A somewhat lengthy title... I could have simply written: from Bangkok to Chiang Rai, via Chiang Mai, since that was my route. But when poets embellish our travel journals with their verbal flourishes, you’ve got to try not to be too ordinary.
Skyscrapers of excess? You’ll have gathered that from the photo illustrating this journal—though it might change as the trip goes on.
The excess of markets—not so much in their size, though... Chatuchak... But in their sheer number. Day markets, night markets, floating markets, fresh produce markets, fish markets, meat markets, spice markets, fabric markets... and even... amulet markets... For luck, good fortune, protection.
Not to mention, sadly, the market for girls—and boys, incidentally. I’ve even heard they’re displayed in windows. I’ve heard about that one, like you have, but I didn’t set foot in it, so I can’t say anything about it. Some even claim there’s a black-market trade in children. Disgusting! It reminded me of the book *The Parcel* by Anosh Irani, which I recommended in another journal. The story is set in India, but I’ve been told it exists in Thailand too.
So, the "famous Thai markets" we’re bombarded with in paper and online guides—sure, they amazed me in the first few days, and I don’t regret visiting them. But no matter how big they were, I quickly got my fill since you saw the same things at every stall...
I had a market overdose.
Excess of tourism? I should say *tourists*, since I saw them literally swarming in the streets and those famous markets. I’d forgotten about them. I’d lost the habit, living in an Indian city for so long...
Waterfalls are a bit like markets. At this time of year, they’re not particularly spectacular, but they’re everywhere. There are the ones everyone goes to see. For example, Erawan, which I decided to skip even though it was in my original itinerary—I guessed it’d be a nightmare with the selfie circus. On the other hand, you come across them all over the place, hidden in the mountains and forests, not listed in any guide. Not to mention the ones you can find in temples or even private homes... Yes, really! Thais love waterfalls, so they install them in their gardens—and I even saw one in the middle of the city, right on the street! Sometimes they’re tiny, but very photogenic.
But what do ice cubes have to do with this? Why the excess of ice cubes?
Not only are they everywhere by the ton, but they put them in *everything* you drink. You’d think they’d even put them in soup! And it’s not just one or two ice cubes—no! They fill the container to the brim, whatever it is, then pour the liquid on top to fill the gaps.
They’ll make you an excellent coffee right in front of you, piping hot, then—bam! An avalanche of ice cubes in the glass. Okay, I’m exaggerating a little. They *do* sometimes ask if you prefer your coffee—or tea—hot.
Everything edible, and especially everything drinkable, is refrigerated: vegetables, fruit, hot drinks (I mean, drinks that are *usually* hot), but meat and fish are left out in the open. They just wave a little whisk to shoo away the flies when they get too eager.
Mind you, I never put fruit, cheese, eggs, or water in the fridge in France, but I do in India. And I refrigerate meat and fish too... Though sometimes one of those little flies sneaks into the fridge...
You won’t find practical or technical details in this journal, like addresses or prices. Others do that better than me. You also won’t find the names of obscure or unknown places I discovered, or directions to get there.
I don’t really feel like recounting what I saw day by day, following my schedule and route. There might be flashbacks, projections into the future. It’ll depend on my memories, what I felt, what I hated, what comes back to me—and maybe your questions and our exchanges.
And for those who’ve never read me before, you’ll have to get used to my parentheses and digressions, maybe on a completely different subject, as my thoughts wander. Stories within stories. There’ll also be long, endless sentences—but still punctuated, so you can follow along. Though I used to curse Proust and his sentences that started on one page and ended on the next, sometimes even further. I’d have to reread them twenty times to follow and understand what he was saying. I hated Proust. But hey, I was 20. Maybe I’d like him now?
See? The digressions are starting already. Forgive me.
You’ll find few photos here. First, the number is limited, and second, photos aren’t the main purpose of either VF or a travel journal. They’re too often used to mask the poverty of the text. And, sorry to say it, but so many of them are just plain ugly!
If you really want to see photos, I’ll share some links where you can browse them at your leisure
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
La région d’Isan comprend tout l’Est de la Thaïlande encore intacte du tourisme, on peut y voir la Thaïlande d’il y a 20 ans. En effet le coté Ouest c’est beaucoup développé avec le tourisme, les activités sont très belles mais ne sont plus authentique.
Rencontre avec un énorme Varan (aparté)
Me voilà en scooter en direction de Phetchaburi, dans la partie du sud de la Thaïlande; quand tout à coup je croise sur la route un énorme Varan.
De jeunes filles locales lui jettent des cailloux pour qu’il sorte de la route, mais il a l’air sonné et légèrement blessé; me disant qu’elles savent ce qu’elles font je descend pour prendre des photos.
Mais je me rend vite compte qu’elles n’arrivent à rien, je décide alors d’aller chercher le plus gros morceau de bois que je trouve et de le pousser hors de la route; je me suis fait une grosse frayeur en le poussant mais il est reparti sans problème dans son marais.
J’ai eu un 2 gros coups de coeur dans cette région :
Le premier est Wat Phu Thok, (gratuit) si peu connu que je viens de chercher son nom pendant près d’une heure sur internet. C’est un temple en hauteur, accessible par des centaines de marches en bois qui grincent quand vous marchez dessus; il n’y a aucune protection et vous êtes à près de 200m au dessus du vide; parfois des serpents sortent par les planches de bois sur lesquelles vous marchez, une expérience atypique !
L’autre est une « Bat cave« , ce sont des grottes qui au coucher du soleil se vident de millions chauves souris, offrant un spectacle incroyable (et gratuit) , il y en a plusieurs en Thaïlande.
Un autre temple a aussi attiré mon attention, mais cette fois personne d’autre ne le visitais en même temps que moi. Il est si peu connu que je n’ai pas pu retrouver le nom. Mais je me souviens qu’il était fait de vieux bois craquants, bien pire que le Wat Phu Tok, qu’il fallait y aller pied nue mais le chemin était couvert de fourmi de feu; (celles qui vous mordent les pieds). Heureusement le haut du temple valait le coup, il y avait un point de vue sur un incroyable paysage !
Traverser du lac pour continuer la route
Une autre surprise m’attend, lorsque j’arrive au bout de la route, je me rends compte qu'il n'y a aucun moyen de passer par la route. Dans ce village de pêcheurs tout le monde me fixent, choqués de voir un blanc ici, je fais le tour et demande au premier que je vois comment traverser. Lorsqu’on me montre comment, je n’y crois pas.
Je vais donc chercher un Thaïlandais qui peut me faire la traversée, dans mes souvenirs ce n’était pas très cher. Cette expérience est marqué en moi, c’était la première fois que j’avais autant l’impression d’être hors du temps; perdu, pas un touriste en vu, et on m’annonce qu’il faut que je trouve un bateau pour traverser. J’étais sur le cul !
Pour ceux qui veulent voyager à moto et qui serait intéressé par cet expérience et ce village là; je suis allé faire mes recherches pour me souvenir où était cette endroit et j’ai trouvé ! C’était à Ban Pak Nai, je vous met le lien : (dans l'article complet)
Loei
Elle est situé au Nord Est du pays, à la frontière du Laos, uniquement séparé par le Mékong. C’est une ville à la fois riche culturellement par ses temples mais aussi riche par les paysages qu’offrent le Mékong.
Lorsque j’arrive à Loei, je vais visiter le bord du fleuve à la frontière avec le Laos, relié par le Pont de l’amitié; et je suis témoin du plus beau coucher de soleil que j’ai pu voir de toute ma vie. Je précise la photo qui suit n’est pas truquée et qu’elle a été réalisée avec mon vieil appareil photo.
Mais avant ce coucher de soleil, un peu avant la ville je suis tombé sur une fête locale par hasard, le Phi Ta Khon ou la fête des fantômes. Les locaux sortent et défilent dans la rue jusqu’au temple pour offrir de l’argent et des offrandes; afin d’assurer de bonne précipitations dans l’année et donc de bonnes cultures. Même si aujourd’hui la majorité des locaux ne vivent plus de cultures, ils continuent de fêter le Phi Ta Khon signifiant plutôt une année de prospérité.
Ceci est un extrait court de l'article complet : the-wild-trip.fr/la-region-isan/
Bon, celà fait deux mois que nous sommes rentrés, deux mois que je vis avec des souvenirs pleins la tête, deux mois que je me dis qu'il faudrait tout raconter, car comme souvent j'ai puisé énormément d'infos sur VF pour préparer ce voyage 🙂
Alors aller à Angkor était pour moi un rêve depuis de longues années. Un mythe, assez obsédant. On devait y aller en 2009, mais madame est tombée enceinte, puis une seconde fois, et on a repoussé jusqu'à ce que les loulous soient suffisamment grands pour faire cette découverte en autonomie, à notre rythme (on avait fait la Malaisie l'an passé, et celà c'était déjà très bien passé).
Et puis cette année, j'ai eu 40 ans, alors quoi de meilleur cadeaux que de réaliser un rêve 😉
Décision fut prise en Avril pour un voyage aux vacances de la Toussaint (on part toujours à cette époque, que je trouve totalement déprimante sur Paris😕). Le programme : Angkor, puis du balnéaire/plongée.
Après avoir étudié les billets d'avion, un voyage Paris-Siem Reap puis Phuket-Paris se faisait bien avec Cathay Pacific, donc via Hong-Kong. Donc on s'est dit : quitte à passer à Hong-Kong, autant y rester un peu pour découvrir cette ville qui nous faisait fantasmer.😊
Donc le programme fut le suivant :
Départ le 19 octobre, escale à Hong-Kong et arrivée à Siem Reap le 20 au matin
du 20 au 23 : découverte de Angkor
le 24 : un petit vol Air Asia pour Phuket d'où nous sommes restés 5 jours à Khao Lak (j'en parlerai assez peu ici ; le but pour moi était de plonger sur un site mythique, Richelieu Rock, pendant que la famille prenait du bon temps)
Retour le 30 vers Hong-Kong où nous sommes restés 3 jours, jusqu'au décollage pour Paris le 01/11 au soir.
Arrivée à Paris le 2 novembre, juste avant la rentrée
Concernant les logements, voyageant avec enfants (6/9 ans), on a 2 principes simples :
- on réserve tout à l'avance
- grosse priorité mise sur la qualité du logement, avec piscine obligatoire et 2 espaces de couchage
- Pour Siem Reap, on cherchait un petit hotel de charme, bien situé mais au calme
Une petite étude de marché via booking et tripadvisor nous a conduit à Eureka Villas. Superbe, tout petit boutique hotel, dans une petite rue au calme, très cosy, 5 minutes de tuk-tuk de Pub Street, quelques restos/gargottes à côté, piscine mignonnette. Je recommande absolument.
- Pour Khao Lak, ce fut le Ramada Resort. Bon, c'est très bien, tout neuf et propret, mais assez décevant, impersonnel, plage pas terrible. Mais tous les restos de Bang Niang à 5 minutes à pied
- Enfin, à Hong-Kong, le Royal Plaza. Excellent, très bien situé à Mong Kok, mais piscine un peu froide
Pour l'aérien :
- Cathay Pacific, topissime. Très confortable, PNC prévenants, toujours qqch à grignoter (je revois mon fils manger des nouilles au milieu de la nuit😛). Bien mieux que Qatar Airways, pris pour nos 3 précédents voyages, où j'ai toujours trouvé celà très impersonnel.
- Les liaisons régionales ont été faites avec Cathay Dragon. Rien de spécial à dire, si ce n'est que l'on a eu 2 heures de retard pour le Phuket-Hong-Kong. Mais organisation top à l'arrivée, tous les voyageurs en correspondance étaient attendus à la porte
- Un vol Siem-Reap-Phuket par Air Asia qui a décollé avec.... 20 minutes d'avance !!🙂 (je précise celà pour toutes les mauvaises langues qui critiquent les retards, soi-disant, de Air Asia...)
Il n’y a pas grand-chose à comprendre au final. J’aime ressentir la musique en moi, chaque note me saisit, j’aime sentir le vent qui souffle contre ma peau, qui me gifle parfois le visage. Cette douleur passagère m’est agréable. J’aime pouvoir rire aux éclats, et vider mes poumons d’un souffle, j’aime pouvoir retenir l’air et faire souffrir chacune de mes alvéoles. Cette sensation de bonheur mêlé à la peine, est complètement mienne.
Pourtant, rien ici ne fait sens. Le corps poursuit, ce que l’esprit ne veut pas suivre. Il n’y a qu’une partie qui survit. Je suis une plante déracinée, dans laquelle la sève continue de s’écouler mais qui ne porte aucune feuille. Qui s’accroche comme le lierre, mais sur laquelle rien ne pousse. Tout est sec.
Mes poumons se vident d’un souffle, et l’inspiration est plus forte. Ca va vite, j’ai besoin de sentir la vie en moi, l’intérieur se meurt. Tous mes muscles se contractent à l’idée de reconnaitre l’infinité du temps qui s’écoule. Pourquoi rester ? Je ne trouve de sens nulle part, rien ne me correspond. Le souffle s’accélère, encore plus fort.
A un certain moment, il a fallu faire un choix. On s’arrête ou on avance. La sensation de vide était alors si intense, que j’aurai pu m’arrêter.
Mais la sève continue à couler et je veux qu’elle coule encore. Il y a forcément quelque chose. Je veux construire encore plus fort. Je veux trouver le ciment et le béton. Je veux le trouver en moi. Apprendre à construire, et à reconstruire. Je veux découvrir le pré d’à côté. Est-ce pour trouver ailleurs une eau qui permette aux fleurs de pousser sur du lierre ?
Il est évident que je rêve d’aventure, de découvertes, de rencontres. Mais une partie de moi veut fuir, évidement, Et alors ?
Quoiqu’il en soit, mon rêve est de voyager. Je pourrais trouver mon eau ici, mais je veux la gouter ailleurs.
Petit descriptif du « ou quand quoi comment ? »
Ca fait approximativement mille ans maintenant que je rêve de voyager, j’en ai rempli mes cahiers, rabâché ça en boucle à mon entourage jusqu’à saturation. Ce n’est pas mon premier voyage mais ma première aventure solo. Le vélo a barré ma route d’une manière inattendue. Au cours d’une discussion avec Françoise, une amie qui me raconte des histoires farfelues sur son voyage à vélo du Tessin jusqu’en Turquie, les yeux plein de choses bizarres. Ca a provoqué chez moi un truc particulier et mes longs poils se sont dressés d’un coup.
« Oui ! Voilà ! Le vélo ! Ca va plus vite que la marche, je n’aurai pas à porter de sac à dos… Ca me semble la bonne combine. Oui, mais… je n’ai pas de vélo, et surtout je n’en ai plus fais depuis… En ai-je seulement fais un jour ? ».
Bah allez ce n’est qu’un détail on réglera ça en route. Prochaine question, le « ou » ? Bon il est évident que je rêve du moyen orient depuis un bout d’temps… j’organise le trajet depuis Sofia en Bulgarie, jusqu’à Beirut au Liban. Mais la situation devient de plus en plus tendue et j’accepte de changer mes projets pour la Birmanie. Ce pays qui vécu cloitré pendant des années sous une tragique dictature menée par la junte militaire. Je ne connais pas grand-chose de ce pays, juste l’histoire d’Aung San Suu Kyi qui fut assignée à résidence de 1990 à 2010 bien qu’élue démocratiquement par le peuple, son prix Nobel de la paix en 1991. Je m’intéresse un peu plus à l’histoire qui est dramatique mais fort intéressante.
A l’expiration de mon visa, 28 jours plus tard, je pourrai sortir du pays en traversant la frontière avec la Thaïlande car depuis quelques semaines une frontière terrestre est ouverte mais il faut des autorisations spéciales, et la région semble passablement dangereuse. Seule, je préfère prendre l’avion pour rejoindre Bangkok. Après quoi je suivrai la route direction Singapour et selon la carte, il s’agira d’une longue descente tranquille !
Ainsi dont, vous voulez savoir ce qui se passe dans la tête d’une voyageuse à vélo ?
En fait, ce voyage, personne n’y croyait vraiment. Moi non plus d’ailleurs. Quelques mois avant mon départ, un balai à la main, je finis ma journée de boulot à nettoyer ce vieux bistrot du Grand-Pont. J’entends la patronne parler avec ses clients de l’autre côté du bar dans un bon accent valaisan, que l’alcool ingurgité rend encore plus prononcé :
- La jeune ? Non elle, elle reste pas. Elle part dans un mois elle veut voyager. Tu savais pas ?
- Quoi ? Elle veut partir ? Ben elle veut aller ou ?
- Bon, dans les pays par là bas, vers l’Asie
- Mais non pas par là-bas ! Mais non elle va jamais partir.
- Elle va jamais revenir surtout !
- Non, non mais attends, c’est pas tout, tu sais pas la meilleure? Elle va partir à vélo !
- A vélo ? Ahaha ! Mais non voyons regarde là !
- A vélo ? Mais pourquoi ? Seule, à vélo, elle va se faire tuer c’est sur.
- Oui, juste après avoir été violée !
- Non mais c’est trop dangereux elle peut pas partir.
Bon quoi, vraiment personne n’y croit ? Voilà les 3 mots que je ne cesserais d’entendre jusqu’à mon départ : Viol, accident, maladie. « Sandrine, tu sais … viol… accident… maladie… ». Je vais de toute manière partir, et la seule chose dont j’ai besoin c’est de soutien, mais tout le monde s’obstine à rabâcher tous les derniers articles de journaux qui parlent de mort, maladie et … De viol ! Huu, ben oui merci je savais pas !
Je plie un pull, un pantalon, un truc de cycliste rembourré (pour éviter les douleurs il parait), 3 slips, un couteau, une ficelle, des pinces à linges, une tente. J’empacte tout ça dans 2 sacoches et voilà, je m’en vais pour 3 mois de vélo en Asie. Entendre ces remarques me décourage. Je déballe le tout. Je peux pas faire ça. J’ai jamais fais de vélo. J’aime pas le vélo, j’ai jamais aimé ça. Pourtant je suis partie pour 3 mois…. Alors pourquoi ? Ah oui. Les rencontres, l’esprit qui s’évade, un truc comme ça. Oui c’est juste, c’est exactement ce dont je rêve depuis si longtemps. Allez je remets tout à l’intérieur.
«… Seule, elle peut pas faire ça seule. S’il lui arrive quelque chose. ». Roh bon sang… C’est vrai seule… Je peux pas. Non je peux pas. Mon estomac se noue d’avantage. Allez je ressors tout.
Arrête, c’est cette liberté, dont tu rêves de gouter. Tu vas devoir trouver en toi toute les ressources pour avancer, c’est le but, trouver ton eau, tout ça… « Oh t’es chiante là d’dans, 3 mois seule avec toi ça promet… ». Je remets le tout dans les sacoches et les ferme. Pour de bon. Ou presque.
C’est vrai que dans ma tête ça à toujours été le chaos, il a par exemple fallu que je change 3 fois de vélo pour finalement me retrouver 24h avant mon vol… Sans rien, et finir par acheter la vieille occas’ du coin, un vieux vélo qui a déjà du en voir bien des couleurs avant de se retrouver dans la soute de cet avion qui s’envole pour la Birmanie. Ben oui, ça c’est moi, parfaitement désorganisée, mais maintenant que j’y suis, c’est exactement ma place. Fou, inconscient, dangereux, sont les mots que j’ai le plus entendu, et vu de l’extérieur ça peut le paraitre, mais pour moi je suis à ma place. C’est une suite logique.
Malgré toutes ces remarques négatives, je dois quand même dire que pas mal de membres de mon entourage, dont certains très inattendus, m’ont soutenus et aidés pour organiser ça. Je les remercie d’ailleurs vivement.
Allez je quitte les belles vallées de mon pays aux couleurs d’automne pour embarquer dans l’avion avec mon vélo que je plastifie à l’aéroport. Facile !
Et voilà, quelques heures plus tard, je m’assieds sur cette vieille chaise tremblante de Yangon en Birmanie où j’écris mes premières lignes, face à ce bâtiment sur lequel pousse une sorte de lierre qui s’attache facilement à la façade grisâtre. A côté, quelques enfants à moitié dévêtu. Mes yeux se posent sur la route, qui n’est pas si mauvaise, d’accord quelques trous, un peu bosselée… mais ça va l’faire.
Le temps de remonter quelques pièces sur mon vélo, je suis déjà entourée d’une dizaine de birmans qui me sourient et m’aide à regonfler les pneus, refixer les freins etc. On m’avait parlé d’un peuple aimable et ouvert, et bien on ne m’a pas menti. L’aventure débute aux premiers kilomètres à travers la ville quand on me parle de la Shwedagon Pagoda… La quoi ?
Une imposante pagode de plus 110 mètres de hauteur réputée à travers toute la Birmanie pour être le premier lieu de pèlerinage bouddhiste. L’histoire raconte qu’elle contiendrait huit cheveux de bouddha…. Cheveux ou pas, cet endroit dégage une atmosphère très particulière avec cet encens qui brule de partout. Elle s’illumine dans l’obscurité de la nuit. Les moines font du tourisme et les touristes méditent.
Le site est impressionnant, les pèlerins tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de la stupa centrale, recouverte de feuille d’or, de diamant, de zéphires. Moi je m’attarde autour des nombreuses stupas qui l’entoure. Je marche tout en admirant cette œuvre qui brille, resplendit et se détache de ce ciel sombre dans lequel une lune à moitié pleine s’éveille. La scène, est … incroyable, surréaliste, ou suis-je ? Ce n’est pas l’or, les diamants, la hauteur, c’est l’air, les couleurs, l’atmosphère, les odeurs. Je suis abasourdie, stupéfaite, je referme ma bouche qui devait pendre depuis plusieurs heures maintenant.
Le lendemain, je roule à travers la ville pour trouver une adresse… alors qu’il n’y en a pas vraiment. On va bien rire, car je compte beaucoup sur Jasper, un type rencontré sur les sites de fanatiques de la selle. J’ai besoin de ses conseils pour me renseigner sur les différents itinéraires possibles. Ca me prend plusieurs heures mais je suis chez lui. Nous buvons un café à la mode birmane, c’est-à-dire moitié café moitié lait condensé sucré. Nous discutons un peu puis observons les cartes. Il me parle des différents itinéraires… Qui me semble tous … impossible.
Quoi ? Huitante kilomètres pour le lendemain, cent pour le jour d’après, et puis quoi ? Tu veux me faire aller dans les montagnes ? Ahahah Pauvre fou t’as pas compris que j’ai tellement peur de devoir faire de la montée que dans ma tête lorsque j’ai organisé ce voyage j’ai choisi que des pays plats et même une route qui partait du nord en direction du sud pour avoir l’impression de descendre !
Je le regarde, déglutit lentement, lui souris gentiment. Mais il rêve lui !! Je ne vois même pas comment c’est possible… Mais bon… Je suis là pour ça alors… on se jette à l’eau ?
Allez le lendemain à cinq heure j’arpente les ruelles de cette grande ville l’estomac fort noué afin de rejoindre Bago, ma première destination à quelques huitante kilomètres de Yangon. A peine je pose un pied à terre pour sortir ma carte que les habitants m’abordent pour savoir si je suis perdu, d’où je viens, ou je vais, pourquoi je suis la, etc. J’adore, ainsi je ne suis pratiquement jamais perdue.
J’enchaine les premiers kilomètres et m’éloigne tranquillement des centaines de motos qui m’entourent pour me retrouver dans les campagnes. Excellent, c’est super beau, je traverse des rivières ou des birmans pêchent sur des canots en bois. Les motocyclistes qui me dépassent ralentissent pour observer, curieux, souriant et me salue chaleureusement.
Je suis sur mon vélo et les premiers kils sont difficiles… je me demande quand même pourquoi ? Mais quand l’esprit vogue et que je vois ces birmans m’encourager, ça me donne une énergie puissante. Le climat est aride, et lorsque des véhicules me dépassent, la poussière s’élève en un nuage orangé.
Allez, c’est possible. Je traverse plusieurs villages, entre lesquels la végétation luxuriante offre des champs fertiles pour les rizières et autres plantations. Lorsqu’enfin j’arrive à Bago, je suis plus que fière de mon exploit. Ainsi donc, c’est possible… Voyager à vélo en Birmanie est possible !
La prochaine étape est de trouver une Guest House pour passer la nuit. Malgré le sens de l’hospitalité des birmans, le gouvernement leur interdit de loger des étrangers. Il faut dire que le pays est ouvert aux touristes que depuis quelques années. La junte militaire exerce encore une forte influence dans ce pays qui se considère actuellement comme une république. Il n’empêche que je vais devoir attendre de sortir du pays pour pouvoir profiter de mon équipement de camping.
A Bago, je suis à nouveau stupéfaite face au nombre de Pagodes et stupas dont on voit les pointes se dégager entre les palmiers et la brume qui s’évapore avec les derniers rayons de soleil. Les chants des prières bouddhistes raisonnent dans toute la ville et vous plongent dans une sorte de transe. Le paysage, les chansons, lescouleurs, les odeurs, mon corps n’appartient plus à cette dimension.
Durant les prochains jours je roule direction du sud est. Chaque étape est plus ou moins déterminée par des Guest House ou je peux passer la nuit. Mes journées sont ponctuées de rencontres fascinantes avec ce peuple birman.
Un matin, je m’arrête en bordure de route et rencontre une couple amusant. C’était ce fameux matin ou je rêvai secrètement de manger un bon pain au chocolat encore tout chaud… Ma fois bon, les insectes grillés qu’ils m’ont offerts n’étaient pas si mal. Et sous leur toit en bamboo, ils cachent encore d’autres surprises. J’aperçois une bouteille en plastique remplie d’un liquide blanchâtre qui a l’air super rafraichissant. Je les questionne, et comme je ne comprends toujours pas le birman, ils me montrent du doigt un palmier et me propose de déguster. Ben ouais c’est clair ! La femme me tend un sourire complice alors que son mari part chercher des verres. Il nous sert 3 godets, et boivent ça cul sec l’air tout amusé. Je fais de même en riant. Mais qu’est-ce que c’est ? Je leur achète la bouteille en me disant que je trouverai bien quelqu’un sur la route qui arrivera à me renseigner. Nous buvons encore quelques verres et je repars de toute bonne humeur. C’est quelques mètres plus loin, alors que ma tête tourne et que j’effectue ma première chute à vélo que je comprends que mes soupçons étaient bien fondés… C’était bien de l’alcool. De l’alcool de palme.
Un peu plus loin, une autre famille m’invite à manger des crevettes fraichement péchée dans la rivière. Ils me comblent de cadeau alors que leur maison tient tout juste debout. Au fur et à mesure de l’après-midi je vois de nouveau visage apparaitre dans cette frêle maison qui ne compte qu’une seule pièce. Je rencontre ainsi les parents, leurs 4 enfants, leurs cousins, oncle tante, etc. Nous sommes à présent une quinzaine de personne regroupée autour de la table. Ils refusent que je paie quelque chose alors qu’ils m’ont nourris, offert café, encens, bracelets, … J’ouvre mon sac et leur offre ce que je peux. Les enfants sont étonnés de voir que je ramène des bracelets venant de l’Afrique, et d’autres de l’Inde. Nous passons du bon temps ensemble et rions beaucoup. Malheureusement, je ne peux pas m’éterniser et reprend la route. Les jours s’écoulent, je me sens toujours plus en sécurité, prête à recevoir et à offrir.
Mail - Birmanie
Salut à tous,
Le voyage à vélo se passe super bien, l’itinéraire que j’ai fais ces jours-ci était le suivant:
Yangon – Mal moule moule mien de son vrai nom Mawlamyine que je ne peux toujours pas prononcer, par contre je commence à avoir très mal à la moule.
Quelques petites nouvelles:
- Escarre stade 3 au vagin - Je suis stérile et n’aurais jamais d’enfants.
- Les milliers de moustiques que j avais connus en Inde ont décidés de faire le détour pour me revoir... Merci les gars, fallait pas....
- Les moines prennent le bus, fument et portent même des Rayban!
L’avantage de voyager à vélo c’est évidemment les rencontres. C’est parfois complètement farfelu... Mais très drôle.
Il y a encore très peu de touristes en Birmanie donc même les plus beaux sites sont agréables à visiter. Sinon c’est vrai qu’il fait très chaud, j’ai d’ailleurs la moustache qui perle en continu…
Pour le moment je laisse mon corps récupérer et j’organise la suite du voyage. C’est vrai que j’aurais aimé avoir un itinéraire point A - B mais j’aime autant profiter de visiter ce pays en même temps parce que ça en vaut vraiment la peine !
Je vous embrasse tous bien fort, et sans la moustache qui perle cette fois parce que j’ai pu rester sèche pendant 1h grâce à la clim’ de ce cybercafé.
A bientôt bec bec vous me manquez tous !
Voilà dix jours que j’ai commencé ce voyage et je suis actuellement à Kyauksé après environ 600 km de vélo. Qui aurait cru qui j’y arriverai ? Cette ville a beaucoup de charme et je suis maintenant assise sur une bâtisse en bois à travers laquelle s’élève un vieil arbre dont les branches retombent uniformément sur le toit en tôle. La terrasse surplombe une rivière qui s’écoule lentement. Quelques personnes sur leur barque pour pêcher, d’autres viennent se baigner après une chaude journée. Des enfants sur l’autre rive jouent au ballon aux dernières lueurs du jour. Les villageois m’offrent quelques sourires. Je profite de voir un birman qui commande une sorte d’omelette pour leur faire comprendre que j’aimerai gouter à ça.
Bon, ben ça n’avait rien à voir avec une omelette mais au moins ça change du riz. Miam. Je profite de fumer une cigarette au bord de cette rivière pour vous expliquer comment se sont déroulés les jours les plus éprouvants de cette aventure.
PELMEL DE NOTES ET MAILS
Mail – Birmanie, Laos
Salut les moustaches gelées!
Bon alors faudra bien que j'vous raconte un peu... Parce qu'il s'en passe des choses sur ce velo!!!
D'abord sachez que je me porte bien. Presque six semaines que je suis en voyage et deux semaines maintenant que j'ai quitté la Birmanie... C'est un pays vraiment incroyable et c'est difficile d'expliquer le pourquoi du comment mais comme je l'ai déjà dit, certainement de par l'influence du bouddhisme, les birmans sont emprunt d'une gentillesse et d'une amabilité qui m'a vraiment étonnée. Je suis contente d'avoir commencé par ce pays, car je m'y suis sentie super à l'aise et en sécurité tout le long du voyage. Evidemment c'est un pays très particulier et je ne peux que vous encourager à vous plonger dans son histoire car c'est passionnant!
Je venais de quitter Mawlamyine, à 350 kilomètres au sud ouest de Yangon. J’étais alors dans un bus qui devait me ramener vers le centre du pays, mais tous mes orifices se sont révoltés et se sont mis à régurgiter des liquides étranges et de couleurs variées, je vous passe les détails. J’étais mal. Mais vraiment mal ! Après 4h passé dans un bus à jeter régulièrement par la fenêtre des sacs en plastique remplis de … oké pas de détails. Le bus s’arrête enfin dans une ville où fort heureusement j’étais déjà passée quelques jours plus tôt. BAGO ! J’entre dans la guest house et me lyophilise sur place. Pendant deux jours j’y suis restée enfermée, sans manger et en buvant à peine. Quand je décide d’aller mourir ailleurs, je pointe le bout de ma moustache à l’extérieur et le tenancier de l’hôtel m’offre un petit remontant vitaminé. En discutant, je lui dis que je suis déjà venu chez lui il y a environ une semaine, et il me lâche innocemment : Toi ? Non, non je me souviens d’une femme à vélo mais c’était alors une « strong woman » pleine d’énergie… Toi… heu… Il va falloir que tu continues à boire des vitamines !
Mais heur ! Bon je me lasse d’être malade alors j’embarque dans un autre bus qui me dirige vers le lac Inlé. C’est une destination très prisée en Birmanie, j’y rencontre beaucoup de touristes et après une nuit blanche dans un bus qui arpente les montées et les descentes entre les montagnes, je partage ma barque avec une famille d’allemand pour visiter le lac. Il est environ 17h lorsque j’arrive à la Guest House. Avant d’aller me coucher, je discute avec le réceptionniste pour lui demander des renseignements sur les conditions de la route que je devrais prendre le lendemain. J'avais seulement le récit trouvé sur internet d'un couple qui l’avait fait. Ah oui parce qu’évidemment, j'allais pas passer par la route principale faut pas déconner. Et le type me regarde étrangement et me dit catégoriquement que c'est impossible!
- Impossible? Comment ca? Il y a bien une route non?
- Oui mais en mauvais état et quand bien même rejoindre la plaine par cette direction est tout bonnement impossible!
Mais il m'agace ce type!!!! Je vais le faire de toute manière! Pour me rassurer je lui demande si c'est possible de rejoindre au moins le prochain village et depuis là je m'organiserai... "good luck" Qu'il me dit.
Qu'à cela n'tienne, rien à battre, allez je fonce! J’ai quand même le soucis bien ancré, et je me demande encore si je devrais pas prendre un bus au lieu de me perdre dans les montagnes de cette région que je ne connais pas. « Enfin… allez quoi t’y connais rien ici, et si le type te dis que c’est pas possible, c’est bien qu’il y a une raison non ? »
Arh, peut-on faire taire cette voix ? Ca doit être possible puisqu’un couple l’a déjà fait. Maintenant que j’y suis c’est certainement pas pour rebrousser chemin.
Inutile de vous dire que la nuit fut animée entre la partie de moi, aventurière qui rêve d’enfourcher mon vélo pour me perdre dans des contrées inconnues, et celle, un brin réaliste qui tente désespérément de me raisonner.
Le matin, 5h30 je commence sur la route principale avant de m'aventurer sur la petite route de campagne, en construction ?! Je suis heureuse d’être remontée sur selle, mon fessier nettement moins. Enfin, ... Pour mettre un peu de piment dans cette histoire il se met à pleuvoir... C’est marrant, le type de la Guest House m’avait pourtant assuré qu’il ne pleuvrait pas. Et bien j’espère qu’il se trompe également sur la route.
Heureusement la pluie dure juste un peu, juste pour que j’en garde un bon souvenir car la route en terre devient de plus en plus boueuse et sur certaines pentes je dois enlever la boue qui m'empêche alors d'avancer! Elle s’accroche partout, j’en ai sur mes lunettes, ma casquette, mes sacoches. La, c’est l’aventure. Je rencontre un ou deux tracteurs sur la route, bloqués eux-aussi par cette boue collante et invalidante. Nous nous entraidons pour remettre nos véhicules en route.
Et le paysage est sublime, des champs ocre, vert et jaune! C’est vrai qu'il n'y a personne par contre! Mais quelle liberté! C'est beau! Je déchante un peu en arrivant à Pindaya, ville touristique. Je partage ma chambre avec une allemande et nous visitons la grotte au 8'000 bouddhas. Et c’est bon de pouvoir rire. Même si je ris beaucoup avec les birmans que je rencontre, lui dire que ma seule envie sur le moment est d’envoyer mon vélo tout boueux dans ce lac me fait du bien. Nous marchons beaucoup, et rencontrons un moine que nous invitons à manger et qui nous apprends toutes sortes de choses sur la culture bouddhiste.
Encore une fois, je dors peu car l’étape du lendemain s’annonce encore plus difficile. Un birman me déconseille fortement de me lancer dans cette épreuve. Ils sont plusieurs à m’affirmer que la route est mauvaise et qu’il n’y aura personne si il m’arrive quelque chose. Oui, ben merci ça j’ai compris.
Allez, aux aurores j’entame la première partie, j’ai peur de m’égarer et de ne pas trouver cette petite route qui serpente entre les montagnes. Elle n’y est même pas sur ma carte. Voir les premiers rayons du soleil transpercer cette brume matinale qui recouvre les pâturages offre un spectacle incroyable. Je m’arrête pour admirer et ma main se pose instinctivement sur mon appareil photo, et puis, non. Je décide de garder la magie de cet instant pour moi. A quoi bon partir seule si je ne suis pas capable d’apprécier ces moments uniquement pour moi ? Je décide à cet instant de savourer le temps qui passe sans me préoccuper de l’avenir, ni du passé, juste d’être là. Et c’est une mission difficile en repensant à ce que tout le monde me dit sur la route.
La vue est incroyable, l’air est encore frais, et les seuls bruits que j’entends sont les quelques coqs, dont le son s’égare timidement entre les collines.
