Discussions similar to: Passage frontière Laos Thaïlande vélo
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Passer la frontière Laos - Thaïlande avec une moto de location
Bonjour

Peux t on avec une moto de location louée au laos ou Thaïlande traversé la frontière nord Laos / nord Thaïlande ?

J ai trouvé des infos ou site de location sur la toile qui se contredisent

L un de vous le aurez fait récemment ?

Si cela est possible de l un de c est deux pays. Cela déterminera dans quel pays je commencerai mon parcourt.

Merci à vous

Ange
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Passage frontière Thaïlande / Laos à Chong Mek
Bonsoir, j'envisage de me rendre au Laos depuis Ubon Ratchathani en franchissant la Frontière à Chong Mek pour ensuite me diriger sur Pakse. Je me déplace à vélo. Pourrais-je obtenir mon visa d'entrée sur le territoire Laotien à ce poste frontière ? les formalités prennent-elles beaucoup de Temps ? Je vous remercie par avance pour vos réponses. Serge
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Asie du Sud-Est: passage de frontière à moto
Salut les globtrotters !!!

Alors voila, Je suis à la recherche d'informations sur les passages frontières en Asie du sud est, mais à moto ! J'ai déjà fait l'expérience au Vietnam et Laos. En mars 2016, mon copain et moi (et des amis rencontrés en route) avons acheté des motos sans difficultés à Hanoi. Nous n'avions strictement AUCUN permis de conduire, pas d'assurance et les cartes "grises" de la moto étaient aux noms des premiers proprios de la moto ( des locaux) Nous avons non sans craintes réussis à passer la frontière VN/Laos avec nos Honda Win (en se faisant taxer de chaque coté évidemment ;) ), puis avons parcourus près de 2000km au Laos.

Par manque de temps , nous avons (tristement) vendus nos motos (une bouchée de riz ! ) au sud de Laos (4000 iles).

Mais cette fois j'aimerai refaire l'expérience en continuant notre route, sans date de retour ni impératif quelconque.

Alors j'aimerai savoir si certains d'entre vous on déjà fait, ou ont des infos, sur les passages frontière Laos/Thai Thai/Birmanie ou Laos/Birmanie avec des motos immatriculées au Vietnam !!

A bientot :)
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Frontière est de Thaïlande à vélo
Dans le cadre d'une future balade à vélo où nous comptons rester un mois en Thaïlande, je suis tenté en regardant une carte de suivre au plus près la frontière est du pays en gros de Ubon Ratchathan jusqu'à Nan presque au nord. Les petites routes qui longent sur toute la longueur la frontière au plus près et sur une grande distance le Mékong, sont attirantes.

Si certains ou certaines d'entre vous les connaissent en partie ou en totalité, pour les avoir pratiquées, à vélo, à moto en voiture ou en transports locaux, je souhaiterais que vous me fassiez profiter de vos expériences et et jugements positifs ou négatifs.

Par avance merci à ceux et celles qui prendront sur leur temps pour me répondre. Luc
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Novice en boîte à vitesse et scooter pour l'Asie du Sud-Est
Bonjour,

Apres avoir fait plusieurs voyage a velo, je suis tenté de continuer mon voyage en scooter asiatique.

Mais c'est vrai que je n'y connais rien, surtout en ce qui conerne les assurances. Je vais acheter "la bete" en Thailande et continuer sur le Laos et le Cambodge. Apres reflexions, je me dis que pour les reparations, cela sera plus facile car ils en ont partout et puis apres en avoir loué une sur 6 jours, c'est vrai que ca passe partout ;)

Quelqu'un pourrait me donner des conseils, choix du scooter, semi auto ou automatique, des endroits pour l'acheter a bon prix, .....

Merci d'avance pour vos reponses, Stephane.

Legende de la photo attachée: "Tourner en rond dans le triangle d'or, C'est quand meme un comble ;)"
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Itinéraire Thaïlande, Cambodge et Laos en 30 jours
Une arrivée prévue le 02-Nov. Je compte y rester jusqu'au 28-Nov. Un itinéraire que j'ai pu préparer suite à plusieurs recherches sur net. 2 nuits bangkok 1 nuit train BKK-Chiang mMai 2 nuit CM 1 nuit CR Passage frontière laos - slow boat 1 nuit pakben 2 nuit luang parabang Vol à siem reap 3 nuits Siem reap 1 nuit Ayuthayya 1 nuit Kanchanaburi Vol Bkk-PHUKET 5 nuit phuket 3 nuits BKK

Je veux diversifier les activités (voir et faire de tout )

Ps* 30j ... le voyage commence concrètement le 31-Oct. Et prend fin le 30-Nov.
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Looking for feedback and advice on a Thailand-Laos-Cambodia itinerary plan
Hi everyone, I’m starting to plan my next trip to Southeast Asia this winter (2.5 months, leaving in early December), and here’s a rough outline of my route—I’d love to share it with you and hear your thoughts and tips.

- I’ll start in Bangkok and already have three spots I’ve marked: Ayutthaya, Kanchanaburi, and Uthai Thani (I haven’t been to any of these places yet). - Next, I’d like to cross the country from west to east to reach the Laos border. I’d love suggestions for any interesting stops along this route—I don’t know this part of Thailand at all... - Then I’ll head into Laos, probably at Savannakhet (you can usually get a visa at the border). - > I’m tempted to spend a week in Hoi An, Vietnam, since I loved that city and the area when I visited two years ago. No visa needed for Vietnam now, so it could be a nice little detour. On the map, it doesn’t look too far, but I know you’ve got to be careful with these things, and I’m not sure if it’s a good idea. Any opinions on this? - Back to Laos (maybe via Dakta), and I’ll head south along the Mekong, probably doing the Bolaven Plateau loop that I missed last time. Then Paksé, the 4,000 Islands... I’ve been before, but I’d happily go back. - Crossing into Cambodia, I’ll follow the Mekong down to Phnom Penh (I know this area and love how untouristy it is). From there, I’ll probably spend a few days in Kep (quieter than Kampot). Still undecided, though. - Then back to Thailand (BKK), likely by plane from Phnom Penh since the borders between the two countries are currently closed (plus, let’s be honest, Cambodian roads... ;-). We’ll see how things look when the time comes. - After that, I’d like to explore southern Thailand, taking it slow with short hops. I’ve got my eye on Khao Sok National Park, and I’ve heard good things about Krabi... Again, I don’t know this region well, so any info or tips would be great.

So, I think this should be doable in 2.5 months, especially since I prefer short hops of 300 km max to avoid getting too tired, and I like staying 2-3 days in each place to explore. Plus, I’ll take a week off to relax if I find a spot I love—maybe by the sea for some real downtime.

Thanks for your feedback and for sharing your favorite spots! Pascal
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Formalités passage frontière Thaïlande - Laos à moto / scooter
Bonjour!! Mon pere habite Bangkok et possède un scooter 150cc. Je pensais monter vers le Nord de la thailande et continuer pour faire une boucle au nord du Laos. Le scooter est immatriculé Thai, et est au nom de mon père. Je compte passer par le poste frontiere Huay Kon ds la province de Nan, afin d eviter le pont de l amitié où apparement c est un peu plus difficile (backshish etc...) Quels sont les formalité pour traverser la frontière? Merci de votre aide:)
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Passage frontière terrestre Thaïlande / Birmanie à moto
Bonjour à tous,

Après avoir cherché, ici et là, sur VF et ailleurs, les dernières infos concernant les passages de frontières entre la Thailande et la Birmanie, il me manque quelques infos pour un road trip en moto entre les 2 pays, votre aide me serait précieuse. En résumé, si j'ai bien compris, il y aurait 4 passages terrestres possibles comme indiqués sur la carte ci-dessous (F = frontière) . Certains d'entre vous ont traversé la frontière en vélo à Mae Sot / Myawaddi et je sais qu'il est desormais possible d’utiliser le E-Visa à la frontière terrestre à Tachileik, Myawaddy & Kawthaung mais qu'en est-il en moto avec une plaque d'immatriculation Thaie? Même question pour un passage de frontière entre la Birmanie et le Laos. Dois je passer par Tachileik, puis revenir sur Chiang Rai et repasser la frontière Thailande/ Laos ? En Avril dernier, il était impossible pour les étrangers de passer une frontière entre le Laos et la Birmanie, même à pied ou en bus car on se retrouvait bloquer à Kengtung dans le triangle d'or. Si un quelconque changement depuis, je suis preneuse. Si l'un(e) de vous a reellement tenté ces trajets en moto, merci d'avance.

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Laos/Cambodge/Thaïlande à vélo en famille
Bonjour les cyclos! Nous sommes un couple avec 3 filles de 2, 5 et 7 ans et nous voyageons à vélo depuis la naissance de notre première fille. A Noel dernier, nous avons fait la Thaïlande : nous avons longé la côte est pendant 800 kms, entre Bangkok et Surat Thani. C’était top : superbes paysages, tout plat, et très peu de touristes (à part à Hua Hin). Pour ce noel, on souhaite repartir en Asie. On hésite entre retourner en Thaïlande faire la côte ouest ou bien un autre pays comme le Laos. Nos critères de choix : peu de touristes, conditions sanitaires correctes (nous ne sommes pas exigeants, mais il faut veiller à la santé des enfants. La Thaïlande c’était le grand luxe!), et surtout un itinéraire PLAT. Nous comptons rouler 700 à 800 kms en 3 à 4 semaines. Que nous conseilleriez vous? Merci! www.lafamillecyclotouriste.blogspot.com
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Thaïlande: le nouveau paradis du cyclotourisme.
Je reviens de Thaïlande ou j'ai pratiqué du vélo itinérant, la première fois c'était entre septembre 2003 et janvier 2004 ou en 5 mois j'ai fait le tour de la Thaïlande à vélo soit 6000km.... puis début février, retour en France afin de travailler un peu....😕 Le tour de la Thaïlande m'a permis de savoir ou se trouvaient les coins les plus intéressant pour voyager à vélo. Octobre 2004 retour en Thaïlande, une fois arrivé a Bangkok, je prends le bus pour Chiangmai, j'achete un vélo et je parcours un maximum de route dans le nord sois 4 mois et 6000 km, puis je vais dans le sud ou je parcours 4000 km en deux mois avec seulement 15 kilo de bagage sur le vélo. Bilan: 16000 km et plus de 100000 mètre de dénivelles positif en 11 mois et des milliers de souvenir. j'ai retenu, le Nord : Chiangmai, Pai, Mae hong Son, Mae Sariang et mae Jaem et bien sur le dooy inthanon le plus haut point du Siam accessible à vélo. Dans le Nord tous est beau, rien à jeter... Dans le sud, on notera Hua-Hin et ses environs, ainsi que la magnifique route en bord de mer entre Bang saphan et Surat Thani en passant par Chumpon et Lang Suan, sans prendre la route principale. Pour voir des photos et plus de détail, je vous invite a regarder mon blog consacré a la pratique du vélo dans le Sud de la Thaïlande. http://riton.Sportblog.fr/ Pour plus de détail, merci de me contacter.
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Un mois au Laos avec "Les Gros Sacs"! C'est reparti pour un tour!
Hello les voyageurs :)

Les Gros Sacs sont de retour, accrochez vos ceintures 😛

Après notre carnet de voyage "3 semaines au Myanmar avec Les Gros Sacs", nous remettons le couvert avec le Laos cette fois-ci.

Pour rappel, nous sommes actuellement en tour du monde depuis le 1er septembre 2016. Nous avons déjà parcouru le Sri Lanka, le Myanmar, la Thaïlande du Nord, le Laos donc, et nous sommes actuellement au Cambodge

Le contexte : - Du 4 novembre au 3 décembre 2016 - En couple - 4ème destination de notre tour du monde - Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent 🙂 - Notre blog si par hasard notre style vous plait : www.lesgrossacs.com - Et si vous aimez les photos, notre instagram : @lesgrossacs - Et tant qu'on y est, si vous voulez rigolez un peu tous les jours, notre page Facebook

Sommaire du carnet : - Descendre le Mékong depuis la frontière Thaïlande/Laos jusqu'à Luang Prabang - Luang Prabang - La Plaine des Jarres (Phonsavan) - Vientiane (pendant le festival That Luang) - Vang Vieng - La boucle de Thakhek en scooter - Le plateau des Bolovens en scooter - Les 4000 îles (Don Khone pour nous) - Traverser la frontière entre Laos et Cambodge (sans payer de bakchich !) - Le bilan (en chiffre et en lettres) - La vidéo - Vos critiques et insultes 😉

Allez c'est parti :)
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Loger à Nong khiaw et Muang Khua (Laos)
Bonjour à tous ! Pourriez-vous me donner des noms et adresses de guetshouses dans ces deux villes du nord du Laos que sont Nong Khiaw et Muang Khua ? dans des prix raisonnables (- de 15 US dollars) avec du charme ? Merci beaucoup
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Passage frontière Nakhon Phanom - Tha Khaek
Bonjour,

Est-il possible de passer la frontière de Nakhon Phanom à Tha Khaek et de faire le visa pour le Laos à ce poste de frontière ? Je ne trouve pas d'information à ce sujet, j'ai l'impression que seuls les thaïs peuvent emprunter ce poste de frontière. S c'est possible pour les farangs, concrètement comment ça se passe depuis Nakhon Phanom ? Merci pour votre réponse.
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Passage de la frontière Vietnam-Laos à Dien Bien Phu
L'année dernière nous voulions passer du Vietnam au Laos par le poste frontière de Dien Bien Phu mais il était fermé. Cette année nous voudrions passer du Laos vers le Vietnam par ce même poste. Comme les choses peuvent évoluer, quelqu'un peut-il nous dire s'il sera ouvert au mois de novembre. Et par la même occasion existe-t-il des bus réguliers partant de Dien Bien Phu vers Hanoi en passant par Son La, Moc Chau et Hoa Binh ? D'avance merci de votre aide.
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Choix de poste frontière Thaïlande-Laos?
Bonjour!

J'ai déjà mon visa pour le laos, je souhaiterais passer au laos par un poste frontière terrestre, et avant mon passage au laos je serais dans la région de nan, plus exactement a pua nan. au laos, je souhaiterais aller d'abord vers oudomxay.

je n'arrive pas a savoir quel poste frontière m'est autorisé, et lequel est le plus pratique vu le trajet que je veux faire!

je ne trouve que celui de chiang khong/ huay xay (région de chiang rai) ou celui de nong khai/vientiane (région de udonthani), en existe-t-il d'autres ouvert aux étrangers?

bref si vous avez des infos ce serait super sympa car je quitte la thailande dans une semaine!!!

Merci 😉
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Frontière Laos-Thaïlande en terrestre, durée du visa?
Bonjour à tous !!!

Nous partons à 2 durant un mois et demi. Début du séjour au Laos par le Nord. Ayant fait le sud l'an dernier, je sais comment fonctionne l'obtention du visa on arrival au Laos à l'aéroport. Nous attendrons la frontière Thaïlandaise le 11 novembre afin d'y rester 29jours. 😏 Nous passerons la frontière à chiang Khong et voilà ma question... Est-on bien exempté de visa pour un séjour de moins de 30j en Thailande ??

Leroutard 2014 me parle de 15j tandis que l'agence visas-en-ligne me dise 30j...🤪

Merci de votre aide et de vos conseils sur cette région.😉
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La moustache au vent - Récit d'un voyage à vélo
LA MOUSTACHE AU VENT – Récit d’un voyage à vélo

AVANT LE DEPART

Il n’y a pas grand-chose à comprendre au final. J’aime ressentir la musique en moi, chaque note me saisit, j’aime sentir le vent qui souffle contre ma peau, qui me gifle parfois le visage. Cette douleur passagère m’est agréable. J’aime pouvoir rire aux éclats, et vider mes poumons d’un souffle, j’aime pouvoir retenir l’air et faire souffrir chacune de mes alvéoles. Cette sensation de bonheur mêlé à la peine, est complètement mienne. Pourtant, rien ici ne fait sens. Le corps poursuit, ce que l’esprit ne veut pas suivre. Il n’y a qu’une partie qui survit. Je suis une plante déracinée, dans laquelle la sève continue de s’écouler mais qui ne porte aucune feuille. Qui s’accroche comme le lierre, mais sur laquelle rien ne pousse. Tout est sec.

Mes poumons se vident d’un souffle, et l’inspiration est plus forte. Ca va vite, j’ai besoin de sentir la vie en moi, l’intérieur se meurt. Tous mes muscles se contractent à l’idée de reconnaitre l’infinité du temps qui s’écoule. Pourquoi rester ? Je ne trouve de sens nulle part, rien ne me correspond. Le souffle s’accélère, encore plus fort.

A un certain moment, il a fallu faire un choix. On s’arrête ou on avance. La sensation de vide était alors si intense, que j’aurai pu m’arrêter. Mais la sève continue à couler et je veux qu’elle coule encore. Il y a forcément quelque chose. Je veux construire encore plus fort. Je veux trouver le ciment et le béton. Je veux le trouver en moi. Apprendre à construire, et à reconstruire. Je veux découvrir le pré d’à côté. Est-ce pour trouver ailleurs une eau qui permette aux fleurs de pousser sur du lierre ? Il est évident que je rêve d’aventure, de découvertes, de rencontres. Mais une partie de moi veut fuir, évidement, Et alors ? Quoiqu’il en soit, mon rêve est de voyager. Je pourrais trouver mon eau ici, mais je veux la gouter ailleurs.

Petit descriptif du « ou quand quoi comment ? »

Ca fait approximativement mille ans maintenant que je rêve de voyager, j’en ai rempli mes cahiers, rabâché ça en boucle à mon entourage jusqu’à saturation. Ce n’est pas mon premier voyage mais ma première aventure solo. Le vélo a barré ma route d’une manière inattendue. Au cours d’une discussion avec Françoise, une amie qui me raconte des histoires farfelues sur son voyage à vélo du Tessin jusqu’en Turquie, les yeux plein de choses bizarres. Ca a provoqué chez moi un truc particulier et mes longs poils se sont dressés d’un coup. « Oui ! Voilà ! Le vélo ! Ca va plus vite que la marche, je n’aurai pas à porter de sac à dos… Ca me semble la bonne combine. Oui, mais… je n’ai pas de vélo, et surtout je n’en ai plus fais depuis… En ai-je seulement fais un jour ? ».

