Bonjour à tous,
Avec beaucoup de retard, je me lance dans le carnet de voyage pour notre séjour dans l'est Canadien en aout 2014. Le Forum m'avait été d'une grande aide pour déterminer les différentes étapes, j'espère que je pourrai contribuer également pour les prochains voyageurs ;)
Nous avons voyagé à 4 avec 2 enfants de 7 et 9 ans, pendant 22 jours. Il s'agissait de leur 1er voyage. Ça restera un grand souvenir pour toute la famille.
circuit assez classique je crois:
arrivée à toronto
niagara
kingston/1000 iles
ottawa
parc de la mauricie
lac st jean/st félicien
ste rose du nord
tadoussac
charlevoix
québec
montréal
Pas très original, mais peu de regrets. :) sauf celui de ne pas avoir été en gaspésie, mais ca aurait été trop ambitieux :
En 22 jours, clairement, c'était difficile d'en ajouter sans avoir à courir. Ça fait 2300km de trajet: pas excessif si on ramène ça au nombre de km par jour, mais les enfants ont fini sur les genoux...
nous avons loué une voiture que nous avons gardé tout le séjour (trouvé via authentikcanada à un prix raisonnable), de taille type Megane: clairement, il ne fallait pas plus petit pour se trimbaler les valises pendant tout le séjour!
Nous avons loué la plupart de nos hôtels via booking, sauf 2 ou 3 gites trouvés sur ce forum même... ;)
allez hop, c'est parti pour le détail!
Bonjour à tous!
J'aimerai offrir un voyage à mon mari pour ses 40ans? un séjour au Canada, il a toujours voulu faire du motoneige dans un pays comme le canada (quebec).
J'envisage de partir en 2014 janvier février, selon les offres...
Pouvez vous me conseiller des tours operateurs ou organisateurs sur place... Je m'y prend à l'avance 😎
Merci bcp!😉
Cordialement.
Nath
Bonsoir,
Nous préparons un voyage multi activités ou motoneige au Canada
150 KM en motoneige se fait en combien de temps ? Est-ce très physique. J'ai 58 ans et ne suis pas très sportive, mon mari conduira et moi je serai à l'arrière. Je crains qu'à l'arrière le temps me semble long ?
Les équipements "grand froid" sont-ils très efficaces ?
Nous avons vu un circuit d'une semaine avec Look voyages, le circuit s'appelle "total confort" et c'est uniquement de la motoneige. Quelqu'un a t 'il déjà fait ce circuit, ou un autre avec Look voyages. Est-ce bien ?
Avez-vous des adresses d'Organismes pour ce genre de circuit. Je préfèrerais un circuit multi activités (chiens de traîneaux, motoneige, raquettes).
En mars, y a t'il encore de la bonne neige pour ce genre de circuit. ?
Merci à tous pour vos réponses.
Nous préparons un voyage multi activités ou motoneige au Canada
150 KM en motoneige se fait en combien de temps ? Est-ce très physique. J'ai 58 ans et ne suis pas très sportive, mon mari conduira et moi je serai à l'arrière. Je crains qu'à l'arrière le temps me semble long ?
Les équipements "grand froid" sont-ils très efficaces ?
Nous avons vu un circuit d'une semaine avec Look voyages, le circuit s'appelle "total confort" et c'est uniquement de la motoneige. Quelqu'un a t 'il déjà fait ce circuit, ou un autre avec Look voyages. Est-ce bien ?
Avez-vous des adresses d'Organismes pour ce genre de circuit. Je préfèrerais un circuit multi activités (chiens de traîneaux, motoneige, raquettes).
En mars, y a t'il encore de la bonne neige pour ce genre de circuit. ?
Merci à tous pour vos réponses.
Bonjour les globetrotteurs,
Je prépare un trip de trois semaine au Canda pour juillet 2015. Nous partirons en famille : couple et deux enfants (16 ans et 12 ans et ils sont de bons marcheurs).
Voici notre itinéraire :
- Jour 1 : Paris/Toronto -Jour 2 : Toronto/Chutes du Niagara /Toronto267 km 3h00 -Jour 3 : Toronto/ Ottawa 449 km 4h20 - Jour 4 : Ottawa/Montréal 200 Km 2h00 - Jour 5 : Montréal 200 km 2h00 -Jour 6 : Montréal -Jour 7 : Montréal/St Alexis des Monts 145 Km 1h45 - Jour 8 : St Alexis des Monts -Jour 9 : St Alexis des Monts/Val Jabert/Lac St Jean450 Km 4h30 - Jour 10 : Saguenay/Tadoussac 182 Km 2h31 -Jour 11 : Tadoussac - Jour 12 : Tadoussac/Matane/Parc national de la Gaspésie 386 km 7h41 - Jour 13 : Parc national de la Gaspésie - Jour 14 : / Parc national de la Gaspésie/Percé270 km 4h20 - Jour 15 : Percé/Baie des chaleurs 109 km 1h40 - Jour 16 : Baie des chaleurs/ Rimouski 330 km 5h00 -Jour 17 : Rimouski - Jour 18 : Rimouski/Quebec 311 km 3h35 -Jour 19 : Quebec - Jour 20 : Quebec/montreal 268km 2h45 - Jour 21 : Retour France
Qu'en pensez-vous ? Si vous avez des conseils, une modification ou autre....je prends 😉 Merci pour votre aide Isa
Je prépare un trip de trois semaine au Canda pour juillet 2015. Nous partirons en famille : couple et deux enfants (16 ans et 12 ans et ils sont de bons marcheurs).
Voici notre itinéraire :
- Jour 1 : Paris/Toronto -Jour 2 : Toronto/Chutes du Niagara /Toronto267 km 3h00 -Jour 3 : Toronto/ Ottawa 449 km 4h20 - Jour 4 : Ottawa/Montréal 200 Km 2h00 - Jour 5 : Montréal 200 km 2h00 -Jour 6 : Montréal -Jour 7 : Montréal/St Alexis des Monts 145 Km 1h45 - Jour 8 : St Alexis des Monts -Jour 9 : St Alexis des Monts/Val Jabert/Lac St Jean450 Km 4h30 - Jour 10 : Saguenay/Tadoussac 182 Km 2h31 -Jour 11 : Tadoussac - Jour 12 : Tadoussac/Matane/Parc national de la Gaspésie 386 km 7h41 - Jour 13 : Parc national de la Gaspésie - Jour 14 : / Parc national de la Gaspésie/Percé270 km 4h20 - Jour 15 : Percé/Baie des chaleurs 109 km 1h40 - Jour 16 : Baie des chaleurs/ Rimouski 330 km 5h00 -Jour 17 : Rimouski - Jour 18 : Rimouski/Quebec 311 km 3h35 -Jour 19 : Quebec - Jour 20 : Quebec/montreal 268km 2h45 - Jour 21 : Retour France
Qu'en pensez-vous ? Si vous avez des conseils, une modification ou autre....je prends 😉 Merci pour votre aide Isa
Bonsoir
ITINERAIRE
JOUR 1 : atterrissage Montréal 17:30
Nuit Montréal
JOUR 2 : 257KMS--2h38 Départ vers Gananoque, en route faire Upper Village Canada Nuit à Gananoque
JOUR 3 : Visite Kingston et croisière 1h Mille Iles Nuit à Gananoque
JOUR 4 : 289KMS--2h47 Départ vers 10h vers Toronto Nuit à Toronto
JOUR 5 : Journée visite Toronto Nuit à Toronto
JOUR 6 : 128KMS--1h21 Départ vers 10h vers Niagara, en route faire musée à Hamilton, soir chutes illuminées Nuit à Niagara
JOUR 7 : Visite des chutes de Niagara Nuit à Niagara
JOUR 8 : 577KMS--5h22 Départ vers 10h vers Ottawa, arrivée en journée Nuit à Ottawa
JOUR 9 : Journée visite Ottawa Nuit à Ottawa
JOUR 10 : Journée visite Ottawa Nuit à Ottawa
JOUR 11 : 153KMS--1h46 Départ 10h vers Mont Tremblant Nuit à Parc de Mont Tremblant
JOUR 12 : Nuit à Parc de Mont Tremblant
JOUR 13 : 179KMS--2h25 Départ 10h vers Saint Alexis des Monts Nuit à Parc de la Mauricie
JOUR 14 : Nuit à Parc de la Mauricie
JOUR 15 : 188KMS--2h Départ 10h vers Québec, arrêt à la cabane à sucre Nuit à Québec
JOUR 16 : Québec et chute Montmorency Nuit à Québec
JOUR 17 : Québec et Wendake Nuit à Québec
JOUR 18 : 253KMS--2h36 Départ 10h vers Montréal, aprem visite Montréal Nuit à Montréal
JOUR 19 : Journée visite Montréal Nuit à Montréal
JOUR 20 : Journée visite Montréal Nuit à Montréal
JOUR 21 : Journée visite Montréal Vol : 19 :50
VOILA, que peut on visiter sur ce parcours ?
merci d'avance
Les DKP 😉😉😉
JOUR 2 : 257KMS--2h38 Départ vers Gananoque, en route faire Upper Village Canada Nuit à Gananoque
JOUR 3 : Visite Kingston et croisière 1h Mille Iles Nuit à Gananoque
JOUR 4 : 289KMS--2h47 Départ vers 10h vers Toronto Nuit à Toronto
JOUR 5 : Journée visite Toronto Nuit à Toronto
JOUR 6 : 128KMS--1h21 Départ vers 10h vers Niagara, en route faire musée à Hamilton, soir chutes illuminées Nuit à Niagara
JOUR 7 : Visite des chutes de Niagara Nuit à Niagara
JOUR 8 : 577KMS--5h22 Départ vers 10h vers Ottawa, arrivée en journée Nuit à Ottawa
JOUR 9 : Journée visite Ottawa Nuit à Ottawa
JOUR 10 : Journée visite Ottawa Nuit à Ottawa
JOUR 11 : 153KMS--1h46 Départ 10h vers Mont Tremblant Nuit à Parc de Mont Tremblant
JOUR 12 : Nuit à Parc de Mont Tremblant
JOUR 13 : 179KMS--2h25 Départ 10h vers Saint Alexis des Monts Nuit à Parc de la Mauricie
JOUR 14 : Nuit à Parc de la Mauricie
JOUR 15 : 188KMS--2h Départ 10h vers Québec, arrêt à la cabane à sucre Nuit à Québec
JOUR 16 : Québec et chute Montmorency Nuit à Québec
JOUR 17 : Québec et Wendake Nuit à Québec
JOUR 18 : 253KMS--2h36 Départ 10h vers Montréal, aprem visite Montréal Nuit à Montréal
JOUR 19 : Journée visite Montréal Nuit à Montréal
JOUR 20 : Journée visite Montréal Nuit à Montréal
JOUR 21 : Journée visite Montréal Vol : 19 :50
VOILA, que peut on visiter sur ce parcours ?
merci d'avance
Les DKP 😉😉😉
Bonjour,
Après avoir épluché les guides, le forum, les blogs ... j'essaie de construire un itinéraire Montréal-Quebec-Saguenay-Mauricie -Ottawa-Toronto (les grandes lignes) La durée du séjour n'est pas encore totalement définie mais ça sera au moins 18j sur place
En gros, voici ce que j'aimerai faire : - Montreal - Quebec - Baie Sainte Catherine / Tadoussac - Les Escoumins - Lac Saint-Jean (Saint-Félicien, Val-Jalbert) - Parc de la Mauricie - Parc du Mont Tremblant (?) - Ottawa - Kingston et les Mille Iles - Toronto et les chutes de Niagara
Par contre, j'hésite sur ces parcs : Parc National des Grands Jardins, Parc National des Hautes Gorges, Parc National des Monts Valin, Parc de la Gatineau. Mais bien sûr je ne pourrais pas tout faire. Un retour d'expérience pour ces parcs ? En sachant que mon fils de 7 ans n'aime pas trop les randos, donc il faudrait des sentiers "faciles" (pour éviter tout ronchonnage pendant des heures 😛) ; nous souhaitons voir des animaux bien sûr (même si c'est aléatoire comme ça en pleine nature).
J'ai aussi une hésitation pour le trajet Les Escoumins-Lac Saint Jean ; je pensais passer par le côté Nord, pour éviter d'avoir à redescendre jusqu'à Saint Siméon, mais apparemment la route est plus jolie par le Sud (Petit-Saguenay, Anse Saint Jean) et la vue sur le Fjord est magnifique.
Pour la route du Lac Saint-Jean jusqu'au Parc de la Mauricie (Saint Mathieu du Parc), google maps indique environ 4h de route (sans arrêt). D'après vos expériences, quel est le temps réel ? En sachant que nous ferons probablement des stops en route.
Concernant les endroits où dormir : - Montreal - Quebec - ??? Baie Sainte Catherine ??? - Les Escoumins - Lac Saint Jean mais où ? Saint-Félicien ? Chambord ? - Parc de la Mauricie -> Saint Mathieu du Parc ou Saint Jean des Piles ? - Parc du Mont Tremblant - Ottawa - Toronto
Dernière question, peut-être un peu bête, mais quelqu'un s'est-il déjà baigné dans le Lac Saint-Jean en été ? J'ai lu que l'eau varie entre 10 et 20° 😮. Sinon existe-t-il un autre endroit pour la baignade ?
Merci pour votre aide
Après avoir épluché les guides, le forum, les blogs ... j'essaie de construire un itinéraire Montréal-Quebec-Saguenay-Mauricie -Ottawa-Toronto (les grandes lignes) La durée du séjour n'est pas encore totalement définie mais ça sera au moins 18j sur place
En gros, voici ce que j'aimerai faire : - Montreal - Quebec - Baie Sainte Catherine / Tadoussac - Les Escoumins - Lac Saint-Jean (Saint-Félicien, Val-Jalbert) - Parc de la Mauricie - Parc du Mont Tremblant (?) - Ottawa - Kingston et les Mille Iles - Toronto et les chutes de Niagara
Par contre, j'hésite sur ces parcs : Parc National des Grands Jardins, Parc National des Hautes Gorges, Parc National des Monts Valin, Parc de la Gatineau. Mais bien sûr je ne pourrais pas tout faire. Un retour d'expérience pour ces parcs ? En sachant que mon fils de 7 ans n'aime pas trop les randos, donc il faudrait des sentiers "faciles" (pour éviter tout ronchonnage pendant des heures 😛) ; nous souhaitons voir des animaux bien sûr (même si c'est aléatoire comme ça en pleine nature).
J'ai aussi une hésitation pour le trajet Les Escoumins-Lac Saint Jean ; je pensais passer par le côté Nord, pour éviter d'avoir à redescendre jusqu'à Saint Siméon, mais apparemment la route est plus jolie par le Sud (Petit-Saguenay, Anse Saint Jean) et la vue sur le Fjord est magnifique.
Pour la route du Lac Saint-Jean jusqu'au Parc de la Mauricie (Saint Mathieu du Parc), google maps indique environ 4h de route (sans arrêt). D'après vos expériences, quel est le temps réel ? En sachant que nous ferons probablement des stops en route.
Concernant les endroits où dormir : - Montreal - Quebec - ??? Baie Sainte Catherine ??? - Les Escoumins - Lac Saint Jean mais où ? Saint-Félicien ? Chambord ? - Parc de la Mauricie -> Saint Mathieu du Parc ou Saint Jean des Piles ? - Parc du Mont Tremblant - Ottawa - Toronto
Dernière question, peut-être un peu bête, mais quelqu'un s'est-il déjà baigné dans le Lac Saint-Jean en été ? J'ai lu que l'eau varie entre 10 et 20° 😮. Sinon existe-t-il un autre endroit pour la baignade ?
Merci pour votre aide
A mon tour de vous soumettre notre projet...Nous partons a 4 cet été, nous et nos 2 ados (13 et 17 ans). pour nous ce sera
* new york
* philadelphie 2 jours
* washington 3 jours
* williamsport 1 jour
* les chutes du niagara en passant
* toronto2 jours
* kingston1 jour
* montreal 3 jours
* boston2 jours
* new york 4 jours
Par contre williamsport 🤪 on a un peu un doute c'etait histoire de couper un peu la route...si vous avez mieux a proposer....on compte se ballader et en profiter un max... si vous avez des bonnes idees et des choses a ne pas rater...dites le nous...
Par contre williamsport 🤪 on a un peu un doute c'etait histoire de couper un peu la route...si vous avez mieux a proposer....on compte se ballader et en profiter un max... si vous avez des bonnes idees et des choses a ne pas rater...dites le nous...
Bonjour
Nous souhaiterions faire un circuit "Montréal, Québec et New York, Chutes du Niagara" en famille (4 adultes, dont 18 et 21 ans) en août 2016 pour une quinzaine de jours. SI vous avez des suggestions, remarques... nous vous serions très reconnaissants de partager vos expériences sur :logementlocation voitureaviondouanevisitesrestaurants....Nous aimons la nature, les villes, villages (pas trop les musées), marcher, découvrir d'autres cultures.... Merci à tous pour votre participation. Bien à vous.
Patricia
Nous souhaiterions faire un circuit "Montréal, Québec et New York, Chutes du Niagara" en famille (4 adultes, dont 18 et 21 ans) en août 2016 pour une quinzaine de jours. SI vous avez des suggestions, remarques... nous vous serions très reconnaissants de partager vos expériences sur :logementlocation voitureaviondouanevisitesrestaurants....Nous aimons la nature, les villes, villages (pas trop les musées), marcher, découvrir d'autres cultures.... Merci à tous pour votre participation. Bien à vous.
Patricia
Bonjour à tous,
pouvez vous me dire si cet itineraire est coherent, certaines etapes me paraissent un peu grosses ? y a-t-il des endroits ou on reste trop longtemps et d'autres pas assez ? bref, peut on optimiser cet itineraire ?
merci d'avance pour vos réponses.
J1-Ma 8 Juil : Arrivée Montréal à 17 h 30 J2-Merc 9 Juil : Ottawa J3-Je 10 Juil : Toronto J4-Ve 11 Juil : Toronto J5-Sa 12 Juil : Niagara Falls, Niagara Falls on the Lake J6-Di 13 Juil : Syracuse, Milles iles, Lawrence Nat. Park, nuit à Kingston J7-Lu 14 Juil : Montreal J8-Ma 15 Juil : Montreal J9-Merc 16 Juil : Roberval (Lac St Jean) J10-Je 17 Juil : Zoo St Félicien J11-Ve 18 Juil : Val Jalbert J12-Sa 19 Juil : Val Jaseux – Saguenay J13-Di 20 Juil : Les Escoumins (Natakam, reserve Essipit) J14-Lu 21 Juil : Quebec J15-Ma 22 Juil : Quebec J16-Merc 23 Juil : Le Bic (Rimouski) – passage riviere du loup ? J17-Je 24 Juil : Mont St Pierre, Ste Anne des monts, Parc de la Gaspésie J18- Ve 25 Juil : Parc Forillon, Gaspé J19-Sa 26 Juil : Iles Bonaventure, Percé J20-Di 27 Juil : Iles Bonaventure, Percé J21-Lu 28 Juil : Caraquet J22-Ma 29 Juil : Bouctouche J23-Merc 30 Juil : Cheticamp J24-Je 31 Juil : Cap Breton (Cabot Trail, White Point) J25- Ve 1 Août : Little Lorraine, Louisbourg (Forteresse), Nuit à St Peter’s J26- Sa 2 Août : Halifax J27- Di 3 Août: Hopewell Rocks J28-Lu 4 Août : Riviere du Loup J29-Ma 5 Août : ?? J30-Merc 6 Août : Retour vers Montréal – Départ 19 h 50
pouvez vous me dire si cet itineraire est coherent, certaines etapes me paraissent un peu grosses ? y a-t-il des endroits ou on reste trop longtemps et d'autres pas assez ? bref, peut on optimiser cet itineraire ?
merci d'avance pour vos réponses.
J1-Ma 8 Juil : Arrivée Montréal à 17 h 30 J2-Merc 9 Juil : Ottawa J3-Je 10 Juil : Toronto J4-Ve 11 Juil : Toronto J5-Sa 12 Juil : Niagara Falls, Niagara Falls on the Lake J6-Di 13 Juil : Syracuse, Milles iles, Lawrence Nat. Park, nuit à Kingston J7-Lu 14 Juil : Montreal J8-Ma 15 Juil : Montreal J9-Merc 16 Juil : Roberval (Lac St Jean) J10-Je 17 Juil : Zoo St Félicien J11-Ve 18 Juil : Val Jalbert J12-Sa 19 Juil : Val Jaseux – Saguenay J13-Di 20 Juil : Les Escoumins (Natakam, reserve Essipit) J14-Lu 21 Juil : Quebec J15-Ma 22 Juil : Quebec J16-Merc 23 Juil : Le Bic (Rimouski) – passage riviere du loup ? J17-Je 24 Juil : Mont St Pierre, Ste Anne des monts, Parc de la Gaspésie J18- Ve 25 Juil : Parc Forillon, Gaspé J19-Sa 26 Juil : Iles Bonaventure, Percé J20-Di 27 Juil : Iles Bonaventure, Percé J21-Lu 28 Juil : Caraquet J22-Ma 29 Juil : Bouctouche J23-Merc 30 Juil : Cheticamp J24-Je 31 Juil : Cap Breton (Cabot Trail, White Point) J25- Ve 1 Août : Little Lorraine, Louisbourg (Forteresse), Nuit à St Peter’s J26- Sa 2 Août : Halifax J27- Di 3 Août: Hopewell Rocks J28-Lu 4 Août : Riviere du Loup J29-Ma 5 Août : ?? J30-Merc 6 Août : Retour vers Montréal – Départ 19 h 50
Bonjour,
Nous souhaiterions (des amies et moi), faire un voyage au Canada l'année prochaine. Nous voudrions louer une voiture et parcourir l'Est. durée minimum 2 semaines - maximum 3 semaines. Nous avons un budget restreint (pas plus de 2000€) qui comprendrait le vol, l'hébergement et la voiture. J'ai déjà fait une demande de devis sur le site Evaneos, mais pour eux, c'est impossible, car ils privilégient surtout des hébergements un peu haut de gamme. Nous préférons de notre côté les auberges de jeunesses, les B&B ou bien même le camping et famille d'accueil. Connaissez-vous un site qui pourrait nous guider dans nos recherches et préparer notre voyage étape par étape. Bien évidement, je suis preneuse des expériences et conseils de chacun. Merci
Nous souhaiterions (des amies et moi), faire un voyage au Canada l'année prochaine. Nous voudrions louer une voiture et parcourir l'Est. durée minimum 2 semaines - maximum 3 semaines. Nous avons un budget restreint (pas plus de 2000€) qui comprendrait le vol, l'hébergement et la voiture. J'ai déjà fait une demande de devis sur le site Evaneos, mais pour eux, c'est impossible, car ils privilégient surtout des hébergements un peu haut de gamme. Nous préférons de notre côté les auberges de jeunesses, les B&B ou bien même le camping et famille d'accueil. Connaissez-vous un site qui pourrait nous guider dans nos recherches et préparer notre voyage étape par étape. Bien évidement, je suis preneuse des expériences et conseils de chacun. Merci
Bonjour !
Je me suis inscrit sur le forum le week end dernier, dans l'idée de trouver des bons plans pour les Etats Unis et le Canada. J'ai fait pas mal de recherches sur le forum, et je trouve la communauté plutôt cool et sympa, alors à mon tour de poser mes questions :)
Alors voilà, cet été nous avons prévu d'aller au Canada en juillet, nous avons déjà dans l'idée de rester sur Montréal pendant 10 jours, et d'aller tourner un peu autour dans certains parcs et aussi aller faire un tour à Québec (j'ai cru lire sur le forum que ce n'était qu'à ~200km de Mtl, bien vrai ?). Par la même, nous comptons nous rendre aux Chutes du Niaggara, et surement à Toronto en passage, puisque nous irions là bas par le bus, d'ailleurs merci à vous car j'ai pu chopper pas mal de sites pour les trajets en bus ;) Pendant que j'y suis, je suis aussi preneur d'infos là dessus, si vous conseillez ou non, ou bien si il est préférable de prendre le train ?
Donc, déjà si vous avez des bons plans sur le Canada, dans la région (plutôt vaste) de Mtl-Québec jusqu'à Niaggara Falls, je suis preneur ! Est-ce que Ottawa vaut le détour ? Aussi, nous avons fixé 10 jours sur Mtl pour tourner un peu autour, mais est-ce mieux de changer d'hébergement chaque nuit, par exemple pour aller à Québec et sa région ? D'ailleurs, il y a quoi à visiter/voir vers là bas ? En fait, je ne connais pas du tout le Canada, donc c'est l'occasion ou jamais. Le truc c'est qu'on a trouvé un appartement niquel à Mtl pour 250€ la semaine, grace à une collégue, et ne voulant pas trop nous embêter c'est pour ça qu'on s'est dit d'emblais qu'on resterait crécher là bas quelques temps... Mais si vous avez quelques sites pour chopper des hotels bon rapport qualité/prix sur les lieux d'excursions principaux, encore une fois je suis preneur !! (Ou même, et encore mieux, si d'expérience vous avez des adresses !)
En résumé donc, je suis désireux d'infos en pagaille sur le Canada, donc surtout n'hésitez pas !! :P
Sinon, j'aurais vraiment beaucoup aimé aller faire un petit tour à NY, puisque la ligne de bus semble être régulière et assez facile entre les deux points. Le seul hic c'est que le budget n'est pas infini, et que tout ce que je vois sur NY avoisinne les 1000$/semaine, donc là encore je fais appel à votre vécu et à vos bonnes astuces :) (J'ai bien trouvé une annonce par un collégue à 1000€/semaine, mais ça reste trop cher pour moi...) D'ailleurs, pendant que j'y suis, je me demandais si il y avait des choses à voir dans la région de NY...?
Merci d'avance !!
Je me suis inscrit sur le forum le week end dernier, dans l'idée de trouver des bons plans pour les Etats Unis et le Canada. J'ai fait pas mal de recherches sur le forum, et je trouve la communauté plutôt cool et sympa, alors à mon tour de poser mes questions :)
Alors voilà, cet été nous avons prévu d'aller au Canada en juillet, nous avons déjà dans l'idée de rester sur Montréal pendant 10 jours, et d'aller tourner un peu autour dans certains parcs et aussi aller faire un tour à Québec (j'ai cru lire sur le forum que ce n'était qu'à ~200km de Mtl, bien vrai ?). Par la même, nous comptons nous rendre aux Chutes du Niaggara, et surement à Toronto en passage, puisque nous irions là bas par le bus, d'ailleurs merci à vous car j'ai pu chopper pas mal de sites pour les trajets en bus ;) Pendant que j'y suis, je suis aussi preneur d'infos là dessus, si vous conseillez ou non, ou bien si il est préférable de prendre le train ?
Donc, déjà si vous avez des bons plans sur le Canada, dans la région (plutôt vaste) de Mtl-Québec jusqu'à Niaggara Falls, je suis preneur ! Est-ce que Ottawa vaut le détour ? Aussi, nous avons fixé 10 jours sur Mtl pour tourner un peu autour, mais est-ce mieux de changer d'hébergement chaque nuit, par exemple pour aller à Québec et sa région ? D'ailleurs, il y a quoi à visiter/voir vers là bas ? En fait, je ne connais pas du tout le Canada, donc c'est l'occasion ou jamais. Le truc c'est qu'on a trouvé un appartement niquel à Mtl pour 250€ la semaine, grace à une collégue, et ne voulant pas trop nous embêter c'est pour ça qu'on s'est dit d'emblais qu'on resterait crécher là bas quelques temps... Mais si vous avez quelques sites pour chopper des hotels bon rapport qualité/prix sur les lieux d'excursions principaux, encore une fois je suis preneur !! (Ou même, et encore mieux, si d'expérience vous avez des adresses !)
En résumé donc, je suis désireux d'infos en pagaille sur le Canada, donc surtout n'hésitez pas !! :P
Sinon, j'aurais vraiment beaucoup aimé aller faire un petit tour à NY, puisque la ligne de bus semble être régulière et assez facile entre les deux points. Le seul hic c'est que le budget n'est pas infini, et que tout ce que je vois sur NY avoisinne les 1000$/semaine, donc là encore je fais appel à votre vécu et à vos bonnes astuces :) (J'ai bien trouvé une annonce par un collégue à 1000€/semaine, mais ça reste trop cher pour moi...) D'ailleurs, pendant que j'y suis, je me demandais si il y avait des choses à voir dans la région de NY...?
Merci d'avance !!
Quelles villes au Canada vous aimez le plus et pourquoi ?🙂
Bonjour,
Nous partons tous le mois de septembre au Canada, la voiture est louée le retour prévu pour le 29 septembre;
Nous avons loué un B&B à Montréal pour les 3 premiers jours. A votre avis quels sont les incontournables en tenant compte que nous comptons le faire cool (nous avons 59 et 69 ans). Apparemment j'ai déjà éliminé les chutes du Niagara beaucoup trop touristique..
Sinon pour le logement j'ai l'intention de ne rien réserver ou alors d'une ville à l'autre (nous comptons un budget de 60 euros la nuit avec pt déjeuner) d'après vous est-ce faisable?
Merci pour vos réponses!!
Martine
Bonjour à tous
disposant malheureusement que de 11 jours pleins pour le canada ( arrivé montréal, départ montréal ) je dois choisir entre un circuit ontario ( avec chutes du niagara, kingstones, milles iles ...ect ) ou Quebec, charlevoix, tadoussac, micoutimi....ect )
Pour les personnes qui connaissent ces deux circuits, y en a t il un à privilégier plutôt que l'autre. ( le plus dépaysant, plus sympa.... )
Je vous remercie d'avance pour vos réponses et vos coups de coeur
JOUR 1. SAMEDI 31 AOUT 2002.
Nous arrivons à Orly Sud à 10 heures 30. Le vol CRL 900 pour Montréal Mirabel est annoncé à l’heure pour 13 heures 45. Nous nous rendons à l’enregistrement des bagages, en évitant la file d’attente, grâce aux guichets réservés classe “grand large”. Toutefois les passagers en partance pour Montréal sont facilement reconnaissables, ils n’ont pas de cartons emballés à la va-vite, ni d’excédents de bagages, comme aux files d’à côté : Fort de France à droite, Pointe à Pitre à gauche ! Cette fois ci, ce n’est pas pour nous. Enregistrement très rapide des deux valises à roulettes et du sac à dos. On nous remet nos cartes d’embarquement : Sièges 70 K et 70 H comme prévu, rendez vous pour 12 heures 15 à la porte F34. Après quelques prises de vue de la terrasse, nous prenons un petit déjeuner : chocolat liégeois pour l’un, thé pour l’autre. A 11 heures 30, l’ A330-200 immatriculé F-HCAT de la compagnie Corsair se présente sur le tarmac. Il s’agit de l’un des deux Airbus détenus par Corsair, celui-ci étant le plus récent, sa livraison et sa mise en exploitation datant de 2000. C’est un biréacteur pouvant contenir 355 passagers, dont 18 en classe grand large, il a une autonomie de 13 heures et 10800 kilomètres : c’est le bimoteur au plus grand rayon d’action au monde. Nous avons hâte d’être à bord ! Après un dernier coup de fil à la famille depuis la salle d’embarquement, nous embarquons à 13 heures. Nous nous installons, l’accueil et le confort sont exceptionnels. Une coupe de champagne nous est offerte en guise de bienvenue. Retard de 30 minutes au décollage pour l’attente de quarante passagers ayant rencontré des problèmes aux formalités de police. Le décollage se déroule sans incidents, vers l’ouest. Nous apercevons Paris et la Tour Eiffel sur notre droite. L’apéritif ( jus de tomate/jus d’orange ) avec amuse-gueule nous est servi à 14 heures 30. Nous survolons Calais, puis Londres par un ciel totalement dégagé. Le déjeuner, avec lotte, saumon, riz et légumes est servi avec salade et vin blanc. Le plateau fromage et dessert est distinct. L’A330 offre un téléviseur numérique individuel à chaque siège, permettant de visionner un film au choix parmi quatre, d’accéder à la “géovision” (position de l’avion dans le ciel, altitude, température et distance restant à parcourir), ainsi qu’à différents jeux ( solitaire...). Nous suivons “Spiderman” sorti récemment en salles, après avoir survolé l‘Irlande. Apercevant le Groenland et quelques icebergs, nous “mettons le cap” sur Terre Neuve. Un en-cas nous est proposé : jus d’orange, vin blanc, foie gras, mini-sandwich, tartelettes et thé à la menthe. Nous survolons à présent le Saint Laurent. Il est 14 heures, 20 heures à Paris. L’atterrissage à lieu à 15 heures 40 sur les pistes de Mirabel International . Il fait beau, pas un nuage, et 23 degrés. Récupération très rapide des bagages, puis passage à la douane. Nous devons certifier n’importer aucune denrée alimentaire, les autorités canadiennes jugeant que les produits laitiers européens ne répondent pas à leurs règles sanitaires. Nous nous rendons aussitôt au stand Avis, où nous prenons possession des clés d’une Chevrolet “Malibu” verte. Une fois le chargement des bagages effectué, nous écoutons les conseils du préposé d’Avis pour le fonctionnement de la boite de vitesse automatique. Nous empruntons ensuite l’Autoroute 50, vers Montréal, puis la numéro 15 sud nommée “autoroute Décarie”. Une erreur d’interprétation de signalisation nous retarde, mais nous regagnons finalement l’avenue Atwater puis le Boulevard René Levesque Ouest. L‘hôtel y est situé au numéro 50. Nous l’atteignons à 17 heures 30. Un accueil moyen de la part du réceptionniste, anglophone de surcroît, qui nous informe que le parking de l’hôtel est complet. Nous devons donc stationner la voiture sur un parking privé typiquement nord-américain, à l’angle du boulevard Saint-Laurent. Cela nous en coûte 15 $ canadiens ( 1 dollar canadien = 0.66 E = 4.33 FRF ). L’hôtel est situé en plein quartier chinois, mais surtout en plein centre ville, proche de tout. La chambre n° 728 au 7ème étage est petite mais confortable, bien équipée et propre. Nous nous installons rapidement, puis sortons pour une première ballade nocturne dans Montréal. Petit tour du quartier chinois par les rues Clark et de la Gauchetière, puis nous atteignons la rue Sainte Catherine. Il y a un concert en plein air à l’occasion du festival du film du monde à la place des Arts. Mais nous sommes très fatigués : nous sommes éveillés depuis plus de vingt heures. Après avoir difficilement trouvé un accès à la Ville Souterraine ( les stations de métro sont moins bien signalées qu’à Paris ), nous traversons le “Complexe Desjardins”, une infime partie de l’immense centre commercial que promet d’être cette ville souterraine. Nous regagnons rapidement l’hôtel, nous endormons, puis sommes réveillés en pleine nuit ( 4 heures 30) à cause du décalage horaire. Nous devons nous lever bientôt, et n’étant plus fatigués, nous levons.
JOUR 2. DIMANCHE 1 SEPTEMBRE 2002.
Nous sommes prêts à 7 heures. Nous regagnons le véhicule puis tentons de sortir de Montréal. C’est en fait très simple, l’autoroute “Ville Marie”, véritable tranchée couverte urbaine de deux fois cinq voies nous mène sur l’autoroute n° 20 en direction de l’Aéroport de Dorval et de Toronto. Au programme aujourd’hui : rejoindre Gananoque, en s’arrêtant visiter en cours de route “Upper Canada Village” et de se reposer le temps d’une croisière sur le Saint-Laurent dans la région des Mille Iles. Nous quittons le Québec et franchissons la -future- frontière avec l’Ontario (Qui sait ? Le premier ministre a promis un référendum sur l’indépendance dans 1000 jours ) à 8 heures. Nous marquons une courte pause sur une aire d’autoroute, ou nous avalons notre premier petit déjeuner “made in America” : oeufs brouillés, saucisses, toasts, chocolat chaud et jus de pomme. Nous arrivons à 9 heures 30 à Upper Canada Village, pour l’ouverture. Ce village reconstitué c’est un peu l’ancien temps en temps réel. Des personnages pittoresques en costume d’époque redonnent la vie à des activités domestiques et agricoles, à l’éducation et aux techniques d’une collectivité rurale du milieu du XIX ° siècle. Nous réglons nos entrées à 30 $, puis débutons par un tour du village en calèche. Ensuite, nous visitons la boulangerie, la fromagerie ( le fromage y est d’ailleurs toujours fabriqué et est vendu aux visiteurs dans la boutique ), une taverne, l’imprimerie, ainsi que le moulin, des ateliers, l’école... Un fantastique travail de reconstitution. A 11 heures nous faisons un tour à la boutique, où nous relevons plusieurs idées de cadeaux. Nous reprenons l’autoroute 401 ( pardon, la “highway” 401 west). Nous arrivons à 13 heures à Gananoque que nous traversons par King Street East. Nous nous rendons à l’embarcadère pour les “Mille Iles“ où nous nous procurons deux billets pour 35 $. Nous naviguerons à bord d’un navire de la Ganaoque Boat Line, pour un circuit de trois heures. Nous prenons place à l’avant du bateau, au pont inférieur du “Gananoque Thousand Islands 2“, et après avoir dégusté un hot dog accompagné de son Pepsi, nous mettons le cap sur la rive américaine du Saint Laurent. En remontant la voie maritime, nous passons sous les portées américaine et canadienne du pont international des Mille Iles. Au bout de 2 heures de navigation nous contournons le château de Boldt, bâtisse réalisée par un richissime expatrié allemand en 1904. Construit sur une île dans les eaux territoriales américaines, nous ne pouvons accoster, faute de visa. Il existe en réalité plus de 1600 îlots, compte tenu qu’il suffit d’un arbre sur six pieds carrés de terre pour faire une île. Certaines maisons sont plus grandes que l’île elle même. Nous sommes de retour sur la terre ferme à 17 heures, et regagnons la voiture, stationnée en plein soleil. Heureusement, la climatisation fonctionne vite et bien, et malgré les 30 degrés, nous nous mettons à la recherche de l’hôtel. Celui-ci est situé au 780 King Street West. Après s’être installés dans la chambre 38 du “Colonial Resort”, où nous constatons une amélioration par rapport à l’hôtel de la veille, avec toutefois une décoration vieillotte, très années trente... Un court moment de repos nous redonne le courage d’aller visiter le centre ville, où nous retirons 500 $ au guichet automatique de la banque Canada Trust. Nous prenons notre dîner chez Kentucky Fried Chicken. Un petit tour de “Gananoque by night” en voiture et nous sommes de retour à l’hôtel. Nous nous endormons vers 21 heures. Nous avons cette fois digéré le décalage horaire.
JOUR 3. LUNDI 2 SEPTEMBRE 2002.
Le petit déjeuner nous est aujourd’hui offert à l’hôtel. Simple ( Muffins et Thé ) mais sucré et moins lourd qu’hier. Nous quittons Gananoque à 8 heures pour Kingston. Nous traversons cette ville qui fut capitale du Canada de 1841 à 1844 et qui abrite l’ Old Fort Henry, un bastion britannique, restauré en musée militaire. Nous ne le visitons pas, et nous quittons rapidement Kingston, surtout célèbre aujourd’hui pour ses pénitenciers. Les portes en étant bien refermées, nous reprenons la highway 401 en direction de Toronto. Nous marquons une pause à Newcastle peu avant Oshawa pour un plein d’essence chez Esso, le litre de sans plomb coûte 0.70 $ ( soit 3 FRF le litre !!!), la facture s’élève à 30 $. Le déjeuner est pris chez Wendy’s, une chaîne de fast-food encore inconnue en France. La traversée de Toronto est longue et embouteillée, nous avions le choix entre un boulevard parsemé de feux tricolores et la seule autoroute à péage du pays. Si notre choix se révèle économique il est loin d’être le plus rapide. Nous apercevons enfin la CN Tower, la “tour Eiffel” de Toronto et le lac Ontario. Il est 11 H. Une fois sur la Queen Elisabeth Way ( l’autoroute qui relie Toronto aux Etats Unis via les chutes du Niagara ), nous filons vers Hamilton et Niagara on the lake. Sortis de l’autoroute à Ste Catharines, nous sommes immobilisés vingt minutes pour laisser passer un bateau sous un pont levant aux écluses du canal Welland. Niagara on the lake est une petite ville très cosy, très “british”, très touristique aussi, style village “Disneyland“. Nous ne faisons que passer car tout ou presque y est fermé pour cause de fête du travail. Nous empruntons à présent la Niagara Parkway, route touristique surplombant la rivière. Il est 13 heures lorsque nous apercevons enfin les fameuses chutes. Malgré les innombrables parkings, tous complets, et très onéreux de surcroît, nous devons nous résigner à aller stationner à l’hôtel en premier. Le “Ramada Coral Inn” est un hôtel de luxe, situé 7429 lundy’s lane, face à un immense centre commercial, style magasins d’usine. Les prix y sont très intéressants : 80 $ la paire de baskets Nike, c’est moitié moins cher qu’en France. Mais les jours fériés, les boutiques ferment tôt, et il faut faire un choix entre les chutes et les boutiques. La question ne se posant en réalité même pas, nous nous installons dans notre chambre, très spacieuse, avec deux lits doubles. A la réception, nous achetons deux billets de bus (une navette reliant les hôtels aux chutes). La direction des bus n’étant pas indiquée, et notre anglais laissant à désirer, il est aisé d’en déduire que nous nous égarons, et perdons une heure de notre précieux temps. Retrouvant à présent sous une chaleur étouffante notre chemin, nous réglons 25 $ de billets pour le “Maid of the Mist”. C’est une croisière de trente minutes, une véritable séance de brumisateur, à bord d’un bateau équipé de moteurs surpuissants permettant d’approcher au plus près des chutes. Les traditionnels imperméables bleus en PVC nous sont remis, et nous voilà partis pour en prendre plein la vue. C’est tout simplement éblouissant, entre la puissance de l’eau, et la douceur des arcs en ciel, nos émotions nous serrent le ventre. N’étant pas sûrs de la réussite des photos et de la vidéo, nous achetons le très commercial et très touristique guide de Niagara Falls, édition française, pour 10 $. Nous décidons ensuite de prendre un peu de hauteur, depuis la Skylon Tower, tour d’observation en béton armé aussi haute que la tour Montparnasse : 236 mètres. Le prix est raisonnable : 20 $. Les ascenseurs jaunes situés à l’extérieur ne sont pas très rapides et ne procurent aucune sensation. Rien d’impressionnant, donc. Mais cependant, un très bon point de vue du haut de la tour sur les deux chutes, le “fer à cheval” -côté canadien- et le “pipi de chat” américain. Une fois à terre de nouveau, nous traversons le parc Queen Victoria, bordant l’allée - promenade des chutes ; très fleuri, des pelouses d’un vert resplendissant, le plaisir des yeux est à la fête aujourd’hui. Mais peu après, nous arrivons sur Clifton Hill. Une rue à flanc de coteau, bordée de commerces inutiles, d’enseignes tapageuses, de salles de jeux ringardes... Nous ne sommes pas intéressés par la vue de la femme aux quatre seins, ni par l’homme à la tête de gorille ; les boutiques de souvenirs attrape-touristes non plus, et aucun restaurant digne de ce nom à vingt cinq kilomètres à la ronde. Nous nous résignons à dîner chez Burger King (Mc Do en pire... si, si, c’est possible !). Une longue marche s’en suivra pour trouver l’arrêt de la navette bus... et pour digérer ! Nous sommes de retour à l’hôtel à 20 heures. JOUR 4. MARDI 3 SEPTEMBRE 2002.
