Tout est dans le titre... 😛
Nous avons deux enfants, aimons voyager, l'idée d'un voyage long a toujours été présente pour moi, mais maintenant qu'on pourrait le faire (maison payée, enfants assez grands, etc...), mon conjoint se dérobe.
Il n'a pas envie de "faire l'école" aux enfants, il a peur qu'on le vire de son boulot à son retour ou qu'on l'envoie à Paris, il dit qu'il est trop vieux (40 ans) et que la situation économique actuelle est trop précaire, etc, etc...
Je voudrais savoir si dans les tourdumondistes en couple ou en famille, certains ont eu à convaincre l'autre, comment ils ont fait 😛 et comment ça s'est passé ensuite pendant le voyage : la personne réticente a-t-elle fini par apprécier le voyage, ou au contraire, a-t-elle été un frein au voyage ?
Merci !
j'ai retrouvé cet article qui m'a paru intéressant car nous n'avions plus de nouvelles sur voyage forum: il faut dire que çà fait 2 mois que j'étais parti aussi!!
De Paris au Grand Nord canadien, Jean-Gabriel Chelala, le "globe-pédaleur" de 27 ans, parti de la capitale française le 13 janvier dernier pour un tour du monde "à la force humaine", a déjà parcouru plus de 15.000 km et se trouve à mi-chemin de sa "circumpérégrination" inédite sur terre et sur mer. "30° celsius de chute depuis mon départ de Fort Lauderdale en Floride début septembre sur mon vélo couché... A Saskatoon (province d'Alberta au Canada), où je suis arrivé cette semaine après 6.000 km à travers les Etats-Unis, on attend la neige par 0°", a-t-il raconté mardi à l'AFP. Ingénieur en bâtiment franco-libanais et breton d'adoption, Chelala a traversé successivement la France, l'Espagne, le Portugal sur un vélo +normal+. Puis, il s'est embarqué sur son canot à pédales de 7, 50 m pour une transatlantique qui l'a d'abord conduit aux Antilles, s'offrant le record mondial de la traversée sur ce type d'embarcation. Il a enfin accosté en Floride d'où il a repris la route vers le nord sur son drôle d'engin au pédalage horizontal, plus confortable et mieux adapté aux grands espaces de l'ancien "Nouveau Monde". Mais l'aventurier qui au départ entendait achever son parcours en un an et se retrouver sur le parvis de Notre-Dame de Paris avant la St Sylvestre, a dû changer de programme. Il a en effet accumulé depuis son embarquement au Portugal, un retard de deux mois en raison notamment de tracasseries administratives, des caprices de la météo et de la rencontre inopinée entre le Maroc et les Canaries avec un cétacé qui brisa son safran. La suite de son voyage au long cours passe par l'Alaska, puis la mer de Béring (sur son "cyclomer"), la Sibérie orientale (de nouveau à vélo "normal") et enfin toute la Russie et l'Europe jusqu'à Paris.
© 2008 AFP (Jean-Gabriel Chelala) Jean-Gabriel Chelala, à bord de son baterau à pédales près de Miami, le 12 août 2008
"En raison de ce retard et de l'arrivée rapide de l'hiver dans les hautes latitudes, je ne peux plus envisager d'enchaîner, avant la fin de l'année, ces étapes longues, difficiles et impraticables dans les grands froids", a-t-il raisonnablement estimé.
Le "globe-pédaleur" va donc marquer une pose jusqu'en mai 2009, non sans avoir décidé d'ajouter une épreuve de taille à son défi: il va continuer sa route pendant encore un mois jusqu'à la ville canadienne de WhiteHorse, dans la province septentrionale du Yukon (2.500 km devant ses roues), au bord de la rivière du même nom.
Mais en mai 2009, au lieu de rejoindre directement le littoral de l'Alaska, distant de quelque 300 km, il a décidé de reprendre son "pédaleau" à WhiteHorse pour une descente en forme de boucle de plus de 3.000 km sur la "Grande Rivière" (traduction de Yukon en langage des indiens Kutchin), à travers les espaces sauvages du Grand Nord canadien et de l'Alaska.
"Ce fleuve fut, à la fin du 19e siècle la principale voie de la légendaire +Ruée vers l'or+. Il n'y a que quatre ponts carrossables qui l'enjambent sur l'ensemble de son cours, c'est dire si la présence humaine sur ses rives y est rare. Cela sera une aventure dans l'aventure, un détour qui passera par le cercle polaire arctique...", s'enthousiasme par avance Philéas Fogg junior.
Et de l'embouchure de la Yukon river, dans la baie de Norton, il traversera sur son frêle esquif la mer de Béring au sud du détroit éponyme pour rejoindre la côte de la Sibérie orientale à la fonte des glaces. Lui restera alors une douzaine de milliers de kilomètres plein ouest sur la selle de sa petite reine, pour voir enfin la tour Eiffel.
Mais en attendant, Jean-Gabriel et son bateau seront présents au salon nautique à Paris en décembre prochain. Recherche de nouveaux sponsors (l'aventure ça coûte cher) oblige....
De Paris au Grand Nord canadien, Jean-Gabriel Chelala, le "globe-pédaleur" de 27 ans, parti de la capitale française le 13 janvier dernier pour un tour du monde "à la force humaine", a déjà parcouru plus de 15.000 km et se trouve à mi-chemin de sa "circumpérégrination" inédite sur terre et sur mer. "30° celsius de chute depuis mon départ de Fort Lauderdale en Floride début septembre sur mon vélo couché... A Saskatoon (province d'Alberta au Canada), où je suis arrivé cette semaine après 6.000 km à travers les Etats-Unis, on attend la neige par 0°", a-t-il raconté mardi à l'AFP. Ingénieur en bâtiment franco-libanais et breton d'adoption, Chelala a traversé successivement la France, l'Espagne, le Portugal sur un vélo +normal+. Puis, il s'est embarqué sur son canot à pédales de 7, 50 m pour une transatlantique qui l'a d'abord conduit aux Antilles, s'offrant le record mondial de la traversée sur ce type d'embarcation. Il a enfin accosté en Floride d'où il a repris la route vers le nord sur son drôle d'engin au pédalage horizontal, plus confortable et mieux adapté aux grands espaces de l'ancien "Nouveau Monde". Mais l'aventurier qui au départ entendait achever son parcours en un an et se retrouver sur le parvis de Notre-Dame de Paris avant la St Sylvestre, a dû changer de programme. Il a en effet accumulé depuis son embarquement au Portugal, un retard de deux mois en raison notamment de tracasseries administratives, des caprices de la météo et de la rencontre inopinée entre le Maroc et les Canaries avec un cétacé qui brisa son safran. La suite de son voyage au long cours passe par l'Alaska, puis la mer de Béring (sur son "cyclomer"), la Sibérie orientale (de nouveau à vélo "normal") et enfin toute la Russie et l'Europe jusqu'à Paris.
© 2008 AFP (Jean-Gabriel Chelala) Jean-Gabriel Chelala, à bord de son baterau à pédales près de Miami, le 12 août 2008
"En raison de ce retard et de l'arrivée rapide de l'hiver dans les hautes latitudes, je ne peux plus envisager d'enchaîner, avant la fin de l'année, ces étapes longues, difficiles et impraticables dans les grands froids", a-t-il raisonnablement estimé.
Le "globe-pédaleur" va donc marquer une pose jusqu'en mai 2009, non sans avoir décidé d'ajouter une épreuve de taille à son défi: il va continuer sa route pendant encore un mois jusqu'à la ville canadienne de WhiteHorse, dans la province septentrionale du Yukon (2.500 km devant ses roues), au bord de la rivière du même nom.
Mais en mai 2009, au lieu de rejoindre directement le littoral de l'Alaska, distant de quelque 300 km, il a décidé de reprendre son "pédaleau" à WhiteHorse pour une descente en forme de boucle de plus de 3.000 km sur la "Grande Rivière" (traduction de Yukon en langage des indiens Kutchin), à travers les espaces sauvages du Grand Nord canadien et de l'Alaska.
"Ce fleuve fut, à la fin du 19e siècle la principale voie de la légendaire +Ruée vers l'or+. Il n'y a que quatre ponts carrossables qui l'enjambent sur l'ensemble de son cours, c'est dire si la présence humaine sur ses rives y est rare. Cela sera une aventure dans l'aventure, un détour qui passera par le cercle polaire arctique...", s'enthousiasme par avance Philéas Fogg junior.
Et de l'embouchure de la Yukon river, dans la baie de Norton, il traversera sur son frêle esquif la mer de Béring au sud du détroit éponyme pour rejoindre la côte de la Sibérie orientale à la fonte des glaces. Lui restera alors une douzaine de milliers de kilomètres plein ouest sur la selle de sa petite reine, pour voir enfin la tour Eiffel.
Mais en attendant, Jean-Gabriel et son bateau seront présents au salon nautique à Paris en décembre prochain. Recherche de nouveaux sponsors (l'aventure ça coûte cher) oblige....bonjour,
j'ai toujours aimé les voyages...avant même d'en faire un ....pour le côté humain....découvrir des cultures, pour le plaisir des yeux qui découvre de nouveau horizon. J'addore la nature, les rendonnées pédestres l'architecture combien différentes partout allieure que chez nous....
j'ai un projet sur du long terme.....surtout le temps de cumulé $$$, car mes goûts d'Asie, d'afrique et d'Europe sont bien loin de chez moi!!!
Je souhaite de tout coeur partir dans 8 ou 10 ans, avec mon Mari et mes 3 enfants (actuellements 1 an et demi, 7 ans et 10 ans) dans les endroits les plus merveilleux et enrichissant qui existe....
Mais par ou commensé???
Donnez moi des conseils d'endroit et surtout le pourquoi de ces endroits....
j'aimerais faire 3 ou 4 endroits.....une pour les réflexion...que l'on puisse ce retrouvé ensembles mais égalemnt individuellement....un endroit où tous serais appellé à ce dépassé.....physiquement et mentalement....pas trop....pas le gerre du Vietnam😄 mais plutôt un endroit où il y à des moines ou un Mont Évrest en plus accessible au 10 à 44 ans que nous serons.....un endroit pour les yeux également
un endroit pour l'architecture, comme la ou le ou encore....riche en histoire et en culture. (pas trop dispendieux comme Paris...) le Maroc peut-être!!
un endroit comme l'afrique où l'aide humanitaire est présente, afin de ce trouvé si chanceux de vivre comme on le fait.... les endroits n'on pas besoin d'être si éloigné les uns des autres, mais surtout différents et enrichissants....
j'attend vos suggestion avec hâte
Yanick et la famille Godoue
j'ai toujours aimé les voyages...avant même d'en faire un ....pour le côté humain....découvrir des cultures, pour le plaisir des yeux qui découvre de nouveau horizon. J'addore la nature, les rendonnées pédestres l'architecture combien différentes partout allieure que chez nous....
j'ai un projet sur du long terme.....surtout le temps de cumulé $$$, car mes goûts d'Asie, d'afrique et d'Europe sont bien loin de chez moi!!!
Je souhaite de tout coeur partir dans 8 ou 10 ans, avec mon Mari et mes 3 enfants (actuellements 1 an et demi, 7 ans et 10 ans) dans les endroits les plus merveilleux et enrichissant qui existe....
Mais par ou commensé???
Donnez moi des conseils d'endroit et surtout le pourquoi de ces endroits....
j'aimerais faire 3 ou 4 endroits.....une pour les réflexion...que l'on puisse ce retrouvé ensembles mais égalemnt individuellement....un endroit où tous serais appellé à ce dépassé.....physiquement et mentalement....pas trop....pas le gerre du Vietnam😄 mais plutôt un endroit où il y à des moines ou un Mont Évrest en plus accessible au 10 à 44 ans que nous serons.....un endroit pour les yeux également
un endroit pour l'architecture, comme la ou le ou encore....riche en histoire et en culture. (pas trop dispendieux comme Paris...) le Maroc peut-être!!
un endroit comme l'afrique où l'aide humanitaire est présente, afin de ce trouvé si chanceux de vivre comme on le fait.... les endroits n'on pas besoin d'être si éloigné les uns des autres, mais surtout différents et enrichissants....
j'attend vos suggestion avec hâte
Yanick et la famille Godoue
Bonjour à tous,
Nous sommes actuellement à la recherche d'associations locales ou d'organismes humanitaires susceptibles d'être intéressés par notre projet « EauTour du Monde ».
Le projet « EauTour du Monde » est né et a mûri, dans l’esprit de deux ingénieurs fraîchement diplômés de l’école d’hydraulique de Grenoble, sous la forme d’un tour du monde d’une durée totale de 1 an, et constitué de plusieurs missions humanitaires d’environ 2 mois chacune.
L’objectif principal de ce projet consiste en une volonté d’aide et de sensibilisation, principalement tournée vers les enfants et adolescents, sur le thème important des usages de l’eau dans le monde.
Sensibilisation, tout d’abord, de la population locale au cours des différentes étapes, par le biais d’actions concrètes et d’activités impliquant au maximum les enfants telles que des campagnes d’information, des travaux manuels ou des pièces de théâtre. L’idée primordiale étant ici d’apporter des notions élémentaires sur l’utilisation des ressources en eau disponibles et sur les risques liés aux usages quotidiens de l’eau. La participation à des projets locaux divers tels que l’aide à la construction d’ouvrages, hydrauliques en particulier, permettra par ailleurs de proposer un soutien concret important.
Ce travail, effectué dans différents pays, sera suivi durant toute sa durée par les adolescents de la Maison des Jeunes et de la Culture Prémol de Grenoble. Une implication continue qui permettra de sensibiliser ces jeunes Grenoblois au rapport à l’eau des populations rencontrées, grâce à la mise en avant de problèmes essentiels tels que le manque d’eau et/ou sa qualité médiocre dans certaines régions du globe. La création d’un site internet par les adolescents avant le départ, des échanges entre les jeunes pendant les différentes missions et la présentation d’un reportage photo lors du retour contribueront entre autres à cette sensibilisation. La découverte de la « valeur » de l’eau, souvent ignorée en France de par l’abondance des ressources de qualité et la facilité de l’accès à la consommation, constitue la toile de fond de cette action. L’objectif est de faire prendre conscience aux adolescents de leur impact concret au quotidien sur l’eau et plus généralement sur l’environnement.
Au-delà de ces aspects d’aide et de sensibilisation, ce projet sera également l’occasion pour nous de découvrir de nouveaux pays, de nous immiscer au cœur de nouvelles cultures, ainsi que de côtoyer un monde qui nous attire énormément : celui de l’humanitaire.
Notre départ est prévu pour Novembre 2005, soit dans un an, afin de préparer au mieux notre projet. Nous n'avons pas de préférence en termes de pays, si ce n'est que le passage par l'Amérique du Sud et l'Afrique nous semble être primordial.
Nous sommes donc actuellement en phase de recherche d'associations locales ou d'organismes humanitaires susceptibles d'être intéressés par notre projet.
Merci par avance pour vos réponses si vous côtoyez ou connaissez l'une d'entre elles. Et n'hésitez pas si vous avez la moindre remarque ou même le plus petit conseil à nous donner !
A très bientôt j'espère !
Nous sommes actuellement à la recherche d'associations locales ou d'organismes humanitaires susceptibles d'être intéressés par notre projet « EauTour du Monde ».
Le projet « EauTour du Monde » est né et a mûri, dans l’esprit de deux ingénieurs fraîchement diplômés de l’école d’hydraulique de Grenoble, sous la forme d’un tour du monde d’une durée totale de 1 an, et constitué de plusieurs missions humanitaires d’environ 2 mois chacune.
L’objectif principal de ce projet consiste en une volonté d’aide et de sensibilisation, principalement tournée vers les enfants et adolescents, sur le thème important des usages de l’eau dans le monde.
Sensibilisation, tout d’abord, de la population locale au cours des différentes étapes, par le biais d’actions concrètes et d’activités impliquant au maximum les enfants telles que des campagnes d’information, des travaux manuels ou des pièces de théâtre. L’idée primordiale étant ici d’apporter des notions élémentaires sur l’utilisation des ressources en eau disponibles et sur les risques liés aux usages quotidiens de l’eau. La participation à des projets locaux divers tels que l’aide à la construction d’ouvrages, hydrauliques en particulier, permettra par ailleurs de proposer un soutien concret important.
Ce travail, effectué dans différents pays, sera suivi durant toute sa durée par les adolescents de la Maison des Jeunes et de la Culture Prémol de Grenoble. Une implication continue qui permettra de sensibiliser ces jeunes Grenoblois au rapport à l’eau des populations rencontrées, grâce à la mise en avant de problèmes essentiels tels que le manque d’eau et/ou sa qualité médiocre dans certaines régions du globe. La création d’un site internet par les adolescents avant le départ, des échanges entre les jeunes pendant les différentes missions et la présentation d’un reportage photo lors du retour contribueront entre autres à cette sensibilisation. La découverte de la « valeur » de l’eau, souvent ignorée en France de par l’abondance des ressources de qualité et la facilité de l’accès à la consommation, constitue la toile de fond de cette action. L’objectif est de faire prendre conscience aux adolescents de leur impact concret au quotidien sur l’eau et plus généralement sur l’environnement.
Au-delà de ces aspects d’aide et de sensibilisation, ce projet sera également l’occasion pour nous de découvrir de nouveaux pays, de nous immiscer au cœur de nouvelles cultures, ainsi que de côtoyer un monde qui nous attire énormément : celui de l’humanitaire.
Notre départ est prévu pour Novembre 2005, soit dans un an, afin de préparer au mieux notre projet. Nous n'avons pas de préférence en termes de pays, si ce n'est que le passage par l'Amérique du Sud et l'Afrique nous semble être primordial.
Nous sommes donc actuellement en phase de recherche d'associations locales ou d'organismes humanitaires susceptibles d'être intéressés par notre projet.
Merci par avance pour vos réponses si vous côtoyez ou connaissez l'une d'entre elles. Et n'hésitez pas si vous avez la moindre remarque ou même le plus petit conseil à nous donner !
A très bientôt j'espère !
Bonjour,
Comme beaucoup ici je pense, voyager est une manière de fuir... Fuir un quotidien sclérosant, fuir certaines personnes, fuir une société superficielle et insipide... Partir en quête d'ailleurs, voir ce qui se fait dans d'autres pays, d'autres cultures... Partir c'est mourir un peu et ça évite de mourir "à la folie" ici, en cas de désespoir total.
Bref, je ne me sens bien que lorsque je suis sur la route. Chaque retour de voyage occasionne une véritable dépression. Et j'ai enfin compris que je veux vouer ma vie à ma passion : le voyage.
Peu importe les utopies, peu importe que la France me manque après 3, 6 mois, 2 ans de voyage. Je DOIS partir.
Plus concrètement, j'ai un budget de 3000 €. J'ai bien conscience que la réalité me rattrapera bien vite si je ne trouve pas d'autres sources de revenus, mais en même temps, j'ai toujours l'image de ces routards bourlinguant toute leur vie en vivant de petits boulots à droite à gauche...
Mais outrepassant ces utopies de doux rêveurs adolescents (j'ai par ailleurs tout à fait intégré que la vie n'était pas mieux ailleurs... juste... différente), j'aurais souhaité savoir s'il était possible de trouver facilement du travail sur la route. Deux mois comme serveur à droite, deux autres à gauche, etc.
Mon itinéraire passerait d'abord par l'Asie (Thaïlande, Singapour, Malaisie, Indonésie), puis l'Australie, pour rejoindre ensuite l'Amérique latine (Argentine, Chili, Pérou et Equateur), avant un retour éventuel vers les Etats-Unis pour rallier ensuite l'Europe...
