Discussions similar to: Promotion estivale Reykjavik Icelandair
FR
Icelandair rachète Wow Air (qui a depuis cessé ses activités)
Informations sous: https://globenewswire.com/news-release/2018/11/05/1644890/0/en/Icelandair-Group-acquires-Wow-air.html

Alors que Wow Air était en grande fragilité financière et qu’il n’était pas certain que la compagnie survive à l’hiver, sa compatriote Icelandair a décidé de la racheter.

Pour l’instant les 2 noms resteront. - Icelandair gardera t elle le hub Europe <> Amerique du Nord et Wow Air du point à point vers l’Icelande? - Ou le temps d’organiser la fusion dans plusieurs mois?

Wow Air était, outre sa santé financière fragile, connue pour ses irrégularités d’exploitations et sa mauvaise prise en charge, son centre d’appel étant situé en... Inde!! Cf le reportage de France 2 dans l’Emission « Tout Compte Fait » de Julian Bugier https://m.youtube.com/watch?v=lSz3Gh1k70M

A voir ce que deviendrait la dernière compagnie low cost sur l’atlantique, dont la santé financière est fortement précaire, Norwegian Air Shuttle (bien que bénéficiant d’un financement publique appartenant en partie au gouvernement norvégien, procédure interdite dans l’UE mais comme c’est une compagnie norvégienne). IAG (British Airways Iberia Vueling Level Aer Lingus) a tenté une approche pour rachat sans succès, Lufthansa Group (Lufthansa Swiss Eurowings Austrian Brussels Airlines Air Dolomitit Lufthansa Cityline Edelweiss Air) a indiqué être en discussion).
Open
Croisière de France en Islande
Nous venons de réserver une croisière en Islande pour juillet 2015 15 jours avec croisière de France à bord de l'horizon

Nous serons 6 personnes dans 3 cabines

Auriez vous des renseignements concernant les excursions, la réservation d'un taxi ou doit on s'adresser, ainsi que la vie à bord, enfin de bien préparer notre voyage

Nous avons déjà fait une croisière avec msc les fjords norvegiens

Merci pour votre aide
Open
Islande en mai pendant quatre jours
Bonjour à tous,

Suite à une promotion intéressante nous partons 4 nuits en Islande en mai. La plupart des touristes viennent en été car meilleure température et routes ouvertes mais je pense que le mois de mai peut être intéressant, moins de pluie et ensoleillement, mais les routes ne sont pas toutes ouvertes.. en même temps pour 4 jours, nous pensons faire l'essentiel. Itinéraire: J1: arrivée aeroport dans l'après-midi puis visite de la capitale J2 : Le cercle d'or ( une journée ou une demi-journée? J3 : dans la matinée le blue lagon, prendre ensuite la route1? J4 : Route 1? Que voir à tt prix en une jrnée? J5 : départ pour Paris

Vous remerciant par avance,
Open
Taille du sac de couchage
Bonjour,

Je compte acheter un sac de couchage Expe 500GT2 de Warmth car il y a une bonne promotion. Il me semble qu'il a les caractéristiques adéquates pour un trek en Islande pour dormir sous tente dernière quinzaine d'août (température confort -3°C, poids 1080g, 500g duvet de canard et d'oie 700 cuin 90/10).

J'ai pu lire de très bons commentaires sur ce sac, la seule chose qui me fait hésiter est la taille unique 225/86/60 (longueur/épaules/pieds). Pour une personne ne mesurant pas plus de 170cm, est ce que cela peut représenter un réel problème?

J'aimerais avoir votre avis la dessus? Est ce que je peux acheter ou vaut il vraiment mieux attendre une autre bonne occasion?

Merci pour vos réponses...
Open
Croisière MSC Ecosse - Islande août 2017
Bonjour,

Nous envisageons de faire cette croisière en Août 2017, nous sommes une famille avec 2 enfants, une ado et un plus petit qui aura 6 ans l'été prochain. Pour des raisons professionnelles, nous ne pouvons réserver cette croisière qu'à partir de Septembre 2016. Selon vos expériences est-ce risqué d'attendre Septembre, risque t'il de ne plus y avoir de cabines familiales ? Nous prenons toujours une cabine intérieure mais nous réservons d'habitude beaucoup plus tard mais cette destination étant moins proposée je me posais la question sur la disponibilité des cabines. D'avance merci de vos réponses

bonne journée
Open
Recherche personnes pour compléter petit groupe pour croisière Islande juillet 2015
Bonjour, Pour compléter un petit groupe d'amis (entre 15 et 30 grand maximum), je recherche des personnes qui seraient intéressées par une croisière en Islande au départ de Paris en avion tout début juillet 2015... je dois confirmer la réalisation de ce beau projet au plus tard le 15 septembre et nous devons être au minimum 15 (nous sommes actuellement 13)... je peux vous en dire plus (programme, prix, etc...) en MP
Open
Iceland Winter Tour, un tour complet de l’île, 21 jours, en van, en avril
😏 CARNETS DE ROUTE EN LIGNE :

ICELAND WINTER TOUR

Bonjour

L'Islande fin mars, c'est encore l'hiver. Trois semaines avec un petit fourgon 2 roues motrices et sans chauffage adapté, mission impossible ? Et bien non, ce fut un voyage fascinant !

Pourquoi avril ? Parce que nous pouvons prendre nos congés à cette période et que la promotion hiver de la SMYRIL LINE s'appliquait pour le premier départ du Norröna fin mars. 935 Euros A/R pour le fourgon et 2 adultes en dortoir avec un seul repas par jour. Spartiate mais le tiers du prix qu'en haute saison !

Préparation. Aucune. Inutile de passer des heures à lire récits et témoignages. Tous montrent l'Islande l'été Nous avons fait comme les Islandais, adapter les déplacements à la météo du jour. C'est tout.

Parcours. Le tour de l’île par la N1 fait 1300 km. Nous l'avons doublé, 2600 km. Pratiquement tous les sites majeurs furent accessibles. Le Nord enneigé et glacé nous a tellement fasciné que nous y sommes restés deux semaines sur trois ! Avalant le Sud en quelques journées. Sans aucun regret.

Campings. Indispensables avec notre petit chauffage électrique 220 V. Mais en avril, ils sont presque tous fermés 😠 Par chance, les propriétaires ont accepté de nous accueillir. Résultat inespéré, 18 nuits en camping avec électricité !

Météo. Au Nord, entre moins 2 et moins 12 degrés. Soleil et chutes de neige tous les jours. Au Sud, entre 0 et 14 degrés. Aucun jour de pluie.

Carnets de route. Ils seront mis en ligne dans le lien en signature. En attendant, un aperçu en une vingtaine de photos.

Cordialement, Sylvie & Bernard.

Neige, glace, ciel lumineux : magnifique !



Seuls aux pieds du plus grand glacier d'Europe.



Pause déjeuner dans un superbe cadre.



La route serpente au cœur du désert blanc.



Sur les routes désertes des hauts plateaux.



L'impression de rouler sur la banquise !



Réveil le matin au bord d'un lac glaciaire.



Piste entre terre, ciel et eau.



Route miraculeusement sèche sur les hauts plateaux glacées.



Le long des fjords du Nord-Ouest.



Un bivouac dans un cadre somptueux !



Piste le long de la côte Ouest.



Le Nord, neige et glace à perte de vue.



Un fourgon solitaire au cœur du désert blanc.



Neige et glace à l'infini !



Crépuscule magique aux pieds du glacier.



Randonnée autour du Fjallsarlpon.



Un petit fourgon Toulousain perdu dans l'immensité glacée !



Blizzard dans les fjords du Nord-Ouest.

Open
Tout le monde veut maintenant (20 juin 2010) voir le volcan (Islande)
Un article du journal "Le Matin" du jour :

Il a piqué une grosse colère, mais ça va mieux. Le désormais célèbre volcan islandais, dont personne en dehors des pays nordiques n’arrive à prononcer le nom, n’arbore plus qu’un panache de vapeur. Après avoir imposé sa loi, craché des tonnes de cendre et paralysé le ciel européen pendant plusieurs jours, l’Eyjafjallajökull est en passe de devenir l’une des attractions touristiques du moment. L’exaspération est passée, la fascination, elle, est restée. «Tout le monde l’a vu à la télévision et certains ont envie de le voir en vrai», résume Andrea Müller, chez Kuoni. L’agence de voyages suisse a flairé le bon filon et fait actuellement la promotion d’un tour organisé de neuf jours à la découverte du «monstre». Kuoni, qui proposait déjà une escapade en Islande axée sur les volcans (le pays en compte 130!), a simplement revu son offre. «Nous pensions que les gens voudraient surtout visiter ce volcan-là, alors nous avons modifié notre programme. Il y aura beaucoup de choses découvrir, mais l’Eyjafjallajökull sera au cœur du voyage», poursuit la porte-parole. Le premier pèlerinage doit réunir quinze à vingt participants au mois d’août. Pour la coquette la somme de 3990 francs, les amateurs bénéficieront d’un programme respectueux de l’environnement et d’un accompagnateur de luxe: le volcanologue zurichois Peter Diethelm. «Il est de langue maternelle allemande, c’est pour cela que nous avons surtout fait de la publicité en Suisse alémanique, mais les Romands sont les bienvenus, car Monsieur Diethelm parle également français», nous assure Andrea Müller. La cendre a recouvert les pâturages Aucun doute, l’enthousiasme de Peter Diethelm franchit parfaitement la barrière des langues. «Les paysages sont très impressionnants, notamment au sud du volcan où la cendre a recouvert tous les pâturages. C’est unique d’avoir la possibilité d’approcher un volcan en activité sans risque, de voir les conséquences directes d’une éruption, de pouvoir discuter avec les fermiers sur place de ce qu’ils ont vécu. C’est bien plus touchant que de belles images sur fond de ciel bleu!» s’enflamme le volcanologue qui était sur place il y a trois semaines à peine. «Actuellement, on observe surtout des jets de vapeur et, à l’intérieur du cône, se produisent de temps en temps de petites explosions, ajoute Peter Diethelm. On espère pouvoir monter jusqu’au sommet, mais ça dépendra évidemment de la situation.» Un détour par l’Eyjafjallajökull Sur l’île les agences de voyages se sont également mises à l’heure de l’Eyjafjallajökull-mania. «Nous observons une hausse des demandes depuis le début de l’éruption. Beaucoup de clients veulent des excursions vers ce volcan-là spécifiquement et ceux qui avaient des réservations datant d’avant l’éruption cherchent à modifier leur tour pour y inclure le volcan», confirme Erling Aspelund, qui dirige le tour opérator Iceland Encounter à Reykjavik. Son agence propose toutes sortes d’excursions d’un ou deux jours vers l’Eyjafjallajökull, au départ de la capitale. Sur place, il est même possible de louer un petit avion Cessna pour survoler le cratère! «Alors que l’industrie du tourisme en Islande a accusé une chute du nombre de réservations, la plupart des agences qui, comme nous, se sont spécialisées dans les activités outdoor observent le mouvement inverse», confie Erling Aspelund. De quoi se réjouir un peu, car l’éruption du mois d’avril a bien failli donner le coup de grâce à une économie islandaise déjà mal en point. Le tourisme, secteur clé pour l’île, a été frappé de plein fouet, avec une baisse massive des réservations. Le pays a d’ailleurs lancé une vaste campagne de promotion touristique dans toute l’Europe afin de rassurer les visiteurs potentiels. «Bien sûr, une nouvelle éruption est toujours possible, mais le risque d’avoir un panache de cendre aussi imposant qu’il y a deux mois est tellement faible! lâche Peter Diethelm. Ce n’est pas tant la peur qui freine les gens que l’incertitude. Peut-on être sûr de faire l’aller-retour vers Reykjavik aux dates prévues? Aujourd’hui nous n’avons plus aucune flexibilité.» Le géologue et volcanologue genevois Thierry Basset, qui accompagne des touristes sur les volcans dans le monde entier (lire l’encadré) et qui propose deux voyages en Islande, fait un constat similaire: «Je crois que les gens craignent encore de ne plus pouvoir décoller.» Kuoni a d’ailleurs annulé un premier voyage prévu en juillet par manque de réservations. Officiellement, on se veut rassurant. «Le risque est très faible de rester bloqués là-bas. Si ça devait être le cas, nous chercherions une solution appropriée avec nos clients», concède évasivement Andrea Müller Entre crainte et fascination, le volcan Eyjafjallajökull restera sans doute longtemps gravé dans les esprits. Peut-être comme le Pinatubo, aux Philippines, dont l’éruption spectaculaire en 1991 avait radicalement modifié les paysages alentour. Et qui, depuis, est devenu un passage obligé des circuits touristiques.

