forum, une fois le voyage fait, et attendre seulement la préparation du suivant pour revenir... - LA – Grand Canyon= 800 Km…. Donc trèèèèès long, même si la route suit l’ancien tracé de la route 66 (il n’y a plus grand-chose à voir, à part Oatman qui un village western typique) . Donc, essayer d’éviter ce trajet qui vous fait perdre 1 jour de vacances !! A moins que vous ne soyez un fan de cette route mythique!.... - Éviter de vous trouver à Las Vegas un vendredi et samedi soir (les prix grimpent pour ces nuits, surtout ds les hôtels "class" du Strip !) ( C'est pareil lors des semaines de Congrès) . Mais bon, il ne faut pas non plus chambouler tt un programme bien établi pour gagner qq $ - Si vous comptez suivre en voiture la Côte Pacifique, privilégier l’axe Nord-Sud (c.-à-d. dans le sens SF-LA)… Vous êtes ainsi au plus près du bord et profitez donc mieux des vues sur l’océan ! - En été, privilégier les levers et couchers de soleil, car il fait moins chaud pour randonner (il y a moins de monde aussi!...). De plus, les couleurs sont exceptionnelles à ces moments-là de la journée (idéales pour les photos) . Mais ne pas imaginer qu'on va pouvoir tenir un rythme infernal pendant 3 semaines consécutives, càd se lever ts les jours à 6 h du mat' et se coucher à 23h (Donc il faudra choisir entre sunrise et sunset!)! demander si il vaut mieux prendre tel modèle de voiture ou tel autre, en oubliant qu'on loue une catégorie et non un modèle 😉 (sauf, bien sûr, les catégories spéciales chez Hertz). Lors d'un circuit d'un point A à un point B ne pas négliger les éventuels frais d'abandon pour les véhicules de location, quasi inexistants pour les circuits Arizona, Utah, Californie, ils sont à prendre en compte dans les autres cas (Etat de Washington à Utah par exemple) et changent la donne du budget location (hum, jusque 500-600 $ c'est pas négligeable ...) Ne pas se renseigner sur la météo et les meilleurs périodes de voyage et croire que parce que Las Vegas est au milieu d'un désert qu'il fait chaud toute l'année aux environ des grands parcs de l'Ouest... - Quoi ? De la neige au Grand Canyon en janvier ? Et moi qui n'ai que des T-shirts... Et grâce à Ninou, on sait maintenant que même au mois de juin (!) les éléments peuvent se déchaîner !!! 🏴☠️ 🤪 du coup : ne pas oublier sa couverture de survie (en particulier pour le camping, et la rando, pour ceux qui en font 😉) (l'avantage c'est qu'elle protège également du soleil au besoin !) En parlant de camping, ne pas oublier de réserver non plus longtemps à l'avance dans certains parcs: par ex Yosemite où tout est réservé dans les 10mns qui suivent l'ouverture des résas... Et peut-être éviter d'être à Yosemite et au lac Powell un we mais on va tester cet été car je n'ai vu cette info qu'une fois mon circuit bouclé et les résa effectuées😕! Autre erreur à ne pas commettre: stopper son véhicule à un carrefour au pied des feux tricolores. 🏴☠️ Même si le sujet est à polémique, éviter de : Croire qu'on peut visiter LA sans voiture Croire qu'on peut visiter SF sans voiture qd on n'y reste que 2-3 jours (même si certains quartiers se visitent parfaitement à pied et en cable car, d'autres bcp plus éloignés et aussi (voire même plus!) intéressants ne peuvent être atteints qu'en voiture) Croire qu'il est impossible de garer sa voiture à SF et que les parkings y sont hors de prix (ils sont au même prix que ds ttes les villes du monde!)
Deux erreurs de plus à éviter (mais c'est un point vue personnel valable ailleurs que dans l'ouest): - Y aller en juillet août quand tout l'hémisphère nord est en vadrouille sauf cas de force majeure (enfants scolarisés, entreprise fermée, etc); hors ces mois on va quasiment partout sans aucune réservation: en quatre mois au printemps ou à l'automne nous n'avons jamais rien programmé et je n'ai pas souvenir d'avoir été refoulé où que ce soit) - Vouloir "faire" tous les "incontournables" (mieux vaut Valley of the Gods seul ou presque que MV en mode chenilles processionnaires, et plutôt North Rim que South Rim au GC, etc) Ce n'est pas une erreur, mais : prendre le temps de remercier
Après 7 voyages aux États-Unis, dont 5 voyages dans le Southwest, nous nous sommes décidés à visiter l’état de Washington et l’Oregon. Nous avons découvert un autre Ouest, tout aussi intéressant et envoûtant... deux états sauvages et aux multiples facettes.
Nous avons aimé les forêts parfois brumeuses, les plages aux récifs si particuliers, les nombreuses cascades, les hauts sommets visibles de loin, les volcans, la route qui nous a enchantés de nombreuses fois et nous avons même eu droit à des petits airs de Southwest par moment...
Si le cœur vous en dit, je vous emmène pour ce voyage de 24 jours, réalisé à deux pour une fois.
Les réservations : - Une fois décidé le fait que nous partirions sans les enfants (parce que Calista avait été un peu pénible lors de certaines randos en avril 2018 et aussi parce qu’il faut toujours les secouer le matin au réveil...), nous avons pris nos billets d’avion dès que le prix nous a convenu (une manière de ne pas revenir sur notre décision !). Nous avons pris des vols directs Paris-Vancouver chez Air Transat au prix de 724 € par personne. - Nous avons réservé la voiture chez Hertz. Nous avons loué une Ford Fusion au prix de 700 € pour 24 jours. - Comme à mon habitude, j’ai privilégié les réservations d’hôtels par Hotels.com pour cumuler des nuits, mais j’en ai aussi réservé l’un ou l’autre directement et nous avons loué sur Airbnb. - Nous avons aussi rempli notre formulaire pour l’AVE il y a quelques mois et notre ESTA est toujours valable, cela sera peut-être utile au passage de la frontière.
Le programme :
J1 : Jeudi 11 juillet – le voyage et le passage aux États-Unis J2 : Vendredi 12 juillet – autour d’Anacortes et le Deception Pass SP J3 : Samedi 13 juillet – Port Townsend et Olympic NP (Hurricane Ridge et Lake Crescent) J4 : Dimanche 14 juillet – Cape Flattery et Shi Shi Beach J5 : Lundi 15 juillet – des plages et la Hoh Rain Forest J6 : Mardi 16 juillet – Lake Quinault et route J7 : Mercredi 17 juillet – Astoria et route sous la pluie J8 : Jeudi 18 juillet - Cannon Beach, Ecola SP, cascades et route vers Bend J9 : Vendredi 19 juillet – rando aux Green Lakes J10 : Samedi 20 juillet – Newberry National Volcanic Monument J11 : Dimanche 21 juillet – Crater Lake NP J12 : Lundi 22 juillet – Smith Rock SP J13 : Mardi 23 juillet – John Day Fossil Beds NM (Painted Hills et Sheep Rock) J14 : Mercredi 24 juillet – Leslie Gulch et route vers Boise J15 : Jeudi 25 juillet – Boise et ses environs J16 : Vendredi 26 juillet – Hells Canyon J17 : Samedi 27 juillet – Hells Canyon Overlook et Joseph J18 : Dimanche 28 juillet – route vers la Columbia River et le Mt Hood J19 : Lundi 29 juillet – des cascades et encore des cascades... J20 : Mardi 30 juillet – Mt St Helens J21 : Mercredi 31 juillet – Mt Rainier (secteur Paradise) J22 : Jeudi 1er août – Mt Rainier J23 : Vendredi 2 août – sites de Twin Peaks J24 : Samedi 3 août – La Conner et route
