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NW Canada, Alaska et Nord Arizona
préambule

L'ensemble de ce voyage a été réalisé par mon épouse et moi-même entre le 27 Juin 2011 et le 11 août 2011.

Les photos proviennent bien, en règle générale, de ce voyage de l'été 2011. Cependant, je ne m'interdis pas d'introduire occasionnellement quelques photos prises lors du voyage précédent assez semblable (2007), lorsqu'elles sont nettement meilleures que celles prises cette année.

La rédaction d'un carnet de voyage est une première pour moi, et probablement une dernière aussi, car je n'envisage pas de me lancer régulièrement dans ce type de récit, pour raison de temps. Mais, si bien des régions du monde font l'objet de nombreuses descriptions sur VoyageForum, bien peu de carnets détaillés existent pour l'Alaska, aussi j'ai souhaité y remédier. J'espère, malgré la qualité médiocre des photos incorporées (limitées chacunes à 100 Ko), donner envie à quelques uns de s'intéresser au grand Nord du continent Américain. Il le mérite bien. Nota (juillet 2013) : les photos dans le corps du texte ont, depuis quelque temps, parfois disparu (merci VF ?) surtout dans la deuxième partie de chaque page ; elles ont alors été remplacées par ... une vignette. Mais il suffit de cliquer sur cette vignette dans le corps du texte pour les retrouver à leur taille normale.

Il s'agit de notre quatrième voyage en Alaska. Nous avons insisté cette fois : - sur les lieux que j'avais le plus appréciés auparavant (négligeant certains endroits pourtant célèbres, comme Denali NP, qui ne nous tentent plus) ; un "Best Of" en quelque sorte. - sur la partie maritime Sud (l' "Inside Passage") que nous ne connaissions pas.

Enfin le voyage se termine par une extension en Arizona, car nous souhaitions retourner une fois de plus à CBN (The Wave) ; nous avons eu en Avril dernier la bonne surprise d'apprendre que nous avions gagné, via la loterie internet, deux permis d'accès au site (très difficile à obtenir), vers la fin de notre séjour Américain. Il nous fallait en profiter. ===================================================

Notre trajet a été le suivant :

(comme le texte est très long et entrecoupé par des commentaires, afin de retrouver un passage plus facilement, j'ai introduit un certain nombre de renvois avec lien vers le texte correspondant : cliquer alors sur les passages en gras dans la table suivante) :

- Vol Lyon-Paris-Los Angeles (voir juste ci-après) - vol pour Seattle - frontière Canadienne - Yoho N.P. - Lac Moraine, Lac Louise, Icefields Parkway (ours) - Jasper, Lac Maligne - Alaska Highway : 1/ traversée de la Colombie Britannique : Dawson Creek, Fort Nelson, généralités sur l'Alaska Highway, Muncho Lake (ours), Liard River Hot Springs, ours sur la route - Alaska Highway (suite) : 2/ entrée dans le Yukon, Watson Lake, Teslin Lake, Whitehorse - généralités sur la ruée vers l'or du Klondike - passage en Alaska, Skagway - retour au Yukon, Whitehorse à nouveau, route vers Dawson City, Dawson City, - Top of the world Highway, passage en Alaska, Tok, Glennallen, passage rapide à Anchorage - route vers Homer, Homer - Journée à Brooks Falls, Katmai NP (ours très nombreux) - péninsule de Kenai, Anchorage - route vers Glennallen et Kenny Lake (pipeline de l'Alaska) - Edgerton Hwy, Kennicott et McCarthy (ours), - route vers le parc de Kluane, passage à nouveau au Yukon, lac de Kluane - Haines Junction, survol des glaciers (Kaskawulsh et South Arm Glacier) - route vers Haines (retour en Alaska) Haines, Chilcoot River (ours) - A PARTIR DE MAINTENANT TRAJETS EN FERRY. Ferry vers Juneau, Juneau, Mendenhall Glacier - Tracy Arm Fjord, Sawyer Glaciers, retour à Juneau (ours) - ferry vers Sitka, Sitka - en route vers Wrangell, passage à Petersburg, Wrangell, vers Anan Creek (ours) - Anan Creek (ours très nombreux) - Ketchikan - retour à Bellingham en ferry, retour à Seattle. - vol vers Las Vegas, route vers Page - The Wave (route défoncée), autour de Page - Secret Canyon - Cottonwood Canyon Road Bryce NP, Red Canyon, Cedar Breaks NM, retour à Las Vegas - Havasupai - Palm Springs, retour à Los Angeles, retour en France.

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Le vol depuis Lyon vers Paris puis Los Angeles a été parfait (Air France en Affaire, grâce aux miles FlyingBlue). Vol AF CDG-LAX

A l'arrivée nous prenons possession d'une petite voiture Hertz pour quelques heures, car nous devons changer rapidement d'aéroport ; direction John Wayne Airport (SNA) à 40 miles de là, à Santa Ana. Mais nous avons le temps sur le trajet de faire un détour pour nous dégourdir les jambes près de l’océan ; ce sera Huntington Beach, et son sympathique pier. Huntington Beach

Vol ensuite vers Seattle avec Southwest Airlines, une compagnie low cost, mais qui fonctionne parfaitement, et au confort très correct. Enregistrement rapide (il n'y a pas de boarding pass avec siège pré-attribué, mais on reçoit un numéro qui signifie l'ordre de pénétration dans l'avion, où chacun choisit à sa guise un des sièges encore disponibles). Bagages gratuits ! Encore un vol sans problème, à l'heure, avec une escale de quelques minutes à Oakland. Tout cela pour environ 50$ ttc par personne !

Peu avant d'atterrir, nous survolons le Mt Rainier, repère mythique de la région de Seattle. Mount Rainier

La réception de la voiture à Seattle sera un moment important, car nous devrons cohabiter un gros mois ensemble, sur plus de 10000 km. Et, outre une consommation raisonnable (le prix de l'essence n'est plus ce qu'il était ; nous l'avons trouvée dans certains coins reculés sensiblement plus chère qu'en France !), il nous fallait une longueur inférieure à 15', pour minimiser le coût de transport sur le ferry. Il fallait aussi qu'elle soit confortable, afin de ménager nos vieilles articulations. Le préposé au comptoir Hertz est compréhensif, efficace et compétent, il assimile nos exigences.

Il nous attribue une Hyundai Elantra. Bonne pioche, elle a été parfaite, à l'aise sur les pistes (faciles) telles que Top Of The World Hwy ou McCarthy Road, et confortable pour les très longs trajets routiers (je dirais que c'est comme une Mégane, en plus confortable. Le toit ouvrant sera un plus très apprécié (surtout par Madame qui a ainsi pu profiter du soleil Arctique, sans faire chuter notre moyenne), car nous avons eu sur la plus grande partie du trajet un temps anormalement beau et ensoleillé. La radio par satellite nous permettra de recevoir des centaines de chaînes, même très loin de toute zone habitée. Prix total payé pour cette voiture en km illimité, pour 1 mois complet : 1 175 US$ ttc, avec toutes les assurances raisonnablement nécessaires.

Petite remarque amusante : nous avons reçu une voiture immatriculée en Floride, et cela nous a attiré beaucoup de sympathie tout au long du parcours, car la Floride, c'est très looooooin de l'Alaska. On nous a souvent fait confirmer que nous venions bien de Floride, et lorsque nous répondions "non, de France", on nous demandait alors généralement "où est situé cet état ?". Notre réponse habituelle, "encore plus à l'Est que la Floride" les a à peine surpris (l'Américain moyen ne connaît que très mal la géographie).

Notre première tâche a été de faire un très gros plein de nourriture et d'outillages de cuisine dans un Safeway et dans un Walmart à proximité de l'aéroport de Seattle, car, pour des raisons d'économie ou de diététique, nous ne mangerons pas très souvent au restaurant.

En fait, tous les midi nous prévoyons un picnic léger et rapide. Et le soir, nous ne fréquenterons les restaurants que de temps à autres, lorsqu'ils amèneront un plus significatif. Car au Canada et en Alaska, les restaurants sont rares dans les zones reculées, et ailleurs ils sont toujours très chers (environ le double de ceux qu'on rencontre dans le SW des USA à qualité comparable) ; ils sont en outre généralement très quelconques ou bourratifs.

De plus, les logements que nous fréquenterons (hôtels-motels-lodges, bungalows, BnB, roadhouses, cabanes, …) nous donneront souvent gratuitement accès à un barbecue (nous comptons bien faire une cure intensive de saumon sauvage grillé) ; et sinon nous aurons parfois une kitchenette, ou au moins un micro-onde disponible ; nous utiliserons une boite spéciale en plastique, très pratique, spécialement conçue pour préparer rapidement et facilement une plâtrée de riz ou de pâtes dans un micro-onde. Il nous a néanmoins fallu trouver des cartouches bleues Camping-Gaz. Et là, mauvaise surprise, elles ne sont plus distribuées aujourd'hui dans les magasins REI de Seattle "pour raison de sûreté" (?) nous explique-t-on (j'aurais plutôt pensé pour raison commerciale). Mais heureusement nous en trouverons rapidement dans un "Big 5" voisin.

Nous passons quelques minutes, pour le fun, au Pike Market de Seattle afin de retrouver l'ambiance inimitable des vendeurs de poissons.

Pike Market, Seattle

Nous faisons là notre première rencontre du voyage avec les fameux saumons sauvages d'Alaska, à la chair couleur rouge vif, incomparables avec les saumons d'élevage que nous connaissons en Europe.

Lancés par un assistant, ils rejoignent la caisse enregistreuse par dessus les têtes et les étalages pour y être pesés et emballés. Il est vrai (nous pourrons le confirmer plus tard) que les saumons d'Alaska sont bien des champions reconnus pour le saut, par exemple pour remonter une chute. Les poissons volent bas !

Un petit tour express, sur le front de mer près du marché nous permettra de saluer une dernière fois le Mt Rainier, omniprésent dans la ville.

Seattle waterfront

Notre premier picnic se déroulera sur la rive Est du Lac Union, dans une zone un peu rétro et hippie, assez sympa, avec des maisons flottantes (on se croirait au nord se Sausalito). Lake Union

Mais nous ne nous attardons pas, et quittons bien vite la ville, direction Nord, par l'I5. Là, les difficultés commencent. Comme la dernière fois où j'ai emprunté cette autoroute en direction du Canada, elle est complètement engorgée sur 60 miles (la carpool est elle-même saturée). Contrairement à l'idée reçue, la vie ne doit pas être toujours rose dans la région de Seattle !

Nous arrivons enfin au Canada, et dormons à Abbotsford, une cinquantaine de km à l'Est de Vancouver (ville que nous éviterons complètement cette fois).

Le lendemain de bonne heure, nous nous engageons sur la "transcanadienne" direction Est, avant d'obliquer vers Kelowna et la vallée de l'Okanagan (région que nous ne connaissions pas), puis de rejoindre les Rocheuses Canadiennes.

la transcanadienne

pont flottant de Kelowna

des cultures à perte de vue

vallée de l'Okanagan

Nous n'avons pas vraiment apprécié cette région, pourtant réputée. Certains points de vue sont effectivement très beaux (le fond de la vallée est une succession de jolis lacs très longs), mais la circulation y est pénible, et les villages assez quelconques. La région est fameuse pour ses vergers, et ses fruits ; mais si ces derniers sont bien vendus en grand nombre dans des stands un peu partout au bord de la route, le tarif est dissuasif (bien plus cher qu'en supermarché, bien plus cher qu'en Europe). De plus il est très difficile de trouver à midi un coin sympathique avec tables de picnic.

Heureusement, la belle surprise de la journée sera notre ville étape, Revelstoke, au pied du Parc des Glaciers (le Canadien, pas l'Américain). Nous logeons dans un motel sympathique (Swiss Chalet), genre BnB. Et l'ambiance de ce gros bourg forestier est vraiment plaisante et relaxante : un orchestre de jazz dans un kiosque à musique anime agréablement une soirée bon enfant. Seul bémol, la ville est traversée en permanence par des trains interminables (on a compté 168 wagons), mais cela donne un coté folklorique indéniable.
Open
Sur la côte nord-ouest Pacifique ou... pas loin!
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de quatre semaines, de l'ouest du Canada au nord-ouest des Etats-Unis, de la Colombie-Britannique à l'Etat de Washington, le long de la côte Pacifique ou jamais bien loin, en voiture, en ferry et à pied... 😉

La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :

sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/

Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.

Bonne découverte ! 🙂



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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.

Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !

De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.

De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.

Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.

Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).

Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.

Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.

Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.

Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.

En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.

Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.

Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.

Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.

Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !



Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015

Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.

Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !

Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !

Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)

Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.

Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.

J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.

Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.

Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.

Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.

On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.

19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.

Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.

Distance parcourue dans la journée : 135 km

Notre SUV... rutilant !

De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015

Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !

La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.

Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.

J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.

Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.

A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.

Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !

La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.

Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !

Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.

Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !

De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.

Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !

Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !

Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.

A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.

70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.

Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.

Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.

Distance parcourue dans la journée : 389 km

J3 : Samedi 15 août 2015

Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.

Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.

Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.

A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.

Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.

C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.

C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.

En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.

En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.

Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.

Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).

La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.

Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !

Côté flore, une belle récolte !

Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.

Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.

Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !

Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.

Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.

Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !

Distance parcourue dans la journée : 410 km

Lac Joffre

Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015

Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.

Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.

Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.

Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.

Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.

Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.

Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.

Alors ?

Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.

Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !

C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.

A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.

Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.

Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !

Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.

Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.

J5 : Lundi 17 août 2015

Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !

Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.

A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.

Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.

Au bout d'une heure le lac est à nous.

Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.

Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.

En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.

Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !

Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.

De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.

Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.

Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.

Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.

Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !

C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.

Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !

17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.

Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.

Alors ?

Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…

… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.

Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.

En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.

Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.

Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.

Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?

Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.

Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !

Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.

Distance parcourue dans la journée : 412 km

Babine Mountains

De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015

Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.

Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !

Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.

Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?

Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.

Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.

Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.

Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !

Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.

Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.

Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…

Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.

Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.

On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.

Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.

Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.

Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.

Alors tant pis !

Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !

Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !

Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !

Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.

Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.

Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :

One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.

Adjugé !

Un panneau au point de départ met en garde, forcément…

On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !

Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.

Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.

Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.

Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !

Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.

Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.

Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.

En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.

Alors pourquoi pas nous ?

Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.

Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".

Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?

On y retourne ?

Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.

Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !

C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !

Distance parcourue dans la journée : 90 km

Près de Salmon Glacier



En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015

Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)

Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.

Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.

En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)

A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.

Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.

En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.

Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.

Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.

En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.

Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.

En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.

Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.

Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.

C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.

Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).

Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J

Distance parcourue dans la journée : 440 km

J8 : Jeudi 20 août 2015

Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.

Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.

Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.

Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.

Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.

A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(

Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.

Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.

Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.

Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.

L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.

Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.

A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !

Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.

Lava Lake

Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015

La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.

A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.

C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.

Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !

A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.

Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.

Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)

Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.

Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?

Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.

Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.

Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.

Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.

En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.

Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.

Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.

Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.

Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.

Deuxième nuit à Masset.

Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.

Naikoon Nord

Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015

Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.

Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.

Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !

L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.

Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.

Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.

Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.

Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.

Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !

Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.

Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.

Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.

Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.

Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.

Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.

Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.

Distance parcourue dans la journée : 109 km

Epave du Pesuta

Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015

Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.

En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.

Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.

Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.

En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !

La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.

En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.

Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.

On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.

Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.

C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.

Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.

Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.

Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.

Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.

Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.

De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.

Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.

Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)

Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !

Deuxième nuit à Queen Charlotte.

Distance parcourue dans la journée : 127 km.

Balance Rock

Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015

Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !

Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.

Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.

Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.

A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.

Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.

Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.

Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.

Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.

Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt

Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.

Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !

Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)

Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.

Distance parcourue dans la journée : 93 km

J13 : Mardi 25 août 2015

La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !

A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !

A ce rythme, le temps passe très vite.

Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.

S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.

A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.

En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.

Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?

Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.

Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !

Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !

Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.

Coucher de soleil à Prince Rupert

Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015

Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !

D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.

D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !

Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.

Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.

Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.

C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.

Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)

Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.

Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !

Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.

Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.

En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.

Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.

Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?

En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.

Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.

En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.

En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.

C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.

Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.

Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !

Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.

Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :

Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.

Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.

Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.

Distance parcourue dans la journée : 65 km

Oliver Lake, près de Prince Rupert

De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015

Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.

Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.

Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.

Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.

C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.

Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.

Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.

C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.

Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !

De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !

Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.

Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.

Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.

Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.

Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.

Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !

Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.

Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.

C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.

Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)

Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.

L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.

A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.

Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !

Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.

Dans le Passage intérieur

Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015

Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.

Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.

Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.

En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !

Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.

Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.

En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.

Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.

Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !

Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.

En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.

Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !

Deuxième nuit à Port Hardy.

Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !

Distance parcourue dans la journée : 152 km

Stea stacks à Cape Scott PP

Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015

La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.

Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.

Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.

En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.

Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.

Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.

Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.

Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !

Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.

Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.

J18 : Dimanche 30 août 2015

Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.

Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.

L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.

Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.

Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.

L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.

J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.

Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !

Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.

Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.

A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?

Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.

Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.

En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !

Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)

Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.

Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.

Distance parcourue dans la journée : 198 km

J19 : Lundi 31 août 2015

Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.

En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.

La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.

Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.

Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.

Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage

Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.

A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…

Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.

I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.

C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.

Distance parcourue dans la journée : 58 km

Piscines naturelles au pied des Elk Falls

Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015

Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.

Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !

Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.

Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.

Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.

Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.

Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.

Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.

Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.

Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme

De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.

Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.

En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.

Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.

Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)

Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !

Distance parcourue dans la journée : 320 km

J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.

D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.

Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.

De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…

Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.

Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.

Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.

Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.

De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.

Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !

Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.

Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.

Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.

Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.

Distance parcourue dans la journée : 127 km

Quartier flottant à Victoria

La suite aux Etats-Unis est par... ICI
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Partir de Niagara Falls (côté canadien) pour rejoindre l'aéroport de Buffalo (États-Unis)
Bonjour à tous,

Après de nombreuses recherches, je solicite votre aide pour évaluer la faisabilité de notre voyage!

Alors voilà, nous sommes un couple Belge et on a un passeport nouvelle génération (fait l'année dernière). Pendant le mois de mai 2011, nous allons faire un "petit" périple canado-américain avec ma compagne. l'idée de base est la suivante:

On atterit à Montreal (que l'on visite quelques jours), ensuite on file vers les chutes du niagara côté canadien en voiture de location. Une fois ces belles eaux admirées, nous aimerions nous rendre à l'aéroport de Buffalo du côté américain pour faire un vol interne vers Raleigh aux states.

Il est aussi possible bien sur de faire Toronto-raleigh mais c'est nettement plus cher. Donc on aimerait savoir:

- Quelle est la meilleure option pour faire la liaison Niagara falls - Buffalo airport? - Quel en serait le coût? - Combien de temps doit-on prévoir pour celà?

C'est avec grande impatience que j'attends de vous lire!
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Itinéraire entre Mont Tremblant, les chutes du Niagara et le parc Adirondack
Bonjour à tous,

Avant tout je tiens à saluer l'amabilité et la serviabilité régnant sur ce forum, je suis agréablement surpris de constater que les valeurs d'entraide et de solidarité existent bien !

Je part du 14 au 28 août 2009 à Mont Tremblant, avec ma compagne. Nous aimerions effectuer un road trip (voiture) pour aller voit les Chutes du Niagara et traverser ainsi le Canada. J'ai élaboré un itinéraire approximativement. Mon but est d'aller à Niagara Falls en évitant de faire trop d'heures de route chaque jour (ici maximum 3h30 d'un coup, et 5h30 réparties en plusieurs fois dans une journée), mais sans que cela prenne une semaine, et sans faire le même chemin aller et retour: le juste milieu est difficile à trouver ! Voici mon projet, avec pour objectif de dormir loin des villes et près de lacs et forêts, dans des endroits moins touristiques, si vous avez des conseils sur ce genre d'endroits (genre cabanon en bois près d'un lac!):

DAY 1 : Départ de Mont Tremblant - Passer la journée à Ottawa - Soirée et Nuit à Smiths Falls DAY 2 : Passage rapide par Kingston pour arriver en début d'après-midi à Toronto et s'y ballader (shopping!) - Départ en début de soirée (19h30) pour aller passer la soirée et la nuit à Niagara Falls. (Je projetai un repas à Top Of the Falls, mais il m'a semblé comprendre que c'était un restaurant attrape-touriste, est ce vrai? Y-a-t-il un endroit sympa et pas trop cher pour manger et dormir là bas?) DAY 3 : Visite des Chutes du Niagara - départ dans l'après midi pour aller passer la soirée à Seneca Falls (entre Rochester et Syracuse, NY) DAY 4 : Se lever le matin pour faire les 3h30 de routes restantes pour arriver au Parc Adirondack et passer la journée vers Indian Lake - Soirée et nuit à Schroon Lake DAY 5 : Aller passer la journée à Montpelier (car nous venons de Montpellier en France, nous voulons absolument voir la ville américaine!), rentrer passer la soirée sur Montréal, puis enfin rentrer à notre résidence à Mont Tremblant.

J'aimerai avoir des avis sur la faisabilité de cet itinéraire, et également sur sa répartition: il y a-t-il selon vous des endroits où il vaut mieux passer plus de temps et d'autres moins? Des choses à voir absolument que je contourne?

Merci d'avance pour vos avis et conseils !

Bruno et Joss
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Cargo pour Baltimore ou Halifax: récupérer le camping-car, formalités?
bonjour,

nous preparons un voyage de 2 ans en camping car avec nos 2 enfants sur l'amerique du canada en argentine. nous avons trouver une compagnie de cargo sea bridge qui assure la traversee ves l'amerique du nord, nous souhaitions arriver sur baltimore(usa); mais nous avons lu recemment qu'il était compliqué de récupérer son camping car car il faut , depuis janvier , une escorte et pas mal de paperasse.

savez vous s'il est plus facile de récuperer son camping car sur halifax (canada)ou si ce sont les memes demarches ? les demarches a baltimore sont elles si compliquees, peut on reserver a l'avance une escorte?

merci pour vos reponses

laetitia et greg
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Aventures dans l'Ouest canadien et parc des glaciers,USA (3ème partie)
Aventures dans l'Ouest canadien et Parc des Glaciers (3ème partie)

Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité: http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil

Pour retourner à la deuxième partie:

Les choses vont commencer à devenir sérieuses. A force de monter vers le nord (ou de descendre pour ceux qui habitent dans l’hémisphère sud), cela devait arriver : les jours rallongent, les nuits sont un peu plus froides tout en restant tout à fait supportables, le ciel a tendance à plus souvent se charger de nuages, il y a de moins en moins de voitures sur les routes. Nous nous dirigeons (en quelques étapes quand même) vers la mystérieuse Alaska entrevue dans quelques films qui marquent –Insomnia, The Thing. On s’attend à y trouver pluie et brouillard dans des villages paumés au milieu de lacs gorgés de moustiques et à être chahutés par les Grizzlis joueurs … qu’en sera-t-il exactement ?

Jeudi 24 juillet 2008 - 20 ème jour du périple. Le moral est au beau fixe. Les longues balades à crapahuter à flan de montagne ont été remplacées par de longues heures de voiture en direction du nord-ouest. – route vers Prince George. Nous quittons Jasper avec un certain regret : pour le camping, la ville fort attrayante et les décors très bien faits des environs. La route nous conduit vers le Mont Robson, chapeauté de blanc au travers d’un défilé de pics du plus bel effet.



