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Trip to Thailand and Laos
Hello! 🙂

January 2026 Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).

In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
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Arnaques en Asie
Voilà un moment que je n’étais pas venue et a la lecture des diverses arnaques décrites, j’ai eu envie d’apporter un peu de mon expérience.

Depuis quatre ans maintenant je vis au Vietnam, j’ai la cinquantaine, je me déplace avec une valise et des chaussures en cuir, je suis seule, donc la cible idéale pour les arnaques de tout poil : grosso modo pour un Vietnamien, je suis une femme occidentale aisée et sans défense.

J’ai voyagé au Vietnam, au Laos, au Cambodge – très, très cher Cambodge -, en Malaisie, en Thaïlande, en bus, en train, en avion, en moto, et… rien. Je n’ai jamais été victime d’une de ces innombrables arnaques décrites.

Si, au début de mon séjour, j’avais raconté ici une agression par un taxi, mais je m’en étais voulue de la désinvolture qui m’avais poussée à prendre un taxi visiblement minable et d’avoir exposé mon portefeuille au moment de payer. Depuis, je choisis soigneusement mon taxi à Saïgon, il y en a assez partout pour pouvoir le faire, et je n’ai jamais plus eu un problème.

Mais il y a assez de posts sur les taxis, la question semble universelle, je ne reviendrai pas là-dessus.

A la banque, on m’a toujours remis au millième de billet près ce qu’on devait me remettre. Dois-je considérer comme une arnaque le fait qu’au supermarché, on me donne un bonbon au lieu de 200 Dongs parce qu’il n’existe quasiment plus de ces billets ? Je vis à l’hôtel et la porte de ma chambre n’est jamais fermée, quand je veux mettre de l’argent au coffre, c’est la manager – en qui j’ai entièrement confiance – qui insiste pour me remettre un reçu où tout est scrupuleusement noté.

Je me suis posé la question : suis-je plus maligne que les autres ? Pas du tout. J’aurais même sûrement donné aussi à la fameuse Française de Thaïlande qui fait l’objet d’un interminable post.

C’est justement cette histoire qui m’a fait réagir, assez différemment du ton général, d’ailleurs. J’ai trouvé encourageante la réaction de si nombreuses personnes qui donnent à une femme qui semble démunie. Pour une fois, il n’est pas question de haine, de vengeance, de fracture entre les personnes, simplement d’entraide…

J’ai beaucoup voyagé dans ma vie mais mon statut de résidente étrangère a changé la donne. On croit avoir tout prévu et pourtant on se trouve face à des problèmes imprevisibles. Je n’ai bien sûr jamais rien demandé dans la rue, mais j’ai été contente à l’époque que de nouveaux amis aient été là pour m’aider, financièrement ou administrativement…

J’ai aidé beaucoup aussi, en France comme ici, sûrement qu’on a certaines fois ri derrière mon dos, mais je m’en fous : dans le doute, je préfère avoir été grugée plutôt que de n’avoir pas aidé quelqu’un au bord du précipice.

Je ne m’expose pas non plus. Je ne prends pas des cuites à tomber dans les bars interlopes de Saïgon - je sors pourtqnt bequcoup . Je ne suis pas un homme de quatre-vingts ans qui se transforme en George Clooney quand il descend de l’avion. Je ne porte pas de jugement. Je sais simplement par bon sens qu’une fille de vingt ans vetue d'un short au ras des fesses, perchée sur des talons de 25 cm n’est pas éblouie par votre sex-appeal, messieurs. Il y a de fortes chances pour qu’elle soit attirée par votre banane… enfin pas celle à laquelle vous pensez.

Bon sens, là est la question. J’habite une ville touristique et je vois de plus en plus d’occidentaux se déplacer avec un sourire crispé, les bras fermés sur leur sac… Une table sur deux refuse le fruit en beignet offert à la fin du repas par mon restau favori. Forcément, il y a un coup fourré…

Moi, je dois avoir une mental de ravie de la crèche, mais j’aime bien l’idée que tant de personnes aient donné à la fameuse arnaqueuse de Thailande. Les petits combats au quotidien pour des tomates talées ou des poissons moisis au soleil me semblent bien plus fatigants.

Si nous ne restons pas ouverts et solidaires, il me semble absolument inutile de voyager…
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3 semaines au Laos: Ravissements et satisfactions!
Ca y est ! De retour après 3 semaines fabuleuses au Laos !

Pour celles ou ceux qui ont déjà eu l’occasion de me lire… je suis un amoureux de l’Inde depuis mes 20 ans où j’avais voyagé un an en sac à dos et y suis revenu déjà 7 fois.

Ma première grosse « infidélité » à Mother Bharath avait été concrétisée par un voyage au Vietnam qui m’avait laissé un sur une légère déception…

Si j’avais trouvé le Nord du Pays magnifique côté nature et merveilleux auprès des ethnies du Nord, le reste m’avait assez déçu de par le sentiment de voyager dans un pays où les autorités sont en train de mettre en œuvre un « industrie » touristique… et aussi en raison du contact humain, peu chaleureux et à tout le moins loin d’être inoubliable…

Ayant toujours été fasciné par l’Asie, je voulais me réconcilier avec la région et… bien sûr… on m’avait souvent dit : « Le Laos et le Cambodge n’ont rien à voir avec la Thailande ou le Vietnam… Pays moins fréquentés, gens plus « relax », plus de sourires etc »…. Selon le concept largement consacré : Plus "authentique"...!

C’était donc décidé : le Laos cet été et … tuons le suspense tout de suite : Expérience réussie ! Je reviens absolument conquis (et ma compagne aussi !) !

Voici donc le petit récit de notre périple extrêmement agréable avec itinéraire, conseils pratiques et avis.

Au programme : AR TOULOUSE-BANGKOK – entrée au Nord du Laos avec Muang Khua – Muang Ngoi – Louang Prabang – VANG VIENG – Nuit à Vientiane et Boucle de Thakhek pour finir avant 3 jours plein à BANGKOK.

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Un mois au Laos avec "Les Gros Sacs"! C'est reparti pour un tour!
Hello les voyageurs :)

Les Gros Sacs sont de retour, accrochez vos ceintures 😛

Après notre carnet de voyage "3 semaines au Myanmar avec Les Gros Sacs", nous remettons le couvert avec le Laos cette fois-ci.

Pour rappel, nous sommes actuellement en tour du monde depuis le 1er septembre 2016. Nous avons déjà parcouru le Sri Lanka, le Myanmar, la Thaïlande du Nord, le Laos donc, et nous sommes actuellement au Cambodge

Le contexte : - Du 4 novembre au 3 décembre 2016 - En couple - 4ème destination de notre tour du monde - Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent 🙂 - Notre blog si par hasard notre style vous plait : www.lesgrossacs.com - Et si vous aimez les photos, notre instagram : @lesgrossacs - Et tant qu'on y est, si vous voulez rigolez un peu tous les jours, notre page Facebook

Sommaire du carnet : - Descendre le Mékong depuis la frontière Thaïlande/Laos jusqu'à Luang Prabang - Luang Prabang - La Plaine des Jarres (Phonsavan) - Vientiane (pendant le festival That Luang) - Vang Vieng - La boucle de Thakhek en scooter - Le plateau des Bolovens en scooter - Les 4000 îles (Don Khone pour nous) - Traverser la frontière entre Laos et Cambodge (sans payer de bakchich !) - Le bilan (en chiffre et en lettres) - La vidéo - Vos critiques et insultes 😉

Allez c'est parti :)
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Laos - Novembre 2005
Je rentre d'un voyage de 3 semaines au Laos. Voici quelques infos pratiques qui vous aideront peut-être à préparer votre voyage. Je répondrai avec plaisir à toutes vos questions complémentaires.

Voyage particulier, qui ne nous ressemble pas ... Ici, au Laos, il faut accepter de se poser, profiter de l'instant présent, des scènes de la vie, du paysage. Inutile de courir pour boucler un programme, inutile de vouloir tout voir. L'exhaustivité, ici encore plus qu'ailleurs, n'a aucun sens. On n'a pas vu la plaine des Jarres, on n'a pas vu les minorités du Nord, on n'a pas vu Tat Lo dans les Bolovens ... et ça m'est bien égal. Ce qu'on a vu m'a remplie de bonheur. Et après avoir bien profité des nombreux posts sur VF (et je remercie en particulier Sawaddeekha), j'ai plaisir à partager ce moment avec vous.

NOTRE PERIPLE EN 3 SEMAINES :

Ven 11 Nov - Vols Thai Airways Paris/Bkk/Ubon Ratchathani Sam - Arrivée à Paksé à 18h - Nuit à Paksé Dim - Ban Sapaï (tuk tuk : 4$ pour nous 2 - 1/2h) - Don Kho (bac : 3$AR pour nous 2 - 5min !) - Retour Paksé (sawngthaew : 4$ pour nous 2 - 1/2h) - Nuit à Paksé Lun - Tad Fan (sawngthaew : 1$/p - 1h) - Nuit à Tad Fan Mar - Retour à Paksé - Nuit à Paksé Mer - Champassak (pirogue à moteur : 3$/p à 8 - 1h30) - Vat Phou (vélo : 1, 5$/j/p) - Nuit à Champassak Jeu - Champassak - Nuit à ChampassakVen - Route vers Don Khong (sawngthaew:10$/p à 6 - 2h30 + bac:1$/p) - Nuit à Don Khong Sam - Don Khon (pirogue à moteur : 4$/p - 1h) - Nuit à Don Khon Dim - Don Khon et Don Det (vélo : 1$/j/p) - A la recherche des dauphins du Mékong (8$/boat - 1h15) - Nuit à Don Khon Lun - Remontée vers le Nord : pirogue vers Ban Nakasang (5$ pour nous 2 depuis Don Khong) + sawngthaew vers Paksé (3$/p - 3h) + bus VIP de nuit (13$/p - 10h) - Nuit dans le bus Mar - Arrivée à Vientiane à 6h00 du matin - Nuit à VientianeMer - Route vers Vang Vieng (bus VIP : 5, 5$/p - 3h30) - Nuit à Vang Vieng Jeu - Journée fun : tubbing, trekking, kayaking, jumping (8$/p) - Nuit à Vang ViengVen - Route vers Luang Prabang (bus VIP : 7, 5$/p - 5h) - Nuit à Luang Prabang Sam - Luang Prabang - Nuit à Luang Prabang Dim - Luang Prabang - Nuit à Luang Prabang Lun - Grottes de Pak Ou (bateau : 5$/p) - Nuit à Luang Prabang Mar - Luang Prabang - Nuit à Luang PrabangMer-Tad Kouang Si (tuk tuk : 12$ pour nous 2 - 4h) - Nuit à Luang Prabang Jeu - Luang Prabang - Nuit à Luang Prabang Ven - Luang Prabang - Nuit à Luang Prabang Sam 3 Déc - Vols Luang Prabang/Bkk/Paris

BUDGET :

Aucun problème pour changer des $ en Kip. Nous avons changé plusieurs fois, dans des banques, à Paksé et à Luang Prabang à un taux variant de 10 750 à 10 807 Kips pour 1$. Nous avons tout payé en liquide, soit en Kip soit en $, très bien accepté partout. Le taux appliqué lors des achats payés en $ est légèrement plus désavantageux : 1$ pour 10 000 Kips. La carte bancaire est néanmoins acceptée dans les boutiques d'artisanat plus chics et dans les hôtels de plus haut de gamme. Je ne peux pas vous dire si une commission est appliquée.

Sur place (et pour nous 2) 969 $ dépensés, répartis en 241 $ d'hébergement en guesthouse pour 20 nuits 728 $ de repas, boissons, transport, entrées de sites (une poignée de $) ... (je ne compte pas les achats personnels d'artisanat) soit 23 $/j/p sans se priver.

En proportion, ce sont les petits trajets privés qui coûtent le plus cher (course en ville en tuk tuk, bac pour traverser le Mékong, ...). Budget hébergement dérisoire (et on peut faire encore bien plus économique que nous), la nourriture aussi (voir les § correspondants). Quand ils sont payants, les sites (temples, musées, cascades) sont chers (toujours en proportion bien sûr). Mais, la majorité des temples de Luang Prabang sont gratuits ...

GUIDES :

Lonely Planet version française 5è édition (stupa doré du Pha That Luang de Vientiane en couverture) - Tous les tarifs sont sous-estimés (ajouter 30% à chaque fois) - Plan de Vang Vieng totalement faux - Plan de Luang Prabang plus pratique dans le GdR. Guide du Routard 2006-2007 (!) - Les prix sont à jour, les plans corrects, les commentaires intéressants et engagés comme d'habitude. Mais que c'est maigre ...

TRANSPORTS :

1 - Vols Nous avons acheté nos vols directement auprès de la Thai Airways fin juin www.thaiairways.fr/france/magazine.htm Réservés par téléphone et récupérés sans frais à leur agence sur les Champs Elysées, 2 jours plus tard. Prix = 873 Euros ttc l'A/R (environ 730 Paris/Bkk + 40 Bkk/Ubon Ratchathani + 100 Luang Prabang/Bkk) Autant les escales à Singapour peuvent être agréables, autant l'aéroport de Bangkok est tristounet ... Nous avons reconfirmé (gratuitement et rapidement) nos vols de retour à Luang Prabang dans une des nombreuses petites agences de la rue Sisavang Vong. Taxe d'aéroport au retour : 10 $/p à Luang Prabang à payer après le check-in en présentant le boarding pass.

Attention : petit désagrément à la douane de Luang Prabang. Les bagages sont passés aux Rayons X avant l'enregistrement. Un douanier m'interpelle : Vous avez acheté une tête de Bouddha ? Oui Vous avez un reçu ? (tu parles !) Non, acheté sur le Night Market Vous l'avez payé combien ? 17 $ Il me présente alors un papier précisant qu'il est interdit de sortir du Laos toute image de Bouddha (ancienne ou neuve, en bois, en marbre, en bronze ...) et qu'ils sont en droit de la confisquer sans un mot d'excuse. J'ai lu, bon, ok. Je le laisse venir ... Si mon responsable vient, il peut vous le confisquer ... ... mais avec 5$, il ne viendra pas ... Voila comment mon Bouddha m'a finalement coûté 22 $ ...😕

2 - Passage de la frontière Nous sommes arrivés à Ubon Ratchathani, dans l'Est de la Thaïlande, vers 14h. A l'extérieur de l'aéroport, nous trouvons facilement un taxi pour nous conduire jusqu'à Chong Mek, à la frontière. 900 baths (environ 22$) pour nous 2. Environ 1h30. On passe le bureau d'émigration de la Thaïlande (rappel : visa thaïlandais inutile). Quelques pas, il fait chaud ... on arrive au bureau d'immigration du Laos. Et comme on est samedi, on paie leurs heures supplémentaires : 140 Baths (soit 4$). Nous avions notre visa. Encore quelques pas, nous sommes maintenant à Vang Tao, au Laos. Nous sortons du village et trouvons une vieille gimbarde conduite par un ancêtre aussi cabossé que sa voiture. Il va nous conduire à Paksé en ¾h pour 9$. Nous arriverons à Paksé vers 18h. Donc, 4 heures au total pour récupérer les bagages à l'aéroport, faire la route et passer les 2 bureaux. Encore merci à Sawaddeekha pour les conseils qu'elle m'a apportés sur ce point précis. Ca nous avait bien rassurés 🙂. PS - On peut sans doute faire tout ça en bus et sawngthaew pour beaucoup moins cher (mais plus long).

3 - Sawngthaew et tuk tuk Au début on s'y perd un peu. Si j'ai bien compris, les tuk tuk ont trois roues, les sangthaews en ont 4 mais il y a des exceptions. Plus clairement, les tuk tuk sont faits pour les petites distances et peuvent transporter 3 à 5 ou 6 personnes (selon le nombre d'occidentaux !), les sawngthaews (qu'ils appellent aussi bus tout simplement) transportent beaucoup plus de monde (!) et d'objets et conviennent aux longues distances. Ce sont des camionnettes aménagées de bancs où l'on s'entasse. On les reconnaît très facilement. Ils partent des gares routières et s'arrêtent à la demande. C'est dans ces bus que vous partagerez quelques moments très agréables avec la population locale, qui vous accueillera avec de grands sourires et se poussera toujours pour vous faire asseoir. Bien sûr, on est serré, mal assis, c'est hyper salissant quand la route se transforme en piste sablonneuse (comme vers Si Phan Don), c'est fatiguant car les amortisseurs ne sont pas toujours de première jeunesse, c'est écoeurant parfois quand les vapeurs d'essence sont mal évacuées ... mais quel bonheur d'avoir les cheveux au vent, d'échanger des sourires avec des gamins timides, de voir défiler les paysages ruraux et de traverser des villages pittoresques. Une gamine nous a même offert spontanément la rose qu'elle emportait à l'école ! Les groupes de Japonais qui s'y risquent portent eux des masques sur le nez ...😏

J'ai indiqué dans le planning le prix des transferts en sawngthaew (prix par personne). Quant aux courses en tuk tuk en ville, ça variait de 5 000 à 10 000 kip par personne selon la distance. A Luang Prabang, on payait 10 000 Kip pour nous 2. Et on a payé 3$ pour nous 2 pour aller jusqu'à l'aéroport. Voila, ça vous donne une idée. Comme toujours, on discute un peu le prix avant. Négociation de rigueur mais pas acharnée dès que vous connaissez les habitudes.

4 - Bus VIP Pour les longs trajets, c'est agréable. Ceux qui partent de Paksé pour Vientiane partent du marché central, à côté du Champassak Plazza Shopping Center. Les agences s'arrachent les touristes ... Les prix sont identiques : 13$, départ à 20h ou 20h30. Nous, on a choisi un peu au hasard. Bus confortables, sièges inclinables, vidéo et karaoké à donf jusque minuit, musique douce après (si, si !). Un arrêt à 1h du mat' dans une gare. Toujours ces ambiances surréalistes : néons blafards, voyageurs ensommeillés se dégourdissant les jambes, leur couverture sur le dos et ces milliers d'insectes énormes en pleine activité. WC propres et payants (dame pipi). Arrivée à Vientiane à 6h du mat. Il fait froid, attention ! Pour le transfert, Vientiane à Vang Vieng, nous nous sommes adressés à l'hôtel pour le billet de bus. Pas d'arnaque. Enfin, toutes les agences proposent le transfert Vang Vieng/Luang Prabang pour 7 ou 8$. Ils affrètent en fonction des besoins. Paysages magnifiques.

5 - Bateaux sur le Mékong Paksé - Champassak : Le 16 Novembre, il n'y avait pas de bateaux pour Champassak (fête). Zut ! Mais comme en Asie, il y a toujours une solution simple, avec 6 autres touristes, nous avons loué les services d'une pirogue à moteur pour 3$/p. 1h30 de descente, sagement alignés les uns derrière les autres dans cette toute petite embarcation, qui n'était ni bruyante, ni trop rapide. Ne confondez pas les pirogues à moteur et les speed boats. Nous avons vu des speed boats à Luang Prabang, il faut mettre un casque, c'est très rapide (mais c'est quoi l'intérêt pour nous voyageurs ?), extrêmement bruyant et parait-il assez dangeureux. Une horreur. Pas testé ! Donc, ici, une bien belle balade au fil de l'eau brune du Mékong. C'est vraiment magique d'être sur ce fleuve et d'en prendre conscience : «je suis sur le Mékong, fleuve mythique s'il en est» ! Le piroguier nous a débarqués à la An Uxa Guesthouse. Chouette, justement celle conseillée par Sawaddheeka. On était donc à pied d'oeuvre ! Don Khong-Don Khon : Encore une pirogue à moteur (à vrai dire, on n'a utilisé que cela, pas de bateau lent, pas eu l'occasion et pas vraiment cherché) affrétée pour les touristes par la Pon's GH. La Pon's GH organise des tours à la journée vers les autres îles. Nous, nous avions pris un aller simple (4$/p) ...

6 - Vélo Généralement 1$/j/p Nous en avons loué à Champassak, à Don Khong, à Don Khon, à Luang Prabang. Ca s'y prête particulièrement bien dans les îles.

HEBERGEMENT :

C'est une bonne surprise : beaucoup de choix, vraiment pas cher et toujours propre. Nous avons privilégié les petites guesthouses (GH). Les petits déjeuners sont rarement inclus. Nous avons payé en Kips ou en $ selon le montant. Paksé : Sabaidy 2 GH (4, 50 $ et 5, 20 $ avec douche privée) - ref GdR et LP Chambre très simple aux parois de bambou avec ou sans sdb privée. Les sanitaires communs sont très propres. Moustiquaires, ventilo et, dans la chambre à 5, 20$ A/C. Petite cour ombragée sur le devant. Tad Fan : Tad Fan Resort (28 $ sans le petit déj) - ref LP Trop cher pour être un coup de coeur. Seule possibilité d'hébergement à Tad Fan. Ils en profitent et les prix flambent. Certes, la chambre est belle, spacieuse, tout en bois, face à la cascade, dans une végétation luxuriante. Sdb privée. D'une façon assez surprenante, le restaurant est bon et les prix corrects. C'est véritablement un havre de paix, mais cela vaut-il vraiment 28$ ?... Attention, si vous le pouvez, réservez. Nous n'avions pas réservé et c'était limite. Ils demandent à être payés d'avance ; j'ai accepté de payer seulement la première nuit sur les 2 prévues. Bien nous en a pris, puisque nous sommes partis dès le lendemain. En effet, nous étions trop mal équipés pour pouvoir trekker, le sol était vraiment trop glissant. Une seule journée nous a donc suffi pour profiter de la cascade (voir plus bas pour détails). Champassak : An Uxa GH (10 $) - ref LP 🙂 En bord de Mékong, des petites chambres à différents prix. Nous avons choisi une chambre en dur, très spacieuse, sdb privée, ventilo et A/C. Négociée 10$ si on n'utilisait pas l'A/C. On s'en est privé sans difficulté. Cadre très agréable, quelques hamacs face au Mékong, bon restaurant quasiment au dessus de l'eau, location de vélo, service de sawngthaew pour aller jusqu'à Si Phan Don. Patron souriant, entouré de toute sa marmaille (An Uxa est le prénom de son dernier fils d'ailleurs). Nous avons eu droit à un magnifique lever de pleine lune. Féerique ! Halte tellement agréable que nous y avons passé une journée à buller ...

Don Khong : Villa Kang Khong (6 $) - ref LP et GdR Grande maison traditionnelle en teck tout ouverte sur un beau jardin. Chambre n°6 spacieuse bourrée de charme désuet, sdb privée (un peu vieillotte quand même, seule restriction pour que ce soit un coup de coeur). Pas d'eau chaude, pas gênant. Don Khon : Auberge Sala Don Khone (18$ pdj super copieux inclus) - ref LP et GdR Notre gros coup de coeur 🙂🙂. Plutôt qu'une chambre dans l'ancien hôpital, nous avons préféré celle des habitations sur pilotis, tout en bois, plus petite mais vraiment pleine de charme et, en plus, moins chère. Sdb privée. Electricité de 18h à 22h. Avez-vous déjà goûté au charme de prendre une douche à la lueur d'une bougie ? C'est fort agréable.

Vientiane : Vayakorn GH (15$ pdj inclus) - ref GdR Hotel standard impersonnel, chambre quelconque mais spacieuse, ultra propre, sdb privée, bon confort, télé avec TV5 ( !!). Pour une nuit ...

Vang Vieng : Les Jardins de Vang Vieng (13$) - raccolés dès la sortie du bus, par la propriétaire chaleureuse dont le dynamisme nous étourdit ... Bungalows sur pilotis en bois et bambou, un peu à l'écart de la ville, idéalement situés face à la rivière Nam Song et aux montagnes karstiques. Mais manque d'entretien : nous avons dû appeler pour faire réparer une fenêtre qui ne fermait pas, puis la porte, puis changer un drap plein de saletés provenant de l'A/C toute neuve, puis la lumière ... le tuyau de douche fuyait, les WC étaient cassés, la moustiquaire toute trouée ... Epique ! Mais ça reste un bon souvenir tellement la vue était belle ! Enfin, 13$ ... on la paye, cette vue !

Luang Prabang : View Khem Khong GH (12$) - ref GdR Un seul défaut, mais de taille (si j'ose dire !) : les chambres sont minuscules. 2 lits jumeaux (ou un double) et 50 cm autour, c'est tout. En dehors de ça : chambre lumineuse (elles ne le sont pas toutes à Luang Prabang), sdb privée avec eau chaude (et là, ça sert !!), ventilo (qui lui ne sert à rien), fenêtres avec moustiquaire, très bien située, au bord du Mékong, à 2 pas de la Sisavang Vong Road. Propriétaire sympathique, hilare du matin au soir, très accro aux dessins animés de la télé allumée du matin au soir. Service de laundry (10 000 Kip/kg - on peut trouver 8 000 Kip/kg en ville). Location de vélo. Pas de coin cosy où se reposer (là où on écrit son carnet de voyage par exemple 😛) mais tout un choix de restau juste en face, le long du Mékong. Dont le restau de la GH. Juste la rue à traverser. On a passé 8 nuits dans cet endroit où on a très vite trouvé nos marques. C'est clair, il faut obligatoirement s'astreindre à un peu d'ordre dans la chambre ... Donc, une très bonne adresse si vous êtes capable de gérer vos affaires dans votre sac ... Attention, à notre arrivée en ville, nous avons visité 2 GH, toutes 2 complètes, avant de trouver celle-ci. Nous avons cherché ensuite (histoire de voir si on trouvait mieux puisqu'on devait y rester longtemps) et beaucoup étaient complètes. Au final, on n'a pas bougé, notre GH nous convenait (bon rapport qualité/prix/situation). Pour satisfaire notre curiosité, nous sommes allés voir la Thongbay GH. Pour 18$, vous avez un magnifique bungalow sur pilotis face à la Nam Kane, avec sdb privée superbe. C'est vraiment très très beau, pas très cher, mais complètement excentré, ce qui est un inconvénient majeur pour Luang Prabang (voir plus bas).

REPAS :

Là encore (comme souvent en Asie), on mange bien, facilement, et à un prix dérisoire.

Petit déjeuner : on trouve très facilement de la baguette, vieux reste de la présence française au Laos.

Bonne adresse : Scandinavian Bakery à Luang Prabang dans la Sisavang Vong Road - Elle sert des viennoiseries variées, un délicieux chocolat mousseux et épais, des salades, des sandwichs. Ce n'est pas très local (pas du tout même) mais c'est très bon. Et c'est ouvert dès 7h, donc, juste après l'aumône des bonzes. Nous en avions pour 45 000 kips environ pour nous 2 (c'était parfois notre repas le plus cher de la journée).

Déjeuner et diner : les petits restaurants ne manquent pas. Ils servent un peu tous la même chose : fried rice, fried noodle, noddle soup, fried ou fresh springrolls, et quelques plats thaïlandais ... Une des spécialités laotiennes est le laap, viande ou poisson finement haché et mélangé à des herbes. C'est bon mais sec ... Egalement beaucoup de légumes verts : des petites aubergines rondes, des liserons d'eau (morning glory), de la citronnelle, des haricots ... Le green curry (mélange de légumes cuits) servi avec du riz est un régal. Le riz est proposé vapeur (steam) ou gluant (sticky). Enfin, sur toutes les tables de la moindre gargotte, vous trouverez la sauce soja, à ne pas confondre avec la sauce de poissons plus ... parfumée (on reconnaît à l'odeur !). La pâte de crevettes séduira les plus téméraires !

1 canette de Coca : 5 000 Kips. Pepsi est très présent et supplante parfois Coca. Pour moi qui suis une inconditionnelle, j'ai dû parfois chercher un peu ... 1 lao Beer (640ml) : 5 à 10 000 Kips L'eau est généralement offerte. On vous apportera systématiquement un verre d'eau dans les restaurants. C'est de l'eau purifiée propre à notre consommation. Les GH mettent également souvent des bouteilles à disposition. Enfin, vous aurez aussi une bouteille dans les bus lors des voyages assez longs. Les dépenses en eau sont du coup très limitées ... 1 litre d'eau purifiée en épicerie : 2 000 kips. 1, 5 litre d'eau minérale : 5 000 Kips. Le lao lao est l'alcool local (3 à 10 000 kips selon l'endroit), trop fort à mon goût pour être avalé tel quel, mais qui additionné d'un jus de citron devient très agréable. Ils ne comprennent pas tous cette notion de cocktail et j'ai souvent eu mon lao lao dans un verre et mon jus de citron dans un autre. Je faisais ma toutouille moi-même ...

Entre une petite gargotte de bord de rue ou un restaurant un peu plus traditionnel (et plus chic), les prix varient beaucoup. 1 steam ou sticky rice : 2 à 5 000 Kip 1 fried rice/noddle with veg. = 10 à 15 000 Kip Les poissons cuits dans des feuilles de bananiers sont délicieux (grilled ou steamed fish in banana leaves). Goûtez-y ! C'est plus cher : entre 30 et 50 000 Kips mais ça les vaut. Ainsi, un repas simple dans une petite gargotte nous revenait pour nous 2, hors boisson à 30 à 50 000 kips. Un "repas de fête" à Luang Prabang nous a coûté jusqu'à 15$ (au Couleur Café par exemple).

Bonnes adresses : A Don Khong, l'auberge Sala Don Khong. J'y ai mangé le meilleur poisson grillé dans des feuilles de bananiers (50 000 kips). Poisson entier, pas haché. Réservé l'apm pour le soir. Un super souvenir.

A Don Khon, au Bamboo Restaurant. Le poisson cuit au sel et pommes de terre des Bolovens (50 000 Kips). Mon meilleur repas. En plus, le restau est sympa, on est vraiment à fleur d'eau ...

A Vang Vieng, l'Organic Farm Café a l'avantage de ne pas avoir de télé ! En plus la nourriture est excellente. Curry de légumes du jardin (Harvest Curry Veg) pour 12 000 Kips. Tous les amateurs de calme de Vang Vieng viennent chercher refuge ici. Et ils sont plus nombreux qu'on ne l'imagine, c'est très vite plein.

A Luang Prabang, le Naun Na Pha Restaurant propose une cuisine simple, pas chère et gouteuse. Notamment le Green Curry (je n'ai pas noté le prix mais ce n'est pas cher) Le soir, le long du marché de nuit sur la Sisavang Vong Road se tient un buffet végétarien. Une seule grande table sur le trottoir. 5 000 Kips le buffet à volonté. Pas testé mais c'était toujours plein et ça donnait envie ... Beaucoup de restaurants plus chics et très bons : Couleur Café, Tum Tum Cheng, Bamboo Restaurant ... Comptez alors 5 à 7$ par personne. Le Nazim est un restau indien à l'ambiance froide (néons) mais très bon ... (pas cher)

Et aussi à Paksé, le Jasmine Restaurant. C'est aussi un indien, sans surprise. Délicieux et copieux biryanis. Avant de trouver ses marques sur la cuisine lao, si vous arrivez comme nous par Paksé .... Nous avons passé aussi de longues heures au café Sinouk à Paksé, en attendant le bus de nuit ou en attendant de laisser passer les heures chaudes de la mi-journée. Ambiance coloniale très conviviale, gros ventilos qui brassent l'air, tentures devant les portes pour empêcher la chaleur d'entrer, nombreuses revues en français qui invitent à la lecture. Et puis surtout, des cafés frappés parfumés à la banane ou à l'ananas ou tout simplement des cappuccinos frappés ! C'est original et délicieux (même moi qui déteste le café, je me suis régalée !). Autour de 15 000 kips le grand verre.

SITES CULTURELS :

Pas de grands sites prestigieux comme Angkor ou Bagan, pas de vieux temples au bois patiné par le temps comme en Birmanie, pas de merveilles architecturales comme en Inde ... il ne faut pas venir au Laos pour assouvir un besoin de visites culturelles. Vous seriez déçus. Les atouts du Laos se cachent ailleurs. Voir plus bas. Néanmoins quelques infos sur les sites quand même ...

Budget total entrées des sites : pas vraiment calculé. Une poignée de $, c'est négligeable dans le budget - Aucun supplément n'est demandé pour les appareils photo.

Champassak Wat Phou : 30 000 Kips Depuis la An Uxa GH, nous y sommes allés en vélo. Bon, ça fait quand même un bout ... surtout quand il fait chaud. Mais ça se fait, c'est plat et on traverse Champassak, joli petit village tout fleuri, tout mimi ... Prenez de l'eau. Le Wat Phou est un site pré-angkorien. C'est assez petit, on en fait le tour en 3-4 heures (à pied, sans les vélos, qu'on laisse à l'entrée). Ceux qui ont lu mon carnet sur Angkor savent à quel point nous avons été envoutés par la magie de ses temples. Alors, forcément, le Wat Phou nous a un peu laissés sur notre faim. C'est petit et les apsaras ne sont pas bien nombreuses. Mais, n'allons pas jouer les blasés ou les rabat-joie ! Les frangipaniers en fleurs apportaient une touche de fraîcheur, de couleur et d'odeur bien agréables. Aucun doute, c'est mignon, c'est incontournable mais pas la peine de prévoir 2 jours de visite (c'est ce qu'on avait planifié, amoureux des vieilles pierres comme on l'est !). En ½ journée, c'est vu. Et bien vu.

Vientiane Une seule journée consacrée à Vientiane. C'est une jolie petite capitale, bien préservée. On peut assez peu en parler néanmoins.

Sisaket Museum : 5 000 Kips Magnifique temple où l'on flâne plus de 2 heures. Le cloître est garni de centaines de statues de Bouddhas magnifiques. Nous serons tous les 2 atterrés d'entendre une Française d'un groupe se lamenter «oh, du Bouddha, du Bouddha, encore du Bouddha !» ... Qu'est-elle donc venue faire ici ?... Comment peut-on à ce point se tromper de voyage. Il lui fallait un All Inclusive en RD !... Non, non, arrêtez, je ne lance pas de débat !! C'est juste un clin d'oeil 😛...

Ho Phra Keo Museum : 5 000 Kips Juste en face, ancien temple transformé en musée qui regroupe quelques belles pièces mais envahi par les groupes de touristes. Il faut jouer des coudes, ce n'est pas très agréable.

Phra That Luang Museum : 5 000 Kips Je n'y ai vu absolument aucun intérêt. C'est lourd et moche. A choisir le Vat Sisaket a beaucoup plus de charme et d'intérêt. Affaire de goût ?...

Luang Prabang Grottes de Pak Ou : 10 000 Kips On part de Luang Prabang en pirogue à moteur (5$/p, nous sommes une dizaine de touristes) vers 8h30. Premier arrêt à un petit village pour y voir du tissage. Deuxième arrêt pour voir la fabrication de l'alcool local, le lao lao. Enfin, on arrive à 11h à Pak Ou où nous aurons ½h (!) pour voir les 2 grottes. On se moque de nous 😠 ! Un autre touriste réplique d'ailleurs qu'il reviendra quand il aura fini. Bon, allez, on va pas se fâcher, jamais en vacances. On y va .... On grimpe la volée de marches blanches, on paie nos entrées et nous voici dans la petite grotte, assez peu profonde, remplie de statuettes de Bouddhas. Bon ... Sur la gauche les escaliers s'élèvent vers la seconde grotte. Allez, on court ... combien de temps ? 22 minutes !... Après environ 200 marches (quand même !) on arrive à la seconde grotte, beaucoup plus profonde. Elle n'est pas éclairée, des torches sont louées à l'entrée si vous n'avez pas prévu. Elle abrite quelques bouddhas, assez peu par rapport à celle d'en bas. Et sous la lueur d'une torche, on apprécie mal. Redescente des 200 marches. Combien de temps ? 7 minutes ... Retour dans la grotte inférieure. Photo ? ben ... non 😕... On redescend au bateau. Combien de temps ? 1 minute ! ½h, ça suffit finalement ! Vous l'aurez compris. Ca ne nous a pas transportés. D'abord les grottes sont pauvrettes ... Ensuite, la formule. L'expédition en groupe, ah non, c'est vraiment ch... Pour 20$ (avant négo), on aurait pu avoir un bateau pour nous 2 et choisir nos arrêts et leur durée. A vrai dire, s'il y a bien une chose que je ne supporte pas en voyage, c'est qu'on organise mon temps ! Je subis ça toute l'année au boulot, alors, en voyage, c'est moi qui décide. Quand même. Mais finalement, est-ce que Pak Ou méritait 20$ (au lieu de 10 en groupe) ? Pas sûre ...😕

Musée du palais royal : 20 000 Kips Vraiment sympa. La salle des cadeaux est amusante. S'y cotoient les précieux cadeaux de nombreaux pays, rivalisant de finesse et de valeur. Et au milieu de tout ça, des pin's offerts par l'URSS. Désopilant ! Le ballet du palais royal est assez cher (place à 6, 10 et 15$) et assez décevant si vous connaissez les danses balinaises.

Wat Xieng Thong : 10 000 Kips Aux chapelles couvertes de mosaïques

Wat May : 5 000 Kips A la façade toute dorée Pour ne citer qu'eux ....

Luang Prabang regorge de temples, tous assez jolis. Seuls certains (les plus beaux) sont payants mais uniquement pour visiter l'intérieur. Si votre budget est serré, sachez que les intérieurs se ressemblent tous un peu et que, par ailleurs, le soir, au moment de la prière, les portes sont ouvertes ...

SITES NATURELS :

Tad Fan Notre seule incursion dans le plateau des Bolovens. Le sawngthaew nous laisse sur la route, à l'entrée d'une piste rouge. 800m pour atteindre le resort. Belle vue sur la cascade mais on ne réussira pas à s'en approcher. Il faut parait-il prévoir 1 journée pour aller jusqu'en bas et surtout il faut de vraies bonnes chaussures de marche. En effet, le sol est très très glissant. Philippe en fera les frais lors de la balade qu'on entreprendra pour arriver à un point de vue. Belles glissades ! Nos sandales sont insuffisantes pour aller plus loin. Nous n'y passerons donc qu'une seule journée. Du coup, je ne suis pas totalement convaincue de la pertinence de notre excursion : c'était trop court ou trop long. Qu'avons-nous vu des Bolovens ?... Pour repartir, on se poste sur la route. Un sawngthaew ne tarde pas, on lève la main et on s'entasse. 1 heure plus tard, on est à Paksé. Que c'est facile, l'Asie !

Si Phan Don Les 4 000 îles. Don = île. Comme le conseillait Alan (merci Alan 🙂 !), nous avons rejoint les îles par la route et non par bateau pour être du bon côté. Conseil très judicieux effectivement. Le sawngthaew qui nous a amenés était celui de la GH de Champassak, affreté tout spécialement pour les 6 clients que nous étions à vouloir descendre vers les îles. 10$/p incluant le passage en bac à Champassak pour rejoindre la route n°13 et 2h30 de route. Le chauffeur nous pose à Hat Xai Khun où nous prenons un bac, à pied cette fois, 1$/p pour traverser le bras du Mékong et arriver sur l'Ile de Don Khong à Muang Khong. 1 journée pleine nous a permis de faire une boucle (la petite boucle du sud) à vélo pour en découvrir toute sa sérénité et sa beauté. Villages ruraux, paysans dans les rizières, enfants et animaux vivant ensemble, en belle harmonie. Le lendemain, en hésitant un peu, on décide d'élire domicile sur Don Khon (sans G, ah oui, il s'agit de bien prononcer !), moins grande, plus sauvage encore parait-il. Une pirogue à moteur réservée auprès de la Pon's GH nous y conduit en 1h. Notre plus belle balade sur le Mékong, c'est ici ! On longe des îles verdoyantes dont les rives sont cultivées consciencieusement. Parfois de gros rochers émergent de l'eau brune. Des plages de sable fin inviteraient presque à la baignade. Et cette végétation, des cocotiers immenses, droits, fiers ! Et ces arbres dont je ne saurai jamais le nom, en bord de fleuve dont les racines aériennes tentaculaires plongent vers le Mékong. Des paysages paradisiaques et un fleuve incroyablement large mais toujours aussi brun, aussi puissant, aussi impressionnant. Le souffle est coupé. Séquence émotion où se mèlent le respect et l'emerveillement. Trop vite nous arrivons à Don Khon. Plus aucun doute, nous avons eu raison de quitter Don Khong, pourtant déjà fort jolie. Car ici, la nature l'emporte encore davantage. Pas de bitume, les routes sont des pistes sablonneuses. Beaucoup plus d'arbres, des maisons pour la plupart en bois et bambous. Ici, les GH sont au bord de l'eau. Les chambres donnent sur le fleuve et chaque terrasse dispose de hamacs. Nombreux restaurants les pieds dans l'eau. Tout invite au repos. Carpe Diem. On cherche une GH, il fait vraiment chaud pour porter des sacs ! On trouve très vite. Un premier tour dans l'île, à pied, pour repérer la plage "embarcadère" pour la "balade des dauphins". Les villages sont de toutes beauté, voués aux touristes pour les loger, les nourrir, les blanchir, les distraire mais sans perte d'identité. Les fermes côtoient les GH, les rizières côtoient les restaurants. Le lendemain, à vélo nous ferons le tour complet de l'île, traverserons par le pont et rejoindrons Don Det, à l'ambiance un peu plus space mais peut-être encore plus jolie, je ne sais plus, on touche à la perfection ! Souvenirs inoubliables. Peut-être, sans doute même, aurions-nous dû privilégier Don Khon dès le début et plutôt que buller à Champassak, nous aurions dû attendre d'être ici. Mais nous ne le savions pas ! Vous les chanceux qui préparez votre prochain voyage, vous le savez maintenant ! Si vous aimez profiter de l'instant présent, allez à Don Khon et posez-vous. A elle seule, Don Khon justifie un voyage au Laos.

Un mot encore sur la balade des dauphins. La veille, nous croisons au restau (Bamboo restau, super !) une des touristes avec qui nous venions de Champassak. Elle avait fait la balade le matin et avait vu de nombreux dauphins. Pleins d'espoir, nous y allons en fin de journée (meilleure heure d'après les guides). On discute un peu et on finit par se mettre d'accord sur 8$ pour le bateau. On n'est que tous les 2. C'est romantique ! Là encore, un paysage époustouflant. Nous longeons la frontière cambodgienne. Paysages de mangroves, d'arbres engloutis par le fleuve, d'îles aux forêts sombres et épaisses, et une estampe de montagnes voilées en toile de fond. La recherche de dauphins sera infructueuse. Le piroguier sera navré et gêné d'accepter notre argent. Pourtant, nous sommes enchantés et nous ne cessons de lui répéter. Mais lui est tout déçu de ne pas avoir pu nous montrer ses dauphins. Qu'importe les dauphins ! On était déjà au 7ème ciel ! Tout ça pour dire que la balade en bateau (1h15 environ) vaut par elle-même. Encore faut-il prendre le bateau à Kong Ngay, à l'Ouest de lîle et non pas à Ban Hang Khon, au Sud (vous comprendrez tout de suite avec le plan du Lonely Planet p.250).

Les chutes de Li Phi sont accessibles à vélo. Elles sont payantes, je ne sais plus combien, 10 000 kips peut-être. Elles sont très impressionnantes. Nous ne sommes pas allés aux chutes de Khon Phapheng

Presque une page sur Don Khon, vous avez compris : c'est extraordinaire 🙂😮!! (et pourtant, pas de vieilles pierres 😛!)

Vang Vieng Nous avions lu «Vang Vieng, on adore ou on déteste». Mmmh ... bon. C'est donc un peu circonspects qu'on y arrive. La ville est délabrée, il faut l'avouer ... Les rues sont défoncées, des tas de GH poussent juste à côté d'autres qui tombent en ruine. Les bords du fleuve sont hérissés de parasols trop colorés où les touristes s'entassent en écoutant de la musique qui braille ... La ville n'existe que par le tourisme : GH, agences proposant toutes sortes d'activités sportives, quelques magasins de fringues et de nombreux restaurants où de jeunes, de très jeunes touristes sont affalés sur de grands divans face à des télés qui débitent bruyamment des soap operas ... Et puis, des pizzerias dont les murs aux dessins psychédéliques ainsi que le sourire entendu des patrons nous font rapidement comprendre ce que les happy pizzas ont de si happy ... Ambiance un peu bizarre. On ne se sent pas vraiment à notre place, trop vieux, trop sages, trop ... ou pas assez peut-être. Bref. Mais puisqu'on y est ... on va essayer de trouver chaussure à notre pied et pagaie à notre main. Car en effet ici, de nombreuses activités nautiques sont proposées. Et le kayak, ça nous tente bien ... Très vite, on trouve une agence, la TCK Amazing Tour, près de la poste dont le dynamisme et l'accroche de Lam nous séduisent. Il nous propose, pour 8$/p, une journée de tubbing, trekking, kayaking double, jumping. Pas trop physique ? Non, non. Allez, vendu. Bien sûr, on sait bien qu'on ne sera pas seul. Pourvu que les autres ne soient pas des jeunes kékés branchés blasés surdoués ... Le lendemain, on rencontrera 2 couples francophones (canadiens et belges) super sympas, bien sûr plus jeunes que nous mais ni kéké ni branchés ni blasés ni surdoués. Ouf, tout va bien. Et ce fut une excellente journée d'activités sportives et ludiques : découverte d'une grotte sous-marine, tous engoncés dans une chambre à air de tracteur à évoluer à la lueur de nos lampes frontales, accrochés par les pieds les uns aux autres, comme une grande chenille ; repas simple mais bon (brochettes cuites sur place) pour sécher ; promenade d'1 heure au milieu des montagnes dentelées, escarpées qui nous font penser à la Chine (qu'on ne connait pas mais qu'on imagine comme ça !) pour rejoindre le point d'embarquement des kayaks. Quelques conseils basiques pour les 6 néophytes que nous étions. Et c'est parti pour 2 heures de kayak, sur les eaux claires et vives de la Nam Song (à croire que seules les eaux du Mékong sont brunes de limon !). Quelques rapides sans difficulté aucune. Nous doublons de nombreux touristes ayant opté pour une activité plus longue de tubbing (descente de la Nam Sang dans la chambre à air). Un peu trop passif à notre goût. Faut aimer flotter et ne pas craindre les coups de soleil ... La dernière activité sera un saut depuis une haute plate forme dans la rivère, à la Tarzan. C'est cela, oui !! Nous on a regardé le Belge qui s'est vraiment éclaté. C'est bien, vas-y, vas-y mon gars !! Moi, j'suis mieux là ... je garde tes affaires 😛 ! Bref, une journée bien pleine, bien sympathique, plus ludique que véritablement sportive ! Enfin, quand même ... on a bien dormi ! Et chose amusante, le soir, on a retrouvé le couple canadien à l'Organic Farm Restaurant qui eux aussi cherchaient le calme. Comme quoi, qui se rassemblent s'assemblent. Et ça se fait naturellement, tout seul. L'activité qui nous a tentés a attiré 2 autres couples aux mêmes ambitions. Les kékés et autres blasés auront sans aucun doute trouvé une autre formule plus adaptée à leurs besoins. Et tout le monde est heureux ! Nous n'avons pas adoré Vang Vieng, non, mais nous avons beaucoup aimé la journée qu'on y a passée dans un décor grandiose.

Luang Prabang Ca peut paraître totalement abusif de classer une ville dans une rubrique "site naturels" et pourtant, et pourtant .... Lors de tous nos voyages, nous fuyons les villes. Nous habitons en banlieue parisienne et s'il est une ambiance que l'on ne cherche pas à retrouver c'est bien l'ambiance citadine. Rien de telle à Luang Prabang. Ville hors du temps, hors du monde. D'abord, aucun grand bâtiment, peu de circulation, pas de klaxon, pas de néons, pas de magasins, pas de MacDo. Que des maisons, souvent en bois et bambous, beaucoup, énormément de végétation (il faut monter sur le Mont Phousi pour s'en rendre vraiment compte), 2 fleuves, le Mékong boueux qui avale les eaux claires de la Nam Kane, bordent une péninsule où se situe l'activité principale de la ville, et des venelles au charme incroyable. Toutes de briques, fleuries avec soin, éclairés par des lampes dans des poteries ajourées. Nous y sommes restés 8 jours sans jamais nous y ennuyer. En arrivant à Luang Prabang, on sait tout de suite qu'on y sera bien.

La ville s'éveille doucement vers 6h, quand l'aumônedes bonzes s'organise. Les moines quittent leur monastère pour se regrouper tous au bout de la péninsule. Ensuite, en une très longue file orange, ils parcourent, pieds nus, la rue principale. Des groupes de touristes asiatiques les attendent pour leur donner, chacun leur tour, la boule de riz gluant ou le billet qu'ils ont préparés. Parfois s'y mèlent quelques touristes occidentaux. Même si c'est un peu dénaturé par l'organisation, cette pratique reste assez spectaculaire de par le nombre de bonzes et le calme empreint de respect. Pour du plus authentique mais moins grandiose, postez-vous à la sortie du temple le plus proche de votre GH dès 6h¼. Là, vous verrez sortir les moines par petits groupes et recevoir l'aumône des gens du quartier. Il sera alors temps de vous rapprocher de la Sisavang Vong Road pour découvrir le long cortège. La plus belle image, à notre goût, est la procession en face du Wat Sene. A la nuit tombée, vers 17h45, chaque temple rassemble sa communauté de bonzes pour la prière menée par un plus ancien. Les portes sont ouvertes, et si vous savez vous faire discrets et respectueux, personne ne vous empêchera d'assister à cette cérémonie extrêmement touchante. Personnellement, nous avons particulièrement apprécié la prière au temple Wat Shoum Kong, psalmodies envoutantes et lancinantes de ces jeunes gens à la fois studieux et reccueillis.

Le soir à partir de 17h, des femmes Hmongs installent le Night Market le long de la Sisavang Vong Road, alors fermée à la circulation, pour vendre leur artisanat. Principalement du textile, des contonnades, des soieries. Ce marché se tient jusque 21h environ. Attention, à la lumière des ampoules, le marché dégage une très belle ambiance mais les couleurs sont un peu faussées. Pour choisir le tissu qui va bien, il vaut mieux le repérer de jour ... D'ailleurs, la plupart des étalages se retrouvent de jour au marché artisanal situé au bout de la Sisavang Vong Road, à côté de la Poste. Si vous restez plusieurs jours, vous pourrez remarquer que le marché de nuit évolue. Certains étalages apparaissent ou disparaissent. Négociation de rigueur. On obtient facilement et en douceur au moins 30 à 50% de rabais.

