Bonjour à tous,
N'étant que peu intéressés par le trip plages bondées de touristes, ma femme et moi désirerions nous rendre à Sumatra nord (Tangkahan pour les éléphants, Bukit Lawang pour les orang outans principalement) et à Komodo / Rinca via Flores.
Seulement voilà, niveau trajets, ça a l'air d'être une vraie galère et excessivement difficile si on ne veut pas perdre de précieux jours de transport. Certains ont-ils tenté l'expérience ? A quel aéroport arriver de France ? Est-ce seulement faisable ?
Merci d'avance.
bonjour,
je pense partir pour 3 semaines en fevrier 2012 à Sumatra. je vais faire un vol kuala lumpur/medan. mon projet est de trouver une ''ile paradisiaque'' le plus proche possible de Medan ou nord sumatra et d'y rester les 3 semaines, car je ne veux pas courir, ce sont des vacances relax...et je ne voudrais pas non plus passer 2 jours dans les transports pour atteindre cette ile.
- quelle serait selon vous la plus belle ile dans les environs de sumatra nord, sumatra nord-est?(j'entends pas ile paradisiaque:sable blanc, eau turquoise, petite jungle, petits logements sympas style huttes bambou et bons marché, ...ou on peut snorkeler, ...)
- combien de temps depuis Medan et par quel moyen rejoindre cette ile?
- quel est le temps en fevrier a cet endroit, est-ce pluie tous les jours ou beau temps?
je vous remercie par avance, et attend avec impatience vos rèponses! merci encore!
je pense partir pour 3 semaines en fevrier 2012 à Sumatra. je vais faire un vol kuala lumpur/medan. mon projet est de trouver une ''ile paradisiaque'' le plus proche possible de Medan ou nord sumatra et d'y rester les 3 semaines, car je ne veux pas courir, ce sont des vacances relax...et je ne voudrais pas non plus passer 2 jours dans les transports pour atteindre cette ile.
- quelle serait selon vous la plus belle ile dans les environs de sumatra nord, sumatra nord-est?(j'entends pas ile paradisiaque:sable blanc, eau turquoise, petite jungle, petits logements sympas style huttes bambou et bons marché, ...ou on peut snorkeler, ...)
- combien de temps depuis Medan et par quel moyen rejoindre cette ile?
- quel est le temps en fevrier a cet endroit, est-ce pluie tous les jours ou beau temps?
je vous remercie par avance, et attend avec impatience vos rèponses! merci encore!
Bonjour à tous,
Je pars bientôt pour Sumatra pour une durée de 14j avec mon compagnon. Nous avons prévu un itinéraire plutôt classique pour la première semaine, arrivée Medan avec départ immédiat pour Bukit Lawang, halte à Sibayak et quelques jours dans la région du Lac Toba. Pour la deuxième semaine en revanche, le programme est plus flou... Nous aimerions nous orienter vers des plages pour faire du snorkeling, s'essayer éventuellement à la plongée. J'ai regardé les possibilités pour rejoindre les Iles Banyak, qui me paraît être le spot idéal. Cependant, j'ai cru comprendre qu'il y avait des risques d'attente avec la traversée à cause des marées... un accès par voie aérienne complexe et couteux. Un choix plus raisonné semblerait de rejoindre Banda Aceh et de passer quelques jours sur Pulau Weh, plus accessible mais (peut être moins authentique que les Iles Banyak ?) (J'ai exclu les iles Mentawai au vu de notre temps de séjour..)
J'aimerais beaucoup avoir vos témoignages sur ces deux lieux ou éventuellement de nouveaux que je n'ai pas envisagé. L'accès aux îles Banyak est-il envisageable pour une durée d'une 5-7 jours temps de trajet compris ? Nous avons 25 ans et sommes mobiles et préférons un peu de galère pour trouver de l'authenticité que du confort.
Je vous remercie d'avance !
Je pars bientôt pour Sumatra pour une durée de 14j avec mon compagnon. Nous avons prévu un itinéraire plutôt classique pour la première semaine, arrivée Medan avec départ immédiat pour Bukit Lawang, halte à Sibayak et quelques jours dans la région du Lac Toba. Pour la deuxième semaine en revanche, le programme est plus flou... Nous aimerions nous orienter vers des plages pour faire du snorkeling, s'essayer éventuellement à la plongée. J'ai regardé les possibilités pour rejoindre les Iles Banyak, qui me paraît être le spot idéal. Cependant, j'ai cru comprendre qu'il y avait des risques d'attente avec la traversée à cause des marées... un accès par voie aérienne complexe et couteux. Un choix plus raisonné semblerait de rejoindre Banda Aceh et de passer quelques jours sur Pulau Weh, plus accessible mais (peut être moins authentique que les Iles Banyak ?) (J'ai exclu les iles Mentawai au vu de notre temps de séjour..)
J'aimerais beaucoup avoir vos témoignages sur ces deux lieux ou éventuellement de nouveaux que je n'ai pas envisagé. L'accès aux îles Banyak est-il envisageable pour une durée d'une 5-7 jours temps de trajet compris ? Nous avons 25 ans et sommes mobiles et préférons un peu de galère pour trouver de l'authenticité que du confort.
Je vous remercie d'avance !
Bonjour à tous,
Après bien des hésitations, nous avons finalement décidé de passer nos vacances au mois de juillet dans la région de Padang. Nous voyageons avec nos deux enfants de 2 et 3 ans et demi. Nous atterrissons à Kuala Lumpur, et avons quasiment trois semaines sur place. J’ai parcouru les blogs, le forum, reçu quelques conseils, et je pense qu’on va donc visiter Bukittingi, la vallée d’Harau, le lac Maninjau et faire un peu de plage. On m’a recommandé Abdi Homestay, apparemment incontournable dans la Vallée d’Harau. Avez-vous d’autres bonnes adresses, adaptées avec des enfants en bas âge? Pour la plage, je voulais aller à Rimba ecolodge mais c’est complet. Ils m’ont orienté vers Jophira Tintin, leurs voisins. J’ai également lu plein de bonnes choses sur Ricky’s Beach House. Nous cherchons un endroit où ne pas faire grand chose, où nos enfants pourront se baigner facilement et adapté à une famille. J’ai lu que la plage du RBH n’était pas super, et que c’était parfois bruyant. Cependant, le fait de pouvoir découvrir un village traditionnel nous plait bien aussi. Jophira Tintin parait être plus adapté pour la baignade. Quel choix faire? Est-ce que les deux seraient complémentaires ou bien ce serait un peu la même chose? Et enfin, trois semaines, est-ce une durée adaptée pour ce circuit? Quels endroits privilégier? D’autres suggestions? Merci d’avance à ceux qui prendront le temps de nous répondre.
Après bien des hésitations, nous avons finalement décidé de passer nos vacances au mois de juillet dans la région de Padang. Nous voyageons avec nos deux enfants de 2 et 3 ans et demi. Nous atterrissons à Kuala Lumpur, et avons quasiment trois semaines sur place. J’ai parcouru les blogs, le forum, reçu quelques conseils, et je pense qu’on va donc visiter Bukittingi, la vallée d’Harau, le lac Maninjau et faire un peu de plage. On m’a recommandé Abdi Homestay, apparemment incontournable dans la Vallée d’Harau. Avez-vous d’autres bonnes adresses, adaptées avec des enfants en bas âge? Pour la plage, je voulais aller à Rimba ecolodge mais c’est complet. Ils m’ont orienté vers Jophira Tintin, leurs voisins. J’ai également lu plein de bonnes choses sur Ricky’s Beach House. Nous cherchons un endroit où ne pas faire grand chose, où nos enfants pourront se baigner facilement et adapté à une famille. J’ai lu que la plage du RBH n’était pas super, et que c’était parfois bruyant. Cependant, le fait de pouvoir découvrir un village traditionnel nous plait bien aussi. Jophira Tintin parait être plus adapté pour la baignade. Quel choix faire? Est-ce que les deux seraient complémentaires ou bien ce serait un peu la même chose? Et enfin, trois semaines, est-ce une durée adaptée pour ce circuit? Quels endroits privilégier? D’autres suggestions? Merci d’avance à ceux qui prendront le temps de nous répondre.
Bonjour,
Nous partons à 2 adultes du 23 novembre au 09 décembre 2017 à Sumatra. Je sais que la période météo n'est pas très propice à ce moment là. Nous atterrissons et décollons de Medan. Nous avons prévu de nous rendre à Banda Aceh car mon amie à fait de l'humanitaire là bas au moment du tsunami. Je sais que cette ville à peu d'intérêt en dehors de son musée et de la mosquée. Je souhaiterais ensuite pouvoir me rendre à Pulau Weh, puis aller faire un treck et voir les orang outans. J'envisage de faire le plus de déplacement possible en avion en raison du temps qui nous est compté. Nous allons donc nous concentrer plutôt sur Sumatra nord Quelqu'un pourrait il me conseiller un itinéraire sur 15 jours avec les sites. Je recherche plutôt le coté nature et authentique et éviter surtout le tourisme en masse. Merci de votre aide
Nous partons à 2 adultes du 23 novembre au 09 décembre 2017 à Sumatra. Je sais que la période météo n'est pas très propice à ce moment là. Nous atterrissons et décollons de Medan. Nous avons prévu de nous rendre à Banda Aceh car mon amie à fait de l'humanitaire là bas au moment du tsunami. Je sais que cette ville à peu d'intérêt en dehors de son musée et de la mosquée. Je souhaiterais ensuite pouvoir me rendre à Pulau Weh, puis aller faire un treck et voir les orang outans. J'envisage de faire le plus de déplacement possible en avion en raison du temps qui nous est compté. Nous allons donc nous concentrer plutôt sur Sumatra nord Quelqu'un pourrait il me conseiller un itinéraire sur 15 jours avec les sites. Je recherche plutôt le coté nature et authentique et éviter surtout le tourisme en masse. Merci de votre aide
Bonjour nous prévoyons de partir en indonesie en février pour une 20aine de jours
nous souhaiterions voir les orang outan et les varans de komodo entre autres
pensez vous qu'il est possible de tout organiser sur place en arrivant dans chaque ile ou il vaut mieux réserver les tours avant de partir sur internet?
merci pour vos réponses
pensez vous qu'il est possible de tout organiser sur place en arrivant dans chaque ile ou il vaut mieux réserver les tours avant de partir sur internet?
merci pour vos réponses
Bonjour à tous,
15 jours à Sumatra c'est trop court, on aimerait y rester plus mais ce sera peut-être le seul voyage en Indonésie de notre vie donc nous allons essayer de faire au mieux sans essayer de tout voir à tout prix.
J'ai vu beaucoup de posts sur des itinéraires de 15jours à Sumatra mais ils n'incluaient pas souvent d'îles surement car c'est difficilement envisageable sur 15 jours mais j'aimerais avoir encore des avis...
Au début les îles Mentawai m'attiraient mais après je me suis dit que pour n'y rester que 4 jours maximum c'était peut-être compliqué et un "tourisme-voyeursime"
Du coup j'ai pensé aux îles Banyak et réfléchit à l’itinéraire suivant, mais je crois que le bât-blesse au moment d'arriver aux îles Banyak car nous ne sommes pas sûrs d'avoir un bateau dans la journée d'après mes dernières recherches.
Jour 1: Medan (repos après les heures d'avion) Jour2: Trajet medan-Tangkahan (5h) jour 3: Tangkahan: balade à dos d'elephant puis sources chaudes.. Jour 4: Trajet Tangkahan-Bukit Lawang (2h) (Comment? trouver un chauffeur pour un trajet 4*4 sur place?) jour 5: Treck bukit lawang (option 1 jour une nuit en camp) jour 5: fin du treck et trajet bukit lawang-berastagi (4h30) jour 6: journée autour de Berastagi: chute de sipisopiso, village karo, nuit berastagi jour 7: Trajet Berastagi-Sinkil (combien d'heures?Comment?) Jour 8, 9,10 : îles Banyak Jour 11, 12,13,14 : Bukittingi et les alentours Jour 15-16: Route Bukittingi-Padang et Avion padang-jakarta-bali Puis 11 jours à Bali
Est-ce que cet itinéraire est envisageable? Est-ce qu'il vaut mieux supprimer les îles Banyak et trouver d'autres petites plages paradisiaques ailleurs sur la route ? Nous avions envie d'un peu de plages sur les 15 jours à Sumatra, dans un endroit assez désert car pas facile d'accès mais c'est peut-être trop demander pour 15 jours... Que pouvez-vous nous conseiller?
D'autre part, pensez-vous que nous aurions besoin d'un chauffeur privé par moment pour peut-être gagner du temps? Pouvons-nous en trouver facilement sur place ?
Merci pour le temps précieux que vous prendrez pour répondre à ce message.
15 jours à Sumatra c'est trop court, on aimerait y rester plus mais ce sera peut-être le seul voyage en Indonésie de notre vie donc nous allons essayer de faire au mieux sans essayer de tout voir à tout prix.
J'ai vu beaucoup de posts sur des itinéraires de 15jours à Sumatra mais ils n'incluaient pas souvent d'îles surement car c'est difficilement envisageable sur 15 jours mais j'aimerais avoir encore des avis...
Au début les îles Mentawai m'attiraient mais après je me suis dit que pour n'y rester que 4 jours maximum c'était peut-être compliqué et un "tourisme-voyeursime"
Du coup j'ai pensé aux îles Banyak et réfléchit à l’itinéraire suivant, mais je crois que le bât-blesse au moment d'arriver aux îles Banyak car nous ne sommes pas sûrs d'avoir un bateau dans la journée d'après mes dernières recherches.
Jour 1: Medan (repos après les heures d'avion) Jour2: Trajet medan-Tangkahan (5h) jour 3: Tangkahan: balade à dos d'elephant puis sources chaudes.. Jour 4: Trajet Tangkahan-Bukit Lawang (2h) (Comment? trouver un chauffeur pour un trajet 4*4 sur place?) jour 5: Treck bukit lawang (option 1 jour une nuit en camp) jour 5: fin du treck et trajet bukit lawang-berastagi (4h30) jour 6: journée autour de Berastagi: chute de sipisopiso, village karo, nuit berastagi jour 7: Trajet Berastagi-Sinkil (combien d'heures?Comment?) Jour 8, 9,10 : îles Banyak Jour 11, 12,13,14 : Bukittingi et les alentours Jour 15-16: Route Bukittingi-Padang et Avion padang-jakarta-bali Puis 11 jours à Bali
Est-ce que cet itinéraire est envisageable? Est-ce qu'il vaut mieux supprimer les îles Banyak et trouver d'autres petites plages paradisiaques ailleurs sur la route ? Nous avions envie d'un peu de plages sur les 15 jours à Sumatra, dans un endroit assez désert car pas facile d'accès mais c'est peut-être trop demander pour 15 jours... Que pouvez-vous nous conseiller?
D'autre part, pensez-vous que nous aurions besoin d'un chauffeur privé par moment pour peut-être gagner du temps? Pouvons-nous en trouver facilement sur place ?
Merci pour le temps précieux que vous prendrez pour répondre à ce message.
Bonjour à tous !
Voilà je suis Audrey et nous partons à 4 cet été (25 jours du 30/07 au 24/08) pour la première fois en Indonésie !! Un rêve !! 😎
A ce jour, nous en sommes au calcul de l'itinéraire et aux moyens de transport sur place, car nous partons avec 3 planches de surf !Et nous sommes un peu perdus (Aîe Aîe Aîe !! déjà ?) 🤪
On arrive à Jakarta et on repart de Jakarta.
Nous souhaitons passer plus de temps sur Sumatra (2 semaines) et nous nous interrogeons à propos des transports , peut on prendre les surfs dans le bus, dans le train ?
En 2 semaines quel itinéraire me conseillez vous ?
On pensait en arrivant, partir en train jusqu'à Surabaya rester 2/3 jours et repartir pour yogyakarta 4/5 jours tout ça en train;
Puis ferry pour le sud de Sumatra, mais il parait que c'est assez rigoureux comme trajet par le sud ?!
Qu'en pensez vous ?
Merci 😏 Audrey
Merci 😏 Audrey
Hello à tous.
On projette un voyage d'environ 15j à Sumatra Nord, et on aimerait connaître la faisabilité du tour, sachant qu'on ne veut pas courrir et voir un max d'animaux. - Arrivée à Medan - Tangkahan - Bukit Lawang + trek - Berastagi + volcan - Lac Toba (optionnel) - Banda Aceh - l'île de Weh + sronkeling / plongée (apparemment, c'est bien mieux que l'île de Nias, mais bien plus loin....) - retour à Medan
Sachant que bien sûr, il y a les transports qui sont parfois longs...
Est-ce que ça vous parait jouable, auriez-vous des trucs à rajouter ? Je sais que Gunnug Leuser doit être génial, mais ça risque d'être trop dur pour madame de ce que j'en ai lu. En plus ça fait doublon avec Bukit Lawang
Merci d'avance !
On projette un voyage d'environ 15j à Sumatra Nord, et on aimerait connaître la faisabilité du tour, sachant qu'on ne veut pas courrir et voir un max d'animaux. - Arrivée à Medan - Tangkahan - Bukit Lawang + trek - Berastagi + volcan - Lac Toba (optionnel) - Banda Aceh - l'île de Weh + sronkeling / plongée (apparemment, c'est bien mieux que l'île de Nias, mais bien plus loin....) - retour à Medan
Sachant que bien sûr, il y a les transports qui sont parfois longs...
Est-ce que ça vous parait jouable, auriez-vous des trucs à rajouter ? Je sais que Gunnug Leuser doit être génial, mais ça risque d'être trop dur pour madame de ce que j'en ai lu. En plus ça fait doublon avec Bukit Lawang
Merci d'avance !
Bonjour à tous,
Je viens vers vous cher voyageurs, pour éclairer mes sentiers.
Mon frère et moi partons 1mois en février sur les routes d’Indonésie..... et oui malheureusement cette fois-ci juste 1mois...
Je me tourne donc vers vos expériences pour me conseiller dans notre Itinéraire.
Sachant que nous voulons sortir des sentiers battus, faire crier nos muscles de "douleur" pour entendre la terre gronder de très près, aller à la découverte de terres authentiques, la rencontre de peuples et cultures indonésiennes.
Bien entendu vous l'aurez compris les circuits "touristes c'est par la" ne nous ressemble pas, même si forcement nos chemins se croiserons...
Nous n'avons pas besoin de beaucoup de confort, nous nous acclimatons a beaucoup de situations.
Comme c'est la première fois que je pars avec mon petit frère, ça me tient vraiment a cœur de lui donner le gout du voyage comme j'ai pu l'avoir au cours de ces dernières années.
Je suis convaincue que plusieurs personnes ont ici, des bons plans à nous faire partager, des conseils que je n'ai pas trouvés dans les récits de voyage ou dans le bouquin.
Alors je suis toute ouïe, j'ai soif de vos expériences et de connaissance.
Nous ne sommes pas très plage, mais pensons quand même consacrer 3ou4jour en fin (?) de voyage pour de la plongée ou snorkeling. Le reste nous aimerions le consacrer à un trek (ou plusieurs?), l'ascension de volcans, la découverte de rizières, de villages reculé. Nous voulions faire la vallée du Baliem, mais je pense que c'est devenu très "touristique" et j'ai peur que les Dani se sentent "observés", je n'aime pas trop le principe de débarquement des touristes qui mitraillent les tribus en photos, qui leur "volent" leur "âme" quelque part sans réellement "s’intéresser" a leur façon de vivre. J'ai peur de l'effet "Padaung" (femmes girafes parquées pour les touristes...) auquel je n'adhère PAS DU TOUT!!
Je sais que 1 mois c'est très court, mais si quelques-uns d'entre vous ont vécu des expériences avec des familles locales ça m’intéresse aussi...
Enfin voila en espérant avoir des réponses amis amies de la route !
Laure
Voici le récit de notre voyage en Indonésie. Si vous avez des questions, nous nous ferons un plaisir d'y répondre.
Préambule Nous voyageons en mode routard avec un sac à dos à roulettes (roulé la grande majorite du temps). Nous choisissons generalement des hôtels ou homestays avec sdb et ventilateur. Nous privilégions les transports locaux (bus, van ou becak). Nous aimons prendre nos repas sur les marchés, mais ne dédaignons pas un bon petit resto de temps a autre. Les prix que nous indiquons sont pour une personne, sauf pour l'hôtel ou nous donnons le prix de la chambre. Pour ce qui concerne les transports, nous indiquons les prix que nous avons payés, sachant que les tarifs ne sont affichés qu'aux terminaux de bus. Certains rabatteurs en profitent pour augmenter le prix (jusqu'à 4x). Nous avons passe presque 2 mois en Indonésie. C'est un vaste pays très intéressant. Il y a de grandes différences entre les îles. Sumatra, la grande île, est encore peu touchée par le tourisme. Java est l'île la plus peuplée, Bali la plus touristique (de meme que l'ouest de Lombok) avec les avantages et inconvénients que cela comporte. Sumbawa ne reçoit que peu de touristes. Flores, (avec les Komodos) cherche a attirer les touristes qui auparavant restaient a Bali. Du côté religieux, l'Indonesie est un pays musulman. Il est difficile, dans les endroits bon marche, d'echapper au muezzin (a partir de 4h30 le matin). 2 exceptions : Bali qui est majoritairement hindouiste et Flores essentiellement catholique.
Les + variété des paysages et des religions nombreux volcans actifs très beaux fonds marins (Komodos, Flores). Nous n'avons pas visite Sulawesi. population amicale et serviable dans la majorité des cas Les - les habitants ne sont pas toujours sympas dans les endroits fréquentes par les touristes. toujours bien négocier les prix pour éviter une inflation galopante en dehors de Bali, beaucoup de gens ne parlent pas anglais. Il vaut mieux apprendre quelques rudiments d'indonésien.
Nos préférences: Yogyakarta, ville culturelle avec un beau kraton et une population super accueillante. Nos regrets: Ne pas avoir pu passer plus de temps sur l'île de Flores (10 jours au moins)
Déplacements: Se deplacer par la route en Indonésie est folklorique et prend énormément de temps. A Sumatra et Flores, 25 km/h est une bonne moyenne. Sur Java ou Bali il faut compter environ 35 km/h.
