This three-week trip to Namibia was a big first for us:
- Visiting a country in winter, for someone who starts feeling comfortable at 25°C (77°F).
- Camping, when we usually feel at home in a starred hotel.
- Sleeping on the roof of a car—what an idea... when a comfy bed is waiting just a bit further.
- Grocery shopping, cooking, doing the dishes... all the things we usually avoid to fully enjoy our vacation.
- Washing up when and how we can, when we can’t imagine going a day without a shower.
- Driving a big 4x4 on the left, with a manual transmission, when we usually opt for an automatic for more comfort.
Yep! You guessed it—we stepped way out of our comfort zone during this trip.
I had quite a few doubts while planning this adventure, but the more I read travel journals about Namibia, the more I wanted to go.
Personally, without this forum, I never would’ve dared to hit the Namibian roads in a 4x4. I was really anxious during the planning, so I want to thank everyone who contributed with their journals and forum discussions for helping me leave more peacefully.
At first, I wasn’t even considering sleeping in a tent. But after my husband’s persuasion—and my own curiosity to experience what I’d read in those travel journals—I gave in. So off we went in a double-cab Hilux with a rooftop tent.
And of course, let’s talk about me—the big cold-weather wimp. One of the biggest pre-trip challenges was choosing a sleeping bag. After a while, sleeping bags had no more secrets for me: temperature ratings (comfort, limit, extreme), shapes (mummy, rectangular), fillings (synthetic, down), compression rate, and weight... all these factors were a real puzzle.
In the end, to make sure I wouldn’t be put off camping in winter (Australian winter, mind you), I went for a sleeping bag with a comfort rating of -10°C. And just to be *extra* sure I wouldn’t get cold, I bought a liner (never knew what that was before) in Thermolite, which boosts the sleeping bag’s temperature by 11°C. There are liners that add up to 15°C, but let’s not exaggerate—we’re not heading to the North Pole!
My husband, on the other hand, got a sleeping bag with a -5°C comfort rating and a silk liner.
Was it enough? You’ll find out soon. In the meantime, another big thank you to everyone who helped me make this choice with their advice and experience.
Over a year in advance, we planned a three-week itinerary for our first trip to Namibia—classic route, nothing too out there.
We chose to do the circuit clockwise because we wanted to finish on a high note in Etosha and its wildlife. They say it’s like Noah’s Ark out there!
And why not, the cherry on top... some big cats.
We used Tourmaline’s services to book our accommodations and the 4x4.
Here’s our planned itinerary with campsites and lodgings—yes, there are a few solid roofs in there; we didn’t want to push it too far.
Day 1: Windhoek – Windhoek Gardens Guesthouse
Day 2: Kalahari Anib Campsite
Day 3: Namibrand Family Hideout
Day 4: Sesriem Camp
Day 5: Sesriem Camp
Day 6: Rostock Ritz Camp
Day 7: Swakopmund - Sea Breeze Guesthouse
Day 8: Swakopmund - Sea Breeze Guesthouse
Day 9: Spitzkoppe Camp Tented
Day 10: Brandberg White Lady Campsite
Day 11: Grootberg Lodge
Day 12: Opuwo Country Campsite
Day 13: Epupa Camp
Day 14: Hobatere Lodge
Day 15: Etosha Olifantsrus Camp
Day 16: Etosha Okaukuejo Camp
Day 17: Etosha Halali Camp
Day 18: Etosha Namutoni Camp
Day 19: Cheetah Eco Lodge
Day 20: Windhoek – Londiningi B&B
Alright! Are you ready to follow this adventure with us in our Hilux?
Découvrir le Pays du Soleil Levant n’était pas un fantasme en soi. Nous ne sommes pas fous de manga, nous ne pratiquons pas d’art martial, nous ne sommes pas des nippophiles avertis. Non, notre motivation était la même que pour nos précédents voyages en Jordanie, au Sultanat d’Oman, en Thaïlande ou encore dans cette magnifique Turquie : parcourir la Planète Bleue, ouvrir notre esprit à une autre culture, quelle soit culinaire, sociale ou religieuse. Le Japon nous attirait, comme nous attire encore l’Iran, la Birmanie ou le Chili. Et le Japon nous a enchantés.
Lundi 23 et mardi 24 mars
Pas trop de stress ce matin, nous avons enregistré nos bagages la veille, de même que nos places dans l’avion directement sur le site internet de KLM. Nous nous levons donc en même temps que nos ados, afin de prendre un petit-déjeuner ensemble avant de partir. Derniers conseils aux grands-parents qui seront les baby-sitter pour ces deux prochaines semaines. Le temps à Genève est au beau fixe et nous décollons à l’heure avec un 737 de KLM. Plus on se rapproche d’Amsterdam, plus le temps se couvre. Les 20 dernières minutes du vol seront bien secouées, avec de fortes rafales de vent. Il pleut, cela souffle fort, la mer du Nord est bien là. Une petite heure d’attente à peine et nous embarquons sur notre prochain vol dans un Boeing 777, toujours de la KLM, direction Osaka. La mini tempête sévit encore, le décollage est retardé d’une heure, que nous passerons dans l’appareil. Finalement, le vol sera sans histoire, si ce n’est sa longueur, environ 10h30, passés à regarder des films sur les écrans personnels qui équipent l’aéronef. L’atterrissage à Osaka se fait avec une approche sur la mer, ce qui est assez impressionnant puisque la piste apparaît au tout dernier moment sous les ailes de l’avion. Le soleil est au rendez-vous. Dès la sortie, nous nous plions aux formalités d’entrée sur le territoire japonais, soit photo et prise d’empreinte par les services de l’immigration. Une fois nos sacs récupérés, nous faisons la queue pour passer encore les contrôles de la douane. C’est notre premier contact avec la discipline japonaise, tout le monde fait la queue. Des chiens passent dans les rangs, afin de détecter quelques produits interdits…Nous sommes en possession d’un JR Pass acheté sur internet et nous décidons de le valider dès aujourd’hui, même si notre séjour durera plus de 14 jours et que nous ne pourrons donc plus l’utiliser à la fin du voyage.Nous allons donc dans les bureaux de Japan Rail, à la gare de l’aéroport, où un préposé fait le nécessaire. Nous prenons le train direction Osaka-Namba, au centre-ville. Un peu de stress tout de même, bien que les indications pour prendre le bon train sont en japonais et en anglais. Mais tout est si grand et il nous faut prendre nos marques. Nous avons un plan pour rejoindre l’hôtel Ishihashi, où nous avions réservé une chambre sur leur site internet (7560 Yen la nuit). Arrivés à Osaka-Namba, il y a quatre sorties avec des plans de quartier en japonais, mais le notre ne nous dit pas laquelle prendre. Nous partons donc au hasard et heureusement, c’est la bonne direction et nous trouvons l’hôtel assez facilement après un petit quart d’heure de marche. L’établissement est bien placé, tout près du quartier de Dotomburi où il y a quantités de bars et de restaurants. Il y a aussi d’énormes galeries commerciales piétonnes, très prisées des jeunes. On y fait un tour, après avoir laissé nos sacs à l’hôtel où notre chambre n’était pas encore prête. La fatigue commence tout de même un peu à se faire sentir, la journée sera longue. Première expérience culinaire : des boulettes de pâte enrobant des morceaux de poulpe, vendues dans la rue. Bizarre… Nous revenons à l’hôtel prendre notre chambre, de style japonais : un tatami, des paravents en papier, toilette et douche dans la chambre. Afin de garantir la propreté des lieux, il faut ôter ses chaussures dès la réception. Ce n’est pas le moment de dormir, il est à peine 16h00, bien plus pour nous. Nous prenons le métro, direction Umeda. A la station de métro, nous comprenons qu’on achète son ticket en fonction de la destination, mais tous les panneaux sont en japonais. Heureusement, un employé voit notre embarras et vient nous aider. Il nous dit aussi quelle rame prendre. Nous allons au Umeda Sky Building afin de monter sur la plateforme panoramique sur le toit de l’immeuble. La montée est impressionnante, dans un ascenseur en verre sur l’extérieur du bâtiment. Nous nous retrouvons à 140 mètres du sol, avec une vue exceptionnelle sur toute l’agglomération d’Osaka. Nous assistons au coucher du soleil et restons sur place pour voir la ville s’illuminer. Nous retournons ensuite dans le quartier de Dotomburi. Au menu ce soir : tempura de crevettes et sashimis, avec du thé vert. Nous rentrons tôt pour nous coucher, cela fait maintenant presque deux jours que nous avons quitté Genève. Le vent s’est levé, il fait froid. Nous préparons nos matelas sur le tatami, sortons les duvets. Nous sommes prêts pour cette première nuit japonaise. Le sommeil est perturbé, nous sommes trop décalés. Heureusement, la literie est bien confortable.
Mercredi 25 mars
Notre réveil ne s’est pas du tout adapté à l’heure japonaise : il marque 07h00, alors qu’il n’est en fait que 05h30 ! La nuit se prolonge et à 07h10, nous nous levons, rangeons nos sacs à dos et partons pour la gare. Nous trouvons une boulangerie sur le chemin pour acheter notre petit-déjeuner. Nous prenons le métro, direction la gare de Shin-Osaka, celle où passent les célèbres trains rapides Shinkansen. Le métro fourmille de gens, mais personne ne se touche, ni ne se parle, les visages sont fermés. La gare de Shin-Osaka est facile à comprendre, tout est indiqué en double langage japonais et anglais. Chaque train a un nom et un numéro, avec de grands panneaux qui indiquent sur quels quais les prendre. On ne peut pas se tromper, mais sans aucune connaissance de japonais. Le train fait son entrée en gare, la locomotive a une forme aérodynamique, faisant penser à un serpent. Nous avions réservé nos places la veille dans un bureau JR, de sorte que nous montons directement dans le bon wagon. Quelle vitesse !!! Il nous semble que ce train va bien plus vite que le TGV français. En 30 minutes, nous sommes à Himeji où nous descendons du train pour aller visiter le château de la ville, qui est à 15 minutes à pied de la gare. Nous laissons nos sacs dans des consignes à bagages, que l’on trouve dans toutes les gares et proches de tous les monuments importants, avant de visiter le château (600 Yen). Le soleil est présent, l’endroit est magnifique. Le tour dure deux petites heures et vaut vraiment la peine. Retour à la gare, où nous achetons des Bento pour le repas de midi. Nous verrons ensuite qu’on trouve vraiment partout de ces boîtes repas, chauds ou froids, mais ceux des gares sont souvent les meilleurs. Les Japonais en achètent abondamment. Nous reprenons un train, direction Hiroshima. Le trajet dure environ une heure, à une allure inouïe. A Hiroshima, grâce au plan fourni par le site internet du Hana Hostel, nous trouvons facilement notre logement pour les deux prochaines nuits. Là aussi, nous y avons une petite chambre de style japonais pour 6800 Yen la nuit. Propre, convivial et très pratique puisqu’à 5 minutes à pied de la gare et des arrêts de tram qui partent vers le site de l’explosion atomique de 1945. Nous sommes en avance, nous constaterons que le check-in des chambres au Japon se fait quasi-toujours vers les 16h00, mais qu’on peut laisser nos sacs en cas d’arrivée prématurée. Nous profitons d’envoyer quelques mails depuis la réception, où l’accès à internet est gratuit et illimité. Une fois les formalités remplies, nous prenons le tram pour partir sur le site de la bombe, où il y a un musée, un parc et le célèbre Dôme. Le trajet coûte 150 Yen, à payer à sa sortie du véhicule dans un appareil à côté du chauffeur. On peut même y faire de la monnaie avec des billets de 1000 Yen ou des pièces de 500. Le site du Dôme, du parc et du musée est très prenant et chargé d’émotion. Il y a à peine plus de 60 ans, des dizaines de milliers de personnes ont payé de leur vie la folie des hommes. Nous apprenons que le Dôme était pile sous la bombe qui a explosé en altitude et qu’il a de ce fait été épargné par le souffle qui a détruit toute la ville. Le musée est également fort en ressentiment, avec des images et des objets datant de l’époque. Nous voyons des visages fermés, personne n’a vraiment le cœur de parler, les visiteurs, nous y compris, sont touchés. Pour revenir à l’hôtel, nous choisissons la solution pédestre en traversant le quartier commerçant, des galeries piétonnes et couvertes. Arrivés à l’hôtel, une bonne douche et nous voila prêts pour sortir manger. Sur le conseil de la réceptionniste, nous allons au 6ème étage du bâtiment Full Focus, en face de la gare. Tout le niveau est consacré à la spécialité locale : les Oyonomiyaki. Un plat composé de nouilles, de chou, d’oignons, d’épices, d’une pâte fine, de lard et finalement d’un œuf, le tout cuit devant nous sur une plaque qui prend toute la longueur du comptoir. Nous sommes assis à côté de Japonais et ce genre d’endroits favorise les rencontres. Nous parlons donc en anglais avec nos voisins. Retour ensuite à l’hôtel pour une nuit qui commence à être réparatrice, le décalage se digérant peu à peu.
Jeudi 26 mars
Lever vers 08h00, nous avons eu quelques bruits de train, dus à la proximité de la gare et des voies, mais rien qui n’a vraiment perturbé notre sommeil. Le but du jour est l’île de Miyajima. Nous partons à la gare, où nous achetons de quoi prendre notre petit-déjeuner, dans une boulangerie pour le solide et un petit supermarché pour le liquide. Nous sommes désormais à l’aise avec les trains et nous trouvons le notre très facilement. Environ 30 minutes plus tard, nous arrivons à Miyajimaguchi, où nous prenons un ferry appartenant à JR et donc gratuit avec notre Pass. Nous voilà donc sur l’île de Miyajima, un des sites les plus visités du Japon. L’endroit est certes touristique, mais vraiment splendide. Nous avons de la chance, le soleil brille. La porte flottante Toori, gardienne du sanctuaire Itsukushima-Jinja vaut à elle seule le déplacement. Mais il ne faut pas se contenter de cela et partir à la découverte de l’île. Il y a là de beaux temples et une splendide pagode. Nous parcourons les petits chemins que la plupart des touristes ne prennent pas et nous nous retrouvons au milieu des cerisiers en fleurs, de petits parcs où les daims sont en liberté. La spécialité de l’île est l’huître. On en trouve partout, chaude. Notre repas de midi sera composé de divers snacks que proposent des stands (fishcake, pain fourré au bœuf, etc…). Nous prenons ensuite le téléphérique qui monte au Mont-Misen (1000 Yen). 20 minutes sont encore nécessaires pour atteindre le sommet, d’où la vue est imprenable sur 360 °. Il faut faire attention à quelques singes qui peuvent être agressifs si on les regarde dans les yeux ou si on leur cherche des noises. Nous voyons parfaitement jusqu’à Hiroshima. La descente se fera à pied, à travers la forêt. Dur pour les cuisses, cela descend parfois assez raide. Mais les paysages sont magnifiques et l’effort est vite oublié. Retour ensuite sur Hiroshima, d’abord en ferry, puis en train. Notre réveil a rendu l’âme à Osaka, il nous en faut un pour la suite du voyage. Il y a un magasin spécialisé dans l’électronique, Bic Camera, tout près de l’hôtel. 8 étages uniquement consacré au matériel électronique en tout genre : téléphones portables, ordinateurs, télévisions, machines à laver, machines diverses, etc… Nous y trouvons un petit CASIO tout simple qui sera parfait pour notre usage. Puis, ce sera la recherche d’un restaurant pour le repas du soir. Le premier est complet, un autre est en rénovation. Il n’est pas toujours facile de trouver de quoi se restaurer pour une simple raison : les cartes sont uniquement en japonais et on ne sait pas ce que l’on peut manger… Mais plusieurs établissements affichent leurs plats avec des figurines en plastique dans les vitrines. C’est ce qui nous permet de trouver notre repas : une soupe miso, salade d’algues, salade de patates, tempura et viande à la sauce terriyaki, deux petits menus bien succulents. Personne ne parlait anglais dans le resto, heureusement que les plats étaient exposés.
Vendredi 27 mars
Premier matin que notre nouveau CASIO sonne, à 07h30. Nous préparons nos sacs, rangeons un minimum notre chambre et quittons l’hôtel. Cet établissement était vraiment bien, nous nous y sommes plus. Il y a un centre commercial à la gare d’Hiroshima (ASSE) où le premier sous-sol est entièrement consacré à la nourriture. Ce sera le cas dans bien des grands centres commerciaux et nous les testerons souvent. C’est impressionnant, il y a des centaines de plats différents, des algues, des légumes, du poisson, de la viande, des pâtisseries, des mets que nous ne connaissons pas, le choix est impossible, il y a trop. Quelques achats tout de même pour le petit-déjeuner et nous montons sur les quais pour attraper notre train du jour, direction Kyoto. Nous avons réservé nos places dans un Shinkansen. C’est très facile, il faut juste se présenter dans un bureau de Japan Rail, en possession de son JR Pass, et annoncer la destination voulue. Dans ce bureau, les employés parlent en principe tous l’anglais et font le maximum pour trouver l’horaire désiré et les connexions si besoin. Les sièges sont ensuite réservés sur un écran de PC, un peu comme pour un check-in sur un vol aérien. Un ticket est délivré et le tour est joué. Le tout gratuitement. Bon, nous voilà dans le train pour Osaka où nous devons changer pour Kyoto. Le wagon est quasi plein, nous avions donc bien fait de réserver nos places. La gare de Shin-Osaka est distante de Kyoto d’à peine 15 minutes. Une fois débarqués, nous sommes impressionnés par la gare de Kyoto qui est un monument en soi. Par sa taille, énorme, et par son architecture métallique qui nous fait penser à un gros navire. A la sortie, côté Karasuma, il y a un centre commercial sur plusieurs étages, dont le sous-sol est pour la nourriture. Nous y ach��terons notre repas de midi. Nous prenons ensuite un bus pour rejoindre la Go-Jo GH, tout près du quartier de Gion, où nous séjournerons pendant notre séjour dans cette ville. Les Japonais font la queue pour monter dans le bus. Pas de bousculade, pas de cohue, tout se fait dans une discipline et un respect naturels. Nous trouvons facilement notre GH et nous prenons notre chambre. Les toilettes et la douche sont à l’étage, mais le tout est très propre. La chambre, de style japonais, est spacieuse. L’endroit est tenu par des jeunes, il nous fait penser au genre d’établissement que nous avions rencontré en Thaïlande. Un endroit plutôt pour routards que pour ceux recherchant confort et luxe. Pour nous, ce sera parfait. Une fois installés, nous louons un vélo directement à la GH pour partir visiter Kyoto. Le vélo est l’idéal ici. Il peut rouler sur les trottoirs, prendre les sens interdits, rouler à contresens, bref, c’est la liberté totale. En plus, la ville est plate, donc peu d’efforts à fournir. Premier objectif : le parc impérial. Nous empruntons les berges de la rivière qui traverse Kyoto de part en part, les cerisiers commencent à fleurir. Nous en retrouvons dans le parc. Les Japonais les photographient sans répit, de près, de loin. Nous poussons jusqu’au Golden Pavillon Temple, splendide. Après la visite de ce site, retour vers la GH. Nous nous sommes bien éloignés, il nous faut quand même bien pédaler pour revenir dans la zone de Gion. Le temps hésite entre nuages et soleil, mais le vent est lui glacial. En traversant le quartier de Gion, nous apercevons une geisha qui entrait rapidement dans une habitation. En arrivant à la GH, nous sommes congelés. La douche attendra, surtout qu’elles ne sont pas chauffées. Nous nous réchauffons dans notre chambre avant de sortir manger, à quelques dizaines de mètres, dans une petite gargotte de quartier. Au menu, des ramens : des nouilles dans un bouillon, avec des oignons et des morceaux de porc. Très bon, léger et pas cher. Retour à la GH où nous prendrons un café avant d’aller sous le duvet.
Samedi 28 mars
La GH propose un petit-déjeuner simple, mais bon, nous le prenons sur place. Une fois prêt, direction l’hypercentre de Kyoto et le marché de Nishiki. C’est une grande galerie couverte, réservée aux piétons où nous découvrons toute sorte d’aliments, dont la plupart nous sont totalement inconnus … Des coquillages, des fruits de mer, des racines, des légumes, tous jamais vus, l’alimentation est variée sur cette Terre ! Il est 09h30, nous goûtons des petites brochettes de poulpes et de poisson mariné. Beaucoup de stands mettent dans une petite coupole la marchandise à vendre en dégustation. Nous ne en privons pas, ayant ainsi la possibilité de trouver de nouveaux goûts. Certains nous plairont, d’autres beaucoup moins. Une fois le marché parcouru, nous prenons le bus jusqu’à la gare (220 Yen à payer directement à côté du chauffeur, comme décrit plus haut). Direction Nara : nous sommes maintenant tout à fait familiarisés aux gares et aux trains et c’est un jeu d’enfant que de trouver le bon quai. Le train démarre, ce n’est pas un Shinkansen, réservé aux trajets entre les grandes métropoles japonaises. 50 minutes plus tard, nous débarquons à Nara avec pour but d’effectuer la randonnée proposée dans le Lonely Planet et qui permet de voir la majorité des sites. Mais avant toute chose, nous faisons le plein pour notre repas de midi, dans les sous-sols de la gare Kintetsu (une autre que celle où nous étions arrivés). Sushis, sashimis et un magnifique flan au sésame. Le sésame est très présent dans la cuisine japonaise, nous découvrirons aussi de délicieuses glaces au sésame noir. Le premier temple impressionnant sera le Todai-Ji et son immense Bouddha assis. Différent mais non moins splendide que le Bouddha couché de Bangkok. De nombreux Japonais viennent faire une prière et griller de l’encens. Ces lieux n’ont bien sûr pas qu’une connotation touristique. Le chemin continue et nous prendrons notre repas au soleil, dans les pentes dénudées du Mont Wakakusa, du sommet duquel la vue s’étend au-delà de Nara. Puis ce sera le Kasuga Taishi et bien d’autres temples, tout aussi beaux et empreints d’histoire. Mais comment parler de Nara sans mentionner les milliers de daims en liberté et semi-apprivoisés qui déambulent dans les parcs et les chemins ? Les enfants achètent des biscuits pour les nourrir. Ils sont d’excellents sujets de photos, avec temples ou cerisiers en arrière plan. Ils restent néanmoins bien moins nombreux que les touristes. Nara est victime de sa beauté. Vers 17h00, les jambes sont lourdes et nous prenons le train pour rentrer sur Kyoto. A ce rythme, notre JR Pass sera largement amorti. A proximité de la GH, il y a un sento, soit un bain public. Voilà un lieu qui n’est pas fréquenté par des touristes et qui mérite d’être découvert. Dominique n’est pas tentée, elle se contentera de la douche de la GH, dans une pièce froide, car non chauffée. Pour 410 Yen, sauna, jacuzzi, bains aux herbes ou encore d’eau brûlante. C’est assez particulier, il y a deux salles, une pour les hommes, l’autre pour les femmes, mais surveillées par la même tenancière qui a tout loisir de contempler les nudités. Petit vestiaire où on se déshabille et range ses affaires dans un casier, et une fois nu, on pénètre dans la salle d’eau. Personne ne regarde l’autre ou ne se soucie de moi. Aucune douche à prendre debout, les robinets sont à la hauteur d’un miroir et devant un petit tabouret, mais utilisable seulement en position assise. On peut se raser, se laver, mais assis sur le tabouret. Une fois propre, voici le temps de tester les bains. J’observe d’abord le rituel par les habitués des lieux afin de ne pas commettre un impair. Moi qui avais peur de froisser les Japonais avec mes quelques tatouages, voici qu’arrive un homme dont tout le dos est une immense fresque. Un Yakusa ? Je constate qu’il a encore son petit doigt… Ce bain m’a réchauffé car une fois de plus, si le soleil était présent, l’atmosphère était fraîche. Les cerisiers en fleurs sont de plus en plus nombreux, mais impossible encore de se déshabiller pour se promener. Pour le repas du soir, nous repartons à pied vers le centre qui est éloignée d’une vingtaine de minutes de marche. Il y a là des restaurants pour tous les goûts et toutes les bourses. Les éclairages donnent une ambiance très sympa à ce quartier. Nous profitons de nous y balader gentiment après le repas, en rentrant sur la GH. Malgré que les cloisons soient fines, la GH impose le calme dès 22h00 et les nuits sont très tranquilles.
Dimanche 29 mars
Aujourd’hui, journée vélo. Le beau temps est à nouveau au rendez-vous, alors nous préparons notre itinéraire pour faire le tour de Kyoto. Première étape : le parc Kikokutei, peu au-dessus de la gare. Magnifique parc au cœur de la ville, avec ses jardins japonais, ses bansaïs, ses étangs, bref un endroit zen. Nous poussons ensuite jusqu’au Toji Temple, au sud-ouest de la cité. Il y a là la plus grande pagode du Japon, avec ses 5 étages. Impressionnante et majestueuse. Retour vers la gare où nous achetons notre pique-nique de midi à l’étage B2 du centre commercial qui est dans la gare. Le choix est très compliqué tant les aliments proposés sont alléchants. Salades diverses, sushis et sashimis, panures de viande avec sauce brune, tempura de légumes, tofu sous plusieurs formes. Tout à l’air si frais et savoureux. Bref, nos envies seront satisfaites et départ direction le Nord en empruntant les berges de la rivière Kamogawa. Les bords du cours d’eau sont ornés de cerisiers, en fleurs pour la plupart, et nous nous posons sous l’un d’eux pour un festin japonais au soleil. Nous continuons ensuite notre remontée vers le Nord, direction le Ginkakuji. Le vélo est vraiment l’idéal, la liberté est totale. En plus, les engins de la GH sont en excellent état, quasi neufs. Le Ginkakuji est en rénovation, notamment son toit, dommage. Mais comment ne pas pardonner d’entretenir un tel patrimoine ? Nous empruntons ensuite le splendide chemin « de la philosophie » qui longe un petit canal et de belles demeures privées. C’est le début de la redescente vers le Sud. Nous passons par le Nanzen-ji. Encore un endroit splendide. Nous cadenassons les vélos et partons à la découverte de ce temple. Puis ce sera le Maruyama Park, très fréquenté en ce dimanche, les ruelles de Ninen-Zaka et Sanen-Zaka, le Kiyomizu …. Impossible de tout citer, tant les lieux envoûtants sont nombreux. Nous étions partis vers 09h30, il est 18h00, nous avons mal aux fesses et aux mollets. C’est donc l’idéal pour retourner au Sento, où le jacuzzi sera très relaxant. J’ai aussi pris de quoi me raser, ce sera une première. Se raser, accroupi et nu, dans un bain public japonais ! Je revois 2 ou 3 locaux avec d’immenses tatouages dans le dos, là une carpe, là un samouraï. Mais je n’ose pas trop « mater », car personne ici ne regarde personne, tous égaux dans la nudité. Retour à la GH et nous profitons de reprendre … les vélos pour aller manger, à la hauteur du pont de Senjo. Au menu, grillade de bœuf (bon, tendre et fondant, mais assez gras), de crevettes et de légumes. Chaque table a son petit grill et une aération individuelle. Retour à la GH où nous prenons un dernier saké avant de dormir. Vu les efforts fournis, ce ne devrait pas être difficile. Demain, départ pour Kanazawa.
Lundi 30 mars
A 08h30, nous sommes à la gare où nous prenons un café et quelques pâtisseries en guise de petit-déjeuner. Nous avions réservé nos places pour Kanazawa hier, de sorte que quand le train arrive, nous allons directement trouver nos sièges. Le ticket qui nous est donné mentionne le numéro du wagon et des sièges. Et un affichage sur le quai donne la position du wagon, tout est réglé et ordonné. Là encore, le train n’est pas un Shinkansen. Il n’en sera pas moins confortable. Le réseau ferroviaire de ce pays est très réputé et les prestations sont à la hauteur de la renommée. Nous arrivons vers midi et l’office du tourisme de la gare nous indique quel bus prendre pour rejoindre notre hôtel, le Toyoko-Inn du quartier de Korinbo, chambre réservée sur le net. Celle-ci n’étant pas disponible avant 16h00, nous laissons nos sacs à la réception et partons à pied pour visiter le jardin du Kenroku-en, un des trois plus beaux du Japon selon le Lonely Planet. Nous y sommes en 10 minutes et c’est vrai, le lieu est splendide, selon la plus pure tradition des jardins japonais. Il fait grand beau et les couleurs des arbres en fleurs, des buissons ou encore des pelouses de mousse sont splendides, sur fond de ciel bleu. Nous restons plus de deux heures dans ce parc, prenant le temps de savourer la chaleur des rayons du soleil. Nous partons ensuite en bus dans le quartier de Higashi, celui fréquenté anciennement par des geishas. Ce sont 2-3 ruelles, de petites maisons en bois. En faire le tour est très sympa. Nous revenons vers Korinbo et partons à pied dans le quartier de Nagamachi, celui qui abritait autrefois les samouraïs. Charmant, mais dommage, toutes les demeures sont derrières des murs et nous ne les voyons pas. Higashi vaut la peine, Nagamachi un peu moins. Retour à l’hôtel pour prendre la chambre et c’est une bonne surprise. Pour 7000 Yen, nous avons une chambre, certes petite, mais avec tout le confort. Lits confortables, douche et WC dans la chambre, coin internet gratuit dans le hall, petit-déjeuner compris, café à volonté par une machine dans le hall, excellent rapport qualité-prix. La chaîne Toyoko-Inn est présente dans quasi tout le Japon et on peut faire ses réservations via le site internet, jusqu’à 3 mois à l’avance. Il y a encore des machines à laver, des séchoirs et un distributeur de lessive, nous profitons donc de faire notre linge sale. Pour le repas du soir, nous ferons une spéciale. Il y avait tellement de bonnes choses à l’étage nourriture du magasin Daiwa en face de l’hôtel que nous avons fait le plein de victuailles, avec même une bouteille de vin japonais ! Nous mangerons tout cela à l’hôtel. Nous sommes pas vraiment des adeptes de ce genre de repas, mais le choix est si vaste, on peut goûter bien plus de plats. Et l’avantage est que l’on voit les plats qu’on achète, contrairement aux restaurants.
