Bonjour,
Nous partons à deux faire un road trip de 18 Jours dans l'ouest Américain. Et je vous envoie ce message pour avoir votre avis sur le parcours qu'on a prévu, pour savoir :
- si les lieux qu'on a choisi valent tous la peine
- si le temps qu'on a prévu sur chaque site est bien estimé
- si vous avez d'autres propositions de lieu à nous faire qu'on a pas choisi
Voici notre parcours ! :)
- Mercredi 30 avril : Arrivée à San Francisco
- Jeudi 01 Mai : San Francisco
- Vendredi 02 Mai : San Francisco
- Samedi 03 Mai : Matin : Voiture San Francisco – Yosémite : 3h25 de voiture / après-midi : Visiter Yosémite
- Dimanche 04 Mai : Yosémite
- Lundi 05 Mai :
· Matin Yosémite
· Après-midi Yosémite – Bodie : 5h30 de voiture puisque la fameuse route Tioga Pass sera probablement fermée :(
=> Dormir à Bodie ?? Bonne ou mauvaise idée ?
- Mardi 06 Mai
· Bodie - Mono Lake : 44 minutes de voiture / visiter Monolake le matin
· Mono lake – Lone Pine : 2h de voiture / Visiter Lone Pine l'après midi
=> Dormir à Lone Pine
- Mercredi 07 Mai
· Lone Pine – Vallée de la mort : 2h de voiture et visite la journée
· Vallée de la mort – Las vegas : 2h13 de voiture
· Soirée à Las Vegas
- Jeudi 08 Mai
· Las Vegas – Parc ZION : 2h35 de voiture
- Vendredi 09 Mai
· Parc ZION – Bryce : 1h45 de voiture
- Samedi 10 Mai
· Bryce – Lake Powell : 2h36 de voiture
- Dimanche 11 Mai
· Lake Powell – Antelope : 32 min de voiture / Visiter Antelope
· Antelope - Monument Valley : 2h15 / / Visiter Monument Valley
=> Dormir à Monument Valley
- Lundi 12 Mai
· Monument valley - Grand Canyon : 3h30 de voiture
· Grand Canyon
- Mardi 13 Mai
· Grand Canyon
- Mercredi 14 Mai
· Grand canyon – los angeles : 7h13
- Jeudi 15 Mai
Los Angeles- Vendredi 16 Mai
Los Angeles- Samedi 17 Mai : Retour à Paris
Merci beaucoup pour votre aide et vos précieux conseils de voyageurs :)
Wafa
Bonjour à tous,
Ça y est mon rêve va se réaliser: Faire le tour des parcs nationaux aux USA!!! Nous avons pris les billets d'avions du 22/08 au 09/09 pour LA (prix intéressant) et du coup on se lance dans un roadtrip. Mais... besoin d'aide et de conseils pour le trajet.
Voila une première ébauches:
1. Los Angeles, 2. Yosemite National Park avec la Tioga road 3. Mono lake park 4. Bodie 5. Death Valley National park 6. Las Vegas 7. Zion canyon 8. Bryce canyon 9. Horseshoe bend 10. Monument Valley 11. Grand canyon 12. ?? en fonction du temps qu'il nous reste retour à LA
Quand pensez-vous?
Milles merci pour vos réponses
Ça y est mon rêve va se réaliser: Faire le tour des parcs nationaux aux USA!!! Nous avons pris les billets d'avions du 22/08 au 09/09 pour LA (prix intéressant) et du coup on se lance dans un roadtrip. Mais... besoin d'aide et de conseils pour le trajet.
Voila une première ébauches:
1. Los Angeles, 2. Yosemite National Park avec la Tioga road 3. Mono lake park 4. Bodie 5. Death Valley National park 6. Las Vegas 7. Zion canyon 8. Bryce canyon 9. Horseshoe bend 10. Monument Valley 11. Grand canyon 12. ?? en fonction du temps qu'il nous reste retour à LA
Quand pensez-vous?
Milles merci pour vos réponses
Bonjour à tous , j'ai grandement besoin de vos conseils pour un roadtrip avec ma copine du 07/09 au 24/09 ; voici ce qu'on a prévu :
J1-J2: arrivée LA dans la soirée / LA J3-J4: LV J5-J6: Page ( voilà le problème : nous voudrions faire le GC + Lake Powell sans exploser notre budget hôtel et nous avons trouvé des prix assez abordable sur Page ; est ce que 1 journée avec AR Page/GC est possible ? ) J7-J8: Yosemite ( nous dormirons à l'entrée du parc , 500$/2nuits 😕 , nous aimerions être au plus prêt de la nature et au calme ) J9 - J10 - J11 - J12: SF J13: Monterey J14: San Luis Obispo J15: Santa Barbara ( nous passerons les 3 jours sur la highway 1 avec un rythme très très cool ) J16-J17-J18: LA
Qu'en pensez vous ? Nous réservons nos hôtels ce we et le stress monte et j'en viens à me demander si tout simplement le parcours est bon 🤪
Merci à tous d'avance 🙂
J1-J2: arrivée LA dans la soirée / LA J3-J4: LV J5-J6: Page ( voilà le problème : nous voudrions faire le GC + Lake Powell sans exploser notre budget hôtel et nous avons trouvé des prix assez abordable sur Page ; est ce que 1 journée avec AR Page/GC est possible ? ) J7-J8: Yosemite ( nous dormirons à l'entrée du parc , 500$/2nuits 😕 , nous aimerions être au plus prêt de la nature et au calme ) J9 - J10 - J11 - J12: SF J13: Monterey J14: San Luis Obispo J15: Santa Barbara ( nous passerons les 3 jours sur la highway 1 avec un rythme très très cool ) J16-J17-J18: LA
Qu'en pensez vous ? Nous réservons nos hôtels ce we et le stress monte et j'en viens à me demander si tout simplement le parcours est bon 🤪
Merci à tous d'avance 🙂
Bonjour,
avec mon ami nous sommes en train de planifier nos vacances de septembre 2010, et sommes tous les 2 partants pour un road trip dans l'ouest des Etats Unis. 🙂
J'ai beau me casser la tête avec les sites d'itinéraires🤪 je n'arrive pas à savoir comment organiser le voyage pour perdre le moins de temps possible (15 jours c'est court), nous aimerions visiter les lieux suivants :
- Monument Valley - Grand Canyon - Antelope Canyon / Page / Moab - Canyonlands - Arches - Bryce Canyon - Las Vegas (si trop juste en 2 semaines je l'enleverais) - Death Valley - Yosemite - Sequoia park - Joshua tree (possibilitée de le supprimer)
J'aurais adorer voir Yellowstone mais j'ai fait une croix dessus parce qu'en 15 jours ce n'est pas possible. 😕
J'aimerais terminer par LA (avec Universal Studio entre autre) pour prendre l'avion jusqu'à SF est y passer 2-3 jours avant de rentrer en France.
Je ne sais pas à quel aéroport attérir pour que ce soit le plus pratique à l'aller. Nous allons louer une voiture et dormir dans des motels (que je reserverais lorsque notre itinéraire aura avancé).
A votre avis, est ce que le programme que j'ai prévu est réalisable en 15 jours ? Et dans quel ordre vaut- il mieux le faire.
Merci d'avance. 😉
avec mon ami nous sommes en train de planifier nos vacances de septembre 2010, et sommes tous les 2 partants pour un road trip dans l'ouest des Etats Unis. 🙂
J'ai beau me casser la tête avec les sites d'itinéraires🤪 je n'arrive pas à savoir comment organiser le voyage pour perdre le moins de temps possible (15 jours c'est court), nous aimerions visiter les lieux suivants :
- Monument Valley - Grand Canyon - Antelope Canyon / Page / Moab - Canyonlands - Arches - Bryce Canyon - Las Vegas (si trop juste en 2 semaines je l'enleverais) - Death Valley - Yosemite - Sequoia park - Joshua tree (possibilitée de le supprimer)
J'aurais adorer voir Yellowstone mais j'ai fait une croix dessus parce qu'en 15 jours ce n'est pas possible. 😕
J'aimerais terminer par LA (avec Universal Studio entre autre) pour prendre l'avion jusqu'à SF est y passer 2-3 jours avant de rentrer en France.
Je ne sais pas à quel aéroport attérir pour que ce soit le plus pratique à l'aller. Nous allons louer une voiture et dormir dans des motels (que je reserverais lorsque notre itinéraire aura avancé).
A votre avis, est ce que le programme que j'ai prévu est réalisable en 15 jours ? Et dans quel ordre vaut- il mieux le faire.
Merci d'avance. 😉
Bonjour à tous,
Après un itinéraire de 23 jours il y a deux ans en Floride et de très beaux souvenirs plein les yeux et plein la tête (http://ceno-voyages.over-blog.com/) nous voici dans les préparatifs d'un road-trip dans l'Ouest cette fois-ci.
A savoir qu'il s'agit d'un rêve que nous allons réaliser dans un an : nous prévoyons de partir 24 jours fin juillet ou début août.
Mon copain veut à tout prix faire Yellowstone mais aussi San Francisco, ce qui complique un peu l'organisation de l'itinéraire... Je sais que notre rythme sera dense (j'ai fait la concession de San Diego du coup car impossible de tout faire) et je sais qu'il faut faire des choix alors n'hésitez pas à nous donner des conseils ou votre avis.
Voilà notre première ébauche :
J1. Paris - San Francisco J2. San Francisco J3. San Francisco J4. Descente vers Los Angeles J5. Descente vers Los Angeles et nuit à Los Angeles J6. Los Angeles J7. Route vers Sequoia + visite J8. Kings Canyon J9. Death Valley + route vers Las Vegas J10. Las Vegas J11. Grand Canyon + route vers Zyon J12. Zion J13. Bryce Canyon J14. Lake Powell (nuit à Page) J15. Monument Valley J16. Mesa Verde + route vers Moab J17. Arches (nuit à Moab) J18. Canyonlands + Ballade Capitol Reef? (nuit à Moab) J19. Route vers Yellowstone et arrêt à Dinosaur NM J20. Route vers Grand Teton + visite J21. Yellowstone J22. Yellowstone J23. Route vers Jackson Hole J24. Jackson Hole - Paris
Voilà ce que ça donne même si je me rends compte que j'ai oublié Antelope... Pensez-vous cela faisable? Y a-t-il des choses qui méritent d'avantage d'être vus? Merci beaucoup pour vos précieux conseils.
Mon copain veut à tout prix faire Yellowstone mais aussi San Francisco, ce qui complique un peu l'organisation de l'itinéraire... Je sais que notre rythme sera dense (j'ai fait la concession de San Diego du coup car impossible de tout faire) et je sais qu'il faut faire des choix alors n'hésitez pas à nous donner des conseils ou votre avis.
Voilà notre première ébauche :
J1. Paris - San Francisco J2. San Francisco J3. San Francisco J4. Descente vers Los Angeles J5. Descente vers Los Angeles et nuit à Los Angeles J6. Los Angeles J7. Route vers Sequoia + visite J8. Kings Canyon J9. Death Valley + route vers Las Vegas J10. Las Vegas J11. Grand Canyon + route vers Zyon J12. Zion J13. Bryce Canyon J14. Lake Powell (nuit à Page) J15. Monument Valley J16. Mesa Verde + route vers Moab J17. Arches (nuit à Moab) J18. Canyonlands + Ballade Capitol Reef? (nuit à Moab) J19. Route vers Yellowstone et arrêt à Dinosaur NM J20. Route vers Grand Teton + visite J21. Yellowstone J22. Yellowstone J23. Route vers Jackson Hole J24. Jackson Hole - Paris
Voilà ce que ça donne même si je me rends compte que j'ai oublié Antelope... Pensez-vous cela faisable? Y a-t-il des choses qui méritent d'avantage d'être vus? Merci beaucoup pour vos précieux conseils.
Bonsoir à tous,
Tout est dans le titre, j'ai besoin de vos avis concernant un circuit organisé par mes soins dans l'ouest américain du 7 au 24 septembre 2012. Le circuit serait:
J1 ARRIVEE A LOS ANGELES
J2 LA
J3 LA UNIVERSAL STUDIOS
J4 LAUGHLIN (SUR LA ROUTE LA/LAUGHLIN/ CALICO ET BAGDAD CAFE)
J5 FLAGSTAFF (OAK CREEK CANYON/SEDONA/WALNUT CANYON/SUNSET CRATER)
J6 FLAGSTAFF (GRAND CANYON)
J7 PAGE (MONUMENT VALLEY/LAKE POWELL/HORSESHOE BEND)
J8 PAGE (ANTELOPE CANYON)
J9 KANAB (BRYCE CANYON)
J10 LAS VEGAS
J11 LAS VEGAS
J12 BAKERSFIELD (DEATH VALLEY)
J13 MODESTO (SEQUOIA NP/ KING'S CANYON)
J14 SAN FRANCISCO
J15 SAN FRANCISCO (ALCATRAZ...)
J16 SAN FRANCISCO
J17 LOS ANGELES (PLAYA HISTOIRE D'EN PROFITER UNE DERNIERE FOIS)
J18 RETOUR FRANCE
Première fois aux US oblige, je suis un peu perdue face aux vastes choix à faire, j'ai essayé de planifier ce trajet rapport à Google Maps et surtout rapport aux nombreux avis sur ce forum, mais avant de tout booker, j'aimerais avoir l'avis d'experts afin de savoir si l'essentiel va être vu, et surtout si ce trajet est cohérent!! Merci d'avance à ceux qui prendront la peine de me lire et encore plus à ceux qui répondront! 😉
Première fois aux US oblige, je suis un peu perdue face aux vastes choix à faire, j'ai essayé de planifier ce trajet rapport à Google Maps et surtout rapport aux nombreux avis sur ce forum, mais avant de tout booker, j'aimerais avoir l'avis d'experts afin de savoir si l'essentiel va être vu, et surtout si ce trajet est cohérent!! Merci d'avance à ceux qui prendront la peine de me lire et encore plus à ceux qui répondront! 😉
Bonjour,
Avant tout je tiens à remercier tous les spécialistes de l'Ouest américain qui fréquentent ce forum: Itat, Bastinj, Jpg13, Pong, Yellowrock, Evajules... etc. Vous ne le savez pas, mais depuis des mois je vous lis en silence (j'ai une centaine de "discussions suivies" sur ce thème en ce moment !). Vos réponses, vos carnets, vos blogs m'ont été d'une grande utilité pour établir l'itinéraire que je vais vous soumettre. Rendez-vous compte qu'avant de vous lire, je n'avais jamais entendu parler de Moab, de Zion, de Bryce...
Pour vous aider dans cette tâche, vous devez savoir que nous serons 3 (un couple de 50 ans et notre fils de 16 ans). Nous ne sommes pas de grands randonneurs mais les marches de 2 ou 3 heures ne nous font pas peur. Nous avons visité pas mal de pays à travers le monde, mais notre seule expérience US est Miami. Notre anglais est plutôt sommaire. Pour l'instant nous n'avons rien réservé, notre seule contrainte, pour des raisons professionnelles, est le choix du mois d'aout 2015.
Voici notre itinéraire. Les distances ont été calculées sur Google Maps
J1: Arrivée Los Angeles 1/Récupérer la voiture à l'aéroport. Acheter une glacière 2/En fonction de l'heure d'arrivée, une partie du J3 pourrait être faite en J1
