Bonjour voyageurs,
Actuellement en Mongolie et ceux encore pour 2 semaines, je viens ici vous faire partager notre road tripe.
Sur les routes depuis 5 mois, je suis partie avec une amie direction la Russie. Nous y sommes restées 3 mois, avons fait du stop, du couchsurfing, travailler dans une base de catamaran et surtout rencontré des personnes inoubliables. Départ de saint pétersburg pour tranquillement rejoindre la Mongolie ou nous y restons 2 mois, un pays aux paysages à coupé le souffle, aux habitants au coeur sur la main et dont l'hospitalité n'est plus à démontrée, pour notre part.
En ce moment à ulanbataar pour faire le visa chinois...
Si vous avez besoin d'informations fraîches ;) pour les visas, les déplacements, de belles places à voir, quelques bases en russe ou mongol, et des tuyaux n'hésitez pas je me ferrai un plaisir de partager les info...
Angéline,
- "Qui boit l'eau d'une terre étrangère, doit en suivre les coutumes " proverbe mongol -
Salut à tous,
Dans le cadre de mon tour du monde, je compte passer par la mongolie qui est un pays qui me fait rêver. Je serais en Mongolie en août/ septembre 2015. Je compte rester un mois, et aimerai faire aussi des treks en jeep ou à cheval mais 15 jours avec une famille me semble pas mal pour découvrir leur culture.
Est ce que quelqu'un peut me renseigner sur la possibilité de rencontrer des familles nomades et de partager leur quotidien (les aider etc)? Comment en trouver sans que ce soit des arnaques ou des pièges à touriste?
Est ce que vous connaissez des adresses de famille ou de lieux sérieux (agences locales) permettant de les rencontrer?
Comment passer la barrière de la langue avec eux si ils ne parlent pas anglais (guide qui nous suit?)
Bref, hésitez pas si vous avez déjà une expérience la dedans ou que vous savez comment rencontrer et vivre avec cette magnifique population.
Merci,
Julien
Comment passer la barrière de la langue avec eux si ils ne parlent pas anglais (guide qui nous suit?)
Bref, hésitez pas si vous avez déjà une expérience la dedans ou que vous savez comment rencontrer et vivre avec cette magnifique population.
Merci,
Julien
Bonjour a tous,
j'ai le projet avec un ami de parcourir une partie de la Mongolie a cheval. Nous souhaitons partir de Pekin pour rejoindre la Mongolie en transports et acheter ou louer un cheval a la frontiere sans passer par UB. J'aimerais savoir si quelqu'un a deja fait ce circuit et acheter un cheval ailleurs qu'a UB?
Merci
j'ai le projet avec un ami de parcourir une partie de la Mongolie a cheval. Nous souhaitons partir de Pekin pour rejoindre la Mongolie en transports et acheter ou louer un cheval a la frontiere sans passer par UB. J'aimerais savoir si quelqu'un a deja fait ce circuit et acheter un cheval ailleurs qu'a UB?
Merci
Salut a tous !!
Ca fait qques temps que nous avons projeté de partir en Mongolie pr découvrir les paysages, les mongols et leur façon de vivre nomade. Etant cavalier ts les 2 (elle très bien et moi convenable…) l’aspect cheval nous attire évidement !! C’est pourquoi on a décidé de faire ce voyage à cheval.
Je vous expose rapidement le programme prévisionnel pr que vous me donniez votre avis et vos conseils !!
Départ vers le 1er juillet de paris pr Moscou en avion. 2-3 jr sur Moscou le temps de visiter et d’acheter des billets de transsibérien. Sur le trajet, un stop de 2 jrs au Lac Baïkal pr apprécier le paysage J Puis descente sur UB en train tjrs.Comme on arriverai sur UB vers le 10 juillet, on se poserait 3-4 jrs pr assister au Naadam.Une fois sur UB, trouver un guide/interprète qui puisse nous aider pr acheter 3 chevaux et tt le matos nécessaire (selle, bat….) et nous accompagner pdt la rando.Pr l’instant, on voudrait partir 15 jrs avec un guide pr nous monter comment procéder avec les chevaux, les coutumes ….et faire 15 jrs ts les 2 sans guide. Puis retour en France par avion avec un billet acheté à UB vers le 22-25 aoûtApres beaucoup de réponses en consultant le forum, il nous en reste encore beaucoup et en tt genre !!
Quel est le coût de la vie à Moscou (chambre d’hôtel, restau, nourriture…) Faut t il vraiment s’ y prendre a l’avance pr les billets de train à Moscou ou 2-3 jours suffisent ? Les billets pris à Moscou permettent t ils de faire ttes les correspondances jusqu’a UB ou il faut compléter son trajet au fur et à mesure ? Quel est le tarif du visa mongol pr 2mois? (En supposant que je trouve une invitation) On se demandait si on était obligé (d’un pt de vue pratique) d’aller jusqu'à UB afin de préparer la rando ou si il n’était pas possible de s’arrêter ds une ville plus petite et de faire les même préparatifs (achat cheval, trouver le guide…) ce qui nous permettrai de rayonner à partir d’un endroit qui serait plus proche de notre zone de rando.
Si non, ça nous oblige à partir et revenir à cheval de UB. Je ne sais pas encore comment sont les alentours mais je pense qu’il y a plus joli qu’autour de la capitale !! L’achat des chevaux et accessoires sera-t-il plus facile du fait du Naadam, ou au contraire ? Peut on facilement revendre les chevaux (à des mongols ou des étrangers à UB) fin août? Est il facile de trouver un guide/interprète qui puisse nous accompagner à cheval pdt 15 jrs. Et éventuellement le laisser à 15 jrs de notre pt de départ et le laisser rentrer par ses propres moyens ? Peut on organiser une rando à UB, partir en 4X4 rejoindre le pt de départ décidé à UB et commencer la rando cheval a partir de ce pt de départ ? Est-ce faisable de partir 15 jrs ts seul ou pas (trop dangereux, trop de difficultés…. ?) Y a-t-il des vaccins à prévoir ? Les lignes aériennes pr le retour sont-elle sure ou bien c’est du vieux coucou russe de 50ans ??!
Et enfin, la petite dernière !! Combien coûte une yourte sans le mobilier (juste structure+ toiles) et surtout, quel est le meilleur moyen de la rapatrier en France (avion trop cher je pense, train peut être incertain ?camion ??)
Bon, ça fait déjà une grosse dose de pt d’interrogation non ??!!! On espère ne pas trop vous avoir dérangé et que les réponses (si réponses il y a) pourront également servir à d’autres !
Et si qqun a des docs, des infos sur des rando cheval (pas de trucs organisés) on est preneur !!
En attendant, on vous remercie énormément de prendre le tps de nous lire et on vous souhaite une bonne journée !!
Xavier et Tiphaine
Bon, ça fait déjà une grosse dose de pt d’interrogation non ??!!! On espère ne pas trop vous avoir dérangé et que les réponses (si réponses il y a) pourront également servir à d’autres !
Et si qqun a des docs, des infos sur des rando cheval (pas de trucs organisés) on est preneur !!
En attendant, on vous remercie énormément de prendre le tps de nous lire et on vous souhaite une bonne journée !!
Xavier et Tiphaine
Bonjour,
Comme beaucoup sur ce forum, je suis un étudiant en fin d'étude et je veux profiter d'un séjour à l'écart de la civilisation mondiale, dans les seules endroits non contaminés par la mondialisation. je pars en Mongolie en solo (ou du moins pour le moment), seulement j'ai d'autres motivations:
- Dans un premier temps je compte rester deux trois jours à Ulan Bator afin de prendre connaissance de certaines formalités et prolonger mon visa (visa touriste n'étant que de 30 jours, on peut le prolonger de la même durée sur place)
- Ensuite, j'envisage prendre le train (s'il y en a un) pour remonter au nord vers le lac khovsgol ou je profiterai de ce paysage quelques jours, le temps d'acheter un cheval et me procurer le matériel nécessaire. Une question: Est-ce qu'on peut trouver un fusil de chasse en mongolie?
- Enfin, et tout l'intérêt du voyage commence ici: je compte me diriger vers l'ouest vers l'Altaï, et tout ça à dos de cheval. Puis depuis là-bas, je pourrais prendre l'avion ou le train jusqu'à Oulan Bator ou un vol m'attendra...
J'aurai néanmoins un grand nombre de questions à vous poser: - Est-ce facile de trouver des éleveurs de chevaux vers khovsgol? Quelqu'un aurait-il des contacts? Et si oui, comment ne pas se faire arnaquer? Il semble que les dents des chevaux en révèlent beaucoup sur eux... Des conseils en général? - Un second point concerne l'argent... Il me semble qu'on ne peut que retirer à UB. Dois-je porter sur moi 1000 euros tout le long du trajet? Et en ce qui concerne les papiers, faut-il les garder sur soi ou est-ce qu'on peut les déposer dans un petit coffre à UB? - Niveau communication, beaucoup d'entre vous semblent s'être débrouillés mais je vois pas comment je peux faire si ils ne parlent même pas l'anglais! - Enfin une question idiote: Est-ce qu'on peut acheter des cigarettes dès qu'on quitte la ville? Parce que j'aimerai aussi arrêter de fumer, mais si je tombe sur une yourte qui en a, je risque de succomber suite à la difficulté de l'épreuve.
Merci pour vos réponses et vos conseils.
J'aurai néanmoins un grand nombre de questions à vous poser: - Est-ce facile de trouver des éleveurs de chevaux vers khovsgol? Quelqu'un aurait-il des contacts? Et si oui, comment ne pas se faire arnaquer? Il semble que les dents des chevaux en révèlent beaucoup sur eux... Des conseils en général? - Un second point concerne l'argent... Il me semble qu'on ne peut que retirer à UB. Dois-je porter sur moi 1000 euros tout le long du trajet? Et en ce qui concerne les papiers, faut-il les garder sur soi ou est-ce qu'on peut les déposer dans un petit coffre à UB? - Niveau communication, beaucoup d'entre vous semblent s'être débrouillés mais je vois pas comment je peux faire si ils ne parlent même pas l'anglais! - Enfin une question idiote: Est-ce qu'on peut acheter des cigarettes dès qu'on quitte la ville? Parce que j'aimerai aussi arrêter de fumer, mais si je tombe sur une yourte qui en a, je risque de succomber suite à la difficulté de l'épreuve.
Merci pour vos réponses et vos conseils.
Bonjour à tous,
je crée ce poste après pas mal de lecture. Blog forum avis de voyageurs etc..
Mais comme chaque voyage est différents, et que j'ai eu du mal à retrouver la même situation que la mienne, je me permets de créer ce poste.
Je vais essayer de faire le plus cours possible. Je fais un topo de notre projet et ensuite une cascade de questions simples ;)
Projet :
Nous sommes deux amis : 24 et 30 ans, nous partons pour une durée maximal de 13 mois. Avec (en gros) Paris -> Moscou -> transsibérien jusqu'au lac Baikal -> transsmongolien jusque Oulan Bator en Mongolie, puis Chine Tibet Népal Inde etc etc..
Cependant ma venue ici concerne donc la Mongolie. Nous aimerions pouvoir traverser une partie du pays en cheval (comme beaucoup ;)). Je sais que l'unique poste frontière avec la Chine acceptant les étranger se situe au sud est, sur le tracé du transsmongolien. Donc dans l'optique de poursuivre vers la Chine après notre petit périple en cheval, nous devrons forcément passer par ce poste frontière. Pour ce qui est de cette aventure à cheval, sachez que je dispose de l'ensemble du matériel nécessaire car j'ai déjà fait de la rando en autonomie. Donc tente ultra light, sac de couchage en duvet, popote etc etc..
Voilà les questions :
1 - Quel est pour vous le meilleur itinéraire? (en sachant que nous comptons rester dans le pays 1 mois, mais que s'il faut ralonger un peu nous pouvons, et sachant aussi que nous arriverons à Oulan Bator et devrons resortir du pays Zamiin Udd, au sud est) quand je regarde les cartes, j'ai l'impression que l'ouest du pays est plus jolie, plus vallonné, plus vert etc.. qu'en pensez vous?
2 - Acheter des chevaux est-il chose facile? allons nous devoir passer des jours et des jours à chercher? Les chevaux mongols sont visiblement robuste, mais sont-ils fait pour traverser comme ça de longue distances? D'après vous, combien coute un cheval? Faut-il en prévoir que 2 ou un 3eme pour les sac nourriture etc?
3 - Nous comptons partir de Paris début Aout, donc au maximum nous serons à Oulan Bator vers mi ou fin aout. Pensez vous que le climat sera un ennemi sérieux? D'ailleurs à quelle températures devons nous nous attendre en journée? Et la nuit?
4 - Nous sommes deux, (à ne rien connaître aux chevaux, je sais à peu près monter mais c'est tout) pensez vous qu'à deux c'est possible? ou faut-il emmener notre ami qui veux se joindre à nous uniquement pour cette étape à cheval, et repartir ensuite en France, sachant que lui à une énorme expérience avec les chevaux, (compétition, haut niveau etc..)?
5 - D'un point de vus purement pratique, enfin encore plus pratique que les questions du dessus : Est-il facile de trouver de la nourriture sur le chemin? Ou faut-il tout prévoir avant? Pareil pour l'eau..
6 - Question sécurité (ralalala ces occidentaux ;)) pensez vous que cela est risqué d'être seul (sans guide) de faire un feu le soir dormir en tente et laisser les chevaux attaché à coté de nous? Les mongols semblent sympathiques, mais les règles de bon sens changent parfois en fonction des pays...
Bon je sais que poser beaucoup de question sur un même poste n'est pas très bien venu donc je m'arrête là, mais en gros vous l'aurez compris, nous sommes deux, nous sommes motivés, pensez vous que cela soit possible? Quels seront les grosses difficultés rencontrées, et quels conseils pouvez vous nous donner?
PS : j'ai entendu dire que la société horsetrail (très bonne réputation) aidait parfois les étrangers à acheter leur propre chevaux. Savez vous si cela est toujours d’actualité?
Je vous remercie infiniment pour votre aide. Je m'excuse pour cette avalanche de questions.
J'ai très hate de vous lire. A bientôt. Sarcass.
je crée ce poste après pas mal de lecture. Blog forum avis de voyageurs etc..
Mais comme chaque voyage est différents, et que j'ai eu du mal à retrouver la même situation que la mienne, je me permets de créer ce poste.
Je vais essayer de faire le plus cours possible. Je fais un topo de notre projet et ensuite une cascade de questions simples ;)
Projet :
Nous sommes deux amis : 24 et 30 ans, nous partons pour une durée maximal de 13 mois. Avec (en gros) Paris -> Moscou -> transsibérien jusqu'au lac Baikal -> transsmongolien jusque Oulan Bator en Mongolie, puis Chine Tibet Népal Inde etc etc..
Cependant ma venue ici concerne donc la Mongolie. Nous aimerions pouvoir traverser une partie du pays en cheval (comme beaucoup ;)). Je sais que l'unique poste frontière avec la Chine acceptant les étranger se situe au sud est, sur le tracé du transsmongolien. Donc dans l'optique de poursuivre vers la Chine après notre petit périple en cheval, nous devrons forcément passer par ce poste frontière. Pour ce qui est de cette aventure à cheval, sachez que je dispose de l'ensemble du matériel nécessaire car j'ai déjà fait de la rando en autonomie. Donc tente ultra light, sac de couchage en duvet, popote etc etc..
Voilà les questions :
1 - Quel est pour vous le meilleur itinéraire? (en sachant que nous comptons rester dans le pays 1 mois, mais que s'il faut ralonger un peu nous pouvons, et sachant aussi que nous arriverons à Oulan Bator et devrons resortir du pays Zamiin Udd, au sud est) quand je regarde les cartes, j'ai l'impression que l'ouest du pays est plus jolie, plus vallonné, plus vert etc.. qu'en pensez vous?
2 - Acheter des chevaux est-il chose facile? allons nous devoir passer des jours et des jours à chercher? Les chevaux mongols sont visiblement robuste, mais sont-ils fait pour traverser comme ça de longue distances? D'après vous, combien coute un cheval? Faut-il en prévoir que 2 ou un 3eme pour les sac nourriture etc?
3 - Nous comptons partir de Paris début Aout, donc au maximum nous serons à Oulan Bator vers mi ou fin aout. Pensez vous que le climat sera un ennemi sérieux? D'ailleurs à quelle températures devons nous nous attendre en journée? Et la nuit?
4 - Nous sommes deux, (à ne rien connaître aux chevaux, je sais à peu près monter mais c'est tout) pensez vous qu'à deux c'est possible? ou faut-il emmener notre ami qui veux se joindre à nous uniquement pour cette étape à cheval, et repartir ensuite en France, sachant que lui à une énorme expérience avec les chevaux, (compétition, haut niveau etc..)?
5 - D'un point de vus purement pratique, enfin encore plus pratique que les questions du dessus : Est-il facile de trouver de la nourriture sur le chemin? Ou faut-il tout prévoir avant? Pareil pour l'eau..
6 - Question sécurité (ralalala ces occidentaux ;)) pensez vous que cela est risqué d'être seul (sans guide) de faire un feu le soir dormir en tente et laisser les chevaux attaché à coté de nous? Les mongols semblent sympathiques, mais les règles de bon sens changent parfois en fonction des pays...
Bon je sais que poser beaucoup de question sur un même poste n'est pas très bien venu donc je m'arrête là, mais en gros vous l'aurez compris, nous sommes deux, nous sommes motivés, pensez vous que cela soit possible? Quels seront les grosses difficultés rencontrées, et quels conseils pouvez vous nous donner?
PS : j'ai entendu dire que la société horsetrail (très bonne réputation) aidait parfois les étrangers à acheter leur propre chevaux. Savez vous si cela est toujours d’actualité?
Je vous remercie infiniment pour votre aide. Je m'excuse pour cette avalanche de questions.
J'ai très hate de vous lire. A bientôt. Sarcass.
Bonjour à tous,
j'ai lu pas mal de post sur la mongolie sur le forum qui m'ont aidé mais qui m'ont fait me poser pas mal de questions. On part pendant quatre semaine en mongolie en septembre et nous prévoyons un itinéraire du nord au sud. Par contre on ne souhaite pas louer une jeep sur la totalité du parcours, on souhaite s'arrêter pour passer du temps avec des mongols, faire du trekking dans le gobi et dans le nord, et peut être une découverte pendant une journée ou deux à cheval. Après on a pas envi de partir spécialement avec une agence, un indépendant pourquoi pas, notre but est d'être au plus près de la nature, nous prévoyons de dormir en tente de camping le plus souvent possible et lorsque nous choisirons un autre mode d'hébergement, j'aimerai assez acheter des denrées (type farine, pates, sucre etc..) pour payer nos nuitées. J'ai également lu qu'on pouvait offrir des présents aux familles, mais qu'est ce qui est plus utile pour ces familles ??
Merci à vous tous pour les réponses que vous nous apporterez sur les idées d'itinéraires, les coordonnées d'indépendants qui pourraient nous faire découvrir le pays, voire, d'un étudiant de l'alliance francaise avec qui on pourrait échanger réellement.
j'ai lu pas mal de post sur la mongolie sur le forum qui m'ont aidé mais qui m'ont fait me poser pas mal de questions. On part pendant quatre semaine en mongolie en septembre et nous prévoyons un itinéraire du nord au sud. Par contre on ne souhaite pas louer une jeep sur la totalité du parcours, on souhaite s'arrêter pour passer du temps avec des mongols, faire du trekking dans le gobi et dans le nord, et peut être une découverte pendant une journée ou deux à cheval. Après on a pas envi de partir spécialement avec une agence, un indépendant pourquoi pas, notre but est d'être au plus près de la nature, nous prévoyons de dormir en tente de camping le plus souvent possible et lorsque nous choisirons un autre mode d'hébergement, j'aimerai assez acheter des denrées (type farine, pates, sucre etc..) pour payer nos nuitées. J'ai également lu qu'on pouvait offrir des présents aux familles, mais qu'est ce qui est plus utile pour ces familles ??
Merci à vous tous pour les réponses que vous nous apporterez sur les idées d'itinéraires, les coordonnées d'indépendants qui pourraient nous faire découvrir le pays, voire, d'un étudiant de l'alliance francaise avec qui on pourrait échanger réellement.
bonjour,
quels sont les sites incontournables à faire en mongolie (avec deux enfants), 15 jours / 3 semaines paraissent suffisants ?
je commence à préparer un voyage pour été 2010 en asie, avec un passage en mongolie.
merci pour vos idées, conseils et autres.
Nous sommes un couple et partons en Mongolie en septembre 2010. Pouvons-nous organiser notre voyage de deux semaines sur place? Auprès de quels guides/agences?
Bonjour
Mejet le guide souvent conseillé sur VF ne répondant plus aux messages, je cherche un chauffeur guide pour 7 jours en mongolie début Août pour un périple soit à l'est, soit vers les lacs. Nous pensions mettre 95€ par jour pour la jeep, essence inclus. Nous ne souhaitons pas faire de cheval. Nous voyageons à 3.
Qui pourrait nous conseiller? merci
Salut tout le monde, cet été avec ma copine nous allons 3 semaines en Mongolie, en fait on a bien envie d aller faire un trek à pied mais sans prendre de guide, apparement ça se fait bien, quel trek conseillez vous ?
Et aprés on va faire un trek en cheval je pense, donc faudra prendre un guide je pense, j ai jamais fait de cheval, du coup est ce que je vais pas trop galerer avec les chevaux mongols ?
En préparation de notre séjour en Mongolie en juillet- août 2011, nous sommes en contact avec plusieurs agences notamment
Horseback Adventure, E-mongole et mongolie-randonnee.jimdo.com
nous aimerions vos impressions, expériences sur ces agences, surtout la dernière qui parait moins connue mais qui nous séduit un peu plus que les deux autres grosses machines.
salut à tous!!!
je pars en septembre en mongolie à vélo, pour un mois... y a t il des voyageurs qui ont prévu de découvrir ce beau pays à cette même période? je cherche des compagnons de route pour faire un bout de chemin ensemble (si vous êtes à vélo ou à cheval)... ou pour simplement se croiser!
à bientôt!
je pars en septembre en mongolie à vélo, pour un mois... y a t il des voyageurs qui ont prévu de découvrir ce beau pays à cette même période? je cherche des compagnons de route pour faire un bout de chemin ensemble (si vous êtes à vélo ou à cheval)... ou pour simplement se croiser!
à bientôt!
Bonjour à tous,
Avec une amie, nous avons le projet de partir cet été un mois en Mongolie. L'idée est de partir plus ou moins à l'aventure, c-a-d pas via une agence de voyage. Marcher avec notre sac et notre tente, s'arrêter quand nous croiserons des nomades pour passer le nuit avec eux, ... Nous avons trouvé quelques sites de personnes ayant fait ce genre de voyage mais tout information est toujours bonne à prendre! ;-) Notre inquiétude principale est de se retrouver seules dans les steppes mongoles... Y-a-t-il un risque important pour deux filles de se retrouver en Mongolie sans garçons et sans guide (allant de soi que notre itiniéraire sera soigneusement préparer)? Avez vous des conseils d'initnéraires ou connaissez vous de gens qui ont fait ce genre de voyage en mongolie?
Un grand merci à tous🙂
Manon
Avec une amie, nous avons le projet de partir cet été un mois en Mongolie. L'idée est de partir plus ou moins à l'aventure, c-a-d pas via une agence de voyage. Marcher avec notre sac et notre tente, s'arrêter quand nous croiserons des nomades pour passer le nuit avec eux, ... Nous avons trouvé quelques sites de personnes ayant fait ce genre de voyage mais tout information est toujours bonne à prendre! ;-) Notre inquiétude principale est de se retrouver seules dans les steppes mongoles... Y-a-t-il un risque important pour deux filles de se retrouver en Mongolie sans garçons et sans guide (allant de soi que notre itiniéraire sera soigneusement préparer)? Avez vous des conseils d'initnéraires ou connaissez vous de gens qui ont fait ce genre de voyage en mongolie?
Un grand merci à tous🙂
Manon
Bonjours à vous ,
je m'appelle LouisDo , je suis Québécois et je m'apprête à partir en Mongolie en Mai 2017 pour un voyage à vélo de quelques mois.
J'essais d'obtenir quelques information au sujet de l'état des routes et piste dans le secteur du Lac Khovsgol ainsi que dans les environs de la rivière Shishged (campement Tsaataans)
Mes questions :
1- Quelqu'un as-t'il déjà fait littéralement le tour du Lac Khovsgol , soit à pied , soit à cheval , soit en vélo ?
