Ayia Napa a une plage magnifique qui est celle de Sandy Beach et ne vous trompé pas! L'eau est claire et cristalline sur plus de 20 mètres.
Attention tout de même à prévoir un budget transat + parasol ainsi qu'un budget douche car là bas tout est payant.
L'hôtel Stamatia où nous avons séjourné 15 jours déclare avoir 3 étoiles mais c'est à vous de les retrouver! Elles ne sont pas dans la chambre, pas dans le service, pas dans le restaurant et encore moins dans l'état général de l'hôtel!
Quand on place le panonceau : "Do not disturb" sur la poignée de la porte, les femmes de ménage rentrent quand même. Elles se permettent de prévenir tout de même de leur entrée en frappant sur la porte mais même pendant qu'on crie : "non" elles se retrouvent dans la chambre en moins de quelques secondes!
La climatisation est mauvaise et commence à faire effet après 5heures environ de mise en marche. Vous ne pouvez pas la régler le thermostat car il ne fonctionne pas.
Les blattes ainsi que les gros cafards se promènent dans la même chambre que vous et même dans les couloirs.
Le débarrassage du restaurant se fait à la tête des clients. Vous pouvez voir vos assiettes disparaître en 10 secondes comme s'empiler jusqu'à la fin de votre repas. Le service est de très mauvaise qualité. On vous demande si vous voulez boire quelque chose que si vous consommez régulièrement.
En effet, si vous voulez boire avec votre repas vous devez commander à boire et ceci est valable de la grande bouteille de vin au verre d'eau. La carafe d'eau gratuite n'existe pas!
Le personnel est d'une amabilité inexistante. Le débarrasseur est aussi barman ou manager, serveur et prépare la salle du restaurant le soir!
Le repas du midi se situe près de la piscine. Mais le lieu du repas est indiqué nul part c'est au client de deviner que ce n'est pas dans le restaurant habituel mais auprès des baigneurs de la piscine. La standardiste de l'accueil n'étant elle même pas au courant non plus!
Le buffet n'est pas varié. Tous les soirs il y a les mêmes pommes de terres dans le buffet chaud ainsi que le poisson de type "Captain Igloo"! Le buffet froid a été le même pendant 15 jours de suite. On peut noter par exemple que la salade verte a plus de feuille de persil que de feuille de salade!
Les horaires d'ouvertures du restaurant ne sont pas respectés. Inutile donc de se rendre à 7h pour prendre son petit déjeuner par exemple comme ils indiquent l'horaire d'ouverture puisque le restaurant ouvre plus vers 7h30! Inutile d'aller déjeuner à 12h30 car même après s'être plaint on ne peut manger qu'à 13h.
L'hôtel fait porte ouverte le jour comme la nuit. Tout le monde peut y rentrer et profiter de la piscine comme du buffet du restaurant pendant qu'on mange. On a même eut droit au défilé de la fille du supermarché d'à côté qui passe et se remplit un plat en prenant soin de le couvrir d'un papier aluminium qu'elle s'est permise de chercher dans la cuisine d'elle même.
Un soir, suite à un entassement d'assiettes face à nous, nous avons emmené nos assiettes au bar pour se plaindre du service. Nous nous sommes retrouver face au manager qui nous a dit : "Ok it's good!". Il fallut lui expliquer qu'on avait payé pour être dans cet hôtel mais aussi pour être débarrassé. Il nous a répondu que si ça nous plaisait pas on pouvait partir. Nous nous sommes naturellement plaint au directeur de l'hôtel qui s'en fout de ce qu'on lui dit et qui rigole. La politique du directeur de l'hôtel est d'éviter de dire bonjour aux clients car ça fait perdre trop de temps au peu de personnel soi disant disponible. Il paraîtrait même que les cafards n'existent pas dans son hôtel et c'est donc avec plaisir qu'on lui en a attrapé un et donné. Aussi sa réponse fut : "Oh it is very nice that!"
Les balcons sont fissurés, mieux vaut rester dans la chambre avec les cafards.
Les clients de cet hôtel viennent directement d'une colonie de vacances de l'Europe de l'Est qui fume dans les couloirs sur la moquette et qui y courent la nuit comme s'ils étaient dans un dortoir.
Aussi si vous voulez séjourner à Chypre ne prenez pas cet hôtel où le seul point positif est la disponibilité et la politesse des hôtesses de l'accueil.
Par contre si vous partez où voulez partir visiter Chypre, n'oubliez pas d'aller manger au VASSOS HARBOUR FISH TAVERN où le service est impeccable et la nourriture de très bonne qualité sans vous ruiner! Les légumes sortent tout droit du potager…
Bonsoir/ bonjour à tous!
Nous souhaitons, mon amoureux et moi, partir à Chypre. Nous sommes belges 🙂.
J'ai lu/entendu dire que la partie Nord de l'île est moins facile d'accès pour les touristes.
J'aimerai savoir s'il y a réellement des risques (prisons par exemple)? Si on respecte l'interdiction de la zone tampon, le passage aux postes frontières, les photos et l'interdiction de la drogue, ça ne doit pas être plus risqué "qu'autre part"?!
Qu'en est-il des assurances en cas de blessures?
Nous partons avec Corendon, à l'hôtel club Lapethos Resort. Quelqu'un aurait un retour sur cet hôtel?
Je sais que ça fait beaucoup de questions mais c'est la première fois que j'ai l'occasion de partir en vacances. Les études, c'est pas la plage 😛
Merci beaucoup :D
Nous souhaitons, mon amoureux et moi, partir à Chypre. Nous sommes belges 🙂.
J'ai lu/entendu dire que la partie Nord de l'île est moins facile d'accès pour les touristes.
J'aimerai savoir s'il y a réellement des risques (prisons par exemple)? Si on respecte l'interdiction de la zone tampon, le passage aux postes frontières, les photos et l'interdiction de la drogue, ça ne doit pas être plus risqué "qu'autre part"?!
Qu'en est-il des assurances en cas de blessures?
Nous partons avec Corendon, à l'hôtel club Lapethos Resort. Quelqu'un aurait un retour sur cet hôtel?
Je sais que ça fait beaucoup de questions mais c'est la première fois que j'ai l'occasion de partir en vacances. Les études, c'est pas la plage 😛
Merci beaucoup :D
😄 N'ayant pas beaucoup de vacances cette année, je ne veux pas aller trop loin et trop cher mais je voudrais quand même bien profiter de la mer et du soleil sans être noyée dans les bains de foule.
Est-ce que çà vaut le coup d'aller à Chypre? y a-t-il des choses intéressantes?
Merci
Est-ce que çà vaut le coup d'aller à Chypre? y a-t-il des choses intéressantes?
Merci
On en parle peu de cette partie de l'île et pourtant... J'ai été tellement enchantée de ce voyage en République turque de Chypre du Nord en juin 2013, que j'ai envie de le partager!
A présent, nous voici en juin, et dans quelques jours, je quitte mon éperon et m’envole, avec ma dynamique voisine, vers Chypre du Nord, je précise « du Nord » car je suis déjà allée à Chypre, mais côté sud. La République turque de Chypre du Nord (en turc, Kibris) désigne l’Etat autoproclamé en novembre 1983 par les dirigeants turcs de l’île de Chypre. L’armée turque de la région territoriale d’Anatolie a envahi le territoire, en réaction au coup d’état des nationalistes grecs désirant rattacher Chypre à la Grèce, alors sous la dictature des colonels. Cet état turque de Chypre du Nord n’est pas reconnu internationalement, mais uniquement par la Turquie. La capitale Nicosie est divisée en deux par une ligne de démarcation, appelée « ligne verte ». Cette ligne avait été imposée par les Nations Unies en 1974. Il y a donc Nicosie-Nord et Nicosie-Sud, chacune dépendant d’un territoire. En 2004, Chypre du Sud a adhéré à l’Union européenne. Le gouvernement de ce territoire n’a aucun contrôle de la partie nord de l’île. Cette partie n’est pas encore intégrée à l’Union européenne. Chronologiquement, tout commença en 1960 alors que la République de Chypre obtenu son indépendance de la domination britannique, basée sur le principe de l’égalité entre les communautés grecques et turques. La Turquie, la Grèce et la Grande-Bretagne étaient garanties de l’intégrité territoriale de la nouvelle république. A Noël 1963, le partenariat entre ces 2 communautés se termina. Depuis lors, les chypriotes turcs se gouvernent eux-mêmes. En 1974, la junte militaire grecque à Athènes porta un coup d’état à Chypre, pour l’union avec la Grèce. Le 20 juillet 1974, l’armée turque intervenait sur l’île avec le but de restaurer l’ordre constitutionnel de la république de Chypre, en utilisant les droits garantis par le traité de 1960. Le résultat de cette opération de paix turque fut que les chypriotes turques déménagèrent vers le nord et les chypriotes grecs vers le sud, abandonnant leurs biens. Le 13 février 1975, les turques chypriotes déclarent l’état fédéral turque de Chypre et le 15 novembre 1983, la république turque du nord de Chypre est proclamée. Le 23 avril 2003, la frontière entre le nord et le sud de l’île fut ouverte, et le passage entre les 2 régions commença… mais reste néanmoins sous contrôle. Deux drapeaux flottent côte à côte : le turc et le chypriote turc, l’un sur fond rouge et l’autre sur fond blanc.
L’hôtel se situe dans un village côtier, proche de Kyrenia, la 3ème ville de Chypre du Nord, après Nicosie-Nord et Famagouste. Kyrenia, ville portuaire, est dominée par la chaîne de Kyrenia et le massif montagneux Pentadactylos, une chaîne étroite et escarpée (point culminant à 1.024 mètres d'altitude) qui sépare la ville de la plaine de Mésorée (grenier à grains du pays) et de Nicosie. Avant l'invasion turque, Kyrenia était un haut lieu touristique de l’île. Son petit port fermé, entouré de maisons vénitiennes et dominé par une citadelle, une église et une mosquée, a une certaine élégance. Bien que le voyage soit décrit comme « circuit », je reste 7 nuits dans le même hôtel, et visiterai en excursions organisées la partie nord de l’île. Enfin, je vais pouvoir découvrir ce petit pays à un rythme moins endiablé qu’au Rajasthan, et ce, dans tous les sens du terme !
Lors de mes 2 séjours au sud de l’île, j’ai souvent entendu que cette partie de l’île était dangereuse car peuplée d’habitants irrespectueux. Certes, les chypriotes turcs évoquent davantage le conflit, mais de là à trouver risqué de s’y rendre, il y a un fossé! Rappelons-nous qu’autrefois, deux communautés vivaient en parfaite harmonie.
A 70 km de la Turquie (passage obligé), cette île fut l’hôte de nombre de civilisations au travers des siècles, grâce à sa localisation stratégique aux carrefours des routes commerciales et religieuses. La République turque de Chypre du Nord s’étend sur 3.350 km² et son héritage du passé remonte à 10.000 ans. La 1ère occupation de l’île date de 8.000 av. J.-C., de la période néolithique à nos jours.
Quand on a déjà visité Chypre du Sud (en 93 et 98), on se rend compte de la grande différence entre les 2 parties, et par ailleurs, entre les 2 communautés – les chypriotes grecs et les chypriotes turcs. Le nord n’est pas encore exploité de manière optimale. L’environnement est fort sauvage, naturel, authentique. Les traces et les camps militaires sont encore très présents, et l’embargo se fait ressentir lorsque l’on est touriste. Les biens de consommation sont originaires de l’île ou importés de la seule Turquie.
La première journée complète sur place emmena les 25 personnes qui formèrent le groupe à Famagouste (Gazimaguza). Cette ville est très souvent nommée « un musée à ciel ouvert ». Qu’il est agréable de déambuler dans cette ville, on y rencontre des églises dont certaines furent transformées en mosquées par l’ajout de minarets (le nord est musulman mais non pratiquant, ou si peu) ; des remparts créés par les lusignans des portes de la vieille ville la tour d’Othello, élevée au 14ème siècle pour protéger la ville contre les invasions. Selon une légende, c’est dans cette tour que les actions de la tragédie de Shakespeare ont eu lieu un palais vénitien datant de 1522 les bains turcs … Une partie de la ville est appelée « ville fantôme », une cité balnéaire datant des années 60. Les chypriotes grecs et turcs ont été chacun « renvoyé » dans leur partie de l’île, devant abandonner leurs biens. Des points étaient attribués en fonction de leurs possessions et ils avaient droit à une maison de même valeur en points dans l’autre partie de l’île… Depuis le contrôle par l’armée turque en 1974, plus personne n’y habite. C’est une zone militaire, une ruine qui ne sert à rien depuis longtemps. Tout autant que l’on peut voir de nombreuses maisons, encore meublées, devenues des ruines avec les années…
Nous nous rendrons au monastère de Saint-Barnabé, où le saint patron de l'île fut supplicié. Il était l'un des fondateurs de l'église indépendante grecque orthodoxe, et est le mécène de Chypre. Le hasard fit qu’en ce 11 juin, c’est sa fête et que beaucoup de chypriotes grecs y vinrent en pèlerinage. Le magnifique palais a été construit dans un joli parc par les occupants vénitiens de Chypre sur les vestiges d'un palais Lusignan du 13ème siècle. L'église byzantine à trois coupoles date du 9ème siècle et fut, jusqu'au 16ème siècle, siège de l'archevêché de Chypre. Elle intègre le musée des icônes. Les icônes, un véritable art cypriote, qui date du VIIème au XXème siècle. A quelques pas s'élève la chapelle funéraire de l'apôtre, sans ornement, ainsi que la crypte dans laquelle furent, selon la légende, retrouvés les ossements du saint. C’est une destination importante du tourisme religieux.
Nous poursuivons par une visite du site archéologique de Salamis. Ses origines sont anciennes, mais l’essentiel de ce qu’on y voit remonte aux périodes romaine et paléochrétienne. Il semblerait que la ville ait été fondée en 1181 av. J.-C. par Teucer, fils de Télamon, roi de l'île grecque de Salamine. Une situation favorable, un port naturellement bien dessiné, et le commerce actif du cuivre, du blé, de l'huile et du sel lui valurent très rapidement la première place parmi les cités-royaumes de Chypre. A l'époque archaïque (environ 700-475), alors même que l'île était sous domination étrangère, elle conservait encore une autonomie locale considérable. Après un tremblement de terre au 4ème siècle apr. J.-C., Salamine fut reconstruite par l'empereur Constantin qui lui donna le nom de Constantia. Après les incursions arabes du 7ème siècle, la partie de la ville qui entoure la basilique de Saint-Epiphanios fut consolidée et rebaptisée Nea Justinianopolis. En conséquence à de nouveaux séismes, les derniers habitants allèrent s'installer à Famagouste. La majeure partie de la ville de Salamine qui, à l'époque romaine, avait une superficie de 5 km² et comptait quelque 200.000 habitants, n'est aujourd'hui que décombres. Les fouilles en cours dégagent la ville romaine et ses grands aménagements. Ce site demande un peu d’imagination pour recréer visuellement le lieu et s’y représenter la manière d’y vivre jadis… Ah les ruines, c’est bien joli… mais encore.
De retour à l’hôtel, nous y découvrons l’ambiance « familiale » autour de la piscine et son jardin fleuri, arboré de nombreux palmiers et orchidées endémiques. Le lendemain, nous nous rendons au château de St-Hilarion construit sur 3 niveaux et dont le dernier, atteint après plusieurs centaines d’escaliers, est dans le brouillard... Il fut construit à l’origine comme tour de garde. Son nom provient d’un moine ermite exilé de la Palestine qui se promenait dans le désert afin de convertir les gens au christianisme (4ème siècle). Il termina sa vie tranquille à Limassol, où une famille grecque lui a trouvé une grotte pour y finir paisiblement ses jours… Le château apparait comme dans un conte de fées, il inspira Walt Disney dans les années 1920 pour la création de son château de Blanche-Neige. Nous grimpons et arrivons à hauteur des nuages… sans pouvoir les toucher… drôle de sensation. Ce lieu est un havre de paix comme beaucoup d’autres. L’après-midi se poursuivit dans un sympathique petit village hissé dans la montagne : Bellapais. Le cloître de Bellapais (Abbaye de la Paix) date du 12ème siècle et est un admirable exemple de l'architecture gothique de la dynastie de Lusignan. Le panorama suggère au regard de se poser sur de spacieuses demeures avec piscine, où on aurait déjà bien envie de se jeter, tellement l’air est chaud !
Le quatrième jour, nous nous dirigeons vers la région des agrumes, dans la partie occidentale de l’île, à Morphou (Guzelyurt – Guzel = beau Yurt = pays). D’abord, le musée de la nature et de l’archéologie nous ouvre ses portes. Ce n’est pas un musée très transcendant, on y voit quelques pots anciens et de nombreux animaux empaillés. Sans grand intérêt ! Nous traversons Lefke, réputé pour ses mines de cuivre. Ensuite le monastère Saint-Mamas nous accueille. L'église du cloître était un bâtiment Byzantin à l'origine, construite au lieu d'un temple pour la déesse Aphrodite. Cet édifice fut d’abord une église byzantine. Les Lusignan y ajoutèrent des éléments gothiques. Puis, en 1725, elle fut en grande partie reconstruite. C’est à cette période que le dôme fut érigé. Avant 1974, on y venait nombreux pour se recueillir devant la tombe de Saint-Mamas, un des saints les plus vénérés de l’île. Celui-ci était un ermite qui aurait vécu aux alentours de la période byzantine. Sa condition ne lui permettait pas de payer les taxes imposées aux autres citoyens, dès lors, il fut convoqué à Nicosie. Mais sur le chemin, il défendit un agneau attaqué par un lion. Et c’est sur le dos du félin et avec l’agneau dans les bras qu’il fit son entrée en ville, tout fier ! Le gouverneur, impressionné, le déclara exempt de toutes taxes. Un peu plus loin, sur une colline à 250 m au-dessus du niveau de la mer, les vestiges de Vuni Palace, demandent beaucoup d’imagination malgré les explications du guide ! Mais le tableau qui se présente sur l’îlot Petra Tou Limnidi et sur un pont qui servait de bande passante pour l’apport du cuivre en train vers les bateaux est impressionnant. Le nom Chypre vient d’ailleurs du grec signifiant cuivre. On remarque que les rivières sont asséchées. Dans la montagne Troodos au sud de l’île, des barrages ont été érigés afin que l’eau n’arrive pas au nord… L’eau est importée de… Turquie.
