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Côte ouest des Etats-Unis (6-21 septembre 2009)
Carnet de Voyage West Coast ‘09 Du 06 au 21 septembre

De retour de notre voyage aux States de 15 jours, le carnet de voyage s’imposait. Le livre photo suivra lui aussi, mais chaque chose en son temps… Le voyage s’est trop bien déroulé, sans impairs, avec une part d’imprévu quelque part un peu « prévu » dans notre planning. Je profite du décalage horaire pour poser ces mots sur le papier, j’ai trop peur d’oublier l’essence de ce voyage dans les mois à venir, c’était tellement MITIK !!!

Jour 1 : Dimanche 06 Septembre 09

Départ de l’aéroport de Marseille-Marignane à 10h10 Papa nous y a amené, YES ! Les boarding pass étant déjà imprimé, nous n’avons pas fait la queue à l’enregistrement, merci le fast bag drop.

Arrivée à Gatwik à 11h00 heure locale, merci le décalage horaire, 2h00 de vol et à la montre il n’est que 1h00 de plus ????



Dans la foulée, changement pour Heathrow = 1h00 de transport et 66 pounds ! Holy shit ! Tatiana me dit que la végétation lui donne l’impression d’être en île de France, on passe le security check et shopping au Duty Free, intéressant, mais on garde des balles pour « Lazeutasuni », le minimum syndical quand-même, clops et parfums.



Et puis on a rapidement très faim, on tourne, on vire, ce sera « gordon Ramsay, Food Plane », un MUST ! J’en profite pour remercier W9 qui nous l’a fait connaître…des plats simples, très bien présentés, un service de qualité, Good Feelings quoi ! Embarquement pour LAX à 16h00 ou plutôt 4h00 PM.

Je me félicite d’avoir bien choisi les places grâce à « seat guru », mais lorsqu’on s’assoit, un couple avec un enfant en bas âge et à coté de nous, le bébé pleurera 3 fois en 11h00 de vol, TOP ! Sauf que le rang derrière nous est un groupe d’un TO italien et même avec un double dose de « Lexo » il nous sera difficile pour ne pas dire impossible de fermer l’œil tellement ils sont bruyants, inquiets (ils mettront plus de 10h00 pour remplir le feuillet vert de l’immigration américaine…). Heureusement que les boissons sont à volonté…. Même les alcoolisées… Arrivée, enfin, à LAX à 19h00 heure locale, No Delay, Perfect ! Direction Budget, on prend le bus, et ça y est on y est, on est à « Lazetasuni » !!!! Heeeeeeeeeeeeeehaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!!! Let’s take a ride…. Sauf que la meuf de budget me dit qu’il n’y a pas de convertible, je prendrais une mustang simple alors… Non, pas de stock, une sebring CC à la place, je vais la voir et quand je reviens, elle n’est plus disponible (HEIN !?!?????!!) on me propose alors une voiture simple, MOI PAS CONTENT, MAIS PAS CONTENT !!! même après nos presque 24 heures d’éveil, transports et …. Tatiane commence à me dire que ce n’est pas grave, je demande un gros 4X4, genre Escalade, on est sur la WEST COAST qd-même, pas de 4X4 !!! Je demande une upgrade pour les voitures mises en avant devant les locaux, une charger 2010, la fille me fait un prix se sera 40$ de + par jour, on n’est pas d’accord, elle insiste pour que je retourne voir la voiture, malin je fais le tour du park et trouve une Mustang 2006 ROUGE, je reviens, donne l’emplacement de la belle, impossible me dit-elle !!! je crois rêver, obliger de la menacer d’appeler son manager, elle devient alors dispo, comme koi ?????!!!!!! Il ne faut pas hésiter à insister dans ces cas là, même après tant d’heures de vol ! On branche TOMTOM, il marche, mon bon vieux GPS, il trouve de suite la route pour le motel et nous voilà parti, Tat, me & the « red mustang », ça pousse qd-même !!! Je me gare devant le motel et …… gyrophare de police, on se chie dessus, tous les 2, « mais pourtant j’ai rien fait… » et le cops me contrôle….il est environ 6h00 du mat pour nous, dur, très dur…le cops compréhensifs ne me mettra pas de « ticket », j’ai simplement roulé sans les feux de position, les phares sont automatiquement allumé devant mais pas derrière, ne connaissant l’engin que depuis quelques heures, je n’avais pas remarqué qu’il y avait un bouton sous le tableau de bord pour les allumer (le tableau de bord affiché pourtant le logo vert des codes…) Premières impressions de Tat sur Los Angeles, elle a l’impression de traverser un « plan de campagne » géant et sans fin.

Jour 2 : Lundi 7 Septembre 09

Réveil à 3h30 heure locale pour moi, fatigué mais plus envie de dormir, je pars régler l’autoradio, les phares (c’est là que je trouve ce putxxx de bouton) et puis finalement, un ride seul dans LA et mon premier mac morning. De retour à 6h00, Tat était réveillé, affolé de ne plus me voir…Oups !!! Re-Mac Morning ensemble, le même que celui en France, si ce n’est la taille du café XXXXXL et une galette de Hash brown. Ca colle au ventre ! Puis départ pour le outlet Désert Hills premium, là encore, nous avons roulé, roulé dans un « plan de campagne » géant avec des panneaux de partout. Elle n’a jamais vu autant de Pub, même un pour le traitement du cancer de la prostate, c’est dire…

Nous arrivons à l’ouverture de l’outlet vers 10h00, prêt à faire un massacre, ce qu’on a fait : Timberland, Sunglass Hut, Tommy, Fossil…etc… vers 14h00, j’en avais marre alors on est parti direction Palm Springs, INCREDIBLE !!! dira Tat ! Oasis en plein milieu du desert, dans une chaleur de folie, avec un vent chaud façon hairdryer.

Tat décide de s’arreter boire un coup, et c’est parti pour 2 mojito puis traversé de la ville, immense, pleine de palmiers et de belles pelouses vertes.

Direction Joshua Tree, super park national, où on a croisé pas grand monde, on avait l’impression d’être seul au monde ! En plus c’était le sunset, les couleurs étaient magnifiques… Après on a abrégé, on avait faim en plus, alors avant d’arriver à l’hotel, petite halte au KFC sur la route, où on a acheté une lunch box meal à 7$99, en fait une boite de la taille d’un botin des pages jaunes rempli de trucs immondes, genre une purée de pomme de terre sucrée avec une sauce rouge au gout de poivre vert + ¼ de poulet fried + une boite de chicken popcorn, sorte de crottes de lapin au poulet là encore fried (on comprend bien d’où vient le Fet le C de KFC) et très sèches, des potatoes, des crispy tenders et notre premier litre de coca à boire à la paille, diamètre de 16mm et ses 2 kg d’ice cubes…. Pour le dodo à l’hotel, c’est 22h00 et bonne nuit les petits….

P.S. de ces 2 premières journées : Que ce soit Tat ou moi, nous rencontrons une certaine barrière de la langue, pas de la part des Américains qui sont gentils et serviables à souhaits, mais plutôt de notre part qui n’arrivons pas à faire passer « the message », heureusement que les Ricains y mettent du leur…. Toutefois, ça leur fait Xtremement plaisir qu’on essaie et surtout, ça les fait beaucoup rire…. La mustang et moi, on commence bien à se comprendre (phares, régulateurs etc…) et ça commence à le faire grave !

J’ai commencé, avec son accord, à envoyer la cavalerie (200HP) et ça pousse !!! Ouf !!! Le 0 à 65Mph est impressionnant, les vitesses passent mieux, plus vite, et quel bruit !!! roque, qui provient de ses entrailles !!! Huuuuuuuuuuuuummmmm !!! I really love it !!! Je savais qu’il m’en fallait une pour ce roadtrip, mais là, ça dépasse vraiment mes espérances, même s’il n’est toujours pas « convertible » pour l’instant… ½ plein de super pour 18$ / 25 litres environ, faudra qu’on m’explique pourquoi ce n’est pas possible en Europe…?....

Jour 3 : Mardi 8 Septembre

Réveil à 5h30, décidemment, je ne trouve pas moyen de faire une vrai bonne nuit, départ dans la nuit noire, trop cool en plein milieu du désert à Twentynine Palms.

Arrêt petit déj on the road - 3 pancakes, chacun de la taille d’une soucoupe volante



- pour Max, Scrambled eggs on biscuits with country gravy….



On comprend l’attachement de G. Ramsay pour la gravy faite maison… Celle-ci, pâteuse, industrielle pas dégueulasse mais spé avec des morceaux de champignons (J’espère ?)

Bon levé de soleil et direction Needles, mon GPS ne gère qu’une carte d’état à la fois… Pas pratique… Arrivée en Arizona, après des kilomètres de routes dans le désert, très peu de véhicules croisés, des champs entiers de maisons délabrées, semblant inhabitées, très espacées et au milieu de rien si ce n’est un soleil de plomb, dans une zone ou pendant 100 miles il n’y a pas de « services », intriguant… Nous voici enfin sur la « Historic 66 » pour Oatman, attention la route est dans le pire état que nous rencontrerons, entre l’état général, les flood et gravels… Oatman, c’est un peu comme OK Corral d’il ya 100 ans mais aujourd’hui, vraiment à voir, tant le temps semble s’être arreté …même si on ne restera pas plus d’1h30… On a bu un coup dans une sorte de saloon, 1 coke et 1 Bud Light pression pour 2$75, Imbattable !!! En plus, que des figurants d’un film genre Sergio Léone inside… ENORME !!! Route pour Kingman, la encore, la beauté des paysages est époustouflantes, mines, mules, montagnes, anfractuosités, faut y être passé pour comprendre !

P.S. : Un touriste me demande s’il peut faire une photo du cheval rouge, no problem sir…Il écopera même d’un départ en trombe avec le nuage de poussière et de gomme brulé qui va bien… Mode kéké OFF. Première Freeway à 75Mph, petite pointe à 85 Mph réel pour Bibi et fidèle destrier rouge, really enjoy, Viva Arizona. Désert, désert, désert et enfin Kingman, direction Steackhouse 1er burger avocado+bacon pour Tat, je prendrais un BJD= burger à la sauce Jack Daniel's, un régal et un des meilleurs pour Tat (et même du voyage...) Direction Las Vegas, passage par le Hoover Dam et là, l'impression d'être en "Area 51" (cops, control, atmosphère...) Arrêt photo, et discussion avec des Français qui passent 7 semaines sur la 66, trop cool et parler Français, se comprendre sans y réfléchir fait vraiment plaisir !!! En discutant, je les invite à faire une photo au volant du cheval rouge, ils sont super content, nous aussi ;) Le barrage est impressionnant, les roches qui le borde encore plus, on se croirait @Disneyland dans le "Big Thunder Mountain", les travaux de déviation avancent, mais ce n’est pas pour demain. Quelle chaleur qd-même !!! Arrivée à Vegas !!! Heeeeeeeeeeeeeeeeeeehaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!

Petite dédicace à Elvis et son "Viva Las Vegas" puis un bon son West-Coast avec Dr. Dre et Snoop, comme c'est bon !!! Déjà, on passe à côté des tours Wynn et Encore, bien, puis on tourne à droite et là, mais làààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààààà Ça y est, on y est !!! SIN CITY !!! On prend le Strip, direction le Mirage, on arrive à un écriteau "self parking" ou "valet", un dixième d'hésitation, ce sera "valet parking", on se gare devant l'hôtel, oui, oui, DEVANT ! et là la magie à l'américaine : - do you check in ? Yes ! - Do you want I park the car ? Yes ! - Do you have luggage ? Yes ! - Je m'en occupe, sir Bon, mon anglais est pourri, mais voilà à peu près ce que j'ai compris et surtout ce que j'ai dit !!!

L'hôtesse du lobby, très agréable, nous upgrade de suite au 23rd floor, bouteille de champagne californien offerte en plus, si c'est pas beau !!! La chambre est top, toute flashie, mieux que sur le net et on a une vue Dantesque ! Vue sur le strip, le Caesar, Paris... 2 lits Queens size que même dans tes rêves ça existent pas (là c'est Tat qui parle) Moelleux à souhaits, on dirait de la crème fouettée, avec 4 oreillers par lits, Oh my God !!! En +, tu dors avec la couette = 10°C dans la chambre, peut-être 15°C enfin...et avec tous ces changements de T°, 42°C dehors à l'ombre (ici ya pas beaucoup d'ombre...) et -18°C dedans, on se demande encore comment nous n'avons pas été plus malade que ça ?! Personnel très agréable, qui mérite bien leurs pourboires. La piscine = Magique ! Bordée de palmiers, enfin un peu d'ombre, jacuzzi pour masser nos jambes fatiguées, le TOP !

Le casino et ses machines à 1C, passionnant et un excellent passe-temps qui nous permet de boire à l'œil, parce qu'il faut savoir que le 1er soir, on a bu 1 coup dans 1 endroit un peu select, et 30$ parti en fumée pour 2 mojitos, on a plus recommencé... on préfèrera jouer aux machines, une serveuse passe demandant "anyone wants drinks ?" ce que Tat retiendra uniquement, le mot Drinks = picolé gratis, même s'il n'y a pas de mojito...

J’avais oublié qu’on était allé faire un tour au Venetian :

Jour 4 : Mercredi 9 Septembre

Petit dèj au Cravings buffet du Mirage, 30$ à 2, mais ça valait le coup... d'œil ! De la bouffe sucrée, salée à volonté, je me suis servi 3 fois en tout, 2 en salée (Raoul taste) et 1 en sucrée, ouf, des pancakes, des french toasts, des waffles avec faux sirop d'érables à base de maïs et chantilly à la limite de la montée en beurre... Une chose étrange : des billes de glaces vanille pour les pancakes... En fait, il s'agit de margarine = beurk !!! Tat prendra 1 fois du salé = cool, les slices de bacon, et 1 fois du sucré, tout le reste est sans commentaire... L'aprèm, on repart pour l'outlet au nord du strip, encore un "premium" comme celui de Cabazon... Il nous manquait des trucs : CK, Ralph Lauren, encore un massacre !!! Puis vers 15h30, la limousine est passée nous prendre à l'hôtel, direction l'aéroport de LV pour le tour en hélico et le survol de GC, avec atterrissage dans GC, petit lunch et "champagne" Californien... un mousseux à la limite du Listel mais bon, on est d'abord là pour en prendre plein les yeux et c'est vraiment le cas !!! Tat en garde un très et trop bon souvenir !

On a survolé Vegas, le Hoover Dam, le lac Mead, le désert... C'est impressionnant vu du ciel !!! Puis retour au sunset et le Strip qui commence à s'éclairer... Inoubliable ! Retour sur terre, achat de la photo à 15$ avec le pilote "Iceman" de Top Gun qui était super et plein de blague... Genre en plein vol, une fille lui demande à quoi sert les commandes de vol, il lui explique pour celle-ci et celle-là et puis celle-ci, "je ne sais pas, je ne m'en suis jamais servi sur le simulateur...", il vaut mieux en rigoler ! Retour à l'hotel en limo puis on est ressorti pour faire le tour du Strip de nuit en voiture,

Du temps qu’on attendait la voiture, on a eu droit au spectacle outside du Volcano

la faim nous guettant, mal nous en a pris de nous arrêter dans 1 Fatburger, le vrai "coupe gorge" avec que des gens bizarres, bourrés et des burgers dégueux... et gras ! Passons ! Retour à l'hôtel, arrêt aux machines, pour un petit gin sprite offert, bien sur ! Ce sera notre dernière nuit au Mirage ! Sniff ! Demain c'est TheHotel@Mandalay Bay !!!

Jour 5 : Jeudi 10 Septembre

Petit dèj au Mc Do, "Two number One, the meal with coffee, please" + cream + sugar + icecubes car trop chaud. On tourne, on vire et on décide de faire finalement le check-in au Mandalay avant l'heure dite, pas de problème on peut faire le check-in avant, cool ! TheHotel est vraiment class, trop class même, pas d'upgrade ni de sourires... On s'en souviendra... Et on se sentira moins bien qu'au Mirage, car trop parfait, pas assez de fun et puis tout ces gens en séminaires... Ça ne fait pas vacances... Le lobby est tout de même magnifique, comme les prestations de l'hotel du reste, ya même un parfum enivrant qu'on retrouvera dans la mustang le lendemain matin, quel soucis du détail ces Américains, Perfect ! Décidemment, le personnel est loin d'être aussi souriant et cool qu'au Mirage, même le voiturier est snob, c'est pour dire !

On a dormis au 6ème étage, waou le contraste avec le Mirage et notre 23rd floor... Sniff ! Le Mirage ! Vue moyenne sur le Luxor et la suite semble être plus petite que sur le site, certainement la pénombre de notre 6th floor... Par contre la SdB est tout simplement magnifique, grande et décors en général très typé "Young & the restless" / (les feux de l'amour pour les mamies qui nous lisent...).

La piscine est à vagues, avec la très mauvaise idée d'y ajouter du sable relativement fin, qui se révèlera brulant, "eh oui, on est en plein désert !" et des palmiers de 50m de haut qui ne font pas d'ombre... Définitivement, celle du Mirage est N°1 !!! L'aprèm, petit tour en tramway aérien gratuit au Luxor et l'excalibur, où on profitera pour faire un peu de shopping souvenir kitch pour la famille et les amis (en plus de ceux acheté aux outlet), je trouverai même une commande plus que spéciale de mon ancien "sensé", une casquette style baseball, sur laquelle je ferai broder un "squale" et mettre son nom sur le "back", le tout pour 37$ TTC... Immense machine à coudre du reste, en plein magasin ! Le casino en lui-même est plus aéré, + grand, + class que celui du Mirage, de l'excalibur ou du Luxor (que nous avons visité sans jouer...) mais l'ambiance est plus aux affaires qu'au FUN, femme de 60 ans en robe de soirée que même dans les séries tu ne vois pas, à la limite de "j'ai qd-même mis une robe de soirée, mais avec une touche de couleur style chemise hawaïenne en dégradé virant au fuchsia..."apparemment c'est la mode à NY (cf. "La Haine") On a qd-même joué à nos machines à 1c, (qué croquant ces frenchies !), malgré la tenue de soirée exigée, après tout ce shopping, on avait qd-même prévu le coup, j'en profite au passage pour remercier CK, et plus particulièrement Timberland, avec leur 50% sur le 2ème article !!! On décide de manger dans un burger bar de la galerie commerciale du Mandalay, quelle bonne idée… Tat prendra un burger à la viande de Kobé avec supplément avocado, bacon, cheese, 20$ rien que le burger mais d’après son palais, la meilleure viande à burger de tout le voyage… Je prendrais un normal, avec supplément bacon et cheese, + 50cl de Délirium Tremens à la pression… Chui bourré, ça m’a rappelé mes 20 ans au Brigand, bar à pressions et autres breuvages trappistes, à Aix en Pce « pour ceux qui voient c’ke veut dire… » Finalement éméché, on décide d’aller au truc des requins, le Shark Reef, attention le parcours à pied, une éternité dans les galeries vides du Mandalay, finalement il est fermé, stenc’ ! (eh oui, à ce moment chui encore dans mes vapeurs de Délirium… Et en bon Marseillais, je parle le langage de ma patrie)

Jour 6 : Vendredi 11 Septembre

Départ à l’aube pour la Death Valley, avec petit arrêt préalable à la gas station la plus proche, du « gas »évidemment, des « cubes » pour la glacière en polystyrène, des bouteilles d’eau en 50 cl, par pack de 24, qui au passage, sont pratiques, pas chère 4$ il me semble, reste plus qu’à les sortir toutes les ½ heures pour quelles restent bien fraiches !! Aujourd’hui, les Américains commémorent le 9/11, drapeaux en bernes etc…etc… Ca fait quelques choses qd-même ! Ahhhhhhhhhh !!! Je ne vous ai pas encore parlé des Red Bulls ???? Non ??? Définitivement, mes copines les jours de routes, parce qu’en plein désert, trouver et boire un café bien chaud… +10Millions pour ce breuvage chimique qui s’apparente à la potion magique de notre bon vieux druide Gaulois ! Et en version « shot » 2 petites gorgées au pouvoir immédiat, ça va qu’on était en plein désert, je me prenais pour Astérix…. Par Toutatis !!! Arrêt à Pahrump, re-gas pour être « Full » avant d’entrer dans DV et arrêt au burger king du coin et là, un grand moment, niveau film culte à la Tarantino : des oncles Jess de partout, avec leurs salopettes, casquettes comme dans « shérif, fais moi peur ! », les pickups énormes…. Ce qui nous a le plus étonné, c’est qu’ils se connaissent tous et parlent un Américain Mash Mallows excellent ! Vraiment un cliché ! Comme quoi un BK fait office de bar du village dans ses contrées lointaines… Tat adorera, mais il faut déjà qu’on reparte direction DV, plus on avançait, plus il faisait chaud, mais chaud !!! On arrive enfin, premier arrêt et …. Pas plus de 5minutes dehors tellement il fait chaud ! Zabriskie point vaut quand même le coup de bruler quelques minutes et il n’est que 10h00 du mat, un four la DV. On a roulé toutes la journée dans la vallée incroyablement belle, étonnante et chaude (normal, tu me diras…). Dans l’ordre, Zabriskie point, Devil’s Golf Course, Bad Water et Artist Palette.

Ce qui est vraiment agréable, c’est qu’il n’y a pas beaucoup de monde, ou si, des mustangs de toutes les couleurs, décapotables ou pas… (j’ai été obligé de demandé où ils avaient loués les cabriolet, Hertz à 80% et 20% Avis, pas de Budget ?, je m’en souviendrai !!!) Tat me fera comprendre qu’aux vues des T° extérieures, la cab ne lui manque pas ! 45° à l’ombre, là-bas ya pas d’ombre ! (blague de Timsit, mais là aussi, elle est largement valable !) Ah si !, j’ai oublié à la sortie de DV il y a les dunes de sables de Mesquites, Magnifique !

Grosse journée tout de même, et il reste toute la route pour arriver à Mammoth Lakes… Lone Pine, Big Pine, Bishop…On arrivera vers 18h00 à Mammoth, et chose intéressante, on arrive direct à cette station de ski par l’autoroute (me dira Tat), c’est qd-même beau le progrès… Avec tout ça, un bain direct dans le Jacuzzi, brulant ! Il faut dire qu’entre la DV et Mammoth, on est passé de -86 mètres à + 2400 m, avec l’écart de T° qui correspond…Et qui rend donc le jacuzzi des plus agréables. On en profitera même pour essayer nos vêtements de montagne acheté pour l’occasion à Cabazon chez Billabong, une veste de snow pour monsieur et une écharpe couvre tête pour mademoiselle… Sur les conseils du motel, on ira manger chez « Angel’s » des plats typiques du coin, des ribs pour Tat et moi juste un steack aux champignons, Tat héritera même d’un gratin de pates aux fromages « fried », c-à-d « fris dans l’huile », un délice très calorifique… Je commanderai un blanc d coin, eh oui, on est en Californie qd-même…Et j’aurais l’immense honneur de boire un rosé, sucré, très alcoolisé et pourtant, il est bien marqué blanc « on it », à ne rien y comprendre ….?... Durant notre repas, on entend parler Français derrière nous, « merde, on est plus tout seul à se comprendre… » mais ça fait tellement plaisir d’entendre sa langue maternelle… Enfin pour maternelle, il s’agit en fait de Belges… Très sympa au demeurant, avec qui, après les présentations qui s’imposent, nous déciderons de diner et de nous raconter nos parcours respectifs. Cela sera très intéressant du reste, ils font le même parcours que nous mais dans le sens inverse, ils sont donc passé par les lieux qu’ils nous restent à visiter et nous de même pour eux, très cool !!! En plus, ils dorment au même motel que nous, à deux pas et pour une fois aux States, que ce soit à l’aller ou au retour, nous marcherons, oui-oui, MARCHER ! pour retourner au motel depuis le resto. Idem pour les Belges, comme quoi, les us et coutumes voyagent bien ! H.S. ON : Petite dédicace à un ami Belge, qui nous avait affirmé à l’époque que peu importe où l’on se trouve sur la Terre, il y aura toujours un Belge pour vous y accueillir. Et pourtant, ils ne sont que 10 millions… H.S OFF. Il est maintenant l’heure d’aller se coucher… Demain, c’est le park Yosemite !

Jour 7 : Samedi 12 septembre

On part pas trop tard, car aujourd’hui aussi ya « tarpin » de route à faire, direction le Yosemite park, à prononcer yocémiti poke pour se faire comprendre… route magnifique là encore, et puis ça grimpe, mais ça grimpe, pour passer un col à 10000 feet d’altitude. L’entrée du park est trop belle, avec son chalet tout en bois et ses grosses pierres rondes sur le sous-bassement, et puis les sapins… Oh ! les sapins ! Et les lacs, et les falaises, et les grimpeurs, re-les sapins… La région savoyarde, en version Américaine, grande, immense pardon ! avec sa route à double sens bien balisé, ses doubles traits jaunes incrustés de baguettes réfléchissantes, ses panneaux d’affichages si différents des nôtres… Dépaysement total ! et surtout on n’oublie pas « Keep the wilderness Wild ! » C’est trop beau ! La Tioga pass est ouverte à la circulation, no problem la-dessus, direction Yosemite valley, histoire de voir El Capitan, Glacier Point, Sentinel Fall et de se restaurer. En route, on restera bloqué quelques minutes à cause d’un feu, eh oui, les fameux feux immenses de Californie J’aurais un sacré coup de barre juste avant d’aller manger, impossible de conduire, une envie de dormir soudaine, qui m’obligera à siester quelques temps au bord d’une rivière, tellement belle du reste, on se serait cru en Corse. Tat prendra le volant à partir de là, juste le temps pour moi de me reposer un peu de ne pas être au volant, mais décidemment, elle n’aime vraiment pas conduire et moi tellement, que je reprendrai le volant juste après manger… On quitte la Valley pour se diriger vers la sortie du park, direction SFO ! On roule, on voit de super paysage, un peu à la « shérif fais-moi peur », je ne sais plus où on s’est arrêté, mais avant d’entrer en ville, il fallait que je lave la mustang et quelle bonne idée ! Le plus beau Lavomatic que j’ai pu voir de ma vie, vu de l’extérieur, rien d’exceptionnel non plus, normal même, mais j’ai un TOC d’avoir un véhicule propre que ce soit le mien ou pas. En faisant le tour, une gentille Américaine me propose des lingettes parfums chewing-gum pour nettoyer mon tableau de bord, sympa ! On choisit le lavage, pas cher au passage et cerise sur le gâteau, l’aspirateur est gratuit ! Vu qu’on a fumé comme des pompiers dans la voiture, que Budget réclame 250$ s’ils s’aperçoivent qu’on a fumé « inside », ce petit nettoyage deviendra grand et malheureusement, notre glacière en polystyrène avait rendu l’âme sans qu’on l’ai vu, et c’est la banquette arrière qui n’était pas contente et humide… Sur la route, on s’arrête pour manger dans un « in&out » burgers, je leur décerne l’award du burger le plus gras et calorifique que j’ai pu mangé aux States, il dégoulinait de gras…Faut dire qu’avec 4 steaks hachés et 4 tranches de cheddar, il fallait s’y attendre…Les frites sont faites maisons, c-à-d épluchées, coupées et frites sur place, aucun intérêt gustatif ! L’impression de vivre un peu à la « SuperSizeMe », ça, c’est fait ! Arrivée par les ponts, de nuit, sur SFO puis entrée directe dans le centre-ville, impressionnant ! Se dessine devant nous les premières collines, cables-cars et démarrages en côte…Génial ! Ca promet ! On grimpe, grimpe jusqu’à notre hôtel sur Nob Hill, le valet nous gare la voiture, on arrive au lobby, on gratte l’upgrade, on l’obtient et visite guidée en vidéo de la suite avec vue sur SFO pour 100€TTC, oui-oui 100€ tout rond ! Et dire qu’on y dormira 4 nuits, vraiment une bonne idée et merci trip advisor et booking, car sur expedia, 3 nuits en chambre standard coutait 863€TTC dans le même hôtel ! Après cette rude journée et cette bonne surprise en fin de journée, on se dit que nos 4 jours à SFO démarrent sur les chapeaux de roues ! HeHaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!

Jour 8 : Dimanche 13 Septembre

Bon, voilà maintenant 1 semaine que nous sommes aux States, 1 semaine déjà ! Ca passe vraiment vite, trop vite ! Mais bon, on enchaine ! Direction les piers, pour cela on prend le cable car qui passe et s’arrête juste devant l’hôtel, on demande pour acheter le pass 3 jours, le conducteur très gentil (est-ce encore besoin de le préciser après une semaine ?), nous indique où l’acheter et nous offre ce premier voyage ! Cool ! Petit dèj chez Noah avec ces fameux bagels, ouai… Puis taxi pour le pier 39 (pire feurdi naïneu), car après 20 minutes de marches, on était à peine arrivé au N°7, on est Marseillais qd-même, faudrait pas l’oublier !!! On prendra le sightseeing tour avec les bus rouges ouvert sur le dessus, 25$/pers. pour 2 jours, cela m’aura permis de me situer (merci les conseils du forum), Tat restera définitivement perdu ces 4 jours dans cette grande ville, elle qui connaît si bien Paris… Mais bon, il fait gris, le temps passe, et l’envie d’aller se faire un tour de Rocket Boat nous démange… Quelle bonne idée ! Les vidz parlent d’elle-même !!! On a vraiment bien rigolé, un des membres du personnel était Français
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De Washington DC aux Outer Banks, un petit tour dans l’Est des USA
Bonjour à tous,

J’ai hésité à faire ce carnet, mais comme toujours, l’envie de partager et de revivre ce voyage est là. Après 3 voyages dans l’Ouest des USA, mon mari avait envie de retourner dans l’Est. Il y a quelques années, nous étions déjà allés de Boston au Canada, en passant par quelques endroits sur la côte nord-est Nous sommes déjà allés plusieurs fois à New York, et dans la partie sud-est, à partir des Outer Banks. Il restait donc à explorer la partie entre New York et les Outer Banks.

