Bonjour,
j'hésite actuellement entre plusieurs projets de voyage, l'un d'eux étant un trek au Mustang, car j'ai l'impression que c'est très beau; mais je ne veux pas dormir en lodges, je cherche donc une solution camping... mais "dans la nature", pas dans la cour des lodges comme j'ai connu sur le tour du Manaslu...!
A force de chercher, je suis tombée sur cette offre de Tirawa : https://www.tirawa.com/voyages-nepal/grand-tour-du-mustang-np-318#infos-pratiques
Mais je me demande si certains des campements ne sont pas, en fait, dans la cour des lodges ou du moins dans les villages comme sur le tour du Manaslu... d'autre part, je trouve leurs dates de départ un peu bizarres : mai et septembre. Ne risque-t-il pas de faire trop chaud? Je supporte le froid, on peut toujours s'équiper, mais je n'aime vraiment pas la chaleur...
Merci beaucoup pour les conseils...! si des personnes connaissent des agences organisant ce trek, en camping, à d'autres dates, cela pourrait m'intéresser (agences locales si possibles, pas de problème si anglophones ).
Bon promis, après j'arrête (pour aujourd'hui !) avec mes questions !
J'ai lu (avec désarroi !!!) qu'il était interdit depuis décembre 2012 de faire du trek en autonomie (= sans guide ni porteur) au Népal, quel que soit l'itinéraire...
Est-ce vrai ? Si oui, y a-t-il selon vous un réel risque de contrôle et donc de sanction ? Y en a-t-il parmi vous qui ont déjà tenté cette année ?
Pour info je pars avec une amie, et on envisage le tour+sanctuaire des Annapurnas + un autre trek dans le Langtang probablement.
Merci ! Flo
J'ai lu (avec désarroi !!!) qu'il était interdit depuis décembre 2012 de faire du trek en autonomie (= sans guide ni porteur) au Népal, quel que soit l'itinéraire...
Est-ce vrai ? Si oui, y a-t-il selon vous un réel risque de contrôle et donc de sanction ? Y en a-t-il parmi vous qui ont déjà tenté cette année ?
Pour info je pars avec une amie, et on envisage le tour+sanctuaire des Annapurnas + un autre trek dans le Langtang probablement.
Merci ! Flo
Bonjour à tous,
C'est mon premier message sur le forum donc d'abord merci pour tous ces messages qui sont une vraies mines d'informations pour tout bon voyageur qui se respecte.
J'ai un problème cornélien à résoudre. Je parts au Népal tout le mois d'octobre 2016 et souhaite effectuer un long trek. Le soucis c'est que j'ai un certain nombres de critères pas faciles à faire correspondre : - pas trop de monde histoire de pas croiser 400 personnes par jour comme j'ai pu entendre par ici sur l'EBC - pouvoir le faire en individuel (sans guide mais à deux), avec possibilité de logement et ravitaillement sur la route (je ne pense pas prendre tente et matelas) - pour la durée j'aimerais quelque chose aux alentours des 15 jours (ça peut être plus ou moins), avec quand même un côté sportif (j'ai fait le GR 20 l'année dernière) mais surtout des paysages grandioses , plutôt boucle que aller-retour dans la mesure du possible. J'ai également une infinité pour la culture bouddhiste mais ce n'est pas le critère principale pour la rando.
J'avais pensé au Kanchanjunga mais il nécessite un guide. Egalement au Manaslu mais très fréquenté apparemment. Enfin la possibilité de faire des treks classiques mais avec un max de variantes.
Qu'en pensez vous ?
Merci de votre aide !
C'est mon premier message sur le forum donc d'abord merci pour tous ces messages qui sont une vraies mines d'informations pour tout bon voyageur qui se respecte.
J'ai un problème cornélien à résoudre. Je parts au Népal tout le mois d'octobre 2016 et souhaite effectuer un long trek. Le soucis c'est que j'ai un certain nombres de critères pas faciles à faire correspondre : - pas trop de monde histoire de pas croiser 400 personnes par jour comme j'ai pu entendre par ici sur l'EBC - pouvoir le faire en individuel (sans guide mais à deux), avec possibilité de logement et ravitaillement sur la route (je ne pense pas prendre tente et matelas) - pour la durée j'aimerais quelque chose aux alentours des 15 jours (ça peut être plus ou moins), avec quand même un côté sportif (j'ai fait le GR 20 l'année dernière) mais surtout des paysages grandioses , plutôt boucle que aller-retour dans la mesure du possible. J'ai également une infinité pour la culture bouddhiste mais ce n'est pas le critère principale pour la rando.
J'avais pensé au Kanchanjunga mais il nécessite un guide. Egalement au Manaslu mais très fréquenté apparemment. Enfin la possibilité de faire des treks classiques mais avec un max de variantes.
Qu'en pensez vous ?
Merci de votre aide !
Bonjour à tous,
Nous (ma compagne et moi) sommes en train de prévoir notre trek au Népal pour octobre 2013, et si l'organisation du trek (principalement le choix du parcours, tour des Annapurnas en 15 jours) est globalement prévue, nous avons plein de questions pratiques.
Guide : - à la base nous étions partis pour le faire sans guide. Est-ce réaliste ? - s'il vaut mieux prendre un guide, nous comptons le faire sur place (long voyage, nous avons le temps de chercher un peu). Vaut-il mieux chercher à l'arrivée à Katmandou, ou la ville de départ du trek que nous avons repérée Besi Sahar ? - quel tarif faut-il prévoir pour un guide (avec ou sans porteur) - est-ce que l'affluence d'octobre ne risque pas d'être un problème pour trouver un guide "à la dernière minute"?
Transport : Nous souhaitons nous débrouiller par nous-même pour les déplacements, à moindre frais bien sûr. Bus et train (?) principalement, je pense que c'est tout à fait faisable, mais est-ce qu'il y a spécialement des choses à anticiper / éviter. Nous pensons notamment à la fin du trek entre Chandrakot et Pokhara que notre guide papier conseille de faire en transport (4x4).
Administratif : - le billet d'avion sera pris avec une carte Visa Premier qui couvre certains frais et le rapatriement. Mais là on parle de montagne, est-ce qu'il faut prévoir une assurance spécifique, j'ai vu que le Vieux Campeur en propose une pour un faible tarif avec couverture pour altitude > 4000m - puisque c'est organisé seuls, faut-il prendre le permis de trek au népal (TIM) avant le départ, ou est-ce que c'est à voir sur place avec les autorités ou le guide ?
Equipement : - ce trek au Népal est la première partie d'un grand voyage de plusieurs mois. En conséquence nous allons prendre nos affaires chaudes nécessaires à cette étape. Mais est-ce qu'il faut tout prévoir où est-ce qu'on peut ajouter des choses sur place (est-il facile de trouver des vêtements chauds).
Je pense (j'espère) que j'ai fait le tour, nous vous remercions d'avance pour vos réponses ! Et désolé si des questions du même genre ont déjà été posées, j'ai passé du temps à glaner des infos par-ci par-là, mais un avis de gens ayant fait cette expérience est toujours précieuse !
Nicolas
Nous (ma compagne et moi) sommes en train de prévoir notre trek au Népal pour octobre 2013, et si l'organisation du trek (principalement le choix du parcours, tour des Annapurnas en 15 jours) est globalement prévue, nous avons plein de questions pratiques.
Guide : - à la base nous étions partis pour le faire sans guide. Est-ce réaliste ? - s'il vaut mieux prendre un guide, nous comptons le faire sur place (long voyage, nous avons le temps de chercher un peu). Vaut-il mieux chercher à l'arrivée à Katmandou, ou la ville de départ du trek que nous avons repérée Besi Sahar ? - quel tarif faut-il prévoir pour un guide (avec ou sans porteur) - est-ce que l'affluence d'octobre ne risque pas d'être un problème pour trouver un guide "à la dernière minute"?
Transport : Nous souhaitons nous débrouiller par nous-même pour les déplacements, à moindre frais bien sûr. Bus et train (?) principalement, je pense que c'est tout à fait faisable, mais est-ce qu'il y a spécialement des choses à anticiper / éviter. Nous pensons notamment à la fin du trek entre Chandrakot et Pokhara que notre guide papier conseille de faire en transport (4x4).
Administratif : - le billet d'avion sera pris avec une carte Visa Premier qui couvre certains frais et le rapatriement. Mais là on parle de montagne, est-ce qu'il faut prévoir une assurance spécifique, j'ai vu que le Vieux Campeur en propose une pour un faible tarif avec couverture pour altitude > 4000m - puisque c'est organisé seuls, faut-il prendre le permis de trek au népal (TIM) avant le départ, ou est-ce que c'est à voir sur place avec les autorités ou le guide ?
Equipement : - ce trek au Népal est la première partie d'un grand voyage de plusieurs mois. En conséquence nous allons prendre nos affaires chaudes nécessaires à cette étape. Mais est-ce qu'il faut tout prévoir où est-ce qu'on peut ajouter des choses sur place (est-il facile de trouver des vêtements chauds).
Je pense (j'espère) que j'ai fait le tour, nous vous remercions d'avance pour vos réponses ! Et désolé si des questions du même genre ont déjà été posées, j'ai passé du temps à glaner des infos par-ci par-là, mais un avis de gens ayant fait cette expérience est toujours précieuse !
Nicolas
Bonjour,
Je souhaiterai faire un trek au Népal cet automne. Quelles sont les zones à privilégiées (les moins touchées par le séisme, les plus sympas)? Peut-on trekker tout seul, sans passer par une agence ?
Sinon, je suis preneuse de tout itinéraire possible dans le pays (surtout s'il sort des sentiers battus) et de toutes info sur le pays.
Merci pour vos réponses!!
Je souhaiterai faire un trek au Népal cet automne. Quelles sont les zones à privilégiées (les moins touchées par le séisme, les plus sympas)? Peut-on trekker tout seul, sans passer par une agence ?
Sinon, je suis preneuse de tout itinéraire possible dans le pays (surtout s'il sort des sentiers battus) et de toutes info sur le pays.
Merci pour vos réponses!!
Bonjour,
Je viens de prendre mes billets pour le Népal, départ le 26/10/2014 de Lyon et retour le 14/11/2014 de Katmandou. Etant plutôt sportive, j'ai l'intention d'y faire le max de trek. Cela fait toutefois 10 ans que je n'ai pas voyagé seule et j'appréhende un peu.
En lisant les blogs et forums, j'ai l'impression que le Népal c'est un peu l'autoroute du Trek alors j’hésite entre partir marcher seule au risque de me retrouver pendant trois semaines confrontée à ma solitude ou avec un groupe de 15 personnes genre colo de vieux croûtons.
Je caricature ou pas ?
Merci de vos réactions
Agathe
Je viens de prendre mes billets pour le Népal, départ le 26/10/2014 de Lyon et retour le 14/11/2014 de Katmandou. Etant plutôt sportive, j'ai l'intention d'y faire le max de trek. Cela fait toutefois 10 ans que je n'ai pas voyagé seule et j'appréhende un peu.
En lisant les blogs et forums, j'ai l'impression que le Népal c'est un peu l'autoroute du Trek alors j’hésite entre partir marcher seule au risque de me retrouver pendant trois semaines confrontée à ma solitude ou avec un groupe de 15 personnes genre colo de vieux croûtons.
Je caricature ou pas ?
Merci de vos réactions
Agathe
Bonjour, qqn serait-il allé récemment au Rowaling? A priori, j ai l'intention de monter jusqu'au lac et revenir sans passer au Khumbu, je n'aurai pas le temps. Je voudrais savoir où en sont les routes ou les pistes, pour savoir jusqu'où aller en bus et éviter la marche sur des pistes récentes. J'ai environ 14 jours, avec les transports de KTM....merci et bonne journée, aichatou
salut salut, nous sommes 2 personnes de 27 ans partant pour le nepal en avril 2017. Le plan serait de faire l'ascension du GOKYO PEAK (5360m), passer par le col CHOLA PASS (5330m), puis somme du KALA PATAR (5545m). Nous sommes plutot sportifs (randos à 2000m d+ journee avec sac sur 2-3 jours). habitude de dormir vers les 3000m dans les Pyrénées en tente.
Mes questions sont les suivantes, est il possibles d'envisager ce trek (environ 20 jours) sans guides et sans porteurs MAIS PAS en autonomie complete (repas en lodges)?
Le probleme principal etant le ravitaillement en nourriture dans les lodges, est il possible de manger dans les lodges et dormir en tente un peu plus loin ? le parc nationnal le permet il ?
on me propose ce trek tout compris 20 jours (avion ktm/lukla, porteurs, guides, herbergements) pour 1300€, est ce dans la moyenne pour 2 personnes?
et bien sur, si des personnes ont deja faites ce trek je serai ravis d'échanger avec vous sur la faisabilité de mon projet. et encore si des gens veulent se greffer à notre projet c'est avec plaisir que nous les acceuillerons
sportivement nicolas
et bien sur, si des personnes ont deja faites ce trek je serai ravis d'échanger avec vous sur la faisabilité de mon projet. et encore si des gens veulent se greffer à notre projet c'est avec plaisir que nous les acceuillerons
sportivement nicolas
Bonjour
Avec mon compagnon nous allons partir pour le Népal dans deux semaines. Nous avons pris le même guide que son frère pour faire le tour des Annapurnas l'année dernière.
Il nous propose 1850 USD par personne... en regardant sur d'autres sites de trekeurs, je remarque que ce tarif est celui payé pour deux personnes en moyenne... soit moins de 1000€ par personne.
Est-ce que nous sommes en train de nous faire arnaquer? Si on peut parler d'arnaque (nous ne partons pas avec une agence afin de verser la totalité de l'argent au guide et aux sherpas). Il faut savoir que nous serons que deux personnes.
Quel est votre avis? Avez-vous des guides à nous conseiller?
Merci d'avance,
Vanessa
Avec mon compagnon nous allons partir pour le Népal dans deux semaines. Nous avons pris le même guide que son frère pour faire le tour des Annapurnas l'année dernière.
Il nous propose 1850 USD par personne... en regardant sur d'autres sites de trekeurs, je remarque que ce tarif est celui payé pour deux personnes en moyenne... soit moins de 1000€ par personne.