Non loin de Guzelyurt, nous faisons une halte aux ruines d'une basilique byzantine et d’un théâtre de l’époque romaine, un véritable voyage dans le temps vers l’époque de Constantin le Grand, dont le sol est composé de mosaïques. Elles semblent représenter une oie mais il s’agit d’un cygne qui est l’incarnation d’Aphrodite, déesse de l’amour.
Après le repas du soir à l’hôtel, nous avons droit à une soirée dansante, où tous les convives ont pu se défouler… Bien amusant et sympathique, car il est vrai que l’on a vite fait le tour du village de Karaoglanoglu où nous logeons. Cette localité a été désertée. Il reste quelques petites échoppes en bord de route, mais il n’y a guère de vie… sauf des chats, plein de chats ! A mon grand bonheur ! Il y a bien 2 biquettes à côté de l’hôtel, sur… le terrain de tennis, lui aussi déserté, de lignes, et de joueurs…
Le 5ème jour, nous nous rendons dans la capitale de l’île : Nicosie (Lefkosa). Depuis l'invasion de la Turquie en juillet 1974, Nicosie est une ville coupée en deux. La ligne de démarcation la traverse d'ouest en est, du bastion de Rocca au bastion de Flatro. C’est en 1962/63, qu’un arménien, le colonel Green, marqua une ligne sur la carte de Chypre, avec un stylo vert, d’où le nom de « ligne verte ». Il y a 3 portes d’accès. Les postes militaires grecs d'un coté, les postes militaires turcs de l'autre, sont tenus à distance les uns des autres. Le touriste ou le chypriote de l’autre communauté y est tenu d’y présenter son visa à l’entrée comme à la sortie. La situation n'est pas sans évoquer Berlin... Une fois que nous avons passé un poste frontière, nous découvrons une ville relativement bien entretenue aux frais du l'Union Européenne qui tente de réduire les inégalités nord/sud a grand renfort d'aides.
Le dernier jour d’excursion organisé nous emmena en jeep (de l’armée pour certaines) à travers les villages montagnards. La chaîne de montagne est appelée « les 5 doigts ». Il existe plusieurs légendes autour du nom de cette montagne. En voici une : Il y avait une jolie jeune fille qui vivait dans un village des montagnes. Deux jeunes hommes étaient amoureux d’elle. Un avec un grand cœur et l’autre non. Ils ont parié entre eux pour savoir vers qui irait la fille. Et ils décidèrent d’avoir un duel. Un des deux a sauté dans la mer d’Anatolie et a laissé son empreinte de main dans le sol, ses 5 doigts formant les sommets déchiquetés des montagnes. Les paysages sont à perte de vue. Cette expérience en jeep est à ne pas manquer ! Il y règne un calme inimaginable et des paysages à couper le souffle… Nous nous sommes arrêtés à Mavi Kösk, la « maison bleue », qui se trouve dans un camp militaire. Elle fut construite en 1957 pour Paul Pavlides, l’avocat de Makarios, élu président en 1959. Là aussi, un certain nombre de mythes ont été mentionné. Une rumeur dit qu’il était trafiquant d’armes, et qu’en 1974, il a du fuir par un sas de secours sis derrière son lit, quand l’armée turque a pris le contrôle de cette partie de l’île. Jusqu’il y a quelques années, la maison a été utilisée comme résidence pour un général turc, et est devenue musée à son départ. Seize pièces de grande taille, mobilier d’époque, air conditionné, cela parait démesuré. Une pièce intéressante est la salle à manger faite sur mesure et un bar recouvert d’une peau de crocodile ! Du jardin, on a une magnifique vue, qui, malheureusement, ne fut pas instaurée pour le plaisir des yeux, mais pour sa position stratégique, d’où il était aisé de mitrailler l’ennemi.
Nous voici déjà à la fin du séjour. Les 2 dernières journées sont très chaudes. Pas de vent, un soleil radieux et un ciel sans nuage… Nous décidons de prendre le dolmus (bus local) pour nous rendre à Kyrénia toute proche. Cette cité est incontestablement le centre du tourisme et a les caractéristiques d’une ville méditerranéenne avec son petit port, ses restaurants et ses quelques petits bateaux. La ville de pêcheurs est fondée autour du château fort. Il porte les marques des périodes byzantine, lusignanne et vénitienne. La date précise de sa construction est toutefois difficile à établir malgré les fouilles archéologiques. A l’intérieur, le musée du « navire coulé » présente une épave, enfin quelques morceaux de bois… Ses donjons sont bien préservés, de même que sa tour vénitienne, sa citerne, la tour lusignane. Kyrénia, une agréable baie, pour une vue panoramique sur la mer cristalline.
La gastronomie fait partie des découvertes d'un voyage... La cuisine chypriote est très proche des cuisines grecque dans le sud et turque dans le nord. Les mezzes sont présents dans les 2 parties de l’île, à la différence que dans le nord, ils ne contiennent pas de porc. Un aliment célèbre est l’halloumi, du fromage, avec une texture semblable à la mozzarella, un goût salé, et souvent accompagné de menthe. Le poulet est cuit avec des molohiya, une plante verte qui ressemble un peu à des épinards. On savoure également des kebab, de la viande hachée, de même que des fruits locaux tels que les oranges ou la pastèque. Un autre produit réputé est le café. La clé pour sa réussite est dans les méthodes utilisées pour broyer les grains. Ils sont ensuite cuits avec du sucre pour créer une mousse crémeuse, tout à fait unique à cette partie du monde. Hélas, on ne trouve pas de pâtisseries mais plutôt des loukoums ou des fruits secs. La zivania, l’une des boissons alcoolisées traditionnelles, une eau de vie au raisin, est produite sur l’île depuis la fin du 14ème siècle.
Ne pas parler de la flore serait un impair. La flore de Chypre du nord est riche et colorée. La plaine est recouverte d’oliviers, et de caroubiers dont ses fruits, en forme de haricots, auraient un goût de chocolat. Bien que la terre soit très aride, une végétation qui s’adapte à peu d’eau s’est développée. L'hibiscus est la plante (ou plutôt un arbre) par excellence, les fleurs sont magnifiques et s'ouvrent dès le premier rayon de soleil, une vraie merveille. La couleur principale est le rouge. Les lauriers roses se rencontrent à tous les coins de rue, ils sont très beaux vu le climat. Les orchidées, les tulipes pasiplia endémiques fleurissent en nombre ainsi que les roses trémières, des roses à hautes tiges dont les fleurs foisonnent tout au long de l’été, qui dure 360 jours par an...
Oui, un séjour à Chypre du nord est agréable et reposant. A un moment donné, je me suis exclamée : « Si ce n’est pas le bonheur, ça y ressemble ! ». Les touristes n’ont pas encore trop envahi ce coin de paradis en bordure de Méditerranée. La beauté de la nature reste intacte et originelle. Le climat y est doux en hiver et chaud en été. La pluie est très rare. Sa riche histoire et sa diversité culturelle attirent les amateurs d’histoire. Ce charme d’antan préservé, la chaleur, la quiétude et l’authenticité des paysages ne peuvent que séduire une personne souhaitant associer détente, flânerie, petites excursions et visites de sites antiques, et nature à l’état pur ! Mais à abuser avec modération sinon on risque de trouver le temps long. Car oui, là, on est coupé du monde et les moyens pour y vivre sont limités et ressemblent à une vie en autarcie.
J'espère que ce carnet vous donnera l'envie de vous rendre dans cette partie du monde qui n'est pas encore envahie du tourisme de masse. En tout, je vous le conseille si vous appréciez le calme, la nature à l'état sauvage et le soleil! D'autres photos sont visibles sur mon site personnel.
Carine
A présent, nous voici en juin, et dans quelques jours, je quitte mon éperon et m’envole, avec ma dynamique voisine, vers Chypre du Nord, je précise « du Nord » car je suis déjà allée à Chypre, mais côté sud. La République turque de Chypre du Nord (en turc, Kibris) désigne l’Etat autoproclamé en novembre 1983 par les dirigeants turcs de l’île de Chypre. L’armée turque de la région territoriale d’Anatolie a envahi le territoire, en réaction au coup d’état des nationalistes grecs désirant rattacher Chypre à la Grèce, alors sous la dictature des colonels. Cet état turque de Chypre du Nord n’est pas reconnu internationalement, mais uniquement par la Turquie. La capitale Nicosie est divisée en deux par une ligne de démarcation, appelée « ligne verte ». Cette ligne avait été imposée par les Nations Unies en 1974. Il y a donc Nicosie-Nord et Nicosie-Sud, chacune dépendant d’un territoire. En 2004, Chypre du Sud a adhéré à l’Union européenne. Le gouvernement de ce territoire n’a aucun contrôle de la partie nord de l’île. Cette partie n’est pas encore intégrée à l’Union européenne. Chronologiquement, tout commença en 1960 alors que la République de Chypre obtenu son indépendance de la domination britannique, basée sur le principe de l’égalité entre les communautés grecques et turques. La Turquie, la Grèce et la Grande-Bretagne étaient garanties de l’intégrité territoriale de la nouvelle république. A Noël 1963, le partenariat entre ces 2 communautés se termina. Depuis lors, les chypriotes turcs se gouvernent eux-mêmes. En 1974, la junte militaire grecque à Athènes porta un coup d’état à Chypre, pour l’union avec la Grèce. Le 20 juillet 1974, l’armée turque intervenait sur l’île avec le but de restaurer l’ordre constitutionnel de la république de Chypre, en utilisant les droits garantis par le traité de 1960. Le résultat de cette opération de paix turque fut que les chypriotes turques déménagèrent vers le nord et les chypriotes grecs vers le sud, abandonnant leurs biens. Le 13 février 1975, les turques chypriotes déclarent l’état fédéral turque de Chypre et le 15 novembre 1983, la république turque du nord de Chypre est proclamée. Le 23 avril 2003, la frontière entre le nord et le sud de l’île fut ouverte, et le passage entre les 2 régions commença… mais reste néanmoins sous contrôle. Deux drapeaux flottent côte à côte : le turc et le chypriote turc, l’un sur fond rouge et l’autre sur fond blanc.
L’hôtel se situe dans un village côtier, proche de Kyrenia, la 3ème ville de Chypre du Nord, après Nicosie-Nord et Famagouste. Kyrenia, ville portuaire, est dominée par la chaîne de Kyrenia et le massif montagneux Pentadactylos, une chaîne étroite et escarpée (point culminant à 1.024 mètres d'altitude) qui sépare la ville de la plaine de Mésorée (grenier à grains du pays) et de Nicosie. Avant l'invasion turque, Kyrenia était un haut lieu touristique de l’île. Son petit port fermé, entouré de maisons vénitiennes et dominé par une citadelle, une église et une mosquée, a une certaine élégance. Bien que le voyage soit décrit comme « circuit », je reste 7 nuits dans le même hôtel, et visiterai en excursions organisées la partie nord de l’île. Enfin, je vais pouvoir découvrir ce petit pays à un rythme moins endiablé qu’au Rajasthan, et ce, dans tous les sens du terme !
Lors de mes 2 séjours au sud de l’île, j’ai souvent entendu que cette partie de l’île était dangereuse car peuplée d’habitants irrespectueux. Certes, les chypriotes turcs évoquent davantage le conflit, mais de là à trouver risqué de s’y rendre, il y a un fossé! Rappelons-nous qu’autrefois, deux communautés vivaient en parfaite harmonie.
A 70 km de la Turquie (passage obligé), cette île fut l’hôte de nombre de civilisations au travers des siècles, grâce à sa localisation stratégique aux carrefours des routes commerciales et religieuses. La République turque de Chypre du Nord s’étend sur 3.350 km² et son héritage du passé remonte à 10.000 ans. La 1ère occupation de l’île date de 8.000 av. J.-C., de la période néolithique à nos jours.
Quand on a déjà visité Chypre du Sud (en 93 et 98), on se rend compte de la grande différence entre les 2 parties, et par ailleurs, entre les 2 communautés – les chypriotes grecs et les chypriotes turcs. Le nord n’est pas encore exploité de manière optimale. L’environnement est fort sauvage, naturel, authentique. Les traces et les camps militaires sont encore très présents, et l’embargo se fait ressentir lorsque l’on est touriste. Les biens de consommation sont originaires de l’île ou importés de la seule Turquie.
La première journée complète sur place emmena les 25 personnes qui formèrent le groupe à Famagouste (Gazimaguza). Cette ville est très souvent nommée « un musée à ciel ouvert ». Qu’il est agréable de déambuler dans cette ville, on y rencontre des églises dont certaines furent transformées en mosquées par l’ajout de minarets (le nord est musulman mais non pratiquant, ou si peu) ; des remparts créés par les lusignans des portes de la vieille ville la tour d’Othello, élevée au 14ème siècle pour protéger la ville contre les invasions. Selon une légende, c’est dans cette tour que les actions de la tragédie de Shakespeare ont eu lieu un palais vénitien datant de 1522 les bains turcs … Une partie de la ville est appelée « ville fantôme », une cité balnéaire datant des années 60. Les chypriotes grecs et turcs ont été chacun « renvoyé » dans leur partie de l’île, devant abandonner leurs biens. Des points étaient attribués en fonction de leurs possessions et ils avaient droit à une maison de même valeur en points dans l’autre partie de l’île… Depuis le contrôle par l’armée turque en 1974, plus personne n’y habite. C’est une zone militaire, une ruine qui ne sert à rien depuis longtemps. Tout autant que l’on peut voir de nombreuses maisons, encore meublées, devenues des ruines avec les années…
Nous nous rendrons au monastère de Saint-Barnabé, où le saint patron de l'île fut supplicié. Il était l'un des fondateurs de l'église indépendante grecque orthodoxe, et est le mécène de Chypre. Le hasard fit qu’en ce 11 juin, c’est sa fête et que beaucoup de chypriotes grecs y vinrent en pèlerinage. Le magnifique palais a été construit dans un joli parc par les occupants vénitiens de Chypre sur les vestiges d'un palais Lusignan du 13ème siècle. L'église byzantine à trois coupoles date du 9ème siècle et fut, jusqu'au 16ème siècle, siège de l'archevêché de Chypre. Elle intègre le musée des icônes. Les icônes, un véritable art cypriote, qui date du VIIème au XXème siècle. A quelques pas s'élève la chapelle funéraire de l'apôtre, sans ornement, ainsi que la crypte dans laquelle furent, selon la légende, retrouvés les ossements du saint. C’est une destination importante du tourisme religieux.
Nous poursuivons par une visite du site archéologique de Salamis. Ses origines sont anciennes, mais l’essentiel de ce qu’on y voit remonte aux périodes romaine et paléochrétienne. Il semblerait que la ville ait été fondée en 1181 av. J.-C. par Teucer, fils de Télamon, roi de l'île grecque de Salamine. Une situation favorable, un port naturellement bien dessiné, et le commerce actif du cuivre, du blé, de l'huile et du sel lui valurent très rapidement la première place parmi les cités-royaumes de Chypre. A l'époque archaïque (environ 700-475), alors même que l'île était sous domination étrangère, elle conservait encore une autonomie locale considérable. Après un tremblement de terre au 4ème siècle apr. J.-C., Salamine fut reconstruite par l'empereur Constantin qui lui donna le nom de Constantia. Après les incursions arabes du 7ème siècle, la partie de la ville qui entoure la basilique de Saint-Epiphanios fut consolidée et rebaptisée Nea Justinianopolis. En conséquence à de nouveaux séismes, les derniers habitants allèrent s'installer à Famagouste. La majeure partie de la ville de Salamine qui, à l'époque romaine, avait une superficie de 5 km² et comptait quelque 200.000 habitants, n'est aujourd'hui que décombres. Les fouilles en cours dégagent la ville romaine et ses grands aménagements. Ce site demande un peu d’imagination pour recréer visuellement le lieu et s’y représenter la manière d’y vivre jadis… Ah les ruines, c’est bien joli… mais encore.
De retour à l’hôtel, nous y découvrons l’ambiance « familiale » autour de la piscine et son jardin fleuri, arboré de nombreux palmiers et orchidées endémiques. Le lendemain, nous nous rendons au château de St-Hilarion construit sur 3 niveaux et dont le dernier, atteint après plusieurs centaines d’escaliers, est dans le brouillard... Il fut construit à l’origine comme tour de garde. Son nom provient d’un moine ermite exilé de la Palestine qui se promenait dans le désert afin de convertir les gens au christianisme (4ème siècle). Il termina sa vie tranquille à Limassol, où une famille grecque lui a trouvé une grotte pour y finir paisiblement ses jours… Le château apparait comme dans un conte de fées, il inspira Walt Disney dans les années 1920 pour la création de son château de Blanche-Neige. Nous grimpons et arrivons à hauteur des nuages… sans pouvoir les toucher… drôle de sensation. Ce lieu est un havre de paix comme beaucoup d’autres. L’après-midi se poursuivit dans un sympathique petit village hissé dans la montagne : Bellapais. Le cloître de Bellapais (Abbaye de la Paix) date du 12ème siècle et est un admirable exemple de l'architecture gothique de la dynastie de Lusignan. Le panorama suggère au regard de se poser sur de spacieuses demeures avec piscine, où on aurait déjà bien envie de se jeter, tellement l’air est chaud !