Après cinq cents kilomètres de paysages magnifiques, nous faisons halte dans le camping du Beaumont Provincial Park (qui nous a semblé plus attrayant que la ville de Prince George), mondialement connu pour ses lacs mais surtout ses moustiques. Même s’il y a eu des claques dans l’air (pour les moustiques, bien sûr), le camping est bien situé et inspire calme et repos. Un très bon moment de zenitude.







Dès le lendemain nous repartons dévorer les kilomètres toujours en direction du nord-ouest. Les cimes disparaissent pour faire place à un relief plus arrondi et monotone. Sur certaines portions, il faut admettre que c’est même franchement répétitif comme paysage. Quelle surprise nous attend au prochain virage ? Simple ! Des collines recouvertes de forêts habillées de temps en temps de tâches sombres et poilues – vous aurez reconnu bien sûr des ours. On les aime bien mais s’ils pouvaient parfois se déguiser en cerfs, caribous, castors (là c’est vrai que ce n’est pas le bon gabarit) ou autres herbivores, cela mettrait un peu de piment.





Allez, faut pas exagérer quand même, les grands espaces, les longues lignes droites vers l’horizon, c’est quand même fantastique.

Comment aller à l’ouest du Canada sans rencontrer d’Indiens ? En fait c’est facile : les « natives » comme ils sont appelés, sont tellement peu nombreux (ou complètement intégrés) qu’il n’y a pas beaucoup d’occasions de voir leur culture. C’est sûr qu’une pyramide ou une cathédrale résiste mieux au temps qu’un totem ou un tipi … Notre passage à K’san comblera cette lacune.



La visite du village amérindien - peuple Gitxsan - mérite le détour, avec ses grands bâtiments en bois aux motifs rouges et noirs si caractéristiques, ses totems de bonne facture et son petit spectacle de danses indiennes mené par des autochtones (uniquement le vendredi).

Les acteurs du spectacle.

les accessoires originaux utilisés pour le spectacle qui retrace les coutumes et les légendes du peuple Gitxsan.

La visite guidée du village (sept grandes « maisons en bois » ) est sans prétention mais nous montre quelques aspects très intéressants de l’ancienne civilisation décimée. La boutique recèle également une mine de beaux objets qui serviront de cadeaux à ceux qui n’ont pas pu venir (un certain nombre donc !).





Le camping, à quelques mètres du site, ne manque pas d’attrait non plus, près d’une rivière et dans un beau cadre.



Une étape instructive et agréable.



village de Hazelton près de K'san



Le jour suivant, la visite de Kispiox est programmée avant de suivre la rivière du même nom.





C’est un petit village typique du coin, garni de petites maisons de bois qui possède un site de totems (raison de notre arrêt). De belles pièces encore, mais pas du tout mises en valeur …





Pour ce qui est de la remontée de la rivière Kispiox, nous optons pour une route de traverse – ou un raccourci, comme on veut – indiquée sur la carte et le GPS, et qui doit nous permettre d’éviter la « grosse » artère sans surprises. Entre forêts, lacs et rivière, cette belle route ravit les sens, tant que l’on ne s’arrête pas pour nourrir les moustiques. Au bout d’une vingtaine de kilomètres, elle se transforme petit à petit en piste, puis en piste un poil technique, puis en cul de sac pour qui n’est pas équipé d’un 4x4 voire d’un char lunaire.



Nous serions nous trompés sur une bifurcation entre 2 chemins ? Nous explorons donc d’autres voies qui nous amènent dans un chemin pentu jusqu’à un groupe de campeurs perdu au milieu d’un océan de verdure, à boire des bières autour d’un bon feu. Le film « Délivrance », c’est dans quel pays déjà ? En fait, ce fut un échange très sympathique, qui nous a éclairé sur notre erreur de trajet. « C’est simple, la route est fermée ! Vous ne pouvez que revenir sur vos pas » soit quatre-vingts kilomètres en arrière. Gloups ! Ce petit raccourci nous aura juste fait faire un détour de deux cents kilomètres quand même ! Nous suivons au final la highway le long de la rivière Skeena (région où fut tourné le film « l’ours ») qui s’est avérée de toute beauté.

Les kilomètres défilent avec des arbres, des collines et … des ours, avant d’arriver, exténués, au camping de Meziadin lake Provincial Park, d’une catégorie que nous ne connaissions pas : le camping spartiate, équipé un cran en dessous du camping primitif.

Côté pile, l’environnement offre une vue imprenable sur un beau lac entouré d’un relief prononcé, chatouillé par des nuages lascifs en promenade du soir. Côté face, notre emplacement est constitué d’un tapis de cailloux certes bien ordonnés, mais difficile à percer (plutôt prévu pour les camping-cars).



Le côté obscur n’est cependant pas là. La seule source d’eau est une pompe poussive, dont le grincement sinistre est de nature à réveiller tout le camping, et qui délivre ses quelques gouttes après avoir copieusement versé les nôtres sous forme de sueur. Super pratique pour la vaisselle, accroupi, pour pomper- rincer en pleine nuit, sous le regard hostile de ceux qui voudraient bien dormir …



Petite flambée du soir au tarif habituel pour se réchauffer sous les étoiles.

Les portes de l’Alaska bientôt vont se refermer sur notre petite famille, et c’est là que nous finirons … notre montée vers le nord.

La nuit fût froide, mais le réveil matinal avec vue sur le lac brumeux sous un ciel azur et un soleil radieux fera oublier les tracas locaux. En route vers Stewart, à la frontière avec les Etats-Unis.



Les collines prennent de l’embonpoint et de la hauteur et nous retrouvons notre ambiance de montagnes agrémentées cette fois de glaciers qui descendent généreusement jusqu’au niveau de la route. La taille de ces monstres est impressionnante.





Le Bear Glacier, un des plus beaux glaciers bleus au monde, comporte à sa base une sorte de « bouche » qui déverse les eaux de fonte. Depuis la route, cela ressemble à une aspérité. C’est en fait une large caverne.











Stewart est une petite ville très rurale qui semble tranquille, au niveau de la mer , à l’extrémité d’un fjord de plusieurs centaines de kilomètres. Malgré un petit côté industriel avec son port, elle dégage l’impression d’un fonctionnement au ralenti au gré d’une météo capricieuse.



C’est précisément pour le côté très aléatoire de cette dernière que nous avons ici abandonné la tente pour un logement en dur. L’avenir montrera que nous avons bien fait ! Notre hôtel (le Stewart Mountain Lodge) est chaleureux et nous offre une grande chambre dimensionnée pour cinq et bien calfeutrée.

Nous sommes toujours fort accompagnés dans nos déplacements!!!

Les Streets et les avenues de la ville ont un caractère particulier : la majorité est en terre battue. Ça casse !







Nous partons dès l’installation pour notre première visite de Hyder, en Alaska, à quelques kilomètres de Stewart. Le passage frontière vers le cinquantième état des USA se remarque par la fin de la route goudronnée. Nous n’avons pas même vu l’ombre d’un uniforme de douanier, preuve si c’était nécessaire que nous arrivons à l’un des bouts du monde. Hyder ressemble à un village minier paumé de maisons en bois de type western mais dans la forêt humide. Tout cela ne manque vraiment pas de charme.





Contrairement au film « Insomnia » qui fut tourné à Hyder, nous n’avons pas été confrontés au problème du soleil de minuit, loin de là. Hyder est quand même bien en deçà du cercle polaire.

A la sortie nord de la ville (simple à suivre puisqu’il semble qu’il n’y ait qu’une seule route principale, en terre battue) se trouve une des curiosités du coin : un observatoire à ours juste à côté d’un torrent (sorte de passerelle en bois qui surplombe la rivière sur cent cinquante mètres environ).



Nous prenons le permis pour trois jours ce qui nous donne le droit d’assister aux premières loges, quand bon nous semble, au spectacle de la pêche des ours, qui, comme l’indique le titre, est une tragédie.

Le 1er acte est marqué par l’attente de la bête. C’est l’acte de loin le plus long et le préféré des saumons qui bullent tranquillement en remontant le courant et des moustiques qui profitent de notre inactivité.



Pour les enfants et ceux qui ne sont pas totalement dans l’ambiance de la traque, c’est un peu long (mais il faut éviter de le dire !). On trouve à cet endroit des passionnés des ours et même des photographes pros aux objectifs qui ressemblent à des télescopes.



Acte 2 : un gros paquet de poils mouillés arrive gaillardement en remontant le courant et s’ébat dans les flots pour tenter d’attraper ses jouets préférés. Les appareils photo crépitent. La star en rajoute pour bien montrer que l’eau est bonne. Mon œil !







Acte 3 : un des saumons malchanceux est sorti de son élément sans ménagement entre les crocs du fauve et l’ours met sa serviette et déguste.





Les cartes mémoire sont vite pleines. Après le départ du gourmet, chacun tri ses photos ou compare ses clichés avec ceux du voisin, raconte sa difficulté de saisir le drame bouleversant auquel nous avons assisté impuissants. Ce jour là en tout cas, l’ordinaire des ours a bien failli être complété par de la viande made in china en provenance d’un car arrêté pour voir la scène de pêche hors de la passerelle. Heureusement que les rangers étaient là. Quel orgueil, il faut savoir parfois refuser le rôle principal …

Un jeune grizzly vient tenter sa chance à son tour!

Si l’entrée en Alaska, zone détaxée, est une formalité, le retour au Canada reste sous surveillance de la douane.

Le lendemain, nous retraversons Hyder et nous dirigeons vers le Salmon Glacier. La montée est rude pour le moteur.



Bientôt, à partir de la route, la vue sur un gigantesque « torrent » de glace est de toute beauté.







Le ciel azur et une température de fin de printemps nous permettront de savourer un des plus beaux glaciers que nous ayons vu sur notre globe.





Comme on ne s’en lasse pas, nous continuons la piste après le point culminant pour explorer une des langues de glace qui beigne dans un lac.







Le long de la route se trouvent des entrées d’anciennes mines que nous ne visiterons pas par sécurité. Un tour à pied entre des petits torrents pour arriver au lac bleu profond complètera notre visite enchanteresse.



Nous trouvons facilement des minerais de métal par terre. Pas étonnant qu’il y ait eu des mines par ici. Alors que nous rêvassons au soleil, une explosion terrible nous fait sursauter. Un gros bloc de glace flotte maintenant dans l’eau, résultat de cette déflagration. Quelle taille avait-il pour provoquer une détonation pareille ?

Trouvez le glaçon😉

Alors que nous repartons en voiture de notre balade plutôt tranquille, nous croisons un 4X4 qui nous annonce fièrement avoir vu des grizzlys en chasse à quelques centaines de mètres plus haut. Bigre, on les avait oublié ceux là. C’est que les grizzlys ne sont pas nos nounours (déjà un peu dangereux) du bord des routes du Canada.

Un bon kilomètre après notre rencontre, bien en contrebas de la route, trois gros ours hirsutes gambadent entre les rochers et les trous pour chercher de la nourriture.



Des marmottes sifflent pour signaler le danger ce qui a tendance à les exciter.



A pied le long de la route ils sont impossibles à suivre. Ils ont l’air lent, mais un ours atteint quand même les 60 km/h à la course. Carl Lewis peu toujours s’accrocher.

La fin de la journée fut marquée par une visite à notre passerelle à ours et un peu de shopping à Hyder. Pas de berceuse ce soir là pour s’endormir.

Stewart - 24 ème journée de périple : Quatre hommes (dont trois apprentis) et une Grisemote se lèvent résolument pour affronter les ours sur un chemin de randonnée chaudement recommandé par notre hôtelier (décidemment charmant). Il nous prête au passage très gentiment une bombe à ours. Le hic c’est que le plafond nuageux est bas. Les gouttelettes de pluies se transforment en grosses gouttes bien nourries qui n’engagent pas à l’aventure. Un grand tour à notre passerelle à ours pour attendre la fin des hostilités ne suffira pas. Le ciel semble s’être percé définitivement pour la journée. Shopping. Par désœuvrement devant les pleurs célestes intarissables, nous prenons une bière dans un saloon typique dont les murs étaient recouverts de billets de 1 $ et de casques de mineurs (autorisé en pleine journée pour les enfants).





Là nous rencontrons des anciens mineurs nostalgiques, en pèlerinage, avec lesquels nous discutons en Français (ahhh ça fait du bien). Ils nous expliquent que ce genre de journée « humide » et « vivifiante» n’a rien d’exceptionnel, que les mines contenaient de l’or, du fer et du cuivre (on aurait du y entrer !), que la vie en Alaska n’était pas un bagne, bien au contraire, à condition d’aimer un certain isolement l’hiver, et pour finir, que parler Français avec des Français est exotique. Idem pour nous par rapport à l’accent Canadien. Avant de partir une nouvelle fois aux ours, nous immortalisons notre passage dans ce très sympathique Saloon par un billet de 1$ à notre nom collé sur le mur ! Avec toute l’eau tombée dans la journée, il nous a paru logique de manger un repas de « halibut »(flétan typique du coin à chair très fine) tout frais pêché, acheté dans un ancien bus reconverti en petit restau au fin fond d’une ruelle d’Hyder - le meilleur du coin d’après nos mineurs.



Le lendemain de cette journée lascive, dernière en ces lieux, Grisemote insatiable vis-à-vis des ours pêcheurs, se lève à cinq heures pour prendre ses derniers clichés(il faut dire que lors de nos passages précédents les saumons n’étaient pas encore arrivés massivement et par voie de conséquence les ours non plus !)









Ça roupille sec dans les rangs de ceux qui sont restés au lit, et, vers onze heures, lorsque tout le monde est levé, nous n’avons toujours pas de traces de Grisemote. Aurait-elle imité les chinois avec moins de chance ? C’est d’autant plus fâcheux que c’est elle qui maîtrise la fin du voyage et qui a la voiture. Vers 11h30, notre exploratrice préférée pointe ce qui lui reste de nez. Certes, après trois heures trente d’attente sous des trombes, elle a vu un grizzly prendre son petit déjeuner quasiment à sa table, elle a pu discuter avec des sommités de la photo animalière, mais dans l’action elle n’a pas appréhendé un mal mesquin qui la rongeait lentement mais sûrement : les moustiques. Globalement néanmoins il était possible de la reconnaître…











« Bon, c’est pas tout cela, mais ce soir nous devons dormir à Prince Rupert – 463 km vers le sud ». Go ! Après midi voiture, sous un ciel variable. Au revoir l’Alaska – coup de cœur du voyage.

Partout dans la région, le saumon est roi!

Les kilomètres s’enchaînent avec du beau et du plus monotone. Nous passons sur la route à Kitwanga et Kitwancool, hauts lieux de villages indiens.









Prince Rupert est une belle ville, vivante, avec un port vif en couleurs, entouré d’un relief prononcé de collines arrondies et de lacs. A noter près du port, un nombre considérable d'aigles pêcheurs. Comme le lever du lendemain est programmé à 4h30, inutile de dire que la soirée fut vite écourtée.



Le lendemain, nous partons pour Port Hardy sur l’île de Vancouver, par le ferry : Inside passage, seize heures de traversée au milieu de fjords paraît-il fabuleux. Cette journée, nous l’attendions avec impatience. Une promenade en mer au milieu des montagnes arrondies. Un régal pour les yeux d’après les témoignages de ceux qui l’on fait … par beau temps.



L’ïle de Vancouver : la forêt pluviale aux 30 000 ours

Dringgg ! « Déjà ! On vient de s’endormir ». Le soleil est encore loin d’être levé lorsque nous émergeons pour prendre un petit déjeuner lapidaire avant de nous diriger vers le port. Pour nous cela commence plutôt par la fête à la grenouille, à attendre l’embarquement dans la voiture, sous une pluie battante, une heure durant. Ambiance morose des jours pesants ou le ciel, la mer et la terre se ressemblent : des nuances de gris.



La visite des différents ponts du ferry, dès l’arrivée, est toujours un moment de découverte agréable sur l’immeuble flottant que constitue ce gros tas de ferraille (très bien construit au demeurant). Grace à Archimède, cela flotte pour notre plus grand plaisir et c’est tant mieux.







Il serait injuste de dire qu’il a plu tout le temps. 50 à 60 % semblerait être le bon chiffre, mais cela ne fait pas grande différence puisque des montagnes nous n’avons jamais vu plus que quelques centaines de mètres. D’un autre côté, le retour à la photo noir et blanc a un petit côté rétro pas désagréable.



Le paysage qui défile devant nos yeux change à chaque détour de fjord. Les monts jouent à cache-cache avec les nuages dans des dégradés gris qui se superposent. Tout cela rend le voyage mystérieux et fait travailler l’imagination (faut bien positiver !).



Le tout fut entrecoupé de repas pris sur le bateau, à des prix tout à fait abordables pour une bonne qualité. Bon, ce n’est bien entendu pas la balade enchanteresse dont nous rêvions, mais boire un irish coffee sur le pont, le nez au vent, sous une pluie battante dans cet univers aux formes imprécises et fantasmagoriques, a quelque chose de jubilatoire.





Enfin, disons que c’est mon avis, car celui de Grisemote pourrait se résumer à : « casser sa tirelire de presque 700€ pour ne rien voir de la journée sur l’un des points forts du voyage, c’est nul, nul, nul ! ». Ceci dit, sans le ferry, le passage par la route nécessite un détour de 2000 kilomètres. Cela fait aussi réfléchir !

L’arrivée à Port Hardy, sur l’ïle de Vancouver, à 23H00, marque une nouvelle phase dans ce voyage. La découverte de la forêt pluviale( rain forest) et le contact permanent avec la mer. Hôtel – lavage de dent – ZZZ zzz ZZZ



Jeudi 31 juillet 09 – il fait gris avec des pluies intermittentes. La route pour Telegraph Cove Resort, réputé pour ses safaris photographiques d’orques, est essentiellement forestière.









A l’arrivée, le petit port est charmant, coloré et nettoyé à fond par la pluie. Notre safari ayant été programmé l’après-midi, nous profitons d’une accalmie pour nous installer au camping à quelques tours de roue de là .Le camping est en pleine forêt pluviale, qui porte très bien son nom. Les arbres sont gigantesques, moussus et magnifiques.





Rayon de soleil extrêmement fugace.

Nous montons les tentes et les protégeons par de grandes bâches tendues par des cordes, des sangles et des mousquetons (très utiles). Vue la quantité d’eau qui tombe, ce n’est vraiment pas du luxe. Faire du feu relèvera certainement d'un exploit !

Les joies du camping, pas toujours facile!



En route pour la visite des orques, moment tant attendu du périple ! Équipés d’imperméables et de fourrures polaires, nous nous entassons dans une petite vedette avec une bonne vingtaine de personnes. Pas simple de s’asseoir dans tout cela.



Sans la pluie, on peut imaginer que tout ce petit monde se serait réparti sur le pont supérieur ou inférieur. Une scientifique de l’aquarium de Vancouver est notre accompagnatrice. Elle nous explique, en français et en langue de Shakespeare, que les orques étaient là hier, mais qu’elles sont parties chercher du saumon au large depuis le matin. Il y a donc une probabilité non négligeable que nous n’en voyons pas. Gloups, bon début ! Elle nous rassure néanmoins sur la présence quasi certaine de baleines et autres cétacés pour lesquels elle a fixé un rancard qui devrait être honoré. Tant mieux, nous sommes là pour cela.





Au bout d’un petit quart d’heure de moteur, nous atteignons le terrain de jeu, au milieu d’îles totalement recouvertes de végétation dense. L’eau est plate comme un lac. Une baleine (humback whale) pointe bientôt son nez, signalée comme il se doit par une pulvérisation nasale puis replonge en faisant un petit signe de sa queue. Un classique du genre, mais en vécu.



Ceci se reproduit à plusieurs reprises, majestueusement, mais toujours pas d’orques. Des dauphins puis ensuite des marsouins accompagnent le bateau lorsqu’il se déplace.



Très joueurs et très photogéniques comme animaux.







Tout cela serait super plaisant s’il ne pleuvait pas des cordes et si le ciel ne se confondait pas avec la mer. Encore un univers en nuances de gris. Même nos impers très efficaces finissent par ne plus être étanches. Prendre des photos sans mouiller l’appareil devient un vrai casse tête… et toujours pas d’orques au bout de trois heures (pourtant, d’après les organisateurs, la probabilité d’en voir est de 90 %). Du coup notre GO se résout à nous faire écouter leurs chants au magnéto et non comme prévu à partir des micros sous marins dont le bateau est équipé. C’est intéressant, surtout avec les explications, mais comment dire … Deux grosses déceptions en deux jours, surtout pour Grisemote qui a les larmes aux yeux et peine à s’en remettre, nous amènerons à acheter une bonne côte de bœuf, des pavés de saumon et un petit vin canadien à l’arrivée pour oublier. Comme la pluie redouble toute la soirée, le feu finit par s’allumer sous la bâche. L’aventure a parfois ses moments de morosité. Pas pour tout le monde car les enfants bricolent un barrage sur le ruisseau formé par la pluie et qui jouxte les tentes. La pluie finira bien par s’arrêter un jour …

Et ce jour viendra, sûrement, … mais plus tard. La « rain forest » qu’ils appellent ça ici, on se demande vraiment pourquoi. Le matin suivant nous remballons sous la pluie et partons pour 450 kilomètres de forêts, de collines et de pluie en direction du sud pour le camping de Greenpoint situé au cœur du parc de Pacific Rim.

Petit arrêt à Campbell River où nous déjeunerons au restaurant flottant de"Patti Finn"





Nous nous arrêtons à une attraction qui vaut l’arrêt impératif même sous une pluie battante : « Cathedral Grove » : une cathédrale de verdure dont les piliers ne sont rien d’autre que des conifères démesurément grands et puissants. Les fougères et autres feuilles au pied sont du même calibre. Bienvenue dans le monde des lilliputiens. Côté photo, vue la tristesse du ciel, même à 800 iso sans pied c’est juste.









Et la clémence des cieux vint sur la fin du parcours, lui-même très agréable et plutôt montagneux avec une route toute de courbes vêtue.





L’emplacement du camping est aussi superbe que le précédent au milieu de la forêt pluviale mais avec l’option soleil en plus.











En quelques minutes, tentes montées (les tentes 2 secondes de qui vous savez sont vraiment très bien adaptées), nous nous retrouvons sur la plage pour admirer l’immensité de l’océan et reprendre des couleurs après tous ses jours sans voir le soleil.

Grillades du soir accompagnées de chamallows grillés en guise de dessert sous un ciel étoilé, que demander de plus sinon que cela continue dans la même veine …

Samedi 2 août jusqu’au 4 aout : Pacific Rim





Forcement, avec le soleil, le moral revient vite au galop et tout devient attractif. Nous parcourons la réserve naturelle de Pacific Rim en tout sens. Ce fut un réel plaisir.