Est-ce que nous sommes en train de nous faire arnaquer? Si on peut parler d'arnaque (nous ne partons pas avec une agence afin de verser la totalité de l'argent au guide et aux sherpas). Il faut savoir que nous serons que deux personnes.
Quel est votre avis? Avez-vous des guides à nous conseiller?
Merci d'avance,
Vanessa
Salut à tous,
Je cherche à grimper un sommet à 6000m. Mais je ne suis pas alpiniste , j'ai déjà grimpe dans le ladakh jusqu'à 5500m sur des plaines hautes, plusieurs fois à + de 4000 au Pérou, Bolivie, Chili, Kirghizistan, au cachemire et aussi le mont Kenya a 4985m il y a 2 ans. Y a-t-il des sommets sans escalade de glace au Népal ? Ou alors des sommets ou un entraînement est prévu pour ça ? Pour un debutant en escalade quoi! Mais je suis très résistant au froid, adapte ma marche et mon rythme cardiaque à l'effort. Ça ne sera pas suffisant je le sais mais j'aimerais bien dépasser ces limites... Je serai dispo 3 à 4 semaines entre mars et mai inclus... Merci pour vos conseils!
Bonjour à tous,
Je me rends au Népal et compte entreprendre lors de mon séjour, un trek ( fin février/début mars) sur une douzaine de jours au max, voire un peu moins, ce ne serait pas dérangeant. J'ai laissé de côté certains circuits ( tour de l'Annapurna, le sanctuaire, l'EBC...), considérant la saison, l'altitude et l'enneigement, et aussi le fait que je veuille marcher sans guide.
Mes recherches m'ont conduit vers 2 idées.
Première idée: les balcons sud de l'Annapurna, les bien nommés Muldai, khopra danda, Poon hill et Mohare danda. ce trek s'apparente à celui du khopra ridge/danda ou de l' Annapurna dhaulagiri community, avec peut être une ou deux variantes personnelles.
Deuxième idée: le mardi himal trek, sur lequel pour l'instant, je n'ai que quelques infos.
J'aimerais avoir vos commentaires, avis, préférences sur ces 2 idées. En quoi ces deux itinéraires pourraient ils être différents en termes d'ambiances, de paysages, etc...?
j'y vais dans le but de marcher, admirer les panoramas, prendre le pouls des sentiers et de la montagne, apprécier le temps qui passe ainsi que tout ce qui s'offrira à moi. je veux dire par là que le défi sportif n'est pas à l'ordre du jour, même si je ne suis pas bien sûr contre le fait de crapahuter un peu...L'effort, oui. La vitesse, non. 🙂
Merci d'avance pour votre aide et votre contribution,
Nico
Je me rends au Népal et compte entreprendre lors de mon séjour, un trek ( fin février/début mars) sur une douzaine de jours au max, voire un peu moins, ce ne serait pas dérangeant. J'ai laissé de côté certains circuits ( tour de l'Annapurna, le sanctuaire, l'EBC...), considérant la saison, l'altitude et l'enneigement, et aussi le fait que je veuille marcher sans guide.
Mes recherches m'ont conduit vers 2 idées.
Première idée: les balcons sud de l'Annapurna, les bien nommés Muldai, khopra danda, Poon hill et Mohare danda. ce trek s'apparente à celui du khopra ridge/danda ou de l' Annapurna dhaulagiri community, avec peut être une ou deux variantes personnelles.
Deuxième idée: le mardi himal trek, sur lequel pour l'instant, je n'ai que quelques infos.
J'aimerais avoir vos commentaires, avis, préférences sur ces 2 idées. En quoi ces deux itinéraires pourraient ils être différents en termes d'ambiances, de paysages, etc...?
j'y vais dans le but de marcher, admirer les panoramas, prendre le pouls des sentiers et de la montagne, apprécier le temps qui passe ainsi que tout ce qui s'offrira à moi. je veux dire par là que le défi sportif n'est pas à l'ordre du jour, même si je ne suis pas bien sûr contre le fait de crapahuter un peu...L'effort, oui. La vitesse, non. 🙂
Merci d'avance pour votre aide et votre contribution,
Nico
Trek du Makalu De Num au Camp du Col Du 7 au 26 Mai 2014

Les photos se trouve sur mon blog www.jeanfrancoisdeleval.comTrajets GE sur demande Objectifs : Après l’arrêt forcé à Kongma en avril 2013, du fait des chutes de neige tardives ayant bloqué l’accès à la Shipton la, j’organise une nouvelle virée vers le Makalu, 5ème sommet du monde trônant à 8434m. L’objectif est de le contourner jusqu’à la "East Pass" 6150m, point final du projet, pour l’avoir bien en face, juste 2300m en dessous. En marge de la rencontre de nos amis de Khandbari, Seduwa et Chyaksa danda, il s’agit d’une ballade en 17 jours sur un dénivelé total de 5400m, sur une distance de 130km aller retour
Résumé et Introduction: Les vallées et crêtes menant aux monstres de hautes montagnes du massif du Makalu ne démentent pas leur réputation : le ciel sera fort encombré jusqu’au Camp de Base du Makalu (MBC). La pluie sera de la partie parfois dés la fin de matinée. En montant, le temps s’éclaircit pour laisser place à un ciel parfaitement limpide pendant mes quatre jours et trois nuits d’isolement après MBC. Ce répit inespéré m’est laissé pour me fondre dans un univers fabuleux, qui marquera mes rêves autant que mes tibias : la virée est dangereuse sur une grande partie du parcours, sans chemin, dans les éboulis de roches de parfois plusieurs centaines de kilos en équilibre instable. Je n’irai pas jusque East Pass, but ultime de ce trek car l’énorme et incontournable glacier le précédant ne porte aucune trace de passage. Les risques sont trop grands. Je la contemplerai de mon belvédère improvisé et point culminant à 5850m, joli lot de consolation… Avec trois marcheurs étrangers croisés en trois semaines, on peut dire que le parcours est confidentiel. Cette région Sherpa vaudrait pourtant d’être mieux connue, tellement chaleureuse qu’il n’est pas besoin de savoir parler leur langue pour échanger et passer des soirées longues et inoubliables en partageant sans modération rocksi (arak en Sherpa : alcool de millet distillé une fois), sucuti (viande de yak séchée recuite au feu de bois) et l’immuable dalbath. Il est précieux de découvrir leur culture mélée de jovialité, de candeur et de franchise. En espérant qu’elle reste longtemps accrochée aux versants sublimes de leurs montagnes sacrées.
Préparation : Le trajet est les étapes sont positionnés avec l’aide de Google Earth (GE) et les points entrés dans le GPS Garmin. 5 Jours d’autonomie sont prévus (2.6kg de nourriture + tente). Le poids total emporté s’élève à 18kg, inclus, l’eau, l’essence et le sac photo. Sacs à dos : Gregory Wander 70 Tente : Vaudé Power Lizard SUL 2 places Réchaud : MSR XGK EX avec 400ml (100ml suffiront) d’essence achetée à une station service de Kathmandu matelas: Thermarest Néoair XLIT Sacs de couchage: Valandré Bloody Mary Voyage accompagné de mes amis de Friends of Nature jusque Tashigaon puis solitaire jusqu’au belvédère d’East Pass.
Situation et parcours:
Accés :
Turkish Airlines, meilleure compagnie européenne, ne démentira pas non plus sa récente réputation. Pour 584€, c’est l’accés le plus direct à KTM. Les billets KTM Tumlingtar ont été achetés par internet, c’est une nouveauté appréciable. De Tumlingtar à Num, les jeeps partent lorsqu’elles sont pleines (14 passagers : 150Rs jusque Khandbari (une petite heure) puis 600Rs jusque Num (4-5 heures)
Une route est en construction pour continuer, dit-on jusque Tashigaon (pas trop vite !)
Budget : Vols international : 584€ , vol KTM Tumlingtar : 184€, visa, droit d’entrée dans le parc, hébergements et repas KTM et trek : 420€, soit au total moins de 1188€
Agenda :
Le trek au jour le jour
Mercredi 07-mai de Num à Seduwa

Dénivelé 49m 6km en 4 h30 altitude le soir 1572m Il faut reprendre les bonnes habitudes après 3 heures d’attente. Il a fallu payer la dernière place qui restait désespérément vide pour pouvoir enfin partir. 4 heures de jeep enfin entre Khandbari et Num sur une piste chaotique ouverte il y a cinq ans. Nous avons de la chance cette fois-ci car la pluie ne tombe pas.
La marche ne commence que vers 13heures après l’incontournable dalbath à Num, sensé donner des forces pour le parcours. Il faut s’habituer au sac, bien lours qui me déséquilibre à chaque faux pas. La desccente de Num est vertigineuse. Elle évite une véritable falaise qui tombe dans le lit du Barun. J’ai beaucoup de mal à suivre Sanjaya, habitué au chemin. Nous arrivons peu avant la tombée de la nuit à Seduwa. Nos amis nous y attendent et les retrouvailles se fêteront à la Tomba locale (bière de millet qui continue de fermenter avec les ajouts successifs d’eau chaude dans le mélange.
Jeudi 08- et vendredi 09-mai. Interruption du trek. Séjour à la Ferme de Friends Of Nature entre Chyaksa Tashigaon
C’est une occasion idéale pour entrer dans les maisons Sherpa et partager leur vie quotidienne. Mes amis traduisent mais pas besoin de mots pour apprécier le tchang prépa ré par la maîtresse de maison devant nous. Le principe est de ne pas laisser les verres se vider. Il faut qu’ils soient toujours pleins. Nous assistons aussi à la distillation de ce breuvage qui donnera de Rocksi au Arack ou encore Local. La source froide se situe dans la marmite supérieure et doit être changée régulièrement pour permettre la condensation du distillat.
A la ferme de Friends of Nature, nous tuerons aussi le poulet qui améliorera considérablement le dalbath. Sur ces terres, l’expérimentation de la culture du kiwi a débuté au printemps. Ce sera bientôt une source de vitamines pour toutes les populations de la vallée (envrion 4000 personnes)

samedi 10-mai jusqu’à Tashigaon, Dénivelé 628m 8.45km à partir de Seduwa. altitude le soir :2200m Nous continuons à marcher dans les rizières et je découvre mes premières sangsues. Elles s’accrochent aux semelles ou aux vêtements lorsqu’on les frôle. Elles s’infiltrent ensuite sous les vêtements pour boire le sang en toute tranquillité. Elles sont nombreuses entre Seduwa et Tashigaon mais je n’en verrai plus par la suite. Pour les éviter, il faut marcher au maximum sur les pierres et éviter les bords des chemins. La campagne reste paisible et chaude. Le temps couvert ne permet pas de distinguer les montagnes environnantes. A Tashigaon, nous fêtons mon départ en solo le lendemain avec force bières. Le manager du parc me met en garde sur les difficultés du parcours et me fait comprendre qu’il peut être sage de ne pas aller jusqu’au Camp de Base. J’en prends acte mais je brûle d’impatience de me coltiner enfin aux vraies difficultés du parcours.
Dimanche 11-mai : de Tashigaon à Kongma
Dénivelé : 1429m en 6.45km, altitude à l’arrivée : 3629m
Lever à 5 :20, départ à 6 :20. Arrivée à 13 :45
La montée de Tashigaon à Kongma est pratiquement continue, dans la forêt. On profite pour la dernière journée de l’ambiance tropicale. Les oiseaux se répondent à l’infini. Les derniers rhododendrons illuminent d’éclats rouges le chemin. La montée est un obstacle. Il ne faut pas chercher à laller plus vite que de raison. L’air ne manque pas encore mais le chemin se dilue déjà en volées d’escaliers disjointes sur lesquels les pieds cherchent encore, malhabiles, un appui souvent incertain. La montée est longue. Il faut être patient. C’est le prix à payer pour échapper, peut-être, à la brume qui entoure toute chose dés que le soleil commence à donner. Il y a peu d’habitations sur le chemin, quelques fermes dont une permet le ravitaillement et même un déjeuner lorsqu’elle est ouverte WP342.
Un sherpa que je croise dégage une haleine fortement alcoolisée. J’apprendrai par la suite qu’ils y trouvent l’énergie pour porter leurs lourdes charges avec moindre peine.
Je retrouve Kongma sans l’écrin de neige que nous avions laissé, il y a un peu plus d’un an. Les murs presque verticaux que je franchis aujourd’hui étaient alors couverts de neige. Je suis plus à l’aise.
Lundi 12-mai à Kongma journée d’acclimatation J’hésite à rester mais je veux être raisonnable. Le beau temps m’invite pourtant à partir. J’ai rencontré la veille mon premier trekkeur. Il redescend du Makalu et m’indique une belle antenne à partir de Shersong : une arrête à prendre en restant sur la gauche pour surplomber le camp de base à 5300m voire plus en direction du peak 3 par temps clair. En s’installant là haut on peut découvrir simultanément le Makalu, l’Everest, le Lhotse et le Kanchenjunga. Je n’irais pas cette fois-ci si je peux aller vers l’east Pass qui reste mon projet.
La journée est longue à Kongma. J’en profite pour faire ma première lessive et une toilette un peu moins superficielle. Il faut reconnaître que ce n’est pas facile de rester un peu propre sur ce parcours. A partir de Tashigaon, il n’existe pas de point d’eau un peu isolé sauf les éventuelles toilettes…
Je commande des chapatis pour le petit déjeuner. Mauvaise idée car la propriétaire comprend chiapati. Elle commence à me préparer du thé tibétain. Jene confondrai plus « chiapati » thé tibétain et « tchapati »
Mardi 13-mai De Kongma à Dobaté
Lever à 5 :30, 4°C dans la chambre. Départ à 6 :40 Arrivée à 14 :00. WP405
290m de dénivelé en 7.53km altitude à l’arrivée :3900m
S’il n’y avait que les quatre cols (Kongma, …, Shipton, Keke) pour arriver à Dobaté avec le Shipton la culminant à 4234m, l’épreuve serait presque une formalité. Mais la neige est toujours au rendez-vous avec plus d’un mètre d’épaisseur à certains endroits. Elle se répand sur la plus grande partie du parcours. Le chemin reste souvent bien indiqué mais s’enfoncer jusqu’aux cuisses sans fin est épuisant. Le temps se couvre rapidement et le brouillard remplit tout l’espace. Un court instant, irréel, les peaks 6 et 7 se découvrent . Je me rapproche de la haute montagne ! Je croise trois yacks seuls redescendant en direction de Kongma. Lorsqu’il faudra suivre le même chemin, chacun de leurs pas formant une colonne de vide dans la neige jusqu’au sol sera un piège ralentissant encore ma progression.
