Bonjour à tous :)
Je cherche les paroles des chansons de Rokia Traoré. J'ai trouvé une discussion de 2004, mais il n'y avait pas des paroles, alors je cherche toujours ;)
Peut-être il y a quelqu'un qui pourrait m'envoyer (ici ou par courriel) les paroles des chansons de cette artiste? Malheuresement ici en Pologne c'est impossible d'achéter les disques de Rokia, alors je suis limité au youtube et autres choses comme ça :(
Je suis surtout interressé aux chansons du premier disque, "Mouneïssa".
Merci en avance,
Michal
PS. Comme vous pouvez voir, je viens de Pologne et français n'est pas ma langue maternelle, alors excusez-moi pour les erreurs - je voudrais profiter de ce forum pour améliorer mon français aussi :)
Bonjour,
je suis très désolé de ne pas avoir répondu à temps à plusieures personnes me demandant de traduire "Joyeux Noël et Bonne Année !" en langue bambara. Entre le 23 et le 28, je n’étais pas sur le forum. Donc, il me reste de présenter la traduction des souhaits pour l’année à venir ...
Il y a bien sûr un choix varié de formules pour les présenter. Moi, je dirais en tous les cas ...
Ala ka san kura kè hèrè san ye ! "Que Dieu fasse que la nouvelle année soit une année de paix !"
... on peut dire aussi (très formel !) :
I ni san kura ! (à une seule personne) A ni san kura ! (à plusieurs personnes) "Bonne année ! (litt. "toi/vous et la nouvelle année !")"
... ou aussi :
Ka san kura ta k‘i kènè nyè na ! "Que la nouvelle année te trouve en bonne santé !"
Ala ka san wèrè jira an na ! "Que Dieu nous montre encore une année !"
+ + + + + + + + + + +
BONNE ANNÉE à Anàssa, Assigué, Atoll, Brunlatino, Caimanmali, Choucarde, Eliade, HJ61, KelEssuf, Kola, Ladyroz, LaPirogue aka Kurun, LePiaf, Maitairoa, Nemo1001, Rythmenomade, SeniorCH, Sistacarol, Songhai73, Tatra et Zitoune !!! Que la nouvelle année soit une très bonne année pour VOUS tous !!!
hgb
je suis très désolé de ne pas avoir répondu à temps à plusieures personnes me demandant de traduire "Joyeux Noël et Bonne Année !" en langue bambara. Entre le 23 et le 28, je n’étais pas sur le forum. Donc, il me reste de présenter la traduction des souhaits pour l’année à venir ...
Il y a bien sûr un choix varié de formules pour les présenter. Moi, je dirais en tous les cas ...
Ala ka san kura kè hèrè san ye ! "Que Dieu fasse que la nouvelle année soit une année de paix !"
... on peut dire aussi (très formel !) :
I ni san kura ! (à une seule personne) A ni san kura ! (à plusieurs personnes) "Bonne année ! (litt. "toi/vous et la nouvelle année !")"
... ou aussi :
Ka san kura ta k‘i kènè nyè na ! "Que la nouvelle année te trouve en bonne santé !"
Ala ka san wèrè jira an na ! "Que Dieu nous montre encore une année !"
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BONNE ANNÉE à Anàssa, Assigué, Atoll, Brunlatino, Caimanmali, Choucarde, Eliade, HJ61, KelEssuf, Kola, Ladyroz, LaPirogue aka Kurun, LePiaf, Maitairoa, Nemo1001, Rythmenomade, SeniorCH, Sistacarol, Songhai73, Tatra et Zitoune !!! Que la nouvelle année soit une très bonne année pour VOUS tous !!!
hgb
Devinettes bambara
De tous les genres littéraires (contes, légendes, proverbes, etc.), les devinettes sont une exclusivité pour les enfants. Ils en sont friands, qu’on soit dans la cour de l’école, sur la place publique du village le soir au clair de lune, ou réunis autour du feu de la cuisine, les petits bambara aiment jouer aux devinettes. Il existe même de véritables « soirées-devinettes » organisées par des enfants. Les devinettes sont significatives d’un certain rapport au monde et aux choses de la vie ou du quotidien mais c’est avant tout leur fonction divertissante qui semble prédominer …
Quant à leur forme, les devinettes constituent une unité structurale faite par une dialectique « question-réponse ». Et il y a une réciprocité entre la question et la réponse, combinaison basée sur des rapports d’analogie, par le jeu des métaphores et des paradoxes …
Voici les devinettes bambara, au nombre de 25, toutes traduites en français et munies en partie de commentaires. Amusez-vous bien ! …
1 : N ye bin ye a bè jeninen sa bè a kònò a ma jeni. – O ye sira ye.
J’ai vu de l’herbe elle est brûlée un serpent y est il n’est pas brûlé. – C’est la route.
(Jolie métaphore pour la route dans une savane noircie par le feu)
2 : Mògò dò sara a wulila – O ye ntori ye.
Quelqu’un est mort, il s’est levé. – C’est le crapaud.
3 : Ni n taara sira kan n bè jalaba kura sòrò – O ye sa ye.
Quand je pars sur la route je trouve un ruban neuf – C’est le serpent.
4 : A ka baara kè tuma bèè ye a da tuma ye – O ye bilali ye.
Le seul moment où elle travaille, c’est quand elle est couchée. – La natte.
5 : Gaba sumantan. – O ye sankolo ye.
Grand hangar sans ombre: – C’est le firmament.
6: Ne ni mògò bè kèlè la ni n ye a gosi n bè n yèrè gosi – O ye soso ye.
Je me querelle avec quelqu’un : quand je le frappe je me frappe moi-même. – C’est le moustique.
7 : Fen dò bè n bolo ni n bè taama la a bè kuma ni n ye n jò a bè a dadè. – O ye samara ye.
J’ai une chose quand je marche, elle parle quand je m’arrête elle se tait. – La sandale.
(Les sandales, appelées sabara ou samara en bambara, ne retenant le pied que par devant, produisent un léger claquement pendant la marche)
8 : Mògò fila bè taa yaala filanannò tè yen. – O ye musokònòma ye.
Deux personnes se promènent il n’y a pas de trace de la deuxième. – C’est la femme enceinte.
(L’enfant que porte sa mère au ventre est aussi un être humain)
9 : Ka filen fila waa dò ma bò dò ye. – O ye dugukolo ni san kolo ye.
Ecarter deux calebasses: l’une n’est pas sortie de l’autre. – C’est la terre et le ciel.
(La terre et le ciel sont vus ici comme les deux moitiés d’une calebasse correspondant très bien l’une à l’autre. Probablement une allusion à une certaine vision de l’univers)
10 : A bè n flè n b’a flè. – O ye soda ye.
Cela me regarde, je regarde cela. – C’est la porte.
(De quelque côté qu’on se tourne dans une maison, on a toujours une porte devant ou derrière soi. Une cour bambara est souvent entourée de nombreuses cases)
11 : N taara n bènkèso n taara a sòrò u bè bèè yèlèn kogo la – O ye basa ye.
Je suis parti chez mon oncle maternel et j’ai trouvé qu’ils sont tous montés sur le mur. – C’est le margouillat.
(Les margouillats passent leur journée à courir sur les murs ensoleillés)
12 : Ni n ye n ka so boli ka taa dugu dò la n seginna n ma a sennò ye. – O ye kurun ye.
Quand j’ai chevauché pour aller dans un village, au retour je m’ai pas vu de traces. – C’est la pirogue.
(Une pirogue ne laisse pas de traces sur l’eau)
13 : N bè yan n bè Bamakò – Hakili don.
Je suis ici je suis à Bamako. – C’est l’esprit.
(L’esprit peut se rendre n’importe quel lieu, les distances ne le dérangent pas)
14 : I bè taama la i teliyara a man di i ye. – Finyè don.
Tu marches, tu vas vite ça ne te plaît pas. – C’est le vent.
(Il n’est en effet pas agréable d’être poussé par le vent)
15 : U bè yèlè nyògòn fè u bè datugu nyògòn fè. – O ye nyèkiliw ye.
Ils s’ouvrent ensemble, ils se ferment ensemble. – Ce sont les yeux.
16 : A bè fini don tuma bèè, nka a tè fini bò. – O ye nònsi ye.
Il met toujours des habits mais il n’enlève pas les habits. – C’est le caméléon.
17 : A ka dògò dunun tè o fè nka a bè dòn kè hali faama bè taa yen. – O ye dugumènè ye.
Cela est petit cela n’a pas de dunun (tambour) mais on danse même le chef va là-bas. – C’est la fourmi.
(Certes, une fourmi n’a pas de tambour pour faire bouger et gesticuler les gens, comme pour une danse. Mais ses piqûres et ses plaies ont le même effet. Et même le chef ayant le droit à des privilèges particuliers n’est pas épargné par cette foutue bestiole. Elle agit selon la devise "Les mêmes droits pour tous" !)
18 : A bè ba kò bari a bè bakokan mèn. – O ye tulo ye.
Cela est derrière le fleuve mais cela entend le bruit du fleuve. – C’est l’oreille.
(L’oreille entend beaucoup de choses mais sur de longues distances)
19 : N mòkè ye den wolo cè tè muso tè. – O ye tonsofin ye.
Mon grand-père a engendré un enfant ce n’est pas un homme ce n’est pas une femme. – C’est une chauve-souris.
(La chauve-souris est vue comme un être bizarre, à la fois une sorte d'oiseau et une souris. Faut-il aller jusqu’à considérer la souris comme symbole de la féminité , est un peu surélevé par des pierres, endroit un peu frais et ombragé où les serpents aiment se trouver)
25 : N ye fen dò sòrò a tè dun nka, ni a ye fen dò minè o bè dun. – O ye duguròsa ye.
J’ai trouvé une chose, elle ne se mange pas mais si elle prend autre chose celle-ci se mange. – C’est le ver de terre.
(Le ver de terre n’est pas mangeable pour l’homme mais p.ex. les poules le mangent. Et les poules en revanche sont bien consommables pour l’homme. De plus, elles pondent des œufs qui sont mangés)
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Bonne lecture !
De tous les genres littéraires (contes, légendes, proverbes, etc.), les devinettes sont une exclusivité pour les enfants. Ils en sont friands, qu’on soit dans la cour de l’école, sur la place publique du village le soir au clair de lune, ou réunis autour du feu de la cuisine, les petits bambara aiment jouer aux devinettes. Il existe même de véritables « soirées-devinettes » organisées par des enfants. Les devinettes sont significatives d’un certain rapport au monde et aux choses de la vie ou du quotidien mais c’est avant tout leur fonction divertissante qui semble prédominer …
Quant à leur forme, les devinettes constituent une unité structurale faite par une dialectique « question-réponse ». Et il y a une réciprocité entre la question et la réponse, combinaison basée sur des rapports d’analogie, par le jeu des métaphores et des paradoxes …
Voici les devinettes bambara, au nombre de 25, toutes traduites en français et munies en partie de commentaires. Amusez-vous bien ! …
1 : N ye bin ye a bè jeninen sa bè a kònò a ma jeni. – O ye sira ye.
J’ai vu de l’herbe elle est brûlée un serpent y est il n’est pas brûlé. – C’est la route.
(Jolie métaphore pour la route dans une savane noircie par le feu)
2 : Mògò dò sara a wulila – O ye ntori ye.
Quelqu’un est mort, il s’est levé. – C’est le crapaud.
3 : Ni n taara sira kan n bè jalaba kura sòrò – O ye sa ye.
Quand je pars sur la route je trouve un ruban neuf – C’est le serpent.
4 : A ka baara kè tuma bèè ye a da tuma ye – O ye bilali ye.
Le seul moment où elle travaille, c’est quand elle est couchée. – La natte.
5 : Gaba sumantan. – O ye sankolo ye.
Grand hangar sans ombre: – C’est le firmament.
6: Ne ni mògò bè kèlè la ni n ye a gosi n bè n yèrè gosi – O ye soso ye.
Je me querelle avec quelqu’un : quand je le frappe je me frappe moi-même. – C’est le moustique.
7 : Fen dò bè n bolo ni n bè taama la a bè kuma ni n ye n jò a bè a dadè. – O ye samara ye.
J’ai une chose quand je marche, elle parle quand je m’arrête elle se tait. – La sandale.
(Les sandales, appelées sabara ou samara en bambara, ne retenant le pied que par devant, produisent un léger claquement pendant la marche)
8 : Mògò fila bè taa yaala filanannò tè yen. – O ye musokònòma ye.
Deux personnes se promènent il n’y a pas de trace de la deuxième. – C’est la femme enceinte.
(L’enfant que porte sa mère au ventre est aussi un être humain)
9 : Ka filen fila waa dò ma bò dò ye. – O ye dugukolo ni san kolo ye.
Ecarter deux calebasses: l’une n’est pas sortie de l’autre. – C’est la terre et le ciel.
(La terre et le ciel sont vus ici comme les deux moitiés d’une calebasse correspondant très bien l’une à l’autre. Probablement une allusion à une certaine vision de l’univers)
10 : A bè n flè n b’a flè. – O ye soda ye.
Cela me regarde, je regarde cela. – C’est la porte.
(De quelque côté qu’on se tourne dans une maison, on a toujours une porte devant ou derrière soi. Une cour bambara est souvent entourée de nombreuses cases)
11 : N taara n bènkèso n taara a sòrò u bè bèè yèlèn kogo la – O ye basa ye.
Je suis parti chez mon oncle maternel et j’ai trouvé qu’ils sont tous montés sur le mur. – C’est le margouillat.
(Les margouillats passent leur journée à courir sur les murs ensoleillés)
12 : Ni n ye n ka so boli ka taa dugu dò la n seginna n ma a sennò ye. – O ye kurun ye.
Quand j’ai chevauché pour aller dans un village, au retour je m’ai pas vu de traces. – C’est la pirogue.
(Une pirogue ne laisse pas de traces sur l’eau)
13 : N bè yan n bè Bamakò – Hakili don.
Je suis ici je suis à Bamako. – C’est l’esprit.
(L’esprit peut se rendre n’importe quel lieu, les distances ne le dérangent pas)
14 : I bè taama la i teliyara a man di i ye. – Finyè don.
Tu marches, tu vas vite ça ne te plaît pas. – C’est le vent.
(Il n’est en effet pas agréable d’être poussé par le vent)
15 : U bè yèlè nyògòn fè u bè datugu nyògòn fè. – O ye nyèkiliw ye.
Ils s’ouvrent ensemble, ils se ferment ensemble. – Ce sont les yeux.
16 : A bè fini don tuma bèè, nka a tè fini bò. – O ye nònsi ye.
Il met toujours des habits mais il n’enlève pas les habits. – C’est le caméléon.
17 : A ka dògò dunun tè o fè nka a bè dòn kè hali faama bè taa yen. – O ye dugumènè ye.
Cela est petit cela n’a pas de dunun (tambour) mais on danse même le chef va là-bas. – C’est la fourmi.
(Certes, une fourmi n’a pas de tambour pour faire bouger et gesticuler les gens, comme pour une danse. Mais ses piqûres et ses plaies ont le même effet. Et même le chef ayant le droit à des privilèges particuliers n’est pas épargné par cette foutue bestiole. Elle agit selon la devise "Les mêmes droits pour tous" !)
18 : A bè ba kò bari a bè bakokan mèn. – O ye tulo ye.
Cela est derrière le fleuve mais cela entend le bruit du fleuve. – C’est l’oreille.
(L’oreille entend beaucoup de choses mais sur de longues distances)
19 : N mòkè ye den wolo cè tè muso tè. – O ye tonsofin ye.