Des montées, des descentes, de fortes montées, puis de petites descentes… C’est pas tout juste cette histoire là. C’est toujours plus long de monter que de descendre. Je n’aime pas beaucoup cette logique. Je pédale donc entre les champs dont les couleurs, si intenses, rendent ce paysage presque surréaliste. Soudain, au milieu de nulle part, j’aperçois deux immenses statuettes de bouddhas qui se dressent au milieu d’une colline elle-même recouverte de milliers de stupas en chaux. Mais ou suis-je ? Il n’y a aucune habitation, ni aucune forme de vie à des dizaines de kilomètres à la ronde. Mon vélo s’arrête, bien qu’extrêmement épuisée je rebrousse chemin pour arriver au pied des marches qui s’élèvent verticalement vers le ciel. Quelques minutes plus tard, plus essoufflée que jamais j’arrive au sommet de ce temple. Si toutefois c’en est un ? Là, ouais je suis vraiment seule au monde, il n’y a que le bruit d’un berger qui fait traverser son troupeau sur l’autre rive de la rivière qui lézarde entre les prairies. Des champs, des collines, des montagnes, j’ai une vue imprenable sur toute la plaine. Ce pays est décidément bluffant. Le temps s’arrête, tout s’arrête c’est si bon.
Mais la route est longue et je saute sur mon vélo en direction de Ywangan, le prochain village. Je commence à apercevoir de la vie, quelques bœufs défilent à mes côtés tirant des charrettes remplies de choux. Les paysans sont surpris de voir ma charrette à moi et je me demande qui des deux a le visage le plus interrogatif. Quoiqu’il en soit, nous nous saluons chaleureusement.
Je commence à sentir mes muscles devenir de moins en moins conciliants face aux montées. Une pause, je craque, j’entame les noix et raisins secs de survie. Allez je reprends pour m’arrêter à nouveau quelques minutes plus tard, persuadée d’être arrivée au bout de mes forces. Physiquement ça ne suit plus. 10, 20 30 kilomètres encore ? Je n’ai pas la moindre idée du temps qu’il me reste pour arriver. Mais mon corps refuse de me tirer plus loin. Des filles en bord de route vendent quelques spécialités sucrées qui, je l’espère, seront plus efficace que ces maudites noix. Elles doivent aussi me dévisager étrangement lorsque je m’endors sur une de leur table. J’essaie de résister mais je ne peux lutter, je suis épuisée. Un moment plus tard je réunis tout mon courage, mes dernières forces et arrive, je ne sais comment jusqu’à Ywangan.
Le temps de laver à la main mes quelques vêtements, et je m’étale sur ce lit, je m’effondre. Je n’en peux plus. Fatiguée, je me sens seule. Tous les bons moments je veux pourvoir les partager et j’ai besoin de soutien durant ces moments éprouvants. C’est si beau, mais dur, et même un peu trop. J’aimerai être chez moi avec ma famille. Ne penser à rien. Ne pas savoir que mes habits ne seront pas secs demain, ne pas savoir qu’il faut que je répare mon vélo, encore. Ne pas savoir que ma famille et mes amis me manquent, ne pas savoir que j’ai faim et que je ne sais pas ce que je trouverai sur la route à manger, ne pas savoir que le trajet de demain me semble une fois de plus irréalisable, ne pas savoir que chacun de mes muscles me fait souffrir… Il doit être 17h quand je m’endors, le cœur lourd.
Le lendemain, la birmane qui me loge m’offre un café, une mandarine et quelques douceurs pour me donner des forces me dit-elle. Je lui souris certainement du plus beau sourire que je peux et lui dit infiniment merci. Son attention me touche. Et je m’en vais.
Je sens l’odeur du bois dans les forêts qui me rappel le mayen et je sens mes muscles qui se contractent pour me hisser au sommet de ce col. Je sens l’air, frais qui se glisse à travers les manches de ma veste. Le ciel est parsemé de nuages d’une teinte rougeâtre, offert par les premiers rayons de soleil. La lune éclaire difficilement l’autre partie du ciel, plus sombre. Cette montée est agréable, je sais qu’elle donne sur un versant presque inhabité entre les montagnes. Les moments difficiles, je commence à les accepter, ils font partie du voyage et j’apprends à me donner du courage, à croire en moi. Je pense à mes amis et à ma famille, ça me donne de la force et j’arrive au sommet. Je contemple l’étendue des montagnes ou se confinent des prairies parsemés de petits arbustes. Ensemble, ils forment des replis creusés par les rivières. J’entame la route, faiblement éclairée par les premiers rayons du soleil et les larmes qui coulent ne sont pas uniquement dues au vent. Je lâche le guidon en pleine descente et trouve un équilibre précaire ou je sens le vent fouetter mon visage et sécher mes joues. L’extase est complet. Je descends, encore et encore, remonte parfois quelques collines puis continue à descendre, sans fin. Je m’arrête sous un abri en bamboo, pour savourer cette journée. Couchée, sur cette paillasse, j’observe la fumée s’évadant de cette cigarette et qui, dans un courant d’air, disparait.
Un accord parfait. Ainsi, après toutes ces montées, il y a aussi des descentes… L’éphémère a du bon. Je profite d’arriver à Kyauksé pour me reposer, physiquement et psychologiquement. Mais le jour d’après je reprends la route direction Bagan !
Cette trève dans mon esprit n’aura pas duré long. En route pour la prochaine étape, je reluque chaque véhicule motorisé afin de trouver une astuce pour y accrocher mes sacoches et ne plus jamais entendre parler de vélo. J’arrête, c’est fini, faire ça seule ? Non plus jamais, en plus en vélo ? Quelle idée, faut être barré, non c’est fini. Même tous les « Mingalaba » des birmans avec leurs sourires bienveillants ne me donnent plus de courage.
En arrivant à Bagan, je suis époustouflée… Cette ville est un musée à ciel ouvert, des centaines et des centaines de temples étendus sur une cinquantaine de kilomètre à la ronde. Des temples en briques orangées poussent à travers le paysage arrosé par l’Irrawaddy, il y en a dans chaque recoin de cette plaine. Pas époustouflée non. Complètement hébétée… Une fois de plus je dois refermer ma bouche qui reste grande ouverte, tant je suis plongée dans l’absolue beauté de ce paysage. Non mais c’est dingue ! Ou suis-je ? Je passe la journée à errer entre ces temples, ma lampe de poche en main pour éclairer les quelques fresques que le temps n’a pas encore effacé. L’espace d’une journée je deviens archéologue. Mon souffle permet de faire voler la poussière sur de vieilles peintures, sculptures, statuettes dont les nombreuses symboliques m’échappent la plupart du temps. D’étroits escaliers serpentent entre les étages et me permettent d’atteindre un surplomb depuis lequel j’aperçois une centaine de temple entre les champs… Je suis seule, face à une merveille innommable, indescriptible. Cet instant est si pure, si prenant, tous mes sens sont aux aguets. Je sens l’air chaud qui monte, l’odeur de la terre, des briques, de la poussière, je suis et j’appartiens au monde qui m’entoure.
Soudain, mon corps n’est plus, mon esprit s’emporte, comme s’il échappait au temps, je me laisse transporter, et m’évade ailleurs.
Pourtant la saveur de cet instant devient amer. J’ai besoin de pousser quelqu’un a côté de moi pour lui dire : « Mec !! Regarde ça ! Tu vois aussi la même chose que moi ? Tu vois comme c’est beau ? ». Ma lutte aujourd’hui devient la solitude. Ce n’est pas dans les difficultés quotidiennes qu’elle est la plus pesante. Je prends confiance en moi, pour trouver ma route. Mais apprécier pleinement ces moments d’extase me parait insurmontable. Pourquoi ce besoin d’être à deux pour apprécier un beau paysage, un bon moment, un instant comme celui-ci ? Comme me l’a suggérée une amie, je vais tenter de faire de la solitude mon alliée. Mais pour le moment les émotions sont trop fortes, et je ne peux retenir les larmes qui coulent.
Demain sera une journée sans vélo, histoire de me changer les idées… Mais ce foutu deux roues me rattrape et nous partons ensemble pour le mont Popa, découvrir un temple construit sur de la lave séchée. Environ 50 kilomètres de route qui me semblent bien ridicules à présent face aux kils que j’ai parcourus ces derniers jours. Le MONT Popa, mont, montée… c’est pas du plat non ! Sur la route, je prends quand même le temps de déguster un café avec une femme birmane qui m’offre des cacahuètes fraichement récoltées par leur famille. Je continue à pédaler et vois le jour décliner doucement. Soudain, une jeep, probablement un des seuls véhicules que j’ai vu passer sur cette route s’arrête à mes côtés :
- Where you want to go ?
- Heum… to the mont Popa
- With your bicycle ?
- Yes…
- Ahah ! But it’s too far you must come with us !
Alors ils m’embarquent dans leur jeep et nous rions beaucoup. Ils me conduisent jusqu’au petit village au pied de l’ancien volcan.
Là haut, j’entends deux touristes m’interpeler. Ils ont aussi un vélo !! Ainsi je fais la rencontre d'un jeune couple qui venait depuis la Turquie... à vélo!!! J’ai un milliard de question à leur poser, et je mets toute mon énergie à essayer de faire évoluer mon anglais. Bien évidement depuis le début de ce voyage la langue est un handicap. Mais comme tout handicap ça me permet de développer de nouvelles capacités. Et la barrière de la langue me fait découvrir une autre manière de communiquer. Oui bon ça va le relativisme et l’optimisme, pour le moment ça m’emmerde parce que j’aimerai pouvoir leur hurler dessus qu’ils m’expliquent! POURQUOI ? Pourquoi le vélo, pourquoi avoir mal, pourquoi l’incertitude, pourquoi avoir toujours l’impression de ne jamais atteindre ses buts, pourquoi pédaler pendant des heures en entendant « clic clic clic » cet inoffensif cliquetis, qui malgré mes tentatives désespérée pour le réparer tente de me rendre complètement zinzin !
Bref, je me calme et c’est tellement bon de les écouter raconter leurs aventures. Je m’imbibe de leurs histoires. De savoir qu'eux aussi en avait bien bavé au début, qu'ils avaient aussi bien eu mal au cul! Je leur explique que je n’en peux plus et que je songe parfois à arrêter. Ils me demandent alors de leur promettre de tenir encore deux semaines. De les voir là, en Birmanie après avoir traversé tous ces pays, moi ça me donne des frissons, et ça me remotive! Okay, va pour deux semaines. Je les regarde, les dévisage, ils sont si beaux ! Leurs yeux me transmettent tellement de vie. Dans le regard je perçois des rires, de l’amour. Ils sont si naturels, si vivant ! Voilà, là je ressens quelque chose de profond. Je réalise que je vais encore devoir traverser pas mal d’épreuves mais que ce que je lis à ce moment dans leurs yeux est une raison suffisante pour avoir mal, pour avoir faim, pour douter, ou encore devenir fou à supporter l’incessant « cliquetis » de ce foutu vélo…
Ce n’est qu’en apercevant de petites douceurs à la fin du repas, que j’entends Jan dire à sa copine : « It’s look like something with lait condensé. ». Lait condensé… je mets quelques secondes avant de réaliser…
- Non attendez… Tu vas pas me dire que… Vous parlez vraiment français ?
- Si, si on est quebequois !
- … Mais…
Je vous ai déjà dis que j’allais devenir fou ?
Pour la suite, je vadrouille durant quelques jours autour de Mandalay, à la conquête des anciennes capitales. Mes genoux deviennent de plus en plus douloureux. Je savais bien que j’allais vivre des moments difficiles, pourtant je les apprécie. Dès que je sors des villes, je ne croise plus de véhicule, et me retrouve seule, n’ayant pour compagnon que l’air qui glisse contre ma peau lorsque je pédale. La terre est aride, du sable s’égare sur les routes, et seuls quelques rares arbustes offrent un repère aux oiseaux qui me regarde pédaler avec un air dubitatif. L’air est sec et chaud, il brûle ma peau, et crever au milieu de cette vaste plaine désertique n’était pas le moment le plus agréable du voyage. Dans ma tête j’entends raisonner : « On retrouva son corps après plusieurs jours… », et j’aperçois les vautours s’agiter autour de moi…
Dire que j’avais peur de me trouver sur des axes routiers surchargés. Il n’y a qu’une route qui s’étale à perte de vue. Je suis seule et cette solitude me plait, la liberté de me laisser porter car ma place est ici, elle se trouve juste là sur cette selle de masochiste, au milieu de la Birmanie. Je deviens les aventures et les rencontres qui sont ma raison d’être ici et maintenant. Dans l’après-midi, je m’assieds dans un café et discute jusqu’au coucher du soleil avec Divig Jame. Il me parle de sa famille, de sa vie, et me donne pour conseil : « Give your smile to everyone, but your love to only one ».
Des jeunes nous offre des cigares, et je découvre les délices des cigares birmans, qui laisse un léger gout sucré sur les lèvres. Le temps passe et lui aussi a une saveur toute particulière.
Les birmans portent le lunggi, les birmanes se dessinent des motifs sur les joues avec du Tenakka dont la teinte jaune, éclaire leur visage. Cette poudre extraite d’un arbre adoucit la peau et la protège du soleil. Ils ont tellement de charme, leurs yeux pétillent et leurs sourires sont si sincères. Si les délicieux plaisirs des courbatures à mes cuisses s’atténuent, ce sont des courbatures aux zygomatiques qui apparaissent !
Ils me font rire quand je passe avec ma bicyclette, ils m’observent très discrètement, mais si je leur adresse un sourire ou si je les salue, alors ils accourent, ralentissent avec leur scooter, appellent leurs amis, me posent un tas de question dans un anglais très approximatif. Toujours avec énormément de respect.
Dire que j’ai osé trouver le temps long. Ces trois semaines passées en Birmanie se sont écoulées en un souffle. Je viens tout juste d’arriver et demain je vais pédaler jusqu’à l’aéroport de Mandalay pour mon vol vers Bangkok.
J’apprécie de pouvoir me laisser guider par les rencontres, de laisser l’aventure me saisir, et de lâcher prise. Chaque instant devient un cadeau que je m’empresse de déballer avec avidité.
C’est sur de minuscules chaises en plastic comme il en existe partout en Birmanie que j’écris ces mots. Je suis sur une fine lande de terre au milieu de l’Irrawaddy, juste sous le pont d’U-Bein construit sur 1.2 km en bois de Teck. Quelques barques en bois s’égarent à contre jour dans les lumières du coucher de soleil. Elles se laissent doucement porter par le courant de la rivière qui n’est pas pressée de s’écouler. Je remonte sur le pont et assise les jambes pendante je le sens trembler. Lorsque le soleil s’est finalement couché en déballant toutes les couleurs les plus chaudes qu’il pouvait, le pont s’ébranle de plus belle sous le pas pressé des touristes qui rejoignent avec hâte leur bus climatisé. Je suis heureuse de retrouver mon vélo (tout aussi climatisé) et d’avoir cette liberté de pédaler et de me diriger là ou l’aventure me porte.
Bon je vous laisse respirer? Parce que j'ai pas finis!
Une fois à Bangkok, il me reste plus qu'à « redescendre » au sud en direction de Singapour. Mais attends... J'ai fais environ 1200 km en un mois. Et il me reste encore deux mois... Alors quoi ? Ca me laisse tout le temps de gambader! Allez il faut choisir une destination. Le Vietnam, le Laos? Le Laos... Le nord? Des montagnes, encore? Mais c'est clair!
Avec le recul, cette expérience dans les montagnes en Birmanie est le meilleur souvenir que j'ai! Allez, le temps de me renseigner un peu sur la région, de rester de nouveau clouée au lit avec 40°C de fièvre et des frissons. Petit souvenir de Bago, je n’ai plus d’eau et mon estomac est en mode « régurgitation » et refuse d’ingurgiter les médocs de ma pharmacie. Je n’ai qu’un brumeux souvenir de m’être retrouvée au milieu de la rue à demander à une passante où se trouvait l’hôpital le plus proche. Elle me montre un cabinet à 200 mètres, génial c’est parti ! Deux injections, une perfusion, et quelques pilules, plus tard, je suis sur pied. Ou sur selle pour être plus exact.
Je prends un bus, un train et hop me voilà au nord du Sud Est Asiatique… En tout cas bien plus au nord d’où j’avais imaginé me retrouver un jour… Mon nouvel objectif : Rejoindre Singapour depuis Luang Prabeng au nord du Laos.
Je me baigne un peu dans des chutes d’eau avant d’entamer la première montée. Les montagnes en Birmanie ? Ahah c'était des collines! Avant la montée, j'aperçois en bord de route un camion qui fume sa race! Il venait de prendre la même route que moi mais en sens inverse, et du coup ses freins fumaient tellement que j’en ai eu l'estomac tout noué en pensant qu’il fallait faire le même trajet dans l'autre sens.... Et ouais ça grimpe sec! Mais quel plaisir! Le paysage se transforme lentement au rythme de mes tours de pédale. La vue devient de plus en plus belle, et à chaque fois que je crois atteindre le sommet, paf, encore une montée ! Bon sang, ces montagnes sont extensibles ! Plus l’effort est tenace plus la vue est belle. Le soir je plante ma tente au milieu d’une prairie avec une vue imprenable sur les montagnes! Jamais je n’aurai imaginé être là à admirer le soleil se coucher derrière ces montagnes et ces vallées laotiennes, inondées par les dernières lueurs qui percent à travers les nuages.
La solitude n’est plus menaçante. Vraiment, je suis contente d'avoir rencontré ce couple et leur avoir promis de tenir ces deux semaines. Bien que je commence à croire que le pari est fou, c'est le bonheur total et j'ai la sensation d'être exactement à la bonne place. C'est l'aventure que je devais vivre, je pense à toutes les personnes qui m'ont encouragées et soutenues et je leurs/vous dis merci mille fois!!!
Je franchis le premier col et déjeune dans un village qui doit compter six habitants… Environ. La route continue à s’étendre entre les collines, et je continue à grimper.
Mon moral est d’acier, j’ai mal mais c’est supportable. Si la fatigue se fait sentir, et que les pauses se font de plus en plus fréquentes, je continue et traverse de petits villages où les enfants me courent après avec leurs « Sabaidi !! » me tapent dans la main et parfois même poussent mon vélo. Il commence à faire de plus en plus frais. En arrivant à Kiewkacham, je croise 4 cyclistes au bord de la route qui discutent. "Is it a cyclist meeting?". Un couple qui arrive à l'instant qui pédalait juste devant moi et l'autre qui venait depuis l'autre direction. Nous partageons nos expériences de voyage autour d’un bon repas. Quel plaisir! Je suis restée dormir là avec un des couples tandis que Rachel et Alex ont poursuivis leur route. Après ça, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois sur la route en direction de Vientiane c’était marrant. Sur la route que je pensais être la plus difficile du voyage, je crois n’avoir jamais eu autant de plaisir à grimper, puis de descendre et enfin me réjouir de la prochaine montée. Qui l’aurait cru ?
En arrivant proche de Kasi, je crève. Roue arrière pour la 3eme fois. ARGH! Une bouteille en verre, une entaille de 4cm sur mon pneu. Cette fois j’en ai marre mais je garde le moral pour rejoindre le prochain village. En arrivant, on me dit qu’il sera impossible de changer de pneu à moins de rejoindre en bus la prochaine ville. Mh… ce jeune laotien remarque bien que cette idée ne me plait pas vraiment et il me propose de recoudre mon pneu. Pardon ? Ben oui, il a du fil, une aiguille alors pourquoi pas ? Et bien étonnamment, ça a tenu plus de 30 kilomètres. Bon pas le choix, en bus jusqu'à la prochaine ville. Mais quel sentiment d'échec. Je ne supporte même pas de regarder la vue à l'extérieur (qui est absolument magnifique!). Arrivée à la prochaine ville, je peux réparer le tout et je fais la connaissance d’Henri, un belge d’une cinquantaine d’année qui voyage aussi à vélo. On discute un peu et je lui explique que je dois retourner en arrière pour refaire cette route! Je veux prendre un bus et retourner à Kasi! Il me propose de faire la route avec lui en sens inverse, c’est reparti !
En discutant avec Henri, il me propose de continuer la route avec lui direction l'extrême nord du Laos. C’est un homme très intéressant, qui a voyagé dans tous les continents à vélo et la route qui est encore plus "sauvage" m'attire terriblement. Je sais au moment ou je lui dis « non, je dois continuer ma propre route », que je risque de regretter mon choix. Ainsi j'ai repris mon chemin, seule, dans le bon sens. Sur la route jusqu’à Vientiane, je me suis faite invitée par un Laotien qui a vécu durant trente ans en France. Il m’invite dans sa belle maison au bord d’une rivière. Nous mangeons des spécialités locales que je déguste avec délectation.
J'apprécie chaque jour un peu plus ce voyage. Malgré les difficultés, c'est une telle sensation de liberté!
Maintenant que je vous écris, je dois encore prendre une décision, soit poursuivre au Sud direction « Singapour » et suivre plus ou moins mon plan initial, soit retourner au Nord dans les montagnes et me diriger vers le Vietnam puis la Chine! Il parait selon certains forums que ce sont les pires montagnes avec un dénivelé assez affolant... Qu'est-ce que vous en dites?
Mail – North Thailand
Haha ! Salut les moustaches bien gelées mais toujours pas enneigées à ce que j'ai compris? Bon j'imagine qu'en ces jours d'après fêtes vous êtes fatigués... Et j'ai de quoi vous divertir avec quelques aventures et je sais que vous trépidez d'impatience de connaitre la suite de l'histoire qui fut... plutôt bien mouvementée et ... forte en émotion!
Ah et bonne année hein!!! Je voulais vous envoyer une photo de mon vélo sous les cocotiers au bord de la plage avec écris Happy New Year, mais vous comprendrez pourquoi j'ai pas vraiment eu le temps.
Alors aux dernières news je vous écrivais depuis Vientiane, la capitale du Laos. Souvenez-vous, j'hésitais à prendre la route pour le nord, le Vietnam et la Chine. D'ailleurs je vous remercie pour vos encouragements ça a été dur de choisir. Et bien sachez que le matin au réveil je me dirige vers "la rue des ambassades et consulats" et me retrouve entre celle du Vietnam et celle de la Thaïlande... Incapable de décider, je rêverai de partir dans les montagnes encore, mais je dois faire des demandes de visas pour le Vietnam ainsi que pour la Chine, et je devrai encore trouver un avion pour me rendre jusqu’à Singapour dans 2 mois… Compliqué… pourtant la Thaïlande ne m’intéresse pas trop. Bon je laisse le destin choisir! Pile - Thaïlande / Face - Chine et Vietnam
Pile, la Thaïlande! Soit! C'est parti!
Je profite encore pour manger des baguettes, et sandwichs (héritage de la colonisation française). Pour vous donner une idée des prix, j'ai eu mon sandwich, un café et un paquet de cigarette pour environ 1.50 CHF (Non moi pour ce prix la je continue à fumer hein!!). Du coup, étant dans la capitale je profite également pour trouver une bonne coiffeuse et tenter de rattraper la coupe playmobile du coiffeur Birman. Je lui explique un peu comment je vois l'affaire et désespérément je remarque que la coupe devient de pire en pire jusqu’au moment ou.... Elle sort la tondeuse, bon juste pour les petits poils derrière, que j'me dis. Mais non! Je sens la tondeuse qui monte! Argh, je tente de l'arrêter mais avec la moitié du crane rasé, y'a plus grand chose à faire.... Donc j'ai l'arrière du crane rasé, ce qui est finalement assez pratique, voyons le bon côté de la chose.
Le lendemain, les cheveux au vent... heu non pardon, le crane au soleil, je repars pour traverser la frontière Laos/Thaïlande et je m'apprête à entamer la route qui me mènera jusqu'à Singapour. Ainsi depuis la frontière jusqu'au contournement de Bangkok j'arrive à suivre les petites routes de campagnes grâce à Henri qui m'avait ... (Oui Henri souvenez-vous, le cycliste Belge rencontré au Laos! Qui pour l'anecdote était infirme et ne pouvait plus utiliser son bras gauche. Malgré ça il a continué la bicyclette dans tous les continents… Sacré Henri!). Du coup, il m'avait raconté comment dans les petites campagnes du nord de la Thaïlande j'allais croiser des camions chargés de canne à sucre puisque c'est la récolte actuellement. Et comment c'était facile de s'accrocher à ces camions qui roulent à environ 40 km/h pour se laisser trainer sur quelques kil comme ça.
Moi tout ça, ça m'a vendu du rêve, alors toute la journée j'avais que ça en tête...Mais bien entendu ces fichus camions passent tous dans le sens inverse... Jusqu'au moment où à mes côtés, il y en a un qui ralentit et ni une ni deux, je m'accroche au premier truc que je trouve. Ainsi, agrippée à une espèce de tige métallique je découvre l'agréable sensation d'avancer sans effort... Aaah, c’est si bon ! Hé ho ! Attend tu fais quoi la? Pourquoi t'accélères comme ça? T'es sensé rouler à 40 km/h pas à 80 ou 100 km/h! Et t'es pas sensé dépasser tous les autres camions! Bon, allez je lâche c'est trop dangereux. Mais ma main refuse de lâcher. Oh et puis non hein! Maintenant que je la tiens, je lâche plus! Et je profite un max de cette pure dose d'adrénaline.
Après quelques kilomètres, il change de route à mon grand regret... Et ho! Je crois que je suis pas la seule à avoir apprécié la balade, mon vélo tire la tête. Du coup la roue est bloquée, pas moyen de donner un coup de pédale. Et il faut savoir que la nuit commence à tomber et de nouveau je suis juste à une dizaine de kil de la ville ou je voulais arriver. J’ai l’option d’essayer de le réparer moi-même mais je vois déjà comment cette histoire va finir… et la fin ne me plait pas vraiment. Ou alors je marche jusqu’à la prochaine ville. Là, une Thaïlandaise s'arrête sur son scooter et me débite un flot de parole thaïlandais parfaitement incompréhensible. Lisant dans mes yeux toute mon incompréhension et mon désespoir elle agrippe 2 écharpes ensemble et me donne le bout.
"Quoi attend tu veux me tirer avec ton scooter jusqu'à la prochaine ville avec ces écharpes? Et ton bébé dans tout ca? AAhhh tu le tiens entre tes pieds là ou il était avant... Ouais attend non là, c'est un peu dangereux!"
Mais elle ne lâche pas l'affaire. Alors on a essayé, je suis évidement tombée et vraiment je lui ai fais comprendre que c'était dangereux pour son gamin! Je vais marcher jusqu'à la prochaine ville et je lui dis qu'elle doit avoir d’autres choses à faire que de rester là à m’observer galérer. Mais non elle arrête une moto et demande au type pour que je m'accroche derrière... Bon ben soit! Camion, scooter, moto au lieu de tenter de les échanger maintenant je me contente de m'y accrocher à l'arrière! Arrivée à la ville suivante on trouve un petit magasin où le type, apparemment un peu éméché démonte presque tout mon vélo et regarde les pièces par terre pendant un bon moment... et là je m'dis que ce type n'a sûrement jamais vu ce genre de vélo avant et qu'il ne sait pas du tout quoi faire et que c’est fichu! Mais non il remonte le tout en 2 min! Il refuse même que je le paie... je sais pas trop quoi faire, tout le monde me regarde et moi qui suis là, persuadée que cette femme à scooter avec son bébé voulait m'arnaquer, persuadée que ces jeunes à motos attendait juste que je sois seule et qu'il fasse nuit pour me violer, et persuadée que ce type venait de pulvériser mon vélo ... Non c'était juste de bon cœur, et ils tiennent absolument à me guider jusqu'à la Guest House, où je leur offre à tous des bracelets enfouis dans mon packtage. Du coup ils m'offrent aussi des cadeaux... notamment les 2 écharpes! :-) Moi ça me déboussole toute cette gentillesse!! Je suis perdue... Merci, Kopounka...
Après une courte nuit de sommeil, je continue la route et je plante ma tente plusieurs fois et notamment une nuit ou le matin j'ai vu affiché moins de 10 degrés... J'ai eu plus de courbature à cause de cette nuit passée à trembler et grelotter qu'en faisant 150 bornes par jour à vélo! C'est pour dire!
Après 5 jours dans les campagnes du Nord, j'atteins les grandes villes aux alentours de Bangkok. Un soir, arrivée à Saraburi je m’arrête dans un centre d’information, qui était en fait un poste de police pour avoir quelques infos sur la ville et une flic trouve ce voyage génial et me propose de me raccompagner chez elle en voiture pour que je puisse me doucher. Elle tient absolument à m'héberger, alors hop ! Le vélo dans sa voiture elle me conduit chez elle, retourne travailler et reviens le soir avec ses enfants et nous soupons ensemble, pleins de petits plats thaïlandais que mon Thaï ne me permet pas de commander habituellement dans les restos. Mhhhh. Une fois de plus je suis hébétée devant leur sens de l'accueil... Je lui raconte un peu mon voyage et notamment le fait que j'ai pas mal pédalé pour être sûre d'être dans une grande ville ou je pourrais avoir internet le jour de noël et appeler ma famille. Du coup elle tient absolument à me conduire à Bangkok le lendemain. Offre que je ne peux pas accepter. Mais enfin, c'était un pur bonheur de rencontrer sa famille, de manger avec eux, de la voir faire ses prières bouddhistes à la bougie et de dormir au milieu de vingtaine de statuettes de bouddhas. Elle m'offre une amulette de protection. Amulette qui a surement du me sauver la mise durant les jours suivant quand j'empruntais les autoroutes à 8 voies avec ma pancarte "Merry Christmas" à l'arrière de mon vélo.... Mais ça c'est une autre histoire.
Voir ma famille réunie autour du sapin de noël ça m'a fait tout chaud au cœur et ça m'a redonné du courage pour affronter la suite des événements. Parce que 3 jours sur des autoroutes... Il faut être complètement con... Surtout quand on crève pour la cinquième fois au milieu de l'autoroute. Pfiou, je deviens bonne pour changer les pneus, en moins de 10 min (dont 5 passées à hurler et pleurer contre ce vélo qui veut définitivement me rendre zinzin!). Allez, je continue et je sais que dans quelques kilomètres j'atteins la côte. Là, je rencontre une nouvelle difficulté. Le nombre de routes différentes qu'il existe vers la côte et une carte qui ne les représentent malheureusement pas toutes. En plus, souvent c'est écrit en Thai alors qu'on soit clair, la plupart du temps, je ne sais même pas où je vais. Il faut suivre le sud de toute manière et dès que je peux j'emprunte une route qui m'emmène vers la mer. Bon, bien souvent il s’agit de cul de sac, mais des jolis cul d’sac hein ! Le meilleur moment c'est notamment une fois où ... Ah mais quelle histoire... Par ou commencer?
C'est donc le matin et la veille j'ai rencontré un cycliste londonien qui vit maintenant en Thaïlande avec sa compagne et qui m'a hébergé pour la nuit. On fait un bout de trajet ensemble par les petites routes d’où j’étais heureuse d’apercevoir les montagnes de la Birmanie. Il a besoin de retirer de l'argent et du coup j’en profite pour faire de même. Mais il n’y a plus de carte de crédit dans mon porte monnaie heum... Ah oui? Zut... Bon, lui rentre chez lui et moi je continue ma route en me disant que je risque d'être dans la merde (excusez mon langage mais il est approprié). J'essaie d'appeler la banque, plus de batterie... Et le chargeur me lâche. Impossible de recharger. Okay alors quoi ? J'essaie la cabine téléphonique pour appeler Super Maman au secours... C'est pas une cabine téléphonique et le thaïlandais à côté rigole bien quand il me voit chercher le téléphone. (Si vous aviez vu la scène!!!). Il insiste pour que j’utilise son portable, malgré le fait que ce soit un appel international… Je lui dis « non », il me dit « c’est un cadeau, t’as pas le choix… ». Les Thaïs ont définitivement le cœur bien gros !
Un appel à la banque, un appel à ma mère (qui dort a 3h du matin). Bon je suis pas plus avancée, et je ne peux que continuer à pédaler un peu stressée. Je réessaie d'appeler maman dans de vraies cabines téléphoniques cette fois. La première ne marche pas et la deuxième, un Thaï me fait signe que c'est ok et que je peux utiliser... heu... oui mais non. On rigole bien de voir le câble sectionné et moi avec le téléphone à l’oreille. Le soir je plante ma tente en bord de mer, ou la vue est juste incroyablement belle. Une sorte de baie avec des bateaux de toutes les couleurs qui arrivent au port.
J’arrive à charger juste de batterie dans un café pour retenter un appel et demander de l'argent par Western Union à Super Maman, cette fois-ci c'est bon je suis soulagée elle le fera dans la journée. Merci maman! Bon on est le 28, le lendemain c'est dimanche et tout est fermé. Du coup je continue jusqu'au 30 ou j'arrive dans une assez grande ville pour trouver une Western Union, mais quand j'y arrive enfin on me dit que tout est fermé le 30, 31, et le premier. D'accord il me reste environ 300 bath, soit environ 8 CHF pour 4 jours... et pour passer nouvel an? Que je rêvais de passer, le cul tout endoloris posé sur du sable fin de l'une de ces plages paradisiaques qui m'entoure. Tu rêves Sandro à vélo!!!!
Bon quelles cartes me reste-t-il? Essayer de rejoindre Chumphon une plus grande ville encore et trouver une autre solution là? C'est parti je continue à pédaler... Je passe notamment par une ville qui s'appelle Bankrut... Salop de destin arrête de te foutre de moi maintenant, je trouve cette plaisanterie de très mauvais gout!!! Ah et je vous ai dis que je me perdais?
Souvent? Et que quand tu as environ 140 km à faire pour atteindre Chumphon, t’as juste pas envie de te perdre. Non mais attend... Prépare toi: Alors j'ai l'habitude de regarder du côté gauche pour voir la mer, puisque je vais vers le Sud et que je suis sur la cote Est. Mais, quand, soudainement elle apparait à droite tu fais quoi? Mais quoi? Comment ça à droite? Attend! Et je suis bien en train de me diriger vers le Sud? Et ces Thaïs m'ont bien dit que j'étais sur la bonne route quand je leur ai demandé mon chemin? Mais... Roh bon moi j'abandonne, mer à droite à gauche, plus d'argent, plus de moral, pffff et plus de main valide. Oui parce que la veille quand j'essayais de planter ma tente dans l'enceinte d'un temple en bord de mer mais que le vent m'empêchait de faire les choses correctement, et que le sol était tellement dur que je devais y mettre toute ma force. Ajouté à ça toute la colère que j'avais à ce moment, c'était pas exactement une bonne idée de laisser son doigt entre la brique et la sardine... Roh et puis quand les chiens ont rongés les cordes qui maintenait tant bien que mal cette foutu tente qui ne tenait que par la peur. C'était trop... Je vous passe les détails vélohistics qui ont handicapés 2 doigts de mon autre main.
Donc oui j'abandonne! Mais j'abandonne pas comme à Bagan en Birmanie. Là vraiment les limites sont atteintes, peux plus! Qu'on me rappatrieeeeeee!!!
Non je ne peux pas. Pas le choix. Je dois continuer, je savais bien que ce serait dur et le but est aussi de relever ces défis, c'est pour ca que je suis partie! A ce moment je puise vraiment au fond de moi. J'ai même peur de manger et de dépenser les quelques bats qu'il me reste. Koh Lanta me voila! Alors je joue une dernière carte, j'écris le nom de la ville : CHUMPHON au dos de mon vélo, sait on jamais! 110 km... 100 km... 80 ... J'en peux absolument plus que ce soit clair et c'est pas tant physique, l'épuisement est vraiment psychologique. Je finis par pousser mon vélo, en me disant que dans quelques mètres se trouve une station service et que ce serait plus facile de trouver quelqu'un qui puisse m'emmener jusqu’à Chumphon.
Et une voiture s'arrête... me prend et me dépose à 50 mètres d'un centre commerciale avec une western Union... Pfffffiou... Je ne sais même pas comment le remercier, mais MERCI!!! Je voudrais lui offrir plein de cadeaux aussi, mais tout ce qu’il me reste, ce sont deux écharpes…
Voila, j'aimerai vous partager plus que seulement ces quelques anecdotes! Mais c'est difficile... La plupart du temps je doute, souvent je me demande vraiment ce que je fais là et pourquoi je fais ça et je dois sans cesse me remettre en question. C'est dur à expliquer ce qu'on ressent quand on passe sept heures posée sur une selle pas tout à fait confortable et souvent je me dis que c'est absurde et que ca n'a pas de sens. Qu'à toutes ces difficultés y'en a pas mal d'autres notamment le fait que je sois une femme qui voyage seule. Si je n'ai pas eu de problème particulier je suis souvent sur la réserve et je ne peux pas toujours agir comme je le voudrais et cette sensation est très frustrante. Elle l’est d’autant plus depuis le jour où je me suis faite suivre par un militaire ivre en scooter qui me faisait des propositions quelques peu dégradantes. Depuis, mon couteau suisse est à portée de main.