De vrais murs de aux parois glacées doivent être franchis avec l’aide des mains pour atteindre le troisième col. Le chemin a disparu sous la neige et le trek s’apparente à de l’escalade. Je comprends mieux les paroles peu engageantes du directeur du parc à Tashigaon.
Le lac précédant la Keke la est partiellement recouvert de neige et de glace. Je dois le froler de trop prés et j’y enfonce mon pied. La chaussure se remplit d’eau. Je me dépêche de la défaire pour la vider mais le mal est fait.
La descente vers Dobate où m’attend le mari de la propriétaire du lodge de Kongma, Pemba Sherpa, est plus sereine : la neige a presque disparu et les rhododendrons rouges et jaunes alternent.
J’y passerai une bonne soirée. Son anglais nous permet d’échanger sur sa vie et sur mon projet. J’ai du mal à comprendre qu’il puisse vivre aussi isolé et loin de sa famille. Visiblement, sa situation lui convient très bien. Beaucoup de familles sont ainsi séparées pendant les saisons de printemps et d’automne entre Tashigaon et la vallée de hauts alpages conduisant à MBC.
Je sèche mes chaussures et mon pantalon au plus prés du feu en buvant du thé sans compter.
Mercredi 14-mai de Dobaté à Yangle kharka
dénivelé -256m en 9.6km Altitude à l’arrivée 3644m
Lever à 6 :05 0°C dans la chambre départ à 7:20 arrivée 14 :15 sous la pluie.
Il fait beau au petit matin et les montagnes se découvrent un peu, pour peu de temps… Pendant le petit déjeuner copieux composé de pancake et de thé, Pemba me prévient que des éboulements ont emporté une partie de la piste qui mène à Yangle Kharka, seul lieu ouvert avant MBC et donc arrêt obligé. IL me prépare deux pancakes supplémentaires qui composeront mon repas de midi. Je trouve une chute d’eau peu après Dobaté et je profite d’un rayon de soleil bienfaiteur pour faire une toilette complète. Je change mon premier jeu de pile pour le GPS. La descente vers la vallée du Barun se complique et je crois me trouver dans les éboulements décrits par Pemba car j’empreinte un canal parfois presque vertical qui doit être le lit d’un torrent quand il pleut. Il n’en est rien et ce n’est qu’une promenade apéritive comparée au bon kilomètre de roches instables qui m’attend le long du Barun. A partir de midi, la pluie commence à tomber., d’abord insignifiante puis prenant de l’ampleur. Après la forêt, les pâtures apparaissent et le chemin devient plus praticable. J’arrive à Yangle Kharka au bon moment car la pluie redouble d’intensité et je ne serais pas resté au sec bien longtemps dans ces conditions.
Yangle Kharka me paraît bien rustre pour un hameau à basse altitude. Je suis tellement loin des Annapurna !
Triste et long après midi à tenter de me réchauffer prés du feu où sera préparé mon dalbath du soir. Cette simple pensée me coupe l’appétit. Tout est sale et sympathique ici et la pluie empêche toute vision sereine de l’avenir immédiat.
Jeudi 15-mai de Yangle Kharka à Shersong
dénivelé : 1071m en 12.91km Altitude à l’arrivée :4715m
Lever 5 :08 3°C Départ 6 :10 arrivée 14 :46
Départ après un petit déjeuner de pancakes et thé. Je m’abonne aux pancakes car c’est une spécialité de la région apparemment. J’en commande pour mon repas de midi pour économiser mes provisions. Et c’est tellement fameux après les sempiternels dalbaths…
Le prochain hébergement se situe à MBC et nécessite un dénivelé de 1200m. Tous les autres lodges sont fermés entre deux. Il y a un risque réel de mal des montagnes. On sait comment ça commence avec une bonne migraine et des nausées. On ne sait jamais comment ça finit. A ma descente, mes amis me diront qu’ils étaient très inquiet car ils avaient entendu, de source sûre, qu’un français était décédé à MBC pendant son sommeil. Ils pensaient que c’était moi…
Grâce à mon équipement, je prévois de m’arrêter à Shershong (aucun abris couvert). Je n’y ferai pas ma seconde journée d’acclimatation comme prévu car elle sera faite à MBC à deux heures et 200m de dénivelé de là.
La vallée doit être superbe quand le temps est dégagé. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Le soleil reste caché très souvent et d’épaisses couches de brouillard s’accrochent aux arbres de la vallée et des versants abrupts des montagnes. Dommage. Normalement, le temps devrait s’améliorer avec l’altitude.
J'ai atteint le nombre limite de photos : rdv sur mon blog
A Yak Kharka comme à Langmale, les bâtisses sont effectivement fermées au cadenas. Il es t possible cependant possible de s’y réfugier dans un abris couvert attenant en cas de besoin. Un gamin silencieux me suit pendant plusieurs dizaines de minutes. Je vais pourtant très lentement pour lui. Il sera rejoint par son père, porteur et ses frères. Ils se rendent au second camp de base où, paraît-il, plus de 200 personnes préparent des expéditions pour vaincre le sommet du Makalu. J’imagine, dans ma longue marche solitaire, les genres d’embouteillages qui doivent y régner. Je n’ai jamais compris ce paradoxe : tant d’effort personnel pour se retrouver finalement en totale promiscuité dans des lieux aussi vides, minéraux et majestueux. A chacun sa tasse de thé ! DSCF1602 1606 1610 L’air commence à manquer et il me faut gérer les battements de mon cœur qui s’emballe maintenant au moindre effort. Les arrêts se font de plus en plus rapprochés. Peu importe car j’ai du temps.
J’arrive sous la neige à Shershong et je trouve un point d’eau à 150m du camp. Je monte pour la première fois et sans problème la tente. Le temps s’éclaircit dans l’après-midi, assez pour que les peaks 6 et 7 se découvrent dans un environnement d’autant plus surnaturel qu’inattendu. Ces énormes falaises, si proches, donnent le ton de ce que sera mon environnement dorénavant.
Ma première soirée autonome dans ces conditions me procure un bonheur compensateur des efforts passés et une forte motivation pour continuer vers le glacier du Barun… J’ai quand même du faire passer une grosse migraine avec de l’ibuprofène et j’ai l’impression que mon cœur va s’arrêter tant il bat lentement. Ces presque 1100m de dénivelé à cette altitude sont trop importants. La nuit sera difficile et longue avec de nombreux réveils à cause de ma difficulté à respirer : je suis monté trop vite. DSCF1613 1618 1623
Vendredi 16-mai de Shershong au Camp de Base du Makalu DSCF1625 Shersong MBC Dénivelé 126m en 3.57km T intérieure 0°C T extérieure -7°C Lever 5 :10 Départ 8 :07 arrivée 10 :00 altitude à l’arrivée 4841m WP412
C’est l’anniversaire de Sylvie qui me manque.Je lui souhaite Bon Anniversaire par la pensée. Je repère, à la sortie de Shershong, l’arrête qui conduit aux hauts pâturages au dessus de de MBC, décrite par Philippe à Kongma. Si je n’arrive pas à progresser vers l’East Pass après MBC, je monterai pour y découvrir toute la chaîne de l’Everest au Kanchenjunga… Je me prépare tout doucement car la route sera courte aujourd’hui.
Le temps se découvre un peu sur la route . C’est de bon augure. Pour la première fois le Makalu, majestueux et panaché d’une volute de nuages, se présente à moi. On ne se quittera plus pendant 5 jours. DSCF1632 1634 1636 Je profite du soleil bienfaiteur pour faire une toilette un peu moins sommaire que d’habitude et une lessive sous l’œil attentif de Pasang, la propriétaire de mon lodge. Je sèche aussi tente et duvet humides de la nuit à Shershong. Je pars en reconnaissance du chemin longeant le Barun dans l’après midi. Il est exceptionnellement bien tracé les kilomètres que je parcours (point final WP413). Je franchis en pleine forme mes premiers 5000m au cours de cette exploration.
Le lodge est fort sommaire mais l’ambiance y est amicale.. Des porteurs viennent y passer la nuit et nous y partageons notre diner. Il y a fait -1°C vers 16 heures et je m’inquiète un peu des températures à supporter plus haut, quand je serai seul. DSCF1758 1640
samedi 17-mai de MBC à Sandy camp DSCF1641 MBC Sandy Camp dénivelé 359m 5.16km altitude à l’arrivée : 5200m Levé 5 :08 Départ 6 :08 arrivée 12 :20 Je m’arrête à 7 :30 pour me protéger avec de la crème solaire : le soleil est de la partie et brûle dés qu’il donne à ces altitudes. Le temps restera totalement clair pendant mon séjour au dessus de MBC. Ce répit est une grande chance qui me permettra de bénéficier pleinement des spectacles extraordinaires et toujours renouvelés. DSCF1644 1649pan1 ou 1658 Il faut que je quitte le chemin qui mène au second camp de base car je dois me diriger vers la gauche pour rejoindre Sandy Camp. Ce camp hypothétique ne se situe sur aucune carte et a été repéré sur GE. Je quitte le chemin principal quand il oblique vers la droite et devient de plus en plus chaotique, sur le dos du glacier (WP416). DSCF1652 1654 1656 Je progresse maintenant dans les rochers instables et je rejoins la ligne de rupture entre le glacier et le versant de la rive droite du glacier. Ce n’est pas la meilleure solution car c’est une zone d’éboulis où la progression est difficile et dangereuse. Je pense continuellement qu’une jambe cassée signifie la mort maintenant. Rien de bien réjouissant. Je reconnais enfin l’emplacement de Sandy Camp en surplomb d’une petite centaine de mètres. Je savais qu’y monter ne serait pas simple et j’avais prévu d’accéder à cette sorte de plate forme en formant des zig-zags sur la pente. Ce n’est pas aussi simple car les rochers, quelques soient leurs tailles se décrochent et glissent en entraînant d’autres avec eux. Rien ne tient. Je choisis de me hisser par le lit d’une cascade en pensant que les pierres formeront un ensemble plus cohérent grâce à l’écoulement de l’eau. Rien n’y change. Au contraire, le simple fait de poser mon pied sur une pierre dévie le courant parfois vers moi. Je ne suis pas fier lorsque j’arrive, trempé au faîte de la cascade. L’expérience n’est pas à renouveler ! Il y a autant d’éboulement s ici qu’il y avait d’avalanches dans la vallée encerclant le Dhaulagiri. Il faut s’habituer à ces nouveaux chants de la montagne. DSCF1668 1669 1671 Sandy Camp est une superbe terrasse de sable fin et blanc, un vrai paradis pour un bain de soleil dans un environnement de pics enneigés, au son cristallin du torrent qui s’écoule à côté et face à l’immuable Makalu. L’après midi s’écoule ainsi à jouir du plaisir simple de la vue imprenable et de la douceur apparente du soleil. DSCF1673 1677 Mon cœur bat maintenant trop vite sans effectuer aucun effort. Tout rentrera dans l’ordre dans la soirée et la migraine n’est pas au rendez-vous. Il fait 15°C dans la tente à 17heures. Ma hantise des basses températures à haute altitude n’était pas fondée.
Dimanche 18-mai De Sandy Camp au Camp du Col DSCF1677 Sandy Camp Camp du Col Dénivelé 273m pour 2.99km Altitude à l’arrivée : 5473m Lever à 4 :56 T=2°C intérieur -5°C extérieur Départ 6 :55 arrivée à 14 :30
Le temps de préparation est maintenant bien plus important qu’en lodge car il me faut démonter et ranger tout l’équipement et préparer le petit déjeuner (muesli + lait 100g et cappuccino avec palets bretons) DSCF1681 1678 1685 Le temps est au beau fixe et j’emprunte la route prévue dans mon GPS en m’élevant tout en restant sur la plate forme qui longe le Glacier du Barun. J’ai vu des dizaines de fois le profil de cette montagne que j’ai l’impression de connaître par cœur. Je retrouve des cairns parfois. Il doit réellement s’agir d’un chemin emprunté autrefois. L’état ancien des détritus du Sandy Camp me fait penser qu’il n’a pas été utilisé depuis plusieurs années. DSCF1694,1695,1696 La première partie se fait sans trop de difficulté. La descente vers le glacier et la moraine des glaciers conduisant vers l’East pass est beaucoup moins aisée car la pente est trop importante pour tenter une descente directe. Essayer de rejoindre le glacier en restant sur une ligne à peu prés horizontale n’est pas davantage possible car la paroi du versant devient de plus en plus verticale. Je tombe une fois, emporté par le poids du sac à dos. Arrivé sur la moraine, je continue à suivre mes points GPS mais le sol est toujours aussi instable. Après une tentative infructueuse de progression vers le pied du glacier dévalant d’East Pass, Je décide de m’arrêter sur un emplacement sableux qui fut un campement, autrefois, et que je baptise Camp du Col, faute de mieux. L’emplacement est idéal pour planter la tente, toujours face au Makalu, mais de plus en plus haut par rapport à lui. DSCF1697.1698.1701 Je sature des repas au saucisson et au couscous sans saveur. Il faudra varier les menus la prochaine fois. Je rêve d’une soupe à la tomate… C’est quand même le record de ma nuit terrestre la plus haute, à 5473m… Et tout va bien. DSCf1703.1706.1709
lundi 19-mai du Camp du Col au Belvédère d’East pass DSCF1709 Camp du Col Belvédère altitude finale 5850m dénivelé 377m en 1.8km Levé 5 :08 Départ vers 8 heures. Arrivée à 10 :00 T=-1°C intérieur T= -10°C extérieur Ce n’est qu’après avoir démonté et rangé mon barda que mon regard est attiré par la pente qui fait face à mon campement dans la direction d’East pass. Il me semble évident que de cette hauteur, j’aurai un bon point de vue me permettant de décider de la voie à suivre. J’ai un choix à faire : soit redescendre vers le MBC pour rejoindre les hauteurs au dessus de Shersong, antenne conseillée par Philippe à Kongma, soit pousser aujourd’hui vers East pass si je trouve un passage à peu près sûr. Une demi-heure doit suffire. Je ne prends même pas d’eau. Dscf1711 1712 1714 Sans sac, la montée me paraît une douce escapade. Une crête en cache une autre qu’il faut grimper pour espérer avoir une vue enfin dégagée. Il me faut 2 heures pour voir enfin apparaître le cirque de montagnes encadrant East pass. Le glacier est énorme, incontournable et immaculé. Le franchir seul et sans équipement approprié me paraît totalement irresponsable. La cloche du retour vient de sonner. Je suis à 5855m. Un hélicoptère me sort brutalement de mes contemplations. C’est le premier contact depuis trois jours. Il se rendait au second camp de base du Makalu lorsqu’il m’a vu au milieu de nulle part. Il vient vers moi et je lui fait signe que tout va bien. Tout va très bien même car je goûte au succès de mon entreprise comme un gourmet aux différents petits plats aux saveurs exquises. DSCF1725 :1726 :1730 1731 1734 Ce que je ne sais pas encore, c’est que je suis juste à mi distance entre mon camp et un sommet s’élevant à 6072m, facilement accessible et à partir duquel le Baruntse est pleinement visible. Ce sera pour une prochaine fois… Je replante ma tente sur le même emplacement… Ca manque un peu d’anticipation. On fera mieux la prochaine fois. Le temps se couvre un peu en fin d’après midi, suffisamment pour m’inquiéter un peu.
