Bonjour,
Je viens vers vous car j'aurai aimé trouver des informations pour faire mon VISA Russe.
Je voudrais passer de Norvège à la Russie en (train, voiture, bus) Comment préparer les formalités nécessaires ?
Bien à vous,
S.
Bonjour. Je souhaite partir en Norvège cet été, avec un petit budget (donc 12 à 13 jours maxi pour 2300 euros maxi tout compris, ce qui est apparemment très modeste pour ce pays où apparemment la vie est hyper chère).
Mon rêve serait de faire la plus grande partie de ce voyage avec un trek au Spitzberg. D'après les infos, il serait donc plus sûr et moins onéreux de passer par une agence française. J'ai consulté plein de sites, et chaque agence refait les mêmes copié-collés avec les mêmes explications pour les mêmes parcours et aux mêmes dates. Maintenant, je sais qu'Allibert est réputé plus sérieux, mais chaque agence a peut-être ses lieux de prédilection.
Si certains d'entre vous qui ont fait un trek dans cette région pouvaient m'éclairer. Suite à mes lectures, mes sujets d'inquiétude sont les suivant :
- L'inconfort : toutes les agences proposent des nuits sous des tentes à 2, alors qu'habituellement, dans les treks, on loge 2 personnes dans des tentes à 3, ce qui laisse de l'espace.
- Un job : euh oui, d'après ce que je lis, il est dit qu'il faut, comme à l'armée, participer aux taches communes, préparer la cuisine, faire la vaisselle, et monter la tente. Là, je dirais, autant je n'ai pas peur de marcher et de faire des km, autant j'ai envie d'oublier les contraintes de la vie quotidienne. De plus, je suis assez sportif, mais pas manuel du tout : chez moi, je ne fais ni la cuisine, ni la vaisselle, et je n'ai jamais été doué pour monter une tente. Pouvez-vous m'éclairer à ce sujet ?
- Les ours : d'un côté, çà doit être sympa d'en croiser, mais paraît-il qu'il faut monter la garde à tour de rôle ; les camps ne sont pas entourés de barrières électriques ? Y-a-t-il des agressions ?
- Dernier détail, sympa celui-ci : il paraît que le jour est continu, même au mois d'août ? Quelle est le meilleur mois pour partir (avec avantages et inconvénients) ? Juin ? Juillet ? Août ? Par rapport à ces journées continues, comme il n'y a pas de moment particulier pour dormir, les guides décident-ils d'organiser les plus grandes randos quand le temps est ensoleillé, quitte à dormir plus longtemps quand il pleut ?
De vos réponses dépendront mes choix et décisions.
Pour finir, je souhaiterais profiter de l'escale à Oslo pour faire le voyage en train Oslo - Bergen, et découvrir ainsi un tout autre aspect de la Norvège (mais comme c'est trop différent, je vais créer un autre post pour cette escale).
Après 2 fabuleux voyages en été ( 2014 et 2016), nous sommes retournés dans le nord de la Norvège une semaine en mars 2018 avec comme base la ville de Tromsø. Nous avons rayonné en voiture en profitant des activités hivernales et du spectacle des aurores boréales.
Le récit de ce voyage hivernal est à découvrir ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagestromsoe/
Le récit du voyage estival de 2014 est à découvrir là :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesnorvege/
Et celui de 2016 est ici :
sites.google.com/...xvoyagesscandinavie/ Bonne découverte !