Nous avons aimé les forêts parfois brumeuses, les plages aux récifs si particuliers, les nombreuses cascades, les hauts sommets visibles de loin, les volcans, la route qui nous a enchantés de nombreuses fois et nous avons même eu droit à des petits airs de Southwest par moment...
Si le cœur vous en dit, je vous emmène pour ce voyage de 24 jours, réalisé à deux pour une fois.
Les réservations : - Une fois décidé le fait que nous partirions sans les enfants (parce que Calista avait été un peu pénible lors de certaines randos en avril 2018 et aussi parce qu’il faut toujours les secouer le matin au réveil...), nous avons pris nos billets d’avion dès que le prix nous a convenu (une manière de ne pas revenir sur notre décision !). Nous avons pris des vols directs Paris-Vancouver chez Air Transat au prix de 724 € par personne. - Nous avons réservé la voiture chez Hertz. Nous avons loué une Ford Fusion au prix de 700 € pour 24 jours. - Comme à mon habitude, j’ai privilégié les réservations d’hôtels par Hotels.com pour cumuler des nuits, mais j’en ai aussi réservé l’un ou l’autre directement et nous avons loué sur Airbnb. - Nous avons aussi rempli notre formulaire pour l’AVE il y a quelques mois et notre ESTA est toujours valable, cela sera peut-être utile au passage de la frontière.
Le programme :
J1 : Jeudi 11 juillet – le voyage et le passage aux États-Unis J2 : Vendredi 12 juillet – autour d’Anacortes et le Deception Pass SP J3 : Samedi 13 juillet – Port Townsend et Olympic NP (Hurricane Ridge et Lake Crescent) J4 : Dimanche 14 juillet – Cape Flattery et Shi Shi Beach J5 : Lundi 15 juillet – des plages et la Hoh Rain Forest J6 : Mardi 16 juillet – Lake Quinault et route J7 : Mercredi 17 juillet – Astoria et route sous la pluie J8 : Jeudi 18 juillet - Cannon Beach, Ecola SP, cascades et route vers Bend J9 : Vendredi 19 juillet – rando aux Green Lakes J10 : Samedi 20 juillet – Newberry National Volcanic Monument J11 : Dimanche 21 juillet – Crater Lake NP J12 : Lundi 22 juillet – Smith Rock SP J13 : Mardi 23 juillet – John Day Fossil Beds NM (Painted Hills et Sheep Rock) J14 : Mercredi 24 juillet – Leslie Gulch et route vers Boise J15 : Jeudi 25 juillet – Boise et ses environs J16 : Vendredi 26 juillet – Hells Canyon J17 : Samedi 27 juillet – Hells Canyon Overlook et Joseph J18 : Dimanche 28 juillet – route vers la Columbia River et le Mt Hood J19 : Lundi 29 juillet – des cascades et encore des cascades... J20 : Mardi 30 juillet – Mt St Helens J21 : Mercredi 31 juillet – Mt Rainier (secteur Paradise) J22 : Jeudi 1er août – Mt Rainier J23 : Vendredi 2 août – sites de Twin Peaks J24 : Samedi 3 août – La Conner et route
Bonjour à tous !
Après avoir parcouru de nombreux carnets de voyage ici-même, grâce auxquels j'ai pu préparer notre propre périple selon nos envies et nos possibilités, à mon tour de partager notre voyage ! Nous n'y lirez rien que vous ne puissiez trouver sur ce merveilleux forum et aucune info que les passionnés de l'Ouest américain (à qui je tire mon chapeau pour leurs précieuses informations et leur réactivité) n'auraient su vous donner, mais simplement un petit moment de vie sur les routes ensoleillées (ou non !) de cette région fascinante.
Je vous écris aujourd'hui de Lander, dans le Wyoming. Nous sommes arrivés à Los Angeles le 4 juillet dernier, j'essaierai de mettre à jour notre carnet au fur et à mesure (je sais pertinemment que je ne pourrai malheureusement pas le faire à notre retour...).
Bonne lecture ! Et encore merci à tous ceux qui font vivre ce forum, sans qui notre roadtrip n'aurait vu le jour.
Après avoir parcouru de nombreux carnets de voyage ici-même, grâce auxquels j'ai pu préparer notre propre périple selon nos envies et nos possibilités, à mon tour de partager notre voyage ! Nous n'y lirez rien que vous ne puissiez trouver sur ce merveilleux forum et aucune info que les passionnés de l'Ouest américain (à qui je tire mon chapeau pour leurs précieuses informations et leur réactivité) n'auraient su vous donner, mais simplement un petit moment de vie sur les routes ensoleillées (ou non !) de cette région fascinante.
Je vous écris aujourd'hui de Lander, dans le Wyoming. Nous sommes arrivés à Los Angeles le 4 juillet dernier, j'essaierai de mettre à jour notre carnet au fur et à mesure (je sais pertinemment que je ne pourrai malheureusement pas le faire à notre retour...).
Bonne lecture ! Et encore merci à tous ceux qui font vivre ce forum, sans qui notre roadtrip n'aurait vu le jour.
Mes chers heureux voyageurs,
Je suis rentré il y a déjà deux mois de mon second voyage dans le grand ouest américain. Et si j’ai peu de temps en ce moment pour pouvoir finaliser le carnet rapidement vous en trouverez ici le début puisque j’ai eu diverses demandes de curieux qui trainent sur ce forum.
Je n’ai pas terminé la lecture des superbes carnets de plusieurs d’entre vous qui ont été publiés récemment. Je pense notamment aux 4 « tomes » récents de Philippe, connu sous le pseudo de Sedonax et sans qui je n’aurais jamais pu faire un aussi beau voyage. Mais je les finirai tous, c’est promis!
Introduction
Allez, je me lance. Je dis « je » mais à partir de maintenant le récit sera aussi parfois à la première personne du pluriel puisque j’ai eu cette année le bonheur de parcourir les terres colorées de l’ouest en compagnie de mon père. C’était la première fois que nous nous retrouvions ensembles pendant aussi longtemps, plus de trois semaines, ce qui a bien sûr encore accentué le plaisir du voyage. Anecdotes de nos deux vies, discussions sur l’avenir de notre monde, escapades et aventures à deux. Vous ne lirez « que » les anecdotes et témoignages du voyage mais puisqu’il lira forcément le carnet j’en profite pour lui redire ici que j’ai adoré ces moments à ses côtés, que s’il a besoin de se remémorer un seul souvenir de mon ressenti avec lui, qu'il pense à « Valley of Fire » lors du dernier sunset de notre voyage. J’ai particulièrement aimé que ce soit un voyage lointain qui nous ait rassemblés. Parce je sais qu’il a soif de découverte de ces mondes éloignés, et parce que ces dernières années j’ai eu la chance de beaucoup voyager et c’est parmi ce que j’ai de plus fort à partager.
J’arrête les fleurs, on n’est pas là pour ça, vous êtes tranquilles... Mais avant de commencer le récit de nos jours américains, j’explique les circonstances qui nous ont menées à ce voyage à deux. Lui, il a gagné un billet à petit prix pour un A/R Paris <-> San Francisco en s’achetant deux jeans dans une pauvre boutique de banlieue parisienne. Logique. Et moi je devais initialement aller à Los Angeles pour mon boulot et le rejoindre ensuite sur place. Lorsque ma mission a été annulée pour des raisons budgétaires fumeuses, j’avais déjà commencé la préparation du voyage, verdi tous les voyants d’envie intérieurs et imaginé le périple à ses côtés. Je n’ai donc pas hésité longtemps, j’ai maintenu le voyage et même rajouté une semaine bonus pour porter mon séjour américain à 30 jours et je suis parti sur mes propres deniers. Logique. Vous verrez, avec moi beaucoup de choses sont logiques. La logique, c'est pratique.
