Discussions similar to: Road trip 3 semaines Madagascar
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Se rendre à Madagascar actuellement
Bonsoir à tous, Avec mon ami nous comptons nous rendre à Madagascar au mois d'octobre mais j'avoue qu'à la lecture de plusieurs articles je suis un peu indécise sur cette destination.

Pourriez vous me dire ce que vous en pensez? Doit on sans arrêt être sur ses gardes et est il purent de voyager sans guide?

Merci beaucoup pour vos réponses.
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Driving the RN7 in Madagascar
I just got back from an unforgettable road trip in Madagascar where I drove down the legendary RN7. It connects Tana (the capital) to Tulear. Since we were traveling as a group of girls, we decided to go with a guide. I’d never done an “organized” trip before, but I have to say we loved this first tailor-made travel experience. From the highlands of the Red Island down to the west coast, by the Mozambique Channel. Vast landscapes as far as the eye can see Human encounters Discovering ancestral artisanal know-how Sunsets over the ochre mountains Intense, precious moments with my friends We loved the mountains, visits to artisans, and the parties too ;-) We used local guides to show us specific spots (like Isalo National Park, where we were able to bivouac)
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Qui a déjà voyagé à Madagascar?
Mon prochain long trip est Madagascar et comme l'ouganda, je prefere prendre un guide avec une jeep. j'aimerai avoir des temoignages de ceux qui ont ete la-bas, leurs conseils et un guide à me conseiller. merci Anysia
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Madagascar: itinéraire sur la RN7 pour dix-neuf jours en août 2012
Bonjour à toutes et à tous !

Après lecture du forum, je vous sollicite aujourd'hui pour validation et conseils sur l'itinéraire que j'envisage de faire à Madagascar cet été. Je vous remercie par avance du temps que vous consacrerez pour me répondre !

Pour le contexte, nous allons partir à 3 ou 4 cet été du 1er aout (arrivée en début d'après midi à Tana) jusqu'au 18 aout (vol retour le 18 depuis Tana) à Madagascar pour une première visite. Après une étude des itinéraires possibles et notre envie de toucher un peu à tout (rando, nature, plage/plongée, découverte de la culture autant que ce peut pour des touristes en moins de 3 semaines.. ^^) nous envisageons de faire un road trip sur la RN7. Pour gagner du temps et faciliter les choses, nous pensons faire le voyage avec un chauffeur-guide également.

Pour le moment, suite à ce que j'ai lu sur différents forums, j'ai contacté Tô et Andrien Tantely pour une première ébauche d'itinéraire et étude de prix. Ma première question => Les connaissez vous et qu'en pensez vous ? Sinon, avez d'autres bons contacts de chauffeur guide basé à Tana ? Pour préciser, on compte prendre un guide pour Tana-Tulear puis se débrouiller pour la partie Ifaty/Anakao.

Globalement, je n'ai pas encore retenu de noms d'hotels. Je pense que le guide sera nous conseiller mais je reste preneur si vous avez eu des coups de coeur ;) Seule contrainte, propreté des hotels ++ car une personne est asthmatique dans le groupe !

Suite au retour des guides contactés et à la lecture de forumvoyage, voilà ou j'en suis aujourd'hui :

1er aout : Arrivée à Tana , hotel + un peu de visite (=> Que peut on visiter de simple pour un premier jour ?)

2 aout : Trajet Tana-Ambositra avec arrêt à Antsirabe pour déjeuner/voir les termes + boutiques d'artisanats. nuit à Ambositra.

3 aout : visite des villages Zafimaniry (Ifasina + Antoetra) + route vers Fianar. Nuit à Fianar

4 aout : Train Fianar - Manakara (le 4, un samedi, correspond normalement à un jour de départ). nuit à Manakara.

5 aout : journée pirogue sur le canal de Pangalane. Nuit à Manakara

6 aout : Route pour Ranomafana (des endroits sympa ou s'arrêter en chemin ? Ou vaut il mieux se dépêcher pour profiter de Ranomafana en arrivant ?). Nuit à Ranomafana.

7 aout : 5-6H de visite dans le parc de Ranomafana + route pour Fianar. Visite vielle ville + nuit à Fianar.

8 aout : Route pour l'Andringitra avec arrêt au parc d'Anja pour 2h de visite. Nuit au gite WWF à Namoly.