Nous sommes un couple de citadins, mon mari vient de fêter ses 60 ans, et je suis juste un peu plus jeune que lui. Nous randonnons très peu, mais nous aimons marcher. Il aime les villes, je préfère les paysages, la nature, les animaux; il aime paresser sur une plage, je préfère m’y balader; il aime se lever tard et profiter d’un bon petit déjeuner, je préfère me lever aux aurores et profiter d’un joli lever de soleil; il aime les bons repas, je me contenterais de grignoter ; il aime des journées « cool », je préfère des journées intenses de découvertes; et surtout j’adore prendre des photos, cela fait partie du voyage pour moi, je ne peux imaginer partir (même pour une mini balade) sans un appareil photo, et je peux rester des heures au même endroit pour attendre une belle lumière, observer un animal... Il a donc fallu préparer un programme pour nous satisfaire tous les deux, en alternant des journées reposantes et des journées plus denses et j’y suis arrivée (enfin, je crois… 🙂 )

D’emblée, j’aimerais dire que ce voyage n’est pas du tout « amazing » comme un voyage dans l’ouest, que les paysages sont moins « waouh », et que ce carnet sera sans doute moins enthousiasmant; les photos sont nettement moins impressionnantes et j’en ai prises nettement moins que dans l’ouest. J’ai eu aussi beaucoup plus de mal à préparer ce voyage, en partie parce que les carnets sont peu nombreux, et sans doute aussi parce que j’étais moins enthousiaste à l’idée de partir dans cette région. Ceci dit, il y a quand même eu de magnifiques « moments bonheurs » comme je les ai appelés… mais je n’en dirai pas plus ici 😉

Le trajet :

Après de nombreux essais, et grâce à l’aide notamment de Aquilegia que je remercie vivement, l’itinéraire final donne ceci :



Nous sommes partis du 12 juillet au 6 août (pour cette partie), et nous avons ensuite été une semaine en Floride, pour nous reposer et profiter de la plage.

Avions réservés en novembre 2018 : aller : BRU-JFK-IAD (Washington DC) et retour : RSW (Fort Myers en Floride)-ATL-BRU : 827 € par personne Vol intérieur : Norfolkà ATLà Fort Myers (RSW) : 7500 miles + 5.05€ par personne Nous voyageons régulièrement avec DELTA Airlines et tout s’est bien passé.

Hôtels : Nous privilégions les hôtels de la chaine Hilton (Hampton Inn, Garden Inn, Double Tree…), que nous réservons toujours directement sur leur site internet. Nous réservons assez vite les hôtels et regardons très régulièrement les prix, qui peuvent varier (dans les deux sens d’ailleurs) plusieurs fois entre le moment de la réservation et le voyage ; dès qu’un hôtel est moins cher, nous changeons notre réservation. Un exemple : à Washington, le prix est passé de 900$ à 740$ (pour 4 nuits). Nous sommes « Gold » chez Hilton, ce qui nous permet d’avoir les petits déjeuners gratuits dans tous leurs hôtels et le WiFi gratuit également. Les points accumulés chez Hilton nous ont permis d’avoir notre séjour en Floride gratuit (7 nuits gratuites) ainsi que dans un des hôtels des Outer Banks. Je parlerai des autres logements dans le carnet.

Voiture : Pour la première partie du voyage, mon mari a réservé la voiture tard, fin juin seulement (pourquoi ? Aucune idée…erreur de parcours). Cette fois, il a réservé sur le site AVIS.be une Standard SUV (catégorie Ford Edge) : 1520 €. Nous avons reçu une Kia Sorento (très bon véhicule)

Péages : Avant de partir, j’avais bien lu qu’il y a de nombreuses routes avec péages dans ces régions. J’ai donc encodé les adresses de nos hôtels dans « Here We Go ». Sur place, Here We Go nous a toujours conduits aux bons endroits en évitant les péages lorsque je lui demandais. Bon… il y a quand même eu un problème mais j’en parle dans une autre discussion : voyageforum.com/...etats-unis-d9735905/

Pour terminer ce préambule, voici les étapes en détails d’un tour de finalement 2816 km:

J1, 12 juillet : Arrivée à Washington DC J2 : Washington DC J3 : Washington DC J4 : Georgetown et Washington DC, suite et fin J5, 16 juillet : Washington à Chincoteague, VA J6 : Chincoteague island et Assateague National Seashore J7: Chincoteague island et Assateague National Seashore J8, 19 juillet : Chincoteague à Cape May, NJ J9, 20 juillet : Cape May à Philadelphie, PA J10 : Philadelphie J 11 : Philadelphie J12, 23 juillet : Philadelphie à Lancaster, PA; pays Amish J13, 24 juillet: Lancaster à Shenandoah National Park, VA J14 : Shenandoah NP J 15 : Shenandoah NP J16, 27 juillet : Shenandoah NP à Charlottesville, VA J17, 28 juillet : Charlottesville à Virginia Beach , VA J18 et J19 : Virginia Beach J20, 31 juillet : Virginia Beach à Kitty Hawk, NC J21 : Kitty Hawk (Outer Banks) J22, 2 août : Kitty Hawk à Buxton, NC J23, 3 août : Outer Banks: Hatteras J24 : Outer Banks, Ocracoke J25, 5 août : Buxton à Norfolk d’où nous prendrons un vol le lendemain pour la Floride pour y passer une petite semaine de repos.

C'est parti:

J1 : Vendredi 12/7/2019 : Bruxelles-Washington DC

Nous arrivons à l’aéroport de Zaventem (Bruxelles) vers 7h30. Une heure plus tard, nous attendons devant la porte d’embarquement, tout a été assez rapide.

Après un peu plus de 8 heures de vol, nous faisons une escale à New York, où nous passons l’immigration. Comme nous sommes venus en Floride en avril, nous prenons la file pour les ESTA déjà contrôlés (j’ai oublié le nom en anglais), c’est plus rapide. Nos bagages sont déjà là; il faut juste les « dédouaner », c’est-à-dire, les transporter sur quelques mètres. A 17h (heure locale), nous prenons un autre avion pour IAD (Washington DC). Le vol dure à peine une heure. Nous sortons rapidement et nos bagages sont déjà là aussi. Nous prenons un taxi (45 minutes) pour notre hôtel Hilton Garden Inn Washington DC/ Georgetown Area, où nous resterons 4 nuits.

Lors de la réservation des vols, nous n’avions pas fait attention au fait qu’il existe différents aéroports à Washington. Nous sommes arrivés à l'aéroport international de Washington-Dulles, assez loin de la ville. Il y a peut-être des vols de JFK vers l’aéroport national Ronald-Reagan, qui est beaucoup plus proche du centre-ville. Nous avions décidé de ne pas louer de voiture pendant notre séjour à Washington, c’est inutile.

Nous avions choisi un hôtel dans Georgetown et nous ne le regrettons pas. L’hôtel était bien situé, et son restaurant est à recommander. Avant de partir, nous avions prévu de prendre éventuellement le DC Circulator (merci Brigitte, cf son carnet voyageforum.com/...en-floride-d8972748/), mais finalement, nous avons tout fait à pied.

Nous sortons un tout petit peu juste pour « prendre la température », mais il est tard et nous sentons la fatigue s’abattre sur nous, donc nous allons dormir vers 21h.
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19 jours hors des sentiers battus Michigan, Ohio, Indiana et plus
Carnet de route Introduction : Pour ce sixième voyage au pays de l’oncle Sam, plusieurs options ont été étudiées, tout d’abord, la destination, sur ce premier critère voici celles qui étaient envisagées : La première, la Californie sud et route 1 avec incorporation en début de voyage du fameux Fun Run sur la Route 66 de Seligman à Topock, avec comme contrainte le début de voyage sur le 1erweek end de mai date annuelle du fun run, et pour faire le tour de cette région une programmation sur 3 semaines. La deuxième destination pré étudiée a été la Floride, là aussi l’estimation du temps nécessaire à une découverte dans sa globalité s’est portée sur 3 semaines, et par contre concernant la période, une programmation de novembre à avril pour éviter les températures excessives, orages comme nous l’on conseillé nos amis américains. La troisième destination pré étudiée et finalement réaliséea été autour des grands lacs avec comme contrainte, un déroulement du voyage possible du printemps à l’automne, sur 3 semaines lui aussi voir plus. En regard des contraintes personnelles sur les jours de congés restant, les possibilités de les poser avec compatibilité du service, le choix s’est fait sur cette dernière. Est venu, après cette pré étude, le déroulement des différentes étapes du projet réalisé, comme à chaque voyage par : recherche de documentations, guides, consultation des 4 sites internet :

La lecture et synthèse de toutes les informations, le choix des curiosités ou centres d’intérêt à retenir, l’établissement d’un pré circuit chiffré en temps de route et km /miles sont les étapes suivantes qui permettent d’affiner le projet et s’assurer de sa faisabilité. Dans notre cas comme à l’accoutumé, le 1er jet était un peu ambitieux en partant au départ sur l’Est de Chicago qui incorporait la visite d’une partie du Minnesota, de l’Iowa, du Wisconsin, il nous a donc fallu pour respecter la contrainte de durée de 3 semaines supprimer cette partie du programme en ne conservant que les états qu’il nous semblait important de visiter en regard de nos centres d’intérêt et objectif de voyage soit le Michigan, l’Ohio, la partie nord de New York state, de la Pennsylvanie et de l’Indiana. Ce préprogramme a été complété et enrichi par les infos, conseils ou retours d’expérience d’amis voyageurs, la lecture du forum, et des commentaires de mon post sur le sujet. La période du 10 au 30 septembre a été définie en fonction des différents critères : belle arrière saison avec températures idéales pas trop chaud pas trop frais, compatibilité avec durée de nos congés respectifs, les possibilités de les poser avec compatibilité du service, programme de festivités sur un des week end (rally airstream à Sugarcreek Ohio) Les différentes simulations et contraintes ou exigences (vol direct, prix, aéroport sur le circuit de visite) pour réservation des billets d’avion nous ont fait préférer Chicago comme lieu d’arrivée et départ de ce trip. (Plus économique et sans escale en comparaison de Detroit, Cleveland ou Indianapolis) Résumé données de départ : Destination : Chicago, Michigan, Ohio, New York state, Pennsylvanie, Indiana. Objectif : découverte de la culture automobile et récréative (RV), des curiosités naturelles, des ponts couverts, pays Amish, avec en complément, la culture musicale, les roadsides, diners…. autour et dans les états traversés Durée : 3 semaines, 19 jours sur place Période : 10 au 30 septembre 2016 Contraintes : départ et arrivée à Chicago, présence le dimanche 25 Septembre à Sugarcreek OH pour la journée d’ouverture de l’Airstream rally Contexte : Pour ce sixième voyage après 2 voyages dans l’ouest, 1 sur la Route 66 avec retour par le Tennessee, le Kentucky et l’Indiana, 1 dans l’Est et la Nouvelle Angleterre, 1 dans le grand Deep South (sud profond) et avant le Nord Ouest, la Floride, la Californie du Sud, Hawaï et l’Alaska, cette destination était tout à fait compatible, voir être le choix judicieux pour la poursuite de notre découverte de ce grand pays, de sa géographie, et de sa Culture en général. Le fait que cette destination ne soit pas « touristique » et en dehors des sentiers battus a été une motivation complémentaire. Références, bibliographie : Guides vert Michelin Est ed 2001, Nord Est ed 2016, Routard, le petit Futé
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24 jours à la découverte de l'Ouest américain (+ New York) en famille
Bonjour Nous sommes revenus vendredi 25/08 de notre 1er road trip dans l’Ouest américain. 3,5 semaines de bonheur, des images plein les têtes, de belles rencontres aussi, quelques rares déceptions et l’envie de prolonger encore un peu cette fantastique aventure.

Alors pour ne rien oublier et faire partager à ceux qui le souhaitent notre belle aventure, j’ai décidé de me lancer de suite dans la rédaction du carnet, avant même d’avoir fait le tri dans les photos.

Je m’étais longtemps interrogé sur l’utilité pour la communauté de rédiger un nième carnet, notre itinéraire était un grand classique vu et revu. Et puis, finalement, en réfléchissant bien, chaque expérience est unique. Chaque voyageur y construit sa propre aventure et les émotions sont forcément très personnelles. J’ai donc décidé de me lancer. C’est aussi un peu égoïstement, pour prolonger ce voyage de rêve qui a démarré il y a un peu plus d’un an lorsque l’idée a commencé à germer et s’est concrétisée avec la longue rédaction du road book et les premières réservations.

Pour dresser le tableau, nous sommes une famille de 5 avec ma femme Estelle, et nos 3 garçons : Louis (15 ans), en pleine adolescence …., Noé (11 ans) et Tom (8 ans) tous deux fans de basket et pour qui les USA constituent le rêve ultime ! Pas de chance, en plein mois d’aout, pas de possibilité de voir un match. Ils devront se contenter de fouler le « city » de Venice Beach et bien sûr, de faire un long passage au NBA Store de New-York (étape finale de notre périple).

La prépa / le road book Pour la prépa, c’est moi qui m’en suis occupé quasi exclusivement (Estelle a un peu regardé le programme des villes uniquement). J’ai trouvé ça tellement excitant de commencer le voyage un an à l’avance. Estelle n’arrêtait pas de me dire d’arrêter de tout prévoir et de laisser de la place à l’imprévu. C’est la 1ère fois qu’on part en road trip en famille. Habituellement on achète le Routard et on se dit qu’on verra bien sur place, chaque matin au petit dej. Mais les US c’est différent. Tu ne peux pas te permettre cela et au final on s’est rendu compte qu’on a été beaucoup plus zen de se laisser porter par le road book. Je regrette même de ne pas avoir suffisamment prévu de choses certaines journées car on s’est retrouvé certains jours à avoir un petit creux dans le planning et je n’avais pas forcément anticipé ça. Le problème, c’est que quand tu prévois un truc et que tu ne le fais pas au final, ça a tendance a engendré chez moi une certaine frustration !!

Au départ tout est parti de la lecture du carnet d’Eric (69Eric). Les inconditionnels du forum l’auront forcément lu. Tellement bien écrit, tellement précis ! Son programme me paraissait coller parfaitement avec ce que l’on souhaitait faire, qu’après lecture de plusieurs autres carnets, et d’autres blogs (notamment celui d’ITAT), je suis parti sur le même itinéraire.

J’ai donc démarré le programme jour par jour en attendant avec impatience l’ouverture de la vente des billets d’avion pour le mois d’août.

Une fois les billets d’avions réservés (j’y reviens plus tard), j’ai réservé progressivement les nuits d’hôtels, un peu chaque mois, ce qui permettait d’étaler les dépenses sur 1 an, puis la voiture et enfin les attractions (Universal, Antelope, location de bateau à Page et enfin Alcatraz).

Pour le roadbook, sur les conseils du forum, je suis parti sur un format porte documents avec feuilles transparentes. Cela permet de prendre chaque jour les pages dont on a besoin et laisser le book dans la voiture. Pour chaque jour, j’indiquais l’itinéraire google map, le programme de la journée détaillé, les changements d’heure éventuels, quelques photos pour savoir ce que l’on allait voir, les heures de lever et de coucher de soleil et les infos sur les résa d’hôtel (notamment si l’hôtel était déjà payé, si piscine, machine à glace, etc.). J’indiquais également lorsqu’il fallait prévoir un pique-nique à l’avance. Au total une centaine de page.

Certains en font beaucoup plus mais au final il a bien répondu à notre besoin sur place.

On avait également prévu une sauvegarde de tous les documents, ainsi que les passeports consultables sur nos téléphones en cas de besoin.

Avant de démarrer, un grand merci donc à Eric (69Eric) pour son formidable carnet de voyage qui nous a tant inspiré dans notre préparation et ses judicieux conseils ! Eric, saches que toute la famille te connait maintenant car il n’y a pas eu une seule journée sans que l’on parle de toi ! Merci également à tous les membres du forum pour leur aide tant durant la préparation, qu’au cours de notre trip.

Un petit coucou à Emmanuelle (Nanane25) que j’ai eu la chance de croiser à plusieurs reprises durant notre périple. C’est toujours sympa quand le virtuel rencontre le réel ! Son carnet est en cours sur le forum donc pour les rares d’entre vous qui ne le suivent pas encore, foncez-y !

Comme prévu, on ne revient pas indemne d’un tel voyage ! Dur de s’en remettre et difficile d’imaginer une seule seconde ne pas y retourner un jour. Les photos, les vidéos, les témoignages sont sans commune mesure avec le fait de voir cela de ces propres yeux. Le meilleur des photographes, le plus sophistiqué des appareils photos ne peuvent retranscrire ce que l’on ressent en découvrant avec ses propres yeux, ces immensités, en traversant ces routes aux lignes jaunes, en rencontrant ces personnes qui nous accueillent tellement bien, en dégustant sa gastronomie (euh non ça on aurait pu s’en passer ! mdr) …

Voici notre itinéraire : J1 : Lyon – Paris en voiture puis vol Air France Lyon Los Angeles. J2 – J3 : Los Angeles J4 : LA – Grand Canyon J5 : GC – Page J6 : Page Lake Powell J7 : Page – MV J8 : MV – Moab J9 : Moab J10 – Moab – Torrey J11 – Torrey – Bryce J12 : Bryce – Valley of fire - Las Vegas J13 : LV J14 : LV – Death Valley J15 : Death Valley – Three rivers J16 : Three rivers – Fresno J17 : Fresno – SF J18 – J19 : SF J20 : SF – NY en vol intérieur J21-J23 : NY J24/J25 : NY – Paris - Lyon

Globalement, à quelques rares exceptions, nous avons pu faire l’intégralité du programme. Je craignais avoir trop prévu, avoir trop minuté le parcours, avoir été trop ambitieux, ne pas laisser suffisamment de place à l’imprévu et finalement être trop gourmand sachant qu’il fallait que toute la famille suive le rythme. Au final, c’était quasi parfait. Il a fallu faire quelques concessions, s’adapter parfois aux aléas de la météo (notamment à GC) et à la fatigue de chacun. Nous ne sommes pas de grands randonneurs, mais je me suis rendu compte que chacun va à son rythme et que généralement, les temps de visite réels étaient souvent bien inférieurs à ce qu’on avait prévu initialement.

A titre personnel, j’ai eu un peu de mal à profiter de la fin de road trip une fois les parcs terminés. J’ai eu le sentiment que le plus beau était derrière nous en en sortant de la Death Valley (un grand moment). Sequoia Parc, certes très beau, ne pouvait pas rivaliser d’après moi avec le dépaysement ressenti sur la route 66, à Bryce, Grand Canyon, Death Valley ou Valley of fire. San Francisco et New York n’avait plus la saveur que l’on pouvait attendre après avoir traversé des paysages aussi exceptionnels. Je voyais cependant mal, surtout pour les enfants qui ne sont pas des fans de rando et de nature, comment caler toutes les villes au début du périple et enchaîner ensuite par 100% de nature. Là au moins, ils avaient New York en bout de course comme cerise sur le gâteau !

Des regrets ? Peut-être quelques-uns et tant mieux ça justifiera un prochain voyage ! Je dirai : - Zion que nous n’avions pas le temps de faire et que nous avons juste traversé - Le choix de Sequoia plutôt que Yosemite.

Pour finir sur la préparation, on avait décidé de faire un carnet en live pour la famille et les amis. Estelle s’en est chargé en créant un groupe sur WhatsApp. Tous les 2 ou 3 jours elle postait photos et vidéos des jours passés avec les commentaires. Les retours ont fait chaud au cœur et permettaient de garder le contact. On avait peur de saouler tout le monde avec notre "super voyage". Au final on a eu que des remerciements et des retours élogieux ! Seul problème, on a saturé les mémoires des téléphones de tout notre entourage !!

Bon assez parlé, il est temps de partir maintenant ! Direction LA !!
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Emmener ou pas son ordinateur portable aux Etats-Unis?
Bonjour, tout est dans la question !!

Comme pratiquement tous les hotels ont l'accés internet wifi, est ce que cela vaut le coup d'emmener sont portable pour se connecter ? y a t-il des bornes internet avec accès gratuit ??

Je voulais emmener mon portable pour charger mes photos, et donner des nouvelles, mais comme j'ai un petit DD qui accepte les sd card, je peux faire l'economie d'emmener le Pc portable.

d'avance merci.

Nota : Voyage finalisé dans l'ouest américain en Aout 2008.
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60 jours dans le "Southwest" américain en 2015
Bonjour,

comme les carnets fleurissent en ce moment, vous trouverez le mien ci-dessous, mais uniquement en version texte (pour les photos - et il faudra attendre - ce sera sur notre site web, lien en signature).

Rappel : la discussion sur la phase préparation est ici.

********************

Après la découverte de l'ouest américain en 2009 puis « On the road again » en 2012, voici venu le temps de la préparation de notre troisième voyage dans le Southwest, mais où ? Le Nouveau-Mexique étant passé à la trappe en 2012, il constituera l’épine dorsale de ce voyage. Ensuite, 2 envies fortes vont caler, en termes de dates, ce voyage : - la traversée des Henry Mountains où la forte probabilité de neige jusqu’en juillet impose un passage pas trop tôt en saison - la randonnée à Havasupai, en fin de voyage pour une meilleure condition physique 😉, à faire assez tôt pour éviter les trop fortes chaleurs.

Ces 2 envies, plus la traversée du Nouveau Mexique, nous ont conduits à choisir la période mai-juin, soit a priori pas trop chaud au début (Arizona Nouveau Mexique) et assez chaud vers la fin pour espérer n’avoir pas trop de neige dans les Henrys Mountains. Quand à la durée, une première ébauche montra qu’en 45 jours ce serait trop juste et, au final, ce sera plutôt 60 jours. Le calage définitif dépendra sans doute des possibilités de réservation du lodge d’Havasupai.

Au fur et à mesure du développement du tracé, un nouveau souhait a émergé : prendre au strict minimum les grands axes ce sera donc un voyage orienté routes panoramiques, routes secondaires, routes de campagne et chemins (scenic roads, back roads, country roads and byways). Et pour l’illustrer, quoi de mieux que la chanson éponyme : “Take Me Home Country Roads” de John Denver qui, même si elle se déroule en Virginie Occidentale, illustre magnifiquement notre souhait.

Rappel des principales caractéristiques du (3ème) voyage : - 60 jours du 29/4 au 29/6, - "boucle" avec arrivée et départ à/de Phoenix, sud-est Arizona, ouest Nouveau-Mexique du sud au nord, Mesa Verde (Colorado), sud de l'Utah d'est en ouest et un peu de Nevada, - 2 sites principaux : les Henry Mountains (Utah) et Havasupai (Arizona), - scenic roads, country roads, scenic byways et le plus de pistes possibles.

Et comme les fois précédentes, nous dormirons dans la voiture, si possible en dehors des parcs, des campings organisés, donc en camping dit "sauvage". Nous voyageons lourds (3 bagages de 23 kg comprenant matelas, duvets, réchaud, vaisselle, bref presque tout le nécessaire de camping).

Cette fois-ci, la météo nous a joué quelques tours et il a souvent fallu changer nos plans.

29/4 - Départ Départ de Brest pour Phoenix via Roissy et New-York ; l'intérêt du départ de Brest est que nous n'avons pas à nous soucier de nos bagages pour la durée du vol, hormis un passage éclair à la douane à New-York. Erwan (un ami) nous emmène à l'aéroport ; à 6h du matin, les contrôles sont effectués, le problème des sièges réglé, le bagage supplémentaire payé avec la remise (impossible de le prendre sur le net). Décollage à 6h35, atterrissage à Roissy à l'heure. Dans la salle d'embarquement pour New-York, le nom d'Isabelle est affiché (???) mais finalement rien à signaler. Léger retard au décollage (20 minutes) mais le vol est sans histoire ; après l'apéro (apporté) et un repas standard, nous regardons tous les 2 Gravity puis la musique aidant (Scorpions pour moi), nous atterrissons à New-York où l'escale est assez longue pour ne pas poser de problème. Immigration et douane (avec récupération des bagages) se passent rapidement ; pour info, le douanier me regarde de travers car j'ai une grosse quinte de toux et me demande si je suis malade ; aurait-il autorité pour me refuser l'accès ???. Pour le vol vers Phoenix, impossible d'avoir 2 places côte à côte, mais cela se règle assez vite dans l'avion pourtant assez plein. Arrivée à l'heure mais impossible de récupérer 2 chariots à bagages sans devoir payer 6$ chaque. Nous traînons donc nos lourds bagages et arrivons, via la navette, au guichet d'Alamo. Et là, longue discussion avec l'employé ; nous avons réservé un véhicule de type Chevrolet Tahoe (FFAR) sans conducteur additionnel, le prix me paraissant trop élevé pour la prestation (plus de 600$ pour 60 jours). Et finalement, surtout grâce à Isabelle plus habile à négocier que moi, nous repartons avec un Chevrolet Suburban (PFAR soit l'équivalent de notre Ford Expedition de 2012, soit-disant AWD) et le conducteur additionnel pour l'équivalent de ce qu'on aurait payé en réservant le conducteur additionnel directement. En fait, le véhicule n'est pas du tout AWD ni 4WD mais cela ne nous posera finalement pas trop de problèmes par la suite (et pourtant, il y en aura des problèmes ; mais attendons un peu). Nous quittons donc Alamo (compteur 7683 miles) pour nous rendre chez notre logeur (Jeff Dahl) à Scottsdale (réservé via AirBnB) où nous arrivons vers 20h40 (compteur 7710 miles) ; apéro rapide, léger casse-croute et dodo bien mérité à 20h40 - 5h40 à notre horloge biologique.

30/4 - courses Lever à 5h ; il fait encore nuit. Nous prenons le petit-déjeuner dehors avec des lapins sur la pelouse et plein d'oiseaux un peu plus bas. La journée se passe en courses diverses car il faut équiper notre carrosse. Nous commençons par le Walmart où j'ai déjà commandé la glacière électrique et la table pliante qui nous attendent. Nous ajoutons 2 sièges, le gaz et l'alimentaire (pour environ une dizaine de jours) et nous complétons chez Trader Joe's, magasin découvert en 2009. Prévu aussi la visite de magasins de point de croix pour Isabelle (nous ne ferons que Old Town - Scottsdale), ainsi qu'un magasin d'alcool et de cigares (Magnum’s Cigars Wine & Liquor) où j'en achète quelques uns. Nous retournons à notre logement (compteur 7812 miles), très agréable, et terminons la journée par un plouf dans la piscine à la nuit tombante ; dodo 22h30.

01/5 - Apache Trail, Oracle Control Rd Lever 5h40 ; préparation de la voiture pour le départ ; chaque gros bagage doit trouver sa place mais nous commençons à être rodés et Isabelle excelle sur ce point. Nous quittons notre logement à 8h avec une température extérieure de 80°F-26.7°C et prenons la route vers l'Apache Trail, premier objectif de la journée. Petit arrêt à Goldfield, ville minière fantôme datant de 1892, mais le musée est fermé. Nous retrouvons avec plaisir les Palo Verde, les saguaros et autres chollas sur le bord de la route. Quelques photos de Canyon Lake et nous faisons une halte à Tortilla Flat où les murs du Superstition Saloon sont tapissés de billets de banque. Nous en repartons à 10h50 pour une petite rando à Fish Creek Hill, puis après quelques photos sur Apache Lake, arrivons au bout de la piste. Cette piste ne présente en général aucune difficulté ; il faut juste se méfier, dans les portions étroites, aux véhicules venant en face (de nombreux bateaux sur remorques).

Remarque : dans l'ensemble du récit, toutes les données sur les pistes supposent un "état normal" ; en cas de pluies, d'orages même récents, l'état peut devenir très vite impraticable et nous le testerons d'ailleurs à plusieurs reprises.

La route que j'avais prévue de prendre pour pique-niquer étant fermée, nous continuons le long de la rive sud de Roosevelt Lake jusqu'à Cottonwood Cove où nous trouvons une aire de pique-nique aménagée avec, entre autre, des tables surmontées d'un toit (shade ramadas).

Nous repartons à 13h47 pour Globe puis la Copper Corridor Scenic Road jusque vers Oracle où un grand géocoucou (Geococcyx californianus) ou roadrunner traverse la route devant nous : bip-bip !!! 😎

Nous nous arrêtons à Biosphere 2 pour prendre quelques photos mais c'est impossible, il faut obligatoirement prendre le tour guidé (et payant) mais c'est trop tard pour nous ; pourtant, j'avais vraiment envie de voir ce site dont je connais l'histoire et remis au gout du jour par le roman "Siècle Bleu" de JP Goux. Retour à Oracle pour essayer d'avoir des informations récentes sur l'état de la piste Oracle Control Road mais je n'obtient rien de très net ("s'il y a des problèmes, elle devrait être barrée" est ce que j'obtiens de mieux). Cette piste est l'ancienne route ralliant Oracle à Mount Lemmon et est notre second objectif de la journée. J'oublie de refaire le plein mais il y a encore un (petit) tiers du réservoir ce qui devrait être suffisant pour les 28 miles à venir. La piste est assez agréable au début et nous apercevons de superbes buissons d'ocotillos ; elle monte, descend au gré des vallées à traverser mais la fin est très rocailleuse (rocky-bumpy), surtout les 5 derniers miles (piste impraticable en berline). Cette montée dans les cailloux nous a au moins rassuré sur le comportement du véhicule, chaussé de très bons pneus : il passe bien même si les évolutions du train arrière me font penser à un différentiel bloqué (rigide) tellement il a tendance à bondir à droite ou à gauche comme un cabri. Nous retrouvons le bitume ainsi qu'une position plus horizontale et un bruit "sinistre" retentit aussitôt : niveau de carburant faible ; la montée, souvent en première, nous a fait consommer plus qu'imaginé. Espérant trouver du carburant au sommet, nous nous dirigeons vers le Summit trailhead (pour la vue) à 18h09 et 57°F - 13.9°C (presque frais) ; nous sommes à plus de 8000 pieds. En repartant, toujours pas de carburant et toujours le bip sinistre ; nous rallions donc l'emplacement prévu pour la nuit, ce qui nous rapproche de Tucson donc du carburant, mais l'accès à l'emplacement prévu est clos. Les autres sites sont maintenant derrière nous et faire demi-tour ne va pas arranger notre problème. Nous décidons donc de laisser tomber Mount Lemmon et de rallier Tucson ; une partie du trajet sera fait au point mort (ce qui bien sûr est interdit), pas envie de tomber en panne sèche sur les 30 miles restants d'autant que la nuit tombe. Nous trouvons, finalement sans encombre, une station Chevron à 19h10 et, comme nous n'allons pas remonter camper, nous prenons une chambre à l'Econolodge à 20h03 avec 91°F-32.8°C (compteur 8105 miles) ; grande chambre avec lit king size. Apéro, préparation de taboulé pour les jours suivants, dîner et dodo à 23h25. Pour une première nuit en camping "sauvage", c'est un peu loupé 😠.