J'ai pensé à pas mal de petits boulots : serveur, cueilleur de fruits, plongeur... Comme je suis journaliste et que je prends également des photos, je voudrais également faire quelques piges en me bougeant un peu ici pour trouver des commandes. Y' a t il des boulots possibles dans ces parties du monde, sachant que mon anglais est nickel et mon espagnol basique (mais je peux m'y mettre sérieusement !) ?
Certains d'entre vous ont ils déjà tenté ce genre d'aventure ?
De toutes façons, je sais que c'est à pile ou face. Et si c'est face, retour à la case France... mais grosse déception...
Comme beaucoup ici je pense, voyager est une manière de fuir... Fuir un quotidien sclérosant, fuir certaines personnes, fuir une société superficielle et insipide... Partir en quête d'ailleurs, voir ce qui se fait dans d'autres pays, d'autres cultures... Partir c'est mourir un peu et ça évite de mourir "à la folie" ici, en cas de désespoir total.
Bref, je ne me sens bien que lorsque je suis sur la route. Chaque retour de voyage occasionne une véritable dépression. Et j'ai enfin compris que je veux vouer ma vie à ma passion : le voyage.
Peu importe les utopies, peu importe que la France me manque après 3, 6 mois, 2 ans de voyage. Je DOIS partir.
Plus concrètement, j'ai un budget de 3000 €. J'ai bien conscience que la réalité me rattrapera bien vite si je ne trouve pas d'autres sources de revenus, mais en même temps, j'ai toujours l'image de ces routards bourlinguant toute leur vie en vivant de petits boulots à droite à gauche...
Mais outrepassant ces utopies de doux rêveurs adolescents (j'ai par ailleurs tout à fait intégré que la vie n'était pas mieux ailleurs... juste... différente), j'aurais souhaité savoir s'il était possible de trouver facilement du travail sur la route. Deux mois comme serveur à droite, deux autres à gauche, etc.
Mon itinéraire passerait d'abord par l'Asie (Thaïlande, Singapour, Malaisie, Indonésie), puis l'Australie, pour rejoindre ensuite l'Amérique latine (Argentine, Chili, Pérou et Equateur), avant un retour éventuel vers les Etats-Unis pour rallier ensuite l'Europe...
J'ai pensé à pas mal de petits boulots : serveur, cueilleur de fruits, plongeur... Comme je suis journaliste et que je prends également des photos, je voudrais également faire quelques piges en me bougeant un peu ici pour trouver des commandes. Y' a t il des boulots possibles dans ces parties du monde, sachant que mon anglais est nickel et mon espagnol basique (mais je peux m'y mettre sérieusement !) ?
Certains d'entre vous ont ils déjà tenté ce genre d'aventure ?
De toutes façons, je sais que c'est à pile ou face. Et si c'est face, retour à la case France... mais grosse déception...
bonjour à tous, nous aimerions savoir s'il y a un age pour patir ( et si 19 ans c'est trop jeune 🤪 ) ?
merci d'avance !
merci d'avance !
Bonjour,
C'est décidé!
Nous venons de nous inscrire pour ce 1er tour du monde avec MSC, sur le Magnifica, au départ de Marseille, le 6 janvier 2019, dont le parcours nous a particulierement séduit...
Un grand enthousiasme, mais aussi un peu d'inquiétude tout de même, car partir 119 jours en croisiere, loin de ses bases, cela est inhabituel.
J - 777....
J'ouvre cette discussion, pour tous les futurs TDMistes qui seront du voyage, pour qu'ils puissent s'y retrouver et échanger avis et conseils et préparer ensemble, ce qui sera, j'espère, une magnifique aventure...
Jean-Marie
PS : cela pourra aussi être l'occasion pour les "anciens" de nous faire part de leurs expériences et nous faire profiter de leurs conseils avisés.
Bonsoir inscrit deja depuis longtemps sur le forum souvent consulté je me decide à le regarder et du coup lancer une discussion. Notre projet de tdm est maintenant bien decidé pour toute la famille🙂. ns serons donc 4 (céline 41 ans Morgane 12 ans Axelle 10ans et moi 48 Ans) à partir espérons en 2014 si tout est prêt.(itineraires, formalités, Cned etc....).
Nous ésperons faire ce tour sur 4 ou 5 ans si tout va bien. Cet interméde dans notre vie est le résultat d'une soif de découvertes de pays, de rencontres avec des peuples différents et aussi d'une osmose avec nos enfants et aussi l'envie de leurs montrer le monde qui nous entoure.
Alors à vos claviers si vous êtes de ces personnes qui souhaitez apporter des pierres a notre projet ou pourquoi pas faire un bout de route avec nous c'est avec plaisir je repondrais à vos courriers😉. Merci au forum........
Salut à tous!🙂
Je voudrais savoir ce que vous pensez - en tant que voyageurs/backpackers expérimentés - de faire un tour du monde à mon age (je précise que j'aimerai vraiment le faire seule : tellement plus de liberté, de rencontres possibles...). On me dit que je suis folle (que ferais-t-on sans Folie??), je n'ai pas envie d'y croire. Quand on veut on peux, non??
Le problème c'est que juste par écrit il est difficile de montrer toute ma motivation. J'ai besoin de partir vers l'inconnu, l'aventure...Tout ce qu'on nous fait apprendre ça ne sert à rien si on ne fait rien par nous même, si on ne sort pas de notre petit quotidien rassurant et sur-sécurisé. Je veux voir autre chose, faire de Vraies rencontres, il y a tellement à apprendre de moi et des autres...
Je sais que ça demande du temps, de l'argent, de l'organisation, de la paperasse. Mais je sais aussi que c'est un question de volonté.
Bref, suis-je aveuglée par mes rêves et cet instinct si puissant qui me pousse à voyager, ou bien...est-ce faisable??? Et si vous connaissez des filles dans le même cas, se serait avec plaisir!!😉
Merci beaucoup!
bonjour à tous
je prépare un TDM mais dans un but humanitaire. réaliser différentes actions dans différents domaines (social, éducation, médical, écologique...) en allant de pays en pays. je suis donc preneur de toutes les adresses d'associations, fondations à travers le monde, ainsi que de tous les témoignages de personnes qui sont partis plus ou moins longtemps pour des actions de ce type. merci d'avance et bonne route à tous
Bonjour à tous,
Voilà d'ici octobre 2010, j'envisage de partir (avec une amie) faire un tour du monde ... Mais pas simplement en bougeant dans le monde entier et apprécier les choses locales ... Je voudrais allier mon travail (éducatrice spécialisée) et ma passion de voyager ... Cependant j'ai de grosses difficultés à entrer en contact avec des associations locales (car je souhaite travailler dans ce genre d'asso pour qu'il n'y ait pas d'influence occidentale comme il peut y avoir dans certaines asso françaises implantées à l'étranger), donc je voudrais savoir si vous auriez pas des contacts d'asso ou de particuliers dans les pays suivants: Inde, Laos, Vietnam, Bali, Bolivie, Chili, Pérou ... Je pense qu'il est peut être plus facile de rencontrer les personnes par bouche à oreilles ... En tout cas n'hésitez pas à me contacter, je suis ouverte à différentes propositions ! Merci d'avance
Voilà d'ici octobre 2010, j'envisage de partir (avec une amie) faire un tour du monde ... Mais pas simplement en bougeant dans le monde entier et apprécier les choses locales ... Je voudrais allier mon travail (éducatrice spécialisée) et ma passion de voyager ... Cependant j'ai de grosses difficultés à entrer en contact avec des associations locales (car je souhaite travailler dans ce genre d'asso pour qu'il n'y ait pas d'influence occidentale comme il peut y avoir dans certaines asso françaises implantées à l'étranger), donc je voudrais savoir si vous auriez pas des contacts d'asso ou de particuliers dans les pays suivants: Inde, Laos, Vietnam, Bali, Bolivie, Chili, Pérou ... Je pense qu'il est peut être plus facile de rencontrer les personnes par bouche à oreilles ... En tout cas n'hésitez pas à me contacter, je suis ouverte à différentes propositions ! Merci d'avance
quelle est cette maladie contagieuse qui s'appelle TDM?
ce doit être Jules Verne l'instigateur de cette folle pandémie.
quel est le mode de propagation? est-ce le challenge? est-ce le plaisir de dire ensuite "je l'ai fait! est-ce pour se la raconter en société?
parce que derrière la phrase courte "j ai fait le tour du monde", il y en a une autre qui se cache : "j'ai vu le monde! je porte en moi la connaissance du monde!"
alors que comme chacun le sait, la terre est une boule, et il y a donc beaucoup de chemins pour en faire le tour.
alors que, j en ai vu des tour-du-mondistes, hé ben! c 'est pas la gloire! la moitié du temps dans les aéroports, l'autre a prendre des photos et à les charger sur le blog! "ouère iz ze cybercafé?"
jamais le temps de prendre le temps. un voyage en mode supermarché.
la encore, c est ce maudit Jules Verne, avec ses 80 jours!
quel est le mode de propagation? est-ce le challenge? est-ce le plaisir de dire ensuite "je l'ai fait! est-ce pour se la raconter en société?
parce que derrière la phrase courte "j ai fait le tour du monde", il y en a une autre qui se cache : "j'ai vu le monde! je porte en moi la connaissance du monde!"
alors que comme chacun le sait, la terre est une boule, et il y a donc beaucoup de chemins pour en faire le tour.
alors que, j en ai vu des tour-du-mondistes, hé ben! c 'est pas la gloire! la moitié du temps dans les aéroports, l'autre a prendre des photos et à les charger sur le blog! "ouère iz ze cybercafé?"
jamais le temps de prendre le temps. un voyage en mode supermarché.
la encore, c est ce maudit Jules Verne, avec ses 80 jours!
Bonjour,
Ma question s'adresse à ceux qui ont fait ou qui sont en train de faire un TDM ou un très long voyage.
Je pars faire un TDM avec mon chéri pendant 16 mois et je voudrais savoir si c'est fréquent d'en avoir marre au bout de plusieurs mois de voyager? Est-ce que les conditions de vie précaires lors d'un voyage routard, la fatigue, les mauvaise conditions climatiques etc peuvent changer vos envies de long voyage😕?
J'ai déjà voyagé routard dans des pays étrangers (camping sauvage, auto stop etc) pendant plusieurs semaines mais jamais pendant plusieurs mois.....Je pense être une aventurière mais je reste quand même une fille....😛
J'attends vos témoignages avec beaucoup d'impatience!
Vladi
Ma question s'adresse à ceux qui ont fait ou qui sont en train de faire un TDM ou un très long voyage.
Je pars faire un TDM avec mon chéri pendant 16 mois et je voudrais savoir si c'est fréquent d'en avoir marre au bout de plusieurs mois de voyager? Est-ce que les conditions de vie précaires lors d'un voyage routard, la fatigue, les mauvaise conditions climatiques etc peuvent changer vos envies de long voyage😕?
J'ai déjà voyagé routard dans des pays étrangers (camping sauvage, auto stop etc) pendant plusieurs semaines mais jamais pendant plusieurs mois.....Je pense être une aventurière mais je reste quand même une fille....😛
J'attends vos témoignages avec beaucoup d'impatience!
Vladi
Bonjour,
Nous sommes partis faire le tour du monde depuis septembre, depuis, nous avons commencé à filmer notre quotidien. Nous réalisons des vlogs plusieurs fois par semaine : un vlog, c'est un peu comme un journal, on vit une journée qu'on filme du matin jusqu'au soir. C'est un style de vidéo particulier, en immersion mais qu'on réalise avec passion. On est encore en plein apprentissage des techniques de film Notre chaine youtube, c'est humansabroad : https://www.youtube.com/channel/UCi4WBnvETwhzAHBBK9zcDAg
J'espere que nos vidéos vous donneront envie de voyager et vous feront découvrir de nouveaux lieux
Au programme ce mois-ci, la Thailande et bientôt l'Inde (nous partons le 13 janvier pour Delhi)
Bons voyages et, Bon visionnage et n'hésitez pas à nous laisser un commentaire :)
Nous sommes partis faire le tour du monde depuis septembre, depuis, nous avons commencé à filmer notre quotidien. Nous réalisons des vlogs plusieurs fois par semaine : un vlog, c'est un peu comme un journal, on vit une journée qu'on filme du matin jusqu'au soir. C'est un style de vidéo particulier, en immersion mais qu'on réalise avec passion. On est encore en plein apprentissage des techniques de film Notre chaine youtube, c'est humansabroad : https://www.youtube.com/channel/UCi4WBnvETwhzAHBBK9zcDAg
J'espere que nos vidéos vous donneront envie de voyager et vous feront découvrir de nouveaux lieux
Au programme ce mois-ci, la Thailande et bientôt l'Inde (nous partons le 13 janvier pour Delhi)
Bons voyages et, Bon visionnage et n'hésitez pas à nous laisser un commentaire :)
Bonjour,
Premier message sur ce forum. Cet été pour la première fois, notre famille recomposée (4 enfants âgés de 10, 13, 14 et 15 ans) partira en voyage 4 semaines. Notre projet est de prendre 6 billets d'avion à l'avance et de construire notre voyage nous-mêmes, en privilégiant sécurité, authenticité, traditions, immersion nature à l'écart du tourisme de masse... avec des temps dynamiques mais aussi de robinsonade. De préférence, l'Asie du sud-est et un seul pays en 4 semaines
Si vous avez déjà voyagé (notamment en famille) en Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam, Indonésie, Birmanie, quel pays nous conseillez-vous à cette période du mois d'août, en tenant compte également de l'aspect financier ?
Merci par avance pour vos réponses qui seront une première étape pour affiner nos recherches (nous n'avons pas encore consulté du guide).
A bietôt.
Premier message sur ce forum. Cet été pour la première fois, notre famille recomposée (4 enfants âgés de 10, 13, 14 et 15 ans) partira en voyage 4 semaines. Notre projet est de prendre 6 billets d'avion à l'avance et de construire notre voyage nous-mêmes, en privilégiant sécurité, authenticité, traditions, immersion nature à l'écart du tourisme de masse... avec des temps dynamiques mais aussi de robinsonade. De préférence, l'Asie du sud-est et un seul pays en 4 semaines
Si vous avez déjà voyagé (notamment en famille) en Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam, Indonésie, Birmanie, quel pays nous conseillez-vous à cette période du mois d'août, en tenant compte également de l'aspect financier ?
Merci par avance pour vos réponses qui seront une première étape pour affiner nos recherches (nous n'avons pas encore consulté du guide).
A bietôt.
Bonjour,
En voyant la jeunesse autour de moi, les adolescents en particulier, je trouve leur mentalité moins intéressée, moins réceptive aux voyages et à la découverte du monde, par rapport à celle qui existait il y a une vingtaine d'années. En général, les jeunes d'aujourd'hui me paraissent comme désabusés, blasés. Manque de curiosité sur les pays lointains, sur les autres cultures, etc...
Je me souviens dans les années 80 (ma "jeunesse"), on rêvait de faire le tour du monde, de s'en aller voir l'orient. En gros, faire des voyages en mode "routard" ! Les pays lointains intriguaient encore. Nous avions du punch pour partir découvrir... C'était peut-être dû à beaucoup moins d'images directes sur "l'extérieur" (pas internet...).
C'est juste mon impression...
En voyant la jeunesse autour de moi, les adolescents en particulier, je trouve leur mentalité moins intéressée, moins réceptive aux voyages et à la découverte du monde, par rapport à celle qui existait il y a une vingtaine d'années. En général, les jeunes d'aujourd'hui me paraissent comme désabusés, blasés. Manque de curiosité sur les pays lointains, sur les autres cultures, etc...
Je me souviens dans les années 80 (ma "jeunesse"), on rêvait de faire le tour du monde, de s'en aller voir l'orient. En gros, faire des voyages en mode "routard" ! Les pays lointains intriguaient encore. Nous avions du punch pour partir découvrir... C'était peut-être dû à beaucoup moins d'images directes sur "l'extérieur" (pas internet...).
C'est juste mon impression...
Après pas mal de temps, 10 mois je vous soumets un carnet de voyage. Peut-être m'a-t-il fallu tout ce temps pour "digérer" l'émotion suscitée par ce pays étonnant qu'est la Mongolie. Les chapitres me viendront au gré de l’inspiration, qui je l'espère ne m'abandonnera pas en cours de route. De manière paradoxale, au retour de ce mois loin de tout, à part un petit texte posé sur VF, je n'avais pas envie de relater ce voyage, des sentiments contradictoires s'entrechoquaient. Je faisais sans doute l'erreur de comparer avec d'autres déserts, comme l'Atacama, ce qui n'a pas de sens. Lentement les émotions et les ressentis ont décanté et se sont épurés, ainsi l'envie de m'exprimer se fait jour pour susciter chez vous l'appel de la piste et le plaisir d'enfourcher un vélo afin de partir à votre tour à " l'aventure" aux lisières du désert de Gobi.
Notre itinéraire trait vert, semble minuscule cependant 1500 km, la Mongolie est immense
l
La Mongolie est un pays qui fait rêver, tout particulièrement les amateurs de chevaux, qu’ils aient lu ou non Kessel, les cyclistes, les pêcheurs et aussi tous les voyageurs épris de grands espaces. Immense steppe, trois fois la dimension de la France, pratiquement déserte, trois millions d’habitants, dont un million à Ulan Bator. Une gigantesque prairie presque vide sur une superficie équivalente à l’Europe, de Gibraltar à Berlin. Voilà les réflexions qui viennent à l’esprit d’un cycliste au long cours qui envisage de poser ses roues dans ces contrées d’Asie centrale.
Avec Yves nous décidons de nous lancer dans cette aventure et planifions d’effectuer une boucle de 1500 kilomètres à partir de la capitale. Nous prévoyons de rester un mois sur place. Le départ est prévu mi-mai, un peu tôt en saison, le climat étant très rigoureux dans ce pays de régime continental, sans tempérance, été comme hiver entre chaleur et froid.
Comme toujours avec des vélos emballés la traversée de Paris est un exercice fatigant et pas très agréable. Le stress du fait d’un problème, toujours possible de dernier moment lors de l’embarquement, entraînant un refus de chargement. Heureusement tout va se passer pour le mieux, il suffit de payer 50 euros par monture.
Après un transfert à Moscou et une nuit extrêmement courte, 6 heures de vol jusqu’à Ulan Bator exactement à l’inverse de la course du soleil, notre avion d’Aeroflot est en approche de la piste. Nous découvrons enfin ces immenses steppes que nous allons parcourir. Nous sommes frappés au premier coup d’œil par le manque de couleurs. La végétation en cette mi-mai n’a pas encore verdi, sable et herbe roussie toujours sous l’emprise des grandes froidures hivernales, manifestement la montée de sève n’a pas commencé. Les teintes sont mornes, voire tristes. Je ne peux m’empêcher de comparer avec le désert de l‘Atacama, où toujours les contrastes de tons vifs donnent une impression d’irréalité. Cette uniformité de marron sur marron aux coloris fades qui défile sous notre hublot n’est pas à l’avantage du panorama que je contemple avec curiosité.
Comme prévu nous sommes attendus par Bildjet, information que nous avons eue par un membre de VF. Le transport jusqu’à notre destination de départ sur une distance d’une trentaine de kilomètres nous permet de confirmer notre première impression, la saison chaude n’est pas encore arrivée, et le printemps en est à ses prémisses.
Nous arrivons dans un quartier périphérique où les immenses buildings se côtoient au touche-touche. Que ces cités, aux dimensions inhumaines en expansion anarchique, dégagent une tristesse angoissante, due d’une part à cet envahissement de béton et d’autre part à cette mondialisation uniforme des villes. Le rêve de ce bout du monde nous rappelant Genjis Khan et ses hordes de guerriers cavaliers, qui étaient partis à l’assaut du monde, s’écroule. J’ai un peu l’impression de revivre mon enfance me rappelant les barres des Minguettes à Vénissieux dans le sud de Lyon, mais version titanesque.