Bah allez ce n’est qu’un détail on réglera ça en route. Prochaine question, le « ou » ? Bon il est évident que je rêve du moyen orient depuis un bout d’temps… j’organise le trajet depuis Sofia en Bulgarie, jusqu’à Beirut au Liban. Mais la situation devient de plus en plus tendue et j’accepte de changer mes projets pour la Birmanie. Ce pays qui vécu cloitré pendant des années sous une tragique dictature menée par la junte militaire. Je ne connais pas grand-chose de ce pays, juste l’histoire d’Aung San Suu Kyi qui fut assignée à résidence de 1990 à 2010 bien qu’élue démocratiquement par le peuple, son prix Nobel de la paix en 1991. Je m’intéresse un peu plus à l’histoire qui est dramatique mais fort intéressante. A l’expiration de mon visa, 28 jours plus tard, je pourrai sortir du pays en traversant la frontière avec la Thaïlande car depuis quelques semaines une frontière terrestre est ouverte mais il faut des autorisations spéciales, et la région semble passablement dangereuse. Seule, je préfère prendre l’avion pour rejoindre Bangkok. Après quoi je suivrai la route direction Singapour et selon la carte, il s’agira d’une longue descente tranquille !

Ainsi dont, vous voulez savoir ce qui se passe dans la tête d’une voyageuse à vélo ?

En fait, ce voyage, personne n’y croyait vraiment. Moi non plus d’ailleurs. Quelques mois avant mon départ, un balai à la main, je finis ma journée de boulot à nettoyer ce vieux bistrot du Grand-Pont. J’entends la patronne parler avec ses clients de l’autre côté du bar dans un bon accent valaisan, que l’alcool ingurgité rend encore plus prononcé : - La jeune ? Non elle, elle reste pas. Elle part dans un mois elle veut voyager. Tu savais pas ? - Quoi ? Elle veut partir ? Ben elle veut aller ou ? - Bon, dans les pays par là bas, vers l’Asie - Mais non pas par là-bas ! Mais non elle va jamais partir. - Elle va jamais revenir surtout ! - Non, non mais attends, c’est pas tout, tu sais pas la meilleure? Elle va partir à vélo ! - A vélo ? Ahaha ! Mais non voyons regarde là ! - A vélo ? Mais pourquoi ? Seule, à vélo, elle va se faire tuer c’est sur. - Oui, juste après avoir été violée ! - Non mais c’est trop dangereux elle peut pas partir.

Bon quoi, vraiment personne n’y croit ? Voilà les 3 mots que je ne cesserais d’entendre jusqu’à mon départ : Viol, accident, maladie. « Sandrine, tu sais … viol… accident… maladie… ». Je vais de toute manière partir, et la seule chose dont j’ai besoin c’est de soutien, mais tout le monde s’obstine à rabâcher tous les derniers articles de journaux qui parlent de mort, maladie et … De viol ! Huu, ben oui merci je savais pas !

Je plie un pull, un pantalon, un truc de cycliste rembourré (pour éviter les douleurs il parait), 3 slips, un couteau, une ficelle, des pinces à linges, une tente. J’empacte tout ça dans 2 sacoches et voilà, je m’en vais pour 3 mois de vélo en Asie. Entendre ces remarques me décourage. Je déballe le tout. Je peux pas faire ça. J’ai jamais fais de vélo. J’aime pas le vélo, j’ai jamais aimé ça. Pourtant je suis partie pour 3 mois…. Alors pourquoi ? Ah oui. Les rencontres, l’esprit qui s’évade, un truc comme ça. Oui c’est juste, c’est exactement ce dont je rêve depuis si longtemps. Allez je remets tout à l’intérieur. «… Seule, elle peut pas faire ça seule. S’il lui arrive quelque chose. ». Roh bon sang… C’est vrai seule… Je peux pas. Non je peux pas. Mon estomac se noue d’avantage. Allez je ressors tout. Arrête, c’est cette liberté, dont tu rêves de gouter. Tu vas devoir trouver en toi toute les ressources pour avancer, c’est le but, trouver ton eau, tout ça… « Oh t’es chiante là d’dans, 3 mois seule avec toi ça promet… ». Je remets le tout dans les sacoches et les ferme. Pour de bon. Ou presque.

C’est vrai que dans ma tête ça à toujours été le chaos, il a par exemple fallu que je change 3 fois de vélo pour finalement me retrouver 24h avant mon vol… Sans rien, et finir par acheter la vieille occas’ du coin, un vieux vélo qui a déjà du en voir bien des couleurs avant de se retrouver dans la soute de cet avion qui s’envole pour la Birmanie. Ben oui, ça c’est moi, parfaitement désorganisée, mais maintenant que j’y suis, c’est exactement ma place. Fou, inconscient, dangereux, sont les mots que j’ai le plus entendu, et vu de l’extérieur ça peut le paraitre, mais pour moi je suis à ma place. C’est une suite logique. Malgré toutes ces remarques négatives, je dois quand même dire que pas mal de membres de mon entourage, dont certains très inattendus, m’ont soutenus et aidés pour organiser ça. Je les remercie d’ailleurs vivement.

Allez je quitte les belles vallées de mon pays aux couleurs d’automne pour embarquer dans l’avion avec mon vélo que je plastifie à l’aéroport. Facile ! Et voilà, quelques heures plus tard, je m’assieds sur cette vieille chaise tremblante de Yangon en Birmanie où j’écris mes premières lignes, face à ce bâtiment sur lequel pousse une sorte de lierre qui s’attache facilement à la façade grisâtre. A côté, quelques enfants à moitié dévêtu. Mes yeux se posent sur la route, qui n’est pas si mauvaise, d’accord quelques trous, un peu bosselée… mais ça va l’faire.

Le temps de remonter quelques pièces sur mon vélo, je suis déjà entour��e d’une dizaine de birmans qui me sourient et m’aide à regonfler les pneus, refixer les freins etc. On m’avait parlé d’un peuple aimable et ouvert, et bien on ne m’a pas menti. L’aventure débute aux premiers kilomètres à travers la ville quand on me parle de la Shwedagon Pagoda… La quoi ? Une imposante pagode de plus 110 mètres de hauteur réputée à travers toute la Birmanie pour être le premier lieu de pèlerinage bouddhiste. L’histoire raconte qu’elle contiendrait huit cheveux de bouddha…. Cheveux ou pas, cet endroit dégage une atmosphère très particulière avec cet encens qui brule de partout. Elle s’illumine dans l’obscurité de la nuit. Les moines font du tourisme et les touristes méditent. Le site est impressionnant, les pèlerins tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de la stupa centrale, recouverte de feuille d’or, de diamant, de zéphires. Moi je m’attarde autour des nombreuses stupas qui l’entoure. Je marche tout en admirant cette œuvre qui brille, resplendit et se détache de ce ciel sombre dans lequel une lune à moitié pleine s’éveille. La scène, est … incroyable, surréaliste, ou suis-je ? Ce n’est pas l’or, les diamants, la hauteur, c’est l’air, les couleurs, l’atmosphère, les odeurs. Je suis abasourdie, stupéfaite, je referme ma bouche qui devait pendre depuis plusieurs heures maintenant.

Le lendemain, je roule à travers la ville pour trouver une adresse… alors qu’il n’y en a pas vraiment. On va bien rire, car je compte beaucoup sur Jasper, un type rencontré sur les sites de fanatiques de la selle. J’ai besoin de ses conseils pour me renseigner sur les différents itinéraires possibles. Ca me prend plusieurs heures mais je suis chez lui. Nous buvons un café à la mode birmane, c’est-à-dire moitié café moitié lait condensé sucré. Nous discutons un peu puis observons les cartes. Il me parle des différents itinéraires… Qui me semble tous … impossible.

Quoi ? Huitante kilomètres pour le lendemain, cent pour le jour d’après, et puis quoi ? Tu veux me faire aller dans les montagnes ? Ahahah Pauvre fou t’as pas compris que j’ai tellement peur de devoir faire de la montée que dans ma tête lorsque j’ai organisé ce voyage j’ai choisi que des pays plats et même une route qui partait du nord en direction du sud pour avoir l’impression de descendre ! Je le regarde, déglutit lentement, lui souris gentiment. Mais il rêve lui !! Je ne vois même pas comment c’est possible… Mais bon… Je suis là pour ça alors… on se jette à l’eau ?

Allez le lendemain à cinq heure j’arpente les ruelles de cette grande ville l’estomac fort noué afin de rejoindre Bago, ma première destination à quelques huitante kilomètres de Yangon. A peine je pose un pied à terre pour sortir ma carte que les habitants m’abordent pour savoir si je suis perdu, d’où je viens, ou je vais, pourquoi je suis la, etc. J’adore, ainsi je ne suis pratiquement jamais perdue. J’enchaine les premiers kilomètres et m’éloigne tranquillement des centaines de motos qui m’entourent pour me retrouver dans les campagnes. Excellent, c’est super beau, je traverse des rivières ou des birmans pêchent sur des canots en bois. Les motocyclistes qui me dépassent ralentissent pour observer, curieux, souriant et me salue chaleureusement.

Je suis sur mon vélo et les premiers kils sont difficiles… je me demande quand même pourquoi ? Mais quand l’esprit vogue et que je vois ces birmans m’encourager, ça me donne une énergie puissante. Le climat est aride, et lorsque des véhicules me dépassent, la poussière s’élève en un nuage orangé. Allez, c’est possible. Je traverse plusieurs villages, entre lesquels la végétation luxuriante offre des champs fertiles pour les rizières et autres plantations. Lorsqu’enfin j’arrive à Bago, je suis plus que fière de mon exploit. Ainsi donc, c’est possible… Voyager à vélo en Birmanie est possible ! La prochaine étape est de trouver une Guest House pour passer la nuit. Malgré le sens de l’hospitalité des birmans, le gouvernement leur interdit de loger des étrangers. Il faut dire que le pays est ouvert aux touristes que depuis quelques années. La junte militaire exerce encore une forte influence dans ce pays qui se considère actuellement comme une république. Il n’empêche que je vais devoir attendre de sortir du pays pour pouvoir profiter de mon équipement de camping.

A Bago, je suis à nouveau stupéfaite face au nombre de Pagodes et stupas dont on voit les pointes se dégager entre les palmiers et la brume qui s’évapore avec les derniers rayons de soleil. Les chants des prières bouddhistes raisonnent dans toute la ville et vous plongent dans une sorte de transe. Le paysage, les chansons, lescouleurs, les odeurs, mon corps n’appartient plus à cette dimension.

Durant les prochains jours je roule direction du sud est. Chaque étape est plus ou moins déterminée par des Guest House ou je peux passer la nuit. Mes journées sont ponctuées de rencontres fascinantes avec ce peuple birman.

Un matin, je m’arrête en bordure de route et rencontre une couple amusant. C’était ce fameux matin ou je rêvai secrètement de manger un bon pain au chocolat encore tout chaud… Ma fois bon, les insectes grillés qu’ils m’ont offerts n’étaient pas si mal. Et sous leur toit en bamboo, ils cachent encore d’autres surprises. J’aperçois une bouteille en plastique remplie d’un liquide blanchâtre qui a l’air super rafraichissant. Je les questionne, et comme je ne comprends toujours pas le birman, ils me montrent du doigt un palmier et me propose de déguster. Ben ouais c’est clair ! La femme me tend un sourire complice alors que son mari part chercher des verres. Il nous sert 3 godets, et boivent ça cul sec l’air tout amusé. Je fais de même en riant. Mais qu’est-ce que c’est ? Je leur achète la bouteille en me disant que je trouverai bien quelqu’un sur la route qui arrivera à me renseigner. Nous buvons encore quelques verres et je repars de toute bonne humeur. C’est quelques mètres plus loin, alors que ma tête tourne et que j’effectue ma première chute à vélo que je comprends que mes soupçons étaient bien fondés… C’était bien de l’alcool. De l’alcool de palme.

Un peu plus loin, une autre famille m’invite à manger des crevettes fraichement péchée dans la rivière. Ils me comblent de cadeau alors que leur maison tient tout juste debout. Au fur et à mesure de l’après-midi je vois de nouveau visage apparaitre dans cette frêle maison qui ne compte qu’une seule pièce. Je rencontre ainsi les parents, leurs 4 enfants, leurs cousins, oncle tante, etc. Nous sommes à présent une quinzaine de personne regroupée autour de la table. Ils refusent que je paie quelque chose alors qu’ils m’ont nourris, offert café, encens, bracelets, … J’ouvre mon sac et leur offre ce que je peux. Les enfants sont étonnés de voir que je ramène des bracelets venant de l’Afrique, et d’autres de l’Inde. Nous passons du bon temps ensemble et rions beaucoup. Malheureusement, je ne peux pas m’éterniser et reprend la route. Les jours s’écoulent, je me sens toujours plus en sécurité, prête à recevoir et à offrir.

Mail - Birmanie

Salut à tous,

Le voyage à vélo se passe super bien, l’itinéraire que j’ai fais ces jours-ci était le suivant: Yangon – Mal moule moule mien de son vrai nom Mawlamyine que je ne peux toujours pas prononcer, par contre je commence à avoir très mal à la moule.

Quelques petites nouvelles: - Escarre stade 3 au vagin - Je suis stérile et n’aurais jamais d’enfants. - Les milliers de moustiques que j avais connus en Inde ont décidés de faire le détour pour me revoir... Merci les gars, fallait pas.... - Les moines prennent le bus, fument et portent même des Rayban! L’avantage de voyager à vélo c’est évidemment les rencontres. C’est parfois complètement farfelu... Mais très drôle. Il y a encore très peu de touristes en Birmanie donc même les plus beaux sites sont agréables à visiter. Sinon c’est vrai qu’il fait très chaud, j’ai d’ailleurs la moustache qui perle en continu… Pour le moment je laisse mon corps récupérer et j’organise la suite du voyage. C’est vrai que j’aurais aimé avoir un itinéraire point A - B mais j’aime autant profiter de visiter ce pays en même temps parce que ça en vaut vraiment la peine ! Je vous embrasse tous bien fort, et sans la moustache qui perle cette fois parce que j’ai pu rester sèche pendant 1h grâce à la clim’ de ce cybercafé.

A bientôt bec bec vous me manquez tous !

Voilà dix jours que j’ai commencé ce voyage et je suis actuellement à Kyauksé après environ 600 km de vélo. Qui aurait cru qui j’y arriverai ? Cette ville a beaucoup de charme et je suis maintenant assise sur une bâtisse en bois à travers laquelle s’élève un vieil arbre dont les branches retombent uniformément sur le toit en tôle. La terrasse surplombe une rivière qui s’écoule lentement. Quelques personnes sur leur barque pour pêcher, d’autres viennent se baigner après une chaude journée. Des enfants sur l’autre rive jouent au ballon aux dernières lueurs du jour. Les villageois m’offrent quelques sourires. Je profite de voir un birman qui commande une sorte d’omelette pour leur faire comprendre que j’aimerai gouter à ça. Bon, ben ça n’avait rien à voir avec une omelette mais au moins ça change du riz. Miam. Je profite de fumer une cigarette au bord de cette rivière pour vous expliquer comment se sont déroulés les jours les plus éprouvants de cette aventure.



PELMEL DE NOTES ET MAILS

Mail – Birmanie, Laos

Salut les moustaches gelées! Bon alors faudra bien que j'vous raconte un peu... Parce qu'il s'en passe des choses sur ce velo!!! D'abord sachez que je me porte bien. Presque six semaines que je suis en voyage et deux semaines maintenant que j'ai quitté la Birmanie... C'est un pays vraiment incroyable et c'est difficile d'expliquer le pourquoi du comment mais comme je l'ai déjà dit, certainement de par l'influence du bouddhisme, les birmans sont emprunt d'une gentillesse et d'une amabilité qui m'a vraiment étonnée. Je suis contente d'avoir commencé par ce pays, car je m'y suis sentie super à l'aise et en sécurité tout le long du voyage. Evidemment c'est un pays très particulier et je ne peux que vous encourager à vous plonger dans son histoire car c'est passionnant!

Je venais de quitter Mawlamyine, à 350 kilomètres au sud ouest de Yangon. J’étais alors dans un bus qui devait me ramener vers le centre du pays, mais tous mes orifices se sont révoltés et se sont mis à régurgiter des liquides étranges et de couleurs variées, je vous passe les détails. J’étais mal. Mais vraiment mal ! Après 4h passé dans un bus à jeter régulièrement par la fenêtre des sacs en plastique remplis de … oké pas de détails. Le bus s’arrête enfin dans une ville où fort heureusement j’étais déjà passée quelques jours plus tôt. BAGO ! J’entre dans la guest house et me lyophilise sur place. Pendant deux jours j’y suis restée enfermée, sans manger et en buvant à peine. Quand je décide d’aller mourir ailleurs, je pointe le bout de ma moustache à l’extérieur et le tenancier de l’hôtel m’offre un petit remontant vitaminé. En discutant, je lui dis que je suis déjà venu chez lui il y a environ une semaine, et il me lâche innocemment : Toi ? Non, non je me souviens d’une femme à vélo mais c’était alors une « strong woman » pleine d’énergie… Toi… heu… Il va falloir que tu continues à boire des vitamines !

Mais heur ! Bon je me lasse d’être malade alors j’embarque dans un autre bus qui me dirige vers le lac Inlé. C’est une destination très prisée en Birmanie, j’y rencontre beaucoup de touristes et après une nuit blanche dans un bus qui arpente les montées et les descentes entre les montagnes, je partage ma barque avec une famille d’allemand pour visiter le lac. Il est environ 17h lorsque j’arrive à la Guest House. Avant d’aller me coucher, je discute avec le réceptionniste pour lui demander des renseignements sur les conditions de la route que je devrais prendre le lendemain. J'avais seulement le récit trouvé sur internet d'un couple qui l’avait fait. Ah oui parce qu’évidemment, j'allais pas passer par la route principale faut pas déconner. Et le type me regarde étrangement et me dit catégoriquement que c'est impossible! - Impossible? Comment ca? Il y a bien une route non? - Oui mais en mauvais état et quand bien même rejoindre la plaine par cette direction est tout bonnement impossible! Mais il m'agace ce type!!!! Je vais le faire de toute manière! Pour me rassurer je lui demande si c'est possible de rejoindre au moins le prochain village et depuis là je m'organiserai... "good luck" Qu'il me dit. Qu'à cela n'tienne, rien à battre, allez je fonce! J’ai quand même le soucis bien ancré, et je me demande encore si je devrais pas prendre un bus au lieu de me perdre dans les montagnes de cette région que je ne connais pas. « Enfin… allez quoi t’y connais rien ici, et si le type te dis que c’est pas possible, c’est bien qu’il y a une raison non ? » Arh, peut-on faire taire cette voix ? Ca doit être possible puisqu’un couple l’a déjà fait. Maintenant que j’y suis c’est certainement pas pour rebrousser chemin. Inutile de vous dire que la nuit fut animée entre la partie de moi, aventurière qui rêve d’enfourcher mon vélo pour me perdre dans des contrées inconnues, et celle, un brin réaliste qui tente désespérément de me raisonner. Le matin, 5h30 je commence sur la route principale avant de m'aventurer sur la petite route de campagne, en construction ?! Je suis heureuse d’être remontée sur selle, mon fessier nettement moins. Enfin, ... Pour mettre un peu de piment dans cette histoire il se met à pleuvoir... C’est marrant, le type de la Guest House m’avait pourtant assuré qu’il ne pleuvrait pas. Et bien j’espère qu’il se trompe également sur la route. Heureusement la pluie dure juste un peu, juste pour que j’en garde un bon souvenir car la route en terre devient de plus en plus boueuse et sur certaines pentes je dois enlever la boue qui m'empêche alors d'avancer! Elle s’accroche partout, j’en ai sur mes lunettes, ma casquette, mes sacoches. La, c’est l’aventure. Je rencontre un ou deux tracteurs sur la route, bloqués eux-aussi par cette boue collante et invalidante. Nous nous entraidons pour remettre nos véhicules en route.