02/5 - Saguaro NP, Asarco Mine Lever à 5h30 ; pendant que je transfère les photos des appareils sur le pc et les disques de sauvegarde, Isabelle range la voiture. Petit déjeuner et nous partons à 8h vers Saguaro National Park (partie est) avec un ciel un peu nuageux et 77°F - 25°C. Arrivée au Visitor Center (VC dans le reste du texte) à 8h41 qui n'ouvre qu'à 9h mais nous achetons notre Pass America The Beautiful à un ranger (ne pas hésiter à réclamer, s'il n'est pas fourni, le Hangtag qui permet d'accrocher le pass au rétroviseur intérieur). Nous parcourons, presque à tour de roue, la boucle bitumée qui fait le tour du parc avec de nombreux arrêts photos, retrouvant toujours avec plaisir ces cactus découverts en 2009. Petit arrêt pour faire la rando Freeman Homestead Loop Trail (1.75 km, 28 mn) et nous revenons au VC pour l'achat rituel de cartes postales. Nous en profitons aussi pour téléphoner à Asarco Mine (visite prévue dans l'après-midi) mais impossible de les joindre ; une ranger nous signale que c'est maintenant fermé le week-end et nous sommes un samedi (erreur de programmation ? 😠). Départ pour la partie ouest du parc (déjà vue en 2009) ; arrêt à Gates Pass à 12h09 et 89°F - 31.7°C puis à Valley View sur Hohokam Rd (c'est maintenant de la piste mais aisément faisable en berline) où nous arrivons à 12h35. Départ pour la rando de Valley view overlook trail d'où nous revenons à 13h10 avec 1.53 km au podomètre et 95°F - 35°C dehors ; nous avons discuté avec un couple d'américains assez âgés qui, n'ayant plus d'enfants à charge, ont vendu leur maison et voyagent en camping-car. Pour nous rafraîchir un peu, nous allons pique-niquer chez les "esquimaux" (Ez-Kim-In-Zin) où nous trouvons une table à l'ombre.

Départ à 14h15 (même température) et nous terminons notre boucle parmi les saguaros puis prenons tout de même la route vers Asarco Mine au sud de Tucson ; nous y arrivons à 15h06 (le parking est ouvert) et déambulons tranquillement dans le petit parc où il y a quelques beaux échantillons de minerai de cuivre (entre autre) et un gros nuage gris et de la pluie qui semble tomber au loin. Tout à coup, une employée vient nous demander si on souhaite faire le tour guidé car c'est de suite et le dernier ; et nous qui ne nous pressions pas, persuadés qu'il n'y en avait pas (ma programmation était donc bonne 😉 ). Nous avons juste le temps de faire le tour du hall d'accueil (il sera fermé au retour), d'acheter quelques échantillons de minéraux, de récupérer une brochure en français, de prendre nos tickets (9$ par personne) et nous montons dans le car ; il y a juste le chauffeur, le guide (ancien employé), une famille américaine et nous. Petite pluie au début de la visite et toujours de gros nuages noirs au loin. La vue de l'excavation (c'est une mine à ciel ouvert) est impressionnante et nous assistons au ballet des énormes engins qui remontent le minerai brut le long d'une pente à 9% ; ils ont une capacité d'environ 300 tonnes. Le minerai est ensuite broyé dans un premier concasseur quasi souterrain puis les morceaux de roche d'une taille maximale d'un ballon de foot passent dans plusieurs concasseurs secondaires (broyeurs semi-autogènes et broyeurs à billes d'acier) pour finalement finir en poudre. Ensuite, la phase finale, par des procédés physico-chimiques (flottation, "bullage", agrégation) permet d'obtenir, à partir d'un minerai comportant 0.7% de cuivre, un amalgame d'environ 28% qui partira ensuite vers la fonderie. Le reste (déchets) est entreposé localement et servira au remblaiement lors de la phase d'arrêt de la mine. L'eau utilisée dans le processus de flottation est aussi récupérée à 80% ; notre guide a bien insisté sur cette récupération et sur l'utilisation de produits chimiques les plus bio possible. Nous quittons la mine à 17h avec 90°F - 32°C et nous dirigeons vers la Coronado National Forest pour notre vrai première nuit dans la nature ; sur la route, éclairs, pluie abondante et température en baisse (64°F - 17.7°C). À 18h, nous trouvons un emplacement près d'un wash le long de East Gardner Canyon Rd (compteur 8253 miles). Dodo vers 20h40.

03/5 - Red Mountain, Red Mountain, Montezuma Pass Réveil à 5h30 mais mal dormi, matelas sans doute trop gonflé et Isabelle a très mal au dos ; nous n'avons pas eu trop chaud, bien au contraire, mais découvrons que nous avons dormi fenêtres ouvertes 😉. Le ciel est bien dégagé mais il fait 49°F - 9.5°C. Petit déjeuner puis départ à 7h38 avec maintenant 73°F - 22.8°C ; la piste est très roulante et il a de nombreuses fleurs sur les bas-côtés (poppy et datura) . Passage à Sonoita pour compléter le plein de carburant, les stations étant très peu nombreuses sur le trajet de la journée et chat échaudé craint l'eau froide. Arrêt à Camp Crittenden (uniquement une plaque commémorative, mais c'est l'Histoire) puis nous traversons Patagonia pour prendre Harshaw Road ; la route devient assez vite piste mais très roulable. Par contre, impossible de prendre les pistes secondaires prévues, trop escarpées et défoncées. Asarco Mine y fait aussi des recherches géologiques mais avec de gros 4x4. Jolies vues sur Red Mountain. Passage à Canelo Pass (5 246 ft) puis nous regagnons la 83 (bitume) et nous arrivons à Parker Lake View vers 11h05. Ensuite, la piste vers Montezuma Pass est jolie, agréable à rouler et peu fréquentée (quelques quads surtout). Nous arrivons au col à 12h15 avec 71°F - 21.7°C et déjeunons sous une tonnelle. Après le déjeuner, nous grimpons au Peek (6 854 ft, 90 m de dénivelé) d'où nous avons une superbe vue sur la frontière et ses environs ; rando de 1.3 km A/R. Départ tout en descente vers le VC situé plus bas dans la plaine, au pied des escarpements, et discussion avec la ranger, notamment sur la flore et la faune ; elle nous avoue n'avoir jamais vu de serpents à sonnettes. J'avais au départ prévu de dormir le long de la piste, avant Montezuma Pass, mais de nombreuses lectures m'en ont dissuadé (problème de trafics de drogue et de passages clandestins). Par prudence, nous cherchons donc un emplacement sur East Ash Canyon Rd et, à peine avons nous trouvé notre bonheur, qu'un véhicule de la surveillance aux frontières (Border Patrol) passe devant nous au ralenti, intrigué sans doute de nous voir installés là ; la piste étant un cul de sac, nous nous attendons à le revoir rapidement mais il prend visiblement son temps et ne repassera qu'une bonne heure plus tard, sans s'arrêter (compteur 8350 miles). Dodo vers 19h30 avec un ciel assez nuageux.

04/5 - Bisbee, Tombstone Réveil à 5h30 mais, si j'ai bien dormi, il n'en est pas de même pour Isabelle qui a toujours mal au dos. De nombreux nuages restent accrochés à la montagne et le vent souffle bien. Départ à 7h04 avec 61°F – 16.1°C. Sur la route de Bisbee, des champs d'ocotillos à flanc de colline, superbes. Après de nombreuses photos des anciennes mines à ciel ouvert, nous entrons au Bisbee Quenn Mine VC à 9h ; pas possible de prendre un tour en petit train (pas prévu au programme non plus) et, après un petit tour à travers la ville - mignonne- nous partons vers Tombstone où nous arrivons à 9h48 avec 72°F - 22.2°C. Ici, il faut être clair, on adhère ou pas. Tombstone est une ville historique mais tout ce que l'on voit n'est que reconstruction (ou presque) et animation folklorique ; mais comme nous sommes amoureux de l'ouest, de son histoire et des westerns, la mayonnaise prend bien 😎. Pour ceux qui ne connaissent pas, Tombstone est célèbre pour sa fameuse fusillade d'OK Corral avec, notamment les frères Earp et Doc Holliday, fusillade immortalisée par plusieurs films. Nous nous garons au sud-est de la ville et parcourons les rues "touristiques", notamment Allen Street réservée aux piétons ; de nombreux personnages, en costumes d'époque, déambulent très sérieusement dans ces rues. Nous achetons nos billets pour le "gunfight" ; ce billet donne aussi accès à l'historama (nous ne comprendrons pas tout 😉 ) ainsi qu'à une reproduction du journal local du jour de la fusillade. La reconstitution de la fusillade est marrante et bon enfant, les acteurs prenant les spectateurs à témoins et ces derniers jouant le jeu ; il est préférable de s'asseoir au premier rang si possible. En sortant de là, nous allons déjeuner au Big Nose Kate's Saloon (burger The Outlaw pour moi et The Stampede pour Isabelle). Nous retournons à la voiture en passant retirer notre journal local et partons à 14h40 et 83°F - 28.3°C vers le cimetière local (Boothill Graveyard) ; celui-ci n'est pas d'époque, ayant été déplacé et restauré. Malgré tout le respect dû à un tel endroit, on ne peut s'empêcher de sourire en voyant le motif de décès inscrit sur certaines tombes. Pour plus d'informations, voici un lien intéressant : www.boothillgraves.com/

À 15h10, nous quittons ce cimetière et, par la 80 puis rapidement par la Middlemarch Rd (piste), nous nous dirigeons vers les Dragoon Mountains. Nous franchissons Middlemarch Pass pratiquement sans le remarquer et entamons la descente côté est de ces montagnes tout en cherchant tranquillement un emplacement pour la nuit ; une fois de plus, nous n'avons vu personne sur ce trajet. Peu avant 16h, c'est chose faite et nous installons table et chaises tranquillement (compteur 8421 miles). Pendant l'apéro, une petite averse vient nous déranger et le ciel est maintenant bien couvert. Dodo à 20h mais réveil vers minuit avec un bel orage, éclairs et pluie abondante ; nous sommes assez loin du wash pour ne rien risquer mais quel sera l'état de la piste demain matin ? Devrons-nous sortir la pelle, achetée par précaution ?

05/5 - Chiricahua NM Lever à 5h30 avec 48°F - 8.9°C, un peu frisquet ! Isabelle a mieux dormi. Le ciel est maintenant très légèrement nuageux à l'horizon. Nous partons à 7h vers Chiricahua NM avec 58°F - 14.4°C. Alors que nous étions inquiets à propos de l'état de la piste, nous ne rencontrons aucune difficulté pendant le reste de la descente et retrouvons rapidement le bitume. Nous arrivons au VC à 8h13 sans avoir vu beaucoup de stations services. Peu avant d'arriver au VC, nous rencontrons ce qui doit être un Coues (prononcer cows), sous-espèce de white-tailed deer (Odocoileus virginianus couesi - Cerf à queue blanche d'Arizona).

Comme le VC n'est pas encore ouvert et que nous savons où aller, nous prenons la route Bonita Canyon Drive et arrivons à Massai Point à 8h46. Le temps de nous équiper (chaussures de marche, crème solaire, chapeaux, sacs à dos avec réserve d'eau - camelbags) et nous partons à 9h05 pour Echo Canyon Loop (Echo Canyon, Hailstone & Ed Riggs trails) parcourue dans le sens anti-horaire. Jolie balade parmi les roches érodées, souvent couvertes de lichens. Mais, contrairement à ce qu'on pourrait penser après une observation rapide, il ne s'agit pas de granit mais des restes (cendre et pierre ponce) d'une éruption volcanique de près de 30 millions d'années. Comme c'est notre première randonnée depuis longtemps, les haltes sont nombreuses, pour les photos évidemment 😉. À part un couple d'américains, nous ne verrons pratiquement personne sauf vers la fin ; c'est dire si nous étions tranquille quand, tout à coup, Isabelle aperçoit du mouvement dans l'herbe : un serpent longeait le sentier. Pas de bruit de crécelles, ce n'est donc pas un rattlesnake ; je m'approche un peu plus car je ne vois toujours rien et je crois enfin reconnaitre un Bull snake, donc non venimeux. Le couple d'américains qui nous rattrape nous le confirme mais Isabelle n'est pas plus rassurée que ça. Si vous êtes intéressés, j'ai le point GPS (je déco...). Retour à la voiture à 12h05 et 76°F - 24.4°C avec 5km au podo. Nous déjeunons sur une table à l'ombre mais le vent est frais et nous supportons nos polaires. Retour au VC pour nos emplettes habituelles et nous en repartons à 14h pour emprunter Pinery Canyon Rd (FR42). Cette piste est aussi très praticable ; du côté d'Onion Saddle, nous devions trouver un point de vue mais nous avons grimpé le long du sentier (ancienne piste 4WD), nous ne voyons malheureusement rien. En même temps, comme nous sommes dans une forêt, difficile d'avoir un beau point de vue sur les 2 vallées sans abattre les arbres ! La descente à travers la forêt est très agréable mais mieux vaut aller doucement, les a-pics sont parfois impressionnants. En bas, nous prenons à droite S Fork Rd pour quelques photos relevées sur le net mais, malheureusement, la piste est fermée par une barrière cadenassée. Nous regagnons le bitume et, peut après Portal, entrons au Nouveau-Mexique. Nous faisons un crochet à droite (sud) sur la 80 pour aller voir une stèle commémorant la reddition de Géronimo. J'avais prévu de faire le plein à Rodeo mais il n'y a plus de station existante. Retour vers le nord où nous devons camper au niveau de Preacher Mountain, peu après Granite Gap. Après avoir franchi et refermé la barrière, la piste est un peu sableuse et étroite mais nous trouvons rapidement un emplacement, bien blotti dans les rochers et parmi les cactus et agaves ; aperçu 1 rat et des souris. Un petit vent nous gênera un peu pour notre réchaud gaz. Arrêt moteur à 17h20 avec 73°F - 22.8°C (compteur 8562 miles).

Au fait, qui dit Nouveau-Mexique dit changement d'heure ; nous avançons donc nos montres, GPS et appareils photos d'une heure.

À suivre 😉.
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Emporter son netbook lors d'un circuit dans l'Ouest américain?
BONJOUR, ceci est mon premier message. Je vous remercie d'avance de toutes vos reponses. Je me lance : je pars pour un circuit en octobre ds l'ouest americain et a ce titre je souhaite emmener mon netbook afin de donner de mes nvelles a mes filles. je desire savoir si vous me conseillez de l'emmener et si les hotels americains disposent d'un wifi gratuit. Sinon avez vous des sites recommandables pour acheter des adaptateurs de prise pour que je puisse le recharger. merci d'avance
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Conseils pour établir son circuit dans l'Ouest américain (résumé)
Ce post est un résumé d'une discussion précédente : http://voyageforum.com/..._florilege_D5300248/ qui tient sur 4 pages, et où il est toujours possible de discuter, ici ce serait plutôt un résumé des points proposés : Sur une idée d'Itat, nous proposons de "compiler un post avec les erreurs souvent commises et à ne surtout pas commettre" quand on prépare son circuit dans l'Ouest américain : Penser qu'on arrivera à créer un circuit original, tout en passant par les "passages obligés" (notamment pour un premier séjour) ! ...et donc ignorer royalement le travail de synthèse qui a pourtant déjà été fait, testé et approuvé par de grandes marques de Forumeurs ! (voir dans le profil de Bastinj, rubrique "sites internet", les 2 liens qui donnent les circuits pour 15 ou 21 j) prendre ses billets d'avion avant d'avoir établi son circuit ! (et faire l'impossible après pour que ça tienne !) Ignorer systématiquement les billets multi-destinations...

Oublier le "temps d'approche" d'un parc, le temps de conduite entre 2 parcs, et finalement en oublier le "temps de visite" du parc lui-même ! c'est assez classique, surtout quand les circuits proposés ne font que citer des étapes, sans faire apparaître les km, et les temps de route estimés (donnés sur les sites tels que googlemaps) (et c'est sans tenir compte des arrêts photos dans ce cas là ! 🤪) Par exemple : il faut souvent compter en "jour sur place", entre 2 nuits, pour que ça fasse 1"vraie journée sur place" : Par ex : Jn :Vegas, Zion, Bryce, Jn+1 :Bryce, Jn+2 :Bryce, Page...

prendre toutes ses réservations d'hôtels etensuite venir demander conseil sur le Forum... 🤪 (surtout si ils ne sont ni échangeables, ni remboursables !) à l'inverse : partir juillet-aout sans aucune réservation d'hotels (surtout dans les hotels des parcs) En particulier pour les parcs nationaux qui sont relativement éloignés de "villes", et dont la réservation à l'intérieur semble vraiment intéressante (même si onéreuse) (pour éviter les km de route aux moments les plus intéressants : lever et coucher de soleil) on peut citer : Grand Canyon, Monument Valley, Yosemite, ... là, effectivement, il vaut mieux ne pas attendre le dernier moment ! (Parfois un an à l'avance...) faire LA - Flagstaff puis visiter le Grand Canyon. ne prévoir que deux nuit à Moab 😛. prévoir de visiter le parc des Sequoias à partir de Lone Pine ou Mammoth Lakes. s'attendre à être seul au monde aux heures d'affluences (10h - 16h) aux points de vue principaux des Parcs Nationaux 😇 et bien sûr, l'erreur à l'origine de ce Post : inclure Yellowstone et San Francisco dans une boucle de moins de 26 jours ! 😉 (ou au moins se rendre compte que c'est un grand écart difficile à tenir...) Faire Death Valley - Yosemite en dehors de la période juin-octobre sans se soucier de la Tioga Road qui a de fortes chances d'être fermée. Poser la question: où se baigner entre San Francisco et Los Angeles? Réponse nulle part, c'est bien trop froid 😛 Ce qui me vient là, tout de suite: prendre un vol transatlantique et un vol intérieur à suivre avec une escale de 45' 🏴‍☠️ (disons en-dessous de 1h30 pour les moins optimistes Croire que Vegas n'est valable que pour une soirée Croire qu'on peut rouler 5h tous les jours Croire qu'on va se lever à 6h tous les jours penser que les stations services, on en trouvera régulièrement sur le chemin ! s'engager vers Death Valley sur la réserve, ne pas vérifier la roue de secours de sa voiture de loc', et ne pas savoir la remplacer au besoin... 🤪 penser que les aires d'autoroute sont le long de l'autoroute (comme en France) (là, il faut sortir carrément et revenir ensuite !) penser qu'on échapera à toutes contraventions parce qu'on a une voiture de loc' (voir les nombreux témoignages sur le Forum à ce sujet ! 😏) penser qu'il y aura du réseau dans tout l'Utah, le Nevada et l'Arizona ! 😄 demander sur le Forum : "Quand acheter son billet pour avoir le meilleur tarif ?" ou similaire : "Quelle sera l'évolution du prix du pétrole, du cours du dollars/Euro, des taxes d'aéroports, ... ?" "Comment changer mes euros en Dollars ?" (réponse : voir moteur de recherche ! 😛) Poster le même circuit (les même étapes ) que le circuit d'un Tour Operator (copié-collé) (en pensant que ça ne se verra pas...) Affirmer qu'on a lu longuement le Forum avant de poster sa demande (en pensant que ça ne se verra pas... ) par ex : "j'ai bien lu le forum, mais je me demande quelles assurances il me faut prendre pour la location de ma voiture ?" demander aux forumeurs de deviner mes goûts, mes attentes, mon niveau sportif, ... et de faire tout le boulot à ma place ! 🤪Penser que Los Angeles se fait en 3h ! penser que l'on fera 5h de route après 12h de vol ...Mettre un post du genre "je prévois de partir dans l'ouest américain, qui peut m'aider?" On bosse avant de poser des questions PRECISES !!!!! confier les yeux fermés ce voyage du siècle à une agence (circuits-étapes-hôtels).

- commencer un post par: * j'ai parcouru le forum et internet depuis plus d'1 mois mais je n'ai pas trouvé la réponse....

* je suis perdue (humour au féminin... d'accord c'est de l'humour...), donnez moi des idées d'hôtels, quoi voir dans l'Ouest (alors que l'on a pas regardé une carte ou un guide !!!!).

Louer autre chose qu'un 4x4 dans l'Ouest, c'est négliger les routes non pavées et les reliefs Ne pas négliger, outre le décalage horaire et le voyage, la différence d'altitude ... surtout si vous êtes comme nous, des citadins vivant à 200 m d'altitude toute l'année et si vous comptez randonner sur le plateau du Colorado dès les premiers jours (j'ai un peu achevé mon mari cette année là 🤪) Idées reçues sur les Camping-cars" (RV)" : par ex :Je pourrai faire exactement le même circuit en RV qu'avec une d��capotable ! 😎 ça se conduit comme une voiture ! (même pour se garer...) 😇 je n'aurai jamais à m'occuper des toilettes, ni des vidanges... 😉 c'est comme à l'hôtel ! (notamment pour la cuisine, le ménage, etc...) s'étonner que personne de l'hôtel du petit bled ne parle français - demander des conseils pour faire Yellowstone/Los Angeles en 15 jours en visitant TOUT ! - comme ailleurs, chercher "le bon plan" pour l'hôtel génial à 20 $ la nuit - prévoir un road book à la minute prés Passer devant un visitor center le nez en l'air sans s'inquiéter de sa vitesse. Il y a toujours un ranger planqué dans un coin. C'est aussi valable pour les arrivées en ville. L'expérience peut être cuisante. http://www.scapa-lv.org/...rts.htm#What_to_Sign Copier coller un circuit à partir d'un document Excel ou autre sur le forum 😛 , le rendant totalement illisible! Ca ne vaut pas la peine de poser des questions si vous ne tenez pas compte des avis qu'on vous donne.

Si y'a 10 personne qui vous disent que ton itinéraire n'a pas d'allure c'est qu'il n'a pas d'allure!

éviter de ne plus jamais revenir sur le Forum, une fois le voyage fait, et attendre seulement la préparation du suivant pour revenir... - LA – Grand Canyon= 800 Km…. Donc trèèèèès long, même si la route suit l’ancien tracé de la route 66 (il n’y a plus grand-chose à voir, à part Oatman qui un village western typique) . Donc, essayer d’éviter ce trajet qui vous fait perdre 1 jour de vacances !! A moins que vous ne soyez un fan de cette route mythique!.... - Éviter de vous trouver à Las Vegas un vendredi et samedi soir (les prix grimpent pour ces nuits, surtout ds les hôtels "class" du Strip !) ( C'est pareil lors des semaines de Congrès) . Mais bon, il ne faut pas non plus chambouler tt un programme bien établi pour gagner qq $ - Si vous comptez suivre en voiture la Côte Pacifique, privilégier l’axe Nord-Sud (c.-à-d. dans le sens SF-LA)… Vous êtes ainsi au plus près du bord et profitez donc mieux des vues sur l’océan ! - En été, privilégier les levers et couchers de soleil, car il fait moins chaud pour randonner (il y a moins de monde aussi!...). De plus, les couleurs sont exceptionnelles à ces moments-là de la journée (idéales pour les photos) . Mais ne pas imaginer qu'on va pouvoir tenir un rythme infernal pendant 3 semaines consécutives, càd se lever ts les jours à 6 h du mat' et se coucher à 23h (Donc il faudra choisir entre sunrise et sunset!)! demander si il vaut mieux prendre tel modèle de voiture ou tel autre, en oubliant qu'on loue une catégorie et non un modèle 😉 (sauf, bien sûr, les catégories spéciales chez Hertz). Lors d'un circuit d'un point A à un point B ne pas négliger les éventuels frais d'abandon pour les véhicules de location, quasi inexistants pour les circuits Arizona, Utah, Californie, ils sont à prendre en compte dans les autres cas (Etat de Washington à Utah par exemple) et changent la donne du budget location (hum, jusque 500-600 $ c'est pas négligeable ...) Ne pas se renseigner sur la météo et les meilleurs périodes de voyage et croire que parce que Las Vegas est au milieu d'un désert qu'il fait chaud toute l'année aux environ des grands parcs de l'Ouest... - Quoi ? De la neige au Grand Canyon en janvier ? Et moi qui n'ai que des T-shirts... Et grâce à Ninou, on sait maintenant que même au mois de juin (!) les éléments peuvent se déchaîner !!! 🏴‍☠️ 🤪 du coup : ne pas oublier sa couverture de survie (en particulier pour le camping, et la rando, pour ceux qui en font 😉) (l'avantage c'est qu'elle protège également du soleil au besoin !) En parlant de camping, ne pas oublier de réserver non plus longtemps à l'avance dans certains parcs: par ex Yosemite où tout est réservé dans les 10mns qui suivent l'ouverture des résas... Et peut-être éviter d'être à Yosemite et au lac Powell un we mais on va tester cet été car je n'ai vu cette info qu'une fois mon circuit bouclé et les résa effectuées😕! Autre erreur à ne pas commettre: stopper son véhicule à un carrefour au pied des feux tricolores. 🏴‍☠️ Même si le sujet est à polémique, éviter de : Croire qu'on peut visiter LA sans voiture Croire qu'on peut visiter SF sans voiture qd on n'y reste que 2-3 jours (même si certains quartiers se visitent parfaitement à pied et en cable car, d'autres bcp plus éloignés et aussi (voire même plus!) intéressants ne peuvent être atteints qu'en voiture) Croire qu'il est impossible de garer sa voiture à SF et que les parkings y sont hors de prix (ils sont au même prix que ds ttes les villes du monde!)

Deux erreurs de plus à éviter (mais c'est un point vue personnel valable ailleurs que dans l'ouest): - Y aller en juillet août quand tout l'hémisphère nord est en vadrouille sauf cas de force majeure (enfants scolarisés, entreprise fermée, etc); hors ces mois on va quasiment partout sans aucune réservation: en quatre mois au printemps ou à l'automne nous n'avons jamais rien programmé et je n'ai pas souvenir d'avoir été refoulé où que ce soit) - Vouloir "faire" tous les "incontournables" (mieux vaut Valley of the Gods seul ou presque que MV en mode chenilles processionnaires, et plutôt North Rim que South Rim au GC, etc) Ce n'est pas une erreur, mais : prendre le temps de remercier
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2 jours dans l’Indiana (ch 10) R66-Boucle Chicago-Chicago
2 jours dans l’INDIANA

Chapitre 10 du carnet de voyage Usa 2011 Boucle Chicago-Chicago Route 66 et retour plus à l’Est Jour 21 Mercredi 28/09/2011 Etape : Seymour Indiana – Kokomo Indiana

Lever matinal 6h pour moi et 6h25 pour Marie (central time) nous n’avons pas changé nos montres malgré le changement de faisceau (east +1h). Le jour se lève vers 6h30 le temps est gris, couvert et frais. Petit déjeuner à l’hôtel à 7h, rien d’exceptionnel, café et surement quelque chose à grignoter mais je n’ai pas pris de note dans mon CR de la journée sinon qu’un retour en chambre 7h23 pour un départ 7h45. Enfin le prix était plutôt des plus bas 40.32$. Maintenant il pleut et nous prenons la route d’Indi (Indianapolis).



Nous arrivons aux abords du speedway vers 9h la pluie a cessé, après un arrêt photo sur le porche que nous avons pris pour l’entrée, nous allons garer la voiture dans le parking intérieur au grand ovale de la piste en face du hall of fame. Nous visitons l’intéressant musée, qui comprend plusieurs parties, vitrines de quelques unes des gagnantes les plus anciennes, reconstitution d’un garage d’écurie, une Indy 500 pour le souvenir photo, une autre partie ou les motos (anciennes) côtoient un drag, une Ford gt et une Ferrari avec différentes vitrines et une collection de portraits de Pilotes ou de Figures emblématiques de l’histoire du speedway. La dernière salle que nous visitons et consacrée à l’exposition de toutes les voitures gagnantes de 1912 à nos jours.



Aujourd’hui pas de « Tours », effectivement des essais sur la piste de différents pick-up rendent la visite des padoock, et le tour de piste non réalisable d’où l’indication à l’entrée « Tours no available today», nous faisons malgré tout un petit tour à pied à l’extérieur afin de mesurer toute l’ampleur de la taille du circuit et des tribunes c’est impressionnant. En bon français nous nous égarons un peu dans la zone interdite aux visiteurs, et un membre du personnel du circuit nous en fait la remarque et nous redirige vers la zone publique.

Nous nous retrouvons sur la placette avec la statue du buste de Louis Chevrolet et différentes plaques de bronze retraçant l’histoire automobile.



Après environ 2 heures de visites nous reprenons la route pour l’ouest de l’Indiana et le comté de Parke réputé pour sa grande concentration de ponts couverts que nous avons tous découvert dans le très beau film de Clint Eastwood « sur la route de Madison » qui pourtant n’a pas été tourné dans cette région.

Nous nous arrêtons au visitor center de Green Castle vers 12h30 et en profitons pour grignoter un peu en attend son ouverture. Là une charmante hôtesse nous donne tous les cartes et plans nécessaires à la visite de la région et les conseil qui vont avec étonnée de voir des français dans cette contrée, elle nous parle avec amour de ces ponts couverts qui sont même l’objet d’un festival début octobre, elle nous donne un lot de très beaux sacs publicitaires en rapport avec cet évenement.

De là nous faisons 2 pauses photos à proximité des premiers ponts couverts, puis prenons la route pour Rockville village de ce comté épicentre de ces curiosités.



Arrivé à Rockville alors que nous cherchions le visitor center pour récupérer une brochure pour repérage et circuit de visite, nous avons la chance de trouver un rally touristique d’antique cars, photos et discutions avec les heureux propriétaires.



Nous demandons à 3 femmes en train de discuter sur le trottoir ou trouver l’office du tourisme, l’une d’entre elle nous demande ce que nous recherchons et après lui avoir expliqué, elle s’empresse de rentrer chez elle et de nous ramener les dépliants et nous donne ces recommandation sur les must et incontournables. Une d’entre elle à l’intonation de notre accent nous demande d’où nous venons et après lui avoir stipulé France nous répond en français. De là, part une discussion en français, nous donnant des explications sur ces origines et son arrivée aux USA 11 ans plus tôt. Nous passons une bonne 1/2 heure ainsi à apprendre sa nationalité portugaise, son séjour en France , ses parents restés en France…. Avant de reprendre la voiture garée autour de la place centrale au centre de laquelle se trouve la court house, en face d’un drugstore, nous ne pouvons nous empêcher de rentrer pour découvrir ce que nous pourrions y dénicher. Après un croisillonement des rayons, nous achetons quelques torchons, manilles façon star and stripe country et quelques plaques métalliques publicitaires. Nous y retrouvons notre nouvelle connaissance avec qui nous échangeons encore quelques tuyaux dont celui de comment peser nos bagages, Marie s’inquiétant déjà de savoir si ceux-ci ne dépasserons pas la charge autorisée. Elle nous dégote un pèse personne et demande à la vendeuse si nous pouvons la déballer pour faire cette pesée, après accord me voici parti chercher la valise dans le coffre de l’auto. Après contrôle elle est en dessous de la limite. Nous remercions donc tous ce petit monde rassurer sur ce point. Comme quoi les américains sont très souvent fort sympathique et prêt à vous rendre service, je ne sais pas si en France ceci serait possible.



