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Voyager sans portable, ni ordinateur
Salut ! J'ai voyage plusieurs fois à l'Asie, j'ai toujours un impression d'avoir vécu un voyage classique, pas vraiment un aventure comme je l'avais imagine Je me demandais si c'est la faute des trucs technologiques. Beaucoup des voyageurs regardaient, jouent avec le portable pendant le voyage j'ai vu ça, moi aussi j'étais sur le portable quand je m'ennuyais, c'est un mauvais habitude. Je me demandais si voyager sans ces trucs technologiques ça serait un aventure fantastique ?? J'aimerais avoir des réponses, il y a eu des voyageurs qui a voyagent sans ces trucs ?? Merci !!
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Cours de français langue étrangère à la Réunion?
Salut a tous, oui oui je squatte le forum!!!!

Alors, pour savoir si par hasard il y a des centres qui offrent des cours de Francais Langue Etrangere a La Reunion, c'est-a-dire des cours de francais pour les non-francophones.

JE sais bien que notre chere education nationale considere qu'a La Reunion le francais est une langue maternelle (le colonialisme tient tjs en place, non?enfin moi ce que j'en dis, je suis pas une specialiste...je voudrais pas polemiquer), mais moi je suis prof de francais pour les etrangers, donc je voudrais savoir s'il y aurait des debouchés pour moi...que ce soit de riches touristes, ou... allez savoir!!!

Car sur le site officiel des institutions qui offrent ce type de cours, je n'ai rien vu sur l'ile...

Ou pensez-vous que, boum badaboum, je puisse monter un tel centre pour attirer les touristes ? ou les scolaires de je ne sais où ?

A bientot,

merci pour les reponses futures...

lili
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Esperanto: enfin une langue facile et utile
Saluton !

L'esperanto, à quoi ça sert, qui le parle, ... des questions que l'on entend souvent, alors je vais leur apporter quelques réponses...

Qui le parle ? Plusieurs millions de personnes. 3 millions d'après esperanto-france, 6 millions d'après le livre des records, certains vont même jusqu'à dire 15 millions. Le nombre exact est très dur à savoir, d'autant qu'il y a actellement un développement important de la langue en Afrique, Asie, ...

A quoi ça sert ? A vous de choisir ! Moi ce qui me plait le plus, c'est de pouvoir parler très rapidement avec des personnes du monde entier, beaucoup plus facilement qu'avec l'anglais par exemple. Un aspect que les utilisateurs de ce site apprécieront surement c'est la possibilité de voyager un peu partout. Il y a de nombreuses rencontres qui ont lieu un peu partout dans le monde à tout instant, et qui réunissent des centaines, voire des milliers de participants des quatre coins du globe.

Je viens par exemple de rentrer d'une petite rencontre organisée par des français d'une semaine à Orléans où nous étions 57 participants, dont des russes, des roumaines, des italiens, une anglaise, des allemands, un belge, un danois, ... Mais il y a aussi eu IJK (Internacia Junulara Kongreso : congrès international jeunes) en Russie, UK (Universala Kongreso) à Pékin, ... A UK par exemple à Varsovie il y avait plus de 5000 participants ("partoprenantoj" en esperanto). Il y a de nombreuses grandes rencontres tous les ans (IJS, IS en Allemagne, KISO, ...) qui permettent de voir du pays et des gens. Le programme classique d'une rencontre c'est le matin des ateliers (a FESTO par exemple on avait dessin, théatre, faire un petit film, ...), l'après midi du sport, de la découverte de la région (à FESTO on a fait du canoë, de l'accrobranche, on a visité le château de Chambord, ...), après des "prelegoj" (exposés ou débats, ... à FESTO un mathématicien nous a présenté la 4ème dimension, on a eu un exposé sur les MST, un débat sur le totalitarisme, des cours de dessin, un exposé sur l'Ido, ...), et le soir de la fête (à FESTO on a eu deux concerts, du théatre fait par des pros, ... le tout en esperanto bien sûr !)... Plutôt pas aml quand on sait que FESTO a été préparé par une bande de jeunes et que le sigle lui-même veut dire "Franca Esperanta Semajno Terure Organizita" : Semaine française esperantiste horriblement organisée :)

Un autre aspect apprécié des voyageurs est le "pasporta servo" : allez sur le site http://www.tejo.org/ps/, choisissez un pays, et vous aurez une liste d'esperantistes proposant de vous héberger gratuitement pendant plusieurs nuits ! Vous voulez vous faire un tour du monde ? Vous aurez des contacts et un logement à toutes vos étapes ! Une façon agréable de prendre contact et de voir la vie véritable des gens du pays visité !

C'est long à apprendre ce truc ? D'après l'institut de cybernétique de paderborn, il faut environ 1500h d'anglais pour le niveau Bac, 150h pour l'esperanto... Juste un petit exemple que j'ai vu la semaine dernière durant la rencontre : trois jeunes italiennes qui ne parlaient pas du tout esperanto en arrivant à FESTO, au bout d'une journée elles commençaient à comprendre la langue car la grammaire est évidente (par exemple les verbes au présent se termine par -as, les noms par -o, les adjectifs par -a, donc on comprend vite la phrase "la floro estas bela"), et au bout d'une semaine elles comprenaient très bien et pouvaient participer activement à une conversation ! En apprenant cette langue 4 ans au collége 1h par semaine je la parle et après avoir du l'arréter pendant 6 ans je la comprend et parle mieux que l'anglais que j'étudie depuis 10 ans ! Et truc non négligeable les cours sont dans 99% des cas gratuits ! Contactez moi à maxmanseb2@aol.com pour plus d'infos sur les cours dans votre région !

Ca a une culture ce machin ? Eh oui ! et même une histoire très mouvementée : combattue par les régimes fascites et totalitaires, avec remaniements, ... Une littérature ? 33000 ouvrages traduits, une littérature originale importante ! De la musique ? Du rock, de la techno, ... et même brassens traduit en esperanto ! Ce qui est intéressant c'est que ça donne beaucoup plus un contact culturel que l'anglais (enfin c'est ce que j'ai personnellement éprouvé), parce qu'on apprend cette langue pour le plaisir et le contact, pas parcequ'on nous l'impose.

Voilà, j'espère que certains d'entre vous seront intéressés par cette manière très agréable de découvrir le monde et les pays étrangers, et sachez que si vous avez moins de 30 ans et adhérez à Esperanto-jeunes france vous avez droit à une aide de 100 euros pour votre première rencontre internationale (je pense qu'ils font pareil à esperanto france). Le site d'informations est http://esperanto-jeunes.org .

Et si vous cherchez des correspondants (pas forcément par l'esperanto), jetez un oeil à http://www.esperantomondo.net, il y a déjà plus de 230 inscrits et le site est trilingue !

Voilà une petite liste de rencontres à venir en 2004, je vous laisse deviner les traductions des descriptions... Comme vous le voyez, il y en a un peu partout dans le monde !

9 -15. augusto 43-a Somerlernejo en Barlaston. Inf: Esperanto-House, Wedgwood Memorial College, Barlaston, Stoke-on-trent, Britio, ST12 9DG. Tel: 01782-372105. Rete: arturo@signalprent.demon.co.uk

12 - 22. augusto Somera renkontigo "Nigramara baseno en Batumi, Kartvelujo". Inf: Kartvela Esperanta Asocio, Tbilisi, Str. Ketevan Camebuli 25, korp.2 ap.29 Avtandil Abuladze, Karvelujo (Georgia), rete: Tea Turmanidze nh_eo@posta.ge au teako1@mail.ge, telefonoj: +7-893-604257 Nana H^izambareli, prezidanto de Kartvela E-Ao; +7-893-600338 Ia Kakulia; +7-893- 997116 Tea Turmanidze

13 - 15. augusto 6-a Balkana Esperanto-konferenco en Nis, Serbio kaj Montenegro. Inf: rete: slumpy@baknerinter.net au esperanto@bankerinter.net

14 - 15. augusto 27-a Somera Kunveno de Pakistana Esperanto-Asocio en Abbotabad. Inf: Pakistana Esperanto-Asocio, Esperanto Markaz, Chowk Shahidan, Multan, Pakistano. Rete ?en. Sekretario Jawaid Eahsan

14 - 21. augusto Seminario por la trejnado de kulturaj manageroj (kunlabore kun TEJO) parte en Caudefono. Inf: Kultura Centro Esperantista, C.P. 311, Postiers 27, CH-2301 La Chaux-de-Fonds, Svisio. Tel/fakso: +41-32-9267407. Rete: kce.esperanto@bluewin.ch

14 - 21. augusto 8-aj Bretonaj Renkontigoj de Plouëzec. Inf: Jean-Pierre Ducloyer, 8, Rue de Montauban, FR-35750 Iffendic, Francio. Tel/fakso: +33-(0)2 99 09 71 92. Retadreso:jeanpierre-ducloyer@club-internet.fr

14 - 21. augusto 37-a ILEI-Konferenco en Bratislava, Slovakio. Inf: Sekretario

14 - 21. augusto 77-a SAT-Kongreso en Bratislava, Slovakio. Inf: Petro Chrdle, CZ-25229 Anglická 878, Dobrichovice, Cehio. Rete: Petro Hrdle

14- 21. augusto Malkovru la regionon bicikle au ripozu en Grezijono. Inf: Kulturdomo de Esperanto, Kastelo Grezijono, FR-49150 Baugé, Francio. Tel : +33-(0)241891034, Fakso: +33-(0)241825522. Rete: Kulturdomo de Esperanto, Kastelo Grezijono

14 - 22. augusto Rusiaj Esperanto-Tagoj RET-04 en Tihvin, Rusio. Temo: "Nia kulturo - nia espero". Inf: Viktor Kandinskij, Pk. 2, RU-187556 Tihvin, Rusio. Rete: Mikaelo Bron?tejn, tel: +7-812-6726093 kaj Garik Kokolija, tel: +7-095-5677007

15. augusto Unua Visbadena Esperanto-Tago en Wiesbaden (Germanio) kun prelegetoj, migrado kaj urbovizitado. Inf: Ulrich Matthias

16 - 27. augusto 38-a Internacia Esperanto Feriado kun lingvaj kursoj, en Kudowa Zdrój. Inf.: Silezia Esperanto-Asocio, str. Dubois 3/1, , PL-50-208 Wroc?aw, Pollando. tel: +48-71-3296954, rete: vroclavo@poczta.onet.pl

17 - 22. augusto Malkovro de romanika arto en Piktavio (Poitou) en Bouresse. Inf: Kvinpetalo Esperanto-Centro, Rue du Lavoir, FR-86410 Bouresse, Francio. Tel/fakso: +33-(0)549428074. Rete: kvinpetalo@club-internet.fr

21 - 28. augusto Verda biciklaumdo en Grezijono. Inf: Kastelo Grezijono, FR-49150 Baugé, Francio. Tel: +33-0241891034. Rete: grezijono.kastelo@free.fr

21 - 28. augusto 30-a Internacia Semajno de Esperanto en Sèete apud Montpellier. Inf: Esperanto Kulturo kaj Progreso, 5 rie de D-ro Roux, FR-34090 Montpellier, Francio. Tel/fakso: +33-(0)467541543. Rete: jf.passarella@free.fr

22 - 31. augusto Busvojago al 6-a Europunia Esperanto-Kongreso en Bilbao. Inf: Internacia Klubo "Esperantotur", str. M.Sklodowskiej-Curie 10, PL-85-094 Bydgoszcz, Polio. Tel/fakso +48-52-3461151. Rete: turismo@bydg.pdi.net

24 - 29. augusto Internacia Renkontigo kun Jarkonferenco de AEH-IKEH kaj tradicia XV-a Esperanto - Tago en Rybitvi ce Pardubice. Inf: Asocio de Esperantistoj-Handikapuloj kaj Esperanto-klubo de doktoro Schulhof, Na Okrouhliku 953/ 21, CZ-530 03 Pardubice, Ceha Respubliko. Tel: +420-46-6611941. Rete: aeh-ikeh@volny.cz

25 - 29. augusto 6-a Esperanta Europ-Unia Kongreso (EEU-Kongreso) kaj 63-a Hispana Esperanto-Kongreso en Bilbao (Vaskio-Hispanio). Inf: Grupo Esperantista de Bilbao, Barrencalle Barrena 7 - 1 D, ES-48005 Bilbao, Hispanio. Tel: +34-944-164492 (automata respondilo) Rete: esperantobilbao@terra.com

27 - 29. augusto Montopintoj de Altaj Tatroj, Liptovký Hrádok, Slovakio. Inf: Surov?ek Vlado, tel: +421-(0)908-218680, +421-(0)44-5222402

29. augusto - 4. septembro SUS 27 de AIS San-Marino en Komárno (SK), Studadsesio de la Akademio Internacia de la Sciencoj. Inf: Reinhard Fössmeier, Rahel-Straus-Weg 19, DE-81673 München, Germanio

30. augusto - 6. septembro Sud-Nigramara Fotofiesto en Bulgario. Inf: Lasto Nikov, BG-1000 Sofio, P.K.497, Bulgario. Tel.:+359-2-9835084, +359-2-318840, posxtelefono: +359-887-303427. Rete: lasto@mail.bg au lasto11@yahoo.co.uk

3 - 7. septembro 72-a Itala Kongreso de Esperanto - en Treviso. Inf: Itala Esperanto-Federacio, Flavia Del Zilio, via Capella 17/2, IT-31059 Zero Branco (TV), Italio. Rete: kuniklo@tiscali.it

4 - 5. septembro 3-aj Someraj Dialogoj en Esperanto-Restadejo Monistrol de Monserrat, Barcelono, Hispanio

9 - 16. septembro Apud beletro en Esperanto - biografioj - taglibroj - vojagrakontoj - leterkolektoj en Bouresse. Inf: Kvinpetalo Esperanto-Centro, Rue du Lavoir, FR-86410 Bouresse, Francio. Tel/fakso: +33-(0)549428074. Rete: kvinpetalo@club-internet.fr

10 - 12. septembro NOREK (Nord-Okcidenta Regiona Esperanto-Konferenco) en urbo Boise, ?tato Idaho, Usono. info@terpomuloj.org

10 - 12. septembro Dua Benina Esperanto-Kongreso en Cotonou, cefurbo de Benino. Temo: Estonteco de Benina E-movado. Inf: BEF, BP 226, Lokossa-Mono, Bénin. Tel: +229-965124, rete: esperantobenin@yahoo.fr au hounfranc@yahoo.fr

10 - 22. septembro 22-a Cina Templa Foiro en Jiuhua monto, Sanktejo de Budhismo, Ritaro por Ksitigarbha Bodisatvo, Sankta Naskigtago por Ksitigarbha Bodisatvo en Jiuhua monto, Sanktejo de Budhismo kun Esperanto kiel pontlingvo en Guichi urbo de Anhui provinco, Cinio. Inf: s-ro Liu Jianguo direktoro, Hefei Verdstelo Esplora Instituto pri Turismo, Langyashan Lu, Changhuai Xincun, B-Qu 3-105#, CN-230011, Hefei, Cinio. Tel.: +86-551-4484370, fakso: +86-551-4210414, rete: yjs00815@mail.hf.ah.cn

11 - 19. septembro Internacia Arta Esperanto-Festivalo "Velura Sezono-2004" - en Jalta, Ukrainio. Inf: Loka organiza omitato, UA-98612 Jalta, a/k 74, Esperanto, Ukrainio. Tel. +38-0654-231651 Jefim Zajdman, rete: espero@yalta.crimea.ua au tero@yalta.us vidu ankau alian hejmpagon

15 - 18. septembro 11-a Cina Internacia Kultura Festivalo de Toufuo/Veterajo, 4-a Huainan Bagongshan Turisma Festivalo de Chinio kun E-o kiel laborlingvo, okazigota en Huainan urbo de Anhui provinco. Inf: s-ro Liu Jianguo direktoro, Hefei Verdstelo Esplora Instituto pri Turismo, Langyashan Lu, Changhuai Xincun, B-Qu 3-105#, CN-230011, Hefei, Cinio. Tel.: +86-551-4484370, fakso: +86-551-4210414, rete: yjs00815@mail.hf.ah.cn

18 - 19. septembro 20-a Renkontigo de Portugalaj Esperantistoj en urbeto Tábua (45 km nordoriente de Coimbra). Inf: Portugala Esperanto-Asocio

19. septembro 7-a Esperanta Renkontigo de Taguatinga. Temo: "Esperanto - ilo por solidara tutmondigo". Renkontigejo: Auditorio de administrejo de Taguatinga. Inf: Taguatinga Esperanto-Klubo (C 12, Ed. Paranoá Center, sala 112, Taguatinga, BR-72010-120 Brasilia, DF - Brazilio. Rete: tek.esperanto@ig.com.br

23 - 26. septembro 15-a MKR (MontKabana Renkontigo), Pliskovica apud Se¸ana, Slovenio. Inf: Informoj rete: vanja.radovanovic@ericsson.com kaj telefone: +385-(0)91-3654626

24 - 28. septembro 30-a Internacia Forumo pri Turismo, Edukado kaj Kulturo en Bydgoszcz kaj 5-a BUS de AIS kaj 26-a AKB-Sesio. Inf: Internacia Klubo "Esperantotur", str. M.Sklodowskiej-Curie 10, PL-85-094 Bydgoszcz, Polio. Tel/fakso +48-52-3461151. Rete: turismo@bydg.pdi.net

25 - 26. septembro Kultura Semajnfino pri muziko, prelegos (kaj kantos) Georg Roessler kaj Jean-Thierry von Bueren en Caudefono (provizora). Inf: Kultura Centro Esperantista, C.P. 311, Postiers 27, CH-2301 La Chaux-de-Fonds, Svisio. Tel/fakso: +41-32-9267407. Rete: kce.esperanto@bluewin.ch

26. septembro - 26. oktobro Hefei Internacia Akrobata kaj Cirka Festivalo de Cinio kun E-o kiel pontlingvo, okazigota en Hefei urbo. Inf: s-ro Liu Jianguo direktoro, Hefei Verdstelo Esplora Instituto pri Turismo, Langyashan Lu, Changhuai Xincun, B-Qu 3-105#, CN-230011, Hefei, Cinio. Tel.: +86-551-4484370, fakso: +86-551-4210414, rete: yjs00815@mail.hf.ah.cn

1 - 3. oktobro 4-a KoKoLoRES (kafokla?o- kaj ludosemajnfino) en Herne, Germanio. Samtempe okazos Esperanto-kurso por komencantoj. Inf.: Petra Dückershoff petra.dueckershoff@web.de

1 - 3. oktobro XX-aj Artaj Konfrontoj en Esperanto ARKONES 2004 en Pozna? Inf: Pawe? Janowczyk, ul. Zawady 2/7, PL-61-002 Pozna?, Polio. Tel. +48-(61)8755879, tel. +48-(602)283242, rete: janowczykpawel@poczta.onet.pl

1 - 3. oktobro Ora autuno en ´ilina, Slovakio. Inf: Juraj Gondzur

1 - 3. oktobro 17-a Intenacia Kultura Festivalo en Ústi nad Labem, Cehio. Inf: Miroslav Smy?ka, Kojetická 90, CZ-40003 Ústi Nad Labem, Cehio. Tel: +420-721851502, rete: j_kriz@volny.cz au m.smyczka@seznam.cz