Coût de la vie (pour ceux qui voyagent long terme) Voyager en Indonésie nous a coûte la même chose qu'aux Philippines. Nous avons reserve des arrangements via des agences de voyages lorsque le faire par nous-mêmes était compliqué (Bromo-Kawah Ijen et retour de Labuanbajo a Lombok). Le coût de la vie est plus élevé qu'au Laos ou Cambodge.
Cela dit, voici notre carnet de voyage proprement dit
Medan Nous atterrissons a Medan en matinée (vol Firefly de Penang en Malaysie pour 221 MYR). Les formalités accomplies (nous avons un visa de 60 jours que nous avions pris a Kuala Lumpur), nous sortons de l'aéroport pour prendre un becak pour le centre ville que nous payons 8000 IDR après négociation. Le Kesawan hotel est en plein centre ville (200000 IDR la double standard). L'arrivee a Medan est rude. Cette ville est bruyante et polluee. La circulation est infernale. Nous allons voir la mosquee Raya, splendide et imposante. Ici, nous constatons qu'il faut négocier a l'avance le prix de chaque chose pour éviter de mauvaises surprises. Les individus qui nous abordent en premier pour nous offrir des billets de bus n'hésitent pas a multiplier les prix par 2, 3, 4 ou même plus. Il faut aussi toujours vérifier la monnaie rendue. Mais tout est fait avec le sourire, sans agressivité.
Bukit Lawang (Orang Outans Réhabilitation Center) Nous négocions un becak (25000 IDR) pour la gare tourière de Pinang Baris. La, nous prenons un minibus pour Bukit Lawang que nous payons 25000 IDR. Arrivés a destination, nous reprenons un becak (5000 IDR pp) jusqu'au pont. Nous choisissons une chambre au Wisma Leuser, tout près des ponts qui enjambent la rivière (50000 IDR). Cela nous évite de transporter nos bagages sur un chemin pas facile par endroits. A Bukit Lawang, nous sommes sans cesse questionnés sur nos projets par des guides, chauffeurs de minivans, etc. Le tout avec gentillesse et parfois insistance. Le lendemain, nous allons chercher nos permis pour assister au nourrissage des orang outans qui ne sont pas encore tout a fait capables de se débrouiller seuls (20000 IDR pp + 50000 IDR pour l'appareil photos). Ce centre a ete cree par le WWF pour sauver les orang outans de la disparition, leur habitat étant de plus en plus rapidement remplace par des plantations de palmiers a huile. Le centre est maintenant géré par le gouvernement indonesien. A l emplacement du nourrissage, le ranger qui transporte des bananes et autres fruits dans son sac a dos frappe plusieurs coups sur les planches. Au bout de quelques minutes, nous apercevons une femelle et son petit cramponne a elle. Elle s'approche. Le ranger lui tend une douzaine de bananes qu'elle prend de ses mains. Nous sommes ravis d'avoir pu voir un orang outan d'aussi prêt . Plus tard, nous verrons un jeune orang outan qui vient se sustenter. D'autres singes, surtout des macaques, sont également la et tentent de grappiller quelques restes de nourriture. Sur le chemin du retour, nous verrons un autre orang outan qui se balance tranquillement entre les arbres.
Tuktuk (île de Samosir sur le lac Toba) Nous prenons un minibus direct de Bukit Lawang a destination du lac Toba (150000 IDR) car nous voulons éviter une nuit supplémentaire a Medan. Le chauffeur traverse Medan avec sa circulation cauchemardesque et nous conduit jusqu'à Parapat, lieu de départ des ferrys pour l'île de Samosir. Nous prenons le dernier ferry (18h) pour Tuktuk (inclus dans le prix du minivan) et demandons que l'on nous dépose au Carolina Cottages. L'hôtel n'a pas de place pour toute la période qui nous intéresse car nous sommes a quelques jours de Pâques. Il commence a faire nuit. Nous nous arrêtons au Sibigo GH tout près ou on nous offre une chambre au bord du lac. Après négociation et plusieurs tergiversations de leur part, nous louons une chambre pour 4 jours a 70000 IDR/jour. Notre chambre donne sur le lac et la vue est belle. Il ne manque que la moustiquaire, mais la GH n'en fournit pas. Tuktuk ne semble composée que d'hôtels, restaurants, locations de vélos ou motos et revendeurs de billets de bus ou autres. Nous louons une petite moto (70000 IDR) pour faire le tour de l'île. Nous commençons par Tomok et son marche ou nous achetons des avocats. Nous poursuivons notre route vers la montagne d'où le panorama est superbe. La route est generalement bonne sauf certains tronçons qui sont vraiment en mauvais état. Il y a des glissements de terrain et parfois, il manque une partie de la route. Nous voyons des Indonésiens qui travaillent dans des rizières en terrasses. Nous photographions les curieuses maisons Batak avec leur toit recourbe. Les Batak étaient animistes jusqu'à ce qu'un missionnaire allemand les convertisse au protestantisme. Lorsque la route longe le lac, nous apercevons des parcs d'élevage de poissons. En effet, les Batak élèvent un poisson a grosses écailles qui ressemble un peu au tilapia que nous avons vu aux Philippines. Le lendemain, nous prenons le ferry pour Parapat (10000 IDR) et nous rendons au terminal de bus pour à acheter nos billets pour Bukit Tinggi (180000 IDR pour un bus executive avec air conditionne). Le départ est a 15h; l'arrivée est prévue à 7h le lendemain matin. Nous visitons aussi Parapat et constatons que les locaux se rendent a quelques centaines de mètres a droite du départ du ferry. La, ils s'installent sous de grandes tentes, pique-niquent, achètent des fruits auprès de petits vendeurs de rue, louent des bouées (chambres a air de camion ) et se baignent tout habillés, tout cela dans un joyeux brouhaha.
Bukit Tinggi Notre bus a une heure de retard au départ. Il a plusieurs fissures au parebrise, le chauffeur a de la peine a rentrer les vitesses et l'embrayage hoquète. Nous comprendrons vite que la Trans Sumateran Highway est en fait une petite route étroite avec des virages serrés qui n'en finissent pas. A quoi s'ajoutent des éboulis, glissements de terrain et des nids de poule ÉNORMES. En fait, nos 2 chauffeurs sont des conducteurs hors pairs car amener un vehicule et ses passagers a bon port dans de telles conditions relève de l'exploit. Notre trajet durera 18h en tout. Nous logeons au Hello GH (120000 IDR avec eau chaude et wifi dans la chambre). La patronne est une jeune Chinoise très sympa qui fait tout pour rendre notre séjour agréable. Nous tombons sur un couple de Suisses qui voyagent a vélo avec leurs 2 jeunes enfants. Nous admirons leur courage car les conditions sont parfois éprouvantes. Le lendemain, nous louons une petite moto (60000 IDR) pour visiter les environs. Nous traversons de très beaux paysages de rizières en terrasses et de caféiers. Les habitants cultivent aussi la pomme de terre, le tapioca, l'avocat ainsi que differents fruits. Les méthodes d'agriculture sont rudimentaires et le travail pénible. Au loin, nous apercevons le volcan Merapi d'où sort une fumée blanche. Nous allons voir des maisons traditionnelles aux toits recourbés a Balimbing et nous arrêtons a Pagaruyung pour admirer une réplique du palais du roi et du palais de la reine. Le royaume Minangkabau était matrilinéaire. Seules les femmes héritaient des biens. Cette journée nous a bien plu. Les Indonésiens sont curieux et accueillants. Ils viennent souvent nous questionner et rient de tout. Nous avons réservé nos billets d'avion a destination de Jakarta (610000 IDR avec Lion Air) plus le transfert jusqu'à l'aéroport de Padang pour 40000 IDR pp. Le chauffeur passera nous prendre entre 5h30 et 6h car les embouteillages peuvent considérablement ralentir la circulation.
Jakarta - Bogor Tout s'est bien passe. La mère de la jeune Chinoise nous a même offert un porridge de riz pour le petit déjeuner a 4 heure du matin. Nous apprécions cette marque de gentillesse. Le chauffeur nous a déposés a l'aéroport avant 8h (décollage à 10h40). A Jakarta, nous avons pris un bus Damri (air conditionne et wifi a bord) devant l'aéroport directement pour Bogor (40000 IDR). En effet, nous n'avons aucune envie de rester dans cette mégalopole tentaculaire. A Bogor, un angkot nous conduit de la gare routiere a la gare (2000 IDR). L'ennui, a Bogor, c'est que les hôtels pas trop chers sont éparpillés un peu dans toute la ville, ce qui ne facilite pas la recherche. La pension Abu coûte 200000 IDR la nuit et offre un rapport qualité-prix correct. Nous visitons le jardin botanique situe en plein centre ville (entrée 25000 IDR). Il est gigantesque et abrite un nombre impressionnant d'arbres des tropiques. Nous apprécions notamment la collection de palmiers, le jardin d'eau avec des nénuphars et le jardin mexicain et ses cactus. Mais le clou de la visite, ce sont les orchidées. Certaines sont si parfaites que l'on croirait avoir affaire à des fleurs artificielles. De nombreux ecoliers et etudiants sont la. Les enfants, tous vêtus de la même manière, sont appelés par leur responsable au moyen d'un porte-voix. Les accompagnateurs portent le pique-nique ainsi que des bâches pour asseoir les éleves. Certains portent des guitares. Les groupes sont joyeux. Plusieurs étudiants demandent a nous photographier. En fait, ils viennent a tour de role nous faire la conversation en anglais et nous demander une photo. Nous remarquons qu'une mosquée est construite dans l'enceinte du jardin. Il se met a pleuvoir et cela ne semble pas vouloir s'arrêter. Bogor est réputé pour son climat pluvieux. Nous allons visiter la "gong factory", l'une des dernières forges de Java qui fabrique des gamelans. Le travail est tout a fait artisanal et la sécurité inexistante. Le métal est chauffé et travaille par des ouvriers en tongs sur la terre battue. Ici, on ne travaille que sur commande et exclusivement pour le marche indonésien. A la fin de la visite, on nous demande une obole, ce que nous faisons volontiers.
Pangandaran Nous prenons un bus pour Bandung (40000 IDR). La, des employés en uniforme nous disent que nous devons changer de terminal de bus. Ils nous mettent dans le bus qui assure la liaison entre les 2 terminaux (3000 IDR). Nous attrapons le bus pour Pangandaran de 13h (35000 IDR). Il pleut toujours et le bus a de nombreuses fuites par les fenêtres et par l'air conditionne. Nous sommes obligés de nous protéger sous une pèlerine. Nous n'avons pas d'hôtel à Pangandaran et n'avons plus de crédit sur notre forfait telephonique indonésien. Nous demandons de l'aide a notre voisin, un jeune étudiant qui nous met 10000 IDR sur notre carte. Nous devons insister pour le rembourser. Nous sommes sidérés par la gentillesse des Javanais qui n'hésitent pas a aider de parfaits inconnus pour eux. Nous réservons par telephone une chambre au Bamboo House (100000 IDR avec petit déjeuner). Le bus mettra 9h pour effectuer le trajet. Nous arrivons a Pangandaran a 22h et nous rendons a pied directement a notre hotel. Les employés de l'hôtel sont souriants et aimables. Nous passons un agréable séjour. Pangandaran est la station balnéaire locale. La petite ville est construite sur un isthme. nous visitons les deux cotes qui sont differents. Du côté plutôt balnéaire, tous les habitants semblent avoir des chambres a louer. Il y a d'innombrables boutiques de vente de vêtements. Des jeunes s'adonnent a une sorte de surf, sport pratique sur la vague au moyen de petites planches recourbées. Les visiteurs Indonésiens louent des petites voitures a pédales ou des tandems a 3, 4 ou même 5 places. Comme toujours, ils s'amusent de tout et se photographient sous toutes les coutures. De l'autre côté, il y a moins d'hotels et plus de pêcheurs. Ces derniers halent leurs filets depuis la côte en formant une poche. Cette opération requière beaucoup d'hommes. Ce jour la, la pêche est maigre. Il n'y a que des petits poissons et pas mal de sacs plastiques qui sont immédiatement rejetés a la mer. La nuit tombée, sur la plage, nous voyons une dizaine de cerfs qui proviennent sans doute du parc national voisin. Ils viennent se nourrir dans les poubelles. Un soir, alors que nous prenons notre repas dans un restaurant, un orage violent accompagné de pluies diluviennes s'abat sur la petite ville. Un arbre tombe sur une ligne électrique, et l'électricité est coupée au bord de la mer. Au lever du jour, nous constatons que plusieurs arbres sont tombés, des toitures se sont partiellement envolées, un homme qui dormait a l'intérieur de sa petite cahutte a senti un arbre s'abattre et écraser son habitation. Heureusement, seuls des dégâts matériels sont a déplorer. Les habitants se mettent au travail pour nettoyer et réparer. En 2006, Pangandaran avait subi un tsunami dévastateur toujours présent dans les mémoires.
Le plateau Dieng Nous prenons un bus local pour Bantaj (négocié 25000 IDR, le chauffeur en demandait 40000), puis un bus pour Wonosobo (50000 IDR) ou nous arrivons a la tombée de la nuit. Nous nous rendons directement au Parana Hotel ou nous avons retenu une chambre par téléphone (150000 la double avec sdb eau chaude). Nous serons déçus par cet hotel (propreté, odeur, accueil, bruit). Tôt le lendemain, nous prenons le bus pour le plateau de Dieng (10000 IDR) et passons de l'altitude de 900m a 2000m en l'espace d'une heure environ. Les paysages sont de toute beaute. Rizières en terrasses avec différents degrés de vert, montagne dans la brume, virages serres sur une route étroite et vertigineuse. A Dieng, le patron du BuJono nous dit qu'il y a env 70 GH ici (homestay) et que les prix sont similaires partout. Nous ne nous installons pas chez lui, mais prenons une chambre au Dieng Pass Homestay juste au coin de la rue (150000 IDR avec eau chaude) et commençons notre visite. Il pleut. A Dieng se trouvaient les plus anciens temples hindouistes construits sur Java aux 8me et 9me siecles. Aujourd'hui, la plupart sont en ruines. Les lieux ont été abandonnes sans que l'on sache pourquoi. On peut visiter le complexe Arjuna (25000 IDR) et quelques autres temples, mais le temps ne nous rend pas courageux. Nous profitons d'une brève éclaircie pour suivre un chemin a peu pres pave qui court dans les cultures de légumes. Ici, les paysans cultivent la pomme de terre, le chou, la carotte, l'oignon. La terre est noire et aérée et semble très fertile. Il faut dire que la chimie fait egalement partie de la panoplie de leurs outils. Notre appareil photos crepite tant les paysages sont grandioses. Nous sommes a 2000m, la température est fraîche. La pluie reprend et la brume enveloppe Dieng. Nous n'aurons pas de chance avec le temps a Dieng.
Yogyakarta (Yogya) Pour arriver a Yogya, de Dieng nous prenons d'abord un petit bus qui nous dépose au centre de Wonosobo, puis un autre bus de ville pour la gare routière (2000 IDR). La, on nous met dans un bus pour Magelang (25000 IDR), puis dans un autre bus Ekonomi (comme ils disent) pour Yogya (8000 IDR). A la gare de Jombor, nous sautons dans le bus 2B (3000 IDR) qui nous amène tout près de Prawirothanan II ou se trouve notre hotel, le Mercury GH (150000 IDR la double avec sdb et eau chaude quasi bouillante. Le petit déjeuner est inclus). Cet hotel a une piscine. Partis de Dieng a 6h45, nous arrivons a Yogya vers 13h30, ce qui est plutôt pas mal. L'office du tourisme nous apprend qu'un spectacle de marionnettes en cuir a lieu tous les 15 jours et que c'est ce soir. Nous avons de la chance ! Le soir, nous prenons un becak (cycliste) de notre hotel au square sud du palais ou a lieu la représentation (15000 IDR). L'orchestre est compose de xylophones et des gamelans. Un homme joue le rôle de marionnettiste-conteur-chanteur-bruiteur. Il incarne tous les personnages du conte de ce soir. Nous ne comprenons pas l'histoire bien sur car le spectacle est donne en langue indonésienne, mais ce qui est certain, c'est que le marionnettiste est très doué. Il tient la salle en haleine et il nous est facile de comprendre quand des personnages concluent un accord, se disputent, ont peur ou encore se battent. Les spectateurs rient de bon cœur. D'ailleurs, le spectacle a lieu aussi dans la salle. Les musiciens, lorsqu'ils ne jouent pas, fument, photographient ou consomment les boissons et nourriture que l'on leur a apportés. Il faut dire que la pièce commence a 21h et se termine à 5h30 le lendemain ! Les spectateurs aussi fument, téléphonent, mangent et boivent, bavardent, se lèvent et se rassoient. Nous n'assisterons qu'aux premières heures de la représentation et rentrerons a notre hotel très heureux. Nous visitons le kraton ou palais du sultan de Yogya (entrée 12500 IDR + 1000 pour l'appareil photos). Le kraton est une petite ville en elle-meme; 25000 personnes y vivent et travaillent encore aujourd'hui. Le palais est entouré de murailles et comporte différents niveaux. Le centre du palais se nomme Bangsal Kencono et est richement decore. Au second degré, on trouve la partie qui accueille les visiteurs, le musée, etc. La grande enceinte inclut un marche, des artisans et un théâtre. Nous sommes dimanche et de nombreux touristes Indonésiens sont la. Nous assistons a une représentation de danses traditionnelles accompagnée par un orchestre de gamelans. A la fin de la représentation, les danseurs se prêtent de bonne grâce au jeu des photos. Quelques jours plus tard, nous nous rendons a pied au marche aux oiseaux qui ne se trouve pas loin de notre GH. Ce marche regroupe des vendeurs d'oiseaux petits et grands, mais aussi ceux qui vendent des poissons d'aquarium, geckos, reptiles, un petit varan, tortues, hérissons, souris, lapins, chats et chiens. On y trouve de très belles cages a oiseaux ainsi que tout le matériel nécessaire a ceux qui souhaitent acquérir un animal. On peut de même acheter la nourriture desdits animaux (grillons, vers et asticots vivants en tous genres). Cette visite est très intéressante. Juste en face du marche aux oiseaux se trouve un marche aux fleurs et arbrisseaux. Les marchands y vendent de jolies fleurs qui semblent pousser sur des troncs et évidemment des orchidées. Nous prenons un bus pour la gare (3000 IDR) et cherchons des renseignements sur la visite du volcan Bromo. La 1re possibilité consiste a prendre le train de Yogya a Probolinggo qui part vers 7h30 le matin et arrive vers 16h (35000 IDR en classe économique). Si nous choisissons cette option, nous devrons nous débrouiller par nos propres moyens pour la suite. L'alternative consiste a prendre un tour organise.
Borobudur et Prambanan Nous réservons une excursion pour Borobudur et Prambanan (70000 IDR avec le petit déjeuner + entrée Borodubur 175000 IDR + entrée Prambanan 160000 IDR) auprès de l'agence Cakra Travel que l'on nous avait recommandée. Le départ est prévu a 4h40 pour voir Borobudur au lever du soleil. Notre chauffeur est ponctuel. Nous sommes les seuls clients dans la voiture. Sur la route de Borodubur, il nous arrête a un endroit pour faire une photo du Merapi fumant, celui qui a explosé en 2010. Les dégâts sont encore bien visibles. Le volcan est sous haute surveillance. Il parait qu'une éruption se produit tous les 4 ans. Nous arrivons a Borobudur vers 7h du matin. Quelques visiteurs sont deja la. Borodubur est un ensemble architectural compose d'une base de 118m sur 118. Les 6 terrasses des niveaux inférieurs sont carrées. Elles sont surmontées par 3 terrasses rondes. Le monument a survécu a plusieurs catastrophes naturelles. De gros travaux ont été entrepris pour consolider la base de l'édifice. Les sculptures ont été restaurées ce qui fait que le temple est en bon état. Le monument suivant se situe assez près de Borobudur. Il se nomme le Mendut (entrée 3300 IDR). C'est un temple assez petit; il abrite une statue de 3m de Bouddha assis. Nous nous rendons enfin a Prambanan, a 17km de Yogya. Cet ensemble nous a immédiatement fait penser a Angkot Vat. Les temples principaux sont dédiés a Shiva, Brahma et Vishnou. Leur état de renovation est bon et nous avons pu admirer de fins détails dans les sculptures. Contrairement a Angkor qui a été bâti pendant une très longue période, ces temples ont été construits pendant 2 siècles seulement, donc il n'y a qu'un seul style.
Yogya (bis) Nous réservons auprès de notre agence de voyages, Cakra Tours, le tour Mont Bromo, plateau d'Ijen, dépose au ferry pour Bali. Ce prix inclut le transport et 2 nuits d'hôtel resp. a Bromo et Sempol (550000 IDR). Nous réservons cet arrangement pour nous simplifier la vie et éviter les risques dont parle le LP. Nous assistons a une ultime représentation de theatre marionnettes en bois a dans le palais du sultan. Le principe est le même que pour les marionnettes en cuir. L'artiste joue tous les rôles, sauf l'interprétation des voix féminines qui sont chantées par un chœur. Les marionnettes sont très belles et très travaillées. C'est notre dernier jour a Yogya et nous faisons quelques achats pour nos familles.