Dès 8 heures, nous sommes debout afin de retourner à Niagara on the lake pour y voir ce que nous n’avions pas pu la veille. Nous optons pour un petit déjeuner dans une ambiance très cosy et servi à la table : pankakes et sirop d’érable ( maple syrup ), accompagnés de chocolat chaud. Le tout pour 15 $, car contrairement aux fast food, le service n’est pas compris. Il faut systématiquement ajouter 15 % à la note. Avec les taxes ( fédérales et provinciales ) de 15 % elles aussi, et ce sur tous les produits -l’équivalent de notre TVA-, le prix affiché en vitrine grimpe aussitôt d’un tiers. C’est un réflexe à prendre... Nous rejoignons donc l’autoroute QEW, et arrivons à 11 heures 30 dans la métropole canadienne. Nous tentons de stationner au parking situé sous la CN Tower afin d’en faire l’ascension, mais les tarifs prohibitifs dudit parking nous incitent à faire marche arrière, et ce avec la complicité du sympathique gardien -antillais- du parc de stationnement. Nous atteignons sans mal l’hôtel “Quality” situé 111 Lombard street, en plein centre ville, perpendiculaire à Yonge street, l’artère principale de Toronto. Nous nous y installons après avoir réglé 30 $ de frais de parking pour 48 heures. La chambre, n° 510 est très classe, le niveau de qualité s’améliore de jour en jour ! Nous repartons aussitôt pour le quartier du port, où nous visitons la gare, jetons un oeil sur le royal York hôtel, un de ces palaces construits au début du siècle par la compagnie ferroviaire Canadian National ( CN ) à l’image du château Laurier d’Ottawa et du Frontenac à Québec. Nous voici à présent au pied de la CN Tower, la plus haute structure autoportante du monde : 553 mètres d’altitude, érigée en 1970. Les billets ; comprenant l’ascension en ascenseur panoramique, l’accès au plancher de verre, et au “Skypod”, le point d’observation le plus haut du monde, situé à 447 mètres, l’équivalent de près de 150 étages ; nous reviennent à 50 $. Après un passage sous des portique de détection de métaux et une désinfection en règle, on nous invite à une prise de vue très commerciale. Nous n’achèterons pas la photo. L’ascenseur n°3 nous mène en quelques secondes à l’étage du plancher de verre (346 m), sur lequel peu de visiteurs osent s’aventurer ! Effectivement, il ne faut pas avoir le vertige ! Du Skypod, nous apercevons toute l’immensité de Toronto, du lac Ontario, véritable mer intérieure... et les piétons, de la taille d’une fourmi. Faisant confiance au guide “Voir”, nous suivons à présent leur itinéraire de découverte de Toronto “pas à pas”: le Skydôme, sorte de Palais Omnisports de Bercy à la sauce nord-américaine, puis le port. Nous prenons le Tramway, mais pour une seule station seulement, car contrairement à Paris, on ne peut acheter au Canada des titres de transport qu’en fournissant l’appoint ! Aucun rendu de monnaie n’est effectué par le personnel, dont la priorité est le respect des règles de circulation routière, donc la sécurité. N’ayant pas les 4.50 $ réclamés, le traminot nous invite à redescendre. Nous nous dirigeons donc vers le centre ville, à pied. Mais la chaleur et le lointain petit déjeuner réveillent notre soif et notre faim, et nous mettent à espérer rencontrer un Mc Do le plus vite possible ! Quelques minutes plus tard, face à l’Art Gallery of Ontario que nous avons prévu de visiter ensuite, un centre commercial nous ouvre ses portes. A l’intérieur, le système “américain”, pour une fois très sympa : toutes les enseignes de restauration rapide ( du traiteur chinois au Mc do en passant par la pizzeria ) autour d’une place où est aménagée la salle de repas. Chacun peut donc manger différemment et selon ses goûts, mais à la même table ! Assoiffés et déshydratés ( presque !) nous avalons un triple menu big mac avec son litre de coca, puis visitons ensuite l’AGO. Ce musée possède une collection très riche, notamment de sculptures ( une salle entière est dédiée à Henry Moore ), mais aussi, et cela fut une révélation, une impressionnante collection d’art canadien, dont le Groupe des Sept -Tom Thomson et Lawren Harris entre autres- traduisant à merveille des scènes de paysages canadiens. L’art inuit y est également présent, à travers des objets symbolisant la vie quotidienne, et un étage est consacré à l’art européen, essentiellement contemporain, avec une exposition temporaire sur Duchamp, et le courant “dada”. Une fois la visite à notre rythme terminée, nous nous rendons à la librairie du musée, avec l’espoir -vain- de trouver un ouvrage sur la collection permanente. Nous nous promenons ensuite à Nathan Philip Square et descendons visiter une station de métro. Le métro de Toronto ressemble à celui de New York, mais ce qui nous frappe le plus, c’est la discipline des usagers. Taux de fraude zéro, mendicité zéro, les gens font même la queue pour accéder chacun son tour aux quais : pas de bousculades ; très propre également, on croit rêver ! Aucun de doute, nous ne sommes pas à Barbès. Dehors, nous apercevons l’hôtel de ville, datant des années 1960, mais au style architectural tellement précurseur, qu’il semble aujourd’hui encore, neuf. Il est composé de deux tours curvilignes, mélanges de béton et de verre. Face à lui, son prédécesseur, édifié au XIX ° siècle. La fin de journée approchant, nous nous rendons à Eaton Center, un des plus grands centres commerciaux du monde ! Boutiques, grands magasins, restaurants et services à profusion. Un dîner allégé chez Mc Do, puis nous sommes de retour à l’hôtel, fatigués, mais devant reprendre des forces pour le lendemain!
JOUR 5. MERCREDI 4 SEPTEMBRE 2002.
Nous prenons notre petit déjeuner très copieux dans la salle de restauration de l’hôtel, puis à 9 heures, regagnons la station de métro Queen Street où nous achetons deux passes à la journée pour 15 $. A Toronto, pour éviter une trop grande affluence aux heures de pointe, les titres “touristiques” ( 1 jour ou 3 jours ) ne sont utilisables qu’à partir de 9h30. Très bonne idée là encore, mais qui nous oblige à rejoindre Queen’s Park à pied. Situé derrière le parlement d’Ontario, masse de grès rose datant de 1893 qui symbolise l’importance de la province au sein de l’empire britannique. Une imposante statue d’Edouard VII trône dans le parc, où de charmants petits écureuils se promènent en toute quiétude. A 10 heures précises, nous sommes présents pour l’ouverture du ROM, le Royal Ontario Museum, le “Louvre” canadien, démesurément grand, et pour lequel un mois jour et nuit, ne suffirait sans doute pas pour tout voir consciencieusement. Les deux entrées nous reviennent à 35 $. Au deuxième étage, figurent des oeuvres d’art européennes, ainsi que les salles d’expositions temporaires. Une gigantesque galerie nous fait découvrir les sciences de la vie au premier étage, avec l’imposante galerie des dinosaures et une grotte de chauves souris. Les techniques d’animations utilisées sont telles que l’on se croirait à Jurassic Park ! De nombreuses salles d’art asiatique jalonnent le rez-de-chaussée avec une cour dédiée aux sculptures chinoises. Après 3 heures de visite, estimant avoir vu ce qui nous intéressait, nous sortons pour aller au Bata Shoe Museum. Ce musée de la chaussure renferme une extraordinaire variété de modèles. Outre les chaussures -uniques- réalisées à la demande de Marylin ou d’Elton John, on se rend surtout compte de l’influence des inuits et des amérindiens dans le travail du cuir... Peu après, repas au Mc Do de Bloor street, puis nous prenons le métro jusqu’à la station Pape, où nous empruntons la ligne de bus n° 25 pour nous rendre à l’Ontario Science Center. Pour 25 $ nous avons droit à la copie conforme ( à moins que ce ne soit la France qui ait copié !) de la cité de sciences de la Villette. Les mêmes expériences interactives sur la terre, l’espace, le corps et les lois physiques, cependant très bien conçu. Bref un savant mélange de palais de la découverte et de la Villette. Nous en profitons pour nous amuser un peu, en voyant ces enfants les cheveux dressés sur la tête grâce à l’accélérateur de Graaff. Une fois de retour au centre ville, nous repartons à pied, tramway et métro à la découverte des quartiers inexplorés de la ville. Le quartier chinois, tout d’abord, véritable ville dans la ville, une Chinatown de 250000 habitants, 6 % de la population. Nous avons momentanément quitté le Canada pour Hong Kong, nous cherchons la star !!! Le quartier jouxte celui de Kensington Market, le Barbès de Toronto, cosmopolite et plein d’activité. Les boutiques de vêtements d’occasion côtoient l’épicier pakistanais. Les odeurs y sont fortes, celles de poisson pourri et de fruits exotiques trop mûrs chatouillent nos fragiles estomacs. Nous retournons donc finir la journée dans Eaton Center, car la ballade initialement prévue à Ontario Place est impossible, c’est fermé pour cause de rentrée scolaire ! Suit le dîner chez KFC où nous dégustons enfin quelque chose d’original : un Twister Combo, plat Tex - Mex arrangé à la sauce fast-food. Nous allons nous coucher pour notre deuxième nuit à l’hôtel Quality.
JOUR 6. JEUDI 5 SEPTEMBRE 2002.
Comme hier, le petit déjeuner est offert par l’hôtel. Jus de pomme et d’Orange, muffins, toasts beurrés et confiture, banane, c’est copieux et cela nous permettra de tenir avant le repas de midi. Quelques embouteillages à la sortie de Toronto ne nous empêcherons pas de regagner la highway 401 puis d’arriver aux portes du Zoo pour 9 heures. Effectivement, nous y serons les premiers ( à 8 h 50 ), et, de ce fait les péagers du parking n’étant pas encore à leur poste, nous économiserons les frais de stationnement. Une fois s’étant acquittés des droits d’entrée au zoo à 35 $, nous sommes accueillis par un bénévole du parc qui nous félicite d’être si matinaux pour venir visiter un zoo. Il nous invite à nous rendre tout d’abord voir les koalas, éveillés seulement 3 heures par jour, et en l’occurrence, en ce moment. Ce zoo est immense, magnifique, et les superlatifs ne manqueraient pas pour le qualifier. Il est organisé en quatre grandes sections, dont la visite de chacune dure environ 2 heures. La faune eurasienne tout d’abord ou nous remarquerons des kangourous, des chameaux et des tigres en quantités impressionnantes, mais surtout bénéficiant d’un espace remarquable. La seconde partie est consacrée aux Amériques, où les bisons côtoient les ours, et les lamas. Une excursion dans la forêt canadienne ensuite, qui nous permettra de voir des loups blancs comme jamais nous n’en avions vu. Puis, la savane africaine, véritable invitation au safari, mise en scène dans un décor époustouflant, où lions, éléphants, gorilles, zèbres et rhinocéros s’épanouissent en toute quiétude, tant les moyens dont disposent le zoo leur permettent de vivre comme dans leur milieu original. Le zoo de Toronto est sans aucun doute l’un des plus grands et des plus beaux du monde. Nous en terminerons la visite enchantés vers 13 heures, en espérant pouvoir y revenir un jour, tant ce zoo surclasse tout ce que nous avions pu voir se réclamant de zoo, tel celui de Vincennes, dont nous invitons les dirigeants à se rendre à Toronto, pour prendre conscience de la souffrance qu’il font endurer à leurs animaux en parquant par exemple un éléphant dans un enclos de 100m ! Nous regagnons à présent la voiture puis l’autoroute nous fait à nouveau traverser les régions et paysages découverts le deuxième jour de notre périple, et aux alentours de Kingston, nous nous arrêtons pour déjeuner chez Wendy’s. Le repas -doit-on préciser qu’il s’agit d’un énième fast-food ?- nous revient à 15 $, et le plein d’essence dans la Chevrolet à 30 $ chez Esso. Nous mettons désormais le cap sur Ottawa, la capitale fédérale. La highway 416 nous mène en plein centre ville, et nous atteignons l’hôtel “Capital hill”, à 17 heures 30. C’est un hôtel de luxe, un quatre étoiles à deux pas de la colline du parlement, et une suite (un véritable appartement, avec chambre, séjour, cuisine, salle de bains et toilettes ), la n° 702 nous est proposée. C’est sans conteste la meilleure chambre depuis le début. Une fois rafraîchis, nous sortons faire un tour de ville à pied, voir notamment le Canal rideau, voie d’eau artificielle qui rejoint le Saint Laurent à Kigston à la rivière des Outaouais ( Ottawa river ), en traversant la dite Capitale. Un grand centre commercial le longe et porte son nom ( rideau center ), et de part et d’autre de la rue rideau, le quartier très animé de Byward Market. Un peu d’histoire, Ottawa, s’appelait autrefois Bytown, du nom du colonel By, chargé de la construction du canal en 1826. C’est seulement en 1855 que la ville changera définitivement de nom. Byward Market, tirant son nom du même colonel By, est en fait le centre névralgique de la ville. Bureaux et commerces, marché et restaurants, où une foule cosmopolite et multi-culturelle se côtoient. C’est surtout à cet instant que nous nous sommes retrouvés “en France” ! Enfin, en territoire francophone. Tout est inscrit en deux langues. Partout. Pour les noms de rues, cela donne notamment “Rue Rideau Street”. Nous continuons notre ballade jusqu’au pont Alexandra, qui franchit Ottawa river, et en fait relie l’Ontario au Québec. De là, superbe vue sur les édifices du parlement d’un côté et sur Hull et son musée des civilisations de l’autre. De magnifiques pistes cyclables jalonnent les rues, les bâtiments officiels ( musées, ambassades ) sont tous de splendides réalisations architecturales ; bref, Ottawa est une ville qui nous plaît. Décidant de faire confiance au “guide du routard”, nous dînons au restaurant “Mama Grizzis”, restaurant italien situé dans une cour intérieure au cadre raffiné et à l’ambiance détendue en plein coeur de Byward Market. Le repas est néanmoins très moyen, pour une facture est de 30 $, taxes et service compris. Nous nous offrons une petite glace en cornet chez un glacier fabricant, puis nous regagnons l’hôtel, car il fait soudain très froid. Plus de 25° la journée, moins de 10° en soirée, bonjour l’amplitude thermique !
JOUR 7. VENDREDI 6 SEPTEMBRE 2002.
Levés à 7 heures, nous partons pour la colline du parlement. Mais il fait décidément trop froid, et nous faisons demi-tour vers l’hôtel pour s’habiller plus chaudement. Nous profitons de ce contre-temps pour retirer de nouveau 500 $ au guichet automatique de Canada Trust. C’est donc munis de pulls que nous visitons le Parlement, et plus particulièrement le Sénat. Malheureusement, les visites sont guidées, et nous nous retrouvons au sein d’un groupe de Français dont les états d’âme de certaines sur les coiffes de la Reine d’Angleterre, et les conversations philosophiques de certains sur l’ordre dans lequel sont votées les lois ( Sénat avant Chambre des députés ), nous exaspèrent, et nous confortent dans notre choix d’avoir évité le “tour organisé en autocar” ! Nous apercevons cependant brièvement le trône d’Elisabeth II, ainsi qu’une mini exposition sur la bibliothèque du parlement. La visite était gratuite et en Français, on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre. Ne nous plaignons pas. Une courte pause le long des écluses du Canal Rideau, et nous mettons le cap sur le musée des beaux arts du Canada, LE musée d’Ottawa. Nous y déjeunons à la cafétéria puis entamons la visite. Il s’agit d’un musée national, donc la visite des collections permanentes est gratuite. Nous débutons par le deuxième étage, entièrement dédié à l’art contemporain. Nous y découvrons notamment les oeuvres de Claude Tousignant, les couleurs et le style de Mondrian, mais avec des cercles. Le premier étage, présente la plus importante collection d’art canadien au monde, avec entre autres plusieurs salles pour le fameux Groupe des Sept découvert à Toronto, et le célèbre tableau de Tom Thomson, “le Pin de Banks”. Nous traversons rapidement ensuite les fastidieuses salles sur l’art européen du moyen-âge et de la renaissance -ce n’est pas notre tasse de thé- pour nous rendre au sous-sol, réservé à l’art inuit. Leurs sculptures représentant des scènes de pêche, de chasse et des animaux sont pures et traduisent à merveille leur vie quotidienne. Réellement enthousiasmés par cette visite, nous achetons le guide du musée. De retour dans Byward Market, nous retournons rendre visite au glacier. Ayant fait le tour des découvertes au centre ville, nous préférons aller nous reposer un peu, tant nos jambes commencent à souffrir. Nous annulons la visite initialement prévue au musée des sciences & technologies, de crainte de retrouver les expositions présentées à l’Ontario Science Center et de fait... à la Villette ! A 16 heures, bien reposés, nous voilà partis -à pied- pour Hull, de l’autre côté de la rivière, afin de visiter cette ville qui abrite, outre le musée canadien des civilisations, l’université du Québec. Hull sera pour nous une grosse déception. Trois pauvres bars sur une misérable place bordée d’immeubles en brique rouge pour seul véritable intérêt. Cette place s’appelle la “place Aubry“, aucun rapport avec notre Martine nationale, si ce n’est la beauté des lieux, comparable aux faubourgs de sa cité Nordique ! Nous y verrons également des prostituées, des maisons construites à la va-vite dans le style “ruée vers l’or” de Lucky Luke... Il ne manque plus que les Dalton ! Non, franchement, pas de quoi y consacrer du temps, nous revenons sur nos pas. Nous terminerons la journée dans Rideau Center, où nous achetons quelques pellicules et autres gourmandises chez “Drug Mart”. Le dîner s’effectue ce soir chez Burger King, leurs “Whooper” sont toujours aussi infects. Seconde nuit à l’hôtel Capital Hill.
JOUR 8. SAMEDI 7 SEPTEMBRE 2002.
Levés à 8 heures, nous procédons à l’habituel “check out”, ce qui signifie rendre les clefs de la chambre et régler les “extra” ( téléphone, parking) -et traduit en Français à la sauce Québec “avez vous checké ?”-! ; réglons donc les 25 $ de frais de stationnement pour les deux jours, et partons pour le Québec. Le musée des civilisations au programme aujourd’hui n’ouvrant ses portes qu’à 10 heures, nous nous rendons au Casino de Hull, où nous prenons notre petit déjeuner. Il nous en coûte 10 $, puis partons à la découverte de l’immense salle des machines à sous, surplombant le lac Leamy. Le casino, récemment ouvert à proximité d’un hôtel Hilton, est une véritable invitation au jeu... Nous retournons à présent au Musée Canadien des Civilisations, première “attraction culturelle du pays” selon la formule consacrée. Les deux entrées nous reviennent à 15 $. Nous débutons par la Grande Galerie, ornée de totems amérindiens, et donnant accès à la visite de plusieurs reconstitutions d’habitations amérindiennes et inuits. Une exposition d’art inuit nous permet d’approfondir nos découvertes d’hier. Au premier étage, le musée est divisé en plusieurs univers : il abrite tout d’abord le musée de la Poste Canadienne, laissant une large part à l’histoire de la Vente par correspondance ; et exposant la totalité des timbres canadiens depuis l’origine de la confédération. Plus loin, c’est le monde des enfants, car nous pénétrons dans l’antre du “musée des Enfants”, dans lequel les parents en visite peuvent laisser leurs bambins s’instruire et se divertir sous la surveillance d’animatrices. Cela nous fait -encore ?- penser à la cité des enfants de... la Villette ! Trois expositions temporaires se partagent le reste de la surface : une sur les Vikings, premiers explorateurs du Canada, une autre sur l’art islamique à travers le monde, puis une dernière sur le rayonnement de la musique francophone, laissant toutefois une large part aux musiques franco-africaines. Le clou de la visite se situe au deuxième étage du bâtiment : la salle du Canada. Une journée de visite à elle seule, toute l’histoire du Canada expliquée, décortiquée, montrée à travers expositions, documentation et reconstitutions... Les caméras vidéo n’y étant pas interdites, nous en garderons des images sur bande. Nous achetons ensuite le guide du musée et déjeunons à la cafétéria. Nous prenons désormais la route pour Trois Rivières, capitale de la région touristique de Mauricie non sans avoir réglé 10 $ pour le parking sous le musée. Pas d’autoroute aujourd’hui, mais les routes 148, 158 et 138, ce qui nous permet de contourner Montréal, et de traverser de somptueux paysages. C’est après un nouveau plein de carburant chez Esso pour 40 $ que nous arrivons à 17 heures 30 à l’hôtel Gouverneur de Trois Rivières. Une fois installés, nous partons pour un tour de ville à pied, où nous découvrons le port et la jetée le long du Saint Laurent, la vieille ville et les rues commerçantes très animées en ce samedi soir. A la recherche d’un restaurant, nous nous arrêtons chez Subway, qui propose d’étranges “Sous-Marins” ( traduisez des sandwiches ), proposés en deux tailles (6 et 12 pouces ), et agrémentés de sauce “dijonnaise” ( de la simple moutarde !). Repas original qui nous satisfait tant cela change des McDo... De retour à l’hôtel, nous ne pourrons goûter aux joies de la piscine, celle-ci étant fermée car non chauffée. Courte nuit de repos. Demain, il faut se lever tôt !
JOUR 9. DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 2002.
Exceptionnellement, nous nous levons à 5 heures 30. Ayant “checké” à l’hôtel, nous empruntons l’autoroute 55 qui se transforme plus loin en route 155. Nous nous arrêtons déjeuner chez... Mc Do, à Chambord. Cette route est splendide : une succession de rivières, de lacs et de forêts où nous admirons enfin ce fameux “été indien”. Des étendues d’arbres à perte de vue offrant toute la palette de jaunes, d’oranges, de rouges et de verts possibles et inimaginables. Du grand spectacle ! Du grand désert aussi, plus de 130 kilomètres sans le moindre village, sans la moindre habitation : des forêts, de l’eau, et des animaux sauvages. La nature dans toute sa splendeur ! Nous arrivons à Val Jalbert à 10 heures. Il s’agit d’un village fantôme, car déserté en 1927. En effet, situé près de la chute Ouiatchouane qui alimentait une usine de fabrication de pâte à papier ( une pulperie ), le village n’était habité que par les familles des employés de la compagnie. Celle-ci, concurrencée par l’arrivée de pâtes à papier chimiques provenant d’Allemagne sur le marché, elle périclita et fit faillite en 1927. Tout le personnel dût alors quitter les lieux pour aller trouver du travail ailleurs. Restauré progressivement depuis quelques années, le village se visite, soit à pied soit avec un petit bus, et nous permet de voir l’école, les maisons, les magasins, et l’usine. Une partie d’entre eux sont reconstitués, une autre laissée en l’état de quartiers-fantômes. Derrière les bâtiments de la pulperie, un téléphérique permet l’ascension au dessus de la chute, d’où un belvédère offre un panorama exceptionnel. Nous redescendons à pied les innombrables marches puis nous dirigeons vers Roberval. Installés à l’hôtel “Château” ( qui n’a rien d’un château mais offrant néanmoins un accueil, un confort, et une piscine intérieure remarquables ) à midi, nous déjeunons chez PFK. Eh oui, au Québec, on ne parle pas Anglais. Pas un mot ! La chaîne de fast-food KFC (pour “Kentucky Fried Chicken”) pourtant présente en France sous ce nom, à du se plier aux exigences de Québec et... se nommer PFK (pour “ Poulet Frit à la Kentucky”). Si, si ! Après ce repas, où nous constatons à quel point l’obésité fait des ravages dans ce pays... nous nous dirigeons vers Saint Félicien, pour la visite du Zoo Sauvage. Pour 35 $, c’est un concept inédit de visite d’un zoo. Pour une fois, les animaux sont en liberté et les humains en cage. Thoiry, mais sans le côté “réserve Africaine”. Seuls les animaux composant la faune canadienne se retrouvent dans ce zoo. La visite, intitulée “les sentiers de la nature”, s’effectue en petit train, grillagé, avec lequel on part pour 1 heure 30 de safari canadien. Seul hic, il se met à pleuvoir, nos premières gouttes du voyage. La visite, commentée, est passionnante, jamais nous n’aurons côtoyé des Ours, des Orignaux, des Caribous, des Bisons et des Chiens de prairie d’aussi près. Jamais nous n’en avions vu autant ! Les animaux sont en réelle liberté, seules des zones de non-prédation ont été aménagées afin d’éviter que ces chers animaux ne se mangent entre eux. Mais pendant ce temps, l’orage redouble d’intensité, et une fois le circuit en train terminé, nous courons trouver refuge au restaurant pour une pause “séchage des vêtements” dans les toilettes... Nous profitons d’une petite accalmie pour poursuivre la visite à pied, puis retournons à la voiture à 16 heures. Nous nous dirigeons donc vers Mashteuiatsh, village où vit une communauté amérindienne, (des Montagnais) et abritant un musée. Le retour sur Roberval a été contrarié par une longue attente à un passage à niveau, passage sur lequel le convoi a déraillé lors de son passage. Du jamais vu ! S’agissant d’un train de marchandises, et au vu de sa longueur, les opérations de levage, et de déblaiement ne pouvant intervenir que le lendemain, nous avons du faire demi-tour. C’est après des tours et des détours par des chemins et des routes caillouteuses que nous avons retrouvé notre hôtel. Un supermarché, IGA, ouvert 7 jours sur 7, jouxtant l’hôtel, nous y avons fit quelques emplettes. Après une baignade dans la piscine et le bain tourbillonnant, nous avons dîné chez Mc Do, une fois de plus.
JOUR 10. LUNDI 9 SEPTEMBRE 2002.
Nous nous levons à 7 heures, et partons pour Chicoutimi, la métropole de la région Saguenay / Lac St Jean. La route 169, longe le Lac Saint Jean, une mer intérieure dont on ne voit pas l’autre rive... A Chicoutimi, ville qui compte soi-disant 60 % de femmes - dont une grosse part est inévitablement célibataire !-, nous visitons le vieux port et le marché des halles. Nous nous rendons au point “infotouriste“, où l’on nous remet un plan de la ville, puis nous entamons un ballade matinale rue Racine, la rue commerçante et vivante de la ville. Un petit déjeuner sucré chez Subway, puis nous reprenons la route, la 172, sur l’autre rive. Nous longeons à présent le fjord du Saguenay, où nous admirons de nouveau des paysages se fondant dans un décor magnifique. Un plein d’essence à 20 $ avant une nouvelle traversée de désert ( 100 kilomètres sans la moindre activité ), puis nous effectuons un petit détour pour traverser Ste Rose du Nord. C’est un petit village de pêcheurs, tout à fait dans le style “breton”. Nous arrivons à Tadoussac à midi. Nous nous installons chez Georges, (c’est le nom du motel ) où l’accueil est irréprochable. Nicole, l’hôtesse, nous propose de réserver pour nous, et sans frais, notre croisière aux baleines de l’après-midi. Pour 120 $, nous allons approcher les baleines à bord d’un zodiac. Rendez vous est donné à la marina pour la préparation à 13 heures 30 chez AML croisières. On nous prête deux combinaisons de survie, ainsi que deux pantalons imperméables, que nous enfilons avant d’embarquer sur notre zodiac jaune, petit bateau pneumatique sur lequel peuvent monter une vingtaine de personnes. Nous sommes pourtant chaudement couverts, mais le brouillard sur le fjord et le grand froid au large ( les baleines se plaisent dans une eau entre 0° et 5° ) commencent à nous geler... Dans l’ordre, Rorquals, Bélugas et quelques Phoques se succèdent à l’horizon. Les téléobjectifs sont braqués sur l’eau, et les caméras vidéo attendent l’instant T pour immortaliser les sorties hors de l’eau des plus gros mammifères au monde. C’est la “séquence émotion” du voyage ! Le clou du circuit. Trois heures de pur plaisir ( malgré le grand froid et les besoins naturels insatisfaits ). Une fois revenus sur la terre ferme, nous approfondissons nos connaissances du monde marin, en visitant le CIMM (Centre d’Interprétation des Mammifères Marins ). Nous poursuivons notre ballade dans Tadoussac, paisible bourgade de 750 habitants, en découvrant tour à tour la maison Chauvin, qui fut le premier poste de traite des fourrures au Canada - datant du 17ème siècle- ; et la “chapelle des indiens”, petite église en bois, qui fut, elle aussi la première chapelle chrétienne en Amérique, symbole du “travail” effectué par ces religieux colons... De retour à l’hôtel, après un bref repos devant le journal télévisé de Daniel Bilalian grâce à TV5, nous soupons au restaurant du motel... Escargots, Crevettes, Homards et Noix de pétoncles, le tout, agrémenté de vin blanc et de desserts. Enfin de la grande cuisine... mais elle a un prix ! 65 $, service inclus. Nous nous endormons ensuite pour notre première nuit avec du chauffage dans la chambre.
JOUR 11. MARDI 10 SEPTEMBRE 2002.
Le départ d’aujourd’hui ne se fera pas par la route, mais en bateau. En effet, à Tadoussac, la route 138 s’arrête sur un embarcadère, où les voitures montent à bord d’un bac. Le fameux “traversier”, bateau passeur de son état, gratuit, et qui relie la rive nord du Saguenay à la rive sud, à Baie Sainte Catherine. Vingt minutes, embarquement et débarquement inclus, et nous voici enfin dans la fameuse région touristique de Charlevoix, où la 138 offre un panorama format cinémascope derrière le pare-brise. Après un petit déjeuner chez Subway à La Malbaie, nous effectuons un détour par la route 362 et “les éboulements” pour longer de plus près le Saint Laurent. Nous arrivons à un rythme de croisière à Baie Saint Paul, puis nous dirigeons vers Beaupré. Sainte Anne de Beaupré est la plus importante cathédrale d’Amérique du Nord, lieu de pèlerinage de tous les catholiques d’outre Atlantique, c’est le Lourdes local, avec béquilles et autres fauteuils roulants laissés pour preuve de guérison ! Nous repartons par la route dite de la “nouvelle France”, la Voie Royale, empruntée par les Français au seizième siècle. Celle-ci nous conduit au parc de la chute Montmorency. Moins impressionnante que Niagara, elle est toutefois plus haute, et surtout mise en valeur dans un cadre et un décor “protégés”, loin de toute animation festive. Après avoir photographié et filmé ce qui nous impressionnait depuis notamment le pont suspendu, nous terminons cette visite par une ballade dans le parc. N’ayant pas trouvé la route 369 censée nous conduire à Wendake, nous nous retrouvons en plein centre de Québec. Nous décidons d’aller nous installer préalablement à l’hôtel, situé rue St Vallier Ouest. Certes dans Québec, mais à 20mn en bus du centre historique, et de plus dans un quartier populaire et peu engageant. Néanmoins, le parking est gratuit, et surtout, l’accueil est irréprochable. La réceptionniste nous a formidablement reçus, puis elle s’est momentanément transformée en guide touristique, sortant de son bureau plans, cartes et guides, afin de nous expliquer que voir, que faire, et comment le faire ! Après installation dans une chambre dont l’état et le confort ne resteront pas gravés dans nos souvenirs, nous partons pour Wendake en suivant ses conseils. Wendake est une réserve Amérindienne où vivent des Hurons Wendat, communauté vivant à l’origine dans la région des grands lacs, mais chassés par les Anglais, et confinés là par les jésuites Français. Leur village ressemble à tout autre, avec pour seul signe distinctif les panneaux de nom de rues en bois. Wendake (prononcer wen‘-da-ki), abrite surtout un site traditionnel huron, avec restaurant et boutiques. L’entrée est à 20 $ pour deux, et le repas, copieux et composé de soupe, de viande de bison et brochettes de caribou, accompagné de maïs et d’un succulent dessert arrosé de crème d’érable, nous revient à 40 $. C’est sans doute le repas qui nous aura le plus plu de ce voyage. Un guide -huron- nous a été ensuite attribué afin de suivre la visite du site, passionnante où nous avons appris les modes de vie ancestraux et l’histoire des premières Nations, racontés par des autochtones. Nous avons ensuite procédé à de nombreux achats dans leur boutique, l’argent revenant intégralement à la communauté, les objets étant fabriqués sur place, et le tout hors taxes, les “autochtones” n’étant pas soumis à l’impôt. Une fois de retour à l’hôtel, nous sommes allés acheter quatre tickets de bus à l’épicerie et avons pris le bus n°1, le seul desservant ce quartier au rythme d’un par heure ! C’est sous la pluie que nous découvrons le vieux Québec, et la météo en annonce aussi pour demain. Aïe ! Une fois nos repères pris pour la “vraie” visite prévue demain, nous allons retirer nos derniers 500 $ à la banque Desjardins, puis allons dîner chez Subway. De nouveau une ballade de Québec “by night” dont nous profitons car la pluie s’est arrêtée. Nous restons sans voix devant l’imposant château Frontenac, illuminé. C’est avec nos têtes remplies de ces images que nous retournons à l’hôtel.
JOUR 12. MERCREDI 11 SEPTEMBRE 2002.
Le réveil ce matin se fait d’une part en écoutant la pluie fouetter la fenêtre, et d’autre part en regardant à la télévision des images déjà diffusée en boucle un an plus tôt. Nous quittons donc la chambre vers 8 heures 30 pour aller prendre le petit-déjeuner. Celui-ci sera “familial” dirons nous tant le manque de professionnalisme des patrons se fait sentir. Toasts beurrés, beurre d’arachide et jus d’orange très moyens, comme l’hôtel d’ailleurs. Nous retournons à l’épicerie acheter de nouveau 4 tickets de bus, puis attendons le bus n°1, sous une pluie battante. Imperméables et parapluies sont de rigueur. Arrivés quelques minutes en avance devant le Musée de la Civilisation, nous attendons patiemment l’ouverture à 10 heures en compagnie de nombreux touristes pour qui le musée sera le refuge d’une journée pluvieuse. Les deux entrées nous reviennent à 25 $. Le musée est constitué d’expositions temporaires, et, c’est là tout son intérêt, on peut en faire la visite chaque année, on ne reverra jamais la même chose. Chaque exposition est très riche, et la plus importante en cette fin d’été, est consacrée aux Cow-Boys. Leur histoire, leur mode de vie, le cheval, les selles, les vaches, les cow-boys au cinéma et en bande dessinée ; tout y est. Ensuite, nous ne faisons que passer dans une salle dédiée à la chasse et la pêche au Canada, véritables sports nationaux. A l’étage supérieur, nous découvrons un projet sur le satellite du futur, sorte de message laissé par les humains du XXI ème siècle à nos éventuels survivants dans 50000 ans. Ce satellite reviendra donc sur terre en 52002 ! Plus tard, nous visitons “Mémoires”, espace représentant le souvenir au Québec. Qui sommes nous? D’où venons nous? Quelle est notre histoire? Nous apprendrons ainsi que la devise figurant sur toutes les plaques d’immatriculation des voitures “Je me souviens”, correspond à ce devoir de mémoire historique inculqué à chaque Québécois. Nous terminons notre visite par deux expositions plus courtes, la première, sur le droit à la différence des handicapés. Il faut reconnaître qu’à leur sujet, la Canada a une longueur d’avance sur les pays européens. Dans chaque lieu public, des rampes pour fauteuils, des ascenseurs, des aires de repos... Nous nous dirigeons enfin vers l’ultime salle, celle sur l’histoire des premières nations, Amérindiens et Inuits, où nous ne nous attarderons pas, ayant déjà beaucoup appris à Hull et à Wendake. Désirant manger sur place à la cafétéria, nous aurons la désagréable surprise de constater après avoir fait la queue, qu’ils n’ont plus de plats chauds à servir... Déçus, nous quittons ces lieux, affamés ! Nous repartons à pied et toujours sous la pluie en direction de la ville haute à la recherche d’un restaurant. Nous trouverons “Mikes”, sorte d’Hippopotamus local, dans lequel outre un plat copieux et appétissant à base de boeuf, nous ingurgitons avec gourmandise de savoureux desserts glacés. La note, de 40 $ se révèlera correcte. De 15 heures à 17 heures, nous effectuons de nouveau un tour de ville pédestre où nous tentons de photographier et de filmer ce qui peut l’être à travers les gouttes. La citadelle, le Château Frontenac, les remparts, la promenade des gouverneurs, la terrasse Dufferin (les “planches” de Québec ), le quartier du petit Champlain, la basilique Notre Dame, sans oublier la place Royale et une ascension en funiculaire. Le tout, très “vieille France”, trop (?) propre, et éminemment touristique ! La place du tertre à Montmartre en plus classe... cela donne une idée. Nous sommes de retour à l’hôtel à 18 heures, achetons de quoi dîner dans la chambre à l’épicerie, puis débutons une soirée télé au lit... Mais vers 20 heures, la pluie ayant cessé, et un splendide coucher de soleil faisant son apparition, nous décidons de retourner, en voiture cette fois, s’offrir un dernier tour de Québec la nuit. Nous alimentons la Malibu de 20 $ de carburant, trouvons une place de stationnement gratuite sur le vieux port, puis tentons quelques prises de vue de nuit dans la vieille ville. Heureux de cette ultime sortie, nous allons cette fois dormir, pour de bon.
JOUR 13. JEUDI 12 SEPTEMBRE 2002.