Mardi 31 mars
Nous prenons le petit-déjeuner à l’hôtel, de style japonais, riz, soupe miso, salades. Nous prenons nos sacs et départ pour le marché de Omicho, sur le chemin de la gare à une vingtaine de minutes à pied. L’endroit est vraiment local, pas l’ombre d’un Occidental à l’horizon. Les stands de poissons et de fruits de mer se succèdent. Les araignées de mer sont particulièrement impressionnantes. Nous prenons plaisir à déambuler parmi les étals. Nous faisons aussi nos courses pour le repas de midi, sushis et saumon grillé/mariné à la sauce soja et miel. Nous mangerons dans le train qui nous conduira à Takayama, via Toyama. Il y a un arrêt de bus JR sur la route de la gare, nous prenons ce transport gratuit avec nos Pass. Première étape : Toyama en 30 minutes, puis 30 autres minutes d’attente avant d’attraper le train qui part sur Takayama. Le wagon de tête est panoramique avec de grandes fenêtres et une séparation vitrée avec le conducteur à l’avant du premier wagon, laissant la vue libre pour les passagers. Une fois arrivés, il nous faut à peine 5 minutes à pied pour atteindre le Minshuku Kuwataniya. Nous y avons une chambre de style japonais, sur tatami. Aucun rideau, il va faire jour tôt demain matin. Les WC sont sur l’étage, mais d’une propreté exemplaire. Et pour la douche, il y a un petit Sento privé, douche et petit bassin de bain aux herbes, séparé pour hommes et femmes. Nous laissons nos sacs et partons à la découverte de la ville à pied. Il y a 2 quartiers de vieilles maisons en bois, qui sont principalement des anciennes distilleries de saké, dont certaines sont encore actives. Celles-ci sont signalées par une immense boule de feuilles de cèdre séchées, suspendues devant l’entrée. La balade au milieu de ces édifices est magnifique et reposante. Nous parcourons tout le centre à l’aide d’un plan. En fin d’après-midi, retour au Minshuku et bain bien relaxant. Le soir, nous sortons manger une spécialité locale : porc frit à la sauce miso. Très bon. Retour au Minshuku, car la ville est morte. Personne dans les rues, quasi rien d’ouvert. Nous sommes dans les montagnes, le rythme y est bien moins trépidant qu’en ville.
Mercredi 1er avril
Ce matin, on prend le temps, lever vers 09h00. On achète 2-3 bricoles dans un supermarché 7/11. Le matin, nous prenons souvent un café en canette. Il n’est pas si mauvais et surtout il est chaud, vu que l’appareil où il est entreposé est chauffé. Il y a aussi du thé, du cacao. Avec une petite pâtisserie ou un petit pain, c’est parfait. Nous partons voir les 2 marchés du matin. Celui de Miya-Gawa est le plus intéressant, sur la rive droite de la rivière. Pratique très sympa, il y a plein de nourriture en vente, mais on peut goûter à tout dans de petites soucoupes. Les vendeurs invitent d’ailleurs les touristes à tester leurs marchandises et sans obligation d’achat. Il y a là, comme à chaque fois, des aliments vraiment délicieux et d’autres franchement moins. Dominique achète des épices et une sauce à salade au sésame qu’elle avait déjà testée, mais dans un restaurant. Le soleil a fait son apparition après une matinée nuageuse et la température devient agréable. Nous partons alors pour une grande balade à l’Est de la ville, dont le chemin passe devant plusieurs temples splendides et pour une fois pas touristique : c’est la promenade Higashiyama, décrite également dans le Lonely Planet. Pour midi, nous testons une spécialité locale, bien qu’on en trouve dans tout le Japon, les sobas. Ce sont des pâtes, style spaghettis, mais faites avec une farine au sarrasin, ce qui les rend beiges. On peut les manger chaudes ou froides, avec un peu d’oignon nouveau dessus, et une sauce au wasabi et au soja. Très bon. Le temps se couvre, le vent se lève, il commence à faire vraiment froid. Nous partons en bus depuis la gare au musée en plein air Hida Na Sato, où on y voit plusieurs maisons traditionnelles reproduites grandeur nature. Dommage que le soleil n’est pas au rendez-vous, car l’endroit est vraiment beau et intéressant. Nous commençons sérieusement à avoir froid, la température ne doit pas être loin de zéro degré. Vers 17h00, nous reprenons le bus direction Takayama et nous nous arrêtons prendre un café bien chaud dans une échoppe de la rue principale, faite d’arcades et de petits commerces. Puis, retour au Minshuku, passage dans le bain aux herbes. Et nous voilà parés pour le repas que nous allons prendre sur place. Il fallait le commander un peu à l’avance et il n’y avait pas de menu. Cela va être la surprise, bien que nous sommes tout de même un peu inquiets. Nous nous installons donc dans la magnifique salle à manger, sur des tables basses et assis sur des coussins. Le personnel nous met la table et commence à apporter les plats. Il y avait vraiment de tout, dont 2-3 choses qui ne nous ont pas trop plu, mais bon. Au menu : bœuf de Hida (genre Kobe, mais moins connu), sashimis de thon, soupe miso, crudités locales, tranche de poisson grillé, un gros escargot de mer, trois petits calamars crus, le tout accompagné de riz et de thé vert. C’était de la nourriture japonaise « hors circuit touristique ». Il pleut, il vente, nous sommes bien dans notre petit Minshuku. Nous ne sortirons pas et partirons nous coucher assez tôt.
Jeudi 2 avril
Il a neigé durant la nuit ! En nous réveillant, les toits sont blancs et l’air est vif. La pagode à 3 étages qui est en face de notre logement est magnifique avec cette neige sur ses tuiles. Nous partons pour la gare, en face de laquelle il y a un supermarché où nous achèterons notre petit-déjeuner. A 08h07, notre train part pour Nagoya. La voie unique suit une rivière et descend une très belle vallée boisée qui rappelle un peu nos montagnes helvétiques. Nous arrivons à Nagoya, grande gare, où nous attrapons un Shinkansen direction Odawara. Notre prochaine étape sera Moto-Hakone pour y voir le majestueux Fujiyama. Mais avant d’embarquer, nous repérons un centre commercial. Il y en a en fait dans toutes les grandes gares. Direction le sous-sol pour les emplettes destinées à satisfaire notre estomac. Est-il nécessaire de préciser que le choix est à nouveau incroyable ? Nous mangerons notre lunch dans le train. Soudainement, alors que nous roulons à pleine vitesse, plusieurs personnes partent sur la gauche du train en poussant des cris d’exclamation. C’est le Fujiyama. Il est là, avec juste un petit nuage en-dessus de sa tête, sa neige contrastant avec le bleu du ciel. Je vais vers un hublot et prend quelques photos, alors que le train roule à plus de 400 km/h. Le résultat sera très satisfaisant, même pas flou. Attention, vu la vitesse, moins de 5-10 minutes plus tard, il n’est déjà plus dans notre champ de vision. A Odawara, nous achetons le Hakone Free Pass qui nous permettra d’utiliser toute sorte de moyens de transport dans la région. Il est assez cher, mais nous l’amortirons facilement demain. Nous trouvons facilement notre bus, le No 3, à la sortie de la gare. En moins d’une heure, nous arrivons à Mota-Hakone. Le chauffeur du bus nous dit à quel arrêt descendre pour rejoindre la Moto-Hakone GH, soit l’arrêt Oshiba, juste avant le village. Petite GH sympathique, un peu plus cher qu’ailleurs (10'000 Yen) avec internet payant. Mais pas d’autres choix dans la région. Apparemment, la propriétaire, qui parle bien l’anglais, économise sur le chauffage. Il ne fait que 14° dans la maison ! Heureusement, chaque chambre a son petit chauffage individuel. Matelas sur tatami, duvet, l’endroit est très confortable. La tenancière des lieux nous remet un plan et nous explique ce qui est à voir. Sur ses indications, nous partons sur un chemin un peu en-dessous de la GH pour rejoindre le port de Moto-Hakone. En chemin, il y a des vues incroyables sur le Fujiyama. Quelle veine, aucun nuage. Selon les habitants, nous sommes chanceux, car le Fuji est une montagne timide qui ne se dévoile pas à tout le monde. Nous sommes au-dessus du lac Ashi, avec la célèbre montagne en fond. Seul bémol cet après-midi, le temps est très brumeux et les photos ne rendent pas aussi bien que nous l’espérions. Nous reviendrons sur ce chemin demain matin. Arrivés sur les bords du lac, nous poussons vers le Hakone Check-Point, un endroit historique, en passant par l’avenue des Cèdres, un chemin au milieu d’arbres sans doute centenaires au vu de leur taille. Juste avant le Check-Point, il y a un parking avec un point d’observation sur le Fuji. Il faut juste monter quelques marches à travers un splendide jardin. Le soleil va se coucher et la lumière est propice aux photos. Nous revenons sur la jetée de Moto-Hakone, où nous assistons à ce coucher de soleil qui donne des couleurs magnifiques dans le ciel. Le repas du soir est difficile à trouver, la plupart des restaurants ferment à 18h00 ! Nous achetons donc de quoi manger dans un supermarché 7/11 et rentrons à la GH pour déguster les plats achetés. Il y a un micro-ondes et la propriétaire nous improvise la table. Très belle journée, nous avons le temps avec nous. Par contre, inutile de monter ici si le soleil n’est pas au rendez-vous.
Vendredi 3 avril
Nous nous levons vers 08h00 pour pouvoir profiter de la lumière du matin avec nos photos. Le ciel est à nouveau bleu, la chance nous accompagne encore. Beaucoup moins de brume que l’après-midi et le soleil n’est pas dans l’axe de l’appareil photo et du Fuji. Nous reprenons donc le même chemin qu’hier et nous arrêtons fréquemment pour des prises de photos. Elles seront vraiment splendides, avec le lac, un Torii dans l’eau et le Fujiyama en arrière-plan. Arrivés sur le bord de l’eau, nous achetons notre petit-déjeuner au même 7/11 que pour notre repas d’hier soir. Nous prenons le bateau qui part au bout du lac Ashi. Un navire de style « caravelle » qui enchante les touristes japonais. Le Fuji se rapproche, mais malheureusement, il se cache derrière des collines entourant le lac Ashi. Au bout du lac, nous prenons un télécabine qui nous conduit à la station de Owakudani. Il y a là des émanations de gaz nauséabond et soi-disant dangereux., venant des entrailles de la montagne. Nous y voyons aussi des sources d’eau chaude dans lequel des échoppes mettent des œufs à cuire. Surprise, ils rentrent dans l’eau blancs et en ressortent tout noirs ! C’est l’attraction du coin, tous les Japonais en achètent pour les déguster. Apparemment, une fois pluchés, ils ont l’air normaux . Nous nous contenterons d’une photo… Les cabines redescendent ensuite vers Gota, que l’on atteint finalement avec un funiculaire pour le dernier tronçon. C’est là que nous reprenons un bus pour un retour à la GH. Nous avons utilisé notre Hakone Free Pass toute la journée, sans devoir débourser d’argent pour un billet. Nous avions laissé nos sacs sur place et nous les récupérons pour descendre sur la jetée de Moto-Hakone. Nous allons à notre restaurant préféré, le 7/11, et nous y achetons un petit repas que nous prendrons au soleil sur la jetée, avec le Fuji en toile de fond. Le temps est à nouveau brumeux, nous confirmant que les photos doivent se prendre le matin. En fin d’après-midi, nous reprenons le bus direction Odawara, nous devons être à Tokyo en début de soirée. Nous prenons notre dernier Shinkansen qui nous transporte en 40 minutes à la gare centrale de Tokyo. Là, c’est un peu le choc vu la foule et la grandeur de la gare. Les autres stations étaient déjà énormes, mais là… Nous trouvons facilement les quais de la Yamanote Line, qui doit nous conduire dans le quartier de Shinjuku où nous avons notre hôtel. Dans ce nouveau train/métro, les arrêts sont mentionnés en japonais et en anglais sur un petit écran en-dessus des portes, avec le nombre de minutes restant jusqu’à la station désirée. En sortant dans le quartier de Shinjuku, les néons illuminent la rue. Nous prenons à pied la direction du Kabikucho, le quartier hot de cette partie de Tokyo. Effectivement, l’endroit est parsemé de bars à filles et de rabatteurs. Les occidentaux sont visiblement laissés tranquilles. Nous trouvons sans problème notre hôtel, le Toyoko-Inn de Shinjuku (9200 Yen la nuit) qui est la copie conforme de celui de Kazanawa. Après avoir pris la chambre, nous nous baladons dans le quartier afin de trouver un restaurant pour notre repas du soir. Au menu, petite grillade de viande, crevettes et légumes. Rebalade, le quartier est animé, mais nous nous y sentons en totale sécurité. Nous nous couchons assez tôt, nous nous lèverons demain matin pour aller au marché de Tsujiki.
Samedi 4 avril
Lever à 06h00 et départ en train par la Yamanote Line pour le marché de Tsujiki. Nous y sommes vers 07h00, car l’accès à la criée du matin pour les thons est désormais interdit aux touristes. L’endroit grouille, la surface du marché est énorme. Il faut faire attention à des petits chariots à essence qui circulent assez vite dans les petites travées. Dans ce marché, nous voyons toute sorte de poissons et de fruits de mer, même des espèces dont nous ne soupçonnions pas l’existence. Nous assistons aussi au découpage des thons, à la scie pour ceux qui sont congelés, et à l’aide d’un long couteau bien effilé pour ceux qui sont frais. Une grande partie du poisson prêt à être vendu est encore vivant. D’ailleurs, certains filets sont levés alors que le poisson vit encore. Pas de doute, il est frais. Puis, nous sortons du marché. Il y a quelques petits restaurants en marge des étals. Mais y manger est très difficile, il y a une queue impressionnante devant chacun d’entre eux. Nous partons alors au marché découvert de Tsujiki, dans une rue adjacente au marché couvert. Là, nous trouvons un sushi-train pour le repas de midi, à tout juste 09h00. Espérons que le poisson vienne de juste à côté … Nous décidons de continuer à pied et nous prenons la direction de Ginza et ses grandes avenues aux boutiques de luxe. En chemin, nous assistons à une parade avec officiels, majorettes et fanfare, en l’honneur d’on ne saurait jamais quoi. Nous ne comprenons rien aux discours et aux banderoles. Nous arrivons ensuite à la gare de Tokyo que nous parcourons, impressionnés par sa taille et la foule. Nous continuons dans la direction du Palais Impérial et de son parc. Nous nous posons au soleil avant de reprendre la Yamanote direction Ikebukuro. Il fait faim, nous faisons quelques courses dans un supermarché. Nous commençons aussi à avoir un peu mal aux jambes, lever à 06h00, visites à pied depuis ce matin, cela se sent. Départ ensuite pour Harajuku. Dès notre arrivée à la station de train, nous sommes emportés par la foule. Il y a là des milliers de personnes qui vont dans le parc de Yoyogi, pour pique-niquer, boire un verre, chanter sur les pelouses ou sous les arbres. L’alcool coule à flot, mais dans une ambiance festive et jamais agressive. Il y a de grands espaces pour ramener ses déchets et les trier. Tout le monde joue le jeu, aucun détritus ne reste sur place, le verre est séparé du PET. Encore une fois, la discipline et le respect naturel des Japonais. Nous voulons rentrer sur Shinjuku, mais impossible de reprendre le train, il y a trop de monde. Nous rentrons alors à pied, en 35 minutes. Retour à l’hôtel pour une douche et nous sortons pour manger. Nous trouverons notre bonheur au sous-sol sur Yasukuni-Dori, une espèce de fondue aux légumes, tofu et à la viande, le tout dans un bouillon pimenté. Selon la serveuse, une spécialité de Nagoya. Retour ensuite à notre hôtel par une balade dans Shinjuku.
Dimanche 5 avril
Réveil vers 08h15, le but du jour : Kamakura. Nous prenons notre petit-déjeuner à l’hôtel avant de rejoindre la gare de Shinjuku. Nous prenons la Yamanote jusqu’à Shinagawa où il y a un train direct pour Kamakura. En fait, il y en avait un aussi depuis Shinjuku, mais nous le découvrirons au retour … Une petite heure plus tard, nous voici arrivés. Incroyable, 1 heure de train, nous avons traversé le sud de Tokyo, Kawasaki et Yokohama, sans quitter l’agglomération. L’urbanisation est énorme, trois villes qui n’en font qu’une. Nous décidons de faire une promenade à pied, celle proposée par le Lonely Planet, et qui passe par Daibutsu. Nous commençons par visiter le temple zen de Jencho-Ji, pas loin de la gare. Bel endroit, notamment un petit cimetière au fond du temple. Nous continuons par un chemin qui traverse les bois. C’est aussi la balade dominicale des Japonais, nous croisons du monde, les « Konichiwa » fusent. Il fait presque chaud, le ciel est découvert, les arbres sont en fleurs. Vers la mi-parcours, nous voilà au Genjiyama-Koen, un joli petit parc où les Japonais pique-niquent sous les cerisiers, assis sur de grandes bâches. A proximité, il y a le sanctuaire de Zeniarai Benten où comme le veut la tradition, nous pouvons laver un peu d’argent dans une source miraculeuse, dans une grotte. La richesse en découlera, si tout va bien. Le sentier descend vers Kamakura, et à 300 mètres après l’arrivée du chemin sur la route, nous arrivons au Daibutsu, le deuxième plus grand Buddha du Japon. Ce lieu est très beau, avec les cerisiers et d’autres arbres en fleurs. Mais très fréquenté aussi, comme partout. L’énorme majorité des touristes sont Japonais, peu d’occidentaux, et ce n’est pas plus mal ainsi. Nous nous baladons à pied dans Kamakura, sans oublier d’aller bien sûr au Hase-Dera, magnifique temple dans la colline, au milieu des arbres. Il est 15h30, nous avons oublié de manger ! Nous trouverons de quoi réparer cet oubli au centre commercial Tokyu juste à côté de la gare : tempura de légumes, salades, sashimis, le tout avalé dans un petit parc derrière la gare. A chaque achat, on nous remet une paire de baguettes à chacun. Cela doit engendrer une sacrée consommation de bois. Par contre, les couteaux et fourchettes ne nous manquent pas, nous sommes tout à fait à l’aise avec ces nouveaux ustensiles. Pour le retour, le train est bondé, nous devons rester debout. Nous descendons à la gare de Shibuya, voir le fameux carrefour ayant fait le tour du monde en photo vu la foule le traversant. Effectivement, c’est très impressionnant. Séance photos, une fois sans piéton, une fois avec, on peut monter au Starbucks Café juste pour avoir une meilleure prise de vue. Nous faisons aussi le carrefour en tant que piéton un peu dans tous les sens, pour se retrouver au milieu de tous ces bipèdes. De vrais gosses ! Vu la densité de gens au cm2, incroyable que personne ne se télescope ! Retour sur la Yamanote, merci le JR Pass, pour Harajuku, un arrêt plus loin. Il y a là un pont sur lequel les ados tokyoïtes viennent exhiber leur look à la population. Et dire qu’on se plaint parfois de nos propres filles … Nous voyons de tout : look manga, poupée, mariée, punk, gothique, personnage de BD, lolita. Et elles prennent plaisir à se laisser photographier, prenant même parfois la pose. Pour les garçons, c’est plus calme, plutôt genre « Tokyo Hôtel » coupe de cheveux longs typique. Le tout dans une ambiance très bon enfant. Retour à l’hôtel pour une bonne douche et une lessive. Nous mangerons ce soir un peu plus tard, vu que notre dernier repas date du milieu de l’après-midi. Nous trouvons un resto qui fait des Okonomiyaki, comme à Hiroshima. Seule différence : chaque table a sa petite plaque individuelle et la serveuse nous amène les ingrédients à cuire nous-mêmes. La carte expliquant les différentes étapes à respecter étant en japonais, elle nous donne un petit coup de main, par signes, car elle ne parle l’anglais. Retour à l’hôtel vers les 23h30, l’animation de Shinjuku commence à battre son plein.
Lundi 6 avril
Pas un nuage sur Tokyo. Nous partons pour Ueno où nous nous baladons dans le Amayoko market, près de la gare, sous les voies du train. Nous achetons des fraises, bien mures et sucrées, que nous dégustons en marchant. Peu de bonnes affaires ici, Tokyo justifie sa réputation de ville une des plus chères du monde. Mais l’ambiance est sympa parmi les boutiques d’habits, de nourriture, ou de gadgets divers. Nous poussons à pied jusqu’à Asakusa, où nous rejoignons la rue de Nakamise-Dori. Il y a foule parmi les étals et les échoppes qui mènent au temple Senso-Ji. Petite dégustation de nouilles, visite du temple et de ses environs, avant de prendre un bus pour rejoindre Ikebukuro. Au Tokyo Metropolitan Art Museum, nous prendrons le plus grand escalator du monde, qui avec une pente de 30°, arrive à la hauteur du 4ème étage. Pas très impressionnant de prime abord, mais on arrive quand même assez haut. Petit tour ensuite chez HMV pour voir les dernières sorties de CD. Le choix est vaste, tout un étage est dédié à la musique et aux films. La journée prend bientôt fin, nous prenons la direction de Shinjuku afin de monter dans le building du Tokyo Government Office. Il y a un étage panoramique au 45ème étage, gratuit. La vue s’étale sur 360 ° sur toute la ville. Il paraît que par temps clair, on voit même le Fujiyama ! Pas aujourd’hui, trop de brume (ou de pollution). Le crépuscule tombe, les lumières de la ville commencent à scintiller, c’est beau. Nous attendons là-haut qu’il fasse vraiment nuit pour profiter du spectacle avant de redescendre sur le plancher des vaches. Dernière promenade dans Shinjuku avant de rejoindre l’hôtel Toyoko-Inn.
Mardi 7 avril
Dernier jour à Tokyo et plus de JR Pass, les 14 jours ont expiré. A notre lever, nous allons sur internet pour faire notre check-in sur le site de KLM pour notre vol de demain. Petit-déjeuner à l’hôtel, avant de faire nos sacs, la chambre devant être libérée pour 10h00. Une fois les formalités remplies, nous laissons nos sacs à la réception avant de retourner à la tour du Tokyo Government Office pour revoir Tokyo de haut et de jour. Toujours trop de brume pour voir le Fuji. La ville s’étend à perte de vue. Au pied des tours, il y a le parc du Chuo-Ken, où les cerisiers sont vraiment magnifiques. Quelques sans-abris ont installé leurs habitations de fortune faites de bâches et de cartons sous les arbres dans un coin du parc. Nous avons encore tout l’après-midi devant nous avant de monter à Narita. En effet, afin d’être plus près de l’aéroport demain matin et d’éviter de se lever trop tôt, de stresser, nous avons réservé une chambre au Toyoko-Inn de Narita (8200 Yen). Petit tour dans le quartier animé de Shibuya, dans les rues commerçantes autour de la gare. Nous mangerons, au soleil, sur le toit du centre commercial Tokyu, après avoir fait nos achats au premier sous-sol. Dernier repas de ce genre. Pour nous, cela a vraiment permis de goûter à une foule d’aliments différents, vu les choix proposés. Nous nous baladons encore dans Shinjuku où nous croisons pas mal de « Tokyo Hôtel Boys » que nous prendrons en photo pour montrer au retour à nos ados. Retour à l’hôtel pour récupérer nos sacs et prendre la direction de la gare. Yamanote Line jusqu’à la gare de Nippori (190 Yen) et train Lmtd Express de la Keisei Line pour Narita Airport (1000 Yen). Très facile. 1h15 plus tard, nous arrivons à l’aéroport. Une navette gratuite, à prendre au niveau Arrivées, nous emmène à l’’hôtel. La chambre est vaste, les services sont les mêmes que pour les autres Toyoko-Inn : petit-déjeuner compris, internet gratuit, possibilité de lessive. Cette chaîne d’hôtel est vraiment pratique et via leur site internet, on s’aperçoit qu’ils sont présents dans tout le pays. Nous partons manger dans un des seuls restos du coin, à 10 minutes à pied en sortant de l’établissement.
Mercredi 8 avril
Notre vol décolle à 11h15, nous nous levons donc vers 08h00. Petit-déjeuner, bouclage des sacs. A 09h00, départ pour le Terminal 1 de l’aéroport de Narita par la navette gratuite. Check-In de nos sacs, derniers achats au Tax Free Shop et départ pour notre porte d’embarquement. Le Boeing 777 de la KLM est plein, comme à l’aller. C’est parti pour 11h30 de vol pour Amsterdam. Bon choix de films, service impeccable, ce sera long, mais supportable. A peine 2 petites heures d’attente et deuxième vol pour Genève pour 75 minutes qui paraîtront presque aussi longues que le précédent vol. Les roues touchent le tarmac de l’aéroport de Genève-Cointrin, bienvenue à la maison…
je suis animatrice dans une asso où on organise environ un week-end par mois, et cette année on a choisi pour thème "les 5 continents"
Le prochain week-end, c'est l'ASIE, et donc hormis les jeux ou activités ou contes etc. en rapport avec l'Asie, on souhaite faire cuisiner les enfants, facon asiatique.
Bref, si certains d'entre vous on testé des recettes faciles à faire avec des 8-11ans, ou même juste des idées, ca serait super sympa!
Voilà plus de 10ans que je pars en Thaïlande, que je parcours ce forum, sans jamais transmettre mon expérience, et j’aimerai grâce à ce poste vous donner mes bons plans, je connais que très peu le nord donc je n’en parlerai pas, je préfère me concentrer sur le sud et ses iles paradisiaques,
Je vous invite à me poser des questions si vous le souhaitez, je me ferai un plaisir d’y répondre.
BANGKOK (BKK): incontournable mais… ! Mon premier conseil, c’est de ne pas commencer par cette ville, à votre arrivé, prenez directement un avion ou bus ou même taxi, pour vous rendre dans le sud, je vous conseil de réserver de France vos billets
Vous devrez, de toutes les façons, y retourner pour reprendre l’avion.
Apres 12h d’avion, l’arrivé peut-être « spécial » BKK grouille de monde, la chaleur humide, la pollution et les odeurs peuvent vous donner une très mauvaise impression de cette ville.
Alors que si vous le faite au retour, vous serez beaucoup plus habitué à ça, donc finissez vos vacances par BKK !
A faire, absolument a BKK :
Les temples sont nombreux et vous ne pourrez pas tous les faires, les deux à faire absolument sont WAT PO (temple du bouddha couché) après la visite, un passage à l’école de massage vous fera le plus grand bien et WAT PHRA KAEO qui est le temple du roi et certainement le plus beau.
Le quartier chinois avec son marché et ses restaurants, essayez le véritable canard laqué pékinois un délice !
Le marché de CHATUCHAK, vous pourrez acheter tous vos souvenirs ici, ouvert uniquement le weekend (il me semble) et prix souvent imbattable.
Le night market de PATPONG, évitez le ping-pong show c’est une arnaque ;)
Une balade à bateau sur le fleuve CHAO PHRAYA est très agréable.
Pour info, si on vous propose un tuk-tuk gratuit, vous êtes partie pour faire le tour des magasins (costumes, fausse antiquité etc…) je vous conseille de faire un tour en tuktuk car après tout en Thaïlande c’est dommage de ne pas le faire, mais sachez que les taxis son moins cher et surtout insister pour qu’il mette le compteur.
Directions les iles de la mer du golf de Thaïlande KOH SAMUI, KOH PHANGAN et KOH TAO :
Pour vous balader, si vous êtes en couple, le mieux est le scooter, c’est vrais que cela peut être dangereux, mais c’est le plus simple le plus économique et surtout c’est la meilleur façon de découvrir les iles !
Je précise que si vous avez un accident cela va vous coutez très cher ! Comptez 150bath par jours pour louer un scooter
KOH SAMUI : je ne vais pas m’attarder sur cette ile, si c’est votre première fois en Thaïlande, allez-y mais vous êtes prévenu il n’y a plus rien de pittoresque dans cette ile, les bars à gogo, resto à touriste, disco et gros resort ont pris le monopole de cette ile, la première fois que je suis allez en Thaïlande , il y a 10 ans, j’avais adoré cette ile, mais là c’est devenu moyen.
Je vous conseille d’aller faire un tour au nord de l’ile vers le village des pécheurs (fisherman village), allez faire aussi un tour à lamai, prenez un hotel soit vers lamai soit pas trop loin de chaweng (c’est la bas que ça ce passe
Je vous conseille d’aller voir le temple de BIG BUDDAH.
KOH PHANGAN : mon île préférée !
Prenez la compagnie LOMPRAYA pour vos déplacements en bateaux, c’est un peu plus cher mais beaucoup plus rapide et surtout ça bouge moins !
Vous arriverez sur la plage d’HAAD RIN, la plage de la fameuse FULL MOON PARTY.
L’ile est assez petite, en scooter compter une bonne heure et demis pour faire le tour, mais attention la route peut être dangereuse, je vous conseille de prendre un hôtel sur la côte ouest (coté de tong sala) beaucoup plus facilement accessible que l’est.
Allez manger un soir sur le marché de TONG SALA, c’est vraiment bon, varié et pas cher, essayer les crêpes c’est un spectacle en soi, et mangez des brochettes de pomme de terre au lait de coco TOPPISSIME !
Si vous souhaitez faire la full-moon party, allez-y, c’est à voir au moins une fois même si personnellement je ne suis pas fan !
Il y a d’autre party tout au long de l’année (half moon, black moon, jungle party etc etc)
Il y a beaucoup de chutes d’eau à découvrir, c’est des balades faciles à faire et vous en aurez pleins les yeux !
Les balades en éléphants sont vraiment agréables aussi dans ce coin.
Les plages agreable sont pour moi : HAAD SALAD, HAAD RIN, HAAD CHAO PAO…(HAAD veux dire plage )
Une hotel que je vous conseil ou il faut absolument réserver avant de partir car peu de chambre : le SABAI BEACH RESORT, pas cher, plage privée et très facile d’accès.
Au nord, allez faire un tour vers le village des pécheurs, vers Chaloklum.
J’aimerai aussi vous parler d’un endroit qui j’apprécie tout particulièrement est accessible uniquement par bateau à partir d’haad rin, l’EDEN GARDEN, un endroit secret ou vous pourrez apprécier une vue magnifique, en fumant de l’herbe local (je ne sais pas si j’ai le droit de dire ça ici ;).
KO TAO : Ile de la plongé par excellence, si un jour, vous avez eu envie d’essayer de découvrir le monde du silence, c’est ici qu’il faut commencer, tout est organisé au tour de la plongé.
L’ile est très petite, je vous conseille de ne pas prendre de scooter, mais de vous laisser tenter par les gros quads tout terrain que vous trouverez vers le pier (le port).
La loi ici, c’est qui casse paye, si vous avez un accident, vous devrez payer, alors je vous conseille vivement de prendre des photos de chaque endroit du véhicule pour ne avoir de mauvaise surprise au retour.
Quand je viens à Tao, je loue une villa dans les hauteurs, « casa del sol », des villas de luxe avec piscine et une vue imprenable sur toute l’ile, c’est plus cher qu’une guest house mais le rapport qualité-prix-kiff est incomparable ;)
Allez prendre votre petit déjeuné au high bar qui donne une vue panoramique de toute l’ile,
Je vous donne aussi ma petite adresse secrète : le BANANA ROCKS à vous de le trouver ;)
Allez-y pour l’un des plus beaux couchés de soleil de votre vie, le tout sur une musique reggae.