J’avais déjà été découvrir le grand ouest l’année dernière avec trois potes (voir carnet ici pour les grands curieux et les courageux qui sont passés à côté : http://voyageforum.com/...ricain_1_2_D2516242/). Nous étions restés seulement 8 jours au milieu de ces paysages, à faire uniquement les classiques, et à un rythme totalement déluré. Cette année j’étais donc en charge de l’organisation puisque j’avais déjà repéré depuis un an tous les coins que j’aimerais arpenter lors de mon futur voyage. Un voyage un peu moins speed (encore que?) et plus centré sur des sites moins connus et en dehors des sentiers battus. J’avais en effet l’avantage de connaître ici certains d’entre vous qui m’avez été d’une aide précieuse. Encore une fois un grand merci à toi Philippe pour toute ton aide proposée spontanément pour parfaire notre circuit. Mon père te remercie également pour toute cette gentillesse et cette générosité, l’un de ses meilleurs souvenirs étant d’ailleurs le fameux White & Red canyon. Je risque d’en oublier certains et je m’en excuse mais je remercie aussi tous ceux qui m’ont adorablement renseigné ou avec qui j’ai simplement pris plaisir à discuter du grand ouest... Thibaud, Val, Alain-Pierre, Patrick, Marie, Laurence, JP, Jean-François, Jacqueline…
Beaucoup (trop ?) de remerciements et de dédicaces mais ils me semblent justes vu les échanges agréables que nous avons eus, et je peux désormais réellement parler de notre voyage…
Notre parcours final, qui intègre les remaniements sur place. Si on ajoute les km des trajets annexes on arrive à 7000km sur nos trois semaines de nature : Parcours
Hôtels : Quelques informations sur nos hôtels qui méritent une appréciation, tous des double queen sauf à San Francisco : - San Francisco : moi chez mon pote Morgan (reconnu comme le meilleur hôtel de la ville), mon père à l'hotel North Beach sur Kearny Street, très bien situé, pour seulement 45€ la nuit mais un confort minimum qui ne conviendrait pas forcément à tout le monde. Monterey : motel El Dorado Inn à 60$. Le moins cher qu’on ait trouvé sur place sans pré-réservation.
- Las Vegas : Excalibur. Chambre de qualité, bien situé en bout de strip là où ça commence à être « intéressant ». 100$ par nuit en moyenne, en incluant du week end où les tarifs sont plus onéreux dans toute la ville. Bien mieux que le Luxor de l’année dernière.
- Page : chez Bob’s Bashful Motel. Un très bon rapport qualité/prix ou quantité/prix en fait. Les appartements sont avec deux chambres, salon et cuisine pour 45$. Par contre il ne faut pas s’attendre au grand luxe, tout y est un peu vieillot. Bob tient le motel depuis des années, il est adorable et son fils Rick aussi. J'y étais déjà passé l'année dernière.
- Moab : Motel « Inca Inn ». Je ne le recommande pas du tout, douche abominable impossible d’avoir de l’eau à température constante, doublé d'une mauvaise foi évidente à l’accueil assez rare aux USA. De quoi me gonfler en fait. Oui, j'ai un caractère de daube parfois.
- Torrey : Days Inn. Très bonne chaîne, rien à redire.
- Tropic : Bulberry Inn B&B. Prix honnête et accueil de qualité, de bons petits déjeuners maison. Je recommande largement de dormir à Tropic plutôt qu’à Bryce, c’est à 15min en voiture et nettement moins cher. Seul inconvénient c’est d’aller à Bryce pour manger après 20h30, sur Tropic tout est fermé.
Restaurants Seulement ceux qui nous ont particulièrement enjoué et à retenir sans hésiter, la plupart conseillés ou repérés avant notre départ :
San Francisco : Je connaissais déjà la majorité de ces adresses de mes années précédentes à San Francisco, elles m’ont été conseillées par mon pote qui vit là bas, plutôt un gage de qualité il me semble ; et surtout largement vérifié sur place : « Chez Mama’s » : brunch sur Washington Square « Town’s end » : brunch tout près de 2nd Street « Balboa Café of San Francisco » : brunch dans le quartier Fillmore / Lombard Street « MSB - Marina Sushi Bar » : resto japonais sur Lombard Street « House of Nanking » : resto chinois sur Kearny Street « Lemon Grass Thai cuisine » : resto thai sur Polk Street « Mel’s Drive Inn » : un classique « cuisine » US. Il ne faut pas s’attendre à de la cuisine fine évidemment mais c’est typique américain, de bon cru (burgers, Fish&Chips & co) et parfait à 3h du mat’ après les sorties bar. J’y ai d’ailleurs dormi deux fois en deux ans, une fois la tête sur la table et cette année j’ai osé les toilettes. Hum. Monterey : « Hula’s Island Grill ». Restaurant avec cuisine insulaire de très bonne qualité. Torrey : « Stackers », de très bons burgers, avec un accueil charmant. Page : « Fiesta Mexicana », petite chaîne mexicaine de bonne qualité pas trop chère. Moab : « Sing Ha Thai Cuisine ». Un bon thaï dans une ville où il est assez difficile de bien manger. Escalante : « Escalante Outfitters ». Pizzeria perdue dans l’arrière pays et recommandée partout. Génial. Tropic/Bryce : “Bryce Canyon Lodge” : buffet à volonté, un peu l’usine mais très bien.
Location de voiture Via locationsdevoiture.com comme l’année dernière, meilleur rapport qualité/prix trouvé avec toutes les assurances nécessaires. J’avais fait un sujet ici sur les locations aux USA qui a été très bien complété pendant plus d’un an par les autres forumeurs: http://voyageforum.com/...etats_unis_D2439235/
Budget approximatif global : En intégrant mon billet A/R Paris-SF trouvé à 480€ et sans les achats et sorties en extra. 2800€ /pers pour un peu plus de 4 semaines (3 semaines de nature + 1 semaine de San Francisco).
Passé les détails techniques et l'introduction d'usage avec les informations pour forumeurs en recherche de bons plans, on peut enfin commencer le récit avec la ville de San Francisco!
San Francisco
Mon passage par San Francisco est un peu particulier parce que je connais bien la ville pour y avoir été trois fois ces dernières années. Je ne vais pas l’évoquer de façon chronologique comme le reste de notre parcours mais donner mes ressentis globaux et assortir ces mots de quelques photos. J’y passerai un peu de temps parce que j’adore cette ville. Sûrement parce que j’y ai un bon ami et donc la chance de pouvoir la découvrir de l’intérieur et pas uniquement visiter les endroits touristiques. Parce que l’accueil réservé là bas a toujours été festif et agréable. C’est une ville de vie, qui ne ressemble à aucune autre aux USA (de ma maigre expérience), une ville aérée, mixte. Elle est plaisante par sa configuration globale, entourée d’eau et traversée de ses fameuses rues « serpentées ». Elle est intéressante par le mélange des populations, l’ouverture d’esprit globale et ses quartiers aux styles et ambiances diversifiés.
Commençons le lever du carnet de voyage par un lever de soleil capturé par mon père encore non remis du décalage horaire, le premier jour de son arrivée.