Heureusement, nos hôtes sont très avenants et se mettent en quatre afin de nous permettre de nous installer au mieux dans l‘appartement qu’ils nous fournissent pour la modique somme de 6 euros chacun par jour. Deux jeunes Françaises nous ont précédés et se préparent pour un raid en 4X4 de 15 jours.
Comme toujours, à l’arrivée d’un voyage en avion le moment fatidique tant craint arrive : quel est l’état des vélos, notre projet peut-il être compromis ? Pour Yves tout se passe au mieux, quant à moi catastrophe ! La fourche de mon vélo est doublement tordue, elle a été enfoncée de vingt degrés longitudinalement et de dix degrés latéralement. Ma première pensée, que vais-je faire un mois sans mon vélo ? Pas de panique, allons prendre un café et réfléchissons. Tout va rentrer à peu près dans l’ordre. Biljdet notre hôte revient avec un démonte-pneu de camion et d’un coup franc et bien ajusté remet les bras de fourche dans l’axe. J’arrive à remonter ma roue et redescends mon vélo des quatre étages dans une cage d’escalier étroite et effectue un essai.

Ça embarque franchement à gauche, le vélo est à peine pilotable. Démontage et avec Yves nous tirons par tâtonnements successifs sur la ferraille en affinant par touches le travail de remise en place. Après plusieurs essais le vélo devient de plus en plus stable. Je finis par pouvoir lâcher le guidon. Le moral remonte en flèche, notre périple va pouvoir commencer. Certes l’un des bras de fourche est marqué par une amorce de grosse fissure verticale, mais sur un mois j’ai bon espoir que cela tienne. Je ne savais pas qu’une fourche métallique pouvait se « malaxer » à la manière d’une pâte à modeler un peu dure !
Nos problèmes techniques réglés nous nous installons, puis décidons de partir à la découverte du centre-ville. L’épouse de notre hôte nous propose de nous conduire en voiture avec les deux jeunes Françaises sur la place principale, mais nous préférons y aller par nos propres moyens. Ce sera à pied, car il nous est déconseillé formellement de prendre nos vélos. Par une marche d’une demi-heure au milieu d’une forêt de grands buildings un peu déglingues nous arrivons dans le cœur de la cité. Nous repérons immédiatement le magasin qui nous a été indiqué pour acheter des cartouches de gaz.
Le centre-ville me fait un peu penser au Tirana d’il y a une quinzaine d’années. L’impression est étonnante, un mélange de monuments à l’allure un peu soviétique côtoyant d’autres à l’architecture d’avant-garde.

De tous côtés au-delà des constructions le regard porte sur des collines pelées, ce qui rappelle que cette capitale est en lisière du désert de Gobi. Quelles sont les immensités désolées qui se cachent derrière ces premiers reliefs. Cela aiguise notre curiosité et notre envie de partir au plus vite. Mais l’expérience nous a appris qu’il est préférable de prendre son temps et de compenser le décalage horaire en passant deux nuits sur place.
1er jour jour Ulan Bator à Altanbulag 59km
Le 17 mai, enfin le départ, nous descendons notre matériel au bas de l’immeuble. Le gardien intrigué nous interroge sur notre itinéraire. Nous lui montrons sur notre carte ce que nous espérons parcourir. Il s’étonne et rigole, peut-être n’est-il pas sorti de son immeuble depuis l’époque où comme beaucoup de ses compatriotes poussés par la misère il a quitté ses steppes à la recherche d’un emploi en ville.


En ce lundi matin, nous quittons sans trop de difficultés Ulan Bator, bien que la circulation soit plus dense que celle du weekend. En périphérie nous passons des zones un peu bouleversées par les bulldozers, la ville s’agrandissant à grande vitesse. Nous longeons une vieille centrale électrique en fonctionnement, on est vraiment plongé dans la technologie de la première moitié du siècle dernier. L’aéroport est sur notre route, tout autour des groupes d’édifices d’habitation d’une vingtaine d’étages serrés de manière compacte, se sont constitués de façon dispersée et en apparence aléatoire. Mais d’ici une dizaine d’années, il est fort à parier que l’aéroport sera complètement enclavé dans la ville.

Plus nous avançons plus la steppe devient présente et moins nous dépassons des groupes de grands immeubles. La route toujours goudronnée est de moins en moins passante. Nos craintes, suite aux mises en garde qui nous avaient été prodiguées au sujet de la conduite folle des conducteurs bourrés, se sont envolées, ce n’est pas pire qu’en France, d’ailleurs les voitures nous frôleraient peut-être moins.
Nous attaquons les premières côtes, la vue s’étend, les immenses prairies encore endormies se dévoilent toujours plus. Des villages composés de maisons multicolores ponctuent de loin en loin la plaine en direction d’Ulan Bator. Les grandes cheminées qui dégagent des fumées épaisses se fondent lentement dans le lointain, et se font absorber définitivement après quelques grosses bosses franchies.

Une fois quittées les villes qui de plus en plus ont un côté uniforme du fait de la mondialisation, les pays ont gardé leur spécificité et la Mongolie ne ressemble à rien de ce que je connais. Je sens que nous allons faire un voyage, mais comme dit Nicolas Bouvier : On ne fait pas un voyage c’est le voyage qui vous fait et vous défait. Et effectivement, il va peut-être me défaire, car à travers ces immenses espaces je ressens une forme de tristesse sans doute due à l’absence de couleurs marquées. Cette steppe est uniformément marron, la sève n’étant pas encore montée dans les milliards de brins d’herbe, ce qui lui donnera son aspect riant comme les prospectus nous la montrent. Mais pour le moment le sable donne sa teinte atténuée au travers de cette herbe en devenir.
Puis le goudron s’arrête et la piste commence, et avec elle l’aventure semble toujours plus prometteuse, comme si nous nous éloignions de la civilisation pour plonger dans un monde plus authentique. Mais tout cela n’est peut-être que subjectif. La circulation a quasiment disparu, devant nous l’immensité du désert de Gobi. Nous allons en arpenter les lisières nord sur 700 kilomètres dans la première partie de notre périple.
Au sommet d’un tertre nous effectuons notre première pause le temps du repas de midi, rite qui se renouvellera chaque jour durant un mois. A nos pieds coule une rivière, pas très propre. Elle est le seul élément qui retient le regard en dehors du sable qui nous cerne. Nous croisons nos premiers troupeaux, moutons, chèvres, vaches et aussi quelques chevaux, ces derniers jamais très nombreux. Au cours des 24 jours de ce tour de 1500 kilomètres, les hommes seront peu nombreux, les animaux par contre nous accompagneront en permanence. Bien que l’herbe soit très maigre et rare, ils se portent bien et ont belle allure, bien en chair et pelage luisant.


Le GPS et la trace nous sont un réel secours, car dans ces immensités sans repères parfois il est presque impossible de choisir une piste plutôt qu’une autre. Il fait chaud, et nos organismes ne sont pas encore habitués à l’effort prolongé, et de plus le décalage horaire n’est pas totalement assimilé. Au sommet d’une bosse le village d’Altanbulag apparaît d’un coup. Qu’il nous semble étrange, des groupes de maisons serrées les unes contre les autres, entourés de palissades de planches, forment des taches de couleur sur la prairie. Un ensemble de bâtiments sans palissade matérialise le cœur du bourg, avec la banque, l’épicerie et les centres administratifs.

Nous nous arrêtons devant l’épicerie, et la fatigue nous saisit sans prévenir. Nous pénétrons dans ce commerce et avec plaisir nous constatons qu’il est bien achalandé, fruits, gâteaux, saucisses, pâtes et riz, eau, soda, bière et même vin. Je me souviens de certains pays comme la Bolivie ou le Laos aux épiceries presque vides. De plus, comme partout sur notre planète la bière présente, en canette d’un demi-litre, est le meilleur des remontants pour désaltérer après un effort prolongé. On en boit toujours avec plaisir, cela change de l’eau souvent chauffée par le soleil que nous transportons sur nos porte-bagages. Le courage nous manque ainsi que l’envie de reprendre la piste.
Nous demandons s’il est possible d’être hébergés pour la nuit. Sans problème, quelques chambres spacieuses au confort spartiate sont disponibles. En plus, raffinement suprême il nous sera possible de prendre une douche chaude, ce qui ne sera pas souvent le cas par la suite. Le prix nécessitera d’âpres négociations par gestes. Cependant la base de discussion sera toujours clairement affichée, car l’épicière détient une petite calculette. Au gré des mimiques les chiffres défilent et nous finissons par tomber d’accord sur une somme correspondant à quelques euros pour chacun. Nous sommes au bout du monde, mais tous les adolescents ont leur IPad.
La barrière de la langue est bien réelle, mais surprise, une jeune fille me tend son IPad pour que j’y inscrive des mots anglais qu’elle convertit en mongol. Puis, elle appelle par téléphone la professeure d’anglais. Une jeune femme très occidentalisée nous rejoint rapidement. Alors nous pouvons tenir une conversation approfondie et très intéressante. Elle nous apprend que ce village comprend une population de deux mille âmes. Elle nous fait comprendre que son métier n’est pas facile, elle se sent isolée loin des joies et des plaisirs de la ville. La situation devenant particulièrement pénible l’hiver avec des températures terriblement basses et une gangue de neige qui s’installe pour de longs mois.
Une fois installés, nous partons à la découverte de cet étrange village constitué d’îlots retranchés derrière leurs barrières de planches. Des enfants viennent à notre rencontre et essayent de communiquer sans grand succès. Le soir tombe sur ce paysage qui s’étend jusqu’à l’infini sans trop de points caractéristiques. Le dépaysement est total.




Puis, nous rejoignons notre chambre et nous confectionnons notre repas, somme toute copieux, car tout ce que nous avons acheté est gros, saucisses ou gâteaux sablés. Les restaurants dans ces villages mongols il n’y en a pas, contrairement à d’autres pays loin de tout, où il a toujours moyen de trouver une autochtone qui propose une soupe ou une platée de riz.

Notre itinéraire trait vert, semble minuscule cependant 1500 km, la Mongolie est immense
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La Mongolie est un pays qui fait rêver, tout particulièrement les amateurs de chevaux, qu’ils aient lu ou non Kessel, les cyclistes, les pêcheurs et aussi tous les voyageurs épris de grands espaces. Immense steppe, trois fois la dimension de la France, pratiquement déserte, trois millions d’habitants, dont un million à Ulan Bator. Une gigantesque prairie presque vide sur une superficie équivalente à l’Europe, de Gibraltar à Berlin. Voilà les réflexions qui viennent à l’esprit d’un cycliste au long cours qui envisage de poser ses roues dans ces contrées d’Asie centrale.Avec Yves nous décidons de nous lancer dans cette aventure et planifions d’effectuer une boucle de 1500 kilomètres à partir de la capitale. Nous prévoyons de rester un mois sur place. Le départ est prévu mi-mai, un peu tôt en saison, le climat étant très rigoureux dans ce pays de régime continental, sans tempérance, été comme hiver entre chaleur et froid.
Comme toujours avec des vélos emballés la traversée de Paris est un exercice fatigant et pas très agréable. Le stress du fait d’un problème, toujours possible de dernier moment lors de l’embarquement, entraînant un refus de chargement. Heureusement tout va se passer pour le mieux, il suffit de payer 50 euros par monture.
Après un transfert à Moscou et une nuit extrêmement courte, 6 heures de vol jusqu’à Ulan Bator exactement à l’inverse de la course du soleil, notre avion d’Aeroflot est en approche de la piste. Nous découvrons enfin ces immenses steppes que nous allons parcourir. Nous sommes frappés au premier coup d’œil par le manque de couleurs. La végétation en cette mi-mai n’a pas encore verdi, sable et herbe roussie toujours sous l’emprise des grandes froidures hivernales, manifestement la montée de sève n’a pas commencé. Les teintes sont mornes, voire tristes. Je ne peux m’empêcher de comparer avec le désert de l‘Atacama, où toujours les contrastes de tons vifs donnent une impression d’irréalité. Cette uniformité de marron sur marron aux coloris fades qui défile sous notre hublot n’est pas à l’avantage du panorama que je contemple avec curiosité.
Comme prévu nous sommes attendus par Bildjet, information que nous avons eue par un membre de VF. Le transport jusqu’à notre destination de départ sur une distance d’une trentaine de kilomètres nous permet de confirmer notre première impression, la saison chaude n’est pas encore arrivée, et le printemps en est à ses prémisses.
Nous arrivons dans un quartier périphérique où les immenses buildings se côtoient au touche-touche. Que ces cités, aux dimensions inhumaines en expansion anarchique, dégagent une tristesse angoissante, due d’une part à cet envahissement de béton et d’autre part à cette mondialisation uniforme des villes. Le rêve de ce bout du monde nous rappelant Genjis Khan et ses hordes de guerriers cavaliers, qui étaient partis à l’assaut du monde, s’écroule. J’ai un peu l’impression de revivre mon enfance me rappelant les barres des Minguettes à Vénissieux dans le sud de Lyon, mais version titanesque.