9 aout + 10 aout : 2 jours de rando dans le parc (pic Boby + un bout du circuit diavolana). Est-il possible de commencer la rando le 9 aout, dormir dans le parc et revenir le 10 aout pas trop tard pour avoir le temps de prendre la route jusque Ambalavao ? Peut on louer sur place tente/duvet/réchaud/acheter de la nourriture et de l'eau ? Nuit du 10 à Ambalavao. Autre question : le circuit est il vraiment difficile/ les étapes sont elles longues ? Dans le groupe on a une amie non sportive et sujet à l'asthme... Si trop dur, idée pour remplacer ces deux jours (seulement Diavolana ?) ?

11 aout : Direction Rahonira, si arrivée pas tard => Fenêtre de l'Isalo.

12 aout : visite de L'ISalo (les 2 canyons). nuit à Rahonira

13 aout : visite de l'isalo (les piscines + cascade des nymphes)

14 aout : Direction Tulear puis transfert Ifaty ou Anakao (que choisir???)

15 et 16 aout : détente plage / plongée, snorkeling

17 aout : retour à tulear depuis Anakao ou Ifaty + vol Tulear - Tana

18 aout : Départ depuis Tana

Merci pour vos comentaires et votre aide pour organiser ce voyage qui me semble déjà magnifique !

Emmanuel
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Location ou achat d'une moto à Madagascar
bonjour à tous je suis un petit nouveau sur ce forum et comme mahavel je vais me refaire un petit road trip a mada entre fin novembre et janvier est ce que quelqu un a un bon plan en location ou achat de moto pour cette période (pas chinoise)?? tapayo a parlé de traces moto et les tarifs ont l air d etre assez concurrentiels chez madamoto a tamatave : est ce que quelqu un connait ces 2 loueurs (qu en pense t il ??) et les tarifs approximatifs de location pour une durée de 2 mois ?? cela me permettrai de finaliser mon budget et imaginer un achat/revente si tarif excessif

autres questions car il semble y avoir des connaisseurs de motos et de mada sur ce forum quel est le matos a emporter depuis l europe (bombe anti crevaisons , casque, chaine.....????)? j aimerai aller jusqu a maroantsetra pour faire un trek dans cette région (masoala) puis aller surement dans le sud ouest (morondave tulear par la cote) est ce que les pistes sont praticables pendant cette saison dans ces differentes regions ??

je vous remercie de vos reponses a l avance et passez un bon séjour a mada
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Traveling to Madagascar with Neos
Hi there, we’re planning a trip to Nosy Be next summer and we’ve come across Neos Air, which offers direct flights from Rome and Milan. It looks really appealing, but how reliable are they, especially in terms of punctuality—particularly for evening departures?
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Madagascar ou Namibie pour 3 semaines en couple en octobre ou novembre 2014?
Salut à tous!

Nous comptons partir 3 semaines avec ma copine pour Madagascar ou la Namibie en Octobre ou en Novembre 2014? Nous adorons la nature et apprécions les populations très accueillantes et amicales qui ne voient pas les touristes avec des euros dans leurs yeux. Nous hésitons entre ces 2 pays. Au niveau budget, combien faut il compter pour 3 semaines à Madagascar ou en Namibie (billet de vol aller retour inclus dans le budget) au départ de Paris? J'ai lu sur certains sites que Madagascar était un pays de plus en plus dangereux. est ce que vous me confirmez cette information pour ceux et celles qui y sont allés? J'aimerais vraiment que vous me donniez vos ressentis sur ces 2 pays pour ceux qui ont eu la chance de les visiter tous les 2. Je vous remercie d'avance en attendant vos messages. A bientôt
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Moto Enduro à Madagascar
Bonjour, Je prévois de faire un voyage à moto de deux grosses semaines à Madagascar courant aout 2015 et j'aurais besoin de quelques conseils.

Nous partons à 3 avec un modeste bagage de moto enduro et beaucoup de pratique enduro VTT et moto route. Notre connaissance de la mécanique est relativement basique, la partie cycle ne nous pose pas de problème c'est plutot le reste qui est un peu plus délicat :)

Nous aimons la montagne, la foret et les chemins hors des routes. On cherche à faire un parcours technique mais sans rouler plus de 4h par jours pour profiter du reste du paysage (ballades, visites etc). C'est pourquoi un trip au depart de Antsirabe ou fianar pourrait nous plaire en partant vers l'est (Fianar -Manakar -...) pour effectuer une boucle.