Bromo et plateau d'Ijen Notre chauffeur passe nous prendre a l'heure prévue et nous commençons la tournée des GH pour collecter 6 passagers supplémentaires. Nous serons donc 8 dans le minibus ce qui laisse suffisamment de place pour les jambes. Le minibus roule sur des routes étroites et encombrées. Il commence a pleuvoir. La pluie s'intensifie au fur et a mesure que nous approchons de Probolinggo jusqu'a devenir torrentielle. Nous nous demandons comment va se passer notre excursion au Bromo. A Probolinggo, le minibus s'arrête a l'agence Metrotama Tours ou les passagers de plusieurs minibus sont regroupés dans 2 minibus de transport de la ville de Probolinggo. Nous sommes conduits au Yoschi's hotel a Sukapura (www.yoschihotel.com). Il est presque 22h. Nous avons juste le temps de commander un repas car les cuisines ferment a 22h. Les chambres standard du Yoschi n'ont pas d'eau chaude, mais il est possible d'avoir une douche chaude a l'extérieur du bâtiment. Heureusement, la pluie a cesse durant la nuit. Nous nous réveillons a 3h et on nous remet un petit déjeuner dans un carton. Le carton contient un verre d'eau, 2 tranches de pain toast, une plaquette de beurre, une de confiture et une petite banane. Nous avons décidé de grimper au Bromo a pied malgré toutes les tentatives pour nous en dissuader . A 3h30, nous prenons place dans une jeep qui monte des touristes au Bromo (15000 IDR jusqu'au parking de Cemoro Lawang, soit 4 ou 5 km de montée raide). Le 4x4 nous dépose. Nous demandons notre chemin et on nous dit qu'il faut suivre la route des jeeps. La route descend, puis fait un virage a droite. Des motos et des meneurs de chevaux nous proposent de nous mener au Bromo moyennant rémunération, mais pas de nous indiquer notre chemin. A la lueur de nos lampes frontales, nous voyons un panneau indicateur pour voitures et des traces de pas qui partent en diagonale du panneau. Il fait nuit noire et rien ne nous aide a nous orienter. Nous avions vu sur la carte de l'agence Métrotama qu'il fallait prendre a gauche. Nous partons en direction des traces de pas dans le sable. Nous marchons et, a un moment donne, nous distinguons une lumiere au loins , en nous retournant nous apercevons 2 lampes frontales qui marchent rapidement dans notre direction. Un jeune couple nous rejoint. Ils semblent connaître la route et nous les suivons. En effet, ils nous mèneront jusqu'à l'endroit ou est installée une sorte de cantine ou l'on vend café et boissons. La cantine ouvre vers 4h15 et a une lumière repérable de loin. A env. 200m de la, on peut distinguer les escaliers qui mènent au volcan. Nous montons et avons la joie d'admirer le lever du soleil en compagnie d'une dizaine d'autres visiteurs. Nous remercions le jeune couple qui nous a servi involontairement de guide. Lui est Espagnol et propriétaire d'un centre de plongée en Indonésie. Les jeeps arriveront un peu plus tard. Elles déposent d'abord leurs touristes au point de vue pour assister au lever du soleil. On nous a dit que nous n'avions rien manque, a cause du nombres de touristes (plus d'une centaine parait-il) qui se pressent au point de vue. Puis les 4x4 viennent au Bromo ou les chevaux attendent ceux qui ne veulent pas marcher jusqu'en bas de l'escalier. Nous redescendons juste avant leur arrivée et rentrons a pied jusqu'à l'hôtel Yoschi. Sur le chemin du retour, Jean-Pierre relève qu'il faut bifurquer au panneau indicateur et prendre un cap a 221 degrés. A 10h, nous reprenons notre minibus de la ville qui nous ramène a Probolinggo ou les touristes sont répartis dans les différents véhicules en fonction de leur destination. Nous montons dans un autre minibus en direction de Bondowoso ou nous arrivons a la tombée de la nuit. Notre GH est le Catimore. Nous nous installons dans notre chambre. La sdb est équipée d'eau chaude. Quelqu'un nous dit que nous devons payer une taxe de 25000 IDR pour l'entree du parc. Nous nous apercevrons plus tard que ce quelqu'un est en fait le chauffeur d'un autre minibus. Le même chauffeur nous propose de manger a l'hôtel pour 50000 IDR, ce que tous les touristes de notre bus refusent. Nous irons ensemble dans un warung voisin manger un bakso pour un prix dérisoire. Certains touristes ont décidé de partir a 1h du matin pour voir les flammes bleues qui sortent du cratère. Pour cela, le chauffeur leur réclame un supplément de 100000 IDR par personne. Le lendemain, nous prenons notre petit déjeuner a l'hôtel Catimore. Un employé de l'hôtel nous tend 2 papiers avec un tampon qui mentionne "entrée avec un appareil photos 55000 IDR". Tiens, le prix a augmente depuis hier !! Nous refusons de payer en disant que nous n'avons qu'un seul appareil photos pour 2 et que nous paierons le droit d'entrée a l'entrée du parc. Nous ne sommes plus que 2 dans le minibus et notre chauffeur nous dépose a Postpaltuding a 5h. L'heure est parfaite pour nous car le jour commence a se lever et nous pouvons monter sans l'aide de nos lampes frontales. Le chemin est large. Il est un peu raide par endroits, mais ne présente aucune difficulté. Un mineur nous accompagne. Il nous explique que le souffre est expulse du cratere sous forme de vapeur, puis devient liquide. Il est alors de couleur orange. Puis, le souffre se solidifie et devient jaune. Les mineurs le cassent au moyen d'une barre a mine et le transportent jusqu'en bas du volcan. Les mineurs portent entre 80 et 100 kg a chaque voyage, mais certains transportent jusqu'à 120 kg. Ils sont payés au poids de leur cargaison. Leur rémunération est de moins de 10 centimes le kg. C'est une societe privée qui achete les blocs de souffre. Nous avons été frappés par leur gaité malgré la dureté de leurs conditions de travail. Ils rient et plaisantent avec nous. Aucune mesure sécurité n'est prise. Ils s'occupent eux-mêmes de l'entretien du chemin qui mène au cratère et font en sorte que le sentier ne soit pas trop glissant pour les porteurs qui descendent chargés. En montant, nous croisons les touristes qui sont partis a 1h30 le matin. Ils ont bien vu les flammes bleues et sont descendus dans le cratère alors qu'ils faisait encore nuit. Leurs photos sont superbes ! Mais la descente dans le cratère de nuit, ce n'est pas vraiment pour nous... Les mineurs nous demandent des cigarettes et des biscuits. Celui qui nous accompagne descend dans le cratère avec notre appareil photos et nous rapporte de magnifiques prises de vues. Il nous demande de l'argent. Nous lui en donnons. Nous retournons a l'entrée du parc et voyons une banderole qui indique que le site est temporairement ferme. Il n'y a donc pas lieu de payer de droit d'entrée a qui que ce soit. A 8h, le chauffeur du minibus nous conduit au ferry a destination de Bali. Nous prenons le ferry (6000 IDR), puis un bus pour Denpasar (50000 IDR) et enfin une sorte de taxi pour Ubud (100000 IDR pour le taxi). Nous trouvons un homestay (Anggada) dans une petite rue tout près de l'office du tourisme (100000 IDR une grande chambre sur la rivière avec sdb eau chaude, petit déjeuner et wifi). Nous mangeons dans un petit restau du coin et partons nous coucher, épuises par les horaires et trajets de ces derniers jours.
Ubud Tout d'abord, nous nous reposons et nous promenons un peu dans Ubud. L'actuelle petite ville d'Ubud englobe les petits villages environnants. Le centre ville est agité. De nombreuses boutiques s'y sont installées et nous recevons d'incessantes propositions de taxis, agences de voyage ou vendeurs de souvenirs. Ubud est une cité culturelle. Tous les soirs, on peut assister a des spectacles de danses, de musique traditionnelle ou occidentale ou encore de marionnettes. Beaucoup de Balinais s'adonnent a la peinture (sur toile ou sur bois), la sculpture sur bois et sur pierre (volcanique), au tissage ou encore a la poterie. Les artisans sont habiles et certaines pièces sont magnifiques. Nous flânons dans le marche en quête de souvenirs a rapporter, malheureusement, les prix sont élevés. Il y a nombreux temples publics ou prives dans la ville. Certains sont vraiment imposants. Les Balinais sont majoritairement hindouistes et nous voyons régulièrement des gens déposer des offrandes dans les temples. Sur Monkey Forest Road, il y a un parc avec des singes, sans doute des macaques. Avant que nous ayons le temps de réaliser ce qui se passe, l'un des singes a grimpé sur mon dos et arrache le paquet de cacahouètes que j'avais place dans une poche latérale de mon sac a dos. J'avais oublie l'existence de ce paquet de cacahouètes, mais le singe l'a bien vu ! Nous louons une moto afin de visiter les environs d'Ubud. Nous commençons par le marche artisanal de Sukawati qui est très étendu. Il y a beaucoup de choix et les prix sont très inférieurs a ceux d'Ubud. Nous voyons quelques artisans a l'œuvre et sommes impressionnés par leur adresse. Nous visitons aussi quelques temples au nord d'Ubud, dont le Gunnung Kawi (entree 15000 IDR) avec ses sculptures dans la falaise. Nous poursuivons notre route vers le lac Batur (entrée du site 11000 IDR). En chemin, nous traversons des plantations de cafe. Le lac Batur a été forme dans la caldeira d'un volcan. Le volcan s'est scindé en 2 ou 3 volcans. La région a une activité sismique importante. Entre 1800 et nos jours, je crois qu'il y a eu 22 ou 23 éruptions volcaniques, la dernière en 2000. On voit nettement qu'il y a 2 caldeiras. Nous profitons aussi de notre moto pour aller a Amed et Tulampan. Il n'est pas facile de se rendre d'Ubud a Amed ou Tulampan (ou n'importe ou d'ailleurs) en transports publics car, a Bali, personne ne veut nous donner les informations necessaires. Meme l'office du tourisme rechigne a nous aider. Les conducteurs de bemos nous annoncent des prix deraisonnables pour de petites distances. On dirait qu'ils veulent fonctionner comme des taxis. Amed nous plaît bien. La plage est constituee de sable noir, le snorkeling est bon lorsque l'on part depuis la plage face a Ecodive. Nous trouvons quelques homestays qui offrent des chambres a des prix raisonnables. Quant a Tulampan, c'est un village tout en longueur. Tulampan s'est développé en raison de la présence, pas très loin du rivage, de l'épave du bateau américain "Liberty" qui a apporté la visite de nombreux plongeurs. Ici, pas de plage. On enjambe un muret et descend directement dans l'eau. Un jour a Ubud, nous décidons de suivre le sentier des rizières. Nous nous trompons et prenons le chemin en sens inverse. Par la suite, nous nous apercevrons qu'il est beaucoup plus facile de le faire dans ce sens. Les rizières sont très belles. Les couleurs vont du vert pâle de la jeune pousse au jaune éclatant de l'épi de riz mur. Les paysages sont très reposants. En chemin, nous croisons des touristes qui effectuent le circuit à velo ou a pied, parfois en compagnie d'un guide. Le chemin est très bien trace. Plusieurs echoppes sont installées sur le chemin et des artistes peignent des tableaux ou dessinent au fusain. Nous voyons des agriculteurs qui récoltent le riz, battent les épis de riz mûrs pour en extraire la céréale ou encore tamisent le riz. Ils nous font signe de la main. On est bien loin de l'agitation et du côté commercial de Monkey Forest Road. Et pourtant, nous sommes tout au plus a 3-4km du centre ville. Pour notre dernier jour a Ubud, nous visitons le musée ARMA (entrée 50000 IDR avec une boisson) qui expose des œuvres d'artistes balinais et étrangers. Nous profitons de notre visite pour assister au cours de danse balinaise donne aux enfants. En voyant la professeure corriger ses eleves, nous nous rendons compte des difficultés de cette danse traditionnelle. De plus, les éleves ont tous les âges et tous les niveaux et donner un tel cours ne doit pas être de tout repos. Les Balinais ont fini par avoir raison de nos tentatives d'utiliser les transports publics. Nous allons partir en minibus pour Pandangbai (50000 IDR). En effet, nous craignons qu'être obligés de changer de bus a diverses reprises augmente sérieusement le risque de payer notre trajet plus cher en bus qu'en minivan. Nous en avons eu de nombreux exemples.
Ubud - Labuanbajo Le minibus pour Padangbai nous dépose au départ des bateaux rapides pour les îles Gillis. Nous nous rendons au départ du ferry lent qui relie Padangbai (Bali) a Lembar (Lombok) pour le prix de 36000 IDR. Le ferry part peu après 9h et nous arrivons a Lembar vers 14h. Entretemps, nous téléphonons a un charmant monsieur au bureau de la compagnie nationale Pelni qui dessert les îles (www.pelni.co.id) a Mataram. Ce monsieur nous a confirme que le navire Tilong Kabila part bien demain a 15h de Lembar pour Labuanbajo Bajo via Bima sur l'île de Sumbawa (159000 IDR en classe pont dite Ekonomi). A notre arrivee au port de Lembar, nous prenons un minibus-bémo-taxi (la différence n'est pas claire) pour le bureau de la Pelni a Ampenan, un quartier de Mataram ou nous avons juste le temps d'acheter nos billets avant la fermeture du guichet. Notre chauffeur nous conduit ensuite a Cakra, le quartier des hôtels bon marche (coût total du taxi 100000 IDR). Nous prenons une chambre au OKA homestay (90000 IDR avec sdb eau froide et petit déjeuner). Le lendemain, nous achetons quelques victuailles en prévision de notre voyage en bateau. Nous avons lu sur les forums que la nourriture n'est pas fameuse et surtout qu'il n'y en a souvent pas assez pour tous les passagers. Au départ du bateau, il y a foule. Tout le monde veut monter en même temps. Se pressent porteurs, petits vendeurs, voyageurs et leurs accompagnants. Ca pousse fort et nous avons de la peine a trouver des matelas. Nous finissons par dénicher un endroit sur le pont no. 3 ou il y a des places libres. Après le départ du bateau, un marin distribue des matelas a tous ceux qui en font la demande. Nous passons 26h sur ce bateau dans un espace confine en compagnie d'un jeune couple de Français rencontre a Mataram et de centaines d'Indonesiens. Ces derniers ont l'habitude de conditions spartiates. Nous avons de la peine a nous habituer a la fumee des cigarettes, aux odeurs de WC ou de cuisine, au bruit et a la lumière toujours allumée. Les Indonésiens font la queue pendant longtemps pour aller aux toilettes ou se laver. A un moment donne, les marins interdisent l'accès des toilettes et ferment toutes les portes a clé pour procéder au contrôle des billets. Le voyage se passe bien. A Bima, un nombre important de passagers monte dans le bateau. L'équipage ouvre un nouveau pont pour les accueillir, mais cela n'est pas suffisant et certains dorment dans les escaliers ou sur le pont. Nous sommes heureux d'arriver a Labuanbajo vers 18h le dimanche. A l'arrivée, nous constatons qu'une foule nombreuse attend sur le quai pour monter dans le Tilong Kabila. Mais ou vont-ils caser tous ces gens ? Nous prenons une chambre au Gardena (175000 IDR la double sdb eau froide avec petit déjeuner et sans wifi). Un peu cher a notre avis, mais la réceptionniste est inflexible.
Labuanbajo et île de Seraya Nous nous renseignons sur les diverses possibilités sur place (excursion aux Komodos, bus pour Ruteng ou Riung, et aussi notre voyage de retour qui peut se faire soit a nouveau sur le Tilong Kabila, soit en bus et ferry (coût 250000 IDR pour presque 30h de trajet) ou encore "croisière" qui comprend une visite aux Komodos, du snorkeling et dépose a Mataram ou Sengiggi (1550000 IDR pp) avec l'agence Kencana. Nous avons de la peine a faire un choix. Notre temps est limité maintenant. Un Français qui réside a Florès depuis 15 ans nous affirme que le meilleur snorkeling se trouve près de Labuanbajo. Il faut aller sur les îles car l'eau n'est pas propre ici. Nous avions déjà constaté que les marins du Tilong Kabila jetaient tous les déchets par dessus le bord. Nous finissons pas opter pour un hotel sur l'île de Suraya (coût 260000 IDR par jour la double avec petit déjeuner + 10000 pour l'eau, transfert sur l'île inclus, minimum 2 jours). Le passage en bateau de pêcheur dure environ 1h. Nous nous installons dans un petit bungalow ultra basique (bungalow en bois et bambou tresse, WC et douche a l'exterieur (mais prives) eau froide. Le WC se rince a l'eau de mer. L'électricité fonctionne de 18 a 22 heures). Apres un repas de midi simple (25000 IDR un gagogado et 25000 IDR un nasi goreng), nous louons des palmes (15000 IDR palmes seules) et allons explorer les fonds marins. Lorsque le soleil éclaire parfaitement le récif, nous pouvons admirer un nombre incroyable de poissons. Il y a des bans de poissons rayés noir et blanc, d'innombrables petits poissons d'un bleu électrique. Certains poissons sont presque transparents et semblent nous regarder avec curiosité. Nous voyons des poissons perroquets, une raie, au moins 2 types d'étoiles de mer. J'en vois même une a 4 branches. L'une de nos voisines crie qu'il y a une tortue, mais elle est trop loin pour que nous puissions la voir. Toutes les couleurs et tous les motifs sont représentés. Un vrai aquarium. Le récif est encore en bon état car les coraux sont le plus souvent colorés. Nous apercevons d'énormes bénitiers qui doivent mesurer pas loin d'un mètre. Le soir, nous grimpons sur la colline pour admirer un coucher de soleil rougeoyant derrière une petite île. De retour a Labuanbajo, nous nous installons au Matahari GH (100000 IDR la double eau froide, WC asiatiques, wifi). Nous réservons notre retour par le bateau de l'agence Kencana (tour de 4 jours/3 nuits).
Environs de Labuanbajo (location de moto) Vers 10h, Jean-Pierre finit par obtenir une moto automatique pour 2 jours (75000 IDR pour un jour, 120000 pour 2 jours). Nous prenons la route de Ruteng. Des que l'on sort de Labuanbajo et que l'on grimpe sur les collines, les paysages sont de toute beaute. Nous profitons d'une splendide vue sur les montagnes couvertes de verdure. Les enfants nous saluent en criant et en riant, ils essaient de nous toucher. Les habitants sont amicaux. Le tourisme de masse n'est pas encore arrive jusqu'ici. La route est goudronnée, mais, a certains endroits, le bitume a été creusé, sans doute pour faire place a un goudronnage tout neuf. Malheureusement, la plupart des trous ne sont pas signalés et, s'ils le sont, c'est par des pierres posées au bord desdits trous. Jean-Pierre doit sans cesse être en alerte car tout peut arriver. A certains endroits la route est très dégradée. A ceci s'ajoutent les bus et camions stationnes ou en panne au bord de la route. Nous nous arreterons a Cancar pour admirer les rizieres disposees en toile d'araignee. En retournant vers Labuanbajo, nous apprecions les paysages idylliques sur un fond d'Ocean Indien. Sur la route, il y a des chutes d'eau. Il y a apparemment aussi un lac dont on peut faire le tour a pied, ce que nous ne faisons pas par manque de temps. Pour visiter Flores, il faut avoir du temps. Nous avons regretté de ne pas avoir pu aller jusqu'à Ende, Maumere et aussi d'avoir manque la visite du Kelimutu, volcan pourvu de 3 lacs de couleurs différentes. Ce que nous avons pu voir de l'île nous a beaucoup plu. Les habitants sont charmants. Ils paraissent heureux d'avoir des visiteurs. Lorsque nous avons eu des difficultés pour faire démarrer la moto, ils se sont immédiatement arrêtes pour nous aider.
Labuanbajo - Mataram (tour de l'agence Kencana) En compagnie de 6 autres touristes, nous embarquons sur un bateau en bois. Le voyage inclut la nourriture ainsi que l'entree du parc des Komodos (sauf pour l'appareil photos 50000 IDR). 5 marins sont du voyage. Il y a le guide, Yoyo et 4 autres personnes (capitaine et membres d'équipage) qui s'occupent de barrer le bateau, preparer la nourriture et entretenir le bateau. Nous dormons sur des matelas juste au dessous du toit. Le 1er jour, nous faisons d'abord un arrêt snorkeling ou nous embarquons 3 autres touristes polonais. Puis, les marins nous conduisent a Rinca Island pour voir les dragons des Komodos. 3 rangers du parc, armés de batons qui se terminent en fourche, accompagnent notre groupe. Il est midi et les varans paraissent apathiques. Ils dorment pres des cuisines du camp. Les rangers nous expliquent que les dragons sont extrêmement rapides lorsqu'ils chassent une proie et qu'il faut se tenir à plus de 5 mètres d'eux. Nous reprenons la mer jusqu'à un endroit (Red Beach je crois) ou le snorkeling est bien plus beau qu'avant. Malheureusement, il est plus de 16h30, le soleil décline et la visibilité est moins bonne. Dommage, car ici les coraux ne sont pas endommagés. Nous repartons pour Kalong island ou nous arrivons juste avant la tombée de la nuit. Nous avons le temps d'apercevoir quantité de chauve-souris géantes (flying foxes). Nous passons la nuit au mouillage devant Kalong Island. Le lendemain matin, nous retournons au parc des Komodos, mais sur une autre île. Il est près de 8h du matin, nous effectuons une petite boucle. Les rangers nous donnent des explications intéressantes sur la vie des varans, leur nourriture, etc. Ces animaux mangent leurs propres petits. La femelle couve ses œufs jusqu'a l'eclosion. Puis, elle les abandonne et les petits varans partent trouver refuge dans les arbres jusqu'a ce qu'ils soient assez forts pour survivre a terre. Quand nous arrivons sur la plage, il y a des varans de grande taille. Le plus gros doit mesurer 3.5 mètres. Cela doit être un mâle dominant car lorsqu'il se lève, un autre varan lui cède sa place en souflant bruyamment pour marquer son mecontentement. Impressionnant. Nous reprenons la route pour Manta Point. La, nous nous mettons a l'eau équipés de masques et tubas. Il y a du courant et nous dérivons sur les raies manta. Le bateau nous suit. Ces raies sont énormes. Elles se deplacent tout en douceur. Nous garderons un merveilleux souvenir de cette expérience. Nous rentrons au bateau, ravis de notre journée. Le bateau repart et les marins barrent toute la nuit. Au petit matin, ils jettent l'ancre au large de la petite île de Satonda (Sumbawa Island). Après le petit déjeuner, nous faisons un peu de snorkeling sur un recif, puis Yoyo nous mène a un lac d'eau salée ou certains font un voeu symbolise par une pierre attachée à un arbre. Le bateau repart jusqu'à un endroit près duquel se trouvent des chutes d'eau. Tous les touristes sont très heureux de prendre une douche dans cette chute d'eau douce et rafraîchissante. Les marins remplissent des jerrycans pour le bateau. Nous repartons jusqu'à Gili Bola ou nous ancrons. En pleine nuit, le capitaine met en marche le moteur et nous conduit jusqu'à Labuhan Lombok ou nous arrivons vers 7h du matin. Un minibus nous attend. Nous allons jusqu'à Mataram en compagnie d'un couple de Belges. Les autres touristes continuent jusqu'à Sengiggi. Nous prenons congé d'eux. Avec les Belges, nous prenons un taxi avec compteur pour le port de Lembar (62000 IDR le taxi), puis le ferry pour Padangbai (36000 IDR). Le ferry doit patienter une bonne heure avant d'obtenir l'autorisation d'entrer au port de Padangbai qui semble trop petit pour accueillir tout ce trafic. Nous débarquons enfin et partageons un minibus avec nos amis belges (100000 IDR pour nous 2 pour Ubud et 120000 IDR pour eux 2 a destination de Denpasar). Nous les quittons a Ubud et nous rendons immédiatement au Anggada House ou nous avions pris la précaution de téléphoner auparavant. Nous sommes très heureux de retrouver notre logeuse et sa famille.