Heureusement, nos hôtes sont très avenants et se mettent en quatre afin de nous permettre de nous installer au mieux dans l‘appartement qu’ils nous fournissent pour la modique somme de 6 euros chacun par jour. Deux jeunes Françaises nous ont précédés et se préparent pour un raid en 4X4 de 15 jours.
Comme toujours, à l’arrivée d’un voyage en avion le moment fatidique tant craint arrive : quel est l’état des vélos, notre projet peut-il être compromis ? Pour Yves tout se passe au mieux, quant à moi catastrophe ! La fourche de mon vélo est doublement tordue, elle a été enfoncée de vingt degrés longitudinalement et de dix degrés latéralement. Ma première pensée, que vais-je faire un mois sans mon vélo ? Pas de panique, allons prendre un café et réfléchissons. Tout va rentrer à peu près dans l’ordre. Biljdet notre hôte revient avec un démonte-pneu de camion et d’un coup franc et bien ajusté remet les bras de fourche dans l’axe. J’arrive à remonter ma roue et redescends mon vélo des quatre étages dans une cage d’escalier étroite et effectue un essai.

Ça embarque franchement à gauche, le vélo est à peine pilotable. Démontage et avec Yves nous tirons par tâtonnements successifs sur la ferraille en affinant par touches le travail de remise en place. Après plusieurs essais le vélo devient de plus en plus stable. Je finis par pouvoir lâcher le guidon. Le moral remonte en flèche, notre périple va pouvoir commencer. Certes l’un des bras de fourche est marqué par une amorce de grosse fissure verticale, mais sur un mois j’ai bon espoir que cela tienne. Je ne savais pas qu’une fourche métallique pouvait se « malaxer » à la manière d’une pâte à modeler un peu dure !
Nos problèmes techniques réglés nous nous installons, puis décidons de partir à la découverte du centre-ville. L’épouse de notre hôte nous propose de nous conduire en voiture avec les deux jeunes Françaises sur la place principale, mais nous préférons y aller par nos propres moyens. Ce sera à pied, car il nous est déconseillé formellement de prendre nos vélos. Par une marche d’une demi-heure au milieu d’une forêt de grands buildings un peu déglingues nous arrivons dans le cœur de la cité. Nous repérons immédiatement le magasin qui nous a été indiqué pour acheter des cartouches de gaz.
Le centre-ville me fait un peu penser au Tirana d’il y a une quinzaine d’années. L’impression est étonnante, un mélange de monuments à l’allure un peu soviétique côtoyant d’autres à l’architecture d’avant-garde.

De tous côtés au-delà des constructions le regard porte sur des collines pelées, ce qui rappelle que cette capitale est en lisière du désert de Gobi. Quelles sont les immensités désolées qui se cachent derrière ces premiers reliefs. Cela aiguise notre curiosité et notre envie de partir au plus vite. Mais l’expérience nous a appris qu’il est préférable de prendre son temps et de compenser le décalage horaire en passant deux nuits sur place.
1er jour jour Ulan Bator à Altanbulag 59km
Le 17 mai, enfin le départ, nous descendons notre matériel au bas de l’immeuble. Le gardien intrigué nous interroge sur notre itinéraire. Nous lui montrons sur notre carte ce que nous espérons parcourir. Il s’étonne et rigole, peut-être n’est-il pas sorti de son immeuble depuis l’époque où comme beaucoup de ses compatriotes poussés par la misère il a quitté ses steppes à la recherche d’un emploi en ville.


En ce lundi matin, nous quittons sans trop de difficultés Ulan Bator, bien que la circulation soit plus dense que celle du weekend. En périphérie nous passons des zones un peu bouleversées par les bulldozers, la ville s’agrandissant à grande vitesse. Nous longeons une vieille centrale électrique en fonctionnement, on est vraiment plongé dans la technologie de la première moitié du siècle dernier. L’aéroport est sur notre route, tout autour des groupes d’édifices d’habitation d’une vingtaine d’étages serrés de manière compacte, se sont constitués de façon dispersée et en apparence aléatoire. Mais d’ici une dizaine d’années, il est fort à parier que l’aéroport sera complètement enclavé dans la ville.

Plus nous avançons plus la steppe devient présente et moins nous dépassons des groupes de grands immeubles. La route toujours goudronnée est de moins en moins passante. Nos craintes, suite aux mises en garde qui nous avaient été prodiguées au sujet de la conduite folle des conducteurs bourrés, se sont envolées, ce n’est pas pire qu’en France, d’ailleurs les voitures nous frôleraient peut-être moins.
Nous attaquons les premières côtes, la vue s’étend, les immenses prairies encore endormies se dévoilent toujours plus. Des villages composés de maisons multicolores ponctuent de loin en loin la plaine en direction d’Ulan Bator. Les grandes cheminées qui dégagent des fumées épaisses se fondent lentement dans le lointain, et se font absorber définitivement après quelques grosses bosses franchies.

Une fois quittées les villes qui de plus en plus ont un côté uniforme du fait de la mondialisation, les pays ont gardé leur spécificité et la Mongolie ne ressemble à rien de ce que je connais. Je sens que nous allons faire un voyage, mais comme dit Nicolas Bouvier : On ne fait pas un voyage c’est le voyage qui vous fait et vous défait. Et effectivement, il va peut-être me défaire, car à travers ces immenses espaces je ressens une forme de tristesse sans doute due à l’absence de couleurs marquées. Cette steppe est uniformément marron, la sève n’étant pas encore montée dans les milliards de brins d’herbe, ce qui lui donnera son aspect riant comme les prospectus nous la montrent. Mais pour le moment le sable donne sa teinte atténuée au travers de cette herbe en devenir.
Puis le goudron s’arrête et la piste commence, et avec elle l’aventure semble toujours plus prometteuse, comme si nous nous éloignions de la civilisation pour plonger dans un monde plus authentique. Mais tout cela n’est peut-être que subjectif. La circulation a quasiment disparu, devant nous l’immensité du désert de Gobi. Nous allons en arpenter les lisières nord sur 700 kilomètres dans la première partie de notre périple.
Au sommet d’un tertre nous effectuons notre première pause le temps du repas de midi, rite qui se renouvellera chaque jour durant un mois. A nos pieds coule une rivière, pas très propre. Elle est le seul élément qui retient le regard en dehors du sable qui nous cerne. Nous croisons nos premiers troupeaux, moutons, chèvres, vaches et aussi quelques chevaux, ces derniers jamais très nombreux. Au cours des 24 jours de ce tour de 1500 kilomètres, les hommes seront peu nombreux, les animaux par contre nous accompagneront en permanence. Bien que l’herbe soit très maigre et rare, ils se portent bien et ont belle allure, bien en chair et pelage luisant.


Le GPS et la trace nous sont un réel secours, car dans ces immensités sans repères parfois il est presque impossible de choisir une piste plutôt qu’une autre. Il fait chaud, et nos organismes ne sont pas encore habitués à l’effort prolongé, et de plus le décalage horaire n’est pas totalement assimilé. Au sommet d’une bosse le village d’Altanbulag apparaît d’un coup. Qu’il nous semble étrange, des groupes de maisons serrées les unes contre les autres, entourés de palissades de planches, forment des taches de couleur sur la prairie. Un ensemble de bâtiments sans palissade matérialise le cœur du bourg, avec la banque, l’épicerie et les centres administratifs.

Nous nous arrêtons devant l’épicerie, et la fatigue nous saisit sans prévenir. Nous pénétrons dans ce commerce et avec plaisir nous constatons qu’il est bien achalandé, fruits, gâteaux, saucisses, pâtes et riz, eau, soda, bière et même vin. Je me souviens de certains pays comme la Bolivie ou le Laos aux épiceries presque vides. De plus, comme partout sur notre planète la bière présente, en canette d’un demi-litre, est le meilleur des remontants pour désaltérer après un effort prolongé. On en boit toujours avec plaisir, cela change de l’eau souvent chauffée par le soleil que nous transportons sur nos porte-bagages. Le courage nous manque ainsi que l’envie de reprendre la piste.
Nous demandons s’il est possible d’être hébergés pour la nuit. Sans problème, quelques chambres spacieuses au confort spartiate sont disponibles. En plus, raffinement suprême il nous sera possible de prendre une douche chaude, ce qui ne sera pas souvent le cas par la suite. Le prix nécessitera d’âpres négociations par gestes. Cependant la base de discussion sera toujours clairement affichée, car l’épicière détient une petite calculette. Au gré des mimiques les chiffres défilent et nous finissons par tomber d’accord sur une somme correspondant à quelques euros pour chacun. Nous sommes au bout du monde, mais tous les adolescents ont leur IPad.
La barrière de la langue est bien réelle, mais surprise, une jeune fille me tend son IPad pour que j’y inscrive des mots anglais qu’elle convertit en mongol. Puis, elle appelle par téléphone la professeure d’anglais. Une jeune femme très occidentalisée nous rejoint rapidement. Alors nous pouvons tenir une conversation approfondie et très intéressante. Elle nous apprend que ce village comprend une population de deux mille âmes. Elle nous fait comprendre que son métier n’est pas facile, elle se sent isolée loin des joies et des plaisirs de la ville. La situation devenant particulièrement pénible l’hiver avec des températures terriblement basses et une gangue de neige qui s’installe pour de longs mois.
Une fois installés, nous partons à la découverte de cet étrange village constitué d’îlots retranchés derrière leurs barrières de planches. Des enfants viennent à notre rencontre et essayent de communiquer sans grand succès. Le soir tombe sur ce paysage qui s’étend jusqu’à l’infini sans trop de points caractéristiques. Le dépaysement est total.




Puis, nous rejoignons notre chambre et nous confectionnons notre repas, somme toute copieux, car tout ce que nous avons acheté est gros, saucisses ou gâteaux sablés. Les restaurants dans ces villages mongols il n’y en a pas, contrairement à d’autres pays loin de tout, où il a toujours moyen de trouver une autochtone qui propose une soupe ou une platée de riz.

Bonjour
Je suis une fille de 25 ans, je n'ai jamais fait de voyage humanitaire, J'ai voyager mais seulement des destinations soleil.
Je sais que je vais probablement être jugée car je suis un petite cocotte de la ville qui crois qu'elle peut aider...
Je n'ai seulement qu'un secondaire 5 et un cours en tourisme, j'ai des économies et je suis prette a tout mettre ce que j'ai!
Si vous pouvez m'aider a m'orienter pour un premier voyage, 1 mois ou 2...
Retraité depuis la fin juillet 2013, nous avons entrepris une succession de randonnées cyclo-touristiques à travers les routes d’Amérique, dont voici le résumé :
· Aout 2013 : Beloeil (au Québec) à New-York City et retour : 1,061 kilomètres, en famille avec nos deux adolescents (16 et 13 ans à cette date).
· Octobre – novembre 2013 : Blue Ridge Parkway (virginie), Carolines, Georgie et Floride jusqu’à Key West : 3,057 km ; En solo avec mon copain Dominique.
· 5 mai 2014 au 7 octobre 2014 : 118 jours de vélo de Beloeil (au Québec) à Seaside, Oregon, Les USA d’est en ouest avec quelques zigzags ! 9,373 km parcourus er 72,386 mètres d’ascension ; En tandem avec Hélène, ma compagne de vie … et d’aventures !
Durant nos pérégrinations cyclistes, nous nous sommes plu à rédiger nos aventures (avec cartes et photos) à travers un blog sur le site de Crazyguyonabike.com. L'écriture de ce blog fut une aventure de longue haleine, autant que le vélo lui-même! Commencée au début de l'hiver 2014, alors que nous débutions la préparation de notre grande aventure américaine, nous avons élaboré la structure de notre texte (Parties, sections, etc), créé des cartes pour chaque section, fouillé Internet, Wikipedia et Voyageforum.com pour choisir nos destinations. Une fois sur la route, il nous restait à y compiler nos nombreuses statistiques quotidiennes, ajouter des photos et rédiger nos aventures de la journée! Au cumulatif, notre blog totalise 148 jours de voyage dont 118 jours de vélo, 216 pages, plus de 125 cartes topographiques, et 2,216 photos! A ce jour, c'est de loin notre rédaction conjointe la plus importante!
Quant à l'aventure par elle-même, ces 148 jours de voyage (presque 5 mois!) furent une fabuleuse aventure humaine, sportive et amoureuse, à travers cette Amérique que nous connaissions finalement bien peu!
Depuis notre retour au Québec à la mi-octobre. Nous avons complété les parties manquantes au blog : ajout de commentaires manquants à certaines photos, ajout des résumés de fins de sections et de fins de partie, ajout de nos post-mortems et d’une conclusion au voyage.
A cet effet, voici un résumé des thèmes abordés par Hélène à son post-mortem : Des milliers de kilomètres parcourus, des paysages fabuleux; Des rencontres inoubliables; Des gens d'une générosité émouvante ; Des sites de camping accueillants; Des aventures rocambolesques ! https://www.crazyguyonabike.com/.....id=399541&a...
Bien difficile pour moi d'ajouter quelque chose de pertinent, après le post-mortem rédigé par Hélène, si complet et si intéressant! Alors que nous concluons notre voyage et notre blog, en ce début de décembre 2014, nous rêvons déjà à nos prochaines aventures cyclistes, que nous espérons encore plus longues, et qui pourraient nous mettre sur la route dès le début de l'été 2015!
Voici les liens vous donnant accès à nos textes, photos, cartes bref à notre blog! · La table des matières: http://www.crazyguyonabike.com/...cie-tdm-pion-g...
· Le post-mortem rédigé par Hélène: https://www.crazyguyonabike.com/.....id=399541&a...
· Le post-mortem rédigé par Normand https://www.crazyguyonabike.com/.....id=399542&a...
· Conclusion … et quelques statistiques! https://www.crazyguyonabike.com/....._id=399567&...
Durant nos pérégrinations cyclistes, nous nous sommes plu à rédiger nos aventures (avec cartes et photos) à travers un blog sur le site de Crazyguyonabike.com. L'écriture de ce blog fut une aventure de longue haleine, autant que le vélo lui-même! Commencée au début de l'hiver 2014, alors que nous débutions la préparation de notre grande aventure américaine, nous avons élaboré la structure de notre texte (Parties, sections, etc), créé des cartes pour chaque section, fouillé Internet, Wikipedia et Voyageforum.com pour choisir nos destinations. Une fois sur la route, il nous restait à y compiler nos nombreuses statistiques quotidiennes, ajouter des photos et rédiger nos aventures de la journée! Au cumulatif, notre blog totalise 148 jours de voyage dont 118 jours de vélo, 216 pages, plus de 125 cartes topographiques, et 2,216 photos! A ce jour, c'est de loin notre rédaction conjointe la plus importante!
Quant à l'aventure par elle-même, ces 148 jours de voyage (presque 5 mois!) furent une fabuleuse aventure humaine, sportive et amoureuse, à travers cette Amérique que nous connaissions finalement bien peu!
Depuis notre retour au Québec à la mi-octobre. Nous avons complété les parties manquantes au blog : ajout de commentaires manquants à certaines photos, ajout des résumés de fins de sections et de fins de partie, ajout de nos post-mortems et d’une conclusion au voyage.
A cet effet, voici un résumé des thèmes abordés par Hélène à son post-mortem : Des milliers de kilomètres parcourus, des paysages fabuleux; Des rencontres inoubliables; Des gens d'une générosité émouvante ; Des sites de camping accueillants; Des aventures rocambolesques ! https://www.crazyguyonabike.com/.....id=399541&a...
Bien difficile pour moi d'ajouter quelque chose de pertinent, après le post-mortem rédigé par Hélène, si complet et si intéressant! Alors que nous concluons notre voyage et notre blog, en ce début de décembre 2014, nous rêvons déjà à nos prochaines aventures cyclistes, que nous espérons encore plus longues, et qui pourraient nous mettre sur la route dès le début de l'été 2015!
Voici les liens vous donnant accès à nos textes, photos, cartes bref à notre blog! · La table des matières: http://www.crazyguyonabike.com/...cie-tdm-pion-g...
· Le post-mortem rédigé par Hélène: https://www.crazyguyonabike.com/.....id=399541&a...
· Le post-mortem rédigé par Normand https://www.crazyguyonabike.com/.....id=399542&a...
· Conclusion … et quelques statistiques! https://www.crazyguyonabike.com/....._id=399567&...
Salut a tous,
Je suis à la recherche d'une mission humanitaire pour cette été, (disponible juillet, août et septembre). J'ai déja voyagé mais n'ai aucune d'expérience dans l'humanitaire et n'ai pas de gros moyen financier, par contre je suis extrèmement motivée et prète à accomplir tous types de missions, chantiers, animations etc.. J'ai depuis longtemp le désir de rencontrer les populations les plus dans le besoin, afin de leurs apporter mon aide..... Ayant tout à fait conscience des difficultés auxquels je pourrai étre confronté mais aussi de l'enrichissement humain de l'on peut en retirer!!!.... Toutes vos propositions, vos ptites infos ainsi que vos conseils sont les biens venus..... Merci d'avance de vos réponses.
Je suis à la recherche d'une mission humanitaire pour cette été, (disponible juillet, août et septembre). J'ai déja voyagé mais n'ai aucune d'expérience dans l'humanitaire et n'ai pas de gros moyen financier, par contre je suis extrèmement motivée et prète à accomplir tous types de missions, chantiers, animations etc.. J'ai depuis longtemp le désir de rencontrer les populations les plus dans le besoin, afin de leurs apporter mon aide..... Ayant tout à fait conscience des difficultés auxquels je pourrai étre confronté mais aussi de l'enrichissement humain de l'on peut en retirer!!!.... Toutes vos propositions, vos ptites infos ainsi que vos conseils sont les biens venus..... Merci d'avance de vos réponses.
je reviens de pres d'1 mois et demi de cuba je ne veux pas m'eterniser sur mon sejour je veux juste dire que nous autres pays riche et industrialise avons beaucoup de chose a apprendre des sur le savoir vivre l'acceuil et
je ne vois plus les chose de la meme maniere en france les gens passe leur temps a manifeste faire greve etc........... les cubains possede 100000 raisons de plus que nous de se plaindre mais il ne le peuvent alors ils en rigole nous serions incapable de rigoler de nos malheurs enfin bref je vais pas faire la morale au monde je voulais juste faire un clin d'oeil a ce peuple au grand coeur et a la communaute cubaine a l'etranger qui possede toute mon admiration ..........(d'ailleur ca m'a tellement plu que j'y retourne dans un mois...😛)
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would even interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few people asked, "Are you going to write a journal?" and especially after rediscovering the joy of reading other travelers’ journals about Japan or elsewhere on this forum, I’ve decided to share my 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary: 27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)