1 - 7. oktobro 55-a Nacia Festo de Cina Popola Respubliko, Hefei Internacia Wushu/Kongfuo Festivalo de Cinio (2004.10.01-05) kaj 5-a Hefei Konkurso pri Drakboatado (2004.10.01-02) kun Esperanto kiel laborlingvo au pontlingvo, okazigota en Hefei urbo. Inf: s-ro Liu Jianguo direktoro, Hefei Verdstelo Esplora Instituto pri Turismo, Langyashan Lu, Changhuai Xincun, B-Qu 3-105#, CN-230011, Hefei, Cinio. Tel.: +86-551-4484370, fakso: +86-551-4210414, rete: yjs00815@mail.hf.ah.cn

2 - 9. oktobro 12-a Internacia Esperanto-Semajno de la Kulturo kaj Turismo en Salou (Tarragona). Inf: Luis Serrano Pérez, Apartat 423, ES-08200 Sabadell, Hispanio. Tel: +34-93-7275021, fakso: +34-93-7314111. Rete: luis_serrano@mixmail.com

7 - 10. oktobro "Teslica Alvoko Movigi al Europa Nacieco" seminario apud Teslic, Bosnio por junuloj (gis 40-jaraj) el Kroatujo, Bosnio/Hercegovino, Serbio/Montenegro, Makedonio kaj Albanujo. Inf: est@teol.net Küld?: Johan Derks

8 - 9. oktobro Internacia Esperanto-Simpozio en la Austria Nacia Biblioteko: Esperanto en la Uragano de Ideologioj en Vieno. Inf: Internacia Esperanto-Muzeo, Hofburg, Michaelerkuppel, AT-1010 Wien, Austrio. Rete: Helga Farukuoye

8 - 10. oktobro 21-a Studadsesio en Herzberg am Harz. Inf: Esperanto-Centro, DE-37412 Herzberg am Harz, Grubenhagenstr. 8, Germanio. Tel/fakso: +49-(0)5521-1363, +49-(0)5521-71123, rete: zilvar@t-online.de

8 - 10. oktobro Bavelo/Bavelido-renkontigo sur la kastelo Teck, supre de la Leninga Valo, 40 kilometroj sudoriente de Stuttgart. Temo: "?ancoj kaj riskoj de pligrandigo de Europa Unio" . Inf: Janek Bender

9. oktobro Kalocsay memortago en Fels?pakony, Hungario. Inf: Telefon: s-ino Elizabeta L?rentei-Szabó: +36(06)-29-317873, rete: brila-stelo@freemail.hu au szazo@vipmail.hu

9 - 11.oktobro Internacia Semajnfino Esperantista en Okemo, Vermont, Usono

22 - 24. oktobro Maanshan-a Internacia Recitversa Festivalo de Cinio kaj Cina Festo de Duobla Nauo, festo por Respektata Maljunulo kun Esperanto kiel laborlingvo, okazigota en Maanshan urbo de Anhui provinco. Inf: s-ro Liu Jianguo direktoro, Hefei Verdstelo Esplora Instituto pri Turismo, Langyashan Lu, Changhuai Xincun, B-Qu 3-105#, CN-230011, Hefei, Cinio. Tel.: +86-551-4484370, fakso: +86-551-4210414, rete: yjs00815@mail.hf.ah.cn

22 - 24. oktobro Kurso en Barlaston, Britio. Inf: Wedgwood Memorial College, Station Road Barlaston, Stroke on Trent, ST12 9DG, Britio. Tel: +44-(0)1782-372105, fakso: +44-(0)1782-372393. Rete: wedgwood.college@staffordshire.gov.uk

22 - 24. oktobro 91-a Japana Esperanto-Kongreso en turisma urbo Inuyama (apud Nagoya), Japanio. Temo: ?oju kaj kunvivu esperante. Inf: rete: salikojp@ybb.ne.jp

22 - 24. oktobro Maanshan-a Internacia Versrecita Festivalo de Cinio kaj Cina Festo de Duobla Nauo, festo por Respektata Maljunulo kun Esperanto kiel laborlingvo en Maanshan de Anhui-provinco. Inf: s-ro Liu Jianguo direktoro, Hefei Verdstelo Esplora Instituto pri Turismo, Langyashan Lu, Changhuai Xincun, B-Qu 3-105#, CN-230011, Hefei, Cinio. Tel.: +86-551-4484370, fakso: +86-551-4210414, rete: yjs00815@mail.hf.ah.cn

22 - 24. oktobro 41-a Faulhaber Semajnfino en la feriejo Mennorode, Apeldoornseweg 185 Elspeet, Nederlando. La temo estas Kiom granda estas Europo? Inf: Esperanto Nederland, R.Balk, van IJsendijkstraat 271, NL-1442 CM Purmerend, Nederlando. Rete: r.balk@wanadoo.nl

26 - 30. oktobro Praktikado de la lingvo kun Manette Bernardin kaj Marie-Hélène Désert en Bouresse, Francio. Inf: Kvinpetalo Esperanto-Centro, Rue du Lavoir, FR-86410 Bouresse, Francio. Tel/fakso: +33-(0)549428074. Rete: kvinpetalo@club-internet.fr

30. oktobro - 1. novembro 32-a Kataluna Kongreso de Esperanto en Ceret, Nord-Katalunio

5 - 8. novembro STRIGO-10 en Ni¸nij Novgorod, Rusio. Temo: Nirvano. Inf: Irina Gon?arova au rbolsxakov@mail.hu

6 - 7. novembro Studsemajnfino (Pluraj nivelaj) en Hoek van Holland (Nederlando). Inf: Jeannette Bosse, Veldm. Montgomerylaan 361, NL-5612 BH Eindhoven, Nederlando. Tel. +41-(0)40-2113344. Rete: hj.bosse@wxs.nl

12 - 14. novembro Konferenco pri Scienca Aplikado de Esperanto, KAEST-2004 en Dobrichovice (je c. 20 km-oj apud Prago. Inf: KAVA-PECH, Petro Chrdle, Anglická 878, CZ-252 29 Dobichovice, Cehio. Tel.: +420-257-712201; fakso: +420-257-712126. Rete: info@kava-pech.cz

20. novembro 6-a Festivalo de Esperantaj Filmoj en Bratislava. Inf: Natasa ¦ándorová Tel: +421-(0)905-138769

29. novembro - 5. decembro Lernu Esperanton en Cehio kun francaj fervojistoj kun turisma kaj plezura programo. Inf: Petro Chrdle, CZ-25229 Anglická 878, Dobrichovice, Cehio. Rete: Petro Hrdle

10 - 11. decembro Antau-Kristnaskaj vesperoj en Bratislava. Inf: Alica Komlósiová

10 - 12. decembro 22-a Studadsesio en Herzberg am Harz. Inf: Esperanto-Centro, DE-37412 Herzberg am Harz, Grubenhagenstr. 8, Germanio. Tel/fakso: +49-(0)5521-1363, +49-(0)5521-71123, rete: zilvar@t-online.de

11. decembro Ceha-saksa tago en Ústi nad Labem, Cehio. Inf: Miroslav Smy?ka, Kojetická 90, CZ-40003 Ústi Nad Labem, Cehio. Tel: +420-721851502, rete: j_kriz@volny.cz au m.smyczka@seznam.cz

25 - 26. decembro 27-a Jara Kongreso de Pakistana Esperanto-Asocio en Multan. Inf: centra oficejo de la asocio, Esperanto Markaz, Chowk Shahidan, Multan, Pakistano. Rete: ?en. Sekretario Jawaid Eahsan

27. decembro - 2. januaro Ago-semajno en Zakopane, Pollando. Inf: Irek Bobrzak, Toru?ska 82/133, Pollando, Tel: +48-508-779097, rete: viavento@poczta.onet.pl

27. decembro - 3. januaro 21-a Internacia Festivalo (arango por familioj kaj personoj 25 - 55 jaragaj) en germana Magdeburg. Kadra temo: "Tradicioj". Inf: Hans-Dieter Platz (HDP), Postfach 1148, DE-34303 Niedenstein, Germanio. Tel/fakso: +49-5624-8007, portebla +49-171-4964558. Rete: HDP@internacia-festivalo.de

27. decembro - 3. januaro 3-a Novjara Renkontigo Komune festi la Novan Jaron en la kastelo Marienburg ce Mozelo (inter Koblenz kaj Trier). Inf: EsperantoLand e. V., Lu Wunsch-Rolshoven, Wiclefstr. 9, DE-10551 Berlin, Germanio. Tel: +49-30-6855831. Rete: Lu@EsperantoLand.org

Lars Forman, professeur de langues : "Comme professeur de langues, j'étais très sceptique à propos de l'espéranto jusqu'à ce que je me trouve, il y a quelques années, devant un groupe de professeurs d'espéranto afin de faire une conférence sur la pédagogie des langues. Je constatais alors que cette langue que l'on dit "artificielle" était utilisée avec élégance par les participants entre eux et aujourd'hui -- après avoir été professeur depuis quatre ans à l'École Supérieure Populaire de Karlskoga, dans la section Espéranto --, je sais qu'elle fonctionne aussi bien que toute autre langue."

Genevoix (Maurice), écrivain français, Académie française en 1946 : "Ce que je souhaite, et ce que je souhaite vivement, ce que je souhaite de tout mon c½ur, c'est que les nations se soucient d'abord de tout ce qui peut les rapprocher, de tout ce qui peut les amener à une compréhension et à une tolérance mutuelle - et dans ce domaine-là une seconde langue, vraiment internationale et commune, peut être - cela va de soi - d'extrême conséquence, d'une bienfaisance sans prix, pour les générations à venir. L'espéranto n'est pas du tout une langue uniforme, une langue robot, mais, au contraire, une langue naturelle et souple. Je sais qui est Zamenhof, je sais que vous avez traduit des ½uvres qui appartiennent au patrimoine de la littérature universelle et d'ailleurs vous devriez continuer dans cette voie. L'espéranto est en mesure d'exprimer les nuances les plus subtiles de la pensée et du sentiment, elle est propre à permettre, par conséquent, l'expression la plus juste, la plus littéraire, la plus esthétique et de nature à satisfaire les esprits les plus ombrageux et les plus particularistes, et il ne peut pas porter ombrage aux fidèles des langues nationales."

Inazo Nitobe, scientifique, membre de l'Académie Impériale du Japon : "On peut affirmer avec une certitude absolue que l'Espéranto est de huit à dix fois plus facile que n'importe quelle langue étrangère et qu'il est possible d'acquérir une parfaite élocution sans quitter son propre pays. Ceci est en soi un résultat très appréciable."

Serge Tchakhotine, dans son ouvrage Le viol des foules par la propagande politique : "Il est clair que la nation dont la langue serait reconnue comme universelle, acquerrait des avantages économiques, culturels et politiques sur les autres. Mais l'inertie et l'esprit conservateur des gouvernants de presque tous les pays empêche encore que l'espéranto puisse devenir la langue auxiliaire mondiale"

Albert Einstein, Baden-Powell, Barbusse, Maryse Bastié, Belin Édouard, Léon Blum, Brandt (Prix Nobel de la paix 1971), De Broglie, Caï Yuanpei, Fidel Castro, Rudolf Diesel, Georges Duhamel, Auguste Forel, Lars Forsman, Gandhi (dit le Mahatma, "la Grande Âme"), Alexeï Maximovitch Pechkov, Edouard Herriot, André Honnorat, Jean XXIII, Jean-Paul II, Franz Jonas, Robert Francis Kennedy (!!), Paul Langevin, Louis Lumière, Paul VI, Pelé, Pie X, Pie XII, Romain Rolland, Jean Rostand, Rollet de l'Isle, Berthe Von Suttner, Léon Tolstoï, Umberto Eco, Jules Verne, ... se sont également prononcés pour l'esperanto...
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Paris et la langue française
Bonjour à tous! J'apprends le français depuis 1 an. Je vais à Paris en février pour la deuxième fois et et je veux parler en français avec les habitants, aux magasins, aux restos etc. La première fois que j'y suis allé, j'ai essayé de parler en français (je connaissais seulement des certaines petites expressions) mais on m'a répondu en anglais (!!). Je ne sais pas s'ils voulaient m'aider ou s'ils voulaient me dire que je parlais le français comme une vache espagnole... lol :-) Je sais que je n'ai pas la prononciation française (et probablement je ne l'aurai jamais) mais maintenant que j'y vais à nouveau je veux vraiment pratiquer dans la langue et me sentir comme un local. :-) Est-ce qu'il y a des tips avec lesquels je peux communiquer facilement avec les Parisiens?

Merci beaucoup!

Georges.
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Langue préférée
🙂Quelle est votre langue préférée (sauf le français) et la langue que vous n'aimez pas?

mercccccci de vos réponses!😎
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Parler anglais à Pékin?
Bonjour, J'ai vu sur ce site que la plus part des voyageurs qui partent en chine ont des notions de mandarin. Est il nécessaire d'apprendre le mandarin pour partir à Pékin? L'anglais n'est il pas suffisant? Merci pour vos réponses!
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Recherche station de radio espagnole
Bonjour,

je cherche une station de radio en espagnol, disponible dans le web. Préférablement une station d'actualités et de discussions, pas une station de musique, car c'est pour me faire l'oreille à la conversation (j'ai une base d'espagnol que je veux améliorer).

Avez-vous des suggestions?

Merci
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Madrid: pas moyen de ne pas en parler!
salut,

j'élargis le champs de discussions de ce site qui m'a l'air rempli de gens intelligents et sympas avec qui j'ai envie de partager mon sentiment sur ce terrible événement qui s'est passé à madrid.

donc voilà j'ai 22 ans et je savais pas quoi faire en france. donc pourquoi un voyage? oui mais où? évidemment barcelone m'est venu tout de suite à l'esprit (auberge espagnole? même si je veux l'admettre ça a sûrement joué...).c'est pas loin, pas cher et il y a la fête avec des gens de partout.donc me voilà partie avec mes valises sous le bras après avoir contacté une famille pour être fille au pair (on minimise les risques et responsabilités au maximum).je passe sur les 6 mois que j'ai passé ici avec tout ce qui peut y avoir de fêtes, de rencontres, d'angoisses, de découvertes etc... un voyage quoi.là n'est pas la question.

je profite donc de tout ça.tout en restant dans mon petit monde d'occidentale, avec son petit confort, une langue étrangère pas si loin du français (voire pas du tout), et si je veux avec tout ce que j'ai déjà chez moi.et tout d'un coup ce massacre.presque 200 morts et 1400 blessés à madrid après 6 explosions de bombes mises sous des trains. tout de suite je réalise pas.mais les images diffusées h 24 sur les plus grandes chaines de télé m'y aident.l'horreur: du sang, des pleurs, de l'incompréhension, de la panique, de l'inquiétude... et plus les jours passent et plus la déchirure est profonde: des sans-papiers pas retrouvés, un bébé pas réclamé et des familles déchirées, des amitiés assasinées.l'injustice dans tout ce qu'elle a de plus affreux.des gens ont cru qu'ils pouvaient décider de la vie d'autres personnes.

là-dessus s'ajoute l'incroyable solidarité espagnole.dès les premières heures une queue de centaines de personnes s'est formée devant les camoins de dons du sang, des gens ont aidé à évacuer des blessés.et les manifestations durant 3 jours dans toute l'espagne, des magasins fermés...

j'espère que les "personnes" responsables seront jugées et que les gouvernements réagissent et s'entraident.ce pourrait être le seul point positif de cette tragédie.

le fait que ceci puisse avoir lieu en europe et si près de moi je ne le pensais pas possible.quelle naïve égoïste je suis! et pourquoi je le permets en afrique, en asie ou en amérique latine? c'est pas mieux.c'est juste plus loin.en plus après le 11 septembre il faut vouloir fermer les yeux pour ne pas se rendre compte que tout est possible et que la violence est de plus en plus présente (je dis pas que c'est Al Quaida qui a fait ça à madrid).

je ne sais plus si je suis furieuse contre ces meurtriers ou contre moi. sûrement les deux.je sais pas si je me suis bien exprimée mais voilà comment je ressens les choses après presque une semaine de larmes dans les journaux ou la télé.ne m'en veuillez pas d'en avoir parler ici.il me semble bien que c'est un événement assez important pour ne pas l'oculter...
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Le Touriste Français
Comme c'est un site francais sur les voyages que je découvre par hasard j'aimerais si possible m'y exprimer sur l'attitude des touristes francais à l'étranger qui me laisse quelque peu perplexe, honteux parfois et en colère souvent.

Comment est-il possible pour un peuple qui exprime une vision universalite de liberté et de fraternité de présenter une façade imbue d'un tel ultra-nationalisme et de sentiments de supériorité absolue (que ferait le monde sans la France?) aux autres peuples du monde? Plus nationalistes que les Americains: les Français. Chapeau, messieurs.

Je suis moi-même parfois coupable de tels abus, je l'avoue, mais je crois que chaque jour je m'améliore et réussis un peu plus à me soustraire du poids et carcan de mon éducation hexagonale et de ma supériorité intellectuelle qui me donne bien sûr ascendance sur toute autre créature humaine rencontrée en pays non-français.

Au Vénez, où je suis, j'ai eu à plusieurs reprises la malchance d'écouter quelques touristes francais s'exprimer en espagnol en affectant à outrance leur accent (qui peut être non seulemet ridicule mais même fort laid), pour bien démontrer leur supériorité d'être Français et donc de leur appartenance à quelque race "supérieure" ou plus "évoluée".

Ici se situe le paradoxe: Comment peut-on à se point vouloir conserver et affecter son accent (français), parfois après des dizaines d'années de vie dans un pays étranger, alors qu'il existe une intolérance quasi-totale en France pour une personne qui ne se donnerait pas âme et corps pour s'adopter une prononciation d'autochtone Français de quatrième génération?

GB
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Votre avis sur la France
La France (j'allais dire notre pays , c'était oublier que le site VF est canadien, enfin c'est pas loin concernant les francophones, il s'agit de nos cousins😎), donc voilà ma réflexion: que vous ayez beaucoup voyagé ou pas, loin ou pas, à vélo, avec sac à dos (certains diraient bagpacker), en solo, en bivouac sauvage, en fréquentant les hôtels deux ou quatre étoiles, avec agence ou autrement, vous situez la France à quel niveau en matière d’intérêt touristique ou de voyage, car selon son point de vue j'ai constaté que l'on peut faire la différence entre touriste et voyageur? Je vous livre en matière de préambule mon sentiment, la France c'est le top du top et de plus en France il y a un paradis sur Terre (certains diront que c'est un pays indépendant) la Corse. Je précise je ne suis pas corse, mais lyonnais qui ne jure que par les Vosges. Au plaisir de vous lire Luc
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Etudier à Berlin après le bac sans savoir parler allemand, possible?
Bonjour,

Je souhaite partir m'installer à Berlin pour une durée indéterminée pour la rentrée 2011 ( Aout/Septembre) . Mais je ne veux pas pour autant arrêter mon cursus scolaire, car cela fais deja 1an que j'ai mon Baccalauréat et jusque là je n'ai toujours pas passé de diplome ayant un attrait pour l'étranger ! J'ai un très grand penchant pour cette ville, sa culture, et souhaiterai y vivre afin d'apprendre l'allemand.