Pour avoir déjà été à mada et voyagé en taxi brousse j'aimerai en quitter les routes. Est ce possible ? est ce que vous savez dans ce cas si il existe des cartes suffisamment détaillées pour se débrouiller seul avec un GPS ? Si certains ont déjà fait des trips à moto style enduro trail pourriez vous me poster vos blogs ? On a regardé un peu ce que propose les tours opérateurs moto, le budget est tout de suite différent d'une simple location et les circuits font des étapes de 300km en moyenne ce qui nous semble beaucoup. Est ce que certains sont partis avec des organisateur de voyage et quelles furent leurs impressions ?

Merci d'avance pour vos commentaires ! bien sportivement ! AB
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Un an de voyage en famille avec quatre enfants: Madagascar - Thaïlande - Sri Lanka
Bonjour, nous prévoyons notre voyage en famille en septembre, avec nos 4 enfants (âgés de 15, 8, 5 et 3 ans), nous voulons faire: - Madagascar de septembre à décembre 2013 - Thaïlande de décembre à mai 2014 - Sri Lanka de mai à mi-juillet 2014

puis retour en France

nous recherchons des infos sur les moyens de logement à Madagascar, ce que nous trouvons est fréquemment villa avec gardien, ce qui n'a pas l'effet d'être rassurant! bien que ce ne soit pas l'image que nous avons de ce pays et que nous ne sommes pas rebutés pour autant, après j'imagine que c'est selon les coins? En tout cas les endroits nature ne semble pas très accessible par le net pour la location. 3 de nos enfants seront au CNED (CP, CE2, 2nde) et cela représente beaucoup de documents à emmener, et il semble possible d'avoir tout en fichiers maintenant dans un ordi ou une tablette. Je ne sais pas si ça simplifie vraiment en même temps, car il faut une prise partout! et pour les devoirs une connexion, bon je sais que c'est possible en Thaïlande, on verra! merci si vous avez des infos à partager, des experiences à partager, à bientôt 😉
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Infos sur Madagascar
🙂Salut a tous ;

Je recherche pleins d'infos sur madagascar en vue de preparer un prochain voyage.

Merci a tous.Je n'ais pas vraiment de coin fetiche pour cette destination, mais la nature est ma priorite, ainsi que les lemuriens.Donc tout vos conseils me seront utiles, surtout que je connais tres peu ce pays (qu'a travers des reportages).

A bientot et merci de votre aide.

gudule.
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Driver in Madagascar for RN 7
Hi there, Could you recommend any reputable local agencies for a driver with a vehicle to travel along the RN7 from Tana to Tulear with stops? Or alternatively, a driver you’ve personally "hired" for your trip? Thanks! Xavier
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Avis sur mon itinéraire de vingt-sept jours à Madagascar?
Bonsoir tous le monde,

Je me permets de vous écrire. Car grâce à ce forum j ai pu cet été organiser un voyage sur la côté ouest us en Road trip qui fut mémorable et me renseigner sur divers autres destinations.

Cet été ma copine et moi même avons peut être l'intention de partir à.... Madagascar :). Alors c'est vrai il y a quelques mois en arrière j'y connaissais bien peu, mais à force de lire ce forum et d'autres sites cette île nous attire. Que ce soit pour ses paysages, ses treks, les plages, les baleines, la nature etc... enfin toute une autre culture et un dépaysement total en espérant revenir avec la même sensation de nos anciens voyages qui serai : "wahouuuuuuuu".

Cest pour ça que je me permets de vous demander votre avis sur un itinéraire que nous avons écris ma copine et moi avec l'aide du tour opérateur "espace mada". Donc j aimerai avoir votre avis sur le circuit, s il manque des étapes importantes, si vous connaissez ce tour opérateur et même si vous pouvez me donnes vos impression sur cette île je serai ravi d'en savoir plus, car étant au mois de novembre nous hésitons toujours entre plusieurs destination et d'autres destinations (mais après on sécarte du sujet) donc déjà avoir vos impressions, ce que vous avez vécu, vos sensations et me dire si vous avez eu ce fameux :" wwahooooou" :).