-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)

-->7 days in Tokyo

The trip was decided on fairly last-minute again this year.
Since I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination even without concrete plans, stumbling upon a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After much hesitation between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and Southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The ticket is booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s better than in 2023.
Departure in 2 weeks! Now I just have to get everything ready!
Intense prep work over these next 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or revisiting beloved spots... decide how much time to spend in each area without rushing while still exploring research places that might interest us and watch videos about Japan book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot, but last year, we realized that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—though we’ll keep a few options open in case better deals pop up later reserve rental cars order yen check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—are we going to be drenched the whole time???
"What hard work," you might say! Going to Japan for a month—what a tough life! Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight, there weren’t many seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the way there, we have middle seats. Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited. Oh well, these are just minor details—it’s already time to fly! PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient, and maybe set an alert...
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would even interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few people asked, "Are you going to write a journal?" and especially after rediscovering the joy of reading other travelers’ journals about Japan or elsewhere on this forum, I’ve decided to share my 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary: 27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)

-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)

-->7 days in Tokyo

The trip was decided on fairly last-minute again this year.
Since I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination even without concrete plans, stumbling upon a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After much hesitation between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and Southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The ticket is booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s better than in 2023.
Departure in 2 weeks! Now I just have to get everything ready!
Intense prep work over these next 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or revisiting beloved spots... decide how much time to spend in each area without rushing while still exploring research places that might interest us and watch videos about Japan book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot, but last year, we realized that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—though we’ll keep a few options open in case better deals pop up later reserve rental cars order yen check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—are we going to be drenched the whole time???
"What hard work," you might say! Going to Japan for a month—what a tough life! Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight, there weren’t many seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the way there, we have middle seats. Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited. Oh well, these are just minor details—it’s already time to fly! PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient, and maybe set an alert...
Bonjour à tous !!
Pour fêter le cinquantenaire de mai 1968, j'aimerai vous poser une question qui n'est absolument pas innocente :
Pourquoi avez-vous commencé à voyager ?
J'ai trouvé une critique d'un livre d'un voyageur hippie faite par un universitaire allemand qui date d'une dizaine d'années.
http://www.revue-critique-de-fixxion-francaise-contemporaine.org/rcffc/article/view/fx02.07/504
Il y est écrit :
"Tant les manifestes politiques du mouvement de mai 68 que les témoignages littéraires de hippies en voyage parlaient d’un chemin vers l’avant (vers une meilleure société) et d’un chemin vers l’arrière (retour à la nature) ainsi que d’un cheminement amenant au for intérieur spirituel, donc le chemin menant au soi. Pour une partie des 68ards, la connaissance d’autres cultures et de styles de vie alternatifs constituait donc une condition préliminaire indispensable à l’amélioration et à la dynamisation d’une société sclérosée sur le plan moral."
Si je me pose la question: pourquoi je veux voyager ? Je réponds tout de suite: pour découvrir des gens, me confronter à d'autres cultures, vivre de nouvelles aventures palpitantes !
Maintenant, si je m'interroge le pourquoi du pourquoi je veux découvrir d'autres gens, me confronter à d'autres cultures ? Jusqu'ici, j'avais tendance à me dire, assez hypocritement, que j'étais tout simplement quelqu'un de très ouvert d'esprit 😇. Mais, après quelques heures pensées pseudophilosophiques, je commence à douter de mes réelles motivations.
Je suis tombé sur cet article et cela a été comme une révélation. Je veux dire que je rentre PARFAITEMENT dans cette description des aspirations des voyageurs 68tard. Quand je lis ces quelques phrases, je me dis :"oui, c'est exactement cela!!!! il a trouvé les mots pour décrire exactement ce que je ressens, enfin !!!".
Par contre, pour les curieux qui ont le courage de lire tout le texte, il y est également écrit: "Il est dû tant à la remise en question de sa propre errance comme forme d’existence vaine qu’à l’abandon de cette dernière à la fin du récit de voyage. Abandon qui constitue en même temps un ‘retour’. Le récit suit donc une fois de plus une structure cyclique. Après avoir tenté en vain de s’acclimater au milieu bourgeois de sa famille strasbourgeoise, Luc part se réfugier dans une communauté chrétienne implantée à Loppiano, un bourg italien. Il abandonne donc la société bourgeoise pour y replonger peu après".
Voilà ce que j'en comprends: ce charmant monsieur est revenu (même s'il a vécu une formidable aventure et bénéficier d'une ouverture d'esprit inimaginable) au point de départ. Bon, présenté comme cela, c'est assez pessimiste...
Aujourd'hui, j'ai quand même compris plusieurs choses: - si j'avais vécu 50 ans plus tôt, je pense pouvoir dire ou je me situerais actuellement (et de toute façon je m'y dirige aujourd'hui) 🙂 - je suis en train de m'organiser un voyage "hippie" (en l’occurrence, j'avais prévu de reprendre le hippie trail tour) sur des bases de pensées complètement "hippie" et je me rends compte de tout cela uniquement aujourd'hui - il faut quand même que j'ai cette histoire de boucle à l'esprit et que je garde à l'esprit que je trouverai beaucoup de choses dans ce voyage, mais pas forcément les réponses à mes questions..
Tout ceci est très excitant!!!
Si vous êtes passés par là ou même s'il y a des ex 68tards parmi le forum, je suis tout ouïe 🙂.
Pour fêter le cinquantenaire de mai 1968, j'aimerai vous poser une question qui n'est absolument pas innocente :
Pourquoi avez-vous commencé à voyager ?
J'ai trouvé une critique d'un livre d'un voyageur hippie faite par un universitaire allemand qui date d'une dizaine d'années.
http://www.revue-critique-de-fixxion-francaise-contemporaine.org/rcffc/article/view/fx02.07/504
Il y est écrit :
"Tant les manifestes politiques du mouvement de mai 68 que les témoignages littéraires de hippies en voyage parlaient d’un chemin vers l’avant (vers une meilleure société) et d’un chemin vers l’arrière (retour à la nature) ainsi que d’un cheminement amenant au for intérieur spirituel, donc le chemin menant au soi. Pour une partie des 68ards, la connaissance d’autres cultures et de styles de vie alternatifs constituait donc une condition préliminaire indispensable à l’amélioration et à la dynamisation d’une société sclérosée sur le plan moral."
Si je me pose la question: pourquoi je veux voyager ? Je réponds tout de suite: pour découvrir des gens, me confronter à d'autres cultures, vivre de nouvelles aventures palpitantes !
Maintenant, si je m'interroge le pourquoi du pourquoi je veux découvrir d'autres gens, me confronter à d'autres cultures ? Jusqu'ici, j'avais tendance à me dire, assez hypocritement, que j'étais tout simplement quelqu'un de très ouvert d'esprit 😇. Mais, après quelques heures pensées pseudophilosophiques, je commence à douter de mes réelles motivations.
Je suis tombé sur cet article et cela a été comme une révélation. Je veux dire que je rentre PARFAITEMENT dans cette description des aspirations des voyageurs 68tard. Quand je lis ces quelques phrases, je me dis :"oui, c'est exactement cela!!!! il a trouvé les mots pour décrire exactement ce que je ressens, enfin !!!".
Par contre, pour les curieux qui ont le courage de lire tout le texte, il y est également écrit: "Il est dû tant à la remise en question de sa propre errance comme forme d’existence vaine qu’à l’abandon de cette dernière à la fin du récit de voyage. Abandon qui constitue en même temps un ‘retour’. Le récit suit donc une fois de plus une structure cyclique. Après avoir tenté en vain de s’acclimater au milieu bourgeois de sa famille strasbourgeoise, Luc part se réfugier dans une communauté chrétienne implantée à Loppiano, un bourg italien. Il abandonne donc la société bourgeoise pour y replonger peu après".
Voilà ce que j'en comprends: ce charmant monsieur est revenu (même s'il a vécu une formidable aventure et bénéficier d'une ouverture d'esprit inimaginable) au point de départ. Bon, présenté comme cela, c'est assez pessimiste...
Aujourd'hui, j'ai quand même compris plusieurs choses: - si j'avais vécu 50 ans plus tôt, je pense pouvoir dire ou je me situerais actuellement (et de toute façon je m'y dirige aujourd'hui) 🙂 - je suis en train de m'organiser un voyage "hippie" (en l’occurrence, j'avais prévu de reprendre le hippie trail tour) sur des bases de pensées complètement "hippie" et je me rends compte de tout cela uniquement aujourd'hui - il faut quand même que j'ai cette histoire de boucle à l'esprit et que je garde à l'esprit que je trouverai beaucoup de choses dans ce voyage, mais pas forcément les réponses à mes questions..
Tout ceci est très excitant!!!
Si vous êtes passés par là ou même s'il y a des ex 68tards parmi le forum, je suis tout ouïe 🙂.
Bonsoir à tous 🙂
je sais qu il est un peu tôt ; néanmoins je décide de démarrer le calendrier pour les départs en croisiere des membres VF 2019 ; nous pouvons à présent reserver très longtemps à l avance
donc n hésitez pas si vous avez déjà reservé à vous inscrire ici même ;😉
JANVIER 2019 FEVRIER 2019 MARS 2019 AVRIL 2019 MAI 2019 JUIN 2019 JUILLET 2019 AOUT 2019 SEPTEMBRE 2019 OCTOBRE 2019 NOVEMBRE 2019 DECEMBRE 2019
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Bonjour, (la longueur peut faire peur! excusez moi!!)
Je suis lycéenne, et je me suis mise en tete depuis quelques semaines, de partir en voyage seule à l'étranger. Un reve qui ne date pas d'hier croyez moi!
Je ne suis jamais partie en vacance seule, et très peu partie à l'étranger, toujours au sein d'un groupe et d'un cadre, auquel l'on doit se "plier", et pas toujours faire ce que l'on souhaite si l'on veut que le séjour se déroule bien...
Au travers de ce voyage, je souhaiterai découvrir d'autres facons de pensées, de voir les choses, d'échanger avec d'autres personnes qui vivent dans des conditions très différentes des miennes, de pouvoir voir et ressentir, de moi meme, et non au travers de reportages, qui ne restent que des représentations de la vie réelle, le "monde extérieur", si l'on peut appeler ca comme ca... je souhaiterai tenter de donner un sens à ma vie, (à ne pas prendre dans un sens dramatique!! je ne suis pas triste dans ma vie, tout de meme!!!) j'ai juste l'impression de suivre une petite route toute tracée, monotone, une routine: "école, lycée, études, pour trouver un travail, gagner bien sa vie blablabla..." (ce que , certainement, beaucoup de parents souhaitent pour leurs enfants et leur répètent...et ce que probablement je répèterai à mes enfants, si enfants j'ai :D !bref!) et je ne vois rien au bout...je voudrai me remuer, me sortir de cette torpeur, avant que je n'y sois completement ancrée! je voudrai m'ouvrir, sortir du "cocon" dans lequel mes parents me mettent et m'enferment! (a croire que je suis venue la pour me plaindre!! :D stop! je m'arrete la!) Je ne sais pas si certains arriveront à ma lire jusqu'au bout,
tout ca pour dire que j'aurai aimé aller en Inde du nord et j'aimerai avoir vos avis quand a cette destination pour un premier voyage, seule, à 18 ans...si ce n'est pas viser un peu haut, comme premiere destination. J'aimerai avoir des témoignages. Merci d'avoir lu mon message! :)
Au travers de ce voyage, je souhaiterai découvrir d'autres facons de pensées, de voir les choses, d'échanger avec d'autres personnes qui vivent dans des conditions très différentes des miennes, de pouvoir voir et ressentir, de moi meme, et non au travers de reportages, qui ne restent que des représentations de la vie réelle, le "monde extérieur", si l'on peut appeler ca comme ca... je souhaiterai tenter de donner un sens à ma vie, (à ne pas prendre dans un sens dramatique!! je ne suis pas triste dans ma vie, tout de meme!!!) j'ai juste l'impression de suivre une petite route toute tracée, monotone, une routine: "école, lycée, études, pour trouver un travail, gagner bien sa vie blablabla..." (ce que , certainement, beaucoup de parents souhaitent pour leurs enfants et leur répètent...et ce que probablement je répèterai à mes enfants, si enfants j'ai :D !bref!) et je ne vois rien au bout...je voudrai me remuer, me sortir de cette torpeur, avant que je n'y sois completement ancrée! je voudrai m'ouvrir, sortir du "cocon" dans lequel mes parents me mettent et m'enferment! (a croire que je suis venue la pour me plaindre!! :D stop! je m'arrete la!) Je ne sais pas si certains arriveront à ma lire jusqu'au bout,
tout ca pour dire que j'aurai aimé aller en Inde du nord et j'aimerai avoir vos avis quand a cette destination pour un premier voyage, seule, à 18 ans...si ce n'est pas viser un peu haut, comme premiere destination. J'aimerai avoir des témoignages. Merci d'avoir lu mon message! :)
Bonjour les voyageurs,
oui, oui, je sais, il y a des dizaines de posts sur ce sujet, mais malgré mes recherches, je n'ai pas trouvé la réponse qui me convenait. Bref, début juillet, nous débarquons à 5 (et donc avec 5 gros sacs à dos) à BKK. J'hésite entre le bus et le taxi pour descendre sur Khao San. question : le forfait taxi prépayé à 300 bth (plus les frais de péage) est-il toujours d'actualité et si oui, un taxi embarquera-t-il 5 personnes et bagages ? J'imagine que le prix de la course n'est pas dépendant du nombre de personnes dans le véhicule ? Auquel cas, le taxi revient moins cher que le bus, à mions de prendre le 552 (sauf erreur).
Merci d'avance.
oui, oui, je sais, il y a des dizaines de posts sur ce sujet, mais malgré mes recherches, je n'ai pas trouvé la réponse qui me convenait. Bref, début juillet, nous débarquons à 5 (et donc avec 5 gros sacs à dos) à BKK. J'hésite entre le bus et le taxi pour descendre sur Khao San. question : le forfait taxi prépayé à 300 bth (plus les frais de péage) est-il toujours d'actualité et si oui, un taxi embarquera-t-il 5 personnes et bagages ? J'imagine que le prix de la course n'est pas dépendant du nombre de personnes dans le véhicule ? Auquel cas, le taxi revient moins cher que le bus, à mions de prendre le 552 (sauf erreur).
Merci d'avance.
Bonjour,
Il n'est jamais trop tard pour rendre compte de son voyage. Le confinement me laisse enfin du temps pour le faire.
Je suis parti le 17 août 2017 et je suis rentré le 7 février 2018. Entre temps, je suis allé en Argentine par cargo puis une fois sur ce continent, j'ai visité l'Uruguay, l'Argentine et le Chili.
Durant tout ce voyage, j'ai tenu un carnet journalier.
Je me propose de vous le livrer.
Bonsoir à toutes et à tous,
Certains le savent déjà, je viens de rentrer de ma première croisière avec Costa après 15 croisières avec MSC et 1 avec Croisières de France (pour situer mon profil pour celles et ceux qui ne me connaissent pas) en 4 ans. Pour compléter mon profil, je précise que nous voyageons avec notre dernière de 12 ans et prenons la croisière comme un hôtel se déplaçant (plus de contraintes de défaire et refaire les bagages comme lors d'un circuit pour voyager). Nous privilégions par goût et pour le volet financier, les escales en solo. A toutes fins utiles, mon blog (http://escales.blog.free.fr.blog.free.fr/index.php) de comptes rendus relate nos expériences positives ou négatives sur le déroulé des escales parcourues. Je tente au possible comme beaucoup de mettre des éléments d'informations afin d’aider tout à chacun à préparer ses futures escales si besoin est.
Sur les forums français où je prépare mes escales, et également sur celui de VF, je lis souvent les pro-Costa contre les pro-MSC.
Pourquoi le choix de Costa ou de MSC pour nous plutôt que d'autres compagnies (J'élimine du débat Croisières de France que nous avons déjà testé et je ne remettrai pas ici mes impressions sur l'Horizon) ? Pour le moment, ces compagnies sont plus intéressantes pour les familles car les enfants de moins de 18 ans ne paient que les frais dits portuaires (et les frais de service à la fin de la croisière) alors que chez les autres compagnies, les enfants sont considérés comme des adultes et paient donc le prix fort.
Mais il est toujours difficile de se faire une opinion au travers de l'avis des autres car chacun est différent et à des attentes différentes, d'autant que certains sont objectifs et d’autres non.