Jusque là, toutes les universités ou écoles que j'ai trouvé à Berlin exigent une maîtrise de la langue pour suivre les cours ( même français ). Hors, à part l'anglais et le français, je n'ai aucune notion en Allemand.

Existe -t-il des écoles ou universités qui proposent un cursus scolaire FRANCAIS et des cours d'allemand à côte ?

Merci BEAUCOUP pour votre réponse !
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Parcourir les États-Unis sans parler anglais?
Bonjour à tous,

je créer ce topic pour permettre au personne comme moi, qui ne maîtrise pas la langue de Shakespeare, de pouvoir parcourir les USA, sans être largué.

Je suis passionné de l'Amérique, et il est claire que si je voyage dans ce merveilleux pays, je souhaiterais me créer un itinéraire historique. La guerre de sécession, la guerre d'indépendance, les histoires locales et bien d'autre chose m' intéresserais de découvrir dans mon voyage. Je voulais juste savoir si quelqu'un avait des astuces pour permettre la visite d'endroit ou la langue française n'est pas exclue.

Le lien de guide privé, serait aussi intéressant. Si vous avez d'autre astuces, n'hésitez pas.
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4,000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (3ème partie, Autriche et Slovaquie)
Autriche 3 août 6 août 400km

Notre dernière vision du Danube allemand, une énorme sirène en bronze avec un gros poisson dans les mains. Peu après, le panneau frontière nous invite à rentrer dans la deuxième nation de notre périple. Deux terres de langue allemande, j'ai l'impression de rester dans le même pays. Un groupe de jeunes filles pénètre au même instant que nous. Toutes poussent des cris de joie et applaudissent. Donc, nous arrivons bien dans un pays différent. Le Danube, depuis Passau, a encore pris de l'ampleur. Il devient majestueux. Alors qu'il creusait son passage de façon rectiligne à travers les plaines allemandes, il vient buter sur une zone montagneuse. De la résistance à la progression naissent de larges méandres enfoncés entre de grandes collines. D'immenses forêts couvrent le relief. Le temps n'est pas au beau, mais il ne pleut pas. Que ces grandes masses de végétation qui descendent jusqu'au fleuve donnent du cachet au site! Nous sommes en plein romantisme. Le gris prononcé du ciel se reflète sur l'eau, teintée d'un vert-gris indéfinissable, enserrée dans de sombres forêts. Cette portion de la piste cyclable dégage une impression d'esthétique absolue. Le contraste est étonnant entre l'herbe vert cru, presque fluorescente et le sombre de l'eau et des sapins. L'ordre et la propreté sont les mêmes qu'en Allemagne. Pas un papier ne traîne. Les maisons sont toutes entourées de magnifiques jardins envahis de fleurs bien ordonnées. Bien souvent, elles colonisent aussi les façades de leurs corolles multicolores. Les pelouses sont tondues avec rigueur.

La piste de notre côté s'interrompt. Un petit bac, conçu pour les vélos, permet une courte traversée originale et très sympathique pour un prix modique. À nouveau la piste au goudron impeccable, sans la moindre aspérité déroule son ruban sous nos roues. On a plus l'impression de glisser que de rouler. Que ce déplacement à vélo dans ce cadre grandiose est agréable. Les grandes courbes du fleuve provoquent des changements de perspective permanents, ce qui avive la curiosité. La partie de l'itinéraire avant Sigmaringen ainsi que l'étape de ce jour, sont les deux portions de nos 1200km le long du Danube que j'ai le plus appréciées. Chacune a son style très différent, mais toutes deux dégagent une grande beauté. Cela ne veut pas dire que le reste du parcours ne m'a pas plu, bien au contraire. Ce qui est absolument formidable, c'est de pouvoir rouler, pratiquement toujours, sur une piste sans voiture. Le retour aux routes encombrées à partir de Bratislava sera d'autant plus difficile. En effet en dix jours on prend ses petites habitudes, et la vigilance se relâche. Pas de gros camion à surveiller, qui arrive rapidement dans le dos. Facteur aggravant en matière de transition brutale, en Allemagne sur route, tous les véhicules respectent scrupuleusement le code et l'on ne se sent pas en danger. En Autriche déjà un peu moins, mais si toute l'Europe roulait comme eux ce serait déjà pas mal.

Nous arrivons à Linz vers les quinze heures. Je demande le chemin du camping à une femme. Bien qu'autrichienne, son accent est presque incompréhensible, à tel point que je lui demande sa nationalité. Du coup la conversation se poursuit en anglais, je la comprends un peu mieux. Elle part chercher des cartes et prospectus et me donne de grandes explications. J'ai l'impression que le repas de midi a été bien arrosé. En finale, elle me fait deux grosses bises bien appuyées. Elle a dû se piquer car cela fait quatre jours que je ne me suis pas rasé, et comme chez tout homme aux gènes méditerranéens ça pousse dru. Je lui dis que si nous ne trouvons pas nous revenons, ça la fait rigoler. Jean, qui a assisté à la scène en direct, propose de prendre ma place la prochaine fois qu'il faudra demander le chemin à une femme.

Malheureusement nous trouvons le camping, donc pas question de retourner, sniff! Au demeurant il est très bien organisé, même s'il est particulièrement surpeuplé. Ce qui est plus inquiétant, c'est que le temps se dégrade franchement et que nous allons, sans nul doute possible, vers la pluie. Nous dînons au restaurant et goûtons à la fameuse tarte de Linz.

Lever sous un ciel menaçant et très sombre, l'humidité a tout envahi, sol et ciel, ce qui laisse peu de doute sur la journée qui nous attend. En effet, dès les premiers kilomètres la pluie se met de la partie, et très vite elle devient violente. Je commence par maudire ce temps, d'autant plus que mes habits pluie ne sont pas performants et je suis rapidement trempé. Et puis, contre toute attente, le miracle se produit. Sous ces trombes d'eau, mon corps s'habitue et la température clémente et le rythme élevé me permettent de ne pas me refroidir. J'éprouve un immense plaisir à rouler à vive allure dans ces conditions en apparence hostiles. Nous perdons notre chemin à Mauthausen, nom tristement célèbre. À un feu rouge, je demande à plusieurs automobilistes la direction pour retourner au fleuve. Oh surprise! Pas un n'ouvre sa fenêtre, et tous tournent la tête, certains mettent même leur main pour encore moins nous voir et nous faire comprendre qu'ils ne veulent absolument pas nous parler. Nous restons interloqués après la gentillesse et la serviabilité allemande. Espérons que ce comportement n'est que local, et que tous les Autrichiens ne sont pas effrayés par deux pauvres Français perdus et complètement trempés. À l'instinct, nous prenons à gauche, et parcourons plusieurs kilomètres de route avant de renouer avec le Danube.

Nous faisons une première halte dans un superbe café en surplomb sur le fleuve. Comme d'habitude, nous engloutissons quelques gros gâteaux en contemplant de la véranda les eaux sombres . Le spectacle est impressionnant, le cours d'eau est devenu très large, et par ce temps il dégage une impression de puissance sauvage.

Puis après nous être bien empiffrés, c'est reparti sous des cataractes. La partie de l'itinéraire qui se présente se fera sur route. En effet, la piste est rive droite et j'ai peur de me refroidir en prenant le bac, ce serait dommage pour les gâteaux. Le temps ne s'améliore pas, on appuie d'autant plus sur les pédales. Vers les treize heures , Jean prend un coup de fringale et désire s'arrêter sur place pour faire chauffer quelque chose. Je l'en dissuade, en effet il tombe de véritables trombes, et cet arrêt serait, à mon sens, une vraie catastrophe pour le contenu de nos sacoches à ouvrir. Donc nous décidons de faire halte au premier lieu abrité. Un joli restaurant se présente une dizaine de kilomètres après. Nous profitons de ce gîte agréable et très joliment aménagé. Le moral reste bon, d'autant plus que nous avons déjà fait cent trois kilomètres ce matin. Je suis vraiment étonné d'avoir éprouvé un tel plaisir à rouler sous la pluie.

Bien rassasiés, avec ardeur nous reprenons la route. Le temps semble s'améliorer, les ondées s'espacent, cependant le ciel reste menaçant. De magnifiques vignobles développent leurs pieds de vigne le long des pentes dominant le fleuve en larges ondulations. Quelques villages en hauteur, en récompense des efforts pour les atteindre, offrent des points de vue de premier plan sur la vallée. Dommage que le temps ne soit pas plus clément, car la vue doit pouvoir porter plus loin. Vers seize heures la ville de Krems est atteinte. Encore une fois nous avons abattu plus de cent quarante kilomètres. Nous louons une caravane, car la pluie reste très menaçante. D'autres campeurs très bien équipés restent stoïquement dehors.

Le temps s'améliore au réveil. Ce matin j'ai une petite forme, je me ressens sans doute des efforts des jours précédents. D'ailleurs, on a peut-être un peu trop fêté notre étape de la veille, ça n'aide pas non plus. Nous arrivons au cœur de la ville de Vienne par une piste cyclable. Il est agréable et étonnant de rejoindre le centre d'une grande métropole sans avoir été confronté au danger du trafic routier, toujours bien réel dans nombre de capitales. Nous cherchons le camping en périphérie ouest, ce qui nécessite une dizaine de kilomètres. Ce dernier est immense, très populeux. Le vrombissement de l'autoroute proche tient lieu de bruit de fond, bien perceptible. Nous nous installons rapidement, puis retournons à la découverte du centre ville. Un bus dont l'arrêt se trouve à proximité nous conduit au métro, ce qui nous permet une balade très agréable dans le centre de la capitale autrichienne quelques heures dans la soirée.

Derniers kilomètres en Autriche, cet après-midi nous serons en Slovaquie. Nous commençons par errer au milieu des grandes îles sur le Danube, à la recherche de l'itinéraire. En effet, ce matin j'ai à peine pris la peine de consulter notre petit guide. Si je l'avais fait, l'itinéraire se serait présenté de façon évidente. Cette négligence nous a permis de prendre conscience de l'immensité de ce dédale au milieu du fleuve dans la périphérie de Vienne. Alors que nous continuons à nous enfoncer dans l'erreur, commençant à avoir de sérieux doutes, face à nous arrive un cyclotouriste lourdement chargé, pédalant pieds nus. Il s'agit d'un Hongrois qui rentre chez lui après une errance à travers l'Europe de plusieurs mois. Il nous explique que le chemin conduit à une impasse et de concert nous rebroussons chemin. C'est un véritable plaisir de l'interroger sur son périple. Encore un exemple démontrant que l'erreur s'avère payante et favorise les belles rencontres. Une fois de nouveau sur la bonne voie, dans une zone marécageuse, il nous faut enjamber de grands troncs d'arbres qui obstruent le chemin. De toute évidence les fortes pluies d'avant-hier ont engendré quelques inondations dans le coin. Puis sur plusieurs dizaines de kilomètres nous suivons une digue rectiligne. La frontière semble proche. En traversant le dernier village autrichien, son monument aux morts et disparus nous interpelle. Il a été érigé en 1921 à la mémoire des combattants de 14-18. Deux listes de même longueur ont été rajoutées l'une pour «Unsere Gefallenen »et l'autre pour « Unsere Vermissten» (nos morts et nos disparus) de la seconde guerre mondiale. L'impression produite est forte.

Slovaquie du 06/08 au 14/08 500 km

Le chemin a quitté le fleuve depuis quelques kilomètres. À travers champs nous nous dirigeons vers la Slovaquie. Sur une colline dans le lointain apparaît une agglomération comme perchée sur un monticule. De toute évidence il s'agit de Bratislava. Le grand bâtiment clair en avant de la cité est sans doute possible le château. Cette apparition nous motive, et nous appuyons sur les pédales. La frontière est là devant nous. Un immense poste frontière avec de grands parkings où les véhicules devaient s'amonceler des heures durant, peut-être plus, pour passer ce point de passage entre l'est et l'ouest. Aujourd'hui tout est désert, pas âme qui vive sur ces vestiges d'un passé récent. Le mur n'est tombé qu'en 1989, et l'ouverture généralisée s'est faite après.

En quelques kilomètres, le centre de Bratislava est atteint. Nous n'avons pas eu de circulation. En effet, la piste conduit sans transition des prés directement dans la vieille ville. Par contre, demain, pour quitter cette capitale, nous serons plongés dans un enfer de circulation. La ville historique est à dimension humaine, le trafic est bien organisé. La première impression parmi ces bâtiments aux belles couleurs est excellente. Nous sommes pressés de partir à la découverte des petites rues et prenons une chambre dans un hôtel en plein centre, afin de poser au plus vite bagages et vélos. La petite reine peut s'avérer un gros handicap lors de certaines visites, car il faut toujours sécuriser la monture et son chargement avant de les abandonner quelques heures. Notre hôtel est idéalement situé. La chambre pas donnée, 60 euros pour une petite pièce avec seulement une fenêtre ouvrant sur une cour intérieure. De plus la porte de la salle de bain me tombe quasiment dessus, lorsque j'essaie d'y pénétrer. Mais mon Dieu, ces contingences matérielles sont sans importance, et ne perdons pas de temps à aller nous plaindre, car nous n'avons qu'une demi-journée pour visiter cette charmante ville. Nous nous offrons une assiette de spaghettis, à un prix prohibitif. A plusieurs reprises nous aurons l'occasion de constater que dans chacun de ces ex-pays communistes, coexistent en réalité deux pays, le premier fréquenté massivement par les touristes occidentaux et le second en dehors des circuits touristiques. De l'un à l'autre les prix varient dans un rapport de un à quatre, voire de un à six.

Vers les seize heures, Slavo nous rejoint. En guise de bienvenue, il nous offre un bel atlas routier au 1/100 000 de son pays, cadeau précieux qui va nous permettre de profiter au maximum des petites routes slovaques. Il nous entraîne à travers la ville, dont il nous commente l'historique. Ensuite, le soir il nous fait découvrir un restaurant traditionnel en dehors des circuits classiques. En effet, uniquement des Slovaques sont attablés. Les grandes salles ont vraiment du cachet. Tout est en bois, pas très entretenu, cela donne un côté rustique du meilleur effet. Une spécialité bien consistante à base de choux et de charcuterie nous est servie, conseillée par Slavo. Le dessert est lui aussi conséquent. Nous sortons bien calés, et pour trois cela n'a coûté que 18 euros boissons comprises. Ce prix est à comparer avec les 15 euros par assiette de pâtes mangée à midi, certes accompagnée d'une bière, d'un peu d'eau et d'un café.

Départ matinal de Bratislava, la vieille ville est calme. Très vite, dans la partie moderne de la cité, un fort trafic nous engloutit et nous tâtonnons quelque peu pour sortir de l'agglomération. Nous prenons une direction nord-est pour rejoindre le village de Drietoma, où habitent les parents de Slavo. Ce dernier nous a conseillé un itinéraire en sous-estimant la distance. Il a annoncé 115 kilomètres alors qu'il s'agit de 145. De plus, les côtes sont raides, longues et nombreuses. Il faut ajouter à cela une chaleur étouffante et un trafic routier dense. De nombreux camions, ne respectant absolument pas les distances de sécurité, nous donnent bien du souci sur des routes relativement étroites. Nous finissons par faire une erreur en loupant un embranchement. Vers les seize heures, après plus de cent kilomètres, un joli lac nous invite au camping sauvage. Juste au-dessus, un restaurant permet de sa terrasse un magnifique panorama sur la campagne environnante. Les clients sont tous autochtones et la serveuse parle très mal l'anglais. Cependant, par gestes nous nous comprenons, en particulier en montrant du doigt ce que les autres ont dans leur assiette. La nourriture est très correcte pour un prix dérisoire, moins de dix euros à deux. L'ambiance n'a vraiment plus rien à voir avec Bratislava et ses cortèges de touristes occidentaux.

Au réveil, surprise! Les toilettes du restaurant sont fermées, donc pas d'eau. Nous n'avons pas pris la précaution de faire le plein la veille au soir. Jean propose de prendre de l'eau dans le lac pour faire un café. Vu la couleur, je ne suis pas enthousiasmé, et nous partons à jeun avec l'intention de nous arrêter à la prochaine ville. Tôt le matin, aux environs de 6 heures, la route est déserte. Nous atteignons Nove Mesto. Un café agréable nous accueille. La ville est en émoi, car il s'y déroule une course de motos. Tout un tas de vieilles pétoires de toutes les cylindrées sont lancées dans une sarabande, pas vraiment folle, je la qualifierais plutôt de poussive et pétaradante. Le spectacle n'en est pas moins intéressant, et en me délectant d'un gros chocolat bien crémeux je regarde ces antiquités rivaliser sinon de vitesse, au moins de bruit. Le spectacle est vraiment cocasse. L'un des compétiteurs est énorme et chevauche une frêle cinquante centimètres cubes. Nous prenons tout notre temps, car l'étape de ce jour n'est que de 45 kilomètres, et la moitié est déjà effectuée. Nous sommes attendus vers les onze heures chez les parents de Slavo, et il n'est pas neuf heures.

Que c'est bon de prendre son temps. Je réalise que depuis notre départ le 27 juillet à Mulhouse, nous avons surtout passé nos journées à rouler et ne pas prendre de retard sur la programmation. Le voyage à vélo, il faut faire attention lorsque on est dans la phase conception de ne pas programmer une compétition genre tour de France. Le meilleur moyen à mon sens, c'est justement de ne rien programmer et de rouler au jour le jour sans se mettre d'échéance. Mais, ce n'est pas si facile à faire, on a toujours la manie de planifier. S'affranchir de la notion de temps est presque impossible pour nous, Occidentaux. Nous avons tellement été formatés à vivre au rythme de notre montre, quand ce n'est pas au rythme de notre chronomètre.

Comme prévu, nous arrivons dans le petit village où habitent les parents de Slavo. Ils nous accueillent avec gentillesse. La maison est belle, bien entretenue, le jardin magnifiquement soigné. J'ai presque honte en pensant à la mienne de maison, que je laisse presque à l'abandon. Ces gens qui sont fonctionnaires d'un pays, certes de l'Union Européenne, ne roulent manifestement pas sur l'or. Ils mettent sans doute un point d'honneur à embellir leur lieu d'habitation.

Nous passons 24 heures très agréables. Slavo et sa compagne, tous deux ayant une bonne maîtrise de l'anglais, servent d'interprètes avec son père. Par contre, sa mère parlant un peu l'allemand nous nous comprenons sans intermédiaire. La discussion va être animée, son père était officier dans l'armée tchécoslovaque à l'époque du Pacte de Varsovie et moi officier dans l'armée de l'air française. Je me souviens des nombreuses alertes à trois heures du matin dans le cadre de l'entraînement à une réaction immédiate pour contrer l'avance des forces communistes. Les temps ont changé rapidement. Maintenant il est civil, mais travaille au ministère de la défense et s'occupe de l'intégration des forces slovaques aux standards OTAN. Son point de vue sur cette évolution m'intéresse au premier chef. Ayant déjà travaillé au sein d'un état-major d'un ex-pays communiste, l'Albanie, la comparaison d'un pays à l'autre me captive. Le père de Slavo ressent une certaine nostalgie, toute relative cependant, d'une armée autrefois équipée de nombreux matériels et qui aujourd'hui se trouve confrontée aux prix prohibitifs de matériels hautement technologiques, le tout dans le cadre de restrictions budgétaires sur fond de crise, dans un Occident qui ne met pas l'entretien de ses armées en toute première priorité . Slavo nous emmène visiter la jolie ville de Trencin, surmontée d'un magnifique château. Ces vingt quatre heures nous marqueront d'un souvenir inoubliable de gentillesse et d'hospitalité.