Pour rejoindre la cascade de Tad Kouang Si, nous louons les services d'un tuk tuk pour nous 2. 12$ (2, 5$/p en minibus pour un groupe organisé). Nous quittons Luang Prabang vers 13h. 1h de tape cul dans une campagne toujours aussi belle. On traverse des villages bourrés de gamins. On finit d'ailleurs par en charger quelques-uns qui se rendaient à l'école. Petits costumes sobres, bien coiffés, bien proprets, bien polis. Enfin, nous voici à Tad Kouang Si. Le site est aménagé pour recevoir du monde mais ce jour là, personne ... 15 000 kips/p. La piste vers la chute est tracée dans une végétation luxuriante. Elle passe d'abord par un enclos où évoluent des ours noirs d'Asie orphelins puis un deuxième avec un grand tigre que nous aurons la chance de toucher, avec la bénédiction de son gardien. Juste le bout de sa patte mais quand même ... c'est quelque chose ! Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt pour rejoindre le torrent et le remonter jusqu'à la chute. Suivez-le, évitez la route aux échoppes qui bien-sûr mène aussi à la chute mais elle n'a pas l'intérêt de la piste. Nous en avons fait la malheureuse expérience ... La cascade est magnifique dans un cadre joliment aménagé, encore très sauvage, fleuri. Des vasques étincelantes de calcite recueillent une eau bleu turquoise. Certaines d'entre elles sont propices à la baignade même si l'eau n'est pas chaude chaude !! Des petites cabanes de bois permettent d'ailleurs de se changer facilement. C'est un très joli site, bien aménagé, mais pas trop non plus, où nous avons flâné plus de 2 heures (sans nous baigner ... pas très courageux ... mais nous avons presque regretté ...). Cette grande balade peut s'effectuer à vélo depuis Luang Prabang mais il faut veiller dans ce cas à avoir un très bon vélo (genre VTT) en bon état, partir tôt, prévoir de l'eau et avoir les mollets préparés. Ca grimpe vraiment bien. Cela dit, pour des cyclistes aguerris et avec du bon matériel, c'est une magnifique balade.

Luang Prabang est classée au patrimoine mondial de l'Unesco. On ne s'en étonne pas. La France participe toujours beaucoup à sa conservation. C'est tant mieux.

DIVERS :

Logistique : encore une destination facile pour peu qu'on accepte un peu d'inconfort. Facile de trouver bus, tuk tuk, vélo, bateau ... Les gens sont adorables et ne demandent qu'à vous aider. Les matelas des lits sont généralement bien minces et posés sur une planche. On finit par rêver d'un bon sommier à lattes ... Nombreux cyber cafés. Le climat à cette époque : très chaud dans le Sud (Paksé, les Bolovens, les îles) ; beaucoup plus frais à Luang Prabang, on a apprécié un bon sweat parfois jusqu'à 10h30. Quelques gouttes (plutôt de la bruine) à Luang Prabang. Protégez-vous des moustiques attirés par les ampoules du Night Market à partir de 18h. Les massages : peut-on venir au Laos sans essayer un massage ? C'est parce que mes amis m'avaient mis une pression d'enfer que je m'y suis résolue, moi la grande timide pudique 😊. Pour commencer doucement, j'ai testé à Paksé un foot massage, pas trop invasif, pas trop compromettant. Le pantalon est trop serré pour être remonté au-dessus des mollets ? Pas grave, ils vous prêtent un large pantalon de coton qu'on enfile dans une cabine. Une fois installée et détendue (le plus dur pour moi !), ce n'est plus que du bonheur ! 35 000 kips l'heure de massage. Je vais finalement y prendre vraiment goût et en faire quasiment une habitude à Luang Prabang, au Lotus du Laos, dans la rue principale (Sisavang Vong Road), mon préféré, un peu plus feutré que les autres que j'ai testés. Des petites pièces individuelles pour les body massages avec une douche permettant de se laver avant d'être massée, de la musique douce, une jolie décoration. Autour de 5$ l'heure. C'est propre, professionnel, sans ambiguité et fait avec toujours le souci de préserver votre pudeur. Les femmes massent les femmes, les hommes massent les hommes (c'est moins systématique pour les foot massages). N'hésitez pas un seul instant et essayez toutes les variantes. Les photos : ça y est ! nous sommes passés au numérique. Premier essai. On a besoin d'apprivoiser notre nouvel appareil (un reflex Canon pour pouvoir conserver nos vieux mais fidèles objectifs). C'est plus simple, pas de pelloches à trimballer, on change la sensibilité du film à volonté, on multiplie les prises pour ne garder que la meilleure. Facile ! Aucun problème pour recharger la batterie, les prises électriques ici sont compatibles. Et puis, un énorme avantage qu'on ne soupçonne pas : le plaisir partagé de montrer à un Lao le portrait qu'on vient de faire de lui ! Son sourire, ses yeux qui s'allument, son regard heureux. Cette fois, il voit vraiment le cadeau qu'il nous a fait en acceptant, toujours de bonne grâce, de se faire tirer le portrait. J'ai même été jusqu'à montrer aux vendeurs leurs étalages de légumes que je photographiais au marché. En fait, ça fournit une occasion de partager. Globalement, nous avons été un peu déçus par le résultat. Manque de maîtrise d'une nouvelle technologie sans doute, mais aussi une atmosphère chargée d'humidité, un ciel qui n'a pas été d'un bleu pétant, des villages et un Mékong couleur terre ... Qu'importe, ce qu'on a gardé dans nos yeux, nos têtes et nos coeurs, restera éblouissant ! Le palu : aucun conseil en la matière, on n'a rien pris et ça n'engage que nous. Pour plus de détails : www.pasteur.fr/externe La grippe aviaire : à suivre ... www.diplomatie.gouv.fr/...aos_12274/index.html. et www.grippeaviaire.gouv.fr/ Ne partez pas en espérant éviter la volaille, il y en a partout. Les Laotiens vivent au milieu des poulets, des dindons, des oies, des canards .... Nous avions pris la sage résolution d'éviter les marchés aux oiseaux. Sur place, nous avons dû faire preuve de fatalisme !... A l'arrivée à Roissy, distribution individuelle de recommandations sur la conduite à tenir en cas de symptômes. Cela étant dit, ça ne nous a pas alarmés une seule seconde, ni avant, ni pendant, ni après ... L'artisanat : vous trouverez tout à Luang Prabang. De 12 kg à l'arrivée, nous sommes repartis avec 25 kg !! Tissus (coton et soie), bouddhas, papier "sa" (en écorce de mûrier), pipe à opium, aquarelles, paniers ... nous avons même acheté une énorme hotte, de celles qu'ils utilisent pour leur récolte et qu'ils portent grâce à un bandeau sur le front. Enveloppée chichement, elle a malgré tout survécu à tous les bagagistes des aéroports (bien forcés de la mettre en soute !). Mais nos plus beaux souvenirs sont encore ceux qu'on garde au fond de nous !

On a beaucoup aimé : 🙂 La gentillesse, l'accueil chaleureux et désintéressé des Laotiens. La beauté des maisons de bambous sur pilotis L'impétuosité du Mékong Les îles du Sud Les paysages entre Vang Vieng et Luang Prabang La douceur de vivre à Luang Prabang La nourriture, particulièrement le poisson

On a moins aimé : 😕 La nécessité de se déchausser partout (temples, maisons, GH ...). Evitez les lacets, les sandales à scratch sont idéales. On est bien d'accord, c'est du détail ... En conclusion ... Cette expérience nous a apporté une autre vision du voyage, nous a fait évoluer, nous a appris à profiter autrement ; de nouvelles portes se sont ouvertes. Comme pour l'Inde où nous avons attendu d'être prêts, je pense qu'il faut aussi savoir ce que l'on va rechercher au Laos, et surtout ce que l'on n'y trouvera pas. Pas ou peu de vieilles pierres, mais des scènes de vie magnifiques, du spirituel avec des bonzes omniprésents, une douceur de vivre au quotidien, des contacts faciles et agréables. On revient avec une vraie richesse intérieure et une multitude de souvenirs d'ambiances. Le Laos, c'est le sourire nostalique qui accompagne le moindre souvenir qui revient ... des choses plus difficiles à raconter. Voila peut-être pourquoi j'ai mis plus longtemps que d'habitude à sortir ce carnet. Raconter le Laos, c'est se livrer.
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Laos, au cœur de la province de Phongsaly, trente-cinq jours d'itinérance à pied
Laos, au cœur de la province de Phongsaly, trente-cinq jours d'itinérance à pied Aux côtés des minorités ethniques montagnardes, les Akha, les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue

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« C'est en leur accordant notre attention que nous faisons apparaître des endroits merveilleux, et non en trouvant des endroits "vierges" qui nous émerveillent. » D. G. Haskell

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Lors de précédentes pérégrinations dans cette région du monde, après d'innombrables randonnées effectuées à la journée, j'entrepris finalement trois traversées un peu plus ambitieuses. D'abord un trajet d'une durée de cinq jours entre Vieng Phuka et Muang Long, un autre d'un peu plus d'une semaine entre Muang Long et Muang Sing - accédant à cette occasion à des villages des ethnies Khui, Akha et Hmong, via la montagne et à une époque où aucune piste ne reliait encore les deux premiers de ces bourgs de la province de Luang Nam Tha - puis un itinéraire en boucle de quatre ou cinq journées en amont de la ville de Phongsaly, dans la province du même nom, en direction des premiers groupes de villages Akha localisés dans le secteur.

J'égarai malheureusement assez rapidement les notes que je rapportai de ces premières expériences mais, au delà de ce regret, celles-ci confortèrent mon envie d'entreprendre désormais des périples plus engagés, tant au regard de leurs durées que des étendues de territoires parcourus. Le texte qui suit se présente donc, chronologiquement, comme le premier que je propose. Il résume un séjour de quarante-deux journées au Laos, dont trente-cinq de marche, seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes de la fascinante province septentrionale de Phongsaly, à la rencontre des innombrables minorités ethniques qui y résident, parmi lesquelles les divers groupes Akha - Nuqui, Nutchi, Eupa, Djepiah, Luma, Oma, Pouli Noy, etc. - ainsi que les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue. La totalité des nuits se déroulèrent en compagnie de ces villageois.

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TABLE - 18 & 19 septembre - Vientiane - La capitale - 20 & 21 septembre - Luang Prabang - La route - 22 septembre - Ban Phanasa - Les tuniques - 23 septembre - Ban Khouansi - Les foyers - 24 septembre - Ban Loupha - Les sentiers - 25 septembre - Ban Shika - L'alcool - 26 septembre - Ban Kioukhan Khao - Les ethnies - 27 septembre - Ban Souphsoy Khao - La fête - 28 septembre - Ban Likna - L'étape - 29 septembre - Ban Silé - Le chamanisme - 30 septembre - Ban Xiang - La hutte - 1er octobre - Ban Sakhan - L'opiomanie (1) - 2 octobre - Ban Lahang - L'opiomanie (2) - 3 octobre - Ban Khaoso - Le ya-baa - 4 octobre - Ban Likna - La police - 5 octobre - Phongsaly - Le commerce - 6 octobre - Ban Mohan Taï - La nature - 7 octobre - Ban Vanaïkho - La boue - 8 octobre - Ban Sumpoy Neu - Le massage - 9 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les animaux - 10 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les trafiquants - 11 octobre - Ban Poutcha Khao - Les crétins - 12 octobre - Ban Poutcha Khao - L'intimité - 13 octobre - Ban Pamlan Khao - Les vautours - 14 octobre - Ban Ouychoun - Les aigrettes - 15 octobre - Ban Soulane Noy - La rivière - 16 octobre - Ban Poukhoua Khao - L'argent - 17 octobre - Ban Nanoy - Le retour - 18 octobre - Ban Nanoy - La cabane - 19 octobre - Ban Nongfeu - Les bêtes - 20 octobre - Ban Moukhang - L'eau - 21 octobre - Ban Moukhang - Le coton - 22 octobre - Ban Moukhang - L'habitat - 23 octobre - Ban Kioukho - La riziculture - 24 octobre - Ban Nangoy Kho - La veillée funèbre - 25 octobre - Boun Neua - Les obsèques - 26 octobre - Oudomxaï - Le bordel - 27 octobre - Luang Prabang - La mixité - 28 octobre - Vientiane - Le transport - 29 octobre - Vientiane - La fin
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Temps de liaison entre Chiang Rai (Thaïlande) et Houei Xay (Laos)?
Bonjour Pour l organisation et Timing du suivi de mon circuit Nord-->sud Laos et jour de réservation (descente du Mékong et Hotel à Houei Xay )il me serait agréable de savoir : Mon avion arrive le 5 novembre a Chiang Rai a 14h45 ..+ temps de débarquement et prise de bus !!! Faut il rester a CHiang Rai et attendre le lendemain ou possibilité de joindre Chiang Khong et Houei Xay dans la même journée merci cordialement
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Ouverture d'un compte bancaire thaïlandais: valable au Cambodge et au Laos?
Bonjour à tous,

Tout d'abord, merci aux membres actifs de ce forum, c'est le premier post que j'envoie tant les infos sont abondantes!

Je pars le 29 octobre pour un voyage de 3mois en Thaïlande, Cambodge et Laos. Les travellers chèques n'existent plus depuis peu (c'est ce que mon banquier en belgique viens de m'apprendre) et j'ai lu dans un post que l'on pouvait facilement ouvrir un compte en Thaïlande. Je me demande par contre si l'on peu aussi utiliser cette même carte thaïlandaise au Laos et au cambodge? Ou faut-il ouvrir un compte dans chaque pays?

Comme vous vous en doutez, se balader avec l'argent en liquide n'est pas rassurant et je n'ai pas de carte visa (de plus, je trouve celle-ci peu rassurante en cas de vol). J'ai pensé à Western Union également, mais on ne peut programmer des transferts que pour un mois après, pas 3 mois...si je pouvais trouver une autre solution et éviter de demander à qqun de m'envoyer de l'argent par western union, cela m'arrangerais.

Merci d'avance pour vos réponses, Iznoju.
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Passer la frontière Laos - Thaïlande avec une moto de location
Bonjour

Peux t on avec une moto de location louée au laos ou Thaïlande traversé la frontière nord Laos / nord Thaïlande ?

J ai trouvé des infos ou site de location sur la toile qui se contredisent

L un de vous le aurez fait récemment ?

Si cela est possible de l un de c est deux pays. Cela déterminera dans quel pays je commencerai mon parcourt.

Merci à vous

Ange
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La moustache au vent - Récit d'un voyage à vélo
LA MOUSTACHE AU VENT – Récit d’un voyage à vélo

AVANT LE DEPART

Il n’y a pas grand-chose à comprendre au final. J’aime ressentir la musique en moi, chaque note me saisit, j’aime sentir le vent qui souffle contre ma peau, qui me gifle parfois le visage. Cette douleur passagère m’est agréable. J’aime pouvoir rire aux éclats, et vider mes poumons d’un souffle, j’aime pouvoir retenir l’air et faire souffrir chacune de mes alvéoles. Cette sensation de bonheur mêlé à la peine, est complètement mienne. Pourtant, rien ici ne fait sens. Le corps poursuit, ce que l’esprit ne veut pas suivre. Il n’y a qu’une partie qui survit. Je suis une plante déracinée, dans laquelle la sève continue de s’écouler mais qui ne porte aucune feuille. Qui s’accroche comme le lierre, mais sur laquelle rien ne pousse. Tout est sec.

Mes poumons se vident d’un souffle, et l’inspiration est plus forte. Ca va vite, j’ai besoin de sentir la vie en moi, l’intérieur se meurt. Tous mes muscles se contractent �� l’idée de reconnaitre l’infinité du temps qui s’écoule. Pourquoi rester ? Je ne trouve de sens nulle part, rien ne me correspond. Le souffle s’accélère, encore plus fort.

A un certain moment, il a fallu faire un choix. On s’arrête ou on avance. La sensation de vide était alors si intense, que j’aurai pu m’arrêter. Mais la sève continue à couler et je veux qu’elle coule encore. Il y a forcément quelque chose. Je veux construire encore plus fort. Je veux trouver le ciment et le béton. Je veux le trouver en moi. Apprendre à construire, et à reconstruire. Je veux découvrir le pré d’à côté. Est-ce pour trouver ailleurs une eau qui permette aux fleurs de pousser sur du lierre ? Il est évident que je rêve d’aventure, de découvertes, de rencontres. Mais une partie de moi veut fuir, évidement, Et alors ? Quoiqu’il en soit, mon rêve est de voyager. Je pourrais trouver mon eau ici, mais je veux la gouter ailleurs.

Petit descriptif du « ou quand quoi comment ? »

Ca fait approximativement mille ans maintenant que je rêve de voyager, j’en ai rempli mes cahiers, rabâché ça en boucle à mon entourage jusqu’à saturation. Ce n’est pas mon premier voyage mais ma première aventure solo. Le vélo a barré ma route d’une manière inattendue. Au cours d’une discussion avec Françoise, une amie qui me raconte des histoires farfelues sur son voyage à vélo du Tessin jusqu’en Turquie, les yeux plein de choses bizarres. Ca a provoqué chez moi un truc particulier et mes longs poils se sont dressés d’un coup. « Oui ! Voilà ! Le vélo ! Ca va plus vite que la marche, je n’aurai pas à porter de sac à dos… Ca me semble la bonne combine. Oui, mais… je n’ai pas de vélo, et surtout je n’en ai plus fais depuis… En ai-je seulement fais un jour ? ».

Bah allez ce n’est qu’un détail on réglera ça en route. Prochaine question, le « ou » ? Bon il est évident que je rêve du moyen orient depuis un bout d’temps… j’organise le trajet depuis Sofia en Bulgarie, jusqu’à Beirut au Liban. Mais la situation devient de plus en plus tendue et j’accepte de changer mes projets pour la Birmanie. Ce pays qui vécu cloitré pendant des années sous une tragique dictature menée par la junte militaire. Je ne connais pas grand-chose de ce pays, juste l’histoire d’Aung San Suu Kyi qui fut assignée à résidence de 1990 à 2010 bien qu’élue démocratiquement par le peuple, son prix Nobel de la paix en 1991. Je m’intéresse un peu plus à l’histoire qui est dramatique mais fort intéressante. A l’expiration de mon visa, 28 jours plus tard, je pourrai sortir du pays en traversant la frontière avec la Thaïlande car depuis quelques semaines une frontière terrestre est ouverte mais il faut des autorisations spéciales, et la région semble passablement dangereuse. Seule, je préfère prendre l’avion pour rejoindre Bangkok. Après quoi je suivrai la route direction Singapour et selon la carte, il s’agira d’une longue descente tranquille !

Ainsi dont, vous voulez savoir ce qui se passe dans la tête d’une voyageuse à vélo ?

En fait, ce voyage, personne n’y croyait vraiment. Moi non plus d’ailleurs. Quelques mois avant mon départ, un balai à la main, je finis ma journée de boulot à nettoyer ce vieux bistrot du Grand-Pont. J’entends la patronne parler avec ses clients de l’autre côté du bar dans un bon accent valaisan, que l’alcool ingurgité rend encore plus prononcé : - La jeune ? Non elle, elle reste pas. Elle part dans un mois elle veut voyager. Tu savais pas ? - Quoi ? Elle veut partir ? Ben elle veut aller ou ? - Bon, dans les pays par là bas, vers l’Asie - Mais non pas par là-bas ! Mais non elle va jamais partir. - Elle va jamais revenir surtout ! - Non, non mais attends, c’est pas tout, tu sais pas la meilleure? Elle va partir à vélo ! - A vélo ? Ahaha ! Mais non voyons regarde là ! - A vélo ? Mais pourquoi ? Seule, à vélo, elle va se faire tuer c’est sur. - Oui, juste après avoir été violée ! - Non mais c’est trop dangereux elle peut pas partir.

Bon quoi, vraiment personne n’y croit ? Voilà les 3 mots que je ne cesserais d’entendre jusqu’à mon départ : Viol, accident, maladie. « Sandrine, tu sais … viol… accident… maladie… ». Je vais de toute manière partir, et la seule chose dont j’ai besoin c’est de soutien, mais tout le monde s’obstine à rabâcher tous les derniers articles de journaux qui parlent de mort, maladie et … De viol ! Huu, ben oui merci je savais pas !

Je plie un pull, un pantalon, un truc de cycliste rembourré (pour éviter les douleurs il parait), 3 slips, un couteau, une ficelle, des pinces à linges, une tente. J’empacte tout ça dans 2 sacoches et voilà, je m’en vais pour 3 mois de vélo en Asie. Entendre ces remarques me décourage. Je déballe le tout. Je peux pas faire ça. J’ai jamais fais de vélo. J’aime pas le vélo, j’ai jamais aimé ça. Pourtant je suis partie pour 3 mois…. Alors pourquoi ? Ah oui. Les rencontres, l’esprit qui s’évade, un truc comme ça. Oui c’est juste, c’est exactement ce dont je rêve depuis si longtemps. Allez je remets tout à l’intérieur. «… Seule, elle peut pas faire ça seule. S’il lui arrive quelque chose. ». Roh bon sang… C’est vrai seule… Je peux pas. Non je peux pas. Mon estomac se noue d’avantage. Allez je ressors tout. Arrête, c’est cette liberté, dont tu rêves de gouter. Tu vas devoir trouver en toi toute les ressources pour avancer, c’est le but, trouver ton eau, tout ça… « Oh t’es chiante là d’dans, 3 mois seule avec toi ça promet… ». Je remets le tout dans les sacoches et les ferme. Pour de bon. Ou presque.

C’est vrai que dans ma tête ça à toujours été le chaos, il a par exemple fallu que je change 3 fois de vélo pour finalement me retrouver 24h avant mon vol… Sans rien, et finir par acheter la vieille occas’ du coin, un vieux vélo qui a déjà du en voir bien des couleurs avant de se retrouver dans la soute de cet avion qui s’envole pour la Birmanie. Ben oui, ça c’est moi, parfaitement désorganisée, mais maintenant que j’y suis, c’est exactement ma place. Fou, inconscient, dangereux, sont les mots que j’ai le plus entendu, et vu de l’extérieur ça peut le paraitre, mais pour moi je suis à ma place. C’est une suite logique. Malgré toutes ces remarques négatives, je dois quand même dire que pas mal de membres de mon entourage, dont certains très inattendus, m’ont soutenus et aidés pour organiser ça. Je les remercie d’ailleurs vivement.

Allez je quitte les belles vallées de mon pays aux couleurs d’automne pour embarquer dans l’avion avec mon vélo que je plastifie à l’aéroport. Facile ! Et voilà, quelques heures plus tard, je m’assieds sur cette vieille chaise tremblante de Yangon en Birmanie où j’écris mes premières lignes, face à ce bâtiment sur lequel pousse une sorte de lierre qui s’attache facilement à la façade grisâtre. A côté, quelques enfants à moitié dévêtu. Mes yeux se posent sur la route, qui n’est pas si mauvaise, d’accord quelques trous, un peu bosselée… mais ça va l’faire.

Le temps de remonter quelques pièces sur mon vélo, je suis déjà entourée d’une dizaine de birmans qui me sourient et m’aide à regonfler les pneus, refixer les freins etc. On m’avait parlé d’un peuple aimable et ouvert, et bien on ne m’a pas menti. L’aventure débute aux premiers kilomètres à travers la ville quand on me parle de la Shwedagon Pagoda… La quoi ? Une imposante pagode de plus 110 mètres de hauteur réputée à travers toute la Birmanie pour être le premier lieu de pèlerinage bouddhiste. L’histoire raconte qu’elle contiendrait huit cheveux de bouddha…. Cheveux ou pas, cet endroit dégage une atmosphère très particulière avec cet encens qui brule de partout. Elle s’illumine dans l’obscurité de la nuit. Les moines font du tourisme et les touristes méditent. Le site est impressionnant, les pèlerins tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de la stupa centrale, recouverte de feuille d’or, de diamant, de zéphires. Moi je m’attarde autour des nombreuses stupas qui l’entoure. Je marche tout en admirant cette œuvre qui brille, resplendit et se détache de ce ciel sombre dans lequel une lune à moitié pleine s’éveille. La scène, est … incroyable, surréaliste, ou suis-je ? Ce n’est pas l’or, les diamants, la hauteur, c’est l’air, les couleurs, l’atmosphère, les odeurs. Je suis abasourdie, stupéfaite, je referme ma bouche qui devait pendre depuis plusieurs heures maintenant.

Le lendemain, je roule à travers la ville pour trouver une adresse… alors qu’il n’y en a pas vraiment. On va bien rire, car je compte beaucoup sur Jasper, un type rencontré sur les sites de fanatiques de la selle. J’ai besoin de ses conseils pour me renseigner sur les différents itinéraires possibles. Ca me prend plusieurs heures mais je suis chez lui. Nous buvons un café à la mode birmane, c’est-à-dire moitié café moitié lait condensé sucré. Nous discutons un peu puis observons les cartes. Il me parle des différents itinéraires… Qui me semble tous … impossible.

Quoi ? Huitante kilomètres pour le lendemain, cent pour le jour d’après, et puis quoi ? Tu veux me faire aller dans les montagnes ? Ahahah Pauvre fou t’as pas compris que j’ai tellement peur de devoir faire de la montée que dans ma tête lorsque j’ai organisé ce voyage j’ai choisi que des pays plats et même une route qui partait du nord en direction du sud pour avoir l’impression de descendre ! Je le regarde, déglutit lentement, lui souris gentiment. Mais il rêve lui !! Je ne vois même pas comment c’est possible… Mais bon… Je suis là pour ça alors… on se jette à l’eau ?

Allez le lendemain à cinq heure j’arpente les ruelles de cette grande ville l’estomac fort noué afin de rejoindre Bago, ma première destination à quelques huitante kilomètres de Yangon. A peine je pose un pied à terre pour sortir ma carte que les habitants m’abordent pour savoir si je suis perdu, d’où je viens, ou je vais, pourquoi je suis la, etc. J’adore, ainsi je ne suis pratiquement jamais perdue. J’enchaine les premiers kilomètres et m’éloigne tranquillement des centaines de motos qui m’entourent pour me retrouver dans les campagnes. Excellent, c’est super beau, je traverse des rivières ou des birmans pêchent sur des canots en bois. Les motocyclistes qui me dépassent ralentissent pour observer, curieux, souriant et me salue chaleureusement.

Je suis sur mon vélo et les premiers kils sont difficiles… je me demande quand même pourquoi ? Mais quand l’esprit vogue et que je vois ces birmans m’encourager, ça me donne une énergie puissante. Le climat est aride, et lorsque des véhicules me dépassent, la poussière s’élève en un nuage orangé. Allez, c’est possible. Je traverse plusieurs villages, entre lesquels la végétation luxuriante offre des champs fertiles pour les rizières et autres plantations. Lorsqu’enfin j’arrive à Bago, je suis plus que fière de mon exploit. Ainsi donc, c’est possible… Voyager à vélo en Birmanie est possible ! La prochaine étape est de trouver une Guest House pour passer la nuit. Malgré le sens de l’hospitalité des birmans, le gouvernement leur interdit de loger des étrangers. Il faut dire que le pays est ouvert aux touristes que depuis quelques années. La junte militaire exerce encore une forte influence dans ce pays qui se considère actuellement comme une république. Il n’empêche que je vais devoir attendre de sortir du pays pour pouvoir profiter de mon équipement de camping.

A Bago, je suis à nouveau stupéfaite face au nombre de Pagodes et stupas dont on voit les pointes se dégager entre les palmiers et la brume qui s’évapore avec les derniers rayons de soleil. Les chants des prières bouddhistes raisonnent dans toute la ville et vous plongent dans une sorte de transe. Le paysage, les chansons, lescouleurs, les odeurs, mon corps n’appartient plus à cette dimension.

Durant les prochains jours je roule direction du sud est. Chaque étape est plus ou moins déterminée par des Guest House ou je peux passer la nuit. Mes journées sont ponctuées de rencontres fascinantes avec ce peuple birman.

Un matin, je m’arrête en bordure de route et rencontre une couple amusant. C’était ce fameux matin ou je rêvai secrètement de manger un bon pain au chocolat encore tout chaud… Ma fois bon, les insectes grillés qu’ils m’ont offerts n’étaient pas si mal. Et sous leur toit en bamboo, ils cachent encore d’autres surprises. J’aperçois une bouteille en plastique remplie d’un liquide blanchâtre qui a l’air super rafraichissant. Je les questionne, et comme je ne comprends toujours pas le birman, ils me montrent du doigt un palmier et me propose de déguster. Ben ouais c’est clair ! La femme me tend un sourire complice alors que son mari part chercher des verres. Il nous sert 3 godets, et boivent ça cul sec l’air tout amusé. Je fais de même en riant. Mais qu’est-ce que c’est ? Je leur achète la bouteille en me disant que je trouverai bien quelqu’un sur la route qui arrivera à me renseigner. Nous buvons encore quelques verres et je repars de toute bonne humeur. C’est quelques mètres plus loin, alors que ma tête tourne et que j’effectue ma première chute à vélo que je comprends que mes soupçons étaient bien fondés… C’était bien de l’alcool. De l’alcool de palme.

Un peu plus loin, une autre famille m’invite à manger des crevettes fraichement péchée dans la rivière. Ils me comblent de cadeau alors que leur maison tient tout juste debout. Au fur et à mesure de l’après-midi je vois de nouveau visage apparaitre dans cette frêle maison qui ne compte qu’une seule pièce. Je rencontre ainsi les parents, leurs 4 enfants, leurs cousins, oncle tante, etc. Nous sommes à présent une quinzaine de personne regroupée autour de la table. Ils refusent que je paie quelque chose alors qu’ils m’ont nourris, offert café, encens, bracelets, … J’ouvre mon sac et leur offre ce que je peux. Les enfants sont étonnés de voir que je ramène des bracelets venant de l’Afrique, et d’autres de l’Inde. Nous passons du bon temps ensemble et rions beaucoup. Malheureusement, je ne peux pas m’éterniser et reprend la route. Les jours s’écoulent, je me sens toujours plus en sécurité, prête à recevoir et à offrir.

Mail - Birmanie

Salut à tous,

Le voyage à vélo se passe super bien, l’itinéraire que j’ai fais ces jours-ci était le suivant: Yangon – Mal moule moule mien de son vrai nom Mawlamyine que je ne peux toujours pas prononcer, par contre je commence à avoir très mal à la moule.

Quelques petites nouvelles: - Escarre stade 3 au vagin - Je suis stérile et n’aurais jamais d’enfants. - Les milliers de moustiques que j avais connus en Inde ont décidés de faire le détour pour me revoir... Merci les gars, fallait pas.... - Les moines prennent le bus, fument et portent même des Rayban! L’avantage de voyager à vélo c’est évidemment les rencontres. C’est parfois complètement farfelu... Mais très drôle. Il y a encore très peu de touristes en Birmanie donc même les plus beaux sites sont agréables à visiter. Sinon c’est vrai qu’il fait très chaud, j’ai d’ailleurs la moustache qui perle en continu… Pour le moment je laisse mon corps récupérer et j’organise la suite du voyage. C’est vrai que j’aurais aimé avoir un itinéraire point A - B mais j’aime autant profiter de visiter ce pays en même temps parce que ça en vaut vraiment la peine ! Je vous embrasse tous bien fort, et sans la moustache qui perle cette fois parce que j’ai pu rester sèche pendant 1h grâce à la clim’ de ce cybercafé.

A bientôt bec bec vous me manquez tous !

Voilà dix jours que j’ai commencé ce voyage et je suis actuellement à Kyauksé après environ 600 km de vélo. Qui aurait cru qui j’y arriverai ? Cette ville a beaucoup de charme et je suis maintenant assise sur une bâtisse en bois à travers laquelle s’élève un vieil arbre dont les branches retombent uniformément sur le toit en tôle. La terrasse surplombe une rivière qui s’écoule lentement. Quelques personnes sur leur barque pour pêcher, d’autres viennent se baigner après une chaude journée. Des enfants sur l’autre rive jouent au ballon aux dernières lueurs du jour. Les villageois m’offrent quelques sourires. Je profite de voir un birman qui commande une sorte d’omelette pour leur faire comprendre que j’aimerai gouter à ça. Bon, ben ça n’avait rien à voir avec une omelette mais au moins ça change du riz. Miam. Je profite de fumer une cigarette au bord de cette rivière pour vous expliquer comment se sont déroulés les jours les plus éprouvants de cette aventure.



PELMEL DE NOTES ET MAILS

Mail – Birmanie, Laos

Salut les moustaches gelées! Bon alors faudra bien que j'vous raconte un peu... Parce qu'il s'en passe des choses sur ce velo!!! D'abord sachez que je me porte bien. Presque six semaines que je suis en voyage et deux semaines maintenant que j'ai quitté la Birmanie... C'est un pays vraiment incroyable et c'est difficile d'expliquer le pourquoi du comment mais comme je l'ai déjà dit, certainement de par l'influence du bouddhisme, les birmans sont emprunt d'une gentillesse et d'une amabilité qui m'a vraiment étonnée. Je suis contente d'avoir commencé par ce pays, car je m'y suis sentie super à l'aise et en sécurité tout le long du voyage. Evidemment c'est un pays très particulier et je ne peux que vous encourager à vous plonger dans son histoire car c'est passionnant!

Je venais de quitter Mawlamyine, à 350 kilomètres au sud ouest de Yangon. J’étais alors dans un bus qui devait me ramener vers le centre du pays, mais tous mes orifices se sont révoltés et se sont mis à régurgiter des liquides étranges et de couleurs variées, je vous passe les détails. J’étais mal. Mais vraiment mal ! Après 4h passé dans un bus à jeter régulièrement par la fenêtre des sacs en plastique remplis de … oké pas de détails. Le bus s’arrête enfin dans une ville où fort heureusement j’étais déjà passée quelques jours plus tôt. BAGO ! J’entre dans la guest house et me lyophilise sur place. Pendant deux jours j’y suis restée enfermée, sans manger et en buvant à peine. Quand je décide d’aller mourir ailleurs, je pointe le bout de ma moustache à l’extérieur et le tenancier de l’hôtel m’offre un petit remontant vitaminé. En discutant, je lui dis que je suis déjà venu chez lui il y a environ une semaine, et il me lâche innocemment : Toi ? Non, non je me souviens d’une femme à vélo mais c’était alors une « strong woman » pleine d’énergie… Toi… heu… Il va falloir que tu continues à boire des vitamines !

Mais heur ! Bon je me lasse d’être malade alors j’embarque dans un autre bus qui me dirige vers le lac Inlé. C’est une destination très prisée en Birmanie, j’y rencontre beaucoup de touristes et après une nuit blanche dans un bus qui arpente les montées et les descentes entre les montagnes, je partage ma barque avec une famille d’allemand pour visiter le lac. Il est environ 17h lorsque j’arrive à la Guest House. Avant d’aller me coucher, je discute avec le réceptionniste pour lui demander des renseignements sur les conditions de la route que je devrais prendre le lendemain. J'avais seulement le récit trouvé sur internet d'un couple qui l’avait fait. Ah oui parce qu’évidemment, j'allais pas passer par la route principale faut pas déconner. Et le type me regarde étrangement et me dit catégoriquement que c'est impossible! - Impossible? Comment ca? Il y a bien une route non? - Oui mais en mauvais état et quand bien même rejoindre la plaine par cette direction est tout bonnement impossible! Mais il m'agace ce type!!!! Je vais le faire de toute manière! Pour me rassurer je lui demande si c'est possible de rejoindre au moins le prochain village et depuis là je m'organiserai... "good luck" Qu'il me dit. Qu'à cela n'tienne, rien à battre, allez je fonce! J’ai quand même le soucis bien ancré, et je me demande encore si je devrais pas prendre un bus au lieu de me perdre dans les montagnes de cette région que je ne connais pas. « Enfin… allez quoi t’y connais rien ici, et si le type te dis que c’est pas possible, c’est bien qu’il y a une raison non ? » Arh, peut-on faire taire cette voix ? Ca doit être possible puisqu’un couple l’a déjà fait. Maintenant que j’y suis c’est certainement pas pour rebrousser chemin. Inutile de vous dire que la nuit fut animée entre la partie de moi, aventurière qui rêve d’enfourcher mon vélo pour me perdre dans des contrées inconnues, et celle, un brin réaliste qui tente désespérément de me raisonner. Le matin, 5h30 je commence sur la route principale avant de m'aventurer sur la petite route de campagne, en construction ?! Je suis heureuse d’être remontée sur selle, mon fessier nettement moins. Enfin, ... Pour mettre un peu de piment dans cette histoire il se met à pleuvoir... C’est marrant, le type de la Guest House m’avait pourtant assuré qu’il ne pleuvrait pas. Et bien j’espère qu’il se trompe également sur la route. Heureusement la pluie dure juste un peu, juste pour que j’en garde un bon souvenir car la route en terre devient de plus en plus boueuse et sur certaines pentes je dois enlever la boue qui m'empêche alors d'avancer! Elle s’accroche partout, j’en ai sur mes lunettes, ma casquette, mes sacoches. La, c’est l’aventure. Je rencontre un ou deux tracteurs sur la route, bloqués eux-aussi par cette boue collante et invalidante. Nous nous entraidons pour remettre nos véhicules en route.

Et le paysage est sublime, des champs ocre, vert et jaune! C’est vrai qu'il n'y a personne par contre! Mais quelle liberté! C'est beau! Je déchante un peu en arrivant à Pindaya, ville touristique. Je partage ma chambre avec une allemande et nous visitons la grotte au 8'000 bouddhas. Et c’est bon de pouvoir rire. Même si je ris beaucoup avec les birmans que je rencontre, lui dire que ma seule envie sur le moment est d’envoyer mon vélo tout boueux dans ce lac me fait du bien. Nous marchons beaucoup, et rencontrons un moine que nous invitons à manger et qui nous apprends toutes sortes de choses sur la culture bouddhiste. Encore une fois, je dors peu car l’étape du lendemain s’annonce encore plus difficile. Un birman me déconseille fortement de me lancer dans cette épreuve. Ils sont plusieurs à m’affirmer que la route est mauvaise et qu’il n’y aura personne si il m’arrive quelque chose. Oui, ben merci ça j’ai compris. Allez, aux aurores j’entame la première partie, j’ai peur de m’égarer et de ne pas trouver cette petite route qui serpente entre les montagnes. Elle n’y est même pas sur ma carte. Voir les premiers rayons du soleil transpercer cette brume matinale qui recouvre les pâturages offre un spectacle incroyable. Je m’arrête pour admirer et ma main se pose instinctivement sur mon appareil photo, et puis, non. Je décide de garder la magie de cet instant pour moi. A quoi bon partir seule si je ne suis pas capable d’apprécier ces moments uniquement pour moi ? Je décide à cet instant de savourer le temps qui passe sans me préoccuper de l’avenir, ni du passé, juste d’être là. Et c’est une mission difficile en repensant à ce que tout le monde me dit sur la route. La vue est incroyable, l’air est encore frais, et les seuls bruits que j’entends sont les quelques coqs, dont le son s’égare timidement entre les collines. Des montées, des descentes, de fortes montées, puis de petites descentes… C’est pas tout juste cette histoire là. C’est toujours plus long de monter que de descendre. Je n’aime pas beaucoup cette logique. Je pédale donc entre les champs dont les couleurs, si intenses, rendent ce paysage presque surréaliste. Soudain, au milieu de nulle part, j’aperçois deux immenses statuettes de bouddhas qui se dressent au milieu d’une colline elle-même recouverte de milliers de stupas en chaux. Mais ou suis-je ? Il n’y a aucune habitation, ni aucune forme de vie à des dizaines de kilomètres à la ronde. Mon vélo s’arrête, bien qu’extrêmement épuisée je rebrousse chemin pour arriver au pied des marches qui s’élèvent verticalement vers le ciel. Quelques minutes plus tard, plus essoufflée que jamais j’arrive au sommet de ce temple. Si toutefois c’en est un ? Là, ouais je suis vraiment seule au monde, il n’y a que le bruit d’un berger qui fait traverser son troupeau sur l’autre rive de la rivière qui lézarde entre les prairies. Des champs, des collines, des montagnes, j’ai une vue imprenable sur toute la plaine. Ce pays est décidément bluffant. Le temps s’arrête, tout s’arrête c’est si bon.

Mais la route est longue et je saute sur mon vélo en direction de Ywangan, le prochain village. Je commence à apercevoir de la vie, quelques bœufs défilent à mes côtés tirant des charrettes remplies de choux. Les paysans sont surpris de voir ma charrette à moi et je me demande qui des deux a le visage le plus interrogatif. Quoiqu’il en soit, nous nous saluons chaleureusement. Je commence à sentir mes muscles devenir de moins en moins conciliants face aux montées. Une pause, je craque, j’entame les noix et raisins secs de survie. Allez je reprends pour m’arrêter à nouveau quelques minutes plus tard, persuadée d’être arrivée au bout de mes forces. Physiquement ça ne suit plus. 10, 20 30 kilomètres encore ? Je n’ai pas la moindre idée du temps qu’il me reste pour arriver. Mais mon corps refuse de me tirer plus loin. Des filles en bord de route vendent quelques spécialités sucrées qui, je l’espère, seront plus efficace que ces maudites noix. Elles doivent aussi me dévisager étrangement lorsque je m’endors sur une de leur table. J’essaie de résister mais je ne peux lutter, je suis épuisée. Un moment plus tard je réunis tout mon courage, mes dernières forces et arrive, je ne sais comment jusqu’à Ywangan.

Le temps de laver à la main mes quelques vêtements, et je m’étale sur ce lit, je m’effondre. Je n’en peux plus. Fatiguée, je me sens seule. Tous les bons moments je veux pourvoir les partager et j’ai besoin de soutien durant ces moments éprouvants. C’est si beau, mais dur, et même un peu trop. J’aimerai être chez moi avec ma famille. Ne penser à rien. Ne pas savoir que mes habits ne seront pas secs demain, ne pas savoir qu’il faut que je répare mon vélo, encore. Ne pas savoir que ma famille et mes amis me manquent, ne pas savoir que j’ai faim et que je ne sais pas ce que je trouverai sur la route à manger, ne pas savoir que le trajet de demain me semble une fois de plus irréalisable, ne pas savoir que chacun de mes muscles me fait souffrir… Il doit être 17h quand je m’endors, le cœur lourd.

Le lendemain, la birmane qui me loge m’offre un café, une mandarine et quelques douceurs pour me donner des forces me dit-elle. Je lui souris certainement du plus beau sourire que je peux et lui dit infiniment merci. Son attention me touche. Et je m’en vais. Je sens l’odeur du bois dans les forêts qui me rappel le mayen et je sens mes muscles qui se contractent pour me hisser au sommet de ce col. Je sens l’air, frais qui se glisse à travers les manches de ma veste. Le ciel est parsemé de nuages d’une teinte rougeâtre, offert par les premiers rayons de soleil. La lune éclaire difficilement l’autre partie du ciel, plus sombre. Cette montée est agréable, je sais qu’elle donne sur un versant presque inhabité entre les montagnes. Les moments difficiles, je commence à les accepter, ils font partie du voyage et j’apprends à me donner du courage, à croire en moi. Je pense à mes amis et à ma famille, ça me donne de la force et j’arrive au sommet. Je contemple l’étendue des montagnes ou se confinent des prairies parsemés de petits arbustes. Ensemble, ils forment des replis creusés par les rivières. J’entame la route, faiblement éclairée par les premiers rayons du soleil et les larmes qui coulent ne sont pas uniquement dues au vent. Je lâche le guidon en pleine descente et trouve un équilibre précaire ou je sens le vent fouetter mon visage et sécher mes joues. L’extase est complet. Je descends, encore et encore, remonte parfois quelques collines puis continue à descendre, sans fin. Je m’arrête sous un abri en bamboo, pour savourer cette journée. Couchée, sur cette paillasse, j’observe la fumée s’évadant de cette cigarette et qui, dans un courant d’air, disparait. Un accord parfait. Ainsi, après toutes ces montées, il y a aussi des descentes… L’éphémère a du bon. Je profite d’arriver à Kyauksé pour me reposer, physiquement et psychologiquement. Mais le jour d’après je reprends la route direction Bagan !

Cette trève dans mon esprit n’aura pas duré long. En route pour la prochaine étape, je reluque chaque véhicule motorisé afin de trouver une astuce pour y accrocher mes sacoches et ne plus jamais entendre parler de vélo. J’arrête, c’est fini, faire ça seule ? Non plus jamais, en plus en vélo ? Quelle idée, faut être barré, non c’est fini. Même tous les « Mingalaba » des birmans avec leurs sourires bienveillants ne me donnent plus de courage.

En arrivant à Bagan, je suis époustouflée… Cette ville est un musée à ciel ouvert, des centaines et des centaines de temples étendus sur une cinquantaine de kilomètre à la ronde. Des temples en briques orangées poussent à travers le paysage arrosé par l’Irrawaddy, il y en a dans chaque recoin de cette plaine. Pas époustouflée non. Complètement hébétée… Une fois de plus je dois refermer ma bouche qui reste grande ouverte, tant je suis plongée dans l’absolue beauté de ce paysage. Non mais c’est dingue ! Ou suis-je ? Je passe la journée à errer entre ces temples, ma lampe de poche en main pour éclairer les quelques fresques que le temps n’a pas encore effacé. L’espace d’une journée je deviens archéologue. Mon souffle permet de faire voler la poussière sur de vieilles peintures, sculptures, statuettes dont les nombreuses symboliques m’échappent la plupart du temps. D’étroits escaliers serpentent entre les étages et me permettent d’atteindre un surplomb depuis lequel j’aperçois une centaine de temple entre les champs… Je suis seule, face à une merveille innommable, indescriptible. Cet instant est si pure, si prenant, tous mes sens sont aux aguets. Je sens l’air chaud qui monte, l’odeur de la terre, des briques, de la poussière, je suis et j’appartiens au monde qui m’entoure.

Soudain, mon corps n’est plus, mon esprit s’emporte, comme s’il échappait au temps, je me laisse transporter, et m’évade ailleurs.

Pourtant la saveur de cet instant devient amer. J’ai besoin de pousser quelqu’un a côté de moi pour lui dire : « Mec !! Regarde ça ! Tu vois aussi la même chose que moi ? Tu vois comme c’est beau ? ». Ma lutte aujourd’hui devient la solitude. Ce n’est pas dans les difficultés quotidiennes qu’elle est la plus pesante. Je prends confiance en moi, pour trouver ma route. Mais apprécier pleinement ces moments d’extase me parait insurmontable. Pourquoi ce besoin d’être à deux pour apprécier un beau paysage, un bon moment, un instant comme celui-ci ? Comme me l’a suggérée une amie, je vais tenter de faire de la solitude mon alliée. Mais pour le moment les émotions sont trop fortes, et je ne peux retenir les larmes qui coulent.

Demain sera une journée sans vélo, histoire de me changer les idées… Mais ce foutu deux roues me rattrape et nous partons ensemble pour le mont Popa, découvrir un temple construit sur de la lave séchée. Environ 50 kilomètres de route qui me semblent bien ridicules à présent face aux kils que j’ai parcourus ces derniers jours. Le MONT Popa, mont, montée… c’est pas du plat non ! Sur la route, je prends quand même le temps de déguster un café avec une femme birmane qui m’offre des cacahuètes fraichement récoltées par leur famille. Je continue à pédaler et vois le jour décliner doucement. Soudain, une jeep, probablement un des seuls véhicules que j’ai vu passer sur cette route s’arrête à mes côtés : - Where you want to go ? - Heum… to the mont Popa - With your bicycle ? - Yes… - Ahah ! But it’s too far you must come with us !

Alors ils m’embarquent dans leur jeep et nous rions beaucoup. Ils me conduisent jusqu’au petit village au pied de l’ancien volcan. Là haut, j’entends deux touristes m’interpeler. Ils ont aussi un vélo !! Ainsi je fais la rencontre d'un jeune couple qui venait depuis la Turquie... à vélo!!! J’ai un milliard de question à leur poser, et je mets toute mon énergie à essayer de faire évoluer mon anglais. Bien évidement depuis le début de ce voyage la langue est un handicap. Mais comme tout handicap ça me permet de développer de nouvelles capacités. Et la barrière de la langue me fait découvrir une autre manière de communiquer. Oui bon ça va le relativisme et l’optimisme, pour le moment ça m’emmerde parce que j’aimerai pouvoir leur hurler dessus qu’ils m’expliquent! POURQUOI ? Pourquoi le vélo, pourquoi avoir mal, pourquoi l’incertitude, pourquoi avoir toujours l’impression de ne jamais atteindre ses buts, pourquoi pédaler pendant des heures en entendant « clic clic clic » cet inoffensif cliquetis, qui malgré mes tentatives désespérée pour le réparer tente de me rendre complètement zinzin !

Bref, je me calme et c’est tellement bon de les écouter raconter leurs aventures. Je m’imbibe de leurs histoires. De savoir qu'eux aussi en avait bien bavé au début, qu'ils avaient aussi bien eu mal au cul! Je leur explique que je n’en peux plus et que je songe parfois à arrêter. Ils me demandent alors de leur promettre de tenir encore deux semaines. De les voir là, en Birmanie après avoir traversé tous ces pays, moi ça me donne des frissons, et ça me remotive! Okay, va pour deux semaines. Je les regarde, les dévisage, ils sont si beaux ! Leurs yeux me transmettent tellement de vie. Dans le regard je perçois des rires, de l’amour. Ils sont si naturels, si vivant ! Voilà, là je ressens quelque chose de profond. Je réalise que je vais encore devoir traverser pas mal d’épreuves mais que ce que je lis à ce moment dans leurs yeux est une raison suffisante pour avoir mal, pour avoir faim, pour douter, ou encore devenir fou à supporter l’incessant « cliquetis » de ce foutu vélo… Ce n’est qu’en apercevant de petites douceurs à la fin du repas, que j’entends Jan dire à sa copine : « It’s look like something with lait condensé. ». Lait condensé… je mets quelques secondes avant de réaliser… - Non attendez… Tu vas pas me dire que… Vous parlez vraiment français ? - Si, si on est quebequois ! - … Mais… Je vous ai déjà dis que j’allais devenir fou ?

Pour la suite, je vadrouille durant quelques jours autour de Mandalay, à la conquête des anciennes capitales. Mes genoux deviennent de plus en plus douloureux. Je savais bien que j’allais vivre des moments difficiles, pourtant je les apprécie. Dès que je sors des villes, je ne croise plus de véhicule, et me retrouve seule, n’ayant pour compagnon que l’air qui glisse contre ma peau lorsque je pédale. La terre est aride, du sable s’égare sur les routes, et seuls quelques rares arbustes offrent un repère aux oiseaux qui me regarde pédaler avec un air dubitatif. L’air est sec et chaud, il brûle ma peau, et crever au milieu de cette vaste plaine désertique n’était pas le moment le plus agréable du voyage. Dans ma tête j’entends raisonner : « On retrouva son corps après plusieurs jours… », et j’aperçois les vautours s’agiter autour de moi…

Dire que j’avais peur de me trouver sur des axes routiers surchargés. Il n’y a qu’une route qui s’étale à perte de vue. Je suis seule et cette solitude me plait, la liberté de me laisser porter car ma place est ici, elle se trouve juste là sur cette selle de masochiste, au milieu de la Birmanie. Je deviens les aventures et les rencontres qui sont ma raison d’être ici et maintenant. Dans l’après-midi, je m’assieds dans un café et discute jusqu’au coucher du soleil avec Divig Jame. Il me parle de sa famille, de sa vie, et me donne pour conseil : « Give your smile to everyone, but your love to only one ». Des jeunes nous offre des cigares, et je découvre les délices des cigares birmans, qui laisse un léger gout sucré sur les lèvres. Le temps passe et lui aussi a une saveur toute particulière.