ENfin beaucoup de bla bla et je m en excuse, voici le circuit (précision voyage à partir du 7 juillet):

1er Jour 06/07 Tana Arrivée Tana. Accueil aéroport. Transfert hôtel centre ville Le Chalet les Roses.

2e Jour 07/07 Tana – Miandrivazo .

3e Jour 08/07 Miandrivazo – Embarcadère - Descente de la Tsiribihina

4e Jour 09/07 Descente de la Tsiribihina

5e Jour 10/07 Descente de la Tsiribihina – Bekopaka

6e Jour 11/07 Les Grands Tsingy Journée consacrée aux Grands Tsingy 7e Jour 12/07 Bekopaka – Morondava allé baobab

8e Jour 13/07 Morondava – Tuléar – Salary (MD 740 11H20 / 12H20) Fréquence unqiuement le vendredi Selon la fréquence Air Madagascar le programme pourra être réadapté. Transfert aéroport. Vol intérieur pour Tuléar. Accueil aéroport et remontée par une piste cotière 9 10 11 a salary( 12e Jour 17/07 Salary Tuléar – Ranohira

13e Jour 18/07 Ranohira e

14e Jour 19/07 Ranohira - Ambalavao Remontée direction massif de l’Horombe puis traversée du pays Betsileo jusqu’à Ambalavao. 15e Jour 20/07 Ambalavao – Fianarantsoa / Les Greniers du Betsileo

16e Jour 21/07 Fianarantsoa – Manakara (Train OK le Samedi )

17e Jour 22/07 Manakara Excursion originale en pirogue traditionnelle le long du canal des Pangalanes ; 18e Jour 23/07 Manakara – Ranomafana

19e Jour 24/07 Ranomafana – Manandona

20e Jour 25/07 Manandona - Antsirabe

21e Jour 26/0 Antsirabe – Tana - Andasibe

22e Jour 27/07 Andasibe / Réserve de Perinet

23e Jour 28/07 Andasibe – Tamatave – Mahambo .

24e Jour 29/07 Mahambo – Sainte Marie Transfert pour l’embarcadère de Soanierana Ivongo puis transfert bateau dans vedette sécurisée ‘’Cap Sainte Marie’’ (1 h à 1 h30 de traversée). Accueil au port et transfert Hôtel : Installation à l’hôtel Libertalia pour 03 Nuits.

Du 25e au 26e Jour du 30/07 au 31/07 Sainte Marie Demi-pension à l’hôtel Libertalia. 27e Jour 01/08 Sainte Marie – Tana – Correspondance

Voila d'avance merci pour tous vos commentaires
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Bons plans pas chers pour Madagascar du 18 novembre au 9 décembre?
🙂 SLT A TOUS

On part à Mada à 2 du 18/11 au 09/12, nous n'avons que les billets en poche et le traitement anti-palu 😕!!

🤪En fait je ne sais pas trop par ou commencer, je me rends compte que Mada est très grand et j'ai du mal à me faire une idée d'ou aller, par ou commencer...

😇Si vous avez des bons plans pour des sites à ne pas manquer, des chambres chez l'habitant, des tuyaux pour les modes de transport, je laisse tomber la voiture avec chauffeur et pense plutot train et taxi brousse !

Je pense avoir un budget de 20 Euros par jour (des fois plus des fois moins suivant le programme !)

Je vais commencer à bucher sur cette destination alors merci pour tous vos conseils !

🙂
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Expédier un véhicule à Madagascar: modalités administratives?
Bonjour aux amis internautes

Je souhaite envoyer un véhicule de tourisme à Madagascar pour mes déplacements personnels dans le cadre de mes séjours réguliers. Aussi, je suis à la recherche de précisions de la part de personnes ayant déjà réalisés de tels envois, afin d'avoir des précisions sur les modalités administratives à surmonter et les frais de dédouanement. Je connais le texte qui précise les frais à supporter, TVA et dédouanement, mais quels sont les justificatifs de papiers qui sont demandés, et comment connaitre la valeur vénale sur laquelle s'appuient les douanes (Gasynet) pour calculer les frais ? Et quels sont les pièges à éviter ?

NB : j'ai rencontré sur place des gasy qui importaient des taxis brousses (fourgons), l'un de Hong Kong, et l'autre de Belgique, mais je me voyais mal leur demander des précisions sur leur business.