Bien que client privilégié chez MSC dorénavant (les cartes de fidélités tendent à faire rester le primo-croisiériste dans le sillage de la compagnie choisie pour sa première croisière en lui octroyant un pourcentage de réduction de plus en plus important sur le prix de ses prochaines croisières), nous avons profité d'un recadrage sur les vacances scolaires des bateaux MSC sur des parcours de croisière que nous connaissons déjà en attendant l'arrivée de leurs nouveaux bateaux (+ ceux qui vont être agrandis) afin de tester Costa.
Ce qui suit après est donc un avis personnel qui je l’espère tentera de rester le plus objectif qui soit (mais qui dit opinion dit forcément un peu de subjectivité non ?). Je ne suis en aucun cas une professionnelle du tourisme et ne tire aucun bénéfice de mes propos (je dis cela car des personnes m’écrivent en me demandant si je suis tour-opérateur ou si je fais partie de VF etc….).
C'est également un avis provisoire n'ayant que l'expérience d'un bateau chez Costa et que Costa a d'autres gammes de bateau (type neoromantica, bateau plus grand ou plus petit) et donc d’autres organisations. C’est le cas pour MSC également qui as de grandes lignes directrices sociétales dans son organisation mais la gestion interne mis en place sur chaque bateau est propre au personnel de direction du moment.
Pour être juste, lorsque je compare le Costa Pacifica à un bateau MSC, je prends en comparaison un bateau de même gamme comme le MSC Magnifica.
Source Wikipédia / base de comparaison : - Costa Pacifica (http://fr.wikipedia.org/wiki/Costa_Pacifica) = bateau de 2009 – Construit en Italie (chantiers Fincantieri) pour 500 millions d'euros – 290 m de longueur – Tonnage de 114 150 tonnes / Propulsion 6 moteurs Diesel – 1504 cabines – 3780 passagers au maximum – Équipage 1000 à 1100 – Bateaux dits jumeaux : Ex-Concordia / Serena / Favolosa et Fascinosa – 17 ponts (dont 13 pour les passagers)
- MSC Magnifica (http://fr.wikipedia.org/wiki/MSC_Magnifica) = bateau de 2009 – Construit en France (STX France) pour 360 millions d'euros – 293,80 m de longueur – Tonnage de 93 330 tonnes / Propulsion 5 moteurs Diesel – 1 257 cabines – 2250 passagers au maximum – Équipage 1014 – Bateaux dits jumeaux : Poésia / Orchestra – 16 ponts (dont 12 pour les passagers)
Au point de vue lieu de construction du bateau
Bien sûr mon esprit Cocorico est forcément très subjectif et préfère les bateaux MSC car de fabrication française (bien que 2 des prochains bateaux en commandes proviendront des mêmes chantiers italiens qui fabriquent les bateaux Costa).
Au point de vue de la conception du bateau
Pour moi le gagnant c'est MSC car les bateaux (de même calibre et de durée de vie donc) sont beaucoup plus simples pour s'orienter. Après 12 jours à bord du Pacifica, je me perdais encore. Il y a également plus de portes menant aux ponts latéraux chez MSC. Costa en privilégiant les recoins pour le côté intimiste et les ouvertures pour créer des espaces avec des plafonds haut de 3 ponts voir plus, à limiter de ce fait l'espace commun (moins de place pour des bars et pour trouver une place assise pour boire un verre le soir et écouter de la musique ou autre, il y a intérêt à arriver de bonne heure). Et pour retrouver quelqu'un, on peut vite faire un marathon si l'on a pas penser à mettre l'application Costa sur son téléphone. De manière général, l'intérieur du Pacifica est sombre (beaucoup plus que les bateaux MSC que nous avons pu tester) car la plupart des fenêtres ont des barres de métal dessus.
Au point de vue décoration du bateau
Là, c'est bien entendu subjectif (tous les goûts sont dans la nature ne dit-on pas). Pour ma part, je préfère MSC car plus classe, moins dâté et plus reposant pour les yeux. Pas mal de revêtements utilisés sur le Pacifica apparaissent très « factices ». Les myriades de petites ampoules sont agressives pour les yeux ce qui est accentué par le manque de luminosité naturelle. Pas terrible pour les personnes ayant tendance aux migraines.
Au point de vue de l'organisation à Nice pour prendre le bus
Costa arrive en tête. Une dame Costa que l'on ne pouvait pas manquer visuellement attendait en face de la sortie principale de la gare et n'hésitait pas à interpeller les personnes lorsqu'elle voyait les étiquettes Costa sur les valises afin de les orienter vers le dépose-minute à droite de la gare (gare dans le dos). Arrivés à ce niveau, une autre dame prenait les noms des personnes et orientait ensuite vers le bus ou nous pouvions mettre les valises et monter dedans. Le personnel était entièrement francophone contrairement à MSC. Cerise sur le gâteau, des bus étaient arrivés tôt et nous avons pu partir dès 11 heures au lieu de 12h15 comme initialement prévu, ce qui nous a permis d'arriver tôt à Savone (13h20 contre 14h45 prévu).
Au niveau de l'enregistrement au port d'embarquement
Là, c'est vraiment partagé. Bien que le système d'enregistrement en amont de chez Costa soit plus performant que MSC (pas de perte de temps pour enregistrer sa carte bleue à l'embarquement et remise des cartes en cabine directement et non fabrication à l'embarquement), le temps d'attente est étrangement long alors que le système aurait du permettre à Costa d'être plus performant. Je parle bien entendu pour un client lambda qui ne possède pas de priorité de par sa carte de fidélité.
A l’arrivée au lieu d’embarquement, les procédures diffèrent donc :
Chez MSC : Lorsque l’on descend du bus en provenance de Nice, les bagages sont pris en charge. On est invité à descendre et à se rendre jusqu’à la file d’attente menant au guichet d’enregistrement. La file est toujours impressionnante mais il y a toujours un grand nombre de personnel qui écluse la foule dans des délais assez corrects en général. Arrivé au guichet, on remet notre carnet de voyage (document généralement imprimé envoyé par l’agence de voyage avec le numéro de contrat MSC), on prend chaque personne de la cabine en photo numérique et on règle le formulaire de règlement des dépenses (Carte bleue ou espèces). On nous remet les cartes personnelles de croisière (une pour chaque membre). Puis on est dirigé vers le passage douane et vers le photographe pour prendre une photo d’embarquement. S’en suit plusieurs petits stands pour découvrir les offres pendant la croisière (clubs enfant, forfaits boissons, excursions, SPA). Au stand des boissons, est mis à disposition des boissons pour se rafraîchir. Une fois à bord, il y a un stand en lien avec la sécurité pour les enfants où l’on met au moins de 12 ans un bracelet et où l’on fournit un gilet de sauvetage spécial enfant. On est ensuite orienté vers la cabine par le personnel.
Chez Costa : Lorsque l’on descend du bus en provenance de Nice, les bagages sont pris en charge également. On nous donne un numéro et un papier sanitaire à remplir. On nous invite ensuite à rejoindre la salle d’attente en attendant que l’on appelle notre numéro. La période d’enregistrement était programmée entre 13h et 15h30 avec un départ du bateau à 16h30. Comme je l’évoquais plus haut, nous sommes arrivés à 13h20. Au départ, nous pensions passer relativement rapidement car moins de paperasserie à faire à l’embarquement puisque l’enregistrement de la carte bleue était pré-établie en amont et qu’il fallait reconfirmer à bord la carte bleue dans l’une des bornes à cet effet sur le bateau. Nous avons attendu dans un premier temps dans la salle d’attente face au guichet d’enregistrement. Nous avons finalement été profités de la terrasse du café annexée à la salle d’attente. Pendant l’attente, nous avons récupéré sur une table non signalisée un programme du club enfant. Notre numéro n’a pas été appelé avant 16h10. Au guichet 2 personnes, une pour récupérer le formulaire sanitaire dans le bus et l’autre pour récupérer le formulaire d’embarquement présent dans notre carnet de voyage et prendre une photo (presque 3 heures d’attente pour 10 secondes au guichet ?!?!?). Puis passage en douane (scan des sacs) par 2 douaniers puis photo juste après la montée sur le bateau. Du personnel fait signe d’avancer vers le bureau des excursions (au fond derrière, un stand d’1 mètre pas très visible, il y avait un stand pour les forfaits boissons). Et là, on se débrouille car la chaîne de personnel jusqu’aux ascenseurs n’était pas tenue. Un peu perdu dans ce nouveau décor où nous n’avions pas nos marques habituelles. 5 Minutes se passent avant que le personnel revienne en place et direction la chambre qui est ouverte. Sur le lit, on trouve le journal de bord du jour, les cartes de croisière, les informations pour le service de table le soir, les informations sur les excursions et un gilet de sauvetage pour enfant. au point du vue information à l'embarquement : MSC est plus performant. Après l'enregistrement dans les ports principaux, l’enfilade de stands donne les tarifs et les informations sur les boissons, les clubs enfants, les excursions. Chez Costa, il faut aller à la pêche aux informations pour le club enfant et les tarifs du SPA.
au point de vue information à bord
je trouve le journal de bord de MSC plus clair car certaines informations sur le Today Costa manquent ou sont peu lisibles. Pour avoir certaines informations, il faut forcément demander chez Costa car il y a très peu d'information sur les packages boissons (les dépliants sont en général caché sur le promontoire des bars et étaient non fournis au restaurant). Idem pour le SPA (qui apparaissent au fur et à mesure sur une table à l’entrée du SPA tout au long de la croisière mais souvent que des dépliants sans tarifs), le studio de musique...alors que chez MSC l'information est quasi-systématiquement affiché sur le côté des bars; Costa dispose de totems interactifs multilingues proposant pas mal d'informations et la réception du bateau renvoie la plupart du temps à l'utilisation de ces totems (cela limite le nombre de personnel et le nombre de langues utilisées à l'accueil ?). Les totems sont assez pratiques mais sont pris d’assaut (voir inaccessible) au début de la croisière.
au point de vue information sur la télévision
le plus de Costa est de pouvoir consulter ses dépenses à bord. Enfin, je n’ai pas revérifié sur les dernières croisières MSC car nous avons pris l’habitude d’aller à la comptabilité puisque l’on ne pouvait pas le faire auparavant.
au point de vue films à la télévision
sur les bateaux de ce format chez MSC, les films étaient gratuits mais payants pour les grands bateaux. Sur le Pacifica, c'était payant.
au point de vue SPA
je n'ai pas testé le SPA payant de Costa mais contrairement à MSC, il y a un sauna homme et un sauna femme gratuits sur le Costa Pacifica sinon, pour le reste des prestations du SPA, Costa est plus cher à l’unité et pousse à prendre des forfaits sur l’ensemble de la croisière qui en prenant un forfait sur l’ensemble de la croisière, devient moins chez que MSC.
au point de vue salle de sport
MSC fait signer une décharge, pas Costa. Le matériel à disposition gratuitement est similaire pour les 2 compagnies. Par contre, il n'y a pas sur le Pacifica d'espace permettant de s'étirer ou autre (le seul espace au sol disponible est fermé et réservé aux activités payantes tel que pilates, yoga et vélos d'appartement supplémentaires payants). De même, pas de vue possible sur la mer chez Costa car les vitres ouvertes sur la mer arrive au niveau des épaules lorsque l'on est sur un appareil. Au lieu de pouvoir regarder la mer, on regarde le mur directement, pas top. Même s'il est noté qu'il faut être en tenue de sport et que la salle est interdite aux enfants, personne de chez Costa ne faisait respecter ces règles. Du coup, bienvenue au royaume des mômes et des mamies en tong. Super difficile par moment également d'avoir un appareil disponible (normalement 20 mn d'utilisation par appareil). Pour finir, pas vu de matériel pour nettoyer un appareil après utilisation. Sinon, les horaires d'utilisation sont quasi les mêmes pour les 2 compagnies
au point de vue tarifaire boisson
Costa est globalement plus cher
au point de vue frais de service / Hôtelier
Costa est plus cher que MSC. Chez Costa, le prix diffère du bateau et de la zone de navigation de la croisière. Chez MSC, le prix diffère uniquement de la zone de navigation de la croisière. A noter qu’en cas de non satisfaction, MSC indique dans ses clauses qu’il est possible de ne pas payer ces frais : http://voyageforum.com/...acultatifs-d6769399/
au point de vue boutique
COSTA apparaît plus cher sur les cigarettes, sur la boutique logo (ex : maquette bateau en métal 19€90 chez MSC – Made in China, plus de 30 € chez Costa – made in Italy), etc...
accès aux piscines, jacuzzis, transats
Beaucoup de monde et de non civisme. Pas de personnel Costa pour empêcher les enfants (même les bébés en couche) de barboter dans les jacuzzis. En règle général, lorsqu'il y a abus, les règles sont appliqués dès signalement à la réception chez MSC où ce phénomène est plus isolé (en particulier pendants les vacances d'été en méditerranée).
accès à la cafétéria
On peut manger à proximité des piscines chez Costa alors que c'est interdit chez MSC pour des questions d'hygiène. Sur le Pacifica, il n'était pas rare de voir certains se ballader en maillot de bain ou pied nus à la cafétéria alors qu'une nouvelle fois c'est interdit chez MSC pour des questions d'hygiène. Gros bémol chez Costa, la cafétéria est fermée le soir à partir de 17 heures. Grosse déception car nous étions au 2ème service et les enfants dormaient sur la table le soir alors que nous aurions pu comme chez MSC les faire manger avant à la cafétéria. Un buffet a été miraculeusement ouvert un seul soir pendant la croisière mais l'information n'était pas relayée dans le journal de bord. Possibilité de manger dans un restaurant payant le soir (MSC a également des restaurants thématiques payants) sur le Pacifica : soit 25 € par personne dans le restaurant indiqué comme gastronomique soit 4 € pour une pizza servi dans une partie de la cafétéria où l’on a mis des nappes sur les tables.
au niveau de la nourriture à la cafétéria
c'est du classique. Idem chez les 2 compagnies mais nous utilisons rarement à la cafétéria à cause du bruit et de l'effervescence qui tend à se marcher dessus et/ou à se montrer agressif. au niveau de la nourriture au restaurant inclus dans le prix de la croisière : c'est partagé. MSC est très linéaire dans les goûts proposés et est quasi constant sur la qualité gustative. MSC ne fait pas du gastronomique à la française mais c’est relativement correct (ratio prix de la croisière / service fourni). Chez Costa, en tout cas sur le Pacifica, c'était soit excellent, soit très médiocre. Il n'y avait pas de juste milieu. Du coup, on alternait entre le fait d'être hyper ravi (fromage, poisson, pâtisserie, yaourt....) ou hyper pas content (pâtes parfois pas cuites, pains rassis, viandes souvent trop cuites, pizza bof). Du coup, entre les bonnes et mauvaises surprises (surtout s'il l'on ne peut compenser à la cafétéria le soir), je préfère MSC même si cela ne frôle pas le 4 étoiles gustatif, au moins, on est sur de manger à sa faim). Nous avons fait la connaissance d'un croisiériste italien qui nous déclarait qu'au bout de 42 croisières uniquement chez Costa en 8 ans, il arrêtait les frais et commencerait à rechercher pour sa prochaine croisière un autre croisiériste car il était de plus en plus déçu par l'offre culinaire. Le menu enfant n'est pas très varié et les enfants de nos amis étaient lassés au bout de 4 jours. A noter également, que MSC propose toujours des grillades au cas où le menu ne convienne pas.
au point de vue de l'organisation du petit-déjeuner au restaurant
Chez MSC, la majeure partie des plats est à la commande et des serveurs apportent à chaque table jus de fruit reconstitué, brioches et viennoiseries, pains, cafés, chocolat = une carte donnée à chaque personne attablée. Chez Costa, le café et chocolat est servi à table. Il y a un buffet (donc on en revient comme à la cafétéria ce que l’on ne recherche pas en choisissant de venir au restaurant) et l'on peut commander certains choses également. Il y a une seule carte toutefois pour commander posée sur la table mais selon le serveur, il était très difficile de passer une commande et la carte du menu disparaît très rapidement ainsi que le serveur ce qui empêche de manière général de passer commande et oblige à utiliser le buffet froid. Le buffet propose fromage, yaourt en saladier, jus de fruit, fruits, charcuterie, kellogs, lait.... Comme il est difficile de passer entre les tables, il y a pas mal d'incidents surtout avec les enfants. Au point de vue de l’attente pour aller au restaurant : Sur le Pacifica, il fallait être extrêmement patient pour avoir une table le matin et le midi et il fallait éviter d’arriver 30 mn avant la fermeture sinon on était refoulé. Les gens qui attendaient en devenaient agressifs par moment. Nous n’avons jamais connu cela chez MSC. Le soir, pour éviter la cohue comme le midi, nous passions par la porte arrière du restaurant.
au point de vue club enfant et adolescent (12-17 ans)
Les enfants de nos amis n'avaient pas envie de tester le club enfant et notre fille n'a pas testé le club ado pour rester avec eux. Cela semble similaire mais Costa n'emmène pas les enfants au spectacle le soir. De même, certains intitulés m'ont un peu choquée pour le club ado Costa (Speed dating, le couple idéal...) qui peuvent éventuellement se comprendre pour des ados de 17 ans mais à 12 ans ????
au point de vue des jeux proposés aux enfants (hors salle de jeux vidéos)
Table de ping-pong et autres est payant chez Costa. Prévoir un budget car c'est le coin de rencontre des ados ou raquettes et balle de ping-pong- MSC met à disposition des jeux de sociétés et le signale chaque jour dans le journal de bord. Pas vu de système de ce genre chez Costa, ni d'information sur le journal de bord à ce sujet.
au point du vue du spectacle le soir au théâtre