Mais après tout ça quand on me demande comment je vis ce voyage, je me surprends à dire que c'est incroyable et que j'adore ça! Quelqu'un y comprend quelque chose?
Allez demain je reprends la route pour la côte ouest cette fois-ci. La mer sera à ma droite, normalement…
Ah oui dans la rubrique animalière: Sur ma route je croise quantité d'animaux: Poule, canard, cochon, éléphant, serpent, chien, gnous, etc. A un moment quand je roulais, je me dis "tiens c'est marrant j'ai toujours pas vu de crocodile ou de truc comme ça."
Et bien, les amis, sachez qu’il ne faut jamais se dire ce genre de truc! A peine quelques minutes après, je vois bouger quelque chose dans les buissons sur ma droite, je ralentis et vois un énorme reptile, genre crocodile, ou alligator un truc bien moche en tout cas! Je crois n’avoir jamais été aussi vite avec mon vélo... Du moins, pas depuis l'histoire du camion.
Allez bec à tous je vous embrasse bien fort!
Sandro à vélo
Mail – South Thailand
Salut les moustachus comment va ?? Bon je vous préviens… cette histoire est complètement folle. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis la dernière fois! Il s’agira de bien tristes histoires ainsi que de nouvelles plus réjouissantes. Dans l’épisode précèdent vous avez eu à faire à un Sandro à bout de souffle. Je me trouvais à Chumphon soit à 500 km en ligne droite de la frontière Malaisienne où je me trouve actuellement. Environ 1000 km si on aime se perdre dans les contrées reculées.
Aujourd’hui, je prends le temps de vous écrire car c’est mon vélo qui est à bout de souffle. Après 4’000 km parcouru depuis le début du voyage, j’ai le regret de vous annoncer que Racer, mon compagnon est décédé. Les freins m’avaient déjà lâché à des centaines de kilomètres de là, le boitier de vitesse aussi… Et je ne vous parle pas de la selle qui déjà qu’inconfortable ne tenait plus du tout à sa juste place à cause des vis que j’avais un peu trop usées.
Bon alors oui, oui bien entendu que j’ai le gros chagrin! Malgré les conflits quotidiens, moi je commençais à bien l’aimer mon vélo…. Bon je ne m’attarde pas sur ce triste événement. A l’heure actuelle j’ai un beau vélo tout neuf, très bon marché, certainement un peu trop mais je me réjouis de l’apprivoiser dans le col de demain.
Bon alors vous voulez de l’aventure ? Ce que vous voulez savoir c’est comment je me suis faite escortée par le chef de la police de Panare du Sud Est de la Thaïlande par exemple ? Et bien je vous raconte.
Je bicycle à travers la forêt tropicale et ma moustache se transforme en une grosse touffe qui dégouline des litres d’eau en continu! Sérieux, je bois environ cinq litres par jour. Les paysages sont saisissants, tantôt en pleine forêt vers des cascades, tantôt en bord de mer où je suis seule pour me baigner.
Un matin on me fait chiquer du “Katom”? Une sorte de feuille avec de la chaux, et on me fait fumer le tabac local roulé dans des feuilles de Yatchun ? Ah les Thaïs aiment bien se foutre de moi quand j’essaie de nouveaux trucs… Bizarrement j’enchaine pas mal de kil après ça. C’était quoi déjà le nom? Katom? Mh…. Bon allez, je continue à rouler et je dois retrouver des amis à Krabi et décide de me poser quelques jours. Six jours… Comment ça six jours? Je vous jure que je croyais qu’il s’était écoulé deux jours seulement… Et bien j’en avais besoin. Et sur la côte de la mer d’Andaman les paysages sont également incroyables. De l’eau transparente, du sable fin, des coraux, des poissons de toutes les couleurs qui nagent autour de toi… Un petit gout de paradis. Des falaises de calcaires qui surgissent de l’eau surmontées par une épaisse forêt dans laquelle des singes avec d’énormes yeux bleus se baladent.
Durant ces six jours je dois quand même vous parler de Kho Phi Phi, une île où j’ai du me rendre uniquement pour des raisons vélohistics !!! Si si je vous jure ! Je devais rencontrer Ludovic qui a voyagé en Malaisie en vélo et j’ai besoin de ses conseils car il est passé par le Sud Est de la Thaïlande qui est une région à risque. Des conflits durent depuis plusieurs dizaines d’années et ont fait plusieurs milliers de mort. A la frontière avec la Malaisie je sais également qu’il y a des risques d’enlèvement. Je ne veux pas prendre de risque mais comme il est passé par là en vélo je pars à la pêche aux infos. Ainsi, il m’assure que la situation n’est plus aussi risquée et qu’à vélo c’est tout à fait faisable. Je me renseigne également auprès de la population locale et généralement ils me disent que c’est possible.
Pourquoi s’acharner à vouloir retraverser le pays pour aller à l’est me direz-vous ? (pour ceux qui ont suivi l’histoire est/ouest) ? Et bien il s’agit surtout d’éviter les grandes villes de la cote ouest de la Malaisie et de bicycler sur les routes de campagnes de l’est.
Avec la moustache ébouriffée je reprends ma route car il se met à souffler et je lutte pas mal pour avancer contre le vent. Durant quelques jours je sillonne à travers des paysages incroyables entre cascades, grottes, récolte d’ananas et autres merveilles.
Au fil de mon avancée vers le sud, je trouve toujours plus de mosquées et de moins en moins de temples. La population devient majoritairement musulmane et je décide de profiter des derniers temples bouddhistes que je croise pour discuter avec des moines et demander l’hébergement pour la nuit. Nombre de voyageurs que j’ai croisé sur la route voyagent de temple en temple et moi je trouve ça super intéressant et je me réjouis de pouvoir partager des expériences avec des moines bouddhistes comme j’avais pu le faire en Birmanie.
Et une fois de plus on me refuse l’hospitalité, cette fois on a l’honnêteté de me dire que c’est parce que je suis une femme. Alors je savais bien que nous étions des êtres à part, de par notre infinie gentillesse, bonté, grâce et intelligence et que les hommes en sont fortement jaloux mais je ne pensais pas qu’on allait me renvoyer comme ça !
Ainsi je me renseigne auprès d’un poste de police sur les autres possibilités de logement dans le coin et une femme accoure pour traduire. A nouveau, elle trouve intéressant que je voyage comme ça et elle propose de m’héberger chez elle. Elle se réjouit de m’emmener au marché, de me présenter à ses amies etc. Un point de plus pour les femmes !
Elle m’emmène également à une cérémonie funéraire bouddhiste ou je peux observer des spectacles d’ombres chinoises, et ou les femmes s’amusent également à me faire chiquer du Katom. Elles rient bien de me voir une heure après, la bouche encore pleine de feuille et de cette noix étrange dont je n’arrive toujours pas à savoir le nom.
Le lendemain je continue et découvre encore milles cascades, et je fais la connaissance également en route d’un couple parfaitement incroyable! Ils voyagent maintenant depuis un mois à vélo et vont continuer encore minimum six mois avec leurs deux enfants ! A vélo ! Non mais attendez : Le premier a cinq ans et il fait environ vingt km par jour puis accroche son vélo à celui de la mère pour aller faire la sieste dans la remorque tirée par le père. Le deuxième a tout juste 3 mois ! C’est complètement fou non ?
Ils continuent vers l’ouest moi je file a l’est, je dors proche des cascades, ou je profite de me laver et me reposer dans cette eau paisible. J’effraie juste un espèce de gros reptile (évitons le mot crocodile ou vous allez me faire rentrer sur le champ). Et la à nouveau une femme, musulmane cette fois tente de discuter quelques mots avec moi et veut m’héberger pour la nuit. Nous passons la soirée avec les voisins sous un couvert juste à côté de la cascade. Les hommes fument, les femmes chiquent, je mets le voile, nous rigolons bien même si ils ne parlent pas un mot d’anglais et moi « Thai ? nik noi, nik noi». Ils sont tellement surpris que je voyage seule, ils montrent toujours un avec leur doigt et me demande ou est le deuxième ? Elle rigole bien le soir quand un chat vient s’endormir entre mes bras. Elle me montre deux avec ses doigts, comme quoi maintenant je ne suis plus seule !
A mon réveil je bouscule ce foutu chat qui est bien trop collant et je vois qu’il pleut… génial justement la route que je prends est en terre ! Impression de déjà vu de la Birmanie... C’est parti et je passe une superbe journée sur des petites routes de campagne. J’entends des « Sawadikaaa » et des « Hello » de partout parfois au milieu de nul part et j’ai beau chercher des fois je ne vois personne ! Peut être ma schizophrénie naissante ?!
Non pas ça non ! Je dois m’arrêter pisser. Mais … il y a dix minutes aussi. Et … ça brule. Noooon je suis tombée deux fois malade je n’en veux plus merci. J’ai jamais eu d’infection urinaire mais les symptômes sont là, et ils s’assemblent à merveille avec une activité que je pratique régulièrement ces temps-ci.
Heureusement je suis au milieu de nulle part dans la nature alors je peux m’arrêter chaque dix minutes pour uriner. Mais ça devient long, ça brûle, ça pique. AAArrrgh et si l’infection remontait au rein ? L’avantage d’être perdu dans la brousse devient vite un inconvénient. Il va me falloir supporter deux jours avant de trouver un hôpital. A l’accueil… Si c’était bien l’accueil, je m’explique… mais personne ne parle anglais. Pfiou… il me regarde étrangement. Bon ben c’est parti pour un Dessiner c’est gagner : Aujourd’hui on dessine une infection urinaire ! On rigole bien mais ils me comprennent toujours pas. Après un moment quelqu’un arrive pour traduire. Okay des antibiotiques, ça roule !! Gagné !
Après ça je me mets d’accord avec ma conscience pour prendre plus de temps en campagne et mettre le vélo dans le train afin d’éviter les grandes villes. Ainsi je fais quelques kils en train pour traverser HatYai et je reprends le vélo pour rejoindre la côte Est en bord de mer et là c’est désert ! Je m’accroche un moment à une autre voiture et me retrouve rapidement sur la côte pour pédaler sur une route déserte. Parfait pour le camping...
Quand soudain… la route s’arrête, elle est détruite et se fait avaler par la mer… Heu… d’accord mais moi je fais quoi alors la ? Je trouve la situation très amusante et prends quelques photos en me disant que vous allez bien rire en les voyant car moi j’avais bien vu qu’il y avait des traces de pneus sur le coté de la route.
Ouais… mais en fait elles ne mènent nulle part… Ah oui ? Si la ! Un camion ! Un type arrive, serpette en main, et me regarde en riant comme un bossu ! Je veux bien rire mais je fais quoi moi la ? Je viens de me taper pas mal de kil et c’est la fin d’après-midi. A lui de trouver ça amusant car il connait un chemin à travers les prairies pour rejoindre la route, la vrai cette fois. Je le suis tant bien que mal avec mon gros vélo. Ah voila… La route principale… Le temps de me montrer encore 1 avec son doigt ? Je devrais lui dire non, comme je fais parfois par sécurité mais je ne décèle rien en lui qui ne m’inquiète. Oui je voyage seul. Je le remercie chaleureusement et roule en direction du prochain village.
La … Ca devient bizarre. Normalement je prends de quoi manger et continue à rouler pour m’éloigner un peu, trouver un coin tranquille et planter la tente… Mais y’a bien quelque chose d’étrange dans cette ville, y’a un truc qui pue. Et je ne parle pas des centaines de poissons que les pêcheurs font sécher au soleil. Y’a quelque chose qui cloche dans l’ambiance de cette ville et je me sens pas à l’aise. Il faut trouver quelque part pour dormir ou je suis en sécurité. Je me dirige vers une sorte d’école ou de librairie et demande s’il est possible de mettre la tente dans leur jardin car ça semble être sécurisé. D’un seul coup, tout le monde s’active, on appel la directrice même l’hôpital pour me loger. Je me sens mal et leur dit que je ne veux pas déranger et que je vais continuer ma route. Mais ils ne me laissent pas partir et m’emmènent jusqu’au poste de police. La je suis en sécurité pour dormir… Okay merci beaucoup. Mais pourquoi ? Je fais la rencontre du chef de la police, ils me proposent un petit local pour passer la nuit.
On me demande ce que je veux manger et réponds innocemment que je vais juste sortir au marché pour aller chercher deux ou trois bricoles. «No no too dangerous !!».
Apparemment la situation est beaucoup plus tendue, les conflits perdurent et il y a de nombreuses victimes ces temps-ci. On m’impose le couvre feu à 18h et entre temps on m’accompagne en voiture au marché. Il est difficile de communiquer pour savoir ce qu’il se passe exactement. Je me sens un peu coupable de causer tout ce chamboulement. Pas de soucis qu’ils me disent et profitent pour prendre des tas de photos, tantôt avec lui, tantôt sans elle, tantôt avec le vélo, le pouce levé, etc.
Le soir j’assiste à la descente du drapeau thaïlandais avec l’hymne national et je discute de l’itinéraire pour la suite avec quelques flics. Je soupçonne l’un d’entre eux qui parlait un peu anglais d’être resté aussi longtemps uniquement pour traduire….
Cette histoire me fait pas mal réfléchir... Est-ce que je fais bien de voyager comme ça en étant une femme? Je commence à tout remettre en question
Le lendemain, le chef de la police m’escorte jusqu’à la province ou je me trouvais la veille et ou je suis en sécurité.
Pour moi c’est une énorme chance de voyager comme ça. Tout ce que je vis au quotidien surpasse tellement ce que j’avais pu espérer. Je fais des rencontres tant inattendues ! Et les thaïs apprécient de voir des gens qui voyagent comme ça. Ils m’encouragent beaucoup, et ça m’aide parce que la route est parfois très longue et difficile malgré tout l’éloge que je fais de ce voyage.
Ce soir je suis à Satun et tout fermait à cause du shutdown et des protestations à Bangkok. La Thaïlande devient mouvementée avec l’approche des élections et pas mal de chose vont changer dans ce pays. Je n’ai pas de regret d’avoir pris cette route au lieu du Vietnam et de la Chine. Je suis étonnée de m’entendre dire que c’est un pays incroyable. Son principal atout après l’amabilité des Thais bien entendu ?
La cuisiiiiiiiiiiine ! Pour ceux qui s’attendent à me voir rentrer tout maigre et musclé par la bicyclette ne vous en faites pas... je mange teeeelllement ! J’imagine si je n’étais pas venu en vélo... O_O
Dingue mais dans chaque ville que je traverse, je découvre des nouveaux plats, nouveaux desserts, nouveaux fruits, nouveaux parfums, nouvelles couleurs... L’odeur alléchante m’attire toujours et même à vélo parfois je suis obligée de m’arrêter, pour gouter tant ca sent bon.
C’est mon dernier soir en Thaïlande. Demain je prends la route direction la Malaisie, j’aurais aimé passer par l’Indonésie mais un volcan me barre la route.
Bon mes amis moustachus, à bientôt pour de nouvelles aventures !!
Sandro et son nouveau vélo
Mail – Malaysia
Salut les sportifs!!
J'voulais la faire genre philosophe et vous écrire un mail du style :
Il n'y a pas de montagne qui soit infranchissable à celui qui veut vraiment la gravir... Mais bon j'ai trop de truc à raconter alors on va la faire soft question philo.
Cette fois-ci c'est avec la moustache pleine d'épice que je vous écris. J'ai des miettes de curry, de miel, de coco, et de sésame entre les poils qui bordent mes lèvres. Hé oui la Malaisie et Singapour pour la nourriture, c'est énorme! Ah oui je ne vous ai pas dis? Je suis à Singapour!! Ahaha ... Entre 4500 et 5000 km dans chaque mollet, je vous assure que l'autre jour en me rasant les jambes (ben oui quoi vous pensiez que je vivais comme un Yeti dans ma tente?!) j'ai tâté le mollet et oh mon dieu!!! Il a changé de coupe!! J'ai le mollet sportif! Qui l'eu cru?!
Mais revenons à ce qui nous intéresse le plus... La nourriture! Donc dans mon dernier mail je vous ventais les mérites de la cuisine Thaï comme d'un pur paradis culinaire. Et bien après avoir traversé la frontière Thaïlande\Malaisie, testé mon nouveau vélo dans un col, puis passé la nuit dans un parc national à regretter l'ancien, j'arrive en Malaisie et passe la soirée suivante à Aloe Setar. Là, je découvre qu'on peut manger de TOUT. Alors depuis, c'est indien le matin, avec ses puri, roti et dosa; malais à midi et chinois le soir.
Parce que la Malaisie c'est ca: Tout un mélange de culture! C'est assez drôle, je rencontre des indiens musulmans, des malais bouddhistes, des chinois chrétiens qui mange indien dans le quartier islamique... Ouais, faut suivre hein! Parfois dans une même rue tu trouves un temple chinois, un temple hindouiste, une mosquée et une église, c'est assez original. Donc si je vous dis que j'ai fêté le nouvel Chinois avec des indiens dans une église catholique vous allez me croire?
Donc le cul de nouveau tout endolori, je continue la route sur la côte Ouest. Les premiers kils sont intéressants, même assez beau... Et puis je me rapproche des grandes villes et depuis, c'est l'horreur, l'angoisse! Un trafic hyper dense, et les klaxons que j'entends désormais ne sont plus uniquement pour me saluer et m'encourager! Et ou est passé la ligne de sécurité qui bordait l'ensemble des routes de Thaïlande? Je me retrouve donc sur une route surchargée par des vacanciers qui rentrent fêter le nouvel an dans leur famille... Sans ligne de sécurité. Du coup il reste environ 5cm sur la route que je peux occuper et si par hasard tu dépasses cette limite et que la roue dévie dans le fossé, tu risques de te retrouver à manger le bitume malais, avec quelques bleus et le nouveau rétroviseur tout brisé (qui m'avait fraichement été offert par Robert, un cycliste rencontré sur la route avec qui nous avons passé l'après midi à débattre de l'utilité de ces rétroviseurs sur un vélo). Enfin, bon ça suffit de rêvasser! Je continue la route en redoublant de vigilance....
Un après midi, je rencontre deux cyclistes et ils me parlent d'un certain Akmal, qui vit à Kuala Lumpur et qui serait une référence cyclocyclique. Je ne suis pas, mais pas du tout intéressée parce que Kuala Lumpur étant la capitale, c'est LA ville que je vais éviter! Pour sur. Mais bon je note quand même son nom... Les : "Sait-on jamais" des voyages se révèlent parfois utiles. Et je continue la route entre champs de palmiers, champs de palmiers et champs de palmiers. Car la Malaisie c'est aussi ça ... Des plantations de palmiers .... Encore et encore!
Le soir j'arrive à Kuala Selangor et je pose ma tente dans un parc naturel, et bien que parfaitement épuisée par une journée de cyclisme dans le trafic et les palmiers, et la CHALEUR (en majuscule parce qu'il fait TRES chaud) je sens que l'aventure m'attend quelque part et je grimpe une ENORME pente (en majuscule parce qu'elle était encore plus ENORME en étant fatiguée). Et j'admire le coucher de soleil avec quelques autres touristes. Tiens d'autres cyclistes!!! On échange quelques mots et je parle notamment avec un type qui me dit :
"Oh mais tu aurais du m'écrire sur Warmshower (un site pour héberger les accros de la selle), je t'aurais donné des conseils sur les routes à prendre."
"Ah oui?"
"Ouais on dit parfois que je suis l'information center de la Malaisie à bicyclette"
... Attends voir. Je sors de ma poche le papier avec écris Akmal dessus. " Je suis sur que tu t'appel Akmal!"
… Dans le mille! Je regarde autour de moi… Qui s’amuse à me jouer des tours comme ça ?
Bref, du coup il m'héberge durant deux jours, m'aide à revendre la bicyclette que je vais devoir envoyer quatre jours plus tard à son destinataire. L'après midi, il m'invite à un mariage ou je porte la robe traditionnelle Malaisienne et le lendemain, nous redessinons la suite du parcours. Il me reste à présent quatre jours. Et je voulais pas avoir à vous écrire: "ouais ben les palmiers étaient sympa quoi!!"
Alors hop quelques 8h de bus plus tard, je suis au nord-est et prête pour retraverser le pays entre collines et montagnes! Il n'y aura rien du tout sur ma route jusqu'à la prochaine ville à environ 190km plus loin. Enfin... si un sanctuaire ou je peux rester dormir en milieu de parcours. Akmal me vente les mérites de cette route avec des éléphants, des lacs, et pas le moindre véhicule! On regarde encore la route et si je me dépêche je peux même faire le col des Camerons Highlands, qui est une station touristique assez prisée pour ses plantations de thé, de légumes, de fraises et surtout pour son air frais. Je ne vous l'ai pas dis mais cette destination m'a hantée depuis mon arrivée sur le sol malaisien. Allez Akmal je vais l'faire!!! On rit pas mal parce que c'est "juste" environ 500km de route, en altitude... Mais je trouverai une solution.
Donc après ces huit heures de bus je grimpe sur le vélo. Et c'est parti! Les paysages, une fois de plus sont saisissants et juste un ou deux véhicules qui me crient "Good Luck" au passage... mh j'aime ça! Bon. la journée j'ai pas vu les éléphants, et le soir, le sanctuaire était fermé et... je n'ai pas prévu assez d'eau et de nourriture pour deux jours.
Pfff… Seule en bord de route, je me dis que la soirée va être longue. Mais avec ma chance légendaire une voiture passe, s’arrête pour me demander si tout va bien. Et ben tiens ! Il est très aimable, prends mon vélo le mets dans le coffre.
Quand il entend que je vais chercher une église pour la nuit, il me propose de payer l'hôtel. Car la Malaisie c'est aussi ça: des Malaisiens super généreux! Je décline poliment en lui assurant que je vais me débrouiller et qu'en cas de besoin je peux payer la chambre. Quelque instant plus tard, il sort du véhicule et me prie de rester à l'intérieur. Il est juste trop tard quand j'arrive à lire entre les symboles chinois : Hôtel... Et c'est ainsi la plupart du temps, dans les restos généralement, je suis très surprise quand parfois des gens des tables voisines me paient mon repas à mon insu et s'en vont, parfois même sans m'adresser la parole. Juste un sourire... Ca s'est produit très souvent un peu partout... Cette nuit là donc, je dors à l'hôtel, même après avoir longtemps insisté.
Enfin... Depuis le début, que ce soit en Birmanie, au Laos, en Thaïlande et en Malaisie, leur générosité m'impressionne. Mais pas uniquement pour ce qu'on m'offre mais pour l'intérêt qu'ils démontrent, pour leur ouverture d'esprit, leur calme, leur humour...
Mais reprenons, donc après une bonne nuit de sommeil je peux m'aventurer sur la route des camerons Highlands! 195km... Sans l'ombre de vie durant ce trajet. J'entasse nourriture et bouteille d'eau pour 2j. Et c'est parti! Ça grimpe un peu et ça redescend un peu moins. Après six heures de route, une petite pause sur les seuls cinq centimètres carrés d'ombre que je trouve est la bienvenue. Et soudain, une voiture s'arrête. "Do you need to go to the Cameron Highlands? " Et ben tiens!!! Justement! Merci! Une chance légendaire tu disais ?
Arrivée en haut, je rencontre une cycliste polonaise parfaitement zinzin! D'une part parce qu'elle, elle à fait toute l'ascension des Cameron Highlands sur son vélo et pas sur un fauteuil en cuir! Et surtout parce qu'elle est polonaise! Je m'explique : Elle, elle rentre tout simplement chez elle en vélo depuis Kuala Lumpur! EN POLOGNE! (en majuscule parce que la Pologne c'est loin!). Zinzin, et extrêmement courageuse car contrairement à moi, elle n'a reçu aucun soutien de sa famille et de ses amis. Pfiou... Elle n'a pas de blog, alors je ne peux pas vous encourager à suivre ses histoires...
Mais je me rends compte en l'écoutant à quel point j'ai de la chance. Merci.... Vraiment pour votre soutien à tous. C'est énorme la chance que j'ai eu depuis le début... Enfin même si j'ai eu quelques épreuves plus difficile et que le destin s'est bien foutu de moi avec l'histoire de Bankrout notamment, il m'a bien sourit par la suite! Un clin d'œil assez drôle est celui de la mandarine:
Je bicycle tranquillement et normalement j'ai toujours des fruits accrochés au porte bagage, au cas où! Mais exactement au moment où je m'aperçois que je n'ai rien et qu'il va falloir trouver quelque chose sur la route, j'entends un klaxon, un type à scooter me passe à côté, freine, me tend une mandarine et s'en va... C'est rigolo! Merci!!!
Mon voyage s'est terminé hier, à Ipoh où j'ai envoyé mon vélo dans le train. J'arrive à Singapour à 2h du mat' car il a fallu changer la locomotive en cours de route... Dans la Guest house je fonds en larme, c'est terminé! Mes sentiments sont partagés ... Qui l'eu cru? Des larmes de tristesse car c'est une aventure merveilleuse qui s'achève et également des larmes de joie perlent sur mes joues. Et puis je ris! Je suis tellement heureuse!!! Qui à la chance de pouvoir réaliser son rêve?
Voila le dernier chapitre de cette aventure... Je vous lance quelques trucs en vracs que j'ai appris en route et que j'avais envie de partager.
- Ne jamais marier un singe. Conseil de Jack Loback rencontré à Penang et qui après quelques bières m'a supplié et fait promettre de ne jamais marier un singe, (du calendrier chinois bien sur). Ca me paraissait important de le partager avec vous.
- Beaucoup de gens m'ont dit avant de partir que c'était de la pure folie de faire ce voyage, mais ce qui aurait été plus fou encore aurait de ne jamais l'entreprendre.
- Il y a une règle physique avec laquelle je ne suis pas d'accord: Les montées à vélo durent toujours beaucoup plus longtemps que les descentes... Ca c'est ce que je me disais au début du voyage. Et puis par la suite, ce que j'ai réalisé c'est que pour chaque montée, aussi difficile soit elle, il y a une descente par la suite.
Autant profiter des montées et trouver en sois la force qui nous pousse vers le sommet. On découvre finalement pas mal de chose à l’intérieur de nous-même, et les paysages sont époustouflant une fois en haut. On voit la route qu’on a déjà parcouru, et on peut choisir celle qu’on veut emprunter pour la suite.
- Si vous me demandez ce que j'ai trouvé le plus dur pendant ce voyage, je vous répondrai sans hésitation: La selle de mon vélo.
- S'il vous plait, quand vous ouvrez une portière sur la route, regardez s'il n’y a pas un cycliste un peu rêveur juste derrière...
- Le bonheur est simple, et j'en ai pleuré d'y avoir gouté, de l'avoir savouré et de m'en être léché les doigts tant c'était bon!
Ce voyage m’a permis de d’allier toutes les choses que j’apprécie. La nature, l’aventure, les rencontres, l’inattendu, la découverte, d’autres cultures, spiritualités, le partage, l’entraide, les défis, l’adrénaline, la nourriture et même de nouveaux styles capillaires.
Ce voyage m’a surtout permis de découvrir quels étaient les piliers et les fondations dont j’avais besoin.
M.E.R.C.I en majuscule parce que je vous suis très reconnaissante pour m'avoir soutenu, aidé à préparer ce voyage ou simplement pour m'avoir encouragé pendant ces quelques mois.
Allez, sur ce, je vais aller me faire tailler la moustache pour mon retour en Suisse... Qui sait, avec mon expérience des coiffeurs asiatiques, je vais peut être rentrer sans moustache O_O
Sandro sans son vélo...
AU RETOUR
A mon retour, tout semblait avoir changé, j’ai eu soudain l’impression d’être parti pendant des années. Et puis la seconde d’après, c’était l’inverse. Rien n’avait changé, tout était exactement comme avant le départ et j’ai eu l’impression de n’être jamais parti.
J’ai eu peur d’oublier, d’oublier les couleurs, les parfums, les saveurs, les rencontres. J’ai eu peur de ne pas me rappeler.
Mais j’ai choisi de profiter de chaque instant de ce voyage. J’ai choisi d’être là, bien présente à chaque minute et toutes les couleurs, les parfums, les saveurs avaient encore plus de goût, les rencontres devenaient plus vraies encore. Et puis oui, bien entendu, je vais oublier… Au début je ne me souviendrais plus du nom de cette femme qui m’avait hébergé chez elle, et qui été restée dormir avec moi entre les statuettes de bouddhas et l’encens qui brulait au salon. Je vais oublier son rire, le gout des desserts qu’elle m’avait ramené. J’oublierai l’odeur de l’encens et l’atmosphère qui se dégageait quand elle récitait ses prières bouddhistes à la lumière des bougies devant son livret qui avait terni avec le temps. Et puis, bien entendu, par la suite j’oublierai ces instants passés avec elle. Viendra un jour ou j’oublierai même que Smile, une thaïlandaise m’a invitée chez elle… Mais je n’oublierai jamais le bonheur d’avoir vécu ces instants avec tellement d’intensité.
Il y a beaucoup de vent et de tempête. Ayant eu l’impression d’avoir poussé un peu de travers, j’avais le sentiment de plier plus facilement dès que le souffle devenait plus fort. Comme si tous ces arbres résistait mieux et restait droit alors que le mien se fissurait chaque jour un peu plus. J’ai voulu solidifier mes racines et devenir le roseau qui plie mais ne rompt pas. Aujourd’hui je n’ai plus peur d’avancer. C’est moi qui possède les pinceaux. Le voyage m’a permis de découvrir qu’il existe d’autres couleurs, et je m’extasie à les mélanger et tester chaque jour de nouvelles teintes. Chaque matin j’ai l’opportunité de choisir les tons et je n’ai plus peur de jeter de la peinture sur cette toile blanche.
Alors quoi ? Qu’est ce qui a changé ? La liberté ? D’être plongée dans une autre atmosphère ? De ressentir la vie au plus profond de mon être ? De sentir l’air tantôt frais, tantôt chaud, jusqu’à le sentir brulant lorsque le soleil était au zénith ? De savoir qu’avec moi j’avais le nécessaire pour survivre et que cela me permettait de vivre mes envies à chaque instant. De ne plus penser ni au passé, ni à l’avenir mais de me laisser porter par le courant du moment présent. De profiter des rencontres pour me guider. De prendre le temps, de vivre, de ressentir, et depuis lors même le sentiment de solitude s’en est allé. Un certain moment il avait occupé beaucoup de place, et puis quand j’ai réussi à savourer chaque instant presque égoïstement, alors il n’a plus été aussi fort.
Vivre est devenu soudainement si agréable, si intense. Mon bonheur n’a jamais été aussi parfait.
D’avoir porté en moi ce rêve pendant des années, et de pouvoir le dessiner selon mes désirs.
De vivre des moments difficiles et déstabilisants ou je me suis rendue compte que je n’avais pas à saisir le bonheur mais juste à le ressentir car il était là.
Je sens la vie dans chaque partie de mon corps. La sève coule à plein flot, j’ai même de la peine à la canaliser mais elle donne naissance à des pousses dont j’ignorais l’existence
Vivre était pour moi si effrayant. Les couleurs semblaient fades et elles ne me correspondaient pas. Le monde évoluait dans une direction que je ne voulais pas suivre. Pourtant, le bonheur était là, je le savais puisque tout le monde semblait en jouir. Ou alors, s’ils n’en jouissaient pas, ils survivaient quand même. Même si ça leur était égal de savoir pourquoi ils étaient là, ils survivaient…
Mais moi je me meurs. Je crève putin ! Je me suis laisser trainer jusque là. J’ai vécu à défaut de ne pas mourir mais à aucun moment j’ai vécu parce que j’avais envie de vivre. Sans raison, sans but, je ne suis qu’un amas de cellules qui continue à se diviser.
L’unique chose dont je suis certaine et que je ressens au fond de moi, c’est la mort. Je suis certaine de mourir et d’être vouée à disparaitre. Si pendant des années c’est cette réalité qui était invalidante, avec les années cette peur de mourir s’est transformée en peur de vivre. Et puis, plus que la peur de vivre, c’était l’indifférence par rapport à la vie qui fut le plus troublant.
Mais je refuse d’être un corps qui évolue sans but. Je refuse d’être indifférente et de me laisser trainer.
Aujourd’hui je ne sais pas plus qu’avant quelle est cette force, je ne sais pas ce qui a changé. Il n’y a finalement qu’une seule chose que j’ai compris. Que ce soit en Afrique, en Inde, en haut à Nend’ ou en Birmanie, la seule chose qui réunit les hommes et la seule chose qui m’a permis d’être de retour aujourd’hui de ce voyage c’est l’amour. Alors oui, on le savait ça, l’amour on le loue à tous les gouts, on le loue dans les mosquées, dans les temples, dans les églises, depuis la nuit des temps sous toutes ces formes. On le décline au présent, au passé, au futur. Mais le ressentir, au fond de sois, c’est tellement fort, que je n’ai plus besoin de chercher d’eau, je l’ai en moi et je le ressens en chaque personne que je rencontre. Tous les jours.
Je ne crois en aucun Dieu, et je ne m’allierai à aucune religion. Si dieu est amour, alors il est dans chaque personne que je rencontre. Dans chaque sourire qu’on me tend. Si l’amour est la seule chose qui me permette de ne pas être un corps qui avance sans but, alors ça me suffit pour avoir envie de continuer. Ca me suffit pour avoir envie d’être là maintenant à écrire, ça me suffit pour clore cette histoire et ça me suffira pour me lever demain.
Je vous écris de Miami, mais je reste très assidu au forum Asie du Sud Est, j'ai juste troqué mon Kao Pat Khai contre les Cheeseburgers...😎
Juste une petite discussion qui a peut-être déjà été traitée, mais depuis beaucoup de gens sont retournés ou ont été en Thailande, donc une petite mise à jour ne fait pas de mal.
Ca m'intéresse de savoir LA chose (et une seule, pas de triche...) que vous avez préféré en Thailande, que ce soit un moment, un lieu, des personnes, quoi que ce soit.
Allez je commence :
Mes 4 jours à Chiang Mai pour Songkran. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est la fête de l'eau, autrement dit pendant presque 1 semaine, le pays se transforme en une bataille d'eau gigantesque. Chiang Mai est réputée pour être le meilleur endroit pour ça, et pour cause.
En effet, au coeur de la ville il y a un canal, et tout le long, les pick-up s'entassent, avec à l'arrière des barils remplis d'eau, des blocs de glace pour la refroidir, et la bataile d'eau commence. Ca dure plusieurs jours, et on peut arroser policiers, moines, enfin tout ce qui se présente. J'ai eu la chance de le faire en ayant louer un Pick-up avec des amis Thai, et ca restera mon meilleur souvenir sur mes 13 mois en Thailande.
Petite photo de notre Pick-Up, et de gens....mouillés !! 😉
Entre Jungles luxuriantes et plages paradisiaques, en passant par l'effervescence et la folie de Bangkok, beaucoup de rencontres, et des centaines de kilomètres parcourus à-travers des paysages magnifiques, sac sur le dos,
rétrospective en images sur notre séjour au pays du sourire !
(Au passage merci aux quelques personnes qui m'auront donné les infos utiles à notre voyage.😉)
Jour 1 :
Arrivés 7:05AM à Bangkok, après un vol avec courte escale à Abu-Dhabi depuis Paris sur Etihad Airways, nous foulons le sol asiatique pour la première fois.
L'éternel passage à la douane se fait sans encombre, on récupère nos sacs et on saute dans un Taxi-Meter.
On y est ! 🙂
Nous prenons le temps de faire le check-in à l'hôtel où nous sommes très bien reçus, et poser nos sacs avant d'aller explorer le quartier.
Nous voilà donc partis sans but précis, à errer dans les ruelles, et cela suffit amplement à nous sentir complètement dépaysés !
Les premiers sourires échangés gratuitement, on y est, pour de bon ! 🙂
Certains thaï prennent le temps de venir discuter avec nous, un réel plaisir partagé qui prend le dessus sur la fatigue.