Pour ces quelques jours, nous avions envisagé un tour en bateau pour voir soit les ours depuis la mer, soit les baleines. Mais des ours nous n’en avons pas manqué et les baleines….c’est parfois décevant de ne voir qu’un bout de dos par ci par là. Nous resterons raisonnables. Nous avions aussi pensé aller en bateau taxi à l’île de Meares qui semblait vraiment attirante selon les dires. Mais le prix de la traversée nous a rapidement fait capituler : faut pas exagérer vu la distance minimale !

Finalement, les randos, c’est sain et c’est à la portée de toutes les bourses. Nous en userons sur tous types de terrain : - sentiers au sein de l’exubérance générale de la rain forest, une merveille !















- tourbière où nous marchons sur une passerelle qui repose uniquement sur de la mousse. Nous y découvrons des arbres « bonzaïs », tordus par la difficulté de croître dans ce milieu acide et mal drainé. Certains de ces arbres, de plus de trois cents ans, ne mesurent que quelques mètres ! Chaque petite plante a dû se battre avec ardeur pour mériter sa place ici ! Nous y croisons aussi les droseras, célèbres plantes carnivores (de quelques centimètres) !



Un chou puant!

Les droseras.

- plages : Ici ce n’est pas ce qui manque.



Près du camping la mer est magnifique et déroule de gros rouleaux de mousse blanche sur un sable fin. Un paradis pour le surfeur (en combinaison chaude quand même).







Le bord des plages est le siège d’un enchevêtrement de troncs dont certains font plusieurs dizaines de mètres. Les pièces de bois plus petites sont usées comme des galets.



Dans les zones rocheuses pullule une faune dense d’étoiles de mer aux multiples couleurs et d’anémones.



Un régal ! Très visiblement ce coin de l’océan regorge de vie.





Nous découvrons « long beach » et ses différentes anses : Willowbrae, anse Schooner et la baie Florencia, Nuu-chah-nulth, Franck Island où nous nous ferons surprendre par la marée, Uclulet





et son « Wild pacific trail »,





Les arbres torturés par le vent sur le "Wild Pacific trail"



Tofino et ses environs.



A noter que l’on ne trouve pas que des produits de la mer sur la plage. A Wickaninnish, nous avons dérangé un ours décidé à parfaire son bronzage, à une cinquantaine de mètres de nous. Cerné entre notre famille qui arrivait sur le chemin longeant la plage et un autre groupe de touristes, le fauve inquiet se met à foncer dans notre direction. Bien entendu, grâce aux consignes rabâchées de Grisemote pendant des mois, nous savions ce qu’il ne fallait pas faire : courir et fuir. C’est donc sans aucune hésitation que … nous avons tous déguerpi sans laisser notre reste. Tous ? Non ! Grisemote en total self control a reculé de plusieurs pas fermes pour laisser une échappatoire à ce brave ours qui ne demandait visiblement qu’à retrouver sa solitude. C’était aussi notre intention, mais nous, quand c’est décidé, on y va tout de suite et on ne traînasse pas comme certaine … évident !





Côté faune : pour les oiseaux dans la forêt pluviale, ce n’est pas la bousculade, mais peut-être faut il savoir les trouver. Bien entendu, avec 30 000 ours répartis sur toute l’île de Vancouver, il n’est pas rare d’apercevoir des truffes le long des routes.



Côté villages : ils sont colorés, avec des maisons basses, assez touristiques mais tellement agréables … Un grand coup de chapeau à l’aquarium « tactile » de Tofino qui nous avait été recommandé par un ranger. Petit mais tenu par des jeunes passionnés qui rendent la visite inoubliable. Tous les pensionnaires viennent des fonds avoisinants et sont remis à l’eau l’été fini !



C’est quoi un aquarium tactile ? M’enfin ! C’est un aquarium où il est possible de toucher presque toutes les bestioles, vivantes bien entendu, exposées : étoiles de mer, anémones, oursins, sunflower star (étoile de mer aux bras multiples qui sprinte jusqu’à trois mètres par minute !).

La fameuse "sunflower star", rencontrée sur la plage.

Nous y apprendrons quelques farces que Dame nature a réalisées pour pimenter les visites des aquariums : Qu’y a-t-il de plus placide qu’une « swimming scallop » (pétoncle) ? Un rocher, et encore. Un des animateurs nous a montré qu’il n’en est rien. Toute « swimming scallop » plongée dans un aquarium où dort une fameuse sunflower star, perçoit immédiatement le danger et parcours l’aquarium en tous sens en ouvrant et refermant ses valves. Gare à ne pas le faire trop souvent pour éviter la crise cardiaque du coquillage. « Oh qu’elle est mignonne cette petite pieuvre ». Yes, sauf que ce bébé de trois cœurs (comme les PC) deviendra grand et pourra atteindre jusqu’à 9 mètres. La pieuvre montre un bel exemple de sacrifice des parents pour leurs enfants, car une fois les bébés mis au monde, ils meurent et servent de nourriture à leurs chérubins!



Bref, visite passionnante pour les grands et les petits.

Petites particularités locales : - jusqu’à onze heures voire midi, nous sommes dans la brume et le soleil suivant le bon vouloir de la brise.



Etonnant d’être sur la plage en pleine brume le matin, avec la sensation du soleil qui chauffe derrière cet écran blanc.





- par beau temps, les couchers de soleil sur les immenses plages ne laissent pas indifférents





- des panneaux de tsunami indiquent les zones de replis au cas où ! Rassurant.



- Le bois au camping : décidemment au même prix d’ailleurs

Grosse particularité culinaire nationale : Le Canada est le pays des 3 C : Cheddar, Crackers et Cannelle. On en trouve partout, sur tout et dans tout. Allez, soyons honnête, on n’en pouvait plus, surtout du cheddar. Des origines anglaises dans l’ouest canadien ? Vous croyez ?





Vancouver : La montagne à la mer

La distance de Tofino vers Nanaimo (200 km) pour prendre le ferry vers la ville de Vancouver fut une formalité, avec un nouveau passage à « Cathedral grove » mais cette fois sous le soleil. Sublime ! La traversée n’est pas longue (1h 30). Sous un grand soleil nous distinguons le mont Mont Baker au-dessus de l’eau brumeuse, avant de découvrir Vancouver.





Avec ses grands ponts, ses bâtiments d’une architecture qui semble de loin homogène et le cadre montagneux du plus bel effet, on comprend que la ville ait pu être choisie pour les futurs jeux olympiques d’hiver (2010). Comme d’hab, difficile de se perdre dans ce type de ville avec ses streets et ses avenues – pourtant nous avons eu du mal à trouver notre Hôtel. Il faut dire qu’avec les Jeux, les travaux de préparation sont partout. Vancouver est une ville très cosmopolite, franchement plaisante, mais pas vraiment belle de l’intérieure (jugement personnel uniquement) précisément par rapport à ces fameux bâtiments type années soixante-dix qui semblaient si harmonieux de loin. La circulation n’y était pas intense (mois d’août) ce qui ne gâche rien. Notre hôtel, le Plaza, est bien placé avec une vue sur la ville imprenable.

Côté activité, la ville ne manque pas d’attraits :

- visite du lighthouse park, assez en dehors de la ville et qui permet de voir un panoramique sur la ville et une belle forêt (mais quand on vient de Pacific Rim, c’est un peu urbain comme forêt) - le pont suspendu de Capilano, aussi impressionnant qu’il est cher, et il est, parait-il, très impressionnant (nous ferons l’impasse). - Stanley parc que nous avons parcouru en vélo : très agréable circuit qui permet une belle vue sur le port et la ville dans un beau cadre











- la plage (c’est pas le top du sable et de l’eau mais c’est une halte avec les vélos qui fut appréciée) - le shopping vers Gastown et Chinatown (bon, ce n’est pas New York ou San Francisco non plus !),



- Grandville Island avec son marché (dont celui des enfants), ses artistes et ses maisons flottantes



- les restaus de tous les pays. Idéale pour voyager assis. Nous avons testé un restaurant mongolien où on compose son plat soit même, cuit sur une grande plaque métallique. c’est très dépaysant.

Juchés en haut de la terrasse de notre hôtel comme dans un nid d’aigle, nous admirons pour notre dernier soir les lumières de la ville qui s’endort progressivement. Nous goûtons nos derniers instants canadiens dans un air tiède et calme. Le lendemain nous repartons vers notre quotidien et nos habitudes. Heureusement que l’aventure est tapie dans toute chose et toute situation, n’est-il pas ?



Epilogue

Ainsi s’achève notre grand périple dans l’ouest Canadien. Nous en avons pris plein les yeux, avons vécu le chaud, le froid, le soleil et aussi pas mal de pluie. Nous repartons très en forme après des dizaines de kilomètres à crapahuter sur les rochers. Nos « copains » les ours se sont généreusement montrés sans jamais nous inquiéter (ce qui était une crainte en venant). Partout nous avons été bien reçus. En dehors des sublimes points de vue de notre période montagne, nous avons eu un gros coup de cœur pour l’ambiance sauvage et bout du monde de l’Alaska, ainsi que pour la forêt pluviale et les plages de Pacific Rim. Côté camping, les emplacements au cœur de la forêt primitive de Greenpoint et de Telegraph cove sont inoubliables. Au chapitre des points perfectibles, il y aurait bien la hauteur des montagnes qui nous a obligé à puiser dans nos réserves physiques, ces $* # de moustiques et l’impression globale parfois d’un côté un poil mercantile (si ça se trouve c’est un peu à cause du bois). Encore un immense merci à Grisemote qui une fois de plus a imaginé, conçu et construit étape par étape l’ensemble de cette aventure, avec l’aide incontournable du forum et de ses membres actifs. Ses longues recherches l’on souvent amené à être en décalage horaire bien avant l’heure. Merci également à nos pitchouns (ils grandissent et doivent commencer à assez peu apprécier cette appellation) qui ont été coolissime pour accepter sans (trop) râler les kilomètres à pieds, les heures de voitures, les repas sautés ou pris en dehors des normes, le rythme des 3 C (voir plus haut) et les arrêts toutes les minutes pour prendre des photos. Le monde est vaste et il reste tant de chose à voir … ça au moins, c’est fait !

Gilles, 28 mai 2009 2 heures du mat

Pour finir, quelques données purement pratiques (auxquelles il faudra rajouter les courses et restaus à votre convenance):

Avion : 4872, 35€ (4 adultes , 1 enfant au départ de Paris) Voiture (Alamo avec assurance Gold) : 1923€ Ferry inside passage : 694, 81€ Ferry île de Vancouver – Vancouver (nanaimo – horseshoe bay) : 73, 97€

Activités :

Stampede : spectacle du soir 169, 89€ (246, 75 CAD) + rodéo de l’après-midi 97, 88€ (142, 34CAD) Orques à Telegraph Cove : 467, 25 CAD (299, 03€) Entrée parcs Canada famille : 136, 40 CAD (87, 06€) Cheval Waterton : 250CAD (159, 59€) + pourboire Rando sur glacier : 185 CAD (119, 41€) Canoé lac Maligne : 100CAD (64, 62€) (pour 2 heures) Aquarium Uclulet : 16 CAD Location de vélos à Vancouver : 107, 10CAD (67, 93€) Spectacle danses K’san: 35CAD (10 par adulte, 5 par enfant) Visite guidée du village de K’san : 34, 97CAD (22, 95€) (tarif famille) Randonnée Dinosaur Park : 25 CAD Passage douane américaine : 30 $ (5X6 US$) Entrée parc des glaciers : 25 US$ Bateau Waterton Crypt Lake : 40, 97€ (16 par adulte, 8 par enfant)

Campings :

- Dinosaur : 20$ - Ste Mary (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Fish Creek (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Many glacier: 40$ (2 nuits) - Lacs Waterton : 65, 60 CAD (2 nuits) (41, 86 €) - Greenpoint à Pacific Rim : 100, 80 CAD (4 nuits) (69, 53 €) ( achat du bois : 6 CAD) - Wapiti (Jasper) : 93$ (3 nuits) ( 59, 49€) - Lac Louise (Banff) : 120, 40$ (4 nuits) (78, 16€) - K’san : 17$ - Ruisseau Wilcox (Athabasca) : 15, 70CAD (27, 50 avec permis de feu) - Beaumont Provincial Park : 15 CAD - Meziadin lake : 15 CAD - Telegraph Cove Resort : 24, 15 CAD (16, 15€)

TOTAL CAMPINGS : 377€ (avec les différents permis bois)

Hotels/Motels :

Hotel Calgary : 342, 93€ Hotel Vancouver : 466, 11€ Chambre Motel Glacier Park (Many glacier) : 84, 19€ + 8€(charges) 122$+12, 2$(taxes) (4 personnes) Stewart Mountain Lodge (Granduc room triple) : 268, 94 CAD (2 nuits) (172, 18€) Motel Prince Rupert Pacific Inn : 132, 25CAD (84, 85€) Motel North Shore Inn (Port Hardy):138 CAD (88, 45€)

TOTAL ESSENCE : 475, 06€ (pour 4600 kilomètres)

Pour retourner à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2597939;#2597939 Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D2595664/
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Road trip dans l'Ouest canadien et le Nord-Ouest américain (21 jours)
Bonjour à tous,

je planifie un road trip avec une voiture de location pour l'Ouest du Canada + le Nord Ouest Américain pour 21 jours pour l'année 2016...oui oui je prends de l'avance 😉

J'aimerais avoir votre avis et surtout des idées pour compléter mon programme car j'ai un trou pour les 2 derniers jours....alors si on peut compléter avec des trucs intéressants à voir au début ou milieu ou à la fin du programme pour que mon programme soit complet, ce serait cool... Merci de votre contribution et de votre expérience !! J'ai résumé grosso modo le programme

Lundi 5 Septembre (VOL PARIS-VANCOUVER puis SEATTLE) Vol de Paris Charles de Gaulle à Vancouver (une escale à Calgary) Récupérer la voiture de location Départ vers Seattle (223km, 2h30) Hôtel à Seattle pour 2 nuits

Mardi 6 Septembre (SEATTLE) Balade au centre de Seattle (Pike Place Market, Space Needle, etc)

Mercredi 7 Septembre (MOUNT RAINIER NATIONAL PARK) Journée consacrée au Parc National de Mont Rainier (randonnée) Hôtel à Olympia

Jeudi 8 Septembre (OLYMPIC NATIONAL PARK) Journée consacrée au Parc National d’Olympic (randonnée) Hôtel à Port Angeles

Vendredi 9 Septembre (ILE VANCOUVER) Ferry vers l’île de Vancouver Visite du Butchard Gardens Visite de Victoria Hôtel à Victoria

Samedi 10 Septembre (ILE VANCOUVER) Départ vers Tofino et Ucluelet Hôtel à Tofino

Dimanche 11 Septembre (ILE VANCOUVER & VANCOUVER) Ferry vers Vancouver Hôtel à Vancouver pour 2 nuits

Lundi 12 Septembre (VANCOUVER) Balade au centre de Vancouver (Stanley Park, etc)

Mardi 13 Septembre (KAMLOOPS) Départ vers Kamloops Traversée de la Vallée de Fraser Hôtel à Kamloops

Mercredi 14 Septembre (JASPER NATIONAL PARK) Départ vers Jasper Arrêt pied du Mont Robson et aux chutes Spahat, Dawson, Helmcken dans le parc Wells Gray Balade au centre de Jasper en fin de journée Hôtel à Jasper pour 3 nuits

Jeudi 15 Septembre (JASPER NATIONAL PARK) Départ vers le Lac Maligne Croisière + balade

Vendredi 16 Septembre (JASPER NATIONAL PARK) Matin : Balade vers le Lac Patricia & Pyramide Après Midi : Rando vers le Mont Edith Cavell

Samedi 17 Septembre (BANFF NATIONAL PARK) Départ vers Lac Louise via le Icefields Parkway Arrêt aux chutes d’Athabasca Arrêt et balade au Lac Peyto Arrêt et balade au Lac Bow 2 nuits à Lac Louise

Dimanche 18 Septembre (BANFF NATIONAL PARK) Balade au Lac Moraine Balade au Lac Louise Balade au Lac Emerald Et si un peu de temps balade au Lac O’Hara

Lundi 19 Septembre (BANFF NATIONAL PARK) Départ vers Banff et balade à Banff (chute de rivière Bow, montée téléphérique, visite hôtel) Hôtel à Banff

Mardi 20 Septembre (WATERTON LAKES NATIONAL PARK) Départ vers Waterton Balade aux environs de Waterton (Lac Cameron)

Mercredi 21 Septembre (GLACIER NATIONAL PARK) Départ vers le Glacier National Park Journée consacrée au Parc National des Glaciers (randonnée) Hôtel à West Glacier ou Columbia Falls

Jeudi 22 Septembre (GLACIER NATIONAL PARK) Départ vers Waterton Lake Journée consacrée au Parc National des Glaciers (randonnée) Hôtel à Waterton

Vendredi 23 Septembre (WATERTON LAKES NATIONAL PARK) ?

Samedi 24 Septembre ? Départ vers Calgary Hôtel à Calgary

Dimanche 25 Septembre (CALGARY) Journée balade à Calgary Départ vers l’aéroport de Calgary pour rendre la voiture de location à 15h Enregistrement bagages à 16h Vol de Calgary à Paris Charles de Gaulle

Lundi 26 Septembre (VOL CALGARY-PARIS) Arrivée à Paris Charles de Gaulle

Je prends Air Transat comme compagnie aérienne.
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Ouest canadien + Glacier NP (USA): récit de 3 semaines de Calgary à Vancouver
De retour depuis 2 semaines, je viens vous faire partager le récit de nos 3 semaines dans l’ouest canadien, du 17 août au 6 septembre 2012.

Préparatifs :

Pour ne pas faire exception à notre règle devenue habituelle, la destination finalement retenue n’était pas l’objectif premier. C’est tout d’abord l’Est du Canada (Québec, Nouveau Brunswick et Nouvelle Ecosse) qui avait retenu notre attention, mais les paysages trop semblables à notre précédent voyage sur la côte Est des Etats-Unis (Massachusetts, Maine, Vermont, New Hampshire, Rhode Island), et surtout les magnifiques récits et photos de l’Ouest canadien, nous font rapidement changer d’avis. C’est décidé, nous irons dans les Rocheuses.

Six mois de préparatifs ont été nécessaires (c’est bien on voyage avant l’heure) entre l’ébauche de l’itinéraire, la recherche des logements et des randos à ne pas manquer. N’étant pas des randonneurs aguerris, nous ne partons pas si confiants que cela, surtout au pays des ours.

Mais n’est-ce pas aussi cela qui nous a attiré, cette omniprésence de la faune ???

Itinéraire :

J1 : Zurich – Amsterdam – Calgary

J2 : Calgary – Glacier NP (USA)

J3 : Glacier NP

J4 : Glacier NP – Waterton

J5 : Waterton

J6 : Waterton – Banff

J7 : Banff

J8 : Banff – Lake Louise

J9 : Lake Louise – Jasper

J10 : Jasper

J11 : Jasper

J12 : Jasper – Clearwater

J13 : Clearwater – North Vancouver

J14 : North Vancouver – Horseshoe Bay-Nanaimo (ferry) – Tofino

J15 : Tofino

J16 : Tofino – Victoria

J17 : Victoria

J18 : Victoria – Swartz Bay-Tsawwassen (ferry) – Vancouver

J19 : Vancouver

J20 : Vol retour (Vancouver – Amsterdam – Bâle)

J21 : Arrivée

J1 : Zurich – Amsterdam – Calgary

Jour J : départ à l’aube pour l’aéroport de Zurich, où le vol est prévu à 9h30. Le vol est à l’heure, ainsi que la correspondance à Amsterdam. Premières images magiques en vol, le Groenland, avec ses fjords, icebergs et langues de glace. J’espérais secrètement que le ciel soit dégagé c’est réussi. Arrivée à Calgary à 13 h 30.





RDV au comptoir Alamo pour la prise en main de notre véhicule. Nous avons réservé un petit SUV, de type Jeep Liberty. Après avoir refusé un premier véhicule en raison des pneus sous gonflés et dangereusement lisses, nous obtenons un véhicule de catégorie supérieure, un Ford Edge encore plus puissant et plus grand que le précédent -pour les connaisseurs, 3.5 litres V6- quasiment neuf (13 000 km) avec 2 énormes pots d’échappement (bonjour la consommation d’essence).



Nous voilà « lâchés » sur les routes canadiennes avec notre énorme engin. La prise en main est hésitante… et pour ne rien arranger, la carte du Canada récemment achetée, ne semble pas être reconnue par notre GPS ! Heureusement, après plusieurs redémarrages et le temps que les satellites s’y retrouvent là-haut, on s’y retrouve aussi en bas !

Direction Calgary et ses abords, car nous partons dès le lendemain pour les Etats-Unis et nous n’aurons pas le temps d’approfondir les visites. Nous nous rendons à Edworthy Park pour les belles vues sur la Skyline, puis direction l’Econolodge University pour y déposer les bagages. Le motel est sympa, grande pièce avec kitchenette, et à proximité immédiate du C-Train pour le centre-ville.

Après un peu de repos, direction downtown pour découvrir la ville. Calgary tower, Stephen avenue (8è), Municipal building et Prince’s Island Park. Bon diner dans un resto à proximité du parc.





J2 : Calgary – Glacier NP USA (352 km – 4h30)

Avec le décalage horaire, le réveil est plus que matinal (4h). On traîne un peu histoire d’attendre le petit déjeuner, et une fois les formalités hôtelières accomplies, nous prenons la route vers les Etats Unis. L’autoroute est agréable et la circulation est des plus fluides. Nous traversons peu à peu de belles prairies vallonnées et apercevons les Rocheuses au loin.



Nous nous arrêtons à Head Smashed in Buffalo Jump pour une visite très instructive du musée et de la falaise d’où se jetaient jadis les bisons (nous y apercevons nos premiers animaux, des ground squirrels). Nous continuons notre route vers les USA et les montagnes sont de plus en plus majestueuses. Nous arrivons à la douane vers 14h30 et en repartons, après les questions insistantes, formalités d’usage et 12 US$ de moins, à 15h15. Nous franchissons les portes du Glacier NP, réglons les 25 US$ de droit d’entrée, et nous engageons sur la magnifique Going to the sun road.





Pour nous mettre en jambe, nous parcourons une centaine de mètres pour découvrir Sunrift Gorge, puis, non sans crainte de croiser un ours, empruntons le sentier des St Mary falls et Virginia falls (5 km AR).





Nous reprenons la voiture et peu avant le Logan Pass, nous faisons la rencontre des mountain goats, ces fameuses chèvres à la morphologie étrange.