Le lendemain nous reprenons notre chemin vers l'est en direction des Tatras. Slavo et sa compagne nous accompagnent à vélo sur une trentaine de kilomètres. Ils nous laissent à l'entrée d'un petit chemin très raide en nous assurant que c'est le plus court pour rejoindre notre destination de la journée. Très vite, nous nous retrouvons à pousser les vélos dans une pente de plus de vingt pour cent. Et ça se corse encore. Le chemin disparaît dans la forêt. Rapidement nous n'arrivons plus à pousser, même à deux, tellement la végétation devient touffue. Donc nous portons d'abord les bagages, puis les vélos. Après trois heures totalement exténuantes, nous arrivons enfin sous une route. Le dernier remblai, à franchir pour la rejoindre, est d'une pente redoutable et constitué de terre, dont les grains ressemblent à des roulements à bille. Ces vingt derniers mètres nous demandent un effort violent, où nous devons bien nous coordonner pour faire passer vélos et bagages. On s'initie au jeter de sacoches.

Une fois sur le goudron, que cela paraît facile de pédaler. Mais, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Vingt cinq kilomètres plus loin, la route vient littéralement mourir dans une petite vallée profonde. Nous distinguons un sillon blanc, qui escalade la montagne directement sur plusieurs centaines de mètres. Pas de doute, c'est pour nous. Et c'est reparti, d'abord chacun pousse son vélo, mais c'est exténuant. Alors on se met tous les deux, l'un poussant le guidon, l'autre arque bouté derrière les bagages. Ensuite nous redescendons chercher le deuxième vélo, et réitérons l'opération. Après une grosse heure d'efforts soutenus dans la poussière, enfin la pente s'adoucit et nous rejoignons un petit col dans un cadre d'une grande beauté. Le chemin part quelque temps à niveau et nous pouvons enfourcher nos vélos. Arrive une longue descente, mais pas aussi confortable que nous l'espérions. En effet, elle est raide et caillouteuse. Les poignets sont fortement sollicités. Il serait dangereux de dépasser les 10 kilomètres à l'heure, donc les doigts sont crispés sur les freins.

Enfin de retour dans la vallée, des recherches nécessitent quelques détours, pour raison de carte non à jour. A la tombée de la nuit nous arrivons au camping de Turcianske Tepelice. L'étape aura été de 11 heures pour cent trois kilomètres. Nous sommes les seuls campeurs. Une équipe de foot fête probablement une victoire, et les gros bocks de bière défilent à vive allure. Ça chauffe dur!!!

Départ tardif, vers les dix heures trente, l'étape de la veille a laissé quelques traces. Aujourd'hui encore, des passages sportifs nous attendent. Après une belle côte de quinze kilomètres, rendue très désagréable du fait des camions lancés à vive allure qui nous frôlent, un chemin de terre, parfois meuble, entre 12 et 15 %, nous demande à nouveau de rudes efforts sur plus de cinq kilomètres. Cette portion exigera une bonne heure de suée à appuyer sur les pédales, à la limite du dérapage de la roue arrière. Enfin, un col à 1075 mètres met un point final à cette montée infernale. La moyenne de la journée ne sera pas très élevée, étant donné le terrain et les chemins que nous empruntons.

En fin d'après-midi, nous cherchons dans un village une épicerie. Les gens ne semblent parler aucune langue étrangère, et subitement une femme qui nous regarde d'un balcon, dans un anglais parfait nous indique le lieu où se ravitailler. Le temps semble au beau, la forêt et la montagne sont accueillantes. C'est l'occasion d'un beau camping sauvage. Nous prenons pas mal d'eau et de jus d'orange et nous repartons à l'escalade d'un col qui n'en finit pas. La traversée de Liptovska Luzana est incroyable, village tout en longueur dans une montée de six ou sept kilomètres.

Enfin, la dernière maison dépassée, nous commençons à rechercher un coin où se cacher de la route. Un petit chemin à gauche, nous le prenons et demandons à un berger si nous pouvons nous installer pour la nuit. Nous essuyons un refus catégorique et nous partons plus haut. Que l'endroit est sauvage! Il paraît qu'il y a des loups et des ours. Les tentes sont installées à la lisière d'une forêt de sapins, leurs silhouettes masquées par les premiers arbres. Un joli petit ruisseau fait une multitude de méandres dans la prairie, juste devant notre lieu d'implantation. De magnifiques chardons, de grande hauteur, lancent leurs nombreuses têtes mauves à l'assaut du ciel.

Cette soirée sera, par sa simplicité et le cadre grandiose qui nous entoure, l'un des souvenirs marquants de notre vagabondage. Bien souvent, on se souvient avec émerveillement et nostalgie de ces instants un peu en dehors du temps, que l'on a vécus comme par hasard, en prenant le risque de passer une nuit de galère. En effet dans le village précédent nous aurions pu être logés convenablement à un prix ridicule, mais nous avons fait le bon choix. A ces moments j'ai vraiment l'impression de vivre. Sans doute cela provient du contact simple avec la nature, dans un endroit privilégié. Et je me dis que les expériences les plus intenses et les plus enrichissantes, sont justement celles qui ne se monnaient pas.

Les loups et autres ours ne se sont pas montrés. Un ciel blafard accompagne le lever du jour. Le petit déjeuner pris nous plions rapidement. Une course de vitesse s'engage, et avec les derniers rangements la pluie arrive. Ce n'est pas une surprise, car depuis un moment nous la regardons monter à l'assaut des hauteurs, sur les quelles nous sommes perchés. Très rapidement elle est forte. Nous commençons à pédaler sur une côte raide, menant à un col à plus de mille mètres d'altitude. La route est déserte. Il fait froid. Mes habits de pluie ne sont pas efficaces. Malgré l'effort que nécessite cette montée sévère, je n'ai pas chaud. Arrive le col, nous nous engageons dans une longue descente. La température de mon corps descend aussi. Avec le froid, cela devient vite un calvaire. Mes doigts s'engourdissent et j'ai du mal à serrer le guidon, encore plus à freiner. Mais il n'y a pas d'alternative, la seule option descendre. Quitte à le faire, autant y aller le plus vite possible. En serrant les dents j'appuie au maximum sur les pédales sous des trombes d'eau glaciales.

Après vingt kilomètres d'un vrai calvaire, le village de Partizanska apparaît. Un bar sur la gauche, ouvert à cette heure matinale, sans hésiter je m'y précipite grelottant, me tenant les mains toutes blanches presque insensibles. J'ai subi une grosse déperdition de chaleur. Mes habits ne sont vraiment pas performants, pourtant jusqu'à présent, ma Patagonia je n'avais jamais eu à m'en plaindre. Mais en vieillissant elle a dû devenir poreuse, en effet depuis quatre ans elle sert intensivement. En matière d'imperméable, j'ai aussi pris un vieil habit, que mon père a utilisé pendant plus d'une décennie. Je m'en veux, car j'ai à la maison du matériel efficace contre la pluie. Comment ai-je pu sous-estimer à ce point les conditions météorologiques qui nous attendaient dans cette partie de l'Europe?

Après une heure et deux gros chocolats bien crémeux, la pluie n'a pas faibli. Jean a été moins atteint que moi. Cependant, l'un comme l'autre nous n'envisageons pas de repartir dans ces conditions. On nous indique un particulier louant des chambres. Le lieu est superbe, les chambres vastes et la douche bien chaude. Pour couronner le tout, chacun ayant sa pièce en demi-pension, cela nous revient à 11 euros chacun. Il n'est que 10 heures du matin. Une grande journée de farniente se profile, ce qui n'est pas pour me déplaire. Ayant terminé les deux livres que j'ai emportés, j'entame la lecture de l'ouvrage que Jean vient de me prêter, «Solos d'amour» de John Updike. Je lis rarement ce genre de littérature, décrivant les relations hommes femmes, mais je suis immédiatement très intéressé, et de plus l'auteur a un style qui invite à la lecture.

Nous passons une partie de l'après-midi à affiner nos plans pour le mois à venir. Le programme concocté par Jean prévoit la traversée des Tatras dans toute leur longueur, et elles s'étendent sur trois pays, Slovaquie, Pologne et Ukraine. Cela m'inquiète un peu, car le kilométrage est très conséquent et les dénivelés affolants. De plus aux environs du 15 août, nous sommes le 11, le temps n'est pas toujours formidable en montagne. Les conditions que nous subissons, alors que nous ne sommes qu'en périphérie du massif montagneux, laissent présager des journées de souffrance. Je sais bien que Kasantzakis a écrit «Un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu». J'aime bien cette maxime, mais pas trop quand même! Sans proposer de décision radicale, je pressens qu'il nous faudra apporter des aménagements à ce programme très chargé. Dans un premier temps, nous comptons rejoindre le «Tatransky Narody Park», et de là grimper au moins un joli sommet.

Le repas du soir est copieux et l'ambiance chaleureuse. Cela est d'autant plus remarquable, que les personnes, qui nous accueillent, ont eu un décès. À midi ils accueillaient tous les membres de leur famille, pour la réunion habituelle lors de ces tristes circonstances.

Nuit très agréable, mais au matin un brouillard épais empêche toute visibilité. L'idée de repartir et de subir les intempéries de la veille ne m'enthousiasme pas. Mes habits ne sont pas tout à fait secs, je les mets cependant en espérant qu'au moment du départ, ils le seront. Va-t-on partir? L'inaction prolongée n'est jamais très bonne conseillère. Cependant, en repensant à Nicolas Bouvier qui était resté un hiver complet à Tabrize, je relativise nos petits ennuis. Nous descendons déjeuner, nos hôtes sont très agréables, de plus ils parlent bien allemand, ce qui facilite grandement la conversation.

A huit heures et demie nous reprenons nos vélos, le temps semble assez beau, le brouillard se déchire. Notre route contourne le joli et grand lac de Liptovska. Dans le lointain de hautes montagnes commencent à se dessiner. Arrêt dans la ville de Liptovsky Mikulas, car Jean doit racheter un cale-pied. Le magasin est tout neuf, Sport 2000 ou Décathlon, je ne sais plus. Cependant, je me souviens que les prix pratiqués sont les mêmes que ceux pratiqués en France. Le contraste est saisissant lorsqu'on compare avec les onze euros de la demi-pension de la nuit dernière. Les clients ne semblent pas très nombreux. Ces grandes chaînes occidentales se positionnent probablement sur le marché slovaque en vue d'être rentables dans quelques années lorsque le niveau de vie moyen aura augmenté. Le cale-pied, il le trouvera un peu plus loin chez un marchand de cycles.

A la sortie de la ville, nous faisons nos courses, pour midi, dans un super marché. Tout au long de notre périple, nous n'aurons pratiquement jamais eu la moindre difficulté d'approvisionnement. Au cas où nous l'aurions oublié, nous sommes dans l'Union Européenne, et on le ressent bien, la logistique est sans grande surprise. A l'heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un petit abri en bordure de route sous une légère ondée. Les montagnes ont pris de l'ampleur et nous comptons rejoindre la station de Stabske Pleso, qui se situe à 1346 mètres d'altitude. Il s'agit d'un point de départ réputé, permettant d'accéder à de magnifiques randonnées conduisant à de nombreux sommets, culminant entre 2300 et 2600 mètres. La côte se fait raide et le temps menaçant. Une pluie orageuse violente nous surprend. Un grand sapin, en lisière de forêt, nous offre sa protection. L'intensité de l'ondée diminuant, nous repartons. Entre les nuages apparaît un magnifique sommet pyramidal, le Krivan, dominant la vallée du haut de ses 2500 mètres. Pyramide majestueuse, symbole des Tatras slovaques, au point que l'une des pièces d'euros du pays en porte l'effigie. Je tombe instantanément amoureux de ce petit Cervin. Notre occupation pour demain est toute trouvée.

Nous prenons l'option de l'hôtel, car le premier camping est très éloigné du départ de la balade envisagée demain, de plus le temps reste très incertain.

Lever cinq heures du matin, ciel rouge, prémisse de très mauvais temps. Le départ est décidé dans les plus brefs délais. Nous espérons prendre le mauvais temps de court. 1200 de dénivelé, en trois heures cela ne devrait pas poser de problème, même si la randonnée commence par une marche à niveau de quatre ou cinq kilomètres. Mais à peine sommes-nous partis que la pluie nous rattrape. Tant pis nous n'aurons pas l'occasion de revenir de sitôt dans les Tartras, on persévère. Une fois arrivés au pied de la montagne, un joli chemin empierré monte le long d'une arête. La pluie s'intensifie, et le brouillard se met de la partie. Nous sommes seuls , l'ambiance devient farouche. Au détour du chemin, deux chamois, ombres furtives, disparaissent dans la pente. Le sentier devient plus raide. Il est nécessaire de mettre les mains pour progresser. Nous sommes à la limite de l'escalade. La visibilité est réduite à cinquante mètres. Il ne faudra surtout pas se perdre à la descente. Le Krivan se défend et ne veut pas de nous. Le vent se met à son tour de la partie. L'endroit devient très inhospitalier. Je sens le sommet tout proche, mais là c'est franchement de l'escalade, certes pas difficile. Mais trempé, peu couvert, sous des trombes d'eau, sans visibilité, avec un vent rafraîchissant très sérieusement, le thermomètre indique trois degrés, de plus en chaussures de cycliste avec lesquelles il faut faire attention aux parties métalliques qui ripent sur le rocher mouillé, cela devient particulièrement pénible et dangereux. L'altimètre indique 2485 mètres, le point culminant se situe théoriquement dix mètres au-dessus. L'absence de visibilité nous empêche de le discerner. D'un coup, le froid me submerge, il faut impérativement que je m'enfuie immédiatement sous peine de problèmes graves. Jean a moins froid que moi. Je sors la veste que j'ai dans le sac et l'enfile entre mon tee-shirt et ma patagonia. Je mets mes gants avec difficulté. Je sens mon corps se raidir. Je n'avais jamais eu cette sensation. Attention à la déescalade, surtout ne pas chuter, mon corps ayant perdu toute souplesse. Rapidement le terrain devient plus facile. Le rythme s'accélère, en conséquence la température du corps augmente, et son agilité revient. Une fois de plus, je suis allé un peu loin, sur ce que je considérais comme une simple balade. On comprend facilement que des gens meurent de froid en montagne. Le moindre petit incident ou retard dans ces conditions limites, et cela peut tourner au drame. Je m'en veux un peu de mon imprudence et de mon manque de prévoyance. J'aurais pu m'habiller plus, mais j'espérais mouiller le moins de vêtements possibles en prévision des jours à venir. De toute évidence, c'était un mauvais raisonnement. Avoir fait 1500 kilomètres à vélo ne rend pas invulnérable au très mauvais temps en montagne, il me faut m'en souvenir et savoir rester humble.

En redescendant, nous croisons quelques personnes, qui envisagent d'effectuer la randonnée que nous venons de réaliser. Elles nous demandent si nous sommes allés au sommet. Notre réponse affirmative les rend admiratifs, et ils retrouvent le moral. Retour à l'hôtel vers midi, le temps se calme un peu. Nous nous posons la question de savoir si nous restons un jour de plus pour randonner, car il y a d'autres très beaux sommets. Les prévisions météo sont assez mauvaises, en particulier la visibilité devrait rester faible, ce qui est frustrant sur une belle montagne. En conséquence, nous décidons de mettre le cap sur la Pologne dès demain.

Au lever du jour, le temps est acceptable, pourvu que cela tienne. Nous prenons la direction de Zakopane, le Chamonix polonais. Une route à flanc sur les vingt premiers kilomètres nous conduit à travers des zones touristiques fréquentées surtout par des nationaux. On voit très peu de ressortissants étrangers hormis des Polonais. La route rejointe se dirige droit sur la frontière. Le pourcentage de la pente est important, parfois supérieur à 12%. Après 54 kilomètres nous pénétrons en Pologne. Beaucoup de voitures sont garées de part et d'autre de la limite de ces deux pays. Une petite rivière matérialise la démarcation, mais bien entendu pas un contrôle et même pas un panneau annonçant « Polska». Nous sommes frustrés, pas moyen de faire la classique et traditionnelle photo avec les vélos appuyés au panneau frontière lors d'un changement de pays.
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Photographe voyageur (Asie, Europe, Islande...)
Bonjour à tous, Je m'appelle Sébastien Blond, et je suis un photographe voyageur. Je me permets donc de vous présenter ici mon site. Y sont présentes des photos prises en Asie, où j'ai vécu 2 ans, en Europe centrale, où je vis actuellement, en passant par la Bretagne, ma patrie... N'hésitez pas à aller y faire un tour (ou plusieurs!) et à me donner votre avis sur celui-ci! http://www.sebastienblond.com/ Sachez que vous pouvez également me suivre sur ma page Facebook que je vous invite à "liker" :) https://www.facebook.com/pages/S%C3%A9bastien-Blond-Photography/556294534380952?fref=nf

Merci d'avance! Photographiquement, Sébastien Blond
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Birmanie: Kyaukme - Namhsan (novembre 2010)
Kyaukme.

Le bus Mandalay-Hsipaw m’a déposé la veille à 20h30 au ‘A Yone Oo Guest House’ de Kyaukme. Le seul à posséder une licence, je l’apprendrai plus tard. C’est une heure totalement absurde pour débarquer quelque part, j’en conviens. Mais j’assume.

Ce matin, je sais qu’il suffit que je demande au Manager d’appeler le plus jeune des 3 guides pour qu’il vienne frapper à la porte de ma chambre dans le quart d’heure. Mais j’ai son adresse sur un bout de carton format timbre-poste qu’il m’avait donné il y a 2 ans et demi alors que j’étais de passage dans sa ville pour quelques heures seulement. On avait parlé autour d’un thé. J’avais aimé sa timidité, son humour. Son courage aussi, parce qu’il en faut pour aborder un touriste dans une langue étrangère quand on a 19 ans. Je me souviens lui avoir dit qu’un jour, je reviendrais avec plus de temps devant moi. Il doit entendre ça souvent. Je ne sais pas s’il m’a cru.

Après deux échecs auprès de mototaxis, alors que j’ai quitté le quartier du marché, un gars m’aborde en anglais, il vend des chapatis. A tout hasard, je tente ma chance. Oui il le connaît, c’est pas loin, il peut m’accompagner. L’endroit est calme, sent la campagne. La moto est là, les parents et les sœurs sont absents. Il est seul, écoute de la musique… C’est comme ça que j’ai débarqué dans la vie de Joy le 1er novembre dernier.

On raccompagne le Chapatis-man que je remercie chaleureusement. Puis direction un tea shop où l’on va refaire connaissance, poursuivre une conversation entamée en mars 2008. Les élections toutes proches, l’absence de touristes, tellement à dire… A mon arrivée hier soir, il était déjà au lit parce que pas de touriste ni au bus ni au train.

A midi, pendant que je procède à un changement de chambre, il rentre chez lui chercher des casques extra-light ‘made in Kyaukme’. Mieux vaut pas avoir d’accident avec ce genre de casque. Puis on sort de la ville. La campagne est belle. Et bien plus verte que lors de mes séjours en février-mars. Petit restaurant au calme au milieu des rizières.