«Des paysages à couper le souffle» Thierry Basset n’a pas attendu l’éruption de l’Eyjafjallajökull. Voilà dix ans que le Genevois emmène des touristes à la découverte des volcans aux quatre coins du monde. «La demande est en hausse pour des séjours thématiques, en compagnie d’un spécialiste. Aujourd’hui, les gens veulent de plus en plus voyager intelligent», relève le géologue et volcanologue. «Personnellement, je ne fais pas d’excursion spécifiquement en vue de voir une éruption. S’il y en a une au moment où on y est, tant mieux! poursuit-il. En mars, j’étais au Guatemala. C’est un peu le top mondial en matière de volcans. Là-bas, il y en a trois en éruption en ce moment: le Fuego, le Santiaguito et le Pacaya. Sur ce dernier on a pu s’approcher à quelques mètres de la lave. La chaleur vous empêche d’aller plus près, mais ce n’est pas dangereux, les coulées ne vont pas aussi vite que dans les films!» Pour autant, ces excursions sont-elles vraiment sûres? «Il y a toujours un risque, comme lors de n’importe quelle course en montagne, répond Thierry Basset. Prenez le Stromboli, en Sicile, qui est en activité depuis 2500 ans. On peut monter jusqu’au sommet et observer les explosions. Mais on reste à bonne distance. C’est vrai qu’il y a une dizaine d’années, une touriste allemande a été atteinte par une bombe volcanique, mais c’est rarissime. Le risque, en restant là-haut une heure, est inférieur à celui que vous prenez sur la route entre Genève et Lausanne un vendredi soir. Tout est relatif…» Dans son rôle de guide, Thierry Basset vise moins les sensations fortes qu’une démarche pédagogique et contemplative: «Les paysages volcaniques sont généralement hors du commun, parfois même à couper le souffle.» Pour lui, c’est sûr, les volcans sont un excellent prétexte pour voyager. Prochains départs avec Thierry Basset: l’Islande en août et l’Etna en octobre. iTous les renseignements sur son site: www.thierrybasset.ch
Open
L'Islande en trois semaines à pied et à vélo?
Bonjour,

Mon amie et moi souhaiterions voyager 3 semaines début aout en Islande. Nous avons déjà visité l'Australie et la Nouvelle Zélande en van, mais en Islande les locations de voiture ou camping car sont hors de prix. Du coup nous avions pensé à marcher ou le vélo et parfois le bus.

Seul soucis, nous sommes voyageurs mais pas de grands randonneurs même si la volonté et la débrouillardise sont là.

Pensez vous que 3 semaines de vélo / marche sont possibles? Quel type de materiel est à prévoir ? Un GPS ? quel budget? Peut on louer une tente facilement en Islande? Quel trajet, pas trop compliqué, pourrait nous offrir de beaux paysages, notamment des Fjords?

Merci de votre aide.
Open
Review of a disappointing cruise with Rivages du Monde in Iceland and Greenland


Hello everyone,

The itinerary was tempting, and we decided to take this cruise with friends. It also gave us a chance to discover this company, which offers many river cruises in a French-speaking atmosphere. The boat is only rated 3 stars, so we knew we wouldn’t have the same comfort or services as usual, but we accepted that. After all, the price is half that of a cruise with Ponant in the same area.

From the booking stage, this company was unlike any other. We later learned that Rivages du Monde isn’t a shipowner but just a service provider.

It operates in a somewhat outdated, old-fashioned, or even backward way, depending on how you see it. Information about the cruise, excursions, and the boat comes in the form of a very brief PDF. Documents, quotes, and invoices are sent by mail.

There’s no personal account on the company’s website, no passenger form to fill out, and no online check-in.

Fifteen days before the balance was due, I received the invoice with its share of surprises. I had to send my credit card details by mail (well, why not?), or pay by check.

The bad surprise was a fuel surcharge. The good one was that we were upgraded from category 3 to category 7, moving from deck 6 to deck 4. Since the information was so lacking, I had no idea what the benefits of this upgrade would be. I almost complained and asked to keep the cabin I had chosen, but I read in some comments that cabins on deck 6 were to be avoided due to loud creaking. So I said nothing.

Booking excursions, which had to be paid at the same time as the balance, was strongly recommended before departure. They were reserved by filling out an A4 sheet after reading a 3- or 4-line description in the PDF. The duration of the excursion and the departure time weren’t indicated. No information about disembarkation—would it be at the dock or by tender?

The boat. The MS Astoria is the oldest passenger ship in the world. Built in 1948, it started its career as a transatlantic liner until 1960. Often restored, it has retained an old-fashioned, vintage charm... or so the ads say. In the end, it didn’t look that old, as it had been modified and refurbished so much. Only its original bell remains in a display case. Its vintage look is more visible on the outside than inside. The outdoor decks are spacious, great for sightseeing. There weren’t too many passengers for the size of the ship. Inside, it’s not very modern or beautiful, but it was decent. A pleasant surprise—it handled the sea better than we expected.

The cabin was outdated and small, as we expected—no desk, no sofa, and two portholes that made it very bright. Well-equipped with new storage furniture, it even had a fridge. The bathroom would have been spacious if it didn’t have a bidet. The bed had a board instead of a proper base, but the mattress was good, and we slept well the whole cruise. Don’t look too closely at the finishing details, but overall, it was better than I expected. On deck 4, the cabin creaked a little at night, but it didn’t bother us. The cabins are different sizes on the plan, but in reality, they all have the same surface area.

Note the strange color of the hot water.



The buffet was tiny, with few choices and very basic, ordinary dishes. A few mixed industrial salads, some fresh salad and cold cuts. For the main course, chicken, pork, some kind of minced meat, or fish. Then potatoes, rice, pasta, or steamed vegetables (always the same ones). For dessert, flavorless pastries in various colors or fresh melon and watermelon salad. That was the sad, single menu for the entire cruise at the buffet. Note that the buffet was only open for 2 hours at lunchtime and 1 hour in the afternoon for a snack.

Tea, coffee, and water were available all day.

The restaurant. The table was nicely set and pretty, but the meals weren’t much better than at the buffet. The “beef fillet in pastry” was like boiled beef stew—it fell apart easily (even though we asked for it rare or at least medium-rare). The “asparagus velouté” was actually leek soup with “hay” that crunched under your teeth. The poire belle Hélène or profiteroles were sad, distant relatives of the well-known desserts—very skimpy. And those were just a few examples.

Drinks were included with meals: still or sparkling bottled water, white, red, or rosé wine, coffee, tea, or herbal tea.

The bar. The servers were nice but far from having the class and know-how you find on other cruise lines. We wanted to try the cocktails, but only once. The margarita was warm, with bottled chemical lemon, no ice, and no salt. The caipirinha was brown! And later, we noticed that in the Singapore Sling, they replaced the Champagne with soda!!! What a skill set!!!

The lectures were very popular. Almost all passengers eagerly attended the talks by the two naturalists.

The musical entertainment was French variety—good-natured and friendly most of the time. A little classical music, chamber music so sad it made you sleepy. Nothing like the pianos and violins you find elsewhere... (Princess or HAL).

The shows. With very limited resources, the dancers did their best. The outfits were very revealing in certain strategic areas, and that was the rule for all themes.

The “red vests.” The atmosphere on board was more like a company outing than a cruise. There was a lot of staff to run the excursions desk, assist and supervise passengers during stops, or act as guides during excursions. These “red vests” behaved like they were on a summer camp—they had a great time and gathered as often as possible to laugh and have fun. They didn’t hesitate to roll their eyes behind passengers’ backs. But the “group leaders” became very authoritarian and directive when addressing passengers.

One evening, our friend asked a “red vest” about the excursion time the next day. That was top-secret information, impossible to get (I’ll come back to that). The “red vest” replied that they wouldn’t tell him because, by the next day, he would have forgotten anyway. That shows the level of respect this staff had for the passengers.

Also worth noting: among the passengers was a man in a wheelchair. For the entire cruise, he couldn’t go ashore. No one ever offered to help his wife get him off the ship.

My perception of this cruise is inevitably shaped by my past experiences. Some passengers shared my opinion, but others were completely satisfied with everything and found the food good. They also swallowed all the bad excuses, cooked up with a security sauce, without question—reassured and delighted that “everything” was done for “their safety,” which is the most important thing, isn’t it?

To be continued—the stops and the organization, even more pitiful than the hospitality...
Open
Organisation de trek en Islande en juin
bonsoir a tous,

Suite a vos nombreux conseils que vous m’avez donner au précédent topic j'ai préparer mon trek de la facon suivante.

Je compte sur vous pour me donner vos avis ou correction sur ce qui va suivre 😇

PAVE 🤪

Bonne lecture et je m'excuse d'avance pour les fautes d’orthographe. Le voyage en lui même :

- Train pour Paris le 13 ou 14 Juin.

- Direction Aéroport direction Islande le 14 Juin.

- Arrivée à Reykjavík le 14 Juin.

- Direction le camping de Reykjavík pour passer la nuit du 14 15 Juin et achat de bobine de gaz pour le réchaud.

- Direction Sólheimasandur pour voir la carcasse d'avion le 15 Juin et trouver un camping pour la nuit.

- Direction Vik pour la plage de sable Noir, camping et essayer de profiter d'un lever du soleil 16 et 17 Juin.

- Si la route pour le landmannalaugar est ouverte, direction camping de Reykjavík pour prendre le bus le 17 Juin (si route pas encore ouverte direction Skogar).

- En fonction de la route visite cascade Skogar et nuit en camping le 17 Juin ou si route ouverte, bus et nuit camping landmannalaugar.

- DÉBUT DE LA RANDONNÉE LE 18 JUIN PEUT IMPORTE DE QUEL COTE !!!!!😎

- Du 18 au 25 randonnée (même si elle se fait en 4-5 jours 3 jours a prévoir en cas de très mauvais temps et/ou visite des environs au départ/arrivée de landmannalaugar).

- bus retour Reykjavík le 26 Juin.

- Direction le lagon bleu pour une journée relax le 26 ou 27 juin en fonction du retour du trek.

- Derniere journée, visite de Reykjavík le 27 Juin et dernière nuit au camping de la capital.

- retour en France le 28 Juin.