Les birmans portent le lunggi, les birmanes se dessinent des motifs sur les joues avec du Tenakka dont la teinte jaune, éclaire leur visage. Cette poudre extraite d’un arbre adoucit la peau et la protège du soleil. Ils ont tellement de charme, leurs yeux pétillent et leurs sourires sont si sincères. Si les délicieux plaisirs des courbatures à mes cuisses s’atténuent, ce sont des courbatures aux zygomatiques qui apparaissent !

Ils me font rire quand je passe avec ma bicyclette, ils m’observent très discrètement, mais si je leur adresse un sourire ou si je les salue, alors ils accourent, ralentissent avec leur scooter, appellent leurs amis, me posent un tas de question dans un anglais très approximatif. Toujours avec énormément de respect.

Dire que j’ai osé trouver le temps long. Ces trois semaines passées en Birmanie se sont écoulées en un souffle. Je viens tout juste d’arriver et demain je vais pédaler jusqu’à l’aéroport de Mandalay pour mon vol vers Bangkok. J’apprécie de pouvoir me laisser guider par les rencontres, de laisser l’aventure me saisir, et de lâcher prise. Chaque instant devient un cadeau que je m’empresse de déballer avec avidité. C’est sur de minuscules chaises en plastic comme il en existe partout en Birmanie que j’écris ces mots. Je suis sur une fine lande de terre au milieu de l’Irrawaddy, juste sous le pont d’U-Bein construit sur 1.2 km en bois de Teck. Quelques barques en bois s’égarent à contre jour dans les lumières du coucher de soleil. Elles se laissent doucement porter par le courant de la rivière qui n’est pas pressée de s’écouler. Je remonte sur le pont et assise les jambes pendante je le sens trembler. Lorsque le soleil s’est finalement couché en déballant toutes les couleurs les plus chaudes qu’il pouvait, le pont s’ébranle de plus belle sous le pas pressé des touristes qui rejoignent avec hâte leur bus climatisé. Je suis heureuse de retrouver mon vélo (tout aussi climatisé) et d’avoir cette liberté de pédaler et de me diriger là ou l’aventure me porte.

Bon je vous laisse respirer? Parce que j'ai pas finis! Une fois à Bangkok, il me reste plus qu'à « redescendre » au sud en direction de Singapour. Mais attends... J'ai fais environ 1200 km en un mois. Et il me reste encore deux mois... Alors quoi ? Ca me laisse tout le temps de gambader! Allez il faut choisir une destination. Le Vietnam, le Laos? Le Laos... Le nord? Des montagnes, encore? Mais c'est clair!

Avec le recul, cette expérience dans les montagnes en Birmanie est le meilleur souvenir que j'ai! Allez, le temps de me renseigner un peu sur la région, de rester de nouveau clouée au lit avec 40°C de fièvre et des frissons. Petit souvenir de Bago, je n’ai plus d’eau et mon estomac est en mode « régurgitation » et refuse d’ingurgiter les médocs de ma pharmacie. Je n’ai qu’un brumeux souvenir de m’être retrouvée au milieu de la rue à demander à une passante où se trouvait l’hôpital le plus proche. Elle me montre un cabinet à 200 mètres, génial c’est parti ! Deux injections, une perfusion, et quelques pilules, plus tard, je suis sur pied. Ou sur selle pour être plus exact. Je prends un bus, un train et hop me voilà au nord du Sud Est Asiatique… En tout cas bien plus au nord d’où j’avais imaginé me retrouver un jour… Mon nouvel objectif : Rejoindre Singapour depuis Luang Prabeng au nord du Laos.

Je me baigne un peu dans des chutes d’eau avant d’entamer la première montée. Les montagnes en Birmanie ? Ahah c'était des collines! Avant la montée, j'aperçois en bord de route un camion qui fume sa race! Il venait de prendre la même route que moi mais en sens inverse, et du coup ses freins fumaient tellement que j’en ai eu l'estomac tout noué en pensant qu’il fallait faire le même trajet dans l'autre sens.... Et ouais ça grimpe sec! Mais quel plaisir! Le paysage se transforme lentement au rythme de mes tours de pédale. La vue devient de plus en plus belle, et à chaque fois que je crois atteindre le sommet, paf, encore une montée ! Bon sang, ces montagnes sont extensibles ! Plus l’effort est tenace plus la vue est belle. Le soir je plante ma tente au milieu d’une prairie avec une vue imprenable sur les montagnes! Jamais je n’aurai imaginé être là à admirer le soleil se coucher derrière ces montagnes et ces vallées laotiennes, inondées par les dernières lueurs qui percent à travers les nuages. La solitude n’est plus menaçante. Vraiment, je suis contente d'avoir rencontré ce couple et leur avoir promis de tenir ces deux semaines. Bien que je commence à croire que le pari est fou, c'est le bonheur total et j'ai la sensation d'être exactement à la bonne place. C'est l'aventure que je devais vivre, je pense à toutes les personnes qui m'ont encouragées et soutenues et je leurs/vous dis merci mille fois!!! Je franchis le premier col et déjeune dans un village qui doit compter six habitants… Environ. La route continue à s’étendre entre les collines, et je continue à grimper. Mon moral est d’acier, j’ai mal mais c’est supportable. Si la fatigue se fait sentir, et que les pauses se font de plus en plus fréquentes, je continue et traverse de petits villages où les enfants me courent après avec leurs « Sabaidi !! » me tapent dans la main et parfois même poussent mon vélo. Il commence à faire de plus en plus frais. En arrivant à Kiewkacham, je croise 4 cyclistes au bord de la route qui discutent. "Is it a cyclist meeting?". Un couple qui arrive à l'instant qui pédalait juste devant moi et l'autre qui venait depuis l'autre direction. Nous partageons nos expériences de voyage autour d’un bon repas. Quel plaisir! Je suis restée dormir là avec un des couples tandis que Rachel et Alex ont poursuivis leur route. Après ça, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois sur la route en direction de Vientiane c’était marrant. Sur la route que je pensais être la plus difficile du voyage, je crois n’avoir jamais eu autant de plaisir à grimper, puis de descendre et enfin me réjouir de la prochaine montée. Qui l’aurait cru ?

En arrivant proche de Kasi, je crève. Roue arrière pour la 3eme fois. ARGH! Une bouteille en verre, une entaille de 4cm sur mon pneu. Cette fois j’en ai marre mais je garde le moral pour rejoindre le prochain village. En arrivant, on me dit qu’il sera impossible de changer de pneu à moins de rejoindre en bus la prochaine ville. Mh… ce jeune laotien remarque bien que cette idée ne me plait pas vraiment et il me propose de recoudre mon pneu. Pardon ? Ben oui, il a du fil, une aiguille alors pourquoi pas ? Et bien étonnamment, ça a tenu plus de 30 kilomètres. Bon pas le choix, en bus jusqu'à la prochaine ville. Mais quel sentiment d'échec. Je ne supporte même pas de regarder la vue à l'extérieur (qui est absolument magnifique!). Arrivée à la prochaine ville, je peux réparer le tout et je fais la connaissance d’Henri, un belge d’une cinquantaine d’année qui voyage aussi à vélo. On discute un peu et je lui explique que je dois retourner en arrière pour refaire cette route! Je veux prendre un bus et retourner à Kasi! Il me propose de faire la route avec lui en sens inverse, c’est reparti !

En discutant avec Henri, il me propose de continuer la route avec lui direction l'extrême nord du Laos. C’est un homme très intéressant, qui a voyagé dans tous les continents à vélo et la route qui est encore plus "sauvage" m'attire terriblement. Je sais au moment ou je lui dis « non, je dois continuer ma propre route », que je risque de regretter mon choix. Ainsi j'ai repris mon chemin, seule, dans le bon sens. Sur la route jusqu’à Vientiane, je me suis faite invitée par un Laotien qui a vécu durant trente ans en France. Il m’invite dans sa belle maison au bord d’une rivière. Nous mangeons des spécialités locales que je déguste avec délectation.

J'apprécie chaque jour un peu plus ce voyage. Malgré les difficultés, c'est une telle sensation de liberté! Maintenant que je vous écris, je dois encore prendre une décision, soit poursuivre au Sud direction « Singapour » et suivre plus ou moins mon plan initial, soit retourner au Nord dans les montagnes et me diriger vers le Vietnam puis la Chine! Il parait selon certains forums que ce sont les pires montagnes avec un dénivelé assez affolant... Qu'est-ce que vous en dites? Mail – North Thailand

Haha ! Salut les moustaches bien gelées mais toujours pas enneigées à ce que j'ai compris? Bon j'imagine qu'en ces jours d'après fêtes vous êtes fatigués... Et j'ai de quoi vous divertir avec quelques aventures et je sais que vous trépidez d'impatience de connaitre la suite de l'histoire qui fut... plutôt bien mouvementée et ... forte en émotion!

Ah et bonne année hein!!! Je voulais vous envoyer une photo de mon vélo sous les cocotiers au bord de la plage avec écris Happy New Year, mais vous comprendrez pourquoi j'ai pas vraiment eu le temps.

Alors aux dernières news je vous écrivais depuis Vientiane, la capitale du Laos. Souvenez-vous, j'hésitais à prendre la route pour le nord, le Vietnam et la Chine. D'ailleurs je vous remercie pour vos encouragements ça a été dur de choisir. Et bien sachez que le matin au réveil je me dirige vers "la rue des ambassades et consulats" et me retrouve entre celle du Vietnam et celle de la Thaïlande... Incapable de décider, je rêverai de partir dans les montagnes encore, mais je dois faire des demandes de visas pour le Vietnam ainsi que pour la Chine, et je devrai encore trouver un avion pour me rendre jusqu’à Singapour dans 2 mois… Compliqué… pourtant la Thaïlande ne m’intéresse pas trop. Bon je laisse le destin choisir! Pile - Thaïlande / Face - Chine et Vietnam Pile, la Thaïlande! Soit! C'est parti!

Je profite encore pour manger des baguettes, et sandwichs (héritage de la colonisation française). Pour vous donner une idée des prix, j'ai eu mon sandwich, un café et un paquet de cigarette pour environ 1.50 CHF (Non moi pour ce prix la je continue à fumer hein!!). Du coup, étant dans la capitale je profite également pour trouver une bonne coiffeuse et tenter de rattraper la coupe playmobile du coiffeur Birman. Je lui explique un peu comment je vois l'affaire et désespérément je remarque que la coupe devient de pire en pire jusqu’au moment ou.... Elle sort la tondeuse, bon juste pour les petits poils derrière, que j'me dis. Mais non! Je sens la tondeuse qui monte! Argh, je tente de l'arrêter mais avec la moitié du crane rasé, y'a plus grand chose à faire.... Donc j'ai l'arrière du crane rasé, ce qui est finalement assez pratique, voyons le bon côté de la chose.

Le lendemain, les cheveux au vent... heu non pardon, le crane au soleil, je repars pour traverser la frontière Laos/Thaïlande et je m'apprête à entamer la route qui me mènera jusqu'à Singapour. Ainsi depuis la frontière jusqu'au contournement de Bangkok j'arrive à suivre les petites routes de campagnes grâce à Henri qui m'avait ... (Oui Henri souvenez-vous, le cycliste Belge rencontré au Laos! Qui pour l'anecdote était infirme et ne pouvait plus utiliser son bras gauche. Malgré ça il a continué la bicyclette dans tous les continents… Sacré Henri!). Du coup, il m'avait raconté comment dans les petites campagnes du nord de la Thaïlande j'allais croiser des camions chargés de canne à sucre puisque c'est la récolte actuellement. Et comment c'était facile de s'accrocher à ces camions qui roulent à environ 40 km/h pour se laisser trainer sur quelques kil comme ça.

Moi tout ça, ça m'a vendu du rêve, alors toute la journée j'avais que ça en tête...Mais bien entendu ces fichus camions passent tous dans le sens inverse... Jusqu'au moment où à mes côtés, il y en a un qui ralentit et ni une ni deux, je m'accroche au premier truc que je trouve. Ainsi, agrippée à une espèce de tige métallique je découvre l'agréable sensation d'avancer sans effort... Aaah, c’est si bon ! Hé ho ! Attend tu fais quoi la? Pourquoi t'accélères comme ça? T'es sensé rouler à 40 km/h pas à 80 ou 100 km/h! Et t'es pas sensé dépasser tous les autres camions! Bon, allez je lâche c'est trop dangereux. Mais ma main refuse de lâcher. Oh et puis non hein! Maintenant que je la tiens, je lâche plus! Et je profite un max de cette pure dose d'adrénaline.

Après quelques kilomètres, il change de route à mon grand regret... Et ho! Je crois que je suis pas la seule à avoir apprécié la balade, mon vélo tire la tête. Du coup la roue est bloquée, pas moyen de donner un coup de pédale. Et il faut savoir que la nuit commence à tomber et de nouveau je suis juste à une dizaine de kil de la ville ou je voulais arriver. J’ai l’option d’essayer de le réparer moi-même mais je vois déjà comment cette histoire va finir… et la fin ne me plait pas vraiment. Ou alors je marche jusqu’à la prochaine ville. Là, une Thaïlandaise s'arrête sur son scooter et me débite un flot de parole thaïlandais parfaitement incompréhensible. Lisant dans mes yeux toute mon incompréhension et mon désespoir elle agrippe 2 écharpes ensemble et me donne le bout. "Quoi attend tu veux me tirer avec ton scooter jusqu'à la prochaine ville avec ces écharpes? Et ton bébé dans tout ca? AAhhh tu le tiens entre tes pieds là ou il était avant... Ouais attend non là, c'est un peu dangereux!"

Mais elle ne lâche pas l'affaire. Alors on a essayé, je suis évidement tombée et vraiment je lui ai fais comprendre que c'était dangereux pour son gamin! Je vais marcher jusqu'à la prochaine ville et je lui dis qu'elle doit avoir d’autres choses à faire que de rester là à m’observer galérer. Mais non elle arrête une moto et demande au type pour que je m'accroche derrière... Bon ben soit! Camion, scooter, moto au lieu de tenter de les échanger maintenant je me contente de m'y accrocher à l'arrière! Arrivée à la ville suivante on trouve un petit magasin où le type, apparemment un peu éméché démonte presque tout mon vélo et regarde les pièces par terre pendant un bon moment... et là je m'dis que ce type n'a sûrement jamais vu ce genre de vélo avant et qu'il ne sait pas du tout quoi faire et que c’est fichu! Mais non il remonte le tout en 2 min! Il refuse même que je le paie... je sais pas trop quoi faire, tout le monde me regarde et moi qui suis là, persuadée que cette femme à scooter avec son bébé voulait m'arnaquer, persuadée que ces jeunes à motos attendait juste que je sois seule et qu'il fasse nuit pour me violer, et persuadée que ce type venait de pulvériser mon vélo ... Non c'était juste de bon cœur, et ils tiennent absolument à me guider jusqu'à la Guest House, où je leur offre à tous des bracelets enfouis dans mon packtage. Du coup ils m'offrent aussi des cadeaux... notamment les 2 écharpes! :-) Moi ça me déboussole toute cette gentillesse!! Je suis perdue... Merci, Kopounka...

Après une courte nuit de sommeil, je continue la route et je plante ma tente plusieurs fois et notamment une nuit ou le matin j'ai vu affiché moins de 10 degrés... J'ai eu plus de courbature à cause de cette nuit passée à trembler et grelotter qu'en faisant 150 bornes par jour à vélo! C'est pour dire!

Après 5 jours dans les campagnes du Nord, j'atteins les grandes villes aux alentours de Bangkok. Un soir, arrivée à Saraburi je m’arrête dans un centre d’information, qui était en fait un poste de police pour avoir quelques infos sur la ville et une flic trouve ce voyage génial et me propose de me raccompagner chez elle en voiture pour que je puisse me doucher. Elle tient absolument à m'héberger, alors hop ! Le vélo dans sa voiture elle me conduit chez elle, retourne travailler et reviens le soir avec ses enfants et nous soupons ensemble, pleins de petits plats thaïlandais que mon Thaï ne me permet pas de commander habituellement dans les restos. Mhhhh. Une fois de plus je suis hébétée devant leur sens de l'accueil... Je lui raconte un peu mon voyage et notamment le fait que j'ai pas mal pédalé pour être sûre d'être dans une grande ville ou je pourrais avoir internet le jour de noël et appeler ma famille. Du coup elle tient absolument à me conduire à Bangkok le lendemain. Offre que je ne peux pas accepter. Mais enfin, c'était un pur bonheur de rencontrer sa famille, de manger avec eux, de la voir faire ses prières bouddhistes à la bougie et de dormir au milieu de vingtaine de statuettes de bouddhas. Elle m'offre une amulette de protection. Amulette qui a surement du me sauver la mise durant les jours suivant quand j'empruntais les autoroutes à 8 voies avec ma pancarte "Merry Christmas" à l'arrière de mon vélo.... Mais ça c'est une autre histoire.

Voir ma famille réunie autour du sapin de noël ça m'a fait tout chaud au cœur et ça m'a redonné du courage pour affronter la suite des événements. Parce que 3 jours sur des autoroutes... Il faut être complètement con... Surtout quand on crève pour la cinquième fois au milieu de l'autoroute. Pfiou, je deviens bonne pour changer les pneus, en moins de 10 min (dont 5 passées à hurler et pleurer contre ce vélo qui veut définitivement me rendre zinzin!). Allez, je continue et je sais que dans quelques kilomètres j'atteins la côte. Là, je rencontre une nouvelle difficulté. Le nombre de routes différentes qu'il existe vers la côte et une carte qui ne les représentent malheureusement pas toutes. En plus, souvent c'est écrit en Thai alors qu'on soit clair, la plupart du temps, je ne sais même pas où je vais. Il faut suivre le sud de toute manière et dès que je peux j'emprunte une route qui m'emmène vers la mer. Bon, bien souvent il s’agit de cul de sac, mais des jolis cul d’sac hein ! Le meilleur moment c'est notamment une fois où ... Ah mais quelle histoire... Par ou commencer?

C'est donc le matin et la veille j'ai rencontré un cycliste londonien qui vit maintenant en Thaïlande avec sa compagne et qui m'a hébergé pour la nuit. On fait un bout de trajet ensemble par les petites routes d’où j’étais heureuse d’apercevoir les montagnes de la Birmanie. Il a besoin de retirer de l'argent et du coup j’en profite pour faire de même. Mais il n’y a plus de carte de crédit dans mon porte monnaie heum... Ah oui? Zut... Bon, lui rentre chez lui et moi je continue ma route en me disant que je risque d'être dans la merde (excusez mon langage mais il est approprié). J'essaie d'appeler la banque, plus de batterie... Et le chargeur me lâche. Impossible de recharger. Okay alors quoi ? J'essaie la cabine téléphonique pour appeler Super Maman au secours... C'est pas une cabine téléphonique et le thaïlandais à côté rigole bien quand il me voit chercher le téléphone. (Si vous aviez vu la scène!!!). Il insiste pour que j’utilise son portable, malgré le fait que ce soit un appel international… Je lui dis « non », il me dit « c’est un cadeau, t’as pas le choix… ». Les Thaïs ont définitivement le cœur bien gros ! Un appel à la banque, un appel à ma mère (qui dort a 3h du matin). Bon je suis pas plus avancée, et je ne peux que continuer à pédaler un peu stressée. Je réessaie d'appeler maman dans de vraies cabines téléphoniques cette fois. La première ne marche pas et la deuxième, un Thaï me fait signe que c'est ok et que je peux utiliser... heu... oui mais non. On rigole bien de voir le câble sectionné et moi avec le téléphone à l’oreille. Le soir je plante ma tente en bord de mer, ou la vue est juste incroyablement belle. Une sorte de baie avec des bateaux de toutes les couleurs qui arrivent au port.

J’arrive à charger juste de batterie dans un café pour retenter un appel et demander de l'argent par Western Union à Super Maman, cette fois-ci c'est bon je suis soulagée elle le fera dans la journée. Merci maman! Bon on est le 28, le lendemain c'est dimanche et tout est fermé. Du coup je continue jusqu'au 30 ou j'arrive dans une assez grande ville pour trouver une Western Union, mais quand j'y arrive enfin on me dit que tout est fermé le 30, 31, et le premier. D'accord il me reste environ 300 bath, soit environ 8 CHF pour 4 jours... et pour passer nouvel an? Que je rêvais de passer, le cul tout endoloris posé sur du sable fin de l'une de ces plages paradisiaques qui m'entoure. Tu rêves Sandro à vélo!!!!

Bon quelles cartes me reste-t-il? Essayer de rejoindre Chumphon une plus grande ville encore et trouver une autre solution là? C'est parti je continue à pédaler... Je passe notamment par une ville qui s'appelle Bankrut... Salop de destin arrête de te foutre de moi maintenant, je trouve cette plaisanterie de très mauvais gout!!! Ah et je vous ai dis que je me perdais? Souvent? Et que quand tu as environ 140 km à faire pour atteindre Chumphon, t’as juste pas envie de te perdre. Non mais attend... Prépare toi: Alors j'ai l'habitude de regarder du côté gauche pour voir la mer, puisque je vais vers le Sud et que je suis sur la cote Est. Mais, quand, soudainement elle apparait à droite tu fais quoi? Mais quoi? Comment ça à droite? Attend! Et je suis bien en train de me diriger vers le Sud? Et ces Thaïs m'ont bien dit que j'étais sur la bonne route quand je leur ai demandé mon chemin? Mais... Roh bon moi j'abandonne, mer à droite à gauche, plus d'argent, plus de moral, pffff et plus de main valide. Oui parce que la veille quand j'essayais de planter ma tente dans l'enceinte d'un temple en bord de mer mais que le vent m'empêchait de faire les choses correctement, et que le sol était tellement dur que je devais y mettre toute ma force. Ajouté à ça toute la colère que j'avais à ce moment, c'était pas exactement une bonne idée de laisser son doigt entre la brique et la sardine... Roh et puis quand les chiens ont rongés les cordes qui maintenait tant bien que mal cette foutu tente qui ne tenait que par la peur. C'était trop... Je vous passe les détails vélohistics qui ont handicapés 2 doigts de mon autre main.

Donc oui j'abandonne! Mais j'abandonne pas comme à Bagan en Birmanie. Là vraiment les limites sont atteintes, peux plus! Qu'on me rappatrieeeeeee!!!

Non je ne peux pas. Pas le choix. Je dois continuer, je savais bien que ce serait dur et le but est aussi de relever ces défis, c'est pour ca que je suis partie! A ce moment je puise vraiment au fond de moi. J'ai même peur de manger et de dépenser les quelques bats qu'il me reste. Koh Lanta me voila! Alors je joue une dernière carte, j'écris le nom de la ville : CHUMPHON au dos de mon vélo, sait on jamais! 110 km... 100 km... 80 ... J'en peux absolument plus que ce soit clair et c'est pas tant physique, l'épuisement est vraiment psychologique. Je finis par pousser mon vélo, en me disant que dans quelques mètres se trouve une station service et que ce serait plus facile de trouver quelqu'un qui puisse m'emmener jusqu’à Chumphon. Et une voiture s'arrête... me prend et me dépose à 50 mètres d'un centre commerciale avec une western Union... Pfffffiou... Je ne sais même pas comment le remercier, mais MERCI!!! Je voudrais lui offrir plein de cadeaux aussi, mais tout ce qu’il me reste, ce sont deux écharpes…

Voila, j'aimerai vous partager plus que seulement ces quelques anecdotes! Mais c'est difficile... La plupart du temps je doute, souvent je me demande vraiment ce que je fais là et pourquoi je fais ça et je dois sans cesse me remettre en question. C'est dur à expliquer ce qu'on ressent quand on passe sept heures posée sur une selle pas tout à fait confortable et souvent je me dis que c'est absurde et que ca n'a pas de sens. Qu'à toutes ces difficultés y'en a pas mal d'autres notamment le fait que je sois une femme qui voyage seule. Si je n'ai pas eu de problème particulier je suis souvent sur la réserve et je ne peux pas toujours agir comme je le voudrais et cette sensation est très frustrante. Elle l’est d’autant plus depuis le jour où je me suis faite suivre par un militaire ivre en scooter qui me faisait des propositions quelques peu dégradantes. Depuis, mon couteau suisse est à portée de main.

Mais après tout ça quand on me demande comment je vis ce voyage, je me surprends à dire que c'est incroyable et que j'adore ça! Quelqu'un y comprend quelque chose?

Allez demain je reprends la route pour la côte ouest cette fois-ci. La mer sera à ma droite, normalement…

Ah oui dans la rubrique animalière: Sur ma route je croise quantité d'animaux: Poule, canard, cochon, éléphant, serpent, chien, gnous, etc. A un moment quand je roulais, je me dis "tiens c'est marrant j'ai toujours pas vu de crocodile ou de truc comme ça." Et bien, les amis, sachez qu’il ne faut jamais se dire ce genre de truc! A peine quelques minutes après, je vois bouger quelque chose dans les buissons sur ma droite, je ralentis et vois un énorme reptile, genre crocodile, ou alligator un truc bien moche en tout cas! Je crois n’avoir jamais été aussi vite avec mon vélo... Du moins, pas depuis l'histoire du camion.

Allez bec à tous je vous embrasse bien fort!

Sandro à vélo

Mail – South Thailand

Salut les moustachus comment va ?? Bon je vous préviens… cette histoire est complètement folle. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis la dernière fois! Il s’agira de bien tristes histoires ainsi que de nouvelles plus réjouissantes. Dans l’épisode précèdent vous avez eu à faire à un Sandro à bout de souffle. Je me trouvais à Chumphon soit à 500 km en ligne droite de la frontière Malaisienne où je me trouve actuellement. Environ 1000 km si on aime se perdre dans les contrées reculées.

Aujourd’hui, je prends le temps de vous écrire car c’est mon vélo qui est à bout de souffle. Après 4’000 km parcouru depuis le début du voyage, j’ai le regret de vous annoncer que Racer, mon compagnon est décédé. Les freins m’avaient déjà lâché à des centaines de kilomètres de là, le boitier de vitesse aussi… Et je ne vous parle pas de la selle qui déjà qu’inconfortable ne tenait plus du tout à sa juste place à cause des vis que j’avais un peu trop usées.

Bon alors oui, oui bien entendu que j’ai le gros chagrin! Malgré les conflits quotidiens, moi je commençais à bien l’aimer mon vélo…. Bon je ne m’attarde pas sur ce triste événement. A l’heure actuelle j’ai un beau vélo tout neuf, très bon marché, certainement un peu trop mais je me réjouis de l’apprivoiser dans le col de demain. Bon alors vous voulez de l’aventure ? Ce que vous voulez savoir c’est comment je me suis faite escortée par le chef de la police de Panare du Sud Est de la Thaïlande par exemple ? Et bien je vous raconte.

Je bicycle à travers la forêt tropicale et ma moustache se transforme en une grosse touffe qui dégouline des litres d’eau en continu! Sérieux, je bois environ cinq litres par jour. Les paysages sont saisissants, tantôt en pleine forêt vers des cascades, tantôt en bord de mer où je suis seule pour me baigner.

Un matin on me fait chiquer du “Katom”? Une sorte de feuille avec de la chaux, et on me fait fumer le tabac local roulé dans des feuilles de Yatchun ? Ah les Thaïs aiment bien se foutre de moi quand j’essaie de nouveaux trucs… Bizarrement j’enchaine pas mal de kil après ça. C’était quoi déjà le nom? Katom? Mh…. Bon allez, je continue à rouler et je dois retrouver des amis à Krabi et décide de me poser quelques jours. Six jours… Comment ça six jours? Je vous jure que je croyais qu’il s’était écoulé deux jours seulement… Et bien j’en avais besoin. Et sur la côte de la mer d’Andaman les paysages sont également incroyables. De l’eau transparente, du sable fin, des coraux, des poissons de toutes les couleurs qui nagent autour de toi… Un petit gout de paradis. Des falaises de calcaires qui surgissent de l’eau surmontées par une épaisse forêt dans laquelle des singes avec d’énormes yeux bleus se baladent.

Durant ces six jours je dois quand même vous parler de Kho Phi Phi, une île où j’ai du me rendre uniquement pour des raisons vélohistics !!! Si si je vous jure ! Je devais rencontrer Ludovic qui a voyagé en Malaisie en vélo et j’ai besoin de ses conseils car il est passé par le Sud Est de la Thaïlande qui est une région à risque. Des conflits durent depuis plusieurs dizaines d’années et ont fait plusieurs milliers de mort. A la frontière avec la Malaisie je sais également qu’il y a des risques d’enlèvement. Je ne veux pas prendre de risque mais comme il est passé par là en vélo je pars à la pêche aux infos. Ainsi, il m’assure que la situation n’est plus aussi risquée et qu’à vélo c’est tout à fait faisable. Je me renseigne également auprès de la population locale et généralement ils me disent que c’est possible.

Pourquoi s’acharner à vouloir retraverser le pays pour aller à l’est me direz-vous ? (pour ceux qui ont suivi l’histoire est/ouest) ? Et bien il s’agit surtout d’éviter les grandes villes de la cote ouest de la Malaisie et de bicycler sur les routes de campagnes de l’est. Avec la moustache ébouriffée je reprends ma route car il se met à souffler et je lutte pas mal pour avancer contre le vent. Durant quelques jours je sillonne à travers des paysages incroyables entre cascades, grottes, récolte d’ananas et autres merveilles. Au fil de mon avancée vers le sud, je trouve toujours plus de mosquées et de moins en moins de temples. La population devient majoritairement musulmane et je décide de profiter des derniers temples bouddhistes que je croise pour discuter avec des moines et demander l’hébergement pour la nuit. Nombre de voyageurs que j’ai croisé sur la route voyagent de temple en temple et moi je trouve ça super intéressant et je me réjouis de pouvoir partager des expériences avec des moines bouddhistes comme j’avais pu le faire en Birmanie. Et une fois de plus on me refuse l’hospitalité, cette fois on a l’honnêteté de me dire que c’est parce que je suis une femme. Alors je savais bien que nous étions des êtres à part, de par notre infinie gentillesse, bonté, grâce et intelligence et que les hommes en sont fortement jaloux mais je ne pensais pas qu’on allait me renvoyer comme ça !

Ainsi je me renseigne auprès d’un poste de police sur les autres possibilités de logement dans le coin et une femme accoure pour traduire. A nouveau, elle trouve intéressant que je voyage comme ça et elle propose de m’héberger chez elle. Elle se réjouit de m’emmener au marché, de me présenter à ses amies etc. Un point de plus pour les femmes !

Elle m’emmène également à une cérémonie funéraire bouddhiste ou je peux observer des spectacles d’ombres chinoises, et ou les femmes s’amusent également à me faire chiquer du Katom. Elles rient bien de me voir une heure après, la bouche encore pleine de feuille et de cette noix étrange dont je n’arrive toujours pas à savoir le nom.

Le lendemain je continue et découvre encore milles cascades, et je fais la connaissance également en route d’un couple parfaitement incroyable! Ils voyagent maintenant depuis un mois à vélo et vont continuer encore minimum six mois avec leurs deux enfants ! A vélo ! Non mais attendez : Le premier a cinq ans et il fait environ vingt km par jour puis accroche son vélo à celui de la mère pour aller faire la sieste dans la remorque tirée par le père. Le deuxième a tout juste 3 mois ! C’est complètement fou non ?

Ils continuent vers l’ouest moi je file a l’est, je dors proche des cascades, ou je profite de me laver et me reposer dans cette eau paisible. J’effraie juste un espèce de gros reptile (évitons le mot crocodile ou vous allez me faire rentrer sur le champ). Et la à nouveau une femme, musulmane cette fois tente de discuter quelques mots avec moi et veut m’héberger pour la nuit. Nous passons la soirée avec les voisins sous un couvert juste à côté de la cascade. Les hommes fument, les femmes chiquent, je mets le voile, nous rigolons bien même si ils ne parlent pas un mot d’anglais et moi « Thai ? nik noi, nik noi». Ils sont tellement surpris que je voyage seule, ils montrent toujours un avec leur doigt et me demande ou est le deuxième ? Elle rigole bien le soir quand un chat vient s’endormir entre mes bras. Elle me montre deux avec ses doigts, comme quoi maintenant je ne suis plus seule !

A mon réveil je bouscule ce foutu chat qui est bien trop collant et je vois qu’il pleut… génial justement la route que je prends est en terre ! Impression de déjà vu de la Birmanie... C’est parti et je passe une superbe journée sur des petites routes de campagne. J’entends des « Sawadikaaa » et des « Hello » de partout parfois au milieu de nul part et j’ai beau chercher des fois je ne vois personne ! Peut être ma schizophrénie naissante ?!

Non pas ça non ! Je dois m’arrêter pisser. Mais … il y a dix minutes aussi. Et … ça brule. Noooon je suis tombée deux fois malade je n’en veux plus merci. J’ai jamais eu d’infection urinaire mais les symptômes sont là, et ils s’assemblent à merveille avec une activité que je pratique régulièrement ces temps-ci. Heureusement je suis au milieu de nulle part dans la nature alors je peux m’arrêter chaque dix minutes pour uriner. Mais ça devient long, ça brûle, ça pique. AAArrrgh et si l’infection remontait au rein ? L’avantage d’être perdu dans la brousse devient vite un inconvénient. Il va me falloir supporter deux jours avant de trouver un hôpital. A l’accueil… Si c’était bien l’accueil, je m’explique… mais personne ne parle anglais. Pfiou… il me regarde étrangement. Bon ben c’est parti pour un Dessiner c’est gagner : Aujourd’hui on dessine une infection urinaire ! On rigole bien mais ils me comprennent toujours pas. Après un moment quelqu’un arrive pour traduire. Okay des antibiotiques, ça roule !! Gagné !

Après ça je me mets d’accord avec ma conscience pour prendre plus de temps en campagne et mettre le vélo dans le train afin d’éviter les grandes villes. Ainsi je fais quelques kils en train pour traverser HatYai et je reprends le vélo pour rejoindre la côte Est en bord de mer et là c’est désert ! Je m’accroche un moment à une autre voiture et me retrouve rapidement sur la côte pour pédaler sur une route déserte. Parfait pour le camping... Quand soudain… la route s’arrête, elle est détruite et se fait avaler par la mer… Heu… d’accord mais moi je fais quoi alors la ? Je trouve la situation très amusante et prends quelques photos en me disant que vous allez bien rire en les voyant car moi j’avais bien vu qu’il y avait des traces de pneus sur le coté de la route. Ouais… mais en fait elles ne mènent nulle part… Ah oui ? Si la ! Un camion ! Un type arrive, serpette en main, et me regarde en riant comme un bossu ! Je veux bien rire mais je fais quoi moi la ? Je viens de me taper pas mal de kil et c’est la fin d’après-midi. A lui de trouver ça amusant car il connait un chemin à travers les prairies pour rejoindre la route, la vrai cette fois. Je le suis tant bien que mal avec mon gros vélo. Ah voila… La route principale… Le temps de me montrer encore 1 avec son doigt ? Je devrais lui dire non, comme je fais parfois par sécurité mais je ne décèle rien en lui qui ne m’inquiète. Oui je voyage seul. Je le remercie chaleureusement et roule en direction du prochain village.

La … Ca devient bizarre. Normalement je prends de quoi manger et continue à rouler pour m’éloigner un peu, trouver un coin tranquille et planter la tente… Mais y’a bien quelque chose d’étrange dans cette ville, y’a un truc qui pue. Et je ne parle pas des centaines de poissons que les pêcheurs font sécher au soleil. Y’a quelque chose qui cloche dans l’ambiance de cette ville et je me sens pas à l’aise. Il faut trouver quelque part pour dormir ou je suis en sécurité. Je me dirige vers une sorte d’école ou de librairie et demande s’il est possible de mettre la tente dans leur jardin car ça semble être sécurisé. D’un seul coup, tout le monde s’active, on appel la directrice même l’hôpital pour me loger. Je me sens mal et leur dit que je ne veux pas déranger et que je vais continuer ma route. Mais ils ne me laissent pas partir et m’emmènent jusqu’au poste de police. La je suis en sécurité pour dormir… Okay merci beaucoup. Mais pourquoi ? Je fais la rencontre du chef de la police, ils me proposent un petit local pour passer la nuit. On me demande ce que je veux manger et réponds innocemment que je vais juste sortir au marché pour aller chercher deux ou trois bricoles. «No no too dangerous !!». Apparemment la situation est beaucoup plus tendue, les conflits perdurent et il y a de nombreuses victimes ces temps-ci. On m’impose le couvre feu à 18h et entre temps on m’accompagne en voiture au marché. Il est difficile de communiquer pour savoir ce qu’il se passe exactement. Je me sens un peu coupable de causer tout ce chamboulement. Pas de soucis qu’ils me disent et profitent pour prendre des tas de photos, tantôt avec lui, tantôt sans elle, tantôt avec le vélo, le pouce levé, etc. Le soir j’assiste à la descente du drapeau thaïlandais avec l’hymne national et je discute de l’itinéraire pour la suite avec quelques flics. Je soupçonne l’un d’entre eux qui parlait un peu anglais d’être resté aussi longtemps uniquement pour traduire….

Cette histoire me fait pas mal réfléchir... Est-ce que je fais bien de voyager comme ça en étant une femme? Je commence à tout remettre en question Le lendemain, le chef de la police m’escorte jusqu’à la province ou je me trouvais la veille et ou je suis en sécurité.

Pour moi c’est une énorme chance de voyager comme ça. Tout ce que je vis au quotidien surpasse tellement ce que j’avais pu espérer. Je fais des rencontres tant inattendues ! Et les thaïs apprécient de voir des gens qui voyagent comme ça. Ils m’encouragent beaucoup, et ça m’aide parce que la route est parfois très longue et difficile malgré tout l’éloge que je fais de ce voyage.

Ce soir je suis à Satun et tout fermait à cause du shutdown et des protestations à Bangkok. La Thaïlande devient mouvementée avec l’approche des élections et pas mal de chose vont changer dans ce pays. Je n’ai pas de regret d’avoir pris cette route au lieu du Vietnam et de la Chine. Je suis étonnée de m’entendre dire que c’est un pays incroyable. Son principal atout après l’amabilité des Thais bien entendu ? La cuisiiiiiiiiiiine ! Pour ceux qui s’attendent à me voir rentrer tout maigre et musclé par la bicyclette ne vous en faites pas... je mange teeeelllement ! J’imagine si je n’étais pas venu en vélo... O_O

Dingue mais dans chaque ville que je traverse, je découvre des nouveaux plats, nouveaux desserts, nouveaux fruits, nouveaux parfums, nouvelles couleurs... L’odeur alléchante m’attire toujours et même à vélo parfois je suis obligée de m’arrêter, pour gouter tant ca sent bon. C’est mon dernier soir en Thaïlande. Demain je prends la route direction la Malaisie, j’aurais aimé passer par l’Indonésie mais un volcan me barre la route. Bon mes amis moustachus, à bientôt pour de nouvelles aventures !! Sandro et son nouveau vélo

Mail – Malaysia

Salut les sportifs!!

J'voulais la faire genre philosophe et vous écrire un mail du style : Il n'y a pas de montagne qui soit infranchissable à celui qui veut vraiment la gravir... Mais bon j'ai trop de truc à raconter alors on va la faire soft question philo.

Cette fois-ci c'est avec la moustache pleine d'épice que je vous écris. J'ai des miettes de curry, de miel, de coco, et de sésame entre les poils qui bordent mes lèvres. Hé oui la Malaisie et Singapour pour la nourriture, c'est énorme! Ah oui je ne vous ai pas dis? Je suis à Singapour!! Ahaha ... Entre 4500 et 5000 km dans chaque mollet, je vous assure que l'autre jour en me rasant les jambes (ben oui quoi vous pensiez que je vivais comme un Yeti dans ma tente?!) j'ai tâté le mollet et oh mon dieu!!! Il a changé de coupe!! J'ai le mollet sportif! Qui l'eu cru?!

Mais revenons à ce qui nous intéresse le plus... La nourriture! Donc dans mon dernier mail je vous ventais les mérites de la cuisine Thaï comme d'un pur paradis culinaire. Et bien après avoir traversé la frontière Thaïlande\Malaisie, testé mon nouveau vélo dans un col, puis passé la nuit dans un parc national à regretter l'ancien, j'arrive en Malaisie et passe la soirée suivante à Aloe Setar. Là, je découvre qu'on peut manger de TOUT. Alors depuis, c'est indien le matin, avec ses puri, roti et dosa; malais à midi et chinois le soir.

Parce que la Malaisie c'est ca: Tout un mélange de culture! C'est assez drôle, je rencontre des indiens musulmans, des malais bouddhistes, des chinois chrétiens qui mange indien dans le quartier islamique... Ouais, faut suivre hein! Parfois dans une même rue tu trouves un temple chinois, un temple hindouiste, une mosquée et une église, c'est assez original. Donc si je vous dis que j'ai fêté le nouvel Chinois avec des indiens dans une église catholique vous allez me croire?

Donc le cul de nouveau tout endolori, je continue la route sur la côte Ouest. Les premiers kils sont intéressants, même assez beau... Et puis je me rapproche des grandes villes et depuis, c'est l'horreur, l'angoisse! Un trafic hyper dense, et les klaxons que j'entends désormais ne sont plus uniquement pour me saluer et m'encourager! Et ou est passé la ligne de sécurité qui bordait l'ensemble des routes de Thaïlande? Je me retrouve donc sur une route surchargée par des vacanciers qui rentrent fêter le nouvel an dans leur famille... Sans ligne de sécurité. Du coup il reste environ 5cm sur la route que je peux occuper et si par hasard tu dépasses cette limite et que la roue dévie dans le fossé, tu risques de te retrouver à manger le bitume malais, avec quelques bleus et le nouveau rétroviseur tout brisé (qui m'avait fraichement été offert par Robert, un cycliste rencontré sur la route avec qui nous avons passé l'après midi à débattre de l'utilité de ces rétroviseurs sur un vélo). Enfin, bon ça suffit de rêvasser! Je continue la route en redoublant de vigilance....

Un après midi, je rencontre deux cyclistes et ils me parlent d'un certain Akmal, qui vit à Kuala Lumpur et qui serait une référence cyclocyclique. Je ne suis pas, mais pas du tout intéressée parce que Kuala Lumpur étant la capitale, c'est LA ville que je vais éviter! Pour sur. Mais bon je note quand même son nom... Les : "Sait-on jamais" des voyages se révèlent parfois utiles. Et je continue la route entre champs de palmiers, champs de palmiers et champs de palmiers. Car la Malaisie c'est aussi ça ... Des plantations de palmiers .... Encore et encore!

Le soir j'arrive à Kuala Selangor et je pose ma tente dans un parc naturel, et bien que parfaitement épuisée par une journée de cyclisme dans le trafic et les palmiers, et la CHALEUR (en majuscule parce qu'il fait TRES chaud) je sens que l'aventure m'attend quelque part et je grimpe une ENORME pente (en majuscule parce qu'elle était encore plus ENORME en étant fatiguée). Et j'admire le coucher de soleil avec quelques autres touristes. Tiens d'autres cyclistes!!! On échange quelques mots et je parle notamment avec un type qui me dit :

"Oh mais tu aurais du m'écrire sur Warmshower (un site pour héberger les accros de la selle), je t'aurais donné des conseils sur les routes à prendre."

"Ah oui?"

"Ouais on dit parfois que je suis l'information center de la Malaisie à bicyclette" ... Attends voir. Je sors de ma poche le papier avec écris Akmal dessus. " Je suis sur que tu t'appel Akmal!"

… Dans le mille! Je regarde autour de moi… Qui s’amuse à me jouer des tours comme ça ?

Bref, du coup il m'héberge durant deux jours, m'aide à revendre la bicyclette que je vais devoir envoyer quatre jours plus tard à son destinataire. L'après midi, il m'invite à un mariage ou je porte la robe traditionnelle Malaisienne et le lendemain, nous redessinons la suite du parcours. Il me reste à présent quatre jours. Et je voulais pas avoir à vous écrire: "ouais ben les palmiers étaient sympa quoi!!"

Alors hop quelques 8h de bus plus tard, je suis au nord-est et prête pour retraverser le pays entre collines et montagnes! Il n'y aura rien du tout sur ma route jusqu'à la prochaine ville à environ 190km plus loin. Enfin... si un sanctuaire ou je peux rester dormir en milieu de parcours. Akmal me vente les mérites de cette route avec des éléphants, des lacs, et pas le moindre véhicule! On regarde encore la route et si je me dépêche je peux même faire le col des Camerons Highlands, qui est une station touristique assez prisée pour ses plantations de thé, de légumes, de fraises et surtout pour son air frais. Je ne vous l'ai pas dis mais cette destination m'a hantée depuis mon arrivée sur le sol malaisien. Allez Akmal je vais l'faire!!! On rit pas mal parce que c'est "juste" environ 500km de route, en altitude... Mais je trouverai une solution. Donc après ces huit heures de bus je grimpe sur le vélo. Et c'est parti! Les paysages, une fois de plus sont saisissants et juste un ou deux véhicules qui me crient "Good Luck" au passage... mh j'aime ça! Bon. la journée j'ai pas vu les éléphants, et le soir, le sanctuaire était fermé et... je n'ai pas prévu assez d'eau et de nourriture pour deux jours.

Pfff… Seule en bord de route, je me dis que la soirée va être longue. Mais avec ma chance légendaire une voiture passe, s’arrête pour me demander si tout va bien. Et ben tiens ! Il est très aimable, prends mon vélo le mets dans le coffre.

Quand il entend que je vais chercher une église pour la nuit, il me propose de payer l'hôtel. Car la Malaisie c'est aussi ça: des Malaisiens super généreux! Je décline poliment en lui assurant que je vais me débrouiller et qu'en cas de besoin je peux payer la chambre. Quelque instant plus tard, il sort du véhicule et me prie de rester à l'intérieur. Il est juste trop tard quand j'arrive à lire entre les symboles chinois : Hôtel... Et c'est ainsi la plupart du temps, dans les restos généralement, je suis très surprise quand parfois des gens des tables voisines me paient mon repas à mon insu et s'en vont, parfois même sans m'adresser la parole. Juste un sourire... Ca s'est produit très souvent un peu partout... Cette nuit là donc, je dors à l'hôtel, même après avoir longtemps insisté.

Enfin... Depuis le début, que ce soit en Birmanie, au Laos, en Thaïlande et en Malaisie, leur générosité m'impressionne. Mais pas uniquement pour ce qu'on m'offre mais pour l'intérêt qu'ils démontrent, pour leur ouverture d'esprit, leur calme, leur humour... Mais reprenons, donc après une bonne nuit de sommeil je peux m'aventurer sur la route des camerons Highlands! 195km... Sans l'ombre de vie durant ce trajet. J'entasse nourriture et bouteille d'eau pour 2j. Et c'est parti! Ça grimpe un peu et ça redescend un peu moins. Après six heures de route, une petite pause sur les seuls cinq centimètres carrés d'ombre que je trouve est la bienvenue. Et soudain, une voiture s'arrête. "Do you need to go to the Cameron Highlands? " Et ben tiens!!! Justement! Merci! Une chance légendaire tu disais ?

Arrivée en haut, je rencontre une cycliste polonaise parfaitement zinzin! D'une part parce qu'elle, elle à fait toute l'ascension des Cameron Highlands sur son vélo et pas sur un fauteuil en cuir! Et surtout parce qu'elle est polonaise! Je m'explique : Elle, elle rentre tout simplement chez elle en vélo depuis Kuala Lumpur! EN POLOGNE! (en majuscule parce que la Pologne c'est loin!). Zinzin, et extrêmement courageuse car contrairement à moi, elle n'a reçu aucun soutien de sa famille et de ses amis. Pfiou... Elle n'a pas de blog, alors je ne peux pas vous encourager à suivre ses histoires...

Mais je me rends compte en l'écoutant à quel point j'ai de la chance. Merci.... Vraiment pour votre soutien à tous. C'est énorme la chance que j'ai eu depuis le début... Enfin même si j'ai eu quelques épreuves plus difficile et que le destin s'est bien foutu de moi avec l'histoire de Bankrout notamment, il m'a bien sourit par la suite! Un clin d'œil assez drôle est celui de la mandarine:

Je bicycle tranquillement et normalement j'ai toujours des fruits accrochés au porte bagage, au cas où! Mais exactement au moment où je m'aperçois que je n'ai rien et qu'il va falloir trouver quelque chose sur la route, j'entends un klaxon, un type à scooter me passe à côté, freine, me tend une mandarine et s'en va... C'est rigolo! Merci!!!

Mon voyage s'est terminé hier, à Ipoh où j'ai envoyé mon vélo dans le train. J'arrive à Singapour à 2h du mat' car il a fallu changer la locomotive en cours de route... Dans la Guest house je fonds en larme, c'est terminé! Mes sentiments sont partagés ... Qui l'eu cru? Des larmes de tristesse car c'est une aventure merveilleuse qui s'achève et également des larmes de joie perlent sur mes joues. Et puis je ris! Je suis tellement heureuse!!! Qui à la chance de pouvoir réaliser son rêve?

Voila le dernier chapitre de cette aventure... Je vous lance quelques trucs en vracs que j'ai appris en route et que j'avais envie de partager.

- Ne jamais marier un singe. Conseil de Jack Loback rencontré à Penang et qui après quelques bières m'a supplié et fait promettre de ne jamais marier un singe, (du calendrier chinois bien sur). Ca me paraissait important de le partager avec vous.

- Beaucoup de gens m'ont dit avant de partir que c'était de la pure folie de faire ce voyage, mais ce qui aurait été plus fou encore aurait de ne jamais l'entreprendre.

- Il y a une règle physique avec laquelle je ne suis pas d'accord: Les montées à vélo durent toujours beaucoup plus longtemps que les descentes... Ca c'est ce que je me disais au début du voyage. Et puis par la suite, ce que j'ai réalisé c'est que pour chaque montée, aussi difficile soit elle, il y a une descente par la suite. Autant profiter des montées et trouver en sois la force qui nous pousse vers le sommet. On découvre finalement pas mal de chose à l’intérieur de nous-même, et les paysages sont époustouflant une fois en haut. On voit la route qu’on a déjà parcouru, et on peut choisir celle qu’on veut emprunter pour la suite.

- Si vous me demandez ce que j'ai trouvé le plus dur pendant ce voyage, je vous répondrai sans hésitation: La selle de mon vélo.

- S'il vous plait, quand vous ouvrez une portière sur la route, regardez s'il n’y a pas un cycliste un peu rêveur juste derrière...

- Le bonheur est simple, et j'en ai pleuré d'y avoir gouté, de l'avoir savouré et de m'en être léché les doigts tant c'était bon!

Ce voyage m’a permis de d’allier toutes les choses que j’apprécie. La nature, l’aventure, les rencontres, l’inattendu, la découverte, d’autres cultures, spiritualités, le partage, l’entraide, les défis, l’adrénaline, la nourriture et même de nouveaux styles capillaires. Ce voyage m’a surtout permis de découvrir quels étaient les piliers et les fondations dont j’avais besoin.