============================================================================= Fjords et glaciers, colonies d'oiseaux, rennes en troupeaux, trolls de pierre, lacs et rivières, monts et tunturis, voici pêle-mêle quelques souvenirs d'un séjour en Scandinavie qui a mieux commencé qu'il n'a fini 😉. Voyage d'un mois en camping-car entre Norvège, Finlande et Suède.
Présentation
En 2014, la Norvège avec ses fjords profonds, ses glaciers étincelants, ses innombrables lacs et ses chapelets d'îles nous avait conquis. Sans parler de la lumière arctique absolument magique !
Nous avions par conséquent hâte d'y retourner cet été (2016) afin de compléter notre connaissance du pays et de profiter à nouveau de l'ambiance très particulière du soleil de minuit.
Parmi tous nos coups de cœur la fois précédente, les îles Lofoten figuraient en première position et bien qu'y ayant passé sept jours, nous étions persuadés de ne pas avoir exploré toutes leurs ressources. C'est donc très naturellement que nous remettons cette destination en tête de liste pour ce deuxième voyage.
A partir de ce premier élément, l'orientation du voyage se met en place. En complément des îles Lofoten, nos choix se portent vers d'autres contrées du nord, voire de l'extrême nord de la Norvège et des régions limitrophes.
Nous imaginons une boucle au départ de Tromsø passant par les péninsules du cap Nord, de Nordkinn et de Varanger. Une fois arrivés aux confins nord-est du pays, nous comptons traverser la frontière pour passer quelques jours en Finlande puis en Suède avant de retrouver la Norvège à hauteur de Narvik. Pour finir, la dernière partie du circuit sera consacrée aux îles Lofoten, Vesteralen, Senja et Kvaløya avant de refermer la boucle à Tromsø.
Restait à déterminer le mode de déplacement. En 2014, nous avions adoré la liberté que nous avait procurée le camping-car et souhaitions renouveler l'expérience. Mais allions-nous à nouveau louer le véhicule en Allemagne et faire par la route le long trajet jusque dans le grand Nord ? Après réflexion, nous décidons de rejoindre Tromsø en avion et de louer un camping-car localement. Nous faisons affaire avec le loueur norvégien Compassbobiler.
Tout est alors calé. Départ le 9 juin 2016, retour le 11 juillet. Distance totale estimée à 5 000 kilomètres maximum, soit moitié moins que lors notre voyage précédent. Nous aurons donc largement le temps de randonner et de pêcher, bref de profiter !
Nous resterons en permanence au nord du cercle polaire, ce qui signifie… soleil de minuit assuré ! Quant à la météo, nous espérons qu'elle sera aussi belle qu'il y a deux ans.
En attendant, nous prenons plaisir à observer le cap Nord sans quitter notre fauteuil grâce aux images de la webcam ;-)
Notre parcours
Arrivée à Tromsø, première étape vers les Alpes de Lyngen
J1 : Jeudi 9 juin 2016
En avion, Oslo n'est qu'à deux heures quinze de Paris et Tromsø à moins de deux heures d'Oslo. Mais en choisissant des vols au meilleur prix, nous nous infligeons une très longue journée de voyage avec une escale de 5 heures et demie à Oslo.
Une durée qui va encore s'allonger d'une heure en raison d'un retard de l'avion pour Tromsø.
Bref, au lieu de 23 h 45, il sera presque une heure du matin à notre arrivée dans le grand Nord. Mais heureusement sous ces latitudes à cette époque de l'année il fait jour toute la nuit. C'est donc les yeux rivés sur les sommets enneigés brillant au soleil que nous rejoignons le centre-ville de Tromsø en taxi pour une courte nuit bien méritée au Scandic Ishavhotel.
J2 : Vendredi 10 juin 2016
A dix heures nous avons rendez-vous avec Olav qui doit nous livrer notre camping-car. C'est alors seulement que débutera véritablement notre aventure dans le grand Nord.
Cela nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner gargantuesque puis de faire un petit tour sur les quais, histoire de découvrir notre hôtel dans son environnement immédiat.
Mais il vaut mieux être bien couvert, dehors le temps est plutôt frisquet. Dix degrés seulement et un ciel couvert pour l'instant. Mais patience, ça devrait s'améliorer.
Reconnaissable à sa haute flèche semblable à un mât de bateau, l'hôtel Scandic se dresse fièrement en bordure de fjord.
Tout le long du quai sont alignées des maisons en bois aux façades colorées qui nous rappellent un peu celles de Bergen ou de Trondheim.
Sur la rive opposée, on aperçoit la silhouette moderne de la cathédrale.
Devant le musée polaire, des "outils" nous laissent perplexes. Ces harpons explosifs ne laissaient aucune chance aux baleines :-(
Il est l'heure d'interrompre notre balade afin de revenir à l'hôtel, le loueur ne va pas tarder.
Un peu après 10 heures, il nous amène le camping-car que nous avons réservé.
Il s'agit d'un fourgon aménagé Challenger Vany 03, monté sur un châssis Fiat Ducato, de moins de 6 mètres, tout neuf, 3 500 km au compteur. Nous en serons les premiers utilisateurs. Il ressemble beaucoup au Pössl que nous avions loué en Allemagne en 2014. Néanmoins, dès le premier coup d'œil à l'intérieur, nous réalisons qu'il est beaucoup moins fonctionnel côté rangement. Pour l'instant, nous mettons nos sacs en vrac à l'arrière en nous demandant comment faire tenir toutes nos affaires dans un aussi petit espace.
Après avoir passé en revue le fonctionnement du camion et rempli tous les documents, nous sommes prêts à quitter Tromsø en fin de matinée, enfin pas tout à fait encore, car il reste à faire les courses. Un supermarché Coop à la sortie de la ville fait notre affaire. Après avoir erré d'un rayon à l'autre et failli prendre du pâté de foie de morue à la place du thon en boîte, nous finissons par trouver de quoi remplir frigo et placards.
Il est maintenant un peu plus de 12 h 30, nous voilà partis pour de bon.
Entre-temps, le ciel s'est dégagé, laissant place à un beau soleil qui fait grimper le thermomètre jusqu'à 14 degrés.
Direction, la péninsule de Lyngen à l'est de Tromso et plus particulièrement son extrémité nord-ouest, où nous avons prévu la première randonnée du séjour, vers le phare de Lyngstuva.
La destination est à 100 kilomètres mais à mi-route, nous devons prendre un ferry pour traverser l'Ullsfjord entre Brevikeidet et Svensby. Le prochain départ est à 13 h 15, mais à force de nous arrêter à tout bout de champ, nous finissons par le louper.
C'est la faute aux paysages (ces forêts de bouleaux d'où dépassent des sommets saupoudrés de neige) pour lesquels nous multiplions les arrêts.
Nous sommes quittes pour attendre le suivant à 14 h 15, une courte attente mise à profit pour commencer le rangement.
Pendant la traversée de 20 minutes, nous avons tout loisir de contempler tranquillement l'enfilade de sommets laissés derrière nous. La neige est encore bien présente.
En débarquant à Svensby, nous partons vers le nord. Vers 16 heures, nous atteignons enfin Russelv. Quand la route se termine en cul-de-sac, nous continuons à pied sur un large chemin en bord de mer puis sur une petite sente qui nous fait prendre un peu hauteur.
Une table bien placée nous invite déjà à une pause en terrasse avec une magnifique vue sur l'océan et les îles.
Au passage, je signe le livre d'or contenu dans cette jolie boîte aux lettres placée devant une maison en ruines mais surtout devant un panorama d'exception.
Sommes-nous arrivés ? Non pas encore ! D'ailleurs avant de découvrir le phare, notre regard tombe sur ces carcasses de bateaux au pied de la falaise, signes qu'ici les tempêtes sont terribles.
Allez, encore un dernier effort, le phare est maintenant à nos pieds et juste à côté, une petite cabane dans laquelle on peut passer la nuit.
Sur le trajet du retour, nous nous offrons un petit détour vers un point de vue dominant le phare, un beau belvédère qui permet de prendre toute la mesure de ce merveilleux bout du monde.
Il n'y a plus qu'à descendre de la colline et à retrouver notre Vany, stationné dans la baie de Russelv.
Une très belle randonnée : 7 kilomètres en 3 heures avec les pauses et les différents détours (sinon 2 heures en aller retour), facile pour une première journée. Une excellente mise en jambe avant un itinéraire un peu plus consistant demain.
En attendant il ne reste plus qu'à trouver un lieu de bivouac pour ce soir. J'avais repéré un petit coin en retrait de la route, au sud de Sør -Lenangen. Il faut donc revenir de 25 kilomètres sur nos pas. L'endroit nous convient, c'est parfait.
Entre la préparation du dîner et le rangement des affaires, la soirée passe à toute vitesse. Nous installons les caches à ventouses sur le pare-brise (beaucoup moins performants que les volets en accordéon qu'il suffisait de déployer sur le Pössl) et tirons les rideaux pour une première nuit à bord.
Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.
Phare de Lyngstuva
Du glacier de Steindalen (Lyngen) au sommet de Vardhaugen (Kågen)
J3 : Samedi 11 juin 2016
Ce matin, le ciel est partagé entre nuages et éclaircies et le thermomètre affiche 11 degrés, un peu comme hier, quoi !
Nous comptons poursuivre aujourd'hui la découverte de la péninsule de Lyngen, plus particulièrement la vallée de Steindalen au fond de laquelle se trouve le glacier Steindalsbreen. Situé à 460 mètres d'altitude, on peut l'atteindre à l'issue d'une randonnée de 5 à 6 heures.
Nous avons par conséquent un peu de route à faire ce matin pour rejoindre Steindalen, dans la partie sud-est de la péninsule, après le hameau de Furuflaten.
Peu de circulation en ce samedi matin. Pourtant en arrivant il y déjà plusieurs voitures sur le parking, notamment un minibus immatriculé dans la région lyonnaise dont viennent de descendre une dizaine de randonneurs déjà sur le départ à l'instant où nous nous garons.
Le temps de tout préparer, il est 10 h 30 quand nous nous élançons sous un soleil de plus en plus généreux. Chic !
Nous suivons tout d'abord un large chemin qui va finir par se rétrécir pour grimper raide dans la forêt.
Il nous faut plus d'une heure pour arriver à Steindalshytta, perchée à 260 mètres d'altitude, un endroit parfait pour reprendre des forces.
Devant la cabine (qu'on peut d'ailleurs louer) nous retrouvons notre groupe de Français en train de pique-niquer. Ils participent à un voyage organisé par l'agence 66° Nord. Nous profitons de leur présence pour nous faire tirer le portrait.
Il est midi. Après nous être sustentés, nous sommes déjà prêts à poursuivre, alors que le groupe est toujours attablé.
Après avoir traversé un petit pont de bois, nous longeons le torrent et accélérons le pas sur un terrain maintenant beaucoup plus plat et sans difficulté.
Dix minutes plus tard, nous atteignons le point de vue sur cette belle vallée en V. On commence à apercevoir le glacier au fond.
Mais pour y arriver, il faut encore gravir une crête et passer toute une zone de moraine caillouteuse sur laquelle on a l'impression de ne pas avancer.
Heureusement la vue est à la hauteur de nos efforts. En nous retournant, quel panorama !
A intervalle régulier, des pancartes nous indiquent que le glacier était beaucoup plus étendu il y a encore quelques années.
Cinq minutes plus tard (13 h 15) nous atteignons enfin le bord du lac glaciaire dans lequel dégringole le glacier actuel. Tout simplement grandiose !
Nous profitons de ces quelques instants en solitaire avant de voir arriver nos premiers poursuivants que nous mettons à contribution une nouvelle fois pour nous prendre en photo.
A 15 heures nous sommes de retour à la cabine de Steindalshytta et 50 minutes plus tard, au parking.
Bilan : une magnifique randonnée (9,2 kilomètres en 5 heures et demie avec 460 mètres de dénivelé). Très beau temps, certes pas très chaud (entre 10 et 14 degrés) mais quand on marche, c'est idéal. Du vent à proximité du glacier.
Ce beau temps va nous accompagner tout au long de la soirée.
Après la randonnée, nous poursuivons notre route jusqu'à Skibotn sur la rive opposée du Storfjord, presqu'en face de Steindalen.
Nous posons le Vany en bordure d'une réserve naturelle, près de l'embouchure de la rivière Skibotnelva, face aux montagnes.
Il fait si beau que nous déployons nos chaises pliantes et assistons, attendris, au manège des huitriers-pies qui s'affolent pour leurs poussins à chaque passage de promeneurs.
Soirée paisible. Le soleil a sûrement brillé une partie de la nuit mais, avec presque 10 kilomètres dans les jambes, nous n'avons pas la force de veiller si tard. Dodo de bonne heure.
Distance parcourue dans la journée : 116 kilomètres.
Vallée de Steindalen
J4 : Dimanche 12 juin 2016
Qui dit dodo de bonne heure dit réveil de bonne heure. A 3 heures du matin, plus moyen de fermer l'œil. Une heure plus tard, nous levons le camp.
Dehors il fait 6 degrés (brr!) et comme les jours précédents nuages et éclaircies cohabitent. Quel est le programme aujourd'hui ? Ce qui est sûr, c'est que nous souhaitons rallier l'île de Kågen où nous avons sélectionné deux randonnées.
Pour l'une, il faut compter 7 heures de marche pour un dénivelé de 800 mètres, ouille. Il faut surtout être assurés d'avoir du très beau temps, ce qui aujourd'hui n'est pas garanti. L'autre est plus courte (3 heures) donc plus accessible.
Commençons par faire le trajet jusqu'à destination, ensuite nous ferons un point météo le moment venu.
Comme la E 6 fait tout le tour du Kafjord, nous en avons pour près de 120 kilomètres, alors que si on pouvait éviter ce long fjord, on gagnerait un tiers sur le parcours.
Heureusement les paysages sont de toute beauté tout au long du trajet. Vue sur les Alpes de Lyngen qui, tels des pains de sucre, émergent du fjord.
L'île de Kågen est reliée au continent par un tunnel. A sa sortie, il faut prendre une décision afin de nous diriger en conséquence vers le point de départ de la randonnée retenue.
Nous préférons jouer la prudence (le temps n'est pas au beau fixe) et optons pour la plus courte. Elle part du petit village de Maursund où nous arrivons à 6 h 30 avec une envie irrépressible de dormir.
Aussitôt dit, aussitôt fait, le camping-car est très pratique pour ça.
9 h 30, il est temps de mettre un terme à notre petit somme.
Le ciel est voilé mais nous devrions disposer d'une fenêtre météo suffisante pour mener à bien notre randonnée.
A 10 heures, nous attaquons la montée le long d'un torrent dans une forêt de bouleaux nains. Nous suivons une trace GPS issue du site Internet ut.no. Heureusement, parce que la sente est à peine visible dans l'herbe haute.
Elle disparaît d'ailleurs complètement en débouchant sur un plateau où nous nous déplaçons à vue dans une toundra roussie gorgée d'eau et parcourue de petits ruisseaux qu'il faut enjamber à de nombreuses reprises. Vous remarquerez qu'il n'y a plus d'arbres à cette altitude.
La trace GPS conduit en principe au pied du cirque glaciaire qu'on aperçoit au fond de la vallée. Comme il n'a pas l'air de présenter un intérêt majeur, nous décidons de le zapper et de rejoindre directement le sommet de Vardhaugen.
Bonne intuition, car à près de 300 mètres d'altitude, la vue sur le détroit est incomparable. Ma mine réjouie le confirme !
La descente (et la montée si on monte par là) a le mérite d'être balisée, il suffit donc de suivre les marques jaunes pour retourner au bord du fjord.
Fin de la randonnée vers 12 h 30.
Après le déjeuner pris dans le camping-car, Hervé propose de nous rapprocher du point de départ de l'autre randonnée (celle qu'on avait écartée) pour éventuellement en parcourir le début si le temps se maintient.
Mais le ciel s'assombrit de plus en plus de sorte qu'en arrivant sur place il est exclus de randonner.
En revanche, dans les alentours, le pont de Skervøy a l'air d'être un lieu idéal pour la pêche. C'est l'occasion pour Hervé d'inaugurer sa canne à pêche pliante, achetée exprès pour ce voyage.
A peine la ligne jetée, déjà une prise. Deuxième essai… encore une ! La suivante… une de plus ! Et ainsi de suite. Bref, en cinq minutes, Hervé réalise une pêche miraculeuse qu'il finit par interrompre de peur de vider l'océan ;-)
Six beaux cabillauds ont mordu à l'hameçon ainsi que plusieurs poissons plus petits qui feront la joie des oiseaux. Le menu du dîner est tout trouvé.
Mais avant de consommer ces prises, il va falloir les vider et les découper. Sur l'aire de repos sous le pont, quelques pêcheurs également camping-caristes sont déjà à l'ouvrage. Des planches en bois sont d'ailleurs à la disposition du public à cet effet.
Sur les conseils d'une Alsacienne très douée, notre pêcheur s'essaie à la découpe en filets. Certes il n'a pas la dextérité (ni les outils adéquats) de l'Alsacienne, mais il ne se débrouille pas trop mal. Il aura d'ailleurs l'occasion de parfaire sa technique au cours du voyage.
Nous aurions pu rester garés sous ce pont pour la nuit mais comme il se met à pleuvoir, nous décidons de rouler encore un peu pour nous rapprocher d'Alta et gagner du temps pour demain.
Nous revenons alors sur la route E6 et la suivons en direction de l'ouest. La E6 est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud au nord. Nous avons eu l'occasion de l'emprunter dans le sud et le centre du pays en 2014. Ce n'est pas pour autant une autoroute même si des travaux sont en cours pour l'élargir. Elle est même carrément étroite par endroits.
C'est le cas sur ce pont sur lequel je m'engage en même temps qu'un car de tourisme qui arrive en sens inverse. Au milieu du pont, j'ai peur qu'on ne puisse pas se croiser, je donne un coup de frein et un coup de volant à droite, trop à droite. Bang, je touche le parapet. Bilan : une petite éraflure sur le pare-choc avant droit et un enjoliveur en moins. Espérons que le loueur ne sera pas trop regardant !
Bon, assez pour aujourd'hui, vivement qu'on se pose. J'avais repéré une petite église en bord de fjord, à l'écart de l'E6, sur la Rv882, à Langsfjordbotn. L'endroit est sympa, on ne bouge plus !
Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.
Vue du sommet de Vardhaugen
Du canyon d'Alta au cap Nord (ou presque !)
J5 : Lundi 13 juin 2016
A 4 h 30, Hervé se lève, prend son petit déjeuner, sort faire un tour mais à son retour, je l'oblige à se recoucher. Il n'est pas question de partir comme hier aux aurores.
Vers 8 heures, je donne le feu vert pour nous lever et une demi-heure plus tard pour nous mettre en route.
Côté météo, nous sommes abonnés aux 11 degrés. Côté ciel, de petites averses et de belles éclaircies alternent tout au long du trajet jusqu'à Alta à 80 kilomètres.
Qu'y a-t-il de particulier à voir à Alta ? La ville est surtout réputée pour son site de peintures rupestres, classé au Patrimoine mondial. Elle est aussi connue pour son canyon, mais celui-ci demande un peu plus d'efforts pour l'atteindre : 5 à 6 heures de marche sont nécessaires pour s'en approcher. Bah, ça ne nous fait pas peur. Après en avoir vu des images dans le film "Le secret du Ragnarok", nous avons hâte de le voir en vrai.
Pour ce faire, à l'entrée d'Alta, nous prenons la direction de Kautokeino (Rv93) et 8 kilomètres plus au sud, tournons à gauche sur une petite route secondaire, asphaltée jusqu'à Gargia Fjellstue (auberge avec différents hébergements). On peut se garer à cet endroit, dans ce cas le canyon est distant de 22 km AR. Mais en poursuivant sur une piste gravillonnée jusqu'à un deuxième parking, on gagne 9 kilomètres AR. C'est bon à prendre et la piste ne pose pas de problème, pas même pour un camping-car.
A 10 h 30, hop, derniers préparatifs avant de verrouiller le fourgon.
Vue à 360 degrés sur les dômes rocheux environnants et sur les massifs plus lointains encore tout zébrés de neige.
Le parking est ici à 400 mètres d'altitude, le point culminant du parcours à 476 mètres et le point de vue sur le canyon à 430 mètres. Le dénivelé est par conséquent minime. Les seules difficultés du parcours sont liées à la distance (14 km) mais surtout à la qualité du terrain : plusieurs passages en milieu humide et trois traversées de rivière sont prévus. Hum, nous sommes curieux de voir comment cela va se passer. Le chemin est balisé par des marques rouges.
Les premiers passages sur sol spongieux se font sur des caillebotis, trop facile ! Si c'est le cas jusqu'au bout, il n'y a pas à s'en faire.
Mais c'est trop beau pour durer. En effet, nos chaussures ne restent pas sèches bien longtemps. Pour progresser, il faut régulièrement patauger dans des zones inondées et/ou faire des détours pour les contourner autant que possible.
Quant aux rivières, quelques pierres bien placées permettent de passer la première sans trop de difficulté. La troisième et dernière est la moins large et la moins profonde, donc la plus facile à traverser.
C'est la deuxième rivière qui va nous donner le plus de mal et pas seulement à nous. Entre-temps, on s'est fait rattraper par deux autres couples, l'un suisse, l'autre allemand. Chacun essaie de trouver sa solution, en amont, en aval, mais en vain. La Cahppesjohka est trop profonde et trop large pour espérer la franchir en quelques enjambées. Allons-nous devoir faire demi-tour ?
C'est finalement Hervé qui trouve la solution. A cette période de l'année, de grosses accumulations de neige bouchent encore le cours d'eau par endroits. C'est donc sur l'un de ces gros névés, de près de trois mètres d'épaisseur, que toute la troupe peut finalement passer.
C'est encore Hervé qui ramène tout le monde sur le droit chemin à la fin, les Suisses étant partis beaucoup trop loin.
C'est au niveau d'une table de pique-nique qu'un sentier très raide descend jusqu'au point de vue. Un peu avant 13 heures, nous surplombons le canyon.
Ce n'est pas le Grand Canyon américain mais la rivière Altaelva a creusé ici une gorge de 400 mètres de profondeur sur une distance de 15 kilomètres. A ce titre, c'est le canyon le plus long et le plus profond d'Europe du Nord.
Nous profitons de la table de pique-nique pour casser la croûte en compagnie du couple suisse. Ils sont pressés mais pas trop stressés, bien qu'ils doivent être à Tromso ce soir (à 400 km) pour prendre l'express côtier Hurtigruten. Ils ont le moral !
Quant à nous, c'est sans nous presser que nous rebroussons chemin, ravis de cette balade au but original qui change un peu des fjords et des glaciers. Retour au parking à 15 h 15 après avoir parcouru 14,3 km en 5 heures.
En soirée, nous rejoignons le centre-ville qui, en dehors de sa cathédrale très originale, ne présente pas un grand intérêt.
En revanche, l'avantage d'être en ville, c'est de pouvoir dîner au restaurant. Alors nous ne nous en privons pas. Au restaurant Hallde, nous choisissons le menu du Finnmark : pince de crabe royal, viande de renne et sorbets de fruits rouges, des spécialités typiques de la région pour une addition typiquement norvégienne, elle aussi ;-)
A la sortie du restaurant, dernière tâche : trouver un coin où passer la nuit. Nous souhaitons rester en ville afin de voir les fameuses peintures rupestres demain matin. Le musée tolère le stationnement sur son parking, mais il est en pente. Après avoir sillonné la ville de long en large à la recherche du lieu idéal, nous finissons sur le parking du supermarché REMA1000. Pas très bucolique comme lieu de bivouac, mais très calme.
Distance parcourue dans la journée : 150 kilomètres.
Canyon d'Alta
J6 : Mardi 14 juin 2016
Notre étape doit nous conduire aujourd'hui jusqu'au cap Nord. A l'extrémité de l'île de Magerøy reliée au continent par un tunnel, la commune de Nordkapp s'est déclarée point le plus septentrional d'Europe et donne accès via un péage (250 NOK par personne) à un bâtiment massif surmonté d'une balle de golf géante comprenant une salle d'exposition, un bar, une cafétéria, une boutique de souvenirs. Pour ce prix, les camping-cars ont le droit d'y passer une nuit.
Bref, ce lieu suscite beaucoup de polémiques. Pour les uns, c'est la destination mythique à ne surtout pas rater. Pour les autres, c'est le piège à touristes par excellence, le véritable point le plus septentrional du continent se trouvant trois kilomètres à vol d'oiseau plus au nord que Nordkapp et est uniquement accessible à pied au prix d'une marche de 9 kilomètres aller/retour.
Pour nous, le cap Nord n'est pas réellement un incontournable mais puisque notre itinéraire passe à proximité de la péninsule, autant nous forger notre propre opinion sur la destination. A suivre donc… car pour l'instant, si nous quittons le parking du supermarché sur lequel nous avons dormi, c'est pour prendre la direction de la lisière ouest de la ville où se trouvent le musée et les fameuses gravures rupestres.
Les falaises qui s'étendent derrière le musée jusqu'au bord de mer sont couvertes de quelques 6 000 gravures datant de la fin du néolithique, de 6 000 à 2 000 ans. 1559 Parmi les thèmes figurent des scènes de chasse, des symboles de fertilité, des ours, des élans, des rennes et des bateaux bondés. Pour les rendre plus visibles aux visiteurs, une partie des gravures a été revêtue d'ocre rouge, l'autre est dans son état originel.
Avant 8 heures, le circuit est déjà bouclé.
Nous quittons cette fois Alta pour de bon en direction des hautes terres rudes et sauvages. Cap au nord-est sous un ciel identique aux jours précédents et une température de 10 degrés comme d'habitude.
Nous laissons derrière nous les maisons colorées des fjords pour celles aux couleurs sombres des éleveurs de rennes.
La route E6 déroule son ruban de bitume à perte de vue, avec comme seuls repères, la ligne d'horizon et une rivière aux eaux tumultueuses dont elle suit les méandres jusqu'à Skaidi.
Quand la route se rapproche du cours d'eau, nous en profitons pour faire un arrêt, histoire de nous dégourdir les jambes en nous faufilant, à travers un petit bois de bouleaux tordus, jusque sur sa rive.
Après Olderfjord, la route E69 prend le relais vers le nord tout en longeant le magnifique Porsangerfjord. Notre Vany rejoint la file des camping-cars qui, les uns derrière les autres, convergent vers le point septentrional du continent. Français, Allemands, Belges, Suisses, Néerlandais, Scandinaves… à croire que tous les camping-caristes européens se sont donné rendez-vous là-haut. Entre ceux qui s'y rendent et ceux qui en reviennent, le flot est incessant.
La tradition veut qu'on se fasse un petit signe entre conducteurs de camping-cars. Comme ces véhicules sont quasiment les seuls sur le trajet, il y a du boulot ! J'essaie de m'y tenir moi aussi, du moins quand la largeur de la route ne nécessite pas toute mon attention et les deux mains sur le volant. En effet, l'étroitesse des voies par endroits et la taille de certains véhicules demandent une vigilance de tous les instants, d'autant qu'une petite bruine vient encore compliquer la conduite à l'approche du grand Nord.
En début d'après-midi, nous franchissons sans nous en rendre compte, ou presque, le tunnel qui relie le continent à l'île de Magerøy.
Sous un ciel de plus en plus menaçant, les paysages de toundra vallonnée, ponctuée de lacs sombres et de hardes de rennes, prennent une allure encore plus dramatique.
Vingt kilomètres au sud du cap, nous décidons de rejoindre Gjesvær dans un premier temps. La route, traversant un austère paysage rocheux, est de toute beauté.
Malheureusement, à notre arrivée, la météo se dégrade, impossible de randonner. A défaut, nous stationnons le camping-car dans le centre du village, en espérant pouvoir entreprendre une marche plus tard dans l'après-midi. En attendant des heures meilleures, nous débutons la première d'une longue série de parties de scrabble, une tasse de thé brûlant à la main et le chauffage du camping-car au maximum. La température extérieure ne dépasse pas 5 degrés.
Après toute une après-midi enfermés dans notre Vany, nous décidons de migrer vers Skårsvag, un village à l'est de la E69. S'il pouvait y faire meilleur ! Hélas c'est pire. L'ordinateur de bord indique maintenant 3 degrés et un risque de verglas. C'est l'hiver en plein mois de juin !
Nouvelle partie de scrabble à Skårsvag en regardant tomber la pluie et en suivant les allées et venues des deux autres couples de camping-caristes garés à nos côtés, les uns rémois, les autres lucernois. Nous finissons par enfiler imperméable et pantalon de pluie pour affronter le mauvais temps et les suivre à l'extrémité du village où nous les trouvons attablés au restaurant devant un plat de crabe royal.
En ce qui nous concerne, nous renonçons au crustacé géant (ce que nous regretterons amèrement par la suite) et commandons juste un verre de vin blanc en attendant notre dîner déjà prévu dans le camping-car.
Pour ce soir, vu la météo, nous renonçons à rejoindre Nordkapp. Payer le péage pour nous retrouver dans les nuages et sous la pluie, non merci ! On verra demain matin si le temps s'améliore. Nous restons donc garés dans le petit port de Skårsvag pour une nuit… dantesque !
Distance parcourue dans la journée : 286 kilomètres
Près du cap Nord
De Trollholmsund à Stabbursdalen, des rochers et une forêt remarquables
J7 : Mercredi 15 juin 2016
Toute la nuit, la pluie a martelé le toit du Vany. Un vent fou a secoué le camion dans tous les sens, a fait trembler les fenêtres et s'est engouffré dans tous les interstices (heureusement qu'on avait gardé nos chaussettes). Impossible dans ces conditions de trouver le sommeil. Terrifiée, je me suis redressée sur mon lit en pleine nuit en m'écriant : " je veux rentrer à la maison" !
Quand Eole a fini par s'essouffler et alors que je commençais à m'assoupir au petit matin, ce sont les oiseaux (corbeaux, mouettes, goélands) qui ont pris le relais, transformant le toit du fourgon en un terrain d'affrontement. Tout en se chamaillant, ils se sont coursés au-dessus de nos têtes en faisant un raffut d'enfer. Cette nuit restera dans les annales !
Ce matin, il fait 5 degrés et il pleut toujours à verse. Initialement, nous avions prévu de faire la randonnée de 9 km AR vers Knivskjelodden, le véritable cap Nord géographique, avant de rallier en soirée le cap Nord touristique pour y passer la nuit.
Mais dans ces conditions, on peut d'emblée faire une croix sur une quelconque randonnée. Même le petit aller/retour (2 km) vers l'arche de Kirkeporten n'est pas envisageable après tout ce qu'il a plu. Les sols sont détrempés.
Dans ce cas, cela vaut-il la peine de rester dans le coin ? Certes, la météo a prévu une amélioration dans l'après-midi, mais peut-on s'y fier ? Cela vaut-il le coup de payer 50 euros pour accéder au cap Nord et risquer d'y passer la journée à jouer au scrabble ?
Après mûre réflexion, nous décidons de laisser tomber le cap Nord et de reprendre la direction du sud avec l'espoir d'y trouver des cieux plus cléments. Skårsvag, situé à 7 kilomètres à vol d'oiseau au sud-est du cap Nord, sera par conséquent le point le plus septentrional de notre parcours.
Notre point de chute ce soir est prévu dans les alentours de Lakselv, soit près de 200 kilomètres plus au sud. Nous aurons du coup une journée d'avance sur notre planning.
Nous n'avons néanmoins pas l'intention de faire le trajet d'une traite mais espérons pouvoir nous offrir quelques à-côtés en cours de route, en fonction de l'évolution des conditions météo.
D'ailleurs, à peine sur la route E69 nous la quittons déjà pour un saut vers le village de Kamøyvær, vanté par notre guide.
Falaises, ciel et mer à l'unisson, noirs comme l'encre, donnent une bonne idée de la luminosité ambiante. On en aurait presque le cafard
Heureusement, à Kamøyvær, les couleurs pastel des maisons apportent une touche de gaieté à ce tableau obscur.
Quand la pluie se calme, nous sortons faire quelques pas dans le village où il y a l'air d'y avoir plus d'oiseaux que d'habitants.
L'usine de transformation de poisson n'y est sans doute pas pour rien.C'est la curée à l'arrivée de la matière première.
Côté ciel, une légère amélioration commence à se profiler au loin. Alors, allons-nous rester sur notre décision ? Il est encore temps de changer d'avis, nous ne sommes qu'à une trentaine de kilomètres de Nordkapp ! Hésitation, concertation avant de finalement maintenir notre choix. Tant pis pour le cap Nord et va pour le Sud !
Après une rapide incursion à Honningsvåg, nous prenons sans regret le tunnel qui nous ramène sur le continent, puis comme la veille la même route jusqu'à Olderfjord alors que se développent des éclaircies de plus en plus larges, donnant le sourire à tous les automobilistes, camping-caristes, motards et cyclistes, montant vers le nord.
Mais le soleil, nous y avons droit également. On a d'ailleurs l'impression qu'il n'a pas plu au sud d'Olderfjord.
En arrivant à 14 h 30 dans la presqu'île de Trollholmsund, la couleur de la mer et du sable nous ferait presque penser à une plage tropicale, si ce n'était la température qui reste typiquement norvégienne ;-)
Si nous sommes venus ici, c'est pour ces drôles de bonshommes de pierre dont on aperçoit déjà les silhouettes à la pointe de la presqu'île.
Selon une légende Sami, il s'agit d'un groupe de trolls qui erraient la nuit sur le plateau du Finnmark. Arrivés dans le Porsangerfjord, ils voulurent traverser le bras de mer mais pas avant d'avoir enterré le trésor qu'ils transportaient. Comme cette tâche prit beaucoup de temps, ils furent surpris par les premiers rayons du soleil levant qui les pétrifièrent.
Géologiquement, il s'agit de formations dolomitiques (calcaire), d'où leur aspect blanchâtre, seulement colonisés ça et là par des lichens orangés.
Ils ont plutôt une bonne bouille !
Après une petite heure sur les lieux, il est temps de poursuivre vers d'autres horizons, la journée n'est pas finie. Il fait tellement beau qu'il faut en profiter au maximum.
C'est pourquoi, 17 kilomètres plus au sud, nous tournons à droite sur une piste cahoteuse et poussiéreuse, pas même indiquée, sur laquelle nous avons la joie de croiser un groupe de rennes, de très près.
Cette piste nous conduit au cœur du parc national de Stabbursdalen.
Le guide Rother y indique une randonnée de 2 à 3 heures à travers la forêt jusqu'aux chutes de Stabbursfossen. Il est déjà plus de 17 heures au moment de se mettre en marche mais peu importe, personne ne nous attend et il fait jour toute la nuit.
Le parc national a été créé en 1970 puis étendu en 2002 pour protéger la forêt de pins la plus septentrionale du monde. Certains arbres ont ici plus de 500 ans.
Plus loin, des bouleaux se joignent aux pins pour étoffer la forêt.
Au bout d'un peu plus d'une heure, le grondement des chutes annonce que l'arrivée est proche. Bientôt nous dominons la cascade. Joli débit !
Dernier coup d'œil sur la rivière Stabburselva avant de refaire le parcours en sens inverse sous une lumière dorée.
Nous finissons notre randonnée à 20 heures (soit 3 heures pour 10 km), ravis de notre journée et persuadés que ce beau temps va durer. Mais c'est oublier à quel point la météo peut vite changer sous ces latitudes.
En effet, en arrivant au camping du Stabbursnes Feriesenter tout proche, nous essuyons quelques gouttes alors que le gérant ne nous annonce rien de bon pour les prochains jours. Bouh !
En attendant, après plusieurs jours de bivouac, nous profitons des services du camping pour faire notre lessive et surtout prendre nos aises dans la douche.
Distance parcourue dans la journée : 206 kilomètres
Trollholmsund
D'un cap à l'autre : de Nordkinn à Varanger
J8 : Jeudi 16 juin 2016
Les prévisions du patron du camping nous ont fait craindre le pire pour ce matin. Alors nous sommes tout étonnés de trouver un ciel certes couvert mais pas plombé. La température matinale est conforme aux moyennes : 11 degrés. Pour l'instant, rien d'alarmant !
Nous avons une nouvelle péninsule en ligne de mire, le cap Nordkinn, située à peu de chose près à la même latitude que le cap Nord. Tout comme ce dernier, il s'agit d'une destination en cul-de-sac au bout de nulle part mais a contrario du précédent celui-ci est à l'écart des grands axes touristiques.
Nous comptons y passer deux nuits dont la première à Kjøllefjord, dans le nord-ouest de la péninsule, où une falaise en forme de cathédrale a retenu notre attention.
Mais avons-nous intérêt à nous y rendre directement (250 kilomètres) au risque de trouver du mauvais temps sur place et n'avoir que le scrabble comme activité ? Ou au contraire vaut-il mieux profiter de quelques points d'intérêt en cours de route tant que le ciel se montre clément ?
Considérant que tout ce qui est pris n'est plus à prendre, nous choisissons la deuxième solution. Après avoir traversé la petite ville de Lakselv où nous abandonnons provisoirement la E6, nous longeons la rive Est du Porsangerfjord. A 4 kilomètres à l'ouest de Borselv, nous nous arrêtons pour une première randonnée (3 kilomètres, 1 heure et demie).
Objectif, le sommet du Hestnesfjellet, à près de 200 mètres d'altitude.
Plus nous prenons de la hauteur, plus les maisons en contrebas nous paraissent minuscules.
Qu'on ne s'y trompe pas, nous sommes bien au bord de l'océan même si l'étendue lisse et immobile devant nous pourrait nous faire croire le contraire.
Pas un souffle de vent, pas un bruit, hormis le caquètement de quelques canards, pourtant C'est dans ce silence religieux que nous poursuivons notre grimpette.
En moins d'une heure, le cairn sommital est atteint. Vous remarquerez que tout comme à Trollholmsund les dalles rocheuses sont ici aussi d'origine dolomitique. D'ailleurs, la presqu'île des trolls ne se trouve qu'à quelques encablures à vol d'oiseau, de l'autre côté du fjord.
Fin de la balade autour de midi, pile pour l'heure du déjeuner que nous prenons à bord du Vany, la porte entrouverte, car il fait étonnamment doux.
Une heure plus tard, nous nous apprêtons à entamer une après-midi derrière le volant. Il reste encore 180 kilomètres à parcourir sur les 250 prévus, outch ! Mais c'est sans compter sur un autre site d'intérêt, prétexte à une nouvelle halte. En effet, immédiatement après Borselv, la route E6 passe dans le Silfar Canyon.
Cette fois, finies les petites escapades à droite à gauche, il faut vraiment se diriger sans délai vers le cap Nordkinn.
A Ifjord, en nous engageant sur une route à trois chiffres, a fortiori marquée en jaune sur notre carte, nous craignions de trouver un axe secondaire étroit et peu roulant. A notre grande surprise, à distance du fjord, la route prend des allures de nationale avec une vitesse autorisée jusqu'à 120 kilomètres/heure par endroits, ce que nous pensions uniquement réservé à des portions de routes E. A ce rythme, elle grimpe allègrement sur un plateau désertique couvert de lacs et de toundra spongieuse qui n'est pas sans nous rappeler l'altiplano andin et ses paysages de bodefales, à la seule différence que les rennes remplacent ici les vigognes andines.
Bref, la distance jusqu'à Kjøllefjord est avalée plus vite qu'attendu. A 16 heures, nous sommes prêts à aller découvrir à pied la falaise en forme d'église de Finnkirka, sans nous inquiéter outre mesure de la couleur du ciel pas plus couvert que durant le reste de la journée.
Peu après notre départ, nous assistons à l'arrivée de l'express côtier Hurtigruten qui fait une courte escale dans ce petit port. Un rayon de soleil daigne même accompagner son entrée dans la baie.
Encouragés par cette brève apparition du soleil, nous enchaînons des montées et des descentes impitoyables, ponctuées de passages boueux et de zones inondées, en espérant que la falaise-église en vaille la peine.
Au bout d'une heure, ces étonnantes plaques rocheuses, plantées dans le sol telles des pierres tombales, nous offrent un peu de distraction sur un chemin semé d'embûches. La falaise de Finnkirka étant un ancien site sacrificiel Sami, il n'est pas impossible qu'il y ait un lien entre ces pierres dressées et les rites lapons.
A ce stade du parcours, un coup d'œil sur les hauteurs aurait dû nous alarmer. La couleur du ciel annonce un risque d'orage imminent. On entend d'ailleurs les premiers coups de tonnerre au loin.
Pourtant, têtus ou inconscients, nous continuons inlassablement, persuadés que l'orage va nous épargner.
Mais ce qui devait arriver finit par arriver. Alors que nous sommes sur le point de vaincre notre dernière ascension, l'orage éclate, nous forçant à faire demi-tour avant d'avoir atteint le but de notre randonnée.
Je n'ai alors que mes yeux pour pleurer et me lamenter tout au long du chemin du retour, mouillée jusqu'aux os (et ce n'est pas juste une expression !) et transie de froid, me demandant comment on allait bien pouvoir faire sécher tous nos vêtements dans le fourgon. Même nos chaussures sont trempées à l'intérieur comme à l'extérieur.
A notre retour, nous préférons éluder la question et jetons toutes nos affaires dans la salle de bains. On verra plus tard !
Pour nous remonter le moral, un plat de crabe royal nous ferait le plus grand bien. Mais le seul restaurant de Kjøllefjord n'en sert pas.Alors nous n'hésitons pas à couvrir 30 kilomètres de plus jusqu'à Mehamn, espérant trouver plus de choix dans ce village plus grand.
Mais le seul restaurant de la petite localité, celui de l'Arctic Hotel, semble fermé ou en travaux. Un habitant nous confirme pourtant qu'il est ouvert et qu'il sert jusqu'à 22 heures de très bons plats de poissons.
Nous finissons par en trouver l'accès. Entre porte sans issue et couloir sans lumière, nous débouchons au premier étage dans une grande salle sans charme, pas vraiment étonnés qu'on n'y serve pas de crustacé géant. Mais puisque nous sommes là, autant nous attabler !
Le dried cod est un peu sec mais, assorti de bacon grillé, reste mangeable. Le vin blanc issu d'un cubitainer est infâme. Quant au dessert, nous avons préféré le décliner ;-) Bref, voilà une adresse qui ne vaut pas le détour !
Le seul avantage de ce dîner, c'est que pendant ce temps nos vestes dégoulinantes ont pu s'égoutter un peu. En partant, nous laissons derrière nous quatre flaques d'eau correspondant aux quatre manches de nos vestes.
Pour dormir, nous n'avons pas à chercher bien loin. Les abords du port offrent un abri parfait à notre Vany. Il pleut toujours mais il ne vente pas, nous devrions mieux dormir que la nuit dernière.
Distance parcourue dans la journée : 314 kilomètres.
Arrivée de l'Hurtiguten à Kjøllefjord
J9 : Vendredi 16 juin 2016
Avec tout ce qu'il a plu hier soir et dans la nuit, nous ne nous faisons pas d'illusion sur l'état du ciel : nuageux, très nuageux, avec encore de la pluie à venir ! Température invariablement bloquée à 10 degrés.
Nos chaussures sont loin d'être sèches, ce qui élimine toute velléité de randonnée. De toute manière, les conditions météo sont dissuasives.
Pour amorcer le séchage des godillots, nous les plaçons devant les bouches du chauffage et tournons le bouton à fond. Quant à nos vêtements, ils sont toujours en train d'égoutter, il va falloir trouver une solution. Heureusement côté vestes, nous avons prévu en conséquence avec des blousons de rechange.
Une fois ce bilan dressé, il faut réfléchir à l'organisation de la journée et changer une nouvelle fois nos plans. Décidément à chaque fois que l'on prévoit de rester deux jours à un endroit, on se voit obligés d'abréger le séjour. L'avantage de circuler en camping-car permet d'adapter le parcours à la météo. Quand il ne fait pas beau, on en profite pour rouler alors… roulons !
Notre prochaine étape se fera par conséquent dans la péninsule de Varanger (eh, oui, encore une péninsule). Près de 300 kilomètres nous en séparent dont une bonne partie à rebrousser chemin par la même route. A première vue, la distance est conséquente mais comme on aura rien d'autre à faire…
Mais avant de quitter la région, je propose de faire un petit détour jusqu'au phare de Slettnes. A défaut d'avoir été jusqu'aux caps les plus septentrionaux du continent, nous aurons au moins été au pied du phare le plus septentrional d'Europe.
Sur le trajet, nous faisons deux rencontres intéressantes. D'abord un troupeau de rennes, des femelles avec plein de petits. Une scène attendrissante ! Plus rare, un renard arctique (que nous avons d'abord pris pour un chat !)
Vers 11 heures, fini l'extrême Nord, retour vers le Sud. Nouveau passage à travers les mêmes hauts plateaux qui paraissent encore plus désolés sous l'épaisse couverture nuageuse. Nous avons à présent deux jours d'avance sur notre planning.
Quand la route revient au bord de mer, nous retrouvons les paysages typiques des fjords : petits ports de pêche, bateaux et maisons colorés.
A Ifjord, nous prenons cette fois la direction de Tana Bru, dont le nom signifie "pont sur la Tana". Le village en lui-même n'a pas vraiment d'intérêt mais il constitue un point de ravitaillement et une étape pratiques au carrefour des routes 98/E6 et E75.
Toutes les enseignes de supermarchés se côtoient ici autour de quelques hébergements et d'une station-service.
Sous un temps maussade comme aujourd'hui, ce carrefour commercial ne peut mieux tomber. A défaut de pouvoir profiter de la nature, occupons-nous de quelques tâches d'intendance : courses, plein d'essence, plein d'eau pour le camping-car…
Nous cherchons aussi un lave-linge/sèche-linge, seul moyen de venir à bout de nos vêtements mouillés depuis une journée. A l'hôtel Elva, le réceptionniste est ok. Il nous invite même à prendre un café dans le lobby et à profiter de la connexion wifi. Super ! Par la même occasion, nous suivons d'un œil et d'une oreille le match de coupe d'Europe Suède-Italie en compagnie d'une famille suédoise qui vibre, elle, avec Zlatan.
Une fois la lessive terminée, Hervé pousse le bouchon jusqu'à vouloir suivre la partie jusqu'à son terme. Pour lui qui est indifférent au foot, c'est un comble ! Résultat, la Suède de Zlatan a été battue.
Cette pause "technique" prolongée a été bénéfique. Nous voilà en pleine forme pour parcourir une trentaine de kilomètres de plus afin de nous rapprocher de la péninsule de Varanger.
Desservie par une route touristique nationale, la péninsule est surtout connue pour ses grandes colonies d'oiseaux attirant de nombreux amateurs d'ornithologie.
La route, une nouvelle fois en cul-de-sac, longe le Varangerfjord jusqu'à Vardø. On peut même pousser jusqu'à Hamningberg, un village abandonné, par une petite route sans numéro et à une seule voie de circulation.
Tout ceci est prévu demain, car nous avons programmé deux jours dans la région. La météo va-t-elle nous le permettre ? Réponse demain ;-)
Pour l'instant, nous avançons jusqu'à Nesseby et sa petite presqu'île, lieu de rendez-vous des ornithologues. Mais les oiseaux, nous n'avons pas le temps de les voir. Arrivés sur place, une averse nous ramène plus vite que prévu dans le camping-car. Nous avons juste le temps d'apprécier la jolie petite église.
Cette occasion ratée nous libère finalement encore un peu de temps pour rouler. La ville la plus proche est Vadsø. Comme nous sommes restés avec notre envie de crabe royal, voilà peut-être une occasion !
A Vadsø, le restaurant du Scandic Hotel nous plaît bien, mais de crabe royal pas la moindre trace sur la carte. On nous dit que ce n'est pas la saison. Alors on se rabat sur des fish and chips. Mauvaise pioche… les beignets de poisson sont à base de langue de cabillaud. Devant notre déception, la serveuse propose de nous servir un dos de cabillaud aux petits légumes qui, lui, est un délice de même que le dessert, une crème brûlée aux fruits rouges. Bref, voilà un dîner qui a mieux fini qu'il n'a commencé.
Quant à la journée, elle se termine à deux pas du restaurant, dans le port, où nous trouvons pour le Vany une place adéquate. Une journée de transition… au final bien remplie !
Distance parcourue dans la journée : 312 kilomètres.
Renard (roux ?)
Varanger : colonies d'oiseaux à Hornøya et route touristique nationale
J10 : Samedi 18 juin 2016
Que nous réserve la météo ce matin ? Un ciel partiellement couvert, mais avec de belles bandes de ciel bleu au loin, chouette ! Et la température ? Toujours nos habituels 10 degrés ? Non… 16 degrés… incroyable !
Dans ce contexte, pas une minute à perdre, vite, en route pour Vardø. Entre les deux localités séparées de 75 kilomètres, la route touristique nationale, désespérément plate sur cette partie, se faufile entre la côte, des prairies verdoyantes et des bosquets de buissons rachitiques.
Vardø, la localité la plus orientale de Norvège, est aussi le point le plus à l'est de notre voyage. La petite ville occupe une île en forme de papillon reliée au continent par un tunnel sous-marin.
L'office de tourisme y organise des excursions pour approcher des colonies d'oiseaux nichant sur les falaises de l'île inhabitée de Hornøya. Départ sur le port.
Nous arrivons pile pour la première sortie qui a lieu à 10 heures le samedi (en semaine, départ dès 9 heures) et embarquons presque immédiatement sur un ancien bateau de pêche en compagnie d'une douzaine de personnes. Nous sommes dix Français à bord !
La traversée prend à peine une dizaine de minutes. Hornøya est classée réserve naturelle, seule une partie est accessible au public.
Les falaises abruptes de l'île et les eaux riches de la mer de Barents fournissent le gîte et le couvert à quantité d'oiseaux. Mouettes tridactyles, guillemots communs et guillemots de Brünnich, macareux, pingouins torda, cormorans huppés et grands cormorans, goélands argentés et goélands marins, ils sont plus de 100 000 à y nicher.
Imaginez tout ce monde caquetant, piaillant, criaillant, picotant… une belle cacophonie et une odeur en conséquence!
Après une vue d'ensemble, approchons-nous pour observer quelques individus plus en détail !
Bon, celles-ci (des mouettes ?) ne sont pas très coopérantes et nous présentent leurs postérieurs. Gare aux déjections ! Mais celle-là fait la belle, avec son plumage soyeux !
Les macareux sont indéniablement les plus élégants dans leur costume coloré.
Les guillemots de Brünnich dans leur complet classique font concurrence aux précédents. J'adore tout particulièrement celui qui porte des lunettes ;-)
Quant aux pingouins torda, ils prennent tout particulièrement soin de leur tenue. Un petit battement d'aile et hop, la toilette est faite (voir les particules projetées)
Enfin, le cormoran sort le grand jeu. Comme un véritable jongleur, il fait tournoyer avec grâce une brindille autour de son bec. Cherche-t-il à séduire quelqu'un par son habileté ? Mais à qui fait-il les yeux doux ? Sans doute à sa compagne sagement restée dans le nid conjugal !
Bref, un spectacle réjouissant par une très belle matinée chaude (si, si !) et ensoleillée. Ça fait du bien !
A 13 heures, le bateau revient nous chercher (mais ceux qui le souhaitent peuvent rester plus tard) et ramène sur l'îlot un nouvel arrivage d'observateurs plus lourdement armés, heu pardon… équipés. Certains sont tellement chargés qu'ils ont du mal à garder l'équilibre à la sortie du bateau. Sur le port, beaucoup de monde se presse encore pour la rotation suivante, preuve du succès de cette excursion.
Quant à nous, après le déjeuner dans le fourgon à la sortie de Vardø, nous prenons la route touristique nationale dans sa partie la plus spectaculaire, celle qui rejoint le hameau de Hamninberg.
Elle ne comporte qu'une voie de circulation. Il faut donc rouler très doucement pour pouvoir se rabattre à temps sur les espaces-refuges prévus pour le croisement de véhicules. De toute manière, les paysages méritent des arrêts incessants. C'est une route qui demande à être dégustée.
Malheureusement, le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. C'est fou comme le temps change vite dans cette région.
La route longe le bord de mer dans un paysage insoupçonné, inattendu, époustouflant, en dehors du temps.
Etonnantes ces longues strates de granite tels des couloirs parallèles sans fin, du bord de mer jusqu'aux crêtes ! Elles donnent l'impression d'un gigantesque labyrinthe sans issue.
Du rose granitique la roche vire au noir volcanique en passant par cinquante nuances de gris, un décor dont on verrait bien surgir quelque seigneur des Anneaux ou autre créature fantastique.
Pourtant, les rennes ont l'air de trouver un pâturage à leur mesure dans ce chaos minéral.
Terminus de la route 40 kilomètres plus loin dans le village semi-abandonné de Hamninberg, où la pluie et le froid sont hélas au rendez-vous. On voulait randonner dans le Syltefjord, c'est raté. On remplace alors la balade par une nouvelle partie de scrabble en attendant l'accalmie.
En fin d'après-midi, nous décidons de ne pas rester dans ce cul-de-sac pour la nuit, il y a trop de vent !
Le retour à Vardø nous offre alors une deuxième occasion de parcourir cette même route, toute aussi spectaculaire dans ce sens. Hervé l'a déclarée "plus belle route de Norvège" !
Curieusement, à Vardø, non seulement il n'a pas plu mais il fait encore soleil. C'est agréable, car nous avons une dernière visite à faire, au mémorial de Steilneset. Il s'agit d'un monument érigé en mémoire de quelques 90 femmes de la région qui, entre 1621 et 1692, ont été accusées de sorcellerie et brûlées vives.
Le bâtiment est impressionnant par sa forme et par sa symbolique. L'artiste Louise Bourgeois et l'architecte Peter Zumthor ont associé, dans une même création évocatrice, une chaise en feu et un mémorial de 100 mètres de long rappelant cette histoire tragique.
Or Louise Bourgeois (1911 - 2010), plasticienne et sculptrice française naturalisée américaine, connue entre autres pour une sculpture en forme d'araignée géante exposée au musée Guggenheim à Bilbao, a passé son enfance dans une maison, aujourd'hui démolie, du centre de la ville où nous demeurons.
C'est pour cette raison que nous portons un intérêt tout particulier à cette œuvre.
Profitant de ce nouveau passage en ville, nous terminons la soirée à passer en revue quelques restaurants au cas où l'un d'eux servirait du crabe royal. Mais peine perdue, nul n'en sert. Dans notre quête, des Français nous disent néanmoins en avoir mangé il y a quelques jours à Kirkenes. En principe, cette destination n'est pas à notre programme, mais sait-on jamais !
Du coup, ce soir, c'est dîner maison ou plutôt dîner… fourgon, au bord d'une plage près de Kiberg, en compagnie d'un camping-car belge. On n'a pas voulu rester à Hamninberg à cause du vent. Eh, bien, ici aussi on va être servis ! Espérons qu'il ne nous empêchera pas de dormir !
Distance parcourue dans la journée : 202 kilomètres.
Guillemot de Troïl (?)
De la frontière russo-norvégienne à la Finlande, de Kirkenes à Inari
J11 : Dimanche 19 juin 2016
Encore une nuit quasi blanche rythmée par les assauts du vent et de la pluie. Seulement 7 degrés ce matin et il pleut toujours.
A 8 heures, on lève le camp, oui, mais pour aller où ?
Vu les circonstances, je ne vois pas d'autre alternative que d'avancer dans notre parcours. En principe, après la péninsule de Varanger, nous avons prévu de gagner la Finlande, plus particulièrement les alentours d'Inari, en passant par Tana Bru puis Utjoski.
Ben… allons-y !
Dehors il fait un temps à ne pas mettre un mouton dehors. D'ailleurs, ceux-là ont trouvé la solution en se réfugiant dans un abribus.
A Tana Bru, alors que nous sommes sur le point de prendre la direction de la Finlande, je sors in extremis une idée de mon chapeau. Et si on allait à Kirkenes ?
Cette ville norvégienne proche de la Russie que l'on décrit comme une bourgade quelconque, à l'ambiance frontalière, point de départ ou d'arrivée de la ligne de l'express côtier Hurtigruten, ne m'avait pas particulièrement attirée jusque là.
Mais depuis que des compatriotes nous ont dit y avoir mangé du crabe royal il y a quelques jours seulement, la destination a subitement pris de l'intérêt. De Kirkenes nous pourrions ensuite regagner la Finlande et Inari directement. Avec deux jours d'avance sur notre planning, nous avons suffisamment de marge pour nous offrir ce détour. Qui sait, peut-être fait-il meilleur à Kirkenes !
Adjugé, vendu, allons à Kirkenes !
A la sortie de Tana Bru, nous retrouvons alors la E6 qui nous conduit jusqu'à la frontière russe (ou presque)… malheureusement sous la pluie !
Pourtant, le trajet est magnifique, la route passant par un massif qui nous rappelle un peu celui des Maures dans le Var.
A l'approche de la ville, les convois militaires se font plus visibles, les terrains et camps militaires deviennent omniprésents. On perçoit même des tirs au loin. La frontière russe n'est plus qu'à une quinzaine de kilomètres et la direction de Mourmansk indiquée sur tous les panneaux du centre-ville.
A 14 h 30, à notre arrivée à Kirkenes, il pleut toujours et il fait 8 degrés. Tous les commerces sont fermés, dimanche oblige. Après avoir garé le camping-car sur le quai au bord de mer, nous allons immédiatement faire nos repérages pour le King Crabe.
Entre les restaurants du Scandic Hotel et celui du Thon Hotel, notre choix est vite fait. Dans l'aquarium du Thon Hotel, trois beaux crabes barbotent tranquillement. Celui que nous choisissons, le plus gros des trois, passera à la casserole. Une table est aussitôt réservée pour 19 h 30.
D'ici là, nous passons tout l'après-midi dans les salons de l'hôtel (avec café et thé à disposition) pour profiter d'Internet et faire une énième partie de scrabble.
Des lycéens norvégiens nous interrogent, dans le cadre de leur projet de fin d'année scolaire, sur notre vision de la ville de Kirkenes. Pour l'instant, nous n'en avons pas vu grand chose, surveillant sur Internet les prévisions météorologiques qui nous permettraient d'y faire un petit tour.
Au fur et à mesure que l'après-midi avance, l'espoir d'une amélioration est sans cesse repoussé. D'ailleurs, il suffit de jeter un œil par la baie vitrée pour le constater. Finalement, la pluie ne cessera qu'au cours du dîner.
A ce propos, quelques mots sur le crabe royal (ou crabe du Kamtchatka). Originaire du littoral oriental de Sibérie, il a été introduit dans la baie de Mourmansk dans les années 1960 pour assurer de nouvelles prises aux pêcheurs russes. Depuis lors, il s'est répandu dans la mer de Barents, le long des côtes de la Norvège et du Svalbard. Les protecteurs de l'environnement y ont vu une menace pour les écosystèmes, mais la majorité des pêcheurs considère le crustacé comme une manne économique.
C'est le crabe le plus recherché au monde et le plus cher au poids. Sa chair au goût inimitable le place parmi les mets les plus renommés. Nous avons donc hâte d'y goûter.
A 19 h 30 pile, alors que nous venons juste de nous attabler, on nous apporte enfin le crustacé géant. Voilà un crabe que nous aurions pu appeler "Désiré" tant nous l'avons convoité depuis plusieurs jours ;-)
Trônant au centre d'un grand plat ovale, sur un lit de mesclun agrémenté de tomates cerise, accompagnée d'une sauce à base de vinaigre balsamique et d' huile d'olive et d'une autre à l'aïoli , c'est une belle bête de 2,6 kilos. Le flashcode attaché nous apprend plein d'autres détails intéressants comme le nom du pêcheur, de son bateau ainsi que la date et le lieu de pêche.
Oui, mais encore ? Après l'avoir dévoré des yeux, si on le dévorait tout court à présent !
Dans une ferveur quasi religieuse, nous décortiquons alors avec application ses pattes charnues dont un soupçon d'aïoli suffit à mettre en valeur toute la saveur.
Sa chair raffinée est d'un goût unique. C'est un délice, un pur ravissement pour les papilles. En un mot, nous nous régalons !
Nous sommes d'ailleurs à ce point absorbés par notre dégustation que nous en oublions de photographier le plat comme promis à notre fille.Elle recevra la photo de la seule carapace ;-)
Au final, nous n'avons rien vu de Kirkenes mais grâce à ce festin en garderons un souvenir impérissable. Voilà un détour qui en valait la peine !
Pour rentrer chez nous, pas de détour à faire. Le Vany nous attend sur le parking mitoyen de l'hôtel, juste devant la mer. Nous restons là pour la nuit. Pas de vent, pas de pluie, nous devrions dormir comme des bébés
Distance parcourue dans la journée : 272 kilomètres
Moutons à l'abri !
J12 : Lundi 20 juin 2016
La ville de Kirkenes est en activité depuis quelques heures déjà quand nous nous réveillons. Il est 8 heures, le premier réflexe consiste à scruter le ciel. Verdict, il est couvert, mais sans pluie pour le moment. C'est mieux qu'hier !
Notre envie de crabe royal ayant été assouvie, nous pouvons reprendre le cours normal de notre voyage et gagner comme prévu la Finlande et Inari en particulier. Nous n'avons maintenant plus qu'une journée d'avance sur notre planning.
Depuis Kirkenes, nous rebroussons d'abord chemin jusqu'au croisement avec la route 893 qui doit nous conduire tout droit en Finlande. Les chutes Skoltefossen, qui occupent le carrefour, nous offrent une dernière distraction sur le territoire norvégien.
A l'entrée en Finlande, la route change de numéro et devient à présent la 971. Il faut aussi avancer nos montres d'une heure, ranger pour le moment nos couronnes et ressortir nos euros. Dernière précaution à prendre : garder la bombe anti moustique sous la main car elle pourrait servir sans délai.
Le climat, lui, reste le même. Que ce soit d'un côté de la frontière comme de l'autre, le temps gris finit par virer à la pluie.
Les paysages finlandais sont conformes à l'idée qu'on s'en fait. La route ondule langoureusement entre lacs et tourbières, entre forêts de pins et bosquets de bouleaux. Photos
Pendant le trajet nous tentons de nous familiariser avec le finnois qui, à première vue, n'a pas vraiment de points communs avec d'autres langues que nous connaissons. En témoigne le mot "kansallispuisto" qui signifie parc national. Pas évident ! Pourtant, à force d'observation, je finis par faire quelques extrapolations à partir des toponymes qui jalonnent notre route : les suffixes "joki" et "tie" ont l'air de désigner la rivière pour le premier, la rue ou la route pour le second comme dans "Lemmenjoki" et "Kaamasentie" Voilà un bon début ;-)
A ce jeu-là, le trajet jusqu'à Inari passe à toute allure.
Sur place le temps est incertain, oscillant entre bruine et averse plus marquée, bref pas un temps à randonner. Pas grave, puisque la petite localité propose une activité qui colle parfaitement à cette météo, à savoir son musée SIIDA, avec deux i, qui est consacré à la culture et la nature sami.
Inari est en effet un important centre de la culture same. Les Samis, autrefois appelés Lapons, sont les peuples indigènes du grand Nord, les plus anciens habitants de ces contrées. Ils sont près de 85 000 dont une bonne moitié vit en Norvège, environ 20 000 en Suède, 8 000 en Finlande et 2 000 en Russie. Longtemps ignorés, leurs droits, leur culture, leur langue ont été progressivement reconnus, promus et mis en valeur au fil des dernières décennies. Aujourd'hui les Samis de chaque pays sont représentés par leur propre parlement.
Le musée SIIDA, de conception très moderne, se veut le reflet de leur histoire et de leurs traditions ainsi que du lien très fort qui les unit à la nature, tout ceci mis en scène de façon vivante et passionnante.
D'une salle à l'autre, nous suivons l'évolution du mode de vie des Samis au fil du temps en lien avec les grandes dates de l'histoire du monde ainsi que l'adaptation de leurs activités au gré des huit saisons. Des objets créés par des artistes Samis contemporains et un joli film sur les aurores boréales complètent l'exposition.
Quand la pluie cesse, la visite se poursuit en plein air (attention, moustiques !) par la découverte de différentes maisons traditionnelles et de pièges ingénieux pour la chasse et la pêche, tous transportables.
Voilà une visite à la fois ludique et instructive, une variante à nos habituelles randonnées. Néanmoins, après deux journées sans chausser nos godillots, nous avons hâte de les enfiler à nouveau pour arpenter monts et vaux.
Justement, la WIFI du musée permet de vérifier la météo pour les prochains jours. Bonne nouvelle ! Demain, il devrait faire beau jusqu'en milieu d'après-midi. Croisons les doigts !
Dans cette perspective, nous positionnons le camping-car à la lisière de la forêt, au point de départ de la randonnée de demain, afin d'être opérationnels à la première heure. En guise de préambule, le soleil fait son apparition pendant le dîner, ce qui est de bon augure.
A l'extérieur, les moustiques font le siège du véhicule, prêts à s'introduire par la moindre ouverture. Vive les moustiquaires.
Distance parcourue dans la journée : 213 kilomètres.
Musée sami
Inari : église de pleine nature de Pielpajärvi et croisière sur le lac
J13 : Mardi 21 juin 2015
Les touristes viennent à Inari principalement pour le musée (pour nous, c'est fait) mais aussi pour faire une croisière sur le lac (c'est prévu) et accessoirement visiter la petite église en pleine nature de Pielpajärvi (c'est prévu aussi). On pourrait même combiner les deux, le lac et l'église, en se faisant déposer en cours de croisière sur la berge pour rejoindre la chapelle, s'économisant ainsi un trajet à pied.
A l'origine, c'est ce que nous avions envisagé mais le seul départ en bateau (à nos dates) a lieu à 13 heures. Or la météo prévoit une dégradation dans l'après-midi. Nous ne voulons pas prendre le risque de nous faire rincer en randonnant en fin d'après-midi. Sur le bateau nous serons à l'abri quoi qu'il arrive.
Nous préférons par conséquent assurer nos arrières, occuper la matinée à faire la randonnée aller et retour vers la petite église et consacrer l'après-midi à la croisière.
La météo est conforme aux prévisions, très belle… enfin !
Avant 8 heures, nous sommes prêts, sac sur le dos, chaussures aux pieds et bombe anti moustique dans la poche. Les maringouins n'ont qu'à bien se tenir.
Nous débutons par la traversée d'une très belle forêt de pins, couverte d'un tapis de buissons de myrtilles sur un chemin caillouteux encombré de racines.
Nous arrivons ensuite à proximité de plusieurs grands lacs dont le Pielpajärvi, bordés de magnifiques tourbières.
Sous les rayons du soleil, les grandes étendues d'eau se sont parées de couleurs toniques, allant du vert amande au bleu azur.
Régulièrement, notre chemin croise des pistes pour scooters dont le balisage se poursuit curieusement à travers le lac. Eh oui, en hiver, il est utile pour les motoneiges qui se déplacent sur le lac gelé.
De nombreux ruisseaux alimentent les plans d'eau colonisés par des herbiers impressionnants où domine le trèfle d'eau.
Cette composition aurait sans doute pu inspirer les Impressionnistes ;-)
L'eau est omniprésente, offrant au lédon des marais les conditions idéales pour s'épanouir.
Heureusement le parcours se fait sur des planches en bois quand le terrain est trop humide. Ce serait dommage d'abimer toute cette belle végétation.
Les moustiques, eux aussi friands de ce milieu, nous ont lâchés pour le moment mais c'est pour mieux nous attendre dans la dernière ligne droite.
En effet, arrivés dans la clairière occupée par la chapelle, nous coupons directement à travers la prairie en fleurs. Erreur fatale ! Les moustiques étaient tous en planque dans les hautes herbes, prêts à fondre sur nous, pauvres marcheurs.
Nous trouvons alors à l'intérieur de l'église un refuge momentané, le temps de nous ressourcer et de préparer la riposte.
Quelques mots sur cet édifice religieux : Il s'agit d'une église en bois, construite entre 1752 et 1760, flanquée de deux cabanes qui servaient à l'époque d'abri pour les fidèles (et qui servent de refuges de nos jours), derniers vestiges d'un village Sami.
L'église est toujours ouverte, il suffit de soulever le loquet et d'ouvrir les fenêtres pour y faire entrer la lumière (avant de tout refermer en partant). Un service religieux y est célébré de temps à autre, notamment à minuit le jour de la St Jean, c'est-à-dire dans quelques jours.
Après un petit moment de recueillement, nous allons jeter un œil à la cabane voisine où l'âtre encore chaud témoigne de son utilisation récente par quelque personne de passage.
Pas de flânerie sur le trajet retour, de sorte que nous arrivons au parking vers 11 heures après 10 kilomètres et un peu plus de 3 heures de marche, pauses comprises. Une très belle randonnée alliant nature, culture et histoire.
Les moustiques nous ont laissés tranquilles au retour. En revanche, deux oiseaux nous ont retenus un court instant Tout d'abord, un pluvier doré qui, par des manœuvres d'intimidation, a tenté de nous barrer le passage, sans doute pour protéger son nid. Puis, un oiseau qui ne nous a montré que son dos au plumage gris orné de touches orangées. Dommage qu'il ne nous ait pas montré son cou, car il semblerait que ce soit une gorgebleue à miroir.
Avec le beau temps et 16 degrés, les conditions sont idéales pour une promenade en bateau. L'embarcadère est situé juste à côté du musée sami.
Nous prenons place à l'avant du navire pour une excursion d'environ 3 heures.
Le lac d'Inari est le troisième plus grand lac de Finlande et comprend 3 300 îles.
A 13 heures pile, le catamaran Inari III sort du port et prend le large, glissant sur un plan d'eau aussi lisse et immobile qu'un miroir.
Il prend tout d'abord la direction de l'île d'Ukonselkä où il accoste une heure plus tard pour une vingtaine de minutes.
Nous grimpons à toute vitesse les marches en bois jusqu'au sommet de l'île pour profiter les premiers de la vue panoramique sur le lac constellé d'îlots.
Il y a quelques centaines d'années déjà, au milieu de l'été, les Samis faisaient cette même démarche, s'y rendant en barque au milieu de l'été pour y invoquer Ukko, le dieu de la chasse.
Quand une touriste attentive remarque un petit point au milieu de l'eau, tous les regards se braquent sur la surface du lac. Une embarcation ? Un nageur ? Effectivement, c'est un nageur mais pas humain. Avec ses bois caractéristiques, vous l'aurez sans doute reconnu.
Oui, c'est bien un élan ! Nous avons souvent espéré en voir un au bord d'une route, près d'un lac ou d'un marais mais jamais nous aurions imaginé en apercevoir un, ici, en plein milieu du lac d'Inari. C'est incroyable !
Une fois tout le monde de retour à bord, le bateau se dirige vers la rive opposée, le capitaine espérant retrouver la trace de l'animal mais celui-ci a dû s'enfoncer dans les bois depuis belle lurette.
Alors il reprend le cours normal de la croisière jusqu'au débarcadère de Pielpavuono. C'est là qu'il dépose un couple souhaitant rejoindre à pied l'église en pleine nature. Nous avions peur que la météo se gâte en cours d'après-midi. Finalement, il n'en a rien été, même si le ciel est maintenant de plus en plus couvert. Fin de la croisière à 16 heures. C'était très sympa et la rencontre de l'élan… extra-ordinaire !
Vu l'heure, nous pouvons envisager de rouler un peu, au moins jusqu'à Saarisselkaa, à 70 kilomètres où j'avais repéré un lieu de bivouac possible, au sommet du domaine skiable du Kaunispää (438 mètres).
Oui, oui, il y a bien du ski alpin en Finlande ! Vue sur les pistes de ski… et plus largement sur toute la région, du haut d'une tour d'observation.
Mais l'endroit très exposé nous apparaît trop venté pour y passer une bonne nuit. Alors nous n'hésitons pas faire 40 kilomètres de plus, afin de trouver à Vuotso un coin plus calme au bord de la rivière. Autre avantage : l'endroit est idéal par rapport à notre projet de demain.
Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres.
Tourbière près d'Inari
Tunturis finlandais, du Pyhä Nattanen au Taivaskero
J14 : Mercredi 22 juin 2016
Si la Finlande est un pays principalement de forêts, de lacs et de rivières, elle n'est pas pour autant un plat pays, du moins dans cette partie Nord. Régulièrement, de petites montagnes aux sommets dénudés culminant entre 500 et 800 mètres donnent du relief au paysage. On y jouit notamment de belles vues dégagées à des kilomètres à la ronde. En finnois, ces monts sont appelés tunturi.
C'est l'un de ces tunturis que nous nous apprêtons à gravir. Il s'agit du Pyhä Nattanen, à ne pas confondre avec Vatanen, le héros des romans du finlandais Arto Paasilinna ;-)
Pour rejoindre le point de départ de la randonnée, il faut emprunter, juste au nord de la rivière, une piste de terre très praticable sur une douzaine de kilomètres.
Au parking, il y a déjà une voiture alors qu'il est à peine 7 h 30. Des gens seraient encore plus matinaux que nous ?
Côté météo, il fait beau avec 13 degrés, ce qui fait aussi le bonheur des moustiques, prompts à nous attaquer à peine descendus de notre fourgon.
Le guide du Routard annonce un parcours de deux kilomètres difficiles avec 300 mètres de dénivelé.
Or le départ, dans une forêt dense, se poursuit par la traversée de marais sur des planches en bois. Pour l'instant je ne vois pas vraiment de difficulté !
… et finit par une approche dans la caillasse et les racines, demandant certes un peu d'effort mais pas la mer à boire ! En trois quarts d'heure, la montée est pliée !
Le même guide vante la vue inoubliable, je confirme !
… et précise que même en plein été, il souffle un vent glacial sur ces hauteurs dénudées, je confirme aussi ! Coupe-vent et capuche indispensables ! La bonne nouvelle, c'est qu'à cette altitude (508 mètres) il n'y a déjà plus de moustiques.
Le refuge, bien équipé, nous offre alors un abri bienvenu, le temps de nous réchauffer un peu.
Nous aurions ensuite pu retourner par le même chemin mais comme il existe une variante et que nous aimons bien varier…
Hum, si on avait su… car la variante traverse un éboulis rocheux très accidenté dans lequel nous avons l'impression de ne pas avancer. Une fois sortis de là, nous rencontrons un terrain inondé, non aménagé, dans lequel nous nous enfonçons par moments jusqu'à la cheville. Sans parler des moustiques qui reviennent à la charge en atteignant une altitude à nouveau plus basse et la végétation gorgée d'eau à laquelle nous nous frottons au passage.
Bref, si on avait su, on n'aurait pas v'nu comme dirait l'autre ;-)… mais repris au retour le même chemin qu'à l'aller. Sur la base de l'aller/retour par le même itinéraire, c'est une très belle randonnée, facile, courte, avec à la clé une magnifique vue panoramique.
La boucle est plus sportive, surtout après les pluies tombées ces derniers jours. Elle nous a demandé 3 heures et 7,1 kilomètres avec un dénivelé de 210 mètres. Elle nous coûte surtout des chaussures à nouveau trempées à l'extérieur comme à l'intérieur et des pantalons mouillés jusqu'aux cuisses. Conséquence : pas d'autre randonnée possible dans la journée.
Dans ces conditions, autant en profiter pour rouler. Ça tombe bien, c'est ce qui est prévu. Pour rejoindre notre prochaine destination, au cœur du parc national de Pallas-Ounastunturi, 250 kilomètres nous attendent. Il est seulement 11 heures, nous avons le temps de nous avancer jusqu'à mi-route avant le déjeuner c'est-à-dire jusqu'à la petite ville de Sodankylä.
Le trajet sur la E75, large et roulante, se fait à bon train malgré le flux important de camping-cars sur cet axe, le plus court vers le cap Nord pour la majorité des conducteurs européens. Pendant ce temps, nos chaussures exposées derrière le pare-brise amorcent leur séchage.
Rien de particulier à voir à Sodankylä mais, pour nous, un passage en ville précieux, mis à profit pour régler l'intendance.
Pendant que notre linge tourne dans la machine de l'hôtel Bear Inn, nous faisons à Lidl les courses les moins chères de notre voyage, déjeunons sur le parking voisin, passons chez l'opticien faire réparer des lunettes, au magasin de sport pour nous renseigner sur les filets de tête anti moustiques (qu'au final nous n'achèterons pas) avant de retourner à l'hôtel bénéficier de la WIFI.
Une fois toutes ces tâches accomplies, il nous reste la deuxième moitié du parcours à effectuer. Le point de chute est prévu dans les environs de Muonio, pas loin de la frontière suédoise, au pied du massif du Pallastunturi.
Nous échouons plus précisément devant l'hôtel Pallas, un hébergement isolé en pleine nature au pied de la montagne, à 459 mètres d'altitude. Il fait un temps magnifique et 19 degrés. Si nos chaussures n'étaient pas trempées, nous serions sans doute partis randonner immédiatement. L'hôtel est le point de départ d'un beau réseau de sentiers en été et de pistes de ski en hiver.
A défaut de profiter de son environnement, nous profitons pour le moment de son restaurant. Au menu lapon, un tartare de renne servi avec des champignons et des lichens (très bon mais portion un peu chiche même pour une entrée). En revanche, l'omble chevalier du lac d'Inari sur lit de purée de choux-fleurs et la crème brûlée aux myrtilles, tous les deux délicieux, rattrapent largement l'entrée et font de ce dîner un des meilleurs de notre voyage. Avec une bouteille de riesling à deux, il valait mieux que le Vany ne soit pas très loin ;-)
Nuit sur place sous un ciel sans nuage et un soleil radieux !
Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.
Au sommet du Pyhä Nattanen
J15 : Jeudi 23 juin 2016
Bonne nouvelle, nos chaussures de randonnée sont sèches.
Voyons à présent si le temps est toujours aussi dégagé qu'hier soir. Pas tout à fait ! Nuages et éclaircies se partagent le ciel. Tout est de savoir qui des deux aura le dessus.
En prenant le départ vers 8 h 30, nous avons tout de même l'impression qu'il va faire beau. Altitude du parking : 450 mètres.
Dans notre viseur, le Taivaskero, point culminant du massif du Pallastunturi, à 806 mètres d'altitude.
Pour l'atteindre, le chemin balisé par des poteaux surmontés de croix de St André prend progressivement de la hauteur à travers une toundra dénudée. Il n'y a déjà plus d'arbres à cette altitude, de moustiques non plus.
L'itinéraire est pour le moment commun avec le sentier de grande randonnée Pallas-Hetta, l'un des plus prestigieux de Laponie, qui en 55 kilomètres passe par les sommets de plusieurs tunturis.
Au bout d'une heure, quand il s'en écarte, il nous reste une dernière grimpette à gérer avant d'atteindre un large plateau recouvert d'un amas rocheux au milieu duquel le sommet aurait pu passer inaperçu s'il n'était matérialisé.
C'est ici que, le 6 juillet 1952 aux rayons du soleil de minuit, fut allumée la flamme olympique des Jeux de Helsinki. Une plaque commémore cet événement.
Depuis le sommet, la vue embrasse un panorama époustouflant : forêts, lacs et croupes montagneuses à perte de vue avec l'hôtel Pallas à nos pieds.
La randonnée en boucle prend ensuite la direction du sud, passe au pied d'un autre tunturi, le Laukukero, où nous surprenons un couple de lagopèdes en goguette.
A partir de là, l'hôtel nous sert de repère pour tracer à vue dans une pente parfois raide jusqu'à destination. Bilan : 8,5 kilomètres, 2 heures et demie, dénivelé 375 mètres.
Sur le parking, une famille de rennes nous fait son cinéma.
Nous espérions déjeuner en plein air sous les 17 degrés ambiants mais les moustiques voraces nous obligent à un repli immédiat dans le fourgon.
Cette dernière randonnée marque aussi la fin de notre séjour en Finlande qui, au final, nous a réservé de belles surprises. Ce soir, nous serons en Suède, à proximité de Gällivare.
L'itinéraire le plus court coupe en diagonale via des routes secondaires mais Hervé a peur qu'elles soient étroites et peu roulantes. Il préfère nous faire passer par les grands axes, un trajet plus long en kilomètres mais d'après lui plus court en temps.
A Muonio, en traversant la frontière, nous retardons nos montres d'une heure. Appréciable vu notre timing chargé !
Le début du trajet en Suède est agréable, à travers des forêts de pins majestueux et de grandes prairies en fleurs sous des températures de plus en plus chaudes, jusqu'à 21 degrés en cours de route. Jusqu'ici tout baigne !
En cours de route, un champ de linaigrettes ou "fleurs à coton".
Mais c'est sans compter sur une importante zone de travaux. Or quand les Suédois font des travaux, ils ne vont manifestement pas jusqu'à leur terme. Nous tombons donc sur une route en attente d'asphaltage, couverte de gravier grossier, presque du gravier de ballaste. Pas sur une courte distance, mais sur plus de 15 kilomètres, une éternité dans ces conditions. Rouler sur cette surface est un calvaire pour le camping-car. Il faut rouler en seconde, en redoutant la crevaison en permanence. D'ailleurs plusieurs véhicules sont immobilisés sur le bas-côté, pneus crevés.
Le retour sur l'asphalte sonne comme une libération et l'arrivée à destination est un soulagement.
Après un après-midi à conduire, nous sommes heureux de poser le fourgon sur les hauteurs de Gällivare, au sommet du domaine skiable du Dundret (730 m), pour une soirée de détente.
La ville réputée pour ses mines de cuivre et de fer s'étend juste à nos pieds, mais c'est pour la nature environnante que nous avons choisi cet endroit. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls.
Le paysage rocailleux et dénudé inspire aussi nos voisins de parking. Lui équipé d'un drone, elle revêtue d'une robe de bure, capuche pointue et mains dans les manchons, trouvent manifestement ce décor minéral parfait pour leur scénario. Elle déambule dans son drôle d'accoutrement pendant que lui la filme à l'aide d'un drone.
Le ciel orageux ajoute une note dramatique à l'ambiance.
Cette luminosité particulière nous incite à explorer à notre tour la croupe rocheuse qui se dresse devant nous. Petite balade vespérale jusqu'au sommet du Stora-Toppen (820 mètres d'altitude), coiffé de deux abris pour randonneurs. Vue sur la taïga environnante.
Après le départ des dronistes, nous pensons rester seuls sur place. Mais c'est sans compter sur l'arrivée tardive de trois camping-cars d'où descend toute une ribambelle d'enfants, prompts à mettre un peu d'animation sur le petit parking.
Plus tard, dans notre demi-sommeil, nous entendrons encore quelques visiteurs temporaires, attirés par le soleil de minuit. Le Dundret bénéficie d'un succès que nous ne soupçonnions pas ;-)
Distance parcourue dans la journée : 308 kilomètres
Rennes en goguette !
Kvikkjokk (Suède), randonnée dans le massif du Snjerak
J16 : Vendredi 24 juin 2016
Grand beau temps aujourd'hui et déjà 16 degrés à 8 heures du matin. Notre séjour en Laponie suédoise se présente sous les meilleurs auspices.
Alors dépêchons-nous de rejoindre notre étape suivante, à savoir la petite station de montagne de Kvikkjokk, située au bout d'une route en cul-de-sac en bordure des prestigieux parcs nationaux de Padjelanta et Sarek ainsi que sur le tracé du non moins célèbre sentier de grande randonnée de Kungsleden.
Ce n'est pas tout à fait la porte à côté, le trajet va occuper toute la matinée.
Alors que la radio annonce la volonté des Britanniques de quitter l'Union européenne, nous faisons route sur la E45 en suivant la rivière Lule sur laquelle ont été érigés plusieurs barrages de grande envergure, sujets de tensions, par le passé, entre le gouvernement suédois et les Samis privés de leurs terres inondées.
La circulation est particulièrement light en ce vendredi matin et les quelques localités traversées étonnamment désertes. Pourtant, à la sortie de l'une d'elles, un véhicule nous fait des appels de phares. Tiens, un contrôle de police ? Même pas, juste un troupeau de rennes qui fait son numéro en plein milieu de la voie ;-)
Au carrefour où notre trajet quitte la E45 pour prendre la direction de Kvikkjokk, nous avons atteint le point le plus méridional de notre voyage.
A partir de ce carrefour, cap légèrement vers le nord-ouest sur une petite route pittoresque serpentant entre forêts, prairies et habitations isolées sans jamais quitter (ou presque) la rive d'un lac ou d'une rivière.
A son extrémité, au bord du lac Saggat et du delta des rivières Tarra et Kamajokk se blottit le minuscule village de Kvikkjokk, au pied d'une prestigieuse chaîne montagneuse dont certains sommets sont encore couronnés de neige.
Nous avons prévu de passer deux jours dans ce coin reculé.
Deux parcs nationaux, parmi les plus grands d'Europe, entourent le village, en l'occurrence Sarek et Padjelanta qui figurent depuis 1995, au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ils ne sont accessibles qu'à pied à l'issue de plusieurs jours de marche, tout comme la Kungsleden, la Voie Royale, un sentier de grande randonnée de 425 kilomètres, divisé en quatre parties de sept jours chacune, dont l'un des tronçons passe également par le hameau.
Alors, que sommes-nous venus faire ici ? Du trekking ? Non, juste des randonnées à la journée. Car si Kvikkjokk est considéré comme la Mecque des randonnées longues, le village est également le point de départ de quelques randonnées à la journée. C'est pour cette raison que nous l'avons sélectionné.
Une fois le fourgon garé sur le parking au bout du village, au bord de la tumultueuse rivière Kamajokk, en avant vers le massif du Snjerak, plus précisément vers celui de ses trois sommets surnommé "Tourist Summit" à 805 mètres d'altitude.
Il est 13 heures, il fait un temps magnifique avec un thermomètre dépassant les 20 degrés. Première vue au cours de la montée, bien raide.
Du "sommet pour touristes", vue imprenable sur le delta, la croupe du Nammatj (au milieu) et les massifs du Sarek et du Tarrekaise à l'arrière-plan.
Depuis le départ, nous suivons un chemin bien balisé qui se termine en surplomb d'un lac que nous atteignons au bout d'une petite heure. Arrivés à ce point, le retour se fait par le même chemin. Déjà ?
Trouvant que la balade manquait de piquant à ce stade, nous nous offririons bien un petit bonus pour prolonger le plaisir. Qu'à cela ne tienne !
Nous avions téléchargé sur notre GPS la trace d'un circuit en boucle trouvé sur Wikiloc. Vous nous voyez venir !
Nous tentons par conséquent de suivre ce tracé ou plutôt l'absence de tracé… sur le terrain. Aucune indication sur place ne fait mention d'une quelconque boucle.
Après quelques centaines de mètres à marcher à vue, nous récupérons une petite sente qui grimpe sur une crête d'où nous jouissons de bien meilleures vues encore sur le Sarek.
Mais quand la sente disparaît à nouveau, le parcours se complique un peu.
Guidés par le GPS, nous gambadons alors à vue dans des pentes buissonneuses, nous frayant un passage au travers d'un inextricable bois de bouleaux nains avant de finir par retomber sur nos pieds dans la dernière ligne droite jusqu'au village.
Hum, on voulait du piquant ?
Cela dit, on ne regrette pas ce choix, ravis d'avoir pu accomplir cette très belle boucle de 12 kilomètres en 3 heures et demie avec 550 mètres de dénivelé.
Conseil : pour une balade simple et facile choisissez l'aller/retour par le même chemin. Pour y ajouter comme nous une pointe de piquant, fiez-vous à Wikiloc ;-)
Une fois de retour, nous espérons nous détendre en profitant de la douceur ambiante. C'est sans compter sur une panne sèche de gaz. Le remplacement de la bouteille est inévitable. Une opération simple et rapide en principe, sauf que, dans le cas présent, le modèle pas tout à fait identique au précédent, fait de la résistance au point qu'il nous faut appeler à la rescousse deux camping-caristes suédois tout aussi désarmés.
En dernier recours, nous laissons un message au loueur, persuadés qu'il nous a fourni une bouteille inadaptée. Au final et à force d'acharnement, Hervé finit par dompter le système et à faire fonctionner la bouteille. Ouf ! On se voyait déjà devoir retourner à Jokkmokk à 100 kilomètres pour trouver du gaz.
Bref, voilà une tâche qui nous a fait perdre toute la soirée… ou presque. Pour qu'elle ne soit pas tout à fait gâchée et avant le dîner dans le fourgon, nous nous accordons un moment de relâche pour l'apéro à la Fjällstation, le seul hébergement de Kvikkjokk. Nous trinquons en plein air au bord de la rivière : c'est l'été en Suède !
Par la même occasion, nous préparons notre journée de demain pour laquelle nous avons besoin d'un transfert en bateau. Rendez-vous est pris avec BJörn pour demain.
Distance parcourue dans la journée : 212 kilomètres.
Vue sur le Sarek depuis le sommet du Snjerak
Kvikkjokk, randonnée vers du Prinskullen et bateau dans le delta
J17 : Samedi 25 juin 2016
Pas de route à faire ce matin. Le Vany reste sagement sur le parking pendant que nous allons découvrir un autre sommet facile, dominant le village.
Le point de départ du trail se situe sur la rive opposée de la rivière. Pour ce court transfert en bateau, nous avons fait appel à Björn qui nous a fixé rendez-vous à 9 h 20, toujours sur le même parking. Nous nous attendions à le voir arriver en voiture, mais c'est de la forêt qu'il émerge à pied, nous conduisant d'abord le long de la rivière Kamajokk jusqu'à la Fjällstation pour récupérer d'autres clients.
Au passage, il nous indique le meilleur point de vue sur les rapides.
Nous sommes sept à monter dans son petit canot à moteur : un couple allemand, une randonneuse suédoise, un jeune couple finlandais et nous, mais chacun avec un but différent.
Les Allemands et la Suédoise veulent aller vers Nammatj. Les Finlandais sont les plus ambitieux avec la montée au Kaskaivo (22 kilomètres et 12 heures aller/retour) dont le point de départ se situe à trois kilomètres en amont de la rivière. En ce qui nous concerne, nous avons juste besoin d'être déposés sur la rive opposée au point de départ vers Prinskullen, la "colline du prince".
Mais Börn nous propose (for a good price, dit-il) que nous accompagnions d'abord les autres personnes jusqu'à leurs points de dépose afin de découvrir, par la même occasion avant notre randonnée, une partie du delta. C'est d'accord. Par cette très belle journée, c'est le moment d'en profiter.
De la rencontre de la rivière Tarra et des rapides de la Kamajokk est né un delta unique et verdoyant formé et régulièrement transformé par l'accumulation de sédiments transportés par les eaux tumultueuses des cours d'eau.
Pendant que Björn nous livre quelques informations sur la région, passant avec aisance de l'anglais à l'allemand, avec même quelques mots de français, le canot s'engage dans un canal étroit, à la végétation luxuriante et touffue, sur un miroir d'eau où se reflètent à la perfection les silhouettes élancées de quelques feuillus.
Les grands arbres ont l'air de se prosterner, formant une haie d'honneur sur notre passage.
Quand le rideau d'arbres s'ouvre, la perspective s'élargit, laissant apparaître le profil râblé du mont Nammatj… … ou la calotte imposante d'une montagne plus éloignée.
Une fois tous nos corandonneurs déposés, quand le bateau revient au niveau des rapides, le moment est venu pour nous de débarquer.
Il est maintenant 10 h 45. Nous nous mettons d'accord avec Björn sur l'horaire du retour (16 heures) et attaquons aussitôt la montée.
Comme d'habitude, l'accès au sommet passe par la traversée d'une forêt de bouleaux, en l'occurrence ici sur un sentier bien tracé, conçu au milieu du XVIIème siècle par les mineurs allant exploiter des filons d'argent dans les massifs du Sarek et du Padjelanta.
Au sortir de la forêt (à 650 mètres d'altitude), il nous reste à franchir une série de dalles rocheuses disposées en gradins avant d'accéder au cairn pyramidal du sommet.
Depuis ce balcon, la vue est saisissante sur la chaîne montagneuse s'étendant à perte de vue ainsi que sur le delta au premier plan, véritable mosaïque de lagunes, de lacs, de canaux, de prairies, de bois et de marais.
Il est midi. Le belvédère est l'endroit parfait pour un pique-nique et un bain de soleil, débarrassés de nos chaussures, les doigts de pied en éventail.
Mais au bout d'une heure, l'envie de bouger nous démange à nouveau.
Le guide Rother mentionne une possibilité de poursuivre (ah, chouette) sur un sentier non balisé, en direction de Vallespiken, aboutissant à des enclos à rennes à 867 mètres d'altitude. Durée annoncée : une heure.
Voilà qui fait notre affaire !
Nous cédons le sommet à trois ou quatre poursuivants, preuve que Björn a dû opérer une rotation supplémentaire, et prenons la direction du nord-ouest.
Devant nous, la chaîne imposante du Vallespiken et ses dômes encore zébrés de neige nous servent de points de repère.
Ce rocher erratique déposé là par quelque troll musclé tient lieu à la fois de terminus et de tour d'observation. Les enclos à rennes (vides) sont visibles à l'arrière-plan.
Pour retourner vers Prinskullen, il suffit alors de suivre ce collier de nuages comme autant de cailloux semés dans le ciel par le petit Poucet. Ils mènent droit au point de vue.
Avant le retour au débarcadère, nous nous accordons une dernière pause pour profiter du panorama et de l'absence de moustiques à cette altitude.
A l'issue de la descente, nous flânons un peu dans cette belle prairie fleurie.
Cachées dans les herbes hautes entre les brassées de graminées, on peut y découvrir des ruines de soubassements du village de Kvikkjokk, jadis établi de ce côté-ci de la rivière. Mais pas le temps de nous attarder, nous percevons déjà le ronronnement du bateau de Björn.
L'homme est aussi ponctuel qu'une montre… suédoise ou peut-être suisse car il arrive accompagné de quatre clients helvètes (+ les deux Allemands de ce matin) qui souhaitent faire une visite plus approfondie du delta.
Il nous propose (toujours "for a good price") de nous joindre à cette nouvelle visite. Why not ? Il n'est que 16 heures, il fait super beau, alors approfondissons !
Pour commencer, le canot va se frotter aux remous des rapides, surfant au bord des eaux tumultueuses, dans un vacarme assourdissant. C'est le prétexte pour Björn d'ajouter un soupçon d'adrénaline à un parcours par ailleurs pépère.
Après le bouillonnement des rapides, le retour au calme est d'autant plus apprécié. L'embarcation file au gré des canaux jusqu'au bassin d'une immense lagune avant de revenir par des bayous plus intimes aux allures de jardin.
Trois quarts d'heures plus tard, le bateau accoste à Kvikkjokk. Fin d'une excellente journée entre randonnée panoramique et balade au fil de l'eau sous une chaleur estivale. 24 degrés, un record !
Après cette journée bien remplie, pouvons-nous espérer une soirée de détente ? Pas vraiment, car après la panne de gaz hier, aujourd'hui c'est la panne d'eau. Au camping de Kvikkjokk, le gérant est peu enclin à nous en fournir, même en payant. Réservant le service à ses clients, il nous dirige vers le village voisin d'Årrenjarka (à 15 kilomètres).
De toute façon, il était prévu ce soir d'avancer un peu dans notre parcours, alors avançons au moins jusque là. Pour être exact, la suite de notre voyage oblige en réalité à rebrousser chemin et ce, jusqu'à… Gällivare.
Après un dernier apéro à la Fjällstation, bye, bye Kvikkjokk.
A Årrenjarka, nous trouvons de l'eau à disposition, nous voilà sauvés. Il ne reste plus qu'à se trouver un coin sympa pour la nuit. Pas évident, car de la route ne partent que des chemins privés desservant tous des habitations isolées.
Pourtant, après le hameau de Tjåmotis , l'un de ces chemins a l'air de s'enfoncer plus profondément dans les bois jusqu'à la berge d'un lac.
Ô surprise, nous y trouvons déjà un autre camping-car, français de surcroît. Immatriculés dans le Calvados, ses occupants ont déniché ce coin lors d'un voyage précédent et y reviennent avec plaisir à chacun de leur périple. Ils auraient sans doute préféré garder l'emplacement pour eux tout seuls mais le partagent bien volontiers avec nous.
L'endroit est un havre de tranquillité et de sérénité. Voilà toutes les conditions réunies pour passer une belle soirée et une bonne nuit.
Distance parcourue en voiture : 53 kilomètres. En randonnée : 12,6 kilomètres, dénivelé de 530 mètres.
Vue sur le delta depuis le sommet du Prinskullen
De la ville en sursis de Kiruna au canyon d'Abisko
J18 : Dimanche 26 juin 2016
Comme prévu, la suite de notre voyage implique un retour sur nos pas jusqu'à Gällivare avant de continuer, via la ville minière de Kiruna, jusqu'aux abords d'Abisko où nous prévoyons d'arriver en fin d'après-midi. Ceci, dans le but de rejoindre dans quelques jours la Norvège au niveau de Narvik et d'enchaîner avec les îles Lofoten.
C'est par conséquent une longue étape de plus de 350 kilomètres qui nous attend. En sachant que les déplacements se font uniquement sur des routes nationales, qu'à tout moment on peut être ralenti par des travaux ou par des troupeaux de rennes, qu'avec un camping-car on a tendance à s'arrêter plus souvent qu'avec une voiture, pour faire le plein d'eau, pour vidanger les eaux sales, pour faire des courses… Bref, il vaut mieux ne pas être pressés. Pour couvrir la distance, nous comptons un minimum de sept heures, sans les arrêts.
Dans ces circonstances, un départ à 6 h 30 paraît tout à fait indiqué et le trajet plus supportable s'il est fractionné.
C'est pourquoi entre les pauses techniques, photographiques, logistiques et touristiques, nous ne lésinons pas sur les arrêts.
Première pause, une heure et demie après notre départ, tout près de Porjus, où nous dédions quelques minutes aux parois étagées de ce profond canyon cachant en son sein une rivière qu'on ne saurait voir ;-)
Dans le centre de Porjus, nouvel arrêt, cette fois pour accomplir des tâches plus ingrates mais indispensables au bon fonctionnement d'un camping-car. Je ne vous fais pas de dessin !
Près de trois heures après notre départ, nouveau prétexte pour nous arrêter : l'apparition de cet étonnant nuage en forme de feu d'artifice ou de bouquet. Nous avions déjà vu ce type de nuage lors de notre précédent voyage sur la route de la Côte au sud de Bodø, mais jamais dans d'autres pays. Curieux, non ? Cette forme de nuages serait-elle propre à ces régions arctiques ? Ou serait-elle l'œuvre d'un avion ?
10 heures, c'est l'heure de la collation et d'une nouvelle pause sur l'aire de pique-nique de Lappesuando, 50 kilomètres au nord de Gällivare. Voilà de quoi nous faire tenir jusqu'aux abords de Kiruna où nous arrivons pour l'heure du déjeuner.
Juste après le repas, visite au pas de course du centre-ville voué à l'engloutissement en raison du développement de la mine de la LKAB exploitant le plus grand gisement de minerai de fer au monde.
Dans les vingt années à venir, il est prévu de déplacer la ville de quelques kilomètres vers le nord-ouest, à commencer par le centre. Un tiers des habitants sont concernés, soit plus de 6 000 personnes, mais aussi tous les commerces du centre, l'hôtel de ville, l'hôpital, l'église, la bibliothèque, des écoles, des lycées… C'est impressionnant !
Dans le hall de l'hôtel de ville, une maquette donne une idée des secteurs concernés.
Le fer est à l'honneur partout dans la ville. Kiruna lui doit à la fois son existence, sa mort annoncée et à terme sa renaissance !
Cela fait maintenant 8 heures que nous sommes en route alors vivement notre arrivée aux abords d'Abisko pour pouvoir nous dégourdir plus longuement les jambes.
Une fois sur place, nous ignorons le village pour nous diriger quelques kilomètres plus loin vers Abisko Tourist Station regroupant un hébergement, une gare, un centre pour visiteurs et un télésiège accédant aux sommets, le tout à l'entrée du parc national du même nom.
Pour le télésiège, nous arrivons trop juste. La dernière montée a lieu à 16 heures, mais plus de descente possible, hormis à pied ce que nous excluons, pas convaincus de son intérêt.
En lieu et place, nous improvisons une balade en boucle de la forme d'un huit, autour du canyon et du delta de la rivière Abiskojakka, un parcours inspiré du guide Rother mais librement adapté à notre forme après 10 heures de route.
Dans l'immédiat et sans quitter le parking, il suffit de tourner la tête vers le sud-ouest pour apercevoir la vue la plus photographiée de la région, la vallée de Lapporten ("porte de la Laponie") en forme de "u" évasé, à l'arrondi presque parfait. Une image qui laisse présager des beautés naturelles de toute cette région.
Parmi les incontournables, il y a bien sûr le canyon que nous abordons dans un premier temps vers l'amont tout en longeant la rive ouest du cours d'eau.
Le parcours, en partie sur des planches, nous réserve de belles vues sur les eaux tourbillonnantes du torrent mugissant.
A la première intersection, nous amorçons déjà la direction du retour, quittant le bord de l'eau par un chemin de traverse pour revenir au point de départ par un "nature path".
Du plus éloigné au plus proche, notre regard retient… … cette belle chaîne montagneuse que la neige recouvre encore d'un blanc manteau , … ce dôme au galbe et à la texture parfaitement parfaits, … ainsi qu'un tapis de myosotis couvrant les pieds de ces bouleaux tordus.
La première boucle de notre huit se termine sous le porche d'entrée de la Kungsleden, ce sentier de grande randonnée dont on avait déjà croisé le tracé la veille à Kvikkjokk. Nous aurions donc pu venir à pied jusqu'ici depuis notre destination précédente ;-)
Passons à présent à notre deuxième boucle qui suit la rive Est du cours d'eau, côté aval, nous livrant un nouvel aperçu du canyon sous un angle un peu différent.
Puis, quand le torrent se jette dans le lac Torneträsk aux allures de fjord, notre balade s'achève en surplomb du delta, avant un passage par la station touristique.
Retour au point de départ après 7,2 kilomètres en 2 heures et demie avec un dénivelé insignifiant (ou presque) de 80 mètres. Bref, une balade pépère de fin d'après-midi pour ménager nos vieux os !
A propos de fin de journée, c'est le moment de nous préoccuper de notre lieu de bivouac. Les parkings du télésiège, du centre des visiteurs et de la gare sont interdits au stationnement durant la nuit. En touristes disciplinés, nous respectons scrupuleusement la mesure contrairement à plusieurs autres camping-caristes, locaux de surcroît, dont les installations trahissent leur intention manifeste d'y passer la nuit.
Néanmoins, en vue d'autres activités prévues demain à Abisko, nous n'aimerions pas trop nous éloigner. Quelques kilomètres à l'est de la station touristique, sur l'aire de repos de Tornehamn, nous trouvons notre bonheur. Le stationnement est toléré pour 24 heures, c'est plus qu'il n'en faut !
La chaleur reste d'actualité, nous permettant de rester en short même en soirée. La région a la réputation d'être la plus sèche de Suède. Pourvu que ça le reste !
Distance parcourue dans la journée : 394 kilomètres.
Canyon d'Abisko
Abisko : télésiège vers Nuolja et randonnée au lac Trollsjön
J19 : Lundi 27 juin 2016
Cette journée d'aujourd'hui n'était pas véritablement programmée mais gardée en réserve au cas où nous aurions de l'avance. Or nous avons toujours 24 heures d'avance sur notre planning, c'est le moment d'en profiter tant que la météo reste clémente et avant une possible dégradation en soirée. Zut !
Pour le moment, n'y pensons pas et profitons-en à fond ! Déjà 16 degrés (22 plus tard dans la journée) malgré un ciel très légèrement voilé en ce début de matinée.
Nous sommes les premiers devant le télésiège d'Abisko mais pendant que nous attendons son ouverture dans notre véhicule, nous nous faisons griller la politesse par deux fillettes et leur maman qui seront les premières à filer vers le sommet.
Le télésiège nous fait alors passer en une vingtaine de minutes de 385 mètres à 850 mètres.
A partir de là, il faut continuer à pied si l'on veut atteindre le mont Nuolja à 1169 mètres, en comptant environ trois quarts d'heure pour la montée.
Pendant que nous nous attardons un peu autour de la station d'arrivée, les filles et leur maman nous distancent encore un peu plus. Mais quand les petites finissent par traîner les pieds, réclamant une pause et un goûter, nous les dépassons allègrement, ravis de partager la primeur du sommet avec ce seul cairn à la forme humaine appelé inukshuk dans d'autres contrées.
Magnifique vue sur le lac Torneträsk, celui dans lequel se jette la rivière Abisko.
A l'issue de cette randonnée de 4 kilomètres avec un dénivelé de 350 mètres, le télésiège nous ramène à Abisko sur les coups de midi.
Un timing parfait qui nous permet, après le déjeuner, d'envisager une deuxième randonnée dans l'après-midi Elle me tient tout particulièrement à cœur. Sur le papier, cette traversée de vallée à destination du lac Trollsjön paraissait magnifique. Voyons ce qu'elle vaut sur le terrain !
Son point de départ se trouve sur la route E10, à 25 kilomètres à l'est d'Abisko. Il faut se garer sur le bord de la route. Dans notre sens de circulation, toutes les places sont déjà occupées. Il faut donc faire un demi-tour en plein milieu de l'E10 pour aller nous garer de l'autre côté de la route.
Pour trouver l'entrée de la vallée, il faut d'abord traverser un petit bois de bouleaux où sont planqués quelques moustiques avides (mais ça c'est habituel). Plus inhabituel, il faut dans le cas présent traverser la voie ferrée de la ligne Kiruna – Narvik en faisant attention aux trains, nombreux, mais heureusement sonores.
Une fois ces deux obstacles franchis, la vallée est à nous !
Comme la montée est progressive et régulière avec un gain d'altitude bien réparti, nous avançons d'un pas vif sur un sentier engazonné déroulant son tapis de verdure au pied d'une table rocheuse face à des dômes marbrés de neige.
En revanche, nous sommes étonnés de ne pas trouver grand monde sur le chemin. On aurait pourtant pu croire le contraire au regard du nombre de voitures garées sur la route, mais leurs occupants ont sans doute préféré une vallée voisine propice au trekking. Nous voilà bien tranquilles de notre côté. Nous finissons par rattraper un groupe de quatre personnes, des Suédois, un homme et trois femmes, plus lents que nous, l'une des femmes avançant comme une tortue, encore plus démoralisée quand nous lui annonçons qu'elle n'est qu'à moitié route. Nous avons bien cru qu'elle allait abandonner, ce qui aurait été dommage car juste après, nous atteignons la partie la plus spectaculaire du parcours.
Au fond de la vallée apparaît une gigantesque moraine latérale déroulant son rouleau compresseur à perte de vue et charriant des blocs rocheux dans un chaos indescriptible.
l'arrière-plan, les massifs montagneux lacérés de neige nous font penser aux montagnes du Landmannalaugar en Islande
Sur cet univers fantasmagorique de blocs renversés, de dalles dressés, de rocs brisés, de roches tourmentées veille le maître des lieux, un monstre de pierre hybride, tête au profil humain sur corps de dragon.
Il annonce ce pour quoi nous sommes venus jusqu'ici : le lac Trollsjön, caché dans le creux de ce cirque montagneux.
Sur ses eaux couleur soufre, qu'on dit être les plus claires de Suède, flottent quelques icebergs qui font de la résistance en ce début d'été.
Nous aurions aimé nous attarder dans cette vallée perdue mais le ciel finit par se couvrir, nous faisant redouter un orage.
Après une dernière incursion au cœur de la moraine, nous saluons les derniers trolls de pierre, implorant leur dieu de bien vouloir nous épargner d'un retour sous la pluie.
Manifestement, nous avons été entendus ! Non seulement il n'a pas plu mais nous avons même été crédités d'un peu de ciel bleu, nous permettant d'apprécier au passage ce névé aux allures de meringue saupoudrée de cacao.
Après avoir retraversé la voie ferrée, le Vany nous voit de retour vers 17 h 30 au bout de 11,6 kilomètres soit 3 heures et demie pour un dénivelé de 470 mètres.
Nous avons adoré cette vallée enchantée peuplée de trolls et ce lac d'un bleu intense, une de nos plus belles randonnées en Suède et peut-être même du voyage.
Cette balade est aussi la dernière en Suède On peut d'ores et déjà affirmer que ce séjour a été une totale réussite aussi bien dans le choix des destinations que des activités. La météo parfaite a participé de ce succès.
Nous ne sommes plus maintenant qu'à une dizaine de kilomètres de la frontière. Notre journée s'achève côté norvégien, après avoir posé le camping-car sur une aire très champêtre bordée de marais couverts de linaigrettes au pied de petites collines rocheuses.
L'orage redouté finit par éclater dans la soirée. Bien à l'abri dans le camping-car, nous ne craignons plus rien mais ce n'est pas de bon augure, la veille de notre étape vers les îles Lofoten. ;-)
Distance parcourue dans la journée : 52 kilomètres.
Lac Trollsjön
La suite se trouve dans... le message 2 (juste au-dessous)
Le récit de ce voyage hivernal est à découvrir ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagestromsoe/
Le récit du voyage estival de 2014 est à découvrir là :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesnorvege/
Et celui de 2016 est ici :
sites.google.com/...xvoyagesscandinavie/ Bonne découverte !