J2: Los Angeles 1/ Universal Studios 2/ Griffith Observatory, le soir pour la vue sur LA et sur The Sign
J3: Los Angeles 1/ Hollywood Bd, Man's Chinese Theater 2/ Beverly Hills, Rodéo Drive, Sunset Boulevard, Mulholland Drive 3/ Venice Beach, Santa Monica
J4: Los Angeles / Williams (706 km) 1/ Oatman 2/ Kingman 3/ Hackberry, Museum route 66 4/ Seligman 5/ Williams
J5: Williams / Grand Canyon (95 km) 1/ Survol du Grand Canyon en hélicoptère depuis Tusayan (compagnie Papillon?) 2/ Grand Canyon. Acheter le Pass Beautiful Faire les 2 points de vue: Mather Point et Yavapai Point Prendre la navette orange jusqu'à Yaki Point A South Kaibab Trailhead, descendre dans le canyon jusqu'à Cedar Ridge Prendre la navette rouge pour faire la Hermits Road Faire les différents points de vue de la Hermits Road Voir le coucher de soleil à Mohave Point ou à Hopi Point
J6: Grand canyon / Page (216 km) 1/ Lever de soleil à Yaki Point 2/ Quitter Grand Canyon par la Desert View. Faire tous les points de vue 3/ Horseshoe Bend 4/ Arrivée à Page. Récupérer de la doc au visitor center 5/ Barrage Glen Canyon 6/ Lake Powell. Prendre la Scenic Drive jusqu'à Wahweap Marina 7/ Coucher de soleil à Wahweap Overlook
J7: Page / Monument Valley (205 km) 1/ Lower Antelope Canyon 2/ Upper Antelope Canyon 3/ Monument Valley (Attention au changement d'heure: + 1h00) S'arrêter au visitor center et faire la photo la plus célèbre de Monument Valley Faire la Valley Drive et ses différents points de vue Faire la Wildcat Trail à pied Coucher de soleil depuis la terrasse du visitor center
J8: Monument Valley / Moab (387 km) 1/ Lever de soleil à Monument Valley 2/ Gooseneck Park 3/ Valley of the Gods 4/ Wilson Arch 5/ Corona Arch et Bow Tie Arch 6/ Moab
J9: Moab 1/ Arch National Park Prendre la Scenic Drive Commencer par Delicat Arch pour éviter le monde Faire les différents points de vue: Salt Valley, Fiery Furnace Viewpoint Faire les petites rando: Sand Dune Arch, Broken Arch, Skyline Arch Se garer à Devil's Garden Rando pour voir Tunnel Arch, Pine Three Arch, Landscape Arch En fonction de l'état des troupes, faire demi-tour à Landscape Arch Point de vue à Panorama Point Faire la rando pour voir Double Arch et Windows Coucher de soleil à Double Arch ou à Windows Autre points de vue: Balanced Rock, Sal Mountains Viewpoint, Park Avenue Viewpoint
J10: Moab / Torrey (355 km) 1/ Canyonlands, Island in the Sky Point de vue à Shafer Canyon Overlook Scenic Drive jusqu'à Mesa Arch Grand View Point Overlook 2/ Dead Horse Point Park. Faire les différents points de vue 3/ Goblin Valley 4/ Little Wild Horse Canyon 5/ Torrey
J11: Torrey / Bryce Canyon City (232 km) 1/ Capitol Reef, Fruita Area 2/ Scenic 12 et ses différents points de vue 3/ Kodachrome Basin 4/ Willis Creek 5/ Reprendre la Scenic 12 jusqu'à Bryce Canyon 6/ Coucher de soleil à Bryce Canyon
J12: Bryce Canyon City / Springdale (150 km) 1/ Lever de soleil à Sunrise Point à Bryce Canyon 2/ Faire la rando Queens Garden Trail + Navajo Loop Trail 3/ Faire les différents points de vue en navette 4/ En quittant Bryce Canyon, faire Mossy Cave 5/ Red Canyon. Faire les 2 randos: Pink Ledges et Photo Trail 6/ Zion. Faire les différents points de vue: Checkboard Mesa, Canyon Overlook, Great Arch Prendre la navette gratuite pour faire la Scenic Drive jusqu'à Sinawava Faire la rando Riverside Walk 7/ Springdale
J13: Springdale / Las Vegas (319 km) 1/ Valley of Fire (Attention au changement d'heure: -1h00) Prendre la Scenic Drive Elephant Rock, Seven Sisters, Rainbow Vista, Fire Wave, Loop Road 2/ Las Vegas Voir quelques casinos sur le Strip Coucher de soleil depuis la Tour Stratosphere Voir les spectacles devant les casinos: Treasure Island, Mirage, Bellagio
J14 Las Vegas 1/ Grasse mat', piscine 2/ Outlet Nord ou Sud (?) 3/ Visiter les casinos: Mandalay, Venetian, Caesar, New York, Paris, Luxor...etc 4/ Boutiques incontournables: Coca, M&M's 5/ Fremont Street pour la voute lumineuse
J15: Las Vegas / Furnace Creek (214 km) 1/ Grasse mat', piscine 2/ Quitter Las Vegas en début d'après midi 3/ Passer devant Red Rock Canyon et ne faire que le point de vue Overlook 4/ Death Valley Twenty Mule Team Canyon Badwater, Natural Bridge, Devil's Golf, Artiste Drive, Golden Canyon Coucher de soleil à Zabriskie Point 5/ Furnace Creek
J16: Furnace Creek / Lee Vining (473 km) 1/ Retourner à Zabriskie Point pour le lever de soleil 2/ Quitter Death Valley en faisant les derniers points de vue Mesquite Sand Dune, Mosaic Canyon, Father Crowley Vista 3/ Alabama Hills. Movie Road, Arch Trail, One Mile Arch, Withney Portal Arch 4/ Bodie 5/ Mono Lake. South Tufa Area pour le coucher de soleil 6/ Lee Vining
J17: Lee Vining / Oakhurst (232 km) 1/ Prendre la Tioga Road en direction de Yosemite Tuolumne Grove, Olmsted Point, Tenaya Lake 2/ Yosemite Valley. Valley View, El Capitan 3/ Wawona Road. Bridalveil Fall, Tunnel View 4/ Glacier point et Taft Point 5/ Oakhurst
J18: Oakhurst / San Francisco (371 km) 1/ Mariposa Grove 2/ Route jusqu'à San Francisco Twin Peaks pour la vue sur SF et le coucher de soleil 3/ San Francisco
J19: San Francisco 1/ Alcatraz 2/ Fisherman's Wharf, Pier 39, Ghirardelli Square 3/ Financial District 4/ Chinatown 5/ Union Square 6/ Golden Gate (ou, en fonction du brouillard, le remettre au J20) Fort Point, Baker Beach, Vista Point
J20: San Francisco 1/ North Beach, Telegraph Hill, Coit Tower, Lombard Sreet 2/ Haight-Ashburry, Alamo Square, Painted Ladies, Buena Vista Park 3/ Mission, fresques murales 4/ Golden Gate Park, Japanese Tea Garden, Buffalo Paddock
J21: Départ de San Francisco
J'ai encore des dizaines de questions à vous poser. Mais pour l'instant, je n'en ai qu'une: Cet itinéraire tient-il la route? J'ai peur de faire l'erreur du débutant, vouloir voir un maximum de choses en un minimum de temps...
D'avance merci pour le temps que vous voudrez bien me consacrer.
A+ Eric
Avant tout je tiens à remercier tous les spécialistes de l'Ouest américain qui fréquentent ce forum: Itat, Bastinj, Jpg13, Pong, Yellowrock, Evajules... etc. Vous ne le savez pas, mais depuis des mois je vous lis en silence (j'ai une centaine de "discussions suivies" sur ce thème en ce moment !). Vos réponses, vos carnets, vos blogs m'ont été d'une grande utilité pour établir l'itinéraire que je vais vous soumettre. Rendez-vous compte qu'avant de vous lire, je n'avais jamais entendu parler de Moab, de Zion, de Bryce...
Pour vous aider dans cette tâche, vous devez savoir que nous serons 3 (un couple de 50 ans et notre fils de 16 ans). Nous ne sommes pas de grands randonneurs mais les marches de 2 ou 3 heures ne nous font pas peur. Nous avons visité pas mal de pays à travers le monde, mais notre seule expérience US est Miami. Notre anglais est plutôt sommaire. Pour l'instant nous n'avons rien réservé, notre seule contrainte, pour des raisons professionnelles, est le choix du mois d'aout 2015.
Voici notre itinéraire. Les distances ont été calculées sur Google Maps
J1: Arrivée Los Angeles 1/Récupérer la voiture à l'aéroport. Acheter une glacière 2/En fonction de l'heure d'arrivée, une partie du J3 pourrait être faite en J1
J2: Los Angeles 1/ Universal Studios 2/ Griffith Observatory, le soir pour la vue sur LA et sur The Sign
J3: Los Angeles 1/ Hollywood Bd, Man's Chinese Theater 2/ Beverly Hills, Rodéo Drive, Sunset Boulevard, Mulholland Drive 3/ Venice Beach, Santa Monica
J4: Los Angeles / Williams (706 km) 1/ Oatman 2/ Kingman 3/ Hackberry, Museum route 66 4/ Seligman 5/ Williams
J5: Williams / Grand Canyon (95 km) 1/ Survol du Grand Canyon en hélicoptère depuis Tusayan (compagnie Papillon?) 2/ Grand Canyon. Acheter le Pass Beautiful Faire les 2 points de vue: Mather Point et Yavapai Point Prendre la navette orange jusqu'à Yaki Point A South Kaibab Trailhead, descendre dans le canyon jusqu'à Cedar Ridge Prendre la navette rouge pour faire la Hermits Road Faire les différents points de vue de la Hermits Road Voir le coucher de soleil à Mohave Point ou à Hopi Point
J6: Grand canyon / Page (216 km) 1/ Lever de soleil à Yaki Point 2/ Quitter Grand Canyon par la Desert View. Faire tous les points de vue 3/ Horseshoe Bend 4/ Arrivée à Page. Récupérer de la doc au visitor center 5/ Barrage Glen Canyon 6/ Lake Powell. Prendre la Scenic Drive jusqu'à Wahweap Marina 7/ Coucher de soleil à Wahweap Overlook
J7: Page / Monument Valley (205 km) 1/ Lower Antelope Canyon 2/ Upper Antelope Canyon 3/ Monument Valley (Attention au changement d'heure: + 1h00) S'arrêter au visitor center et faire la photo la plus célèbre de Monument Valley Faire la Valley Drive et ses différents points de vue Faire la Wildcat Trail à pied Coucher de soleil depuis la terrasse du visitor center
J8: Monument Valley / Moab (387 km) 1/ Lever de soleil à Monument Valley 2/ Gooseneck Park 3/ Valley of the Gods 4/ Wilson Arch 5/ Corona Arch et Bow Tie Arch 6/ Moab
J9: Moab 1/ Arch National Park Prendre la Scenic Drive Commencer par Delicat Arch pour éviter le monde Faire les différents points de vue: Salt Valley, Fiery Furnace Viewpoint Faire les petites rando: Sand Dune Arch, Broken Arch, Skyline Arch Se garer à Devil's Garden Rando pour voir Tunnel Arch, Pine Three Arch, Landscape Arch En fonction de l'état des troupes, faire demi-tour à Landscape Arch Point de vue à Panorama Point Faire la rando pour voir Double Arch et Windows Coucher de soleil à Double Arch ou à Windows Autre points de vue: Balanced Rock, Sal Mountains Viewpoint, Park Avenue Viewpoint
J10: Moab / Torrey (355 km) 1/ Canyonlands, Island in the Sky Point de vue à Shafer Canyon Overlook Scenic Drive jusqu'à Mesa Arch Grand View Point Overlook 2/ Dead Horse Point Park. Faire les différents points de vue 3/ Goblin Valley 4/ Little Wild Horse Canyon 5/ Torrey
J11: Torrey / Bryce Canyon City (232 km) 1/ Capitol Reef, Fruita Area 2/ Scenic 12 et ses différents points de vue 3/ Kodachrome Basin 4/ Willis Creek 5/ Reprendre la Scenic 12 jusqu'à Bryce Canyon 6/ Coucher de soleil à Bryce Canyon
J12: Bryce Canyon City / Springdale (150 km) 1/ Lever de soleil à Sunrise Point à Bryce Canyon 2/ Faire la rando Queens Garden Trail + Navajo Loop Trail 3/ Faire les différents points de vue en navette 4/ En quittant Bryce Canyon, faire Mossy Cave 5/ Red Canyon. Faire les 2 randos: Pink Ledges et Photo Trail 6/ Zion. Faire les différents points de vue: Checkboard Mesa, Canyon Overlook, Great Arch Prendre la navette gratuite pour faire la Scenic Drive jusqu'à Sinawava Faire la rando Riverside Walk 7/ Springdale
J13: Springdale / Las Vegas (319 km) 1/ Valley of Fire (Attention au changement d'heure: -1h00) Prendre la Scenic Drive Elephant Rock, Seven Sisters, Rainbow Vista, Fire Wave, Loop Road 2/ Las Vegas Voir quelques casinos sur le Strip Coucher de soleil depuis la Tour Stratosphere Voir les spectacles devant les casinos: Treasure Island, Mirage, Bellagio
J14 Las Vegas 1/ Grasse mat', piscine 2/ Outlet Nord ou Sud (?) 3/ Visiter les casinos: Mandalay, Venetian, Caesar, New York, Paris, Luxor...etc 4/ Boutiques incontournables: Coca, M&M's 5/ Fremont Street pour la voute lumineuse
J15: Las Vegas / Furnace Creek (214 km) 1/ Grasse mat', piscine 2/ Quitter Las Vegas en début d'après midi 3/ Passer devant Red Rock Canyon et ne faire que le point de vue Overlook 4/ Death Valley Twenty Mule Team Canyon Badwater, Natural Bridge, Devil's Golf, Artiste Drive, Golden Canyon Coucher de soleil à Zabriskie Point 5/ Furnace Creek
J16: Furnace Creek / Lee Vining (473 km) 1/ Retourner à Zabriskie Point pour le lever de soleil 2/ Quitter Death Valley en faisant les derniers points de vue Mesquite Sand Dune, Mosaic Canyon, Father Crowley Vista 3/ Alabama Hills. Movie Road, Arch Trail, One Mile Arch, Withney Portal Arch 4/ Bodie 5/ Mono Lake. South Tufa Area pour le coucher de soleil 6/ Lee Vining
J17: Lee Vining / Oakhurst (232 km) 1/ Prendre la Tioga Road en direction de Yosemite Tuolumne Grove, Olmsted Point, Tenaya Lake 2/ Yosemite Valley. Valley View, El Capitan 3/ Wawona Road. Bridalveil Fall, Tunnel View 4/ Glacier point et Taft Point 5/ Oakhurst
J18: Oakhurst / San Francisco (371 km) 1/ Mariposa Grove 2/ Route jusqu'à San Francisco Twin Peaks pour la vue sur SF et le coucher de soleil 3/ San Francisco
J19: San Francisco 1/ Alcatraz 2/ Fisherman's Wharf, Pier 39, Ghirardelli Square 3/ Financial District 4/ Chinatown 5/ Union Square 6/ Golden Gate (ou, en fonction du brouillard, le remettre au J20) Fort Point, Baker Beach, Vista Point
J20: San Francisco 1/ North Beach, Telegraph Hill, Coit Tower, Lombard Sreet 2/ Haight-Ashburry, Alamo Square, Painted Ladies, Buena Vista Park 3/ Mission, fresques murales 4/ Golden Gate Park, Japanese Tea Garden, Buffalo Paddock
J21: Départ de San Francisco
J'ai encore des dizaines de questions à vous poser. Mais pour l'instant, je n'en ai qu'une: Cet itinéraire tient-il la route? J'ai peur de faire l'erreur du débutant, vouloir voir un maximum de choses en un minimum de temps...