mardi 20-mai Retour au Camp de Base du Makalu dénivelé :-632m en 7.28km Altitude à l’arrivée 4841m lever 4 :48 T=-1°C intérieur -10°C extérieur. Je m’enfile mon quatrième petit déjeuner extraordinaire. La route sera longue et difficile aujourd’hui pour rejoindre MBC. Départ 7 :25. Arrivée 17 :45 Il y a deux difficultés importantes à surmonter car je ne veux pas essayer la voie basse par le point de rencontre du glacier latéral où je me trouve avec celui du Barun. Je remonte sur le plateau qui conduit à Sandy Camp sans retrouver mon chemin à l’aller. Le GPS me rend un fier service. La marche sur le plateau est par contre beaucoup plus aisée. Je descends du plateau vers le glacier du Barun en préférant glisser sur un glacis de gravillons et de sable. Tout part avec moi mais l’avantage est d’avoir une vitesse à peu prés égale qui permet de prévoir et d’éviter les plus gros cailloux. DSCF 1745 ou 1742pan3 Je préfère cette fois éviter les éboulis de l’aller en progressant sur une ligne incertaine sur le dos du glacier en direction du chemin du camp avancé du Makalu. J’évite autant que je peux autant que les creux et les bosses formés au cours des siècles par la lente avancée du glacier. DSCF1750,1752,1751,1755 Mon jean ne s’en sortira pas entier, déchiré aux jambes et aux fesses et mes doigts de la main gauche seront superficiellement coupés à force de frotter sur les rochers de granit. J’arrive vraiment épuisé mais heureux de revoir des humains à MBC après plus de 10 heures de marche. Excellente soirée où je fête ma victoire à la vodka locale.
Mercredi 21-mai de MBC à Yangle kharka Dénivelé -1197m en 16.43km Altitude à l’arrivée : 3644m Départ 7 :20 arrivée 15 :15. A midi, la bruine s’est mise de la partie. Le retour aux basses altitudes est synonyme de temps couvert apparemment. Mais rien ne pourra plus entamer mon moral.
Mes étapes sont trop longues. L’idéal est bien de marcher 7 heures dans la journée. Mais les Sherpa font en une journée ce que je parcours en trois. Difficile dans ces conditions de trouver des lieux d’étapes coordonnés. Ils vont de MBC à Tashigaon en deux seules journées…
J’ai quand même vu un berger installé à Shershong sous un toit de bâches récemment installé. La ferme de Langmale était aussi ouverte et il aurait probablement été possible d’y prendre un repas ou au moins du thé. Je croise mon seul groupe de porteurs de la journée. Vu leur état d’ébriété, je ne dois plus être loin de Yangle Kharka… DSCF1759 1763 1765 Ce n’est pas non plus en la descendant que je j’ai pu admirer cette magnifique vallée. Je passe une excellente soirée avec mes nouveaux amis. Ici les mots ne sont pas nécessaires pour se sentir intégré dans la famille en partageant le repas ensemble. Quelques mots comme lasso (merci) ou salti(ni) (ami(e)) provoquent des rires francs et la convivialité est bien là.
Jeudi 22-mai de Yangle Kharka à Dobaté Dénivelé 256m en 9.9 km Alttude à l’arrivée : 3900m Lever 5 :45 départ 7 :20 arrivée 15 :00 Le temps est comme hier et à l’aller couvert. La montée vers Dobaté est terrible bien que mon sac ait perdu plus de 2 kilos. DSCF1773 1782 1787 La soirée avec Pemba et des porteurs sera une grande récompense des efforts de la journée. J’y découvre le sucutti traditionnel, viande séchée de yak, attendrie à la flamme du feu de bois que je déguste et partage sans modération avec l’arack local. La vie sociale, dans son sens primitif dont je raffole est là. C’est un tissu ourdi jour après jour par la tradition. Chacun y prend sa place au chaud après les efforts de la journée. J’y suis inclus ces quelques instants précieux. On ne se pose pas de question, on jouit simplement de l’instant présent, ensemble. DSCF1793 1795
Vendredi 23-mai de Dobaté à Kongma Dénivelé -271m en 8.73km altitude à l’arrivée : 3629m Lever 5 :35 départ 7 :12 après passage en revue de mon « exploit » en regardant les photos avec Pemba. Il m’avait bien dit en analysant les dessins de cuisson sur mes pancakes que mon trek serait un succès. Son grand-père lui a appris à lire l’avenir de cette manière. Arrivée 14 :45 C’est la journée des quatre cols. On m’a bien dit que la neige a fondu depuis mon premier passage. Il est vrai que le chemin est un peu plus visible. Il faudra quand même lutter pas à pas pour avancer dans la neige molle et épaisse sur plusieurs kilomètres, dans la bruine et le brouillard parfois. Je recherche le crampon perdu à l’aller sans le retrouver. DSCF1801,1804,1814 Je retrouve l’ambiance chaleureuse de Kongma où je passerai une nouvelle soirée exceptionnelle. Un convive me montre son précieux butin : il a dans sa poche trois yarsagumba, récolté dans la région de Yangle Kharka. Il s’agit de chenilles infectées par un champignon qui finit pas les tuer. Cet ensemble mi plante mi insecte est un médicament aux vertus nombreuses notamment l’augmentation des capacités sexuelles, que les riches chinois s’arrachent à prix d’or, jusqu’à 5000€/kg. DSCF1820,1823
samedi 24-mai de Kongma à Tashigaon dénivelé -1429m en 5.7km Altitude à l’arrivée : 2200m lever 5 :15 départ à 7 :30 arrivée 13:30 Je pars rasé mais toujours aussi sale. J’attendrai de trouver une cascade pour prendre une douche bienfaitrice sur le chemin alors que la température a sensiblement remonté. Des porteurs surpris par le spectacle feront mine de ne pas trop me regarder en passant. Toute trace de pudeur a vécu quand il est question d’un bonheur aussi primitif que complet. DSCF1836,1838,1844 A Tashigaon, le guesthouse de l’aller est malheureusement fermé car sa propriétaire est partie en hélicoptère à Kathmandu. Je suis déçu et je me replis sur la guesthouse où nous avions séjourné en mars 2013. l’ambiance est plus guindée et les échanges plus limités bien que cordiaux. Tans pis, je sirote seul mon Arack avec le dalbath.
Dimanche 25-mai deTashigaon à Seduwa Dénivelé : -628 en 8.7km altitude à l’arrivée : 1572m Je ne trouve plus de sangsues sur le chemin. Je retoruve Dawa dans son école de Chyaksa danda où il a pris la place de Principal pendant mon abscence. C’est une excellente nouvelle que nous fêterons en famille le soir même en coupant le cou d’un de ses poulets à Seduwa. DSCF1873,1875,1879,1882
lundi 26-mai de Seduwa à Num dénivelé : -49m en 4.8km Altitude à l’arrivée : 1523m lever : 6 :55 ! départ 7 :45 arrivée : 12 :30 On ne dira jamais assez que ce précipice à franchir entre Seduwa et Num est un supplice car on croit déjà l’épreuve achevée qu’il faut finir par une montée abrupte de plus de 700m, dans la torpeur tropicale. DSCF1904 1906 1920 J’arrive alors qu’une jeep s’en va pour Khandbari… Il me faudra attendre patiemment qu’une autre se remplisse, pendant trois longues heures. J’aurais préféré les passer encompagnie de mes amis à Khandbari. Nous avons tant de choses à nous dire…
DSCF1955 ou 1959pan4
DSCF1969 1975 1986 1999

Les photos se trouve sur mon blog www.jeanfrancoisdeleval.comTrajets GE sur demande Objectifs : Après l’arrêt forcé à Kongma en avril 2013, du fait des chutes de neige tardives ayant bloqué l’accès à la Shipton la, j’organise une nouvelle virée vers le Makalu, 5ème sommet du monde trônant à 8434m. L’objectif est de le contourner jusqu’à la "East Pass" 6150m, point final du projet, pour l’avoir bien en face, juste 2300m en dessous. En marge de la rencontre de nos amis de Khandbari, Seduwa et Chyaksa danda, il s’agit d’une ballade en 17 jours sur un dénivelé total de 5400m, sur une distance de 130km aller retour
Résumé et Introduction: Les vallées et crêtes menant aux monstres de hautes montagnes du massif du Makalu ne démentent pas leur réputation : le ciel sera fort encombré jusqu’au Camp de Base du Makalu (MBC). La pluie sera de la partie parfois dés la fin de matinée. En montant, le temps s’éclaircit pour laisser place à un ciel parfaitement limpide pendant mes quatre jours et trois nuits d’isolement après MBC. Ce répit inespéré m’est laissé pour me fondre dans un univers fabuleux, qui marquera mes rêves autant que mes tibias : la virée est dangereuse sur une grande partie du parcours, sans chemin, dans les éboulis de roches de parfois plusieurs centaines de kilos en équilibre instable. Je n’irai pas jusque East Pass, but ultime de ce trek car l’énorme et incontournable glacier le précédant ne porte aucune trace de passage. Les risques sont trop grands. Je la contemplerai de mon belvédère improvisé et point culminant à 5850m, joli lot de consolation… Avec trois marcheurs étrangers croisés en trois semaines, on peut dire que le parcours est confidentiel. Cette région Sherpa vaudrait pourtant d’être mieux connue, tellement chaleureuse qu’il n’est pas besoin de savoir parler leur langue pour échanger et passer des soirées longues et inoubliables en partageant sans modération rocksi (arak en Sherpa : alcool de millet distillé une fois), sucuti (viande de yak séchée recuite au feu de bois) et l’immuable dalbath. Il est précieux de découvrir leur culture mélée de jovialité, de candeur et de franchise. En espérant qu’elle reste longtemps accrochée aux versants sublimes de leurs montagnes sacrées.
Préparation : Le trajet est les étapes sont positionnés avec l’aide de Google Earth (GE) et les points entrés dans le GPS Garmin. 5 Jours d’autonomie sont prévus (2.6kg de nourriture + tente). Le poids total emporté s’élève à 18kg, inclus, l’eau, l’essence et le sac photo. Sacs à dos : Gregory Wander 70 Tente : Vaudé Power Lizard SUL 2 places Réchaud : MSR XGK EX avec 400ml (100ml suffiront) d’essence achetée à une station service de Kathmandu matelas: Thermarest Néoair XLIT Sacs de couchage: Valandré Bloody Mary Voyage accompagné de mes amis de Friends of Nature jusque Tashigaon puis solitaire jusqu’au belvédère d’East Pass.
Situation et parcours:
Accés :
Turkish Airlines, meilleure compagnie européenne, ne démentira pas non plus sa récente réputation. Pour 584€, c’est l’accés le plus direct à KTM. Les billets KTM Tumlingtar ont été achetés par internet, c’est une nouveauté appréciable. De Tumlingtar à Num, les jeeps partent lorsqu’elles sont pleines (14 passagers : 150Rs jusque Khandbari (une petite heure) puis 600Rs jusque Num (4-5 heures)
Une route est en construction pour continuer, dit-on jusque Tashigaon (pas trop vite !)Budget : Vols international : 584€ , vol KTM Tumlingtar : 184€, visa, droit d’entrée dans le parc, hébergements et repas KTM et trek : 420€, soit au total moins de 1188€
Agenda :
Le trek au jour le jour
Mercredi 07-mai de Num à Seduwa 
Dénivelé 49m 6km en 4 h30 altitude le soir 1572m Il faut reprendre les bonnes habitudes après 3 heures d’attente. Il a fallu payer la dernière place qui restait désespérément vide pour pouvoir enfin partir. 4 heures de jeep enfin entre Khandbari et Num sur une piste chaotique ouverte il y a cinq ans. Nous avons de la chance cette fois-ci car la pluie ne tombe pas.
La marche ne commence que vers 13heures après l’incontournable dalbath à Num, sensé donner des forces pour le parcours. Il faut s’habituer au sac, bien lours qui me déséquilibre à chaque faux pas. La desccente de Num est vertigineuse. Elle évite une véritable falaise qui tombe dans le lit du Barun. J’ai beaucoup de mal à suivre Sanjaya, habitué au chemin. Nous arrivons peu avant la tombée de la nuit à Seduwa. Nos amis nous y attendent et les retrouvailles se fêteront à la Tomba locale (bière de millet qui continue de fermenter avec les ajouts successifs d’eau chaude dans le mélange.