============================================================================= Fjords et glaciers, colonies d'oiseaux, rennes en troupeaux, trolls de pierre, lacs et rivières, monts et tunturis, voici pêle-mêle quelques souvenirs d'un séjour en Scandinavie qui a mieux commencé qu'il n'a fini 😉. Voyage d'un mois en camping-car entre Norvège, Finlande et Suède.
Présentation
En 2014, la Norvège avec ses fjords profonds, ses glaciers étincelants, ses innombrables lacs et ses chapelets d'îles nous avait conquis. Sans parler de la lumière arctique absolument magique !
Nous avions par conséquent hâte d'y retourner cet été (2016) afin de compléter notre connaissance du pays et de profiter à nouveau de l'ambiance très particulière du soleil de minuit.
Parmi tous nos coups de cœur la fois précédente, les îles Lofoten figuraient en première position et bien qu'y ayant passé sept jours, nous étions persuadés de ne pas avoir exploré toutes leurs ressources. C'est donc très naturellement que nous remettons cette destination en tête de liste pour ce deuxième voyage.
A partir de ce premier élément, l'orientation du voyage se met en place. En complément des îles Lofoten, nos choix se portent vers d'autres contrées du nord, voire de l'extrême nord de la Norvège et des régions limitrophes.
Nous imaginons une boucle au départ de Tromsø passant par les péninsules du cap Nord, de Nordkinn et de Varanger. Une fois arrivés aux confins nord-est du pays, nous comptons traverser la frontière pour passer quelques jours en Finlande puis en Suède avant de retrouver la Norvège à hauteur de Narvik. Pour finir, la dernière partie du circuit sera consacrée aux îles Lofoten, Vesteralen, Senja et Kvaløya avant de refermer la boucle à Tromsø.
Restait à déterminer le mode de déplacement. En 2014, nous avions adoré la liberté que nous avait procurée le camping-car et souhaitions renouveler l'expérience. Mais allions-nous à nouveau louer le véhicule en Allemagne et faire par la route le long trajet jusque dans le grand Nord ? Après réflexion, nous décidons de rejoindre Tromsø en avion et de louer un camping-car localement. Nous faisons affaire avec le loueur norvégien Compassbobiler.
Tout est alors calé. Départ le 9 juin 2016, retour le 11 juillet. Distance totale estimée à 5 000 kilomètres maximum, soit moitié moins que lors notre voyage précédent. Nous aurons donc largement le temps de randonner et de pêcher, bref de profiter !
Nous resterons en permanence au nord du cercle polaire, ce qui signifie… soleil de minuit assuré ! Quant à la météo, nous espérons qu'elle sera aussi belle qu'il y a deux ans.
En attendant, nous prenons plaisir à observer le cap Nord sans quitter notre fauteuil grâce aux images de la webcam ;-)
Notre parcours