D'avance merci pour le temps que vous voudrez bien me consacrer.
A+ Eric
Bonjour,
nous aimons voyager en camping-car pour être libre sur notre timing et itinéraire..
1- peut-on dormir n'importe où ou faut-il toujours être dans un camping?
2-peut-on arriver le jour même dans un camping dans les PN?
3-que faire si plus de place?
4-est-ce possible de récupérer le camping-car à un point et le rendre dans une autre ville afin d'éviter de faire un aller-retour?
5-en 4 semaines, est-ce possible de faire San Francisco, séquoia, Death Valley, Grand Canyon, Bryce Canyon, Zion, antelope, arches, Yellowstone? Ou on peut/doit élaguer?
Merci pour le partage de votre expérience!
Bonsoir,
Je suis déjà venue poster un circuit qui aurait du se faire cet été. Malheureusement, nous n'avons pas pu faire ce beau voyage cette année. Nous le décalons finalement à 2018, ce sera pour nos 40 ans. Ca fait loin ! mais nous avons également un autre beau projet prévu pour début 2016.
J'ai donc eu le temps de lire pleins pleins de TR, y trouver pleins d'idées, potasser les différents sites cités dans ce forum. Ils m'ont bien aidé mais je bloque au niveau du temps (de route, ça peut aller grâce à Google Maps mais sur place pour les visites). Ce n'est pas facile d'évaluer tout ça. Je compte sur vous pour me donner vos avis, vos conseils, me dire ce qui va, ce qui ne va pas du tout etc...
Ah oui, nous serons accompagnés de nos 2 enfants qui auront 9 et 12 ans au moment du voyage. Suivant les randos que j'ai sélectionné, pourrez-vous me dire celles qui sont faisables avec des enfants ?
Merci d'avance de me lire.
C'est parti !
Voyage du samedi 04/08/18 au jeudi 23/08/18 :
J0 : Départ de Nantes (ou Paris ?) - arrivée à LA (hôtel quartier Hollywood ?)
J1 : LA : Venice (canaux + plage) - Santa Monica - Paramount Ranch en passant par Old Topanga Canyon Road - Griffith Observatory - retour hôtel. Trop chargé peut être ?
J2 : LA : Rodeo Drive - Beverly Hills - Hollywood Bd - Sunset bd - Caroll avenue - Downtown - Mulholland drive pour vue sur LA
J3 : LA-GC : Longue route LA-GC en passant par Bagdad Café - Amboy - Oatman - Kingman - Hackberry - Seligman - Williams - Nuit GC ou Tusayan - sunset Hopi point ?
J4 : GC : sunrise Yaki point - Trail of time - Rim trail en navette de Bright Angel Trailhead à Hermits Rest et retour - Points de vue - sunset Hopi point - Nuit GC ou Tusayan
J5 : GC-MV : Desert View drive + tower - Direction MV : valley drive - wildcat trail ? - sunset au visitor center - nuit ? Kayenta ?
J6 : MV-Page : Horseshoebend - scenic view road - Glen canyon dam - points de vue lac US89 - Lone Rock Beach - Old paria - sunset aux Toadstool Hoodoos - Nuit Page
J7 : Page-Bryce : Lower Antelope Canyon - Cottonwood Canyon road - Grosvenor Arch - Sunset Point ? - Nuit Bryce
J8 : Bryce Canyon : Sunrise Point - Queen's garden + Navajo loop trail ? - Scenic drive - points de vue - Mossy cave ou Britlescone loop trail ? - Rim trail - sunset point - Nuit Bryce
J9 : Bryce- Zion : Points de vue si pas fait la veille - Canyon overlook trail - scenic drive - Emerald pools ou petite partie des Narrows ou Riveside Walk ? - Nuit Springdale
J10 : Zion-LV : faire une rando de Zion (laquelle ?) - Valley of Fire en fin d'après-midi - Points de vue - Fire Wave - Dome trail - Elephant Rock - Seven sisters... - Nuit LV
J11 : LV : visite du Strip - outlets - Freemont experience - Nuit LV
J12 : LV-DV : rester un peu sur LV - passer par Red Rock Canyon ? - Arrivée par badwater road fin d'après-midi - badwater - natural bridge - devils golf course - artist drive - sunset Golden Canyon ? Nuit Furnace Creek ranch
J13 : DV-Lee Vining : sunrise Zabriskie Point - Dante's view - Mesquite Flat Sand Dunes - Alabama Hills ? - Bodie - Mono Lake - Nuit Lee Vining ... (Journée trop chargée je pense même sans Alabama Hills)
J14 : Lee Vining-Yosemite : Tuolumne Meadows - Tenaya Lake - Olmstead Point - Lower Yosemite fall - Mirror Lake - Half dome - El Capitan - Bridalveil fall - Valley view - Nuit El Portal ?
J15 : Yosemite : El Portal-Oakurst : Bridalveil fall si pas fait la veille - Tunnel view - Sentinel dome - Washburn Point - Glacier Point - Mariposa Grove (navette à Wamona) - Nuit Oakhurst
J16 : Oakhurst-SF : Quartier SF ? - Nuit SF ?
J17 : SF : 49 miles scenic drive ? - golden gate - sausalito - Nuit SF
J18 : SF : Downtown - Alamo Square - Chinatown - Lombard street - Pier 39 - Fisherman's wharf - Nuit SF
J19 : Retour en France
Qu'en pensez-vous ? J'ai peur d'avoir trop chargé les journées...
Je suis déjà venue poster un circuit qui aurait du se faire cet été. Malheureusement, nous n'avons pas pu faire ce beau voyage cette année. Nous le décalons finalement à 2018, ce sera pour nos 40 ans. Ca fait loin ! mais nous avons également un autre beau projet prévu pour début 2016.
J'ai donc eu le temps de lire pleins pleins de TR, y trouver pleins d'idées, potasser les différents sites cités dans ce forum. Ils m'ont bien aidé mais je bloque au niveau du temps (de route, ça peut aller grâce à Google Maps mais sur place pour les visites). Ce n'est pas facile d'évaluer tout ça. Je compte sur vous pour me donner vos avis, vos conseils, me dire ce qui va, ce qui ne va pas du tout etc...
Ah oui, nous serons accompagnés de nos 2 enfants qui auront 9 et 12 ans au moment du voyage. Suivant les randos que j'ai sélectionné, pourrez-vous me dire celles qui sont faisables avec des enfants ?
Merci d'avance de me lire.
C'est parti !
Voyage du samedi 04/08/18 au jeudi 23/08/18 :
J0 : Départ de Nantes (ou Paris ?) - arrivée à LA (hôtel quartier Hollywood ?)
J1 : LA : Venice (canaux + plage) - Santa Monica - Paramount Ranch en passant par Old Topanga Canyon Road - Griffith Observatory - retour hôtel. Trop chargé peut être ?
J2 : LA : Rodeo Drive - Beverly Hills - Hollywood Bd - Sunset bd - Caroll avenue - Downtown - Mulholland drive pour vue sur LA
J3 : LA-GC : Longue route LA-GC en passant par Bagdad Café - Amboy - Oatman - Kingman - Hackberry - Seligman - Williams - Nuit GC ou Tusayan - sunset Hopi point ?
J4 : GC : sunrise Yaki point - Trail of time - Rim trail en navette de Bright Angel Trailhead à Hermits Rest et retour - Points de vue - sunset Hopi point - Nuit GC ou Tusayan
J5 : GC-MV : Desert View drive + tower - Direction MV : valley drive - wildcat trail ? - sunset au visitor center - nuit ? Kayenta ?
J6 : MV-Page : Horseshoebend - scenic view road - Glen canyon dam - points de vue lac US89 - Lone Rock Beach - Old paria - sunset aux Toadstool Hoodoos - Nuit Page
J7 : Page-Bryce : Lower Antelope Canyon - Cottonwood Canyon road - Grosvenor Arch - Sunset Point ? - Nuit Bryce
J8 : Bryce Canyon : Sunrise Point - Queen's garden + Navajo loop trail ? - Scenic drive - points de vue - Mossy cave ou Britlescone loop trail ? - Rim trail - sunset point - Nuit Bryce
J9 : Bryce- Zion : Points de vue si pas fait la veille - Canyon overlook trail - scenic drive - Emerald pools ou petite partie des Narrows ou Riveside Walk ? - Nuit Springdale
J10 : Zion-LV : faire une rando de Zion (laquelle ?) - Valley of Fire en fin d'après-midi - Points de vue - Fire Wave - Dome trail - Elephant Rock - Seven sisters... - Nuit LV
J11 : LV : visite du Strip - outlets - Freemont experience - Nuit LV
J12 : LV-DV : rester un peu sur LV - passer par Red Rock Canyon ? - Arrivée par badwater road fin d'après-midi - badwater - natural bridge - devils golf course - artist drive - sunset Golden Canyon ? Nuit Furnace Creek ranch
J13 : DV-Lee Vining : sunrise Zabriskie Point - Dante's view - Mesquite Flat Sand Dunes - Alabama Hills ? - Bodie - Mono Lake - Nuit Lee Vining ... (Journée trop chargée je pense même sans Alabama Hills)
J14 : Lee Vining-Yosemite : Tuolumne Meadows - Tenaya Lake - Olmstead Point - Lower Yosemite fall - Mirror Lake - Half dome - El Capitan - Bridalveil fall - Valley view - Nuit El Portal ?
J15 : Yosemite : El Portal-Oakurst : Bridalveil fall si pas fait la veille - Tunnel view - Sentinel dome - Washburn Point - Glacier Point - Mariposa Grove (navette à Wamona) - Nuit Oakhurst
J16 : Oakhurst-SF : Quartier SF ? - Nuit SF ?
J17 : SF : 49 miles scenic drive ? - golden gate - sausalito - Nuit SF
J18 : SF : Downtown - Alamo Square - Chinatown - Lombard street - Pier 39 - Fisherman's wharf - Nuit SF
J19 : Retour en France
Qu'en pensez-vous ? J'ai peur d'avoir trop chargé les journées...
Bonjour,
Je suis hésitant sur un itinéraire de 16 (voire 17) jours pour deux personnes en octobre dans l'ouest américain. Après m'être inspiré du sujet suivant : http://voyageforum.com/discussion/etats-unis-itineraires-possibles-quand-on-part-quinze-jours-dans-ouest-americain-d3145721/ , j'en suis là :
Jour 1 : Arrivée à Phoenix - location de voiture Jour 2 : Phoenix - Montezuma Castle - Oak Creek -Sedona Jour 3 : Sedona - Flagstaff - Grand Canyon Jour 4 : Grand Canyon - Monument Valley Jour 5 : Monument Valley - Antelope Canyon - Page Jour 6 : Page - Zion National Park Jour 7 : Zion National Park - Saint-George Jour 8 : Saint-George - Las Vegas Jour 9 : Las Vegas - Death Valley
Cela se complique à compter du jour 10 :
Jour 10 : Death Valley - Las Vegas Jour 11: rendre la voiture à Las Vegas, prendre l'avion jusque Los Angeles
ou
Jour 10 : Death Valley - Barstow (cette ville a-t-elle un intérêt ?) Jour 11 : rendre la voiture à Barstow (possible ?), train jusque Los Angeles
puis :
Jour 12 : Los Angeles - Santa Barbara - San Luis Obispo en train (éventuellement intercaler un jour supplémentaire à Los Angeles, qui n'est pas la ville qui nous attire le plus) Jour 13 : San Luis Obispo - Salinas - San Francisco (train) Jour 14 : San Francisco Jour 15 : San Francisco Jour 16 : Départ de San Francisco
Nous n'avons qu'un seul conducteur potentiel, d'où la volonté de ménager les heures de conduite.
J'ai l'impression en regardant l'itinéraire qu'une seule nuit dans chaque parc ne serait pas suffisante. Egalement, j'ai des doutes sur la faisabilité du trajet jours 10 à 16.
Qu'en pensez-vous ? 🙂
Je suis hésitant sur un itinéraire de 16 (voire 17) jours pour deux personnes en octobre dans l'ouest américain. Après m'être inspiré du sujet suivant : http://voyageforum.com/discussion/etats-unis-itineraires-possibles-quand-on-part-quinze-jours-dans-ouest-americain-d3145721/ , j'en suis là :
Jour 1 : Arrivée à Phoenix - location de voiture Jour 2 : Phoenix - Montezuma Castle - Oak Creek -Sedona Jour 3 : Sedona - Flagstaff - Grand Canyon Jour 4 : Grand Canyon - Monument Valley Jour 5 : Monument Valley - Antelope Canyon - Page Jour 6 : Page - Zion National Park Jour 7 : Zion National Park - Saint-George Jour 8 : Saint-George - Las Vegas Jour 9 : Las Vegas - Death Valley
Cela se complique à compter du jour 10 :
Jour 10 : Death Valley - Las Vegas Jour 11: rendre la voiture à Las Vegas, prendre l'avion jusque Los Angeles
ou
Jour 10 : Death Valley - Barstow (cette ville a-t-elle un intérêt ?) Jour 11 : rendre la voiture à Barstow (possible ?), train jusque Los Angeles
puis :
Jour 12 : Los Angeles - Santa Barbara - San Luis Obispo en train (éventuellement intercaler un jour supplémentaire à Los Angeles, qui n'est pas la ville qui nous attire le plus) Jour 13 : San Luis Obispo - Salinas - San Francisco (train) Jour 14 : San Francisco Jour 15 : San Francisco Jour 16 : Départ de San Francisco
Nous n'avons qu'un seul conducteur potentiel, d'où la volonté de ménager les heures de conduite.
J'ai l'impression en regardant l'itinéraire qu'une seule nuit dans chaque parc ne serait pas suffisante. Egalement, j'ai des doutes sur la faisabilité du trajet jours 10 à 16.
Qu'en pensez-vous ? 🙂
Bonjour à tous!
Encore l'Ouest US me direz-vous! Mais nous ne nous en lassons pas. Je crains juste de vous lasser un peu, vous, avec des endroits vus maintes et maintes fois.
Mais ces partages d'expériences font vivre nos voyages encore et encore....
Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:
Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :
- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,
- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).
Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.
Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.
Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.
Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.
Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.
Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.
Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.
Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,
sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.
Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.
(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).
Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !
Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.
Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.