Je lui parle de Christophe qui est venu en septembre. Je sais qu’ils ont fait un trek ensemble sous la pluie. Oui il se souvient. D’ailleurs, il a écrit un mot en français dans son carnet. Je vais lui traduire.

On reprend la moto, puis direction des chutes d’eau pas très éloignées. On marche à travers champs puis on pénètre dans la forêt où de toute évidence, Joy est dans son élément. Malgré l’absence de chaussures de marche, il est d’une agilité déconcertante. Plus tard, je lui dirai que je peux marcher toute une journée, mais que grimper et descendre en forêt, c’est pas vraiment mon truc. D’ailleurs, la Belgique s’appelle le Plat Pays, il y a certainement un lien de cause à effet. Il m’appellera le ‘City Boy’. Je l’appellerai le ‘Kid’ ou ‘88’, clin d’œil à Naing Naing, autre guide de Kyaukme devenu célèbre et qui a maintenant son nom dans certains livres, au contraire des deux autres.

Il me parle d’un moine qui a vécu 5 ans en ermite dans une grotte proche des chutes. De retour à la moto, il me dit qu’il est seul dans un monastère de l’autre côté de la route, et qu’il aime pratiquer son anglais. On y va ? Le bonze coupe du bois, l’accueil est chaleureux, il nous invite à entrer.

Je connais Joy depuis quelques heures à peine et déjà je me dis que j’ai beaucoup de chance d’être là dans ce monastère à écouter ce moine de 70 ans qui en fait 15 de moins, nous raconter la vie du Bouddha et l’histoire de l’Etat Shan, alors qu’un chat s’est assoupi sur la jambe de mon copain.

On va passer la soirée ensemble. Polar de rigueur. Il me dit qu’Internet ne fonctionne pas. Il y a deux Cybers à Kyaukme, un dans la rue de l’hôtel et un autre à la gare des bus, tenu par le gouvernement. Je découvre Kyaukme by night. Quelques tea shops, restaurants, beer stations. Il m’explique qu’il y avait une discothèque, mais elle est fermée. ‘A cause des élections ?’ Non elle a été fermée par le gouvernement il y a 3 ans… ‘Il y a une grande statue de Bouddha à la sortie de la ville, on y va ?’ ‘Tu es fou, je ne veux pas être transformé en bloc de glace…’ Retour au Guest-House à 21h. On se voit demain à 9h.

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Ce matin, on va prendre un bout de la route qui mène à Mogok. Au sommet, il y a un village. Il m’a demandé hier ce que je voulais voir. Je lui ai laissé carte blanche. Il est surpris. Les touristes ont des attentes, parfois des exigences. Je lui explique que j’ai tellement manqué de temps lors de mon dernier passage ici, que tout ce qu’il voudra bien me montrer du Pays Shan m’intéressera.

Arrêt éclair à la ‘grande’ statue de Bouddha. Enfin, arrêt… Il fait le tour du complexe en moto, puis s’apprête à reprendre la route. ‘Tu t’arrêtes pas ?’ ‘Ben, tu m’as pas dit de m’arrêter’. ‘Je savais bien qu’il y avait un problème avec ton cerveau ! Demi-tour’. On rigole bien ensemble, la complicité s’installe.

La route part à l’assaut de la montagne, elle est vraiment pourrie avec de la caillasse. Deux heures et demi de grimpette dans des paysages superbes. En chemin, on devine des villages sur les collines, il m’explique les endroits où il passe la nuit quand il emmène des touristes en trek. Il me montre une enveloppe qu’il a reçue d’un voyageur Polonais. Elle a mis un mois pour lui parvenir. Bien sûr, elle a été ouverte avant d’arriver à destination, mais la lettre et les photos étaient toujours à l’intérieur. S’il y avait eu de l’argent dans cette enveloppe, nul doute qu’il ne l’aurait jamais reçu. On s’arrête au monastère pour donner les photos. Puis on grimpe au sommet pour une vue assez majestueuse sur les environs. Ensuite ce sera une Chan Noodle Soup absolument délicieuse à 1000 K les deux, face à la pagode. A 14h30, on reprend la route. Quand on atteint la vallée, la lumière est magique.

Internet fonctionne. Je lui montre le blog de Christophe où son nom est cité. Il me montre des photos de Kyaukme prises par une touriste où on le voit avec les cheveux très courts. Il sortait d’une retraite dans un monastère à Mandalay.

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Hier, Joy m’a parlé d’un endroit où il n’est allé qu’une seule fois avec un touriste, il y a bien longtemps. Pour aller là, il doit enlever les garde-boue de sa moto. Une route très étroite dans la forêt où il faut s’arrêter régulièrement pour marcher parce qu’à deux sur la moto, ça ne passe pas. C’est prometteur, alors on y va. Je vais vite me rendre compte que le meilleur moyen de transport dans le coin, c’est le cheval. On va en croiser régulièrement.

Au bout d’une heure, on va arriver dans un village de 6 maisons au bord d’une rivière. Ce sont des Lisus. Les gens viennent nous saluer pendant qu’on nous sert le thé. Il n’y a rien ici, mais il y a la TV. Sur une des cases, il y a une carte du monde. Joy explique d’où je viens. Bruxelles-Amsterdam-Bangkok-Yangon-Mandalay-Kyaukme. La route a été longue pour arriver à ce village. Une vieille femme a des problèmes d’estomac. Je demande à mon pote si on ne peut rien faire pour elle, genre acheter des médicaments à Kyaukme et revenir demain parce que le médecin ne vient jamais jusqu’ici. Il m’explique qu’on peut en trouver au prochain village.

On y arrive à la mi-journée, sous un soleil de plomb. Des gosses partent en courant en nous voyant arriver. A ce stade-là, la route n’existe plus, faut laisser la moto dans ce village où il ne connaît personne, et continuer à pied vers le village suivant où il a des amis. Pour éviter de fondre, il me propose… la visite du vieux monastère au bout du village. Ben oui, tant qu’à faire… C’est alors qu’on croise un gars qu’il a connu à Kyaukme mais dont il ignorait qu’il habitait ce village. On est sauvés. La maison est grande, 3 enfants et pas mal de gens qui travaillent pour lui. La fraîcheur est saisissante alors qu’on cuit littéralement dehors. C’est l’heure du repas, alors on est invités. Ce sera de la biche. Cuite ou en brochette. Un régal.

La visite du monastère nous fera faire la connaissance du maître des lieux, un moine volubile et exubérant, visiblement ravi d’avoir de la visite. On va encore rester un moment là-bas à grignoter toutes sortes de gâteries en mimant le long trajet en moto dans la forêt pour venir jusqu’à lui, ce qui le fera beaucoup rire.

On n’a plus le temps d’aller à pied au village suivant. On s’arrêtera à nouveau chez les Lisus pour donner les médicaments à la vieille dame. La notice explicative est en français, je traduis en anglais et Joy traduit en birman ou en chan, je sais plus.

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Hier, j’ai dit à Joy qu’aujourd’hui, c’était congé. Mais comme je ne peux déjà plus m’en passer, je lui ai proposé de se retrouver à la mi-journée pour un restaurant au choix. Comme pendant les 90 % de mon séjour à Kyaukme, je suis le seul touriste à l’hôtel. En prenant mon breakfast à 7h, je regrette déjà ma décision, mais j’ai envie de me retrouver seul quelques moments. Je passerai la matinée en solitaire près d’une pagode au sommet d’une colline à essayer de remettre de l’ordre dans tout ça…

De retour en ville, je suis abordé par un homme, 55 ans, origine indienne. Il est de Namhsan, il veut me présenter sa famille. Il est coiffeur, n’est pas en très bonne santé actuellement. Il a été chauffeur routier pour un patron chinois. Pendant longtemps, il a fait la route entre Muse à la frontière chinoise et Yangon à transporter des semences dans un camion à 12 roues, une rotation par mois. Trois filles, un garçon, une épouse adorable. Une partie de sa famille est toujours à Namhsan. Ils sont tous coiffeurs.

Namhsan… Déjà en 2008 quand j’avais rencontré Joy, je l’avais branché sur le sujet. Il m’avait dit qu’en moto, c’était possible, les transports étant très aléatoires pour cette destination. Mais que ce ne serait pas une partie de plaisir…

A 13h, il est fidèle au rendez-vous. Ce sera du riz gluant sauce tomate avec champignons dans un petit restaurant proche de la gare. Comme il est ‘libre’ aujourd’hui, il m’avait dit qu’il partait à la recherche d’un ‘client’ potentiel dans le train. Il propose que je l’accompagne. Ce sera vite réglé, le train a beaucoup de retard… ou ne viendra pas. On repart donc vers les campagnes, la route grimpe, les rizières sont magnifiques. Arrêt photo. On s’assied sur le bord de la route et il me parle de Katha, où il a été traducteur… pendant 9 jours. A un moment, il me dit qu’il y a plus loin un endroit plus confortable pour admirer le paysage. ‘Pourquoi tu le disais pas plus tôt ?’. ‘Mais c’est toi qui a voulu t’asseoir ici !’. Et de fait, on va rester un très long moment à parler sur la terrasse près du Golden Rock avant de rentrer en ville par le chemin des écoliers.

Depuis quelques jours, il ne mange plus chez lui avant de me retrouver le soir. J’en avais marre de manger seul pendant qu’il me faisait la conversation. C’est raté pour Internet ce soir encore. Je lui ai demandé ses deux carnets. D’habitude, je ne suis pas très fan de ce genre de bouquin où les louanges s’accumulent. Mais je suis curieux de savoir ce que les voyageurs qu’il a rencontrés depuis 3 ans pensent de lui, malgré le peu de temps passé en sa compagnie.

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Le lendemain sera également une journée mémorable. On emprunte la route Kyaukme-Namhsan, en tous cas jusqu’à un certain point, parce qu’au-delà, il y a un endroit où les touristes ne sont pas les bienvenus… Donc, on bifurque avant la ville en question vers un village où une soupe de nouilles fera l’affaire. Les paysages ont été splendides pendant la plus grande partie du trajet.

A certains moments, il a fallu traverser des zones de travaux. Tous ceux qui connaissent la Birmanie ont un jour croisé ces chantiers où des villageois cassent des pierres le long de la route. Ce genre de rencontre se fait généralement derrière les vitres d’un bus bondé ou d’une voiture avec chauffeur. Comme on est à moto, et qu’ils ont disposé de grosses pierres sur tout un tronçon de chaussée, je mets pied à terre pendant qu’il traverse tant bien que mal en solo. Il m’attend à la sortie du chantier. Depuis qu’on est ensemble, je lui ai dis de ne pas s’arrêter constamment pour les photos. J’en fais en roulant et ça fonctionne très bien. Merci le numérique ! Ca veut donc dire que j’ai l’appareil photo autour du cou quand je traverse le chantier. C’est une situation assez surréaliste. Parce que le touriste n’est pas censé assister à ce genre de scène. Lors d’une de ces traversées pédestres, un Birman me demande ‘Are you OK ?’ C’est lui qui me demande si ça va !!! Je lui réponds ‘I am OK merci’. Il rigole. Quand je rejoins la moto, Joy me dit ‘Pas de photo s’il te plaît’. Je sais… On s’arrête plus haut. ‘Si je m’assieds au milieu de ces travaux, histoire de causer un peu, il se passe quoi ?’. ‘Tu vois ce gars-là, c’est le chef de chantier, il va sûrement pas te laisser faire !’.

J’ai lu ses deux carnets. Que de bonnes choses comme d’habitude dans ce genre de Livre d’Or. Il n’est pas dupe et n’y attache pas trop d’importance. Le plus souvent, c’est par la parole que Joy accroche le voyageur de passage. Je n’ai pas pu lui écrire quelque chose, parce que Christophe, très en verve, ne m’a pas laissé beaucoup de place… Il me dit alors qu’il a un 3e carnet bien épais relié cuir flambant neuf, qu’une touriste a inauguré en Polonais une dizaine de jours avant mon arrivée…

Evidemment, Internet ne fonctionne pas. De retour à la chambre, il allume la TV. Dans deux jours, ce sont les premières élections depuis une éternité, et on a droit à des jeux débiles, un documentaire animalier chinois et un reportage sur l’inauguration d’un pont impressionnant par le Général Machin-Chose… N’importe quoi.

J’ai une demi-douzaine de raisons valables pour passer quelques jours à Mandalay le temps des élections. J’emmène son carnet tout neuf avec moi. La semaine prochaine, je reviens à Kyaukme et en route pour Namhsan…

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Evidemment, le lendemain, rien n’est allé comme prévu. Le bus-cargo de 7h qui devait passer me prendre à l’hôtel m’a oublié. Il a fallu contacter la compagnie. Qui a reconnu son erreur. Ils m’ont envoyé un mototaxi gratuit avec le remboursement du billet. Ensuite, j’ai été emmené à la Highway où il ne me restait plus qu’à croiser les doigts pour trouver une place dans un des nombreux véhicules qui font la ligne Lashio-Hsipaw-Mandalay. Ca m’a ramené deux ans en arrière et je me suis dit qu’il était décidemment bien compliqué de quitter Kyaukme. Je trouverai place dans un autre bus-cargo, à l’arrière, sur les sacs de riz. L’avantage des bus-cargo sur les bus air-conditionné confortables. Même complet, il y aura toujours place pour un passager supplémentaire… Départ à 11h du matin. Sept heures seront nécessaires pour rejoindre Mandalay. Parce que pendant que les passagers se restaurent à Pyin U Lwyn, le bus s’en va décharger une partie de sa marchandise dans les environs. Les paranos apprécieront le fait de voir disparaître le bus dans un nuage de poussière avec les sacs à bord. Et quand les gens seront prêts à repartir, le bus reviendra et il faudra attendre un long moment que le chauffeur et ses acolytes aient pris un repas bien mérité.
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Comment faire pour apprendre plusieurs langues?
(Je sais la formulation de la question est pas terrible 😏)

Bonjour,

Je m'appelle Mike et j'ai 16 ans. Je vis à Bruxelles et ma langue maternelle est le Français. Je parle aussi le Néerlandais car j'ai fait mes primaires en Néerlandais et je parle relativement bien Anglais aussi.

Je me suis découvert une véritable passion pour les langues (enfin je ne sais pas si on peut déjà parler de passion puisque je n'en connais pas encore vraiment). J'aimerais vraiment devenir polyglotte (voire hyperpolyglotte). Quand je vois des gens qui parlent jusqu'à 20 langues je trouve ça dingue ! 😮 Et trop stylé 😎

Ce désir d'être capable de comprendre et parler plusieurs langues est aussi associé à un désir de voyager, de découvrir la culture d'autres pays, d'autres peuples, etc.

Seulement voilà, ça me semble impossible d'apprendre plusieurs langues ! Je veux dire, quand je me renseigne pour des cours etc. par exemple je vois à l'ULB (Université Libre de Bruxelles) : Bachelor en langues modernes (et d'éventuelles orientations style arabe, orientale, slave, etc.) donc 3 ans pour apprendre 2 langues maximum ... Evidemment ces cursus sont loin de se remplir avec seulement des cours de langue. Y a de la philo, culture de l'orientation/langue choisie, et un tas d'autres trucs.

Je ne dis pas que les cultures étrangères ne m'intéressent pas (au contraire), mais ce qui m'intéresse pour apprendre une langue c'est la langue elle seule, et je doute que je puisse apprendre plusieurs langues en misant sur l'université à raison de 3 ans pour 2 langues 🤪. Après je veux utiliser mes connaissances dans les langues (à la limite minimales pour certaines puis continuer en immersion dans un pays) pour voyager par moi-même.

Mais aussi éventuellement pour faire un métier qui requiert des connaissances linguistiques. Enfin ça c'est autre chose.

Ce que je voudrais donc savoir SVP, c'est quelles étaient les méthodes d'apprentissage dans une langue ? Cours sur internet, dans des livres + dico, prof particulier, etc. etc. ? 🤪 Et (en travaillant assidûment), combien de temps cela prend-il en moyenne (tout le monde est différent) pour apprendre une langue telle que l'Espagnol et/ou l'Italien (proches du Français). Idem pour l'Arabe, le Turc et pourquoi pas l'Allemand et le Russe :D Peut-on apprendre plusieurs langues en même temps ? Je précise que les langues sont le domaine où j'ai toujours eu le plus facile (en comparaison des maths par exemple 😄)

Et oui je vise loin mais quand je vois tous ces (hyper)polyglottes, je me dis pourquoi pas moi ? Surtout que j'ai encore le temps devant moi. Je ne dis pas non plus que je veux connaître toutes les langues visées aussi bien que mon Français mais pouvoir aisément les pratiquer serait un rêve.

Voilà je ne sais pas trop comment exprimer ma question (assez vaste je l'admets) mais je suppose que vous m'avez compris : Comment apprendre une langue individuellement ? Quelles sont les méthodes ? Livres, cours particuliers, immersion (avec un minimum de connaissances requises alors), internet (seulement pour certaines j'ai vu), et ainsi de suite. ???

Merci d'avance pour vos réponses et merci de m'avoir lu 🙂

Cordialement,

Mike.
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Location de voiture avec chauffeur au Vietnam?
Nous souhaitons, ma femme et moi, visiter le Viêt-nam en nous déplaçant par la route. Nous projetons de louer une voiture avec chauffeur, soit à Ho-chi-minh-ville, soit à Hanoï. J'aimerais lire les commentaires et les conseils de voyageurs qui ont fait cette expérience. Je me demande d'autre part quels sont les mois à privilégier du point de vue de la météo et du point de vue de la fréquentation touristique. Merci à tous !
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Voici un Catalan qui peut vous aider
Salut à tous,

Je viens de découvrir ce forum et je le trouve génial! ;)

Je suis un Catalan qui habite a Tarragone, mais qui va 2 fois par semaine à Barcelone.

Peut-être, je pourrais vous aider en ce qui concerne mon pays avec une vision non francophone ;)

J'aimerais aussi rencontrer des Français et francophones afin d'améliorer mon français, langue que j'adore.

N'hesitez pas à me demander des infos et j'essayerai de vous répondre, mais pas sur des sorties de soir, car je le fais très peu, et en plus, malgré votre impression, ici en Catalogne on est beaucoup moins fêtard que dans le reste de l'Espagne.

Fins aviat! (à bientot) :)

Xavi
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Apprendre l'indonésien
bonjour à tous j'ai dans l'idée d'apprendre l'indonésien, je sais pas pourquoi mais bon ça m'a pris comme ça.... 🙂 sinon je voulais savoir si certains ont déja commencer à l'apprendre et si oui comment quel livre ect... au fait il parait que c'est la langue la plus facile à apprendre qu'en pensez vous ? 🤪
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Apprendre le Farsi
Quelqu'un a-t-il de l'experience dans l'apprentissage individuel du farsi? Vous connaissez un bon livre, une bonne methode?

Merci. Tristan
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Voyelles et diphtongues thaïlandaises
Bonjour,

J'aurais quelques questions sur l'écriture thaï, je voudrais savoir combien y a t'il de voyelles et diphtongues différentes, car sur certain site ils mettent 37 d'autres 15 etc. Sans une liste exhaustive il me serait dur de progresser . Ensuite je voudrais savoir si les couples de consonnes comme par exemple ''กร et กล'' sont considérées comme consonnes et si tel est le cas, comment savoir dans quelle catégorie sont-elles (bas, moyenne et haute). Et au nombre de combien sont-elles ? Et pourquoi pas une liste si vous la connaissez .