Arrivée à Tromsø, première étape vers les Alpes de Lyngen
J1 : Jeudi 9 juin 2016
En avion, Oslo n'est qu'à deux heures quinze de Paris et Tromsø à moins de deux heures d'Oslo. Mais en choisissant des vols au meilleur prix, nous nous infligeons une très longue journée de voyage avec une escale de 5 heures et demie à Oslo.
Une durée qui va encore s'allonger d'une heure en raison d'un retard de l'avion pour Tromsø.
Bref, au lieu de 23 h 45, il sera presque une heure du matin à notre arrivée dans le grand Nord. Mais heureusement sous ces latitudes à cette époque de l'année il fait jour toute la nuit. C'est donc les yeux rivés sur les sommets enneigés brillant au soleil que nous rejoignons le centre-ville de Tromsø en taxi pour une courte nuit bien méritée au Scandic Ishavhotel.
J2 : Vendredi 10 juin 2016
A dix heures nous avons rendez-vous avec Olav qui doit nous livrer notre camping-car. C'est alors seulement que débutera véritablement notre aventure dans le grand Nord.
Cela nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner gargantuesque puis de faire un petit tour sur les quais, histoire de découvrir notre hôtel dans son environnement immédiat.
Mais il vaut mieux être bien couvert, dehors le temps est plutôt frisquet. Dix degrés seulement et un ciel couvert pour l'instant. Mais patience, ça devrait s'améliorer.
Reconnaissable à sa haute flèche semblable à un mât de bateau, l'hôtel Scandic se dresse fièrement en bordure de fjord.
Tout le long du quai sont alignées des maisons en bois aux façades colorées qui nous rappellent un peu celles de Bergen ou de Trondheim.
Sur la rive opposée, on aperçoit la silhouette moderne de la cathédrale.
Devant le musée polaire, des "outils" nous laissent perplexes. Ces harpons explosifs ne laissaient aucune chance aux baleines :-(
Il est l'heure d'interrompre notre balade afin de revenir à l'hôtel, le loueur ne va pas tarder.
Un peu après 10 heures, il nous amène le camping-car que nous avons réservé.
Il s'agit d'un fourgon aménagé Challenger Vany 03, monté sur un châssis Fiat Ducato, de moins de 6 mètres, tout neuf, 3 500 km au compteur. Nous en serons les premiers utilisateurs. Il ressemble beaucoup au Pössl que nous avions loué en Allemagne en 2014. Néanmoins, dès le premier coup d'œil à l'intérieur, nous réalisons qu'il est beaucoup moins fonctionnel côté rangement. Pour l'instant, nous mettons nos sacs en vrac à l'arrière en nous demandant comment faire tenir toutes nos affaires dans un aussi petit espace.
Après avoir passé en revue le fonctionnement du camion et rempli tous les documents, nous sommes prêts à quitter Tromsø en fin de matinée, enfin pas tout à fait encore, car il reste à faire les courses. Un supermarché Coop à la sortie de la ville fait notre affaire. Après avoir erré d'un rayon à l'autre et failli prendre du pâté de foie de morue à la place du thon en boîte, nous finissons par trouver de quoi remplir frigo et placards.
Il est maintenant un peu plus de 12 h 30, nous voilà partis pour de bon.
Entre-temps, le ciel s'est dégagé, laissant place à un beau soleil qui fait grimper le thermomètre jusqu'à 14 degrés.
Direction, la péninsule de Lyngen à l'est de Tromso et plus particulièrement son extrémité nord-ouest, où nous avons prévu la première randonnée du séjour, vers le phare de Lyngstuva.
La destination est à 100 kilomètres mais à mi-route, nous devons prendre un ferry pour traverser l'Ullsfjord entre Brevikeidet et Svensby. Le prochain départ est à 13 h 15, mais à force de nous arrêter à tout bout de champ, nous finissons par le louper.
C'est la faute aux paysages (ces forêts de bouleaux d'où dépassent des sommets saupoudrés de neige) pour lesquels nous multiplions les arrêts.
Nous sommes quittes pour attendre le suivant à 14 h 15, une courte attente mise à profit pour commencer le rangement.
Pendant la traversée de 20 minutes, nous avons tout loisir de contempler tranquillement l'enfilade de sommets laissés derrière nous. La neige est encore bien présente.
En débarquant à Svensby, nous partons vers le nord. Vers 16 heures, nous atteignons enfin Russelv. Quand la route se termine en cul-de-sac, nous continuons à pied sur un large chemin en bord de mer puis sur une petite sente qui nous fait prendre un peu hauteur.
Une table bien placée nous invite déjà à une pause en terrasse avec une magnifique vue sur l'océan et les îles.
Au passage, je signe le livre d'or contenu dans cette jolie boîte aux lettres placée devant une maison en ruines mais surtout devant un panorama d'exception.
Sommes-nous arrivés ? Non pas encore ! D'ailleurs avant de découvrir le phare, notre regard tombe sur ces carcasses de bateaux au pied de la falaise, signes qu'ici les tempêtes sont terribles.
Allez, encore un dernier effort, le phare est maintenant à nos pieds et juste à côté, une petite cabane dans laquelle on peut passer la nuit.
Sur le trajet du retour, nous nous offrons un petit détour vers un point de vue dominant le phare, un beau belvédère qui permet de prendre toute la mesure de ce merveilleux bout du monde.
Il n'y a plus qu'à descendre de la colline et à retrouver notre Vany, stationné dans la baie de Russelv.
Une très belle randonnée : 7 kilomètres en 3 heures avec les pauses et les différents détours (sinon 2 heures en aller retour), facile pour une première journée. Une excellente mise en jambe avant un itinéraire un peu plus consistant demain.
En attendant il ne reste plus qu'à trouver un lieu de bivouac pour ce soir. J'avais repéré un petit coin en retrait de la route, au sud de Sør -Lenangen. Il faut donc revenir de 25 kilomètres sur nos pas. L'endroit nous convient, c'est parfait.
Entre la préparation du dîner et le rangement des affaires, la soirée passe à toute vitesse. Nous installons les caches à ventouses sur le pare-brise (beaucoup moins performants que les volets en accordéon qu'il suffisait de déployer sur le Pössl) et tirons les rideaux pour une première nuit à bord.
Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.
Phare de Lyngstuva