J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.
1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.

Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide.
Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛.
Les repas sont tout à fait corrects :
Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate
Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert
Champagne en apéritif.
Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.
Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !
Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines.
L’arrivée à LA est abracadabrantesque.
Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.
L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.
Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.
On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:
Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :
- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,
- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).
Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.
Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.
Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.
Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.
Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.
Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.
Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.
Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,
sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.
(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).
Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !
Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.
Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.

J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.
1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.

Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide.
Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛.
Les repas sont tout à fait corrects :
Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate
Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert
Champagne en apéritif.
Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !
Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines.
L’arrivée à LA est abracadabrantesque.
Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.
Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.
On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Bonjour à tous,
Je m'appelle Isabelle, j'habite dans le sud ouest, sur le bassin d'arcachon. Je prépare un voyage dans le sud ouest des états unis. J'ai tracé deux itinéraires sur une carte, je sais que pour des raisons de durée de séjour, je ne peux pas combiner les deux. Je dois faire un choix.
-Mon premier critère est d'inclure dans ce voyage le Nouveau Mexique
-Le second est de voir au moins, le Grand Canyon, Monument Valley, et un grand parc vert et rocailleux tel que Yosemite ou Yellowstone
- Le troisième est d'inclure si possible, la visite d'une ou deux grandes villes.
J'ai donc tracé deux courbes sur ma carte : l'une démarre à Albuquerque, puis Gallup, MV, Grand Canyon, Page, Vegas, et ensuite je pique plein ouest, Yosemite et San Francisco, le tout prévu en 15 ou 18 jours je dois encore travailler mon "planning". Retour en France depuis SF.
L'autre courbe imaginée démarre de Salt Lake City, monte au Grand Téton puis au Yellowstone, redescend par Flaming gorge, Arches, Moab, Brice ou autour de Page, Grand Canyon et MV. Retour par Albuquerque.
A ce stade, je suis bloquée, incapable de me décider.
Dois-je faire l'impasse sur le Yellowstone et me concentrer sur un axe est/ouest ou dois-je oublier SF trop lointaine et me concentrer sur les rocheuses ?
A noter qu'on sera en juillet, qu'il fera surement affreusement chaud en arizona Nouveau Mexique et moins dans l'Utah ou le Wyoming (encore qu'on ne craint pas la chaleur). Nous serons trois, mon mari, ma fille 13 ans et moi.
Nous sommes de bons marcheurs, moi un peu (beaucoup) moins quand ça monte...
Nous avons prévu la location d'un voiture cat. C.
Nous n'aurons surement pas l'occasion de faire un second volet de ce voyage comme certains sur ce forum l'an prochain, et donc nous espérons avoir une belle variété de paysages, d'atmosphères et de rencontres.
Je sais bien que la question est très subjective, mais je suis preneuse de tout avis, qui ne me donnera pas une réponse fermée, mais des points de vue qui m'aideront je l'espère dans ma décision..
Merci à tous par avance pour vos réponses.
A bientôt.
Isabelle
Bonjour à tous,
Je viens de faire l'amère expérience d'une nouvelle politique de loueurs de voitures américains concernant les "debit cards" : ce matin, j'arrive au comptoir de "Dollar" avec mon voucher pré-payé, comme d'habitude, et je remarque à peine une affichette sur le comptoir qui parle d'une nouvelle politique concernant les "debit cards".
Au moment de terminer la transaction, je découvre avec stupeur que cela me concerne très directement car depuis 1 mois, plusieurs compagnies de location de voitures refusent désormais les "debit cards" purement et simplement... Rien à faire, l'ordinateur ne veut rien savoir !
Sur tous les loueurs présents dans le hall de l'aéroport (une dizaine) seuls 3 acceptent encore (pour l'instant ?) les "debit cards" : Alamo-National, Avis-Budget, et Payless
Bonjour l'angoisse, car les 2 premiers auxquels je me suis adressé étaient "sold-out" (à Boston Logan, un vendredi matin à 10h, hors-saison...) et il restait juste une voiture "standard" chez Alamo, que j'ai payée au prix fort ! 🏴☠️
Un forumeur averti en vaut deux, moi je n'avais "qu'"une Visa Premier à la Banque Postale, et si jusqu'à présent elle avait toujours été acceptée, ce matin ce n'était plus le cas...
Donc mon conseil, vérifiez bien auprès de votre futur loueur (ou intermédiaire) si votre carte bleue sera belle et bien acceptée (par écrit si possible !)
ce genre d'expérience finit par coûter cher et plomber le budget pourtant soigneusement préparé en amont...🤪 😠
De quoi être dégouté une fois de plus des usages pratiqués par nos chères (🏴☠️) société de location de voiture...
PS : moi qui jusqu'à présent n'avait pas vraiment compris les subtilités des différentes formules (credit, debit, ...) aux US il va falloir que je m'y mette sérieusement...😠
Bonjour,
Je suis toute nouvelle sur ce forum..j'espère avoir posté ce message au bon endroit! Je souhaite partir avec un ami entre 15 et 20 jours début avril! J'ai lu beaucoup de discussions sur le sujet et j'ai donc essayé de créer mon itinéraire en prenant en compte différents éléments. Il est très difficile de faire des concessions sur certains parcs (Bryce canyon ect ) mais nous avons décidé de ne pas faire tous les parcs se trouvant à l'ouest de Las Vegas (quite à le faire lors d'un second voyage).
Hésitation sur le départ de la boucle. Départ LA : Vol moins cher + souhait de finir par la cote mais nous nous retrouvons à LV le week end Départ SF : Vol + cher mais on ne se retrouverais pas le week end à Las Vegas (hotel - cher) Jour 1 : Arrivée à LA, + recup voiture de loc Jour 2: LA - Palm Springs Jour 3 : Palm Springs - Yucca Valley + Joshua tree (4h10) Direction Las Vegas Jour 4 : Las Vegas Jour 5 :Las Vegas : survol du Grand Canyon selon prix Jour 6 : Las Vegas / Death Valley (200km / 2h) : Départ très tôt le matin “furnace creek” + “dante’s view” + “Artist Palette”… Dodo à furnace creek ou Lone Pine selon le prix et les disponibilités Jour 7 - Death Valley - Mono lake - South Lake tahoe Jour 8 : South Lake Tahoe Jour 9 : South Lake Tahoe / Sacramento (160km / 2h) / San francisco Jour 11 : San Francisco : « Alcatraz » + « Vignes de palo alto » Jour 12 : San Francisco : « Cable car » + « Golden Gate » + “Sausalito” Jour 13 : San Francisco / Monterey (200km / 2h15) Jour 14 : Monterey / Carmel Jour 15 : Monterey / Santa Barbara (380km / 4h00) Jour 16 : Santa Barbara / Malibu (road 1) / Los Angeles (150km / 2h00) + + dépose voiture de loc Jour 17 : LA : Universal Studio Jour 18 : Los Angeles : (Hollywood, beverly hills, Venice beach, Santa Monica…) Jour 19 - repart
Pourriez-vous me donner votre avis sur cet itinéraire ?
Merci beaucoup!
Je suis toute nouvelle sur ce forum..j'espère avoir posté ce message au bon endroit! Je souhaite partir avec un ami entre 15 et 20 jours début avril! J'ai lu beaucoup de discussions sur le sujet et j'ai donc essayé de créer mon itinéraire en prenant en compte différents éléments. Il est très difficile de faire des concessions sur certains parcs (Bryce canyon ect ) mais nous avons décidé de ne pas faire tous les parcs se trouvant à l'ouest de Las Vegas (quite à le faire lors d'un second voyage).
Hésitation sur le départ de la boucle. Départ LA : Vol moins cher + souhait de finir par la cote mais nous nous retrouvons à LV le week end Départ SF : Vol + cher mais on ne se retrouverais pas le week end à Las Vegas (hotel - cher) Jour 1 : Arrivée à LA, + recup voiture de loc Jour 2: LA - Palm Springs Jour 3 : Palm Springs - Yucca Valley + Joshua tree (4h10) Direction Las Vegas Jour 4 : Las Vegas Jour 5 :Las Vegas : survol du Grand Canyon selon prix Jour 6 : Las Vegas / Death Valley (200km / 2h) : Départ très tôt le matin “furnace creek” + “dante’s view” + “Artist Palette”… Dodo à furnace creek ou Lone Pine selon le prix et les disponibilités Jour 7 - Death Valley - Mono lake - South Lake tahoe Jour 8 : South Lake Tahoe Jour 9 : South Lake Tahoe / Sacramento (160km / 2h) / San francisco Jour 11 : San Francisco : « Alcatraz » + « Vignes de palo alto » Jour 12 : San Francisco : « Cable car » + « Golden Gate » + “Sausalito” Jour 13 : San Francisco / Monterey (200km / 2h15) Jour 14 : Monterey / Carmel Jour 15 : Monterey / Santa Barbara (380km / 4h00) Jour 16 : Santa Barbara / Malibu (road 1) / Los Angeles (150km / 2h00) + + dépose voiture de loc Jour 17 : LA : Universal Studio Jour 18 : Los Angeles : (Hollywood, beverly hills, Venice beach, Santa Monica…) Jour 19 - repart
Pourriez-vous me donner votre avis sur cet itinéraire ?
Merci beaucoup!
Bonjour, nous souhaitons avec mon compagnon découvrir l'ouest américain au mois de mars pour un circuit très court je le sais de 9 jours (impératifs oblige). Voici mon ébauche site à tous les forums et renseignements que je pioche sur internet. Nous avons choisis de ne pas passer par yosemite manque de temps et faire un mix de grandes villes et canyon pour aller à l'essentiel. Dites-moi si mon itinéraire ne paraît pas farfelu merci!
J1: arrivée fin de matinée à LA nuit à LA J2: journée et nuit à LA J3: matinée à LA et route et nuit à kingnam J4: départ tôt pour grand canyon puis route et nuit à tusayan J5: départ tôt pour monument valley puis route et nuit à Kanab ou Page J6: départ tôt pour bryce canyon puis route et nuit à LV J7: départ la vallée de la mort et route pour bodie (ville fantôme), monolake (coucher de soleil) et nuit à lee vining J8: départ pour San Francisco (en passant par South Lake Tahoe et sacramento) nuit à SF J9: journée à SF
Qu'en pensez-vous? Faisable?
J1: arrivée fin de matinée à LA nuit à LA J2: journée et nuit à LA J3: matinée à LA et route et nuit à kingnam J4: départ tôt pour grand canyon puis route et nuit à tusayan J5: départ tôt pour monument valley puis route et nuit à Kanab ou Page J6: départ tôt pour bryce canyon puis route et nuit à LV J7: départ la vallée de la mort et route pour bodie (ville fantôme), monolake (coucher de soleil) et nuit à lee vining J8: départ pour San Francisco (en passant par South Lake Tahoe et sacramento) nuit à SF J9: journée à SF
Qu'en pensez-vous? Faisable?
De retour de 18 jours dans l’Ouest américain. Tout d’abord, merci à tous ceux qui donnent de bons conseils sur ce forum et aux concepteurs de sites sur les Etats-Unis, bien connus ici. C’est si facile de construire son voyage avec de telles mines d’informations !
Maintenant le voyage point par point dans l’ordre chronologique, les points forts, les points faibles, les hôtels etc… 18 jours ça passe vite, trop vite, j’aurais bien aimé que ça dure un peu plus longtemps avant le retour dans mon cher pays, rester plus longtemps dans certains endroits, en découvrir d’autres… Ca sera pour plus tard, je l’espère !
Au fait, des photos suivront sans doute dans la partie carnet de voyages du site. Même si je ne suis pas photographe, ni pro, ni amateur ! Donc ne pas s’attendre à de la haute qualité !
Los Angeles :
Arrivée à destination avec 30 minutes de retard (vol Air France), le vol s’est bien passé, le survol du Groenland a été un beau moment, la baie d’Hudson et ses icebergs aussi, puis enfin les Etats-Unis !
Les formalités à l’aéroport se passent assez vite, problème nos valises arrivent en dernier… Donc finalement on sort assez tard de l’aéroport, direction Alamo en prenant la navette. Et là premier mécontentement (le gros point noir du voyage !! voir plus tard !) concernant Alamo : une attente interminable, seulement 2 guichets d’ouverts (1h30 !!), alors qu’on avait déjà réservé la voiture plusieurs mois à l’avance. Finalement, c’est notre tour, le monsieur nous demande si on est d’accord de ne pas payer le supplément jeune conducteur et de prendre à la place de notre Pontiac G6 un mini SUV (Nissan Rogue). Nous sommes d’accord ! A dépenser de l’argent, autant que ce ne soit pas dans des taxes, mais dans le choix d’un beau véhicule ! (du coup Alamo se rattrape sur le premier sentiment négatif, mais ça sera de courte durée…)
Universal Studios (VIP Tour) : seul point négatif, que tout soit en anglais de A à Z donc des fois on a du mal à comprendre… Mais sinon, c’est super ! Ca nous a permis de faire toutes les attractions, car la queue en ce mardi 23 juin dans certaines attractions est assez impressionnante. Ma préférée : Jurassic Park. La visite des studios et des ateliers est assez intéressante, mais là encore la langue est une barrière pour tout comprendre.
Warner Bros Studios Tour : là encore c’était très bien, mis à part la barrière de la langue. Je ne comprends pas qu’ils n’aient pas encore songés à des traductions comme à Disneyland Paris, m’enfin on est en Amérique ! Dans certaines parties, interdiction de prendre des photos, et interdiction de filmer tout court. Mouais…
Griffith : une merveille, la vue sur la ville est super, on voit aussi le signe Hollywood sans les poteaux télégraphiques et autres fils électriques. D’ailleurs après Griffith on s’approchera au maximum des lettres ! L’intérieur de l’observatoire est intéressant.
Beverly Hills : C’est cossu, de belles villas, de belles pelouses… C’est vraiment à expérimenter.
Hollywood, Walk Of Fame : beaucoup de monde, c’est fatigant, on photographie l’étoile de Michael, sans savoir qu’il va mourir le lendemain… On visite le musée de cire, celui de Paris est mieux.
Michael : le jeudi 25 je vais faire un petit tour sur internet pour vérifier ma boîte mail et Qu’est ce que j’apprends, la mort de Michael à Los Angeles ! On décide de se rendre à UCLA, guidés par les hélicoptères. Une foule pas si impressionnante que ça, en fait il y a plus de journalistes que de fans ou de curieux.
Hôtel Best Western Sunset Plaza : un bel hôtel avec une belle piscine et une belle vue sur Downtown. Un petit déjeuner copieux en buffet compris dans le prix. Seul bémol, on donnait sur Sunset Boulevard et on entendait la circulation des voitures. A l’accueil, bien élevés mais sans plus, on dira « un peu coincés ».
Avis sur Los Angeles : 12/20 comme je m’y attendais, ville très étendue avec beaucoup de circulation. Non, il n’y a pas rien à voir dans cette ville, par contre je comprends qu’on n’aime pas. Je suis content d’y être allé et de ne pas avoir été pressé par le temps, je suis loin d’avoir tout vu. Par contre j’étais quand même content d’en partir car pour moi ce que j’attendais le plus du voyage c’était les Parcs Nationaux (je suis plus nature que ville) ! Mention spéciale au Griffith Observatory.
La suite au prochain numéro…
Maintenant le voyage point par point dans l’ordre chronologique, les points forts, les points faibles, les hôtels etc… 18 jours ça passe vite, trop vite, j’aurais bien aimé que ça dure un peu plus longtemps avant le retour dans mon cher pays, rester plus longtemps dans certains endroits, en découvrir d’autres… Ca sera pour plus tard, je l’espère !
Au fait, des photos suivront sans doute dans la partie carnet de voyages du site. Même si je ne suis pas photographe, ni pro, ni amateur ! Donc ne pas s’attendre à de la haute qualité !
Los Angeles :
Arrivée à destination avec 30 minutes de retard (vol Air France), le vol s’est bien passé, le survol du Groenland a été un beau moment, la baie d’Hudson et ses icebergs aussi, puis enfin les Etats-Unis !
Les formalités à l’aéroport se passent assez vite, problème nos valises arrivent en dernier… Donc finalement on sort assez tard de l’aéroport, direction Alamo en prenant la navette. Et là premier mécontentement (le gros point noir du voyage !! voir plus tard !) concernant Alamo : une attente interminable, seulement 2 guichets d’ouverts (1h30 !!), alors qu’on avait déjà réservé la voiture plusieurs mois à l’avance. Finalement, c’est notre tour, le monsieur nous demande si on est d’accord de ne pas payer le supplément jeune conducteur et de prendre à la place de notre Pontiac G6 un mini SUV (Nissan Rogue). Nous sommes d’accord ! A dépenser de l’argent, autant que ce ne soit pas dans des taxes, mais dans le choix d’un beau véhicule ! (du coup Alamo se rattrape sur le premier sentiment négatif, mais ça sera de courte durée…)
Universal Studios (VIP Tour) : seul point négatif, que tout soit en anglais de A à Z donc des fois on a du mal à comprendre… Mais sinon, c’est super ! Ca nous a permis de faire toutes les attractions, car la queue en ce mardi 23 juin dans certaines attractions est assez impressionnante. Ma préférée : Jurassic Park. La visite des studios et des ateliers est assez intéressante, mais là encore la langue est une barrière pour tout comprendre.
Warner Bros Studios Tour : là encore c’était très bien, mis à part la barrière de la langue. Je ne comprends pas qu’ils n’aient pas encore songés à des traductions comme à Disneyland Paris, m’enfin on est en Amérique ! Dans certaines parties, interdiction de prendre des photos, et interdiction de filmer tout court. Mouais…
Griffith : une merveille, la vue sur la ville est super, on voit aussi le signe Hollywood sans les poteaux télégraphiques et autres fils électriques. D’ailleurs après Griffith on s’approchera au maximum des lettres ! L’intérieur de l’observatoire est intéressant.
Beverly Hills : C’est cossu, de belles villas, de belles pelouses… C’est vraiment à expérimenter.
Hollywood, Walk Of Fame : beaucoup de monde, c’est fatigant, on photographie l’étoile de Michael, sans savoir qu’il va mourir le lendemain… On visite le musée de cire, celui de Paris est mieux.
Michael : le jeudi 25 je vais faire un petit tour sur internet pour vérifier ma boîte mail et Qu’est ce que j’apprends, la mort de Michael à Los Angeles ! On décide de se rendre à UCLA, guidés par les hélicoptères. Une foule pas si impressionnante que ça, en fait il y a plus de journalistes que de fans ou de curieux.
Hôtel Best Western Sunset Plaza : un bel hôtel avec une belle piscine et une belle vue sur Downtown. Un petit déjeuner copieux en buffet compris dans le prix. Seul bémol, on donnait sur Sunset Boulevard et on entendait la circulation des voitures. A l’accueil, bien élevés mais sans plus, on dira « un peu coincés ».
Avis sur Los Angeles : 12/20 comme je m’y attendais, ville très étendue avec beaucoup de circulation. Non, il n’y a pas rien à voir dans cette ville, par contre je comprends qu’on n’aime pas. Je suis content d’y être allé et de ne pas avoir été pressé par le temps, je suis loin d’avoir tout vu. Par contre j’étais quand même content d’en partir car pour moi ce que j’attendais le plus du voyage c’était les Parcs Nationaux (je suis plus nature que ville) ! Mention spéciale au Griffith Observatory.
La suite au prochain numéro…
Bonjour à tous, comme beaucoup d’entre vous, je me retrouve en repos forcé, ça va être très difficile.. J’ai beaucoup consulté ce forum, et beaucoup d’entre vous m’ont persuadé sans le savoir de voyager. Je vous en remercie. Comme j’ai du temps je me lance à mon tour dans la rédaction d’un carnet de voyage. Pour les photos, je ne suis pas un pro, il y en a de très belles sur de nombreux sites, je souhaitais juste quelques souvenirs et ne pas passer mon temps à mitrailler pour profiter. Avec le souhait que cela donne envie à d’autres de faire leurs valises.

Je me présente : Laurent, 44 ans, j’habite La Rochelle où j’aiguille les trains. Je vis dehors en permanence : natation en mer, vélo, marche, cafés et pique-niques entre amis au bord de mer je ne suis pas fan de shopping, musées et parcs d’attractions. Je suis parti dans l’ouest américain en septembre 2019 : Californie, Arizona, Utah, Nevada. C’est un voyage qui me trottait dans la tête depuis un petit moment. J’ai hésité à partir seul j’avais tendu des perches qui n’ont pas été saisies. En fait cela ne m’inquiétait pas de partir seul et je pourrai aller à mon rythme selon mes envies. J’avais besoin de faire une pause. En février 2019 je suis sur Skyscanner sans savoir que 10mn plus tard ce serait parti pour un road-trip aux USA de 18 jours.
Je tombe sur un vol AR United Airlines Paris – San-Francisco à 415 euros, sans escale avec bagage. J’hésite (pas longtemps) et hop billet pris. En 48 h j’affine le parcours et là : Frustration (pas désagréable) ! Il devient évident que d’autres voyages seront nécessaires : il y a le budget (je pars seul donc ce sera cher), le temps, et surtout les concessions : il y a trop de choses à voir et à faire je le verrai pendant les six mois de préparation. Ce qui est magique en fait !!!

Jour 0 : 17 septembre La Rochelle – Paris Je me retrouve donc sur le quai de la gare de La Rochelle, deux amies m’ont accompagné, avec une valise pas trop lourde (16kgs) et un sac à dos. Je pars peu en vacances, je ne réalise pas, je flotte. Je n’ai aucune inquiétude. Je dormirai chez mes parents en banlieue ce soir. Tout se passe bien.
Jour 1 : 18 Septembre Une longue et belle journée Paris – San-Francisco
Départ pour Roissy à 5h00 avant les bouchons, tout s’enchaîne super bien, pas d’attente, pas de stress, je change la carte Sim de mon téléphone, embarquement, installation et décollage à l’heure 9h15. Je suis assis au hublot, 15mn après on survole Boulogne-sur-Mer, en 3mn c’est Folkestone. Le voyage a vraiment commencé. Les nuages s’effaceront au dessus du Groenland puis au bout de 11h, voilà enfin l’Océan Pacifique avec les forêts de l’Oregon. Puis c’est la descente vers l’aéroport. Dommage le temps est un peu nuageux. Il est 11h30, je débarque à San-Francisco en Californie en 15 mn je passe la douane, je récupère ma valise et je me retrouve sur le quai du BART (le RER de San Francisco). Nous sommes plusieurs français dubitatifs devant le distributeur de billets. Explication : sur le ticket, il n’y a pas de destination mais un prix. On regarde sur un tableau sa destination, et on sélectionne un ticket au prix correspondant, si on n’a pas payé assez on ne peut pas sortir.
Je descends à la station « 16th Street Mission », je monte l’escalier et je me retrouve dans la série « Les Rues de San Francisco ». De vieux immeubles typiques, le drapeau américain, des sdf avec leurs cabats, une odeur de marijuana, des voitures de police. C’est sûr je suis aux USA mais tout est tranquille, il n’y aucune agressivité. Je trouve mon bus pour « Van Ness Avenue et Bay Street » le 49.