2-Comment étais l'état des routes-piste de l'est comme de l'ouest du Lac ?
3-Y as-t'il des gens qui ont été à la rencontre du peuple Tsaataan par eux-même , sans l'aide d'un guide , dans la région de la rivière Shishged...
4-Comment étais l'état des pistes dans ce secteur....Et est-il possible de se rendre à leur campement en vélo ou dois-je me trouver un endroit pour poser le vélo et partir à pied en autonomie ?
Merci
LouisDo
je m'appelle LouisDo , je suis Québécois et je m'apprête à partir en Mongolie en Mai 2017 pour un voyage à vélo de quelques mois.
J'essais d'obtenir quelques information au sujet de l'état des routes et piste dans le secteur du Lac Khovsgol ainsi que dans les environs de la rivière Shishged (campement Tsaataans)
Mes questions :
1- Quelqu'un as-t'il déjà fait littéralement le tour du Lac Khovsgol , soit à pied , soit à cheval , soit en vélo ?
2-Comment étais l'état des routes-piste de l'est comme de l'ouest du Lac ?
3-Y as-t'il des gens qui ont été à la rencontre du peuple Tsaataan par eux-même , sans l'aide d'un guide , dans la région de la rivière Shishged...
4-Comment étais l'état des pistes dans ce secteur....Et est-il possible de se rendre à leur campement en vélo ou dois-je me trouver un endroit pour poser le vélo et partir à pied en autonomie ?
Merci
LouisDo
au sommaire :
1 : recit de mon periple en mongolie
2 : baroude ou tour organise ?
3 : infos pour les autostoppeurs
4 : mes coups de coeur
5 : itineraires conseils
6 : periode ideale
Preambule : ce qui suit n'est que mon avis parmi des milliers d'autres differents. Je vous invite a completer, corriger, comenter afin que ce post que j'ai mis du temps a taper ne figure pas des la semaine prochaine en page 12 du forum !!! Je suis dispo pour toute question PRECISE, mais soyez patient, les connections depuis la chine sont moyennes... bon voyage a vous, j'espere que ces infos vous seront utiles
1 : recit de mon periple en mongolie arrive fin mai, avec un visa de 30 jours, j'etais avec des potes pas trop chauds pour partir direct par nous-memes, surtout qu'eux n'avaient que 12 jours, grosse erreur... logeant a Nassan, on est parti pour un tour de 10 jours : Amarbayagalant khid, Khovsgol, Tsagaan Nuur, Kharkhorin et retour, beaucoup de bornes a la va-vite a mon gout. Entre-temps, j'avais depose mon passeport au consulat de Chine, Nassan l'a recupere pour moi pour 1 usd et s'est occupe de mon extension de visa (meilleur de passer par une gh pour etre assurer d'obenir les 30 jours reglementaires, sinon, de temps en temps ils font les difficiles, la commission coute 5 usd, et l'extension de 30 jours 66 usd !!! c'est cher mais ca vaut le coup de rester longtemps en mongolie) ensuitem apres quelques jours de visite a UB, je suis reparti a kharkhorin avec une amie. En route, on a fait une halte a Khogno Khan khid pendant qq jours tranquilles au pied des montagnes. A kharkhorin j'avais un contact sur place, une creme, un saint homme qui nous a fait loger dans des familles pendant 4 jours, au coeur de la paisible existence des eleveurs, pas loin de la riviere Orkhon
ensuite mon amie est repartie sur UB, et j'ai poursuivi au sud puis a l'Ouest : Arvaikheer, Bayankhongor, Altai, Khovd et Olgii, le tout seul, en stop, en minibus, en camion, a motocyclette, en jeep, un peu de tout j'ai fait des haltes nombreuses et parfosi pas vraiment decidees, et le trajet pour bayan-olgii m'a pris 15 jours ! mais j'en ai profite, je me suis perdu dans les contreforts de l'altai avec des commercants en laine de mouton, puis j'ai randonne autour de la route Khovd-Olgii vers les deux hauts cols, vers le lac de Doroo et Tolbo, pause nadaam imprevue puis derniere etape pour olgii Nadaan olgii, le grand le vrai, un peu decu, j'ai prefere les petits nadaams de campagne, plus chaleureux et conviviaux. Ensuite, je suis parti plein nord vers tsagaannuur, dans l'idee de rejoindre Ulaangom via Uureg Nuur (lonely...) seulement la route est bloquee alors je marche pour rejoindre une autre route, stop pour ulaangom. De la, je pense filer vers Moron et redescendre vers Bulgan et UB, seulement il n'y a plus de traffic sur cette ancienne route, donc je suis oblige de faire demitour apres 250km pour revenir a Ulaangom. La, ca devient chaud chaud pour mon visa qui va sur sa finm alors je suis force de prendre un retour sur UB en direct en minibus, sur 3.5 jours, epique ! ensuite, j'ai file en chine
2 ; baroude ou tour organise ? tout depend de si vous avez du temps, et de combien vous etes... Pour la mongolie, il faut avoir un mois minimum selon moi. le toutr ne se justifie que si vous allez dans des coins perdus, genre le gobi, ou les sites sont loins de la civilisationsi vous avez 10-15 jours, c'est dommage pour vous, et alors je pense que c'est trop court pour decouvrir le pays par soi-meme, juste piger comment se passe les transports, les places a voir, les gens, sans parler de la langue... le 'tour' s'imposesi vous avez genre un mois, c'est pas mal, vous pouvez faire moitie-moitie, d'abord parce que les tours ca coute tres cher pour le pays, et puis pour se frotter aux locaux, c'est pas ideal. apres un tour, vous avez une idee de la culture, du mode de vie, vague mais c'est un debut pour vous lancer tout seuls ensuite.si vous avez deux mois, a vous de voir, je recommande evidemment la baroude, pour ce qui est des rencontres et de l'authenticite un voyage en deux temps est avantageux, ne serait-ce que pour se faire faire sa prolongation sans devoir poireauter sur UB pour les tours, comptez 15-20usd par tete si vous remplissez le fourgon, ie a 6 ou 7, facile de trouver des compagnons depuis les gh a UB par petites annonces. LE BON PLAN pour un tour, c'est de louer voiture+chauffeur a environ 30-35 dollars/jour, a partager entre vous, le petrole est en sus, ou alors vous pouvez l'inclure, , ce qui signifie que le loueur se fait du gras dessus aussi ! Ainsi, vous pouvez choisir de dormir ou vous voulez, sous tente pour economiser, avec des nomades en utilisant vote chauffeur comme interprete, possible seule, ent si vous n'etes pas trop nombreux, une ger c'est petit. L'avantage, c'est d'eviter de dormir dans des ger-gesthouse loin de la realite mongole, idem pour la bouffe, picnic a l'envi. Car c'est sur la bouffe et l'hebergement que les gh de UB se font du beurre !!!pour les meilleurs tarifs, d'apres les gens rencontres en route, Nassan est plutot bien place question prix interessant, meme si je rechine a faire de la pubpartir avec une bagnole RUSSE, les nouveaux models japonais ne supportent pas la steppe, ca creve, ca se demonte en cours de route, ou ca brule (connerie d'electronique), idem pour les trajets en minibus quand vous avez le choix, privillegiez le matos RUSSE
3 : infos pour les autostoppeurs le stop, c'est dementiellement facile si vous etes seul, plus delicat mais gerable si vous etes 2, surement impossible si vous etes 3. Par stop, j'entend prendre tout ce qui tombe sous la main, benne de camion avec les moutons ou du charbon, coince dans une jeep a 15 avec des gamins sur les genoux, et parfois des minibus payants (surtout si vous etes 2) le stop est souvent gratuit, parfois le gars tente sa chance en demandant un prix exhorbitant, parfois une voiture veut se la jouer taxi en effectuant le trajet rien que pour toi et le prix est en consequence, il faut dire non et attendre. Seul, j'ai rarement attendu vraiment longtemps, le plus souvent le premier vehicule stoppe. Bonheur par raport a la france. Sur les pistes principales, compter moins d'une heure, 2 grand max, si seul ! en dehors de ces pistes, c'est plus tendu ! ATTENTION aux noms de ville qui ont changes 12 fois et qui different suivant les cartes, ainsi qu'aux noms voisins (genre Dariv et Darvi, j'ai confondu et je me suis retrouve 100 km trop au sud, en dehors de la pist principale...) Une bonne carte est indispensable, eviter la ITMB qui est merdique, donnees vieilles de plus de 15 ans (encore l'etoile rouge au dessus du soyombo !!) sortir de UB : prendre un bus quelconque et s'arreter avant, en negociant le prix, puis tendre son pouce traffic correct sur la route sud vers l'Ouest, attention cependant a la loooongue etape entre Bayankhongor et Altai, 400km de Gobi a efectuer d'une traite, souvent payante car rudeentre Olgi et Ulaangom, prendre la NOUVELLE route via achit nuur, l'amcienne est inutilisee, pas de traffic DU TOUT apres tsagaannuur, surtout quand la riviere Bokhmoron submerge la route, c'est un coup a perdre 4 jours comme je l'ai fait !entre Ulaangom et l'Est, la route de Moron est INUTILISEE, 2 jours sans la moindre voiture ni dans un sens ni dans l'autre, ca fait un peu flipper en fin de visa... la route file desormais vers Tosontsengel au Zavkhan en longeant khiargas nuur, beaucoup de traffic, camions et jeep mais la route est difficile a trouver depuis Ulaangom car elle file d'abord plein Est avant de bifurquer au Sud, avec de multiples pistes qui partent dans tous les sens, dur de s'y retrouverensuite, l'arkangai se fait bien de Tosontsengel jusqu'a Tsetserleg puis Kharkhorin. TOUS les vehicules font le detour vers kharkhorin pour retrouver le goudron, impensable de couper directement vers UB. indication perso : j'ai atteind Olgii depuis UB pour 28000 T pour l'ensemble des transports. En gros, quand c'est payant, il faut compter 2-3000 T pour 100 km. Et souvent, tu es invite a passer la nuit, a bouffer, la totale...
4 : mes coups de coeurTsagaan Nuur en Arkhangai est superbe et encore peu developpe Kharkhorin est une ville paisible, monastere touristique partiellement transforme en musee, dommage, mais vraiment beau depuis Kharkhorin, partir le long de l'Orkhon, cette riviere est le berceau de tous les empires mongols de tous les temps, et on comprends pourquoi en la voyant. Belle riviere, des troupeaux en masse, des mongols accueillants, des vallees qui s'ouvrent vers les montagnes, partiellement boisees, un paradis pour la rando, le plus beau coin du pays selon moi Khogno Khan khid sur la route entre UB et kharkhorin, y passer qq jours ou au moins une nuit sinon ca ne sert a rien, blde jusqu'au sommet pour une vue epoustouflante, et rando vers les ruines de precedent complexe monastique Khovsgol Nuur est certes beau, mais il est stupide d'y aller pour 1 ou 2 jours. Il faut ou amoins y rester une semaine comme Loic le raconte dans un autre post pour randonner a cheval. Oubliez les tsataan bien sur, je ne reviendrai pas la dessus. En fait, ce lac m'a decu apres le Baikal Russe, mais je n'y suis pas reste suffisamment longtemps. Trop de tourist-camp, sortes de ger-land pour friques... tellment d'autres endroits plus beaux et sauvages, non developpes pour le touriste de masse et ou les gens sont intrigue par un blanc solitaire !Amarbayasgalant Khid, en Selenge, un must, vraiment magnifique, niche au fond d'une vallee feerique pour ceux qui revent de voir la steppe la vraie. PAs encore developpe car en dehors des rotues, et tellement moins populaire qu'Erdene Zuu a Kharkhorin, il le depasse de loin pourtant selon moi. Pour y aller, c'est tendu, tour ou jeep-taxi a la journee, ou alors plusieurs jours de rando, ca doit etre splendide, avec probablement un lift en stop a la cle avec de la patience. Y dormir absolument pour le coucher de soleil depuis les ovoo environnants. les environs de Khashat Davaa et Buratiyn Davaa, entre Khovd aimag et Bayan-olgii aimag, le long de la route principale. Vers la Nimarjin valley conseillee par le lonely, mais pourquoi ne pas aller se perdre alleurs ? diable l'altai c'est grand ! possibilite de rando de fou partout le long des rivieres, DorooNuur est fantastique, mais le lac est sale, cours d'eau au Sud-Ouest, vers les gers, logique...pour ceux qui veulent s'en tenir au lonely, la nimarjin demarre juste apres le pont en venant de Khovd. Il y a un guanz avec la famille la plus adorable du pays, un pont surprenant de solidite et 100m de goudron surgis du neant. A droite, c'est la nimarjin gol, a gauche, c'est la doroo gol.
5 : itineraires conseils privilegiez une region plutot de que de faire des kilometres en ne vous arretant nulle part suffisamment longtmeps pour lier des liens avec les gens et respirer l'air local, sauf si vous avez 2 mois la mongolie est un pays qui devrait se parcourir a pied, a velo, en stop, ou a cheval pour ceux qui ont tout compris. Bien sur onpasse a cote de certains sites ''must'' mais tant pis, la steppe, la montagne et les habitants ne se percoivent bien que dans la LENTEUR et l'HUMILITE de l'homme face a la Nature.
le top, c'est l'arkhangai, la plus ''mongole'' des provinces, surtout si l'on sort des sentiers battus. Steppes et forets melees. Le nord est deja trop siberien, taiga a voir plutot en siberie ! Le Gobi decoit certains, je n'y suis pas alle donc je ne peux rien dire, pas emballe a l'idee de ne pas voir les dunes de sables de l'imaginaire collectif quant au desert... rien que la route autour d'Altai donne une bonne idee de l'aridite du coin, moi ca m'a suffit. L'Altai c'est beau mais c'est loin. Il est inutile d'y aller si vous n'avez pas un mois et demi a y consacrer. De plus c'est deja autre chose que la mongolie veritable. Peu de steppe, pas de foret du tout, a la fin les arbres me manquaient tellement ! Aride et sec, sauf autour des cours d'eau. Bien sur ce sont les kazakh, qui rivalisent avec les mongols pour leur hospitalite. Alors soit vous etes riche et vous prenez l'avion (visez Khovd et non Ulaangom, la route est ensuite plus belle) (prenez un aller-retour, plus avantageux financierement que deux allers simples) (n'allez pas directement a Olgii pour experimenter les rotues mongoles). Mais mon conseil a moi, c'est : ne prenez pas l'avion du tout et allez-y pas la route pour saisir l'immensite du pays... dans ce cas, l'ideal est d'y aller en bus ou stop par etapes en profitant de la route, et de revenir en bus direct. Deux raisons : la route sud vaut le coup, variee et vraiment belle, completement differente de bout en bout. Ensuite, la route nord est longue et plutot monotone. Enfin, Revenir en bus d'une traite est eprouvant mais c'est ausi une experience a vivre, le vrai voyage a la mongole ! De plous, c'est plus confortable pour la fin de visa !!! croyez-moi, c'est pas drole de flipper tout seul a ce sujet perdu dans la steppe a 1400km d'UB pour le trajet direct, prevoyez 4 jours de route. C'est vraiment rude. Les precieux apprecieront un retour en avion. Un depart tous les 2 ou 3 jours environ d'Olgii comme de Ulaangom, idem depuis khovd. Prevoir du mou car pour partir il faut attendre qu'il y ait des gens parfois plusieurs jours ! Lorgnez sur plusieurs vehicules est une bonne idee, mais soyez discret car les chaufeurs n'apprecient pas que le touriste mordent a tous les hamecons... Mais bon, a la mongole : "on part demain matin, pour sur" peut se transformer le lendemain en " cet apresmidi peut-etre" puis en "demain probablement"... de toute facon, ce mou peut etre utilise en visitant UB avant de repartir, au moins vous savez quoi visiter, le prix des choses, quoi ramener comme souvenirs, et le repos avant de repartir pour chine russie ou maison est salutaire... le prix du retour direct est d'environ 40-50000 T Depuis UB pour les provinces de l'Ouest, pas de bus officiels mais renseignez-vous de partout, il y a toujours le frere du voisin de la cousine qui justement part demain pour Olgii !! aller zoner du cote de 'information touristique sur Suskbaatar, les employes sont cordiaux au possible et ont des connexions dans le milieu des chauffeurs
6 : periode ideale juin est top, pas trop de touristes, il fait bon sans faire chaud, pas encore de mmoustiques, feroces des juillet voire impossible, sans repulsif, j'y serais reste ! ne pensez pas trop au nadaam du 11-13 juillet, j'ai prefere de loin les petits nadaams qui se produisent un peu partout au hasard, vraiment authentiques et sans le ceremonial pompeux du grrrrand nadaam. Evitez bien sur a tout prix le nadaam a UB, un piege a touristes visitant le pays en 5 jours et voulant tout voir !
Preambule : ce qui suit n'est que mon avis parmi des milliers d'autres differents. Je vous invite a completer, corriger, comenter afin que ce post que j'ai mis du temps a taper ne figure pas des la semaine prochaine en page 12 du forum !!! Je suis dispo pour toute question PRECISE, mais soyez patient, les connections depuis la chine sont moyennes... bon voyage a vous, j'espere que ces infos vous seront utiles
1 : recit de mon periple en mongolie arrive fin mai, avec un visa de 30 jours, j'etais avec des potes pas trop chauds pour partir direct par nous-memes, surtout qu'eux n'avaient que 12 jours, grosse erreur... logeant a Nassan, on est parti pour un tour de 10 jours : Amarbayagalant khid, Khovsgol, Tsagaan Nuur, Kharkhorin et retour, beaucoup de bornes a la va-vite a mon gout. Entre-temps, j'avais depose mon passeport au consulat de Chine, Nassan l'a recupere pour moi pour 1 usd et s'est occupe de mon extension de visa (meilleur de passer par une gh pour etre assurer d'obenir les 30 jours reglementaires, sinon, de temps en temps ils font les difficiles, la commission coute 5 usd, et l'extension de 30 jours 66 usd !!! c'est cher mais ca vaut le coup de rester longtemps en mongolie) ensuitem apres quelques jours de visite a UB, je suis reparti a kharkhorin avec une amie. En route, on a fait une halte a Khogno Khan khid pendant qq jours tranquilles au pied des montagnes. A kharkhorin j'avais un contact sur place, une creme, un saint homme qui nous a fait loger dans des familles pendant 4 jours, au coeur de la paisible existence des eleveurs, pas loin de la riviere Orkhon
ensuite mon amie est repartie sur UB, et j'ai poursuivi au sud puis a l'Ouest : Arvaikheer, Bayankhongor, Altai, Khovd et Olgii, le tout seul, en stop, en minibus, en camion, a motocyclette, en jeep, un peu de tout j'ai fait des haltes nombreuses et parfosi pas vraiment decidees, et le trajet pour bayan-olgii m'a pris 15 jours ! mais j'en ai profite, je me suis perdu dans les contreforts de l'altai avec des commercants en laine de mouton, puis j'ai randonne autour de la route Khovd-Olgii vers les deux hauts cols, vers le lac de Doroo et Tolbo, pause nadaam imprevue puis derniere etape pour olgii Nadaan olgii, le grand le vrai, un peu decu, j'ai prefere les petits nadaams de campagne, plus chaleureux et conviviaux. Ensuite, je suis parti plein nord vers tsagaannuur, dans l'idee de rejoindre Ulaangom via Uureg Nuur (lonely...) seulement la route est bloquee alors je marche pour rejoindre une autre route, stop pour ulaangom. De la, je pense filer vers Moron et redescendre vers Bulgan et UB, seulement il n'y a plus de traffic sur cette ancienne route, donc je suis oblige de faire demitour apres 250km pour revenir a Ulaangom. La, ca devient chaud chaud pour mon visa qui va sur sa finm alors je suis force de prendre un retour sur UB en direct en minibus, sur 3.5 jours, epique ! ensuite, j'ai file en chine
2 ; baroude ou tour organise ? tout depend de si vous avez du temps, et de combien vous etes... Pour la mongolie, il faut avoir un mois minimum selon moi. le toutr ne se justifie que si vous allez dans des coins perdus, genre le gobi, ou les sites sont loins de la civilisationsi vous avez 10-15 jours, c'est dommage pour vous, et alors je pense que c'est trop court pour decouvrir le pays par soi-meme, juste piger comment se passe les transports, les places a voir, les gens, sans parler de la langue... le 'tour' s'imposesi vous avez genre un mois, c'est pas mal, vous pouvez faire moitie-moitie, d'abord parce que les tours ca coute tres cher pour le pays, et puis pour se frotter aux locaux, c'est pas ideal. apres un tour, vous avez une idee de la culture, du mode de vie, vague mais c'est un debut pour vous lancer tout seuls ensuite.si vous avez deux mois, a vous de voir, je recommande evidemment la baroude, pour ce qui est des rencontres et de l'authenticite un voyage en deux temps est avantageux, ne serait-ce que pour se faire faire sa prolongation sans devoir poireauter sur UB pour les tours, comptez 15-20usd par tete si vous remplissez le fourgon, ie a 6 ou 7, facile de trouver des compagnons depuis les gh a UB par petites annonces. LE BON PLAN pour un tour, c'est de louer voiture+chauffeur a environ 30-35 dollars/jour, a partager entre vous, le petrole est en sus, ou alors vous pouvez l'inclure, , ce qui signifie que le loueur se fait du gras dessus aussi ! Ainsi, vous pouvez choisir de dormir ou vous voulez, sous tente pour economiser, avec des nomades en utilisant vote chauffeur comme interprete, possible seule, ent si vous n'etes pas trop nombreux, une ger c'est petit. L'avantage, c'est d'eviter de dormir dans des ger-gesthouse loin de la realite mongole, idem pour la bouffe, picnic a l'envi. Car c'est sur la bouffe et l'hebergement que les gh de UB se font du beurre !!!pour les meilleurs tarifs, d'apres les gens rencontres en route, Nassan est plutot bien place question prix interessant, meme si je rechine a faire de la pubpartir avec une bagnole RUSSE, les nouveaux models japonais ne supportent pas la steppe, ca creve, ca se demonte en cours de route, ou ca brule (connerie d'electronique), idem pour les trajets en minibus quand vous avez le choix, privillegiez le matos RUSSE
3 : infos pour les autostoppeurs le stop, c'est dementiellement facile si vous etes seul, plus delicat mais gerable si vous etes 2, surement impossible si vous etes 3. Par stop, j'entend prendre tout ce qui tombe sous la main, benne de camion avec les moutons ou du charbon, coince dans une jeep a 15 avec des gamins sur les genoux, et parfois des minibus payants (surtout si vous etes 2) le stop est souvent gratuit, parfois le gars tente sa chance en demandant un prix exhorbitant, parfois une voiture veut se la jouer taxi en effectuant le trajet rien que pour toi et le prix est en consequence, il faut dire non et attendre. Seul, j'ai rarement attendu vraiment longtemps, le plus souvent le premier vehicule stoppe. Bonheur par raport a la france. Sur les pistes principales, compter moins d'une heure, 2 grand max, si seul ! en dehors de ces pistes, c'est plus tendu ! ATTENTION aux noms de ville qui ont changes 12 fois et qui different suivant les cartes, ainsi qu'aux noms voisins (genre Dariv et Darvi, j'ai confondu et je me suis retrouve 100 km trop au sud, en dehors de la pist principale...) Une bonne carte est indispensable, eviter la ITMB qui est merdique, donnees vieilles de plus de 15 ans (encore l'etoile rouge au dessus du soyombo !!) sortir de UB : prendre un bus quelconque et s'arreter avant, en negociant le prix, puis tendre son pouce traffic correct sur la route sud vers l'Ouest, attention cependant a la loooongue etape entre Bayankhongor et Altai, 400km de Gobi a efectuer d'une traite, souvent payante car rudeentre Olgi et Ulaangom, prendre la NOUVELLE route via achit nuur, l'amcienne est inutilisee, pas de traffic DU TOUT apres tsagaannuur, surtout quand la riviere Bokhmoron submerge la route, c'est un coup a perdre 4 jours comme je l'ai fait !entre Ulaangom et l'Est, la route de Moron est INUTILISEE, 2 jours sans la moindre voiture ni dans un sens ni dans l'autre, ca fait un peu flipper en fin de visa... la route file desormais vers Tosontsengel au Zavkhan en longeant khiargas nuur, beaucoup de traffic, camions et jeep mais la route est difficile a trouver depuis Ulaangom car elle file d'abord plein Est avant de bifurquer au Sud, avec de multiples pistes qui partent dans tous les sens, dur de s'y retrouverensuite, l'arkangai se fait bien de Tosontsengel jusqu'a Tsetserleg puis Kharkhorin. TOUS les vehicules font le detour vers kharkhorin pour retrouver le goudron, impensable de couper directement vers UB. indication perso : j'ai atteind Olgii depuis UB pour 28000 T pour l'ensemble des transports. En gros, quand c'est payant, il faut compter 2-3000 T pour 100 km. Et souvent, tu es invite a passer la nuit, a bouffer, la totale...