M.E.R.C.I en majuscule parce que je vous suis très reconnaissante pour m'avoir soutenu, aidé à préparer ce voyage ou simplement pour m'avoir encouragé pendant ces quelques mois.

Allez, sur ce, je vais aller me faire tailler la moustache pour mon retour en Suisse... Qui sait, avec mon expérience des coiffeurs asiatiques, je vais peut être rentrer sans moustache O_O

Sandro sans son vélo...

AU RETOUR

A mon retour, tout semblait avoir changé, j’ai eu soudain l’impression d’être parti pendant des années. Et puis la seconde d’après, c’était l’inverse. Rien n’avait changé, tout était exactement comme avant le départ et j’ai eu l’impression de n’être jamais parti. J’ai eu peur d’oublier, d’oublier les couleurs, les parfums, les saveurs, les rencontres. J’ai eu peur de ne pas me rappeler. Mais j’ai choisi de profiter de chaque instant de ce voyage. J’ai choisi d’être là, bien présente à chaque minute et toutes les couleurs, les parfums, les saveurs avaient encore plus de goût, les rencontres devenaient plus vraies encore. Et puis oui, bien entendu, je vais oublier… Au début je ne me souviendrais plus du nom de cette femme qui m’avait hébergé chez elle, et qui été restée dormir avec moi entre les statuettes de bouddhas et l’encens qui brulait au salon. Je vais oublier son rire, le gout des desserts qu’elle m’avait ramené. J’oublierai l’odeur de l’encens et l’atmosphère qui se dégageait quand elle récitait ses prières bouddhistes à la lumière des bougies devant son livret qui avait terni avec le temps. Et puis, bien entendu, par la suite j’oublierai ces instants passés avec elle. Viendra un jour ou j’oublierai même que Smile, une thaïlandaise m’a invitée chez elle… Mais je n’oublierai jamais le bonheur d’avoir vécu ces instants avec tellement d’intensité.

Il y a beaucoup de vent et de tempête. Ayant eu l’impression d’avoir poussé un peu de travers, j’avais le sentiment de plier plus facilement dès que le souffle devenait plus fort. Comme si tous ces arbres résistait mieux et restait droit alors que le mien se fissurait chaque jour un peu plus. J’ai voulu solidifier mes racines et devenir le roseau qui plie mais ne rompt pas. Aujourd’hui je n’ai plus peur d’avancer. C’est moi qui possède les pinceaux. Le voyage m’a permis de découvrir qu’il existe d’autres couleurs, et je m’extasie à les mélanger et tester chaque jour de nouvelles teintes. Chaque matin j’ai l’opportunité de choisir les tons et je n’ai plus peur de jeter de la peinture sur cette toile blanche.

Alors quoi ? Qu’est ce qui a changé ? La liberté ? D’être plongée dans une autre atmosphère ? De ressentir la vie au plus profond de mon être ? De sentir l’air tantôt frais, tantôt chaud, jusqu’à le sentir brulant lorsque le soleil était au zénith ? De savoir qu’avec moi j’avais le nécessaire pour survivre et que cela me permettait de vivre mes envies à chaque instant. De ne plus penser ni au passé, ni à l’avenir mais de me laisser porter par le courant du moment présent. De profiter des rencontres pour me guider. De prendre le temps, de vivre, de ressentir, et depuis lors même le sentiment de solitude s’en est allé. Un certain moment il avait occupé beaucoup de place, et puis quand j’ai réussi à savourer chaque instant presque égoïstement, alors il n’a plus été aussi fort. Vivre est devenu soudainement si agréable, si intense. Mon bonheur n’a jamais été aussi parfait. D’avoir porté en moi ce rêve pendant des années, et de pouvoir le dessiner selon mes désirs. De vivre des moments difficiles et déstabilisants ou je me suis rendue compte que je n’avais pas à saisir le bonheur mais juste à le ressentir car il était là. Je sens la vie dans chaque partie de mon corps. La sève coule à plein flot, j’ai même de la peine à la canaliser mais elle donne naissance à des pousses dont j’ignorais l’existence

Vivre était pour moi si effrayant. Les couleurs semblaient fades et elles ne me correspondaient pas. Le monde évoluait dans une direction que je ne voulais pas suivre. Pourtant, le bonheur était là, je le savais puisque tout le monde semblait en jouir. Ou alors, s’ils n’en jouissaient pas, ils survivaient quand même. Même si ça leur était égal de savoir pourquoi ils étaient là, ils survivaient… Mais moi je me meurs. Je crève putin ! Je me suis laisser trainer jusque là. J’ai vécu à défaut de ne pas mourir mais à aucun moment j’ai vécu parce que j’avais envie de vivre. Sans raison, sans but, je ne suis qu’un amas de cellules qui continue à se diviser. L’unique chose dont je suis certaine et que je ressens au fond de moi, c’est la mort. Je suis certaine de mourir et d’être vouée à disparaitre. Si pendant des années c’est cette réalité qui était invalidante, avec les années cette peur de mourir s’est transformée en peur de vivre. Et puis, plus que la peur de vivre, c’était l’indifférence par rapport à la vie qui fut le plus troublant.

Mais je refuse d’être un corps qui évolue sans but. Je refuse d’être indifférente et de me laisser trainer.

Aujourd’hui je ne sais pas plus qu’avant quelle est cette force, je ne sais pas ce qui a changé. Il n’y a finalement qu’une seule chose que j’ai compris. Que ce soit en Afrique, en Inde, en haut à Nend’ ou en Birmanie, la seule chose qui réunit les hommes et la seule chose qui m’a permis d’être de retour aujourd’hui de ce voyage c’est l’amour. Alors oui, on le savait ça, l’amour on le loue à tous les gouts, on le loue dans les mosquées, dans les temples, dans les églises, depuis la nuit des temps sous toutes ces formes. On le décline au présent, au passé, au futur. Mais le ressentir, au fond de sois, c’est tellement fort, que je n’ai plus besoin de chercher d’eau, je l’ai en moi et je le ressens en chaque personne que je rencontre. Tous les jours. Je ne crois en aucun Dieu, et je ne m’allierai à aucune religion. Si dieu est amour, alors il est dans chaque personne que je rencontre. Dans chaque sourire qu’on me tend. Si l’amour est la seule chose qui me permette de ne pas être un corps qui avance sans but, alors ça me suffit pour avoir envie de continuer. Ca me suffit pour avoir envie d’être là maintenant à écrire, ça me suffit pour clore cette histoire et ça me suffira pour me lever demain.
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Quel type de bagage avec des problèmes de dos?
Bonjour la populasse :)

Je pars durant 8 mois en Nouvelle-Zélande et puis au Laos et je souhaite acheter un BON sac à dos...

Problème : J'ai des problèmes de dos (raideurs, cyphose, scoliose, lombalgies..)et rien que porter un eastpak basic avec 1 kilo dedans une aprem ça me fait un peu mal...

Qu'existe il comme alternative ? un sac à dos à roulettes ? un caddie avec le sac dedans mais peut être encombrant ?

J'espère avoir vos lumières car je ne veux surtout pas me tromper dans cet investissement.

Merci.
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Laos - Cambodge (un peu) - Vietnam
Bonjour,

Je suis en train de préparer un périple de 2 mois Laos - Angkor - Vietnam (le Nooooord) Ma connaissance de ces pays se limite à quelques discussions de salon, à quelques lectures et à quelques recherches sur VF. Comme nous partons dans 2 mois, si quelques forumeurs pouvaient m'éclairer de leurs connaissances...

Voici la trame de notre programme. Je compte sur vous pour exercer vos yeux avertis sur ce programme pour m'aider à le finaliser.

Paris / Luang Prabang 29 avril

1jour / 2 nuits à Luang Prabang REPOS parce que les longues heures d'avion, moi ça m'épuise ! Alors je me suis trouvé un bel hôtel avec un beau jardin sur les bords du Mékkong le Thongbay Guesthouse. J'espère qu'ils seront à la hauteur de leur réputation. Et pendant que je bullerai Le Grand ira en repérage 😉

BoucleNord : Bateau en remontant le Mékong jusqu'à Pakbeng Bus jusqu'à Oudomxai Bus jusqu'à Muang Khua Bateau en descendant la Nam Ou jusqu'à Nong Khiaw Arrêt 2 jours à Nong Khiaw pour faire une belle balade dans ce petit paradis Retour à Luang Prabang (en bateau ? pas sûr, il y a des travaux actuellement etnous ne savons pas s'ils seront terminés - Dommage)

3 jours à Luang Prabang Nos incontournables : - chutes de Kuang Shi (un petit Havasupai, paraît-il, mais sans la remontée lol) - chutes de Tad Saé - le «plus beau Vat du Laos» datant de 1560 : Vat XiengThong

puis au choix : - Musée National et/ou - le Vat May et/ou - Vat Xieng Mouane et/ou - La Maison du Patrimoine et/ou - Musée Ethnologique et/ou - le marché Phousi Et se balader dans cette ville dont tout le monde tombe amoureux apparemment

Luang Prabang > Ventiane BUS On fera le trajet de jour pour admirer les paysages réputés superbes mais Je ne sais pas si on pourra s'arrêter pour prendre quelques photos 😕

Etape : 1 nuit à Vang Vieng parce qu'il faut bien se reposer un peu, on est en vacances quand même 😉

Vientiane

2 jours : Phou Khao Khouay Parc National – trek (easy) avec la Ferme des Orchidées

Retour à Vientiane 2 jours : Je n'ai pas encore identifiés d'« incontournables » je compte sur vous

Vientiane > Paské (Bus de nuit)

A Paské Pas encore d'incontournables non plus, mais Prévoir de monter sur la colline du Vat In Pang pour un coucher de soleil (après une journée pas trop chargée). Vue impressionnante sur leMékong, mais attention 380 marches à monter et à redescendre.

4000 îles. L'île deDon Khone - 3 jours / 2 nuits Les« incontournables » : Chutes de Li Phi, Chutes de Phapheng (oui oui on aime bien les chutes d'eau, les cascades, etc) prendre un bateau pour aller voir les dauphins. ne rater aucun lever ou coucher sur soleil partout sur l'île ou en bateau +++

Circuit de 2 jours ou 3 jours sur le Plateau des Bolovens (Voiture avec chauffeur ? Moto ? Ça risque d'être comique ! 😉) Chutes de Tad Fan et de Tat Nuang, Tad Pasuam (2km de marche entre les 2) Chutes de Tad Champee sur la route de Salavane Cascade de Nam Tok Katamtok, Chutes de Tad Lo (cf. plus haut), Visite d'une plantation de café ? (retrouver le Hollandais qui fait le« meilleur café du monde ») aller de Sekong à Attapeu en bateau sur la rivière Kong (SUPERBE) Pour une petite leçon d'histoire aller voir la Piste de Ho Chi Minh localiser les Chutes de Tad Fane

Retourà Paské - Vat Phou « Temple Montagne » (A 8 km de Champassak) On peut y passer la journée à visiter et à se balader. Très bel endroit, paisible, entouré de verdure et de pièces d'eau couvertes de lotus. Ancien sanctuaire khmer à 1 400m d'altitude, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Du haut de la terrasse supérieure, la vue sur le Mékong et les environs est magnifique. Petit musée.

CAMBODGE Bus pour le Cambodge – Choisir un bus TRES confortable – Trajet très long 7 heures au moins, en général plutôt 9, jusqu'à Kratie mais il paraît que c'est beau. A faire de jour ?

J'avais prévu une étape à Kratie mais je lis tellement de choses peu sympathiques sur cette ville, qu'on va peut être aller directement à Siem Reap 20 heures de bus (ouille mon dos!)

SiemReap de 5 à 7 jours

A voir Pagode Wat Bo, peintures anciennes Balade sur la digue du Baray jusqu'au bassin royal de Srah Sang.

Restau Curry Wallah cuisine indienne – Délicieux Green Star perdu au fond d'un quartier excentré – service chaleureux etnourriture excellente Khmer Kitchen cuisine khmer très bon

Angkor

Les« incontournables »

Pour les photos ne pas oublier qu'à midi le soleil est presque à la verticale (on est pratiquement sur l'équateur) donc heures des photos exclusivement de 7h30 à 9h30 puis à partir de 15h30 jusqu'à 18 h.

1jour Temples de PreahKhan etde TaProhm. En milieu/fin d'après midi visiter Phnom Bakheng (mais fuir avant le coucher du soleil quand la horde débarque). Coucher du soleil à Angkor Vat (Rechercher le meilleur endroit)

1 jour à vélo ou en tuk-tuk Bantey Srei En théorie, une grosse matinée en partant tôt. En théorie parcequ'en réalité, il y a tellement de choses à voir en route que lesarrêts sont nombreux.

1 jour Temples Roluos, situé à environ 15km à l'est de Siem Reap (c'est aussi faisable à vélo mais il y a pas mal de circulation sur la route)

1jour : (tuk tuk ou voiture avec chauffeur?) A 40 km au nord de Siem Reap (à vérifier) Temple de Beng Melea. A une dizaine de km visiter Kbal Spean Site archéologique, spectaculaire lit de rivière sculpté.

1jour Lever de soleil sur Angkor Vat MAIS les gens se pressent à l'intérieur de l'enceinte du temple alors que si on reste sur la gauche du pont à l'entrée, on sera tranquille et reflets sur l'étendue d'eau qui entoure le temple +++ Angkor Thom : Bayon temple principal du carré Angkor Thom, Baphuon antérieur à Angkor Thom (XIe siècle), Phimeanakas temple du Xe siècle (donc antérieur à la cité AngkorThom). La vue, à partir du sommet, est très jolie. (attention àl'heure pour les photos), Terrasse des Eléphants, Terrasse du Roi Lépreux.

1jour ANGKOR VAT - ANGKOR VAT - ANGKOR VAT VIETNAM(1 mois environ)

SIEM REAP > Da Nang (rien à faire à Da Nang on file sur Hoi An)

Hoi An - 3 jours Hôtel Hao Binh Hotel très sympat Morning Glory Restau +++

Visite de My Son 69 km ausud-ouest de Da Nang,

Hoi An > Hué (120 km – env 5 heures en fonction des arrêts et des visites) ne pas hésiter à prendre une voiture avec chauffeur route superbe on a envie de s'arrêter tout le temps (Col des nuages entre autres) Si on est en forme (parce la visite est fatigante) Montagnes de marbre

HUE Hotel Huenino – très agréable, propre Resto Chez Ovi ++ grignoter à la Boulangerie Française – produits fabriqués dans un orphelinat

2 jours - pour visiter un peu Hué (prendre contact avec un guide pour une ½ journée au moins)

3 jours - Organiser une balade dans le Parc National de Ke Bang (Grottes de Phong Nha). (Par exemple : Voir avec l'Agence Hue Touriste à Hué organise des excursions sympa(parlent français) sinon Jimmy ?

1 jour - Les tunnels de Vinh Moc

Hué→ Hanoi (Train de nuit)

Hanoi : Retrouver l'adresse du restau de rue où l'on mange les meilleurs Bo Bun de laterre !

Temple de la littérature Le Lac de l'Epée ??

Ninh Binh 1 jour / 2 nuits (éviter absolument le week end) Grottes de Trang An (env 12 km de Ninh Binh). Prendre un tuk tuk. 3 h de balade sur une rivière et 9 grottes. Ce site est manifestement plus beau que Tam Coc et surtout moins envahi de touristes et de vendeuses à la sauvette

Boucle Nord 10 jours au moins de Hanoi à Sa Pa « Route desPhotographes » Route 32 Puis Ha Giang - Hanoi. 1ere étape Hanoi > Nghia LO (201 km) 1 nuit à Nghia Lo - Guesthouse chez Luat et Phong. Belle maison thaï à flanc de colline un peu à l'extérieur de Nghai Lo. Lits doubles séparés par des cloisons. Cuisine excellente.Dîner très copieux et succulent

2ième étape Nghia Lo > Mu Cang Chai (via le col Khau Pha 80 km environ) des cols – des points de vue +++ le plus beau étant celui de Khau Pha (à voir le soir au crépuscule ?? ou le matin au lever du soleil ?? ... si on est courageux) Village de La Pan Tan (rizières réputées les plus belles du Vietnam – Classées au Patrimoine Mondial) une 20taine de Km avant Mu Cang Chai après le Col de Khau Pha Maison d'Hôte de Monsieur Tu' (prononcer Teu). Dîner excellent pas de français ni d'anglais « on parle avec les mains ». Sur le bord de la rizière en direction du village de Om Khoumtourner à gauche au bout du petit pont. La maison est sur la droite. Visite sympa à faire : le village h'mong de Mo Ré 10 km AR sur une bonne piste qui prend à l'angle de l'hôtel Suoi Mo (une horreur en béton repérable de loin). Traverser le village et continuer à monter. Une piste raide prend à gauche, un grand virage à gauche et de là une très belle vue. En redescendant prendre le petit chemin qui longe la rivière (pilon a riz hydraulique) puis on arrive à une piscine naturelle. Très sympa.

3ième étape Mu Cang Chai > Tan Yuen 60 km environ Avoir le matin : le marché ! Très sympa toutes les ethnies du coin se retrouvent dans leur costume traditionnels. Vraiment +++

4ième étape Tan Yuen > Ha Giang (Entre Tan Yuen et Sa Pa partie de la route la plus belle qui lui vaut son surnom de Route des photographes. On a envie de s'arrêter tout le temps. Le must le Col de Tram Lo avant d'arriver à Sa Pa)

Puis Ha Giang – Dong Van – Meo Vac - Cao Bang – Lac Ba Bé – Hanoi (pas encore eu le temps de disséquer cette partie mais ce sera grosso modo le parcours de Mathieu. Il est parfait (le parcours, pas Mathieu 😛)

Croisière dans la Baie de Tu Long avec Indochina-Junk 3 jours/2 nuits. Dragon Pearl

Prévoir avant ou après la Baie d'Along 1 journée sur l'Ile de Cat Bat Très belles randonnées à faire dans le Parc National

Et le 27 juin en fin de journée Airport > Plane > Airport > Maison parce qu'il faut bien revenir un jour...

Merci de vos conseils, Amicalement Ninou
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Le Haut-commissaire de l'ONU (HCR) appelle la Thaïlande à renoncer à expulser 4,000 Hmongs au Laos
Le HCR appelle la Thaïlande à renoncer à expulser 4.000 Hmongs au Laos GENEVE - Le Haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés Antonio Guterres a appelé jeudi les autorités thaïlandaises à renoncer à leur projet d'expulsion au Laos de 4.000 Hmongs réfugiés dans des camps du nord-est du pays. M. Guterres demande dans un communiqué au "gouvernement de Thaïlande de stopper son plan de retour involontaire au Laos de quelque 4.000 Hmongs laotiens", conformément à un accord signé entre les deux pays. "Selon les lois internationales, la Thaïlande a la responsabilité et l'obligation de s'assurer que le retour d'une personne reconnue comme réfugiée ou ayant besoin d'une protection internationale se fait sur une base strictement volontaire", a-t-il insisté. Le contraire, a-t-il prévenu, "mettrait non seulement en danger la protection des réfugiés mais constituerait un très mauvais exemple international". Le Premier ministre thaïlandais a confirmé jeudi que le pays s'apprêtait à expulser ces 4.000 réfugiés Hmongs au Laos "au moment approprié". Des diplomates avaient indiqué il y a quelques jours que Bangkok prévoyait de le faire d'ici la fin de l'année. Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a confirmé sa volonté d'honorer l'accord avec Vientiane sans toutefois évoquer la date du 31 décembre. Des milliers de Hmongs, une ethnie minoritaire d'Asie du Sud-Est, vivent pour certains depuis plus de 30 ans dans des camps de réfugiés dans le nord-est de la Thaïlande, où ils ont demandé l'asile politique par crainte de persécutions s'ils retournent au Laos. Une partie des Hmongs s'était ralliée aux Américains contre les communistes pendant la guerre du Vietnam et avait ensuite fui le régime de Vientiane. Le Laos nie systématiquement les accusations de persécutions tandis que la Thaïlande affirme que ces Hmongs sont tous des réfugiés économiques. Parmi les 4.000 visés, 158 ayant un statut de réfugié sont détenus dans une prison de Nong Kai (nord-est), tandis qu'un autre groupe plus important se trouve dans le camp de Huay Nam Khao près de Petchabun (centre) où le HCR n'a pas accès, déplore encore son responsable. Le projet de Bangkok a suscité de vives réactions de la communauté internationale. Neuf sénateurs américains ont écrit la semaine dernière à Abhisit pour lui faire part de leur inquiétude, en dénonçant le "manque de transparence" des autorités dans le "filtrage" pour séparer les réfugiés politiques des réfugiés purement économiques. "Indubitablement, beaucoup (de réfugiés) ont des craintes fondées de persécution s'il retournent au Laos", a réagi de son côté la directrice adjointe d'Amnesty international en Asie-Pacifique, Donna Guest. "Nous savons que des gens qui ont déjà été renvoyés ont été torturés ou ont disparu", a-t-elle ajouté. (©AFP / 24 décembre 2009 15h33)
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Retour de quinze jours au Laos
Bonjour à tous. Je reviens de 15 jours au Laos et par ce post vous propose de découvrir mon itinéraire. Cela permettra peut être a certain d'avoir des idées ou des conseils pour leurs prochains voyage comme cela l'a était pour moi. Si vous avez des questions n'hésitez pas. Enfin, je remercie encore tous ceux qui ont répondu à mes questions et qui m'ont permis de construire mon voyage.

Paris Bangkok en avion (avec la compagnie thaï international: très bonne compagnie, personnels très accueillants et disponibles) puis un autre avion de Bangkok à Chiang Rai (toujours avec la même compagnie). Arrivé à Chiang Rai pris un taxi pour la gare routière de Chiang Rai. Environ 15 minutes. 200 bath pour 2 personnes. Arrivé à la gare routière de Chiang Rai pris un bus local pour Chiang Khong. Environ 2H30 pour 65 bath par personne. Arrivé à la gare routière de Chiang Khong pris un tuk tuk jusqu'a l'embarcadère qui est à 2 km environ. 30 bath par personne. Là faite attention à ne pas oublier de faire enregistrer votre sortie de Thaïlande à l'immigration sinon vous devrez faire l'aller retour une fois arrivé au Laos. A la frontière pris une pirogue pour traverser le Mékong en 2 minutes. 40 bath par personne.

Arrivé au Laos, à Houesai nous avons fait faire notre visa. Environ 20 minutes et 30 dollars. Pensez à prévoir une photo d'identité. Ici Des jeunes vous proposeront des bus privé pour partir le lendemain. Nous avons choisi un mini van pour Vieng Phoukha pour 300 bath. Des touristes nous ont dit qu'en prenant le bus local, entre le tuktuk jusqu'à la gare routière et le prix du bus cela valait le coup. A vérifier. Mais on n’a pas voulu se prendre la tête. A Houesai nous avons choisi Arimid Guest House, à l'extérieur du village. Bungalow en bois avec 2 lits, sdb avec eau chaude en permanence, WC et électricité pour 90 000 KIP la nuit. Mal insonorisée et beaucoup de voitures passe sur la route devant la guesthouse. Le proprio est super sympa et parle français.

Attention à une arnaque si vous montez au temple boudhiste.Un moine profitant de la fatigue de notre voyage en avion et bus, du décalage horaire et du fait qu'on arrive juste dans le pays et du fait qu'on se dise qu'on ne doute pas d'un moine nous a proposé de nous faire visiter son temple. Il nous a fait asseoir dans le temple, nous a accroché des bracelets aux poignets et nous a immédiatement demandé de l'argent.Une fois l'argent reçu, il est parti aussi vite qu'il était arrivé. Je ne veux pas faire de généralités car c'est le seul moine qui a agit comme ça en 15 Jours de vacances mais je tient juste a vous mettre en garde pour votre arrivée.

A Houesai massage a la LAO RED CROSS pour 30 000 KIP pour une heure. Massage au Baume du tigre "très musclé" mais très agréable. En plus vous faite une bonne action.

Repas pris au resto à coté du pont pas loin delalao red cross. Très bon.

Départ a 9h pour Vieng Phoukha en mini van. Temps de trajet 2h-2h30 sur une route super pourrie. Vieng Phoukha c’est un petit village. Au moment de notre passage nous étions 4 touristes dans le village. Thong Xai Mai guesthouse à l’entrée du village. 30 000 KIP la nuit mais confort minimum. Bungalow avec un lit pour 2. Pas de douches mais un bidon remplie d’eau. WC à la turque ou vous devez verser de l’eau pour vider. Electricité uniquement de 19H a 22H dans tout le village. Repas a la guesthouse vraiment pas terrible. A vieng Phoukha je vous conseille une ballade très sympa. Prenez la route direction Houesai et au bout de 2 km, après la station service, prenait un petit chemin de terre sur votre gauche qui mène à un petit village où les enfants viendront à votre rencontre et répondront à vos « Sabaidee ». Les enfants adorent qu’on les prenne en photo et qu’on les leur montre. Après le village il y a des rizières ou les femmes travaillent. Super moment pour nous dans ce village A Vieng Phoukha nous avons fait un trek. Nous avons choisi l’agence Akha authentic en face de l’arrêt du Bus. Nous avons choisi le trek « Ban Nam Vang, Hmong et Lahu trail » pour 67 dollars par personne pour 2 jours et une nuit. Le trek est très physique avec d’importants dénivelés pour quelqu’un pas sportif du tout comme moi mais mon pot lui qui est plus sportif n’a eu aucun problème. Le proprio de cette agence est un bon commercial mais ne croyait pas tout ce qu’il vous raconte. En effet nous devions voir la culture du riz mais jamais vu, passer par plusieurs villages et rencontrer les habitants. Or hormis le village ou nous avons dormi les 2 autres villages ou nous sommes passés l’après midi ne comprenait en réalité qu’une seule famille et en plus la journée ils sont à la rizière donc vous ne verrez personne. Nous avons donc commencé par la visite d’une école, suivi donc d’une montée dans la montagne, déjeuner pris dans la forêt puis ascension jusqu’au village ou nous avons passé la nuit. Dans le village de l’ethnie LAHU (les hmong sont sur l’autre versant de la colline a environ 300 mètres) il nous a semblé que notre présence n’intéressait personne. Le deuxième jour descente par la forêt et visite d’une grotte. Nous sommes assez mitigés sur ce trek car nous avons trouvé que 67 dollars s’était assez chers par rapport au coût de la vie au Laos. En effet notre guide nous a dit qu’il ne touché que 10 dollars pour les 2 personnes. Donc nous pensons que le responsable de l’agence fait de bon profit. De plus nous trouvons que l’interaction avec les habitants était très faible. Nous avons passé un meilleur moment dans le petit village à côté de Vieng Phoukha ou nous étions sans guide. Retour à Vieng Phoukha a 16H et pris un bus pour Luang nam Tha pour 20 000 KIP par personne. Route super. 1h de trajet seulement. Arrivé à la gare routière de Luang Nam tha ne faite pas comme nous. Nous avons pris un tuk tuk pour 5000 KIP par personne alors que la gare routière est à 200 mètres à pied du centre ville cad du marché de nuit. On ne le savait pas. Luang Nam Tha, beaucoup de touristes. Zuela guest house en face du marché de nuit. 70 000 KIP la nuit. Très propre, électricité en permanence et eau chaude. WC. 2 lits. Internet et pc disponible gratuitement dans l’entrée. Mal insonorisée.

Visite du marché du matin de Luang nam Tha. Très pittoresque. Tuk tuk pour la seconde gare routière à l’extérieur de la ville (environ 10 KM) 10 000 KIP par personne. Bus local de luang nam tha a oudomxai pour 35 000 KIP par personne. Le bus part a Midi et le trajet dure 4h-4h30 car la route est en travaux et défoncée de partout. Si vous vous mettez a proximité de la fenêtre vous serez marron a l’arrivée a cause de la poussière. On a demandé au chauffeur de nous laisser devant notre guest house dans la rue principale ce qui la fait sans problèmes. A Oudomxai : Vilavong guesthouse 50 000 KIP la nuit pour 2 lits avec douches, électricité et eau chaude. Oudomxai la lao red cross est aussi présente pour de bons massages lao.

Bus de Oudomxai a Nong Khiaw : gare de bus a 10 minutes a pied de la guest house. Attention 2 gares de bus l’une a coté de l’autre. Pour Nong Khiaw c’est la deuxième.le bus part a 9h mais il part quand il est plein. On est parti à 10H30. 4 a 5h de trajet. La route entre Pakmong et Nong Khiaw est très jolie. Vous traversez des rizières et des paysages sympas. Arrivé à Nong Khiaw, c’est très beau. De l’autre coté du pont Sunset guest house 130 000 La nuit dans un bungalow au bord de la rivière avec électricité et douche avec eau chaude, WC.les guest house sont plus chères à Nong Khiaw.

Nong Khiaw Luang Prabang en bateau lent. 100 000 KIP par personne entassé a 20 sur le bateau pour 7h de trajet. C’est très long et le moteur est très bruyant mais ça vaut le coup pour voir toutes les activités sur et autour de la rivière (chercheur d’or, pêcheur, enfant qui jouent…). Rigolos aussi quand il faut descendre du bateau pour pousser car pas assez d’eau. Luang Prabang : Moukdavan guesthouse pas loin de la rue des bars « branchés » et du centre ville. 50 000 KIP avec wc et sdb commune et 60 000 avec wc et sdb. Electricité mais l’eau chaude est très capricieuse voire inexistante certain jours. A Luang Prabang nous avons fait le « Mahout day elephant » avec la compagnie « ALL LAO TRAVEL SERVICES » qui se trouve dans la rue principale. 60 dollars par personne. On vient vous chercher en mini van à votre guesthouse vers 9H00. Vous faite environ 20 Minutes de mini van et arrivé aux camps des éléphants de cette compagnie. Nous étions en tout 4 touristes dans le camp. D’abord vous faites une ballade de 45 min a trois en direction du restaurant. Un sur la tête de l’éléphant. Le guide est une autre personne sur des sièges en bois sur le dos d’éléphant. Après le repas, départ chacun avec son éléphant pour 1h30 de ballade. Par contre ne croyez pas le commercial de l’agence. A aucun moment vous ne serrer seul avec votre éléphant. Soit le guide sera au sol derrière l’éléphant, soit assis sur le dos. Après cette ballade, les guides enlèvent les sièges en bois et vous irez au bain avec les éléphants. C’est le meilleur moment de la journée ou les éléphants vous arrosent avec leurs trompes. Très bon moment. A Luang Prabang beaucoup de temples. Les jeunes moines aiment bien venir parler anglais avec les touristes pour s’exercer à parler anglais. C’est très sympa. L’aumône du matin c’est rempli de touristes. Plus de touristes que de locaux.

Luang Prabang Vang Vieng en mini van. Nous avons réservé le van auprès de ALL LAO TRAVEL SERVICES. Un tuk tuk devait passer nous cherchait a 8h30 pour la gare routière. A 8h50 le tuk tuk n’étant toujours pas la nous en avons payé un autre. 10 000 KIP par personne de la guest house a la gare routière. Mini van de Luang Prabang a Vang Vieng 110 000 KIP par personne. Départ a 9h pour 5h de trajet.La route tourne beaucoup beaucoup beaucoup. A vang Vieng tuk tuk de la gare routière au centre ville 10 000 KIP par personne. Dok Khoun 1 guest house en centre ville. 50 000 KIP la nuit avec elec, eau chaude, wc et TV et Ventilo. 80 000 kip si vous prenez la clim. Tubing : 50 000 Kip + 60 000 la location de la chambre a air qu’on vous restitue si vous la ramené avant 18H. Pour tenir cet horaire partez assez tôt vers midi ou 13H et ne vous arrêtez pas forcément à tous les bars. Sinon vous pourrez toujours prendre un tuk tuk ou un bateau qui vous attendent partout pour redescendre les touristes fatigués. Attention sur les jeux proposés par les bars car il y a beaucoup d’accidents. Tous les soirs le Bucket bar prosent un « bucket » gratuit entre 8h 30 et 9h30. Une jeune fille à l’entrée du pont vous met un coup de feutre sur le bras et après vous allez au bar cherchez votre seau.

Vang Vieng Ventiane en mini van pour 80 000 KIP par personne pour 3h de trajet. A ventiane Riverside Hôtel pour 150 000 la nuit avec 2 lits, vraie salle de bain avec bac à douche wc, TV et clim. Le soir vous pouvez manger allongé sur les bords du mekong. Bien qu’il soit en travaux c’est très sympa quand même.
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Pérégrinations, promenades, errances asiatiques
Bonjour, j'ai hésité à poster ces carnets de voyage. Le but étant de partager avec amis et famille, faire rêver , interpeller et surtout partager. Je pars régulièrement avec mon meilleur ami à la découverte d'autres paysages , d'autres cultures. Aucune prétention dans ces petits textes.

J'ai du rater qq billets mais l'essentiel est bien là A bisousssssss

Salut tous, Pré billet .... On est sur les starting-blocks 🙂.Départ le 13 ( putain le 13 comme par hasard le jour où les avions tombent le plus ) Nice - Frankfurt - Singapour - Danang ... 3 chances de s’écraser 😞 Cette année j’ai décidé qu’en plus de la télékinésie pour maintenir l’avion en l’air, j’allais battre des bras très vite et très fort pour aider le maintien en l’air tout le temps du trajet. Chuis épuisé d’avance. À bisoussss

Salut tous, On suppose que nous arrivions sains et saufs à destination.... on verra pour le retour .... qui qui se dévoue pour faire une compilation des textes et tofs de notre escapade sur FB ? En fait la seule manipulation que je sache faire est de coller le texte et le reproduire via mail mais dans ce cas il n’y a pas de photos n vice et versa . Bon ok chuis pas doué ou alors ce sont ces salauds de pirates , je suis et reste innocent 😇 À bisoussss

Modifier Salut tous, Avec cette nouvelle technique qui consiste à battre les bras alliée à mes performances télékinésiques, j’ai sauvé le premier vol : avion , équipage et passagers jusqu’à Frankfurt. Je reprends des forces pour Singapour. Il est remarquable que toutes ces années à brasser de l’air et faire du vent portent enfin leurs fruits pour le bien commun. L’année dernière il y avait une espèce d’errance mystique et de quête initiatique qui se matérialisait par le fait que tous les jours j’abandonnais un t-shirt sur place comme autant de mauvais souvenirs. Je voulais réitérer cette année, j’ai encore nombre de vêtements et de pensées parasites, inutiles . Mais je souhaitais me renouveler et surtout garder mes t-shirts manches longues pour me protéger du bobo soleil. L’idée m’est venue lorsque nous nous sommes pesés Olivier et moi . Je vais larguer mes kilos et mon poids superflu! Oliv étant d’un naturel coquet, assez féminin n’avouera jamais combien il pèse et comme je suis respectueux de ses secrets de beauté : je ne dirai rien ! Moi la balance m’a affublé de 107 kg ( soit 30 de plus qu’Oliv ... Oupsss salauds de pirates!) . C’est le challenge de cette année.... Bon allez Singapour.... À bisoussss si on arrive à la deuxième étape, surtout ne pas dormir! Veiller sur mon petit monde

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Salut tous, Un dernier flip avant d’être enfin au Vietnam. Le contrôle douanier. Il faut savoir qu’Olivier Gédon vient de découvrir qu’il ne fixe pas les protéines, rien de grave en soi, mais son toubib lui a prescrit des compléments alimentaires. Je me trimballe dans mon sac à dos 3 boites d’un kilo de poudre blanche .... Je me fais un film , avec comme scénario un pot pourri de “Voyage au bout de l’enfer Et Midnight express” . J’en tiens le rôle principal évidemment. Tous les bagages des voyageurs nous précédant sont vérifiés et passent dans le tunnel radio qui va bien . Aucun doute! Au mieux je suis torturé quelques heures avant d’être relâché, avec des excuses certes, mais la tronche en biais. oliv est devant avec son baluchon et moi je suis Sherpa derrière à pousser nos malles cabine sur un trolley. Embouteillages! La douanière lui fait signe de passer, il ne comprend pas et pose quand même son sac sur le tapis roulant, elle a un petit geste d’impatience. Ho Oliv , la meuf elle te fait signe de passer! Du coup moi aussi ! Et là : bonheur! Je défile sous les ovations de tous mes mois intérieurs ( nous sommes très nombreux dans ma tête ) qui m’applaudissent et me lancent des paillettes. Mon film vient de remporter le Golden Globe, l’Oscar et le César. Quel soulagement. Notre chauffeur nous attend avec la pancarte qui va bien, on lui explique qu’il nous faut un peu de Dôngs et changer de l’argent. Je me retrouve instantanément millionnaire. Tout va bien . J’ai survécu aux différents crashs, à la prison et l’opprobre de tous les miens, il fait doux, je suis riche. Nous sommes attendus par les fillettes de la pension de famille que nous avions quitté l’année précédente précipitamment et dans la douleur ( la maman d’Oliv étant très fatiguée) . C’est marrant ces rencontres. On avait alors fort sympathisé avec nos hôtes, et cette année nous avons apporté deux peluches pour les filles.... Retrouvailles magiques. Nous décidons d’aller promener et boire un godet dans la vieille ville, en plus un peu de marche après ces dizaines d’heures engoncés dans ces boîtes de mort n’est pas fait pour me déplaire. On choisit un troquet pas trop touristique près de la rivière , une Delarue, une Saigon et quelques grignotes plus tard , nous commençons enfin à réaliser que ayé we did it! La serveuse est enjouée, à chaque commande on dirait qu’elle saute de joie, vraiment l’impression de lui faire plaisir. Marrant. Il est 23 h , temps de rentrer. Peu de monde dans les rues, je me demande si le couvre feu est toujours en vigueur . On se fait harponner par la faune interlope qui nous propose des “happy ending” , promesses de toutes les voluptés de l’Asie. Je dois être béat , les types m’interpellent : “Happy Bouddha” , hè ouaissss c’est moi . Insomnie. Tout est normal, tout va bien . A bisousssss

Salut tous, Il est 9h , généralement nous nous retrouvons pour un petit déjeuner commun et une planification de notre néant du jour. Olivier Gédon doit encore dormir et je vais le laisser récupérer. Je vois bien qu’il fatigue, un peu de dodos supplémentaire lui sera bénéfique. Généralement c’est lui qui toque à ma porte, le temps que je oigne mon corps d’athlète d’essences rares, il file dans la cuisine et prépare le petit dej sous la surveillance « d’eau tiède » . Il essaie de s’initier aux subtilités de la cuisine asiate. Régulièrement nous nous régalons d’un panndmy ( pain de mie : héritage phonétique et culinaire de la colonisation française). Il s’agit d’un sandwich constitué d’une baguette croustillante à souhait fourrée avec des légumes crus et d’un œuf frit , sauce aigre douce et mayo locale. Délicieux. Thé, café, fruits frais .... c’est parti pour la journée. On descend la rue sur une cinquantaine de mètres et on récupère notre scooter. C’est le notre à nous perso! Il nous est réservé car on a fait le plein d’essence le premier jour, sinon généralement après chaque location ils siphonnent le réservoir et le prochain fait le plein pour la journée etc ... Pas de petites éconocrocs. Ce matin surprise: Jane me dit qu’elle ne nous fera pas le petit déjeuner car elle nous invite à déjeuner à 11 h et elle n’à pas le temps. Jane c’est notre hôtesse : elle est jolie comme un cœur, un charme ravageur, gracile, aérienne , toujours souriante et elle se met en quatre pour nous rendre service, nous informer, nous faire sentir que nous sommes accueillis non comme des clients mêmes privilegiés mais comme des amis. Je pense que c’est surtout une apparence , c’est une femme d’affaire redoutable, qui tient sa maisonnée d’une poigne de fer, son business marche à la baguette. Elle est partout, je ne l’ai jamais vue se reposer, toujours sur la brèche. Elle coud, elle ravaude, elle va nous chercher des échantillons de cuir ( j’ai commandé une trousse de toilette de voyage, l’autre jaloux veut la même dans une autre couleur), réserve les taxis, les bus, nous a pris nos cartes SIM (les a confié à son mari qui a oublié de nous les donner). Elle s’occupe en plus de ses trois enfants : Mika, Maya et eau tiède (son mari et troisième enfant) . Lui est souriant, ne parle pas anglais, et disponible et dit oui à tout sans rien comprendre . Brave, agréable, quasi décoratif. Bon j’entame ma mangue, je vais m.en mettre plein les doigts . À bisousssss

Salut tous, J’ai encore failli demander aux salauds de pirates de produire un nouveau billet, piqué parmi ceux qui datent de lonnnng, et puis je me suis dit que peut-être vous finiriez par vous en rendre compte . J’adore ce pays, vraiment , j’adore tout: la culture, les gens, la bouffe, le dépaysement, le temps, la chaleur, la sonorité chantante et nasillarde de la langue et même le fait d’être touriste. Potentiellement me faire arnaquer fait parti du jeu. Il faut prendre l’habitude de négocier le bout de gras tout le temps et accepter de « perdre » quelques centimes par rapport à ce que paierait un autochtone. Mais certains parmi les meilleurs d’entres nous , ne supportent pas de surpayer. Oliv a calculé qu’entre les T-shirts achetés en boutique , les mangues prises à la sauvette dans la rue auprès d’une marchande ambulante et les prix du marché local hors zone colifichets pour gogos.... Et bien depuis le début de notre séjour il (on) s’était avoir de l’équivalent de 3.80€. Moche! Bouhhhhh l’est tout énervé mon poto. Du coup il refuse toute négociation.... j’ai suggéré de louer deux vélos ( ben oui deux, il refuse de pédaler avec moi derrière sur le porte bagage) pour changer. Devant l’énormité de la somme : 60.000 dôngs les deux vélos , soit plus de la moitié du prix journalier de notre scooter, il fait la moue. On s’en va et la nana nous hèle : 50.000 ! Du coup c’est un non définitif.... 2€ de chiffre d’affaire raté pour elle. Bien fait 🙂 Je connais maintenant Hoi An comme ma poche, de la grande artère, à la petite ruelle, en passant par la moindre impasse, le plus petit cul de sac . Je peux sans problème faire taxi, guide, office du tourisme, critique gastronomique , bottin mondain, page jaune .... Et je connais le nom de tous les habitants, ça c’est facile, ils s’appellent tous Nguyen ( message perso : Maï-Lan je t’embrasse). Bref j’ai hâte de bouger de coin et faire de nouvelles découvertes . On s’en occupe ce soir lorsque nous aurons fini notre rien du jour. Pour le moment je vous écris de la plage , où je déguste une soupe aux crevettes en guise de petit déjeuner. Oliv s’est baigné mais moi je suis moins courageux, je trouve que l’eau s’est vachement refroidie depuis mon dernier plouf, elle doit titrer dans les 20 degrés . Pas pour moi . À bisousssss

Salut tous, Je sais que mes nuits vous passionnent : presque 7h de dodo d’affilées ! Un exploit. Il y a un paradoxe au Vietnam, une dimension culturelle qui touche au sacré et que je n’arrive pas à appréhender... Grrrrrr. C’est un pays communiste, mais l’éducation est payante, il n’y a pas de retraite et surtout je ne veux pas connaître la qualité des services de santé . Culturellement les vieux sont pris en charge par les enfants. Il y a des temples, des autels, des exvotos partout. Pour le têt, chaque maison est nettoyée, repeinte parfois, embellie avec des fleurs, des arbres, afin que les Dieux soient attirés et viennent prendre l’endroit sous leur protection pour la nouvelle année lunaire. Beaucoup de ferveur religieuse. Je pense que c’est bien plus profond que chez nous Noël et nouvel an réunis : symbiose de païen et de religieux, finalement une teuf où on bouffe trop, boit trop, se sent seul s’il n’y a pas d’enfant. Ici je pense que les 10 jours que durent les festivités sont différents. Au Vietnam il y a une effervescence, une énergie journalière qui se ressent, surtout lorsque l’on est promeneur contemplatif, les gens bossent, font des affaires, sont à l’affût de la moindre opportunité. Le PIB est l’un des plus important d’Asie . Si je prends comme exemple notre hôtesse : non seulement elle s’occupe de son home stay mais , également propose de faire des vêtements sur mesure, prend les dimensions , réalise les patrons sur simples photos ; mais également coud , ravaude, te fait choisir les tissus, négocie les prix.... Tout pareil avec le cuir, l’année dernière à la nuit noire, elle nous a amené dans un dépôt , ouvert spécialement pour notre visite, , qui tenait plus d’un garage et l’arrière cour coupe gorge , que d’une boutique chic où s’amoncellent des dizaines et des dizaines de peaux de toutes qualités et couleurs possibles. Pour finalement nous faire des sacs de voyages��� ceintures et chaussures suivant nos desiderata et à un prix dérisoire. Pour le lendemain!!!!!! Cette année nous avons commandé des trousses de toilettes.... Et tout pareil. Le scooter que nous prenons tous les jours, c’est dans sa famille au bout de la rue, mais le magasin vend également des chaussures de sport et des vêtements. Si nous cherchons un produit spécifique, on demande et il y a toujours une solution. Tous travaillent , sont besogneux, avides de gagner. Si tu n’avances pas .... je ne pense pas qu’il y ait des services sociaux aussi développés qu’en France. Hoi An et surtout la vielle ville est magnifique, inscrite au patrimoine mondiale, vit du tourisme. En cette période il y a affluence du monde entier . Et c’est là où se place ce paradoxe, je n’arrive pas à comprendre, les très très nombreuses boutiques au mieux fonctionnent au ralenti ou bien sont carrément fermées. Nos hôtes qui sont toujours sur la brèche , disparaissent pour la journée. L’autre matin Olivier Gédon accueille des nouveaux arrivant et téléphone afin de savoir dans quelle chambre les placer. Conciergerie une nouvelle vocation ? On pourrait se barrer sans payer.... va nous retrouver!

Aujourd’hui Disney land .... ou pas . Je vous raconterai. À bisousssss

Salut tous, Deux scooters, un pour chacun ! D’habitude nous louons un seul scooter , Olivier Gédon conduit à la vietnamienne, en klaxonnant tout en regardant où aller sur son smartphone, alors que moi je hurle de terreur derrière lui. En fait on se fait des blagues et on teste l’humour de l’autre..... Je regarde un pendentif féminin, il me jette un regard courroucé voire de pitié, puis se rend compte que ma démarche était sciemment faite pour l’énerver lorsque je lui dis : « bah quoi c’est la St Valentin dans pas long ». On revient de la plage et il déboite pour doubler un bus. Il n’y a ni la place, ni le temps, ni la puissance. Je vocifère « Nannnnn là ça va pas le faire », il se marre. En nous baladant en ville nous remarquons une affiche publicitaire proposant un « daily trip to Ban Ha » .... in peto et en moi même je me mets à chanter un refrain de Lio « Banana split, banana split, c’est un amour de dessert. Hum banana..... et laloulala ». Les pirates espèrent vous avoir mis cet air pourri dans la tête . De rien! Il se trouve que cette affiche montre le Golden Bridge. C’est un ouvrage qui m’a frappé lorsque je regardais différents blogs consacrés au Vietnam. Un pont dont les arches sont de gigantesques mains ouvertes et qui soutiennent une passerelle surplombant la forêt primaire. De toute beauté ! Oliv est d’accord on ne peut pas rater un tel spectacle. Renseignements pris c’est à environ 60 kilomètres de Hoi An , à 1500 mètres d’altitude. Les deux pépés titines se préparent donc pour l’ascension. Je fais remarquer à Oliv que c’est haut et que peut-être nous risquons d’avoir froid. Petite laine dans le baluchon.( en fait j’ai cru crever de chaud ). Lui me dit que sur un seul scoot, grimper à l’intérieur des terres , vu notre poids (surtout le mien quoique je sois en phase de maigritude totale ) , l’engin va rendre l’âme. Deux scooters! Il faut que je m’habitue, que je me concentre. D’abord c’est très léger , je promène usuellement les 300 kilos de ma Harley. Mais c’est marrant ils sont débridés. Nous atteignons plus de 100km/h avec des 50 cc. Yessss. Les règles de circulation sont simples : vert, je passe. Orange, je passe. Rouge, je passe et je klaxonne. Celui qui freine ou qui hésite est un lâche. Nous arrivons en fait dans un complexe du genre sous Disney Land asiate. Impossible de promener que sur le pont, on est obligé de prendre toutes options. Deux téléphériques plus tard nous survolons la canopée d’une forêt primaire à plus de 130 mètre au plus haut, entre deux cimes. C’est magnifique, c’est vert, c’est terrorisant pour un fils du béton comme moi. Je n’arrive même pas à m’imaginer promener dans cet enfer vert, encore moins y survivre. Ben ouiii lorsque je suis en l’air je ne peux pas m’empêcher de penser que je vais finir par m’écraser . Après 20 minutes d’ascension on arrive dans un sous Disney, un sous sous sous Las Vegas. Des châteaux en carton pâte sensés être les répliques conformes de certains existant en Europe. Toute vague similitude avec des bâtisses situées sur le vieux continent ne pourrait être que fortuite. Une maison de vigneron , une d’un tonnelier , ne vendent que t-shirt et ours en peluche, une espèce de foire foraine propose des manèges. Le clou c’est un pseudo musée genre Madame Tussaud ou Grévin . Nous sommes obligés de lire les pancartes pour savoir que l’effigie représente Michael Jackson ou Marylin.... Mais bon , il y a foule. Et puis ce pont , franchement c’est ce qui attire les touristes comme nous. Je ne suis pas du tout déçu, je m’attendais à autre chose mais je suis ravi de ce que j’ai pu découvrir et arpenter. Retour rapide. On fait la course! Olivier est persuadé qu’il a gagné. Je suis généreux, c’est mon joyeux Nani . Soirée avec nos hôtes que nous invitons dans un super restaurant, ils me font la surprise d’apporter un gâteau, les petites jouent à me faire des couettes. Demain bateau, plongée et découverte d’une des 10 plus belles îles du Vietnam . À bisousssss

Salut tous, Ne vous laissez pas manipuler! Les salauds de pirates essaient de vous mettre des airs dans la tête depuis quelques temps. Hier c’était ça : https://youtu.be/juqTxbUiYnQ

Aujourd’hui bien que de plus haute tenue, cela n’en reste pas moins une perversion de l’esprit . Reprenez avec moi : Cham, Cham, Cham......