San-Francisco, ça monte et ça descend, à l’avant des bus il y a des supports où les gens peuvent installer leur vélo, je n’en reviens pas. Après 20mn, la baie de San-Francisco apparait. Je descends, j’ai 10mn de marche jusqu’à l’auberge de jeunesse « HI San Francisco Fisherman’s Warf Hostel » de Fort-Mason. Le soleil joue à cache-cache avec les nuages, il fait doux, ce n’est pas la même ambiance qu’à la sortie du BART. Sur la droite, il y a une plage avec des gradins, l’Ile d’Alcatraz est à sa place, je monte une côte dans une rue piétonne et arborée et je me retrouve face au Golden-Gate. C’est surréaliste
Je ne suis jamais allé en auberge de jeunesse. Un copain qui me connait bien m’avait mis en garde, « Ce n’est pas pour toi !». Je garde un souvenir amusé mais il avait raison, nous en reparlerons.
J’arrive donc à l’auberge de jeunesse, accueil super sympa, chambre sommaire mais propre, quatre lits qui semblent confortables. Il est à peine 13h30 j’ai le temps de profiter de l’après-midi. Je vais prendre une douche et là, premiers doutes. Une grande pièce avec trois WC fermés ni en haut, ni en bas, une rangée de lavabos et une douche au fond seulement fermée par un rideau… A cette heure pas de soucis, il n’y a personne.
Je prends des renseignements pour louer un vélo le lendemain et je pars découvrir Fisherman’s Warf. 4h de promenade, je ne vois pas le temps passer. Plusieurs jetées, la vue sur Alcatraz, les otaries qui se prélassent, Lombard Street avec ses lacets. Une petite déception, le cable-car est en maintenance depuis deux semaines et pour encore 3 jours et je serai parti. Vers 17h je commence sérieusement à avoir faim, pas très original mais pour le premier soir ce sera pizza face à la mer. La fatigue commence à se faire sentir mais le temps s’est dégagé et je vais pouvoir profiter d’un beau coucher de soleil sur le Golden-Gate et les anciens docks.


Je rejoins l’auberge de jeunesse, dans la chambre un italien, qui part randonner et faire du paddle au Lac Tahoe (une bonne idée) . Nous engageons la conversation. Je parle anglais comme une clef à molette mais j’arrive à bien comprendre. La fatigue arrive, ça fait 35h que je suis réveillé. Lavage de dents et joies de l’auberge, un gars est en train de caguer bruyamment. Pas très glop. Puis la nuit sera courte 2h se sommeil au maximum malgré les bouchons d’oreilles et le masque de nuit. Le décalage horaire, un ronfleur et un japonais qui se lèvera quinze fois. On m’avait prévenu…
Jour 2: 19 septembre Une journée en plein air à San-Francisco
Mon manque de sommeil n'entame pas ma bonne humeur ce matin, il fait un temps magnifique, je vais en profiter. Le petit déjeuner de l'auberge tarde et je décide de le prendre sur le Warf. Il sera très copieux au Boudin Bakery Cafe.
Puis je me rends chez Blazing Saddles Bikes où je loue un VTC , j'ai une réduction par l'intermédiaire de l'AJ (c'est déj�� ça) et un retour en bac depuis l'autre côté de la baie. C'est donc parti pour une cinquantaine de kilomètres. Je suis habitué du vélo à La Rochelle et dans le Marais Poitevin où les dénivelés sont proches de "0 "mais à SF c'est un peu différent, ça compte double😉😉😉.
Je prends le chemin du Golden-Gate, sur des pistes cyclables le long du "Marina Blvd" il n'y a pas grand monde, il fait doux, beaucoup d'espace verts. J'arrive jusqu'au pied du pont, mais j'y passerai plus tard. je continue le long de la côte en direction d'"Ocean Beach" , une plage immense très sauvage aux portes de la ville. Il y a surtout des surfers. Ce n'est pas conseillé de se baigner car il y a beaucoup de rouleaux. Mais je ne résiste pas longtemps à tremper mes pieds dans l'Océan Pacifique!!!
Après ce bon bol d'air je file dans le Golden Gate Park et je rejoins le Golden Gate par le Presidio. Par moment on se croit en Provence ou en Bretagne, on ne sent pas en ville, il y a plusieurs points de vue sur la baie et le large.
Il est temps de franchir le Golden Gate, cela prendra une dizaine de minutes, c'est très sympa malgré le vacarme des voitures. Ensuite je décide de rejoindre Sausalito et Tiburon pour faire la balade complète. Je m'attendais à un peu mieux car la piste n'est jamais très loin de l'autoroute et Sausalito n'est qu'une Marina avec des restaurants. En arrivant à l'embarcadère de Tiburon, il fait chaud, un Coca sera le bienvenue. La traversée est la récompense du trajet en vélo. Il y a peu de personnes au départ de Tiburon mais à Sausalito le bac se remplit. je peux contempler Angel's Island et Alcatraz.
C'est très content de cette promenade que je rends le vélo. le matin j'avais discuté avec des triathlètes voyant quelques nageurs à la plage près de Fort-Mason, l'eau y est à 17°, on me dit quand même de venir avec le strict minimum pour éviter les vols. une grand-mère qui tricote sur les gradins me gardera mes affaires. Je nage 30mn, ça fait vraiment du bien. A 30m de la plage deux jeunes otaries s'amusent .
Je terminerai la soirée en allant vers la "Coit Tower" déjà fermée puis en profitant d'un nouveau merveilleux coucher de soleil. Je passe au Safeway faire quelques courses pour le voyage de demain. Ce soir, j'ai changé de chambre, je la partage avec un australien, un italien et un américain. La salle de bain n'est pas la même, il y a plusieurs douches séparées par un simple rideau. Ce n'est vraiment pas pour moi. Mais à l'extinction des feux, miracle, pas un bruit...
Ce ne sera que de courte durée, deux personnes parlent dans le couloir. Et cela durera une bonne partie de la nuit. vers 3h je sors, il s'agit de deux jeunes (un gars une fille)de 20 ans qui discutent. En fait je ne leur dirait rien, cela me fait rire, de toute manière je me lève à 5h. La nuit est fichue...

Je me présente : Laurent, 44 ans, j’habite La Rochelle où j’aiguille les trains. Je vis dehors en permanence : natation en mer, vélo, marche, cafés et pique-niques entre amis au bord de mer je ne suis pas fan de shopping, musées et parcs d’attractions. Je suis parti dans l’ouest américain en septembre 2019 : Californie, Arizona, Utah, Nevada. C’est un voyage qui me trottait dans la tête depuis un petit moment. J’ai hésité à partir seul j’avais tendu des perches qui n’ont pas été saisies. En fait cela ne m’inquiétait pas de partir seul et je pourrai aller à mon rythme selon mes envies. J’avais besoin de faire une pause. En février 2019 je suis sur Skyscanner sans savoir que 10mn plus tard ce serait parti pour un road-trip aux USA de 18 jours.
Je tombe sur un vol AR United Airlines Paris – San-Francisco à 415 euros, sans escale avec bagage. J’hésite (pas longtemps) et hop billet pris. En 48 h j’affine le parcours et là : Frustration (pas désagréable) ! Il devient évident que d’autres voyages seront nécessaires : il y a le budget (je pars seul donc ce sera cher), le temps, et surtout les concessions : il y a trop de choses à voir et à faire je le verrai pendant les six mois de préparation. Ce qui est magique en fait !!!

Jour 0 : 17 septembre La Rochelle – Paris Je me retrouve donc sur le quai de la gare de La Rochelle, deux amies m’ont accompagné, avec une valise pas trop lourde (16kgs) et un sac à dos. Je pars peu en vacances, je ne réalise pas, je flotte. Je n’ai aucune inquiétude. Je dormirai chez mes parents en banlieue ce soir. Tout se passe bien.
Jour 1 : 18 Septembre Une longue et belle journée Paris – San-Francisco
Départ pour Roissy à 5h00 avant les bouchons, tout s’enchaîne super bien, pas d’attente, pas de stress, je change la carte Sim de mon téléphone, embarquement, installation et décollage à l’heure 9h15. Je suis assis au hublot, 15mn après on survole Boulogne-sur-Mer, en 3mn c’est Folkestone. Le voyage a vraiment commencé. Les nuages s’effaceront au dessus du Groenland puis au bout de 11h, voilà enfin l’Océan Pacifique avec les forêts de l’Oregon. Puis c’est la descente vers l’aéroport. Dommage le temps est un peu nuageux. Il est 11h30, je débarque à San-Francisco en Californie en 15 mn je passe la douane, je récupère ma valise et je me retrouve sur le quai du BART (le RER de San Francisco). Nous sommes plusieurs français dubitatifs devant le distributeur de billets. Explication : sur le ticket, il n’y a pas de destination mais un prix. On regarde sur un tableau sa destination, et on sélectionne un ticket au prix correspondant, si on n’a pas payé assez on ne peut pas sortir.
Je descends à la station « 16th Street Mission », je monte l’escalier et je me retrouve dans la série « Les Rues de San Francisco ». De vieux immeubles typiques, le drapeau américain, des sdf avec leurs cabats, une odeur de marijuana, des voitures de police. C’est sûr je suis aux USA mais tout est tranquille, il n’y aucune agressivité. Je trouve mon bus pour « Van Ness Avenue et Bay Street » le 49.
San-Francisco, ça monte et ça descend, à l’avant des bus il y a des supports où les gens peuvent installer leur vélo, je n’en reviens pas. Après 20mn, la baie de San-Francisco apparait. Je descends, j’ai 10mn de marche jusqu’à l’auberge de jeunesse « HI San Francisco Fisherman’s Warf Hostel » de Fort-Mason. Le soleil joue à cache-cache avec les nuages, il fait doux, ce n’est pas la même ambiance qu’à la sortie du BART. Sur la droite, il y a une plage avec des gradins, l’Ile d’Alcatraz est à sa place, je monte une côte dans une rue piétonne et arborée et je me retrouve face au Golden-Gate. C’est surréaliste
Je ne suis jamais allé en auberge de jeunesse. Un copain qui me connait bien m’avait mis en garde, « Ce n’est pas pour toi !». Je garde un souvenir amusé mais il avait raison, nous en reparlerons.
J’arrive donc à l’auberge de jeunesse, accueil super sympa, chambre sommaire mais propre, quatre lits qui semblent confortables. Il est à peine 13h30 j’ai le temps de profiter de l’après-midi. Je vais prendre une douche et là, premiers doutes. Une grande pièce avec trois WC fermés ni en haut, ni en bas, une rangée de lavabos et une douche au fond seulement fermée par un rideau… A cette heure pas de soucis, il n’y a personne.
Je prends des renseignements pour louer un vélo le lendemain et je pars découvrir Fisherman’s Warf. 4h de promenade, je ne vois pas le temps passer. Plusieurs jetées, la vue sur Alcatraz, les otaries qui se prélassent, Lombard Street avec ses lacets. Une petite déception, le cable-car est en maintenance depuis deux semaines et pour encore 3 jours et je serai parti. Vers 17h je commence sérieusement à avoir faim, pas très original mais pour le premier soir ce sera pizza face à la mer. La fatigue commence à se faire sentir mais le temps s’est dégagé et je vais pouvoir profiter d’un beau coucher de soleil sur le Golden-Gate et les anciens docks.


Je rejoins l’auberge de jeunesse, dans la chambre un italien, qui part randonner et faire du paddle au Lac Tahoe (une bonne idée) . Nous engageons la conversation. Je parle anglais comme une clef à molette mais j’arrive à bien comprendre. La fatigue arrive, ça fait 35h que je suis réveillé. Lavage de dents et joies de l’auberge, un gars est en train de caguer bruyamment. Pas très glop. Puis la nuit sera courte 2h se sommeil au maximum malgré les bouchons d’oreilles et le masque de nuit. Le décalage horaire, un ronfleur et un japonais qui se lèvera quinze fois. On m’avait prévenu…
Jour 2: 19 septembre Une journée en plein air à San-Francisco
Mon manque de sommeil n'entame pas ma bonne humeur ce matin, il fait un temps magnifique, je vais en profiter. Le petit déjeuner de l'auberge tarde et je décide de le prendre sur le Warf. Il sera très copieux au Boudin Bakery Cafe.
Puis je me rends chez Blazing Saddles Bikes où je loue un VTC , j'ai une réduction par l'intermédiaire de l'AJ (c'est déj�� ça) et un retour en bac depuis l'autre côté de la baie. C'est donc parti pour une cinquantaine de kilomètres. Je suis habitué du vélo à La Rochelle et dans le Marais Poitevin où les dénivelés sont proches de "0 "mais à SF c'est un peu différent, ça compte double😉😉😉.
Je prends le chemin du Golden-Gate, sur des pistes cyclables le long du "Marina Blvd" il n'y a pas grand monde, il fait doux, beaucoup d'espace verts. J'arrive jusqu'au pied du pont, mais j'y passerai plus tard. je continue le long de la côte en direction d'"Ocean Beach" , une plage immense très sauvage aux portes de la ville. Il y a surtout des surfers. Ce n'est pas conseillé de se baigner car il y a beaucoup de rouleaux. Mais je ne résiste pas longtemps à tremper mes pieds dans l'Océan Pacifique!!!
Après ce bon bol d'air je file dans le Golden Gate Park et je rejoins le Golden Gate par le Presidio. Par moment on se croit en Provence ou en Bretagne, on ne sent pas en ville, il y a plusieurs points de vue sur la baie et le large.
Il est temps de franchir le Golden Gate, cela prendra une dizaine de minutes, c'est très sympa malgré le vacarme des voitures. Ensuite je décide de rejoindre Sausalito et Tiburon pour faire la balade complète. Je m'attendais à un peu mieux car la piste n'est jamais très loin de l'autoroute et Sausalito n'est qu'une Marina avec des restaurants. En arrivant à l'embarcadère de Tiburon, il fait chaud, un Coca sera le bienvenue. La traversée est la récompense du trajet en vélo. Il y a peu de personnes au départ de Tiburon mais à Sausalito le bac se remplit. je peux contempler Angel's Island et Alcatraz.
C'est très content de cette promenade que je rends le vélo. le matin j'avais discuté avec des triathlètes voyant quelques nageurs à la plage près de Fort-Mason, l'eau y est à 17°, on me dit quand même de venir avec le strict minimum pour éviter les vols. une grand-mère qui tricote sur les gradins me gardera mes affaires. Je nage 30mn, ça fait vraiment du bien. A 30m de la plage deux jeunes otaries s'amusent .
Je terminerai la soirée en allant vers la "Coit Tower" déjà fermée puis en profitant d'un nouveau merveilleux coucher de soleil. Je passe au Safeway faire quelques courses pour le voyage de demain. Ce soir, j'ai changé de chambre, je la partage avec un australien, un italien et un américain. La salle de bain n'est pas la même, il y a plusieurs douches séparées par un simple rideau. Ce n'est vraiment pas pour moi. Mais à l'extinction des feux, miracle, pas un bruit...
Ce ne sera que de courte durée, deux personnes parlent dans le couloir. Et cela durera une bonne partie de la nuit. vers 3h je sors, il s'agit de deux jeunes (un gars une fille)de 20 ans qui discutent. En fait je ne leur dirait rien, cela me fait rire, de toute manière je me lève à 5h. La nuit est fichue...Bonjour à tous,
Nous partons à deux dans moins d'une semaine pour un road trip de 20 jours dans l'ouest américain avec une Jeep Liberty. Je serai seule conductrice, j'ai l'habitude des longue distance, je conduis beaucoup. Notre itinéraire, qui est très vague pour le moment, totalise 6000 et risque de s'allonger. On ne compte pas s'attarder longtemps au même endroit, sauf si necessaire. Nous louons et rendons la voiture à Chicago (les frais d'abandon sont extrêmement élevés et je paye déjà le petit bonus jeune conducteur), ce qui nous fait faire une boucle. Grossièrement nous avon prévu : Chicago - Nouvelle Orléans - Houston - Dallas - Albuquerque - Phoenix - Las Vegas - Los Angeles - San Francisco - Yosemite Valley - Moab - Denver - Chicago
Il y a énormément à voir autour de ses routes. Donc grande question. Quels sont les grands points (ou moins connu) qu'il ne faut pas louper ? Pour ma part, je me concentre beaucoup, sur les deserts, parcs nationaux, paysages, sport extreme (aussi, pour les activités sur la route).
Malgré tout, nous partons avec un petit budget (après billet d'avion et location de la voiture). Ce sera donc glacière-snack-sandwichs et nuits dehors. Est-il raisonnable et envisageable de passer la plupart des nuits dans la voiture ? Peut-on profiter des camping ? Avez vous des bon plans sur la route dans ces situations ?
Merci :) bonne journée
Delphine
Nous partons à deux dans moins d'une semaine pour un road trip de 20 jours dans l'ouest américain avec une Jeep Liberty. Je serai seule conductrice, j'ai l'habitude des longue distance, je conduis beaucoup. Notre itinéraire, qui est très vague pour le moment, totalise 6000 et risque de s'allonger. On ne compte pas s'attarder longtemps au même endroit, sauf si necessaire. Nous louons et rendons la voiture à Chicago (les frais d'abandon sont extrêmement élevés et je paye déjà le petit bonus jeune conducteur), ce qui nous fait faire une boucle. Grossièrement nous avon prévu : Chicago - Nouvelle Orléans - Houston - Dallas - Albuquerque - Phoenix - Las Vegas - Los Angeles - San Francisco - Yosemite Valley - Moab - Denver - Chicago
Il y a énormément à voir autour de ses routes. Donc grande question. Quels sont les grands points (ou moins connu) qu'il ne faut pas louper ? Pour ma part, je me concentre beaucoup, sur les deserts, parcs nationaux, paysages, sport extreme (aussi, pour les activités sur la route).
Malgré tout, nous partons avec un petit budget (après billet d'avion et location de la voiture). Ce sera donc glacière-snack-sandwichs et nuits dehors. Est-il raisonnable et envisageable de passer la plupart des nuits dans la voiture ? Peut-on profiter des camping ? Avez vous des bon plans sur la route dans ces situations ?
Merci :) bonne journée
Delphine
Bonjour ! 😎
je prépare un voyage de 17 jours dans l'ouest US pour septembre. Avant de prendre les vols, j'ai besoin de votre avis, je pense en effet atterrir à Vegas, passer quelques jours dans le coin (pour faire tout ce qui est autour de Vegas) puis de prendre la route pour San Francisco (y passer 4 ou 5 jours) et prendre la route qui longe l'océan pour rejoindre Los Angeles.
Cela vous semble la meilleure option ?
Le trajet classique c'est plutôt SFO>Vegas>LAX mais la route Vegas>Lax ne me tente pas du tout comparée à l'Ocean pacifique. Le seul problème c'est le manque de vol direct Paris>Vegas.
Merci !
je prépare un voyage de 17 jours dans l'ouest US pour septembre. Avant de prendre les vols, j'ai besoin de votre avis, je pense en effet atterrir à Vegas, passer quelques jours dans le coin (pour faire tout ce qui est autour de Vegas) puis de prendre la route pour San Francisco (y passer 4 ou 5 jours) et prendre la route qui longe l'océan pour rejoindre Los Angeles.
Cela vous semble la meilleure option ?
Le trajet classique c'est plutôt SFO>Vegas>LAX mais la route Vegas>Lax ne me tente pas du tout comparée à l'Ocean pacifique. Le seul problème c'est le manque de vol direct Paris>Vegas.
Merci !
Plus d’un an de préparation, plus d’un an d’informations sur le forum, et enfin l’aboutissement d’un rêve.
Nous partons visiter l’ouest des USA.
Périple de 27 jours du 1er au 27 juin 2019, qui nous a mené de San Francisco jusqu’à Los Angeles par la côte (highway 1)
Puis Death Valley, Las Végas, Bryce, Torrey, Moab, Monument Valley, Page, Williams, Barstow et enfin retour à Los Angeles (Santa Monica)
Nous somme un couple approchant la soixantaine et pas très « randonneurs »
Billets d’avion pris chez Air France, vol sur airbus A 380, place duo, pont supérieur.
Voiture louée chez Avis, avec compte Préféred, évitant de faire la queue au comptoir
Pratiquement tous les hôtels ont été réservés sur le site « Hôtels.com » et réglés à l’avance.
Jour 1
Départ de Bordeaux à 6h00 du mat en direction de Paris Charles de Gaulle, la correspondance se fait entre le terminal 2F et le terminal 2E, la porte d’embarquement étant dans le hall M nous prenons une navette pour nous y rendre (compter une bonne demie heure en tout)