Du glacier de Steindalen (Lyngen) au sommet de Vardhaugen (Kågen)
J3 : Samedi 11 juin 2016
Ce matin, le ciel est partagé entre nuages et éclaircies et le thermomètre affiche 11 degrés, un peu comme hier, quoi !
Nous comptons poursuivre aujourd'hui la découverte de la péninsule de Lyngen, plus particulièrement la vallée de Steindalen au fond de laquelle se trouve le glacier Steindalsbreen. Situé à 460 mètres d'altitude, on peut l'atteindre à l'issue d'une randonnée de 5 à 6 heures.
Nous avons par conséquent un peu de route à faire ce matin pour rejoindre Steindalen, dans la partie sud-est de la péninsule, après le hameau de Furuflaten.
Peu de circulation en ce samedi matin. Pourtant en arrivant il y déjà plusieurs voitures sur le parking, notamment un minibus immatriculé dans la région lyonnaise dont viennent de descendre une dizaine de randonneurs déjà sur le départ à l'instant où nous nous garons.
Le temps de tout préparer, il est 10 h 30 quand nous nous élançons sous un soleil de plus en plus généreux. Chic !
Nous suivons tout d'abord un large chemin qui va finir par se rétrécir pour grimper raide dans la forêt.
Il nous faut plus d'une heure pour arriver à Steindalshytta, perchée à 260 mètres d'altitude, un endroit parfait pour reprendre des forces.
Devant la cabine (qu'on peut d'ailleurs louer) nous retrouvons notre groupe de Français en train de pique-niquer. Ils participent à un voyage organisé par l'agence 66° Nord. Nous profitons de leur présence pour nous faire tirer le portrait.
Il est midi. Après nous être sustentés, nous sommes déjà prêts à poursuivre, alors que le groupe est toujours attablé.
Après avoir traversé un petit pont de bois, nous longeons le torrent et accélérons le pas sur un terrain maintenant beaucoup plus plat et sans difficulté.
Dix minutes plus tard, nous atteignons le point de vue sur cette belle vallée en V. On commence à apercevoir le glacier au fond.
Mais pour y arriver, il faut encore gravir une crête et passer toute une zone de moraine caillouteuse sur laquelle on a l'impression de ne pas avancer.
Heureusement la vue est à la hauteur de nos efforts. En nous retournant, quel panorama !
A intervalle régulier, des pancartes nous indiquent que le glacier était beaucoup plus étendu il y a encore quelques années.
Cinq minutes plus tard (13 h 15) nous atteignons enfin le bord du lac glaciaire dans lequel dégringole le glacier actuel. Tout simplement grandiose !
Nous profitons de ces quelques instants en solitaire avant de voir arriver nos premiers poursuivants que nous mettons à contribution une nouvelle fois pour nous prendre en photo.
A 15 heures nous sommes de retour à la cabine de Steindalshytta et 50 minutes plus tard, au parking.
Bilan : une magnifique randonnée (9,2 kilomètres en 5 heures et demie avec 460 mètres de dénivelé). Très beau temps, certes pas très chaud (entre 10 et 14 degrés) mais quand on marche, c'est idéal. Du vent à proximité du glacier.
Ce beau temps va nous accompagner tout au long de la soirée.
Après la randonnée, nous poursuivons notre route jusqu'à Skibotn sur la rive opposée du Storfjord, presqu'en face de Steindalen.
Nous posons le Vany en bordure d'une réserve naturelle, près de l'embouchure de la rivière Skibotnelva, face aux montagnes.
Il fait si beau que nous déployons nos chaises pliantes et assistons, attendris, au manège des huitriers-pies qui s'affolent pour leurs poussins à chaque passage de promeneurs.
Soirée paisible. Le soleil a sûrement brillé une partie de la nuit mais, avec presque 10 kilomètres dans les jambes, nous n'avons pas la force de veiller si tard. Dodo de bonne heure.
Distance parcourue dans la journée : 116 kilomètres.
Vallée de Steindalen
J4 : Dimanche 12 juin 2016Qui dit dodo de bonne heure dit réveil de bonne heure. A 3 heures du matin, plus moyen de fermer l'œil. Une heure plus tard, nous levons le camp.
Dehors il fait 6 degrés (brr!) et comme les jours précédents nuages et éclaircies cohabitent. Quel est le programme aujourd'hui ? Ce qui est sûr, c'est que nous souhaitons rallier l'île de Kågen où nous avons sélectionné deux randonnées.
Pour l'une, il faut compter 7 heures de marche pour un dénivelé de 800 mètres, ouille. Il faut surtout être assurés d'avoir du très beau temps, ce qui aujourd'hui n'est pas garanti. L'autre est plus courte (3 heures) donc plus accessible.
Commençons par faire le trajet jusqu'à destination, ensuite nous ferons un point météo le moment venu.
Comme la E 6 fait tout le tour du Kafjord, nous en avons pour près de 120 kilomètres, alors que si on pouvait éviter ce long fjord, on gagnerait un tiers sur le parcours.
Heureusement les paysages sont de toute beauté tout au long du trajet. Vue sur les Alpes de Lyngen qui, tels des pains de sucre, émergent du fjord.
L'île de Kågen est reliée au continent par un tunnel. A sa sortie, il faut prendre une décision afin de nous diriger en conséquence vers le point de départ de la randonnée retenue.
Nous préférons jouer la prudence (le temps n'est pas au beau fixe) et optons pour la plus courte. Elle part du petit village de Maursund où nous arrivons à 6 h 30 avec une envie irrépressible de dormir.
Aussitôt dit, aussitôt fait, le camping-car est très pratique pour ça.
9 h 30, il est temps de mettre un terme à notre petit somme.
Le ciel est voilé mais nous devrions disposer d'une fenêtre météo suffisante pour mener à bien notre randonnée.
A 10 heures, nous attaquons la montée le long d'un torrent dans une forêt de bouleaux nains. Nous suivons une trace GPS issue du site Internet ut.no. Heureusement, parce que la sente est à peine visible dans l'herbe haute.
Elle disparaît d'ailleurs complètement en débouchant sur un plateau où nous nous déplaçons à vue dans une toundra roussie gorgée d'eau et parcourue de petits ruisseaux qu'il faut enjamber à de nombreuses reprises. Vous remarquerez qu'il n'y a plus d'arbres à cette altitude.
La trace GPS conduit en principe au pied du cirque glaciaire qu'on aperçoit au fond de la vallée. Comme il n'a pas l'air de présenter un intérêt majeur, nous décidons de le zapper et de rejoindre directement le sommet de Vardhaugen.
Bonne intuition, car à près de 300 mètres d'altitude, la vue sur le détroit est incomparable. Ma mine réjouie le confirme !
La descente (et la montée si on monte par là) a le mérite d'être balisée, il suffit donc de suivre les marques jaunes pour retourner au bord du fjord.
Fin de la randonnée vers 12 h 30.
Après le déjeuner pris dans le camping-car, Hervé propose de nous rapprocher du point de départ de l'autre randonnée (celle qu'on avait écartée) pour éventuellement en parcourir le début si le temps se maintient.
Mais le ciel s'assombrit de plus en plus de sorte qu'en arrivant sur place il est exclus de randonner.
En revanche, dans les alentours, le pont de Skervøy a l'air d'être un lieu idéal pour la pêche. C'est l'occasion pour Hervé d'inaugurer sa canne à pêche pliante, achetée exprès pour ce voyage.
A peine la ligne jetée, déjà une prise. Deuxième essai… encore une ! La suivante… une de plus ! Et ainsi de suite. Bref, en cinq minutes, Hervé réalise une pêche miraculeuse qu'il finit par interrompre de peur de vider l'océan ;-)
Six beaux cabillauds ont mordu à l'hameçon ainsi que plusieurs poissons plus petits qui feront la joie des oiseaux. Le menu du dîner est tout trouvé.
Mais avant de consommer ces prises, il va falloir les vider et les découper. Sur l'aire de repos sous le pont, quelques pêcheurs également camping-caristes sont déjà à l'ouvrage. Des planches en bois sont d'ailleurs à la disposition du public à cet effet.
Sur les conseils d'une Alsacienne très douée, notre pêcheur s'essaie à la découpe en filets. Certes il n'a pas la dextérité (ni les outils adéquats) de l'Alsacienne, mais il ne se débrouille pas trop mal. Il aura d'ailleurs l'occasion de parfaire sa technique au cours du voyage.
Nous aurions pu rester garés sous ce pont pour la nuit mais comme il se met à pleuvoir, nous décidons de rouler encore un peu pour nous rapprocher d'Alta et gagner du temps pour demain.
Nous revenons alors sur la route E6 et la suivons en direction de l'ouest. La E6 est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud au nord. Nous avons eu l'occasion de l'emprunter dans le sud et le centre du pays en 2014. Ce n'est pas pour autant une autoroute même si des travaux sont en cours pour l'élargir. Elle est même carrément étroite par endroits.
C'est le cas sur ce pont sur lequel je m'engage en même temps qu'un car de tourisme qui arrive en sens inverse. Au milieu du pont, j'ai peur qu'on ne puisse pas se croiser, je donne un coup de frein et un coup de volant à droite, trop à droite. Bang, je touche le parapet. Bilan : une petite éraflure sur le pare-choc avant droit et un enjoliveur en moins. Espérons que le loueur ne sera pas trop regardant !
Bon, assez pour aujourd'hui, vivement qu'on se pose. J'avais repéré une petite église en bord de fjord, à l'écart de l'E6, sur la Rv882, à Langsfjordbotn. L'endroit est sympa, on ne bouge plus !
Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.
Vue du sommet de Vardhaugen

Du canyon d'Alta au cap Nord (ou presque !)
J5 : Lundi 13 juin 2016
A 4 h 30, Hervé se lève, prend son petit déjeuner, sort faire un tour mais à son retour, je l'oblige à se recoucher. Il n'est pas question de partir comme hier aux aurores.
Vers 8 heures, je donne le feu vert pour nous lever et une demi-heure plus tard pour nous mettre en route.
Côté météo, nous sommes abonnés aux 11 degrés. Côté ciel, de petites averses et de belles éclaircies alternent tout au long du trajet jusqu'à Alta à 80 kilomètres.
Qu'y a-t-il de particulier à voir à Alta ? La ville est surtout réputée pour son site de peintures rupestres, classé au Patrimoine mondial. Elle est aussi connue pour son canyon, mais celui-ci demande un peu plus d'efforts pour l'atteindre : 5 à 6 heures de marche sont nécessaires pour s'en approcher. Bah, ça ne nous fait pas peur. Après en avoir vu des images dans le film "Le secret du Ragnarok", nous avons hâte de le voir en vrai.
Pour ce faire, à l'entrée d'Alta, nous prenons la direction de Kautokeino (Rv93) et 8 kilomètres plus au sud, tournons à gauche sur une petite route secondaire, asphaltée jusqu'à Gargia Fjellstue (auberge avec différents hébergements). On peut se garer à cet endroit, dans ce cas le canyon est distant de 22 km AR. Mais en poursuivant sur une piste gravillonnée jusqu'à un deuxième parking, on gagne 9 kilomètres AR. C'est bon à prendre et la piste ne pose pas de problème, pas même pour un camping-car.
A 10 h 30, hop, derniers préparatifs avant de verrouiller le fourgon.
Vue à 360 degrés sur les dômes rocheux environnants et sur les massifs plus lointains encore tout zébrés de neige.
Le parking est ici à 400 mètres d'altitude, le point culminant du parcours à 476 mètres et le point de vue sur le canyon à 430 mètres. Le dénivelé est par conséquent minime. Les seules difficultés du parcours sont liées à la distance (14 km) mais surtout à la qualité du terrain : plusieurs passages en milieu humide et trois traversées de rivière sont prévus. Hum, nous sommes curieux de voir comment cela va se passer. Le chemin est balisé par des marques rouges.
Les premiers passages sur sol spongieux se font sur des caillebotis, trop facile ! Si c'est le cas jusqu'au bout, il n'y a pas à s'en faire.
Mais c'est trop beau pour durer. En effet, nos chaussures ne restent pas sèches bien longtemps. Pour progresser, il faut régulièrement patauger dans des zones inondées et/ou faire des détours pour les contourner autant que possible.
Quant aux rivières, quelques pierres bien placées permettent de passer la première sans trop de difficulté. La troisième et dernière est la moins large et la moins profonde, donc la plus facile à traverser.
C'est la deuxième rivière qui va nous donner le plus de mal et pas seulement à nous. Entre-temps, on s'est fait rattraper par deux autres couples, l'un suisse, l'autre allemand. Chacun essaie de trouver sa solution, en amont, en aval, mais en vain. La Cahppesjohka est trop profonde et trop large pour espérer la franchir en quelques enjambées. Allons-nous devoir faire demi-tour ?
C'est finalement Hervé qui trouve la solution. A cette période de l'année, de grosses accumulations de neige bouchent encore le cours d'eau par endroits. C'est donc sur l'un de ces gros névés, de près de trois mètres d'épaisseur, que toute la troupe peut finalement passer.
C'est encore Hervé qui ramène tout le monde sur le droit chemin à la fin, les Suisses étant partis beaucoup trop loin.
C'est au niveau d'une table de pique-nique qu'un sentier très raide descend jusqu'au point de vue. Un peu avant 13 heures, nous surplombons le canyon.
Ce n'est pas le Grand Canyon américain mais la rivière Altaelva a creusé ici une gorge de 400 mètres de profondeur sur une distance de 15 kilomètres. A ce titre, c'est le canyon le plus long et le plus profond d'Europe du Nord.
Nous profitons de la table de pique-nique pour casser la croûte en compagnie du couple suisse. Ils sont pressés mais pas trop stressés, bien qu'ils doivent être à Tromso ce soir (à 400 km) pour prendre l'express côtier Hurtigruten. Ils ont le moral !
Quant à nous, c'est sans nous presser que nous rebroussons chemin, ravis de cette balade au but original qui change un peu des fjords et des glaciers. Retour au parking à 15 h 15 après avoir parcouru 14,3 km en 5 heures.
En soirée, nous rejoignons le centre-ville qui, en dehors de sa cathédrale très originale, ne présente pas un grand intérêt.
En revanche, l'avantage d'être en ville, c'est de pouvoir dîner au restaurant. Alors nous ne nous en privons pas. Au restaurant Hallde, nous choisissons le menu du Finnmark : pince de crabe royal, viande de renne et sorbets de fruits rouges, des spécialités typiques de la région pour une addition typiquement norvégienne, elle aussi ;-)
A la sortie du restaurant, dernière tâche : trouver un coin où passer la nuit. Nous souhaitons rester en ville afin de voir les fameuses peintures rupestres demain matin. Le musée tolère le stationnement sur son parking, mais il est en pente. Après avoir sillonné la ville de long en large à la recherche du lieu idéal, nous finissons sur le parking du supermarché REMA1000. Pas très bucolique comme lieu de bivouac, mais très calme.
Distance parcourue dans la journée : 150 kilomètres.
Canyon d'Alta

J6 : Mardi 14 juin 2016
Notre étape doit nous conduire aujourd'hui jusqu'au cap Nord. A l'extrémité de l'île de Magerøy reliée au continent par un tunnel, la commune de Nordkapp s'est déclarée point le plus septentrional d'Europe et donne accès via un péage (250 NOK par personne) à un bâtiment massif surmonté d'une balle de golf géante comprenant une salle d'exposition, un bar, une cafétéria, une boutique de souvenirs. Pour ce prix, les camping-cars ont le droit d'y passer une nuit.
Bref, ce lieu suscite beaucoup de polémiques. Pour les uns, c'est la destination mythique à ne surtout pas rater. Pour les autres, c'est le piège à touristes par excellence, le véritable point le plus septentrional du continent se trouvant trois kilomètres à vol d'oiseau plus au nord que Nordkapp et est uniquement accessible à pied au prix d'une marche de 9 kilomètres aller/retour.
Pour nous, le cap Nord n'est pas réellement un incontournable mais puisque notre itinéraire passe à proximité de la péninsule, autant nous forger notre propre opinion sur la destination. A suivre donc… car pour l'instant, si nous quittons le parking du supermarché sur lequel nous avons dormi, c'est pour prendre la direction de la lisière ouest de la ville où se trouvent le musée et les fameuses gravures rupestres.
Les falaises qui s'étendent derrière le musée jusqu'au bord de mer sont couvertes de quelques 6 000 gravures datant de la fin du néolithique, de 6 000 à 2 000 ans. 1559 Parmi les thèmes figurent des scènes de chasse, des symboles de fertilité, des ours, des élans, des rennes et des bateaux bondés. Pour les rendre plus visibles aux visiteurs, une partie des gravures a été revêtue d'ocre rouge, l'autre est dans son état originel.
Avant 8 heures, le circuit est déjà bouclé.
Nous quittons cette fois Alta pour de bon en direction des hautes terres rudes et sauvages. Cap au nord-est sous un ciel identique aux jours précédents et une température de 10 degrés comme d'habitude.
Nous laissons derrière nous les maisons colorées des fjords pour celles aux couleurs sombres des éleveurs de rennes.
La route E6 déroule son ruban de bitume à perte de vue, avec comme seuls repères, la ligne d'horizon et une rivière aux eaux tumultueuses dont elle suit les méandres jusqu'à Skaidi.
Quand la route se rapproche du cours d'eau, nous en profitons pour faire un arrêt, histoire de nous dégourdir les jambes en nous faufilant, à travers un petit bois de bouleaux tordus, jusque sur sa rive.
Après Olderfjord, la route E69 prend le relais vers le nord tout en longeant le magnifique Porsangerfjord. Notre Vany rejoint la file des camping-cars qui, les uns derrière les autres, convergent vers le point septentrional du continent. Français, Allemands, Belges, Suisses, Néerlandais, Scandinaves… à croire que tous les camping-caristes européens se sont donné rendez-vous là-haut. Entre ceux qui s'y rendent et ceux qui en reviennent, le flot est incessant.
La tradition veut qu'on se fasse un petit signe entre conducteurs de camping-cars. Comme ces véhicules sont quasiment les seuls sur le trajet, il y a du boulot ! J'essaie de m'y tenir moi aussi, du moins quand la largeur de la route ne nécessite pas toute mon attention et les deux mains sur le volant. En effet, l'étroitesse des voies par endroits et la taille de certains véhicules demandent une vigilance de tous les instants, d'autant qu'une petite bruine vient encore compliquer la conduite à l'approche du grand Nord.
En début d'après-midi, nous franchissons sans nous en rendre compte, ou presque, le tunnel qui relie le continent à l'île de Magerøy.
Sous un ciel de plus en plus menaçant, les paysages de toundra vallonnée, ponctuée de lacs sombres et de hardes de rennes, prennent une allure encore plus dramatique.
Vingt kilomètres au sud du cap, nous décidons de rejoindre Gjesvær dans un premier temps. La route, traversant un austère paysage rocheux, est de toute beauté.
Malheureusement, à notre arrivée, la météo se dégrade, impossible de randonner. A défaut, nous stationnons le camping-car dans le centre du village, en espérant pouvoir entreprendre une marche plus tard dans l'après-midi. En attendant des heures meilleures, nous débutons la première d'une longue série de parties de scrabble, une tasse de thé brûlant à la main et le chauffage du camping-car au maximum. La température extérieure ne dépasse pas 5 degrés.
Après toute une après-midi enfermés dans notre Vany, nous décidons de migrer vers Skårsvag, un village à l'est de la E69. S'il pouvait y faire meilleur ! Hélas c'est pire. L'ordinateur de bord indique maintenant 3 degrés et un risque de verglas. C'est l'hiver en plein mois de juin !
Nouvelle partie de scrabble à Skårsvag en regardant tomber la pluie et en suivant les allées et venues des deux autres couples de camping-caristes garés à nos côtés, les uns rémois, les autres lucernois. Nous finissons par enfiler imperméable et pantalon de pluie pour affronter le mauvais temps et les suivre à l'extrémité du village où nous les trouvons attablés au restaurant devant un plat de crabe royal.
En ce qui nous concerne, nous renonçons au crustacé géant (ce que nous regretterons amèrement par la suite) et commandons juste un verre de vin blanc en attendant notre dîner déjà prévu dans le camping-car.
Pour ce soir, vu la météo, nous renonçons à rejoindre Nordkapp. Payer le péage pour nous retrouver dans les nuages et sous la pluie, non merci ! On verra demain matin si le temps s'améliore. Nous restons donc garés dans le petit port de Skårsvag pour une nuit… dantesque !
Distance parcourue dans la journée : 286 kilomètres
Près du cap Nord

De Trollholmsund à Stabbursdalen, des rochers et une forêt remarquables
J7 : Mercredi 15 juin 2016
Toute la nuit, la pluie a martelé le toit du Vany. Un vent fou a secoué le camion dans tous les sens, a fait trembler les fenêtres et s'est engouffré dans tous les interstices (heureusement qu'on avait gardé nos chaussettes). Impossible dans ces conditions de trouver le sommeil. Terrifiée, je me suis redressée sur mon lit en pleine nuit en m'écriant : " je veux rentrer à la maison" !
Quand Eole a fini par s'essouffler et alors que je commençais à m'assoupir au petit matin, ce sont les oiseaux (corbeaux, mouettes, goélands) qui ont pris le relais, transformant le toit du fourgon en un terrain d'affrontement. Tout en se chamaillant, ils se sont coursés au-dessus de nos têtes en faisant un raffut d'enfer. Cette nuit restera dans les annales !
Ce matin, il fait 5 degrés et il pleut toujours à verse. Initialement, nous avions prévu de faire la randonnée de 9 km AR vers Knivskjelodden, le véritable cap Nord géographique, avant de rallier en soirée le cap Nord touristique pour y passer la nuit.
Mais dans ces conditions, on peut d'emblée faire une croix sur une quelconque randonnée. Même le petit aller/retour (2 km) vers l'arche de Kirkeporten n'est pas envisageable après tout ce qu'il a plu. Les sols sont détrempés.
Dans ce cas, cela vaut-il la peine de rester dans le coin ? Certes, la météo a prévu une amélioration dans l'après-midi, mais peut-on s'y fier ? Cela vaut-il le coup de payer 50 euros pour accéder au cap Nord et risquer d'y passer la journée à jouer au scrabble ?
Après mûre réflexion, nous décidons de laisser tomber le cap Nord et de reprendre la direction du sud avec l'espoir d'y trouver des cieux plus cléments. Skårsvag, situé à 7 kilomètres à vol d'oiseau au sud-est du cap Nord, sera par conséquent le point le plus septentrional de notre parcours.
Notre point de chute ce soir est prévu dans les alentours de Lakselv, soit près de 200 kilomètres plus au sud. Nous aurons du coup une journée d'avance sur notre planning.
Nous n'avons néanmoins pas l'intention de faire le trajet d'une traite mais espérons pouvoir nous offrir quelques à-côtés en cours de route, en fonction de l'évolution des conditions météo.
D'ailleurs, à peine sur la route E69 nous la quittons déjà pour un saut vers le village de Kamøyvær, vanté par notre guide.
Falaises, ciel et mer à l'unisson, noirs comme l'encre, donnent une bonne idée de la luminosité ambiante. On en aurait presque le cafard
Heureusement, à Kamøyvær, les couleurs pastel des maisons apportent une touche de gaieté à ce tableau obscur.
Quand la pluie se calme, nous sortons faire quelques pas dans le village où il y a l'air d'y avoir plus d'oiseaux que d'habitants.
L'usine de transformation de poisson n'y est sans doute pas pour rien.C'est la curée à l'arrivée de la matière première.
Côté ciel, une légère amélioration commence à se profiler au loin. Alors, allons-nous rester sur notre décision ? Il est encore temps de changer d'avis, nous ne sommes qu'à une trentaine de kilomètres de Nordkapp ! Hésitation, concertation avant de finalement maintenir notre choix. Tant pis pour le cap Nord et va pour le Sud !
Après une rapide incursion à Honningsvåg, nous prenons sans regret le tunnel qui nous ramène sur le continent, puis comme la veille la même route jusqu'à Olderfjord alors que se développent des éclaircies de plus en plus larges, donnant le sourire à tous les automobilistes, camping-caristes, motards et cyclistes, montant vers le nord.
Mais le soleil, nous y avons droit également. On a d'ailleurs l'impression qu'il n'a pas plu au sud d'Olderfjord.
En arrivant à 14 h 30 dans la presqu'île de Trollholmsund, la couleur de la mer et du sable nous ferait presque penser à une plage tropicale, si ce n'était la température qui reste typiquement norvégienne ;-)
Si nous sommes venus ici, c'est pour ces drôles de bonshommes de pierre dont on aperçoit déjà les silhouettes à la pointe de la presqu'île.
Selon une légende Sami, il s'agit d'un groupe de trolls qui erraient la nuit sur le plateau du Finnmark. Arrivés dans le Porsangerfjord, ils voulurent traverser le bras de mer mais pas avant d'avoir enterré le trésor qu'ils transportaient. Comme cette tâche prit beaucoup de temps, ils furent surpris par les premiers rayons du soleil levant qui les pétrifièrent.
Géologiquement, il s'agit de formations dolomitiques (calcaire), d'où leur aspect blanchâtre, seulement colonisés ça et là par des lichens orangés.
Ils ont plutôt une bonne bouille !
Après une petite heure sur les lieux, il est temps de poursuivre vers d'autres horizons, la journée n'est pas finie. Il fait tellement beau qu'il faut en profiter au maximum.
C'est pourquoi, 17 kilomètres plus au sud, nous tournons à droite sur une piste cahoteuse et poussiéreuse, pas même indiquée, sur laquelle nous avons la joie de croiser un groupe de rennes, de très près.
Cette piste nous conduit au cœur du parc national de Stabbursdalen.
Le guide Rother y indique une randonnée de 2 à 3 heures à travers la forêt jusqu'aux chutes de Stabbursfossen. Il est déjà plus de 17 heures au moment de se mettre en marche mais peu importe, personne ne nous attend et il fait jour toute la nuit.
Le parc national a été créé en 1970 puis étendu en 2002 pour protéger la forêt de pins la plus septentrionale du monde. Certains arbres ont ici plus de 500 ans.
Plus loin, des bouleaux se joignent aux pins pour étoffer la forêt.
Au bout d'un peu plus d'une heure, le grondement des chutes annonce que l'arrivée est proche. Bientôt nous dominons la cascade. Joli débit !
Dernier coup d'œil sur la rivière Stabburselva avant de refaire le parcours en sens inverse sous une lumière dorée.
Nous finissons notre randonnée à 20 heures (soit 3 heures pour 10 km), ravis de notre journée et persuadés que ce beau temps va durer. Mais c'est oublier à quel point la météo peut vite changer sous ces latitudes.
En effet, en arrivant au camping du Stabbursnes Feriesenter tout proche, nous essuyons quelques gouttes alors que le gérant ne nous annonce rien de bon pour les prochains jours. Bouh !
En attendant, après plusieurs jours de bivouac, nous profitons des services du camping pour faire notre lessive et surtout prendre nos aises dans la douche.
Distance parcourue dans la journée : 206 kilomètres
Trollholmsund