Mon grand-père a engendré un enfant ce n’est pas un homme ce n’est pas une femme. – C’est une chauve-souris.
(La chauve-souris est vue comme un être bizarre, à la fois une sorte d'oiseau et une souris. Faut-il aller jusqu’à considérer la souris comme symbole de la féminité , est un peu surélevé par des pierres, endroit un peu frais et ombragé où les serpents aiment se trouver)
25 : N ye fen dò sòrò a tè dun nka, ni a ye fen dò minè o bè dun. – O ye duguròsa ye.
J’ai trouvé une chose, elle ne se mange pas mais si elle prend autre chose celle-ci se mange. – C’est le ver de terre.
(Le ver de terre n’est pas mangeable pour l’homme mais p.ex. les poules le mangent. Et les poules en revanche sont bien consommables pour l’homme. De plus, elles pondent des œufs qui sont mangés)
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Bonne lecture !
Je vais régulièrement au Mali et je souhaiterais étudier le tifinagh de la région de Kidal afin de pouvoir prendre note des contes et des chants traditionnels.
J'ai déjà l'alphabet et quelques mots de vocabulaire, mais cela ne suffit pas pour retranscrire et traduire ce que j'ai déjà reçus comme documents.
Pourriez-vous me donner des infos ?
Bonjour a tous,
Moi et ma famille partons pour le Mali le mois prochain et nous cherchons a organizer l'hébergement pour notre sejour. Nous allons passer 1 semaine a Bamako, et 2 semaines a visiter Segou, Mopti, et le Pays Dogon.
Nous avons deja l'hotel a Segou et a Bandiagara mais on voulait votre avis par rapport aux hotels a Bamako et a Mopti qui ont un bon rapport qualité/prix.
Nous cherchons à rester du coté du centre ville et non de l'aeroport a Bamako.
Just quelquechose de propre et sympathique.
Merci de votre aide!
Tom
Moi et ma famille partons pour le Mali le mois prochain et nous cherchons a organizer l'hébergement pour notre sejour. Nous allons passer 1 semaine a Bamako, et 2 semaines a visiter Segou, Mopti, et le Pays Dogon.
Nous avons deja l'hotel a Segou et a Bandiagara mais on voulait votre avis par rapport aux hotels a Bamako et a Mopti qui ont un bon rapport qualité/prix.
Nous cherchons à rester du coté du centre ville et non de l'aeroport a Bamako.
Just quelquechose de propre et sympathique.
Merci de votre aide!
Tom
Le Mali paye les salaires des fonctionnaires: Le président ATT vole au secours de Gbagbo
(Le Nouveau Réveil 24/12/2010) http://news.abidjan.net/h/384538.html
Salut à tous!!
j'ai besoin de savoir assez rapidement (dans les prochaines 24h!) comment on dit REVENIR en bambara et en dioula. Je veux traduire la phrase "Revenir au pays" en deux langues: revenir en bambara ou dioula et au pays en espagnol. Pour l'instant j'ai trouvé la traduction sègi pour revenir, mais certaines personnes m'ont dit que ce n'était pas ça...que ça serait plutôt kanan. Donc je sollicite votre aide!!
Merci!
j'ai besoin de savoir assez rapidement (dans les prochaines 24h!) comment on dit REVENIR en bambara et en dioula. Je veux traduire la phrase "Revenir au pays" en deux langues: revenir en bambara ou dioula et au pays en espagnol. Pour l'instant j'ai trouvé la traduction sègi pour revenir, mais certaines personnes m'ont dit que ce n'était pas ça...que ça serait plutôt kanan. Donc je sollicite votre aide!!
Merci!
Bonjour,
j'aurai besoin assez urgemment de traduire ceci en bambara, c'est pour avoir une discussion sérieuse avec un burkinabè qui parle bambara pour un ami à moi, c'est assez urgent.
Merci de votre compréhension par avance.
"J'espère que tu vas bien. J'aurai aimé te parler de X (prénom de la personne), je sais aux dernières nouvelles que j'ai d'elle par téléphone qu'elle ne va pas très bien. Est ce que c'est un problème entre vous? Est ce que c'est quelque chose de grave? Je m'inquiète pour elle et j'aimerai avoir ton avis.Merci"
Et merci à vous, et désolé du coté personnelle de ce message mais je n'ai d'autres choix il ne parle pratiquement que Bambara et mon Bambara est en apprentissage encore.
Merci
"J'espère que tu vas bien. J'aurai aimé te parler de X (prénom de la personne), je sais aux dernières nouvelles que j'ai d'elle par téléphone qu'elle ne va pas très bien. Est ce que c'est un problème entre vous? Est ce que c'est quelque chose de grave? Je m'inquiète pour elle et j'aimerai avoir ton avis.Merci"
Et merci à vous, et désolé du coté personnelle de ce message mais je n'ai d'autres choix il ne parle pratiquement que Bambara et mon Bambara est en apprentissage encore.
Merci
Bonjour, j'aimerais avoir une petite traduction en malien le plus rapidement possible svp.
Message: Désolée pour tout Niaki tu sais que je tiens beaucoup à toi et que je ne veux pas te perdre à cause de mes sauts d'humeurs. Notre relation me convient comme elle ait même si j'aimerais que l'on partage plus de chose ensemble. Pardonne-moi. Je t'embrasse.
Merci d'avance à celle ou celui qui me répondra.
Message: Désolée pour tout Niaki tu sais que je tiens beaucoup à toi et que je ne veux pas te perdre à cause de mes sauts d'humeurs. Notre relation me convient comme elle ait même si j'aimerais que l'on partage plus de chose ensemble. Pardonne-moi. Je t'embrasse.
Merci d'avance à celle ou celui qui me répondra.
Bonjour,
je voudrais avoir la traduction en bambara de "OUARABA pour la vie".
Merci d'avance.
Je souhaite savoir comment écrire en bambara
N'entretiens pas l'espoir de ce qui ne peut être espéré
Merci de me répondre A bientôt de vous lire
N'entretiens pas l'espoir de ce qui ne peut être espéré
Merci de me répondre A bientôt de vous lire
Voila j'aimerais savoir comment dit on en bambara (langue parlé au mali): "Mademoiselle tu es belle".
Merci d'avance.
Bonjour
Je cherche les cartes détaillées du senegal et du mali.
Pour Oziexplorer et Garmin GPS III+
Merci.
Bonjour,
Je suis déjà intervenu sur le Forum "Mali". Le président de l'association française dont je suis le secrétaire souhaiterait emmener des médicaments au Mali pour pallier le manque de la majorité de la population malade de sa région.
Après avoir lu quelques posts, je constate que ce sera à nous d'acheter les médicaments sur place. En effet, les labos français ont, par le passé, aidé des associations locales, mais les médicaments n'ont jamais été distribués...
Comment obtenir des médicaments au Mali ? Comment les distribuer ensuite ? Faut-il les donner dans les dispensaires ou hôpitaux directement ?
Merci pour vos réponses.
A bientôt.
François.
Je suis déjà intervenu sur le Forum "Mali". Le président de l'association française dont je suis le secrétaire souhaiterait emmener des médicaments au Mali pour pallier le manque de la majorité de la population malade de sa région.
Après avoir lu quelques posts, je constate que ce sera à nous d'acheter les médicaments sur place. En effet, les labos français ont, par le passé, aidé des associations locales, mais les médicaments n'ont jamais été distribués...
Comment obtenir des médicaments au Mali ? Comment les distribuer ensuite ? Faut-il les donner dans les dispensaires ou hôpitaux directement ?
Merci pour vos réponses.
A bientôt.
François.
Bonjour à tous!
Je recherche désespérément les paroles Wanita, chanson d'une magnifique chanteuse malienne Rokia Traoré! Je m'adresse aux fans qui ont peutetre son album avec les paroles! Je suis preneuse car impossible de les trouver sur le net!
Merci beaucoup
Bonjour,
je part pour le mali au mois de février prochain pour un séjour de trois mois où je vais vivre dans un petit village dans la région de Mopti. Avant de partir j'aimerais bien être apprendre un peu le bozo (c'est la langue parlé dans mon village) mais je ne trouve aucun dictionnaire ou lexique sur internet. Est-ce que quelqu'un aurais par hasard ce genre d'ouvrage?
merci pour votre aide!
Lunik
je part pour le mali au mois de février prochain pour un séjour de trois mois où je vais vivre dans un petit village dans la région de Mopti. Avant de partir j'aimerais bien être apprendre un peu le bozo (c'est la langue parlé dans mon village) mais je ne trouve aucun dictionnaire ou lexique sur internet. Est-ce que quelqu'un aurais par hasard ce genre d'ouvrage?
merci pour votre aide!
Lunik
Proverbes bambara (ntalenw bamanankan na)
Encore 30 proverbes bambara ...
121 : Mògò fè, min b’i fè. homme / à / qui / SIT / tu / à Aime celui qui t’aime.
= (faut-il un commentaire ?!)
122 : Mògò kana i kunkolo don banfula fila kòrò. homme / PROH / sa / tête / mettre / chapeau / 2 / sous On ne peut mettre sa tête sous deux chapeau.
= Ne pas essayer de compromis entre deux situations irréconciliables.
123 : Janni ka di nyaamè ye, nka a kòkuru tè sòn. d’ici à / DES / bon / dromadaire / pour / mais / sa / dos-boule / INACnég / accepter Le dromadaire aime bien s’allonger sur le dos, mais sa bosse lui en retire l’envie.
= On ne peut pas faire tout ce qu’on veut.
124 : Kònòma bè juru don tintò la. enceinte / INAC / crédit / mettre / femme en couche / à La femme enceinte prête à la femme en couches.
= Pour les gens de même condition, l’entraide est normale et utile. On prête plus facilement à ceux qui travaillent, les courageux finiront par rembourser.
125 : Min bè kèlè kònò, o bè foni kònò. REL / SIT / guerre / dans / DEM / SIT / exode / dans Ce qu’il y a dans la guerre, se trouve dans l’exode.
= Les concurrents ont chacun leur plan.
126 : Mògòjugu bè iko finyè. homme-méchant / SIT / comme / vent. L’homme méchant est comme le vent.
= ... on ne peut l’arrêter.
127 : Nyaamudennyinina tè baden ye. chameau-enfant-chercher-agent / EQnég / mère-enfant / EQ Celui qui cherche un jeune dromadaire ne voit pas le chevreau.
= Quand on est motivé pour rechercher quelque chose d’important, on ne tient pas compte d’objets de moindre valeur.
128 : Sama bè mògò min nyè, ngomigosi jòrò tè i la. éléphant / SIT / homme / REL / avant / rosée-battre / crainte / SITnég / tu / à La personne qui suit un éléphant ne craint pas la rosée.
= Quand on dispose d’un bon soutien, on s’évite beaucoup d’affronts.
129 : Hakè bè se fanga la péché / INAC / arriver à / pouvoir / à Le pouvoir a raison de tout, sauf du péché.
= Les puissants seront punis d’avoir opprimé les pauvres.
130 : Doni bilen tè soda dòn. charge / cependant / INACnég / village-porte / connaître La charge trop lourde ne connaît pas l’entrée du village.
= Il ne faut faire que ce dont on est capable.
131 : Nkèlèn tè ntonkun tèmè. ecureuil / INACnég / termitière / dépasser L’écureuil fouisseur ne néglige aucune termitière.
= Ne laisse pas l’occasion passer quand on t’offre ce que tu aimes.
132 : Miiribali tè taasibali ba neni. réfléchir-sans / INACnég / penser-sans / mère / insulter L’étourdi n’insulte pas la mère de l’irréfléchi.
= Si insouciant qu’on soit, il y a des actions qu’on n’osera pas faire.
133 : Jaa ! kelensigi nyè bè bòrè la. vraiment / seul-installer / oeil / SIT / sac / dans Vraiment, le casanier a les yeux dans un sac.
= Celui qui n’a pas voyagé ne connaît pas grand chose.
(kelensigi = sédentaire, celui qui n’a jamais voyagé, qui n’a jamais vécu que dans un seul endroit)
134 : Nyiw ni nè bè kèlè. dents / et / langue / INAC / se battre Les dents et la langue se querellent.
= Quand vous vivez tout le temps ensemble, un jour ou l’autre vous vous disputerez (conjoints, voisins).
135 : Nataba bè sa wariso da la ! avare / INAC / mourir / argent-maison / porte / à L’avare meurt à la porte de la banque.
= Sa cupidité dépasse les bornes.
136 : Barikada tè misi ni kungo cè. remerciement / SITnég / vache / et / brousse / entre La vache n’a pas à dire merci à la brousse.
= Dans la nature, il existe un ordre des choses. L’herbe a été créée pour les ruminants.
137 : Tuma sebali tè karaba. moment / arriver-sans / INACnég / contraindre On ne peut contraindre le moment qui n’est pas arrivé.
= On ne peut précipiter le destin.
138 : Ni panfèn banna, masakèfòli bè fò dimògòba kun. quand / voler-chose / finir-AC / roi-musique / INACnég / jouer / mouche-grande / pour Quand il n’y a pas d’oiseaux, on joue le tambour royal en l’honneur des mouches bleues.
= Faute de mieux, on se contente de ce qu’on a.
139 : Mògò tè hèra sòrò ni i ma nyani. homme / INACnég / bonheur / gagner / si / on / ACnég / souffrir On ne connaît pas le bonheur sans avoir éprouvé la souffrance.
= Le bonheur ne s’obtient pas dans la facilité, il faut souffrir d’abord.
140 : Den nyalen tigi ka ca. enfant / bon / propriétaire / DES / nombreux Les bons enfants appartiennent à beaucoup de gens.
= Quand quelqu’un tient bien son rang, chef ou subordonné, tout le monde le reconnaît comme le sien, sinon on dit qu’il est de telle famille.
141 : Donsokè tè se ka a ka sogo yelen bèè faga. chasseur / INACnég / pouvoir / CONV / son / CONN / gibier / vu / tout / tuer Un chasseur ne peut tuer tout gibier qu’il aperçoit.
= On ne peut atteindre tous ses objectifs.
142 : Fòlifèn kan duman bè a yèrè kofò. faire de la musique-chose / voix / SIT / son / propre / chose-dire Un instrument de musique qui résonne bien fait lui-même sa publicité.
= Vos bonnes actions, la qualité de vos travaux bâtissent votre renommée.
143 : Karamògò ka bugòli bè jurumu kafari. enseignant / CONN / frapper-action / INAC / faute / pardonner La bastonnade infligée par le maître est la réparation de la faute.
= Toute faute demande réparation.
144 : Daga ji bònnen ka fisa daga cilen ye. canari / eau / renversée / DES / meilleur / canari / cassé / que Mieux vaut de l’eau répandue que le canari brisé.
= Mieux vaut détruire un bien que sa source.
145 : Jiri fura bònnen ani jiri salen tè kelen ye. arbre / feuille / tombée / et / arbre / mort / EQnég / 1 / EQ Les feuilles de l’arbre sont tombées et l’arbre est mort, ce n’est pas la même chose.
= On peut être dans la misère, mais ça ne veut pas dire qu’on ne pourra pas s’en sortir.
146 : Dinyè bè mògò janfa. monde / INAC / homme / trahir Le monde trahit les gens.
= La mort est le lot de tous les hommes. Les événements ne se passent pas toujours comme prévus.
147 : Aladoni man girin. Dieu-charge / DESnég / lourd Une charge imposée par Dieu n’est pas lourde.
= Ce que Dieu t’impose, tu l’acceptes, en lui faisant confiance.