Le matériel :

- Sac à dos Millet 60+10 (servi en Norvège pour un mois de trek déjà)

- Tente MSR hubba NX (1 place)

- Sac de couchage, Millet Baikal 1100 ou Ferrino Lightec SM 1100

- 30 Rations de Lyophilisée (1ere fois que j'en prend)

- Fruits secs, Barres céréales, et baies de goji ainsi que du thé et café

- Tapis de sol décath forcelaz AIR

- Gourde 1l et poche a eau de secoure 3l, qui elle sera plaine qu en cas de besoin

- Objets divers mais pas inutiles 😇 (couteau, carte, boussole, petite corde, Frontal etc...)

- Trousse de premier secours

- Tongs ou petites sandales

- Batterie externe 21000 mA

- 3 Caleçons, 3 paires de chaussettes, 3 lycra, 1 polaire, une veste coupe vent et imperméable, 2 Pantalons don 1 imperméable, chaussures de rando, pancho anti pluie, gants et sous gants mais pas imperméables, bonnet

- collant, chaussettes en laine et lycra pour dormir

de tète je pense que c'est tout 🤪

POIDS TOTAL ENTRE 17 ET 18 KG

Budget :

Pour le budget UNIQUEMENT sur place cet à dire: transports, camping, petits ravitaillements, loisirs en fin de voyage(qui eux ne serons pas nombreux) = 400EUROS que je retire a l’aéroport directement!!!😮 je sais pas si c'est suffisant mais je pourrai avoir éventuellement 200EUROS de plus

Je pense avoir tout dit ahah! merci aux courageux d'avoir tout lu, et aux autres aussi 😇
Open
Islande en hiver
Salut,

J'aimerai passer quelques jours principalement pour voir les Aurore Boréale. Donc en Hiver ? Que pensez-vous de Février ? Ou Mars ? Ou encore possible d'en voir en Avril ?

J'aimerai faire entre 5 et 7 jours. Pas envie de faire tout le tour de l'ile. Donc un aller/retour Reykjavík. Une ou 2 soirée à la recherche des Aurore Boréale. un jour vers cascade de Seljalandsfoss / cascade Skógafoss / village Vik un jour Pingvellir / Skálholt / Geysir / Cascade Gullfoss un jour - péninsule Reykjanes / lagon bleu 5 jours peuvent suffire pour nous je pense.

C'est possible sans louer de voiture ? Faire des excursions depuis Reykjavík en aller retour chaque jour pour voir ce que je voudrai ? Pour savoir si je dois dormir chaque soir à Reykjavík ou si c'est mieux de changer d'endroit ? De toute façon, c'est encore possible pour cet hiver ou trop tard ?

Merci
Open
Location de voiture de Egilsstaðir à Reykjavik?
Bonjour à tous,

Je vais en Islande fin avril 2012, en optant pour un aller en ferry (arrivée à Seyðisfjörður, tout à l'Est) et un retour en avion (départ de Reykjavik, ou plutôt de son aéroport, tout au sud-ouest).

Puisqu'il semble y avoir peu ou pas de bus en avril (et qu'ils sont hors de prix), je souhaiterais louer une voiture à (près de) Seyðisfjörður, et la laisser à Reykjavik, afin de prendre la Route 1 (Þjóðvegur 1, route circulaire) par le Nord. Malgré la surcharge due au point de retour différent du point de location, cela semble moins cher (et plus intéressant) que de prendre un vol Egilsstaðir - Reykjavik et faire le tour de l'île en entier après.

Une solution semble être de louer la voiture à Egilsstaðir et la laisser à Reykjavik. Connaissez-vous des loueurs pas trop chers qui proposent cette option ?

Autre option : aller en bus à Akureyri, y louer une voiture, et la laisser à Reykjavik. Le site Rent a Car propose des tarifs nettement plus avantageux de Akureyri à Reykjavik (40% moins chers que la concurrence de Egilsstaðir à Reykjavik - malheureusement, eux ne proposent rien de Egilsstaðir à Reykjavik). Question connexe : Y a-t-il des bus en avril entre Egilsstaðir et Akureyri ? Des sites Web mentionnent un bus certains jours de la semaine en hiver, mais je n'arrive pas à obtenir confirmation…

Enfin, j'en profite pour poser des questions connexes à la location de voiture : - Est-il réaliste d'aller de Egilsstaðir à Reykjavik par la partie nord de la route n°1 (exclusivement) en avril avec une petite voiture, type A ou B ? (par exemple, Vw Polo - P15, Volkswagen Polo 1.2 55 S, etc.) J'ai lu que la neige a fondu depuis longtemps en avril (sauf courts épisodes de froids), et que la route 1 est (très majoritairement) en excellent état. - Recommandez-vous les assurances complémentaires ? (graviers et sable, vol, etc.)

Merci à toute réponse qui m'aidera =)
Open
Expédition de Reykjavik à Kangerlussuaq sur le Boréal
Bonjour,

En 2013 je recherchais une destination spéciale pour un séjour loin de la pollution et de la fureur humaine, mon choix s'est posé sur l'exploration du Groenland. J'ai contacté la Compagnie du Ponant, société de transport maritime basée à Marseille qui s'est occupée de tout, pas de problèmes de bagages ni d'égarement dans un terminal surchargé. 13 au 23 août 2013 pour une escapade entre les glaces de l'Arctique, atterrissage à Keflavik en Islande direction le port de commerce de Reykjavik pour l'embarquement à bord du navire LE BOREAL. L'accueil de l'équipage était fort sympathique, le navire de transport pas trop imposant, je n'aime pas les monstres hôteliers des mers. La suite prestige bien spacieuse, confortable et très lumineuse avec ses 2 balcon sur tribord, le majordome s'est bien occupé de nous avec quelques petits gâteaux chaque fin de soirée pour nous ouvrir l’appétit. Le personnel naviguant est polyglotte, en majorité d'îles et de provinces françaises. Le navire est silencieux pas de bruit de la propulsion qui est électrique, la sensation de caresse et le ressac de la mer sur la coque. Côté gastronomie, nos estomacs se sont bien régalés avec les petits plats du chef étoilé français Gérard Germain, pâtisseries et viennoiseries des maîtres pâtissiers et boulangers français. La cave était aussi particulièrement bien garnie avec une sommelière tout sourire au palais très pointu. En cette fin d'été, les glaces de l'Arctique sont fondues, très peu de mammifères marins ou terrestres à l'horizon, il faut remonter plus vers le Nord-ouest pour trouver les phoques barbus, ours polaires et baleines en grand nombre. Iceberg en masse dans le baie d'Ilulissat.

L'age moyen des croisiéristes, était assez avancé, beaucoup de passagers américains et asiatiques qui ne favorisent ni l'échange ni le contact. Nous avons passé un très bon séjour et revenus avec souvenirs et prises de vues. Une belle escapade glacée pour ceux qui recherchent la découverte et le rafraîchissement. Cette aventure nous a donné le virus des glaces, nous repartons fin août pour une autre aventure qui nous mènera de Kangerlussuaq au Groenland à Anadyr en Sibérie Orientale, un périple vers les Terres du Nord-Ouest, le long des côtes nord du Canada et de l'Alaska, à bord de l'AUSTRAL de la Compagnie du Ponant
Open
Croisière sur le Costa Pacifica: "Islande et Nord Extrême"
bonjour, je tenais à laisser un commentaire sur la croisiere que nous venons de vivre mon mari et moi même durant 18 jours "Islande et Nord Extreme" sur le Costa Pacifica. Nous avons vécu une magnifique croisiere, tout était parfait: un bateau luxueux sur le théme de la musique avec un personnel toujours souriant, à notre écoute et à nos petits soins, qui se pli en quatre pour satisfaire notre bien être; la restauration digne des trés bons restaurants avec une nourriture trés variée et équilibrée; Nous avions une cabine avec fenêtre, là encore rien à redire, spacieuse, confortable, faite 3-4 fois par jours; des spectacles dynamiques, trés variés, haut en couleurs avec parfois des artistes époustoufflants; Les excursions sont trés biens organisées, nous conseillons toute fois de les réservées chez soi par internet bien à l'avance car elles sont trés prisées et vous risqueriez de ne plus rien avoir le jour J. Pour ce qui est du théme de notre croisiere l'islande et nord extreme, il n'y a pas de mots assez grand pour décrire ces paysages grandioses, cette nature à nous couper le souffle, je recommande fortement cette croisiere à tous ceux qui adore comme moi les pays nordique et en plus durant quelques jours nous vivons une expérience hors du commun puisque le soleil ne se couche pas, il fait jour 24h sur 24 on est completement déconnecté, le cerveau ne sait plu où il en est, on est un peu comme les nouveaux nés qui confondent le jour et la nuit. Si vous avez des questions je suis à votre disposition, je me ferais un plaisir de vous répondre le plus rapidement possible.
Open
Strasbourg-Oslo-Islande en stop et avion
Bonjour! Je suis une routarde strasbourgeoise qui aimerais beaucoup poser son pied sur les terres islandaises.

Je vous expose mon projet/problème : je voyage beaucoup en stop c'est pourquoi je voudrais trouver un billet d'avion pour l’Islande pas chère au départ de n'importe quel pays d'europe. Je n'ai pas encore trouvé de moteur de recherche semblable mais après quelques fouilles j'ai trouvé oslo/islande allé-retour pour 260euros ttc .. ce qui est plutôt pas mal !

étant donné que jecompte me rendre à la ville de départ en stop ( en l'occurrence oslo pour l'instant vue le résultat de mes recherches, )et faire mon parcours aux files des rencontres tout reste aléatoire .. d'où quelques questionnement : - est-il possible de prendre mon billet d'avion une fois arrivée à oslo quelques jours avant le décollage sans que le prix augmente de 500% ? - est-ce judicieux de ne prendre que l'allée ( prix variant entre 120 et 150euros !!) et de voir sur place pour le retour ? histoire de pouvoir trouver un Islande-Stockholm, londre ou autre de dernière minute pas très cher

Et puis si vous connaissez d'autres pays de départs intéressant pour l’Islande autre qu’Oslo, je suis preneuse ;-)

Merci pour vos conseils

Voyageusement 😉 Clémence
Open
Should we drive around Iceland or not?
Hi there,

We’re a group of 4 heading out at the end of June for 11 days. I’m just starting my research. We’ll be renting a regular car, not a 4x4. I’m not finding a ton of info on the North. Would love your take on all those kilometers—is there a route that lets us cut out a section? Thanks
Open
Islande en septembre: réservations nécessaires?
Bonjour ,

Nous séjournerons 1 semaine en Islande pour découvrir ce pays du 4 au 11/ 09/2012 , avant de poursuivre notre voyage vers les Etats-Unis . Pour l' instant je n' ai pas décidé quels moyens de transport et d' hébergement nous utiliserons : location de voiture simple , ou 4x4 , avec hébergements en 3 ou 4 lieux , ou camping car ... Dans tous les cas de figure , une réservation précoce s' impose-t-elle ? Compte tenu de certaines incertitudes dans l' entourage familial , et instruit par l' expérience , je souhaite disposer d' un maximum de latitude pour d' éventuelles annulations . Est ce que les loueurs de voiture ont en général des conditions qui permettent des annulations tardives sans frais ? J' ai regardé chez "Geysir car rental" qui a de bons tarifs , mais il faut payer le solde 4 semaines à l' avance et ils ne précisent pas leur "cancellation policy" . De même , selon les différentes formules d' hébergement , une possibilité d'annulation sans frais 2 ou 3 jours avant , comme aux Etats-Unis , est-elle monnaie courante ? Merci pour les réponses des habitués de ce pays à ces premières questions 🙂
Open
Quelques informations sur l'Islande
Bonjour, Nous avons fait en août dernier (8 au 23 août) le tour de l'Islande en voiture de tourisme avec une petite incursion de 3 jours dans les fjords de l'Ouest. Comme vous vous en doutez c'est un pays fabuleux à découvrir absolument!