Cet “hôtel du Nord” est vraiment bas de gamme et familial. On se demande comment ils ont obtenu leurs 3 étoiles... Enfin, nous quittons les lieux peu après 7 heures pour rejoindre Montréal. L’autoroute 40 ouest, est le chemin le plus rapide pour y parvenir, 3 heures non-stop rythmées par un “zapping” radio où l’on aura eu droit à l’intégrale Céline Dion ! Nous arrivons à 11 heures boulevard René Levèsque, où nous nous faisons poliment éconduire de l’hôtel Travelodge car nous arrivons trop tôt. Nous sommes quittes pour payer un parcmètre Bd St Laurent jusqu’à midi. Nous effectuons un petit tour du vieux Montréal. Après un court repas chez Mc Do pour 15 $, nous découvrons la basilique Notre Dame, l’Hôtel de Ville et le Château Ramezay. A midi, nous prenons enfin possession d’une place de parking souterrain et de notre chambre, toujours au 7ème étage, et toujours aussi petite. Nous repartons illico pour le musée des beaux arts, avec un détour par la gare centrale, une incursion dans la “ville souterraine”, et un arrêt chez Nouvelles Frontières afin de re-confirmer le vol retour. Le vol Corsair 901 sera assuré par un Boeing 747-300 et décollera à 17 heures 50. L’agent de NF nous invite à nous présenter 3 heures à l’avance à Mirabel. Nous déambulons à présent rue sainte Catherine, rue Créscent et rue Sherbrooke. Ce sont des rues commerçantes, très animées, bordées de nombreux bars, restaurants et boutiques. L’entrée au Musée des Beaux Arts est gratuite, et nous visitons l’intégralité des salles exposant les collections permanentes. Art contemporain et Art européen sont les principaux attraits de ce musée, affilié à la réunion des musées Nationaux Français. Il est composé de deux bâtiments se faisant face reliés entre eux par un passage souterrain agrémenté par la présentation d’objets d’arts décoratifs. Nous nous rendons ensuite à la bibliothèque, très riche, où nous achetons de nombreux ouvrages. Nous nous offrons ensuite un long périple dans la Ville Souterraine et notamment la place Montréal Trust, le métro Peel, le centre Eaton, la place Ville Marie et la place Bonnaventure. Un dédale de galeries commerciales sur 5 niveaux de sous-sol. C’est la visite à ne pas manquer pour les inconditionnels du Forum des Halles. En mieux, bien évidemment, car là comme à Toronto, aucune délinquance, aucun phénomène de bandes ; on s’y sent en totale sécurité. Nous repérons les boutiques où l’on pourra venir faire quelques emplettes le lendemain, puis retournons à l’hôtel, plus que fatigués vers 17 heures. Quelque peu reposés, nous ressortons une heure plus tard pour une nouvelle ballade, à notre rythme dans le Vieux Montréal et sur le Vieux Port. Nous dînons rue Clark à deux pas de notre hôtel en plein quartier Chinois, où nous nous offrons un menu pour deux plus que copieux (décidément, ces Canadiens, ils doivent avoir peur de mourir de faim ), pour 25 $. C’est non seulement copieux, mais c’est aussi et surtout très, très bon. De retour dans notre chambre, nous nous “habillons” quelque peu afin de sortir ce soir. Nous nous lançons à la recherche d’un lieu où l’on pourrait danser, boire et écouter de la musique live, et pour cela, nous promenons rue Saint Denis, dans le quartier Berri-UQAM (Université du Québec à Montréal), rue de l’Ontario, Place des Arts et rue Ste Catherine, où nous serons témoins du seul acte de délinquance criminelle de notre voyage, une tentative de meurtre par balles en pleine rue ( règlement de comptes à première vue ). Nous aurons pu constater la façon dont les secours sont bien organisés dans ce pays, en moins de cinq minutes, plusieurs véhicules de police, de pompiers et d’ambulances seront sur place, la rue bouclée et les badauds virés par les forces de l’ordre. Le jeune homme visé s’en sortira finalement avec la vie sauve. Ayant dû faire demi-tour car la rue étant fermée, nous passons devant un club Cubain, où nous osons nous aventurer. Ce que nous n’avons pas regretté tant cette fin de soirée se sera bien passée (cocktails, salsa et bonne ambiance ).
JOUR 14. VENDREDI 13 SEPTEMBRE 2002.
C’est au réveil que nous avons décidé de chambouler le programme initial des deux derniers jours, et de les “mixer”. Nous partons donc pour le Parc Olympique, après avoir acheté un titre de transport journalier à la station de métro Saint Laurent. Nous empruntons la “ligne verte” jusqu’à la station Pie IX, à bord d’une rame de type métro parisien, sur pneus, compte tenu que la RATP a réalisé les études d’ingénierie du métro de Montréal dans les années 60. Elle y a donc exporté son savoir “fer (!)” Arrivés sur place, nous nous dirigeons vers le Jardin botanique où nous nous procurons des entrées combinées où pour 45 $ à deux, nous pouvons accéder au Jardin botanique, à l’insectarium, à la Tour olympique et au Biôdome. Nous effectuons une rapide visite du jardin, mais toutefois plus axé sur les arbres que sur les fleurs ; un tour du parc en petit train ; puis de l’insectarium, petit espace consacré aux papillons, aux abeilles, et autres insectes en tous genres. N’ayant pas -ni l’un ni l’autre- de fibre “écolo-biologique” ultra développée, nous nous rendons faire l’ascension de la Tour de Montréal, érigée pour les Jeux de 1976, et qui a la particularité d’être la plus haute tour inclinée du monde. L’ascension s’effectue en funiculaire, très lent et n’offrant qu’une visibilité limitée, ce qui n’a rien de très impressionnant. Une fois au sommet, le poste d’observation offre un joli point de vue sur le Parc, les ex-installations sportives et sur le fleuve St Laurent, mais nous sommes quelque peu déçus car la tour ne se situant pas en centre ville, elle souffre de la comparaison avec la CN Tower de Toronto. Arrivés au Biodôme, nous avalons un petit déjeuner -tardif- salé, puis entamons la visite. Et là, c’est une très bonne surprise. Car ne sachant pas trop à quoi nous attendre, ce lieu (ex-vélodrome olympique réaménagé ) est d’un dépaysement le plus total. Moitié zoo, moitié serre, c’est en fait la reconstitution sous bulle des quatre écosystèmes américains : la forêt tropicale, la forêt des Laurentides, le St Laurent aquatique et le milieu polaire. La faune et la flore y sont à chaque fois présents. Le clou de la visite est évidemment la rencontre avec les pingouins jouant à plonger de leur banquise reconstituée. Pour retourner au centre ville. Nous empruntons cette fois le métro de la station Viau à la station Place des Arts, où nous sortons afin de visiter le Musée d’Art Contemporain. Pour 15 $, la visite se révèle très courte compte tenu du peu de “matière” à admirer. Seules de nouvelles oeuvres de C. Tousignant et une étonnante réalisation constituée d’entrelacements de magnétophones des années 60 trouveront grâce à nos yeux. Nous retournons à l’hôtel déposer nos affaires, appareil photo et caméra vidéo notamment, qui ne nous avaient pas quitté depuis le début ; afin de terminer notre journée ( et par là même ) notre séjour, dans la Ville Souterraine. S’en suit un repas chez PFK, où nous découvrons les frites “Poutine”, c’est à dire agrémentées d’une sauce chaude et de fromage fondu. Nous effectuons à présent une ultime promenade dans Montréal, puisque nous crapahutons jusqu’au Mont Royal ( qui a donné son nom à la Ville ), immense parc urbain surplombant tout le centre ville. Le plateau Mont Royal, à proximité, est lui un quartier à la fois résidentiel et cosmopolite sur lequel la nuit tombe pour (en ce qui nous concerne ) la dernière fois... Sans trop de nostalgie, nous décidons de passer la soirée au Casino de l’Île Sainte Hélène. Pour cela, nous empruntons les lignes orange et jaune du métro, et débouchons dans le Parc Jean Drapeau, du nom de l’ancien maire de Montréal, décédé en 1999, et surtout grand instigateur du métro. L’île sur laquelle a été construit le Casino est un îlot artificiel sorti de terre grâce au déblais du métro, pour l’expo’67. Nous jouons et perdons 10 $ dans ce Casino, encore plus grand et plus beau que tous ceux que nous avions vu auparavant. Nous assistons -sans jouer- à quelques parties de black jack, de roulette, ou d’autres vices de “tapis vert” ; puis regagnons en métro la place d’Armes. Nous dînons pour la dernière fois chez Mc Donald’s, puis allons nous coucher.
JOUR 15. SAMEDI 14 SEPTEMBRE 2002.
Levés à 9 heures, nous préparons les bagages, réorganisons et équilibrons valises et sacs, afin de n’avoir que les deux valises et le sac de voyage à enregistrer. Nous restituons les clés, chargeons la voiture et réglons les frais de parking : 25 $. C’est enfin le départ de Montréal pour Laval, en banlieue Nord, par l’Autoroute 15, en direction de l’Aéroport. Compte tenu de l’heure ( il n’est que 11 heures ), nous décidons de sortir dans un centre commercial afin de magasiner ( terme québécois de “shopping” ) une dernière fois. Nous nous rendons chez Wal Mart, équivalent et néanmoins concurrent américain de Carrefour. Au vu du prix des travaux photos ( développement et tirage en double pour 7 $ la pellicule ), et ce, en une heure, nous retournons à la voiture chercher les 7 pellicules de 25 poses réalisées pendant ces quinze jours. Nous les déposons en attendant 13 heures pour les récupérer. Pendant ce temps, nous allons déjeuner dans un restaurant nous proposant un repas de “smoked meat”, spécialité Montréalaise de viande fumée, style palette à la diable. Ce bon repas nous revient à 15 $. Nous quittons, après avoir récupéré nos photos, ravis, Wal Mart en direction de Mirabel. Nous arrivons à 14 heures à l’Aéroport, stationnons notre Chevrolet Malibu à la place 27 de l’aire réservée aux véhicules Avis, puis nous dirigeons vers la zone d’enregistrement. La disposition des sièges en cabine Grand Large à bord d’un 747 étant différente de celle d’un A330, nous n’obtenons pas les places initialement attribuées. Nous serons aux sièges A et C de la rangée 73 ( au pont supérieur ). Faisant part de ses doléances à la responsable locale de la compagnie Corsair, celle-ci lui répond que le 747 assurera les rotations Paris - Montréal pour la saison hivernale, et ce à partir du 14 Septembre... Nous nous dirigeons à présent vers le stand Avis, où l’on nous facture, outre le dernier plein d’essence -ce qui était prévu-, des taxes sur l’air conditionné et la climatisation du véhicule, taxes votées dans un souci de préservation de l’environnement : 60 $. Cet aéroport est désespérément désert, car seuls Corsair et Air Transat exploitent encore des vols dans cette aérogare, condamnée à fermer son activité passagers à la fin de l’année 2002, au profit de l’aéroport de Dorval, plus proche du centre ville. Cette tentative -ratée- d’éloignement des terminaux aéroportuaires devraient faire réfléchir nos éminences Françaises quant à l’ineptie d’un “troisième aéroport” parisien... Bref, afin de contribuer à l’amélioration des aéroports canadiens, nous réglons 30 $ de taxes supplémentaires, et obligatoires, avant de franchir les formalités douanières et de police. Nous effectuons quelques achats en “duty-free” ( hors taxes ) dans la salle d’embarquement en “vidant” nos poches, et en ne conservant qu’un exemplaire de chaque pièce en souvenir ( du 0.01 $ aux 2 $ ). A 15 heures 30, le 747 immatriculé F-GSUN ( les trois 747-300 de Corsair se nommant respectivement -et humoristiquement- F-GSEA, F-GSEX et F-GSUN ), arrive en provenance de Paris. Nous embarquerons à l’heure, à 17 heures précises, en empruntant un curieux véhicule monté sur vérins hydrauliques permettant l’accès direct à bord des passagers. Nous sommes accueillis par un personnel de nouveau très courtois, et nous invitant à rejoindre le pont supérieur de l ‘appareil. Les fauteuils sont quasi - similaires à ceux du vol aller, avec toutefois moins de place aux jambes. Le chef de cabine a réussi le tour de force de faire rire et de se faire applaudir par tous les passagers tant son humour était le bienvenu. Tout au long du vol, il saura agrémenter les messages de sécurité de pointes d’humour très agréables, et qui ont eu le mérite de rendre les voyageurs attentifs... Trois coupes de Champagne plus tard, il est 18 heures, soit minuit à Paris, nous sommes donc déjà demain !
JOUR 16. DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2002.
Le décollage s’étant effectué à l’heure, le commandant de bord nous annonce une arrivée prévue à Paris / Orly Sud à 6 heures 10. Le personnel de bord -des hôtesses cette fois, contrairement aux stewards de l’aller- est toutefois plus guindé, mais nous sert avec professionnalisme nos dîners, au choix entre poisson et Boeuf Bourguignon. Le plateau de Fromages et de Desserts est moins appétissant qu’à l’aller, mais nous mangeons de la cuisine Française, cela suffit à notre bonheur. Une fois la nuit perceptible des hublots, nous regardons le film “Le Boulet”, succès comique sorti en salles au printemps. Film loin d’être transcendant mais qui nous offre cependant quelques franches rigolades. Nous survolons à présent l’Irlande, il est 4 heures 45. Les villes de Shannon et de Galway, repérées par le système de géovision sont illuminées. Le petit déjeuner nous est servi alors que nous n’avons pas vraiment faim, tout en traversant la manche entre Portsmouth et Deauville. Pains au chocolat, croissants, Boissons chaudes et froides à volonté, pas de doute, nous sommes en France ! Après un survol des Yvelines et de l’Essonne, notre paquebot de l’air se pose sur les pistes d’Orly Sud à 6 heures 10, comme prévu. L’aéroport ouvrant au public à 6 heures, notre appareil est le premier à s’y poser en ce 15 Septembre. Après un débarquement rapide et un passage aux formalités de police rapides, nous récupérons, en priorité nos bagages. Ensuite, c’est le retour dans l’univers RATP : Orlybus, RER, et Métro.
Nous arrivons à Orly Sud à 10 heures 30. Le vol CRL 900 pour Montréal Mirabel est annoncé à l’heure pour 13 heures 45. Nous nous rendons à l’enregistrement des bagages, en évitant la file d’attente, grâce aux guichets réservés classe “grand large”. Toutefois les passagers en partance pour Montréal sont facilement reconnaissables, ils n’ont pas de cartons emballés à la va-vite, ni d’excédents de bagages, comme aux files d’à côté : Fort de France à droite, Pointe à Pitre à gauche ! Cette fois ci, ce n’est pas pour nous. Enregistrement très rapide des deux valises à roulettes et du sac à dos. On nous remet nos cartes d’embarquement : Sièges 70 K et 70 H comme prévu, rendez vous pour 12 heures 15 à la porte F34. Après quelques prises de vue de la terrasse, nous prenons un petit déjeuner : chocolat liégeois pour l’un, thé pour l’autre. A 11 heures 30, l’ A330-200 immatriculé F-HCAT de la compagnie Corsair se présente sur le tarmac. Il s’agit de l’un des deux Airbus détenus par Corsair, celui-ci étant le plus récent, sa livraison et sa mise en exploitation datant de 2000. C’est un biréacteur pouvant contenir 355 passagers, dont 18 en classe grand large, il a une autonomie de 13 heures et 10800 kilomètres : c’est le bimoteur au plus grand rayon d’action au monde. Nous avons hâte d’être à bord ! Après un dernier coup de fil à la famille depuis la salle d’embarquement, nous embarquons à 13 heures. Nous nous installons, l’accueil et le confort sont exceptionnels. Une coupe de champagne nous est offerte en guise de bienvenue. Retard de 30 minutes au décollage pour l’attente de quarante passagers ayant rencontré des problèmes aux formalités de police. Le décollage se déroule sans incidents, vers l’ouest. Nous apercevons Paris et la Tour Eiffel sur notre droite. L’apéritif ( jus de tomate/jus d’orange ) avec amuse-gueule nous est servi à 14 heures 30. Nous survolons Calais, puis Londres par un ciel totalement dégagé. Le déjeuner, avec lotte, saumon, riz et légumes est servi avec salade et vin blanc. Le plateau fromage et dessert est distinct. L’A330 offre un téléviseur numérique individuel à chaque siège, permettant de visionner un film au choix parmi quatre, d’accéder à la “géovision” (position de l’avion dans le ciel, altitude, température et distance restant à parcourir), ainsi qu’à différents jeux ( solitaire...). Nous suivons “Spiderman” sorti récemment en salles, après avoir survolé l‘Irlande. Apercevant le Groenland et quelques icebergs, nous “mettons le cap” sur Terre Neuve. Un en-cas nous est proposé : jus d’orange, vin blanc, foie gras, mini-sandwich, tartelettes et thé à la menthe. Nous survolons à présent le Saint Laurent. Il est 14 heures, 20 heures à Paris. L’atterrissage à lieu à 15 heures 40 sur les pistes de Mirabel International . Il fait beau, pas un nuage, et 23 degrés. Récupération très rapide des bagages, puis passage à la douane. Nous devons certifier n’importer aucune denrée alimentaire, les autorités canadiennes jugeant que les produits laitiers européens ne répondent pas à leurs règles sanitaires. Nous nous rendons aussitôt au stand Avis, où nous prenons possession des clés d’une Chevrolet “Malibu” verte. Une fois le chargement des bagages effectué, nous écoutons les conseils du préposé d’Avis pour le fonctionnement de la boite de vitesse automatique. Nous empruntons ensuite l’Autoroute 50, vers Montréal, puis la numéro 15 sud nommée “autoroute Décarie”. Une erreur d’interprétation de signalisation nous retarde, mais nous regagnons finalement l’avenue Atwater puis le Boulevard René Levesque Ouest. L‘hôtel y est situé au numéro 50. Nous l’atteignons à 17 heures 30. Un accueil moyen de la part du réceptionniste, anglophone de surcroît, qui nous informe que le parking de l’hôtel est complet. Nous devons donc stationner la voiture sur un parking privé typiquement nord-américain, à l’angle du boulevard Saint-Laurent. Cela nous en coûte 15 $ canadiens ( 1 dollar canadien = 0.66 E = 4.33 FRF ). L’hôtel est situé en plein quartier chinois, mais surtout en plein centre ville, proche de tout. La chambre n° 728 au 7ème étage est petite mais confortable, bien équipée et propre. Nous nous installons rapidement, puis sortons pour une première ballade nocturne dans Montréal. Petit tour du quartier chinois par les rues Clark et de la Gauchetière, puis nous atteignons la rue Sainte Catherine. Il y a un concert en plein air à l’occasion du festival du film du monde à la place des Arts. Mais nous sommes très fatigués : nous sommes éveillés depuis plus de vingt heures. Après avoir difficilement trouvé un accès à la Ville Souterraine ( les stations de métro sont moins bien signalées qu’à Paris ), nous traversons le “Complexe Desjardins”, une infime partie de l’immense centre commercial que promet d’être cette ville souterraine. Nous regagnons rapidement l’hôtel, nous endormons, puis sommes réveillés en pleine nuit ( 4 heures 30) à cause du décalage horaire. Nous devons nous lever bientôt, et n’étant plus fatigués, nous levons.
JOUR 2. DIMANCHE 1 SEPTEMBRE 2002.
Nous sommes prêts à 7 heures. Nous regagnons le véhicule puis tentons de sortir de Montréal. C’est en fait très simple, l’autoroute “Ville Marie”, véritable tranchée couverte urbaine de deux fois cinq voies nous mène sur l’autoroute n° 20 en direction de l’Aéroport de Dorval et de Toronto. Au programme aujourd’hui : rejoindre Gananoque, en s’arrêtant visiter en cours de route “Upper Canada Village” et de se reposer le temps d’une croisière sur le Saint-Laurent dans la région des Mille Iles. Nous quittons le Québec et franchissons la -future- frontière avec l’Ontario (Qui sait ? Le premier ministre a promis un référendum sur l’indépendance dans 1000 jours ) à 8 heures. Nous marquons une courte pause sur une aire d’autoroute, ou nous avalons notre premier petit déjeuner “made in America” : oeufs brouillés, saucisses, toasts, chocolat chaud et jus de pomme. Nous arrivons à 9 heures 30 à Upper Canada Village, pour l’ouverture. Ce village reconstitué c’est un peu l’ancien temps en temps réel. Des personnages pittoresques en costume d’époque redonnent la vie à des activités domestiques et agricoles, à l’éducation et aux techniques d’une collectivité rurale du milieu du XIX ° siècle. Nous réglons nos entrées à 30 $, puis débutons par un tour du village en calèche. Ensuite, nous visitons la boulangerie, la fromagerie ( le fromage y est d’ailleurs toujours fabriqué et est vendu aux visiteurs dans la boutique ), une taverne, l’imprimerie, ainsi que le moulin, des ateliers, l’école... Un fantastique travail de reconstitution. A 11 heures nous faisons un tour à la boutique, où nous relevons plusieurs idées de cadeaux. Nous reprenons l’autoroute 401 ( pardon, la “highway” 401 west). Nous arrivons à 13 heures à Gananoque que nous traversons par King Street East. Nous nous rendons à l’embarcadère pour les “Mille Iles“ où nous nous procurons deux billets pour 35 $. Nous naviguerons à bord d’un navire de la Ganaoque Boat Line, pour un circuit de trois heures. Nous prenons place à l’avant du bateau, au pont inférieur du “Gananoque Thousand Islands 2“, et après avoir dégusté un hot dog accompagné de son Pepsi, nous mettons le cap sur la rive américaine du Saint Laurent. En remontant la voie maritime, nous passons sous les portées américaine et canadienne du pont international des Mille Iles. Au bout de 2 heures de navigation nous contournons le château de Boldt, bâtisse réalisée par un richissime expatrié allemand en 1904. Construit sur une île dans les eaux territoriales américaines, nous ne pouvons accoster, faute de visa. Il existe en réalité plus de 1600 îlots, compte tenu qu’il suffit d’un arbre sur six pieds carrés de terre pour faire une île. Certaines maisons sont plus grandes que l’île elle même. Nous sommes de retour sur la terre ferme à 17 heures, et regagnons la voiture, stationnée en plein soleil. Heureusement, la climatisation fonctionne vite et bien, et malgré les 30 degrés, nous nous mettons à la recherche de l’hôtel. Celui-ci est situé au 780 King Street West. Après s’être installés dans la chambre 38 du “Colonial Resort”, où nous constatons une amélioration par rapport à l’hôtel de la veille, avec toutefois une décoration vieillotte, très années trente... Un court moment de repos nous redonne le courage d’aller visiter le centre ville, où nous retirons 500 $ au guichet automatique de la banque Canada Trust. Nous prenons notre dîner chez Kentucky Fried Chicken. Un petit tour de “Gananoque by night” en voiture et nous sommes de retour à l’hôtel. Nous nous endormons vers 21 heures. Nous avons cette fois digéré le décalage horaire.
JOUR 3. LUNDI 2 SEPTEMBRE 2002.
Le petit déjeuner nous est aujourd’hui offert à l’hôtel. Simple ( Muffins et Thé ) mais sucré et moins lourd qu’hier. Nous quittons Gananoque à 8 heures pour Kingston. Nous traversons cette ville qui fut capitale du Canada de 1841 à 1844 et qui abrite l’ Old Fort Henry, un bastion britannique, restauré en musée militaire. Nous ne le visitons pas, et nous quittons rapidement Kingston, surtout célèbre aujourd’hui pour ses pénitenciers. Les portes en étant bien refermées, nous reprenons la highway 401 en direction de Toronto. Nous marquons une pause à Newcastle peu avant Oshawa pour un plein d’essence chez Esso, le litre de sans plomb coûte 0.70 $ ( soit 3 FRF le litre !!!), la facture s’élève à 30 $. Le déjeuner est pris chez Wendy’s, une chaîne de fast-food encore inconnue en France. La traversée de Toronto est longue et embouteillée, nous avions le choix entre un boulevard parsemé de feux tricolores et la seule autoroute à péage du pays. Si notre choix se révèle économique il est loin d’être le plus rapide. Nous apercevons enfin la CN Tower, la “tour Eiffel” de Toronto et le lac Ontario. Il est 11 H. Une fois sur la Queen Elisabeth Way ( l’autoroute qui relie Toronto aux Etats Unis via les chutes du Niagara ), nous filons vers Hamilton et Niagara on the lake. Sortis de l’autoroute à Ste Catharines, nous sommes immobilisés vingt minutes pour laisser passer un bateau sous un pont levant aux écluses du canal Welland. Niagara on the lake est une petite ville très cosy, très “british”, très touristique aussi, style village “Disneyland“. Nous ne faisons que passer car tout ou presque y est fermé pour cause de fête du travail. Nous empruntons à présent la Niagara Parkway, route touristique surplombant la rivière. Il est 13 heures lorsque nous apercevons enfin les fameuses chutes. Malgré les innombrables parkings, tous complets, et très onéreux de surcroît, nous devons nous résigner à aller stationner à l’hôtel en premier. Le “Ramada Coral Inn” est un hôtel de luxe, situé 7429 lundy’s lane, face à un immense centre commercial, style magasins d’usine. Les prix y sont très intéressants : 80 $ la paire de baskets Nike, c’est moitié moins cher qu’en France. Mais les jours fériés, les boutiques ferment tôt, et il faut faire un choix entre les chutes et les boutiques. La question ne se posant en réalité même pas, nous nous installons dans notre chambre, très spacieuse, avec deux lits doubles. A la réception, nous achetons deux billets de bus (une navette reliant les hôtels aux chutes). La direction des bus n’étant pas indiquée, et notre anglais laissant à désirer, il est aisé d’en déduire que nous nous égarons, et perdons une heure de notre précieux temps. Retrouvant à présent sous une chaleur étouffante notre chemin, nous réglons 25 $ de billets pour le “Maid of the Mist”. C’est une croisière de trente minutes, une véritable séance de brumisateur, à bord d’un bateau équipé de moteurs surpuissants permettant d’approcher au plus près des chutes. Les traditionnels imperméables bleus en PVC nous sont remis, et nous voilà partis pour en prendre plein la vue. C’est tout simplement éblouissant, entre la puissance de l’eau, et la douceur des arcs en ciel, nos émotions nous serrent le ventre. N’étant pas sûrs de la réussite des photos et de la vidéo, nous achetons le très commercial et très touristique guide de Niagara Falls, édition française, pour 10 $. Nous décidons ensuite de prendre un peu de hauteur, depuis la Skylon Tower, tour d’observation en béton armé aussi haute que la tour Montparnasse : 236 mètres. Le prix est raisonnable : 20 $. Les ascenseurs jaunes situés à l’extérieur ne sont pas très rapides et ne procurent aucune sensation. Rien d’impressionnant, donc. Mais cependant, un très bon point de vue du haut de la tour sur les deux chutes, le “fer à cheval” -côté canadien- et le “pipi de chat” américain. Une fois à terre de nouveau, nous traversons le parc Queen Victoria, bordant l’allée - promenade des chutes ; très fleuri, des pelouses d’un vert resplendissant, le plaisir des yeux est à la fête aujourd’hui. Mais peu après, nous arrivons sur Clifton Hill. Une rue à flanc de coteau, bordée de commerces inutiles, d’enseignes tapageuses, de salles de jeux ringardes... Nous ne sommes pas intéressés par la vue de la femme aux quatre seins, ni par l’homme à la tête de gorille ; les boutiques de souvenirs attrape-touristes non plus, et aucun restaurant digne de ce nom à vingt cinq kilomètres à la ronde. Nous nous résignons à dîner chez Burger King (Mc Do en pire... si, si, c’est possible !). Une longue marche s’en suivra pour trouver l’arrêt de la navette bus... et pour digérer ! Nous sommes de retour à l’hôtel à 20 heures. JOUR 4. MARDI 3 SEPTEMBRE 2002.
Dès 8 heures, nous sommes debout afin de retourner à Niagara on the lake pour y voir ce que nous n’avions pas pu la veille. Nous optons pour un petit déjeuner dans une ambiance très cosy et servi à la table : pankakes et sirop d’érable ( maple syrup ), accompagnés de chocolat chaud. Le tout pour 15 $, car contrairement aux fast food, le service n’est pas compris. Il faut systématiquement ajouter 15 % à la note. Avec les taxes ( fédérales et provinciales ) de 15 % elles aussi, et ce sur tous les produits -l’équivalent de notre TVA-, le prix affiché en vitrine grimpe aussitôt d’un tiers. C’est un réflexe à prendre... Nous rejoignons donc l’autoroute QEW, et arrivons à 11 heures 30 dans la métropole canadienne. Nous tentons de stationner au parking situé sous la CN Tower afin d’en faire l’ascension, mais les tarifs prohibitifs dudit parking nous incitent à faire marche arrière, et ce avec la complicité du sympathique gardien -antillais- du parc de stationnement. Nous atteignons sans mal l’hôtel “Quality” situé 111 Lombard street, en plein centre ville, perpendiculaire à Yonge street, l’artère principale de Toronto. Nous nous y installons après avoir réglé 30 $ de frais de parking pour 48 heures. La chambre, n° 510 est très classe, le niveau de qualité s’améliore de jour en jour ! Nous repartons aussitôt pour le quartier du port, où nous visitons la gare, jetons un oeil sur le royal York hôtel, un de ces palaces construits au début du siècle par la compagnie ferroviaire Canadian National ( CN ) à l’image du château Laurier d’Ottawa et du Frontenac à Québec. Nous voici à présent au pied de la CN Tower, la plus haute structure autoportante du monde : 553 mètres d’altitude, érigée en 1970. Les billets ; comprenant l’ascension en ascenseur panoramique, l’accès au plancher de verre, et au “Skypod”, le point d’observation le plus haut du monde, situé à 447 mètres, l’équivalent de près de 150 étages ; nous reviennent à 50 $. Après un passage sous des portique de détection de métaux et une désinfection en règle, on nous invite à une prise de vue très commerciale. Nous n’achèterons pas la photo. L’ascenseur n°3 nous mène en quelques secondes à l’étage du plancher de verre (346 m), sur lequel peu de visiteurs osent s’aventurer ! Effectivement, il ne faut pas avoir le vertige ! Du Skypod, nous apercevons toute l’immensité de Toronto, du lac Ontario, véritable mer intérieure... et les piétons, de la taille d’une fourmi. Faisant confiance au guide “Voir”, nous suivons à présent leur itinéraire de découverte de Toronto “pas à pas”: le Skydôme, sorte de Palais Omnisports de Bercy à la sauce nord-américaine, puis le port. Nous prenons le Tramway, mais pour une seule station seulement, car contrairement à Paris, on ne peut acheter au Canada des titres de transport qu’en fournissant l’appoint ! Aucun rendu de monnaie n’est effectué par le personnel, dont la priorité est le respect des règles de circulation routière, donc la sécurité. N’ayant pas les 4.50 $ réclamés, le traminot nous invite à redescendre. Nous nous dirigeons donc vers le centre ville, à pied. Mais la chaleur et le lointain petit déjeuner réveillent notre soif et notre faim, et nous mettent à espérer rencontrer un Mc Do le plus vite possible ! Quelques minutes plus tard, face à l’Art Gallery of Ontario que nous avons prévu de visiter ensuite, un centre commercial nous ouvre ses portes. A l’intérieur, le système “américain”, pour une fois très sympa : toutes les enseignes de restauration rapide ( du traiteur chinois au Mc do en passant par la pizzeria ) autour d’une place où est aménagée la salle de repas. Chacun peut donc manger différemment et selon ses goûts, mais à la même table ! Assoiffés et déshydratés ( presque !) nous avalons un triple menu big mac avec son litre de coca, puis visitons ensuite l’AGO. Ce musée possède une collection très riche, notamment de sculptures ( une salle entière est dédiée à Henry Moore ), mais aussi, et cela fut une révélation, une impressionnante collection d’art canadien, dont le Groupe des Sept -Tom Thomson et Lawren Harris entre autres- traduisant à merveille des scènes de paysages canadiens. L’art inuit y est également présent, à travers des objets symbolisant la vie quotidienne, et un étage est consacré à l’art européen, essentiellement contemporain, avec une exposition temporaire sur Duchamp, et le courant “dada”. Une fois la visite à notre rythme terminée, nous nous rendons à la librairie du musée, avec l’espoir -vain- de trouver un ouvrage sur la collection permanente. Nous nous promenons ensuite à Nathan Philip Square et descendons visiter une station de métro. Le métro de Toronto ressemble à celui de New York, mais ce qui nous frappe le plus, c’est la discipline des usagers. Taux de fraude zéro, mendicité zéro, les gens font même la queue pour accéder chacun son tour aux quais : pas de bousculades ; très propre également, on croit rêver ! Aucun de doute, nous ne sommes pas à Barbès. Dehors, nous apercevons l’hôtel de ville, datant des années 1960, mais au style architectural tellement précurseur, qu’il semble aujourd’hui encore, neuf. Il est composé de deux tours curvilignes, mélanges de béton et de verre. Face à lui, son prédécesseur, édifié au XIX ° siècle. La fin de journée approchant, nous nous rendons à Eaton Center, un des plus grands centres commerciaux du monde ! Boutiques, grands magasins, restaurants et services à profusion. Un dîner allégé chez Mc Do, puis nous sommes de retour à l’hôtel, fatigués, mais devant reprendre des forces pour le lendemain!
JOUR 5. MERCREDI 4 SEPTEMBRE 2002.
Nous prenons notre petit déjeuner très copieux dans la salle de restauration de l’hôtel, puis à 9 heures, regagnons la station de métro Queen Street où nous achetons deux passes à la journée pour 15 $. A Toronto, pour éviter une trop grande affluence aux heures de pointe, les titres “touristiques” ( 1 jour ou 3 jours ) ne sont utilisables qu’à partir de 9h30. Très bonne idée là encore, mais qui nous oblige à rejoindre Queen’s Park à pied. Situé derrière le parlement d’Ontario, masse de grès rose datant de 1893 qui symbolise l’importance de la province au sein de l’empire britannique. Une imposante statue d’Edouard VII trône dans le parc, où de charmants petits écureuils se promènent en toute quiétude. A 10 heures précises, nous sommes présents pour l’ouverture du ROM, le Royal Ontario Museum, le “Louvre” canadien, démesurément grand, et pour lequel un mois jour et nuit, ne suffirait sans doute pas pour tout voir consciencieusement. Les deux entrées nous reviennent à 35 $. Au deuxième étage, figurent des oeuvres d’art européennes, ainsi que les salles d’expositions temporaires. Une gigantesque galerie nous fait découvrir les sciences de la vie au premier étage, avec l’imposante galerie des dinosaures et une grotte de chauves souris. Les techniques d’animations utilisées sont telles que l’on se croirait à Jurassic Park ! De nombreuses salles d’art asiatique jalonnent le rez-de-chaussée avec une cour dédiée aux sculptures chinoises. Après 3 heures de visite, estimant avoir vu ce qui nous intéressait, nous sortons pour aller au Bata Shoe Museum. Ce musée de la chaussure renferme une extraordinaire variété de modèles. Outre les chaussures -uniques- réalisées à la demande de Marylin ou d’Elton John, on se rend surtout compte de l’influence des inuits et des amérindiens dans le travail du cuir... Peu après, repas au Mc Do de Bloor street, puis nous prenons le métro jusqu’à la station Pape, où nous empruntons la ligne de bus n° 25 pour nous rendre à l’Ontario Science Center. Pour 25 $ nous avons droit à la copie conforme ( à moins que ce ne soit la France qui ait copié !) de la cité de sciences de la Villette. Les mêmes expériences interactives sur la terre, l’espace, le corps et les lois physiques, cependant très bien conçu. Bref un savant mélange de palais de la découverte et de la Villette. Nous en profitons pour nous amuser un peu, en voyant ces enfants les cheveux dressés sur la tête grâce à l’accélérateur de Graaff. Une fois de retour au centre ville, nous repartons à pied, tramway et métro à la découverte des quartiers inexplorés de la ville. Le quartier chinois, tout d’abord, véritable ville dans la ville, une Chinatown de 250000 habitants, 6 % de la population. Nous avons momentanément quitté le Canada pour Hong Kong, nous cherchons la star !!! Le quartier jouxte celui de Kensington Market, le Barbès de Toronto, cosmopolite et plein d’activité. Les boutiques de vêtements d’occasion côtoient l’épicier pakistanais. Les odeurs y sont fortes, celles de poisson pourri et de fruits exotiques trop mûrs chatouillent nos fragiles estomacs. Nous retournons donc finir la journée dans Eaton Center, car la ballade initialement prévue à Ontario Place est impossible, c’est fermé pour cause de rentrée scolaire ! Suit le dîner chez KFC où nous dégustons enfin quelque chose d’original : un Twister Combo, plat Tex - Mex arrangé à la sauce fast-food. Nous allons nous coucher pour notre deuxième nuit à l’hôtel Quality.
JOUR 6. JEUDI 5 SEPTEMBRE 2002.
Comme hier, le petit déjeuner est offert par l’hôtel. Jus de pomme et d’Orange, muffins, toasts beurrés et confiture, banane, c’est copieux et cela nous permettra de tenir avant le repas de midi. Quelques embouteillages à la sortie de Toronto ne nous empêcherons pas de regagner la highway 401 puis d’arriver aux portes du Zoo pour 9 heures. Effectivement, nous y serons les premiers ( à 8 h 50 ), et, de ce fait les péagers du parking n’étant pas encore à leur poste, nous économiserons les frais de stationnement. Une fois s’étant acquittés des droits d’entrée au zoo à 35 $, nous sommes accueillis par un bénévole du parc qui nous félicite d’être si matinaux pour venir visiter un zoo. Il nous invite à nous rendre tout d’abord voir les koalas, éveillés seulement 3 heures par jour, et en l’occurrence, en ce moment. Ce zoo est immense, magnifique, et les superlatifs ne manqueraient pas pour le qualifier. Il est organisé en quatre grandes sections, dont la visite de chacune dure environ 2 heures. La faune eurasienne tout d’abord ou nous remarquerons des kangourous, des chameaux et des tigres en quantités impressionnantes, mais surtout bénéficiant d’un espace remarquable. La seconde partie est consacrée aux Amériques, où les bisons côtoient les ours, et les lamas. Une excursion dans la forêt canadienne ensuite, qui nous permettra de voir des loups blancs comme jamais nous n’en avions vu. Puis, la savane africaine, véritable invitation au safari, mise en scène dans un décor époustouflant, où lions, éléphants, gorilles, zèbres et rhinocéros s’épanouissent en toute quiétude, tant les moyens dont disposent le zoo leur permettent de vivre comme dans leur milieu original. Le zoo de Toronto est sans aucun doute l’un des plus grands et des plus beaux du monde. Nous en terminerons la visite enchantés vers 13 heures, en espérant pouvoir y revenir un jour, tant ce zoo surclasse tout ce que nous avions pu voir se réclamant de zoo, tel celui de Vincennes, dont nous invitons les dirigeants à se rendre à Toronto, pour prendre conscience de la souffrance qu’il font endurer à leurs animaux en parquant par exemple un éléphant dans un enclos de 100m ! Nous regagnons à présent la voiture puis l’autoroute nous fait à nouveau traverser les régions et paysages découverts le deuxième jour de notre périple, et aux alentours de Kingston, nous nous arrêtons pour déjeuner chez Wendy’s. Le repas -doit-on préciser qu’il s’agit d’un énième fast-food ?- nous revient à 15 $, et le plein d’essence dans la Chevrolet à 30 $ chez Esso. Nous mettons désormais le cap sur Ottawa, la capitale fédérale. La highway 416 nous mène en plein centre ville, et nous atteignons l’hôtel “Capital hill”, à 17 heures 30. C’est un hôtel de luxe, un quatre étoiles à deux pas de la colline du parlement, et une suite (un véritable appartement, avec chambre, séjour, cuisine, salle de bains et toilettes ), la n° 702 nous est proposée. C’est sans conteste la meilleure chambre depuis le début. Une fois rafraîchis, nous sortons faire un tour de ville à pied, voir notamment le Canal rideau, voie d’eau artificielle qui rejoint le Saint Laurent à Kigston à la rivière des Outaouais ( Ottawa river ), en traversant la dite Capitale. Un grand centre commercial le longe et porte son nom ( rideau center ), et de part et d’autre de la rue rideau, le quartier très animé de Byward Market. Un peu d’histoire, Ottawa, s’appelait autrefois Bytown, du nom du colonel By, chargé de la construction du canal en 1826. C’est seulement en 1855 que la ville changera définitivement de nom. Byward Market, tirant son nom du même colonel By, est en fait le centre névralgique de la ville. Bureaux et commerces, marché et restaurants, où une foule cosmopolite et multi-culturelle se côtoient. C’est surtout à cet instant que nous nous sommes retrouvés “en France” ! Enfin, en territoire francophone. Tout est inscrit en deux langues. Partout. Pour les noms de rues, cela donne notamment “Rue Rideau Street”. Nous continuons notre ballade jusqu’au pont Alexandra, qui franchit Ottawa river, et en fait relie l’Ontario au Québec. De là, superbe vue sur les édifices du parlement d’un côté et sur Hull et son musée des civilisations de l’autre. De magnifiques pistes cyclables jalonnent les rues, les bâtiments officiels ( musées, ambassades ) sont tous de splendides réalisations architecturales ; bref, Ottawa est une ville qui nous plaît. Décidant de faire confiance au “guide du routard”, nous dînons au restaurant “Mama Grizzis”, restaurant italien situé dans une cour intérieure au cadre raffiné et à l’ambiance détendue en plein coeur de Byward Market. Le repas est néanmoins très moyen, pour une facture est de 30 $, taxes et service compris. Nous nous offrons une petite glace en cornet chez un glacier fabricant, puis nous regagnons l’hôtel, car il fait soudain très froid. Plus de 25° la journée, moins de 10° en soirée, bonjour l’amplitude thermique !