148 : Kunkolo wòsibali, a jukòròwo tè daamu. tête / transpirer-sans / il /dessous-trou / SITnég / bonheur La bouche d’une tête qui ne transpire pas ne goûtera que peu de choses.
= Il faut travailler pour manger.
149 : Bonya dògòya tè. Faire des cadeaux / humiliation / PRESnég Il n’y a pas de petits cadeaux.
= Si petit qu’il soit, on l’accepte, car il a du sens.
150 : Kuyuda ni siramugumin tè nyè. youyou-crier / et / tabac-poudre-fumer / INACnég / être bon Crier de joie et chiquer, ça ne va pas ensemble.
= On ne peut faire en même temps deux actions incompatibles.
++++++++++++++++++++++++++
(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACnég = marque de prédication de l’accompli négatif ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PROH = marque de prédication du prohibitif ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)
VIVE LE BAMBARA, VIVE LE MALI !!!
Bonne lecture, Herbert
Encore 30 proverbes bambara ...
121 : Mògò fè, min b’i fè. homme / à / qui / SIT / tu / à Aime celui qui t’aime.
= (faut-il un commentaire ?!)
122 : Mògò kana i kunkolo don banfula fila kòrò. homme / PROH / sa / tête / mettre / chapeau / 2 / sous On ne peut mettre sa tête sous deux chapeau.
= Ne pas essayer de compromis entre deux situations irréconciliables.
123 : Janni ka di nyaamè ye, nka a kòkuru tè sòn. d’ici à / DES / bon / dromadaire / pour / mais / sa / dos-boule / INACnég / accepter Le dromadaire aime bien s’allonger sur le dos, mais sa bosse lui en retire l’envie.
= On ne peut pas faire tout ce qu’on veut.
124 : Kònòma bè juru don tintò la. enceinte / INAC / crédit / mettre / femme en couche / à La femme enceinte prête à la femme en couches.
= Pour les gens de même condition, l’entraide est normale et utile. On prête plus facilement à ceux qui travaillent, les courageux finiront par rembourser.
125 : Min bè kèlè kònò, o bè foni kònò. REL / SIT / guerre / dans / DEM / SIT / exode / dans Ce qu’il y a dans la guerre, se trouve dans l’exode.
= Les concurrents ont chacun leur plan.
126 : Mògòjugu bè iko finyè. homme-méchant / SIT / comme / vent. L’homme méchant est comme le vent.
= ... on ne peut l’arrêter.
127 : Nyaamudennyinina tè baden ye. chameau-enfant-chercher-agent / EQnég / mère-enfant / EQ Celui qui cherche un jeune dromadaire ne voit pas le chevreau.
= Quand on est motivé pour rechercher quelque chose d’important, on ne tient pas compte d’objets de moindre valeur.
128 : Sama bè mògò min nyè, ngomigosi jòrò tè i la. éléphant / SIT / homme / REL / avant / rosée-battre / crainte / SITnég / tu / à La personne qui suit un éléphant ne craint pas la rosée.
= Quand on dispose d’un bon soutien, on s’évite beaucoup d’affronts.
129 : Hakè bè se fanga la péché / INAC / arriver à / pouvoir / à Le pouvoir a raison de tout, sauf du péché.
= Les puissants seront punis d’avoir opprimé les pauvres.
130 : Doni bilen tè soda dòn. charge / cependant / INACnég / village-porte / connaître La charge trop lourde ne connaît pas l’entrée du village.
= Il ne faut faire que ce dont on est capable.
131 : Nkèlèn tè ntonkun tèmè. ecureuil / INACnég / termitière / dépasser L’écureuil fouisseur ne néglige aucune termitière.
= Ne laisse pas l’occasion passer quand on t’offre ce que tu aimes.
132 : Miiribali tè taasibali ba neni. réfléchir-sans / INACnég / penser-sans / mère / insulter L’étourdi n’insulte pas la mère de l’irréfléchi.
= Si insouciant qu’on soit, il y a des actions qu’on n’osera pas faire.
133 : Jaa ! kelensigi nyè bè bòrè la. vraiment / seul-installer / oeil / SIT / sac / dans Vraiment, le casanier a les yeux dans un sac.
= Celui qui n’a pas voyagé ne connaît pas grand chose.
(kelensigi = sédentaire, celui qui n’a jamais voyagé, qui n’a jamais vécu que dans un seul endroit)
134 : Nyiw ni nè bè kèlè. dents / et / langue / INAC / se battre Les dents et la langue se querellent.
= Quand vous vivez tout le temps ensemble, un jour ou l’autre vous vous disputerez (conjoints, voisins).
135 : Nataba bè sa wariso da la ! avare / INAC / mourir / argent-maison / porte / à L’avare meurt à la porte de la banque.
= Sa cupidité dépasse les bornes.
136 : Barikada tè misi ni kungo cè. remerciement / SITnég / vache / et / brousse / entre La vache n’a pas à dire merci à la brousse.
= Dans la nature, il existe un ordre des choses. L’herbe a été créée pour les ruminants.
137 : Tuma sebali tè karaba. moment / arriver-sans / INACnég / contraindre On ne peut contraindre le moment qui n’est pas arrivé.
= On ne peut précipiter le destin.
138 : Ni panfèn banna, masakèfòli bè fò dimògòba kun. quand / voler-chose / finir-AC / roi-musique / INACnég / jouer / mouche-grande / pour Quand il n’y a pas d’oiseaux, on joue le tambour royal en l’honneur des mouches bleues.
= Faute de mieux, on se contente de ce qu’on a.
139 : Mògò tè hèra sòrò ni i ma nyani. homme / INACnég / bonheur / gagner / si / on / ACnég / souffrir On ne connaît pas le bonheur sans avoir éprouvé la souffrance.
= Le bonheur ne s’obtient pas dans la facilité, il faut souffrir d’abord.
140 : Den nyalen tigi ka ca. enfant / bon / propriétaire / DES / nombreux Les bons enfants appartiennent à beaucoup de gens.
= Quand quelqu’un tient bien son rang, chef ou subordonné, tout le monde le reconnaît comme le sien, sinon on dit qu’il est de telle famille.
141 : Donsokè tè se ka a ka sogo yelen bèè faga. chasseur / INACnég / pouvoir / CONV / son / CONN / gibier / vu / tout / tuer Un chasseur ne peut tuer tout gibier qu’il aperçoit.
= On ne peut atteindre tous ses objectifs.
142 : Fòlifèn kan duman bè a yèrè kofò. faire de la musique-chose / voix / SIT / son / propre / chose-dire Un instrument de musique qui résonne bien fait lui-même sa publicité.
= Vos bonnes actions, la qualité de vos travaux bâtissent votre renommée.
143 : Karamògò ka bugòli bè jurumu kafari. enseignant / CONN / frapper-action / INAC / faute / pardonner La bastonnade infligée par le maître est la réparation de la faute.
= Toute faute demande réparation.
144 : Daga ji bònnen ka fisa daga cilen ye. canari / eau / renversée / DES / meilleur / canari / cassé / que Mieux vaut de l’eau répandue que le canari brisé.
= Mieux vaut détruire un bien que sa source.
145 : Jiri fura bònnen ani jiri salen tè kelen ye. arbre / feuille / tombée / et / arbre / mort / EQnég / 1 / EQ Les feuilles de l’arbre sont tombées et l’arbre est mort, ce n’est pas la même chose.
= On peut être dans la misère, mais ça ne veut pas dire qu’on ne pourra pas s’en sortir.
146 : Dinyè bè mògò janfa. monde / INAC / homme / trahir Le monde trahit les gens.
= La mort est le lot de tous les hommes. Les événements ne se passent pas toujours comme prévus.
147 : Aladoni man girin. Dieu-charge / DESnég / lourd Une charge imposée par Dieu n’est pas lourde.
= Ce que Dieu t’impose, tu l’acceptes, en lui faisant confiance.
148 : Kunkolo wòsibali, a jukòròwo tè daamu. tête / transpirer-sans / il /dessous-trou / SITnég / bonheur La bouche d’une tête qui ne transpire pas ne goûtera que peu de choses.
= Il faut travailler pour manger.
149 : Bonya dògòya tè. Faire des cadeaux / humiliation / PRESnég Il n’y a pas de petits cadeaux.
= Si petit qu’il soit, on l’accepte, car il a du sens.
150 : Kuyuda ni siramugumin tè nyè. youyou-crier / et / tabac-poudre-fumer / INACnég / être bon Crier de joie et chiquer, ça ne va pas ensemble.
= On ne peut faire en même temps deux actions incompatibles.
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(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; ACnég = marque de prédication de l’accompli négatif ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PROH = marque de prédication du prohibitif ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)
VIVE LE BAMBARA, VIVE LE MALI !!!
Bonne lecture, Herbert
LE CALENDRIER MALIEN
MALI DONJATELAN
– masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :
Mali donjatelan
San kelen ye kalo tannifila wala dògòkun biduuru ni fila ni tile kelen ye. San kalo tannifila ninnu tògò ye : zanwuye, feburuye, marisi, awirili, mè, zuwèn, zuluye, uti, sètanburu, òkutòburu, nowanburu ani desanburu. San kelen ye tile kèmè saba ni biwòòrò ni duuru wala kèmè saba ni biwòòrò ni wòòrò ye. Bamanankan na, san tèmènnen bè wele sanwo, min bè sen na nyina, min ka kan ka na san wèrè. San bè daminè zanwuyekalo tile fòlò, a bè ban desanburukalo tile bisaba ni kelen don. O don su fè, n’o ye sanyèlèmasu ye, mògòw b’u nyènajè dinyè fan bèè fo ka dugu jè. U bè su bèè kè dòn ni dumuni de la. Jamana caman na, ni su ser’a cèmancè la, siraw bè fa mògòw la. Hali hadamaden minw tè nyògòn dòn, olu bèè bè nyògòn sumusumu.
Kalo kelen ye dògòkun naani ni tile fila wala tile saba ye. O de kosòn, kalo kelen ye tile bisaba wala tile bisaba ni kelen ye. Feburuyekalo dòròn de ye tile mugan ni segin ye, nka san naani o san naani tile kelen bè far’ale kan, k’a kè tile mugan ni kònòtòn ye. Kalo minw ye tile bisaba ye, olu filè : awirili, zuwèn, sètanburu, nowanburu. Kalo tòw, n’olu ye zanwuye, marisi, mè, zuluye, uti, òkutòburu ni desanburu ye, olu ye tile bisaba ni kelen de ye.
Dògòkun kelen ye tile wolonwula de ye. Olu tògò ye : ntènèn, tarata, araba, alamisa, juma, sibiri ani dimansi. Dimansi bè wele fana kari(don). Ntènèn ye dògòkun tile fòlò ye, dimansi y’a tile laban ye. Juma ye silamèw ka don ye, wajibi don olu ka taa seli misiri la o don. Jumaseli mana jigin, silamè caman bè saraka bò : u bè takula san k’o di garibuw ma, wala u bè warimisènw tila fiyentòw ani faantanw ni nyògòn cè.
Mali la, mògòw bè baara kè k’a ta ntènèn na k’a ta juma na. Nka dugubaw kònò sugu kòni bè sigi don o don. Forotigi caman bè sibiri ni dimansi k’u ka forow de la.
– texte en français (masalabolo tubabukan na) :
Le calendrier malien
Un an compte 12 mois ou 52 semaines et 1 jour. Les 12 mois de l’année s’appellent : janvier, février, mars, avril, mai, juin, juillet, août, septembre, octobre, novembre et décembre. Un an a 365 ou 366 jours. En bambara, l’année passée s’appelle « sanwo », celle qui est en cours s’appelle « nyina », et l’année qui doit venir « san wèrè ». L’année commence par le 1er janvier et finit par le 31 décembre. Cette nuit, qui est la veille du nouvel an, les gens s’amusent partout dans le monde jusqu’au petit matin. Ils passent toute la nuit à danser et à manger. Dans beaucoup de pays, à minuit, les rues se remplissent de gens. Même des personnes qui ne se connaissent pas s’embrassent.
Un mois a 4 semaines et 2 ou 3 jours, donc 30 ou 31 jours. Seul le février a 28 jours, mais tous les 4 ans un jour s’y ajoute, et il compte alors 29 jours. Les mois qui ont 30 jours sont : avril, juin, septembre et novembre. Les autres mois, qui sont janvier, mars, mai, juillet, août, octobre et décembre, ont 31 jours.
Une semaine compte 7 jours. Ils s’appellent : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. Dimanche se dit aussi « kari(don) ». Le lundi est le 1er jour de la semaine, le dimanche le dernier. Le vendredi est le jour des musulmans, ce jour là, ils sont obligés d’aller prier à la mosquée. Quand la prière du vendredi prend fin, beaucoup de gens font des sacrifices : ils achètent des « takula » (1) qu’ils offrent à des mendiants ou bien ils partagent des pièces de monnaie entre les aveugles et les pauvres.
Au Mali, les gens travaillent du lundi au vendredi. Mais dans les grandes villes, le marché a lieu tous les jours. De nombreux propriétaires de champs passent le samedi et le dimanche dans leurs champs.
– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :
Mali donjatelan Mali / don-jate-lan M. / jour-compter-INST Le calendrier malien
San kelen ye kalo tannifila wala dògòkun biduuru ni fila ni tile kelen ye. san / kelen / ye / kalo / tannifila / wala / dògòkun / biduuru / ni / fila / ni / tile / kelen / ye année / 1 / EQ / mois / 12 / ou / semaine / 50 / et / 2 / et / jour / 1 / EQ Un an a 12 mois ou 52 semaines plus un jour.
San kalo tannifila ninnu tògò ye : zanwuye, feburuye, marisi, awirili, mè, zuwèn, san / kalo / tannifila / ninnu / tògò / ye / zanwuye / feburuye / marisi / awirili / mè / zuwèn année / mois / 12 / ces / nom / EQ / janvier / février / mars / avril / mai / juin Les 12 mois de l’année s’appellent : janvier, février, mars, avril, mai, juin,
zuluye, uti, sètanburu, òkutòburu, nowanburu ani desanburu. zuluye / uti / sètanburu / òkutòburu / nowanburu / ani / desanburu juillet / août / septembre / octobre / novembre / et / décembre juillet, août, septembre, obtobre, novembre et décembre.
San kelen ye tile kèmè saba ni biwòòrò ni duuru wala kèmè saba ni biwòòrò ni wòòrò ye. san / kelen / ye / tile / kèmè / saba / ni / biwòòrò / ni / duuru / wala / kèmè / saba / ni / biwòòrò / ni / wòòrò / ye année / 1 / EQ / jour / 100 / 3 / et / 60 / et / 5 / ou / 100 / 3 / et / 60 / et / 6 / EQ Un an a 365 ou 366 jours.
Bamanankan na, san tèmènnen bè wele sanwo, min bè sen na nyina, bamanankan / na / san / tèmèn-nen / bè / wele / sanwo / min / bè / sen / na / nyina bambara / en / année / passer-PART / INAC / appeler / « sanwo » / REL / SIT / pied / à / « nyina » En bambara, l’année passée s’appelle « sanwo », celle qui est en cours s’appelle « nyina »,
min ka kan ka na san wèrè. min / ka kan ka / na / san wèrè REL / devoir / venir / « autre année » et celle qui doit venir « san wèrè ».
San bè daminè zanwuyekalo tile fòlò, san / bè / daminè / zanwuye-kalo / tile / fòlò année / INAC / commencer / janvier-mois / jour / premier L’année commence par le 1er janvier,
a bè ban desanburukalo tile bisaba ni kelen don. a / bè / ban / desanburu-kalo / tile / bisaba / ni / kelen / don il / INAC / finir / décembre-mois / jour / 30 / et / 1 / PRES il finit par le 31 décembre.