Jeudi 08- et vendredi 09-mai. Interruption du trek. Séjour à la Ferme de Friends Of Nature entre Chyaksa Tashigaon
C’est une occasion idéale pour entrer dans les maisons Sherpa et partager leur vie quotidienne. Mes amis traduisent mais pas besoin de mots pour apprécier le tchang prépa ré par la maîtresse de maison devant nous. Le principe est de ne pas laisser les verres se vider. Il faut qu’ils soient toujours pleins. Nous assistons aussi à la distillation de ce breuvage qui donnera de Rocksi au Arack ou encore Local. La source froide se situe dans la marmite supérieure et doit être changée régulièrement pour permettre la condensation du distillat.
A la ferme de Friends of Nature, nous tuerons aussi le poulet qui améliorera considérablement le dalbath. Sur ces terres, l’expérimentation de la culture du kiwi a débuté au printemps. Ce sera bientôt une source de vitamines pour toutes les populations de la vallée (envrion 4000 personnes)

samedi 10-mai jusqu’à Tashigaon, Dénivelé 628m 8.45km à partir de Seduwa. altitude le soir :2200m Nous continuons à marcher dans les rizières et je découvre mes premières sangsues. Elles s’accrochent aux semelles ou aux vêtements lorsqu’on les frôle. Elles s’infiltrent ensuite sous les vêtements pour boire le sang en toute tranquillité. Elles sont nombreuses entre Seduwa et Tashigaon mais je n’en verrai plus par la suite. Pour les éviter, il faut marcher au maximum sur les pierres et éviter les bords des chemins. La campagne reste paisible et chaude. Le temps couvert ne permet pas de distinguer les montagnes environnantes. A Tashigaon, nous fêtons mon départ en solo le lendemain avec force bières. Le manager du parc me met en garde sur les difficultés du parcours et me fait comprendre qu’il peut être sage de ne pas aller jusqu’au Camp de Base. J’en prends acte mais je brûle d’impatience de me coltiner enfin aux vraies difficultés du parcours.

Dimanche 11-mai : de Tashigaon à Kongma
Dénivelé : 1429m en 6.45km, altitude à l’arrivée : 3629m
Lever à 5 :20, départ à 6 :20. Arrivée à 13 :45La montée de Tashigaon à Kongma est pratiquement continue, dans la forêt. On profite pour la dernière journée de l’ambiance tropicale. Les oiseaux se répondent à l’infini. Les derniers rhododendrons illuminent d’éclats rouges le chemin. La montée est un obstacle. Il ne faut pas chercher à laller plus vite que de raison. L’air ne manque pas encore mais le chemin se dilue déjà en volées d’escaliers disjointes sur lesquels les pieds cherchent encore, malhabiles, un appui souvent incertain. La montée est longue. Il faut être patient. C’est le prix à payer pour échapper, peut-être, à la brume qui entoure toute chose dés que le soleil commence à donner. Il y a peu d’habitations sur le chemin, quelques fermes dont une permet le ravitaillement et même un déjeuner lorsqu’elle est ouverte WP342.
Un sherpa que je croise dégage une haleine fortement alcoolisée. J’apprendrai par la suite qu’ils y trouvent l’énergie pour porter leurs lourdes charges avec moindre peine.
Je retrouve Kongma sans l’écrin de neige que nous avions laissé, il y a un peu plus d’un an. Les murs presque verticaux que je franchis aujourd’hui étaient alors couverts de neige. Je suis plus à l’aise.

Lundi 12-mai à Kongma journée d’acclimatation J’hésite à rester mais je veux être raisonnable. Le beau temps m’invite pourtant à partir. J’ai rencontré la veille mon premier trekkeur. Il redescend du Makalu et m’indique une belle antenne à partir de Shersong : une arrête à prendre en restant sur la gauche pour surplomber le camp de base à 5300m voire plus en direction du peak 3 par temps clair. En s’installant là haut on peut découvrir simultanément le Makalu, l’Everest, le Lhotse et le Kanchenjunga. Je n’irais pas cette fois-ci si je peux aller vers l’east Pass qui reste mon projet.
La journée est longue à Kongma. J’en profite pour faire ma première lessive et une toilette un peu moins superficielle. Il faut reconnaître que ce n’est pas facile de rester un peu propre sur ce parcours. A partir de Tashigaon, il n’existe pas de point d’eau un peu isolé sauf les éventuelles toilettes…
Je commande des chapatis pour le petit déjeuner. Mauvaise idée car la propriétaire comprend chiapati. Elle commence à me préparer du thé tibétain. Jene confondrai plus « chiapati » thé tibétain et « tchapati »
Mardi 13-mai De Kongma à Dobaté
Lever à 5 :30, 4°C dans la chambre. Départ à 6 :40 Arrivée à 14 :00. WP405
290m de dénivelé en 7.53km altitude à l’arrivée :3900mS’il n’y avait que les quatre cols (Kongma, …, Shipton, Keke) pour arriver à Dobaté avec le Shipton la culminant à 4234m, l’épreuve serait presque une formalité. Mais la neige est toujours au rendez-vous avec plus d’un mètre d’épaisseur à certains endroits. Elle se répand sur la plus grande partie du parcours. Le chemin reste souvent bien indiqué mais s’enfoncer jusqu’aux cuisses sans fin est épuisant. Le temps se couvre rapidement et le brouillard remplit tout l’espace. Un court instant, irréel, les peaks 6 et 7 se découvrent . Je me rapproche de la haute montagne ! Je croise trois yacks seuls redescendant en direction de Kongma. Lorsqu’il faudra suivre le même chemin, chacun de leurs pas formant une colonne de vide dans la neige jusqu’au sol sera un piège ralentissant encore ma progression.
De vrais murs de aux parois glacées doivent être franchis avec l’aide des mains pour atteindre le troisième col. Le chemin a disparu sous la neige et le trek s’apparente à de l’escalade. Je comprends mieux les paroles peu engageantes du directeur du parc à Tashigaon.
Le lac précédant la Keke la est partiellement recouvert de neige et de glace. Je dois le froler de trop prés et j’y enfonce mon pied. La chaussure se remplit d’eau. Je me dépêche de la défaire pour la vider mais le mal est fait.
La descente vers Dobate où m’attend le mari de la propriétaire du lodge de Kongma, Pemba Sherpa, est plus sereine : la neige a presque disparu et les rhododendrons rouges et jaunes alternent.
J’y passerai une bonne soirée. Son anglais nous permet d’échanger sur sa vie et sur mon projet. J’ai du mal à comprendre qu’il puisse vivre aussi isolé et loin de sa famille. Visiblement, sa situation lui convient très bien. Beaucoup de familles sont ainsi séparées pendant les saisons de printemps et d’automne entre Tashigaon et la vallée de hauts alpages conduisant à MBC.
Je sèche mes chaussures et mon pantalon au plus prés du feu en buvant du thé sans compter.Mercredi 14-mai de Dobaté à Yangle kharka
dénivelé -256m en 9.6km Altitude à l’arrivée 3644m
Lever à 6 :05 0°C dans la chambre départ à 7:20 arrivée 14 :15 sous la pluie.Il fait beau au petit matin et les montagnes se découvrent un peu, pour peu de temps… Pendant le petit déjeuner copieux composé de pancake et de thé, Pemba me prévient que des éboulements ont emporté une partie de la piste qui mène à Yangle Kharka, seul lieu ouvert avant MBC et donc arrêt obligé. IL me prépare deux pancakes supplémentaires qui composeront mon repas de midi. Je trouve une chute d’eau peu après Dobaté et je profite d’un rayon de soleil bienfaiteur pour faire une toilette complète. Je change mon premier jeu de pile pour le GPS. La descente vers la vallée du Barun se complique et je crois me trouver dans les éboulements décrits par Pemba car j’empreinte un canal parfois presque vertical qui doit être le lit d’un torrent quand il pleut. Il n’en est rien et ce n’est qu’une promenade apéritive comparée au bon kilomètre de roches instables qui m’attend le long du Barun. A partir de midi, la pluie commence à tomber., d’abord insignifiante puis prenant de l’ampleur. Après la forêt, les pâtures apparaissent et le chemin devient plus praticable. J’arrive à Yangle Kharka au bon moment car la pluie redouble d’intensité et je ne serais pas resté au sec bien longtemps dans ces conditions.
Yangle Kharka me paraît bien rustre pour un hameau à basse altitude. Je suis tellement loin des Annapurna !
Triste et long après midi à tenter de me réchauffer prés du feu où sera préparé mon dalbath du soir. Cette simple pensée me coupe l’appétit. Tout est sale et sympathique ici et la pluie empêche toute vision sereine de l’avenir immédiat.Jeudi 15-mai de Yangle Kharka à Shersong
dénivelé : 1071m en 12.91km Altitude à l’arrivée :4715m
Lever 5 :08 3°C Départ 6 :10 arrivée 14 :46
Départ après un petit déjeuner de pancakes et thé. Je m’abonne aux pancakes car c’est une spécialité de la région apparemment. J’en commande pour mon repas de midi pour économiser mes provisions. Et c’est tellement fameux après les sempiternels dalbaths…
Le prochain hébergement se situe à MBC et nécessite un dénivelé de 1200m. Tous les autres lodges sont fermés entre deux. Il y a un risque réel de mal des montagnes. On sait comment ça commence avec une bonne migraine et des nausées. On ne sait jamais comment ça finit. A ma descente, mes amis me diront qu’ils étaient très inquiet car ils avaient entendu, de source sûre, qu’un français était décédé à MBC pendant son sommeil. Ils pensaient que c’était moi…
Grâce à mon équipement, je prévois de m’arrêter à Shershong (aucun abris couvert). Je n’y ferai pas ma seconde journée d’acclimatation comme prévu car elle sera faite à MBC à deux heures et 200m de dénivelé de là.
La vallée doit être superbe quand le temps est dégagé. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Le soleil reste caché très souvent et d’épaisses couches de brouillard s’accrochent aux arbres de la vallée et des versants abrupts des montagnes. Dommage. Normalement, le temps devrait s’améliorer avec l’altitude.
J'ai atteint le nombre limite de photos : rdv sur mon blogA Yak Kharka comme à Langmale, les bâtisses sont effectivement fermées au cadenas. Il es t possible cependant possible de s’y réfugier dans un abris couvert attenant en cas de besoin. Un gamin silencieux me suit pendant plusieurs dizaines de minutes. Je vais pourtant très lentement pour lui. Il sera rejoint par son père, porteur et ses frères. Ils se rendent au second camp de base où, paraît-il, plus de 200 personnes préparent des expéditions pour vaincre le sommet du Makalu. J’imagine, dans ma longue marche solitaire, les genres d’embouteillages qui doivent y régner. Je n’ai jamais compris ce paradoxe : tant d’effort personnel pour se retrouver finalement en totale promiscuité dans des lieux aussi vides, minéraux et majestueux. A chacun sa tasse de thé ! DSCF1602 1606 1610 L’air commence à manquer et il me faut gérer les battements de mon cœur qui s’emballe maintenant au moindre effort. Les arrêts se font de plus en plus rapprochés. Peu importe car j’ai du temps.
J’arrive sous la neige à Shershong et je trouve un point d’eau à 150m du camp. Je monte pour la première fois et sans problème la tente. Le temps s’éclaircit dans l’après-midi, assez pour que les peaks 6 et 7 se découvrent dans un environnement d’autant plus surnaturel qu’inattendu. Ces énormes falaises, si proches, donnent le ton de ce que sera mon environnement dorénavant.
Ma première soirée autonome dans ces conditions me procure un bonheur compensateur des efforts passés et une forte motivation pour continuer vers le glacier du Barun… J’ai quand même du faire passer une grosse migraine avec de l’ibuprofène et j’ai l’impression que mon cœur va s’arrêter tant il bat lentement. Ces presque 1100m de dénivelé à cette altitude sont trop importants. La nuit sera difficile et longue avec de nombreux réveils à cause de ma difficulté à respirer : je suis monté trop vite. DSCF1613 1618 1623
Vendredi 16-mai de Shershong au Camp de Base du Makalu DSCF1625 Shersong MBC Dénivelé 126m en 3.57km T intérieure 0°C T extérieure -7°C Lever 5 :10 Départ 8 :07 arrivée 10 :00 altitude à l’arrivée 4841m WP412
C’est l’anniversaire de Sylvie qui me manque.Je lui souhaite Bon Anniversaire par la pensée. Je repère, à la sortie de Shershong, l’arrête qui conduit aux hauts pâturages au dessus de de MBC, décrite par Philippe à Kongma. Si je n’arrive pas à progresser vers l’East Pass après MBC, je monterai pour y découvrir toute la chaîne de l’Everest au Kanchenjunga… Je me prépare tout doucement car la route sera courte aujourd’hui.
Le temps se découvre un peu sur la route . C’est de bon augure. Pour la première fois le Makalu, majestueux et panaché d’une volute de nuages, se présente à moi. On ne se quittera plus pendant 5 jours. DSCF1632 1634 1636 Je profite du soleil bienfaiteur pour faire une toilette un peu moins sommaire que d’habitude et une lessive sous l’œil attentif de Pasang, la propriétaire de mon lodge. Je sèche aussi tente et duvet humides de la nuit à Shershong. Je pars en reconnaissance du chemin longeant le Barun dans l’après midi. Il est exceptionnellement bien tracé les kilomètres que je parcours (point final WP413). Je franchis en pleine forme mes premiers 5000m au cours de cette exploration.