JOUR 7. VENDREDI 6 SEPTEMBRE 2002.
Levés à 7 heures, nous partons pour la colline du parlement. Mais il fait décidément trop froid, et nous faisons demi-tour vers l’hôtel pour s’habiller plus chaudement. Nous profitons de ce contre-temps pour retirer de nouveau 500 $ au guichet automatique de Canada Trust. C’est donc munis de pulls que nous visitons le Parlement, et plus particulièrement le Sénat. Malheureusement, les visites sont guidées, et nous nous retrouvons au sein d’un groupe de Français dont les états d’âme de certaines sur les coiffes de la Reine d’Angleterre, et les conversations philosophiques de certains sur l’ordre dans lequel sont votées les lois ( Sénat avant Chambre des députés ), nous exaspèrent, et nous confortent dans notre choix d’avoir évité le “tour organisé en autocar” ! Nous apercevons cependant brièvement le trône d’Elisabeth II, ainsi qu’une mini exposition sur la bibliothèque du parlement. La visite était gratuite et en Français, on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre. Ne nous plaignons pas. Une courte pause le long des écluses du Canal Rideau, et nous mettons le cap sur le musée des beaux arts du Canada, LE musée d’Ottawa. Nous y déjeunons à la cafétéria puis entamons la visite. Il s’agit d’un musée national, donc la visite des collections permanentes est gratuite. Nous débutons par le deuxième étage, entièrement dédié à l’art contemporain. Nous y découvrons notamment les oeuvres de Claude Tousignant, les couleurs et le style de Mondrian, mais avec des cercles. Le premier étage, présente la plus importante collection d’art canadien au monde, avec entre autres plusieurs salles pour le fameux Groupe des Sept découvert à Toronto, et le célèbre tableau de Tom Thomson, “le Pin de Banks”. Nous traversons rapidement ensuite les fastidieuses salles sur l’art européen du moyen-âge et de la renaissance -ce n’est pas notre tasse de thé- pour nous rendre au sous-sol, réservé à l’art inuit. Leurs sculptures représentant des scènes de pêche, de chasse et des animaux sont pures et traduisent à merveille leur vie quotidienne. Réellement enthousiasmés par cette visite, nous achetons le guide du musée. De retour dans Byward Market, nous retournons rendre visite au glacier. Ayant fait le tour des découvertes au centre ville, nous préférons aller nous reposer un peu, tant nos jambes commencent à souffrir. Nous annulons la visite initialement prévue au musée des sciences & technologies, de crainte de retrouver les expositions présentées à l’Ontario Science Center et de fait... à la Villette ! A 16 heures, bien reposés, nous voilà partis -à pied- pour Hull, de l’autre côté de la rivière, afin de visiter cette ville qui abrite, outre le musée canadien des civilisations, l’université du Québec. Hull sera pour nous une grosse déception. Trois pauvres bars sur une misérable place bordée d’immeubles en brique rouge pour seul véritable intérêt. Cette place s’appelle la “place Aubry“, aucun rapport avec notre Martine nationale, si ce n’est la beauté des lieux, comparable aux faubourgs de sa cité Nordique ! Nous y verrons également des prostituées, des maisons construites à la va-vite dans le style “ruée vers l’or” de Lucky Luke... Il ne manque plus que les Dalton ! Non, franchement, pas de quoi y consacrer du temps, nous revenons sur nos pas. Nous terminerons la journée dans Rideau Center, où nous achetons quelques pellicules et autres gourmandises chez “Drug Mart”. Le dîner s’effectue ce soir chez Burger King, leurs “Whooper” sont toujours aussi infects. Seconde nuit à l’hôtel Capital Hill.
JOUR 8. SAMEDI 7 SEPTEMBRE 2002.
Levés à 8 heures, nous procédons à l’habituel “check out”, ce qui signifie rendre les clefs de la chambre et régler les “extra” ( téléphone, parking) -et traduit en Français à la sauce Québec “avez vous checké ?”-! ; réglons donc les 25 $ de frais de stationnement pour les deux jours, et partons pour le Québec. Le musée des civilisations au programme aujourd’hui n’ouvrant ses portes qu’à 10 heures, nous nous rendons au Casino de Hull, où nous prenons notre petit déjeuner. Il nous en coûte 10 $, puis partons à la découverte de l’immense salle des machines à sous, surplombant le lac Leamy. Le casino, récemment ouvert à proximité d’un hôtel Hilton, est une véritable invitation au jeu... Nous retournons à présent au Musée Canadien des Civilisations, première “attraction culturelle du pays” selon la formule consacrée. Les deux entrées nous reviennent à 15 $. Nous débutons par la Grande Galerie, ornée de totems amérindiens, et donnant accès à la visite de plusieurs reconstitutions d’habitations amérindiennes et inuits. Une exposition d’art inuit nous permet d’approfondir nos découvertes d’hier. Au premier étage, le musée est divisé en plusieurs univers : il abrite tout d’abord le musée de la Poste Canadienne, laissant une large part à l’histoire de la Vente par correspondance ; et exposant la totalité des timbres canadiens depuis l’origine de la confédération. Plus loin, c’est le monde des enfants, car nous pénétrons dans l’antre du “musée des Enfants”, dans lequel les parents en visite peuvent laisser leurs bambins s’instruire et se divertir sous la surveillance d’animatrices. Cela nous fait -encore ?- penser à la cité des enfants de... la Villette ! Trois expositions temporaires se partagent le reste de la surface : une sur les Vikings, premiers explorateurs du Canada, une autre sur l’art islamique à travers le monde, puis une dernière sur le rayonnement de la musique francophone, laissant toutefois une large part aux musiques franco-africaines. Le clou de la visite se situe au deuxième étage du bâtiment : la salle du Canada. Une journée de visite à elle seule, toute l’histoire du Canada expliquée, décortiquée, montrée à travers expositions, documentation et reconstitutions... Les caméras vidéo n’y étant pas interdites, nous en garderons des images sur bande. Nous achetons ensuite le guide du musée et déjeunons à la cafétéria. Nous prenons désormais la route pour Trois Rivières, capitale de la région touristique de Mauricie non sans avoir réglé 10 $ pour le parking sous le musée. Pas d’autoroute aujourd’hui, mais les routes 148, 158 et 138, ce qui nous permet de contourner Montréal, et de traverser de somptueux paysages. C’est après un nouveau plein de carburant chez Esso pour 40 $ que nous arrivons à 17 heures 30 à l’hôtel Gouverneur de Trois Rivières. Une fois installés, nous partons pour un tour de ville à pied, où nous découvrons le port et la jetée le long du Saint Laurent, la vieille ville et les rues commerçantes très animées en ce samedi soir. A la recherche d’un restaurant, nous nous arrêtons chez Subway, qui propose d’étranges “Sous-Marins” ( traduisez des sandwiches ), proposés en deux tailles (6 et 12 pouces ), et agrémentés de sauce “dijonnaise” ( de la simple moutarde !). Repas original qui nous satisfait tant cela change des McDo... De retour à l’hôtel, nous ne pourrons goûter aux joies de la piscine, celle-ci étant fermée car non chauffée. Courte nuit de repos. Demain, il faut se lever tôt !
JOUR 9. DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 2002.
Exceptionnellement, nous nous levons à 5 heures 30. Ayant “checké” à l’hôtel, nous empruntons l’autoroute 55 qui se transforme plus loin en route 155. Nous nous arrêtons déjeuner chez... Mc Do, à Chambord. Cette route est splendide : une succession de rivières, de lacs et de forêts où nous admirons enfin ce fameux “été indien”. Des étendues d’arbres à perte de vue offrant toute la palette de jaunes, d’oranges, de rouges et de verts possibles et inimaginables. Du grand spectacle ! Du grand désert aussi, plus de 130 kilomètres sans le moindre village, sans la moindre habitation : des forêts, de l’eau, et des animaux sauvages. La nature dans toute sa splendeur ! Nous arrivons à Val Jalbert à 10 heures. Il s’agit d’un village fantôme, car déserté en 1927. En effet, situé près de la chute Ouiatchouane qui alimentait une usine de fabrication de pâte à papier ( une pulperie ), le village n’était habité que par les familles des employés de la compagnie. Celle-ci, concurrencée par l’arrivée de pâtes à papier chimiques provenant d’Allemagne sur le marché, elle périclita et fit faillite en 1927. Tout le personnel dût alors quitter les lieux pour aller trouver du travail ailleurs. Restauré progressivement depuis quelques années, le village se visite, soit à pied soit avec un petit bus, et nous permet de voir l’école, les maisons, les magasins, et l’usine. Une partie d’entre eux sont reconstitués, une autre laissée en l’état de quartiers-fantômes. Derrière les bâtiments de la pulperie, un téléphérique permet l’ascension au dessus de la chute, d’où un belvédère offre un panorama exceptionnel. Nous redescendons à pied les innombrables marches puis nous dirigeons vers Roberval. Installés à l’hôtel “Château” ( qui n’a rien d’un château mais offrant néanmoins un accueil, un confort, et une piscine intérieure remarquables ) à midi, nous déjeunons chez PFK. Eh oui, au Québec, on ne parle pas Anglais. Pas un mot ! La chaîne de fast-food KFC (pour “Kentucky Fried Chicken”) pourtant présente en France sous ce nom, à du se plier aux exigences de Québec et... se nommer PFK (pour “ Poulet Frit à la Kentucky”). Si, si ! Après ce repas, où nous constatons à quel point l’obésité fait des ravages dans ce pays... nous nous dirigeons vers Saint Félicien, pour la visite du Zoo Sauvage. Pour 35 $, c’est un concept inédit de visite d’un zoo. Pour une fois, les animaux sont en liberté et les humains en cage. Thoiry, mais sans le côté “réserve Africaine”. Seuls les animaux composant la faune canadienne se retrouvent dans ce zoo. La visite, intitulée “les sentiers de la nature”, s’effectue en petit train, grillagé, avec lequel on part pour 1 heure 30 de safari canadien. Seul hic, il se met à pleuvoir, nos premières gouttes du voyage. La visite, commentée, est passionnante, jamais nous n’aurons côtoyé des Ours, des Orignaux, des Caribous, des Bisons et des Chiens de prairie d’aussi près. Jamais nous n’en avions vu autant ! Les animaux sont en réelle liberté, seules des zones de non-prédation ont été aménagées afin d’éviter que ces chers animaux ne se mangent entre eux. Mais pendant ce temps, l’orage redouble d’intensité, et une fois le circuit en train terminé, nous courons trouver refuge au restaurant pour une pause “séchage des vêtements” dans les toilettes... Nous profitons d’une petite accalmie pour poursuivre la visite à pied, puis retournons à la voiture à 16 heures. Nous nous dirigeons donc vers Mashteuiatsh, village où vit une communauté amérindienne, (des Montagnais) et abritant un musée. Le retour sur Roberval a été contrarié par une longue attente à un passage à niveau, passage sur lequel le convoi a déraillé lors de son passage. Du jamais vu ! S’agissant d’un train de marchandises, et au vu de sa longueur, les opérations de levage, et de déblaiement ne pouvant intervenir que le lendemain, nous avons du faire demi-tour. C’est après des tours et des détours par des chemins et des routes caillouteuses que nous avons retrouvé notre hôtel. Un supermarché, IGA, ouvert 7 jours sur 7, jouxtant l’hôtel, nous y avons fit quelques emplettes. Après une baignade dans la piscine et le bain tourbillonnant, nous avons dîné chez Mc Do, une fois de plus.
JOUR 10. LUNDI 9 SEPTEMBRE 2002.
Nous nous levons à 7 heures, et partons pour Chicoutimi, la métropole de la région Saguenay / Lac St Jean. La route 169, longe le Lac Saint Jean, une mer intérieure dont on ne voit pas l’autre rive... A Chicoutimi, ville qui compte soi-disant 60 % de femmes - dont une grosse part est inévitablement célibataire !-, nous visitons le vieux port et le marché des halles. Nous nous rendons au point “infotouriste“, où l’on nous remet un plan de la ville, puis nous entamons un ballade matinale rue Racine, la rue commerçante et vivante de la ville. Un petit déjeuner sucré chez Subway, puis nous reprenons la route, la 172, sur l’autre rive. Nous longeons à présent le fjord du Saguenay, où nous admirons de nouveau des paysages se fondant dans un décor magnifique. Un plein d’essence à 20 $ avant une nouvelle traversée de désert ( 100 kilomètres sans la moindre activité ), puis nous effectuons un petit détour pour traverser Ste Rose du Nord. C’est un petit village de pêcheurs, tout à fait dans le style “breton”. Nous arrivons à Tadoussac à midi. Nous nous installons chez Georges, (c’est le nom du motel ) où l’accueil est irréprochable. Nicole, l’hôtesse, nous propose de réserver pour nous, et sans frais, notre croisière aux baleines de l’après-midi. Pour 120 $, nous allons approcher les baleines à bord d’un zodiac. Rendez vous est donné à la marina pour la préparation à 13 heures 30 chez AML croisières. On nous prête deux combinaisons de survie, ainsi que deux pantalons imperméables, que nous enfilons avant d’embarquer sur notre zodiac jaune, petit bateau pneumatique sur lequel peuvent monter une vingtaine de personnes. Nous sommes pourtant chaudement couverts, mais le brouillard sur le fjord et le grand froid au large ( les baleines se plaisent dans une eau entre 0° et 5° ) commencent à nous geler... Dans l’ordre, Rorquals, Bélugas et quelques Phoques se succèdent à l’horizon. Les téléobjectifs sont braqués sur l’eau, et les caméras vidéo attendent l’instant T pour immortaliser les sorties hors de l’eau des plus gros mammifères au monde. C’est la “séquence émotion” du voyage ! Le clou du circuit. Trois heures de pur plaisir ( malgré le grand froid et les besoins naturels insatisfaits ). Une fois revenus sur la terre ferme, nous approfondissons nos connaissances du monde marin, en visitant le CIMM (Centre d’Interprétation des Mammifères Marins ). Nous poursuivons notre ballade dans Tadoussac, paisible bourgade de 750 habitants, en découvrant tour à tour la maison Chauvin, qui fut le premier poste de traite des fourrures au Canada - datant du 17ème siècle- ; et la “chapelle des indiens”, petite église en bois, qui fut, elle aussi la première chapelle chrétienne en Amérique, symbole du “travail” effectué par ces religieux colons... De retour à l’hôtel, après un bref repos devant le journal télévisé de Daniel Bilalian grâce à TV5, nous soupons au restaurant du motel... Escargots, Crevettes, Homards et Noix de pétoncles, le tout, agrémenté de vin blanc et de desserts. Enfin de la grande cuisine... mais elle a un prix ! 65 $, service inclus. Nous nous endormons ensuite pour notre première nuit avec du chauffage dans la chambre.
JOUR 11. MARDI 10 SEPTEMBRE 2002.
Le départ d’aujourd’hui ne se fera pas par la route, mais en bateau. En effet, à Tadoussac, la route 138 s’arrête sur un embarcadère, où les voitures montent à bord d’un bac. Le fameux “traversier”, bateau passeur de son état, gratuit, et qui relie la rive nord du Saguenay à la rive sud, à Baie Sainte Catherine. Vingt minutes, embarquement et débarquement inclus, et nous voici enfin dans la fameuse région touristique de Charlevoix, où la 138 offre un panorama format cinémascope derrière le pare-brise. Après un petit déjeuner chez Subway à La Malbaie, nous effectuons un détour par la route 362 et “les éboulements” pour longer de plus près le Saint Laurent. Nous arrivons à un rythme de croisière à Baie Saint Paul, puis nous dirigeons vers Beaupré. Sainte Anne de Beaupré est la plus importante cathédrale d’Amérique du Nord, lieu de pèlerinage de tous les catholiques d’outre Atlantique, c’est le Lourdes local, avec béquilles et autres fauteuils roulants laissés pour preuve de guérison ! Nous repartons par la route dite de la “nouvelle France”, la Voie Royale, empruntée par les Français au seizième siècle. Celle-ci nous conduit au parc de la chute Montmorency. Moins impressionnante que Niagara, elle est toutefois plus haute, et surtout mise en valeur dans un cadre et un décor “protégés”, loin de toute animation festive. Après avoir photographié et filmé ce qui nous impressionnait depuis notamment le pont suspendu, nous terminons cette visite par une ballade dans le parc. N’ayant pas trouvé la route 369 censée nous conduire à Wendake, nous nous retrouvons en plein centre de Québec. Nous décidons d’aller nous installer préalablement à l’hôtel, situé rue St Vallier Ouest. Certes dans Québec, mais à 20mn en bus du centre historique, et de plus dans un quartier populaire et peu engageant. Néanmoins, le parking est gratuit, et surtout, l’accueil est irréprochable. La réceptionniste nous a formidablement reçus, puis elle s’est momentanément transformée en guide touristique, sortant de son bureau plans, cartes et guides, afin de nous expliquer que voir, que faire, et comment le faire ! Après installation dans une chambre dont l’état et le confort ne resteront pas gravés dans nos souvenirs, nous partons pour Wendake en suivant ses conseils. Wendake est une réserve Amérindienne où vivent des Hurons Wendat, communauté vivant à l’origine dans la région des grands lacs, mais chassés par les Anglais, et confinés là par les jésuites Français. Leur village ressemble à tout autre, avec pour seul signe distinctif les panneaux de nom de rues en bois. Wendake (prononcer wen‘-da-ki), abrite surtout un site traditionnel huron, avec restaurant et boutiques. L’entrée est à 20 $ pour deux, et le repas, copieux et composé de soupe, de viande de bison et brochettes de caribou, accompagné de maïs et d’un succulent dessert arrosé de crème d’érable, nous revient à 40 $. C’est sans doute le repas qui nous aura le plus plu de ce voyage. Un guide -huron- nous a été ensuite attribué afin de suivre la visite du site, passionnante où nous avons appris les modes de vie ancestraux et l’histoire des premières Nations, racontés par des autochtones. Nous avons ensuite procédé à de nombreux achats dans leur boutique, l’argent revenant intégralement à la communauté, les objets étant fabriqués sur place, et le tout hors taxes, les “autochtones” n’étant pas soumis à l’impôt. Une fois de retour à l’hôtel, nous sommes allés acheter quatre tickets de bus à l’épicerie et avons pris le bus n°1, le seul desservant ce quartier au rythme d’un par heure ! C’est sous la pluie que nous découvrons le vieux Québec, et la météo en annonce aussi pour demain. Aïe ! Une fois nos repères pris pour la “vraie” visite prévue demain, nous allons retirer nos derniers 500 $ à la banque Desjardins, puis allons dîner chez Subway. De nouveau une ballade de Québec “by night” dont nous profitons car la pluie s’est arrêtée. Nous restons sans voix devant l’imposant château Frontenac, illuminé. C’est avec nos têtes remplies de ces images que nous retournons à l’hôtel.
JOUR 12. MERCREDI 11 SEPTEMBRE 2002.
Le réveil ce matin se fait d’une part en écoutant la pluie fouetter la fenêtre, et d’autre part en regardant à la télévision des images déjà diffusée en boucle un an plus tôt. Nous quittons donc la chambre vers 8 heures 30 pour aller prendre le petit-déjeuner. Celui-ci sera “familial” dirons nous tant le manque de professionnalisme des patrons se fait sentir. Toasts beurrés, beurre d’arachide et jus d’orange très moyens, comme l’hôtel d’ailleurs. Nous retournons à l’épicerie acheter de nouveau 4 tickets de bus, puis attendons le bus n°1, sous une pluie battante. Imperméables et parapluies sont de rigueur. Arrivés quelques minutes en avance devant le Musée de la Civilisation, nous attendons patiemment l’ouverture à 10 heures en compagnie de nombreux touristes pour qui le musée sera le refuge d’une journée pluvieuse. Les deux entrées nous reviennent à 25 $. Le musée est constitué d’expositions temporaires, et, c’est là tout son intérêt, on peut en faire la visite chaque année, on ne reverra jamais la même chose. Chaque exposition est très riche, et la plus importante en cette fin d’été, est consacrée aux Cow-Boys. Leur histoire, leur mode de vie, le cheval, les selles, les vaches, les cow-boys au cinéma et en bande dessinée ; tout y est. Ensuite, nous ne faisons que passer dans une salle dédiée à la chasse et la pêche au Canada, véritables sports nationaux. A l’étage supérieur, nous découvrons un projet sur le satellite du futur, sorte de message laissé par les humains du XXI ème siècle à nos éventuels survivants dans 50000 ans. Ce satellite reviendra donc sur terre en 52002 ! Plus tard, nous visitons “Mémoires”, espace représentant le souvenir au Québec. Qui sommes nous? D’où venons nous? Quelle est notre histoire? Nous apprendrons ainsi que la devise figurant sur toutes les plaques d’immatriculation des voitures “Je me souviens”, correspond à ce devoir de mémoire historique inculqué à chaque Québécois. Nous terminons notre visite par deux expositions plus courtes, la première, sur le droit à la différence des handicapés. Il faut reconnaître qu’à leur sujet, la Canada a une longueur d’avance sur les pays européens. Dans chaque lieu public, des rampes pour fauteuils, des ascenseurs, des aires de repos... Nous nous dirigeons enfin vers l’ultime salle, celle sur l’histoire des premières nations, Amérindiens et Inuits, où nous ne nous attarderons pas, ayant déjà beaucoup appris à Hull et à Wendake. Désirant manger sur place à la cafétéria, nous aurons la désagréable surprise de constater après avoir fait la queue, qu’ils n’ont plus de plats chauds à servir... Déçus, nous quittons ces lieux, affamés ! Nous repartons à pied et toujours sous la pluie en direction de la ville haute à la recherche d’un restaurant. Nous trouverons “Mikes”, sorte d’Hippopotamus local, dans lequel outre un plat copieux et appétissant à base de boeuf, nous ingurgitons avec gourmandise de savoureux desserts glacés. La note, de 40 $ se révèlera correcte. De 15 heures à 17 heures, nous effectuons de nouveau un tour de ville pédestre où nous tentons de photographier et de filmer ce qui peut l’être à travers les gouttes. La citadelle, le Château Frontenac, les remparts, la promenade des gouverneurs, la terrasse Dufferin (les “planches” de Québec ), le quartier du petit Champlain, la basilique Notre Dame, sans oublier la place Royale et une ascension en funiculaire. Le tout, très “vieille France”, trop (?) propre, et éminemment touristique ! La place du tertre à Montmartre en plus classe... cela donne une idée. Nous sommes de retour à l’hôtel à 18 heures, achetons de quoi dîner dans la chambre à l’épicerie, puis débutons une soirée télé au lit... Mais vers 20 heures, la pluie ayant cessé, et un splendide coucher de soleil faisant son apparition, nous décidons de retourner, en voiture cette fois, s’offrir un dernier tour de Québec la nuit. Nous alimentons la Malibu de 20 $ de carburant, trouvons une place de stationnement gratuite sur le vieux port, puis tentons quelques prises de vue de nuit dans la vieille ville. Heureux de cette ultime sortie, nous allons cette fois dormir, pour de bon.
JOUR 13. JEUDI 12 SEPTEMBRE 2002.
Cet “hôtel du Nord” est vraiment bas de gamme et familial. On se demande comment ils ont obtenu leurs 3 étoiles... Enfin, nous quittons les lieux peu après 7 heures pour rejoindre Montréal. L’autoroute 40 ouest, est le chemin le plus rapide pour y parvenir, 3 heures non-stop rythmées par un “zapping” radio où l’on aura eu droit à l’intégrale Céline Dion ! Nous arrivons à 11 heures boulevard René Levèsque, où nous nous faisons poliment éconduire de l’hôtel Travelodge car nous arrivons trop tôt. Nous sommes quittes pour payer un parcmètre Bd St Laurent jusqu’à midi. Nous effectuons un petit tour du vieux Montréal. Après un court repas chez Mc Do pour 15 $, nous découvrons la basilique Notre Dame, l’Hôtel de Ville et le Château Ramezay. A midi, nous prenons enfin possession d’une place de parking souterrain et de notre chambre, toujours au 7ème étage, et toujours aussi petite. Nous repartons illico pour le musée des beaux arts, avec un détour par la gare centrale, une incursion dans la “ville souterraine”, et un arrêt chez Nouvelles Frontières afin de re-confirmer le vol retour. Le vol Corsair 901 sera assuré par un Boeing 747-300 et décollera à 17 heures 50. L’agent de NF nous invite à nous présenter 3 heures à l’avance à Mirabel. Nous déambulons à présent rue sainte Catherine, rue Créscent et rue Sherbrooke. Ce sont des rues commerçantes, très animées, bordées de nombreux bars, restaurants et boutiques. L’entrée au Musée des Beaux Arts est gratuite, et nous visitons l’intégralité des salles exposant les collections permanentes. Art contemporain et Art européen sont les principaux attraits de ce musée, affilié à la réunion des musées Nationaux Français. Il est composé de deux bâtiments se faisant face reliés entre eux par un passage souterrain agrémenté par la présentation d’objets d’arts décoratifs. Nous nous rendons ensuite à la bibliothèque, très riche, où nous achetons de nombreux ouvrages. Nous nous offrons ensuite un long périple dans la Ville Souterraine et notamment la place Montréal Trust, le métro Peel, le centre Eaton, la place Ville Marie et la place Bonnaventure. Un dédale de galeries commerciales sur 5 niveaux de sous-sol. C’est la visite à ne pas manquer pour les inconditionnels du Forum des Halles. En mieux, bien évidemment, car là comme à Toronto, aucune délinquance, aucun phénomène de bandes ; on s’y sent en totale sécurité. Nous repérons les boutiques où l’on pourra venir faire quelques emplettes le lendemain, puis retournons à l’hôtel, plus que fatigués vers 17 heures. Quelque peu reposés, nous ressortons une heure plus tard pour une nouvelle ballade, à notre rythme dans le Vieux Montréal et sur le Vieux Port. Nous dînons rue Clark à deux pas de notre hôtel en plein quartier Chinois, où nous nous offrons un menu pour deux plus que copieux (décidément, ces Canadiens, ils doivent avoir peur de mourir de faim ), pour 25 $. C’est non seulement copieux, mais c’est aussi et surtout très, très bon. De retour dans notre chambre, nous nous “habillons” quelque peu afin de sortir ce soir. Nous nous lançons à la recherche d’un lieu où l’on pourrait danser, boire et écouter de la musique live, et pour cela, nous promenons rue Saint Denis, dans le quartier Berri-UQAM (Université du Québec à Montréal), rue de l’Ontario, Place des Arts et rue Ste Catherine, où nous serons témoins du seul acte de délinquance criminelle de notre voyage, une tentative de meurtre par balles en pleine rue ( règlement de comptes à première vue ). Nous aurons pu constater la façon dont les secours sont bien organisés dans ce pays, en moins de cinq minutes, plusieurs véhicules de police, de pompiers et d’ambulances seront sur place, la rue bouclée et les badauds virés par les forces de l’ordre. Le jeune homme visé s’en sortira finalement avec la vie sauve. Ayant dû faire demi-tour car la rue étant fermée, nous passons devant un club Cubain, où nous osons nous aventurer. Ce que nous n’avons pas regretté tant cette fin de soirée se sera bien passée (cocktails, salsa et bonne ambiance ).
JOUR 14. VENDREDI 13 SEPTEMBRE 2002.
C’est au réveil que nous avons décidé de chambouler le programme initial des deux derniers jours, et de les “mixer”. Nous partons donc pour le Parc Olympique, après avoir acheté un titre de transport journalier à la station de métro Saint Laurent. Nous empruntons la “ligne verte” jusqu’à la station Pie IX, à bord d’une rame de type métro parisien, sur pneus, compte tenu que la RATP a réalisé les études d’ingénierie du métro de Montréal dans les années 60. Elle y a donc exporté son savoir “fer (!)” Arrivés sur place, nous nous dirigeons vers le Jardin botanique où nous nous procurons des entrées combinées où pour 45 $ à deux, nous pouvons accéder au Jardin botanique, à l’insectarium, à la Tour olympique et au Biôdome. Nous effectuons une rapide visite du jardin, mais toutefois plus axé sur les arbres que sur les fleurs ; un tour du parc en petit train ; puis de l’insectarium, petit espace consacré aux papillons, aux abeilles, et autres insectes en tous genres. N’ayant pas -ni l’un ni l’autre- de fibre “écolo-biologique” ultra développée, nous nous rendons faire l’ascension de la Tour de Montréal, érigée pour les Jeux de 1976, et qui a la particularité d’être la plus haute tour inclinée du monde. L’ascension s’effectue en funiculaire, très lent et n’offrant qu’une visibilité limitée, ce qui n’a rien de très impressionnant. Une fois au sommet, le poste d’observation offre un joli point de vue sur le Parc, les ex-installations sportives et sur le fleuve St Laurent, mais nous sommes quelque peu déçus car la tour ne se situant pas en centre ville, elle souffre de la comparaison avec la CN Tower de Toronto. Arrivés au Biodôme, nous avalons un petit déjeuner -tardif- salé, puis entamons la visite. Et là, c’est une très bonne surprise. Car ne sachant pas trop à quoi nous attendre, ce lieu (ex-vélodrome olympique réaménagé ) est d’un dépaysement le plus total. Moitié zoo, moitié serre, c’est en fait la reconstitution sous bulle des quatre écosystèmes américains : la forêt tropicale, la forêt des Laurentides, le St Laurent aquatique et le milieu polaire. La faune et la flore y sont à chaque fois présents. Le clou de la visite est évidemment la rencontre avec les pingouins jouant à plonger de leur banquise reconstituée. Pour retourner au centre ville. Nous empruntons cette fois le métro de la station Viau à la station Place des Arts, où nous sortons afin de visiter le Musée d’Art Contemporain. Pour 15 $, la visite se révèle très courte compte tenu du peu de “matière” à admirer. Seules de nouvelles oeuvres de C. Tousignant et une étonnante réalisation constituée d’entrelacements de magnétophones des années 60 trouveront grâce à nos yeux. Nous retournons à l’hôtel déposer nos affaires, appareil photo et caméra vidéo notamment, qui ne nous avaient pas quitté depuis le début ; afin de terminer notre journée ( et par là même ) notre séjour, dans la Ville Souterraine. S’en suit un repas chez PFK, où nous découvrons les frites “Poutine”, c’est à dire agrémentées d’une sauce chaude et de fromage fondu. Nous effectuons à présent une ultime promenade dans Montréal, puisque nous crapahutons jusqu’au Mont Royal ( qui a donné son nom à la Ville ), immense parc urbain surplombant tout le centre ville. Le plateau Mont Royal, à proximité, est lui un quartier à la fois résidentiel et cosmopolite sur lequel la nuit tombe pour (en ce qui nous concerne ) la dernière fois... Sans trop de nostalgie, nous décidons de passer la soirée au Casino de l’Île Sainte Hélène. Pour cela, nous empruntons les lignes orange et jaune du métro, et débouchons dans le Parc Jean Drapeau, du nom de l’ancien maire de Montréal, décédé en 1999, et surtout grand instigateur du métro. L’île sur laquelle a été construit le Casino est un îlot artificiel sorti de terre grâce au déblais du métro, pour l’expo’67. Nous jouons et perdons 10 $ dans ce Casino, encore plus grand et plus beau que tous ceux que nous avions vu auparavant. Nous assistons -sans jouer- à quelques parties de black jack, de roulette, ou d’autres vices de “tapis vert” ; puis regagnons en métro la place d’Armes. Nous dînons pour la dernière fois chez Mc Donald’s, puis allons nous coucher.
JOUR 15. SAMEDI 14 SEPTEMBRE 2002.
Levés à 9 heures, nous préparons les bagages, réorganisons et équilibrons valises et sacs, afin de n’avoir que les deux valises et le sac de voyage à enregistrer. Nous restituons les clés, chargeons la voiture et réglons les frais de parking : 25 $. C’est enfin le départ de Montréal pour Laval, en banlieue Nord, par l’Autoroute 15, en direction de l’Aéroport. Compte tenu de l’heure ( il n’est que 11 heures ), nous décidons de sortir dans un centre commercial afin de magasiner ( terme québécois de “shopping” ) une dernière fois. Nous nous rendons chez Wal Mart, équivalent et néanmoins concurrent américain de Carrefour. Au vu du prix des travaux photos ( développement et tirage en double pour 7 $ la pellicule ), et ce, en une heure, nous retournons à la voiture chercher les 7 pellicules de 25 poses réalisées pendant ces quinze jours. Nous les déposons en attendant 13 heures pour les récupérer. Pendant ce temps, nous allons déjeuner dans un restaurant nous proposant un repas de “smoked meat”, spécialité Montréalaise de viande fumée, style palette à la diable. Ce bon repas nous revient à 15 $. Nous quittons, après avoir récupéré nos photos, ravis, Wal Mart en direction de Mirabel. Nous arrivons à 14 heures à l’Aéroport, stationnons notre Chevrolet Malibu à la place 27 de l’aire réservée aux véhicules Avis, puis nous dirigeons vers la zone d’enregistrement. La disposition des sièges en cabine Grand Large à bord d’un 747 étant différente de celle d’un A330, nous n’obtenons pas les places initialement attribuées. Nous serons aux sièges A et C de la rangée 73 ( au pont supérieur ). Faisant part de ses doléances à la responsable locale de la compagnie Corsair, celle-ci lui répond que le 747 assurera les rotations Paris - Montréal pour la saison hivernale, et ce à partir du 14 Septembre... Nous nous dirigeons à présent vers le stand Avis, où l’on nous facture, outre le dernier plein d’essence -ce qui était prévu-, des taxes sur l’air conditionné et la climatisation du véhicule, taxes votées dans un souci de préservation de l’environnement : 60 $. Cet aéroport est désespérément désert, car seuls Corsair et Air Transat exploitent encore des vols dans cette aérogare, condamnée à fermer son activité passagers à la fin de l’année 2002, au profit de l’aéroport de Dorval, plus proche du centre ville. Cette tentative -ratée- d’éloignement des terminaux aéroportuaires devraient faire réfléchir nos éminences Françaises quant à l’ineptie d’un “troisième aéroport” parisien... Bref, afin de contribuer à l’amélioration des aéroports canadiens, nous réglons 30 $ de taxes supplémentaires, et obligatoires, avant de franchir les formalités douanières et de police. Nous effectuons quelques achats en “duty-free” ( hors taxes ) dans la salle d’embarquement en “vidant” nos poches, et en ne conservant qu’un exemplaire de chaque pièce en souvenir ( du 0.01 $ aux 2 $ ). A 15 heures 30, le 747 immatriculé F-GSUN ( les trois 747-300 de Corsair se nommant respectivement -et humoristiquement- F-GSEA, F-GSEX et F-GSUN ), arrive en provenance de Paris. Nous embarquerons à l’heure, à 17 heures précises, en empruntant un curieux véhicule monté sur vérins hydrauliques permettant l’accès direct à bord des passagers. Nous sommes accueillis par un personnel de nouveau très courtois, et nous invitant à rejoindre le pont supérieur de l ‘appareil. Les fauteuils sont quasi - similaires à ceux du vol aller, avec toutefois moins de place aux jambes. Le chef de cabine a réussi le tour de force de faire rire et de se faire applaudir par tous les passagers tant son humour était le bienvenu. Tout au long du vol, il saura agrémenter les messages de sécurité de pointes d’humour très agréables, et qui ont eu le mérite de rendre les voyageurs attentifs... Trois coupes de Champagne plus tard, il est 18 heures, soit minuit à Paris, nous sommes donc déjà demain !
JOUR 16. DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2002.
Le décollage s’étant effectué à l’heure, le commandant de bord nous annonce une arrivée prévue à Paris / Orly Sud à 6 heures 10. Le personnel de bord -des hôtesses cette fois, contrairement aux stewards de l’aller- est toutefois plus guindé, mais nous sert avec professionnalisme nos dîners, au choix entre poisson et Boeuf Bourguignon. Le plateau de Fromages et de Desserts est moins appétissant qu’à l’aller, mais nous mangeons de la cuisine Française, cela suffit à notre bonheur. Une fois la nuit perceptible des hublots, nous regardons le film “Le Boulet”, succès comique sorti en salles au printemps. Film loin d’être transcendant mais qui nous offre cependant quelques franches rigolades. Nous survolons à présent l’Irlande, il est 4 heures 45. Les villes de Shannon et de Galway, repérées par le système de géovision sont illuminées. Le petit déjeuner nous est servi alors que nous n’avons pas vraiment faim, tout en traversant la manche entre Portsmouth et Deauville. Pains au chocolat, croissants, Boissons chaudes et froides à volonté, pas de doute, nous sommes en France ! Après un survol des Yvelines et de l’Essonne, notre paquebot de l’air se pose sur les pistes d’Orly Sud à 6 heures 10, comme prévu. L’aéroport ouvrant au public à 6 heures, notre appareil est le premier à s’y poser en ce 15 Septembre. Après un débarquement rapide et un passage aux formalités de police rapides, nous récupérons, en priorité nos bagages. Ensuite, c’est le retour dans l’univers RATP : Orlybus, RER, et Métro.
C’est l’hiver ! Journées grises, froides, glacées et parfois enneigées … Et tout de suite certains se prennent à rêver de lagons exotiques, de sable blanc et d’eaux turquoises. On peut les comprendre !
Mais les frimas hivernaux peuvent aussi évoquer des rêves ou des souvenirs de Grand Nord et de dépaysantes régions situées au-delà du Cercle Polaire Arctique, notre imaginaire les associe toujours à l’hiver et à son rigoureux climat.
Contempler le Grand Blanc au rythme d’un traîneau à chiens est certainement un des meilleurs moyens de découvrir les lointaines contrées boréales.
A travers mes souvenirs d’aventures glacées, je vous emmène dans le Grand Nord … et bien que mes deux randonnées en traîneau à chiens se soient déroulées dans un même pays, le Canada, ces expériences se sont avérées cependant très différentes.