Nous arrivons au Lake Mc Donald Lodge où nous logeons cette nuit (au motel).



J3 : Lake Mc Donald – Many Glacier (95,8 km - 1h50)

Ayant prévu LA rando vers Iceberg lake (18 km), nous reprenons de bon matin la Going to the Sun Road en sens inverse vers Many Glacier et le Swiftcurrent Motor Inn, départ du sentier mais aussi notre logement du soir.



Au départ du sentier, un panneau nous indique que des ours ont été signalés dans le secteur. Les premiers randonneurs que nous croisons nous le confirment, des ours étaient présents sur le sentier, mais se sont éloignés dans le parc. OUF !! Nous n’en verrons pas un seul, seuls des ground squirrels peu farouches montreront le bout de leurs griffes.



Prudents (mais dépourvus de spray anti ours), nous suivons de près ou de loin les randonneurs qui nous précèdent. Le sentier grimpe bien et les paysages se succèdent : après les sapins et les prés fleuris, Iceberg Lake. Magnifique lac partiellement recouvert de glace. Sous ce soleil radieux, c’est splendide.





Nous prenons le temps d’admirer ce beau panorama et de reprendre quelques forces avant la descente. Au menu : viande séchée et bananes, c’est tout ce que nous avons trouvé dans la petite épicerie de l’auberge Swiftcurrent. Mais cela fera bien l’affaire.

Je ne me lasse pas de cette vue et la photographie sous tous ses angles !



De retour à notre point de départ, nous remplissons les formalités d’accueil à l’auberge et prenons possession de notre jolie cabane au milieu des bois. L’endroit est charmant et reposant et les douches et sanitaires se trouvent dans un autre bâtiment, à une centaine de mètres de notre cabane. Mieux vaut de pas avoir envie de s’y rendre en pleine nuit au milieu des ours ! On n’a pas testé !



Nous reprenons la voiture pour visiter les environs et afin de réserver le bateau de 8h30 du lendemain pour la rando de Grinell Glacier (23.75 US$ par personne).

L’hôtel, au bord du lac Swiftcurrent est une imposante bâtisse en bois de 1915, de style suisse.



Nous retournons à notre cabane et pour nous remettre de notre déjeuner si frugal, dînons au restaurant de l’auberge, plutôt correct, mais au service très long.

J4 : Many Glacier – Waterton (80 km – 1h30)

Petit déj rapide dans notre cabane (vu la lenteur du service de la veille, nous n’avions pas envie de perdre du temps et de rater le bateau), nous prenons la route et apercevons en chemin ce que nous pensons être un grizzly.



Nous arrivons vers 8h à Many Glacier Hotel où nous attend le ranger qui nous accompagnera durant toute la rando vers Grinell Glacier (15 km).

On a voulu tester cette rando accompagnée pour « se sentir plus en sécurité » (vu la quarantaine de personnes présentes à l’embarcadère, les ours n’auront plus qu’à bien se tenir !) et approfondir nos connaissances sur la faune et la flore (côté flore, nous serons servis...)



Traversée du lac Swiftcurrent en environ ¼ heure. Petite marche pour rejoindre le deuxième lac, le lac Joséphine et le deuxième bateau qui nous mènera sur la rive opposée, en très peu de temps. Le sentier démarre sur de jolies passerelles en bois à travers une zone végétale marécageuse.



Une dame nous présente des baies rouges en nous indiquant qu’il s’agit de poison et répète le nom de cette plante (dont je n’ai pas retenu le nom) à tout le groupe.

Je me dis à ce moment-là qu’elle accompagne très certainement le ranger et qu’elle est chargée de donner des informations tout au long du parcours. Une deuxième personne nous montre une autre plante, puis une troisième…et je comprends que la personne se trouvant immédiatement derrière le ranger est gentiment priée de répéter ce qu’il dit avant de se retrouver en queue de peloton…chouette c’est bientôt mon tour !!! Il me montre une plante blanche et m’en indique le nom. Je lui précise que je suis française et lui demande de répéter, ce que je fais moi-même près de quarante fois, « yarrow », « yarrow » « I, this is yarrow »…ce qui, avec ma mauvaise prononciation et un peu d’épuisement, se transforme en yeuro puis youro. Si cela continue ainsi jusqu’en haut, on n’est pas arrivé. D’autant plus que nous quittons les USA pour Waterton ce soir …

Soudain le ranger nous demande de nous retourner vers le lac Joséphine où un élan prend son bain matinal ! Nous le contemplons tous un long moment avant de reprendre la route.







Grinell lake :



Le sentier est étroit et bien pentu, la chaleur est harassante (86° F, soit env. 30°C) et une petite cascade rafraîchissante est la bienvenue. Les pauses sont assez nombreuses, un peu pour souffler, beaucoup pour écouter les commentaires du ranger sur la géologie, l’histoire… Nous arrivons à un petit plateau où nous voyons, marmottes, big horn sheep et d’après notre guide, des oiseaux rares, des ptarmigans (perdrix des neiges semble-t-il).







Tout le monde écoute bien attentivement le guide (regardez bien aux pieds de la personne au premier plan)



Après encore quelques kilomètres de bonne grimpée à flanc de falaise, nous parvenons enfin à l’upper grinell lake, encore plus gelé que l’iceberg lake de la veille.





MA-GI-QUE. Jusqu’à la fin du voyage, les deux randos de Glacier NP resteront nos préférées !

Après une courte pause repas bien méritée, le guide nous emmène au bord du glacier, mais n’y accèderons pas pour des raisons de sécurité (l’été est trop doux). Comme beaucoup d’autres randonneurs pressés, nous remercions notre guide et en prenons congé avant d’entamer la descente.

Nous arrivons au lac Joséphine vers 15h30 et attendons le prochain bateau les pieds dans l’eau (c’est froid, mais ça fait du bien) sous l’œil méfiant d’une autre espèce d’écureuil.



La rando était certes « tirée en longueur », vu les pauses et interventions de notre guide, mais nous n’avons pas regretté notre choix. Sans son concours, nous n’aurions assurément pas vu d’animaux, car nous ne nous serions pas retournés vers le lac et ne nous serions peut-être pas arrêtés au niveau du plateau.

Quelques achats souvenirs à la boutique de Many glacier hotel et nous partons du côté canadien du parc, à Waterton. Passage de frontière : 4 mn chrono.

Après avoir présenté au poste de garde notre pass annuel Parcs Canada commandé sur Internet, nous arrivons à Waterton et nous installons au Mountain bear motel. Accueil très sympathique, chambre confortable, petite terrasse privative, barbecue et machine à glaçons à disposition, café à volonté. Tour de ville et bon dîner au Zum’s eatery. Service en français souriant et efficace. Avant de rentrer au motel, de nombreux deer, peu farouches, dévorent les pelouses et plantations des habitants (les malheureuses qui ne sont pas munies de leur grillage de protection)







J5 : Waterton





Après deux jours de marche, c’est désormais la voiture qui « travaillera » un peu. Hôtel Prince de Galles et petit détour par l’enclos des bisons puis 1 ou 2 km de marche autour de Red rock canyon et des chutes situées au fond du canyon.









Nous ne nous lassons pas des écureuils qui se laissent photographier tels des stars.



Lorsque nous prenons la route de Cameron Lake, le ciel commence à se couvrir, puis cela tourne à la tempête et le lac est de plus en plus démonté. Les malheureuses personnes parties en canoë, tentent de regagner la rive comme elles le peuvent.



La météo n’étant pas au beau fixe en ce début d’après-midi, c’est le moment tout indiqué de faire le plein de provisions à Pincher Creek.

De retour à Waterton, le soleil est réapparu et nous nous faisons griller une bonne pièce de bœuf achetée cet après-midi puis partons pour une promenade digestive au bord du lac. Un peu plus tard nous voyons un ours, en face de nous…sur la plage. Nous ne traînerons pas longtemps dans les parages.



Ces premiers pas dans les Rocheuses nous ont ravi. Richesse de la faune et de la flore et en prime le soleil !

Nous avons beaucoup apprécié Glacier NP et Waterton pour leur côté sauvage et leur sérénité.

A bientôt pour la suite
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Périple en été 2011: Colombie-Britannique, Yukon, Alaska puis le nord de l'Arizona
bonjour

Eté 2011 : nous passerons à nouveau (mon épouse et moi) l'été dans l'Ouest du continent Américain. Je ne ferai pas de carnet de voyage rigoureux proprement dit (une première tentative difficile m'a montré que cela est beaucoup trop ambitieux pour moi, trop chronophage). Cependant, je me propose, à partir de la présente file, de décrire sommairement le projet avant le départ, puis éventuellement, si cela est gérable pour moi et intéresse des gens, de donner quelques nouvelles au fur et à mesure de son avancement ; enfin je pourrais tenter de répondre aux questions de ceux que ce voyage pourrait inspirer. Je ne mettrai probablement pas de photos, sinon peut-être occasionnellement, quelques unes en vignette. Les incertitudes concernant notre voyage de cet été, se lèvent petit à petit. Les vols sont maintenant réservés, les excursions "pointues" (d'un point de vue organisation) également. Ainsi le projet se précise ; mais il demeure, en fonction des impondérables, ou de l'humeur et du courage du moment, susceptible de varier sensiblement autour de la trame prévue (cependant, certains points fixes, dans l'espace et dans le temps, devront être respectés).

++++++++++++++++++++++++++++++++++Mardi 28 juin 2011 : vol AF 0064 > LAX, arrivée 19h05. Auto pour une courte période (on doit se rapprocher de John Waynes Airport à Santa Ana, à moins d'une heure de route de LAX). Mercredi 29 juin : vol SNA-Seattle. Voiture. Route. Nuit à Abbotsford (frontière canadienne). En quelques jours, traversée tranquille de l'Okanagan, Yoko NP, Lake Louise, et enfin Jasper. Puis marche forcée (étapes de 1000km environ), via l'Alaska Highway, jusqu'à Whitehorse (Yukon). Le 8 Juillet : depuis Whitehorse, AR de la journée à Skagway (Alaska -AK-), où c'est fête. Ils célèbrent ce jour là l'anniversaire de la mort de Soapy Smith, célèbre truand qui avait tyrannisé la ville à l'époque de la ruée vers l'or du Klondike de 1898. Folklore, folklore... Route vers Dawson City ("gold panning" au programme). Top of the World Highway. Puis route rapide jusqu'à Anchorage, puis Homer (AK). Le 13 Juillet, excursion de la journée en hydravion depuis Homer vers Brooks Falls dans Katmai NP, dans la péninsule aléoutienne (cela avait été notre coup de coeur lors de notre voyage précédent, en 2007). Trajet vers le parc naturel de Wrangell-St Helias (soit par la route, soit en ferry via Valdez), en particulier la région de McCarthy et Kennicott (également un coup de coeur à revivre). Route vers Haines Junction (Yukon) où nous espérons enfin survoler le célèbre Kaskawulsh Glacier dans Kluane NP (cela avait toujours été impossible lors de nos voyages précédents, pour raison météo, ou avion indisponible). Puis route vers Haines. Nous y avons laissé des amis en 2007 que nous espérons retrouver. Mais aussi ours, bald eagles, saumons. Si possible, survol en avion de Glacier Bay.A partir de Haines, notre voyage se poursuivra vers le Sud en ferry, dans un très bel environnement marin (glaciers, baleines, orques, ...) ; l'auto, en cale, sera récupérée à chaque escale. L'agenda a dû être revu ces derniers jours (escales plus courtes), afin de tenir compte d'une contrainte nouvelle : être le 31/7 en Arizona (la tuile, mais on l'a un peu cherchée). Toutes ces escales, excepté la première, seront des nouveautés pour nous, car ces villes ne sont pas connectées au réseau routier américain.Ainsi donc, escale de 4 jours à Juneau, capitale de l'AK. Excursion en bateau le 22/7 à Tracy Arm. Nous gardons également l'espoir de passer une journée sur Admiralty Island (spot très célèbre pour sa densité en ours ; mais accès ultra limité). Sitkia, capitale de l'AK au temps de la souveraineté russe. Wrangell, avec excursion de la journée à Anan Creek le 26/7, toujours pour voir les ours (accès très contingenté, mais nous avons réussi à obtenir les deux permis nécessaires). Ketchikan. Enfin, débarquement à Bellingham (au nord de Seattle) le 30/7 au matin. Vol en milieu de journée sur Las Vegas. Continuation en voiture jusqu'à Page (AZ), où nous arriverons tard le soir. Le 31/7 : the Wave que ma femme tenait absolument à revoir une dernière fois, tant que ce n'est pas rigoureusement impossible (nous venons d'apprendre que nous avons gagné 2 permis pour CBN le 31/7 à la loterie internet). Nous visiterons très en détail cette fois toute la partie haute. Quelques jours "wild" dans la région de Page, puis d'Escalante (autour de la HITR road). Enfin, curieux de voir la nouvelle topologie du site suite à l'inondation de l'automne dernier, nous tenterons de revenir à Havasupai, si toutefois les Indiens daignent réouvrir le site au public d'ici là (sinon, ce sera 2-3 jours de bulle à Palm Springs). Et départ le 10/8 pour la France depuis LAX. Nous logerons durant tout ce temps en hôtel, motel, cabine, cabane, BnB, roadhouse, ..., donc dans des chambres en dur (nous l'espérons). Nous aurons deux fils rouges durant ce voyage (il convient de se fixer des objectifs) :les ours ; nous en verrons bien sûr souvent au bord des routes un peu partout, mais irons également les retrouver là où ils sont en grand nombre, à la recherche de leur nourriture favorite, le saumon sauvage (Katmai NP et Brooks River, Wrangell-St Helias NP, Haines, Admiralty Island (pas sûr), Anan Creek, ...), retrouver la trace que des Lyonnais ont pu laisser durant la grande ruée vers l'or du Klondike. Ils étaient en effet particulièrement nombreux, actifs et bien organisés, ont écrit des livres passionnants, ont mis en place en France le "syndicat des Lyonnais du Klondike" (société à actions pour financer leur expédition, à la fin du XIX siècle). Les musées et archives de Skagway (Chilcott), Whitehorse et Dawson City seront visités avec soin (si ma femme ne s'en lasse pas). ++++++++++++++++++++++++++++++++++

Il est clair que de nombreuses critiques de ce trajet peuvent sans peine être formulées. Je vais en citer quelques unes pour les désamorcer.

1/ pourquoi faire un AR depuis Seattle, et ne pas arriver directement en avion à Anchorage (AK), ou Whitehorse (Yukon) ? En fait, ce sera mon quatrième voyage en Alaska, et surtout mon troisième roadtrip de longue durée dans ces pays nordiques, toujours depuis Seattle ou le Sud du Canada. Et j'aime ça ! La route via l'Alaska Highway est incroyablement longue, mais aussi tellement belle. Ce sera peut-être la dernière fois que je la conduirai, compte tenu des années qui passent. Et cette fois, nous ne la parcourons qu'une fois, car le retour sera fait principalement en ferry, nous ouvrant ainsi des horizons nouveaux (la voiture nous sera utile aux escales). Cela permettra de découvrir des régions encore inconnues de nous (Panhandle, passage intérieur).

2/ mais alors, pourquoi arriver et partir de Los Angeles, et non de Seattle ? En fait, c'est à Air France et aux restrictions draconiennes de son programme de fidélisation Flying Blue, qu'il faudrait poser la question. En effet, il me reste encore pas mal de miles à écluser et, tant qu'à faire, voyager en Business. Or les places proposées par AF dans ces conditions sont maintenant plus que restreintes (surtout si on en veut deux sur le même vol), excepté sur LAX. Puis le choix de SNA plutôt que LAX pour rejoindre Seattle, est justifié par des raisons tarifaires. J'ai en effet trouvé depuis ce petit aéroport de banlieue, à l'enregistrement très facile et rapide, un vol vers SEA à un tarif insignifiant (60$/personne environ, bagages compris).

3/ vous n'allez pas dans le Nord de l'AK (Fairbanks, et surtout Denali NP) très réputé. En fait j'ai vu tout cela plusieurs fois lors de voyages antérieurs, et cela ne me tente plus. Denali est certes très beau, mais on trouve à mon sens encore bien mieux ailleurs en Alaska (cette opinion n'est pas partagée par la plupart de ceux qui connaissent l'AK, mais chacun peut avoir son avis...).

4/ vous ferez, en particulier à l'aller (entre Jasper et Whitehorse), des étapes super longues et épuisantes, alors que vous critiquez dans d'autres messages sur V.F. ceux qui visitent les USA avec des étapes en voiture trop longues. Exact, mais j'ai déjà conduit ces trajets de cette manière dans le passé, et m'accommode très bien de ces longues et rudes transitions, dans la mesure où elles permettent beaucoup de périodes plus cool par ailleurs… Et puis, il n'y a aucune raison pour que je sois obligé de faire ce que je conseille aux autres.

++++++++++++++++++++++++++++++++++ pour info, quelques données sur mon dernier voyage dans ces contrées, en 2007 : http://voyageforum.com/...post=1237304#1237304 ++++++++++++++++++++++++++++++++++ Si certains disposent d'infos, de conseils ou d'avis judicieux et précis (que faire, qu'éviter, adresse, logement, randonnée, bon coup, …), nous sommes preneurs. En particulier pour les régions que je ne connais que peu, ou pas du tout, c'est à dire : - en Colombie Britannique : Nord Okanagan, Revelstoke NP, Glacier NP (pas celui des USA) et Yoko NP. - en Alaska, toutes les escales marines de l'HMHS citées plus haut, au Sud de Haines.

Merci par avance, si vous m'avez lu jusque là, et encore plus si vous me répondez.

JP
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Carnet d'un road trip dans l'Ouest: Canada et États-Unis! (2 mois)
Bonjour tout le monde! 🙂

Alors pour la petite histoire, moi c'est Cindy, j'ai vécu pendant un an à Montréal. Mon visa de travail allant expirer, l'aventure se terminait, mais je ne voulais pas repartir en France avant d'avoir profité d'être sur le continent et de pouvoir ainsi réaliser un rêve.. L'ouest nord américain, me voilà!

Pour les détails pratiques: Le voyage à duré en tout 64 jours, de juin à août 2016, nous avons voyagé a la backpacker (c'est pas toujours très pratique un gros sac de 60L 😄) avec une tente et sac de couchage dont on avait besoin pour certaines étapes. Nous avons loué plusieurs voitures car nous n'en n'avions pas toujours besoin quand nous restions dans les villes, de plus notre budget ne nous permettait pas de louer une voiture pour 2 mois. Nous avons toujours loué avec la même compagnie: Enterprise. (Toujours satisfaits!) Pour se rendre d'une ville a l'autre, nous utilisions le bus, notamment la compagnie Greyhound. Autant dire que nous avons beaucoup d'heures de bus a notre actif, je crois que nous sommes devenus experts de ce mode de trajet pas toujours reposant mais bien pratique. Pour la nuit, nous dormions soit en airbnb, soit en couchsurfing, ou en tente dans les parcs nationaux. Nous avons aussi passé 10 jours en HelpX.

La première étape était en avion de Montréal vers Calgary , puis

Calgary -> Banff (jour 1, jour 2: johnston canyon, lac louise & moraine, jour 3: lac peyto& bow, jours 4&5) Banff -> Vancouver (1er jour, 2e, 3e , 4e , 5&6) Vancouver -> Île de Vancouver (arrivée, Tofino, Cathedral Grove) Ile de Vancouver -> Seattle (arrivée, journée découverte) Seattle -> San Francisco (arrivée, jour 3&4, independance day, Silicon Valley& autres) San Francisco -> Los Angeles (Santa Monica, Hollywood Bld, Universal Studios , Farmer's market & Griffith observatory, Venice beach ) Los Angeles -> Las Vegas (mini escale + arrivée Grand Canyon) Las Vegas -> Grand Canyon, Monument Valley, Horseshoe Bend, Page, ... Puis retour quelques jours sur Las Vegas pour le vol retour!

Si ma mémoire est bonne (c'est pas toujours le cas..) on avait réservé la plupart des logements à l'avance, ainsi que les emplacements de camping pour être sûr d'avoir toujours un endroit où dormir. Pour les locations de voiture il n'y a qu'a Banff et Las Vegas où on avait réservé a l'avance, le reste on réservait a la dernière minute car ce n'était pas pour de longues durées. Voilà voilà, j'espère que vous ferez bonne lecture! 😉
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Visa ESTA pour un voyage Paris - Montréal - New York - Paris?
Bonjour;

Mon passeport a été délivré le 22 septembre 2006 et celui de ma compagne le 16 novembre 2009. Nous avons réservé les billets d'avion pour le mois d'aout 2010 pendant 3 semaines

Depart : Paris > Montreal Retour : NewYork > Paris

Nous resterons 2 semaines au canada et ensuite la troisième semaine, nous irons jusqu'à new york par bus ou par train ...

D'après ce que j'ai lu, le visa ESTA n'est obligatoire que pour un voyageur sans visa et arrivant sur le territoire U . S. par une compagnie aérienne ou maritime. Donc, ce n'est pas notre cas. Par contre, j'ai vu sur internet que puisque nous passons à la frontière terrestre (entre le Canada et les Etats-Unis ) nous devrons nous acquitter d'une taxe de US$ 6 payable uniquement en espèces .

Quel visa exact devons nous prévoir pour le voyage au canada et états-unis pour éviter un problème ? Et faut-il prévoir un visa avant de partir de paris ou sur place au canada ? Merci d'avance pour votre réponse,

J'ai vraiment besoin de votre aide

merci d'avance
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Aller aux États-Unis après un séjour en Arabie Saoudite?
Bonjour à tous,

Pour le boulot, je dois me rendre en arabie saoudite dans quelques jours.

Pour des raisons touristiques, je me rends aux US en juin.

Pensez vous que je puisse rencontrer des pb à la douane américaine si sur mon passeport, il y a un visa saoudien recent ??

merci A+ goose
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Voyage aux États-Unis en 2014
Bon, voila je commence aujourd'hui ...