Mon père pour qui j’avais prévu une liste de choses à faire sur 4 jours mais qui en avait fait quasi un tiers entre 5h et midi avant même qu’on se soit encore retrouvés. 4500 photos aussi déjà, logique !
Le port, la baie, avec la prison d’Alcatraz dans le fond perché sur son île :


Ou le traditionnel Golden Gate (et sans brume !)

On continue avec une belle vue du Financial District depuis la Coït Tower

Depuis l’intérieur du Financial District :


« Salut Gandhi, la pêche ? En fait t’es aussi grand qu’une tour mon gars ! »

Le quartier de l’embarcadero où les travailleurs du Financial District envahissent le lieu le midi. Il y a un côté île et ensoleillé avec ses grands palmiers :


Autour de Union Square, sorte de Champs Elysées de la ville avec toutes les enseignes de Luxe notamment. Pas le plus fun de la ville mais pas désagréable non plus :



Un détour par le quartier de Washington Square ainsi que l’axe Colombus Avenue qui passe à proximité et qui font partie de mes coins préférés de la ville. Il s’agit du quartier italien. Une jolie église, des cafés italiens avec des tables dehors (assez rare dans les villes américaines), une belle boutique de chapeaux, un vieux disquaire adorable même s’il n’a pas su trouver l’introuvable album « Grin » de « Coroner » que je voulais rapporter à un pote féru de métal ou encore le square investi par les chinois en mode Tai Chi censé apporter harmonie et équilibre des forces naturelles.


Chez Mama’s, où je me fais une jolie combo « Carot Cake » + « Eggs Benedict ». J’ai un problème avec les œufs Benedict, j’adore ça. C’est presque orgasmique. Et donc indispensable à chaque brunch. Je bug. J’aime ce genre de bug orienté cuisine d’ailleurs. Pas de photo des œufs Benedict, trop occupé à les manger. Ma femme s'appelera Bénédicte. Logique. Par contre mon père n'aime pas les oeufs Benedict. Nul.


Colombus avenue :




Avec l’imposante pyramide du Financial district dans le fond qui contraste avec ce vieil immeuble vert stylé qui appartient à Francis Ford Coppola.