4 : mes coups de coeurTsagaan Nuur en Arkhangai est superbe et encore peu developpe Kharkhorin est une ville paisible, monastere touristique partiellement transforme en musee, dommage, mais vraiment beau depuis Kharkhorin, partir le long de l'Orkhon, cette riviere est le berceau de tous les empires mongols de tous les temps, et on comprends pourquoi en la voyant. Belle riviere, des troupeaux en masse, des mongols accueillants, des vallees qui s'ouvrent vers les montagnes, partiellement boisees, un paradis pour la rando, le plus beau coin du pays selon moi Khogno Khan khid sur la route entre UB et kharkhorin, y passer qq jours ou au moins une nuit sinon ca ne sert a rien, blde jusqu'au sommet pour une vue epoustouflante, et rando vers les ruines de precedent complexe monastique Khovsgol Nuur est certes beau, mais il est stupide d'y aller pour 1 ou 2 jours. Il faut ou amoins y rester une semaine comme Loic le raconte dans un autre post pour randonner a cheval. Oubliez les tsataan bien sur, je ne reviendrai pas la dessus. En fait, ce lac m'a decu apres le Baikal Russe, mais je n'y suis pas reste suffisamment longtemps. Trop de tourist-camp, sortes de ger-land pour friques... tellment d'autres endroits plus beaux et sauvages, non developpes pour le touriste de masse et ou les gens sont intrigue par un blanc solitaire !Amarbayasgalant Khid, en Selenge, un must, vraiment magnifique, niche au fond d'une vallee feerique pour ceux qui revent de voir la steppe la vraie. PAs encore developpe car en dehors des rotues, et tellement moins populaire qu'Erdene Zuu a Kharkhorin, il le depasse de loin pourtant selon moi. Pour y aller, c'est tendu, tour ou jeep-taxi a la journee, ou alors plusieurs jours de rando, ca doit etre splendide, avec probablement un lift en stop a la cle avec de la patience. Y dormir absolument pour le coucher de soleil depuis les ovoo environnants. les environs de Khashat Davaa et Buratiyn Davaa, entre Khovd aimag et Bayan-olgii aimag, le long de la route principale. Vers la Nimarjin valley conseillee par le lonely, mais pourquoi ne pas aller se perdre alleurs ? diable l'altai c'est grand ! possibilite de rando de fou partout le long des rivieres, DorooNuur est fantastique, mais le lac est sale, cours d'eau au Sud-Ouest, vers les gers, logique...pour ceux qui veulent s'en tenir au lonely, la nimarjin demarre juste apres le pont en venant de Khovd. Il y a un guanz avec la famille la plus adorable du pays, un pont surprenant de solidite et 100m de goudron surgis du neant. A droite, c'est la nimarjin gol, a gauche, c'est la doroo gol.
5 : itineraires conseils privilegiez une region plutot de que de faire des kilometres en ne vous arretant nulle part suffisamment longtmeps pour lier des liens avec les gens et respirer l'air local, sauf si vous avez 2 mois la mongolie est un pays qui devrait se parcourir a pied, a velo, en stop, ou a cheval pour ceux qui ont tout compris. Bien sur onpasse a cote de certains sites ''must'' mais tant pis, la steppe, la montagne et les habitants ne se percoivent bien que dans la LENTEUR et l'HUMILITE de l'homme face a la Nature.
le top, c'est l'arkhangai, la plus ''mongole'' des provinces, surtout si l'on sort des sentiers battus. Steppes et forets melees. Le nord est deja trop siberien, taiga a voir plutot en siberie ! Le Gobi decoit certains, je n'y suis pas alle donc je ne peux rien dire, pas emballe a l'idee de ne pas voir les dunes de sables de l'imaginaire collectif quant au desert... rien que la route autour d'Altai donne une bonne idee de l'aridite du coin, moi ca m'a suffit. L'Altai c'est beau mais c'est loin. Il est inutile d'y aller si vous n'avez pas un mois et demi a y consacrer. De plus c'est deja autre chose que la mongolie veritable. Peu de steppe, pas de foret du tout, a la fin les arbres me manquaient tellement ! Aride et sec, sauf autour des cours d'eau. Bien sur ce sont les kazakh, qui rivalisent avec les mongols pour leur hospitalite. Alors soit vous etes riche et vous prenez l'avion (visez Khovd et non Ulaangom, la route est ensuite plus belle) (prenez un aller-retour, plus avantageux financierement que deux allers simples) (n'allez pas directement a Olgii pour experimenter les rotues mongoles). Mais mon conseil a moi, c'est : ne prenez pas l'avion du tout et allez-y pas la route pour saisir l'immensite du pays... dans ce cas, l'ideal est d'y aller en bus ou stop par etapes en profitant de la route, et de revenir en bus direct. Deux raisons : la route sud vaut le coup, variee et vraiment belle, completement differente de bout en bout. Ensuite, la route nord est longue et plutot monotone. Enfin, Revenir en bus d'une traite est eprouvant mais c'est ausi une experience a vivre, le vrai voyage a la mongole ! De plous, c'est plus confortable pour la fin de visa !!! croyez-moi, c'est pas drole de flipper tout seul a ce sujet perdu dans la steppe a 1400km d'UB pour le trajet direct, prevoyez 4 jours de route. C'est vraiment rude. Les precieux apprecieront un retour en avion. Un depart tous les 2 ou 3 jours environ d'Olgii comme de Ulaangom, idem depuis khovd. Prevoir du mou car pour partir il faut attendre qu'il y ait des gens parfois plusieurs jours ! Lorgnez sur plusieurs vehicules est une bonne idee, mais soyez discret car les chaufeurs n'apprecient pas que le touriste mordent a tous les hamecons... Mais bon, a la mongole : "on part demain matin, pour sur" peut se transformer le lendemain en " cet apresmidi peut-etre" puis en "demain probablement"... de toute facon, ce mou peut etre utilise en visitant UB avant de repartir, au moins vous savez quoi visiter, le prix des choses, quoi ramener comme souvenirs, et le repos avant de repartir pour chine russie ou maison est salutaire... le prix du retour direct est d'environ 40-50000 T Depuis UB pour les provinces de l'Ouest, pas de bus officiels mais renseignez-vous de partout, il y a toujours le frere du voisin de la cousine qui justement part demain pour Olgii !! aller zoner du cote de 'information touristique sur Suskbaatar, les employes sont cordiaux au possible et ont des connexions dans le milieu des chauffeurs
6 : periode ideale juin est top, pas trop de touristes, il fait bon sans faire chaud, pas encore de mmoustiques, feroces des juillet voire impossible, sans repulsif, j'y serais reste ! ne pensez pas trop au nadaam du 11-13 juillet, j'ai prefere de loin les petits nadaams qui se produisent un peu partout au hasard, vraiment authentiques et sans le ceremonial pompeux du grrrrand nadaam. Evitez bien sur a tout prix le nadaam a UB, un piege a touristes visitant le pays en 5 jours et voulant tout voir !
je suis en train de penser sérieusement à aller en mongolie en février mars 2007...mais tout à coup je me demande quel temps il fait là-bas à c'te période 😮 ?????(neige? - 30° ?).... Merci pour vos réponses.
Bonjour à tous!
Je pars faire un trek en solitaire en Mongolie cet été au mois d'Aout. Voilà très approximativement mon itinéraire.
Est-ce que l'un d'entre vous aurais des coordonnées GPS de puits où il y a encore de l'eau ?
Je précise que mon itinéraire dépendra surtout de ça.
Merci!
Bonjour bonjour.
Je vais aller en Mongolie cet été pour faire une grande randonnée, en solitaire. J'ai l'habitude des ce genre d'aventure, je suis bien équipé pour, bien que je n'ai que 23 ans et que mes échappés se sont toujours faites sur le territoire français. Tout est théoriquement en place, le billet du transsiberien est pris, les réservations en Russie. Toutefois, comme je voudrais tout simplement faire ce fabuleux voyage sans anxiete, sans me dire que je risque de dépasser la date limite de deux mois faute d'avoir eu une invitation. C'est toujours bien triste d'être poursuivie par ce genre de pensée kafkaïenne dans des moments qui pourraient en être si loins. j'aurais souhaité savoir s'il vous était possible d'invitation pour la mongolie, et si oui comment? Quelqu'un aurait t'il un heureux contact dans cet heureuse contrée? Ou une expérience similaire à la mienne?
IL est une autre détail concernant le visa mongol qui me tracasse, est t’il indispensable de donner sa date de retour ? Ou simplement un justificatif billet retour ? Je vous remercie d'avance de vos réponses.
IL est une autre détail concernant le visa mongol qui me tracasse, est t’il indispensable de donner sa date de retour ? Ou simplement un justificatif billet retour ? Je vous remercie d'avance de vos réponses.
Bonjour!
Me voila en Mongolie après 2 ans d'attente. Alors comme cette année je lis et j'entends tellement de personnes désirant partir, je voulais vous faire partager mon expérience. J'étais venue il y a 2 ans dans la UB guesthouse, sympa. Cette année, je suis dans la guesthouse de Mongolian Resorts, une nouvelle guesthouse à 8$ (comme il n'y a personne pour le moment, je paye moins! c'est toujours bon à savoir). Et je ne suis pas mécontente dans le sens où elle est située en pleine ville, entre le cirque et le department store. Un peu difficile à trouver, comme toutes les guesthouse 🙂, et on se demande un peu si la porte qu'on ouvre est la bonne! A part ça, c'est tout neuf, tout propre à proximité de tout, dans le quartier le plus sûr de la ville (il n'y a pas mieux, les voisins sont des policiers!!!). Ah oui, et si on veut sortir, il y l'Oasis, une boîte, juste à côté, gratuit pour les clients de cette guesthouse-ci. A part ça, il fait beau, froid et chaud et je ne sais jamais si je dois sortir avec mon éventail ou ma doudoune😎!! Voila, si vous faites un petit tour en Mongolie et que vous êtes un peu paumé, n'hésitez pas à m'envoyer un petit mot! Je me ferai un plaisir de vous renseigner!!!! Peut-être à bientôt à UB!!
Me voila en Mongolie après 2 ans d'attente. Alors comme cette année je lis et j'entends tellement de personnes désirant partir, je voulais vous faire partager mon expérience. J'étais venue il y a 2 ans dans la UB guesthouse, sympa. Cette année, je suis dans la guesthouse de Mongolian Resorts, une nouvelle guesthouse à 8$ (comme il n'y a personne pour le moment, je paye moins! c'est toujours bon à savoir). Et je ne suis pas mécontente dans le sens où elle est située en pleine ville, entre le cirque et le department store. Un peu difficile à trouver, comme toutes les guesthouse 🙂, et on se demande un peu si la porte qu'on ouvre est la bonne! A part ça, c'est tout neuf, tout propre à proximité de tout, dans le quartier le plus sûr de la ville (il n'y a pas mieux, les voisins sont des policiers!!!). Ah oui, et si on veut sortir, il y l'Oasis, une boîte, juste à côté, gratuit pour les clients de cette guesthouse-ci. A part ça, il fait beau, froid et chaud et je ne sais jamais si je dois sortir avec mon éventail ou ma doudoune😎!! Voila, si vous faites un petit tour en Mongolie et que vous êtes un peu paumé, n'hésitez pas à m'envoyer un petit mot! Je me ferai un plaisir de vous renseigner!!!! Peut-être à bientôt à UB!!
salut à tous les passionnés de Mongolie.
pour ma part je souhaite partir en Mongolie 2 ou 3 mois sur la période juin- aout 2005 et j'ai choisi le velo comme moyen de déplacement. Pour l'instant je suis toute seule et je cherche 1 ou des compagnons de voyage motivés pour faire des bouts de route avec moi ou des gens qui partent et auxquels je pourrais me joindre sur quelques centaines de kilometres.
Sinon je suis également curieuse de savoir quel est le moyen d'obtenir un visa de plus de 30 jours pour ce beau pays.
merci d'avance pour tous renseignement ou proposition
pour ma part je souhaite partir en Mongolie 2 ou 3 mois sur la période juin- aout 2005 et j'ai choisi le velo comme moyen de déplacement. Pour l'instant je suis toute seule et je cherche 1 ou des compagnons de voyage motivés pour faire des bouts de route avec moi ou des gens qui partent et auxquels je pourrais me joindre sur quelques centaines de kilometres.
Sinon je suis également curieuse de savoir quel est le moyen d'obtenir un visa de plus de 30 jours pour ce beau pays.
merci d'avance pour tous renseignement ou proposition
Bonjour,
Je vais en voyage en en train a travers la Mongolie et je serais 6 jours a Oulan Bator. Que dois-je absolument faire/voir? Est-il possible d'aller dans le desert de Gobi ou ce sera trop loin? J'ai un peu peur de m'ennuyer... On pensais pas resté si longtemps... C'est a cause des horaires de train que l'on dois resté 6 jours. Tous conseilles est bienvenu! Merci, Julie
Je vais en voyage en en train a travers la Mongolie et je serais 6 jours a Oulan Bator. Que dois-je absolument faire/voir? Est-il possible d'aller dans le desert de Gobi ou ce sera trop loin? J'ai un peu peur de m'ennuyer... On pensais pas resté si longtemps... C'est a cause des horaires de train que l'on dois resté 6 jours. Tous conseilles est bienvenu! Merci, Julie
Amis de la Mongolie, j'ai besoin de vos conseils avisés 🙂
Je prépare un voyage de plusieurs mois qui m'emmènera des Balkans à la Chine en passant par la Mongolie. Je pense débarquer à UB tout début juin.
Voici quelques questions dans le désordre :
Grosso modo j'aimerais découvrir 2 régions : Khovsgol (en juin) et autour de Kharkhorin (en juillet). Quelqu'un saurait me dire quels sont les différents moyens de relier Moron/khatgal et Kharkhorin (petit budget) ? et en combien de temps ? faut-il repasser par UB ? j'aimerais pouvoir faire une halte à Bulgan.
Je recherche également une agence locale que je pourrai contacter de France pour partir à cheval ou à pied dans la taiga à partir du lac khosgol (et peut être rencontrer une famille tsaatan qui sait...). pourriez-vous également me décrire un peu les conditions climatiques du coin (je sais qu'elles sont difficiles mais jusqu'à quel point en juin ? (phase d'équipement en cours : tente, sac de couchage...)
j'ai lu aussi qu'il fallait se procurer un permis spécial à UB du fait de la frontière russe toute proche...en savez-vous un peu plus ? où se procurer le permis par ex ?
Si vous avez déjà fait des treks dans cette région, autour du lac, ou que vous projeter d'y aller, je suis tout ouïe !!
Enfin, si qq'un a le bon plan du siècle : où et quand acheter un billet UB-Pékin (fin juillet) au meilleur prix ? Comme ce sera la fin de mon visa mongol : combien de jours faut-il compter pour arriver en Chine ?
Autrement, je suis bien entendu très intéressée par tous les avis, bonnes adresses et contacts sympas dont vous pourrez me faire part...;-)
merci !!
Je prépare un voyage de plusieurs mois qui m'emmènera des Balkans à la Chine en passant par la Mongolie. Je pense débarquer à UB tout début juin.
Voici quelques questions dans le désordre :
Grosso modo j'aimerais découvrir 2 régions : Khovsgol (en juin) et autour de Kharkhorin (en juillet). Quelqu'un saurait me dire quels sont les différents moyens de relier Moron/khatgal et Kharkhorin (petit budget) ? et en combien de temps ? faut-il repasser par UB ? j'aimerais pouvoir faire une halte à Bulgan.
Je recherche également une agence locale que je pourrai contacter de France pour partir à cheval ou à pied dans la taiga à partir du lac khosgol (et peut être rencontrer une famille tsaatan qui sait...). pourriez-vous également me décrire un peu les conditions climatiques du coin (je sais qu'elles sont difficiles mais jusqu'à quel point en juin ? (phase d'équipement en cours : tente, sac de couchage...)
j'ai lu aussi qu'il fallait se procurer un permis spécial à UB du fait de la frontière russe toute proche...en savez-vous un peu plus ? où se procurer le permis par ex ?
Si vous avez déjà fait des treks dans cette région, autour du lac, ou que vous projeter d'y aller, je suis tout ouïe !!
Enfin, si qq'un a le bon plan du siècle : où et quand acheter un billet UB-Pékin (fin juillet) au meilleur prix ? Comme ce sera la fin de mon visa mongol : combien de jours faut-il compter pour arriver en Chine ?
Autrement, je suis bien entendu très intéressée par tous les avis, bonnes adresses et contacts sympas dont vous pourrez me faire part...;-)
merci !!
Bonjour, je suis encore étudiante et je projette pourtant dès maintenant de partir en Mongolie. Je viens de trouver ce site qui j'espère va beaucoup m'aider.
J'ai commencé a regarder les différents forum sur la question mais je me suis dis qu'après tout, autant poster directement.
Mon objectif est de partir, une fois mes études terminées et quelques économies en poche, pour une durée encore indéterminée mais qui me permette de voir une grande partie du pays et de découvrir le mode de vie de façon la plus authentique.
Donc voila pour le moment je n'ai fais encore aucun "grand voyage" seule et je ne sais pas par où commencer mes recherches : Est ce qu'il vaut mieux choisir son itinéraire d'abord? Savoir niveau administratif ce qu'il faut faire? Se trouver un coupaing ou une coupine de voyage avant d'organiser quoi que ce soit? Oui parce que pour le moment je suis toute seule mais je crois que pour un premier voyage je préférais partir accompagnée ^^
Enfin tout plein de questions auxquelles j'espère trouver des réponses ici
Mercii d'avance
Mayon
J'ai commencé a regarder les différents forum sur la question mais je me suis dis qu'après tout, autant poster directement.
Mon objectif est de partir, une fois mes études terminées et quelques économies en poche, pour une durée encore indéterminée mais qui me permette de voir une grande partie du pays et de découvrir le mode de vie de façon la plus authentique.
Donc voila pour le moment je n'ai fais encore aucun "grand voyage" seule et je ne sais pas par où commencer mes recherches : Est ce qu'il vaut mieux choisir son itinéraire d'abord? Savoir niveau administratif ce qu'il faut faire? Se trouver un coupaing ou une coupine de voyage avant d'organiser quoi que ce soit? Oui parce que pour le moment je suis toute seule mais je crois que pour un premier voyage je préférais partir accompagnée ^^
Enfin tout plein de questions auxquelles j'espère trouver des réponses ici
Mercii d'avance
Mayon
Bonjour à tous et toutes
Nous sommes deux amies et nous désirons partir 3 mois en Mongolie (de mai à juillet 09).....et nous ne trouvons pas comment obtenir une lettre d'invitation "officielle" pour l'obtention de ce visa. Action visa et Home visa ne la fournissent plus!! Nous avons même écrit au service de l'immigration en Mongolie sans résultat.... savez vous si des agences de voyage peuvent nous la procurrer?? Quelqu'un pourrait il nous aider svp!!! merci d'avance virginie et isa
Nous sommes deux amies et nous désirons partir 3 mois en Mongolie (de mai à juillet 09).....et nous ne trouvons pas comment obtenir une lettre d'invitation "officielle" pour l'obtention de ce visa. Action visa et Home visa ne la fournissent plus!! Nous avons même écrit au service de l'immigration en Mongolie sans résultat.... savez vous si des agences de voyage peuvent nous la procurrer?? Quelqu'un pourrait il nous aider svp!!! merci d'avance virginie et isa
Bonjour à tous
J'ai répondu à un message en privé concernant les trajets interessants, le budget à prévoir et comment le gérer au quotidien, ect ...
Voici une copie de tout cela afin que cela profite au plus grand nombre.
Bon voyage !
Cécile-- Trajet : En arrivant par la russie (Irkouts à transmongolien à erdenet ou ulaan baatar ?) tu peux aller direct au lac Hovgol qui est magnifique (surtout en automne --> mélèzes jaunes et végétation rouge, lac bleu lagon). Y’a des bus direct jusqu’à moron ensuite il faut que tu trouves un chauffeur qui aurait l’opportunité de ne pas voyager à vide au retour … une fois à hatgal (dernière ville au sud du lac) tu peux soit faire le tour du lac, soit aller voir les tsataans (éleveurs de rennes). Dans les 2 cas ce sera à cheval ou à pied. Là bas (dans la montagne pour rejoindre le pays des tsataans) il fait très froid donc il faut VRAIMENT être bien équipé (2eme duvet par exemple) : t° pouvant aller jusqu’à –15 – 20 en automne (on m’a dit). Il n’est pas certain que tu croises des éleveurs car ils bougent tout le temps et ne tiennent pas particulièrement à ce qu’on les trouve. Le mieux est de rencontrer quelqu’un qui connaît une famille et de se faire accompagner.
Par ailleurs, ils sont de + en + ennuyé par les touristes donc ne pas les chercher c’est aussi les respecter : c’est pas un zoo (je dis ça par rapport à certains). Personnellement je ne les ai pas vu et c’est très bien comme cela. Les magnifiques paysages suffisent.
Après, si tu aimes la steppe mongole : visiter l’Archangaï. Plaines immenses, cols, vallées de toutes tailles, rivières qui ont l’air facile à suivre, … La Mongolie authentique. C’est une région seulement « traversée » par les touristes : ils ne s’y arrêtent pas tellement. C’est d’ailleurs la raison qui m’a fais me fâcher avec mon chauffeur pour qui il était impensable que je puisse avoir envie de visiter cette région. Il l’a traversé en 1 journée alors qu’il faut normalement 2-3 jours (en jeep). Il était très fier et j’étais furieuse. Quand je pense à tous les coins où j’aurai pu m’arrêter … je ne l’ai pas fait parce qu’il m’avait dit « 3 jours » et que je pensais être encore très loin de l’arrivée. Je savais que si je voulais voir le lac Hovghol il ne fallait pas trop traîner non plus : pas facile de faire le choix entre « voir » et « connaître ».
A cheval, ça doit être le pied mais faut compter probablement une 20 aine de jours en prenant son temps (peut être plus … voir avec des spécialistes des voyages à cheval).
Après tu arrives au lac très touristique (enfin pour la mongolie, il y a peut être moyen de passer par la cote la moins fréquentée) de terkhin tsagaan nuur. J’ai été déçue malgré que les paysages volcaniques soient très beau, c’est un peu dénaturé par les camps de touristes environnant. Mais j'y ai rencontré une famille adorable qui tenait un camp de type "Ger familly" : un aniversaire inoubliable en leur compagnie ...
Ensuite tu peux aller (après ravitaillement à tseserleg) dans les monts khangaï (pas vu mais il paraît que c’est très beau) ou redescendre vers le centre et karakorum pour voir le monastère d’erdene zuu et faire coucou à Tuya la patronne du cow café. Une vrai maman au petit soin des routards !!
Après tu as la somptueuse vallée de l’orkhon. Là, il faut s’aventurer dans les vallées environnantes pour quitter les touristes (cela dit j’en ai pas vu tant que ça). Il faut savoir que ce sont des coins où les familles sont peut être lassées des visites d'étrangers opportunistes ... C'est cependant très beau. J’ai séjourné dans une vallée paradisiaque perdue et sauvage à coté de familles. Impossible de savoir où … Je crois qu’il y a moyen de voir parmi les plus beaux paysages de Mongolie dans ce secteur en cherchant bien.
Enfin, après si tu rentres à UB, peut être peux tu faire une boucle par le gobi ? Là faut veiller à avoir des puits sur ta route : c’est indispensable. Je n’y suis pas allé.
Voilà une idée de traversée Nord-Sud. Suivant la saison c’est peut être un bon plan (des régions les plus froides aux plus chaudes).
Evites absolument Khoustain (parc naturel où ont été introduit les chevaux de pjrevalski pour la première fois en Mongolie). Une horreur touristique (sauf interêt particulier pour les chevaux) et le personnel du camp de touristes "obligatoire" n'est pas sympa du tout (le fric avant tout). Tous les jours des cars déversent les touristes dans le parc pour, en 24h, tirer le portrait des chevaux. Brrr ... Mieux vaux aller sur le causse méjan dans le Larzac pour les voir et les photographier !