MSC est largement meilleur. Les spectacles Costa étaient bien mieux que Croisières de France tout de même. MSC a vraiment des spectacles qui intègrent à l'occasion des artistes indépendants. Sur le Pacifica, les bons spectacles correspondaient aux spectacles d'artistes indépendants (Le ventriloque que nous avons vu sur le Pacifica, nous l'avions vu sur MSC sur le Splendida). Les autres spectacles sont constitués de tableaux posés les uns à côté des autres la plupart du temps sans fil conducteur. Et quand il y a soirée de Gala, les spectacles MSC sont vraiment plus jolis que ceux des autres jours. Chez Costa, chaque journée est similaire. Il n'y a pas de différenciation ni de côté spectaculaire.
au point de vue animation
les animateurs ont plus de mal à parler le français sur Costa et réduisent souvent les animations à l'italien et ce, malgré que nous étions plus de 1000 français à bord.
Animation au restaurant Pour les 2 compagnies, il y a un repas que l'on peut qualifier d'améliorer pour les soirs de gala. Le décorum est plus beau chez Costa (chandelier avec bougie allumée en plus des fleurs fraiches tous les jours). De même, chez Costa, les serveurs ont une tenue différente tous les jours (idems pour les serveurs sur le bateau) ce qui est agréable à l'oeil. Chez MSC, il y a une animation quasi-identique sur chaque bateau MSC (gâteau, chanson) à la fin d'un repas de gala ce qui complète la soirée de gala avec le spectacle amélioré également. Chez Costa, la fin du repas est classique car pas d'animation spécifique. Cela ne met pas de touche finale à la soirée de gala. L'animation chez Costa se fait chaque journée en mer et par contre, cela met le feu au restaurant beaucoup plus que chez MSC. Un compromis des 2 compagnies serait excellent.
Soirée de gala du commandant
Chez MSC, un pot est offert à l’ensemble des croisiéristes ce qui n’était pas le cas chez Costa. Pour les 2 compagnies, possibilité de prendre une photo avec le commandant.
Au point de vue Bingo et Casino
les sommes à gagner me paraissent globalement plus importantes chez MSC. Le casino chez Costa n'est pas envahi de fumée de cigarettes contrairement à MSC. L'endroit le plus frais le soir, les bars étant extrêmement chauds le soir (pour pousser à la consommation ?)
au point de vue situation de cabine (comparaison cabine intérieure)
là, c'est subjectif également. D’habitude, chez MSC, nous prenons une cabine intérieure sans soucis car nous n’y faisons que dormir sauf pour certaines destinations et en fonction des promotions. Nous étions au pont 1 sur le Pacifica en cabine intérieure. Si c'était à recommencer, je prendrai une cabine à partir du 4 ème pont sur ce bateau. Certes, c'est pratique pour sortir en premier lors des escales mais le fait d'être de remonter pour aller aux bars intérieurs et accéder au point de ralliement en cas d'urgence (sans compter le changement de sens des escaliers entre le pont 3 et le pont 4) me donne l'impression d'être dans la cale du bateau bien que nous soyons à 5 mètres au dessus de l'eau. D’autant que contrairement à MSC, j’avais tendance à fuir les espaces communs du bateau (migraine à cause des lumières, environnement bruyants). En plus du pont 4 à minima, j’opterai également vers une cabine à hublot à minima. au point de vue de l'organisation de la cabine intérieure : la douche et les rangements sont plus pratiques chez Costa. Le sèche-cheveu est mieux chez MSC (insuffisant chez Costa pour des Cheveux longs pour ma part). Par contre, notre literie était plus que bof sur le Pacifica. Mais pour nos amis, c’était très bien. Un truc pas terrible sur le Pacifica par rapport à MSC lorsque l’on a des enfants : les lits du plafond ne sont jamais ranger dans le plafond dans la journée, ils sont justes rabattus le long du mur mais c’est très gênant lorsqu’il y a 2 enfants dans la cabine.
au point du vue du personnel
il y a plus de diversité en terme de nationalité chez MSC ; Pour ce qui est de l’amabilité, tout dépend du personnel sur lequel on tombe. au point de vue de la valorisation du personnel
MSC a son employé du mois honoré par sa photo à la réception et souvent évoqué et présenté lors d'un spectacle. Chez Costa, un des spectacles est fait par des membres du personnel Costa.
au point du vue du ménage dans les chambres et du couloir
la, c'est très subjectif et dépend entièrement du personnel alloué à la cabine (idem pour les serveurs au restaurant ou dans les bars. Donc, je vais rester que sur la partie non subjective en restant sur l'organisation visible. Chez MSC, il y a un responsable de cabine qui est aidé par une femme / ou homme de ménage pour un certain nombre de cabine. Chez Costa, nous n'avons vu que le cabiniste pour un certain nombre de cabine. Chez MSC, le cabiniste et son aide sont chargés de l'entretien du couloir desservant leur cabine. Chez Costa, il y avait une équipe de 3 personnes qui nettoyaient l'ensemble des couloirs (vu 1 seule fois sur croisière de 11 jours). au niveau du désembarquement : le principe d'organisation est le même pour les deux compagnies. Par contre, chez MSC, avant de monter dans le bus, on donne le nom des personnes qui y montent avant de monter. Là, sur le Pacifica, c'était le chaos, on mettait les valises dans un bus avant de savoir si on pouvait réellement y monter (nos noms n'ont pas été demandé). Sympa de voyager séparer de ces enfants et de son conjoint.
le service dans les bars
assez long en général pendant les heures creuses sur le Pacifica sauf si vous aller au Bar directement. Après 17 heures, il y a plus de serveurs. Il doit y avoir un transfert de personnel (celui de la cafétéria est répercuté sur le restaurant ou les bars à partir de 17 heures à priori)
Demande carte de fidélité
Chez MSC, il faut remplir un formulaire que l’on doit demander et rendre à l’accueil. Un certain délai est nécessaire pour recevoir sa carte de fidélité. Chez Costa, il faut mettre sa carte dans le totem d’information dans la rubrique carte de fidélité. Rien à remplir et on reçoit notre numéro de carte dans les 10 jours par courriel.
Questionnaire de satisfaction
Chez MSC, tout le monde le reçoit dans sa cabine. Généralement, le serveur principal et la cabiniste montre la case qu’il faut cocher si l’on est content d’eux. Pour Costa, il faut allez au totem d’information dans la bonne rubrique, indiquer son adresse mail afin de recevoir le questionnaire par courrier électronique.
Points existants chez Costa qui n’existe pas chez MSC : - l'application smartphone Costa pour avoir accès au totem, à son journal de bord en version informatisée et surtout pouvoir appeler quelqu'un d'autre à bord directement sur son portable. Par contre, il y a des bugs (j'ai jamais réussi à le mettre en fonction l'application sur mon I-Phone). Mon mari en cours de route a perdu le son. Par contre, cela fonctionnait très bien sur les téléphones de nos amis. - Lorsque l’on utilise le téléphone de la chambre pour appeler la réception, notre appel est orienté vers une personne parlant la langue des personnes présentes dans la cabine. - Concours de talents. Le gagnant peut gagner une croisière et se voir offrir un contrat d’artiste par COSTA si c’est vraiment bien. - Visite possible mais payante des cuisines chez Costa - Des conférences thématiques chez Costa.
Voilà, j'espère avoir fait un assez bon tour mais si j'ai oublié quelque chose, je complèterai.
Bonne soirée (et bonne lecture pour les courageux 😉)
Catherine
Certains le savent déjà, je viens de rentrer de ma première croisière avec Costa après 15 croisières avec MSC et 1 avec Croisières de France (pour situer mon profil pour celles et ceux qui ne me connaissent pas) en 4 ans. Pour compléter mon profil, je précise que nous voyageons avec notre dernière de 12 ans et prenons la croisière comme un hôtel se déplaçant (plus de contraintes de défaire et refaire les bagages comme lors d'un circuit pour voyager). Nous privilégions par goût et pour le volet financier, les escales en solo. A toutes fins utiles, mon blog (http://escales.blog.free.fr.blog.free.fr/index.php) de comptes rendus relate nos expériences positives ou négatives sur le déroulé des escales parcourues. Je tente au possible comme beaucoup de mettre des éléments d'informations afin d’aider tout à chacun à préparer ses futures escales si besoin est.
Sur les forums français où je prépare mes escales, et également sur celui de VF, je lis souvent les pro-Costa contre les pro-MSC.
Pourquoi le choix de Costa ou de MSC pour nous plutôt que d'autres compagnies (J'élimine du débat Croisières de France que nous avons déjà testé et je ne remettrai pas ici mes impressions sur l'Horizon) ? Pour le moment, ces compagnies sont plus intéressantes pour les familles car les enfants de moins de 18 ans ne paient que les frais dits portuaires (et les frais de service à la fin de la croisière) alors que chez les autres compagnies, les enfants sont considérés comme des adultes et paient donc le prix fort.
Mais il est toujours difficile de se faire une opinion au travers de l'avis des autres car chacun est différent et à des attentes différentes, d'autant que certains sont objectifs et d’autres non.
Bien que client privilégié chez MSC dorénavant (les cartes de fidélités tendent à faire rester le primo-croisiériste dans le sillage de la compagnie choisie pour sa première croisière en lui octroyant un pourcentage de réduction de plus en plus important sur le prix de ses prochaines croisières), nous avons profité d'un recadrage sur les vacances scolaires des bateaux MSC sur des parcours de croisière que nous connaissons déjà en attendant l'arrivée de leurs nouveaux bateaux (+ ceux qui vont être agrandis) afin de tester Costa.
Ce qui suit après est donc un avis personnel qui je l’espère tentera de rester le plus objectif qui soit (mais qui dit opinion dit forcément un peu de subjectivité non ?). Je ne suis en aucun cas une professionnelle du tourisme et ne tire aucun bénéfice de mes propos (je dis cela car des personnes m’écrivent en me demandant si je suis tour-opérateur ou si je fais partie de VF etc….).
C'est également un avis provisoire n'ayant que l'expérience d'un bateau chez Costa et que Costa a d'autres gammes de bateau (type neoromantica, bateau plus grand ou plus petit) et donc d’autres organisations. C’est le cas pour MSC également qui as de grandes lignes directrices sociétales dans son organisation mais la gestion interne mis en place sur chaque bateau est propre au personnel de direction du moment.
Pour être juste, lorsque je compare le Costa Pacifica à un bateau MSC, je prends en comparaison un bateau de même gamme comme le MSC Magnifica.
Source Wikipédia / base de comparaison : - Costa Pacifica (http://fr.wikipedia.org/wiki/Costa_Pacifica) = bateau de 2009 – Construit en Italie (chantiers Fincantieri) pour 500 millions d'euros – 290 m de longueur – Tonnage de 114 150 tonnes / Propulsion 6 moteurs Diesel – 1504 cabines – 3780 passagers au maximum – Équipage 1000 à 1100 – Bateaux dits jumeaux : Ex-Concordia / Serena / Favolosa et Fascinosa – 17 ponts (dont 13 pour les passagers)
- MSC Magnifica (http://fr.wikipedia.org/wiki/MSC_Magnifica) = bateau de 2009 – Construit en France (STX France) pour 360 millions d'euros – 293,80 m de longueur – Tonnage de 93 330 tonnes / Propulsion 5 moteurs Diesel – 1 257 cabines – 2250 passagers au maximum – Équipage 1014 – Bateaux dits jumeaux : Poésia / Orchestra – 16 ponts (dont 12 pour les passagers)
Au point de vue lieu de construction du bateau
Bien sûr mon esprit Cocorico est forcément très subjectif et préfère les bateaux MSC car de fabrication française (bien que 2 des prochains bateaux en commandes proviendront des mêmes chantiers italiens qui fabriquent les bateaux Costa).
Au point de vue de la conception du bateau
Pour moi le gagnant c'est MSC car les bateaux (de même calibre et de durée de vie donc) sont beaucoup plus simples pour s'orienter. Après 12 jours à bord du Pacifica, je me perdais encore. Il y a également plus de portes menant aux ponts latéraux chez MSC. Costa en privilégiant les recoins pour le côté intimiste et les ouvertures pour créer des espaces avec des plafonds haut de 3 ponts voir plus, à limiter de ce fait l'espace commun (moins de place pour des bars et pour trouver une place assise pour boire un verre le soir et écouter de la musique ou autre, il y a intérêt à arriver de bonne heure). Et pour retrouver quelqu'un, on peut vite faire un marathon si l'on a pas penser à mettre l'application Costa sur son téléphone. De manière général, l'intérieur du Pacifica est sombre (beaucoup plus que les bateaux MSC que nous avons pu tester) car la plupart des fenêtres ont des barres de métal dessus.
Au point de vue décoration du bateau
Là, c'est bien entendu subjectif (tous les goûts sont dans la nature ne dit-on pas). Pour ma part, je préfère MSC car plus classe, moins dâté et plus reposant pour les yeux. Pas mal de revêtements utilisés sur le Pacifica apparaissent très « factices ». Les myriades de petites ampoules sont agressives pour les yeux ce qui est accentué par le manque de luminosité naturelle. Pas terrible pour les personnes ayant tendance aux migraines.
Au point de vue de l'organisation à Nice pour prendre le bus
Costa arrive en tête. Une dame Costa que l'on ne pouvait pas manquer visuellement attendait en face de la sortie principale de la gare et n'hésitait pas à interpeller les personnes lorsqu'elle voyait les étiquettes Costa sur les valises afin de les orienter vers le dépose-minute à droite de la gare (gare dans le dos). Arrivés à ce niveau, une autre dame prenait les noms des personnes et orientait ensuite vers le bus ou nous pouvions mettre les valises et monter dedans. Le personnel était entièrement francophone contrairement à MSC. Cerise sur le gâteau, des bus étaient arrivés tôt et nous avons pu partir dès 11 heures au lieu de 12h15 comme initialement prévu, ce qui nous a permis d'arriver tôt à Savone (13h20 contre 14h45 prévu).
Au niveau de l'enregistrement au port d'embarquement
Là, c'est vraiment partagé. Bien que le système d'enregistrement en amont de chez Costa soit plus performant que MSC (pas de perte de temps pour enregistrer sa carte bleue à l'embarquement et remise des cartes en cabine directement et non fabrication à l'embarquement), le temps d'attente est étrangement long alors que le système aurait du permettre à Costa d'être plus performant. Je parle bien entendu pour un client lambda qui ne possède pas de priorité de par sa carte de fidélité.
A l’arrivée au lieu d’embarquement, les procédures diffèrent donc :
Chez MSC : Lorsque l’on descend du bus en provenance de Nice, les bagages sont pris en charge. On est invité à descendre et à se rendre jusqu’à la file d’attente menant au guichet d’enregistrement. La file est toujours impressionnante mais il y a toujours un grand nombre de personnel qui écluse la foule dans des délais assez corrects en général. Arrivé au guichet, on remet notre carnet de voyage (document généralement imprimé envoyé par l’agence de voyage avec le numéro de contrat MSC), on prend chaque personne de la cabine en photo numérique et on règle le formulaire de règlement des dépenses (Carte bleue ou espèces). On nous remet les cartes personnelles de croisière (une pour chaque membre). Puis on est dirigé vers le passage douane et vers le photographe pour prendre une photo d’embarquement. S’en suit plusieurs petits stands pour découvrir les offres pendant la croisière (clubs enfant, forfaits boissons, excursions, SPA). Au stand des boissons, est mis à disposition des boissons pour se rafraîchir. Une fois à bord, il y a un stand en lien avec la sécurité pour les enfants où l’on met au moins de 12 ans un bracelet et où l’on fournit un gilet de sauvetage spécial enfant. On est ensuite orienté vers la cabine par le personnel.
Chez Costa : Lorsque l’on descend du bus en provenance de Nice, les bagages sont pris en charge également. On nous donne un numéro et un papier sanitaire à remplir. On nous invite ensuite à rejoindre la salle d’attente en attendant que l’on appelle notre numéro. La période d’enregistrement était programmée entre 13h et 15h30 avec un départ du bateau à 16h30. Comme je l’évoquais plus haut, nous sommes arrivés à 13h20. Au départ, nous pensions passer relativement rapidement car moins de paperasserie à faire à l’embarquement puisque l’enregistrement de la carte bleue était pré-établie en amont et qu’il fallait reconfirmer à bord la carte bleue dans l’une des bornes à cet effet sur le bateau. Nous avons attendu dans un premier temps dans la salle d’attente face au guichet d’enregistrement. Nous avons finalement été profités de la terrasse du café annexée à la salle d’attente. Pendant l’attente, nous avons récupéré sur une table non signalisée un programme du club enfant. Notre numéro n’a pas été appelé avant 16h10. Au guichet 2 personnes, une pour récupérer le formulaire sanitaire dans le bus et l’autre pour récupérer le formulaire d’embarquement présent dans notre carnet de voyage et prendre une photo (presque 3 heures d’attente pour 10 secondes au guichet ?!?!?). Puis passage en douane (scan des sacs) par 2 douaniers puis photo juste après la montée sur le bateau. Du personnel fait signe d’avancer vers le bureau des excursions (au fond derrière, un stand d’1 mètre pas très visible, il y avait un stand pour les forfaits boissons). Et là, on se débrouille car la chaîne de personnel jusqu’aux ascenseurs n’était pas tenue. Un peu perdu dans ce nouveau décor où nous n’avions pas nos marques habituelles. 5 Minutes se passent avant que le personnel revienne en place et direction la chambre qui est ouverte. Sur le lit, on trouve le journal de bord du jour, les cartes de croisière, les informations pour le service de table le soir, les informations sur les excursions et un gilet de sauvetage pour enfant. au point du vue information à l'embarquement : MSC est plus performant. Après l'enregistrement dans les ports principaux, l’enfilade de stands donne les tarifs et les informations sur les boissons, les clubs enfants, les excursions. Chez Costa, il faut aller à la pêche aux informations pour le club enfant et les tarifs du SPA.