Le quatrième jour, nous nous dirigeons vers la région des agrumes, dans la partie occidentale de l’île, à Morphou (Guzelyurt – Guzel = beau Yurt = pays). D’abord, le musée de la nature et de l’archéologie nous ouvre ses portes. Ce n’est pas un musée très transcendant, on y voit quelques pots anciens et de nombreux animaux empaillés. Sans grand intérêt ! Nous traversons Lefke, réputé pour ses mines de cuivre. Ensuite le monastère Saint-Mamas nous accueille. L'église du cloître était un bâtiment Byzantin à l'origine, construite au lieu d'un temple pour la déesse Aphrodite. Cet édifice fut d’abord une église byzantine. Les Lusignan y ajoutèrent des éléments gothiques. Puis, en 1725, elle fut en grande partie reconstruite. C’est à cette période que le dôme fut érigé. Avant 1974, on y venait nombreux pour se recueillir devant la tombe de Saint-Mamas, un des saints les plus vénérés de l’île. Celui-ci était un ermite qui aurait vécu aux alentours de la période byzantine. Sa condition ne lui permettait pas de payer les taxes imposées aux autres citoyens, dès lors, il fut convoqué à Nicosie. Mais sur le chemin, il défendit un agneau attaqué par un lion. Et c’est sur le dos du félin et avec l’agneau dans les bras qu’il fit son entrée en ville, tout fier ! Le gouverneur, impressionné, le déclara exempt de toutes taxes. Un peu plus loin, sur une colline à 250 m au-dessus du niveau de la mer, les vestiges de Vuni Palace, demandent beaucoup d’imagination malgré les explications du guide ! Mais le tableau qui se présente sur l’îlot Petra Tou Limnidi et sur un pont qui servait de bande passante pour l’apport du cuivre en train vers les bateaux est impressionnant. Le nom Chypre vient d’ailleurs du grec signifiant cuivre. On remarque que les rivières sont asséchées. Dans la montagne Troodos au sud de l’île, des barrages ont été érigés afin que l’eau n’arrive pas au nord… L’eau est importée de… Turquie.
Non loin de Guzelyurt, nous faisons une halte aux ruines d'une basilique byzantine et d’un théâtre de l’époque romaine, un véritable voyage dans le temps vers l’époque de Constantin le Grand, dont le sol est composé de mosaïques. Elles semblent représenter une oie mais il s’agit d’un cygne qui est l’incarnation d’Aphrodite, déesse de l’amour.
Après le repas du soir à l’hôtel, nous avons droit à une soirée dansante, où tous les convives ont pu se défouler… Bien amusant et sympathique, car il est vrai que l’on a vite fait le tour du village de Karaoglanoglu où nous logeons. Cette localité a été désertée. Il reste quelques petites échoppes en bord de route, mais il n’y a guère de vie… sauf des chats, plein de chats ! A mon grand bonheur ! Il y a bien 2 biquettes à côté de l’hôtel, sur… le terrain de tennis, lui aussi déserté, de lignes, et de joueurs…
Le 5ème jour, nous nous rendons dans la capitale de l’île : Nicosie (Lefkosa). Depuis l'invasion de la Turquie en juillet 1974, Nicosie est une ville coupée en deux. La ligne de démarcation la traverse d'ouest en est, du bastion de Rocca au bastion de Flatro. C’est en 1962/63, qu’un arménien, le colonel Green, marqua une ligne sur la carte de Chypre, avec un stylo vert, d’où le nom de « ligne verte ». Il y a 3 portes d’accès. Les postes militaires grecs d'un coté, les postes militaires turcs de l'autre, sont tenus à distance les uns des autres. Le touriste ou le chypriote de l’autre communauté y est tenu d’y présenter son visa à l’entrée comme à la sortie. La situation n'est pas sans évoquer Berlin... Une fois que nous avons passé un poste frontière, nous découvrons une ville relativement bien entretenue aux frais du l'Union Européenne qui tente de réduire les inégalités nord/sud a grand renfort d'aides.
Le dernier jour d’excursion organisé nous emmena en jeep (de l’armée pour certaines) à travers les villages montagnards. La chaîne de montagne est appelée « les 5 doigts ». Il existe plusieurs légendes autour du nom de cette montagne. En voici une : Il y avait une jolie jeune fille qui vivait dans un village des montagnes. Deux jeunes hommes étaient amoureux d’elle. Un avec un grand cœur et l’autre non. Ils ont parié entre eux pour savoir vers qui irait la fille. Et ils décidèrent d’avoir un duel. Un des deux a sauté dans la mer d’Anatolie et a laissé son empreinte de main dans le sol, ses 5 doigts formant les sommets déchiquetés des montagnes. Les paysages sont à perte de vue. Cette expérience en jeep est à ne pas manquer ! Il y règne un calme inimaginable et des paysages à couper le souffle… Nous nous sommes arrêtés à Mavi Kösk, la « maison bleue », qui se trouve dans un camp militaire. Elle fut construite en 1957 pour Paul Pavlides, l’avocat de Makarios, élu président en 1959. Là aussi, un certain nombre de mythes ont été mentionné. Une rumeur dit qu’il était trafiquant d’armes, et qu’en 1974, il a du fuir par un sas de secours sis derrière son lit, quand l’armée turque a pris le contrôle de cette partie de l’île. Jusqu’il y a quelques années, la maison a été utilisée comme résidence pour un général turc, et est devenue musée à son départ. Seize pièces de grande taille, mobilier d’époque, air conditionné, cela parait démesuré. Une pièce intéressante est la salle à manger faite sur mesure et un bar recouvert d’une peau de crocodile ! Du jardin, on a une magnifique vue, qui, malheureusement, ne fut pas instaurée pour le plaisir des yeux, mais pour sa position stratégique, d’où il était aisé de mitrailler l’ennemi.
Nous voici déjà à la fin du séjour. Les 2 dernières journées sont très chaudes. Pas de vent, un soleil radieux et un ciel sans nuage… Nous décidons de prendre le dolmus (bus local) pour nous rendre à Kyrénia toute proche. Cette cité est incontestablement le centre du tourisme et a les caractéristiques d’une ville méditerranéenne avec son petit port, ses restaurants et ses quelques petits bateaux. La ville de pêcheurs est fondée autour du château fort. Il porte les marques des périodes byzantine, lusignanne et vénitienne. La date précise de sa construction est toutefois difficile à établir malgré les fouilles archéologiques. A l’intérieur, le musée du « navire coulé » présente une épave, enfin quelques morceaux de bois… Ses donjons sont bien préservés, de même que sa tour vénitienne, sa citerne, la tour lusignane. Kyrénia, une agréable baie, pour une vue panoramique sur la mer cristalline.
La gastronomie fait partie des découvertes d'un voyage... La cuisine chypriote est très proche des cuisines grecque dans le sud et turque dans le nord. Les mezzes sont présents dans les 2 parties de l’île, à la différence que dans le nord, ils ne contiennent pas de porc. Un aliment célèbre est l’halloumi, du fromage, avec une texture semblable à la mozzarella, un goût salé, et souvent accompagné de menthe. Le poulet est cuit avec des molohiya, une plante verte qui ressemble un peu à des épinards. On savoure également des kebab, de la viande hachée, de même que des fruits locaux tels que les oranges ou la pastèque. Un autre produit réputé est le café. La clé pour sa réussite est dans les méthodes utilisées pour broyer les grains. Ils sont ensuite cuits avec du sucre pour créer une mousse crémeuse, tout à fait unique à cette partie du monde. Hélas, on ne trouve pas de pâtisseries mais plutôt des loukoums ou des fruits secs. La zivania, l’une des boissons alcoolisées traditionnelles, une eau de vie au raisin, est produite sur l’île depuis la fin du 14ème siècle.
Ne pas parler de la flore serait un impair. La flore de Chypre du nord est riche et colorée. La plaine est recouverte d’oliviers, et de caroubiers dont ses fruits, en forme de haricots, auraient un goût de chocolat. Bien que la terre soit très aride, une végétation qui s’adapte à peu d’eau s’est développée. L'hibiscus est la plante (ou plutôt un arbre) par excellence, les fleurs sont magnifiques et s'ouvrent dès le premier rayon de soleil, une vraie merveille. La couleur principale est le rouge. Les lauriers roses se rencontrent à tous les coins de rue, ils sont très beaux vu le climat. Les orchidées, les tulipes pasiplia endémiques fleurissent en nombre ainsi que les roses trémières, des roses à hautes tiges dont les fleurs foisonnent tout au long de l’été, qui dure 360 jours par an...
Oui, un séjour à Chypre du nord est agréable et reposant. A un moment donné, je me suis exclamée : « Si ce n’est pas le bonheur, ça y ressemble ! ». Les touristes n’ont pas encore trop envahi ce coin de paradis en bordure de Méditerranée. La beauté de la nature reste intacte et originelle. Le climat y est doux en hiver et chaud en été. La pluie est très rare. Sa riche histoire et sa diversité culturelle attirent les amateurs d’histoire. Ce charme d’antan préservé, la chaleur, la quiétude et l’authenticité des paysages ne peuvent que séduire une personne souhaitant associer détente, flânerie, petites excursions et visites de sites antiques, et nature à l’état pur ! Mais à abuser avec modération sinon on risque de trouver le temps long. Car oui, là, on est coupé du monde et les moyens pour y vivre sont limités et ressemblent à une vie en autarcie.
J'espère que ce carnet vous donnera l'envie de vous rendre dans cette partie du monde qui n'est pas encore envahie du tourisme de masse. En tout, je vous le conseille si vous appréciez le calme, la nature à l'état sauvage et le soleil! D'autres photos sont visibles sur mon site personnel.
Carine
Nous avons séjourné, mon amie et moi, au Venus Beach Hotel du 31/07 au 07/08/2010, en formule tout inclus, avec Antipode.
Nous avons voyagé avec Viking Airlines, voyage correct, avec repas gratuit.
La correspondante Antipodes à l'hôtel n'était pas très précise, et manquait de dynamisme. Elle ne nous a pas donné très envie de visiter l'île, ce qui ne nous a pas empêché de faire quelques excursions.
Pour résumer, cet hôtel est confortable, bien situé, avec une belle salle de sport, mais le système « tout-inclus » n’est pas au point, et la restauration est plus digne d’une cantine que d’un hôtel 5*.
Dans le détail :
Hôtel en bon état général (rénové récemment) , avec des chambres OK, même si les matelas sont un peu durs à mon goût.
Bien situé car : - Très proche de Pafos, via deux bus (N°610 et 615) qui passent environ toutes les 15mn, ou même à pied pour le marché de Pafos s’il ne fait pas trop chaud (compter 15 à 20 mn) - Jouxte les tombeaux des rois (compter 7 ou 8mn à pied pour arriver jusqu’à l’entrée) - Point de départ idéal pour Akamas, Troodos, Limassol (en voiture) ou la plage de Coral Bay (via les bus 610 ou 615) - Superettes, restaurants, agences de locations de voiture et agences proposant des excursions en face de l’hôtel. Nous avons réservé un safari dans le Troodos en 4x4 à l’agence Horizon en face de l’hôtel (explications en anglais mais 2 fois moins cher que par notre Tour opérateur pour les mêmes prestations (sauf repas))
Clientèle plutôt familiale, principalement anglaise (normal, nous sommes à Chypre !) et française.
Personnel : Assez hétérogène : - Réception : Accueillants et efficaces, rien à redire. - Bar : plutôt aimables - Restaurants : peu avenants et peu efficaces. A savoir : le personnel de l’hôtel n’est pas du tout francophone, mais parle bien anglais (pour la plupart)
Le système du tout inclus : Il n’est pas au point. En lieu et place des traditionnels bracelets, on vous confie en début de séjour une carte que l’on vous demande de signer. Cette carte est à présenter à chaque commande au bar, au restaurant, snack, salle de sport, etc. On vous demande donc votre numéro de chambre, la carte, et on vous fait signer sur un carnet de commande. C’est long et fastidieux … tout ça parfois pour un simple verre d’eau… Au bar, n’hésitez pas à demander la carte des boissons comprises dans la formule tout inclus, car les premiers jours, ce n’est pas clair du tout …
Restaurants : Ce fut pour nous comme pour d’autres résidents, le gros point faible de l’hôtel. Nourriture très peu variée, et de piètre qualité. Pas de plats chypriotes. Desserts immangeables. Service peu efficace, on peut passer l’arme à gauche de déshydratation, tellement il faut attendre avant d’avoir un simple verre d’eau (toujours ce problème de système de signature). Certains serveurs sont peu aimables.
Bar : Situé en terrasse, avec vue agréable sur la mer. La partie intérieure est moderne et confortable. Cocktails sympa, service sensiblement meilleur qu’au restaurant, même s’il y a toujours ce système de signature. Le service se fait à table et non au bar. C’est là que les animations du soir sont données (musique un peu forte en soirée, il est parfois difficile de discuter)
Snack : Presque pas testé
Salle de sport : C’est sans conteste la plus belle salle qu’il m’ait été donnée de voir lors de mes 7 ou 8 séjours de ce type dans des hôtels. Très complète, on y trouve tout ce qu’un culturiste ou un sportif peut chercher. Il faut dire que c’est un club de fitness. Vous y croiserez donc des locaux aux muscles hypertrophiés. Une table de ping-pong, une petite piscine intérieure et un sauna sont également de la partie.
A propos de sport, deux courts de tennis sont disponibles, avec prêt de matériel (de mauvaise facture) contre caution.
Animations : Discrètes. Une partie de water polo ou de pétanque par ci par là. Le soir, quelques spectacles, ou partie de Bingo pour nos amis anglais. L’animateur est agréable. Également, certains soirs, diffusion d’un film pour les enfants (pas testé mais sûrement en anglais).
Piscine / plage : Piscine un peu petite à mon goût, au vue de la densité d’occupation aux heures « pleines ». Horaires trop restreints (9h30-19h) Prêt de serviettes de plage. Transats (très vite occupés) Pataugeoire. Plage classique qui n’a rien d’exceptionnel. Attention à la mer, la baignade peut s’avérer très dangereuse à cause du courant.
Connexion internet hors de prix : 6,50€/30mn Pour information, au port de Pafos, on trouve pour 1€/20mn, voire moins si on a son laptop.
Attention, au sujet des locations de véhicules, il faut s'engager sur trois jours au minimum. Nous n'avons trouvé qu'une seule agence qui acceptait de louer sur deux jours.
Concernant les excursions faites : Tombeaux des rois (juste à côté de l'hôtel) Mosaïques (au port de Pafos) Rocher d'Aphrodite (très belle plage) Marché de Pafos (rien d'exceptionnel, sauf si vous aimez les contrefaçons) Le Troodos en 4x4 (Monastère de Kykkos, très mignon, village d'Omodos, Mont Olympe) Polis, Lakki (rien d'exceptionnel, sauf un très bon restaurant de poissons : Y&P), bains d'Aphrodite (départ d'une très belle balade le long de la côte nord ouest)
Si vous avez des questions, n'hésitez pas ;)
Nous avons voyagé avec Viking Airlines, voyage correct, avec repas gratuit.
La correspondante Antipodes à l'hôtel n'était pas très précise, et manquait de dynamisme. Elle ne nous a pas donné très envie de visiter l'île, ce qui ne nous a pas empêché de faire quelques excursions.
Pour résumer, cet hôtel est confortable, bien situé, avec une belle salle de sport, mais le système « tout-inclus » n’est pas au point, et la restauration est plus digne d’une cantine que d’un hôtel 5*.
Dans le détail :
Hôtel en bon état général (rénové récemment) , avec des chambres OK, même si les matelas sont un peu durs à mon goût.
Bien situé car : - Très proche de Pafos, via deux bus (N°610 et 615) qui passent environ toutes les 15mn, ou même à pied pour le marché de Pafos s’il ne fait pas trop chaud (compter 15 à 20 mn) - Jouxte les tombeaux des rois (compter 7 ou 8mn à pied pour arriver jusqu’à l’entrée) - Point de départ idéal pour Akamas, Troodos, Limassol (en voiture) ou la plage de Coral Bay (via les bus 610 ou 615) - Superettes, restaurants, agences de locations de voiture et agences proposant des excursions en face de l’hôtel. Nous avons réservé un safari dans le Troodos en 4x4 à l’agence Horizon en face de l’hôtel (explications en anglais mais 2 fois moins cher que par notre Tour opérateur pour les mêmes prestations (sauf repas))
Clientèle plutôt familiale, principalement anglaise (normal, nous sommes à Chypre !) et française.
Personnel : Assez hétérogène : - Réception : Accueillants et efficaces, rien à redire. - Bar : plutôt aimables - Restaurants : peu avenants et peu efficaces. A savoir : le personnel de l’hôtel n’est pas du tout francophone, mais parle bien anglais (pour la plupart)
Le système du tout inclus : Il n’est pas au point. En lieu et place des traditionnels bracelets, on vous confie en début de séjour une carte que l’on vous demande de signer. Cette carte est à présenter à chaque commande au bar, au restaurant, snack, salle de sport, etc. On vous demande donc votre numéro de chambre, la carte, et on vous fait signer sur un carnet de commande. C’est long et fastidieux … tout ça parfois pour un simple verre d’eau… Au bar, n’hésitez pas à demander la carte des boissons comprises dans la formule tout inclus, car les premiers jours, ce n’est pas clair du tout …
Restaurants : Ce fut pour nous comme pour d’autres résidents, le gros point faible de l’hôtel. Nourriture très peu variée, et de piètre qualité. Pas de plats chypriotes. Desserts immangeables. Service peu efficace, on peut passer l’arme à gauche de déshydratation, tellement il faut attendre avant d’avoir un simple verre d’eau (toujours ce problème de système de signature). Certains serveurs sont peu aimables.
Bar : Situé en terrasse, avec vue agréable sur la mer. La partie intérieure est moderne et confortable. Cocktails sympa, service sensiblement meilleur qu’au restaurant, même s’il y a toujours ce système de signature. Le service se fait à table et non au bar. C’est là que les animations du soir sont données (musique un peu forte en soirée, il est parfois difficile de discuter)
Snack : Presque pas testé
Salle de sport : C’est sans conteste la plus belle salle qu’il m’ait été donnée de voir lors de mes 7 ou 8 séjours de ce type dans des hôtels. Très complète, on y trouve tout ce qu’un culturiste ou un sportif peut chercher. Il faut dire que c’est un club de fitness. Vous y croiserez donc des locaux aux muscles hypertrophiés. Une table de ping-pong, une petite piscine intérieure et un sauna sont également de la partie.
A propos de sport, deux courts de tennis sont disponibles, avec prêt de matériel (de mauvaise facture) contre caution.