PATTAYA : vous aimez le béton, les filles de joies et les discothèques avec de la techno ? Allez-y sinon passez votre chemin …
PHUKET : Phuket c’est vraiment particulier on aime ou on déteste ! Personnellement je n’y vais que pour la plongée, c’est l’endroit d’où partent les bateaux pour aller vers phi phi island, lanta etc etc…
Si vous voulez des adresses pour la plongés n’hésitez pas à me demander
Vous n’aurez aucune difficulté pour trouver un hôtel, je vous conseille le MALISA VILLA SUITE, c’est cher, mais exceptionnel, des petites villas avec piscine privée et service parfait, je vous conseille le petit déjeuné préparé dans votre villa, 150€-200€ la nuit !
Allez faire un tour du côté de Patong Beach, vous trouverez de nombreuses activités restaurants et bars, mais c’est certainement pas l’endroit le plus sympa de la presqu’île.
Il y a 3 grandes plages : PATONG, KATA, et KARON elle se ressemble beaucoup, je vous conseille d’aller plus vers le sud, à dos de scooter, vers RAWAI et NAI HARN c’est magnifique et vous ne serez pas déçu.
Un petit conseil pour mes amis motards, vous verrez de nombreux loueurs de motos de grosse cylindrés près des plages, je vous le déconseille, vous n’avez aucune assurance et si vous avez un accident ça vous couteras vos vacances voir bien plus !
Le zoo de Phuket je vous le déconseille, mal entretenu et animaux vraiment par heureux ! Seul truc sympa c’est la photo avec le tigre mais vous pourrez le faire ailleurs !
Le temple de CHALONG est magnifique reposant et zen allez-y c’est gratuit et une bien belle balade !
KOH PHI PHI : passez maximum 2 jours la bas, il n’a pas grand-chose à faire et malheureusement depuis le tsunami c’est beaucoup moins beau et il y a vraiment trop de touristes, par contre pour la plongé et le snorkling c’est vraiment top.
KOH LANTA : j’adore cette ile, encore un peu préservé, par le tourisme, vous trouverez une Thaïlande beaucoup plus typique, l’ile est divisée en deux parties, le nord ou il y a les hotels et le tourisme et le sud qui est beaucoup plus sauvage !
Si je peux vous donner d’autre question ou vous aidez pour des idées de séjours n’hésitez pas ;)
J'ai reçu à dîner un français en visite au Québec. Nous discutions de nos habitudes alimentaires. Or, puisque nous venions tout juste de terminer la saison du sirop d'érable, je lui ai donné un menu de cabane à sucre. Il était surpris par le fait que nous mettions du sirop d'érable avec des aliments salés. Ainsi, je lui ai donné une recette de jambon au sirop d'érable et ananas. Il avait des difficultés à imaginer manger un mets semblable.
Donc, je vous pose la question, principalement aux gens vivant à l'extérieur du Québec, mangez-vous salé et sucré à la fois?
Si oui, pouvez-vous donner vos mets préférés avec la recette?
Je commence en vous offrant celle-ci. (Voir le site qui suit)
sur la suggestion de Kashtin je reprends son post à mon compte pour poursuivre les récits de petites histoires vécues près de la nature en invitant tous ceux qui pourraient en avoir à nous les faire partager.
Sauver les ours de la décharge de Z
Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.
Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.
(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )
Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.
Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂
Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).
La coexistence
Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.
Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).
Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ?
Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).
Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien…
Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages.
Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.
Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…"
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Les ablutions du grizzly
Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique...
Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..
le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--
Le prospecteur intrépide
En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.
Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.
La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.
Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! .
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L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…
Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...
Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’
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Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique.
Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…
L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald
Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.
Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder
Buenos Aires - Valparaíso. Des chutes d'Iguazu au cœur des Andes, de la côte chilienne à l'Atacama.
Pour ce troisième printemps austral en Argentine et au Chili, ce sont des noms porteurs de rêves anciens qui ont guidé notre itinéraire, tout comme Ushuaia, le Perito Moreno et le Fitz Roy l’avaient fait en 2010 : Iguazú et ses chutes, l’Aconcagua, Valparaíso...
1400 km séparent Buenos Aires de Puerto Iguazú. Nous avons pris un bus pour rejoindre l’extrême Nord-Est du pays, puis un avion d'Iguazú à Salta. De là, comme d’habitude, nous avons loué chez Argentina Excepción une petite berline – cette année une Chevrolet Agil – pour faire une boucle au sud en traversant les Andes au pied de l’immense et magnifique Aconcagua (6962 m), et redescendre sur Valparaíso, sa baie, son port et ses pirates, ses collines et ses fleurs…
En remontant vers le nord, la côte chilienne était par endroits brumeuse ou noyée de pluie, le Pacifique glacial, les goélands marins dansaient dans les vagues écumantes, mais elle cachait aussi des criques de sable étincelant et des merveilles géologiques.
L’aridité a peu à peu repris le dessus, nous avons rejoint le désert d’Atacama, San Pedro, l’altiplano, la puna… puis Salta, d’où nous nous sommes envolés pour Buenos Aires.
Je tiens cette année encore à remercier Krikri que j'avais mise à contribution pour nous dénicher de bonnes adresses et grâce à qui nous avons passé un excellent séjour à Valparaíso!
La version avec photos est visible ici: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_152...
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Pour plus de clarté, je suis l'exemple de Trois14, et donc fais un Index du carnet. Chaque lien renvoie à la page concernée lorsqu'on est connecté :
Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta
Buenos Aires - Puerto Iguazú
Chutes d'Iguazú(1), Garganta del Diablo, Paseo Superior
Chutes d'Iguazú(2), Paseo Inferior, isla San Martin
Chutes d'Iguaçu côté brésilien
Iguaçu (Brésil), Parc des oiseaux
De Salta à Villa Unión via San Carlos et Belén
En route pour la Laguna Brava...
Parc national de Talampaya
Ischigualasto, « là où se pose la Lune »
De San Agustin de Valle fértil à Barréal en passant par San Juan
La route des Andes (1). De Barréal à Puente del inca
La route des Andes (2). Parc provincial de l'Aconcagua
De Puente del Inca à Valparaiso
Valparaiso (1)
Valparaiso (2)
Valparaiso (3). Museo a cielo abierto
La côte Pacifique (1). De Valparaiso à La Serena
La côte Pacifique (2). De La Serena à Bahia Inglesa
La côte Pacifique (3). De Bahia Inglesa à Taltal via le parc Pan de Azucar
La côte Pacifique (4). De Taltal à San Pedro de Atacama via Antofagasta
De San Pedro de Atacama à San Antonio de los Cobres via le Paso de Sico
Tolar Grande
De San Antonio de los Cobres à Salta. Museo de Arqueología de Alta Montaña
Buenos Aires. Tigre, La Boca
Renseignements divers
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Buenos Aires. La Querencia, Puerto Madero, Recoleta
Mardi 16 octobre
Le voyage a plutôt moyennement commencé…
A Roissy, alors que je veux passer un texto à Loïc, impossible de trouver le portable. Je fouille partout, rien… En désespoir de cause, je m’adresse à un homme qui a l’air sympa et lui demande s'il veut bien appeler mon numéro pour que je l'entende sonner. Ça doit être assez comique, car nous avons ouvert les bagages à même le sol et j'ai l'oreille collée sur les vêtements tandis que lui, à côté, égrène régulièrement d’une voix forte le nombre de sonneries avant que le répondeur se déclenche: Une…, deux…, trois…, quatre!!! Mais il faut se résoudre à l’évidence, je l'ai bien oublié à Paris. Le taxi qu'on avait commandé est arrivé avec un quart d'heure d'avance et a envoyé un sms pour prévenir, j'ai sorti le portable de mon sac, lui ai répondu et... dans la précipitation j'ai dû le reposer sur une table!...
Mercredi 17
Le vol a duré dix-sept heures au lieu de treize heures trente-cinq. Une fois au-dessus de Buenos Aires (14 °C et de la pluie!), l'avion a tourné, tourné, tourné... L'atterrissage était prévu à 8 h 5, puis à 8 h 15, mais dix minutes plus tard on est remontés à 3000 mètres et on y est restés jusqu'à l'annonce du commandant de bord disant que les orages au-dessus de Buenos Aires nous obligeaient à aller nous poser à Montevideo, en Uruguay. En fait, le 777 ne pouvait de toute façon ni atterrir à cause des orages ni rester en vol parce que les réservoirs étaient presque vides. Je préférais très nettement ça, je me faisais tout un film avec le train d'atterrissage qui était peut-être bloqué... ;-)
De retour à EZE – l’aéroport international de Buenos Aires – à 11 h 35, le remis n'est évidemment plus là. On attend encore et encore, étant quasi certains que Yann s'est tenu au courant et aura fait le nécessaire. C'est bien le cas. Le chauffeur revient vers 1 h 15 mais réclame ensuite deux fois la course – ce qui en somme est normal puisqu’il a fait un aller-retour pour rien; un remis est un taxi privé que rien ne distingue des autres voitures, il travaille au forfait et ne peut embarquer d’autres personnes que celles convenues au départ. A cela s'ajoutent les quarts d'heure d'attente supplémentaires au-delà de l'heure prévue avant qu'il ne se soit décidé à repartir, et la note monte à 380 pesos – aussi cher que pour faire Paris - Roissy.
A La Querencia, Yann discute âprement et arrive à faire baisser le prix à 320 pesos.
Second petit accroc, la souris du Netbook a disparu du sac de voyage entre Paris et Buenos Aires. Le bagage cabine étant plein, je l'ai posée sur le dessus du sac alors qu'il n'avait pas de cadenas, une habitude prise sur les vols à destination des Etats-Unis où l’on doit tout laisser ouvert ou avoir un cadenas TSA.
On est très contents de revoir Yann, on discute longuement avec lui l'après-midi en buvant du thé, de tout, du bébé à venir, de ses travaux très réussis, de notre travail, de la situation en Argentine, de Cristina Kirchner, etc. On retrouve aussi la grande chambre en duplex si agréable de l'an dernier avec Val et Guy, et les patios fleuris. Et le soir, les pizzas chez le traiteur voisin et sa « gata » (sa chatte), qui nous reconnaît et tient avec un enthousiasme aussi débordant que l'an dernier à transformer nos bas de pantalons en bonnets de hussards!
Jeudi 18
Quand on est à BsAs, nos pas nous mènent invariablement vers San Telmo et son mercado couvert, quel que soit notre planning, aujourd'hui comme hier et comme demain sans doute; en l'occurrence, Yann nous ayant indiqué un magasin sur Carlos Calvo pour racheter une souris, de l'autre côté de l'avenida 9 de Julio, nous ne pouvons faire autrement que de prendre la rue Carlos Calvo en direction de... San Telmo. D'autant que nous voulons aussi rejoindre Puerto Madero, ancien port de BsAs devenu rapidement obsolète après sa construction et laissé des décennies à l'abandon avant sa remise à neuf et sa transformation en quartier branché et hors de prix. Mais il est très sympa, surtout sous le soleil, traversé par le río de la Plata qui charrie une terre ocre généreusement amenée par les ríos Parana et Uruguay.
Pas de chance, au terminal de bus où nous allons chercher nos billets pour Puerto Iguazú, tout est complet en « tutto letto » avec Via Bariloche ou en « suite ejécutivo » (les deux catégories ont des sièges inclinables à 180°) avec Crucero del Norte. Seule cette dernière compagnie a encore des sièges camas (à 160°) pour le 19, côte à côte et au milieu du bus.
Ensuite, toujours à pied, nous voilà repartis pour le cimetière de Recoleta, ou cimetière de toutes les démesures si l'on excepte sa taille, que l'on n'avait jamais visité au cours de nos précédents séjours. Ici sont enterrés généraux, politiques, grands bourgeois, intellectuels et artistes, dans des mausolées dominés par des anges, des archanges et des vierges de tous les âges et de toutes les tailles.
Le marbre noir ou rose côtoie le béton envahi par de délicates guirlandes de plantes grimpantes ou de fleurs sauvages.
Par les portes, la plupart du temps vitrées, on aperçoit à l’intérieur deux cercueils, l'un au-dessus de l'autre, et à droite un escalier qui descend dans la froideur, le silence et la pénombre de la terre. Une grille, souvent ouvragée, permet de distinguer, lorsqu'un rayon de soleil se glisse au travers, l'empilement des morts dans leurs boîtes luxueuses... Le dernier arrivé prend la place du cercueil qui est en haut et fait descendre au sous-sol le cercueil du bas. Dehors, le ciel est bleu, les promeneurs défilent à la recherche de la tombe d'Eva Perón, les chats au poil en bataille roulent des mécaniques, la vie poursuit son cours...
Nous quittons le cimetière et ses quatre mille tombes – dont près d’une centaine classées monuments historiques. Parmi elles on trouve de tout, du kitchissime, avec souvent un brin de mégalomanie, mais aussi de très belles choses.
Encore une bonne marche pour rejoindre le métro à Callao; changement à Catedral, linea E, sortie à Independencia, et à 16 heures nous avons rejoint nos pénates.
Qui n’a jamais eu envie de vivre les aventures de Sindbad le marin, qui n’a jamais rêvé de Shéhérazade lors de ses lectures des contes Les Mille et Une Nuits? Ou encore de la reine de Saba...
Eh bien! En parcourant le Sultanat d’Oman, nous allons à leur recherche ou plutôt découvrir ce pays des Mille et Une Merveilles décrites dans les célèbres contes persans dont a fait partie l’actuel Sultanat.
L’archipel des îles du Cap-Vert : entre « sobrados « et éco-Lodge …(1)
Il faisait -7° à Nancy et -3° à Roissy-CDG terminal 1 quand le Boeing 750 de la TACV(Compagnie aérienne du Cap-Vert) a décollé… Il aurait fallu prévoir de changer de vêtements dans les toilettes de l’avion presque vide avant d’atterrir à PRAIA (capitale) île de Santiago…
(A quatre cent cinquante kilomètres de Dakar, par 13° de latitude Nord et 23° de longitude Ouest…)
Le Boeing sort des brumes du Maroc et, après avoir parcouru 1800 kms depuis la plus au Sud des Iles canaries, atterrit à PRAIA: il fait 24°…
On aura eu soin de survoler les îles de SAL, de MAIO, avant de trouver la piste du nouvel aéroport international, piste sous le vent de l’alizé du Nord-est, Praia, capitale de ces 4400 km2 répartis sur dix îles au cœur de l’Océan Atlantique, à 3000 kms à peine du Nordeste brésilien…
Il est temps de planquer polaires, gants, k-way au plus profond du sac…on est en janvier en Europe, l’Europe gèle sous l’anticyclone des Acores…Viva le Brésil !
Pour un européen, le peuplement métissé de l’archipel donne au Cap-Vert une allure à la Garcia Marquez: on retrouve très vite l’ambiance du « funana » de Salvador de Bahia à 5 h 30 de Paris…
Avec le « criolo » vendu en plus…bom dia, obrigaga, boa noite…quanto cuesta?…
Les métisses sont toutes plus belles les unes que les autres et elles le savent: il va falloir s’éloigner de la capitale et des boites à « musica » pour ne pas tomber sous le charme de ces filles des îles: de vieux messieurs en short y ont déjà perdu tout repère…
Mais comme dirait Christine Angot: "pourquoi pas le Brésil?"
cela fait plusieurs jours que j'avale les guides lonely planet et petit futé et que je parcours le forum afin de me faire une idée du voyage le plus adapté à nos souhaits et contraintes diverses...
Nous sommes une famille de 4 (2 enfants de 4 et 6 ans) qui partons du 15 au 31 déc à Mada...
Nous souhaitons aller vers le Nord par la route et probablement redescendre en avion de Diego ou Nosy Bé (une de mes interrogations encore???)
Pourriez vous me donner un avis sur le parcours suivant:
15 déc arrivée à TANA assez tard, nuit à coté de l'aéroport ou à Tana
16 déc départ vers la Réserve de Ankarafantsika, 8h de route selon le site des Parcs Nationaux
16 18 déc, 2 nuits dans la parc, visites avec guide
18 déc, départ vers le Parc National Sahamalaza Iles Radama, qui semble peu developpé toujours selon le site web et le peu de trouvailles que j'ai pu faire sur le net à son propos.
Son intéret (outre le fait qu'il semble correspondre à la faune et à la flore que l'on souhaite voir😉) est qu'il est "sur" la route vers Nosy Bé, donc cela permet une coupure de plus et qu'il semble y avoir des bateaux qui lient ce site à Nosy Bé.
20 ou 21 déc: départ vers Nosy Bé pour rejoindre Nosy Sakata
21 au 25 déc: Nosy Sakatia
25 ou 26 déc: Route vers Diego
26 au 29 déc: Diego et ses alentours
29 déc: avion vers TANA
30 déc: TANA
31 déc: avion retour
Mes interrogations sont les suivantes:
* le parcours est-il trop dense?
* faut-il que je supprime (si c'est le cas) le parc Sahamalaza qui n'est peut etre pas si facile d'accès? ou que je supprime la partie Diego et dans ce cas, repartir en avion de Nosy Bé et profiter plus des iles alentour?
* si le taxi-brousse semble simple jusqu'au 1er parc, va-t-on trouver un moyen de transport facilement ensuite vers Nosy Bé ou meme vers les iles radama?
Nous pensions au début prendre une voiture avec chauffeur, mais pour le moment, je n'obtiens comme tarif que du 50euros par jour + essence + 2 jours de retour à vide(100€ donc) du Nord vers Tana + essence. Le prix à la journée est raisonnable mais l'essence à rajouter fait vite augmenter la facture...
Nous projetons de faire un périple en camping car en juillet 2010. Beaucoup de points ?
Comme:où prendre le bateau ? faut'il le réserver?
peux t'on dormir à la belle étoile?
prix du gazole et de la vie ?
le site a ne PAS manquer ?
peux t'on faire le plein d'eau partout ?
Merci de nous aider à préparer notre voyage pour qu'il reste inoubliable.
bonjour,
des evenements importants se deroulent à Mada....
suivez la suite et dîtes si cette grande nouvellesva changer quelques choses pour le tourisme dans les mois à venir.
enfin quelques choses se passent à Mada, bien plus important que les descriptions des fleurs endémiques et des sourires des malgaches
c'est ça aussi Mada, même si cela defrise les forumeurs qui ne voient dans la destination Mada que le soleil, ny vehivavy, et less bord de mer.
misaotra betsaka daholo
notre départ pour 3 semaines en self drive approche et je me pose certaines questions quand à "la logistique camping". Lorsque vous allez faire les courses, qu'est-ce qu'il ne faut pas oublier? Par là je veux dire, vous est-il arrivé d'être dans un parc et de vous dire "Mince, j'aurais dû prendre ça au supermarché"?
De plus, est-ce que certains ont des petites recettes de cuisine "camping"?
Pour l'instant, c'est juste un teazer, j'ai encore pas mal de tri à faire dans les photos, mais j'ai monté un clip de 6 mn pour passer le temps.
vimeo.com/216367570
Pour résumer l'affaire, nous sommes partis 2 semaines en Avril ( du 7 au 23 exactement), nous étions en famille à 7 nous, nos trois filles et 2 de leurs copains ( qui avaient payé leur billet d'avion, faut pas déconner non plus !😠 😏 )
Nous avions deux 4x4 réservés chez Boliviamotors ( petita rentacar) à Cochabamba, chaque véhicule nous a coûté 2100$ + les km au dessus de 2500 nous ont coûté 275$ de plus par véhicule, soit 2375$ / voiture, soit très cher...
Les billets d'avion : 700 € avec Boliviana de aviacion, une compagnie, comment vous dire ? Un peu rustique...Pas d'écran, repas très correct, petit déjeûner à gerber, sauf pour ceux qui aiment quand c'est bien bien sucré, même le café est pré-sucré...😠
La nourriture, pas cher du tout, des petites gargottes tout du long de la route où vous mangez très bien pour 2 ou 3€. Les courses se font dans des épiceries, pas de super marché sauf à Cochabamba et Tarija mais on ne les a pas fréquentés.
La gastronomie n'est pas très variée ni élaborée comme elle peut l'être au Pérou, mais on trouve de bons restaus ( dont l'exceptionnel Cayenas à Cochabamba)
Les Boliviens, pour ma fille qui arrivait d'Argentine c'était un choc, en Argentine, tout le monde se tape dans le dos, se tutoie, s'appelle mon pote. Tu passes la frontière à Villazón et d'un seul coup tu vouvoies, tu appelles les dames "Signora", les jeunes filles "Signorita", les hommes "cabalero" (sic), les plus jeunes "juven"...Tout de suite , ça calme...On pourrait donc croire à première vue que le bolivien est froid et distant, mais il est très facile de briser la glace pour peu qu'on parle quelques mots d'espagnol, je m'y étais donc mis avant de partir et nous avions avec nous Camille et Antoine qui traînent là bas depuis 4 mois et commencent à très bien le parler. Les Boliviens se sont avérés être très accueillants, sympathiques , toujours prêts à aider et à rigoler .
Les Bus, il y en a quasiment partout, c'est un système de transport idéal pour ce pays sauf dans le Sud Lipez ou dès que vous voulez sortir des pistes et routes principales.
Les flics sont avenants, polis, prêts à donner un coup de main en cas de problème, ne nous ont montré strictement aucun signe de corruption.
L'insécurité est surtout liée à la conduite en montagne sur des pistes bordant des ravins assez vertigineux.
La faune : les lamas, les condors ( surtout les condors) les vigognes ( en pagaille !) les renards, les viscache, les flamands roses, pas mal de rapaces de tout poils, des migales grosses comme des pamplemousses, un serpent , des petits cochons d'inde, des espèces de perroquets, des guêpiers ( Mizque/Tarija), des nandous ( tout plein dans le sud Lipez).
Les logements : des bivouacs, des refuges sommaires, un gîte à Tarija et des hôtels somptueux : on a un peu tout essayé.
Le climat : sec, sec, sec. Nous avons vu quelques gouttes de pluie au début, une soirée et une matinée un peu nuageuses et du bleu, du bleu, du bleu...le vent a très peu soufflé sauf à la laguna Verde et quand nous sommes passés sur le salar ( tempétueux une journée). Les températures, jusque 30° en journée à Tarija et Cochabamba et...entre moins 15 et moins 20 la nuit à laguna Celeste ( totalement inhabituel en cette saison)
le trajet :
J1 arrivée à Cochabamba, prise en main des véhicules et 3 h de route jusqu'à Mizque (hôtel)
J2 Mizque-the middle of nowhere : bivouac à 3500 m
J3 Bivouac-Rosilias au sud de Tarija
J4 Trek dans la vallée des condors la bien nommée
J5 Route vers Tupiza en passant par la piste Sud et en remontant sur la cordiliera de Sama
J6Tupiza- balade à cheval et courses
J7 Tupiza Guadalupe (Sud Lipez, nuit chez l'habitant)
J8 Guadalupe- laguna Celeste ( bivouac)
J9 Laguna Celeste-Laguna verde ( refuge)
J10 laguna Verde-Hostal los flamencos
J11 los flamencos-Salar d'Uyuni ( bivouac)
J12 salar d'Uyuni ( Hostal sal de luna à Colchani)
J13 Marché d'Uyuni puis route vers Oruro ( pas prévu au départ) - hotel Gran Sucre ( très nul...)
J14 Route vers Cochabamba, hotel "la tua casa" ( exceptionnel)
Je rentre d'un voyage en solo de quatre semaines . L'hospitalité légendaire des iraniens n'est pas un vain mot... et ce séjour fût très riche en rencontres.
Je me suis déplacé en bus ou en taxi sur cet itinéraire :
Téhéran 2 jours à l'arrivée, logé dans une famille
Kashan 250 km au sud, 2 nuits
Shiraz (bus de nuit) 3 nuits. Persépolis en taxi à la journée
Bushehr sur le golfe persique 1 nuit
Ile Queshm (trajet Bushehr/Bandar Abbas de nuit) 3 nuits dans le petit village de Tabl
Kerman 4 nuits Rayen Mahan et les Kaluts en taxi
Yazd 3 nuits alentours en taxi
Ispahan 3 nuits
Bandar Anzali au bord de la caspienne (bus de nuit depuis Ispahan) invité 3 jours par la famille qui m'avait accueilli à l'arrivée
Les transports en bus sont très confortables et faciles et (je me répète...) l'accueil exceptionnel !
J'avais 3 guides : un en anglais, très bien, et deux en français (un premier assez nul et un deuxième, très bien mais malheureusement plus édité à ce jour)
Je peux répondre à des questions et donner quelques tuyaux (budget hôtels transports...)
De retour depuis quelques jours j'espère vous faire partager un peu du bonheur qu'a été cette si belle croisière.
Itinéraire : Vancouver (Colombie Britanique), Ketchican (Alaska), Juneau (Alaska), Skagway (Alaska), Glacier Bay National Park (navigation touristique), College Fjord (navigation touristique), Whittier (Alaska), 6 jours de mer (Océan Pacifique), Muroran (Japon), Vladivostok (Russie), Busan (Corée du Sud), Qingdao (Chine), Dalian (Chine), Tianjin (Chine), Pékin (Chine)
11 septembre, Marseille-Vancouver : Le vol avec KLM s'est bien passé si ce n'est un siège inconfortable avec une boule dans le dossier qui a rendu les dernières heures de vol très pénibles. Mais à l'arrivée... une seule valise nous est livrée. Visiblement nous ne sommes pas les seuls dans ce cas, la procédure est bien rodée. Ils nous assurent qu'ils nous livreront la valise le lendemain à l'hôtel.
Heureusement nous avons trois jours avant d'embarquer sur le bateau.
Nous empruntons la Canada Line pour rejoindre le down town. C'est une liaison ferroviaire rapide qui permet d’effectuer le trajet entre l’aéroport international de Vancouver (YVR) et le centre-ville de Vancouver en 26 minutes. Avec une seule valise c'est plus facile!. Pour 3 fois moins cher que le taxi c'est très pratique et notre hôtel se trouve à 750 m.
Les citadins sont très sympathiques, dès que nous baissons le nez sur notre plan quelqu'un s'arrête pour nous proposer de l'aide. (Les Français feraient bien d'en prendre de la graine).
Nous posons rapidement nos affaires à l'hôtel. Très bien cet hôtel : l'Hermitage Hôtel, nous sommes même accueillis par une femme qui parle parfaitement le français. Nous choisissons comme à l'habitude d'ignorer le décalage horaire, c'est la meilleure façon de le circonscrire. Nous voilà donc partis à pieds, cela fait du bien de se dérouiller les jambes après toutes ces heures de vol, il fait un temps merveilleux et 27°C.
Nous commençons par le quartier Gastown, le centre historique du vieux Vancouver, et l'horloge à vapeur qui produit un sifflement toutes les 15 minutes dans un nuage de vapeur.
Nous allons manger dans la quartier de Yaletown où l'on trouve une multitude de restaurants.
Le lendemain le réveil est difficile sans valise et sans affaires. Si on ne nous ramène pas la valise (comme c'est de plus en plus courant d'après ce que j'ai lu sur le net), faut-il partir sans vêtements (glagla en Alaska!), ou bien tout racheter en deux jours ? C'est difficile pour une croisière. Je suis petite et rien ne me va jamais, en plus ici c'est le pays des "géants", ce serait mieux en Asie pour ma taille... Il n'y a pas de bonne solution et je ne me vois pas rentrer en France, je l'ai tellement rêvée cette croisière.
Bon on essaie de ne pas y penser...
Ce matin direction False Creek, le temps est toujours magnifique, et il fait chaud. Nous allons prendre l'Aquabus (petit ferry qui remonte la creek) à Hornby pour traverser jusque Granville Island.
Nous visitons le Public Market, ce sont des halles "de luxe" en quelque sorte où l'on trouve des produits bio et de l'artisanat avec des prix en conséquence! 46$ le kilo de saumon! Heureux sont les ours, ils ont leur propre filière!
Nous continuons le parcours de l'aquabus...
Et rejoignons ensuite le Waterfront
Le soir nous nous régalons d'un plat de pâtes dans un restaurant Italien, les meilleures que j'ai mangées. Mais.... les plus chères aussi!!! 116$ !!! Wow! l'arnaque! Si vous voulez l'éviter c'est :
Bonne surprise, la valise est de retour ! Les vacances peuvent commencer !
Ce matin nous partons (le cœur léger) vers Stanley Park pour faire la promenade Seawall qui fait le tour du parc en longeant la mer.
Au nord du parc, Le Lions Gate Bridge, un pont suspendu construit en 1938. Nous passerons bientôt dessous...
Tiens, un petit clin d'œil pour notre ministre de la délinquance qui veut libérer les détenus...
Au cœur du parc, le Beaver Lake, on ne se croirait pas si proche de la ville
Nous traversons le parc et rejoignons Canada Place à pieds par le water front. La promenade est longue mais très belle sous ce si beau soleil.
Le Radiance OTS est à quai, demain ce sera le nôtre.
Nous allons jusque Chinatown mais nous sommes très déçu, il est 17 h et c'est visiblement l'heure de la fermeture. Tout est fermé et sans vie.
Nous avons beaucoup aimé Vancouver, c'est un ville très agréable qui nous a fait penser à Sydney. Les habitants semblent calmes, détendus, courtois et serviables. Mêmes les voitures ne sont pas agressives et respectent les piétons avec le sourire... Ca fait rêver...
Salut
nous voila de retour après plus de 6 semaines passées dans ces 2 superbes pays.
Déjà, que tous les sceptiques soient rassurés... c'est un réel plaisir de les parcourir, sans contrainte ni galère, et ce sont des pays très faciles d'accès ! Pas de problème pour se déplacer, pour trouver un logement, pour se nourrir correctement.
Mais surtout, surtout... les gens rencontrés sont très très très accueillants. Nous avons été sans cesse invités pour boire un thé, partager un repas, ou passer une journée / une nuit avec eux ! De tous nos voyages, les invitations n'ont jamais été aussi fréquentes, et aussi chaleureuses (aucune embrouille derrière, aucune "vente" déguisée mais une réelle HOSPITALITE).
Bref, une excellente expérience !!!
Voici donc un petit compte rendu (sommaire), un détail des treks accomplis, et quelques trucs ou bons plans découverts sur place.
1) COUT DE LA VIE
(Coût global incluant hôtels, repas, transports, entrées sur les sites, etc...).
Ouzbekistan : 359 € en 16 jours pour 2 personnes
Soit 29 € par jour pour 2 / 14, 5 € par personne et par jour.
Hôtels entre 16 et 20 $ la chambre double avec petit déjeuner (avec climatisation).