O don su fè, n’o ye sanyèlèmasu ye, o / don / su / fè / ni / o / ye / san-yèlèma-su / ye DEM / jour / soir / pendant / quand / DEM / EQ / année-changer-nuit / EQ Cette nuit, qui est la veille du nouvel an,
mògòw b’u nyènajè dinyè fan bèè fo ka dugu jè. mògòw / bè / u / nyènajè / dinyè / fan / bèè / fo / ka / dugu / jè gens / INAC / REF / amuser / monde / côté / tous / jusque / INF / pays / faire jour les gens s’amusent partout dans le monde jusqu’au bon matin.
U bè su bèè kè dòn ni dumuni de la. u / bè / su / bèè / kè / dòn / ni / dumuni / de / la ils / INAC / nuit / toute / passer / danser / et / manger / FOC / à Ils passent toute la nuit à danser et à manger.
Jamana caman na, ni su ser’a cèmancè la, siraw bè fa mògòw la. jamana / caman / na / ni / su / se-ra / a / cèmancè / la / siraw / bè / fa / mògòw / la pays / beaucoup / à / quand / soir / arriver-AC / son / milieu / à / rues / INAC / remplir / gens / de Dans beaucoup de pays, à minuit, les rues se remplissent de gens.
Hali hadamaden minw tè nyògòn dòn, olu bèè bè nyògòn sumusumu. hali / hadama-den / minw / tè / nyògòn / dòn / olu / bèè / bè / nyògòn / sumusumu mêmê / Adam-enfant / REL / INACnég / l’un l’autre / connaître / eux / tous / INAC / l’un l’autre / embrasser Même des personnes qui ne se connaissent pas s’embrassent.
Kalo kelen ye dògòkun naani ni tile fila wala tile saba ye. kalo / kelen / ye / dògòkun / naani / ni / tile / fila / wala / tile / saba / ye mois / 1 / EQ / semaine / 4 / et / jour / 2 / ou / jour / 3 / EQ Un mois compte 4 semaines et 2 ou 3 jours.
O de kosòn, kalo kelen ye tile bisaba wala tile bisaba ni kelen ye. o de kosòn / kalo / kelen / ye / tile / bisaba / wala / tile / bisaba / ni / kelen / ye donc / mois / 1 / EQ / jour / 30 / ou / 30 / et / 1 / EQ Donc, un mois a 30 ou 31 jours.
Feburuyekalo dòròn de ye tile mugan ni segin ye, feburuye-kalo / dòròn / de / ye / tile / mugan / ni / segin / ye février-mois / seulement / FOC / EQ / jour / 20 / et / 8 / EQ Seul le février a 28 jours,
nka san naani o san naani tile kelen bè far’ale kan, nka / san / naani / o / san / naani / tile / kelen / bè / fa-ra / ale / à mais / année / 4 / tout / année / 4 / jour / 1 / remplir-AC / lui / avec mais tous les 4 ans un jour s’y ajoute,
k’a kè tile mugan ni kònòtòn ye. ka / a / kè / tile / mugan / ni / kònòtòn / ye CONV / le / faire / jour / 20 / et / 9 / à ce qui fait alors 29 jours.
Kalo minw ye tile bisaba ye, olu filè : kalo / minw / ye / tile / bisaba / ye / olu / filè mois / REL / EQ / jour / 30 / EQ / eux / voici Les mois qui comptent 30 jours sont :
awirili, zuwèn, sètanburu, nowanburu. awirili / zuwèn / sètanburu / nowanburu avril / juin / septembre / novembre avril, juin, septembre et novembre.
Kalo tòw, n’olu ye zanwuye, marisi, mè, zuluye, uti, òkutòburu ni desanburu ye, kalo / tòw / ni / olu / ye / zanwuye / marisi / mè / zuluye / uti / òkutòburu / ni / desanburu / ye mois / autres / si? / eux / EQ / janvier / mars / mai / juillet / août / octobre / et / décembre / EQ Les autres mois, qui sont janvier, mars, mai, juillet, août, octobre et décembre,
olu ye tile bisaba ni kelen de ye. olu / ye / tile / bisaba / ni / kelen / de / ye eux / EQ / jour / 30 / et / 1 / FOC / EQ eux comptent 31 jours.
Dògòkun kelen ye tile wolonwula de ye. dògòkun / kelen / ye / tile / wolonwula / de / ye semaine / 1 / EQ / jour / 7 / FOC / EQ Une semaine compte 7 jours.
Olu tògò ye : ntènèn, tarata, araba, alamisa, juma, sibiri ani dimansi. olu / tògò / ye / ntènèn / tarata / araba / alamisa / juma / sibiri / ani / dimansi leur / nom / EQ / lundi / mardi / mercredi / jeudi / vendredi / samedi / et / dimanche Ils s’appellent : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche.
Dimansi bè wele fana kari(don). dimansi / bè / wele / fana / kari(don) dimanche / INAC / appeler / aussi / dimanche(jour) Le dimanche s’appelle aussi « kari(don) ».
Ntènèn ye dògòkun tile fòlò ye, dimansi y’a tile laban ye. ntènèn / ye / dògòkun / tile / fòlò / ye / dimansi / ye / a / tile / laban / ye lundi / EQ / semaine / jour / premier / EQ / dimanche / EQ / son / jour / dernier / EQ Le lundi est le 1er jour de la semaine, le dimanche le dernier.
Juma ye silamèw ka don ye, wajibi don olu ka taa seli misiri la o don. juma / ye / silamèw / ka / don / ye / wajibi / don / olu / ka / taa / seli / misiri / la / o / don vendredi / EQ / musulmans / CONN / jour / obligation / PRES / eux /INJ / partir / prier / mosquèe / à / DEM / jour Le vendredi est le jour des musulmans, ce jour-là, ils sont obligés d’aller prier à la mosquée.
Jumaseli mana jigin, silamè caman bè saraka bò : juma-seli / mana / jigin / silamè / caman / bè / saraka / bò vendredi-prière / HYP / finir / musulman / beaucoup / INAC / sacrifice / offrir Quand la prière du vendredi prend fin, beaucoup de musulmanss offrent des sacrifices :
u bè takula san k’o di garibuw ma, u / bè / takula / san / ka / o / di / garibuw / ma ils / INAC / petit gateau / acheter / CONV / DEM / donner / mendiants / à ils achètent des « takula » (= galettes de mil)
wala u bè warimisènw tila fiyentòw ani faantanw ni nyògòn cè. wala / u / bè / wari-misènw / tila / fiyentòw / ani / faantanw / ni / nyògòn / cè ou / ils / INAC / monnaie-petits / distribuer / aveugles / et / pauvres / entre / l’un l’autre / entre ou bien ils partagent des pièces de monnaie entre les aveugles et les pauvres.
Mali la, mògòw bè baara kè k’a ta ntènèn na k’a ta juma na. Mali / la / mògòw / bè / baara / kè / ka a ta / ntènèn / na / ka a ta / juma / na M. / à / gens / INAC / travail / faire / à partir / lundi / de / jusque / vendredi / à Au Mali, les gens travaillent du lundi au vendredi.
Nka dugubaw kònò sugu kòni bè sigi don o don. nka / dugubaw / kònò / sugu / kòni / bè / sigi / don / o / don mais / villes / dans / marché / RES / INAC / habiter / jour / tout / jour Mais dans les villes, le marché en tout cas a lieu jour par jour.
Forotigi caman bè sibiri ni dimansi k’u ka forow de la. foro-tigi / caman / bè / sibiri / ni / dimansi / kè / u / ka / forow / de / la champ-propriétaire / beaucoup / SIT / vendredi / et / dimanche / passer / leurs / CONN / champs / FOC / à Beaucoup de propriétaires de champs passent le samedi et le dimanche dans leurs champs.
(Abréviations utilisées : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = démonstratif éloigné ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; FOC = particule de focalisation ; HYP = marque de l‘hypothétique ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; INF = marque de l’infinitif ; INJ = marque de prédication de l’injonctif ; INST = suffixe verbale indiquant l'instrument qui fait l'action ; PART = suffixe du participe accompli ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; REF = pronom réfléchi ; REL = pronom relatif ; RES = particule à valeur réservative ; SIT = marque de prédication non-verbale )
Bonne lecture !
Herbert
(1) petits gateaux (de mil) qui se vendent le vendredi à l'entrée des mosquées pour les donner aux mendiants et élèves-marabouts.
– masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :
Mali donjatelan
San kelen ye kalo tannifila wala dògòkun biduuru ni fila ni tile kelen ye. San kalo tannifila ninnu tògò ye : zanwuye, feburuye, marisi, awirili, mè, zuwèn, zuluye, uti, sètanburu, òkutòburu, nowanburu ani desanburu. San kelen ye tile kèmè saba ni biwòòrò ni duuru wala kèmè saba ni biwòòrò ni wòòrò ye. Bamanankan na, san tèmènnen bè wele sanwo, min bè sen na nyina, min ka kan ka na san wèrè. San bè daminè zanwuyekalo tile fòlò, a bè ban desanburukalo tile bisaba ni kelen don. O don su fè, n’o ye sanyèlèmasu ye, mògòw b’u nyènajè dinyè fan bèè fo ka dugu jè. U bè su bèè kè dòn ni dumuni de la. Jamana caman na, ni su ser’a cèmancè la, siraw bè fa mògòw la. Hali hadamaden minw tè nyògòn dòn, olu bèè bè nyògòn sumusumu.
Kalo kelen ye dògòkun naani ni tile fila wala tile saba ye. O de kosòn, kalo kelen ye tile bisaba wala tile bisaba ni kelen ye. Feburuyekalo dòròn de ye tile mugan ni segin ye, nka san naani o san naani tile kelen bè far’ale kan, k’a kè tile mugan ni kònòtòn ye. Kalo minw ye tile bisaba ye, olu filè : awirili, zuwèn, sètanburu, nowanburu. Kalo tòw, n’olu ye zanwuye, marisi, mè, zuluye, uti, òkutòburu ni desanburu ye, olu ye tile bisaba ni kelen de ye.
Dògòkun kelen ye tile wolonwula de ye. Olu tògò ye : ntènèn, tarata, araba, alamisa, juma, sibiri ani dimansi. Dimansi bè wele fana kari(don). Ntènèn ye dògòkun tile fòlò ye, dimansi y’a tile laban ye. Juma ye silamèw ka don ye, wajibi don olu ka taa seli misiri la o don. Jumaseli mana jigin, silamè caman bè saraka bò : u bè takula san k’o di garibuw ma, wala u bè warimisènw tila fiyentòw ani faantanw ni nyògòn cè.
Mali la, mògòw bè baara kè k’a ta ntènèn na k’a ta juma na. Nka dugubaw kònò sugu kòni bè sigi don o don. Forotigi caman bè sibiri ni dimansi k’u ka forow de la.
– texte en français (masalabolo tubabukan na) :
Le calendrier malien
Un an compte 12 mois ou 52 semaines et 1 jour. Les 12 mois de l’année s’appellent : janvier, février, mars, avril, mai, juin, juillet, août, septembre, octobre, novembre et décembre. Un an a 365 ou 366 jours. En bambara, l’année passée s’appelle « sanwo », celle qui est en cours s’appelle « nyina », et l’année qui doit venir « san wèrè ». L’année commence par le 1er janvier et finit par le 31 décembre. Cette nuit, qui est la veille du nouvel an, les gens s’amusent partout dans le monde jusqu’au petit matin. Ils passent toute la nuit à danser et à manger. Dans beaucoup de pays, à minuit, les rues se remplissent de gens. Même des personnes qui ne se connaissent pas s’embrassent.
Un mois a 4 semaines et 2 ou 3 jours, donc 30 ou 31 jours. Seul le février a 28 jours, mais tous les 4 ans un jour s’y ajoute, et il compte alors 29 jours. Les mois qui ont 30 jours sont : avril, juin, septembre et novembre. Les autres mois, qui sont janvier, mars, mai, juillet, août, octobre et décembre, ont 31 jours.
Une semaine compte 7 jours. Ils s’appellent : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. Dimanche se dit aussi « kari(don) ». Le lundi est le 1er jour de la semaine, le dimanche le dernier. Le vendredi est le jour des musulmans, ce jour là, ils sont obligés d’aller prier à la mosquée. Quand la prière du vendredi prend fin, beaucoup de gens font des sacrifices : ils achètent des « takula » (1) qu’ils offrent à des mendiants ou bien ils partagent des pièces de monnaie entre les aveugles et les pauvres.
Au Mali, les gens travaillent du lundi au vendredi. Mais dans les grandes villes, le marché a lieu tous les jours. De nombreux propriétaires de champs passent le samedi et le dimanche dans leurs champs.
– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :
Mali donjatelan Mali / don-jate-lan M. / jour-compter-INST Le calendrier malien
San kelen ye kalo tannifila wala dògòkun biduuru ni fila ni tile kelen ye. san / kelen / ye / kalo / tannifila / wala / dògòkun / biduuru / ni / fila / ni / tile / kelen / ye année / 1 / EQ / mois / 12 / ou / semaine / 50 / et / 2 / et / jour / 1 / EQ Un an a 12 mois ou 52 semaines plus un jour.
San kalo tannifila ninnu tògò ye : zanwuye, feburuye, marisi, awirili, mè, zuwèn, san / kalo / tannifila / ninnu / tògò / ye / zanwuye / feburuye / marisi / awirili / mè / zuwèn année / mois / 12 / ces / nom / EQ / janvier / février / mars / avril / mai / juin Les 12 mois de l’année s’appellent : janvier, février, mars, avril, mai, juin,
zuluye, uti, sètanburu, òkutòburu, nowanburu ani desanburu. zuluye / uti / sètanburu / òkutòburu / nowanburu / ani / desanburu juillet / août / septembre / octobre / novembre / et / décembre juillet, août, septembre, obtobre, novembre et décembre.
San kelen ye tile kèmè saba ni biwòòrò ni duuru wala kèmè saba ni biwòòrò ni wòòrò ye. san / kelen / ye / tile / kèmè / saba / ni / biwòòrò / ni / duuru / wala / kèmè / saba / ni / biwòòrò / ni / wòòrò / ye année / 1 / EQ / jour / 100 / 3 / et / 60 / et / 5 / ou / 100 / 3 / et / 60 / et / 6 / EQ Un an a 365 ou 366 jours.
Bamanankan na, san tèmènnen bè wele sanwo, min bè sen na nyina, bamanankan / na / san / tèmèn-nen / bè / wele / sanwo / min / bè / sen / na / nyina bambara / en / année / passer-PART / INAC / appeler / « sanwo » / REL / SIT / pied / à / « nyina » En bambara, l’année passée s’appelle « sanwo », celle qui est en cours s’appelle « nyina »,
min ka kan ka na san wèrè. min / ka kan ka / na / san wèrè REL / devoir / venir / « autre année » et celle qui doit venir « san wèrè ».
San bè daminè zanwuyekalo tile fòlò, san / bè / daminè / zanwuye-kalo / tile / fòlò année / INAC / commencer / janvier-mois / jour / premier L’année commence par le 1er janvier,
a bè ban desanburukalo tile bisaba ni kelen don. a / bè / ban / desanburu-kalo / tile / bisaba / ni / kelen / don il / INAC / finir / décembre-mois / jour / 30 / et / 1 / PRES il finit par le 31 décembre.