Après ces contretemps nous voila donc partis pour le circuit de visite des ponts couverts précédemment conseillé. Nous régalons et ne nous lassons pas de découvrir ces diverses constructions dont certaines datant de plus d’un siècle. La campagne de l’Indiana offre une paysage varié où bois alternent avec champs de mais, fermes dont les entrées et jardins commencent à être décorées de citrouille Halloween n’étant plus qu’à un mois environ. Les feuilles des arbres commencent juste à changer de couleur pour prendre les teintes qui devraient être magnifiques dans les 15 prochains jours, dommage nous serons repartis. Pourtant le festival des ponts couverts à la mi-octobre doit vraiment valoir la peine de séjourner dans la région à cette période.



Après la visite d’une bonne dizaine de ceux-ci et après fait la boucle, nous reprenons la route vers Indianapolis avec l’objectif de s’avancer le plus possible de Kokomo ville plus au nord étape de visite du lendemain. La nuit commence à tomber alors que nous sommes sur les périf de la capitale de cet état, et un orage nous encourage à poursuivre la route, le timing semblant être compatible avec une arrivée à notre objectif à temps pour manger avant fermeture des restos. Nous y arrivons donc vers 19h30, trouvons un motel 8 assez facilement (aucuns motel trouvés de toutes façon avant cette ville de Kokomo) et avec la chance d’avoir à proximité immédiate un Texas Road housse chaine de restauration que nous avions découvert lors de ce périple et que nous affectionnons pours sa décoration façon saloon, ses cacahouètes à décortiquer en apéro et sa cuisine Grill ou BBQ copieuse et succulente.



Après ce bon repas nous prenons donc l’hôtel, la piscine couverte étant ouverte jusqu’à 22h j’aurais le temps d’aller y faire quelques brasses et m’y relaxer un moment après s’être mis à l’aise et déposer les bagages dans la chambre. Sauvegarde des photos et consultation mails avant un couché vers 22h30.

Nous finirons donc cette première journée dans l’Indiana sur une touche très positive tant sur les visites réalisées, les rencontres que sur ce diner typiquement US.

Bilan de la journée : kilométrage route 474 km Dépenses : Musée Speedway 10$, achats divers souvenirs 46$, repas du soir 24$ pour 2

Jour 22 Jeudi 29/09/2011 Etape : Kokomo Indiana- Chicago Illinois

Lever toujours aussi matinal 5h pour moi et 6h30 pour Marie (central time) nous n’avons toujours pas changé nos montres pour 1 journée sachant que dans l’après midi nous repasserons sur le fuseau central (east +1h). Du coup je profite de la piscine qui ouvre à 7h (east) de 7h20 à 7h40, laissant le temps à Marie de faire sa « grasse matinée ». A l’habitude maintenant des petits dej des « super 8 motel » le buffet est assez copieux, gaufres, toast, donuts, fruits, jus d’orange, nous en profitons pour prendre en plus un « encas » pour midi 2 pommes. Ce matin le temps est frais, le ciel bleu avec quelques nuages moutonneux. Nous prenons la voiture vers 8h30 pour traverser la ville et se rendre au musée auto à 20 mn de là, nous attendons l’ouverture du musée 15 min env. La visite est très intéressante malgré le réaménagement en poussant un peu l’espace occupé habituellement par les véhicules pour recevoir une réception, nous en ferrons notre affaire.



Nous retrouvons dans ce très beau musée les véhicules classés par decenies avec quelques fois des mise en scènes, ainsi qu’un nombre important de matériel divers en relation ou non avec l’automobile, « First place of » oblige, une très belle collection de plaques émaillées, la reconstitution d’atelier mécanique et de la maison du fondateur.

Nous en repartons vers 11h et trouvons sur le parking 2 antiques une nova et une .

De là direction plein nord pour se rapprocher de Chicago, rien de bien intéressant au abord de la route, sinon une « round barn » un peu comme celle d’Acadia OK, mais pas d’aire de stationnement et nous sommes sur la voie opposée, tant pis pour la photo.



En croisant le highway est-ouest vers 12h, nous jaugeons le temps restant et les miles à parcourir pour la suite des visites, et en regard du timing serré, nous préférons abandonner l’idée de pousser à l’est pour visiter un village amish et privilégier le retour à l’ouest vers Chicago en faisant une boucle par Michigan city et les bords du lac et son state park.

Alors que nous faisons au arrêt « gas » ravitaillement vers 13h le ciel se noirci rapidement et la pluie commence à tomber , dommage pour les plages, c’est mal barré. Du coup en arrivant à Michigan city, nous décidons en attend que le temps évolue ou la pluie stop de faire quelques boutiques, une solderie, où nous achetons quelques friandises comme encas pour le voyage de retour, un body shop d’accessoires auto qui me permet de voir de visu et d’avoir les renseignements sur les différents couvre-bennes disponibles ainsi que leur avantages ou inconvénients, plutôt bien car en France ces accessoires sont importés au compte goute et il difficile de pouvoir faire un choix éclairé en connaissance de cause. Sortis de là je sais à peu prés ce qu’il me faut pour le Dodge Ram resté en France.



Vers 15h, en reprenant la voiture et programmant le GPS pour trouver la marina et se rapprocher du lac, la pluie faiblie et le temps s’éclaircie, cela va nous permettre de visiter rapidement le petit state park sous le soleil qui est finalement revenu le temps de faire la route. Lors de nos diverses promenades pour regagner les points de vue sur le lac, nous trouvons dans le bois des biches qui ne sont pas effrayées de notre passage.



17h20, après un dernier coup d’œil sur le lac Michigan direction Chicago, des modifications du réseau routier, non à jour dans le GPS nous obligent a prendre le toll way pour regagner l’hôtel réservé à proximité de l’aéroport, la pluie refait son apparition durant le trajet, arrivée à l’hôtel à 18h40, déchargement de la voiture perception de la chambre, et recherche d’un resto, nous ferrons les valises après s’être restaurés.

Le réceptionniste nous indique un BBQ à quelques miles, le repas ne sera pas mal mais un peu cher même si nous n’avons pas pris de boissons et sans cadre typique comme on le trouve dans les Texas Road house. 20h15 retour à l’hôtel, préparation des valises et coucher vers 22h.

Nous aurons passé une bonne journée malgré le temps pluvieux de l’après midi, peut être aurions nous du choisir de faire le détour pour le pays Amish, cela serait-il passé dans le planning on ne le saura pas. Encore quelques regrets je n’ai pas trouvé de garage ou de casse pour ramener quelques licences plates des état traversés durant cette journée.

Bilan de la journée : kilométrage route 343 km Dépenses : musée Kokomo 5$ pour 2 demi tarif suite à réaménagement pour réception repas 30$, encas (dont beef en pork jerky) 12$, péage 2.4$
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Douanes à New York?
bonjour,

je me rend avec un ami a new york en mai, mais mon ami ne parle anglais du tout !!! pourra-t-il passer avec moi au poste de douane ?

pourra-t-il entrer sur le territoire ?

merci
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Quarante jours dans le Sud-Ouest américain (7ème et dernière partie)
Compte-rendu de notre périple USA 2009 (7ème et dernière partie)

1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/

2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/

3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/

4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/

5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/

6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/

7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/

Dimanche 14 juin ... suite Vers 18h10, nous arrivons à Red Canyon où les couleurs, au soleil couchant, nous semblent encore plus belles que celles que nous avions vues au matin.







Trente minutes plus tard, nous pénétrons à nouveau dans le parc de Bryce Canyon et filons directement à notre point préféré, Upper Inspiration Point. Et là, la magie opère à nouveau ; c'est vraiment magnifique.





Une heure après, nous sommes à Sunset Point, mais avec nos polaires car il y a du vent, et frais de surcroit (17°C). Une fois n'est pas coutume, c'est nous !



Nous allons jusqu'au camp sud, pour voir si, au cas où, il y aurait de la place, et nous en trouvons une. J'allume le feu avec du bois ramassé lors de notre dernière nuit (près du corral)

et nous dinons à sa lueur, le calme régnant autour de nous.

Lundi 15 juin Réveil à 5h30 (4°C) et, une demi-heure plus tard, départ pour Sunrise Point et le lever de soleil. En marchant, sans doute pas très bien réveillé, et pour gagner du temps !, je formate la carte de mon appareil ; et « mer .e » ; à peine ai-je validé que je me rends compte de ma conn..ie mais c'est trop tard. Je n'aurais pas de photos de Zion et Red Canyon 😠 😕 ; heureusement qu'Isabelle ne fait pas la même erreur (je me rendrais compte, plus tard, que je peux récupérer les photos sur ses cartes formatées mais pas sur les miennes 🙁 ; différence d'appareil sans doute). Nous n'aurons pas de belles couleurs, un énorme nuage « stationnant » devant le pâle soleil du matin.

Nous sommes de retour à 6h35 au camp ; petit-déjeuner, toilette et sauvegarde des photos sur disque dur.

Une heure plus tard, nous quittons le camp (10°C) et nous nous arrêtons au VC, zappé lors de notre première visite.

Nous partons vers 9h pour Hole in the Rock Road pour une rapide (re)visite à Peek-A-Boo. La route est faite rapidement jusqu'à Escalante et la piste avalée à une vitesse « grand V », ce qui nous permet d'arriver au trailhead à 10h53 (avec 24°C au thermomètre).

Départ pour la descente à 11h02 et, comme nous sommes (très) pressés, elle se fait « en courant » et 15 minutes plus tard, nous entrons dans Dry Fork avec une lumière et des couleurs très différentes de la première fois, ce qui montre, s'il en était besoin, l'importance de l'heure. (http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/)

Et nous en sortons avec un magnifique datura.

Et nous arrivons à l'entrée de Peek-A-Boo, avec son bassin, son arche et ses daturas.

Arche de Peek-A-Boo

Tentative de grimpette (sacrément haute, la première marche) mais il faut d'abord traverser le bassin !

Nous repartons, toujours au pas de course, vers Spooky Gulch, toujours aussi magnifique et aussi étroit. On peut voir l'étroitesse du passage...

... mais avec quelques contorsions, Isabelle parvient à passer !



Vue de la sortie (entrée) de Spooky Gulch

La montée se fera toujours au pas de course, pouf, pouf ...pouf, et en 18 mn, nous arrivons à la voiture ; pas mal, non ? 😉 , la température extérieure étant de 30°C.

Retour sur la piste et direction le camping de Lower Calf Creek pour pique-niquer ; en effet, j'ai oublié de demander au ranger (pour Marie Lefèvre - VF) s'il était possible de passer (en rando) de Upper Calf Creek à Lower et le détour n'est pas très long. Malheureusement pour elle, la réponse est négative.

À 14h55, nous attaquons la grimpette pour les Handprints et autres pétroglyphes au bord de la rivière et, moins d'une heure plus tard, nous mettons le cap sur Cedar Breaks ; la journée a vraiment été speed, mais nous voulions absolument refaire certaines prises de vues, au cas où nous ne récupérerions pas nos photos perdues.

Un peu avant d'arriver à Cedar Breaks, nous traversons des forêts de tremble et de grosses coulées de lave ancienne dont les blocs jonchent les bords de la route.

Nous arrivons au camping vers 18h10 et là, quel calme. Le camping est à moitié vide (il vient juste d'ouvrir 4 jours plutôt. Après avoir choisi et réservé notre emplacement, nous partons faire la tournée des points de vue ; il fait 11°C et le soleil est bien masqué par les nuages, quel dommage !

À North View (3 181 m), la vue est magnifique on se croirait à Bryce et j'ai même l'impression que la palette de couleurs y est encore plus importante.

La température extérieure étant assez basse, il reste encore de la neige et Isabelle en profite pour me prendre pour cible.

Au départ de la rando d'Alpine Pond (que nous ne ferons pas), une coupe géologique montre bien les différentes couches que l'on aperçoit et la comparaison avec Bryce Canyon et Zion.

À Chessmen Ridge Overlook, le manque de soleil est encore plus criant. L'altitude y est de 3 190 m, la plus haute de notre périple.

Nous finissons par Sunset View (3 156 m)

et Point Supreme (3 155 m) Vue vers le nord

Vue vers l'ouest

et regagnons notre camp. Un bon feu nous permettra de préparer le diner sur la braise et nous finirons la journée en sélectionnant les photos à transférer sur Picasaweb lors de notre prochaine connexion internet.

Mardi 16 juin Réveil à 6h30 (6°C) ; il pleuviote et le ciel est gris, couvert. Au loin, un bruit quasi-continu qui ressemble à un concasseur de pierre. La responsable du camp passe relever les « tickets » et revient quelques instants plus tard (nous devons être les seuls déjà levés). Visiblement, elle a envie de discuter. J'apprends d'où elle vient, la profession de son mari (astronome) et l'origine du bruit : c'est un gros hélicoptère qui fait du débardage. En effet, une bonne partie de la forêt est morte, décimée par un parasite et les bucherons abattent ces arbres pour en limiter la propagation (on se croirait dans le livre de Philippe Labro, Un été dans l'ouest). L'hélicoptère sert donc à déplacer les troncs. On voit nettement les arbres morts, en gris sur fond vert

Nous nous arrêtons au VC (8h05) qui était fermé hier soir, à notre arrivée ; il tombe une sorte de neige fondue et Isabelle est frigorifiée. Après nos emplettes habituelles plus une carte géologique, nous avions prévu de faire la rando de Spectra Point et Wasatch Ramparts Trail, mais la neige est bien visible maintenant sur nos polaires et la température est de 4°C. La neige et par conséquent le manque de luminosité nous font renoncer à cette rando avec regrets ; après ce que nous avons vu hier, j'imaginais quelque chose de splendide.

Nous partons donc pour Kolob à 8h40 et très vite, les nombreuses fleurs sur le bord de route nous arrêtent. Northern Sweetvetch (Hedysarum boreale)

Blue Flax (Linum lewisii)

Prickly Poppy (Argemone munita)

Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri)

La route descendant la vallée, la température remonte ; il fait maintenant 12°C. Nous nous arrêtons faire le plein à Cedar City et à 10h nous arrivons au VC de Kolob où nous enlevons les polaires et remettons le short. Cette portion du parc, éloignée de Zion proprement dit, nous la parcourons le long de la route de 5 miles (scenic road) avec de nombreux arrêts photos. Nous y retrouvons le même style de falaises rouges.

Ici, même la route est rouge !





Nous quittons le parc après cette brève visite. Il est maintenant 11h20 et la température extérieure est de 22°C ; quel contraste avec celle de ce matin.

Nous passons par St George (28°C) et filons sur Valley Of Fire. On quitte la I15 pour la 169 et à Logandale, la température qui n'arrête pas de grimper arrive à 32°C. Nous arrivons à l'entrée du parc à 12h25 (heure Névada) et la température a un peu baissée (28°C) ; nous nous acquittons de notre droit d'entrée (6$, le Pass n'est pas valable) et, après un bref passage à Elephant Rock,

nous continuons vers Arrowhead Trail et Arch que nous trouverons assez rapidement, mais le chemin est peu marqué.

Environ une heure plus tard, nous arrivons au VC, enchâssé dans ses falaises rouges ; les nuages se dissipent et laissent apparaître le ciel bleu.

Nous nous dirigeons ensuite vers Petroglyph Canyon (Mouse's Tank) pour déjeuner sur le parking. Les écureuils nous accompagnent, essayant de grappiller les miettes.

Nous nous sommes garés sur le côté gauche de la route alors que tous les véhicules se mettent à droite, à l'entrée du canyon et, de ce fait, sommes seuls (hormis nos écureuils), installés à l'ombre pour manger. À 14h30, nous nous préparons à partir à la « chasse aux pétros » et Isabelle se souvient en avoir aperçus sur le coté gauche en arrivant, juste avant le parking. Bingo, il y en a plein !

Après cette séance photos, nous traversons la route et entrons dans le canyon

et, ici aussi, surtout sur le côté gauche (faisant face au soleil), nous en trouvons d'autres.







Nous partons ensuite pour Atlatl Rock (espèce de propulseur de flèches, préhistorique). Ici, un escalier métallique nous permet d'approcher des pétroglyphes, mais la structure est un peu gênante.







Vue du deuxième palier de l'escalier métallique

Petit passage par Natural Arch

et nous nous dirigeons ensuite vers Petrified Log ; si vous avez déjà vu Petrified Forest (Holbrook ou Escalante), passez votre chemin, cet arrêt est totalement inutile.

Sedonax m'avait prévenu, le temps que j'avais prévu était beaucoup trop court, mais il faut bien faire des choix. Nous prenons donc le chemin du départ, au milieu d'un paysage magnifique. Si l'occasion se représente, nous nous y arrêterons plus longuement.

Départ donc vers Las Vegas où nous arrivons assez rapidement. Sur Las Vegas Boulevard, la circulation est intense et nous sommes souvent à l'arrêt. Un coup d'œil inopiné sur le tableau de bord nous montre l'aiguille de température bloquée sur le rouge ; ça recommence ! 😠 Malgré les 32°C de température extérieure, je mets le chauffage à fond, seul moyen efficace (et ça marche) de faire baisser la température moteur. Celle de l'habitacle doit avoisiner les 50°C et l'air chaud nous brule les jambes. 😕😕😕 Nous prenons la première sortie pour essayer de trouver une voie moins encombrée et arrivons enfin au Louxor. Et là, nous mettons plus d'une demi-heure pour trouver le self-parking ; pas question pour nous de prendre le « valet-parking », nous ne souhaitons pas tout sortir 🙂 et le liftier aurait surement la surprise de sa vie ! Bien qu'ayant déjà notre réservation, il faut faire la queue (longue) pour enfin obtenir notre sésame. Nous ne sommes pas logés dans la pyramide, mais pour le prix (~50$), nous n'allons pas nous plaindre. Bain et douche nous font un bien fou et nous partons diner ; il est 21h.

Après quelques photos de notre hôtel,







balade sur le Strip pour voir quelques illuminations (Isabelle aime bien)





puis retour au casino du Louxor pour préparer financièrement notre prochain voyage. Nous misons royalement 1$ et Isabelle se trouve bientôt à la tête d'une fortune : ... 20$ 😉, qu'elle mettra environ une heure à dilapider !

Retour à la chambre vers 2h du matin ; dodo.

Mercredi 17 juin Debout à 6h45, nous descendons prendre un petit-déjeuner mais trouvons que 18$, même si c'est copieux, ce n'est pas pour nous. Quelques photos à l'intérieur de la pyramide

et départ à 9h30 et 27°C. Nous grimpons Moutain Springs et, aussitôt passés le col, nous nous garons auprès d'une caserne de pompiers volontaires et préparons notre petit déjeuner (10h10). Nous repartons à 10h45 avec 21°C, le ciel est gris avec de gros nuages et du vent. Bientôt des grosses gouttes s'écrasent sur le pare-brise. Depuis le départ de Sin City, nous avons retrouvés dans le paysage Joshua trees et Cholla cactus, preuves s'il en fallait de notre retour en zone désertique. À 10h55, il pleut bien et la température est descendue à 17°C ; sur notre droite, assez loin, le soleil illumine les montagnes.

Nous faisons le plein à Pahrump et, vers 12h, je m'arrête n'arrivant plus à garder les yeux ouverts (Isabelle roupille de son côté), la nuit a été courte. Une petite marche dans le sable, 2 jolis cailloux de ramassés, une bière et c'est reparti pour arriver vers 12h30 à l'entrée de 20 Mule Team Canyon. Les paysages sont vraiment désertiques, avec par ci par là quelques rares touffes d'herbe.

La piste en sens unique serpente entre des collines de couleurs majoritairement ocre rouge, jaune, gris ou noir, agrémentées de taches verdâtres.

Nous sortons du canyon vers 13h avec une température de 36°C dehors. L'aiguille du thermomètre moteur est à nouveau sur le rouge et nous coupons la clim pour mettre le chauffage à fond (quelle idée, hein !) et nous nous dirigeons vers le VC. Passage aux toilettes, visite du centre, discussion avec un ranger qui nous autorise à dormir sur le parking de Dante's View ce soir, et nous reprenons la voiture pour rapidement trouver une place de stationnement à l'ombre (inespéré). Préparation du casse-croûte ; une voiture se gare très près de nous (l'ombre est chère) et une famille à l'allure asiatique s'installe pour déjeuner, pratiquement dans notre voiture et sur nos genoux !

Nous faisons le plein d'eau puis quelques photos des fameux chariots de borax qui empruntaient le 20 Mule Team Canyon, d'où son nom.



Nous partons pour Badwater, il est maintenant 14h40 et le thermomètre indique 39°C. Un quart d'heure plus tard, nous y arrivons : 85 mètres sous le niveau de la mer ; un petit bassin contient encore de l'eau, saumâtre, mais où s'ébattent de nombreuses larves noires (larves de quoi ?).

Une petite demie-heure plus tard (40°C), nous partons pour Devil's Golf Course, ancien fond de lac à la boue séchée et où le sel s'est cristallisé, donnant cette étendue « rugueuse ». Attention à ne pas tomber sur ces arêtes, cela pourrait faire mal !

Gros plan sur les cristaux de sel

Ensuite, nous entrons dans Artist Drive et Artist Palette, route en sens unique. Ici, le spectacle provient uniquement de la palette de couleurs des collines tout autour de nous ; mais quel magnifique spectacle !!!







Nous pénétrons dans Golden Canyon à 17h10 pour une petite rando d'une heure.

Nous retrouvons la palette d'ocre de ce matin et, le canyon étant assez à l'ombre, la température est supportable.



La balade se termine sur les falaises, rouges, de Red Cathédral.

Nous faisons une halte, non prévue, au General Store de Furnace Creek pour y prendre quelques boissons fraiches (notre glacière n'arrive pas à étaler !) et respirer un peu dans un air climatisé, ce qui est finalement très agréable 😉. Nous quittons ce havre à 18h55 pour remonter vers Dante's View pour y passer la nuit ; il fait 38°C (nous avons eu 41 passés, au plus fort).

Quelques photos avant de quitter la vallée, le soleil éclairant bien les collines.



Isabelle nous amène en haut de Dante's View, mais je ne vois rien de la route, dormant pratiquement tout le long. Nous arrivons à 19h35 et, l'altitude aidant (1 669 m), il fait maintenant 24°C, ce qui est très agréable. Le coucher de soleil est « moyen » car le ciel est garni de gros nuages, mais la vue sur la vallée est belle



et les collines derrière nous sont parfois bien éclairées.



L'orage gronde dans le lointain et au nord-ouest de la vallée, la pluie semble tomber.

Isabelle me fait remarquer une tache d'eau sous la voiture. Suspectant un problème au niveau du radiateur, j'ouvre le capot moteur mais ne trouve rien. Une torche à la main, je me glisse sous le moteur et là, après quelques minutes d'inspection, je découvre un « objet bizarre » pendant au bout d'un câble électrique. Qu'est ce que cela peut bien être ???

Je sors de sous la voiture, ré-inspecte le compartiment moteur et découvre enfin le pot-aux-roses : l'objet pendouillant au bout de son câble n'est autre qu'un des 2 moteurs de ventilateurs censés refroidir l'eau du radiateur ! Je vérifie immédiatement le second et constate qu'il n'est plus à sa place ; ses 3 vis de fixation ont disparues et il est coincé dans un angle, bloqué et incapable de tourner. Nous avons donc enfin l'explication de la montée de température à Alstrom Point et à Las Vegas : lorsque nous roulons, la surface du radiateur est suffisante pour que le « vent vitesse » refroidisse assez le moteur ; dès que nous sommes au ralenti, ce n'est plus suffisant et la température augmente. Nous sommes passés pas loin du claquage du joint de culasse ! 😊

Mais à quoi cela peut-il être dû ? Il est clair que je n'ai pas soulevé le capot à la prise de la voiture, mais je me dis que les pistes que nous avons parcourues, notamment la HTTR, ainsi que la vitesse car nous n'avons pas forcément lambiné 😉 ont surement contribué au problème. 😇

Ne pouvant pas y remédier, je referme le capot. Nous allons rentrer dans cet état à Los Angeles, retour de toute façon prévu pour le lendemain.

Nous préparons notre diner et, presque à la fin, notre bouteille de gaz rend l'âme ; pas de petit déjeuner pour demain matin !

Un énorme cumulo-nimbus traverse la vallée et nous arrive droit dessus ; les rafales de vent sont telles que nous nous enfermons dans le véhicule, pas très fiers ; dodo (la voiture est pas mal secouée).

Jeudi 18 juin Le programme de cette journée, la dernière de notre périple comprenait Titus Canyon dans son intégralité mais la découverte d'hier soir met un point final à cette idée ; je ne tiens pas à risquer bêtement de tomber en panne dans ce no man's land. Réveil à 4h30 avec 18°C et 20 minutes plus tard, départ pour le lever de soleil sur Zabriskie où nous arrivons une demi-heure plus tard, avec déjà un vent chaud.

Le ciel est très chargé et le soleil, encore caché par la montagne, se reflète bien sur la couche nuageuse. 5h30 ...

... et 8 minutes plus tard

Vue vers le sud, encore à l'ombre

Le soleil illumine maintenant les montagnes de l'ouest : 5h42 ...

... et 6 minutes plus tard

½ heure plus tard, le soleil éclaire maintenant les roches du sud. A comparer avec la photo un peu plus haut

Ces mêmes nuages nous empêcheront d'avoir de belles couleurs sur les ocres qui nous entourent et tout le monde finit par s'en aller.

Nous partons vers Stovepipe et nous nous arrêtons à Sand Dunes vers 6h45 pour une très courte balade

et allons prendre notre petit déjeuner à Stovepipe Wells Village (car nous sommes en panne de gaz depuis hier soir). Repas agréable auquel nous faisons honneur dans une atmosphère fraîche et tamisée. Nous faisons le plein au tarif de 3.34$ le gallon au lieu de 2.71 la veille. L'écart peut paraître énorme, mais nous sommes maintenant en Californie et les taxes sont effectivement différentes ; le surcoût dû à l'emplacement n'est donc pas si terrible que ça !

À peine sortis de Stovepipe, nous prenons la piste sur la gauche, pour Mosaic Canyon ; la piste est très caillouteuse et, après environ 2 miles, nous arrivons au parking (8h30 et 32°C).

Balade agréable en remontant le lit à sec d'un torrent.

La roche est, suivant les couches géologiques, soit du marbre de toute beauté, Marbre sur plusieurs mètres de hauteur

veiné, poli par l'eau et le vent,



soit d'un agrégat de « petits » cailloux, pouvant nous faire penser à une mosaïque.

Jonctions marbre - agrégat

Malgré les conditions locales, quelques plantes arrivent à s'accrocher 😉 .

Nous entamons le retour

et dans un tel environnement, Isabelle se croit dans sa baignoire 🙂 🙂 🙂 :



Nous reprenons la route vers 9h40 (33°C) vers l'ouest, direction Panamint Springs ; puis, après un dernier arrêt photo à Father Crowley Vista Point, paysage quasi lunaire, Vue sur la partie nord de Panamint Valley

nous quittons bientôt le parc (altitude environ 1 500 m) pour redescendre vers la 395 puis regagner la maison de nos amis à Thousand Oaks.

Au cours de la descente, nous retrouvons des Joshua Trees. Nous nous arrêtons dans une station service à Olancha pour un brin de toilette et nous désaltérer ; carburant à Mojave et nous arrivons chez nos amis vers 15h10 : fin du périple, mais pas tout à fait de notre voyage.

Après un déjeuner frugal, nous commençons par vider la voiture. Ensuite, nettoyage poussé intérieur et extérieur, elle en a bien besoin ; je termine par le karcher dans le compartiment moteur où on peut encore apercevoir des traces de liquide de refroidissement (inutile d'attirer l'œil sur les problèmes de refroidissement). À la fin du nettoyage, le sol devant le garage est tout rouge, preuve s'il en était que nous avons rapporté du sable 🙂. La voiture est maintenant prête pour demain.

La journée se termine par un apéro au bord de la piscine pour arroser, s'il fallait un motif, la fin de nos 30 jours à travers le southwest.

Vendredi 19 juin Nous partons pour LA, Jean-Pierre dans son cabriolet et moi dans notre véhicule, pour le rapporter chez Alamo. Jean-Pierre, à qui la langue ne pose pas de problème, se charge des négociations (remboursement de la facture de Grand Canyon) et tout se passe bien. J'espère que les mécanos d'Alamo découvriront le problème au cours de leur entretien (déjà qu'ils n'avaient pas fait la vidange) pour que le prochain locataire n'ait pas trop de soucis. Le reste de la journée se passe en courses diverses et préparatifs pour la fête du lendemain.

Ce soir, nos amis nous font découvrir une des facettes de la culture country, qui détonne un peu dans la banlieue de Los Angeles ; on se croirait plutôt au fin fond du Texas ou de l'Arizona :

Dans ce saloon, un orchestre (4 musiciens ce soir-là) distille les vieilles rengaines de l'ouest profond en faisant tournoyer les couples de cow-boys et girls des temps modernes.



Le bar conserve la trace de nombreux pionnières et pionniers 😉 🙂🙂🙂.

J'y ai même trouvé une affiche où moi non plus je n'imagine pas la coïncidence 😉.

Dimanche 21 juin Départ pour un pique-nique sur la plage de Malibu et premier contact avec le Pacifique. Si la mer est calme, la puissance des rouleaux est phénoménale et je passe mon temps à remonter mon maillot après chaque vague 😉. La température de l'eau est fraîche (on se croirait chez nous, en Bretagne) et la baignade tonique.

Nous retrouvons quelques clichés de la série, mais point de Pamela 🙂🙂🙂 ... 😕.

Après déjeuner, nous grimpons (quelques uns restent faire la sieste) à Point Dume, site apparemment très utilisé pour le tournage de publicités et de films.

D'en haut, nous avons une vue panoramique sur la plage de Malibu

et de l'autre côté de la pointe.

Pavot de Californie (Eschscholzia californica)

Nous revenons par la route, tout en admirant de superbes propriétés et jardins bien fleuris.







Lundi 22 et mardi 23 juin Aujourd'hui, départ en cabriolet, mis à notre disposition par nos amis.

Nous partons visiter Paramount Ranch, anciens décors de cinéma maintenant propriété du service des parcs nationaux. Parmi les derniers tournages effectués, on peut notamment citer Docteur Quinn, femme médecin.

Ce qui est bluffant dans ce genre de décor, c'est que l'on peut passer tout à côté sans voir la « supercherie ». Il faut en effet scruter de très près pour voir les subterfuges. Si vous regardez assez attentivement, peut-être vous rendrez vous compte que le soubassement en pierre ainsi que la cheminée de la photo ci-dessus sont en fibre de verre et non en moellons. C'est seulement à la fin de notre balade que j'ai découvert ce « trompe l'œil ».