Taxi pour la région du Kharezm partagé avec 2 autres touristes : 18 $ par couple
Quelques prix (vie quotidienne) : Bouteille d'eau 1, 5 l. / non gazeuse : 400 soms Repas pour 2 personnes : 4000 / 8000 soms Cartes postales (10) = 1500 / 2000 soms Soda (Coca...) : 200 soms Minibus (course en ville) : 100 / 200 soms Pêches (5) au bazar : 300 soms Samsa : 100 soms Internet (1h.) : 500 / 600 soms
Kirghizstan : 596 € en 27 jours pour 2 personnes
Soit 22 € par jour pour 2 / 11 € par personne et par jour.
Hôtels entre 8 et 12 € la chambre pour 2 personnes avec petit déjeuner (sans climatisation).
Prix comprenant deux treks effectués via le CBT : coût 126 $ + 88 $
Quelques prix (vie quotidienne) : Bouteille d'eau 1, 5 l. / non gazeuse : 15 / 20 sums Repas pour 2 personnes : 60 / 120 sums (chaikhana) Diner (logement CBT) : 90 sums / personne Théière au bazar : 2 sums Pain : 3 / 5 sums Internet (1h.) : 30 sums Abricots secs (1 kg) : 35 sums Gauffrettes chocolat (1 kg) : 50 sums Plaque de chocolat : 20 sums Conserve de poissons : 18 sums
Bref, on ne se ruine pas ! Les hôtels sont assez chers en Ouzbékistan, en tout cas dans les villes les plus visitées. Il n'y a pas vraiment de guest house bon marché comme en Asie du Sud-Est par exemple. Mais, pour 15-20 $, on a accès à de très belles chambres, avec sanitaires, climatisation et petit déjeuner très copieux ! Avec des familles très attentionnées, aux petits soins. Le grand luxe...
Au Kirghizstan, on peut trouver moins cher. Dans les petites villes, le prix tombe à 2 / 4 € par personne (à Chayek, Tamchy par exemple où l'on avait trouvé une chambre double à 1 € par personne), mais le confort chute également (sanitaires propres mais rudimentaires... pas de petit déjeuner compris).
2) BONS PLANS OUZBEKISTAN (En vrac...)
Khiva : Hôtel Méros, sympathique, propre, "calme" car excentré (mais toute la vieille ville de Khiva est calme), surtout 2 ou 3 chambres possèdent des balcons privatifs.
S'endormir avec vue sur les remparts et les étoiles, c'est... comment dire... magique ?!?
Khiva : restaurants moyens et assez chers à l'intérieur de la vieille ville. Sortir par la porte Nord et tourner à droite, suivre la route, passage devant le jardin public. Il y a un grand resto autour d'un bassin avec jets d'eau. Sinon, au jardin public, prendre la rue principale le longeant par la gauche, il y a plusieurs petits resto vraiment pas chers (brochettes, salades, peu de choix par contre).
Khiva : absolument y rester une nuit (minimum)... Très belles lumières le soir et la nuit.
Kharezm : location de taxi onéreuse (35 $ la journée)... Forteresses dans un piteux état. La journée vaut davantage le coup pour la balade, les paysages que les Qala. A méditer.
Boukhara : les hôtels y ont poussé comme des petits pains autour de la place Lyabi-Hauz, tous autour de 18/20 $ la double (30/35 demandé au départ). Mais en s'enfonçant de peu dans la vieille ville (direction Sud-Ouest), on tombe sur des petites GH moins chères. Peu de monde car pas signalé sur les guides.
Boukhara : fuyez le grand restaurant sur la place Lyabi-Hauz, les prix sont exhorbitants et la nourriture très médiocre (une belle arnaque aux touristes...).
Je vous conseille un excellent restaurant, excentré, en périphérie de la ville, où l'on mange très bien pour 2 fois rien ! Restaurant NIHOL, minibus n° 52 de la place (100 soms / personne). Impossible de le louper, les chauffeurs connaissent, situé sur un coin de route, grand panneau illuminé.
Exemple : 6 brochettes boeuf, 2 salades, 2 pains, 2 bières 0, 5 l. : 3400 soms (< 3 €)
Boukhara : mausolée de Bakhaoutdin Naqchband en restauration actuellement (dallage), entrée interdite (on peut juste jeter un petit coup d'oeil).
Samarcande : hôtel Timur the Great (3 chambres, à 3 minutes du Registan - 18 $ la bouble), car la famille est très chaleureuse. Moins routard que Bahodir, mais beaucoup plus propre... pour pas beaucoup plus cher.
Petit coup de pub : timurthegreat@mail.ru
Samarcande : peu de vrais restaurants une nouvelle fois !
Je vous en conseille deux, toujours excentrés vers l'ouest : Istiklol et Karimbek. Remonter la rue A. Timur pendant 20 / 30 minutes à pied (à partir de Net City Internet Café), ou prendre le minibus n°23.
Restaurants branchés sur un grand croisement, larges terrasses. Excellentes grillades, choisies en vitrine au poids (!! prix pour 100 grs).
Vallée du Ferghana : aucun problème de circulation, de contrôle ou autre. Très peu de touristes, surtout dans les petites villes comme Margilan. Un étudiant nous disant en croiser un par mois en moyenne !
Population effectivement plus voilée, mais aussi accueillante que partout ailleurs...
Par contre, hôtels moins bien tenus, moins de choix.
Passage Andijan-Osh (Ouzbekistan > Kirghizstan) : formalités rapides (45 minutes au total), aucun contrôle des bordereaux de change ou des enregistrements d'hébergement.
Attention : les autres frontières terrestres sont moins facile selon les anecdotes de voyageurs rencontrés (100 $ demandés pour passer avec des vélos et 50 $ sans, au poste près de Namangan). Le poste en face de Ferghana est bien fermé aux touristes (les policiers ouzbeks autorisent la sortie passer mais les kirghizes refusent l'entrée).
Mise à jour avec les commentaires de Nicolaswww (août 2006) :
Prix des transports
(je n’indique ici que les prix qui m’ont semblés avoir évolués suffisamment par rapport à ceux initialement donnés par Maxicool ou ceux de trajets différents)
Tashkent – Boukhara : 5.000 / 10.000 / 15.000 soms / pers. en train selon la classe choisie. ourgentch - khiva : 250 soms / pers. en trolley bus (attention : 2h de trajet pour 25 km !!) ourgentch - boukhara : 6.000 soms / pers en minibus boukhara – ourgentch : 15.000 soms / pers en taxi collectif (Nexia) samarcande - tashkent : 3.000 soms / pers. en bus tashkent – Kokand : 8.000 soms en Nexia / personne ferghana - tashkent: 9.000 soms en Nexia / personne ferghana - margilan : 200 à 300 soms / pers. en mashroutnoe Kokand – Margilan : 800 sum / personne en bus
bonsoir, quelqu un a t il des nouvelles des personnes qui font actuellement la croisiere iles et terres du soleil sur le neoromantica. Ils sont partis le 2 mars 2012 Merci
Ce fut un voyage un peu particulier. Pour la première fois depuis 16 ans de voyage, nous sommes partis à 4 : nous avons proposé à mes parents de nous accompagner.
Le but était double : tout d’abord passer 2 semaines ensemble, ni chez les uns, ni chez les autres (donc sans souci et sans contrainte), et puis aussi leur faire découvrir notre façon de voyager, à eux qui ne connaissent du voyage que le circuit organisé depuis leur retraite. Il fallait donc trouver une destination dépaysante, pas trop loin, facile d’un point de vue logistique et avec un patrimoine culturel et naturel attrayant. La Tunisie a remporté nos suffrages. Ensemble nous avons choisi la période, la durée et bâti un premier parcours prévisionnel.
Bien sûr, nous avons loué une voiture plus spacieuse et nous avons cherché des hôtels plus confortables et surtout plus accessibles, par égard envers la canne de mon père … Voilà les seules différences, autrement, ce fut la même improvisation qu’habituellement : pas de réservation, des petites gargotes, des changements de programmes selon l’humeur (ou les siestes inopinées du copilote !) …
NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :
Nous avons privilégié l’aspect culturel de la Tunisie, trop méconnu à mon goût, et délaissé totalement le côté balnéaire.
Pour ceux qui connaissent mes précédents carnets et nos habitudes de voyage : rassurez-vous, oui, mes parents sont aussi amoureux des vieilles pierres que nous 😉!!
Sam 25 Mars - Vols AF Paris/Tunis – Route vers Dougga - Nuit à Teboursouk
Dim – Sites romains de Dougga et Bulla Regia - Nuit à Teboursouk
Lun – Site romain de Makthar - Nuit à Sbeïtla
Mar- Site romain de Sbeïtla - Nuit à Tozeur
Mer– Nefta – Tozeur - Nuit à Tozeur
Jeu- Les oasis de montagne : Chebika, Tamerza et Midès - Nuit à Tozeur
Ven – Traversée du Chott el Jerid – Douz – Boucle du Nefzaoua – Matmata - Nuit à Matmata
Sam– Toujane – Boucle des ksour - Nuit à Matmata
Dim– Médina de Sfax - Nuit à Sousse
Lun– Amphithéâtre et musée d’El Jem – Ribat de Sousse – Nuit à Sousse
Mar - Ribat de Monastir - Musée archéologique de Sousse - Nuit à Sousse
Mer– Kairouan : la mosquée, la Zaouia de Sidi Sahab, les bassins des Aghlabides – Nymphée de Zaghouan – Site romain de Thuburbo Majus - Nuit à Gammarth
Jeu–Musée du Bardo – Souk de Tunis - Nuit à GammarthVen–Carthage – Sidi Bou Saïd - Nuit à Gammarth
Sam 8 Avril - Vols AF Tunis/Paris
BUDGET :
Le Dinar Tunisien (DT) est divisé en millimes. Ne soyez donc pas surpris de voir 3 chiffres après la virgule.
Cours : 1 € = 1, 6 DT - Conversion facile : 1DT = 4FF.
Vols réguliers Air France : 221 € X 4p = 884 €
Voiture = 1 800 €
Sur place, 2 400 DT cash : 1 000 € changés à l’aéroport au cours de 1, 6 DT et 800 DT retirés à un ATM de Tozeur quasiment au même taux, commission incluse (vérification faite sur mon relevé de banque) et 1 175 DT de paiemant CB.
Total sur place : 3 575 DT soit 64 DT/j/p.
Je vous rappelle que nous étions 4 adultes et on ne s’est privé de rien (apéritif tous les jours, quelques extras au restau, hôtels confortables) … ainsi, ce budget n’est-il pas significatif, il est très large.
GUIDES :
A 4, nous n’en manquions pas !
Logistique :
Lonely Planet version française 1è édition – Avril 2004 – Peu utilisé – Les infos datent …
Guide du Routard 2006 – Beaucoup utilisé pour les restau et les horaires d’ouverture des sites.
Culturel :
Guide Bleu – Très riche. Excellente aide pour préparer le voyage (c’est notamment le seul guide qui donne une idée de la durée moyenne de visite des sites)
Guide Gallimard – Magnifique complément sur place avec de nombreux schémas et des encadrés intéressants. C’est un guide qui devient vite livre de chevet.
TRANSPORTS :
1 - Vols
Achetés début Février sur le site d’Air France : 221 € l’A/R.
C’était le meilleur prix (meilleur marché que Tunisair) en vol régulier.
Première expérience de e-ticketing, j’étais un peu inquiète. Au final, quelle simplicité et quel
progrès !
2 - Voiture
Réservation d’une Peugeot 406 (sans AC) début Mars auprès d’Avis (via internet) : 1 800 € TTC, km illimité. Facture conforme au devis. Seul le conducteur additionnel (gratuit sur le devis) était facturé 5DT/jour sur place. Nous avons décliné et Philippe s’est tapé les 2 700 km tout seul !... 😛😛
Nous avons eu finalement une 407 Diesel, probablement parce que l’A/C ne fonctionnait plus.
A 4 et pour un périple aussi long, c’était ce qu’il fallait. D’un avis général, elle était fort confortable et les bagages rentraient sans problème dans le coffre (il faut dire que mes parents voyagent aussi légers que nous !). Le choix à cette période de ne pas opter pour l’A/C était tout à fait judicieux : on s’en est passé sans difficulté.
Par ailleurs, pour 2 700 km nous avons fait 2 pleins ½ ! Moins de 100 DT d’essence au total. Un vrai chameau, cette voiture ! Le gasoil est à 0, 64 DT le litre. Prix fixe ? Sans doute, c’était partout pareil … Paiement cash dans toutes les stations.
Nombreux contrôles de police sur les routes. Nos plaques bleues (réservées aux touristes) nous ont souvent permis d’y échapper. 2 fois seulement nos papiers ont été contrôlés (permis de conduire international et contrat de location). Rapide et courtois. Il n’a jamais été question du moindre bakchich …
Nous avons tous été surpris d’avoir autant roulé. Ca ne nous a jamais semblé laborieux ou épuisant. La variété des paysages nous a éblouis de bout en bout et la qualité du réseau routier permet de rouler correctement sans fatigue.
Nous avions la carte Michelin 744. Suffisante pour notre périple.
HEBERGEMENT :
3 critères de choix importants pour nous lors de ce voyage particulier : un parking à proximité, au moins une chambre avec sanitaires privés et aussi peu de marches que possible.
Nous avons obtenu des réductions facilement, étant encore en basse saison et arrivant à 4 souvent pour 2 ou 3 nuits …
Teboursouk : Hôtel Thugga (60 DT/p en ½ pension – cash) - ref GdR
Chambres simples et sympas réparties autour d’un patio qui mériterait d’être davantage fleuri. Salle de restau sans charme – Le premier diner était vraiment mauvais (pour un premier repas, c’était dommage, ça partait mal, j’ai eu quelques craintes !….), le second soir, c’était correct mais ça ne restera pas un grand souvenir culinaire. Accueil sympa.
Sbeïtla : Motel de la Jeunesse (24 DT la chambre avec douche et wc – 16 DT la chambre avec lavabo – 3DT/p le petit dej - cash) - ref GdR
Chambre très très simple et juste propre (draps vraiment courts et vraiment usés, sol dégueu, couvertures sales) – La douche elle était propre – Mais que c’était sympa avec ces chambres aux jolies portes bleues alignées de part et d’autre d’un patio couloir où des tables et des chaises invitaient aux retrouvailles - Petit déj plus que copieux – Accueil extrêmement chaleureux. La simplicité des chambres est très largement compensée par l’accueil et l’agencement. N’hésitez pas, de toute façon, à Sbeïtla, il y a peu de choix. Un bon souvenir !
Tozeur : Hôtel Continental (négocié 54 DT la chambre avec petit dej - cash) - ref GdR
Il a dû être agréable, il pourrait l’être encore s’il était mieux entretenu. Mais à ce rythme là, dans peu de temps, il sera à l’abandon. Dommage, car il est bien situé.
Matmata : Diar el Barbar (négocié 100 DT la chambre en ½ pension - CB) - ref GdR
Notre gros coup de coeur 🙂🙂🙂
A la manière d’un grand ksar aux multiples cours, un très bel hôtel offrant des chambres ‘troglodytes’ en rez de chaussée. C’est superbe, confortable et très propre. Belle piscine donnant sur une vallée lunaire magnifique. Diner et petit dej buffet de très bonne qualité. Le second soir, nous étions si peu nombreux qu’ils avaient installé le buffet en bord de piscine. Vraiment, je conseille à tous ce magnifique lieu : ça vaut le coup de casser sa tirelire.
Sousse : Hôtel Jinene (négocié 62 DT la chambre avec petit dej - CB)
Sur la route de Port El Kantaoui, dans la partie balnéaire. Sans ostentation (car on en a vu où c’était vraiment à gerber !). Accueil vraiment chaleureux et personnalisé. Petit déj buffet sympa (crêpes !)
Par contre l’environnement est nul : il faut être motorisé pour aller manger à Sousse.
Avertissement à ceux qui seraient tentés par l’aspect balnéaire : l’accès à la plage se fait par un étroit sentier entre 2 murs blancs. On débouche sur une mini plage, large de 2 à 3 mètres, pas plus. C’est vraiment glauque 🙁. Caricatural ! On a plaint ceux qui venaient ici pour profiter de la mer.
(Remarque : l’hôtel Medina (GdR), au bord de la médina de Sousse, nous a paru tout à fait convenable mais ne répondait pas à nos critères particuliers.)
Gammarth : El Mouradi (négocié 100 DT la chambre avec petit dej - CB)
Grand hôtel comme on en trouve partout et qui n’a plus de tunisien que le nom ... Mais c’est propre, spacieux, confortable. Le petit déj est un grand moment (encore des crêpes !). Son intérêt : facile d’accès, au calme, parking, proche de Carthage et de l’aéroport. Là encore, il faut être motorisé.
REPAS :
Vous trouverez ce paragraphe sans doute moins précis que dans mes précédents carnets, n’ayant pas sur place rempli mon habituel carnet de route pour profiter davantage de mes parents ... On croit qu’on va tout retenir et on oublie qu’après 40 ans les neurones (LE neurone comme dit Philippe !) ne fonctionnent plus aussi bien … Dure prise de conscience 😕😛 !...
Dès les tout premiers jours, nous avons mangé dans des gargotes et avalé des crudités savoureuses (tomates, concombre, salades, fenouil, chou blanc ….). Nous avons tous eu une petite diarrhée à un moment ou à autre, très vite réglée avec un cachet d’’Imodium et du Coca. Pas de quoi gâcher le voyage. N’oubliez pas d’avoir toujours du papier toilette sur vous, rares sont les toilettes des lieux publics qui en disposent. Seule règle à laquelle on n’a pas dérogé : l’eau qu’on a toujours achetée en bouteille.
Il faut aimer la viande d’agneau ou de mouton quand on vient en Tunisie. Les repas des petits restaurants simples sont généralement très bons mais pas très variés. On y retrouve toujours les bricks, le couscous, les brochettes, le poulet rôti et les différentes salades.
Ces plats complets tournaient autour de 5-6 DT. Jamais de dessert. Plusieurs fois, le thé à la menthe nous a été offert.
A tous les repas, le pain est offert généreusement. On est loin des corbeilles avec 3 malheureux quignons !… En plus, qu’il est moelleux et croustillant ! Mmmmmh ….
Hormis les diners vraiment quelconques de l’hôtel Thugga et une expérience malheureuse de pizzeria à Sousse, nous avons toujours bien mangé (et mon père est un gourmand !).
L'eau est à 0, 5 DT dans les épiceries des rues (1, 5l) et à 0, 340 DT chez Carrefour. Elle passe à 1 ou 2 DT dans les restaurants.
Les amateurs de bière devront composer : on n’en trouve pas partout, loin s’en faut. La bouteille de Celtia (33cl) est autour de 2 DT. Elle est bonne.
On trouve du Coca facilement mais parfois en toute petite bouteille de 19cl.
Enfin, le Boga est la limonade locale
Voici quelques bons souvenirs à prix corrects (entre 20 et 50 DT pour nous 4).
Nous avons toujours payé cash.
Comme partout, plus c’est touristique plus c’est cher ...
A Makhtar, nous trouverons un restaurant au cœur de la petite bourgade où avait lieu un beau marché d’ailleurs. On ne peut pas le rater, c’est le seul qu’on ait vu et le bourg n’est pas bien gros … Genre routier chez nous : repas simple et copieux pour 16DT pour nous 4 ! Pas un touriste bien sûr, pas de bière non plus (c’est souvent lié évidemment) …. C’était très très copieux et très bon. Ce fut notre meilleur rapport qualité/prix.
Restaurant de la République à Tozeur (GdR)
Populaire et agréable. Bonne cuisine simple.
Restaurant Tozorous à Tozeur
A quelques dizaines de mètres de l’hôtel Continental. C’est devenu notre cantine pour nos 3 soirées à Tozeur. Il est tout neuf, les menus sont encore truffés de fautes amusantes (les serveurs prennent d’ailleurs les devants pour éviter les mises en boite trop faciles). Ambiance décontractée, chaleureuse, confortable. On y mange très bien à prix raisonnables (fourchette haute quand même).
Restaurant AliBaba à Douz (GdR)
Pour nous remettre de nos émotions (voir plus bas) – Dans une petite cour ombragée, avec une tente de nomades pour accueillir ceux qui sont prêts à manger accroupis.
Le Restaurant du Peuple (GdR) dans la médina de Sousse.
D’après mon père, le meilleur couscous qu’il ait mangé.
Pour 6 DT/p ( plus très sûre, mais c’est de cet ordre), repas complet : entrée, plat, thé.
Par contre, ce petit restau est bien tristounet ….
Un autre restau à Sousse (hors guides)
Je ne sais plus son nom, on est tombé dessus par hasard. A l’entrée de la médina, à côté de la porte Bab el Gharbi, juste à côté du poste de police. Pour les motorisés, il y a là un petit parking d’une vingtaine de places.
Petit restau tout simple où nous sommes un peu sortis du traditionnel couscous : ragoût de mouton aux oignons et un ragoût de veau. Cuisine familiale excellente. 6 DT le plat. Le patron a même été jusqu’à me demander si le prix me convenait. C’est sympa, non !?
Le Snack Quick à Monastir (GdR)
Philippe a testé le couscous aux fruits de mer (couçaïella) et s’est régalé !
La Source à Zaghouan (GdR)
Sympa, mélange de touristes et de locaux. Repas complet à 10 DT/p.
D’un tout autre ordre :
L’Essaraya dans la médina de Tunis.
Grand restaurant de Tunis dans une magnifique demeure couverte de céramique. Nous y sommes allés vers 14h (après la visite du Bardo) sans réservation. Bon moyen pour profiter de ce lieu magique sans se sentir mal à l’aise avec nos tongs et nos vêtements trop simples pour l’ambiance raffinée du soir … A cette heure tardive, nous étions les seuls clients et avons reçu un accueil plutôt froid (visiblement, ils n’étaient pas enchantés de devoir réenfiler leur veste). Couscous (mon père est un inconditionnel !), agneau au four ou aux fruits secs … c’est très fin. Le plat tourne ici autour de 20 DT, prix tout à fait justifié.
Les Dunes à La Marsa.
A la veille du départ et pour remonter notre moral en berne, nous nous sommes offert un dernier extra.
Sans réservation, nous sommes arrivés tôt. Et malgré nos tongs, l’accueil a été tout à fait prévenant. Depuis quelques jours, la direction est italienne, les serveurs ont encore du mal avec la nouvelle carte : plats tunisiens et italiens donc (n’est-ce pas un peu dommage pour un tel restaurant ?). Mises en bouches, entrées, plats de poisson ou pâtes carbonara faites maison, vin blanc (1 bouteille ½) … 200 DT pour le tout … Même avec un service attentionné et chaleureux, ça ne les vaut pas.
Y a vraiment pas photo : l’Essaraya est bien plus typique, les prix beaucoup plus justifiés, le cadre plus pittoresque et la cuisine y est totalement tunisienne.
SITES CULTURELS :
La Tunisie n’a pas que ses belles plages à offrir, loin s’en faut. Les sites romains sont incroyablement bien conservés, les mosaïques comptent parmi les plus belles du bassin méditerranéen, et l’architecture sobre et austère des ribats est admirable.
Le prix d’entrée des sites est généralement de 3 DT/p + 1 DT pour le droit photo. En ce qui nous concerne, nous l’avons toujours acquitté mais n’en avons payé qu’un seul pour 2 appareils. Aucun contrôle n’a jamais eu lieu.
1 – Les sites romains
Dougga
3 DT/p + 1 DT
Situé sur une colline, il y fait froid le matin. Le site est vaste et présente des monuments très bien conservés. Nous y avons flâné 3 heures agréables mais un peu éprouvantes pour les jambes fatiguées des seniors (dénivelé important).
Bulla Regia
3 DT/p + 1 DT
Petit site dont l’intérêt réside dans l’originalité des maisons enterrées et dans les quelques superbes mosaïques laissées in situ. 2 heures peuvent suffire.
Makthar
3 DT/p + 1 DT
A cette époque de l’année, c’est dans un champ de fleurs sauvages multicolores que l’on visite ce site. Je ne sais pas ce qu’on a préféré de ce cadre bucolique ou des vestiges. Même si les thermes sont intéressants, ça reste un site mineur.
Sbeïtla
3 DT/p + 1 DT
Au cœur de la ville, site très étendu dont le forum est magnifique quand le soleil du matin illumine ses pierres orange. Mérite les 3 heures (toujours en prenant grandement son temps !) qu’on y a passées.
Venant de Makthar, pour rejoindre Sbeïtla, nous avons emprunté la C77 qui traverse une jolie campagne. Manque d’attention, nous ratons l’embranchement à droite vers la C85 et poursuivons sur la C77 jusqu’à Hajeb El Ayoun. Or, cette portion n’est plus du tout adaptée aux voitures de tourisme. Nous avons dû traverser 2 gués, le 1er n’était pas bien méchant mais le 2ème a suscité quelques inquiétudes. Soyez vigilants : ne ratez pas le croisement vers la C85 ….
El Jem
6 DT/p comprenant le musée + 1 DT
Amphithéâtre au cœur de la petite ville, incroyablement bien conservé et bien restauré. Tous les étages peuvent se visiter, y compris le sous-sol où s’entassaient gladiateurs et bêtes sauvages en attendant de monter dans l’arène. On espère d’ailleurs voir apparaître Russell Crowe à tout moment (surtout moi). Mais non … Malgré cela, c’est incontournable ! On y passe volontiers quelques heures. Des petites gargotes sympathiques attendent le client face à l’entrée. Déguster une brochette d’agneau avec en toile de fond cet imposant monument fait partie de mes meilleurs souvenirs (d’autant que la brochette cuite devant nous était excellente !). Même les plus hermétiques aux vieilles pierres seront charmés car il s’agit ici d’un seul monument (et non pas d’un site étendu et plus ou moins ruiné comme les précédents) très bien conservé où l’on n’a pas besoin d’imagination pour comprendre son utilité et son histoire. Par ailleurs, le site est assez proche de la côte et peut faire l’objet d’une excursion à la journée pour ceux qui sont sédentaires dans un site balnéaire. Vraiment ne ratez pas El Jem (même sans Russell Crowe😛).
Nymphée de Zaghouan
gratuit
Ma mère (innocemment) : «C’est normal qu’on voie la mer si près ?»
Moi (émergeant d’un petit somme) : «Oups, sûrement pas !»
C’est donc une erreur de copilotage (j’ai fait croire que j’étais subjuguée par les paysages !... ) qui nous a valu de visiter ce petit nymphée tout mignon. C’est la source d’eau qui alimentait Carthage par 90 km d’acqueduc. On aperçoit encore de beaux vestiges de cet aqueduc en remontant vers Tunis et à Carthage les grandes citernes très bien conservées, point d’arrivée de cette eau, donnent tout son sens à ce petit nymphée. Ce petit fil rouge nous a bien émus. Comme quoi, j’ai eu bien raison de m’assoupir un peu (ah non ! c’est vrai, les paysages !!) …
Thuburbo Majus
3 DT/p + 1 DT
Etais-je fatiguée, un peu saturée des vieilles pierres ou simplement devenue plus difficile après toutes les merveilles déjà vues ?... Thuburbo Majus m’a … barbée.
Carthage
7 DT/p + 1 DT
C’est sympbolique. Il reste assez peu de choses de l’époque romaine et encore moins de l'époque punique. Mais l’Histoire a marqué ses pierres. Alors, en fin ou en début de voyage, c’est sympa sans être à mon sens incontournable. Comme je l’ai dit plus haut, ne ratez pas les grandes citernes très bien conservées, surtout si vous avez vu Zaghouan.
2 – Les sites musulmans
Les ribats de Sousse et de Monastir
3 DT/p + 1 DT
Assez différents l’un de l’autre, ils méritent tous les 2 une visite appronfondie. Celui de Monastir a été remanié plusieurs fois et présente un enchevêtrement compliqué. Celui de Sousse est d’une grande sobriété. Ne ratez pas la salle voutée des prières, massive et sobre (pour les 2). L’ascension dans la tour de guet apporte une vue splendide sur la médina et la grande mosquée (à Sousse), sur le port et le cimetière avec le mausolée de Bourghiba (à Monastir). Ascension plus facile à Sousse qu’à Monastir (de l’avis du seul courageux sur les 4 ayant grimpé les 2 !).
Kairouan
6 DT/p + 1 DT
A notre arrivée en voiture à Kairouan, nous sommes accostés par un motocycliste qui, tout en roulant, tente de nous baratiner. Discours éculé … Or, nous savions pertinemment où nous allions, cette fois, le copilote ne dormait pas et était même plutôt attentif. Nous n’avons donc pas tenu compte de ses faux avertissements et autres conseils (du reste, il en changeait au gré de nos changements de direction) … Qu’il était collant ! C’est seulement devant la demande ferme de Philippe de nous laisser en paix que nous avons réussi à nous en débarasser. C’est la seule fois de tout notre voyage où nous avons eu ce genre de désagrément.
Tout ça pour dire qu’effectivement à Kairouan, il faut acheter un pass (6 DT/p) qui donne accès aux principaux monuments de la ville (que nous n’avons pas tous visités d’ailleurs). Le bureau de vente se situe juste à côté des bassins des Aghlabides au Nord de Kairouan. Soyez sûrs de vous et fiez-vous à votre carte plus qu’aux motocyclistes kairouannais si vous ne voulez pas finir dans une fabrique de tapis 😏!
- La mosquée de Kairouan
Est-il utile de la présenter ? Même sans visiter la salle des prières, la mosquée de Kairouan est un joyau. Comment peut-elle dégager une telle harmonie alors qu’elle n’est qu’un amalgame de récupérations. Pas 2 colonnes identiques !... Il faut s’y poser pour s’imprégner de cette ambiance particulière. Beaucoup de groupes. Après le Sud, c’est un peu dur …
- La Zaouia de Sidi Sahab
Superbe complexe aux carreaux de céramiques colorées, aux coupoles couvertes de muqarnas, aux patios de marbre … L’art musulman dans toute sa plendeur.
A ne pas rater.
- Les bassins des Aghlabides
Rapide mais impressionnant …
Ces 3 monuments sont situés dans un tout petit périmètre et sont très faciles d’accès.
Nous n’avons consacré qu’une grosse matinée à Kairouan qui, c’est évident, en mérite davantage … Nous n’y avons vu que le principal et n’avons pas pris le temps d’y flâner, sans doute effrayés par une ambiance plus lourde qu’ailleurs.
3 – Les musées
El Jem
Compris avec l’amphithéâtre
Puisque le prix d’entrée est compris dans la visite de l’Amphithéâtre, ce serait dommage de le rater d’autant qu’au-delà de jolies mosaïques, une villa romaine grandeur nature y est reconstituée. Intéressant pour bien comprendre.