O don su fè, n’o ye sanyèlèmasu ye, o / don / su / fè / ni / o / ye / san-yèlèma-su / ye DEM / jour / soir / pendant / quand / DEM / EQ / année-changer-nuit / EQ Cette nuit, qui est la veille du nouvel an,
mògòw b’u nyènajè dinyè fan bèè fo ka dugu jè. mògòw / bè / u / nyènajè / dinyè / fan / bèè / fo / ka / dugu / jè gens / INAC / REF / amuser / monde / côté / tous / jusque / INF / pays / faire jour les gens s’amusent partout dans le monde jusqu’au bon matin.
U bè su bèè kè dòn ni dumuni de la. u / bè / su / bèè / kè / dòn / ni / dumuni / de / la ils / INAC / nuit / toute / passer / danser / et / manger / FOC / à Ils passent toute la nuit à danser et à manger.
Jamana caman na, ni su ser’a cèmancè la, siraw bè fa mògòw la. jamana / caman / na / ni / su / se-ra / a / cèmancè / la / siraw / bè / fa / mògòw / la pays / beaucoup / à / quand / soir / arriver-AC / son / milieu / à / rues / INAC / remplir / gens / de Dans beaucoup de pays, à minuit, les rues se remplissent de gens.
Hali hadamaden minw tè nyògòn dòn, olu bèè bè nyògòn sumusumu. hali / hadama-den / minw / tè / nyògòn / dòn / olu / bèè / bè / nyògòn / sumusumu mêmê / Adam-enfant / REL / INACnég / l’un l’autre / connaître / eux / tous / INAC / l’un l’autre / embrasser Même des personnes qui ne se connaissent pas s’embrassent.
Kalo kelen ye dògòkun naani ni tile fila wala tile saba ye. kalo / kelen / ye / dògòkun / naani / ni / tile / fila / wala / tile / saba / ye mois / 1 / EQ / semaine / 4 / et / jour / 2 / ou / jour / 3 / EQ Un mois compte 4 semaines et 2 ou 3 jours.
O de kosòn, kalo kelen ye tile bisaba wala tile bisaba ni kelen ye. o de kosòn / kalo / kelen / ye / tile / bisaba / wala / tile / bisaba / ni / kelen / ye donc / mois / 1 / EQ / jour / 30 / ou / 30 / et / 1 / EQ Donc, un mois a 30 ou 31 jours.
Feburuyekalo dòròn de ye tile mugan ni segin ye, feburuye-kalo / dòròn / de / ye / tile / mugan / ni / segin / ye février-mois / seulement / FOC / EQ / jour / 20 / et / 8 / EQ Seul le février a 28 jours,
nka san naani o san naani tile kelen bè far’ale kan, nka / san / naani / o / san / naani / tile / kelen / bè / fa-ra / ale / à mais / année / 4 / tout / année / 4 / jour / 1 / remplir-AC / lui / avec mais tous les 4 ans un jour s’y ajoute,
k’a kè tile mugan ni kònòtòn ye. ka / a / kè / tile / mugan / ni / kònòtòn / ye CONV / le / faire / jour / 20 / et / 9 / à ce qui fait alors 29 jours.
Kalo minw ye tile bisaba ye, olu filè : kalo / minw / ye / tile / bisaba / ye / olu / filè mois / REL / EQ / jour / 30 / EQ / eux / voici Les mois qui comptent 30 jours sont :
awirili, zuwèn, sètanburu, nowanburu. awirili / zuwèn / sètanburu / nowanburu avril / juin / septembre / novembre avril, juin, septembre et novembre.
Kalo tòw, n’olu ye zanwuye, marisi, mè, zuluye, uti, òkutòburu ni desanburu ye, kalo / tòw / ni / olu / ye / zanwuye / marisi / mè / zuluye / uti / òkutòburu / ni / desanburu / ye mois / autres / si? / eux / EQ / janvier / mars / mai / juillet / août / octobre / et / décembre / EQ Les autres mois, qui sont janvier, mars, mai, juillet, août, octobre et décembre,
olu ye tile bisaba ni kelen de ye. olu / ye / tile / bisaba / ni / kelen / de / ye eux / EQ / jour / 30 / et / 1 / FOC / EQ eux comptent 31 jours.
Dògòkun kelen ye tile wolonwula de ye. dògòkun / kelen / ye / tile / wolonwula / de / ye semaine / 1 / EQ / jour / 7 / FOC / EQ Une semaine compte 7 jours.
Olu tògò ye : ntènèn, tarata, araba, alamisa, juma, sibiri ani dimansi. olu / tògò / ye / ntènèn / tarata / araba / alamisa / juma / sibiri / ani / dimansi leur / nom / EQ / lundi / mardi / mercredi / jeudi / vendredi / samedi / et / dimanche Ils s’appellent : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche.
Dimansi bè wele fana kari(don). dimansi / bè / wele / fana / kari(don) dimanche / INAC / appeler / aussi / dimanche(jour) Le dimanche s’appelle aussi « kari(don) ».
Ntènèn ye dògòkun tile fòlò ye, dimansi y’a tile laban ye. ntènèn / ye / dògòkun / tile / fòlò / ye / dimansi / ye / a / tile / laban / ye lundi / EQ / semaine / jour / premier / EQ / dimanche / EQ / son / jour / dernier / EQ Le lundi est le 1er jour de la semaine, le dimanche le dernier.
Juma ye silamèw ka don ye, wajibi don olu ka taa seli misiri la o don. juma / ye / silamèw / ka / don / ye / wajibi / don / olu / ka / taa / seli / misiri / la / o / don vendredi / EQ / musulmans / CONN / jour / obligation / PRES / eux /INJ / partir / prier / mosquèe / à / DEM / jour Le vendredi est le jour des musulmans, ce jour-là, ils sont obligés d’aller prier à la mosquée.
Jumaseli mana jigin, silamè caman bè saraka bò : juma-seli / mana / jigin / silamè / caman / bè / saraka / bò vendredi-prière / HYP / finir / musulman / beaucoup / INAC / sacrifice / offrir Quand la prière du vendredi prend fin, beaucoup de musulmanss offrent des sacrifices :
u bè takula san k’o di garibuw ma, u / bè / takula / san / ka / o / di / garibuw / ma ils / INAC / petit gateau / acheter / CONV / DEM / donner / mendiants / à ils achètent des « takula » (= galettes de mil)
wala u bè warimisènw tila fiyentòw ani faantanw ni nyògòn cè. wala / u / bè / wari-misènw / tila / fiyentòw / ani / faantanw / ni / nyògòn / cè ou / ils / INAC / monnaie-petits / distribuer / aveugles / et / pauvres / entre / l’un l’autre / entre ou bien ils partagent des pièces de monnaie entre les aveugles et les pauvres.
Mali la, mògòw bè baara kè k’a ta ntènèn na k’a ta juma na. Mali / la / mògòw / bè / baara / kè / ka a ta / ntènèn / na / ka a ta / juma / na M. / à / gens / INAC / travail / faire / à partir / lundi / de / jusque / vendredi / à Au Mali, les gens travaillent du lundi au vendredi.
Nka dugubaw kònò sugu kòni bè sigi don o don. nka / dugubaw / kònò / sugu / kòni / bè / sigi / don / o / don mais / villes / dans / marché / RES / INAC / habiter / jour / tout / jour Mais dans les villes, le marché en tout cas a lieu jour par jour.
Forotigi caman bè sibiri ni dimansi k’u ka forow de la. foro-tigi / caman / bè / sibiri / ni / dimansi / kè / u / ka / forow / de / la champ-propriétaire / beaucoup / SIT / vendredi / et / dimanche / passer / leurs / CONN / champs / FOC / à Beaucoup de propriétaires de champs passent le samedi et le dimanche dans leurs champs.
(Abréviations utilisées : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = démonstratif éloigné ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; FOC = particule de focalisation ; HYP = marque de l‘hypothétique ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; INF = marque de l’infinitif ; INJ = marque de prédication de l’injonctif ; INST = suffixe verbale indiquant l'instrument qui fait l'action ; PART = suffixe du participe accompli ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; REF = pronom réfléchi ; REL = pronom relatif ; RES = particule à valeur réservative ; SIT = marque de prédication non-verbale )
Bonne lecture !
Herbert
(1) petits gateaux (de mil) qui se vendent le vendredi à l'entrée des mosquées pour les donner aux mendiants et élèves-marabouts.
Djenné
« Le pays où le noir est couleur »
Il fallait sans doute être inconscient pour quitter le confort douillet de notre bonne vieille Europe et se plonger au cœur du continent noir avec pour seuls points de repère les images toutes faites des catalogues aseptisés des voyagistes et les souvenirs fabriqués et climatisés des touristes de safari.
Non, vraiment, cette approche était bien différente.
Invités des Djénnékés dans le cadre du jumelage de leur ville avec notre historique et bourgeoise cité vitréenne, nous étions neuf à nous partager la même émotion, à subir la première gifle de chaleur à la descente de l’avion sur le crasseux aéroport de Bamako. L’aventure commençait avec les premiers six cents kilomètres de piste qui devaient nous amener de la capitale au terme de notre périple, où nous attendaient nos amis africains.
Bamako
L’indescriptible ferraille cahotante réduite à l’essentiel qui nous emmène à la recherche de notre contact dans les faubourgs de Bamako n’est pas un modèle unique. Les Peugeot prolongent leur vieillesse poussive et rouillée dans la poussière rougeâtre des pistes maliennes. Tandis que notre chauffeur se bat avec son levier de vitesse, les premières images colorées de l’Afrique nous sautent au visage. Par les vitres ouvertes, des vagues brûlantes m’obligent à cligner des yeux. Un léger voile atmosphérique tempère l’éclat du soleil. La lumière joue des arpèges sur une gamme chromatique limitée à une déclinaison insensible du rouge vers le brun, pour s’achever dans le noir ciré des peaux africaines. Les petits vendeurs de tout et de rien s’égrènent des deux côtés de la route. Nous n’avons pas l’adresse complète de notre contact, mais nous savons que la « Maison des Cités Unies », dont il est responsable, se situe dans le quartier de l’hippodrome. Nous le cherchons en vain pendant deux heures et le croiserons par hasard alors que nous avions décidé de rejoindre l’aéroport pour nous débrouiller seuls.
Nous sommes chez Jean-Claude Michelet qui doit nous aider pendant cette première journée à négocier un véhicule et son chauffeur pour nous accompagner durant toute la durée de notre séjour. Nous nous installons, pour cette première nuit africaine, sous les moustiquaires. Je m’endors au son du tam-tam. C’est la fête dans la maison d’à-côté. Rythme sans cri, plaisir brut, lancinant. La nuit est pure, les étoiles clignotent dans un ciel qui n’est plus le nôtre. J’y recherche en vain mes repères habituels. Les tam-tams se sont tus, le silence est revenu, à peine troublé par le froissement soyeux d’une énorme chauve-souris au vol saccadé. Le lendemain, je m’éveille au son litanien de la voix du muezzin, cristalline, s’éloignant, revenant, portée par le vent incertain.
Pour relier Bamako à Djenné, une seule route. Six cents kilomètres nous séparent du but de notre voyage, 600 kilomètres éprouvants sous un soleil implacable, dans un tourbillon de cette farine rouge, la latérite, qui, mêlée à la sueur, nous plaque sur la peau un masque craquelé, pénètre nos narines et nos poumons, cerne nos yeux, envahit tout. Il nous faudra 16 heures pour effectuer la liaison, ponctuée de nombreux événements, tous aussi imprévisibles les uns que les autres.
Le départ vers Djenné
Nous nous serrons dans la camionnette 404 bâchée vers 9h ½ le matin après avoir entassé malles et bagages sur le toit. Et c’est à partir de cet instant que nous allons vivre l’Afrique car on ne voit pas seulement l’Afrique, on la vit, par ses odeurs, par ses bruits, par ses rythmes, par ses incertitudes, par ses incompréhensions, par son indolence, par ses sourires fatalistes. Nous avions loué la camionnette uniquement pour nous. Assis sur les dures banquettes de bois, nous estimions que neuf personnes étaient une limite à ne pas dépasser. Douce naïveté ! Notre chauffeur nous demande la permission d’aller chercher sa femme qui doit se rendre à Ségou, à mi-chemin de notre périple. Quelques instants plus tard, en plein embouteillage indescriptible au centre de Bamako, un jeune Malien s’agrippe à l’arrière de notre véhicule. Nous voulons le repousser. Pas question, c’est l’apprenti-chauffeur, surgi de la foule. Nous protestons . « C’est l’Afrique ! » s’exclame notre chauffeur en un sourire immense et désarmant.
Nouvelle halte chez un mécano pour changer le radiateur. Nous quittons enfin Bamako avec près de deux heures de retard. Le voyage sera émaillé d’une bonne dizaine de contrôles de police dont un qui nous oblige à embarquer un militaire. Nous nous serrons un peu plus. Nous sommes maintenant treize.
A Ségou , arrêt pour déjeuner. On accepte, dans l’unique hôtel-campement, de nous cuire du poulet. Les bières sont les bienvenues car nos réserves en eau s’épuisent. Nous en consommerons dans la journée une quarantaine de litres. Pendant que nous déjeunions, nous avons laissé filer notre chauffeur avec la camionnette. Il en a pour un quart d’heure. Une heure après il n’est toujours pas là. Nous nous regardons, inquiets, tous les bagages sont sur la galerie. Et si il ne revenait pas ? Une pétarade désormais familière épanouit nos visages. Nouveau sourire découvrant ses touches de piano : « c’est l’Afrique ! Sans doute un quart d’heure CFA ! Là, il rit franchement.
Les sueurs froides c’est pour après, sous la forme d’une biellette de direction trop fatiguée pour survivre à l’épreuve. Il s’est arrêté juste avant qu’elle ne cède. « Je vérifie. J’ai du jeu dans la direction. ». Quelques instants plus tard c’était la catastrophe. A cent km/h cela ne pardonne pas. Il fait nuit. Nous sommes à San. Notre chauffeur reste optimiste. Au poste de police, on lui prête une mobylette pour tenter de trouver, dans la ville, la pièce salvatrice. Nous nous apprêtons à passer la nuit sur le bord de la route. Une malienne, au comportement étrange, rit, chante, danse, tient des propos incohérents. Folie, drogue ou tout simplement alcool ? A la lueur fugace de nos lampes électriques nous n’osons plus nous regarder. Le temps s’écoule lentement. A peine une demi-heure s’est elle écoulée, qu’il est là, triomphant, une biellette toute neuve dans la main. C’est l’Afrique !
Après un nouvel arrêt chez la personne qui lui a procuré la pièce, nous quittons San. La route s’éternise. Nos vertèbres n’en peuvent plus. Nos muscles, crispés pour conserver un équilibre précaire, sont à la limite de la tétanisation. Et nous n’avons encore rien vu. Nous abandonnons la route après l’embranchement de Djenné pour nous élancer courageusement sur la piste ondulée. Infernal. Cauchemardesque. Nouvel arrêt. La biellette se desserre. Il était temps. Nouveau départ jusqu'à l’impasse : le Bani. Le fleuve doit, à cette période de l’année, être franchi au moyen d’un bac mais la sécheresse a changé la configuration du terrain. La lueur froide de la lune inonde le paysage de larges flaques blondes. Nous demeurons stupides devant la piste coupée. Il est impossible de s’aventurer dans le lit du Bani, large d’un bon kilomètre, sans rien voir, sans savoir où est l’eau, les vasières éventuelles, les effondrements de terrain. Soudain, fantomatique, une silhouette vêtue de blanc, surgit de la nuit. Entre ses doigts croisés sur son ventre s’égrène un chapelet. Hébétés, nous le regardons s’avancer droit et digne. Que faisait-il là, en plein désert, à l’écart de toute civilisation ? Le mystère demeurera. Peut-être était-ce un miracle ? Notre chauffeur, qui plus tard nous en donnera une explication mystique, sert d’interprète. Il l’installe dans la cabine à côté de lui. Nous nous élançons, dévalant les falaises bordant le lit du fleuve pour franchir les vasières sans nous arrêter, contournant d’un seul élan ses bras encore inondés. Surtout ne pas s’arrêter. Nous retenons notre souffle mais notre homme sait où il nous mène. La berge opposée atteinte, je le regarde s’éloigner, toujours aussi droit, toujours aussi digne, toujours aussi mystérieux.