A vous lire Cordialement Daniel
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Cherche bateaux ou cargos entre Madagascar/Afrique et Inde/Asie
bonjour a tous

nous somme un couple vivant a la reunion depuis deux ans et preparons un road-trip par voie maritime, pour cela nous cherchons toute infos sur les bateaux, cargos, voilier, radaux.... pouvant silloner dans la zone ocean indien et suceptible de nous embarquer afin de rejoindre l'asie, l'inde si possible nous aimerions les infos a partir de madagascar, ( car depuis la reunion, nous avons deja une compagnie maritime qui fait le trajet environ 3fois par semaine entre la reunion/mada et meme l'ile maurice )...

merci de vos reponses
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Voyage à pied à Madagascar possible?
bonjour, je souhaite faire un voyage à Madagascar de plusieurs mois. je voudrais partir à pied et faire le tour de l'ile du Sud au Nord ou l'inverse. Mais je connais pas trop cette grande ile il y a peu d'indication sur les road trip à pied.. Donc je voudrais savoir si il est possible de partir à pied, est ce qu'il y a des chemins qu'on peut utiliser tout au long du parcours ( un peu comme un GR ou autre), est ce qu'on peut dormir facilement avec une tente, il y a t-il des campings ou des zones de campement fréquent si on ne peut pas camper en pleine nature, es ce facile de se réapprovisionner en nourriture et eau, puis pour finir je voudrais pouvoir travailler un peu comme un woofing chez les habitant là-bas pour avoir du contact et me poser quelques jours par ci par là? merci de votre réponse en avance !
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Le e-Visa enfin disponible pour Madagascar
Avec plusieurs mois de retard, Madagascar vient de se doter d'un visa électronique d'entrée sur l'île disponible en ligne. Il permet aux touristes un séjour de 30 (35 €), 60 (40 €) ou 90 jours (50 €) sur place. Lire la suite...
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Avis sur programme de vingt-trois jours à Madagascar
Bonjour,

Nouveau sur le site et également future nouveau voyageur, je me permet de poster ici mon idée d'itinéraire pour en retirer vos avis... J'ai pas mal parcouru le forum ce qui m'a permis de faire mes choix...J'ai merais maintenant les valider avec vous et optenir certaines précisions.

Voici mon programme: J1à10: Tana Morondava en passant par TSIROAMANDIDY et BELOBAKA en TB ou 4*4 selon le temps de dispo, une marche de 3j permettant de rallier ANKAVANDRA, La descente de la Manambolo sur 2.5 jours, la visite des petits et grands stingy sur 1.5 jours et puis le retour sur Morondava et les Baobabs en 4*4. Le J10 serait le tranfert entre Morondava et Tuléar ou Tana en fonction du sens de la RN7 qu'on choisira et aussi des vols exsistant (cela devrait tomber le 17 mai et je n'ai pas vu de vol direct pour Tuléar ce qui double le prix du vol...) Pour ce qui de cette partie du voyage, un guide avec qui j'ai de bon contact me dit que la zone n'est pas sure et qu'il y a pas mal d'insécurité dans ce secteur...En avez vous entendu parlé? Avez vous des guides à me proposer?

J10 à J23: Descente ou montée de la RN7 en TB avec les étapes principales suivantes: Isalo pour une petite rando de 1 ou 1.5 jours. Anakao pour la récup et la plongée (2-3j). Et surtout un petit trek qui m'a l'aire bien et pour lequel je sollicite vraiment vos avis; Partir de Fianar en train puis le quitter à Andrambovota pour faire une marche pour rejoindre Ranomafana (ou dans l'autre sens). Je prend cette exemple mais dans le même esprit il doit y avoir pas mal de rando à faire et compte sur votre expérience pour m'orienter. Par exemple Faire une rando sur 2 à3j dans le sens Fianar en partant un peu en train ou pas puis finir à nouveau avec le train pour Manakara? Serait ce mieux?

Merci à tous ceux qui ont eu le courage de me lire, encore plus merci à ceux qui m'apporterons leurs expertises.