Merci d'avance pour vos réponses.
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Trip Report: Silk Road Journey in China
Hi everyone,

This trip report covers a journey along the Silk Road in China (see detailed description below) undertaken in October 2025. The goal isn’t to recount the trip but to provide information that might help those who want to take a similar journey. Much of the information is valid for any trip to China.

Who we are: a retired couple, aged 63 and 65 (age gives discounts on entry to various sites and museums in China, which is why I won’t list prices here—I don’t know them, but you can easily find them online). We’re used to traveling independently. We speak English, which is the only foreign language spoken in China, though by very few people. I speak and read a little Chinese, which helped, but you can easily get by without it (without any English at all, I think it would be more difficult).

Period: We arrived just after "Golden Week," when all of China is on vacation, and after the summer, when schools are out, so we encountered very few tourists (99.99% of whom were Chinese). Our experience with booking visits in advance (which we didn’t need to do) isn’t representative for those who want to travel in the summer! The October-November period was perfect for our trip—it wasn’t too hot or too cold (one day of snow on the Tibetan Plateau), though it was only a few degrees on the Tibetan part, with altitudes between 2,000 and 3,000 meters. The trees were beautifully colored.

General remarks: Everyone we dealt with was very kind and perfectly honest. If you order a meal without really understanding what to do and the person modifies your order, trust them—the result is what you need. If a taxi driver signals that they’ll wait for you to finish your visit and pick you up afterward, trust them. It means there aren’t many taxis where you are, and it’ll be more convenient. For prices at street vendors, we always found the right ballpark, and sometimes they even added a little extra to please us. A taxi driver treated us to lunch, and an employee drove us back to the hotel after a visit because there were no taxis. If you struggle to buy a ticket online because there’s no counter, someone will come to help. People even spontaneously ask if everything’s okay and if you need anything.

Everywhere we went was very clean, including restrooms (trains, stations, hotels, museums, tourist sites) and streets. The old stereotypes about this no longer apply.

The trip can be challenging for those who have difficulty walking. The distances to cover on foot in stations, to access sites, and within the sites themselves can sometimes be really long.

We used the Lonely Planet guide in English (published at the end of August 2025) a little for preparation, but mostly relied on the internet.

Before leaving: No visa is needed for French citizens for stays under 30 days. You get a stamp on your passport upon arrival and departure, and the formalities themselves are very quick in both directions (excluding any potential queues). Just a photo and fingerprints upon arrival, and welcome to China’s facial recognition system.

Money: All your payments (see below) will go through your Visa card—there will be hundreds, including many payments of 20 cents to a few euros. So, you need an international option that allows unlimited card transactions. Since cash is rarely needed, the allowed number of ATM withdrawals can be low. We made 3 withdrawals totaling 800 € for a month and could have managed with just 2. The exchange rate charged on our Visa card was 12 € for 100 RMB (yuan).

Install the following apps on your smartphone before leaving (otherwise, you’ll only have access to the Chinese versions, if available): - Alipay, which is used to pay everywhere in China (details below). You need to link it to your credit card, then provide proof of identity by uploading a passport photo and completing a facial recognition session. Alipay gives access to Didi (China’s Uber), public transport (metro/bus), and can also translate phrases. - WeChat (Weixin in Chinese, pronounced *weishin*), which is also used for payments but also replaces WhatsApp. Unfortunately, to activate your account, you need someone who already has WeChat to sponsor you (preferably a Chinese person). We asked someone at our first accommodations to do this—no problem. By sharing your WeChat number with accommodations, they can send you messages that are automatically translated, and you can communicate with people thanks to the translation (translation to French is very poor; it’s much better in English, but unfortunately, WeChat detects your phone’s language). Alipay and WeChat are accepted almost everywhere, but some places only accept WeChat. - Amap, the international version of Baidu Maps, which replaces Google Maps (not at all up-to-date in China). The English names of hotels often have little to do with the Chinese names except for a phonetic resemblance. To find them on Amap, it’s best to copy the Chinese name found on your Trip reservation under "show address in Chinese." - A VPN. We had CyberGhost, which didn’t work, but according to other travelers, NordVPN and Windscribe do. Without a VPN, you can’t access Google services, on WhatsApp you can send and receive text but not photos, and you can’t send or receive emails on Gmail addresses. We managed without a VPN by using Firefox as a browser and Bing as a search engine. - Trip, for booking trains and accommodations, and buying some tickets. It’s the equivalent of Booking for accommodations, but Booking has very few listings in China, while Trip has hundreds in every city. Most hotels and trains are exchangeable and refundable until the day before, with no or minimal fees.

You don’t need contactless (NFC) payment on your phone. Either you scan a barcode and enter the amount to pay, or you display a barcode, and they scan it with a scanner, and the amount is deducted directly.

Upon arrival: - Buy a Chinese SIM card: 100 RMB for 300 GB of data and several hours of talk time (we didn’t use it). Set the Chinese number as a reference on Alipay, WeChat, and Amap. - Find someone to sponsor you on WeChat.

Transportation: - **Plane**: China Eastern, Paris-Canton then Canton-Urumqi on the way out, and Xian-Canton then Canton-Paris on the way back. International flights were smooth, but the schedules for the two domestic flights were changed. It was fine on the way out because we had some leeway, but on the way back, we were notified the morning of that our flight was canceled and replaced with one that didn’t allow for the connection. We called and changed to an earlier flight (I think we were lucky to find available seats). - **Train**: Most long distances were covered by high-speed trains (called D or G in China) at 240 or 300 km/h. Second class is perfect—just as comfortable and clean as our TGVs. The only advantage of first class is the wider seats for larger people, but the downside is that seats are often booked in advance and thus less available. You can book trains long in advance on Trip, but they only go on sale in China 15 days before departure, so that’s when you’ll know if you have a ticket. Initially, we booked first class, but there were no seats available on the day, so we ended up booking everything in second class, which was perfect. There’s no paper ticket—if you’ve bought one, you go to the station, show your passport, and enter. You do the same to access the platform 15 minutes before the train, and that’s it. Our train was canceled twice, but no problem—we went to the ticket counter, got a refund, and were offered a replacement. It didn’t delay us by more than an hour (maybe it would be harder in peak season). For prices, check Trip.com, but it’s significantly cheaper than in France. - **Bus**: We took the bus between Xining and Tongren, Tongren to Xiahe, and Hezuo to Lanzhou—about 3 hours each time for 200 km, 6 € per person, and departures were right on time. - **Taxi**: For trips between the station and hotel, or hotel and visits. If you take a Didi via the Alipay app, you activate your location, enter your destination, and it offers several taxis. You accept, and you get the car’s license plate and its real-time position on the map. When you get in, the driver often asks for the last four digits of your phone number to confirm. Otherwise, you go to the taxi stand outside the station. The price per kilometer is around 20 cents, so for a 30 km trip from the station to the hotel, you’ll pay about 6 €. We never tried to save more by taking local buses, but since the metro in Xian costs 25 cents per trip, it’s probably in the same ballpark. Amap provides public transport routes like Google Maps. - **Driver**: We hired a taxi/driver for the day several times for sightseeing. Prices ranged from 350 to 1,000 RMB (the most expensive was arranged through the Sofitel Xining concierge) for trips ranging from a few hours to a full day, sometimes covering over 300 km (see the detailed trip description).

Accommodations: All booked in advance on Trip, but several were changed during the trip. Off-season, there were no issues. We mostly stayed in upscale places, but in China, that means 50 to 60 € per night in the most central or convenient neighborhood. Note: Almost all hotels have a 5/5 rating on Trip, but it seems the Chinese avoid giving lower ratings to be polite. So, you have to read the comments to realize that in France, we might have given a 2 or 3!

Food: At the table, you’re served hot water or a hot infusion, presumably made with purified water. We never got sick from drinking it, but don’t drink tap water. Purified or mineral water is easy to find.

In restaurants, you can manage by pointing to the dish you want from another diner, on the wall where there are photos, or on the menu with pictures. The food in the region isn’t often spicy, and people usually ask or signal before adding the red spicy sauce, so you should be able to handle it if you don’t like chili at all.

The "fake old quarters" in several cities are great places to find all kinds of restaurants (see detailed trip below).

Like Google Maps, Amap can show you nearby restaurants.

Shopping: For dried fruits, buy them in Turfan—you won’t find the same variety and quality even in Xian. Generally, if you like something, buy it. If you wait, you might not find it outside the region where you are.

In Xian, there’s a "Tea City" where you can find all kinds of tea (from cheap to very expensive).

The trip in more detail: I won’t dwell on the beauty or interest of the sites here since that’s a matter of personal taste. However, I will do so for lesser-known places to give an idea to those who might be interested.

For many sites, there are shuttles (sometimes not included in the ticket price but costing around 1 €) that take you to the interesting spots. We always took them—it saves you from walking past countless shops or along uninteresting paths.

- **Urumqi**: We spent only one night there, arriving in the middle of the afternoon and leaving the next morning. We stayed at the Dana Hotel in the bazaar. Given the size of the city, it’s a good option because I don’t think there are many other interesting places. The bazaar is brand new and not at all "typical" (Turfan’s bazaar is infinitely more interesting), but the dining area is very nice.

- **Turfan**: Stayed at the New Dap Hostel, which was great. The neighborhood is nice, not far from the city, and easy to find food. The museum is closed until 2026 (Amap provides museum hours and closures). We took a day trip (for the two of us) with a driver to the Bezeklik Caves, Flaming Mountains, the abandoned city of Gaochang, the Tuyuk Village Museum, and the Emin Minaret for 500 RMB from 9 AM to 8 PM (arranged by the hostel). The landscape during the excursion was quite fabulous. We also visited the Karez Museum and the abandoned city of Jiaohe on our own the next day. At this time of year, the sun sets around 6 PM, and there’s often haze after 5 PM, so for Jiaohe, for example, which takes about 3 hours to visit, it’s best to be there by 1 or 2 PM at the latest.

The Dahua Market area is perfect for dried fruits (including the famous grapes), and you can eat there among locals in their traditional costumes. Next to it, there are buildings full of shops selling made-in-China items—it kept us busy for a good half-day, if not more.

- **Dunhuang**: Stayed in a guesthouse near the dunes—the city center isn’t far but seems quite artificial. Visited the dunes, with a ticket valid for 3 days. Lots of Chinese tourists—very typical and interesting from an ethnological perspective 😊. We got up early one morning to climb the highest dune, just beyond the one everyone goes to. It’s a bit long and tiring, but the view is worth it. Visited the Mogao Caves, buying the ticket on-site (no chance in season without booking in advance). We met two other French people and got a French-speaking guide (by pretending not to understand English). It was really worth it—a group of 4 instead of 20, and they took their time (2 hours) for the visit. We took a day trip to the Yulin Caves (2.5 hours by road and 160 km one way) with a driver for 350 RMB. We liked it a lot, but if the Mogao Caves are enough for you, it’s not very different.

- **Jiayuguan**: Stayed in a city-center hotel. Visited the Wei and Jin tombs (actually just one)—that’s where we were told the taxi should wait to take us back to the city. We went down into a crypt with lots of decorated bricks from the 3rd century. We really liked it, but it’s not as spectacular as the fort if you’re not a fan. Visited the Jiayuguan Fort and, with the same ticket, climbed a small section of the Great Wall 10 km away. Plan at least 3 good hours for all this—there’s plenty to see.

- **Zhangye**: Stayed at The Silk Road Travelers Hostel, rustic but very nice and organizes excursions. Visited the Danxia (colored mountains)—just as spectacular as the photos. You can easily spend 3 hours there, so plan to finish before sunset to avoid the haze (you can always stay longer for the sunset if the weather’s nice). The next day, visited the Mati Si Temple in the cliff. The 10,000 Buddha Caves are under renovation, but the setting and the main temple are well worth the visit (the paths through the cliff tunnels must be hellish in peak season). You can probably organize these two excursions yourself by asking any taxi driver. Also visited the Giant Buddha Temple in the city center—really worth it.

- **Xining**: Stayed in a city-center hotel. Visited the Tibetan Medicine Museum to see the world’s largest thangka (1 km long), made over 40 years by renowned artists. It’s absolutely magnificent, on par with the virtuosity (but over 1 km) of the thangkas painted by famous artists in Xiahe (see below). Hired a female taxi driver for the day to visit Kumbum Monastery (Ta’er Si in Chinese) and the Danxia area in Guide, 50 km beyond the monastery. It’s less spectacular than Zhangye’s Danxia, but we really liked it (including the journey’s landscape). The next day, visited the old Ming-era Qutan Monastery—no visitors, with beautiful murals (half under renovation). Accessible by train to Haidong or Ledu, then a taxi. Xining’s mosque is of no interest, but there’s a pedestrian street with food stalls nearby that’s very nice.

- **Tongren**: Stayed near the main monastery. Visited Longwu Monastery (several hours), with lots of nice shops along the street leading to it. Then visited Wutun Monastery, which is less lively but beautiful and close to thangka workshops. You can go in and watch the painters at work. For a thangka made by a renowned artist, count about a year of work for 1 m² and around 10,000 €.

- **Xiahe**: Stayed in a city-center hotel. Visited Labrang Monastery—very nice but not as much as Tongren’s because many halls were closed. I think it’s better to go in season and take an English-guided tour (but it’s still worth the trip, even off-season).

- **Langmusi**: Took a taxi, but you can also take a bus (though very early in the morning and longer). Particularly beautiful for us because we woke up to bright sunshine and 5 cm of snow everywhere. Visited the two temples (really nice) and did the classic hike in the gorges starting at the Fairy Cave. For those interested, we continued along the canyon path, and after the meadow where marmots are clearly visible in summer, we climbed toward a pass on the left at 3,800 meters. The view of Langmusi and, above all, the vast grasslands and distant mountains was fabulous (3 hours round trip from the temple). You could probably reach the 4,000-meter summit by continuing up the valley instead of turning left, but according to guides, it’s better to count 7 hours round trip (no technical difficulty). You can leave Langmusi by bus, but off-season, you first have to take a taxi to a stop outside the city and wait for the bus. We didn’t try and took a taxi to Hezuo instead.

Note on this region: A high-speed train is under construction from Xining to Langmusi and beyond (never seen such an impressive construction site!). When it’s operational (in one or two years, I think), access to the area will be revolutionized, and perhaps some of the charm will be lost.

- **Hezuo**: Stopped on the way from Langmusi to Lanzhou. Visited the Milarepa Pagoda, entirely destroyed during the Cultural Revolution and since rebuilt. We liked it since we were passing through, but it doesn’t necessarily justify a long detour.

- **Lanzhou**: Reached by one of the many buses from Hezuo. Stayed in the "fake old quarter," which is extremely pleasant, especially in the evening with restaurants, groups of Chinese women dancing to loud music, etc. Visited Bingling Si with a driver, 120 km away—the landscape and site are absolutely magnificent, with no one around at our time of year. Visited the Gansu Museum (where the famous Flying Horse is, but it’s a replica). We bought the ticket on entry, but in season, you probably need to book in advance.

- **Yinchuan**: Stayed in the city center. A city we discovered by chance in the Lonely Planet—worth it if you have time. On the way, we stopped for a few hours in Zhongwei, where there’s an incredible Taoist temple (I’ll let you be surprised). Visited the Western Xia tombs—we took the short option, which visits Tomb 3. We think the others are similar but less impressive. The surrounding landscape and site are quite spectacular. Visited the film sets (really fun if you like Chinese movies), the short but interesting Ningxia Museum, and finally the modern art museum. The architecture is avant-garde, and there are some beautiful works (we like it, but it’s far from the center—hire a driver who waits, or you might have to wait for an employee to offer a ride back).

- **Tianshui**: Stayed in the suburbs, but you should find a hotel near the "fake old quarter" between the Fu Xi Temples and the Taoist temple—it’s a very nice area, and the two temples (especially the Taoist one) are within walking distance. Visited the Maijishan Caves—the ticket includes the shuttle to get there. Took a taxi from Lanzhou for about 10 € in 45 minutes. We found these caves fabulous.

- **Xi’an**: Stayed 500 meters from the Bell Tower at Hantang Inn—very convenient. We’d been before, so we didn’t revisit the Terracotta Army. The calligraphy district is worth it, as is the Muslim Quarter, though it’s very touristy. The area indicated on the Lonely Planet’s walking tour near the old fruit and vegetable market isn’t very interesting. To buy tea, you can go to the Northwest International Tea City, with dozens of shops. We chose one at random, tasted, and bought various teas. There’s everything from cheap to extremely expensive, but you can find reasonable prices even in seemingly luxurious shops. Along the street north of this area, there are large stores with tons of Chinese goods selling dishes, wedding items, etc. We spent hours there. In the city center, there are only malls with more or less international brands.

- **Longmen Grottoes**: Visited as a round trip by high-speed train from Xian—1 hour 15 minutes to Longmen’s high-speed train station, and the site entrance is 15 minutes by taxi.

We didn’t go to Mount Hua Shan, but there’s a high-speed train station nearby, and there were people on the train who were clearly going there. So, you can probably do this excursion in a day from Xian as well.

Conclusion: We hope this report makes you want to go or helps you if you’re already planning to. If you have questions that you can’t find the answer to by searching properly online and we can answer, don’t hesitate.
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Dictionnaire géorgien
Bonjour, Nous nous rendrons en Géorgie en mai et je recherche un dictionnaire géorgien, même basique. J'aime pouvoir tenter de communiquer, même juste quelques mots, lorsque je voyage ! Je ne parviens pas à en trouver un ! Cela existe-t-il ? Si pas français, au moins géorgien/anglais...
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Carnet de galère d'un trek en Forêt noire
C'était en été 2012, je n'avais plus de boulot et pas un rond en poche...mais je suis atteinte de l'instinct voyageur, et je ne pouvais pas imaginer un été sans aller voir d'autres contrées.

Je me suis donc décidée à partir à l'aventure toute seule en Forêt noire, j'ai commandé les cartes topo adéquates et me suis renseignée sur différents sites pour voir ce qui était possible de faire. Il me semblait que descendre une partie du Westweg en autonomie complète était une plutôt bonne idée; depuis le Titisee jusque Bâle en Suisse où je devais rejoindre un ami d'un ami. Et comme je n'avais pas un balle, j'ai décidé de partir en taxisop, vous voyez, ce site où on s'inscrit en tant que "passager cherche chauffeur"? Bon ok quand j'y repense, c'était assez osé mais qui ne tente rien n'a rien et puis moi, c'est quand je me brûle que je comprends pourquoi on m'avait prévenu que c'était chaud.😛

Nous sommes donc le 31 juillet 2012 et j'attends mon chauffeur "Dries", il vient de Gullegem et se rend à Freudenstadt, au Nord de la Forêt noire pour son boulot, il m'offre donc un siège passager dans sa voiture. Il est sympa, on écoute Snow Patrol dans la voiture. Le trajet se passe bien. Il me dépose à Freudenstadt comme prévu. Cette ville se trouve donc dans le Nord de la Forêt noire...hors moi je dois me rendre au Titisee bien plus au Sud...

C'est ici que l'aventure en solo commence...