Le lodge est fort sommaire mais l’ambiance y est amicale.. Des porteurs viennent y passer la nuit et nous y partageons notre diner. Il y a fait -1°C vers 16 heures et je m’inquiète un peu des températures à supporter plus haut, quand je serai seul. DSCF1758 1640
samedi 17-mai de MBC à Sandy camp DSCF1641 MBC Sandy Camp dénivelé 359m 5.16km altitude à l’arrivée : 5200m Levé 5 :08 Départ 6 :08 arrivée 12 :20 Je m’arrête à 7 :30 pour me protéger avec de la crème solaire : le soleil est de la partie et brûle dés qu’il donne à ces altitudes. Le temps restera totalement clair pendant mon séjour au dessus de MBC. Ce répit est une grande chance qui me permettra de bénéficier pleinement des spectacles extraordinaires et toujours renouvelés. DSCF1644 1649pan1 ou 1658 Il faut que je quitte le chemin qui mène au second camp de base car je dois me diriger vers la gauche pour rejoindre Sandy Camp. Ce camp hypothétique ne se situe sur aucune carte et a été repéré sur GE. Je quitte le chemin principal quand il oblique vers la droite et devient de plus en plus chaotique, sur le dos du glacier (WP416). DSCF1652 1654 1656 Je progresse maintenant dans les rochers instables et je rejoins la ligne de rupture entre le glacier et le versant de la rive droite du glacier. Ce n’est pas la meilleure solution car c’est une zone d’éboulis où la progression est difficile et dangereuse. Je pense continuellement qu’une jambe cassée signifie la mort maintenant. Rien de bien réjouissant. Je reconnais enfin l’emplacement de Sandy Camp en surplomb d’une petite centaine de mètres. Je savais qu’y monter ne serait pas simple et j’avais prévu d’accéder à cette sorte de plate forme en formant des zig-zags sur la pente. Ce n’est pas aussi simple car les rochers, quelques soient leurs tailles se décrochent et glissent en entraînant d’autres avec eux. Rien ne tient. Je choisis de me hisser par le lit d’une cascade en pensant que les pierres formeront un ensemble plus cohérent grâce à l’écoulement de l’eau. Rien n’y change. Au contraire, le simple fait de poser mon pied sur une pierre dévie le courant parfois vers moi. Je ne suis pas fier lorsque j’arrive, trempé au faîte de la cascade. L’expérience n’est pas à renouveler ! Il y a autant d’éboulement s ici qu’il y avait d’avalanches dans la vallée encerclant le Dhaulagiri. Il faut s’habituer à ces nouveaux chants de la montagne. DSCF1668 1669 1671 Sandy Camp est une superbe terrasse de sable fin et blanc, un vrai paradis pour un bain de soleil dans un environnement de pics enneigés, au son cristallin du torrent qui s’écoule à côté et face à l’immuable Makalu. L’après midi s’écoule ainsi à jouir du plaisir simple de la vue imprenable et de la douceur apparente du soleil. DSCF1673 1677 Mon cœur bat maintenant trop vite sans effectuer aucun effort. Tout rentrera dans l’ordre dans la soirée et la migraine n’est pas au rendez-vous. Il fait 15°C dans la tente à 17heures. Ma hantise des basses températures à haute altitude n’était pas fondée.
Dimanche 18-mai De Sandy Camp au Camp du Col DSCF1677 Sandy Camp Camp du Col Dénivelé 273m pour 2.99km Altitude à l’arrivée : 5473m Lever à 4 :56 T=2°C intérieur -5°C extérieur Départ 6 :55 arrivée à 14 :30
Le temps de préparation est maintenant bien plus important qu’en lodge car il me faut démonter et ranger tout l’équipement et préparer le petit déjeuner (muesli + lait 100g et cappuccino avec palets bretons) DSCF1681 1678 1685 Le temps est au beau fixe et j’emprunte la route prévue dans mon GPS en m’élevant tout en restant sur la plate forme qui longe le Glacier du Barun. J’ai vu des dizaines de fois le profil de cette montagne que j’ai l’impression de connaître par cœur. Je retrouve des cairns parfois. Il doit réellement s’agir d’un chemin emprunté autrefois. L’état ancien des détritus du Sandy Camp me fait penser qu’il n’a pas été utilisé depuis plusieurs années. DSCF1694,1695,1696 La première partie se fait sans trop de difficulté. La descente vers le glacier et la moraine des glaciers conduisant vers l’East pass est beaucoup moins aisée car la pente est trop importante pour tenter une descente directe. Essayer de rejoindre le glacier en restant sur une ligne à peu prés horizontale n’est pas davantage possible car la paroi du versant devient de plus en plus verticale. Je tombe une fois, emporté par le poids du sac à dos. Arrivé sur la moraine, je continue à suivre mes points GPS mais le sol est toujours aussi instable. Après une tentative infructueuse de progression vers le pied du glacier dévalant d’East Pass, Je décide de m’arrêter sur un emplacement sableux qui fut un campement, autrefois, et que je baptise Camp du Col, faute de mieux. L’emplacement est idéal pour planter la tente, toujours face au Makalu, mais de plus en plus haut par rapport à lui. DSCF1697.1698.1701 Je sature des repas au saucisson et au couscous sans saveur. Il faudra varier les menus la prochaine fois. Je rêve d’une soupe à la tomate… C’est quand même le record de ma nuit terrestre la plus haute, à 5473m… Et tout va bien. DSCf1703.1706.1709
lundi 19-mai du Camp du Col au Belvédère d’East pass DSCF1709 Camp du Col Belvédère altitude finale 5850m dénivelé 377m en 1.8km Levé 5 :08 Départ vers 8 heures. Arrivée à 10 :00 T=-1°C intérieur T= -10°C extérieur Ce n’est qu’après avoir démonté et rangé mon barda que mon regard est attiré par la pente qui fait face à mon campement dans la direction d’East pass. Il me semble évident que de cette hauteur, j’aurai un bon point de vue me permettant de décider de la voie à suivre. J’ai un choix à faire : soit redescendre vers le MBC pour rejoindre les hauteurs au dessus de Shersong, antenne conseillée par Philippe à Kongma, soit pousser aujourd’hui vers East pass si je trouve un passage à peu près sûr. Une demi-heure doit suffire. Je ne prends même pas d’eau. Dscf1711 1712 1714 Sans sac, la montée me paraît une douce escapade. Une crête en cache une autre qu’il faut grimper pour espérer avoir une vue enfin dégagée. Il me faut 2 heures pour voir enfin apparaître le cirque de montagnes encadrant East pass. Le glacier est énorme, incontournable et immaculé. Le franchir seul et sans équipement approprié me paraît totalement irresponsable. La cloche du retour vient de sonner. Je suis à 5855m. Un hélicoptère me sort brutalement de mes contemplations. C’est le premier contact depuis trois jours. Il se rendait au second camp de base du Makalu lorsqu’il m’a vu au milieu de nulle part. Il vient vers moi et je lui fait signe que tout va bien. Tout va très bien même car je goûte au succès de mon entreprise comme un gourmet aux différents petits plats aux saveurs exquises. DSCF1725 :1726 :1730 1731 1734 Ce que je ne sais pas encore, c’est que je suis juste à mi distance entre mon camp et un sommet s’élevant à 6072m, facilement accessible et à partir duquel le Baruntse est pleinement visible. Ce sera pour une prochaine fois… Je replante ma tente sur le même emplacement… Ca manque un peu d’anticipation. On fera mieux la prochaine fois. Le temps se couvre un peu en fin d’après midi, suffisamment pour m’inquiéter un peu.
mardi 20-mai Retour au Camp de Base du Makalu dénivelé :-632m en 7.28km Altitude à l’arrivée 4841m lever 4 :48 T=-1°C intérieur -10°C extérieur. Je m’enfile mon quatrième petit déjeuner extraordinaire. La route sera longue et difficile aujourd’hui pour rejoindre MBC. Départ 7 :25. Arrivée 17 :45 Il y a deux difficultés importantes à surmonter car je ne veux pas essayer la voie basse par le point de rencontre du glacier latéral où je me trouve avec celui du Barun. Je remonte sur le plateau qui conduit à Sandy Camp sans retrouver mon chemin à l’aller. Le GPS me rend un fier service. La marche sur le plateau est par contre beaucoup plus aisée. Je descends du plateau vers le glacier du Barun en préférant glisser sur un glacis de gravillons et de sable. Tout part avec moi mais l’avantage est d’avoir une vitesse à peu prés égale qui permet de prévoir et d’éviter les plus gros cailloux. DSCF 1745 ou 1742pan3 Je préfère cette fois éviter les éboulis de l’aller en progressant sur une ligne incertaine sur le dos du glacier en direction du chemin du camp avancé du Makalu. J’évite autant que je peux autant que les creux et les bosses formés au cours des siècles par la lente avancée du glacier. DSCF1750,1752,1751,1755 Mon jean ne s’en sortira pas entier, déchiré aux jambes et aux fesses et mes doigts de la main gauche seront superficiellement coupés à force de frotter sur les rochers de granit. J’arrive vraiment épuisé mais heureux de revoir des humains à MBC après plus de 10 heures de marche. Excellente soirée où je fête ma victoire à la vodka locale.
Mercredi 21-mai de MBC à Yangle kharka Dénivelé -1197m en 16.43km Altitude à l’arrivée : 3644m Départ 7 :20 arrivée 15 :15. A midi, la bruine s’est mise de la partie. Le retour aux basses altitudes est synonyme de temps couvert apparemment. Mais rien ne pourra plus entamer mon moral.
Mes étapes sont trop longues. L’idéal est bien de marcher 7 heures dans la journée. Mais les Sherpa font en une journée ce que je parcours en trois. Difficile dans ces conditions de trouver des lieux d’étapes coordonnés. Ils vont de MBC à Tashigaon en deux seules journées…
J’ai quand même vu un berger installé à Shershong sous un toit de bâches récemment installé. La ferme de Langmale était aussi ouverte et il aurait probablement été possible d’y prendre un repas ou au moins du thé. Je croise mon seul groupe de porteurs de la journée. Vu leur état d’ébriété, je ne dois plus être loin de Yangle Kharka… DSCF1759 1763 1765 Ce n’est pas non plus en la descendant que je j’ai pu admirer cette magnifique vallée. Je passe une excellente soirée avec mes nouveaux amis. Ici les mots ne sont pas nécessaires pour se sentir intégré dans la famille en partageant le repas ensemble. Quelques mots comme lasso (merci) ou salti(ni) (ami(e)) provoquent des rires francs et la convivialité est bien là.
Jeudi 22-mai de Yangle Kharka à Dobaté Dénivelé 256m en 9.9 km Alttude à l’arrivée : 3900m Lever 5 :45 départ 7 :20 arrivée 15 :00 Le temps est comme hier et à l’aller couvert. La montée vers Dobaté est terrible bien que mon sac ait perdu plus de 2 kilos. DSCF1773 1782 1787 La soirée avec Pemba et des porteurs sera une grande récompense des efforts de la journée. J’y découvre le sucutti traditionnel, viande séchée de yak, attendrie à la flamme du feu de bois que je déguste et partage sans modération avec l’arack local. La vie sociale, dans son sens primitif dont je raffole est là. C’est un tissu ourdi jour après jour par la tradition. Chacun y prend sa place au chaud après les efforts de la journée. J’y suis inclus ces quelques instants précieux. On ne se pose pas de question, on jouit simplement de l’instant présent, ensemble. DSCF1793 1795
Vendredi 23-mai de Dobaté à Kongma Dénivelé -271m en 8.73km altitude à l’arrivée : 3629m Lever 5 :35 départ 7 :12 après passage en revue de mon « exploit » en regardant les photos avec Pemba. Il m’avait bien dit en analysant les dessins de cuisson sur mes pancakes que mon trek serait un succès. Son grand-père lui a appris à lire l’avenir de cette manière. Arrivée 14 :45 C’est la journée des quatre cols. On m’a bien dit que la neige a fondu depuis mon premier passage. Il est vrai que le chemin est un peu plus visible. Il faudra quand même lutter pas à pas pour avancer dans la neige molle et épaisse sur plusieurs kilomètres, dans la bruine et le brouillard parfois. Je recherche le crampon perdu à l’aller sans le retrouver. DSCF1801,1804,1814 Je retrouve l’ambiance chaleureuse de Kongma où je passerai une nouvelle soirée exceptionnelle. Un convive me montre son précieux butin : il a dans sa poche trois yarsagumba, récolté dans la région de Yangle Kharka. Il s’agit de chenilles infectées par un champignon qui finit pas les tuer. Cet ensemble mi plante mi insecte est un médicament aux vertus nombreuses notamment l’augmentation des capacités sexuelles, que les riches chinois s’arrachent à prix d’or, jusqu’à 5000€/kg. DSCF1820,1823
samedi 24-mai de Kongma à Tashigaon dénivelé -1429m en 5.7km Altitude à l’arrivée : 2200m lever 5 :15 départ à 7 :30 arrivée 13:30 Je pars rasé mais toujours aussi sale. J’attendrai de trouver une cascade pour prendre une douche bienfaitrice sur le chemin alors que la température a sensiblement remonté. Des porteurs surpris par le spectacle feront mine de ne pas trop me regarder en passant. Toute trace de pudeur a vécu quand il est question d’un bonheur aussi primitif que complet. DSCF1836,1838,1844 A Tashigaon, le guesthouse de l’aller est malheureusement fermé car sa propriétaire est partie en hélicoptère à Kathmandu. Je suis déçu et je me replis sur la guesthouse où nous avions séjourné en mars 2013. l’ambiance est plus guindée et les échanges plus limités bien que cordiaux. Tans pis, je sirote seul mon Arack avec le dalbath.
Dimanche 25-mai deTashigaon à Seduwa Dénivelé : -628 en 8.7km altitude à l’arrivée : 1572m Je ne trouve plus de sangsues sur le chemin. Je retoruve Dawa dans son école de Chyaksa danda où il a pris la place de Principal pendant mon abscence. C’est une excellente nouvelle que nous fêterons en famille le soir même en coupant le cou d’un de ses poulets à Seduwa. DSCF1873,1875,1879,1882
lundi 26-mai de Seduwa à Num dénivelé : -49m en 4.8km Altitude à l’arrivée : 1523m lever : 6 :55 ! départ 7 :45 arrivée : 12 :30 On ne dira jamais assez que ce précipice à franchir entre Seduwa et Num est un supplice car on croit déjà l’épreuve achevée qu’il faut finir par une montée abrupte de plus de 700m, dans la torpeur tropicale. DSCF1904 1906 1920 J’arrive alors qu’une jeep s’en va pour Khandbari… Il me faudra attendre patiemment qu’une autre se remplisse, pendant trois longues heures. J’aurais préféré les passer encompagnie de mes amis à Khandbari. Nous avons tant de choses à nous dire…
DSCF1955 ou 1959pan4
DSCF1969 1975 1986 1999
Bonjour à tous!