Et le paysage est sublime, des champs ocre, vert et jaune! C’est vrai qu'il n'y a personne par contre! Mais quelle liberté! C'est beau! Je déchante un peu en arrivant à Pindaya, ville touristique. Je partage ma chambre avec une allemande et nous visitons la grotte au 8'000 bouddhas. Et c’est bon de pouvoir rire. Même si je ris beaucoup avec les birmans que je rencontre, lui dire que ma seule envie sur le moment est d’envoyer mon vélo tout boueux dans ce lac me fait du bien. Nous marchons beaucoup, et rencontrons un moine que nous invitons à manger et qui nous apprends toutes sortes de choses sur la culture bouddhiste. Encore une fois, je dors peu car l’étape du lendemain s’annonce encore plus difficile. Un birman me déconseille fortement de me lancer dans cette épreuve. Ils sont plusieurs à m’affirmer que la route est mauvaise et qu’il n’y aura personne si il m’arrive quelque chose. Oui, ben merci ça j’ai compris. Allez, aux aurores j’entame la première partie, j’ai peur de m’égarer et de ne pas trouver cette petite route qui serpente entre les montagnes. Elle n’y est même pas sur ma carte. Voir les premiers rayons du soleil transpercer cette brume matinale qui recouvre les pâturages offre un spectacle incroyable. Je m’arrête pour admirer et ma main se pose instinctivement sur mon appareil photo, et puis, non. Je décide de garder la magie de cet instant pour moi. A quoi bon partir seule si je ne suis pas capable d’apprécier ces moments uniquement pour moi ? Je décide à cet instant de savourer le temps qui passe sans me préoccuper de l’avenir, ni du passé, juste d’être là. Et c’est une mission difficile en repensant à ce que tout le monde me dit sur la route. La vue est incroyable, l’air est encore frais, et les seuls bruits que j’entends sont les quelques coqs, dont le son s’égare timidement entre les collines. Des montées, des descentes, de fortes montées, puis de petites descentes… C’est pas tout juste cette histoire là. C’est toujours plus long de monter que de descendre. Je n’aime pas beaucoup cette logique. Je pédale donc entre les champs dont les couleurs, si intenses, rendent ce paysage presque surréaliste. Soudain, au milieu de nulle part, j’aperçois deux immenses statuettes de bouddhas qui se dressent au milieu d’une colline elle-même recouverte de milliers de stupas en chaux. Mais ou suis-je ? Il n’y a aucune habitation, ni aucune forme de vie à des dizaines de kilomètres à la ronde. Mon vélo s’arrête, bien qu’extrêmement épuisée je rebrousse chemin pour arriver au pied des marches qui s’élèvent verticalement vers le ciel. Quelques minutes plus tard, plus essoufflée que jamais j’arrive au sommet de ce temple. Si toutefois c’en est un ? Là, ouais je suis vraiment seule au monde, il n’y a que le bruit d’un berger qui fait traverser son troupeau sur l’autre rive de la rivière qui lézarde entre les prairies. Des champs, des collines, des montagnes, j’ai une vue imprenable sur toute la plaine. Ce pays est décidément bluffant. Le temps s’arrête, tout s’arrête c’est si bon.

Mais la route est longue et je saute sur mon vélo en direction de Ywangan, le prochain village. Je commence à apercevoir de la vie, quelques bœufs défilent à mes côtés tirant des charrettes remplies de choux. Les paysans sont surpris de voir ma charrette à moi et je me demande qui des deux a le visage le plus interrogatif. Quoiqu’il en soit, nous nous saluons chaleureusement. Je commence à sentir mes muscles devenir de moins en moins conciliants face aux montées. Une pause, je craque, j’entame les noix et raisins secs de survie. Allez je reprends pour m’arrêter à nouveau quelques minutes plus tard, persuadée d’être arrivée au bout de mes forces. Physiquement ça ne suit plus. 10, 20 30 kilomètres encore ? Je n’ai pas la moindre idée du temps qu’il me reste pour arriver. Mais mon corps refuse de me tirer plus loin. Des filles en bord de route vendent quelques spécialités sucrées qui, je l’espère, seront plus efficace que ces maudites noix. Elles doivent aussi me dévisager étrangement lorsque je m’endors sur une de leur table. J’essaie de résister mais je ne peux lutter, je suis épuisée. Un moment plus tard je réunis tout mon courage, mes dernières forces et arrive, je ne sais comment jusqu’à Ywangan.

Le temps de laver à la main mes quelques vêtements, et je m’étale sur ce lit, je m’effondre. Je n’en peux plus. Fatiguée, je me sens seule. Tous les bons moments je veux pourvoir les partager et j’ai besoin de soutien durant ces moments éprouvants. C’est si beau, mais dur, et même un peu trop. J’aimerai être chez moi avec ma famille. Ne penser à rien. Ne pas savoir que mes habits ne seront pas secs demain, ne pas savoir qu’il faut que je répare mon vélo, encore. Ne pas savoir que ma famille et mes amis me manquent, ne pas savoir que j’ai faim et que je ne sais pas ce que je trouverai sur la route à manger, ne pas savoir que le trajet de demain me semble une fois de plus irréalisable, ne pas savoir que chacun de mes muscles me fait souffrir… Il doit être 17h quand je m’endors, le cœur lourd.

Le lendemain, la birmane qui me loge m’offre un café, une mandarine et quelques douceurs pour me donner des forces me dit-elle. Je lui souris certainement du plus beau sourire que je peux et lui dit infiniment merci. Son attention me touche. Et je m’en vais. Je sens l’odeur du bois dans les forêts qui me rappel le mayen et je sens mes muscles qui se contractent pour me hisser au sommet de ce col. Je sens l’air, frais qui se glisse à travers les manches de ma veste. Le ciel est parsemé de nuages d’une teinte rougeâtre, offert par les premiers rayons de soleil. La lune éclaire difficilement l’autre partie du ciel, plus sombre. Cette montée est agréable, je sais qu’elle donne sur un versant presque inhabité entre les montagnes. Les moments difficiles, je commence à les accepter, ils font partie du voyage et j’apprends à me donner du courage, à croire en moi. Je pense à mes amis et à ma famille, ça me donne de la force et j’arrive au sommet. Je contemple l’étendue des montagnes ou se confinent des prairies parsemés de petits arbustes. Ensemble, ils forment des replis creusés par les rivières. J’entame la route, faiblement éclairée par les premiers rayons du soleil et les larmes qui coulent ne sont pas uniquement dues au vent. Je lâche le guidon en pleine descente et trouve un équilibre précaire ou je sens le vent fouetter mon visage et sécher mes joues. L’extase est complet. Je descends, encore et encore, remonte parfois quelques collines puis continue à descendre, sans fin. Je m’arrête sous un abri en bamboo, pour savourer cette journée. Couchée, sur cette paillasse, j’observe la fumée s’évadant de cette cigarette et qui, dans un courant d’air, disparait. Un accord parfait. Ainsi, après toutes ces montées, il y a aussi des descentes… L’éphémère a du bon. Je profite d’arriver à Kyauksé pour me reposer, physiquement et psychologiquement. Mais le jour d’après je reprends la route direction Bagan !

Cette trève dans mon esprit n’aura pas duré long. En route pour la prochaine étape, je reluque chaque véhicule motorisé afin de trouver une astuce pour y accrocher mes sacoches et ne plus jamais entendre parler de vélo. J’arrête, c’est fini, faire ça seule ? Non plus jamais, en plus en vélo ? Quelle idée, faut être barré, non c’est fini. Même tous les « Mingalaba » des birmans avec leurs sourires bienveillants ne me donnent plus de courage.

En arrivant à Bagan, je suis époustouflée… Cette ville est un musée à ciel ouvert, des centaines et des centaines de temples étendus sur une cinquantaine de kilomètre à la ronde. Des temples en briques orangées poussent à travers le paysage arrosé par l’Irrawaddy, il y en a dans chaque recoin de cette plaine. Pas époustouflée non. Complètement hébétée… Une fois de plus je dois refermer ma bouche qui reste grande ouverte, tant je suis plongée dans l’absolue beauté de ce paysage. Non mais c’est dingue ! Ou suis-je ? Je passe la journée à errer entre ces temples, ma lampe de poche en main pour éclairer les quelques fresques que le temps n’a pas encore effacé. L’espace d’une journée je deviens archéologue. Mon souffle permet de faire voler la poussière sur de vieilles peintures, sculptures, statuettes dont les nombreuses symboliques m’échappent la plupart du temps. D’étroits escaliers serpentent entre les étages et me permettent d’atteindre un surplomb depuis lequel j’aperçois une centaine de temple entre les champs… Je suis seule, face à une merveille innommable, indescriptible. Cet instant est si pure, si prenant, tous mes sens sont aux aguets. Je sens l’air chaud qui monte, l’odeur de la terre, des briques, de la poussière, je suis et j’appartiens au monde qui m’entoure.

Soudain, mon corps n’est plus, mon esprit s’emporte, comme s’il échappait au temps, je me laisse transporter, et m’évade ailleurs.

Pourtant la saveur de cet instant devient amer. J’ai besoin de pousser quelqu’un a côté de moi pour lui dire : « Mec !! Regarde ça ! Tu vois aussi la même chose que moi ? Tu vois comme c’est beau ? ». Ma lutte aujourd’hui devient la solitude. Ce n’est pas dans les difficultés quotidiennes qu’elle est la plus pesante. Je prends confiance en moi, pour trouver ma route. Mais apprécier pleinement ces moments d’extase me parait insurmontable. Pourquoi ce besoin d’être à deux pour apprécier un beau paysage, un bon moment, un instant comme celui-ci ? Comme me l’a suggérée une amie, je vais tenter de faire de la solitude mon alliée. Mais pour le moment les émotions sont trop fortes, et je ne peux retenir les larmes qui coulent.

Demain sera une journée sans vélo, histoire de me changer les idées… Mais ce foutu deux roues me rattrape et nous partons ensemble pour le mont Popa, découvrir un temple construit sur de la lave séchée. Environ 50 kilomètres de route qui me semblent bien ridicules à présent face aux kils que j’ai parcourus ces derniers jours. Le MONT Popa, mont, montée… c’est pas du plat non ! Sur la route, je prends quand même le temps de déguster un café avec une femme birmane qui m’offre des cacahuètes fraichement récoltées par leur famille. Je continue à pédaler et vois le jour décliner doucement. Soudain, une jeep, probablement un des seuls véhicules que j’ai vu passer sur cette route s’arrête à mes côtés : - Where you want to go ? - Heum… to the mont Popa - With your bicycle ? - Yes… - Ahah ! But it’s too far you must come with us !

Alors ils m’embarquent dans leur jeep et nous rions beaucoup. Ils me conduisent jusqu’au petit village au pied de l’ancien volcan. Là haut, j’entends deux touristes m’interpeler. Ils ont aussi un vélo !! Ainsi je fais la rencontre d'un jeune couple qui venait depuis la Turquie... à vélo!!! J’ai un milliard de question à leur poser, et je mets toute mon énergie à essayer de faire évoluer mon anglais. Bien évidement depuis le début de ce voyage la langue est un handicap. Mais comme tout handicap ça me permet de développer de nouvelles capacités. Et la barrière de la langue me fait découvrir une autre manière de communiquer. Oui bon ça va le relativisme et l’optimisme, pour le moment ça m’emmerde parce que j’aimerai pouvoir leur hurler dessus qu’ils m’expliquent! POURQUOI ? Pourquoi le vélo, pourquoi avoir mal, pourquoi l’incertitude, pourquoi avoir toujours l’impression de ne jamais atteindre ses buts, pourquoi pédaler pendant des heures en entendant « clic clic clic » cet inoffensif cliquetis, qui malgré mes tentatives désespérée pour le réparer tente de me rendre complètement zinzin !

Bref, je me calme et c’est tellement bon de les écouter raconter leurs aventures. Je m’imbibe de leurs histoires. De savoir qu'eux aussi en avait bien bavé au début, qu'ils avaient aussi bien eu mal au cul! Je leur explique que je n’en peux plus et que je songe parfois à arrêter. Ils me demandent alors de leur promettre de tenir encore deux semaines. De les voir là, en Birmanie après avoir traversé tous ces pays, moi ça me donne des frissons, et ça me remotive! Okay, va pour deux semaines. Je les regarde, les dévisage, ils sont si beaux ! Leurs yeux me transmettent tellement de vie. Dans le regard je perçois des rires, de l’amour. Ils sont si naturels, si vivant ! Voilà, là je ressens quelque chose de profond. Je réalise que je vais encore devoir traverser pas mal d’épreuves mais que ce que je lis à ce moment dans leurs yeux est une raison suffisante pour avoir mal, pour avoir faim, pour douter, ou encore devenir fou à supporter l’incessant « cliquetis » de ce foutu vélo… Ce n’est qu’en apercevant de petites douceurs à la fin du repas, que j’entends Jan dire à sa copine : « It’s look like something with lait condensé. ». Lait condensé… je mets quelques secondes avant de réaliser… - Non attendez… Tu vas pas me dire que… Vous parlez vraiment français ? - Si, si on est quebequois ! - … Mais… Je vous ai déjà dis que j’allais devenir fou ?

Pour la suite, je vadrouille durant quelques jours autour de Mandalay, à la conquête des anciennes capitales. Mes genoux deviennent de plus en plus douloureux. Je savais bien que j’allais vivre des moments difficiles, pourtant je les apprécie. Dès que je sors des villes, je ne croise plus de véhicule, et me retrouve seule, n’ayant pour compagnon que l’air qui glisse contre ma peau lorsque je pédale. La terre est aride, du sable s’égare sur les routes, et seuls quelques rares arbustes offrent un repère aux oiseaux qui me regarde pédaler avec un air dubitatif. L’air est sec et chaud, il brûle ma peau, et crever au milieu de cette vaste plaine désertique n’était pas le moment le plus agréable du voyage. Dans ma tête j’entends raisonner : « On retrouva son corps après plusieurs jours… », et j’aperçois les vautours s’agiter autour de moi…

Dire que j’avais peur de me trouver sur des axes routiers surchargés. Il n’y a qu’une route qui s’étale à perte de vue. Je suis seule et cette solitude me plait, la liberté de me laisser porter car ma place est ici, elle se trouve juste là sur cette selle de masochiste, au milieu de la Birmanie. Je deviens les aventures et les rencontres qui sont ma raison d’être ici et maintenant. Dans l’après-midi, je m’assieds dans un café et discute jusqu’au coucher du soleil avec Divig Jame. Il me parle de sa famille, de sa vie, et me donne pour conseil : « Give your smile to everyone, but your love to only one ». Des jeunes nous offre des cigares, et je découvre les délices des cigares birmans, qui laisse un léger gout sucré sur les lèvres. Le temps passe et lui aussi a une saveur toute particulière.

Les birmans portent le lunggi, les birmanes se dessinent des motifs sur les joues avec du Tenakka dont la teinte jaune, éclaire leur visage. Cette poudre extraite d’un arbre adoucit la peau et la protège du soleil. Ils ont tellement de charme, leurs yeux pétillent et leurs sourires sont si sincères. Si les délicieux plaisirs des courbatures à mes cuisses s’atténuent, ce sont des courbatures aux zygomatiques qui apparaissent !

Ils me font rire quand je passe avec ma bicyclette, ils m’observent très discrètement, mais si je leur adresse un sourire ou si je les salue, alors ils accourent, ralentissent avec leur scooter, appellent leurs amis, me posent un tas de question dans un anglais très approximatif. Toujours avec énormément de respect.

Dire que j’ai osé trouver le temps long. Ces trois semaines passées en Birmanie se sont écoulées en un souffle. Je viens tout juste d’arriver et demain je vais pédaler jusqu’à l’aéroport de Mandalay pour mon vol vers Bangkok. J’apprécie de pouvoir me laisser guider par les rencontres, de laisser l’aventure me saisir, et de lâcher prise. Chaque instant devient un cadeau que je m’empresse de déballer avec avidité. C’est sur de minuscules chaises en plastic comme il en existe partout en Birmanie que j’écris ces mots. Je suis sur une fine lande de terre au milieu de l’Irrawaddy, juste sous le pont d’U-Bein construit sur 1.2 km en bois de Teck. Quelques barques en bois s’égarent à contre jour dans les lumières du coucher de soleil. Elles se laissent doucement porter par le courant de la rivière qui n’est pas pressée de s’écouler. Je remonte sur le pont et assise les jambes pendante je le sens trembler. Lorsque le soleil s’est finalement couché en déballant toutes les couleurs les plus chaudes qu’il pouvait, le pont s’ébranle de plus belle sous le pas pressé des touristes qui rejoignent avec hâte leur bus climatisé. Je suis heureuse de retrouver mon vélo (tout aussi climatisé) et d’avoir cette liberté de pédaler et de me diriger là ou l’aventure me porte.

Bon je vous laisse respirer? Parce que j'ai pas finis! Une fois à Bangkok, il me reste plus qu'à « redescendre » au sud en direction de Singapour. Mais attends... J'ai fais environ 1200 km en un mois. Et il me reste encore deux mois... Alors quoi ? Ca me laisse tout le temps de gambader! Allez il faut choisir une destination. Le Vietnam, le Laos? Le Laos... Le nord? Des montagnes, encore? Mais c'est clair!

Avec le recul, cette expérience dans les montagnes en Birmanie est le meilleur souvenir que j'ai! Allez, le temps de me renseigner un peu sur la région, de rester de nouveau clouée au lit avec 40°C de fièvre et des frissons. Petit souvenir de Bago, je n’ai plus d’eau et mon estomac est en mode « régurgitation » et refuse d’ingurgiter les médocs de ma pharmacie. Je n’ai qu’un brumeux souvenir de m’être retrouvée au milieu de la rue à demander à une passante où se trouvait l’hôpital le plus proche. Elle me montre un cabinet à 200 mètres, génial c’est parti ! Deux injections, une perfusion, et quelques pilules, plus tard, je suis sur pied. Ou sur selle pour être plus exact. Je prends un bus, un train et hop me voilà au nord du Sud Est Asiatique… En tout cas bien plus au nord d’où j’avais imaginé me retrouver un jour… Mon nouvel objectif : Rejoindre Singapour depuis Luang Prabeng au nord du Laos.