L’avion est là face à nous, nous avons du mal à canaliser l’excitation qui nous envahi.
L’embarquement sur un si gros porteur se fait sans trop de difficultés. Nous sommes rapidement installés à nos places respectives et attendons le décollage qui a lieu avec presque une heure de retard. (Temps rattrapé pendant le vol)

Enfin en l’air nous apprécions le paysage

Nous apprécions la coupe de champagne offerte,



Nous apprécions même le repas qui pourtant n’a rien d’extraordinaire.
un petit alcool de poire aidera à la digestion


L’arrivée sur San Francisco est juste Fantastique, le ciel est bien dégagée, ce qui donne une très belle vue sur toute la ville. Le débarquement de l’avion se fait aussi rapidement que l’embarquement, tout parait, facile et aisé dans cet aéroport, mais voilà…… plus nous approchons de l’immigration plus nous nous apercevons que nous ne sommes pas seul, bref, nous attendons pratiquement trois heures avant que cela soit notre tour. Après une batterie de questions ou nous répondons avec plus ou moins de succès, le tampon est apposé et nous pouvons enfin pénétrer sur le sol américain. Nous filons récupérer notre voiture au comptoir Avis, pour ce faire nous prenons l’air train blue line très facilement repérable dans l’aéroport. Les locations de voitures sont au terminus

Le dossier de location de voiture pré rempli demande juste une signature et une emprunte de carte bancaire (à toute fin utile notre carte bancaire est une carte de débit, ce qui n’a pas posé le moindre problème.) Nous avons eu le choix entre trois véhicules différents et nous avons optés pour un Kia Sorento pratiquement neuf.
Nous avions fait l’acquisition un peu avant de partir d’un GPS avec la carte américaine ce qui s’avèrera d’une grande utilité pendant tout le séjour. Donc une fois le gps installé et paramétré pour notre premier hôtel, à nous l’aventure…. Pas bien longue l’aventure, quelques miles avalés et nous voici dans les bouchons. Ça ne roule pas très vite et c’est très bien !!! Histoire de s’habituer à la voiture, à la signalisation routière, histoire aussi d’évacuer le trop plein de stress.


Pendant la préparation de notre séjour notre choix s’est porté sur le Columbus Motor Inn, hôtel bien situé, avec parking gratuit, le seul hic…c’est l’absence de petit déjeuné
Jour 2 Réveillés très tôt nous déambulons dans San Francisco, le temps n’est pas formidable, grisaille et vent frais.
Nous prenons un solide petit déjeuné dans un café proche de l’hôtel

pains perdus et pancakes, un vrai régal!!!


Aujourd’hui programme chargé, nous faisons le tour de la ville en big bus (tickets achetés au préalable sur le net.) Vraiment plus pratique qu’en voiture, le circuit propose une vingtaine d’arrêt, le principe est simple vous descendez aux arrêts qui vous intéressent et pouvez reprendre le bus afin d’aller à l’arrêt suivant. La fréquence est d’un bus tous les quart d’heure.
1er arrêt, Washington square

L’avion est là face à nous, nous avons du mal à canaliser l’excitation qui nous envahi.

L’embarquement sur un si gros porteur se fait sans trop de difficultés. Nous sommes rapidement installés à nos places respectives et attendons le décollage qui a lieu avec presque une heure de retard. (Temps rattrapé pendant le vol)

Enfin en l’air nous apprécions le paysage


Nous apprécions la coupe de champagne offerte,




Nous apprécions même le repas qui pourtant n’a rien d’extraordinaire.

un petit alcool de poire aidera à la digestion


L’arrivée sur San Francisco est juste Fantastique, le ciel est bien dégagée, ce qui donne une très belle vue sur toute la ville. Le débarquement de l’avion se fait aussi rapidement que l’embarquement, tout parait, facile et aisé dans cet aéroport, mais voilà…… plus nous approchons de l’immigration plus nous nous apercevons que nous ne sommes pas seul, bref, nous attendons pratiquement trois heures avant que cela soit notre tour. Après une batterie de questions ou nous répondons avec plus ou moins de succès, le tampon est apposé et nous pouvons enfin pénétrer sur le sol américain. Nous filons récupérer notre voiture au comptoir Avis, pour ce faire nous prenons l’air train blue line très facilement repérable dans l’aéroport. Les locations de voitures sont au terminus


Le dossier de location de voiture pré rempli demande juste une signature et une emprunte de carte bancaire (à toute fin utile notre carte bancaire est une carte de débit, ce qui n’a pas posé le moindre problème.) Nous avons eu le choix entre trois véhicules différents et nous avons optés pour un Kia Sorento pratiquement neuf.

Nous avions fait l’acquisition un peu avant de partir d’un GPS avec la carte américaine ce qui s’avèrera d’une grande utilité pendant tout le séjour. Donc une fois le gps installé et paramétré pour notre premier hôtel, à nous l’aventure…. Pas bien longue l’aventure, quelques miles avalés et nous voici dans les bouchons. Ça ne roule pas très vite et c’est très bien !!! Histoire de s’habituer à la voiture, à la signalisation routière, histoire aussi d’évacuer le trop plein de stress.



Pendant la préparation de notre séjour notre choix s’est porté sur le Columbus Motor Inn, hôtel bien situé, avec parking gratuit, le seul hic…c’est l’absence de petit déjeuné

Jour 2 Réveillés très tôt nous déambulons dans San Francisco, le temps n’est pas formidable, grisaille et vent frais.
Nous prenons un solide petit déjeuné dans un café proche de l’hôtel

pains perdus et pancakes, un vrai régal!!!


Aujourd’hui programme chargé, nous faisons le tour de la ville en big bus (tickets achetés au préalable sur le net.) Vraiment plus pratique qu’en voiture, le circuit propose une vingtaine d’arrêt, le principe est simple vous descendez aux arrêts qui vous intéressent et pouvez reprendre le bus afin d’aller à l’arrêt suivant. La fréquence est d’un bus tous les quart d’heure.