Tout ce que je sais c'est qu'il faut que je me fasse Hertz Gold pour ne pas perdre 3 plombes à l'aeroport ... et que je veux une bagnole américaine !
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19 jours hors des sentiers battus Michigan, Ohio, Indiana et plus
Carnet de route Introduction : Pour ce sixième voyage au pays de l’oncle Sam, plusieurs options ont été étudiées, tout d’abord, la destination, sur ce premier critère voici celles qui étaient envisagées : La première, la Californie sud et route 1 avec incorporation en début de voyage du fameux Fun Run sur la Route 66 de Seligman à Topock, avec comme contrainte le début de voyage sur le 1erweek end de mai date annuelle du fun run, et pour faire le tour de cette région une programmation sur 3 semaines. La deuxième destination pré étudiée a été la Floride, là aussi l’estimation du temps nécessaire à une découverte dans sa globalité s’est portée sur 3 semaines, et par contre concernant la période, une programmation de novembre à avril pour éviter les températures excessives, orages comme nous l’on conseillé nos amis américains. La troisième destination pré étudiée et finalement réaliséea été autour des grands lacs avec comme contrainte, un déroulement du voyage possible du printemps à l’automne, sur 3 semaines lui aussi voir plus. En regard des contraintes personnelles sur les jours de congés restant, les possibilités de les poser avec compatibilité du service, le choix s’est fait sur cette dernière. Est venu, après cette pré étude, le déroulement des différentes étapes du projet réalisé, comme à chaque voyage par : recherche de documentations, guides, consultation des 4 sites internet :

La lecture et synthèse de toutes les informations, le choix des curiosités ou centres d’intérêt à retenir, l’établissement d’un pré circuit chiffré en temps de route et km /miles sont les étapes suivantes qui permettent d’affiner le projet et s’assurer de sa faisabilité. Dans notre cas comme à l’accoutumé, le 1er jet était un peu ambitieux en partant au départ sur l’Est de Chicago qui incorporait la visite d’une partie du Minnesota, de l’Iowa, du Wisconsin, il nous a donc fallu pour respecter la contrainte de durée de 3 semaines supprimer cette partie du programme en ne conservant que les états qu’il nous semblait important de visiter en regard de nos centres d’intérêt et objectif de voyage soit le Michigan, l’Ohio, la partie nord de New York state, de la Pennsylvanie et de l’Indiana. Ce préprogramme a été complété et enrichi par les infos, conseils ou retours d’expérience d’amis voyageurs, la lecture du forum, et des commentaires de mon post sur le sujet. La période du 10 au 30 septembre a été définie en fonction des différents critères : belle arrière saison avec températures idéales pas trop chaud pas trop frais, compatibilité avec durée de nos congés respectifs, les possibilités de les poser avec compatibilité du service, programme de festivités sur un des week end (rally airstream à Sugarcreek Ohio) Les différentes simulations et contraintes ou exigences (vol direct, prix, aéroport sur le circuit de visite) pour réservation des billets d’avion nous ont fait préférer Chicago comme lieu d’arrivée et départ de ce trip. (Plus économique et sans escale en comparaison de Detroit, Cleveland ou Indianapolis) Résumé données de départ : Destination : Chicago, Michigan, Ohio, New York state, Pennsylvanie, Indiana. Objectif : découverte de la culture automobile et récréative (RV), des curiosités naturelles, des ponts couverts, pays Amish, avec en complément, la culture musicale, les roadsides, diners…. autour et dans les états traversés Durée : 3 semaines, 19 jours sur place Période : 10 au 30 septembre 2016 Contraintes : départ et arrivée à Chicago, présence le dimanche 25 Septembre à Sugarcreek OH pour la journée d’ouverture de l’Airstream rally Contexte : Pour ce sixième voyage après 2 voyages dans l’ouest, 1 sur la Route 66 avec retour par le Tennessee, le Kentucky et l’Indiana, 1 dans l’Est et la Nouvelle Angleterre, 1 dans le grand Deep South (sud profond) et avant le Nord Ouest, la Floride, la Californie du Sud, Hawaï et l’Alaska, cette destination était tout à fait compatible, voir être le choix judicieux pour la poursuite de notre découverte de ce grand pays, de sa géographie, et de sa Culture en général. Le fait que cette destination ne soit pas « touristique » et en dehors des sentiers battus a été une motivation complémentaire. Références, bibliographie : Guides vert Michelin Est ed 2001, Nord Est ed 2016, Routard, le petit Futé
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Itinéraire pour trois semaines dans le Wyoming en juillet 2011?
Bonjour, Je projette un séjour de trois semaines dans le Wyoming en juillet 2011 et souhaiterais profiter de l'expérience de ceux d'entre vous qui ont visité cette région. Où atterrir (nous partons de Bruxelles) ? Quel itinéraire adopter (et dans quel sens) sachant que je souhaiterais passer 5 à 6 jours à Yellowstone et 2 jours à Grand Teton (je me base sur les récits de voyages pour estimer le temps nécessaire pour visiter ces parcs) et quels autres sites, quelles villes valent le détour ? Pouvez-vous me conseiller des hôtels, restaurants, excursions, réservations à effectuer avant le départ ? Quel(s) guide(s) vous a (ont) été le plus utile(s) ? Je vous remercie d'avance pour tous vos conseils, récits, ...
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Ouest américain: voyage inoubliable du 14 au 26 juin 2008
Parents plus deux ados 16 et 19 ans.

1 Paris - New York (24h à NY) 2 NY - Denver en avion. 3 Denver - Grand Junction en train, ( 7 heures à bord du Zéphyr). 4 Grand Junction à Los Angelès en voiture: 2 000 miles en passant par Moab, Monument Valley, Grand Canyon, la route 66, Las Vegas, Death Valley, Big Sur LA.

New York: exorbitant. La hausse des prix compense la dépréciation $/Euro. Hôtel à 200$ la nuit avec Salle de Bain commune !!!!!! Achat d'une caméra Sanyo finalement au même prix qu'à la FNAC malgré une heure de négo: l'arnaque. Mais quand on aime NY on ne compte pas.

Avion NY Denver: pas cher, 3 heures de retard au décollage, c'est partout pareil.

Denver: pas vu: arrivés à 23h, départ à 8h.

Le train: génial, à moitié vide (réservé de France). La gare de Denver: une merveille, pur décor de Hitchcock. Les deux énormes locomotives. Le wagon panoramique: un bonheur, nous y avons fait tout le voyage, le nez collé à la vitre. Paysage de montagne, la source du Colorado, le fleuve naissant longé tout le temps, les rapides, les rafteurs, les sommets enneigés. Wagon restaurant à l'ancienne très sympa. Tout ça pour 60$ par personne!

Grand Junction: voiture réservée par le net. Pontiac 4x4 flambant neuve. Le GPS est hors de prix et à l'usage inutile sauf peut-être à LA. Coût: 600Euros dont 200 de "drop off", car rendue à LA.

Grand Junction - Moab: par la route panoramique 128. Une merveille. On longe le Colorado dans un décor de mini-Monument Valley. des couleurs, des formes. Oh et Ah permanents. Environ 4 heures.

Moab: sans intérêt villes de motels. Sans réservation, un choix assez large.

Moab Monument Valley: faire le détour "Valley of Gods" juste avant Mexican Hat. 30km de chemin de terre serpentant dans un décor sublime. Après, le passage par les navajos ne s'impose pas, on voit tout de la route, et les Navajos n'inspirent pas la joie de vivre.

Page: choix de motels. Sans intérêt. 45° au lac Powell!

Grand Canyon: la création du monde. Sans réservation, une chambre à l'hôtel El Tovar, l'hôtel de luxe de l'endroit (les gens s'y prennent 6 mois à l'avance). Chambre banale, mais lobby sublime, et le canyon devant la porte. Deux nuits (à 4 dans l'unique chambre disponible il est vrai). Des toutous, des téléphones portables, des voix délicates d'américains, des silhouettes graciles d'américains oui, mais le GC c'est le GC!!!!! Vu: une famille d'amish s'appretant à descendre à pied !!, des élans pas froussards). La concierge du El Tovar, immensément sympathique, rachète les défauts de ses compatriotes.

Route 66: rien, il n'y a plus rien sauf quelques gros bras à motos d'âge canonique (les bras), payés par l'office du tourisme pour distraire le touriste.

Las Vegas: architecture sublime au service du néant absolu.

Vallée de la mort: quelle route, quels paysages, quelle chaleur (51°!!!). Ah Zabriskie Point, Dante's View...

Big Sur: bloqués à 10 km par l'incendie. Big Sur c'est à la fois le nom de la côte, que nous avons parcourue dans les deux sens sur 50km, cote magnifique, et le nom du repaire d'Henry Miller, pas vu, mais sans regret parait-il. Un hôtel de luxe pas cher à Ragged Point. Des surfeurs, des éléphants de mer. Le chateau Hearst: un musée habité. Pas vraiment moche, son architecte avait du goût. Et puis un homme qui a a) inspiré Citizen kane et b) dégusté des bouteilles de Romanée Conti, ne pouvait pas être foncièrement mauvais.

LA: hôtel à Hollywood. La plage: comme sur les cartes postales Universal Studios: la grande arnaque, une copie médiocre de Dysneyland et une visite ultra courte des studios (500$ de tickets pour éviter les queues, c'était ça ou rien, une grosse bétise). Sushis magnifiques.

Ce voyage en famille orienté nature a été une réussite complète.
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Nord-est américain, 4 semaines entre villes et nature
Nous sommes partis cet été pour un road trip dans l'Est Américain. Nous avons très vite renoncé à descendre en-dessous de Washington car nous voulions éviter les trop fortes températures. Ce qui a guidé nos choix d'étapes ? Nous aimons visiter des villes mais nous aimons également les randonnées en pleine nature. Au fur et à mesure de nos voyages, nous avons renoncé à faire des étapes d'une ou deux nuits. Nous voulons nous poser un peu à chaque fois. Nos étapes ont été : New York Washington Lancaster Kingston dans la vallée de l'Hudson Enfield (Vermont) près des green mountains North Conway près des white mountains Bar harbor (Acadia NP) Boston

Je ne vais pas m'étendre sur New York et Washington car beaucoup d'autres l'ont fait avant moi. Je parlerai un peu plus des étapes suivantes qui sont moins présentes dans les carnets de voyage.
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Voyage en Amérique du Nord et ESTA
Bonjour à tous !

Voilà avec ma moitié nous préparons notre voyage en Amérique du Nord et j'ai quelques questions administratives. Pour tout expliquer voilà notre trajet dans les grosses mailles :

France (Paris) => Etats Unis (San Francisco => Los Angeles => Las Vegas => Miami => Orlando => New York => Chicago) => Canada (Toronto => Montréal => Tadousac => Québec => Montréal => Vancouver) => Etats Unis (Seattle => Oregon => Seattle) => France (Paris)

A l'instant T nous voudrions juste prendre notre billet d'avion pour PAR=>SF car les prix sont très bas en se moment puis prendre nos vols intérieurs vers le canada et US et retour en France plus tard mais sans tarder.

Ma première question est : pour l'ESTA puis-je prendre sans problème maintenant mon vol aller sans un réel A/R France/US étant donné qu'on sortira du territoire US vers le Canada avant le 90 jours de l'ESTA. Dans ce cas avant la demande d'ESTA devrais prendre mon vol Chicago => Toronto (Et il me semble que je devrais présenté mon billet CHI=>TOR à mon embarquement à Paris pour SF) ?

Ma deuxième question est : Devrais-je redemandé un deuxième ESTA (Mon premier ESTA sera encore ""Valide"" car je re-rentrerais au US avant la fin de validité de 90 jours) pour mon passage de Vancouver à Seattle ?

Ma troisième question est : Si je dois faire une deuxième demande d'ESTA pour ma re-rentré au US dois-je montré mon billet Seattle => Paris.

Merci d'avance pour vos lumières.

YC
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Ferry de Seattle à Vancouver (par Victoria) en voiture de location
Bonjour Maintenant que je suis renseignée sur les formalités administrative des passages frontières (merci aux participants) j'aimerais savoir si quelqu'un peut me renseigner sur la/les

possibilités de passer de Seattle à Vancouver (avec une voiture de location louée en ville, à Seattle, et non pas à l'aéroport) sur un ferry ?? 😛

Une idée du temps nécessaire et du prix de cette traversée (si faisable) ? Merci aux connaisseurs !!
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Road trip Canada et USA pour 15 jours de parcs nationaux
Bonjour à toutes et à tous,

Nous sommes quatre trentenaires, amoureux de la nature et des Etats-Unis, qui avons décidés de réaliser un road trip de 15 jours en parcourant les parcs nationaux américains et canadiens.

Je souhaiterai partager le programme que nous avons en tête avec l'ensemble des membres du forum, et le modifier en fonction de vos commentaires/avis sur celui-ci.

Petite précision : nous partirons du 12 au 26 Septembre 2020, et nos billets d'avion pour les vols internationaux ont fraichement été réservés (nous avons bénéficié d'une jolie promo, youhou ! 😛).

Voici le programme :

J1 [12/09/2020] Vol CDG - Calgary : arrivée à Calgary prévue à 17h55. Nuit sur place.

J2 [13/09/2020] Calgary => Banff NP : balade dans Calgary le matin, puis route jusqu'à Banff NP l'après-midi.

J3 [14/09/2020] Banff NP : journée de randonnée dans le parc.

J4 [15/09/2020] Banff NP => Jasper NP : route vers Jasper NP dans l'après-midi.

J5 [16/09/2020] Jasper NP : journée de randonnée dans le parc.

J6 [17/09/2020] Jasper NP => Edmonton : route vers l'aéroport d'Edmonton pour y prendre un vol jusqu'à Kalispell (USA). Nous souhaitons prendre un vol Canada => USA afin de résoudre la problématique liée à la voiture de location entre ces deux pays. Nuit près de Glacier NP.

J7 [18/09/2020] Glacier NP : randonnée dans le parc.

J8 [19/09/2020] Glacier NP => Yellowstone NP (entrée Nord). Nuit à Gardiner ou dans le secteur nord du parc. Question : des choses sympa à faire sur cette portion ?

J9 [20/09/2020] Yellowstone NP. Question : quel itinéraire conseilleriez-vous pour 3 jours dans le parc de Yellowstone avec une sortie le troisième jour par le sud ?

J10 [21/09/2020] Yellowstone NP.

J11 [22/09/2020] Yellowstone NP, puis route vers Grand Teton NP en fin de journée. Nuit près de Grand Teton NP.

J12 [23/09/2020] Grand Teton NP : randonnée dans le parc.

J13 [24/09/2020] Grand Teton NP => Rapid City. Question : des choses sympa à faire sur cette longue portion de route ?

J14 [25/09/2020] Mont Rushmore + Custer State Park ou Badland NP.

J15 [26/09/2020] Vol Rapid City => CDG.

Qu'en pensez-vous ? C'est un premier jet et je suis persuadé que des améliorations pourront être effectués suite à vos précieux conseils...

Des hébergements sont-ils à réserver en urgence ? Ou sont-ils incoutournables ?

Je vous remercie par avance pour vos retours & vous souhaite une excellente journée,

Bien à vous,

PA
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La Great Divide Mountain Bike road
Présentation et préparation du voyage

Bonjour a tous,

Tout juste de retour de 6 semaines de voyage a VTT sur les sentiers Canadiens et surtout Américains de la Great divide mountain bike road, je tenais a faire un topo sur ce sentier car on n'en trouve encore aucun sur ce site, ni sur un autre site Français a ma connaissance.

Tout d'abord la Great divide qu'est ce que c'est ? La Great divide c'est le pendant cycliste du trek appelé la Continental divide, c'est a dire que c'est un itinéraire cycliste suivant au plus près la ligne de partage des eaux Américaines. En gros dans le sens Nord-Sud comme la plus majorité des gens le parcours, si une goutte d'eau tombe a notre gauche elle terminera sa course dans l'océan Atlantique et a notre droite elle terminera dans le Pacifique. Le point de départ normal de la Great divide est situé à Banff au Canada et se termine 4400 km et 60000 de d+ plus loin à Anteloppe Wells qui est à la frontière Mexicaine.



L'itinéraire est vendu comme la plus longue piste de VTT au monde. Ce n'est pas a proprement parler du VTT, plutôt du gravel car la trace emprunte a 75% les fameuses gravel road Américaines, a 23% des routes et a 2% des single track. Au niveau des états on démarre au Canada en Alberta puis en Colombie-Britanique avant de passer aux Etats-Unis dans le Montana, un micro passage en Idaho, puis le Wyoming, le Colorado et enfin le Nouveau-Mexique. L'itinéraire oblige a être en totale autonomie car il arrive de ne pas croiser une ville pour se ravitailler pendant 3 jours, voir beaucoup plus selon sa distance journalière. Il nécéssite en revanche d'être très léger, contradiction même a l'origine du courant très à la mode du bikepacking.

Si la Great divide est si connue c'est car une course la parcoure, le tour divide. Cette course a une telle renommée que c'est carrément elle qui a lancée les bikepacking races. Tout les ans a la mi-Juin une poignée d'ultra cycliste s'élance de Banff pour une course jusqu'à la frontière Mexicaine en une étape en autonomie complète avec juste des trackers GPS et une liste des endroits où se ravitailler tout au long du parcours. Le record est détenu par Mike Hall dans le temps astronomique de 14 jours et 11 heures. Certains beaucoup trop facile se lance des défis comme parcourir le Tour divide en single speed (?).



Pour faire cette traversée j'ai choisit de ne pas partir avec mon vélo habituel, un Lapierre tout suspendu. Je me suis donc commandé un Canyon semi rigide 29 pouces en carbone, ce qui fut le meilleur rapport poids-confort dans ces pistes, plus que ceux aperçus qui étaient en tout-suspendus, en gravel bike ou encore pire en vélo de voyage. Pour suivre l'itinéraire j'ai acheté le livre Cycling the great divide, véritable bible du parcours détaillant l'itinéraire, sa distance, sa difficulté, où dormir et se ravitailler, et les étapes conseillées. Son seul défaut étant qu'il date déja de 2013, quelques retouches ayant été faite au parcours et que la trace chargée dans mon téléphone date elle de 2011. Il décrit la Great divide en 70 étapes. En ayant posé quasiment tout mes congés de l'année dans ce voyage je ne disposerais sur place que de 40 jours. Je choisis donc de doubler quotidiennement toutes les étapes du livre. Le vélo paré, l'argent changé, tout semble prêt pour prendre l'avion.
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Compte rendu croisière, USA et Canada, Anthem of the Seas (Royal Caribbean), octobre 2017
Voici le compte rendu d'une croisière à bord de l’Anthem of the Seas (compagnie Royal Caribbean), effectuée du 28 septembre au 7 octobre 2017 (9 nuits) au départ de Cape Liberty (commune de Bayonne, état du New Jersey, juste à côté de New York). Nous sommes restés une nuit à Bayonne avant d’embarquer.

Les escales sont les suivantes : - en mer - BOSTON (USA) - PORTLAND (USA) - BAR HARBOR (USA) - HALIFAX (Canada) - en mer - SAINT JOHN (Canada) - en mer - retour à BAYONNE (USA)

Le but de ce compte rendu est d’aider les personnes qui, comme nous, préparent les visites avant le départ pour faire le maximum de choses par soi-même (sans acheter les visites proposées par le bateau) pour passer de belles vacances tout en restant raisonnable côté budget ! Bien entendu la compagnie propose des excursions pour ceux qui préfèrent se laisser guider et qui acceptent de payer le prix fort. Vous trouverez aussi des informations sur le bateau en lui-même.

Le compte rendu est organisé par partie : - explication pour les visas - précisions sur l'avant croisière - détails de toutes les escales - précisions sur le bateau (restauration, excursions, spectacles...), - précisions sur la fin de croisière (débarquement) - le dernier jour de visites dans le New Jersey - le retour, - une partie budget. Bien entendu ce compte rendu n’engage que nous et n’est le reflet que de notre voyage et de nos centres d’intérêt.

J’ai beaucoup utilisé googlemap pour planifier nos déplacements en transport en commun.

EXPLICATION CONCERNANT LES VISAS

Pour les USA, en tant que français, il faut obtenir l’ESTA. C’est une démarche à effectuer en ligne et cela coute 12$US par personne. Arrivé sur place personne ne vous demandera une attestation papier même si par sécurité nous l’avions imprimée.

Pour le Canada, vous n’avez pas besoin de visa ou d’une autorisation car vous arrivez par la mer (donc en bateau).

PRECISIONS SUR L'AVANT CROISIERE (vol, visite du New Jersey, trajet jusqu’au port, embarquement)

Départ le mercredi 27 octobre depuis Zurich. Vol direct (Zurich-Newark) effectué sur United. Nous avons volontairement choisi d’atterrir à Newark car c’est l’aéroport le plus proche du port. Ils fournissent un oreiller, quelques films en français, une couverture et un repas pas vraiment à notre gout… Seul point positif du repas : une glace en dessert ! Arrivée à Newark à 13h05, sous 30°C…

Arrivés à l’aéroport, nous sommes partis à la recherche d’un ATM pour sortir de l’argent. On a comparé et c’est bien plus avantageux que de changer sur place (aéroport ou même en ville d’ailleurs). Après cela dépend de votre banque et du montant retiré car c’est une part fixe plus un pourcentage du montant retiré. Nous n’avons pas utilisé le dollar canadien lors des deux escales canadiennes, on a payé en dollars US ou par carte ne souhaitant pas faire du change par rapport à ce qu’on avait prévu de visiter pendant les deux escales au Canada.

Nous avons effectué le trajet entre l’aéroport et la maison de notre hôte en transport en commun. Il faut prendre le bus 62, puis le PATH puis le tram hudson bergen light rail. C’est faisable pour 6.60$US par personne mais c’est très (trop !) long, on ne le conseille pas si vous êtes pressés (environ 2h30 !), d’ailleurs on ne le conseille pas du tout. En taxi il faut compter environ 25$US et 20 minutes selon la circulation.

Nous avons choisi de dormir chez l’habitant pour trois raisons : le prix, le contact humain, la localisation par rapport au port. Nous avons dormi chez Michael, un hôte adorable qui habite à moins de 10 minutes en voiture du port et à 5 min de l’arrêt de tram à pied. Réservation faite sur airbnb. La maison est vraiment authentique et l’accueil très chaleureux ! Si jamais vous êtes dans le coin on vous conseille d’aller manger au restaurant mexicain juste à côté « el dorada », mais il faut être à jeun depuis au moins 48h si vous voulez finir votre plat ! Le restaurant est à 5 min à pied de chez Michael, le quartier est calme, et on s’est senti en sécurité.

Le programme de l’après-midi était le suivant : déposer les valises chez Michael, reprendre le tram, voir le mémorial du 11 septembre situé en face de Manhattan (liberty park), voir le coucher du soleil et reprendre le tram pour aller manger au restaurant mexicain puis revenir chez notre hôte.

Le lendemain matin, Michael nous a gentiment amené jusqu’au port en voiture, c’était très pratique. Il n’y pas de taxi qui circule à Bayonne, il faut donc en appeler un si vous en voulez un.

L’embarquement est comme d’habitude : rapide ! Une seule modification, votre sea pass (la carte d’accès à votre chambre et c’est aussi votre moyen de paiement) n’est plus donnée au comptoir d’embarquement mais directement à l’entrée de votre cabine. La cabine est disponible à partir de 13h.

A peine arrivés à bord, d’habitude nous allons voir la table qui nous a été attribuée pour le restaurant le soir mais cette information est écrite sur les sea pass alors on a dû modifier nos habitudes !