Je me baigne un peu dans des chutes d’eau avant d’entamer la première montée. Les montagnes en Birmanie ? Ahah c'était des collines! Avant la montée, j'aperçois en bord de route un camion qui fume sa race! Il venait de prendre la même route que moi mais en sens inverse, et du coup ses freins fumaient tellement que j’en ai eu l'estomac tout noué en pensant qu’il fallait faire le même trajet dans l'autre sens.... Et ouais ça grimpe sec! Mais quel plaisir! Le paysage se transforme lentement au rythme de mes tours de pédale. La vue devient de plus en plus belle, et à chaque fois que je crois atteindre le sommet, paf, encore une montée ! Bon sang, ces montagnes sont extensibles ! Plus l’effort est tenace plus la vue est belle. Le soir je plante ma tente au milieu d’une prairie avec une vue imprenable sur les montagnes! Jamais je n’aurai imaginé être là à admirer le soleil se coucher derrière ces montagnes et ces vallées laotiennes, inondées par les dernières lueurs qui percent à travers les nuages. La solitude n’est plus menaçante. Vraiment, je suis contente d'avoir rencontré ce couple et leur avoir promis de tenir ces deux semaines. Bien que je commence à croire que le pari est fou, c'est le bonheur total et j'ai la sensation d'être exactement à la bonne place. C'est l'aventure que je devais vivre, je pense à toutes les personnes qui m'ont encouragées et soutenues et je leurs/vous dis merci mille fois!!! Je franchis le premier col et déjeune dans un village qui doit compter six habitants… Environ. La route continue à s’étendre entre les collines, et je continue à grimper. Mon moral est d’acier, j’ai mal mais c’est supportable. Si la fatigue se fait sentir, et que les pauses se font de plus en plus fréquentes, je continue et traverse de petits villages où les enfants me courent après avec leurs « Sabaidi !! » me tapent dans la main et parfois même poussent mon vélo. Il commence à faire de plus en plus frais. En arrivant à Kiewkacham, je croise 4 cyclistes au bord de la route qui discutent. "Is it a cyclist meeting?". Un couple qui arrive à l'instant qui pédalait juste devant moi et l'autre qui venait depuis l'autre direction. Nous partageons nos expériences de voyage autour d’un bon repas. Quel plaisir! Je suis restée dormir là avec un des couples tandis que Rachel et Alex ont poursuivis leur route. Après ça, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois sur la route en direction de Vientiane c’était marrant. Sur la route que je pensais être la plus difficile du voyage, je crois n’avoir jamais eu autant de plaisir à grimper, puis de descendre et enfin me réjouir de la prochaine montée. Qui l’aurait cru ?

En arrivant proche de Kasi, je crève. Roue arrière pour la 3eme fois. ARGH! Une bouteille en verre, une entaille de 4cm sur mon pneu. Cette fois j’en ai marre mais je garde le moral pour rejoindre le prochain village. En arrivant, on me dit qu’il sera impossible de changer de pneu à moins de rejoindre en bus la prochaine ville. Mh… ce jeune laotien remarque bien que cette idée ne me plait pas vraiment et il me propose de recoudre mon pneu. Pardon ? Ben oui, il a du fil, une aiguille alors pourquoi pas ? Et bien étonnamment, ça a tenu plus de 30 kilomètres. Bon pas le choix, en bus jusqu'à la prochaine ville. Mais quel sentiment d'échec. Je ne supporte même pas de regarder la vue à l'extérieur (qui est absolument magnifique!). Arrivée à la prochaine ville, je peux réparer le tout et je fais la connaissance d’Henri, un belge d’une cinquantaine d’année qui voyage aussi à vélo. On discute un peu et je lui explique que je dois retourner en arrière pour refaire cette route! Je veux prendre un bus et retourner à Kasi! Il me propose de faire la route avec lui en sens inverse, c’est reparti !

En discutant avec Henri, il me propose de continuer la route avec lui direction l'extrême nord du Laos. C’est un homme très intéressant, qui a voyagé dans tous les continents à vélo et la route qui est encore plus "sauvage" m'attire terriblement. Je sais au moment ou je lui dis « non, je dois continuer ma propre route », que je risque de regretter mon choix. Ainsi j'ai repris mon chemin, seule, dans le bon sens. Sur la route jusqu’à Vientiane, je me suis faite invitée par un Laotien qui a vécu durant trente ans en France. Il m’invite dans sa belle maison au bord d’une rivière. Nous mangeons des spécialités locales que je déguste avec délectation.

J'apprécie chaque jour un peu plus ce voyage. Malgré les difficultés, c'est une telle sensation de liberté! Maintenant que je vous écris, je dois encore prendre une décision, soit poursuivre au Sud direction « Singapour » et suivre plus ou moins mon plan initial, soit retourner au Nord dans les montagnes et me diriger vers le Vietnam puis la Chine! Il parait selon certains forums que ce sont les pires montagnes avec un dénivelé assez affolant... Qu'est-ce que vous en dites? Mail – North Thailand

Haha ! Salut les moustaches bien gelées mais toujours pas enneigées à ce que j'ai compris? Bon j'imagine qu'en ces jours d'après fêtes vous êtes fatigués... Et j'ai de quoi vous divertir avec quelques aventures et je sais que vous trépidez d'impatience de connaitre la suite de l'histoire qui fut... plutôt bien mouvementée et ... forte en émotion!

Ah et bonne année hein!!! Je voulais vous envoyer une photo de mon vélo sous les cocotiers au bord de la plage avec écris Happy New Year, mais vous comprendrez pourquoi j'ai pas vraiment eu le temps.

Alors aux dernières news je vous écrivais depuis Vientiane, la capitale du Laos. Souvenez-vous, j'hésitais à prendre la route pour le nord, le Vietnam et la Chine. D'ailleurs je vous remercie pour vos encouragements ça a été dur de choisir. Et bien sachez que le matin au réveil je me dirige vers "la rue des ambassades et consulats" et me retrouve entre celle du Vietnam et celle de la Thaïlande... Incapable de décider, je rêverai de partir dans les montagnes encore, mais je dois faire des demandes de visas pour le Vietnam ainsi que pour la Chine, et je devrai encore trouver un avion pour me rendre jusqu’à Singapour dans 2 mois… Compliqué… pourtant la Thaïlande ne m’intéresse pas trop. Bon je laisse le destin choisir! Pile - Thaïlande / Face - Chine et Vietnam Pile, la Thaïlande! Soit! C'est parti!

Je profite encore pour manger des baguettes, et sandwichs (héritage de la colonisation française). Pour vous donner une idée des prix, j'ai eu mon sandwich, un café et un paquet de cigarette pour environ 1.50 CHF (Non moi pour ce prix la je continue à fumer hein!!). Du coup, étant dans la capitale je profite également pour trouver une bonne coiffeuse et tenter de rattraper la coupe playmobile du coiffeur Birman. Je lui explique un peu comment je vois l'affaire et désespérément je remarque que la coupe devient de pire en pire jusqu’au moment ou.... Elle sort la tondeuse, bon juste pour les petits poils derrière, que j'me dis. Mais non! Je sens la tondeuse qui monte! Argh, je tente de l'arrêter mais avec la moitié du crane rasé, y'a plus grand chose à faire.... Donc j'ai l'arrière du crane rasé, ce qui est finalement assez pratique, voyons le bon côté de la chose.

Le lendemain, les cheveux au vent... heu non pardon, le crane au soleil, je repars pour traverser la frontière Laos/Thaïlande et je m'apprête à entamer la route qui me mènera jusqu'à Singapour. Ainsi depuis la frontière jusqu'au contournement de Bangkok j'arrive à suivre les petites routes de campagnes grâce à Henri qui m'avait ... (Oui Henri souvenez-vous, le cycliste Belge rencontré au Laos! Qui pour l'anecdote était infirme et ne pouvait plus utiliser son bras gauche. Malgré ça il a continué la bicyclette dans tous les continents… Sacré Henri!). Du coup, il m'avait raconté comment dans les petites campagnes du nord de la Thaïlande j'allais croiser des camions chargés de canne à sucre puisque c'est la récolte actuellement. Et comment c'était facile de s'accrocher à ces camions qui roulent à environ 40 km/h pour se laisser trainer sur quelques kil comme ça.

Moi tout ça, ça m'a vendu du rêve, alors toute la journée j'avais que ça en tête...Mais bien entendu ces fichus camions passent tous dans le sens inverse... Jusqu'au moment où à mes côtés, il y en a un qui ralentit et ni une ni deux, je m'accroche au premier truc que je trouve. Ainsi, agrippée à une espèce de tige métallique je découvre l'agréable sensation d'avancer sans effort... Aaah, c’est si bon ! Hé ho ! Attend tu fais quoi la? Pourquoi t'accélères comme ça? T'es sensé rouler à 40 km/h pas à 80 ou 100 km/h! Et t'es pas sensé dépasser tous les autres camions! Bon, allez je lâche c'est trop dangereux. Mais ma main refuse de lâcher. Oh et puis non hein! Maintenant que je la tiens, je lâche plus! Et je profite un max de cette pure dose d'adrénaline.

Après quelques kilomètres, il change de route à mon grand regret... Et ho! Je crois que je suis pas la seule à avoir apprécié la balade, mon vélo tire la tête. Du coup la roue est bloquée, pas moyen de donner un coup de pédale. Et il faut savoir que la nuit commence à tomber et de nouveau je suis juste à une dizaine de kil de la ville ou je voulais arriver. J’ai l’option d’essayer de le réparer moi-même mais je vois déjà comment cette histoire va finir… et la fin ne me plait pas vraiment. Ou alors je marche jusqu’à la prochaine ville. Là, une Thaïlandaise s'arrête sur son scooter et me débite un flot de parole thaïlandais parfaitement incompréhensible. Lisant dans mes yeux toute mon incompréhension et mon désespoir elle agrippe 2 écharpes ensemble et me donne le bout. "Quoi attend tu veux me tirer avec ton scooter jusqu'à la prochaine ville avec ces écharpes? Et ton bébé dans tout ca? AAhhh tu le tiens entre tes pieds là ou il était avant... Ouais attend non là, c'est un peu dangereux!"

Mais elle ne lâche pas l'affaire. Alors on a essayé, je suis évidement tombée et vraiment je lui ai fais comprendre que c'était dangereux pour son gamin! Je vais marcher jusqu'à la prochaine ville et je lui dis qu'elle doit avoir d’autres choses à faire que de rester là à m’observer galérer. Mais non elle arrête une moto et demande au type pour que je m'accroche derrière... Bon ben soit! Camion, scooter, moto au lieu de tenter de les échanger maintenant je me contente de m'y accrocher à l'arrière! Arrivée à la ville suivante on trouve un petit magasin où le type, apparemment un peu éméché démonte presque tout mon vélo et regarde les pièces par terre pendant un bon moment... et là je m'dis que ce type n'a sûrement jamais vu ce genre de vélo avant et qu'il ne sait pas du tout quoi faire et que c’est fichu! Mais non il remonte le tout en 2 min! Il refuse même que je le paie... je sais pas trop quoi faire, tout le monde me regarde et moi qui suis là, persuadée que cette femme à scooter avec son bébé voulait m'arnaquer, persuadée que ces jeunes à motos attendait juste que je sois seule et qu'il fasse nuit pour me violer, et persuadée que ce type venait de pulvériser mon vélo ... Non c'était juste de bon cœur, et ils tiennent absolument à me guider jusqu'à la Guest House, où je leur offre à tous des bracelets enfouis dans mon packtage. Du coup ils m'offrent aussi des cadeaux... notamment les 2 écharpes! :-) Moi ça me déboussole toute cette gentillesse!! Je suis perdue... Merci, Kopounka...

Après une courte nuit de sommeil, je continue la route et je plante ma tente plusieurs fois et notamment une nuit ou le matin j'ai vu affiché moins de 10 degrés... J'ai eu plus de courbature à cause de cette nuit passée à trembler et grelotter qu'en faisant 150 bornes par jour à vélo! C'est pour dire!

Après 5 jours dans les campagnes du Nord, j'atteins les grandes villes aux alentours de Bangkok. Un soir, arrivée à Saraburi je m’arrête dans un centre d’information, qui était en fait un poste de police pour avoir quelques infos sur la ville et une flic trouve ce voyage génial et me propose de me raccompagner chez elle en voiture pour que je puisse me doucher. Elle tient absolument à m'héberger, alors hop ! Le vélo dans sa voiture elle me conduit chez elle, retourne travailler et reviens le soir avec ses enfants et nous soupons ensemble, pleins de petits plats thaïlandais que mon Thaï ne me permet pas de commander habituellement dans les restos. Mhhhh. Une fois de plus je suis hébétée devant leur sens de l'accueil... Je lui raconte un peu mon voyage et notamment le fait que j'ai pas mal pédalé pour être sûre d'être dans une grande ville ou je pourrais avoir internet le jour de noël et appeler ma famille. Du coup elle tient absolument à me conduire à Bangkok le lendemain. Offre que je ne peux pas accepter. Mais enfin, c'était un pur bonheur de rencontrer sa famille, de manger avec eux, de la voir faire ses prières bouddhistes à la bougie et de dormir au milieu de vingtaine de statuettes de bouddhas. Elle m'offre une amulette de protection. Amulette qui a surement du me sauver la mise durant les jours suivant quand j'empruntais les autoroutes à 8 voies avec ma pancarte "Merry Christmas" à l'arrière de mon vélo.... Mais ça c'est une autre histoire.

Voir ma famille réunie autour du sapin de noël ça m'a fait tout chaud au cœur et ça m'a redonné du courage pour affronter la suite des événements. Parce que 3 jours sur des autoroutes... Il faut être complètement con... Surtout quand on crève pour la cinquième fois au milieu de l'autoroute. Pfiou, je deviens bonne pour changer les pneus, en moins de 10 min (dont 5 passées à hurler et pleurer contre ce vélo qui veut définitivement me rendre zinzin!). Allez, je continue et je sais que dans quelques kilomètres j'atteins la côte. Là, je rencontre une nouvelle difficulté. Le nombre de routes différentes qu'il existe vers la côte et une carte qui ne les représentent malheureusement pas toutes. En plus, souvent c'est écrit en Thai alors qu'on soit clair, la plupart du temps, je ne sais même pas où je vais. Il faut suivre le sud de toute manière et dès que je peux j'emprunte une route qui m'emmène vers la mer. Bon, bien souvent il s’agit de cul de sac, mais des jolis cul d’sac hein ! Le meilleur moment c'est notamment une fois où ... Ah mais quelle histoire... Par ou commencer?

C'est donc le matin et la veille j'ai rencontré un cycliste londonien qui vit maintenant en Thaïlande avec sa compagne et qui m'a hébergé pour la nuit. On fait un bout de trajet ensemble par les petites routes d’où j’étais heureuse d’apercevoir les montagnes de la Birmanie. Il a besoin de retirer de l'argent et du coup j’en profite pour faire de même. Mais il n’y a plus de carte de crédit dans mon porte monnaie heum... Ah oui? Zut... Bon, lui rentre chez lui et moi je continue ma route en me disant que je risque d'être dans la merde (excusez mon langage mais il est approprié). J'essaie d'appeler la banque, plus de batterie... Et le chargeur me lâche. Impossible de recharger. Okay alors quoi ? J'essaie la cabine téléphonique pour appeler Super Maman au secours... C'est pas une cabine téléphonique et le thaïlandais à côté rigole bien quand il me voit chercher le téléphone. (Si vous aviez vu la scène!!!). Il insiste pour que j’utilise son portable, malgré le fait que ce soit un appel international… Je lui dis « non », il me dit « c’est un cadeau, t’as pas le choix… ». Les Thaïs ont définitivement le cœur bien gros ! Un appel à la banque, un appel à ma mère (qui dort a 3h du matin). Bon je suis pas plus avancée, et je ne peux que continuer à pédaler un peu stressée. Je réessaie d'appeler maman dans de vraies cabines téléphoniques cette fois. La première ne marche pas et la deuxième, un Thaï me fait signe que c'est ok et que je peux utiliser... heu... oui mais non. On rigole bien de voir le câble sectionné et moi avec le téléphone à l’oreille. Le soir je plante ma tente en bord de mer, ou la vue est juste incroyablement belle. Une sorte de baie avec des bateaux de toutes les couleurs qui arrivent au port.

J’arrive à charger juste de batterie dans un café pour retenter un appel et demander de l'argent par Western Union à Super Maman, cette fois-ci c'est bon je suis soulagée elle le fera dans la journée. Merci maman! Bon on est le 28, le lendemain c'est dimanche et tout est fermé. Du coup je continue jusqu'au 30 ou j'arrive dans une assez grande ville pour trouver une Western Union, mais quand j'y arrive enfin on me dit que tout est fermé le 30, 31, et le premier. D'accord il me reste environ 300 bath, soit environ 8 CHF pour 4 jours... et pour passer nouvel an? Que je rêvais de passer, le cul tout endoloris posé sur du sable fin de l'une de ces plages paradisiaques qui m'entoure. Tu rêves Sandro à vélo!!!!

Bon quelles cartes me reste-t-il? Essayer de rejoindre Chumphon une plus grande ville encore et trouver une autre solution là? C'est parti je continue à pédaler... Je passe notamment par une ville qui s'appelle Bankrut... Salop de destin arrête de te foutre de moi maintenant, je trouve cette plaisanterie de très mauvais gout!!! Ah et je vous ai dis que je me perdais? Souvent? Et que quand tu as environ 140 km à faire pour atteindre Chumphon, t’as juste pas envie de te perdre. Non mais attend... Prépare toi: Alors j'ai l'habitude de regarder du côté gauche pour voir la mer, puisque je vais vers le Sud et que je suis sur la cote Est. Mais, quand, soudainement elle apparait à droite tu fais quoi? Mais quoi? Comment ça à droite? Attend! Et je suis bien en train de me diriger vers le Sud? Et ces Thaïs m'ont bien dit que j'étais sur la bonne route quand je leur ai demandé mon chemin? Mais... Roh bon moi j'abandonne, mer à droite à gauche, plus d'argent, plus de moral, pffff et plus de main valide. Oui parce que la veille quand j'essayais de planter ma tente dans l'enceinte d'un temple en bord de mer mais que le vent m'empêchait de faire les choses correctement, et que le sol était tellement dur que je devais y mettre toute ma force. Ajouté à ça toute la colère que j'avais à ce moment, c'était pas exactement une bonne idée de laisser son doigt entre la brique et la sardine... Roh et puis quand les chiens ont rongés les cordes qui maintenait tant bien que mal cette foutu tente qui ne tenait que par la peur. C'était trop... Je vous passe les détails vélohistics qui ont handicapés 2 doigts de mon autre main.