D'un cap à l'autre : de Nordkinn à Varanger
J8 : Jeudi 16 juin 2016
Les prévisions du patron du camping nous ont fait craindre le pire pour ce matin. Alors nous sommes tout étonnés de trouver un ciel certes couvert mais pas plombé. La température matinale est conforme aux moyennes : 11 degrés. Pour l'instant, rien d'alarmant !
Nous avons une nouvelle péninsule en ligne de mire, le cap Nordkinn, située à peu de chose près à la même latitude que le cap Nord. Tout comme ce dernier, il s'agit d'une destination en cul-de-sac au bout de nulle part mais a contrario du précédent celui-ci est à l'écart des grands axes touristiques.
Nous comptons y passer deux nuits dont la première à Kjøllefjord, dans le nord-ouest de la péninsule, où une falaise en forme de cathédrale a retenu notre attention.
Mais avons-nous intérêt à nous y rendre directement (250 kilomètres) au risque de trouver du mauvais temps sur place et n'avoir que le scrabble comme activité ? Ou au contraire vaut-il mieux profiter de quelques points d'intérêt en cours de route tant que le ciel se montre clément ?
Considérant que tout ce qui est pris n'est plus à prendre, nous choisissons la deuxième solution. Après avoir traversé la petite ville de Lakselv où nous abandonnons provisoirement la E6, nous longeons la rive Est du Porsangerfjord. A 4 kilomètres à l'ouest de Borselv, nous nous arrêtons pour une première randonnée (3 kilomètres, 1 heure et demie).
Objectif, le sommet du Hestnesfjellet, à près de 200 mètres d'altitude.
Plus nous prenons de la hauteur, plus les maisons en contrebas nous paraissent minuscules.
Qu'on ne s'y trompe pas, nous sommes bien au bord de l'océan même si l'étendue lisse et immobile devant nous pourrait nous faire croire le contraire.
Pas un souffle de vent, pas un bruit, hormis le caquètement de quelques canards, pourtant C'est dans ce silence religieux que nous poursuivons notre grimpette.
En moins d'une heure, le cairn sommital est atteint. Vous remarquerez que tout comme à Trollholmsund les dalles rocheuses sont ici aussi d'origine dolomitique. D'ailleurs, la presqu'île des trolls ne se trouve qu'à quelques encablures à vol d'oiseau, de l'autre côté du fjord.
Fin de la balade autour de midi, pile pour l'heure du déjeuner que nous prenons à bord du Vany, la porte entrouverte, car il fait étonnamment doux.
Une heure plus tard, nous nous apprêtons à entamer une après-midi derrière le volant. Il reste encore 180 kilomètres à parcourir sur les 250 prévus, outch ! Mais c'est sans compter sur un autre site d'intérêt, prétexte à une nouvelle halte. En effet, immédiatement après Borselv, la route E6 passe dans le Silfar Canyon.
Cette fois, finies les petites escapades à droite à gauche, il faut vraiment se diriger sans délai vers le cap Nordkinn.
A Ifjord, en nous engageant sur une route à trois chiffres, a fortiori marquée en jaune sur notre carte, nous craignions de trouver un axe secondaire étroit et peu roulant. A notre grande surprise, à distance du fjord, la route prend des allures de nationale avec une vitesse autorisée jusqu'à 120 kilomètres/heure par endroits, ce que nous pensions uniquement réservé à des portions de routes E. A ce rythme, elle grimpe allègrement sur un plateau désertique couvert de lacs et de toundra spongieuse qui n'est pas sans nous rappeler l'altiplano andin et ses paysages de bodefales, à la seule différence que les rennes remplacent ici les vigognes andines.
Bref, la distance jusqu'à Kjøllefjord est avalée plus vite qu'attendu. A 16 heures, nous sommes prêts à aller découvrir à pied la falaise en forme d'église de Finnkirka, sans nous inquiéter outre mesure de la couleur du ciel pas plus couvert que durant le reste de la journée.
Peu après notre départ, nous assistons à l'arrivée de l'express côtier Hurtigruten qui fait une courte escale dans ce petit port. Un rayon de soleil daigne même accompagner son entrée dans la baie.
Encouragés par cette brève apparition du soleil, nous enchaînons des montées et des descentes impitoyables, ponctuées de passages boueux et de zones inondées, en espérant que la falaise-église en vaille la peine.
Au bout d'une heure, ces étonnantes plaques rocheuses, plantées dans le sol telles des pierres tombales, nous offrent un peu de distraction sur un chemin semé d'embûches. La falaise de Finnkirka étant un ancien site sacrificiel Sami, il n'est pas impossible qu'il y ait un lien entre ces pierres dressées et les rites lapons.
A ce stade du parcours, un coup d'œil sur les hauteurs aurait dû nous alarmer. La couleur du ciel annonce un risque d'orage imminent. On entend d'ailleurs les premiers coups de tonnerre au loin.
Pourtant, têtus ou inconscients, nous continuons inlassablement, persuadés que l'orage va nous épargner.
Mais ce qui devait arriver finit par arriver. Alors que nous sommes sur le point de vaincre notre dernière ascension, l'orage éclate, nous forçant à faire demi-tour avant d'avoir atteint le but de notre randonnée.
Je n'ai alors que mes yeux pour pleurer et me lamenter tout au long du chemin du retour, mouillée jusqu'aux os (et ce n'est pas juste une expression !) et transie de froid, me demandant comment on allait bien pouvoir faire sécher tous nos vêtements dans le fourgon. Même nos chaussures sont trempées à l'intérieur comme à l'extérieur.
A notre retour, nous préférons éluder la question et jetons toutes nos affaires dans la salle de bains. On verra plus tard !
Pour nous remonter le moral, un plat de crabe royal nous ferait le plus grand bien. Mais le seul restaurant de Kjøllefjord n'en sert pas.Alors nous n'hésitons pas à couvrir 30 kilomètres de plus jusqu'à Mehamn, espérant trouver plus de choix dans ce village plus grand.
Mais le seul restaurant de la petite localité, celui de l'Arctic Hotel, semble fermé ou en travaux. Un habitant nous confirme pourtant qu'il est ouvert et qu'il sert jusqu'à 22 heures de très bons plats de poissons.
Nous finissons par en trouver l'accès. Entre porte sans issue et couloir sans lumière, nous débouchons au premier étage dans une grande salle sans charme, pas vraiment étonnés qu'on n'y serve pas de crustacé géant. Mais puisque nous sommes là, autant nous attabler !
Le dried cod est un peu sec mais, assorti de bacon grillé, reste mangeable. Le vin blanc issu d'un cubitainer est infâme. Quant au dessert, nous avons préféré le décliner ;-) Bref, voilà une adresse qui ne vaut pas le détour !
Le seul avantage de ce dîner, c'est que pendant ce temps nos vestes dégoulinantes ont pu s'égoutter un peu. En partant, nous laissons derrière nous quatre flaques d'eau correspondant aux quatre manches de nos vestes.
Pour dormir, nous n'avons pas à chercher bien loin. Les abords du port offrent un abri parfait à notre Vany. Il pleut toujours mais il ne vente pas, nous devrions mieux dormir que la nuit dernière.
Distance parcourue dans la journée : 314 kilomètres.
Arrivée de l'Hurtiguten à Kjøllefjord

J9 : Vendredi 16 juin 2016
Avec tout ce qu'il a plu hier soir et dans la nuit, nous ne nous faisons pas d'illusion sur l'état du ciel : nuageux, très nuageux, avec encore de la pluie à venir ! Température invariablement bloquée à 10 degrés.
Nos chaussures sont loin d'être sèches, ce qui élimine toute velléité de randonnée. De toute manière, les conditions météo sont dissuasives.
Pour amorcer le séchage des godillots, nous les plaçons devant les bouches du chauffage et tournons le bouton à fond. Quant à nos vêtements, ils sont toujours en train d'égoutter, il va falloir trouver une solution. Heureusement côté vestes, nous avons prévu en conséquence avec des blousons de rechange.
Une fois ce bilan dressé, il faut réfléchir à l'organisation de la journée et changer une nouvelle fois nos plans. Décidément à chaque fois que l'on prévoit de rester deux jours à un endroit, on se voit obligés d'abréger le séjour. L'avantage de circuler en camping-car permet d'adapter le parcours à la météo. Quand il ne fait pas beau, on en profite pour rouler alors… roulons !
Notre prochaine étape se fera par conséquent dans la péninsule de Varanger (eh, oui, encore une péninsule). Près de 300 kilomètres nous en séparent dont une bonne partie à rebrousser chemin par la même route. A première vue, la distance est conséquente mais comme on aura rien d'autre à faire…
Mais avant de quitter la région, je propose de faire un petit détour jusqu'au phare de Slettnes. A défaut d'avoir été jusqu'aux caps les plus septentrionaux du continent, nous aurons au moins été au pied du phare le plus septentrional d'Europe.
Sur le trajet, nous faisons deux rencontres intéressantes. D'abord un troupeau de rennes, des femelles avec plein de petits. Une scène attendrissante ! Plus rare, un renard arctique (que nous avons d'abord pris pour un chat !)
Vers 11 heures, fini l'extrême Nord, retour vers le Sud. Nouveau passage à travers les mêmes hauts plateaux qui paraissent encore plus désolés sous l'épaisse couverture nuageuse. Nous avons à présent deux jours d'avance sur notre planning.
Quand la route revient au bord de mer, nous retrouvons les paysages typiques des fjords : petits ports de pêche, bateaux et maisons colorés.
A Ifjord, nous prenons cette fois la direction de Tana Bru, dont le nom signifie "pont sur la Tana". Le village en lui-même n'a pas vraiment d'intérêt mais il constitue un point de ravitaillement et une étape pratiques au carrefour des routes 98/E6 et E75.
Toutes les enseignes de supermarchés se côtoient ici autour de quelques hébergements et d'une station-service.
Sous un temps maussade comme aujourd'hui, ce carrefour commercial ne peut mieux tomber. A défaut de pouvoir profiter de la nature, occupons-nous de quelques tâches d'intendance : courses, plein d'essence, plein d'eau pour le camping-car…
Nous cherchons aussi un lave-linge/sèche-linge, seul moyen de venir à bout de nos vêtements mouillés depuis une journée. A l'hôtel Elva, le réceptionniste est ok. Il nous invite même à prendre un café dans le lobby et à profiter de la connexion wifi. Super ! Par la même occasion, nous suivons d'un œil et d'une oreille le match de coupe d'Europe Suède-Italie en compagnie d'une famille suédoise qui vibre, elle, avec Zlatan.
Une fois la lessive terminée, Hervé pousse le bouchon jusqu'à vouloir suivre la partie jusqu'à son terme. Pour lui qui est indifférent au foot, c'est un comble ! Résultat, la Suède de Zlatan a été battue.
Cette pause "technique" prolongée a été bénéfique. Nous voilà en pleine forme pour parcourir une trentaine de kilomètres de plus afin de nous rapprocher de la péninsule de Varanger.
Desservie par une route touristique nationale, la péninsule est surtout connue pour ses grandes colonies d'oiseaux attirant de nombreux amateurs d'ornithologie.
La route, une nouvelle fois en cul-de-sac, longe le Varangerfjord jusqu'à Vardø. On peut même pousser jusqu'à Hamningberg, un village abandonné, par une petite route sans numéro et à une seule voie de circulation.
Tout ceci est prévu demain, car nous avons programmé deux jours dans la région. La météo va-t-elle nous le permettre ? Réponse demain ;-)
Pour l'instant, nous avançons jusqu'à Nesseby et sa petite presqu'île, lieu de rendez-vous des ornithologues. Mais les oiseaux, nous n'avons pas le temps de les voir. Arrivés sur place, une averse nous ramène plus vite que prévu dans le camping-car. Nous avons juste le temps d'apprécier la jolie petite église.
Cette occasion ratée nous libère finalement encore un peu de temps pour rouler. La ville la plus proche est Vadsø. Comme nous sommes restés avec notre envie de crabe royal, voilà peut-être une occasion !
A Vadsø, le restaurant du Scandic Hotel nous plaît bien, mais de crabe royal pas la moindre trace sur la carte. On nous dit que ce n'est pas la saison. Alors on se rabat sur des fish and chips. Mauvaise pioche… les beignets de poisson sont à base de langue de cabillaud. Devant notre déception, la serveuse propose de nous servir un dos de cabillaud aux petits légumes qui, lui, est un délice de même que le dessert, une crème brûlée aux fruits rouges. Bref, voilà un dîner qui a mieux fini qu'il n'a commencé.
Quant à la journée, elle se termine à deux pas du restaurant, dans le port, où nous trouvons pour le Vany une place adéquate. Une journée de transition… au final bien remplie !
Distance parcourue dans la journée : 312 kilomètres.
Renard (roux ?)

Varanger : colonies d'oiseaux à Hornøya et route touristique nationale
J10 : Samedi 18 juin 2016
Que nous réserve la météo ce matin ? Un ciel partiellement couvert, mais avec de belles bandes de ciel bleu au loin, chouette ! Et la température ? Toujours nos habituels 10 degrés ? Non… 16 degrés… incroyable !
Dans ce contexte, pas une minute à perdre, vite, en route pour Vardø. Entre les deux localités séparées de 75 kilomètres, la route touristique nationale, désespérément plate sur cette partie, se faufile entre la côte, des prairies verdoyantes et des bosquets de buissons rachitiques.
Vardø, la localité la plus orientale de Norvège, est aussi le point le plus à l'est de notre voyage. La petite ville occupe une île en forme de papillon reliée au continent par un tunnel sous-marin.
L'office de tourisme y organise des excursions pour approcher des colonies d'oiseaux nichant sur les falaises de l'île inhabitée de Hornøya. Départ sur le port.
Nous arrivons pile pour la première sortie qui a lieu à 10 heures le samedi (en semaine, départ dès 9 heures) et embarquons presque immédiatement sur un ancien bateau de pêche en compagnie d'une douzaine de personnes. Nous sommes dix Français à bord !
La traversée prend à peine une dizaine de minutes. Hornøya est classée réserve naturelle, seule une partie est accessible au public.
Les falaises abruptes de l'île et les eaux riches de la mer de Barents fournissent le gîte et le couvert à quantité d'oiseaux. Mouettes tridactyles, guillemots communs et guillemots de Brünnich, macareux, pingouins torda, cormorans huppés et grands cormorans, goélands argentés et goélands marins, ils sont plus de 100 000 à y nicher.
Imaginez tout ce monde caquetant, piaillant, criaillant, picotant… une belle cacophonie et une odeur en conséquence!
Après une vue d'ensemble, approchons-nous pour observer quelques individus plus en détail !
Bon, celles-ci (des mouettes ?) ne sont pas très coopérantes et nous présentent leurs postérieurs. Gare aux déjections ! Mais celle-là fait la belle, avec son plumage soyeux !
Les macareux sont indéniablement les plus élégants dans leur costume coloré.
Les guillemots de Brünnich dans leur complet classique font concurrence aux précédents. J'adore tout particulièrement celui qui porte des lunettes ;-)
Quant aux pingouins torda, ils prennent tout particulièrement soin de leur tenue. Un petit battement d'aile et hop, la toilette est faite (voir les particules projetées)
Enfin, le cormoran sort le grand jeu. Comme un véritable jongleur, il fait tournoyer avec grâce une brindille autour de son bec. Cherche-t-il à séduire quelqu'un par son habileté ? Mais à qui fait-il les yeux doux ? Sans doute à sa compagne sagement restée dans le nid conjugal !
Bref, un spectacle réjouissant par une très belle matinée chaude (si, si !) et ensoleillée. Ça fait du bien !
A 13 heures, le bateau revient nous chercher (mais ceux qui le souhaitent peuvent rester plus tard) et ramène sur l'îlot un nouvel arrivage d'observateurs plus lourdement armés, heu pardon… équipés. Certains sont tellement chargés qu'ils ont du mal à garder l'équilibre à la sortie du bateau. Sur le port, beaucoup de monde se presse encore pour la rotation suivante, preuve du succès de cette excursion.
Quant à nous, après le déjeuner dans le fourgon à la sortie de Vardø, nous prenons la route touristique nationale dans sa partie la plus spectaculaire, celle qui rejoint le hameau de Hamninberg.
Elle ne comporte qu'une voie de circulation. Il faut donc rouler très doucement pour pouvoir se rabattre à temps sur les espaces-refuges prévus pour le croisement de véhicules. De toute manière, les paysages méritent des arrêts incessants. C'est une route qui demande à être dégustée.
Malheureusement, le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. C'est fou comme le temps change vite dans cette région.
La route longe le bord de mer dans un paysage insoupçonné, inattendu, époustouflant, en dehors du temps.
Etonnantes ces longues strates de granite tels des couloirs parallèles sans fin, du bord de mer jusqu'aux crêtes ! Elles donnent l'impression d'un gigantesque labyrinthe sans issue.
Du rose granitique la roche vire au noir volcanique en passant par cinquante nuances de gris, un décor dont on verrait bien surgir quelque seigneur des Anneaux ou autre créature fantastique.
Pourtant, les rennes ont l'air de trouver un pâturage à leur mesure dans ce chaos minéral.
Terminus de la route 40 kilomètres plus loin dans le village semi-abandonné de Hamninberg, où la pluie et le froid sont hélas au rendez-vous. On voulait randonner dans le Syltefjord, c'est raté. On remplace alors la balade par une nouvelle partie de scrabble en attendant l'accalmie.
En fin d'après-midi, nous décidons de ne pas rester dans ce cul-de-sac pour la nuit, il y a trop de vent !
Le retour à Vardø nous offre alors une deuxième occasion de parcourir cette même route, toute aussi spectaculaire dans ce sens. Hervé l'a déclarée "plus belle route de Norvège" !
Curieusement, à Vardø, non seulement il n'a pas plu mais il fait encore soleil. C'est agréable, car nous avons une dernière visite à faire, au mémorial de Steilneset. Il s'agit d'un monument érigé en mémoire de quelques 90 femmes de la région qui, entre 1621 et 1692, ont été accusées de sorcellerie et brûlées vives.
Le bâtiment est impressionnant par sa forme et par sa symbolique. L'artiste Louise Bourgeois et l'architecte Peter Zumthor ont associé, dans une même création évocatrice, une chaise en feu et un mémorial de 100 mètres de long rappelant cette histoire tragique.
Or Louise Bourgeois (1911 - 2010), plasticienne et sculptrice française naturalisée américaine, connue entre autres pour une sculpture en forme d'araignée géante exposée au musée Guggenheim à Bilbao, a passé son enfance dans une maison, aujourd'hui démolie, du centre de la ville où nous demeurons.
C'est pour cette raison que nous portons un intérêt tout particulier à cette œuvre.
Profitant de ce nouveau passage en ville, nous terminons la soirée à passer en revue quelques restaurants au cas où l'un d'eux servirait du crabe royal. Mais peine perdue, nul n'en sert. Dans notre quête, des Français nous disent néanmoins en avoir mangé il y a quelques jours à Kirkenes. En principe, cette destination n'est pas à notre programme, mais sait-on jamais !
Du coup, ce soir, c'est dîner maison ou plutôt dîner… fourgon, au bord d'une plage près de Kiberg, en compagnie d'un camping-car belge. On n'a pas voulu rester à Hamninberg à cause du vent. Eh, bien, ici aussi on va être servis ! Espérons qu'il ne nous empêchera pas de dormir !
Distance parcourue dans la journée : 202 kilomètres.
Guillemot de Troïl (?)

De la frontière russo-norvégienne à la Finlande, de Kirkenes à Inari
J11 : Dimanche 19 juin 2016
Encore une nuit quasi blanche rythmée par les assauts du vent et de la pluie. Seulement 7 degrés ce matin et il pleut toujours.
A 8 heures, on lève le camp, oui, mais pour aller où ?
Vu les circonstances, je ne vois pas d'autre alternative que d'avancer dans notre parcours. En principe, après la péninsule de Varanger, nous avons prévu de gagner la Finlande, plus particulièrement les alentours d'Inari, en passant par Tana Bru puis Utjoski.
Ben… allons-y !
Dehors il fait un temps à ne pas mettre un mouton dehors. D'ailleurs, ceux-là ont trouvé la solution en se réfugiant dans un abribus.
A Tana Bru, alors que nous sommes sur le point de prendre la direction de la Finlande, je sors in extremis une idée de mon chapeau. Et si on allait à Kirkenes ?
Cette ville norvégienne proche de la Russie que l'on décrit comme une bourgade quelconque, à l'ambiance frontalière, point de départ ou d'arrivée de la ligne de l'express côtier Hurtigruten, ne m'avait pas particulièrement attirée jusque là.
Mais depuis que des compatriotes nous ont dit y avoir mangé du crabe royal il y a quelques jours seulement, la destination a subitement pris de l'intérêt. De Kirkenes nous pourrions ensuite regagner la Finlande et Inari directement. Avec deux jours d'avance sur notre planning, nous avons suffisamment de marge pour nous offrir ce détour. Qui sait, peut-être fait-il meilleur à Kirkenes !
Adjugé, vendu, allons à Kirkenes !
A la sortie de Tana Bru, nous retrouvons alors la E6 qui nous conduit jusqu'à la frontière russe (ou presque)… malheureusement sous la pluie !
Pourtant, le trajet est magnifique, la route passant par un massif qui nous rappelle un peu celui des Maures dans le Var.
A l'approche de la ville, les convois militaires se font plus visibles, les terrains et camps militaires deviennent omniprésents. On perçoit même des tirs au loin. La frontière russe n'est plus qu'à une quinzaine de kilomètres et la direction de Mourmansk indiquée sur tous les panneaux du centre-ville.
A 14 h 30, à notre arrivée à Kirkenes, il pleut toujours et il fait 8 degrés. Tous les commerces sont fermés, dimanche oblige. Après avoir garé le camping-car sur le quai au bord de mer, nous allons immédiatement faire nos repérages pour le King Crabe.
Entre les restaurants du Scandic Hotel et celui du Thon Hotel, notre choix est vite fait. Dans l'aquarium du Thon Hotel, trois beaux crabes barbotent tranquillement. Celui que nous choisissons, le plus gros des trois, passera à la casserole. Une table est aussitôt réservée pour 19 h 30.
D'ici là, nous passons tout l'après-midi dans les salons de l'hôtel (avec café et thé à disposition) pour profiter d'Internet et faire une énième partie de scrabble.
Des lycéens norvégiens nous interrogent, dans le cadre de leur projet de fin d'année scolaire, sur notre vision de la ville de Kirkenes. Pour l'instant, nous n'en avons pas vu grand chose, surveillant sur Internet les prévisions météorologiques qui nous permettraient d'y faire un petit tour.
Au fur et à mesure que l'après-midi avance, l'espoir d'une amélioration est sans cesse repoussé. D'ailleurs, il suffit de jeter un œil par la baie vitrée pour le constater. Finalement, la pluie ne cessera qu'au cours du dîner.
A ce propos, quelques mots sur le crabe royal (ou crabe du Kamtchatka). Originaire du littoral oriental de Sibérie, il a été introduit dans la baie de Mourmansk dans les années 1960 pour assurer de nouvelles prises aux pêcheurs russes. Depuis lors, il s'est répandu dans la mer de Barents, le long des côtes de la Norvège et du Svalbard. Les protecteurs de l'environnement y ont vu une menace pour les écosystèmes, mais la majorité des pêcheurs considère le crustacé comme une manne économique.
C'est le crabe le plus recherché au monde et le plus cher au poids. Sa chair au goût inimitable le place parmi les mets les plus renommés. Nous avons donc hâte d'y goûter.
A 19 h 30 pile, alors que nous venons juste de nous attabler, on nous apporte enfin le crustacé géant. Voilà un crabe que nous aurions pu appeler "Désiré" tant nous l'avons convoité depuis plusieurs jours ;-)
Trônant au centre d'un grand plat ovale, sur un lit de mesclun agrémenté de tomates cerise, accompagnée d'une sauce à base de vinaigre balsamique et d' huile d'olive et d'une autre à l'aïoli , c'est une belle bête de 2,6 kilos. Le flashcode attaché nous apprend plein d'autres détails intéressants comme le nom du pêcheur, de son bateau ainsi que la date et le lieu de pêche.
Oui, mais encore ? Après l'avoir dévoré des yeux, si on le dévorait tout court à présent !
Dans une ferveur quasi religieuse, nous décortiquons alors avec application ses pattes charnues dont un soupçon d'aïoli suffit à mettre en valeur toute la saveur.
Sa chair raffinée est d'un goût unique. C'est un délice, un pur ravissement pour les papilles. En un mot, nous nous régalons !
Nous sommes d'ailleurs à ce point absorbés par notre dégustation que nous en oublions de photographier le plat comme promis à notre fille.Elle recevra la photo de la seule carapace ;-)
Au final, nous n'avons rien vu de Kirkenes mais grâce à ce festin en garderons un souvenir impérissable. Voilà un détour qui en valait la peine !
Pour rentrer chez nous, pas de détour à faire. Le Vany nous attend sur le parking mitoyen de l'hôtel, juste devant la mer. Nous restons là pour la nuit. Pas de vent, pas de pluie, nous devrions dormir comme des bébés
Distance parcourue dans la journée : 272 kilomètres
Moutons à l'abri !

J12 : Lundi 20 juin 2016
La ville de Kirkenes est en activité depuis quelques heures déjà quand nous nous réveillons. Il est 8 heures, le premier réflexe consiste à scruter le ciel. Verdict, il est couvert, mais sans pluie pour le moment. C'est mieux qu'hier !
Notre envie de crabe royal ayant été assouvie, nous pouvons reprendre le cours normal de notre voyage et gagner comme prévu la Finlande et Inari en particulier. Nous n'avons maintenant plus qu'une journée d'avance sur notre planning.
Depuis Kirkenes, nous rebroussons d'abord chemin jusqu'au croisement avec la route 893 qui doit nous conduire tout droit en Finlande. Les chutes Skoltefossen, qui occupent le carrefour, nous offrent une dernière distraction sur le territoire norvégien.
A l'entrée en Finlande, la route change de numéro et devient à présent la 971. Il faut aussi avancer nos montres d'une heure, ranger pour le moment nos couronnes et ressortir nos euros. Dernière précaution à prendre : garder la bombe anti moustique sous la main car elle pourrait servir sans délai.
Le climat, lui, reste le même. Que ce soit d'un côté de la frontière comme de l'autre, le temps gris finit par virer à la pluie.
Les paysages finlandais sont conformes à l'idée qu'on s'en fait. La route ondule langoureusement entre lacs et tourbières, entre forêts de pins et bosquets de bouleaux. Photos
Pendant le trajet nous tentons de nous familiariser avec le finnois qui, à première vue, n'a pas vraiment de points communs avec d'autres langues que nous connaissons. En témoigne le mot "kansallispuisto" qui signifie parc national. Pas évident ! Pourtant, à force d'observation, je finis par faire quelques extrapolations à partir des toponymes qui jalonnent notre route : les suffixes "joki" et "tie" ont l'air de désigner la rivière pour le premier, la rue ou la route pour le second comme dans "Lemmenjoki" et "Kaamasentie" Voilà un bon début ;-)
A ce jeu-là, le trajet jusqu'à Inari passe à toute allure.
Sur place le temps est incertain, oscillant entre bruine et averse plus marquée, bref pas un temps à randonner. Pas grave, puisque la petite localité propose une activité qui colle parfaitement à cette météo, à savoir son musée SIIDA, avec deux i, qui est consacré à la culture et la nature sami.
Inari est en effet un important centre de la culture same. Les Samis, autrefois appelés Lapons, sont les peuples indigènes du grand Nord, les plus anciens habitants de ces contrées. Ils sont près de 85 000 dont une bonne moitié vit en Norvège, environ 20 000 en Suède, 8 000 en Finlande et 2 000 en Russie. Longtemps ignorés, leurs droits, leur culture, leur langue ont été progressivement reconnus, promus et mis en valeur au fil des dernières décennies. Aujourd'hui les Samis de chaque pays sont représentés par leur propre parlement.
Le musée SIIDA, de conception très moderne, se veut le reflet de leur histoire et de leurs traditions ainsi que du lien très fort qui les unit à la nature, tout ceci mis en scène de façon vivante et passionnante.
D'une salle à l'autre, nous suivons l'évolution du mode de vie des Samis au fil du temps en lien avec les grandes dates de l'histoire du monde ainsi que l'adaptation de leurs activités au gré des huit saisons. Des objets créés par des artistes Samis contemporains et un joli film sur les aurores boréales complètent l'exposition.
Quand la pluie cesse, la visite se poursuit en plein air (attention, moustiques !) par la découverte de différentes maisons traditionnelles et de pièges ingénieux pour la chasse et la pêche, tous transportables.
Voilà une visite à la fois ludique et instructive, une variante à nos habituelles randonnées. Néanmoins, après deux journées sans chausser nos godillots, nous avons hâte de les enfiler à nouveau pour arpenter monts et vaux.
Justement, la WIFI du musée permet de vérifier la météo pour les prochains jours. Bonne nouvelle ! Demain, il devrait faire beau jusqu'en milieu d'après-midi. Croisons les doigts !
Dans cette perspective, nous positionnons le camping-car à la lisière de la forêt, au point de départ de la randonnée de demain, afin d'être opérationnels à la première heure. En guise de préambule, le soleil fait son apparition pendant le dîner, ce qui est de bon augure.
A l'extérieur, les moustiques font le siège du véhicule, prêts à s'introduire par la moindre ouverture. Vive les moustiquaires.
Distance parcourue dans la journée : 213 kilomètres.
Musée sami

Inari : église de pleine nature de Pielpajärvi et croisière sur le lac
J13 : Mardi 21 juin 2015
Les touristes viennent à Inari principalement pour le musée (pour nous, c'est fait) mais aussi pour faire une croisière sur le lac (c'est prévu) et accessoirement visiter la petite église en pleine nature de Pielpajärvi (c'est prévu aussi). On pourrait même combiner les deux, le lac et l'église, en se faisant déposer en cours de croisière sur la berge pour rejoindre la chapelle, s'économisant ainsi un trajet à pied.
A l'origine, c'est ce que nous avions envisagé mais le seul départ en bateau (à nos dates) a lieu à 13 heures. Or la météo prévoit une dégradation dans l'après-midi. Nous ne voulons pas prendre le risque de nous faire rincer en randonnant en fin d'après-midi. Sur le bateau nous serons à l'abri quoi qu'il arrive.
Nous préférons par conséquent assurer nos arrières, occuper la matinée à faire la randonnée aller et retour vers la petite église et consacrer l'après-midi à la croisière.
La météo est conforme aux prévisions, très belle… enfin !
Avant 8 heures, nous sommes prêts, sac sur le dos, chaussures aux pieds et bombe anti moustique dans la poche. Les maringouins n'ont qu'à bien se tenir.
Nous débutons par la traversée d'une très belle forêt de pins, couverte d'un tapis de buissons de myrtilles sur un chemin caillouteux encombré de racines.
Nous arrivons ensuite à proximité de plusieurs grands lacs dont le Pielpajärvi, bordés de magnifiques tourbières.
Sous les rayons du soleil, les grandes étendues d'eau se sont parées de couleurs toniques, allant du vert amande au bleu azur.
Régulièrement, notre chemin croise des pistes pour scooters dont le balisage se poursuit curieusement à travers le lac. Eh oui, en hiver, il est utile pour les motoneiges qui se déplacent sur le lac gelé.
De nombreux ruisseaux alimentent les plans d'eau colonisés par des herbiers impressionnants où domine le trèfle d'eau.
Cette composition aurait sans doute pu inspirer les Impressionnistes ;-)
L'eau est omniprésente, offrant au lédon des marais les conditions idéales pour s'épanouir.
Heureusement le parcours se fait sur des planches en bois quand le terrain est trop humide. Ce serait dommage d'abimer toute cette belle végétation.
Les moustiques, eux aussi friands de ce milieu, nous ont lâchés pour le moment mais c'est pour mieux nous attendre dans la dernière ligne droite.
En effet, arrivés dans la clairière occupée par la chapelle, nous coupons directement à travers la prairie en fleurs. Erreur fatale ! Les moustiques étaient tous en planque dans les hautes herbes, prêts à fondre sur nous, pauvres marcheurs.
Nous trouvons alors à l'intérieur de l'église un refuge momentané, le temps de nous ressourcer et de préparer la riposte.
Quelques mots sur cet édifice religieux : Il s'agit d'une église en bois, construite entre 1752 et 1760, flanquée de deux cabanes qui servaient à l'époque d'abri pour les fidèles (et qui servent de refuges de nos jours), derniers vestiges d'un village Sami.
L'église est toujours ouverte, il suffit de soulever le loquet et d'ouvrir les fenêtres pour y faire entrer la lumière (avant de tout refermer en partant). Un service religieux y est célébré de temps à autre, notamment à minuit le jour de la St Jean, c'est-à-dire dans quelques jours.
Après un petit moment de recueillement, nous allons jeter un œil à la cabane voisine où l'âtre encore chaud témoigne de son utilisation récente par quelque personne de passage.
Pas de flânerie sur le trajet retour, de sorte que nous arrivons au parking vers 11 heures après 10 kilomètres et un peu plus de 3 heures de marche, pauses comprises. Une très belle randonnée alliant nature, culture et histoire.
Les moustiques nous ont laissés tranquilles au retour. En revanche, deux oiseaux nous ont retenus un court instant Tout d'abord, un pluvier doré qui, par des manœuvres d'intimidation, a tenté de nous barrer le passage, sans doute pour protéger son nid. Puis, un oiseau qui ne nous a montré que son dos au plumage gris orné de touches orangées. Dommage qu'il ne nous ait pas montré son cou, car il semblerait que ce soit une gorgebleue à miroir.
Avec le beau temps et 16 degrés, les conditions sont idéales pour une promenade en bateau. L'embarcadère est situé juste à côté du musée sami.
Nous prenons place à l'avant du navire pour une excursion d'environ 3 heures.
Le lac d'Inari est le troisième plus grand lac de Finlande et comprend 3 300 îles.
A 13 heures pile, le catamaran Inari III sort du port et prend le large, glissant sur un plan d'eau aussi lisse et immobile qu'un miroir.
Il prend tout d'abord la direction de l'île d'Ukonselkä où il accoste une heure plus tard pour une vingtaine de minutes.
Nous grimpons à toute vitesse les marches en bois jusqu'au sommet de l'île pour profiter les premiers de la vue panoramique sur le lac constellé d'îlots.
Il y a quelques centaines d'années déjà, au milieu de l'été, les Samis faisaient cette même démarche, s'y rendant en barque au milieu de l'été pour y invoquer Ukko, le dieu de la chasse.
Quand une touriste attentive remarque un petit point au milieu de l'eau, tous les regards se braquent sur la surface du lac. Une embarcation ? Un nageur ? Effectivement, c'est un nageur mais pas humain. Avec ses bois caractéristiques, vous l'aurez sans doute reconnu.
Oui, c'est bien un élan ! Nous avons souvent espéré en voir un au bord d'une route, près d'un lac ou d'un marais mais jamais nous aurions imaginé en apercevoir un, ici, en plein milieu du lac d'Inari. C'est incroyable !
Une fois tout le monde de retour à bord, le bateau se dirige vers la rive opposée, le capitaine espérant retrouver la trace de l'animal mais celui-ci a dû s'enfoncer dans les bois depuis belle lurette.
Alors il reprend le cours normal de la croisière jusqu'au débarcadère de Pielpavuono. C'est là qu'il dépose un couple souhaitant rejoindre à pied l'église en pleine nature. Nous avions peur que la météo se gâte en cours d'après-midi. Finalement, il n'en a rien été, même si le ciel est maintenant de plus en plus couvert. Fin de la croisière à 16 heures. C'était très sympa et la rencontre de l'élan… extra-ordinaire !
Vu l'heure, nous pouvons envisager de rouler un peu, au moins jusqu'à Saarisselkaa, à 70 kilomètres où j'avais repéré un lieu de bivouac possible, au sommet du domaine skiable du Kaunispää (438 mètres).
Oui, oui, il y a bien du ski alpin en Finlande ! Vue sur les pistes de ski… et plus largement sur toute la région, du haut d'une tour d'observation.
Mais l'endroit très exposé nous apparaît trop venté pour y passer une bonne nuit. Alors nous n'hésitons pas faire 40 kilomètres de plus, afin de trouver à Vuotso un coin plus calme au bord de la rivière. Autre avantage : l'endroit est idéal par rapport à notre projet de demain.
Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres.
Tourbière près d'Inari