Alors prêts pour la balade en traîneau en compagnie d’Inuit en Terre de Baffin (Nunavut) ou pour celle, façon trappeur près d’Inuvik (Territoires du Nord Ouest) ? Enfilez la cagoule, les moufles, les boots et la parka … vous ne sentirez même plus le froid agressif et ses – 20 C ! Place à l’émerveillement …
En traîneau sur la banquise … avec des Inuit
Il se nomme Jayko, c’est un Inuk (Inuk est le singulier d’Inuit) de Kangiqtugaapik, un village perdu sur la côte est de la Terre de Baffin (70 ° Nord, Territoire du Nunavut). Et ce matin, notre inuk s’apprête à atteler ses chiens à son qamotik (traîneau). Jayko sera donc notre conducteur d’attelage car ici, on ne laisse ni son traîneau et encore moins ses turbulents chiens aux mains d’un amateur … Une longue expérience de la banquise étant un préalable à toute randonnée dans ces contrées extrêmes ! Une bonne dextérité est de mise pour attacher les quinze chiens de l’équipage sans emmêler les cordes d’autant qu’il y a quelques récalcitrants !

Les « dogs » les plus expérimentés seront placés en tête de meute, les plus jeunes sur les côtés. En terre esquimaude, la disposition des chiens est toujours en éventail : si l’un d’eux venait à tomber dans un trou d’eau il n’entraînerait pas le reste de l’attelage. Cependant il n’y a rien à craindre en ce début avril, la couche de glace est conséquente et ce ne sont pas les pâles rayons du soleil diffusant une luminosité opaque à travers la brume qui risquent de dégeler la banquise.
Grognements, aboiements, on perçoit une certaine impatience parmi les chiens. Juste le temps de se placer maladroitement sur les lattes de bois et le traîneau s’élance dans le Grand Blanc ! Un passage sur une couche de neige plus épaisse et les patins s’enfoncent dans la poudreuse, voilà que l’allure ralentie. « Ain ! Ain ! Ain ! » Jayko encourage l’attelage et le trot s’accélère. Un vent de côté souffle maintenant soulevant la neige par vagues successives, le refroidissement que provoque cette poussière de glace refroidit mon visage pourtant bien protégé. Le nez pique et coule, les yeux pleurent et les cils se chargent de perles de glace. C’est évident : une découverte de l’Arctique, cela se mérite ! Quant aux chiens, habitués à ces conditions polaires, ils tirent la langue et leur museau est tapissé de givre.