Donc oui j'abandonne! Mais j'abandonne pas comme à Bagan en Birmanie. Là vraiment les limites sont atteintes, peux plus! Qu'on me rappatrieeeeeee!!!

Non je ne peux pas. Pas le choix. Je dois continuer, je savais bien que ce serait dur et le but est aussi de relever ces défis, c'est pour ca que je suis partie! A ce moment je puise vraiment au fond de moi. J'ai même peur de manger et de dépenser les quelques bats qu'il me reste. Koh Lanta me voila! Alors je joue une dernière carte, j'écris le nom de la ville : CHUMPHON au dos de mon vélo, sait on jamais! 110 km... 100 km... 80 ... J'en peux absolument plus que ce soit clair et c'est pas tant physique, l'épuisement est vraiment psychologique. Je finis par pousser mon vélo, en me disant que dans quelques mètres se trouve une station service et que ce serait plus facile de trouver quelqu'un qui puisse m'emmener jusqu’à Chumphon. Et une voiture s'arrête... me prend et me dépose à 50 mètres d'un centre commerciale avec une western Union... Pfffffiou... Je ne sais même pas comment le remercier, mais MERCI!!! Je voudrais lui offrir plein de cadeaux aussi, mais tout ce qu’il me reste, ce sont deux écharpes…

Voila, j'aimerai vous partager plus que seulement ces quelques anecdotes! Mais c'est difficile... La plupart du temps je doute, souvent je me demande vraiment ce que je fais là et pourquoi je fais ça et je dois sans cesse me remettre en question. C'est dur à expliquer ce qu'on ressent quand on passe sept heures posée sur une selle pas tout à fait confortable et souvent je me dis que c'est absurde et que ca n'a pas de sens. Qu'à toutes ces difficultés y'en a pas mal d'autres notamment le fait que je sois une femme qui voyage seule. Si je n'ai pas eu de problème particulier je suis souvent sur la réserve et je ne peux pas toujours agir comme je le voudrais et cette sensation est très frustrante. Elle l’est d’autant plus depuis le jour où je me suis faite suivre par un militaire ivre en scooter qui me faisait des propositions quelques peu dégradantes. Depuis, mon couteau suisse est à portée de main.

Mais après tout ça quand on me demande comment je vis ce voyage, je me surprends à dire que c'est incroyable et que j'adore ça! Quelqu'un y comprend quelque chose?

Allez demain je reprends la route pour la côte ouest cette fois-ci. La mer sera à ma droite, normalement…

Ah oui dans la rubrique animalière: Sur ma route je croise quantité d'animaux: Poule, canard, cochon, éléphant, serpent, chien, gnous, etc. A un moment quand je roulais, je me dis "tiens c'est marrant j'ai toujours pas vu de crocodile ou de truc comme ça." Et bien, les amis, sachez qu’il ne faut jamais se dire ce genre de truc! A peine quelques minutes après, je vois bouger quelque chose dans les buissons sur ma droite, je ralentis et vois un énorme reptile, genre crocodile, ou alligator un truc bien moche en tout cas! Je crois n’avoir jamais été aussi vite avec mon vélo... Du moins, pas depuis l'histoire du camion.

Allez bec à tous je vous embrasse bien fort!

Sandro à vélo

Mail – South Thailand

Salut les moustachus comment va ?? Bon je vous préviens… cette histoire est complètement folle. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis la dernière fois! Il s’agira de bien tristes histoires ainsi que de nouvelles plus réjouissantes. Dans l’épisode précèdent vous avez eu à faire à un Sandro à bout de souffle. Je me trouvais à Chumphon soit à 500 km en ligne droite de la frontière Malaisienne où je me trouve actuellement. Environ 1000 km si on aime se perdre dans les contrées reculées.

Aujourd’hui, je prends le temps de vous écrire car c’est mon vélo qui est à bout de souffle. Après 4’000 km parcouru depuis le début du voyage, j’ai le regret de vous annoncer que Racer, mon compagnon est décédé. Les freins m’avaient déjà lâché à des centaines de kilomètres de là, le boitier de vitesse aussi… Et je ne vous parle pas de la selle qui déjà qu’inconfortable ne tenait plus du tout à sa juste place à cause des vis que j’avais un peu trop usées.

Bon alors oui, oui bien entendu que j’ai le gros chagrin! Malgré les conflits quotidiens, moi je commençais à bien l’aimer mon vélo…. Bon je ne m’attarde pas sur ce triste événement. A l’heure actuelle j’ai un beau vélo tout neuf, très bon marché, certainement un peu trop mais je me réjouis de l’apprivoiser dans le col de demain. Bon alors vous voulez de l’aventure ? Ce que vous voulez savoir c’est comment je me suis faite escortée par le chef de la police de Panare du Sud Est de la Thaïlande par exemple ? Et bien je vous raconte.

Je bicycle à travers la forêt tropicale et ma moustache se transforme en une grosse touffe qui dégouline des litres d’eau en continu! Sérieux, je bois environ cinq litres par jour. Les paysages sont saisissants, tantôt en pleine forêt vers des cascades, tantôt en bord de mer où je suis seule pour me baigner.

Un matin on me fait chiquer du “Katom”? Une sorte de feuille avec de la chaux, et on me fait fumer le tabac local roulé dans des feuilles de Yatchun ? Ah les Thaïs aiment bien se foutre de moi quand j’essaie de nouveaux trucs… Bizarrement j’enchaine pas mal de kil après ça. C’était quoi déjà le nom? Katom? Mh…. Bon allez, je continue à rouler et je dois retrouver des amis à Krabi et décide de me poser quelques jours. Six jours… Comment ça six jours? Je vous jure que je croyais qu’il s’était écoulé deux jours seulement… Et bien j’en avais besoin. Et sur la côte de la mer d’Andaman les paysages sont également incroyables. De l’eau transparente, du sable fin, des coraux, des poissons de toutes les couleurs qui nagent autour de toi… Un petit gout de paradis. Des falaises de calcaires qui surgissent de l’eau surmontées par une épaisse forêt dans laquelle des singes avec d’énormes yeux bleus se baladent.

Durant ces six jours je dois quand même vous parler de Kho Phi Phi, une île où j’ai du me rendre uniquement pour des raisons vélohistics !!! Si si je vous jure ! Je devais rencontrer Ludovic qui a voyagé en Malaisie en vélo et j’ai besoin de ses conseils car il est passé par le Sud Est de la Thaïlande qui est une région à risque. Des conflits durent depuis plusieurs dizaines d’années et ont fait plusieurs milliers de mort. A la frontière avec la Malaisie je sais également qu’il y a des risques d’enlèvement. Je ne veux pas prendre de risque mais comme il est passé par là en vélo je pars à la pêche aux infos. Ainsi, il m’assure que la situation n’est plus aussi risquée et qu’à vélo c’est tout à fait faisable. Je me renseigne également auprès de la population locale et généralement ils me disent que c’est possible.

Pourquoi s’acharner à vouloir retraverser le pays pour aller à l’est me direz-vous ? (pour ceux qui ont suivi l’histoire est/ouest) ? Et bien il s’agit surtout d’éviter les grandes villes de la cote ouest de la Malaisie et de bicycler sur les routes de campagnes de l’est. Avec la moustache ébouriffée je reprends ma route car il se met à souffler et je lutte pas mal pour avancer contre le vent. Durant quelques jours je sillonne à travers des paysages incroyables entre cascades, grottes, récolte d’ananas et autres merveilles. Au fil de mon avancée vers le sud, je trouve toujours plus de mosquées et de moins en moins de temples. La population devient majoritairement musulmane et je décide de profiter des derniers temples bouddhistes que je croise pour discuter avec des moines et demander l’hébergement pour la nuit. Nombre de voyageurs que j’ai croisé sur la route voyagent de temple en temple et moi je trouve ça super intéressant et je me réjouis de pouvoir partager des expériences avec des moines bouddhistes comme j’avais pu le faire en Birmanie. Et une fois de plus on me refuse l’hospitalité, cette fois on a l’honnêteté de me dire que c’est parce que je suis une femme. Alors je savais bien que nous étions des êtres à part, de par notre infinie gentillesse, bonté, grâce et intelligence et que les hommes en sont fortement jaloux mais je ne pensais pas qu’on allait me renvoyer comme ça !

Ainsi je me renseigne auprès d’un poste de police sur les autres possibilités de logement dans le coin et une femme accoure pour traduire. A nouveau, elle trouve intéressant que je voyage comme ça et elle propose de m’héberger chez elle. Elle se réjouit de m’emmener au marché, de me présenter à ses amies etc. Un point de plus pour les femmes !

Elle m’emmène également à une cérémonie funéraire bouddhiste ou je peux observer des spectacles d’ombres chinoises, et ou les femmes s’amusent également à me faire chiquer du Katom. Elles rient bien de me voir une heure après, la bouche encore pleine de feuille et de cette noix étrange dont je n’arrive toujours pas à savoir le nom.

Le lendemain je continue et découvre encore milles cascades, et je fais la connaissance également en route d’un couple parfaitement incroyable! Ils voyagent maintenant depuis un mois à vélo et vont continuer encore minimum six mois avec leurs deux enfants ! A vélo ! Non mais attendez : Le premier a cinq ans et il fait environ vingt km par jour puis accroche son vélo à celui de la mère pour aller faire la sieste dans la remorque tirée par le père. Le deuxième a tout juste 3 mois ! C’est complètement fou non ?

Ils continuent vers l’ouest moi je file a l’est, je dors proche des cascades, ou je profite de me laver et me reposer dans cette eau paisible. J’effraie juste un espèce de gros reptile (évitons le mot crocodile ou vous allez me faire rentrer sur le champ). Et la à nouveau une femme, musulmane cette fois tente de discuter quelques mots avec moi et veut m’héberger pour la nuit. Nous passons la soirée avec les voisins sous un couvert juste à côté de la cascade. Les hommes fument, les femmes chiquent, je mets le voile, nous rigolons bien même si ils ne parlent pas un mot d’anglais et moi « Thai ? nik noi, nik noi». Ils sont tellement surpris que je voyage seule, ils montrent toujours un avec leur doigt et me demande ou est le deuxième ? Elle rigole bien le soir quand un chat vient s’endormir entre mes bras. Elle me montre deux avec ses doigts, comme quoi maintenant je ne suis plus seule !

A mon réveil je bouscule ce foutu chat qui est bien trop collant et je vois qu’il pleut… génial justement la route que je prends est en terre ! Impression de déjà vu de la Birmanie... C’est parti et je passe une superbe journée sur des petites routes de campagne. J’entends des « Sawadikaaa » et des « Hello » de partout parfois au milieu de nul part et j’ai beau chercher des fois je ne vois personne ! Peut être ma schizophrénie naissante ?!

Non pas ça non ! Je dois m’arrêter pisser. Mais … il y a dix minutes aussi. Et … ça brule. Noooon je suis tombée deux fois malade je n’en veux plus merci. J’ai jamais eu d’infection urinaire mais les symptômes sont là, et ils s’assemblent à merveille avec une activité que je pratique régulièrement ces temps-ci. Heureusement je suis au milieu de nulle part dans la nature alors je peux m’arrêter chaque dix minutes pour uriner. Mais ça devient long, ça brûle, ça pique. AAArrrgh et si l’infection remontait au rein ? L’avantage d’être perdu dans la brousse devient vite un inconvénient. Il va me falloir supporter deux jours avant de trouver un hôpital. A l’accueil… Si c’était bien l’accueil, je m’explique… mais personne ne parle anglais. Pfiou… il me regarde étrangement. Bon ben c’est parti pour un Dessiner c’est gagner : Aujourd’hui on dessine une infection urinaire ! On rigole bien mais ils me comprennent toujours pas. Après un moment quelqu’un arrive pour traduire. Okay des antibiotiques, ça roule !! Gagné !

Après ça je me mets d’accord avec ma conscience pour prendre plus de temps en campagne et mettre le vélo dans le train afin d’éviter les grandes villes. Ainsi je fais quelques kils en train pour traverser HatYai et je reprends le vélo pour rejoindre la côte Est en bord de mer et là c’est désert ! Je m’accroche un moment à une autre voiture et me retrouve rapidement sur la côte pour pédaler sur une route déserte. Parfait pour le camping... Quand soudain… la route s’arrête, elle est détruite et se fait avaler par la mer… Heu… d’accord mais moi je fais quoi alors la ? Je trouve la situation très amusante et prends quelques photos en me disant que vous allez bien rire en les voyant car moi j’avais bien vu qu’il y avait des traces de pneus sur le coté de la route. Ouais… mais en fait elles ne mènent nulle part… Ah oui ? Si la ! Un camion ! Un type arrive, serpette en main, et me regarde en riant comme un bossu ! Je veux bien rire mais je fais quoi moi la ? Je viens de me taper pas mal de kil et c’est la fin d’après-midi. A lui de trouver ça amusant car il connait un chemin à travers les prairies pour rejoindre la route, la vrai cette fois. Je le suis tant bien que mal avec mon gros vélo. Ah voila… La route principale… Le temps de me montrer encore 1 avec son doigt ? Je devrais lui dire non, comme je fais parfois par sécurité mais je ne décèle rien en lui qui ne m’inquiète. Oui je voyage seul. Je le remercie chaleureusement et roule en direction du prochain village.

La … Ca devient bizarre. Normalement je prends de quoi manger et continue à rouler pour m’éloigner un peu, trouver un coin tranquille et planter la tente… Mais y’a bien quelque chose d’étrange dans cette ville, y’a un truc qui pue. Et je ne parle pas des centaines de poissons que les pêcheurs font sécher au soleil. Y’a quelque chose qui cloche dans l’ambiance de cette ville et je me sens pas à l’aise. Il faut trouver quelque part pour dormir ou je suis en sécurité. Je me dirige vers une sorte d’école ou de librairie et demande s’il est possible de mettre la tente dans leur jardin car ça semble être sécurisé. D’un seul coup, tout le monde s’active, on appel la directrice même l’hôpital pour me loger. Je me sens mal et leur dit que je ne veux pas déranger et que je vais continuer ma route. Mais ils ne me laissent pas partir et m’emmènent jusqu’au poste de police. La je suis en sécurité pour dormir… Okay merci beaucoup. Mais pourquoi ? Je fais la rencontre du chef de la police, ils me proposent un petit local pour passer la nuit. On me demande ce que je veux manger et réponds innocemment que je vais juste sortir au marché pour aller chercher deux ou trois bricoles. «No no too dangerous !!». Apparemment la situation est beaucoup plus tendue, les conflits perdurent et il y a de nombreuses victimes ces temps-ci. On m’impose le couvre feu à 18h et entre temps on m’accompagne en voiture au marché. Il est difficile de communiquer pour savoir ce qu’il se passe exactement. Je me sens un peu coupable de causer tout ce chamboulement. Pas de soucis qu’ils me disent et profitent pour prendre des tas de photos, tantôt avec lui, tantôt sans elle, tantôt avec le vélo, le pouce levé, etc. Le soir j’assiste à la descente du drapeau thaïlandais avec l’hymne national et je discute de l’itinéraire pour la suite avec quelques flics. Je soupçonne l’un d’entre eux qui parlait un peu anglais d’être resté aussi longtemps uniquement pour traduire….

Cette histoire me fait pas mal réfléchir... Est-ce que je fais bien de voyager comme ça en étant une femme? Je commence à tout remettre en question Le lendemain, le chef de la police m’escorte jusqu’à la province ou je me trouvais la veille et ou je suis en sécurité.

Pour moi c’est une énorme chance de voyager comme ça. Tout ce que je vis au quotidien surpasse tellement ce que j’avais pu espérer. Je fais des rencontres tant inattendues ! Et les thaïs apprécient de voir des gens qui voyagent comme ça. Ils m’encouragent beaucoup, et ça m’aide parce que la route est parfois très longue et difficile malgré tout l’éloge que je fais de ce voyage.

Ce soir je suis à Satun et tout fermait à cause du shutdown et des protestations à Bangkok. La Thaïlande devient mouvementée avec l’approche des élections et pas mal de chose vont changer dans ce pays. Je n’ai pas de regret d’avoir pris cette route au lieu du Vietnam et de la Chine. Je suis étonnée de m’entendre dire que c’est un pays incroyable. Son principal atout après l’amabilité des Thais bien entendu ? La cuisiiiiiiiiiiine ! Pour ceux qui s’attendent à me voir rentrer tout maigre et musclé par la bicyclette ne vous en faites pas... je mange teeeelllement ! J’imagine si je n’étais pas venu en vélo... O_O

Dingue mais dans chaque ville que je traverse, je découvre des nouveaux plats, nouveaux desserts, nouveaux fruits, nouveaux parfums, nouvelles couleurs... L’odeur alléchante m’attire toujours et même à vélo parfois je suis obligée de m’arrêter, pour gouter tant ca sent bon. C’est mon dernier soir en Thaïlande. Demain je prends la route direction la Malaisie, j’aurais aimé passer par l’Indonésie mais un volcan me barre la route. Bon mes amis moustachus, à bientôt pour de nouvelles aventures !! Sandro et son nouveau vélo

Mail – Malaysia

Salut les sportifs!!

J'voulais la faire genre philosophe et vous écrire un mail du style : Il n'y a pas de montagne qui soit infranchissable à celui qui veut vraiment la gravir... Mais bon j'ai trop de truc à raconter alors on va la faire soft question philo.

Cette fois-ci c'est avec la moustache pleine d'épice que je vous écris. J'ai des miettes de curry, de miel, de coco, et de sésame entre les poils qui bordent mes lèvres. Hé oui la Malaisie et Singapour pour la nourriture, c'est énorme! Ah oui je ne vous ai pas dis? Je suis à Singapour!! Ahaha ... Entre 4500 et 5000 km dans chaque mollet, je vous assure que l'autre jour en me rasant les jambes (ben oui quoi vous pensiez que je vivais comme un Yeti dans ma tente?!) j'ai tâté le mollet et oh mon dieu!!! Il a changé de coupe!! J'ai le mollet sportif! Qui l'eu cru?!

Mais revenons à ce qui nous intéresse le plus... La nourriture! Donc dans mon dernier mail je vous ventais les mérites de la cuisine Thaï comme d'un pur paradis culinaire. Et bien après avoir traversé la frontière Thaïlande\Malaisie, testé mon nouveau vélo dans un col, puis passé la nuit dans un parc national à regretter l'ancien, j'arrive en Malaisie et passe la soirée suivante à Aloe Setar. Là, je découvre qu'on peut manger de TOUT. Alors depuis, c'est indien le matin, avec ses puri, roti et dosa; malais à midi et chinois le soir.