Comme nous partions durant la haute saison, nous avons préféré tout réserver à l'avance. Nous n'avons pas vraiment cette habitude car je trouve que cela apporte beaucoup de contraintes. Mais comme j'avais lu à droite à gauche que c'était préférable, nous n'avons pas voulu nous retrouver coincé sur place. Et franchement, nous avons eu raison car déjà 6 mois avant, il y avait des lieux où tout était déjà complet!

Nous avons tout réservé, les hébergements mais aussi le Whale watching à Husavik ainsi que le ferry Baldur.

Le problème, lorsque l’on réserve tout à l’avance, c’est que bien sûr, il faut réfléchir à ses étapes et à la possibilité de caser sa durée de vacances avec ce que l’on souhaite visiter. La difficulté est d’autant plus grande qu’en Islande il n’y a qu’une seule route (N1) qui fait le tour de l’Ile. Si vous louez une voiture de tourisme, à aucun moment vous n’aurez la possibilité de couper par une route transversale. En 4X4, c’est différent. Mais je ne peux pas en parler n’ayant pas loué ce type de véhicule.

Nous avions donc 16 jours de vacances et nous souhaitions faire le tour de l’Ile. Et c’est là que franchement, j’ai commencé à m’arracher les cheveux ! Bien évidemment, lorsque l’on visite un pays pour la première fois, on n’a aucune idée de ce qui nous attend sur pleins de points et c’est aussi l’intérêt de la découverte. Sauf qu’en Islande, si vous réservez tout à l’avance et que vous avez décidé de faire le tour, il vaut mieux savoir à peu près, les points intéressants à découvrir, le temps que vous mettez d’un point à un autre, les infrastructures hôtelières possibles à chaque étape etc etc…

Je vous donne donc quelques informations pratiques et les "outils" que j'ai utilisés pour organiser ce périple.

Compagnie aérienne : Wow Air Durée du vol : 3h30 Coût du billet d’avion A/R : 315 euros Wow air est une compagnie Low cost qui propose des vols directs. En ce qui nous concerne, nous sommes partis de Paris CDG mais il existe également des départs de Lyon et de Nice.

Nous avons choisi cette compagnie non pas à cause de son coût qui était plus bas que celui de Iceland Air mais parce-que les horaires nous convenaient mieux. En effet, nous devions arriver vers 14h00. Ce qui nous permettait de profiter de la journée. Et pour le retour, le départ était prévu vers 16h00.

Mais, au départ de Paris, l’avion est parti avec 4h00 de retard. L’après-midi était donc foutu. Par ailleurs, lorsque j’ai pris les billets sur Internet, nunuche que j’ai été, je n’ai pas fait attention qu’il fallait enregistrer notre valise. Du coup, nous avons du le faire à l’aéroport, ce qui nous a valu un surcoût de 43 euros (à l’aller comme au retour) au lieu de 20 ou 30 euros semble t-il, si nous l’avions fait directement du Internet. Il faut savoir également que tout, je dis bien tout, sur cette compagnie est payant (les repas et les boissons entre autre).

Location de voiture : Autoescape pour une voiture de tourisme chez Sixt. Nous avions réservé une voiture de catégorie A (petit modèle de base) et nous avons eu la surprise d’être surclassé avec une voiture plus grande et automatique. J’ai adoré conduire cette voiture ! Attention, si jamais vous réservez avec Sixt, sachez que l’agence n’est pas directement dans l’aéroport mais à 10 mn à pied. Le problème est que lorsque l’on arrive, on ne voit pas forcément le bâtiment tout de suite. Il existe toutefois une navette qui vous y emmène. Elle non plus n’est pas facile à trouver. En fait, lorsque vous sortez de l’aéroport, traversez la rue et attendez dans le parking en face. Elle met plusieurs minutes à arriver mais ne désespérez pas, vous finirez par la voir venir. Tarif pour 16 jours : 1 040 euros

Je fais régulièrement appel à Autoescape car leurs prix sont assez attractifs et surtout, ils ont plusieurs formules d’assurance dont une, tout compris qui est intéressante. Je trouve que leur site est clair ainsi que toutes les explications que l’on peut avoir sur le contrat de location. Notamment, en ce qui concerne les assurances car on sait clairement ce qu’elles recouvrent. On ne vous parle pas de cdw ou dw ou cdd ou je ne sais quoi de ce genre qui, en général ne m’évoque absolument rien ! J’ai eu, une fois un problème avec eux, sur une location en Corse où sur place, j’ai du payer un surcoût. Mais après plusieurs mois de relances au service après-vente, j’ai fini par être remboursée. Je ne dis pas que cela a été simple mais j’ai quand même obtenu gain de cause.

Hébergements : Booking.com C’est la première fois que je passais par eux et franchement, je ne l’ai pas regretté. Cela m’a été d’un grand secours pour l’organisation de ce voyage. En effet, grâce à ce site, j’ai pu réserver tous mes hébergements à l’avance sans débourser un centime et parfois à des prix forts intéressants. En plus, j’ai pu faire plusieurs annulations et modifications, sans frais. Par contre, on a eu à 2 ou 3 reprises, la mauvaise surprise de devoir payer 20 ou 30 euros de plus que le tarif annoncé.

Il faut savoir également que les hébergements en Islande sont beaucoup plus chers qu’en France pour une catégorie moindre. Grosso modo, vous allez payer le prix d’un 3 étoiles, pour vous retrouver dans l’équivalent d’un 2 étoiles.

Restauration : La restauration est également assez onéreuse. Une petite astuce que nous avons trouvée, même si ce n’est pas très glamour, est de déjeuner dans les restaurants des stations services qui offrent en général une soupe avec un buffet à volonté. Ce n’est pas très cher et c’est délicieux. Il n’y a pas que les restaurants de station service qui proposent cette formule mais il faut chercher un peu.

Visites : Pratiquement tous les sites sont gratuits et possèdent un parking gratuit souvent avec des toilettes pas toujours gratuites mais propres et avec du papier. La plupart des sites sont très bien aménagés avec des petits pontons de bois, voir même des chemins goudronnés.

Stations service : Elles possèdent bien souvent un restaurant, des toilettes et un espace gratuit où l’on peut laver sa voiture. Vous verrez que cela est fort utile car si vous prenez les routes secondaires, celles-ci ne sont pas toujours goudronnées et la voiture devient vite très sale. Pour prendre de l’essence, il faut impérativement avoir une CB. Je n’ai pas trouvé de station service où l’on pouvait payer en cash. Leur système pour prendre de l’essence est assez surprenant. Il faut introduire la carte dans la machine et proposer un montant. Honnêtement, c’est toujours compliqué de savoir quel montant il faut pour faire un plein avec une voiture qui n’est pas la notre. Du coup, n’ayez pas peur d’indiquer un montant important, de toute façon, vous ne paierez que ce que vous consommez. Ca fait peur au début mais vous verrez, il n’y a pas de soucis.

Réseau routier : La route N1 et les routes principales (celles qui mènent aux différents sites) sont en très bon état et pratiquement toutes goudronnées. Lorsque nous y étions, on les voyait régulièrement travailler sur ces routes.

Par conséquent, à moins de vouloir visiter le Landmannalaugar ou traverser par l’intérieur du pays, une voiture de tourisme est largement suffisante.

Autres outils : Ce forum bien sûre qui est une mine d'information. Nous avions pris pour guide, le Lonely planet que je trouve toujours bien fait et attractif dans sa présentation. Nous nous sommes également beaucoup servis de Google map et google earth pour les itinéraires. Nous faisions en général des étapes très courtes de 60 à 250 km maximum. Sauf 1 fois où nous avons fait une étape de 450 km de Kirkjubaerjarklautur à Reyoarfjorour.

Il faut savoir qu'il y a énormément de choses à voir et que le pays est très photogénique. On a donc tendance à s'arrêter très souvent pour prendre une photo, admirer le paysage, laisser passer les moutons...

Voilà, j'espère que cela pourra un peu vous aider.

Si jamais, vous vous intéressez à notre itinéraire et que vous souhaitez connaitre les distances que nous avons parcourues par jours ainsi que les visites que nous avons faites, le temps que ça nous a pris ainsi que d'autres détails, n'hésitez pas à aller consulter mon carnet de voyage : leboutdelalorgnette.blogspot.com
Open
Massacre des baleines en Islande
N'y a -t il pas une crontradiction perverse que d'aller visiter un pays certes magnifique , comme l'islande ou la Norvège, qui propose de faire des sorties baleines et qui juste à côté les tue (les mêmes peut-être que vous avez admirées).En tous les cas, moi, cela me mettrait mal à l'aise.Je me souviens d'une scène similaire , des touristes s'extasient devant une baleine quand elle reçoit une décharge explosive, qui la laisse agonir pendant de longs moments sous les yeux effarés des touristes;un enfant, à la suite de cet événement a du être hospitalisé.

27/05/2009 – Les harpons islandais tuent leur première baleine pour 2009 Les baleiniers islandais renégats ont massacré leur première baleine de la saison à 22.40 GMT le 26 mai 2009. Sea Shepherd a reçu le rapport suivant provenant d’un citoyen islandais : -- Message Original -- De: (Nom & adresse email cachés) Envoyé: Mar 26/05/2009 19:15 A: inform-us Objet: S’il vous plaît aidez-moi ! J’ai honte d’être Islandais ! La première baleine a été tuée à 22.40 GMT le 26 mai. Bonjour, je vous écris parce que je ne sais pas que faire d’autre ! La première baleine a été massacrée ou au moins harponnée à 22.40 GMT le 26 mai ! Si elle n’est pas tuée de suite, elle sera attachée au navire et traînée en souffrant le martyre, jusqu’à ce que la prochaine victime ne soit à son tour harponnée ! J’ai tellement honte à présent d’être Islandais ! Un permis a été émis pour en chasser et tuer 99 de plus. L’industrie du Whale Watching est anéantie ainsi que tous les Islandais qui sont contre ces meurtres. C’est comme si notre gouvernement avait perdu ses oreilles. Quelques brutes de baleiniers ont réussi à faire entendre leur voix et maintenant la tuerie a commencé ! La seule façon de mettre un terme à ceci est de faire en sorte qu’il en coûte d’avantage à l’économie islandaise de tuer des baleines, que ça ne lui rapporte en monnaie étrangère en vendant quelques morceaux de viande de baleine. L’Islande devrait être punie et un embargo sur les produits islandais devrait être déclaré jusqu’à ce que ce massacre cesse ! Vivant au cœur de cette petite communauté, j’ai peur en vérité pour ma sécurité, en exprimant mon opinion de la sorte en public ! Les baleiniers sont des brutes épaisses et une honte à notre pays ! J’espère que la communauté mondiale mettra la pression sur le gouvernement islandais. De grâce, aidez moi à mettre fin à ce massacre !
Open
Islande: traversée à pied par Sprengisandur
Islande 01-22 Août 2005 Journal de Voyage Jour 1

Il est 1h30 du matin. Je viens d'arriver. Sous la tente dans le camping de Keflavik.

Le sourire est venu dès le décollage, sensation d’irrémédiable départ ; plus de place pour les doutes, il faut avancer maintenant…

A l’aéroport, il m’a suffi de demander à un mec qui avait une tête de local où se situait le camping pour qu’il me propose de m’emmener. Presque trop facile… Coup de chance où décidément je commence à avoir du flair ? :)

En tout cas, heureux que ce début de séjour soit si simple malgré un atterrissage en pleine nuit dans un pays dont je ne connais encore rien. (n'ayant pas souhaité emporter ou consulter de guide)

Si cela peut me permettre de garder mes forces pour la traversée.