Et évidemment, nos premiers kilomètres en Tuk-tuk, un pur délire ! On ratera pas une occasion de monter dedans à chacun de nos déplacements ! Et pour le prix, pourquoi s'en priver. 😇
Fin de journée, retour à l'hôtel, petit saut dans la piscine, plutôt pas négligeable par cette chaleur étouffante, puis une douche méritée et direction Khao San Road pour manger un morceau.
Et il faut bien l'avouer, on a connu mieux comme ambiance ...
On s'en doutait un peu mais on voulait juger de nous-même, d'autant qu'on était pas très loin.
La musique à balle dans les bars qui se font face (WTF ?!), à tel point que les gens crient pour s'entendre (ou parce-qu'ils sont déjà bien entamés), les même qui se croient en terrain conquit, autant on adore les coins où ça bouge et faire la fête, autant là c'était limite.
Mais bref, la Leo beer passe crème, le repas aussi, on est affamés !
Le soir on ne fera pas long feu, jet-lag oblige, une bonne nuit de sommeil bien méritée !
Un ricochet sur Bangkok,
Un crochet par l'arrêt du bus,
Accroché à mon rêve,
Embrochez les brochettes.
Tous les passagers montent dans un premier bus, confort avec siège inclinable comme une couchette, oreiller et couverture.
- "Couverture? Mais ils sont pas bien ceux-là? Il fait bien trop chaud pour la couverture! Pffff!!!"
Dans la seconde qui suit, la clim' se met en marche. Aïe...
En 5 minutes, la température intérieure passe de 25ฐ à 15ฐ. J'ai très vite compris que j'avais dit une connerie pour l'histoire de la couverture...
Le bus finit de se remplir de sacs à dos et valises à roulette, et on est parti.
Pendant 10 minutes...
En effet, après 10 minutes, la climatisation du bus s'est cassée d'elle-même et on a repris la direction inverse en ce qui concerne la température. Seulement maintenant que le bus est plein de gens, on repart de 15ฐ pour atteindre facilement les 35ฐ à l'intérieur. Tout le monde y compris le chauffeur, a bien compris que le voyage ne pourrait se faire dans ces conditions, il faut changer de car.
Transbahutage des sacs, en peu de temps, on est reparti sur la route du sud comme un
aoutien engourdi par la clim'.
A 5h du matin, les passagers sont tirés du sommeil par une toute petite bonne femme dont la voix a la portée d'une alarme de voiture. Elle nous apprend qu'on est arrivé à Surat Thani et qu'il faut encore changer de bus pour ceux qui vont à Krabi. Certains s'arrêtent ici et devront attendre deux heures le bateau pour les îles.
Pour les Krabistes, en 10 minutes, on a été repêché par un nouveau car qui file vers notre but au gré des Thaïs qui montent et qui descendent car c'est dans les transports en commun qu'on finit la nuit.
Plus moyen de dormir, tous les sièges sont pris d'assault, le bus est plein comme un oeuf. Quatre heures de sommeil à 15 degres, ça pèse sur les paupières.
Mais vers 6h, l'horizon s'éclaircit, la lumière ravive les couleurs, on y est. Ou presque, la brume est épaisse même si elle permet quand même de se rendre compte de ce qui se passe à l'extérieur. Plus on approche de Krabi, plus la végétation se niche aux pieds et aux sommets de falaises impressionnantes qui dominent tous les alentours.
Ca promet!
A 8h, nous sommes à Krabi town, j'ai sympathisé avec Tally, une allemande muti-piercée avec qui il est prévu que je partage un bungalow les quelques nuits suivantes.
Ne reste plus qu'à la convaincre de venir à Ton Saï beach (ou Hat Ton Saï) en suivant les conseils de Charlie et Anna. C'est un jeu d'enfant, en moins de deux, on est sur la route de l'embarcadère pour Ton Saï. Et toujours, plus on se rapproche, plus c'est beau tout autour de nous.
Il est finalement 9h lorsqu'on rejoint la mer, enfin...
Après un moto-taxi, trois bus et un pick-up, on peut profiter du bateau. Et le bateau, c'est pas un luxe, c'est juste que pour aller à Ton Saï comme à sa voisine Rai Leh, on ne peut y aller que par voie maritime. Les plages se trouvent sur une péninsule et sont isolées du reste du pays par des falaises infranchissables qui les entourent.
On prend donc un bateau-taxi qui est, comme déjà décrit précédemment, un long-tail boat.
Dix minutes de bateau, pas plus, pour passer d'une ville de bord de mer à une plage inaccessible. Et tout au long de ces courtes dix minutes, la machoire du bas se désolidarise de celle du haut, la bouche est grande ouverte, plus moyen de la fermer.
C'est la claque sur cent mètres de haut!!!
Le bateau longe une côte faite de murs abruptes et irréguliers d'où partent des stalactites rocheux et dans lesquels les cavités sont aussi grandes qu'un immeuble. Parfois, un piton s'est echappé de la paroi et trône au milieu de l'eau du haut de sa centaine de mètres.
Avant, j'étais fatigué, ça va beaucoup mieux depuis...
Depuis, le bateau a contourné la péninsule est a offert à mon regard le droit de chavirer de joie à la vue de Hat Ton Saï et de Hat Rai Leh.
Avant de s'arrêter sur notre plage, en regardant la barrière qui défile, on distingue de partout des grimpeurs qui s'évertuent à se mettre dans des endroits impossibles au milieu du royaume des murs. Ils sont à toutes les hauteurs, à gauche, à droite, c'est la Mecque de l'escalade.
A voir l'endroit et la façon dont ils progressent sur la face, ça fait vraiment envie, autant que ça fait froid dans le dos au niveau de l'effort à produire. J'en connais qui vont être bien fatigués ce soir, et qui l'auront cherché!!!
On a ensuite posé le pied sur la plage, c'est le temps des frissons dans tout mon corps. Ne reste plus qu'à faire le tour du propriétaire, trouver un loueur, et se remettre de nos émotions. Avec Tally, on craque sur un buwgalow perché à trois mètres du sol.
Conseil du gérant : "Ne laissez pas vos fenêtres ouvertes quand vous n'êtes pas présents car des singes pourraient entrer et faire passer un mauvais quart d'heure à vos affaires."
Réponse en coeur : "Encore mieuuuxxxxx!!!!"
Cette première journée comme la seconde sera en mode contemplation, repos et tchatche avec Tally. Tantôt au soleil puis aussitôt à l'ombre, le soleil d'ici il vous cuit un oeuf en moins de deux. Mais où qu'on se trouve, ça ressemble à un paradis perdu. Aucune circulation à la plage ET partout autour. Jamais plus que 50 personnes sur la plage. Des fruits en versions fruits, jus, milkshakes, glaces... Tout un tas de petites îles aux formes ultra-diverses et ultra-découpées. Une végétation à s'y perdre. Une eau chaude toute l'année. Des douches froides ET agréables toute l'année. Des petits bars-restos tout simples, tout en bois et en coussins. Et des falaises... J'vous ai déjà parlé des falaises? WAOOOOOWWW!!!!
C'est donc, si on fait l'addition, un excellent endroit pour se poser le cul pendant un jour et demi.
En plus, c'est un endroit où la très grande majorité se lève tôt, fait du sport toute la journée, boit un coup et va se coucher tôt.
C'est justement ça, après un jour et demi, qui manquait, faire des trucs dans la journée pour être fatigué le soir!!!
Au matin du samedi 24, j'ai pas réalisé ça tout de suite, il a fallu que je me lève tôt et que je passe deux heures sur la plage pour qu'à 13h, je réalise enfin qu'il faut que je bouge mon corps.
Dans la foulée, je pars, tel Yakari, louer un canoë-kayak.
Tally, elle va essayer de retrouver une amie à elle à Krabi et pas en canoë.
Toute l'après-midi, je pagaye aux pieds des falaises, entre les îles, quelques méduses autour mais aussi des poissons, j'me fait pleins d'potes(ses) kayakistes, je ne fais plus qu'un avec le soleil.
Au retour, seul problème dans cette mer de délectation, c'est que c'est maintenant marée basse et que lorsque la mer se retire à Ton Saï, elle se retire pour de bon. Il faut alors marcher sur des cailloux asserrés, c'est le massage des pieds à la mode des Huns. Et d'autant plus quand on doit porter un kayak...
Ton Saï est donc une plage de rêve à ceci près, qu'il est quasiment impossible de nager ou d'avoir de l'eau au dessus des hanches à moins de marcher longtemps sur des roches auguisées comme des lames. Il faudra donc que je fasses mieux par la suite, à voir...
Déjà remis de l'après-midi de rame, il faut bien s'attaquer à la suite logique des évènements. Ton Saï est un très haut lieu de l'escalade. Les écoles s'y succèdent et on y rencontre à longueur de journées des gens qui viennent passer un mois ou plus ici, dans le seul but de s'attaquer aux parois verticales des environs immédiats.
De plus, Tally a retrouvé sa copine et toutes deux passent leur temps à parler dans la langue de Goeht.
Il n'y a donc pas moyen que je passe mes journées à attendre qu'elles repassent en mode anglais.
Sur le chemin de l'hotel, une école d'escalade me barre la route, plus moyen de faire machine arrière. Je choisis le programme sur trois jours qui devraient en principe faire de moi un grimpeur chevronné et indépendant d'une école par la suite.
Rendez-vous est pris pour le dimanche matin à 8h30. 8h30 le dimanche? Si, si, c'est possible.
Le réveil de 7h30 sonne donc le glas de mes grasses matinées et à ma grande surprise, à cette heure là, le petit déjeuner est pris d'assault! Lapocompris...
La veille, au centre d'escalade, on m'a prévenu que ce matin serait en grande partie théorique.
En fait, c'est pas vrai.
A 9h, on est sur un bateau avec 7 autres personnes dont le prof et son accolyte. On m'a donné mes chaussons et mon harnais, ça veut bien dire quelque chose. Le bateau nous laisse sur Rai Leh beach, c'est là qu'on grimpe car c'est là qu'on trouve les itinéraires les plus accessibles pour les débutants.
Pour ma part, j'ai déjà fait ça l'année dernière déjà en Thaïlande mais là, c'est d'un tout autre niveau.
Tout de suite, je suis mis aux pieds du mur et c'est pas une image. Le professeur, Nan, veut évaluer le niveau de chacun. Je passe en deuxième après un type qui pèse 30 kilos de plus que moi et qui n'a pas réussi à atteindre le haut de la voie.
On m'arnache de tel façon que si je tombe, quelqu'un fait contre-poids et je ne m'explose pas le corps tout entier quelques mètres en dessous.
Et on est parti, mon kiki!!
Au départ, c'est facile, j'ai toutes mes facultés motrices et les prises sont assez grandes pour y placer tous les doigts qui composent ma main. Mètre après mètre, je monte. Quand c'est trop dur, je me laisse tomber dans le vide, rattrapé aussitôt par mon p'tit binome. Il faut alors recommencer, recommencer et recommencer encore... Et plus ça va, moins ça va. Tous mes muscles sont utilisés à l'extrème, j'en découvre même certains car ils crient "à l'aide" .
il faut que je me mettes dans la tête que ce n'est pas un sprint mais un marathon.
Qui prend son temps en verra le bout.
Qui va trop vite ne sent plus ses bras après 5 minutes. C'est là que le chemin de croix commence...
J'ai beau recommencer encore et encore, je m'épuise plus vite encore qu'une pile saline.
il faut se rendre à l'évidence, la voie choisie est trop difficile et si je m'obstine, je n'arriverais à rien d'autre qu'à me vider de toutes mes vitamines en moins d'1/4 d'heure.
Et c'est pas le but!! D'autant que j'ai 3 jours prévus au programme!!!
Une capitulation plus tard, je suis de retour sur le plateau des vaches malgré mes tentatives pour m'en extraire.
Au final, pour cette journée, je me suis lancé dans sept tentatives d'ascension.
Sur ces sept, je suis revenu victorieux deux malheureuses fois...
Deux malheureuses fois seulement où j'ai pû admirer la plage depuis les hauteurs, récompense d'une grimpette achevée de mains de maître. Enfin si on veut...
Il faut préciser ici que sur tous mes échecs sans exception, la paroi en vient à être plus que verticale, c'est à dire que mes mains sont derrière mes pieds. L'effort dans ce cas n'est plus à ma portée, c'est pas faute d'essayer pourtant....
Au retour à l'hotel, en une journée, je suis plus fatigué qu'en douze jours de trek au Nepal. Pour vous dire, j'ai même du mal à tenir ma cigarette entre mon index et mon majeur. Je ne sens plus rien si ce n'est qu'au moindre effort supplémentaire, j'ai les avants-bras qui flagèlent jusqu'à des tremblements incontrôlés et la cigarette tombe par terre sans que je puisses rien y faire.
Inutile de rajouter que ce soir-là, je suis pas vraiment parti pour faire les 400 coups.
Une bouffe, un suppo' et au lit, c'est la loi quand on se traine d'avoir depassé les limites.
Le lendemain (lundi 26 janvier), j'ai l'impression d'un lundi de boulot quand il faut se lever aux aurores après avoir fait un jeûne de sommeil nocturne pendant 48 heures.
Le réveil sonne à 7h30 et comme la veille, je ne suis pas le premier pour les cornflakes. Tout le monde à cette heure est de bonne humeur, content de soi, avec assez d'appétit pour dévorer cette nouvelle journée qui s'annonce.
Pour le Braïce, c'est l'impression d'être passé sous un bus qui domine.
Malgré onze heures de sommeil, il est bien trop tôt. Bien trop tôt pour l'effort, je sens que mon corps siffle de partout l'alerte générale. J'ai l'impression de grincer comme Mittérand dans Les Guignols dès que je fais un pas, que je lève le coude, que je cligne de l'oeil. Et pourtant, il faut se remettre au travail et pas qu'un peu!!
Bonne nouvelle quand même dans cet océan de courbatures, la matinée est enfin théorique!!
La leçon consiste à maîtriser l'art d'ouvrir la voie, c'est à dire fixer les mousquetons et installer la corde de tel façon que les suivants n'ai pas besoin de le faire une deuxième fois.
C'est un peu confus, ah bon?
Pour faire simple, disons que quand quelqu'un a ouvert la voie avant que je grimpe, si je lache le mur et tombe, je suis aussitôt rattrapé et maintenu en l'air par mon binôme à l'aide de la corde qui est toujours tendue puisqu'accrochée au point le plus haut de l'ascension. Je peux alors me reposer cinq minutes et repartir de là où je suis tombé.
A l'inverse, quand j'ouvre la voie, j'installe des mousquetons au fur et à mesure mais à chaque fois que j'en accroche un, il faut que je le dépasse pour en accrocher un autre et à ce moment-là, si je tombe, je tombe de plus haut que l'endroit où je suis maintenu. Il y a donc chute et risque de se manger la falaise de toutes mes dents (sic). Et comme si ça ne suffisait pas, il faut que je repartes de l'endroit où je me suis accroché en dernier et pas de l'endroit d'où j'ai chuté.
Je suis donc hyper-concentré, je prends chaque conseil pour argent comptant. Je sais qu'à un moment où un autre, je vais me faire une frayeur et que plus j'en sais, plus j'en sais...
On vient à bout de la phase d'apprentissage en fin de matinée, il est temps de mettre en pratique.
Je suis mis aux pieds du mur sur une voie réputée moins difficile que les autres. Soit...
Une traction après l'autre, je progresse centimètre par centimètre sachant que les points d'attache pour les mousquetons sont espacés d'au moins deux mètres à chaque fois. Bon courage bonhomme!!! Il faut que j'y ailles et pourtant je suis déjà plus rouillé que le porte-avion Clémenceau!!!!
Dès le départ, tous mes muscles ont déjà capitulé. La bataille de la veille a laissé des traces et je sens que si je perds bataille sur bataille, je suis pas près de gagner la guerre.
Et comme souvent, si cerveau le veut, ça le peut. (merci Roger Lemerre!)
Mais si cerveau veut pas, c'est mal barré.
Je me lance quand même.
Et comme annoncé, pas moyen de faire plus de 5 mètres. Pas moyen d'accrocher plus de 2 mousquetons. Sachant que la voie à ouvrir mesure approximativement dans les 20 mètres de difficultés croissantes, on est loin du compte! Plus ça va et plus je me rends compte que si j'avais dû faire de l'escalade �� ce niveau, j'aurais dû m'y prendre 10 ans plus tôt et m'astreindre de surcroit à une vie monacale.
En ce deuxième jour sur les trois que compte mon cursus, je ne tente que trois ascensions. C'est ça où je rends l'âme...
De toute façon, il y a toujours moyen de s'amuser à regarder les autres grimper et en étant à l'autre bout de la corde à attendre que les autres se cassent la figure. Je prends donc ce jour très au sérieux mon rôle de contre-poids mais avec le sourire, j'en bave moins ainsi que ceux qui s'essayent et réussissent là où j'ai pas pû.
Je suis même tellement à ce que je fais que Nan, le prof, me demande d'être le contre-poids du type de 90kg que j'ai évoqué plus haut.
Moi à un bout de la corde.
Le buffle à l'autre bout.
Pas d'engrenages.
S'il tombe, il faut que je sois prêt à amortir le choc pour ne pas me retrouver en 2 temps 3 mouvements à 10 mètres en l'air tandis que le buffle s'écraserait au sol comme un avion sans ailes. Et ça marche!
Bon évidemment, quand Obelix tombe, la nature veut que je décolle mais je me cale les pieds comme sur une planche à voile entre deux rochers et le tour est joué! Obelix est vivant et moi, j'suis content!!
Je suis d'autant plus content qu'en mon fort intérieur, je sais que demain sera un jour "off", pas d'escalade; du repos, du repos, jusqu'à plus soif...
Sur les coups de 17h, cette journée s'achève, je rejoins Tally et sa copine Heike qui commencent à s'ennuyer à Ton Sai à force de ne rien faire de leurs journées. C'est donc ainsi qu'on a pû trouver un compromis entre mon envie de ne rien faire et leur envie d'en faire d'avantage. Le mardi 27 sera l'occasion d'aller voir du pays pour une excursion relaxifiante d'une journée à Ko Phi Phi.
Ko Phi Phi, ça vous dit quelque chose?
Si ça ne vous dit rien, c'est là qu'est censé être LA plage du film homonyme. Ca sent donc l'eau translucide, le corail et les palmiers à plein nez, rien de tel pour me faire oublier le temps d'une journée que j'ai le physique d'un centenaire.
On prend donc les billets de bateau qui nous permettront de gouter au paradis et on branche le réveil à 8h (damned!!!) car le bateau n'attend pas.
Je suis réellement excité à l'idée d'imprimer mes empreintes de pieds en éventails sur ce sable plus fin encore que le filet de voix de Carla S. Et quand le réveil sonne, j'ai beau revenir de campagne, je suis déjà debout, qui l'eut cru?!?
A 9h, on est donc sur le pieds de guerre mais façon "fleur au fusil". Le cul posé sur le bateau, c'est une journée comme il fallait qui commence.
La traversée dure une grosse heure. Pendant ce temps, on passe moultes petites îles qui sortent de l'eau dressées comme des phares. Comme à Ton Sai, les falaises sont partout dès qu'un peu de terre émerge.
A 10h30, nous acostons sur Phi Phi Don. Je précise car il y a en fait deux Ko Phi Phi, Leh et Don.
Don est ouverte au monde merveilleux des constructeurs d'hotels aux prix prohibitifs, aux hordes de touristes qui s'agglutinent jusqu'à ne plus avoir de place pour étendre une serviette sur la plage, aux vendeurs de bracelets et autres paréos, à tout ce qui fait du tourisme une pieuvre dégoutante.
Leh est ouverte au monde fantatisque des gens de passage et uniquement à ceux-là. Aucune construction n'y est autorisée et de toute manière, vus les remparts qui entourent ce joyau, je souhaite bien du courage à qui veut y batir un empire.
En arrivant à Phi Phi Don, c'est un peu la foire-fouille, y'en a partout!
Tout ce que le tourisme engendre de boutiques, de services, on le trouve ici. Ca draine des milliers de personnes chaque jour à tel point que je me demande encore où ils les mettent tous ces gens.
Avec Tally et Heike, on s'installe pour un déjeuner rapide, tremplin vers le programme de l'après-midi.
Et bien les deux miss qui n'en peuvent plus de ne rien faire à Ton Sai ne trouvent rien d'autre à me dire qu'elles ont envie de rester le cul sur le sable à Phi Phi Don!! On croit rêver, le paradis est à portée de tir et elles préfèrent rester de l'autre côté de la porte, à ne rien faire...
Là-dessus, mes deux allemandes, elles n'ont rien vu venir. Moi qui suis d'un naturel pacifiste, je me suis transformé en bête sauvage leur vomissant tout ce que j'avais sur la conscience à leur encontre.
Je peux vous dire qu'après ça, ça a filé droit du côté de l'outre-Rhin. Plus un mot, juste des "on est désolé" dans le regard, tout le monde file à Phi Phi Leh. Non mais...
On a donc loué un long-tail boat juste pour nous et juste pour les 3 heures qui nous séparent du retour vers Ton Sai.
Comme prévu et comme imaginé depuis bien longtemps déjà, Phi Phi Leh est à tomber à la renverse. L'île est donc entourée de falaises asserrées sauf à deux endroits où la mer peut pénètrer vers le centre de l'île comme un goulet d'étranglement.
Et à ces deux endroits, c'est moi qui m'étrangle.
L'eau passe d'un vert plus ou moins opaque à un mélange de bleu-vert complètement translucide. En plus, je ne sais pas si c'est la chance du débutant qui veut ça ou quoi, mais Maya Bay (La Plage) est presque déserte et sa pareil de l'autre côté également. On ne partage le paradis qu'avec quelques dizaines de gens. Il ne manquerait plus qu'il y ait des embouteillages au paradis!!
Le temps de piquer plusieurs fois une tête dans l'eau cristalline, de faire le tour de l'île, et les portes se referment derrière nous...
Même les meilleures choses ont une fin.
Les pires aussi, en partant je me remets en tête que le lendemain à la même heure, je serais sans aucun doute au bout du rouleau, lessivé par ma dernière journée de varape qui s'annonce éreintante.
Mais avant de mourir pour la troisième fois en quatre jour, il est encore temps d'en profiter. Sur le bateau qui nous ramène à Ton Sai, comme j'adore le faire, je m'assois sur la proue avec les jambes qui pendent de part et d'autre et avec de la musique à fond les ballons dans les oreilles.
C'est l'occasion de placer "symphonie de plaisir".
Au retour à la maison, l'ambiance est mi-figue mi-raisin, les filles sont encore toutes retournées par l'enfilade de bons mots de l'après-midi même si au bout du compte, elles ont adorrrré l'escapade.
Pour ce que j'en pense, je m'en tamponne, il faut que je me reconcentre sur la grimpette.
Et pour ce que mon corps en dit, il a faim à nouveau.
Mercredi 28 correspond donc au dernier jour de torture.
Comme d'habitude, le réveil sonne trop tôt mais comme c'est le dernier jour, je suis d'humeur guillerette.
En plus, aujourd'hui, je n'ai pas vraiment envie de me prendre la tête, donc j'annonce au prof qu'il me faut une journée comme la première. Pas de stress, juste de l'effort.
Et bien quand on est dans cet état d'esprit, tout est plus simple. Je ne dis pas que je suis subitement devenu un chimpanzé mais en tout cas je m'aggripe avec conviction à toutes les prises qui passent. 5 doigts, 4 doigts, même 3 doigts. Et si je me ramasse, je retente autant que mes biscotos me le permettent.
Le résultat est à peu près comme le 1er jour, huit ascensions pour trois succès mais l'essentiel n'est pas là, je suis au moins mentalement réconcilier avec l'art de défier la gravité. Physiquement, c'est autre chose, presqu'un grand écart. Je suis au bout du chemin, mais alors vraiment au bout...
Ca tire, ça tremble, ça crampe même.
Le soir, je tente de fêter l'achèvement de mon cursus, mais j'ai mal jusqu'aux amydales; donc comme toujours à Ton Sai, malgré la plage, la musique, les cocktails de toutes les couleurs, je rentre me coucher à la limite de la sobriété.
Le matin suivant, plaisir du feignant, pas de réveil. Tally a beau se lever à 8h, il est pas né celui qui me tirera du lit avant l'arret complet et définitif de la fatigue. J'étire donc la grasse matinée jusqu'aux limites du raisonnable comme dans mes plus belles années.
14h30? C'est correct, on peut finalement ouvrir les yeux. Mais pas trop quand même... Lunettes de soleil de rigueur sur le nez, je traine ma couenne jusqu'à la plage et mange pour quatre personnes. L'appétit est là, c'est bon signe...
Mais pas l'envie aujourd'hui d'en faire plus, juste la plage, un brin de tilleul et le plaisir du travail accompli. Que demande le peuple? Rien d'autre!
J'aurais encore besoin du vendredi ET du samedi à ce rythme pour être vraiment remis de mes émotions.
Chaque jour le coucher est de plus en plus tardif et le réveil après 11h.
Gare au piège, maintenant il va s'agir de ne pas moisir ici, j'ai encore et encore de la route à faire!
Tally et Heike, avec qui ça va beaucoup mieux, m'énervent quand même car elles ne savent jamais ce qu'elles veulent et je n'ai pas envie de macher leur nourriture avant qu'elles ne l'avalent. Il va donc être temps de voir nos chemins se séparer.
Goodbye Germany!!!!
J'achète pour le dimanche matin un billet pour Phang-Nga à deux heures de route de Ton Sai. On verra bien ce que l'avenir nous réserve là-bas. Mais je ne me fais pas trop d'inquiétude, je suis seul maître à bord de mon embarcation et mon coeur est ma boussole.
D'ailleurs il pense à vous bien plus souvent que j'ai l'occasion de l'écrire...
Si c'est un tant soit peu réciproque, j'avoue que je serais pas contre un petit commentaire.
Le carnet de voyage est devenu un rituel : il permet de regrouper toutes les notes prises sur le vif et de peut aider d'autres voyageurs dans la préparation de leur voyage.
Alors, voici celui de cette année. J'en profite d'ailleurs pour remercier celles et ceux qui m'ont aidé en répondant patiemment à toutes mes questions !!!
15 jours en Thaïlande, du 5 au 20 juillet, de Bangkok à Chiang Mai puis à Koh Samui. Le seul impératif : être à Chiang Mai le 11 juillet pour passer la journée avec les éléphants de Elephant Nature Park et prendre nos 2 vols successifs pour Surat Thani le 13.
Jour 0 : départ le 4 juillet 2009
Notre vol avec la compagnie Qatar Airways, réservé sur internet depuis janvier, part à 11h25 de Roissy. Nous arriverons à Bangkok à 7h45 le lendemain après une escale de moins de 2 heures à Doha.
Avant cela, il nous faut prendre le RER B. Mais ce jour là, il n'y en a pas, ou plus, le traffic est arrêté, un chauffeur s'est fait aggressé apprenons nous à la Gare du Nord après que l'on nous ai dit à Denfert Rochereau que le traffic était maintenu à partir de la Gare du nord.
Restons zen, ce sont les vacances, nous avions pris un peu de marge, nous avons le temps de nous retourner. Nous prenons donc un taxi et 40 euros et 20 minutes plus tard (remake de "taxi" oblige; ... même pas peur) le chauffeur nous dépose au terminal 1 de l'aéroport.
Enregistrement (et on nous donne la carte d'embarquement pour le vol Doha Bkk), contrôle de sécurité, le moment d'embarquer arrive déjà. Je tends ma carte d'embarquement à l'hotesse qui la passe dans la machine; elle vire au rouge (la machine, pas l'hôtesse); gloups, quel est le problème ? Ben, il n'y en a pas, puisque nous apprenons que nous sommes surclassées (mais nous ne connaîtrons jamais la raison). Le vol Paris Doha se fait donc en business class, c'est ... la classe. Le voyage passe vite : on déjeune au champagne, on tripotte la télé, on fait mumuse avec le siège pendant une heure; cela nous console des 40 euros perdus dans le taxi.
Nous arrivons avec un peu de retard à Doha et le temps de prendre le bus, passer le contrôler de sécurité, nous ré-embarquons dans l'avion pour Bangkok. Le programme est différent, dernière place dans l'avion, près des toilettes, le siège s'incline à peine, misère ...! Quelle nuit ...
Jour 1 : 5 juillet 2009 - Bangkok
Nous attérissons sans encombre à Bangkok (et c'est quand même le principal). Contrôle des passeports, récupération des sacs à dos (le tout en moins de 15 minutes), nous prenons ensuite le bus A2 ... la journée peut commencer.
Nous sommes encore dans le bus que nous repérons la Soi Rambutri où nous avons réservé nos 2 premières nuits à Lamphu House, adresse repérée sur ce forum (http://www.lamphuhouse.com/default.htm, chambre double avec ventilo réservée par internet à 500 baths, 480 B sur place). La chambre est disponible (alors qu'il est à peine 10 heures), ce qui nous permet de prendre une douche et de nous reposer une petite heure avant d'aller explorer la ville.
En sortant de la Guest House, nous déjeunons dans la rue en composant notre assiette à un boui-boui roulant (... même pas malade). Ensuite, impossible de trouver le chemin des temples à visiter ... nous ne trouvons pas les rues sur la carte approximative ... cela commence mal ... . Nous tournons pendant une heure et voyons la lumière au fond du tunnel quand nous nous trouvons face au débarcadère (l'idée, c'était quand même d'aller à PIEDS jusqu'au Grand Palais).
Le bâteau bus est rapide et fantastique, une première viste en soi.
Nous arrivons à proximité de notre première visite : le Grand Palais et le Wat Phra Kaew. Le site est exotique (nous ne sommes jamais allées en Asie), pittoresque et fastueux. Nous nous promenons parmi les temples et les boudhas, les yeux grands ouverts, les photos crépittent.
Nous enchaînons avec la visite du musée de la monaie royale, et nous profitons de la climatisation ...
Direction ensuite le Wat Pho et son merveilleux boudha couché.
Après cette découverte, petit tour dans les autres temples du Wat Pho, véritable labyrinthe. Vers 16 heures, nous essuyons notre première pluie de mousson : il pleut à torrent mais nous sommes abritées sous l'auvent d'une boutique de souvenirs. La pluie se calme (mais ne cessera pas) et au bout d'une bonne heure d'attente, nous renonçons à rester au sec. Nous filons donc vers le fleuve pour reprendre un bâteau qui nous amènera vers Kao San Road. Petit tour du quartier, Pad Thai dans la Soi Rambutri (nous en mangerons de meilleurs ailleurs) et dodo pas tard, la journée était épuisante.
Jour 2 : lundi 6 juillet 2009 - Bangkok
Réveil à ... 10h30 ! Le programme prévu ne pourra pas être fait en totalité; il va falloir faire des coupes. Nous commençons par un café au lait et un expresso sur la terrasse de la Guest House.
Direction l'embarcadère, puis la gare Hualamphong en trottinant dans le quartier des ferailleurs. Après le repérage des horaires du luxueux train de 3ème classe pour Ayutthaya, nous déjeunons dans un restau/chaîne juste en face de la gare : Hong Kong Noodles. Grande assiette, petite portion délicieuse.
Après midi : petite promenade dans Chinatown, parmi les magasins de babioles et les étals de fruits. Nous entrons dans le temple du dragon lotus. Les fidèles font bruler de l'encens par bouquet, fumée incroyable et parfum capiteux.
Nous nous dirigeons ensuite, sous la pluie, vers le quartier moderne et son fameux MBK mais nous arrêtons en chemin à la maison de Jim Thompson (entrée 100 b/personne) : époustouflante. Les pièces de la maison sont en boiserie, luxueusement décorées. Le jardin est magnifique, exotique. Une bien belle découverte, que l'on aurait encore plus appréciée s'il n'avait plus plu autant.
A la sortie, c'est encore et toujours le déluge. Nous faisons donc une pause au très chic bar restaurant de la maison. Nous n'allons pas passer la nuit et malgré le pluie, nous partons. Nous faisons halte au MBK, centre commercial high teck, routard, bling bling. Sans intérêt.
Il y a des taxis de princesse partout ici ... si ma nièce (4 ans) voyait ça !!!
Nous marchons ensuite sous la pluie, dans le noir (la nuit tombe vraiment très tôt) en direction de la Chao Praya pour prendre un bâteau bus et remonter le fleuve. Plusieurs kms plus tard, il est passé 19 heures et le traffic sur la Chao praya s'est arrêté ! Les zézettes en vacances prennent donc un tuk tuk pour KSR. Nous rentrons à la GH nous sécher un peu puis ressortons diner dans un restau de rue, pas cher et très bon.
Demain, de nouvelles aventures nous attendent ...
Jour 3 : mardi 7 juillet 2009 - Ayutthaya
Notre train pour Ayutthaya part à 9h25. Nous quittons la GH et marchons jusqu'à l'embarcadère puis prenons le bâteau drapeau orange suivi d'un tuk tuk jusqu'à la gare. Nous achetons nos billets de train 3ème classe pour 15 b/personne, testons les toilettes de la gare (Beyrouth !) et montons à boord du train. Les wagons sont bondés mais nous parvenons malgré tout à trouver 2 places face à face. Le train part à l'heure, se remplit encore au fur et à mesure des arrêts. Des vendeurs de boissons, plats préparés, etc. défilent tout le long du trajet, se faufilent parmi les personnes debout et serrées les unes contre les autres. Les ventilateurs fonctionnent à fond, il fait chaud.
Nous arrivons enfin sans trop de retard, et parvenons à sortir de ce train bondé. Nous prenons le bac pour traverser le fleuve et nous partons à la recherche de la Baan Lotus, Guest House repérée sur le forum (400 baths, grande chambre double avec ventilo). L'endroit est sublime, au milieu d'un superbe jardin, au calme, bien loin de l'agitation de la ville.
Nous déposons nos sacs à dos et ressortons déjeuner. La fatigue du voyage se fait enfin sentir et nous renonçons à louer des vélos pour explorer le parc historique et la totalité des temples. Nous nous contentons d'un petit tour, à pieds, et sélectionnons le Wat Mahathat pour notre visite (50 b l'entrée).
Le temple est sublime avec sa tête du Bouddha sertie de racines, son bouddha assis. Le parc est également très agréable, avec ses étendus d'eau et ses petits ponts. Mais la chaleur et la fatigue nous tombent dessus et nous n'en profitons pas vraiment.
En fin d'après midi, nous quittons le parc et préparons notre étape du lendemain : ne sachant pas si une réservation de train est nécessaire ou pas, nous retournons à la gare nous renseigner. Nous réservons deux billets de train pour Phitsanulok (425 b le billet de train 2ème classe, avec ventilo) : départ à 9h43 et arrivée à 13h09.
Ensuite, petit tour dans la ville, dîner dans un restau de rue, retour à la GH et dodo bien mérité.
Jour 4 : mercredi 8 juillet 2009 - En route pour Sukhothai
Nous nous réveillons tôt pour ne pas rater le train qui part à 9h48, prenons un petit dej copieux à la guest house, bouclons les sacs puis filons à pieds pour traverser le fleuve à l'aide du bac.
Nous arrivons largement à l'avance, le train lui n'a qu'une quinzaine de minutes de retard. Le trajet jusqu'à Phitsanulok passera assez vite, les sièges sont confortables. A 11 heure, une hotesse sexy en diable dans son petit uniforme nous remet un repas. Nous ne nous y attendions pas et c'est une bonne surprise, mais le plat n'est pas terrible et nous ne touchons qu'au riz. Le train passe par Lopturi et je repère par la fenêtre les temples et des singes un peu partout. Je me tords le cou pour essayer, en vain, d'en appercevoir plus.
Nous arrivons vers 11h30, sortons de la gare et allons déguster une soupe dans un marché couvert situé à proximité. De retour à la gare, nous demandons à tuk tuk de nous conduire à la gare routière. C'est chose faite en deux temps trois mouvements. A peine arrêté devant le bus qui part vers Sukhothai, le chauffeur du tuk tuk prend mon sac à dos et le jette à l'arrière du bus qui démarre aussitôt après. Quelle efficacité !!
Le bus est bondé, nous nous séparons, et je me retrouve devant à droite, sur une banquette pour 3, une fesse dans le vide. Le bus ne cesse de s'arrêter et les gens de monter, c'est folklorique ! Nous arrivons enfin à Sukhothai et récupérons les horaires de bus pour Chiang Mai avant de prendre un tuk tuk/taxi pour aller à la Sabadee Guest House (adresse repérée sur un carnet de voyage dans ce forum) où nous avions réservé par mail un bungalow avec ventilo pour 250 bath.