Sousse
3 DT/p + 1 DT
Encore de très belles mosaïques. Pas indispensable si vous n’êtes pas très amateur …
Le Bardo à Tunis
6 DT/p + 1 DT
C’est LE musée de mosaïques 🙂🙂! Incontournable. S’il faut n’en faire qu’un seul, sans hésitation, c’est celui-ci. Nous, ça fait 3 fois qu’on y va ! A faire de préférence en fin de voyage quand les noms des sites évoquent quelque chose. C’est mon avis …
Nous y avons passé 3 heures en profitant des nombreux bancs installés dans toutes les salles. Evidemment beaucoup de monde (peut-être un peu moins vers midi) mais les groupes passent tellement vite qu’ils éclipsent les chefs d’œuvre à peine quelques minutes. La patience paie.
4 – Les médinas
Sfax : nous y étions un matin ; le marché était très animé, très authentique mais trop de monde (de Tunisiens) au goût de tous les 4. La flânerie y était impossible tant cette ruche bourdonnante était active. Personne n’y a réellement pris plaisir.
Sousse : sympa.
Tunis : ma préférée entre toutes. Je craignais des sollicitations nombreuses et lourdes. Pas du tout !!
Sidi Bou Saïd : à 2 pas de Carthage, c’est un joli petit village (ce n’est pas une médina) accroché à une colline (ça grimpe !), aux maisons blanches et aux portes bleues. Sa proximité avec Tunis et sa beauté l’ont rendu très touristique. A l’entrée du village, les échoppes sont nombreuses, le café des Nattes trop connu et trop couru … Mais franchie cette première rue, on retrouve vite la sérénité et la beauté d’un village paisible et bien entretenu, dominant la mer.
SITES NATURELS :
Nefta
La fameuse Corbeille de Nefta sert malheureusement de dépotoir. Le charme n’opère plus.
Reste la médina. Petite promenade à pied parmi les ruelles étroites bordées de ces maisons en briques de terre brune. Mais là encore, grosse déception : les briques rouges modernes viennent trop souvent consolider les anciennes maisons. Pour notre 3ème visite (en 16 ans), nous avons été vraiment attristés de voir à quel point Nefta se gâche et se perd.
Enfin, la palmeraie, elle, nous comblera. Nous y faisons un petit tour en voiture totalement improvisé. Les palmiers dattiers des fameuses Deglet Nour ombragent des parcelles soigneusement cultivées. Après cet aperçu rapide, nous aurons envie d’appronfondir la visite d’une palmeraie. Ce sera chose faite à Tozeur.
Tozeur
Grosse ville touristique, loin de l’image qu’on se fait d’une oasis. Pourtant, la médina nous a enchantés. Ici, la restauration des anciennes maisons est faite avec la volonté de rester dans l’esprit de cette architecture si particulière. C’est superbe et, après la déception de Nefta, nous étions regaillardis.
La palmeraie nous a donné l’occasion d’une balade fort agréable en calèche en fin de journée (7 DT pour nous 4 pour 1 heure de balade) où le guide nous a donné quelques explications bienvenues. Pour nos amis cavaliers : bien sûr on a vérifié, le cheval n’était pas blessé au passage de sangle 😉 !
Les oasis de montagne
Nous avons fait cette excursion au départ de Tozeur. Ce fut une de nos plus belles journées.
Nous partons vers 9h. Au départ, le paysage de steppes désertiques est assez quelconque. Et puis, un petit ruisseau vient longer la route. Ses berges sont couvertes de sel et valent bien l’arrêt qu’on est les seuls à leur consacrer. En effet, nous sommes alors doublés par des dizaines de 4X4 aux effigies de «Terre d’Aventure» ou «Nomade» … Au loin, les premières montagnes apparaissent, rouges dans la lumière du matin. Elles se rapprochent, au point de nous encercler quand nous arriverons à Chebika où nous aurons la désagréable surprise de retrouver TOUS les 4X4. Ce sont des groupes dont l’équipement et les vêtements nous laissent dubitatifs quant à la nécessité du 4X4 … Bref, contre mauvaise fortune bon cœur, nous tâchons d’apprécier, malgré ces hordes, la beauté des lieux et y parvenons somme toute assez bien tellement Chebika est merveilleuse. Avec prudence et lenteur (canne oblige), nous descendons tous les 4 vers le lit du torrent. Mon père sera payé de ses efforts car la cascade est dans un site splendide, seulement gâché par le défilement incessant des trop nombreux groupes. Mais rien n’y fait : nous réussissons tous les 4 à nous émerveiller !
Nous ne monterons pas jusqu’au sommet de la colline, la canne déclarant forfait, estimant avoir rempli son contrat pour la journée.
Quand nous reprenons la route, les 4X4 ont pratiquement tous disparus. Peut-être est-il judicieux de garder Chebika pour la fin …. Tant pis pour nous. Vous qui m’avez lue, vous le saurez.
Nous passons Tamerza et contemplons la cascade au fond de sa gorge depuis la route. Trop de monde encore pour qu’on ait envie d’y descendre.
Après un repas au Restaurant du Soleil (GdR – 10DT/p le repas complet et 3DT( !) la bouteille d’eau), nous arrivons à Midès. Cette fois, c’est tout seuls (enfin !) que nous visitons le vieux village et arrivons jusqu’au bord du canyon qui l’enserre tel un fer à cheval. Impressionnant ! Majestueux ! Et quel calme !
Demi-tour pour rentrer à Tozeur par la même route.
Voilà comment, malgré des centaines de touristes croisés, nous avons engrangé des images qui resteront parmi les plus bellles que nous ayons vues …
Route asphaltée en très bon état du début à la fin. Aucun problème avec une voiture de tourisme.
Le Chott El Jerid
Plusieurs arrêts pendant cette traversée pour faire quelques photos de ces eaux saumâtres et des berges de sel. C’est impressionnant.
Nous verrons aussi de nombreux campements et de grands troupeaux de dromadaires dans les étendues sablonneuses.
El Mansoura
Juste avant Kebili, la carte Michelin indique une route verte (donc supposée plus pittoresque) passant par El Mansoura. De fait, elle traverse une jolie palmeraie. Par ailleurs, ce vendredi-là, c’était jour de marché dans le petit village. Nous nous sommes arrêtés et avons traversé à pied faisant quelques photos, toujours acceptées (voire réclamées !) avec beaucoup de gentillesse. Je n’ai pas osé photographier les femmes et je crois après coup qu’elles en auraient été tout aussi flattées que les hommes l’étaient. Contact facile et chaleureux de toute la population. Un moment simple, authentique et très agréable. De ceux qu’on ne planifie jamais et qui viennent enrichir un voyage. Voilà ce qu’aucun voyage organisé n’apportera jamais.
Douz et le Nefzaoua
Nous arrivons à Douz vers 11h et décidons de faire la boucle du Nefzaoua avant de déjeuner … Nous voici donc partis vers Zaafrane où l’on emprunte une piste pour s’approcher des dunes. Prudent au début, Philippe s’enhardit petit à petit et … arrive ce qui devait arriver … la 407 renâcle, nous explique qu’elle n’est pas un 4X4 et … s’ensable. Faut dire que c’était gonflé de vouloir passer cette petite butte … Nous voilà donc bien penauds. Mes parents gardent leur calme : ma mère va s’asseoir sous un palmier, à l’ombre, mon père en profite pour faire quelques photos des dunes (vas-y Papa, on ne sera jamais plus près !) et des palmiers ensablés (comme nous). Quant à Philippe, il part chercher de l’aide : nous avions repéré des ouvriers un peu avant. Moi, ma seule inquiétude était que Philippe se perde dans le désert. Déjà des images de vieux films me reviennent … non, j’exagère, nous étions trop près du village pour de tels risques. Bref, j’attends … Il n’a pas fallu 5 minutes pour que 3 Tunisiens arrivent et essaient à leur tour de nous sortir de là. Mais rien n’y fait. Plus on essaie, plus le sable s’accumule sous la caisse. Du coup, ils attendent avec nous, nous rassurant gentiment. Enfin, au bout de 30 minutes, tel Indiana Jones, Philippe, juché sur une tractopelle arrive en fanfare ! 3 coups de pelle pour dégager l’arrière, un câble accroché à l’essieu (jamais trouvé d’anneau de tractage !) et zou …. la 407 est dégagée comme un fétu de paille en moins de 10 minutes. J’ai un peu blémi quand j’ai vu le pare-choc plier sous la tension du câble mais il a repris sa forme aussitôt après (magique !) ! Super, merci ! Ouf !
Si nous en doutions encore, cette aventure nous aura permis de voir la serviabilité et la gentillesse des Tunisiens. Nous repartons et, cette fois, mon Indiana ne quitte plus les pistes à peu près damées. Il en convient, nous attendrons un peu pour le Paris/Dakar … pas tout à fait prêt, Indy …
Cette aventure ne nous empêchera pas de terminer la boucle qui offre de magnifiques paysages de désert et de dunes.
Notre ensablement n’est dû qu’au souhait de s’approcher des dunes (Philippe voulait peut-être les voir de l’intérieur ?... mais non, je blague mon chéri !), mais la boucle se fait sur une excellente route asphaltée et vaut vraiment la peine. Que notre aventure ne vous fasse nullement hésiter. Et puis quoi, vous avez vu, il y a toujours une tractopelle à portée 😏!
Matmata
L’arrivée sur Matmata, en fin de journée, avec un soleil rasant est un spectacle éblouissant. Dans la voiture, des oh ! des ah ! (à 4, on ne s’entendait plus !) et des arrêts tous les 50 mètres tellement le paysage est extraordinaire. Déjà, on devine les habitations troglodytes.
Après notre installation à l’hôtel Diar el Barbar (voir hébergement), on file vers le village découvrir quelques maisons. L’hôtel Sidi Driss a été aménagé dans une maison troglodyte qui a servi de décor à Star Wars. Nous, en grands fans, on y est allés en pèlerinage. Un peu décevant, car alors la magie disparaît. Les quelques décors qui subsitent sont d’affreux moulages de plastique !! On voit là l’envers du décor et il faut bien reconnaître qu’Anaïkin y perd de son aura ….
Quelques mètres au-delà de l’hôtel Sidi Driss, nous dominerons une jolie maison avec poulailler, puits et même un arbre au milieu de la cour enterrée.
Circuit des ksour
Ksar (ksour au pluriel) : village fortifié.
Nous avons entrepris ce circuit au départ de Matmata. Ce fut une journée un peu lourde mais dense, riche et, de l’avis de nous 4, la plus belle du voyage ! Même si certaines grimpettes ont découragé les seniors.
- Concrètement sur la carte :
Matmata-Medenine via Toujane par la route de montagne C104
Medenine-Tataouine par la P19
Les ksour : Ksar Ouled Debbab – Douiret – Chenini et retour à Tataouine (on laisse tomber Guermessa)
A/R à Ksar Ouled Soltane depuis Tataouine
Retour à Matmata en passant par Ghomrassen (C121) – Ksar Hadada (C207) et la C113 vers Medenine
Aucun problème en voiture de tourisme. Tout est asphalté et en très bon état.
- Toujane : j’avais lu dans le Lonely Planet (p.208, je viens de revérifier) que la route de Toujane à Medenine était réservée aux 4X4. D’ailleurs, ma carte Michelin semblait le confirmer en présentant une portion en pointillé … Malgré tout, avant de partir, je me renseigne à l’hôtel (intuition féminine ?...) Un peu surpris, le réceptionniste me répond qu’il n’y a aucun souci. J’insiste … même avec une 407 ? Toujours ses grands yeux ronds : ben oui …. Bon, on y va ! Depuis, je bénis cet homme et je comprends sa surprise (la même que la mienne quand aux USA on m’avait demandé si, en France, on connaissait les bananes !). La route est excellente et les paysages sont extraordinaires. Oui, je sais je l’ai déjà dit pour ceux autour de Matmata ! Ceux-là sont du même style mais encore plus grandioses ! A cette époque de l’année, quelques lopins de terre cultivés égayent d’un vert tendre la grande masse des collines rouges ou orangées couvertes de steppe.
Ne manquez surtout pas cette route : Matmatma – Medenine par la C104 !
Toujane, magnifique village accroché à la montagne, apparaît d’un seul coup au sortir d’un virage.
- Ksar Ouled Debbab : attention arnaque ! un restaurant est en train d’y être aménagé et l’on tente de vous faire croire que pour voir les vestiges du ksar, il faut passer par leur musée à 7DT/p. On décline en criant à l’arnaque ! La fille, très gentille, nous dit qu’effectivement tout le monde trouve ça cher (tu m’étonnes ! plus cher que le Bardo !) mais que ça vaut le coup … (mouais ?...) Non, non … on ressort et on longe les murailles du ksar. A l’autre extrémité : une entrée béante ! c’est simple et gratuit de ce côté ! Nous visiterons ainsi ce bel exemple de ksar seuls et tranquilles pour finalement terminer sur le restaurant où l’on reverra la gentille fille de l’accueil qui, sans rancune et toujours d’un grand sourire, nous invitera à poursuivre notre balade vers les rénovations du restau. Une très jolie balade pour un premier ksar.
Mais quelle drôle d’idée ces gros dinosaures en résine …. Que c’est laid … Cela dit, c’est un bon point de repère. C’était notre premier ksar et on l’a un peu cherché. En fait, il suffit de savoir qu’en général les ksour sont … en hauteur. Levez la tête et, pour celui-ci, repérez le dinosaure ! Vous y êtes ! C’est pas banal !
- Douiret : ancien village et ghorfas perchés sur une montagne. Même sans entreprendre la montée, la vue de ce vieux village a quelque chose d’émouvant.
- Chenini : encore un vieux village étagé sur le flanc de la colline.
- Ksar Ouled Soltane : le plus beau, le plus restauré (avec goût et sagesse), le plus grand. C’est superbe. En milieu d’après-midi, nous y étions seuls, la lumière était chaude et belle. Nous y avons longuement flâné jusqu’à plus soif. Possibilité de prendre un verre d’ailleurs … Architecture surprenante.
Pour le retour vers Matmata, nous prendrons le chemin des écoliers à travers la montagne. Nous nous arrêterons encore à Ksar Hadada, en cours de rénovation. En cours de route, nous en apercevrons d’autres encore que nous ne prendrons pas le temps de visiter. Quel bonheur, ces routes, même si les derniers kms se sont faits avec un méchant soleil dans les yeux et un silence attentif dans la voiture !...
Encore une fois, cette journée fut, pour tous, notre préférée.
DIVERS :
L’accueil : pas de doute, les Tunisiens sont gentils et encore plus particulièrement avec les cheveux blancs. Le meilleur exemple : à la sortie du souk de Tunis, je propose à mes parents de nous attendre à une terrasse de bistrot pendant qu’on part rechercher la voiture. Je les installe, le patron prend leur commande, je m’en vais. Au bout de 10-15 minutes, les boissons bues, mes parents scrupuleux se lèvent pour laisser leur place. Le patron, qui visiblement avait compris notre organisation, arrive. «Où allez-vous ?». «Attendre nos enfants au bord du trottoir». «Restez assis, vous êtes bien là, vous les verrez aussi bien d’ici ! ». Voilà comment, nous les avons retrouvés assis tranquillement, reposés, et discutant avec le patron qui nous a accueillis d’un beau sourire.
Et ce n’est qu’un exemple.
Logistique : Pas vu (mais pas vraiment cherché non plus) de cyber cafés. Des distributeurs de billets dans toutes les villes. Stations essence plus fréquentes qu’on ne l’imaginait. Pas de problème.
Le climat à cette époque : Agréable, pas de moustique, pas de coup de soleil. Jusqu’à 35° dans le Sud, sec et très supportable. Dans le Nord, nécessité d’un gilet. Pas une seule goutte de pluie.
La végétation à cette époque : nous n’imaginions pas la Tunisie si verte ! De Tunis jusqu’à Sbeïtla, nous avons vu de grands champs de céréales d’un vert claquant. Les oliveraies sont elles d’un vert bronze. Et les orangers portaient fleurs et fruits en même temps. Cueillez une fleur d’oranger et faites la sécher dans le GdR ! Odeur forte et souvenirs émus garantis dès que vous réouvrirez le guide chez vous.
L’affluence touristique à cette époque : sur les sites romains (hors Carthage) : personne. Mais vraiment personne ! Dans le Sud, plus connu, on retrouve quelques groupes. Mais les hôtels sont tous assez vides … C’est à Chebika, à Kairouan et au Bardo que nous verrons le plus de monde. Même le souk de Tunis est quasiment désert …
Bref, les dates du voyage étaient parfaites ! Que des avantages !
L’itinéraire : tout le monde a préféré le Sud, plus dépaysant, plus authentique, plus rural, plus calme. Aurions-nous pu/dû y passer plus de temps ? Peut-être …
La carte bancaire : à ma grande surprise, encore bien peu acceptée. Notamment dans les stations service. 3 paiements en CB (pour les hôtels). C’est tout.
Photos : j’aime bien faire des portraits et je n’ai pas eu de difficultés à en faire. Toujours avec l’autorisation gracieuse du modèle et sans bakchich (un principe de base chez moi). Très très peu de refus. Je n’ai jamais osé demander aux femmes leur permission et je le regrette, notamment au marché d’El Mansoura.
Ni nos photos numériques ni les photos argentiques de mon père n’ont rendu les magnifiques couleurs du Sud. Pas de doute, il faut y aller ! Rien ne remplacera jamais l’œil. Et c’est tant mieux.
L'artisanat : pour les amateurs de mosaïques, le plus bel atelier d’artisanat que nous ayons vu est à El Jem, face à l’entrée de l’amphithéâtre. Les prix affichés nous ont paru, à la base, assez raisonnables.
Négociation de rigueur bien sûr dans les souks : on obtenait facilement -30%. A cette époque, aucune sollicitation lourde dans aucun des souks. Que du plaisir.
Les roses des sables sont lourdes. Pensez-y avant d’acheter la plus grosse …
Une anecdote : à Tunis, ma mère et moi remarquons une espèce de sculpture moderne originale. Aussitôt le vendeur nous accroche, baratine … on hésite … Je lui demande de quel bois est composée cette pièce. Très honnête, il nous dit que c’est de la résine. Beurk … Mais oui, bien sûr, maintenant on voit. Du coup, la sculpture perd de son intérêt et nous finirons par partir sans acheter. Son honnêteté lui aura fait perdre sa vente. Il gardera sa bonne humeur. C’est terrible, non ?.... Mais qu’aurions-nous dû faire 😕?
Le vin : Nous avons acheté du Muscat de Kelibia (blanc – 11 DT) et du Vieux Magon (rouge – 9, 8 DT) tout simplement au Carrefour de Tunis (sur la route de Gammarth). Nous l’avons déjà goûté. Le blanc est assez sec. Le Vieux Magon (2001) lui est ouvert à souhait et sent le soleil de Tunisie ! Mais pourquoi n’en a-t-on acheté que 3 bouteilles 😛?!
On a beaucoup aimé : 🙂
La gentillesse, l'accueil chaleureux et spontané des Tunisiens, leur respect et leur empressement envers les plus âgés.
Le couscous ! Heureusement ….
Le thé à la menthe
Le Sud, le Sud, le Sud !
La période choisie : il fait beau, il fait bon, il n’y a personne.
On a moins aimé : 😕
Les stations balnéaires sans âme de la côte.
Les moutons pendus devant les devantures des bouchers le long des routes et ceux qui attendent leur tour … (surtout dans le Nord)
En conclusion ...
Décidément, la Tunisie est méconnue. «Djerba ou Hammamet ?» voilà généralement la question de ceux qui apprenaient où je partais … C’est vraiment réducteur …
Loin de ces cartes postales, tous les 4, nous avons vécu un superbe voyage, marqué par l’accueil toujours chaleureux et respecteux des Tunisiens, par les paysages grandioses et tellement variés du Sud, par la richesse culturelle du patrimoine.
La comparaison entre voyage individuel et organisé, sans parti pris (car soyons clairs, jamais mes parents n’auraient pu autant voyager autrement), fut un sujet de conversation très intéressant ….
Pourquoi Taïwan ? D'abord pour sortir des sentiers battus, et cette île un peu oubliée des voyagistes reste une niche d'un point de vue touristique. C'est ce qui en fait le charme. On ne connait pas bien Taïwan et son histoire riche et parfois chaotique, on pense que c'est un appendice chinois de la Chine Continentale. Il est vrai que l'on y parle le mandarin mais aussi le taïwanais, dérivé du chinois mais langue à part tout de même, également l'anglais plus ou moins bien selon l'âge des personnes rencontrées ou interrogées. Ceci dit, les Taïwanais n'ont rien à voir avec le grand voisin dont les visées hégémoniques leur font peur, mais aussi les excédent et les mettent en colère. On parle chinois et / ou taïwanais à Taïwan et l'on est fier d'avoir forgé une identité insulaire unique. La taïwanité n' est pas un vain mot, elle est vécue de l'intérieur avec l'affirmation d'un patriotisme national et culturel, bâti sur des apports venus non seulement de Chine ( le Fujian au tout début, une province du sud-est de la Chine continentale) mais également de Hollande, puis de nouveau de Chine ( dynastie Qing / Han et Hakka ) puis de Mandchourie (les deux entités étant en guerre pour le contrôle stratégique et commercial de l'île ) puis du Japon dont les colons ont façonné et formaté les esprits pendant 50 ans - ne serait-ce que par l'utilisation de la langue japonaise- et modernisé les villes comme par exemple l'ancienne capitale Tainan dotée aujourd'hui de larges avenues et de parcs. C'est étonnant, mais les occupants japonais ont toléré et même protégé les traditions des peuples aborigènes malgré des spoliations voire des violences qui ont contraint les tribus côtières à battre en retraite vers les montagnes. Ils ont au final laissé plutôt un bon souvenir ! Enfin il y a l' arrivée de l' armée en déroute de Tchang Kai Tchek ( et dans son sillage d'une bourgeoisie riche et lettrée ) fuyant l'avancée communiste de Mao Tse Toung et son lot de persécutions et d'exécutions sommaires dont la mort programmée pour le rebelle. TKT établit d'abord un régime autoritaire soutenu par les Etats-Unis puis le régime se démocratise au fil des années et l' économie se développe et devient florissante.
TKT a participé à l' émergence d'une identité nationale forte et ombrageuse. On lui voue un culte certain malgré des errements, des excès voire des crimes perpétrés avec cynisme. La visite de l' imposant mémorial un week-end permet - paradoxalement - de ressentir une vraie ferveur populaire dans une atmosphère bon enfant.
Notre voyage a été orienté vers culture et nature, modernité et tradition, avec un interêt tout particulier pour les peuples aborigènes, et parmi tous ceux-là ( il y en a 14 en tout avec des sous-groupes ) celui des Rukai. Pourquoi ? Parce que les Rukai sont les ancêtres du peuple polynésien, ils ont un ADN identique, ont donc navigué sur les grandes pirogues royales vers les Marquises actuelles pour s'installer d'abord à Hiva Oa ( et aussi Tahuata et Fatu Iva au sud de l' archipel ). A suivi la colonisation de l' actuelle île de Pâques, puis des îles Hawaii, puis de Tahiti ( 500 ans plus tard environ ), enfin de l' actuelle Nouvelle Zélande ( ou Pays du Long Nuage Blanc ) à partir de l' île de Tubuai dans l' archipel des Australes où vivait l' élite du peuple polynésien, et du ' marae ' de Taputapuatua dans l'île de Raiatea ( Iles sous le Vent ).
A noter que ce dernier a été classé au Patrimoine de l'UNESCO l'an passé, même s'il est plus récent que les ' marae ' majeurs de Tubuai.
Les Rukai sont actuellement plutôt des montagnards, mais ils ont, de toute évidence, été aussi des navigateurs à une certaine époque. Il faut imaginer les mutations en termes de siècles et non d'années ou de décennies, et garder à l' esprit que les vagues successives de colonisateurs chinois, hollandais et japonais ont repoussé les populations autochtones vers les montagnes et quasiment jusqu'à la côte est.
Notre motivation première est que nous avons un fils adoptif polynésien qui nous a orientés vers ce groupe tribal. Cette partie du voyage fut passionnante et émouvante aussi. La technologie moderne appliquée à la génétique fait des miracles et permet des découvertes de ce genre.
Les Taïwanais sont ouverts, sympathiques, aiment vivre, rire et chanter. Les rares touristes sont chaleureusement reçus, avec sourires et petits cadeaux. Un vrai plaisir ! C'est un pays libre et plutôt démocratique, la police est invisible même sur la route. On peut comprendre que ce peuple singulier veuille préserver les acquis de l'indépendance tout en maintenant un difficile statu quo avec le grand et puissant voisin qui considère Taïwan comme une province chinoise destinée, tôt ou tard, à réintégrer le giron originel. Les discours des officiels chinois sont toujours assez menaçants, mais ils sont reçus avec ( une fausse ) indifférence. Pékin a mis en place une politique de suffocation militaire, géographique et diplomatique. Autant dire que les choses ne sont pas simples et qu'elles peuvent se compliquer brutalement.
Les rapports avec le Japon proche sont excellents, Okinawa (ou archipel RyuKyu ) gardant un rôle stratégique du fait de la présence d'une importante base militaire américaine.
Détails Pratiques
Nous avons voyagé sur KLM de bout en bout au départ de Montpellier, en fin d'après-midi, et en début de soirée à Amsterdam pour un vol direct, d'une durée de 11 h 40 à l' aller et de 12 h 40 au retour.
Compagnie sure, ponctuelle, organisée et méthodique et qui permet en ce moment d'éviter Air France, engluée dans des problèmes sociaux sans fin et dans des grèves insupportables.
On arrive en milieu d'après-midi à Taipei.
Bien sur il y a d'autres compagnies qui desservent Taipei au départ d'Europe. On peut conseiller Eva Air dont les tarifs sont compétitifs, surtout si l'on réserve son billet assez longtemps à l' avance ( autour de 800 euros AR ).
Il y a aussi China Airlines, compagnie nationale qui fait partie de SkyTeam.
Il y a encore Air France ou Cathay Pacific qui volent jusqu'à Hong Kong. Ensuite il faut prendre une autre compagnie pour rejoindre Taipei, China Southern par exemple.
A noter que, si l' on a du temps pour une extension très originale, Taïwan est proche d'Okinawa ( ou Ryukyu ), archipel tropical au sud du Japon, à l'écart des circuits touristiques. C 'est un Japon très surprenant, couleur lagon polynésien. China Airlines dessert cette destination à prix très raisonnables.
Un premier conseil quand on débarque à l' aéroport international de Taipei : Acheter une carte SIM pour la durée du séjour. Environ 25 euros pour 15 jours et un accès large à Internet. Les Taïwanais sont hyper-branchés, avec deux ou trois téléphones dans la poche. C'est assez impressionnant !
Second conseil : retirer un peu d'argent à un distributeur, également dans l' aéroport. par exemple, 10000 NTD ( New Taiwanese Dollar ) pour payer un certain nombre de services cash.
Les cartes de crédit sont bien sur acceptées partout mais votre banque risque de prélever à chaque utilisation de la carte, des frais qui peuvent sembler excessifs.
Je le savais donc j' ai essayé de parer au problème.
Troisième conseil : Voyager avec des euros en billets pour les changer dans les banques. Pas de problème à la Banque de Taïwan où le taux de change était tout à fait correct. Attention : On ne peut pas échanger les billets de 500, 200 et 20 euros, uniquement les billets de 100, 50, 10 et 5 euros. Pourquoi ? Mystère.... Mais bon à savoir !
Nous étions donc en couple et avions pris contact avec deux agences de voyages locales entre lesquelles j' ai choisi la moins chère et la plus performante. Je donnerai des infos plus complètes en message privé à ceux qui sont intéressés. L' agence, en contact étroit avec moi, a mis au point un circuit de 6 jours avec voiture ( Toyota Prius ) et chauffeur, supposé parler anglais , mais avec qui nous avons surtout communiqué via le traducteur de Google... D'où l'interêt d'acheter une carte SIM pour se connecter fréquemment !
J' avais moi-même réservé les hôtels sur le parcours. Ce n' était pas forcément nécessaire partout.
En parallèle, j' ai bénéficié des conseils et des contacts d'une étudiante taïwanaise, actuellement à Paris pour un an, qui nous a organisé la visite de Taipei avec méthode avec un taxi privé loué 8 heures par jour. Cela a un prix, mais on se consacre, sans penser à autre chose, aux visites et découvertes, et puis cette énorme ville est vraiment compliquée à parcourir, et les endroits à visiter sont très dispersés. Prix à la journée : 4000 NTD.
Ceci étant, on peut aussi parfaitement visiter Taipei en MRT, le métro local, superbe, propre et climatisé. C'est moins cher, bien sur, mais il faut plus de temps... et puis il faut s'habituer à ne lire que du chinois ( un peu d'anglais quand même ) sur les panneaux.
Oublier les déplacements en bus pour les raisons indiquées ci-dessus, sauf si l'on parle chinois.
En ce qui concerne le circuit, je ne le referais pas de la même façon aujourd'hui. Je vais donc vous faire profiter de mes suggestions.
Côte ouest, il y a un train rapide, style Shinkansen japonais, qui passe par Taichung, Tainan et va jusqu'à Koshiung. Avec un peu d'organisation sur place ( j' expliquerai plus loin ) on peut partir en solo et faire appel ponctuellement à des guides. il vaut mieux acheter les billets de train à l' avance et réserver ses sièges. Cela peut se faire par Internet, ou alors à l' arrivée si on passe le début du séjour dans la capitale.
Côte ouest, la belle côte panoramique se situe entre Taitung et Hualien.
Et puis la partie grand sud-est de île vaut aussi le détour pour ses paysages marins appréciés le long d'une route vraiment côtière au plus près de la mer.
Je conseillerais donc de prendre soit l' avion ( avec Uni Air ) soit le train ( plus lent ) de Taipei à Taroko, et , sur place, de louer une voiture pour redescendre par l'intérieur jusqu'à la pointe sud de l'île, puis remonter par la côte ( deux routes ) pour les points de vue et les photos.
La route est tranquille et vraiment superbe. A Taroko, pour visiter les gorges on peut prendre le bus ( bien organisé dès la gare ) ou louer un scooter, ou un vélo, ou un taxi... Tout est possible.
Enfin, on peut aussi prendre l' avion, vraiment pas cher à partir de Taipei. On loue alors la voiture à l' aéroport d'arrivée ( Hualien côte est, Tainan et Koshiung côte ouest ).
Encore un conseil : Réserver un hôtel confortable à Taipei pour absorber au mieux la fatigue du voyage et le décalage horaire. Beaucoup d'auberges et de B & B du côté des Gorges de Taroko.