Moi je suis partie de UB, karakorum, tseserleg, lac terking tsagaan nuur, traversée trop rapide de l’archangaï, moron, lac hovsgol, moron, bulgan (super petite ville), koustain, UB.
Je pense que tu pars un peu tard dans la saison (septembre) pour faire un long voyage car rapidement (fin septembre ?) les températures t’obligeront à voyager en voiture et à loger sous la yourte. Pas de camping en octobre car c’est trop risqué (je crois). Les Mongols te laisseront pas faire. Par ailleurs, beaucoup de gesthouses et camps de touristes ferment (dés mi-septembre): tu ne peux plus compter là dessus en cas de galères ou simplement de transit. Comme tu ne peux pas camper non plus à cause du froid … C’est à prendre en considération pour le choix de ton itinéraire et de ton moyen de transport. Si tu veux visiter d’autres pays avant (genre asie du sud) : commences par là et remontes en Mongolie pas avant juin.
Pour voyager, tu as la possibilité aussi d’acheter une moto (je connais un gars qui voyage comme cela là bas), un cheval (mais attention de ne pas te faire arnaquer mieux vaux s’y connaître avant), un vélo, … à pied, en stop (mais je crois que tu dois payer quelque chose ?!), en bus, ...
Budget : Extrait messages sur le forum Pour le visa depuis la france = 60€ je crois). Voiture : obligatoirement avec chauffeur : hors agence autour de 30 000 T par jours soit environs 20€ pour le chauffeur l'essence : est payée à part (une jeep fait du 20l pour 100km, comptez environs 1500 à 1800T le litre (entre 1 et 1.20€ le litre, ça dépend des régions) et le nombre de km à la louche que tu vas parcourir (j’ai calculé bestialement sur ma carte achetée en France). Bouffe : Par ailleurs, tu dois fournir la nourriture pour le chauffeur : un repas en gesthouse ou au restaux coute entre 5 000 et 8000 T (et là t'as de la marge) soit environs entre 3.30€ et 5.30 par personne. Si tu vas au marcher et que tu prépares ton repas c'est la même chose par jours et par personne (je crois mais c’est pas logique … ?). Les réserves naturelles : il faut payer un droit d'entrée entre 500 T et 5000T. Dodo :En camp de touriste sous yourte ça va du simple au double : donner ton budget au chauffeur et il saura où aller. J'ai dormi dans un camp de yourtes (Ger family à familles installant des yourtes qu’elles louent à j’y ai rencontré des touristes mongols et des français) dont la nuit était autour de 10 000T (avec petit dej) mais j'étais seule (je payais pour les autres lits … en septembre peu de touristes donc on paye plus cher). Des touristes payaient dans le même camp 10000 T pour 2. Mais ça peut monter facile à 30 000T (camps de touristes standing). Les Gesthouses ont des tarifs raisonnables (2000T à 5000T) et on rencontre plein de voyageurs de toutes nationalités (et même des copains de copains ) avec qui échanger : c'est très sympas. Chez l'habitant, c'est toujours possible si les gens ont la place : leur laisser des cadeaux utiles plutôt que de l'argent (briquets, farine, ...) et évaluer le coût d'une nuit en gestouhouse par personne environs à donner en nature (c'est plus pratique pour eux). Par contre il faut pas se leurrer, ça bouscule un peu la famille donc ne pas s'incruster une semaine entière : c'est bon pour une ou 2 nuits sinon demander si tu peux installer ta tente dans le coin.à UB, la capitale, tu as des magasins de sport comme chez nous et c’est moins cher (en général) mais parfois de moins bonne qualité. Tu as aussi le « marché noir » où tu peux te procurer une selle, un dell, des bottes, un thermos (indispensable), … Mais faut faire très attention à ton argent car il y a des voleurs très doués (j’en connais à qui c’est arrivé, ils n’avaient rien vu). Même si tu es routard ils savent que tu as sur toi 10Xplus d’argent qu’ils en gagnent dans le mois ou même dans l’année, et à l’occasion d’une simple bousculade le tour est joué. Rester groupé et garder l’œil ouvert. Sinon tu as tout ce que tu veux à prix négocié. Idéal pour un petit budget.
Le Del, vêtement traditionnel Mongol, est l'idéal pour voyager bien qu'on se sente un peu ridicule. Surtout l'hiver et si on fait du cheval (les chevaux n'aiment pas le broit des vetements synthétiques). Tu demande dans les petites villes comme karakorum aux vendeuses de tissus ce qu'il faut pour faire un dell (ou mieux tu te fais accompagner par quelqu'un du pays) et tu choisis doublure, tisdsus de dessus, fourure si necessaire, boutons, galons, .... Puis tu demandes à une femme (dans la steppe au ailleurs) de te le coudre en te mettant d'accord sur le prix. J'ai payé le mien (del d'automne) environ 30 000t (ou 50 000t je sais plus).
Pour être sur de ton budget et ne pas te faire avoir parce que tu as trop dépensé : Emportes des enveloppes : 1 pour le salaire du chauffeur, les billets de train, bus, achat ou location du cheval, d’une moto, … 1 pour l’essence 1 pour la bouffe et le dodo 1 pour les imprévus (soit 15-20% du budget en plus pour des galères imprévues. Si tu t’en sers pas ce sera pour acheter des cadeaux ou des souvenirs à la con)Notes la somme totale en début de séjour sur chaque enveloppe. Ensuite tu notes dessus ce que tu retires et ce qui reste.
Tu peux aussi noter « pour mémoire » la somme à ne pas dépasser pour la bouffe, les nuits dans guesthouse ou hôtel (en ville), … ça te permettra parfois aussi de négocier ou de tirer la sonnette d’alarme. Moi-même, je ne tiens aucun budget à la maison mais j’ai fais comme cela là bas et tout c’est TB passé. Après tu as un porte-monnaie (un pour le groupe si tu pars avec d’autres dans lequel chacun met un peu d’argent pour les courses et achats quotidiens groupés comme l’essence et la bouffe à quand il n’y en a plus, chacun remet la même somme). Si l’un de vous s’en va (autre itinéraire, disputes, …), vous comptez ce qui reste et vous lui donnez sa part. Chacun reste donc libre. L’un de vous peut être le « trésorier » responsable du porte-monnaie. Ca c’est à discuter avec tes compagnons.
Tu peux en avoir un second pour tes achats à toi (clopes, petit souvenir, mousse à raser, …).
Voilà.
J'ai répondu à un message en privé concernant les trajets interessants, le budget à prévoir et comment le gérer au quotidien, ect ...
Voici une copie de tout cela afin que cela profite au plus grand nombre.
Bon voyage !
Cécile-- Trajet : En arrivant par la russie (Irkouts à transmongolien à erdenet ou ulaan baatar ?) tu peux aller direct au lac Hovgol qui est magnifique (surtout en automne --> mélèzes jaunes et végétation rouge, lac bleu lagon). Y’a des bus direct jusqu’à moron ensuite il faut que tu trouves un chauffeur qui aurait l’opportunité de ne pas voyager à vide au retour … une fois à hatgal (dernière ville au sud du lac) tu peux soit faire le tour du lac, soit aller voir les tsataans (éleveurs de rennes). Dans les 2 cas ce sera à cheval ou à pied. Là bas (dans la montagne pour rejoindre le pays des tsataans) il fait très froid donc il faut VRAIMENT être bien équipé (2eme duvet par exemple) : t° pouvant aller jusqu’à –15 – 20 en automne (on m’a dit). Il n’est pas certain que tu croises des éleveurs car ils bougent tout le temps et ne tiennent pas particulièrement à ce qu’on les trouve. Le mieux est de rencontrer quelqu’un qui connaît une famille et de se faire accompagner.
Par ailleurs, ils sont de + en + ennuyé par les touristes donc ne pas les chercher c’est aussi les respecter : c’est pas un zoo (je dis ça par rapport à certains). Personnellement je ne les ai pas vu et c’est très bien comme cela. Les magnifiques paysages suffisent.
Après, si tu aimes la steppe mongole : visiter l’Archangaï. Plaines immenses, cols, vallées de toutes tailles, rivières qui ont l’air facile à suivre, … La Mongolie authentique. C’est une région seulement « traversée » par les touristes : ils ne s’y arrêtent pas tellement. C’est d’ailleurs la raison qui m’a fais me fâcher avec mon chauffeur pour qui il était impensable que je puisse avoir envie de visiter cette région. Il l’a traversé en 1 journée alors qu’il faut normalement 2-3 jours (en jeep). Il était très fier et j’étais furieuse. Quand je pense à tous les coins où j’aurai pu m’arrêter … je ne l’ai pas fait parce qu’il m’avait dit « 3 jours » et que je pensais être encore très loin de l’arrivée. Je savais que si je voulais voir le lac Hovghol il ne fallait pas trop traîner non plus : pas facile de faire le choix entre « voir » et « connaître ».
A cheval, ça doit être le pied mais faut compter probablement une 20 aine de jours en prenant son temps (peut être plus … voir avec des spécialistes des voyages à cheval).
Après tu arrives au lac très touristique (enfin pour la mongolie, il y a peut être moyen de passer par la cote la moins fréquentée) de terkhin tsagaan nuur. J’ai été déçue malgré que les paysages volcaniques soient très beau, c’est un peu dénaturé par les camps de touristes environnant. Mais j'y ai rencontré une famille adorable qui tenait un camp de type "Ger familly" : un aniversaire inoubliable en leur compagnie ...
Ensuite tu peux aller (après ravitaillement à tseserleg) dans les monts khangaï (pas vu mais il paraît que c’est très beau) ou redescendre vers le centre et karakorum pour voir le monastère d’erdene zuu et faire coucou à Tuya la patronne du cow café. Une vrai maman au petit soin des routards !!
Après tu as la somptueuse vallée de l’orkhon. Là, il faut s’aventurer dans les vallées environnantes pour quitter les touristes (cela dit j’en ai pas vu tant que ça). Il faut savoir que ce sont des coins où les familles sont peut être lassées des visites d'étrangers opportunistes ... C'est cependant très beau. J’ai séjourné dans une vallée paradisiaque perdue et sauvage à coté de familles. Impossible de savoir où … Je crois qu’il y a moyen de voir parmi les plus beaux paysages de Mongolie dans ce secteur en cherchant bien.
Enfin, après si tu rentres à UB, peut être peux tu faire une boucle par le gobi ? Là faut veiller à avoir des puits sur ta route : c’est indispensable. Je n’y suis pas allé.
Voilà une idée de traversée Nord-Sud. Suivant la saison c’est peut être un bon plan (des régions les plus froides aux plus chaudes).
Evites absolument Khoustain (parc naturel où ont été introduit les chevaux de pjrevalski pour la première fois en Mongolie). Une horreur touristique (sauf interêt particulier pour les chevaux) et le personnel du camp de touristes "obligatoire" n'est pas sympa du tout (le fric avant tout). Tous les jours des cars déversent les touristes dans le parc pour, en 24h, tirer le portrait des chevaux. Brrr ... Mieux vaux aller sur le causse méjan dans le Larzac pour les voir et les photographier !
Moi je suis partie de UB, karakorum, tseserleg, lac terking tsagaan nuur, traversée trop rapide de l’archangaï, moron, lac hovsgol, moron, bulgan (super petite ville), koustain, UB.
Je pense que tu pars un peu tard dans la saison (septembre) pour faire un long voyage car rapidement (fin septembre ?) les températures t’obligeront à voyager en voiture et à loger sous la yourte. Pas de camping en octobre car c’est trop risqué (je crois). Les Mongols te laisseront pas faire. Par ailleurs, beaucoup de gesthouses et camps de touristes ferment (dés mi-septembre): tu ne peux plus compter là dessus en cas de galères ou simplement de transit. Comme tu ne peux pas camper non plus à cause du froid … C’est à prendre en considération pour le choix de ton itinéraire et de ton moyen de transport. Si tu veux visiter d’autres pays avant (genre asie du sud) : commences par là et remontes en Mongolie pas avant juin.
Pour voyager, tu as la possibilité aussi d’acheter une moto (je connais un gars qui voyage comme cela là bas), un cheval (mais attention de ne pas te faire arnaquer mieux vaux s’y connaître avant), un vélo, … à pied, en stop (mais je crois que tu dois payer quelque chose ?!), en bus, ...
Budget : Extrait messages sur le forum Pour le visa depuis la france = 60€ je crois). Voiture : obligatoirement avec chauffeur : hors agence autour de 30 000 T par jours soit environs 20€ pour le chauffeur l'essence : est payée à part (une jeep fait du 20l pour 100km, comptez environs 1500 à 1800T le litre (entre 1 et 1.20€ le litre, ça dépend des régions) et le nombre de km à la louche que tu vas parcourir (j’ai calculé bestialement sur ma carte achetée en France). Bouffe : Par ailleurs, tu dois fournir la nourriture pour le chauffeur : un repas en gesthouse ou au restaux coute entre 5 000 et 8000 T (et là t'as de la marge) soit environs entre 3.30€ et 5.30 par personne. Si tu vas au marcher et que tu prépares ton repas c'est la même chose par jours et par personne (je crois mais c’est pas logique … ?). Les réserves naturelles : il faut payer un droit d'entrée entre 500 T et 5000T. Dodo :En camp de touriste sous yourte ça va du simple au double : donner ton budget au chauffeur et il saura où aller. J'ai dormi dans un camp de yourtes (Ger family à familles installant des yourtes qu’elles louent à j’y ai rencontré des touristes mongols et des français) dont la nuit était autour de 10 000T (avec petit dej) mais j'étais seule (je payais pour les autres lits … en septembre peu de touristes donc on paye plus cher). Des touristes payaient dans le même camp 10000 T pour 2. Mais ça peut monter facile à 30 000T (camps de touristes standing). Les Gesthouses ont des tarifs raisonnables (2000T à 5000T) et on rencontre plein de voyageurs de toutes nationalités (et même des copains de copains ) avec qui échanger : c'est très sympas. Chez l'habitant, c'est toujours possible si les gens ont la place : leur laisser des cadeaux utiles plutôt que de l'argent (briquets, farine, ...) et évaluer le coût d'une nuit en gestouhouse par personne environs à donner en nature (c'est plus pratique pour eux). Par contre il faut pas se leurrer, ça bouscule un peu la famille donc ne pas s'incruster une semaine entière : c'est bon pour une ou 2 nuits sinon demander si tu peux installer ta tente dans le coin.à UB, la capitale, tu as des magasins de sport comme chez nous et c’est moins cher (en général) mais parfois de moins bonne qualité. Tu as aussi le « marché noir » où tu peux te procurer une selle, un dell, des bottes, un thermos (indispensable), … Mais faut faire très attention à ton argent car il y a des voleurs très doués (j’en connais à qui c’est arrivé, ils n’avaient rien vu). Même si tu es routard ils savent que tu as sur toi 10Xplus d’argent qu’ils en gagnent dans le mois ou même dans l’année, et à l’occasion d’une simple bousculade le tour est joué. Rester groupé et garder l’œil ouvert. Sinon tu as tout ce que tu veux à prix négocié. Idéal pour un petit budget.
Le Del, vêtement traditionnel Mongol, est l'idéal pour voyager bien qu'on se sente un peu ridicule. Surtout l'hiver et si on fait du cheval (les chevaux n'aiment pas le broit des vetements synthétiques). Tu demande dans les petites villes comme karakorum aux vendeuses de tissus ce qu'il faut pour faire un dell (ou mieux tu te fais accompagner par quelqu'un du pays) et tu choisis doublure, tisdsus de dessus, fourure si necessaire, boutons, galons, .... Puis tu demandes à une femme (dans la steppe au ailleurs) de te le coudre en te mettant d'accord sur le prix. J'ai payé le mien (del d'automne) environ 30 000t (ou 50 000t je sais plus).
Pour être sur de ton budget et ne pas te faire avoir parce que tu as trop dépensé : Emportes des enveloppes : 1 pour le salaire du chauffeur, les billets de train, bus, achat ou location du cheval, d’une moto, … 1 pour l’essence 1 pour la bouffe et le dodo 1 pour les imprévus (soit 15-20% du budget en plus pour des galères imprévues. Si tu t’en sers pas ce sera pour acheter des cadeaux ou des souvenirs à la con)Notes la somme totale en début de séjour sur chaque enveloppe. Ensuite tu notes dessus ce que tu retires et ce qui reste.
Tu peux aussi noter « pour mémoire » la somme à ne pas dépasser pour la bouffe, les nuits dans guesthouse ou hôtel (en ville), … ça te permettra parfois aussi de négocier ou de tirer la sonnette d’alarme. Moi-même, je ne tiens aucun budget à la maison mais j’ai fais comme cela là bas et tout c’est TB passé. Après tu as un porte-monnaie (un pour le groupe si tu pars avec d’autres dans lequel chacun met un peu d’argent pour les courses et achats quotidiens groupés comme l’essence et la bouffe à quand il n’y en a plus, chacun remet la même somme). Si l’un de vous s’en va (autre itinéraire, disputes, …), vous comptez ce qui reste et vous lui donnez sa part. Chacun reste donc libre. L’un de vous peut être le « trésorier » responsable du porte-monnaie. Ca c’est à discuter avec tes compagnons.
Tu peux en avoir un second pour tes achats à toi (clopes, petit souvenir, mousse à raser, …).
Voilà.
Voici un récit écrit à plusieurs mains d’après les notes prises par deux participantes et moi-même lors d’une virée mongole.
Le début n’ayant aucun intérêt à être présenté ici, le carnet commence à l’aéroport de Pékin.
Nous y mesurons à sa juste valeur le sérieux – et peut-être aussi un peu le zèle - des services douaniers chinois qui nous autorisent enfin à franchir la zone du contrôle des bagages, non sans avoir minutieusement vidé, vérifié, retourné en tous sens nos petits sacs à dos de cabine, fait étudier longuement par l’autorité suprême les filtres de cigarettes, reniflé tabac à rouler et piqué au passage 7 briquets et un tube de Dexeril, sous l’œil médusé et noir de Véro.
Vue du ciel, Oulan-Bator se laisse approcher avec quelques yourtes puis une série de toits rouges, verts, bleus... suivent de tristes immeubles agricoles et très vite, presque en rase campagne, se dessine la piste (presque) goudronnée de Ghengis Khan, où nous sommes accueillis par deux hélicos en tenue léopard...
Les contrôles sont simplifiés au regard des tatillons voisins chinois et nous avons une pensée émue pour le petit gars au comptoir de Lyon qui a permis l’arrivée jusqu’ici et sans problème, de tous nos bagages.
Nous sommes reçus par Amgalan le responsable de l’agence et Bayna notre guide. Ils nous accompagnent jusqu’à l’hôtel. La route est plutôt défoncée mais ne semble en rien gêner Amgalan et sa conduite sportive.
L’architecture, marquée par le «protectorat russe» n’est pas vraiment sexy. C’est pas mal daté, déglingué, poussiéreux, en bref peu engageant. Le centre ne vaut guère mieux, en plus prétentieux. Bâtiments officiels lourdauds rivalisent avec quelques rares envolées contemporaines qui font un curieux mélange face aux récents hôtels de luxe et aux vestiges pompeux de l’ère soviétique mâtinée de relents chinois.
L’hôtel a l’avantage d’être central et après une douche réconfortante nous passons faire un peu de change. Alourdis de plusieurs dizaines de billets et avec le sentiment d’être riches (1000 Tugruts = 0,60€) nous allons déjeuner.
Dire que le pays est végétarien serait faire une grave insulte aux traditions d’élevage et au lobby qui s’en suit. Aussi c’est de la viande, qui bouillie, qui grillée, qui mitonnée en ragoût qui déborde de nos assiettes au grand désespoir de notre quasi-végétarienne Marie-Paule.
Notre premier repas mongol est arrosé d’un premier orage. Ça souffle de la poussière partout avant de tomber dru et serré. De la terrasse où nous dominons un carrefour, nous pouvons constater que la fameuse conduite locale et sportive a ses limites, certains passent, d’autres pas, mais les deux violents coups de freins, crissements de pneus et bruits de tôle froissée ne troubleront notre déjeuner que le temps de se marrer devant l’engueulade des deux chauffeurs se rejetant mutuellement les tords.
Bayna qui nous accompagnera durant notre périple est plutôt sympa. Son français appris par Internet nous impressionne pas mal et permet à ce journaliste musical de mettre un plus de beurre de yack dans son thé salé pendant la saison touristique.
Après une petite sieste nous nous aventurons en free lance dans la ville, quelque peu désorientés par l’écriture cyrillique qui ne facilite pas la lecture des plans.




Re-bourrasque nous en profitons pour une virée cartes postales, une excellente bière mongole et… une non moins excellente pizza (Si si c’est une italienne qui le dit !!!) dans ce qui semble être un des hauts lieux de rencontre de la jeunesse dorée d'Oulan-Bator.
La capitale by night ne nous livre guère ses secrets, juste une vue plus voilée de son manque d’harmonie. Sur la place principale, nous sommes invités à participer à un petit flash mob de danse occidentalisée avec, en clôture une lambada très chaloupée qui laissera de marbre le Ghengis local.

A nouveau l’orage menace. Retour au triple galop à l’hôtel pour une nuit rythmée par la boite de night voisine.
Sans les 20 heures de voyage et le rhum arrangé vanille et café bourbon façon José, certaines auraient, sans doute eu du mal à trouver Morphée.
Vendredi Où nous découvrons Adia, notre chauffeur et son véhicule, dont la dimension trapue nous inquiète vu le nombre de passagers et de bagages. Mais c’est fou ce que l’on arrive à caser dans une ambulance de l’armée russe réformée. Et hop en route, ma poule.
La banlieue Ouest sous la pluie est encore plus sinistre et embouteillée que la route de l’aéroport. Petite halte pour bon nombre de bidons d’eau minérale, jus de houblon et diverses provisions dans une épicerie-lingerie-quincaillerie.
Des produits français s’alignent en masse, dont de la moutarde, évidemment dijonnaise et un St Emilion bien égaré à côté des mètres linéaires de vodka.
La pluie nous accompagne toujours et nous déjeunons dans une petite maison, résidence d’hiver tristounette d’Adia notre chauffeur, à peine égayée au mur par un morin khuur, la traditionnelle viole à deux cordes ornée d’une tête de cheval. Premier contact avec les toilettes locales au bout de l’enclos, système ingénieux bien que jugé spartiate par certaines européennes habituées au luxe de l’eau courante.
La campagne se révèle beaucoup plus accueillante sous le soleil qui daigne enfin se montrer, et les premiers troupeaux de courtes pattes et de fiers chevaux en liberté nous remontent sérieusement le moral mis à mal jusque là par la météo locale.


A Lün, premier vrai centre situé à plus de 150 kms d’Oulan Bator, nous assistons à notre premier Naadam. Cette fête nationale populaire, nous offre un spectacle des plus dépaysant, encore qu’à voir l’insistance avec laquelle nous sommes dévisagés par certains autochtones on se demande ce qui est le plus remarquable.




Une concentration de Mongols en habits traditionnels, gueules burinées, deels et bottes du dimanche, aussi typiques que colorés sont réunis, en cercle.

A cheval, à moto ou en voiture ils sont là pour assister aux combats de lutte. Un sport national qui n’éveillera pas chez nous (du moins dans l’immédiat…) la même passion que chez les autochtones.




Après quelques affrontements, lesquels nous laissent … disons, assez pantois et moins admiratifs que les fins connaisseurs du cru, nous nous dirigeons vers la place d’arrivée des courses de chevaux.
L’ambiance est festive, mais le final des 2 ans montés par de tous jeunes enfants suggère la dureté de la vie des nomades. Peut-être est-ce cette rudesse qui pousse certains à fricoter de près avec la vodka ; cadeau, s’il en est, du protectorat russe.


Nous avalons encore le peu de goudron qui reste entre les énormes nids de poule, puis bifurquons dans une grande steppe ourlée à l’infini de montagnes arrondies. Ce sera l’endroit de notre premier bivouac. Nous y ferons l’amère constatation que matériel fourni par notre agence, et notamment les tentes, n’est pas à la hauteur de la qualité vantée.
Pendant que Bayna s’active aux gamelles, nous nous débattons en pestant contre Amgalan le grand responsable. Nous réussirons finalement à installer notre campement. Mais Christine et Estelle dont la tente n'est pas montable n’ont d’autre solution de couchage que la grande tente mess qu’elles partageront avec Bayna. Adia, taiseux et à l’air constamment renfrogné brique et rebrique son camion. Nous soupons attablés en plein steppe. Notre guide-cuistot est plutôt bon, quant au chauffeur nous en reparlerons.