L’intérieur rez de chaussée de l’immeuble, un café aux couleurs films et aux tendances bistrot à l’européenne :

Une vue figée du spectacle pourtant fort vivant et musical, la messe Gospell de Glide Church. A privilégier le dimanche à 11h quand on a la chance d’y être sur le week end. Si on retire la grosse demi heure de fin où le prêtre nous a passablement ennuyés vu notre faible penchant pour la religion, le reste était génial. Belle ambiance, des gens joyeux. Etonnant et je recommande vivement !

Le célèbre Chinatown, l’un voire le plus grand du monde même s’il n’est pas si impressionnant que ça je trouve, il se concentre essentiellement sur deux rues parallèles Grant et Stockton Street. Avec la porte principale qui en marque le début :


Un parc où j’aime faire ma sieste / repos de marche, sous les cerisiers fleuris (mes trois séjours étaient en Avril/Mai), le Yerba Buena Park, près du musée d’art moderne :


Une virée sur Alcatraz, que je recommande vivement. L’île et sa flore sont belles, la vue sur la ville magnifique par beau temps, et ce lieu mythique regorge d’histoire récente en plus de bien montrer les conditions de vie des détenus. On peut même se lâcher sur le système audio pour touristes que je n’affectionne pas en temps normal mais particulièrement intéressant pour avoir des détails sur la vie de la prison. Il faut par contre y aller si possible en dehors des créneaux de foule, le choix du premier bateau vers 9h est très bien par exemple. Il parait que c’est sympa de nuit aussi, avec la dernière navette mais je n’ai pas eu l’occasion d’essayer. A savoir qu’il faut absolument réserver avant le voyage pour avoir une chance d’y passer.
Depuis le bateau navette :


Une cellule reconstituée :

San Francisco, c’est bien sûr les multiples rues en pente où on voit essentiellement son capot :


Ou les fameux « Cable Car » :


Lombard Street et ses méandres de verdure pour contrer la vigueur de la pente, tout au loin :

On s’éloigne du « centre », aux abords du quartier de « Haight Ashbury », avec quelques maisons victoriennes colorées et un joli parc à flanc de colline, le « Buena Vista Park » :


Le quartier d’Haight Ashbury donc, avec ses multiples boutiques décalées, branchées musique, fumette, piercing, métal ou zen attitude :




Une maison de schtroumpfs :

Le quartier gay du Castro que j’ai découvert seulement cette année parce qu’il est excentré. Sympa d’y faire un saut mais pas indispensable à mes yeux. A moins d’y avoir des attraits particuliers ou surement en temps que lieu de sortie le soir. Je pense qu’il faut mieux connaître pour apprécier.


Un quartier étonnant aussi par la taille et le jeu de couleurs de leurs antennes radio :

L’une des vues que je préfère de la ville depuis Twin Peaks, lieu rendu célèbre à travers le monde par David Lynch et sa série puis son film :


L’autre côté de la baie de San Francisco présente aussi de nombreux intérêts. Le beau parc de grands Sequoia, le parc de « Muir Woods », la ville de Sausalito avec ses maisons sur l’eau ou Tiburon pour la vue sur la ville par temps clair.
Muir Woods, parsemé d’une autre espèce de Sequoia que les plus gros qu’on trouve en Sierra Nevada à Yosemite ou à Sequoia National Park. Un petit parc parfait pour la promenade du dimanche des locaux.


L'arbre poilu :

La vue depuis Tiburon :



Pour finir la zone photo, la photo carte postale classique, avec les maisons victoriennes d’Alamo Square en premier plan et le Financial district au loin. Bon ok, j’ai aussi un chien casse bonbon et quelques voitures en trop :