Tunturis finlandais, du Pyhä Nattanen au Taivaskero
J14 : Mercredi 22 juin 2016
Si la Finlande est un pays principalement de forêts, de lacs et de rivières, elle n'est pas pour autant un plat pays, du moins dans cette partie Nord. Régulièrement, de petites montagnes aux sommets dénudés culminant entre 500 et 800 mètres donnent du relief au paysage. On y jouit notamment de belles vues dégagées à des kilomètres à la ronde. En finnois, ces monts sont appelés tunturi.
C'est l'un de ces tunturis que nous nous apprêtons à gravir. Il s'agit du Pyhä Nattanen, à ne pas confondre avec Vatanen, le héros des romans du finlandais Arto Paasilinna ;-)
Pour rejoindre le point de départ de la randonnée, il faut emprunter, juste au nord de la rivière, une piste de terre très praticable sur une douzaine de kilomètres.
Au parking, il y a déjà une voiture alors qu'il est à peine 7 h 30. Des gens seraient encore plus matinaux que nous ?
Côté météo, il fait beau avec 13 degrés, ce qui fait aussi le bonheur des moustiques, prompts à nous attaquer à peine descendus de notre fourgon.
Le guide du Routard annonce un parcours de deux kilomètres difficiles avec 300 mètres de dénivelé.
Or le départ, dans une forêt dense, se poursuit par la traversée de marais sur des planches en bois. Pour l'instant je ne vois pas vraiment de difficulté !
… et finit par une approche dans la caillasse et les racines, demandant certes un peu d'effort mais pas la mer à boire ! En trois quarts d'heure, la montée est pliée !
Le même guide vante la vue inoubliable, je confirme !
… et précise que même en plein été, il souffle un vent glacial sur ces hauteurs dénudées, je confirme aussi ! Coupe-vent et capuche indispensables ! La bonne nouvelle, c'est qu'à cette altitude (508 mètres) il n'y a déjà plus de moustiques.
Le refuge, bien équipé, nous offre alors un abri bienvenu, le temps de nous réchauffer un peu.
Nous aurions ensuite pu retourner par le même chemin mais comme il existe une variante et que nous aimons bien varier…
Hum, si on avait su… car la variante traverse un éboulis rocheux très accidenté dans lequel nous avons l'impression de ne pas avancer. Une fois sortis de là, nous rencontrons un terrain inondé, non aménagé, dans lequel nous nous enfonçons par moments jusqu'à la cheville. Sans parler des moustiques qui reviennent à la charge en atteignant une altitude à nouveau plus basse et la végétation gorgée d'eau à laquelle nous nous frottons au passage.
Bref, si on avait su, on n'aurait pas v'nu comme dirait l'autre ;-)… mais repris au retour le même chemin qu'à l'aller. Sur la base de l'aller/retour par le même itinéraire, c'est une très belle randonnée, facile, courte, avec à la clé une magnifique vue panoramique.
La boucle est plus sportive, surtout après les pluies tombées ces derniers jours. Elle nous a demandé 3 heures et 7,1 kilomètres avec un dénivelé de 210 mètres. Elle nous coûte surtout des chaussures à nouveau trempées à l'extérieur comme à l'intérieur et des pantalons mouillés jusqu'aux cuisses. Conséquence : pas d'autre randonnée possible dans la journée.
Dans ces conditions, autant en profiter pour rouler. Ça tombe bien, c'est ce qui est prévu. Pour rejoindre notre prochaine destination, au cœur du parc national de Pallas-Ounastunturi, 250 kilomètres nous attendent. Il est seulement 11 heures, nous avons le temps de nous avancer jusqu'à mi-route avant le déjeuner c'est-à-dire jusqu'à la petite ville de Sodankylä.
Le trajet sur la E75, large et roulante, se fait à bon train malgré le flux important de camping-cars sur cet axe, le plus court vers le cap Nord pour la majorité des conducteurs européens. Pendant ce temps, nos chaussures exposées derrière le pare-brise amorcent leur séchage.
Rien de particulier à voir à Sodankylä mais, pour nous, un passage en ville précieux, mis à profit pour régler l'intendance.
Pendant que notre linge tourne dans la machine de l'hôtel Bear Inn, nous faisons à Lidl les courses les moins chères de notre voyage, déjeunons sur le parking voisin, passons chez l'opticien faire réparer des lunettes, au magasin de sport pour nous renseigner sur les filets de tête anti moustiques (qu'au final nous n'achèterons pas) avant de retourner à l'hôtel bénéficier de la WIFI.
Une fois toutes ces tâches accomplies, il nous reste la deuxième moitié du parcours à effectuer. Le point de chute est prévu dans les environs de Muonio, pas loin de la frontière suédoise, au pied du massif du Pallastunturi.
Nous échouons plus précisément devant l'hôtel Pallas, un hébergement isolé en pleine nature au pied de la montagne, à 459 mètres d'altitude. Il fait un temps magnifique et 19 degrés. Si nos chaussures n'étaient pas trempées, nous serions sans doute partis randonner immédiatement. L'hôtel est le point de départ d'un beau réseau de sentiers en été et de pistes de ski en hiver.
A défaut de profiter de son environnement, nous profitons pour le moment de son restaurant. Au menu lapon, un tartare de renne servi avec des champignons et des lichens (très bon mais portion un peu chiche même pour une entrée). En revanche, l'omble chevalier du lac d'Inari sur lit de purée de choux-fleurs et la crème brûlée aux myrtilles, tous les deux délicieux, rattrapent largement l'entrée et font de ce dîner un des meilleurs de notre voyage. Avec une bouteille de riesling à deux, il valait mieux que le Vany ne soit pas très loin ;-)
Nuit sur place sous un ciel sans nuage et un soleil radieux !
Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.
Au sommet du Pyhä Nattanen

J15 : Jeudi 23 juin 2016
Bonne nouvelle, nos chaussures de randonnée sont sèches.
Voyons à présent si le temps est toujours aussi dégagé qu'hier soir. Pas tout à fait ! Nuages et éclaircies se partagent le ciel. Tout est de savoir qui des deux aura le dessus.
En prenant le départ vers 8 h 30, nous avons tout de même l'impression qu'il va faire beau. Altitude du parking : 450 mètres.
Dans notre viseur, le Taivaskero, point culminant du massif du Pallastunturi, à 806 mètres d'altitude.
Pour l'atteindre, le chemin balisé par des poteaux surmontés de croix de St André prend progressivement de la hauteur à travers une toundra dénudée. Il n'y a déjà plus d'arbres à cette altitude, de moustiques non plus.
L'itinéraire est pour le moment commun avec le sentier de grande randonnée Pallas-Hetta, l'un des plus prestigieux de Laponie, qui en 55 kilomètres passe par les sommets de plusieurs tunturis.
Au bout d'une heure, quand il s'en écarte, il nous reste une dernière grimpette à gérer avant d'atteindre un large plateau recouvert d'un amas rocheux au milieu duquel le sommet aurait pu passer inaperçu s'il n'était matérialisé.
C'est ici que, le 6 juillet 1952 aux rayons du soleil de minuit, fut allumée la flamme olympique des Jeux de Helsinki. Une plaque commémore cet événement.
Depuis le sommet, la vue embrasse un panorama époustouflant : forêts, lacs et croupes montagneuses à perte de vue avec l'hôtel Pallas à nos pieds.
La randonnée en boucle prend ensuite la direction du sud, passe au pied d'un autre tunturi, le Laukukero, où nous surprenons un couple de lagopèdes en goguette.
A partir de là, l'hôtel nous sert de repère pour tracer à vue dans une pente parfois raide jusqu'à destination. Bilan : 8,5 kilomètres, 2 heures et demie, dénivelé 375 mètres.
Sur le parking, une famille de rennes nous fait son cinéma.
Nous espérions déjeuner en plein air sous les 17 degrés ambiants mais les moustiques voraces nous obligent à un repli immédiat dans le fourgon.
Cette dernière randonnée marque aussi la fin de notre séjour en Finlande qui, au final, nous a réservé de belles surprises. Ce soir, nous serons en Suède, à proximité de Gällivare.
L'itinéraire le plus court coupe en diagonale via des routes secondaires mais Hervé a peur qu'elles soient étroites et peu roulantes. Il préfère nous faire passer par les grands axes, un trajet plus long en kilomètres mais d'après lui plus court en temps.
A Muonio, en traversant la frontière, nous retardons nos montres d'une heure. Appréciable vu notre timing chargé !
Le début du trajet en Suède est agréable, à travers des forêts de pins majestueux et de grandes prairies en fleurs sous des températures de plus en plus chaudes, jusqu'à 21 degrés en cours de route. Jusqu'ici tout baigne !
En cours de route, un champ de linaigrettes ou "fleurs à coton".
Mais c'est sans compter sur une importante zone de travaux. Or quand les Suédois font des travaux, ils ne vont manifestement pas jusqu'à leur terme. Nous tombons donc sur une route en attente d'asphaltage, couverte de gravier grossier, presque du gravier de ballaste. Pas sur une courte distance, mais sur plus de 15 kilomètres, une éternité dans ces conditions. Rouler sur cette surface est un calvaire pour le camping-car. Il faut rouler en seconde, en redoutant la crevaison en permanence. D'ailleurs plusieurs véhicules sont immobilisés sur le bas-côté, pneus crevés.
Le retour sur l'asphalte sonne comme une libération et l'arrivée à destination est un soulagement.
Après un après-midi à conduire, nous sommes heureux de poser le fourgon sur les hauteurs de Gällivare, au sommet du domaine skiable du Dundret (730 m), pour une soirée de détente.
La ville réputée pour ses mines de cuivre et de fer s'étend juste à nos pieds, mais c'est pour la nature environnante que nous avons choisi cet endroit. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls.
Le paysage rocailleux et dénudé inspire aussi nos voisins de parking. Lui équipé d'un drone, elle revêtue d'une robe de bure, capuche pointue et mains dans les manchons, trouvent manifestement ce décor minéral parfait pour leur scénario. Elle déambule dans son drôle d'accoutrement pendant que lui la filme à l'aide d'un drone.
Le ciel orageux ajoute une note dramatique à l'ambiance.
Cette luminosité particulière nous incite à explorer à notre tour la croupe rocheuse qui se dresse devant nous. Petite balade vespérale jusqu'au sommet du Stora-Toppen (820 mètres d'altitude), coiffé de deux abris pour randonneurs. Vue sur la taïga environnante.
Après le départ des dronistes, nous pensons rester seuls sur place. Mais c'est sans compter sur l'arrivée tardive de trois camping-cars d'où descend toute une ribambelle d'enfants, prompts à mettre un peu d'animation sur le petit parking.
Plus tard, dans notre demi-sommeil, nous entendrons encore quelques visiteurs temporaires, attirés par le soleil de minuit. Le Dundret bénéficie d'un succès que nous ne soupçonnions pas ;-)
Distance parcourue dans la journée : 308 kilomètres
Rennes en goguette !

Kvikkjokk (Suède), randonnée dans le massif du Snjerak
J16 : Vendredi 24 juin 2016
Grand beau temps aujourd'hui et déjà 16 degrés à 8 heures du matin. Notre séjour en Laponie suédoise se présente sous les meilleurs auspices.
Alors dépêchons-nous de rejoindre notre étape suivante, à savoir la petite station de montagne de Kvikkjokk, située au bout d'une route en cul-de-sac en bordure des prestigieux parcs nationaux de Padjelanta et Sarek ainsi que sur le tracé du non moins célèbre sentier de grande randonnée de Kungsleden.
Ce n'est pas tout à fait la porte à côté, le trajet va occuper toute la matinée.
Alors que la radio annonce la volonté des Britanniques de quitter l'Union européenne, nous faisons route sur la E45 en suivant la rivière Lule sur laquelle ont été érigés plusieurs barrages de grande envergure, sujets de tensions, par le passé, entre le gouvernement suédois et les Samis privés de leurs terres inondées.
La circulation est particulièrement light en ce vendredi matin et les quelques localités traversées étonnamment désertes. Pourtant, à la sortie de l'une d'elles, un véhicule nous fait des appels de phares. Tiens, un contrôle de police ? Même pas, juste un troupeau de rennes qui fait son numéro en plein milieu de la voie ;-)
Au carrefour où notre trajet quitte la E45 pour prendre la direction de Kvikkjokk, nous avons atteint le point le plus méridional de notre voyage.
A partir de ce carrefour, cap légèrement vers le nord-ouest sur une petite route pittoresque serpentant entre forêts, prairies et habitations isolées sans jamais quitter (ou presque) la rive d'un lac ou d'une rivière.
A son extrémité, au bord du lac Saggat et du delta des rivières Tarra et Kamajokk se blottit le minuscule village de Kvikkjokk, au pied d'une prestigieuse chaîne montagneuse dont certains sommets sont encore couronnés de neige.
Nous avons prévu de passer deux jours dans ce coin reculé.
Deux parcs nationaux, parmi les plus grands d'Europe, entourent le village, en l'occurrence Sarek et Padjelanta qui figurent depuis 1995, au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ils ne sont accessibles qu'à pied à l'issue de plusieurs jours de marche, tout comme la Kungsleden, la Voie Royale, un sentier de grande randonnée de 425 kilomètres, divisé en quatre parties de sept jours chacune, dont l'un des tronçons passe également par le hameau.
Alors, que sommes-nous venus faire ici ? Du trekking ? Non, juste des randonnées à la journée. Car si Kvikkjokk est considéré comme la Mecque des randonnées longues, le village est également le point de départ de quelques randonnées à la journée. C'est pour cette raison que nous l'avons sélectionné.
Une fois le fourgon garé sur le parking au bout du village, au bord de la tumultueuse rivière Kamajokk, en avant vers le massif du Snjerak, plus précisément vers celui de ses trois sommets surnommé "Tourist Summit" à 805 mètres d'altitude.
Il est 13 heures, il fait un temps magnifique avec un thermomètre dépassant les 20 degrés. Première vue au cours de la montée, bien raide.
Du "sommet pour touristes", vue imprenable sur le delta, la croupe du Nammatj (au milieu) et les massifs du Sarek et du Tarrekaise à l'arrière-plan.
Depuis le départ, nous suivons un chemin bien balisé qui se termine en surplomb d'un lac que nous atteignons au bout d'une petite heure. Arrivés à ce point, le retour se fait par le même chemin. Déjà ?
Trouvant que la balade manquait de piquant à ce stade, nous nous offririons bien un petit bonus pour prolonger le plaisir. Qu'à cela ne tienne !
Nous avions téléchargé sur notre GPS la trace d'un circuit en boucle trouvé sur Wikiloc. Vous nous voyez venir !
Nous tentons par conséquent de suivre ce tracé ou plutôt l'absence de tracé… sur le terrain. Aucune indication sur place ne fait mention d'une quelconque boucle.
Après quelques centaines de mètres à marcher à vue, nous récupérons une petite sente qui grimpe sur une crête d'où nous jouissons de bien meilleures vues encore sur le Sarek.
Mais quand la sente disparaît à nouveau, le parcours se complique un peu.
Guidés par le GPS, nous gambadons alors à vue dans des pentes buissonneuses, nous frayant un passage au travers d'un inextricable bois de bouleaux nains avant de finir par retomber sur nos pieds dans la dernière ligne droite jusqu'au village.
Hum, on voulait du piquant ?
Cela dit, on ne regrette pas ce choix, ravis d'avoir pu accomplir cette très belle boucle de 12 kilomètres en 3 heures et demie avec 550 mètres de dénivelé.
Conseil : pour une balade simple et facile choisissez l'aller/retour par le même chemin. Pour y ajouter comme nous une pointe de piquant, fiez-vous à Wikiloc ;-)
Une fois de retour, nous espérons nous détendre en profitant de la douceur ambiante. C'est sans compter sur une panne sèche de gaz. Le remplacement de la bouteille est inévitable. Une opération simple et rapide en principe, sauf que, dans le cas présent, le modèle pas tout à fait identique au précédent, fait de la résistance au point qu'il nous faut appeler à la rescousse deux camping-caristes suédois tout aussi désarmés.
En dernier recours, nous laissons un message au loueur, persuadés qu'il nous a fourni une bouteille inadaptée. Au final et à force d'acharnement, Hervé finit par dompter le système et à faire fonctionner la bouteille. Ouf ! On se voyait déjà devoir retourner à Jokkmokk à 100 kilomètres pour trouver du gaz.
Bref, voilà une tâche qui nous a fait perdre toute la soirée… ou presque. Pour qu'elle ne soit pas tout à fait gâchée et avant le dîner dans le fourgon, nous nous accordons un moment de relâche pour l'apéro à la Fjällstation, le seul hébergement de Kvikkjokk. Nous trinquons en plein air au bord de la rivière : c'est l'été en Suède !
Par la même occasion, nous préparons notre journée de demain pour laquelle nous avons besoin d'un transfert en bateau. Rendez-vous est pris avec BJörn pour demain.
Distance parcourue dans la journée : 212 kilomètres.
Vue sur le Sarek depuis le sommet du Snjerak

Kvikkjokk, randonnée vers du Prinskullen et bateau dans le delta
J17 : Samedi 25 juin 2016
Pas de route à faire ce matin. Le Vany reste sagement sur le parking pendant que nous allons découvrir un autre sommet facile, dominant le village.
Le point de départ du trail se situe sur la rive opposée de la rivière. Pour ce court transfert en bateau, nous avons fait appel à Björn qui nous a fixé rendez-vous à 9 h 20, toujours sur le même parking. Nous nous attendions à le voir arriver en voiture, mais c'est de la forêt qu'il émerge à pied, nous conduisant d'abord le long de la rivière Kamajokk jusqu'à la Fjällstation pour récupérer d'autres clients.
Au passage, il nous indique le meilleur point de vue sur les rapides.
Nous sommes sept à monter dans son petit canot à moteur : un couple allemand, une randonneuse suédoise, un jeune couple finlandais et nous, mais chacun avec un but différent.
Les Allemands et la Suédoise veulent aller vers Nammatj. Les Finlandais sont les plus ambitieux avec la montée au Kaskaivo (22 kilomètres et 12 heures aller/retour) dont le point de départ se situe à trois kilomètres en amont de la rivière. En ce qui nous concerne, nous avons juste besoin d'être déposés sur la rive opposée au point de départ vers Prinskullen, la "colline du prince".
Mais Börn nous propose (for a good price, dit-il) que nous accompagnions d'abord les autres personnes jusqu'à leurs points de dépose afin de découvrir, par la même occasion avant notre randonnée, une partie du delta. C'est d'accord. Par cette très belle journée, c'est le moment d'en profiter.
De la rencontre de la rivière Tarra et des rapides de la Kamajokk est né un delta unique et verdoyant formé et régulièrement transformé par l'accumulation de sédiments transportés par les eaux tumultueuses des cours d'eau.
Pendant que Björn nous livre quelques informations sur la région, passant avec aisance de l'anglais à l'allemand, avec même quelques mots de français, le canot s'engage dans un canal étroit, à la végétation luxuriante et touffue, sur un miroir d'eau où se reflètent à la perfection les silhouettes élancées de quelques feuillus.
Les grands arbres ont l'air de se prosterner, formant une haie d'honneur sur notre passage.
Quand le rideau d'arbres s'ouvre, la perspective s'élargit, laissant apparaître le profil râblé du mont Nammatj… … ou la calotte imposante d'une montagne plus éloignée.
Une fois tous nos corandonneurs déposés, quand le bateau revient au niveau des rapides, le moment est venu pour nous de débarquer.
Il est maintenant 10 h 45. Nous nous mettons d'accord avec Björn sur l'horaire du retour (16 heures) et attaquons aussitôt la montée.
Comme d'habitude, l'accès au sommet passe par la traversée d'une forêt de bouleaux, en l'occurrence ici sur un sentier bien tracé, conçu au milieu du XVIIème siècle par les mineurs allant exploiter des filons d'argent dans les massifs du Sarek et du Padjelanta.
Au sortir de la forêt (à 650 mètres d'altitude), il nous reste à franchir une série de dalles rocheuses disposées en gradins avant d'accéder au cairn pyramidal du sommet.
Depuis ce balcon, la vue est saisissante sur la chaîne montagneuse s'étendant à perte de vue ainsi que sur le delta au premier plan, véritable mosaïque de lagunes, de lacs, de canaux, de prairies, de bois et de marais.
Il est midi. Le belvédère est l'endroit parfait pour un pique-nique et un bain de soleil, débarrassés de nos chaussures, les doigts de pied en éventail.
Mais au bout d'une heure, l'envie de bouger nous démange à nouveau.
Le guide Rother mentionne une possibilité de poursuivre (ah, chouette) sur un sentier non balisé, en direction de Vallespiken, aboutissant à des enclos à rennes à 867 mètres d'altitude. Durée annoncée : une heure.
Voilà qui fait notre affaire !
Nous cédons le sommet à trois ou quatre poursuivants, preuve que Björn a dû opérer une rotation supplémentaire, et prenons la direction du nord-ouest.
Devant nous, la chaîne imposante du Vallespiken et ses dômes encore zébrés de neige nous servent de points de repère.
Ce rocher erratique déposé là par quelque troll musclé tient lieu à la fois de terminus et de tour d'observation. Les enclos à rennes (vides) sont visibles à l'arrière-plan.
Pour retourner vers Prinskullen, il suffit alors de suivre ce collier de nuages comme autant de cailloux semés dans le ciel par le petit Poucet. Ils mènent droit au point de vue.
Avant le retour au débarcadère, nous nous accordons une dernière pause pour profiter du panorama et de l'absence de moustiques à cette altitude.
A l'issue de la descente, nous flânons un peu dans cette belle prairie fleurie.
Cachées dans les herbes hautes entre les brassées de graminées, on peut y découvrir des ruines de soubassements du village de Kvikkjokk, jadis établi de ce côté-ci de la rivière. Mais pas le temps de nous attarder, nous percevons déjà le ronronnement du bateau de Björn.
L'homme est aussi ponctuel qu'une montre… suédoise ou peut-être suisse car il arrive accompagné de quatre clients helvètes (+ les deux Allemands de ce matin) qui souhaitent faire une visite plus approfondie du delta.
Il nous propose (toujours "for a good price") de nous joindre à cette nouvelle visite. Why not ? Il n'est que 16 heures, il fait super beau, alors approfondissons !
Pour commencer, le canot va se frotter aux remous des rapides, surfant au bord des eaux tumultueuses, dans un vacarme assourdissant. C'est le prétexte pour Björn d'ajouter un soupçon d'adrénaline à un parcours par ailleurs pépère.
Après le bouillonnement des rapides, le retour au calme est d'autant plus apprécié. L'embarcation file au gré des canaux jusqu'au bassin d'une immense lagune avant de revenir par des bayous plus intimes aux allures de jardin.
Trois quarts d'heures plus tard, le bateau accoste à Kvikkjokk. Fin d'une excellente journée entre randonnée panoramique et balade au fil de l'eau sous une chaleur estivale. 24 degrés, un record !
Après cette journée bien remplie, pouvons-nous espérer une soirée de détente ? Pas vraiment, car après la panne de gaz hier, aujourd'hui c'est la panne d'eau. Au camping de Kvikkjokk, le gérant est peu enclin à nous en fournir, même en payant. Réservant le service à ses clients, il nous dirige vers le village voisin d'Årrenjarka (à 15 kilomètres).
De toute façon, il était prévu ce soir d'avancer un peu dans notre parcours, alors avançons au moins jusque là. Pour être exact, la suite de notre voyage oblige en réalité à rebrousser chemin et ce, jusqu'à… Gällivare.
Après un dernier apéro à la Fjällstation, bye, bye Kvikkjokk.
A Årrenjarka, nous trouvons de l'eau à disposition, nous voilà sauvés. Il ne reste plus qu'à se trouver un coin sympa pour la nuit. Pas évident, car de la route ne partent que des chemins privés desservant tous des habitations isolées.
Pourtant, après le hameau de Tjåmotis , l'un de ces chemins a l'air de s'enfoncer plus profondément dans les bois jusqu'à la berge d'un lac.
Ô surprise, nous y trouvons déjà un autre camping-car, français de surcroît. Immatriculés dans le Calvados, ses occupants ont déniché ce coin lors d'un voyage précédent et y reviennent avec plaisir à chacun de leur périple. Ils auraient sans doute préféré garder l'emplacement pour eux tout seuls mais le partagent bien volontiers avec nous.
L'endroit est un havre de tranquillité et de sérénité. Voilà toutes les conditions réunies pour passer une belle soirée et une bonne nuit.
Distance parcourue en voiture : 53 kilomètres. En randonnée : 12,6 kilomètres, dénivelé de 530 mètres.
Vue sur le delta depuis le sommet du Prinskullen