On monte alors au windjammer pour se restaurer. Une autre surprise : un passage obligé devant des éviers pour se laver les mains, c’est une excellente idée ! (cela complète les distributeurs de gel hydroalcoolique). Concernant le buffet c’est copieux et très varié ! On retrouve les classiques : hot dog, hamburger, frites, des plats en sauce, un morceau de bœuf grillé à la découpe, des crudités, des salades, des desserts, des fruits, du pain de plusieurs sortes… mais aussi deux endroits pour faire des plats de pates à la demande et des plateaux de fromage ! Les desserts ne sont pas toujours au top mais c’est vraiment histoire d’être tatillon…et au pire il y a toujours la possibilité de se manger une glace à l’italienne gratuite à côté de la piscine.

Après-midi farniente…et installation dans notre modeste cabine intérieure avec un balcon virtuel ! Très bonne idée ce balcon, pour se donner une idée de la météo dès le réveil. Départ 16h après avoir testé le « north star » pour observer Manhattan depuis cette capsule qui monte au-dessus du bateau, un instant magique… Personne ayant le vertige, s’abstenir !

Le lendemain, premier jour en mer, est très appréciable, un jour à rien faire cela repose un peu. Il permet aussi de découvrir le bateau et surtout les différentes activités… ! Très nombreuses sur ce bateau récent.

LES ESCALES

BOSTON 7h00 - 19h00 Le bateau est amarré au black falcon terminal.

météo : pluvieux, et par moment, très pluvieux ! Puis gris et froid dans l’après-midi. D’une manière générale on a beaucoup utilisé notre coupe-vent avec un gilet polaire en dessous, surtout les matins !

Au programme de la journée : voir les baleines, se rendre à Quincy market, faire une partie du Freedom trail, puis visiter Copley square.

Après un bon petit déjeuner (malgré ce qui est écrit sur le programme du jour vous pouvez à toutes les escales sortir de la nourriture, aucune fouille des sacs !) nous descendons les escaliers tranquillement en direction de la sortie.

Nous débarquons du bateau dans les premiers et après avoir pris une carte gratuite dans le terminal, nous cherchons l’arrêt de bus du silver line 2 sous une pluie fine. On paie directement son ticket au chauffeur (2$75 par personne). Vous pouvez aussi acheter des pass mais il faut prendre le bus beaucoup de fois pour que cela soit rentable. C’est assez bizarre car le bus rentre à mi-parcours dans un tunnel et on se retrouve comme dans un métro alors qu’on est dans un bus…

Nous sortons du bus à la station South station puis nous marchons sur Atlantic avenue 15 minutes jusqu’au port où débute les croisières pour voir les baleines, juste à côté de l’aquarium. Nous avons réservé et payé en avance depuis chez nous directement sur le site internet de la compagnie maritime, 98€ pour 2 personnes (115$US) pour une croisière de 4h. La compagnie maritime s’appelle Boston Harbor Cruise et nous n’avons pas été déçu. On a dû attendre une heure car nous étions en avance (10h-14h), heureusement nous nous sommes abrités à côté des caisses de l’aquarium en regardant les lions de mer à travers les baies vitrées !

On a attendu 20 minutes après avoir montré nos tickets sous une pluie battante, sur le ponton, en attendant que le bateau arrive puis s’amarre… La météo de l’Anthem annonçant 29°C et partiellement couvert pour Boston, nous n’étions pas spécialement habillés très chaudement, heureusement qu’on avait quand même pris nos imperméables ! Certains étaient en short et tee-shirt à manches courtes… !

Il faut 1h pour arriver sur le site d’observation des baleines. Nous avons pu les voir, c’était splendide et majestueux ! Après, il ne faut jamais oublier qu’on observe un animal marin dans son milieu naturel et que du coup on peut aussi ne pas en croiser une… !

Retour à Boston vers 14h15, sous une pluie fine ! Nous nous sommes dirigés vers Quincy market pour traverser ce lieu un peu hors du commun, c’est une food street mais dans un bâtiment magnifique (avec des wc publics gratuits et propres pour le côté pratique !).

Nous avons commencé le freedom trail depuis la Paul Revere house et terminé le parcours au parc Boston Common. Alors oui, j’avoue, on a fait le parcours (une partie) à l’envers par rapport à la chronologie… ! C’est très simple car il suffit de suivre la ligne composée de briques rouges tout le long du parcours. Les monuments sont payants si vous souhaitez les visiter. Nous avons ensuite tiré jusqu’à Copley square pour voir l’égise Trinity church et le gratte-ciel juste à côté. L’église est envahie par les échafaudages en ce moment… Par contre on a pu assister à un rassemblement pour l’Indonésie sur la place entre l’église et la bibliothèque, c’était très sympa (concert, des petits kiosques pour acheter de la nourriture faite par des locaux ou des articles fabriqués en Indonésie…). Nous avons ensuite longtemps marché pour rejoindre la station de bus South station pour reprendre le bus silver line 2 pour rejoindre le port puis le bateau.

Si vous voyagez avec des enfants, dans le parc Common square, il y a une aire de jeux énorme avec beaucoup de toboggans…. Et des écureuils qui viennent vous manger presque dans la main !

bilan de notre journée à terre : Une journée « mi-figue, mi-raisin »… Voir les baleines fut une expérience inoubliable (les prendre en photo c’est plus compliqué… !) ! Mais la pluie et le froid nous ont forcés à faire le freedom trail à un rythme soutenu sans prendre le temps de lire les explications et d’en profiter pleinement.

PORTLAND 8h00 – 17h00

Le bateau est à quai presque en ville (10 minutes à pied). Le nom du quai est Portland Ocean Gateway.

météo : une belle journée ensoleillée et sans vent, parfait pour visiter !

Au programme de la journée : faire le tour de la ville à pied en suivant l’itinéraire emprunté par les bus « sightseeing tour », remonter à bord du bateau pour manger, faire une petite croisière pour voir les phares puis déambuler dans le quartier commerçant « old port ».

Nous sommes descendus du bateau parmi les premiers, histoire de vraiment profiter de cette journée. Ils distribuent des plans gratuits à la sortie du port. Pour les personnes qui ont des difficultés à se mouvoir, il y a des petites voiturettes de golf qui vous déposent à la sortie du port gratuitement (5 min à pied, 1 min en voiturette). A 8h30 les rues étaient désertes, c’est parfait pour les photos… Il y a des petits commerçants qui s’installent pour vendre des petites choses aux touristes entre le bateau et la ville, la plupart des stands vendent des produits locaux. On trouve aussi un peu plus loin (et un peu plus tard dans la journée) des vendeurs de sandwich au homard (10$US).

Le tour de la ville permet de marcher sur la promenade ouest, puis de traverser la ville (sans passer par Old port qu’on a choisi de voir en fin d’après-midi) et enfin de longer la promenade est. Il faut compter 2h30 à 3h. Vers la promenade ouest il y a des magnifiques demeures, comme dans les films… La promenade est offre un superbe panorama sur la baie de Casco. Et une jolie vue du bateau ! A refaire on ne le referai pas à pied, car la ville n’est pas vraiment « à plat » ! C’est vraiment vallonné. Vous pouvez louer des vélos à la sortie du port mais le prix et l’état des vélos nous ont démotivés… avant même de savoir que ça grimpait sec parfois. Pour ceux qui veulent il y a une tour d’observation pas loin de la promenade est, il faut compter 10$US par personne et apparemment la vue est magnifique d’en haut. Nous n’avons pas testé. Il existe aussi des camions de pompiers, modifiés, qui font une boucle comme cela.

Nous sommes ensuite revenus au bateau pour manger. Il faut montrer sa carte d’identité en plus de la sea pass (ou votre passeport) car ils ont besoin d’une photo pour vous reconnaitre. Le windjammer était désert…

12h45, c’est l’heure de retourner vers les pontons qu’on a déjà traversé le matin mais cette fois pour attendre le bateau. Nous avons réservé une croisière sur le site internet de Portland discovery, 26$US par personne pour 1h30 de croisière dans la magnifique baie de Casco. Nous vous conseillons de vous mettre à l’étage et sur le côté droit du bateau pour être du bon côté pour observer les phares. On a pu voir aussi des magnifiques villas dans les iles. Petite pause bien méritée après la marche du matin !

15h, retour en ville. On s’est un peu promené dans les boutiques du Old port et finalement ce sont encore des boutiques de villes et non pas que des boutiques souvenirs pour touristes, c’est plus authentique. On a aussi « visité » une poissonnerie, c’est local et une pancarte était écrite à l’extérieur pour indiquer aux touristes qu’on pouvait entrer !

16h30 tous à bord !

bilan de notre journée à terre : Une belle journée entre découverte architecturale et magnifique paysage ! C’est l’escale que nous avons le moins apprécié mais il y a tout de même des choses à découvrir mais rien d’extraordinaire…

BAR HARBOR 7h00 – 17h00

Le bateau est « en tender ». Il n’est pas à quai. Le site de tender des bateaux se situent à Bar Harbor, à 15 min à pied de Green village.

La veille, nous avons récupéré nos tickets (uniquement si vous n’avez pas acheté des excursions via Royal Caribbean) au two 70 vers 16h30. Le système est simple et pratique. Vous faites la queue à l’entrée de la salle puis une personne vous montre à quelle heure vous voulez prendre le tender. Nous avons choisi le premier tender (7h30-8h) et nous sommes repartis avec deux tickets « tender 1 ». C’est vraiment pratique de pouvoir choisir ! Après n’aller pas les chercher à 18h, le choix risque d’être plus limité…

météo : un beau soleil bien chaud et un petit vent bien frais dès qu’on passe à l’ombre !

Au programme de la journée : prendre les bus gratuits, faire la randonnée de 1h30 « ocean path trail », faire une petite balade au bord du lac « jordan pond », visiter bar harbor

Nous avons donc pris le tender pour rejoindre la côté. Attention il existe deux sorties ce jour-là : un tender pour les excursions et un tender pour les autres qui visitent par eux-mêmes. La procédure est assez rapide et nous étions à Green village à 8h05 (15min de marche entre le port et Green village). Personne ne nous a demandé nos tickets de tender, nous sommes partis en étant loin d’être complet.

Arrivés à quai nous avons marché toujours tout droit en longeant les boutiques encore fermées. Le but étant de repérer où se situer le terminal du bus. Il faut savoir qu’il existe des bus gratuits (du 23 juin jusqu’au 8 octobre) qui parcourent le parc national d’Acadia. Il faut acheter un pass pour entrer dans le parc naturel (12$US par personne, valable 7 jours) et vous pouvez ensuite prendre les bus. Personne n’a contrôlé qu’on avait réellement en notre possession le fameux pass acheté sur internet sur le site officiel du parc : ni le chauffeur, ni lors du passage du péage pour entrer dans le parc. Pour information, les bus ne vous emmènent pas jusqu’au sommet du mont Cadillac (cadillac moutain).

Le premier bus numéro 3 n’étant qu’à 9h05 pour aller jusqu’à Otter clif, nous avons marché un peu dans Bar harbor. Pour ceux qui le désirent il existe un sentier côtier accessible à tous.

9h05 nous prenons le bus 3 pour se rendre jusqu’à l’arrêt Otter Clif. Il faut compter 25 minutes de bus. Il faut savoir qu’il y a les arrêts officiels mais qu’en réalité si vous le demandez, le chauffeur s’arrête n’importe où (à condition d’être en sécurité bien sûr). Si vous repérez le début d’une randonnée qui ne correspond pas à un arrêt de bus, il n’y a qu’à demander et le bus s’arrêtera… A l’arrêt Otter clif, il y a des toilettes, c’est correct.

La petite randonnée ocean path trail (3.4km) commence (ou termine) ici… c’est une promenade tranquille mais il faut prévoir des baskets car on marche parfois sur des rochers. On alterne entre la côte et la forêt, on alterne les paysages et on enlève et enfile les différentes couches de vêtements à chaque fois qu’on passe de l’un à l’autre… ! Au bout d’une heure et demie, sans se presser et en prenant de nombreuses photos, nous sommes arrivés à la plus grande plage de sable blanc du parc « sand beach ». C’est juste magnifique ! Pour le côté pratique, il y a des toilettes mais pas de restaurant ou boutique.

12h15, après une pause pique-nique en débardeur et les pieds dans l’eau, nous avons repris le bus. Bus numéro 4, pour aller jusqu’au lac « jordan pond ». La ligne 4 est la seule ligne de bus n’allant pas à Bar Harbor, elle s’appelle loop road et porte bien son nom.

En descendant du bus, nous avons contourné le bâtiment par la droite et nous avons traversé la forêt puis suivi le début du tour du lac (trop long pour nous : 2h30), puis nous avons fait demi-tour et nous sommes retournés à l’arrêt de bus en longeant le lac puis en passant par le bâtiment. Il faut compter 1h pour faire cette petite boucle en prenant des photos et en marchant tranquillement. Les paysages sont beaux et différents de ceux vus le matin même. On a pu voir quelques taches rouges parmi la forêt mais il faut savoir qu’il y a beaucoup de conifères donc les taches rouges, jaunes orangées, sont peu nombreuses. Le tour du lac doit être magnifique mais ne souhaitant pas rater le bateau nous n’avons pas pris le risque de le faire. Il y a une petite boutique et un restaurant au bord du lac.

15h nous attendons le bus numéro 5 pour revenir à Green village à Bar Harbor. Il faut compter 30 minutes pour revenir. Tous les horaires et itinéraires des bus sont disponibles sur http://www.exploreacadia.com/

A notre retour à Bar Harbor, nous avons fait un peu de shopping, il y a énormément de boutiques pour les touristes… et nous avons ensuite repris un des derniers tender pour remonter à bord.

bilan de notre journée à terre : Une journée « nature » magnifique avec des paysages variés à couper le souffle !

HALIFAX 10h00 – 19h00

Le bateau est à quai juste à côté du musée de l’immigration, pier 21. Il y avait 4 bateaux à quai ce jour-là dont le Serenade of the seas ! Pourtant nous n’avons pas ressenti cette présence touristique importante lors des visites.

météo : un beau soleil mais qui ne nous a pas réchauffé !

Au programme de la journée : visiter la citadelle, prendre le bus pour aller visiter Peggy’s cove, revenir à Halifax et rentrer au bateau en passant par le front de mer. Le programme initial prévoyait de visiter le jardin public mais Halifax étant vallonné, nous aurions perdu trop de temps en trajet à marcher.

Nous avons marché entre le port et la citadelle, c’est assez simple de s’orienter car les noms des rues sont bien indiqués et vous pouvez trouver des plans gratuits à la sortie du bateau dans le bâtiment qu’on traverse. Il faut compter 30min sans trainer les pieds, et ça grimpe sec ! Par manque de chance pour moi, ils ne construisaient pas les citadelles au point le plus bas de la ville mais forcément le plus haut… La citadelle se visite gratuitement cette année. Nous y avons passé 1h30. Nous avons entendu le coup de fusil, le coup de canon et la cornemuse… La reconstruction d’une tranchée française pendant 14-18 est une excellente idée et est pour moi l’un des points les plus intéressants de la visite. Nous avons passé un moment également dans le musée situé au premier étage, géré par des bénévoles, tout est bilingue, et très bien expliqué par rapport à l’implication du Canada dans les différents conflits mondiaux. Pour moi c’est un incontournable même si vue de l’extérieur la citadelle n’est pas imposante (comme celle de San Juan à Porto Rico par exemple pour ceux qui connaissent).

Nous avons mis ensuite 20min à rejoindre le musée maritime, lieu de rendez-vous des départs pour les bus. Nous avons acheté, depuis chez nous, une visite en bus de Peggy’s cove. Nous avons payé 35€ par personne pour se rendre à Peggy’s cove et être sur place pendant 1h30 (13h-14h trajet aller, 14h-15h30 sur place, 15h30-16h30 trajet retour). Le chauffeur a été un excellent guide, pendant tout le trajet (aller et retour) il a expliqué des choses en anglais concernant Halifax, Peggy’s cove, la vie au quotidien, le détournement des vols américains sur Halifax pendant les attentats du 11 septembre, le crash aérien de swiss air près de Peggy’s cove… Le site de Peggy’s cove est très touristique (au moins une dizaine de bus ce jour-là) mais est vraiment splendide. Si on s’éloigne un peu sur les rochers, on voit encore bien le fameux phare mais on devient seuls au monde ! Les maisons sont typiques, les paysages traversés avant d’arriver au village sont lunaires… Le bus ne passe pas par le même trajet au retour et on découvre alors des jolis petits villages qui reflètent bien l’image qu’on peut avoir de cette région du monde (la petite barque rouge amarrée au petit ponton en bois..) avant de prendre l’autoroute. A partir du moment où on accepte l’idée que c’est très touristique, on n’est pas déçus ! C’est sans doute un mauvais choix si vous vous imaginez être en tête à tête… ! L’option location de voiture peut être intéressante si on part à la journée, c’est bien indiqué et cela permet de s’arrêter quand on veut si on voit des paysages qu’on souhaite photographier.

16h30, retour à Halifax sur le bord de mer. Nous nous sommes promenés dans un centre commercial sans intérêt puis nous avons retrouvé notre bateau en longeant la mer. On a fait en route un petit arrêt dans une boutique qui vendait des gâteaux parfumés au whisky. Très bons, local et à un prix raisonnable, payable en $US (et elle nous a rendu la monnaie en $CAN au véritable taux de change !). Il y a aussi une multitude de boutiques au pied du bateau, vous pouvez payer en $US mais le taux de change n’est pas à votre avantage ! Et presque tout n’est pas fabriqué sur place…

bilan de notre journée à terre : Une très belle journée ensoleillée où nous avons découverts deux trésors : le premier historique, le deuxième naturel !

SAINT JOHN 11h00 – 23h00

Le bateau est à quai au Marco Polo terminal (petite pensée pour Venise car c’est le nom de l’aéroport de la sérénissime), c’est en ville.

météo : du soleil qui chauffe !

Au programme de la journée : récupérer notre voiture de location, se rendre au Fundy trail park et randonner, voir les grottes, revenir à Saint John et visiter la ville.

Il faut savoir que lorsque nous avions réservé la croisière, les horaires pour cette escale étaient 9h-21h et finalement cela a été modifié : 11h-23h. Partir à 23h ne sert pas à grand-chose car à partir de 18h, de nombreux petits commerces et centres commerciaux et le marché sont fermés. Sauf si vous souhaitez visiter les différents pubs, il vaut mieux que le bateau arrive à 9h plutôt qu’à 11h…

Nous avions loués depuis chez nous, une petite voiture chez Avis à un prix dérisoire (35€ environ). L’agence se situe à 5 minutes à pied du bateau, toujours tout droit. Le kilométrage est illimité et toutes les voitures sont avec des boites automatiques. Nous avions réservé le plus petit modèle (Chevrolet spark) et nous nous sommes retrouvés avec une Toyota corolla (qui est en fait le plus petit modèle disponible dans cette agence).

L’application GPS dans une main, la carte en version papier dans l’autre, nous avons pris le chemin de Saint Martin. C’est assez simple et bien indiqué si on a pris la peine de regarder un peu le trajet avant. Il faut compter 1h entre saint John et l’entrée du Fundy trail park avec un petit arrêt de 5 minutes à Saint Martin.

Le parc était désert ! Le concept est assez nouveau pour nous. On paie l’entrée (17$can pour 2, 11€50 environ) et après vous avez une vingtaine de parking sur les 19km de parcours. A chaque parking, il y a une jolie vue, des tables pour pique-niquer, des belvédères, des explications sur la faune et la flore…Il y a un parcours « auto-moto-bus » et un parcours « à pied- vélo ». Les paysages sont jolis, originaux, loin de ce qu’on peut voir chez nous, nous étions seuls au monde… ! Nous avons fait 3 mini-randonnées : 30min pour voir « les pots de fleurs », 20 min pour voir une belle cascade, 60 min pour faire une boucle autour du centre depuis le parking P7 et traverser le pont suspendu. Le projet est de continuer cette route et donc d’agrandir le parc.

Pour revenir à Saint John, il faut compter 1h, avec quelques arrêts photo pour immortaliser les arbres à l’automne le long du trajet… et les panneaux de signalisation « attention élan » !

Nous sommes restés 30 minutes sur le site des grottes (entre Saint Martin et le Fundy trail park) qui sont immergées ou pas selon la marée. Il n’y a pas d’intérêt si vous passez devant à marée haute… Et là nous avons retrouvés les touristes : une dizaine de bus sur ce petit parking !

17h45, de retour à Saint Jean, dernier défi de la journée : mettre du carburant dans la voiture ! En réalité c’est simple, on se gare, on choisit son carburant, on se sert à la pompe (un seul pistolet donne plusieurs carburants) et on paie ensuite en demandant un reçu pour Avis. Pour nous ça sera 10$CAN soit 7€.

18h, heure à laquelle nous rendons la voiture à la personne qui lave les voitures même si l’agence est fermée. Nous marchons jusqu’au marché fermé, dommage… on se promène un peu en ville, rien d’exceptionnel, des belles boutiques d’antiquaires mais tout est fermé. Même l’église ne se visite pas. Aucun regret car notre journée a été splendide…

bilan de notre journée à terre : Une magnifique journée en pleine nature en amoureux… !

Ce soir-là au restaurant (pont 3, service de 20h15), nous avons commencé à manger avec une partie de la fenêtre obstruée par le quai et nous avons terminé en étant bien plus haut… la marée monte à une vitesse incroyable ! Le serveur nous a expliqué qu’au premier service (18h15), c’est le « mur de Berlin »… ils ont vu le quai presque tout le long du repas !