Djenné
Nous voici à la Maison des hôtes. C’est là que nous logerons. Comme tous les bâtiments de Djenné, elle est construite en banco, briques de terre crue. Le « confort » est monacal, réduit à sa plus simple expression : il n’y a rien sinon les matelas de mousse. Pas une chaise, juste un trou dans une pièce attenante en guise de commodités, et des cuvettes d’eau douteuse. On vide l’eau usée à même le sol, en pente douce, jusqu'à un orifice, pratiqué dans un coin, assurant son évacuation. C’est le luxe, car le dénuement total je le verrai en visitant un intérieur djennéké. Accroupie à même le sol de terre battue, une femme prépare les galettes de mil. La pièce est entièrement vide. Cette image va rester gravée dans ma mémoire. Boubakar, l’instituteur, m’accompagne très tôt le matin. Je veux faire des photos des boutiques d’artisans. « Ca va, ça va bien, et ta famille ? ». Le tout débité comme une litanie, sans attendre de réponse. Je ne compte plus les mains qu’il me faut serrer. « Bonjour, bienvenue à Djenné ». Et les sourires, partout les sourires. Cette joie de vivre, de survivre, me rend humble. Quelle leçon ! Je ne pourrai plus vivre tout à fait comme avant.
Jamais je n’ai entendu un enfant pleurer. Ils sont tous beaux, sains, parfois très sales - l’eau est précieuse - ils sont joueurs, curieux, rieurs, malicieux, tendres, affectueux. Leurs sourires éclairent l’âme du voyageur. Ici, les enfants sont rois. Boubakar m’accompagne à l’école. Ma gorge se serre devant les tables usées et le tableau noir. On enseigne le matin, l’après-midi étant consacrée à l’initiation aux techniques agricoles. Tout autour des bâtiments scolaires, on plante, on arrose, on entretient. Un enfant me montre le karité. Les paysans n’abattent jamais cet arbre. Il est trop utile. Il est médecin, il soigne les rhumes, les courbatures, les maladies pulmonaires. De ses noix on extrait le beurre de karité qui sert à la fois à la cuisine et à l’élaboration de produits de beauté. Nous aurons plusieurs fois l’occasion de manger des patates douces cuites dans le beurre de karité.
Le marché de Djenné
Chaque lundi se tient le marché. Dès la veille au soir commencent à s’installer sur la grande place centrale, face à la mosquée, les villageoises des environs, venant de plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, à pied, portant sur leur tête les marchandises qu’elles vont tenter de vendre. On trouve de tout sur le marché : les poissons séchés, les épices, les graines, le beurre de karité, la viande, les sauces, les fruits, les légumes, le savon fabriqué sur place, les cuvettes, les calebasses, les objets artisanaux, les vanneries, les tissus, les outils rudimentaires. Tout est disposé à même le sol, dans la poussière. On se presse, on se bouscule, on se harangue, on s’interpelle dans une explosion de bruits, d’odeurs, de couleurs, de chaleur moite. Les odeurs surtout, crues, sauvages, brutales. On saisit l’Afrique à pleines narines : les mangues délicates et parfumées, les épices mystérieuses et envoûtantes, les poissons pourris et insupportables, les sauces écoeurantes, et mille autres parfums inconnus, indéfinissables, tour à tour sublimes et pestilentiels. Les femmes, cambrées, passent et repassent, se croisent et s’entrecroisent, drapées dans le chatoiement coloré de leurs tissus impossibles. La nuit tombée, de place en place, s’allument les feux des petits braseros pour quelques brochettes rapidement consommées. Le lendemain, le vent s’est levé balayant d’un revers dédaigneux les derniers attardés.
L’eau à Djenné
Une nappe phréatique assure l’alimentation en eau potable de Djenné. Elle est pompée à l’aide d’une motopompe - un cadeau du Canada - qui la propulse dans un château d’eau, d’une contenance de trente mètres cube, d’où elle est acheminée, par des conduites souterraines, vers les différentes fontaines disposées dans la ville. Un chef de fontaine est responsable de la distribution par quartier. Les habitants doivent acquitter une taxe de cinq francs CFA, par seau. Les fonds ainsi recueillis sont affectés à l’entretien du système, à l’achat de l’essence et au traitement de l’eau par le chlore. « Depuis cinq ans, date de l’installation de la motopompe, les diarrhées ont quasiment disparu de Djenné », note le médecin du dispensaire. Des affiches vantant les mérites de « l’eau de santé » incitent les Djennékés à utiliser cette eau de préférence à toute autre. Il est un fait qu’aujourd’hui l’eau de Djenné est une des meilleures du Mali. Hélas, la motopompe vieillit. Les réserves financières constituées par la taxe sont insuffisantes pour en assurer le renouvellement. Une taxe plus élevée dissuaderait les habitants d’utiliser cette eau. Les revenus sont plus que modestes. Que se passera-t-il lorsque la panne séchera les fontaines ? La vie des Djennékés est suspendue au crépitement du moteur de la motopompe.
Le barrage
La plaine, nue, désertique, s’étend à mes pieds. C’est le lit du Bani, asséché. Sur la berge, les maçons confectionnent des briques de terre séchée, tandis que les femmes lavent le linge dans l’eau boueuse, extraite d’un puits sans fond. Nous nous rendons sur les lieux du projet du barrage. Le sol est aussi dur que du ciment. La poussière abrasive nous pique les yeux. L’absence de roches dans toute la région a contraint les Djennékés à construire en pisé, soit moulé à la main sous forme de grosses boules, soit préconditionné en briques crues. Pour le barrage, il faudra bétonner, donc, importer certains matériaux. L’ingénieur chargé des travaux nous en décrit par le menu les contraintes. Un peu plus loin, les rapaces se partagent la carcasse d’une chèvre. Il faut que je m’approche pour qu’ils daignent s’éloigner d’un vol lourd et lent. Il est bientôt 19h, nous sommes sur le chemin du retour. La nuit est tombée sur la brousse, chaude et parfumée. Les bergers rassemblent leurs troupeaux. Nous sommes invités à discuter des difficultés de l’élevage à Djenné, avec le chef de l’élevage.
« Il faut comprendre qu’ici la nature est hostile. Nos vaches doivent trouver leur nourriture elles mêmes. Elles produisent deux litres de lait par jour. Chez vous, une bonne laitière en fait trente. Lorsque vous vous plaignez d’excédents, nous ici, on rigole. »
Tant mieux si cela le fait rigoler. Le ciel s’allume point par point. Le concert bruyant des vaches se mêle aux ordres brefs des bergers. Les flèches lumineuses de nos torches trouent l’ombre de lueurs incertaines et fugaces. Patiemment, il nous explique :
« A Mopti, grâce à l’aide de la France, on va créer une laiterie. C’est généreux mais l’acheminement du lait est impossible. Il n’y a pas d’infrastructures routières. La conservation du lait par réfrigération se fera comment, sans matériel et sans électricité ? Et les débouchés commerciaux n’existent pas ».
Nous nous séparons après avoir bu à la régalade une calebasse de lait fraîchement trait.
Le pays dogon
Pour nous rendre en pays dogon, nous empruntons la piste. La vraie piste africaine. L’épreuve commence. La camionnette cahote, gémit, se dresse, plonge, renâcle, bondit, s’époumone, s’emballe, contourne, hésite, s’empanache de poussière rouge. Les quarante derniers kilomètres seront parcourus en deux bonnes heures. Et nous voilà chez les Dogons. La seule ethnie au Mali encore animiste. Nos amis Djennékés qui nous accompagnent : Baba et N’iangalli, aplanissent les difficultés pour nous permettre de pénétrer dans le village de Songa. Second choc. Je mesure l’impuissance dans laquelle je me trouve de traduire ce que je ressens, ce que je vois, ce que je devine. Un autre âge, une autre planète. Dans les ruelles très étroites, une sensation d’étouffement. Les cases de terre séchée sont minuscules et vides. Les enfants s’accrochent à nous, rieurs, curieux. Certains nous tendent un rectangle de papier où est inscrite leur adresse. Ceux-là vont à l’école et cherchent un correspondant. L’anachronisme est partout. On nous présente l’Ogon, le plus ancien du village, que nous saluons avec respect. On nous explique les coutumes toujours vivaces, la case à palabres, l’autel aux sacrifices, les génies.
Le lendemain, au lever du soleil, accompagnés d’un jeune Dogon, sac au dos, gourdes en bandoulière, nous partons à pied dans la montagne, à la recherche des villages les plus reculés. Heureusement que nous ne mesurions pas à l’avance l’ampleur des difficultés. Dans la montagne, les roches, transformées en accumulateurs thermiques, amplifient la cruauté du soleil. Nous devons effectuer une pause tous les deux ou trois cents mètres, essoufflés, le cœur affolé dans la poitrine. Parmi notre petite troupe il se trouve pourtant de bons marcheurs. Nous croisons souvent des femmes, dignes et droites, transportant des charges incroyables sur la tête. Les villages sont nichés à flanc de falaise et les puits, en bas, dans la vallée. L’approvisionnement en bois et en eau nécessite de quotidiens va-et-vient. Des enfants nous suivent pour nous aider, spontanément, nous guidant dans les passages difficiles et disparaissent tout aussi mystérieusement qu’ils sont apparus. Lorsque nous traversons un village, nous devons obligatoirement nous présenter au chef de village qui nous écoute en hochant la tête. Notre interprète nous enseigne les fautes à ne pas commettre pour ne pas troubler l’ordre social. Il nous rappelle l’essentiel de la religion animiste :
« Selon l’écrivain malien Amadou Hampaté Ba, l’univers visible n’est que l’écorce d’un univers invisible beaucoup plus vaste où s’agitent bien et mal, forces positives contre forces négatives, avec le temps comme terrain de lutte et l’homme comme arbitre mais aussi comme participant. On retrouve constamment cette opposition : bien - mal, positif - négatif, harmonie - chaos, Dieu est le « souffle vital » . Il a créé l’univers. L’homme n’en est qu’une composante qui peut provoquer le chaos dans l’harmonie voulue par Dieu. Mais ce dernier a introduit des entités négatives dans ce grand jeu. L’homme dispose donc d’une marge de liberté qui lui permet de choisir son camp : il s’intègre dans l’ordre des choses ou, allié aux puissances négatives, il désorganise l’œuvre divine. Il est à noter que l’Africain ne prête aucun trait anthropomorphique à Dieu. On assimile « le souffle vital » à la Parole d’où l’importance du Verbe. La parole est l’agent de la création. C’est aussi la courroie de transmission qui permet à la révélation initiale de traverser les âges. Dieu représente une entité considérable. Il serait irrévérencieux et inutile de s’adresser directement à Lui. Il a délégué ses pouvoirs à d’innombrables génies aux attributions diverses. Certains recouvrent les phénomènes naturels. On conclut avec eux un pacte qu’il convient de respecter scrupuleusement. Ces génies se localisent au travers des fétiches. Ceux-ci sont un support pratique permettant de visualiser une force immatérielle : un arbre, une statuette, un masque, une montagne. Pour éloigner les entités néfastes, on utilise un ensemble de rites et, pour ce faire, on a recours à la palabre »
Plus tard, enfin parvenus sur le plateau rocheux nous ramenant à la ferme dogon, nous mesurons l’importance de nos efforts, et nous sommes fiers de notre expédition. Les Dogons, eux aussi, ils se méritent.
Je garderai en mémoire la fière beauté des Maliennes, leur allure altière, l’arrogance amusée de leur regard. Droites et dignes, toujours présentes mais discrètes, elles cristallisent la volonté de vivre, de survivre, dans ce pays maltraité par la nature, asséché par les vents de sable, oublié des nuages.
Eider
« Le pays où le noir est couleur »
Il fallait sans doute être inconscient pour quitter le confort douillet de notre bonne vieille Europe et se plonger au cœur du continent noir avec pour seuls points de repère les images toutes faites des catalogues aseptisés des voyagistes et les souvenirs fabriqués et climatisés des touristes de safari.
Non, vraiment, cette approche était bien différente.
Invités des Djénnékés dans le cadre du jumelage de leur ville avec notre historique et bourgeoise cité vitréenne, nous étions neuf à nous partager la même émotion, à subir la première gifle de chaleur à la descente de l’avion sur le crasseux aéroport de Bamako. L’aventure commençait avec les premiers six cents kilomètres de piste qui devaient nous amener de la capitale au terme de notre périple, où nous attendaient nos amis africains.
Bamako
L’indescriptible ferraille cahotante réduite à l’essentiel qui nous emmène à la recherche de notre contact dans les faubourgs de Bamako n’est pas un modèle unique. Les Peugeot prolongent leur vieillesse poussive et rouillée dans la poussière rougeâtre des pistes maliennes. Tandis que notre chauffeur se bat avec son levier de vitesse, les premières images colorées de l’Afrique nous sautent au visage. Par les vitres ouvertes, des vagues brûlantes m’obligent à cligner des yeux. Un léger voile atmosphérique tempère l’éclat du soleil. La lumière joue des arpèges sur une gamme chromatique limitée à une déclinaison insensible du rouge vers le brun, pour s’achever dans le noir ciré des peaux africaines. Les petits vendeurs de tout et de rien s’égrènent des deux côtés de la route. Nous n’avons pas l’adresse complète de notre contact, mais nous savons que la « Maison des Cités Unies », dont il est responsable, se situe dans le quartier de l’hippodrome. Nous le cherchons en vain pendant deux heures et le croiserons par hasard alors que nous avions décidé de rejoindre l’aéroport pour nous débrouiller seuls.
Nous sommes chez Jean-Claude Michelet qui doit nous aider pendant cette première journée à négocier un véhicule et son chauffeur pour nous accompagner durant toute la durée de notre séjour. Nous nous installons, pour cette première nuit africaine, sous les moustiquaires. Je m’endors au son du tam-tam. C’est la fête dans la maison d’à-côté. Rythme sans cri, plaisir brut, lancinant. La nuit est pure, les étoiles clignotent dans un ciel qui n’est plus le nôtre. J’y recherche en vain mes repères habituels. Les tam-tams se sont tus, le silence est revenu, à peine troublé par le froissement soyeux d’une énorme chauve-souris au vol saccadé. Le lendemain, je m’éveille au son litanien de la voix du muezzin, cristalline, s’éloignant, revenant, portée par le vent incertain.
Pour relier Bamako à Djenné, une seule route. Six cents kilomètres nous séparent du but de notre voyage, 600 kilomètres éprouvants sous un soleil implacable, dans un tourbillon de cette farine rouge, la latérite, qui, mêlée à la sueur, nous plaque sur la peau un masque craquelé, pénètre nos narines et nos poumons, cerne nos yeux, envahit tout. Il nous faudra 16 heures pour effectuer la liaison, ponctuée de nombreux événements, tous aussi imprévisibles les uns que les autres.