Animations : Discrètes. Une partie de water polo ou de pétanque par ci par là. Le soir, quelques spectacles, ou partie de Bingo pour nos amis anglais. L’animateur est agréable. Également, certains soirs, diffusion d’un film pour les enfants (pas testé mais sûrement en anglais).
Piscine / plage : Piscine un peu petite à mon goût, au vue de la densité d’occupation aux heures « pleines ». Horaires trop restreints (9h30-19h) Prêt de serviettes de plage. Transats (très vite occupés) Pataugeoire. Plage classique qui n’a rien d’exceptionnel. Attention à la mer, la baignade peut s’avérer très dangereuse à cause du courant.
Connexion internet hors de prix : 6,50€/30mn Pour information, au port de Pafos, on trouve pour 1€/20mn, voire moins si on a son laptop.
Attention, au sujet des locations de véhicules, il faut s'engager sur trois jours au minimum. Nous n'avons trouvé qu'une seule agence qui acceptait de louer sur deux jours.
Concernant les excursions faites : Tombeaux des rois (juste à côté de l'hôtel) Mosaïques (au port de Pafos) Rocher d'Aphrodite (très belle plage) Marché de Pafos (rien d'exceptionnel, sauf si vous aimez les contrefaçons) Le Troodos en 4x4 (Monastère de Kykkos, très mignon, village d'Omodos, Mont Olympe) Polis, Lakki (rien d'exceptionnel, sauf un très bon restaurant de poissons : Y&P), bains d'Aphrodite (départ d'une très belle balade le long de la côte nord ouest)
Si vous avez des questions, n'hésitez pas ;)
Bonsoir,
je recherche désespérement un hotel, une pension en dessous de 50€, simple, propre et proche des transports à Chypre. Si vosu avez des adresses........ Merci beaucoup Amicalement isa
je recherche désespérement un hotel, une pension en dessous de 50€, simple, propre et proche des transports à Chypre. Si vosu avez des adresses........ Merci beaucoup Amicalement isa
je pars lundi 2 juillet a chypre + exactement à pahos dans l hotel luca cypria laura beach
je souhaite avoir des infos sur les animations la plage
et également ce qu on visiter à pahos merci d avance😉
et également ce qu on visiter à pahos merci d avance😉
on part en famille, pour les vacances de la Toussaint ds cet hotel avec une location de voiture, quelqu'un du forum est il déjà allé là bas et peut me donner ses impressions générales sur l'hotel, la plage, si on peut se baigner ds cette baie, et ce qu'il ne faut pas manquer aux alentours : on veut bcp vadrouiller !!
est il vrai que le centre de l'ile vers la vallée des cèdres est très long à atteindre en voiture, est ce une route en lacets ?? y pleut il bcp ?
également, peut on envisager, un aller retour avion sur le Caire un journée comme excursion ???
merci pour vos futures réponses 🙂🙂🙂🙂🙂 je prends tout !!
également, peut on envisager, un aller retour avion sur le Caire un journée comme excursion ???
merci pour vos futures réponses 🙂🙂🙂🙂🙂 je prends tout !!
Bonjour
Nous partons à 2 adultes à Chypre les 3 premieres semaines de juillet .Nous y louerons une voiture et ferons du camping avec une tente .Quelqu'un pourrait il me renseigner sur les lieux ou se trouvent des campings sur cette ile .
De meme y a t il des campings sur la partie Nord? Sinon comment fait on (petits hotels pas chers) ?
Merci d'avance
Bonjour, 🙂
Retour d'un circuit d'une semaine à Chypre et Chypre Nord avec plein de bons souvenirs et surtout un temps formidable et toujours un soleil de plomb et un ciel bleu sans nuage.
Ce pays est très riche culturellement et malgré sa petite taille, il y a plein de choses à voir et à faire, ne pas rater la visite d'une journée dans le nord de l'ile qui fait bien sûr partie intégrante de l'histoire du pays.
Les must, Nicosie bien sûr mais aussi Limassol et ces environs, ainsi que Larnaca sans oublié le massif du Troodos et son fameux monastère de Kykkos et la péninsule de l'Akamas et bien sûr la région de Paphos.
Si vous désirer passer un séjour sur cette île, je vous conseille le distric de Paphos et un hôtel à vous conseiller est le Coral Beach Hôtel.
Cordialement
Cordialement
Bonjour
J'ai réservé un voyage A/R à Chypre. Nous nous posons à Ercan et devons relier cet aéroport à un hôtel dans la partie sud de l'ile à Agya Napa. L'agence ne m'a pas prévenue des difficultés pour passer la frontière. Je ne sais pas comment faire, existe t'il des transferts ? bus ? taxi qui relient notre destination ? j'ai appelé l office du tourisme de Chypre qui me dit que c'est illégal et en gros débrouille toi. est ce que quelqu'un peut m'aider ? m'orienter vers un site ? merci beaucoup pour vos réponses
Bonjour
Pour les prochaines vacances de Pâques, j'ai retenu des allers et retours Lyon-Larnaca sur Lufthansa. Seul petit problème : partant de Lyon vers 19 h, j'arrive (théoriquement) à Chypre à 2 h 15. D'une part, ça ne doit pas être évident d'arriver dans un hôtel vers 3 h du matin, et d'autre part je me dis que si on va se coucher à cette heure-là, on n'est pas debout avant midi (dommage, non ? On ne va pas à Chypre pour dormir.) D'un autre côté, attaquer en quelque sorte la journée à 3 h, en n'ayant dormi que très peu, sans doute, dans l'avion, ça ne me tente pas beaucoup non plus... Même chose au retour : je reprends l'avion à 3 h 20 (et donc je suis à l'aéroport vers 1 h) ; ça ne vaut pas vraiment le coup de payer une chambre d'hôtel pour en partir à minuit ! Quelqu'un a sans doute connu cette situation : comment l'avez-vous résolue ? peut-on (essayer de) dormir à l'aéroport ? Y a-t-il à Larnaca un hôtel pas cher où l'on peut arriver à n'importe quelle heure (et repartir idem) ? Ah ! doux Jésus, qu'est-ce qu'on en a, des problèmes tragiques, hein, ma brav'dame, m'en parlez pas !... En tout cas, merci d'avance pour les bons tuyaux.
Pour les prochaines vacances de Pâques, j'ai retenu des allers et retours Lyon-Larnaca sur Lufthansa. Seul petit problème : partant de Lyon vers 19 h, j'arrive (théoriquement) à Chypre à 2 h 15. D'une part, ça ne doit pas être évident d'arriver dans un hôtel vers 3 h du matin, et d'autre part je me dis que si on va se coucher à cette heure-là, on n'est pas debout avant midi (dommage, non ? On ne va pas à Chypre pour dormir.) D'un autre côté, attaquer en quelque sorte la journée à 3 h, en n'ayant dormi que très peu, sans doute, dans l'avion, ça ne me tente pas beaucoup non plus... Même chose au retour : je reprends l'avion à 3 h 20 (et donc je suis à l'aéroport vers 1 h) ; ça ne vaut pas vraiment le coup de payer une chambre d'hôtel pour en partir à minuit ! Quelqu'un a sans doute connu cette situation : comment l'avez-vous résolue ? peut-on (essayer de) dormir à l'aéroport ? Y a-t-il à Larnaca un hôtel pas cher où l'on peut arriver à n'importe quelle heure (et repartir idem) ? Ah ! doux Jésus, qu'est-ce qu'on en a, des problèmes tragiques, hein, ma brav'dame, m'en parlez pas !... En tout cas, merci d'avance pour les bons tuyaux.
Bonjour à tous les voyageurs,
J'ai longuement cherché et lu les discussions déjà postées notamment sur Chypre.
C'est compliqué, et je ne trouve pas vraiment de réponse absolument affirmative, tout reste plus ou moins dans le "flou".
Du coup, je me décide à présenter mon projet, pour voir s'il est et comment il est réalisable.
Date : été 2014. Comment : en moto, et en solo. Voyage : .... Bulgarie, Istanbul, Grèce ... But : Profiter de mon passage à Istanbul pour faire un crochet et visiter Chypre, Rhodes et la Crète en passant, avant de poursuivre en Grèce.
Route désirée : Turquie (Istanbul) - Chypre - Rhodes - Crète - Grèce continentale (Péloponnèse).
Précision : seules m'intéressent des traversées en bateau, ET avec ma moto.
1 - Chypre. Il n'existe plus aucune liaison en ferry depuis Chypre vers la Grèce, quelle que soit la partie de Chypre de départ (nord ou sud, turque ou grecque).
Ce qui signifie que Chypre ne se visite, en ferry avec moto, qu'en aller-retour depuis la Turquie.
Si j'ai bien tout compris, il n'existe que deux ferry qui partent de Turquie pour Chypre (Nord, évidemment). Tasucu/Turquie-Girne/Chypre Nord et Alanya/Turquie-Girne/Chypre Nord. Malheureusement, seule la ligne Tacusu-Girne offre le passage de véhicules. Du coup, pas trop le choix.... Pire : ce ferry ne traverse qu'une seule fois par semaine, départ le mercredi à 24h, durée de la traversée 7 heures, ce qui donne une arrivée sur Chypre à 7 heures le jeudi matin. De même, un seul retour par semaine, départ de Girne le mardi à 17 heures, même durée, ce qui donne une arrivée à Tasucu à minuit.... pas très cool comme horaire pour débarquer à Tacusu.
Donc, obligation de demeurer sur Chypre du jeudi matin au mardi après-midi, soit 5 nuits sur Chypre.
Deuxième problème. Si je veux aller sur Chypre, comme tous les voyageurs, c'est évidemment pour visiter les deux parties de l'île. Je compte donc passer de l'une à l'autre partie de l'île par la route, avec ma moto, bien évidemment. De toutes les discussions lues, une seule paraissait affirmative sur cette possibilité. Des tas d'autres disent qu'il n'est pas accepté de venir du nord vers le sud, et d'autres qu'il n'est pas possible de rester plus de quelques heures dans la partie nord en venant du sud (mais peut-être est-ce seulement pour les autochtones).
Donc, vous l'avez compris : j'aimerais avoir le témoignage de voyageurs l'ayant réellement fait (passage du nord au sud et du sud au nord avec véhicule). Si c'est possible, alors oui, j'irai visiter cette île. Sinon, je laisse tomber.
2 - Rhodes. (dans le Dodécanèse) Depuis la Turquie, je trouve 3 ferrys possibles : Bodrum, Marmaris et Fethiye. Malheureusement, et sauf erreur de ma part, seul le ferry de Marmaris propose le transport de véhicules, et donc de ma moto, hi hi hi. 2h15 de traversée avec ce ferry. Deux départs quotidiens : 9h et 16h30
Est-ce correct ? Qui dit mieux ?
3- Crète Depuis Rhodes, puisque j'y suis (enfin !) arrivé (?) .... Une seule compagnie : Anek Lines Semble faire du cabotage, deux fois par semaine. Rhodes-Sitia (Crète)-Heraklion (Crète) Donc, je choisis Sitia en Crète, pour diminuer la durée de traversée. De plus, c'est mieux, car ce port est situé à l'extrême est de la Crète, et ce qui est préférable quand on veut, comme moi, visiter toute l'île, de commencer par un bout.... Les "TimeTable" ne sont pas claires pour moi. Si quelqu'un peut me dire exactement quels sont les jours et heures de départ, pour programmer efficacement le circuit.
4- vers la Grèce (continent) Retour par le Péloponnèse. Je n'ai trouvé qu'une seule ligne, L.A.N.E. Lines. Et seulement un voyage par semaine pour le Péloponnèse, le samedi, départ de Kissamos/Crète, arrivée à Gythio/Péloponnèse via Antikythira et Khytira, à minuit là aussi, pas cool.... C'est quoi, ces horaires de "ouf", serait-ce pour obliger les gens à réserver un hôtel ?
Connaissez-vous d'autres lignes ?
Donc, le plan serait, si mes recherches sont correctes : - Istanbul à Tacusu en Turquie (environ 1.300 bornes, mine de rien). - Chypre par ferry Tacusu-Girne un mercredi à minuit (pas cool...) - Visite de Chypre jusqu'au mardi après-midi (ça, c'est sympa). - Retour Girne-Tasucu sur le continent turc le mardi de la semaine suivante, arrivée à minuit à Tasucu (pas cool). - Route vers Marmaris le mercredi et le jeudi (800 bornes, quand même !). - Marmaris-Rhodes le jeudi (chaud chaud....) - Visite de Rhodes (cool). - De Rhodes vers la Crète : quel jour, pas clair du tout ? - Viste de la Crète (cool). - Crète-Péloponnèse.... ferry le samedi soir, ça me semble très compromis de faire ça dans la foulée la même semaine, je ne me vois pas visiter la Crète en une seule journée, à supposer seulement que j'y sois arrivé avant le samedi, ce qui n'est pas gagné ! (pas cool).
Au final, je trouve l'entreprise fort coûteuse en temps, et bien difficile ! J'espère que vous allez me dévoiler des secrets.
Sinon, je crois bien que je vais faire l'impasse sur ces îles.
Amicalement à tous, et merci d'avance pour tous vos efforts en vue de m'aider à solutionner ce merveilleux (pour les pays concernés) sac d'embûches.
Date : été 2014. Comment : en moto, et en solo. Voyage : .... Bulgarie, Istanbul, Grèce ... But : Profiter de mon passage à Istanbul pour faire un crochet et visiter Chypre, Rhodes et la Crète en passant, avant de poursuivre en Grèce.
Route désirée : Turquie (Istanbul) - Chypre - Rhodes - Crète - Grèce continentale (Péloponnèse).
Précision : seules m'intéressent des traversées en bateau, ET avec ma moto.
1 - Chypre. Il n'existe plus aucune liaison en ferry depuis Chypre vers la Grèce, quelle que soit la partie de Chypre de départ (nord ou sud, turque ou grecque).
Ce qui signifie que Chypre ne se visite, en ferry avec moto, qu'en aller-retour depuis la Turquie.
Si j'ai bien tout compris, il n'existe que deux ferry qui partent de Turquie pour Chypre (Nord, évidemment). Tasucu/Turquie-Girne/Chypre Nord et Alanya/Turquie-Girne/Chypre Nord. Malheureusement, seule la ligne Tacusu-Girne offre le passage de véhicules. Du coup, pas trop le choix.... Pire : ce ferry ne traverse qu'une seule fois par semaine, départ le mercredi à 24h, durée de la traversée 7 heures, ce qui donne une arrivée sur Chypre à 7 heures le jeudi matin. De même, un seul retour par semaine, départ de Girne le mardi à 17 heures, même durée, ce qui donne une arrivée à Tasucu à minuit.... pas très cool comme horaire pour débarquer à Tacusu.
Donc, obligation de demeurer sur Chypre du jeudi matin au mardi après-midi, soit 5 nuits sur Chypre.
Deuxième problème. Si je veux aller sur Chypre, comme tous les voyageurs, c'est évidemment pour visiter les deux parties de l'île. Je compte donc passer de l'une à l'autre partie de l'île par la route, avec ma moto, bien évidemment. De toutes les discussions lues, une seule paraissait affirmative sur cette possibilité. Des tas d'autres disent qu'il n'est pas accepté de venir du nord vers le sud, et d'autres qu'il n'est pas possible de rester plus de quelques heures dans la partie nord en venant du sud (mais peut-être est-ce seulement pour les autochtones).
Donc, vous l'avez compris : j'aimerais avoir le témoignage de voyageurs l'ayant réellement fait (passage du nord au sud et du sud au nord avec véhicule). Si c'est possible, alors oui, j'irai visiter cette île. Sinon, je laisse tomber.
2 - Rhodes. (dans le Dodécanèse) Depuis la Turquie, je trouve 3 ferrys possibles : Bodrum, Marmaris et Fethiye. Malheureusement, et sauf erreur de ma part, seul le ferry de Marmaris propose le transport de véhicules, et donc de ma moto, hi hi hi. 2h15 de traversée avec ce ferry. Deux départs quotidiens : 9h et 16h30
Est-ce correct ? Qui dit mieux ?
3- Crète Depuis Rhodes, puisque j'y suis (enfin !) arrivé (?) .... Une seule compagnie : Anek Lines Semble faire du cabotage, deux fois par semaine. Rhodes-Sitia (Crète)-Heraklion (Crète) Donc, je choisis Sitia en Crète, pour diminuer la durée de traversée. De plus, c'est mieux, car ce port est situé à l'extrême est de la Crète, et ce qui est préférable quand on veut, comme moi, visiter toute l'île, de commencer par un bout.... Les "TimeTable" ne sont pas claires pour moi. Si quelqu'un peut me dire exactement quels sont les jours et heures de départ, pour programmer efficacement le circuit.
4- vers la Grèce (continent) Retour par le Péloponnèse. Je n'ai trouvé qu'une seule ligne, L.A.N.E. Lines. Et seulement un voyage par semaine pour le Péloponnèse, le samedi, départ de Kissamos/Crète, arrivée à Gythio/Péloponnèse via Antikythira et Khytira, à minuit là aussi, pas cool.... C'est quoi, ces horaires de "ouf", serait-ce pour obliger les gens à réserver un hôtel ?
Connaissez-vous d'autres lignes ?
Donc, le plan serait, si mes recherches sont correctes : - Istanbul à Tacusu en Turquie (environ 1.300 bornes, mine de rien). - Chypre par ferry Tacusu-Girne un mercredi à minuit (pas cool...) - Visite de Chypre jusqu'au mardi après-midi (ça, c'est sympa). - Retour Girne-Tasucu sur le continent turc le mardi de la semaine suivante, arrivée à minuit à Tasucu (pas cool). - Route vers Marmaris le mercredi et le jeudi (800 bornes, quand même !). - Marmaris-Rhodes le jeudi (chaud chaud....) - Visite de Rhodes (cool). - De Rhodes vers la Crète : quel jour, pas clair du tout ? - Viste de la Crète (cool). - Crète-Péloponnèse.... ferry le samedi soir, ça me semble très compromis de faire ça dans la foulée la même semaine, je ne me vois pas visiter la Crète en une seule journée, à supposer seulement que j'y sois arrivé avant le samedi, ce qui n'est pas gagné ! (pas cool).