Mercredi 24 juin Et voilà, c'est fini 🙁 . Jean-Pierre, ayant un rendez-vous d'affaires à LA downtown, en profite pour nous déposer à l'aéroport, après une dernière vue sur l'océan (où il pêche des langoustes).

Après avoir patienté pour voir nos bagages passer le contrôle, nous pouvons jeter un œil sur l'avion qui va nous ramener à Londres.

Pendant le vol, nous avons eu droit à un défilé de l'équipage (tout juste si le commandant n'est pas venu en personne) qui voulait absolument que l'on ferme le volet de notre hublot. Non mais alors 😉 !

Fin de la septième et dernière partie.

1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/

2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/

3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/

4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/

5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/

6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/

7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/
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Southwest Part 2: 55 Days in Colorado, New Mexico, Arizona, Nevada, and Utah
This travel journal is the second part of the trip whose first part you can find here: 1st part...

Sunday, August 7: the day we discover a magical place... Edmaier's Secret...

We got up at 8:00 AM, had breakfast on the terrace of our tiny house, and then set off again toward yesterday’s trail. This time, we stopped after 4.5 miles on House Rock Valley Road at the Buckskin Gulch Trail parking lot. We weren’t interested in that trail today—the slot canyon is muddy anyway after the recent storms...

Instead, we explored a lesser-known area that became our playground. And what a playground it was, folks—an out-of-this-world spot, THE highlight of our trip!!! 😏

Just imagine being in the middle of these landscapes, and the cherry on top... no one else around!!!!! Well, we did meet a couple who were coming back—it was 9:30 AM 😮. Did they camp there? Did they turn back? 🙁

After paying the entry permit online, we set off with plenty of water (6L for the four of us) plus a gallon we hid along the way for the return trip. 😉 After a one-hour approach hike along a wash, we reached the sea of sand.



We had to cross it to reach our goal: a strip about 2 km long and 1 km wide that you can explore freely since there’s no marked trail... We entered a few GPS points into our Garmin Etrex, and off we went!!! 😎 It was... magical, enchanting, a true love-at-first-sight moment!



Brain Rock, waves, fine and brittle rock, colors—it goes up, it goes down.







Just thinking about it gives me chills... I remember sitting still for two minutes, taking in these wonders with such emotion that I teared up...









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Circuit dans l'Ouest américain été 2017
Bonjour à tous,

en pleine préparation de notre futur voyage, je souhaiterais avoir vos avis et vous poser quelques petites questions. Car certaines journées ne semblent plus difficiles à organiser que d'autres. La fin du séjour n'est pas encore préparée en "profondeur"

Alors déjà grâce à vos nombreux conseils pour les autres forumeurs et vos blogs j'y vois plus clair donc merci. Merci aussi à ceux qui m'ont déjà répondu sur le forum du routard.

Nous sommes 4 à partir 2 adultes et 2 enfants de 9 et 7 ans au moment du voyage. Nous partirons 3 semaines du 26 juillet au 15 août donc 21 jours avec transport. Les enfants sont plutôt bon marcheurs (dans le sens où il ne râlent pas et ne rechignent pas à marcher cependant les randos seront une nouveauté pour eux, j'ai testé, balade de 7km en forêt ce week end et les 2 derniers km ont été difficiles pour eux). Ça sera leur premier "grand" voyage. Moi j'ai déjà fait les USA mais pas cette partie, mon mari a déjà fait l'ouest mais il y a 20 ans, il a peu de souvenirs il fera donc une nouvelle découverte.

Voilà le circuit que j'ai retenu :

J1 : arrivée à San Francisco J2: SF J3 : SF (j'exposerais le détail plus tard)

J4 : SF - Yosemite Courses avant de prendre la route. Puis direction Mariposa Grove pour la visite en milieu ou fin d'après midi. J'espère que ça sera bien réouvert. Nuit à Midpines.

J5 : Yosemite : Mist Trail jusqu’à Vernal Falls + Miror Lake + glacier point pour le coucher de soleil Peut être caser quelques balades le long du trajet des navettes ? Nuit à El portal

J6 : Yosemite - Bishop ce jour va être trop chargé je pense : Départ le matin de El Portal- Différents arrêts sur la Tioga idéalement picnic a Tenaya Lake. Visite de Bodie puis route vers mono Lake (petite balade) Nuit à Bishop

Vos avis ? j'ai compté 4h pour traverser Yosemite par la Tioga avec les arrêts photos / pipi ... Puis 2h pour visiter Bodie, 1h pour rejoindre mono Lake depuis Bodie et 1h15 jusqu'à Bishop. On ne fera pas d'arrêts à Mono Lake si ca fait trop. Nuit a Bishop

J7: Bishop - Death Valley Arrêt à Lone Pine et Alabama Hills (balade Arch Trail Walk) Route vers Death Valley check in au Furnace Creek + piscine selon l'heure et la chaleur étouffante /reprise de la voiture vers 17h ? pour faire Badwater, Devils'course et Artist Pallette, si le temps le permet balade pour aller au natural bridge. Puis visite a Mesquite Flat Sand Dunes coucher de soleil sur place.

J8: Death Valley - Las Vegas Lever du soleil Zabriskie Point Puis route vers Dante View Depart pour Las Vegas route de Pahrump ? Soirée sur le strip + fontaine du Bellagio Nuit au Venetian.

J9 : LV = détente Soirée visite de Fremont street Nuit au Venetian

J10 : LV - Zion Route vers Zion, baignade dans Zion je n'ai plus en tête le lieu, mais je l'avais pris sur le blog de boncampeur il me semble, faudra que je relise mes notes. selon l'heure : petite balade Par’us Trail ? Canyon overlook Trail ? (faisable niveau timing et difficulté ?) Voir le lieu pour le coucher de soleil aussi. (Je vais parler très peu des levers car je pense avoir beaucoup de mal à faire lever tout le monde aux aurores et je me vois pas partir seule pour les voir) Nuit à springdale

J11: Zion - Bryce Canyon Matin balade dans Zion the narrows (selon la météo bien sûr et pas jusqu'au bout) + peut-être une autre balade avant de partir vers Bryce Canyon mais laquelle ? si le temps ne permet pas de faire les narrows quelle autre balade privilégier. Nuit à Hatch.

J12 : Bryce Canyon Nous comptions descendre dans le canyon en faisant la balade à cheval mais vu l'âge des enfants nous ne pourrons faire celle qui dure la journée. Je me demande si du coup ce n'est pas mieux de faire Navajo Loop+Queens Trail+les divers points de vue sur la route de la navette. Ou voir le coucher du soleil entre Sunset et inspiration point ? Sachant qu'il faut arriver tôt. Nuit de nouveau à Hatch, c'est un peu loin mais il faut parfois faire des choix...

J13: Bryce Canyon - Page Balade de Sunrise à Sunset point (j'ai compté ~2-3h je me trompe pas trop ?) Horseshoes Bend vers 16h semble être intéressant pour la lumière ? Balade près du barrage et alentours ? Je ne suis pas sûre à fai peut être avant Horseshoes Nuit à Page

J14 : Page - Lac Powell journée détente au lac sûrement journée Jet ski / baignade Nuit à Page

J15 : Page - Monument Valley Antelope Lower avant de quitter la zone, on va essayer d'avoir le 1er passage, mon mari est sujet au vertige ainsi que mon fils légèrement, les escaliers ont l'air raides, j'espère que ça ira. Peut être second passage à Horseshoes pour avoir une lumière différente ? Depart pour Monument Valley. Faire la Valley drive et peut être Wildcat Trail à pied ? Vos avis ? Nuit à l'hôtel the View ca nous permettra de voir au moins un lever de soleil

La dernière partie est un peu moins précise mais j'y travaille !

J16: Monument Valley - Grand Canyon J'ai compté environ 3h de route. Faire l'Az 64 et s'arrêter à la desert view tower Grand canyon : Rim Trail je voulais faire entre Bright Angel et Hermits Rest à moduler avec les arrêts navettes est-ce une bonne idée ? Puis Hopi point pour le coucher de soleil ? Nuit à Tusayan

J17: Grand Canyon - Kingman (via la route 66) Mohave point pour le lever du soleil Route vers Kingman quel arrêt ? À étudier Nuit à Kingman

J18 : Kingman - Los Angeles Route 66 vers Oatman J'ai compté 5h de route avec les arrêts ou plus ? Balade dans le quartier de l'hôtel Nuit au sofitel

J19 : LA ( pour le moment je n'ai fait que les très grandes lignes) Pas de parcs nos enfants n'aiment pas Walk of fame+ Hollywood bd+rodéo drive Observatoire+ parc Griffith Nuit au sofitel

J20 : LA Santa Monica +venice beach + canaux je pense faire une journée "tranquille" afin de finir en douceur ce voyage. Peut être inclure le matin autre chose ? Nuit à Santa Monica

J21: LA + retour en France Finir découvrir Santa Monica peut être et venice ? Depart dans l´apres midi

Merci par avance pour votre contribution / vos remarques si vous voyez des choses aberrantes dans ce circuit où des choses à améliorer et désolée pour le pavé !!!

Je reviendrais plus tard en détail sur les jours à SF et LA.
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Quarante jours dans le Sud-Ouest américain (1ère partie)


40 jours dans le sud-ouest américain

Compte-rendu de notre périple USA 2009 (1ère partie)

1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/

2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/

3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/

4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/

5ème partie : de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/

6ème partie : de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/

7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/

Genèse de notre voyage Lors du départ de nos amis Laurence et Jean-Pierre pour Los Angeles (pour le boulot de JP) en 2008, ce dernier nous a dit « vous savez où vous passerez vos prochaines vacances ». Pratiquement un an plus tard, après une préparation que je pense pouvoir qualifier d'intensive, nous voici à l'aube de notre « grand périple ».

Quelques chiffres pour résumer :départ le 16 mai et retour le 25 juin (je pioche dans mon compte épargne-temps), 30 jours de randonnées et visites, principalement nord Arizona et sud Utah, environ 6200 km de prévus, 6 nuits d'hôtels et 3 chez l'habitant (pour le reste, ce sera dans la voiture).Deux thèmes principaux ont orienté ce voyage :paysages et miracles de l'érosion, traces de civilisations anciennes (précolombiennes).

Vous pouvez trouver (plein) d'autres photos à l'adresse suivante : http://picasaweb.google.com/isap29

Préparation Isabelle me laissant le soin de la préparation, je commence par les guides standards : le Routard (toujours mon préféré) Californie et Parcs de l'ouest américain, le Futé, Hachette et Lonely Planet. Je surligne abondamment sans trop restreindre (je laisse quand même tomber Yellowstone, trop haut pour cette fois). Des vacances pluvieuses à Belle-Île en août 2008 me permettent d'établir un fichier Excel avec tous les points sélectionnés et les infos associées. Un ami me fait découvrir Google Maps (quel plaisir et quel outil) et je génère une première carte. Oups ! Plus de 7500 km en n'ayant pris que les points principaux soit, au minimum, plus de 10 000 au final. Restrictions drastiques : je supprime le Colorado et le Nouveau-Mexique, San Francisco (au grand dam d'Isabelle) et Yosemite. On arrive à 4200 km, ce qui semble déjà plus raisonnable. J'estime, à la louche, la durée à 30 jours, plus le temps chez nos amis (on va là-bas aussi pour les voir et être avec eux), d'où environ 40 jours. Heureusement, je possède un compte épargne-temps au travail et, après discussion avec mon responsable, accord de principe pour cette durée. Nous pouvons continuer la préparation. Commence alors la recherche sur internet et bingo : je découvre ouestusa.fr, merveilleux site (et je pèse mes mots) qui fait que notre voyage passe de standard à amélioré (hors des sentiers battus) et grâce auquel je commande Photographing The Southwest (tomes 1 et 2), splendides ouvrages qui ne nous quitteront plus (ils étaient même dans nos sacs à dos lors de certaines randonnées). D'autres sites, français, allemands et américains, me permettent de compléter nos informations. Je découvre ensuite VoyageForum et re bingo : des comptes-rendus à couper le souffle, des discussions menées tambour battant par des habitués de ce grand-ouest. Je m'inscris, pose assez vite mes premières questions et, rapidement, noue mes premiers contacts avec un des piliers du forum Amérique du nord, Sedonax (que je ne remercierai jamais assez). Jeu de questions-réponses, mails perso et communications téléphoniques me permettent de finaliser le programme. J'en profite pour remercier ici tou(te)s ceux qui m'ont aidé dans la préparation car Philippe (Sedonax) n'a pas été le seul à répondre à toutes mes questions et, pour un voyage comme celui-ci, il y en avait ! Laurence d'Angers m'a fait découvrir (même si c'était indiqué dans PTS) la cartographie sur PC de National Geographic, formidable outil pour la préparation, permettant entre autre de générer une base de points GPS pour garnir Tomtom et GPS de rando et d'imprimer toutes les cartes souhaitées. La carte finale est prête et Excel indique 6500 km en 30 jours ; oups ! Mais seules quelques étapes seront un peu longues, surtout dans les premières. Un Tomtom avec cartographie US (prêté) est chargé de nous conduire où nous voulons (254 points chargés) ; comme nous avons le même en version française, nous ne serons pas dépaysés. Un point que j'allais oublier, et non des moindres : le logement. Au départ, hôtel puis, rapidement hôtel+voiture pour, assez vite, passer à voiture+hôtel et finir par voiture et quelques rares fois hôtel et gite. Pratiquement pas de réservations, mais toutes par internet : 3 nuits d'hôtel dont Las Vegas, 2 nuits au camping (Grand Canyon sud et Bryce) et un gite + rando chez un guide local. Le reste se fera au fil de l'eau, en fonction de la route et de l'avancement, des envies et de la fatigue, même si tous les points de chute sont préprogrammés. La période a été choisie pour éviter les trop grosses chaleurs et en fonction de 2 contraintes personnelles incontournables. C'est aussi la température qui nous fera commencer notre boucle par le sud Arizona.

Samedi 16 mai Je passe rapidement sur la partie la moins intéressante du périple, à savoir le départ en voiture de Brest vers Paris et le vol. Pratiquement 100 kg de bagages pour nous deux, répartis dans nos 4 sacs de plongée, plus chacun nos 2 bagages cabine. Arrivée à Roissy entassés dans la voiture de l'oncle d'Isabelle (merci à lui), sortie des bagages et direction le comptoir de British Airways ; accueil très sympathique, pesée des bagages (ouf, tout est OK, pas de surcharge) et en route pour l'embarquement. Et là, vidage complet de ma valise cabine, les gabelous n'auraient jamais vu çà : une valise bourrée d'appareils photos, caméscopes, disque externe, onduleur, accus divers, bref, tout ce que nous n'avons pas voulu mettre en soute car fragile et d'autant plus que Heathrow à la sinistre réputation de perdre les bagages. Arrivée à Londres, refouille de ma valise et départ vers la patrie de l'oncle Sam, but de notre périple. Décollage avec un poil de retard (il est 16h40), mais qu'importe, nous partons. Isabelle est près du hublot et nous avons le caméscope à portée de main (sa petite taille fait ici merveille). Quelques vues splendides du Groenland, survol du Canada, Baie de Hudson

et de la partie ouest des USA, Vue sur les Montagnes Rocheuses

l'approche de Salt Lake City,

Champs irrigués (il suffit de voir les formes)

aperçu de quelques zones « rouges » entre SLC et Las Vegas

et nous atterrissons à Los Angeles (il est 18h33, heure locale).

Sur les conseils avisés de JP, nous nous pressons pour arriver dans les premiers à l'immigration. Il faut toujours remplir dans l'avion le formulaire vert, malgré l'obligation de l'ESTA. À part le fait qu'il semble ne pas comprendre mes explications sur nos conserves de foie gras, l'officier d'immigration est plutôt sympathique. Récupération des bagages (un peu d'appréhension, mais tous sont finalement là) et direction la douane (ok) puis la sortie où JP doit nous attendre (un point de rendez-vous à l'extérieur est prévu au cas où). JP est finalement un poil en retard (il vient de se ramasser une prune) et en route pour Thousand Oaks, à l'ouest de LA, lieu de villégiature de nos amis et notre havre pendant notre séjour, quand nous ne serons pas sur la piste. Bien qu'il soit assez tard, le trafic est intense et ce premier contact avec la circulation aux USA est impressionnant (freeways à 4, 5 voire 6 files dans chaque sens et, ici, contrairement à chez nous, on dépasse sur n'importe quelle file, ce qui oblige à une attention accrue). Arrivée à Thousand Oaks à 20h48.

Après quelques instants de retrouvailles avec Laurence et Noé leur petit garçon de 4 ans et demi, nous passons à table, mais la fatigue commence sérieusement à se faire sentir ; pour nous, métropolitains, il est environ 6h du matin.

Dimanche 17 mai Après une nuit entrecoupée de réveils dus au jet-lag, levée matinale (pour moi) et plouf dans la piscine. À 5h du matin, ça réveille bien ! Au programme de la journée, visite de LA. Quelques courses pour le pique-nique et c'est parti. Griffith Observatory avec vue sur la colline où sont implantées les fameuses lettres HOLLYWOOD, mais une brume assez tenace nous masquera en partie la vue. À l'intérieur, un pendule de Foucault démontre la rotation de la terre.

Déjeuner sur l'herbe, en dessous du parc. Isabelle et moi allons photographier 2 arbres qui sortent de l'ordinaire, l'un aux fleurs bleues, l'autre rouges, mais sans feuilles. Le premier est finalement un Jacaranda mimosifolia, arbre originaire du Brésil ; le deuxième, un Erythrina flabelliformis.

Pour finir le repas sur une note sucrée, une glace sur Hollywood Boulevard. Nous faisons connaissance avec la gente américaine et, pour une fois, nous avons presque l'impression d'être sveltes. Remontée du mythique boulevard, vision réelle des fameuses étoiles, déambulation parmi la foule et les artistes mimant les héros du monde cinématographique (Dark Vador, Superman, Sponge Bob, …).

Ensuite, visite de quelques rues de Beverly Hills où nous avons la surprise de découvrir un chacal et après quelques allers et retours dans Bel Air où l'on ne voit pas grand chose tant les propriétés semblent immenses, retour vers Thousand Oaks.

Apéro, piscine et jacuzzi nous aident à patienter en attendant le barbecue, préparé par JP.

Lundi 18 mai Départ pour Universal Studios où nous passons la journée entre les diverses attractions et les reconstitutions de scènes de films avec explications.

Mardi 19 et mercredi 20 mai Nous mettons notre amie Laurence à contribution pour faire les courses : glacière électrique, chapeaux, chaussures de marche (seconde paire), batterie de cuisine, réchaud, bidons pour l'eau et l'alimentaire ; on dirait un départ pour le fin-fond de l'Afrique 😉. À la fin de la journée, Laurence en a marre et nous aussi. Le lendemain, départ pour LAX pour y déposer Annabelle, la baby-sitter de Noé (qui rentre en France) et arrêt chez Alamo pour récupérer la voiture. Pas de problèmes spécifiques, mais heureusement que Laurence est là, car je ne comprends pas tout (euphémisme) ce que l'on me dit. Signatures du contrat et nous voici sur le parc, pour choisir notre compagnon de route ; je tiens à la main une feuille de papier où sont notés les modèles de véhicules recommandés sur VF, notamment par Philippe. Je parcours rapidement 2 fois la zone du parc où nous devons choisir et rien, nada ! Aucun des véhicules de ma liste ne correspond. Désappointé, je rejoins mes 3 femmes (Isabelle, Laurence et Annabelle) qui semblent avoir jeté leur dévolu sur un Toyota Sienna LE. Ce véhicule semble être le plus grand de ceux disponibles et comme j'ai déjà eu dans les mains 2 véhicules 4*4 de chez Toyota, je ne prête pas d'attention spéciale à ce point (grossière erreur, mais j'ai déjà dit que j'étais désappointé, non ?) et, quelques instants plus tard, nous voici partis après l'état des lieux. Il ne nous reste plus qu'à rentrer à Thousand Oaks tous seuls, mais avec notre Tomtom oh combien apprécié ! La conduite sur les immenses freeways avec des véhicules qui vous doublent de partout et sans trop savoir où l'on va est tout de même assez stressante la première fois. Arrivés à bon port, nous commençons par enlever les 3 sièges centraux que nous laisserons dans le garage et à rabaisser les 2 sièges arrières qui rentrent complètement dans le plancher. JP, rentré du travail, nous fait remarquer que notre véhicule n'est pas un 4*4 ; vérification physique (pas de pont arrière) et sur la notice : notre véhicule est un 2wd, point final. Quelques instants de panique (JP nous propose de repartir à LA, mais c'est tout de même à presque 1h30 de route) et je finis par jeter l'éponge : on garde notre véhicule et on modifiera le programme en conséquence. Pendant que je vais acheter un téléphone, Isabelle prépare notre carrosse pour les 30 jours et nuits à venir : pose d'une bâche sur le plancher, installation du matelas et des duvets, de la glacière et de tout le fourbi acheté la veille. Avec un peu d'organisation, tout prend sa place relativement aisément. Le soir et le matin, il nous suffira d'à peine un quart d'heure sans se presser pour passer de la position jour à la position nuit (tout ce qui gêne passe sur les sièges avant) et réciproquement.

En anticipant sur la fin de ce compte-rendu, je peux écrire que nous avons sans doute fait le bon choix tellement ce véhicule fut confortable, même si la fonction 4 roues motrices nous a un peu manquée. Le confort gagné a sûrement permis de passer outre à certains petits problèmes.

Jeudi 21 mai Départ pour Joshua Tree. Nous croisons nos premiers champs d'éoliennes et arrivons au Visitor Center peu avant 15h. Il est temps de manger, non ? La bière dans la glacière est bien fraîche alors qu'il fait 32°C dehors ; cela nous permet d'envisager la suite avec sérénité. Un petit vent soutenu rend la température extérieure agréable.

Balade à Barker Dam, notre premier contact avec le « désert », les cactus et les pétroglyphes.

Le barrage ne retient presque plus d'eau et nous ne sommes qu'en mai ! Mais il ne sert plus qu'aux animaux sauvages.

Pour notre découverte des pétroglyphes et pictographes, je reste un peu sur ma faim car un panneau indique que nombreux sont ceux qui ont été peints par dessus récemment. Ce que nous voyons n'est donc pas forcément original, mais nous nous rattraperons par la suite.

Courte balade à Cape Rock parmi les Joshua Trees, les yuccas et les cactus, suivie par un aperçu brumeux de la faille de San Andrea à partir de Key View.

Il est quasiment 19h et il est temps de nous préoccuper de l'endroit où nous allons passer notre première nuit : le camping de White Tank. Nous découvrons ce type de camp semi-primitif où tous les emplacements sont définis avec leur parking, l'endroit du feu et/ou du barbecue ; les WC chimiques un peu plus loin ainsi que le système d'enveloppe. Ici, tout fonctionne à la confiance (cela ne marcherait pas longtemps chez nous), on complète une enveloppe avec les renseignements demandés (véhicule, nombre de personnes et de nuits, montant à payer), on découpe le talon de cette enveloppe que l'on place sur l'emplacement choisi (une pince est prévue à cet effet) et on glisse l'enveloppe plus la monnaie dans son réceptacle et c'est tout. C'est le fonctionnement premier arrivé, premier servi que nous retrouverons dans de nombreux endroits.

Avant le diner, petite rando à Arch Rock, juste au pied du camping et coucher de soleil.

Apéro puis diner sur la table avec utilisation du réchaud, tout marche comme sur des roulettes. Il ne reste plus qu'à étrenner notre couchage. Bilan de la journée : 5 km de marche et 222 miles de parcourus.

Vendredi 22 mai

Réveil à 5h20 ; sûrement des restes du jet-lag. Il fait déjà 17°C. La nuit s'est relativement bien passée, pas trop chaud (c'était un peu la crainte), ni trop mal au dos. Isabelle dégonfle un peu son matelas et moi, je vire mon oreiller que je vais remplacer par ma polaire, il faut bien qu'elle serve à quelque chose. Rangement du véhicule (position jour), toilette, petit-déjeuner et nous voilà partis (6h48) pour Cholla Cactus Garden. En cours de route, découverte des buissons d'ocotillos qui ne sont pas des cactus.

Ce petit jardin mérite pleinement que l'on s'y arrête : nous y sommes restés 1h15 et sans aucun regret ; il s'agit d'une balade documentée, avec des points d'arrêts expliqués qui nous permettent de faire plus ample connaissance avec la flore du désert. Cholla cactus

Squelette d'un Cholla défunt

Nous quittons le parc de Joshua Tree vers 9h10, direction Tucson (prononcer Toussonne) via Phoenix en Arizona. Une heure après, passage de la frontière d'état et découverte (coïncidence ?) de nos premiers cactus Saguaro. Même si Monument Valley est encore loin, nous voici plongés dans l'atmosphère Western ! La traversée de Phoenix se fait au rythme des radars, très fréquents sur les freeways (fixes et mobiles) ; vers 12h15, coup de pompe et je m'arrête pour confectionner un café. Notre thermoplongeur est très pratique et on pourrait presque le faire en roulant car notre provision d'eau (plus de 12 gallons) nous le permettrait aisément. Déjeuner sur une aire de repos vers 13h30 et arrivée au camping de Gilbert Ray à 15h37. Ce terrain parmi les cactus est très plaisant, même si sans ombre (nous n'y passons que la nuit) ni douche. Choix de l'emplacement, réservation par le système d'enveloppe et départ pour le Visitor Center de Saguaro National Park (il fait 28°C).

Après présentation du Pass (donné par nos amis Monique et Yves) et d'une pièce d'identité (ce sera souvent le cas), achat de cartes postales (ce sera systématique dans tous les VC car elles sont généralement belles), d'un livre sur la flore de l'Arizona et nous voici partis pour quelques balades dans la zone ouest du parc :Hohokam Road : balade sur une piste en partie en sens unique parmi les Saguaros (et autres cactus) ; certains sont encore en fleurs et d'autres, totalement détruits, nous laissent voir leur architecture intérieure.





Signal Hill et ses pétroglyphes : en bons français, nous ne pouvons rester derrière les barrières, tant ils sont nombreux, mais nous essayons de faire attention (je suppose que tout le monde dit la même chose).

Nature Trail que nous attaquons vers 19h : ici aussi, balade parmi les cactus de toutes sortes et de toutes formes.





Le soir, nous allons diner dans une petite cantine mexicaine recommandée par le Routard, El Torero. Un peu bruyant car une famille fête un anniversaire, mais très agréable et copieux ; nous n'avons pas pris de dessert mais notre addition était déjà prête ! Retour au camp vers 21h10 et extinction des feux vers 22h.

Samedi 23 mai Réveil à 5h30, les tourterelles roucoulent et le ciel est assez nuageux (pommelé dit Isabelle). À 6h20, il fait déjà 21°C. Nous partons à 7h15 pour Arizona Sonora Desert Museum, situé à moins de 5 mn du camping. Ce parc zoologique permet de voir un condensé de la faune et de la flore du sud Arizona ; nous y avons consacré environ 4h, mais il mériterait une journée, surtout avec des enfants.







Juste avant de partir, nous repassons par le repaire des pumas pour essayer de les apercevoir car ceux-ci étaient cachés dans leur tanière lors de notre premier passage. Et là, youpi, ils sont sortis et on peut les admirer (de loin !) et les photographier. Il y en a même un qui fait ses griffes sur un tronc d'arbre.

Départ vers 11h10 pour Grand Canyon South, via Phoenix et ses travaux routiers nord et sud. On retrouve les Saguaros et le sol devient rouge. Casse-croute rapide à Sunset Point Rest Area, entre Phoenix et Flagstaff, sur la I17 (28°C), avec un bel ocotillo.

Au niveau de Sedona, une bonne pluie nous fait moins regretter de ne pas avoir prévu de nous y arrêter malgré les nombreuses recommandations ; nous sommes à 5 000 ft au mile 304 et il ne fait plus que 19°C. Les arbres sont verts et il n'y a plus de cactus. La route continue à monter (6 000 ft au mile 311) et traverse une forêt de conifères. À Munds Park (près de Flagstaff), très gros nuages gris foncé et, très vite, grosse pluie ; il ne fait plus que 11°C. Après Flagstaff, scenic road 180 qui traverse, dans la zone des 8 000 ft, une forêt de trembles au tronc blanc et de conifères.

Passage rapide au « péage » de Grand Canyon sud grâce au Pass ; il y a des restants de neige sur le bas côté. Nous prenons possession de notre emplacement (n° 293) à Mather Campground à 17h53. Finalement, la route ne nous a pas parue trop longue, même si les travaux avant et après Phoenix nous ont bien ralentis. Départ à pieds pour Yavupai pour le coucher de soleil, qui sera raté vu la météo ;





20h, fin de la séance photos et retour au camp.

Dimanche 24 mai Réveil à 4h pour attraper la navette bleue puis verte pour voir le lever de soleil à Yaki Point.

Une escouade de japonais est montée à Market Plaza, vraisemblablement pour partir à l'assaut de South Kaibab Trail. Ciel encore assez chargé, il fait frais mais c'est logique vue l'heure. Nous ne sommes pas seuls, mais c'est loin d'être la foule de la veille.





Retour vers 7h au camp après avoir vu des mules deer près du Visitor Center et à l'intérieur du camp.

Départ pour Hermit Rest vers 8h15 et pratiquement une heure plus tard, nous démarrons à Trailview Overlook par un aperçu sur les chemins de randonnées à l'intérieur du canyon.

Après être passés successivement à Maricopa (froid et pluie), Powell Point, nous arrivons à Hopi Point où nous trouvons enfin une vue assez dégagée sur le Colorado. Un floridien (habitant de la Floride, quoi !!!) nous dit que la couleur boueuse du Colorado est due aux orages des jours précédents. Nous en profitons pour discuter un peu avec lui, entre autre de l'Europe qu'il a un peu visitée et du Grand Canyon qu'il a déjà vu à l'époque où il n'y avait pas de garde-fous partout.

De Hopi Point à Mohave Point, il est impératif de faire le chemin à pieds et, si vous n'avez que peu de temps à consacrer à la rando, faites au moins celle-ci tellement la vue est belle. Retour vers le camp et discussion avec la chauffeuse de navette à propos des arrêts : la carte du document en français est fausse, consulter celle en anglais.