Ubud Nous voici de retour a Ubud. Nous louons a nouveau un scooter et nous rendons a Singaraja dans le nord de Bali. La route grimpe dans la montagne ou la temperature devient fraiche. Nous faisons un petit arrêt au marche de Candikuning ou les vendeuses proposent, en plus des fruits et légumes habituels, toutes sortes d'épices, comme de la vanille ou du safran. A cet endroit, nous goutons nos premieres fraises de l'annee. Tout près de la se trouvent les lacs Bratan et Buyan. Les bords des lacs sont tres reposants. La région compte egalement plusieurs temples richement décorés. Nous rejoignons ensuite le lac Batur que nous avions déjà visite lors de notre premier passage. Au retour, nous nous arrêtons dans une "plantation de café" qui n'est qu'un endroit ou l'on vend du café, du the, des épices ou des parfums a des prix prohibitifs. Pour notre dernier jour de location de moto. Nous visitons le marche de Gianyar ou nous achetons quelques denrées et goutons a la spécialité locale, le babi goreng, délicieux cochon grille assez épicé. Depuis plusieurs jours, la maison de notre homestay est remplie de membres de la famille, amis, voisins et connaissances des propriétaires. En effet, le corps du grand-père, décédé au mois de mars, va être incinéré. La date du 14 mai, favorable pour assurer au défunt un bon passage dans l'eau delà, a été choisie en fonction du calendrier balinais. Notre homestay se transforme en ruche bourdonnante de visiteurs. Tous s'activent pour produire des décorations d'une grande qualité artistique. Les hommes préparent une tour de bambou de plusieurs étages ou sera place le corps du grand-pere decede ainsi qu'un taureau confectionne d'env. 2 mètres de haut. Les femmes s'occupent de la nourriture et de la décoration. Les amis et connaissances leur rendent visitent et apportent des offrandes. Nous avons compte pas moins de 6 palettes de decorations et offrandes déposées devant la maison et recouvertes de bâches en vue de la crémation. Un orchestre de gamelans a ete installe dans la cour interieure, pour le plus grand bonheur des enfants. Demain sera le grand jour. En nous promenant dans Ubud, nous constatons qu'une rue a été barrée car on y a dépose l'immense statue d'un taureau noir pose sur des bambous ainsi qu'une énorme tour. Ces elements sont magnifiquement decores. L'office du tourisme nous explique que l'un des fils du roi d'Ubud est décédé a Jakarta en février a l'âge de 90 ans et que sa crémation va avoir lieu demain. Tous les habitants d'Ubud et des villages environnants viennent lui rendre hommage. Cette cérémonie n'est pas du tout conçue pour les touristes; au contraire, elle est rare et nous sommes conscients que nous avons de la chance d'être a Ubud a ce moment. En l'honneur du souverain décédé, un spectacle de legong est donne un soir. Nous y assistons et sommes impressionnés par ces danses très précises. Chaque mouvement du corps et des mains, le déplacement des yeux, les pas de danse sont très élaborés. L'orchestre est parfaitement en rythme et un homme chante l'histoire qui se déroule. Les costumes sont de couleurs chamarrées. Nous sommes très contents d'avoir pu assister a ce spectacle de danse balinaise. Au début de l'apres-midi du 14 mai, nous assistons en compagnie de la population au defile qui precede la crémation du fils du roi d'Ubud. Le depart est donne a 13h et ..... la pluie commence a 13h pile. Les porteurs portent tous le costume traditionnel balinais. La cérémonie est joyeuse car selon la croyance hindouiste, le défunt va pouvoir passer dans une vie meilleure car la crémation le délie de ses attaches terrestres. La pluie redouble et les porteurs accompagnes par les enfants du coin courent en riant sous des trombes d'eau. Le corps est transporté jusqu'au cimetière, puis brûle selon le rite hindou. Le coût d'une telle cérémonie est exorbitant et les pauvres profitent de la crémation d'une personne aisée pour incinérer leurs morts a un prix abordable pour eux. Pour notre départ d'Indonesie, nous avons réservé un minibus pour l'aéroport de Denpasar pour 50000 IDR. Le lendemain, nous quittons Bali pour rentrer chez nous. Nous sommes heureux de retrouver notre famille et nos amis après cette longue absence.
Préambule Nous voyageons en mode routard avec un sac à dos à roulettes (roulé la grande majorite du temps). Nous choisissons generalement des hôtels ou homestays avec sdb et ventilateur. Nous privilégions les transports locaux (bus, van ou becak). Nous aimons prendre nos repas sur les marchés, mais ne dédaignons pas un bon petit resto de temps a autre. Les prix que nous indiquons sont pour une personne, sauf pour l'hôtel ou nous donnons le prix de la chambre. Pour ce qui concerne les transports, nous indiquons les prix que nous avons payés, sachant que les tarifs ne sont affichés qu'aux terminaux de bus. Certains rabatteurs en profitent pour augmenter le prix (jusqu'à 4x). Nous avons passe presque 2 mois en Indonésie. C'est un vaste pays très intéressant. Il y a de grandes différences entre les îles. Sumatra, la grande île, est encore peu touchée par le tourisme. Java est l'île la plus peuplée, Bali la plus touristique (de meme que l'ouest de Lombok) avec les avantages et inconvénients que cela comporte. Sumbawa ne reçoit que peu de touristes. Flores, (avec les Komodos) cherche a attirer les touristes qui auparavant restaient a Bali. Du côté religieux, l'Indonesie est un pays musulman. Il est difficile, dans les endroits bon marche, d'echapper au muezzin (a partir de 4h30 le matin). 2 exceptions : Bali qui est majoritairement hindouiste et Flores essentiellement catholique.
Les + variété des paysages et des religions nombreux volcans actifs très beaux fonds marins (Komodos, Flores). Nous n'avons pas visite Sulawesi. population amicale et serviable dans la majorité des cas Les - les habitants ne sont pas toujours sympas dans les endroits fréquentes par les touristes. toujours bien négocier les prix pour éviter une inflation galopante en dehors de Bali, beaucoup de gens ne parlent pas anglais. Il vaut mieux apprendre quelques rudiments d'indonésien.
Nos préférences: Yogyakarta, ville culturelle avec un beau kraton et une population super accueillante. Nos regrets: Ne pas avoir pu passer plus de temps sur l'île de Flores (10 jours au moins)
Déplacements: Se deplacer par la route en Indonésie est folklorique et prend énormément de temps. A Sumatra et Flores, 25 km/h est une bonne moyenne. Sur Java ou Bali il faut compter environ 35 km/h.
Coût de la vie (pour ceux qui voyagent long terme) Voyager en Indonésie nous a coûte la même chose qu'aux Philippines. Nous avons reserve des arrangements via des agences de voyages lorsque le faire par nous-mêmes était compliqué (Bromo-Kawah Ijen et retour de Labuanbajo a Lombok). Le coût de la vie est plus élevé qu'au Laos ou Cambodge.
Cela dit, voici notre carnet de voyage proprement dit
Medan Nous atterrissons a Medan en matinée (vol Firefly de Penang en Malaysie pour 221 MYR). Les formalités accomplies (nous avons un visa de 60 jours que nous avions pris a Kuala Lumpur), nous sortons de l'aéroport pour prendre un becak pour le centre ville que nous payons 8000 IDR après négociation. Le Kesawan hotel est en plein centre ville (200000 IDR la double standard). L'arrivee a Medan est rude. Cette ville est bruyante et polluee. La circulation est infernale. Nous allons voir la mosquee Raya, splendide et imposante. Ici, nous constatons qu'il faut négocier a l'avance le prix de chaque chose pour éviter de mauvaises surprises. Les individus qui nous abordent en premier pour nous offrir des billets de bus n'hésitent pas a multiplier les prix par 2, 3, 4 ou même plus. Il faut aussi toujours vérifier la monnaie rendue. Mais tout est fait avec le sourire, sans agressivité.
Bukit Lawang (Orang Outans Réhabilitation Center) Nous négocions un becak (25000 IDR) pour la gare tourière de Pinang Baris. La, nous prenons un minibus pour Bukit Lawang que nous payons 25000 IDR. Arrivés a destination, nous reprenons un becak (5000 IDR pp) jusqu'au pont. Nous choisissons une chambre au Wisma Leuser, tout près des ponts qui enjambent la rivière (50000 IDR). Cela nous évite de transporter nos bagages sur un chemin pas facile par endroits. A Bukit Lawang, nous sommes sans cesse questionnés sur nos projets par des guides, chauffeurs de minivans, etc. Le tout avec gentillesse et parfois insistance. Le lendemain, nous allons chercher nos permis pour assister au nourrissage des orang outans qui ne sont pas encore tout a fait capables de se débrouiller seuls (20000 IDR pp + 50000 IDR pour l'appareil photos). Ce centre a ete cree par le WWF pour sauver les orang outans de la disparition, leur habitat étant de plus en plus rapidement remplace par des plantations de palmiers a huile. Le centre est maintenant géré par le gouvernement indonesien. A l emplacement du nourrissage, le ranger qui transporte des bananes et autres fruits dans son sac a dos frappe plusieurs coups sur les planches. Au bout de quelques minutes, nous apercevons une femelle et son petit cramponne a elle. Elle s'approche. Le ranger lui tend une douzaine de bananes qu'elle prend de ses mains. Nous sommes ravis d'avoir pu voir un orang outan d'aussi prêt . Plus tard, nous verrons un jeune orang outan qui vient se sustenter. D'autres singes, surtout des macaques, sont également la et tentent de grappiller quelques restes de nourriture. Sur le chemin du retour, nous verrons un autre orang outan qui se balance tranquillement entre les arbres.
Tuktuk (île de Samosir sur le lac Toba) Nous prenons un minibus direct de Bukit Lawang a destination du lac Toba (150000 IDR) car nous voulons éviter une nuit supplémentaire a Medan. Le chauffeur traverse Medan avec sa circulation cauchemardesque et nous conduit jusqu'à Parapat, lieu de départ des ferrys pour l'île de Samosir. Nous prenons le dernier ferry (18h) pour Tuktuk (inclus dans le prix du minivan) et demandons que l'on nous dépose au Carolina Cottages. L'hôtel n'a pas de place pour toute la période qui nous intéresse car nous sommes a quelques jours de Pâques. Il commence a faire nuit. Nous nous arrêtons au Sibigo GH tout près ou on nous offre une chambre au bord du lac. Après négociation et plusieurs tergiversations de leur part, nous louons une chambre pour 4 jours a 70000 IDR/jour. Notre chambre donne sur le lac et la vue est belle. Il ne manque que la moustiquaire, mais la GH n'en fournit pas. Tuktuk ne semble composée que d'hôtels, restaurants, locations de vélos ou motos et revendeurs de billets de bus ou autres. Nous louons une petite moto (70000 IDR) pour faire le tour de l'île. Nous commençons par Tomok et son marche ou nous achetons des avocats. Nous poursuivons notre route vers la montagne d'où le panorama est superbe. La route est generalement bonne sauf certains tronçons qui sont vraiment en mauvais état. Il y a des glissements de terrain et parfois, il manque une partie de la route. Nous voyons des Indonésiens qui travaillent dans des rizières en terrasses. Nous photographions les curieuses maisons Batak avec leur toit recourbe. Les Batak étaient animistes jusqu'à ce qu'un missionnaire allemand les convertisse au protestantisme. Lorsque la route longe le lac, nous apercevons des parcs d'élevage de poissons. En effet, les Batak élèvent un poisson a grosses écailles qui ressemble un peu au tilapia que nous avons vu aux Philippines. Le lendemain, nous prenons le ferry pour Parapat (10000 IDR) et nous rendons au terminal de bus pour à acheter nos billets pour Bukit Tinggi (180000 IDR pour un bus executive avec air conditionne). Le départ est a 15h; l'arrivée est prévue à 7h le lendemain matin. Nous visitons aussi Parapat et constatons que les locaux se rendent a quelques centaines de mètres a droite du départ du ferry. La, ils s'installent sous de grandes tentes, pique-niquent, achètent des fruits auprès de petits vendeurs de rue, louent des bouées (chambres a air de camion ) et se baignent tout habillés, tout cela dans un joyeux brouhaha.
Bukit Tinggi Notre bus a une heure de retard au départ. Il a plusieurs fissures au parebrise, le chauffeur a de la peine a rentrer les vitesses et l'embrayage hoquète. Nous comprendrons vite que la Trans Sumateran Highway est en fait une petite route étroite avec des virages serrés qui n'en finissent pas. A quoi s'ajoutent des éboulis, glissements de terrain et des nids de poule ÉNORMES. En fait, nos 2 chauffeurs sont des conducteurs hors pairs car amener un vehicule et ses passagers a bon port dans de telles conditions relève de l'exploit. Notre trajet durera 18h en tout. Nous logeons au Hello GH (120000 IDR avec eau chaude et wifi dans la chambre). La patronne est une jeune Chinoise très sympa qui fait tout pour rendre notre séjour agréable. Nous tombons sur un couple de Suisses qui voyagent a vélo avec leurs 2 jeunes enfants. Nous admirons leur courage car les conditions sont parfois éprouvantes. Le lendemain, nous louons une petite moto (60000 IDR) pour visiter les environs. Nous traversons de très beaux paysages de rizières en terrasses et de caféiers. Les habitants cultivent aussi la pomme de terre, le tapioca, l'avocat ainsi que differents fruits. Les méthodes d'agriculture sont rudimentaires et le travail pénible. Au loin, nous apercevons le volcan Merapi d'où sort une fumée blanche. Nous allons voir des maisons traditionnelles aux toits recourbés a Balimbing et nous arrêtons a Pagaruyung pour admirer une réplique du palais du roi et du palais de la reine. Le royaume Minangkabau était matrilinéaire. Seules les femmes héritaient des biens. Cette journée nous a bien plu. Les Indonésiens sont curieux et accueillants. Ils viennent souvent nous questionner et rient de tout. Nous avons réservé nos billets d'avion a destination de Jakarta (610000 IDR avec Lion Air) plus le transfert jusqu'à l'aéroport de Padang pour 40000 IDR pp. Le chauffeur passera nous prendre entre 5h30 et 6h car les embouteillages peuvent considérablement ralentir la circulation.
Jakarta - Bogor Tout s'est bien passe. La mère de la jeune Chinoise nous a même offert un porridge de riz pour le petit déjeuner a 4 heure du matin. Nous apprécions cette marque de gentillesse. Le chauffeur nous a déposés a l'aéroport avant 8h (décollage à 10h40). A Jakarta, nous avons pris un bus Damri (air conditionne et wifi a bord) devant l'aéroport directement pour Bogor (40000 IDR). En effet, nous n'avons aucune envie de rester dans cette mégalopole tentaculaire. A Bogor, un angkot nous conduit de la gare routiere a la gare (2000 IDR). L'ennui, a Bogor, c'est que les hôtels pas trop chers sont éparpillés un peu dans toute la ville, ce qui ne facilite pas la recherche. La pension Abu coûte 200000 IDR la nuit et offre un rapport qualité-prix correct. Nous visitons le jardin botanique situe en plein centre ville (entrée 25000 IDR). Il est gigantesque et abrite un nombre impressionnant d'arbres des tropiques. Nous apprécions notamment la collection de palmiers, le jardin d'eau avec des nénuphars et le jardin mexicain et ses cactus. Mais le clou de la visite, ce sont les orchidées. Certaines sont si parfaites que l'on croirait avoir affaire à des fleurs artificielles. De nombreux ecoliers et etudiants sont la. Les enfants, tous vêtus de la même manière, sont appelés par leur responsable au moyen d'un porte-voix. Les accompagnateurs portent le pique-nique ainsi que des bâches pour asseoir les éleves. Certains portent des guitares. Les groupes sont joyeux. Plusieurs étudiants demandent a nous photographier. En fait, ils viennent a tour de role nous faire la conversation en anglais et nous demander une photo. Nous remarquons qu'une mosquée est construite dans l'enceinte du jardin. Il se met a pleuvoir et cela ne semble pas vouloir s'arrêter. Bogor est réputé pour son climat pluvieux. Nous allons visiter la "gong factory", l'une des dernières forges de Java qui fabrique des gamelans. Le travail est tout a fait artisanal et la sécurité inexistante. Le métal est chauffé et travaille par des ouvriers en tongs sur la terre battue. Ici, on ne travaille que sur commande et exclusivement pour le marche indonésien. A la fin de la visite, on nous demande une obole, ce que nous faisons volontiers.
Pangandaran Nous prenons un bus pour Bandung (40000 IDR). La, des employés en uniforme nous disent que nous devons changer de terminal de bus. Ils nous mettent dans le bus qui assure la liaison entre les 2 terminaux (3000 IDR). Nous attrapons le bus pour Pangandaran de 13h (35000 IDR). Il pleut toujours et le bus a de nombreuses fuites par les fenêtres et par l'air conditionne. Nous sommes obligés de nous protéger sous une pèlerine. Nous n'avons pas d'hôtel à Pangandaran et n'avons plus de crédit sur notre forfait telephonique indonésien. Nous demandons de l'aide a notre voisin, un jeune étudiant qui nous met 10000 IDR sur notre carte. Nous devons insister pour le rembourser. Nous sommes sidérés par la gentillesse des Javanais qui n'hésitent pas a aider de parfaits inconnus pour eux. Nous réservons par telephone une chambre au Bamboo House (100000 IDR avec petit déjeuner). Le bus mettra 9h pour effectuer le trajet. Nous arrivons a Pangandaran a 22h et nous rendons a pied directement a notre hotel. Les employés de l'hôtel sont souriants et aimables. Nous passons un agréable séjour. Pangandaran est la station balnéaire locale. La petite ville est construite sur un isthme. nous visitons les deux cotes qui sont differents. Du côté plutôt balnéaire, tous les habitants semblent avoir des chambres a louer. Il y a d'innombrables boutiques de vente de vêtements. Des jeunes s'adonnent a une sorte de surf, sport pratique sur la vague au moyen de petites planches recourbées. Les visiteurs Indonésiens louent des petites voitures a pédales ou des tandems a 3, 4 ou même 5 places. Comme toujours, ils s'amusent de tout et se photographient sous toutes les coutures. De l'autre côté, il y a moins d'hotels et plus de pêcheurs. Ces derniers halent leurs filets depuis la côte en formant une poche. Cette opération requière beaucoup d'hommes. Ce jour la, la pêche est maigre. Il n'y a que des petits poissons et pas mal de sacs plastiques qui sont immédiatement rejetés a la mer. La nuit tombée, sur la plage, nous voyons une dizaine de cerfs qui proviennent sans doute du parc national voisin. Ils viennent se nourrir dans les poubelles. Un soir, alors que nous prenons notre repas dans un restaurant, un orage violent accompagné de pluies diluviennes s'abat sur la petite ville. Un arbre tombe sur une ligne électrique, et l'électricité est coupée au bord de la mer. Au lever du jour, nous constatons que plusieurs arbres sont tombés, des toitures se sont partiellement envolées, un homme qui dormait a l'intérieur de sa petite cahutte a senti un arbre s'abattre et écraser son habitation. Heureusement, seuls des dégâts matériels sont a déplorer. Les habitants se mettent au travail pour nettoyer et réparer. En 2006, Pangandaran avait subi un tsunami dévastateur toujours présent dans les mémoires.
Le plateau Dieng Nous prenons un bus local pour Bantaj (négocié 25000 IDR, le chauffeur en demandait 40000), puis un bus pour Wonosobo (50000 IDR) ou nous arrivons a la tombée de la nuit. Nous nous rendons directement au Parana Hotel ou nous avons retenu une chambre par téléphone (150000 la double avec sdb eau chaude). Nous serons déçus par cet hotel (propreté, odeur, accueil, bruit). Tôt le lendemain, nous prenons le bus pour le plateau de Dieng (10000 IDR) et passons de l'altitude de 900m a 2000m en l'espace d'une heure environ. Les paysages sont de toute beaute. Rizières en terrasses avec différents degrés de vert, montagne dans la brume, virages serres sur une route étroite et vertigineuse. A Dieng, le patron du BuJono nous dit qu'il y a env 70 GH ici (homestay) et que les prix sont similaires partout. Nous ne nous installons pas chez lui, mais prenons une chambre au Dieng Pass Homestay juste au coin de la rue (150000 IDR avec eau chaude) et commençons notre visite. Il pleut. A Dieng se trouvaient les plus anciens temples hindouistes construits sur Java aux 8me et 9me siecles. Aujourd'hui, la plupart sont en ruines. Les lieux ont été abandonnes sans que l'on sache pourquoi. On peut visiter le complexe Arjuna (25000 IDR) et quelques autres temples, mais le temps ne nous rend pas courageux. Nous profitons d'une brève éclaircie pour suivre un chemin a peu pres pave qui court dans les cultures de légumes. Ici, les paysans cultivent la pomme de terre, le chou, la carotte, l'oignon. La terre est noire et aérée et semble très fertile. Il faut dire que la chimie fait egalement partie de la panoplie de leurs outils. Notre appareil photos crepite tant les paysages sont grandioses. Nous sommes a 2000m, la température est fraîche. La pluie reprend et la brume enveloppe Dieng. Nous n'aurons pas de chance avec le temps a Dieng.