Grand merci à vous,

Cordialement,
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Travel companion for a road trip in Africa
Hi there, well, I’d like to embark on a big trip to West Africa—visit Cape Verde, then head down to São Tomé and South Africa, Kenya, and especially spend 3 months in Madagascar. I’d like to buy a used Toyota from Kenya. That’s the big picture—I don’t want to post about it on social media. My dates are late November, for a year, on a shoestring budget, and I want to meet people. Too selfish in Western countries. I’m open to any discussion. Planning to go in a van/truck. Looking forward to hearing from you. Roger
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Madagascar: Tana - Tsingy - Morondava en VTT
Bonjour,

Nous (3 personnes) projetons de partir mi avril pour un p'ti road trip en VTT :

Jour 1 : Tana > Antsirabe Jour 2 : Antsirabe > miandrivazo Jour 3 : miandrivazo, recherche de piroguier. Jour 4, 5, 6 : descente de la tsiribihina en pirogue ou vtt jour 7 : arrivée au tsingy, visite. jour 8, 9 : retour vers morondava. jour 10 : retour en taxi brousse vers tana. Nous cherchons un contact de piroguiers qui pourraient faire la descente de la tsiribihina avec les vtt. Combien de km y a t'il entre les tsingy et morondava ?

Preneur de tous vos conseils, merci !

Nicolas.
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Planification d'une visite des Tsingy de Bemaraha cet été (2015)
Bonjour à tous,

Ca y est c'est décidé, cette année ce sera les Tsingy de Bemaraha !

Bon une fois cela dit, comment on fait ?

Nous sommes 2 parents et 2 grands enfants (18 et 15 ans). Nous allons probablement louer un 4x4 à partir de Tanà.

Il paraît que la Route est impeccable entre Antsirabe et Morondava. Où faut-il bifurquer pour le parc des Tsingy ? Conseillerez-vous la descente de la Tsiribihina ? est-ce obligatoire ? quid du 4x4 ? Quel hébergement ?

Nous aimerions faire 1 jour à Morondava au moins avec un coucher de soleil sur l'allée des baobabs.

Merci de m'aider pour concevoir mon circuit.
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Voyage en moto 125 à Madagascar début 2014
Bonjour à tous !!

Enfin mes pas vont me mener à Madagascar (mars-avril 2014) et pour en profiter pleinement je souhaite effectuer ce voyage à moto.

Ce sera mon 1er voyage en 2 roues j'ai donc besoin de quelques conseils :

> Pour le modèle à choisir :Une 125cc de bonne qualité (évitons les modèles chinois) avec une réserve de 5L a-t-elle la puissance suffisante pour affronter l'état actuel les pistes du sud Malgache en fin de saison des pluies ? (Circuit Tana > Antsirabe > Morondava > Parc des Tsingy de Bamahara > Parc de l'Isalo > Tuléar > Itampolo > Faux-Cap (tout par la côte) > Fort Dauphin > Parc d'Andringitra > Finarantsoa > Tana) Un modèle custom type "Yamaha 125YBR" vous paraît-il adapté ou convient-il de choisir un modèle plus "trail" ? (j'ai entendu parler du caractère "sportif" des routes/pistes locales, est-ce toujours d'actualité ?)> Pour l'achat d'une moto d'occasion en bon état et pas trop chère :Quels sont au jour d'aujourd'hui les meilleures garages/concessionnaires de l'île ? Existe-t-il un "leboncoin" version Malgache ? Un journal de petites annonces ? Un cercle de motards qui donnerait des coups de main ? Je pense que la revente auprès des expatriés ou des touristes n'est pas un grand problème à condition de s'y prendre à l'avance)

> Pour l'assurance et la législation :Est-il facile d'assurer son véhicule sur place ? Quelles sont les meilleures agences ? Quel prix pour assurer une 125 ? Le permis b français avec validation 125 est-il suffisant d'un point de vue législatif à Mada ?En 2013 un ressortissant étranger doit-il fournir une attestation de résidence pour avoir une carte grise du véhicule en règle ou cette règle est-elle caduque ? Si oui comment est-il possible de se débrouiller (ou magouiller) sur place sans ce type d'attestation (l'attestation de résidence faite par un ami, une connaissance sur place est-elle suffisante ? L'achat peut-il être effectué via une tierce personne ou un garage a qui on emprunterait le véhicule ? > Pour les cartes :Vaut-il mieux acheter des cartes en avance (métropole-Réunion) ou sont-elles disponibles sur place ? Est-il possible de faire ça sans carte en demandant son chemin au passant et en se servant du soleil et de sa boussole ? > Pour les pièces de rechange :Quelles sont celles qu'il faut absolument amener avec soi ?> Question liberté :Est-il facile lors d'un voyage à moto de planter sa tente en sauvage ou de squatter un bout de jardin chez l'habitant ? Y-a-t-il un tabou quelconque qui frappe la conduite à moto sur l'île (cette question peut paraître très bête, j'en suis conscient !!) Voilà, ça fait beaucoup de question mais je pense que vos réponses pourront aider les autres personnes désireuses de faire ce genre de voyage à Mada. Elles permettront également de réactualiser les infos utiles pour le voyage en moto à Mada.