Parce que la Malaisie c'est ca: Tout un mélange de culture! C'est assez drôle, je rencontre des indiens musulmans, des malais bouddhistes, des chinois chrétiens qui mange indien dans le quartier islamique... Ouais, faut suivre hein! Parfois dans une même rue tu trouves un temple chinois, un temple hindouiste, une mosquée et une église, c'est assez original. Donc si je vous dis que j'ai fêté le nouvel Chinois avec des indiens dans une église catholique vous allez me croire?

Donc le cul de nouveau tout endolori, je continue la route sur la côte Ouest. Les premiers kils sont intéressants, même assez beau... Et puis je me rapproche des grandes villes et depuis, c'est l'horreur, l'angoisse! Un trafic hyper dense, et les klaxons que j'entends désormais ne sont plus uniquement pour me saluer et m'encourager! Et ou est passé la ligne de sécurité qui bordait l'ensemble des routes de Thaïlande? Je me retrouve donc sur une route surchargée par des vacanciers qui rentrent fêter le nouvel an dans leur famille... Sans ligne de sécurité. Du coup il reste environ 5cm sur la route que je peux occuper et si par hasard tu dépasses cette limite et que la roue dévie dans le fossé, tu risques de te retrouver à manger le bitume malais, avec quelques bleus et le nouveau rétroviseur tout brisé (qui m'avait fraichement été offert par Robert, un cycliste rencontré sur la route avec qui nous avons passé l'après midi à débattre de l'utilité de ces rétroviseurs sur un vélo). Enfin, bon ça suffit de rêvasser! Je continue la route en redoublant de vigilance....

Un après midi, je rencontre deux cyclistes et ils me parlent d'un certain Akmal, qui vit à Kuala Lumpur et qui serait une référence cyclocyclique. Je ne suis pas, mais pas du tout intéressée parce que Kuala Lumpur étant la capitale, c'est LA ville que je vais éviter! Pour sur. Mais bon je note quand même son nom... Les : "Sait-on jamais" des voyages se révèlent parfois utiles. Et je continue la route entre champs de palmiers, champs de palmiers et champs de palmiers. Car la Malaisie c'est aussi ça ... Des plantations de palmiers .... Encore et encore!

Le soir j'arrive à Kuala Selangor et je pose ma tente dans un parc naturel, et bien que parfaitement épuisée par une journée de cyclisme dans le trafic et les palmiers, et la CHALEUR (en majuscule parce qu'il fait TRES chaud) je sens que l'aventure m'attend quelque part et je grimpe une ENORME pente (en majuscule parce qu'elle était encore plus ENORME en étant fatiguée). Et j'admire le coucher de soleil avec quelques autres touristes. Tiens d'autres cyclistes!!! On échange quelques mots et je parle notamment avec un type qui me dit :

"Oh mais tu aurais du m'écrire sur Warmshower (un site pour héberger les accros de la selle), je t'aurais donné des conseils sur les routes à prendre."

"Ah oui?"

"Ouais on dit parfois que je suis l'information center de la Malaisie à bicyclette" ... Attends voir. Je sors de ma poche le papier avec écris Akmal dessus. " Je suis sur que tu t'appel Akmal!"

… Dans le mille! Je regarde autour de moi… Qui s’amuse à me jouer des tours comme ça ?

Bref, du coup il m'héberge durant deux jours, m'aide à revendre la bicyclette que je vais devoir envoyer quatre jours plus tard à son destinataire. L'après midi, il m'invite à un mariage ou je porte la robe traditionnelle Malaisienne et le lendemain, nous redessinons la suite du parcours. Il me reste à présent quatre jours. Et je voulais pas avoir à vous écrire: "ouais ben les palmiers étaient sympa quoi!!"

Alors hop quelques 8h de bus plus tard, je suis au nord-est et prête pour retraverser le pays entre collines et montagnes! Il n'y aura rien du tout sur ma route jusqu'à la prochaine ville à environ 190km plus loin. Enfin... si un sanctuaire ou je peux rester dormir en milieu de parcours. Akmal me vente les mérites de cette route avec des éléphants, des lacs, et pas le moindre véhicule! On regarde encore la route et si je me dépêche je peux même faire le col des Camerons Highlands, qui est une station touristique assez prisée pour ses plantations de thé, de légumes, de fraises et surtout pour son air frais. Je ne vous l'ai pas dis mais cette destination m'a hantée depuis mon arrivée sur le sol malaisien. Allez Akmal je vais l'faire!!! On rit pas mal parce que c'est "juste" environ 500km de route, en altitude... Mais je trouverai une solution. Donc après ces huit heures de bus je grimpe sur le vélo. Et c'est parti! Les paysages, une fois de plus sont saisissants et juste un ou deux véhicules qui me crient "Good Luck" au passage... mh j'aime ça! Bon. la journée j'ai pas vu les éléphants, et le soir, le sanctuaire était fermé et... je n'ai pas prévu assez d'eau et de nourriture pour deux jours.

Pfff… Seule en bord de route, je me dis que la soirée va être longue. Mais avec ma chance légendaire une voiture passe, s’arrête pour me demander si tout va bien. Et ben tiens ! Il est très aimable, prends mon vélo le mets dans le coffre.

Quand il entend que je vais chercher une église pour la nuit, il me propose de payer l'hôtel. Car la Malaisie c'est aussi ça: des Malaisiens super généreux! Je décline poliment en lui assurant que je vais me débrouiller et qu'en cas de besoin je peux payer la chambre. Quelque instant plus tard, il sort du véhicule et me prie de rester à l'intérieur. Il est juste trop tard quand j'arrive à lire entre les symboles chinois : Hôtel... Et c'est ainsi la plupart du temps, dans les restos généralement, je suis très surprise quand parfois des gens des tables voisines me paient mon repas à mon insu et s'en vont, parfois même sans m'adresser la parole. Juste un sourire... Ca s'est produit très souvent un peu partout... Cette nuit là donc, je dors à l'hôtel, même après avoir longtemps insisté.

Enfin... Depuis le début, que ce soit en Birmanie, au Laos, en Thaïlande et en Malaisie, leur générosité m'impressionne. Mais pas uniquement pour ce qu'on m'offre mais pour l'intérêt qu'ils démontrent, pour leur ouverture d'esprit, leur calme, leur humour... Mais reprenons, donc après une bonne nuit de sommeil je peux m'aventurer sur la route des camerons Highlands! 195km... Sans l'ombre de vie durant ce trajet. J'entasse nourriture et bouteille d'eau pour 2j. Et c'est parti! Ça grimpe un peu et ça redescend un peu moins. Après six heures de route, une petite pause sur les seuls cinq centimètres carrés d'ombre que je trouve est la bienvenue. Et soudain, une voiture s'arrête. "Do you need to go to the Cameron Highlands? " Et ben tiens!!! Justement! Merci! Une chance légendaire tu disais ?

Arrivée en haut, je rencontre une cycliste polonaise parfaitement zinzin! D'une part parce qu'elle, elle à fait toute l'ascension des Cameron Highlands sur son vélo et pas sur un fauteuil en cuir! Et surtout parce qu'elle est polonaise! Je m'explique : Elle, elle rentre tout simplement chez elle en vélo depuis Kuala Lumpur! EN POLOGNE! (en majuscule parce que la Pologne c'est loin!). Zinzin, et extrêmement courageuse car contrairement à moi, elle n'a reçu aucun soutien de sa famille et de ses amis. Pfiou... Elle n'a pas de blog, alors je ne peux pas vous encourager à suivre ses histoires...

Mais je me rends compte en l'écoutant à quel point j'ai de la chance. Merci.... Vraiment pour votre soutien à tous. C'est énorme la chance que j'ai eu depuis le début... Enfin même si j'ai eu quelques épreuves plus difficile et que le destin s'est bien foutu de moi avec l'histoire de Bankrout notamment, il m'a bien sourit par la suite! Un clin d'œil assez drôle est celui de la mandarine:

Je bicycle tranquillement et normalement j'ai toujours des fruits accrochés au porte bagage, au cas où! Mais exactement au moment où je m'aperçois que je n'ai rien et qu'il va falloir trouver quelque chose sur la route, j'entends un klaxon, un type à scooter me passe à côté, freine, me tend une mandarine et s'en va... C'est rigolo! Merci!!!

Mon voyage s'est terminé hier, à Ipoh où j'ai envoyé mon vélo dans le train. J'arrive à Singapour à 2h du mat' car il a fallu changer la locomotive en cours de route... Dans la Guest house je fonds en larme, c'est terminé! Mes sentiments sont partagés ... Qui l'eu cru? Des larmes de tristesse car c'est une aventure merveilleuse qui s'achève et également des larmes de joie perlent sur mes joues. Et puis je ris! Je suis tellement heureuse!!! Qui à la chance de pouvoir réaliser son rêve?

Voila le dernier chapitre de cette aventure... Je vous lance quelques trucs en vracs que j'ai appris en route et que j'avais envie de partager.

- Ne jamais marier un singe. Conseil de Jack Loback rencontré à Penang et qui après quelques bières m'a supplié et fait promettre de ne jamais marier un singe, (du calendrier chinois bien sur). Ca me paraissait important de le partager avec vous.

- Beaucoup de gens m'ont dit avant de partir que c'était de la pure folie de faire ce voyage, mais ce qui aurait été plus fou encore aurait de ne jamais l'entreprendre.

- Il y a une règle physique avec laquelle je ne suis pas d'accord: Les montées à vélo durent toujours beaucoup plus longtemps que les descentes... Ca c'est ce que je me disais au début du voyage. Et puis par la suite, ce que j'ai réalisé c'est que pour chaque montée, aussi difficile soit elle, il y a une descente par la suite. Autant profiter des montées et trouver en sois la force qui nous pousse vers le sommet. On découvre finalement pas mal de chose à l’intérieur de nous-même, et les paysages sont époustouflant une fois en haut. On voit la route qu’on a déjà parcouru, et on peut choisir celle qu’on veut emprunter pour la suite.

- Si vous me demandez ce que j'ai trouvé le plus dur pendant ce voyage, je vous répondrai sans hésitation: La selle de mon vélo.

- S'il vous plait, quand vous ouvrez une portière sur la route, regardez s'il n’y a pas un cycliste un peu rêveur juste derrière...

- Le bonheur est simple, et j'en ai pleuré d'y avoir gouté, de l'avoir savouré et de m'en être léché les doigts tant c'était bon!

Ce voyage m’a permis de d’allier toutes les choses que j’apprécie. La nature, l’aventure, les rencontres, l’inattendu, la découverte, d’autres cultures, spiritualités, le partage, l’entraide, les défis, l’adrénaline, la nourriture et même de nouveaux styles capillaires. Ce voyage m’a surtout permis de découvrir quels étaient les piliers et les fondations dont j’avais besoin.

M.E.R.C.I en majuscule parce que je vous suis très reconnaissante pour m'avoir soutenu, aidé à préparer ce voyage ou simplement pour m'avoir encouragé pendant ces quelques mois.

Allez, sur ce, je vais aller me faire tailler la moustache pour mon retour en Suisse... Qui sait, avec mon expérience des coiffeurs asiatiques, je vais peut être rentrer sans moustache O_O

Sandro sans son vélo...

AU RETOUR

A mon retour, tout semblait avoir changé, j’ai eu soudain l’impression d’être parti pendant des années. Et puis la seconde d’après, c’était l’inverse. Rien n’avait changé, tout était exactement comme avant le départ et j’ai eu l’impression de n’être jamais parti. J’ai eu peur d’oublier, d’oublier les couleurs, les parfums, les saveurs, les rencontres. J’ai eu peur de ne pas me rappeler. Mais j’ai choisi de profiter de chaque instant de ce voyage. J’ai choisi d’être là, bien présente à chaque minute et toutes les couleurs, les parfums, les saveurs avaient encore plus de goût, les rencontres devenaient plus vraies encore. Et puis oui, bien entendu, je vais oublier… Au début je ne me souviendrais plus du nom de cette femme qui m’avait hébergé chez elle, et qui été restée dormir avec moi entre les statuettes de bouddhas et l’encens qui brulait au salon. Je vais oublier son rire, le gout des desserts qu’elle m’avait ramené. J’oublierai l’odeur de l’encens et l’atmosphère qui se dégageait quand elle récitait ses prières bouddhistes à la lumière des bougies devant son livret qui avait terni avec le temps. Et puis, bien entendu, par la suite j’oublierai ces instants passés avec elle. Viendra un jour ou j’oublierai même que Smile, une thaïlandaise m’a invitée chez elle… Mais je n’oublierai jamais le bonheur d’avoir vécu ces instants avec tellement d’intensité.

Il y a beaucoup de vent et de tempête. Ayant eu l’impression d’avoir poussé un peu de travers, j’avais le sentiment de plier plus facilement dès que le souffle devenait plus fort. Comme si tous ces arbres résistait mieux et restait droit alors que le mien se fissurait chaque jour un peu plus. J’ai voulu solidifier mes racines et devenir le roseau qui plie mais ne rompt pas. Aujourd’hui je n’ai plus peur d’avancer. C’est moi qui possède les pinceaux. Le voyage m’a permis de découvrir qu’il existe d’autres couleurs, et je m’extasie à les mélanger et tester chaque jour de nouvelles teintes. Chaque matin j’ai l’opportunité de choisir les tons et je n’ai plus peur de jeter de la peinture sur cette toile blanche.

Alors quoi ? Qu’est ce qui a changé ? La liberté ? D’être plongée dans une autre atmosphère ? De ressentir la vie au plus profond de mon être ? De sentir l’air tantôt frais, tantôt chaud, jusqu’à le sentir brulant lorsque le soleil était au zénith ? De savoir qu’avec moi j’avais le nécessaire pour survivre et que cela me permettait de vivre mes envies à chaque instant. De ne plus penser ni au passé, ni à l’avenir mais de me laisser porter par le courant du moment présent. De profiter des rencontres pour me guider. De prendre le temps, de vivre, de ressentir, et depuis lors même le sentiment de solitude s’en est allé. Un certain moment il avait occupé beaucoup de place, et puis quand j’ai réussi à savourer chaque instant presque égoïstement, alors il n’a plus été aussi fort. Vivre est devenu soudainement si agréable, si intense. Mon bonheur n’a jamais été aussi parfait. D’avoir porté en moi ce rêve pendant des années, et de pouvoir le dessiner selon mes désirs. De vivre des moments difficiles et déstabilisants ou je me suis rendue compte que je n’avais pas à saisir le bonheur mais juste à le ressentir car il était là. Je sens la vie dans chaque partie de mon corps. La sève coule à plein flot, j’ai même de la peine à la canaliser mais elle donne naissance à des pousses dont j’ignorais l’existence

Vivre était pour moi si effrayant. Les couleurs semblaient fades et elles ne me correspondaient pas. Le monde évoluait dans une direction que je ne voulais pas suivre. Pourtant, le bonheur était là, je le savais puisque tout le monde semblait en jouir. Ou alors, s’ils n’en jouissaient pas, ils survivaient quand même. Même si ça leur était égal de savoir pourquoi ils étaient là, ils survivaient… Mais moi je me meurs. Je crève putin ! Je me suis laisser trainer jusque là. J’ai vécu à défaut de ne pas mourir mais à aucun moment j’ai vécu parce que j’avais envie de vivre. Sans raison, sans but, je ne suis qu’un amas de cellules qui continue à se diviser. L’unique chose dont je suis certaine et que je ressens au fond de moi, c’est la mort. Je suis certaine de mourir et d’être vouée à disparaitre. Si pendant des années c’est cette réalité qui était invalidante, avec les années cette peur de mourir s’est transformée en peur de vivre. Et puis, plus que la peur de vivre, c’était l’indifférence par rapport à la vie qui fut le plus troublant.

Mais je refuse d’être un corps qui évolue sans but. Je refuse d’être indifférente et de me laisser trainer.

Aujourd’hui je ne sais pas plus qu’avant quelle est cette force, je ne sais pas ce qui a changé. Il n’y a finalement qu’une seule chose que j’ai compris. Que ce soit en Afrique, en Inde, en haut à Nend’ ou en Birmanie, la seule chose qui réunit les hommes et la seule chose qui m’a permis d’être de retour aujourd’hui de ce voyage c’est l’amour. Alors oui, on le savait ça, l’amour on le loue à tous les gouts, on le loue dans les mosquées, dans les temples, dans les églises, depuis la nuit des temps sous toutes ces formes. On le décline au présent, au passé, au futur. Mais le ressentir, au fond de sois, c’est tellement fort, que je n’ai plus besoin de chercher d’eau, je l’ai en moi et je le ressens en chaque personne que je rencontre. Tous les jours. Je ne crois en aucun Dieu, et je ne m’allierai à aucune religion. Si dieu est amour, alors il est dans chaque personne que je rencontre. Dans chaque sourire qu’on me tend. Si l’amour est la seule chose qui me permette de ne pas être un corps qui avance sans but, alors ça me suffit pour avoir envie de continuer. Ca me suffit pour avoir envie d’être là maintenant à écrire, ça me suffit pour clore cette histoire et ça me suffira pour me lever demain.
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Passage de la frontière Vietnam-Laos à moto? (Dien Bien Phu, Tay Trang)
Salut a tous! Quelqu'un saurait-il s'il est possible d'entrer au Laos avec sa propre moto (j'ai les papiers vietnamiens de la moto), par Tay Trang en particulier? S'il y a des demarches etc. Merci d'avance (je tente dans deux jours, je suis a Sappa en ce moment et j'aimerai anticiper un peu la galere que ca va etre).
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De Vientiane pour Nong Khai en bus puis train pour Bangkok
Bonjour

Je souhaite prendre le train pour Bangkok , Je vais essayer de réserver en ligne de France ... Combien de temps (environ) faut il pour faire Vientiane Nong Kai gare de train? De Vientiane, pourrai-je trouver un transport direct? ou je dois prendre plusieurs Bus ou tuk tuk ?