Il est environ midi 20. J'essaie tout d'abord de faire du stop pour descendre jusqu'au Titisee, histoire de faire tout le trajet gratos mais sans succès car c'est vraiment trop loin. Et en plus avec mon allemand très très approximatif c'était loin d'être gagné. Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'en Forêt noire, les gens ne parlent pas du tout le français et que c'est vraiment au touriste à faire l'effort de la langue. Bah, c'est pas ça qui m'arrete!

Il me semble que mon sac à dos pèse une tonne, en fait il pèse 16kg. Soit une autonomie de bouffe pour 10 jours, quelques vêtements et des babioles toujours utiles.

Je décide finalement de prendre le train. Vous avez déjà essayé de demander votre itinéraire en Deutsch? "euuuh verkaufen Sie farhkartten?" 😊 "et euuuh kan ich ein einfach nach Freiburg haben bitte? Ca se dit ça?"

Bref, à 16h30 je prends le premier train. Celui vers Offenburg.

Puis à 18h05, je prends le deuxième, vers Freiburg.

Puis à 19h, je prends celui vers le Titisee chéri!

A 19h30, je suis donc à mon point de départ. C'est un peu tard pour démarrer un trek non? Je décide donc de m'asseoir à une terrasse pour faire un peu le point et trouver un camping. C'est là, en discutant avec le serveur, à qui j'explique que je suis fatiguée "Ich bin müde" (je lui dis que j'arrive tout juste de Belgique "Ich komme aus Belgien"), qu'un couple de suisses allemands, assis un peu plus loin, entend notre conversation et l'homme décide de venir vers moi.

Bon, déjà l'allemand "simple" n'est pas facile à comprendre mais alors le suisse allemand est encore moins facile! Il m'explique que chaque année, ils fuient la Suisse le jour de la fête nationale car cela fait trop de bruit. Ils habitent près du Lac de Constance. Notre conversation est super basique mais potable, et dans ce temps, , l'homme me demande si je viens de Belgique à pieds...hors moi je comprends qu'il me demande si je vais jusqu'au Mont Belchen à pieds. Faut savoir que Belgique, Belgien en allemand, et Belchen à l'audition ça se ressemble vachement comme mots. Je vous laisse deviner le quiproquo qui s'en suit? 😊 Je lui réponds donc oui! Monsieur, impressionné me dit que je dois être vraiment fatiguée et que je dois avoir faim...c'est à ce moment que je me rends compte que j'avais mal compris sa question héhé...et comment expliquer ça en Deutsch? Hein, je vous le demande! Hahahaha! Je laisse donc couler et le laisse croire, tant pis. Je me dis que de toute façon je ne verrai plus jamais ces gens.

Il retourne à sa table, me coupe un morceau de sa flammeküche et m'invite à venir manger ce morceau à leur table. Bon j'ai quand même l'air d'une débile maintenant qu'ils pensent que je viens de Belgique à pieds, c'est malin ça! Enfin, au moins je suis l'idole de quelqu'un hihihhi. J'explique ensuite que je cherche un camping dans le coin et leur demande si ils en connaissent un. Bien sûr me disent-ils puisqu'eux même y séjournent en ce moment. Ils m'emmènent dans leur minibus (là aussi quand j'y repense, ce n'était pas la plus riche idée de l'année)et me conduisent jusqu'à ce fameux camping. Le Bülhof Camping. Il est situé juste au-dessus du Titisee. Formidable il reste encore de la place!

Je me trouve un petit coin avec un arbre et y installe ma bâche. Oui vous avez bien lu, une bâche. Quand on part seule en autonomie complète, on ne s'embarrasse pas d'une tente encombrante et lourde. Je me fais donc un super abri en demi tipi où je place un stick de marche "planté" dans le sol, les 3/4 de la bâche d'un côté du stick, et le 1/4 restant sera attaché à l'arbre avec une corde ou des élastiques. Il suffit ensuite d'arrimer les coins de la bâche au sol avec des piquets de tente ou des boquets d'bois si on a oublié lesdits piquets à la maison 🤪

Le couple de suisses allemands vient voir mon installation. Ils sont intrigués, je leur explique le pourquoi du comment j'utilise ce système. Nous nous souhaitons une bonne route et tout de bon dans la vie. Je ne les reverrai plus jamais.

Peu de temps après leur départ, c'est Marco mon voisin de camping, que je n'avais pas encore vu, qui vient me proposer son aide .

Marco est italien et il ne parle que italien ou anglais...et moi français et allemand...bon...on arrive quand même à tenir une conversation en italo-franglo-allemand hum.

Il est passé 20 heures et j'ai faim. Je déballe donc ma popote et mon réchaud et mets chauffer de l'eau. Marco me tient compagnie, il est sympathique. Il habite à Bologne et m'explique qu'il est en train de faire un itinéraire en vélo dans la Forêt noire. Son périple se termine demain. Dans la pénombre je ne le vois pas bien mais il me semble qu'il a une drôle de tête, il a la bouche un peu gonflée et rouge, le nez et une joue noirâtres...en fait, il s'est brûlé avec son réchaud au gaz, sa bombonne lui a explosé à la figure 2 jours auparavant. Il ne veut plus jamais utiliser ce système et trouve que mon système à moi est pas mal. J'utilise le fameux réchaud Esbit qui pèse 10 grammes et qui fonctionne grâce à des briquettes auxquelles on boute le feu avant de la déposer dans le réchaud. Il suffit ensuite de poser sa popote dessus et attendre que cuise l'exquis et raffiné mets lyophilisé 4 étoilles. En l'occurrence, ce soir je n'ai pas de lyophilisé mais un sachet de bouffe militaire qu'il suffit de mettre dans l'eau bouillante pour le réchauffer et, même principe que pour la bouffe lyo, il faut le manger directement dans le sac afin de ne pas salir la gamelle. Marco me demande ce que je mange. Ce délicieux repas est composé de langue de boeuf et de sauce. C'est absolument dégueulasse mais j'ai faim. J'essaie de lui expliquer "langue de boeuf" et me voilà en train de mimer la bête en question. Vous avez vu le film "Danse avec les loups"? Hé bien nous y sommes presque! "Meuuuh" 😄

Il est mort de rire mais il a compris, c'est le principal!

On papote comme ça toute la soirée puis vers 22h30 nous décidons de regagner nos abris respectifs car le lendemain une dure journée nous attend. Quelles aventures j'ai déjà vécu en à peine une journée ici!

Mercredi 01 août : 6h du matin. Je me réveille avec le soleil. Je sors de mon abri en même temps que Marco sort de sa tente. aah je peux enfin voir sa tête au grand jour! Il est effectivement bien brûlé le pauvre.

"Gut geschlaffen?" lui dis-je en plus du langage des mains. Il mange une barre de céréales, quant à moi, je commence à cuire mon super petit déj' ultra calorique qui consiste à cuire de la semoule de blé (du couscous quoi) avec du lait en poudre, beh oué les briques ne sont pas pratiques en rando 🙂; du cacao et du sucre. Laissez cuire jusqu'à obtention d'un espèce de gâteau; et j'insiste bien sur le mot "espèce". Ce n'est pas trop dégueu et ça donne de l'énergie pendant des heures. J'offre un café à Marco, de toute façon j'en ai préparé trop juste pour moi. Le pauvre, je m'en fait mal.

En échangeant quelques mots, nous remballons nos affaires, lui sur son vélo; moi sur mon dos, et quittons le Bülhof camping. Nous faisons un tout petit bout de chemin ensemble avant que nos routes se séparent. Nous faisons nos adieux sans échanger de quoi garder contact, aurait-il fallu? Peut-être pas, ce sont ces rencontres éphémères qui rendent les voyages exceptionnels. Cela ne m'empêche pas de penser souvent à lui, et je me demande ce qu'il est devenu. C'est ici que démarre le fameux Westweg que j'attends depuis si longtemps. Aujourd'hui je vais jusqu'au Feldberg, le point le plus haut de Forêt noire à 1493m. Il se trouve à environ15km et quelques vallées d'ici.

Waouww ça commence par une solide côte dans les bois! Le soleil brille déjà bien haut et il n'est que 8h du matin! Le soleil brille et mon sac de 16kg me semble peser une tonne.

Je grimpe cette côte semi ombragée, je croise un homme qui promène ses chiens "Grüß Gott!" me dit-il...hein grusse quoi? AAh oui juste, le Grüß Gott est utilisé ici pour dire bonjour, ça veut dire "Dieu avec toi" en gros. Il entame la conversation "Woher kommen Sie?" "Ich komme aus Titisee und ich geh zum Fedberg". L'homme est impressionné car le Feldberg est loin et haut et je suis seule. Je reprends ma route sans attendre car je sais que la journée risque d'être longue. Avant de démarrer cette aventure, en préparant mon sac, j'avais lavé mon camel back (ma poche à eau) avec une petite pastille effervescente. Il me semblait l'avoir bien rincé et pourtant il reste un drôle de goût quand je bois... ça ne m'inspire rien de bon ça. Bref, je monte, monte, monte dans ce bois. Il est à peine 9h et le soleil tape. Une petite pause photo de temps à autre puis je continue. J'évite cependant de retirer mon sac à dos chaque fois car l'y remettre est assez folklorique. J'arrive à un sommet au bout d'environ deux kilomètres, et je profite du peu de plat qu'il y a pour faire une pause pipi.

Ah un peu de descente...j'arrive en plein village (ou ville?) d'Hinterzarten coincé dans une petite vallée. Je passe juste à côté des pistes de saut à ski de Koßterhöhr et je descends encore.

C'est très joli Hinterzarten. Le soleil tape et je n'ose pas trop boire de peur d'être malade avec ce drôle de goût dans mon eau 🙁 Avec la transpiration, les lanières de mon sac me coupent les épaules. Ce n'est pas confortable. Ce ne sont que des petites choses mais ça devient très vite un enfer car je me dis que je suis vraiment seule ici. Je ne peux compter sur personne. Il me faut toute ma tête pour lire la carte, pour trouver un abri pour la nuit, pour trouver un ravitaillement en eau etc..

J'entame la remontée sur l'autre versant de la vallée et croise quelques personnes qui font aussi le Westweg dans l'autre sens. Parfois en vélo, à pieds et même à cheval. J'ai soif. Ho j'ai bien une gourde supplémentaire mais elle est inaccessible "tout de suite", pour l'attraper je dois retirer mon sac à dos...ce qui demande bien trop d'énergie juste pour une gorgée d'eau. Tant pis je reste comme ça. Inutile de préciser que je regretterai bien vite d'avoir dit ça.

Vers midi, je suis au sommet d'une vallée et m'arrête dans un petit paradis où coule un ruisseau un peu en recul des sentiers. Il y a peu d'arbres ici puisque je suis sur un sommet. Je m'installe les pieds dans l'eau et mange un peu mais je commence à avoir mal de tête et des nausées. Ce que j'ai omis de vous dire c'est que ma casquette est restée sur ma table de salon en Belgique 😎 autant dire que là-bas elle ne me sert pas à grand chose! Je reste comme ça une petite heure sans me rendre compte que, les pieds bien au frais, j'ai la tête qui cuit au soleil.

Je suis en hauteur et donc je bois un peu d'eau de ce ruisseau (elle a le même goût que la Spa), c'est mieux que rien mais c'est trop tard; je sais que je suis foutue, je suis en train de me payer une insolation. Après une bonne heure de répit dans cet éden, je remets (très) péniblement mon sac au dos et redémarre. Bon sang que c'est dur... J'aperçois la tour du Feldberg, elle se rapproche de plus en plus tout en étant encore loin. J'essaie de me concentrer sur autre chose que mes maux. Le parcours est vraiment joli, les sentiers sont parsemés de racines d'arbres et de temps à autre, passent sur un caillebotis. Waouw!!

Plus j'avance et plus le dénivelé est ardu. Cela fait à peu près deux heures que j'ai quitté mon coin de pique nique et je n'ai plus rien bu depuis. Ma tête va très probablement exploser d'ici peu. Il fait à peu près 30 degrés. Les deux ou trois derniers kilomètres se font totalement à découvert, pas la moindre trace d'ombre ici au-dessus. Je croise des gens qui marchent à vive allure sans le moindre problème de chaleur, comme je les envie. Pour moi c'est un enfer, je ne pensais pas qu'il ferait si chaud en Allemagne; c'est d'ailleurs aussi pour ça que j'avais choisi cette destination. Au-delà de 25 degrés je suis malade. Et puis à un moment donné, ça y est. Je suis sur le Feldberg! Je filme mon arrivée tellement je suis heureuse d'y être! Il est 15heures. J'ai l'impression que je vais crever mais ce n'est rien à côté de la fierté d'y être arrivée seule. (J'aurai marché environ 7 heures et parcouru plus de 18km avec un dénivelé de plus de 800m avec mes 16 kg sur le dos.)

C'est un endroit magnifique où seuls le cri des grillons et le souffle du vent viennent s'ajouter à la quiétude du lieu. Il y a pourtant beaucoup de monde ici, (la plupart sont montés en télécabine) mais ça ne gâche rien du plaisir que j'éprouve. Je décide de partager ce moment en envoyant un petit sms à une dame qui s'appelle Nicole et qui se reconnaitra sûrement si elle lit ces quelques lignes 😉 C'est une dame qui connait bien l'Allemagne et qui, comme moi, en est amoureuse.

Je profite quelques minutes de ce noble paysage avant d'entamer la descente car je dois encore trouver un endroit où dormir. C'est très stressant de devoir tout le temps penser à sa survie, d'autant plus que je n'ai vu aucun abri depuis ce matin. Et de toute façon même si je trouve un abri, ce n'est pas suffisant puisque j'ai besoin d'eau...pas simple hein. Je vois sur ma carte (Dieu merci les cartes allemandes sont hyper bien faites) qu'il y a de quoi boire et manger à quelques kilomètres d'ici. Je me mets donc en quête de cet endroit. Il est à peu près à trois kilomètres. J'irai boire un truc et faire le plein d'eau. Seulement voilà, le balisage du Westweg ne correspond plus avec ma carte, je balonne, je me perds, je m'inquiète...

En fait, le balisage est parfait, c'est juste moi qui débloque parce que je suis déshydratée...salement déshydratée même mais sur le coup je ne comprends rien. Je suis toujours en plein soleil, demande ma route aux gens que je croise et je fais des détours pas possible c'est affreux. J'vais crever!

Je marche à petits pas, je n'en peux plus. Je dois m'arrêter à l'ombre de chaque arbre rarissime qui a eu la riche idée de venir se planter là. Je croise un homme âgé à qui je demande si il y a un endroit où dormir pas loin d'ici. Il me semble qu'il m'explique que là où j'ai prévu de ma ravitailler en eau, il ya moyen de dormir, c'est une petite pension. Et il me dit aussi que si je n'ai pas d'argent, il y a une chapelle un peu plus loin que la pension dans laquelle je peux m'installer aussi. Mais je ne suis pas sûre de bien comprendre...déjà quand je vais bien je ne comprends pas bien le Deutsch alors vous imaginez dans mon état actuel....c'est bête mais ça pompe énormément d'énergie de réfléchir dans une langue étrangère qu'on maitrise mal. Au détour d'un chemin, je discerne enfin cette fameuse pension...je ne vais peut-être pas crever ici finalement! Alléluia!

La Todtnauer Hutte est là, juste devant moi. C'est tout mignon comme endroit. J'entre, demande un coca et un morceau de gâteau (ceux qui me connaissent vont sourire en lisant ça hahaha, du gâteau!) en pensant que ça me fera du bien. Grosse erreur de débutant ça! C'est de sel dont j'ai besoin et non pas de sucre! Il me faut plus d'une heure pour réussir à manger. Le sucre me monte directement à la tête, comme si j'étais saoûle, ouffff ça n'va nin bin là! Et puis tout d'un coup, le trou noir, mon assiette a disparu, elle n'est plus sur la table; je n'ai pourtant vu personne venir débarrasser. C'est bizarre ça! et je ne me suis pas endormie non plus; enfin je crois pas.

Je suis toujours assise à la terrasse de la pension lorsque je regarde ma carte et y vois un abri à environ 1500m. Ce serait top pour passer la nuit ça sauf que là, quand j'y pense, 1500m c'est le bout du monde! Je n'arrive même pas à porter mon sac jusqu'aux toilettes pour refaire le plein d'eau, quelle galère! Le choix s'impose de lui-même. Je dois dormir ici! Je demande à la gentille dame si elle a encore une chambre libre pour moi. Et bingo! 😄 y'en a une! Elle me demande si je veux prendre le repas du soir. Je décline, je n'ai pas faim et de toute façon, j'ai de quoi me sustenter dans mon sac. Si il le faut, je resortirai un peu plus tard et je cuisinerai dehors sur mon réchaud. Il est 18heures. La dame me conduit à ma chambre, elle porte mon sac avec bienveillance. Ca se sont les allemands comme on les aime! Accueillants et trèès gentils quoi qu'on en pense! J'ouvre la fenêtre de ma chambre et m'installe...euuh non; je m'affale sur le lit pour une petite sokète. Je me réveille vers 19h et donne de mes nouvelles en Belgique. Lorsque je pars seule, il y'a quelqu'un quelque part à qui je donne mon itinéraire précis et à qui je donne des nouvelles régulièrement. Si la personne n'a pas de mes nouvelles toutes les 24h à peu près, il sait ainsi plus ou moins où me chercher si je tombe dans un trou 😎

Il me semble qu'il faudrait que je mange. J'entreprends des fouilles dans mon sac pour retrouver gamelle, réchaud, bouffe lyophilisée mais même ça, ça demande une énergie que je n'ai plus. Ma tête et mon cou vont éclater. Je retourne me coucher un peu..jusqu'à ce que je sois complètement malade. Mes tripes se sont liquéfiées, ça sort de partout! J'vais quand même crever ici! Mourir sur le Feldberg...ça me plait pas trop mal comme idée.

Je retourne me coucher, je ne pourrai plus me lever jusqu'au milieu de la nuit. Là, j'entends l'orage et la foudre se déchainer. C'est très impressionnant l'orage en semi montagne, ça résonne, ça a un goût d'apocalypse. J'ai soif tiens.

J'arrive péniblement à préparer une boisson dans laquelle je dilue un sachet de minéraux. Impossible de boire tout de suite, ma bouche, ma tête, mon estomac ne veulent pas. Pourtant je crève de soif. Il pleut dans le chambre mais je n'arrive même pas à aller fermer la fenêtre, c'est trop loin (une longueur de bras à peu près, quelle chochote je suis). Il me faudra le reste de la nuit pour arriver à boire 25cl de ladite boisson. 6h30, je me réveille. Et là, surprise...! Je vois mon short de la veille, ainsi que mes sous-vêtements en train de sécher au-dessus du lavabo de ma chambre. Ils sentent à peu près bon; ou en tous cas moins mauvais qu'hier 😊

Que s'est-il donc passé???

Je vérifie ma porte...elle est toujours bien fermée à clé et la clé est dessus. C'est mon inconscient qui m'a joué un tour! Il m'a fait faire des choses dont je ne me souviens pas. Ca ne peut être que moi qui ai lavé ça pendant la nuit mais là encore, c'est le trou noir. Ca fait peur. Une insolation à ce point excessive ne m'était quand même jamais arrivée. C'est à ce moment précis que j'ai décidé que je n'irai plus jamais au soleil! J'en suis dégoûtée. Ce matin, j'ai toujours mal de tête mais c'est moins grave qu'hier. Je pue, j'vais prendre une douche!