Orage et coup de fil à mon père pour son anniversaire (et merci à JP qui nous a dépanné). Arrivée au camp et de nouveau des mules deer. Pluie une fois de plus qui nous contraint à manger à l'intérieur de la voiture ; la glacière est en route, ainsi que l'onduleur pour recharger les batteries des appareils photos. À un moment donné, l'onduleur fait entendre un sifflement strident et s'arrête ; je suspecte un dysfonctionnement mais non, c'est tout simplement la batterie de la voiture qui vient de passer sous un certain seuil (<12 volt ? ). Évidemment, impossible de démarrer ! La guigne (et je reste poli). Que faire ? Je cherche dans le contrat de location (Alamo) et ne trouve pas grand-chose. Nous décidons d'essayer de les appeler sur un téléphone fixe (notre forfait portable étant limité) ; il y a des cabines à l'entrée du camp. Pas de pb pour les joindre, mais incompréhension totale au bout du fil. Je finis par demander à un membre de l'équipe du camp (Gloria, très sympathique et surtout très serviable) qui, après plus de 10 mn au téléphone avec Alamo, a fini par les envoyer balader et nous a appelé un dépanneur local (avec notre accord, évidemment). Entre temps, Alamo m'avait imposé de prendre un contrat « Dépannage » pour intervenir (je ne me souviens plus du montant). Bilan : une heure plus tard et 75$ en moins dans le porte-monnaie, la voiture démarre (intervention de moins de 3 minutes, pas un bon point pour Alamo). Le dépanneur nous conseille de présenter la facture à Alamo au retour, ce que nous ne manquerons pas de faire.

Vers 18h30 (après-midi perdu donc pas de descente dans le canyon), départ vers Shoshone Point (découvert sur Ouestusa.fr) pour le coucher de soleil. Ce point est très facile à trouver (1.3 mile vers l'est après l'embranchement de Yaki Point) mais pas du tout indiqué ; parking aisé et petite balade assez courte (3.6 km aller-retour) et nous arrivons au bord du canyon.

Il n'y a personne ; quel changement par rapport à hier soir à Yavupai ! Quelques instants plus tard, 2 personnes arrivent et s'étonnent de nous trouver là : « Mais comment avez-vous trouvé cet endroit ? » nous demande une voix en français mais avec un accent non américain. Après discussion, il s'agit d'une allemande installée aux USA et de son ami américain qui habitent Flagstaff ; la séance photos terminée, nous partageons le verre de l'amitié avec un peu de vin australien qu'ils avaient apporté.



Retour au camp, diner et dodo à 22h.

Lundi 25 mai Réveil 5h, il fait 7°C, le temps est clair avec quelques petits nuages. Départ du camp vers 6h20 pour les dernières photos du Grand Canyon rive sud : Grandview Point et Moran Point avec, à ce dernier arrêt, une belle vue sur le Colorado.

Sur la route, quelques photos de Humphreys Peak, plus haut sommet de l'Arizona (3851 mètres) et, ensuite, petite portion de la 66 vers Flagstaff pour le fun.

Arrivée à 11h à Holbrook pour vérification de la réservation d'hôtel : tout est ok, mais trop tôt pour avoir la chambre. Départ pour Petrified Forest.



Première (courte) balade à Giant Logs où nous voyons déjà très bien (il n'y a quasiment personne) ces troncs fossilisés que l'on peut admirer dans leur intégralité, souche comprise. Heureusement car nous zappons involontairement Long Logs.

Nous poursuivons par Crystal Forest où nous trouvons déjà davantage de monde (il devient parfois dur de prendre une photo sans personne dessus). Vent à décorner les bœufs ! Véritable forêt (couchée !) de troncs aux jolies couleurs, mais il est vrai que nous aimons tous les 2 la minéralogie.

Départ pour Blue Mesa avec un ciel de plus en plus chargé.

Le manque de lumière ne fait pas ressortir les couleurs comme il faudrait, mais c'est une balade intéressante dans ce genre de sol nouveau pour nous, les « badlands », sorte de boue solidifiée au fil des âges et où l'érosion frappe très fort. Cette érosion nous permet d'ailleurs de constater que la majorité des « cailloux » sur lesquels nous marchons sont en fait des débris de bois fossilisé.

Nous découvrons même, au fond, quelques teepees, avant de voir les « vrais » un peu plus loin sur la route.

À Newspaper Rock, des pétroglyphes tellement protégés que le téléobjectif est indispensable.

L'arrêt suivant à Puerco Pueblo nous permet d'en voir d'autres, un peu plus près, mais le téléobjectif reste utile.

Des ruines d'habitations complètent la visite. The Plaza

Kiva

Après être passés au dessus de la I40, nous abordons la partie Painted Desert. Arrivés à Lacey Point, il est 15h passé et nous avons faim ! Casse-croûte léger sur le pouce ; le ciel est de plus en plus chargé et, au nord, des éclairs zèbrent le ciel.



Nous nous arrêtons aux différents points de vue et, Chinde point

à Kachina Point, nous pensons descendre un peu dans le wash mais, après avoir attaqué la descente, la chaleur, la pente et les gros risques d'orage nous font remonter rapidement. Kachina Point

Nous en profitons pour une courte visite de Painted Desert Inn où nous trouvons un beau spécimen de pétroglyphes de lion des montagnes (puma) et une magnifique peinture murale Hopi.

Nous quittons ce parc vers 17h et, comme nous ne pouvions pas repartir avec des morceaux de bois fossilisé (interdit), direction un magasin (Petrified Wood Co. Jim Gray's) pour en admirer tout un stock et en acheter un (petit) morceau ; que c'est beau, une fois poli ! Retour à l'hôtel où nous prenons possession de notre chambre. C'est là que nous avons notre premier vrai contact linguistique avec l'Amérique profonde. À la question « à quelle heure est le petit déjeuner ? », notre interlocuteur nous répond « six teurdy » ; enfin..., c'est ce que nous avons compris ! « Six », ça va, mais « teurdy » ? Après quelques valses-hésitations, nous comprenons qu'il s'agit de 6h30, mais j'insiste pour comprendre le fameux « teurdy » ; il s'agit tout simplement de « thirty » avec l'accent local et heureusement que nous avons persévéré, car nous entendrons cette « expression » plusieurs fois. L'hôtel est le Americas Best Value Inn (37, 42€), mais nous ne le recommandons pas (et nous ne sommes pas difficiles).

Mardi 26 mai Réveil à 5h, sauvegarde des photos sur le disque externe, mise en ligne sur Picasaweb grâce au wi-fi, petit déjeuner et départ vers 8h pour le Canyon de Chelly. Sur la route, arrêt au Hubbell Trading Post d'où nous ressortons en courant au vu des prix affichés. Passage au Visitor Center avec découverte d'un hogan (habitation traditionnelle des indiens navajos) puis direction Antelope House (rim nord). Le chemin nous est indiqué par des « piedrographes » 😉 et après quelques magnifiques vues sur le Canyon del Muerto, nous découvrons les ruines au pied de la falaise ; par contre, nous avons beau regarder partout, nous ne voyons pas les pétroglyphes.

Retour vers la rim sud et belles vues sur l'entrée du canyon.



Vers 12h45, arrêt à White House Overlook pour faire la balade des ruines que nous apercevons rapidement (d'en haut), mais nous en revenons en courant, sous la pluie !

À 13h52, montre en main, nous finissons de déjeuner dans la voiture et il pleut toujours. Pas question de descendre aux ruines pour l'instant donc départ vers Sliding House Overlook. Il pleut toujours et il fait seulement 12°C ; nous continuons sur Spider Rock, dernier endroit de la visite de ce beau canyon que, personnellement, je trouve à taille plus humaine que le Grand Canyon.



Sur le chemin du retour, la pluie s'arrête, mais il est trop tard pour la rando (et la descente serait sûrement impraticable) et nous en profitons pour photographier quelques fleurs.

Arrêt pipi au Visitor Center (malheureusement déjà fermé) et nous mettons nos montres à l'heure de l'Utah où, à part Monument Valley, nous allons passer les 18 prochains jours. Il est maintenant 17h15 Utah. Nous voici donc partis pour Goosenecks State Park, camping pour les 2 prochaines nuits. Sur la très jolie route dans Carson Mesa, nous rencontrons des paysages dignes de Monument Valley et ce, jusqu'à la sortie de Rock Point ; les photos, prises de la voiture en roulant, ne rendent pas hommage au paysage.

À peine entrés dans l'Utah, nous découvrons un panneau routier « Open Range » (petit clin d'œil pour les amoureux des westerns) indiquant que du bétail peut se trouver n'importe où, même sur la chaussée. Nous rencontrerons souvent ce panneau et, parfois même, du bétail sur la route. Nous arrivons au camping (rustique) de Goosenecks vers 19h30 ; la température extérieure est de 23°C. Après une installation rapide (nous avons maintenant l'habitude), nous allons observer ces fameux Goosenecks ; ce sont des méandres de la San Juan River, mais très resserrés. Leur profondeur fait que la lumière, trop basse sur l'horizon, ne peut éclairer le canyon dans sa totalité. Il faudra refaire des photos plutôt en fin de matinée.



Vers 20h, un autochtone, dans une grande caravane garée au bord du vide, diffuse ce qui semble être de la musique indienne (à un niveau très correct) ; les doigts de pieds en éventail, un ti-punch à la main, nous regardons la nuit tomber sur ces bizarreries de la nature. Au cours du diner, une rafale de vent fait envoler ma serviette de table. Moi, surpris et imperturbable dans mon repas, ne bougeant pas, Isabelle bondit, se précipite alors pour la rattraper, glisse sur les cailloux et ... patatras, s'étale lamentablement. Non, non, elle me dit qu'elle n'est pas bourrée 😉 ! Résultat : une cheville de tordue et le devant de la jambe gauche complètement éraflé, pas top le début du bronzage ! Cet incident n'aura heureusement pas de conséquence pour la suite de notre périple (même si 2 mois plus tard elle en porte encore les traces).

Mercredi 27 mai Lever à 6h ; il fait déjà 22°C et un beau soleil. Comme constaté la veille, la lumière trop rasante ne permet pas de voir la profondeur du canyon. Nous repasserons donc après Mulet Point. À 7h45, nous attaquons (la cavalerie arrive) Valley of the Gods par son entrée est, notre premier contact avec la piste. Un petit ru dès l'entrée, pour nous mettre en forme, et nous voilà partis. La piste ne semble pas présenter de difficultés majeures (pas d'eau, pas de boue, pas d'ornières profondes ; il faut juste faire attention aux trous et ornières ainsi qu'aux passages des torrents (wash) à secs où la violence du flot a pu dégrader le sol, voire y déposer des blocs importants. De très belles vues sur ces falaises érodées qui, paraît-il, sont comme un Monument Valley en miniature. Bel apéritif ! Seven Sailors Rock

Rooster Butte et Setting Hen Rock

Setting Hen Rock



Pinnacles et Battleship Rock

Castle Butte

Balanced Rock et Lady in a Tub

Nous quittons cette vallée à 9h30, après un petit coucou au B&B qui était fermé, et prenons à droite pour gravir la Moky Dugway. Nous sommes sur un plateau et avons l'impression d'aller vers un cul de sac, en butée sur la falaise devant nous ; nous avons beau regarder à droite et à gauche, nous ne voyons pas où la route peut passer. Il faut vraiment arriver au pied de la falaise pour apercevoir les premiers lacets. La route se transforme alors rapidement en une piste gravillonnée (sauf les virages), mais aucun problème pour rouler ; il suffit de faire un peu attention car il n'y a quasiment pas de garde-fou. Il y a plusieurs points d'arrêt pour prendre des photos.

Arrivés en haut, direction Muley Point, pour de nouveaux méandres sur la San Juan River et vue lointaine sur Monument Valley. Là non plus, la piste ne présente pas de difficulté et nous arrivons rapidement sur le site. Nous sommes un peu déçus car aucune vue sur la rivière, même si les méandres sont nombreux. La vue lointaine sur MV que nous ne connaissons pas encore ne nous a pas marqués non plus.

Retour à Goosenecks SP en descendant la Moki Dugway ; c'est toujours plus impressionnant que la montée. Nous y arrivons à 11h30 avec une température de 22°C. Le soleil, nettement plus haut, éclaire maintenant la totalité des méandres, jusqu'au fond ; séance photos et déjeuner sur place.

Quelques marchands ambulants (Navajos a priori) et nous achetons 2 colliers à une grand-mère qui a l'air d'en fabriquer devant nous. Départ pour Mexican Hat vers 12h30 (nos appareils photos sont toujours à l'heure Californienne). Au bout de la route de Goosenecks, le paysage ressemble à des tableaux de sables.

Le rocher qui a donné son nom à Mexican Hat se trouve sur la gauche de la route, mais nous n'en ferons pas le tour car les ornières sont profondes.

L'approche de MV nous offre des paysages somptueux et, comme nous aimons les westerns, nous plonge dans nos souvenirs.

Le premier contact est à Monument Pass et nous nous arrêtons pour commencer le safari photos : la réputation de MV n'étant plus à faire et nous l'avions tellement vue dans les films que nous avions peur d'être blasés. Que nenni, bien au contraire ! Monument Pass : Saddleback, King on His Throne, Stagecoach, Bear and Rabbit et Castel Rock

Comme il est encore un peu tôt, nous en profitons pour aller sur la droite, vers Goulding pour découvrir les prémices. Je pensais pouvoir faire le tour par Rock Door Mesa et revenir sur la route, mais non, la piste de sable nous entraine inexorablement vers l'ouest. Demi-tour ; une indienne en gros 4*4 s'arrête, l'air un peu revêche mais finalement très aimable, pour nous demander si nous avons un problème.

Retour donc vers le monument du jour, Monument Valley. Il est 14h15 et 24 °C au thermomètre. Nous payons nos 10$ d'entrée (le Pass ne marche pas, nous sommes en territoire Navajo !) et nous nous garons sur un parking en plein soleil, parmi les travaux dus au nouvel hôtel. Premières photos sur ce territoire magnifique, mais il faut attendre son tour, car il y a du monde ! Nous apercevons Sentinel Mesa, West Mitten Butte, East Mitten Butte un peu plus au loin, et Merrick Butte sur la droite, avec la piste en contrebas.

Vue l'heure, j'hésite un peu sur la suite des évènements et, finalement, nous décidons de prendre la piste pour faire un premier tour rapide et un second, plus tard, plus « approfondi », et avec une « meilleure » lumière (finalement, nous ferons le premier tour tout à fait « normal »). À part les 5 premiers points, que l'on peut faire à l'aller et au retour, pour les autres nous n'avons pas le choix car la piste est en sens unique. West Mitten Butte et Monument Pass au fond

East Mitten Butte et Merrick Butte

Three Sisters

John Ford's Point (il manque le cheval !)

Camel Butte

Yei Bi Chei et Totem Pole de loin

Big Chair

Rooster Rock et Hunts Mesa en arrière plan, Sand Spring, Yei Bi Chei et Totem Pole

Vue de Artist's Point

North Window

The Thumb devant et derrière

Après un intermède agréable au Visitor Center (air conditionné), nous décidons de reprendre la piste en nous limitant à quelques points intéressants, de manière à être de retour pour le coucher de soleil. Gros nuages gris sur Monument Pass

Nous voici de retour à 19h Utah sur la terrasse du Visitor Center pour attendre le coucher de soleil, mais nous ne verrons jamais les superbes couleurs aperçues sur certains sites ou dans les livres (miracles de Photoshop ?).

La journée s'achève et les ombres gagnent la vallée

Départ vers 20h30 pour notre seconde nuit à Goosenecks SP (il fait encore 24°C) où nous arrivons 35mn plus tard (19°C) après avoir traversé la queue d'un orage. Philippe nous avait proposé de coucher à Muley Point car le camping sauvage y est autorisé, mais nous n'avons pas voulu attaquer la Moky Dugway de nuit et fatigués (nous sommes debout depuis 6h du matin). Extinction des feux à 22h.

Fin de la première partie.

1ère partie : de Los Angeles à Monument Valley http://voyageforum.com/...ere_partie_D2770076/

2ème partie : de Goosenecks SP à Moab (Fisher Towers) http://voyageforum.com/...eme_partie_D2841809/

3ème partie : de Moab (Arches) à Escalante Natural Bridge http://voyageforum.com/...eme_partie_D2859221/

4ème partie : de Lower Calf Creek à Bryce Canyon http://voyageforum.com/...eme_partie_D2907704/

5ème partie :de la Cottonwood Canyon Road à Coyote Buttes South http://voyageforum.com/...eme_partie_D2949558/

6ème partie :de Antelope Canyon à Zion http://voyageforum.com/...eme_partie_D3004337/

7ème et dernière partie : de Bryce (bis) à Los Angeles (fin) http://voyageforum.com/...ere_partie_D3148167/
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Circuit au Texas et sud-est des Etats-Unis
Bonjour a tous les voyageurs present sur ce forum,

Nous partons entre amis en Juillet pr un circuit a travers les Etats-Unis et nous passerons par le Texas, Louisiane, Tennessee, Georgie pour redescendre vers la Floride. Les infos concernant ce circuit etant bien plus rares que celles sur le sud'ouest je m'en remet a vous pr quelques bons conseils... Pour ceux qui connaissent ces different etats quels sont les endroits incontournable? je vais indiquer les quelques lieux ou activités qui me semblent interessantes ds ces different etats...

Texas: Dallas et Forth Worth(pr match de baseball) Louisianne: Naturellement la Nouvelle-Orleans, les plantations Mississipo: Natchez Tennessee: Memphis(Beale street), Nashville, Lynchburg(jack daniels) Georgie: Atlanta(coca-cola, martin luther king) caroline du nord; Savannah floride; saint augustine, orlando, fort lauderdale, miami, key west everglade

Nous disposons de 2semaines pr ce parcours, si une bonne ame trainant sur ce forum a des idées a soumettre c'est avec plaisir que je les attends... Merci d'avance pour votre aide et bonne journée
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États-Unis: conserver des milliers de photos en voyage?
nous partons bientôt aux usa et je me posais une question simple:

comment faire pour conserver toutes ces milliers de photos en voyage: - acheter "X" cartes mémoires de 8 g ? - acheter un disk externe mais pas sur de pouvoir utiliser un PC pour vider l apareil photo en chemin
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Plus de photos de notre voyage dans l'Ouest américain
Bonjour

De retour de 23 jours dans l'ouest américain en septembre (nous avons évité le shutdown).

Apres 21 jours à découvrir les parcs, c'était formidable, nous arrivons à San Francisco, en se disant on va passer 2 jours tranquilles.

Finalement ils ne le seront pas du tout puisque nous nous sommes fait casser la vitre de la voiture et on nous a volé, entre autre, les appareils photos avec bien sur toutes nos photos. Ceci nous est arrivé à 7h du matin et nous avons dû laissé la voiture maximum 5 minutes...

Dégoûté nous sommes allé à l'aéroport et j'ai été pleuré chez Air France qui nous a trouvé un vol 2h plus tard sans supplément compte tenu des circonstances.

Photographes amateurs, avec mon ami nous sommes vraiment tristes d'avoir été dépossédé de nos quelques 3200 photos. Nous sommes des "déclencheurs fous", on s'arrête bien sûr à tous les points de vue sans oublier de toujours s'en éloigner et de parfois prendre un peu le gauche sur les chemins interdits, on s'arrête régulièrement sur la route et il nous arrive même de prendre des photos en roulant (le résultat n'est pas toujours garanti mais parfois l'effet est pas si mal). On essaye toujours, dans la mesure du possible de ne jamais avoir personnes sur nos photos.

Si vous êtes un peu comme nous, je sais bien que ça ne sera pas pareil, mais j'aimerais essayer de reconstituer un album photos illustrant ce que nous avons vu et vécu.

Bien sûr, si vous êtes ok pour partager vos photos, je vous enverrai une clé usb avec une enveloppe retour affranchi

Voici ce que nous avons fait durant notre périple, je ne peux bien sûr pas indiquer tout ce que nous avons pu photographier, je n'indiquerais donc que les points principaux mais je suis bien sur preneuse des photos intermédiaires prises en cours de route.

Pour chaque parc, nous avons fait la route principale du parc, tous les points de vue sans jamais oublier de nous en éloigner, et quelques balades...

-LAS VEGAS : visite du Bellagio (spectacle des fontaines), Cesar Palace, Mirage, Venitian, Paris Las Vegas. Photos du streep et de qq autres hotels et bien sûr photo du panneau "welcome to Las Vegas"

-ZION : nous avons pris la navette qui parcours le parc. Balade à Emerald pools … Puis nous avons pris la route pour rejoindre Bryce canyon …

- début de la route SCENIC 12 et ces formidables formations rocheuses qui nous donne un aperçu de Bryce canyon

-BRYCE CANYON : PDV tous plus beaux les uns que les autres … Balade dans le canyon au départ de Sunset point, Queen's Garden trail et Balade dans le canyon nos avons fait la boucle de Navajo Loop Trail …

- MOSSY CAVE : balade jusqu'à la cascade …

- retour sur la route SCENIC 12 jusqu'à Capitol Reef. Route magnifique avec entre autre le Plateau d'Aquarius …

- CAPITOL REEF : Visite de Torrey �� nous n'avons pas pu prendre la route du parc car suite aux inondations, elle était fermée. Nous nous sommes donc contenté de traverser le parc au nord pour rejoindre Moab

- MOAB : visite…

- route SCENIC 128, le long de la Colorado River …

- ARCHES : arrêt à tous les pdv. Balade à Window section, Delicate Arch, Balanced rock, Landscape Arch + Tunnel Arch + Pine Tree Arch …

- DEAD HORSE POINT : nous avons fait un grand tour le long du canyon au lever du soleil

- CANYONLAND : Island in the sky, Balade à Mesa Arch…

- MESA VERDE : visite de Cliff Palace …

- DURANGO : visite de la ville …

- Puis nous avons été à GOOSENECK State Park et MEXICAN HAT

- MONUMENT VALLEY : Visite du parc en mode 4x4, nous avons donc pu aller partout ….

- PAGE …. LAKE POWELL et son barrage HORSESHOE BEND ANTELOPPE CANYON, upper. Fait à 11h avec une belle lumière

- GRAND CANYON SOUTH RIM : arrivé par l'est et sortie à Tusayan Balade à sur la route d'Hermit Road (route uniquement pour les bus), au dernier point de vue nous avons eu un magnifique couché de soleil. Nous avons marché à l'aller et prit le bus au retour …. Survol du grand canyon en hélicoptère

- ROUTE 66 : décevant mais visite de WILLIAMS et des quelques vestiges de cette route

- DEATH VALLEY : le lac salé, Mesquite flat dunes, Artist's drive, Badwater basin, couché de soleil à Zabriskie point …

-MONO LAKE …

- YOSEMITE : Tioga road, Tuolumne, arrêt à plusieurs lacs (Ellery Lake, Tioga Lake, Saddlebag lake, Tenaya lake), balade à Yosemite fall lower (à sec pas de chance)et un peu plus, Mirror lake (à sec aussi vraiment pas de chance), El Capitan, The Dome, Glacier point, Mariposa grove (sequoia Grizzly Grant et California Tunnel tree) …

- KING CANYON : Sequoia General Grant Tree et route du parc Cedar Grove

- SEQUOIA : Arrivé par le nord et sortie par le sud à THREE RIVERS, balade jusqu'au General Sherman, Crescent Meadows, Tunnel Log ….

- COTE CALIFORNIENNE, du sud au nord … MORRO BAY : couché de soleil sur le Morro Rock avec les phoques …. CARMEL : visite de la ville … MONTEREY : tour en bateau pour aller voir les baleines …. BIG SUR .... : des tas de photos de la côte californienne ….

-SAN FRANCISCO : nous n'avons pas eu le temps d'en voir grand-chose Golden brige, la rue qui descend de façon impressionnante, des jolies petites maisons, le tramway …

Côté animaux nous avons eu la chance de voir : - des écureuils, un peu partout

- des minis écureuils à Bryce canyon et Yosemite - des biches un peu partout - des cerfs au Grand canyon - des mygales à Zion - un ours à Yosemite un haut d'un arbre (je ne savais pas qu'ils pouvaient grimper à la cime) et toute la famille ours à Sequoia - des baleines à Monterey - des phoques et pélicans à Morro bay et Monterey - un coyote à Death valley - des condors au Grand canyon - des corbeaux géants, j'exagère mais ils sont bien plus gros qu'en France - des aigles, un ti oiseau bleu trop beau, un pivert pas vert, un ti oiseau trop rapide - un putois, un lynx

Merci beaucoup à ceux et celles qui voudront bien m'aider

Lydie
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Terres indiennes et avant-goût des Rocheuses
Bonjour à tous,

A la demande de plusieurs d’entre vous, je vais vous raconter très succinctement les péripéties de notre 2ème voyage aux USA. Un carnet de voyage plus détaillé suivra peut-être plus tard… mais pour l’instant je suis à nouveau plongée dans la fin de la préparation de notre 3ème voyage qui aura lieu en juillet… Oui, je sais, nous sommes atteints du virus USA…

Voilà, nous sommes rentrés en Belgique samedi après-midi... crevés... Suite à l'éruption du volcan et à l'annulation de ts les vols, nous sommes restés 4 jours de plus aux USA... et avons été obligés de revenir avec AA et non BA, comme prévu initialement... Plus aucune alliance entre les compagnies aériennes n'existait... et comme c'est AA qui chapeautait nos réservations, ns avons dû rentrer avec un de leurs vols... Et ce fut dur d'en trouver un!!! Ils ne proposaient que des retours 7à 10 jours plus tard (sans aucune compensation financière évidemment)...!!! Finalement, après des heures (pratiquement 1 jour de vacances gâché) passées au téléphone et ds les aéroports (et bcp d'énervement...)...au lieu du vol prévu Phoenix-Londres-Bruxelles, nous avons fait Phoenix-Dallas-Frankfort : vol long et pénible, overbooké (bien que réservés, nos sièges ne nous ont été attribués que 30 minutes avant le vol!!!)...et très à l’étroit (nous avons eu l'impression qu'ils avaient rajouté des sièges pour rapatrier le plus de monde possible)... et puis plus rien pour rentrer en Belgique!! Mon fils aîné a donc dû venir en voiture ns reprendre à Frankfort pour rentrer à la maison (720 Km/6H30 A-R...)

Par contre, la prolongation de la réservation de voiture , via elocation, s'est faite par téléphone rapidement, sans problème et sans frais exagéré (ce fut une vraie bonne surprise) (contrairement à la prise de la location de voiture au comptoir de Dollar à l’aéroport de Phoenix….voir le post http://voyageforum.com/v.f?post=3377295#3377295 ) Du coup, pour nous occuper, depuis Phoenix , ns avons rajouter une étape de 2 jours à LV (donc 1000Km A-R!!), avec un spectacle Cirque du Soleil (KA au MGM) magnifique!!(Ns avions trouvé des promos sur internet).

Sinon le voyage s'est très bien passé: ciel bleu et soleil tout le temps (sauf à LV!!)... Même au Colorado, ns n'avons pas eu froid... (les paysages montagneux enneigés sous le ciel bleu étaient splendides... et les routes très dégagées... aucun regret d'avoir programmé cette partie du Colorado en avril.... malgré l’avis défavorable de plusieurs...) Nous avons donc pu réaliser tout ce qui était prévu! Pour voir le programme au complet, il suffit de relire le post http://voyageforum.com/v.f?post=3171275#3171275 Ce 2ème voyage fut très différent de celui de l'année dernière (itinéraire classique avec tous les parcs "rouges")... et beaucoup plus varié, moins lassant (bien que les parcs soient moins connus, les paysages étaient différents pratiquement tous les jours)....Pas beaucoup de touristes (sauf à Santa Fe).... on n'a pratiquement pas entendu parler français pendant tt le voyage! A refaire, je reprogrammerais les mêmes étapes, sauf Taos (on a trouvé l'endroit peu entretenu... peut-être qu'avril n'est pas la bonne saison...) et Bisbee (il n'y a rien à y voir, à part la visite de la mine qui n'est pas terrible)

Nos coups de coeur: Apache Trail, avec ses « forêts » de saguaros, ses lacs et ses villages-fantômes Sedona : nous y serions bien restés 1 jour de plus Grand Falls sur Little Colorado( impressionnantes chutes d'eaux brun-chocolat, bien nourries en avril... extraordinaires.. un de nos meilleurs coups de cœur) Sunset Crater (sous la neige!!!assez inattendue...C'est le seul endroit où ns avons dû mettre nos grosses vestes d'hiver) Coal Mine Canyon (site magnifique très photogénique, à 2 endroits différents, au bout de pistes navajos bien entretenues) "White and Red" Canyon (voir le site "secret" de Sedonax, en territoire indien... nous étions les seuls touristes et avons été "repérés" et suivis par ces indiens très mécontents de nous voir sur leur territoire, et prendre en plus des photos sans autorisation ... l'endroit est pourtant très photogénique... Je crois que pour eux, l'endroit devient de moins en moins secret et donc trop visité... et ils deviennent menaçants pour décourager de futurs touristes!) Petrified Forest :particulièrement 2 randos pas très longues :Long Logs Trail et Blue Mesa Trail Canyon de Chelly (plus pour le paysage du canyon que pour ses ruines indiennes anasazies) Mesa Verde (visite des ruines indiennes situées près du musée, et vues sur les autres ruines indiennes depuis la loop drive: nous avons zappé la visite en anglais avec un ranger, la vue étant très bonne depuis la scenic drive déjà ouverte, alors que ce n'était normalement pas prévu lors de nos dates de passage) le Diamond Belle Saloon à Durango, avec ses concerts country (et le départ du petit train à vapeur !) la Million Dollar Hwy , de Durango à Ouray, et la pittoresque petite ville de Silverton au cœur des San Juan Montains, ds le Colorado(personne ds les rues… que nous !!!) Black Cannyon of the Gunnison avec ses magnifiques roches encore partiellement enneigées (malheureusement la scenic drive n'était ouverte que jusqu'au visitor center) Bisti Wilderness (nous y avons randonné 5H, à l'aise, sans courir, en suivant le parcours de Sedonax... points GPS indispensables pour trouver les sites renseignés et cachés entre wash et canyons... sinon risque de passer à côté sans les voir!!) Vue sur les badlands de Lybrook (nous avons trouvé le fameux fauteuil de Sedonax campé sur la rim: voir son carnet de voyage) Santa Fe: moi, j'ai aimé; Arnaud , pas trop (trop de faux adobe en béton!!) (à faire surtout la Canyon Road pour voir les oeuvres ds les galeries d'art: surtout les 1ères maisons....) Tent Rocks : un petit parc avec ses rochers en forme de tipis vus nulle part ailleurs, pas besoin d'aller jusqu'au vista point: le plus beau se voit avant!: monter jusqu'au moment où en se retournant, on a une vue sur ces Tent Rocks... (le Ranger à l'entrée explique tout ça très bien sur le plan) White Sands (4H jusqu'au sunset: splendide, soleil, 25°C, pas de vent, pas de tir de missile!)… Nos photos y sont parfaitement réussies Tombstone (très couleur locale avec ses bâtiments d'époque minière, ses cowboys , diligences, etc.. mais pas de show ds la rue, le WE où nous y étions ) Tucson: particulièrement la mission San Xavier et le Sonora Desert Museum avec ts les animaux sensés être rencontrés ds ce désert…nous y sommes restés 5H, notamment un bon bout de temps ds la serre aux colibris( ns avons pu en admirer un nourrissant ses petits oisillons ds un nid.... exceptionnel... et belles photos!!)