Je pars seule au Népal dans quelques jours. J'ai préparé ce voyage avec un livre anglophone (pour ne pas citer de nom!) et grâce à ce forum. Mais je peine à trouver des infos récentes quant au trek pendant la mousson. Est ce possible ou pas envisageable (pluies, inondations, brouillard...) et sachant que je suis seule (j'aimerais le faire en autonomie si possible)? J'avais vu le Mustang et Dolpo mais je crois que c'est très cher. Existe il des trek ou ballades de quelques jours un peu plus épargnés par la mousson ? J'ai aussi regardé sur ce blog (au top au passage!) http://www.martinpierre.fr/pages/treks-en-asie.html mais je suis un peu perdue avec la quantité de parcours faisables... Manaslu ? Phu ? Lamjung ? Quelqu'un est il au Népal en ce moment? Comment sont les pluies? Le temps est il dégagé?
Un grand merci pour vos conseils!
Elodie
Je pars seule au Népal dans quelques jours. J'ai préparé ce voyage avec un livre anglophone (pour ne pas citer de nom!) et grâce à ce forum. Mais je peine à trouver des infos récentes quant au trek pendant la mousson. Est ce possible ou pas envisageable (pluies, inondations, brouillard...) et sachant que je suis seule (j'aimerais le faire en autonomie si possible)? J'avais vu le Mustang et Dolpo mais je crois que c'est très cher. Existe il des trek ou ballades de quelques jours un peu plus épargnés par la mousson ? J'ai aussi regardé sur ce blog (au top au passage!) http://www.martinpierre.fr/pages/treks-en-asie.html mais je suis un peu perdue avec la quantité de parcours faisables... Manaslu ? Phu ? Lamjung ? Quelqu'un est il au Népal en ce moment? Comment sont les pluies? Le temps est il dégagé?
Un grand merci pour vos conseils!
Elodie
Bonjour,
Il y a bien sûr des discussions analogues mais rien de très récents et j'aurai besoin de nouvelles fraiches. Alors... Je commence à préparer un voyage au Népal (3 semaines) pour Avril 2012.
1ere question: Quel est le meilleur trek pour une première au Népal? Jomson? Lacs sacrés de Gosaikund? Contreforts de l'Annapurna? Un autre? Si ca pouvait ne pas être une autoroute touristique, ce serait un plus indéniable. L'idée est de se rapprocher des sommets mais pas trop (autour de 4000m) sachant que je n'ai aucune expérience de l'altitude et un niveau physique moyen (pratique du sport hebdomadaire).
2ème question: Comme tous mes voyages, je ne veux rien organiser depuis la France (à part les vols bien sur). Je cherche donc des recommandations d'agences sur place (Katmandou? Pokhara?). Enfin, quel budget doit on prévoir par jour pour le trek (j'ai lu dans d'autres discussions, 20/30USD par jour pour guide et porteur. Est-ce encore d'actualités?) (J'ai aussi lu qu'on pouvait prendre un guide directement sans passer par une agence? Quelqu'un a t'il essayé? Quelqu'un a t'il quelqu'un a recommandé? avec un email?)?
Voilà, merci d'avance pour vos réponse.
Bon voyage a tous
Benjamin Géhant
Prévoyant d'explorer en solo certaines des contrées himalayennes du Népal, je souhaite minimiser le temps passé en restauration.
Q1 D'après quelques blogs il semblerait que les népalais mangent habituellement vers 10h00, puis vers 17h00-18h00. Est ce le cas aussi le long des itinéraires de trek ?
Q2 Vers quelle heure ai-je le plus de chance d'être servi dès ma commande (ou sans avoir trop à patienter) ?
Q3 Quels sont les plats les plus susceptibles d'être servis rapidement ? J'imaginais privilégier les plats locaux, comme le dal bhat aux faibles altitudes, ou comme la tukpa plus en altitude.
Q4 Pour quelle heure peut-on commander un petit-déjeuner ? Là encore, je préférerais des plats locaux, et pouvoir partir marcher dès le lever du soleil. Au Ladakh, je pouvais ainsi prendre de la tukpa et partir dès 06h30. Est-ce aussi le cas au Népal le long des routes de trekking ?
D'avance merci pour vos réponses qui m'aideront à définir des étapes réalistes.
Fabrice
Q1 D'après quelques blogs il semblerait que les népalais mangent habituellement vers 10h00, puis vers 17h00-18h00. Est ce le cas aussi le long des itinéraires de trek ?
Q2 Vers quelle heure ai-je le plus de chance d'être servi dès ma commande (ou sans avoir trop à patienter) ?
Q3 Quels sont les plats les plus susceptibles d'être servis rapidement ? J'imaginais privilégier les plats locaux, comme le dal bhat aux faibles altitudes, ou comme la tukpa plus en altitude.
Q4 Pour quelle heure peut-on commander un petit-déjeuner ? Là encore, je préférerais des plats locaux, et pouvoir partir marcher dès le lever du soleil. Au Ladakh, je pouvais ainsi prendre de la tukpa et partir dès 06h30. Est-ce aussi le cas au Népal le long des routes de trekking ?
D'avance merci pour vos réponses qui m'aideront à définir des étapes réalistes.
Fabrice
Bonjour :)
J'étais parti pour faire le Gokyo ri par le Renjo La en semi autonomie (2jours sur 3 en tente), seul et sans porteur. Je pars dans deux semaines (mi avril) et j'ai quelques doutes quant à ma capacité à le faire concernant la haute altitude. Concernant mes capacités : J'ai déjà été jusqu'à 5822m au Pérou il y a assez longtemps et depuis j'ai fait pas mal de trek. Je suis en bonnes conditions physiques. Mon dernier trek jusqu'à 2600 dans les écrins, j'ai fait 3300+/3300- en 48h en décembre dernier, seul et en totale autonomie avec un sac de 20/25kg Concernant mon matériel : Je peux camper jusqu'à -20 sans soucis mais aucun matos d'alpinisme (j'ai des crampons et un piolet mais aimerais éviter de les porter). Mon sac fait 13Kg (sans eau ni combustible) J'hésite avec le Dhaulagiri car moins haut sur l'ensemble mais j'ai vu certains commentaires pessimistes concernant l'orientation et les 7 derniers jours en autonomie. Des avis ?
Mes contraintes : J'aimerais aller au delà de 5000 (au moins sur une partie du trek) et éviter des régions trop chaude car j'ai un duvet -15. L'idéal serait d'avoir des villages/lodges sur le chemin pour se ravitailler. Merci d'avance :) Jérôme
J'étais parti pour faire le Gokyo ri par le Renjo La en semi autonomie (2jours sur 3 en tente), seul et sans porteur. Je pars dans deux semaines (mi avril) et j'ai quelques doutes quant à ma capacité à le faire concernant la haute altitude. Concernant mes capacités : J'ai déjà été jusqu'à 5822m au Pérou il y a assez longtemps et depuis j'ai fait pas mal de trek. Je suis en bonnes conditions physiques. Mon dernier trek jusqu'à 2600 dans les écrins, j'ai fait 3300+/3300- en 48h en décembre dernier, seul et en totale autonomie avec un sac de 20/25kg Concernant mon matériel : Je peux camper jusqu'à -20 sans soucis mais aucun matos d'alpinisme (j'ai des crampons et un piolet mais aimerais éviter de les porter). Mon sac fait 13Kg (sans eau ni combustible) J'hésite avec le Dhaulagiri car moins haut sur l'ensemble mais j'ai vu certains commentaires pessimistes concernant l'orientation et les 7 derniers jours en autonomie. Des avis ?
Mes contraintes : J'aimerais aller au delà de 5000 (au moins sur une partie du trek) et éviter des régions trop chaude car j'ai un duvet -15. L'idéal serait d'avoir des villages/lodges sur le chemin pour se ravitailler. Merci d'avance :) Jérôme
Salutations!
Je cherche à lire des récits de traversée du Tilmann La (de la vallée du langtang vers le Sud du col). et je trouve quasiment rien sur le Net sauf les itinéraires d'agences de trek... Rien non plus dans le Lonely Planet "Trekking in the Nepal Himalaya" , 8ième édition, 2004. Quelques infos dans une édition plus récente? No se.
Par exemple: je sais même pas si, générallement, on traverse à Kyangin Gompa par le pont pour se retrouver du côté sud du cours d'eau ou alors s'il existe un moyen de traverser le cours d'eau impétueux (dont je me rappelle plus le nom) qui se trouverait plus loin que Langshisha Karka dans la vallée, vers l'est; pour se diriger vers le col?
Je sais qu'il n'y aura aucun lodge/possibilité de ravitaillement après Kyangin, mais après la traversée du col? Combien de jours de marche (après avoir traversé le col) avant d'arriver à un village? Si vous avez fait en trek organisé, merci de bien vouloir me résumer votre expérience.
Un grand merci d'avance pour toute bribe d'info!
J'aime être hors des sentiers battus au Népal, et fort heureusement c'est encore très possible de se retrouver isolés dans des coins magnifiques. Si, par exemple, vous vous demandez si cela en vaut la chandelle de camper au camp de base du Cho Oyo, je vous répondrais que cet endroit est tout simplement époustouflant et que le lever du soleil dans cette cuvette est inoubliable...
Marc de Montréal
Je cherche à lire des récits de traversée du Tilmann La (de la vallée du langtang vers le Sud du col). et je trouve quasiment rien sur le Net sauf les itinéraires d'agences de trek... Rien non plus dans le Lonely Planet "Trekking in the Nepal Himalaya" , 8ième édition, 2004. Quelques infos dans une édition plus récente? No se.
Par exemple: je sais même pas si, générallement, on traverse à Kyangin Gompa par le pont pour se retrouver du côté sud du cours d'eau ou alors s'il existe un moyen de traverser le cours d'eau impétueux (dont je me rappelle plus le nom) qui se trouverait plus loin que Langshisha Karka dans la vallée, vers l'est; pour se diriger vers le col?
Je sais qu'il n'y aura aucun lodge/possibilité de ravitaillement après Kyangin, mais après la traversée du col? Combien de jours de marche (après avoir traversé le col) avant d'arriver à un village? Si vous avez fait en trek organisé, merci de bien vouloir me résumer votre expérience.
Un grand merci d'avance pour toute bribe d'info!
J'aime être hors des sentiers battus au Népal, et fort heureusement c'est encore très possible de se retrouver isolés dans des coins magnifiques. Si, par exemple, vous vous demandez si cela en vaut la chandelle de camper au camp de base du Cho Oyo, je vous répondrais que cet endroit est tout simplement époustouflant et que le lever du soleil dans cette cuvette est inoubliable...
Marc de Montréal
Bonjour,
Je recherche des infos sur la traversée Lo Manthang (Mustang) - Nar (district de Manang) via le Mustang La - 5450m - . Ca à l'air très isolé...
Quelques sont les possibilités de ravitaillement et la durée/ faisabilité pour ceux qui l'on fait ?
Merci d'avance pour vos retours d'expérience. Olivier
Je recherche des infos sur la traversée Lo Manthang (Mustang) - Nar (district de Manang) via le Mustang La - 5450m - . Ca à l'air très isolé...
Quelques sont les possibilités de ravitaillement et la durée/ faisabilité pour ceux qui l'on fait ?
Merci d'avance pour vos retours d'expérience. Olivier
Bonjour,
Je suis à la recherche d'informations de tous genres sur la région du mont Saipal.
- Possibilités de trek : en circuit , traversées, aller-retour ? - Durée des treks possibles ? - Topos disponibles ? Où ? - Ravitaillement total, partiel ? - Carte Kailas - Manasarovar / Nepa Map : où puis-je la trouver en ligne? J'ai déjà fait beaucoup de recherches.
Merci beaucoup par avance.
Isabelle
Je suis à la recherche d'informations de tous genres sur la région du mont Saipal.
- Possibilités de trek : en circuit , traversées, aller-retour ? - Durée des treks possibles ? - Topos disponibles ? Où ? - Ravitaillement total, partiel ? - Carte Kailas - Manasarovar / Nepa Map : où puis-je la trouver en ligne? J'ai déjà fait beaucoup de recherches.
Merci beaucoup par avance.
Isabelle
Bonjour,
Je pars 2 mois au Népal en Octobre/ Novembre dont 20 jours de trek que j'envisage cette fois-ci au Dolpo (après le tour du Daulhagiri et le trek des 3 cols au Khumbu les années précédentes).
1/ Est-il possible d'organiser un trek au Dolpo en solo, c'est-à-dire sans passer par une agence (j'ai bien vu que les permis étaient obligatoires mais j'ai des infos contradictoires sur la présence requise ou non d'un guide) ?
J'envisage un des 2 itinéraires suivants: - Boucle du Bas Dolpo + variantes - Traversée Dunai- Lo Manthang (je sui preneur d'infos si qqun à déjà fait cette traversée sur les points de ravitaillement en particulier)
2/ Si interdit, est-ce qu'il y a des guides/ agences à Dunai susceptible de proposer des services ? Je suis preneur de contacts sur place.
3/ Enfin, je cherche 1 à 3 équipier(e)s. Date et itinéraire à définir ensemble. L'expérience du trek en altitude serait un plus. Simplicité, soif de découverte et sens de l'humour indispensables + partant pour une expérience en mode autonome (pas de guide, ni porteurs) en fonction des réponses aux points précédents.
Merci d'avance pour vos réponses.
Olivier
Je pars 2 mois au Népal en Octobre/ Novembre dont 20 jours de trek que j'envisage cette fois-ci au Dolpo (après le tour du Daulhagiri et le trek des 3 cols au Khumbu les années précédentes).
1/ Est-il possible d'organiser un trek au Dolpo en solo, c'est-à-dire sans passer par une agence (j'ai bien vu que les permis étaient obligatoires mais j'ai des infos contradictoires sur la présence requise ou non d'un guide) ?
J'envisage un des 2 itinéraires suivants: - Boucle du Bas Dolpo + variantes - Traversée Dunai- Lo Manthang (je sui preneur d'infos si qqun à déjà fait cette traversée sur les points de ravitaillement en particulier)
2/ Si interdit, est-ce qu'il y a des guides/ agences à Dunai susceptible de proposer des services ? Je suis preneur de contacts sur place.
3/ Enfin, je cherche 1 à 3 équipier(e)s. Date et itinéraire à définir ensemble. L'expérience du trek en altitude serait un plus. Simplicité, soif de découverte et sens de l'humour indispensables + partant pour une expérience en mode autonome (pas de guide, ni porteurs) en fonction des réponses aux points précédents.