A notre arrivée, l'accueil est charmant, le personnel est à nos petits soins. L'endroit est sublime, les bungalows au milieu d'une végétation luxuriante. Notre bungalow with fan ne nous inspire guère, il est minuscule et c'est une étuve. Nous le troquons pour un bungalow with A/C, plus grand, pour 400 baths la nuit... quel luxe !
La fin d'après midi se passe tranquillement, nous sirotons un jus de fruit bien frais en écrivant des cartes postales. Le repas pris à la GH est bon mais nous trouvons les portions un peu petite ! Nous apprendrons plus tard que la GH est recommandée par le routard, ce qui explique le nombre important de français qui séjounent ici. Mais l'ambiance est sympa (nous avons droit à une dégustation des apéritifs/digestifs maison du patron (remake des bronzés font du ski ...)) et l'endroit est vraiment agréable; c'est une bonne adresse.
Jour 5 : jeudi 9 juillet 2009 - Sukhothai
J'ai mal dormi à cause de la clim; je me rends compte que le réglage est fantaisiste et c'est quand j'affiche 29°C que je peux enfin fermer l'oeil. Après un bon petit dej à la guest house (sublime muesli au yaourt, un régal), nous allons prendre le bus sur la route principale pour Old Sukhothai. Arrivées au parc historique, nous nous acquittons du droit d'entrée de 100 B par personne + 10 B pour l'entrée d'un vélo, et c'est munies d'un plan que nous commençons la visite des lieux.
Tout d'abord, le Mahathat, grandiose, avec ses bouddhas assis, ses deux bouddhas debout. Une merveille !
Nous enchaînons les visites, parcourir le parc en vélo est très agréable, on ne s'en lasse pas. Il fait très chaud et c'est un peu nuageux, ce qui est dommage pour les photos !
Plus tard, nous ressortons du parc et nous nous arr��tons entre le parc et la ville sur un parking ou plusieurs Thaï vendent de la nourriture. Nous nous attablons sur une table briquebalante et nous commandons soupe et omelette. C'est un régal et les "patrons" supers gentils. Rassasiées, nous réenfourchons notre bolide et allons au Wat Sorasak admirer les éléphants qui soutiennent le chedi.
Il est temps de partir et de rendre les vélos. Le bus que nous prenons pour rejoindre New Sukhothai est pleins de touristes mais il reste un peu de place et des collégiennes en uniforme montent et s'installent sur la banquette centrale. Nous sommes en Thaïlande, alors quand il n'y a plus de place dans les bus, il y en a encore ! Les collégiens restent à l'extérieur sur la plateforme et s'accrochent aux barreaux. Bonne partie de rigolade avec les collégiennes qui sont ravies d'être prises en photo. Lorsqu'elles descendent, les garcons préfèrent rester à l'extérieur.
Arrivées à New Sukhothai nous nous baladons un peu puis entrons dans un cybercafé pour faire un peu d'internet. Le cyber est bondé de jeunes Thaï qui jouent en ligne à des jeux vidéo mais nous trouvons une petite place.
De retour à la GH, nous finissons l'écriture de nos cartes postales pour être tranquille jusqu'à la fin du séjour puis nous nous reposons un peu avant de retourner en ville, à pieds, pour dîner dans un stand du marché de nuit. Pour 170 baths, nous mangeons un merveilleux Pad thai aux crevettes accompagné d'un shake à l'ananas. Ce sera notre meilleur repas dans un restau de rue, divin. Nous faisons un dernier tour dans cette ville avant de rentrer réunir nos affaires et préparer les sacs à dos puisque demain, nous prenons le bus de 10h10 pour Chiang Mai.
Jour 6 : Vendredi 10 juillet 2009 - En route pour Chiang Mai
- Petit dej copieux : le déjeuner ayant de fortes chances de sauter vu les 6 heures de bus qui nous attendent.
- Transport VIP dans la bétaillère de la GH pour aller au terminal de bus : quand je dis bétaillère, c'est bétaillère.
- Embarquement immédiat : nous étions en avance pour le bus de 10h10, le bus de 9h15 ayant un peu de retard, nous quittons Sukhothai sur les coups de 9h30. Il ne reste plus que les places du fond, sur les amortisseurs antiques, mais il a la clim, on ne peut pas gagner à tous les coups.
- 5h30 plus tard et un mini arrêt-pipi éclair, nous arrivons (enfin) à Chiang Mai : au revoir le couple de français bourlingueurs qui alternent Asie et Amérique du sud une année sur 2, notre chevelu sympa qui est allé au Sri Lanka et la chouette famille de Hollandais !
On négocie comme au bled la course en tuk tuk, tuktuk qui quadrille le quartier pendant trois plombes car il ne connait pas Kim House . Nous avions sélectionné cette adresse dans le routard du couple de français rencontré dans le bus (et c'est comme cela que nous nous sommes rendues compte que Sabadee GH était recommandée par le routard, ... voilà, vous savez tout), pour sa simple qualité de GH qui ne cherche pas à refourguer un trek ou une excursion (dixit le routard). Nous prenons une chambre avec clim pour 400 baths la nuit. Avec le recul, nous aurions peut-être pu nous contenter d'une chambre avec ventilo, les nuits ne semblant pas étouffantes ici.
Avant de partir explorer la ville, j'appelle Elephant Nature Park pour leur donner le nom de notre GH pour qu'ils puissent venir nous chercher demain. Avec mon téléphone portable et sa carte Sim orange, ouille ouille ouille, bonjour la note au retour ! Qu'importe, c'est la journée qui a motivé notre parcours jusqu'à Chiang Mai et je l'attends avec impatience.
Plus tard, nous trottinons dans le centre ville : c'est touristique, avec des marchands du temple partout, des bureaux de change tous les 300 mètres, ... et même des Starbucks ! Au secours ! Nous sommes horiblement déçues par cette ville et terriblement contente d'en partir 2 jours plus tard.
Diner au food market, concentration de touristes au m² impressionnante (et nous en faisons parti) mais les plats que nous avons chosis sont bons, ce qui est le principal.
Vers 21h30, nous nous essayons à notre premier massage de pieds, pendant une heure. Fabuleux ! Avec de l'huile de camphre et un accueil charmant, fruits et eau proposés !
La journée se termine divinement. Demain : les éléphants.
Jour 7 : Samedi 11 juillet 2009 - Eléphants et castagne
A 8h30, le petit fourgon d'Eléphant Nature Park passe nous prendre à la Guest House. Je l'attendais cette journée, depuis des mois ! J'avais hésité, tergiversé, et m'étais dégonflée : d'une semaine d'éconvolontariat, j'étais passée à deux jours sur place pour finir par ne réserver qu'une seule journée.
J'avais surfé sur le net pas mal de temps pour trouver un endroit où approcher les éléphants de près, mais sans cautionner les parcs où il y a des démonstrations d'éléphants qui jouent au foot, qui peignent, etc... aucune envie de participer à ce genre de choses, s'extasier devant un éléphant qui peint, s'éclater devant un autre qui joue au foot. Impossible !
Alors j'ai jeté mon dévolu sur l'Elephant Nature Park (http://www.elephantnaturepark.org/) créé dans les années 90 par une femme, Lek, avec pour objectif de récupérer les éléphants maltraités (et il y en a un paquet), malades, etc et de leur offrir un sanctuaire où ils pourront vivre enfin tranquillement, en paix.
Le park est situé à une soixantaine de kms de Chiang Mai et pendant le trajet, Soï, la personne qui va rester avec nous toute la journée nous présente le parc et nous raconte sa création. Elle insiste sur le fait que ici, c'est "no show, no painting, no ride". Cela tombe bien, nous sommes là pour ça.
Une heure plus tard, après la traversée de splendides paysages, nous arrivons au parc et voyons nos 1ers éléphants
puis les écovolontaires éplucher les mais, couper les courge pour le repas des éléphants... une montagne de nourriture.
Nous prenons place à l'étage d'une des batisses et autour d'un bon café, on nous explique le programme de la journée, qui a l'air alléchant ... j'ai hâte de rencontrer les éléphants !
Alors, tout d'abord et en attendant l'heure du repas des éléphants, nous allons voir la baby girl qui est née il y a à peine 3 mois. Elle est trop trop trognonne, dans les pattes de sa maman. Mais ensuite, elle s'encanaille et nous fait son show et plomge dans la bassine. Nous pourrons l'approcher de près, lui "gratouiller" la trompe et les flancs. Super moment !!
L'heure du lunch a sonné et nous sommes réunis avec les éléphants autour d'une plateforme pour les nourrir. Deux ou trois personnes max se placent devant un éléphant pour le nourrir.
Notre éléphante s'appelle Lily et englouti maïs, courges, pastèques. Nous lui déposons les morceaux de fruits et légumes sous sa trompe et elle l'enroule et les portes à sa bouche. C'est magique, nous sommes vraiment proches des éléphants et pouvons les toucher autant que nous le souhaitons.
Après le repas, l'heure du bain a sonné : les éléphants sont dirigés par leur mahout vers la rivière (en utilisant un simple baton au lieu du pic à glace, ici c'est un sanctuaire pas un lieu de torture).
Et là, nous plongeons avec les éléphants dans la rivière, on nous donne des sceaux pour les asperger, des brosses pour les récurer. Les éléphants adorent. Nous aussi.
Des dizaines de photos et de vidéos plus tard, les éléphants repartent et nous nous partons déjeuner. Un buffet est prévu, avec pleins de plats végétariens. C'est délicieux et on se régale en attendant la suite de la journée.
Après le repas, notre groupe est mélangé avec un autre et nous sommes rassemblés sur une plateforme pour discuter avec trois personnes qui travaillent à temps plein au parc. On nous parle de la création du parc, des relations houleuses avec le gouvernement, avec les villageois. Juste après le repas, sur la digestion, le tout en anglais, ce n'est pas évident. Les anglophones se régalent et posent pleins de questions, les francophones (nous et un autre couple) perdent un peu pied. Le tout dure une trentaine de minutes, puis nous prenons la place d'autres groupes dans la salle "cinéma". Nous visionnons un reportage sur la condition des éléphants en Thaïlande, sur les tortures qu'ils peuvent subir. C'est insoutenable.
Heureusement, quand nous sortons de là vers 15h, le programme est plus réjouissant : c'est l'heure du goûter des éléphants. Nous retournons sur l'esplanade devant laquelle les éléphants se rangent côte à côte et seul ou à deux, nous donnns un panier rempli de fruits (grappe de petites bananes, pastèques, etc.) à un éléphant. Nous passons tous un super moment, une expérience unique !
Après le goûter et en attendant de retourner se baigner avec les éléphants nous allons voir la baby girl. Après s'être bien agitée le matin, elle dort tranquillement, c'est trognon !
Chaque personne peut entrer tour à tour dans son "enclos" et l'éventer, etc. mais comme il y a un peu d'attente, Soï nous propose d'aller voir le baby boy. Celui-ci reste au début dans les pates de sa maman, puis s'encanaille un peu et vient nous faire coucou de près, ... toujours sous l'oeil attentif de maman.
Nous rejoignons ensuite les éléphants à la rivière, déjà dans l'eau, et nous participons alors aux festivités : comme le matin, nous les arrosons à coup de sceaux d'eau, nous les aspergeons, les brossons. Il fait très chaud et c'est bien agréable de se baigner.
Mais les meilleures choses ont aussi une fin et il est l'heure de quitter les éléphants. Nous reprenons place dans le fourgon et nous repartons à Chiang Mai où tout le monde est déposé devant sa Guest House.
Super journée, approcher ces petites bébettes d'aussi près, merveilleux... J'ai essayé de détailler au maximum cette journée car j'ai reçu pas mal de messages privés me demandant des infos, mes impressions, etc. J'aurai pu aussi mettre des dizaines de photos, mais bon, il faut savoir être raisonnable ! L'organisation aussi était vraiment top, tout était parfait ! C'est sûr, ce n'est pas donné (si l'on compare avec d'autres parcs/shows) : 2500 bath par adulte pour la journée, c'est à dire 53, 44 euros prélevés sur ma carte bleu. Mais cela les vaut vraiment, pour participer à la préservation des éléphants de Thaïlande, pour aider le parc qui n'a pas de subvention et qui ne survit qu'avec cela.
De retour à la Guest House, nous prenons une douche et apportons notre linge à la laverie située juste à côté de la GH. C'est bien pratique.
Mais la journée n'est pas finie, et pour nous remettre de nos émotions, direction le Loikroh Boxing Standium (en fait un ring entouré de bars !). Ce soir, ça va saigner ! Nous avons le choix : places VIP à 600 baths ou standard à 400. Nous prenons les moins chères et prenons place au second rang du ring (les places VIP, c'était peut-être sur le ring ?!). Nous sommes parées pour nos premiers combats de Muay Thai boxing (en tant que spectatrices bien sûr). En cinq round ...
petits et grands s'affrontent, c'est croissant en âge et en intensité. Nous passons une bonne soirée, même si nous avons l'impression d'assister à un show pour touriste.
Vers minuit, les combats sont terminés, il est temps de rentrer, la journée a été bien mouvementée.
Jour 8 : Dimanche 12 juillet 2009 - Chiang Mai
Si ce n'est d'aller au Doi Setup dans l'après midi, le programme n'est pas chargé. Du coup, nous nous accordons une grasse matinée.
Ballade dans la ville (que nous n'aimons décidément pas), déjeuner dans un restau végé recommandé par le lonely planet. Dans l'après midi, il commence à tomber des cordes, le Doi Setup tombe à l'eau.
En fin d'après midi, nous faisons le tour du marché qui s'est installé un peu partout dans le carré. Il y a aussi un podium et des chanteuses, des orchestres un peu partout. Nous ne comprennons pas ce qu'il se passe mais cela nous occupe un peu. Nous nous premenons parmi les différents stands. L'esprit d'aventure nous quitte devant celui des douceurs Thaï !
Parmi la foule, nous tombons sur les Suisses super sympa qui ont passé une semaine à Eléphant Nature Park en écovolontariat (et qui filent se détendre à Bali) et nous apprenons qu'un nouveau baby est né dans la nuit.
Les moines sont nombreux dans cette ville. Celui-ci pique du nez, ce qui amuse pas mal les touristes.
La journée se passe lentement, nous tournons un peu en rond, visitons plusieurs Wat, mais nous avons hâte de partir. Quand je pense que j'ai hésité à rester une journée supplémentaire et donc réserver les vol pour le surlendemain, brrrrrr, rien que d'y penser, on a des frissons !
Ouf, la journée est finie, yéyé les copains, c'est demain qu'on fait la malle (mais nous prenons l'avion).
Jour 9 : Lundi 13 juillet 2009 - Journée aéroportuaire
Au programme de cette journée :
Vol Air Asia Chiang Mai / Bangkok : départ à 8h25 arrivée à 9h35 (32, 80 euros / personne, vol réservé en juin)
Vol Air Asia Bangkok / Surat Thani : départ à 11h45 arrivée à 12h55 (24, 40 euros / personne, vol réservé en juin)
Suivis de la liaison Surat Thani Koh Samui en bus et ferry.
Par rapport à un autre moyen de transport, l'idée, c'était quand même de gagner du temps !
Aucun soucis pour le premier vol, parti et arrivé pile poil à l'heure. Là où ça s'est gaté, c'est avec le second. D'abord, notre vol de 11h45 a été ... annulé. Nous avons été transférées sur celui de 14h05, qui a été retardé une première fois à 14h45, une deuxième à 15h30 pour finalement partir sur les coups de 16 heures ! Nous avons donc passé la majeure partie de la journée dans l'aéroport ! Merci Air Asia !
A 17h15, après pas mal de secousses, l'avion attérit enfin à Surat Thani. Petit aéroport, on sort directement sur le tarmac, il fait chaud et très humide. Nous récupérons vite fait bien fait les bagages et en sortant, le personnel de la compagnie Seatran nous rabat vers leur bus pour le transfert jusqu'à Donsak suivi de la traversée en ferry jusqu'à Koh Samui (300 bath par personne pour le bus + ferry). L'organisation est super rodée, nous n'en revenons pas de la facilité avec laquelle se font les déplacements ici.
Lorsque nous arrivons vers 20h45, il fait nuit. Les taxi nous sautent dessus mais contrairement à la plupart des autres passagers qui semblent savoir où ils vont dormir cette nuit, nous n'avons pas de réservation. Nous pensions arriver bien plus tôt dans l'après midi et donc d'avoir le temps de faire le "tour" des guest house vers Mae Nam. Nous changeons nos plans et décidons de rester à Nathon pour cette nuit et d'aller à Mae Nam seulement le lendemain matin. Nous passons la nuit à Nathon Residence où pour 550 baths nous avons une grande chambre avec une belle salle de baim. Le tour du bled est vite fait, nous mangeons dans un petit restau où le personnel est très sympa et la bouffe très bonne.
Nous dormons bien cette nuit, en révant de bungalow les pieds dans l'eau.
Jour 10 : Mardi 14 juillet 2009 - Koh Samui, de Nathon à Mae Nam
Changement de logement ce matin. Après le bouclage des sacs, le petit dej pris au restau de la veille, nous prenons un "tuktuk" rouge en lui demandant de nous déposer à Mae Nam (50 bath par personne). Nous repérons le Lolita Bungalow, recommandé par le Lonely Planet, avec son accès à la plage.
Nous visitons plusieurs bungalow, avec ou sans clim, pour finir par choisir celuis sans clim, à 800 bath. Pas donné, mais nous sommes à 20 mètres de la mer. D'ailleurs, nous enfilons les maillots et plouf, il est à peine 10h30 et nous sommes déjà dans l'eau. Bon, le masque et le tuba que nous arborons fièrement n'est d'aucune utilité ... grosse déception ... la mer est trouble et sous l'eau on ne voit pas à deux mètres. Peut-être est ce dû aux orages des jours derniers, ou peut-être est ce toujours comme cela. Qu'importe, la plage est belle, quasi déserte et la mer est chaude ! C'est déjà beaucoup !
Après l'effort, le réconfort. Nous prenons une douche puis allons au "village" où nous trouvons une gargotte qui ne paye pas de mine mais où nous mangeons finalement très bien.
Le reste de l'après midi est "farniente". Nous organisons nos prochaines journées et nous renseignons dans plusieurs agances sur les prix des ferry pour Koh Tao et Train pour Bangkok.
Replouf, redouche, puis apéritif dans un transat sur la plage : le cocktail est à 180 bath, et nous sirotons une margarita et une pinacolada. Et nous terminons cette belle journée par un restau, toujours sur la plage.
Jour 11 : Mercredi 15 juillet 2009 - Koh Samui
Après le petit déjeuner pris sur la terrasse "panoramique" face à la mer, nous enfilons nos maillots et allons faire un plouf dans le golfe de Thaïlande. Dommage, la visibilité ne s'est pas améliorée pendant la nuit !
Nous partons ensuite "en ville" pour louer un scooter : 180 baths les 24 heures. L'agence ne me demande pas de permis de conduire mais je suis obligée de déposer mon passeport. Cela ne me plait pas beaucoup mais je n'ai pas le choix.
Nous enfouchons notre monture, en short et en tong, équipée chacune d'un casque minimaliste qui semble être en plastique ! Et c'est parti pour le tour de l'île. Des scooters partout, la conduite à gauche, des rues un peu défoncées, ... on flippe. Nous prenons peu à peu de l'assurance, conduire un scooter dans Paris se révèle bien utile ... mais nous dépasserons jamais les 50 kms/h !
Petite pause à Chaweng. La ville est horrible, des MacDo, des boutiques pour touristes partout, quelle horreur ! La mer semble plus belle qu'à Mae Nam, le sable plus blanc, mais nous ne regrettons pas notre petit coin de paradis, bien moins fréquenté.
Nous repronons la bête et poursuivons notre route, pause déjeuner vers 15 heures dans un bui bui aménagé sur un parking, et hop c'est reparti.
La boucle est presque bouclée : à NaTong, nous faisons une autre pause et achetons dans une agence nos billets pour Koh Tao, en catamaran, pour 400 bath par personne. Nous sommes un peu inquiète car les billets semblent dater de la dernière guerre et partout ailleurs les agences les vendaient à 500 bath. Peut-être nous sommes nous faites rouler ?! Le prix du billet inclus le "pick-up" à Lolita Bungalow, mais peut-être allons nous rester en rade demain !
La boucle est bouclée. Nous refaisons le plein dans la station service à côté de l'agence où nous avons pris le scooter, le rendons (puisque nous n'avons pas l'intention de rouler de nuit) et retournons à Lolita Bungalow pour le denier plouf de la journée.
La fin de la journée est tout aussi agréable : apéro sur la plage.
Puis dîner dans un "restau" de rue, en ville, pour finir par une ballade le long de l'unique rue !
Jour 12 : Jeudi 16 juillet 2009 - En route pour Koh Tao
A 9 heures, je suis à l'agence de voyage (celle où nous avons loué le scooter) pour récupérer les billets de train que nous avons acheté la veille. Ouf, ils sont là, on a eu peur que ce ne soit pas le cas. Car il faut savoir que cet agent de voyage n'édite pas lui-même les billets de train mais les fait venir de la gare la plus proche (ou d'une autre agence qui, elle, a les moyens de le faire, bref, ce n'était pas super clair). Le timing étant serré, on a un peu flippé.
A 10h45, nous voyons arriver un fourgon Lompraya ! En route pour de nouvelles aventures !
Elles se font désirer ... nous arrivons à 11h15 à l'embarcadère mais le catamaran ne part qu'à 12h45. Alors, comme les autres, nous patientons.
Nous débarquons après deux heures de traversées, et, à peine sur le quai, nous sommes assaillies par les chauffeurs de taxi qui nous demandent 200 bath pour nous conduire dans n'importe quel coin de l'île. Nous trouvons cela un peu cher, d'autant plus que nous voulons aller au Tropicana resort, à quelques kms seulement de l'embarcadère. Pas de négociations possibles, mais nous avons de la chance et trouvons un couple de danois qui vont dans la même direction. Nous partageons donc le taxi et en arrivant, nous constatons qu'eux aussi ont prévu d'aller au Tropicana Resort. Nous visitons ensemble plusieurs chambres et bungalow avant de choisir une chambre avec balcon et ventilo pour 550 bath. Nos danois prennent un bungalow à 450 bath.
L'hôtel est bien aménagé, dans un beau jardin, avec un bar/restau très sympa. La plage est petite, pas super belle mais l'eau a une belle couleur. L'accueil est charmant, les serveurs et serveuses super sympa, une très bonne adresse !!
Après avoir fait le tour du propriétaire, nous allons explorer les environs. Alors que nous avons décidé d'aller nous baigner, il commence à tomber des trombes d'eau et nous nous trouvons coincées pendant 3 plombes sous le porche du 7/11 proche du Tropicana, et lorsqu'il s'arrête enfin de pleuvoir, il fait presque déjà nuit !
Nous rentrons dépitées, buvons une Singha Beer pour nous remonter. La soirée se passe tranquillement, dîner au Tropicana. Portion généreuse, nourriture très bonne, on aime vraiment cet endroit !
Jour 13 : vendredi 17 juillet 2009 - Snorkelling à Koh Tao
Je m'aventure sur le balcon vers 7h45 et constate avec bonheur qu'il ne pleut pas, que le ciel est dégagé, mais il y a du vent. Je vais donc à la réception réserver une sortie en snorkelling avec Turtle Welcome Tours (650 baths par personne).
A 8h30, le pich up passe nous cherchons et nous récupérons d'autres personnes qui logent tout près. Direction ensuite la boutique de l'agence pour prendre palmes, masque et tuba. Le masque va s'avérer de piètre qualité, tout usé, et nous regretterons vite les nôtres. Nous embarquons ensuite sur un bâteau déjà occupé par une bonne dizaine de personnes et nous installons à "l'étage".
Le bâteau démarre, ça tengue déjà dûr, très dûr. Une demie-heure après le départ, les malades parmi nous vomissent à droite et à gauche. Nous ne faisons pas les fières, nous concentrons sur les payasages pour penser à autre chose mais regrettons quand même, presque, d'être là.
L'arrêt à Shark Bay est annulé, pour notre propre sécurié parait-il, à cause du vent. Ca commence bien.
Nous jetons l'encre à Aow Leuk, enfilons un gilet de sauvetage, laissons les palmes sur le pont et filons direct à la baille. Et là, c'est l'extase, des poissons sublimes, multicolores, par dizaine, par centaines. On est réconciliée avec le vent, le roulis, les vomis.
Je vois un petit requin, au loin. Superbe.
Nous remontons sur le bâteau. Le second arrêt est moins sympa, l'eau nous semble moins belle, le corail plus terne, même si les poissons sont jolis.
Une fois de retour sur le pont, distribution des tuperware pique-nique : riz, omelette, poulet à part dans un sachet. Ananas et pastèque en desert. Ce n'est pas le ritz, mais tout le monde mange de bon coeur.
Pour notre prochain arrêt, direction Nangyuan. A cause du vent, le programme est chamboulé et nous y passerons au moins deux heures. Magnifique, sublime, petite crapahute pour admirer la vue en hauteur, snorkelling dans des eaux limpides. Nous ne voyons pas le temps passer, il est déjà l'heure de rentrer.
A 16 heures, nous sommes de retour au Tropicana, la journée est passé très vite. Nous qui n'avons pas l'habitude de participer à des excursions, nous sommes agréablement surprise.
Douche, ballade, diner, dodo, cette belle journée se termine. Demain, nous quittons (déjà) Koh Tao !
Jour 14 : samedi 18 juillet 2009 - En route pour Bangkok, en train de nuit
Le temps est pourri : il pleut et il y a du vent. Nous quittons donc Koh Tao sans trop de regrets, un peu déçue de ne pas pouvoir faire un dernier petit tour à la mer avant de partir.
A 14h, une personne du tropicana Resort nous conduit au débarcadère, le catamaran quitte le port à 14h45. L'attente est nettement moins longue qu'à Koh Samui !! L'organisation est bien huilée, le catamaran nous conduit au débarcadère de Chumphon et là les passagers sont dirigés vers des bus de différentes destinations. Le trajet jusqu'à la gare ferrovière prend environ une heure, et nous arrivons vers 17h30-18h00. Nous déposons nos sacs à la consigne jusqu'au départ du train et allons parcourir l'artère perpendiculaire à la gare, bordée de part et d'autre de stand de bouffe.
Le train arrive pile poil à l'heure, à 20h40. Les couchettes se répartissent le long d'un couloir central, sur deux étages. Le compartiment est occupé pour moitié de touristes et pour moitié de Thaï. Il règne une sale odeur de Durian là dedans, j'asperge pas couchette de produit anti-moustiques pour masquer l'odeur, et c'est parti pour une longue nuit ...
Jour 15 : Dimnache 19 juillet 2009 - Bangkok, jour J-1 avant le retour
Le train n'a qu'une demie heure de retard et à 6h40, nous nous retrouvons sur le quai. Nous sommes en terrain connu ... nous sautons dans un tuk tuk et nous allons directement au Lamphu House que nous avions réservé lors de notre départ.
A cette heure-ci, bien évidememnt, la chambre n'est pas prête. Nous déposons les sacs à dos dans une pièce de la GH, allons prendre un café bien mérité puis direction le Chatuchak (en bâteau et en taxi pour finir). Le marché est immense, il y a de tout : fringues, vaisselles, bouffes, épices, etc.
Nous y restons toute la matinée puis rentrons en taxi + bâteau. Avant de faire le Check in, nous déjeunons sur un stand de rue, miam miam, c'est super bon.
L'après midi se passe tout doucement. La fatigue du voyage commence à se faire sentir mais nous avons quand même des forces pour nous balader, de KSR au Grand Palais à pieds. C'est la dernière journée de vacances, nous en profitons jusqu'au bout. Au diner, dernier Thai Pad, un délice.
Nous nous couchons tôt, demain, le taxi passe nous prendre à 6 heures !
Jour 16 : Lundi 20 juillet 2009 - Voilà c'est fini ...
Réveil à 5h30.
Notre avion décolle à 9h15. Nous avons hésité entre un taxi à 350 bath ou le minibus pour 120 bath par personne, que l'on pouvait réserver depuis la GH. Finalement, le taxi, c'est plus confortable et plus rapide. Et en effet, il est à peine 6h30 que nous arrivons à l'aéroport. Si nous avions su que le chauffeur roulerait à 130 km/h, nous aurions au moins dormi une demie heure de plus !
Les deux vols sont sans problèmes, sans surclassement, dommage.
L'escale à Doha est rapide, comme à l'aller. Le survol de Doha, l'atterissage, le décollage valent vraiment le coups d'oeil ! J'imagine que ce n'est rien à côté de Dubai ...
Nous arrivons à Roissy à 19h50 au lieu des 20h10 prévus. Pour une fois, le passage au contrôle des passeports se fait super vite et le passage à la douane est inexsitant.
Demain, réveil à 7h, les vacances sont finies ...
Bilan du voyage :
Deux semaines, c'est très rapide pour "parcourir" la Thaïlande et nous avons passé pas mal de temps dans les transports. Mais si c'était à refaire, nous ferions la même chose. Cela nous a permis de voir un peu de tout, des villes, de beaux temples, des éléphants, des plages de rêves.
Nous avons adoré Sukhothai, la journée à Elephant Nature Park, les visites faites dans Bangkok (le Grand Palais, la maison de Jim Thomson), la plage de Mae Nam, le snorkelling à Koh Tao.
Et puis, la gentillesse des Thaï, la nourriture super bonne (parfois un peu trop épicée) ... on a passé deux semaines fantastiques.
Marco et les amoureux de la Thailande, comme moi d'ailleurs, vous allez esquissés un sourire ou alors carrément rire aux éclats à la lecture de cette note d'agence ........
BANGKOK (AP) - Le ministère thaïlandais des Affaires étrangères a exhorté les Thaïlandais voyageant à Paris à ne pas porter de bijoux tape-à-l'oeil quand ils font du tourisme ou à parler à des gens d'apparence suspecte pour éviter d'être victimes de pickpockets.
Le ministère a aussi conseillé aux Thaïlandais de ne pas voyager seul, d'éviter les endroits isolés et faire attention aux motos qui circulent, qui est semble-t-il le véhicule de prédilection pour les pickpockets français.
Les citoyens thaïlandais vivant à Paris ont été incités à prendre les mêmes précautions. Le ministère les exhorte à conserver tout le temps avec eux leurs documents personnels importants et d'"éviter de parler aux personnes d'apparence suspecte".
Cet avertissement, lancé mardi par voie de communiqué, fait suite à des informations données par l'ambassade thaïlandaise à Paris selon lesquelles les étrangers sont souvent la cible de voleurs et de pickpockets, particulièrement sur les sites touristiques, selon le ministère. AP
Finalement, celà remet les choses à leur juste place ....... 🙂
bonjour
j'étais à phuket 10 jours en décembre.
je voulais dire toute ma déception par rapport à cet endroit.
J'étais à KATA, soit disant une des plus belles plages. J'étais au kata orient house.
je ne conseille pas le kata orient house où alors juste une nuit pour trouver autre chose ... propriétaire mal-aimable (repris par une thai)
l'endroit : phuket en général --> aucun charme, une circulation IMPOSSIBLE : ile traversée par une 4 voies.
Quelques endroits plus charmants et où il y a moins de monde : au sud, village de pecheurs.
Mais sinon aucun intéret : la plage de KATA est assez propre mais rien de fabuleux
La circulation dans l'ile : très dangereuse en scooter. On a eu un accident. Heureusement que le scooter était loué par un européen qui ne réclamait pas le passeport comme monnaie d'échange
sinon c'est la dictature des tuk tuk qui opèrent à un prix exhorbitant pour faire 3 km : la vraie mafia
bref, aucun intéret pour phuket où nous sommes vraiment considérés comme des euros sur pattes.
une clientèle de touristes exclusivement russe. vive phuket-vodka !
A FUIR !
choisir une ile du style koh phi phi ou plus calme mais surtout pas phuket
en tout cas merci à tous les gens du forum qui m'ont aidé à préparer mon voyage
je voulais juste faire ce message pour dire aux gens que phuket, ce n'est vraiment pas la thailande !
Plus qu'un carnet de route, j'ai voulu vous faire partager les moments passés en Thaïlande à travers des petites anecdotes, une bonne dose d'humour, et surtout la découverte de ce pays vu avec nos yeux, notre coeur et sentiments. Donc pas de bonnes adresses, pas de conseils, juste peut être pour vous le moyen de vous faire une idée sur des lieux, une culture, et éventuellement les "arnaques" à éviter :) et surtout surtout, j'espère que cela vous donnera envie d'y aller!
Voyage du 06/04/10 au 27/04/10.
Budget en se faisant plaisir tout inclus*2 : 3860€
Bonne lecture et à votre disposition si vous voulez réagir ou des renseignements!
Après de long mois d’attente, enfin nous y voilà !... L’aventure démarre au pays du sourire ! Sac à dos… bah sur le dos, moustiquaire, sac à viande et un guide en poche, c’est bon, on est paré ! Sawadee ka !
Départ le 06/04 :
C’est parti pour 12H de vol avec escale à Dubaï. 12H, c’est amplement suffisant pour planifier notre trip avec notre meilleur ami, le guide du routard. Malheureusement, Emirates dispose de tonnes de film à disposition, et on se laisse lobotomiser par le petit écran ! Tant pis pour la planification! On est aventurier ou on ne l’est pas !
Escale à Dubaï. Petite pause de 3H dans l’aéroport où Duty free et autres boutiques n’ont d’yeux que pour notre porte monnaie, mais on résiste ! Après quelques 450g de M&Ms dans le ventre, on repart enfin !
07/04 :
Arrivée à Bangkok et transfert en taxi à l’hôtel. Oui parce-que les soit disant aventuriers ont quand même réservé un hôtel pour le 1er jour ;) On est au taquet, c’est parti, on est à 200% ! Donc première étape… LA SIESTE ! Et oui le décalage horaire a eu raison de nous !!
19h00, une douche, là c’est bon, on peut y aller ! On part à la découverte de la mégalopole. On ne comprend pas grand-chose avec leur accent (déjà que notre anglais est plus que scolaire) mais ce n’est pas grave ! On fait déjà une pause dans un petit bar, trop crevant cette chaleur ! Après un cocktail à base de glace de provenance inconnue, nous voilà dans le quartier de Silom, son night market…et ses ping-pong show. Mais qu’est-ce que c’est un ping-pong show d’abord ??? On apprendra ça plus loin ! On se pète le bide dans un petit resto dont les prix défient toute concurrence, et nos papilles se réjouissent de ses mille et une saveurs, J’ADORE ! Notre première soirée s’achèvera par un moment de détente : le fameux massage thaï dont tout le monde parle (musclé mais efficace !).
08/04 :
Petit déj à l’hôtel. Oubliez le ptit dej frenchy, ici aussi il y a des croissants mais ça n’en porte que le nom !
Nous voilà parti pour la visite des Klong, et la chance nous sourit, on tombe sur deux français avec qui on partage les frais d’un speed boat. Les Klong : M.A.G.I .Q.U.E !! Une flore luxuriante à deux pas de Bangkok (et des iguanes ce qui n’empêche pas les enfants de se baigner !). Ferme aux orchidées, végétation dense, et des petites baraques sur pilotis qui ne payent pas de mine, mais ils ont l’air tellement heureux ! Ça sent quand même la pauvreté, et à côté de ces baraques faites de brique et de broque, de somptueuses demeures et des temples flambant neuf…quel contraste ! Enfin les klong, à faire absolument !
Après ça, on décide d’aller visiter les temples. On s’arrête au Wat Pho (Bouddha couché de 25 m de long et presque 10 m de haut, celui-là, je peux pas le ramener à la maison !).
Bon, commence à faire faim, on cherche un petit resto et là manque de pot, l’arnaque commence. On tombe sur la police touristique, très sympa même trop ! Il commence à nous dire ce qu’il faut voir et négocie pour nous un Tuk-Tuk qui nous fera faire le tour des autres temples. On se laisse embringuer, après tout, pourquoi pas ! On pensait visiter un temple, et finalement on se retrouve ni une ni deux dans une agence de voyage… Ah, ils sont forts ces Thaï ! Bon ça sent mauvais, la commerciale nous planifie nos vacances jusqu’au dernier jour, pour un voyage de baroudeur c’est pas trop ça ! On reste correct pendant 15 min puis on thaï la route pour enfin visiter les autres temples.