Merci à tous.

(PS : Si quelqu'un est intéressé pour faire un bout de route avec moi il est le bienvenu.)
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2 jeunes femmes, road trip et orphelinat à Madagascar
Bonjour à tous!

Alors voilà, nous sommes 2 jeunes femmes de 20 ans qui avons pour projet de partir à Madagascar cet été. Nous aimerions faire du bénévolat en orphelinat avant de partir pour 15 jours de road-trip.

Après plusieurs recherches, nous avons échangé avec l'association orphelinat Nathanaël qui nous semble être une association sérieuse. Ainsi, nous pensons passer 1 mois dans cette structure, puis partir en road-trip à la découverte de cette île pour 2 semaines environ.

Avez-vous des conseils/bonnes adresses/blogs à nous conseiller pour programmer au mieux notre séjour?

Merci beaucoup!!
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5 days in Madagascar: Diego Suarez & Ankarana or Morondava to Anakao?
If you had 5 days available in your road trip on this gorgeous island, which would you choose between the two options below and why? 1/ Diego Suarez with a visit to Ankarana, the "Montagne des Français", the Three Bays, the Emerald Sea, etc. Or 2/ a trio starting from Morondava all the way to Anakao, passing through Belo sur Mer, Manja, Salary, and Anakao. Thanks for your help
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Location de moto à Madagascar
Bonjour,

Je prépare un nouveau séjour à Mada de 6 semaines en oct/nov. J'aimerais comme pour les éditions précédentes disposer d'une moto. Je n'y ai plus la mienne, je m'en suis séparé à l'issue de mon dernier séjour. L'un d'entre vous aurait-il quelques bonnes adresses ou "tuyaux" pour une location pour 6 semaines ou un éventuel achat? Serais interéssé par un trail/enduro type 600XT ou 400XR. Merci pour vos réponses.
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"Road book" malgache, vingt et un jours dans l'île rouge
Ier novembre 2006 : Paris-Tana 8450 kms J + 1 : Paris-Tana 8450 kms

L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.

La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.

L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.

Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.

Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.

Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.

Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…

J + 2: TANA toujours :

J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…

Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.

Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?

Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.

J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS

Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.

Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.

Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.

C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…

Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…

Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.

De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.

Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.

J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :

Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.

Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.

Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.

Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.

Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.

Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…

J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :

On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.

Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.

Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.

Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)

Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.

Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...

J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :

Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.

Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journée : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.

En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.

Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.

Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.

Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.

Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?

J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :

Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.

Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.

STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.

On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?

J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :

Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.

Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…

La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.

Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.

Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?

J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :

L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.

Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.

Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.

Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.

La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.

J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :

4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.

Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.

Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.

Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.

Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.

Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.

J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :

En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.

60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.

Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.

Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.

J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :

Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.

Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?

En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.

Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?

Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.

J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :

5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.

J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.

Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.

Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.

Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.

Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.

Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.

Chic, mon portable capte à nouveau.

J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?

J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.

Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.

La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.

Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.

J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?

A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)

Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.

Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.

Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.

J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:

Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:

C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:

"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."

Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:

"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."

Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.

J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:

A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...

Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.

Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....

J + 18 : BLUES TROPICAL:

aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.

Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.

Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.

Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.

J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.

Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.

J + 19 :

Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..

Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...

Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...

J + 20

AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)

17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...

14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)

En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)

je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.

J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:

Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.

Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.

Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?
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Tsingy et Baobabs à vélo au départ de Tananarive
Bonjour à tous, Je part pour Madagascar au mois de mai direction Tana. J'envisage sur place un petit road à vélo sur 12 jours (à plus ou moins 2 jours). J'aurais aimer aller voir les Tsingy et l'allée des baobabs. Comme au départ de Tana l'aller retour n'est pas faisable dans le temps que j'ai j'aurais aimer avoir vos conseils d'itinéraires. Y a t il une piste pour rejoindre les Tsingy depuis l'est ou suis je obligé d'y accéder par Morondava? Merci d'avance pour vos conseils. Cordialement

Jonathan
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