Quelques petites frayeurs aussi (pour pimenter le voyage !!) : - oublier (par 2 fois !) de refaire le plein d’essence : la 1ère, le voyant lumineux apparait arrivés au Visitor Center de Mesa Verde, et donc nous serons obligés de redescendre jusque Mancos (à plus de 30 Km) sans rien avoir visité !! (Nous remettrons la visite de ce parc plus tard) et la 2ème fois, ce sera sur le chemin entre Tent Rocks et Turquoise Trail( il ne restait que 2 litres ds le réservoir quand ns avons trouvé la seule pompe du coin : à Cerillos…) - rester bloqués au sommet d'un col enneigé non déblayé, sur la route entre Canyon de Chelly et Shiprock... là, ce seront de gentils navajos qui nous sortiront du pétrin avec leurs puissants 4x4(rien à voir avec les 4x4 que l’on peut trouver en location ! - en redescendant de Mesa Verde, après le sunset, sur la route vers Cortez, ns avons failli prendre une biche ds le pare brise... heureusement , Arnaud au volant a eu de bons réflexes... et il l'a évitée de justesse!....

Voilà, j’espère que ce petit résumé en aidera certains … ou fera en rêver d’autres…

Je profite aussi de l’occasion, pour remercier tous les intervenants de VF qui , par leurs conseils, m’ont aidé à élaborer ce magnifique parcours… Je ne cite personne car vous êtes si nombreux que j’en oublierais de citer certains….
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De retour de Las Vegas et des parcs nationaux
Je suis de retour de mon périple de 13 J à Las Vegas et dans les parcs nationaux (death valley, grand canyon, monument valley, lac powell, bryce canyon et zion park) depuis le week-end dernier. Tout s'est déroulé à merveille. Je suis enthousiasmée par ce voyage inoubliable. Nous en avons pris plein les mirettes. C'était magnifique. Le retour est bien difficile (décalage horaire et climat obligent !). La reprise du boulot a été très compliquée lundi ! Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Dès demain, je tâcherai de résumer ce voyage mémorable. C'est à mon tour, cette fois-ci de partager mon expérience après avoir profité de celle des autres. Je tiens d'ailleurs à remercier toutes les personnes qui m'ont permis de préparer au mieux ce voyage. Vos conseils m'ont été très précieux.
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Voyage dans l'ouest des États-Unis: acheter ou louer un GPS?
Nous partons dans l'ouest des Etats-Unis du 19/07 au 2/08 cet été. Nous avons loué une voiture au départ de Los Angeles. Nous hésitons: soit nous louons un GPS avec la voiture et dans ce cas la question est: y a-t il la possibilité d'avoir les informations en français? soit nous achetons un GPS en France avec la cartographie USA dans ce deuxième cas la question est : est-ce que les cartes fournies sont suffisamment précises pour ne pas avoir de problèmes dans les grandes villes? Merci de nous aider à ceux qui ont suivi l'une ou l'autre démarche .
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Les Indiens Lakota, véritable nom des Sioux, ont rompu les traités signés par leurs ancêtres...
...Il y a plus de 150 ans



"Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique", a annoncé mercredi dans une conférence de presse le représentant des descendants de Sitting Bull et Crazy Horse, Russel Means. Une délégation de responsables Lakotas a indiqué qu'ils se retiraient unilatéralement des traités signés avec le gouvernement fédéral, certains datant d'il y a plus de 150 ans. Les traités représentent "des mots sans valeur sur du papier sans valeur" et ont été "violés maintes fois afin de voler notre culture, notre terre et nos coutumes", indiquent les responsables de la tribu dans un message adressé au département d'Etat. "Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique et tous ceux qui vivent dans les régions des cinq Etats que comprend notre territoire sont libres de nous rejoindre", a déclaré Russel Means. Ce territoire comprend des régions du Nebraska, du Dakota du sud, du Dakota du nord, du Montana et du Wyoming (nord-ouest des Etats-Unis). "Nous avons signé 33 traités avec les Etats-Unis qui n'ont pas été respectés", a indiqué pour sa part Phyllis Young, une militante de la cause indienne qui a aidé à organiser le première conférence internationale sur les droits des indigènes en 1977. Des leaders Lokotas se sont également rendus en délégations auptrès des ambassades de Bolivie, du Chili, d'Afrique du Sud et du Vénézuela. Ils comptent entreprendre une mission diplomatique dans plusieurs pays au cours des prochains mois, ont-ils annoncé.

Les Lakotas ont été la seule tribu à infliger une défaite à l'armée américaine. Une des leurs figures légendaires, Sitting Bull, est connu pour avoir défait le général Custer à la bataille de Little Big Horn en 1876 dans le Montana. Mais le 29 décembre 1890, l'armée US massacrait 200 Indiens Lakotas, dont des femmes et des enfants, à Wounded Knee.

Le point de vue que je partage: Les lakotas, les navajos, les hopis, et les chumash entre autres (ils sont loin d'être les seuls), n'ont pas perdu leurs cultures qui si elles ne sont pas encore florissantes, du moins sont énergiquement ré-émergentes.

Beaucoup de nations natives redeveloppent leurs langages, comme l'ont fait les grecs et les israéliens au 20e siècle. Ils ouvrent même leurs propres écoles et universités (en collaboration avec des ethnologues et des linguistes). Peu à peu la tutelle abusive du gouvernement fédérale est discréditée, même dans l'esprit de + en + d'américains d'origine européenne. Pas seulement par la continuation des brimades et le parcage en réserve, mais aussi la meilleure connaissance de leur propre histoire nationale cachée (l'internet c'est très pratique et les natifs américains communiquent ces faits maintenant), le vol de million de m3 de pétrole par an appartenant aux navajos, les autres ressources minérales des réserves indiennes exploitées en leur nom, mais dont l'état "oublie" de redistribuer les dividendes aux tribus, les belles vallées californiennes qui appartiennent de droit aux chumahs, et dont la population est si faible (ranches immenses dont les travailleurs habitent "en ville" assez loins), que leur rétrocession ne changerait presque rien pour la société californienne (si, ça changerait énormément pour les énormes "propriétaires"terriens dont, surtout pour les vignobles, certains sont français) :Celle de Santa Inès qui produit tous ces vins et où les chumash sont "autorisés"à exploiter un casino pour subvenir aux besoins de la tribu, mais pas à développer des logements pour remplacer leur bidonvilles, ni à annexer (même au prix du marché ou+) de nouveau terrains vacants (trop de développement c'est pas écolo: l'argument, s'il n'était écœurant de mauvaise fois, aurait de quoi faire sourire de la part de ce fanclub de Bushistes acharnés).celle d'Ojai, un territoire sacré, où le comté de Ventura a eu le culot de vouloir installer une décharge publique quasiment au pied d'un de leurs monticules funéraires ancestraux (On a complètement ignoré leurs objections, mais comme Larry Hagman , qui y a un ranch, a dit niet: la chose ne s'est pas faites ) etc... Je ne crois pas qu'il existe une tribu, sur tout ce continent, (et sur tous les continents, en fait) qui n'ait souffert de spoliation. Il y a peu, le Canada a finalement autorisé une "autonomie" aux Inuits sur leur territoire du Nunavut. Tout à la fois j'espère, et je n'ose espérer, que va venir le temps où tous les peuples indigènes auront ce droit, où une véritable fédération pacifique verra éventuellement le jour à la place des USA, Canada et Mexique, qui donnera toute sa place à tous les peuples d'Amérique du Nord. De ceux qui sont arrivés il y a 10 000 ans, à ceux qui sont arrivés "hier".

Je me prends à rêver qu'un jour, au moyen Orient, en Afrique, partout il en sera ainsi! Joyeux Noël ( en Lakota ) Wanikiya tonpi wowiyuskin / Omaka teca oiyokipi
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Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°6)
Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef

JOUR 20 : Grand Staircase Escalante National Monument

Après un convivial petit déjeuner avec Harriet et Philip, je prends congé de mes amis en espérant qu’à la prochaine rencontre ma femme Elisabeth sera également présente.

Ce matin il fait beau mais les prévisions météo annoncent des orages pour l’après-midi. Je dois abandonner l’idée de faire le grand loop passant par Bighorn Canyon et Zebra Slot (ce dernier étant inondé) mais également renoncer au plan B de Neon Canyon et Golden Cathedral (puisque d’après les rangers la route d’accès est impraticable). Même si j’avais déjà visité ces endroits il y a quelques années, j’aurais eu plaisir à les revoir et à les photographier avec un appareil photo numérique.

Je me rabats donc sur les classiques Peek-A-Boo et Spooky slot canyons, où je ne suis pas retourné depuis 5 ans, car ils restent a priori accessibles.

En passant devant le trailhead de Zebra slot sur la Hole In The Rock Road, je me remémore ma première visite en mai 2002 avec Laurent Martres, alors qu’on trouvait à l’époque très peu de photos et encore moins d’indications concernant ce site. Sur le chemin du slot canyon, nous avions rencontré un groupes de trois personnes : deux amis de Floride récemment retraités et devenus « serious photographers », portant chacun un gros sac à dos et un matériel photographique top-niveau coûtant plusieurs dizaines de milliers de dollars, et leur guide tout aussi bien équipé, un talentueux photographe (comme nous l’avons découvert plus tard) qui vivait quelques mois par an à Boulder et n’accompagnait occasionnellement que des passionnés de photos (pour le plaisir et non par besoin puisque le reste de l’année il officiait à Denver en temps que chirurgien réputé). Ils étaient fort surpris de rencontrer ici ces deux Français décontract��s, avec un habillement et un équipement ultralight et sans outfitter pour les guider. Après avoir discuté avec eux un bout de chemin et convenu de dîner ensemble le soir même à Escalante pour partager nos expériences, Laurent et moi avions accéléré le pas de manière à ne pas nous gêner tous les cinq à photographier dans le court et étroit slot canyon et nous ne les avions plus croisés qu’une seule fois, alors qu’ils entraient dans Zebra slot tandis que nous en ressortions pour nous rendre à Tunnel slot.

Le soir, alors que nous nous préparions pour le dîner, nous avons été surpris d’être appelés au Rainbow Country Bed & Breakfast par le guide qui demandait si l’un des deux photographes n’était pas avec nous car il l’avait perdu entre Zebra slot et Tunnel slot : la descente dans ce dernier canyon étant trop raide pour lui, un des deux photographes avait cherché un accès plus facile un peu plus loin mais n’avait plus reparu, le guide et l’autre photographe l’avaient cherché pendant des heures mais ne l’avaient pas trouvé et ils espéraient que l’égaré nous avait rejoints.

Au lieu d’aller nous rassasier au restaurant comme prévu, Laurent et moi nous étions retrouvés à patrouiller en SUV jusqu’à plus de minuit sur toutes les pistes environnant la zone des slots canyons, tandis que le guide et l’autre photographe étaient repartis chercher à pied leur compagnon pendant une partie de la nuit avec de puissantes lampes torche empruntées à Escalante. Le photographe égaré n’ayant pas été retrouvé le lendemain matin, l’équipe de « search & rescue » d’Escalante avait pris le relais, et comme cela n’avait rien donné, le surlendemain c’étaient des chiens spécialement dressés pour la recherche qui avaient été dépêchés sur place puis un hélicoptère avec caméra thermique avait patrouillé tout le secteur sans succès. Ce n’est que le jour suivant, soit après trois jours et trois nuits seul dans le wilderness, que le photographe avait été retrouvé errant sur une piste secondaire, épuisé mais finalement en bonne santé car il avait trouvé de l’eau au creux de rochers et dans un wash, il n’avait pas eu froid grâce à son suréquipement vestimentaire et il avait pu grignoter les barres de céréales qu’il portait dans son sac. Il a expliqué que lorsqu’il s’était perdu, il était immédiatement remonté sur une hauteur pour essayer de retrouver à distance ses compagnons (un réflexe courant selon les rangers), pendant que ceux-ci le cherchaient logiquement au fond des canyons qu’ils étaient venus visiter. Les appels vocaux n’avaient servi à rien car la voix ne porte pas sur ces terrains accidentés (un sifflet aurait peut-être été plus efficace). Ensuite, son très mauvais sens de l’orientation et la panique l’avaient fait tourner en rond, lorsqu’il ne restait pas à l’ombre à attendre les secours, ce qui l’avait le plus angoissé étant le cri des coyotes qui rodaient autour de lui durant la nuit. Après seulement deux jours de repos, il était reparti avec son ami continuer leur trip photographique dans le Southwest.

Je me garderais bien de me gausser de sa mésaventure qui peut arriver à tout le monde, la preuve étant que l’année suivante j’ai perdu ma fille (16 ans) dans le secteur de Waterhole Canyon : au retour de la visite de la partie aval du slot canyon (aujourd’hui interdite) elle était passée devant moi tandis que je photographiais, elle avait foncé dans le canyon et loupé l’endroit de la remontée mais en avait trouvé une autre au bout du canyon et, pendant que je la cherchais désespérément à l’intérieur du canyon et sur le chemin de la voiture, elle errait en haut au bord du rim. Cela m’avait valu une heure et demie d’angoisse (ne s’était-elle pas fait mordre par un rattlesnake ?) tandis que de son côté elle avait fini par rencontrer un jeune Navajo qui l’avait obligeamment ramenée à la voiture sans toutefois lui adresser un seul mot.

Pour illustrer cette évocation de Zebra Slot, voici une photo que j’ai prise en y retournant en mai 2010, avec un petit élément supplémentaire qu’on ne doit pas y rencontrer souvent :



Revenons en mai 2009, au moment où j’arrive à Peek-A-Boo slot canyon et où je constate qu’à cause des pluies récentes il y a une profonde mare d’eau au pied de son entrée surélevée de quelques mètres. Ne renonçant pas pour si peu, je rentre dans l’eau froide et en longeant le bord de la falaise je progresse dans l’élément liquide jusqu’au ventre. Avec les chaussures pleines d’eau, la montée est glissante malgré les entailles dans la roche mais j’arrive sans encombre au sommet du premier obstacle. J’avais oublié qu’il y avait une grande cuvette juste derrière et celle-ci est totalement remplie d’eau (sans qu’il soit possible d’en déterminer la profondeur) et comme pour passer le second obstacle il n’y a pas d’entailles dans la roche, je sais que ce sera peine perdue avec mes chaussures trempées et très risqué pour mon équipement photographique qui n’est pas waterproof.



Je rebrousse donc chemin et je vais me replonger à nouveau avec délice dans la mare d’eau froide à l’entrée du slot, pour utiliser la solution de contournement qui consiste à monter une dune sur la gauche de l’entrée du canyon puis à suivre des cairns qui permettent de redescendre un peu plus loin dans le slot, car je voudrais au moins photographier sa double arche caractéristique. Hélas, arrivé sur place je constate que c’est la totalité du slot canyon qui s’avère remplie d’eau et après un essai de progression dans l’élément liquide et sur la roche glissante, où j’échappe de peu à la chute et à l’immersion de mon appareil photo, je suis dans l’obligation de renoncer.

Tant pis pour la boucle Peek-A-Boo / Spooky, je me rends donc par le wash à l’entrée de Spooky dont le fond sableux est sec et sans aucun obstacle liquide.





Le slot canyon se rétrécit de plus en plus en largeur (il faut passer de profil en portant son sac à dos devant soi)…





…mais il offre une belle lumière réfléchie….









…avant de devenir encore plus sombre et resserré.





Même s’il peut alors mériter son nom de Spooky (« qui donne la chair de poule »), je trouve que l’exploration de ce slot canyon reste fort ludique tout en offrant de belles opportunités photographiques, à condition de n’être ni claustrophobe ni de trop fort gabarit.

Après ce plaisant aller/retour dans Spooky sans rencontrer personne, qui contraste avec la galère de Peek-A-Boo, je remonte les narrows plus conventionnels de Dry Fork canyon jusqu’à sa sortie à partir de laquelle je rentre directement « cross country » jusqu’au parking où commencent à arriver d’autres véhicules. Il va bientôt y avoir du monde dans Spooky et il ne sera pas facile de s’y croiser !





Pour l’après-midi, j’ai prévu la visite d’un endroit peu connu, récemment décrit sur un site web allemand et qui porte le nom à consonance navajo de Aetschi Baetschi Valley. Mais auparavant je veux tester l’état de la piste pour Harris Wash car le lendemain j’envisage de démarrer de ce trailhead pour une grande boucle passant par les narrows de Red Breaks puis l’étonnant « Volcano ».

La piste comporte quelques courts passages encore boueux que mon Toyota 4Runner permet de négocier sans trop de problèmes en position 4x4, mais dans le dernier quart de la piste je rencontre une zone profondément boueuse de presque 100 mètres de long, avec de très profondes ornières remplies d’eau. Il est visible que c’est ici qu’un SUV 4x4 s’est récemment embourbé et les abords de la piste eux aussi labourés de profondes ornières faites par des pneus très larges montrent que la dépanneuse a eu bien du mal à désembourber le SUV. Comme il faudra plusieurs jours pour que l’eau se résorbe et que la boue sèche, je renonce à mon projet du lendemain.

J’emprunte la piste pour Aetschi Baetschi Valley qui comporte aussi de courts passages boueux restant tout juste négociables. De l’endroit où il faut se garer, j’observe la vallée avec ses badlands colorés, la haute tour qui monte la garde et les goblins que l’on devine plus qu’on ne les voit. Mais le temps se couvre de plus en plus et le ciel est devenu très menaçant. Comme j’estime la balade à environ trois heures, la pluie risque de tomber avant que je n’aie terminé et la piste déjà difficilement praticable à l’aller le serait encore bien davantage au retour. Comme je ne veux pas me retrouver dans la situation du SUV embourbé près d’Harris Wash, je trouve plus prudent de renoncer et je retourne sur la plus sécurisante Hole In The Rock Road.

Au cours de mon voyage de mai 2010, j’ai pu visiter tranquillement Aetschi Baetschi Valley dont voici une photo prise à cette occasion et montrant l’imposante tour d’environ trente mètres de haut.



J’apprendrai au cours de ce même voyage que le nom Aetschi Baetschi n’a rien de navajo mais est en réalité une expression germanique qu’a malicieusement détournée Helge, l’auteur du site web allemand qui a fait connaître ce lieu et ce surnom semble devenir le nom d’usage (un peu comme cela est déjà arrivé pour Edmaier’s Secret). L’expression Aetschi Baetschi est notamment utilisée en Allemagne quand quelqu'un fait miroiter quelque chose mais ne le donne pas en taquinant son interlocuteur voire en lui tirant la langue. Helge a fait un parallèle avec ce qui se passait à l’époque pour White & Red Canyon dont nous étions quelques-uns à montrer les photos sans en donner la localisation et cela lui a suggéré le nom ironique (mais sonnant très local) de Aetschi Baetschi quand il a découvert ce secteur encore non documenté.

C’est Helge lui-même qui me l’a expliqué de vive voix en mai 2010, quand nous nous sommes rencontrés par hasard (avec mon ami John) en plein milieu du wilderness à plus d’une heure et demie de toute route goudronnée, au trailhead pour se rendre à une petite ruine indienne restée encore confidentielle pour préserver son état de conservation exceptionnelle. Quelle ne fut pas notre étonnement réciproque de nous retrouver ici alors que nous nous attendions à n’y voir personne ! En m’approchant d’Helge et de son amie, après avoir observé leur look et ce qu’ils mangeaient, je les avais salué en ajoutant « Vous devez certainement être allemands » mais Helge m’avait surpris en me répondant du tac au tac « Oui et vous êtes Philippe Schuler ». Il se trouve que Helge suit de près mes publications de photos, mes interventions sur le web et dans les forums (y compris les premières parties de ce carnet de voyage), il m’a même écrit des e-mails comme d’autres Allemands pour découvrir à son tour les sites encore confidentiels que mes amis et moi montrons en photo, c’est pourquoi il m’avait reconnu. Nous avons immédiatement sympathisé et c’est ainsi que nous apprendrons que c’est le même Américain, qui est une des très rares personnes à avoir publié une photo de la ruine en question, qui nous en a indiqué la localisation après s’être assuré que nous étions des amoureux de l’Ouest et en nous faisant promettre de ne pas diffuser l’information. Mais ce qui est incroyable, c’est que Helge et son amie, ainsi que John et moi, nous sommes rendus le même jour et à la même heure sur ce site reculé si rarement visité !

Le temps très menaçant sur tout un pan du ciel qui m’a fait renoncer à la visite d’Aetschi Baetschi me laisse très peu d’autres possibilités de visite autour de la Hole In The Rock Road, sauf à prendre des risques inconsidérés. Aussi je me rabats sur une énième visite à Devil’s Garden, cette fois-ci dans une optique photographique en espérant une belle lumière et un ciel intéressant.

Dans un premier temps, je me balade et je photographie aux confins du site….









Puis je reviens vers les formations rocheuses qui ont fait le succès de Devil’s Garden, en essayant de trouver des angles photographiques moins classiques.











Les photos précédentes ne reflètent pas la météo sur place car je n’ai photographié que la partie du ciel qui est restée bleue tandis que l’autre partie se couvre de plus en plus et que je ne dispose que de courts moments pour composer et déclencher tant le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Le soleil finit par disparaître définitivement derrière les nuages mais je constate qu’il subsiste une petite bande de ciel clair juste au-dessus de l’horizon et si le soleil pouvait y apparaître au coucher du soleil, cela devrait donner un bel éclairage. Je vais donc attendre sur place et pour une fois je dîne à l’heure américaine (vers 19 heures) sur une des tables de l’agréable aire de pique-nique de Devil’s Garden.

La chance est avec moi car, comme je l’avais espéré, le soleil réapparaît dans la dernière demi-heure précédant son coucher, diffusant une superbe lumière dorée sur les formations rocheuses dont certaines font penser à des statues de l’île de Pâques, le tout mis en valeur par le contraste avec des nuages omniprésents. Je suis alors pris d’une crise de « photographite convulsive », courant d’un endroit à l’autre pour essayer de capter ces instants magiques mais fugaces où la nature se pare de si belles couleurs. Par moment, je dois me forcer à laisser de côté mon appareil photo, de manière à prendre le temps d’apprécier pleinement ce spectacle.

























Je termine cette séance photo par Metate Arch où se sont installées les deux seules autres personnes présentes sur le site, des photographes dotés de trépieds imposants sur lesquels sont fixés des boîtiers et objectifs professionnels. Contrairement à moi, qui aie couru à plusieurs endroits pour prendre des photos à main levée, ils ont préféré rester au même endroit et se concentrer sur un seul sujet pour réussir au mieux « The » photo. Mon absence de trépied me permet de me glisser entre eux sans les gêner pour également profiter du meilleur angle, dans une ambiance de satisfaction partagée pour ces couleurs chaudes dont nous bénéficions.





Quand le soleil a disparu, nous nous mettons à discuter et ils se présentent comme des Hollandais particulièrement fans du Southwest. Au bout de quelques instants, l’un d’entre eux me demande si je ne suis pas Philippe Schuler et sort de son sac à dos deux volumes de Photographing the Southwest annotés et hérissés de post-it ainsi qu’une pochette où se trouvent des impressions de mes photos de 2007 de « Red Canyon » sur la réserve navajo, secteur qu’ils vont essayer de découvrir et d’explorer durant la suite de leur voyage (je leur souhaite de ne pas rencontrer comme moi le Navajo hostile, voir la partie 3 de ce carnet de voyage). C’est en surfant sur le web, en particulier sur phschuler.com et ouestusa.fr, à la recherche de nouveaux endroits photogéniques, qu’ils ont fait ma connaissance « virtuelle ». Bien que je ne puisse leur en dire davantage sur « Red Canyon », ce qu’ils comprennent bien, nous échangerons longtemps sur nos passions respectives, ne nous interrompant que pour prendre quelques derniers clichés au crépuscule et même de nuit.







Comme il se fait tard et qu’il commence à faire froid, les deux photographes hollandais retournent à leur motel à Escalante (le Circle D Motel, un bon rapport qualité/prix depuis qu’il a été refait dans un style Santa Fe), tandis que je me trouve une place de camping sauvage dans une zone autoris��e en retrait de la Hole In The Rock road près de la Highway 12, le camping sauvage étant interdit à Devil’s Garden.

JOUR 21 : Grand Staircase Escalante National Monument

Ce matin, je me lève très tôt car j’ai envie de compléter le beau coucher de soleil de la veille sur Devil’s Garden par un lever de soleil sur ce même site.

Les premiers rayons du soleil semblent transformer en flammes certains rochers.





La belle lumière du lever du soleil est cependant beaucoup plus fugitive que celle de son coucher et la durée disponible pour capturer cet éclairage photogénique est très courte.









Je quitte Devil’s Garden non sans avoir salué le curieux personnage ci-dessus et avoir petit-déjeuné sur place.

En remontant la Hole In The Rock Road, je fais un détour pour me rendre au pied de Cedar Wash Arch que je me suis jusqu’à présent contenté d’observer de l’overlook comme la plupart de ses visiteurs.

La descente dans le wash se termine par la désescalade d’un tronc opportunément installé pour franchir un petit ressaut rocheux. Des petits lapins à cul blanc et des jackrabbits à longues oreilles m’accompagnent dans ce wash peu fréquenté mais ils sont si rapides que je ne parviens pas à les photographier !

L’arche est plus impressionnante vue du dessous que de l’overlook et je ne regrette pas cette courte balade.





Sur le chemin de retour dans le wash, au lieu des sympathiques petits lapins je rencontre un beau rattlesnake qui, après s’être bruyamment annoncé par son bruit de crécelle caractéristique, s’enroule sur lui-même et me tire désobligeamment la langue.



Je ne m’approche pas de trop près pour le photographier car je sais qu’il peut se détendre à la vitesse de l’éclair des 2/3 de sa longueur, pour mordre une proie ou un prédateur. Certes, quand ils mordent pour se défendre, les rattlesnakes peuvent ne pas injecter de venin (dans environ 1/4 des cas) mais les jeunes et fougueux rattlesnakes comme celui-ci injectent systématiquement le leur, seuls les rattlesnakes expérimentés étant capables de l’économiser en commençant par une morsure de semonce car ils ont besoin de ce venin (lent à se régénérer) pour que les proies dont ils se nourrissent ne leur échappent pas.

J’ai rencontré des rattlesnakes dans plus de la moitié de mes voyages (mais il est vrai que je randonne souvent dans des endroits où ils seraient censés ne pas être dérangés) et ils m’ont toujours prévenu à l’avance et bruyamment de leur présence, sauf une fois lors d’une randonnée dans le secteur des Kolob canyons à Zion : alors que je marchais d’un bon pas sans discontinuer depuis au moins vingt minutes en regardant le paysage et rarement mes pieds, je m’aperçois soudain que mon père ne me suit pas aussi vite et perd de la distance, aussi je décide de l’attendre en prenant une photo. C’est seulement en sortant l’appareil de son étui que je me rends compte qu’un énorme rattlesnake traverse lentement le sentier et qu’au prochain pas j’aurais inévitablement marché dessus. Lui non plus ne m’a pas senti arriver car il ne s’est mis à agiter bruyamment sa queue que lorsque je me suis arrêté. Pourquoi n’avais-je pas fait un pas de plus et m’étais-je arrêté juste à temps sans en avoir conscience ? Peut être uniquement parce que c’était mon jour de chance…

Il ne faut pas confondre les rattlesnakes avec les bull snakes (appelés aussi gopher snakes) comme celui de la photo suivante, rencontré plus tard sur un parking. Quand ils se sentent en danger, ils font tout pour ressembler à un rattlesnake (même attitude, imitation avec leur bouche du bruit de crécelle…), mais eux ne sont pas venimeux. Même s’il me tirait aussi la langue, ce bull snake restait tout de même un peu plus souriant que le rattlesnake rencontré précédemment.



Quant à celui qui suit, il était carrément amical et voulait absolument faire un bout de chemin avec moi, jusqu’à en être trop insistant puisqu’il s’invitait de force et montait sans autorisation dans mon véhicule ! Il a fallu que j’insiste pour qu’il accepte de me laisser continuer seul mon voyage…



Ne pouvant pas faire le grand loop incluant la visite de The Volcano tel que je l’avais prévu, en raison de l’état de la piste d’Harris Wash, je me rends au Volcano en faisant une randonnée plus courte accessible à partir de la Old Sheffield Road qui reste praticable.

Cette randonnée se situe dans un cadre sauvage où le parcours direct au travers de grandes étendues de slickrock s’apparente souvent à des montagnes russes, avec quelques beaux reflets dans des flaques d’eau.





Après moins de deux heures, je tombe soudain sur The Volcano sans que rien n’ait laissé présager sa présence, le GPS s’avérant bien utile pour y parvenir directement. Cette curiosité récemment découverte fait effectivement penser à un volcan, avec son grand trou en forme de cratère partiellement rempli de sable orange vif entourant un gros rocher isolé, mais ce n’est absolument pas un volcan du point de vue géologique. Peu importe, car ce faux Volcano est vraiment spectaculaire et même assez étrange dans cet environnement de slickrock qui s’étend à perte de vue.

Je découvre The Volcano d’abord en le surplombant puis en prenant tout mon temps pour en faire le tour presque complet et l’admirer ainsi sous plusieurs angles. Le sable au fond du « cratère » est particulièrement coloré car il est encore très humide compte tenu des récentes pluies.

















A l’extrême gauche de l’avant-dernière photo, on peut voir l’avancée de slickrock un peu moins pentu qui descend vers le sable et permet d’accéder à l’intérieur du cratère. Mais sans les entailles qui ont été récemment creusées dans la roche, toute remontée serait impossible car sur ce slickrock lisse il n’y a aucune prise qui pourrait aider à sortir un visiteur solitaire piégé au fond du cratère. Espérons pour les futurs visiteurs que ces entailles ne s’éroderont pas trop vite et ne deviendront pas glissantes avec le temps.



Les parois à l’intérieur du cratère sont ornées de beaux motifs naturels qui ressortent grâce à la lumière réfléchie par le sable coloré. Roche et sable forment une intéressante complémentarité qui me rappelle certains endroits de la Tadrart dans le Sahara, région que j’affectionne également beaucoup.