Vais me coucher et tâcher de dormir vite, suis crevé et demain grosse journée (j’ai comme l’impression que je vais pouvoir redire ces mêmes mots chaque soir des 20 prochains jours :)…

Jour 2

Levé tôt ce matin, 6h je crois.

Réveillé par les hurlements d'un belge qui se fait bouffer par un ours. Je me lève en sursaut, tous les poils dressés d’effroi…

Ce n’est qu’au troisième cri que je comprends qu’il ne s’agit que d’une espèce de mouette ou de Goéland et que je me rassérène (je sais pas pourquoi l’histoire du belge et de l’ours… ça m’est venu comme ça).

C'est vrai que la mer n'est jamais très loin sur une île...

M’enfin, impossible de se rendormir.

Je marche donc jusqu’au village pour trouver de l’essence et de quoi petit déjeuner. Tout est fermé, j’apprend que c’est la fête de chsais pas quoi et comprend mieux la présence d’un jeune ivre mort près d’un bar et d’autres au volant de bagnoles qui font des aller-retour dans la grande rue…. Trouve un 24/7 cher à mourir, m’enfin, mon café n’a pas de prix…

Retour au camp, droppé par une bagnole. Ptit dèj, départ.

Droppé en stop à 40 kil. de Rek, j'écris ces lignes en attendant la prochaine bagnole. Il se met à venter…. Et à pleuvoir.

Un mec m’a pris après 2 min sous la pluie. Le temps d’un détour par Reykjavik pour acheter une carte plus précise du centre de l’île, me rvoilà sur le bord de la route vers l’est.

Suis passé le long d’un cimetière. Des arbres sont plantés sur les tombes. Islande, pays où les hommes font pousser les arbres. J’aime cette façon de se rendre à la nature après être parti. Surtout dans un pays ou la végétation est si rare.

Le stop, ça marche pas à tous les coups…. Après avoir glandé une heure sur le bord de l’autoroute à attendre une hypothétique âme charitable, on se pose toujours un tas de questions. Est-ce que c’est parce que j’ai une sale gueule? mon sac est trop gros? je suis fringué trop moche? le spot est pas bon? les gens sont cons ? Alors qu’on lève le pouce pour demander grâce, les voitures vous condamnent au rythme de 1 à la seconde. Certains passent sans vous jeter un regard (les meilleurs), d’autres se marrent, abhorrent un grand sourire rigolard, ou encore restent bouche bée et yeux écarquillés en vous suivant d’un régulier mouvement du cou. On croit être devenu quelque bête fantastique, parée à sauter les cercles enflammés dans la prochaine tournée Pinder, sur d’obtenir au moins un égal succès !

Jusqu’au bruit insolite de moteur qui ralentit, on tourne la tête, sans trop y croire. Une voiture est là! Mon cœur s’emballe, je n’y crois pas. Un rapide bonjour et je m’assoit. Sur fond de sourire, avec un simple merci, tous mes malheurs s’effacent, l’humanité est pardonnée ; ne subsiste que le plaisir de poursuivre sa trace.

Jour 3

Rien écrit ce soir là dans mon journal, je me suis consacré à des lettres. Résumé de mémoire : départ de Selfoss (une petite ville (pléonasme Islandais ;) de la côte sud) tôt le matin, direction la F26, qui commence plus loin qu’escompté. Un premier mec me prend, et m’offre café et croque monsieur dans une auberge 3 Km avant d’arriver. C’est une première dans ma carrière d’auto-stoppeur, et je commence à les aimer ces Islandais. Puis 2 h de marche dans la campagne et ravitaillement dans une station service (la nana, plutôt jolie d’ailleurs, qui me couvait d’un œil aguicheur jusqu’ici, tire une tronche incroyable quand elle voit mes achats : C’est vrai que 500 g de beurre, un pot de mayonnaise, du salami et du pain c’est pas très sexy. Mais j’ai besoin de calories moi !)

Bref, je décide de continuer en caisse pour remonter encore un peu plus vers le désert : la route goudronnée est plus longue que prévue et la zone plus ou moins habitée qui va avec.

Je demande à chaque voiture qui s'arrete et va dans la bonne direction de m'avancer. Ce sera deux suisses, la quarantaine, qui me font monter. Ils reviennent en Islande après leur premier trip là bas il y a 20 ans. Ils ont l’air de l’avoir traversée dans tous les sens à pied les gars. C’est les premières personnes à qui je dis ce que je compte faire et qui ne tombent pas de leur siège en me demandant si je suis fou. Je commence à peine à y croire moi-même j’avoue… Bref je leur parle de ce que je veux faire, ils me filent quelques tuyaux, des encouragements et me droppent dans le dernier bâtiment avant le désert « Hrauneyar ». Une espèce d’hotel-cabine polaire pour touristes en goguette.

Pas mécontent de me faire une vraie nuit avant le grand départ.

Jour 4

Première journée de marche. De l’hôtel attrape touristes (miteux et cher) aux rives du lac Poristvatn (le plus grand d’Islande). Environ 25 bornes. Le soleil du matin est vite remplacé par de la pluie, puis de la grêle. Le vent se lève. Ca va durer toute l’après midi. J’ai eu le droit à la panoplie complète je crois. Franchement, c’est dur. Ca ne s’arrête jamais de tomber et je suis humide de la tête aux pieds. En plus mon poncho s’est fendu en 2 au premier gros coup de vent.

Je suis fracassé : mal aux bras, aux épaules, aux pieds et à la tête… J’ai du porter mon sac de ravitaillement quasiment toute la journée avant de croiser un 4x4 qui s’arrête devant mes gesticulations (en poncho sous la grêle au milieu de nulle part je devais être assez effrayant faut dire…). Ils ont l’air cool et de toutes façons j’ai pas le choix, je dois leur faire confiance pour le laisser à Nyidalur (un refuge au centre de l’île) ou j’arriverai dans 4 jours… Logistique à l’arrache mais efficace : ça me coûtera pas un sou et je me déleste de 4 kg de bouffe !

Monté la tente sur la rive Ouest du lac, sur une plage de sable noir, c’est très beau. J’en profiterai peut être un peu plus demain s’il s’arrête de pleuvoir. Atelier bricolage-élasto pour le poncho ce soir. (en temps normal je l’aurais jeté en maudissant la terre entière, mais bon.. pas le choix.) Je n’ai qu’une ampoule, c’est fête ! Encore ce bon vieux petit doigt que je vais finir par amputer (à la grande horreur de Franz :).

J’espère réussir à tenir le rythme demain, après une nuit pas facile. Pis surtout, ça sera mon premier jour de complète solitude. Pourvu que le temps soit sympa.

Jour 5

2 ème jour. J’ai vu pas mal de 4x4, mais peu de visages, à la rigueur c’est aussi bien comme ça. Marché 20 Km vol d’oiseau ; je compte 25-30 en tracé. Moitié en hors piste. Le hors piste c’est vraiment plus fort, mais beaucoup moins rapide (faut dire que je n’ai pas encore trop l’habitude des reliefs et anticipe mal les difficultés) Pour le moment, je préfère alterner les 2. Soleil à partir du moment ou j’ai commencé à marcher jusqu’à mon arrivée ! mais vent de face violent... Heureux d'avoir atteint l’objectif que je m’étais fixé, même un peu plus : en arrivant près de la rivière que je visais, je l’ai trouvée de ce bleu laiteux des films d’horreur, et ai dû marcher 2 Km de plus pour trouver un champ de ruisseaux potables. Voilà comment on apprend qu’il faut toujours regarder d’où vient la rivière sur la carte ; pour savoir si elle est glacière ou non. Ai réalisé en marchant que je n’avais apporté rien de sucré (chocolat, gâteaux..) ; ça commençait à tourner à l’obsession jusqu’à ce que je me fasse une tartine au sucre en poudre. Eh bien ça m’a passé toute envie de chocolat ! Comme quoi, il en faut peu pour être heureux. Ce soir sous la tente, 2ème séance de chirurgie à l’opinel. L’avantage par rapport à l’aiguille, c’est que tu fends la gueule de l’ampoule en 2, comme ça, aucun risque de repousse ! Ce qui est bon avec l’opinel, c’est sa polyvalence. C’est amusant de voir comme on pense à certaines personnes et pas à d’autres, à certaines choses et pas à d’autres. Je réalise ce à quoi je tiens vraiment et à l’inverse, les choses auxquelles j’accorde de l’importance au quotidien dont ici, dénué de tout intérêt ou obligation sociale, je n’ai rien à foutre. La liberté permet de se recentrer sur l’essentiel. PS : mon surpantalon à 80 € s’est tout crashé d’en bas, je vais improviser une réparation fil à coudre élasto. M’enfin, suis un peu vénèr quand même. Je sais que si je vais "Les" voir et me plaindre, ils me sortiront « eh bien c’est normal jeune imbécile, fallait prendre celui avec les renforts en Cordura à 200 € » … Bande d’enculés… La prochaine fois, je prends un décathlon, comme ça, si je me fais niquer, au moins je l’aurais voulu.

Jour 6

3 ème jour de marche

J’en ai chié… Le matin, je me réveille avec la jambe droite toute raide, il va décidément falloir que je me mette aux étirements. 25 Km en ligne droite GPS, je compte 30-35 en tout. Heureusement, pas de pluie, je sais pas comment j’aurais fait sinon. Par contre, peu de soleil (seulement à partir de 16h) et gros vent du Nord, un vent froid. Dès que je m’arrête pour manger/récupérer, j’ai froid. Condamné à marcher. Le glacier Hofsjökull que je découvrais hier se montre en entier. Impressionnant… Vraiment beau, je suis face à deux coulées secondaires le matin puis au massif montagneux du sud-est le soir. C’est vraiment une belle bête, faudra décidément que je grimpe dessus un de ces 4. A l’ouest, le Sydri Haganga reluit, il a une base dorée très stylée, mais surtout, il jaillit de nulle part, au milieu de la plaine. Je marche encore sur des collines, tantôt sableuses, tantôt rocailleuses. Certaines ou les pierres plates forment comme un puzzle, d’autres faites de gravillons sur du sable moelleux qui s’enfonce de 5 cm quand tu marches dessus. Premier gué, rien de bien méchant ; de l’eau jusqu’au genoux. Une voiture arrêtée à côté me regarde passer. J’ai envie de leur jeter des pierres. Marre d’être un animal de cirque… Si la piste n’était ouverte qu’aux marcheurs, y’aurait surement moins de trous du cul dessus… De mecs qui te doublent à toute berzingue en t’envoyant cailloux et sable dans la gueule…heureusement pas tous.

Croisé 2 cyclistes arrêtés pour réparer un truc. Tentative de conversation. Ils lâchent pas un mot ou presque… Je n'insiste pas et me casse.