L’île de Cham est donnée pour faire parti des 10 plus belles îles du Vietnam, réserve naturelle et paradis pour le snorkelling et/ou la plongée . Jane nous propose d’y aller en speed boat et si l’on veut on peut même y séjourner deux nuits . Olivier Gédon est né sur une île (Guadeloupe); j’ai eu la chance grâce à mon occupation de skipper de débarquer dans nombre d’entres elles et même d’y habiter plusieurs mois d’affilée comme en Martinique . Je connais, on connaît. On en a vite fait le tour et on s’y fait yech très très rapidement même sur une grande île . Alors une petite.... on se méfie.... Et heureusement. Ce sera un : « thời gian lưu trú tối đa » comme on dit chez nous . Par contre on nous vante également la richesse des fonds marins, que ce soit pour les bestioles qui viennent faire copain/ copine avec les plongeurs ou pour la beauté de la flore sous marine. Je sais maintenant pourquoi je suis voileux avant tout. Éloge de la lenteur, j’accompagne et je déroule les vagues. Le speed boat lui coupe à travers, à pleine vitesse , s’envole au dessus des crêtes et s’écrase à l’atterrissage . À chaque fois, j’ai l’impression que mes vertèbres se tassent et de perdre plusieurs centimètres en hauteur de taille. Mal de crâne rapidement et l’impression de multiples cou du lapin. En fait ne sachant pas à quoi m’attendre je m’étais positionné derrière le chauffeur ( il mérite pas l’appellation skipper) afin d’observer comment il jouait avec les manettes de gaz. Je connais la théorie, je voulais voir en pratique. En fait lorsque le bateau décolle, on doit couper les gaz sinon on flingue les moteurs qui s’emballent , et on remet pleine balle dès que la coque retrouve l’eau . Heuuuu là nannnnn , c’est comme en scooter celui qui freine est un lâche. Au retour nous squatterons la banquette arrière. L’arrivée est très jolie, plein de petits bateaux de pêche, bariolés, en bois, qui dansent au gré des vaguelettes . Un petit village de maisonnettes de couleurs vives. On dirait Marie Galante me souffle Oliv. On suit notre guide, petit bonhomme boitillant, un béret basque vissé sur la tête, qui nous explique que l’on va d’abord visiter le musée. (Yesssss j’adore, à priori. À la vue d’une dizaine de bocaux de formole contenant entres autres spécimens un mérou, un bébé requin et une murène.... bof ! 3 ou 4 tortues ratées par le taxidermiste, je déchante.) Puis la ville (bof) , enfin reprendre le bateau pour débarquer les non plongeurs sur la plage, snorkelling pour les autres, grignote et enfin retour au bercail. Du moins en comparant notre compréhension de son sabir Anglo-viet c’est ce que nous en déduisons . L’eau est délicieuse, nous sommes une quinzaine à patauger. Il n’y a absolument rien à voir ! Que dalle, nib de nib, wallou , zéro, le néant . Fond gris , pas d’herbier, ni de posidonie , quelques très rares poissons. J’ai eu la chance de plonger dans d’autres endroits tout aussi beaux, aussi sauvages mais avec des visions animales et végétales tellement plus belles, vrais poissons, vraies tortues, vrais requ... nannn c’était des dauphins ! Je garde de cette visite effectivement une très belle plage, vous avez pu voir les photos, mais surtout l’image de ce vieillard, ayant objectivement fait l’effort de mettre de très beaux atours, en train de prier devant un autel dressé à l’entrée du salon de coiffure de ses filles, du moins je le suppose. C’était beau, puissant, une passerelle vers le sacré. Un émerveillement du profane et athée que je suis. Retour tôt , sieste. J’ai mal au cou et je demande à Oliv s’il serait partant pour un massage? Mais comment donc ! Justement il a repéré un nouveau salon, nous y allons. Les prix sont outrageusement gonflés. Je propose que nous retournions au précédent qui m’avait bien plu. Oui mais comme c’est le têt, il y a un afflux de touristes, donc de travail alors les prix marqués sont augmentés. Cette fois-ci c’est moi qui met un veto pour le principe ! Finalement à force de tourner, virer et négocier, notre choix s’arrête devant une devanture pas loin de la maison . Oliv demande un truc dur ( hardcore , avec des ustensiles et tout .... nannnnn je déconne!) et moi comme je suis scoufiniette , du soft. Sa meuf est debout sur lui et lui pétrit le dos en lui marchant dessus. Je me marre à chaque fois qu’il grogne . Moi je m’installe confortablement pour qu’elle s’occupe doucement, gentiment, avec toute la bienveillance possible de ma nuque endolorie. Grignote . Une aspirine et au lit . Demain Marble Mountain , ou pas . À bisousssss

Xin chào, hôm nay chúng tôi đã đi dạo quanh Ngũ Hành Sơn. Như thường lệ, chúng tôi lấy xe tay ga của chúng tôi. Điều này không rõ ràng vào ngày sau năm mới vì phần lớn các cửa hàng đều đóng cửa, kể cả ở các khu vực du lịch. Chúng tôi chọn tùy chọn thang máy để lên đỉnh núi này. Trong thực tế, nó là một bugger Chúng tôi đến một nền tảng đầu tiên. Từ đó bạn phải lê bước trên hàng trăm bước không bằng phẳng và trơn trượt. Tôi nhẹ nhàng nhổ phổi, tôi đổ mồ hôi và nghẹt thở, trong khi Olivier Gedon, với một ân sủng trên không đáng ngạc nhiên, vui vẻ làm cho đứa trẻ trên sườn dốc. Tôi suy luận rằng trong số 3 kg mà tôi có vượt quá tôi vẫn còn 25 để mất. Và chúng tôi bị lạc. Trong một cái hang. Tôi đến trong đau đớn, trong khi tôi đã thực hiện một số điểm dừng bởi một số đội tàu, chỉ để cung cấp cho mình một năng lực và để làm kéké. Chúng tôi trượt vào một cái vỏ dẫn đến một bàn thờ cầu nguyện, từ đó tôi lẻn vào, treo trên móng vuốt và móng tay bắt chước để giữ tôi lại và không đổ lại và cuối cùng kết thúc thành một vòng tròn nơi chúng ta nhìn thấy bầu trời khoảng 20 mét phía trên chúng ta. Có một lối đi nhỏ hẹp-rikiki-mời gọi leo lên cao hơn, cao hơn. Không phải đối với tôi, tôi thích sự vinh quang và sự xui xẻo khi chết vì virus Trung Quốc hơn là ngất xỉu trong một hang động ảm đạm và được cứu thương (vâng tôi biết điều đó không tồn tại) bởi các dịch vụ cứu hộ và thậm chí không có phẩm giá cao quý của cơ thể tôi được kéo dài (nếu nó tồn tại) bởi các nhân viên cứu hỏa màu vàng đang làm nhiệm vụ. Oliv tiếp tục đi lên, tôi nói với cô ấy rất hẹp và dốc đến nỗi tôi thậm chí không gặp ác mộng. Có anh đi. Tôi đợi lonnnnggg và anh ấy không quay lại nữa. Rõ ràng điện thoại không vượt qua. Khi tôi hỏi anh ấy có chết không, không có câu trả lời. Tôi trở lại con đường được đánh dấu. Trên thực tế, toàn bộ ngọn núi được điểm xuyết bằng những hang động, thác nước, những ngôi đền xa hoa, ít nhiều, cho phép nhìn ra khung cảnh xung quanh. Những ngôi làng nhỏ, shantytowns với mái tôn và khách sạn sang trọng đang được xây dựng bên bờ biển. Thành thật mà nói tôi yêu nó và nếu sự biến dạng về thể chất của tôi làm tôi thương hại, tôi sẽ ở lại thêm vài giờ để chọc ngoáy và tìm hiểu. Cuối cùng chúng tôi gặp nhau ở lối ra. Olivier đã kiểm tra độ rắn chắc của tảng đá bằng đầu, ngọn núi đã thắng ..... Cuối cùng, bãi biển, yum, một giấc ngủ ngắn và nhảy rất lớn ???? Thực tế chúng tôi không biết ngoại trừ ngày mai chúng tôi sẽ chuyển đến Huế ..

Je m’efforce de faire beaucoup d’efforts d’intégration, mais pour ceux qui ont un peu plus de mal avec la syntaxe, ci-après la traduction :

Salut tous, Aujourd’hui nous sommes allés promener du côté de Marble Mountain . Comme d’habitude nous avons pris notre scooter. ce qui n’est pas évident un lendemain du jour de l’an car la majorité des commerces sont fermés, y compris dans les zones touristiques! En nous baladant nous avons remarqué qu’énormément d’autochtones brulent les décorations mises en place. J’interroge Jane sur la signification mystique du geste. Deux fois par mois, les gens rendent grâce à la mémoire des ancêtres, espérant ainsi que ceux-ci intercèdent pour les vivants auprès des Dieux. C’était la minute culturelle. Nous prenons l’option ascenseur afin de nous rendre au sommet de la dite montagne. Enfait c’est un attrape couillon. On arrive à une première plateforme. Delà il faut crapahuter sur des centaines de marches inégales et glissantes. Je crachote gentiment mes poumons, je sue sous l’effort et la chaleur de bête, je suffoque . Olivier Gedon , avec une surprenante grace aérienne s’amuse à faire le cabris sur les pentes escarpées. J’en déduis habilement que sur les 3 kilos que j’ai en trop j’en ai encore 25 de plus à perdre. Et on s’est perdu . Dans une grotte. J’arrive en agonisant, alors que j’ai fait plusieurs arrêts ponctués de plusieurs rasades de flotte, histoire de se donner une contenance et faire le kéké en espérant donner le change, dans le genre j’ai trop trop soif . Je tente de reprendre un souffle qui me fait défaut . On se glisse dans un boyaux qui débouche sur un autel de prière, de là je me faufile en m’accrochant avec les griffes des pieds et les ongles des mimines pour me retenir et ne pas verser en arrière. Aboutir, comme récompense, dans un demi cercle d’où l’on voit le ciel à environ 20 mètres au-dessus de nous. Il y a un minuscule-étroit-rikiki-petit passage qui invite à escalader plus loin , plus haut . Pas pour moi , je préfère la gloire et la malchance de mourir du virus chinois que défaillir dans une grotte lugubre et être ambulancé ( oui je sais ça n’existe pas ) par des services de secours et ne même pas avoir la noble dignité d’avoir mon corps brancardé (si ça existe) par les jaunes pompiers de service. Oliv lui continue l’ascension, je lui dis que c’est tellement étroit et abrupte que je même pas en cauchemar je pourrais passer. Il y va. J’attends lonnnnggg et il ne revient plus. Évidemment le téléphone ne passe pas . Lorsque je lui demande s.il est mouru, aucune réponse. Je regagne le chemin balisé. En fait toute la montagne est parsemée de grottes, cascades , de temples plus ou moins somptueux, de belvédères qui permettent une vue sur les alentours. Petits villages , bidonvilles aux toits de tôle et hôtels de luxe en construction en bord de mer . Franchement j’adore et si ma méforme physique avait eu pitié de moi je serais bien resté quelques heures de plus à fouiner et découvrir. Finalement on se retrouve à la sortie . Olivier a testé la solidité de la roche avec sa tête, la montagne à gagné..... Finalement plage , miam , une très grosse sieste et hop ???? En fait on sait pas sauf que demain nous bougeons sur Hué.. À bisousssss

Bon je fais un dernier essai !!! Salut tous, Suite à notre rencontre avec les deux djeuns médecins tourdumondistes , ils nous ont conseillé et convaincu d’essayer cette application qui a priori (cela demandera confirmation à l’usage) cumule les avantages du texte, des tofs ET surtout une géolocalisation précise . J’avoue que je galère un peu pour accéder et comprendre les différents menus ..... Aujourd’hui: rien! Mais un rien rempli de plein de petits détails qui font la saveur du voyage. J’ai trouvé MON troquet! Olivier me demande si je me souviens des massages faits par les aveugles dont il a profités, et moi subis, lorsque nous étions au Cambodge. J’étais tombé, où plutôt un ancien gladiateur se vengeait de sa cécité, en m’arrachant la peau, m’éclatant les os et me démembrant les articulations alors que lui se faisait papouiller par une jolie meufette. Bref il avait apprécié et moi moins . Il s’est mis dans l’idée de recommencer l’expérience ici. Lorsque nous déambulons, il s’arrête, regarde les devantures, compare les prix et opère choix et qualifications . Je lui suggère de demander à Jane, notre hôtesse ( il faut que je vous parle de notre maman poule, besogneuse et toujours souriante, ravissante et charmante ) si parmi ses amis ou connaissances elle ne connaîtrait pas une personne digne de confiance. Et bé oui justement ! Sauf que c’est entre deux et trois fois plus onéreux que la moyenne des prix lissés par Oliv. Nous allons donc à l’endroit repéré et choisi par mon ami. Moi je me méfie, ouaissss et lui aussi car il me confie tout le fric qu’il a sur lui. Et puis j’ai peur d’un traquenard monté par des demoiselles peu vertueuses et qui en voudraient à mon intégrité physique. Je ne suis pas un garçon facile, ni volage (quoiqueuuuue) et surtout pas « in the mood for love » en ce moment. Je m’installe donc dans un troquet, admirablement situé à l’intersection de deux artères. Et je me pose en observant la vie des gens. C’est incroyable comme l’endroit grouille d’activités . En face il y a une clinique dentaire peu engageante, d’autres bars et restaurants de rue, des magasins qui vendent tout et n’importe quoi, des habitations ouvertes laissant voir l’intérieur et l’autel des ancêtres où brûle l’encens . Je vois passer des scooters évidemment, mais avec trois ou quatre passagers, des mamans avec leur très jeunes rejetons soit assis sur leur genoux pendant qu’elle conduisent, soit debout devant elles accrochés au guidon pour ne pas tomber, sans casque ni aucune protection . Le conducteur qui m’a le plus estomaqué tenait carrément son bébé dans un bras et accélérait et freinait de l’autre. Hallucinant! Concert de klaxonnes. Mais aussi des charrettes à bras tirés ou poussés par de vielles personnes et charriant des emballages plastiques, des cartons, également des cantines de rue fumantes et faisant saliver par la bonne odeur répandue. Certains ont bricolé une remorque avec un plateau et des roues de vélo et pour faire le lien attelage-scooter c’est simple il s’assoient sur la barre transversale qui relie les deux bras. Un camion de livraison ne trouve pas où se garer? Pas de problème : il s’arrête au milieu du carrefour pour décharger sa marchandise en laissant de droite et de gauche, d’avant et derrière suffisamment de place pour que les autres usagers puissent passer et le contourner pendant qu’il décharge. Un anglais arrive, se gare, embrasse la serveuse et on se met à papoter. C’est le propriétaire. Il est marié à la cuisinière et vit ici depuis 7 ans. Il est heureux, le dit et ça se voit. Oliv arrive. Il a l’air détendu . Il me rassure, j’en avais besoin, absolument aucun geste équivoque de la part de la masseuse, qui a descendu et remonté sa colonne vertébrale accroupie sur lui et avec les genoux le disloquant . Demain j’essaie ! En passant nous visitons une sublime, somptueuse maison magnifique, des meubles tri centenaires sculptés dans des bois précieux (oui je sais des fois je le laisse emporter et j’en fait un peu trop) invités par une femme dont la famille est propriétaire depuis 6 générations et qui essaye de nous vendre des bijoux en argent. J’ai failli me laisser tenter par une bague mais tout d’un coup j’ai eu son mari et sa fille comme des arapèdes pépiants autour de moi, qui me touchent, me parlent tous ensemble bref me gonflent. On ne se met pas d’accord sur le prix . Ouf dehors pour continuer notre maraude. À bisousssss

Salut tous, Deux petits riens, presque anecdotiques pour certains, mais qui pour moi font le sel de notre voyage. Coutumes et traditions. Ma petites copines est aux anges. Radieuse elle étale sur la table nombre de petites enveloppes colorées, chatoyantes, décorées, enluminées. Dans chacune : des sous, un ou plusieurs billets (les pièces n’existent plus au Vietnam) . Pour le nouvel an, les personnes zagées , bons les vieux, offrent des étrennes aux plus jeunes. Le sens de la famille et de l’entraide sont beaucoup plus élevés et importants que chez nous. Il est normal, et la tradition est toujours très fortement ancrée, que plusieurs générations d’une même famille cohabitent dans le même endroit. Chacun prenant soin de l’autre. L’épouse quitte sa famille à son mariage pour s’installer chez son mari et s’occupe non seulement de son ménage; mari et enfants, mais également de ses beaux-parents . Un million d’argent de poche..... À la plage, je suis fasciné par notre parasol. Entièrement confectionné en bambou, tout : le pied, l’armature, les portants, le toit. Ni clous ni visses. Le toit est composé de feuilles, toutes coupées à la même longueur, accolées les unes aux autres et maintenues par un cerclage en bambou, il y en a des dizaines en fonction du diamètre voulu, sur plusieurs étages, jusqu’à ce que la pointe du cône du chapeau soit atteint . C’est un travail qui touche à la perfection. Que j’imagine long, difficile et fastidieux. L’art peut prendre différentes formes. A bisoussss

Salut tous, Ce matin mon Thermo-sensible m’annonce dès le petit déjeuner que non, décidément non, aujourd’hui il ne sort pas: « je préfère rester enfermer dans ma chambre à domestiquer l’air conditionné afin de pouvoir enfin jouir d’une température décente frisant les 30 degrés ». Nous planifions les jours suivants en fonction de la météo. Bahhhh en bateau j’ai l’habitude, je fais suivant les contraintes du temps. Ici aussi. Nous confirmons donc à notre hôtel notre souhait de réserver 2 nuits supplémentaires, car la météo s’améliore sensiblement. L’avantage d’avoir le temps. Je loue un scooter et décide de partir à l’émerveillement de ce parc national, où fut très récemment découverte une des plus grande grotte du monde. Capable de contenir un building haut de 40 étages, elle bénéficie d’un biotope unique de plantes et d’animaux capables de vivre, croître et se développer sans lumière . On peut la visiter. L’entrée est filtrée et soumise à deux conditions : pas plus de 5000 visiteurs par an (c’est trop) et 3000 USD (trois milles dollars) par personne le ticket (c’est pas assez)! J’ai pas cet argent sur moi et Olivier Gédon non plus. Il y a par contre d’autres endroits plus abordables que nous comptons bien visiter, notamment la « Dark cave », qui nous fait vraiment baver d’envie : imaginez: non seulement c’est une grotte immense, mais en plus on peut y nager, faire du kayak, prendre des bains de boue et faire de la tyrolienne. Yessssss! Je lis que la tyrolienne est limitée à un poids maximum de 90 kg....Arghhhh . J’ai beau être en phase de maigritude ascétique extrême, perdre plus de 15 kg en moins de 24h, même en buvant l’eau directement à l’embouchure du Mékong.....Difficile. Et me voilà parti noble aventureux aventurier. Première mission : trouver rapidement de l’essence, je suis pass�� devant la pompe sans la voir, puis trouver la bonne route . Raté. C’est quand même plus facile en bateau , l’énergie c’est le vent, pour la direction et bé tu calcules le cap et la dérive qui vont bien et zouuuuu. J’avoue je suis paumé, il n’y a pas beaucoup d’habitations, ma jauge flirte très largement avec la partie noire qui se trouve après la zone rouge. Je vois un jeune homme sortir d’un garage, je m’arrête et lui fais comprendre par signes : glou-glou-miam-miam scooter. Il revient avec deux bouteilles en plastique pleines d’essence. Chuis trop fort! Je décide de quitter cette route sans intérêt pour prendre des chemins de traverse, aller vers plus d’authenticité, aller à la rencontre, provoquer le hasard. Un troupeau de chèvres partage un moment la route avec moi, bien en rang sur sa file. Il n’y a pas de berger mais le bouc veille. Dès qu’une coquine a des velléités de sortir du rang, un petit coup de corne sur le côté et hop le troupeau est réformé. Plus loin ce sont des buffles qui traversent nonchalamment en laissant en souvenir des bouses monstrueuses sur lesquelles je n’aimerais pas glisser. Tout est vert. Il y a aussi quelques bovidés qui sont attachés par une longe, elle-même raccordée à un fléau en équilibre sur un balancier lesté à l’autre bout afin qu’ils ne s’éloignent pas trop, ou bien pour définir une zone à brouter, je ne sais. Je m.approche de plus en plus des montagnes que je voyais au loin. En fait ce sont des pitons rocheux, vaguement menaçants . Je m’enfonce dans le Mordor. Des dents de dragon. Entièrement végétalisés, ces pics sont recouverts d’arbres, de roseaux, de palmiers, de verdure. Les troncs et les branches sont vampirisés par des grimpants, genre lierre, qui redescendent en corolles, comme autant de parasols, c’est très très dense, touffu, impénétrable. Je me demande comment les arbres’ et autres plantes, peuvent trouver à s’implanter sur ces rochers. Je grimpe, il fait vraiment froid. Je traverse des nappes de brouillard, mais je suis récompensé par des points de vue féeriques . Magnifique. Les descentes des cols sont plus aléatoires. Notre loueur à l’hotel m’a affirmé que certes il était plus cher, mais que les engins étaient neufs. Pas de freins, j’ai beau écraser les poignées , je ralentis à peine. Heureusement je suis seul, j’aurais mon fragile derrière moi, avec le poids je pense que l’on se serait pris des gadins. Je retrouve ma porcelaine à l’hôtel, grignote , café, sieste..... À bisousssss

Salut tous, J’ai l’air cool, j’ai l’air laxiste ( l’air con aussi ? Toi ta gueule salaud de 🏴‍☠️ c’est pas le moment! ). J’ai râlé fort hier lorsque j’ai rendu le scooter qui m’avait été vendu comme quasi neuf donc plus cher que les autres locations . Pas de frein c’est criminel. Le mec me promet que demain j’en aurais un tout droit sorti d’usine, préparé course mais luxueux quand même. On se prépare : ou qu’il est ? Et la meuf me tend la clé du mien d’hier.... Nannnnn . Le patron au téléphone me propose d’attendre 5 minutes et me ramène un scooter, Oliv le teste : pareil... je pète un plomb et je lui dis qu’il se garde et sa mobylette et les trois autres nuits ( x 2 chambres) . On cherche où dormir .... À bisoussss

Salut tous, On s’est fait courser par notre hôtelier.... Olivier Gédon avait oublié de rendre sa clé. Oupssss skuse mi! Solide petit déjeuner. Je trouve à nous loger pour DEUX gros euros la chambre . Pour cela il aurait fallu que je fus seul 😂, j’ai jugé que le confort était trop spartiate pour le meilleur d’entre nous. C’était quand même cosy. Pour s’isoler on tire un rideau, douche et toilettes communes, pas d’isolation ( il fait froid pour nous mais les moustiques indigènes se portent bien et ils ont faim). Finalement un œil sur booking : juste en face de nous , après un parking terrain vague notre hôtel. Que des critiques élogieuses. Et puis il affiche une très vague ressemblance avec la maison de Gomez et Mortissia Adams. J’y vais je visite et réserve. Franchement plein centre ville, l’autre était à plus 1/2 h de marche forcée ( chuis en vacances, j’aime pas me forcer) , très propre, nickel ! Ça c’est fait en plus bcp moins cher, mais bon au retour de notre virée mes tongs ont disparu cette coutume de se déchausser avant de pénétrer dans une demeure..... Pfff demain je pique une paire de pompes au hasard. Pour le scooter on a fini aussi par y arriver..... Tout va bien . Direction Paradise Cave. En chemin nous découvrons trois ou quatre églises catholiques en l’espace de quelques kilomètres. Étonnant. Le paysage de plaine qui jouxte les pains de sucre sont entièrement cultivés, les très nombreux paysans qui s’affèrent dans les champs font des tâches de couleurs, comme dans un tableau impressionniste. Je ne sais pas pour vous mais moi dans mon imaginaire : pour visiter une grotte ON DESCEND ! Le paradis se gagne .... on commence déjà par marcher lonnng, mais lonnng pour arriver au pied d’un piton rocheux. La grotte est tout en haut de cet appendice, pain de sucre . J’ai du m’arrêter une dizaine de fois avant d’atteindre l’entrée. Je crachouille mes poumons, poisson hors de l’eau, j’essaie de reprendre mon souffle, je sue sang et eau... ce n’est plus de l’escalade, de la varape: je suis en mode survie, les tempes battent, mon chapeau est trempé de sueur. Les jaunes qui croisent mon chemin à contre sens s’amusent à se moquer en haletant exagérément. Vé me venger là également et bloquer leurs réincarnations sur trois générations! Dès demain j’achète des actions chez Monsanto et je nettoie tous ces communistes ricanants à l’agent orange. Depuis ce matin il faut pas me chatouiller et le karma en son intégralité se joue de moi, ça va pas ce bordel! Oliiv lui m’attend patiemment. Je reprends vie sur la plateforme et je lis que la grotte découverte en 2005 fait plus de 31 kilomètres. Je jette un œil dans le gouffre. Oliv m’encourage moyen : les gens qui en sortent on l’air de ne plus en pouvoir. Je renonce! Lui est plus volontaire, plus en forme, plus léger.... il s’enfonce. Je lui demande de prendre des tofs et moi je sirote une bière dans l’espoir de son hypothétique retour. 300x2 marches et environ deux kilomètres de souterrains plus tard, il émerge en m’avouant qu’il s’est demandé s’il reverrait la surface un jour. Par contre il parait que c’est magnifique, je le crois bien volontiers à la découverte des photos prises dans les profondeurs. Nous regagnons notre engin par le même chemin, plus long mais sans aucune marche à travers la forêt primaire. Nous devons être les derniers visiteurs. Nous flânons et prenons le temps d’observer et surtout d’écouter la forêt. Évidemment il y a les pépiements des oiseaux dans les arbres , mais aussi dans les buissons. Un bruit gorge ou de glotte nous interpelle en hauteur. Nous voyons la queue d’un singe qui bat la mesure comme un chat énervé, l’animal restera caché ; et puis un son étrange, jamais entendu auparavant. Olivier plaisante et parle d’une tronçonneuse, moi je pencherai plutôt pour un ampli mal réglé. C’est très puissant. J’essaie d’enregistrer mais je ne suis pas assez rapide. Quelques mètres plus loin le même son semble lui repondre puis disparaît. Je suis frustré. Spa mon jour. Il est relativement tard . Nos rentrons par des routes désertiques, nous somme entourés d’un mur végétal, pas âme qui vive sur des kilomètres . Lorsque l’on s’éloigne des agglomérations le revêtement n’est plus fait de macadam mais de plaques en bétons d’environ 5 par 4 très légèrement disjointes. Les amortisseurs de notre scooter avec presque 200 kilos de charge ne remplissent plus leur fonction et chaque passage d’un tronçon à l’autre, chaque aspérité, inégalité de la route sont intégralement répercutées du bas du dos à la racine des cheveux. En arrivant à destination : pharmacie , mon fragile préféré s’arrête pour quelques emplettes, moi je fais le plein de mangues à côté. Impossible de repartir ! Et hop encore un petit kilomètre à pied ..... Il faut relever la béquille sinon la sécurité se met en coupe circuit. À bisoussss

alut tous, Petit blog culturel. Lorsque nous fûmes à Hué nous avons remarqué lors de la visite du palais impérial la calligraphie qui orne les murs. Elle est de toute évidence chinoise. Or toute l’écriture actuelle est cursive, elle fut mis au point par un prêtre français au 16 siècle, le père Alexandre de Rhodes. Le dernier empereur quant à lui , Bao Daï , est décédé en 1997 à Paris. Notre hôtesse parlant parfaitement anglais, Olivier Gédon lui demande des précisions pour savoir quand officiellement la langue a muté sino/latine. En fait ce que nous apprenons c’est que la calligraphie prise pour chinoise est en fait une écriture vietnamienne propre certes dérivée du grand frère ennemi mais qui reste culturellement que vietnamienne. La passation en lettre latine se faisant progressivement lors de l’occupation française de la cochichine . De rien . À bisousssss

Salut tous, Effectivement je n’ai plus fait de billet depuis looonnngggg . J’ai pensé que les photos et vidéos se suffisaient à elles mêmes. À l’unanimité des votants (moins une voix) nous avons décidé d’un commun accord de différer notre visite à la Dark Cave. Il y a surtout des activités aquatiques et étant donné la température frisquette dont nous avons bénéficiée , nous avons supposé que l’eau était glacée. Et cette fois-ci la majorité absolue s’est prononcée pour revenir en mars. Ce soir nous prenons le bus vers 21h30 direction Hanoï pour une arrivée vers 7h afin d’y découvrir quelques jours et obtenir nos visas pour le Laos ( où nous avons rendez-vous avec mon pote Berni Toocourt.... Mais ce seront d’autres histoires) et également pour la Birmanie. Du coup aujourd’hui Olivier Gédon en consultant la carte me dit que la frontière laotienne n’est pas très loin et que l’on pourrait y faire un saut.... Pour voir. Check out de notre hôtel, on récupère nos passeports, on fait le plein du scouter. La meuf essaie de m’endoffer sur la monnaie, mais Oliv veille. La saloooooope en plus elle m’a touché le ventre pour être bénie. Je la maudis sur plusieurs générations. La route est sublime, nous ne croisons personne sur plusieurs dizaines de km.... puis au détour d’une courbe : une barrière, des gardes et un panneau qui avertit : surtout ne klaxonnez pas ou vous serez très sévèrement fusillés! Après un bon moment un uniforme apparaît et nous fait signe de passer, mais sans lever pour autant le barrage. On se contorsionne et on continue notre chemin sur une route qui se dégrade très rapidement, sur notre droite un joli petit village ..... on se relaie pour conduire car la place du conducteur est mieux rembourrée et notre séant nous brûle tous les feux de l’enfer, surtout à l’arrière car les amortisseurs étant écrasés, la moindre bosse remonte la vibration dans l’échine, nous fait claquer les ratiches et s’échappe par les cheveux . Je dis à Oliv depuis que l’on roule il n’y a personne, aucune cabane, rien. Aucun moyen de se ravitailler en essence . À moitié du réservoir nous décidons de rebrousser chemin à moins de trouver du pétrole dans le village croisé plus bas . Rien , que nenni et les rares habitants ne semblent pas d’humeur à faire des bisous. Parfois sur le bas côté, il y a un scooter recouvert de branchages, comme dans les films pour échapper à l’aviation ennemie, mais aucune maison visible. Intrigués nous cherchons et trouvons de tous petits passages en terre qui s’enfoncent dans la jungle. Nous en suivons un sur une centaine de mètres et effectivement il y a bien une cabane cachée dans la verdure luxuriante. On déboule à tombeau ouvert le plus possible moteur éteint et en roues libres afin de prendre de l’élan pour les montées et hop juste avant de s’arrêter on rallume, on met les gaz ... on arrive finalement réservoir vide.... à bisoussss

Salut tous, Nous arrivons vers 6h du matin après une nuit d’insomnie pour moi et de demi sommeil pour Oliv. 10 heures de voyage . Il fait nuit, crachin. Les faubourgs sont peu engageants. La gare des bus n’est en fait qu’un arrêt au milieu d’une rocade . Tout le monde descend et nous suivons le mouvement. Je me fais aborder par un taxi qui charge nos bagages et nous dépose au coin d’une rue coupe gorge près de la gare ferroviaire centrale. Je vérifie l’adresse.... je suis fatigué, usé, méfiant . Le taxi me dit que c’est au bout de la rue, je laisse Oliv payer le trajet. Le ton monte , Oliv me hurle: “prend la photo de la plaque”, malheureusement je n’obtiens qu’un reflet miroir. Le compteur marquait 470 et le taxi nous réclame 470.000dg , en fait 10 fois le prix de la course . Trop tard Olivier avait présenté un billet de 500.000dg. Le taxi ne veut rien entendre et s’enfuit. Dépité et furieux, Olivier peste sur le trottoir mais note le plaque. L’aube n’est toujours pas levée. Tous les commerces alentours sont fermés. Je propose qu’en l’on aille jusqu’à la gare; il doit bien y avoir un buffet ouvert nuit et jour. On atterrit dans une supérette, la meuf est désagréable au possible, ne comprend pas ou fait semblant de ne pas comprendre que l'on veut un café, un thé. Bref sandwich sous blister, une bouteille de jus et on se casse. La première impression de notre visite à Hanoï est désastreuse. Je m’enfonce dans le trou noir supposé abriter notre hôtel. Il y a plein d’étals de street food, on doit longer un marché. Je découvre une toute petite échoppe qui porte le nom de notre hôtel. C’est le plus dispendieux de tous les logements que j’ai retenus jusqu’à présent. Soit je me suis fait avoir soit le taxi nous a mené à une mauvaise adresse. La serveuse a l’air étonné d’avoir un blanc d’aussi bon matin. En bonne commerçante elle m’invite à entrer: café? Nannnn ! Hôtel! ???? Appartement! ??? Flat! ???? Condominium!??? Studio! Ha studio yes come with me . Nous nous enfonçons encore plus loin dans ce qui s’avère être une impasse, on zigzague entre scooters et étals et on arrive devant une porte fermée: Le Narcissus. Hé ouaisss ça s’invente pas! Elle tambourine contre le volet roulant un bon moment avant que celui-ci n’ouvre. Surprise agréable , au premier coup d’œil c’est propre et engageant. Le préposé parle un anglais très correct, je demande si on peut laisser nos sacs en attendant le check in. Mais vouiiii en plus vos appartements sont libres et vous pouvez en disposer immédiatement. Quel luxe! C’est le cri du coeur d’Olivier, une mini suite avec bureau, cuisine , mobilier cossu mais moderne. Un temps de récupération plus tard nous partons explorer la ville. Nous voulons voir ce petit train qui serpente en pleine ville. D’après les reportages vus à la télé, dès que la locomotive déboule, très lentement, tout le petit monde de commerçants qui a squatté les rails se précipite pour récupérer la marchandise disposée sous peine de la voir disparaître et avaler par les wagons. En fait maintenant l’accès est interdit aux touristes. Les flics veillent et nous interdisent l’entrée. On observe bien vite comment contourner le blocus instauré par les pandores. Ils sont de mèche avec les gargotiers qui longent la voie ; il suffit d’être accompagné par une tenancière de troquet , s’installer et siroter un .... café à l’œuf pour Oliv, qui s’en délecte ( yearkkkk) et une bière pour moi. Le tour est joué. Il n’y a qu’à attendre le train qui n’arrivera qu’à la nuit plusieurs heures d’attente dans le froid. C’est le têt personne pour faire le spectacle , on déquanille. Autre fait remarquable qui me revient à l’esprit: une voiture monte sur le trottoir en nous coupant le passage et en descend un cadavre enveloppé dans un linceul blanc immaculé. Brrr... On rentre siester . Oliv me rejoint en début de soirée dans le hall où je suis en grande conversation avec un couple de pakistanais . Nous nous racontons nos déboires et autres mésaventures devant la jeune préposée, mademoiselle Sunshine ☀️, qui prend fait et cause contre le voleur taxi, nous demande son numéro de plaque et la tof que j’ai prise . Elle téléponne à la compagnie, qui fait une enquête, le chauffeur reconnaît son erreur! Et promet de venir nous rembourser ce matin à la première heure. Suspense ....... À bisoussss

Salut tous, Et donc le taxi est revenu nous rembourser en s’excusant pour l’erreur commise. J’ai cru qu’Olivier allait s’étrangler. Nous sommes toujours à Hanoï. La moitié de notre quête au Graal bridé est remplie: nous avons nos visas pour le Laos 🇱🇦. Ce matin mission Birmanie.... Ratée! Comme c’est une junte militaire au pouvoir, on peut moins le faire à la ouaneugaine. Il faut vraiment réserver les hôtels ce qui induit de connaître la date exacte d’entrée sur le territoire et par où . Si c’est voie terrestre on doit obligatoirement passer par la Thaïlande ( Bruno Boschiero Claude Amiel vous y êtes en ce moment, on pourrait en profiter pour se faire des bisoussss?!), préciser par quel poste frontière et tout un tas de détails que mon acolyte refuse que j’improvise. Pourtant je suis doué en version stand up impro totale. Si par avion ( nannnnnn y tombent tous là bas ) , il faut indiquer le jour, le numéro de vol et la compagnie. Nous ferons les démarches du Laos , il y a une ambassade à Ventiane. Par contre pour des raisons de sécurité la frontière est fermée entre les deux pays . Hier soir soirée retrouvailles bisoussss câlins avec nos deux toubibs en devenir professionnel. Ils ont fait la grande boucle du Nord que nous projetons d’accomplir en mars .... Et ouaissss mais nous on a regardé la météo ( réflexe de marin), eux ils ont hurlé de glaciation gelée de froidure hivernale mouillée glaçante. Avec dodo sans chauffage, sans isolation et parfois sans eau chaude. Bon ils sont djeuns eux et puis ils peuvent se tenir chaud dans les bras de l’autre. Nous non. Mars c’est bien comme projet. J’avoue être un peu déçu par la capitale et par ricochet Olivier Gédon également. Je lui ai survendu l’énergie, le monde, la foule, la vie qui se dégagent de la ville. Dans mon souvenir, qui date que de quatre ou cinq ans au plus, tout était beaucoup plus animé, plus fun, avec plus de monde. La pluie n’aide pas bien sûr mais quand même. Anecdote : j’ai de plus en plus une tête de pirate Scarface depuis mon opération, on m’a proposé de la weed . La peine encourue ici pour trafic : la mort ! Moi chuis innocent 😇 c’est bien connu. À bisoussss

C’est bien ces souvenirs ..... Ils m’évitent les cloques aux doigts à force de produire des billets 🙂 Donc je précise pour ceux qui ne suivent pas : nous sommes toujours à Hanoï. On déambule et nous découvrons des nouveaux endroits tous les jours . On alterne les zones touristiques et les coins improbables ( en fait ceux que je préfère) . Mon indiscrétion et ma curiosité naturelles m’incitent à pousser toujours plus loin dans les ruelles, à jeter des regards furtifs, m’étonner du courant et de l’extraordinaire qui font la vie du peuple. Jamais choqués du fait de nos croyances et déformations culturelles occidentales, nous sommes parfois ébahis par l’ingéniosité, le travail, la débrouillardise et la méticulosité dont font preuve les hanoiens, hanouiais, hanoinanichous, ... bref les habitants de la capitale. Par rapport à l’année dernière Olivier Gédon est sur un plan culinaire devenu un explorateur presque, quasi, moyen, à quelques exceptions , un découvreur de nouvelles saveurs . Sauf pour le petit dej où il reste bloqué sur du sûr , du certain. Je viens de vérifier la météo..... Et merde! Et merde pour les deux prochains jours. Notre prochaine étape se dessine: ce sera vraisemblablement la baie d’Along TERRESTRE, avant de rallier le Laos. Puis peut-être, sûrement ? Une escapade en Thaïlande , à Pattaya où mon pote Claude se reconstruit une vie ( message perso : Mag March tu as les coordonnées de Bruno?) . À bisousssss

Salut tous , Nous continuons nos déambulations à Hanoï . En plus je deviens comme mon mentor es statistiques et calculs : toutes les fins de journée , dans la solitude de mon alcôve , je regarde le nombre de pas marchés depuis le matin ..... Trop fier de moi. En fait en moyenne depuis notre arrivée nous rampons 5 km/jour. En moyenne!!!!!! Alors que nous avons loué les scooters , ça compte pas! Nous sommes allés à la plage, ça compte pas! J’ascétise à vue d’œil. Povvvvv presque plus de peau sur les os . J’ai peur , si je continue à être aussi émacié, voire squelettique, mon corps va lâcher, mes défenses immunitaires itou et hopppp corona sans le morceau de citron qui va bien. Povvvvv. Aujourd’hui nous avons visité le Hilton Palace . Très impressionnant comme hôtel. De police . C’est le surnom donné par dérision à la prison centrale de Hanoï, construite par les français, au bon temps de l’invasion coloniale, en 1889. Avec toutes les options possibles et inimaginables dans l’horreur et l’abject. Tortures, confinement, surpopulation, maladies, , sous alimentation chronique, cachots, chaînes au pied et même deux guillotines. Depuis les horreurs ont persisté jusqu’en 1975. Théoriquement car j’ai des gros doutes quant aux images montrées de prisonniers américains si bien traités que l’on se demande pourquoi ils ont voulu repartir chez eux. Ne soyons pas dupes. Lorsque l’on sait ce que sont devenus les prisonniers français après Dien Bien Phu, du moins selon les témoignages des rares qui ont survécus. D’après les divers blogs que nous consultons d’abord pour connaître les sites remarquables , puis pour pouvoir organiser nos journées ; il y a une tour panoramique , en fait 65 étages, de laquelle on a une vue splendide sur toute la capitale. Dommage qu’il fasse grisouille. J’ai adoré, en plus demander à un local de nous prendre en tof dans coin des amoureux , se marrer devant sa tête gênée mais polie..... Demain on prend le train direction Nin Binh , la baie d’Along terrestre . A bisousssss

Salut tous,

lỗi là của con người Errare humanum est L’erreur est humaine

Nous nous réveillons à Hanoï une nouvelle fois sous le crachin, une nouvelle fois dans le froid (14*). Mais aujourd’hui départ pour Nin Binh, la baie d’Along terrestre. J’avais très. Brièvement découvert cet endroit en 2014, et j’en ai gardé un souvenir de merveilleux et d’amusement . Merveilleux du fait des paysages, une cérémonie dans un temple isolé de tout et découvert au hasard de mes promenades rêveries . Amusement, car la capitaine de mon embarcation , chargée de faire découvrir le site, ne savait dire et répétait à l’envie: “Vietnam beaucoup beaucoup bananes”. Un coup d’œil sur la météo du lieu: temps moyen mais 27*! Olivier est sidéré qu’en l’espace de seulement 200 km à vol d’oiseau il puisse y avoir un tel changement de température. Moi cela ne m’étonne pas du tout : à Hoi An on se baignait alors qu’ à Hanoï on se pèle tellement que j’ai du acheter une doudoune..... Hanoï/ Hoï An : Avertissement! Saloperie d’anagramme, encore un coup des pirates pour nous tromper en géographie, ne vous laissez pas embobiner ! Le pays est tout en longueur : 2500 bornes. Imaginez une distance encore plus importante que celle séparant les deux capitales : Pomérols ( capitale de l’Hérault en Occitanie, où je réside pas loin du bar du village) à Stockholm (Suède, pays froid au nord de l’Europe). Sauf que, sauf que, on continue à se geler une fois arrivés à destination. Et ouaissss il y a plusieurs Nin Binh , dont un situé à l’extrême sud du pays; dans le notre il caille sévère. Puisque j’en suis à parler de géographie, pourquoi pas évoquer les fuseaux horaires ? Pour ceux qui ont encore quelques difficultés à nous situer, nous sommes en Asie pas en Afrique. Les billets sur le Cambodge datent de l’année dernière et nous ne serons au Laos que dans 4 jours, pas avant. IL Y A 6 HEURES DE DÉCALAGE avec la France ! Par exemple lorsqu’il est 20 h en France, il est 2 h ici ( du matin , je précise on ne sait jamais ) . Là tout de suite je suis dans ma période d’insomnie . Merci de ne pas m’appeler en rentrant le soir du boulot, certes cela fait grand plaisir, mais vous flinguez ma nuit..... Du coup dans le train qui m’amène ici, je m’endors profondément et lorsque j’entends le haut parleur annoncer l’arrivée en gare de Nan Binh , je fais un bon , secoue Olivier. Et on descend pour commander notre GRAB ( le GRAB est l’équivalent de UBER ici, c’est un peu plus cher que le taxi, mais le prix est fixé d’avance, ce qui évite les discussions, négociations et les mésaventures avec les rongeurs margoulins chauffeurs malhonnêtes). Putain de merde! Comment ça une heure de route? Alors que notre hôtelier nous informe que le logement n’est qu’à 6 km?! Nous sommes à NaN Binh.... Pas NiN Binh! Fo que je révise mon accent. À bisousssss

Salut tous , Bon on va attendre mon insomnie ..... je sors de l’apéro avec Olivier Gédon, deux viets et un Russe . Mais en résumé: je kiffe ma laïfe !

Salut tous, Jules Verne pour: « voyage au centre de la terre » Francis Ford Coppola : Apocalypse Now Steven Spielberg : Jurassic park Sont autant de références et d’images pour l’imaginaire qui surgissent à l’esprit lors de cette navigation de trois heures au cœur de la baie D’Ha Long terrestre. Ayant eu la chance de découvrir la « vraie » , maritime, il y a quelques années , ce titre n’est pas usurpé. Nous avons comme d’habitude loué un scooter, comme d’habitude on a tourné, viré, paumé avant d’arriver enfin à destination. Olivier Gédon sent venir le piège à touriste grandiose, je lui reponds que vouiiii bien sûr, mais 1) on est touristes 2) c’est à faire et à voir et nous avons fait plus de 200 bornes que pour ça . Il y a trois itinéraires possibles et nous devons choisir sur un petit leaflet qui nous est donné avec nos billets. Évidemment nous n’avons rien lu. Il faut se décider sur l’instant. Tous durent trois heures. Nous prenons celui qui propose le plus de grottes .... on verra bien. On embarque à quatre sur un petit bateau à fond plat, instable et dont le franc bord est au maximum de 10 cm haut dessus de l’eau ( glacée, j’y ai plongé ma mimine). C’est un peu rock n roll et taillé pour les minuscules rachitiques asiatiques et non pour les magnifiques sculptés et musculeux européens. Et en plus faut être amoureux collés serrés. Notre rameur me fait un peu de peine à pousser la barque surchargée de touristes ébahis. Car réellement c’est magnifique, féerique, extraordinaire, magique, somptueux.... je cherche d’autres qualificatifs.... ça va viendre. Heureusement nous sommes en semaine, temps dégueulasse, crachouille et froid. Corollaire : il y a peu de monde. En pleine saison le plan d’eau doit ressembler à place de l’étoile aux heures de pointe. Il y a une quiétude et une réelle sérénité à se laisser bercer par la légère ondulation générée par les coups de rames, le silence , et cette verdure partout qui nous entoure, nous avale. La première grotte , il y en a neuf en tout, arrive juste après la visite d’un temple de toute beauté, ors et bordeaux à l’intérieur contrastent avec le côté monastique gris de l’extérieur. Ce ne serait notre conducteur, nous aurions raté l’entrée cachée dans le méandre de l’eau et le mariage de la forêt. Un panneau nous indique 720 mètres de long. Les salauds de pirates rappellent à Oliv qu’il est claustrophobe.... Héhé ! Tout se déroule au mieux, il faut juste faire très attention à ne pas abîmer les concrétions et les stalactites avec la tête. Ça passe juste, mais ça passe ! Et on sort sur un cirque végétal, entouré de pitons de plusieurs centaines de mètres, dans le silence. Je suis déçu de ne pas voir de pérodactyles .... cet enchantement perdure sur nos trois heures de trajets. On rentre. Gelés. On s’arrête pour une bonne soupe bien chaude . Phò c’est délicieux et roboratif. Puis nous promenons un peu avant de rentrer prendre l’apéro. Choc du souvenir! J’étais là exactement à cet endroit en 2014, 2013 ou 12 ? Faut vraiment que je fasse un effort devant ce temps qui fuit. Je suis rassuré car ce n’est pas du tout la même visite que j’ai faite à l’époque, bon en plus il faisait beau et chaud. Dernière référence filmographique : Rocco Siffredi « j’en ai plein le cul » d’avoir eu les genoux au niveau du menton sans pouvoir bouger pendant 3 plombes. Demain on se rapproche un peu plus du Laos . À bisoussss

Salut tous, C’est donc la troisième fois que nous nous faisons masser, en tout bien tout honneur comme il se doit! C’est assez drôle à analyser. Tout d’abord , en ce qui me concerne, je tombe toujours sur des brindilles. Elles essaient de me faire craquer, mais malgré mon gabarit de moins en moins délicieusement entrelardé, la carcasse a tellement été éprouvée par plus de 35 années de sports de combat durs , que même en me piétinant à pieds joints sur moi elles n’y arrivent pas. Ce qui me rend perplexe c’est que les massages ne sont pas symétriques. Si on papouille le côté droit de telle façon, normalement on doit papouiller le côté gauche exactement tout pareil. Mêmes gestes, mêmes amplitudes. Et bien non. Très déstabilisant pour moi.... enfin je souffre en silence, comme d’habitude. Après ou avant suivant la masseuse s’acharne sur d’Hypothétiques noeuds nerveux.... Mais je suis tellement détendu et relaxe en Asie que ceux-ci n’existent pour ainsi dire pas ou peu et je commence à somnoler voire à m’endormir. Les dames finissent toujours par se demander si je suis bien là.... Are you ok Sir ? Yessssss... quant au “happy ending” , on doit systématiquement se tromper d’endroit , et aussi bien Olivier Gédon que moi, nous ne sommes pas du tout “in the mood for love” . Beaucoup trop cérébral, pas assez reptilien . Le drame de ma laïfe. À bisoussssss

Salut tous, J’aime bien cette nervosité, cette fébrilité qui précède les départs . Ce matin le taxi doit venir nous chercher à l’hôtel afin de nous conduire à la gare à 7h30. Direction Vinh. Évidemment il arrive à 7 heures. Oliv n’est pas encore prêt, moi j’ai pas pris mon petit dej. D’habitude je rattrape mes folles insomnies le matin , là le réveil est méchant dès 6h30. Le wagon est sympa, des couchettes lits qui permettent le repos. En plus il y a des écrans qui projettent des Toms et Jerry, fort le son! Trop ! J’arrive quand même à m’assoupir quand le contrôleur me secoue pour me demander mon passeport. Il a un recul devant ma réaction instinctive de défense..... pffff ya qu’à pas m’agresser lorsque je repose enfin. Impossible de repartir promener avec Morphée. Je profite du paysage. On s’enfonce dans le profond, le rural, l’inconnu. Rizières à perte de vue, les paysans s’y affairent. Jolis taches de couleurs, chapeaux coniques dans le vert des pousses qui commence à pointer. La tâche doit être rude car chaque brin est planté à la main. Des bottes de brins verts sont réparties tout au long du champ afin d’éviter les aller-retours. Gain de temps, efficacité, mais le dos et les cuisses doivent être en compote en fin de journée. Nous arrivons à Vinh . Il y a entre nous un jeu ou un rituel ou une entraide. Lorsque l’un n’a pas envie de causer ou se faire embêter , il décide qu’il ne parle pas anglais ou bien fait comprendre à l’interlocuteur que c’est l’autre le décisionnaire. À la descente du train c’est moi qui m’y colle. En fait Oliv n’a toujours pas digérer de s’être fait plumer par le taxi de Hanoï; et juste à la descente, je n’ai même pas mis le deuxième pied sur le quai , qu’un rongeur me fait la danse traditionnelle vietnamienne. Taxi, taxi, taxi , taxi, taxi .... Merde ! Il ne me suit pas, il me colle, met sa tête carrément devant mon écran , cherche à prendre mes bagages de force. Ce n’est pas encore la Saint Valentin ! Je m’énerve! Je dois faire un peu peur, il disparaît. La ville est sans attrait et sans âme, peut-être connue car c’est le lieu de naissance d’oncle Ô? J’ai regardé les sites à visiter sur Trip A et ..... Rien , que dalle, nib de nib. La frontière est à environ 45 km. Nous nous renseignons pour un bus : 800kdg par personne pour un départ à 2 heures du matin. Pour nous retrouver vers 3 h , seuls dans la nuit glacée comme un yench abandoned sur une terre inconnue et à priori hostile ( en fait la température est très agréable, mais j’aime bien me plaindre et surtout me faire consoler. Calimero). Et puis idée lumineuse? De génie? Un peu d’autosatisfaction. Je dis à Olivier Gédon, demande un peu au taxi combien il nous prendrait.... 1 million. Bingo! La population est jeune, très jeune. Il y a des enfants partout, qui jouent ou se chamaillent, se promènent. Ils sont tous toujours très souriants, lorsque nous les croisons à pied ou en scooter, il nous font des petits signes de la main , nous interpellent . Les adultes sont très légèrement plus réservés, mais ne demandent qu’à papoter, communiquer. La plupart des personnes croisées sont adorables. J’adore l’Asie ! Je l’ai déjà dit ? Spas grave , à mon âge on devient liquide.... À bisousssss