J’ai zappé un certain nombre de classiques de la ville parce qu’ils sont souvent vus et revus ici même, le Golden Gate Park, Fisherman’s Wharf notamment. Mais vous pouvez y faire un tour !
Avec le recul de ces trois séjours à San Francisco, mes préférences portent sur le quartier hippie de Haight Ashbury pour son côté rétro et déluré, celui de Colombus/Washington Square pour son ambiance aérée et chaleureuse et sur le quartier de Fillmore/Lombard où les jeunes se retrouvent pour sortir. San Francisco est une ville qui à mes yeux mérite bien 4 jours de visite surtout si on souhaite profiter de ses alentours de l’autre côté de la baie (petites villes de Sausalito et Tiburon, parc de Muir Woods).
Au final, dans cette ville on est très loin des clichés américains que sortent souvent à tord les français et autres européens sur nos confrères américains. Cette ville est globalement emplie de gens ouverts d’esprits et chaleureux, prêts à vous aider, finalement prêt à tout pour vous faire aimer leur pays dont ils sont particulièrement fiers.
Avant de quitter San Francisco pour longer le pacifique le long de la route 1 vers le sud, un complément d’adresses pour les férus de musique. Il s’agit des lieux de San Francisco où l’on peut espérer trouver quelques pépites musicales d’occasion à prix léger. J’ai un peu galéré pour établir cette liste, elle n’est pas exhaustive mais si elle peut vous servir tant mieux :
“Amoeba music” : 1855 Haight Street
“Recycled Records” : 1377 Haight Street
“Ceiba Records” : 1364 Haight Street
“Heavy Metal record qstore”, en face d’Amoeba sur Haight Street.
“101 Music” près du carrefour Grant Street / Green Street
Et pour ceux qui cherchent un vrai chapeau de Cowboy, San Francisco n’est pas trop la ville pour ça, vous en trouverez uniquement dans le quartier mexicain. Notamment la boutique où j'en ai acheté un et dont je viens de retrouver le nom, quelque chose comme "Ok Corral"
La suite pour le départ vers des contrées moins urbaines … quand je trouverai un peu de temps !
On peut trouver la suite ici : http://voyageforum.com/...ost=3485696;#3485696
Je suis rentré il y a déjà deux mois de mon second voyage dans le grand ouest américain. Et si j’ai peu de temps en ce moment pour pouvoir finaliser le carnet rapidement vous en trouverez ici le début puisque j’ai eu diverses demandes de curieux qui trainent sur ce forum.
Je n’ai pas terminé la lecture des superbes carnets de plusieurs d’entre vous qui ont été publiés récemment. Je pense notamment aux 4 « tomes » récents de Philippe, connu sous le pseudo de Sedonax et sans qui je n’aurais jamais pu faire un aussi beau voyage. Mais je les finirai tous, c’est promis!
Introduction
Allez, je me lance. Je dis « je » mais à partir de maintenant le récit sera aussi parfois à la première personne du pluriel puisque j’ai eu cette année le bonheur de parcourir les terres colorées de l’ouest en compagnie de mon père. C’était la première fois que nous nous retrouvions ensembles pendant aussi longtemps, plus de trois semaines, ce qui a bien sûr encore accentué le plaisir du voyage. Anecdotes de nos deux vies, discussions sur l’avenir de notre monde, escapades et aventures à deux. Vous ne lirez « que » les anecdotes et témoignages du voyage mais puisqu’il lira forcément le carnet j’en profite pour lui redire ici que j’ai adoré ces moments à ses côtés, que s’il a besoin de se remémorer un seul souvenir de mon ressenti avec lui, qu'il pense à « Valley of Fire » lors du dernier sunset de notre voyage. J’ai particulièrement aimé que ce soit un voyage lointain qui nous ait rassemblés. Parce je sais qu’il a soif de découverte de ces mondes éloignés, et parce que ces dernières années j’ai eu la chance de beaucoup voyager et c’est parmi ce que j’ai de plus fort à partager.
J’arrête les fleurs, on n’est pas là pour ça, vous êtes tranquilles... Mais avant de commencer le récit de nos jours américains, j’explique les circonstances qui nous ont menées à ce voyage à deux. Lui, il a gagné un billet à petit prix pour un A/R Paris <-> San Francisco en s’achetant deux jeans dans une pauvre boutique de banlieue parisienne. Logique. Et moi je devais initialement aller à Los Angeles pour mon boulot et le rejoindre ensuite sur place. Lorsque ma mission a été annulée pour des raisons budgétaires fumeuses, j’avais déjà commencé la préparation du voyage, verdi tous les voyants d’envie intérieurs et imaginé le périple à ses côtés. Je n’ai donc pas hésité longtemps, j’ai maintenu le voyage et même rajouté une semaine bonus pour porter mon séjour américain à 30 jours et je suis parti sur mes propres deniers. Logique. Vous verrez, avec moi beaucoup de choses sont logiques. La logique, c'est pratique.
J’avais déjà été découvrir le grand ouest l’année dernière avec trois potes (voir carnet ici pour les grands curieux et les courageux qui sont passés à côté : http://voyageforum.com/...ricain_1_2_D2516242/). Nous étions restés seulement 8 jours au milieu de ces paysages, à faire uniquement les classiques, et à un rythme totalement déluré. Cette année j’étais donc en charge de l’organisation puisque j’avais déjà repéré depuis un an tous les coins que j’aimerais arpenter lors de mon futur voyage. Un voyage un peu moins speed (encore que?) et plus centré sur des sites moins connus et en dehors des sentiers battus. J’avais en effet l’avantage de connaître ici certains d’entre vous qui m’avez été d’une aide précieuse. Encore une fois un grand merci à toi Philippe pour toute ton aide proposée spontanément pour parfaire notre circuit. Mon père te remercie également pour toute cette gentillesse et cette générosité, l’un de ses meilleurs souvenirs étant d’ailleurs le fameux White & Red canyon. Je risque d’en oublier certains et je m’en excuse mais je remercie aussi tous ceux qui m’ont adorablement renseigné ou avec qui j’ai simplement pris plaisir à discuter du grand ouest... Thibaud, Val, Alain-Pierre, Patrick, Marie, Laurence, JP, Jean-François, Jacqueline…
Beaucoup (trop ?) de remerciements et de dédicaces mais ils me semblent justes vu les échanges agréables que nous avons eus, et je peux désormais réellement parler de notre voyage…
Notre parcours final, qui intègre les remaniements sur place. Si on ajoute les km des trajets annexes on arrive à 7000km sur nos trois semaines de nature : Parcours
Hôtels : Quelques informations sur nos hôtels qui méritent une appréciation, tous des double queen sauf à San Francisco : - San Francisco : moi chez mon pote Morgan (reconnu comme le meilleur hôtel de la ville), mon père à l'hotel North Beach sur Kearny Street, très bien situé, pour seulement 45€ la nuit mais un confort minimum qui ne conviendrait pas forcément à tout le monde. Monterey : motel El Dorado Inn à 60$. Le moins cher qu’on ait trouvé sur place sans pré-réservation.
- Las Vegas : Excalibur. Chambre de qualité, bien situé en bout de strip là où ça commence à être « intéressant ». 100$ par nuit en moyenne, en incluant du week end où les tarifs sont plus onéreux dans toute la ville. Bien mieux que le Luxor de l’année dernière.
- Page : chez Bob’s Bashful Motel. Un très bon rapport qualité/prix ou quantité/prix en fait. Les appartements sont avec deux chambres, salon et cuisine pour 45$. Par contre il ne faut pas s’attendre au grand luxe, tout y est un peu vieillot. Bob tient le motel depuis des années, il est adorable et son fils Rick aussi. J'y étais déjà passé l'année dernière.
- Moab : Motel « Inca Inn ». Je ne le recommande pas du tout, douche abominable impossible d’avoir de l’eau à température constante, doublé d'une mauvaise foi évidente à l’accueil assez rare aux USA. De quoi me gonfler en fait. Oui, j'ai un caractère de daube parfois.
- Torrey : Days Inn. Très bonne chaîne, rien à redire.
- Tropic : Bulberry Inn B&B. Prix honnête et accueil de qualité, de bons petits déjeuners maison. Je recommande largement de dormir à Tropic plutôt qu’à Bryce, c’est à 15min en voiture et nettement moins cher. Seul inconvénient c’est d’aller à Bryce pour manger après 20h30, sur Tropic tout est fermé.
Restaurants Seulement ceux qui nous ont particulièrement enjoué et à retenir sans hésiter, la plupart conseillés ou repérés avant notre départ :
San Francisco : Je connaissais déjà la majorité de ces adresses de mes années précédentes à San Francisco, elles m’ont été conseillées par mon pote qui vit là bas, plutôt un gage de qualité il me semble ; et surtout largement vérifié sur place : « Chez Mama’s » : brunch sur Washington Square « Town’s end » : brunch tout près de 2nd Street « Balboa Café of San Francisco » : brunch dans le quartier Fillmore / Lombard Street « MSB - Marina Sushi Bar » : resto japonais sur Lombard Street « House of Nanking » : resto chinois sur Kearny Street « Lemon Grass Thai cuisine » : resto thai sur Polk Street « Mel’s Drive Inn » : un classique « cuisine » US. Il ne faut pas s’attendre à de la cuisine fine évidemment mais c’est typique américain, de bon cru (burgers, Fish&Chips & co) et parfait à 3h du mat’ après les sorties bar. J’y ai d’ailleurs dormi deux fois en deux ans, une fois la tête sur la table et cette année j’ai osé les toilettes. Hum. Monterey : « Hula’s Island Grill ». Restaurant avec cuisine insulaire de très bonne qualité. Torrey : « Stackers », de très bons burgers, avec un accueil charmant. Page : « Fiesta Mexicana », petite chaîne mexicaine de bonne qualité pas trop chère. Moab : « Sing Ha Thai Cuisine ». Un bon thaï dans une ville où il est assez difficile de bien manger. Escalante : « Escalante Outfitters ». Pizzeria perdue dans l’arrière pays et recommandée partout. Génial. Tropic/Bryce : “Bryce Canyon Lodge” : buffet à volonté, un peu l’usine mais très bien.
Location de voiture Via locationsdevoiture.com comme l’année dernière, meilleur rapport qualité/prix trouvé avec toutes les assurances nécessaires. J’avais fait un sujet ici sur les locations aux USA qui a été très bien complété pendant plus d’un an par les autres forumeurs: http://voyageforum.com/...etats_unis_D2439235/
Budget approximatif global : En intégrant mon billet A/R Paris-SF trouvé à 480€ et sans les achats et sorties en extra. 2800€ /pers pour un peu plus de 4 semaines (3 semaines de nature + 1 semaine de San Francisco).
Passé les détails techniques et l'introduction d'usage avec les informations pour forumeurs en recherche de bons plans, on peut enfin commencer le récit avec la ville de San Francisco!
San Francisco
Mon passage par San Francisco est un peu particulier parce que je connais bien la ville pour y avoir été trois fois ces dernières années. Je ne vais pas l’évoquer de façon chronologique comme le reste de notre parcours mais donner mes ressentis globaux et assortir ces mots de quelques photos. J’y passerai un peu de temps parce que j’adore cette ville. Sûrement parce que j’y ai un bon ami et donc la chance de pouvoir la découvrir de l’intérieur et pas uniquement visiter les endroits touristiques. Parce que l’accueil réservé là bas a toujours été festif et agréable. C’est une ville de vie, qui ne ressemble à aucune autre aux USA (de ma maigre expérience), une ville aérée, mixte. Elle est plaisante par sa configuration globale, entourée d’eau et traversée de ses fameuses rues « serpentées ». Elle est intéressante par le mélange des populations, l’ouverture d’esprit globale et ses quartiers aux styles et ambiances diversifiés.
Commençons le lever du carnet de voyage par un lever de soleil capturé par mon père encore non remis du décalage horaire, le premier jour de son arrivée.