Les escales sont vraiment intéressantes et permettent la découverte de sites très variés. Les horaires sont parfaites pour visiter par soi-même, sauf à Saint John où on aurait pu mieux découvrir la ville en étant arrivé à 9h plutôt qu’à 11h…

DETAILS SUR LE BATEAU (et vu le bateau, cela risque d’être compliqué de ne rien oublier !) 1. Côté restauration... Nous avons mangé au : - windjammer (buffet) : surtout utilisé au petit déjeuner, parfois à midi, et « visité » presque tous les soirs. A tous les repas c’est extrêmement varié ! Au petit déjeuner, vous trouverez du salé (œufs, omelette faite à la demande avec les ingrédients que vous voulez, des pommes de terre, des tomates au four, des saucisses, du riz aux légumes façon asiatique, du jambon à la coupe, des œufs bénédictes...), du sucré (confiture, beurre de cacahuètes, sirop d’érable et même du nutella, des fruits en grande quantité, des yaourts gélatineux, des céréales, du muesli et tout ce qu’on peut mettre dedans, des viennoiseries, des gaufres, des donuts, des muffins, des beignets chauds fourrés à la confiture, au chocolat, à la crème à la vanille…). Bref, celui qui sort du windjammer au petit déjeuner sans avoir mangé, c’est qu’il n’a pas faim ! Tout au fond vous avez une partie sans gluten, et ils font aussi à cet endroit-là des crêpes (à la pomme, la banane, chocolat, avec ou sans crème sur le dessus…) testée et pas bonne ! Ce n’est que mon avis bien sûr ! Au déjeuner, on trouve toujours une partie pasta pour créer son propre plat de pate à la demande, une partie hamburger, des plats mijotés, des légumes, du fromage, plein de pains différents, des plats typés indien, des frites… et le « ice cream men » qui sonne sa clochette pour signaler qu’il arrive avec les glaces ! Délicieuses d’ailleurs ! Sinon vous pouvez toujours en chercher une gratuitement à côté de la piscine, en version glace à l’italienne (fraise, vanille, chocolat au choix !). Les desserts proposés sont corrects mais pas forcément à notre gout. Disons aussi qu’en France, nous sommes trop habitués à avoir une très bonne pâtisserie d’une manière générale… C’est culturel ! Chaque soir au buffet, ils font un thème différent donc vous avez le buffet classique, toujours une partie hamburger, une partie wok (un peu long pour l’attente mais très bon !) et des plats correspondants au thème du jour (caraibes, italien, mexicain, asiatique, bermudes, maine….). On a testé parfois, en petite quantité car nous allons manger ensuite au restaurant « chic », les plats à thème justement et c’était très bon. Pas de déception. Le soir vous trouvez aussi un choix de glace important et beaucoup de dessert, souvent plus appétissants que ceux du midi.

- salle de restaurant Chic : Il y a 4 salles de restaurant pour le soir. Le Chic est très sobre, épuré, joli. On ne voit pas les tas de vaisselles sales qui trainent car ils ont prévu des cloisons au fond de la salle. Il reste un ilot à vaisselle au milieu mais avant il y en avait bien plus…

La carte du menu en français dès le deuxième soir a été créée spécialement pour l’anthem. Pour les habitués vous retrouverez les escargots, la salade césar, la souris d’agneau, le soufflé au chocolat… Tous les soirs il y a 3 ou 4 entrées qui changent et 5 ou 6 qui restent les mêmes (les classiques). Pareil pour le plat et les desserts.

Aucune déception sur les diners lors de notre croisière. Juste deux petits détails : la souris d’agneau était moins gouteuse que la dernière fois, et la viande n’est pas grillée mais plutôt rôtie… c’est vraiment histoire de trouver un défaut ! Il y a eu trois entrées à base de crabe et souvent des plats avec des crevettes, plus de produits de la mer que sur d’autres croisières… Nous nous sommes régalés ! Heureusement qu’on marche toute la journée et qu’on ne prend jamais les ascenseurs… !

- Lors de nos journées en mer, nous avons été mangés au Johnny rockets pour le déjeuner. En fait on paie ce qu’on mange. Sur d’autres bateaux de la compagnie on paie un forfait de 6$95 et on mange tout ce qu’on veut. Ce n’est pas cher, les hamburgers sont à 2$50, les oignons frits à 1$50… Il n’y a pas de sundae. C’est toujours aussi bon mais il y a un gros bémol qui n’est pas négligeable… Le restaurant est au niveau de la piscine extérieure, on mange donc à l’extérieur ce qui n’est vraiment pas agréable quand il fait 15°C avec un petit courant d’air frais dans le dos ! Il y a des tables un peu abritées mais c’est loin d’être idéal…! Nous on a finis par emmener nos hamburgers et nos oignons au windjammer situé pas loin…

- Sorrento’s : On a parfois mangé des morceaux de pizzas au Sorrento’s, elles sont très bonnes. On retrouve la margarita, celle au peperonni, et on découvre la hawaienne ou la mexicaine et aussi plusieurs anti-pastii à la demande. Très bonne adresse pour les petits creux…

- Dog house : C’est un camion genre food truck qui sert des hot dog avec plusieurs saucisses au choix et plusieurs condiments (choux, piments…). Classique mais bon ! Situé au seaplex.

- Il y a beaucoup de restaurants de spécialités que nous n’avons finalement pas testés. Ils font des formules si vous souhaitez acheter 3 menus ou 4 ou 5 dans plusieurs restaurants de spécialités et vous payez moins cher que si vous les achetez de manière séparée. Un menu au Wonderland (le restaurant créatif) coute 50$US par personne, le pass pour trois diners (dans trois restaurants de spécialités) coute 85$US par personne. Il y a un italien, un japonais (Izumi, mal situé tout le monde peut voir ce que vous mangez), un steack house… Il y a largement le choix !

- le snack du two 70 : il propose des paninis, des salades, des sandwichs chauds et des desserts… Testé et pas vraiment à notre gout ! Après les gouts et les couleurs c’est personnel… ! Il est souvent ouvert au petit déjeuner et entre 16h et 17h.

- le bistro du solarium : nous l’avons visité mais pas testé ! Il propose beaucoup de chose similaire au windjammer le matin mais le soir c’est plutôt axé méditerranéen comme cuisine. Cela donnait envie mais au bout d’un moment il faut bien se raisonner !

2.Côté excursions... Nous avons l’habitude de programmer nos excursions par nous-même et cette croisière s’y prête vraiment ! Nous n’avons pas acheté d’excursions proposées par la compagnie Royal Caribbean. Je ne peux donc pas juger de la qualité.

Par contre à bord il y avait l’embarras du choix ! J’ai gardé le catalogue complet en anglais si jamais vous avez des questions plus précises… D’une manière générale, c’est un constat qui n’engage que nous, c’est bien plus cher et vous passez moins de temps sur place mais vous n’avez rien à préparer et vous avez toutes les explications d’un guide local. Pour Peggy’s cove, les bus de la Royal restent 1h dans le village de pécheurs, nous nous sommes restés 1h30…

Je souhaite préciser que toutes les excursions vendues à bord n’étaient pas réservables en ligne avant le départ. Par exemple celle qui allait au Fundy park trail à Saint John n’existait pas en ligne et était en vente uniquement à bord (157$US par personne tout de même avec repas compris).

3.Côté spectacles... Nous avons assisté à plusieurs spectacles à bord de l’anthem of the seas. Souvent à 18h15 soit au théâtre soit au two 70.

Il y a trois spectacles qu’il vaut mieux réserver en ligne avant votre départ si vous ne voulez pas attendre lorsque vous serez à bord. C’est très simple à faire sur le site internet de royal caribbean.

Les trois spectacles sont The gift, Spectra’s Cabaret et We will rock you. Je ne souhaite pas m’étendre sur le sujet car je ne veux pas gâcher la surprise pour ceux qui iront les voir. Les trois sont d’une très bonne qualité. Notre coup de cœur va pour we will rock you qui dure 2h et où le public était debout pour applaudir les artistes ! Vraiment superbe malgré notre anglais limité qui ne nous permet pas de tout comprendre. Les décors et costumes sont superbes. Spectra’s cabaret allie les robots et le spectacle plus classique, c’est innovant et beau !

Nous avons également assisté à d’autres spectacles, il faut bien suivre le programme journalier.

4.Côté activités sportives ou pas sur le bateau... - mur d'escalade : pas tenté cette fois-ci… - piste de marche et course : peu utilisée vu qu’on marche toute la journée ! Mais c’est très agréable de pouvoir faire un tour en marchant tranquillement presque complet juste histoire de prendre un peu l’air les jours de navigation… - piscine extérieure et jacuzzis : pas testés car nous sommes trop frileux ! - piscine intérieure et jacuzzis : pas testés car bien qu’il y fasse plus chaud qu’à l’extérieur on a préféré aller au solarium où il fait vraiment chaud ! - solarium avec jacuzzis et piscine : très sympa, avec une vue tout à l’avant du bateau juste sublime… - terrain de golf : il n’y en n’a pas, et ça manque presque ! Non je plaisante, mais c’était fun de se faire une partie en tenue de soirée… - seaplex : c’est un espace à l’arrière du bateau qui concentre des tables de ping-pong, des babyfoots, une zone Xbox, un terrain de basket (qui fait aussi auto tamponneuses, piste pour rollers, zone pour faire du trapèze…). Nous avons fait beaucoup de fois les autos tamponneuses, c’est vraiment génial et avec une vue à couper le souffle ! Si vous ne voulez pas trop attendre, allez-y à 18h car une bonne partie des passagers commencent à manger et du coup c’est plus rapide. De 18h à 19h (heure de fermeture ce jour-là) le dernier en mer nous en avons fait pendant une heure, on ne descendait même plus des voitures… Par contre, pour ne pas se faire mal il faut absolument éviter les chocs frontaux, il vaut mieux taper en latéral un peu sur l’arrière. - salle de sport : très vaste, vous pouvez même faire du vélo en groupe (payant), elle est utilisée le soir par les membres du personnel ! - le simulateur de surf « flowrider » : pas testé sur ce bateau à cause de la météo, mais il est énorme par rapport à ceux présents sur l’oasis of the seas - le simulateur de vol « i fly » : génial ! Nous l’avons fait deux fois, il faut réserver, c’est vraiment à faire ! A tous les âges… - le bras articulé « north star » : c’est vraiment un beau spectacle si on choisit bien le moment ! Nous l’avons fait (sans réservation mais il faut réserver normalement à bord) deux fois : à New york pour voir Manhattan et à Halifax pour voir le coucher du soleil pendant que le bateau quittait le quai… Différent mais sublime dans les deux cas. En mer je ne sais pas si c’est vraiment fabuleux dans le sens où on n’a pas de repère.

5.Le bateau en lui-même et quelques ressentis... en vrac !

Bateau avec beaucoup d’endroits pour se poser juste pour rêver et voir la mer !

Le bateau est très classe, pas du tout « bling bling », chic et sobre à la fois, vraiment raffiné.

Les sièges du théâtre et du two 70 sont jolis mais inconfortables au possible surtout quand on y reste plus d’une heure et demie pour les spectacles… On a fini par se trouver un endroit très confortable et avec une vue splendide au two 70, juste à côté du bar, dans une espère de poire ajourée entièrement en bois avec une vue à plus de 180 degrès sur la mer…Les gros poufs ronds du solarium sont parfaits eux aussi !

Côté vêtements, il vaut mieux prévoir un gilet polaire et un imperméable, afin de pouvoir s’effeuiller au fur et à mesure de la journée lors des visites quand la température augmente.

Pour les personnes parlant peu ou mal anglais, nous n’avons jamais trouvé autant de personnels de bord parlant le français. Essentiellement des mauriciens, mais aussi des haïtiens ou turcs et aussi une femme à l’accueil au Guest service. Notre serveur le soir parlait français, c’est la première fois que cela nous arrive ! Le journal de bord est en anglais.

Petite nouveauté dans la salle de bain, il y a une veilleuse qui ne s’éteint jamais. C’est pratique la nuit !

La moyenne d’âge des passagers étaient très élevée, le soir au restaurant il y a avait un parking d’engins motorisés pour se déplacer lorsqu’on est une personne à mobilité réduite. Cela surprend ! Mais attention, méfiez-vous des petites mamies, on en a trouvé beaucoup dans les autos tamponneuses… ! Comme on se disait en rigolant, on évite les chocs trop violents car elles sont âgées mais elles, elles vous foncent dessus sans restriction !

Lors d’un jour en mer, nous avons eu l’opportunité de visiter gratuitement une suite en duplex… Pendant une heure, la suite était ouverte à tous ! C’est impressionnant (mais pas dans notre budget !)…

DEBARQUEMENT

Nous souhaitons sortir le plus rapidement possible, nous avons donc gardé nos valises dans notre chambre et nous avons quitté le bateau entre 7h30 et 8h très facilement, sans même devoir attendre dans une salle attribuée.

La sortie est simple et rapide ! Trouver un taxi qui vous accepte pour une course de moins de 10 minutes c’est plus compliqué. Pour sortir du port il existe une navette à 5$US par personne qui vous dépose à l’arrêt de tram du Hudson Bergen light rail (le tram qui relie Bayonne à Jersey city). Royal caribbean propose aussi des navettes pour aller visiter Manhattan rapidement puis vous déposer à l’aéroport pour 99$. Ils vendent aussi juste une navette qui va à l’aéroport mais je ne sais plus le prix.

De notre côté nous devions aller chez Michael notre hôte airBnB qui a eu la gentillesse d’accepter qu’on laisse chez lui nos valise pour la journée, notre vol de retour n’étant qu’à 18h30 depuis Newark. Nous avons attendu 20 minutes pour avoir un taxi qui en fait à grouper un couple qui allait à l’aéroport, un couple qui allait dans un hôtel et nous. Nous avons payé 10$US, ce n’est pas cher.

DERNIER JOUR DE VISITE

Au programme de ce dernier jour : déposer les valises chez Michael, prendre le tram, prendre le ferry pour visiter Ellis island et voir la statue de la liberté, reprendre le tram, repasser chez Michael pour prendre les valises, se rendre à l’aéroport.

Nous avons repris le tram et nous sommes descendus à liberty park. Il y a ensuite 30 minutes de marche en ligne droite pour enfin accéder au contrôle de sécurité du ferry ! La ligne droite semble interminable et des taxis clandestins ralentissent parfois à notre niveau… On a pu observer dans le parc des petits écureuils et des oies et beaucoup de sportifs ! Nous avions réservé nos tickets sur statue cruise (la compagnie maritime qui fait les trajets en ferry), le seul site autorisé officiellement à vendre des tickets de ferry. Nous avons payé 17€ par personne environ (si vous souhaitez accéder à la couronne c’est plus cher et le nombre de places est très limité). Il faut savoir que quand vous choisissez en ligne l’heure, il ne s’agit pas de l’heure du ferry mais de l’heure où vous serez autorisé à passer le contrôle de sécurité situé sur le quai. Nous avions réservé pour 10h, nous sommes arrivés à 9h30 et il n’y avait personne, on nous a laissé passer. On a pu du coup prendre le ferry de 9h35, juste à temps !

Le premier arrêt est à Ellis island. Nous avons visité le musée qui retrace l’histoire des migrants venus essentiellement d’Europe, c’est très émouvant. On a visionné un film de 30 minutes à l’étage et même sans tout comprendre (c’est en anglais, et sous titré en anglais aussi) on a pu découvrir toutes les étapes que devaient subir les migrants avant d’être autorisé à vivre aux USA… Il faut y aller, ça prend aux tripes vraiment… surtout quand on sait qu’il y avait aussi beaucoup d’enfants et de famille, pas que des hommes seuls. On s’imagine facilement à leur place. Il y a un audio guide en français gratuit, nous l’avons écouté un peu au début mais après on a préféré lire les descriptifs en anglais sur les panneaux très bien réalisés (avec des dessins, des schémas…). On y a passé 2h, et nous n’avons pas tout vu ! Si vous n’avez pas plus de temps que nous, surtout regardez le film et montez au premier étage voir tous les documents, les affiches, les tests psychologiques… Le film projeté au rez de chaussée est le même que celui projeté à l’étage, c’est dommage de ne pas avoir l’information avant, on a du dérangé un peu tout le monde vu qu’on s’était installé au milieu, pour pouvoir quitter la salle…

Deuxième arrêt en ferry : liberty island ! On a fait le tour en 20 minutes puis après avoir pris quelques photos nous avons repris le ferry. La statue est belle c’est certain mais c’est surpeuplé ! Ils sont en train de construire un musée sur cette ile. Si vous le pouvez quand vous achetez vos places de ferry, partez du new jersey et non de Manhattan, il y a beaucoup moins de monde et du coup dès que le ferry arrive, vous montez et vous n’avez pas à attendre pendant 30 minutes le suivant…

Troisième arrêt : retour à la case départ ! Et encore 30 minutes à marcher en ligne droite… !

Nous avons ensuite repris le métro et nous nous sommes rendus chez Michael.

On a pris 20 minutes pour discuter ensemble, lui et d’autres copains qui étaient chez lui, de voyage, de la vie à Bayonne qui commence à devenir une ville très tendance alors qu’avant personne ne voulait y vivre car ce n’est pas l’état de New York mais du New Jersey… Un bon moment !

Finalement on lui a demandé où est ce qu’on pouvait prendre un taxi car on n’en n’avait pas vu un seul dans les rues et en fait il a comparé le prix entre un taxi local (qu’on doit faire venir car ils ne circulent pas dans les rues car c’est trop peu fréquenté) et Uber. 10$US d’écart, il a réservé pour nous et cinq minutes après notre chauffeur était là. Vraiment si vous cherchez un endroit pour dormir, on vous conseille sans hésiter d’aller chez Michael, c’est vraiment un type ouvert, disponible et amical. On lui avait ramené deux morceaux de comté avec des affinages différents, fromage de notre belle région, et il était super heureux ! Il nous a vraiment facilité la vie en nous emmenant au port le matin, en nous gardant nos valises et en nous réservant le chauffeur. Et tout ça gratuitement. Sa maison n’est pas un hôtel 5 étoiles, mais c’est vraiment une expérience inoubliable !

Bilan de la journée : une dernière et belle journée sous le soleil ! Sous un soleil qui chauffe vraiment : 30°C ! Le musée est un gros coup de cœur émotionnel qu’on conseille.

LE RETOUR 15h30 nous arrivons à l’aéroport et nous finissons nos bouteilles d’eau bien sagement avant de passer les portiques de sécurité.

Rien à dire sur l’avion, il décolle, il vole, il atterrit, c’est le principal ! Il y a des films en français. Le repas n’est vraiment pas terrible, le petit déjeuner un peu mieux.

BUDGET La croisière nous a couté 1851€ pour deux sans les pourboires. C’est cher, on paie le fait que le bateau soit récent et plein d’innovations. Il faut savoir que nous avons réussi à économiser 480€ sur la croisière en elle-même (sans les pourboires) par rapport au tarif affiché sur le site français de royal caribbean. Nous avons réservé sur un site de voyage américain dont les prix étaient bien plus intéressants. Nous avons payé en dollar ce qui était bien mieux par rapport au taux de change que de payer en euro malgré les 55€ de frais débités par ma banque. Les prix affichés par la compagnie sont variables selon les pays, et pour une personne non résidente aux USA il est impossible de réserver sur le site de royal caribbean américain. Nous avons eu une correspondante qui parlait français pour réserver notre voyage.

Les pourboires nous ont couté 201€ pour 9 nuits à bord.

Le vol Zurich-Newark nous a couté pour deux adultes 901€, vol direct effectué par United.

L’ensemble des excursions, les transports, la nuit chez Michael, les restaurants en dehors du bateau, les quelques souvenirs achetés sur place, nous ont couté environ 400€.

Tout compris on est autour de 3400€ pour 10 jours de dépaysement total et des vacances inoubliables. Ce qui reste cher comme voyage en comparaison avec d’autres croisières.

Bon voilà je crois que j'ai fait le tour, n'hésitez pas si vous avez des questions !
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Road trip avec 2 enfants (2 et 3 ans) dans le Nord-Est américain / canadien
Bonjour,

Bien que cela commence a faire quelques mois, je n'avais pas pu prendre le temps de faire mon résumé de voyage... Le voici donc. Note: Le texte dans un premier temps, les photos viendront dans un second temps.

En préambule, je pose les bases… 2 adultes, 2 enfants de 1 et 3 ans (3 ans fêté aux USA, 2 ans juste a notre retour).

Voiture : Dodge Grand Caravan Une voiture 7 places très confortables et pratique en rangement, et à 4, le coffre est juste énorme (Mais utile avec les lits de camps des enfants, etc.) ! :)

Avion : Air Canada La compagnie la moins cher qui offre un direct Paris-Montréal. Surtout avec un coupon nous offrant 10% de réduction. Pour les bébés, sans sièges, c’est siège auto, poussette, valise de 23 kg et valise cabine de 10 kg ! Pour les enfants, avec sièges, c’est pareil + un sac cabine (plus petit) en plus.

Départ de Paris à 13h pour une arrivé à Montréal vers 16h, heure locale, le vendredi 29 juillet 2016. C’est une formule que j’ai apprécié, car on ne dort pas dans l’avion. La journée est un peu longue, mais en tenant jusqu’à 10h du soir, le décalage horaire ne se fait pas trop sentir et en 2 jours, tout le monde était calé sur le nouveau rythme sans trop de difficulté. Le retour, l’avion est parti a 19h de Montréal pour une arrivé à Paris vers 8h. On ne dort pas longtemps en avion et la journée est donc vraiment très très longue, avec beaucoup de fatigue pour les adultes et les enfants. Je ne recommande pas cela ! :(

A l’arrivée, récupération de la voiture. Bonne surprise, la voiture à 24km au compteur… Puis course au Wal-Mart à coté de l’aéroport pour faire le plein. La première mauvaise surprise du voyage, c’est l’absence de glacière jetable (en polystyrène). A priori, pour des raisons écologiques, la glacière de vacance a moins de 2$, c’est fini… Nous nous rabattons donc sur une glacière pliable pour pouvoir la ramener en France.

La vitesse est exprimé en km et limité à 100 sur autoroute. Mais personne ne la respecte (Sauf en cas de radar) ! A priori, la police arrête uniquement en cas de dépassement de +20km/h, ceci expliquant que je fut l’une des rares voitures a respecter la vitesse. Attention, les camions roulent à la même vitesse que nous… Cela surprend au début.

Nous avions prévu tous les hôtels en avance pour ne pas avoir à gérer cela sur place (on gagne du temps et on paye souvent moins cher).

Pour notre première étape, nous avions prévu de la faire après moins d’une heure de route en direction d’Ottawa : Hudson Inn Auberge - Rigaud, Canada Hôtel propre avec des chambres uniquement au premier étage. Le RDC étant consacré à la restauration avec entre autre, un food court (pratique pour le soir).
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Road-trip de 3 semaines à l'est du Canada et des USA
Bonjour,

Voici mon deuxième carnet de voyages sur ce forum, cette fois-ci à l'est du Canada et des Etats-Unis! Nous sommes une famille de 4 personnes, les deux parents et deux adolescents de 13 et 16 ans au moment du voyage. Ce voyage s'est déroulé fin juillet-début août 2012. Je l'ai organisé moi-même et le circuit est : Montréal-Québec-Portland (Maine)- Boston-New York-Niagara Falls-Toronto-Ottawa-Montréal.

Commençons directement avec le carnet:

Jour 1 : Montréal. Aujourd'hui, c'est le jour du grand départ donc nous nous levons à 4h du matin. Nous devons être au parking à Paris pour 8h30 et nous avons prévu une heure de sécurité, on ne sait jamais ce qui peut arriver... Finalement, nous arriverons vers 7h45 au parking. Le propriétaire du parking nous ouvre quand même (même si on était plus tôt que prévu) et nous conduit en navette à l'aéroport vers 8h. Nous arrivons donc au terminal 3 de l'aéroport Roissy/Charles-de-Gaulle. Là, nous nous enregistrons directement. Nos valises passent sans mal malgré le fait qu'une des valises est trop grande de 5 cm mais apparemment ils ne vérifient pas les dimensions! Nous traînons un peu dans le terminal en attendant de passer dans la zone de transit, on doit y être pour 10h55 et il n'est que 8h30.