Le départ vers Djenné
Nous nous serrons dans la camionnette 404 bâchée vers 9h ½ le matin après avoir entassé malles et bagages sur le toit. Et c’est à partir de cet instant que nous allons vivre l’Afrique car on ne voit pas seulement l’Afrique, on la vit, par ses odeurs, par ses bruits, par ses rythmes, par ses incertitudes, par ses incompréhensions, par son indolence, par ses sourires fatalistes. Nous avions loué la camionnette uniquement pour nous. Assis sur les dures banquettes de bois, nous estimions que neuf personnes étaient une limite à ne pas dépasser. Douce naïveté ! Notre chauffeur nous demande la permission d’aller chercher sa femme qui doit se rendre à Ségou, à mi-chemin de notre périple. Quelques instants plus tard, en plein embouteillage indescriptible au centre de Bamako, un jeune Malien s’agrippe à l’arrière de notre véhicule. Nous voulons le repousser. Pas question, c’est l’apprenti-chauffeur, surgi de la foule. Nous protestons . « C’est l’Afrique ! » s’exclame notre chauffeur en un sourire immense et désarmant.
Nouvelle halte chez un mécano pour changer le radiateur. Nous quittons enfin Bamako avec près de deux heures de retard. Le voyage sera émaillé d’une bonne dizaine de contrôles de police dont un qui nous oblige à embarquer un militaire. Nous nous serrons un peu plus. Nous sommes maintenant treize.
A Ségou , arrêt pour déjeuner. On accepte, dans l’unique hôtel-campement, de nous cuire du poulet. Les bières sont les bienvenues car nos réserves en eau s’épuisent. Nous en consommerons dans la journée une quarantaine de litres. Pendant que nous déjeunions, nous avons laissé filer notre chauffeur avec la camionnette. Il en a pour un quart d’heure. Une heure après il n’est toujours pas là. Nous nous regardons, inquiets, tous les bagages sont sur la galerie. Et si il ne revenait pas ? Une pétarade désormais familière épanouit nos visages. Nouveau sourire découvrant ses touches de piano : « c’est l’Afrique ! Sans doute un quart d’heure CFA ! Là, il rit franchement.
Les sueurs froides c’est pour après, sous la forme d’une biellette de direction trop fatiguée pour survivre à l’épreuve. Il s’est arrêté juste avant qu’elle ne cède. « Je vérifie. J’ai du jeu dans la direction. ». Quelques instants plus tard c’était la catastrophe. A cent km/h cela ne pardonne pas. Il fait nuit. Nous sommes à San. Notre chauffeur reste optimiste. Au poste de police, on lui prête une mobylette pour tenter de trouver, dans la ville, la pièce salvatrice. Nous nous apprêtons à passer la nuit sur le bord de la route. Une malienne, au comportement étrange, rit, chante, danse, tient des propos incohérents. Folie, drogue ou tout simplement alcool ? A la lueur fugace de nos lampes électriques nous n’osons plus nous regarder. Le temps s’écoule lentement. A peine une demi-heure s’est elle écoulée, qu’il est là, triomphant, une biellette toute neuve dans la main. C’est l’Afrique !
Après un nouvel arrêt chez la personne qui lui a procuré la pièce, nous quittons San. La route s’éternise. Nos vertèbres n’en peuvent plus. Nos muscles, crispés pour conserver un équilibre précaire, sont à la limite de la tétanisation. Et nous n’avons encore rien vu. Nous abandonnons la route après l’embranchement de Djenné pour nous élancer courageusement sur la piste ondulée. Infernal. Cauchemardesque. Nouvel arrêt. La biellette se desserre. Il était temps. Nouveau départ jusqu'à l’impasse : le Bani. Le fleuve doit, à cette période de l’année, être franchi au moyen d’un bac mais la sécheresse a changé la configuration du terrain. La lueur froide de la lune inonde le paysage de larges flaques blondes. Nous demeurons stupides devant la piste coupée. Il est impossible de s’aventurer dans le lit du Bani, large d’un bon kilomètre, sans rien voir, sans savoir où est l’eau, les vasières éventuelles, les effondrements de terrain. Soudain, fantomatique, une silhouette vêtue de blanc, surgit de la nuit. Entre ses doigts croisés sur son ventre s’égrène un chapelet. Hébétés, nous le regardons s’avancer droit et digne. Que faisait-il là, en plein désert, à l’écart de toute civilisation ? Le mystère demeurera. Peut-être était-ce un miracle ? Notre chauffeur, qui plus tard nous en donnera une explication mystique, sert d’interprète. Il l’installe dans la cabine à côté de lui. Nous nous élançons, dévalant les falaises bordant le lit du fleuve pour franchir les vasières sans nous arrêter, contournant d’un seul élan ses bras encore inondés. Surtout ne pas s’arrêter. Nous retenons notre souffle mais notre homme sait où il nous mène. La berge opposée atteinte, je le regarde s’éloigner, toujours aussi droit, toujours aussi digne, toujours aussi mystérieux.
Djenné
Nous voici à la Maison des hôtes. C’est là que nous logerons. Comme tous les bâtiments de Djenné, elle est construite en banco, briques de terre crue. Le « confort » est monacal, réduit à sa plus simple expression : il n’y a rien sinon les matelas de mousse. Pas une chaise, juste un trou dans une pièce attenante en guise de commodités, et des cuvettes d’eau douteuse. On vide l’eau usée à même le sol, en pente douce, jusqu'à un orifice, pratiqué dans un coin, assurant son évacuation. C’est le luxe, car le dénuement total je le verrai en visitant un intérieur djennéké. Accroupie à même le sol de terre battue, une femme prépare les galettes de mil. La pièce est entièrement vide. Cette image va rester gravée dans ma mémoire. Boubakar, l’instituteur, m’accompagne très tôt le matin. Je veux faire des photos des boutiques d’artisans. « Ca va, ça va bien, et ta famille ? ». Le tout débité comme une litanie, sans attendre de réponse. Je ne compte plus les mains qu’il me faut serrer. « Bonjour, bienvenue à Djenné ». Et les sourires, partout les sourires. Cette joie de vivre, de survivre, me rend humble. Quelle leçon ! Je ne pourrai plus vivre tout à fait comme avant.
Jamais je n’ai entendu un enfant pleurer. Ils sont tous beaux, sains, parfois très sales - l’eau est précieuse - ils sont joueurs, curieux, rieurs, malicieux, tendres, affectueux. Leurs sourires éclairent l’âme du voyageur. Ici, les enfants sont rois. Boubakar m’accompagne à l’école. Ma gorge se serre devant les tables usées et le tableau noir. On enseigne le matin, l’après-midi étant consacrée à l’initiation aux techniques agricoles. Tout autour des bâtiments scolaires, on plante, on arrose, on entretient. Un enfant me montre le karité. Les paysans n’abattent jamais cet arbre. Il est trop utile. Il est médecin, il soigne les rhumes, les courbatures, les maladies pulmonaires. De ses noix on extrait le beurre de karité qui sert à la fois à la cuisine et à l’élaboration de produits de beauté. Nous aurons plusieurs fois l’occasion de manger des patates douces cuites dans le beurre de karité.
Le marché de Djenné
Chaque lundi se tient le marché. Dès la veille au soir commencent à s’installer sur la grande place centrale, face à la mosquée, les villageoises des environs, venant de plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, à pied, portant sur leur tête les marchandises qu’elles vont tenter de vendre. On trouve de tout sur le marché : les poissons séchés, les épices, les graines, le beurre de karité, la viande, les sauces, les fruits, les légumes, le savon fabriqué sur place, les cuvettes, les calebasses, les objets artisanaux, les vanneries, les tissus, les outils rudimentaires. Tout est disposé à même le sol, dans la poussière. On se presse, on se bouscule, on se harangue, on s’interpelle dans une explosion de bruits, d’odeurs, de couleurs, de chaleur moite. Les odeurs surtout, crues, sauvages, brutales. On saisit l’Afrique à pleines narines : les mangues délicates et parfumées, les épices mystérieuses et envoûtantes, les poissons pourris et insupportables, les sauces écoeurantes, et mille autres parfums inconnus, indéfinissables, tour à tour sublimes et pestilentiels. Les femmes, cambrées, passent et repassent, se croisent et s’entrecroisent, drapées dans le chatoiement coloré de leurs tissus impossibles. La nuit tombée, de place en place, s’allument les feux des petits braseros pour quelques brochettes rapidement consommées. Le lendemain, le vent s’est levé balayant d’un revers dédaigneux les derniers attardés.
L’eau à Djenné
Une nappe phréatique assure l’alimentation en eau potable de Djenné. Elle est pompée à l’aide d’une motopompe - un cadeau du Canada - qui la propulse dans un château d’eau, d’une contenance de trente mètres cube, d’où elle est acheminée, par des conduites souterraines, vers les différentes fontaines disposées dans la ville. Un chef de fontaine est responsable de la distribution par quartier. Les habitants doivent acquitter une taxe de cinq francs CFA, par seau. Les fonds ainsi recueillis sont affectés à l’entretien du système, à l’achat de l’essence et au traitement de l’eau par le chlore. « Depuis cinq ans, date de l’installation de la motopompe, les diarrhées ont quasiment disparu de Djenné », note le médecin du dispensaire. Des affiches vantant les mérites de « l’eau de santé » incitent les Djennékés à utiliser cette eau de préférence à toute autre. Il est un fait qu’aujourd’hui l’eau de Djenné est une des meilleures du Mali. Hélas, la motopompe vieillit. Les réserves financières constituées par la taxe sont insuffisantes pour en assurer le renouvellement. Une taxe plus élevée dissuaderait les habitants d’utiliser cette eau. Les revenus sont plus que modestes. Que se passera-t-il lorsque la panne séchera les fontaines ? La vie des Djennékés est suspendue au crépitement du moteur de la motopompe.
Le barrage
La plaine, nue, désertique, s’étend à mes pieds. C’est le lit du Bani, asséché. Sur la berge, les maçons confectionnent des briques de terre séchée, tandis que les femmes lavent le linge dans l’eau boueuse, extraite d’un puits sans fond. Nous nous rendons sur les lieux du projet du barrage. Le sol est aussi dur que du ciment. La poussière abrasive nous pique les yeux. L’absence de roches dans toute la région a contraint les Djennékés à construire en pisé, soit moulé à la main sous forme de grosses boules, soit préconditionné en briques crues. Pour le barrage, il faudra bétonner, donc, importer certains matériaux. L’ingénieur chargé des travaux nous en décrit par le menu les contraintes. Un peu plus loin, les rapaces se partagent la carcasse d’une chèvre. Il faut que je m’approche pour qu’ils daignent s’éloigner d’un vol lourd et lent. Il est bientôt 19h, nous sommes sur le chemin du retour. La nuit est tombée sur la brousse, chaude et parfumée. Les bergers rassemblent leurs troupeaux. Nous sommes invités à discuter des difficultés de l’élevage à Djenné, avec le chef de l’élevage.
« Il faut comprendre qu’ici la nature est hostile. Nos vaches doivent trouver leur nourriture elles mêmes. Elles produisent deux litres de lait par jour. Chez vous, une bonne laitière en fait trente. Lorsque vous vous plaignez d’excédents, nous ici, on rigole. »
Tant mieux si cela le fait rigoler. Le ciel s’allume point par point. Le concert bruyant des vaches se mêle aux ordres brefs des bergers. Les flèches lumineuses de nos torches trouent l’ombre de lueurs incertaines et fugaces. Patiemment, il nous explique :
« A Mopti, grâce à l’aide de la France, on va créer une laiterie. C’est généreux mais l’acheminement du lait est impossible. Il n’y a pas d’infrastructures routières. La conservation du lait par réfrigération se fera comment, sans matériel et sans électricité ? Et les débouchés commerciaux n’existent pas ».
Nous nous séparons après avoir bu à la régalade une calebasse de lait fraîchement trait.
Le pays dogon
Pour nous rendre en pays dogon, nous empruntons la piste. La vraie piste africaine. L’épreuve commence. La camionnette cahote, gémit, se dresse, plonge, renâcle, bondit, s’époumone, s’emballe, contourne, hésite, s’empanache de poussière rouge. Les quarante derniers kilomètres seront parcourus en deux bonnes heures. Et nous voilà chez les Dogons. La seule ethnie au Mali encore animiste. Nos amis Djennékés qui nous accompagnent : Baba et N’iangalli, aplanissent les difficultés pour nous permettre de pénétrer dans le village de Songa. Second choc. Je mesure l’impuissance dans laquelle je me trouve de traduire ce que je ressens, ce que je vois, ce que je devine. Un autre âge, une autre planète. Dans les ruelles très étroites, une sensation d’étouffement. Les cases de terre séchée sont minuscules et vides. Les enfants s’accrochent à nous, rieurs, curieux. Certains nous tendent un rectangle de papier où est inscrite leur adresse. Ceux-là vont à l’école et cherchent un correspondant. L’anachronisme est partout. On nous présente l’Ogon, le plus ancien du village, que nous saluons avec respect. On nous explique les coutumes toujours vivaces, la case à palabres, l’autel aux sacrifices, les génies.
Le lendemain, au lever du soleil, accompagnés d’un jeune Dogon, sac au dos, gourdes en bandoulière, nous partons à pied dans la montagne, à la recherche des villages les plus reculés. Heureusement que nous ne mesurions pas à l’avance l’ampleur des difficultés. Dans la montagne, les roches, transformées en accumulateurs thermiques, amplifient la cruauté du soleil. Nous devons effectuer une pause tous les deux ou trois cents mètres, essoufflés, le cœur affolé dans la poitrine. Parmi notre petite troupe il se trouve pourtant de bons marcheurs. Nous croisons souvent des femmes, dignes et droites, transportant des charges incroyables sur la tête. Les villages sont nichés à flanc de falaise et les puits, en bas, dans la vallée. L’approvisionnement en bois et en eau nécessite de quotidiens va-et-vient. Des enfants nous suivent pour nous aider, spontanément, nous guidant dans les passages difficiles et disparaissent tout aussi mystérieusement qu’ils sont apparus. Lorsque nous traversons un village, nous devons obligatoirement nous présenter au chef de village qui nous écoute en hochant la tête. Notre interprète nous enseigne les fautes à ne pas commettre pour ne pas troubler l’ordre social. Il nous rappelle l’essentiel de la religion animiste :
« Selon l’écrivain malien Amadou Hampaté Ba, l’univers visible n’est que l’écorce d’un univers invisible beaucoup plus vaste où s’agitent bien et mal, forces positives contre forces négatives, avec le temps comme terrain de lutte et l’homme comme arbitre mais aussi comme participant. On retrouve constamment cette opposition : bien - mal, positif - négatif, harmonie - chaos, Dieu est le « souffle vital » . Il a créé l’univers. L’homme n’en est qu’une composante qui peut provoquer le chaos dans l’harmonie voulue par Dieu. Mais ce dernier a introduit des entités négatives dans ce grand jeu. L’homme dispose donc d’une marge de liberté qui lui permet de choisir son camp : il s’intègre dans l’ordre des choses ou, allié aux puissances négatives, il désorganise l’œuvre divine. Il est à noter que l’Africain ne prête aucun trait anthropomorphique à Dieu. On assimile « le souffle vital » à la Parole d’où l’importance du Verbe. La parole est l’agent de la création. C’est aussi la courroie de transmission qui permet à la révélation initiale de traverser les âges. Dieu représente une entité considérable. Il serait irrévérencieux et inutile de s’adresser directement à Lui. Il a délégué ses pouvoirs à d’innombrables génies aux attributions diverses. Certains recouvrent les phénomènes naturels. On conclut avec eux un pacte qu’il convient de respecter scrupuleusement. Ces génies se localisent au travers des fétiches. Ceux-ci sont un support pratique permettant de visualiser une force immatérielle : un arbre, une statuette, un masque, une montagne. Pour éloigner les entités néfastes, on utilise un ensemble de rites et, pour ce faire, on a recours à la palabre »
Plus tard, enfin parvenus sur le plateau rocheux nous ramenant à la ferme dogon, nous mesurons l’importance de nos efforts, et nous sommes fiers de notre expédition. Les Dogons, eux aussi, ils se méritent.