Je vous remercie des infos (J 'ai bien chercher sur les précédents post mai spas trouvé la réponse dans ce sens!!)
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Construire et préparer mon voyage en Asie du Sud-est
Bonjour à tous, je m’appelle Théo, j'ai 19 ans, et je souhaite partir faire un voyages de 3 mois en sac à dos, seul, en Asie d Sud-Est. Pour ce voyages j'ai choisit de visiter la Thaïlande, le Laos et le Cambodge, donc de me limiter à 3 pays. Je partirais le 16 janvier jusqu'au 20 Avril, j'arriverais à Phuket ou d'en un premiers j'y passerai 3 semaines avec des amies qui connaissent bien la région et en suite je commencerez mon aventure seul ! Mes objectifs sont de visiter des monuments historiques, des temples, des parcs, etc.., faire des trek, des randonnées, visiter des grottes, la jungle, des lacs, les montagnes, d’être aux maximum avec les locaux, bref voyager ! Pour cela j'ai chercher des idées d' itinéraires, mais je n'en ai pas trouver qui parte de Phukhet, qui passe par Laos puis le Cambodge, et qui reviennent enfin a Phuket ( puisque mon vol de retour vers la France repartira de là bas) sur une durée de environ 3mois. Donc si vous avez des idées d'itinéraires pour m'aider a construire mon voyages cela m'aiderais beaucoup ! 🙂 Ensuite pour ce déplacer j'en ai ressortie en regarder sur quelques forums que le vélo ou le scooter était les plus pratiques, le bus était plus adapter que le train pour les longues distances, mais j’aimerais avoir d'autres renseignement, donc encore si vous pouvez m'indiquez quels sont les moyen de transports les plus pratiques selon vous.... Puis aussi quelles sont les choses basiques et importantes à savoir sur ces pays et sur cet façon de voyager avant de partir dans une aventure comme celle là ! Merciiii de votre aide !! 😛
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Thaïlande-Laos à 4 dont 2 enfants/ados (14,10ans)
Bonjour à tous, Depuis ma retraite récente j'ai découvert le voyage en solo et routard que je n'avais pas pu faire auparavant. En février prochain je pars seul depuis Bangkok pendant 10 jours et ne sais pas encore trés bien mon itineraire mais je me débrouillerai d'ici là, probablement au Cambodge. Aujourd'hui je me pose surtout la question du circuit à organiser avec ma femme et mon épouse que je retrouverai ensuite à l'aéroport de Bangkok pour passer deux semaines ensemble. Notre idée est de faire connaître un mode de voyage un peu hors des sentiers touristiques à nos deux petits enfants (fille de 14 ans et garçon de 10 ans) qui n'ont jamais voyagé hors Europe. Tout est possible : rester en Thaîlande mais uniquement au Centre au Nord car les plages ils auront tout le temps de connaître, (en Asie et ailleurs et en fevrier ça doit être bourré de touristes ) ou faire un mix Thaïlande Laos. Que me conseiilez vous ? Je me disais qu'un periple Bangkok ( 2 nuits) -Nong Khai (train de nuit)- Vientiane (1 nuit) puis en bus Vang Vieng (1 nuit) puis Luang Prabang ( 3 nuits ) puis Luang Prabang-Houay xai (2 jours en bateau) Bus vers Chiang Mai (2 nuits) Ching Mai BKK (train de nuit)BKK(1nuit) et retour Paris. Ce trajet vous semble-t-il avisé? Et avez vous des suggestions pour nos ados? Merci beaucoup pour vos conseils
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Frontière Laos-Vietnam par la route
Bonjour,

1 - Quels sont les postes frontieres entre le Laos et le Vietnam par la route ?

2 - Si nous prenons notre visa pour le Vietnam au Cambodge, combien de temps avons nous pour l utiliser ?

3 - Ou est-il possible de prendre son visa pour le Laos au Cambodge en dehors de la capitale Cambodgienne (Siem Reap par exemple)?

4- Avez vous une idee des possibilites de Vol entre le Vietnam et le Myanmar (prix et conditions...) ?

Nous realisons un voyage de 2ans avec nos 3 bambins de 13 mois, 5ans et 12ans. Nous sommes en route depuis 9mois... nous voyageons en Asie uniquement par la route en bus, train et autres transports locaux... Nous avons passe 7 mois a Madagascar avant d arriver en Thailande depuis 2 mois.

Est-il toujours impossible de franchir une frontiere terrestre entre Laos, Thailande vers le Myanmar ?

Merci de votre aide !

Francis et toute Lafamily !
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Hanoï - Laos - Bangkok en 5 jours
Bonjour,

Après avoir visité Hanoi et la région de Sapa, nous devons retourner à Bangkok. Au lieu de prendre l'avion pour retourner directement à Bangkok, nous pensions faire un arrêt au Laos. Nous ferons ce voyage en avril et disposons de 5 jours environ. Pensez-vous que cela soit une bonne idée?

- Nous aimerions visiter Luang Prabang. Aurions- nous le temps de faire autre chose? Avez-vous un hébergement à suggérer? - Est-il facile d'entrer au Laos si nous partons de Hanoi? - Puis de se rendre à Bangkok?

Merci pour votre aide et vos suggestions, Musvin
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Trek boucle à Mae Hong Son
Bonjour à tous En janvier 2019 je serai Nord Thaïlande et après une nuit à Chiang Mai j'envisage 7 nuits boucle Mae Hong Son ...route nord en bus avec 3 stops PAI 2 nuits..THAM LOT 2 nuits et MAE HONG SON 3 nuits pour treks et balades.. Sur PAI j'ai lu pas mal d'avis pour et contre et je me posais la question si çà valait le coup ou plutôt faire un stop plus long à MAE HONG SON ? Ensuite direction CHIANG RAI et MAE SALONG..Obligée de faire des choix vu le peu de temps nord Thaïlande (12 nuits) avant de passer la frontiére pour le Laos ou je reste 1 mois.. Merçi pour des conseils et aussi adresses récentes guests sympas , calmes dans les 2 secteurs..budget 400/500 baths chambre double avec douche .. A bientôt Viviane
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22 jours dans le nord du Laos via Bangkok en octobre/novembre 2008
22 jours dans le nord du Laos du Lundi 14 octobre 2008 au Mercredi 05 novembre 2008 Les Vietnamiens plantent le riz, Les Cambodgiens regardent le riz pousser, Les Laotiens écoutent le riz pousser, Et les Thaïlandais le récoltent…

Lu 13/10/2008 France - Paris Taxi : 9h15 Avion Gulf Air : Aéroport Paris CdG1 à 11h15 è Aéroport Bahrein à 18h45 Avion Gulf Air : Aéroport Bahrein à 20h20 è Aéroport Bangkok à 07h45 En fait ça c’est la théorie, car en pratique, il y a eu un peu de retard et l’embarquement a eu lieu à 13h20 à CdG. Mais heureusement, la correspondance à Bahrein a elle-même était décalée. Finalement, je suis arrivée à Bangkok vers 11h00. L’important c’est d’arriver !

Ma 14/10 Thaïlande - Bangkok Arrivée à l’aéroport Bangkok Suvarnabhumivers 11h00. Il y a 5 heures de décalage horaire avec la France. Je change un peu d’argent, et pars me renseigner sur les transports ‘Thaïlande/Laos’ à l’office du tourisme de l’aéroport. Bus : Aéroport Bangkok è Gare ferroviaire Hualamphong Bangkok : Bus AE4 à 12h00 - d=1h30 – [150B] Je suis vannée et la route a été longue. Je pars acheter mon billet de train pour Nong Khai. Et là surprise, tous les trains sont complets mais heureusement, il y a un train supplémentaire à 20h00 (non mentionné sur le site internet thai). Donc j’ai pu avoir une place et surtout une couchette (en bas en 2de classe [758B]). Ensuite, je dépose mon sac à dos à la consigne de la gare [70B] et pars me balader un peu afin de passer le temps. Mais avant toute chose, j’ai remarqué un salon de massage à la gare, et ça, ça va me requinquer après ce long voyage… [200B/1h]. Ce fut revigorant, ensuite un encas pour la route et maintenant internet afin d’informer ma petite famille que tout va bien. La première journée est toujours éprouvante mais je suis contente d’être ici et je sais que demain j’apprécierai mieux mon voyage. Repas : 1 épis de mais à [15B] et des frites à [50B] @ (1B/1min) : 30B Train : Gare ferroviaire Bangkok à 20h00 è Gare ferroviaire Nong Khai à 8h25

Me 15/10 Thailande - Nong Khai / Laos - Ventiane Arrivée à la gare ferroviaire Nong Khai à 9h15. Et oui, les trains ont souvent du retard…. Tuk Tuk : Gare ferroviaire Nong Khai è Poste frontière Thaïlandais : [30B] Bus : Poste frontière Thaïlandais è Poste frontière Laotien : [15B] Puis je fais ma demande de visa : 1 photo – [30$ + 1$ ?????] – 1 imprimé à renseigner. Mini-Bus à [400B] que je partage avec d’autres touristes [80B/personne]. En fait, il faut savoir qu’il y a un bus public à deux pas pour seulement [500K] pour Talat Sao (ne pas hésiter à le prendre !). Aujourd’hui, c’est le jour qui suit la ‘Boun Ok Phansa’, donc on peut assister, notamment à Ventaine, à une course de bateau pour célébrer le fleuve du Mékong. D’ailleurs, cette course de bateaux, je ne l’ai même pas vu ! Je ne comprends pas comment j’ai pu ne pas les voir…… Lors de ce festival, les rues sont bondées, et cela ressemble à une grande fête foraine / vogue : jeu de fléchette, auto-tamponneuse, mini (mais alors vraiment mini) chenille, stand de nourriture, …. Rencontre de 4 étudiantes qui profitent de l’occasion pour pratiquer leur anglais. Demain ce sera fini et les rues seront de nouveau accessibles, et surtout les banques et musées seront ouverts!!!!!! Donc comme les banques sont fermées, la GH me dépanne de quelques kips en attendant le lendemain. Afin que ma famille et mes amis reçoivent mes cartes postales avant mon retour, je décide de m’en occuper dès mon arrivée (10 x 2000K pour les cartes postales + 10 x 7500K pour les timbres). Je rencontre au Vat Si Saket (6400 bouddhas) un moine qui me fait visiter l’intérieur du Vat (mais à la nuit tombée, on ne voit pas grand-chose, donc je reviendrais demain – mais cette fois ci l’entrée sera payante !) et tente difficilement de m’expliquer en anglais l’histoire de celui-ci. Il m’invite également dans sa chambré où je rencontre 2 de ses copains. J’ai passé une très bonne soirée. A noter que les averses ont été tenaces et qui je suis rentrée sous la pluie…. Repas : riz/coco gluant en bambou [5000K] et cuisse de poulet grillé [10 000K] Hôtel : Sabaidy GH sur setthathirat Rd – ch simple – Fan - SdB ext – eau froide – [50 000K] => je décide dès le lendemain de changer d’hôtel !

Je 16/10 Ventiane J’attends l’ouverture des banques pour faire le change de mes euros. Puis je rejoins ma nouvelle GH dégotées la veille. La matinée est consacrée à la visite de Xien Khuan [5 000 + 3000 K] : le fameux parc des bouddhas. Intéressant mais je ne saurais dire si cela m’a plu…. Pour y aller de Talat Sao : Bus n°14 – d=1h – f=20’ – [5 000K] Pour info, ce parc est à 15 min du poste frontière, donc afin d’éviter la route, pourquoi ne pas le visiter dès son arrivée qu Laos. Le Bus qui fait Talat Sao – Xien Khuan est également celui qui s’arrête au poste frontière. A côté de Talat Sao, il y a le marché où se côtoient des produits des différentes ethnies et le dernier cri de la Hi-Fi… Ensuite, je décide de visiter la ville à pied : Patuxai - Pha That Luang (stupa doré) [5 000K]. Afin de me remettre de la chaleur et de mes jambes lourdes, je décide de tester le ‘foot massage’ [50 000K/h] au Papaya Spa à coté du TIC (que je déconseille, c’était vraiment moyen) en lieu et place de la visite du musée et d’un temple. Et oui, il fallait faire un choix.... In fine, je suis en grande forme ce soir @ : 5000K/45min Repas : Noodle Soup à 10 000K – 1, 5L Eau à 2 000K – Pizza à 35 000K – Coconut Shake à 10 000K – Laap à 15 000K Hôtel : Pathoumphone GH sur Manthaturath Rd – Ch simple – Fan – SdB int – eau chaude -[65 000K] Nota : Ventiane aurait mérité un jour de plus afin de pouvoir visiter Vat Si Muang et d’autres Vat un plus excentrés du centre ville.

Ve 17/10 Ventiane à Vang Vieng Cela fait seulement 2 jours que je suis au Laos et je baigne dans la zenitude la plus totale. J’adore ce pays... et sa population. Tout est si simple et si serein. Et le plus grandiose reste a venir. Avant de partir, je prends le temps de visiter Haw Pha Kaeo (où j’achète 3 petits Ganeshas pour 3 x 30 000 K) et le Vat Si Saket (cette fois ci de jour) [5 000K]. Package : mini-bus : GH à 9h30 è gare du nord (2km) + Bus : Gare du nord à 10h30 è Gare Vang Vieng : d=4h – [50 000K] Petite anecdote : A ma grande surprise, lorsque je rentre dans le bus, …, il n’y a plus de place ! ?!! Qu’à cela ne tienne, me voilà assise à droite du chauffeur avec une vue imprenable sur la route. Ma fois, la vue a été splendide, mais le fauteuil dépourvu d’appui tête m’a presque conduit, lors d’un assoupissement momentané, à chuter de mon siège…. ! Ballade dans la ville et très beau coucher de soleil sur les falaises. Vang Vieng est un très beau village dans un environnement splendide. Je loge dans un bungalow au milieu des vaches, des poules, … sur une petite île au milieu de la rivière. Que c’est bien... j’ai déjà envie de rester plus longtemps ici (mais j’avais déjà envie de rester a Ventiane _ si je suis ce rythme là j’aurai jamais mon avion pour rentrer). Achat d’une carte de Vang Vieng (très bien pour les ballades à pied et à vélo) [20 000K]. @ : 7000K Je me suis un peu trop attardée sur internet, et me voilà contrainte de rentrer la nuit tombée. En soi, ce n’est pas grave si ce n’est que j’ai 3 ponts en bambou à traverser avant pour regagner ma GH. Ça va être chaud de le faire à la lumière de la lampe torche! Faut espérer que je n’aurais pas droit à un bain de minuit! Hôtel : Paradise island bungalow sur la petite île de la nam song au niveau du pont payant – bungalow – Fan – SdB int – restaurant - [40 000K] Nota : afin d’éviter de payer le pont, prendre la succession de 3 ponts en bambou un peu plus au nord.

Sa 18/10 Vang Vieng Ballade d’une journée à vélo [10 000K]. La destination est le triangle de Tham Sang à un peu plus de 13km de Vang Vieng. Afin de profiter de beaux paysages, prendre la route par les rizières… qui amène à Tham Nam [10 000 K] où l’on se mouvoit logé dans une chambre à air le long d’une corde. Puis destination Tham Lou et Tham Hoi [5 000K] : un peu flippant de visiter ces grottes toutes seules. C’est vraiment sombre ! Ah oui, ne pas oublier sa lampe torche. Pour finir, destination Tham Sang [5 000K]. Ce fut laborieux et pas simple d’y arriver (traversée de gadou…pauvres chaussures). Déjeuner au bord de l’eau et puis retour à Vang Vieng. Mais pour cela je dois traverser la Nam song en bateau [10 000K avec mon vélo]. Cette journée a été magnifique : cette journée passée en vélo pour visiter ces 4 grottes parsemées au travers de la végétation et des cours d’eau était un régal. J’ai même eu droit à un bain de boue (en fait ceux sont mes pieds et mes nouvelles sandales achetées au vieux campeur _ même passées sous l’eau chaude il reste encore les séquelles de cette expérience). Je n’ai pas eu le temps de voir tout ce que j’avais envie de voir (ce sera pour la prochaine fois _ car je pense qu il y aura une prochaine fois au laos). @ (300K/min) : 5 000K Repas : Rice noodle soup à 10 000K – sprite à 5 000K – Noodle eggs à 10 000K – Mango Juice à 5 000K Hôtel : Paradise island bungalow Nota : Vang Vieng aurait mérité un jour de plus pour pouvoir se balader de l’autre coté de la Nam Song.

Di 19/10 Vang Vieng à Luang Prabang Package : Mini Bus : GH è Gare Vang Vieng + Mini Van : Gare Vang Vieng à 9h30 è Gare de Luang Prabang : d=6h – [120 000K] Tuk Tuk : Gare du Sud è centre ville [10 000K] La journée de bus n’a pas été si terrible : le choix du mini van s’est avéré être un choix judicieux. J’ai fait la connaissance de 2 thaïlandaises Minnie et Fai (qui est mariée à un américain travaillant pour l’US Navy : elle travaille actuellement au Japon et part pour Barhein en janvier _ ça va la changer...). Nous admirons le coucher de soleil sur le mékong puis nous partons pour le Night Market (17h-23h). Là je retrouve Pascal rencontré à Vang Vieng lors de la visite de Tham Cham : on a fait connaissance alors qu'on pataugeait dans l’eau accrochés à une chambre a air de pneu... C’est décidé, on partira tous les 4 demain pour Tat Kuang Si. ça va me faire du bien de partager cette journée avec d’autres personnes, car ma phase dite de 'contemplation' arrivait à terme. J’ai envie de voir du monde et de papoter. Achat de 10 petits cœurs et de 2 petits portes monnaies pour 25 000K. Hôtel : Hoxieng GH dans la rue qui descend sur la rivière à 50m après la poste (sur la droite) – ch simple – Fan – eau chaude - [80 000K]

Lu 20/10 Luang Prabang Déjeuner dans un restau au bord du mékong. Très plaisant de comptempler cet immense cours d’eau en savourant une bonne soupe. Achat d’une carte touristique pour 10 000 K. En route pour Tat Kuang Si (32km - d=1h – 22 000K) en tuk tuk [150 000 K le tuk tuk] avec Pascal, Fai et Minnie. En cours de route, arrêt dans un village Kamu 100% touristique où achat de 2 bracelets pour 7 000 K. Très belle cascade et une petite baignade pour agrémenter le tout. On restera 2 heures sur place. Puis retour à LP et tour de la presqu’île de LP et visite du Vat Xieng Thong [20 000K]. Puis je me suis promenée et me suis perdue lorsque j’ai accélérée le pas pour cause d’averse. Marcher tête baissée ne permet de s’orienter facilement…! Une fois assez loin et donc bien perdue, j'ai aperçue Phu Si. Heureusement que Phu Si se voit de loin, ce qui m’a permis de retrouver mon chemin… après l’avoir demandé. Et bien j'étais bien loin du centre ville, mais la ballade fut fort agréable. Donc la journée est vite passée et s'est terminée sous la pluie fine. Donc la visite de Phu Si pour admirer le coucher de soleil est tombé à l’eau. Et je me suis rabattue sur un massage Lao/thai au LP Spa&Massage pour 40 000K (très bien - demain ce sera un massage lao traditionnel _ que c'est dur les vacances...). La visite des Vat la nuit tombée, c'est vraiment très beau. Je pense que je vais les visiter le jour afin de me voir tout cela. @ : 5 000K Repas : Noodle soup 12 000 K – Mango Juice 5 000 K – Chausson 3 000 K – 6 nems 5 000 K – Noodles 5 000 K – orange juice 5 000 K Hôtel : Hoxieng GH