Merci d'avance pour vos réponses.
Olivier
Bonjour à tous😉
Je pars fin mars pour une petite virée au Népal.
1-Je commencerai par le tour des Annapurnas de Besisahar à Jomsom en faisant un détour par Tilicho Je sais qu'il y a plusieurs points de départ entre Besisahar et Jagat et j'aimerai éviter de partager le trek avec bus, camions etc....
Quel point de départ me conseillez vous?
J'ai lu "trekking Annapurna circuit including new natt trails" qui date de 2011, les choses ont du changer depuis.. Apparemment le trek est très bien balisé, style GR chez nous, aucun soucis de ravitaillement, ni de logement tout au long du parcours (merci de me confirmer😄).
2- Le PN de Chitwan Combien de temps avez vous passé dans le parc, mis à part la ballade avec les éléphants à la recherche d'animaux sauvages et une descente en rivière (je vais faire les 2), je n'ai pas vraiment d'info, alors que je suis sur qu'il y a plein de choses à découvrir. Pour l'instant, je pense rester 2 jours
3-La vallée de Ktm J'ai très envie de voir Pashupatinah et Bodhnath, mais je voudrais aussi que vous me racontiez un peu ce que vous avez vu et ce qui vous a plu. Apparemment il y a possibilité de visiter la vallée à pieds en passant par les petits chemins....
J'arrête la mon roman,
Merci d'avance pour vos réponses
Je pars fin mars pour une petite virée au Népal.
1-Je commencerai par le tour des Annapurnas de Besisahar à Jomsom en faisant un détour par Tilicho Je sais qu'il y a plusieurs points de départ entre Besisahar et Jagat et j'aimerai éviter de partager le trek avec bus, camions etc....
Quel point de départ me conseillez vous?
J'ai lu "trekking Annapurna circuit including new natt trails" qui date de 2011, les choses ont du changer depuis.. Apparemment le trek est très bien balisé, style GR chez nous, aucun soucis de ravitaillement, ni de logement tout au long du parcours (merci de me confirmer😄).
2- Le PN de Chitwan Combien de temps avez vous passé dans le parc, mis à part la ballade avec les éléphants à la recherche d'animaux sauvages et une descente en rivière (je vais faire les 2), je n'ai pas vraiment d'info, alors que je suis sur qu'il y a plein de choses à découvrir. Pour l'instant, je pense rester 2 jours
3-La vallée de Ktm J'ai très envie de voir Pashupatinah et Bodhnath, mais je voudrais aussi que vous me racontiez un peu ce que vous avez vu et ce qui vous a plu. Apparemment il y a possibilité de visiter la vallée à pieds en passant par les petits chemins....
J'arrête la mon roman,
Merci d'avance pour vos réponses
Salut,
Je prépare un voyage avec l'idée d'aller trekker... Je me penche sur le Nepal où j'ai déjà eu l'occasion d'aller plusieurs fois depuis 1994.. j'ai fais en 2008 l'aller et retour sur le camp de base de l'Everest depuis Jiri... très beau mais trop arpenté à mon gôut...
Bref, je cherche un itinéraire un peu moins connu, plus tranquille, j'ai pensé au camp de base du Makalu ou du Kanchanjunga... Dolpo ? Auriez vous des idées, conseils...
Est il toujours obligatoire de prendre un guide par le biais d'une agence pour avoir son permis de trekking ?
Merci
Olivier
Je prépare un voyage avec l'idée d'aller trekker... Je me penche sur le Nepal où j'ai déjà eu l'occasion d'aller plusieurs fois depuis 1994.. j'ai fais en 2008 l'aller et retour sur le camp de base de l'Everest depuis Jiri... très beau mais trop arpenté à mon gôut...
Bref, je cherche un itinéraire un peu moins connu, plus tranquille, j'ai pensé au camp de base du Makalu ou du Kanchanjunga... Dolpo ? Auriez vous des idées, conseils...
Est il toujours obligatoire de prendre un guide par le biais d'une agence pour avoir son permis de trekking ?
Merci
Olivier
Bonjour à tous,
La plupart des touristes s'interesse au camp de base Sud de l'Annapurna.
J'ai prevu de faire le trek de Jomson à l'envers puis direction camp de base Nord enchainé sur le camp de base Sud pour finir.
Je recherche des informations concernant les hebergements, l'acces au vivre, etc. sur cette partie "hors des sentiers battus".
Merci à tous pour vos conseils et note d'infos qui me permettront de réaliser ce challenge.
Dans l'attente de vos réponses,
Bonne journée,
David.
La plupart des touristes s'interesse au camp de base Sud de l'Annapurna.
J'ai prevu de faire le trek de Jomson à l'envers puis direction camp de base Nord enchainé sur le camp de base Sud pour finir.
Je recherche des informations concernant les hebergements, l'acces au vivre, etc. sur cette partie "hors des sentiers battus".
Merci à tous pour vos conseils et note d'infos qui me permettront de réaliser ce challenge.
Dans l'attente de vos réponses,
Bonne journée,
David.
Bonjour à tous ,
je pars pour le tour du Dhaulaghiri en avril ; Je vous ferai un petit compte rendu en rentrant.
En attendant , si certains le font actuellemnt , ou bientôt, merci, de me dire si les camps sont ouverts et natamment si ils servent a manger ( dal bath , riz et thé ) J'eesaie d'alléger mon sac au maximum en raison d 'un mal de dos réccurrent.
Merci également de préciser les conditions d'enneigement en ce moment.
Merci d'avance,
Bertrand
je pars pour le tour du Dhaulaghiri en avril ; Je vous ferai un petit compte rendu en rentrant.
En attendant , si certains le font actuellemnt , ou bientôt, merci, de me dire si les camps sont ouverts et natamment si ils servent a manger ( dal bath , riz et thé ) J'eesaie d'alléger mon sac au maximum en raison d 'un mal de dos réccurrent.
Merci également de préciser les conditions d'enneigement en ce moment.
Merci d'avance,
Bertrand
Bonjour au Trekkeurs.
Je cherche des retours d'expérience, si possible hors T.O. hexagonal sur le DOLPO à partir de Juphal (pas le Haut Dolpo). J'envisage Trekker la-bas fin de Printemps prochain, la boucle de 250km avec 4 passes à 5000, soit en me joignant à un petit groupe soit en individuel.
Coté Cartes-Traces GPS, Equipement j'ai ce qu'il me faut, et quelques noms d'agences de Katmandou axées sur le Dolpo. Mais soit leurs prix, soit leurs informations me paraissent fantaisistes. J'apprécierais énormément des infos, avis ou recommandations de Guides et Agences Népalaises sérieux et accessibles qui font ce coin.
Merci à l'avance de pouvoir me répondre.
Coté Cartes-Traces GPS, Equipement j'ai ce qu'il me faut, et quelques noms d'agences de Katmandou axées sur le Dolpo. Mais soit leurs prix, soit leurs informations me paraissent fantaisistes. J'apprécierais énormément des infos, avis ou recommandations de Guides et Agences Népalaises sérieux et accessibles qui font ce coin.
Merci à l'avance de pouvoir me répondre.
Salut les trekkeurs !
Bon, cette année, je retourne au Népal pour un petit mois...avec madame (qui n'a jamais fait de trek mais est plutôt une sportive-type running/semi-marathon).
J'ai une bonne expérience de la région des Annapurnas (tour complet/Mustang/Naar-Phu) et je pose évidemment la question qui tue : Quel trek avec elle ?
2 semaines environ, pas de grosses difficultés techniques, bivouacs possibles, avec guide et porteur si besoin.
Sur le papier, j'ai ça dans mes idées :
- Naar-Phu avec passage par les kharkas de Phu à Naar (Phu pass/Naar pass) + reste tour des Annapurnas avec Thorung ou Mesokanto. - Mustang classique - Mustang + Teri La - Naar - Kang La - Liaison Dunai - Jomsom (à ce propos, est-ce que le passage de Chharka Bhot/Niwas La/Jungben La/Santa/Phalyak entre dans le territoire du haut-Mustang ?) - Jumla-Dunai (via Kagmara La/Phoksumdo lake) - Vallée de Limi (A/R Simikot-Hilsa) - Rolwaling
Qu'en pensez-vous ? 😕
Bon, cette année, je retourne au Népal pour un petit mois...avec madame (qui n'a jamais fait de trek mais est plutôt une sportive-type running/semi-marathon).
J'ai une bonne expérience de la région des Annapurnas (tour complet/Mustang/Naar-Phu) et je pose évidemment la question qui tue : Quel trek avec elle ?
2 semaines environ, pas de grosses difficultés techniques, bivouacs possibles, avec guide et porteur si besoin.
Sur le papier, j'ai ça dans mes idées :
- Naar-Phu avec passage par les kharkas de Phu à Naar (Phu pass/Naar pass) + reste tour des Annapurnas avec Thorung ou Mesokanto. - Mustang classique - Mustang + Teri La - Naar - Kang La - Liaison Dunai - Jomsom (à ce propos, est-ce que le passage de Chharka Bhot/Niwas La/Jungben La/Santa/Phalyak entre dans le territoire du haut-Mustang ?) - Jumla-Dunai (via Kagmara La/Phoksumdo lake) - Vallée de Limi (A/R Simikot-Hilsa) - Rolwaling
Qu'en pensez-vous ? 😕
Bonjour, je cherche des infos sur cette traversée, j ai le descriptif du low himalayan trail:
Day 60 Beni (850 m)-Darbang (1100 m) 6 ½ hrs Day 61 Darbang (1105 m)-Lamsung (2160 m) 8 hrs Day 62 Lamsung (2160 m)- Chhentung( 2950 m) crossing the Jalja La (3386 m) 8 hrs Day 63 Chhentung( 2950 m)-Thakur (3309) crossing 2 passes (3691 m and 4160 m) 9 ½ hrs Day 64 Thakur (3309 m)-Guibang (2768 m) 7 hrs Day 65 Guibang (2768 m)-Campsite Sen Khola (3979 m) 7 hrs Day 66 Campsite Sen Khola (3996 m)-Campsite Purpang, Saure Khola (4065 m) 5 hrs Day 67 Campsite Purpang, Saure Khola (4065 m)-Dunai (2096 m) crossing the Jang La (4519 m) 10 hrs
il y a des étapes très longues, qqn connait-il ces étapes ou une alternative où l'on puisse passer dans des villages, même si ça rallonge, merci, bonne journée, Aichatou
il y a des étapes très longues, qqn connait-il ces étapes ou une alternative où l'on puisse passer dans des villages, même si ça rallonge, merci, bonne journée, Aichatou
Bonjour, j’aimerai savoir si c’est possible de loger en lodges sur le tour du Manaslu et la vallée de Tsum. Merci Pierrettecla
Bonjour bonjour !
Je me lance dans mon premier trek au Népal en solo bientôt et j'hésite encore sur la route à prendre. J'ai voudrais faire le trek des 3 passes mais en partant de Jiri. Comme beaucoup, j'ai un peu la trouille de voler jusqu'à Lukla + le cout du vol me dissuade un peu de prendre l'avion au moins à l'aller. Une amie m'a parler de l'option Jiri-Lukla qui me rajouterait une semaine de marcher mais qui semble être une alternative intéressante. Après avoir fait un peu de recherche, j'ai pu lire que ce trek n'est pas toujours bien balisé et que je risque de ne pas rencontrer beaucoup d'autres trekkers.. Du coup j'hésite à faire cette partie. J'ai une carte avec moi et des petites bases d'orientation à la boussole mais n'ayant jamais trekker au Népal, je ne sais pas trop à quoi m'attendre niveau route et balissage. Y a-t-il des parties où il faut être plus vigilant que d'autres ? Faut-il un bon niveau d'orientation pour faire ce trek ?
Aussi y a-t-il une entrée de parc à payer entre Jiri et Lukla ? J'ai pu lire je ne sais plus ou que la route traverse pendant quelques km seulement un parc et qu'il y a un check point où il faut payer 2000 Rs. Si j'achete mon permis pour le Sagarmatha nationa parc à KTM, dois-je payer quand même payer la taxe entre Jiri et Lukla ?
Aussi, pour le retour, j'envisage l'avion mais je me renseigne aussi sur l'option de marcher jusqu'à Salleri et de repartir à KTM en jeep. Quelqu'un aurait une idée du prix de la Jeep ?
Merci pour tous conseils ou infos qui m'aiderait à être bien préparé.
Jennifer
Je me lance dans mon premier trek au Népal en solo bientôt et j'hésite encore sur la route à prendre. J'ai voudrais faire le trek des 3 passes mais en partant de Jiri. Comme beaucoup, j'ai un peu la trouille de voler jusqu'à Lukla + le cout du vol me dissuade un peu de prendre l'avion au moins à l'aller. Une amie m'a parler de l'option Jiri-Lukla qui me rajouterait une semaine de marcher mais qui semble être une alternative intéressante. Après avoir fait un peu de recherche, j'ai pu lire que ce trek n'est pas toujours bien balisé et que je risque de ne pas rencontrer beaucoup d'autres trekkers.. Du coup j'hésite à faire cette partie. J'ai une carte avec moi et des petites bases d'orientation à la boussole mais n'ayant jamais trekker au Népal, je ne sais pas trop à quoi m'attendre niveau route et balissage. Y a-t-il des parties où il faut être plus vigilant que d'autres ? Faut-il un bon niveau d'orientation pour faire ce trek ?
Aussi y a-t-il une entrée de parc à payer entre Jiri et Lukla ? J'ai pu lire je ne sais plus ou que la route traverse pendant quelques km seulement un parc et qu'il y a un check point où il faut payer 2000 Rs. Si j'achete mon permis pour le Sagarmatha nationa parc à KTM, dois-je payer quand même payer la taxe entre Jiri et Lukla ?
Aussi, pour le retour, j'envisage l'avion mais je me renseigne aussi sur l'option de marcher jusqu'à Salleri et de repartir à KTM en jeep. Quelqu'un aurait une idée du prix de la Jeep ?
Merci pour tous conseils ou infos qui m'aiderait à être bien préparé.
Jennifer