Arrivant dans la période du nouvel an et sur les bons conseils de plusieurs thaï, on s’arrête au TAT (office du tourisme) pour éventuellement réserver un hôtel pour cette période de forte affluence. Apparemment tout est plein comme un œuf vers Phuket et Koh Phi Phi durant cette période. Au TAT on tombe sur un Frenchy sympa mais qui reste bon vendeur et qui veut nous planifier plus que les dites dates. Moi je ne suis pas partante, mais loulou, c’est son premier voyage alors il a un peu la pétoche … alors je cède mais mon âme d’aventurière reste frustrée… Au moment de payer, pas assez de liquide, ha dommage !! Mais ni une ni deux, le boss s’empare de loulou et l’emmène en moto à l’hôtel chercher la CB. Le voilà embarqué dans une course folle derrière un furieux du guidon, ancien champion de boxe thaï ! Pendant ce temps, moi je sirote une Léo beer en compagnie de trois français : le vendeur, un français et son fils venus s’expatrier pour entraîner l’équipe de pétanque thaïlandaise, oui oui ça existe! On finit cette folle journée par un passage dans le QG des chemises rouges (même pas peur !) et on s’arrête dans un petit resto de rue conseillé par notre vendeur du TAT. On adore, il n’y a pas un touriste ! Les papilles bien enflammées mais toujours vaillant, on finit la soirée dans le quartier de Khao San Road où l’ambiance est toujours présente.
09/04 :
Départ pour Kanshanaburi. Ça sent le voyage organisé, je déteste ! On a des macarons collés sur le T.Shirt pour pas se pommer. BEURK ! Mais maintenant qu’on y est, on tente de positiver et de profiter de l’instant présent. On commence la journée par la visite d’un cimetière de la guerre 39-45 sans explications aucunes. Arrêt de 10 min top chrono ! On repart un peu amer. Nouvel arrêt dans un musée militaire puis visite du pont de la rivière Kwaï. Cet endroit, bien que chargé d’histoire, ne nous transporte pas vraiment mais bon… ce fut tout de même intéressant et ça reste à faire. Puis, je me laisse charmer par des bébés léopards, et je donne même le biberon à l’un d’entre eux moyennant finance bien sûr J
On nous emmène ensuite prendre le repas dans une petite biquoque sur la rivière Kwaï, c’est plaisant, c’est joli, et on file visiter un parc à tigres. Je passe rapidement cet épisode car même si c’est fun de se faire prendre en photo avec ces gros minous, ça reste une usine à touristes et les tigres sont-ils vraiment heureux ? pas sûr…
Pour finir la journée, petite visite d’une super chute d’eau dans la jungle dont je ne me rappelle plus le nom. Dommage que ça soit la saison sèche, peu d’eau, mais ça fait du bien à nos petits petons de faire trempette. On déguste des bananes frites, c’est pas mauvais, et on s’essaye au jus de noix de coco fraîche enfin chaude plutôt !
La journée est terminée, on rejoint nos bungalows flottants sur la rivière kwaï dont le confort est spartiate mais au plus près de la nature, c’est super !
10/04 :
Réveil des plus agréables. On en prend plein les yeux avec le soleil levant et la vue sur la jungle qui borde la rivière. Au programme aujourd’hui, c’est visite du Parc Naturel d’Erawan et ses sept cascades. On a fait connaissance avec deux français et c’est parti pour la découverte à travers la jungle. C’est vraiment fabuleux : sauts et baignade dans les cascades translucides bordées d’arbres gigantesques, fish pédicure gratos par des espèces de grosses carpes, végétation dense, bref, des moments magiques !
L’après-midi, visite d’une grotte. Rien d’exceptionnel à côté de Lascaux mais bon !... On rentre au camp, le « Kitty Raft » et on se sirote une Singha les pieds dans la rivière. Après une petite douche et un bon repas, on savoure notre soirée sur les radeaux en regardant les étoiles, en repensant à cette superbe journée et à celle qui nous attendait demain…
11/04 :
En fait on est le 19/04, on a un peu perdu le fil OUPS ! Pour aller à l’essentiel, car là on est en train de siroter une Singha sous les cocotiers et on a pas la force de tout écrire, voilà ce qu’il faut retenir de la journée du 11 : UN MOMENT INOUBLIABLE avec les éléphants dans la rivière Kwaï. Nous nous sommes baignés avec eux à cru pendant une bonne heure et fait une balade. Un moment magique de part la proximité avec ces mastodontes au cœur tendre et la proximité avec des thaï adorables. Sûrement un de nos meilleurs moments ! Nous avons ensuite fait une balade en radeaux sur la rivière kwaï et nous nous sommes baignés. Attention au courant, il est impressionnant ! Nous sommes repartis le soir à Bangkok et passé de nouveau la soirée dans Khao San Road. Ambiance au rdv J
12/04 :
Visite d’Ayuttaya, la plus vieille ville du pays de Siam. Magique ces temples, dommage qu’on soit passé par le TAT, trop touristique : visite guidée dans un bus climatisé à une petite quarantaine de personnes, ça perd un peu de son charme… en tout c’est vraiment une ville à faire !
Le soir venu, on part en direction de Phuket en bus de nuit. C’est parti pour 14h de voyage.
13/04 :
Arrivée à Phuket. On décide d’aller faire un petit tour en ville… et en plein nouvel thaï ! Pistolets à eau fusent et nous aspergent, sot d’eau sur la tête, cool ça rafraîchit J super ambiance, c’est vraiment à faire ! Mais après 3h de douche froide et nos sacs trempés, on décide de mettre les voiles ! On arrive à Patong après 2H de taxi. On visite le coin, enfin il n’y a pas grand-chose d’intéressant à part la fête et plus si affinités. Nous on préfère les massages ce qui occupe notre soirée !
14/04 :
Départ pour Kho Phi Phi.
Arrivée à Kho Phi Phi après une belle traversée en mer et quelques coups de soleil.
Endroit magique si on ne regarde pas de trop près. Le tsunami a ravagé cet endroit mais beaucoup d’hôtels ont poussés depuis, malheureusement… On part à la plage mais pas de bol, c’est marée basse. On rencontre un français (et oui encore ! notre niveau d’anglais ne nous permet pas de découvrir les thaï et on en est un peu frustré !) qui est venu s’installer ici et travaille dans un bar. On le suit et on passe une bonne soirée sur des nattes à la plage. Bon gros moment de détente !
15/04 :
La plage principale de Tonsai est, on peut le dire, pas terrible, enfin c’est notre opinion. On décide de traverser un bout de jungle pour rejoindre Long beach et Ao Pham Nam, des plages un peu plus authentiques. C’est que du bonheur, on s’éloigne de la foule ! À nous les cocotiers, les paysages idylliques, eau à 30°C, poissons, coraux… un vrai régal. Après un bon gros moment de farniente, oups, c’est marée basse. On pensait rentrer en taxi boat mais là, c’est raté ! On décide de rentrer par nos propres moyens, par la jungle quoi ! 1h de marche, allez c’est parti ! Tout se passe bien malgré mon anxiété de croiser un serpent à sonnette au milieu de cette végétation !
On s’arrête dans un petit endroit pour admirer le coucher du soleil, c’est juste magique toutes ces couleurs !
La soirée se terminera par une pédicure, bon attention quand même à l’état des outils utilisés XD
16/04 :
Visite des îles autour de Phi Phi en long boat et masque/tuba prêt à dégainer !
- Maya Bay (film la plage) : superbe mais ultra bondé, c’est un peu l’autoroute de la mer.
- Phi Phi Lay : très sympa pour la baignade, eau turquoise mais là encore, un peu trop de bateaux.
- Monkey Island : pleins de singes sur cette île et ils ne sont pas trop sauvages, c’est marrant, on peut les approcher facilement!
- Shark point : normalement c’est le spot des requins, mais là l’eau est trop chaude. Snorkelling vraiment sympa !
- Bamboo Island : le best ! une vraie carte postale ! paradisiaque !
- Mosquito Island : pour faire du snorkelling c’est le top ! coraux, poissons de toutes les couleurs, anémones… magique !
17/04 :
Après toutes ces émotions, aujourd’hui c’est détente! On squatte finalement la plage de Tonsai bien que ce ne soit pas notre préférée !
On finit tout de même la journée en beauté par un thaï massage, on ne peut plus s’en passer !
18/04 :
C’est décidé, aujourd’hui on veut retourner sur Bamboo Island, la plus belle de toutes ! On prend donc un long boat et on passe 4H sur cette île de rêve. On voit des poissons perroquet, et pleins d’autres sortes qu’on ne connaît pas.
Kho Phi Phi c’est vraiment chouette, la plage, des boutiques à babioles partout, des restos, des tatoueurs, des masseurs, des vélos, de l’ambiance le soir, grosse fête sur la plage etc… mais malgré tout ça, nous constatons l’effet dévastateur du tourisme sur cette île paradisiaque et classée réserve naturelle (de plus en plus de construction, des déchets partout, pollution des bateaux, et on croise plus de touristes que de thaï…). Nous espérons que Phi Phi ne finira pas comme Phuket, car cette merveille était encore presque vierge il y a une vingtaine d’années…
19/04 :
Il nous reste quelques heures à Phi Phi avant de rejoindre Krabi. On décide de monter au view point avec ses quelques 300 marches et un poumon en moins ! Ça vaut le coup d’œil, on peut admirer toute la baie et cette forme de H toute particulière.
Arrivée à Krabi après une traversée en bateau. La baie est splendide avec ces rochers piqués dans la mer.
Notre bungalow est en fait situé à Ao Nang. Un peu perdu dans la forêt mais c’est pas désagréable, et à 1 km de la plage. Le soir, nous décidons de nous balader au Ao Nang Market (une sorte de croisette thaï) avec moult magasins, restos, agences de voyage… et des tuk-tuk de compétition, tunés, sono à fond, et néons !...
Trop de restos à touristes, on décide de s’arrêter dans une petite guitoune de rue. Au premier abord ça n’inspire pas confiance, et pourtant, c’est là où on mange le mieux ! La meilleure Tom Yam soup du séjour !
20/04 :
Nous voilà paré pour une journée en kayak en plein cœur des mangroves de Krabi. Dépaysant, des montagnes et des arbres de partout, un cours d’eau d’à peine 1 mètre de large bordé par des mangroves et par toute sorte de bestiole : singes qui s’invitent sur notre kayak, iguane, araignée… c’est la jungle quoi ! Heureusement que nous avons notre guide, Poupy, un thaï d’une gentillesse incroyable. Nous visitons les lagons, les grottes, c’est superbe ! Saison sèche oblige, nous devons à un moment pousser le kayak, les pieds dans la vase… pas très agréable d’autant qu’on ne sait pas trop ce qu’il y a là-dessous ! Loulou est heureux, il se prend un peu pour Indiana Johns ! Nous nous arrêtons dans une crique pour déjeuner et piquer une tête, et Poupy mange à 3 mètres de nous ça me fait bizarre. J’aurais préféré partager ce repas avec lui mais apparemment c’est une forme de respect pour nous, c’est dans leur culture.
Nous finissons la journée par une balade à dos d’éléphant et un « show » avec un éléphanteau. C’est marrant mais nous espérons qu’ils sont bien traités… en tout cas ça ne vaut pas la baignade avec eux dans la rivière Kwaï.
Poupy est vraiment sympa, on décide de lui payer un coup et il finit par accepter malgré sa pudeur ! Il nous apprend des mots en thaï : CHANG=ELEPHANT, c’est tout dont on se rappelle !
Le soir venu, nous décidons de partir dès le lendemain vers Koh Tarutao, île encore peu touristique à la frontière de la Malaisie.
Notre TAT tour prend fin. Nous sommes tout de même contents d’être passé par cet organisme car nous avons pu garder notre indépendance malgré quelques excursions organisées. Cela nous a permis d’optimiser nos journées notamment avec les temps de transport et également de ne pas chercher pendant des heures un endroit où passer la nuit. Evidemment, notre esprit routard a parfois été un peu frustré mais nous ne regrettons pas.
21/04 :
Arrivée à Koh Tarutao, parc national de 26 km. Le routard ne nous a pas menti, si nous sommes 10 sur l’île c’est le grand max ! Ici, pas de superflue. Quelques bungalows dispos, 2 restos-cantines. On décide d’aller s’installer à Malae Bay. Nous sommes 3 sur la plage, c’est agréable. Dommage qu’il y ait des déchets sur la plage mais apparemment c’est fait exprès pour dissuader les touristes de venir en masse. Ce calme ! ça fait même bizarre mais on apprécie de retrouver le plaisir de choses simples et je n’ai jamais vu un couché de soleil aussi splendide, les larmes presque aux yeux tellement c’est beau !
22/04 :
Réveil en douceur avec les singes qui viennent nous rendre visite !
Mais malheureusement nous sommes obligé de partir, plus de liquide… et ici pas de distributeur. C’est avec regret que nous partons de ce paradis terrestre, mais nous reviendrons. On est passé à côté de tellement de choses ! mais bon tant pis pour nous, on aurait du mieux gérer !
A peine de quoi payer le bateau, nous retrouvons la terre à Pakbara pour retirer de l’argent et repartir illico vers Koh Lipe.
C’est une petite île toute plate à l’eau turquoise. Plus d’infrastructures qu’à Tarutao. C’est en fait le juste milieu, ni trop bondée, ni trop déserte, encore un petit bijou (jusqu’à quand ?). On se déniche un petit bungalow de bambou face à la mer. Le bonheur.
23/04 :
On décide aujourd’hui d’aller explorer cette merveille. Dommage qu’en passant par le centre de l’île, on constate que tout est en construction et déforesté… et des montagnes de déchets…
Snorkelling, baignade, bronzette, on se la coule douce !
Maintenant, va falloir penser au retour, ça c’est moins drôle !
24/04 :
Ça y est, vol programmé L
On se la fait farniente pour cette dernière journée : baignade bien sûr, snorkelling très sympa sur Pattaya beach, lecture… on se la coule douce. Pas de violence, c’est les vacances !
On se mange encore un bon pad thaï pour reprendre quelques forces après ces longues heures de RIEN !
Beaucoup de moustiques ici !
25/04 :
Ça y est c’est le départ… c’est dur… L
On doit s’arrêter à Trang pour prendre l’avion le lendemain pour Bangkok. Rien à faire à Trang et en plus il fait pas beau ! On se tente quand même un marché nocturne, mais vraiment, aucun intérêt…c’est la loose !
26/04 :
Bangkok nous revoilà !
On décide de s’installer dans le quartier chinois. On trouve un hôtel miteux, les chambres sont glauques, mais bon ça fera l’affaire !
Sympa chinatown, ça grouille de tout un tas de tout et de rien, des petites rues partout, des stands de nourritures, de vêtements… Après quelques emplettes, on termine la soirée, THE LAST ONE, sur… Khao San Road bien sûr ! Dernier plat thaï, dernier foot massage, et quelques souvenirs en poche, on se laisse aller et on savoure…
27/04 :
C’est le départ, ça craint, mais on a des étoiles plein les yeux et on est tombé littéralement amoureux de ce pays ! On reviendra un jour c’est sûr !
NOS COUPS DE COEUR :
- La baignade avec les éléphants dans la Rivière Kwaï
- Les chutes d’Erawan
- Les massages thaï pour 2€
- La nourriture, les fruits, les fruits shake. L’ananas et la pastèque, un délice !
- Les réveils avec vue sur la mer et le coucher de soleil à Koh Tarutao
- -- (Voir "Plongee a koh Tao" pour raccorder les wagons !) --
3 janvier 2005 : 2 ans ont passe et me voici donc, tout guilleret avec Khryz a mes cotes, devant le guichet de Gulf Air a Roissy Charles de Gaulle.
Le monsieur a l'air embete parceqe je n'ai pas de billet de retour. Je lui explique que, restant moins d'un mois en Thailande, je n'ai pas besoin de visa touristique mais ca n'a pas l'air de le satisfaire. Tout a l'air en passe de s'arranger lorsque, subitement, nous remarquons que "4 Juin 2004" comme date d'expiration de mon passeport ca n'est pas un bon chiffre. Khryz rigole (elle n'a pas tout capte) et je m'affole.
Pour faire court, nous sommes donc alles a la consigne a bagages de l'aeroport, puis nous sommes retournes chez moi pour me faire ouvrir un dossier de demande de passeport a la mairie ; munis de ce viatique, de deux photos et d'un timbre fiscal nous avons ensuite file a la sous prefecture du raincy ou le-dit document m'a ete remis en trente minutes chronos -- suivant une procedure d'urgence qui me ravit encore a chaque fois que j'y pense ; 3H a poireauter dans un cabinet medical pour se faire delivrer de faux certificats medicaux au cas ou tout foirerait et ou il faudrait que nous trouvions une bonne excuse a servir a la compagnie d'assurance (apparemment la negligence qui me caracterise n'est pas une bonne excuse) puis dodo. Le lendemain, lever a 06H00 direction l'aeroport : Mise sur liste d'attente, deroutage sur Bahrein au lieu de l'escale a Abu Dhabi et 200 euros d'amende pour pouvoir monter dans l'avion. Oui c'est moi qui est tout paye, faut bien assumer ses conneries.
Bref, 23H plus tard, nous voila a Bangkok !
J'ai beau ne pas particulierment gouter cette ville polluee et surpeuplee, j'etais quand meme bien content d'y etre enfin ! Et me voila a saouler Khryz pendant tout le trajet jusqu'a Khao San Road avec des details qui me semblaient tous sur le coup de premiere importance mais qui bizarrement ne m'ont laisse aucun souvenir 48H plus tard... L'excitation sans doute.
Arrivee a Khao San, on flane un peu dans les Sois adjacents pour denicher une guest house pas chere. Mais je savais deja pertinemment laquelle je voulais : Ma VS Guest House avec son arbre au milieu du salon et ses japonais defonces tout autour. De l'arbre, pas du salon.
Honnetement, ce n'etait pas la plus pimpante (sic) et il m'a fallu batailler ferme pour vendre a Khryz la piaule cellule de prison sans insonorisation, les salles de bain collectives sans eau chaude et les seaux en guise de chasse d'eau. Mais pour 2 euros par personne et par nuit ca vaut vraiment le coup, surtout a Bangkok. Et puis c'est tellement typique : chaque meuble laque, chaque autel, chaque paire de tongs laissee a l'entree vous rappellent immanquablement que vous etes en Asie...
A Khao San il y avait ces derniers jours une petite ambiance de World Trade Center avec des grands panneaux sur lesquels on avait accroche les noms et les photos des milliers de touristes morts ou disparus. Dans cette contemplation, les mots vous manquent.
Dans le salon de la guest House on a rencontre Al, un hollandais qui parle 8 ou 9 langues, routard au long cours comme beaucoup. Il nous a fait visiter un petit peu : On est alles jusqu'au debarcadere le plus proche sur le Chao Praya, on y a vu un joli fort du 18eme siecle que Khryz a mitraille (les photos suivront) et aussi un concert de rock Thaie intitule "Help the South" pour les victimes du Tsunami. Grande affluence et ambiance de fete bizarrement. Avons rencontre la-bas 2 indiens francophones et une coreenne. Sympas.
Ensuite, nous sommes revenus manger des fallafels - grippe aviaire oblige - avec Al qui s'est revele un petit peu saoulant, du genre 'bougez pas, moi j'connais la vie", un vrai sac a conneries en fait : Il avait visiblement mal digere le petit precis de linguistique comparee de Saussure et a remonte tout le fil des mutations du larynx jusqu'a l'epoque ou les hommes avaient "un regime hyper-proteine parcequ'ils bouffaient tous les oeufs de dinosaures". Ce qui a bien sur cause leur extinction. No comment.
Hier, nous sommes alles jusqu'au Chao Praya et avons emprunte un Bus Boat jusqu'au Wat Pho, un grand ensemble de temples pas tres loin du palais royal. Des buddhas par centaines, dont un particulirement impressionnant : represente en position allongee, il fait approximativement 6M de haut pour 46M de long ! Le tout dore a l'or fin comme il se doit...
Khryz a deja craque pour 4 pantalons, des tongs, un sac, des lunettes et une memory card pour son appareil photo. Faut pas la contrarier, ca a l'air de lui faire plaisir : "T'as vu combien ca coute ca ?? C'est pas cher dis-donc, hein ?". Et honnetement, non, c'est pas cher.
Au MBK, le grand magasin de Bangkok ou nous avons trouve sa carte memoire, je me suis fait couper les tifs et raser la barbe ; c'est rigolo de voir une thaie s'eclater sur ta barbe. Le systeme pileux thailandais etant ce qu'il est, c'etait pour elle un plaisir rare a savourer ! 😄
Ce qui est moins plaisant en revanche, c'est quand, au retour du grand magasin, ton conducteur de tuk-tuk te fait un remake de la "fureur de vivre" en conduisant en sens inverse sur 400M pour doubler les bouchons. A la fin, il rigole, pouces leves, l'air de dire : "Meme pas morts !".
Voila. C'est a peu pres tout pour le moment. Je vous donne RdV dans 72H ou on passera de James Dean a Elvis. Mais si, rappelez vous : Youkoulele et guirlandes autour du cou....
February 9th is a pivotal day during my trip to Thailand. Up until this date, my focus had been on cities, temples, and other urban landmarks. Starting February 10th, I’ll finally leave the city behind for the outskirts—one town, one life, farther from tourism, more real, more authentic... Then comes the bucolic surroundings of Chiang Mai, nature, the countryside, the mountains.
This morning, I head to visit the ethnographic museum. I’d been told about another one, but it’s permanently closed. I wonder if it’s the same one that might have changed its name and location.
I thoroughly enjoy visiting this museum. At first, I’m a bit annoyed because the place is packed with noisy school groups blocking the display cases without even showing the slightest interest. But soon, their chaperones manage to lead them into another room, giving me some peace. They maintain this distance throughout the tour, allowing me to explore the museum in complete tranquility. I really appreciate their tact.
I’m amazed by the absolutely stunning fabric displays and the countless everyday objects, especially the very old pottery. There’s so much beautiful basketry and intricately carved wood. The statues are also incredible... After seeing all of them, I no longer feel like buying any from the shops.
On my way back, not far from my hotel, I discover a rather unique place that only serves one drink, which they’ve made their specialty: egg coffee! A pretty surprising novelty. I have to try it.
At the bottom of the cup, they pour a layer of milk, topped with a layer of liquid coffee, followed by a layer of egg yolk, and finally a top layer that turns out to be a mix of coffee and cocoa powder.
It’s a cold drink that, in the end, doesn’t have much flavor, and the price is pretty steep for such a small cup. You’re paying for the exclusivity!
Later in the day, I venture once again into small alleys, something I love doing when exploring a new city—no specific goal, just wandering east of the city, outside the walls.
I encounter very few tourists there and discover unsuspected little shops overflowing with lovely items, much cheaper than what you find in the heart of the tourist district.
Then I wander through the floors of Warorot Market.
I discover another kind of temple there: the temple of good deals. I love finding clothes that are really original for locals, not the flood of shirts and pants that tourists love but no Thai would ever buy, which invade the shops in the "Historic Square."
I stop in my tracks in front of a stall with beautiful shirts featuring stunning geometric patterns in elegant color combinations and very short sleeves.
Hmm, these would be perfect for showing off my biceps, one of which is adorned with the magnificent Ganesh tattoo I got last year in Bali. "When you’ve got nice things, you’ve got to show them off!" he said. 😜🙏💪
I pick out two for 380 baht and negotiate them down to 300. But the seller won’t go any lower. I understand I’ve reached the limit of her commercial possibilities.
Just as I’m leaving the shop, happy with my purchase, my ever-helpful inner voice, Petite Voix, suggests:
- You didn’t try them on because you were too lazy to take off the one you’re wearing and also because of the sweat, but you could just put one on over the one you’re wearing. It’s light enough that it won’t bother you.
I go back to the two sellers, who burst out laughing when I ask to try them on.
- Oh no, it’s way too small for you! It’s a women’s shirt!
- But they don’t look particularly feminine in style! And I chose XXL...
I put the shirt on, and of course, it won’t close. Then I notice the buttons are on the wrong side. That’s why the sleeves seemed so short!!!
They put the shirts back on the rack and refund me without any fuss, commenting amid total hilarity:
- Well, thank goodness you tried it on just as you were leaving the shop!
Since I don’t want to walk too much before tomorrow’s first Big Outing with the driver, I end my stroll with a visit to two very pretty temples recommended by Joël.
I’d rather not post more temple photos. But these ones smell like village and countryside...
I’ve never seen anything like Wat Ket Karam, so extravagant...
And I end my day with two other lesser-known temples: Wat Noung Kham, simple and finally free of gold and glitter,
and Wat Dap Phai, where an intimate ceremony is taking place at the end of the day.
On a annonce aujourd hui qu il y aura une liaison maritime directe entre
KOH LIPE et l Ile de LANGKAWI en Malaisie a partir du 01 FEVRIER 2006
- par HI-SPEED FERRY BOAT !
Quatre fois par semaines : Mercredi, Vendredi, Samedi et Dimanche.
Donc, une economie de temps considerable : en UNE HEURE au lieu de
NEUF heures en passant par PAK BARA - SATUN - THAMMALANG ! ...
Meme cout - soit 1.000 Baht environ ! Bonne nouvelle pour ceux qui
veulent aller prolonger leur Visa hors de Thailande ...
--
Nous rentrons de notre troisième voyage en thailande, avec nos 2 filles qui adooooooorent ce pays depuis qu'elles le découvrent. (La 1ère fois, elles avaient 2,5 et 5 ans, depuis, nous y retournons chaque année pendant 16 jours).
Dans un post différents, j'ai expliqué qu'à mon sens, il ne faut pas hésiter à aller visiter ce pays, malgré les incertitudes politiques. Il faut juste éviter le Sky train, les endroits de manifestations ou regroupement de rouges et jaunes...et si ça dégénère, aller dans les quartiers peu visitées comme Thonburi ou Nonthaburi.
moi, j'aurai rêvé d'être "coincée " en thailande, parce que nous ne nous y sentons pas en insécurité.
Nous choisissons toujours un vol direct (plus facile avec les enfants), puis nous poursuivons directement de l'aéroport avec un vol domestique pour les iles. En gros, on en a toujours pour une trentaine d'heures avant d'arriver à destination, mais nous préférons faire le tout au début, d'un seul trait. De toutes façons, fatigués pour fatigués, la première journée est toujours un peu sacrifiée.
Puis, nous faisons 1 ou 2 îles, avant de revenir à bangkok pour au moins 4 jours. Il y a des tas de choses interressantes à faire à bangkok, et nos enfants aiment beaucoup. Quand je leur demande parfois si elles préfèrent faire un peu plus de plage, mais raccourcir cette étape de bangkok, elles refusent en bloc.
globalement, nous choisissons des hotels haut de gamme, que nous réservons le dernier jour, pour obtenir des discount de l'ordre de 50 %. Il faut parfois s'y prendre à 3 reprises, négocier le prix pour 1 nuit, puis un meilleur encore pour 3, 4 ou 5 nuits, puis négocier les extras bed gratos, idem pour les petits dej enfants...
Oui, ça prend un peu de temps, mais en Thailande, tout n'est pas standardisé, tout est fonction de la relation que l'on établit...et la notion de temps n'a rien à voir avec la nôtre.
nous mangeons dans les petits resto de plages, prafois dans la rue à Bangkok. aucun problème sanitaire, et c'est tellement bon. (j'évite seulement les fruits déjà coupés)
Les thais sont généreux ( Dans un resto de Koh phan Gan, le serveur est allé lui même nous acheter une bouée qu'il a offerte à notre cadette ), ils adorent les enfants, jouent avec tout le temps.
Rien à craindre pour la santé des enfants : dans le pire des cas, les hopitaux de Bangkok sont de bien meilleur niveau que les nôtres. (nous en avons fait l'expérience : lors d'une ballade à vélo, notre fille de 2 an et demi s'est pris les pieds dans les roues arrières. Elle avait une plaie profonde est très large. c'est une thai qui l'a soignée en premier lieu, je n'étais pas sur place. Malgré la barrière de la langue, je peux vous assurer que lorsque je suis arrivée, j'ai trouvé ma fille rassurée, apaisée et en sécurité avec cette dame...ça aussi, c'est de la générosité...
En Asie, les plaies s'infectent vite : il faut tout de suite consulter. 4 jours à l'hôpital de bangkok, malgré un niveau de douleur élevé...et notre Inès de 2,5 ans demandait encore à revenir à Bangkok)
la 1ère année, nous avons fait Krabi, Koh Jum et Koh Phi Phi.
- A krabi, une superbe maison d'hote tenue par un français et un franco-vietnamien : www.lepassetemps-krabi.com
quelques très jolies villas disséminées autour d'une piscine. Beaucoup de gout, de charme et de calme. On y est accuelli en ami, on s'y sent chez soi.
la plage et le restaurant sont en contre-bas : plage petite, mais privée et agréable. Hamac, balançoire, les enfants y sont heureux. Les propriétaires organisent pour vous tout un tas d'excursions (canoé, trek, ...) sans vous "assommer". Seul bémol : l'endroit est excentré ; on ne peut pas sortir prendre un pot le soir, ou aller manger dans une guesthouse à pied.
La baie d'Ao Nang est superbe, beaucoup de choses a y faire dans la nature.
- Koh Jum : une petite île entre Krabi et Phuket, encore peu envahie par le tourisme.
Des pistes en terre rouge, des pécheurs, quelques petits commerces.
De longues plages, pas forcément turquoise-carte postale, mais tellement agréables.
Nous étions au www.kohjumlodge.com/fr.htm. De très beaux bungalows sur la plage et autour de la piscine, bien aérés (clim pas nécéssaire), et décorés avec charme.
Eviter de prendre les transferts et autre excursions via le propriétaire français qui facture le double de ce que propose les guesthouses voisines (et qui sème en vous le doute de façon perverse en arguant que votre sécurité est en jeu lorsque vous ne prenez pas son CHER bateau !).
Idem pour le resto : cher, service très long (parfois plus de 20 25 minutes pour le 1er plat), et sans sourire ni gentillesse. En fait, Jean Michel, n'excelle pas dans la gestion humaine et on a vraiment l'impression que ses employés son au bagne.
Jean Michel a sû garder les défauts des français, et s'approprier ceux des thais...(par exemple, vous demandez un oeuf ...il vous répond qu'il n'y en a pas sur l'île, ce qui est faut. Il a eut des dizaines de remarques sur le service du restaurant, feint de prendre l'info au sérieux, et rien ne change année après année)...dommage, car l'île est belle et paisible.
Cela dit, il y a des dizaines de bons resto de plage, meilleurs et bien moins chers, de part et d'autre de son resort. allez-y pour les sympathiques bungalows, et vivez le reste ailleurs.
Koh Phi Phi : Il FAUT Y ALLER. Nous avons choisi une baie au calme, avec le Koh Phi Phi island village. Nous avons négocié à la dernière minute, - 50%, et surclassés un beach view villa. La piscine est aussi belle que grande, le personnel aux petits soins. Nous mangions à l'extérieur dans de simples resto de plage, bien meilleurs, avec une ambiance plus locale, plus humaine.
koh Phi est idéale pour le snorkelink, la plongée.
La seconde année, nous avons fait Koh Yao et re Koh PHI PHI.
Koh Yao est à moins d'une heure de bateau (liaison locale régulière) de Phuket.
On y va pour y découvrir la vie locale, non polluée par le tourisme. Pas pour les plages qui sont un peu vaseuses à marée basse. mais que cela ne vous arrête pas. La Thailande a beaucoup d'aspects à découvrir...s'arrêter uniquement aux plages superbes serait dommage.
Nos filles se sont liées à une petite Thai, et de fil en aiguille, elle les a emmenées passer une journée avec elle à l'école. expérience inoubliable pour nos enfants.
Nous avons visité à nouveau la baie avec un pécheur, durant 1 journée. On ne se lasse pas de ses beaux paysages, de faire un plongeon où bon nous chante, ...le village des gitans de la mer est devenu une excursion très touristique : je ne précipiterais pas pour y aller.
A koh Yao, un excellent restaurant en bord de mer, qui est vite devenu notre cantine. Je n'ai plus le nom en tête, mais ferai les recherches si vous en avez besoin.
Un chauffeur de taxi sympa, et qui pratique des prix bas : sak : 0878885825 et 0873832330 (mais les numéros changent...)
Cette année, nous avons séjourné à Koh Phan Gan. Nous avions choisi la plage de Thong Nai Pan : la plus belle, calme. Nous avons passé 4 jours sur la partie Yai (havana beach resort), puis 5 jours sur la partie Noi (Santhiya resort). Sur Thong nai Pan Noi, le Thongtapan resort était devenu notre cantine. C'est excellent. nous avions choisi le Santhia resort, avec une villa avec piscine. Là encore, les négociations de dernière minutes permettent d'accéder à un vrai luxe avec 40 à 50 % de discount.
A noter : un bateau local part de la plage de Thong nai pan tous les matins à 9H pour aller à Koh samui. Cette liaison n'est pas souvent indiquée sur les sites internet. Il y a bien sur la liaison dans l'autre sens, mais je ne connais pas les horaires.
Attention, si vous quittez Koh Phan Gan pour prendre un avion direct à Koh samui, prenez en compte le fait que les liaisons régulières sont parfois très en retard. J'avais compté 1h30 de marge avant le last minute checking...et c'était encore trop court : nous avons raté notre avion. Cela dit, no stress, il y a des avions toutes les heures de Samui à BKK.
et finalement, entre les coûts de taxi, de bateau, le stress de louper l'avion, ...nous avons regretté de ne pas prendre le speed boat du Santhia. C'est direct de porte à porte, on n'a rien a gérer.
N'oubliez jamais 2 dangers pour les enfants : le soleil (T shirt manche longue et ne pas s'exposer entre midi et 15H) et les piscines, (pour les enfants qui ne savent pas nager). Nous avons repéché plusieures fois notre fille de 3 ans. Un enfant qui coule ne fait aucun bruit...
Il ne faut pas s'arréter de vivre: il faut juste être très vigilant. A vrai dire, nous n'avions l'oeil sur nos filles que lorsqu'elles étaient à la piscine. pour le reste, tout est très facile, sans danger.
Pour les resto : il suffit juste de préciser "no pepper, no garlic, no curry"...et nos enfants mangent tous les plats.
Last, but not least : Bangkok.
Nous avons bien sûr fait les incontournables, mais nous apprécions surtout les endroits non touristiques. C'est là que ce font les vrais rencontres. Et il faut les laisser venir à nous, en prenant le temps.
Nous sommes allés notamment à Nonthaburi , un faubourg de Bangkok. Une belle maison d'hote, tout en teck, et très abordable : www.thaihouse.co.th/. seul inconvenient : pas de piscine.
Nonthaburi est relié par un bateau au centre de Bangkok tôt le matin, et en fin d'après midi.
Cette année, nous avons eue la chance de découvrir Thonburi, ses klongs et son marché flottant gràce à un VFiste amoureux de la Thailande authentique, des thais, : thuan . Si vous avez la chance de faire une ballade avec lui, vous commencerez a découvrir réèllement Bangkok.
thuan nous a fait également découvrir un grand marché local : (façon Chatuchak, mais pour les thai).
Thuan connaît bangkok par coeur, il aura des tas de tuyaux à vous donner, si vous vous donnez la peine d'aller à sa rencontre.
Et pour être très honnète, le meilleur souvenir de nos filles, pour ce dernier séjour, c'est notre journée avec Thuan.
Là, je suis contente, quand je vois que mes enfants ne retiennent pas la piscine ou un luxe qui nous est facile compte tenu des différences de niveau de vie et de prestations hotelières.
Constater que mes enfants sont heureuses d'apprendre à voir les choses autrement, qu'elles s'interrogent sur certains de nos mauvais reflexes occidentaux...cela m'encourage à résister à notre société de consommation, pour leur offrir le vrai luxe : aller à la recherche d'autres façons de vivre, d'autres regards.
Déjà pour commencer, je n'ai jamais visiter ce pays et je me suis guère intéressè à son histoire, cultures, coutumes, politiques, mœurs, paysage, ect... Et je connais pas non plus cette partie du monde que ce soit Indonésie, Malaisie, Laos, viet nam, ect. Pour une simple et bonne raison que d'autres pays m'attirent plus. Je crée ce topique juste pour savoir pourquoi tant de personnes souhaitent voyager et/ou vivre la bas en Thailande. Tu tapes ici thailandes et tu vois 40 pages de topics ou il y a eu au moins une réponse ses 3 derniers mois.