Les douches sont communes, c'est tout petit mais il n'y a pas besoin de plus. Dans l'ensemble ça se passe à peu près bien si ce n'est que me baisser pour prendre le gel douche donne l'effet que mon cerveau va me sortir par le nez et que les gouttes d'eau me martèlent le crâne comme si l'orage avait repris. Je remonte dans la chambre. Mon bordel de la veille est toujours étalé par terre; d'un côté le réchaud, de l'autre la bouffe (vous vous souvenez quand j'ai entrepris de me faire à manger mais aussitôt abandonné?) puis les vêtements, les médicaments...oufff...il y a vraiment tout ça dans mon sac?

Le petit déjeuner est à 8h; je n'ai toujours rien avalé depuis le gâteau de malheur d'hier après midi qui n'est pas resté bien longtemps dans mon estomac. Je n'ai pas faim mais il me faut des forces pour repartir tout à l'heure. Ah oui hein parce que je compte bien repartir ce matin. Le Mont Belchen m'attend.

La dame m'installe à une table face à la fenêtre; une ravissante vue s'offre à moi sur les collines encore enveloppées de brume. Quoi? De la brume? YEAAAAHHHHH!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Rha je suis contente! Pas de méchant soleil ce matin! Je mange le plus salé possible pour me déshydrater moins vite pendant la journée de marche qui va arriver; et je bois au moins un litre de tout ce qu'il y'a, café, thé, jus. Je remonte dans ma chambre pour faire le point de ma situation avec "La Belgique". Je pense pouvoir marcher 15km aujourd'hui et nous convenons, d'après les cartes, que je m'arrêterai au camping de Wieden, avant le Mont Belchen, pour la nuit. Je "range" mon sac; mais n'ai toujours pas beaucoup d'énergie; ce sac ressemble donc plus à une charrette de supermarché d'où plein de choses dépassent hahaha. Tant-pis.

Je passe à l'accueil régler ma nuit. En me voyant, l'homme me demande si je vais bien...j'en déduis que j'ai une sale tête. "Mir wird schlecht" mais ça va aller! J'enfile mes chaussures et démarre.

100 mètres plus loin je vois la fameuse chapelle dont le vieil homme m'avait parlé hier...Mon allemand n'est donc pas si mauvais. Cela dit j'ai eu l'illumination du siècle en ne dormant pas là car avec l'orage qu'il y a eu, toutes mes affaires auraient probablement été trempées.

Il fait brumeux et froid mais quel bonheur! Ca fait un bien fou! Le chemin est bordé de myrtilles d'un taille colossale. Il y'a là une famille d'allemands qui s'en donne à coeur joie. Nous échangeons quelques mots, ils me demandent si j'ai dormi dehors avec l'orage qu'il y a eu. Je les dépasse puis... Bah, je fais pareil, elles sont hautes, ça limite les risque pour les fientes de renard et autres bestioles. Elles sont délicieuses. Mon mal de tête s'en va au fil que j'avale les kilomètres. Je suis surprise de ma capacité de régénération. Est-ce le grand air? Les myrtilles vitaminées? La volonté d'aller plus loin? Dieu seul le sait! Quand j'y repense, je les trouve vraiments sympas les allemands, vous en connaissez beaucoup vous en Belgique des gens qui parlent aux randonneurs qu'ils croisent??

J'ai rincé le camel back deux fois ce matin mais l'eau a toujours aussi mauvais goût. Je la bois quand même, l'épisode d'hier m'a suffit. Une insolation c'est bien; deux c'est trop 🤪 Jusqu'à présent ça ne fait que monter depuis quelques kilomètres, parfois un peu de plat. Puis un superbe point de vue sur les vallées avec, à côté de moi, des myrtilles partout et un buisson d'aneth sauvage. Miam. Je suis seule, je me sens super bien.

Et puis BAM, d'un coup je ressens des élancements dans la plante des pieds...waouw, c'est quoi ça?? Bon sang ça fait mal comme si on m'avait frappé au marteau! Je m'arrête un peu pour les soulager puis repars sans trop trainer.

Je monte à présent un sous-bois et, chose étrange, je n'ai plus mal. Je pense que c'est la descente juste après Notschrei qui a engendré la fatigue. Mine de rien, c'est vrai que depuis hier je ne fais que monter. Et c'est aussi probablement le poids du sac qui joue beaucoup, il s'est très peu allégé depuis hier puisque je n'ai quasi rien mangé, hors, c'est la nourriture qui pèse le plus. Midi arrive. Je me trouve un petit coin pour dîner. Et là, l'astre diabolique décide de se lever et m'envoie ses rouleaux de flammes infernales (ses doux rayons quoi), chassant ainsi ma brume tant adorée. Je suis à l'ombre d'un arbre (ouf!). Je cuis ma popote et reste là une petite heure. Il faut repartir; il me reste environ 7km avant de rejoindre le camping de Wieden. Je ne le sais pas encore mais cette fin de journée sera presque aussi insupportable, bien que d'un tout autre genre; que celle de la veille.

Rapidement, j'entame la descente vers Wieden. Le marteau recommence à tambouriner mes plantes de pieds. Je fais de tout petits pas mais rien à faire, c'est le poids du sac qui en est la cause. Je m'étais entrainée à marcher de longue distance avant mon départ mais avec des sacs à dos moins lourds. Quelle erreur!! Je ne peux en vouloir qu'à moi-même! Soudainement j'arrive entre des prairies...en plein soleil! J'ai envie de pleurer là, ce p... de soleil me fait vraiment peur; je ne veux plus être malade alors je recommence la même rengaine qu'hier, je m'arrête dès qu'il y a un peu d'ombre.

J'arrive près de Jetzen Roald. C'est joli mais je n'arrive pas à profiter du paysage, j'ai trop mal. Puis j'arrive à Wieden. D'après la carte, je dois descendre tout en bas de la vallée pour trouver le camping et le point d'information. J'attaque donc la descente toujours en plein soleil. Je fais des pas minuscules et j'ai l'impression de ne pas avancer. Cette route est longue, vraiment longue et les pieds s'échauffent plus vite sur le tarmac que dans les bois. Il me faut une bonne heure pour descendre car je dois m'arrêter souvent pour soulager mes panards. J'arrive en bas du village. Tout à l'air désert ici. Ne perdons pas espoir! Je cherche des yeux mais ne voit rien qui indique le camping en question. C'est bizarre. Je tourne et commence à comprendre qu'il n'y a rien ici. Merde, je n'ai plus la force de faire demi-tour. Il est bientôt 16heures et je n'ai toujours aucune idée de l'endroit où je vais dormir ce soir, ni si je vais pouvoir me ravitailler en eau. C'est plutôt fâcheux ça!

Ma carte indique un abri au-dessus de la vallée, bon, je n'aurai pas d'eau mais j'aurai au moins un semblant de toit en cas d'orage.Pas trop d'autre choix que d'essayer d'aller là. Bon sang mais quand va se terminer cette journée en enfer? J'en ai maaaaaaaaaaaaaarrrrre! J'ai chaud, j'ai soif, j'ai faim et j'ai mal! J'essaie de faire du stop pour remonter la vallée mais les gens ici sont méfiants. Ca peut se comprendre en même temps vu mon état top biche 😇

Personne ne s'arrête. Là, je perds espoir! Je m'écroule sur le bas-côté en me demandant comment sortir de là. Je pleure comme un gosse, ben ouais ça arrive. Une dame qui habite un peu plus loin vient me voir. Je lui demande si il y'a un camping ici et elle me certifie que non. On échange quelques mots puis elle me dit qu'elle va aller demander à sa fille (ou je ne sais qui j'ai rien compris) si il y'a un autre endroit ou dormir dans le coin. J'attends un quart d'heure mais la dame ne reviendra pas....vieille rombière va! Elle se rend pas compte que je suis en train de crever. Personne n'est disposé à vous aider dans ce foutu village! Même pas un peu d'eau p..;de b.... de m....!! Bande de méchants!

Je ne devrai compter que sur moi-même pour me sortir de ce mauvais pas (mouahahah quel jeu de mots je suis drôle!). Une camionnette arrive au loin. Houuuu ça c'est quelqu'un qui va me charger et qui n'aura pas le choix!

Je m'installe au milieu de la route pour la lui barrer. Je vous ai déjà dit que j'étais tenace? L'homme me demande où je vais, je lui indique mon abri. Il refuse de me prendre avec car ce n'est pas sa direction. Mais quel ingrat lui aussi! M'en fous je lui dit qu'il n'a pas le choix, il va me charger au moins jusqu'au bout de cette route! "Ich bin müde, Meinen Fûß ist kaput" Hé ho merde hein! Je sais c'est osé mais quand vous serez dans la même situation, on verra si vos idées seront meilleures na! Il me dit qu'il y a une auberge de jeunesse un peu plus haut; à mi-chemin entre l'endroit où il me dépose et le fameux abri repéré sur la carte. Je vais voir, et je tourne à nouveau pour ne rien trouver. Je commence à en avoir ras la casquette! Sauf que j'ai pas d'casquette!! Bon, j'en reste donc à mon idée de départ, et amorce la dernière côte de la journée pour rejoindre ma planque. Si je la trouve ce sera une super victoire dans cette journée pourrie!

Au bout de 20 minutes qui en ont paru le double, j'aperçois enfin l'abri! C'est un joli petit châlet en bois dont la porte est fermée. Super quoi! Bon, je comence à m'installer clandestinement à côté, à l'abri du vent, c'est déjà ça de pris. Finalement on arrive à se contenter de peu et on est content pour un rien dans ces conditions là. Et au moment où je déplie ma bâche, le garde arrive 😊 Zut alors!

Je lui explique tout de suite ma mésaventure avec le camping et l'auberge inexistants, ma fatigue et que mes pieds sont foutus. Il m'autorise à m'installer avec ma bâche ici pour cette nuit, il ne peut pas me laisser dormir à l'intérieur. Tant que j'y suis, je lui demande si il y a de l'eau dans l'abri pour que je puisse faire le plein. Il me laisse prendre tout ce que je veux comme eau et il m'offre même un Fanta! Waouw! Cet homme s'appelle Dieu! Il ferme l'abri et part.

Je prends une photo de la vallée. Il va être 18heures; il est grand temps que je donne des nouvelles de mes mésaventures à "La Belgique".

Ce dernier téléphonera, contre mon gré bien sûr puisque je pensais me poser un jour et redémarrer ensuite, à son ami suisse pour qu'il vienne me chercher. L'ami Suisse me téléphonera, je lui dirai que je continuerai encore le lendemain (je veux voir le Belchen moi!) et qu'ensuite je prendrai un train pour descendre à Bâle. Mais rien à faire, il ne daigne pas me laisser là.

Je remballe donc toutes mes affaires et fait demi tour pour atteindre le grand route la plus proche. Notre ami suisse arrivera tard le soir à Wieden au coeur de la forêt noire (2heures de route l'aller quand même!) pour me récupérer alors qu'il était convenu que je n'arriverais chez lui en Suisse que dans une semaine!

Ainsi se termine mon court périple en Allemagne et ainsi commence celui en Suisse.

Que dire à propos de cette aventure? ... Je veux le refaire en entier et dans de meilleures conditions, le Westweg n'aura pas ma peau, j'ai pas dit mon dernier mot! Je suis sur ma faim car je n'aurai pas vu le Belchen mais je suis tout de même fière de m'être extirpée seule de ces mauvais pas, et j'aurai quand même atteint le point le plus haut de cette vaste forêt. J'en suis resortie plus grande en atteignant mes limites que j'ai même dépassées grâce à ma ténacité. Notre corps possède des resources que nous ne soupçonnons pas, et c'est pareil pour l'esprit. Dans les pires moments, il existe comme un pilotage automatique qui se met en place. Je râle de devoir arrêter si vite, ma tête va mieux, mes jambes vont bien malgré le dénivelé, il n'y a que les pieds qui ont lâché; c''est dommage. C'est une expérience que je vous conseille si vous devez faire le point sur vous-même; il n'ya rien de mieux que de se confronter à la nature, c'est un merveilleux test!

Ainsi débute mon aventure en Suisse. Chez notre ami G. Il m'offrira l'hospitalité de bon coeur dès notre arrivée. Il m'installera un matelas dans une pièce qui deviendra provisoirement ma chambre. Quel accueil alors qu'on se connait à peine! Le lendemain, l'ami G. partira travailler et me donnera sa confiance en me laissant chez lui. Je devrai rester couchée jusque dans l'après-midi car même assise, le simple fait que mes pieds touchent le sol est devenu un enfer.

A 17heures, j'ai rendez-vous avec Nath une amie de G. que je ne connais que via un réseau social dont la pub n'est plus à faire. Elle vient me chercher pour aller à une fête de village avec sa mailleure amie. Nath, c'est la première fois que vais la rencontrer forcément, ça fait des mois qu'on attend ça! Le rencontre n'est pas décevante, c'est une personne chaleureuse, remplie de joie et fière (comme tous les suisses que j'ai vu) de me faire découvrir les us et coutumes présents lors de cette fête villageoise...quel bonheur d'être ici! Le lendemain, je m'en suis allée en randonnée. J'ai pris le train à Glovelier, là où je loge, jusque St Ursanne pour ensuite revenir à pieds.Le paysage est tellement fascinant que j'en oublie de regarder la carte; je ne sais plus où je suis. Décidément mon cerveau a fondu sous le coup de l'insolation! Après vérification, je me rends compte que je suis quasiment 10 km trop loin. Et si on ajoute à cela, le soleil et les panards en compote, il m'est impossible de faire le retour à pieds. Bon, bah comme au bon vieux temps, on se met sur le bas-côté et on lève le pouce! 😎 Là, je me fais charger par un drôle de type...beurg. Il me semble qu'il fait un détour immense pour me déposer là où je dois aller, j'ai le palpitant qui s'affole mais j'ai mon couteau pas très loin, ça me rassure un peu. Il finit tout de même par m'emmener au bon endroit.

Le reste de mon séjour en Suisse sera agrémenté de belles rencontres humaines. La famille V. qui m'a accueillie à bras ouverts. C'est une famille super sympathique dont Mr V. est le frère de G. chez qui je loge. Lui et sa femme L. ont trois adorables enfants emplis de vie. Je ne vais pas vous décrire mon séjour en leur compagnie, je préfère garder un petit bout de jardin secret rien que pour moi à propos de ces merveilleux moments. Je ne vous conterai pas la montée au Chasseral par la Combe grède (1600m d'altitude), ni la visite captivante de Bern que m'a faite G. avec tout son coeur, je ne vous narrerai pas non plus les randonnées au Chêtelat et au Béridier toujours avec G; ni le sentier "pieds-nus" que j'aurai fait avec toute la famille V., ni la fondue savoyarde au bord d'un point de vue magnifique avec G., ni la visite de la ravissante et minuscule ville de Gruyères, de son château et de son Giger bar, ainsi que le musée...non je ne dirai rien de tout cela car je ne veux mêler aucune personne étrangère à ce récit personnel

Tout ce que j'en dirai c'est : Les suisses sont fascinants, par leur simplicité, leur respect de la nature, leur respect d'autrui. Ils sont chaleureux, accueillants, altruistes, bourrus, courageux. Ils n'hésitent pas à faire toute une excursion en voiture juste pour aller chercher LE fromage d'untel qui est si bon. Leurs enfants jouent encore dans le jardin, ils vont en vélo, ils partagent le travail campagnard de leurs parents. Ils connaissent leur pays sur le bout des doigts et ils en sont si fiers que s'en est captivant; ils sont fiers de leurs coutumes et respectent les règles. Nous ferions bien d'en prendre exemple! C'est grâce à de telles personnes qu'un voyage devient une aventure humaine inoubliable et que vos tripes se tordent au moment de s'en aller...

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Mission humanitaire en Afrique
Bonsoir à tous ! J'ai besoin de partager vos avis, vos expériences sur des missions humanitaires en Afrique. En effet passionnée par ce continent je désire passer à l'action 😉 Avez vous des associations à me recommander ? La plupart demande de l'argent mais ca varie du simple au double et je ne sais pas trop quoi penser! Ma mission idéale serait d'accompagner les enfants (soutien scolaires, loisirs, repas, éducation, actions de préventions, participation à la vie quotidienne d'un orphelinat...) pendant une durée d'un mois maximum. J'ai hâte de vous lire....Merci d'avance pour vos conseils Amandine l'Africaine Blanche 🙂
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Ceux qui ne partent jamais (à l'étranger)
Que pensez de ces gens qui ne partent jamais, surtout à l'étranger. Evidemment il y a ceux qui n'ont pas les moyens, surtout en ces temps difficiles mais il y a aussi les gens qui ont peur de partir, peur d'un certain vide, peur de se sentir perdu, de ne pas connaitre suffisamment la langue du pays ou du moins l'anglais (un problème français entre autres). Il y a aussi ceux qui ont peur de s'éloigner de chez eux et qui préfèrent louer une maison à 100km ce qui est déjà pas mal (et même 15km j'en connais du côté de Caen). Il y a aussi les frontaliers qui n'osent pas aller de l'autre côté (montagne, rivière). Certes derrière tout cela il y a une part de psychologie mais j'ai du mal à imaginer encore aujourd'hui un monde sans partir en voyage à l'étranger, sans fuir ce quotidien si difficile, sans se changer les idées. Certains me diront qu'on ne peut pas changer le monde, je leur répondrais aussi que les voyages permettent de changer les individus, de mieux connaitre le monde, de sortir de son enfermement.
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Métiers ou études en Angleterre
Bonjour, alors voilà c'est mon deuxième message et il y a surement d'autres personnes qui ont posté une discussion identique. Alors je m'explique, j'ai 18 ans et dans quelques jours je rentre en première année de LLCE anglais à Aix. J'espère avoir fait le bon choix, j'aime beaucoup la langue anglaise et notamment la Grande Bretagne et j'aimerais m'y installer. Cependant je voudrais savoir quels métiers (hors de l'enseignement sauf si il y a la possibilité d'être professeur d'anglais ou de français en Angleterre) je pourrais faire avec une licence ou un master en LLCE anglais en Angleterre ou si il y a la possibilité de continuer mes études là bas comme y faire mon master par exemple ? Je viens juste d'avoir 18 ans et c'est un rêve que j'ai depuis toute petite, de m'installer définitivement en Angleterre et de parler seulement l'anglais (est-ce que je m'égare du sujet principal ? 😛) Bref 🙂 J'attend vos réponses avec impatience 😉 Merci :)
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Voyage au Vietnam: ne pas pouvoir parler avec les locaux
bonjour amis forumistes. hier j'ai decider de visiter une region au VN proche de chez moi, mais ou personne ne me connait. J'ai ainsi fait le touriste, qui ne parle pas Vietnamien et qui decouvre le VN pendant un apres midi.

Effectivement les gens sourient et disent "hello", les paysages sont jolis, la nourriture est bonne, donc cette demi journee paraissait agreable, mais rapidement je me suis senti triste, car je n'ai pas pu communiquer, me raconter, partager une conversation. Alors ma question a vous, voyageurs au VN, que trouvez vous d'interessant quand vous visitez le VN? si vous ne pouvez pas parler avec les locaux, ca doit etre hyper triste. Bien sur si vous vous cantonez aux villes touristiques vous pouvez parler en anglais.
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