«La connaissance est le trésor suprême. Les enfants sont le trésor du milieu. La richesse matérielle est le trésor le plus bas.» Proverbe mongol
Nous y mesurons à sa juste valeur le sérieux – et peut-être aussi un peu le zèle - des services douaniers chinois qui nous autorisent enfin à franchir la zone du contrôle des bagages, non sans avoir minutieusement vidé, vérifié, retourné en tous sens nos petits sacs à dos de cabine, fait étudier longuement par l’autorité suprême les filtres de cigarettes, reniflé tabac à rouler et piqué au passage 7 briquets et un tube de Dexeril, sous l’œil médusé et noir de Véro.
Vue du ciel, Oulan-Bator se laisse approcher avec quelques yourtes puis une série de toits rouges, verts, bleus... suivent de tristes immeubles agricoles et très vite, presque en rase campagne, se dessine la piste (presque) goudronnée de Ghengis Khan, où nous sommes accueillis par deux hélicos en tenue léopard...
Les contrôles sont simplifiés au regard des tatillons voisins chinois et nous avons une pensée émue pour le petit gars au comptoir de Lyon qui a permis l’arrivée jusqu’ici et sans problème, de tous nos bagages.
Nous sommes reçus par Amgalan le responsable de l’agence et Bayna notre guide. Ils nous accompagnent jusqu’à l’hôtel. La route est plutôt défoncée mais ne semble en rien gêner Amgalan et sa conduite sportive.
L’architecture, marquée par le «protectorat russe» n’est pas vraiment sexy. C’est pas mal daté, déglingué, poussiéreux, en bref peu engageant. Le centre ne vaut guère mieux, en plus prétentieux. Bâtiments officiels lourdauds rivalisent avec quelques rares envolées contemporaines qui font un curieux mélange face aux récents hôtels de luxe et aux vestiges pompeux de l’ère soviétique mâtinée de relents chinois.
L’hôtel a l’avantage d’être central et après une douche réconfortante nous passons faire un peu de change. Alourdis de plusieurs dizaines de billets et avec le sentiment d’être riches (1000 Tugruts = 0,60€) nous allons déjeuner.
Dire que le pays est végétarien serait faire une grave insulte aux traditions d’élevage et au lobby qui s’en suit. Aussi c’est de la viande, qui bouillie, qui grillée, qui mitonnée en ragoût qui déborde de nos assiettes au grand désespoir de notre quasi-végétarienne Marie-Paule.
Notre premier repas mongol est arrosé d’un premier orage. Ça souffle de la poussière partout avant de tomber dru et serré. De la terrasse où nous dominons un carrefour, nous pouvons constater que la fameuse conduite locale et sportive a ses limites, certains passent, d’autres pas, mais les deux violents coups de freins, crissements de pneus et bruits de tôle froissée ne troubleront notre déjeuner que le temps de se marrer devant l’engueulade des deux chauffeurs se rejetant mutuellement les tords.
Bayna qui nous accompagnera durant notre périple est plutôt sympa. Son français appris par Internet nous impressionne pas mal et permet à ce journaliste musical de mettre un plus de beurre de yack dans son thé salé pendant la saison touristique.
Après une petite sieste nous nous aventurons en free lance dans la ville, quelque peu désorientés par l’écriture cyrillique qui ne facilite pas la lecture des plans.




Re-bourrasque nous en profitons pour une virée cartes postales, une excellente bière mongole et… une non moins excellente pizza (Si si c’est une italienne qui le dit !!!) dans ce qui semble être un des hauts lieux de rencontre de la jeunesse dorée d'Oulan-Bator.
La capitale by night ne nous livre guère ses secrets, juste une vue plus voilée de son manque d’harmonie. Sur la place principale, nous sommes invités à participer à un petit flash mob de danse occidentalisée avec, en clôture une lambada très chaloupée qui laissera de marbre le Ghengis local.

A nouveau l’orage menace. Retour au triple galop à l’hôtel pour une nuit rythmée par la boite de night voisine.
Sans les 20 heures de voyage et le rhum arrangé vanille et café bourbon façon José, certaines auraient, sans doute eu du mal à trouver Morphée.
Vendredi Où nous découvrons Adia, notre chauffeur et son véhicule, dont la dimension trapue nous inquiète vu le nombre de passagers et de bagages. Mais c’est fou ce que l’on arrive à caser dans une ambulance de l’armée russe réformée. Et hop en route, ma poule.
La banlieue Ouest sous la pluie est encore plus sinistre et embouteillée que la route de l’aéroport. Petite halte pour bon nombre de bidons d’eau minérale, jus de houblon et diverses provisions dans une épicerie-lingerie-quincaillerie.
Des produits français s’alignent en masse, dont de la moutarde, évidemment dijonnaise et un St Emilion bien égaré à côté des mètres linéaires de vodka.
La pluie nous accompagne toujours et nous déjeunons dans une petite maison, résidence d’hiver tristounette d’Adia notre chauffeur, à peine égayée au mur par un morin khuur, la traditionnelle viole à deux cordes ornée d’une tête de cheval. Premier contact avec les toilettes locales au bout de l’enclos, système ingénieux bien que jugé spartiate par certaines européennes habituées au luxe de l’eau courante.
La campagne se révèle beaucoup plus accueillante sous le soleil qui daigne enfin se montrer, et les premiers troupeaux de courtes pattes et de fiers chevaux en liberté nous remontent sérieusement le moral mis à mal jusque là par la météo locale.


A Lün, premier vrai centre situé à plus de 150 kms d’Oulan Bator, nous assistons à notre premier Naadam. Cette fête nationale populaire, nous offre un spectacle des plus dépaysant, encore qu’à voir l’insistance avec laquelle nous sommes dévisagés par certains autochtones on se demande ce qui est le plus remarquable.




Une concentration de Mongols en habits traditionnels, gueules burinées, deels et bottes du dimanche, aussi typiques que colorés sont réunis, en cercle.

A cheval, à moto ou en voiture ils sont là pour assister aux combats de lutte. Un sport national qui n’éveillera pas chez nous (du moins dans l’immédiat…) la même passion que chez les autochtones.




Après quelques affrontements, lesquels nous laissent … disons, assez pantois et moins admiratifs que les fins connaisseurs du cru, nous nous dirigeons vers la place d’arrivée des courses de chevaux.
L’ambiance est festive, mais le final des 2 ans montés par de tous jeunes enfants suggère la dureté de la vie des nomades. Peut-être est-ce cette rudesse qui pousse certains à fricoter de près avec la vodka ; cadeau, s’il en est, du protectorat russe.


Nous avalons encore le peu de goudron qui reste entre les énormes nids de poule, puis bifurquons dans une grande steppe ourlée à l’infini de montagnes arrondies. Ce sera l’endroit de notre premier bivouac. Nous y ferons l’amère constatation que matériel fourni par notre agence, et notamment les tentes, n’est pas à la hauteur de la qualité vantée.
Pendant que Bayna s’active aux gamelles, nous nous débattons en pestant contre Amgalan le grand responsable. Nous réussirons finalement à installer notre campement. Mais Christine et Estelle dont la tente n'est pas montable n’ont d’autre solution de couchage que la grande tente mess qu’elles partageront avec Bayna. Adia, taiseux et à l’air constamment renfrogné brique et rebrique son camion. Nous soupons attablés en plein steppe. Notre guide-cuistot est plutôt bon, quant au chauffeur nous en reparlerons.
«La connaissance est le trésor suprême. Les enfants sont le trésor du milieu. La richesse matérielle est le trésor le plus bas.» Proverbe mongol
Ce carnet est réalisé par copie des articles de notre blog (fait pour notre famille et nos amis); ce n'est donc pas un vrai carnet comme certains rédigent.
Il peut cependant donner une idée de parcours dans ce superbe pays.
Nous sommes partis le 11 juin 2012 à trois 4x4 et pour atteindre la Mongolie, nous sommes passés par la Suisse, l'Autriche, la Hongrie, l'Ukraine et la Russie. Pour le retour, nous sommes passés par la Russie (lac Baïkal et anneau d'or), l'Estonie, la Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Allemagne soit 12 pays traversés et 23 000 km parcourus.
Jeudi 28 Juin Départ 7h30 après une bonne nuit dans la voiture (très confortable), nous roulons vers l’est, face au soleil levant. La bonne qualité de la route d’hier, qui se poursuit ce matin, nous permet d’être à notre étape à 13h30. Nous allons directement à la concession Toyota de Novosibirsk pour faire faire les vidanges des voitures avant d’aborder les pistes de Mongolie. Un petit mot sur la cuisine russe qui nous est proposé dans les petits restaurants, motels ou cafet’ au bord de la route : beaucoup de beignets fourrés de confiture ou compote, viande hachée, voire semblant de fromage. Les plats garnis sont tous servis après avoir été réchauffés au micro-ondes, la viande est détaillée en petits morceaux et, si les légumes sont parfois présents sur la carte, ils se résument à pâtes, riz et pommes de terre.
Vendredi 29 juin 4 A 11h45, nous atteignons Bijsk, qui est notre étape de ce soir. Nous avons donc une demi-journée d’avance malgré la demi-journée d’attente chez Toyota. Notre objectif est maintenant d’atteindre Tashanta, la ville frontière, afin d’entrer en Mongolie samedi soir. En effet, d’après nos informations, ce poste frontière serait fermé le dimanche et nous n’avons AUCUNE ENVIE de « poireauter » en Russie, surtout dans un endroit aussi perdu !!!! En début d’après-midi, nous abordons le massif de l’Altaï. Fini l’enfer de la Russie, ses routes défoncées et ses camions rugissants. La route est bonne, très peu de camions, ça ressemble beaucoup à nos Alpes, nous longeons la rivière Katun. Nous passons deux cols et après celui à 1600 mètres, le paysage change, la végétation est beaucoup rare, le relief s’adoucit. Très belle route à partir de Tukta, nombreux troupeaux vaches et leurs veaux ainsi que des hordes de chevaux en liberté, la plupart des maisons ont en annexe, une yourte en bois. Nous croisons un mariage qui faisait des photos sur un chantier routier, l’un des participants connaissait Chambéry !!!!! Nous voyons deux autres mariages. Le vendredi est-il le jour des mariages en Russie ? Nous recherchons un hypothétique hôtel pour Alain, que nous trouvons assez tard : style « chez l’habitant », les deux autres voitures bivouaquent dans l’enclos de l’hôtel, premières brochettes d’agneau pour les carnivores, pâtes pour la végétarienne de service.
Samedi 30 Juin Nous avons 220 km à parcourir pour atteindre la ville frontière de Tashanta que nous atteignons vers 11h45. Nombreux troupeaux de moutons, chèvres, vaches et chevaux en liberté, y compris sur la route. Les gardiens de troupeaux sont à cheval. Au détour d’un virage, des sommets enneigés apparaissent. 5 Nous faisons le plein des véhicules et des bidons : en effet, en Russie le gasoil coûte environ 0,70 € alors qu’en Mongolie il devrait coûter environ 1,10 €. Puis nous prenons place dans la file d’attente pour la frontière russe (fermée de 12 à 14 h) et pique-niquons en attendant. Il nous faut 2 heures pour traverser la frontière russe. Nous traversons le « no man’s land » puis abordons la frontière mongole. Deux heures nous sont nécessaires pour faire passer les 3 véhicules : nous suivons docilement et patiemment le circuit des guichets sans chercher à comprendre. A 18 heures, NOUS SOMMES EN MONGOLIE !!!! Comme par magie, passé la frontière, les paysages sont comme nous les avions rêvés !!!! Nous voyons nos premières yourtes !!!!! Nous roulons une dizaine de kilomètres et décidons de bivouaquer dans une étendue plate. De gros nuages noirs menacent, il pleut au loin. Lorsque René débouche la bouteille de champagne, il commence à pleuvoir et nous finissons nos verres dans les voitures et nous dinons dans les voitures pendant qu’il pleut et tonne. Enfin une bonne nuit réparatrice sans réveil aux aurores pour reprendre la route.
Dimanche 1er Juillet - Olgly Nous arrivons à Olgly en fin de matinée. Les rues sont assez délabrées, les familles vivent dans un carré clos par un mur, avec une petite maisonnette en pisé et la yourte installée à côté. Des français rencontrés à la frontière nous ont indiqué un bon « camping » avec eau chaude… théoriquement… et wifi. Nous rencontrons un couple de voyageurs ardéchois en route depuis le mois de Mars et le couple écossais/tasmanien déjà rencontré à la frontière. Les ardéchois conduisent tout le monde à un restaurant turc. L’après-midi, chacun vaque à ses occupations. La monnaie est le tugrik. Il en faut 1600 pour faire un euro. Le soir, apéro en commun et festival de chapeaux.
Lundi 2 Juillet – Parc Tavan Bogd Nous quittons le camping pour le parc Tavan Bogd. Lors de nos démarches d’avant départ (courses, gasoil, banque et distributeur) nous apprenons que nous devons obtenir une autorisation pour circuler dans ce parc très proche de la frontière chinoise. On nous la promet pour 14 heures, puis pour 15 heures (10 000 tugriks par personne.. En attendant nous sortons un peu de la ville et partons hors piste pour profiter des paysages. 2 Nous prenons ensuite la piste, très beaux paysages, et nous arrêtons pour un bivouac froid et venté, nous montons la « base » (sorte de tente annexe sans tapis de sol de 2 m x 2 m x1,90m de haut qui permet de se mettre à l’abri des intempéries). En route nous observons des marmottes miniatures (longueur 20 à 25 cm queue comprise) qui courent en tous sens et posent pour la photo !!!!
Lundi 3 Juillet Nous partons vers le lac. Le pont est fermé et comme René a perdu le contact pour son GPS, nous continuons la piste… qui se terminera pas un cul de sac. Nous découvrons en route plusieurs sites funéraires : tas de pierre en guise de tombe, ou tombe avec tombeau en rondins de bois, petits cimetières. Nous observons aussi des alignements de pierres dont nous recherchons la signification. Notons que cette région de la Mongolie est musulmane car habitée essentiellement par des Kazakhs. 3 Après un demi-tour, nous retournons au pont qui était fermé. Il est maintenant ouvert et constitue l’entrée dans le parc. La gardienne examine en détail notre laisser-passer. Nous nous remettons en route et nous arrêtons pour un pique-nique TRES venté. Bernard doit changer une roue dégonflée en plein vent glacial. Nous trouvons ensuite un bivouac au bord du lac, avec des tapis d’edelweiss, face aux sommets enneigés, et aux glaciers (4000 m environ). Nous montons la base pour la seconde fois. Bernard, avec un méchant rhume débutant, regonfle tous ses pneus et répare la roue crevée avec une mèche. Les gars à la mécanique avec Bernard, les filles montent les bases et font la cuisine. Malheureusement, la visite de ce parc se fait un temps couvert, où le ciel bleu promis dans la formule « La Mongolie, le pays du ciel bleu » ???? 4
Mercredi 4 Juillet - Parc Tavan Bogd Nous faisons le tour du lac et passons un pont. Des militaires nous rattrapent en moto pour vérifier notre laisser-passer. Nous profitons d’une bonne piste puis d’un passage difficile avec passage de gué pour faire une initiation de Marianne à la conduite du 4x4. Après un premier quart d’heure de stress, ça roule !!!! Bernard estime qu’il pourra bientôt faire la sieste !!!! 5 Nous revenons à Olgly et passons la nuit au Wolf Camp. Nous rencontrons un Français qui n’a pas vu de Français depuis un mois. Il est venu de Marseille en Mongolie à moto. Pour être complet sur ce voyageur, il est marié à une Espagnole et vit en Afrique du Sud.
Jeudi 5 Juillet - Khovd Nous prenons la route pour Khovd et nous profitons de belles portions de route. En effet, un grand axe routier est en construction pour relier l’ouest à Ulan Battor. Tantôt nous roulons sur l’ancienne piste, tantôt nous roulons sur la route en construction qui constitue une belle piste. Parfois même, nous avons l’heureuse surprise de portions goudronnées !!!! A un col, nous nous arrêtons : un groupe de personnes endimanchées est là, près d’un « ovoo ». Un « ovoo » est un monticule chamanique de pierres, bois et autres offrandes aux dieux et aux esprits, placé en principe, aux endroits élevés. De nombreux rubans, en principe de couleur bleue, flottent au vent. C’est l’équivalent des cairns que l’on rencontre fréquemment dans les montagnes. 6
Vendredi 6 Juillet – près de Manhan Journée sans étape, chaque équipage décide de son plan. En ce qui nous concerne, nous choisissons d’aller à une grotte avec des gravures rupestres indiquées sur Lonely Planet. Nous faisons la route « au GPS » qui nous indique bien la direction, mais nous avons tout de même quelques difficultés à trouver la piste qui va contourner les montagnes. Un autochtone au volant d’une camionnette pleine de tontes de moutons nous met sur la bonne piste. Nous arrivons à un petit campement en fin d’après-midi et négocions le prix de la nuit dans la yourte de 40 000 à 25 000 tugriks (16 €). Nous commandons la douche chaude pour notre retour ainsi que notre repas du soir : une soupe de légumes avec viande et une sans viande. Les sanitaires sont sommaires mais propres. Une stagiaire parlant un peu l’anglais nous aide beaucoup. Nous allons visiter la grotte au soleil couchant selon les conseils du guide, en effet elle est plus éclairée à ce moment de la journée. La visite est assez acrobatique et décevante, seulement quelques gravures. Au retour, une grosse fumée blanche s’élève au-dessus des sanitaires, le feu a été fait pour chauffer l’eau de la douche que nous prenons avec délectation !!!!! 7
Samedi 7 Juillet - Darvi Beau réveil sous la yourte. Nous nous gavons de crêpes chaudes avec beurre et confiture !!!!! Après 12 km de pistes à travers la montagne, nous rejoignons une portion de route goudronnée, assez courte… suivie d’une piste. Au début de la route goudronnée, une grande antenne de télécom, Marianne envoie un sms à Marie-Charlotte pour son anniversaire. Le temps menaçant nous incite à rejoindre Darvi où nous avons rendez-vous avec nos coéquipiers entre 17 et 18 heures. Nous arrivons vers 15 heures et déjeunons dans un petit restaurant : 4,50 € pour deux, pas la peine de faire la cuisine !!!! Nous découvrons l’astucieux système d’eau courante… A partir de 17 heures, nous nous plaçons au meilleur endroit près des pompes à essence et en face de la rue principale pour attendre nos coéquipiers. Un gros orage avec grêle éclate. A 20 heures, toujours pas de coéquipiers. Nous envoyons des sms qui ne sont pas transmis, nous allons bivouaquer à quelques kilomètres avec l’intention de revenir au point de rendez-vous le lendemain matin. 8
Dimanche 8Juillet - Altay Nous nous réveillons et plions tranquillement pour retourner au lieu de rendez-vous à Darvi. Au moment de monter dans la voiture, nous apercevons nos coéquipiers sur la piste, qui nous observent !!!! Nous apprenons alors qu’ils ont été bloqués en route, par une coulée de boue lors d’un orage. Un camion porteur d’une grue est bloqué dans un gué et les ouvriers du chantier de la route leur disent qu’il faudra attendre 24 heures pour pouvoir passer. Eux aussi ont envoyé des sms, n’ont pas reçu les nôtres. Nous recevrons l’un de leurs sms le soir en arrivant à Altay. En ce qui concerne le temps, nous observons qu’en général il fait beau le matin avec un ciel limpide. A la mi-journée, le ciel se charge ensuite de gros nuages blancs, très beaux pour les photos, mais prometteurs de perturbations. En fin d’après-midi, c’est l’orage !!!! Depuis quelques jours, nous avons un orage journalier, assez violent, avec grêle fréquente et vent, pendant une à deux heures.
Lundi 9 Juillet - Altay Retrait et change à la banque, puis garage pour Alain dont le pot d’échappement doit être réparé. A Altay, c’est le 2e jour du Nadaam : fête nationale qui se déroule entre le 10 et le 14 juillet selon les endroits, dure deux jours au cours desquels se déroulent des courses de chevaux, des compétitions de tir à l’arc et de lutte. Nous allons au stade voir les lutteurs, de « beaux bébés », bottés, et habillés d’un slip et une mini-veste avec manches (voir photos). La coupe de cette veste a été conçue pour empêcher les femmes de participer à la compétition !!!!! Beaucoup de personnes, à l’occasion du Nadaam, sont habillées en costume traditionnel : un grand manteau ceinturé, des bottes et un petit chapeau avec une pointe. 2 Autour du stade, se tient un marché d’objets en tous genres d’origine principalement chinoise. Egalement, quelques stands proposent des crêpes et chaussons fourrés à la viande, spécialités mongoles. Bernard et nos coéquipiers se régalent… la vie est dure en Mongolie pour les végétariens !!!!! Vers 11 heures nous quittons Altay pour notre étape intermédiaire, car nous voulons arriver à Bayankhongor le 10 au soir car, selon nos informations, le Nadaam s’y déroulera les 11 et 12 Juillet.
Mardi 10 Juillet - Bayankhongor Nous arrivons à Bayankhongor en milieu d’après-midi et apprenons que le Nadaam est commencé depuis la veille et se termine ce soir. Nous trouvons rapidement un hôtel et courons au stade où se déroule le Nadaam. Nous assistons à la finale de la lutte et un défilé de cavaliers qui ont couru le matin, tous très jeunes et qui montent à cru. 3 Après la douche brûlante… car elle n’est alimentée que par l’eau du ballon d’eau chaude, donc aucune possibilité de régler la température, nous décidons de nous retrouver au restaurant de l’hôtel… il ferme et nous apprenons qu’il est 21 heures… encore une heure de décalage supplémentaire. Nous sommes donc à +6 heures. Avant de partir au restaurant, nous récupérons le linge donné à laver en arrivant, il est encore un peu humide. Nous dinons dans un petit restaurant karaoké, activité très prisée en Mongolie. Etant donné que nous avons rendez-vous avec Tuul, notre guide, le 13 Juillet ici à Bayankhongor, nous décidons de nous retrouver le 13 à midi devant cet hôtel, et d’ici-là chaque équipage est libre de son programme.