Au final, je trouve l'entreprise fort coûteuse en temps, et bien difficile ! J'espère que vous allez me dévoiler des secrets.
Sinon, je crois bien que je vais faire l'impasse sur ces îles.
Amicalement à tous, et merci d'avance pour tous vos efforts en vue de m'aider à solutionner ce merveilleux (pour les pays concernés) sac d'embûches.
Bonjour à tous,
Je souhaiterai me rendre à Paphos à Chypres avec ma compagne au mois de mai. Je voulais savoir quelles sont les compagnies aériennes qui desservent cet aéroport, en partance de Paris, de Strasbourg, ou d'Allemagne, comme Baden- Baden. Y a t'il des compagnies Low-cost à partir de Bâle ?
Je voudrai également réserver un hébergement sur 15 jours (location) Savoir si je dois penser à louer une voiture ? en tenant compte que je tiens à visité une partie de cette ile. Au fait, peut-on y pratiquer la randonnée ? Si oui, où ?
Je vais bien entendu m'acheter un guide papier pour étudier l'ensemble d'un peu plus près.
Tous vos conseils seront les bienvenus, surtout les monastères et sites anciens.
Merci d'avance.
Marco.
Marco.
Bonjour!
Je pars à proximité de Gime pour une semaine. J'aimerais savoir si il est préférable de changer ses euros avant de partir ou sur place? J'ai aussi lu sur ce forum qu'il est possible de payer en euro. Quelle est la meilleure solution?
Aussi, combien faut il compter pour manger simplement dans le coin?
Enfin, si quelqu'un a des bons plans, des suggestions, je suis preneuse! :)
Merci d'avance
Je pars à proximité de Gime pour une semaine. J'aimerais savoir si il est préférable de changer ses euros avant de partir ou sur place? J'ai aussi lu sur ce forum qu'il est possible de payer en euro. Quelle est la meilleure solution?
Aussi, combien faut il compter pour manger simplement dans le coin?
Enfin, si quelqu'un a des bons plans, des suggestions, je suis preneuse! :)
Merci d'avance
Bonjour à toutes et tous,
Je suis en train de préparer un voyage que je compte faire à Chypre en janvier ou février 2011 pour une durée de 2 ou 3 semaines.
J'irai en chypre du nord. J'aimerais savoir si il peut y avoir des echanges de logement si des sites le propose pour qu une personne de là bas viennent visiter la capitale francaise et que j aille chez eux ou alors trouver un hebergement chez l habitant ou hotel non touristique donc moins cher.
Ensuite j'aimerais svoir au niveau des billets d avion combien cela couterait et quand faut il les acheter 1 an a l avance ou au dernier moment?
Merci d vos reponses
A bientot Natacha
Je suis en train de préparer un voyage que je compte faire à Chypre en janvier ou février 2011 pour une durée de 2 ou 3 semaines.
J'irai en chypre du nord. J'aimerais savoir si il peut y avoir des echanges de logement si des sites le propose pour qu une personne de là bas viennent visiter la capitale francaise et que j aille chez eux ou alors trouver un hebergement chez l habitant ou hotel non touristique donc moins cher.
Ensuite j'aimerais svoir au niveau des billets d avion combien cela couterait et quand faut il les acheter 1 an a l avance ou au dernier moment?
Merci d vos reponses
A bientot Natacha
Bonjour,
Quelqu'un aurait-il des tuyaux, adresses, contacts pour faire un tour en République turque de Chypre du Nord en dehors des complexes balnéaires et des casinos ?
Michel
Quelqu'un aurait-il des tuyaux, adresses, contacts pour faire un tour en République turque de Chypre du Nord en dehors des complexes balnéaires et des casinos ?
Michel
Salut à tous,
J'ai passé l'été dernier en 2006 dix jours idylliques à Chypre (Nord et Sud) et je voudrais juste faire profiter les futurs routards de quelques tuyaux, car tous les guides que j'avais étaient périmés sur un point précis ; il est possible d'aller à Chypre-Nord avec sa voiture de location ; il suffit de payer une assurance à la frontière (de mémoire 30 euros) pour 3 ou 4 jours ; la frontière du Ledra Palace à Nicosie est seulement piétonne : un peu plus loin se trouve un poste-frontière pour les voitures ; pour visiter Famagouste et Salamine, il y a un autre poste-frontière pour les voitures ; donc inutile de repasser chaque fois par Nicosie. A Chypre-Nord, je recommande : le château de St-Hilarion, la vieille ville de Famagouste, le vieux-port de Kyrénia et, surtout, l'abbaye de Bellapaïs qui est un enchantement ; la visite de Chypre me semblerait incomplète sans les sites du Nord qui sont vraiment très beaux ; il faut simplement, si on le peut, faire abstraction de la situation douloureuse des gans chassés de chez eux ; en dix jours, nous sommes allés à Chypre-Nord 3 fois ; on entre et on sort comme on veut ; suffit de montrer le passeport ; attention aux achats : 134 euros et 2 paquets de clopes (pas 2 cartouches, 2 paquets nuance !). Les douaniers du sud contrôlent au retour et la marchandise au-delà est saisie (et fumée !).
Pays très beau (Nord comme Sud), réseau routier en excellent état et gratuit, sites vraiment splendides, accueil très attentionné, bref un régal ; et pour finir le Nissi Beach Hotel à Ayia Napa dont le jardin est un enchantement.
Je me tiens à votre disposition pour ceux qui veulent des renseignements sur le Nord et le Sud, tout aussi beaux et séduisants,
Marrucin.
J'ai passé l'été dernier en 2006 dix jours idylliques à Chypre (Nord et Sud) et je voudrais juste faire profiter les futurs routards de quelques tuyaux, car tous les guides que j'avais étaient périmés sur un point précis ; il est possible d'aller à Chypre-Nord avec sa voiture de location ; il suffit de payer une assurance à la frontière (de mémoire 30 euros) pour 3 ou 4 jours ; la frontière du Ledra Palace à Nicosie est seulement piétonne : un peu plus loin se trouve un poste-frontière pour les voitures ; pour visiter Famagouste et Salamine, il y a un autre poste-frontière pour les voitures ; donc inutile de repasser chaque fois par Nicosie. A Chypre-Nord, je recommande : le château de St-Hilarion, la vieille ville de Famagouste, le vieux-port de Kyrénia et, surtout, l'abbaye de Bellapaïs qui est un enchantement ; la visite de Chypre me semblerait incomplète sans les sites du Nord qui sont vraiment très beaux ; il faut simplement, si on le peut, faire abstraction de la situation douloureuse des gans chassés de chez eux ; en dix jours, nous sommes allés à Chypre-Nord 3 fois ; on entre et on sort comme on veut ; suffit de montrer le passeport ; attention aux achats : 134 euros et 2 paquets de clopes (pas 2 cartouches, 2 paquets nuance !). Les douaniers du sud contrôlent au retour et la marchandise au-delà est saisie (et fumée !).
Pays très beau (Nord comme Sud), réseau routier en excellent état et gratuit, sites vraiment splendides, accueil très attentionné, bref un régal ; et pour finir le Nissi Beach Hotel à Ayia Napa dont le jardin est un enchantement.
Je me tiens à votre disposition pour ceux qui veulent des renseignements sur le Nord et le Sud, tout aussi beaux et séduisants,
Marrucin.
Quelqu'un est-il allé en chypre du nord (République Turque de Chypre du Nord) ? Nous souhaitons intégrer cette destination dans le cadre d'un voyage de 3 semaines en Turquie au mois d'août. Le problème c'est que personne ne commercialise çà.
Par ailleurs, toujours dans ce même cadre, nous aimerions passer quelques jours en Cappadoce. On a vu pas mal d'hôtels sympas du style "Museum Hotel" qui ont l'air de bien s'intégrer au paysage. Quels hôtels dans ce style peuvent valoir le coup dans cette zone géographique ?
Merci !
Par ailleurs, toujours dans ce même cadre, nous aimerions passer quelques jours en Cappadoce. On a vu pas mal d'hôtels sympas du style "Museum Hotel" qui ont l'air de bien s'intégrer au paysage. Quels hôtels dans ce style peuvent valoir le coup dans cette zone géographique ?
Merci !
Bonjour,
en vacances pour quelques jours à Chypre, nous souhaiterions faire une excursion dans le Nord pour la journée (nous devons malheureusement être rentrée le soir même sur Nicosie)
Quelles sont les possibilités pour faire en une journée l'itinéraire: Nicosie - Kyrenia - Famagusta - Nicosie ?
Il faut mieux prévoir un tour organisé?
Merci d'avance.
Z
Bonjour,
Beaucoup d'informations contradictoires et périmées circulent sur les possibilités de rentrer à Chypre Sud en étant arrivés par Chypre Nord. Un guide récent que je viens d'acheter fait état soit de l'impossibilité de se rendre au Sud si l'on est arrivé sur l'île par le Nord, soit du risque d'une "amande" (sic !) Nous comptons nous rendre en mai prochain à Chypre avec notre camping-car par la Turquie et le ferry Tasucu - Kyrenia (Girne), passer quelques jours au Nord, visiter ensuite au Sud et retourner en Turquie par le Nord et le même ferry. Est-ce actuellement possible ?
Merci pour vos réponses
Michel
Beaucoup d'informations contradictoires et périmées circulent sur les possibilités de rentrer à Chypre Sud en étant arrivés par Chypre Nord. Un guide récent que je viens d'acheter fait état soit de l'impossibilité de se rendre au Sud si l'on est arrivé sur l'île par le Nord, soit du risque d'une "amande" (sic !) Nous comptons nous rendre en mai prochain à Chypre avec notre camping-car par la Turquie et le ferry Tasucu - Kyrenia (Girne), passer quelques jours au Nord, visiter ensuite au Sud et retourner en Turquie par le Nord et le même ferry. Est-ce actuellement possible ?
Merci pour vos réponses
Michel
Bonjour,
Nous recherchons des personnes ayant parcouru la Chypre en camping car. Par où êtes vous arrivés ? Peut on passer du sud au nord sans trop de difficultés ? Autres conseils ...
merci d'avance,
Sophie
Nous recherchons des personnes ayant parcouru la Chypre en camping car. Par où êtes vous arrivés ? Peut on passer du sud au nord sans trop de difficultés ? Autres conseils ...
merci d'avance,
Sophie
Bonjour,
Je pars à Chypre demain, et j'aimerais éclaircir un point concernant l'assurance demandée pour passer côté Turc avec une voiture de location.
En effet, je prends une voiture de location à Larnaca et j'ai prévu un circuit passant par Chypre du nord et République de Chypre.
Je viens de lire dans le Lonely planet qu'il faut prendre une assurance spéciale pour le côté turc, mais que celle-ci ne couvre que les dommages aux tiers et pas les nôtres.
Je ne vois pas alors l’intérêt de la prendre puisque nous avons double assurance par la responsabilité civile et notre couverture carte visa. Quelqu'un est-il assez calé sur le sujet pour m'apporter des précisions... ?
Merci
Anne
Une semaine à Chypre avril 2012
Nous sommes partis pour une semaine à Chypre, île de quelques 9100 kilomètres carrés et possédant une population d’un peu plus d’un million d’habitants. Nous avons choisi cette destination car à cette époque de l’année nous voulions aller dans une contrée où il ne ferait pas très froid. Et comble de l’ironie, cette sélection, car je ne voulais pas aller en Ecosse à cause de la conduite à gauche ! Tout voyage est toujours enrichissant, même si ce que l’on découvre est presque à l’opposé de ce qu’on imaginait dans ses rêves. Mais j’ai bien conscience qu’en une semaine il est illusoire de vouloir se faire une idée définitive d’un pays, même s’il s’agit d’une île de petite taille. Cependant je vais livrer les impressions que j’ai ressenties durant cette période, bien que de nombreux endroits comme la vallée des cèdres ou la zone turque, hors Nicosie me restent inconnus. Nous avons parcouru avec notre voiture de location un peu moins de mille kilomètres, ce qui nous a permis néanmoins de se faire une assez bonne idée de l’île.
Lundi 9 avril Nous voilà donc débarquant à la nuit tombée à Larnaka. Nous y sommes attendus, on nous remet les différents documents de notre voyage prévoyant sept nuits sur place, deux à Larnaka, deux à Limassol et trois à Paphos. Ces formalités vite expédiées, nous prenons possession de notre véhicule de location, une Ford focus. Elle se révélera être un véritable veau, pas plus de 110 sur autoroute et dans les nombreuses côtes de l’île souvent nous nous traînerons à moins de cinquante à l’heure. Mais ce ne sera pas plus mal, car on circule à gauche et les autochtones ont tendance à rouler très mal et se garent n’importe comment. Donc la prudence sera de mise à chaque instant. Ce premier soir nous voilà partis du parking des voitures de location à la recherche de notre hôtel quelque part dans Larnaka. Cela me fait bizarre, ce véhicule avec volant à droite et levier de vitesses à gauche. Les premiers kilomètres nécessitent une accoutumance. En effet, je ne suis pas du tout habitué à passer les vitesses de la main gauche. Ce n’est pas brillant au début, et Adrien mon passager avant se charge de manœuvrer ce satané levier de vitesses. Les quelques dix kilomètres pour se rendre à notre hôtel en bord de mer en pleine ville nous demandent quelques tours et détours. S’engager dans des grands ronds-points par la gauche me fait violence mais enfin il faudra s’y faire. Nous voilà enfin arrivés. La partie de la ville où nous nous trouvons n’a aucune caractéristique, lieu de tourisme sans cachet ressemblant à tout ce que l’on peut trouver, là où la mondialisation s’est installée. Notre hôtel, deux étoiles, se dénomme les palmiers, notre chambre donne sur une ruelle glauque, très bruyante, un café genre dancing distille ses braillements et les clients quelque peu éméchés nous gratifient de leurs cris et rires lorsqu’ils quittent l’endroit ou tout simplement lorsqu’ils s’en grillent une devant. Mardi 10 La nuit fut cependant acceptable. La salle de restauration pour le petit déjeuner était belle et claire avec vue sur la mer. Pour notre première journée nous décidons d’aller visiter la capitale Nicosie, avant de rejoindre Limassol, où nous séjournerons deux nuits. Nous empruntons l’autoroute et en quelques quatre-vingt kilomètres nous voilà rendus dans la dernière ville au monde à être partagée entre deux pays. En effet, en 1974 les Turcs ont envahi la partie nord de l’île et l’occupent toujours. Nous laissons la voiture dans un parking dans la zone grecque et partons en direction de l’un des différents points de passage à pied. Là, nous nous mêlons aux touristes qui attendent pour se faire délivrer le papier qui permettra de passer de l’autre côté. Les douanières turques me font penser à certaines grosses matrones croisées dans les administrations des pays de l’est ! Mais tout se passe rapidement et munis de notre sésame nous franchissons la ligne verte et nous trouvons brusquement dans une ambiance beaucoup plus balkanique et orientale. Nous avons pris le temps de visiter quelques bâtiments, un ancien caravansérail transformé en centre commercial, une mosquée construite à partir d’une église, un peu à la manière de Sainte Sophie à Istanbul. Dans un restaurant turc dont la terrasse était envahie de chats nous nous sommes restaurés et reposés. Avant de quitter la ville, une promenade nous a perdus dans les vieux quartiers turcs, qui par leur architecture me rappelaient un peu les villes albanaises. Une dernière visite de mosquée dans la partie grecque, je suis intrigué par une grosse horloge sous laquelle de nombreuses heures sont affichées. Piqué de curiosité, je m’adresse à l’imam qui me renseigne, il s’agit des heures de prière. Chaque jour elles sont modifiées en se calquant sur les horaires du lever et du coucher du soleil. Il est temps de retourner à la voiture pour prendre la route de Limassol. Nous commençons par prendre une mauvaise direction, une route assez étroite et très passante, une circulation rapide, les distances de sécurité complètement ignorées, et tout cela en circulant à gauche, un vrai cauchemar ! Nous finissons par nous retrouver et prendre l’autoroute. Rouler dans ces conditions est très fatigant. Heureusement, les parcours ne sont jamais bien longs. Après une heure de route et quelques quatre-vingt kilomètres nous rejoignons Limassol. Notre hôtel ne se trouve pas très loin du bord de mer, dans un immense espace de blocs en béton d’une quinzaine d’étages. Très surprenant, nous qui pensions visiter une île ayant gardé son cachet de petits ports de la Méditerranée ! Nous sommes bien installés, mais une fois de plus nous réalisons la défiguration consécutive à la construction débridée. Je commence à vraiment comprendre les Corses qui s’opposent avec acharnement et parfois avec violence aux promoteurs, prêts à toutes les défigurations pour gagner toujours plus d’argent. Le buffet de l’hôtel est gargantuesque, et bien entendu nous ne savons pas nous réfréner et nous empiffrons. Ces vacances, où tous les soirs et tous les matins nous sommes tentés par d’énormes tas de victuailles, sont d’autant plus terribles que nous ne savons absolument pas y résister ! Aïe ! Aïe ! Aïe! Où sont nos vœux pieux d’écologie ! Mercredi 11 Nous avons la journée entière pour rayonner autour de Limassol. Dans un premier temps nous nous dirigeons vers la presqu’île à l’ouest de la ville. Là se trouve un salar. Chouette ! Cela me rappellera la Bolivie et ses vastes étendues de sel. Mais à cette époque de l’année, il s’agit d’un grand lac, le long duquel nous nous déplaçons en voiture sur un sol dur, compacté par les roues des véhicules. Nous sommes pratiquement seuls, pas un être humain en vue. En bord de mer, un bar restaurant. Nous y faisons halte pour prendre un café. Une pluie diluvienne, comme seules les régions méditerranéennes en ont le secret, s’abat. Du toit une véritable cascade descend dans un grand fracas, phénomène très impressionnant, bien qu’il soit de courte durée. Les couleurs de la mer et du ciel sont extraordinaires, présentant toutes les gammes du blanc au gris anthracite. Nous ne pouvons aller au bout de cette presqu’île, en effet une base militaire anglaise y est installée. De grandes clôtures en barrent donc l’accès. Le nombre de militaires britanniques semble important, nous verrons d’autres installations de grandes dimensions. Nous quittons ce petit bout de terre désert, après avoir bien sali notre voiture de projections d’eau sableuse et boueuse. Nous prenons la direction du site archéologique de Kourion, qui se situe à une quinzaine de kilomètres à l’ouest. Chaque fois que l’altitude est faible, la campagne chypriote regorge d’arbres fruitiers, tout particulièrement les oranges y pullulent. A l’intérieur des villes, par endroits les trottoirs sont jonchés de ces fruits tombés. Le site archéologique est de toute beauté, perché sur des monticules permettant une vue extraordinaire sur la côte escarpée qui s’étend en contrebas. Lieu majeur de l’île, nous n’y sommes bien évidemment pas seuls. Les mosaïques, bien protégées sont conservées dans de bonnes conditions et se révèlent magnifiques. Nous aurons l’occasion d’en voir d’autres de tout premier plan à Paphos. Le ciel tourmenté permet des contrastes particulièrement esthétiques entre colonnes de pierre, mer et nuages. Un temps incertain peut parfois apporter le désagrément de la pluie, mais généralement la nature et les sites sont mis en valeur autrement mieux que sous un ciel d’azur, qui uniformise les couleurs et les rend ternes. A près cette visite, nous nous arrêtons dans un village où nous déjeunons dans un restaurant tenu par une anglaise. Nous découvrons le mezzé, menu particulièrement copieux, les plats de viandes et de crudités défilent, défilent presqu’à l’infini ! On peut en compter une trentaine ! En ce qui nous concerne, ils étaient un peu moins nombreux, mais en comptabilisant les différentes sauces, multiples légumes et viandes, cela devait faire le compte. Puis retour à Limassol où nous retrouvons notre hôtel 4 étoiles, logé dans son immense barre d’immeubles. Cela doit sans doute donner un avant-goût d’une visite dans les pays du Golfe. Cela me rappelle aussi la période où j’ai travaillé en Arabie Saoudite ! Afin de parfaire notre digestion et faire un peu d’exercice physique nous partons pour une longue promenade le long du bord de mer. Large esplanade, sur laquelle court une piste cyclable, nous nous déplaçons entre mer et béton. Sur l’eau de nombreux bateaux, sans doute pétroliers et transports de fret, sont ancrés et attendent sagement leur tour de rejoindre le port. Nous sommes en pleine semaine pascale et de gros œufs sont disposés en un vaste champ. Nous aurons l’occasion d’en voir à plusieurs reprises. Notre randonnée nous conduit dans la vieille ville en pleins travaux. Il est étonnant de voir une multitude de gros véhicules souvent neufs, BMW, Porsche Cayenne, Audi etc. La crise européenne, voire mondiale, ne frappe manifestement pas tous les Chypriotes ! Peut-être s’agit-il de riches étrangers résidant sur l’île ?