1er arrêt, Washington square

Hi everyone!
First time for me in the States from March 24 to April 7, 2025—only 15 days, so choices have to be made. I want to explore part of the West, but obviously planning the route is the trickiest part, so here’s what I’ve come up with and where I have doubts:
-Leaving Paris for LA
1 or 2 nights to visit
-Heading to Vegas, where one couple would go by motorcycle (they’re fans and want the thrill of Route 66) and another by plane (I won’t linger here either—1 or 2 days max!)
Then, Lake Powell, Monument Valley, Grand Canyon, all by rental car for everyone, so the motorcycle gets returned in Vegas.
Now here’s where it gets tricky: either I continue the road trip through the big parks to finish in San Francisco (but it doesn’t seem like the best time—might be too cold), or I head down to San Diego for the return flight. But which itinerary? Kingman, Joshua Tree, Palm Springs, and San Diego—does that make sense? Is it better to go back to Vegas to take a plane or drive the whole way?
So many questions—your help and advice would be super welcome! Thanks in advance, Anne from Périgord Noir
Now here’s where it gets tricky: either I continue the road trip through the big parks to finish in San Francisco (but it doesn’t seem like the best time—might be too cold), or I head down to San Diego for the return flight. But which itinerary? Kingman, Joshua Tree, Palm Springs, and San Diego—does that make sense? Is it better to go back to Vegas to take a plane or drive the whole way?
So many questions—your help and advice would be super welcome! Thanks in advance, Anne from Périgord Noir
Bonjour,
Maintenant que vous m'avez donné le bon sens, je m'y suis mise, pas encore jusqu'au bout mais ça avance.
Je pense donc que nous partirons le 5 Septembre.
5/9 - Paris Los Angeles.
6 /9 - j'ai repéré près de l'aéroport un motel "Confort Inn Cockatoo" près de la route 105 , il y a également un Walmart un peu plus bas (pour la glacière!). Si vous avez d'autres propositions ?
7/9 -Route pour Williams, je ne sais pas encore si nous prendrons la 66 ou l'autoroute, le but étant de passer une nuit à Williams pour "s'acclimater" , tout le monde s'accorde sur le Super 6, donc nous irons probablement là, j'ai hésité à aller directement au GC et passer deux nuits là-bas, car en fait en terme de prix c'est à peu près équivalent. 8/9 - Grand Canyon.
9/9 - Route pour Page , avec tous les arrêts prévus que je suis en train de peaufiner. J'ai vu Red Rock Motel ? et Lake Powell Motel , mais je ne trouve pas les coordonnées internet de ce dernier qui m'a l'air bien sympa, est-ce que vous connaissez?
Alors à Page, vous allez me dire si c'est de la folie douce ou pas, j'aimerais tenter la loterie de the Wave, mais bon je sais que la randonnée n'est pas une randonnée du "Dimanche" mais est-ce si difficile que nous ne puissions pas la faire si par le plus grand des hasards nous étions gagnants? Autrement je sais qu'il y a aussi l'autre loterie "South Coyotte Buttes". Je viens de lire le post que Hyacinthe a écrit pour Wlitw, dans lequel elle met toutes les coordonnées, je voudrais savoir s'il faut obligatoirement passer par l'agence Paria pour y aller.
Si nous ne faisons pas tout ça, nous sommes quand même venus et surtout pour ça, pour Antelope Canyon, le lower nous ira très bien et éventuellement une promenade en bateau ou une baignade. Donc deux nuits à Page. 10/9 - Page. 11/9 - Route pour Monument Valley , nous ferons probablement ce que Itat avait suggéré dans un post à Edouard Morel, "Mexican Hat, Valley of the gods, Moki dugway jusqu'à Muley Point et Goosenecks state park, avant de rejoindre le Visitor Center et la Scenic Drive, faut-il faire le check-in avant? nous irons au "View".
12/9 - Route pour Moab, là j'en suis encore à explorer et compiler tout ce que j'ai pris comme notes, je sais que nous resterons 3 nuits et que nous irons probablement au Inca Inn Motel. 13/9 - Moab 14/9 - Moab
Alors après c'est un peu plus flou, je ne sais pas s'il faut s'arrêter à "Green river" ou rejoindre directement Torrey, avec la visite de Goblins, de Capitol Reef ? j'aime bien ce que j'ai lu de ces deux endroits, Fruita, les "pies" et la scenic drive 24. Je suis ouverte à toutes les suggestions.
15/9 - soit Green River, soit Torrey Austin Chuck Wagon.
16/9 - Torrey (?) scenic 12, Burr Trail, est-ce que c'est là qu'il y a Mossy Cave ou Wiily Creek, (j'y perds un peu mon latin quelquefois) jusqu'à Bryce Canyon , est-ce que pour le lever du soleil ça vaut le coup de loger directement dans le parc?
17/9 - Randonnée dans Bryce, je pense que nous sommes capables de faire la boucle ou du moins une partie et surtout que moi j'en ai très envie. Puis route vers Zion. Nuit à Zion c'est à dire à Springdale.
18/9- Zion , la scenic drive et/ou le Canyon Overlook puis route vers VOF. Mon mari m'a dit qu'il ne tenait pas plus que ça à retourner à Las Vegas, donc là il y a un blanc. Ce que vous racontez sur Valley of fire me donne envie , donc nous irons là-bas et nous dormirons dans le motel dont je ne me souviens plus le nom à Overton.
19/9 - Nous ferons une longue route pour rejoindre la côte, au niveau de Cambria ou plus bas.
20/9 - Route côtière jusqu'à Salinas, nous dormirons là plutôt qu'à Monterey ou à Carmel, mon mari étant golfeur, ses enfants voudraient lui offrir un parcours dans le 17 miles, pas Pebble beach mais un autre plus abordable. 21/9 - Route jusqu'à San Francisco.
Après je n'ai pas encore décidé combien de temps nous allons rester.
Je n'ai pas parlé de voiture car nous allons étudier ça ensemble lui et moi, je ne comprends rien aux Gps, si vous voulez bien éclairer ma lanterne, je ne sais pas s'il en faut un? j'ai téléchargé Here , mais je n'ai pas encore bien regardé comment ça marche. Quand vous dites j'ai téléchargé toutes les cartes, vous faites comment et sur quoi?
Voilà ce n'est qu'un début, il faut que je m'y retrouve dans toutes les "Arches" à Moab, et que la fin de la boucle soit plus établie.
Merci de m'avoir lue jusqu'au bout et bien sûr je serai contente d'avoir vos avis et suggestions.
Maintenant que vous m'avez donné le bon sens, je m'y suis mise, pas encore jusqu'au bout mais ça avance.
Je pense donc que nous partirons le 5 Septembre.
5/9 - Paris Los Angeles.
6 /9 - j'ai repéré près de l'aéroport un motel "Confort Inn Cockatoo" près de la route 105 , il y a également un Walmart un peu plus bas (pour la glacière!). Si vous avez d'autres propositions ?
7/9 -Route pour Williams, je ne sais pas encore si nous prendrons la 66 ou l'autoroute, le but étant de passer une nuit à Williams pour "s'acclimater" , tout le monde s'accorde sur le Super 6, donc nous irons probablement là, j'ai hésité à aller directement au GC et passer deux nuits là-bas, car en fait en terme de prix c'est à peu près équivalent. 8/9 - Grand Canyon.
9/9 - Route pour Page , avec tous les arrêts prévus que je suis en train de peaufiner. J'ai vu Red Rock Motel ? et Lake Powell Motel , mais je ne trouve pas les coordonnées internet de ce dernier qui m'a l'air bien sympa, est-ce que vous connaissez?
Alors à Page, vous allez me dire si c'est de la folie douce ou pas, j'aimerais tenter la loterie de the Wave, mais bon je sais que la randonnée n'est pas une randonnée du "Dimanche" mais est-ce si difficile que nous ne puissions pas la faire si par le plus grand des hasards nous étions gagnants? Autrement je sais qu'il y a aussi l'autre loterie "South Coyotte Buttes". Je viens de lire le post que Hyacinthe a écrit pour Wlitw, dans lequel elle met toutes les coordonnées, je voudrais savoir s'il faut obligatoirement passer par l'agence Paria pour y aller.
Si nous ne faisons pas tout ça, nous sommes quand même venus et surtout pour ça, pour Antelope Canyon, le lower nous ira très bien et éventuellement une promenade en bateau ou une baignade. Donc deux nuits à Page. 10/9 - Page. 11/9 - Route pour Monument Valley , nous ferons probablement ce que Itat avait suggéré dans un post à Edouard Morel, "Mexican Hat, Valley of the gods, Moki dugway jusqu'à Muley Point et Goosenecks state park, avant de rejoindre le Visitor Center et la Scenic Drive, faut-il faire le check-in avant? nous irons au "View".
12/9 - Route pour Moab, là j'en suis encore à explorer et compiler tout ce que j'ai pris comme notes, je sais que nous resterons 3 nuits et que nous irons probablement au Inca Inn Motel. 13/9 - Moab 14/9 - Moab
Alors après c'est un peu plus flou, je ne sais pas s'il faut s'arrêter à "Green river" ou rejoindre directement Torrey, avec la visite de Goblins, de Capitol Reef ? j'aime bien ce que j'ai lu de ces deux endroits, Fruita, les "pies" et la scenic drive 24. Je suis ouverte à toutes les suggestions.
15/9 - soit Green River, soit Torrey Austin Chuck Wagon.
16/9 - Torrey (?) scenic 12, Burr Trail, est-ce que c'est là qu'il y a Mossy Cave ou Wiily Creek, (j'y perds un peu mon latin quelquefois) jusqu'à Bryce Canyon , est-ce que pour le lever du soleil ça vaut le coup de loger directement dans le parc?
17/9 - Randonnée dans Bryce, je pense que nous sommes capables de faire la boucle ou du moins une partie et surtout que moi j'en ai très envie. Puis route vers Zion. Nuit à Zion c'est à dire à Springdale.
18/9- Zion , la scenic drive et/ou le Canyon Overlook puis route vers VOF. Mon mari m'a dit qu'il ne tenait pas plus que ça à retourner à Las Vegas, donc là il y a un blanc. Ce que vous racontez sur Valley of fire me donne envie , donc nous irons là-bas et nous dormirons dans le motel dont je ne me souviens plus le nom à Overton.
19/9 - Nous ferons une longue route pour rejoindre la côte, au niveau de Cambria ou plus bas.
20/9 - Route côtière jusqu'à Salinas, nous dormirons là plutôt qu'à Monterey ou à Carmel, mon mari étant golfeur, ses enfants voudraient lui offrir un parcours dans le 17 miles, pas Pebble beach mais un autre plus abordable. 21/9 - Route jusqu'à San Francisco.
Après je n'ai pas encore décidé combien de temps nous allons rester.
Je n'ai pas parlé de voiture car nous allons étudier ça ensemble lui et moi, je ne comprends rien aux Gps, si vous voulez bien éclairer ma lanterne, je ne sais pas s'il en faut un? j'ai téléchargé Here , mais je n'ai pas encore bien regardé comment ça marche. Quand vous dites j'ai téléchargé toutes les cartes, vous faites comment et sur quoi?
Voilà ce n'est qu'un début, il faut que je m'y retrouve dans toutes les "Arches" à Moab, et que la fin de la boucle soit plus établie.
Merci de m'avoir lue jusqu'au bout et bien sûr je serai contente d'avoir vos avis et suggestions.
Bonjour à tous,
Je suis nouvelle sur ce forum et je souhaiterai avoir des informations sur un voyagiste du nom de "Un monde USA". Nous avons l'intention de faire un voyage en septembre prochain et ils proposent un circuit dans l'ouest américain qui nous plait bien. Mais voilà sur leur site il n'y a pas de rubrique dans laquelle les voyageurs donnent leurs avis. C'est pourquoi j'aimerai que quelqu'un, qui aurait dejà voyagé avec eux, nous donne son opinion. Voilà... merci d'avance
Je suis nouvelle sur ce forum et je souhaiterai avoir des informations sur un voyagiste du nom de "Un monde USA". Nous avons l'intention de faire un voyage en septembre prochain et ils proposent un circuit dans l'ouest américain qui nous plait bien. Mais voilà sur leur site il n'y a pas de rubrique dans laquelle les voyageurs donnent leurs avis. C'est pourquoi j'aimerai que quelqu'un, qui aurait dejà voyagé avec eux, nous donne son opinion. Voilà... merci d'avance
Bonjour à tous,
Nouvelle sur ce forum, bien que vous ayant lu depuis quelques temps maintenant, je me suis décidée à m'inscrire car je pense que nous auront besoin de votre aide bientôt !!! :)
Mais pour commencer, par le commencement :
Avec mon homme nous comptons partir faire un circuit dans l'ouest américain, arrivant à Los Angeles et en faisant une grande boucle ( monument valley, grand canyon et j'en passe) terminant par San Francisco. Voyage durant dans la théorie 21 jours ( Du 17 Juillet au 7 Août 2010 : Je sais c'est loiiiiiiiiin ^^).
Ma question première étant que chacuns de nous mettons 2000€ en tout pour ce voyage donc 4000€ comprenant tout: Avion, voiture, essence, hôtel, nourriture...
Avons nous un assez gros budget pour mener ce voyage à bien ?
PS: Désolé si vous en avez déjà parlez mais il y a beaucoup de posts et je ne les ais pas tous lu, donc sorry pour la répétition si répétition il y a 😊
Merci d'avance pour vos réponses 😉
Nouvelle sur ce forum, bien que vous ayant lu depuis quelques temps maintenant, je me suis décidée à m'inscrire car je pense que nous auront besoin de votre aide bientôt !!! :)
Mais pour commencer, par le commencement :
Avec mon homme nous comptons partir faire un circuit dans l'ouest américain, arrivant à Los Angeles et en faisant une grande boucle ( monument valley, grand canyon et j'en passe) terminant par San Francisco. Voyage durant dans la théorie 21 jours ( Du 17 Juillet au 7 Août 2010 : Je sais c'est loiiiiiiiiin ^^).
Ma question première étant que chacuns de nous mettons 2000€ en tout pour ce voyage donc 4000€ comprenant tout: Avion, voiture, essence, hôtel, nourriture...
Avons nous un assez gros budget pour mener ce voyage à bien ?
PS: Désolé si vous en avez déjà parlez mais il y a beaucoup de posts et je ne les ais pas tous lu, donc sorry pour la répétition si répétition il y a 😊
Merci d'avance pour vos réponses 😉
Bonjour,
Je planifie un voyage pour 2007 et j'essaie d'intercaler une journée en Harley dans notre circuit de 3 semaines. Où me conseillez-vous de faire cette journée sachant que ce sera une boucle avec retour au point de départ. J'ai vu les tarifs d'Eagle Rider. D'autres alternatives ?
merci d'avance
Je planifie un voyage pour 2007 et j'essaie d'intercaler une journée en Harley dans notre circuit de 3 semaines. Où me conseillez-vous de faire cette journée sachant que ce sera une boucle avec retour au point de départ. J'ai vu les tarifs d'Eagle Rider. D'autres alternatives ?
merci d'avance
Bonjour à tous,
Je me décide enfin a ouvrir un post a moi, après avoir squatté celui des autres forumeurs qui partent aux même endroits et dans la même configuration familiale que nous 🙂😉 .
Je tiens a préciser que notre voyage est encore loin, et que je n'en suis qu'a l'etape de la mise en forme du circuit. Je commence un peu a zieuter les hotels quand je lis ici des conseils sur tel ou tel hotel, et je note aussi dans un cahier les choses a voir ou a faire, pour pas oublier lorsque j'en serais a faire le programme de chaque journée. Mais j'aimerais etre prete a dégainer la cb si je tombe sur un bon prix vols ou location voiture ou hotels, dés le mois de juillet cette année.
Nous partons en tout 31 jours, départ en Juin 2018. Marseille - Los Angeles location d'une voiture pour un road trip de 25 jours jusqu'a San Francisco SFO - New York où nous resterons 6 jours et enfin NYC - Marseille
Donc voila, on est une famille de 4, papa 37 ans, maman 33, et les enfants; la grande a bientôt 10 ans et le petit a 7 ans. On vit pas loin de Marseille, on bouge pas mal, mais des petits week end et au max 1 semaine de vacances en France, on a jamais fait la grande aventure de prendre l'avion avec les enfants. Nous ne sommes pas des randonneurs, on aime bien marcher et promener dans la nature genre 2h le dimanche lol, mais on ne sait pas encore ce que ca va donner de marcher dans un parc de l'ouest par 45°c ! 😮 En revanche la marche style arpenter un parc d'attraction en long en large et en travers de 8h30 a 22h, ça on connait et personne ne s'en plain habituellement lol 😛 .
Voila ce que j'ai reussi a composer avec l'aide precieuse de vos carnets de voyages que je lis depuis plusieurs années ici, ainsi que l'aide de forumeurs que j'ai connu ici et qui m'apportent pas mal de conseils en privé ( petit clin d'oeil au 1er qui m'a aidé ici et qui part seul aux usa chaque année faire des expos, du velo ou du kayak 😎 😉 )
J-1 : Marseille - LA (recup voiture / hotel / petites courses si pas fatigués) J-2 : LA J-3 : LA Universal Studios J-4 : LA J-5 : LA - Palm Springs (aller retour vers Joshua Tree "juste pour voir" lol ) (depart 7h30 de LA) J-6 : Palm Springs route vers Grand Canyon- dodo où ?? J-7 : Grand Canyon J-8 : GC - Page ( Horseshoe bend) J-9 : Page (lower et upper antilope matin - lake powel apres midi ?) J-10 : Page - Monument Valley (hotel The View) J-11 : MV - Moab J- 12 : Moab J- 13 : Moab J-14 : Moab - Bryce J-15 : Bryce - Zion J-16 : Zion - Las Vegas (soir freemont street) J-17 : Las Vegas ( outlets? - Pawn Stars si temps - boutiques du strip - autre) J-18 : Las Vegas (piscine - soir Mariage et limo 😎 - couché tot) J-19 : LV - Death Valley - Lee Vining ( longue journée de route, mais pas trouvé de solution 😐) J-20 : Lee Vining - Bodie - (Tioga road) - Yosemite J-21 : Yosemite - Mariposa Grove J-22 : Yosemite - San Francisco J-23 : SFO J-24 : SFO (journée en suspend, soit 1 jour a SFO, soit depart pour NYC) J-25 : SFO - New York (5h45 de vol depart vers 13h arrivée en soirée) J-26 : NYC J-27 : NYC J-28 : NYC J-29 : NYC J-30 : NYC J-31 : NYC - depart en soirée 😕 J-32 : arrivée à Marseille
En j-6, ce coince !! je ne sais pas si c'est envisageable de faire Palm Spring - Grand Canyon en 1 journée quit a arriver en debut de soirée , en s'arretant à Oatman, Hackberry, Selingman, ou Kingman je ne sais plus lesquels sont absolument a voir .
Si on trouve quoi faire de plus a SFO on restera 1 jour de plus, soit le J24, au debut on etait pas trop attirés par cette ville. J'y suis deja allé un fois et j'ai souffert du froid en plein mois de juillet lol, c'est peut etre ca qui m'a laissé un gout amer...
On passera 3 nuits a Las Vegas car on est assez attirés par cette ville, même si je suis bien consciente que la ville a bcp evolué dans le mauvais sens depuis ces dernières années, j'y suis allé en 2002, j'etais jeune et je n'ai pas vu tout ce qu'on peut lire aujourd’hui car je n'y suis restée qu'une nuit et aussi parce que j'etais pré-adulte lol. Toujours est il qu'on va renouvellé nos voeux de mariage dans une des wedding chapels, et louer une limousine avec tout le tralala, d'ailleurs faut que je me penche sur le choix de celle ci aussi. (là c'est notre coté bling bling qui parle mdr). Je cherche un hôtel en dehors du strip, pas envie de faire 1h de queue pour le chek in, d'etre au 12eme etage, et de traverser le casino pour monter a la chambre avec les enfants.
4 jours a Los Angeles, parce que j'adore cette ville, j'y ai passé 1 mois pour un séjour linguistique il y a longtemps et je n'ai pas pu tout voir....je veux que mon mari et mes enfants connaissent universal studios, beverly hills, venice beach, etc etc...sans trop trop se presser, donc 4 jours c'est cool.
Ma première question (et j'en ai 20000 ! ) est ce que le temps prevu dans les parcs est bien ? je ne sais pas si on va etre capable ou motivés pour marcher beaucoup ...donc je ne sais pas combien de temps prevoir pour voir les points de vu surtout. Je pense que la plus grosse marche qu'on fera, sera à Arches...
Je precise que toutes les etapes que j'ai prevu, on veut vraiement les faire, donc pas possible de supprimer des villes ou arrets, en revanche il pourrait etre possible de rajouter 1 jour.
Voila, j'espere que vous m'avez lu jusqu'au bout lol , je ne sais pas faire court quand je parle 😛
Merci pour vos conseils, merci 1000 fois 🙂🙂🙂
Chrystelle
Je me décide enfin a ouvrir un post a moi, après avoir squatté celui des autres forumeurs qui partent aux même endroits et dans la même configuration familiale que nous 🙂😉 .
Je tiens a préciser que notre voyage est encore loin, et que je n'en suis qu'a l'etape de la mise en forme du circuit. Je commence un peu a zieuter les hotels quand je lis ici des conseils sur tel ou tel hotel, et je note aussi dans un cahier les choses a voir ou a faire, pour pas oublier lorsque j'en serais a faire le programme de chaque journée. Mais j'aimerais etre prete a dégainer la cb si je tombe sur un bon prix vols ou location voiture ou hotels, dés le mois de juillet cette année.
Nous partons en tout 31 jours, départ en Juin 2018. Marseille - Los Angeles location d'une voiture pour un road trip de 25 jours jusqu'a San Francisco SFO - New York où nous resterons 6 jours et enfin NYC - Marseille
Donc voila, on est une famille de 4, papa 37 ans, maman 33, et les enfants; la grande a bientôt 10 ans et le petit a 7 ans. On vit pas loin de Marseille, on bouge pas mal, mais des petits week end et au max 1 semaine de vacances en France, on a jamais fait la grande aventure de prendre l'avion avec les enfants. Nous ne sommes pas des randonneurs, on aime bien marcher et promener dans la nature genre 2h le dimanche lol, mais on ne sait pas encore ce que ca va donner de marcher dans un parc de l'ouest par 45°c ! 😮 En revanche la marche style arpenter un parc d'attraction en long en large et en travers de 8h30 a 22h, ça on connait et personne ne s'en plain habituellement lol 😛 .
Voila ce que j'ai reussi a composer avec l'aide precieuse de vos carnets de voyages que je lis depuis plusieurs années ici, ainsi que l'aide de forumeurs que j'ai connu ici et qui m'apportent pas mal de conseils en privé ( petit clin d'oeil au 1er qui m'a aidé ici et qui part seul aux usa chaque année faire des expos, du velo ou du kayak 😎 😉 )
J-1 : Marseille - LA (recup voiture / hotel / petites courses si pas fatigués) J-2 : LA J-3 : LA Universal Studios J-4 : LA J-5 : LA - Palm Springs (aller retour vers Joshua Tree "juste pour voir" lol ) (depart 7h30 de LA) J-6 : Palm Springs route vers Grand Canyon- dodo où ?? J-7 : Grand Canyon J-8 : GC - Page ( Horseshoe bend) J-9 : Page (lower et upper antilope matin - lake powel apres midi ?) J-10 : Page - Monument Valley (hotel The View) J-11 : MV - Moab J- 12 : Moab J- 13 : Moab J-14 : Moab - Bryce J-15 : Bryce - Zion J-16 : Zion - Las Vegas (soir freemont street) J-17 : Las Vegas ( outlets? - Pawn Stars si temps - boutiques du strip - autre) J-18 : Las Vegas (piscine - soir Mariage et limo 😎 - couché tot) J-19 : LV - Death Valley - Lee Vining ( longue journée de route, mais pas trouvé de solution 😐) J-20 : Lee Vining - Bodie - (Tioga road) - Yosemite J-21 : Yosemite - Mariposa Grove J-22 : Yosemite - San Francisco J-23 : SFO J-24 : SFO (journée en suspend, soit 1 jour a SFO, soit depart pour NYC) J-25 : SFO - New York (5h45 de vol depart vers 13h arrivée en soirée) J-26 : NYC J-27 : NYC J-28 : NYC J-29 : NYC J-30 : NYC J-31 : NYC - depart en soirée 😕 J-32 : arrivée à Marseille
En j-6, ce coince !! je ne sais pas si c'est envisageable de faire Palm Spring - Grand Canyon en 1 journée quit a arriver en debut de soirée , en s'arretant à Oatman, Hackberry, Selingman, ou Kingman je ne sais plus lesquels sont absolument a voir .
Si on trouve quoi faire de plus a SFO on restera 1 jour de plus, soit le J24, au debut on etait pas trop attirés par cette ville. J'y suis deja allé un fois et j'ai souffert du froid en plein mois de juillet lol, c'est peut etre ca qui m'a laissé un gout amer...
On passera 3 nuits a Las Vegas car on est assez attirés par cette ville, même si je suis bien consciente que la ville a bcp evolué dans le mauvais sens depuis ces dernières années, j'y suis allé en 2002, j'etais jeune et je n'ai pas vu tout ce qu'on peut lire aujourd’hui car je n'y suis restée qu'une nuit et aussi parce que j'etais pré-adulte lol. Toujours est il qu'on va renouvellé nos voeux de mariage dans une des wedding chapels, et louer une limousine avec tout le tralala, d'ailleurs faut que je me penche sur le choix de celle ci aussi. (là c'est notre coté bling bling qui parle mdr). Je cherche un hôtel en dehors du strip, pas envie de faire 1h de queue pour le chek in, d'etre au 12eme etage, et de traverser le casino pour monter a la chambre avec les enfants.
4 jours a Los Angeles, parce que j'adore cette ville, j'y ai passé 1 mois pour un séjour linguistique il y a longtemps et je n'ai pas pu tout voir....je veux que mon mari et mes enfants connaissent universal studios, beverly hills, venice beach, etc etc...sans trop trop se presser, donc 4 jours c'est cool.
Ma première question (et j'en ai 20000 ! ) est ce que le temps prevu dans les parcs est bien ? je ne sais pas si on va etre capable ou motivés pour marcher beaucoup ...donc je ne sais pas combien de temps prevoir pour voir les points de vu surtout. Je pense que la plus grosse marche qu'on fera, sera à Arches...
Je precise que toutes les etapes que j'ai prevu, on veut vraiement les faire, donc pas possible de supprimer des villes ou arrets, en revanche il pourrait etre possible de rajouter 1 jour.
Voila, j'espere que vous m'avez lu jusqu'au bout lol , je ne sais pas faire court quand je parle 😛
Merci pour vos conseils, merci 1000 fois 🙂🙂🙂
Chrystelle
Voilà maintenant quelques semaines que nous sommes rentrés des terres lointaines de l'Ouest américain.
Pour ma part, j'ai eu la chance de parcourir ces endroits pour la troisième fois. J'étais accompagnée cette fois de ma mère et de mon frère, qui eux, découvraient toutes ces merveilles pour la première fois.
Nous avons préparé ce voyage pendant plusieurs mois, pour finalement partir du 08 Juin au 01 Juillet 2017. J'en profite pour remercier tous les membres de ce forum qui partagent leurs expériences, cela m'a grandement aidé pour la préparation de mes trois voyages aux USA. Je vais donc à mon tour, partager les expériences positives, et négatives (!!!) de ce voyage, afin peut-être, qu'elles aident d'autres voyageurs !
Voici donc notre parcours en 23 jours :