Mercredi 11 Juillet- Shargalguut sources d'eau chaude La voiture est couverte de boue et de poussière, nous allons la faire laver. Nous faisons des courses pour une escapade de deux jours. Comme dans toutes les villes, les supérettes sont côte à côte dans la rue principale. On y trouve : beaucoup de sucreries, quelques conserves de viande (yak) et poisson, du pain industriel très « étouffe-chrétien », rarement des légumes et des fruits. En matière de légumes, il y a des pommes de terre, des carottes et des choux !!!! Quelquefois des tomates… Les fruits sont encore plus rares : des pommes, des bananes… de l’Equateur, quelques imitations de nectarines. Il y a également des yaourts vraisemblablement longue conservation sans réfrigérateur, valables jusqu’en octobre ou décembre. Nous partons « au GPS » à des sources froides et chaudes situées à Shargalguut, à environ 60 km de Bayankhongor. Après quelques difficultés pour trouver le départ de la bonne piste, nous parcourons les 60 km sur une piste un peu difficile avec des ponts et des passages qui ne doivent pas être faciles lors de l’orage journalier. 4 Nous nous arrêtons près d’une yourte qui fait sécher des fromages sur le toit ; nous en achetons et sommes heureux de goûter ce fromage un peu aigrelet, c’est le premier depuis notre départ. Il s’agit ici de fromage de chèvre. Nous traversons le village des sources qui comportent un hôtel et une « station thermale » et trouvons un lieu idéal de bivouac quelques kilomètres plus loin. Nous sommes un peu surélevés par rapport à la rivière… en prévision des orages… face à une yourte et entourés de troupeaux : chevaux, chèvres et yaks. Nous avons juste le temps de nous installer avant notre orage quotidien de 18 à 20 heures. Bien installés dans notre « ‘base », après un petit apéritif, nous dinons au sec. Nous regardons par la fenêtre et voyons passer le troupeau de yaks à quelques mètres de nous, sous les éclairs, le tonnerre et le vent. 5 A 20 heures, l’orage cesse, nous allons nous coucher avec la couette car il fait assez frais…
Jeudi 12 Juillet Réveil avec le soleil et toujours cette vue magnifique sur les montagnes, les yourtes et les animaux en liberté. Nous décidons de faire une journée sans voiture consacrée au rangement du matériel et à une rando dans les environs. Dans la matinée, nous donnons des gâteaux à des jeunes gardiens de troupeaux. Quelques minutes plus tard, deux petits enfants arrivent de la yourte en face, avec une bouteille de lait à la main. Nous leur faisons visiter notre « ger », notre yourte à nous, ils veulent tout voir et se disputent pour s’assoir sur un fauteuil. Nous leur donnons quelques gâteaux et goûtons le lait : c’est du lait de jument fermenté dit « aïrag ». Nous mettons la bouteille au frigo pour faire goûter à nos coéquipiers demain. Puis nous partons en rando. Marianne étrenne ses nouveaux bâtons de marche et remet ses chaussures de rando pour la première fois depuis le fatidique 30 janvier. Elle a des ailes et escalade les rochers. 6 Nous explorons les environs sous un temps menaçant, nous prenons le chemin du retour un peu prématurément à notre goût et nous terminons les derniers 500 mètres sous la pluie. Nous nous réfugions sous notre yourte occidentale, au bout d’une heure l’orage cesse, nous accédons à la voiture pour déjeuner (il est 15 heures…). Dans un des replis de la base, Bernard découvre des petits grêlons, Marianne est contente car elle va ainsi pouvoir décoller un chewing-gum de son pantacourt tout neuf !!!! Nous passons la fin de l’après-midi sous notre base à mettre à jour le récit de notre voyage pour le blog. Vers 17 heures, le soleil est de retour. Nous repartons donc pour une balade au milieu des troupeaux et en direction de la yourte d’où sont venus les enfants. Nous rencontrons en route le propriétaire de la yourte qui mène un troupeau à cheval. Nous lui offrons une chemise que Bernard ne met plus et il nous invite dans sa yourte. Selon la tradition, il nous offre du lait de jument fermenté et des fromages de yak. Nous pouvons faire des photos de son intérieur, malheureusement la communication est très limitée. Nous quittons la yourte et il nous conduit à son troupeau de chevaux. Les poulains sont attachés très court toute la journée pour qu’ils ne tètent pas leur mère ; en effet, les juments sont traites toutes les 2 heures pour fabriquer le lait de jument fermenté. Nos impressions gustatives : le lait de jument fermenté picote légèrement et n’a pas un goût très prononcé de lait. Nous apprendrons ultérieurement qu’il est fabriqué l’été et 7 se conserve jusqu’au printemps suivant. C’est LA BOISSON courante et journalière des mongols. Quant aux fromages, de chèvre ou de yak, ils ressemblent à de l’édam mais blanc/crème, coupé en morceaux irréguliers, avec un goût un peu aigrelet au début puis un goût prononcé de fromage. Nous en avons mis dans un risotto et cela était tout à fait honnête comme résultat. Nous le consommons également en cubes dans notre salade du midi et là, cela n’a rien à envier à la féta.
Vendredi 13 Juillet - Bogd - en piste pour le Gobi Nous quittons à grand regret notre campement idyllique. Nous sommes à Bayankhongor en fin de matinée pour courses et connexion internet… recevoir et donner des nouvelles et mettre à jour notre blog. A 12 heures, Tuul, notre guide avec qui nous avons rendez-vous pour 8 jours de circuit ensemble, arrive avec un équipage français. Nous partons pour Bogd où nous arrivons en fin d’après-midi. Samedi 14 Juillet - dans le Gobi Alain nous fait un défilé… c’est le jour où jamais !!!! C’est notre premier jour dans le désert de Gobi et avec Tuul notre guide. Enfin les réponses à tant de questions… Nous voyons beaucoup de troupeaux de chameaux (2 bosses) et, oh déception ! ils n’ont pas leurs « cheveux » longs (comme ceux du film « L’histoire du chameau qui pleure » que certains ont peut-être vu). En effet, ils sont tondus au début du printemps (avril-mai) car la laine est utilisée (cordages entre autres) et ils commencent à avoir à nouveau le poil long fin septembre. Nous nous arrêtons dans une yourte pour que Tuul puisse se faire confirmer la piste et la propriétaire nous y invite. Elle nous sert du thé au lait (beaucoup plus de lait que de thé, légèrement salé et qui peut, dans certains cas, être « assaisonné » de beurre de yak, ce qui n’était pas le cas ce jour là). Elle nous offre de la vodka artisanale (distillée dans la yourte, elle est d’ailleurs en train de mettre en route une distillation). 8 Entendez par vodka, une « eau de vie » faite à partir de lait fermenté, distillée dans une « installation maison », sur un poêle alimenté avec de la bouse sèche. Les bouses sont ramassées dans les champs, séchées, et mises en tas près des yourtes (voir photos). Elle nous propose également du fromage accompagné de crème (de chèvre, c’est l’animal qu’elle élève). Nous installons notre bivouac en fin d’après-midi dans un paysage désert à 360°. Il y a seulement quelques arbres du désert de Gobi appelés « saxauls » (phonétiquement). Apéritif au champagne apporté de Chambéry… c’est l’anniversaire de Marianne. Nous dégustons la fin de la 2e bouteille avec une boîte de foie gras (merci Nicole et Jean-Jacques), suivi d’un saumon sur lit de lentilles, préparé par Bernard. Yaourts en dessert pour finir en beauté !!!!
Dimanche 15 Juillet - Khongoryn Els - les dunes A 9 heures, il fait déjà 30°, dans l’après-midi le thermomètre atteint les 36°. Nous roulons vers les plus grandes dunes du Gobi : Khongoryn Els, non sans nous tromper plusieurs fois de piste. Nous arrivons vers 15 heures après un arrêt dans un puits pour nous approvisionner en eau pour toilette et vaisselle. Nous sommes à 9 1384 mètres d’altitude, au milieu des chevaux sauvages. Ce cordon de dunes fait 100 km de long et 12 de largeur. Nous tentons une escapade en 4x4 dans les dunes, mais sans dégonfler les pneus… les spécialistes comprendront que nous n’allons pas très loin dans ces conditions. Nous n’insistons pas. Nous nous promettons d’aller au sommet des dunes, à pieds, le lendemain matin.
Lundi 16 Juillet - Khongoryn Els Au petit matin, un cheval sauvage bouscule l’échelle de notre tente et casse un des crochets d’attache. Heureusement que nos coéquipiers étaient là pour nous permettre de descendre de notre tente !!! Après le petit déjeuner, vers 9 heures, nous partons vers le sommet de la dune (300 mètres) que nous atteignons en un peu plus d’une heure. Les 15 derniers mètres sont épuisants, nous faisons un pas et reculons des ¾, mais nous y voilà !!!! La vue est grandiose, nous sommes récompensés de notre effort. Quatre alpinistes italiens (qui ont fait 2 sommets supérieurs à 4000 m dans l’ouest) nous prennent en photo. Nous redescendons « sur les fesses » pour faire chanter la dune, puis nous continuons à enjambées de géant. Après une douche bien méritée, nous déjeunons et partons en début d’après-midi car nos coéquipiers préfèrent avancer sur le planning. Nous longeons les dunes sur une piste dure sur 50 km en direction de Bayanzag, et bivouaquons dans un terrain caillouteux. Nous avons la visite du voisin… de la yourte proche qui vient rentrer son troupeau. Il arrive à moto avec son jeune garçon. Ils sont très intéressés de découvrir nos tentes et installations. Alain donne un jouet au gamin qui repart avec des étoiles dans les yeux. Mardi 17 Juillet - Yollin Am - la glace Nous reprenons la piste et nous arrêtons près d’un groupe de mongols qui dressent des chevaux sauvages et les montent pour la première fois, c’est du rodéo. Ils nous font signe de nous approcher, nous faisons des photos et ils nous invitent dans la yourte. Ils sont en fête pour le 2e jour avec des amis pour ce dressage. 2 Ils nous servent d’abord des gâteaux, la viande des joues d’un mouton accompagnée de gras. Les bols de lait de jument fermenté et de vodka (vraie vodka et non pas la vodka familiale évoquée précédemment) circulent de main en main. L’ambiance est chaleureuse et les mongols apprécient notre présence. Nous apprenons à saluer les esprits avant de boire en faisant gicler quelques gouttes de vokda vers le ciel avec l’annulaire droit. 3 Nous sommes obligés de les quitter pour reprendre la route, ils nous laissent leur adresse postale pour leur envoyer des photos. Nous passons tout d’abord par les gorges de Dugany Am, juste assez larges pour permettre à un 4x4 de passer. Nous y pique-niquons. Puis nous poursuivons jusqu’à l’entrée du canyon Yollyn Am (bouche du vautour). Ce canyon très étroit et très abrité du soleil conserve encore à la mi-juillet de la glace veinée de bleue. Notre guide y est passée début juillet ; à cette date, la glace bouchait le canyon. En hiver, la glace mesure plus de 10 mètres d’épaisseur et s’étend sur plus de 10 km. Nous bivouaquons à la sortie du parc national où se trouve ce canyon, à 2050 mètres. Les soirées et matinées sont fraîches, heureusement notre « base » nous permet d’avoir un certain confort.
Mercredi 18 Juillet - Bayanzad - falaises de feu Nous quittons ce bivouac de carte postale pour Dalandzadgad, capitale de la province du Gobi du sud. 4 A notre arrivée, comme chaque fois dans un village ou ville, nous faisons les courses habituelles : nous prenons de l’eau (non buvable pour nous) au puits ou à la « maison de l’eau », puis nous achetons de l’eau minérale, du gasoil, fruits et légumes dans la limite de ce que nous trouvons…, pain et internet si cela existe. Nous allumons nos portables car ce n’est que dans les villages ou villes que nous avons du réseau, de plus cela dépend des opérateurs. Nous roulons dans de la steppe à perte de vue, comme cela existe dans l’est de la Mongolie sur des centaines de kilomètres. Aucun touriste ne visite l’est du pays. Nous roulons en direction de Bayanzad et nous arrêtons aux falaises appelées « falaises de feu » : paysage fait de rocs et sable rouges et de quelques buissons. Après une promenade à pied dans ce site, nous bivouaquons au pied de ces falaises. Au moment où nous sortons la base pour l’installer, un vent violent s’abat sur notre campement, le sable nous cingle le visage, la base s’aplatit puis se redresse… nous décidons de la monter de l’autre côté de la voiture, à l’abri du vent. Nous dinons tranquillement et nous couchons. Dans la nuit, ce vent de folie se lève à nouveau, accompagné de pluie, nous passons une partie de la nuit à surveiller notre installation qui « ne bronche pas ». Notre guide n’a pas vu de pluie à cet endroit depuis 8 ans. Ce site est un important site de recherche sur les dinosaures. Il y a 400 sites avec des traces de dinosaures dans le monde, 70 % se situent en Mongolie. Le musée d’histoire naturelle d’Ulan Bator est réputé pour ses collections de vestiges de dinosaures. 5 Jeudi 19 Juillet - Ongiin Khiid - monastère Nous prenons la piste pour Mandal Ovo, mais après la pluie de la nuit, la piste est assez glissante. Bernard, en tête, choisit la mauvaise option et reste planté dans une profonde ornière de glaise. René a pu passer sur le côté et tire le 4x4 de Bernard de ce mauvais pas. Nous poursuivons et avant d’arriver à Mandal Ovo, nous assistons à une course de chevaux du Nadaam qui se déroule ce jour-là dans ce petit village. Nous voyons le départ et l’arrivée de cette course de 15 km réservée aux chevaux de 2 ans montés –à cru- par des enfants. 6 A Mandal Ovo, nous allons à la laiterie qui prépare des spécialités à base de lait de chamelle : yaourts, glaces. Apprécié par certains et pas par d’autres… Nous pique-niquons à l’ombre des arbres qui ont poussé près du puits, pas très loin d'une "cacatière" (terme savoyard), avec ses petites cheminées d’aération !!!!! Nous reprenons la route : une zone désertique caillouteuse plate puis de la steppe. Nous allons jusqu’aux ruines du monastère Ongiin Khiid. A cet endroit, s’élèvent les vestiges de deux monastères détruits à l’époque de la domination soviétique en 1937. Nous bivouaquons près de la rivière, entre deux montagnes, sur un terrain recouvert de pelouse naturelle. Magique !!!!
Vendredi 20 Juillet - Arvaïker Nous quittons la province du Gobi du milieu pour Arvaïkheer. Nous nous dirigeons vers les régions boisées et vertes du Kangay. Nous y arrivons vers 15 heures, nous devons quitter notre guide Tuul ici, nous nous dirigeons immédiatement vers le marché afin qu’elle puisse trouver un covoiturage pour Ulan Bator. Après son départ, nous déambulons dans ce marché aux containeurs (chaque échoppe est installée dans un containeur), achetons du yaourt de chèvre et du fromage au marché au fromage et visitons le marché de la viande… on comprend pourquoi toutes les viandes sont servies très cuites, le plus souvent bouillies. 7 La ville d’Airvaïkheer tient son nom d’un cheval qui est revenu à cette ville après avoir été livré à la Russie, comme beaucoup d’autres chevaux, en tant que contribution mongole à l’effort de guerre de la Russie en 39-45. Vers 17 heures nous trouvons un cyber café, pas très rapide… et l’orage éclate pendant que nous travaillons à notre blog, un déluge de pluie s’abat sur la ville et nous décidons de nous réfugier à l’hôtel. 8
Samedi 21 Juillet - Kharkhorin L’hôtel ne propose pas de petit déjeuner qui nous convient. Nous prenons… une route goudronnée… et nous arrêtons pour un petit déjeuner à notre goût. Après 40 km nous quittons le goudron pour une piste en direction de Hujirt, cette piste est une vraie savonnette (embardée d’Alain et René). Après Hujirt, de nouveau une belle route goudronnée toute neuve, puis une route goudronnée à trous !!!! Nous nous arrêtons à environ 26 km avant Kharkhorin, au monastère Shankh Khiid, créé en 1648 et également en grande partie détruit en 1937 (temples brûlés et moines déportés en Sibérie). Subsiste un temple dans lequel avait lieu le repas des moines et moinillons au moment de notre visite. A l’entrée de Kharkhorin, nous nous arrêtons au site du « rocher phallique » puis au célèbre temple Erdene Zuu Khiid. Ce dernier a été relativement épargné par les purges staliniennes de 1937. Il fut le premier monastère bouddhique de Mongolie au 16e siècle et demeure le plus important du pays. L’ensemble monastique est entouré d’immenses murailles : 108 stupas (108 est un nombre sacré dans la religion bouddhiste) sont répartis tout le long de l’enceinte, tous les 15 mètres. Les 3 temples qui ne furent pas détruits en 1937 sont dédiés aux trois étapes de la vie du Bouddha : l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. 9 Demain étant un jour de repos, chacun est libre de faire ce qu’il souhaite et nous choisissons de passer la nuit dans un camp de yourtes pour touristes (Munkh Tenger recommandé par Tuul).
Dimanche 22 Juillet - Mongol Els Grasse matinée dans la yourte, récupération de nos deux sacs de linge lavé et séché (la blanchisserie nous coûte aussi cher que la nuit sous la yourte…), visite de la ville, connexion internet pour mettre à jour le blog et déjeuner dans un petit restau tenu par un Français qui organise aussi des treks à cheval. Nous rejoignons nos coéquipiers au temple où nous allons jusqu’à une tortue de pierre qui est symbole de longévité. 10 Nous retrouvons nos coéquipiers à 16 heures pour partir bivouaquer sur la route d’Ulan Bator. Après une heure de route, nous bivouaquons dans les Mongol Els (dunes mongoles) qui sont la continuation du Gobi qui apparaît encore presque au nord de la Mongolie. Très beau bivouac, nous arpentons les sommets des dunes alentour avant de diner.
Lundi 23 Juillet - Ulan Bator Nous arrivons à Ulan Bator en début d’après-midi et nous rendons directement au service de l’immigration près de l’aéroport. En une heure la prolongation de notre visa est faite. Nous rejoignons le centre ville ; à l’office de tourisme, séparation avec nos coéquipiers pour les deux jours prévus à U.B. Nous cherchons un hôtel proche du centre ville et optons pour Ganah’s guest house, près du monastère Gandan. Il propose des chambres et des yourtes sur le toit et a l’avantage d’avoir une possibilité de garer le véhicule en sécurité. Après visite de la yourte étouffante, nous optons pour une chambre très fraîche et nous découvrirons à l’usage qu’elle est TRES humide… Un couple de jeunes français venu par le transsibérien nous indique un petit restau mongol mais nous dinons dans un restau coréen, très bien. A U.B., 40 % de la population vit dans des quartiers de yourtes, très souvent très pauvres. Et pour la première fois, nous voyons des panneaux indicateurs… en cyrillique !!!!
Mardi 24 Juillet A 10 heures nous partons pour l’ancien magasin d’état, sorte de Galeries Lafayettes. Marianne fait une halte chez le coiffeur, Bernard déambule dans les rayons et repère l’étage des souvenirs. Nous déjeunons finalement au petit restau indiqué par le couple français : restau typique, atmosphère très locale, difficulté pour se faire servir un plat sans viande qui arrivera finalement avec deux saucisses. Les mongols entrent, déjeunent rapidement et sortent. L’après-midi, nous allons à la place du parlement où il y a les statues de Gengis Khan (photo de gauche) et ses descendants, ainsi que le héro du XXe siècle de l’histoire mongole Sükhbaatar (photo de droite). Nous visitons ensuite le musée de l’histoire mongole qui nous donne un bon aperçu de l’histoire de ce petit pays qui a dominé aux XII-XIIIe siècles une bonne partie de l’Asie et de l’Europe de l’Est. 2 Puis, en plein centre de ville coincé entre des immeubles de verre, le petit temple de Choïjin Lama Khiid abrite quelques curiosités : la statue du Lama Chiïjin réalisée avec ses cendres et de la terre, des dessins très figuratifs de l’enfer froid et l’enfer chaud, et au plafond, des dessins de « mauvaises femmes » dansant nues. On peut également y admirer des tangkas (tentures murales peintes sur tissu) et des masques (tsam) dont un est constitué de 6000 perles de corail. Après une petite bière en fin d’après-midi au Grand Khaan Irish Pub, nous dinons dans un restau végétarien… OUI !!!! ça existe à U.B. !!!!! (le Luna Blanca, très bonne adresse). Retour à pied (20 mn de marche), notre choix de logement est judicieux mais nous sommes tout de même fourbus.
Mercredi 25 Juillet A 9h30 à la poste centrale, nous retrouvons Tuul, notre guide. Nous nous rendons en taxi à Cashmere Works : ancienne usine russe maintenant mongole, c’est la plus importante des 5 usines de cashmere d’U.B. : 800 salariés, 240 000 pulls par an et 300 à 400 000 écharpes. Nous visitons les ateliers où se déroulent les étapes successives de fabrication : séparation du « duvet de cashmere » et des poils restants (perte de seulement 10 % du poids car les nomades ont déjà effectué un premier tri pour vendre leur production au meilleur prix), teinture (avec des produits naturels), séchage, filage (pour obtenir un fil plus fin qu’un cheveux humain ce qui constitue une qualité supérieure, notamment par rapport à la production chinoise), tricotage et assemblage des différentes pièces composant le vêtement (une couturière à un poste d’assemblage assemble 5 pièces par jour), différentes étapes de contrôle tout au long du processus, et enfin étiquetage et emballage où nous rencontrons un anglais de Manchester qui vient contrôler ses commandes. 3 La visite se termine par celle du magasin où chacun « craque » pour une petite folie : Marianne un gilet en cashmere et Bernard un gilet sans manche en cuir doublé de poil de chameau. Tout à côté, nous visitons le palais d’hiver du Bogd Khan, le 8e bouddha vivant et dernier roi de Mongolie. Nous y découvrons des statues réalisées par Zanabazar, des tenues d’apparat en fil d’or, une collection impressionnante d’animaux empaillés, un bol d’une capacité de plusieurs litres que le Bogd Khan servait aux personnes qui arrivaient en retard. L’après-midi, Bernard se rend au garage Toyota avec Tull car il a constaté quelques problèmes de puissance et d’accélération. Pendant ce temps, Marianne visite le musée d’histoire naturelle qui comporte quelques salles consacrées aux dinosaures : squelettes de dinosaures, oeufs, fossiles. Pendant la visite, l’orage éclate et après une heure de pluie battante arrive une accalmie de pluie mais les rues sont inondées : retour à pieds secs impossible, il faut traverser d’immenses flaques d’une vingtaine de centimètres de profondeur, ou faire de l’équilibre sur les bordures de trottoirs et surtout, éviter de se faire asperger !!!! Nous nous retrouvons à l’hôtel pour une mauvaise nouvelle : l’embrayage est TRES fatigué malgré un kilométrage de 59 000 km, plus question de faire de la piste, il est peut-être possible de faire encore 1000 ou 1500 km. Le garage Toyota, encore en cours de construction, demande 15 jours pour faire venir les pièces du Japon. Nous partons en compagnie de Tuul à la recherche des pièces dans des magasins spécialisés au nord de la ville… un immeuble entier d’échoppes présentant un bric à brac impressionnant de pièces de toutes marques… malheureusement, le modèle est trop récent pour trouver les pièces ici. Nous rentrons à l’hôtel plus que dépités… la meilleure solution semble de quitter la Mongolie pour Irkurtz en Russie où se trouve un concessionnaire Toyota
Jeudi 26 Juillet Nous changeons de chambre pour une chambre plus grande et surtout moins humide. Matinée internet puis shopping : pour la petite histoire, achat de Fervex dans une pharmacie pour 10 % du prix français. A 14 heures nous retrouvons Tuul pour un dernier espoir de garage… en vain, puis nous visitons le monastère Gandan, tout près de notre hôtel. Ce monastère a été relativement épargné lors des purges staliniennes de 1937, donc quelques temples anciens sont encore présents. On peut notamment y voir 3 styles de temples : mongol (ressemblant à une yourte), chinois et tibétain (avec un haut soubassement blanc en dur). Par chance, nous visitons ce monastère un jour spécial du calendrier lunaire et assistons à des prières d’une grande ferveur. Dans un temple, les gens font la queue pour choisir sur une liste et acheter le voeu de leur choix ; après passage à la caisse, ils remettent ce voeu aux moines en prières et font des offrandes dans le temple. Dans un des temples du monastère, s’élève la statue d’un bouddha, d’une hauteur de 26 mètres, en cuivre recouvert d’or. Elle avait été enlevée par les soviétiques pour fabriquer des munitions ; une copie, financée par les fidèles, a été consacrée après 1990 lorsque la pratique religieuse est redevenue possible après la fin de l’emprise soviétique. 5 Nous faisons quelques emplettes au marché en prévision de notre départ du lendemain : tomates, fruits et… DE LA SALADE !!! pour la première fois depuis que nous sommes en Mongolie. Nous assistons ensuite à un spectacle recommandé par Tuul, qui nous permet d’avoir un aperçu des arts traditionnels mongols : musique, danse et chants dont le très étonnant chant diphonique, pour finir par un numéro de contorsion, spécialité mongole et chinoise.
Vendredi 27 Juillet - Dahran en route pour la frontière Bernard a finalisé sa décision de tenter de se rendre à Irkurtz. Nos coéquipiers vont continuer leur périple sans nous et ne se soucient guère de notre sort (ils ne passeront même pas nous voir !!!). Nous prenons la route pour le nord de la Mongolie. Le coeur n’y est pas, nous ne visiterons pas le Kansay. 6 Dès la sortie d’U.B., la voiture peine de plus en plus. La route n’est pas favorable à la situation : c’est une succession de descentes et de montées, progressivement, les côtes que nous montions en 3e doivent être montées en 2e… Chaque côte est plus angoissante que la précédente… allons-nous arriver en haut ??? Nous croisons à plusieurs reprises la voie de chemin de fer du transsibérien, rejoignant U.B. depuis Moscou : nous avons d’ailleurs rencontré plusieurs voyageurs ayant emprunté ce train. Nous avons la surprise de voir quelques parcelles cultivées de colza : de belles taches jaunes dans le paysage vert. Une pancarte indique une mine d’or : une grande piste la dessert et nous apercevons les collines de déchets. Après Bayangol, le relief semble s’adoucir, encore quelques côtes, moins raides mais plus longues… puis le paysage s’aplatit progressivement. Nous pique niquons au bord d’un lac salé après Darhan. Nous bivouaquons dans un champ de fleurs, derrière des sapins, sur une piste très près de la route afin d’économiser les forces de notre véhicule. Une voiture locale passe et nous confirme que nous pouvons dormir à cet endroit sans problème.