Je garderai en mémoire la fière beauté des Maliennes, leur allure altière, l’arrogance amusée de leur regard. Droites et dignes, toujours présentes mais discrètes, elles cristallisent la volonté de vivre, de survivre, dans ce pays maltraité par la nature, asséché par les vents de sable, oublié des nuages.
Eider
Bonjour,
Je pars 2 semaines au mali et mon vol Paris-Bamako passe par tripoli.
Si j'ai bien compris, je dois faire traduire mon passeport en arabe pour Tripoli ? Y a t'il d'autre démarches à faire à part un Visa d'entrée pour le Mali : est-ce que je devrais aussi faire traduire ce visa en arabe ?*
Y a t'il moyen d'avoir mon visa et faire traduire mon passeport sans me déplacer jusqu'à Paris ?
Merci de vos conseils coulib
Je pars 2 semaines au mali et mon vol Paris-Bamako passe par tripoli.
Si j'ai bien compris, je dois faire traduire mon passeport en arabe pour Tripoli ? Y a t'il d'autre démarches à faire à part un Visa d'entrée pour le Mali : est-ce que je devrais aussi faire traduire ce visa en arabe ?*
Y a t'il moyen d'avoir mon visa et faire traduire mon passeport sans me déplacer jusqu'à Paris ?
Merci de vos conseils coulib
Qui peut me traduire cette phrase en dioula: es-tu assises avec quelqu'un?
aw ni tié !
j'aurais aimé traduire le texte ci dessous( tiré d'un livre de Paulo Cohelo ) pour un ami Malien que l'on appelle "petit guerrier" djembéfola et qui a actuellement besoin de réconfort: " Un Guerrier n'est jamais lâche. La fuite peut-être une excellente méthode de défense, mais on ne peut y recourir quand la peur est vive. Dans le doute, le guerrier préfère affronter ses blessures-car il sait que s'il fuit, il donne à l'agresseur un pouvoir plus grand que celui qu'il mérite. Dans les moments difficiles et douloureux, le guerrier assume sa position d'infériorité avec héroïsme, résignation et courage"
Je sais que la traduction littérale du français au Bambara est impossible mais si vous pouvez avoir un texte, sentences ou proverbes se rapprochant de l'idée qui se dégage de ce texte je vous en serais très reconnaissant. Ala kà kàlan nôgôya ! kambé kôfé
j'aurais aimé traduire le texte ci dessous( tiré d'un livre de Paulo Cohelo ) pour un ami Malien que l'on appelle "petit guerrier" djembéfola et qui a actuellement besoin de réconfort: " Un Guerrier n'est jamais lâche. La fuite peut-être une excellente méthode de défense, mais on ne peut y recourir quand la peur est vive. Dans le doute, le guerrier préfère affronter ses blessures-car il sait que s'il fuit, il donne à l'agresseur un pouvoir plus grand que celui qu'il mérite. Dans les moments difficiles et douloureux, le guerrier assume sa position d'infériorité avec héroïsme, résignation et courage"
Je sais que la traduction littérale du français au Bambara est impossible mais si vous pouvez avoir un texte, sentences ou proverbes se rapprochant de l'idée qui se dégage de ce texte je vous en serais très reconnaissant. Ala kà kàlan nôgôya ! kambé kôfé
Bonjour,
Je souhaiterai trouver quelqu'un qui puisse me traduire un enregistrement d'une heure du bambara au français.
merci par avance . Initché
Je souhaiterai trouver quelqu'un qui puisse me traduire un enregistrement d'une heure du bambara au français.
merci par avance . Initché
Bonjour,
j'aurais aimé savoir comment traduire en Bamanan la phrase suivante:
" la fumée monte dans le ciel" , "des flammes remplissent les cieux" je remercie grandement celui qui pourrait m'aider Ambé doni Ala k'an tilen héré la !
" la fumée monte dans le ciel" , "des flammes remplissent les cieux" je remercie grandement celui qui pourrait m'aider Ambé doni Ala k'an tilen héré la !
Bonjour je voudrais que vous me écrivez quelques mots et phrases en français. Traduire en peule s'il vous plaît merci 😉
Bonjour à tous,
Quelqu'un pourrait-il m'aider à (re)traduire ce proverbe dans sa langue d'origine, le bambara?
"Chaque filet d'eau a son chemin"
Je vous remercie d'avance 😉,
Julie 🙂
Quelqu'un pourrait-il m'aider à (re)traduire ce proverbe dans sa langue d'origine, le bambara?
"Chaque filet d'eau a son chemin"
Je vous remercie d'avance 😉,
Julie 🙂
Bonjour Hery
Je me présente , je suis une mamie qui est marraine d'une petite fille de 12 ans du mali . Ne connaissent pas la langue du mali , j'aimerais lui envoyer des petits message quelle puisse lire la lettre , elle même 🙂 . Puise je ne pair-mettre de vous envoyer de temps en temps un petit message pour me le traduire en mali 😕😊 Je vous remercie Hery 🙂
Cordialement Grandma
Je me présente , je suis une mamie qui est marraine d'une petite fille de 12 ans du mali . Ne connaissent pas la langue du mali , j'aimerais lui envoyer des petits message quelle puisse lire la lettre , elle même 🙂 . Puise je ne pair-mettre de vous envoyer de temps en temps un petit message pour me le traduire en mali 😕😊 Je vous remercie Hery 🙂
Cordialement Grandma
Bonjour ,
Je viens vers vous afin de trouver une aide sur la traduction d'un texte vers le Bamanan. Je suis musicien et également passionné de musique Mandingue une amie m'a demandé de mettre sur un passage de son morceau (en anglais, plutôt rock) une improvisation chantée. Le texte en anglais et un constat des moments troubles du monde dans lequel nous vivons actuellement (géopolitiques, climatiques, profits financiers aux détriments des relations humaines...etc)
Le refrain:
The world is breaking down
and people upside down
More things about it
The less we understand
Cependant le texte fini sur une touche d'espoir et c'est ce que j'aimerais pouvoir exprimer également en Bamanan le texte ci dessous:
"changer de regard sur soi, sur l' autre et le monde c'est commencer à changer.
Personne ne sait d’où vient le vent et ne sait ou il va..."
Après l'hiver vient le printemps
En attendant d'avoir de vos nouvelles je vous souhaites de belles choses.Chaleureusement,
Christophe
k'an be ko fé !
"[...] from my Peace Corps service in Burkina Faso and provided me with the confidence to engage with others. This one-hour lesson made all the difference; from conversing with taxi drivers to ordering rice and peanut sauce at a road-side restaurant to greeting my colleagues in the office, Bambara opened doors that never would have opened with just speaking French."
Site très très intéressant à découvrir !!!
Profitez du meilleur de l'Afrique de l'Ouest – les gens – en suivant des cours d'une langue commerciale historique et actuelle qui est parlée à travers le Mali, le Burkina Faso, la Guinée et la Côte d'Ivoire ainsi que la région de manière générale :
An ka taa! (en anglais/français)
An ka taa! (1) est une organisation éducationnelle qui cherche à permettre aux gens de plonger plus profondément dans la culture et société ouest-africaines à travers le langage et plus particulièrement les variantes mandingues (2) de l'est, à savoir le bambara (bamanankan), le dioula (julakan) et le malinké (maninkakan).
On a tendance à croire que les gens ont besoin du français pour habiter, travailler et comprendre en Afrique de l'Ouest. Certes, le français est un outil indispensable. Ceci dit, An ka taa! envisage à offrir des services aux individus, entreprises et organisations qui s'intéressent à aller plus loin dans leur compréhension de leurs clients, familles et proches. Les langues africaines, soit le bambara, le dioula, le malinké (3) ou autres, sont des objets qui ne sont ni de l'histoire ni en danger; ce sont des outils de la vie quotidienne et familiale, du commerce, des relations et du savoir pour des millions à travers le continent africain tous les jours. D’autres facteurs qui jouent en leur faveur (et surtout en faveur du bambara) : le développement de l’administration, des communications et des voyages, et particulièrement les migrations saisonnières, l’expansion des grandes religions (notamment la religion musulmane), etc. En même temps, ce sont des véhicules des pratiques et conceptions culturelles dont les racines vont bien au-delà des débats et mouvements d‘indépendance et de l'époque coloniale. Et en dernier, le bambara constitue, avec le français, la seule langue qui couvre l’ensemble du territoire national du Mali.
Le fondateur de An ka taa!, Coleman Donaldson, US-Américain, a commencé à apprendre le bambara/dioula en tant que bénévolé du Peace Corps au Burkina Faso. En 2011-12, il a fréquenté l’Inalco à Paris pour étudier le bambara et la linguistique mandingue sous le professeur Valentin Vydrine. Depuis, il pratique de diverses recherches linguistiques et ethnographiques au Burkina Faso, au Mali et en Guinée (système d’écriture N’ko, Manding Ajami...). De plus, il prépare un doctorat en linguistique éducationnelle, travaille sur un dictionnaire de poche trilingue "Anglais-Français-Bambara/Dioula" avec Antoine Fenayon de l’Association Donniyakadi à Paris, et enseigne et fait la promotion du mandingue par le biais des cours privés et des groupes de conversations. Notamment il faut dire que Coleman Donaldson est auteur du textbook/App. Linguarena "Apprendre le bambara" (itunes.apple.com/...ec/id1071617711?mt=8)...
Voir aussi : apprendrelebambara.over-blog.com/
Hery
(1) En bambara, an ka taa est une expression directe, assez courante, à un usage impératif (ordre, invitation), à traduire par "Allons !", "C’est parti !" ou "On y va !"... (2) La désignation originelle de "mandingue" peut être reconstruite comme *mànden-ka-kan "langue des gens du Manden" (–ka = habitant de..., kan = langue). Le terme de Manden est fondamentalement un terme géographique désignant la haute vallée du Niger, de part et d’autre de l’actuelle frontière entre le Mali et la Guinée. Mali est à l’origine une simple variante de ce terme. Cette région a été au XIIe siècle le centre à partir duquel s’est développé un empire, que les Mandingues eux-mêmes désignent du même terme de Manden, mais qui est généralement désigné par les historiens comme Empire du Mali. Les régions traditionnellement occupées par des populations dont la langue première est l’une des variantes du "mandingue" constituent une proportion plus ou moins importante du territoire des pays suivants : Sénégal, Gambie, Guinée, Guinée-Bissao, Mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire. La prédominance du "mandingue" est particulièrement marquée au Mali. (3) Le terme de "Malinké", consacré par l’administration coloniale, est un terme qui sert aux divers peuples voisins de langues non-mandingues pour désigner les Mandingues. Comme glossonyme, "malinké" est peu approprié car il n’est rien d’autre qu’un terme collectif qui subsume plusieurs variantes mandingues, pour partie assez différentes.
Site très très intéressant à découvrir !!!
Profitez du meilleur de l'Afrique de l'Ouest – les gens – en suivant des cours d'une langue commerciale historique et actuelle qui est parlée à travers le Mali, le Burkina Faso, la Guinée et la Côte d'Ivoire ainsi que la région de manière générale :
An ka taa! (en anglais/français)
An ka taa! (1) est une organisation éducationnelle qui cherche à permettre aux gens de plonger plus profondément dans la culture et société ouest-africaines à travers le langage et plus particulièrement les variantes mandingues (2) de l'est, à savoir le bambara (bamanankan), le dioula (julakan) et le malinké (maninkakan).
On a tendance à croire que les gens ont besoin du français pour habiter, travailler et comprendre en Afrique de l'Ouest. Certes, le français est un outil indispensable. Ceci dit, An ka taa! envisage à offrir des services aux individus, entreprises et organisations qui s'intéressent à aller plus loin dans leur compréhension de leurs clients, familles et proches. Les langues africaines, soit le bambara, le dioula, le malinké (3) ou autres, sont des objets qui ne sont ni de l'histoire ni en danger; ce sont des outils de la vie quotidienne et familiale, du commerce, des relations et du savoir pour des millions à travers le continent africain tous les jours. D’autres facteurs qui jouent en leur faveur (et surtout en faveur du bambara) : le développement de l’administration, des communications et des voyages, et particulièrement les migrations saisonnières, l’expansion des grandes religions (notamment la religion musulmane), etc. En même temps, ce sont des véhicules des pratiques et conceptions culturelles dont les racines vont bien au-delà des débats et mouvements d‘indépendance et de l'époque coloniale. Et en dernier, le bambara constitue, avec le français, la seule langue qui couvre l’ensemble du territoire national du Mali.
Le fondateur de An ka taa!, Coleman Donaldson, US-Américain, a commencé à apprendre le bambara/dioula en tant que bénévolé du Peace Corps au Burkina Faso. En 2011-12, il a fréquenté l’Inalco à Paris pour étudier le bambara et la linguistique mandingue sous le professeur Valentin Vydrine. Depuis, il pratique de diverses recherches linguistiques et ethnographiques au Burkina Faso, au Mali et en Guinée (système d’écriture N’ko, Manding Ajami...). De plus, il prépare un doctorat en linguistique éducationnelle, travaille sur un dictionnaire de poche trilingue "Anglais-Français-Bambara/Dioula" avec Antoine Fenayon de l’Association Donniyakadi à Paris, et enseigne et fait la promotion du mandingue par le biais des cours privés et des groupes de conversations. Notamment il faut dire que Coleman Donaldson est auteur du textbook/App. Linguarena "Apprendre le bambara" (itunes.apple.com/...ec/id1071617711?mt=8)...
Voir aussi : apprendrelebambara.over-blog.com/
Hery
(1) En bambara, an ka taa est une expression directe, assez courante, à un usage impératif (ordre, invitation), à traduire par "Allons !", "C’est parti !" ou "On y va !"... (2) La désignation originelle de "mandingue" peut être reconstruite comme *mànden-ka-kan "langue des gens du Manden" (–ka = habitant de..., kan = langue). Le terme de Manden est fondamentalement un terme géographique désignant la haute vallée du Niger, de part et d’autre de l’actuelle frontière entre le Mali et la Guinée. Mali est à l’origine une simple variante de ce terme. Cette région a été au XIIe siècle le centre à partir duquel s’est développé un empire, que les Mandingues eux-mêmes désignent du même terme de Manden, mais qui est généralement désigné par les historiens comme Empire du Mali. Les régions traditionnellement occupées par des populations dont la langue première est l’une des variantes du "mandingue" constituent une proportion plus ou moins importante du territoire des pays suivants : Sénégal, Gambie, Guinée, Guinée-Bissao, Mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire. La prédominance du "mandingue" est particulièrement marquée au Mali. (3) Le terme de "Malinké", consacré par l’administration coloniale, est un terme qui sert aux divers peuples voisins de langues non-mandingues pour désigner les Mandingues. Comme glossonyme, "malinké" est peu approprié car il n’est rien d’autre qu’un terme collectif qui subsume plusieurs variantes mandingues, pour partie assez différentes.