Salut tous, Je suis réellement tombé amoureux de ce pays! Saint Valentin oblige.... les gens bossent, profitent de toutes les opportunités, en ce moment lorsque nous nous promenons dans certains quartiers, il y a une odeur de roses 🌹 qui flotte dans l’air. Les échoppes mettent à profit la période pour proposer des bouquets, des compositions florales en forme de cœurs. Les vendeurs au bord des routes, masque sur le nez , tendent des roses rouges magnifiques à qui veut bien acheter. Ça embaume, c’est joyeux ... bref moi ça me plaît . Mon côté titine. J’adore offrir des fleurs . Nostalgie : l’année dernière j’avais fait livrer 100 roses rouges.... Petite anecdote souvenir : lorsque j’étais marié.... y’a lonnnnggg.... j’offrais un bouquet toutes les semaines à mon épouse pendant bouhhh plus de 15 ans. Déjà les pirates... faisaient remarquer le fait aux amis lors des dîners et ces salauds demandaient innocemment : « comment ton mari n’a pas cette attention pour toi ? Pourtant tu le mérites ... » Héhé 🤣 . Chuis innocent . Le problème c’est que tout ce travail , toute cette énergie, ce dynamisme doivent se transformer en ventes, en argent, générer des profits . Les gens cumulent parfois plusieurs boulots au même endroit. Je me souviens du jour où nous avons loué un scooter, chez une dame qui faisait également épicerie, matériel de plage, manucure et massages. Rentabiliser. Lorsqu’un client se présente, il ne doit absolument pas repartir les mains vides. Pas que pour les fleurs. Pour tout! Petit lexique pour touristes débutants : Yes = oui Yes = non Yes yes = peut-être Yes yes = ou pas Et on peut développer à l’infini... Oké = bien sûr Oké oké =certainement Yes yes oké oké = j’ai pas tout compris. Avant de parler couramment vietnamien Olivier Gédon crisait un tout petit peu , maintenant il fait avec. Il n’hésite pas à passer derrière les comptoirs, fouiller, prendre par le bras et montrer du doigt et même comme ça il a parfois des envies de renoncement . En désespoir de cause il sort son traducteur, étonnement, peu de gens savent lire. Mais ils savent compter. Et moi je me marre. L’autre soir on décide de prendre l’apéro : vodka à base de riz ( ben vouiii de riz), mais pas de bobo à la tête le lendemain, car, prudents, on avait joué la qualité ! 4€ le litre quand même ! À mélanger avec du Schweppes, impératif ! Sinon c’est dégueulasse. Olivier Gédon se met en quête de bulles, et dans plusieurs boutiques toujours le même scénario : vous avez du Schweppes ( je traduis directement c’est plus facile pour les non polyglottes) ? Yesssss ! Et la meuf lui montre une cannettes Pepsi. No Schweppes. Yes yes ! Et elle lui tend la cannette. No Schweppes ! Yes yes ok ok et lui sort un carton de Pepsi . Je hurle de rire. Finalement il ouvre le frigo et farfouille. Ce qui est très étonnant ce sont les contrastes avec les mêmes vendeurs mais qui n’ont pas tous la lumière sous leur crâne. Pendant presque 10 jours tous les matins nous allions au même troquet tenu par la même personne commander deux expresso et un thé citron. Là c’est moi qui devenais hystérique : impossible d’avoir deux fois d’affilé la même commande, un coup il y avait du lait concentré sucré, un coup un seul café , un coup un thé avec des trucs bizarres, etc ... mais c’était le plus proche et le seul à faire un expresso. Arghhhh ! Ce matin pareil, il a fallu 3/4 d’heure pour avoir deux autres cafés. J’avoue c’était compliqué. Un expresso et un Americano. Les deux boissons notées sur la carte. Et on montre avec le doigt. Yes yes ok ok . Putain on aurait du se méfier.... surtout lorsque je suis retourné avec les deux tasses vides. Same same ! En viet ça veut dire : tout pareil, la même chose, commande identique, kifkif.... Oliv a pris le relais après l’avoir calmé. Il demandait au traducteur de transmettre : t’es vraiment con où tu as eu un accident ? Allez une dernière..... À midi , je demande une bière, on a marché plusieurs km et enfin sous une bonne chaleur estivale, j’ai soif! J’attends . Rien . Je recommande une bière. Rien. Quatre fois de suite. Finalement le jeton finit par tomber et j’ai mes 4 bières livrées en même temps. J’adore ma laïfe ! À bisoussss

Salut tous , Je suis la version masculine de « la belle au bois dormant »! Je viens de déployer ma traîne virginale autour de ma couche. Moustiquaire. Et j’attends ma Valentine qui ne viendra pas ce soir. 😔 . Mais j’anticipe notre périple pour arriver au 🇱🇦. Le taxi est en avance , je ne suis pas prêt 😁 , l’hôtel ne prend pas les cartes de crédit et j’ai mal dormi. Je soupçonne le lieu d’être un hôtel de passe . Bruits de gerbe, engueulades, cris et suçotements, ont eu raison de mon sommeil déjà bancal. Olivier Gédonmonte à l’avant et dès que nous sortons de l’agglomération il commence à râler . Les paysages sont superbes, je ne sais par où le gps nous fait passer mais rapidement nous gagnons des petites routes qui se transforment en petits chemins de découvertes . Les paysans dans les rizières binent, bêchent, plantent, arrachent. Certains travaillent la terre à l’ancienne, pour nous, avec socs et charrues tirés par des buffles. Dépaysant, déroutant, déconcertant. Au bout d’un moment je demande à notre chauffeur de nous arrêter dans un Ca Phé pour un petit déjeuner que voulons évidemment partager avec lui. Yes yes ok ok ! Après plusieurs demandes réitérées : okok yes yes : Il a fallu que nous trouvions le troquet nous mêmes ... Oliv s’impatiente, en ligne droite nous ne dépassons pas 40km/h. Grâce au traducteur il lui indique que nous avons rd. Speed un peu Gonzales ! Puis à quelle vitesse est la limitation? Et enfin s’il peut accélérer.... Yes yes ok ok . Je hurle de rire dans ma tête . On quitte la plaine pour attaquer la montée, la moyenne chute encore. Oliv bout. Dans une pente prononcée, nous sommes à 20 km/h en troisième. La voiture en sous sous sous régime cale et notre chauffeur se demande pourquoi ? Oliv peste et l’insulte. Et il m’élabore toute une théorie, son côté Dr Financier. « Je suis certain qu’il fait ça en étant persuadé de faire des econocrocs d’essence ! Mais son raisonnement est faux : non seulement il consomme plus, il abime sa voiture ( là détails techniques sur des pignons .... ) mais en plus il perd du temps qu’il pourrait mettre à profit pour faire d’autres clients et augmenter.... » et lalou et lala..... bref ! Nannnnn long! Nous arrivons à la frontière. La bonne nouvelle c’est que nous ne sommes pas infectés par le virus . Température dans les normes .... quoique 35*, il ne faut pas que je refroidisse plus. On se fait délester d’un peu de tunes, sans factures ni reçus, après moult A /R entre différentes guitounes et des uniformes pliés de rire à chacune de nos déconvenues. Enfin le Laos ! 9 guichets et plusieurs tampons plus tard .Libres! Berni Toocourt et son pote Vieng nous retrouvent.... L’aventure commence. À bisoussss

Salut tous, Pacsé ..... ! Vous êtes les premiers à le savoir . Il fallait bien vous le dire . Nannnnn chuis sérieux . Je sais que vous allez croire que c’est encore un coup de ces salauds de pirates . Mais c’est la vraie vérité pure. Croix de bois ... juré, craché! Pacsé.!!! Promis c’est vrai. D’ailleurs les photos le prouvent . Nous sommes donc arrivés à destination, un peu fracassés par 9 heures de routes. Belle et bonne chaleur. Enfin. Plouffff piscine de l.hotel. Puis apéro PASTIS. Ça j’avoue , cela me manquait . Note à moi même : dans les futurs voyages toujours penser à prendre une ou deux bouteilles. Essaie des masseuses Lao , je me suis endormi. Ça aussi c’est vrai! Puis grignote au marché. Ce qui est génial dans notre périple , c’est d’être avec Vieng. Le pote de Bernie. Cela fait 17 ans qu’il vit au Lao ( ceci est le nom indigène , Laos c’est français. Un peu comme Myanmar et Birmanie) , non seulement il traduit , mais il informe, il conduit, il anecdote et en plus il est très drôle, bon sens de l.humour et toujours en train de se marrer..... Très respectueux aussi de nos coutumes : nannnnnnn on va pas courir deux heures avec toi sous un soleil de plomb , c’est l’heure de l’apéro! Mais il est 17h30! Et alors? Bref tout se passe au mieux . Une vraie réelle conviction d’être des privilégiés . Le luxe. Le temps passé à voir défiler le paysage, permet de se faire une première impression. Au niveau architectural , par rapport au Vietnam , c’est plus joli. Il y a toujours pas de style propre mais, les maisons ne sont plus en hauteur uniquement et de la largeur d’une boutique/garage, elles s’étalent. Suivant les endroits, beaucoup sont soit surélevées soit carrément sur pilotis du fait des inondations en période de mousson. Bernie nous raconte que parfois les gens sont obligés de se réfugier et vivre sur la route, toujours en hauteur par rapport aux édifices en contrebas, en attendant la décrue. Les paysages quant à eux ressemblent énormément à ceux que nous avions découverts au Cambodge. Aujourd’hui nous restons au même endroit afin de découvrir les trésors cachés autour de Pacsé. Notre ville depuis hier. Héhé salauds de pirates, en plus ils vont encore jurer : chuis innocent ! À d’autres.... À bisousssss.

Salut tous, Qu’il est doux de ne rien faire.... Franchement jusqu’ici j’étais déçu par le pays. Je m’attendais à tellement d’extraordinaire, de magnifique, de magique, d’irréel. Toutes les personnes rencontrées au cours de nos déplacements vantaient tant et tant les paysages, les gens, la mentalité, la façon de vivre. Il faut dire également que nous n’avons pas vraiment pris le temps de nous poser. Et rendu dans notre guest house : Le paradis, la douceur de vivre, mon hamac ! J’excelle dans le rien, je suis dans mon élément de vide rempli de rêves. Lorsque nous sommes arrivés à l’embarcadère, j’ai pourtant eu un très très gros doute. L’endroit était peu engageant. En plus j’ai vraiment failli finir à la baille en montant sur la barcasse. Et puis on démarre et on s’enfonce dans un paradis vert, sur un Mékong d’eau limpide. Nous nous étions jurés avec Oliv de ne jamais nous y mouiller un orteil! Eau boueuse, déchets de toutes sortes, cadavres d’animaux et autres yearkkkkk et là : miracle. Nous voguons sur une eau claire, qui laisse voir les rochers affleurants , les algues, quelques poissons . Il faut vraiment connaître le coin pour pouvoir diriger l’embarcation sans rien percuter et racler le fond. On s’enfonce dans un trésor de paysage constitué de toutes petites îles, îlots, touffe de verdure, rochers. Il s’en dégage une sérénité extraordinaire.... je sais mais je suis à court d’adjectifs. Bref j’ai trouvé mon coin , là où je me sens bien. Quelques petites anecdotes : hier soir alors que nous dînions sur une terrasse dominant le fleuve , mon regard est attiré par des lumières sur le Mékong qui apparaissent puis s’effacent en s’enfonçant sous l’eau. C’est une autre forme de pêche au lamparo, les gens nagent, marchent et plongent avec une lampe étanche et une arbalète pour attraper les poissons. En plus les îles sont reliées entre elles par des ponts qui sont les vestiges du premier train du Laos , construit par les français lors de l’occupation. Le train n’est plus qu’une relique mais les voies servent de route pour nos scooters. Des pilotes conduisent des moines , tout vêtu d’orange et assis en cavalières . Ce matin nous partons en exploration , moi je vais aux chutes afin de jouer avec une tyrolienne et promener tout en faisant des activités ..... Et Olivier va au village pour acheter une rallonge électrique . C’est lui qui conduit on ira aux chutes demain. Au retour on s’arrête à la piscine pendant que les potes s’activent en cuisine . Au menu : soupe au Canabis .... vous raconterait .... peut-être... mais après la sieste . Juste avant Morphée et avant que je sombre .... on entend le bruit du silence ... Et ouaissss À bisoussss

Salut tous, En fait je ne voulais pas faire ce billet, ou du moins pas tout de suite... Avant la sieste! C’est presque un péché . Mais voilà les circonstances, le fatum, les vissicitudes de nos vies en déshérence sociale, la volonté des dieux ou peut-être l’insouciance de la jeunesse, encore le gâtisme de nos âges avancés... le choix est vaste! Suivant vos inclinaisons, l’amitié ou l’amour portés à nos povvvvv personnes vous pencherez pour une ou l’autre raison... Ou également en cumuler plusieurs. Nous sommes installés dans un endroit paradisiaque de l’île , restaurés, abreuvés, repus. C’est l’heure des projets: café et sieste puis piscine ou sieste à la piscine ? On discute âprement. C’est important ! On tergiverse, papote, discute, féminise ! Ok.... Café et après on voit.... the addition plizz! Je m’améliore en Lao. Arghhhh pas assez de sous, évidemment comme il n’y a rien alentours pas de DAB. On est très éloigné de la civilisation, au moins une heure de piste. Oliv s’y colle et moi je cligne des yeux sur mon minuscule écran . Ce matin je dormais enfin profondément lorsque vers 5h30 le pêcheur réservé par Bernie et Vien Phannoudej s’amarre toute musique hurlante juste en bas de ma chambre. Je n’ai rien contre les goûts musicaux des laotiens, même s’ils sont très éloignés de ma polyculture symphonique allant de Sylvie Vartan à Mireille Mathieu . Chuis fan...! Je sors à poil évidemment et je devine à la lueur des yeux brillants d’envie que me jette ma voisine de palier que si je veux garder ma dignité et mon intégrité physique il faut que j’aille mettre un slip. Je descends voir le travailleur matinal et lui susurre de ma gentille voix chantante, sirupeuse et empreinte d’une mélodie désuète : « FUCK OFF » comme quoi avec de la patience, de l’ouverture d’esprit et une bonhomie affichée on arrive très très bien à se faire comprendre. Après si la violence ne résout rien c’est que l’on ne tape pas assez fort. Il m’a quand même flingué le reste de ma nuit. Rd a 8h avec Olivier Gédon pour une grande première : descente en tyrolienne au dessus des chutes .... Géniale ! En plus coup de chance depuis que j’ai drastiquement maigri je suis juste à la limite de poids autorisé. Bon ayé on est rentré. Sieste. À bisoussss

Salut tous, Effectivement plus de billets depuis quelques jours ..... Mais d’abord je suis deborded, ensuite chuis en vacances et tertio je n’avais rien à raconter de prenant , spécial , notable. En fait, on a roulé, roulé, roulé.... arrêt dodo, miam , rien de prenant . Vous avez eu des photos. Et puis nous sommes arrivés à Vientiane. Vien Phannoudej nous a reçu chez lui et fait découvrir son paradis à lui . 7 hectares de terrain en bordure du Mékong, un maison dans les arbres et une autre, atypique, sur pilotis mais façon tente d’indien. Je veux être Vien ! Ce type a tout compris à la vie! Il est heureux ! Il a sérié ses envies et ses besoins et fait en fonction de ses moyens en profitant de chaque moment à fond et sans se prendre la tête. Il aime les bestioles, il veut monter un petit zoo avec des autruches qu’un pote lui garde en attendant et des sangliers, il a construit un enclos.....Il aime courir, il fait ses 15 bornes tous les matins à l’aube. Il aime nager, il descend sur sa berge . Il a faim : miam. Soif : glouglou. Aucun sens du temps ni de la distance et ses points de repères partent tous du même endroit : le fleuve. En ça on se ressemble beaucoup pour le temps et la géographie. Donc lorsqu’il nous dit c’est pas loin et on en a pour maximum deux heures de route on se fout tous de lui et on double le temps nécessaire afin d’avoir une idée approximative du trajet. Il faut que je m’y mette sérieusement. Je sais déjà ce que je ne veux plus, reste à définir mes besoins , quant aux moyens.... patience ça va venir d’ici un an ou deux , le temps de la réflexion. Décidément je me vois bien finir en Asie, dès mon retour j’en parle à Sweety. À bisousssssss

Salut tous,

Donc ce matin vers 6h45 Oliv m’envoie un smeuss pour me demander si c’est à 8 ou 9 heures que nous avons rd nous deux pour le petit dej. Je suis tellement dans le pâté que je réponds 9 mais sans appuyer sur envoi. Bernie dort dans un autre hôtel de riche avec piscine et Vien toujours chez son pote avec ses autruches. Quant à Oliv , lorsqu’il vient toquer à ma porte et bé mon gros bobo il fait peur à voir , il a des petits yeux larmoyants et il est engoncé dans une doudoune grand froid... Qu’il veuille bien se restaurer me rassure sur le fait qu’il ne soit pas encore tout à fait mort, mais plutôt dans une phase d’agonie avancée . Je le rassure immédiatement en lui disant que s’il était infecté par le virus , je l’amènerais daïrekt à l’ambassade de France , plutôt que dans un mouroir Lao. C’est ça les amis, toujours prévenants et plein d’attentions. Et ouaissss! En attendant je lui conseille de prendre sa température, ça tombe bien il a emporté dans sa malle de premiers secours un thermomètre. Moi j’ai rendez-vous promenade / découverte de Vientiane avec Bernie. Nous marchons vers un marché où Bernie sait trouver plusieurs officines pour changer des sous. Et moi j’écarquille les yeux. Comme d’habitude jessaie de tout voir , tout enregistrer, me souvenir .... Il y a devant la poste tout une file de diseuses de bonne aventure. Comme j’aurais aimé que Vien soit avec nous afin de traduire, je me serais laissé tenter; dans le genre :” j’adore ces tests “ . Également des thérapeutes locaux qui proposent des médecines traditionnelles à base de plantes et de décoctions. Un petit enfant se fait administrer un liquide blanchâtre, une purge si j’en crois son rejet. Nous continuons notre visite par deux musées temple. Dans l’un il y a toute une équipe de starlettes en promotion pour une “novella” télé réalité sauce Lao. Je veux faire pompom girl derrière mais J’en suis empêché par l’autre rabat joie. Dommage j’étais persuadé d’un succès à l’international.... D’ailleurs Rudolf Valentino a percé de la même manière ! Je remarque que le bout des tétons de toutes les statues représentant Bouddha sont polis. Je fais un parallèle avec la statue équestre de Louis XIV dans le hall de l’hôtel de Paris à Monte-Carlo; le genou droit du cheval est également poli car il est sensé porter chance aux joueurs. Je sais c’est moche mais j’ai pas pu m’empêcher d’être superstitieux. Dans l’autre temple, Bernie se fait dénoncer par un “farang ” ( salaud de touriste blanc ) auprès du gardien car il essaie de prendre des photos, totalement interdit! Du coup nous sommes suivis et épié par le pandore soupçonneux tout au long de notre visite .... Je reçois un message d’Oliv . Il n’a pas de fièvre , Ouf! J’annule l’avion de Mondial Assistance. Puis grignote du coup tous les trois, puis sieste et rd vers 16h pour d’autres zaventuresss. A bisousssss

Salut tous, Et donc suite des réjouissances . Après la sieste: massage ! Berni Toocourtconnaît un salon qu’il nous recommande comme un des meilleurs. Oliv est requinqué après son repos matinal et sa sieste . Nous voilà tous les trois poussant la porte pour être accueillis par une dame d’un certain âge parlant très bien français. Massage des pieds pour Bernie et à l’huile pour nous . Lorsque nous pénétrons l’endroit il y a qu’une masseuse en activité, personne d’autre. J’ai l’impression d’une volée de moineaux. Tout le personnel descend de l’étage. Magie et ordre secret. Évidemment tous veulent des meufs. D’accord pour un keum . Enfin je n’ai pas une brindille pour me papouiller ! Mon masseur est doux mais ferme, connaît son affaire, jauge la masse, évalue le temps et hop c’est parti pour une heure de relaxation. Super. J’en profite pour regarder la construction, l’architecture du lieu. Haut de plafond, toit en pente, tout en bois. On dirait un chalet. La différence réside dans les madriers, moins épais car ils ne supportent pas le poids de la neige. Entre, au lieu de lattes de bois , il y a des trames de bambous tressés. Et pour l’exotisme un ventilateur plafonnier... ça sent le sang et karaté... le Splendide, je fais immédiatement le rapport avec la chanson. Nous décidons d’aller chez le coiffeur, Oliv part à la chasse aux chemisettes. Le salaud! L’ignoble individu ! Même pas il remarque que je suis beau! Cheveux et barbe taillée, je vais féminiser et faire la gueule ça lui apprendra! Réservation faite pour le Myanmar..... mais ça c’est une autre histoire.

À bisoussss

Salut tous, Je... Nous nous sommes créés des obligations, comme ça , sans s’en rendre compte. Insidieusement. Je l’ai réalisé hier après-midi, suite à un appel téléphonique qui m’a réveillé de la sieste. Olivier Gédon est mal foutu depuis quelques jours, d’où notre arrêt prolongé à Vientiane. À l’origine nous devions juste faire un saut dans cette ville le temps d’obtenir nos visas pour le Myanmar. Première tentative avortée à Hanoï, le personnel de l’ambassade étant aimable et ouvert comme une promesse de goulag. Au Laos par contre les gens sont aimables, souriants, serviables et donnent vraiment l’envie de tenter l’aventure. Par contre c’est compliqué. Impossible de s’y rendre directement du Laos; frontière terrestre fermée aux touristes. Dangerosité due aux mines, aux tensions avec des groupes opérant toujours dans le fameux triangle d’or ? Par contre de la Thaïlande cela ne semble poser aucun problème. Et puis le Siam cela fait plus de quinze ans que je n’y suis plus allé, j’en garde un souvenir mitigé : mon fils était dcd depuis peu et mon épouse venait de décider unilatéralement que nous allions nous séparer d’un commun accord. Une autre vie (c’était ma séquence nostalgie. Stop.). Nous, nous avons également ébauché un projet de promenades au Laos avec deux incontournables, que voulait voir absolument Olivier : la fête des éléphants et visite de Luang Trabang. Les deux endroits proches l’un de l’autre mais au nord du Laos, la Thaïlande étant au sud du pays. Les visas seront obtenus sous réserve de quelques menues conditions : il faut réserver un hôtel à Rangoon. Ok. Déterminer un point de passage obligatoire à un check-point, un jour précis. Sur les trois passages possibles seul un est autorisé aux touristes. Il est ouvert un jour dans un sens, un jour dans l’autre et nous devons fournir la preuve de l’achat d’un billet de bus . Ainsi qu’une date de retour fixe , même principe : avec preuve. Compliqué ! Un autre facteur entre en ligne de compte : ma trouille de l’avion. C’est alors que je fais le sacrifice et montre ma bravitude, mon courage, mon abnégation , mon sens du devoir au groupe de 2 , de l’abnégation (je l’ai déjà dit?spa grave!): okiiii on prend l’avion de Bangkok! Oliv me dit ébahi d’admiration, les yeux mouillés de larmes de gratitude devant mon dévouement à la cause: je n’osais même pas te le suggérer. Et ouaisssss chuis comme ça . On se réfugie à l’extérieur de l’ambassade (j’adore le concept surréaliste) , dans un troquet-wifi , je réserve les billets d’avion pour le 9 mars et retour sur Hanoï le 23 (arghhhh, en plus si il tombe ce sera dans la jungle et moi je suis un fils du béton) .... Enfin on a tout pour obtenir le sésame ....que nous aurons sous 48h . On fait un compte à rebours du temps. C’est serré pour tout faire. Oliv veut rester sur place pour continuer à récupérer . Mon fragile ne supporte ni le vent des vitres ouvertes en voiture, ni l’air conditionné et avec la paranoïa du corona , il a peur d’être refoulé à l’embarquement. Il me propose d’aller sans lui dans le nord avec Vien . Rd est pris pour un départ ce matin à 6h. Berni Toocourt repart en France le deux mars de Bangkok, moi j’ai deux potes qui y résident à l’année. Bruno juste sur le chemin qui mène à la Capitale et l’autre Claude au sud du pays à Pattaya. Évidemment je les ai contacté . Pas de problème : « viendez! Viendez! Je vous loge » , le cœur des vierges. Sauf que pour l’un bahhhh justement cette semaine, il est pas là. C’est ballot. Pour l’autre c’est compliqué. C’est à ce moment exact que je réalise que je/nous faisons fausse route et que l’on se crée ces fameuses obligations. Non nous ne sommes pas obligés d’accompagner Bernie le 2. Non je n’ai pas envie d’aller seul dans le nord et laisser mon pote. Non je ne vais pas m’imposer chez des gens pour qui c’est difficile, embêtant, compliqué de nous recevoir. Notre seul et unique impératif étant de nous présenter en temps et heure devant l’épave volante. Arghhhh. À bisousssss par un des trois check-point terrestre ,

Salut tous, Suivant l’adage : une bonne nouvelle ne vient jamais seule. Lorsque nous nous retrouvons pour notre rituel petit dej, avec Olivier, habitude de vieux garçons qui s’installe.... Il m’annonce demain on part. Sous-entendu : j’ai suffisamment récupéré et je me sens assez en forme pour aller dans le nord. Yessss! On va enfin bouger. Pas que je n’aime pas Vientiane, tout au contraire! C’est une ville qui est déconcertante. Nous sommes en plein centre ville. Ça bouge et j’adore . Mais en fait la citée est tellement étalée sur environ 130 km/2 (merci Wikipedia) que ça frémit partout et surtout dans des coins improbables. Hier soir nous sommes allés dîner à quelques kilomètres du centre, près du coin des ambassades, où se regroupent tous les hôtels de luxe . Nous passons par de drôles d’endroits tantôt pistes de laterite mal éclairées, tantôt des artères lumineuses et pleines d’effervescence. Ville tout en contraste. Dîner canard.... je ne suis pas très fan du volatile. En Asie les gallinacés sont découpés au hachoir en petits morceaux. Marinés, frits, poêlés, rôtis mais quasiment toujours en petits morceaux. Plein d’escarbilles d’os qui se coincent dans les ratiches et que j’ai peur d’avaler ( toujours mon côté scoufiniette ). Pas enthousiaste, mais curieux. J’ai une tendance certaine à goûter avant de dénigrer, mais là j’ai découvert un nouveau plat .... je n’ai pas pu ( c’est la deuxième fois que ça m’arrive avec les poussins cuits juste avant l’éclosion) ! C’est idiot je sais. La soupe de sang de canard frais que l’on déguste juste au début de la coagulation. Nannnn rejet-répulsion bête de ma part. Vien Phannoudej nous propose un vrai sauna Lao.... Quid ? Bien sur nous acceptons, surtout que je suis persuadé que cela ne pourra avoir qu’un effet bénéfique sur mon Oliv. En fait de sauna il s’agit plutôt d’une étuve genre hammam mais avec des herbes aromatiques qui macèrent sur ou dans le foyer. Citronnelle changée très régulièrement par la patronne. La vapeur d’eau est tellement dense que je suis incapable d’identifier le départ de la source de chaleur . Plusieurs aller-retour plus tard , entrecoupés de douches vivifiantes, je n’ose les qualifier de glacées et de thé-infusion-detox rouge carmin, nous attendrons en vain les masseuses commandées. Grignote et somnolence en attendant de nous rendre à l’ambassade Birmane pour récupérer nos visas. Entre 15 et 16 h. Très précis comme rendez-vous. La préposée avant de nous remettre nos documents nous dit : « j’ai une ultime question à vous poser ». Arghhhh ! Êtes-vous passés par la Chine ? Nous partons pour le nord demain à 6 h . À bisousssss

Salut tous, 10 heures dans la folie des hommes. Bien sûr les 200 kilomètres qui nous séparaient de notre destination xanapoury et la fête des éléphants. Le Mékong quasi sec , on peut traverser d’une rive à l’autre à pied à certains endroits. Faute à un barrage mis en fonction juste l’année dernière et il y a en projet 8 autres barrages en construction!!!! Folie de la piste qui sera une énorme route afin de désenclaver le nord du pays, des hectares de montagnes et forêts ravagés. Folie de la déforestation et de l’écobuage, des milliers d’hectares en feu et la terre mise à nu pour la culture du manioc. Il va y avoir des glissements de terrain aux prochaines pluies de mousson . Plus rien ne repoussera avant longggg . La désertification est en marche. Folie de la maltraitance animale pour l’amusement des foules avec ces éléphants enchaînés. Autant je peux comprendre l’utilité dans les temps anciens pour les travaux, la guerre ou les déplacements. Mais aujourd’hui pourquoi? Je suis révolté. A bisoussss

Salut tous , Je constate que vous avez de plus en plus de mal à nous situer géographiquement .... je vous propose un récapitulatif succinct. J’ai quitté mon joli village ( Pomérols) en occitanie pour rejoindre mon autre village dans l’autre sud ( cap d’ail) de là j’ai entamé un raid dangereux (milieu hostile, patois des habitants chantant, tessiture difficile à appréhender...) pour rejoindre Olivier Gédon à Cagnes sur mer. Nous prîmes l’avion de Nice pour le Vietnam via l.allemagne ou la suisse ( je sais plus car j’étais en transe télékinésique) via Singapour pour Danang ( VietnamCentre) , puis scooter, train, bus, voiture jusqu’au Laos où nous sommes actuellement. ATTENTION !!!! Ça se complique : dans quelques jours nous irons en Thaïlande puis de Bangkok au Myanmar . Et c’est là que ça devient très difficile, je veux dire encore plus , ardu, compliqué, abscons le pays a DEUX noms ! En français il est connu sous le nom de Birmanie et PARTOUT ailleurs dans le monde sous le nom de Myanmar.... Si je reste confus ou incomplet ou peu clair ... n’hésitez pas à demander à Olivier avec qui je voyage ( je savais que j’avais oublié un détail ) depuis le début ( même si entre-temps nous avons rejoins deux amis : Berni Toocourt qui lui est resté à Vientiane.Laos. Et Vien Phannoudej avec qui nous sommes toujours pour encore quelques jours). Aujourd’hui, première approche de luang Trabang (cf carte infra) . C’est vraiment une jolie charmante ville touristique , inscrite au patrimoine mondiale de l’UNESCO. Effet Coronabier, nous bénéficions de peu d’afflux touristique. J’imagine la ville bondée en temps normal. L’idée superbe qu’a eu le gouvernement ou l’UNESCO est de n’autoriser aucune construction ou amélioration de l’habitat s.il n’est pas conforme extérieurement en tous points à l’original. Il se dégage un charme désuet des anciennes maisons coloniales, mélangées au style original des maisons Lao. C’est superbe , c’est propre, c’est touristique. 4 h du matin, mon insomnie touche à sa fin . Je dois récupérer vite le train du sommeil. À bisousssss

Salut tous, Wouahhh quel régal que cette baignade. Comme d’habitude notre journée démarre réellement à l’aube. Vers 11h. Aujourd’hui Vien Phannoudej nous conseille d’aller aux chutes de Kuan Si à environ 30 km de Luan Prabang, en plus en passant on pourra aller au sanctuaire des éléphants. Je suis contre, mais Oliv est pour, et puis on passe devant, et puis ce serait idiot de ma part de refuser. Pauvres bestioles, parquées dans un enclos. Grand mais grillagé, électrifié. À l’entrée payante, du coup je deviens ratchou et je refuse de m’acquitter de l’écot du, il y a un menu des activités : - promenade à dos d’éléphants... tant. - promenade avec l’éléphant en laisse comme un petit yench... tant. - baignade avec les éléphants .... tant. - douche des éléphants plants ... tant. - panier de friandises pour les éléphants... tant. Ceux que je peux apercevoir à l’entrée ont le haut du crâne entaillé par le pic acéré qui sert aux cornacs pour les guider. On dirait que les oreilles sont coupées en biais. J’apprends quand même que les femelles en Asie n’ont pas de défenses et que comparés à leurs congénères africains ils sont beaucoup plus petits en taille. Sanctuaire? Mon cul ! Nous arrivons à l’entrée du parc aux cascades. Après notre droit d’entrée (1 euro pour l’autochtone, 2 pour le touriste.... pffff ça devrait être gratuit pour les gens du cru), nous passons par un espèce zoo ( décidément!) où se trouvent enfermés des ours. Je ne savais pas du tout et je n’en avais aucune idée: les ours noirs sont une espèce indigène du territoire Lao ( et asiatique). Bien sûr chassés et braconnés. Ceux qui se trouvent ici ont été récupérés d’un esclavage forcé ou pire mais d’un négoce interdit. Ils semblent couler des jours heureux et jouent ensemble. À partir de ce point, nous nous avançons facilement à travers la forêt primaire. Je suis étonné par le chemin que nous foulons. Totalement lisse, couleur terre, des racines des arbres gigantesques qui nous entourent en sortent. Je suppose que la main de l’homme n’est pas étrangère à ce bitume qui se fond harmonieusement dans le paysage. Pour une fois. Et bien non , je découvrirai plus tard que le chemin est constitué de boue en voie de sédimentation par le calcaire déposé lors du ruissellement des eaux. La forêt bruisse des sons émis par les bestioles qui volent qui rampent, les feuilles des arbres jouent avec le vent . Il y a des papillons partout. C’est magnifique. Nous arrivons à un premier plan d’eau, il y a foule. Nous continuons et au fur et à mesure de notre avancée, le touriste se fait de plus en plus rare. Jusqu’à notre arrivée au pied de ces somptueuses chutes d’eau dont l’apothéose est la magnifique cascade au bas de laquelle le bassin invite à la baignade. Interdite ! Arghhh! La montée continue sur encore 45 minutes , trop raide pour moi. Il fait déjà plus de 30 degrés. Nous redescendons bien décidés à trouver une marmite d’eau claire où plouffer ( c’est moi qui écrit et j’invente les mots que je veux) . Un bassin nous attend justement, il n’y a personne. Eau pure, limpide, la transparence n’est pas troublée par les tourbillons de surface. Vien nous confirme que nous avons le droit de nous y baigner. Par contre ce droit se mérite doublement. Il faut descendre sur une patinoire d’humus en se cramponnant comme on peut aux racines des arbres. Merci les arbres. Et on met le pied dans une eau glaglaglacée. Entrée extrêmement prudente, le froid, les cailloux, la glisse, le courant. Le plus dangereux ce sont les morceaux d’arbres immergés. Très pointus, sédimentés, autant de pièges sur lesquels s’empaler. Quelle récompense ! Des petits poissons viennent nous grignoter les pieds. L’eau s’avère fraîchement délicieuse. On barbote heureux . Au retour Vien s’arrête chez un bouilleur de cru local. Le riz fermenté dans de grande cuves chauffées au bois , le serpentin de l’alambic plonge dans de la flotte afin de condenser et liquéfier l’alcool recueilli dans un petit récipient. Il veut en acheter pour un pote qui adore ça . Je goûte. Putain ça arrache sa mère que les yeux y pleurent! Il achète 3 sacs plastique ! Vous avez bien lu. L’alcool est vendu moins cher en vrac dans des sacs plastoc transparents. Miam. Sieste. Et hop on verra ce soir. À bisousssss

Salut tous, Je vous rassure nous sommes au Laos . Tout va bien. À lire différentes publications : vous êtes totalement parano sur le coronabière . Nous sommes en Asie que nous parcourons depuis lonnngggg et ici rares sont les gens qui portent un masque. J’ai l’impression que c’est plus par politesse et pour NOUS protéger d’une éventuelle contamination que l’inverse . Arrivée à Vientiane aujourd’hui, par la route des montagnes. Le trajet est le plus mortifère du pays! Un camion sur le dos dans une épingle de la « bonne » route ( celle de la montagne. La différence avec celle de la piste c’est que des fois il y a du macadam ) , une bagnole dans le fossé. Normal, tout va bien. Berni Toocourt part en éclaireur ( c’est son rôle! Infirmier légionnaire : il doit se sacrifier ) en Thaïlande . Si tout va bien , si pas de catastrophe, si pas de Corona, si pas ......etc ! Il nous accueillera après demain à Bangkok . À bisousssss

Salut tous, Dernière journée à Vientiane. Nous quittons le Laos en train cet après-midi pour la Thaïlande. Destination Bangkok , arrivée vers 6 plombes du mat et où nous passerons un dernier moment avec Berni qui lui, regagnera la France le lendemain. Quelques petites anecdotes qui m’ont marqué durant notre séjour. Nous devenons très facilement millionnaire en kip. Le taux de change avec l’euro est d’environ 1/1000 . Par contre lorsque les laotiens parlent de grosses sommes, il discutent en baths thaï . Si le montant est réellement conséquent c’est alors le dollars us qui prend le dessus. Le nord du pays va connaître un véritable essor économique et touristique sous peu. En projet bien avancé il y a l’autoroute, l’amélioration de la route du Mékong ( c’est par celle-ci que nous avons vécu notre Paris-Dakar personnel) , le TGV et la construction d’autres barrages. Le tout en grande partie financé par les chinois qui vont accroître de façon exponentielle leur main mise sur le pays. Le nord est privilégié pour, à mon humble avis, plusieurs raisons : proximité du grand frère chinois et grâce également à la France . Et ouaissss! À la suite d’une guerre contre le Siam , les Laos ont perdu toute la partie droite du Mékong (ou gauche ça dépend comment on regarde) , annexée par la Thaïlande. Mais suite à la guerre menée et gagnée par les français le prince de Luan Prabang a demandé à ce qu’on lui rende les territoires pris par le Siam . Le nord du Laos possède donc les deux rives du Mékong et construit des barrages à tout va au grand dam de la Thaïlande. Merci Vien pour ce cours d’histoire. Pour être propriétaire terrien au Laos, outre le fait d’être impérativement de nationalité . Il suffit de défricher et de cultiver une parcelle vierge. Ceci explique également en partie l’écobuage outrancier pratiqué. Il est dans la mentalité du cru d’avoir son lopin de terre pour y cultiver et élever le nécessaire quotidien . D’où l’étendue des villes, sans centre réel et ces putains de volailles qui chantent des 3 heures du matin . Où que l’on soit même dans des hôtels luxueux, il y a toujours une bestiole pour faire chier en pleine nuit . Autre source de chagrin : les déchets plastiques omniprésents. À tel point que je n’ai jamais été étonné du fait de les trouver en bordure des champs clôturés, jusqu’à ce que je remarque la symétrie de l’étalonnement des sacs accrochés aux barbelés. En fait il s’agit et de marquer son territoire et d’épouvantails à oiseaux. Trois endroits nous ont enthousiasmés au sud les 4000 îles, au centre Vientiane, au nord Luan Prabang. Et surtout surtout la gentillesse et la joie de vivre, la disponibilité et l’enthousiasme de Vien . Un grand merci à Berni pour nous avoir permis, facilité , aidé à découvrir. Le Laos, ses racines. À bisousssss

Salut tous, Internet est capricieux, erratique, féminin , fainéant, capricieux, en grève perlée ( pffff me fait penser à Sweety lorsqu’elle fait semblant de ne pas comprendre) dans notre hôtel de Bangkok et pourtant FB m’enjoint : exprimez-vous ! J’hésite.... pas que pour internet. Je chasse de vieux démons dont je ne suis pas fier du tout. Ce matin nous avons eu un aperçu rapide du quartier chinois, où nous avons déambulé avec Berni pendant quelques heures. Quels contrastes avec les différents marchés asiates que nous avons déjà foulés, parcourus, explorés. Ici c’est du sérieux ! Tout est plus rangé, policé. On n’ose pas discuter les prix. Pourtant le principe est le même : vendre! Et la boutique qui propose des produits qui ressemblent plus à un inventaire à la Prevert dans le choix . Mon esprit pourtant peu cartésien a du mal à faire le lien entre un câble téléphonique, du baume du tigre et un ensemble de manucure pro.... Tout cela est pourtant mis à la disposition du client au même endroit et proposé par le même vendeur , les allées sont presque rectilignes et l’air conditionné des magasins rafraîchis les traverses séparant les différents étals . Et hop internet vient de sauter ....! Grrrrr! Nous avons fait quelques emplettes . Je soupçonne Berni de vouloir faire un trafic de masques anti Coronabière. Sieste pour récupérer de la nuit précédente passée dans le train . Fort de notre expérience vietnamienne (cf les billets de l’année dernière ) , j’ai commandé d’office en première classe. Pas l’envie de passer 11h de voyage entassés à 6 dans la cabine sur 3 hauteurs de couchettes. Quelle surprise! Nous bénéficions d’une prise en charge dès la frontière Lao/ Thaïe passée. Salon d’attente lounge reserved. Avec flotte à volonté et air conditionné. Quant à notre cabine.... deux couchettes superposées, un petit lavabo, maître d’hôtel obséquieux. 3 chiottes et un douche réservées que pour notre wagon, service dans la cabine. Luxe. Trop... si j’avais su : la seconde est parfaite pour voyager ainsi. Bon à savoir. Ce soir j’ai proposé à Olivier le night market de Patpong. Le quartier mal famé de Bangkok. Enfin le seul que je connaisse pour y avoir traîné mes guêtres en 2005. J’avoue, je suis secoué, j’ai vraiment changé. J’en suis heureux, c’est heureux. Attention je ne me cherche aucune excuse. Les faits et rien d’autre. J’étais avec un groupe en voyage organisé, entrainé par mon cousin , déboussolé par la perte de mon fils et le limogeage de la part de mon ex épouse. Il y a partout la prostitution hommes, femmes, lady boys , les spectacles heuuuu , je ne trouve pas les mots . Osées n’est pas suffisant par rapport aux « performances » auxquelles j’ai assistées à l’époque. Et oui j’ai eu consommé et plus jamais de ma vie je pourrais recommencer. Glauque. Triste. Sordide. Pathétique. Difficile à avouer. Bref nous sommes retournés à l’hôtel en tuktuk sans rien acheter . À bisousssss

Salut tous, Nous partons pour la Birmanie dans quelques heures. Sans vraiment de regret de quitter Bangkok, mais déçu de ne pas avoir visité plus avant le pays comme nous l’avions projeté. Ville de contrastes encore plus accentués que dans les autres coins d’Asie où nous avons pu traîner. L’opulence, les paillettes bling-bling , les grattes ciel côtoient la misère noire, les masures. J’ai recommencé à me défaire de bribes de mon passé en donnant mes affaires directement aux clochards dormant à même le sol juste devant notre hôtel. La rue à traverser. Ils étaient très étonnés de mon geste. Au pays de Bouddha! Les moines par contre fleurent bon l’opulence. Certains sont grassouillets ( je sais hôpital, charité et gagnagna....) , fument, ont l’oreille collée au smartphone dernier cri. La charité est bien ordonnée. Quelques lieux communs: magnificence des lieux touristiques, Chinatown fascinante de jour comme de nuit, le glauque de Patpong, la pollution, l’or des temples. Bangkok est une trop grande ville pour moi, trop bruyante. Pensez: en une semaine je n’ai même pas pu apercevoir la majorité des 8 millions d’habitants, ça change de mon village . Par contre pas de clivage réel et net par quartier; les palais jouxtent les zones de verdure sauvage et se mélangent aux bidonvilles. J’ai quand même adoré me (nous ) perdre dans des endroits improbables, les petites aventures qui en découlent , nos rigolades, les embrouillent avec les taxis, tuktuk, Grab/Uber, observer le mode de vie des gens. J’ai moins apprécié les gigantesques centres commerciaux, qui n’ont que l’avantage d’avoir l’air conditionné , pansement fraîcheur à la chaleur accablante accentuée par le manque d’air, la rue, les embouteillages gigantesques. Depuis quelques jours nous cherchions à visiter un des marchés flottants. Ils ne se tiennent que le week-end. Sont très touristiques, nous cherchions plus d’authenticité. Évidemment internet nous fournit des pistes, pas vraiment attrayantes car peu fréquentées par des locaux. Nous repérons quelques lieux et décidons d’aller en explorateurs essayer de trouver des capitaines de « long tail », ces bateaux avec des moteurs de voitures ou camions, un arbres d’hélice démesuré qui se manient avec dextérité, vitesse et dans un boucan d’enfer. L’idée c’est de nous faire harponner par des pêcheurs, marchands, rabatteurs locaux, de discuter de bout de gras et embarquer le lendemain sur la barcasse pour avoir une visite privilégiée. On ne trouvera jamais. Par contre , perdus au milieu d’un grand rien , au bord de l’eau. On fait du bateau stop et on embarque sur une péniche sans savoir pour où. Instant magique. Gentillesse de la personne. Que c’est bon. Pour finalement rentrer par le métro, d’une propreté remarquable. Je n’apprécie pas les tuktuks. Je suis trop grand, je dois me coucher à l’intérieur pour regarder en hauteur, ceux d’ici n’ont rien à voir avec ceux que nous avons pu apprécier au Cambodge. Ce qui compte ce n’est pas le confort mais l’accélération et le bruit fait par l’engin. Olivier lui adore. Il reste Grab (équivalent d’Uber) qui nous sert de référence prix ou les taxis. Pour nos déplacements il y a un autre problème de taille. Les chauffeurs ne savent pas lire l’alphabet romain et parfois pas lire du tout. L’écriture Thaïe comme Lao ressemblent à des vermicelles de sanscrit, c’est joli mais incompréhensible pour nous. Nous décidons d’un lieu, fixons une adresse que nous enregistrons sur une application. Le conducteur la regarde , puis nous dit yes yes .... Première expérience avec un tuktuk. J’ai perdu patience. Olivier Gédon se gaussait tant et plus . Le type m’a répété 20 , 30 fois un truc du genre talassine ???? MERDE !!!! Pour finalement nous amener à quelques encablures de là où nous souhaitions nous rendre. Ça c’était pour prendre le bateau bus Hop On/Off. Je recommande afin de visiter la ville sans embouteillage et en prendre plein les mirettes pour un prix très raisonnable. Deuxième expérience : le taxi . Il faut insister pour faire mettre le compteur, cette fois-ci c’est Oliv qui s’est énervé.... Héhé. Nous sommes dans le hall de notre hôtel et le portier nous demande si nous souhaitions un taxi. Mais vouiiii mon brave homme! Cela tombe bien mes seigneurs, votre jour de chance car par le plus grand des hasards, il se trouve que vacant là, un noble chauffeur oisif attendait votre venue .... nous indiquons notre destination. 200 baths . Non tu mets le compteur. Non pas le compteur mais pour vous et puisque nous sommes amis de longue date 150 baths. Nous prenons un autre taxi . Compteur. La facture s’élève à 55baths. De retour à l’hôtel Olivier fulmine, se plaint à la réception, en disant que c’est du vol, que l’hotel est complice, qu’il va écrire à la direction et aller à la police etc.... La personne comprend son courroux mais parle pas très très bien anglais, ne saisit pas le sens de toutes les phrases et noie le poisson. Oliv prend les autres clients qui arrivent à témoin, crie au scandale. Loué soit Bouddha , la préposée parle instantanément un anglais remarquable, comprend la colère justifiée, assure que le taxi n’est pas rattaché à l’hôtel , qu’il n’y a pas de rétro commission et s’il vous plaît taisez-vous , parlez moins fort et n’écrivez pas à la direction. Aujourd’hui Grab/Uber. Oliv a finalement déniché une agence de voyage tenue par un français qui propose non seulement la visite du marché, mais également une découverte des Klongs (canaux qui parcourent la ville) , du musée des orchidées et avec un guide francophone. Durée 4 heures pour un prix très raisonnable. Banco! Nous avons un message fixant le lieu de RD avec une carte et l’adresse en écriture Thaïe et en écriture romaine. Grab. Nous suivons le parcours sur Maps. Oliv interpelle plusieurs fois le chauffeur, lui montre l’adresse en sanscrit et en romain, le plan . Il est persuadé que nous faisons fausse route. Yes yes! Et on tourne, et on vire, et on se perd, et on arrive. Sur un chantier. Pas d’eau . Bizarre. Le doute s’installe, le chauffeur s’énerve , croit qu’on ne veut pas le payer. On lui montre l’argent, on descend de la voiture. Olivier Gédon demande à des gens si l’adresse est est exacte. Je comprends que non et je remonte immédiatement dans la voiture que je prends en otage. Oliv et le chauffeur me rejoignent. Palabres, énervement, discussion . Le chauffeur nous montre des papiers en sanscrit, refuse de téléphoner à notre contact à l’agence, tergiverse.... puis finit par céder et nous amène au bon endroit. A l’opposé de la ville. Dans un temple! Alors là je suis sur le cul . Personne. Oliv avise un moine qui lui confirme que c’est bien la bonne adresse. Effectivement au bout du temple un embarcadère . Vide. Nous avions prévu très large. Grignote. Encore une heure à tuer. Nous faisons la sieste sur un banc en attendant l’arrivée de notre guide et de notre bateau . La visite se fera également avec une famille sympathique. C’est beau, calme, reposant, zen. Les poissons s’agitent et sautent hors de l’eau car ils ne sont pas pêchés près des temples, nourris pas les moines qui gagnent ainsi des parts de karma. De gros Varangs se prélassent au soleil, nagent à côté de l’embarcation. La guide nous explique, nous renseigne. La construction des canaux est arrêtée du fait de la spéculation foncière. Creuser des terrains qui valent de l’or pour les remplir de flotte. Pas rentable. Le prix de l’immobilier atteint des sommets difficilement possibles par l’habitant lambda. Des appartements sont ainsi proposés sans cuisine. Il revient plus cher de se faire la popote à la maison que d’aller dans un street food. Pour espérer avoir un niveau de vie décent il faut au minimum obtenir un diplôme universitaire. Mais les études sont payantes. La famille fait alors soit des sacrifices, soit est fonctionnaire car dans ce cas l’école est gratuite. Pas de sécu. Pas de retraite. 6 jours de congé par an. Au retour du marché, plus beaucoup de vendeurs, nous y étions sur la fin et la remballe. Nous faisons un stop au musée des orchidées.... Bon. Bof. Sauf l’exceptionnel : dégustation d’un fruit, plus petit qu’une olive. Très rare . C’est un exhausteur de sucre, qui annihile totalement l’acidité en laissant une saveur sucrée en bouche d’une longueur étonnante. Tout de suite après avoir recraché le noyau nous croquons dans un citron vert.... un délice soyeux sous la langue. Le nom du fruit : Miracle ! Véridique ! À bisousssss