Il n’y a pas une seule trace de pas à l’intérieur de ce cratère encore peu visité et je ne pense pas y trouver des traces d’autres mammifères mais je me trompe car j’y rencontre bientôt un chipmunk qui se balade au milieu de moqui marbles. N’est-il pas tombé involontairement dans le cratère et peut-il vraiment en sortir ? De quoi se nourrit-il ? Je me le demande encore…



Les moqui marbles sont de petites boules de pierre que l’on trouve essentiellement dans le Grand Staircase Escalante National Monument… mais le robot explorateur Opportunity en a aussi découvert sur la planète Mars ! D’une taille comprise entre une bille et une balle de base-ball, ces sphères presque parfaites (mais quelquefois elliptiques ou agglomérées à 2 ou 3) sont le résultat d’une synthèse minéralogique très particulière où un cœur de grès compacté s’est progressivement entouré d’une carapace plus ou moins épaisse d’hématite (composée essentiellement de fer), le phénomène se produisant à l’intérieur de certaines couches de slickrock (et non pas à l’air libre). L’érosion a fait peu à peu disparaître le slickrock environnant, ce qui a dégagé ces billes plus résistantes que le grès dans laquelle elles étaient enchâssées, puis une fois « libérées » elles ont souvent roulé pour se regrouper en fonction de la configuration du terrain. Les Indiens vivant dans le secteur (appelés Moquis par les colonisateurs espagnols) utilisaient ces pierres auxquelles ils prêtaient des vertus chamaniques, d’où le nom de moqui marbles. Une légende hopi raconte que les esprits des ancêtres jouent avec ces billes lorsqu'ils reviennent le soir sur terre et lorsqu’au matin ils doivent retourner dans leur royaume, ils laissent derrière eux ces étranges pierres pour laisser une trace de leur passage.

Malheureusement, leurs prétendues vertus médicinales, magnétiques, ésotériques, mystiques (« les moqui marbles sont très efficaces pour le réalignement des corps énergétiques » peut-on lire sur le web) ont conduit à leur ramassage dans un but mercantile, toutefois freiné depuis qu’il a été strictement interdit à partir de 1996 de les ramasser (même une ou deux à titre de souvenir personnel) sur la totalité du territoire couvert par le Grand Staircase Escalante National Monument. Malgré cette interdiction, quand je suis revenu récemment sur deux « gisements » de moqui marbles où je m’étais rendu en 2002, j’ai constaté que leur nombre avait diminué sensiblement….

Sur les photos suivantes, les moqui marbles tombées sur le sable proviennent de la paroi du Volcano et on peut en voir d’autres encore enchâssées qui apparaissent progressivement :





Je reste un bon moment à « The Volcano », un site que j’apprécie particulièrement pour son originalité, son esthétique et le sentiment de solitude qu’on peut y ressentir.

Comme j’ai pris mes repères à l’aller, au retour je peux me passer de mon GPS et choisir un autre chemin un peu plus long mais avec moins de dénivelés successifs, ce qui me permet de mettre un peu moins de temps pour revenir à mon véhicule. Par hasard, je tombe sur une petite concentration de moqui marbles parmi lesquelles un beau cactus a élu domicile.



Quand je reviens sur la Highway 12 et que je me balade aux alentours, je constate qu’un gros orage progresse dans ma direction.







Comme il n’est pas question d’emprunter des pistes qui pourraient devenir piégeuses avec la pluie, j’envisage la classique balade de Lower Calf Creek que je n’ai pas refaite depuis près de 10 ans. A l’entrée de cette « recreational area », je vais d’abord saluer et remercier les « hosts » qui ont généreusement fourni Harriet en œufs biologiques dont je me suis plusieurs fois régalé sous forme de scrambled eggs au petit déjeuner. Mais la randonnée de Lower Calf Creek prend près de 3 heures (avec le détour par les petroglyphs) au fond d’un canyon, ce qui n’est pas idéal car l’orage semble toujours se rapprocher. Je change donc d’avis pour me rendre à Upper Calf Creek, une balade plus courte et moins encaissée mais plus pentue.

De la superbe route de crête qui est un des musts de la Highway 12, je jette un coup d’œil au canyon menant à Lower Calf Creek et que j’ai failli arpenter.



Après avoir descendu la pente de slickrock qui mène à Upper Calf Creek, je commence par me rendre au-dessus de la chute. Lors d’une précédente visite, j’y avais vu des jeunes locaux se baigner dans les trous d’eau en amont…







… en prenant soin de rester tout de même loin de la chute fatale !





D’autres cairns mènent au pied de la chute qui est dans l’ombre à cette heure-ci, mais l’absence de lumière trop directe permet de faire ressortir les verdoyants jardins suspendus et les coulures rougeoyantes sur la roche.













Je remonte jusqu’au parking dans la douce lumière de fin de journée qui éclaire les centaines de petits blocs arrondis échoués sur le slickrock.





Un dernier coup d’œil de la Highway 12…



… et je rejoins Boulder puis le Burr Trail où, avant de descendre vers Long Canyon, je trouve un endroit propice pour une nuit de camping sauvage.

JOUR 22 : de Long Canyon à Capitol Reef

Après le lever de soleil sur les falaises bordant le Burr Trail et un petit déjeuner pris tranquillement car aujourd’hui je ne prévois pas un programme chargé….



… j’entre dans Long Canyon où j’ai envie de consacrer un peu de temps à la photographie, alors que d’habitude je le parcours plutôt rapidement.





L’objectif, en ce début de matinée, est de profiter de la belle lumière réfléchie projetée par la face éclairée du cayon sur la face opposée, en n’hésitant pas à m’éloigner du véhicule pour chercher des compositions.

















De manière étonnante, les seules personnes que je rencontre sont un couple d’Amish en costume traditionnel qui viennent de Pennsylvanie (pas en carriole mais en voiture, ce ne sont donc pas des « purs et durs »). Ils sont très réservés et n’acceptent pas que je les prenne en photo, ce que je regrette car devant un tel décor et avec leur look hors du temps, il y avait matière à faire des clichés intéressants.

Juste à la sortie de Long Canyon se trouvent de spectaculaires badlands colorés qui rappellent ceux d’Old Paria movie set (entre Page et Kanab).









Je fais demi-tour à ce niveau car la visite de sites accessibles plus loin sur le Burr Trail est planifiée pour un autre jour et j’ai toujours plaisir à faire un aller / retour dans Long Canyon.

La météo est beaucoup plus favorable que les jours précédents et, si des nuages ne sont pas à exclure dans l’après-midi, la pluie n’est plus à craindre. C’est l’occasion de se rendre à Capitol Reef pour faire une randonnée que j’ai inscrite dans ma « wish list » depuis un certain temps mais qui nécessite une absence totale de pluie ou d’orage car elle se déroule au fond du canyon de Sulphur Creek où l’eau coule en permanence et il ne ferait pas bon s’y trouver lors d’un flash flood.

La randonnée « one way » dans le canyon de Sulphur Creek débute au trailhead de Chimney Rock et finit au Visitor Center dans l’oasis de Fruita. Quand on n’a qu’un seul véhicule et qu’on ne veut pas marcher pendant presque 5 km sur la Highway 24 pour atteindre le trailhead, la solution est de faire de l’auto-stop à partir du Visitor Center. L’auto-stop ne fonctionne pas bien aux USA, la plupart des Américains ne se sont jamais arrêtés spontanément pour prendre un auto-stoppeur levant le pouce (mais ils s’arrêteront généralement pour porter secours à quelqu’un qui serait en panne), beaucoup ont peur de l’agression et il est même de larges zones où l’auto-stop est interdit (notamment autour des centre pénitentiaires). C’est pourquoi je pratique ce que je nomme « l’auto-stop actif » quand j’ai besoin d’un « lift » pour me rendre à un début de randonnée « one way » (par opposition à un « loop » qui revient au point de départ). Cela consiste à me poster à un endroit où les automobilistes se sont arrêtés d’eux-mêmes (panneau stop, parking en bord de route, station service…) et vont forcément dans la direction qui m’intéresse, puis à me présenter à la fenêtre d’un véhicule avec mon plus grand sourire et une carte topographique à la main, en choisissant exclusivement les véhicules où j’ai une chance d’être pris (place suffisante disponible, pas de femme seule ou de jeunes enfants…). Si le conducteur pensait juste répondre à une demande de renseignement (suggérée par la carte que j’ai à la main), il est très rare qu’ensuite il refuse de me prendre dans son véhicule quand je lui explique précisément mon besoin avec mon accent typiquement français, même s’il ne l’aurait jamais fait spontanément. Je n’utilise cette technique qu’en plein jour et uniquement pour me rendre au départ de la randonnée (et non pour revenir à mon véhicule car s’il était trop tard dans la journée ou que je ne trouvais personne, ce serait la galère).

Cette fois-ci, je me poste au panneau stop à la jonction de la Highway 24 et de le scenic drive près du Visitor Center et je m’adresse au conducteur du premier véhicule répondant aux critères adéquats, un monospace de sept places avec quatre passagers entre deux âges, qui clignote dans la bonne direction. Lorsque j’ai exprimé ma demande, je lis la surprise sur les visages du conducteur et des passagers, avec un visible manque d’enthousiasme à prendre un inconnu avec eux, mais je les assure ne pas être un « serial killer », ce qui les fait sourire et après un rapide conciliabule entre eux je suis accepté. Ce sont des membres d’un groupe religieux baptiste qui se rendent à une cérémonie et en profitent pour faire du tourisme en chemin. Ils s’avèrent charmants et nous discutons tant et si bien qu’ils resteront encore un bon quart d’heure avec moi à destination et que l’on se quitte avec de grands signes comme si nous avions passé la journée ensemble. Je fais toujours la conversation à ceux qui me prennent en stop, avec deux thèmes possibles : quand il s’agit de locaux je dois généralement répondre à des questions sur la France, les Français (et ce qu’ils pensent des Américains), quand il s’agit de touristes je leur indique des visites « hors des sentiers battus » dans le secteur qu’ils sillonnent, ce qui crée une relation « gagnant / gagnant ».

Après une partie assez courte dans un wash à sec, la randonnée de Sulphur Creek entre dans le vif du sujet avec l’apparition d’un ruisseau et de hautes falaises assez colorées qui se resserrent progressivement.





A partir de là, j’alterne la marche au bord de l’eau ou dans le ruisseau lui-même (avec généralement de l’eau jusqu’à la cheville, sans passages obligatoires dépassant le genou). Même si les falaises ne sont pas les plus spectaculaires de la région, la balade est très agréable et rafraîchissante, d’autant plus qu’aujourd’hui il fait plus chaud.

L’intérêt augmente avec la rencontre de jolies petites cascades qu’il faut contourner en pratiquant un peu de désescalade facile. Je n’ai pas spécialement envie de me baigner aujourd’hui mais il n’en serait pas de même si c’était la canicule du plein été durant laquelle cette balade sera certainement prisée par les familles avec enfants qui apprécieront de s’amuser dans l’eau (à condition que l’orage ne menace pas, à cause des flash floods).







La balade se poursuit avec la présence d’un peu de verdure…





… avant d’atteindre un corridor où l’eau s’accélère jusqu’à une dernière cascade.







Au pied de la cascade, se reposent deux jeunes locaux qui sont venus directement du Visitor Center (relativement proche) pour se baigner et être tranquilles (je n’ai effectivement vu personne d’autre durant cette randonnée).

Je retrouve mon véhicule au Visitor Center et, après une pause ombragée à la très agréable aire de pique-nique de Fruita, je pars me garer au trailhead où on m’avait déposé ce matin, mais cette fois-ci je fais la randonnée en boucle de Chimney Rock.

Une montée assez courte suivie d’une marche relativement étale sur un plateau permettent de bénéficier d’une vue panoramique sur les falaises particulièrement colorées de Capitol Reef tout en s’immergeant vraiment dans le paysage, ce qui ne peut pas être le cas quand on regarde ce même paysage à partir des points de vue aménagés au bord de la Highway.











En fin d’après-midi, je me rends successivement à l’émouvante petite école des pionniers qui avaient fait prospérer les vergers de l’oasis, …



… puis aux panels de pétroglyphes gravés par les indiens Anasazi qui avaient précédé les pionniers il y a longtemps, …



… puis à Hickman Bridge via une agréable balade, …



… avant d’apprécier paisiblement la fin de la journée face à Pectol’s Pyramid sur le Rim Overlook Trail.









Ce soir, pour dîner, je fais une exception et je vais à Torrey au restaurant Capitol Reef Inn & Cafe que j’apprécie depuis longtemps pour ses salades aussi fraîches que bien garnies (parmi les meilleures que j’aie mangées). A noter que j’ai déjà testé cet établissement en tant que motel et, si le bâtiment ne paye pas de mine de l’extérieur, les petites chambres sont propres et claires pour un tarif peu élevé.

A défaut de l’agréable camping ombragé de Fruita dont la seule partie ouverte à cette date est complète, je trouve sans difficulté un endroit pour faire du camping sauvage immédiatement avant l’entrée ouest du parc de Capitol Reef, dans un secteur que j’avais repéré et qui est visiblement prisé pour cela.

Partie 1 : de Denver à Santa Fe

Partie 2 : de Santa Fe à Lost City

Partie 3 : de Lost City à Page

Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes

Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante

Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
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Sedona, Grand Canyon, Page et Moab et appareil photo
SVP monsieur le modérateur ne pas mettre mon post dans photos

Plus d'une semaine déjà de passée, cela va trop vite.

Ceux qui conseillent de passer à Sedona ont raison. Je reviendrai vous en parler, ce matin nous faisons Anteloppe, il fait moyennement beau et demain le clou du voyage CBN

Petit souci, j'ai oublié mon réflex au Grand Canyon, je vais donc acheter un compact ici, j'espère trouver mon bonheur soit un canon ou ????

Revil
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Flore de l'Ouest américain en mai
Pour voir les photos: carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_45....

On trouve dans l'Ouest américain, au mois de mai, une profusion de fleurs. En voici quelques-unes, prises en Californie, Nevada, Utah, Arizona, Colorado, Wyoming, classées par couleur, et leurs noms communs (anglais) et latins, pour les botanistes du forum. Si vous voyez une erreur, dites-le moi! (Page régulièrement mise à jour.)

Blue Flowers



Western Spiderwort (Tradescantia occidentalis)

Rimrock Milkvetch (Astragalus desperatus)

Wild Hyacinth (Brodiaea douglasii)

Douglas Iris (Iris douglasiana)

Blue Flax (Linum perenne)

Blue Lupin (Lupinus Angustifolius)

California Lilac (Ceanothus)

Woollen Breeches (Hydrophyllum capitatum)

Pasque Flower (Anemone patens)

Low Larkspur (Delphinium bicolor)

Iris missouriensis (Wild Iris)

Bluemist Penstemon (Penstemon virens)

Alpine Forget-Me-Not (Eritrichum aretioides)

Orange Flowers



Mendocino Coast Indian Paintbrush (Castilleja mendocinensis)

Sticky Monkeyflower (Mimulus aurantiacus)

California Poppy (Eschscholzia californica)

Butterfly Milkweed (Asclepias tuberosa)

Yellow Flowers



Buckhorn cholla (Cylindropuntia acanthocarpa )

Utah Agave (Agave utahensis)

Arrowleaf (Balsamorhiza sagittata)

Blanketflower (Gallardia pinnatifida)

California Flannel Bush (Fremontodendron californicum)

Cape Fig (Carpobrotus edulis)

Narrow Leaf Southern Monkey (Diplacus aurantiacus australis)

Yellow Mariposa Lily (Calochortus luteus)

Plains Pricklypear (Opuntia polyacantha)

Prince's Plume (Stanleya pinnata)

Lavandula Evening Primrose (Calylophus lavandulifolia)

Balsamroot (Balsamorhiza careyana)

Arrow-leaf Balsamroot (Balsamorhiza sagittata)

Nakedstem Sunray (Enceliopsis nudicaulis)

Heartleaf Arnica (Arnica cordifolia)

Brittle Bush (Encelia farinosa) butinées par un Buckeye (Precis coenia)

Yellow Glacier Lily (Erythronium grandiflorum), anthères rouges

Yellow Glacier Lily (Erythronium grandiflorum), anthères jaunes

Buttercup (Ranunculus...)

Yellowbell (Fritillaria pudica)

Golden Pea (Thermopsis divaricarpa)

Butterfly Milkweed (Asclepias tuberosa)

Pink Flowers



Sego Lily (Calochortus nuttallii)

Mountain Pride (Penstemon newberryi)

Redwood Sorrel (Oxalis oreganum)

Sclerocactus nyensis

Opuntias

Opuntia polyacantha

Opuntia vaseyi Wild-Buckwheat (Eriogonum arborescens)

Phlox hoodii

Showy rushpink (Lygodesmia grandiflora)

Showy milkweed (Asclepias speciosa)

Desert Peach (Prunus andersonii)

Sticky Purple Geranium (Geranium viscosissimum)

Shooting Star (Dodecatheon frigidum)

Colorado Loco ou Lambert Loco (Oxytropis lambertii)

Wild Rose (Rosa wodsii)

Wild Rhubarb (Rumex Hymenosepalus)

Red Flowers



Eucalyptus (Eucalyptus leucoxylon ssp. megalocarpa)

Cape fig (Carpobrotus edulis)

Snow Plant (Sarcodes Sanguinae)

Lemon Bottlebrush (Callistemon citrinus)

Claret Cup Cactus (Echinocereus triglochidiatus)

Indian Paintbrush (Castilleja)

Crimson Passion Flower (Passiflora vitifolia)

Penstemon (Penstemon eatonii)

Opuntia

Scarlet Gilia (Ipomopsis aggregata)

Ocotillos (Fouquieria splendens)

Narrowleaf Paintbrush (Castilleja linariifolia)

Scarlet Paintbrush (Castilleja miniata)

Red Columbine (Aquilegia elegantula)

White Flowers



White Cistus (Cistus lanadiferus)

California Buckeye (Aesculus californica)

Eucalyptus (Eucalyptus microtheca)

Sego Lily (Calochortus nuttallii)

Pacific Dogwood (Cornus nuttallii)

Pale Evening Primrose (Œnothera pallida)

Tufted Evening Primrose (Œnothera caespitosa)

Siskiyou Iris (Iris bracteata)

Agave

Spreading Fleabane (Asteraceae Erigeron divergens)

Pricklepoppies (Argemone pleiacantha)

Woolly Locoweed (Astragalus mollissimus)

Cliff Roses (Purshia stansburiana)

Wild-Buckwheat (Eriogonum pauciflorum)

Cliff Fendlerbush (Fendlera rupicola)

Vernal Daisy (Erigeron pumilus)

White Wild Onion (Allium textile)

Fleur du saguaro (Carnegiea gigantea)

Alpine Spring Beauty (Claytonia exigua) Mountain Marsh Marigold (Caltha leptosepala)

Mountain Death Camas (Zigadenus elegans)

White Loco (Oxytropis ericea)

Boulder Raspberry (Oreobatus deliciosus)

Miner's Candle (Oreocarya virgata)

Desert Evening Primrose (Oenothera deltoides)

Apache Plume (Fallugia paradoxa...), fleur

Apache Plume (Fallugia paradoxa...), graines

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Appareil photo dans l'Ouest américain: reflex, bridge ou compact?
Je vois sur ce forum et sur d'autres sites de superbes photos ! Nous partons la semaine prochaine : nous n'avons pas pas de reflex numérique, mais un bridge et un compact.. est-ce suffisant pour réussir des photos avec un bon rendu des couleurs... ou faut-il un reflex ?? Nous n'avons pas envie de dépenser 600 à 800 euros dans un appareil reflex si un bridge fait l'affaire.. Nos autres photos de vacances sont jolies au niveau de la couleur.. donc qu'en pensez vous ?

Lorsque vous prenez des photos dans l'ouest américain, réglez-vous la définition au plus élevé, standard ou éco.. Par défaut, nos appareils sont réglés en standard, ce qui fait des photos d'environ 1.5 mo.. j'ai peur qu'en réglant en définition haute, les photos soient trop lourdes..

merci de vos infos... nous ne sommes absolument pas des pros de la photo... nous n'utilisons d'ailleurs que la fonction automatique de nos appareils photos...
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Retour de l'Ouest américain, de Yellowstone à Las Vegas
Voilà maintenant quelques semaines que nous sommes rentrés des terres lointaines de l'Ouest américain.

Pour ma part, j'ai eu la chance de parcourir ces endroits pour la troisième fois. J'étais accompagnée cette fois de ma mère et de mon frère, qui eux, découvraient toutes ces merveilles pour la première fois.

Nous avons préparé ce voyage pendant plusieurs mois, pour finalement partir du 08 Juin au 01 Juillet 2017. J'en profite pour remercier tous les membres de ce forum qui partagent leurs expériences, cela m'a grandement aidé pour la préparation de mes trois voyages aux USA. Je vais donc à mon tour, partager les expériences positives, et négatives (!!!) de ce voyage, afin peut-être, qu'elles aident d'autres voyageurs !

Voici donc notre parcours en 23 jours :

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États-Unis: quel deuxième appareil me conseillez-vous?
Bonjour.

Je pars au mois de mai visiter l'ouest et ensuite New-york.  Je compte faire beaucoup de photos pour cela j'emporte mon Canon EOS  5 Mark II. Objectifs : 17/40 , 24/105 et 70/200. En complément j'hésite entre  le Canon powershot G1X et le powershot S100 quel serait votre choix ? Et combien de cartes mémoires me faut t'il. Merci de vos futurs conseils.
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On part en vadrouille dans l'ouest américain! Oui, encore...
En ces temps difficiles qui nous obligent à trouver des occupations, je vous soumets ici un carnet que j'avais rédigé il y a quelques années et que je n'ai jamais publié ici... Bonne lecture (pour ceux que ça intéresse...)...

24 juillet - Itinéraire d’une famille gâtée

Envie de t’évader ? Envie de rêver ? Envie de t’amuser ? Oui ? Alors tu as frappé à la bonne adresse... Plus précisément à l’adresse de celui qui a attrapé un virus… En l’occurrence, moi… Et ce virus, pas question de m’en débarrasser en me bourrant d’antibiotiques. Non seulement, les antibiotiques, ce n’est pas automatique, mais ce virus-là, j’en prends grand soin. Je l’entretiens, même… Ce virus, c’est l’étasunite ! Je l’ai contracté le jour où j’ai posé mes arpions chez l’oncle Sam pour la première fois, il y a une décennie de cela. Tout ça ne me rajeunit pas mais depuis ce fameux jour, lui et moi, nous ne nous sommes plus jamais quittés. Un proverbe dit à ce sujet que si tu vas aux Etats-Unis une fois, tu y reviendras un jour… Ben moi, depuis, j’y suis même retourné deux autres fois ! Et figure-toi que si tu lis ces quelques lignes, c’est que je m’apprête à y retourner pour une quatrième vadrouille !... Pour cette fois-ci, je vais accomplir un de mes rêves ! Me faire la route 66 sur mon Harley avec une belle brune accrochée à ma taille... Manque de bol, ma femme est blonde, je n'ai pas le permis moto et nous avons deux louloutes de quatre et sept ans… Va donc falloir que je revoie mes plans...

Bon, si tu es un lecteur assidu de nos précédentes vadrouilles, nous n’avons plus de secret pour toi, si bien que tu sais déjà que nous sommes quatre, juste un an de plus par rapport à la dernière fois… Il y a bien évidemment Sandrine, ma femme alias le portefeuille ; Sasha, notre petite globetrotteuse de quatre ans ; et Anna notre routarde de sept ans et plus toutes ses dents... Ah, et je m’oubliais ! Moi, Franck, la trentaine bien tassée, alias le conducteur, le tour opérateur, le narrateur, le cuisinier, le… Oui, je sais, moi aussi, j’aimerais bien déléguer… Ah, mais j’oublie encore quelqu’un !… Toi… Mais bon, sauf le respect que je te dois, tu ne seras une nouvelle fois que le spectateur du film que nous allons tourner et interpréter… D’ailleurs, quel en sera le titre ?... Et bien après réflexion, on a le choix entre « Voyage entre geysers et déserts », ou alors « Sous le soleil de Beverly Hills »… Pour ce coup-là, en espérant ne pas les vexer, on décide de poser un lapin à Brandon et Brenda… Car oui, c’est décidé, cette nouvelle édition sera composée d'indiens, de geysers, de trappeurs, de pionniers, de bisons, de chercheurs d'or, de hors-la-loi, de ranchs et de cowboys ! A nous les grands espaces… et les gros hamburgers !!! A nous l’ouest américain et ses films qui donnent tant envie : Délivrance, la colline a des yeux, Shining, The Descent, ...

Mais un voyage comme celui-là, ça se prépare un ‘tiot peu. Premièrement, il faut du blé, du flouze, du fric, du pognon, des pépettes, de la caillasse… Ben oui, ça coûte cher tout ça, donc à moins de faire comme le PSG et te faire subventionner par un investisseur qatari, il va falloir que tu en mettes de côté. Deuxièmement, il faut un minimum de travail de préparation. Et je commencerai mon histoire par un retour dans le passé, un bond dans le temps pour revenir pile poil au moment où Sandrine a enfin craqué sous mes coups de butoir et m’a donné son ô combien précieuse approbation… « Allez, ok, c’est bon, fais-toi plaisir ! » Sans avoir réellement conscience de la portée de ces quelques mots, elle venait de me signer un contrat de travail d’un an ! Car moi, ni une, ni deux, j'ai employé toute une équipe de lutins pour m'aider à préparer mon itinéraire. Lecture de carnets de voyage, questions sur des forums, épluchage de guides, visionnage de films, essorage d’internet, … Au final, je dois dire que je suis plus que satisfait de leur boulot ! Ce qui me permet non pas de faire un bilan puisqu'heureusement, le voyage n'est pas commencé, mais plutôt un petit compte-rendu chiffré de ce qui nous attend. Huit états à traverser ou à effleurer, plus de cinq mille kilomètres à parcourir, vingt jours pleins sur place, deux hôtels, quatorze campings différents, huit heures de décalage... Mes trois blondes vont-elles le supporter ? Optimiste que je suis, je mise sur un grand « Oui » ! D’ailleurs, pour les préparer, j’ai mis en place un programme intensif trois mois avant le départ : Marche autour de notre immense propriété, westerns tous les soirs, Coca et hamburgers à volonté à tous les repas !... Et oui, qui ménage sa monture voyage plus souvent !

Avant de tailler la route, je profite de cette intro pour publier une petite annonce à destination des cambrioleurs amateurs de textes de voyage : passez votre route, ma maison est équipée d’une alarme biométrique avec double varifocale et matrice de commutation. De plus, j’ai loué à un pote du neuf trois son gros pitbull pour l’occasion. Sans compter que pendant nos vacances, ma maison va être occupée par mes parents qui sont tous les deux experts en arts martiaux !... D’ailleurs, pourquoi je te raconte ces bobards alors que tu ne connais même pas mon adresse… C'est le 25, avenue des canaris à Triffouillis-sur-Retourne... Euh, merci de ne pas m’envoyer de carte postale à l'adresse ci-dessus... c'est une fausse !

Bon, chut, ça y est, c’est l’heure de l’évaluation… On va savoir si toute la famille est prête pour le grand départ : « Sandrine, donne-moi les huit états dans lesquels nous allons poser les pieds... - Colorado, Wyoming, Nebraska, Dakota du sud, Montana, Idaho, Utah et... euh... mince, oh, je l’ai sur le bout de la langue… Ah oui, l’Arizona !!!… - Mouais… C’était moins une… Encore un peu et tu n’partais pas avec nous ! Et toi, Anna, cite-moi les quatre présidents sculptés sur le Mont Rushmore ? - Abram Licol, Tomasse Washington, George Jeffessonne et Theodore Rousevelle... - Ok, on va dire que c’est bon… Et toi, Sasha, dans quel pays allons-nous cet été ? - Les Jétajuniiiiis de l’Amérique de Mickey ! » Ok, c’est bon, elles sont fin prêtes ! Attention, départ imminent !
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Retour sur notre voyage en famille de Denver à Yellowstone
Bonjour,

Je me lance dans un CR de notre boucle, somme toute assez classique, Denver-Yellowstone-Denver cet été du 24 juillet au 17 août. Vu la multitude de CR déjà existant ou en cours d’écriture, et n’ayant ni la qualité d'écriture ni celle des photos de beaucoup d’entre vous, je me contenterai, enfin surtout j'essaierai, d'être pragmatique pour vous faire partager notre ressenti notamment sur certains parcs ou lieu un peu moins visités.

Je tiens tout d'abord à remercier tous ceux qui, par leurs CR, blogs, sites, commentaires ou autres, nous ont permis de bâtir au mieux ce programme, qui, avec le recul, aurait encore pu être optimisé : une déception pour plusieurs belles découvertes, mais parfois survolées faute de temps. De quoi revenir dans le secteur !

Nous voyageons avec nos 4 ados (ou presque) de 18, 16, 14 et quasiment 12 ans. Ce qui nécessite, afin que le voyage soit agréable pour tous, non seulement certains compromis de part et d’autre (raccourcir une visite pour profiter plus longuement d’une baignade, se lever aux aurores...) mais aussi de bien prendre en compte certains aspects logistiques qui pourraient vite devenir chronophages sans un minimum d’organisation (lessives, courses, rangement des bagages…). Parce que mine de rien, je crois qu’on a du « visiter » tous les Walmart implantés sur notre parcours !!! La faute à une absence de frigo dans certains logements et surtout à une place très très limitée dans la voiture ne permettant pas d’avoir une glacière digne de ce nom. Je reviendrai par ailleurs sur l’épisode voiture.

Pour les logements, nous avons cette année alterné cabines basiques dans des KOA et Yellowstone (quand plus d’1 nuit au même endroit) et hôtels. Toujours avec piscine (sauf Yellowstone bien sûr), ce qui permet aux enfants de se défouler (parce qu’ils ont toujours de la réserve même après des journées bien chargées!) et nous, il faut bien l’avouer, de nous détendre. Pas de souci de Wifi, nous avons tous un forfait avec 25 GO d'internet (un grand merci à Gilles pour le super plan à 0,99 €). Cela a très bien fonctionné, même les SMS et appels de portable à portable (aucun coût supplémentaire).

J’en viens à notre circuit : comme je le disais, boucle classique Denver-Yellowstone-Denver. Pour ne pas trop survoler les parcs et ne pas passer notre temps à courir, nous avons privilégié de loger au plus près de ceux-ci en restant au moins 2 nuits au même endroit. Et je dois dire que c’est très appréciable de se poser, même si ce n’est que pour 2 nuits. Cela permet aussi de composer avec la météo, pas toujours au top lors de ce voyage. La contre-partie, la durée des vacances n’étant malheureusement pas extensible, est que certaines étapes ont parfois été longues : on le savait, mais le fait d’être dans un rythme cool, sans contrainte horaire (ne pas me demander de timing, je ne me soucie pas de l’heure en vacances sauf le matin pour lever toute la troupe si je ne veux pas que le départ soit à midi…), nous a parfois fait faire des journées à rallonge.

Ceci étant posé, j’attaque le voyage en lui-même dans le prochain post.
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