Jeudi 12 Ce troisième jour à Chypre, notre exploration nous conduit en son centre. Le point culminant se dénomme le Mont Olympe et il atteint presque les deux mille mètres d’altitude. Lorsque l’avion était en approche de l’aéroport de Larnaka, nous l’avons survolé, il était encore bien enneigé. La route que nous prenons n’est pas trop passante et la conduite n’est pas pénible, mais demande cependant de l’attention. En effet, dès que je passe en mode réflexe, j’ai tendance à me mettre à conduire à droite. A plusieurs reprises le passager avant, et parfois l’une des passagères arrière, me rappellent qu’il faut rester à gauche. Je me souviens de ce jour en Ecosse, il y a déjà bien longtemps, sans la présence d’esprit de mon fils qui m’avait pris le volant, car à ses injonctions « à gauche Papa », je tournais stupidement la tête et cherchais du regard quelque curiosité naturelle, ça se serait très mal terminé ! Alors, devant mon incompréhension mon fils dans une courbe sans visibilité avait ramené la voiture à gauche d’un coup de volant, et quelques secondes après nous croisions un véhicule se déplaçant à vive allure. On l’avait échappé belle. Cela m’avait profondément marqué et depuis je n’aime pas du tout devoir conduire dans les pays où l’on roule à gauche. Nous voilà dans la neige, à la petite station de ski au pied du Mont Olympe, effectivement le manteau neigeux est encore épais. Le lieu n’est pas très caractéristique, quelques bâtiments modernes. Nous nous arrêtons prendre un café. De ce promontoire, nous bénéficions d’une vue panoramique. Devant nous jusqu’à la mer à une cinquantaine de kilomètres, la montagne déroule ses pentes couvertes de pins, de façon régulière. Aucune paroi rocheuse ne vient apporter une touche montagnarde à cet immense déroulé d’arbres. Ensuite, nous partons à la découverte des villages qui s’accrochent sur ces montagnes. Nous ne leur trouvons pas un charme particulier, ni par leur situation ni par leur agencement ni leur architecture. Cependant, nous aurons le plaisir de visiter deux vieilles églises orthodoxes, dont les fresques multi centenaires sont de toute beauté et dans un bel état de conservation. Dans le village de Pedoulas nous déjeunons, comme d’habitude de façon presque pantagruélique. Mais je fais particulièrement attention au vin, car outre la réglementation, conduite à gauche oblige, je dois redoubler de précaution. Nous prenons la route de Paphos, à travers la montagne par un chemin sinueux sans trop de circulation. Non décidément les paysages, bien que sauvages, ne m’enthousiasment pas. Cela me fait un peu penser à la garrigue entre la vallée du Rhône et Nîmes. Pas de grandes parois pour rehausser ces vastes moutonnements couverts de végétation méditerranéenne. Je suis peut-être sévère, mais c’est ce que je ressens. Quelques kilomètres avant la ville de notre destination nous rejoignons l’autoroute et rapidement nous sommes dans la circulation de l’agglomération. Nous avons quelque peine à trouver notre lieu de chute pour les trois nuits à venir. Il ne s’agit pas d’un hôtel, mais d’un petit appartement dans un village de vacances. Exactement ce que nous n’aimons pas, Danielle semble catastrophée ! Décidément nous sommes bien formatés et pas faciles à contenter. Bon enfin, pour nous consoler, les buffets seront toujours aussi copieux et nous nous situons juste entre deux sites archéologiques que nous irons visiter sans prendre la voiture. D’autre part, la mer est toute proche, bien que nous ne la voyions pas. Cela me donnera l’occasion d’aller y jeter ma canne à pêche et d’attraper quelques poissons aux couleurs vives, comme la Méditerranée en recèle tant. Mais très précautionneusement je les décrocherai et leur rendrai leur liberté, d’ailleurs ils ne demanderont pas leur reste pour s’enfuir non à tire-d’aile mais à « tire-nageoire ».
Vendredi 13 Ouille ! Vendredi 13, heureusement aujourd’hui nous ne prévoyons que des déplacements à pied, car superstition et conduite à gauche doivent probablement constituer un mélange détonnant, que je n’ai pas envie d’expérimenter ! Nous partons donc à pied pour le site archéologique des tombeaux des rois. Nom qui pourrait prêter à sourire, car justement il n’y a jamais eu le moindre os de roi enseveli dans ce lieu. Ce nom est dû à la grandeur des constructions. Il s’agit en fait des riches de ces époques lointaines qui se faisaient ensevelir de cette façon, entre le 3ème siècle avant J.C jusqu’au 3ème siècle après J.C. Ce mode d’ensevelissement dans de grandes demeures creusées en sous-sol à même la roche est hérité de la tradition ancienne égyptienne, qui voulait que les morts puissent évoluer dans des espaces qui leur rappelaient leur vie de leur vivant. Sur cet immense espace face à la mer, on descend dans de multiples cryptes, qui pour certaines sont sculptées de magnifiques colonnes qui rendent la grandeur et le luxe des villas qu’occupaient les défunts lors de leur passage terrestre. La roche est de couleur ocre, et l’on imagine d’autant mieux les déserts où s’épanouissent les merveilles égyptiennes. Après une matinée déjà bien chargée à courir à travers les tombes, nous décidons de partir cette fois-ci encore à pied vers le vaste site archéologique de l’ancienne ville de Paphos. De note lieu de résidence nous y accédons par une promenade de quelques deux kilomètres qui nous conduit au port de la ville. L’entrée du site se trouve pratiquement sur le port. L’endroit est très vaste, la visite vaut vraiment le détour pour ses magnifiques mosaïques de grandes dimensions et de parfaite conservation. Elles racontent des scènes de la mythologie grecque, de mortels ou de dieux s’adonnant à leurs passions, comme la chasse.
Samedi 14 Nous partons pour la visite de la presqu’île d’Akamos à l’ouest de Chypre. La fontaine d’Aphrodite est l’une des curiosités du lieu. Il s’agit d’une source sortant d’une petite falaise et remplissant un bassin au pied des rochers. L’endroit est joli, la vue sur la mer vaste. A Polis nous aimerions visiter l’église Agios Andronitos, mais malheureusement elle est fermée. Son extérieur était cependant prometteur. Nous remontons ensuite le long de la côte un peu plus au nord vers San Barbara, où nous déjeunons d’un mezzé de poissons. Là encore le nombre de plats est impressionnant, poissons nombreux, poulpes, et nous accompagnons tout cela d’un excellent vin blanc local. Nous hésitons à poursuivre vers le nord en direction de la vallée des cèdres, mais personne n’est prêt à me relayer au volant, et nous reprenons la route de Paphos. Dans la périphérie de cette dernière nous nous rendons dans le village de Geroskipou, dont l’église est réputée. Nous ne serons pas déçus. Extérieurement et intérieurement elle est l’une des plus esthétiques qu’il m’ait été donné de contempler. Elle date du IX siècle et son état de conservation, comme celui de ses fresques, est excellent. Comme nous sommes en période pascale, sur la place de l’église de gros œufs multicolores accompagnés d’énormes poules et poussins aux tons pour le moins criards se laissent admirer. Un gros bûcher au bois bien sec n’attend que l’étincelle du soir pour embraser la fête.
Dimanche 15 Dernier jour à Chypre, nous rejoignons Larnaka, car nous prenons l’avion demain matin. Nous y arrivons un peu avant midi, jour de la Pâque orthodoxe. Nous avons droit à midi à un buffet spécial fête avec un agneau pascal à la broche qui embaume la terrasse de l’hôtel. Des danseurs et danseuses aux habits traditionnels hauts en couleurs nous offrent un spectacle à base de danses et musiques grecques, qui me rappellent avec nostalgie lorsque j’habitais dans les Balkans en Albanie. L’après-midi sera calme, j’en profiterai pour aller prendre un bain de mer. Je suis seul, la piscine couverte, elle étant comble. L’entrée dans l’eau est difficile, mais une fois que j’y suis, que c’est bon !
Lundi 16 Dès huit heures, nous nous pointons à l’aéroport. Pour commencer, il nous faut rendre notre véhicule de location. On nous avait dit de le laisser sur le parking en déposant les clefs sous le tapis passager. Mais ce parking est bondé, ce qui nous oblige à laisser notre Ford Focus en double file. Mais les loueurs ne l’entendent pas comme cela. En effet, notre agence s’appelle San Andeas et aucun emplacement ne lui est attribué, donc nous nous faisons chasser par les institutionnels comme Europcar. En désespoir de cause, après avoir été sommé d pousser notre véhicule par différents institutionnels, presque catimini, nous l’abandonnons et nous enfuyons presque. Cela ne fait pas très sérieux, et nous ne recommanderons pas forcément ce type d’agence. Les derniers souvenirs que j’ai de cette semaine, ce sont les îles de la Mer Egée que nous survolons durant le retour. Visions fabuleuses de ces myriades de terres disséminées dans la mer. Peut-être un futur projet ? C’est la première fois que je voyage de cette façon, avec les lieux de chute programmés par agence ainsi que billets d’avion et location de véhicule fournis. Cela nous a coûté à quatre de l’ordre de 1100 ou 1200 euros par personne. Il est vrai que nous n’avons pas trop regardé à la dépense hors forfait. Mais j’ai trouvé que les logements n’étaient pas toujours placés au mieux, quant à l’environnement immédiat. Nous aurions pu je pense trouver au jour le jour sans trop de difficulté, ce qui nous aurait laissé plus de liberté quand à notre vagabondage à travers l’île. Ce n’est que mon point de vue, car pour les trois autres participants, la petite incertitude du point de chute pour la nuit était plutôt génératrice de stress. Mais la prochaine fois que nous partirons tous les quatre direction les pays baltes, je les ai persuadés de partir un peu plus à l’aventure, même si en définitive cela nous coûtera peut-être plus cher, car nous aurons systématiquement tendance à aller dans des hôtels d’un certain standing. Mais ce n’est pas certain car dans ces pays, je me souviens de certains logements chez l’habitant de très bonne qualité, permettant un excellent contact avec la population et le tout pour un prix dérisoire, mais généralement assez loin des grandes villes.
Nous sommes partis pour une semaine à Chypre, île de quelques 9100 kilomètres carrés et possédant une population d’un peu plus d’un million d’habitants. Nous avons choisi cette destination car à cette époque de l’année nous voulions aller dans une contrée où il ne ferait pas très froid. Et comble de l’ironie, cette sélection, car je ne voulais pas aller en Ecosse à cause de la conduite à gauche ! Tout voyage est toujours enrichissant, même si ce que l’on découvre est presque à l’opposé de ce qu’on imaginait dans ses rêves. Mais j’ai bien conscience qu’en une semaine il est illusoire de vouloir se faire une idée définitive d’un pays, même s’il s’agit d’une île de petite taille. Cependant je vais livrer les impressions que j’ai ressenties durant cette période, bien que de nombreux endroits comme la vallée des cèdres ou la zone turque, hors Nicosie me restent inconnus. Nous avons parcouru avec notre voiture de location un peu moins de mille kilomètres, ce qui nous a permis néanmoins de se faire une assez bonne idée de l’île.