Ce soir, je suis posé dans un coin très beau : une rivière jaillit de la roche juste à côté et saute en cascade dans un escalier de pierre. Le tout entouré de fleurs roses violettes. Ca m’a réconcilié avec le trip après une journée aussi dure. Les épaules en bouillie, je m’offre un doliprane en arrivant. Un autre avant de me coucher et hop ! J’espère trouver un sommeil de brute, car depuis 3 jours je dors haché par séance de 1h30. Ca commence à me gaver. PS : Commence à avoir une bonne maîtrise de toutes les techniques de pourri pour pas se bouger une fois installé : faire à bouffer de son sac de couchage, aller pisser sans remettre ses pompes ni sortir de sa tente. Très utile tout ça l’air de rien…

Jour 7

4 ème jour de marche

Soleil radieux et ciel méga bleu ce matin. C’est la douce odeur de café qui me réveille pour de bon. Je vais me laver à la source. Puis quelques étirements, désormais quotidiens. C’est parti ! Le GPS m’indique 22.8 km et je me dis « facile, je vais te faire ça en 2/2 ». Donc je pars plus tard et flâne un peu le matin ; je ne sais pas encore que je suis parti pour 8 h de marche et sans doute la journée la plus rude de ces 4 derniers jours. Je me ballade pas mal en hors piste pour couper les détours de la F26. Découverte d’un nouveau type de terrain : la rocaille de taille moyenne, irrégulière et tranchante sur laquelle on risque de se péter les chevilles à chaque pas. Dur dur. Au loin au Nord Est, je découvre le Tugnarsfelljökull au pied duquel je dors ce soir. Il fait joliment face au Hofsjökull qui me découvre toujours de nouvelles faces. Passé aucune rivière alors que 4 sont indiquées sur la carte. L’été doit être sec. Heureusement j’ai emmené 1l 5 d’eau en partant. Je ne les regrette pas car je suis à sec 1 h avant d’arriver. Ah oui, temps sec et soleil, peu de vent, j’ai choppé un vilain coup de soleil dans le cou et à l’oreille droite. (Eh oui, je marche nord-est donc le soleil me tape toute la journée sur la moitié droite de la tronche… à ce rythme je vais être double face…) Sinon, la lentille photosensible de mon appareil photo a pété… fuck… je dois prendre désormais les photos au jugé, selon les indications de lumière qu’il me donnait les premiers jours… j’espère que ça va pas toutes me les foirer, ça serait moche.. Arrivé au refuge, ravagé… Un groupe de français qui ont pris le même avion que moi est là pour la nuit. Sont sympas. Je reste discuter un peu avec eux. Suis content de parler après ces 4 jours de mutisme. Séance de yoga improvisée, c’est fou comme ça détend les muscles, je n’ai presque plus mal aux jambes et aux épaules, et je préfère ça à bouffer des Doliprane !

Il est tard, suis crevé… Vais me coucher et demander aux touristes de poster 2 lettres pour moi.

Jour 8

Repos au refuge.

Il fait un temps de merde. Pluie et vent. Je viens de me décider sur la 2 ème partie du trajet. Ce sera F26 encore une journée puis bifurcation à l'Ouest vers Laugafell et ses sources chaudes. Ensuite je verrai. Prévoir 2-3 jours à l'avance, c'est déjà pas mal.

Finalement je lâche l'est pour cause de manque de rivières et de refuges : aucune envie de crever de soif là dedans et de me rouler par terre pour quémander de l'eau à un gros 4x4.

Pis je pourrai me laver gratos, enfin, ça commence à être relou de se faire rincer dans ces refuges : entre l'emplacement pour la tente, sans aucun aménagement, et 300 Kr. en bonus pour la douche, ça me gave velu.

Surtout, je ne vais pas pouvoir me ravitailler comme prévu: y'a kedal à acheter ici. Juste du miel et du sel laissés par des gens avant. C'est déjà ça, mais je me tâte grave à endormir le pot de peanut butter repéré sur une étagère en haut. Ca doit être aux gardiennes. Si je le sens, je demanderai... Sinon je décline toute responsabilité quand à mon comportement :p Merde quoi! Marre de bouffer des plats lyo spécial vomi et du beurre! Pis je deviens sauvage à force d'en chier ;) Pis faut bien être vil et méchant de temps en temps non? Marre d'être sympa et de sourire tt le temps. Ce doit être ce temps pourri et cette tablée d'Allemands qui se bourrent le bide de fromage à côté de moi qui me rendent mauvais. Vrai de vrai, mon rizotto de beef lyophilisé passe mal; je bave; revenu au stade primaire de bon vieux clebs à Pavlov... Pour peu, je les mordrais! Faut que je me casse, c'est trop dur à supporter! Je vais dans la cuisine... les gardiennes se font des oeufs au plat avec du pain grillé et du frometon! … Je tourne de l'oeil!

Décidément il est temps de reprendre la route.

Jour 9

Levé tard, parti tard...

Aujourd'hui c'est à la cool: 20 ptits kil seulement. Seule difficulté, 2 gués qui se révèlent plus revigorants qu'autre chose. J'avance Nord Nord-Ouest et, enfin, le soleil vient me réchauffer la joue gauche! J'en frémis de plaisir! Jour d'adieu à la F26, j'apprend que j'ai fait 125 kilomètres depuis le départ. L'air de rien, ça me fait bizarre : c'est tellement kedal 125 km... je me sens tout petit... Au moment ou je me fais une pause au pied des panneaux indicateurs, une range rover s'arrête, un mec, avec femme et enfants, sort la tête et me dit en anglais avec un fort accent ricain: ça va ? Ouais, très bien (avec le sourire) Mais dis moi... t'es venu ici.... à pied? Ben ouais (en lui montrant mon sac) Tout seul? Ouais

2 secondes de silence et tu viens d'ou comme ça ?

Je lui montre le panneau qui indique Hrauneyar. ben, de là. 125 Km au Sud. Combien de temps que tu marches? 5 jours. Le mec hoche la tête, puis lève le pouce et me fait "Good Job!" Je me marre et lui dit merci. Il se casse. Sur c'est un ricain. Y'a qu'eux pour dire un truc pareil genre "Good Job" Ca veut tout dire ça : "bien joué", "continue comme ça". Ca fait plaisir en tt cas. Le mec il tortille pas du cul pour te complimenter comme le ferait un schleu ou te regarde pas avec des yeux exorbités en se demandant si t'es fêlé comme le ferait un Français. Y'a pas à chier, ces mecs ils ont quand même des bons côtés. C'est ptêt pas des vedettes en philosophie mais ils attendent pas l'accord syndical pour faire des choses. Veni Vidi Vici; vive l'Amérique! J'aime ce pays quand je croise des mecs comme ça.

Sinon, j'ai croisé mon premier marcheur, un Allemand, environ mon âge. Il traîne une carriole qu'il a faite lui même et fait une traversée Ouest-Est. Là il part vers Askja. Balèze le dude. On reste 5 min à se raconter nos chemins. C'est sympa de croiser quelqu'un dans le même trip. Pis lui l'est plutôt cool...

Bref une journée de bonnes rencontres, et ça rend ce retour à la marche solitaire moins difficile. Demain, Laugafell et ses bains chauds, je vais enfin arrêter de puer et pouvoir laver mes chaussettes! Yahoo, ça va groover je sens !

Jour 10

Arrivée à Laugafell. Passé une nuit de merde, pluie, vent, froid. Malgré mon poncho dans le sac et ma polaire, je me suis pelé. Confort -8°... mon cul gelé témoigne que à peine à 0° déjà la misère. Je suis un peu vénèr d'avoir passé une nuit aussi pourrite, m'enfin, quand je me lève, il ne pleut plus, c'est déjà ça. Vent Sud Est, nuages. Le soleil apparaît vers 3-4 heures. Tout en hors piste aujourd'hui. Très très sympa, vu plein d'oies grises s'envoler à mon approche pis aussi plein de ptites sources. C'était une belle tranche d'Islande. Quelques passages de rivière difficiles, peu profondes, mais avec des sortes de sables mouvants par endroits. Et surtout très encaissées. Descendre puis remonter 5-10 m c'est raide avec le sac à dos. C'est au tour de mes piolets de décrocher, les pointes tungstène de mes 2 ont disparu; suis sur l'alu... On verra ske ça donne sur les 100 km qu'il me reste. Vraiment, le matos, si tu prends pas le must, t'as 9 chances sur 10 de te taper un truc de touriste... Fuck off.

Arrivé à Laugafell donc, bassin d'eau chaude naturelle, Yahoo! Je me sens propre! Mêmes les chiottes sont à l'eau chaude, eh ben, aussi salace que ça paraisse, je me permets de dire que les ptites vapeurs chaudes ça fait frémir les poils de fesse de façon pas désagréable quand il fait froid dehors ! Pu récupérer de l'essence, des Français sympa m'en ont filé, j'étais vraiment à bout là. Le mec me dit qu'il a fait la Norvège Sud-Nord à pied quand il était étudiant (il doit avoir dans les 40 ans); tain, c velu quand même. Ca fait relativiser l'importance du matos vs. La détermination qui reste toujours le seul vrai moteur... La gardienne est très sympa, elle va me dépanner du pain, et même me filer des espèces de Wasa qui feront parfaitement l'affaire pour ingurgiter mes 150g de beurre quotidiens. Bref, que du bon. Demain je vais essayer d'approcher au plus près le Hofsjökull. Dois partir tôt si je veux me taper sans problème les 15 km off road pour l'atteindre et avoir un peu de temps sur place.

Jour 11

Me suis levé trop tard pour entreprendre quoi que ce soit (environ 9h30). Dfacon il fait pas très beau, et je vais mettre à profit cette journée pour me reposer. Vais glander dans la piscine. Rencontre une américaine avec ses 2 enfants et son amie Islandaise. Bref, on sympathise et elles m'invitent à prendre une part de gâteau au chocolat dans leur maison (le refuge comporte 3 petites maisons en plus du campsite). La petite a mal à la gorge, je leur ramène de quoi faire du thé au miel et une aspirine. Rien que le fait qu'on s'occupe d'elle la remet sur pied :) Je parle avec l'américaine, de marche de voyages, de Paris. Pis elle en vient à me dire que le vrai problème des gens, c'est qu'ils ont peur. On leur fait tellement croire que sans tout le matos ultra high tech et cher ils vont mourir (histoire de bien faire consommer) qu'au final, ils ne font rien. Assez pertinent je trouve comme raisonnement. L'aventure devient un luxe hors de prix :)! Paradoxal non? A force de faire peur aux gens, on les tétanise, les maintient dans leur non-existence. On nous maintient dans LA voie. Mais qui est alors ce ON? Ou te caches tu enfoiré de Big Brother? Intouchable car impalpable, je crains que tu ne sois que la création collective d'une société impersonnelle.

Jour 12

Grosse journée. Levé 7h, parti 8h après un café et un rapide lavage de tronche. A nous 2 Hofsjökull! A mesure que j'approche, l'énorme masse qui semble toujours à portée de main se dérobe. Le terrain devient plus difficile, il fait chaud et nuageux. Midi, enfin, je suis au pied de la bête, la grimpette s'annonce périlleuse, mais je VEUX toucher la glace! 20 min de crapahutage et je finis par suivre le cours d'un torrent d'eau complètement blanche et opaque. D'un seul coup, alors que mon paysage était borné à 3 m par des dunes de sable et de cailloux, je tombe sur un petit lac dans lequel vient se perdre un bout du glacier. Reste scotché. C'est vraiment beau. La montagne de glace qui tombe dans le lac blanc. Après avoir contourné le lac, je touche enfin le glacier. Tain, je suis pas venu pour rien décidément, c'est vraiment magnifique. Ca craque, roule et ruisselle de partout. Etre probablement le seul connard à n’avoir jamais posé les yeux là dessus, c'est grisant.

Mais il faut déjà repartir, le retour va être long. Le temps s'améliore, je bourre comme un âne. Arrivé à la rivière glacière (environ 3km du refuge) vers 3h, je me prends une heure de pause au bord d'une petite source chaude. Raaagh, c'est beau l'Islande dans ces moments là. Quand euphorie et plénitude se partagent tout l'espace de mon ptit cerveau. Je me couche fracassé mais heureux.