Mon père pour qui j’avais prévu une liste de choses à faire sur 4 jours mais qui en avait fait quasi un tiers entre 5h et midi avant même qu’on se soit encore retrouvés. 4500 photos aussi déjà, logique !
Le port, la baie, avec la prison d’Alcatraz dans le fond perché sur son île :


Ou le traditionnel Golden Gate (et sans brume !)

On continue avec une belle vue du Financial District depuis la Coït Tower

Depuis l’intérieur du Financial District :


« Salut Gandhi, la pêche ? En fait t’es aussi grand qu’une tour mon gars ! »

Le quartier de l’embarcadero où les travailleurs du Financial District envahissent le lieu le midi. Il y a un côté île et ensoleillé avec ses grands palmiers :


Autour de Union Square, sorte de Champs Elysées de la ville avec toutes les enseignes de Luxe notamment. Pas le plus fun de la ville mais pas désagréable non plus :



Un détour par le quartier de Washington Square ainsi que l’axe Colombus Avenue qui passe à proximité et qui font partie de mes coins préférés de la ville. Il s’agit du quartier italien. Une jolie église, des cafés italiens avec des tables dehors (assez rare dans les villes américaines), une belle boutique de chapeaux, un vieux disquaire adorable même s’il n’a pas su trouver l’introuvable album « Grin » de « Coroner » que je voulais rapporter à un pote féru de métal ou encore le square investi par les chinois en mode Tai Chi censé apporter harmonie et équilibre des forces naturelles.


Chez Mama’s, où je me fais une jolie combo « Carot Cake » + « Eggs Benedict ». J’ai un problème avec les œufs Benedict, j’adore ça. C’est presque orgasmique. Et donc indispensable à chaque brunch. Je bug. J’aime ce genre de bug orienté cuisine d’ailleurs. Pas de photo des œufs Benedict, trop occupé à les manger. Ma femme s'appelera Bénédicte. Logique. Par contre mon père n'aime pas les oeufs Benedict. Nul.


Colombus avenue :




Avec l’imposante pyramide du Financial district dans le fond qui contraste avec ce vieil immeuble vert stylé qui appartient à Francis Ford Coppola.

L’intérieur rez de chaussée de l’immeuble, un café aux couleurs films et aux tendances bistrot à l’européenne :

Une vue figée du spectacle pourtant fort vivant et musical, la messe Gospell de Glide Church. A privilégier le dimanche à 11h quand on a la chance d’y être sur le week end. Si on retire la grosse demi heure de fin où le prêtre nous a passablement ennuyés vu notre faible penchant pour la religion, le reste était génial. Belle ambiance, des gens joyeux. Etonnant et je recommande vivement !