Salut tous, Insomnie de 3h. En arrivant hier en Birmanie j’étais énervé. Je ne me rappelle plus pourquoi? Le fait que l’avion se soit aplati sur la piste au lieu d’aterrir, qu’Oliv joue sur son téléphone alors que la consigne est formelle: l’éteindre sous peine de s’écraser. Il fait nuit noire, le réceptionniste de l’hôtel nous gonfle à vouloir se faire payer d’avance, ce que nous refusons. Ma chambre jouxte un appartement dans lequel des yenchs aboient tant et plus, l’air conditionné est hs (en fait il faut attendre 10’ de temporisation avant qu’il ne fonctionne), pas de restaurant alentours. Nous sortons faire des emplettes dans le supermarché à côté. C’est crade, les poubelles dégueulent et des jeunes femmes bien habillées, smartphone vissé à l’oreille fouillent dedans. Pas d’alcool et moi qui rêve d’une bière fraîche. On fait tous les rayons pour trouver de quoi nous restaurer sur le pouce. Pour moi ce sera cahouètes et eau tiède ! Yesss. Je suis étonné de croiser un femme cachée sous un niquab. Je réalise que nous devons être dans un quartier musulman. Heureusement sur le retour : une épicerie et ouf 😅 je trouve mon bonheur frais. J’arrive dans ce pays pétri de certitudes et de clichés forgés essentiellement grâce à mes lectures mais aussi aux personnes rencontrées qui ne tarissent pas d’éloge ni sur la bonté, la gentillesse des gens, ni quant à la magnificence des paysages. Dictature militaire, qui s’ouvre depuis peu au tourisme(vite, vite y aller avant la pollution du tourisme de masse!), triangle d’or, conflit ethnique entre hindous et musulmans, An San Sukyi (hummm orthographe phonétique) le prix nobel de la paix et dont la non réaction , la non condamnation fasse à cette épuration et la violence de la déportation d’une partie du peuple est choquante; inexplicable. Et comme j���ai toujours ancré en moi le mythe du bon sauvage, l’homme naturellement bon de mes lectures d’ado : Voltaire, Diderot, évidemment Rousseau ou plus récentes : Defoe et surtout la version plus trash de Tournier.... Bref intellectuellement, psychologiquement je suis certain d’arriver dans un pays policé, gendarmé, militarisé ; limite avec des « check point » , tiré au cordeau, une population digne mais soumise et un habitat constitué essentiellement de casernes. Bêtement je pensais pouvoir établir un classement de mes préférences entre : Cambodge, Vietnam, Laos et Thaïlande. Ho putain le choc! Le bug neuronal! La remise en question! Voyagez mes amis, voyagez! Et surtout remettez-vous en question, ouvrez votre esprit et essayez de penser différemment. Jai eu du mal à prendre du recul, à accepter, ne pas juger, ne plus comparer. En fait j’ai basculé dans un autre monde. Je ne suis plus en Asie ( jaune, bridée, douceur de vivre.... clichés occidentaux) mais en inde 🇮🇳 ! Un coup d’œil sur les cartes m’apprend qu’une grande partie ouest du pays est bordée par le Bangladesh 🇧🇩 et l’inde. La peau des gens est beaucoup plus foncée, les hommes sont vêtus de sarongs; les dents et gencives rouges du jus de betel quils machent tel un chewing gum. Les femmes de saris, beaucoup ont un point rouge dessiné au milieu du front, la peau visible ( visage, avant bras, mollets et pieds) enduite d’une épaisse couche de karité afin de se proteger du soleil, peu de pantalons et quasiment aucun masque parano. En regardant les visites incontournables sur internet. Je repère un train , genre intercité, qui fait le tour de Rangoon et communes limitrophes en environ trois heures. La gare est éloignée d’environ trois kilomètres et un peu de marche nous permettra de nous faire une ébauche de la capitale, des gens, conditions de vie et architecture. Choc visuel, olfactif, bouleversement des certitudes. Ho putain!!!! Il me faut un grand moment pour que le bordel dans mon cerveau entre l’imaginaire et le concret se mette en place , que les jetons tombent et que les ronds consentent enfin à entrer dans les carrés. On traverse un cloaque quasi ininterrompu de détritus, de bidonvilles , des cours d’eaux qui ont l’épaisseur de l’huile de vidange . Aucun scooter ni deux roues ne sont autorisés par la junte. Il y a comme partout en asie des street food mais les mets proposés sont plus à base de curry, toujours dans des bols mais il n’y a plus du tout de baguettes remplacées par une cuillère et une fourchette, pas de couteaux et surtout aucun alcool. Povvvvvv. La gare , bel édifice mais plus du tout d’une première fraîcheur, tout est écrit en sanscrit, les personnes attendent dans le calme mais en jouant des coudes pour obtenir des billets. Nous sommes un peu paumés. J’aperçois mon premier militaire armé d’une mitraillette. Aucune animosité ou nervosité. Je passe devant pour atteindre les quais en m’attendant à me faire rabrouer. Rien. Ouf, j’avise un panneau: tourist information. La personne nous indique le numéro de la voie et que notre ticket nous sera vendu sur le quai. Le train : un poème à lui seul. Banquettes en plastique, micheline poussive , pas de classe, pas de place réservée, pas de portes fermées sur l’extérieur. L’expérience du voyage commence. Foule bigarrée, les vendeurs proposent aux passagers en hurlant et bonimentant pour couvrir le bruit toutes sortents de marchandises. Eau , aliments, vêtements, tapis, coussins, lunettes de correction, écouteurs, fruits , légumes. Des femmes portent d’énormes plateaux sur leur tête chargés d’un repas complet. Elles le tiennent dune main et de l’autre un petit tabouret. Lorsqu’un client commande, elles posent le tabouret, commencent par s’asseoir dessus, puis posent le plateau sur leur genoux et préparent le repas proposé dans du plastique qui sera délicatement rangé a la fin de la collation directement sur la voie ferrée par la fenêtre ouverte. Bon je fatigue..... À bisoussss

Salut tous, Je reprends mon billet d’hier avec quelques anecdotes qui m’ont échappées. En fait là tout de suite je me réveille de la sieste, je devrais être plus frais qu’entre deux insomnies. À la gare, je suis surpris sur le quai d’attente du nombre de personnes assises ou couchées par terre alors qu’il y a des tas de places disponibles sur les bancs. En fait la plupart des gens étalent une natte ou une couverture et s’installent pour papoter, grignoter ou dormir. J’ai remarqué cette attitude également dans la rue. Près d’une école les femmes se réunissaient pour lire ou discuter. Tout le vacarme du monde, tout le tohu-bohu possible ne sauraient empêcher Olivier Gédon de s’endormir , alors qu’il est brinquebalé dans un train hors du temps. Et moi d’être jaloux ! À certains arrêts , les marchands refont le plein de marchandise. Quelques uns descendent et d’autres chargent. Il faut être rapide. À la montée des ballots sont jetés à la volée ou plus délicatement suivant le contenu, puis montent les vendeurs. Les marches sont très raides et les sarongs/ saris n’aident en rien. Une femme s’accroche avec les deux mains sur les poignées de chaque côté du passage et se hisse en force en perdant son sari. Éclat de rire général dans le wagon. Après presque trois heures de voyages, Oliv m’informe que ayé on est de retour. Une femme descend péniblement puis récupère ses affaires. Il y a embouteillage à la sortie. Je prends celle du wagon suivant et j’arrive sur le quai. Le train démarre et je vois Oliv goguenard me disant du haut de la porte : « je me suis trompé »! Le salaud je voltige en marche avant de me retrouver sain et sauf et déconfit. J’ai pu assister à la préparation et à la vente du fameux bétel qui rend les dents rouges, les gencives pourries, rend les consommateurs accrocs et accessoirement un petit cancer en prime. Le vendeur a une tablette posée sur son ventre, retenue par des bretelles, il dispose à la suite plusieurs feuilles, y dépose du tabac par dessus, une goutte d’acide comme liant. Plies les feuilles en quatre, les met par lot de 10 dans un petit sac plastique et hop terminé. L’operation dure pas plus d’une minute. D’autres différences culturelles m’ont frappées : il y a énormément de mendiants dans la rue, dans le train, partout. Dont de très très jeunes. Des quasi bébés qui tendent la main en nous apostrophant : « Hello! Money » , le plus petit savait à peine marcher et était envoyé par ses parents qui le couvait du regard pour vérifier sa rentabilité. Il est trop petit bébé ! Je regarde le papa qui me sourit et me dit également : « Money ». Je suis furieux contre lui, contre moi, contre la société qui permet ce comportement. Honteux d’être nanti et pourtant refusant de faire l’obole et encourager la mendicité des bébés. C’est révoltant ! Je suis révolté ! Impuissant.... Les taxis n’ont pas de compteur. La course se discute avant de monter. Pratique lorsque tu ne connais pas la ville. Mais on ruse. J’ai téléchargé deux applications : GRAB qui est l’équivalent de UBER et qui m’indique un montant maximum à régler et MAPS.Me qui permet une géolocalisation même hors connection. Grab est notre référence dans les autres pays d’Asie. Ici non, le taux de change nous est tellement favorable, le montant de la course tellement ridicule que l’on hèle les taxis à la volée. On discute le bout de gras et on paye deux fois le prix normal tout en s’amusant . Tout le monde est content.... Et ça nous donne bonne conscience à peu de frais. Aujourd’hui le contraste fut total. Magnificence, beauté, délicatesse, ors, sérénité, zenitude. Nous sommes partis visiter le temple de Shwedagon qui se situe à 3km de l’hôtel . De nouveau nous décidons de nous y rendre à pied et continuer ainsi notre exploration lente. Mais Maps nous trahi, nous fait tourner en rond et nous indique des passages inexistants. Taxi. Nous arrivons au pied d’un colline. L’endroit par lequel nous accédons ne nous permet pas de voir le temple en lui-même mais un magistral escalier nous permet d’y accéder. Il faut se déchausser. Impératif. À la fin de notre visite, Oliv m’indique que le panneau indiquant de se déchausser est derrière lui, plusieurs remarque de différentes personnes l’incite à de nouveau ôter ses souliers. Il est aussi en bermuda. Interdit. On achète un sarong. Moi je le trouve mignon en jupe... Héhé... en redescendant il a failli rater une marche et s’exploser dans les escaliers. Les talons aiguilles se sera pour une autre fois. Il y a plusieurs temples, les décorations sont différentes, les sculptures sont toutes des œuvres d’art. Le bois est ciselé, l’or est partout. La ferveur impressionnante. Certaines personnes viennent et s’installent dans les temples pour y déjeuner en famille. Tous prient. Le lieu est immense. Il fait très chaud et pourtant le marbre que nous foulons en plein soleil reste frais par contre la réverbération est intense. Bien sûr comme touristes nous sommes des proies potentielles. Nannnn je veux pas de guide . Merci. Un vieux monsieur nous interpelle , pour nous conter la bonne aventure et la bonne fortune de notre avenir. Il nous demande si nous connaissons notre jour de naissance. Olive : « samedi et toi ? Mais je n’en sais rien ! » , le monsieur cherche dans un répertoire, moi aussi samedi! Bon... et alors ? Il y a des autels pour tous les jours de la semaine. Il faut y aller arroser la statut de Bouddha pour le rafraîchir, les fleurs autour de son cou pour les conserver et la bestiole qui garde le tout afin de s’attirer graces et chance. Nous fîmes le rituel avec toute la dévotion possible. Grignote. Nous décidons de rentrer à l’hôtel en vélo side car, ce n’est pas un cyclo pousse. Et puis ça peut être rigolo. Je n’arrive même pas à m’asseoir dans le siège trop étroit et je plains mon pédaleur.... Les voitures nous frôlent, les pauvres suent sang et eau. On abrège leur souffrance un bon kilomètre avant d’arriver à destination et ils ont gagné très largement leur journée. Bon Oli s’impatiente, me suis pas relu.... À bisousssss

Salut tous, J’ai rien dit pour ne pas vous inquiéter mais je suis de nouveau dans un aéroport à attendre un cercueil volant pour Bagan .... Pffff tout ça parce que Olivier Gédon refuse de passer 17 toutes petites heures dans un train pour la même destination. Je trouve que mon sens du sacrifice touche à l’abnégation. Adieu et à bisoussss

Salut tous, Nous voilà à Bagan, vue du ciel c’est une plaine semi-désertique avec des lopins de terre délimités par des palmiers. Tout est jaune, poussiéreux. Nous ne sommes que 5 passagers dans l’avion, et moi qui croyais la destination courue par les hordes de touristes. À part nous le tarmac est vide. Dès notre arrivée prise de température par les autorités. Oufff rien contracté depuis notre dernier contrôle il y a moins d’une heure... L.aéroport est étrangement vide. Le seul comptoir ouvert est celui des gabelous qui nous rackettent d’une fortune pour avoir le droit d’entrer en ville. Pas de Grab disponible. Notre hôtel qui théoriquement propose des navettes ne répond pas. Tout cela me parait étrange, un peu irréel. Un taxi parlant bien anglais nous propose ses services, comme d’hab on discute le prix de la course. Non! Il nous montre une pancarte indiquant un montant fixé pour nous rendre en ville. Okiiii. Nous en profitons pour glaner des informations. Nous serons logés dans Bagan le neuf comparé à Bagan le vieux. Échaudé par notre visite de Rangoon, je me demande si c’est une bonne chose. Notre chauffeur se désole de la pandémie qui fait fuir les touristes, mais pourrait bien faire nos affaires. Il nous propose de nous servir de guide, des billets à prix cassés. Il nous laisse ses coordonnées et nous invite à le contacter. Pourquoi pas? Il fait très chaud et l’air conditionné est le bienvenu. 39 *, ressenti 43* d’après notre appli météo. L’hôtel est sympa, nos chambres également, même si certains parmi les meilleurs d’entres nous bénéficient systématiquement d’un surclassement par rapport à l’autre..... Et en plus qui profitent du trajet en avion pour dormir pendant que l’autre veille à tout ! Nous demandons à la mignonne de la réception de nous conseiller un restaurant. Le « Talisha », 5’ à pied, nous cherchons en vain, spa grave celui que nous dégotons est excellent. Sieste. Il serait suicidaire de continuer notre promenade en plein canard. Au retour on lui demande de nous préciser l’adresse de Talisha.... Nannnn Dalisha! Dalishchia! Dalicchioua! Delichioua! Mais ouiiii chuis nul avé mon assent anglais à la noix Delichioussss. On comprend enfin qu’il faudra tester le Delicious. Ma (notre) première impression, confirmée aujourd’hui, c’est zen, propre, vert. Les habitants sont aimables, serviables, sympathiques et avenants. Le jour et la nuit avec la capitale. Les rues du village sont en terre, mais les habitants nettoient devant leur porte, il y a un côté hors du temps qui fait du bien. Peu de bruit car ici les scooters sont électriques, les tuktuks neufs. C’est assez perturbant car on entend pas le danger éventuel arriver. Lever à l’aube pour bénéficier d’un peu de fraîcheur. Nous avons loué un scooter pour la journée et la prise en main dans le silence est bizarre mais ça l’a fait. Balade dans un dédale de merveilles, des temples à foison, peut-être plusieurs centaines, tous en bon état de conservation. Peu d’ors à l’intérieur mais des couloirs peints en blanc, très hauts de plafond. Sérénité des lieux. Les gens prient et nous avons vu au maximum dans les plus grands et spectaculaires 6 touristes visiteurs. Toutes les autres personnes présentes sont des autochtones venus se recueillir. Pour m’être un peu documenté je sais que certains organismes proposent des survols en montgolfière. D’accord j’appréhende, mais on touche ici à l’exceptionnel, la merveille. Le truc extraordinaire à faire une fois dans sa vie. C’est cher. Olivier Gédon renâcle un peu, pas longtemps. J’ai à chaque fois à ma disposition plusieurs arguments massues qui peuvent se résumer : « tu penses revenir quand? On va mourir dans pas long ! » Pas que je sois pessimiste, mais il y a des réalités.... Et puis ni lui ni moi n’avons déjà tenté l’expérience. J’ai peur, j’ai la trouille. Notre taxi nous avait également informé de la possibilité de rejoindre Mandalay, prochaine destination , en bateau . Yesssssss ! En plus il a un cousin qui ....Et il nous fait économiser plus de 100 USD sur les différents billets. Nous l’invitons à déjeuner et le dotons d’un généreux pourboire. Départ demain à 5h30. À bisousssss

Salut tous, Le plus difficile ne fut pas de se lever à l’aube , dans la nuit noire et glacée, enfin glacée moyen . Comme dirait Oliv il faut toujours que j’exagère... Pourtant chuis innocent ! Le plus dur ne fut pas non plus de convaincre mon compère pour tenter cette expérience verticale. Nannnnnnn c’est moi! Il a fallu que je me motive. Que je combatte ma trouille de tomber. Être aspiré par le vide. 5h30 un mini bus vient nous quérir à l’hôtel et continue sa chasse aux clients dans différents points de la ville. On se retrouve au milieu d’un champ, nacelle versée sur le côté, l’enveloppe du ballon flapi-flappou dans la poussière. Petit dej, présentation de l’équipe . Monsieur ! Pipi .... Faut bien se donner une contenance et en profiter pour se rapprocher . Le ballon est pré-gonflé par un énorme ventilateur et après seulement on envoie l’air chaud qui gonfle l’enveloppe. L’opération dure environ 1/4 d’heure. La taille est gigantesque, je ne m’attendais pas du tout à ça. Le bruit du gaz enflammé est assez impressionnant. D’ailleurs je le suis! Impressionné. Le cœur qui bat un peu ( beaucoup) la chamade. Je vérifie discrètement le système d’attache qui relie le panier d’osier à l’enveloppe . Ça ressemble assez à des haubans, je me rassure comme je peux. 10 personnes en tout. J’espère que le fond du panier est solide. Pour une fois je ne fais pas le malin. J’écoute religieusement les consignes de sécurité. Très attentif, on ne sait jamais. Le pilote envoie l.air chaud et hop on décolle. Trop tard pour sauter. Je m’accroche. Putain que c’est haut. Aucune chance de survie en cas de crash. Des images de dessins animés me traversent l’esprit avec le ballon qui part dans tous les sens en faisant pchiiiitttt. Et puis tout d’un coup le silence. Aucun vent ressenti, le ballon glisse silencieusement dans les airs. Je découvre un nouvel univers. J’arrête de me focaliser sur ma petite personne . Je profite. De tout! L’expérience, les sensations... Tiens il faut chaud, la chaleur dégagée suffit à nous faire ôter nos polaires. Et puis cette vue .... cette plaine, ces temples, l’horizon . Tout m’émerveille. Le pilote nous explique que ce que je prenais pour une brume de chaleur est en fait du aux différents foyers à bois allumés par les terriens ... Héhé je suis Icare... qui servent soit à brûler les ordures, soit à préparer les repas. Comme à ras de terre il n’y a pas de vent la fumée stagne. J’en déduis ( habilement... et ouaisss) que nous bénéficions d’en envol et surtout de la direction grâce au thermique qui va de la terre vers le fleuve. J’écoute aussi la radio : 300 pieds ( merde presque 1000 mètres et 5 noeuds) . J’oublie le temps, mais je pense : « déjà fini ». Arrivée. Champagne. À bisousssss

Salut tous, L’heure est grave ! C’est la guerre. Nous rentrons demain afin de lutter à vos côtés. Je précise que nous n’écoutons pas du tout notre courage, mais que nous y sommes contraints et forcés. Voici donc la der des ders des chroniques asiatiques 2020. La première fois que j’ai entendu parler de Mandalay, c’était il y a .... bouhhh plein ou lonnnnggg comme vous voulez . J’étais djeun , beau, plein d’espoir d’une vie trépidante et glorieuse destinée à conquérir le monde. Las Vegas, j’étais dans l’hôtel éponyme, je savais que ce nom rappelait une contrée, un endroit que j’imaginais lointain et mystérieux. En Afrique, Asie ? L’Inde des maharadjas ? L’Arabie des mille et une nuit? Promesses de joyaux, de femmes lascives mais farouches. Déjà rêveur . Le rêve fut plus tard effacé par la réalité du quotidien. Pour atteindre notre destination : quelques heures enchanteresses de bateau à parcourir les berges de l’Irrawaddy. Nous quittons Bagan à l’aube ( réveil à 3h45) , l’esprit encore émerveillé par nos découvertes, nos rencontres et surtout ce voyage en ballon. Le survol a duré ce qui m’a semblé une courte période... Ô temps suspend ton vol ! Mais la sensation de liberté, de vivre un moment exceptionnel, emmagasiner tant de belles images, les couleurs changeantes en fonction de l’apparition et l’élévation de l’astre soleil’ ces centaines de temples. Magie d’un moment fugace et à la fois éternel. Pourtant le chemin aquatique pour rejoindre Mandalay est tout aussi charmant, intéressant. Il durera 10 heures. Nous arrivons sur un parking de poussière, une nuit d’encre, guidés uniquement par le halo d’une faible lampe torche d’un marin vers notre bateau. Il est à couple à d’autres navires. Pour le rejoindre nous devons faire l’équilibriste sur d’étroites planches, chargés comme des baudets; lestés de nos sacs à dos, les bras tendus comme quand je fais l’avion dans l’avion afin de ne pas choir dans un eau sombre. Surprise nous sommes 6 alors qu’il y a au moins une centaine de places assises. Phénomène Corona. Les berges défilent plates et monotones pour qui ne sait regarder. Il y a une vie discrète mais trépidante sur les côtes; faite de pêcheurs à l’épervier, d’éleveurs qui mènent les troupeaux se désaltérer, d’agriculteurs qui binent et collectent, les gens qui se lavent et les enfants qui jouent. Peu de villages visibles. Des temples épars . Nous croisons essentiellement des bateaux de travail, chargés de containers, de bois de teck, de charbon. Des barges à couple avec des remorqueurs sur leur trois quart arrière. Le plus étonnant pour moi ce sont les immenses radeaux de bambous sur lequel les marins ont posé un petit moteur teufteuf qui permet de diriger le bric à brac. Ce que je prends pour des dragueuses, le niveau de l’eau est bas, il n’a plus plu depuis octobre dernier . Renseignement pris ces suceuses de sable ont une double fonction : permettre au chenal de continuer à remplir son office de passage mais également orpailleur. Étonnant. Je ne peux résister à me rendre dans le poste de commandement, le capitaine est sympa et fait des efforts pour comprendre mes questions. Comme en mer il y un balisage rouge et vert, je repère également quelques « danger isolé » , mais je ne comprends pas la rouge et blanche . Une bouée d’eau saine? En rivière? Mon myanmariendutout reste incompréhensible. Je reste sans réponse. Nous arrivons à la nuit. Lendemain petite terreur. Oliv se rend compte qu’il n’a plus aucune carte de crédit. Allô, notre taxi de Bagan nous rappelle tout est retrouvé, nous récupérerons le tout à la prochaine rotation. La visite du pont en teck . Le plus long du monde : 1 km, nous permet de découvrir des pans entiers de la ville. Rien à voir avec la crasse et le laisser aller de Rangoon. J’adore l’endroit fait comme presque toutes les villes d’Asie de quartiers mono tâche. Là les sculpteurs de Bouddha, la tête est façonnée en dernier. J’ai des images de parodie de télé à écran plat , en attendant que les traits prennent forme. Une allégorie de de l’éducation et de la formation des idées. Là des rétameurs, des vrais orfèvres. .... il n’y a presque que des autochtones. La dernière mode: les filles se font photographier en posant avec une ombrelle qui ressemble en plus grand, mais furieusement à celles plantées dans nos cocktails. On discute et on papote avec des gens, au gré des rencontres et des sourires échangés. Un diseur de bonne aventure m’interpelle : you are bioutifoule ! Je m’assois à côté de lui le temps d’une photo. Des mendiants ont trouvé une source de profit quasi inépuisable. Je gagne quelques points de karma en libérant deux hiboux et deux autres pilafs. Cool , sérénité. Finalement j’adore le Myanmar et j’ai hâte de continuer nos découverte vers le lac Inle et les îles de la mer d’Adaman .... ce sera pour l’année prochaine. À bisousssss

Salut tous, C’est mon côté cabotin, artiste, starlette . J’en veux toujours plus! J’ai donc fait semblant de partir, j’ai attendu la standing ovation et hop! Coucou me revoilou avec un péniltunième billet d’humeur. Ou pas. Cela dépendra de ma sensibilité à la flatterie. Ce matin je demande à Oliv : au fait on part à quelle heure? il me répond avec un air mi-goguenard mi-narquois: attannnn il faut que je vérifie mais c’est aux alentours de 19h30 . Il sait que j’appréhende et il s’en amuse. Ouaichhhh parce que je n’ai pas eu la copie de la résa. Et comme j’ai une tendance certaine à ne pas trop aimer l’avion , en plus des compagnies exotiques qui n’arrêtent pas de tomber. Je vérifie tout, déjà bien amont: j’étudie le nombre d’escales, j’en déduis habilement les chances de s’écraser au décollage, en vol et à l’atterrissage. Moi aussi je fais des statistiques ! 100% c’est sur. Puis après le nombre d’heures à patienter dans les différents aéroports, si on a par miracle survécu au trajet précédent . Si je pouvais j’établirais aussi le plan de vol, ça m’aiderait pour ma performance télékinésique. Nous sortons du petit déjeuner et du coup ça fait un long moment à tuer. Je commande un tuktuk et une dernière petite visite pour en prendre plein les yeux et en profiter une dernière fois de Mandalay. Et nous voici bien en avance , comme j’aime, en partance pour l’aéroport. Fais voir le papier ? ! C’est vrai quoi faut toujours réclamer.... Ho putain ! Je n’en crois pas mes yeux : départ 12h50 le 18 ..... il est presque 14h ( vouiiii d’accord mais on ne sait jamais, si on a un accident, si on crève... il vaut mieux être en avance, d’abord c’est la politesse des rois et en suite ben c’est comme ça .) . Oliv ? Hummm! On est bien le 18? Oui, qu’est ce que tu racontes?! La suite? J’ai cru qu’il se mettait des baffes. Victoire à la Pyrus pour moi.... Finalement grâce à un très généreux bakchich nous embarquons in extremis pour Rangoon afin de prendre une correspondance pour Kuala Lumpur et récupérer ainsi notre vol Emirates à destination de Nice. Impossible de nous enregistrer directement sur Emirates afin de confirmer notre place même si nous avons raté le premier vol international. Nous aurions du rester confinés en transit, dans l’attente de notre départ pour Nice...... Vouiiii mais dans notre cas le billet pris pour Kuala Lumpur est considéré comme notre destination finale. Et les frontières sont fermées ! Les vols annulés! Tu la sens la balayette ? Finalement nous devrions ( conditionnel !) partir le 21 .... Sauf que je suis toujours en attente de la confirmation des vols malgré mon billet payé intégralement. Je dis « mon » car du coup c’est moi qui suis devenu le chef de la logistique. Dégoûté le père Oliv. 3 nuits à Rangoon , va falloir s’occuper! Enfin l’hôtel est chouette. À bisousssss

Salut tous, Franchement je suis un maudit de l’avion! J’aime pas , il me le rend bien. Pourtant cette fois-ci exceptionnellement je voulais monter à bord. Je tournais paranoïaque, confiné volontaire dans ma chambre d’hôtel de Rangoon. Impatient de prendre le taxi. Ce dernier attend. Le portier lui interdit de partir tant qu’il n’a pas vérifié si non n’avons rien volé ou détérioré. Je fulmine. Oliv fulmine. Rien n’y fait. Il manque dans le mini bar. Je hurle de la fenêtre du taxi : « mais il n’y a pas de mini bar!!!, je rajoute un petit FUCK OFF bien senti, des fois qu’un léger doute puisse subsister sur mon petit courroux.... Si j’ai pris une petite bouteille d’eau me calme Olivier. Et il nous font chier pour ça? On va rater ce putain d’avion . Je sors comme une balle du taxi et je crache mon venin. Je dois faire peur . Olivier lui fait convertir en pourcentage le montant réclamé pour la bouteille: 500 khyats (0,35 €) par rapport aux 345.000 khyats de notre facture. Il lui demande : Are you fucking stupid ? Yes yes répond le con. Je suis hystéro-louffe! Du coup le taxi n’en mène pas large et fait Fangio-Senna-Hamilton jusqu’à l’aéroport. Ouf sauvé ! Et bien non, que nenni. Au comptoir de l’embarquement il y a manifestement un problème. La compagnie Birmane et Emirates Airlines n’ont pas d’accord commerciaux en matière de transfert de bagages. Et vous restez combien de temps à Singapour? Rien nous sommes en transit dans l’attente de notre prochaine escale vers Dubai et de là vers Nice notre destination finale. Ha ça ce n’est pas possible, il faudra débarquer à Singapour et récupérer vos bagages pour les faire enregistrer ensuite sur vos prochains vols. Accessoirement y rester en quarantaine une petit quatorzaine de jours. Mais non! Nous avons acheté un one way ticket, nous restons en transit dans tous les aéroports . La meuf ne veut rien savoir. Je reconnais humblement qu’Olivier est beaucoup plus patient et diplomate que moi. Je reste en retrait pendant qu’il négocie. On joue l’inertie. Le temps passe, on va finir par rater l’avion si ça continue . Non désolé mais il n’y a pas de solution. Mais si propose mon pote : on abandonne nos bagages là tout de suite et comme ça on ne sort pas de la zone de transit . La meuf perd de son assurance et demande à sa cheffe-cheffe, qui nous assure qu’elle va essayer de voir avec ses collègues d’Emirates. Et moi je suis en apnée ébullition. Finalement le matriarcat cède la place à l’homme qui va nous sauver. Le boss du comptoir. J’ai vraiment l’impression que ça les faisait chier grave d’ailleurs. Prenez vos bagages dans l’avion et zouuu problème réglé. Oufff bon je perds quand même mon couteau Leatherman sea pathfinder( pour les connaisseurs : un petit morceau de rein quand même) dans l’affaire. Putain c’est juste au niveau timing! On a encore les formalités douanières à se taper et évidemment pour rejoindre notre porte d’embarquement il faut traverser l’immense zone duty free, j’arrive ventre à terre.... Pour retrouver nos deux connasses : « Puis-je voir vos passeports une dernière fois svp? » Elles veulent un rencard ou quoi , ça fait trois fois qu’elles les étudient. Toutes les pages, une par une, il y a des visas partout. Elles essaient de trouver la faille . En désespoir de cause: « vous vous rappelez avec qu’elle compagnie vous êtes arrivés au Myanmar ? Nannnnnnnn !!!! » . Merci messieurs , bon voyage. Nous arrivons à Singapour, il pleut et l’avion danse et frétille de joie. Moi non. Par le hublot j’ai le temps d’observer des dizaines et des dizaines de cargos en attente soit de chargement soit au contraire pour vider leurs cales. Plus que 7 heures d’attente avant de savoir si sur Emirates ils vont accepter de prendre nos deux gros sacs à dos en cabine. Suspense..... À bisousssss

Salut tous , Ouffff! Ayé ! Rentrés! D'après les informations entendues ça et là : de justesse. Nous avons pris le dernier avion Emirates avant que la compagnie ne suspende ses vols en direction de la France. Les aéroports ferment les uns après les autres. Nous nous attendions plus ou moins à être placés directement en quarantaine. Ce sera moins . À mon grand étonnement les douaniers du terminal de Nice ne portent ni gants ni masque. J'interroge celui qui vérifie mon passeport , cela n'a pas l'air de le perturber outre mesure . Nous prenons un rongeur pour rentrer chez Olivier . incroyable pour nous qui venons de pays où il y a la foule qui se bouscule, où pour faire un trajet on calcule le temps d'embouteillage. Tout est calme, silencieux, désert. Pas une voiture , de très rares piétons. On sent la peur . On discute avec le taxi afin d'avoir les dernières nouvelles concernant les possibilités de circulation et surtout pour moi : savoir si j'aurais l'occasion , l'opportunité et la possibilité de rejoindre le village le lendemain. Déjà quasi 48 heures que nous avons tenté de rejoindre le pays , le stress, le décalage horaire.... Je suis claqué. Mon plan est de passer la nuit chez Oliv et prendre la route le lendemain lundi. Le taxi nous affirme que ce sera impossible. Interdit. Il me fait flipper. On paye la course une énorme gigantesque fortune colossale , équivalent du cumul de plusieurs PIB des pays que nous venons de quitter. Pas le choix. Certains profitent, vé m'occuper personnellement de son karma à celui-là. Par contre il m'a foutu la trouille et je prends la décision de rentrer sur le champ. C'est dimanche, il fait beau, en plus je me dis qu'avec les gilets jaunes, les perdreaux ont de la récupération à faire valoir. Si jamais je suis nase et bien je m'arrêterais sur une aire pour récupérer un peu; et puis je suis toujours dans la continuité de la mouvance et sur les nerfs. C'est jouable et je joue. On imprime cette fameuse attestation dans laquelle je m'autorise à me déplacer. Un côté surréaliste tout de même. Plus copie de mes impôts fonciers et le décret du gouvernement (merci Benj'is) indiquant que pour rejoindre son domicile après avoir parcouru la moitié de l'univers, en être revenu vivant est autorisé par les sages au pouvoir (pour l'instant). Je téléphone à Brigitte Rousseaux, maman putative de ma Sweety d'amour en mon absence. Il faut qu'elle se fasse elle même à l'idée d'abandon et qu'elle prévienne et prépare la maisonnée quatre pattes au déchirement de la rupture de la copine et de l'amoureuse.... Et voui il y a eu des rapprochement sentimentaux en mon absence . Quand la souris n'est pas là les chats dansent. L'autoroute est complètement vide . La tentation d'accélérer est grande , mais bon je suis fatigué, on ne sait jamais.... Surtout que j'ai vu des bagnoles radar en embuscade. Grrrr rien d'autre à foutre? L'avantage de n'avoir aucun ennemi potentiel sur la route c'est que l'on peut rêver, relâcher son attention et rater sa putain de sortie pour se taper 40 bornes en plus. Il y a un barrage de la gendarmerie à la sortie de 'autoroute de Sète, je serre les fesse et rien .... Ma fiffille hésite entre me sauter au cou de joie et me faire la gueule, dans le doute elle vient me voir sourire aux babines puis part s'isoler pour bien me montrer son mécontentement..... Ayé les potes du village savent que je suis en route. Nannnn je suis peut-être porteur sain , pas d'apéro, on respecte les consignes d'isolement et on verra dans deux semaines ce qu'il se passe. Voilà comment nait la rumeur : Serge est contaminé, il est porteur sain, d'ailleurs il a même posté une photo de lui avec un masque .... Bouhhhh!!!! J'avais un peu oublié les désavantages du village. Olivier est beaucoup plus déconfit que moi d'avoir du écourter nos séjours. Moi aussi j'aurais adoré aller au lac Inle. Surtout voir les femmes girafes! Je croyais qu'elles étaient africaines . Pas du tout! C'est une peuplade Birmane. À l'origine , les femmes mettaient et empilaient des cerceaux autour de leur cou fin de se préserver des attaques des tigres ! Le fauve a tendance à saisir sa proie par le cou afin de l'étouffer et les cercles métalliques avaient un rôle de protection . Regret aussi de ne pas avoir exploré la côte longeant la mer encore vierge de tous touristes . Mais franchement ce n'était pas prudent et le risque de se retrouver confiner dans un pays , dictature militaire avec visa périmé et qui de surcroit n'a aucune infrastructure sociale et hospitalière. Nannnnnnnn. Regret également de ne pas avoir pu faire découvrir à Oliv la baie d'Along et surtout de ne pas avoir fait la boucle du nord en moto comme prévu en ratant nos derniers 15 jours au vietnam. Mais Olivier a encore plus de regrets que moi; Il en est fort marri. Ce sera pour l'année prochaine surtout que nous avions laissé des affaires dans notre Homestay de Hoi An . Nous avons déjà des ébauches de projets de voyages... l'Indonésie à rajouter dans notre prochain trip. Je vais compiler tous ces billets et les envoyer à ceux qui le souhaitent, pour cela il me faudra les adresses mails en mp car la totalité texte est trop lourd pour passer sur FB . À bisoussssssss
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De retour de 38 jours au Myanmar-Thaïlande-Laos avec 2 enfants
Déjà un mois que nous sommes rentrés de ce fabuleux voyage et je vais tenter de donner un certain nombre d'infos qui pourraient être utiles aux futurs voyageurs.

Le parcours et les vols : Vol Barcelone - Dubai - Bangkok avec Emirates , sans problème (environ 800 € par adulte) Vols internes avec Air Asia , Asia wings et Lao air lines17 jours au Myanmar :Etant donné la météo pluvieuse du mois de juillet , nous avions exclu la côte ouest (Ngapali) et le rocher d'or). Yangon , Inle , Kalaw , Bagan , Monywa, Mandalay, Pyin U Lin, Mandalay6 jours dans le nord de la Thailande ( Nong Khai)14 jours au Laos : Ventiane , Vang Vieng , Luang Prabang , Ban Nam Nga, Nong Kwaw , Muang Noi, Luang PrabangPremière partie : Le Myanmar

Le premier dilemme lors de l'organisation a été agence ou pas agence, car nous partions à 4 avec 2 enfants de 10 et 11 ans et nous sommes plutôt du genre à réserver le maximum de choses pour éviter les galères sur place et de perdre trop de temps. Après avoir fait faire 3 devis (Manipura, Santa Maria que nous avons failli choisir) nous avons abandonné l'idée vu le prix et c'est sans regret car nous avons pu très bien organiser nous même. Nous avons pris l'option transport en commun et hôtels réservés depuis la France (un peu compliqué pour réserver le vol Yangon Inle et certains hôtels ne répondent pas longtemps à l'avance aux mels) Nous avons rencontré d'autres familles qui avaient réservé directement une voiture avec chauffeur (entre 100 et 180 US$ par jour tout compris) : cette option offre l'intérêt de la liberté et le chauffeur parvient à mieux négocier les chambres d’hôtels : intéressant quand on est 4 ! nous avons toujours pris 2 chambres de 2 , faute de trouver des chambres familiales mais certains logent à 4 dans des chambres de 3 : ça aussi le chauffeur vous l'arrange avec l’hôtelier. De plus on peut prendre le chauffeur à Yangon et le laisser à Mandalay ( ce que je n'avais pas imaginer avant le départ) Néanmoins , nous avons vraiment aimé varier les transports ; avion, taxi et surtout bus et train avec les locaux !

Comme nous n'avions que 4 h de battement entre notre arrivée à Suvarnabhumi et le vol pour Yangon au départ de Dong Muang nous n'avons pas pris le risque de le rater et nous avons passé une nuit à Bangkok et réservé le vol du lendemain matin. Malheureusement Air asia nous a modifié l'horaire et décalé au vol de l'AM : 2 vols sur 3 ont été modifié avec air asia : Ne prévoyez pas de timing trop serré avec cette compagnie...). Finalement une bonne nuit de repos avant d'attaquer le Myanmar , c'est pas mal ! ( Bel Aire Hotel dans Sumkhovit soi 5 , 83 € pour 4 avec pdj et apéro à volonté !) Nous avons occupé notre matinée avec la ferme aux serpents (sympa de voir l'extraction de venin le matin à 11 h) et le parc Lumpini , super calme le matin.

Vol Bangkok Yangon à 16h20 , arrivée 17h20 et première découverte : le décalage horaire n'est que de une demie heure ! Change super intéressant : 1 € = 1270 kyats Ocean Pearl Inn est là pour nous accueillir et c'est rassurant car il commence déjà à faire nuit. L'hotel est à l'est de downtown , OK pour le prix , 30 $ la double : propre , eau chaude, wifi, pdj bof. On part de nuit dans Anawrahta Bd pour trouver un resto: beaucoup de restos de rue, plein de birmans, pas facile de trouver de nuit dans une ville qu'on découvre , un resto correct. On s'arrête enfin à Bharat Restaurant, Mahabandola Rd , resto indien très correct. Notre plus grand plaisir : pouvoir circuler de nuit dans une ville inconnue sans aucune insécurité , juste le risque de tomber dans une bouche d'égout ! (lampe de poche obligatoire à Yangon !)

Le lendemain , départ en taxi pour La paya Schwegadon : on demande l'entrée nord pour éviter le droit d'entrée mais le plan d'entrer gratuitement par le nord ou l'ouest ne marche plus, aucun cadeau , même les enfants de 10 et 11 ans ont payé 5 $. Belle ballade dans ce joli édifice , on sort par la porte est pour visiter le parc à 200 m de là, mais on n'a finalement pas envie de débourser 2$ de plus / personne , alors on reprend le taxi pour la gare pour faire le train circulaire. Il est midi , le prochain train est à 13h , juste le temps d'aller grignoter à la cafet du mini supermarché que l'on trouve en revenant vers la ville après le pont sur la gauche. propre et avec toilettes ! On prend le train quai 6 après avoir payé 1$ et on a adoré ce tour dans la banlieue de Yangon où on a pu assister à de nombreuses scènes de vie . Il est 16h, on est fatigué , on part néanmoins vers le marché Boyoké qu'on fait rapidement car on n'a rien envie d'acheter puis quartier chinois. On mange dans un resto chinois de la 19e street entre les 2 boulevards principaux , bon poisson , bonne ambiance. Dodo car demain , réveil 4h45 pour le vol de 7h30 pour Inle .On préfère partir tôt ( taxi 8000 kyats) et on a eu raison ! A l'aéroport, on apprend qu'on ne part plus avec air bagan mais asia wings et le vol est parti à 6h30 au lieu de 7h30 ! En guise de vol direct , on a fait une escale à Bagan, une autre à Mandalay et enfin Heho ! L'intéret a été qu'on a pu voir les pagodes de bagan du ciel et c'est magique ! j'avais acheté et payé le billet de France avec le site air-mandalay.com , le tiret a son importance, qui met en contact avec une agence à bangkok qui encaisse le billet en CB en baths avant de partir.

Inle : Un taxi confortable envoyé par princess garden vient nous chercher, 30000 kyats tout de même ! princess garden : 48 $ le bungalow , 35 $ chambre standard (déjà TB). Accueil très attentionné , le patron aide dès qu'on a des questions , piscine un peu trouble mais très agréable. Ambiance très calme et il vaut mieux que les enfants ne sautent pas partout, je ne suis pas sure que les très jeunes enfants soient bienvenus ....Resto green Chili , à 2 pas de princess garden , très raffiné, bon repas pour des prix restant corrects.Resto lotus : au nord de Nyaugschwe , pas loin du marché, simple bon et pas cher.Miss Nyaugschwe : au nord du stade, simple et bon.Ballade en bateau super , on a eu un temps extra , pris chez Thu Thu (yone gyi Rd) 20000 K . On a pu décider du parcours et on a évité la visite des cigares , des bijoux, des ombrelles ..., on a aimé tout le reste : marché de NamPan, jardins flottants, Indhein , pêcheurs ... Le resto à Ywana , bof, mais on est captif , on a pas vraiment le choix.

On a hésité à faire une ballade en vélo mais notre fils de 10 ans ne manipulant pas TB les grands vélos chinois dans le sable, on a abandonné l'idée du vélo sans casque dans la circulation tumultueuse et folklorique. On part donc en rando à pied vers l'est de Nyaugschwe (yone GYi Rd) jusqu'à la sortie du village, on laisse sur la droite la route principale et on continue tout droit , prochaine bifurcation on continue tout droit le chemin de terre qui monte. Il faut monter jusqu'au 1er village le traverser vers la gauche et on trouver les caves qu'on doit visiter pieds nus !!!! On revient au hameau et on prend un chemin vers le sud vers Loi Kin. Ca monte et ça se corse car évidemment aucune indication et personne pour nous renseigner. On se perd un peu mais on finit par arriver à Loi Kin , on le traverse et on descend au réservoir que l'on longe vers la gauche pour aller vers les reds mountains. On se perd encore un peu mais heureusement on aperçoit la winery en contre bas et on finit par couper par les vignes . Il est 14h30 nos fils sont affamés , et miracle il y a un restaurant à la winery ! repas bien mérité et arrosé d'une bonne bouteille de syrah après cette ballade très sympa dans l'arrière pays. ( mais au moins 6 h !)

Kalaw : beaucoup de personnes font le trek Kalaw inle en 3 j : nous avions hésité mais avec les 2 enfants (bons randonneurs mais ...) et le risque de pluies diluviennes , nous avons décidé de commencer par inle et de rejoindre Kalaw par le train. On rejoint Schwenyaung en tuk tuk (6000 K) et on prend le train de 9h30. On achète les billets de 1ere classe (3$): ballade super de 3h parmi des paysages sublimes à 20 km/h , pas de problème pour les photos (vu qu'il n'y a pas de fenêtres !). Le train est archi vieux, ça tangue mais les enfants adorent . A la gare de kalaw , pas de taxi , seulement 2 calèches trop petites pour nous 4 avec les valises et chères . On commence à tirer les sacs vers la ville et voila l'averse qui arrive; par chance on trouve un tuk tuk qui accepte de nous amener à Natureland hotel, réservé depuis Inle seulement. hotel un peu excentré (400m du centre en quittant vers thazi), hotel calme avec aucun européen, beau jardin fleuri, bon accueil , pdj correct :30 $ la standard , 45 $ le bungalow , nécessiterait un peu d'entretien mais OK. A midi on mange à l'hotel car il tombe des trombes d'eau , quand le soleil revient on part acheter nos billets de bus pour bagan et réserver notre trek d'un jour. On cherche thiri dont l'adresse circule sur le forum mais elle n'est plus sur union road entre les 2 restaurants indien et birman. C'est maintenant une antenne de golden lily !!! On part se renseigner à eversmile au dessus de la poste : le contact est bon avec toe toe et on réserve notre trek de 1 j (8000 K par adulte) Soma , une jeune guide dynamique de 22 ans va nous mener à un rythme d'enfer 7 h durant , les enfants ont tenu bon mais on a bien dû faire 25 km ! On a mangé dans sa famille dans son village. belle ballade parmi les rizières et juste une petite ondée de 10 mn à midi.

Resto : 7 sisters : union road , vers thazi : on a été déçu , réputation surfaite. beaucoup de monde , donc d'attente, repas (bon quand même !) servis en décalé, et patronne pas authentique du tout qui aime le fric ( beaucoup de petits groupes)

Resto : Thazi garden , au dessus de la poste: accueil chaleureux mais ils n'avaient rien de ce qui était inscrit sur la carte , ils nous ont servi ce qu'il y avait dans le frigo !

Bagan : Bus de 9h à 15h entre kalaw et bagan , 10 000 K . Il faut s'adapter au fait qu'on monte et descend du coté de la route , conduite à droite avec volant à droite oblige ! le chargement des bagages au milieu de la route est folklorique ! Route pleine de virages au départ mais beaux paysages. A la gare de bus de bagan , ls taxis voient arriver les touristes : 12000 K pour nous emmener à new bagan , on refuse . Finalement on trouve une vieille jeep qui veut bien nous emmener pour moitié prix ! il faut s'éloigner , pas toujours facile avec les sacs et les enfants! Hotel Kumudara : 45$ la double réservée sur agoda. bel environnement , belle piscine (aux margelles qui glissent , on a assisté à un accident) , bon pdj , accueil professionnel, bonne adresse. On réserve la calèche pour le lendemain , pas facile de faire bouger les prix , on a négocié 1 h de plus : 15000 K les 5h. On a beaucoup aimé ce lieu fabuleux mais une journée de pagode a suffi aux enfants ! AM à la piscine. Pour notre dernière journée , on hésite à relouer une calèche ou de prendre un taxi pour les temples éloignés , finalement on part à pied dans New bagan et on se balade le long de l'irawady , on fait une balade d'1 h en bateau (négociée à 8 000K, sympa mais pas transcendant et on va voir le site qui est au sud de new bagan vers le village de thiripyitsaya et la pagode avec une grosse boule dorée.

Resto black rose au centre de new bagan à midi : OK resto : Silver , très bien

Monywa : même si ça reste une destination touristique , on n'y a pas vu beaucoup de touristes ! A commencer par le bus local qui nous y a emmené en 4 h. On a bien aimé l'ambiance de cette ville , beaucoup plus grosse que je ne l'imaginais (100 000 habitants). On a beaucoup aimé aller à Hpo Win daung , pour ces temples creusés dans la falaise : ça se mérite , il faut traverser la rivière en bateau privé (pas le choix !) et ensuite jeep 4*4 pour 20 000 K pour nous 4. L'AM nous sommes allés voir Thanboddhay , kitsch mais sympa et le plus haut bouddha du monde (ou presque ) de 129 m bodhi tataung. montée sympa mais parmi pleins de marchands ! On y est allé en tuk tuk et c'était un peu long. Nous avons aussi adoré nous balader tranquillement dans la pagode de la ville sans touriste avec les locaux souriants

Hotel : monywa hotel 40 $ la double supérieure. OK resto : pleasant island : super cadre idyllique au bord du lac , bon repas , prix corrects, 500 m au nord de monywa hotel resto : shine shine : à 200 m du monywa hotel , sympa dans une grande cour arborée , bon repas

Mandalay : Départ en bus pour mandalay (3500 K) Hotel peacock lodge que j'avais réservé facilement par mel depuis la france : 35 $ la standard. Maintenant cette guest house est tenue par un jeune couple dynamique et commercial (on aperçoit de temps en temps la vieille dame) . Bon accueil , bons renseignements : un bémol pour le repas du soir : 7000 K par personne (très cher pour le pays) pour un plat de poisson immangeable et une petite soupe et une bol de pastèque , vraiment décevant. Finalement j'ai bien aimé Mandalay après tout ce que j'avais lu ! La montée à Mandalay Hill est très sympa , beaux paysages, la visite du monastère kyaung shwe in bin très sympa même s'il est petit , j'ai aimé le retour à pied dans les rues pour découvrir les scènes de vie . Le contraste avec les centres commerciaux naissants. On n'a pas visité le palais , on n'a pas pris le pass. On a beaucoup aimé notre circuit d'une journée en taxi au pont U bein à amarapura , le déjeuner des moines à 10h 15 près du pont , le repas des pythons à 11 h à Paleik : c'était super de les toucher pour les enfants. Ensuite on a fait Sagaing et on a bien aimé la montée . On a pas fait inwa car on n'avait pas le pass ni mingun . Au retour on s'est arrêté à la paya kyauktawgyi , très sympa.

resto : crystal jade dans la 27e rue , pas très loin de peacock , très bon green éléphant : très touristique et cher , bien néanmoins ; nous étions pressés car nous allions au théatre de marionnettes de la 66e rue : bien mais un peu court pour le prix.

Pyin U Lin : On avait hésité dans la prévision du circuit de monter jusqu'à Kyaukme mais on a préféré réduire le parcours et profiter davantage de chaque lieu : On était tenté quand même par Pyin U lin même si les avis étaient divergents. Nous y sommes allés en taxi collectif réservé par l'hotel (6000 k par personne ) , très confortable. j'avais réservé un hotel via agoda : aster hotel : TB , pas cher , 27€ la double avec pdj , simplement situé 5 km avant la ville mais ils ont des navettes. beaucoup mieux que tous les bouis bouis du centre ville . Malgré la pluie qui ne nous a pas quitté , on a bien aimé cette ville : beaucoup de restos indiens (descendants des mineurs ?) , ballade sympa en calèche parmi les belles villas anglaises. On a juste regretté de ne pas avoir pu faire les cascades de Anisakan à cause du temps (facile à organiser depuis l'hotel)

On a repris l'avion de Mandalay à Bangkok , sans souci , si ce n'est qu'ils nous ont décalé le vol de 2 h , et qu'on a dû repasser une nuit à bangkok non prévue.