Jour 13

Couché fracassé, j'ai dormi jusqu'à 9h. Tellement traîné que je ne décolle pour de bon qu'à 11h30. La gardienne, décidément cool, me file son n° et me demande de lui confirmer que tout va bien en arrivant à Akureyi. Ca fait plaisir les gens comme ça.

Je commence à marcher. Je sais pas si c'est le temps froid et nuageux ou l'approche de la fin du trip, ou la fatigue, mais je suis pas dans le mood. Ptêt trop d'émotions jusqu'ici, j'ai besoin de faire ma descente, mon ptit spleen. Dur de marcher en tous cas. Un deuxième gué non indiqué sur la carte m'énerve, je veux le passer à la roots, et me retrouve dans la flotte jusqu'au genoux à cause d'une putain de pierre instable. Fuck. Pompes trempées. Sur les 4 kil qui suivent, je dois m'arrêter tous les 500 m pour essorer mes chaussettes. M'enfin, au moins, je sais contre quoi cristalliser ma mauvaise humeur. Bref, je sens que j'atteindrai jamais le refuge choisi. Y'en a un 8-10 kil plus près, je décide donc de m'arrêter là. Je tourne dans le coin pendant une heure pour le trouver (il est sensé être à 2 km de la piste), mais le temps est beaucoup trop brumeux et je n'y vois rien. Et là je croise un Hollandais que j'ai déjà vu à Nyidalur puis à Laugafell. Il s'est justement installé dans la cabane et question et se propose de m'y guider. Ca le fait, dans la cahute y'a des pieux et des couvertures! Je sens que je vais passer la meilleure nuit du séjour et pour gratos! Je retiens: next time je me fais la tournée des huttes de berger!

Le hollandais est assez spé mais cool. Dans les 45 ans, musicien de ske je comprends. Ici à pied aussi, il fait du stop et prend le bus sur les longues distances. On dîne ensemble, pis je lui paye le thé. L'a l'air content d'avoir de la compagnie, on discute le bout de gras mais je vais vite me pieuter. Il est déjà 8h et je suis fracassmoute. Pis demain, je dois me lever tôt. Pis chsais pas, suis un peu mal à l'aise. Ptêt la différence d'âge. Ptet trop longtemps de solitude ma déshabitué de la compagnie. Bref, je me pieute dans la seconde pièce de la bicoque...

Il me reste plus d'une semaine et après demain, je suis à Akureyi. Ptêt même demain; on verra. Je sais pas trop encore mais j'hésite à faire un bout de chemin en caisse si y'en a une qui passe demain (croisé aucune aujourd'hui) J'ai pris du retard sur mon programme et ne pense pas pouvoir passer par le chemin prévu. En tt cas, ça me fait bizarre d'arriver; c'est passé si vite ! 10 jours au lieu des 20 prévus. Va falloir trouver à s'occuper le temps restant: ptêt un trip vers Myvatn le temps de 2 ou 3 jours. On verra. J'avoue être un peu désorienté. Maintenant que je touche au but, je ne sais que faire après. Pis tt le monde me manque, famille, Margaux et amis.

La nuit porte conseil. Ptêt je serai regonflé demain et motivé pour finir jusqu'à la 1 à pied. C'est vrai que ce serait beau. Ca fait 10 jours que j'ai pas posé le cul dans une caisse, faudrait finir comme ça.

Jour 14

Réveillé à 6h30. (hier couché tôt) Le temps de m’habiller, ranger mes affaires, faire ma petite séance d’étirements, il est 7h30 et je vais à la grange faire chauffer de l’eau pour le café. (ouais, on fait la bouffe dans la grange, paske le réchaud à essence dans une maisonnette en préfabriqué de 8 m2 c moyen…) Et là, je tombe sur le Hollandais en slip (et pompes de marche) en train de faire des abdos ! Il doit faire un petit 2-4 ° bien humide. Flegmatique, je me pose dans un coin assez éloigné (y’a de la place) et fais mon ptit business.

C’est là qu’après avoir fini sa série d’abdos, il se lance dans une série de tractions, contre le mur, à 5 m de moi. Et je peux alors observer à loisir le slip le plus immonde que j’ai jamais vu de toute ma vie. Sa couleur se nuance du beige au noir, on croirait vraiment qu’il s’est fait dessus, d’autant plus que ça pendouille ; mais non, impossible, vu la taille des trous que j’observe, ça se serait échappé ! Je me demande sérieusement comment c’est possible de s’atomiser le bénouze à ce point… C’est pas humain !

Bref, je reste là, bouche bée à ne pouvoir m’empêcher de le regarder, jusqu’au moment ou il sort de la grange pour se rhabiller à la bicoque -je pense-.

Je finis de faire bouillir l’eau et retourne à la baraque boire mon chti café et me remettre de toutes ces émotions. A peine sorti, j’aperçois à 50 m, dans la brume, mon Hollandais ; je mets 5 sec à réaliser qu’il est tout nu en train de courir dans la lande !! L’image a un côté assez féerique je dois avouer. Ce coup-ci, je craque, et me plie en 2 de rire. « I make my drying tour » qu’il me dit en passant à côté. J’ai rarement vu un truc aussi marrant, et continue à péter de rire pendant le ¼ d’heure que je passe à ptit déjeuner dans la cahute.

M’enfin, il est temps de partir et je ne m’attarde pas trop. Café avalé, je dis au revoir à mon Dutch man (qui s’est rhabillé entre temps) et m’en vais retrouver la piste. 800 m jusqu’au chemin m’indique le GPS, mais c’est sans compter une brume à couper au couteau, l’impossibilité de se référer à un quelconque point de mire, et un marais qui m’empêche de marcher droit pendant plus de trois mètres. Après le désert et les rivières, voici un nouveau tableau de l’Islande fort sympathique… Grosse lutte pour rejoindre la terre ferme; enfoncé jusqu’à mi-mollet dans la flotte vaseuse et les ajoncs. Je croise plein de ptits canards, et me sens pas vraiment à ma place. J’ai qu’une trouille, c’est de traverser la couche d’herbes et de mousses flottantes et de me retrouver dedans jusqu’à la taille, auquel cas, je ne suis pas sur de pouvoir en sortir. Fuck again. Une fois arrivé sur le dur, c’est encore 5 km à m’essorer les chaussettes tous les ¼ d’heure. Heureusement, le prochain refuge s’atteint par un chemin plus classique (désert rocailleux). Il est situé dans une faille super encaissée, et quand j’arrive en haut, je reste pas mal estomaqué du point de vue. Une petite rivière zigzague dans le fond, les coteaux sont verts pétant jusqu’à mi-hauteur, puis noirs. Pis ma ptite bicoque dans le fond ! C’est une grange avec une partie vaguement aménagée. Mais y’a une lampe à gaz et des matelas ! Je me pose ; il est 14h. J’aurais le temps de continuer encore une dizaine de kil, mais je pense que je vais dormir ici. L’air de rien, c’est probablement la dernière étape de mon trip… J’ai besoin de décompresser par paliers. De dormir un bon coup. De glander au bord de la rivière. Demain, route, et probablement Akureyi.

Jour 15

Réveil 7h. Fuck, il pleut. Préfère me rendormir. 8h30, ça a l’air mieux. Gros café et on lève le camp après avoir tout remis à sa place. J’hésitais à finir le long de la rivière, m’enfin, c’est salement escarpé et j��ai pas envie de jouer à faire de la descente en eaux vives involontaire… Donc retour sur la piste ; motivé pour bien avancer aujourd’hui et finir sur une bonne perf. Temps moche, brouillard, bruine, vent. Pourtant quand ça se découvre ; le panorama est splendide ; on longe une faille très profonde dans laquelle tombent plein de rivières. Ca gronde, c’est impressionnant. Marche, et marche encore. Finis mon pain et mon miel : décidément faut que je me ravitaille d’ici demain. Ne bouffe pratiquement rien de la journée, pas le temps ni l’essence pour me faire un lyo, plein le cul des Wasa au beurre.

Vers 15 h 30 ; premières constructions, des granges, inhabitées.

16h, fracassé (Ca fait + ou – 7 h que je marche par ce temps de chiotte). Arrive vers une première ferme qui semble habitée. Bien décidé à demander l’hospitalité pour la nuit. Au moment où j’entame le chemin qui y mène, un 4x4 passe sur la piste (le 2 ème de la journée). Je m’arrête, il s’arrête aussi. Le passager ouvre sa porte, après 2 mots d’anglais je comprends qu’il est Français ;) C’est un couple, ils sont complètement paumés (Partis de Laugafell, ils voulaient aller vers le sud !) Je me fous de leur gueule, mais reste poli et leur demande de me dropper plus au Nord, au village le plus proche. (et leur indique le meilleur chemin pour aller à Geysir) Pose mon cul dans la caisse. Ca fait bizarre. Après 3 min, on retombe sur du goudron, tain, j’y étais, aucun regret, j’aurais pas tenu à pied sur du dur. Ils me droppent 25 kil plus haut, sur la 1. Te rvoilà toi, je t’ai quitté il y a maintenant 12 jours et 10 jours de marche. Hell… j’en ai chié ; mais c’était bon.

Je réalise pas tout à fait que c’est fini ; enfin, si, ça me fait très bizarre de voir toutes ces voitures. Marche 1 kil. Village. Info Touriste ! Me trouve une piaule pour la nuit puis vais faire des courses. Tombe à la renverse devant toute cette bouffe. Tous ces gens. Pincement au cœur, j’étais bien dans mon désert.

Me vois dans une glace arrivé à la guest house. J’ai du perdre au moins 5-6 kilos. Suis tout sec…

Suis fracassé. Besoin de dormir. Suis pas en état d’écrire. Appelle la famille pour dire que tout va bien, je ne les joins pas. Je sens que je vais pleurer ce soir dans mon lit. Suis bien trop calme, c’est pas normal. A demain.

Jour 16

Levé tôt. La nana de l’info touriste, une jeune, m’a proposé de faire un tour de rafting avec ses potes mercredi, ça me botte, ça a l’air d’être du velu. Pis elle m’a promis une « Icelandic party » après, donc je peux pas refuser. Brefle, si je veux aller à Myvatn et avoir du temps pour me balader un peu puis revenir d’ici mercredi matin (après demain), j’ai pas une minute à perdre. (y’a environ 200km de route pour aller là bas) C'est cool la nana me propose de faire un petit sac de trucs que je veux pas emporter et de le laisser à l'Info Touriste.

J'aborde le conducteur de la première bagnole qui se trouve à la pompe à essence d'à côté et il me remplit mon bidon.

J'arrive à joindre personne au téléphone. Hell, ça me fout les boules...

Me pose sur la 1 le pouce au garde à vous. Il est 11h30. Y'a pas des masses de trafic. 11h45 (!?!) une bagnole me prend. C'est une famille d'allemands. Très cool. Ils vont à Myvatn; (ça tombe bien) et font une pause à Akureyi (ça tombe encore mieux ! Faut que je prenne mon billet d'avion retour) Bref, ça groove ! 2h de route, 1h de pause déjeuner à Akureyi et ½ heure à Godafoss. (Une chute d'eau assez stylée); et me voilà rendu à Myvatn.

Ai enfin Margaux au tel, ça me refile le sourire.

Me trouve un coin de renard ou planter ma tente. (à 500 m du camping officiel) Marre de raquer 10€ pour dormir sur du gazon pelé, au milieu d'une horde de touristes braillards... Et si c'est pour chier dans une baraque, je fais aussi bien dehors!

Bouffe de goret au programme: sandwich salami-gouda-beurre-pain. –proportions: 4 x quarts- Même une truie en chopperait une indigestion... M'enfin là, je me reconnais à peine dans une glace donc faut que je me reprenne en main. Je vais ensuite me faire un thé en haut d'une colline qui donne sur le lac; face au soleil couchant. Ca le fait.