Yogyakarta (Yogya) Pour arriver a Yogya, de Dieng nous prenons d'abord un petit bus qui nous dépose au centre de Wonosobo, puis un autre bus de ville pour la gare routière (2000 IDR). La, on nous met dans un bus pour Magelang (25000 IDR), puis dans un autre bus Ekonomi (comme ils disent) pour Yogya (8000 IDR). A la gare de Jombor, nous sautons dans le bus 2B (3000 IDR) qui nous amène tout près de Prawirothanan II ou se trouve notre hotel, le Mercury GH (150000 IDR la double avec sdb et eau chaude quasi bouillante. Le petit déjeuner est inclus). Cet hotel a une piscine. Partis de Dieng a 6h45, nous arrivons a Yogya vers 13h30, ce qui est plutôt pas mal. L'office du tourisme nous apprend qu'un spectacle de marionnettes en cuir a lieu tous les 15 jours et que c'est ce soir. Nous avons de la chance ! Le soir, nous prenons un becak (cycliste) de notre hotel au square sud du palais ou a lieu la représentation (15000 IDR). L'orchestre est compose de xylophones et des gamelans. Un homme joue le rôle de marionnettiste-conteur-chanteur-bruiteur. Il incarne tous les personnages du conte de ce soir. Nous ne comprenons pas l'histoire bien sur car le spectacle est donne en langue indonésienne, mais ce qui est certain, c'est que le marionnettiste est très doué. Il tient la salle en haleine et il nous est facile de comprendre quand des personnages concluent un accord, se disputent, ont peur ou encore se battent. Les spectateurs rient de bon cœur. D'ailleurs, le spectacle a lieu aussi dans la salle. Les musiciens, lorsqu'ils ne jouent pas, fument, photographient ou consomment les boissons et nourriture que l'on leur a apportés. Il faut dire que la pièce commence a 21h et se termine à 5h30 le lendemain ! Les spectateurs aussi fument, téléphonent, mangent et boivent, bavardent, se lèvent et se rassoient. Nous n'assisterons qu'aux premières heures de la représentation et rentrerons a notre hotel très heureux. Nous visitons le kraton ou palais du sultan de Yogya (entrée 12500 IDR + 1000 pour l'appareil photos). Le kraton est une petite ville en elle-meme; 25000 personnes y vivent et travaillent encore aujourd'hui. Le palais est entouré de murailles et comporte différents niveaux. Le centre du palais se nomme Bangsal Kencono et est richement decore. Au second degré, on trouve la partie qui accueille les visiteurs, le musée, etc. La grande enceinte inclut un marche, des artisans et un théâtre. Nous sommes dimanche et de nombreux touristes Indonésiens sont la. Nous assistons a une représentation de danses traditionnelles accompagnée par un orchestre de gamelans. A la fin de la représentation, les danseurs se prêtent de bonne grâce au jeu des photos. Quelques jours plus tard, nous nous rendons a pied au marche aux oiseaux qui ne se trouve pas loin de notre GH. Ce marche regroupe des vendeurs d'oiseaux petits et grands, mais aussi ceux qui vendent des poissons d'aquarium, geckos, reptiles, un petit varan, tortues, hérissons, souris, lapins, chats et chiens. On y trouve de très belles cages a oiseaux ainsi que tout le matériel nécessaire a ceux qui souhaitent acquérir un animal. On peut de même acheter la nourriture desdits animaux (grillons, vers et asticots vivants en tous genres). Cette visite est très intéressante. Juste en face du marche aux oiseaux se trouve un marche aux fleurs et arbrisseaux. Les marchands y vendent de jolies fleurs qui semblent pousser sur des troncs et évidemment des orchidées. Nous prenons un bus pour la gare (3000 IDR) et cherchons des renseignements sur la visite du volcan Bromo. La 1re possibilité consiste a prendre le train de Yogya a Probolinggo qui part vers 7h30 le matin et arrive vers 16h (35000 IDR en classe économique). Si nous choisissons cette option, nous devrons nous débrouiller par nos propres moyens pour la suite. L'alternative consiste a prendre un tour organise.
Borobudur et Prambanan Nous réservons une excursion pour Borobudur et Prambanan (70000 IDR avec le petit déjeuner + entrée Borodubur 175000 IDR + entrée Prambanan 160000 IDR) auprès de l'agence Cakra Travel que l'on nous avait recommandée. Le départ est prévu a 4h40 pour voir Borobudur au lever du soleil. Notre chauffeur est ponctuel. Nous sommes les seuls clients dans la voiture. Sur la route de Borodubur, il nous arrête a un endroit pour faire une photo du Merapi fumant, celui qui a explosé en 2010. Les dégâts sont encore bien visibles. Le volcan est sous haute surveillance. Il parait qu'une éruption se produit tous les 4 ans. Nous arrivons a Borobudur vers 7h du matin. Quelques visiteurs sont deja la. Borodubur est un ensemble architectural compose d'une base de 118m sur 118. Les 6 terrasses des niveaux inférieurs sont carrées. Elles sont surmontées par 3 terrasses rondes. Le monument a survécu a plusieurs catastrophes naturelles. De gros travaux ont été entrepris pour consolider la base de l'édifice. Les sculptures ont été restaurées ce qui fait que le temple est en bon état. Le monument suivant se situe assez près de Borobudur. Il se nomme le Mendut (entrée 3300 IDR). C'est un temple assez petit; il abrite une statue de 3m de Bouddha assis. Nous nous rendons enfin a Prambanan, a 17km de Yogya. Cet ensemble nous a immédiatement fait penser a Angkot Vat. Les temples principaux sont dédiés a Shiva, Brahma et Vishnou. Leur état de renovation est bon et nous avons pu admirer de fins détails dans les sculptures. Contrairement a Angkor qui a été bâti pendant une très longue période, ces temples ont été construits pendant 2 siècles seulement, donc il n'y a qu'un seul style.
Yogya (bis) Nous réservons auprès de notre agence de voyages, Cakra Tours, le tour Mont Bromo, plateau d'Ijen, dépose au ferry pour Bali. Ce prix inclut le transport et 2 nuits d'hôtel resp. a Bromo et Sempol (550000 IDR). Nous réservons cet arrangement pour nous simplifier la vie et éviter les risques dont parle le LP. Nous assistons a une ultime représentation de theatre marionnettes en bois a dans le palais du sultan. Le principe est le même que pour les marionnettes en cuir. L'artiste joue tous les rôles, sauf l'interprétation des voix féminines qui sont chantées par un chœur. Les marionnettes sont très belles et très travaillées. C'est notre dernier jour a Yogya et nous faisons quelques achats pour nos familles.
Bromo et plateau d'Ijen Notre chauffeur passe nous prendre a l'heure prévue et nous commençons la tournée des GH pour collecter 6 passagers supplémentaires. Nous serons donc 8 dans le minibus ce qui laisse suffisamment de place pour les jambes. Le minibus roule sur des routes étroites et encombrées. Il commence a pleuvoir. La pluie s'intensifie au fur et a mesure que nous approchons de Probolinggo jusqu'a devenir torrentielle. Nous nous demandons comment va se passer notre excursion au Bromo. A Probolinggo, le minibus s'arrête a l'agence Metrotama Tours ou les passagers de plusieurs minibus sont regroupés dans 2 minibus de transport de la ville de Probolinggo. Nous sommes conduits au Yoschi's hotel a Sukapura (www.yoschihotel.com). Il est presque 22h. Nous avons juste le temps de commander un repas car les cuisines ferment a 22h. Les chambres standard du Yoschi n'ont pas d'eau chaude, mais il est possible d'avoir une douche chaude a l'extérieur du bâtiment. Heureusement, la pluie a cesse durant la nuit. Nous nous réveillons a 3h et on nous remet un petit déjeuner dans un carton. Le carton contient un verre d'eau, 2 tranches de pain toast, une plaquette de beurre, une de confiture et une petite banane. Nous avons décidé de grimper au Bromo a pied malgré toutes les tentatives pour nous en dissuader . A 3h30, nous prenons place dans une jeep qui monte des touristes au Bromo (15000 IDR jusqu'au parking de Cemoro Lawang, soit 4 ou 5 km de montée raide). Le 4x4 nous dépose. Nous demandons notre chemin et on nous dit qu'il faut suivre la route des jeeps. La route descend, puis fait un virage a droite. Des motos et des meneurs de chevaux nous proposent de nous mener au Bromo moyennant rémunération, mais pas de nous indiquer notre chemin. A la lueur de nos lampes frontales, nous voyons un panneau indicateur pour voitures et des traces de pas qui partent en diagonale du panneau. Il fait nuit noire et rien ne nous aide a nous orienter. Nous avions vu sur la carte de l'agence Métrotama qu'il fallait prendre a gauche. Nous partons en direction des traces de pas dans le sable. Nous marchons et, a un moment donne, nous distinguons une lumiere au loins , en nous retournant nous apercevons 2 lampes frontales qui marchent rapidement dans notre direction. Un jeune couple nous rejoint. Ils semblent connaître la route et nous les suivons. En effet, ils nous mèneront jusqu'à l'endroit ou est installée une sorte de cantine ou l'on vend café et boissons. La cantine ouvre vers 4h15 et a une lumière repérable de loin. A env. 200m de la, on peut distinguer les escaliers qui mènent au volcan. Nous montons et avons la joie d'admirer le lever du soleil en compagnie d'une dizaine d'autres visiteurs. Nous remercions le jeune couple qui nous a servi involontairement de guide. Lui est Espagnol et propriétaire d'un centre de plongée en Indonésie. Les jeeps arriveront un peu plus tard. Elles déposent d'abord leurs touristes au point de vue pour assister au lever du soleil. On nous a dit que nous n'avions rien manque, a cause du nombres de touristes (plus d'une centaine parait-il) qui se pressent au point de vue. Puis les 4x4 viennent au Bromo ou les chevaux attendent ceux qui ne veulent pas marcher jusqu'en bas de l'escalier. Nous redescendons juste avant leur arrivée et rentrons a pied jusqu'à l'hôtel Yoschi. Sur le chemin du retour, Jean-Pierre relève qu'il faut bifurquer au panneau indicateur et prendre un cap a 221 degrés. A 10h, nous reprenons notre minibus de la ville qui nous ramène a Probolinggo ou les touristes sont répartis dans les différents véhicules en fonction de leur destination. Nous montons dans un autre minibus en direction de Bondowoso ou nous arrivons a la tombée de la nuit. Notre GH est le Catimore. Nous nous installons dans notre chambre. La sdb est équipée d'eau chaude. Quelqu'un nous dit que nous devons payer une taxe de 25000 IDR pour l'entree du parc. Nous nous apercevrons plus tard que ce quelqu'un est en fait le chauffeur d'un autre minibus. Le même chauffeur nous propose de manger a l'hôtel pour 50000 IDR, ce que tous les touristes de notre bus refusent. Nous irons ensemble dans un warung voisin manger un bakso pour un prix dérisoire. Certains touristes ont décidé de partir a 1h du matin pour voir les flammes bleues qui sortent du cratère. Pour cela, le chauffeur leur réclame un supplément de 100000 IDR par personne. Le lendemain, nous prenons notre petit déjeuner a l'hôtel Catimore. Un employé de l'hôtel nous tend 2 papiers avec un tampon qui mentionne "entrée avec un appareil photos 55000 IDR". Tiens, le prix a augmente depuis hier !! Nous refusons de payer en disant que nous n'avons qu'un seul appareil photos pour 2 et que nous paierons le droit d'entrée a l'entrée du parc. Nous ne sommes plus que 2 dans le minibus et notre chauffeur nous dépose a Postpaltuding a 5h. L'heure est parfaite pour nous car le jour commence a se lever et nous pouvons monter sans l'aide de nos lampes frontales. Le chemin est large. Il est un peu raide par endroits, mais ne présente aucune difficulté. Un mineur nous accompagne. Il nous explique que le souffre est expulse du cratere sous forme de vapeur, puis devient liquide. Il est alors de couleur orange. Puis, le souffre se solidifie et devient jaune. Les mineurs le cassent au moyen d'une barre a mine et le transportent jusqu'en bas du volcan. Les mineurs portent entre 80 et 100 kg a chaque voyage, mais certains transportent jusqu'à 120 kg. Ils sont payés au poids de leur cargaison. Leur rémunération est de moins de 10 centimes le kg. C'est une societe privée qui achete les blocs de souffre. Nous avons été frappés par leur gaité malgré la dureté de leurs conditions de travail. Ils rient et plaisantent avec nous. Aucune mesure sécurité n'est prise. Ils s'occupent eux-mêmes de l'entretien du chemin qui mène au cratère et font en sorte que le sentier ne soit pas trop glissant pour les porteurs qui descendent chargés. En montant, nous croisons les touristes qui sont partis a 1h30 le matin. Ils ont bien vu les flammes bleues et sont descendus dans le cratère alors qu'ils faisait encore nuit. Leurs photos sont superbes ! Mais la descente dans le cratère de nuit, ce n'est pas vraiment pour nous... Les mineurs nous demandent des cigarettes et des biscuits. Celui qui nous accompagne descend dans le cratère avec notre appareil photos et nous rapporte de magnifiques prises de vues. Il nous demande de l'argent. Nous lui en donnons. Nous retournons a l'entrée du parc et voyons une banderole qui indique que le site est temporairement ferme. Il n'y a donc pas lieu de payer de droit d'entrée a qui que ce soit. A 8h, le chauffeur du minibus nous conduit au ferry a destination de Bali. Nous prenons le ferry (6000 IDR), puis un bus pour Denpasar (50000 IDR) et enfin une sorte de taxi pour Ubud (100000 IDR pour le taxi). Nous trouvons un homestay (Anggada) dans une petite rue tout près de l'office du tourisme (100000 IDR une grande chambre sur la rivière avec sdb eau chaude, petit déjeuner et wifi). Nous mangeons dans un petit restau du coin et partons nous coucher, épuises par les horaires et trajets de ces derniers jours.
Ubud Tout d'abord, nous nous reposons et nous promenons un peu dans Ubud. L'actuelle petite ville d'Ubud englobe les petits villages environnants. Le centre ville est agité. De nombreuses boutiques s'y sont installées et nous recevons d'incessantes propositions de taxis, agences de voyage ou vendeurs de souvenirs. Ubud est une cité culturelle. Tous les soirs, on peut assister a des spectacles de danses, de musique traditionnelle ou occidentale ou encore de marionnettes. Beaucoup de Balinais s'adonnent a la peinture (sur toile ou sur bois), la sculpture sur bois et sur pierre (volcanique), au tissage ou encore a la poterie. Les artisans sont habiles et certaines pièces sont magnifiques. Nous flânons dans le marche en quête de souvenirs a rapporter, malheureusement, les prix sont élevés. Il y a nombreux temples publics ou prives dans la ville. Certains sont vraiment imposants. Les Balinais sont majoritairement hindouistes et nous voyons régulièrement des gens déposer des offrandes dans les temples. Sur Monkey Forest Road, il y a un parc avec des singes, sans doute des macaques. Avant que nous ayons le temps de réaliser ce qui se passe, l'un des singes a grimpé sur mon dos et arrache le paquet de cacahouètes que j'avais place dans une poche latérale de mon sac a dos. J'avais oublie l'existence de ce paquet de cacahouètes, mais le singe l'a bien vu ! Nous louons une moto afin de visiter les environs d'Ubud. Nous commençons par le marche artisanal de Sukawati qui est très étendu. Il y a beaucoup de choix et les prix sont très inférieurs a ceux d'Ubud. Nous voyons quelques artisans a l'œuvre et sommes impressionnés par leur adresse. Nous visitons aussi quelques temples au nord d'Ubud, dont le Gunnung Kawi (entree 15000 IDR) avec ses sculptures dans la falaise. Nous poursuivons notre route vers le lac Batur (entrée du site 11000 IDR). En chemin, nous traversons des plantations de cafe. Le lac Batur a été forme dans la caldeira d'un volcan. Le volcan s'est scindé en 2 ou 3 volcans. La région a une activité sismique importante. Entre 1800 et nos jours, je crois qu'il y a eu 22 ou 23 éruptions volcaniques, la dernière en 2000. On voit nettement qu'il y a 2 caldeiras. Nous profitons aussi de notre moto pour aller a Amed et Tulampan. Il n'est pas facile de se rendre d'Ubud a Amed ou Tulampan (ou n'importe ou d'ailleurs) en transports publics car, a Bali, personne ne veut nous donner les informations necessaires. Meme l'office du tourisme rechigne a nous aider. Les conducteurs de bemos nous annoncent des prix deraisonnables pour de petites distances. On dirait qu'ils veulent fonctionner comme des taxis. Amed nous plaît bien. La plage est constituee de sable noir, le snorkeling est bon lorsque l'on part depuis la plage face a Ecodive. Nous trouvons quelques homestays qui offrent des chambres a des prix raisonnables. Quant a Tulampan, c'est un village tout en longueur. Tulampan s'est développé en raison de la présence, pas très loin du rivage, de l'épave du bateau américain "Liberty" qui a apporté la visite de nombreux plongeurs. Ici, pas de plage. On enjambe un muret et descend directement dans l'eau. Un jour a Ubud, nous décidons de suivre le sentier des rizières. Nous nous trompons et prenons le chemin en sens inverse. Par la suite, nous nous apercevrons qu'il est beaucoup plus facile de le faire dans ce sens. Les rizières sont très belles. Les couleurs vont du vert pâle de la jeune pousse au jaune éclatant de l'épi de riz mur. Les paysages sont très reposants. En chemin, nous croisons des touristes qui effectuent le circuit à velo ou a pied, parfois en compagnie d'un guide. Le chemin est très bien trace. Plusieurs echoppes sont installées sur le chemin et des artistes peignent des tableaux ou dessinent au fusain. Nous voyons des agriculteurs qui récoltent le riz, battent les épis de riz mûrs pour en extraire la céréale ou encore tamisent le riz. Ils nous font signe de la main. On est bien loin de l'agitation et du côté commercial de Monkey Forest Road. Et pourtant, nous sommes tout au plus a 3-4km du centre ville. Pour notre dernier jour a Ubud, nous visitons le musée ARMA (entrée 50000 IDR avec une boisson) qui expose des œuvres d'artistes balinais et étrangers. Nous profitons de notre visite pour assister au cours de danse balinaise donne aux enfants. En voyant la professeure corriger ses eleves, nous nous rendons compte des difficultés de cette danse traditionnelle. De plus, les éleves ont tous les âges et tous les niveaux et donner un tel cours ne doit pas être de tout repos. Les Balinais ont fini par avoir raison de nos tentatives d'utiliser les transports publics. Nous allons partir en minibus pour Pandangbai (50000 IDR). En effet, nous craignons qu'être obligés de changer de bus a diverses reprises augmente sérieusement le risque de payer notre trajet plus cher en bus qu'en minivan. Nous en avons eu de nombreux exemples.
Ubud - Labuanbajo Le minibus pour Padangbai nous dépose au départ des bateaux rapides pour les îles Gillis. Nous nous rendons au départ du ferry lent qui relie Padangbai (Bali) a Lembar (Lombok) pour le prix de 36000 IDR. Le ferry part peu après 9h et nous arrivons a Lembar vers 14h. Entretemps, nous téléphonons a un charmant monsieur au bureau de la compagnie nationale Pelni qui dessert les îles (www.pelni.co.id) a Mataram. Ce monsieur nous a confirme que le navire Tilong Kabila part bien demain a 15h de Lembar pour Labuanbajo Bajo via Bima sur l'île de Sumbawa (159000 IDR en classe pont dite Ekonomi). A notre arrivee au port de Lembar, nous prenons un minibus-bémo-taxi (la différence n'est pas claire) pour le bureau de la Pelni a Ampenan, un quartier de Mataram ou nous avons juste le temps d'acheter nos billets avant la fermeture du guichet. Notre chauffeur nous conduit ensuite a Cakra, le quartier des hôtels bon marche (coût total du taxi 100000 IDR). Nous prenons une chambre au OKA homestay (90000 IDR avec sdb eau froide et petit déjeuner). Le lendemain, nous achetons quelques victuailles en prévision de notre voyage en bateau. Nous avons lu sur les forums que la nourriture n'est pas fameuse et surtout qu'il n'y en a souvent pas assez pour tous les passagers. Au départ du bateau, il y a foule. Tout le monde veut monter en même temps. Se pressent porteurs, petits vendeurs, voyageurs et leurs accompagnants. Ca pousse fort et nous avons de la peine a trouver des matelas. Nous finissons par dénicher un endroit sur le pont no. 3 ou il y a des places libres. Après le départ du bateau, un marin distribue des matelas a tous ceux qui en font la demande. Nous passons 26h sur ce bateau dans un espace confine en compagnie d'un jeune couple de Français rencontre a Mataram et de centaines d'Indonesiens. Ces derniers ont l'habitude de conditions spartiates. Nous avons de la peine a nous habituer a la fumee des cigarettes, aux odeurs de WC ou de cuisine, au bruit et a la lumière toujours allumée. Les Indonésiens font la queue pendant longtemps pour aller aux toilettes ou se laver. A un moment donne, les marins interdisent l'accès des toilettes et ferment toutes les portes a clé pour procéder au contrôle des billets. Le voyage se passe bien. A Bima, un nombre important de passagers monte dans le bateau. L'équipage ouvre un nouveau pont pour les accueillir, mais cela n'est pas suffisant et certains dorment dans les escaliers ou sur le pont. Nous sommes heureux d'arriver a Labuanbajo vers 18h le dimanche. A l'arrivée, nous constatons qu'une foule nombreuse attend sur le quai pour monter dans le Tilong Kabila. Mais ou vont-ils caser tous ces gens ? Nous prenons une chambre au Gardena (175000 IDR la double sdb eau froide avec petit déjeuner et sans wifi). Un peu cher a notre avis, mais la réceptionniste est inflexible.