Ce que nous avons adoré : L'absence d'insécurité, la gentillesse des birmans pas encore pervertie par le tourisme, les beaux paysages

Ce que nous avons moins aimé : les prix de l'hébergement élevé pour un pays d'asie , même si je m'attendais à pire en rapport qualité/prix. La nécessité de tout négocier (taxi, calèche) car les prix proposés sont près du double de ce qu'ils sont prêts à accepter.

Dans un prochain post , suite en thailande et Laos

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Laos, aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours de lentes balades à pied
Laos, aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours de lentes balades à pied En compagnie des Akha, des Hô et des Lolo, des Hmong, des Yao, des Sila...

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« Je constatai ici encore combien l'argument de l'intérêt commun mène plus vite à la confiance que les cadeaux, par exemple, qui ne font bien souvent que fortifier la méfiance. » H. A. Bernatzik

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Un an plus tôt, à l'extrême nord du Laos, une première expédition de trente-quatre journées, effectuée seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes qui s'étendent sur la fascinante province de Phongsaly, me permettait d'y effectuer de nombreux repérages. Retour sur les lieux l'année suivante pour me diriger, à nouveau sans accompagnateur et uniquement à pied, vers les confins de la province, étonnantes enclaves isolées du monde, et même du reste du pays. Après cette fois au total quarante-huit journées sur place, dont quarante et autant de nuits passées exclusivement chez l'habitant, en compagnie des innombrables minorités ethniques montagnardes présentes dans la région, il en subsiste quelques anecdotes, que je propose de relater ici.

Parmi celles-ci, une étourdissante journée de navigation sur la portion la plus sauvage de la rivière Nam Ou, des offices chamaniques de guérison chez les Hô et chez les Hmong, le sacrifice rituel simultané d'une chèvre, cinq cochons, deux poules et douze poussins dans un village Akha, la récolte de l'opium puis "l'art" de le fumer, l'exténuante technique agraire dite de friche sur abattis-brûlis pratiquée sur les pentes par les montagnards, les pieds réduits d'une grand-mère "chinoisante", des huttes de l'ethnie Hmong abritant plus de cinquante personnes, le cœur de la très méconnue réserve naturelle de Phou Den Din, des marchands de cheveux itinérants chinois, une rencontre avec la très minoritaire et discrète ethnie Sila, un trafic transfrontalier de papillons, les délirants accoutrements des femmes Akha, des geysers d'étincelles lors d'une fête bouddhiste rurale, la première présence d'un falang, d'un Blanc occidental, dans certains villages depuis près de vingt ans, et fort probablement premier touriste depuis toujours.
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Laos, en pays Katou, deux mois à pied aux confins de la province de Sékong
Laos, en pays Katou, deux mois à pied aux confins de la province de Sékong

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« Phoua khao khin màa, èt màa khin khun ! » (Nous mangeons nos chiens, mais nos chiens mangent les hommes !) Un homme katou

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TABLE Introduction I. Orpailler II. Marcher III. Habiter IV. Contrôler V. Manger VI. Fumer VII. Tuer (Puis quelques photos à partir d'ICI ainsi que LÀ).

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Introduction À deux reprises et à trois années d'intervalle, durant un mois chaque fois, j'ai marché, seul, sans guide, dans l'extrême sud-est du Laos, vers les confins de la province de Sékong, en direction des villages de l'ethnie Katou les plus isolés et les plus traditionnels de la région, dans lesquels je fus accueilli chaque nuit, devenant dès lors par ailleurs le tout premier touriste à se rendre en ces lieux. Ces étonnants et emblématiques villages circulaires, au caractère tribal original et remarquable, sont disséminés au cœur d'une zone résolument sauvage de montagnes escarpées et de forêts denses que l'on ne peut atteindre qu'à pied, la plupart du temps via d'étroits et improbables sentiers, rares traces tellement peu foulées qu'elles disparaissent continuellement sous la végétation envahissante.

La province de Sékong est la plus pauvre du Laos, et parmi les quelques groupes de populations qui la peuplent, les Katou figurent sans conteste au nombre des plus déshérités. Les Katou, les Khas-tuu, c'est-à-dire les "sauvages d'en haut" si l'on veut croire, entre toutefois d'autres hypothèses possibles, à une étymologie d'origine mixte, lao pour la première syllabe et katou pour la seconde.

Les Katou - ou Katu, Kantou - composent un des groupes ethniques les plus isolés et méconnus du Laos, même de leurs compatriotes. Population encore un peu crainte, car non laocisée, elle peuple une région montagneuse difficilement accessible, la Haute-Sékong, toujours peu connue à ce jour, et même redoutée de la plupart des Lao eux-mêmes : les Katou vivraient dans des contrées mystérieuses et dangereuses - un monde forestier demeuré non civilisé - voire s'avéreraient eux-mêmes dangereux. La réputation belliqueuse et sanguinaire des Katou n'est pourtant plus justifiée : leurs villages ne sont plus fortifiés, car les équipées sauvages et guerrières entre tribus voisines - les Katou de la province de Sékong se répartissent en sept sous-groupes - ont cessé depuis quelques décennies, et le tout dernier témoignage relatif à leurs fameuses Chasses au Sang rituelles, destinées à conjurer une catastrophe, un bouleversement ou une malédiction, date déjà de la fin des années 1930. Les sacrifices humains et les actes de cannibalisme qui s'ensuivaient - le sang et des organes vitaux étaient consommés par les chasseurs - ont désormais été remplacés par l'immolation rituelle occasionnelle de buffles.

Toujours est-il que les villageois Katou restés retranchés dans l'extrême est de la province de Sékong vivent encore véritablement en marge de la nation. Les influences culturelles et économiques lao s'arrêtent en effet de manière quasiment nette au pied des premiers escarpements qui composent leur pays, dans le sud de la Cordillère annamitique, chaîne montagneuse forestière formant une barrière naturelle ici difficilement franchissable entre le Laos et le Vietnam voisin. Un relief tourmenté, de petites vallées profondément encaissées et aux orientations diverses et variées, une nature éminemment sauvage et préservée où abonde une faune exceptionnellement riche, parmi laquelle de nombreuses espèces rares et endémiques à la région.

Bien que faisant épisodiquement, de la part des autorités, l'objet de tentatives d'intégration à la société lao, se traduisant par des incitations à transmigrer, c'est-à-dire à déplacer leurs habitats vers les vallées plus accessibles, et donc mieux contrôlables, les groupes Katou les plus reculés de la province sont néanmoins parvenus jusqu'à aujourd'hui, grâce à cet isolement géographique exceptionnel et radical, ainsi qu'à l'absence presque totale d'influences extérieures, à préserver une très forte indépendance culturelle. Ils ont par exemple pu perpétuer l'usage, au quotidien, de dialectes propres, ainsi que des croyances et rituels animistes particulièrement singuliers. De plus, contrairement à de nombreuses autres "enclaves ethniques" du pays, aucun groupe de population plus majoritaire et mieux intégré à la société lao, des bouddhistes notamment, n'est encore jamais venu s'implanter à proximité de leur territoire. Les Katou ont ainsi pu conserver nombre de leurs traditions ancestrales, généralement en étroite relation avec leur riche et dense environnement forestier.

Les Katou sont donc animistes et ils s'efforceront en permanence d'entretenir des rapports harmonieux avec les nombreux phii, les "esprits", qui peuplent la montagne, les grottes, la forêt, les cours d'eau, le village, les huttes, et d'autres lieux encore. Si cette harmonie a été rompue par viol d'une tradition ou d'un tabou, ou pour toute autre raison qui se manifestera le plus souvent par l'apparition d'une maladie, d'un décès ou encore d'une mauvaise récolte, seules les chamanes Katou sauront alors, par des méthodes ancestrales de divination, en définir l'origine, puis rétablir ce lien entre les humains et les "esprits" contrariés ou offensés.
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3 semaines au Laos et Angkor, halte à Hong Kong (mars 2014)
Voici un résumé de notre périple de 3 semaines au Laos, du 9 au 31 mars, incluant un détour par le Cambodge pour visiter les temples d’Angkor, ainsi qu’une petite pause en Thaïlande avant de reprendre l’avion à Bangkok pour faire une halte de 8 heures à Hong-Kong.

Ce fut un voyage riche et varié en visites, ambiances et paysages, laissant d’excellents souvenirs et aussi des moments de farniente très appréciables.

Notre itinéraire

- 8 mars : Genève -> Bangkok via Finnair

- 9 mars : Bangkok -> Udon Thani via Bangkok Airways, puis Vientiane (mini-van, …. Tuk-tuk)

- 10 mars : visite de Vientiane

- 11 mars : Vientiane -> Van Vieng

- 12 mars : Visite de Van Vieng (la « Loop »)

- 13 mars : Vang Vieng -> Luang Prabang

- 14 et 15 mars : visite de Luang Prabang et alentours

- 16 mars : Luang Prabang -> Mong Noi

- 17 mars : Mong Noï -> Luang Prabang

- 18 mars : Luang Prabang -> Paksé via Loa Airlines, puis directement Les 4000 îles (île de Don Khon)

- 19, 20 : Don Khone et alentours

- 21 mars : Don Khone -> Paksé

- 22, 23 mars : Tour des Bolovens

- 24 mars : Paksé -> Siem Reap via Lao Airlines

- 25, 26 mars : Visite SIem Reap

- 27 mars : Siem Reap -> Pattaya

- 28, 29, 30 mars : Pattaya

- 31 mars : Pattaya -> Bangkok -> Hong Kong (escale 8h) via Cathay Pacific-> Helsinki -> Genève via Finnair

Bangkok -> Udon Thani via Bangkok Airways, puis Vientiane (mini-van, …. Tuk-tuk)

- vous arrivez à l’aéroport de Bangkok, changez 20€ (900-1000 baths), à la sortie des bagages en face à droite juste à côté de la porte de sortie de l’aéroport, il y a un bureau « locations Limousine », c’est là que nous avons payé 200 baths par personne pour nous rendre en mini van jusqu’à la frontière (30 mn environ). A la frontière Thaï, vous donnez votre papier de sortie avec votre passeport pour sortir de Thailande. Ensuite vous sautez dans un bus pourri moyennant 20 baths par personne et vous arrivez au poste frontière du Laos. Là vous donnez une photo d’identité + $30, voire $31 si les douaniers le demandent (pas le choix ; nb : si vous n’avez pas $1, ils vous rendent tout de même l’appoint en $), puis vous sautez dans un Tuk-tuk pour 20-30 baths, voire un peu plus (tout dépend du nombre de personnes dans le Tuk-tuk), pour vous rendre dans le centre de Vientiane

- et vous êtes content quand vous arrivez à votre GH !!!

Visite de Vientiane

- nous avons logé à la Sala Impeng GH pour 2 nuits, réservée par mail 3 mois auparavant avec confirmation quelques jours avant d’arriver. Prix : $25 / jour, ptit déj inclus, soit 200 000 Kips. Bien situé, très bien. On peut trouver des GH correctes moins chères (100-150 000 kips).

- Vientiane, comme dit à plusieurs reprises, présente peu d’intérêt hormis Le Temple et la promenade le long du Mékong, mais c’est l’occasion de se poser et de prendre ses marques (température, monnaie, cuisine, massage)

Vientiane -> Van Vieng

- 3 h de route en mini van à réserver auprès de votre GH (50 000 Kips)

- On arrive à la bus station et ensuite il faut prendre un Tuk –tuk ou aller à pied pour rejoindre sa GH. Bien négocier (pas plus de 5000 kips, et encore) car les distances sont ridicules à Vang Vieng

Visite de Van Vieng (la « Loop »)

- logement à Maylin GH (de 50 à 100 000 kips), pile-poil situé au départ de la loop de 40 kms. Maylin est super bien tenue (50-100 000 kips) par Joey. Attention, la GH peut être pleine, victime de son succès. Opter alors pour Mango GH à côté, sinon dans la ville même. Il y a un pont pour piétons, vélos et scooters qui relie la ville au départ de la loop.

- nb : quand on veut se rendre à Maylin et Mango depuis la ville par le Tuk-tuk on vous dépose à un pont à péage, vous payez 5000 kips de droit de passage et vous traînez votre paquettage jusqu’à la GH. Sinon il y a l’autre pont à pied, mais quand on arrive on ne connait pas

- pour la Loop, louez un scooter pour 60 000 kips / jour (le vélo c’est assez hard, mais c’est jouable pour ceux qui aiment souffrir). Visites de grottes (prendre des lampes, ne pas hésiter à payer un guide à l’entrée, il vous fait découvrir des trucs sympas où vous n’iriez pas), ne pas oublier d’aller à la grande grotte Pakou perchée et avec son très très agréable Blue Lagoon où se rafraichir en barbottant.

Vang Vieng -> Luang Prabang

- 6 heures de route, à réserver à sa GH (coût transport 80 000 Kips). Jolie route, mais fatiguant évidemment.

Visite de Luang Prabang et alentours

- logement à Lao Lu Lodge (30$). vraiment super sympa, calme, propre, AC et très bien situé, juste à côté du marché du matin, très proche du Mékong et du marché de nuit et de la rue principale.

- ville étonnamment reposante avec diverses choses à faire : voir l’aumône aux moines le matin, les temples, les cascades, la grotte de Pakou avec ballade sur le Mékong, …. Chacun y trouve son compte et à son rythme.

Luang Prabang -> Mong Noi

- galère au niveau transport (40 000 kips) ; 3 à 4h de route jusqu’à Nong Kiaw (version 3h à toute vitesse en se cognat la tête au plafond du mini van toutes les 3s, version 4h sans AC et sans amortisseurs), puis 1h de pirogue pour remonter jusqu’à Mon Noi et là c’est très beau : montagneux, villages, buffles, pêcheurs, …

- impossible d’arriver à Mong Noi avant 11h, résultat nous avons fait beaucoup de transport pour une seule nuit sur place. Mieux vaut y passer au moins 2 nuits (GH sommaires face à la rivière Nam Ou pour 50 000 kips, mais l’endroit est superbe) et faire un peu de trekking de cycling et aller voir des villages Mongs

Mong Noï -> Luang Prabang

- trajet inverse

Luang Prabang -> Paksé par avion Lao Airlines (130 €), Paksé -> Les 4000 îles (Don Khon) : 600 000 kips direct depuis l’aéroport (se grouper) jusqu’à l’embarcadère Nakasang, puis à Don Khon (20 000 kips en pirogue pour 15-20 mn)

Don Khon

- nous logions à SoukSan GH (à gauche de l’embarcadère). 50 000 kips, sommaire, mais sympa. Situé juste après Pa Kha GH et mieux car les chambres sont séparées par un espace. Pour plus de confort aller plutôt vers la droite de l’embarcadère, puis visiter les GH les unes après les autres.

Don Khon -> Paksé

- en réservant par la GH, 45 000 kips tout compris jusqu’à la bus station, puis 10 000 kips en tuk-tuk pour rejoindre la centre et la rue principale

- Nous avons dormi à An Noi. 80 000 kips, pas terrible (aucun accueil, pas de coin sympa dans la GH, mais chambre correcte avec AC).

Le Plateau des Bolovens (boucle courte en 2 jours, 200 kms)

- louer un scooter (60 000 kips / jour) chez « le Belge » (chez Miss Noy, sa femme) au bout de la rue principale à côté de l’hotel Lak Nam ; il explique parfaitement, vous donne un plan, bref un vrai pro.

- nous avons dormi à Tad Lo pour 50 000 kips, dans la rue des GH ; suffit de visiter et de choisir

- c’est une virée très sympa avec cascades successives et plantations de café ; rencontres assurées avec d’autres voyageurs car on se croise tout au long de la journée en scooter en partageant cascades, dégustations de café et le repas du soir si affinités.

Paksé -> Siem Reap

- Lao Airlines (130€), départ à 11h , arrivée à 12h ; ensuite tuk-tuk jusqu’à la GH

Siem Reap.

- nous avions réservé sur internet le matin même à My Home « Tropical Garden Villa » pour 25$ / nuit ptit dej inclus et transfert depuis l’aéroport. Bonsan était bien là à nous attendre. GH très accueillante, bien tenue, calme, avec piscine appréciable après les visites d’Angkor. A 200m du centre ville (on paye pas mal de tuk-tuk pour les A/R car il fait tellement chaud qu’on a la flemme d’y aller à pied)

- Siem Reap est très animée mais pas désagréable. Ne pas oublier de manger un BBQ cambodgien (bœuf, serpent, croco, grenouilles, …)

- pour visiter les temples d’Angkor, soit vous êtes courageux et vous louez des vélos, soit vous prenez un tuk-tuk. En effet, les 1er temples sont à 12kms du centre ville et entre chaque temple il y a plusieurs kms à parcourir. Le 2ème jour nous allés voir des temples jusqu’à 40kms environ. Nous avons opté pour le Tuk-tuk avec Bonsan (13$ le 1er jour pour voir les temples les plus proches et 25$ le 2ème jour pour les plus éloignés où vous n’avez persque plus de visiteurs). A noter : le petit temple de Ban Srei est une merveille de finesse et vaut le déplacement.

Siem Reap -> Thailande, Pattaya

- dans une des agences de SIem Riep, trajet de 8h environ à … Pattaya pour 17$ / personne

- nous aurions souhaité aller à Koh Samet. Loupé, rien de direct. Sur le moment, on se dit qu’on va rebondir depuis Pattaya, mais le trajet de 10h de bus nous achève et l’on passe la 1ère nuit à Pattaya.

- Surprise le lendemain matin, Pattaya est au 2/3 vide (fin de saison) ; donc atmosphère respirable et on passe les 2 journées suivantes sur l’île de Koh Larn, belle plage de Tiem Beach, tout en logeant sur Pattaya, partie Sud dans une GH calme et tranquille – Chida GH (600 baths/jour).

- Location scooter : 400 baths pour 3 jours pour se ballader un peu en fin de journée.

Escale à Hong-Kong

- AIrport Express pour 100 000 $HK concernant le billet A/R dans la journée ; on rejoint HK Station en 24 mn

- Arrivé à la gare se diriger vers le port, juste à côté, et prendre le Star Ferry pour 2,5 $HK ; la traversée ne dure quelques minutes et c’est sympa ; idem pour le retour

- Ensuite un orage violent et prolongé nous a sabordé notre escale : Peak Victoria, Marché, … 😕
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Laos, un bout du nord à pied, chroniques expresses, mais sauvages!
Laos, un bout du nord à pied, chroniques expresses, mais sauvages !

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De l'opium pour le bébé ! (chez les Akha) De l'opium pour le défunt ! (chez les Hmong)

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Cette année-là je parcourus durant un mois, comme à mon habitude uniquement à pied, une des régions les plus reculées et les plus méconnues du Nord-Laos, une région restée particulièrement sauvage et située aux marges de la fascinante province septentrionale de Phongsaly. La zone concernée est un territoire frontalier montagnard très peu peuplé, et dont les hauteurs sont occupées essentiellement par des groupes des ethnies Hmong et Akha Loma. C'est en la seule compagnie de ces deux groupes de populations, allant de l'un à l'autre au gré de mes pérégrinations, que je résidai durant cette trentaine de jours. Ces courtes chroniques relatent quelques petites scènes et évènements observés ou vécus à cette occasion sur les sentiers ou dans les villages. Ce séjour s'est déroulé au cours des mois de juillet et août, c'est-à-dire au plus fort de la saison des pluies.
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Boucle Vietnam - Laos de trente-quatre jours début 2013
Bonjour à tous

Nous sommes un couple parisien de 36 et 38 ans, et nous partons pour un périple Vietnam-Laos en Janvier Février 2013. Nous avons réservé nos billets d'avion, arrivée le 21 Janvier au matin à Ho Chi Minh Ville, départ pour Paris le 23 Février en fin de matinée, soit 34 jours. (Pour info : compagnie aéroflot, vol Paris - Moscou, escale 1h30, et vol Moscou - HCM. Prix total pour 2, taxes comprises :1350 Euros).

Après lecture des discussions sur le forum, et échange avec quelques-uns d'entre vous, en particulier Abalone, voici notre projet d'itinéraire.

Nous tenons compte de la saison, et privilégions le Delta du Mékong et les plateaux du centre. Nous passons la période du Têt au Laos. Parmi les impératifs, nous irons à Muong Lai, dans le Nord, la ville d'origine de la famille maternelle de ma compagne.

voici donc le programme prévisionnel : Jour 01 - 21 janvier : arrivée à 9h30 à Ho Chi Minh-Ville, découverte de la ville Jour 02 - 22 janvier : Ho Chi Minh-Ville, puis trajet vers My Tho en taxi, arrivée à My Tho en fin d'après midi, nuit à My Tho Jour 03 - 23 janvier : My Tho, puis trajet vers Chau Doc, nuit à Chau Doc Jour 04 - 24 janvier : Chau Doc et environs, nuit à Chau Doc Jour 05 - 25 janvier : Trajet vers Can Tho, visite Can Tho, nuit à Can THo Jour 06 - 26 janvier : Can Tho et environs, nuit à Can Tho Jour 07 - 27 janvier : Can Tho, trajet vers Ho Chi Minh-Ville en bus, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 08 - 28 janvier : Trajet vers DaNang (avion), Hoi An, nuit à Hoi An Jour 09 - 29 janvier : Découverte Hoi An, puis trajet vers Hué, nuit à Hué Jour 10 - 30 janvier : Hué, nuit à Hué Jour 11 - 31 janvier : Hué, nuit dans le train entre Hué et Hanoï Jour 12 - 1e février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 13 - 02 février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 14 - 03 février : Trajet vers Ha long en Bus, début de croisière sur la baie d'Halong Jour 15 - 04 février : Croisière Baie d'Halong, nuit sur une jonque Jour 16 - 05 février : Fin de croisière, retour à Ha long, Trajet vers Muong Lai en bus, nuit à Muong Lai Jour 17 - 06 février : Muong Lai, puis trajet vers Hanoï, nuit à Hanoï Jour 18 - 07 février : Trajet vers Luang Prabang (avion), arrivée à Luang Prabang, Laos, nuit à Luang Prabang Jour 19 - 08 février : Luang Prabang, nuit à Luang Prabang Jour 20 - 09 février : Trajet vers Vientiane en bus, nuit à Vientiane Jour 21 - 10 février : Vientiane, nuit à Vientiane Jour 22 - 11 février : Trajet vers Savannakhet en bus, nuit à Savannakhet Jour 23 - 12 février : Savannakhet en environs, nuit à Savannakhet Jour 24 - 13 février : Trajet vers Paksé en bus, nuit à Paksé Jour 25 - 14 février : Paksé, nuit à Paksé Jour 26 - 15 février : Trajet vers KonTum en bus, retour au Vietnam, nuit à Kontum Jour 27 - 16 février : KonTum, nuit à Kontum Jour 28 - 17 février : Trajet vers Buon Ma Thuot en bus, nuit à Buon Ma Thuot Jour 29 - 18 février : Buon Ma Thuot et environs, nuit à Buon Ma Thuot Jour 30 - 19 février : Trajet vers DaLat en bus, nuit à DaLat Jour 31 - 20 février : DatLat et environs, nuit à DaLat Jour 32 - 21 février : Trajet vers Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 33 - 22 février : Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 34 - 23 février : Départ pour la France à 11H.

Voilà... Je suis en attente de vos commentaires, conseils, bon plans, questions éventuelles, pour affiner tout cela. Notamment : Quelles compagnies de bus choisir? Quelles bonnes adresses pour hébergement, repas? Vos avis si vous estimez que j'oublie des endroits ou que je passe trop de temps à d'autres, ou pas assez? Visite d'endroits sur mon parcours qui ne sont pas dans les guides lonely ou routard? ...

Bonne(s) Route(s) à tous,

Matthieu
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Tutoriel vidéo pour faire son visa touriste thaïlandais à Vientiane au Laos
Nombre de touristes passent par l'Ambassade de Thaïlande de Vientiane au Laos afin d'obtenir un visa touristique simple ou double entrées. Découvrez dans cette vidéo toutes les informations sur le passage frontière, sur les documents à remplir, sur le conctionnement des services consulaires de l'Ambassade de Thaïlande à Vientiane, sans oublier quelques conseils et astuces qui pourront être utiles au plus grand nombre.

https://www.youtube.com/watch?v=KznQ5dhMc38
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Nord du Laos à moto depuis le Vietnam
Bonjour,

Pour le Nouvel An Lunaire, je compte partir de Hanoi en moto pour rejoindre le Laos par la porte frontaliere situee pres de Vinh, a hauteur de Vientiane... De la capitale, j'aimerais remonter jusqu'a Luang Pradang, puis virer plein Est, direction Sam Neua...

Jai deux questions.... Comment sont les routes Vientiane-Luang Pradang et Luang Pradang-Sam Nea... J'ai appris que recemment, la frontiere Laos-Vietnam avait ete ouverte pour les etrangers pres de Sam Nea.. Avez vous eu quelques echos de passage possible en moto ?...

Travaillant a Hanoi, jai hate de pouvoir decouvir ce pays voisin.. Pourvu que ma Minsk tienne le coup ;-)...

Merci d'avance de votre aide...

Guillaume

halong_dream@hotmail.com
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Tips for a motorcycle road trip across Asia
Hi, I’m Franck and I’m planning to head to Asia this summer on my 410 Himalayan. No set destination—just a hankering for China, Mongolia, Laos… Now that I’m retired, I’ve got all the time in the world. I’m not planning to tackle hardcore off-roading, but I’ll probably leave the tarmac every now and then. If anyone has any tips on potential administrative hassles, essential tools and spare parts, or anything else, I’d love to hear them. Thanks for sharing! Best, Franck
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Conseil sur périple au Laos-Cambodge
Bonjour amis voyageur, je compte partir avec ma femme 5 semaines (sac a dos) pour la visite du laos et du cambodge sachant que nous avons fait 3 semaine en thailand cette année en avril (merveilleux)... je vous sollicite donc bien en avance (pour avril) afin de préparer au mieux ce voyage et surtout mon itinéraire qui est encore flou pour la fin ou nous désirons faire 5-6 jours de plages (obligation de madame pour pouvoir associé le mot vacances a ce voyages 😉) Arrivé sur Bangkok vol le jours même pour Luang Prabang (jour 1) Luang Prabang et environ (5 jours) Luang Prabang --> Ventiane (1 jours) Ventiane (3 jours) peut être imputé ou raccourci si pas vraiment d'intérêt ? Ventiane --> Pakse (1 à 2 jours selon mode de transport (????)) Pakse, plateau des bolovens et îles khong (5 jours)

c'est ensuite que ça se gate je sais pas trop l'itinéraire pour la suite au cambodge en sachant que je voudrai faire ces sites: Siem reap et Angkor (4 jours) Battambang (? jours) Phnom Penh (4 jours) plages (?jours) retour bangkok 🙁

Reste a savoir donc dans quel orde pour perdre le moins de temps possible dans les transport et où faire les quelques jours de plages, je pensais a koh chang pas très loin de battambang mais dure d'accès depuis le cambodge je pense. Sinon des plage du cambodge mais j'ai pas eu de bon éco.... Merci d'avance pour vos conseil hésitez pas toutes suggestion sera la bien venu
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Trajet de Phnom Penh à Don Det
Bonjour,

Je souhaite quitter Phnom Penh dans 4 jours et rejoindre l'île de Don Det. Quelqu'un a-t-il un itinéraire/moyen de transport à me conseiller?

Aussi, quelles sont les formalités pour le visa à l'entrée au Laos? A quel poste frontière?

Merci d'avance!
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Le sud du Laos: Vientiane, les Bolovens et les 4000 îles
Je me décide enfin à poster ces notes de mon périple de 3 semaines en moto effectué en février.

Disons tout de suite que je suis revenu quelque peu déçu, comme vous allez vous en rendre compte, sans mentionner que la vie est beaucoup plus chère qu’au Vietnam (à ceux qui pensent que c’est normal car tout est importé, je réponds que l’excellente bière locale Lao et le café local, un des meilleurs du monde, sont également plus chers). Grand détail peu plaisant : gros problème de drogue chez les jeunes, donc de plus en plus de vols et tous les loueurs de motos insistent à ce que vous mettiez une chaine (qu’ils vous donnent) le jour et ne jamais laisser la moto dans la rue la nuit, chaine ou pas, et de ne jamais laisser un sac sur la moto, ce qui est très ennuyeux quand vous voulez visiter quelque chose en chemin ; il faut trimballer les bagages avec soi. VIENTIANE J’y ai passé une semaine je ne sais pas trop pourquoi. C’est sympa mais sans plus ; il y a ce qui est appelé « Le Centre », avec 3 grandes rues est-ouest, Fa Ngum au bord du Mékong (enfin, pas tout à fait au bord car grande esplanade du coté fleuve et développements immobiliers en veux-tu en voilà ; bref les bords du Mékong sont vraiment moches), Setthatirat, et Samsenthai, et un tas de petites rues nord-sud. Pas grand-chose de transcendant à visiter : wat wat wat wat wat ! Attendez-vous à vous perdre le 1er jour vu que les panneaux de rue sont aux abonnés absents sauf pour les rues du « Centre », où il y a tout de même du rarement vu, des rues sans nom même quand il y a dedans de bons hôtels et restaux ; quant aux plans de Vientiane, pas de noms de petites rues non plus ! Une adresse « normale » à Vientiane est « derrière le Wat Im Peng » ; comme il y a plusieurs rues derrière ….

Tout cela se visite facilement en vélo. Excellents engins (normaux et VTT) au Lao Bike sur Setthathirath juste en face du wat Ong Teu. Plusieurs loueurs de motos dans le même coin.

Côté hôtels, il n’y a que l’embarras du choix, du 1 au 4 étoiles ; avec mon grand nez, j’en ai trouvé un extra, la Villa Sisavad, 117/12 Ban Sisavad. Un vrai miracle ! Dans une petite rue tranquille, on entre dans une grande cour avec, au fond, un bâtiment en rez-de-chaussée de 10 chambres, à gauche, un petit bâtiment neuf d’un étage de 7 chambres, et surtout, incroyable mais vrai pour le prix, à droite, une grande piscine avec tables au soleil ou sous toit de chaume en terrasse. Quand on ajoute l’accueil chaleureux de Mme Khéo, la belle patronne lao, en plus adorable et francophone, on ne se demande plus pourquoi faire une réservation à l’avance est indispensable. A 500 m sur la gauche, marché avec petites gargotes et, à 10 mn à pied, un excellent restaurant thaï au patron hilare, le Khua Thai, où l’on mange mieux pour pas un rond que dans beaucoup de restaurants connus de Bankgok. Un peu excentré (15 mn de moto du Centre), mais, avec la piscine, on ne peut pas trouver mieux pour le prix dans tout Vientiane.

Sinon, en très bien pas cher dans le Centre, le Mali Namphu, très prisé à cause de son grand patio, et la petite Heuan Lao GH (avec les innombrables chats et chiens de M. Somboune, le patron artiste-peintre francophone), sont mes préférés ; en 3 étoiles, définitivement la belle Villa Manoly, avec son grand jardin et large piscine, au grand calme « sur le côté du wat Phyavat » (petite rue en terre sur le côté droit du wat) et le Sala Impeng, petits bungalows très chouettes dans un grand jardin (mais pas de piscine) ; en 4, l’Ansara, mais ce ne sont pas les mêmes prix, et le Green Park, impec mais vraiment excentré !

Evidemment, les restaux pullulent. Je me suis régalé 2 fois au célèbre Chokdee, ouvert par un belge super-sympa ; je vous recommande les moules à la moutarde ; attention : il a une sacrée collection de bières belges dont une délicieuse Blanche à la pression et Blanche de Namur en bouteille, mais les prix… 8$ pour une petite pression ; je n’ai pas fait attention et ai vidé mon porte-monnaie dans la soirée ! 2 excellents diners au Provençal (a déménagé au au coin nord-est de Manthattourhat et Setthatirat ; si vous avez faim, ses pizzas font 37 cm de diamètre) et un autre diner à une belle trouvaille, le Xang Khoo au coin de la fontaine de Nam Phu, que le très sympathique et cultivé jeune français Arnaud a repris lorsque c’était une crêperie réputée comme la meilleure du Laos (100% sarrasin, une grande rareté en Asie du Sud-est – Essayer la crêpe Normandie aux pommes caramélisées et calva !) ; il a ajouté sur le menu des plats laotiens traditionnels (excellents Lap) ainsi qu’occidentaux, des spaghettis au filet mignon. Le tout dans une belle salle au carrelage rouge et grosses poutres en bois au plafond, avec large terrasse, et à des prix si doux (pour Vientiane) qu’on croit rêver. Voilà une excellente petite adresse pour se régaler et passer une bonne soirée à bavarder avec vos voisins de table ou au bar avec Arnaud.

Pour déjeuner, facile pour moi de choisir : tous les midis à la terrasse du Banneton, célèbre boulangerie-pâtisserie-salon de thé français ; des tartelettes divines (mais ils ont aussi un tas de salades etc.) + un ou 2 verres de Chardonnay blanc bien frais ont fait l’affaire à chaque coup !

Pas grand-chose dans les alentours de Vientiane, qui sont en plaine, à part un endroit étonnamment farfelu, le Wat Xien Khuan (Buddha Park), à 24 km au sud de la ville en longeant le Mékong (route de Thadeua); imaginez un immense terrain où un riche lao, Luang Pu, qui rêvait de fusionner le bouddhisme et l’hindouisme, a érigé plus de 200 statues en béton armé, dont certaines sont vraiment très chouettes (et le Buddha couché gigantesque) ; on y passe un après-midi dans un vrai Disneyworld lao.

Pour les billets d’avion, le bureau de Lao Airlines dans le Centre est fermé (bureau à l’aéroport seulement) ; heureusement, en face, il y a une excellente agence gérée par un hindou parlant un anglais impec, la Lao Passenger Service Co, en bas de la rue Phangkam presqu’au coin de Fa Ngum ; il m’a eu un billet Vientiane-Pakse pour moins cher que ce m’avait annoncé Lao Air au téléphone ; il fait aussi tous les billets de bus.

Horaires de certains bus (à revérifier sur place)

Vientiane-Siem Reap (35 h de bus !) : 19h 420 000 K ; Vientiane-Phnom Penh (32 h) : 19h 300 000 K ; Vientiane-Hanoi (22 h) : 22h 230 000 K ; Vientiane-Danang (24 h) : 17h 230 000 K ; Vientiane-Hue (35 h) : 19h 420 000 K Vientiane-Bangkok : le mieux est le bus de 7h30 pour Non Khai + train NK-Bangkok (départ 10h50, arrive 17h40 (260 à 400 000 K). PAKSE ET LE PLATEAU DES BOLAVENS

Si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi les français appellent ça les Bolovens alors que c’est les Bolavens, merci (ça veut dire « la région des Lavens », une vieille tribu). PAKSE

Une ville qui roupille, mais bourré de Routards en transit entre le Laos et le Cambodge. Les rues marchent avec des numéros mais comme il n’y a aucun panneau, on se débrouille (il parait que les panneaux sont prévus…depuis des années ; heureusement que son centre n’est pas grand). Un tas de petits hôtels dont le très connu Sabaidy 2, rue 20, un grand bazar pour toutes les bourses allant du dortoir sombre SdB commune à des vraies chambres avec terrasse ou balcon ; très connu donc résa à l’avance conseillée ; mon préféré : le Sala Champa, plus cher mais avec 2 grandes terrasses dont une avec un bar et surtout un restaurant que je considère comme le meilleur de Pakse (essayer le divin poisson à la vapeur à la citronnelle + la bière Lao Gold, un délice pas très facile à trouver) ; en encore plus cher, la belle Résidence Sisouk, gérée par les très très classe et francophone Mme Sisouk de la richissime famille lao première producteur de café du pays, de ces grandes familles francophones qu’on rencontrent ici et là dans le vaste monde, dans lesquelles règnent la classe et la culture –et une français parfait, ça change des normes modernes en la matière ! Délicieuses pâtisseries et évidemment, une dégustation de cafés extraordinaires. Mêmes prix au Pakse Hotel, géré par des français et célèbre pour son bar-restaurant en terrasse sur le toit (très belle vue !).

Un tas de restaux, du Dao Lin et Sabaidee au coin de la rue 20 et de la 13, à un restau hindou correct (Hassan) et un petit sympa pas cher, le Lao Restaurant & Bar, où on se régale de cuisine lao pour peu de kips, les 2 également sur la rue 20. Vous pouvez vous régaler de poissons grillés aux terrasses des innombrables gargotes au bord du Mékong.

Pakse est le fief du célèbre Yves, un belge marié à une laotienne, Mme Noy de l’agence de voyage Miss Noy, et qui se met à genoux pour aider les touristes ; il est incroyable, le vrai Office du Tourisme de la région, avec cartes, conseils infinis et, à 18h, une véritable conférence sur la terrasse autour d’une grande table autour de laquelle s’entassent un tas de jeunes qui l’écoutent religieusement… et ça tous les jours de la semaine. Location de vélos et motos et café Internet avec des ordis qui, oh miracle, marchent impec. Il est tellement populaire qu’il faut en haute saison réserver une moto 2-3 jours à l’avance (mais s’il n’en a plus - et il en a 40 - il se débrouille pour vous en trouver une). LE PLATEAU DES BOLAVENS

Décidément, les plateaux, c’est pas mon truc : plat…eaux ! Il y a bien des hauts sommets au milieu, mais accessibles uniquement en trekking. On fait le tour des chutes en petite boucle Pakse-Tad Lo-Thateng-Pakson-Pakse, ou en grande en allant de Tad Lo à Sekong, puis plein sud pour rejoindre la route de Paksong-Pakse. En commençant par le nord, chute de Phu Xam, OK (intéressant village-musée de minorités locales à droite du parking, et restau en terrasse au-dessus des petites chutes) ; bon, c’est sur la route, alors autant les voir ! Après, une route barbante mène aux chutes de Tad Lo, avec un tas de petits hôtels ; j’ai choisi la grande maison bleue au bord de la rivière au coin droit du pont, la Sipaseth GH, petits bungalows cadeau dans le jardin, 4 chambres avec balcon sur la rivière, et on mange très bien sur la terrasse face aux chutes. A fuir absolument : la Saisee GH, autrefois bien avec ses petites maisons sur pilotis au bord des chutes, mais devenue un monument de saleté, de j’men-foutisme et d’impolitesse (vérifié auprès de plusieurs personnes, unanimes sur la question) ; heureusement, la belle Tad Lo Lodge avec ses bungalows sur les chutes et son restau gastronomique juste au-dessus des chutes a construit récemment des petites maisons dans les bois de l’autre côté des chutes, à 20$.

Le lendemain matin, je n’avais plus envie de plateau, donc petite boucle en allant plein sud de Tad Lo à Thateng et là, une merveille à 5 km au sud du bourg, la Sinouk Resort ; on est dans les plantations de coton du temps d’Autant en emporte le vent ou chez le chevalier de Leyritz en Martinique. Au milieu des 34 ha de caféiers de la famille Sisouk, un immense jardin avec 3 grandes maisons de style colonial : une au bord de la rivière et étang avec une suite + 3 chambres de luxe + pour moi une petite toute sympa à 40$, une avec 4 chambres supérieures à 60$, et une très grande dominant le tout avec 6 chambres de luxe (60$) + 2 immenses suites à 90$. Evidemment, tout cela est décoré de meubles anciens, bibelots locaux et antiquités ; belle salle de restau avec 2 terrasses, une surplombant un grand étang et une à son bord ; cuisine et service impec…et le café : de l’expresso Chantilly au cappuccino au thé vert ou au miel sauvage… dommage que ça empêche de dormir, on en dégusterait toute la soirée (et le matin et le midi et entre). Bref, un rêve !

Retour sur Paksé par Paksong (quel bled !) et les chutes de Tad Fane, celles-là spectaculaires, 2 sœurs jumelles dégringolant de 200 m ; on peut descendre se baigner en bas (1h de jungle aller et retour). En face, la sympa Tad Fane Resort (petites maisons et grande terrasse-restau face aux chutes).

Il parait que j’ai raté les chutes de Katamkok ; je ne crois pas, toutes ces chutes, ça vaut pas les chutes de Ban Gioc !!! CHAMPASAK ET LES 4000 ILES

CHAMPASSAK

Encore plus assoupie que Pakse ! Pour éviter le ferry, vous traversez à Pakse le nouveau pont sur le Mékong et, à une dizaine de km, tournez à gauche au grand panneau « Phaphinoy » (le 1er village du bourg). En arrivant, tourner au panneau « River Resort » ; somptueuse resort sur le Mékong développée avec des capitaux américains, du très grand luxe (ils ont même leur propre rizière et jardin potager pour le restau). En continuant, vous allez tomber sur la très agréable Anouxa GH ; petits bungalows face au fleuve, petites chambres sur jardin et 2 grandes maisons en bois avec d’immenses chambres Familles + une grande terrasse sur le Mékong, et on y mange fort bien ! Location de vélos et motos . Plus loin à droite, le cher Inthira Hotel, sans intérêt à mon avis car sur la route au lieu du Mékong. Il y a aussi une Folie Lodge dans l’ile de Don Daeng, où je suis pas allé (folie des prix, jusqu’à 200$ et plus !!!).

Quelques wat sympas et évidemment le Wat Phou, le site archéologique le plus important du Laos, à 10 km au sud de Champassak en plaine et flanc de montagne (les escaliers grimpent dur !) ; attention, il peut y faire une chaleur effrayante et ça ferme à 16h30. Bon, ce ne sont pas les temples d’Angkor mais ça vaut le détour quand même. Compter 2 heures de visite. 50 000 kips d’entrée + 5000 pour garer la moto.

KHIET NGON

Pour continuer vers le sud pour les 4000 iles, il faut prendre le “ferry” (en fait des trucs marrants, 2 pirogues accouplées par une plateforme, il ne vaut mieux pas rater son coup quand on monte la moto !) Une fois de l’autre coté, tourner à gauche et vous tombez sur la nationale 13 Pakse-Siphandone (les 4000 iles), la route la plus ennuyeuse que j’ai jamais faite avec la Phnom Penh-Siem Reap, du tout plat et rien à voir SAUF une sacrée belle surprise vraiment à voir, Kiet Ngon : au Km 48, vous prenez la route en latérite allant à Attapeu (garnd panneau « Attapeu 155 km ») et bouffez de la poussière rouge sur 8 km (péage 20 000 kips) pour tourner à droite (panneau) sur une bonne piste ; vous pénéterez dans le beau parc national de Xe Pian, où on trouve encore des éléphants sauvages, des léopards et des tigres. Vous arrivez à l’entrée du petit village de Ban Khiet Ngon; à votre droite, un petit bâtiment en dur avec 4 chambres OK pas chères (60 000 kips), en face d’une vieille maison en bois qui sert d’office du Tourisme et son jardin de “parking à éléphants” ; c’est en effet de ce village qu’on peut aller à dos d’éléphant (20 000 K) au sommet du Phou Asa, un des endroits les plus curieux que je n’ai jamais vu ; vous montez en pleine jungle et débouchez sur un sommet plat d’ardoise complètement dénudé, on se croirait vraiment sur la Lune ! Au fond, un site étonnant, construit en commémoration d’une victoire de nationalistes lao sur les envahisseurs siamois au XIXe (donc le site n’a pas 1000 ans comme le prétendent les locaux). Vaste site archéologique avec un enclos de 180 m sur 50 délimité par des murs et colonnes de 2 m en ardoises empilées sans mortier ; au fond, un temple en ruine et une tour. Vue époustouflante de toute la région. Très prisé par les touristes qui arrivent en minibus de Pakse ; bon, les balades à la queue leu-leu au milieu d’un groupe, c’est pas mon truc, donc on vous dit que c’est interdit de monter en moto, donc je l’ai fait, et sans problème à part l’air pas content des cornacs (vous tournez sur la piste à droite à l’entrée du village, panneau « Phou Asa »).

Si vous avez les fonds, vous suivez les flèches « Kingfisher Lodge » et arrivez dans la première écolodge du Laos, développée par une famille lao-italienne ; belles maisons sur pilotis (750 000 K avec pt déj) et 2 bungalows de 2 chambres avec ventilo seulement (250 000 K) ; petit bâtiment en bois de 2 étages restaurant + une terrasse au bord d’un étang avec un joli plus : le soir, des éléphants et buffles sauvages viennent boire un coup avec vous ; résa à l’avance conseillée car pas mal de groupes de Pakse.

Les guides-papier parlent également du village plus éloigné de Ban Papho, celui-là vraiment en pleine jungle ; il y a vait autrefois des balades à dos d’éléphant mais c’est terminé. Par contre, super-trekkings dans le parc national (voir à Pakse avec l’agence Green Discovery, spécialisée dans les trekkings dans tout le Laos.

LES 4000 ILES

On continue la 13 rasoir et on arrive à un grand pont tout neuf pour aller dans l’ile de Don Khong, où il n’y a rien à voir à part 2 wat, donc si vous n’y allez pas, vous ne perdez rien. Ensuite, panneau « Nakasang » pour arriver aux « ferries » qui traversent le Mékong jusqu’à ile de Don Det ; une célébrité, celle-là, une de ces poubelles pour jeunes qui croient qu’on ne s’amuse que si on est bourré d’alcool et de drogue. Une petite rue longeant le fleuve, bordée de GH, restaux et bars, un vrai souk ! Remarquez, que tous ces dérangés se détruisent ne me dérange pas, mais ce qui me hérisse le poil sont toutes les nanas se baladant là-dedans ainsi que dans les magasins et restaux en mini-bikini ; en plein pays bouddhiste ; devinez ce que les locaux pensent des occidentaux avec tout ça ! En plus, rien à voir dans l’ile.

Donc vous traversez la poubelle et arrivez dans un petit paradis, l’ile de Don Khone ; j’avais prévu 2 jours, il a fallu me torturer pour la quitter au bout de 6. Un petit village principal d’une rue en terre, un tas de GH et bons restaux, et un tas de belles choses à voir.

Pour le logement, ce sont en général des bungalows en bois avec terrasse sur le fleuve ; ça va de l’élégant et cher Sala Done Hotel au Somphamit, Pan’s, Pakha GH, et plein d’autres. J’ai trouvé mon havre à l’écart de tout: le petit Phonvilay, 3 petits bâtiments de 2 chambres toutes simples, avec terrasse au-dessus d’un bras du Mékong et un gros plus, un petit chemin juste à droite qui descend la berge de la rivière, donc 3-4 baignades sympas chaque jour ; le tout pour 60 000 K ; pour y aller, prendre à droite au bout du pont jusqu’au wat, et le petit chemin vers la rivière qui longe le mur du wat.

Pour manger, que l’embarras du choix ; j’ai pris tous mes diners chez la Cordon bleu de la Fleur du Mékong ; je ne sais pas comment elle fait, mais même les plats les plus simples ont un petit quelque chose extra ; elle est célèbre pour son curry (plutôt un ragoût peu épicé) de canard ou de poulet aux pommes de terre et patates douces, un copieux régal ; prenez celui au poulet, les canards asiatiques n’ont que la peau et les os.

L’ile a toute une histoire : le Mékong en amont fait plus d’un km de large (il parait qu’il peut faire 14 km en hautes eaux) et “tombe” sur une barrière rocheuse ; il se divise donc en multiples petits bras et passe partout où il y a des fissures, d’où les 4000 iles et les impressionnants rapides. Les français ont découvert ça en cherchant à naviguer sur le Mékong de Saigon à Luang Prabang et la Chine, et paf, impassable ! Donc ils ont construit un chemin de fer à voie étroite qui partait du sud de l’ile, contournait les rapides, et finissait au nord de l’ile de Don Det. On peut voir 2 locomotives rouillées, découvertes dans la jungle en 1990 par un explorateur français : l’une dans le prolongement sud du pont et l’autre au village de Ban Hang Khone à la pointe sud de l’ile, les 2 avec grands panneaux en anglais et très intéressantes photos d’époque expliquant tout l’histoire du chemin de fer, abandonnée lorsqu’a été construite la route 13 longeant les 4000 iles (les rails ont été récupérées et la voie de chemin de fer est maintenant une excellente piste).

Rapides de Somphamit (Li Phi )

Les locaux les appellent Li Phi, qui signifie « le gouffre aux mauvais esprits « (les « phi » auxquels les Lao croient encore beaucoup) car les locaux croient que les chutes et rapides captent les phi, au point où aucun ne se baignera jamais à cet endroit. C’est très spectaculaire. Droit d’entrée 35 000 K. Petite plage et grand restaurant avec terrasse et tables sous toits en chaume de riz.

Rapides de Khon Pa Sai

Un tout autre genre, tout aussi spectaculaires, et moins fréquentés par les touristes. Prendre à gauche à la sortie du pont et aller jusqu’au bout nord de l’ile (village de Ban Khon Nua) et continuer vers le sud jusqu’à un grand panneau jaune « Khon Pa Sai Waterfalls » indiquant un petit chemin à gauche. On arrive devant un petit pont suspendu au coin surplombé par un petit restaurant avec terrasse où l’on se régale (j’y ai pris la plupart de mes déjeuners). Traverser le pont et suivre le chemin ; on débouche sur un site spectaculaire de chutes et rapides. Au milieu de ceux-ci, vous y verrez des structures uniques, de gigantesques nasses à poissons de plus de 10 m de longueur ; en période de hautes eaux, ces nasses peuvent attraper chacune jusqu’à 500 kg de poissons (oui, cinq cent) par jour.

Ban Hang Khone

C’est le « port français » à la pointe sud de l’ile, au large de laquelle le Mékong a fini ses rapides et s’étend sur des km (c’est là qu’on peut voir les fameux dauphins de l’Irrawady le matin ou en fin d’après-midi). Pour y aller, vous prenez la piste qui était l’ancienne voie de chemin de fer, ou vous continuez plein sud la piste qui passe aux chutes de Khon Pa Sai (mais pas en moto car pont coupé). Immense terrasse en béton faisant partie des anciennes installations du port, avec magnifique panorama du Mékong à perte de vue. Un peu avant, une petite piste mène sur une grande plage (restaux).

Si on retourne sur la 13 (ou pirogue de Don Khone), il y a également plus au sud les chutes de Pha Peng , les plus hautes chutes fluviales d’Asie (15 m). Je n’y suis pas allé mais il parait qu’elles sont spectaculaires.
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Descente du Mékong entre Huay Xai et Luang Prabang (Laos)
je m'apprête à me laisser flotter sur le Mekong entre Huay Xai et Luang Prabang avec escale à Pak Beng.

quel gentil membre aurait l'amabilité de me raconter son aventure, me donner des conseils précieux ????

je n'ai que les maigres informations du LP, pas terribles.

merci les gars
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