au point de vue information à bord
je trouve le journal de bord de MSC plus clair car certaines informations sur le Today Costa manquent ou sont peu lisibles. Pour avoir certaines informations, il faut forcément demander chez Costa car il y a très peu d'information sur les packages boissons (les dépliants sont en général caché sur le promontoire des bars et étaient non fournis au restaurant). Idem pour le SPA (qui apparaissent au fur et à mesure sur une table à l’entrée du SPA tout au long de la croisière mais souvent que des dépliants sans tarifs), le studio de musique...alors que chez MSC l'information est quasi-systématiquement affiché sur le côté des bars; Costa dispose de totems interactifs multilingues proposant pas mal d'informations et la réception du bateau renvoie la plupart du temps à l'utilisation de ces totems (cela limite le nombre de personnel et le nombre de langues utilisées à l'accueil ?). Les totems sont assez pratiques mais sont pris d’assaut (voir inaccessible) au début de la croisière.
au point de vue information sur la télévision
le plus de Costa est de pouvoir consulter ses dépenses à bord. Enfin, je n’ai pas revérifié sur les dernières croisières MSC car nous avons pris l’habitude d’aller à la comptabilité puisque l’on ne pouvait pas le faire auparavant.
au point de vue films à la télévision
sur les bateaux de ce format chez MSC, les films étaient gratuits mais payants pour les grands bateaux. Sur le Pacifica, c'était payant.
au point de vue SPA
je n'ai pas testé le SPA payant de Costa mais contrairement à MSC, il y a un sauna homme et un sauna femme gratuits sur le Costa Pacifica sinon, pour le reste des prestations du SPA, Costa est plus cher à l’unité et pousse à prendre des forfaits sur l’ensemble de la croisière qui en prenant un forfait sur l’ensemble de la croisière, devient moins chez que MSC.
au point de vue salle de sport
MSC fait signer une décharge, pas Costa. Le matériel à disposition gratuitement est similaire pour les 2 compagnies. Par contre, il n'y a pas sur le Pacifica d'espace permettant de s'étirer ou autre (le seul espace au sol disponible est fermé et réservé aux activités payantes tel que pilates, yoga et vélos d'appartement supplémentaires payants). De même, pas de vue possible sur la mer chez Costa car les vitres ouvertes sur la mer arrive au niveau des épaules lorsque l'on est sur un appareil. Au lieu de pouvoir regarder la mer, on regarde le mur directement, pas top. Même s'il est noté qu'il faut être en tenue de sport et que la salle est interdite aux enfants, personne de chez Costa ne faisait respecter ces règles. Du coup, bienvenue au royaume des mômes et des mamies en tong. Super difficile par moment également d'avoir un appareil disponible (normalement 20 mn d'utilisation par appareil). Pour finir, pas vu de matériel pour nettoyer un appareil après utilisation. Sinon, les horaires d'utilisation sont quasi les mêmes pour les 2 compagnies
au point de vue tarifaire boisson
Costa est globalement plus cher
au point de vue frais de service / Hôtelier
Costa est plus cher que MSC. Chez Costa, le prix diffère du bateau et de la zone de navigation de la croisière. Chez MSC, le prix diffère uniquement de la zone de navigation de la croisière. A noter qu’en cas de non satisfaction, MSC indique dans ses clauses qu’il est possible de ne pas payer ces frais : http://voyageforum.com/...acultatifs-d6769399/
au point de vue boutique
COSTA apparaît plus cher sur les cigarettes, sur la boutique logo (ex : maquette bateau en métal 19€90 chez MSC – Made in China, plus de 30 € chez Costa – made in Italy), etc...
accès aux piscines, jacuzzis, transats
Beaucoup de monde et de non civisme. Pas de personnel Costa pour empêcher les enfants (même les bébés en couche) de barboter dans les jacuzzis. En règle général, lorsqu'il y a abus, les règles sont appliqués dès signalement à la réception chez MSC où ce phénomène est plus isolé (en particulier pendants les vacances d'été en méditerranée).
accès à la cafétéria
On peut manger à proximité des piscines chez Costa alors que c'est interdit chez MSC pour des questions d'hygiène. Sur le Pacifica, il n'était pas rare de voir certains se ballader en maillot de bain ou pied nus à la cafétéria alors qu'une nouvelle fois c'est interdit chez MSC pour des questions d'hygiène. Gros bémol chez Costa, la cafétéria est fermée le soir à partir de 17 heures. Grosse déception car nous étions au 2ème service et les enfants dormaient sur la table le soir alors que nous aurions pu comme chez MSC les faire manger avant à la cafétéria. Un buffet a été miraculeusement ouvert un seul soir pendant la croisière mais l'information n'était pas relayée dans le journal de bord. Possibilité de manger dans un restaurant payant le soir (MSC a également des restaurants thématiques payants) sur le Pacifica : soit 25 € par personne dans le restaurant indiqué comme gastronomique soit 4 € pour une pizza servi dans une partie de la cafétéria où l’on a mis des nappes sur les tables.
au niveau de la nourriture à la cafétéria
c'est du classique. Idem chez les 2 compagnies mais nous utilisons rarement à la cafétéria à cause du bruit et de l'effervescence qui tend à se marcher dessus et/ou à se montrer agressif. au niveau de la nourriture au restaurant inclus dans le prix de la croisière : c'est partagé. MSC est très linéaire dans les goûts proposés et est quasi constant sur la qualité gustative. MSC ne fait pas du gastronomique à la française mais c’est relativement correct (ratio prix de la croisière / service fourni). Chez Costa, en tout cas sur le Pacifica, c'était soit excellent, soit très médiocre. Il n'y avait pas de juste milieu. Du coup, on alternait entre le fait d'être hyper ravi (fromage, poisson, pâtisserie, yaourt....) ou hyper pas content (pâtes parfois pas cuites, pains rassis, viandes souvent trop cuites, pizza bof). Du coup, entre les bonnes et mauvaises surprises (surtout s'il l'on ne peut compenser à la cafétéria le soir), je préfère MSC même si cela ne frôle pas le 4 étoiles gustatif, au moins, on est sur de manger à sa faim). Nous avons fait la connaissance d'un croisiériste italien qui nous déclarait qu'au bout de 42 croisières uniquement chez Costa en 8 ans, il arrêtait les frais et commencerait à rechercher pour sa prochaine croisière un autre croisiériste car il était de plus en plus déçu par l'offre culinaire. Le menu enfant n'est pas très varié et les enfants de nos amis étaient lassés au bout de 4 jours. A noter également, que MSC propose toujours des grillades au cas où le menu ne convienne pas.
au point de vue de l'organisation du petit-déjeuner au restaurant
Chez MSC, la majeure partie des plats est à la commande et des serveurs apportent à chaque table jus de fruit reconstitué, brioches et viennoiseries, pains, cafés, chocolat = une carte donnée à chaque personne attablée. Chez Costa, le café et chocolat est servi à table. Il y a un buffet (donc on en revient comme à la cafétéria ce que l’on ne recherche pas en choisissant de venir au restaurant) et l'on peut commander certains choses également. Il y a une seule carte toutefois pour commander posée sur la table mais selon le serveur, il était très difficile de passer une commande et la carte du menu disparaît très rapidement ainsi que le serveur ce qui empêche de manière général de passer commande et oblige à utiliser le buffet froid. Le buffet propose fromage, yaourt en saladier, jus de fruit, fruits, charcuterie, kellogs, lait.... Comme il est difficile de passer entre les tables, il y a pas mal d'incidents surtout avec les enfants. Au point de vue de l’attente pour aller au restaurant : Sur le Pacifica, il fallait être extrêmement patient pour avoir une table le matin et le midi et il fallait éviter d’arriver 30 mn avant la fermeture sinon on était refoulé. Les gens qui attendaient en devenaient agressifs par moment. Nous n’avons jamais connu cela chez MSC. Le soir, pour éviter la cohue comme le midi, nous passions par la porte arrière du restaurant.
au point de vue club enfant et adolescent (12-17 ans)
Les enfants de nos amis n'avaient pas envie de tester le club enfant et notre fille n'a pas testé le club ado pour rester avec eux. Cela semble similaire mais Costa n'emmène pas les enfants au spectacle le soir. De même, certains intitulés m'ont un peu choquée pour le club ado Costa (Speed dating, le couple idéal...) qui peuvent éventuellement se comprendre pour des ados de 17 ans mais à 12 ans ????
au point de vue des jeux proposés aux enfants (hors salle de jeux vidéos)
Table de ping-pong et autres est payant chez Costa. Prévoir un budget car c'est le coin de rencontre des ados ou raquettes et balle de ping-pong- MSC met à disposition des jeux de sociétés et le signale chaque jour dans le journal de bord. Pas vu de système de ce genre chez Costa, ni d'information sur le journal de bord à ce sujet.
au point du vue du spectacle le soir au théâtre
MSC est largement meilleur. Les spectacles Costa étaient bien mieux que Croisières de France tout de même. MSC a vraiment des spectacles qui intègrent à l'occasion des artistes indépendants. Sur le Pacifica, les bons spectacles correspondaient aux spectacles d'artistes indépendants (Le ventriloque que nous avons vu sur le Pacifica, nous l'avions vu sur MSC sur le Splendida). Les autres spectacles sont constitués de tableaux posés les uns à côté des autres la plupart du temps sans fil conducteur. Et quand il y a soirée de Gala, les spectacles MSC sont vraiment plus jolis que ceux des autres jours. Chez Costa, chaque journée est similaire. Il n'y a pas de différenciation ni de côté spectaculaire.
au point de vue animation
les animateurs ont plus de mal à parler le français sur Costa et réduisent souvent les animations à l'italien et ce, malgré que nous étions plus de 1000 français à bord.
Animation au restaurant Pour les 2 compagnies, il y a un repas que l'on peut qualifier d'améliorer pour les soirs de gala. Le décorum est plus beau chez Costa (chandelier avec bougie allumée en plus des fleurs fraiches tous les jours). De même, chez Costa, les serveurs ont une tenue différente tous les jours (idems pour les serveurs sur le bateau) ce qui est agréable à l'oeil. Chez MSC, il y a une animation quasi-identique sur chaque bateau MSC (gâteau, chanson) à la fin d'un repas de gala ce qui complète la soirée de gala avec le spectacle amélioré également. Chez Costa, la fin du repas est classique car pas d'animation spécifique. Cela ne met pas de touche finale à la soirée de gala. L'animation chez Costa se fait chaque journée en mer et par contre, cela met le feu au restaurant beaucoup plus que chez MSC. Un compromis des 2 compagnies serait excellent.
Soirée de gala du commandant
Chez MSC, un pot est offert à l’ensemble des croisiéristes ce qui n’était pas le cas chez Costa. Pour les 2 compagnies, possibilité de prendre une photo avec le commandant.
Au point de vue Bingo et Casino
les sommes à gagner me paraissent globalement plus importantes chez MSC. Le casino chez Costa n'est pas envahi de fumée de cigarettes contrairement à MSC. L'endroit le plus frais le soir, les bars étant extrêmement chauds le soir (pour pousser à la consommation ?)
au point de vue situation de cabine (comparaison cabine intérieure)
là, c'est subjectif également. D’habitude, chez MSC, nous prenons une cabine intérieure sans soucis car nous n’y faisons que dormir sauf pour certaines destinations et en fonction des promotions. Nous étions au pont 1 sur le Pacifica en cabine intérieure. Si c'était à recommencer, je prendrai une cabine à partir du 4 ème pont sur ce bateau. Certes, c'est pratique pour sortir en premier lors des escales mais le fait d'être de remonter pour aller aux bars intérieurs et accéder au point de ralliement en cas d'urgence (sans compter le changement de sens des escaliers entre le pont 3 et le pont 4) me donne l'impression d'être dans la cale du bateau bien que nous soyons à 5 mètres au dessus de l'eau. D’autant que contrairement à MSC, j’avais tendance à fuir les espaces communs du bateau (migraine à cause des lumières, environnement bruyants). En plus du pont 4 à minima, j’opterai également vers une cabine à hublot à minima. au point de vue de l'organisation de la cabine intérieure : la douche et les rangements sont plus pratiques chez Costa. Le sèche-cheveu est mieux chez MSC (insuffisant chez Costa pour des Cheveux longs pour ma part). Par contre, notre literie était plus que bof sur le Pacifica. Mais pour nos amis, c’était très bien. Un truc pas terrible sur le Pacifica par rapport à MSC lorsque l’on a des enfants : les lits du plafond ne sont jamais ranger dans le plafond dans la journée, ils sont justes rabattus le long du mur mais c’est très gênant lorsqu’il y a 2 enfants dans la cabine.
au point du vue du personnel
il y a plus de diversité en terme de nationalité chez MSC ; Pour ce qui est de l’amabilité, tout dépend du personnel sur lequel on tombe. au point de vue de la valorisation du personnel
MSC a son employé du mois honoré par sa photo à la réception et souvent évoqué et présenté lors d'un spectacle. Chez Costa, un des spectacles est fait par des membres du personnel Costa.
au point du vue du ménage dans les chambres et du couloir
la, c'est très subjectif et dépend entièrement du personnel alloué à la cabine (idem pour les serveurs au restaurant ou dans les bars. Donc, je vais rester que sur la partie non subjective en restant sur l'organisation visible. Chez MSC, il y a un responsable de cabine qui est aidé par une femme / ou homme de ménage pour un certain nombre de cabine. Chez Costa, nous n'avons vu que le cabiniste pour un certain nombre de cabine. Chez MSC, le cabiniste et son aide sont chargés de l'entretien du couloir desservant leur cabine. Chez Costa, il y avait une équipe de 3 personnes qui nettoyaient l'ensemble des couloirs (vu 1 seule fois sur croisière de 11 jours). au niveau du désembarquement : le principe d'organisation est le même pour les deux compagnies. Par contre, chez MSC, avant de monter dans le bus, on donne le nom des personnes qui y montent avant de monter. Là, sur le Pacifica, c'était le chaos, on mettait les valises dans un bus avant de savoir si on pouvait réellement y monter (nos noms n'ont pas été demandé). Sympa de voyager séparer de ces enfants et de son conjoint.
le service dans les bars
assez long en général pendant les heures creuses sur le Pacifica sauf si vous aller au Bar directement. Après 17 heures, il y a plus de serveurs. Il doit y avoir un transfert de personnel (celui de la cafétéria est répercuté sur le restaurant ou les bars à partir de 17 heures à priori)
Demande carte de fidélité
Chez MSC, il faut remplir un formulaire que l’on doit demander et rendre à l’accueil. Un certain délai est nécessaire pour recevoir sa carte de fidélité. Chez Costa, il faut mettre sa carte dans le totem d’information dans la rubrique carte de fidélité. Rien à remplir et on reçoit notre numéro de carte dans les 10 jours par courriel.
Questionnaire de satisfaction
Chez MSC, tout le monde le reçoit dans sa cabine. Généralement, le serveur principal et la cabiniste montre la case qu’il faut cocher si l’on est content d’eux. Pour Costa, il faut allez au totem d’information dans la bonne rubrique, indiquer son adresse mail afin de recevoir le questionnaire par courrier électronique.
Points existants chez Costa qui n’existe pas chez MSC : - l'application smartphone Costa pour avoir accès au totem, à son journal de bord en version informatisée et surtout pouvoir appeler quelqu'un d'autre à bord directement sur son portable. Par contre, il y a des bugs (j'ai jamais réussi à le mettre en fonction l'application sur mon I-Phone). Mon mari en cours de route a perdu le son. Par contre, cela fonctionnait très bien sur les téléphones de nos amis. - Lorsque l’on utilise le téléphone de la chambre pour appeler la réception, notre appel est orienté vers une personne parlant la langue des personnes présentes dans la cabine. - Concours de talents. Le gagnant peut gagner une croisière et se voir offrir un contrat d’artiste par COSTA si c’est vraiment bien. - Visite possible mais payante des cuisines chez Costa - Des conférences thématiques chez Costa.
Voilà, j'espère avoir fait un assez bon tour mais si j'ai oublié quelque chose, je complèterai.
Bonne soirée (et bonne lecture pour les courageux 😉)
Catherine
Depuis décembre 2006, j'ai passé plus d'une année en Inde. Mon dernier séjour (avant celui-ci) remonte à décembre 2010. Que de changements depuis ! Je ne me retrouve plus dans ce pays où les nouveaux riches dédaignent les plus pauvres et où les routards, bien propres sur eux, ont supplanté les hippies des seventies. Je viens de publier sur mon blog un long texte où je développe ces réflexions. J'aimerais le partager, ici, avec vous :
Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.
D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.
La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.
Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.
En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.
Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.
Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...
Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.
Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?
Le texte original (avec photos) ICI.
Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.
D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.
La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.
Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.
En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.
Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.
Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...
Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.
Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?
Le texte original (avec photos) ICI.