Labuanbajo et île de Seraya Nous nous renseignons sur les diverses possibilités sur place (excursion aux Komodos, bus pour Ruteng ou Riung, et aussi notre voyage de retour qui peut se faire soit a nouveau sur le Tilong Kabila, soit en bus et ferry (coût 250000 IDR pour presque 30h de trajet) ou encore "croisière" qui comprend une visite aux Komodos, du snorkeling et dépose a Mataram ou Sengiggi (1550000 IDR pp) avec l'agence Kencana. Nous avons de la peine a faire un choix. Notre temps est limité maintenant. Un Français qui réside a Florès depuis 15 ans nous affirme que le meilleur snorkeling se trouve près de Labuanbajo. Il faut aller sur les îles car l'eau n'est pas propre ici. Nous avions déjà constaté que les marins du Tilong Kabila jetaient tous les déchets par dessus le bord. Nous finissons pas opter pour un hotel sur l'île de Suraya (coût 260000 IDR par jour la double avec petit déjeuner + 10000 pour l'eau, transfert sur l'île inclus, minimum 2 jours). Le passage en bateau de pêcheur dure environ 1h. Nous nous installons dans un petit bungalow ultra basique (bungalow en bois et bambou tresse, WC et douche a l'exterieur (mais prives) eau froide. Le WC se rince a l'eau de mer. L'électricité fonctionne de 18 a 22 heures). Apres un repas de midi simple (25000 IDR un gagogado et 25000 IDR un nasi goreng), nous louons des palmes (15000 IDR palmes seules) et allons explorer les fonds marins. Lorsque le soleil éclaire parfaitement le récif, nous pouvons admirer un nombre incroyable de poissons. Il y a des bans de poissons rayés noir et blanc, d'innombrables petits poissons d'un bleu électrique. Certains poissons sont presque transparents et semblent nous regarder avec curiosité. Nous voyons des poissons perroquets, une raie, au moins 2 types d'étoiles de mer. J'en vois même une a 4 branches. L'une de nos voisines crie qu'il y a une tortue, mais elle est trop loin pour que nous puissions la voir. Toutes les couleurs et tous les motifs sont représentés. Un vrai aquarium. Le récif est encore en bon état car les coraux sont le plus souvent colorés. Nous apercevons d'énormes bénitiers qui doivent mesurer pas loin d'un mètre. Le soir, nous grimpons sur la colline pour admirer un coucher de soleil rougeoyant derrière une petite île. De retour a Labuanbajo, nous nous installons au Matahari GH (100000 IDR la double eau froide, WC asiatiques, wifi). Nous réservons notre retour par le bateau de l'agence Kencana (tour de 4 jours/3 nuits).
Environs de Labuanbajo (location de moto) Vers 10h, Jean-Pierre finit par obtenir une moto automatique pour 2 jours (75000 IDR pour un jour, 120000 pour 2 jours). Nous prenons la route de Ruteng. Des que l'on sort de Labuanbajo et que l'on grimpe sur les collines, les paysages sont de toute beaute. Nous profitons d'une splendide vue sur les montagnes couvertes de verdure. Les enfants nous saluent en criant et en riant, ils essaient de nous toucher. Les habitants sont amicaux. Le tourisme de masse n'est pas encore arrive jusqu'ici. La route est goudronnée, mais, a certains endroits, le bitume a été creusé, sans doute pour faire place a un goudronnage tout neuf. Malheureusement, la plupart des trous ne sont pas signalés et, s'ils le sont, c'est par des pierres posées au bord desdits trous. Jean-Pierre doit sans cesse être en alerte car tout peut arriver. A certains endroits la route est très dégradée. A ceci s'ajoutent les bus et camions stationnes ou en panne au bord de la route. Nous nous arreterons a Cancar pour admirer les rizieres disposees en toile d'araignee. En retournant vers Labuanbajo, nous apprecions les paysages idylliques sur un fond d'Ocean Indien. Sur la route, il y a des chutes d'eau. Il y a apparemment aussi un lac dont on peut faire le tour a pied, ce que nous ne faisons pas par manque de temps. Pour visiter Flores, il faut avoir du temps. Nous avons regretté de ne pas avoir pu aller jusqu'à Ende, Maumere et aussi d'avoir manque la visite du Kelimutu, volcan pourvu de 3 lacs de couleurs différentes. Ce que nous avons pu voir de l'île nous a beaucoup plu. Les habitants sont charmants. Ils paraissent heureux d'avoir des visiteurs. Lorsque nous avons eu des difficultés pour faire démarrer la moto, ils se sont immédiatement arrêtes pour nous aider.
Labuanbajo - Mataram (tour de l'agence Kencana) En compagnie de 6 autres touristes, nous embarquons sur un bateau en bois. Le voyage inclut la nourriture ainsi que l'entree du parc des Komodos (sauf pour l'appareil photos 50000 IDR). 5 marins sont du voyage. Il y a le guide, Yoyo et 4 autres personnes (capitaine et membres d'équipage) qui s'occupent de barrer le bateau, preparer la nourriture et entretenir le bateau. Nous dormons sur des matelas juste au dessous du toit. Le 1er jour, nous faisons d'abord un arrêt snorkeling ou nous embarquons 3 autres touristes polonais. Puis, les marins nous conduisent a Rinca Island pour voir les dragons des Komodos. 3 rangers du parc, armés de batons qui se terminent en fourche, accompagnent notre groupe. Il est midi et les varans paraissent apathiques. Ils dorment pres des cuisines du camp. Les rangers nous expliquent que les dragons sont extrêmement rapides lorsqu'ils chassent une proie et qu'il faut se tenir à plus de 5 mètres d'eux. Nous reprenons la mer jusqu'à un endroit (Red Beach je crois) ou le snorkeling est bien plus beau qu'avant. Malheureusement, il est plus de 16h30, le soleil décline et la visibilité est moins bonne. Dommage, car ici les coraux ne sont pas endommagés. Nous repartons pour Kalong island ou nous arrivons juste avant la tombée de la nuit. Nous avons le temps d'apercevoir quantité de chauve-souris géantes (flying foxes). Nous passons la nuit au mouillage devant Kalong Island. Le lendemain matin, nous retournons au parc des Komodos, mais sur une autre île. Il est près de 8h du matin, nous effectuons une petite boucle. Les rangers nous donnent des explications intéressantes sur la vie des varans, leur nourriture, etc. Ces animaux mangent leurs propres petits. La femelle couve ses œufs jusqu'a l'eclosion. Puis, elle les abandonne et les petits varans partent trouver refuge dans les arbres jusqu'a ce qu'ils soient assez forts pour survivre a terre. Quand nous arrivons sur la plage, il y a des varans de grande taille. Le plus gros doit mesurer 3.5 mètres. Cela doit être un mâle dominant car lorsqu'il se lève, un autre varan lui cède sa place en souflant bruyamment pour marquer son mecontentement. Impressionnant. Nous reprenons la route pour Manta Point. La, nous nous mettons a l'eau équipés de masques et tubas. Il y a du courant et nous dérivons sur les raies manta. Le bateau nous suit. Ces raies sont énormes. Elles se deplacent tout en douceur. Nous garderons un merveilleux souvenir de cette expérience. Nous rentrons au bateau, ravis de notre journée. Le bateau repart et les marins barrent toute la nuit. Au petit matin, ils jettent l'ancre au large de la petite île de Satonda (Sumbawa Island). Après le petit déjeuner, nous faisons un peu de snorkeling sur un recif, puis Yoyo nous mène a un lac d'eau salée ou certains font un voeu symbolise par une pierre attachée à un arbre. Le bateau repart jusqu'à un endroit près duquel se trouvent des chutes d'eau. Tous les touristes sont très heureux de prendre une douche dans cette chute d'eau douce et rafraîchissante. Les marins remplissent des jerrycans pour le bateau. Nous repartons jusqu'à Gili Bola ou nous ancrons. En pleine nuit, le capitaine met en marche le moteur et nous conduit jusqu'à Labuhan Lombok ou nous arrivons vers 7h du matin. Un minibus nous attend. Nous allons jusqu'à Mataram en compagnie d'un couple de Belges. Les autres touristes continuent jusqu'à Sengiggi. Nous prenons congé d'eux. Avec les Belges, nous prenons un taxi avec compteur pour le port de Lembar (62000 IDR le taxi), puis le ferry pour Padangbai (36000 IDR). Le ferry doit patienter une bonne heure avant d'obtenir l'autorisation d'entrer au port de Padangbai qui semble trop petit pour accueillir tout ce trafic. Nous débarquons enfin et partageons un minibus avec nos amis belges (100000 IDR pour nous 2 pour Ubud et 120000 IDR pour eux 2 a destination de Denpasar). Nous les quittons a Ubud et nous rendons immédiatement au Anggada House ou nous avions pris la précaution de téléphoner auparavant. Nous sommes très heureux de retrouver notre logeuse et sa famille.
Ubud Nous voici de retour a Ubud. Nous louons a nouveau un scooter et nous rendons a Singaraja dans le nord de Bali. La route grimpe dans la montagne ou la temperature devient fraiche. Nous faisons un petit arrêt au marche de Candikuning ou les vendeuses proposent, en plus des fruits et légumes habituels, toutes sortes d'épices, comme de la vanille ou du safran. A cet endroit, nous goutons nos premieres fraises de l'annee. Tout près de la se trouvent les lacs Bratan et Buyan. Les bords des lacs sont tres reposants. La région compte egalement plusieurs temples richement décorés. Nous rejoignons ensuite le lac Batur que nous avions déjà visite lors de notre premier passage. Au retour, nous nous arrêtons dans une "plantation de café" qui n'est qu'un endroit ou l'on vend du café, du the, des épices ou des parfums a des prix prohibitifs. Pour notre dernier jour de location de moto. Nous visitons le marche de Gianyar ou nous achetons quelques denrées et goutons a la spécialité locale, le babi goreng, délicieux cochon grille assez épicé. Depuis plusieurs jours, la maison de notre homestay est remplie de membres de la famille, amis, voisins et connaissances des propriétaires. En effet, le corps du grand-père, décédé au mois de mars, va être incinéré. La date du 14 mai, favorable pour assurer au défunt un bon passage dans l'eau delà, a été choisie en fonction du calendrier balinais. Notre homestay se transforme en ruche bourdonnante de visiteurs. Tous s'activent pour produire des décorations d'une grande qualité artistique. Les hommes préparent une tour de bambou de plusieurs étages ou sera place le corps du grand-pere decede ainsi qu'un taureau confectionne d'env. 2 mètres de haut. Les femmes s'occupent de la nourriture et de la décoration. Les amis et connaissances leur rendent visitent et apportent des offrandes. Nous avons compte pas moins de 6 palettes de decorations et offrandes déposées devant la maison et recouvertes de bâches en vue de la crémation. Un orchestre de gamelans a ete installe dans la cour interieure, pour le plus grand bonheur des enfants. Demain sera le grand jour. En nous promenant dans Ubud, nous constatons qu'une rue a été barrée car on y a dépose l'immense statue d'un taureau noir pose sur des bambous ainsi qu'une énorme tour. Ces elements sont magnifiquement decores. L'office du tourisme nous explique que l'un des fils du roi d'Ubud est décédé a Jakarta en février a l'âge de 90 ans et que sa crémation va avoir lieu demain. Tous les habitants d'Ubud et des villages environnants viennent lui rendre hommage. Cette cérémonie n'est pas du tout conçue pour les touristes; au contraire, elle est rare et nous sommes conscients que nous avons de la chance d'être a Ubud a ce moment. En l'honneur du souverain décédé, un spectacle de legong est donne un soir. Nous y assistons et sommes impressionnés par ces danses très précises. Chaque mouvement du corps et des mains, le déplacement des yeux, les pas de danse sont très élaborés. L'orchestre est parfaitement en rythme et un homme chante l'histoire qui se déroule. Les costumes sont de couleurs chamarrées. Nous sommes très contents d'avoir pu assister a ce spectacle de danse balinaise. Au début de l'apres-midi du 14 mai, nous assistons en compagnie de la population au defile qui precede la crémation du fils du roi d'Ubud. Le depart est donne a 13h et ..... la pluie commence a 13h pile. Les porteurs portent tous le costume traditionnel balinais. La cérémonie est joyeuse car selon la croyance hindouiste, le défunt va pouvoir passer dans une vie meilleure car la crémation le délie de ses attaches terrestres. La pluie redouble et les porteurs accompagnes par les enfants du coin courent en riant sous des trombes d'eau. Le corps est transporté jusqu'au cimetière, puis brûle selon le rite hindou. Le coût d'une telle cérémonie est exorbitant et les pauvres profitent de la crémation d'une personne aisée pour incinérer leurs morts a un prix abordable pour eux. Pour notre départ d'Indonesie, nous avons réservé un minibus pour l'aéroport de Denpasar pour 50000 IDR. Le lendemain, nous quittons Bali pour rentrer chez nous. Nous sommes heureux de retrouver notre famille et nos amis après cette longue absence.
Bonjour
Une petite aide ne serait pas de refus J
Je souhaite visiter Sumatra pendant 4 semaines environ
Est il judicieux de passer par Singapour pour ensuite prendre une cie locale?
Quel partie de Sumatra est la plus belle
Quel aeroport choisir ?
merci
nous avons le projet de partir 3 semaines en Indonésie avec comme choix java et bali, ma question est avons nous le temps d'ajouter Sumatra ? ou faut il supprimer une des deux autres iles et ne pas rater sumatra? je sais que nous n'avons pas les temps de tout faire je veux pas faire mes visites tel un marathon, mais savourez et être surprise ? nous partons en mode sac a dos à la cool !! je suis ouvertes à toute idées et sujétions merci d'avance.
salut! la saison des pluie a sumatra de decembre a avril!
quelqu'un connait !c vraiment different que plus au sud comme a bali
Salut,
Je pars 3 grosses semaines en Indonésie, j'arriverais sur l'île de Sumatra sur Medan pour m'en aller sur l'île de Java, puis Bali...........
Quels sont les endroits les plus intéressants à visiter d'après vous ?
Je souhaite effectuer des stages de plongées (niveau I voir II si temps nécessaire), sur quel île dois je me rendre pour cela ?, quelqu'un aurrait il un ordre de prix à me communiquer ?
Je vous remercie..........
Je pars 3 grosses semaines en Indonésie, j'arriverais sur l'île de Sumatra sur Medan pour m'en aller sur l'île de Java, puis Bali...........
Quels sont les endroits les plus intéressants à visiter d'après vous ?
Je souhaite effectuer des stages de plongées (niveau I voir II si temps nécessaire), sur quel île dois je me rendre pour cela ?, quelqu'un aurrait il un ordre de prix à me communiquer ?
Je vous remercie..........
Bonjour à toutes/tous,
Je vous écris car je souhaiterais effectuer, courant 2020, un séjour à SIBERUT, chez les Mentawaï… Je suis cependant face à quelques questions, qui, je l’espère, trouveront des réponses ici :) ! Voila maintenant un certain nombre d’années qu’on entend parler de ces séjours. J’aimerais donc savoir si l’authenticité initiale perdure encore aujourd’hui (les hommes fleurs sont-ils toujours les hommes fleurs ?), et si cela reste naturel (pas d’ambiance « zoo humain » avec mise en scène pour le touriste ?). Ensuite, un séjour peut-il être organisé dans deux familles différentes/villages différents, ou faut-il rester dans une seule et même famille (ou même village) du début à la fin ? Enfin, on m’avait conseillé Février, mais est-ce risqué de partir en juillet/août ? (Sumatra étant globalement plus visitable à cette période-là…). A quelle saison y-a-t-il le plus de touristes, à SIBERUT ? Un grand merci pour vos retours !
Adrien
Je vous écris car je souhaiterais effectuer, courant 2020, un séjour à SIBERUT, chez les Mentawaï… Je suis cependant face à quelques questions, qui, je l’espère, trouveront des réponses ici :) ! Voila maintenant un certain nombre d’années qu’on entend parler de ces séjours. J’aimerais donc savoir si l’authenticité initiale perdure encore aujourd’hui (les hommes fleurs sont-ils toujours les hommes fleurs ?), et si cela reste naturel (pas d’ambiance « zoo humain » avec mise en scène pour le touriste ?). Ensuite, un séjour peut-il être organisé dans deux familles différentes/villages différents, ou faut-il rester dans une seule et même famille (ou même village) du début à la fin ? Enfin, on m’avait conseillé Février, mais est-ce risqué de partir en juillet/août ? (Sumatra étant globalement plus visitable à cette période-là…). A quelle saison y-a-t-il le plus de touristes, à SIBERUT ? Un grand merci pour vos retours !
Adrien
Bonjour,
Me trouvant actuellement au Laos, je prévois de me rendre à sumatra pour y passer une bonne vingtaine de jour, voir un mois complet. Je débarquerai fin février à Medan. J'essaye surtout de me renseigner au niveau de la météo même si ce n'est pas une science exacte. Apparemment le nord serait en fin de saison des pluies donc ça serait assez propice pour y arriver bientôt non ?
Étant un amoureux de la nature et Sumatra qui sera ma dernière destination de mon voyage de 4 mois, j'ai envie de profiter pour voir un maximum de choses, surtout la faune et la flore sauvage. Aux Philippines et Laos il est très dure de voir la faune, même de simples oiseaux.
Bref je n'ai pas encore d'itinéraire et tout change toujours mais j'aimerai savoir quoi faire dans les grandes lignes. Je pensais filer sur l'île de Weh en arrivant pour me poser et faire du snorkeling 3 - 4 jours. Ensuite redescendre jusque ketambe pour trouver un guide local et faire une rando de 2 - 3 jours dans la vraie jungle, espérant ainsi observer la faune et peut être des orangs-outans (bukit lawang n'est pas pour moi, surtout pour en voir en semi liberté). Après on m'a parlé de kutacane mais je sais pas trop ce qu'il y à voir pour le moment. Puis berastagi pour l'ascension d'un volcan. Le lac toba quelques jours. Descendre découvrir le lac maninjau. Aurais je le temps de visiter une île voisine si je reste un mois ? N'est ce pas trop gourmand car je refuse de courir ! Je partirai ensuite de padang en avion pour rentrer en Belgique, snif... Qu'en est-il de Tangkahan ? Est ce juste un endroit pour les touristes monter à dos d'éléphants ? Je cherche aussi des endroits où il est possible de marcher dans la jungle sans guide, donc des petites marches dans des endroits aménagés.
Merci pour vos avis éclairés et si vous avez des suggestions, des coins peut être moins impressionnants mais moins touristiques, je suis preneur.
Avis aux experts de Sumatra.
Julien
Me trouvant actuellement au Laos, je prévois de me rendre à sumatra pour y passer une bonne vingtaine de jour, voir un mois complet. Je débarquerai fin février à Medan. J'essaye surtout de me renseigner au niveau de la météo même si ce n'est pas une science exacte. Apparemment le nord serait en fin de saison des pluies donc ça serait assez propice pour y arriver bientôt non ?
Étant un amoureux de la nature et Sumatra qui sera ma dernière destination de mon voyage de 4 mois, j'ai envie de profiter pour voir un maximum de choses, surtout la faune et la flore sauvage. Aux Philippines et Laos il est très dure de voir la faune, même de simples oiseaux.
Bref je n'ai pas encore d'itinéraire et tout change toujours mais j'aimerai savoir quoi faire dans les grandes lignes. Je pensais filer sur l'île de Weh en arrivant pour me poser et faire du snorkeling 3 - 4 jours. Ensuite redescendre jusque ketambe pour trouver un guide local et faire une rando de 2 - 3 jours dans la vraie jungle, espérant ainsi observer la faune et peut être des orangs-outans (bukit lawang n'est pas pour moi, surtout pour en voir en semi liberté). Après on m'a parlé de kutacane mais je sais pas trop ce qu'il y à voir pour le moment. Puis berastagi pour l'ascension d'un volcan. Le lac toba quelques jours. Descendre découvrir le lac maninjau. Aurais je le temps de visiter une île voisine si je reste un mois ? N'est ce pas trop gourmand car je refuse de courir ! Je partirai ensuite de padang en avion pour rentrer en Belgique, snif... Qu'en est-il de Tangkahan ? Est ce juste un endroit pour les touristes monter à dos d'éléphants ? Je cherche aussi des endroits où il est possible de marcher dans la jungle sans guide, donc des petites marches dans des endroits aménagés.
Merci pour vos avis éclairés et si vous avez des suggestions, des coins peut être moins impressionnants mais moins touristiques, je suis preneur.
Avis aux experts de Sumatra.
Julien
Bonjour,
Je suis entrain de préparer un voyage entre Bali et Sumatra pour décembre Janvier, février prochain et j ai l intention de faire pas mal de moto durant ce séjour.
Donc , ma question est concernant la météo , je suis bien au courant que nous sommes en pleine saison humide et de pluie durant ces mois de l année .
Est ce si pluvieux ou ce n est que de bonnes averses et ensuite ca se dégage etc...J aimerais avoir le témoignage de personnes qui sont déja allé en déc , jan ou fév .
Bien cordialement.
Je suis entrain de préparer un voyage entre Bali et Sumatra pour décembre Janvier, février prochain et j ai l intention de faire pas mal de moto durant ce séjour.
Donc , ma question est concernant la météo , je suis bien au courant que nous sommes en pleine saison humide et de pluie durant ces mois de l année .
Est ce si pluvieux ou ce n est que de bonnes averses et ensuite ca se dégage etc...J aimerais avoir le témoignage de personnes qui sont déja allé en déc , jan ou fév .
Bien cordialement.
Bonjour ,
Nous serons à Bukit lawang mi février et nous voudrions faire un trek de 2 jours , une nuit dans la jungle , essayant d'apercevoir des ourangs outangs , notamment . J'ai essayé de joindre des hotels sur place pour organiser ces quelques jours, avec un guide .( Indra inn , Rainforest ....) Sans réponse, je m'adresse a la communauté . Quelqu'un surement a fait cette expérience , avec quel guide ou hôtel , avez vous des coordonnées de guide , quel tarifs?????? Merci d'avance , à 3 semaines du départ !!!!!
Nous serons à Bukit lawang mi février et nous voudrions faire un trek de 2 jours , une nuit dans la jungle , essayant d'apercevoir des ourangs outangs , notamment . J'ai essayé de joindre des hotels sur place pour organiser ces quelques jours, avec un guide .( Indra inn , Rainforest ....) Sans réponse, je m'adresse a la communauté . Quelqu'un surement a fait cette expérience , avec quel guide ou hôtel , avez vous des coordonnées de guide , quel tarifs?????? Merci d'avance , à 3 semaines du départ !!!!!