Lundi 9 avril Nous voilà donc débarquant à la nuit tombée à Larnaka. Nous y sommes attendus, on nous remet les différents documents de notre voyage prévoyant sept nuits sur place, deux à Larnaka, deux à Limassol et trois à Paphos. Ces formalités vite expédiées, nous prenons possession de notre véhicule de location, une Ford focus. Elle se révélera être un véritable veau, pas plus de 110 sur autoroute et dans les nombreuses côtes de l’île souvent nous nous traînerons à moins de cinquante à l’heure. Mais ce ne sera pas plus mal, car on circule à gauche et les autochtones ont tendance à rouler très mal et se garent n’importe comment. Donc la prudence sera de mise à chaque instant. Ce premier soir nous voilà partis du parking des voitures de location à la recherche de notre hôtel quelque part dans Larnaka. Cela me fait bizarre, ce véhicule avec volant à droite et levier de vitesses à gauche. Les premiers kilomètres nécessitent une accoutumance. En effet, je ne suis pas du tout habitué à passer les vitesses de la main gauche. Ce n’est pas brillant au début, et Adrien mon passager avant se charge de manœuvrer ce satané levier de vitesses. Les quelques dix kilomètres pour se rendre à notre hôtel en bord de mer en pleine ville nous demandent quelques tours et détours. S’engager dans des grands ronds-points par la gauche me fait violence mais enfin il faudra s’y faire. Nous voilà enfin arrivés. La partie de la ville où nous nous trouvons n’a aucune caractéristique, lieu de tourisme sans cachet ressemblant à tout ce que l’on peut trouver, là où la mondialisation s’est installée. Notre hôtel, deux étoiles, se dénomme les palmiers, notre chambre donne sur une ruelle glauque, très bruyante, un café genre dancing distille ses braillements et les clients quelque peu éméchés nous gratifient de leurs cris et rires lorsqu’ils quittent l’endroit ou tout simplement lorsqu’ils s’en grillent une devant. Mardi 10 La nuit fut cependant acceptable. La salle de restauration pour le petit déjeuner était belle et claire avec vue sur la mer. Pour notre première journée nous décidons d’aller visiter la capitale Nicosie, avant de rejoindre Limassol, où nous séjournerons deux nuits. Nous empruntons l’autoroute et en quelques quatre-vingt kilomètres nous voilà rendus dans la dernière ville au monde à être partagée entre deux pays. En effet, en 1974 les Turcs ont envahi la partie nord de l’île et l’occupent toujours. Nous laissons la voiture dans un parking dans la zone grecque et partons en direction de l’un des différents points de passage à pied. Là, nous nous mêlons aux touristes qui attendent pour se faire délivrer le papier qui permettra de passer de l’autre côté. Les douanières turques me font penser à certaines grosses matrones croisées dans les administrations des pays de l’est ! Mais tout se passe rapidement et munis de notre sésame nous franchissons la ligne verte et nous trouvons brusquement dans une ambiance beaucoup plus balkanique et orientale. Nous avons pris le temps de visiter quelques bâtiments, un ancien caravansérail transformé en centre commercial, une mosquée construite à partir d’une église, un peu à la manière de Sainte Sophie à Istanbul. Dans un restaurant turc dont la terrasse était envahie de chats nous nous sommes restaurés et reposés. Avant de quitter la ville, une promenade nous a perdus dans les vieux quartiers turcs, qui par leur architecture me rappelaient un peu les villes albanaises. Une dernière visite de mosquée dans la partie grecque, je suis intrigué par une grosse horloge sous laquelle de nombreuses heures sont affichées. Piqué de curiosité, je m’adresse à l’imam qui me renseigne, il s’agit des heures de prière. Chaque jour elles sont modifiées en se calquant sur les horaires du lever et du coucher du soleil. Il est temps de retourner à la voiture pour prendre la route de Limassol. Nous commençons par prendre une mauvaise direction, une route assez étroite et très passante, une circulation rapide, les distances de sécurité complètement ignorées, et tout cela en circulant à gauche, un vrai cauchemar ! Nous finissons par nous retrouver et prendre l’autoroute. Rouler dans ces conditions est très fatigant. Heureusement, les parcours ne sont jamais bien longs. Après une heure de route et quelques quatre-vingt kilomètres nous rejoignons Limassol. Notre hôtel ne se trouve pas très loin du bord de mer, dans un immense espace de blocs en béton d’une quinzaine d’étages. Très surprenant, nous qui pensions visiter une île ayant gardé son cachet de petits ports de la Méditerranée ! Nous sommes bien installés, mais une fois de plus nous réalisons la défiguration consécutive à la construction débridée. Je commence à vraiment comprendre les Corses qui s’opposent avec acharnement et parfois avec violence aux promoteurs, prêts à toutes les défigurations pour gagner toujours plus d’argent. Le buffet de l’hôtel est gargantuesque, et bien entendu nous ne savons pas nous réfréner et nous empiffrons. Ces vacances, où tous les soirs et tous les matins nous sommes tentés par d’énormes tas de victuailles, sont d’autant plus terribles que nous ne savons absolument pas y résister ! Aïe ! Aïe ! Aïe! Où sont nos vœux pieux d’écologie ! Mercredi 11 Nous avons la journée entière pour rayonner autour de Limassol. Dans un premier temps nous nous dirigeons vers la presqu’île à l’ouest de la ville. Là se trouve un salar. Chouette ! Cela me rappellera la Bolivie et ses vastes étendues de sel. Mais à cette époque de l’année, il s’agit d’un grand lac, le long duquel nous nous déplaçons en voiture sur un sol dur, compacté par les roues des véhicules. Nous sommes pratiquement seuls, pas un être humain en vue. En bord de mer, un bar restaurant. Nous y faisons halte pour prendre un café. Une pluie diluvienne, comme seules les régions méditerranéennes en ont le secret, s’abat. Du toit une véritable cascade descend dans un grand fracas, phénomène très impressionnant, bien qu’il soit de courte durée. Les couleurs de la mer et du ciel sont extraordinaires, présentant toutes les gammes du blanc au gris anthracite. Nous ne pouvons aller au bout de cette presqu’île, en effet une base militaire anglaise y est installée. De grandes clôtures en barrent donc l’accès. Le nombre de militaires britanniques semble important, nous verrons d’autres installations de grandes dimensions. Nous quittons ce petit bout de terre désert, après avoir bien sali notre voiture de projections d’eau sableuse et boueuse. Nous prenons la direction du site archéologique de Kourion, qui se situe à une quinzaine de kilomètres à l’ouest. Chaque fois que l’altitude est faible, la campagne chypriote regorge d’arbres fruitiers, tout particulièrement les oranges y pullulent. A l’intérieur des villes, par endroits les trottoirs sont jonchés de ces fruits tombés. Le site archéologique est de toute beauté, perché sur des monticules permettant une vue extraordinaire sur la côte escarpée qui s’étend en contrebas. Lieu majeur de l’île, nous n’y sommes bien évidemment pas seuls. Les mosaïques, bien protégées sont conservées dans de bonnes conditions et se révèlent magnifiques. Nous aurons l’occasion d’en voir d’autres de tout premier plan à Paphos. Le ciel tourmenté permet des contrastes particulièrement esthétiques entre colonnes de pierre, mer et nuages. Un temps incertain peut parfois apporter le désagrément de la pluie, mais généralement la nature et les sites sont mis en valeur autrement mieux que sous un ciel d’azur, qui uniformise les couleurs et les rend ternes. A près cette visite, nous nous arrêtons dans un village où nous déjeunons dans un restaurant tenu par une anglaise. Nous découvrons le mezzé, menu particulièrement copieux, les plats de viandes et de crudités défilent, défilent presqu’à l’infini ! On peut en compter une trentaine ! En ce qui nous concerne, ils étaient un peu moins nombreux, mais en comptabilisant les différentes sauces, multiples légumes et viandes, cela devait faire le compte. Puis retour à Limassol où nous retrouvons notre hôtel 4 étoiles, logé dans son immense barre d’immeubles. Cela doit sans doute donner un avant-goût d’une visite dans les pays du Golfe. Cela me rappelle aussi la période où j’ai travaillé en Arabie Saoudite ! Afin de parfaire notre digestion et faire un peu d’exercice physique nous partons pour une longue promenade le long du bord de mer. Large esplanade, sur laquelle court une piste cyclable, nous nous déplaçons entre mer et béton. Sur l’eau de nombreux bateaux, sans doute pétroliers et transports de fret, sont ancrés et attendent sagement leur tour de rejoindre le port. Nous sommes en pleine semaine pascale et de gros œufs sont disposés en un vaste champ. Nous aurons l’occasion d’en voir à plusieurs reprises. Notre randonnée nous conduit dans la vieille ville en pleins travaux. Il est étonnant de voir une multitude de gros véhicules souvent neufs, BMW, Porsche Cayenne, Audi etc. La crise européenne, voire mondiale, ne frappe manifestement pas tous les Chypriotes ! Peut-être s’agit-il de riches étrangers résidant sur l’île ?
Jeudi 12 Ce troisième jour à Chypre, notre exploration nous conduit en son centre. Le point culminant se dénomme le Mont Olympe et il atteint presque les deux mille mètres d’altitude. Lorsque l’avion était en approche de l’aéroport de Larnaka, nous l’avons survolé, il était encore bien enneigé. La route que nous prenons n’est pas trop passante et la conduite n’est pas pénible, mais demande cependant de l’attention. En effet, dès que je passe en mode réflexe, j’ai tendance à me mettre à conduire à droite. A plusieurs reprises le passager avant, et parfois l’une des passagères arrière, me rappellent qu’il faut rester à gauche. Je me souviens de ce jour en Ecosse, il y a déjà bien longtemps, sans la présence d’esprit de mon fils qui m’avait pris le volant, car à ses injonctions « à gauche Papa », je tournais stupidement la tête et cherchais du regard quelque curiosité naturelle, ça se serait très mal terminé ! Alors, devant mon incompréhension mon fils dans une courbe sans visibilité avait ramené la voiture à gauche d’un coup de volant, et quelques secondes après nous croisions un véhicule se déplaçant à vive allure. On l’avait échappé belle. Cela m’avait profondément marqué et depuis je n’aime pas du tout devoir conduire dans les pays où l’on roule à gauche. Nous voilà dans la neige, à la petite station de ski au pied du Mont Olympe, effectivement le manteau neigeux est encore épais. Le lieu n’est pas très caractéristique, quelques bâtiments modernes. Nous nous arrêtons prendre un café. De ce promontoire, nous bénéficions d’une vue panoramique. Devant nous jusqu’à la mer à une cinquantaine de kilomètres, la montagne déroule ses pentes couvertes de pins, de façon régulière. Aucune paroi rocheuse ne vient apporter une touche montagnarde à cet immense déroulé d’arbres. Ensuite, nous partons à la découverte des villages qui s’accrochent sur ces montagnes. Nous ne leur trouvons pas un charme particulier, ni par leur situation ni par leur agencement ni leur architecture. Cependant, nous aurons le plaisir de visiter deux vieilles églises orthodoxes, dont les fresques multi centenaires sont de toute beauté et dans un bel état de conservation. Dans le village de Pedoulas nous déjeunons, comme d’habitude de façon presque pantagruélique. Mais je fais particulièrement attention au vin, car outre la réglementation, conduite à gauche oblige, je dois redoubler de précaution. Nous prenons la route de Paphos, à travers la montagne par un chemin sinueux sans trop de circulation. Non décidément les paysages, bien que sauvages, ne m’enthousiasment pas. Cela me fait un peu penser à la garrigue entre la vallée du Rhône et Nîmes. Pas de grandes parois pour rehausser ces vastes moutonnements couverts de végétation méditerranéenne. Je suis peut-être sévère, mais c’est ce que je ressens. Quelques kilomètres avant la ville de notre destination nous rejoignons l’autoroute et rapidement nous sommes dans la circulation de l’agglomération. Nous avons quelque peine à trouver notre lieu de chute pour les trois nuits à venir. Il ne s’agit pas d’un hôtel, mais d’un petit appartement dans un village de vacances. Exactement ce que nous n’aimons pas, Danielle semble catastrophée ! Décidément nous sommes bien formatés et pas faciles à contenter. Bon enfin, pour nous consoler, les buffets seront toujours aussi copieux et nous nous situons juste entre deux sites archéologiques que nous irons visiter sans prendre la voiture. D’autre part, la mer est toute proche, bien que nous ne la voyions pas. Cela me donnera l’occasion d’aller y jeter ma canne à pêche et d’attraper quelques poissons aux couleurs vives, comme la Méditerranée en recèle tant. Mais très précautionneusement je les décrocherai et leur rendrai leur liberté, d’ailleurs ils ne demanderont pas leur reste pour s’enfuir non à tire-d’aile mais à « tire-nageoire ».
Vendredi 13 Ouille ! Vendredi 13, heureusement aujourd’hui nous ne prévoyons que des déplacements à pied, car superstition et conduite à gauche doivent probablement constituer un mélange détonnant, que je n’ai pas envie d’expérimenter ! Nous partons donc à pied pour le site archéologique des tombeaux des rois. Nom qui pourrait prêter à sourire, car justement il n’y a jamais eu le moindre os de roi enseveli dans ce lieu. Ce nom est dû à la grandeur des constructions. Il s’agit en fait des riches de ces époques lointaines qui se faisaient ensevelir de cette façon, entre le 3ème siècle avant J.C jusqu’au 3ème siècle après J.C. Ce mode d’ensevelissement dans de grandes demeures creusées en sous-sol à même la roche est hérité de la tradition ancienne égyptienne, qui voulait que les morts puissent évoluer dans des espaces qui leur rappelaient leur vie de leur vivant. Sur cet immense espace face à la mer, on descend dans de multiples cryptes, qui pour certaines sont sculptées de magnifiques colonnes qui rendent la grandeur et le luxe des villas qu’occupaient les défunts lors de leur passage terrestre. La roche est de couleur ocre, et l’on imagine d’autant mieux les déserts où s’épanouissent les merveilles égyptiennes. Après une matinée déjà bien chargée à courir à travers les tombes, nous décidons de partir cette fois-ci encore à pied vers le vaste site archéologique de l’ancienne ville de Paphos. De note lieu de résidence nous y accédons par une promenade de quelques deux kilomètres qui nous conduit au port de la ville. L’entrée du site se trouve pratiquement sur le port. L’endroit est très vaste, la visite vaut vraiment le détour pour ses magnifiques mosaïques de grandes dimensions et de parfaite conservation. Elles racontent des scènes de la mythologie grecque, de mortels ou de dieux s’adonnant à leurs passions, comme la chasse.
Samedi 14 Nous partons pour la visite de la presqu’île d’Akamos à l’ouest de Chypre. La fontaine d’Aphrodite est l’une des curiosités du lieu. Il s’agit d’une source sortant d’une petite falaise et remplissant un bassin au pied des rochers. L’endroit est joli, la vue sur la mer vaste. A Polis nous aimerions visiter l’église Agios Andronitos, mais malheureusement elle est fermée. Son extérieur était cependant prometteur. Nous remontons ensuite le long de la côte un peu plus au nord vers San Barbara, où nous déjeunons d’un mezzé de poissons. Là encore le nombre de plats est impressionnant, poissons nombreux, poulpes, et nous accompagnons tout cela d’un excellent vin blanc local. Nous hésitons à poursuivre vers le nord en direction de la vallée des cèdres, mais personne n’est prêt à me relayer au volant, et nous reprenons la route de Paphos. Dans la périphérie de cette dernière nous nous rendons dans le village de Geroskipou, dont l’église est réputée. Nous ne serons pas déçus. Extérieurement et intérieurement elle est l’une des plus esthétiques qu’il m’ait été donné de contempler. Elle date du IX siècle et son état de conservation, comme celui de ses fresques, est excellent. Comme nous sommes en période pascale, sur la place de l’église de gros œufs multicolores accompagnés d’énormes poules et poussins aux tons pour le moins criards se laissent admirer. Un gros bûcher au bois bien sec n’attend que l’étincelle du soir pour embraser la fête.
Dimanche 15 Dernier jour à Chypre, nous rejoignons Larnaka, car nous prenons l’avion demain matin. Nous y arrivons un peu avant midi, jour de la Pâque orthodoxe. Nous avons droit à midi à un buffet spécial fête avec un agneau pascal à la broche qui embaume la terrasse de l’hôtel. Des danseurs et danseuses aux habits traditionnels hauts en couleurs nous offrent un spectacle à base de danses et musiques grecques, qui me rappellent avec nostalgie lorsque j’habitais dans les Balkans en Albanie. L’après-midi sera calme, j’en profiterai pour aller prendre un bain de mer. Je suis seul, la piscine couverte, elle étant comble. L’entrée dans l’eau est difficile, mais une fois que j’y suis, que c’est bon !
Lundi 16 Dès huit heures, nous nous pointons à l’aéroport. Pour commencer, il nous faut rendre notre véhicule de location. On nous avait dit de le laisser sur le parking en déposant les clefs sous le tapis passager. Mais ce parking est bondé, ce qui nous oblige à laisser notre Ford Focus en double file. Mais les loueurs ne l’entendent pas comme cela. En effet, notre agence s’appelle San Andeas et aucun emplacement ne lui est attribué, donc nous nous faisons chasser par les institutionnels comme Europcar. En désespoir de cause, après avoir été sommé d pousser notre véhicule par différents institutionnels, presque catimini, nous l’abandonnons et nous enfuyons presque. Cela ne fait pas très sérieux, et nous ne recommanderons pas forcément ce type d’agence. Les derniers souvenirs que j’ai de cette semaine, ce sont les îles de la Mer Egée que nous survolons durant le retour. Visions fabuleuses de ces myriades de terres disséminées dans la mer. Peut-être un futur projet ? C’est la première fois que je voyage de cette façon, avec les lieux de chute programmés par agence ainsi que billets d’avion et location de véhicule fournis. Cela nous a coûté à quatre de l’ordre de 1100 ou 1200 euros par personne. Il est vrai que nous n’avons pas trop regardé à la dépense hors forfait. Mais j’ai trouvé que les logements n’étaient pas toujours placés au mieux, quant à l’environnement immédiat. Nous aurions pu je pense trouver au jour le jour sans trop de difficulté, ce qui nous aurait laissé plus de liberté quand à notre vagabondage à travers l’île. Ce n’est que mon point de vue, car pour les trois autres participants, la petite incertitude du point de chute pour la nuit était plutôt génératrice de stress. Mais la prochaine fois que nous partirons tous les quatre direction les pays baltes, je les ai persuadés de partir un peu plus à l’aventure, même si en définitive cela nous coûtera peut-être plus cher, car nous aurons systématiquement tendance à aller dans des hôtels d’un certain standing. Mais ce n’est pas certain car dans ces pays, je me souviens de certains logements chez l’habitant de très bonne qualité, permettant un excellent contact avec la population et le tout pour un prix dérisoire, mais généralement assez loin des grandes villes.
J'ai bien passé en revue toutes les discussions sur les thèmes relatifs à Chypre. La plupart des renseignements datent de plusieurs années. Nous sommes un groupe de 5 CC et préparons un voyage en Turquie en 09 et10 prochains avec passage à Chypre de 10 à 15 jours. Nous souhaitons des renseignements récents ( 2 ans maxi ) sur les passages ferry entre la Turquie et Chypre, le passage entre la zone turque et la république de Chypre, les points à ne pas manquer, les possibilités de bivouac dans les 2 zones, etc... Merci d'avance à nos prédécesseurs.
Personne ne parle de Chypre sur ce forum pourtant c'est une île magnifique et à decouvrir vraiment : plages desertes, habitants extra, ambiance assurés, nourriture ( j'en reve encore!!) etc etc. Une idée pour tous ceux qui ne savent pas ou partir !!!😉
Bonjour,
Un post pour faire partager mon expériece de chypre au plus grand nombre:
Je rentre de Chypre et je vois que c dur pour les routards d'obtenir des infos pour préparer un voyage sac a dos. Ce qui est assez normal car on s'aperçoit très vite que c'est plutôt une destination de touristes d'hôtels, qui, a part le bar et la plage ne voient pas grand chose du pays. Pour ma part je suis arrivé en avion a Larnaka avec mon sac a dos et une tente et j'ai fait l'ile pendant 15 jours, Nord et Sud. Et je rentre avec des souvenirs incroyables. Des mes dernières destinations je n'ai jamais vu des habitants comme ceux de Chypre, sympas, serviables et généreux comme je n'en avait encore jamais vu... Alors voici ce post, juste pour donner quelques infos
A l'arrivée à l'aéroport de Larnaca allez a l'office du tourisme pour récupérer une brochure sur l'histoire de Chypre et une carte (attention : si vous passez au nord procurez vous une autre carte pour ménager les susceptibilités éventuelles en cas de stop car les villes n'ont pas le même nom). A Larnaka il y a une auberge de jeunesse, ça peut dépanner si on arrive tard le soir (elle en piteux état mais ca dépanne pour 10€ elle est maintenant la seule de l'ile, il n'y en plus a Trodos et NIcosia). Le stop marche extrêmement bien sur l'ensemble de l'ile, présentez vous quand vous êtes montés en voiture ou camion et vous verrez... d'autant plus que l'anglais est très courant (histoire oblige). Evitez les viles comme Girne-Keryneia ( les noms Nord et Sud); Larnaka, Limmasol et Lefcosia-Nicosia où il n'y pas grand chose a voir et à faire. Sauf pour les plongeurs qui souhaitent plonger sur le Zenobia et a qui je conseille le Viking Dive Center 24-644676 M TASSOS à Larnaka; un centre chypriotte qui n'a rien a voir avec les autres centres, principalements tenus pas des anglais et dont les prix sont presque le double). Pour Nicosia les check point ne sont pas payant, il tamponne un visa sur une feuille volante, on reste le temps que l'on veut et on retamponne au retour). Par contre a ne pas manquer: si on aime les vieilles pierres Ammochostos-Famagusta, avec ses vestiges Franque et Vénitiens et Salamis plus au nord Les plages et le cap Apostolos d'ou l'on peut voir la cote Syrienne au loin Les montagne de Trodos: avec ses levés de soleil incroyables, ses vallées de cerisiers, de chemins balisés, d'eglise du 12 et 15e avec leurs peintures superbes classées patrimoine mondial. Une étape idéale loin des t° accablantes des cotes. Pour info je suis resté au camping 3 nuits pour 5€, le patron est une crème...Dans les campings, que des chypriotes, pas ou peu de touristes car se sont des destinations de vacances caravaning pour les habitants de l'ile... et ils sont formidables, ils vous invitent a partager leur repas ou petit dej pour discuter et connaitre votre pays... Sinon pour le camping sauvage, je n'ai pas eu de problème pour le peu que j'ai fait (attention aux serpents !!). Pour finir, Pafos avec des ruines romaines près du port des catacombes près du centre ville... Par contre éviter le camping au Sud est, il n'y a pas âme qui vive, j'étais seul (pas top pour laisser ses affaires dans sa tente mais je n'ai pas eu de soucis), avec en plus une boite de nuit en plein air a 50m et a partir du mercredi, c compliqué de se reposer... de plus il n'y avait qu'une vingtaine de pèlerins alors pour faire la fête au lieu de dormir, c pas trop ça... lol. Ce qui explique qu'il soit complètement déserté par les habitants.