Ma 21/10 Luang Prabang Cette matinée est consacrée à l’observation de l’aumône des moines. Donc je me lève à 5h30 pour cela. Pas de bol, il pleut. C’est moyen de rester sous la pluie….. Et puis ce n’est pas si spectaculaire que cela. Bon c’est vrai que ce n’est pas non plus une première pour moi. Je n'ai pas fait grand chose aujourd'hui bien que la journée ait commencé tôt ce matin. J’ai regardé tomber la pluie en mangeant ma traditionnelle soupe de nouille. Ensuite visite de Phu Si [20 000K], que je fais quand même sous la pluie ! Attendre le lendemain n'a fait que retarder l'inévitable... Puis j'ai chopé un mal de tête qui m'a conduit à me poser tranquillement dans un café où dans un moment de faiblesse j'ai commandé un café au lait avec un brownie. Un vrai délice ! Et puis je me suis plongée dans ma lecture avec 2 aspirines pour me requinquer. Et nous voilâmes quelques heures après, prête pour continuer la visite. Je vais voir pour trouver un bateau pour traverser la rivière pour voir le Ban Xieng Maen et ses temples. Pas de bol, il vient juste de recommencer à pleuvoir! Je prends le bateau qui fait la navette [2 x 5 000K]. Ballade agréable dans le village jusqu’au Vat Long Khun, en passant par Vat Chom Phet et Vat Xien Maen. Chaque vat est à 5 000 K. Le soir, je décide d’acheter le bouddha en bronze de style lao (50€) que j’avais vu dans une boutique la veille. Puis à nouveau un massage. Cette fois-ci, c’est foot massage au Lotus du Lao [30 000 K/1h]. Massage : pied ou corps 3-5$ (lotus bleu au Si Savangvong Rd) Repas : Noodle sous 10 000 K – Brownie 8 000 K – Cafe latte 18 000 K - 3 saucisses 5 000 K - 2 nems 2 000 K – fruit juice 5 000 K Hôtel : Hoxieng GH

Me 22/10 Luang Prabang à Nong Khiaw – Ban Sop Houn Package : Mini Bus : Hôtel à 8h30 è gare du nord + Minibus : LP è Nong Khiaw : d=4h – [30 000 + 26 000K] Voyage fort intéressant car agrémenté de la chute du toit d’une valise (heureusement rien de grave) et par l’embourbement du véhicule suite à une coulée de boue sur la route. Tout cela fut laborieux jusque ce qu’une pelleteuse nous sorte de là ! Je vais la connaissance de Grudi (tchèque qui travaille en thaïlandais) qui vient voir un copain Lao qui tient un cinéma (pour ce qui connaisse, le cinéma de LP ferme et ré ouvre à Nong Khiaw). Discussion avec Grudi et son copain, puis rencontre de Jacqueline (une française niçoise qui vit 50% du temps en Afrique) avec qui je discute toute la soirée. Électricité de 18h à 22h Hôtel Ban Sop Houn : Bungalow Tin Long – bungalow – SdB ext - eau chaude dans un seau sur demande - [30 000K]

Je 23/10 Nong Khiaw à Muang Ngoi Neua Promenade de 40 min. ‘2.5km) sur la route goudronnée jusqu’ à Tham Pha Thok. Ensuite, direction l’embarcadère pour acheter billet 30 min avant le départ du bateau de 11h00. Finalement, on a bien embarqué à 11h00 mais on est parti à 12h00 !????! Bateau : Nong Khiaw è Muang Ngoi Neua : d=1h – [20 000K] L’après-midi a été consacré à se reposer dans un hamac. Excellent programme, si ce n’est que celui-ci a été dicté par une migraine qui ne m’a pas lâchée de la journée ! Electricité de 18h à 22h Repas : Pancake 10 000 K - purée pomme de terre 10 000 K – Rice pork 20 000 K Hôtel : Say Lom – Bungalow au bord de la Nam Ou avec hamac – SdB int – eau froide - [40 000K]

Ve 24/10 Muang Ngoi Neua Cette journée est à nouveau consacrée à la farniente. L’endroit s’y prête relativement bien ! Rencontre de Damien (Irish) et de Kelly (scottish) en tour du monde depuis septembre 2008. Il me conseille vivement de faire la ballade mentionnée dans le Lonely Planet. Donc c’est parti…pour demain. Finalement, je reste un jour de plus ici. Hôtel : Say Lom

Sa 25/10 Muang Ngoi Neua Treck d’une journée. Départ à 8h15 pour Tham Kang (30min) puis traversée d’un guet, puis d‘un cours d’eau, puis de rizieres. A l’embranchement, à gauche il y a Ban Na (1h30). De 10h à 11h, sieste dans un hamac d’où je peux observer 2 sangsues se balader sur la rambarde. Puis départ pour Ban Huay Bo (embranchement à droite cette fois ci). Arrivée à 11h45. Déjeuner pris avec un couple de français et un belge (qui travaille pour Electrabel côté distribution). A 14h30, départ pour la cascade (mais c’est trop tard pour pouvoir rentrer avant la nuit…). A 15h je fais ½ tour (cette fois ci je ne me déchausse pas pour traverser la multitude de rivière…ce qui m’a value de récupérer 2 sangsues dans ma basket), et arrivée à 17h00 au village. Je retrouve mon belge avec qui je vais prendre une bière. Attention aux arnaques ! Electricité de 18h à 22h Repas : Laap duck 15 000 K – sticky rice 3 000 K – Lao tea 3 000 K Hôtel : Say Lom

Di 26/10 Muang Ngoi Neua à Muang Khua Aujourd’hui, c’est jour de marché à Muang Ngoi. Il a lieu tous les 15 jours. Un sacré coup de chance, car il va me permettre de pouvoir aller à Muang Khua. Car il y a un bateau qui y va ! Donc je change mon billet de Muang Ngoi pour Muang Khua. Je suis super contente ! Bateau : Muang Ngoi Neua à 9h45 è Muang Khua à 14h00 [150 000K] Je partage le bateau avec Magalie (enseignante française qui habite à 30 km de chez moi) et une flopée de Lao qui retourne dans leur village après avoir fait le marché de Muang Ngoi.

Promenade au-delà d’un grand pont suspendu enjambant un affluent de la Nam Ou : la Nam Phak => jolie vue sur rivière et montagne. Dîner super sympa et bonne ambiance : Lao Beer, Lao Lao, Laap à ???? mais délicieux Electricité de 18h à 21h Hôtel : Nam Ou GH (à éviter!) – ch simple – Fan – SdB int – eau chaude quand électricité – [65 000K]

Lu 27/10 Muang Khua à Udom Xai (muang Xai) à Luang Nam Tha Trajet avec Magalie Bus : gare routière (proche du marché) Muang Khua à 9h00 è Udom xai : d=4h30 – f=2/J – [35 000K] Bus : Udom xai à 16h00 au lieu de 15h00è Luang Nam Tha : d=4h – [40 000K] Le bus s’arrête en route pour que les locaux fassent quelques achats. Petit animal suspendu destiné à la consommation…. Tuk Tuk : Gare routière (7km au sud) è GH : [10 000K] Hôtel : Manychan GH – ch simple – Fan – SdG int – eau chaude capricieuse – TV – [60 000K] et odeur de nourriture qui me feront changer de GH le lendemain

Ma 28/10 Luang Nam Tha Ballade en vélo [10 000K avec carte de la région] pour découvrir les environs. Finalement, ce périple va se résumer à différents villages, à la cascade de Nam Dee (où j’aurais discuté un long moment avec Magalie) et au nouveau Stupa. Ensuite, glandouille au restau… ! Aujourd’hui, il y a un grand événement à Luang namtha. Une étape du Tour 2008 à Vélo ‘China – Thaïlande – Laos’ qui va s’agrémenter d’une soirée : musique et danse traditionnelle. Très très bien. Nous avons été initié à la danse traditionnelle… Achat : une jupe Hmong pour 125 000K + couture pour 30 000K – une broderie Hmong pour 30 000K – un sac pour 20 000K - 2 portes monnaies pour 40 000K Hôtel : Zuela GH – ch simple – Fan – SdG int – eau chaude – [60 000K]

Me 29/10 Luang Nam Tha Départ de Magalie pour Houay Xai. La matinée a été consacrée à de lecture et à un massage Loa [35 000K]. Ensuite ballade très agréable dans les environs : rizières – villages - … @ : 5 000K Dîner au restaurant de Zuela GH avec une américaine. Echange avec 3 Hmongs. Moments très plaisant avec en prime une vidéo de danse traditionnelle Hmong. Achat : un bracelet Hmong pour 5 000K Hôtel : Zuela GH – ch simple – Fan – SdG int – eau chaude – [60 000K]

Je 30/10 Luang Nam Tha à Muang Sing En route pour Muang Sing. Dommage j’arrive trop tard et le bus de 9h30 est complet. J’ai passée trop de temps sur Internet…. Attention à bien arriver 30min avant le départ ! Donc je prends celui de 11h00. Sawngthaew (song-té-ho) : gare du centre ville de Luang Nam Tha è Muang Sing [22 000K]. Ce trajet en sawngthaew a été éprouvant, surtout sur la fin en enchaînant virage sur virage. Découverte du village de Muang Sing. Hôtel : Seng Den – ch simple dans un grand jardin – Fan – eau chaude – [50 000K] - Attention, c’est à côté de la Discothèque.

Ve 31/10 Muang Sing Ce matin, il pleut… Lors du petit-déjeuner, discussion avec un couple de Français qui m’indique une belle ballade à faire. Donc me voilà partie pour une ballade en vélo [25 000K avec carte de la région], en direction de la frontière Chinoise. Après quelques km, je décide de m’arrêter manger un bout à la GH de Oudomsin. Là une belle carte de la région m’indique la fameuse ballade contée par les Français. Je ne suis pas sûre de pouvoir faire toute la ballade à vélo, mais je verrais le moment venu…. Au restaurant, je rencontre à nouveau les 2 Américains qui cherchent des figurants pour leur tournage lors d’un treck. Le monde est vraiment petit ! Premier village Yao ‘Nam Daedmai’ où j’achète 2 portes monnaies [40 000K]. Puis direction, ‘Sailek’ que je ne trouverai jamais. Me voilà au milieu des champs de cannes à sucre, et ne voulant pas faire demi-tour, je m’enfonce de plus en plus profondément. Je m’oriente vers du bruit en espérant que quelques villageois m’indiqueraient le chemin à suivre pour retourner à Muang Sin. Et là : surprise ! Je me retrouve face à face avec la femme Akha que j’avais rencontré à Luang Namtha et qui m’avais fait une démonstration de danse traditionnelle. Sur ceux, elle me présente sa famille et demande à son fils de me guider jusqu’à Muang Sing. Cette journée se déroulait sous les meilleurs augures jusqu’à ce que je me torde la cheville en poussant mon vélo (car bien évidemment, au milieu des champs de canne à sucre, ce n’est pas facile de faire du vélo : même si c’est un VTT). Afin de terminer cette ballade au mieux, le garçon s’occupe de pousser mon vélo et je prends 2 aspirines en espérant qu’on n’est pas trop loin, et que le chemin, n’est pas trop difficile. Que n’est nie ! J’ai même du terminer la route en devant traverser une rivière…. Me voilà après plus de 1 heure de marche revenue à la route (goudronnée) à ‘Ban Nakham’, encore 6 km à vélo et je serais de retour. Arrivée à Muang Sing, je m’arrête dans un restau pour me reposer un peu, dîner et m’appliquer de la glace sur ma cheville avant de retourner à ma GH qui est à 10 min de marche du centre ville (cela a été les 10 min les plus longue de ma vie). Au restau, je retrouve le couple de Français qui m’avait conseillé la ballade. C’est l’occasion d’évoquer leur périple de 6 mois. Hôtel : Seng Den

Sa 01/11 Muang Sing à Luang Nam Tha Je décide de retourner à Luang Namtha : une entorse, du mauvais temps et une piaule à côté de la discothèque, c’en est trop ! Avant de prendre le bus de 9h30, je fais un tour au marché (6h30 – 8h30) où j’achète au Thai Dam 1 chemin de table 80 000K et des teintures : 2 grandes 130 000K et 1 petite 15 000K. J’achète une brioche 2 000K en guise de petit déj, délicieuse ! Mini-Bus : Muang Sing è Luang Nam Tha : d=1h30 – [22 000K] Massage des épaules avec huiles pour 35 000K/40min @ : 3 000K Il pleut à nouveau : il doit y avoir une perturbation dans la région…. Hôtel : Adousim GH – Ch Simple – Fan - eau chaude – [40 000K] – conseillé par le couple de Français de Muang Sing (rue parallèle à Manichan GH)

Di 02/11 Luang Nam Tha à Laos - Huay Xai à Thailande – Chiang Khong Tuk Tuk : gare routière è centre ville (2, 5km) : [10 000K] Bus : Luang Nam Tha à 9h00 è Huay Xai : d=5h – [58 000K] Tuk Tuk : gare routière è poste frontière Laos [15 000K] Contrôle du passeport le WE pour [5 000K]. Long Boat : Huay Xai è Chiang Khong : d=2’ - [10 000K] Formalités d’entrée en Thaïlande Rencontre de Tae Soo à la GH qui me propose de partager en sa compagnie un barbecue (89Bath à volonté) pour le dîner de ce soir. Et bien c’est d’accord, donc RV à 19h00. Fatiguée de ce déplacement, je me laisse (une fois de plus) tenter par un massage. Tant pis pour ma cheville, ça doit bien être possible de se faire masser avec une cheville en vrac. Après un bon massage thai pour [150B/1h] à la GH, ma réponse est oui à la question posée, du moment où on ne touche pas à la cheville… Ensuite, je fais une belle balade sur les bords du mékong. Que c’est paisible… La nostalgie de la fin du voyage commence à se faire sentir. Finalement, le barbecue se fera en compagnie de Tae Soo (Coréen du Sud) et de Aki Hito (Japonnais) qui est aussi à notre GH. Nous avons passé une excellente soirée à discuter, à rire et à bien manger. Hôtel : TNK GH – Ch Simple – Fan – eau chaude – [150B]

Lu 03/11 Chiang Khong à Bangkok Je change un peu d’argent. Visite de Chiang Khong et de son marché. Achat d’un pouf thai pour [600B] et de 2 paquets d’encens pour [220B]. Cette visite m’a prise toute la matinée vue l’état de ma cheville. A mon retour à la GH, je vois Tae Soo qui est sur le départ et qui m’offre un petit souvenir. Trop mignon, je suis vraiment touchée. Tuk Tuk : gare Chiang Khong : d=15’ - [30B] Bus VIP de chez VIP : Chiang Khong à 16h00 è Bangkok "MOR CHIT Bus terminal" (Nord) [680B avec encas à 17h00, dîner à minuit et encas à 6h00] C’est vraiment, un bus VIP. Les fauteuils s’inclinent pour laisser la place à un repose pied. Attention à la pause dîner de minuit ! Le bus est parti sans moi ! Heureusement, q’un thai a constaté mon absence et que le bus a fait demi-tour ! Je ne sais que j’aurais fait sur le bord de la route où je ne sais où et sans mon sac à dos ! Repas : Noodle soup 25B Nuit dans le bus

Ma 04/11 Bangkok Taxi (rose fushia) : Bangkok "MOR CHIT Bus terminal" (Nord) ‘’ è GH vers Kao San Rd [120B] Le taxi-man est super sympa. La GH que j’avais choisie était complète et il m’a aidé à trouver une chambre de libre. Bon, il m’a aussi proposé de m’héberger chez lui (en tout bien et tout honneur), mais j’ai décliné son offre, mais accepté qu’il m’emmène à l’aéroport le lendemain. Ballade dans le quartier et vers l’université où il y a un marché où on peut acheter toutes sortes de bouddhas, c’est d’ailleurs pour cela que j’y suis allée. Sur la route, il y a une belle averse, qui m’a conduite à m’abriter dans un temple en compagnie des thai du coin. J’adore regarder et écouter la pluie tomber. Ensuite, une thai nommée Tasena avec qui j’avais échangé quelques mots (elle m’a donnée une carte postale de bouddha) m’a accompagné pour la visite du temple et m’a montré où trouver le marché. Là j’ai acheté : un garuda 1 400B et un bouddha (du lundi qui apaise les conflits) 600B. Ainsi qu’un ganesha (dans une boutique chinoise) 390B. Puis je décide d’essayer un massage du visage, mais finalement ce sera un nettoyage du visage avec herbes et fruits avec massage puis masque pour 400 baths (thai cheewa – 153 chakapong RD Pranakorn) – un peu plus de 1h @ : 20B/1h C'est ma dernière soirée en Asie. Que de nostalgie. Bangkok a bien changé depuis mon dernier passage. Je ne reconnais rien. Mais cette ville est vraiment enivrante. Quelle plaisir de se balader dans les rues à la nuit tombée... NB : je crois que ma cheville n'a pas appréciée la journée shopping. Elle est en train de me rappeler à l'ordre! Hôtel : KC GH (64 trok kai chae) – ch simple –fan

Me 05/11 Bangkok Taxi : Hôtel à 7h00 èAéroport Bangkok à 8h10 [350B par expressway] Discussion à bâton rompu avec le chauffeur de taxi : politique, économie, culture, tradition… Avion : Aéroport Bangkok à 9h55 è Aéroport Bahrein à 13h45 Avion : Aéroport Bahrein à 14h30 è Aéroport Paris à 19h50 Taxi à 20h30. Dernière péripétie : le taxi que j’avais réservé n’était pas là mais à Orly en train d’attendre une cliente qui s’était trompée d’horaire. Heureusement, le hasard fait que la même compagnie de taxi était à ce moment là présente pour une autre personne. Donc j’ai pu partager le taxi et enfin rentrer chez moi dormir.

Bilan financier Billet d’avion (Govoyages) – Gulf Air : 730€ Taxi CdG - domicile : 95€ Visa : 30 US$ 22 jours au Laos : 375€ Souvenirs : 176€

Taux de change 1 EUR = 44 THB = 11 400 Kips
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Livre d’or de l’Issan – Thailande
L’Issan région méconnue, mais, au combien captivante, Tous les étrangers qui y vivent ou y sont passés ne sont pas restés indifférent, Pour ma part j’en suis devenu totalement dépendant, vous y avez vecu des émotions, des choses insolites, pris des photos ? alors n’hésitez pas, postez !

sawadee kap nay Praté Issan (bienvenue en pays Issan)

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