Ma sœur a visité ce pays. Elle a été effrayé du bétonnage à grande echelle sur les bordures de mer mais elle s'est vite reconciliée avec des régions rurales du nord. Voilà j'en sais pas plus, si on peut m'éclairer pour simplement de la curiosité.
D'ailleurs la bas, parmi les touristes et autres expatriés qui y travaillent ou passent leur retraites, est ce en majorité des français? Quels sont les nationalités dominantes? Ma soeur m’expliquait que beaucoup de ses expatriés se retrouvaient finalement entre eux, entre nationalité du même pays puisqu'ils sont nombreux. Là je parle de ceux qui ont fait construire dans les paysages carte postale très convoitées. Est ce vrai?
Ce que j'ai pu voir sur internet concernant les iles similans :L’archipel est connu des plongeurs du monde entier pour être un des plus beau « spot » du globe, avec une eau à la transparence cristalline. Il est classé parmi les 10 plus beaux sites mondiaux.
Je n'ai jamais fait de plongé... Par contre j'aimerai essayer le masque et le tuba avec mon fils afin de partager avec lui la découverte des fonds marins. Les similans semblent riche dans ce domaine. Nous y passerions 3 nuit.
Cependant, je souhaiterai savoir si de la plage on peux voir beaucoup de chose ou pas (je ne suis pas très bonne nageuse donc...) et je ne souhaite pas prendre le bateau une fois arrivé aux similans pour explorer les fonds des environs.
Est ce que cela vaux vraiment le coup d'aller juqu'aux similans? ou avez vous une idée de plage ou je pourrai voir des fonds d'une grande richesse?
On m'en avait tant parlé, que je voulais aller voir ce merveilleux pays.
biensur mon entourage proche, qui y a vécu (4ans) m'a déconseillé ce voyage, mais je n'ai pas écouté leurs critiques.
je rentre apres 2semaines passées entre Bangkok-chiang Mai- Kho Phi Phi et Phuket.
je ne parlerai meme pas des deux derniers lieux tellement ce n'est pas la thailande, aucun interret à moins que l'on est
une passion pour les jeunes suedois ou hollandais qui aiment à boire de la biere non-stop dans les rues de Kho Phi Phi.
il faut d'ailleur un pouvoir d'imagination extreme pour se rendre compte de la beauté originelle de cette ile, malheureusement
totalement défigurée par le tourisme de masse de la masse la plus ordinaire qui soit.
Chiang Mai et Ayutaya furent les meilleurs moments de mon voyage. l'hotel de Chiang Mai etait somptueux, au millieu de rizieres, dans la montagne.
Ayutaya est un des rares coins où l'on sent le poids de l'histoire du Siam. les temples de Bangkok n'ont qu'un interet tres limité, etant donné qu'ils sont assez recents (18eme siecle pour les plus vieux, mais refait à neuf en permanence. que reste t'il d'authentique ?)
j'ai un probleme avec l'expression religieuse boudhiste qui me semble s'apparenter au culte des idoles plus qu'à une foi éclairée.
j'etais à BKK pour l'anniversaire du roi, la ferveur est une chose, le culte de la personalité en est une autre. On ne peut que sourire devant le roi vénérable, tellement cela fait monarchie d'operette (l'armée est au pouvoir).
Les photos du roi posant avec un canon EOS !!! meme sur les billets de 1000 batts le roi pose avec un appareil photo en bandoulliere !
Bangkok est une ville contrastée. Il faut éviter Kaho san road, c'est absolument insuportable, il n'y a que des nostalgiques de bob marley, des 'springbreak' vieillissant, des fausses marques mal contrefaites.
je ne suis pas allé à Patong, car le triste spectacle d'une humanité humiliée n'est pas ce qui m'interresse à voir.
le quartier autour des centres commerciaux est tres bien, j'etais au Four Seasons (ancien Regent), tres bon hotel, piscine de 25m, spa magnifique.
le marché de chatuchak n'a pas beaucoup d'interet; on trouve les memes marques qu'en France, sauf que c'est du faux de mauvaise qualité.
pour trouver du vrai, il faut aller à Siam Paragon, par exemple, mais c'est plus cher qu'en France.
en revanche, j'ai beaucoup apprecié le peuple thai. charmant, civilisé et tres honnette. je garde le souvenir de ce petit garçon, assis à coté de moi dans le train au retour de Ayutaya. Je mangeais des gateaux, je lui en ai offert un, il m'a fait un magnifique salut thai, mains jointes, avec un regard plein de gentillesse.En général, les gens, tres simples, de ce train etait vraiment charmant, tout comme les habitants d'Ayutaya que j'ai croisé en me baladant le long de la riviere.
je regrete de n'avoir pas rencontré l'ame de l'asie comme j'avais ressenti une présence sublime en Egypte.
Après de long mois j'ai (enfin) reussi à mettre, non pas sur le papier, mais sur le net, le récit et les photos de ces 3 semaines en Thailande en été 2006. Comme d'hab pour ne pas vous saouler, je vais le poster ici progressivement ...
Cela fait quelques temps que je pèse le pour et le contre de commettre sur le forum certaines de mes aventures. Vont-elles intéresser quelqu’ un ? Ne vont-elles pas choquer certains et ne vais-je pas m' exposer aux furies qui semblent sévir assez fréquemment sur VF ? Aurai-je bien le temps d’ écrire mes récits et d’ organiser quelques photos pour les illustrer, et de poursuivre les commentaires que, j’ espère, je recevrai ? Je suis après tout plutôt très occupé ! Mais en fin de compte, j’ ai décidé de me lancer, et donc je vais commencer le narratif d’ un petit périple, il n’ y a pas trop longtemps de ça, de Bangkok à Vientiane, puis en Isaan avant de retourner à Bangkok. Ce premier chapitre n’est pas accompagné de photos, mais je promets d’ en fournir par la suite, si il y a du répondant positif ! Et si je touche un terrain vraiment réceptif, je penserai alors à continuer par d’ autres récits.
Alors voilà….
Après avoir passé une semaine entre Zhanjiang et Guangzhou, dans le Guangdong, j’ avais pris le train pour quitter la Chine en direction de Hong Kong, puis redescendre vers Singapour, et enfin remonter vers Bangkok. Y et moi sommes simplement heureux de nous retrouver et nous passons une première soirée bien tranquille.
Le lendemain, nous prenons l’ avion de Nok Air de Don Meuang à Udon Thani. C’ est un petit saut de puce de moins d’ une heure, mais qui nous ammène rapidement à portée de bus de Vientiane, notre but. Vu d’ en haut, Udon semble être assez plaisant, entouré de verdure (nous sommes début août, et c’ est la saison des pluies) et ne donne pas l’ impression d’ être une de ces énormes agglomérations chaotiques comme on en voit tant en Asie. À l’ aéroport, nous faisons connaissance avec un couple Franco – Laotien (lui/elle). La femme semble savoir comment aller jusqu’à Vientiane.
Nous aurions mieux fait de ne pas l’ écouter, car il semblait bien y avoir un transport disponible pour Vientiane à la sortie-même de l’ aéroport, pour quelques 300 baht (6 euros) par personne ce qui n’ était pas la mer à boire ! Ça aurait été plus simple, parce qu’ une fois arrivés à la gare routière d’ Udon (ça nous a donné l’ occasion de vérifier le caractère bien provincial d’ Udon en passant), il s’ avère que les bus pour Vientiane sont surchargés. Nous pourrions bien en prendre un, sur le point de partir, mais il faudrait alors rester debout, non merci ! Et le bus suivant ne part que 4 heures plus tard ! Nous prenons donc un taxi pour la frontière, à quelques 45 minutes de route. Mais le Français en fait une scène, gesticulant et vociférant en plein milieu de la gare routière. Il en veut à sa pauvre femme d’ avoir essayé une combine qui ne marche pas. Une fois de plus, on constate que trop souvent les Français sont mauvais coucheurs, qu’ ils ne sont pas cools et qu’ ils ne savent pas se contrôler. Quelles mauvaises manières, surtout en Thailande où une des qualités les plus appréciées est de savoir garder son calme ! Cela ne fait ni une, ni deux, Y préfère prendre le siège avant dans le taxi pour se distancer des pestiférations qui continuent ! « Et le conducteur ne sait pas conduire ! Et il va s’ arrêter pour bavarder avec tous ses copains ! Et les Thais/Laotiens n’ ont aucune sens des réalités ! » Etc…. C’ est d’un gênant…
Arrivés à la frontière, au Friendship Bridge qui franchit le Mékhong, juste à la hauteur de Nong Khai, Y a quelques désagréments avec ses papiers. Tout d’ abord, la police Thaie déclare qu’ elle n’ avait pas obtenu de tampon d’ entrée en Thailande, à son retour de Singapour quelques semaines auparavant. Il lui faut remplir quelques papiers avant qu’ on corrige cela dans son passeport. Mais une fois arrivée au côté Laotien, un saut en bus plus loin, on lui refuse l’ entrée car … la police Thaie ne lui a pas mis un tampon de sortie du territoire Thai !!! Il lui faut donc reprendre le bus pour retourner au poste Thai, pour réparer cette nouvelle erreur, puis revenir, ce qui nous coûte une petite heure. L’ attendant, au poste Lao, je m’ attendais au pire, je me demandais si elle allait revenir le jour-même et je commençais à imaginer tout un tas de scénarios peu plaisants …. passer la nuit aux postes frontière, Y du côté Thai et moi du côté Lao, par exemple…
Mais finalement nous arrivons quand-même bien, un taxi plus tard, à Vientiane, et au Guest House que nous avons réservé. Le soir, nous allons dans une maison voisine pour un massage réparateur, puis nous mangeons au restaurant Sombun (« Parfait »), dehors dans le jardin. Nous sommes à quelques pas de la fontaine, au bout de l’ esplanade qui s’ étend devant la version locale de l’ Arc de Triomphe. Je trouve ça assez bon et authentique (en fait aucune différence avec la nourriture thaie), mais Y je crois n’ est pas convaincue. En tout cas, c’ est sympathique et le service agréable.
Ceci n’ est donc qu’ une entrée en matière. S’ il y a des réponses, je prie de me pardonner le temps qu’ il me faudra pour continuer, car je ne peux pas tous les jours me consacrer pour des heures entières à VF. Alors patience donc !
Je suis toujours en vie mais j'ai mal. je sais pas ce qui se passe, je n'ai pas bu d'eau du robinet, je ne suis pas alle faire crac-crac avec l'autochtone (meme si l'incitation etait forte, voir plus loin) et je me tape quand meme des crampes d'estomac pas possibles, les muqueuses a
l'envers. Du coup aujourd'hui j'ai du decoller de mon bouge vers 15H.
Et si je parle de bouge ce n'est pas a cause du niveau des prestations (conformes aux standards europeens) mais bien parceque je suis tombe sur un bordel industriel. Le "Nana Hotel" porte magnifiquememt son nom. Il est meme dote d'un night-club au premier dans lequel on ne rencontre que deux especes : les nymphettes (endemiques) et les gras du bide (ou "farangs", c'est a dire "occidentaux" en idiome local. Comme c'est derive de "francais", j'ai bien
peur que ce soit pejoratif...).
Passons.
Finalement, je crois que ca doit etre les glacons. j'ai pas fait attention a la gueule des glacons dans mon seven up; le guide du routard etait pourtant clair a ce sujet : Des glacons en cube, toujours, jamais de glace pilee.
Bref, a l'heure qu'il est mon tube digestif doit etre devenu le repaire de millions de thais clandestins et microscopiques. Pas de panique, j'ai embarque quelques tablettes de charbon actif, ca devrait me remettre d'equerre assez rapidement. En tout cas, d'equerre ou pas, apres demain c'est adieu "Nana" et bonjour Kho Tao . merde, je trouve pas le point d'exclamation sur ce putain de clavier thai. Ah la vache, y a pas de trema non plus ?
Passons.
Bon, je reviens d'une petite ballade dans Chinatown et c'est exactememt comme dans les films (en plus chaud, humide et puant). Je me suis installe dans une gargote pour faire comme l'autochtone et je me suis penche sur la carte le coeur au bord des levres. Il faut tout de meme dire qu'elle est bien foutue la carte, avec des images qui valent mieux que tous les
beaux discours (en tout cas pour ceux qui ne comprennent ni les discours en thailandais ni ceux en chinois). Le probleme, c'est que je n'ai a peu pres rien reconnu sur leurs images, que des potages ou des fritures a base d'aliments inconnus sur ma planete. A un moment, j'ai quand meme cru reconnaitre des raviolis chinois, alors j'ai timidememt pointe la photo
du doigt, avec un petit sourire plein d'espoir.. Grave erreur : je ne sais toujours pas ce que j'ai bouffe, si ce n'est que ca avait plutot une gueule de friture de moules entourees de panure. Le gout est indescriptible, je ne vais donc meme pas essayer...
Passons.
Demain est un autre jour qui verra Gwenn partir a l'assaut des khlongs (les canaux du coin), que l'on parcourt en tail-boats. Des que j'ai compris pourquoi ils appellent comme ca leurs barques a moteur je vous explique. J'aimerais bien aussi cloturer mon apres-midi par un match de boxe thaie....
Et apres demain Kho Tao donc.
Le Guide en fait une description feerique moins un. Le "moins un" signifie qu'il est tout de meme fait mention de petits foyers de paludisme se ranimant a la saison des pluies. A 6 mois
pres j'etais mal.
Bien, il est temps que j'aille refaire provision de charbon actif.
Mais je repasserai.
Après 3 jours
Ca y est, je sais pourquoi ils appellent ca des tail-boats : c'est en rapport avec le moteur installe a l'arriere du bateau, tout au bout d'une longue tige metallique, si bien qu'on a effectivement l'impression que l'engin dispose d'une sorte de queue. Il faudra que je vous montre les photos...
Les khlongs (les canaux du coin) sont vraiment depaysants : il s'agit d'un enchevetrement bordelique de cabanes sur pilotis, d'humains innombrables et de barques chargees de poisson, viande, riz, fleurs, arrosoirs, PQ, auto-radios, enfants, chiens, chats, bref de tout mais il faut
chercher...
Point tres positif : c'est la premiere fois depuis trois jours que j'ai eu l'impression de respirer sans difficultes a l'air libre.
Autre moment fort - et j'en suis encore tout emu - il m'aura fallu parcourir 10 000 bornes mais ca y est, je l'ai vu : Steven Seagall m'est apparu. Ca fait un choc hein ? j'etais tranquillement en train de compter les coups que s'echangeaient deux tares insensibles a la douleur au
Ratchadomnoen Thai Boxing Stadium, lorsqu'a la faveur d'une pause entre deux rounds une ombre gigantesque a recouvert le ring. Le mec a deja une certaine carrure dans l'absolu mais lorsqu'on le fait poser pour la photo a cote des deux thais superweight ca devient carrement un monstre. Et quand je vois la clameur que cet acteur de serie Z a reussi a soulever dans
le stade, j'ai du mal a imaginer les mouvements de foule qu'un demi-dieu comme
David Beckham pourrait provoquer. Il faut dire que les mecs sont tous litteralement passionnes par la "premiere league" anglaise. J'ai vraiment l'air d'un naze lorsque je commence a parler football avec un conducteur de tuk-tuk et qu'il me sort des noms d'anglais dont j'ai jamais entendu parler ( c'est qui Roy Mc Coy ? c'est une equipe Aston Villa ?). Alors je me rabats invariablement sur Arsenal, vantant les merites de Thierry Henri, Sylvain Villtorde ou Robert Pires. Je sais, c'est pathetique mais il n'y a que de cette maniere que
Je recupere plus ou moins le controle de la conversation. Et vous n'imaginez pas a quel point c'est important d'avoir le controle dans une conversation avec un thai (enfin la je parle uniquement des deux pour cent qui comprennent quelques mots d'anglais, sinon c'est peine perdue) parceque si tu arrives a peu pres a te faire comprendre, capter ce qu'ils te repondent
en retour releve de la pure gageure ; Ils ont vraiment un accent a chier, ils bouffent toutes les terminaisons.
Exemple : "A wha tam u wan to co u ?"
(Il fallait bien sur comprendre : "At what time do you want me to call you"). Je crois que je vais finir par repondre invariablement "yes" et attendre de voir si ce "yes" implique une sortie de thune. Il sera toujours temps alors de me retracter...
Quoi moi raconter d'autre a vous ? je prends le bus pour Chumphon dans deux heures, ou je vais passer la nuit. Demain matin de bonne heure je prends le speed boat pour l'ile de Koh Tao, puis le taxi boat jusqu'au Coral View Resort : c'est une chtite crique ou je devrais etre tranquille. Apres trois jours a Bangkok, c'est la seule chose a laquelle j'aspire...
A bientot.
Auprès de mon ile
Bonjour Public,
Maintenant que je suis arrive sur mon ile et que ca ressemble vraiment a un film d'Elvis avec des guirlandes autour du cou, je peux y aller franco et vous reveler clairement ce qui devait jusqu'a present etre lu entre les lignes : Bangkok C'EST PAS BEAU. Alors, oui, c'est depaysant, il y a des temples dans chaque pate de maison et des autels a tous les coins de
rue, ca grouille, ca exulte, ca s'engueule, ca vit intensement, tout ca c'est vrai je suis temoin.
Mais ca a aussi toutes les tares de la ville champignon, tu sens que le developpement a ete fulgurant et par consequent totalement anarchique : y a des milliards de bagnoles, de velos, de motos, de camions, de tuk-tuk qui empuantissent tellement l'athmosphere que tous les conducteurs "a l'air libre" portent un masque, il fait chaud, y a un boucan assourdissant,
Les fils electriques sont tendus par grappes de soixante-quinze et rarement a plus d'un metre quatre-vingt du sol (eux ils s'en foutent mais moi je me les prends en pleine gueule) et le truc pire que tout c'est cette extreme pauvrete offerte au regard - les thais vivent sur le pas de leurs
portes et y bouffent itou - obligee de cohabiter avec le luxe tapageur des nouveaux riches. Ca fait un peu cliche, cette tirade sur les ecarts de niveau de vie dans les pays du tiers monde, mais quand ca se passe sous tes yeux....
Bref, je me suis barre hier a quinze heures, confiant en ma bonne etoile et en mon bus. Le programme etait pourtant simple : tu restes dans le bus jusqu'a Chompung, ensuite tu descends et t'attends le bateau. Alors la tu le prends et lorsque tu vois la plage et les palmiers, c'est que t'es arrive.
Mais ca s'est pas passe comme ca.
Chompung, c'etait a deux heures du matin et personne ne m'a reveille. Faut me comprendre : j'en avais bave pour trouver une position a peu pres confortable (en foetus avec une couverture sur la tete), j'avais marque mon nom et mon arret sur un bout de papier, ca ne pouvait pas merder. Et pourtant j'arrive a Khurat-tani a cinq heures du matin en me demandant ce que je fous la. Bref, prochain ferry boat a huit heures du mat' (encore
trois heures d'attente sur un quai plus quatre heures de traversee) et changement de bateau a Koh Phangan pour une arrivee finale a Koh Tao vers 12H30. J'ai perdu 6 heures et une bonne partie de mon flegme dans l'histoire.
Honnetement, je crois que ca en valait la peine : l'ile est magnifique ? en trois mots : petite, montagneuse, luxuriante - et les bungalows ne sont pas chers (60 F par jour). En debarquant, j'ai a peine mis le pied sur le ponton qu'un banc de poissons passait dessous. Cinq minutes plus tard je detalais devant des papillons gros comme mon poing ; heureusement,
c'etait un peu a l'ecart du village et je crois que personne ne m'a vu.
Je commence la plongee sous-marine demain : deux jours d'enseignement theorique puis quatre plongees sur deux jours, entre 12 et 18 M de profondeur.
Peut-etre un peu juste pour choper un requin baleine, quoique...
Melanie et Pascal, j'ai bien recu vos messages, ca fait d'autant plus plaisir que je n'ai pas lu ou parle francais depuis mon depart, et apparemment y a pas un francais sur l'ile. Je fais donc de l'immersion aquatique ET linguistique.
Je n'ai qu'un truc a dire : continuez.
A suivre.
J-1
Comment ca va chez vous ? De mon cote, ca s'ameliore tous les jours.
Mais reprenons dans l'ordre chronologique :
Lorsque je suis arrive, une des premieres choses qui m'a frappe, c'est l'attachement delirant des thailandais pour la monarchie. C'est vraiment quelquechose dont les Windsor, les Bourbons ou les Sturm und Taxis peuvent etre jaloux. Bien sur, j'en avais deja eu un avant-gout a Bangkok avec tous ces panneaux geants a la gloire du roi, mais apres tout (et toutes proportions gardees) c'est un phenomene dont on peut aussi etre temoin a Bagdad ou a Tripoli (sic).
A Koh tao, le roi est venu en villegiature il y a une trentaine d'annees, il y a laisse une stele sur la plage en souvenir de son passage. Aujourd'hui encore, c'est un defile constant d'iliens honorant la memoire de leur monarque, certains allumant des batonnets d'encens, d'autres
epoussetant consciencieusement le granite, d'autres enfin se contentant d'un "wai" esquisse avant de poursuivre leur route. Le "Wai" est le salut traditonnel thai, les deux mains jointes devant soi. Plus les mains sont elevees et plus la marque de respect est grande. Devant la stele
on a l'impression que les mecs essaient de decrocher une etoile.
Une autre caracteristique thaie est leur sens inne du commerce (seulement depasse parait-il par les vietnamiens, mais eux ont carrement une reputation de crapule) : le soir de mon arrivee j'etais desesperement a la recherche d'une montre afin de ne pas louper le premier cours du
lendemain que ces batards du "Crystal Diving Resort" avaient arbitrairement fixe a 9H du mat'. L'ile nest pas bien grande et assez isolee, si bien que certains articles sont assez difficiles a trouver. Au bout d'un moment j'en deniche une cependant, adaptee au gout thaie - enorme et doree, en un mot tres laide - mais qui fait bien mon affaire. Le mec voulait me l'echanger contre la bague du grand pere. Il a fallu que je lui conte par le menu tout son historique familial pour qu'il finisse par accepter mes 600 bahts. De toute maniere je compte bien la lui revendre avant de partir, et ainsi transformer l'affaire en simple location, pas question de revenir en France avec cette horreur au poignet.
En parlant de la France j'ai tout de meme fini par denicher des compatriotes : ils tiennent l'unique pizzeria de la rue principale. Ce soir je leur ai ramene une tablee de 9 personnes, ce qui m'a permis de diner a l'oeil. Comme quoi les Farangs aussi savent faire des affaires...
Aujourd'hui, premier plongeon avec des bouteilles. Je suis arrive a la bourre malgre la montre. Il faut dire que j'ai assez mal dormi la nuit derniere etant donne qu'il m'a fallu tenir un siege contre la fourmiliere du coin. Sous les tropiques, ne jamais garder de la bouffe dans
son bungalow si on n'a pas de frigo pour l'y entreposer. Qui plus est, une enieme panne des generateurs de l'ile nous a tous prives de ventilateur jusqu'au reveil.
Mais ce qui m'a instantanement tout fait oublier, c'est qu'en recompense des 8 heures d'enseignement theoriques ingurgitees depuis hier matin concernant les bouteilles, les moderateurs de pression, les respirateurs, les jauges, les lests, les mesures de securite, les paliers de decompression, les problemes de sinus et d'oreille interne et j'en passe,
notre petit groupe a pu enfin tester le materiel cet apres midi dans une petite crique d'1 metre cinquante au nord de l'ile.
Et demain c'est parti pour 12 metres.
Matt, le cockney qui nous chaperonne, est assez content de lui : les deux norvegiens, les deux suisses allemands, la canadienne, les deux hollandais, l'israeliennne et le frenchie qui composent ce groupe colore s'en sont globalement bien tires. Et pourtant, il nous a un soumis a rude epreuve : a un moment donne il m'a meme coupe l'arrivee d'oxygene pour simuler une asphyxie et voir comment je m'en sortais. J'aurais pu le baffer.
Une derniere anecdote pour la route ? Pour se rappeler des differentes etapes du chek-up, le PADI (bouquin officiel edite par la federation intenationale de "scuba diving") enseigne a ses etudiants un moyen mnemotechnique : les initiales de ces etapes (respectivement "Bcd",
"Weights", "Releases", "Air" et "Final ok") peuvent etre retenues grace a la phrase assez debile qui suit : "Begin With Review And Friends".
Quand a moi, je prefere celle que Matt m'a sussuree : "Bangkok Women Rarely Are Fellows". Pour les non anglophones, ce veut a peu pres dire : "les petites femmes de Bangkok sont rarement des travelos". Il y a quelques jours, j'ai eu personnellement la preuve du contraire, mais chut...
Demain matin, le cours est a huit heures. Il est bientot minuit ici, alors bonne nuit mes enfants.
A suivre.
Dites bonjour a un nouveau diplome
Coucou tous,
Comme prevu, mes quatres premieres plongees ont eu lieu hier et aujourd'hui, suivies d'un examen final, et je peux maintenant vous l'annoncer : a mon retour a Paris, vous aurez devant vous un homme-grenouille diplome.
J'hesite maintenant quant a la suite des evenements : passer "l'advanced open-water" qui me permettrait de descendre jusqu'a 30 M et me specialiser un peu (plonger dans les grottes ou les epaves, plonger de nuit, plonger dans les lacs de montagne, etc..etc..) ou bien m'en tenir la.
Un plan plus economique - et c'est la solution vers laquelle je penche pour le moment - serait de louer une moto demain afin de visiter (enfin) Koh Tao, faire deux plongees supplementaires apres-demain et peut etre me barrer pour Koh Phangan dans 3 jours ou, parait-il, de grosses fetes sont organisees sur la plage a peu pres un soir sur deux.
Plutot que de changer d'ile, je pourrais egalement elargir mon horizon et me decider enfin! ! a faire ce trip au Laos dont j'avais parle a certains avant mon depart. C'est ce que me conseille Stephane, mon pote Francais qui habite le coin depuis 7 ans. Il y est alle lui-meme et a fait cette fameuse croisiere sur le Mekong qui me fait tant saliver. Par contre, comme il s'avere finalement impossible de relier Luang Prabang a Vientiane en bateau, j'emprunterais putot le fleuve jusqu'au nord de la Thailande. La, on m'a parle d'une riviere que tu peux descendre sur des boudins durant une apres-midi entiere, ca a l'air amusant comme tout.
Bref, pour l'instant je suis un peu dans le brouillard et ce dont j'ai besoin apres toute cette debauche energetique c'est surtout d'une petit cure de sommeil. Donc, la maniere dont je vois les choses pour demain, c'est dodo jusqu'a midi puis ballade a moto dans la jungle.
Les plongees se sont super bien passees : j'ai croise des trucs incroyables (limaces de mer, poissons pierre, murenes, grosses bestioles colorees dont je ne connaitrai jamais le nom) et eprouve des sensations inedites qui, selon les pros, se rapprochent assez de l'apesanteur. Mais plutot que des descriptions forcement imparfaites, je vous ramene une video dans mes bagages. On m'y voit faire le con sous l'eau, tout ca. Bon, pendant ce temps la il y avait une raie manta a quinze metres mais je l'ai loupee ; c'est ca l'emmerdant quand on ne peut pas siffler ses potes pour leur dire "eh ramene toi et vise un peu ce que j'ai trouve"...
Une speciale dedicace pour Titi : j'ai plonge deux fois quarante minutes sur un spot paradisiaque que les mecs appellent.....Twin Peaks. Decidement j'apprecie de plus en plus David Lynch.
Pour terminer sur une note un peu moins descriptive, un petit conseil : si mes mails vous donnemt envie de vous rendre compte par vous meme de la geule de l'endroit d'ou je vous ecris, magnez vous. Pour le moment, Koh Tao n'est pas vraiment urbanise mais ca pourrait changer rapidement. Le village ou je creche, de taille respectable, n'existait pas il y a 10 ans. Et le mec qui avait essaye de mettre un cadastre au point, avec permis de construire et tutti quanti, s'est fait flinguer de 5 balles l'annee derniere.
Bienvenue au Far East.
Laisser les bons temps rouler
Sabai deeeeee,
J'ai note un truc interressant au fil de mes rencontres avec d'autres Farangs : La moitie d'entre eux sont au milieu de trips de deux mois minimum, plus souvent de cinq ou six et parfois de plusieurs annees. Presque pas de francais dans le lot mais une floppee d'anglo-saxons, de scandinaves et d'israeliens. Pour ces derniers, je comprends : c'est tellement la merde chez eux en ce moment que des qu'ils en on l'opportunite - entre deux affectations dans Tsahal par exemple - ils se barrent le plus loin et le plus longtemps possible. Par contre, concernant les
scandinaves et les anglo-saxons, il doit y avoir derriere tout ca une explication d'ordre culurel qui m'echappe encore.
N'empeche, ils ont tout compris.
Fidele a mon programme, j'ai donc loue une moto hier pour faire un peu de "sightseeing". Naivement, je pensais pouvoir trouver des petits scooters de 50 cc ; Ils m'ont mis entre les pattes un truc petaradant avec plein de vitesses, j'ai cru faire une attaque. Apparemment je ne dois pas etre le premier blaireau a qui ca arrive, la petite thaie que j'avais en face de moi a donc essaye de me rassurer du mieux qu'elle a pu : "very easy to shif? gear. You no scarry". Elle avait presque reussi son coup mais l'etat des pistes et le sable genereusement repandu dessus ont failli me faire verser dans le fosse au bout de cinquante metres. Vu que les mecs ne semblent pas connaitre les principes de base de l'Assurance sur cette ile et que le moindre pet sera pour ma pomme, j'ai crachote vraiment pepere jusqu'a Buddah Rock, un rocher en forme de buddah donc, a la pointe sud de l'ile et aussi sacre pour les iliens que trois autres cascades et quinze autres steles du coin.
J'etais accompagne de Jahrun (un batave sympa), de Jori (une tcheque qui a etudie les medecines douces pendant quatre ans a Brisbane et qui part bientot s'installer a Tel-Aviv pour rejoindre son fiance. Elle fait super bien les massages) et de jani, Joseph et Z'e'ela (3 israeliens jamais a court de cigarettes qui font rire). On a passe une apres-midi entiere dans un joli lagon avec masque, palmes et tuba.
Ce matin, reveil vers 07:15 pour deux autres plongees, j'ai vu mes premiers baraccudas et suis descendu a -22 M. Mon compagnon de plongee du jour (un moniteur du Crystal) etait tellement relax qu'il m'a encore occasionne un coup de flippe ; Voila a peu pres l'echange - en langage des signes bien sur - qu'on a eu sous quinze metres de flotte : "il te reste combien la ?" "60" " tu vas bientot etre a court" "je sais" "agrechnoupf slop rugh" (La, en fait, c'est que je me refuse a comprendre un truc qui m'etonne un peu. Euphemisme) "euh...quoi ?" "file moi ton equipement. On echange"
Petit moment de solitude mais bon, finalement, je ne regrette pas, ca a ete marrant et il avait du super materiel.
Je vous embrasse.
Laisser les bons temps rouler (part 2)
Hello everybody, everybody hello.
Ces deux derniers jours ont ete riches en emotions.
Ca a commence lorsque le distributeur ATM a bouffe ma carte de credit mercredi dernier. Ma premiere reaction a ete d'essayer de bouffer le distributeur a mon tour. J'avais deja une pizza dans le bide, ca promettait d'etre assez indigeste, je me suis fait une raison.
"Quel pourrait etre le prochain smoothe move ?" me suis alors demande ?
Reponse : quand tu as un probleme sur l'Ile, vas voir Mr J.
Ainsi que le proclament les panneaux plantes sur les cocotiers entourant son domaine "need some cash ? Ask Mr J. The rate is up to you" ou encore "Mr J likes vikings. Because they're never angry. And they don't bargain". Il y en a toute une floppee de la meme veine. Bon, je suis donc alle faire appel a ses services d'usurier, d'autant que c'est le seul mec sur l'ile qui a un accord avec Western Union.
Apres 36 heures de demarches laborieuses et de coups de fils intercontinentaux, me voila donc redevenu un homme riche (merci Bibou, merci Yannosch). Maintenant, il faut juste que je pense a ne pas me faire piquer ma thune. Vous tremblez pour moi ? Y a de quoi.
Apres cette merde et quelques autres (on m'a tire mes pompes. Mr J s'est paye sur la bete a hauteur de 50 dollars), j'ai eprouve le besoin subit d'aller me retourner la tete.
Tous les bars a biere etant squattes par les instructeurs britanniques du coin, je me suis retourne vers le happy daze. Appelez cela comme vous voudrez, un sixieme sens, une narine puissante, l'endroit m'a d'emblee semble prometteur : un etroit passage pour y acceder, des lumieres tamisees, uen terrasse sur la mer, quelques inscriptions au look psychedelique. Et de fait, je ne fus pas decu : "What is on the menu ?" "soft drinfks, fruit shakes, cocktails....", puis dans un souffle :
"...opium and weed".
J'ai donc chope un peu de beuh avant de monter au premier etage, intrigue.
Vous vous rappelez la fumerie d'opium dans le premier Emmamuelle ? Piece sombre et sans fenetres, juste quelques rais de lumieres qui filtrent a travers les planches, mecs avachis sur des nattes, volutes de fumee prenant lentement possession de l'espace, un thai accroupi hachant son herbe sur une planchette en bois, gueule fantomatique mise en relief par une petite source de lumiere venant du sol.
J'y etais. Je l'ai vu.
Un bong plus tard, j'etais comme tout le monde, c'est a dire par terre. Je suis reparti au bout d'une heure, non sans avoir du decliner quelques pipes a opium dans l'intervalle. Ai fait 100 M avant de m'ecrouler sur mon lit. Fin de l'histoire.
J'ai rendu ma chambre ce matin et m'apprete a me diriger avec Zeela vers le lagon ou nous avons fait halte il y a quelques jours, avec palmes, masque et tuba. Un decor enchanteur, le calme, quelques shakes a la noix de coco, la tranquillite, une petite israelienne partageant ma
couche, la paix et l'harmonie.
Je vous previens que Gwenn rentre en hibernation pour quelques jours : il a trouve ce qu'il cherchait, il se met sur "off" et profite. Ne vous etonnez donc pas si la frequence de mes mails decroit. Ca veut dire Bonheur.
PS : c'est le nouvel an chinois demain. Je me bougerai peut-etre a
cette occasion, on verra bien.
PPS : Raphael et Lorita, j'ai bien recu vos mails. Je vous envoie une
pensee tropicale.
J-1 (avant retour sur Bangkok)
Bon finalement, je n'ai pas fait la moitie de ce que j'avais prevu (pas de Chang-Mai, de Luang-Prabang ou d'Angkor Vat) et meme pour le nouvel an chinois je n'ai pas decolle de ma natte; mais il faut dire que sur l'ile les festivites se sont resumees aux traditionnels fireworks et autres firecrackles, avec une intensite a peine superieure a un soir ordinaire.
Je rapporte quelques jolis photos de mon lagon, j'ai encore plonge ce matin et ce soir sera ma derniere soiree "calme et volupte". Je vais surement la passer sur la terrasse en bois d'un bungalow a flanc de montagne, les yeux alternativement diriges sur les lumieres de la baie et celles de la voute nocturne.
On va commander quelques beignets a la banane et ce sera bien.
Demain, retour sur Bangkok (seul) : depart a 09:00, arrivee a 21:00.
Esperons que je ne louperai pas la station cette fois.
Honnetement, la perspective du retour a la civilisation ne m'enchante qu'a moitie - vous savez ce que je pense de Bangkok - mais je vais tout de meme essayer de me trouver un coin different et, dans la mesure du possible, aborder la ville avec un regard neuf.
De toute maniere, je n'ai pas vraiment le choix puisque Luna se produit au Meridien de Bangkok apres-demain soir (dans un numero d'equilibriste) et nous avions convenu que je l'y rejoindrais a cette occasion.