Dans l'ordre, on commence par Taipei ( 3-4 jours ) ou on termine par Taipei.
Si on circule en avion, on peut - et cela fait gagner du temps- transiter rapidement vers l' aéroport domestique à Taipei ( même endroit ) et prendre un avion en fin d'après-midi ou début de soirée pour Hualien ou Koshiung par exemple. Plusieurs compagnies desservent les villes principales, dont UNI Airways que je conseille pour ses prix et sa ponctualité. Billets à réserver en ligne sur le site de la compagnie. Exemple : vol idéal pour Hualien à 18 h 50. On a donc le temps de transiter. Prévoir taxi ou voiture d'hôtel à l' arrivée de nuit.
Enfin, penser à acheter du thé à Taïwan, le meilleur du monde. J' ai des adresses. Vous aurez droit à la cérémonie du thé, très stylée. Nous avons eu la chance d'être dirigés vers une maison de thé fréquentée uniquement par des Taïwanais. Acheter aussi une petite théière en terre, le thé infusé ( 1 mn seulement trois fois de suite pour le Oolong Tea ) Prix assez élevés, comme pour le café ou le whisky haut de gamme.
Déroulement du voyage
Départ le 22 mars de Montpellier pour Amsterdam puis vol en continuation pour Taipei.
Arrivée le 23 mars à 15 h 30.
Retour le 1er avril de Taipei vers Amsterdam. Départ à 23 h 55. Arrivée à 7 h 00 . Vol en continuation à 14 heures pour Montpellier.
Taipei : du 23 au 27 mars
Puis circuit de 6 jours
1er jour / 27 mars : Taipei-Lukang
2ème jour / 28 mars : Lukang - Tainan
3ème jour / 29 mars : Tainan - Koshiung ( via territoire tribal Rukai / Wulai )
4ème jour / 30 mars : Koshiung - Kenting - Taitung
5ème jour / 31 mars : Taitung - Côte Est - Gorges de Taroko
6ème jour / 1er avril : Gorges de Taroko - Taipei ( en train - 2 heures 50 de trajet - puis taxi pour aéroport en début de soirée )
Je vous retrouve très vite pour le détail de ce voyage dans une suite à ce carnet
Compte tenu de la situation politique et humaine en Birmanie, j’ai tenu à me documenter bien plus que d’habitude sur le pays, afin d’une part de mieux comprendre son histoire, mieux appréhender le pays et surtout, en tant que touriste « routarde », essayer au maximum d'éviter d’alimenter les bourses de la junte.
Faire le choix de voyager en Birmanie est un véritable cas de conscience. J'ai fait le choix d'y aller, après plusieurs années de réflexion, mais je voudrais donc être une touriste avertie, responsable, observatrice, afin de reléguer au mieux ce que je pourrais constater, même si malheureusement les dirigeants n'ouvrent au regard des touristes que les territoires qu'ils veulent bien nous montrer.
Emprunter les routes qui ont été construites par des travailleurs forcés (et non payés), visiter les temples en sachant que des milliers de personnes ont été évacués de leurs propriétés pour que ces sites soient plus beaux à la vue des touristes...Tout cela, je le verrais d'un œil averti. A travers la beauté du pays, il ne faut pas oublier la détresse et la pauvreté de ses habitants la répression, la torture, les viols, les droits des hommes bafoués par un gouvernement corrompu et dictatorial.
Je sais aussi quand allant dans les guesthouses indiquées par « focus Birmanie » ou bien encore « tourism transparency » ou encore le guide routard, je ne serais pas accueilli dans un hôtel « privatisé » appartenant à un proche du gouvernement. Je sais aussi qu'en achetant dans les petites échoppes ma nourriture, mes objets du quotidien, quelques souvenirs, je ferais vivre un tant soit peu le commerce du pays qui échappe à la junte. Je sais qu'en ne passant pas par une agence de voyage, mais en faisant appel aux locaux, j'ai des chances de ne pas donner mon argent directement au pouvoir en place... Enfin, sans compter les taxes honteuses !
J'espère pouvoir reléguer au mieux mes ressentis, ce que je verrai ou constaterai. J'espère pouvoir rencontrer des locaux, différentes ethnies, observer, communiquer, comprendre...un peu. Je ne veux jamais oublier tout au long de mon séjour que la Birmanie est l'une des plus horribles dictatures au monde, et cela, même en admirant les paysages magnifiques qui m'entoureront. Je ne veux pas oublier que derrière le sourire et la bienveillance de ses habitants, se cache bien des horreurs qu'ils ne peuvent nous conter.
Site incontournable très bien documenté : http://www.info-birmanie.org
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çà c'était avant de partir … le voyage fut bien plus compliqué que prévu …
9/01/16 – 19h – Après 24h de vols et escales, me voilà arrivée à Mandalay. Je suis crevée et la 1ere chose que je fais en arrivant à mon hôtel c'est de me reposer. Le sommeil ne vient pas, alors, je me décide à aller arpenter les rues pour me repérer un peu.
Mandalay est énorme. En cette fin d'après-midi, les voitures et scooters remplissent les avenues et il est difficile de traverser. L'ambiance me rappelle l'Inde.
Je vais jusqu'à la gare pour me renseigner sur mon biller pour aller mardi matin à Hsipaw. La billetterie est fermée, je dois y retourner demain... Mais le guichetier qui partait me confirme que le départ du train se fait à 4h du matin...aïe aïe aïe...J'espère que ce trajet de 11h pour faire 135 km en vaut vraiment la chandelle comme le disent les internautes.
Je repars vers l’hôtel en passant devant le parc, entouré d'eau, qui abrite le Palais Royale. Je me rends compte que ce par doit être effectivement très grand et qu'il serait peut-être préférable demain d'aller jusqu'à la colline de Mandalay en scooter/taxi pour tout redescendre ensuite. Je verrai avec l’hôtel.
En attendant, je m'arrête chez « Pan Cherry », restaurant indien noté dans le Routard. La cuisine épicée ne fait pas bon ménage avec mon estomac, alors j'y vais mollo... mais c'est vraiment bon.
Retour à l’hôtel. Besoin vraiment de dormir pour démarrer réellement ma découverte du pays demain.
10/1/16 – 10h30 – Après une bonne nuit de sommeil, me voilà à la recherche d'un scotter pour m'emmener jusqu'en bas de la colline de Mandalay. Devant le Nylon hôtel, 1 rue plus loin que le mien, se trouve taxis, scooters, locations de vélos. Pour 2000ks me voilà embarquée derrière un chauffeur, avec 1 casque 3 fois trop grand pour moi.
En bas de l'escalier sud, 2 énormes lions indiquent le début de la montée : 1700 marches, ponctuées de nombreux sanctuaires.
Arrivée en haut, on a une belle vue sur Mandalay, son poumon veut avec le Palais Royal et au fond, le fleuve Irrawady.
Nombreux birmans viennent me parler, se prennent en photo avec moi, regardant ce que j'écris. Un attroupement de jeunes garçons se fait autour de moi. Ils sont adorables. Après cette pause, il va falloir redescendre toutes ces marches et continuer la visite vers les temples et pagodes qui se trouvent en bas de la colline.
13h – En redescendant le colline, moins fatiguant, je prends le temps de regarder autour de moi. Les escaliers sont pris sur tous les côtés par des boutiques où les gens s'y ont installés, pour faire commerce mais aussi pour y vivre. Leurs maisons sont pour la plupart des cabanes faites de bois tressé et de toits en tôle, où toute la famille vit dans 1 petite pièce unique. La pauvreté est visible et ils vivent essentiellement des achats des touristes. Cela m'attriste.
Arrivée en bas, plusieurs pagodes se succèdent. Je commence par la pagode Kyanktawgyi où se trouve un énorme Bouddha en marbre.
Puis, je continue par les pagodes Kuthodax et Sandamuni qui se ressemblent dans leurs structures, même si le 1ere est plus impressionnante, alors que la 2ème incite à la balade, au calme : autour d'un pagode dorée, il y a des stèles blanches qui cachent le canon bouddhique.
14h30 – Juste à coté se trouve le monastère Atumashi Kyaung, gigantesque, mais sans grand intérêt et la maison du roi Midon, qui elle, est magnifique. C'est un vieux monastère qui a été épargné par la 2nd guerre, car déplacé. C'était un des appartements du Palais Royal. Le bâtiment est tout en teck sculpté, avec de nombreuses statuettes et sculptures. Époustouflant.
Je continue par des petites rues tranquilles et arrive sur l'avenue Est qui borde le mur du Palais Royal.
Avant d'entrer dans le parc du palais, petite pause dans un stand pour boire un jus de papaye. Miam :)
17h45 – Le guide du routard abuse : le palais initial certes a été détruit, il n'en reste plus rien, mais sa reconstruction vaut le détour. C'est immense, même si la reconstruction n'est identique à l'original que pour certains édifices, l'ensemble est très joli, au milieu de la verdure.
On a une vue imprenable depuis la tour de guet, mais j'ai été prise d'un léger vertige.
Fatiguée, je prends un taxi/scooter pour aller jusqu'à la gare pour acheter mon billet pour Hsipaw. Le guichetier d'aujourd'hui me dit que je ne peux acheter mon billet qu'un jour à l'avance !!! Grrrr, Celui d'hier m'avait affirmé que je pourrais aujourd'hui ?!
J rentre à pied à l'hôtel mais la circulation de cette zone que les locaux appelle Downtown est vraiment trop dense. C'est suffocant, pollué, stressant. Loin de la tranquillité du quartier nord-est de la gare où j'étais ce matin.
Cela ne me donne pas envie de flâner, même lorsque je passe devant le building qui remplace l'ancien bazar appelé ZaychoMarket. Certes, voir les gens acheter les tissus et autres marchandises doit être intéressant, mais le brouhaha des véhicules, l'état semi d'alerte perpétuel pour ne pas se faire écraser ne me donne pas envie de m'attarder.
Je négocie avec mon hôtel pour une moto avec chauffeur pour demain toute la journée pour 15 000ks. Nous irons chercher mon fameux billet de train, puis ensuite visite de Amarapura et Inwa, situés à 13 et 26km au sud de Mandalay, puis retour à Mandalay en passant par la pagode Mahamuni. Beau programme en perspective.
19h – Je suis allée manger dans un excellent endroit le « Golden Shan » : un hangar-cantine tenu par des filles supers gentilles, dont 1 qui parle super bien anglais.
Pleins de plats au choix, on se sert soit même et à volonté. Cette fois-ci, j'avais un choix énorme de plats non épicés, accompagnés de riz, d'une soupe et de 2 bananes. Avec 1 jus d'orange frais en supplément, j'en ai eu pour 4000ks, soit un peu plus de 2€. J'y retournerai demain soir, c'est sûr...en plus à 200m de l'hôtel.
Je suis rentrée d’un mois aux Philippines en septembre dernier (3 étapes au programme : Palawan, Davao et alentours, puis Caminguin) , et ayant glané pas mal d’infos sur VF avant mon départ afin de préparer mon voyage, c’est avec plaisir que je vous fais un petit retour de mon séjour, en espérant que des infos puissent vous être utiles.
Départ le 31/08 (Paris-Manille, 720E assurances comprises), vol sur Cathay pacific avec escale de 2h à Hong Kong. R.A.S, vol à l’heure, service correct. Si on veut rentrer dans le détail, une petite réserve sur les sièges pas trop conforts (mal au dos), mais bon, vraiment rien de grave.
Arrivée à Manille en début d’après-midi. Taxi vers mon 1er hôtel (réservé de France), 300P la course (alors pour la petite histoire, je n’ai toujours pas compris quel taxi il fallait mieux prendre à l’aéroport, mais par contre j’ai compris que meter ou pas, il fallait être ferme sur le prix de la course avant le départ –et se le faire répéter pendant, parce qu’1km après l’aéroport il voulait 700P – bref : en se renseignant sur le prix à payer avant de monter dans un taxi et en utilisant « la technique du disque rayé » quand on est dedans, on y arrive.)
Arrivée à l’Hôtel Durban, à Makati. Petit hôtel très propre et cosy, dans une petite rue adjacente d’une grande artère, donc calme. 1100P la chambre (chambre « pullman », cf leur site), petite mais très clean. Quartier sécure (ce que je cherchais à l’arrivée), personnel avenant. Espace fumeur et WI-FI sur une terrasse juste devant, à l’extérieur : j’ai apprécie cet hôtel pour une escale, mais pour un séjour plus long, je conseille de prendre une chambre de la gamme au dessus (pas beaucoup plus cher) pour avoir plus d’espace.
Vol sur Tiger Airways le lendemain (même prix de la course en taxi vers l’aéroport domestique)pour Puerto Princesa (24E, réservé de France), RAS, à l’heure.
Arrivée à l’aéroport, petit tour en ville (sympa, Puerto, comme petite ville à l’arrivée) et installation à l’hôtel Duchess Pension. Le but de la manœuvre étant de « me laver et dormir »avant départ pour Port Barton le lendemain, choix d’une chambre FAN et SDB commune, 250P la nuit, sommaire (lit-table-ventilo) mais propre, tout comme les sanitaires au fond du couloir.
Départ le lendemain en jeepney pour Port Barton (je ne me souviens plus du prix du trajet, mais dérisoire), où je me suis tout de suite sentie « comme un poisson dans l’eau » : petit village tranquille, calme, une rue principale joliment fleurie, population super accueillante, les vacances commencent réellement ! J’opte pour un hôtel que l’on m’avait soufflé dans l’oreille, et qui sera, je ne le savais pas encore, mon meilleur plan pendant le mois à venir : le « Summer Homes ». Deux catégories de chambres : bungalows face à la mer (4), et chambres moins chères dans un bâtiment derrière. Envie de me poser (enfin !) et ravie de la visite d’un des bungalows, mon choix est fait. Petites négociations, je paierai 1100P/nuit (c’était 1400P au départ je crois), pour un charmant bungalow de 20m2 environ, lit confortable, jolis meubles, ventilo au plafond, SDB nikel, petite terrasse perso, petit jardin devant avec 2 transats, et la mer en face, cool ! ce qui ne gâche rien : wi-fi au restaurant de l’hôtel mais aussi sur la terrasse et dans la chambre. Je pu donc profiter de Port Barton en partageant mon temps entre balades dans le village et alentours (ne pas hésiter à rayonner, afin de découvrir de superbes petites plages désertes au sable blanc , que je n’aurais sans doute pas découvertes sans Bikorchild, que j’ai rencontré grâce à VF, merci Ivan !). Avons également loué une bangka (et son pêcheur évidemment) à la journée (600 ou 700P pour 3 pers) afin de la passer sur une île, « German Island », s’y baigner, snorkeller (pas mal) et manger du poisson grillé acheté avant le départ (il y a un gardien sur l’île, qui prête volontiers son barbecue). Comme nous étions hors saison, nous étions seuls, cela avait une petite impression de bout du monde un délicieux souvenir, tout comme l’ensemble de mon séjour à Port Barton (perso, je voulais faire un stop avant El Nido, mais n’étais pas interressée par « Sabang et sa rivière souterraine »).
Départ pour El Nido, en jeepney + bus (trajet fastidieux – en comptant l’attente du remplissage du djeep, l’attente du bus lors du changement à Roxas, le stop pour manger , et les arrêts fréquents pour continuer à remplir le bus, on a quand même mis au moins 7-8h, mais vraiment sympa : entre les paysages supers à regarder et l’ambiance générale, je ne me suis pas ennuyée une minute.). Arrivée sous la pluie (jusque là, le temps était favorable, à part une averse à PP, le soleil était au RV). Je file à l’hôtel que j’avais repéré sur le lonely , mais on me montre une chambre sombre, limite niveau hygiène et avec une odeur de renfermé violente, qu’on me propose à 900P, ce sera niet. Une dame avec qui j’avais partagé le tricycle me propose de me montrer un autre hôtel, un peu excentré (juste à côté du « terminal », soit 5/10 minutes à pied du centre) mais neuf, donc très propre. J’y prendrai une chambre, fan, SDB et petite terrasse, à 600P/nuit (pas de regrets cependant, si la pluie et la fatigue n’avaient pas été là, je pense que j’aurais cherché un autre hôtel en bord de plage). A vrai dire, j’ai tout de suite compris que l’étape El Nido n’allait pas faire partie de mes favorites : je m’attendais à une « ville » touristique, et ce n’est pas la ribambelle de boutiques souvenirs, restos et agences de vente de sorties en bateau qui allaient me dire le contraire. Ceci dit, j’avais finalement décidé de rester plus longtemps sur port Barton (d’où l’intérêt d’être souple dans son « programme ») et de ne réserver que 2 jours à El Nido, pour faire les Island Hopping A et C, et c’est ce que j’ai fait, mais il parait qu’avec plus de temps on peut faire de belles balades aux alentours. J’ai donc acheté les deux tours (dans mes souvenirs, 1200P les deux, repas compris) à l’agence juste en dessous d’un petit resto que je conseille au passage, le Habibi (sympa quoique pas typique du tout mais bon, on y mange « bien », y’a la wi-fi et c’est face à la mer. J’ai pas trop compris pourquoi on pouvait y fumer le narguilé (ils fument le narguilé les Philippins ?) mais j’ai pour habitude de ne pas toujours chercher à tout comprendre quand je voyage, et de toutes façons je déteste le narguilé alors…J)
Pas de bol, le temps ne sera pas avec moi ces deux journées de balades en bateau : nuageux le matin, quelques éclaircies ensuite…et pluie battante l’après-midi cela a bien sûr gâché le plaisir (d’autant qu’avec la pluie, les p’tits poissons se font plus rares) et les photos, mais il faut admettre que les paysages sont vraiment sympas. Par contre, j’ose a peine imaginer combien de bateaux accostent sur les même coins en haute saison, j’étais bien contente de ne pas partager les repas sur des petites plages avec des centaines d’autres touristes…
Retour vers Puerto Princesa, cette fois en VAN (envie que ça aille vite cette fois, on se demande pourquoi), 500P, réservé par mon hôtel : à l’heure, van en bon état, RAS. Re-nuit à la Duchess pension avant changement d’île (Mindanao) le lendemain. Ah, j’oubliais, petit plan resto avant le départ au Kalui, aussi connu des touristes que des Philippins (enfin, les rares qui peuvent se le payer !), restau aussi cosy que branchouille (« on enlève ses petites chaussures à l’entrée et on les met dans un panier SVP », pour pas abimer le plancher : me suis crue dans un resto branché de Bali mais franchement on ne peut pas nier que la nourriture est très bonne et les prix corrects pour la prestation (me souviens plus, voir dans le Lonely la gamme de prix si besoin).
Départ vers Davao, sur un vol Cébu Pacific (24E, réservé de France) : à l’heure et tout et tout, RAS. Comme je voulais ne pas avoir à chercher d’hôtel en arrivant, j’avais opté pour une 1ère nuit au Ponce suites (cf lonely), en sachant que « Denis de Davao », bien connu de ce forum, (coucou Denis !), avec lequel j’avais beaucoup échangé pour préparer mon étape Mindanao, m’en avait indiqué d’autres, mais que je ne pouvais pas réserver sur le net. Nuit au Ponce, donc, 1100P environ, réservé sur Agoda la veille. Hôtel sympa quoiqu’excentré (quartier très calme), chambre à la déco désuète (bonjour les frous-frous) mais propre. Je confirme que la déco intérieure de l’hôtel (œuvres d’art du proprio partout, du sol au plafond) vaut le coup d’œil (moui…), et il y a une -très-petite terrasse devant l’hotel, avec wi-fi et/ou pour les fumeurs, mais tout cela ne m’a pas convaincue d’y rester davantage, j’étais à la recherche d’un lieu dans un quartier plus animé. Donc, direction l’Oroderm , en centre ville, où je passerai deux nuits (650P/nuit) dans une chambre avec clim et SDB, propre mais vraiment exigue, et avec une fenêtre aveugle : je ne passe vraiment pas beaucoup de temps dans mes chambres d’hôtel, mais là, en sachant que j’allais y passer plusieurs nuits, c’était un peu morose tout de même. Le 3ème essai, pendant qu’on est dans le sujet « logement à Davao » sera le bon : la Casa di Cabana, petite pension en plein centre, dans un quartier que j’ai trouvé super sympa (tout comme à port Barton, je m’y suis de suite sentie comme chez moi) qui deviendra mon fief lors de mon séjour sur Mindanao, avec une chambre sympa, clim et SDB, à 700P/nuit. Un détail qui n’en est pas un, la chambre a de grandes fenêtres qui, une fois ouvertes, permettent de fumer sans empester tout l’hôtel (et oui, les fumeurs ne sont pas les bienvenus à Davao puisqu’il est interdit de fumer dans toute la ville – parait que ce serait après l’arrêt du tabac du « Maire » de la ville, il aurait du coup décidé de passer un arrêté afin de l’interdire…partout (Démocratie, quand tu nous tiens - J) , mais franchement, au final, en se planquant, les accros au tabac comme moi parviendront à assouvir leurs envies…à vrai dire, j’en garde même quelques bons souvenirs : on cherche son petit endroit, on croit avoir trouvé la planque idéale et quand on arrive on est 3 à tirer comme des malades sur nos clopes derrière la même bagnole, ça crée une complicité, finalement, ce petit air d’interdit !).
Autant le dire tout de suite, tout comme l’étape de Port Barton, celle sur Mindanao / Davao sera ma deuxième « étape préférée ». D’abord, pour « l’ambiance » de cette ville : comme toute grande ville, du bruit et de la pollution en centre ville bien sûr, mais à côté de cela, pas de buildings, que des bâtiments à taille humaine, plein de petits quartiers (baranguays) avec chacun leur petit caractère, une joyeuse animation, la courtoisie des habitants (pour une grande ville, c’est assez rare pour le souligner !) : franchement, j’ai adoré. Et je tiens à le préciser tout de suite pour ceux qui se poseraient la question (comme je me la suis posée avant de partir, normal), que je n’ai JAMAIS, à aucun moment, eu de sentiment d’insécurité lors de mon passage à Davao en particulier, et sur Mindanao en général, au contraire : ce qui est rigolo (enfin, moi ça m’a plu), c’est de voir parfois des affichettes interdisant les armes (et les durians)dans les chambres d’hôtel, de se faire checker -avec le sourire- son sac à l’entrée des magasins (ceci dit, vécu aussi à Manille et même Puerto ), de voir une affiche « gun free zone » en arrivant à la gare routière de Général Santos (ça, c’est de la photo souvenir :-))….et de n’avoir jamais vu aucune embrouille (ni aucune arme d’ailleurs, exceptées celles des gardiens évidemment) pendant mon séjour (bon, après, comme pour toutes destinations, je ne me balade pas seule avec mon nikon dans un quartier louche à 2h du mat, mais je ne le ferais pas chez moi non plus !). D’autre part, je pense que le fait de voir peu de touristes rend la population d’autant plus accueillante quand elle en croise : au pire, on se fond dans la masse (Dieu que c’est reposant), et au mieux, on fait l’objet d’une saine curiosité (il est où ton mari ? - J)). Donc, n’hésitez plus, si comme moi vous n’avez pas envie que votre séjour se résume aux seules « destinations-plages » (ce qui est déjà très bien) , prévoyez une étape sur Mindanao ! (attention, je n’ai pas dit que Zamboanga était un lieu de villégiature particulièrement conseillé, ni qu’un plan snorkelling à Jolo était une bonne idée : quand je dis « Mindanao », je ne parle que de ce que j’y ai vu, cela suppose donc que vous fassiez le tri (enfin, ce n’est qu’un conseil, après chacun fait comme il le sent) sur les destinations avant d’y aller, mais n’est-ce pas délicieux, de préparer un voyage ?...ça me manque déjà… )
Ce qui fait un enchaînement sur « pourquoi ce choix » et « qu’y ai-je fait ? ». Comme je le disais au début de ce post, j’avais prévu mon voyage en 3 étapes : 1-Palawan pour le repos, les ptits villages, les ptites plages désertes, les sorties en bateau et le snorkeling, 2- Davao, pour avoir un point de chute dans une grande ville sur Mindanao, qui offre plein d’opportunités autour (et oui, il a encore fallu faire des choix) et surtout, pour aller à la rencontre de populations en montagne (j’aime beaucoup le milieu rural quand je voyage, avais fait quelques recherches et étais interressée pour rencontrer les peuples Manobos et T.Bolis), 3- Caminguin pour finir sur une petite île tranquille, m’y balader, m’y baigner, m’y poser avant le retour sur Manille puis en France.
Nous voilà donc à l’étape 2 (ma parole, mon post est gigantesque, il faut que j’abrège !). Mis à part la visite de différents quartiers de Davao, la visite de grottes avec des milliers de chauves souris (3 millions je crois) etc une petite journée sur Samal, petite île juste en face de Davao, m’a bien plu (ferrys réguliers, un petit quart d’heure de trajet dans mes souvenirs, prix dérisoire): un petit havre de calme et de tranquilité (si on va sur une plage loin des resorts : j’ai eu la chance d’être invitée chez des particuliers résidents là-bas et ami de Denis). Et puis aussi, la visite du plus grand marché de Davao, qui est un véritable quartier : les denrées habituelles bien sûr, mais surtout une ambiance que j’adore : le coin « laveurs de carottes » (une vraie PMI, ah ça, j’ai eu un bon contact avec les laveurs de carottes !), les artisans (vendeurs de charbons de bois, embouteilleurs d’huiles, etc) : comment dire, on sent que la vie n’est pas facile, mais que de sourires, de spontanéité : pour moi qui adore les marchés, un grand bon moment, vraiment.
Concernant mon projet de balades en montagne afin d’aller voir nos amis Manobos et T’Bolis voici un petit résumé de la petite escapade (3 ou 4 jours si je me souviens bien), qui s’est finalement faite « en bande » pour la partie « villages Manobos »: Denis, Eden (son Amie), et Louisa (la �� Helpeur » du voisin de Denis, qui est Manobo : en fait, le plan, convenu avant le départ, c’était qu’elle me « chaperonne » vers son village afin que je me régale des paysages et de rencontres avec les locaux, et qu’en échange, je lui paie les transports, logements etc : un échange de bons procédés, je pense, car elle a rarement les moyens d’aller voir sa famille et en était ravie) jusque Malita puis, pour grimper en montagne de Malita à Digos, deux de ses frères qui deviendront nos pilotes (sommes partis à deux motos), et « Mister l’Incruste » - J), un autre de ses frères, qui s’est calé tranquillement sur une des motos sans qu’on ne se pose vraiment la question du-pourquoi-du- comment (comme ça, à 3 sur l’une et à 4 sur l’autre, on était « complet » !). Reprenons donc depuis le début :
Départ de Davao en bus , direction Malita; nuit à l’Hotel Lamiat Inn (chambre lits jumeaux + SDB/FAN,600P je crois, neuf, très calme et très propre… Louisa n’a d’ailleurs pas bien compris pourquoi je lui disais que c’était pas la peine de la briquer dès 5h du mat –grrr-, ceci dit, au bout de 2 jours, c’est moi qui compris qu’elle ne captait pas un mot d’anglais –même tardive, merci d’avoir relayé le scoop, Denis !-). Puis trajet en moto-cross (seul véhicule pouvant passer), cette fois la bande au complet, vers Barangay Kalatagan, sur la route de montagne qui va vers Malungon (et quelle route !! au total, plus de 8h d’acrobaties aller-retour sur des sentiers défoncés, chapeau Messieurs les pilotes !), pour arriver dans la famille de « Louisa et ses frères » et y partager un repas ( un joyeux mélange de poissons et de porc que nous avions acheté au marché avant le départ (bein oui on était pas assez chargés sur les motos, faut rentabiliser le mode de transport !), de poissons pêchés sur place (ouioui, y’a des étangs dans les rizières, perso j’savais pas, et contrairement à Eden et Denis, j’ai fait chou blanc…-), et d’un pauvre coq qui s’est fait trucider par le paternel pour fêter l’arrivée des invités, bref, un vrai festin !)
Retour sur Digos (dispersion de la bande), changement de bus à Sulop, descente sur General Santos (Louisa retournera sur Davao), puis poursuite à 3 (Denis, Eden et moi) pour Koronadal, puis Surallat. Arrivée à T'Boli et nuit à Plobacion , dans un hôtel dont je ne me souviens plus du nom (retrouvable si besoin). Là encore, le « réseau » a bien servi pour le projet d’aller voir les T.Bolis , puisque c’est grâce à un « ami d’amis » que nous avons pu faire la visite du marché dominical à Barangay Lacunun, puis Dilan, où il y avait une petite fête villageoise.
Puis retour vers Surallat, Jeepney jusqu'au Lac Sebu (que je voulais vraiment voir !) et là…c’est le drame : gros orage persistant qui ne présageait rien de bon, alors d’un commun accord, retour sur Davao. Je garderai cependant un très bon souvenir de cette petite escapade en montagne, même si je n’ai pas eu l’occasion de croiser des personnes en costumes traditionnels comme je l’aurais espéré la gentillesse des gens rencontrés (rigolos, ces regards sur nous parfois) et la beauté naturelle du coin ont satisfait mon envie d’authenticité. Par contre, avec du recul je serais bien incapable de vous donner des infos en terme de temps et de prix des transports pendant cette virée, j’avoue que je me suis un peu laissée porter, c’est si bon…
Ah, tiens, c’est l’occasion, au passage, de parler du restaurant « chez Claude » (cf lonely), réputé comme être le meilleur de Davao et tenu par…un Français, dans lequel j’ai fait deux sauts pendant mon passage à Davao, le 1er pour y boire un cocktail de fruits excellent, et le second, pour y manger de bons ptits plats « avec des couverts, une serviette, du sel-du poivre - J) », bref, ce que je n’avais pas fait depuis un moment, et vraiment ce fût bon (en plus, le lieu, une maison coloniale, est vraiment hyper joli, et Claude, le proprio, est très cordial). Pour la gamme de prix, je dirais de 400P en prenant des praires farcies (miam), des pâtes carbonara et une boisson, à 5000P voire plus si vous tentez foie gras et autres mets de choix. Bref, je conseille vivement, en cas de petite envie de « luxe ».
Je serais bien restée encore un peu sur Mindanao, notamment pour aller voir les plages du côté de Mati, mais malheureusement, le temps passant et ne voulant pas zapper ma dernière étape, je décidais de rejoindre Caminguin pour y finir mon voyage.