Vaillants, courageux et pleins d’énergie, tels se révèlent les chiens esquimaux qui nous tractent. Des chiens issus de croisement entre les races groenlandaises, malamutes et huskies. Imaginez leur labeur : plus de 40 km parcourus chaque jour en tirant un qamotik lourd de près de 500 kg. Des caresses et des récompenses à l’étape ? Non, non, juste un morceau de phoque gelé en guise de repas et une nuit à la belle étoile « polaire ». Une vraie vie de chien !

Nous avons droit nous aussi à notre ration de phoque ; les meilleurs morceaux, bien entendu ! Un fumet évoquant le poisson se répand dans notre refuge. Cuits simplement dans l’eau, les morceaux mijotent à présent dans une sauce brune. Le phoque, qui a une texture de viande à la forte saveur de gibier, est accompagné d’un bout de banique, le pain local fabriqué avec de la farine et de la fécule de pommes de terre. Finalement un plat agréable qui nous change des nouilles déshydratées du pique-nique de la mi-journée. Il vous est facile d’imaginer que l’eau tiède des thermos n’est pas parvenue à réchauffer les pâtes qui sont restées désespérément « croustillantes » !
Poursuivons ce matin notre original périple. L’allure du traîneau est parfaite, entre 10 et 15 km/h, cela nous laisse tout le loisir de contempler les superbes paysages du fjord de Clyde Inlet. Nous effectuons un parcours sinueux entre une succession époustouflante d’immenses parois rocheuses, de glaciers et de sommets enneigés : un univers minéral et glacé étincelant sous la luminosité intense du soleil. L’air est pur, la visibilité infinie et le ciel d’un bleu profond.