Bonjour,
Nous allons voyager 1 mois a sumatra entre janvier et fevrier. Nous voudrions profiter des endroits a ne pas louper a sumatra. Ceux qui connaissent sumatra pourraient-ils nous renseigner sur un itineraire, des coins a ne pas louper. Est-ce que certains d`entre vous son deja alles sur les petites iles du nord ouest de sumatra:pulau weh, pulau aceh, sabang?comment est-ce?est-il possible de s'y rendre?qu'y a-t-il a y voir?
Nous conseilleriez-vous d`autres iles autour de sumatra? Nous aimons voyager sac au dos, dans des coins rares, a la rencontre des locaux. Nous sommes aussi a la recherche de ''la plage paradisiaque'', le genre de plage qu`on ne trouve nul part ailleurs et qui ne serait encore pas detruite par le tourisme.
merci d`avance aux voyageurs!
Nous allons voyager 1 mois a sumatra entre janvier et fevrier. Nous voudrions profiter des endroits a ne pas louper a sumatra. Ceux qui connaissent sumatra pourraient-ils nous renseigner sur un itineraire, des coins a ne pas louper. Est-ce que certains d`entre vous son deja alles sur les petites iles du nord ouest de sumatra:pulau weh, pulau aceh, sabang?comment est-ce?est-il possible de s'y rendre?qu'y a-t-il a y voir?
Nous conseilleriez-vous d`autres iles autour de sumatra? Nous aimons voyager sac au dos, dans des coins rares, a la rencontre des locaux. Nous sommes aussi a la recherche de ''la plage paradisiaque'', le genre de plage qu`on ne trouve nul part ailleurs et qui ne serait encore pas detruite par le tourisme.
merci d`avance aux voyageurs!
Bonjour à tous,
dans le cadre de la planification d'un tour du monde, et vu que je me serai en sans doute en Thailande en décembre et que je souhaite aller en Indonésie en janvier et continuer sur l'Australie en février, je me demandais quelle île d'Indonésie est la moins arrosée en janvier.
Merci pour vos infos.
dans le cadre de la planification d'un tour du monde, et vu que je me serai en sans doute en Thailande en décembre et que je souhaite aller en Indonésie en janvier et continuer sur l'Australie en février, je me demandais quelle île d'Indonésie est la moins arrosée en janvier.
Merci pour vos infos.
Cela fait déjà une semaine que nous avons débarqué en Indonésie, sur l'île de Sumatra : jours de vrai bonheur dans le silence et la beauté de cette île, presque déserte en cette saison. Une dernière promenade au marché traditionnel de Tomok, avant d'embarquer sur le ferry du retour vers Medan.
Un vol Medan-Jakarta qui décolle à 9h50 et qui nous semble très court... On quitte l'avion après seulement une heure de trajet. On se dirige vers l'arrivée des bagages sans retrouver les nôtres. A nos mines inquiètes, un employé nous explique notre méprise : ce n'est qu'une escale, sur l'île de Batam. Il faut remonter rapidement à bord, car on nous attend. Plusieurs passagers francophones nous entourent de leur sollicitude. D'abord une voyageuse de 1ère classe, qui s'exprime avec recherche dans notre langue, qu'elle a apprise et bien retenue, puis notre voisin de siège, personnage important qui se rend à Jakarta pour son travail. Mr. Abdullah est un fonctionnaire gradé qui nous conseille son hôtel, l'Ibis-Slipi, et nous propose de nous y emmener dès l'arrivée. Nous acceptons son offre si aimable, d'autant plus qu'il dispose d'une voiture de fonction dont il nous fera profiter.
La belle dame indonésienne, Mrs. B, nous presse d'accepter son hospitalité dans sa maison, qu'elle ouvre grand pour nous y loger durant notre séjour à Jakarta... C'est très gentil, nous sommes flattés mais nous déclinons son invitation, par crainte d'être complètement coincés. Elle comprend notre désir d'indépendance, mais elle tient à venir demain nous chercher à l'hôtel avec sa voiture et son chauffeur pour une visite de la ville.
Impressionnantes, ces deux personnes tellement serviables et d'un total désintéressement. Ce premier soir à Jakarta, notre nouvel ami Mr. Abdullah nous emmène dîner dans un restaurant japonais dont il est très friand. Nous sommes installés dans l'Ibis-Slipi, building ultra-moderne fréquenté par les étrangers, sans charme particulier, qui domine l'invraisemblable réseau de bretelles d'autoroutes qui entourent cette immense ville. Le restaurant japonais a pour nom "Soleil Levant" (original, n'est-ce pas ?) : c'est un self-service qui présente un buffet abondamment garni de légumes, viandes et poissons crus, que nous devons cuire dans les poëlons posés sur les longues tables communes. Je picore quelques bouchées d'aliments frits dans le bouillon, pendant que notre hôte ne cesse de faire des allées et venues entre le buffet et la table pour se rassasier avec un plaisir évident. Il est heureux, et nous le dit, de s'offrir un tel festin. Il précise qu'il ne rate jamais ce restau quand il est en mission à Jakarta. C'est un solide gaillard qui a un remarquable appétit.
Le lendemain matin, Mrs B, son 4x4 "Blue Panther" et son chauffeur, Didi of Kuninam, nous attendent, comme promis, devant le hall de notre hôtel. Elle propose de nous faire visiter sa ville dans la grosse voiture aux vitres teintées noires, dont on verrouille immédiatement les portières. Elle insiste sur l'extrême nécessité de n'afficher aucun signe extérieur de richesse dans cette ville au bord de l'émeute. A nos yeux, le simple fait de circuler dans un tel véhicule, conduit par un chauffeur particulier, est déjà un aveu d'appartenance à la classe privilégiée indonésienne ! Elle précise que ses deux autres voitures, une BMW et une Mercédès, sont restées dans son garage, car elles sont trop provocantes... B. indique un itinéraire au pilote et nous roulons sur les grandes avenues dont elle décrit les monuments : voici la mosquée Istiklal, la cathédrale, les grands magasins... Allons-nous rester enfermés sans poser un pied au dehors ?
Notre hôtesse consent, tout de même, à s'arrêter devant le musée national, et nous accompagne dans la visite de cette intéressante exposition d'objets d'art. Elle s'exprime lentement, en un français élégant, recherche les mots justes et construit ses phrases avec soin. Manifestement, elle appartient à une famille d'intellectuels, elle est très raffinée et nous traite avec grande courtoisie. Devant les vitrines des porcelaines de Chine, qui renferment de merveilleuses poteries de l'époque Ming, d'un rose délicat, elle dit qu'elle a les mêmes dans son salon... Des "Céladon" d'une valeur inestimable, elle en a aussi chez elle... Bigre ! C'est une grande voyageuse : New-York, Londres et Paris, n'ont aucun secret pour elle. Son mari est un membre important du gouvernement, leurs quatre enfants ont fait leurs études supérieures aux Etats-Unis. Hier soir, elle était invitée à une réception à l'ambassade d'Australie. Rien que du beau monde. Tout ceci est raconté avec simplicité et gentillesse. Elle précise qu'elle est de religion catholique, et quand elle me demande la mienne, elle est très choquée par ma réponse négative : "Comment peut-on être athée ? Je suis déçue, mais je respecte votre opinion"... Ouf, nous étions à deux doigts d'un incident diplomatique !
Mrs. B. a quelques soucis : elle possède plusieurs villas qu'elle loue à des expatriés et doit se rendre chez l'un de ses futurs locataires, pour signer un bail. Nous sommes donc invités à l'accompagner dans la banlieue de Jakarta, chez un homme d'affaires franco-belge. Jolie maison entourée d'un jardin : le maître de maison présente sa compagne, une belle femme eurasienne qui offre boissons et délicieux beignets cuits à notre arrivée. L'homme désire habiter dans un quartier mieux protégé, près de chez Bona, sa demeure actuelle ne présentant plus assez de sécurité à cause de son isolement. Tous ces étrangers tremblent pour leurs biens et leur peau. Il règne ici un climat de révolte populaire et les manifestations quotidiennes sont sauvagement réprimées par des militaires à la gâchette facile. Bref, Mrs B. lui signe l'engagement de location pour s'installer dans le "triangle d'or" : quartier résidentiel des friqués de Jakarta.
Notre hôtesse tient à nous faire goûter les spécialités gourmandes de son pays. Une incursion dans sa pâtisserie favorite, où elle choisit un à un les gâteaux qu'elle préfère, petits paquets enveloppés dans des feuilles de délicat végétal qui enferment des pâtes sucrées rose et blanche. Pas terribles ! Puis d'un coup de voiture, Didi nous dépose tous les trois devant une boutique de dégustation qui sert des plats traditionnels à consommer sur place. C'est toujours Mrs.B qui commande pour nous, avec recommandations appuyées aux serveuses, qui l'écoutent avec respect. Ce que nous avons dans nos assiettes n'est ni très bon, ni franchement mauvais, plutôt insipide par rapport à ce que nous pensions d'une cuisine orientale habituelle. Mais nous avons l'air de nous régaler, et Mrs B est très satisfaite.
Elle insiste pour nous faire visiter son fameux centre commercial dont elle dit que nous allons être surpris par l'élégance des boutiques. Il s'agit du "Block M", enfilade de galeries superposées dans un ensemble bétonné gardé par des sentinelles en armes. Didi viendra nous y reprendre dans une heure environ, le temps de lécher les vitrines, d'y faire des achats... si nous en avons envie... En un quart d'heure, nous en avons fait le tour. Rien vraiment pour nous faire succomber, et nous essayons de passer le temps à la terrasse d'un bistro. Peu de monde dans cette grande surface, les vendeurs sont bien plus nombreux que les clients. Peut-être l'atmosphère houleuse de Jakarta dissuade-t-elle les acheteurs de s'y promener ? Et les prix aussi, plutôt élevés...
On commence à trouver le temps long. Enfin la revoici, la Blue Panther de Didi, avec un compère assis à côté de lui qu'il présente comme notre garde du corps ! Il est 18h quand on arrive devant la demeure de Mrs. B, dans le fameux triangle d'or, avenue privée bordée de grandes villas élégantes. La sécurité est assurée par des gardes armés qui patrouillent dans ce quartier. De hautes grilles entourent les propriétés, on entre par le sas d'un grand garage qui abrite les voitures "trop chères pour qu'on les montre". Une servante nous fait entrer dans le grand salon, meublé de fauteuils de cuir fauve, devant des tables basses en ébène et nacre. Aux murs, des tableaux démontrent le goût des propriétaires pour les maîtres de la peinture classique et moderne. L'une de ces toiles représente l'ensemble de la famille en tenue d'apparat. Des vitrines en bois précieux révèlent les porcelaines Ming, soeurs de celles du musée, et des céladons magnifiques trônent, eux aussi, sur les bahuts en bois de macassar. B aime les beaux objets...
La voici qui entre dans le salon, fatiguée par sa journée de guide bénévole, mais nous rassure : ce n'est que du plaisir de nous avoir pilotés aux quatre coins de Jakarta... Elle tient à nous emmener chez sa locataire-voisine, maison jumelle de la sienne. Mrs. L. est l'épouse d'un français exportateur de meubles orientaux. Nous pénétrons dans la demeure par le même sas-garage, aux portes blindées gardées par un vigile armé. Ce luxe de précautions est vraiment impressionnant : ces habitants ont une peur panique des agressions dont ils pourraient être les premières victimes, étant donné l'opulence de leurs demeures. La belle Mrs. L est une chinoise de Hong-Kong, mince et élégante, raffinée jusqu'au bout de ses ongles impeccablement vernis. Elle regrette de ne pas bien parler français et laisse sa fille de 12 ans, aussi belle que sa maman, nous raconter sa vie indonésienne. Elève au lycée français, elle parle outre le français, langue paternelle, l'anglais, l'indonésien et s'essaie au mandarin, langue maternelle qu'elle trouve décidément très difficile. Elle pratique la danse, le piano, l'équitation. L'été, elle vient avec ses parents en Bretagne, dans le chateau de la famille. Univers de luxe, privilégié, dont elles ont bien conscience l'une et l'autre, et qui ne durera peut-être pas éternellement. Boissons fraîches, petits biscuits délicieux home-made : "les L. savent recevoir" dit Mrs. B qui admire sans réserve sa riche locataire !
B. ne veut pas nous lâcher : demain matin, son chauffeur viendra nous chercher pour visiter le port de Batavia, ancien nom de Jakarta sous la domination hollandaise aux siècles passés.
Le lendemain matin, une longue attente dans le hall de notre hôtel... Vers 11h, un message de Mrs. B : Didi ne s'est pas présenté chez elle, ce matin, pour une raison inconnue. Matinée gâchée... Nous aurions pu y aller seuls, mais une manifestation d'étudiants, violemment réprimée par des militaires, boucle complètement les avenues. On saura ce soir qu'il y a eu plusieurs dizaines de morts aujourd'hui dans ces bagarres qui se font de plus en plus fréquentes dans la capitale indonésienne.
Nous n'aurons pas vu grand'chose de Jakarta, mais nous avons été plongés dans un univers insoupçonné de la plupart des étrangers...
Un vol Medan-Jakarta qui décolle à 9h50 et qui nous semble très court... On quitte l'avion après seulement une heure de trajet. On se dirige vers l'arrivée des bagages sans retrouver les nôtres. A nos mines inquiètes, un employé nous explique notre méprise : ce n'est qu'une escale, sur l'île de Batam. Il faut remonter rapidement à bord, car on nous attend. Plusieurs passagers francophones nous entourent de leur sollicitude. D'abord une voyageuse de 1ère classe, qui s'exprime avec recherche dans notre langue, qu'elle a apprise et bien retenue, puis notre voisin de siège, personnage important qui se rend à Jakarta pour son travail. Mr. Abdullah est un fonctionnaire gradé qui nous conseille son hôtel, l'Ibis-Slipi, et nous propose de nous y emmener dès l'arrivée. Nous acceptons son offre si aimable, d'autant plus qu'il dispose d'une voiture de fonction dont il nous fera profiter.
La belle dame indonésienne, Mrs. B, nous presse d'accepter son hospitalité dans sa maison, qu'elle ouvre grand pour nous y loger durant notre séjour à Jakarta... C'est très gentil, nous sommes flattés mais nous déclinons son invitation, par crainte d'être complètement coincés. Elle comprend notre désir d'indépendance, mais elle tient à venir demain nous chercher à l'hôtel avec sa voiture et son chauffeur pour une visite de la ville.
Impressionnantes, ces deux personnes tellement serviables et d'un total désintéressement. Ce premier soir à Jakarta, notre nouvel ami Mr. Abdullah nous emmène dîner dans un restaurant japonais dont il est très friand. Nous sommes installés dans l'Ibis-Slipi, building ultra-moderne fréquenté par les étrangers, sans charme particulier, qui domine l'invraisemblable réseau de bretelles d'autoroutes qui entourent cette immense ville. Le restaurant japonais a pour nom "Soleil Levant" (original, n'est-ce pas ?) : c'est un self-service qui présente un buffet abondamment garni de légumes, viandes et poissons crus, que nous devons cuire dans les poëlons posés sur les longues tables communes. Je picore quelques bouchées d'aliments frits dans le bouillon, pendant que notre hôte ne cesse de faire des allées et venues entre le buffet et la table pour se rassasier avec un plaisir évident. Il est heureux, et nous le dit, de s'offrir un tel festin. Il précise qu'il ne rate jamais ce restau quand il est en mission à Jakarta. C'est un solide gaillard qui a un remarquable appétit.
Le lendemain matin, Mrs B, son 4x4 "Blue Panther" et son chauffeur, Didi of Kuninam, nous attendent, comme promis, devant le hall de notre hôtel. Elle propose de nous faire visiter sa ville dans la grosse voiture aux vitres teintées noires, dont on verrouille immédiatement les portières. Elle insiste sur l'extrême nécessité de n'afficher aucun signe extérieur de richesse dans cette ville au bord de l'émeute. A nos yeux, le simple fait de circuler dans un tel véhicule, conduit par un chauffeur particulier, est déjà un aveu d'appartenance à la classe privilégiée indonésienne ! Elle précise que ses deux autres voitures, une BMW et une Mercédès, sont restées dans son garage, car elles sont trop provocantes... B. indique un itinéraire au pilote et nous roulons sur les grandes avenues dont elle décrit les monuments : voici la mosquée Istiklal, la cathédrale, les grands magasins... Allons-nous rester enfermés sans poser un pied au dehors ?
Notre hôtesse consent, tout de même, à s'arrêter devant le musée national, et nous accompagne dans la visite de cette intéressante exposition d'objets d'art. Elle s'exprime lentement, en un français élégant, recherche les mots justes et construit ses phrases avec soin. Manifestement, elle appartient à une famille d'intellectuels, elle est très raffinée et nous traite avec grande courtoisie. Devant les vitrines des porcelaines de Chine, qui renferment de merveilleuses poteries de l'époque Ming, d'un rose délicat, elle dit qu'elle a les mêmes dans son salon... Des "Céladon" d'une valeur inestimable, elle en a aussi chez elle... Bigre ! C'est une grande voyageuse : New-York, Londres et Paris, n'ont aucun secret pour elle. Son mari est un membre important du gouvernement, leurs quatre enfants ont fait leurs études supérieures aux Etats-Unis. Hier soir, elle était invitée à une réception à l'ambassade d'Australie. Rien que du beau monde. Tout ceci est raconté avec simplicité et gentillesse. Elle précise qu'elle est de religion catholique, et quand elle me demande la mienne, elle est très choquée par ma réponse négative : "Comment peut-on être athée ? Je suis déçue, mais je respecte votre opinion"... Ouf, nous étions à deux doigts d'un incident diplomatique !
Mrs. B. a quelques soucis : elle possède plusieurs villas qu'elle loue à des expatriés et doit se rendre chez l'un de ses futurs locataires, pour signer un bail. Nous sommes donc invités à l'accompagner dans la banlieue de Jakarta, chez un homme d'affaires franco-belge. Jolie maison entourée d'un jardin : le maître de maison présente sa compagne, une belle femme eurasienne qui offre boissons et délicieux beignets cuits à notre arrivée. L'homme désire habiter dans un quartier mieux protégé, près de chez Bona, sa demeure actuelle ne présentant plus assez de sécurité à cause de son isolement. Tous ces étrangers tremblent pour leurs biens et leur peau. Il règne ici un climat de révolte populaire et les manifestations quotidiennes sont sauvagement réprimées par des militaires à la gâchette facile. Bref, Mrs B. lui signe l'engagement de location pour s'installer dans le "triangle d'or" : quartier résidentiel des friqués de Jakarta.
Notre hôtesse tient à nous faire goûter les spécialités gourmandes de son pays. Une incursion dans sa pâtisserie favorite, où elle choisit un à un les gâteaux qu'elle préfère, petits paquets enveloppés dans des feuilles de délicat végétal qui enferment des pâtes sucrées rose et blanche. Pas terribles ! Puis d'un coup de voiture, Didi nous dépose tous les trois devant une boutique de dégustation qui sert des plats traditionnels à consommer sur place. C'est toujours Mrs.B qui commande pour nous, avec recommandations appuyées aux serveuses, qui l'écoutent avec respect. Ce que nous avons dans nos assiettes n'est ni très bon, ni franchement mauvais, plutôt insipide par rapport à ce que nous pensions d'une cuisine orientale habituelle. Mais nous avons l'air de nous régaler, et Mrs B est très satisfaite.
Elle insiste pour nous faire visiter son fameux centre commercial dont elle dit que nous allons être surpris par l'élégance des boutiques. Il s'agit du "Block M", enfilade de galeries superposées dans un ensemble bétonné gardé par des sentinelles en armes. Didi viendra nous y reprendre dans une heure environ, le temps de lécher les vitrines, d'y faire des achats... si nous en avons envie... En un quart d'heure, nous en avons fait le tour. Rien vraiment pour nous faire succomber, et nous essayons de passer le temps à la terrasse d'un bistro. Peu de monde dans cette grande surface, les vendeurs sont bien plus nombreux que les clients. Peut-être l'atmosphère houleuse de Jakarta dissuade-t-elle les acheteurs de s'y promener ? Et les prix aussi, plutôt élevés...
On commence à trouver le temps long. Enfin la revoici, la Blue Panther de Didi, avec un compère assis à côté de lui qu'il présente comme notre garde du corps ! Il est 18h quand on arrive devant la demeure de Mrs. B, dans le fameux triangle d'or, avenue privée bordée de grandes villas élégantes. La sécurité est assurée par des gardes armés qui patrouillent dans ce quartier. De hautes grilles entourent les propriétés, on entre par le sas d'un grand garage qui abrite les voitures "trop chères pour qu'on les montre". Une servante nous fait entrer dans le grand salon, meublé de fauteuils de cuir fauve, devant des tables basses en ébène et nacre. Aux murs, des tableaux démontrent le goût des propriétaires pour les maîtres de la peinture classique et moderne. L'une de ces toiles représente l'ensemble de la famille en tenue d'apparat. Des vitrines en bois précieux révèlent les porcelaines Ming, soeurs de celles du musée, et des céladons magnifiques trônent, eux aussi, sur les bahuts en bois de macassar. B aime les beaux objets...
La voici qui entre dans le salon, fatiguée par sa journée de guide bénévole, mais nous rassure : ce n'est que du plaisir de nous avoir pilotés aux quatre coins de Jakarta... Elle tient à nous emmener chez sa locataire-voisine, maison jumelle de la sienne. Mrs. L. est l'épouse d'un français exportateur de meubles orientaux. Nous pénétrons dans la demeure par le même sas-garage, aux portes blindées gardées par un vigile armé. Ce luxe de précautions est vraiment impressionnant : ces habitants ont une peur panique des agressions dont ils pourraient être les premières victimes, étant donné l'opulence de leurs demeures. La belle Mrs. L est une chinoise de Hong-Kong, mince et élégante, raffinée jusqu'au bout de ses ongles impeccablement vernis. Elle regrette de ne pas bien parler français et laisse sa fille de 12 ans, aussi belle que sa maman, nous raconter sa vie indonésienne. Elève au lycée français, elle parle outre le français, langue paternelle, l'anglais, l'indonésien et s'essaie au mandarin, langue maternelle qu'elle trouve décidément très difficile. Elle pratique la danse, le piano, l'équitation. L'été, elle vient avec ses parents en Bretagne, dans le chateau de la famille. Univers de luxe, privilégié, dont elles ont bien conscience l'une et l'autre, et qui ne durera peut-être pas éternellement. Boissons fraîches, petits biscuits délicieux home-made : "les L. savent recevoir" dit Mrs. B qui admire sans réserve sa riche locataire !