Sinon, quelles nouvelles ? Je viens de recuperer ma carte de credit (APPLAUSE) j'ai fait du Kayak de mer toute l'apres-midi d'hier. C'est pas bon du tout pour les bras ce truc. Plus jamais. Je pratique un peu l'allemand avec des mecs de Stuttgart, de Hamburg et de Leipzig. Comme ils ne se comprennent pas entre eux, ils parlent tous Hochdeutsch, ce qui me convient parfaitement. Il me reste plus de 20 000 bahts pour finir mon voyage (billet d'avion deja paye). N'ayons pas peur des mots : Gwenn se revele un gestionnaire remarquable. Et a la troisieme personne parcequ'il le merite. Je vous aime. Je veux rester la. Vous etes mes amis. Envoyez moi de la thune. Vous etes trop geniaux Timbres acceptes.
Dernier contact avant rentrée dans l?atmosphère
Shalom,
J'atterris dimanche soir a Paris, avec de grosses chances de rentrer directement en hypothermie a ma descente de l'avion. Je crains aussi les ampoules (je vis pieds nus depuis 2 semaines), sans parler de ma premiere douche chaude depuis 22 jours (mon pauvre coeur tiendra-t-il le choc ?).
Pire que tout, que va-t-il se passer dans l'avion ? Peut-etre vais-je me faire prendre en hotage par des terroristes qataris ? ou cambodgiens ? Peut-etre vais-je me taper un hotel a Gonesse ?
Tout cela peut VRAIMENT arriver, j'en veux pour preuve la destruction du bateau qui me ramenait a Chumphon avant-hier. J'etais a ce moment la dans la cabine interieure, occupe a mater d'un oeil morne une serie japonaise doublee en thai, lorsque le plafond est parti.
Dans un grand CRAK, il est reste scotche a un pont sous lequel le pilote pensait pouvoir passer. Eclatement du bois au-dessus de ma tete, fils electriques sectionnes projetant des etincelles, cris et odeur de poudre...vachement plus marrant que la merde japonaise, vous pouvez me croire.
J'ai trouve une petite pension de famille sur Kao San, artere a touristes dont les guesthouses figurent parmi les moins cheres de la ville. Bois patine et portes coulissantes, tables basses et niches a offrande, chasses d'eau "manuelles" (un seau d'eau) et gekkos sur les murs, pas de doute : on est a Bangkok.
Au premier etage, le salon est construit autour d'un arbre. A l'interieur, quelques jeunes japonais defonces (on reconnait leur etat a la frequence de leurs pouffements : Hi hi hi hi hi) et un clone de Cocodile Dundee, avec rides et Stetson, qui vous parle de l'amour de sa vie : une jeune cambodgienne de 28 ans qu'il prevoit d'aller retrouver a Phnom Penh pour la Saint Valentin, les poches pleines de billets. Inutile de vous dire qu'une partie de la somme servira a payer la Mama San, afin de dispenser la demoiselle de turbin durant le sejour de notre amoureux transi.
Hier, j'ai failli causer un incident diplomatique : je suis tombe sur une affiche du roi (taille standard : 4x2m) se rendant a la plage. Lorsque j'ai vu les pains flottants a sa ceinture, explosion de rire. Mais je me suis vite repris afin d'eviter le lynchage et j'ai deguerpi devant les regards ouvertement hostiles que les autochtones continuaient a me lancer. Que voulez-vous, c'est un fait avere : les thailandais ne savent pas nager.
A mon retour a la pension, le fils de la famille, 30 ans et legerement demeure, s'est mis en tete de me faire parier sur des combats de poissons empereurs. Devant mon incomprehension, il a sorti quelques bouteilles de derriere les fagots ; les bouteilles etaient en fait des bocaux, dont les contenus ont ete rapidemenbt transvases dans un seau hygienique, arene improvisee de nos paris.
Et j'ai paume 50 bahts contre un cretin.
Voila donc les derniers rebondissements d'un sejour en Thailande qui s'acheve ;
Vous avez certainement entendu parler de cette "curiosité" par laquelle un train de voyageurs passe au travers d'un marché (quotidien) situé sur les rails : au passage (8 fois/jour) les échoppes se replient en quelques secondes et retrouvent leur configuration initiale après le passage du train. C'est ICI en vidéo.
Alors, en l'absence de compte rendu précis, voici le moyen (grandement illustré !) d'y aller pour les plus téméraires de nos amis voyageurs. Les touristes ne seront pas intéressés car ce petit "périple" demande toute la journée : en contrepartie vous aurez l'immense satisfaction de découvrir la Thailande AUTEHTIQUE et de rencontrer fort peu de farangs.
De bon matin prenez le BTS jusqu'à son terminus Wongwiang Yai. A la sortie prenez à gauche comme si vous poursuiviez le sens de la voie du BTS (levez les yeux pour voir 200m plus loin le métro à l'arret). Au (grand) croisement prenez à droite et continuez sur 300m jusqu'a voir un échangeur de voie aérien (ces escaliers qui permettent de passer au dessus d'une voie à grande circulation), passez dessus et prenez la 1ere rue que vous verrez sur votre gauche. Le détail est important car la gare ferroviaire de Wongwai Yai est située dans une petite rue qui est aussi un marché ! Arrivez avant 8h40 (départ) et prenez un billet pour le terminus Maha Chai (1h de trajet). Du terminus BTS à la gare comptez 10 a 12mn de marche.
Confort rudimentaire, bruit et aération totale vous êtes déja immergé dans la Thailande authentique et par les fenêtres vous la verrez également. 😉
Au terminus (arrivée dans un marché également) vers 9h40, vous allez vous diriger vers le ferry (5mn de traversée à peine) afin de reprendre une nouvelle voie ferroviaire : départ de Ban Laem et terminus pour.... Maeklong (enfin !). Vous devez y arriver avant 10h10 pour le départ (horaires en photo). Montez dans le dernier wagon.... 😇
Le trajet dure également 1h donc vous arriverez à 11h10 (normalement 😎). Je joins des illustrations de la "vie à bord".....
A 5mn de l'arrivée, avec toute la courtoisie possible (en terminant par un wai de remerciement du plus bel effet !), demandez au chef du train (celui en uniforme 😇) de pouvoir passer la porte vitrée du conducteur et de vous installer à son poste. Ensuite c'est à vous de jouer car vous serez aux 1eres loges pour le spectacle : voir le ballet des échoppes reprendre possession de la voie dès le passage du train ! Et jusqu'a son entrée dans la gare de Maeklong terminus (et apothéose de ce petit périple péri-urbain).
Remontez ensuite la voie pour aller au devant du train qui va repartir moins de 10mn plus tard. Cette fois ci vous êtes dehors.... Le prochain sera à 14h30 alors vous dispose de 3h pour musarder (tout sourire !) avec bonheur dans le marché : le résultat photographique est plutôt convaincant !
Pour le retour, c'est le train de 15h30 qu'il faudra prendre et arriver ainsi vers 19h sur Bangkok après une journée riche en émotions et pour un prix de revient dérisoire : 10 bahts pour chacun des trajets ferroviaires (soit 40 bahts en tout) et 2 x 3 bahts pour le ferry !! Une grande bouteille de coca ou une glace aux fruits vous couteront également 10 bahts !! Au ratio authenticité, originalité qualité prix je crois qu'on fait guère mieux ! A condition bien sûr de savoir prendre le temps et de garder les yeux ouverts et le sourire aux lèvres.... Les voyageurs me comprendront. 😉
Pour les plus gourmands, une variante consiste aussi à prendre un taxi depuis Maeklong our le marché flottant d'Ampawa distant d'une 10aine de km à peine.....😇
Bonjour,
Tout d’abord je vous souhaite à tous une belle année, pleine de voyages et de belles découvertes ! De retour de notre voyage en Thaïlande, voici un « petit » compte rendu afin de partager quelques infos (et pour le plaisir !).
Arrivée le 14 décembre à 6h00 du mat à Suvanaboum. Nous ne souhaitions pas séjourner à Bangkok pour les premières nuits, et après moultes recherches, notre choix s’est porté sur la petite ville de Bang Phli, à 30 km environ de Bangkok (guesthouse : Sananwan palace. Tout plein de catégorie de chambres. 750 bath la cat sup avec clim mais les prix débutent autour de 450 je crois. La guest est agréable, propre, et avec piscine). Bang Phli est à proximité de l’aéroport donc évidemment, ben y a des avions ! Le trafic est variable… il doit y avoir des couloirs aériens empruntés uniquement à certaines heures… Bref, on passe les 2 1ères heures à regarder les avions passer au dessus de la piscine en se marrant …. On dirait bien qu’on a fait un drôle de choix ! Heureusement ça ne dure pas toute la journée. Après quelques heures de glandouille-jet lag au bord de la piscine, on part faire un petit tour. Bang Phli est une chouette ville (merci à Mr Comtois de nous avoir confortés dans notre choix !): des petits restaus de rue, des grands retaus-karaoke pour festoyer, des klongs, de la vie… Nous sommes contents de notre choix qui nous a permis de déconnecter rapidement ! Le lendemain est un samedi et nous découvrons le temple Bang Phli Yai, qui est apparemment réputé, en pleine effervescence. On retrouve avec plaisir les odeurs d’encens, le son des gongs, la foule qui colle des petites feuilles d’or sur les statues de buddha… Un gentil monsieur surpris de voir 2 farangs dans le coin vient nous expliquer que les 3 statues présentent dans le temple viennent d’Ayuthaya (et comme d’hab, c’est le temple le plus important de Thaïlande ;) !). Il y a également à Bang Phli un joli marché tout en bois le long d’un klong, très fréquenté par les touristes Thaï, et le plus grand buddha couché de Thaïlande (oui messieurs dames, plus grand que celui du Wat Po ! Mais certes moins bien mis en valeur). Fin novembre – début décembre je crois, il y a apparemment une grande fête du lotus (Rub Bua) qui doit être une occasion sympa de découvrir la ville.
16 décembre : on part pour Phitsanulok. On sait bien que les trains sont toujours en retard… mais on est têtus et comme le lendemain on va se faire du bus et ben tant pis, c’est parti pour le train ! Le train (450 baths) qui devait donc partir à 10h50 part à 12h00. On devait arriver à 16h00 et avoir un peu de temps pour découvrir « Philok, » mais ce sera arrivée à 18h .Pas grave, le trajet est chouette, et nous donne l’occasion de voir (entre autres) les fameux singes de Lopburi qui envahissent la ville et le temple le long de la voie ferrée. Arrivés à 18h00 donc, on se dirige vers la Lithai guesthouse qui est complète. Direction la Bon Bon guesthouse à 50m. Pas grand-chose à en dire : c’est propre, 450 baths (ventilo et sdb). Pas mal placé car à proximité de la gare, du fleuve, des petits marchés de nuit. On a la flemme de marcher jusqu’au temple principal et on se contente de se balader en ville. On longe la Health road où s’enchainent les cours d’aerobic, les espaces de massages, un marché de nuit (le marché de nuit principal indiqué sur la carte du lonely est fermé, en tous cas ce soir là). Dans un autre petit marché situé à proximité de la gare, on achète une petite chose cuite dans des feuilles de bananiers et surprise : pâte de riz et fraises, miam !
17 décembre : on part pour Loei (4 heures de bus, 150 baths). La route est jolie, plein de pépiniéristes sur les 50 derniers km qui offrent de jolis tapis de fleurs…Arrivés à Loei, on saute dans un songthaew pour rejoindre Chiang Khan (1h15, 35baths). Je dois avouer qu’à lire certains d’entre vous qui disaient que Chiang Khan n’était plus ce qu’elle était je me disais « quelle bande de vieux ronchons…c’était toujours mieux avant » ;) ! Mais arrivés là bas, je comprends mieux… la rue le long du Mékong n’est qu’une succession de boutiques et guesthouses… drôle de première impression. On longe donc cette fameuse rue et finissons par nous poser à la Loogmai guesthouse, une belle maison pleine de charme tenue par une dame peintre qui expose dans la salle principale (chambre très spacieuse avec vue sur le Mékong au rez de chaussée, ventilo et sdb : 550baths. A l’étage il y a également des chambres sans sdb). Comme expliqué dans le lonely, la proprio quitte les lieux à 17h30 et laisse les clefs de la maison. On se balade ensuite en ville, et savourons notre premier coucher de soleil sur le Mékong… la vue sur le Laos en face est vraiment superbe. Le lendemain, nous louons des vélos et partons vers les rapides, que l’on ne voit pas vraiment à cette période car le Mékong est encore bien rempli. Mais la balade est tout de même très agréable. Le soir, nous dînons dans un petit resto dans lequel madame prépare la cuisine en regardant la sitcom thaï du soir, et on adore regarder ces sitcoms ! Après dîner, on est attirés par un bruit de fiesta au loin…. Forcément on approche. Une soirée karaoke bat son plein, et en 10 secondes on est repérés, et conviés à venir danser ! Une bonne soirée au programme, et on dirait qu’on n’est pas trop mauvais en « danse Thaï » ;) !
19 décembre : nous partons pour Sangkhom. Pour cela nous prenons un premier songthaew pour Ban Tad (45 minutes, 20 baths), puis un second pour Pakchom (1h30 environ, 45baths). Pause déjeuner à Pakchom car le fameux petit bus vert ne part qu’à 15h, et c’est reparti (bus environ 1h30, 50baths). La route est superbe. Arrivés à Sangkhom, la Bouy guesthouse où nous souhaitions aller est complète. On réserve pour le lendemain et on se rabat pour la 1ère nuit sur le River Hut juste à côté (200baths le petit bungalow en bambou très simple avec terrasse donnant sur le Mékong). Sangkhom, c’est le gros coup de cœur de notre voyage…. Difficile d’expliquer pourquoi mais nous sommes totalement tombés sous le charme de cette petite ville, son marché, la vue sur le Mékong et ces grandes avancées de sable qui nous donnent l’impression d’être à la plage... Le séjour que nous avions prévu de 2 nuits se transforme en 4 entre balades à vélos, à pied, en voiture pour rejoindre le Wat Pha Tak Sau et profiter du superbe point de vue, glandouille dans le hamac de la terrasse de notre petit bungalow donnant sur le Mékong (280baths, ventilo et sdb)… La Bouy GH est un petit paradis : l’atmosphère chaleureuse, la cuisine de madame Toy, la prorio, délicieuse, et son rire un vrai bonheur ! Bref, on recommande chaudement.
23 décembre : en route pour Nong Khai. Encore une très belle route dans le petit bus vert (une pensée pour monsieur Obeo en passant à Thabo). Même si nous sommes partis nostalgiques de Sangkhom, après 4 jours de grand calme, on est tout de même contents de retrouver un peu d’activité. Les marchés sont sympas, plein de temples (mais pour la plupart fermés…), de belles maisons… et toujours, bien sûr, le Mékong, mais ici en version « promenade de bord de mer » ! On s’installe à la Mutmee (chambre avec sdb et ventilo très jolie – 550 bath, c’est une triple). Le jardin est sympa.
Le lendemain c’est journée vélo pour visiter tout d’abord le fameux parc Salakeawkoo qui vaut vraiment le détour, puis se balader dans la campagne alentours. Dîner du réveillon dans un restau où on choisit nos plats sur photos (personne ne parle anglais et on progresse vraiment difficilement en Thaï… !). Crevettes pèt pèt !!!
25 décembre : après une dernière journée de balade en ville (les temples principaux ont ré-ouvert, chouette ! On a bien aimé le temple Wat Po Chai qui mêle des fresques de scènes de vie actuelle aux fresques traditionnelles), nous faisons nos adieux (enfin, nos au revoir on espère !) au Mékong… On a vraiment adoré ces 3 étapes le long du fleuve qui ont été toutes différentes.
Nous avions envisagé de passer pour le retour par Udon Thani pour aller voir le lac rose mais finalement Bangkok nous titille… ! C’est donc parti pour le bus de nuit. Comme on veut être en forme, on s’offre la 1ère classe VIP (au rdc du bus donc), la classe pour 450 baths !
26 décembre : arrivés à 4h30 à Bangkok, Mochit, on saute dans un taxi meter qui nous mène dans le quartier de Thewet. La Sri Ayuthaya que nous aimons bien est fermée à cette heure bien matinale, nous nous installons donc au Shanti (750bath la chambre ventilo – sdb). Nous n’avions jamais visité le Golden Mount, et décidons donc d’y remédier. Et on ne regrette pas : la vue est vraiment chouette et ce petit îlot de verdure au pied du mont bien agréable. Après une petite balade aux alentours, direction le MBK pour la traditionnelle séquence shopping. Qui sera suivie de la traditionnelle séquence massage !
27 décembre : aujourd’hui sera la journée « insolite ». Attisés par un post sur un autre forum (!), on part pour Koh Kret. Le bus 33 passe juste à côté de Thewet, ça tombe bien ! Nous voilà donc partis pour ¾ d’heure de bus environ (8 baths). Arrivés à Pak Kret, le chauffeur du bus double un sontgthaew et lui fait signe qu’il va lui « larguer » 2 farangs à la prochaine station. Correspondance parfaite donc ! On saute dans le songthaew (6 baths), qui à son tour nous indique le chemin à suivre une fois descendus. Direction l’embarcadère pour la petite traversée en ferry (2 baths !), et c’est parti. Ahhh Koh Kret ! Superbe balade à vélo autour de l’île au milieu des palmiers, marres de lotus, paysages de diverses cultures… le top ! On crève de chaud mais on est heureux ! Après une délicieuse noodle soup, on saute dans un taxi pour nous rendre dans un endroit dont nous avions entendu parler à Chatuchak lors de notre dernier séjour : le V64. Cet endroit tout nouveau (ils vont fêter leur 1er anniversaire le 20/1) est un regroupement d’artistes, dans le quartier de Laksi. Beaucoup de peintres, quelques sculpteurs, on a vraiment beaucoup aimé cet endroit très accueillant dans lequel on peut se balader dans les ateliers, et découvrir de très belles choses. Un vrai plaisir, et on recommande chaleureusement (c’est à proximité du MOCA pour ceux qui souhaiteraient se faire une grande journée « Art contemporain » à Bangkok).
Après cette belle journée, on rentre se balader dans le quartier de Thewet : grignoter des choses étranges au marché, regarder les restos du soir s’installer et les poissons remplis d’herbes griller, faire un petit tour sur le marché aux fleurs, et assister au coucher de soleil sur le Chao Praya en nourrissant les poissons… ça sent déjà la nostalgie !
28 décembre : pffff… ben voilà, fin de l’aventure pour cette fois. Toujours cette petite boule dans la gorge en montant dans le taxi pour l’aéroport…. Mais heureusement une chose est sûre : on reviendra !
J'espère que ces quelques infos seront utiles. Beaux voyages à tous !
Voici notre 4 ème récit de séjour en images. Celui-ci sera complémentaire de notre second récit, édité il y a deux ans sur ce forum : en effet, nous avons changé d'idée au cours de l'hiver et avons souhaité passer toutes nos vacances en Thailande. Il semblerait que notre cas s'aggrave ! Le Myanmar, ce sera donc pour une autre fois.
Nous signalons à ceux qui nous ont déjà suivis qu'année après année il est plus difficile de résister à une certaine forme de lassitude, ce qui nous fait prendre moins de notes sur place. Vous nous pardonnerez donc nos textes moins consistants que d'habitude et les quelques imprécisions qui pourront apparaître.
Le voyage a été plus confortable que d'habitude puisque réalisé avec Qatar Airways. Se retrouver dans la partie supérieure de l'A380, dans la première rangée de sièges avec deux mètres pour étaler ses jambes, c'est bien mieux que les bétaillères russes ou indiennes.
Nous voilà donc en train de fumer nonchalamment une cigarette devant Suvarnabhumi Airport, savourant ce moment précieux où nous ressentons à la fois la chaleur, l'air humide et le début de nos vacances bien méritées. D'un coup surgit de nulle part un gars très nerveux qui, tout en essayant de nous dire quelques mots en anglais parmi lesquels il y avait " security ", se met à palper nos bagages et fouiller notre sachet plastique duty free. Evidemment, après notre voyage, nous étions tout mous et le temps que nous réagissions le type était déjà parti. A bien y réfléchir, il n'y avait que deux cartouches de cigarettes dans le sachet et nous ne risquions rien mais l'attaque éclair manquait un peu d'élégance.
Pour la première fois, nous ne partons pas pour le centre-ville. Nous demandons au taxi de nous amener à la station de bus de Mochit 2, plus au nord. Un quart d'heure plus tard, nous sommes dans le minivan qui nous emmène à Ayutthaya. Il y a un trafic considérable, pendant plus d'une heure nous aurons tout le temps de constater le stress du chauffeur qui à chaque seconde regarde alternativement devant lui, puis le rétroviseur central, puis le rétroviseur gauche, puis le rétroviseur droit. Comme il a en plus, le pauvre, un tic nerveux de la tête, eh bien...vous savez, c'est le genre de situation où ce n'est pas bien d'en rire mais où on a le plus grand mal du monde à lutter contre.
A peine arrivés à l'arrêt de bus que notre premier problème d'organisation se règle tout seul. Un chauffeur de tuk tuk nous propose ses services et nous lui signalons que nous préférerions sur les deux prochains jours nous faire promener en voiture. Du coup, il nous apprend que sa fille a un véhicule et que le tarif à l'heure est le même que pour les tuk tuk, c'est-à-dire 200 bahts. Nous acceptons, fixons le rendez-vous au lendemain matin devant notre hôtel et ce monsieur, tout satisfait de la bonne opération, nous offre même le trajet en tuk tuk de ce jour vers l'hôtel. Nous n'avions rien demandé et il n'était pas obligé.
Nous avions choisi l'Ayothaya Hotel, a priori le seul hôtel du centre avec à la fois un prix modeste et une grande piscine. 27 euros avec le petit-déjeuner, et c'était encore moins cher avant que le cours de l'euro ne chute. C'est un établissement qui n'est pas récent mais bien tenu. Il y a d'étranges lits à roulettes, néanmoins confortables. Lors de notre séjour, la piscine était extrêmement propre. Une seule des filles à l'accueil parle un peu l'anglais, les autres rigolent. Le dimanche, des beignets chinois sont venus embellir un petit-déjeuner pas extraordinaire. Bon sang, ce satané beurre salé !
Dans la hâte de commencer nos découvertes au plus tôt, nous prenons à l'hôtel la promenade en bateau sur la rivière ( 200 bahts par personne ). En deux heures de temps, on fait ainsi le tour du grand centre ville en long tail boat, avec trois arrêts de 20 minutes chacun à des temples situés en bord de rivière. Nous avons la chance de commencer par une journée ensoleillée, cela nous rappelle un peu les ballades sur les klongs de Bangkok, il y a les constructions sur pilotis, les plantes tropicales, les poissons et un varan de temps en temps. Nous pensons que c'est une assez bonne option en préliminaire à la visite du site historique.
En soirée, nous avons mangé dans la rue, à 100 mètres à droite en sortant de l'hôtel. Il y a 3 ou 4 stands, des tables et des chaises. Nous avons dû déguster le plus succulent riz frit de notre séjour. Chacun une assiette copieusement garnie et une boisson, total facture 100 bahts. Sans commentaires.
Nous nous réjouissons de ces deux journées complètes devant nous, lesquelles nous permettront de découvrir une bonne partie du site historique. Bien entendu, nous dormons comme des innocents.
Au vu des tragiques évènements de Koh Tao, à savoir le double meurtres des anglais David Miller et Hannah Witheridge, et a l’explosion de violence a phuket samedi dernier, certains affirment que la Thaïlande est devenu une destination à risques. Le flot médiatique abondant, voudrait nous faire croire que la tendance en Thaïlande n'est plus à la fumette et au Pink Floyd mais au crack et à l'homicide ?!? Certes, la criminalité en Thaïlande est effectivement une réalité dont il vaut mieux avoir conscience, que l’on soit touriste ou expatrié, mais la très grande majorité des thaïlandais reste d'un naturel relativement calme et leur religion décourage et condamne les actes d'impulsivité.
Tentons d'éclaircir la situation, qui fait peur aux touristes et développe le marché des alarmes et des caméras de surveillance à Phuket... Pas de thèse ni de certitudes, juste quelques faits, quelques conversations de comptoir qui pourraient expliquer le phénomène de violence chez les thaïlandais.LA FORTE CRIMINALITÉ EN THAÏLANDE EST UNE RÉALITÉ :
Oui, la criminalité en Thaïlande existe et depuis longtemps, elle est ancrée dans les mœurs et entretenue par l'incapacité du gouvernement à réagir et faire évoluer la culture. Les crimes et délits ont décuplé depuis l'arrivée du tourisme de masse, la consommation abusive d'alcool, d'amphétamines et l'augmentation des ventes d'armes. Rien de bien neuf sous le soleil thaïlandais qui subit, comme tous les autres pays de notre planète une évolution pas toujours tendre. Pas utile de s'affoler pour autant... Le climat général en Thaïlande reste clément et le monde ne tourne toujours pas rond.LES VIOLENCES CONJUGALES EN THAÏLANDE : Une étude de l’ONU a affirmé que la Thaïlande occupait le deuxième rang parmi les 49 pays étudiés sur le thème de «la perception de la violence domestique». Selon un sondage du Bangkok Post, 63% des gens en Thaïlande pensent qu’il est justifié pour un homme de battre sa femme... Les querelles de ménage en Thaïlande finissent régulièrement en bain de sang. Les Thaïs sont extrêmement possessifs et jaloux, donc les actes de tromperie ou de rupture peuvent être très mal vécus. Les médecins thaïlandais sont devenus des experts reconnus mondialement pour les interventions chirurgicales de reconstruction plastique du pénis. En effet, les Thaïlandaises au cœur brisé aiment à couper le sexe de leur partenaire infidèle...LE TAUX D'HOMICIDES EN THAÏLANDE (68 millions d'hab.) : Plus de 3000 homicides par an contre 500 au Japon (127 millions d'hab.) ou 600 en Malaisie (30 millions d'hab.) et 600 en France (66 millions d'hab.). D'après l'ONDC (Office des Nations unies contre la drogue et le crime) la Thaïlande se classerait en 33 ème position sur 143 pays répertoriés... Les pays d'Amérique du sud détiennent les plus forts taux de criminalité. Il est également intéressant de préciser que la Thaïlande est bien devant les USA en matière de meurtres par armes à feu !UNE FASCINATION POUR L’HÉMOGLOBINE : Une presse hebdomadaire (à vomir) relatant toutes les agressions criminelles et les accidents de la semaine (largement illustrée par des photos chocs de corps décapités, mutilés) est largement diffusée dans tous le pays. Les films gore sont également très appréciés par une majorité de thaïlandais, on y voit encore des corps ensanglantés et démembrés... L'attroupement massif qui se forment lors d'effroyables accidents de la route nous montre encore une forme de voyeurisme malsain. On s'approche au plus près des cadavres écrabouillés par un camion et l'on s'applique à faire des photos... L'utilisation des réseaux sociaux par les jeunes thaïlandais est elle aussi particulière, on se plaît à partager les plus grandes misères du corps humain, monstruosités, visages hideux, corps décharnés, maladies de peau, bagarres ultra-violentes d'adolescents, homicides, violences conjugales, etc... etc...COMMENT EXPLIQUER LA VIOLENCE EN THAILANDE ?LE CULTE DU MUAY THAI : La boxe thaïlandaise ancrée dans les mœurs populaires depuis 5 siècles, est le sport national pratiqué par tous et toutes dès le plus jeune age. "Opium du peuple" interdit dans années 30, revenu plus tard avec de nouvelles règles et moins d'accidents mortels... En Thaïlande, quand ça bastonne, ça bastonne... Le bourre pif et le coup de genou en pleine poire ne fait peur à personne, une fois le premier coup donné, on s'acharne jusqu'au K.O...HISTOIRE ET EDUCATION : Une Histoire thaïlandaise qui a rarement été confrontée aux misères et aux dégénérescences de la guerre. La Thaïlande est toujours restée neutre face aux grands conflits du 20 ème siècle, c'est tout à son honneur (malgré cette petite défaillance morale pendant la guerre du Vietnam et son alliance avec Nixon). Les cruautés de l'histoire du monde n'ont jamais été transmises, ni par les familles, ni par le système éducatif. On se laisse à penser que les dernières générations thaïlandaises, n'ayant vécu ni de de près, ni de loin, les génocides d'Hiroshima ou de la Shoah, n'ont créé aucune sensibilité morale sur l'horreur et la cruauté humaine... Leur ignardise les pousse même à porter des vêtements militaires nazis, par simple effet de mode ! L'ALCOOLISME ET LA DROGUE : La consommation excessive de drogues et d'alcools fait perdre la tête aux plus raisonnables et décuple leur susceptibilité... Leur éducation bouddhiste et leur zen attitude se volatilisent dans les vapeurs du Mékong. Aussi, si vous trainez dans les coins chauds à 3 heures du mat, soyez vigilants. Et, si vous êtes également chargés, alors ne haussez pas trop la voix, n'entonnez pas la Marseillaise, évitez d'aller pisser sous la photo du roi ou près d'une représentation sacrée et tout ira bien...15,6% DES THAÏS POSSÈDENT UNE ARME A FEU : De faux airs de western... Il suffit d'une licence pour pouvoir posséder un revolver ou un fusil. Le nombre de gens qui se font tirer dessus le samedi soir en campagnes et en villes est hallucinant, il suffit de parcourir la presse locale pour le constater... De nombreux thaïlandais possèdent une arme de poing, soit chez eux, soit dans leur voiture. Selon une étude de l'université de Sydney, il y a 6,2 millions d'armes à feu déclarées à la police, 1 thaïlandais sur 100 possède une licence de port d'arme mais si l'on ajoute les propriétaires illégaux, cela représente 15,6% de la population globale ! On ne s'étonne pas que la Thaïlande détienne le record mondial d'homicides par armes à feu, bien avant les États-Unis...UNE ÉVOLUTION CULTURELLE FIGÉE : Un peuple dont le manque de culture et l'absence de modération auraient peut être mal supporté le rapide développement économique national et le passage brutal à notre ère moderne ultra mercantile et sur médiatisée. La Thaïlande a en effet subit cette transition dans un espace temps très court alors que les pays occidentaux ont vécu ce changement en une trentaine d'années ! Sans vouloir chercher à s'acharner sur nos amis thaïlandais mais plutôt sur leurs gouvernants monarques et militaires, incapables de préparer leur peuple à l'évolution de notre monde culturel moderne. Il convient de reconnaître que l'hyper nationalisme-protectionniste n'a fait qu'aggraver cette situation de vide culturel et de décalage avec le monde extérieur. On a pu observer récemment les réactions souvent violentes, d'un peuple brimé et bâillonné depuis des siècles, qui cherche aujourd'hui à s'exprimer par n'importe quel moyen.L'IMAGE DU TOURISTE OCCIDENTAL : Les occidentaux sont perçus en Thaïlande comme extrêmement riches... La certitude aujourd'hui est qu'ils voyagent avec mobiles, tablettes, PC, carte de crédit, cash et sacs à mains. La tentation est forte pour les jeunes thaïs qui recherchent l'argent facile. Pas de panique pour autant mais dîtes-vous que cela peut représenter une menace réelle et qu’il faut la prendre en compte. Alors si vous êtes en vacances face à un local douteux, s'il est imbibé de whisky, s'il tient des propos incohérents et agressifs, s'il a entre 15 et 40 ans, s'il semble être bas de plafond, si son corps est tatoué à plus de 10%, s'il vous regarde avec insistance aves des yeux "sales"... Quelque soit son gabarit, un conseil : soyez discret et prenez la tangente...LE GOUVERNEMENT : L'implication du gouvernement thaïlandais pour lutter contre le trafic et l'utilisation d'armes est quasi nulle, les forces de l'ordre ne renforcent pas les contrôles par crainte de devenir des cibles de stands de tir. Les dirigeants admettent cette criminalité excessive et l'explique par une trop grande consommation de films, d'émissions de télévision et de jeux trop violents mais n'évoquent jamais la moindre injustice sociale ou la sourde révolte du peuple contre ses politiciens magouilleurs et corrompus. Le gouvernement serre de plus en plus la vis à grands coups de lois et censures, sous prétexte de protéger la culture et la morale... A un moment, les thaïs ne pourront plus supporter les mensonges, et les récents évènements montrent qu'ils sont moins disposés à accepter la marche à suivre officielle. Nous verrons comment cette lutte naissante évoluera. LES RISQUES AU COURS D'UN VOYAGE EN THAILANDE ?
Beaucoup d'expatriés et d'observateurs en Thaïlande vous le confirmeront, la majorité des conflits verbaux considérés par les occidentaux comme de simples engueulades tournent ici, au pugilat ou à l'homicide... Une banale discorde pourra se terminer à coups de revolver. Les thailandais ont cette fâcheuse tendance à intérioriser leurs sentiments pour "ne pas perdre la face" et lorsque la goutte d'eau fait déborder le vase, il n'est plus du tout question de "self-control" ou de diplomatie mais plutôt de défoulements vengeurs et de "pétages de plombs" quelquefois fatals pour certains des protagonistes.
Enfin pour finir en beauté, pour agacer la communauté thaïlandaise et leurs "anges-gardiens farangs", une liste de quelques stéréotypes (à ne pas prendre à la légère) qui caractérisent les thaïs :En chaque thaïlandais(e) sommeille souvent un(e) psychopathe en puissance...Les thaïlandais(es) ont un sens de l'humour très relatif...La boxe thaïlandaise (muay thaï) est le sport national...Un thaïlandais ne réfléchit à la portée de ses actes, qu'après le massacre...Le thaï est d'une susceptibilité à fleur de peau...Les thaïlandais(es) supportent difficilement les conseils, remarques ou ordres de la part d'un "farang"...Ils (elles) manquent définitivement de pragmatisme.Les thaïlandais(es) sont très "fleur bleue"...Les Thaïlandais(es) sont fier(e)s, ultra-nationalistes et fanatiques... A noter: Ceci n'est aucunement une agression raciste, un règlement de compte ou une rancune haineuse mais tout simplement un constat (sarcastique) et une mise en garde pour certains voyageurs inconscients...
J'ai tant profité de votre témoignage pour préparer ce voyage, que je vous écris, à mon tour, un "petit" bilan.
C'est un modeste voyage classique mais peut être qu'il pourra aider quelques personnes (excusez moi d’avance s'il reste quelques fautes).
Je souhaitais aussi remercier toutes les personnes qui ont répondues à mes demandes d'informations en public et en MP.
Vous m'avez apporter beaucoup de réconfort et aider grandement à l'organisation de ce premier périple en Asie...(mais probablement pas le dernier!)
La réservation:
Nous avions choisi de partir avec Thaï Airways pour voir un vol direct et ne pas perdre de temps dans le transit vu le peu de jours que nous restions sur place.
J'ai réservé mes billets par téléphone à l'agence de la compagnie à Paris dès février pour ne pas les payer trop cher mais je n'ai pas bénéficié d'offre spéciale.
Pour une débutante en voyage indépendant, c'est une solution très facile et plus rassurante qu'internet.
J'ai pris la possibilité d'annuler mon vol jusqu'au dernier moment avec 150 euros de franchise.
Parait-il qu'on peut annuler sans fournir de raison mais je n'ai pas testé donc je ne sais pas si c'est vraiment le cas ?
Le vol:
La compagnie était parfaite et à l'heure.
Le personnel charmant.
On n'est pas trop tassé sur les sièges et même mon fils (qui est assez grand) pouvait allonger ses jambes.
Il y a quelques films en français sur les écrans individuels.
Nous avons eu le choix deux fois entre un repas Thaï ou un repas Européen.
L'arrivée à Bangkok:
Nous avions réservé un vol pour Krabi avec la même compagnie qui partait 3 heures plus tard.
C'est très facile de trouver le départ du transit.
En sortant de l'avion, c'est indiqué.
Avant de nous engager vers les bureaux de l'immigration, nous avons bien pris soin de demander plusieurs fois si, nous pourrions rejoindre la consigne.
Là, nous avons pris conscience, à peine arrivés, que notre anglais ne serait pas très compatible avec l'anglais local.
La consigne….on l'a cherchée, cherchée, cherchée et au bout d'une heure 30, on a fini par conclure qu'on allait devoir porter les blousons pendant les vacances.
Pourtant, j'avais pris des notes sur le forum : level 2...etc.
Nous ne sommes probablement pas très doués.
Ou alors, on ne peut accéder à la consigne qu'à la condition de sortir de l'aéroport et comme nous étions en transit, nous n'y avions pas accès.
Le vol pour Krabi
Nous avions fait l'enregistrement des bagages à Paris directement pour Krabi donc nous n'avons pas eu à les récupérer à Bangkok.
Sinon, vol intérieur pareil que le vol international: parfait, bien installé, petite collation.