En arrivant à l’extrémité du fjord, à près de 100 km du village, c’est un vent de face que nous affrontons, mordant le visage et engourdissant les extrémités. Un vent qui émousse, lisse et sculpte la surface de la neige, ici en miniature une crête, là une dune... Neige ou sable ? Désert polaire ou saharien ? Le vent produit partout les mêmes effets, effaçant toute trace en quelques heures, comme si Dame Nature avait décidé que les terres extrêmes devaient rester vierges de toute marque humaine.

Marcher dans la neige... Mais surtout marcher sur l’eau ou plutôt sur la mer transformée en banquise ; un des plus fascinants plaisirs que procure l’Arctique en cette saison. De loin, tout est d’un blanc uniforme et aveuglant sous le soleil, mais de plus près, la banquise s’avère morcelée, fissurée, craquelée et hérissée de plaques de glace translucide.

Car la mer ne se fige pas en un seul instant, le vent, les courants et les marées brisent les premiers blocs qui s’accumulent en amas près des rivages donnant l’aspect de vagues immobiles. Ces forces créent des tensions, des craquements, des ruptures et de profondes failles dans l’épaisse couche de glace. C’est un spectacle de « tremblement de mer et de glace » qu’offre la banquise aux yeux de l’observateur. Un autre menu plaisir consiste à marquer une pause, rester immobile à l’abri du vent, et ne plus entendre le crissement aigu si particulier que provoquent les pas dans la neige glacée des régions polaires. Là, c’est le silence arctique que l’on écoute, une absence de son qui devient vite assourdissante. Une sensation unique !

Sur la petite colline qui domine un de nos refuges d’étape, le vent a chassé la fine pellicule de neige, les blocs de pierres apparaissent, un champ ou plutôt un désert de pavés granitiques sombres, striés, noirs, bruns, gris et parfois roses... ce n’est plus sur la mer que je marche, mais sur la Lune ? Cependant un détail me ramène à la raison, derrière un rocher, quelques brindilles séchées vacillent sous l’effet du vent : les restes de la végétation de l’été passé. Nous sommes bien sur Terre.
Au fur et à mesure que nous progressons, les sommets des montagnes apparaissent moins hauts, plus arrondis, le fjord gagne en largeur, l’embouchure approche et la banquise de mer aussi. Unique, au milieu de l’immensité blanche, se dresse un iceberg, piégé par la transformation de l’eau en banquise. Sa surface glacée offre au regard une palette infinie de teintes bleutées qu’accentuent les rayons du soleil. Sublime !

L’animal est présent partout au Nunavut … enfin, sur les blasons, sur les rares documents touristiques et surtout dans tous les esprits. Nous sommes bien au pays de l’ours ! Qu’on en rêve ou le redoute, qu’on veuille l’observer ou le chasser, tout le monde l’évoque avec passion. Mais sur la banquise, le seigneur de l’Arctique se fait discret, l’animal se sait poursuivi par les chasseurs. Chaque année, une réunion au sein de la communauté locale détermine le quota d’ours polaires autorisé à être abattus. Dès le premier jour de notre randonnée en traîneau, nous verrons quelques traces de pattes, dans la neige, sur le bord du fjord ou bien disparaissant derrière un rocher.

Le lendemain, dans une cavité sous la glace, nos accompagnateurs inuit trouvent les restes du repas d’un ours : une peau de bébé phoque. Voilà maintenant d’autres empreintes, de différentes tailles : une mère et son petit né à l’automne sont passés par ici. Alors, va-t-on enfin le voir le prédateur des lieux ? Oh ! La réponse de notre accompagnateur est toujours la même : « Vallaijuq !»> (Peut-être). En abordant la banquise, plus au large, loin des montagnes, la probabilité de rencontrer l’animal mythique est en principe plus élevée. Mais comment le repérer dans cette immensité blanche parfois uniforme et souvent chaotique, hérissée de plaques et creusée de failles … Vous commencez sans doute à comprendre que l’ours blanc observé dans son univers polaire restera pour moi un rêve !

J’aurai l’occasion de rencontrer un magnifique spécimen, ce sera sur le chemin du retour, dans le Centre des visiteurs Unikkaarvik de la capitale du Nunavut à Iqaluit… mais ce majestueux ours était empaillé ! Assurément, il n’y avait aucun risque à l’approcher.
Avec les chiens dans la forêt boréale … comme un musher !
Autre lieu, autre tradition et autre attelage mais toujours au milieu de paysages enneigés et figés par la glace. Nous sommes encore dans le Grand Nord mais cette fois dans les Territoires du Nord Ouest canadien, près de la petite ville d’Inuvik. Principales différences avec mon expérience précédente sur la banquise, ici, place à la forêt boréale et surtout chaque participant dirige son propre traîneau et donc ses chiens.

Elle s’appelle Judi, passionnément amoureuse de sa meute d’husky blanc, c’est elle qui avant de s’élancer nous donne quelques conseils de pilotage. Evidemment, on ne s’improvise pas musher et ses brèves instructions me sont indispensables ! L’attelage est composé de quatre magnifiques et vigoureux husky, quant au traîneau, juste à côté des patins où l’on doit poser les pieds on a à disposition : - une sorte de semelle en caoutchouc avec crampons qui sert de frein lorsque le traîneau prend de la vitesse dans les descentes, - une griffe pour l’arrêt et à utiliser aussi pour faire virer les chiens, - une ancre à bien enfoncer dans la neige pour immobiliser l’attelage … comme sur un bateau ! Belle sophistication pour ce simple traîneau du Grand Nord !

Passons maintenant à la présentation des chiens, l’énergique moteur du traîneau. Le leader aux envoutants yeux bleus est placé à l’avant et à droite de ses congénères. Des « dogs » qui ne cessent de s’agiter, ils sont apparemment plus qu’impatients de fouler la poudreuse glacée. Une dernière recommandation avant le départ : pour virer à droite on doit crier « tchiii … » et pour la gauche « tchaaa … », enfin, une exclamation qui sonne à peu près ainsi ! Et Judi de terminer les conseils en nous insistant à régulièrement féliciter les chiens, ils ne sont pas avare de « Good boy » ou « Good dog » … sincèrement, il paraît qu’ils apprécient. Suis-je prêt ? A peine le temps de m’interroger que la griffe soulevée et ce sont les molosses qui bondissent … avant de ralentir le train, deux d’entre eux éprouvent dès le départ une envie de quelques besoins pressants et puis comme la neige est tombée en abondance pendant la nuit, la piste est rendue moins glissante … c’est peut être mieux ainsi pour le musher débutant que je suis !

Concentré sur ces husky et tenant fermement la barre on en oublierait presque d’admirer le paysage. Pourtant l’environnement est superbe, un lac gelé puis une piste sinueuse à travers la forêt boréale où l’on se faufile entre les conifères. Ajoutez pour compléter le tableau la présence d’un radieux soleil qui bien entendu ne réchauffe guère l’atmosphère (- 15°C) mais cela fait partie de l’ambiance grand nordique qui convient idéalement à la balade.
Voilà que l’on aborde une petite descente. Pied sur le frein ! afin que le traîneau ne vienne butter sur la croupe des chiens. On aperçoit maintenant entre les sapins la glace du fleuve Mackenzie et en bas une courbe à négocier. Euh … « tchiii ! tchiii ! » et Alaska (mon chien leader) de virer sans broncher vers le droite. Super ! Et me voila tenu de hurler « Good dog ! », il a respecté mon ordre … enfin, je crois que c’est plutôt par habitude de la piste. Il ne faudrait quand même pas que je me prenne déjà pour un vrai musher ! Une grande ligne droite sur la glace du fleuve, le traîneau prend de la vitesse, l’émulation entre les chiens des quatre attelages leur donne des envies de compétition et la randonnée de prendre des allures de course, grisant !

Un peu plus loin, le fleuve pétrifié par le froid polaire de la région est transformé en une route de glace, quelques véhicules et même d'imposants poids lourds y circulent à près de 80 km/heure … le côté pratique des mois d’hiver dans ces contrées où toutes les îles du delta sont accessibles par ces surprenantes routes de glace … éphémères, le temps de la saison hivernale.

Dernière piste avant de retrouver le bercail, le train s’accélère à nouveau pour une ultime course entre les traîneaux. Est-ce le simple plaisir de cette balade nature au pays de Croc Blanc ou déjà l’ivresse de Grand Nord qui me gagne ? Je me surprends à crier à tue tête : « Good boys ! Good boys ! … ». Finalement, je n’ai qu’un (minuscule) regret, moi, l’amateur de photos, je n’ai pu immortaliser tous ces moments et ces vues si photogéniques. Mais une des principales recommandations de Judi avant le départ était : « Penser à toujours bien tenir le traîneau ! » Evidemment, il est difficile de faire plusieurs à la fois ! Vraiment, qu’elle a été sympa cette randonnée en traîneau ! Un des nombreux bons moments de ce dépaysement arctique.

Retour au chalet en attendant un autre grand moment d’un voyage sous ces latitudes, certains soirs le ciel arctique s’offre en spectacle et quel spectacle ! Souvenir d’une soirée au bord du fleuve Mackenzie. Là, sur la berge les derniers rayons de soleil embrasent l’horizon, ils donnent même quelques reflets dorés sur la coque métallique de ce bateau abandonné transformé en épave.

Le ciel est parfaitement dégagé, assurément des conditions idéales pour admirer les fameuses aurores boréales … Le crépuscule se fait désirer dans l’arctique même en avril où il n’apparaît qu’aux alentours de 23 heures, l’attente est longue d’autant que la journée a été chargée en découvertes. Il est maintenant minuit et demi et quelques lueurs commencent à illuminer la voute céleste, en quelques minutes, c’est un des plus féeriques spectacles des nuits boréales auquel je vais assister.


Sur l’écran géant bleu nuit du ciel, c’est un festival de gigantesques lumières qui se mettent à danser. Des guirlandes et des voiles jaunes ou vertes ondulent lentement, apparaissent puis s’estompent comme par magie … un véritable enchantement, merveilleux, mystérieux mais éphémère. Seul le froid ambiant avec ces – 20°C me ramènera à une réalité plus terre à terre et m’incitera à gagner l’atmosphère feutrée et bien plus chaude du chalet.
Ma dernière vision de cet arctique canadien ? Une vue aérienne à travers le hublot de l’avion qui vient de décoller d’Inuvik en direction de Whitehorse (capitale régionale du Yukon). Le delta du Mackenzie apparaît tel un patchwork alternant entre forêts sombres, étendues blanches et méandres des cours d’eau. Je distingue maintenant la route de glace serpentant sur le fleuve gelé puis les repères s’estompent peu à peu comme perdus dans l’immensité du Grand Blanc. Le voyage est devenu un souvenir …

Après la lecture de ce texte, une question vous vient peut être à l’esprit. Qu’elle est entre ces deux expériences de traîneau celle qui m’a la plus séduit ? Celle sur la banquise ou bien celle où j’ai piloté moi-même l’attelage ? L’ambiance polaire en compagnie des Inuit s’est avérée être un vrai rêve éveillé et un formidable dépaysement. Quant à la randonnée à la manière d’un trappeur-musher, elle était plus « fun » et plus active ! Mais finalement, je ne peux faire un choix entre ces deux aventures … en parcourant mon récit de souvenirs, vous vous êtes certainement aperçu que mon enthousiasme paraissait identique pour ces deux découvertes.
Jean
Contempler le Grand Blanc au rythme d’un traîneau à chiens est certainement un des meilleurs moyens de découvrir les lointaines contrées boréales.
A travers mes souvenirs d’aventures glacées, je vous emmène dans le Grand Nord … et bien que mes deux randonnées en traîneau à chiens se soient déroulées dans un même pays, le Canada, ces expériences se sont avérées cependant très différentes.


Alors prêts pour la balade en traîneau en compagnie d’Inuit en Terre de Baffin (Nunavut) ou pour celle, façon trappeur près d’Inuvik (Territoires du Nord Ouest) ? Enfilez la cagoule, les moufles, les boots et la parka … vous ne sentirez même plus le froid agressif et ses – 20 C ! Place à l’émerveillement …
En traîneau sur la banquise … avec des Inuit
Il se nomme Jayko, c’est un Inuk (Inuk est le singulier d’Inuit) de Kangiqtugaapik, un village perdu sur la côte est de la Terre de Baffin (70 ° Nord, Territoire du Nunavut). Et ce matin, notre inuk s’apprête à atteler ses chiens à son qamotik (traîneau). Jayko sera donc notre conducteur d’attelage car ici, on ne laisse ni son traîneau et encore moins ses turbulents chiens aux mains d’un amateur … Une longue expérience de la banquise étant un préalable à toute randonnée dans ces contrées extrêmes ! Une bonne dextérité est de mise pour attacher les quinze chiens de l’équipage sans emmêler les cordes d’autant qu’il y a quelques récalcitrants !

Les « dogs » les plus expérimentés seront placés en tête de meute, les plus jeunes sur les côtés. En terre esquimaude, la disposition des chiens est toujours en éventail : si l’un d’eux venait à tomber dans un trou d’eau il n’entraînerait pas le reste de l’attelage. Cependant il n’y a rien à craindre en ce début avril, la couche de glace est conséquente et ce ne sont pas les pâles rayons du soleil diffusant une luminosité opaque à travers la brume qui risquent de dégeler la banquise.
Grognements, aboiements, on perçoit une certaine impatience parmi les chiens. Juste le temps de se placer maladroitement sur les lattes de bois et le traîneau s’élance dans le Grand Blanc ! Un passage sur une couche de neige plus épaisse et les patins s’enfoncent dans la poudreuse, voilà que l’allure ralentie. « Ain ! Ain ! Ain ! » Jayko encourage l’attelage et le trot s’accélère. Un vent de côté souffle maintenant soulevant la neige par vagues successives, le refroidissement que provoque cette poussière de glace refroidit mon visage pourtant bien protégé. Le nez pique et coule, les yeux pleurent et les cils se chargent de perles de glace. C’est évident : une découverte de l’Arctique, cela se mérite ! Quant aux chiens, habitués à ces conditions polaires, ils tirent la langue et leur museau est tapissé de givre.

Vaillants, courageux et pleins d’énergie, tels se révèlent les chiens esquimaux qui nous tractent. Des chiens issus de croisement entre les races groenlandaises, malamutes et huskies. Imaginez leur labeur : plus de 40 km parcourus chaque jour en tirant un qamotik lourd de près de 500 kg. Des caresses et des récompenses à l’étape ? Non, non, juste un morceau de phoque gelé en guise de repas et une nuit à la belle étoile « polaire ». Une vraie vie de chien !

Nous avons droit nous aussi à notre ration de phoque ; les meilleurs morceaux, bien entendu ! Un fumet évoquant le poisson se répand dans notre refuge. Cuits simplement dans l’eau, les morceaux mijotent à présent dans une sauce brune. Le phoque, qui a une texture de viande à la forte saveur de gibier, est accompagné d’un bout de banique, le pain local fabriqué avec de la farine et de la fécule de pommes de terre. Finalement un plat agréable qui nous change des nouilles déshydratées du pique-nique de la mi-journée. Il vous est facile d’imaginer que l’eau tiède des thermos n’est pas parvenue à réchauffer les pâtes qui sont restées désespérément « croustillantes » !
Poursuivons ce matin notre original périple. L’allure du traîneau est parfaite, entre 10 et 15 km/h, cela nous laisse tout le loisir de contempler les superbes paysages du fjord de Clyde Inlet. Nous effectuons un parcours sinueux entre une succession époustouflante d’immenses parois rocheuses, de glaciers et de sommets enneigés : un univers minéral et glacé étincelant sous la luminosité intense du soleil. L’air est pur, la visibilité infinie et le ciel d’un bleu profond.

En arrivant à l’extrémité du fjord, à près de 100 km du village, c’est un vent de face que nous affrontons, mordant le visage et engourdissant les extrémités. Un vent qui émousse, lisse et sculpte la surface de la neige, ici en miniature une crête, là une dune... Neige ou sable ? Désert polaire ou saharien ? Le vent produit partout les mêmes effets, effaçant toute trace en quelques heures, comme si Dame Nature avait décidé que les terres extrêmes devaient rester vierges de toute marque humaine.

Marcher dans la neige... Mais surtout marcher sur l’eau ou plutôt sur la mer transformée en banquise ; un des plus fascinants plaisirs que procure l’Arctique en cette saison. De loin, tout est d’un blanc uniforme et aveuglant sous le soleil, mais de plus près, la banquise s’avère morcelée, fissurée, craquelée et hérissée de plaques de glace translucide.

Car la mer ne se fige pas en un seul instant, le vent, les courants et les marées brisent les premiers blocs qui s’accumulent en amas près des rivages donnant l’aspect de vagues immobiles. Ces forces créent des tensions, des craquements, des ruptures et de profondes failles dans l’épaisse couche de glace. C’est un spectacle de « tremblement de mer et de glace » qu’offre la banquise aux yeux de l’observateur. Un autre menu plaisir consiste à marquer une pause, rester immobile à l’abri du vent, et ne plus entendre le crissement aigu si particulier que provoquent les pas dans la neige glacée des régions polaires. Là, c’est le silence arctique que l’on écoute, une absence de son qui devient vite assourdissante. Une sensation unique !

Sur la petite colline qui domine un de nos refuges d’étape, le vent a chassé la fine pellicule de neige, les blocs de pierres apparaissent, un champ ou plutôt un désert de pavés granitiques sombres, striés, noirs, bruns, gris et parfois roses... ce n’est plus sur la mer que je marche, mais sur la Lune ? Cependant un détail me ramène à la raison, derrière un rocher, quelques brindilles séchées vacillent sous l’effet du vent : les restes de la végétation de l’été passé. Nous sommes bien sur Terre.
Au fur et à mesure que nous progressons, les sommets des montagnes apparaissent moins hauts, plus arrondis, le fjord gagne en largeur, l’embouchure approche et la banquise de mer aussi. Unique, au milieu de l’immensité blanche, se dresse un iceberg, piégé par la transformation de l’eau en banquise. Sa surface glacée offre au regard une palette infinie de teintes bleutées qu’accentuent les rayons du soleil. Sublime !

L’animal est présent partout au Nunavut … enfin, sur les blasons, sur les rares documents touristiques et surtout dans tous les esprits. Nous sommes bien au pays de l’ours ! Qu’on en rêve ou le redoute, qu’on veuille l’observer ou le chasser, tout le monde l’évoque avec passion. Mais sur la banquise, le seigneur de l’Arctique se fait discret, l’animal se sait poursuivi par les chasseurs. Chaque année, une réunion au sein de la communauté locale détermine le quota d’ours polaires autorisé à être abattus. Dès le premier jour de notre randonnée en traîneau, nous verrons quelques traces de pattes, dans la neige, sur le bord du fjord ou bien disparaissant derrière un rocher.

Le lendemain, dans une cavité sous la glace, nos accompagnateurs inuit trouvent les restes du repas d’un ours : une peau de bébé phoque. Voilà maintenant d’autres empreintes, de différentes tailles : une mère et son petit né à l’automne sont passés par ici. Alors, va-t-on enfin le voir le prédateur des lieux ? Oh ! La réponse de notre accompagnateur est toujours la même : « Vallaijuq !»> (Peut-être). En abordant la banquise, plus au large, loin des montagnes, la probabilité de rencontrer l’animal mythique est en principe plus élevée. Mais comment le repérer dans cette immensité blanche parfois uniforme et souvent chaotique, hérissée de plaques et creusée de failles … Vous commencez sans doute à comprendre que l’ours blanc observé dans son univers polaire restera pour moi un rêve !

J’aurai l’occasion de rencontrer un magnifique spécimen, ce sera sur le chemin du retour, dans le Centre des visiteurs Unikkaarvik de la capitale du Nunavut à Iqaluit… mais ce majestueux ours était empaillé ! Assurément, il n’y avait aucun risque à l’approcher.
Avec les chiens dans la forêt boréale … comme un musher !
Autre lieu, autre tradition et autre attelage mais toujours au milieu de paysages enneigés et figés par la glace. Nous sommes encore dans le Grand Nord mais cette fois dans les Territoires du Nord Ouest canadien, près de la petite ville d’Inuvik. Principales différences avec mon expérience précédente sur la banquise, ici, place à la forêt boréale et surtout chaque participant dirige son propre traîneau et donc ses chiens.

Elle s’appelle Judi, passionnément amoureuse de sa meute d’husky blanc, c’est elle qui avant de s’élancer nous donne quelques conseils de pilotage. Evidemment, on ne s’improvise pas musher et ses brèves instructions me sont indispensables ! L’attelage est composé de quatre magnifiques et vigoureux husky, quant au traîneau, juste à côté des patins où l’on doit poser les pieds on a à disposition : - une sorte de semelle en caoutchouc avec crampons qui sert de frein lorsque le traîneau prend de la vitesse dans les descentes, - une griffe pour l’arrêt et à utiliser aussi pour faire virer les chiens, - une ancre à bien enfoncer dans la neige pour immobiliser l’attelage … comme sur un bateau ! Belle sophistication pour ce simple traîneau du Grand Nord !