Jour 17

Mal dormi. Réveillé dans la nuit par une tenace odeur d'oeuf pourri. Me demande si je me suis pas posé à proximité de l'épandage de la fosse sceptique du camping (y viendraient me faire ch** jusque la??)... Pis je reconnais l'odeur des eaux chaudes volcaniques sulfureuses. Le vent souffle dans le mauvais sens et renvoie toutes le fumerolles sur les bords du lac. Il pleut toute la nuit; et le matin... puis l'après midi. Je me motive quand même pour aller me balader et escalader une montagne à proximité. Vent violent; encore cette odeur fétide... Grimpe en haut de ma montagne, sympa, d'en haut il doit y avoir une vue superbe par beau temps. Là grosses rafales (dans les 100 km/h), je vois les nuages courir autour de moi. C'est joli anyway. Redescend, retourne à l'espèce de restaurant ou j'ai laissé mon sac. Veut me payer un thé, c'est 150 Kr. J'ai que 125... Demande alors avec le sourire combien pour un verre d'eau chaude "same" que me répond la nana... aimable en +... Me pose dans un coin pour sécher 2 sec. Tente misérablement de sortir mon peanut pour me coller une tartine ultra calorique dans le bide. L'autre rapplique en 2/2 et lâche en série de pets, de sa bouche pincée : "that – not –here" Tain, j'ai plus envie de rigoler. Après 4 h dans le vent et la pluie j'ai besoin d'un remontant, pas qu'on me fasse chier!

Sors... Pluie... Ah tiens, ça pue plus... Yahoo...

Lève le pouce, je veux me casser au plus vite... ½ heure et une première caisse me fait faire 5 kil. C'est 2 serveuses dans une guest house, elles m'offrent le thé une fois arrivés. (je l'ai eu finalement cui là :) Repars après ½ heure. La 3 ème caisse qui passe me prend. Une grosse Nissan 4/4 avec des roues de la mort! Ma première! Une nana Islandaise, cool, va à l'Ouest, peut me dropper à destination. Enfin du bon dans cette journée à chier. On tape la discute; de tout et de rien, j'en apprend un peu plus sur l'économie Islandaise et les bons coins ou se balader. (elle pratique bcp la marche). 2-3 h de route instructives. Je repars avec plein de bons plans pour de futurs trips en Islande. Camping. Pluie... Bouffe de cochonnou one again. Flemme d'aller me doucher, je suis tout humide. Vais dodo dans mes fringues mouillées. Suis bien crevasse. Il est déjà 9h l'air de rien.

Jour 18

Me réveille avec le soleil. 8h. Tain, le salaud on peut dire qu’il s’est fait désirer. M’enfin je sautille de joie anyway. Un bon café, une solide tartine de peanut, ½ heure d’étirements au soleil. Une douche de bâtard. Raough, de l’eau chaude ! Ce camping est vachement plus groove que je le pensais : douche gratos, jacuzzi et grande pièce aménagée avec cuisinières, canapés et tout. Si ce n’était l’appareil de la clôture électrique qui fait Tac Tac toutes les 2 secondes, je me serais installé dedans pour dormir. … Ah… la journée de rafting… Le bon point c’est que je me suis retrouvé dans le petit bateau instable avec le moniteur un peu fêlé qui nous a fait faire tout plein de couenneries. Le mauvais c’est que je viens de sucer mon budget de 3 jours ; 8000 Kr (presque 100 € !!; Faut savoir qu’à la base la nana de l’info touriste m’avait annoncé 5500 Kr…) Donc bon, mitigé, et si c’était à refaire, je préfèrerais sans doute un day-trip à cheval.

Ensuite, pour l’Icelandic party, je crois qu’en fait je me suis fait blouser une fois de plus par cette damned gonzesse et qu’elle compte m’inviter à jouer aux cartes avec sa cousine… J’arrête ici les dégâts, ça sera sans moi… Vous l’aurez compris, bilan pas fameux, m’enfin on peut pas tout réussir. Pis bon, on a vu pire ; Pis demain, retour à Rek et là-bas est un autre jour.

Jour 19

14h, aéroport d’Akureyi. Me reste 4 jours ici moins aujourd’hui. Appréhensions pour mon arrivée à Rek. : 19h, sans endroit où dormir. Probablement campsite. Espère que ce ne sera pas trop cher. Ce putain de rafting tour à 8000 me tourneboule. J’aime pas dépasser mon budget… En plus, je traîne une vieille crève qui devient de plus en plus vilaine et ce malgré mes tentatives pour l'annihiler ces 3 derniers jours à coup de doliprane. Fièvre, chaud, froid, mal à la gorge, aux épaules. Fuck les angines… J’ai aucune envie de passer ma nuit à grelotter de fièvre sous ma tente. M’enfin, c’est aussi une part de la vie à la dure. Ce serait trop beau d’être tout le temps niquel.

Je regrette mon désert, car s’il ajoute à l’éprouvement physique, il libère du poids de la société, des autres, des complications humaines. Et même si je sens que c’est un mal nécessaire, que l’effort d’intégration doit être fait, je renâcle devant la difficulté et le peu de récompenses que cela apporte. Combien de gens bien intégrés en société ne sont que vide intérieur ? Quelle proportion, quelle limite conserver entre son être propre et la part des autres. Pour ne sombrer ni dans l’asociabilité ni dans l’écrasement du soi ? Dur de savoir. La réponse existe-t-elle même ? Le plus dur est de voir que j’adopte moi-même souvent le comportement que je reproche aux autres : indifférence, facilité, parfois méchanceté. Ca me donne envie de me planquer et d'élever des vaches. Et pourtant je sais que ce serait trop facile, que les obstacles que l’on fuit reviennent toujours, plus durs encore. Là pourtant, j’ai beau chercher des solutions, je retombe bien trop souvent sur une réalité noire et triste. Mais il est hors de question de s’évader dans un monde mystique, déconnecté de la réalité. Je veux la vivre, l’affronter, la faire plier. Réalité, j’aurai ta peau.

Dans cette quête de mieux, le quotidien est un ennemi. La routine débilitante et soporifique, si complaisante, rassurante. Tu t’endors et finis par chasser tes idéaux comme autant de mouches sur ton visage. Vivre d’idéaux, non, je veux juste vivre en y tendant. Ne pas abandonner, me laisser aller au moyen, au normal, au convenu. Me satisfaire dans la facilité. Easy listening, easy eating, easy working, easy life. Fuck off. C’est pas une vie ça ! Je veux des vagues, du plaisir à braver l’incorrect, l’interdit, l’inimaginable, l’inconcevable. Du rêve. Sauter d’une idée à l’autre, d’une passion à l’autre, brûler les lois. Plus fort que les autres, non, plus libre, oui.

Prêt à en payer le prix ? Les plus grands plaisirs ne sont ils pas ceux qui ont demandé le plus de sacrifices et de souffrance ? Je veux en chier pour mieux en revenir, me donner des coups de marteau sur la tête pour apprécier quand ça s’arrête… Pas forcément besoin d’ailleurs, la massue des autres n’a aucune raison de s’arrêter. Et ce sans forcément volonté de leur part, juste ignorance, juste coups de patte sur la mouche à merde. Mouche à merde de l’humanité. Triste et belle vocation à la fois.

Jusqu’à ce qu’un coup de queue bien placé me pulvérise, société, gare à ton cul !

Pour les faits, vol depuis Akureyi. Arrivé à l’aéroport à 14 h. Vol à 18. 4 h de cauchemar dans la salle d’attente, je suis au plus fort de ma putain d’angine. Impossible de bouger je comate sur un siège et divague sur le papier.

Heureusement 30 min avant le départ, j’arrive à avoir du monde. Ca va déjà mieux. Avion. Le vol est vraiment court. L’idée c’est de faire en ¾ d’heure le parcours que j’ai mis 12 jours à faire… Voir le soleil de facon continue est une consolation non négligeable. Arrivée à Rek., le camping est loin (contrairement à la gare routière), donc je décide de prendre direct un bus qui repart vers l’Est. Le soleil est encore là et se couche sur la mer. 2h de bus pour arriver à Selfoss. Je suis dans un état second. J’ai envie de marcher, et commence à errer à la recherche d’un spot ou planter ma tente et pouvoir admirer la pleine lune. Le ciel est très clair. C’est ptet les médocs mais je suis euphorique. Je crois que je met la ville en effervescence : « un rôdeur dans nos rues ». Des mecs sortent dans leur jardin me regarder passer, des voitures me passent à côté puis font demi-tour. Etrange. Après 1 bonne heure de marche vers la côte, je finis pas comprendre que c’est mort pour dormir à la roots : les terrains sont tous pourris et bosselés. Et là, alors que j’amorce mon demi tour, youhou, une aurore boréale ! Une belle verte ! Il doit être minuit, l’horizon ouest est encore clair, le sud plein de lune jaune et au nord un arc vert boréal. Je ne suis plus euphorique pour rien !!

Après avoir sautillé partout puis passé une heure en béate contemplation, retour vers le camping et dodo.

Jour 20

Réveil à 11h : trop chaud. Je sais pas si c’est le fait d’avoir commencé les antibios mais ca va beaucoup mieux.

Soleil radieux, je suis obligé d’ouvrir la tente pour pas étouffer. La journée s’annonce bien. Personne à la réception, me barre sans payer. Prend mon temps. Vais acheter du pain et repars vers l’Est. Je voudrais dormir sur le rivage. Puis je vois sur la carte que c’est 15-20 kilomètres. Il est 14h, j’aurais jamais le temps ni le courage. D’autant plus que le temps se couvre déjà, la température baisse très vite. Je finis par auto-stopper en direction de l’Est. Nobody Stops. Après une heure 30 à me geler le cul sur le bord de la 1 je vais sur la ferme la plus proche demander l’hospitalité. Très sympa, la propriétaire m’offre le café et sa grange pour la nuit. C’est roots, mais c’est groove.

Jour 21

Nuit dans la grange ; dehors vent et pluie terribles. Suis pas mécontent d’être au sec. Debout à 8h, le temps de repaqueter et de remercier, je stoppe sur la route. J’ai pas le temps d’aller plus loin à l’Est et ai décidé de rentrer sur Rekjyavik. En 2 étapes, je suis arrivé. Il est 11 h quand j’arrive au camping. Le temps de me doucher, je me fais un déjeuner un peu sympa avec toute la bouffe laissée par les gens sur le départ. Sieste. Aujourd’hui c’est le festival de la culture à Rek, il parait que ca vaut vraiment le coup. Je pars donc vers le centre ville vers 18h et arrive rapidement sur l’artère pietonne ou tout se passe. Plein de ptits groupes sympa. L’ambiance monte rapidement. Y’a que des groupes Islandais, mais c’est fou comme ils sont bons. Rock, electro, et passant par du reggae ou du Jazz (sans oublier la musique traditionnelle Islandaise of Course) ; y’en a vraiment pour tous les goûts. C’est ptet aussi paske je carbure aux médocs et à la binouze mais je trouve l’ambiance très groove. Sérieux, c’est vraiment du festival de qualité. Brefle, tout se termine sur un gros feu d’artifice vers minuit, en parfait timing avec le début de la pluie. Vous l’aurez compris, grosse saucée sur le retour ; m’enfin c’est une fois de plus la preuve qu’ici, tout se mérite ! Trempé de la tête au pieds je me fais une soupe et me mets au lit.

C’était bien sympa de finir sur cette petite touche de festivités à l’Islandaise.
Open

You might also like