Samedi 28 Juillet - Kyakhta 5 km en Russie Nous parcourons nos derniers 40 kilomètres en Mongolie. Quelques parties boisées apparaissent dans le paysage : essentiellement des conifères et des bouleaux. Les yourtes se font de plus en plus rares. Nous atteignons difficilement la frontière à Altanbulag à 9h45. Les formalités sont terminées au bout d’une heure après un va-et-vient incohérent d’un guichet à l’autre et de multiples coups de tampons sur d’innombrables papiers. Tout à coup, panne d’électricité !!!! Heureusement, cela n’empêche pas les agents d’inscrire 7 consciencieusement toutes les informations sur des cahiers longuement feuilletés avant d’écrire… le contrôle des passeports se fait par l’informatique alimenté par un groupe de secours. Normalement tout est terminé, la grille de sortie du territoire reste fermée pendant 3 heures alors que les camionnettes et camions passent à côté de nous et avance pour le poste frontière russe. A 13h30, ENFIN !!! la grille s’ouvre pour nous… l’accès au poste frontière russe est en côte… encore une !!!! Une heure plus tard nous entrons en Russie et quelques kilomètres plus loin atteignons la ville de Kyakhta. Nous souhaitons atteindre la ville d’Ulan Ude à 225 km, mais la première côte nous en dissuade et nous revenons dans la ville. A 15h30 nous appelons l’assistance de l’assurance. Au début, tout semble aller bien, on doit nous rappeler dans la demi-heure qui suit… nous appelons et rappelons plusieurs fois malgré les promesses, en fin d’après-midi nous apprenons que le dépanneur ne sera là que demain matin à 9 heures. Faute d’hôtel, nous demandons au poste de police si nous pouvons dormir sur leur parking et ils acceptent bien volontiers de nous laisser dormir sur leur parking ultra sécurisé. Nous apprenons incidemment qu’il est une heure plus tard que ce que nous croyions : nous avons donc 7 heures d’avance sur la France. Nous dormons dans le 4x4.
Dimanche 29 Juillet - Kyakhta A 8h30 nous sommes devant « l’église au toit bleu » pour l’arrivée du dépanneur à 9 heures annoncée par l’assistance… Nous petit déjeunons dans la rue et assistons au défilé des fidèles qui se rendent à l’office. Après quelques coups de fils avec l’assistance, nous apprenons que le dépanneur n’arrivera que vers 13 heures. Nous partons donc faire quelques courses et chercher une connexion internet… que nous trouvons au sous-sol d’un immeuble, au fond d’un couloir… mais ça marche très bien. Retour à la voiture pour une salade et un appel à l’assistance : l’arrivée du dépanneur est reportée à 14h30… nous y croyons toujours. 8 Le dépanneur n’étant pas là à 16 heures, nous rappelons… et apprenons qu’il va encore falloir attendre jusqu’à 23 heures !!!!! Alors que nous sommes là depuis 24 heures déjà !!!!! Nous allons donc passer une seconde nuit sur place, peut-être chez le « pop » qui habite à côté de l’église… peut-être partirons-nous demain matin ??? En attendant, nous retournons au cyber café et rencontrons un jeune couple français eux aussi en panne de voiture depuis un mois, mais ils n'ont pas d'assistance... Ils nous indiquent un hôtel à côté de l'église où nous trouvons une chambre spartiate qui ressemble, a priori, à une suite.... en fait le salon fait office de salle de repassage commune et la salle de bains est également commune à plusieurs chambres...!!! Que de désillusions dans cette ville !!!! le dépanneur promis qui n’arrive pas, la suite qui n’en est pas une… !!!
Nous sommes partis le 11 juin 2012 à trois 4x4 et pour atteindre la Mongolie, nous sommes passés par la Suisse, l'Autriche, la Hongrie, l'Ukraine et la Russie. Pour le retour, nous sommes passés par la Russie (lac Baïkal et anneau d'or), l'Estonie, la Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Allemagne soit 12 pays traversés et 23 000 km parcourus.
Jeudi 28 Juin Départ 7h30 après une bonne nuit dans la voiture (très confortable), nous roulons vers l’est, face au soleil levant. La bonne qualité de la route d’hier, qui se poursuit ce matin, nous permet d’être à notre étape à 13h30. Nous allons directement à la concession Toyota de Novosibirsk pour faire faire les vidanges des voitures avant d’aborder les pistes de Mongolie. Un petit mot sur la cuisine russe qui nous est proposé dans les petits restaurants, motels ou cafet’ au bord de la route : beaucoup de beignets fourrés de confiture ou compote, viande hachée, voire semblant de fromage. Les plats garnis sont tous servis après avoir été réchauffés au micro-ondes, la viande est détaillée en petits morceaux et, si les légumes sont parfois présents sur la carte, ils se résument à pâtes, riz et pommes de terre.
Vendredi 29 juin 4 A 11h45, nous atteignons Bijsk, qui est notre étape de ce soir. Nous avons donc une demi-journée d’avance malgré la demi-journée d’attente chez Toyota. Notre objectif est maintenant d’atteindre Tashanta, la ville frontière, afin d’entrer en Mongolie samedi soir. En effet, d’après nos informations, ce poste frontière serait fermé le dimanche et nous n’avons AUCUNE ENVIE de « poireauter » en Russie, surtout dans un endroit aussi perdu !!!! En début d’après-midi, nous abordons le massif de l’Altaï. Fini l’enfer de la Russie, ses routes défoncées et ses camions rugissants. La route est bonne, très peu de camions, ça ressemble beaucoup à nos Alpes, nous longeons la rivière Katun. Nous passons deux cols et après celui à 1600 mètres, le paysage change, la végétation est beaucoup rare, le relief s’adoucit. Très belle route à partir de Tukta, nombreux troupeaux vaches et leurs veaux ainsi que des hordes de chevaux en liberté, la plupart des maisons ont en annexe, une yourte en bois. Nous croisons un mariage qui faisait des photos sur un chantier routier, l’un des participants connaissait Chambéry !!!!! Nous voyons deux autres mariages. Le vendredi est-il le jour des mariages en Russie ? Nous recherchons un hypothétique hôtel pour Alain, que nous trouvons assez tard : style « chez l’habitant », les deux autres voitures bivouaquent dans l’enclos de l’hôtel, premières brochettes d’agneau pour les carnivores, pâtes pour la végétarienne de service.
Samedi 30 Juin Nous avons 220 km à parcourir pour atteindre la ville frontière de Tashanta que nous atteignons vers 11h45. Nombreux troupeaux de moutons, chèvres, vaches et chevaux en liberté, y compris sur la route. Les gardiens de troupeaux sont à cheval. Au détour d’un virage, des sommets enneigés apparaissent. 5 Nous faisons le plein des véhicules et des bidons : en effet, en Russie le gasoil coûte environ 0,70 € alors qu’en Mongolie il devrait coûter environ 1,10 €. Puis nous prenons place dans la file d’attente pour la frontière russe (fermée de 12 à 14 h) et pique-niquons en attendant. Il nous faut 2 heures pour traverser la frontière russe. Nous traversons le « no man’s land » puis abordons la frontière mongole. Deux heures nous sont nécessaires pour faire passer les 3 véhicules : nous suivons docilement et patiemment le circuit des guichets sans chercher à comprendre. A 18 heures, NOUS SOMMES EN MONGOLIE !!!! Comme par magie, passé la frontière, les paysages sont comme nous les avions rêvés !!!! Nous voyons nos premières yourtes !!!!! Nous roulons une dizaine de kilomètres et décidons de bivouaquer dans une étendue plate. De gros nuages noirs menacent, il pleut au loin. Lorsque René débouche la bouteille de champagne, il commence à pleuvoir et nous finissons nos verres dans les voitures et nous dinons dans les voitures pendant qu’il pleut et tonne. Enfin une bonne nuit réparatrice sans réveil aux aurores pour reprendre la route.
Dimanche 1er Juillet - Olgly Nous arrivons à Olgly en fin de matinée. Les rues sont assez délabrées, les familles vivent dans un carré clos par un mur, avec une petite maisonnette en pisé et la yourte installée à côté. Des français rencontrés à la frontière nous ont indiqué un bon « camping » avec eau chaude… théoriquement… et wifi. Nous rencontrons un couple de voyageurs ardéchois en route depuis le mois de Mars et le couple écossais/tasmanien déjà rencontré à la frontière. Les ardéchois conduisent tout le monde à un restaurant turc. L’après-midi, chacun vaque à ses occupations. La monnaie est le tugrik. Il en faut 1600 pour faire un euro. Le soir, apéro en commun et festival de chapeaux.
Lundi 2 Juillet – Parc Tavan Bogd Nous quittons le camping pour le parc Tavan Bogd. Lors de nos démarches d’avant départ (courses, gasoil, banque et distributeur) nous apprenons que nous devons obtenir une autorisation pour circuler dans ce parc très proche de la frontière chinoise. On nous la promet pour 14 heures, puis pour 15 heures (10 000 tugriks par personne.. En attendant nous sortons un peu de la ville et partons hors piste pour profiter des paysages. 2 Nous prenons ensuite la piste, très beaux paysages, et nous arrêtons pour un bivouac froid et venté, nous montons la « base » (sorte de tente annexe sans tapis de sol de 2 m x 2 m x1,90m de haut qui permet de se mettre à l’abri des intempéries). En route nous observons des marmottes miniatures (longueur 20 à 25 cm queue comprise) qui courent en tous sens et posent pour la photo !!!!
Lundi 3 Juillet Nous partons vers le lac. Le pont est fermé et comme René a perdu le contact pour son GPS, nous continuons la piste… qui se terminera pas un cul de sac. Nous découvrons en route plusieurs sites funéraires : tas de pierre en guise de tombe, ou tombe avec tombeau en rondins de bois, petits cimetières. Nous observons aussi des alignements de pierres dont nous recherchons la signification. Notons que cette région de la Mongolie est musulmane car habitée essentiellement par des Kazakhs. 3 Après un demi-tour, nous retournons au pont qui était fermé. Il est maintenant ouvert et constitue l’entrée dans le parc. La gardienne examine en détail notre laisser-passer. Nous nous remettons en route et nous arrêtons pour un pique-nique TRES venté. Bernard doit changer une roue dégonflée en plein vent glacial. Nous trouvons ensuite un bivouac au bord du lac, avec des tapis d’edelweiss, face aux sommets enneigés, et aux glaciers (4000 m environ). Nous montons la base pour la seconde fois. Bernard, avec un méchant rhume débutant, regonfle tous ses pneus et répare la roue crevée avec une mèche. Les gars à la mécanique avec Bernard, les filles montent les bases et font la cuisine. Malheureusement, la visite de ce parc se fait un temps couvert, où le ciel bleu promis dans la formule « La Mongolie, le pays du ciel bleu » ???? 4
Mercredi 4 Juillet - Parc Tavan Bogd Nous faisons le tour du lac et passons un pont. Des militaires nous rattrapent en moto pour vérifier notre laisser-passer. Nous profitons d’une bonne piste puis d’un passage difficile avec passage de gué pour faire une initiation de Marianne à la conduite du 4x4. Après un premier quart d’heure de stress, ça roule !!!! Bernard estime qu’il pourra bientôt faire la sieste !!!! 5 Nous revenons à Olgly et passons la nuit au Wolf Camp. Nous rencontrons un Français qui n’a pas vu de Français depuis un mois. Il est venu de Marseille en Mongolie à moto. Pour être complet sur ce voyageur, il est marié à une Espagnole et vit en Afrique du Sud.
Jeudi 5 Juillet - Khovd Nous prenons la route pour Khovd et nous profitons de belles portions de route. En effet, un grand axe routier est en construction pour relier l’ouest à Ulan Battor. Tantôt nous roulons sur l’ancienne piste, tantôt nous roulons sur la route en construction qui constitue une belle piste. Parfois même, nous avons l’heureuse surprise de portions goudronnées !!!! A un col, nous nous arrêtons : un groupe de personnes endimanchées est là, près d’un « ovoo ». Un « ovoo » est un monticule chamanique de pierres, bois et autres offrandes aux dieux et aux esprits, placé en principe, aux endroits élevés. De nombreux rubans, en principe de couleur bleue, flottent au vent. C’est l’équivalent des cairns que l’on rencontre fréquemment dans les montagnes. 6
Vendredi 6 Juillet – près de Manhan Journée sans étape, chaque équipage décide de son plan. En ce qui nous concerne, nous choisissons d’aller à une grotte avec des gravures rupestres indiquées sur Lonely Planet. Nous faisons la route « au GPS » qui nous indique bien la direction, mais nous avons tout de même quelques difficultés à trouver la piste qui va contourner les montagnes. Un autochtone au volant d’une camionnette pleine de tontes de moutons nous met sur la bonne piste. Nous arrivons à un petit campement en fin d’après-midi et négocions le prix de la nuit dans la yourte de 40 000 à 25 000 tugriks (16 €). Nous commandons la douche chaude pour notre retour ainsi que notre repas du soir : une soupe de légumes avec viande et une sans viande. Les sanitaires sont sommaires mais propres. Une stagiaire parlant un peu l’anglais nous aide beaucoup. Nous allons visiter la grotte au soleil couchant selon les conseils du guide, en effet elle est plus éclairée à ce moment de la journée. La visite est assez acrobatique et décevante, seulement quelques gravures. Au retour, une grosse fumée blanche s’élève au-dessus des sanitaires, le feu a été fait pour chauffer l’eau de la douche que nous prenons avec délectation !!!!! 7
Samedi 7 Juillet - Darvi Beau réveil sous la yourte. Nous nous gavons de crêpes chaudes avec beurre et confiture !!!!! Après 12 km de pistes à travers la montagne, nous rejoignons une portion de route goudronnée, assez courte… suivie d’une piste. Au début de la route goudronnée, une grande antenne de télécom, Marianne envoie un sms à Marie-Charlotte pour son anniversaire. Le temps menaçant nous incite à rejoindre Darvi où nous avons rendez-vous avec nos coéquipiers entre 17 et 18 heures. Nous arrivons vers 15 heures et déjeunons dans un petit restaurant : 4,50 € pour deux, pas la peine de faire la cuisine !!!! Nous découvrons l’astucieux système d’eau courante… A partir de 17 heures, nous nous plaçons au meilleur endroit près des pompes à essence et en face de la rue principale pour attendre nos coéquipiers. Un gros orage avec grêle éclate. A 20 heures, toujours pas de coéquipiers. Nous envoyons des sms qui ne sont pas transmis, nous allons bivouaquer à quelques kilomètres avec l’intention de revenir au point de rendez-vous le lendemain matin. 8
Dimanche 8Juillet - Altay Nous nous réveillons et plions tranquillement pour retourner au lieu de rendez-vous à Darvi. Au moment de monter dans la voiture, nous apercevons nos coéquipiers sur la piste, qui nous observent !!!! Nous apprenons alors qu’ils ont été bloqués en route, par une coulée de boue lors d’un orage. Un camion porteur d’une grue est bloqué dans un gué et les ouvriers du chantier de la route leur disent qu’il faudra attendre 24 heures pour pouvoir passer. Eux aussi ont envoyé des sms, n’ont pas reçu les nôtres. Nous recevrons l’un de leurs sms le soir en arrivant à Altay. En ce qui concerne le temps, nous observons qu’en général il fait beau le matin avec un ciel limpide. A la mi-journée, le ciel se charge ensuite de gros nuages blancs, très beaux pour les photos, mais prometteurs de perturbations. En fin d’après-midi, c’est l’orage !!!! Depuis quelques jours, nous avons un orage journalier, assez violent, avec grêle fréquente et vent, pendant une à deux heures.
Lundi 9 Juillet - Altay Retrait et change à la banque, puis garage pour Alain dont le pot d’échappement doit être réparé. A Altay, c’est le 2e jour du Nadaam : fête nationale qui se déroule entre le 10 et le 14 juillet selon les endroits, dure deux jours au cours desquels se déroulent des courses de chevaux, des compétitions de tir à l’arc et de lutte. Nous allons au stade voir les lutteurs, de « beaux bébés », bottés, et habillés d’un slip et une mini-veste avec manches (voir photos). La coupe de cette veste a été conçue pour empêcher les femmes de participer à la compétition !!!!! Beaucoup de personnes, à l’occasion du Nadaam, sont habillées en costume traditionnel : un grand manteau ceinturé, des bottes et un petit chapeau avec une pointe. 2 Autour du stade, se tient un marché d’objets en tous genres d’origine principalement chinoise. Egalement, quelques stands proposent des crêpes et chaussons fourrés à la viande, spécialités mongoles. Bernard et nos coéquipiers se régalent… la vie est dure en Mongolie pour les végétariens !!!!! Vers 11 heures nous quittons Altay pour notre étape intermédiaire, car nous voulons arriver à Bayankhongor le 10 au soir car, selon nos informations, le Nadaam s’y déroulera les 11 et 12 Juillet.
Mardi 10 Juillet - Bayankhongor Nous arrivons à Bayankhongor en milieu d’après-midi et apprenons que le Nadaam est commencé depuis la veille et se termine ce soir. Nous trouvons rapidement un hôtel et courons au stade où se déroule le Nadaam. Nous assistons à la finale de la lutte et un défilé de cavaliers qui ont couru le matin, tous très jeunes et qui montent à cru. 3 Après la douche brûlante… car elle n’est alimentée que par l’eau du ballon d’eau chaude, donc aucune possibilité de régler la température, nous décidons de nous retrouver au restaurant de l’hôtel… il ferme et nous apprenons qu’il est 21 heures… encore une heure de décalage supplémentaire. Nous sommes donc à +6 heures. Avant de partir au restaurant, nous récupérons le linge donné à laver en arrivant, il est encore un peu humide. Nous dinons dans un petit restaurant karaoké, activité très prisée en Mongolie. Etant donné que nous avons rendez-vous avec Tuul, notre guide, le 13 Juillet ici à Bayankhongor, nous décidons de nous retrouver le 13 à midi devant cet hôtel, et d’ici-là chaque équipage est libre de son programme.
Mercredi 11 Juillet- Shargalguut sources d'eau chaude La voiture est couverte de boue et de poussière, nous allons la faire laver. Nous faisons des courses pour une escapade de deux jours. Comme dans toutes les villes, les supérettes sont côte à côte dans la rue principale. On y trouve : beaucoup de sucreries, quelques conserves de viande (yak) et poisson, du pain industriel très « étouffe-chrétien », rarement des légumes et des fruits. En matière de légumes, il y a des pommes de terre, des carottes et des choux !!!! Quelquefois des tomates… Les fruits sont encore plus rares : des pommes, des bananes… de l’Equateur, quelques imitations de nectarines. Il y a également des yaourts vraisemblablement longue conservation sans réfrigérateur, valables jusqu’en octobre ou décembre. Nous partons « au GPS » à des sources froides et chaudes situées à Shargalguut, à environ 60 km de Bayankhongor. Après quelques difficultés pour trouver le départ de la bonne piste, nous parcourons les 60 km sur une piste un peu difficile avec des ponts et des passages qui ne doivent pas être faciles lors de l’orage journalier. 4 Nous nous arrêtons près d’une yourte qui fait sécher des fromages sur le toit ; nous en achetons et sommes heureux de goûter ce fromage un peu aigrelet, c’est le premier depuis notre départ. Il s’agit ici de fromage de chèvre. Nous traversons le village des sources qui comportent un hôtel et une « station thermale » et trouvons un lieu idéal de bivouac quelques kilomètres plus loin. Nous sommes un peu surélevés par rapport à la rivière… en prévision des orages… face à une yourte et entourés de troupeaux : chevaux, chèvres et yaks. Nous avons juste le temps de nous installer avant notre orage quotidien de 18 à 20 heures. Bien installés dans notre « ‘base », après un petit apéritif, nous dinons au sec. Nous regardons par la fenêtre et voyons passer le troupeau de yaks à quelques mètres de nous, sous les éclairs, le tonnerre et le vent. 5 A 20 heures, l’orage cesse, nous allons nous coucher avec la couette car il fait assez frais…
Jeudi 12 Juillet Réveil avec le soleil et toujours cette vue magnifique sur les montagnes, les yourtes et les animaux en liberté. Nous décidons de faire une journée sans voiture consacrée au rangement du matériel et à une rando dans les environs. Dans la matinée, nous donnons des gâteaux à des jeunes gardiens de troupeaux. Quelques minutes plus tard, deux petits enfants arrivent de la yourte en face, avec une bouteille de lait à la main. Nous leur faisons visiter notre « ger », notre yourte à nous, ils veulent tout voir et se disputent pour s’assoir sur un fauteuil. Nous leur donnons quelques gâteaux et goûtons le lait : c’est du lait de jument fermenté dit « aïrag ». Nous mettons la bouteille au frigo pour faire goûter à nos coéquipiers demain. Puis nous partons en rando. Marianne étrenne ses nouveaux bâtons de marche et remet ses chaussures de rando pour la première fois depuis le fatidique 30 janvier. Elle a des ailes et escalade les rochers. 6 Nous explorons les environs sous un temps menaçant, nous prenons le chemin du retour un peu prématurément à notre goût et nous terminons les derniers 500 mètres sous la pluie. Nous nous réfugions sous notre yourte occidentale, au bout d’une heure l’orage cesse, nous accédons à la voiture pour déjeuner (il est 15 heures…). Dans un des replis de la base, Bernard découvre des petits grêlons, Marianne est contente car elle va ainsi pouvoir décoller un chewing-gum de son pantacourt tout neuf !!!! Nous passons la fin de l’après-midi sous notre base à mettre à jour le récit de notre voyage pour le blog. Vers 17 heures, le soleil est de retour. Nous repartons donc pour une balade au milieu des troupeaux et en direction de la yourte d’où sont venus les enfants. Nous rencontrons en route le propriétaire de la yourte qui mène un troupeau à cheval. Nous lui offrons une chemise que Bernard ne met plus et il nous invite dans sa yourte. Selon la tradition, il nous offre du lait de jument fermenté et des fromages de yak. Nous pouvons faire des photos de son intérieur, malheureusement la communication est très limitée. Nous quittons la yourte et il nous conduit à son troupeau de chevaux. Les poulains sont attachés très court toute la journée pour qu’ils ne tètent pas leur mère ; en effet, les juments sont traites toutes les 2 heures pour fabriquer le lait de jument fermenté. Nos impressions gustatives : le lait de jument fermenté picote légèrement et n’a pas un goût très prononcé de lait. Nous apprendrons ultérieurement qu’il est fabriqué l’été et 7 se conserve jusqu’au printemps suivant. C’est LA BOISSON courante et journalière des mongols. Quant aux fromages, de chèvre ou de yak, ils ressemblent à de l’édam mais blanc/crème, coupé en morceaux irréguliers, avec un goût un peu aigrelet au début puis un goût prononcé de fromage. Nous en avons mis dans un risotto et cela était tout à fait honnête comme résultat. Nous le consommons également en cubes dans notre salade du midi et là, cela n’a rien à envier à la féta.
Vendredi 13 Juillet - Bogd - en piste pour le Gobi Nous quittons à grand regret notre campement idyllique. Nous sommes à Bayankhongor en fin de matinée pour courses et connexion internet… recevoir et donner des nouvelles et mettre à jour notre blog. A 12 heures, Tuul, notre guide avec qui nous avons rendez-vous pour 8 jours de circuit ensemble, arrive avec un équipage français. Nous partons pour Bogd où nous arrivons en fin d’après-midi. Samedi 14 Juillet - dans le Gobi Alain nous fait un défilé… c’est le jour où jamais !!!! C’est notre premier jour dans le désert de Gobi et avec Tuul notre guide. Enfin les réponses à tant de questions… Nous voyons beaucoup de troupeaux de chameaux (2 bosses) et, oh déception ! ils n’ont pas leurs « cheveux » longs (comme ceux du film « L’histoire du chameau qui pleure » que certains ont peut-être vu). En effet, ils sont tondus au début du printemps (avril-mai) car la laine est utilisée (cordages entre autres) et ils commencent à avoir à nouveau le poil long fin septembre. Nous nous arrêtons dans une yourte pour que Tuul puisse se faire confirmer la piste et la propriétaire nous y invite. Elle nous sert du thé au lait (beaucoup plus de lait que de thé, légèrement salé et qui peut, dans certains cas, être « assaisonné » de beurre de yak, ce qui n’était pas le cas ce jour là). Elle nous offre de la vodka artisanale (distillée dans la yourte, elle est d’ailleurs en train de mettre en route une distillation). 8 Entendez par vodka, une « eau de vie » faite à partir de lait fermenté, distillée dans une « installation maison », sur un poêle alimenté avec de la bouse sèche. Les bouses sont ramassées dans les champs, séchées, et mises en tas près des yourtes (voir photos). Elle nous propose également du fromage accompagné de crème (de chèvre, c’est l’animal qu’elle élève). Nous installons notre bivouac en fin d’après-midi dans un paysage désert à 360°. Il y a seulement quelques arbres du désert de Gobi appelés « saxauls » (phonétiquement). Apéritif au champagne apporté de Chambéry… c’est l’anniversaire de Marianne. Nous dégustons la fin de la 2e bouteille avec une boîte de foie gras (merci Nicole et Jean-Jacques), suivi d’un saumon sur lit de lentilles, préparé par Bernard. Yaourts en dessert pour finir en beauté !!!!