Le célèbre Chinatown, l’un voire le plus grand du monde même s’il n’est pas si impressionnant que ça je trouve, il se concentre essentiellement sur deux rues parallèles Grant et Stockton Street. Avec la porte principale qui en marque le début :


Un parc où j’aime faire ma sieste / repos de marche, sous les cerisiers fleuris (mes trois séjours étaient en Avril/Mai), le Yerba Buena Park, près du musée d’art moderne :


Une virée sur Alcatraz, que je recommande vivement. L’île et sa flore sont belles, la vue sur la ville magnifique par beau temps, et ce lieu mythique regorge d’histoire récente en plus de bien montrer les conditions de vie des détenus. On peut même se lâcher sur le système audio pour touristes que je n’affectionne pas en temps normal mais particulièrement intéressant pour avoir des détails sur la vie de la prison. Il faut par contre y aller si possible en dehors des créneaux de foule, le choix du premier bateau vers 9h est très bien par exemple. Il parait que c’est sympa de nuit aussi, avec la dernière navette mais je n’ai pas eu l’occasion d’essayer. A savoir qu’il faut absolument réserver avant le voyage pour avoir une chance d’y passer.
Depuis le bateau navette :


Une cellule reconstituée :

San Francisco, c’est bien sûr les multiples rues en pente où on voit essentiellement son capot :


Ou les fameux « Cable Car » :


Lombard Street et ses méandres de verdure pour contrer la vigueur de la pente, tout au loin :

On s’éloigne du « centre », aux abords du quartier de « Haight Ashbury », avec quelques maisons victoriennes colorées et un joli parc à flanc de colline, le « Buena Vista Park » :


Le quartier d’Haight Ashbury donc, avec ses multiples boutiques décalées, branchées musique, fumette, piercing, métal ou zen attitude :




Une maison de schtroumpfs :

Le quartier gay du Castro que j’ai découvert seulement cette année parce qu’il est excentré. Sympa d’y faire un saut mais pas indispensable à mes yeux. A moins d’y avoir des attraits particuliers ou surement en temps que lieu de sortie le soir. Je pense qu’il faut mieux connaître pour apprécier.


Un quartier étonnant aussi par la taille et le jeu de couleurs de leurs antennes radio :

L’une des vues que je préfère de la ville depuis Twin Peaks, lieu rendu célèbre à travers le monde par David Lynch et sa série puis son film :


L’autre côté de la baie de San Francisco présente aussi de nombreux intérêts. Le beau parc de grands Sequoia, le parc de « Muir Woods », la ville de Sausalito avec ses maisons sur l’eau ou Tiburon pour la vue sur la ville par temps clair.
Muir Woods, parsemé d’une autre espèce de Sequoia que les plus gros qu’on trouve en Sierra Nevada à Yosemite ou à Sequoia National Park. Un petit parc parfait pour la promenade du dimanche des locaux.


L'arbre poilu :

La vue depuis Tiburon :



Pour finir la zone photo, la photo carte postale classique, avec les maisons victoriennes d’Alamo Square en premier plan et le Financial district au loin. Bon ok, j’ai aussi un chien casse bonbon et quelques voitures en trop :

J’ai zappé un certain nombre de classiques de la ville parce qu’ils sont souvent vus et revus ici même, le Golden Gate Park, Fisherman’s Wharf notamment. Mais vous pouvez y faire un tour !
Avec le recul de ces trois séjours à San Francisco, mes préférences portent sur le quartier hippie de Haight Ashbury pour son côté rétro et déluré, celui de Colombus/Washington Square pour son ambiance aérée et chaleureuse et sur le quartier de Fillmore/Lombard où les jeunes se retrouvent pour sortir. San Francisco est une ville qui à mes yeux mérite bien 4 jours de visite surtout si on souhaite profiter de ses alentours de l’autre côté de la baie (petites villes de Sausalito et Tiburon, parc de Muir Woods).
Au final, dans cette ville on est très loin des clichés américains que sortent souvent à tord les français et autres européens sur nos confrères américains. Cette ville est globalement emplie de gens ouverts d’esprits et chaleureux, prêts à vous aider, finalement prêt à tout pour vous faire aimer leur pays dont ils sont particulièrement fiers.
Avant de quitter San Francisco pour longer le pacifique le long de la route 1 vers le sud, un complément d’adresses pour les férus de musique. Il s’agit des lieux de San Francisco où l’on peut espérer trouver quelques pépites musicales d’occasion à prix léger. J’ai un peu galéré pour établir cette liste, elle n’est pas exhaustive mais si elle peut vous servir tant mieux :
“Amoeba music” : 1855 Haight Street
“Recycled Records” : 1377 Haight Street
“Ceiba Records” : 1364 Haight Street
“Heavy Metal record qstore”, en face d’Amoeba sur Haight Street.
“101 Music” près du carrefour Grant Street / Green Street
Et pour ceux qui cherchent un vrai chapeau de Cowboy, San Francisco n’est pas trop la ville pour ça, vous en trouverez uniquement dans le quartier mexicain. Notamment la boutique où j'en ai acheté un et dont je viens de retrouver le nom, quelque chose comme "Ok Corral"
La suite pour le départ vers des contrées moins urbaines … quand je trouverai un peu de temps !
On peut trouver la suite ici : http://voyageforum.com/...ost=3485696;#3485696
Hello,
Sur le modèle du "famous" post du Tigre (pour le mois de juin 2009 ou septembre 2011, ou encore ma 1ère copie en mai 2009), je vous propose de poster ici vos dates dans l'Ouest des USA et un petit resumé de votre trip avec les étapes importantes pour des dates entre fin Mai et Juin 2011.
Ce topic est là pour discuter entre voyageurs partant en mai/juin 2011 pour l'Ouest (présentation du circuit, étapes...) et "éventuellement" s'y croiser en cas d'étapes communes, mais pas pour chercher un Compagnon de Voyage 😛
@+ Vnoa
Sur le modèle du "famous" post du Tigre (pour le mois de juin 2009 ou septembre 2011, ou encore ma 1ère copie en mai 2009), je vous propose de poster ici vos dates dans l'Ouest des USA et un petit resumé de votre trip avec les étapes importantes pour des dates entre fin Mai et Juin 2011.
Ce topic est là pour discuter entre voyageurs partant en mai/juin 2011 pour l'Ouest (présentation du circuit, étapes...) et "éventuellement" s'y croiser en cas d'étapes communes, mais pas pour chercher un Compagnon de Voyage 😛
@+ Vnoa