B. ne veut pas nous lâcher : demain matin, son chauffeur viendra nous chercher pour visiter le port de Batavia, ancien nom de Jakarta sous la domination hollandaise aux siècles passés.
Le lendemain matin, une longue attente dans le hall de notre hôtel... Vers 11h, un message de Mrs. B : Didi ne s'est pas présenté chez elle, ce matin, pour une raison inconnue. Matinée gâchée... Nous aurions pu y aller seuls, mais une manifestation d'étudiants, violemment réprimée par des militaires, boucle complètement les avenues. On saura ce soir qu'il y a eu plusieurs dizaines de morts aujourd'hui dans ces bagarres qui se font de plus en plus fréquentes dans la capitale indonésienne.
Nous n'aurons pas vu grand'chose de Jakarta, mais nous avons été plongés dans un univers insoupçonné de la plupart des étrangers...
Bonjour à tous,
Et oui, c’est encore loin mais cela approche vite🙂... Je lis assidument tous les postes (certains contradictoires 😕) sur un séjour en Indonésie à cette période. J'en ai conclu qu'il était préférable de: - Éviter le sud et l'est du pays, Jakarta (rien à voir) - privilégier Sumatra (Nord), les Moluques (Nord), Papouasie Occidentale voire le Nord des Sulawesi Par ailleurs, fan de paysages volcaniques, je me laisserais bien tenter par le Mont Bromo bien équipé d'un pancho🤪 et en croisant les doigts...
Compte tenu des caprices météorologiques, et du temps imparti (19 jours sur places), penseriez -vous qu'un Surabaya (Mont Bromo)- Ternate- Raja Ampat- Medan (Ketambe & Toba) est dans le domaine du réel ou de la fiction ?
Encore merci à vous et bonne journée à tous😉! Benoît
Et oui, c’est encore loin mais cela approche vite🙂... Je lis assidument tous les postes (certains contradictoires 😕) sur un séjour en Indonésie à cette période. J'en ai conclu qu'il était préférable de: - Éviter le sud et l'est du pays, Jakarta (rien à voir) - privilégier Sumatra (Nord), les Moluques (Nord), Papouasie Occidentale voire le Nord des Sulawesi Par ailleurs, fan de paysages volcaniques, je me laisserais bien tenter par le Mont Bromo bien équipé d'un pancho🤪 et en croisant les doigts...
Compte tenu des caprices météorologiques, et du temps imparti (19 jours sur places), penseriez -vous qu'un Surabaya (Mont Bromo)- Ternate- Raja Ampat- Medan (Ketambe & Toba) est dans le domaine du réel ou de la fiction ?
Encore merci à vous et bonne journée à tous😉! Benoît
Bonjour à tous ; )
Je souhaites partir en Asie du Sud-Est ( hors thailande, car déjà visité) pour une durée de 3 semaines entre Novembre et Décembre : j'hésites entre la Sulawesi et Sumatra.
- Est-ce possible pour ces iles (ou indonésie en général) niveau climat sur la période de Novembre-Decembre ?
- Mes attentes sont surtout tournées vers les visites nature, treks, snorkeling et aspect culturel... les îles de Sulawesi et Sumatra semblent elles deux répondre à ces attentes...j'aimerai également visiter le mont bromo et éventuellement si j'ai le temps faire le mont rinjani : )
Merci par avance pour vos conseils !!
Bonne jounée : )
Je souhaites partir en Asie du Sud-Est ( hors thailande, car déjà visité) pour une durée de 3 semaines entre Novembre et Décembre : j'hésites entre la Sulawesi et Sumatra.
- Est-ce possible pour ces iles (ou indonésie en général) niveau climat sur la période de Novembre-Decembre ?
- Mes attentes sont surtout tournées vers les visites nature, treks, snorkeling et aspect culturel... les îles de Sulawesi et Sumatra semblent elles deux répondre à ces attentes...j'aimerai également visiter le mont bromo et éventuellement si j'ai le temps faire le mont rinjani : )
Merci par avance pour vos conseils !!
Bonne jounée : )
Sumatra. Je viens d'arriver a Pantai Bungus (pres de Padang), au Losmen Carlos. Carlos, c'est le patron de l'hotel.
Apres-midi. Personne. Temps superbe pour se baigner. L'hotel donne sur la plage.
- Dis Carlos, je me sens un peu genee avec mon bikini..
- T'inquiete pas, va te baigner. Me repond Carlos.
OK. Apres 10 mn de baignade, je decide d'aller me promener sur la plage. Cette gene me poursuit quand-meme. Cipika en bikini, elle ne vendrait pas une Porsh pourtant. D'habitude, elle se trouve plutot discrete sur la plage. Mais la... elle se sent caremment "a poil". Il y a des pecheurs qui travaillent un peu plus haut. Est-ce le silence? Je ne sais pas.Tres vite, avant que je ne fasse demi-tour, une horde de tout-petits se ruent sur moi. Ils sont 5 ou 6 , moyenne d'age 6, 8 ans. Le petit leadeur, une gamine de 8 ans, commence son interview en indonesien accompane de gestes. Je capte "malu" (genee, timide) et elle se dessine avec les mains un bikini. Tres explicite. Je fais repeter, histoire de tester un peu plus loin mes capacites en indonesien et de preparer une reponse mais le message est bien passe:
- "T'es pas un peu genee de te promener comme ca sur la plage en bikini?"
- Be....un peu quand-meme....car il n'y a pas d'autres filles.
- Alors, si il y avait d'autres filles, tu ne serais pas genee. Et si c'etait des garcons?
- Be.... ca depend....
- ?...Si il est comme lui (elle me montre du doigt un bambin de 6 ans a peine), t'es genee?
- Ah non... la, ca va!
- Et si c'est lui, la-bas, (elle m'indique un pecheur a 50m, occupe a ses filets) t'es genee?
- La oui, un peu.... alors je ne le regarde pas et comme ca, ca va.
Perspicace la gamine avec ses questions.
Malheureusement, la conversation avec ce petit bout de femme pas si innocente et moi, un peu naive en ce pays, donc cette conversation tres instructive est interrompue par un pecheur, un aine dans ce village:
- Madame, vous etes dans un village Minangkabau (groupe ethique de l'ouest-Sumatra). Vous ne pouvez pas marcher ici comme ca. Veuillez faire demi-tour.
Les paroles etaient cinglantes. La, j'avais honte. Et les enfants se sont envoles de peur de se faire reprimander.
- Carloooos! Je me suis fait gronder!!!!
- T'en fais pas. Baigne toi devant l'hotel. Pas de probleme.
J'ai donc appris ma lecon:
1- devant l'hotel, baignade en bikini: OK
2- se deplacer de son bungalow a la plage: avec un pareo, c'est mieux.
3- se promener le long de la plage: au moins un t-shirt.
Tout est question d'ajustement, et lorsqu'on a compris les moeurs du pays qui nous accueille, d'un peu de savoir vivre. Ca m'a pris un quart d'heure et une bonne dose de honte alors je vous presente mon anecdote afin de vous eviter mesdames et mesdemoiselles ce petit embarras.
Le lendemain: Sortie en mer pour snorkling. J'ai bien ajuste les pendules des bons moeurs et me suis enroulee dans mon pareo. Nous accostons sur une petite ile d'ou l'on peut faire du snorkling. C'est merveilleux. Les poissons sont a a peine un metre du bord. "Horreur!". Sur cette plage bordee de bungalows, mesdames se font bronzer la pilule topless! Quoi! Il n'y a pas quelque patrouille de Minangkabau ici pour rhabiller de pudeur ces damoizelles? On n'est pas a Montalivet ici! Ya plus qu'a se mettre a faire du velo a poil comme la-bas. Je DETESTE ces camps de naturistes qui debordent sur NOS plages...Bref... Tout ca pour en venir ou? Pudeur: question de culture? religion? epoque? Ou commence la pudeur? Moi, je me coyais tres correcte en maillot sur la plage. Pourtant, ma tenue etait indecente. De mon cote, que je trouve indecent de s'exposer topless, dans un pays musulman aussi bien qu'au bord d'une piscine en France ou ailleurs. Conclusion: un pareo (ou "sarung" ici) c'est pratique. C'est beau, c'est leger. On s'enroule dedans et on peut meme dormir dedans.
Petit appendix pour notre comptable de service, je nommerai Ragamuffin: des prix. Quoi que je ne pense pas qu'il se soit senti concerne par ces petits problemes de bikini en pays Minangkabau. - Losmen Carlos: 3 cathegories de chambres: 50 000rp (mandi- salle de bain- a l'exterieur), 75 000rp (avec mandi et fan), 125 000rp je crois (avec clim) - snorkling: une journee 200 000rp (tuba, repas, snack et boisons compris) a partir de 3 personnes. - restau: plats entre 10 et 20 000rp - barbecue sur la plage avec feu de bois, guitare... ambiance tres bon enfant: 50 000rp - personnel (hotel tenu par une grande famille): gentillesse, sourires, convivialite, bienveillance en abondance: gratuit Bonheur garanti. On planifie 3 jours, on reste 5.
Le lendemain: Sortie en mer pour snorkling. J'ai bien ajuste les pendules des bons moeurs et me suis enroulee dans mon pareo. Nous accostons sur une petite ile d'ou l'on peut faire du snorkling. C'est merveilleux. Les poissons sont a a peine un metre du bord. "Horreur!". Sur cette plage bordee de bungalows, mesdames se font bronzer la pilule topless! Quoi! Il n'y a pas quelque patrouille de Minangkabau ici pour rhabiller de pudeur ces damoizelles? On n'est pas a Montalivet ici! Ya plus qu'a se mettre a faire du velo a poil comme la-bas. Je DETESTE ces camps de naturistes qui debordent sur NOS plages...Bref... Tout ca pour en venir ou? Pudeur: question de culture? religion? epoque? Ou commence la pudeur? Moi, je me coyais tres correcte en maillot sur la plage. Pourtant, ma tenue etait indecente. De mon cote, que je trouve indecent de s'exposer topless, dans un pays musulman aussi bien qu'au bord d'une piscine en France ou ailleurs. Conclusion: un pareo (ou "sarung" ici) c'est pratique. C'est beau, c'est leger. On s'enroule dedans et on peut meme dormir dedans.
Petit appendix pour notre comptable de service, je nommerai Ragamuffin: des prix. Quoi que je ne pense pas qu'il se soit senti concerne par ces petits problemes de bikini en pays Minangkabau. - Losmen Carlos: 3 cathegories de chambres: 50 000rp (mandi- salle de bain- a l'exterieur), 75 000rp (avec mandi et fan), 125 000rp je crois (avec clim) - snorkling: une journee 200 000rp (tuba, repas, snack et boisons compris) a partir de 3 personnes. - restau: plats entre 10 et 20 000rp - barbecue sur la plage avec feu de bois, guitare... ambiance tres bon enfant: 50 000rp - personnel (hotel tenu par une grande famille): gentillesse, sourires, convivialite, bienveillance en abondance: gratuit Bonheur garanti. On planifie 3 jours, on reste 5.
bonjour, j'ai déjà trouvé énormemment d'info sur le forum, pour mettre en place notre périple de 6 mois en Asie.
Je commence tout juste à sonder l'indonésie qui sera notre dernière destination et pour l'instant je suis un peu larguée 😕
Nous arriverons de Malasie et envisageons de passer sur Sumatra et de continuer vers Java, puis de terminer à Bali avant de rentrer en France...
On voudrait passer une quinzaine de jours sur Bali, ce qui n'en laisse plus que 15 pour arriver jusque là !!!
Possible ou pas, sachant que je voyage avec ma fille qui aura 7 ans donc partout ailleurs nous avons prévu piano.. piano.... un gros trajet de temps en temps mais pas tous les jours !!
Pour l'instant nous n'avons pas établi d'étapes incontournables (à nos yeux), comme nous le faisons pour chaque pays visité. Je voudrais d'abord savoir si cette grande traversée est réaliste en 15 jours ou si nous devrons en faire une partie en avion.
Merci!!! 😉
Sumatra kembali...
Samedi 30 Janvier 1999 - Partis de Nice dès l'aube, nous sommes arrivés à Amsterdam pour un vol "Garuda Indonesia" à destination de l'île de Sumatra. Un certain retard vient d'être annoncé : notre long-courrier ne quitte le sol hollandais que sept longues heures plus tard, à la suite de l'avarie d'une pompe hydraulique... De la salle d'attente, nous avons vu plusieurs employés chargés de boîtes à outils monter à bord, et comble du comique, le dernier armé d'une ventouse-débouche canalisations !
Les passagers de ce vol Amsterdam-Java sont en majorité de robustes hollandais en goguette... Insupportables. Ils circulent dans les étroits couloirs du Boeing, s'interpellant à pleins poumons, trinquant de leurs bouteilles de whisky achetées avant l'embarquement qu'ils abandonneront vides dans les allées de l'appareil, juste avant de débarquer sur la piste de Jakarta.
Nous arrivons dans un chaos indescriptible, rien n'a été prévu pour accueillir les nombreux voyageurs en transit, comme nous en attente d'un vol pour Sumatra. Nous avons bien sûr raté la correspondance qui s'est envolée depuis longtemps. On court dans l'immense dédale de couloirs à la recherche d'un guichet où nous espérons obtenir des détails sur la suite du voyage. C'est un peu au hasard qu'on finit par avoir nos coupons de vol Jakarta-Medan, prévu le lendemain lundi 1er février, vers 7h du matin.
Nous sommes une vingtaine de laissés pour compte. Enfin, un bus nous transporte jusqu'à un hôtel où chambres et repas ont été préparés à notre intention. Une cinquantaine d'heures après notre départ de Nice, nous posons le pied sur le sol de Sumatra !
Le correspondant de Nouvelles Frontières à Medan, Christophe, nous attend à l'hôtel Tiara afin de préparer la suite du voyage. Il nous pilote en ville dans sa voiture aux sombres vitres teintées dont il verrouille automatiquement les portières dès le démarrage. Il tient à nous faire déjeuner dans un restaurant "très bien pour vous", dit-il, "où vous serez bien servis"... Un Mc Do ! C'est vraiment pour ne pas lui faire de peine que nous acceptons de faire honneur au fast-food international.
Medan, capitale de Sumatra, est une ville d'importance moyenne (1 million d'habitants), la circulation automobile n'a rien de comparable à celle de l'Inde, et nous semble un peu endormie. Un musée, une mosquée et le palais du sultan, c'est à peu près tout ce qu'on peut visiter en une matinée. Peu de touristes, pour ne pas dire que nous sommes les seuls.
Première étape : au nord-est de l'île, destination Bukit-Lawang, en voiture avec chauffeur. Célèbre pour sa réserve animalière des orangs-outangs, ce village vit essentiellement du tourisme de passage. Nous sommes logés dans un charmant "losmen" situé au bord de la rivière Bohorok, une chambre ouverte sur la nature foisonnante, où insectes et bestioles viennent nous rendre visite. Un gros crapaud a élu domicile sur le tapis au pied du lit... Ne pas le déranger, et si c'était un prince charmant ensorcelé ?...
Il faut s'inscrire et payer pour un droit d'entrée dans la forêt refuge des grands singes roux protégés par la World Wildlife Foundation. On marche le long de la rivière au milieu d'une végétation touffue. Une étroite pirogue manoeuvrée par un câble tendu d'une rive à l'autre pour traverser le torrent, et nous progressons sur les pentes boueuses de la colline qui abrite les animaux surveillés comme des trésors par les employés de la réserve. Ces derniers emportent des seaux remplis de friandises : indifférents, les singes malicieux se dissimulent sur les hautes branches des arbres et observent ces humains qui sont à l'affût d'une vaine photo.
On repart plutôt déçu de ce trek attrape-touristes... La redescente sur un sentier transformé en toboggan de boue gluante est laborieuse, mais des jeunes garçons se proposent d'aider quelques personnes en difficulté, moyennant un petit backchich... Classique.
Les paysages sont magnifiques, montagnes et rivière noyées dans la brume du soir, les petites maisons blanches aux toits pointus s'alignent sur les rives comme sur un dessin d'enfant. Soirée et nuit dans un murmure d'eau et d'insectes bourdonnants. Notre royal crapaud sort pour un festin nocturne en se dandinant avec grâce...
Samedi 30 Janvier 1999 - Partis de Nice dès l'aube, nous sommes arrivés à Amsterdam pour un vol "Garuda Indonesia" à destination de l'île de Sumatra. Un certain retard vient d'être annoncé : notre long-courrier ne quitte le sol hollandais que sept longues heures plus tard, à la suite de l'avarie d'une pompe hydraulique... De la salle d'attente, nous avons vu plusieurs employés chargés de boîtes à outils monter à bord, et comble du comique, le dernier armé d'une ventouse-débouche canalisations !
Les passagers de ce vol Amsterdam-Java sont en majorité de robustes hollandais en goguette... Insupportables. Ils circulent dans les étroits couloirs du Boeing, s'interpellant à pleins poumons, trinquant de leurs bouteilles de whisky achetées avant l'embarquement qu'ils abandonneront vides dans les allées de l'appareil, juste avant de débarquer sur la piste de Jakarta.
Nous arrivons dans un chaos indescriptible, rien n'a été prévu pour accueillir les nombreux voyageurs en transit, comme nous en attente d'un vol pour Sumatra. Nous avons bien sûr raté la correspondance qui s'est envolée depuis longtemps. On court dans l'immense dédale de couloirs à la recherche d'un guichet où nous espérons obtenir des détails sur la suite du voyage. C'est un peu au hasard qu'on finit par avoir nos coupons de vol Jakarta-Medan, prévu le lendemain lundi 1er février, vers 7h du matin.
Nous sommes une vingtaine de laissés pour compte. Enfin, un bus nous transporte jusqu'à un hôtel où chambres et repas ont été préparés à notre intention. Une cinquantaine d'heures après notre départ de Nice, nous posons le pied sur le sol de Sumatra !
Le correspondant de Nouvelles Frontières à Medan, Christophe, nous attend à l'hôtel Tiara afin de préparer la suite du voyage. Il nous pilote en ville dans sa voiture aux sombres vitres teintées dont il verrouille automatiquement les portières dès le démarrage. Il tient à nous faire déjeuner dans un restaurant "très bien pour vous", dit-il, "où vous serez bien servis"... Un Mc Do ! C'est vraiment pour ne pas lui faire de peine que nous acceptons de faire honneur au fast-food international.
Medan, capitale de Sumatra, est une ville d'importance moyenne (1 million d'habitants), la circulation automobile n'a rien de comparable à celle de l'Inde, et nous semble un peu endormie. Un musée, une mosquée et le palais du sultan, c'est à peu près tout ce qu'on peut visiter en une matinée. Peu de touristes, pour ne pas dire que nous sommes les seuls.
Première étape : au nord-est de l'île, destination Bukit-Lawang, en voiture avec chauffeur. Célèbre pour sa réserve animalière des orangs-outangs, ce village vit essentiellement du tourisme de passage. Nous sommes logés dans un charmant "losmen" situé au bord de la rivière Bohorok, une chambre ouverte sur la nature foisonnante, où insectes et bestioles viennent nous rendre visite. Un gros crapaud a élu domicile sur le tapis au pied du lit... Ne pas le déranger, et si c'était un prince charmant ensorcelé ?...
Il faut s'inscrire et payer pour un droit d'entrée dans la forêt refuge des grands singes roux protégés par la World Wildlife Foundation. On marche le long de la rivière au milieu d'une végétation touffue. Une étroite pirogue manoeuvrée par un câble tendu d'une rive à l'autre pour traverser le torrent, et nous progressons sur les pentes boueuses de la colline qui abrite les animaux surveillés comme des trésors par les employés de la réserve. Ces derniers emportent des seaux remplis de friandises : indifférents, les singes malicieux se dissimulent sur les hautes branches des arbres et observent ces humains qui sont à l'affût d'une vaine photo.
On repart plutôt déçu de ce trek attrape-touristes... La redescente sur un sentier transformé en toboggan de boue gluante est laborieuse, mais des jeunes garçons se proposent d'aider quelques personnes en difficulté, moyennant un petit backchich... Classique.
Les paysages sont magnifiques, montagnes et rivière noyées dans la brume du soir, les petites maisons blanches aux toits pointus s'alignent sur les rives comme sur un dessin d'enfant. Soirée et nuit dans un murmure d'eau et d'insectes bourdonnants. Notre royal crapaud sort pour un festin nocturne en se dandinant avec grâce...
Bonjour,
Nous partons un mois en Asie cet été. La seule chose de fixer, c’est que nous finirons par une semaine aux îles Perhentian en malaise.
Nous voulons aller entre autre au Vietnam et en Indonésie.
Le soucis, c’est que nous ne savons pas combien de temps y rester.
Au Vietnam, nous voulons déjà faire l’excursion de la baie d’along. Auriez vous d’autres suggestions svp ? Pensez vous qu’une semaine c’est bien, trop ou pas assez.
Meme questions concernant l’indonesie sachant que nous pensions atterrir à Bali.
En vous remerciant de votre aide
En vous remerciant de votre aide
Bonjour à tous !
Nous avons le projet d'aller, après les Philippines en janvier, sur Sulawesi en février.
1 - Qu'en est-il de la météo à ce moment de l'année sur cette île, sachant que nous la parcourrons si possible du nord au sud et de l'est à l'ouest (ou l'inverse) ?!!!
2 - Est-il possible de rejoindre Sulawesi en ferry (si oui, quels ports, durée de la traversée, prix...)
A l'avance merci :-)