Voici à quoi ressemble le terminal: Finalement, vers 9h15 nous passons dans la fameuse zone de transit. Pas grand chose à part un Duty Free classique vendant cigarettes, alcools, etc... et une librairie. Mais il y a aussi un espace Ikea où il est possible de réserver une chambre (oui oui une chambre fermée) pour se reposer durant 1/2 heure. Et il y a même des espaces 'salons' avec PC, télévision, fauteuils, etc... Malheureusement nous n'en profiterons pas, tout est déjà occupé bien sûr!

Vers 12h05 les premiers passagers commencent à embarquer. Nous serons appelés pour embarquer vers 12h15. En fait, c'est un bus qui vient nous chercher et qui nous emmène jusqu'à notre avion qui se trouve sur une 'place de parking', nous montons donc dans l'avion par un escalier. A l'enregistrement, nous avons demandé pour être côté fenêtre MAIS (la chose qui ne fallait pas rajouter) au milieu de l'avion. Résultat: nous avons vue sur une aile mais, heureusement, on peut un peu apercevoir la terre par une fenêtre située entre deux sièges.

Voici une vue prise malgré tout dans le coin de la fenêtre. On vient de décoller à ce moment-là. Arrivée à Montréal après 7 heures de vol sans histoire à 14h heure canadienne (20h heure belge). On sort de l'avion, passons la douane canadienne. Prenons un passage qui nous mène au-dessus d'un des terminaux de Montréal, il a vraiment l'air mieux que celui que nous avons eu à Paris. Nous récupérons nos bagages sans vraiment de problèmes et nous arrivons dans le couloir de l'aéroport. Là, nous suivons les panneaux indiquant où se trouvent les taxis. Sur le chemin, nous découvrons un distributeur automatique d'appareils Apple. Il y a même des iPad. Nous avons, en fait, chacun une 'grosse' valise. Arrivés là où il faut prendre les taxis, l'homme qui fait entrer les gens dans tel ou tel taxi appelle un minivan censé être pour les handicapés afin que nous puissions y mettre toutes nos valises. Le taxi arrive assez vite, est assez rapide. On avait lu sur internet que les américains étaient très 'cool' au volant. Nous pensions que ça s'appliquait aussi aux Québecois mais notre chauffeur à l'air assez nerveux et le pire c'est que ce n'est pas le seul, il y a même une voiture qui se met à zigzaguer en dépassant par la droite puis par la gauche à toute vitesse. On se croirait même dans un film. Nous arrivons sans encombres à notre hôtel. Check-in, installation dans la chambre, d'ailleurs voici la vue que l'on a depuis notre chambre: Il est déjà presque 16 heures, il fait 33°C dehors. Nous avons réservé un restaurant à 1,5 km de notre hôtel pour 17h, sur la rue Sainte-Catherine. C'est le festival 'Juste pour rire' et toute la rue se retrouve piétonne, il y a une sorte de grande braderie. Nous avons donc une heure pour arriver au restaurant. Nous prenons donc bien notre temps. Nous en profitons aussi pour faire un tour dans le Centre Eaton, un centre commercial se trouvant dans la ville souterraine de Montréal. La ville souterraine s'étend sous terre sur 33 km, c'est une véritable ville sous la ville. Elle regroupe des milliers de commerces, hôtels, restaurants, appartements, immeubles, etc... Elle sert aussi à relier les différentes stations de métro entres elles. Puis nous retournons sur la rue Sainte-Catherine, voici quelques photos faites sur le chemin:

Nous mangeons très bien à la 'Brasserie T'. La serveuse, très sympathique, nous explique aussi que les taxes et les pourboires (obligatoires) ne sont pas compris dans les prix affichés sur la carte, il y a en fait une taxe fédérale + une taxe régionale et un pourboire d'environ 15%. Après notre repas, nous sommes tellement fatigués que nous décidons de retourner dans notre chambre d'hôtel. Mais pas question de dormir directement! Il faut que l'on se mette directement à l'heure canadienne. Nous essayons de tenir un maximum de temps éveillés et d'aller dormir à notre heure habituelle.
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33 jours sur les routes entre USA et Canada
Après 4 voyages aux Etats-unis et plusieurs tentatives d'écriture de carnets de voyage sur ce forum, me revoilà une nouvelle fois ici suite à mon dernier périple.

Je tiens d'abord à remercier les différentes personnes m'ayant donné de précieux conseils afin de programmer ce voyage le mieux possible, en particulier Gilou02

Comme dis précédemment, j'ai plusieurs fois entrepris l'écriture de carnet de voyage de mes précédent Trip mais ce n'es clairement pas mon fort, je n'ai pas la qualité d'écriture et de rédaction des personnes sur ce forum.

Toutefois, je voudrai vous partager mes différentes vidéos que je vais réaliser de ce voyage afin de vous en faire profiter autant que possible. Ce n'est donc pas à proprement parler d'un carnet de voyage, mais j'espère que cela plaira à certains d'entre vous

Je trouve qu'une video apporte des sensations différentes par rapport au photo, alors j'espère que vous profiterez des paysages de ces videos.

Pour les grandes lignes de ce voyage :

33 Jours 12 500 Km de routes 12 Etats et pas moins de 20 Parcs nationaux 0 villes visité, que du paysage

Elements concernant la première video :

Sur les 12 jours que contient cette vidéo, il y as bien eu 6 jours de pluie ... Les aléas de la méteo vers Seattle .... Nous m'avions prévenue ^^

Redwood national Park Crater Lake National Park Smith Rock states Park Mont rainier (Rapide il faisait pas beau) Sea to Sky Road Wells Gray Provincial Park Mont robson Jasper National Park Banff National Park Glacier National Park (Part 1)

www.youtube.com/...?v=PB1e_L-VnTI&t
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Road trip de Calgary vers San Francisco
Bonjour à tous !

Je suis actuellement entrain de penser à un prochain voyage en Amérique du Nord, plus concrètement, je suis en phase d'analyse de faisabilité 😄 et pour cela j'aurais besoin de vos expériences 😇

J'ai recherché des infos sur le forum mais je n'ai rien trouvé qui puisse correspondre à ce que je souhaite alors je m'excuse d'avance s'il existe un topic similaire qui m'aurait échappé 🤪

Alors passons au vif du sujet !

Quoi ? Comme indiqué dans le titre, un roadtrip partant de Calgary jusqu'à San Francisco dans le but de voir :

Les Rocheuses Canadiennes (Jasper, Banff, etc.) Vancouver et son île (Victoria par ex.) Seattle Olympic NP Mt Rainier Mt St-Helen Portland Crater Lake Red Wood NP Nappa Valley San Francisco La côte Pacifique entre Seattle et SF

Quand ? Septembre et/ou octobre 2018

En combien de temps ? +/- 21 jours dans l'idéal (pour ne pas griller tous mes jours de vacances d'un coup 😊)

Autres questions / infos

Voiture de loc entre Calgary et Victoria / Vancouver (frais d'abandon ?) Frontière Canada/USA par bateau (entre Victoria et Seattle ?) Voiture de loc entre Seattle et SF (frais d'abandon) Septembre / Octobre : est-ce la meilleure période ? Je ne suis pas un immense fan de randos mais s'il y a des "immanquables" je le fais volontiers 😄 Je connais déjà SF pour y être allé 2x

Comme vous l'aurez compris, je suis encore dans une phase très précoce de mon projet et pour le moment je cherche simplement à comprendre si c'est faisable en 21 jours, ou alors combien de jours je dois prévoir en plus et/ou quelle(s) partie(s) je devrais sacrifier.

Selon Google Maps cela fait environ 3500km mais je sais d'anciens voyages qu'on peut bien arrondir ce chiffre à 5000km en tenant compte de tous les détours et autres imprévus.

Voila! Je vous remercie d'avance et me réjouis de lire vos avis / critiques / conseils qui me seront extrêmement utiles ! 🙂🙂
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Avis sur circuit Boston-Cape Cod-Québec-Montréal-Toronto-Détroit-Chicago
Bonjour,

Je rappelle le contexte : un couple qui petit à petit s'approche de la soixantaine. Pas trop randonneur, mais un peu. Pas trop musées, mais un peu quand même. Le départ aura lieu entre début juillet et mi septembre (en attente des affectations des congés au boulot...), donc rien n'est encore réservé. Voici une première ébauche du circuit (j'affinerai les visites ensuite). A vos remarques, SVP! - J1 : Arrivée à Boston (on fait l'impasse sur NY déjà visité) - J2-J3 : Boston Q1: Harward, MIT : Au dela du mythe, des trucs à visiter ? Q2 : 1j de plus à Boston? - J4 : Salem - Marble Head - Cap Ann - J5-J6 : Cap Cod, dont sortie pour voir les baleines. On fait l'impasse sur les iles Martha et Nantucket. Q3 : Y aurait-il un point central pour rayonner pour nos J4-5-6 ? - J7 : Route pour Quebec avec pause à Newport - J8-J9 : Quebec. Bien noté les festivals début juillet et début août. Q4 : Sachant qu'on fait l'impasse sur le lac St Jean et les environs, Quebec est-elle incontournable ou peut-on faire l'impasse pour aller directement sur Montreal Q5 : Une idée de ballade "nature" sur un A/R journée depuis Quebec? - J10 : Route Quebec-Montreal avec visites (3 rivières...) - J11-12-13 : Montreal - J14 : Routes Montreal-Toronto avec diverses visites. Q6 : Quels incontournables pour vous sur cette route? Q7 : Nous faisons l'impasse sur Ottawa car je n'ai rien lu d'enthousiasment. Bon plan ou erreur? - J15 : Toronto Q8 : N'envisageant pas la visite du musée, ni la CN Tower, ni de faire un tour vers les Toronto Islands, 1j est-ce suffisant? - J16 : Route Toronto-Detroit avec arrêt à Hamilton Nota : impasse sur Niagara Falls déjà visitées - J17 : Detroit Q9 : 1j est-ce assez pour les incontournables? - J18 : fin visite Detroit et route pour Chicago - J19-20-21 : Chicago - J22-23 : Route 66 Chicago-St Louis et visite St Louis - J24 : Départ pour la Floride.

Tout est amendable. Qu'en pensez-vous? Merci d'avance.
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Récit d'un échange de maisons au Canada puis aux États-Unis entrecoupés d'un mini road trip
Bonjour à tous! Dans une semaine commence une aventure en famille de six semaines sur le continent américain: - 3 semaines à Calgary avec échange de maisons. - 10 jours de mini roadtrip entre Floride et Pennsylvanie. - 2 semaines à Philadelphie avec également un échange de maisons.

Nous avons décidé de nous lancer dans cette expérience de voyage (l'échange de maisons) et sommes très impatients de commencer cette aventure après moult messages avec nos échangeurs canadiens puis américains!

Nous tenterons de vous faire part de cette expérience et de notre voyage: bons plans (ou mauvais) resto, visites à faire, lieux à découvrir, ... Si vous avez des infos incontournables sur l'une de nos destinations, n'hésitez pas!

A bientôt.😉
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Deux semaines entre les États-Unis et le Canada (New York et Nouvelle-Angleterre, Ontario et Québec)


Au mois d'avril 2012, je suis parti pendant 2 semaines aux Etats-Unis (New York & Nouvelle Angleterre) et au Canada (Ontario & Québec), voici le résumé de ce voyage. Vous pouvez aller le lire directement sur mon site : http://samiharrat.wordpress.com/ (ou en cliquant sur les titres de chaque épisode) pour y voir les photos déjà postées en haute résolution, de nombreuses photos supplémentaires, et même quelques vidéos ...

Episode 0 : Itinéraires & Préparatifs



Les vacances de Pâques cette année, on les a passera en Amérique du Nord. D’abord ce sera la grosse pomme, la capitale du monde : New-York City ! Puis on continuera notre périple sur les routes canadiennes (des Grands Lacs à l’embouchure du Saint-Laurent) et américaines (à travers la Nouvelle-Angleterre).

1. New York ; (VOL) New York > Buffalo ; 2. Niagara Falls ; 3. Kingston ; 4. Montréal ; 5. Québec ; 6. Boston

A New-York on devrait voir les incontournables tout en essayant de sortir un peu des sentiers battus. En 7 jours ça devrait être faisable … En même temps, il y a tellement de choses à faire sur place qu’il faudra sûrement faire des choix. Mais gardons le suspens … Pour le Canada, même si cela fait maintenant près de 6 mois que l’on prépare ce voyage et qu’à 3 semaines du départ, tout est désormais fin prêt, ça a été plus dur à organiser! Pour l’itinéraire tout d’abord ; j’ai mis plusieurs semaines pour me décider, à peser le pour et le contre. S’il était acquis que l’on passerai la première semaine à NYC, la seconde était beaucoup plus floue. Visiter de fond en comble l’est du Canada en une semaine, c’est impossible !En premier lieu, j’avais imaginé une arrivée à Toronto avec location d’une voiture. Ensuite on serai remonté par la rive Nord du lac Ontario jusqu’à Ottawa la capitale fédérale avant de rentrer au Québec. Là nous aurions visité Montréal et Québec et un parc national (sans doute celui de la Mauricie) avant de reprendre un avion pour New York. Malheureusement, ce projet était beaucoup trop ambitieux, plus de 600 € d’avion juste pour la liaison Québec > New York plus la liaison New York > Toronto pour environ 200 €. C’était totalement hors budget ! Et en plus, l’hiver pouvant durer plus longtemps au Canada qu’en Europe la visite d’un parc national aurait pu être compromise. Finalement voici l’itinéraire qui a été retenu : Après notre semaine new-yorkaise, nous prendrons donc l’avion en direction de l’aéroport international Buffalo Niagara. L’avantage d’arriver à Buffalo c’est qu’on peut louer une voiture sur le sol US. ce qui nous permettra de la rendre à New York en fin de séjour (ce qui est impossible si on loue la voiture au Canada). Grâce à ce “stratagème” on économise les 600 € du billet Québec > New-York, mais on rajoute presque 1000 km de route ! En contrepartie, on pourra passer une nuit dans l’un des berceaux de la jeune nation américaine : Boston. On commencera donc par les chutes du Niagara avec une nuit à Niagara Falls (2) côté canadien. Le lendemain matin, direction Toronto et sa tour CN avant de foncer l’après midi vers Kingston (3) et la région des Milles Îles. Pour le 3ème jour direction Montréal (4) (où on restera 2 nuits) puis Québec (5) (2 nuits également) avant de terminer notre boucle par une dernière nuit à Boston (6) avant notre retour à NYC.

Episode 1 : Un dimanche de Harlem au Brooklyn Bridge



Hier, nous sommes enfin arrivé dans la ville qui ne dort jamais après 1h de bus, 2 heures d’attentes à Paris-CDG, 8 heures de vol ponctuées par une escale à Dublin et des dizaines de questions des très zélés douaniers américains. On a rapidement pris possession dans la soirée de notre appartement dans l’East Village avant de s’effondrer terrassés par le décalage horaire. Aujourd’hui, par contre, nous sommes très vite sur le pont ! Au programme, une messe à Harlem, la découverte de Central Park et de l’Upper East Side avant de terminer par le Brooklyn Bridge.

Jour 1 (15 avril 3012) : Harlem – Central Park – Upper East Side – Grand Central – Nations Unies – Brooklyn & East River

D. Domicile ; 1. First Corinthian Baptist Church ; 2. Apollo Theatre ; 3. Central Park ; 4. Guggenheim ; 5. Grand Central ; 6. Nations Unies ; 7. Brooklyn Bridge & East River

Ce premier jour, c’est dimanche, le jour du seigneur. Et à New York, le dimanche il faut aller voir une messe gospel à Harlem. Nous voilà donc parti à 7 heures tapantes en direction de la 116ème rue, au nord de Central Park. Nous avons jeté notre dévolu sur la First Corinthian Baptist Church qui fait l’angle de la 116th st. et de l’Adam Clayton Powell Boulevard. Et là c’est parti pour deux heures de prêches enflammés, de chants et de danses aux accents afro-américains. Même si l’on n’est pas croyant, on ne peut qu’être touché par cette débauche d’énergie et de ferveur.



Une fois la messe terminée, on prend le breakfast dans un déli (delicatesense) puis on se dirige vers la 125ème rue, centre névralgique d’Harlem ou se situe le fameux Appolo Theater qui a accueilli parmi les plus grands artistes afro-américains.



Pour continuer cette matinée, on retourne par le métro en direction de Central Park. On descend à la station se trouvant sur la 81ème rue, au niveau du musée d’Histoire Naturelle. Puis on rentre dans Central Park que l’on traverse d’Ouest en Est. Tous les new-yorkais se sont donnés rendez-vous en ce dimanche aux allures estivales dans le poumon de la Big Apple. Et, enfin, au détour d'un bosquet, nous apercevons nos premiers grattes-ciel un peu plus loin au sud de Manhattan.



En continuant la traversée du parc, on voit se profiler entre les arbres les buildings de la 5ème avenue. Arrivé sur la 5ème avenue, nous remontons en direction du MET et du musée Guggenheim.



On longe les façades des riches immeubles de l’Upper East Side qui donnent directement sur Central Park avant de s’enfoncer plus en avant dans ce quartier huppé. Direction Lexington avenue et Park avenue que l’on parcourt à tour de rôle. Après le déjeuner dans un Subway on descend en métro jusqu’à Grand Central. On aperçoit sur Park avenue l’immense Chrysler Building entouré d’autres grattes-ciel comme le Met Life.



Puis, on oblique vers l’Est en direction du bâtiment des Nations-Unies construit par l’architecte français le Corbusier de 1947 à 1952. De retour vers Grand Central pour reprendre le métro on tombe sur un super marché qui sort de l’ordinaire des standards américains. Son nom : l'Amish Market. Il vend toutes sortes de produits peu courants aux USA comme des fromages à pâte persillé.



Reprenant le métro, on traverse l’East River direction Brooklyn. On sort au grand air tout près du pont du même nom dans le quartier de DUMBO. On s’installe au pied du pont de Brooklyn pour observer la skyline de Manhattan juste en face. On dîne de hot-dogs en attendant le couché du soleil et ses reflets orangés sur un Lower Manhattan qui s’illumine.



Ereintés par une longue première journée, on attrape un taxi pour nous ramener dans notre pied à terre new-yorkais pour un repos bien mérité. Le lendemain sera consacré à la visite de Liberty Island et Ellis Island, de Lower Manhattan, Ground Zero avant de terminer par un match des New Jersey Nets face à Miami Heat au Prudential Center de Newark.

Episode 2 : Sous le regard de Miss Liberty



Pour cette deuxième journée, c’est le sud de Manhattan qui retient notre attention, la matinée sera consacrée à la statue de la Liberté et à Ellis Island puis l’après midi, on ira voir Wall Street et ses indignés, Ground Zero avant de finir par un match de NBA à Newark.

Jour 2 (16 avril 2012) : Liberty & Ellis Island – Financial District – World Trade Center & 9/11 Memorial – Newark

D. Départ ; 1. Bowling Green ; 2. Liberty Island ; 3. Ellis Island ; 4. Wall Street ; 5. 9/11 Memorial ; 6. Newark

Ce matin, en direction du métro, on s’arrête dans une bakery (boulangerie) pour prendre un déjeuner à la new-yorkaise : blueberry muffin et iced coffee. Aujourd’hui les new-yorkais sont au travail malgré les 30 degrés qu’affichera le thermomètre au plus fort de la journée. Arrivés dans le Lower Manhattan, station Bowling Green, on se dirige le Charging Bull, l’un des emblème de la toute puissance financière américaine, un car de japonais se fait prendre en photo devant alors que le taureau en lui même est désormais inaccessible, entouré par des grilles.Puis, on s’insère dans la file qui mène aux ferry pour Liberty Island, se félicitant d’avoir pris un billet à l’avance évitant ainsi une queue de plusieurs centaines des mètres (jusqu’au bout de Battery Park !)

On à le droit alors comme à l’aéroport aux portiques de sécurité avec passage des sacs aux rayons X. Puis c’est l’embarquement sur l’un des nombreux ferry de la Statue Cruise qui font l’aller retour toutes les 20 minutes. La traversé nous offre un magnifique panorama sur la skyline et la Statue de la Liberté.



Arrivés à mi-chemin, on délaisse Manhattan et la vue sur Jersey City pour se tourner vers l’avant du navire. Celui ci contourne Liberty Island par la gauche et nous permet d’avoir un beau point de vue sur la statue.



Inaugurée en 1886, oeuvre du sculpteur français Auguste Bartholdi et de l’ingénieur Gustave Eiffel, offerte par la France aux Etats-Unis pour fêter le centenaire de leur indépendance, la “Statue de la Liberté éclairant le monde” mesure 46 mètres de haut (96 socle compris) pèse 225 tonnes et l’index de la main mesure à lui seul 2,4 mètres …



Après une brève halte à la terrasse d’une buvette on reprend le bateau vers Ellis Island et son musé de l’immigration.A l’intérieur d’Ellis Island sont racontées les 4 siècles de l’émigration aux USA des premier colons achetant Manhattan aux indiens algonquins pour 28 $ aux différentes vagues irlandaises, italiennes, allemandes … des XIX et XX ème siècles.



De retour sur Manhattan, on s’arrête dans un buffet chinois pour manger ou l’addition se paye au poids (5,89 $ la livre). Puis, on continue notre ballade vers Wall Street et le Stock Exchange (la bourse). Quelques indignés sont rassemblés près de la statue de Georges Washington observés par l’oeil bienveillant de touristes et d’agents de police de la NYPD.



On s’arrête ensuite chez Century 21, magasin de dégriffé par excellence pour lequel on se concentre surtout aujourd’hui sur le rayon chaussure (des Nike Air Max à 33 $ ça ne se loupe pas !). 16 heures arrivant, on se dirige vers le World Trade Center juste à côté et le 9/11 Memorial.



De nouveau queue, portiques de sécurité pour observer le site des 2 tours aménagé en un mémorial ainsi que les nouvelles tours qui remplaceront celle abattues il y a de ça 11 ans.



Pour terminer notre journée, on prend ensuite le PATH (sorte de RER) à direction de Newark Penn Station. Juste à côté au Prudential Center se joue le match de NBA opposant les New Jersey Nets aux Miami Heat.



On a droit à un show à l’américaine, avec hymne à cappella, cheerleaders, concours de dunks, et musique non stop. Sur le plan du jeu, les Nets tiennent longtemps tête au Miami Heat de LeBron James, Dwayne Wade et Chris Bosh grâce a un excellent Kris Humphries comptant même jusqu’à 10 points d’avance. Mais ils craquent dans les dernières secondes de la partie s’inclinant finalement 101 à 96 !
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