Le trajet vers Caminguin : 1er bus Davao-Butuan (trop de travaux actuellement sur la route Davao-Cagayan que j’avais prévue), puis second bus pour rejoindre le port de Balingoan (situé entre Cagayan et Butuan). Pour résumer (parce qu’à partir du moment où j’ai décidé d’aller à caminguin, tout s’est compliqué - J !), suis montée dans le 1er bus à 8h, et suis arrivée au port de Balingoan (qui est à 5-10 mn à pied de la gare routière) vers 16h30. Là, évidemment, c’eût été trop simple : on m’informe que « plus de ferry aujourd’hui », je dois attendre le lendemain. Je passe donc une nuit chez l’habitant dans « une maison jaune avec un escalier en colimaçon » juste en face de l’embarcadère (pour vous la situer, puisque c’est chez un particulier : ils ont trouvé le truc, de proposer des chambres aux « échoués du port» : les 4 chambres se sont vite remplies, et à minuit il y’avait des gens partout, même dans les canapés du salon, les enfants allongés sur les tapis, chouette ambiance finalement !). Chambre sommaire mais propre, avec SDB commune et fenêtre aveugle, 500P/nuit (rigolo de traverser le salon familial pour aller se laver au mandi…sauf quand il est vide le lendemain matin, mais le but étant de dormir avant de choper un ferry, pas grave…ceci dit n’espérez pas dormir beaucoup, la maison est juste à côté d’un karaoké, et « un karaoké de marins-Philippins-bourrés », c’est…disons…spécial… ils sont parfois bien roots, les Philippins, avec leurs karaokés !).
Ferry le lendemain (le premier décolle à 5h, perso j’ai dormi un peu le matin –on se demande pourquoi- et ai pris celui de 10H30) pour Bénini, au sud de Caminguin (1h30 environ), puis jeepney jusque Manbajao, au nord (30-45mn environ, prix dérisoire, comme tous les jeepneys alors je ne m’en souviens plus). Je décidais d’aller boire un coca dans une petite gargotte juste en face du terminal, aussi pour aller à la pêche aux infos (j’avais en tête un hôtel qu’on m’avait conseillé, le Seascape, mais ne savait pas où il se situait exactement), et ne l’ai pas regretté, car la dame très sympa qui le tenait m’a permis de trouver en 2 temps 3 mouvements un driver pour m’y amener (15P), mais aussi pour faire le tour de l’île le lendemain comme je l’avais prévu (je ne veux pas piloter de moto moi-même, et j’aime bien l’idée de me faire balader par un autochtone, en général ça permet de découvrir des coins sympas). Arrivée au « Seascape » (10mn du terminal), on me montre le (soi-disant) seul bungalow disponible, une (spacieuse) cabane en bois brut sur pilotis , avec terrasse face à la mer (plage de sable noir), ptite table, hamac : je prends ! j’aimais le côté désuet de cette cabane, non rénovée contrairement aux autres bungalows derrière , ce qui lui donnait un certain charme : à 700P la nuit, je conseille (sauf si vous aimez la déco hi-tech, là c’est du basique, on s’en doute bien).
Départ pour la balade en moto le lendemain (négociée 600P la journée, ce que je trouve très correct), pour visiter les sites présentés comme « phares » de Caminguin, sur VF et ailleurs (sunken cemetery, soda swimming, ardent springs, katibawasan falls etc etc.), et là….comment dire ? : déception. Oui, déception, parce que je ne m’attendais pas à ce que tous ces sites soient aménagés pour accueillir les touristes (même si j’en suis une !), par exemple, la source d’eau gazeuse qui m’intriguait n’était finalement « qu’une piscine » aux alentours carrelés, avec des tables autour pour y manger : chacun ses goûts, mais perso, déçue, tout cela manquait pour moi d’authenticité, même si je ne regrette pas d’y être allée. Par contre, la balade en elle-même était vraiment sympa (beauté des paysages, vues sur les volcans), c’est vrai que Caminguin est une petite île verdoyante où règne une vraie douceur de vivre, je crois que j’aurais dû mieux préparer mes petites balades et préciser que j’aurais souhaité aller un peu hors des sentiers battus (si c’est encore possible là-bas). Un facteur important afin de nuancer ce bémol : le temps s’était sérieusement gâté, ai eu beaucoup de pluies pendant cette journée, évidemment ça gâche la fête…mais ce n’était rien par rapport à ce qui m’attendait pour la fin du séjour là-bas : un thyphon ( petit, je suppose, puisque je suis encore pà pour en parler). Donc, au bout de 2 jours, ils décidèrent de me changer de cabane (morte de rire, entre le vent qui traversait les fenêtres-moustiquaires de la chambre et le toit qui n’arrêtait plus de se gonfler-dégonfler, la dernière nuit j’ai cru que j’allais décoller de mon lit, ça aussi ça fera des souvenirs ! - J)), pour me rapatrier, au même prix, dans un bungalow rénové donc beaucoup plus cosy (et moins froid la nuit, mais je regrettais tout de même ma ptite cabane…), pour le même prix (700P).
Etant donné que la météo ne s’arrangeait pas (du tout, du tout), je consacrerai le lendemain à prévoir mon retour sur Manille (j’entendais tout le monde dire qu’aucun bateau ne sortait ces derniers jours vu l’état de la mer et voulais m’assurer que je serai à Manille en temps voulu pour prendre mon vol retour, et avais donc décidé, à regrets, d’écourter mon séjour sur Caminguin). Je dû faire le deuil d’un bateau vers Bohol (où j’aurais pu passer une journée de « transit » : ferry jusque Jagna, ptits bisous aux tarsiers au passage, puis vol Tagbilaran-Manille), et décidais de faire au plus simple (en fait, c’était la seule solution), c’est-à-dire repartir vers Cagayan sur Mindanao, pour y prendre un vol pour Manille. J’achetais donc, à l’agence « Funtrip » de Manbajao (vente de billets pour bateaux, avions, etc) un billet Océan jet Bénini-Cagayan (600P), et un vol Cagayan-Manille (Cébu pacific, 52 Euros puisque plein tarif) à prendre dans la foulée….
Bien sûr, quand je suis arrivée au port le lendemain, le fameux bateau ne partait plus, (toujours à cause de la météo, ceci dit, mon billet m’a été remboursé de suite car aucun autre départ n’était prévu, pas même pour le lendemain), et je devais donc trouver une autre solution, d’autant que mon vol m’attendait le soir même, à 21h à Cagayan. Je sautais donc dans le seul bateau (cabossé, le bateau, y’avait du vécu) qui semblait prêt à sortir, à 14H30 et qui allait…à Balingoan ! (prix : 170P je crois ) C’est peu de dire que les 2h de traversée ont été mouvementées…My God ….enfin bref. De là, tricycle puis bus jusqu’au terminal de Cagayan (une compagnie de bus jaunes font des trajets directs, j’aurais aimé le savoir pour l’aller, ça m’aurait fait gagner du temps!), puis taxi jusque l’aéroport, où par miracle j’ai pu prendre mon vol pour Manille à 21H (en fait, y’a pas que du miracle, j’ai complétement embrouillé le chauffeur avec une histoire de fou – et un petit bifton supplémentaire - pour qu’il s’active , sinon, deuxième échouage garanti, et pas de bol, pour une fois j’étais tombée sur un chauffeur soucieux du respect du code de la route - J)).
Restait un « hic » (un de plus, un de moins, j’étais sur ma lancée), j’arrivais à Manille à 22h30 sans n’avoir pu réserver d’hôtel (problèmes de tél et de réseau à Caminguin les jours précédents). Je sautais donc dans un taxi (qui me demanda si j’avais « besoin d’un boyfriend pour ma nuit » : t’es gentil mon gars, mais entre le trajet en ferry et celui en taxi vers l’aéroport de Cagayan, j’avais eu ma part de frissons pour la journée, là, je le sentais moyen d’attaquer le kamasutra avec un sérial killer !, ) et décidais d’aller voir si une chambre était disponible à la Natividad Pension (à Malate) , que j’avais repérée avant mon séjour. Je ne fus pas déçue, chambre –très- spacieuse, très propre avec SDB et FAN à 900P/nuit, hôtel sécurisé (gardien) et surtout, ambiance « familiale », petite salle pour petits-déj + un plat dispo le soir, et jolie petite tonnelle à l’extérieur avec connexion Wi-fi : j’y finirai mon séjour.
Il me restait donc deux jours « à tuer » à Manille, ce que je n’avais pas vraiment prévu. Je consacrais le 1er à jeter un œil sur la baie de Manille (moui, bof…) puis à me balader dans le quartier de Malate et alentours (moi qui aime les quartiers « populaires » mais beaucoup moins les capitales en général, j’ai été surprise de la spontanéité des personnes que je croisais, et je dois dire que j’ai bien aimé ce quartier où on peut finalement faire conversation avec pas mal de gens sans être importunée ou avoir de sentiment d’insécurité, en tous cas, pour ma part, bonne petite balade (encore une fois, je ne m’y suis pas baladée à minuit alors je ne me prononcerai que pour l’ambiance de ma petite journée). Pour un petit plan resto sympa, mon hôtel m’a conseillé « l’Aristocrat », à 10mn à pied de là : effectivement, plats philippins bons et pas chers, cadre et service nickels (je n’ai pas dit « typique »), ce n’est pas pour rien si ce resto semble être une adresse bien connue des Philippins, je conseille si on a envie de manger un bon petit plat (beaucoup de choix, et des légumes, même des légumes crus, ouf ! – à ce stade du voyage, je ne pouvais plus voir un grain de riz en peinture - J)).
Je choisis de consacrer mon dernier jour à Manille à visiter Intramuros, puisque j’avais cru comprendre que tout touriste passant par Manille y mettrait un pied, quartier historique oblige. A vrai dire, arrivée devant « Fort Santiago » et branchée toutes les deux minutes par des chauffeurs de tricycles pour faire THE visite guidée, je commençais à me demander si j’allais accrocher à ce quartier, et finalement, je décidais de me laisser porter…en me laissant transporter par l’un de ces tricycles, un peu plus ouvert à la négoce que les autres : il me balada (lui et sa petite fille qui finira accrochée à mes basques) pendant 3h dans le quartier, pour 300P, tarif (négocié) que j’ai trouvé correct, d’autant qu’il était super dispo, m’expliquait les sites avec patience à chaque monument / architecture intéressante (et y’en a pas mal), et s’arrêtait avec patience et sourire à chacune de mes demandes de « pictures » bref, finalement, une très bonne après-midi de visite tranquillou et d’entente cordiale (sous le soleil, ce qui ne gâche rien), avant un retour à mon hôtel, en jeepneys (et en pleine heure de pointe), histoire de clôturer tout ça en beauté (j’adore –tous- les transports à l’étranger, que voulez-vous, chacun ses vices !).
Ensuite, coup de grâce, vol retour le lendemain vers Paris (avec une escale – choisie- de 11h à Hong-Kong, mais là n’est pas le sujet. Je précise juste que si c’était à refaire, je ferai le petit stop à HK lors du trajet « aller » vers les Philippines, au retour c’est trop violent ! - J)
Voilà donc le récit de mon petit voyage….
Pour finir, si je devais dire des « plus » et des « moins » (disons, les « bémols ») , sur mon séjour/la destination, je dirais :
Les + :
- Supers paysages, possibilité de se balader TRANQUILLE, sans avoir l’impression d’être pris pour un « porte-monnaie sur pattes » (voire, pour « un passeport sur pattes », certains comprendront l’allusion), la possibilité de voir/faire des choses très différentes, même sur une courte durée (de la grande ville au bled paumé, de la mer à la montagne etc).
- Courtoisie des autochtones (en ts cas, là où je suis passée), souvent prêts à rendre service, et avec qui il est vraiment très facile et agréable d’échanger…petit bémol sur ce point pour El Nido, où la population semble plus « indifférente », et on comprend pourquoi .
- Possibilité de bouger facilement, grâce à la multitude des transports possibles (mais je confirme que cela peut VRAIMENT prendre du temps, et que le budget transport peut être conséquent au final à prendre en compte en choisissant son itinéraire)
- Par contre, budget « vie courante » vraiment léger : possibilité de manger à moindre prix, clopes pas cher (38P le paquet !), et bouteille de téquila à moins de 3 euros (comment ça, l’apéro ne fait pas partie du budget ?? bon, du coup, pour ma part c’était pas vraiment des vacances-santé, je dois bien l’admettre, mais j’ai un an pour m’en remettre ! - J)
Les bémols :
- Le choix de la période, que je savais risquée question météo. Perso je n’avais pas le choix mais si je devais retourner aux Philippines (ce que je compte d’ailleurs faire un jour), j’essaierai d’éviter la saison des pluies. Certes, je n’ai finalement pas eu « énormément » de pluies (sauf à Caminguin évidemment) , mais par contre, ciel souvent nuageux, et j’ai eu un peu de mal à supporter la chaleur très humide, (pourtant connue auparavant sur d’autres destinations)…on n’a plus 20 ans ! ceci dit, je n’irai certainement pas jusque dire que la météo a gâché mon voyage.
- La durée du séjour : et oui, un mois, c’est court pour cette destination, même si on sait depuis le début qu’on va devoir faire des choix. Quand je repense à mon projet de départ (qui au bas mot, incluait Palawan-Davao-Caminguin-Siquijor et pourquoi pas Bohol ou Négros , tant qu’on y est?), c’était tout simplement infaisable ! Je suis finalement très contente de mes choix finaux, mais il est vrai que même en ayant éliminé –avec regrets- nombre de coins à voir, j’aurais aimé avoir plus de temps sur place pour faire ce voyage à un rythme moins soutenu.
Vous l’aurez compris, les « + » pèsent bien plus lourds que mes deux petits bémols (d’autant que ce sont des variables ajustables): j’ai beaucoup apprécié ce séjour. Je ne doute pas qu’il en sera de même pour vous si vous visez cette destination, alors à mon tour de vous souhaiter une bonne préparation de voyage !
NB : je profite de ce post pour faire un petit sondage concernant ma future destination…que je n’arrive pas à trouver pour l’instant. J’ai plein d’envies naturellement, mais aurai en 2013 les mêmes contraintes qu’en 2012 (de période : entre juin et octobre, avec une nette préférence pour septembre, et de durée : max 1 mois). Le sud de la Malaisie/Bornéo me tente bien, mais étant allée en Indonésie l’année dernière et aux Philippines cette année, peut-être serait-il judicieux d’aller ailleurs qu’en Asie pour mieux y revenir l’année suivante. Mon rêve ultime est la Papouasie Nouvelle Guinée, mais j’ai cru comprendre que sans guide, ça ne le faisait pas, et l’idée d’avoir un chaperon avec moi tout le temps, aussi sympa soit-il, ne me plait pas du tout (et puis je suis largement hors budget, j’irai quand je serai en retraite !). Madagascar me tente énormément aussi, pour une fois la période est ok, mais en faisant de petites recherches, la destination n’a pas l’air « conseillée » en ce moment si on voyage seul(e). Cuba, ça fait 15 ans que je dois y aller, mais après un ptit thyphon, j’aimerais éviter de me prendre un ouragan - J), …et puis niveau budget, je suis trop just. Retourner en Afrique et aller voir les gorilles en Ouganda ? depuis que j’ai vu le prix de l’indispensable « permis gorille », j’ai beaucoup moins envie d’aller leur faire des papouilles ! l’Amérique du sud ? je ne parle pas un mot d’espagnol ou de portugais, ça risque d’être fatiguant d’utiliser la langue des signes pendant 1 mois…..bref, j’en passe et des meilleures. Je sais qu’il y a pas mal de personnes sur ce forum qui ont bien bougé sur notre belle planète, (ouioui on sent une pointe de jalousie) , alors toutes vos suggestions sont les bienvenues, merci d’avance !
Une autre Asie...
C'est exactement l'impression que nous avons eu en atterrissant à Kuala Lampur ce 4 février 2012.
Certes une chaleur à faire transpirer les cailloux était là, dès la descente de l'avion.
Moite et exotique, quoique finalement très supportable pour nous qui nous les caillons grave depuis quelques mois en Corée du sud.
Très vite les trombines qui nous entourèrent ne nous laissèrent aucun doutes ; nos six heures d'avion nous avaient bel et bien transporté vers un ailleurs inconnu.
Mais un ailleurs Tellement éloigné de nos ex-pénates européennes, et de celles d'Asie du Nord-Est ou nous vivons, ou bien encore même de celles d'Asie du Sud-est que nous connaissons si bien, que le fait est que même le globe-trotteur le plus aguerrit n'y retrouverait pas ses petits.
Car la Malaisie comment vous dire, ça ne ressemble à rien de répertorié sur la carte du tendre touristique.
C'est un peu comme si on avait pris le meilleur d'un peu partout pour le réunir dans une belle vitrine qui s'offre à vous et n'en finit plus de vous faire baver d'envie. Oui j'ai bien dit baver.
Voici donc grosso modo ce que vous y trouverez juste à côté des soldes du mois.
Visez moi donc un peu le topo :
- Une stabilité politique à toute epreuve voulue par un couple royal adoré (et qui apparemment se décarcasse franchement du trognon pour son peuple) dans un pays à fonctionnement libre et démocratique,
- Une accession à l'éducation et à la santé qui donnerait envie d'aller se cacher à n'importe quel soi-disant pays développé.
- Une sécurité omni-presente et des infrastructures développées qui rendent le moindre déplacement aussi facile qu'une promenade de santé,
- Une population supra-accessible et ouverte à la causette en toute circonstances. Et une gentillesse naturelle chez l'otochtone qui doit être génétique (c'est pas possible autrement),
- Des paysages d'une variété extrême, tant par leur beauté que par leur différences et qui n'on absolument rien à envier aux plages paradisiaques de la Thailande du sud ou des Maldives,
Des plantations de thé dans les hauteurs montagneuses si rafraichissantes en passant par les villes au passé colonial les plus belles et les mieux conservées d'Asie, sans oublier les jungles primaires les plus étendues de la planète, les innombrables îles ou il y a tellement à faire qu'il serait vraiment trop stupide de ne faire que s'y cramer le derme sur la plage (mais ou c'est possible aussi).
- Des spots de plongée tel que Sipadan à Borneo (top 10 mondial).
- Un culte des traditions aborigènes captivant. Notamment avec les orang Asli.
- Un calme royal y compris dans les lieux les plus touristiques car il y a belle lurette qu'on a comprit dans ce pays qui semble être dirigé par autre chose que des neuneux du jakpot touristique, qu'il est hors de question de voir ici apparaître des enfers tels que Ko Phi Phi ou Pataya en Thaïlande pour ceux qui connaissent (les autres ne perdent vraiment rien).
- Un coût de la vie équivalent à celui de la Thaïlande mais avec un service BIEN supérieur, tant en qualité qu'en quantité (à commencer par le comestible).
- Un choix culinaire infiniment plus vaste que dans les autres pays d'Asie, puisque qu'on mange ici malais, indonésien, chinois, baba nonya (du non d'une ethnie que j'évoquerais plus tard), indien, pakistanais, népalais, européen ou même russe. Ceci pour un rapport qualité prix qui laissera pantois tous les affolés de la fourchette et du porte- monaie. Pays étranger Numéro 1 à ce jour pour nous en terme de plaisir et de variété.
- Et par dessus tout, comme une magistrale surprise sur le gâteau, ce qui nous a VRAIMENT touché au coeur, et nous y a même fait des ricochets dessus, l'incroyable, l'unique tolérance de ce pays pour qui le mélange des populations ethniques et religieuses est une seconde nature. Voir même une qualité élevée au statut de richesse suprême.
Malais de souche, malais baba nonya chinois et malais indiens sont les 3 grandes communautés visibles puisqu'elles composent 70 % de la population, (les dernières étant les descendants des couples chinois-malais ou indien-malais mais qui ont conserve intactes les traditions de leurs pays d'origine, tant religieuses, vestimentaires que culinaires).
Quand je vous aurais dit que la Malaisie est probablement l'un des seuls pays ou il est possible de voir se bidonner ensembles attablées au même café, une malaise portant le voile musulman, une chinoise en short et en top sexy, une musulmane portant le niqab et une indienne en sari multicolore, je vous aurais tout dit.
La Malaisie c'est ça et comme le dit si justement son premier Ministre :
" Peu importe dans ce pays d'être malais de souche, baba nonya chinois ou malais-indiens. Ce qui importe c'est que toutes les races puissent continuer à partager un roti canai à la même table".
Tun Abdullah Ahmad Badawi.
Un roti canai étant une sorte de galette dont les malais se délectent à toutes les sauces (et nous aussi).
On pourrait croire que ce ne sont que des mots trempés dans le miel des beaux discours de campagnes, et bien non. En Malaisie vous pouvez bien faire partie de la secte des adorateurs de teckel à poil dur si ça vous chante, qu'on vous fichera toujours une paix aussi royale. Et cette mixité tellement surnaturelle à nos yeux d'occidentaux habitués aux ghettos, ici on fait plus que la tolérer, on la provoque.
Ma parole ces gens auraient pu inspirer le contenu de notre si distinguée déclaration des droits de l'homme.
Mieux que ça, ils en assurent les travaux pratiques au quotidien, naturellement et ce depuis le 16 éme siècle ! date à laquelle ont commencé les premiers " mélanges " .
Tandis que nous, les pseudo inventeurs de la liberté du peuple, continuons à utiliser la chose comme un joli coussin de supériorité intellectuelle et d'humanisme. On sait fort bien s'y asseoir dessus mais passé le temps de la théorie nos actes ne valent souvent pas tripette.
A ce sujet, tout au long de ce sejour que je m'en va maintenant vous compter par le menu, (histoire de rencarder illico les futurs découvreurs avec moulte photos et infos), une petite voix obssédante n'a cesse de me dire :
" Mais si cela existe ici, toute cette tolérance, cette acceptation de l'autre, tous les autres, c'est donc possible ! ".
Et croyez le ou non, cette petite voix n'a pas fini de résonner en moi.
Bon voyage virtuel donc, en espèrant du fond de mon petit coeur que tres vite ce voyage n'aura plus pour vous de virtuel que le mot.
Courez, courez visiter la Malaisie, vous m'en direz des nouvelles.
Foi de Barbara.
Si cela peut aider de futurs voyageur je m'engage a publier ici le detail de notre parcours, nos infos, nos adresses.
La suite viendra tout bientot.
mon rêve est de connaître la (les ?) Chine. A première vue, cela parait difficile en camping car pour des tas de raisons pratiques (guide, coût, etc).
D'autre part, pas de "tourisme organisé" pour visiter les "incontournables", sans vraiment voir la vraie Chine.
Alors, la seule solution est-elle le sac à dos (53 ans), le train, bus, et moyens locaux ? Mais dans ce cas, doit-on aussi avoir un "fil à la patte", autrement dit, peut-on aller où on veut, quand on veut ? J'envisage ce voyage avec mon épouse.
Et en ce qui concerne le logement ? Mon but est de voir la "vraie" Chine, celle que l'on voit dans les films ou les bouquins, et qui doit quand même encore exister dans les régions reculées.
Voila, ça peut paraître un peu enfantin comme question, voire naïf.
En tout cas, merci pour vos conseils et suggestions.
Aujourd'hui, ça y est ! Nous partons enfin pour l'île de La Réunion !
Nous étions curieux de découvrir cette île dont plusieurs de nos amis avaient déjà foulé le sol, certains même à plusieurs reprises.
Cela faisait quelques années déjà que nous voulions, nous aussi, nous faire notre propre opinion, à notre rythme : je ne marche que très peu et, aux dires de nos amis, c'étaient surtout les randonnées pédestres qui étaient intéressantes à faire…
Nous avons préparé notre voyage dans un autre but : celui de visiter l'île juste en touristes, pour une première fois, avec 3 hébergements différents pour profiter au mieux de notre séjour.
"... Mes chers amis, j'm'envole,
Je n'm'enfuis pas, j'm'envole,
Je quitte la métropole, j'm'envole, j'm'envole..."
Nous voulions partir, dans un premier temps, vers l'est de l'île pour éviter la route du littoral, à l'ouest, trop souvent encombrée ou même fermée (d'après différents renseignements pris ici et là), l'aéroport Roland-Garros se situant, de toute façon, à l'est de St DENIS. Du reste, depuis les fenêtres de l'avion, nous remarquerons, lors de l'atterrissage, qu'il y avait effectivement, déjà de bon matin, une belle et longue file de voitures pratiquement à l'arrêt, sur cette fameuse route en perpétuels travaux !
-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-
Nous avons donc privilégié un premier hébergement vers St BENOÎT et, dès la réception de notre voiture de location, nous sommes partis dans cette direction, par la N2, pour débuter notre périple...
27/9
Premier hébergement : vers St BENOÎT, exactement à ABONDANCE sur la D53, route qui mène à Takamaka.
Nous avons toute la journée devant nous pour ce trajet, pas très long, en prenant la N2.
Nous sommes un peu « raplapla » suite à notre nuit dans l'avion mais nous décidons quand même de profiter de notre journée et nous quittons la nationale pour nous arrêter à l'entrée de la petite ville de STE SUZANNE dans un premier temps. A l'office du tourisme, tout près du phare de Bel-Air que nous ne pouvons pas visiter (premier phare et je crois le seul, construit à La Réunion, classé monument historique en 2012 et dont l'ancienne loge du gardien a été transformée en salles d'expositions), nous récupérons un plan (promenade patrimoine) avec quelques renseignements pour faire une petite balade : la personne à l'accueil est très sympathique et nous informe au mieux.
Il y a plusieurs choses intéressantes à découvrir aux alentours, signalées au dos du plan mais nous sommes trop fatigués et nous nous contenterons d'une courte balade le long du sentier du littoral, au niveau de la Pointe de la Ravine des Chèvres. Il commence à faire très chaud et la petite brise marine est bien appréciée!
Ce sentier du littoral, si j'ai bien tout compris, est une ancienne voie ferrée nous ne marcherons que quelques centaines de mètres (jusqu'au tunnel) car nous ne voulons pas laisser la voiture trop longtemps sans surveillance, nos bagages étant trop visibles de l'extérieur et on nous avait prévenu d'y faire attention.
Nous allons voir ensuite la cascade Niagara par une petite route qui passe carrément dans les champs de canne à sucre en cours de récolte d'ailleurs, après MARANCOURT. Bon ! Ce ne sont pas des chutes impressionnantes mais c'est un endroit très agréable et certainement prisé lorsqu'il fait très chaud.
La cascade Niagara et la petite route pour y parvenir
A voir également autour de Ste SUZANNE : l'église du Bon Secours, l'ancien quartier français, le domaine du grand Hazier (protégé au titre des monuments historiques depuis 1991), les « kalbanons » du grand Hazier, le domaine de Bagatelle…
Nous revenons sur Ste SUZANNE pour récupérer la N2002 puis la D47 pour aller faire une pause au bord de la mer, sous les vacoas (variété de yuccas géants) qui offrent une ombre très appréciable.
Les vacoas
Nous sommes au CHAMP BORNE où nous irons voir, ensuite, le temple tamoul « le Colosse » que nous avons remarqué en passant (à ne pas confondre avec le parc de loisirs du Colosse qui se trouve un peu plus loin). Ce temple se trouve le long de la D47, sur la droite, dans LE CHAMP BORNE. Il est clôturé mais une porte est entrouverte et nous pénétrons dans le parc. Il faut quitter ses chaussures avant d'aller marcher sur les pelouses et faire le tour du temple. On ne peut pas entrer à l'intérieur de celui-ci mais le lieu est propice au repos et à la méditation : doux moment de totale quiétude, pieds nus sur cette pelouse agréable au contact de nos pieds.
Le temple du Colosse
Nous récupérons la N2 à St ANDRE et poursuivons jusqu'à St BENOÎT où nous sommes sensés trouver le bon chemin pour nous rendre à ABONDANCE sur la route de TAKAMAKA…
Après bien des tours, des détours, des demi-tours au milieu d'un champ de canne à sucre notamment, des parcours bizarres et des contours divers et variés autour de l'endroit recherché et, surtout après de bons renseignements pris dans une boulangerie des environs, nous arrivons enfin à notre premier hébergement. Il était temps, il commence à faire nuit et il pleut !
L'hébergement n'est tout de même pas facile à trouver même avec le GPS (2 noms de rues quasi identiques qui l'affolent et nous aussi par la même occasion ! ) et un téléphone qui n'a pas toujours de réseau pour pouvoir joindre le prestataire. L'hébergement n'est pas terrible mais propre et au calme.
La personne qui nous reçoit (et qui remplace le propriétaire des lieux absent) est très sympathique et prend le temps de nous donner quelques indications utiles et des idées de balades et de visites aux alentours.
Deux adresses de restaurant notamment : pour le soir même, « le Phil d'Or » à OLYMPE, 334 chemin de l'Abondance (sur la droite, à environ 600m de l'entrée du village. Très bon accueil, jolie salle avec piscine intérieure. Produits locaux et bons. Tarifs corrects : pour 2 personnes :38euros pour 2 rougails de saucisse, 2 curry de poulet et 2 thés gourmands (accompagnés de 5 mini pâtisseries).
Le restaurant "le Phil'd'Or"
Pour les petits- déjeuners : « chez Rocco », à ABONDANCE, sur la route de TAKAMAKA. Camion snack au niveau de l'école. Correct et accueil sympathique et musical.
Autre très bonne adresse à ne pas manquer : la ferme auberge de Eva ANNIBAL à BRAS-PANON pour sa table très conviviale, son ambiance familiale et, surtout, son fameux canard à la vanille.
(Tarifs : 50euros avec apéritifs à volonté : les bouteilles de rhums divers sont sur la table, vin et digestifs. Pour réserver : 02.62.51.53.76). Aucun problème pour trouver l'endroit avec le GPS !
28/9
Ce matin, nous ne pouvons pas aller, hélas comme prévu, jusqu'à TAKAMAKA : la route (D53) est coupée au niveau de l'Ancienne Cité du P.K.12 pour raison d'éboulements… Alors nous revenons sur St BENOÎT, un peu déçus, pour remonter en direction de St ANDRE et nous rendre dans le Cirque de Salazie.
Sur la route de Salazie
SALAZIE est une jolie petite ville mais nous poursuivons notre route sans nous y arrêter, jusqu'à HELL BOURG. A la sortie de SALAZIE, arrêt quand même « obligatoire » pour la belle cascade du voile de la mariée : la végétation est très dense et magnifique et cache une bonne partie de la cascade mais ça coule de partout, c'est très beau et rafraîchissant.
La cascade du voile de la Mariée
Arrivés à HELL BOURG, nous descendons à pied la rue principale où se trouvent de jolies cases créoles, mais les plus intéressantes, à notre avis, se trouvent dans les petites rues adjacentes. Tout au bout de cette grande rue, nous décidons d'aller voir les vestiges des anciens thermes. Le repère pour s'y rendre (ce n'est pas vraiment bien indiqué!) c'est de passer d'abord devant la bibliothèque, puis devant la gendarmerie. Descendre ensuite la route, passer sur un pont et partir sur la droite. Il y a pas mal de marches à descendre mais la belle vue sur le Piton d'Anchaing est sympathique et me fait oublier qu'il faudra bien remonter !!! Arrivés en bas, pas grand-chose à voir sinon quelques vestiges d'anciens bâtiments et « appareils » certainement utilisés à l'époque. Bizarre tout de même la localisation de ces thermes !!! Ils avaient le moral les curistes de l'époque pour venir jusqu'ici !!!