Pour ma part, j'ai eu la chance de parcourir ces endroits pour la troisième fois. J'étais accompagnée cette fois de ma mère et de mon frère, qui eux, découvraient toutes ces merveilles pour la première fois.
Nous avons préparé ce voyage pendant plusieurs mois, pour finalement partir du 08 Juin au 01 Juillet 2017. J'en profite pour remercier tous les membres de ce forum qui partagent leurs expériences, cela m'a grandement aidé pour la préparation de mes trois voyages aux USA. Je vais donc à mon tour, partager les expériences positives, et négatives (!!!) de ce voyage, afin peut-être, qu'elles aident d'autres voyageurs !
Voici donc notre parcours en 23 jours :

21 juin
Encore en vadrouille ???
Le monde n’est pas logique… L’addiction aux jeux est une maladie. Pas la peine de revenir là-dessus, ça a été prouvé scientifiquement. Du coup, l’homme a inventé les médecins de l’addiction… Dans le même registre, le travail est une maladie. Ben oui, il y a bien des médecins du travail, non ?... Du coup, je te pose cette question : Pourquoi n’y aurait-il pas des médecins du voyage ?... Pitié, aide-moi, je n’arrive pas à m’en passer ! La preuve, nous sommes rentrés mi-mars de notre vadrouille birmane et me revoilà, un peu couillon, en train de t’expliquer que nous allons remettre les voiles vers de nouveaux horizons ! Mais pas d’bol, parmi les cent quatre-vingt-dix-sept pays que compte notre bonne vieille Terre, le tirage au sort a désigné une nouvelle fois les Etats-Unis. Ben oui, mais lesquels ?... Car ça, tu ne le sais peut-être pas encore, mais il y a deux pays dont le nom officiel commence par « Etats-Unis ». Les Etats-Unis d’Amérique… Ok, tu es nul en géographie mais j’imagine que ça, tu l’savais… Et l’autre, c’est le Mexique dont le véritable nom est « Etats-Unis du Mexique » !... Tu vois, cette prose en est encore à ses balbutiements mais tu peux d’ores et déjà cocher la case « Je ne sais pas pourquoi je lis toutes ces conneries mais ça me sert quand même un peu pour ma culture générale »…
Bref, je ne vais pas faire durer ce suspense insoutenable plus longtemps. Je t’annonce en effet officiellement que le sort nous envoie une nouvelle fois chez l’oncle Sam... Une fois, ok, deux fois, passe encore… Mais là, ce sera la cinquième fois !!! Non mais franchement, quand le sort a décidé de s’acharner, ben… il s’acharne !
Déjà, dans un premier temps, il me faut annoncer la mauvaise nouvelle à madame… Bon, un poil plus urbaine que bibi, elle n’est pas hostile à l’idée, mais à une seule condition : Passer pour cette fois-ci obligatoirement par Los Angeles, Las Vegas et San Francisco que nous n’avons toujours pas marquées de nos semelles. Moi, bon gars, j’accède volontiers à cette requête. Faut dire que pour repartir en vadrouille, je serais prêt à accepter n’importe quoi… Partir en vélo, avec un euro par jour, … et même avec sa grand-mère en bikini sur le porte-bagages s’il le fallait ! Non, non, si tu la connaissais, tu ne rigolerais pas...
Du coup, une fois le feu vert de madame obtenu, à la façon d’un compositeur de musique classique, et bien je me mets à composer… Les yeux fermés, confortablement installé sur mon petit tabouret feutré, je caresse sensuellement les touches de mon instrument en attendant patiemment que mon imagination abyssale se mette à pianoter… Ça y est, elle entre en action…: Los Angeles, la route 66, le Grand Canyon, Las Vegas, Bryce Canyon, Zion National Park, la Vallée de la Mort, San Francisco… Une œuvre on ne peut plus classique diront les puristes, là où mon objectif est d’écrire un bon vieux tube de rock’n’roll ! Car annoncé comme ça, ça fait très circuit organisé de la dernière brochure Grégoire Laclaire qui permet à cinquante gugusses de découvrir tous ensemble les Etats-Unis en dix jours dont cinq dans le bus ! Je n’en ai pas rêvé, Laclaire l’a fait, et je suis en train de le copier !… Allez mon bonhomme, on s’essore un peu le cervelet et on nous pond un truc qui va faire un peu plus Dora l’exploratrice… : Victorville, Bottletree Ranch d’Elmer, Antelope Canyon, Horseshoe Bend, Stud Horse Point, Buckskin Gulch, Toadstool Hoodoos, Edmaiers secret, Coyote Buttes North, Yellowrock, Strike Valley, Capitol Reef, Cathedral Valley, Valley of Fire, Sequoia National Park, … Voilà qui envoie du bois ! En combinant tout ça avec mon œuvre classique initiale, le bébé devrait quand même plus ressembler à du Iron Maiden qu’à du Frédéric Chopin, non ?
Ne me reste alors plus qu’à te donner les quelques éléments logistiques qu’il te manque pour en savoir autant que moi sur cette vadrouille, soit cinquante fois plus que Sandrine, qui découvre presque, le jour de notre départ, qu’on va faire du camping en me voyant charger la tente dans la voiture qui va nous mener à l’aéroport… Ça te donne un bon indice sur l’identité de celui qui a une nouvelle fois tout organisé… All by myself, tu vois ce que j’veux dire ? Et sans même Céline Dion pour me filer un coup de main ! Bref, revenons-en à nos détails logistiques. Dans le désordre, ça donne ça : Quatre mois de préparation intense pour que les quatre mêmes acteurs que d’habitude se retrouvent ensemble pendant quatre semaines dans le 4x4 que j’ai réservé de Los Angeles à San Francisco, soit pour une boucle d’environ quatre mille kilomètres pour vadrouiller aux quatre coins des quatre états que sont la Californie, l’Arizona, l’Utah et le Nevada… « N’aie pas peur, Sandrine, nous ne nous rendons pas là-bas à quatre pattes… Si tu veux que j’te dise tes quatre vérités, ce sera à bord d’un Airbus A380 affrété par Air France ! » Voilà, je crois que je t’ai tout dit ! En avant la musique ! En avant le rock’n’roll !
Bref, je ne vais pas faire durer ce suspense insoutenable plus longtemps. Je t’annonce en effet officiellement que le sort nous envoie une nouvelle fois chez l’oncle Sam... Une fois, ok, deux fois, passe encore… Mais là, ce sera la cinquième fois !!! Non mais franchement, quand le sort a décidé de s’acharner, ben… il s’acharne !
Déjà, dans un premier temps, il me faut annoncer la mauvaise nouvelle à madame… Bon, un poil plus urbaine que bibi, elle n’est pas hostile à l’idée, mais à une seule condition : Passer pour cette fois-ci obligatoirement par Los Angeles, Las Vegas et San Francisco que nous n’avons toujours pas marquées de nos semelles. Moi, bon gars, j’accède volontiers à cette requête. Faut dire que pour repartir en vadrouille, je serais prêt à accepter n’importe quoi… Partir en vélo, avec un euro par jour, … et même avec sa grand-mère en bikini sur le porte-bagages s’il le fallait ! Non, non, si tu la connaissais, tu ne rigolerais pas...
Du coup, une fois le feu vert de madame obtenu, à la façon d’un compositeur de musique classique, et bien je me mets à composer… Les yeux fermés, confortablement installé sur mon petit tabouret feutré, je caresse sensuellement les touches de mon instrument en attendant patiemment que mon imagination abyssale se mette à pianoter… Ça y est, elle entre en action…: Los Angeles, la route 66, le Grand Canyon, Las Vegas, Bryce Canyon, Zion National Park, la Vallée de la Mort, San Francisco… Une œuvre on ne peut plus classique diront les puristes, là où mon objectif est d’écrire un bon vieux tube de rock’n’roll ! Car annoncé comme ça, ça fait très circuit organisé de la dernière brochure Grégoire Laclaire qui permet à cinquante gugusses de découvrir tous ensemble les Etats-Unis en dix jours dont cinq dans le bus ! Je n’en ai pas rêvé, Laclaire l’a fait, et je suis en train de le copier !… Allez mon bonhomme, on s’essore un peu le cervelet et on nous pond un truc qui va faire un peu plus Dora l’exploratrice… : Victorville, Bottletree Ranch d’Elmer, Antelope Canyon, Horseshoe Bend, Stud Horse Point, Buckskin Gulch, Toadstool Hoodoos, Edmaiers secret, Coyote Buttes North, Yellowrock, Strike Valley, Capitol Reef, Cathedral Valley, Valley of Fire, Sequoia National Park, … Voilà qui envoie du bois ! En combinant tout ça avec mon œuvre classique initiale, le bébé devrait quand même plus ressembler à du Iron Maiden qu’à du Frédéric Chopin, non ?
Ne me reste alors plus qu’à te donner les quelques éléments logistiques qu’il te manque pour en savoir autant que moi sur cette vadrouille, soit cinquante fois plus que Sandrine, qui découvre presque, le jour de notre départ, qu’on va faire du camping en me voyant charger la tente dans la voiture qui va nous mener à l’aéroport… Ça te donne un bon indice sur l’identité de celui qui a une nouvelle fois tout organisé… All by myself, tu vois ce que j’veux dire ? Et sans même Céline Dion pour me filer un coup de main ! Bref, revenons-en à nos détails logistiques. Dans le désordre, ça donne ça : Quatre mois de préparation intense pour que les quatre mêmes acteurs que d’habitude se retrouvent ensemble pendant quatre semaines dans le 4x4 que j’ai réservé de Los Angeles à San Francisco, soit pour une boucle d’environ quatre mille kilomètres pour vadrouiller aux quatre coins des quatre états que sont la Californie, l’Arizona, l’Utah et le Nevada… « N’aie pas peur, Sandrine, nous ne nous rendons pas là-bas à quatre pattes… Si tu veux que j’te dise tes quatre vérités, ce sera à bord d’un Airbus A380 affrété par Air France ! » Voilà, je crois que je t’ai tout dit ! En avant la musique ! En avant le rock’n’roll !
Arrivée depuis peu sur ce forum, je dévore carnets de voyages et discussions, étanchant une soif dont j'ignorais jusqu'alors l'intensité.
Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.
Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.
Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…
Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.
Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.
Le départ
Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.
Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.
Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…
J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.
Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.
Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.
Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…
Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…
Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?
Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"
Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).
Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.
Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.

Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!
Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.
Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !
Arrivée à Los Angeles
Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.
Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.
Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.
Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…
Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…
Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.
Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.
On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.
Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.

Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…
Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.

Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!
Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.
Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…
Premier jour : Los Angeles
Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!
Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.
Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".
Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.
Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…
Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.
Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…
On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.

Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.
Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…
Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…
Las Vegas
Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.
Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…
Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".
Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!

Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.
Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…
Vallée de feu
De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…

Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"

Zion
Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.
On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…


Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?
Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.



Bryce Canyon
Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.
Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…
Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…

En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!
Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"
Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.
Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…


Lake Powell
Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...
Monument Valley
Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.
En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?

Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.
Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.
Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"
Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.
Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.

J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…
Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.
J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.
Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…
Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.
Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.
Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…



Grand Canyon
Sur la route :

Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.
J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…

Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…

La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…
A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.


Calico
Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)
Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...

Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.

Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…
Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!
Sequoia national park
Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !
Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.
J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…
Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.
La mer de nuages
Les racines d'un sequoia déraciné


L'intérieur d'un arbre mort


Golden Hills
Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.


San Fransisco
Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.
C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…
La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …
Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…
Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.
Le toit de la cathedral Sainte Marie.
Le golden Gate Bridge, évidemment
Contraste...

Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…
Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.
Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…
Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.
Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…
Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.
Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.
Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.
Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…
Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.
Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.
Le départ
Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.
Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.
Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…
J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.
Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.
Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.
Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…
Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…
Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?
Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"
Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).
Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.
Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.

Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!
Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.
Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !
Arrivée à Los Angeles
Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.
Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.
Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.
Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…
Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…
Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.
Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.
On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.
Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.

Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…
Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.

Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!
Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.
Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…
Premier jour : Los Angeles
Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!
Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.
Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".
Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.
Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…
Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.
Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…
On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.

Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.
Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…
Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…
Las Vegas
Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.
Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…
Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".
Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!

Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.
Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…
Vallée de feu
De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…

Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"

Zion
Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.
On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…


Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?
Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.



Bryce Canyon
Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.
Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…
Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…

En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!
Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"
Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.
Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…


Lake Powell
Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...
Monument Valley
Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.
En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?

Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.
Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.
Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"
Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.
Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.

J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…
Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.
J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.
Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…
Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.
Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.
Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…



Grand Canyon
Sur la route :

Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.
J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…

Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…

La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…
A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.


Calico
Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)

Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...

Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.

Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…
Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!
Sequoia national park
Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !
Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.
J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…
Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.
La mer de nuages

Les racines d'un sequoia déraciné



L'intérieur d'un arbre mort



Golden Hills
Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.


San Fransisco
Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.
C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…
La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …
Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…
Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.
Le toit de la cathedral Sainte Marie.

Le golden Gate Bridge, évidemment

Contraste...


Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…
Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.
Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…
Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.
Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…
Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.
Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.