Voila, pour résumer, faites du stop, allez dans les campings, allez a la rencontre des chypriotes, vous ne le regretterez surement pas !!!!
Un post pour faire partager mon expériece de chypre au plus grand nombre:
Je rentre de Chypre et je vois que c dur pour les routards d'obtenir des infos pour préparer un voyage sac a dos. Ce qui est assez normal car on s'aperçoit très vite que c'est plutôt une destination de touristes d'hôtels, qui, a part le bar et la plage ne voient pas grand chose du pays. Pour ma part je suis arrivé en avion a Larnaka avec mon sac a dos et une tente et j'ai fait l'ile pendant 15 jours, Nord et Sud. Et je rentre avec des souvenirs incroyables. Des mes dernières destinations je n'ai jamais vu des habitants comme ceux de Chypre, sympas, serviables et généreux comme je n'en avait encore jamais vu... Alors voici ce post, juste pour donner quelques infos
A l'arrivée à l'aéroport de Larnaca allez a l'office du tourisme pour récupérer une brochure sur l'histoire de Chypre et une carte (attention : si vous passez au nord procurez vous une autre carte pour ménager les susceptibilités éventuelles en cas de stop car les villes n'ont pas le même nom). A Larnaka il y a une auberge de jeunesse, ça peut dépanner si on arrive tard le soir (elle en piteux état mais ca dépanne pour 10€ elle est maintenant la seule de l'ile, il n'y en plus a Trodos et NIcosia). Le stop marche extrêmement bien sur l'ensemble de l'ile, présentez vous quand vous êtes montés en voiture ou camion et vous verrez... d'autant plus que l'anglais est très courant (histoire oblige). Evitez les viles comme Girne-Keryneia ( les noms Nord et Sud); Larnaka, Limmasol et Lefcosia-Nicosia où il n'y pas grand chose a voir et à faire. Sauf pour les plongeurs qui souhaitent plonger sur le Zenobia et a qui je conseille le Viking Dive Center 24-644676 M TASSOS à Larnaka; un centre chypriotte qui n'a rien a voir avec les autres centres, principalements tenus pas des anglais et dont les prix sont presque le double). Pour Nicosia les check point ne sont pas payant, il tamponne un visa sur une feuille volante, on reste le temps que l'on veut et on retamponne au retour). Par contre a ne pas manquer: si on aime les vieilles pierres Ammochostos-Famagusta, avec ses vestiges Franque et Vénitiens et Salamis plus au nord Les plages et le cap Apostolos d'ou l'on peut voir la cote Syrienne au loin Les montagne de Trodos: avec ses levés de soleil incroyables, ses vallées de cerisiers, de chemins balisés, d'eglise du 12 et 15e avec leurs peintures superbes classées patrimoine mondial. Une étape idéale loin des t° accablantes des cotes. Pour info je suis resté au camping 3 nuits pour 5€, le patron est une crème...Dans les campings, que des chypriotes, pas ou peu de touristes car se sont des destinations de vacances caravaning pour les habitants de l'ile... et ils sont formidables, ils vous invitent a partager leur repas ou petit dej pour discuter et connaitre votre pays... Sinon pour le camping sauvage, je n'ai pas eu de problème pour le peu que j'ai fait (attention aux serpents !!). Pour finir, Pafos avec des ruines romaines près du port des catacombes près du centre ville... Par contre éviter le camping au Sud est, il n'y a pas âme qui vive, j'étais seul (pas top pour laisser ses affaires dans sa tente mais je n'ai pas eu de soucis), avec en plus une boite de nuit en plein air a 50m et a partir du mercredi, c compliqué de se reposer... de plus il n'y avait qu'une vingtaine de pèlerins alors pour faire la fête au lieu de dormir, c pas trop ça... lol. Ce qui explique qu'il soit complètement déserté par les habitants.
Voila, pour résumer, faites du stop, allez dans les campings, allez a la rencontre des chypriotes, vous ne le regretterez surement pas !!!!
Chypre le paradoxe,
Nous revenons d’une semaine à Chypre. A chercher des impressions vécues sur les forums de voyage, nous n’avions pas rencontré pléthore de récits encourageants. Cela eut le mérite de nous ramener vers la vraie démarche du voyage : ne pas fouler les sentiers battus et rabattus et trouver de l’intérêt là même où il n’y aurait rien à voir ; Nicolas Bouvier nous avait au moins enseigné cela.
Le paradoxe s’inscrivait déjà ! Les voyages d’une semaine ne sont que des visions fugitives, pas vraiment des voyages, tout juste un visionnage d’impressions diverses, que photographe l’on tente de capter en passant. Cette ile du bout de la Méditerranée reste un vrai point de passages et d’échanges, on le ressent très vite. Il en était ainsi dans l’Antiquité ; carrefour des routes vers l’Egypte ptoléméenne, comme venant de la Grèce mère. Durant les Croisades c’était autant le point des replis que l’étape des intrigants. L’on s’y échouait presqu’arrivés au but, l’on y créait des royaumes ou l’on repartait vers les terres promises. Chypre reste aujourd’hui un véritable porte-avion vers le bouillonnant Proche-Orient, ayant tantôt servi de base arrière aux guerres du Liban proche de quelques centaines de miles marins, tantôt pierre d’achoppement de la fracture entre l’Orient et l’Occident. La grande fracture entre le nord et le sud de l’ile laisse au voyageur épris de liberté un malaise plutôt qu’une vision curieuse. Les négociants comme les politiques, souvent les mêmes, remettent régulièrement sur l’ouvrage européen les négociations d’une union difficile, voire impossible, alors que l’ile accueille au sud les candidats aux mariages interdits chez eux : les israéliens et les libanais de confessions différentes. Paradoxe ! L’on aimerait mieux connaitre le sort de ces petites bonnes chinoises, comme de ces employés d’épiceries sri-lankais... L’ile est l’un des points d’entrée les plus simples aux candidats immigrants vers l’Europe. Ils y rentrent du nord turc par une frontière qui ne dit pas son nom pour arriver au sud avec un statut de réfugiés, sans camp de rétention, nourrissant ainsi une économie parallèle qui fera cette année de Chypre le seul état européen à croissance non négative. Paradoxe toujours. Voyager à Chypre, au sud que nous avons visité, reste une belle balade sans carte postale. Nous laisserons entre plages et hôtels bétonnant la côte, d’Agya Napa à Coral Bay (prés de Paphos, les touristes ( russes pour beaucoup), comme nous l’avions fait sur la cote nord de Crête et nous prendrons les belles routes asphaltées qui grimpent vers l’Akamas et le massif du Trodos. Les 4x4 inutiles au voyageurs vu l’état des routes, ont remplacé les ânes qui s’éteignent de vieillesse dans le sanctuaire de Vouni ; les chypriotes sont très « vroum-vroum » et sont loin de nos préoccupations naissantes de développement durable. Paradoxe ? Se perdre par ces petites routes vous amène toujours vers des villages étonnamment endormis !!! Phénomène télévision, match de foot ??? mystère ! Mais ces routes hasardeuses vous mènent aussi à des merveilles picturales : les peintures murales et les fresques des nombreuses petites églises et des monastères silencieux ; nous sommes entre la Byzance antérieure à la quatrième Croisade et les Monastères des Météores ou du Mont Athos ; chef d’œuvres remarquablement préservés et mis en valeur.
Aux villages éveillés, les habitants sont particulièrement avenants et souriants. L’on aime parler avec l’étranger et c’est un atout précieux dans le voyage. Visiter Nicosie s’est révélé un point fort. Le vieux centre enfermé dans ses murailles vénitiennes a une véritable Ambiance. Architecturalement la densité de monuments et de musées y est intéressante. La fracture douloureuse de 1974 y est encore très prégnante ; le passage au nord transporte dans une autre ambiance: cathédrale gothique et églises devenus mosquées ; petites rues aux airs stambouliotes, sourires, formalités d’une douane qui n’a pas de légitimité ; paradoxe toujours. L’hébergement au sud est loin d’être une formalité : quelques campings (pas essayé), des hôtels plutôt chers, pas de logement chez l’habitant. Nous avons choisi les gîtes ruraux, développés nationalement sous le label « Agritourism » : plutôt biens excepté quelques supercheries, mais peu nombreux et manquant d’égalité dans le confort (que nous cherchions modeste, avec possibilité de cuisine) et les prix (notre barre de référence se situait entre 70 et 80 € à quatre personnes). La nourriture, parlons de gastronomie, plutôt sympathique ; des mezzés, des agrumes des grillades et des vins très « gouleyants », pour des prix corrects ( de 10 à 15€ par personne). Visiter Chypre mériterait plus de temps pour approfondir ces impressions en véritables sensations objectives, mais l’on peut en faire le tour en « voyageurs pressés » (paradoxe encore) en une semaine, pour un réel souvenir réveillant les cinq sens. Bon voyage aux candidats vers cette destination.
Nos bonnes vibrations : Région de Larnaca : Le Cap GreKo au lever du soleil. Le quartier turc de Larnaca et l’église Saint Lazare. Le musée Péridiès. Le tekke du sultan Hala. Kriti et l’église Aghios Angeloklistos. Le Monastère d’Aghios Minas. Village de Lefkara et les brodeuses. Tochni, son village et son église. Le château médiéval de Kolossi.
Région de Paphos : Le parc archéologique et ses belles mosïques, malheureusement lal protégées. Les tombes royales, hélas mal mis en valeur et mal protégés des affres du tourisme de masse. Le site archéologique romain de Kourion, face à la mer. La petite crique du rocher d’Aphrodite. Le monastère de la Panagia Chrisorrogiatissas. La belle auberge Araoussas à Kathissas. Le surprenant parking de Drousseïa, o`votre voiture au point mort (moteur tournant) remonte la pente par attraction magnétique. Région du Trodos : La tempête, la pluie les nuages deux soirs durant. Le Monastère d’Aghios Neophytos. Le Monastère d’Aghios Ioannou tou Lampadisti à Kalopanayiotis. Le Monastère de Kikko. La vallée des cèdres. Omodos. Le sanctuaire des anes de Vouni.
Vers et à Nicosie nord et sud : Galata et l’église d’Aghios Nikolaos tis Stegis. L’église d’Assinou. Le musée archéologique de Nicosie. L’entrée dans Nicosie nord au passage Ledras. Le caravansérail Büyük khan. La mosquée Selimiye / ex cathédrale Ste Catherine. Les quartiers de la vieille ville (nord et sud).
Le paradoxe s’inscrivait déjà ! Les voyages d’une semaine ne sont que des visions fugitives, pas vraiment des voyages, tout juste un visionnage d’impressions diverses, que photographe l’on tente de capter en passant. Cette ile du bout de la Méditerranée reste un vrai point de passages et d’échanges, on le ressent très vite. Il en était ainsi dans l’Antiquité ; carrefour des routes vers l’Egypte ptoléméenne, comme venant de la Grèce mère. Durant les Croisades c’était autant le point des replis que l’étape des intrigants. L’on s’y échouait presqu’arrivés au but, l’on y créait des royaumes ou l’on repartait vers les terres promises. Chypre reste aujourd’hui un véritable porte-avion vers le bouillonnant Proche-Orient, ayant tantôt servi de base arrière aux guerres du Liban proche de quelques centaines de miles marins, tantôt pierre d’achoppement de la fracture entre l’Orient et l’Occident. La grande fracture entre le nord et le sud de l’ile laisse au voyageur épris de liberté un malaise plutôt qu’une vision curieuse. Les négociants comme les politiques, souvent les mêmes, remettent régulièrement sur l’ouvrage européen les négociations d’une union difficile, voire impossible, alors que l’ile accueille au sud les candidats aux mariages interdits chez eux : les israéliens et les libanais de confessions différentes. Paradoxe ! L’on aimerait mieux connaitre le sort de ces petites bonnes chinoises, comme de ces employés d’épiceries sri-lankais... L’ile est l’un des points d’entrée les plus simples aux candidats immigrants vers l’Europe. Ils y rentrent du nord turc par une frontière qui ne dit pas son nom pour arriver au sud avec un statut de réfugiés, sans camp de rétention, nourrissant ainsi une économie parallèle qui fera cette année de Chypre le seul état européen à croissance non négative. Paradoxe toujours. Voyager à Chypre, au sud que nous avons visité, reste une belle balade sans carte postale. Nous laisserons entre plages et hôtels bétonnant la côte, d’Agya Napa à Coral Bay (prés de Paphos, les touristes ( russes pour beaucoup), comme nous l’avions fait sur la cote nord de Crête et nous prendrons les belles routes asphaltées qui grimpent vers l’Akamas et le massif du Trodos. Les 4x4 inutiles au voyageurs vu l’état des routes, ont remplacé les ânes qui s’éteignent de vieillesse dans le sanctuaire de Vouni ; les chypriotes sont très « vroum-vroum » et sont loin de nos préoccupations naissantes de développement durable. Paradoxe ? Se perdre par ces petites routes vous amène toujours vers des villages étonnamment endormis !!! Phénomène télévision, match de foot ??? mystère ! Mais ces routes hasardeuses vous mènent aussi à des merveilles picturales : les peintures murales et les fresques des nombreuses petites églises et des monastères silencieux ; nous sommes entre la Byzance antérieure à la quatrième Croisade et les Monastères des Météores ou du Mont Athos ; chef d’œuvres remarquablement préservés et mis en valeur.
Aux villages éveillés, les habitants sont particulièrement avenants et souriants. L’on aime parler avec l’étranger et c’est un atout précieux dans le voyage. Visiter Nicosie s’est révélé un point fort. Le vieux centre enfermé dans ses murailles vénitiennes a une véritable Ambiance. Architecturalement la densité de monuments et de musées y est intéressante. La fracture douloureuse de 1974 y est encore très prégnante ; le passage au nord transporte dans une autre ambiance: cathédrale gothique et églises devenus mosquées ; petites rues aux airs stambouliotes, sourires, formalités d’une douane qui n’a pas de légitimité ; paradoxe toujours. L’hébergement au sud est loin d’être une formalité : quelques campings (pas essayé), des hôtels plutôt chers, pas de logement chez l’habitant. Nous avons choisi les gîtes ruraux, développés nationalement sous le label « Agritourism » : plutôt biens excepté quelques supercheries, mais peu nombreux et manquant d’égalité dans le confort (que nous cherchions modeste, avec possibilité de cuisine) et les prix (notre barre de référence se situait entre 70 et 80 € à quatre personnes). La nourriture, parlons de gastronomie, plutôt sympathique ; des mezzés, des agrumes des grillades et des vins très « gouleyants », pour des prix corrects ( de 10 à 15€ par personne). Visiter Chypre mériterait plus de temps pour approfondir ces impressions en véritables sensations objectives, mais l’on peut en faire le tour en « voyageurs pressés » (paradoxe encore) en une semaine, pour un réel souvenir réveillant les cinq sens. Bon voyage aux candidats vers cette destination.
Nos bonnes vibrations : Région de Larnaca : Le Cap GreKo au lever du soleil. Le quartier turc de Larnaca et l’église Saint Lazare. Le musée Péridiès. Le tekke du sultan Hala. Kriti et l’église Aghios Angeloklistos. Le Monastère d’Aghios Minas. Village de Lefkara et les brodeuses. Tochni, son village et son église. Le château médiéval de Kolossi.
Région de Paphos : Le parc archéologique et ses belles mosïques, malheureusement lal protégées. Les tombes royales, hélas mal mis en valeur et mal protégés des affres du tourisme de masse. Le site archéologique romain de Kourion, face à la mer. La petite crique du rocher d’Aphrodite. Le monastère de la Panagia Chrisorrogiatissas. La belle auberge Araoussas à Kathissas. Le surprenant parking de Drousseïa, o`votre voiture au point mort (moteur tournant) remonte la pente par attraction magnétique. Région du Trodos : La tempête, la pluie les nuages deux soirs durant. Le Monastère d’Aghios Neophytos. Le Monastère d’Aghios Ioannou tou Lampadisti à Kalopanayiotis. Le Monastère de Kikko. La vallée des cèdres. Omodos. Le sanctuaire des anes de Vouni.
Vers et à Nicosie nord et sud : Galata et l’église d’Aghios Nikolaos tis Stegis. L’église d’Assinou. Le musée archéologique de Nicosie. L’entrée dans Nicosie nord au passage Ledras. Le caravansérail Büyük khan. La mosquée Selimiye / ex cathédrale Ste Catherine. Les quartiers de la vieille ville (nord et sud).
Salut les voyageurs !
En avril je décolle pour Chypre. J'attéri à l'aéroport d'Ercan en Chypre du Nord depuis Istanbul pour 2 ou 3 semaines. Je cherche des infos sur les lieux incontournables, des retours d'expérience, le cout de la vie, les transports, ou faire du stop, plages, randos, sites archéologiques. Toute information me sera utile :D
Merci :)
En avril je décolle pour Chypre. J'attéri à l'aéroport d'Ercan en Chypre du Nord depuis Istanbul pour 2 ou 3 semaines. Je cherche des infos sur les lieux incontournables, des retours d'expérience, le cout de la vie, les transports, ou faire du stop, plages, randos, sites archéologiques. Toute information me sera utile :D
Merci :)