Le piton d'Anchaing
Une partie des restes des thermes
La bibliothèque de Hellbourg
Un joli jardin dans Hellbourg
Finalement, la remontée n'est pas trop difficile : il faut juste faire attention à certains endroits car les marches peuvent être glissantes.
La Maison Folio vient juste de fermer lorsque nous remontons dans HELL BOURG. Nous ne pouvons donc pas la visiter, c'est dommage ! Il paraît qu'il y a un beau jardin !
Nous reprenons la voiture et nous dirigeons ensuite sur GRAND ILET (prendre sur la gauche avant d'arriver à la cascade du voile de la mariée) où nous achetons de quoi « casser la croûte ». C'est un joli tout petit village bien calme mais nous voulons aller plus loin, sur la route du Bélier,
d'où nous devrions avoir une jolie vue sur l'ensemble du Cirque de Salazie et, peut-être, de l'autre côté, un aperçu sur celui de Mafate ! Mais nous n'irons pas plus loin que le Bord Martin car la météo a changé et, même si nous avons un beau panorama côté SALAZIE, on ne peut rien voir côté MAFATE.
Le cirque de Salazie
Nous pique-niquons sur une aire aménagée à cet effet (très bien d'ailleurs avec une vue superbe !) où un joli petit cardinal (petit oiseau rouge) viendra chercher quelques miettes. Comme le ciel s'est bien couvert, il ne fait pas très chaud et nous repartons sur GRAND ILET où nous ferons, cette fois-ci une longue pause-café et où nous marcherons un peu. L'église est classée. Elle a subit les outrages de plusieurs cyclones et a été notamment détruite quasi totalement en 1994 et reconstruite 2 ans plus tard tout en bois. Originalité : son petitclocher, comme posé juste à côté.
Retour par SALAZIE où nous prenons le temps de stationner et de marcher dans le centre : un flamboyant commence déjà à rougir sur la place de l'hôtel de ville. Tout est joliment fleuri un peu partout, c'est très agréable.
Comme la journée est loin d'être terminée, nous avons le temps de revenir sur St ANDRE pour une visite incontournable de la vanilleraie Roulof. C'est une vanilleraie artisanale et familiale très intéressante. La maîtresse des lieux nous fait découvrir sa plantation et tout le travail que nécessite cette « pépite ».
La belle façade de la vanilleraie Roulof
Plantation de vanille
Séchage de la vanille
Sur le chemin du retour, nous bifurquons sur la droite à la sortie de BRAS-PANON pour nous rendre au Bassin La Paix par une toute petite route à travers les champs de canne à sucre, route qui se termine d'ailleurs au niveau de ce bassin. L'endroit est sympathique. L'eau a formé quelques bassines et on peut se promener à pied sur le chemin au bout de la route mais il commence à se faire tard et sombre, nous n'avons donc pas le temps de poursuivre un peu plus loin jusqu'à Bassin La Mer.
Voyage en couple sans organisation bien définie à l'avance (aucune réservation, itinéraire improvisé au jour le jour).
2/ Points forts
Accueil et gentillesse exceptionnels des Iraniens
Contact avec la population (curiosité désintéressée, discussion politique, etc.)
sentiment de sécurité
Budget (guesthouse à 15/ 25 €) - repas basique pour qq euros-
Architecture et patrimoine (Ispahan, Shiraz, Kashan, Yazd, etc..)
Désert (Kalut en particulier) - www.visitkalouts.com
Ville (Yazd, Kashan)
Bazar (Tabriz)
Paysage entre Tabriz et Téhéran (Montagne vers la Caspienne, Ala Daglar massif)
Transport (bus, train, métro à Téhéran) modernes, ponctuels à des prix défiant toute concurrence
Peu ou pas de tourisme dès qu'on s'écarte des spots classiques (Ispahan, Shiraz, Persépolis)
Avec du temps, expérience inoubliable dès qu'on s'écarte des sentiers battus...
3/ Autres points à considérer
Port du voile obligatoire pour les femmes (y compris les touristes)
Régime politique (privation de liberté, censure, etc.)
Gastronomie pas top
Téhéran (pollution, embouteillage)
Carte bancaire non utilisable. prévoir du cash pour tous votre séjour ou carte locale.
Conditions climatiques sûrement très dures en été
Maîtrise minimum de l'anglais (Farsi encore mieux..)
Vous l'avez compris, l'Iran est un pays riche de culture, aux paysages époustouflants (sommets enneigés à plus de 5000 m, vallées alpines, désert de dunes, désert montagneux, oasis, lacs salés, canyons, etc..) à découvrir absolument, aux antipodes des idées reçues et des clichés véhiculés dans nos pays occidentaux.
Notre voyage au Vietnam se déroule du 15 octobre au 11 novembre 2016.
La saison nous conduit à choisir un sens de visite du Nord au Sud.
Il doit faire beau sur Along, le centre doit être sous forte pluie, et le sud est toujours égal.
Globalement, le circuit :
Ho Chi Minh - Hanoi - Sapa - Along - Minh Binh - Hue - Hoi An - Delta Mekong - Long Hai.
Deux agences nous aident à organiser nos circuits : Ethnic Travel et Hué Tourist.
Entre la France et le Vietnam, 6 heures de décalage horaire: quand il est midi à Nantes, il est 18 heures à Ho Chi Minh.
Nous partons en famille :
Clo et moi même
Sylvie, la soeur de Clo et son mari Bruno
Valérie, la cousine de Clo et sa fille Alice
Valérie et Alice restent 2 semaines, et rentrent après la Baie Along terrestre, et nous quasi 4 semaines.
J 00 Vietnam - le départ
Samedi 15 octobre
Le départ de Couëron, le 15 octobre, se fait à pied, après un réveil à 7h30: Bus, Tram, TGV Paris, bus aéroport CDG, et montée a bord de l'A380 Qatar Airlines à 15h30.
Nous avons retrouvé Valérie et Alice à l'aéroport.
L'enregistrement des billets sur le smartphone va nous faire gagner une longue file d'attente pour déposer nos bagages.
L'A380 est imposant avec son escalier central et ses 10 sieges par rangée.
Décollage à 16h10, dîner , films, en-cas, boissons a volonté.
Escale à la luxueuse Doha.
Repartis à 2h15 à bord d'un A330, brunch et atterrissage à 16h50 à Ho Chi Minh Ville.
Nous venons d'avancer nos montres de 6h.
Bienvenue au Vietnam et son climat.
J 01 HCMV l'arrivée
Dimanche 16 octobre
Atterrissage à 16h50 heure locale à Ho Chi Minh comme prévu.
Tout le monde a son bagage !
Valérie et Alice recherchent des cartes SIM.
Et la sortie de l'aéroport annonce la couleur : la chaleur humide nous saisit.
Bienvenue au Vietnam.
On trouve facilement le bus 152, négocié à 5000 dongs, soit 20 cts par personne.
Le bus ne démarre pas tout de suite, la chaleur est forte, et la clim se met en marche avec le bus. Ouf !
Ensuite c'est l'organisation vietnamienne qui opère. Je demande au policier, au chauffeur, a un passager a quelle station il faut descendre ... et je retourne rejoindre le groupe avec un gros doute ... et le chauffeur n'a pas oublié , il nous fait signe au bon moment.
Le bus nous dépose dans notre quartier à touristes à 30 minutes de l'hôtel . L'orage a grondé et la pluie a commencé à tomber pendant le trajet, les piétons et scooters sont a l'abri sous les capes de pluie, nous arrivons a l'hôtel 'Madame CUC 184' trempés.
Accueil sympathique, déchaussage et repartition dans les chambres des 3,4 et 5ème étage.
Nous ressortons gambader sous la pluie pour trouver le restaurant conseillé par l'hôtel. On ne le trouvera pas et fatigués, on s'installe en balcon au 2ème étage d'un resto avec vue sur la ville bruyante, ses grapppes de fils électriques.
Retour à l'hôtel après bières, excellente soupe ou fricassée de riz.
La bar avait une sono vraiment très présente.
Nuit après avoir mis vêtements à sécher et tenté de sauver la carte SD photo.
J 02 HCMV la visite
Lundi 17 octobre
Un réveil plus tardif permet de prendre un petit déjeuner dans l'entrée de l'hôtel. Le café et la margarine font l'unanimité contre eux, quoique Sylvie s'y résout. Je conserve le café malgré tout et me régale avec l'omelette.
Notre hôte nous fait découvrir le fruit du dragon, fruit rouge avec des piquants, et une chaire blanche et un peu citronnée. Merci internet.
Une journée de visite débute avec un départ sur un trip proposé par lonelyP. ... Mais nous le modifions pour un circuit imaginé par le groupe.
Nous reportons le marché Ben Than au profit du musée de la guerre qui nous a tous un peu ou beaucoup impressionné; c'est un immense reportage photo ... sans concession.
La cathédrale Notre-Dame de la fin XVIII ème nous laissera sans doute peu de souvenirs, tandis que la poste, signée Eiffel, nous a charmés.
L'envie de visiter la Pagode de Jade, nous oblige à prendre un taxi qui nous allège au passage de 800000 ds ! Mais la Pagode nous fait à nouveau sourire.
Nous avons aussi du sauver Alice d'un coup de fatigue par un arrêt au restaurant chic et pas cher.
Nous ratons le spectacle de marionnettes, cause fermeture le lundi, et une touriste qui nous proposait une autre spectacle n'a pas su nous convaincre; nous cherchions une épicerie pour quelques ravitaillements.
Un peu de fatigue, et un vietnamien me regardant chercher sur une carte de transport un hypothétique moyen de rentrer rapidement en bus nous conseille de prendre le 52; il arrête en même temps un autre numéro, je ne sais plus, et brieffe le chauffeur, qui se fait klaxonner car il laisse les touristes monter lentement, et il nous interpelle plus tard pour nous inviter à descendre à la station la plus proche de l'hôtel : on croit rêver.
Le marché Ben Than sera pour une autre fois.
Nous avons aussi pris des précautions au vu des précipitations de la veille en fin d'après midi : l'achat de capes de pluie, qui nous a bien faire rire, essayage et mise en pratique. Mise en pratique d'ailleurs un peu prématurée : un groupe de touristes en cape, mais pas les vietnamiens ni une goutte de pluie, ça vaut son pesant !
Une séance de massage pour tout le groupe : une moitié au bar (si, si) en sirotant une bière, l'autre moitié dans un institut par des masseurs malvoyants. C'est la séquence relaxation de la journée.
Un temps technique pour intendance et suite : booking du vol HCMV Hanoi, douche, résas hôtels, navette aéroport.
Prêts à aller dans un restaurant qui ressemble à une cantine et qui prépare des Pho (ne pas oublier cette soupe Pho Hung) appréciées ici. Le personnel est rapide, précis, et nous a appris à préparer les sauces, et ajouter les herbes aromatiques : cool ! Et toujours avec des prix sympa.
Aller et retour enfin sous la pluie.
J 03 HCMV HANOI la liaison
Mardi 18 octobre
Réveil matinal pour prendre l'avion Vietjet et rejoindre Hanoi
Une navette nous emmène directement depuis l'hôtel, elle est seulement un peu petite.
A l'aéroport, grand moment : Valérie a juste pris sans faire attention des billets skyBOSS, avec tout ce qui va avec : guichet fleuri, minibus Mercèdes pour rejoindre l'avion, montėe à bord en premier. ...
Décollage à 10h25 comme prévu.
L'arrivée à Hanoi est sans ennui.
Nous avons tous nos bagages, et décidons après moultes explications, et après l'expérience du 152 à Ho Chi Minh de prendre un minibus navette qui nous déposera à notre hôtel pour moins de 4 euros de supplément pour nous 6, par rapport au bus de ville.
L'accueil au 'Little Hanoi Hostel' se fait devant un thé.
Distribution des chambres et Sylvie et Bruno se voient attribuer provisoirement une chambre au 4eme étage... qu'ils garderont finalement.
Huong, une amie vietnamienne rencontrée en France il y a 4 ans, nous rejoint vers 15h, comme convenu, et c'est Alice qui la reconnaîtra à son entrée à l'hôtel.
Après les retrouvailles, embrassades, et présentations, Huong nous promène à pied au bord du lac Hoan Kiem.
Tour du lac et visite du temple de l' Épée restituée, accessible par le pont rouge.
Huong nous laisse ensuite aux mains de trois pilotes de vélo -pousse qui nous feront traverser le vieux Hanoi dans tous les sens, avec la rue des fleuristes, des cafés, des couturiers, ...
Dépôt à l'hôtel.
Clo et Valérie vont faire faire un joli bouquet pour Huong et sa famille.
Dîner chez Huong.
Nous prenons un taxi qui doit nous conduire chez Huong, dans les nouveaux quartiers d'Hanoi.
Le malheureux chauffeur devra demander plusieurs fois son chemin pour trouver ce nouvel immeuble dont l'adresse ne doit pas encore être très connue.
Truong, le mari de Huong, viens nous accueillir.
L'immeuble est neuf, l'entrée luxueuse avec un gardien.
L'appartement, dans lequel on entre déchaussé, est spacieux, et la nappe à même le sol.
Dans un coin du séjour, un petit hôtel pour la prière, qui se fait tout les jours quand on emménage, puis toutes les semaines.
Clo avait apporté de France saucisson et gâteaux secs.
Le bouquet est apprécié : il y en a beaucoup en préparation chez les fleuristes car nous sommes à deux jours du jour de la femme.
Le fils de Huong gambadera toute la soirée avec ses jouets et sans quasiment manger.
La belle mère et la cousine sont venues prêter main forte pour preparer le dîner.
Comment dire ? Dîner de gala ? Impossible de froisser nos hôtes en mangeant tout !
Nous comprenons également vite que Truong remplit les verres dès qu'on commence à boire. Il faut boire la bière doucement.
Huong est notre interprète pour toute la famille.
J 04 Hanoi la visite
Mercredi 19 octobre
Huong nous retrouve vers 9h30.
Elle nous concocte un super tour d'Hanoi.
Le Temple de la littérature : mémoire d'une université millénaire.
Poursuite par un passage dans le marché couvert.
Les sandwiches de brochettes de porc sont servies au bord du marché.
Huong nous emmène ensuite chez un glacier : le dessert aux noms exotiques est un régal.
Poursuite par la visite du musée des minorités ethniques : la décoration du musée intérieur et la reconstruction des différentes maisons des ethnies en extérieur est époustouflante.
Le barbecue qui suit est sympa, même si on a failli frire Valérie au passage.
Fin de soirée près du lac Hoan Kiem pour un spectacle de Marionnettes sur l'eau. Les musiciens et chanteuses - à la voie haut perchée - sont à gauche de l'estrade en surplomb, les marionnettistes sont dans l'eau jusqu'à la taille derrière un rideau : spectacle de scènes courtes de la vie quotidienne ou de légende très amusant.
Retour à pied au Little Hanoi Hostel.
J 05 Hanoi et départ Sapa
Jeudi 20 octobre
Nous devons quitter l'hôtel à 10h et préparons les sacs : quoi garder, laisser pour 3 jours à Sapa ? Les gros sacs restent à l'hôtel et ne partirons qu'avec le sac léger.
Huong nous rejoint pour nous accompagner dans cette dernière journée.
Visite du musée Ho Chi Minh : magnifique exposition d'où nous sommes contraints de partir à 12h, fermeture oblige.
A la sortie ... vente de chaussures en véritable pneu. Valérie s'équipe. ... Et je propose que l'on ouvre un import-export de chaussures en pneu, et on distribue les fonctions dans le taxi ...
Nous prenons le taxi tout le long de la journée.
Déjeuner au bord du lac Hoan Kiem, dans un petit retaurant qui n'a pas de rabatteur.
Poursuite pas le palais présidentiel, à l'entrée duquel je laisserai encore mon couteau au passage du portique.
Nous voulons tous faire des emplettes, direction Marché couvert.
Huong est notre négociatrice.
Retour à l'hôtel préparer le départ et on retrouve Ethnic Travel.
Dîner à 'The King Cafe ' : très bon souvenir, nous y reviendrons.
Transfert à la gare de Hanoi pour un départ à 22h.
Embarquement à 21 heures.
J 06 Sapa - Giang Ta Chai
Vendredi 21 octobre
La nuit de transfert Ha Noi - Sapa se passe dans le train, plutôt confortable avec ses cabines à 4 couchettes 'molles'.
Valérie et Alice occupent la cabine voisine avec Dominique et Simon, qui nous accompagneront pendant 2 jours.
Nostalgie déjà ? Clo et Val courent après une vendeuse pour revenir avec une bouteille de rouge Sirah et des bières pour Bruno et moi. Rien de tel pour une bonne nuit.
Arrivée vers 7h à Lao CaÏ et nous sommes pris en charge par Ethnic Travel et transférés à Sapa par minibus.
Rencontre d'un touriste nous indiquant qu'il est déçu, le riz était coupé. ... ah mince, les vietnamiens ne l'avaient pas attendu :-)
Accueil par Nhu, (se prononce New) guide anglophone, à notre grande surprise ... et déception. Nous tentons de contacter Thu. ...
Nous comprenons rapidement que l'agence privilégie l'emploi local, et l'expérience montrera que nous ne le regretterons pas.
Nhu est originaire de l'ethnie Mong noirs, son visage est buriné et sa tenue traditionnelle.
La première marche, que nous avons choisie 'hard', commencera par une descente vers Y Linh Ho, qui nous rendra humble quant à nos capacités physiques.
Curieusement, nous avons 6 mini-guides qui ont su se rappeler à notre souvenir arrivés au village.
Nous passons près de Cat Cat, village originaire de Nhu.
La marche se poursuit vers Lao Chai, pour le déjeuner.
Reprise après repas vietnamien ou noddle frites, pour aller à Ta Van, puis Giang Ta Chai, notre homestay.
Nous sommes chez les Mongs Noirs.
Il me semble que c'est lors de cette descente que nous avons rencontré une femme âgée qui explique à Nhu qu'elle cherchait des lunettes pour pouvoir continuer à coudre; Clo donne ses lunettes de lecture à la dame qui regarde aussitôt sa manche pour voir si elle voit bien les détails de broderie. Grand sourire ... Et elle dit qu'elle n'a pas d'argent.
Au homestay, notre chambre possède 8 grands lits avec moustiquaires, au rez-de-chaussée. Il faut quitter les chaussures pour prendre les sandales. ... trop petites pour moi ... des tongs feront l'affaire.
Accueil avec le thé.
La douche est unique et il faut remettre en état 11 touristes ! Trois autres marcheurs sont arrivés.
Les rouleaux de printemps sont préparés collectivement.
Dîner vietnamien de riz, nems, chou, poulet oignon.
Une belote plus tard, vers 20h (!), et une 'prend ca dans ta gueule', nous nous couchons sans regret.
La journée a été sèche, et sur ce terrain argileux, nous ne sommes pas fâchés même si la température avoisine les 30 degrés. La météo prévoit de la pluie pour le lendemain, je n'ai ni cape ni kway, tout le monde est équipé.. .. suite dans autre message ...
J 07 Giang Ta Chai - Ban Ho
J 08 Ban Ho - Nam Toong - Sapa
J 09 Hanoi - Baie Along
J 10 Baie Along - Baie Tu Long
J 11 Baie Tu Long - retour
J 12 Tam Coc
J13 Tam Coc
J 14 Hué
J 15 Hoi An
J 16 Hoi An
J 17 Hoi An - Ho Chi Minh
J 18 Ho Chi
J 19 Mekong - Ben Tre
J 20 Mekong - Can Tho
J 21 Mekong - Can Tho - HCMV
J 22 Cu Chi - temple Caodai
J 23 Vung Tau - Long Hai
J 24 Long Hai
J 25 Long Hai - Ho Chi
J 26 Ho Chi Minh - retour
J 27 HCMV DOHA PARIS COUERON
Un mot sur la circulation
La lecture de nombreux carnets et blogs des participants à ce forum m'a été très utile pour construire ce voyage qui est notre 4ème road trip dans l'Ouest. Je vous remercie tous et, à mon tour, je vous présente mon circuit qui s'est déroulé du 24 juin au 20 juillet 2016.
Nous avons souhaité
- varier les paysages : mer, déserts, montagnes ;
- découvrir le Nouveau-Mexique (tout du moins, une partie) ;
- alterner visites dans les villes, randonnées pédestres, et autres activités ;
- essayer de passer par tous les tronçons de la route 66 de notre itinéraire.
Voici notre itinéraire :
24/06 : vol Paris > San Francisco
25/06 : San Francisco > Monterey
26/06 : Monterey > Big-Sur
27/06 : Big-Sur > Morro Bay
28/06 : Morro Bay > Santa Barbara
29/06 : Santa Barbara > Yucca Valley
30/06 : Yucca Valley > Kingman
01/07 : Kingman > Sedona
02/07 : secteur de Sedona
03/07 : Sedona > Holbrook
04/07 : Holbrook > Albuquerque
05/07 : Albuquerque > Santa Fe
06/07 : les environs de Santa Fe
07/07 : Santa Fe > Taos
08/07 : Taos
09/07 : Taos > Great Sand Dunes NP
10/07 : Great Sand Dunes NP > Durango
11/07 : train Durango > Silverton
12/07 : Durango > Ouray
13/07 : Ouray > Cortez
14/07 : Cortez > Monument Valley
15/07 : Monument Valley > Page
16/07 : secteur de Page
17/07 : Page > Tuba City
18/07 : Tuba City > Mesa
19/07 : Apache Trail
20/07 : vol du retour
Nous sommes partis à trois : mon mari (Yann), moi-même (Christine) et une amie (Sylvie).
Nous avons pris un vol direct Paris > San Francisco en réservant sur le site de la compagnie aérienne Delta Airlines. Mais, ce vol était opéré par Air France et le stress est monté quand nous avons eu connaissance du préavis de grève qui démarrait précisément le 24 Juin.
Heureusement, 48 h avant le départ, notre vol a été confirmé !
Une fois installés à bord, il a fallu attendre 1 h 30 avant que l'avion ait l'autorisation de décoller. Là, je me suis dit : "Avec un vol direct, nous sommes tranquilles, même si nous atterrissons avec un retard important.
Si nous avions eu une escale, nous aurions pu manquer le 2ème avion".
Après un vol d'une dizaine d'heures, nous nous dirigeons vers San Francisco
Comme je suis à côté d'un hublot, je photographie le paysage. Je discute avec ma voisine de derrière. Je lui demande si elle reconnaît les montagnes et le lac qui sont en dessous. Mais, elle ne trouve pas. Quelqu'un pourrait-il me dire quel est ce lac situé entre les deux montagnes au sommet enneigé ?
Je continue de photographier l'approche vers San Francisco. Je vois ceci :
Je suis étonnée de voir ce type de paysage. J'ai l'impression que ce sont des marais salants.
Comme nous sommes dans un A 380, je crains que le passage au Service de l'Immigration soit très long. Notre amie, Sylvie, n'est pas revenue aux USA depuis une vingtaine d'années et elle ne peut donc pas utiliser les bornes APC. Nous marchons le plus vite possible de façon à arriver dans les premiers. Et, oh miracle ! Il n'y a quasiment personne devant nous et je remarque les nombreux guichets. Nous mettrons à peine 5 minutes pour passer le Service de l'Immigration. C'est la 1ère fois que c'est si rapide.
Nous prenons le métro aérien qui permet d'accéder aux agences des loueurs. Nous nous présentons au comptoir d'Alamo. Il n'y a qu'une famille devant nous. Nous aurons une Santa Fe Hyundai. Elle est bien. Le coffre est grand. Le GPS est inclus dans le forfait. C'est parti, youpi, le road trip commence. La 1ère étape, c'est notre hôtel : le "Comfort Inn & Suites San Francisco Airport North".
Nous sommes déjà venus plusieurs fois à San Francisco et, pour ce circuit, nous n'avions prévu qu'une seule nuitée. Ce n'était donc pas gênant de dormir à l'extérieur de la ville. La chambre est très bien. Après avoir monté les bagages, nous partons visiter un quartier de San Francisco où nous n'étions pas encore allés lors des précédents road trips : Mission District. Nous voulions surtout découvrir les "murals".
Du 4 au 23 août 2013, nous avons visité une petite partie du Vietnam. Hanoi, Nghia Lo, Tu Le, Mu Cang Chai, Sapa, Bac Ha, baie d'Halong, Tam Coc et la baie d'Halong terrestre, Hué, Hoi An, telles ont été nos étapes.
Un très beau voyage durant lequel nous avons vécu des moments forts, fait de belles rencontres et vu des paysages splendides: de l'authentique et des cartes postales de rêve.
Ce circuit a été élaboré avec l'agence GP Travel, basée à Hanoi, que je recommande chaudement. Tant durant la préparation que durant le séjour, les échanges ont été cordiaux, nos interlocuteurs se sont en permanence adaptés à nos souhaits, les prestations étaient largement à la hauteur de nos attentes. Vraiment top !
Nous étions accompagnés durant les 13 jours dans la partie nord par Chung, guide francophone, bavard, enjoué et très débrouillard, ayant un excellent contact avec les ethnies minoritaires, et Chin, notre chauffeur, attentif à sa conduite et à nos pauses photos. Dans la partie sud, durant 3 jours par Anh, guide francophone cultivée et Than, notre chauffeur. Tous ont toujours été très soucieux de notre rythme, de nos souhaits. Un vrai plus dans un pays dont la chaleur moite en Août fatigue.
Nous ? Une famille composée de 3 adolescents (17 ans, 16 ans et 13 ans); nous privilégions les étapes courtes aux longues routes, nous aimons mixer les hébergements simples et locaux et d'autres plus confortables. Nous aimons randonner et apprécions également de découvrir une autre culture.
Dimanche 4 – Hanoi
Arrivée à l'aéroport d'Hanoi à 6h35 après un vol direct de 11h25 avec Vietnam Airlines.
L'obtention du visa se fait sur présentation d'une lettre d'invitation et contre remise d'une photo d'identité et de 45$. Pas moins de six fonctionnaires sont sollicités pour délivrer le précieux sésame : celui qui réceptionne les documents, l'un qui prépare le visa, l'autre qui contrôle, le suivant qui tamponne, celui qui vérifie et le dernier qui remet les passeports ainsi décorés moyennant finance.... La démarche est donc un peu longue; heureusement nous étions dans les premiers.
Nous arrivons à l'hôtel vers 8h soit 3h du matin, heure française. La curiosité l'emporte sur la fatigue, nous sortons de suite.
Le vieux Hanoi : Quel choc, tous nos sens sont sollicités : la très dense circulation erratique et sonore des vélos et des scooters. Les marchands ambulants dont la bicyclette est chargée pour l'un de fleurs, pour l'autre de fruits, pour certains de produits divers...., la multitude de petites boutiques, ou plutôt d'étals sur le trottoir, les restaurants de rue avec les marmites à même le sol d'où s'échappent de plus ou moins appétissantes effluves.
Si l'animation est à son comble sur le bitume, un autre type de circulation est tout aussi surprenante quelques mètres plus haut ... Celles des fils électriques.
et qui dit animation, dit habitation !!!
Après cette première immersion et un tour du Lac Hoan Kiem (littéralement le Lac de l'épée restituée), la pause s'impose.
Vers midi, nous ressortons pour aller déjeuner dans un restaurant de rue : Le Bun Bo Nam Bo. J'en ai les papilles qui salivent rien que de le citer ! Je me régale avec le plat éponyme, plat du sud du Vietnam, constitué de nouilles séches au bœuf assaisonné de germes de soja, d’ail, citronelle et mangue verte. Une des meilleures expériences gustatives du séjour, les autres plats sont tout aussi appréciés. Délicieux !
Nous poursuivons un peu plus loin jusqu'à la cathédrale puis allons visiter le Musée des Femmes vietnamiennes; un beau musée réouvert en 2010 qui a pour mission de faire connaitre le rôle des femmes vietnamiennes dans l’histoire, dans la famille traditionnelle et de nos jours. On y découvre outre les traditions du mariage ou de la naissance, le rôle des femmes dans la construction et la libération de la nation et l’évolution des vêtements féminins. L’agencement est attrayant, on y passe agréablement une petite heure.
Retour à l'hôtel, les distances sont courtes, mais notre attention est perpétuellement sollicitée : traverser entre le flux de deux roues devient vite un jeu, les commerces du Vieux Hanoi sont organisées par corporation; ici les ferblantiers, là les chaussures, plus loin les soieries,
... et de ci, de là des... « Apple store » !!!
Nous faisons un arrêt au 87 Ma May pour visiter un nha ong typique. Un nha ong ? Qu’est ce ? Il s’agit d’une maison-tunnel, c’est à dire toute étroite en façade et profonde avec plusieurs patios permettant à la lumière de pénétrer dans les différentes pièces. Certaines maisons peuvent ainsi n’avoir que 2 mètres de large pour 70 de long. De telles dimensions visent à réduire les taxes foncières qui tiennent compte de la largeur de la façade étonnant…
Après une petite sieste vespérale à l'hôtel, nous décidons de nous rendre dans un autre restaurant de rue. Nous optons pour le Xôi Yên, spécialisé dans le riz gluant garni d’ingrédients savoureux...., encore une bonne adresse. Assis sur nos petits tabourets en plastique à 40 cm du sol, nous apprécions nos plats et nous ne sommes pas les seuls : familles, jeunes plutôt branchés, ... Le restaurant ne désemplit pas.
La nuit est tombée, on pourrait s'attendre à un peu plus de calme, .... Que nenni ! La circulation est toujours aussi dense, les commerces toujours ouverts, d'autres chalands proposent des ballons de baudruche.
On fait un tour durant une heure en cyclo-pousse. Quel plaisir, on se laisse glisser au milieu de cette animation (ou on se laisse bercer, pour ceux d'entre nous qui n'en peuvent plus de sommeil !). Il semblerait que les autorités de la ville aient décidé de supprimer ce mode de locomotion afin de soulager les encombrements de circulation. De petits trains électriques sont progressivement déployés. Pour nous touristes, quel dommage. Cette petite note d'exotisme est autrement plus agréable que l'anonymat d'un petit convoi. Et j'ai la faiblesse de croire que ce sont plusieurs vaillants et courageux cyclistes qui vont être privés de travail, dans une ville où la misère est tout de même assez prégnante.