Dimanche 15 Juillet - Khongoryn Els - les dunes A 9 heures, il fait déjà 30°, dans l’après-midi le thermomètre atteint les 36°. Nous roulons vers les plus grandes dunes du Gobi : Khongoryn Els, non sans nous tromper plusieurs fois de piste. Nous arrivons vers 15 heures après un arrêt dans un puits pour nous approvisionner en eau pour toilette et vaisselle. Nous sommes à 9 1384 mètres d’altitude, au milieu des chevaux sauvages. Ce cordon de dunes fait 100 km de long et 12 de largeur. Nous tentons une escapade en 4x4 dans les dunes, mais sans dégonfler les pneus… les spécialistes comprendront que nous n’allons pas très loin dans ces conditions. Nous n’insistons pas. Nous nous promettons d’aller au sommet des dunes, à pieds, le lendemain matin.
Lundi 16 Juillet - Khongoryn Els Au petit matin, un cheval sauvage bouscule l’échelle de notre tente et casse un des crochets d’attache. Heureusement que nos coéquipiers étaient là pour nous permettre de descendre de notre tente !!! Après le petit déjeuner, vers 9 heures, nous partons vers le sommet de la dune (300 mètres) que nous atteignons en un peu plus d’une heure. Les 15 derniers mètres sont épuisants, nous faisons un pas et reculons des ¾, mais nous y voilà !!!! La vue est grandiose, nous sommes récompensés de notre effort. Quatre alpinistes italiens (qui ont fait 2 sommets supérieurs à 4000 m dans l’ouest) nous prennent en photo. Nous redescendons « sur les fesses » pour faire chanter la dune, puis nous continuons à enjambées de géant. Après une douche bien méritée, nous déjeunons et partons en début d’après-midi car nos coéquipiers préfèrent avancer sur le planning. Nous longeons les dunes sur une piste dure sur 50 km en direction de Bayanzag, et bivouaquons dans un terrain caillouteux. Nous avons la visite du voisin… de la yourte proche qui vient rentrer son troupeau. Il arrive à moto avec son jeune garçon. Ils sont très intéressés de découvrir nos tentes et installations. Alain donne un jouet au gamin qui repart avec des étoiles dans les yeux. Mardi 17 Juillet - Yollin Am - la glace Nous reprenons la piste et nous arrêtons près d’un groupe de mongols qui dressent des chevaux sauvages et les montent pour la première fois, c’est du rodéo. Ils nous font signe de nous approcher, nous faisons des photos et ils nous invitent dans la yourte. Ils sont en fête pour le 2e jour avec des amis pour ce dressage. 2 Ils nous servent d’abord des gâteaux, la viande des joues d’un mouton accompagnée de gras. Les bols de lait de jument fermenté et de vodka (vraie vodka et non pas la vodka familiale évoquée précédemment) circulent de main en main. L’ambiance est chaleureuse et les mongols apprécient notre présence. Nous apprenons à saluer les esprits avant de boire en faisant gicler quelques gouttes de vokda vers le ciel avec l’annulaire droit. 3 Nous sommes obligés de les quitter pour reprendre la route, ils nous laissent leur adresse postale pour leur envoyer des photos. Nous passons tout d’abord par les gorges de Dugany Am, juste assez larges pour permettre à un 4x4 de passer. Nous y pique-niquons. Puis nous poursuivons jusqu’à l’entrée du canyon Yollyn Am (bouche du vautour). Ce canyon très étroit et très abrité du soleil conserve encore à la mi-juillet de la glace veinée de bleue. Notre guide y est passée début juillet ; à cette date, la glace bouchait le canyon. En hiver, la glace mesure plus de 10 mètres d’épaisseur et s’étend sur plus de 10 km. Nous bivouaquons à la sortie du parc national où se trouve ce canyon, à 2050 mètres. Les soirées et matinées sont fraîches, heureusement notre « base » nous permet d’avoir un certain confort.
Mercredi 18 Juillet - Bayanzad - falaises de feu Nous quittons ce bivouac de carte postale pour Dalandzadgad, capitale de la province du Gobi du sud. 4 A notre arrivée, comme chaque fois dans un village ou ville, nous faisons les courses habituelles : nous prenons de l’eau (non buvable pour nous) au puits ou à la « maison de l’eau », puis nous achetons de l’eau minérale, du gasoil, fruits et légumes dans la limite de ce que nous trouvons…, pain et internet si cela existe. Nous allumons nos portables car ce n’est que dans les villages ou villes que nous avons du réseau, de plus cela dépend des opérateurs. Nous roulons dans de la steppe à perte de vue, comme cela existe dans l’est de la Mongolie sur des centaines de kilomètres. Aucun touriste ne visite l’est du pays. Nous roulons en direction de Bayanzad et nous arrêtons aux falaises appelées « falaises de feu » : paysage fait de rocs et sable rouges et de quelques buissons. Après une promenade à pied dans ce site, nous bivouaquons au pied de ces falaises. Au moment où nous sortons la base pour l’installer, un vent violent s’abat sur notre campement, le sable nous cingle le visage, la base s’aplatit puis se redresse… nous décidons de la monter de l’autre côté de la voiture, à l’abri du vent. Nous dinons tranquillement et nous couchons. Dans la nuit, ce vent de folie se lève à nouveau, accompagné de pluie, nous passons une partie de la nuit à surveiller notre installation qui « ne bronche pas ». Notre guide n’a pas vu de pluie à cet endroit depuis 8 ans. Ce site est un important site de recherche sur les dinosaures. Il y a 400 sites avec des traces de dinosaures dans le monde, 70 % se situent en Mongolie. Le musée d’histoire naturelle d’Ulan Bator est réputé pour ses collections de vestiges de dinosaures. 5 Jeudi 19 Juillet - Ongiin Khiid - monastère Nous prenons la piste pour Mandal Ovo, mais après la pluie de la nuit, la piste est assez glissante. Bernard, en tête, choisit la mauvaise option et reste planté dans une profonde ornière de glaise. René a pu passer sur le côté et tire le 4x4 de Bernard de ce mauvais pas. Nous poursuivons et avant d’arriver à Mandal Ovo, nous assistons à une course de chevaux du Nadaam qui se déroule ce jour-là dans ce petit village. Nous voyons le départ et l’arrivée de cette course de 15 km réservée aux chevaux de 2 ans montés –à cru- par des enfants. 6 A Mandal Ovo, nous allons à la laiterie qui prépare des spécialités à base de lait de chamelle : yaourts, glaces. Apprécié par certains et pas par d’autres… Nous pique-niquons à l’ombre des arbres qui ont poussé près du puits, pas très loin d'une "cacatière" (terme savoyard), avec ses petites cheminées d’aération !!!!! Nous reprenons la route : une zone désertique caillouteuse plate puis de la steppe. Nous allons jusqu’aux ruines du monastère Ongiin Khiid. A cet endroit, s’élèvent les vestiges de deux monastères détruits à l’époque de la domination soviétique en 1937. Nous bivouaquons près de la rivière, entre deux montagnes, sur un terrain recouvert de pelouse naturelle. Magique !!!!
Vendredi 20 Juillet - Arvaïker Nous quittons la province du Gobi du milieu pour Arvaïkheer. Nous nous dirigeons vers les régions boisées et vertes du Kangay. Nous y arrivons vers 15 heures, nous devons quitter notre guide Tuul ici, nous nous dirigeons immédiatement vers le marché afin qu’elle puisse trouver un covoiturage pour Ulan Bator. Après son départ, nous déambulons dans ce marché aux containeurs (chaque échoppe est installée dans un containeur), achetons du yaourt de chèvre et du fromage au marché au fromage et visitons le marché de la viande… on comprend pourquoi toutes les viandes sont servies très cuites, le plus souvent bouillies. 7 La ville d’Airvaïkheer tient son nom d’un cheval qui est revenu à cette ville après avoir été livré à la Russie, comme beaucoup d’autres chevaux, en tant que contribution mongole à l’effort de guerre de la Russie en 39-45. Vers 17 heures nous trouvons un cyber café, pas très rapide… et l’orage éclate pendant que nous travaillons à notre blog, un déluge de pluie s’abat sur la ville et nous décidons de nous réfugier à l’hôtel. 8
Samedi 21 Juillet - Kharkhorin L’hôtel ne propose pas de petit déjeuner qui nous convient. Nous prenons… une route goudronnée… et nous arrêtons pour un petit déjeuner à notre goût. Après 40 km nous quittons le goudron pour une piste en direction de Hujirt, cette piste est une vraie savonnette (embardée d’Alain et René). Après Hujirt, de nouveau une belle route goudronnée toute neuve, puis une route goudronnée à trous !!!! Nous nous arrêtons à environ 26 km avant Kharkhorin, au monastère Shankh Khiid, créé en 1648 et également en grande partie détruit en 1937 (temples brûlés et moines déportés en Sibérie). Subsiste un temple dans lequel avait lieu le repas des moines et moinillons au moment de notre visite. A l’entrée de Kharkhorin, nous nous arrêtons au site du « rocher phallique » puis au célèbre temple Erdene Zuu Khiid. Ce dernier a été relativement épargné par les purges staliniennes de 1937. Il fut le premier monastère bouddhique de Mongolie au 16e siècle et demeure le plus important du pays. L’ensemble monastique est entouré d’immenses murailles : 108 stupas (108 est un nombre sacré dans la religion bouddhiste) sont répartis tout le long de l’enceinte, tous les 15 mètres. Les 3 temples qui ne furent pas détruits en 1937 sont dédiés aux trois étapes de la vie du Bouddha : l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. 9 Demain étant un jour de repos, chacun est libre de faire ce qu’il souhaite et nous choisissons de passer la nuit dans un camp de yourtes pour touristes (Munkh Tenger recommandé par Tuul).
Dimanche 22 Juillet - Mongol Els Grasse matinée dans la yourte, récupération de nos deux sacs de linge lavé et séché (la blanchisserie nous coûte aussi cher que la nuit sous la yourte…), visite de la ville, connexion internet pour mettre à jour le blog et déjeuner dans un petit restau tenu par un Français qui organise aussi des treks à cheval. Nous rejoignons nos coéquipiers au temple où nous allons jusqu’à une tortue de pierre qui est symbole de longévité. 10 Nous retrouvons nos coéquipiers à 16 heures pour partir bivouaquer sur la route d’Ulan Bator. Après une heure de route, nous bivouaquons dans les Mongol Els (dunes mongoles) qui sont la continuation du Gobi qui apparaît encore presque au nord de la Mongolie. Très beau bivouac, nous arpentons les sommets des dunes alentour avant de diner.
Lundi 23 Juillet - Ulan Bator Nous arrivons à Ulan Bator en début d’après-midi et nous rendons directement au service de l’immigration près de l’aéroport. En une heure la prolongation de notre visa est faite. Nous rejoignons le centre ville ; à l’office de tourisme, séparation avec nos coéquipiers pour les deux jours prévus à U.B. Nous cherchons un hôtel proche du centre ville et optons pour Ganah’s guest house, près du monastère Gandan. Il propose des chambres et des yourtes sur le toit et a l’avantage d’avoir une possibilité de garer le véhicule en sécurité. Après visite de la yourte étouffante, nous optons pour une chambre très fraîche et nous découvrirons à l’usage qu’elle est TRES humide… Un couple de jeunes français venu par le transsibérien nous indique un petit restau mongol mais nous dinons dans un restau coréen, très bien. A U.B., 40 % de la population vit dans des quartiers de yourtes, très souvent très pauvres. Et pour la première fois, nous voyons des panneaux indicateurs… en cyrillique !!!!
Mardi 24 Juillet A 10 heures nous partons pour l’ancien magasin d’état, sorte de Galeries Lafayettes. Marianne fait une halte chez le coiffeur, Bernard déambule dans les rayons et repère l’étage des souvenirs. Nous déjeunons finalement au petit restau indiqué par le couple français : restau typique, atmosphère très locale, difficulté pour se faire servir un plat sans viande qui arrivera finalement avec deux saucisses. Les mongols entrent, déjeunent rapidement et sortent. L’après-midi, nous allons à la place du parlement où il y a les statues de Gengis Khan (photo de gauche) et ses descendants, ainsi que le héro du XXe siècle de l’histoire mongole Sükhbaatar (photo de droite). Nous visitons ensuite le musée de l’histoire mongole qui nous donne un bon aperçu de l’histoire de ce petit pays qui a dominé aux XII-XIIIe siècles une bonne partie de l’Asie et de l’Europe de l’Est. 2 Puis, en plein centre de ville coincé entre des immeubles de verre, le petit temple de Choïjin Lama Khiid abrite quelques curiosités : la statue du Lama Chiïjin réalisée avec ses cendres et de la terre, des dessins très figuratifs de l’enfer froid et l’enfer chaud, et au plafond, des dessins de « mauvaises femmes » dansant nues. On peut également y admirer des tangkas (tentures murales peintes sur tissu) et des masques (tsam) dont un est constitué de 6000 perles de corail. Après une petite bière en fin d’après-midi au Grand Khaan Irish Pub, nous dinons dans un restau végétarien… OUI !!!! ça existe à U.B. !!!!! (le Luna Blanca, très bonne adresse). Retour à pied (20 mn de marche), notre choix de logement est judicieux mais nous sommes tout de même fourbus.
Mercredi 25 Juillet A 9h30 à la poste centrale, nous retrouvons Tuul, notre guide. Nous nous rendons en taxi à Cashmere Works : ancienne usine russe maintenant mongole, c’est la plus importante des 5 usines de cashmere d’U.B. : 800 salariés, 240 000 pulls par an et 300 à 400 000 écharpes. Nous visitons les ateliers où se déroulent les étapes successives de fabrication : séparation du « duvet de cashmere » et des poils restants (perte de seulement 10 % du poids car les nomades ont déjà effectué un premier tri pour vendre leur production au meilleur prix), teinture (avec des produits naturels), séchage, filage (pour obtenir un fil plus fin qu’un cheveux humain ce qui constitue une qualité supérieure, notamment par rapport à la production chinoise), tricotage et assemblage des différentes pièces composant le vêtement (une couturière à un poste d’assemblage assemble 5 pièces par jour), différentes étapes de contrôle tout au long du processus, et enfin étiquetage et emballage où nous rencontrons un anglais de Manchester qui vient contrôler ses commandes. 3 La visite se termine par celle du magasin où chacun « craque » pour une petite folie : Marianne un gilet en cashmere et Bernard un gilet sans manche en cuir doublé de poil de chameau. Tout à côté, nous visitons le palais d’hiver du Bogd Khan, le 8e bouddha vivant et dernier roi de Mongolie. Nous y découvrons des statues réalisées par Zanabazar, des tenues d’apparat en fil d’or, une collection impressionnante d’animaux empaillés, un bol d’une capacité de plusieurs litres que le Bogd Khan servait aux personnes qui arrivaient en retard. L’après-midi, Bernard se rend au garage Toyota avec Tull car il a constaté quelques problèmes de puissance et d’accélération. Pendant ce temps, Marianne visite le musée d’histoire naturelle qui comporte quelques salles consacrées aux dinosaures : squelettes de dinosaures, oeufs, fossiles. Pendant la visite, l’orage éclate et après une heure de pluie battante arrive une accalmie de pluie mais les rues sont inondées : retour à pieds secs impossible, il faut traverser d’immenses flaques d’une vingtaine de centimètres de profondeur, ou faire de l’équilibre sur les bordures de trottoirs et surtout, éviter de se faire asperger !!!! Nous nous retrouvons à l’hôtel pour une mauvaise nouvelle : l’embrayage est TRES fatigué malgré un kilométrage de 59 000 km, plus question de faire de la piste, il est peut-être possible de faire encore 1000 ou 1500 km. Le garage Toyota, encore en cours de construction, demande 15 jours pour faire venir les pièces du Japon. Nous partons en compagnie de Tuul à la recherche des pièces dans des magasins spécialisés au nord de la ville… un immeuble entier d’échoppes présentant un bric à brac impressionnant de pièces de toutes marques… malheureusement, le modèle est trop récent pour trouver les pièces ici. Nous rentrons à l’hôtel plus que dépités… la meilleure solution semble de quitter la Mongolie pour Irkurtz en Russie où se trouve un concessionnaire Toyota
Jeudi 26 Juillet Nous changeons de chambre pour une chambre plus grande et surtout moins humide. Matinée internet puis shopping : pour la petite histoire, achat de Fervex dans une pharmacie pour 10 % du prix français. A 14 heures nous retrouvons Tuul pour un dernier espoir de garage… en vain, puis nous visitons le monastère Gandan, tout près de notre hôtel. Ce monastère a été relativement épargné lors des purges staliniennes de 1937, donc quelques temples anciens sont encore présents. On peut notamment y voir 3 styles de temples : mongol (ressemblant à une yourte), chinois et tibétain (avec un haut soubassement blanc en dur). Par chance, nous visitons ce monastère un jour spécial du calendrier lunaire et assistons à des prières d’une grande ferveur. Dans un temple, les gens font la queue pour choisir sur une liste et acheter le voeu de leur choix ; après passage à la caisse, ils remettent ce voeu aux moines en prières et font des offrandes dans le temple. Dans un des temples du monastère, s’élève la statue d’un bouddha, d’une hauteur de 26 mètres, en cuivre recouvert d’or. Elle avait été enlevée par les soviétiques pour fabriquer des munitions ; une copie, financée par les fidèles, a été consacrée après 1990 lorsque la pratique religieuse est redevenue possible après la fin de l’emprise soviétique. 5 Nous faisons quelques emplettes au marché en prévision de notre départ du lendemain : tomates, fruits et… DE LA SALADE !!! pour la première fois depuis que nous sommes en Mongolie. Nous assistons ensuite à un spectacle recommandé par Tuul, qui nous permet d’avoir un aperçu des arts traditionnels mongols : musique, danse et chants dont le très étonnant chant diphonique, pour finir par un numéro de contorsion, spécialité mongole et chinoise.
Vendredi 27 Juillet - Dahran en route pour la frontière Bernard a finalisé sa décision de tenter de se rendre à Irkurtz. Nos coéquipiers vont continuer leur périple sans nous et ne se soucient guère de notre sort (ils ne passeront même pas nous voir !!!). Nous prenons la route pour le nord de la Mongolie. Le coeur n’y est pas, nous ne visiterons pas le Kansay. 6 Dès la sortie d’U.B., la voiture peine de plus en plus. La route n’est pas favorable à la situation : c’est une succession de descentes et de montées, progressivement, les côtes que nous montions en 3e doivent être montées en 2e… Chaque côte est plus angoissante que la précédente… allons-nous arriver en haut ??? Nous croisons à plusieurs reprises la voie de chemin de fer du transsibérien, rejoignant U.B. depuis Moscou : nous avons d’ailleurs rencontré plusieurs voyageurs ayant emprunté ce train. Nous avons la surprise de voir quelques parcelles cultivées de colza : de belles taches jaunes dans le paysage vert. Une pancarte indique une mine d’or : une grande piste la dessert et nous apercevons les collines de déchets. Après Bayangol, le relief semble s’adoucir, encore quelques côtes, moins raides mais plus longues… puis le paysage s’aplatit progressivement. Nous pique niquons au bord d’un lac salé après Darhan. Nous bivouaquons dans un champ de fleurs, derrière des sapins, sur une piste très près de la route afin d’économiser les forces de notre véhicule. Une voiture locale passe et nous confirme que nous pouvons dormir à cet endroit sans problème.
Samedi 28 Juillet - Kyakhta 5 km en Russie Nous parcourons nos derniers 40 kilomètres en Mongolie. Quelques parties boisées apparaissent dans le paysage : essentiellement des conifères et des bouleaux. Les yourtes se font de plus en plus rares. Nous atteignons difficilement la frontière à Altanbulag à 9h45. Les formalités sont terminées au bout d’une heure après un va-et-vient incohérent d’un guichet à l’autre et de multiples coups de tampons sur d’innombrables papiers. Tout à coup, panne d’électricité !!!! Heureusement, cela n’empêche pas les agents d’inscrire 7 consciencieusement toutes les informations sur des cahiers longuement feuilletés avant d’écrire… le contrôle des passeports se fait par l’informatique alimenté par un groupe de secours. Normalement tout est terminé, la grille de sortie du territoire reste fermée pendant 3 heures alors que les camionnettes et camions passent à côté de nous et avance pour le poste frontière russe. A 13h30, ENFIN !!! la grille s’ouvre pour nous… l’accès au poste frontière russe est en côte… encore une !!!! Une heure plus tard nous entrons en Russie et quelques kilomètres plus loin atteignons la ville de Kyakhta. Nous souhaitons atteindre la ville d’Ulan Ude à 225 km, mais la première côte nous en dissuade et nous revenons dans la ville. A 15h30 nous appelons l’assistance de l’assurance. Au début, tout semble aller bien, on doit nous rappeler dans la demi-heure qui suit… nous appelons et rappelons plusieurs fois malgré les promesses, en fin d’après-midi nous apprenons que le dépanneur ne sera là que demain matin à 9 heures. Faute d’hôtel, nous demandons au poste de police si nous pouvons dormir sur leur parking et ils acceptent bien volontiers de nous laisser dormir sur leur parking ultra sécurisé. Nous apprenons incidemment qu’il est une heure plus tard que ce que nous croyions : nous avons donc 7 heures d’avance sur la France. Nous dormons dans le 4x4.
Dimanche 29 Juillet - Kyakhta A 8h30 nous sommes devant « l’église au toit bleu » pour l’arrivée du dépanneur à 9 heures annoncée par l’assistance… Nous petit déjeunons dans la rue et assistons au défilé des fidèles qui se rendent à l’office. Après quelques coups de fils avec l’assistance, nous apprenons que le dépanneur n’arrivera que vers 13 heures. Nous partons donc faire quelques courses et chercher une connexion internet… que nous trouvons au sous-sol d’un immeuble, au fond d’un couloir… mais ça marche très bien. Retour à la voiture pour une salade et un appel à l’assistance : l’arrivée du dépanneur est reportée à 14h30… nous y croyons toujours. 8 Le dépanneur n’étant pas là à 16 heures, nous rappelons… et apprenons qu’il va encore falloir attendre jusqu’à 23 heures !!!!! Alors que nous sommes là depuis 24 heures déjà !!!!! Nous allons donc passer une seconde nuit sur place, peut-être chez le « pop » qui habite à côté de l’église… peut-être partirons-nous demain matin ??? En attendant, nous retournons au cyber café et rencontrons un jeune couple français eux aussi en panne de voiture depuis un mois, mais ils n'ont pas d'assistance... Ils nous indiquent un hôtel à côté de l'église où nous trouvons une chambre spartiate qui ressemble, a priori, à une suite.... en fait le salon fait office de salle de repassage commune et la salle de bains est également commune à plusieurs chambres...!!! Que de désillusions dans cette ville !!!! le dépanneur promis qui n’arrive pas, la suite qui n’en est pas une… !!!
Bonjour,
Désolée, prise dans mon travail, je pars pour la Mongolie le 7 sept, et je n'ai vraiment pas eu de le temps de réfléchir à ce voyage organisé.
Résultat, il me manque une foule de détails techniques concernant la vie sous la yourte : - équipement électrique (branchement prise électrique batterie appareil photo) ? - douche/sanitaire ? - quel équipement : drap, couverture, serviette ? - les repas ? - l'hygiène en général ?
Si quelqu'un peut répondre à mes interrogations, un grand merci par avance
Désolée, prise dans mon travail, je pars pour la Mongolie le 7 sept, et je n'ai vraiment pas eu de le temps de réfléchir à ce voyage organisé.
Résultat, il me manque une foule de détails techniques concernant la vie sous la yourte : - équipement électrique (branchement prise électrique batterie appareil photo) ? - douche/sanitaire ? - quel équipement : drap, couverture, serviette ? - les repas ? - l'hygiène en général ?
Si quelqu'un peut répondre à mes interrogations, un grand merci par avance