Passons maintenant à la présentation des chiens, l’énergique moteur du traîneau. Le leader aux envoutants yeux bleus est placé à l’avant et à droite de ses congénères. Des « dogs » qui ne cessent de s’agiter, ils sont apparemment plus qu’impatients de fouler la poudreuse glacée. Une dernière recommandation avant le départ : pour virer à droite on doit crier « tchiii … » et pour la gauche « tchaaa … », enfin, une exclamation qui sonne à peu près ainsi ! Et Judi de terminer les conseils en nous insistant à régulièrement féliciter les chiens, ils ne sont pas avare de « Good boy » ou « Good dog » … sincèrement, il paraît qu’ils apprécient. Suis-je prêt ? A peine le temps de m’interroger que la griffe soulevée et ce sont les molosses qui bondissent … avant de ralentir le train, deux d’entre eux éprouvent dès le départ une envie de quelques besoins pressants et puis comme la neige est tombée en abondance pendant la nuit, la piste est rendue moins glissante … c’est peut être mieux ainsi pour le musher débutant que je suis !

Concentré sur ces husky et tenant fermement la barre on en oublierait presque d’admirer le paysage. Pourtant l’environnement est superbe, un lac gelé puis une piste sinueuse à travers la forêt boréale où l’on se faufile entre les conifères. Ajoutez pour compléter le tableau la présence d’un radieux soleil qui bien entendu ne réchauffe guère l’atmosphère (- 15°C) mais cela fait partie de l’ambiance grand nordique qui convient idéalement à la balade.
Voilà que l’on aborde une petite descente. Pied sur le frein ! afin que le traîneau ne vienne butter sur la croupe des chiens. On aperçoit maintenant entre les sapins la glace du fleuve Mackenzie et en bas une courbe à négocier. Euh … « tchiii ! tchiii ! » et Alaska (mon chien leader) de virer sans broncher vers le droite. Super ! Et me voila tenu de hurler « Good dog ! », il a respecté mon ordre … enfin, je crois que c’est plutôt par habitude de la piste. Il ne faudrait quand même pas que je me prenne déjà pour un vrai musher ! Une grande ligne droite sur la glace du fleuve, le traîneau prend de la vitesse, l’émulation entre les chiens des quatre attelages leur donne des envies de compétition et la randonnée de prendre des allures de course, grisant !

Un peu plus loin, le fleuve pétrifié par le froid polaire de la région est transformé en une route de glace, quelques véhicules et même d'imposants poids lourds y circulent à près de 80 km/heure … le côté pratique des mois d’hiver dans ces contrées où toutes les îles du delta sont accessibles par ces surprenantes routes de glace … éphémères, le temps de la saison hivernale.

Dernière piste avant de retrouver le bercail, le train s’accélère à nouveau pour une ultime course entre les traîneaux. Est-ce le simple plaisir de cette balade nature au pays de Croc Blanc ou déjà l’ivresse de Grand Nord qui me gagne ? Je me surprends à crier à tue tête : « Good boys ! Good boys ! … ». Finalement, je n’ai qu’un (minuscule) regret, moi, l’amateur de photos, je n’ai pu immortaliser tous ces moments et ces vues si photogéniques. Mais une des principales recommandations de Judi avant le départ était : « Penser à toujours bien tenir le traîneau ! » Evidemment, il est difficile de faire plusieurs à la fois ! Vraiment, qu’elle a été sympa cette randonnée en traîneau ! Un des nombreux bons moments de ce dépaysement arctique.

Retour au chalet en attendant un autre grand moment d’un voyage sous ces latitudes, certains soirs le ciel arctique s’offre en spectacle et quel spectacle ! Souvenir d’une soirée au bord du fleuve Mackenzie. Là, sur la berge les derniers rayons de soleil embrasent l’horizon, ils donnent même quelques reflets dorés sur la coque métallique de ce bateau abandonné transformé en épave.

Le ciel est parfaitement dégagé, assurément des conditions idéales pour admirer les fameuses aurores boréales … Le crépuscule se fait désirer dans l’arctique même en avril où il n’apparaît qu’aux alentours de 23 heures, l’attente est longue d’autant que la journée a été chargée en découvertes. Il est maintenant minuit et demi et quelques lueurs commencent à illuminer la voute céleste, en quelques minutes, c’est un des plus féeriques spectacles des nuits boréales auquel je vais assister.


Sur l’écran géant bleu nuit du ciel, c’est un festival de gigantesques lumières qui se mettent à danser. Des guirlandes et des voiles jaunes ou vertes ondulent lentement, apparaissent puis s’estompent comme par magie … un véritable enchantement, merveilleux, mystérieux mais éphémère. Seul le froid ambiant avec ces – 20°C me ramènera à une réalité plus terre à terre et m’incitera à gagner l’atmosphère feutrée et bien plus chaude du chalet.
Ma dernière vision de cet arctique canadien ? Une vue aérienne à travers le hublot de l’avion qui vient de décoller d’Inuvik en direction de Whitehorse (capitale régionale du Yukon). Le delta du Mackenzie apparaît tel un patchwork alternant entre forêts sombres, étendues blanches et méandres des cours d’eau. Je distingue maintenant la route de glace serpentant sur le fleuve gelé puis les repères s’estompent peu à peu comme perdus dans l’immensité du Grand Blanc. Le voyage est devenu un souvenir …

Après la lecture de ce texte, une question vous vient peut être à l’esprit. Qu’elle est entre ces deux expériences de traîneau celle qui m’a la plus séduit ? Celle sur la banquise ou bien celle où j’ai piloté moi-même l’attelage ? L’ambiance polaire en compagnie des Inuit s’est avérée être un vrai rêve éveillé et un formidable dépaysement. Quant à la randonnée à la manière d’un trappeur-musher, elle était plus « fun » et plus active ! Mais finalement, je ne peux faire un choix entre ces deux aventures … en parcourant mon récit de souvenirs, vous vous êtes certainement aperçu que mon enthousiasme paraissait identique pour ces deux découvertes.
Jean
Bonjour à tous
Voilà je suis entrain d'organiser un petit road trip mais je sèche !
Nous partons pour exactement 14 nuits 13 jours au Québec avec crochet à Toronto Séjour court mais mon conjoint n'a pas les CA comme il veut .... J'ai réserve AR Marseille Montréal.
En fait je suis arrivé à organiser de Toronto et retour Montreal. Nous récupérons notre fille à Toronto ou elle aura passé 4 semaines avec hébergement dans une famille d'accueil et école le matin.
Mais je sèche complètement à partir du Mont tremblant à Toronto soit 5 nuit 6 js . Aucune inspiration ? le parc de la Gatineau ? Algonquin ?
Que me conseillez vous ?
Voici mon circuit : Est il réalisable ? qu'en pensez vous ?
J1 Marseille - Montréal . direction et nuit à Val David (94 km ) Nous avons loué la voiture de l’aéroport.
J2 Val David - Mont Tremblant ( 41 km ) visite et balade au Mont tremblant balade au lac du du Poisson par exemple
J3 ?
J4 ?
J5 ?
J6 ?
J7 ?
J8 ? - Toronto nuit à Niagara on the lake On récupère notre fille dans la matinée , direction les chutes duNiagara , on laisse les valises à la chambre d’hôte soirée aux chutes.
J9 Toronto - Ottawa . 451 km en passant par Kingston avec visite à Kingston des 1000 Iles et nuit à Ottawa
J10 Ottawa -Montebello . 85 km Visite d'ottawa journée et nuit à Montebello
J11 Montebello Viste du parc omega la journée nuit à Montebello
J12 Montebello- Montréal (134 km )
J13 Montréal
J14 Départ pour Marseille en début de soirée
Merci de m'aider et de me dire si ma 2 ème partie n'est pas trop speed.
Edith
Voilà je suis entrain d'organiser un petit road trip mais je sèche !
Nous partons pour exactement 14 nuits 13 jours au Québec avec crochet à Toronto Séjour court mais mon conjoint n'a pas les CA comme il veut .... J'ai réserve AR Marseille Montréal.
En fait je suis arrivé à organiser de Toronto et retour Montreal. Nous récupérons notre fille à Toronto ou elle aura passé 4 semaines avec hébergement dans une famille d'accueil et école le matin.
Mais je sèche complètement à partir du Mont tremblant à Toronto soit 5 nuit 6 js . Aucune inspiration ? le parc de la Gatineau ? Algonquin ?
Que me conseillez vous ?
Voici mon circuit : Est il réalisable ? qu'en pensez vous ?
J1 Marseille - Montréal . direction et nuit à Val David (94 km ) Nous avons loué la voiture de l’aéroport.
J2 Val David - Mont Tremblant ( 41 km ) visite et balade au Mont tremblant balade au lac du du Poisson par exemple
J3 ?
J4 ?
J5 ?
J6 ?
J7 ?
J8 ? - Toronto nuit à Niagara on the lake On récupère notre fille dans la matinée , direction les chutes duNiagara , on laisse les valises à la chambre d’hôte soirée aux chutes.
J9 Toronto - Ottawa . 451 km en passant par Kingston avec visite à Kingston des 1000 Iles et nuit à Ottawa
J10 Ottawa -Montebello . 85 km Visite d'ottawa journée et nuit à Montebello
J11 Montebello Viste du parc omega la journée nuit à Montebello
J12 Montebello- Montréal (134 km )
J13 Montréal
J14 Départ pour Marseille en début de soirée
Merci de m'aider et de me dire si ma 2 ème partie n'est pas trop speed.
Edith
Bonsoir à tous,
Je suis à la recherche d'un conseil pour effectuer un raid sympa en motoneige au canada. Quel est le meilleur endroit ? les laurentides ? autres ? Je recherche un peu d'authenticité pas trop de pièges à touristes 😎 Si des personnes ont des expériences (hotels, etc...). merci de les partager ! Dernier point, y'a de la neige fin décembre - début Janvier ?
Merci à tout le monde
++ GG
Je suis à la recherche d'un conseil pour effectuer un raid sympa en motoneige au canada. Quel est le meilleur endroit ? les laurentides ? autres ? Je recherche un peu d'authenticité pas trop de pièges à touristes 😎 Si des personnes ont des expériences (hotels, etc...). merci de les partager ! Dernier point, y'a de la neige fin décembre - début Janvier ?
Merci à tout le monde
++ GG
Salut, j'ai une petite question, et surement qu'il y a des Canadiens ici qui pourraient m'aider. Je vais tomber sur l'assurance emploi prochainement, et selon les directives, on ne peut pas quitter le pays. Je comprends les raisons, mais je me demandais si il y en a entre vous qui ont entendu parler de gens qui avaient tout de même quitter le pays pour voyager, pendant le temps qu'ils recevaient un chèque de l'AE.
Pas que je veux faire ca.. mais bon 😉
Pas que je veux faire ca.. mais bon 😉
Bonjour,
Désolé de vous déranger, je souhaiterais organiser un voyage en janvier 2018 au Canada.
J'aurais quelques questions !
Vous me conseillez quelle compagnie aérienne, nous serions 3. Dois je réserver maintenant ?
Mon souhait serait de passer 7 jours neige et 3 jours en ville, !
- Auriez vous encore des adresses ou contacts à La Lanaudiére ou autres ?
- Montréal ou Québec idem c/ des coordonnées et les avantages de chacune?
Pour le traineau, les raquettes, le scooter des neiges, la pêche et autres activités; est il possible de réserver sur place ou est ce nécessaire de réserver avant ?
Qu'en pensez vous?
OU, est il préférable de réserver en mode "all inclusives" par une agence, ce que j'estime un peu impersonnel !
Si vous avez des conseils à me donner, ce serait gentil !
Merci d'avance !
Bien cordialement
Jacques M
J'aurais quelques questions !
Vous me conseillez quelle compagnie aérienne, nous serions 3. Dois je réserver maintenant ?
Mon souhait serait de passer 7 jours neige et 3 jours en ville, !
- Auriez vous encore des adresses ou contacts à La Lanaudiére ou autres ?
- Montréal ou Québec idem c/ des coordonnées et les avantages de chacune?
Pour le traineau, les raquettes, le scooter des neiges, la pêche et autres activités; est il possible de réserver sur place ou est ce nécessaire de réserver avant ?
Qu'en pensez vous?
OU, est il préférable de réserver en mode "all inclusives" par une agence, ce que j'estime un peu impersonnel !
Si vous avez des conseils à me donner, ce serait gentil !
Merci d'avance !
Bien cordialement
Jacques M
Bonjour et bonne année à tous
Nous partons en Aout depuis New York pour 3 semaines (2 adultes 3 enfants).
Nous avons une escale prévue dans le Vermont, puis je cherche les étapes et les activités avec 3 enfants de 15 à 7ans .
Avez-vous des expériences ?
Faut-il aller voir les chutes du Niagara? plutot le lac St Jean ? la Gaspésie? ou les Amishs?
Nous partons avec 2 tentes pour camper éventuellement, que nous conseillez-vous pour dormir?
A+
Hello
Nous souhaitons partir 12 jours au Canada en juillet. 2 enfants de 3 et 7 ans.
Est ce que l'ouest est assez accessible pour le faire avec des enfants ou est ce que c'est essentiellement de la grosse rando qui fait accéder aux beautés du lieu ?
Avec des enfants de cet age vaut il mieux faire est ou ouest ?
Dans tous les cas nous préférons la nature aux grosses villes mais nous voudrions tout de même faire une ville "à l'américaine" dans le séjour.
Merci
Nous souhaitons partir 12 jours au Canada en juillet. 2 enfants de 3 et 7 ans.
Est ce que l'ouest est assez accessible pour le faire avec des enfants ou est ce que c'est essentiellement de la grosse rando qui fait accéder aux beautés du lieu ?
Avec des enfants de cet age vaut il mieux faire est ou ouest ?
Dans tous les cas nous préférons la nature aux grosses villes mais nous voudrions tout de même faire une ville "à l'américaine" dans le séjour.
Merci
Bonjour, nous projetons un voyage à l'est du Canada fin mai début juin 2015. Nous sommes 2 couples d'amis entre 50 et 60 ans et nous souhaitons principalement faire un circuit : Chutes du Niagara, Toronto, Montréal, Quebec, Tadoussac .... Plus particulierrement attirés par la nature que par les musées, nous hésitons sur un circuit accompagné ou en individuel. Le budget ne doit pas dépasser 2500€ tout compris pour un séjour de 12 jours environ. De plus, nos connaissances en langue anglaise sont assez limitées. Quelqu'un aurait-il un conseil à nous donner. Grand merci et bonne journée à tous
Bonjour tout le monde,
Nous (Moi et un pote) avons décidé de partir une 15ene de jour en Aout au Etats Unis & Canada (Nous avons réservé un vol : Bruxelles - New York aller retour) Le but de notre voyage est d'aller retrouver un ami à Montreal dans le courant de la 2e semaine afin de visiter avec lui Montreal puis retourner à New York.
Nous avons pensé à plusieurs scénarios : - Faire la cote Nord-Est des Etat-Unis: descendre jusqu'à Washington puis remonter doucement en faisant des arrêts a Philadelphie, NY, Boston , ... et atteindre finalement Montreal. (En voiture ou car) - Partir vers les chutes du Niagara et faire le tour du lac Ontario en s'arretant à Toronto, Ottawa et ensuite Montreal. (Plutot en voiture)
Bien que je pense que les 2 possibilités valent la peine , pensez-vous qu'avec le temps qui nous est imparti il faille déjà en oublier une?
Nous avons déjà une légère préférence pour le scénario n°2. Mais dans ce cas, j'aurais plusieurs questions à vous poser : - Pensez vous qu'il est préférable de louer une voiture pour la totalité du voyage ( Excepté New York) afin de faciliter nos transport? - Qu'est il possible de faire sur la route entre New York et les chutes du Niagara afin de couper le voyage en 2? Nous sommes intéressé par pas mal de choses (Paysages, culture, activités sportives, attractions en tt genre..) mais nous ne voulons pas d'un voyage purement culturel composé seulement de visite de musées etc.. - Même question pour la trajet entre Toronto et Ottawa.
J'aurais en encore mille questions à vous poser mais je pense que je vais m'arreter la.
D'avance un tout grand merci.
Fabien
Nous (Moi et un pote) avons décidé de partir une 15ene de jour en Aout au Etats Unis & Canada (Nous avons réservé un vol : Bruxelles - New York aller retour) Le but de notre voyage est d'aller retrouver un ami à Montreal dans le courant de la 2e semaine afin de visiter avec lui Montreal puis retourner à New York.
Nous avons pensé à plusieurs scénarios : - Faire la cote Nord-Est des Etat-Unis: descendre jusqu'à Washington puis remonter doucement en faisant des arrêts a Philadelphie, NY, Boston , ... et atteindre finalement Montreal. (En voiture ou car) - Partir vers les chutes du Niagara et faire le tour du lac Ontario en s'arretant à Toronto, Ottawa et ensuite Montreal. (Plutot en voiture)
Bien que je pense que les 2 possibilités valent la peine , pensez-vous qu'avec le temps qui nous est imparti il faille déjà en oublier une?
Nous avons déjà une légère préférence pour le scénario n°2. Mais dans ce cas, j'aurais plusieurs questions à vous poser : - Pensez vous qu'il est préférable de louer une voiture pour la totalité du voyage ( Excepté New York) afin de faciliter nos transport? - Qu'est il possible de faire sur la route entre New York et les chutes du Niagara afin de couper le voyage en 2? Nous sommes intéressé par pas mal de choses (Paysages, culture, activités sportives, attractions en tt genre..) mais nous ne voulons pas d'un voyage purement culturel composé seulement de visite de musées etc.. - Même question pour la trajet entre Toronto et Ottawa.
J'aurais en encore mille questions à vous poser mais je pense que je vais m'arreter la.
D'avance un tout grand merci.
Fabien
bonjour,
je pars bientôt pour le canada durant un an avec le PVT, connaissez vous une assurance maldie, hospitalisation, rapatriement pas cher pour la durée du séjour?
merci pour toutes infos complémentaires🙂
je pars bientôt pour le canada durant un an avec le PVT, connaissez vous une assurance maldie, hospitalisation, rapatriement pas cher pour la durée du séjour?
merci pour toutes infos complémentaires🙂
Bonjour,
Nous partons cet été faire un périple dans l'ouest canadien, nous avons 16jours sur place entre le 27 juillet et le 13 août. Sachant que nous ne resterons qu'un jour et demi sur VANCOUVER car nous connaissons déjà, nous devons caler Seattle, Portland, île de Vancouver (hydravion, kayak pour voir les orques?...), puis direction les parcs Jasper, Lake Louise Banff, et Calgary (retour avion jusqu'à Vancouver (car billet aller retour Paris Vancouver).
Cela me parait juste, quelqu'un a -t- il déjà expérimenté ce trajet? quels sont les points à ne surtout pas manquer? Merci
Nous partons cet été faire un périple dans l'ouest canadien, nous avons 16jours sur place entre le 27 juillet et le 13 août. Sachant que nous ne resterons qu'un jour et demi sur VANCOUVER car nous connaissons déjà, nous devons caler Seattle, Portland, île de Vancouver (hydravion, kayak pour voir les orques?...), puis direction les parcs Jasper, Lake Louise Banff, et Calgary (retour avion jusqu'à Vancouver (car billet aller retour Paris Vancouver).
Cela me parait juste, quelqu'un a -t- il déjà expérimenté ce trajet? quels sont les points à ne surtout pas manquer? Merci
Bonjour à tous
Nous sommes un couple français, qui vivons à Blois (à 2h de paris). Nous avons pour projet de partir vivre au canada au cours du second trimestre 2009 après notre mariage. Nous prévoyons de faire un voyage en 2008 pour découvrir le canada et confirmer notre projet. Nous nous posons bien évidement des questions concernant l'emploi. Mon futur mari travaille actuellement comme vendeur confirmé dans une enseigne sportive et moi je travaille en tant que commerciale, et en plus je donne des cours à des enfants et adultes. J'aimerai donc trouver un emploi en tant que professeur dans une école de langue (en français seconde langue) ou aider des immigrants non francophones dans leur apprentissage du français (je crois que le MICC s'occupe de cela). Je sais qu'il faut un brevet d'enseignement pour enseigner dans le primaire et secondaire ou un permis d'enseigner.
Avez vous des renseignements supplémentaires à nous donner? des adresses... (j'ai déjà trouver quelques adresses sur internet), des astuces... C'est un grand saut dans l'inconnu que nous nous préparons à faire et nous souhaitons préparer cela au mieux. J'ai dans ma famille, ma tante, son mari et leurs 6 enfants qui sont partis vivre 2 ans au québec, à quebec et ils ont noué quelques relations qui pourraient nous donner des renseignements, mais tous vos conseils nous aideront grandement.
A très bienôt
Nous sommes un couple français, qui vivons à Blois (à 2h de paris). Nous avons pour projet de partir vivre au canada au cours du second trimestre 2009 après notre mariage. Nous prévoyons de faire un voyage en 2008 pour découvrir le canada et confirmer notre projet. Nous nous posons bien évidement des questions concernant l'emploi. Mon futur mari travaille actuellement comme vendeur confirmé dans une enseigne sportive et moi je travaille en tant que commerciale, et en plus je donne des cours à des enfants et adultes. J'aimerai donc trouver un emploi en tant que professeur dans une école de langue (en français seconde langue) ou aider des immigrants non francophones dans leur apprentissage du français (je crois que le MICC s'occupe de cela). Je sais qu'il faut un brevet d'enseignement pour enseigner dans le primaire et secondaire ou un permis d'enseigner.
Avez vous des renseignements supplémentaires à nous donner? des adresses... (j'ai déjà trouver quelques adresses sur internet), des astuces... C'est un grand saut dans l'inconnu que nous nous préparons à faire et nous souhaitons préparer cela au mieux. J'ai dans ma famille, ma tante, son mari et leurs 6 enfants qui sont partis vivre 2 ans au québec, à quebec et ils ont noué quelques relations qui pourraient nous donner des renseignements, mais tous vos conseils nous aideront grandement.
A très bienôt
Bonjour,
Je m'y prend très tard mais je voudrais faire un road trip de 3 semaines entre Vancouver et San-Francisco au mois d’août (oui je m'y prend très très tard je sais) Seulement, je pars avec un enfant de 3 ans. je me pose la question de l’intérêt d'un tel voyage avec un enfant en bas âge. Si le voyage est très axé rando ou pas, bref si on peu en profiter...
Merci pour vos avis.
Je m'y prend très tard mais je voudrais faire un road trip de 3 semaines entre Vancouver et San-Francisco au mois d’août (oui je m'y prend très très tard je sais) Seulement, je pars avec un enfant de 3 ans. je me pose la question de l’intérêt d'un tel voyage avec un enfant en bas âge. Si le voyage est très axé rando ou pas, bref si on peu en profiter...
Merci pour vos avis.
Bonjour à tous,
Plutôt habitués des voyages vers les États-Unis, nous envisageons cette fois ci de changer un peu et de découvrir l'ouest canadien. Ah oui, je précise que nous partons en couple avec une enfant qui aura 11 ans à la date du voyage.
Voici l'ébauche de cet itinéraire ( visites non détaillées)
Jour 1: arrivée à Calgary. Nuit à Calgary ou en direction de Banff Jour 2: Banff/ Canyon Johnson en environs/ Banff. Nuit à Banff Jour 3: Banff / lake moraine/ lake Louise. Nuit à lake louise Jour 4: lake Louise/ parc Yoho/ lake Louise. Nuit à lake Louise Jour 5: route des glaciers de lake Louise a jasper. Nuit à jasper Jour 6: visites autour de jasper. Nuit à jasper Jour 7: route vers parc Wells Gray. Cascades. Nuit à Clearwater Jour 8: matinée à Wells Gray. Route jusqu'à west Vancouver ( quel est le meilleur itinéraire entre ces deux villes?) Nuit à west Vancouver Jour 9: bateau à horseshoe bay pour rejoindre Nanaimo. Arrêt à Parksville et qualicum beach puis cathédral grove, puis route vers Tofino. Nuit à Tofino Jour 10: découverte du parc Pacific rim entre Tofino et Ucluelet. Nuit à Tofino Sortie en mer pour voir les baleines? Jour 11: route vers Victoria. Arrêts en cours de route à explorer. Nuit à Victoria Jour 12: journée à Victoria. Nuit à Victoria Jour 13: bateau vers Vancouver. Nuit à Vancouver Jour 14: Vancouver. Découverte de la ville, shopping. Nuit à Vancouver Jour 15: Vancouver Jour 16: départ
Qu'en pensez-vous?? Des idées pour optimiser ce circuit.. on a bien conscience que cela fait de la route, mais il est difficile de partir plus longtemps.
J'ai pu voir que les hébergements étaient chers, plus chers qu'aux États-Unis je trouve dans l'ensemble. Avez vous de bonnes adresses? Toutes vos remarques seront les bienvenues. Merci par avance
Marie
Plutôt habitués des voyages vers les États-Unis, nous envisageons cette fois ci de changer un peu et de découvrir l'ouest canadien. Ah oui, je précise que nous partons en couple avec une enfant qui aura 11 ans à la date du voyage.
Voici l'ébauche de cet itinéraire ( visites non détaillées)
Jour 1: arrivée à Calgary. Nuit à Calgary ou en direction de Banff Jour 2: Banff/ Canyon Johnson en environs/ Banff. Nuit à Banff Jour 3: Banff / lake moraine/ lake Louise. Nuit à lake louise Jour 4: lake Louise/ parc Yoho/ lake Louise. Nuit à lake Louise Jour 5: route des glaciers de lake Louise a jasper. Nuit à jasper Jour 6: visites autour de jasper. Nuit à jasper Jour 7: route vers parc Wells Gray. Cascades. Nuit à Clearwater Jour 8: matinée à Wells Gray. Route jusqu'à west Vancouver ( quel est le meilleur itinéraire entre ces deux villes?) Nuit à west Vancouver Jour 9: bateau à horseshoe bay pour rejoindre Nanaimo. Arrêt à Parksville et qualicum beach puis cathédral grove, puis route vers Tofino. Nuit à Tofino Jour 10: découverte du parc Pacific rim entre Tofino et Ucluelet. Nuit à Tofino Sortie en mer pour voir les baleines? Jour 11: route vers Victoria. Arrêts en cours de route à explorer. Nuit à Victoria Jour 12: journée à Victoria. Nuit à Victoria Jour 13: bateau vers Vancouver. Nuit à Vancouver Jour 14: Vancouver. Découverte de la ville, shopping. Nuit à Vancouver Jour 15: Vancouver Jour 16: départ
Qu'en pensez-vous?? Des idées pour optimiser ce circuit.. on a bien conscience que cela fait de la route, mais il est difficile de partir plus longtemps.
J'ai pu voir que les hébergements étaient chers, plus chers qu'aux États-Unis je trouve dans l'ensemble. Avez vous de bonnes adresses? Toutes vos remarques seront les bienvenues. Merci par avance
Marie