De la ville en sursis de Kiruna au canyon d'Abisko
J18 : Dimanche 26 juin 2016
Comme prévu, la suite de notre voyage implique un retour sur nos pas jusqu'à Gällivare avant de continuer, via la ville minière de Kiruna, jusqu'aux abords d'Abisko où nous prévoyons d'arriver en fin d'après-midi. Ceci, dans le but de rejoindre dans quelques jours la Norvège au niveau de Narvik et d'enchaîner avec les îles Lofoten.
C'est par conséquent une longue étape de plus de 350 kilomètres qui nous attend. En sachant que les déplacements se font uniquement sur des routes nationales, qu'à tout moment on peut être ralenti par des travaux ou par des troupeaux de rennes, qu'avec un camping-car on a tendance à s'arrêter plus souvent qu'avec une voiture, pour faire le plein d'eau, pour vidanger les eaux sales, pour faire des courses… Bref, il vaut mieux ne pas être pressés. Pour couvrir la distance, nous comptons un minimum de sept heures, sans les arrêts.
Dans ces circonstances, un départ à 6 h 30 paraît tout à fait indiqué et le trajet plus supportable s'il est fractionné.
C'est pourquoi entre les pauses techniques, photographiques, logistiques et touristiques, nous ne lésinons pas sur les arrêts.
Première pause, une heure et demie après notre départ, tout près de Porjus, où nous dédions quelques minutes aux parois étagées de ce profond canyon cachant en son sein une rivière qu'on ne saurait voir ;-)
Dans le centre de Porjus, nouvel arrêt, cette fois pour accomplir des tâches plus ingrates mais indispensables au bon fonctionnement d'un camping-car. Je ne vous fais pas de dessin !
Près de trois heures après notre départ, nouveau prétexte pour nous arrêter : l'apparition de cet étonnant nuage en forme de feu d'artifice ou de bouquet. Nous avions déjà vu ce type de nuage lors de notre précédent voyage sur la route de la Côte au sud de Bodø, mais jamais dans d'autres pays. Curieux, non ? Cette forme de nuages serait-elle propre à ces régions arctiques ? Ou serait-elle l'œuvre d'un avion ?
10 heures, c'est l'heure de la collation et d'une nouvelle pause sur l'aire de pique-nique de Lappesuando, 50 kilomètres au nord de Gällivare. Voilà de quoi nous faire tenir jusqu'aux abords de Kiruna où nous arrivons pour l'heure du déjeuner.
Juste après le repas, visite au pas de course du centre-ville voué à l'engloutissement en raison du développement de la mine de la LKAB exploitant le plus grand gisement de minerai de fer au monde.
Dans les vingt années à venir, il est prévu de déplacer la ville de quelques kilomètres vers le nord-ouest, à commencer par le centre. Un tiers des habitants sont concernés, soit plus de 6 000 personnes, mais aussi tous les commerces du centre, l'hôtel de ville, l'hôpital, l'église, la bibliothèque, des écoles, des lycées… C'est impressionnant !
Dans le hall de l'hôtel de ville, une maquette donne une idée des secteurs concernés.
Le fer est à l'honneur partout dans la ville. Kiruna lui doit à la fois son existence, sa mort annoncée et à terme sa renaissance !
Cela fait maintenant 8 heures que nous sommes en route alors vivement notre arrivée aux abords d'Abisko pour pouvoir nous dégourdir plus longuement les jambes.
Une fois sur place, nous ignorons le village pour nous diriger quelques kilomètres plus loin vers Abisko Tourist Station regroupant un hébergement, une gare, un centre pour visiteurs et un télésiège accédant aux sommets, le tout à l'entrée du parc national du même nom.
Pour le télésiège, nous arrivons trop juste. La dernière montée a lieu à 16 heures, mais plus de descente possible, hormis à pied ce que nous excluons, pas convaincus de son intérêt.
En lieu et place, nous improvisons une balade en boucle de la forme d'un huit, autour du canyon et du delta de la rivière Abiskojakka, un parcours inspiré du guide Rother mais librement adapté à notre forme après 10 heures de route.
Dans l'immédiat et sans quitter le parking, il suffit de tourner la tête vers le sud-ouest pour apercevoir la vue la plus photographiée de la région, la vallée de Lapporten ("porte de la Laponie") en forme de "u" évasé, à l'arrondi presque parfait. Une image qui laisse présager des beautés naturelles de toute cette région.
Parmi les incontournables, il y a bien sûr le canyon que nous abordons dans un premier temps vers l'amont tout en longeant la rive ouest du cours d'eau.
Le parcours, en partie sur des planches, nous réserve de belles vues sur les eaux tourbillonnantes du torrent mugissant.
A la première intersection, nous amorçons déjà la direction du retour, quittant le bord de l'eau par un chemin de traverse pour revenir au point de départ par un "nature path".
Du plus éloigné au plus proche, notre regard retient… … cette belle chaîne montagneuse que la neige recouvre encore d'un blanc manteau , … ce dôme au galbe et à la texture parfaitement parfaits, … ainsi qu'un tapis de myosotis couvrant les pieds de ces bouleaux tordus.
La première boucle de notre huit se termine sous le porche d'entrée de la Kungsleden, ce sentier de grande randonnée dont on avait déjà croisé le tracé la veille à Kvikkjokk. Nous aurions donc pu venir à pied jusqu'ici depuis notre destination précédente ;-)
Passons à présent à notre deuxième boucle qui suit la rive Est du cours d'eau, côté aval, nous livrant un nouvel aperçu du canyon sous un angle un peu différent.
Puis, quand le torrent se jette dans le lac Torneträsk aux allures de fjord, notre balade s'achève en surplomb du delta, avant un passage par la station touristique.
Retour au point de départ après 7,2 kilomètres en 2 heures et demie avec un dénivelé insignifiant (ou presque) de 80 mètres. Bref, une balade pépère de fin d'après-midi pour ménager nos vieux os !
A propos de fin de journée, c'est le moment de nous préoccuper de notre lieu de bivouac. Les parkings du télésiège, du centre des visiteurs et de la gare sont interdits au stationnement durant la nuit. En touristes disciplinés, nous respectons scrupuleusement la mesure contrairement à plusieurs autres camping-caristes, locaux de surcroît, dont les installations trahissent leur intention manifeste d'y passer la nuit.
Néanmoins, en vue d'autres activités prévues demain à Abisko, nous n'aimerions pas trop nous éloigner. Quelques kilomètres à l'est de la station touristique, sur l'aire de repos de Tornehamn, nous trouvons notre bonheur. Le stationnement est toléré pour 24 heures, c'est plus qu'il n'en faut !
La chaleur reste d'actualité, nous permettant de rester en short même en soirée. La région a la réputation d'être la plus sèche de Suède. Pourvu que ça le reste !
Distance parcourue dans la journée : 394 kilomètres.
Canyon d'Abisko

Abisko : télésiège vers Nuolja et randonnée au lac Trollsjön
J19 : Lundi 27 juin 2016
Cette journée d'aujourd'hui n'était pas véritablement programmée mais gardée en réserve au cas où nous aurions de l'avance. Or nous avons toujours 24 heures d'avance sur notre planning, c'est le moment d'en profiter tant que la météo reste clémente et avant une possible dégradation en soirée. Zut !
Pour le moment, n'y pensons pas et profitons-en à fond ! Déjà 16 degrés (22 plus tard dans la journée) malgré un ciel très légèrement voilé en ce début de matinée.
Nous sommes les premiers devant le télésiège d'Abisko mais pendant que nous attendons son ouverture dans notre véhicule, nous nous faisons griller la politesse par deux fillettes et leur maman qui seront les premières à filer vers le sommet.
Le télésiège nous fait alors passer en une vingtaine de minutes de 385 mètres à 850 mètres.
A partir de là, il faut continuer à pied si l'on veut atteindre le mont Nuolja à 1169 mètres, en comptant environ trois quarts d'heure pour la montée.
Pendant que nous nous attardons un peu autour de la station d'arrivée, les filles et leur maman nous distancent encore un peu plus. Mais quand les petites finissent par traîner les pieds, réclamant une pause et un goûter, nous les dépassons allègrement, ravis de partager la primeur du sommet avec ce seul cairn à la forme humaine appelé inukshuk dans d'autres contrées.
Magnifique vue sur le lac Torneträsk, celui dans lequel se jette la rivière Abisko.
A l'issue de cette randonnée de 4 kilomètres avec un dénivelé de 350 mètres, le télésiège nous ramène à Abisko sur les coups de midi.
Un timing parfait qui nous permet, après le déjeuner, d'envisager une deuxième randonnée dans l'après-midi Elle me tient tout particulièrement à cœur. Sur le papier, cette traversée de vallée à destination du lac Trollsjön paraissait magnifique. Voyons ce qu'elle vaut sur le terrain !
Son point de départ se trouve sur la route E10, à 25 kilomètres à l'est d'Abisko. Il faut se garer sur le bord de la route. Dans notre sens de circulation, toutes les places sont déjà occupées. Il faut donc faire un demi-tour en plein milieu de l'E10 pour aller nous garer de l'autre côté de la route.
Pour trouver l'entrée de la vallée, il faut d'abord traverser un petit bois de bouleaux où sont planqués quelques moustiques avides (mais ça c'est habituel). Plus inhabituel, il faut dans le cas présent traverser la voie ferrée de la ligne Kiruna – Narvik en faisant attention aux trains, nombreux, mais heureusement sonores.
Une fois ces deux obstacles franchis, la vallée est à nous !
Comme la montée est progressive et régulière avec un gain d'altitude bien réparti, nous avançons d'un pas vif sur un sentier engazonné déroulant son tapis de verdure au pied d'une table rocheuse face à des dômes marbrés de neige.
En revanche, nous sommes étonnés de ne pas trouver grand monde sur le chemin. On aurait pourtant pu croire le contraire au regard du nombre de voitures garées sur la route, mais leurs occupants ont sans doute préféré une vallée voisine propice au trekking. Nous voilà bien tranquilles de notre côté. Nous finissons par rattraper un groupe de quatre personnes, des Suédois, un homme et trois femmes, plus lents que nous, l'une des femmes avançant comme une tortue, encore plus démoralisée quand nous lui annonçons qu'elle n'est qu'à moitié route. Nous avons bien cru qu'elle allait abandonner, ce qui aurait été dommage car juste après, nous atteignons la partie la plus spectaculaire du parcours.
Au fond de la vallée apparaît une gigantesque moraine latérale déroulant son rouleau compresseur à perte de vue et charriant des blocs rocheux dans un chaos indescriptible.
l'arrière-plan, les massifs montagneux lacérés de neige nous font penser aux montagnes du Landmannalaugar en Islande
Sur cet univers fantasmagorique de blocs renversés, de dalles dressés, de rocs brisés, de roches tourmentées veille le maître des lieux, un monstre de pierre hybride, tête au profil humain sur corps de dragon.
Il annonce ce pour quoi nous sommes venus jusqu'ici : le lac Trollsjön, caché dans le creux de ce cirque montagneux.
Sur ses eaux couleur soufre, qu'on dit être les plus claires de Suède, flottent quelques icebergs qui font de la résistance en ce début d'été.
Nous aurions aimé nous attarder dans cette vallée perdue mais le ciel finit par se couvrir, nous faisant redouter un orage.
Après une dernière incursion au cœur de la moraine, nous saluons les derniers trolls de pierre, implorant leur dieu de bien vouloir nous épargner d'un retour sous la pluie.
Manifestement, nous avons été entendus ! Non seulement il n'a pas plu mais nous avons même été crédités d'un peu de ciel bleu, nous permettant d'apprécier au passage ce névé aux allures de meringue saupoudrée de cacao.
Après avoir retraversé la voie ferrée, le Vany nous voit de retour vers 17 h 30 au bout de 11,6 kilomètres soit 3 heures et demie pour un dénivelé de 470 mètres.
Nous avons adoré cette vallée enchantée peuplée de trolls et ce lac d'un bleu intense, une de nos plus belles randonnées en Suède et peut-être même du voyage.
Cette balade est aussi la dernière en Suède On peut d'ores et déjà affirmer que ce séjour a été une totale réussite aussi bien dans le choix des destinations que des activités. La météo parfaite a participé de ce succès.
Nous ne sommes plus maintenant qu'à une dizaine de kilomètres de la frontière. Notre journée s'achève côté norvégien, après avoir posé le camping-car sur une aire très champêtre bordée de marais couverts de linaigrettes au pied de petites collines rocheuses.
L'orage redouté finit par éclater dans la soirée. Bien à l'abri dans le camping-car, nous ne craignons plus rien mais ce n'est pas de bon augure, la veille de notre étape vers les îles Lofoten. ;-)
Distance parcourue dans la journée : 52 kilomètres.
Lac Trollsjön

La suite se trouve dans... le message 2 (juste au-dessous)
Bonjour,
Je reviens d'une croisière au Cap Nord avec MSC intitulée "soleil de minuit et fjords" qui s'est déroulée du 19 au 30 mai 2016 au départ de Hambourg. Ceci est un bref compte-rendu du déroulé de la croisière, suivi d'une discussion sur les mérites et les limites de cette formule de voyage en général et pour découvrir la Norvège en particulier. J'expliquerai en conclusion pourquoi je ne referai sans doute jamais de croisière.
NB n'étant pas expérimenté dans l'écriture de messages sur ce forum, vous trouverez un échantillon de photos du voyage en fin de message. Vous verrez à quel point la Norvège est un beau pays.
19 mai Embarquement Hambourg Nous n'avons pas pris le transfert MSC (onéreux) et préférer prendre des vols Air France par nous même, mais tout bien réfléchi, j'aurais du prendre une nuit d'hôtel en route (du côté de Wüppertal) et joindre Hambourg en voiture. La croisière s'embarque au terminal de Steinwerden, desservi par les corbeaux, loin au sud de Hambourg.
20 mai, navigation en mer, RAS
21 mai, escale à Aalesund, une ville très chouette construite sur un archipel.
22 mai, journée de navigation, nous franchissons le cercle polaire et avons notre seul aperçu du soleil de minuit depuis le pont, en effet, une perturbation nous empêchera de l'admirer le lendemain depuis le cap nord.
23 mai, nous arrivons enfin au port de Hoenningsvaag, non sans avoir préalablement doublé le fameux Cap Nord (lat. 71°10'N) sous le soleil. Le transfert au Cap Nord pour admirer le soleil de minuit est un fiasco, le temps s'est couvert, le plafond nuageux s'est abaissé à moins de 200 mètres d'altitude, et nous nous retrouvons sur le fameux site avec moins de 3 mètres de visibilité...
24 mai, escale à Tromsoe, pluie et pagaille pour l'embarquement dans le bateau au terme de l'excursion...
25 mai, navigation, RAS
26 mai, escale à Molde et excursion vers l'Atlanterhavsveien sous un soleil radieux.
27 mai, Geirangerfjord, site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, très chanceux d'avoir gardé un soleil radieux toute cette journée. Incontestablement, cette navigation a marqué l'apogée de ce voyage.
J'ai particulièrement apprécié la cascade des Sept Sœurs que j'ai longuement et patiemment contemplée le matin dans la remontée du fjord jusqu'à capter ces moments magiques où le soleil à 180° révèle l'arc en ciel. On dit que les trolls ont caché un trésor à la base de l'arc en ciel... 😉
Au fond du fjord, nous avons eu droit à une excursion en autocar qui a consisté à nous monter aux deux panoramas routiers qui surplombent le fjord, sur l'Oerneveien à l'ouest et sur la route à l'est, d'où la carte postale du fjord avec notre paquebot au fond.
28 mai escale à Bergen, excursion qui commence bien au Bryggen sous un pâle soleil, mais qui se termine en fiasco, le bateau prévu est tombé en panne et nous sommes rapatriés sur la ville en autocar. J'attends toujours le remboursement de 50% promis par la compagnie MSC...
29 mai, navigation en mer, RAS
30 mai Hambourg, pour ne plus galérer avec nos grosses valises dans Hambourg entre l'aéroport et le terminal maritime de Steinwerder, nous avions pris l'excursion/transfert Hambourg qui nous a valu un tour panoramique très classique de la ville.
Conclusion, la Norvège c'est TOP! 😎... mais...
On a pas vu grand chose, en 11 jours, 6 petites escales, et maigres excursions en bus de 2 à 4h, avec à chaque fois 2 ou 3 arrêts de 15 minutes à 30 minutes sur chaque site, nous n'avons rencontré aucun Norvégien en dehors des vendeurs des boutiques de souvenir. En fait, nous avons passé le plus clair de notre temps à bord du paquebot, en compagnie de 4300 autres pélerins, 50% d'Allemands, âge médian 70 ans.
Il existe deux archétypes des vacances, la villégiature consiste à se poser quelque part et à se reposer. Issue de la tradition aristocratique de la résidence d'été, c'est la forme de tourisme la plus populaire. Au 20e siècle, le Club Med et ses épigones ont acclimaté cette formule de vacances-séjour à des contrées éloignées, introduisant une certaine forme d'industrialisation de cette forme de tourisme. Je devine que le succès actuel des croisières tient en partie à ce qu'elles ont été capables d'industrialiser encore davantage la formule du village vacances tout en vendant des visites dans différentes régions issues de la formule circuit. Le circuit est en effet le 2e grand type de vacances. Il découle de l'archétype du "grand tour" initié par les fils de l'aristocratie britannique au 18e siècle. Il s'agissait d'un voyage initiatique sur les traces du patrimoine et de la culture classique en France et en Italie destiné à parfaire l'éducation de ces jeunes aristocrates (et à les déniaiser au passage sans que cela risque de compromettre l'honneur des jeunes filles de bonne famille) 😉. Le 20è siècle a vu l'industrialisation de cette formule avec le circuit organisé. Le coup de génie de l'industrie de la croisière est d'avoir combiné le Club Med et le circuit organisé, on ne porte plus les valises, c'est l'hôtel flottant qui s'en charge, et on se déplace de site remarquable en site remarquable pour avoir un aperçu des régions visitées. En attendant, la croisière s'amuse, animations, activités sportives, bars, restaurants (on bouffe à toute heure), spectacles, dîners costumés, soirées dansantes, etc... Tout est proposé pour occuper 4300 clients qui autrement s'emm... 😮 copieusement dans les longues heures de navigation.
Voilà le décor. Maintenant, l'expérience. Trois choses essentielles à savoir : 1. La tarification est assez opaque. Prévoyez un budget double de celui qui est affiché à la réservation. Je me suis laissé allécher par une pub sur le site AB Croisières à moins de 800 € par personne le 03 janvier. Je réserve et d'entrée de jeu, le conseiller AB Croisière me contacte et m'explique que ce tarif n'est plus disponible, le site n'a pas été bien mis à jour, mais il me propose une formule de substitution, un poil plus chère, mais avec une meilleure cabine (balcon) et un "forfait" boissons "cheers" durant les déjeuners (en fait je découvrirai durant le voyage que ce n'est absolument pas une ristourne mais un forfait de dépenses maximales si vous voulez vous saoûler). Groumph! j'aurais dû jeter l'éponge, mais j'ai vraiment envie d'aller admirer le soleil de minuit, et cette année est la seule où j'ai l'opportunité de prendre un congé en mai, l'occasion ne se reproduira pas, j'accepte, bilan, 2465 € croisière sèche sans le pré-et le post acheminement avec une assurance annulation, on ne sait jamais que qui peut nous arriver entre janvier et mai. J'ajoute un vol Air France aller-retour CDG-HAM avec assurance annulation 280 €. Mais ce n'est pas tout,
Le voyage nous aura coûté 4300 € sans compter les souvenirs. En effet, il a fallu ajouter les frais de pré et post acheminement à l'aéroport, les frais de transport pour rallier Steinwerder (S-Banh + Taxi) à Hambourg et 200 € de frais de parking à Roissy-CDG 🤪 ! Dans le bateau, nous avons payé une facture complémentaire de 1015 € pour les excursions (950 €), l'Internet, les boissons (café, eau minérale et 2 misérables vers de vin), 1 coiffeur et de menus souvenirs. Nous avons résisté à la plupart des tentations, les boissons alcoolisées et les sodas sont hors de prix, de même que le spa, le sauna et le hammam, sans parler des massages. Tout à bord est en supplément, même la buanderie à 50 €! Ces bateaux sont une pompe à fric qui servent à plumer consciencieusement leur clientèle captive tant qu'elle est à bord. N'oublions pas pour finir, 9 € de "frais de service" par personne et par jour qui apparaissent sur la facture en remplacement de la tradition des pourboires, soit 200 € au final pour 2 personnes sur l'ensemble de la croisière. 2. L'essentiel du voyage est une forme de "Club Med" flottant. Si vous aimez le cours de Zumba de 10h et si faire la chenille sur l'air du "Petit bonhomme en mousse" avec cotillons et langues de belle-mère à 22h quand vous serez bien imbibés d'alcool peut vous amuser, alors cette formule de voyage peut vous plaire. Si comme moi vous trouvez cela pathétique, alors abstenez vous de faire une croisière. Des artistes de 3e zone assurent des spectacles médiocres, les conférences sont assurées par une gentille mamy qui en sait moins que le guide "Lonely Planet" et vous passe un diaporama de photos pompées sur Internet. Quand aux restaus assis, aux dîners de galas en costard et au bal du capitaine, je ne peux pas en parler, nous n'avons même pas essayé, et n'avions de toute façon pas mis de smoking dans la valise... C'est la grande leçon de ce voyage où j'ai passé des heures à lire dans ma cabine (un des rares endroits silencieux dans le bateau) et à faire des réussites sur ma tablette. 3. Quand on trimballe 4300 pèlerins, la gestion des flux nécessite une logistique irréprochable, et quand ça coince, c'est vite la pagaille. Les pires moments de la croisière ont été pour moi les buffets de petit déjeuner et de dîner à l'heure de pointe, bousculade éhontée aux différents comptoirs, vacarme de hall de gare aggravé par une musique d'ascenseur omniprésente. Au passage, mentionnons que la bouffe est archi-salée, sans doute pour pousser la clientèle à consommer des boissons payantes... Enfin, la promiscuité avec 5500 personnes (en comptant l'équipage) cela se paye comptant, ma femme puis moi-même avons contracté un méchant virus ORL qui nous a couché sur le flanc une semaine... Quand nous avons quitté le bateau, nous avons constatait que la croisière s'était amusée peut-être, mais qu'elle toussait aussi beaucoup...
Quelques points-forts pour la croisière tout de même. Je ne voudrai pas de méprise, j'ai beau ne PAS être sociable, je n'ai pas un esprit hyper-critique, beaucoup de choses trouvent grâce à mes yeux en temps ordinaire. Le service de cabine est attentionné et irréprochable, le personnel est souriant (mais la réception n'est pas très efficace et les files d'attente très longues), la cabine est confortable...
Je rappelle enfin (mais je l'ai déjà écrit) que la partie "circuit organisé" du voyage offre un très mauvais rapport qualité-prix, et j'ai terminé de dresser le portrait de ce qui a été pour moi un fiasco majeur, le pire que j'ai jamais connu sur les 20 voyages que j'ai entrepris ces 10 dernières années. Comme je l'ai indiqué en introduction, je suis un adepte du Roadtrip individuel, dont la préparation est une part importante du plaisir qu'il procure. J'ai visité à peu près toute l'Europe occidentale et centrale, ainsi qu'une grande partie des États-Unis d'Amérique et du Canada par ce moyen. J'ai eu un accès de faiblesse en prenant cette croisière. Maintenant que j'ai testé, je sais que cette formule de voyage ne me convient pas. Il m'a semblé utile de partager cette expérience sur ce forum pour que des gens qui n'ont jamais fait de croisière et hésitent encore sachent à quoi s'attendre. Je pense que les croisières sont adaptés à des voyageurs à l'esprit sociable qui ne veulent s'occuper de rien organiser et qui ont surtout envie de s'amuser en société avec des inconnus. Pour des voyageurs à l'esprit indépendant qui aiment organiser leur propre voyage, veulent vraiment découvrir leur destination et rencontrer ses habitants, la croisière n'est pas du tout une formule appropriée. Pour terminer sur une note positive, un mot sur la Norvège, c'est magnifique, j'y retournerai certainement... en indépendant !
Voici un aperçu de ce voyage;

Hambourg

Premier aperçu de la Norvège

Aalesund
Aalesund
Soleil de minuit
Cap Nord à midi
Cap Nord à minuit
Troms
Troms
Cathédrale Arctique, Tromsoe
Moere og Romsdal
Atlanterhavsveien

Bud

Molde

Geirangerfjord (matin)
Hellesylt
Geirangerfjord
Cascade des sept soeurs
zoom sur l'arc-en-ciel
panorama de l'Oerneveien
Je reviens d'une croisière au Cap Nord avec MSC intitulée "soleil de minuit et fjords" qui s'est déroulée du 19 au 30 mai 2016 au départ de Hambourg. Ceci est un bref compte-rendu du déroulé de la croisière, suivi d'une discussion sur les mérites et les limites de cette formule de voyage en général et pour découvrir la Norvège en particulier. J'expliquerai en conclusion pourquoi je ne referai sans doute jamais de croisière.
NB n'étant pas expérimenté dans l'écriture de messages sur ce forum, vous trouverez un échantillon de photos du voyage en fin de message. Vous verrez à quel point la Norvège est un beau pays.
19 mai Embarquement Hambourg Nous n'avons pas pris le transfert MSC (onéreux) et préférer prendre des vols Air France par nous même, mais tout bien réfléchi, j'aurais du prendre une nuit d'hôtel en route (du côté de Wüppertal) et joindre Hambourg en voiture. La croisière s'embarque au terminal de Steinwerden, desservi par les corbeaux, loin au sud de Hambourg.
20 mai, navigation en mer, RAS
21 mai, escale à Aalesund, une ville très chouette construite sur un archipel.
22 mai, journée de navigation, nous franchissons le cercle polaire et avons notre seul aperçu du soleil de minuit depuis le pont, en effet, une perturbation nous empêchera de l'admirer le lendemain depuis le cap nord.
23 mai, nous arrivons enfin au port de Hoenningsvaag, non sans avoir préalablement doublé le fameux Cap Nord (lat. 71°10'N) sous le soleil. Le transfert au Cap Nord pour admirer le soleil de minuit est un fiasco, le temps s'est couvert, le plafond nuageux s'est abaissé à moins de 200 mètres d'altitude, et nous nous retrouvons sur le fameux site avec moins de 3 mètres de visibilité...
24 mai, escale à Tromsoe, pluie et pagaille pour l'embarquement dans le bateau au terme de l'excursion...
25 mai, navigation, RAS
26 mai, escale à Molde et excursion vers l'Atlanterhavsveien sous un soleil radieux.
27 mai, Geirangerfjord, site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, très chanceux d'avoir gardé un soleil radieux toute cette journée. Incontestablement, cette navigation a marqué l'apogée de ce voyage.
J'ai particulièrement apprécié la cascade des Sept Sœurs que j'ai longuement et patiemment contemplée le matin dans la remontée du fjord jusqu'à capter ces moments magiques où le soleil à 180° révèle l'arc en ciel. On dit que les trolls ont caché un trésor à la base de l'arc en ciel... 😉
Au fond du fjord, nous avons eu droit à une excursion en autocar qui a consisté à nous monter aux deux panoramas routiers qui surplombent le fjord, sur l'Oerneveien à l'ouest et sur la route à l'est, d'où la carte postale du fjord avec notre paquebot au fond.
28 mai escale à Bergen, excursion qui commence bien au Bryggen sous un pâle soleil, mais qui se termine en fiasco, le bateau prévu est tombé en panne et nous sommes rapatriés sur la ville en autocar. J'attends toujours le remboursement de 50% promis par la compagnie MSC...
29 mai, navigation en mer, RAS
30 mai Hambourg, pour ne plus galérer avec nos grosses valises dans Hambourg entre l'aéroport et le terminal maritime de Steinwerder, nous avions pris l'excursion/transfert Hambourg qui nous a valu un tour panoramique très classique de la ville.
Conclusion, la Norvège c'est TOP! 😎... mais...
On a pas vu grand chose, en 11 jours, 6 petites escales, et maigres excursions en bus de 2 à 4h, avec à chaque fois 2 ou 3 arrêts de 15 minutes à 30 minutes sur chaque site, nous n'avons rencontré aucun Norvégien en dehors des vendeurs des boutiques de souvenir. En fait, nous avons passé le plus clair de notre temps à bord du paquebot, en compagnie de 4300 autres pélerins, 50% d'Allemands, âge médian 70 ans.
Il existe deux archétypes des vacances, la villégiature consiste à se poser quelque part et à se reposer. Issue de la tradition aristocratique de la résidence d'été, c'est la forme de tourisme la plus populaire. Au 20e siècle, le Club Med et ses épigones ont acclimaté cette formule de vacances-séjour à des contrées éloignées, introduisant une certaine forme d'industrialisation de cette forme de tourisme. Je devine que le succès actuel des croisières tient en partie à ce qu'elles ont été capables d'industrialiser encore davantage la formule du village vacances tout en vendant des visites dans différentes régions issues de la formule circuit. Le circuit est en effet le 2e grand type de vacances. Il découle de l'archétype du "grand tour" initié par les fils de l'aristocratie britannique au 18e siècle. Il s'agissait d'un voyage initiatique sur les traces du patrimoine et de la culture classique en France et en Italie destiné à parfaire l'éducation de ces jeunes aristocrates (et à les déniaiser au passage sans que cela risque de compromettre l'honneur des jeunes filles de bonne famille) 😉. Le 20è siècle a vu l'industrialisation de cette formule avec le circuit organisé. Le coup de génie de l'industrie de la croisière est d'avoir combiné le Club Med et le circuit organisé, on ne porte plus les valises, c'est l'hôtel flottant qui s'en charge, et on se déplace de site remarquable en site remarquable pour avoir un aperçu des régions visitées. En attendant, la croisière s'amuse, animations, activités sportives, bars, restaurants (on bouffe à toute heure), spectacles, dîners costumés, soirées dansantes, etc... Tout est proposé pour occuper 4300 clients qui autrement s'emm... 😮 copieusement dans les longues heures de navigation.
Voilà le décor. Maintenant, l'expérience. Trois choses essentielles à savoir : 1. La tarification est assez opaque. Prévoyez un budget double de celui qui est affiché à la réservation. Je me suis laissé allécher par une pub sur le site AB Croisières à moins de 800 € par personne le 03 janvier. Je réserve et d'entrée de jeu, le conseiller AB Croisière me contacte et m'explique que ce tarif n'est plus disponible, le site n'a pas été bien mis à jour, mais il me propose une formule de substitution, un poil plus chère, mais avec une meilleure cabine (balcon) et un "forfait" boissons "cheers" durant les déjeuners (en fait je découvrirai durant le voyage que ce n'est absolument pas une ristourne mais un forfait de dépenses maximales si vous voulez vous saoûler). Groumph! j'aurais dû jeter l'éponge, mais j'ai vraiment envie d'aller admirer le soleil de minuit, et cette année est la seule où j'ai l'opportunité de prendre un congé en mai, l'occasion ne se reproduira pas, j'accepte, bilan, 2465 € croisière sèche sans le pré-et le post acheminement avec une assurance annulation, on ne sait jamais que qui peut nous arriver entre janvier et mai. J'ajoute un vol Air France aller-retour CDG-HAM avec assurance annulation 280 €. Mais ce n'est pas tout,
Le voyage nous aura coûté 4300 € sans compter les souvenirs. En effet, il a fallu ajouter les frais de pré et post acheminement à l'aéroport, les frais de transport pour rallier Steinwerder (S-Banh + Taxi) à Hambourg et 200 € de frais de parking à Roissy-CDG 🤪 ! Dans le bateau, nous avons payé une facture complémentaire de 1015 € pour les excursions (950 €), l'Internet, les boissons (café, eau minérale et 2 misérables vers de vin), 1 coiffeur et de menus souvenirs. Nous avons résisté à la plupart des tentations, les boissons alcoolisées et les sodas sont hors de prix, de même que le spa, le sauna et le hammam, sans parler des massages. Tout à bord est en supplément, même la buanderie à 50 €! Ces bateaux sont une pompe à fric qui servent à plumer consciencieusement leur clientèle captive tant qu'elle est à bord. N'oublions pas pour finir, 9 € de "frais de service" par personne et par jour qui apparaissent sur la facture en remplacement de la tradition des pourboires, soit 200 € au final pour 2 personnes sur l'ensemble de la croisière. 2. L'essentiel du voyage est une forme de "Club Med" flottant. Si vous aimez le cours de Zumba de 10h et si faire la chenille sur l'air du "Petit bonhomme en mousse" avec cotillons et langues de belle-mère à 22h quand vous serez bien imbibés d'alcool peut vous amuser, alors cette formule de voyage peut vous plaire. Si comme moi vous trouvez cela pathétique, alors abstenez vous de faire une croisière. Des artistes de 3e zone assurent des spectacles médiocres, les conférences sont assurées par une gentille mamy qui en sait moins que le guide "Lonely Planet" et vous passe un diaporama de photos pompées sur Internet. Quand aux restaus assis, aux dîners de galas en costard et au bal du capitaine, je ne peux pas en parler, nous n'avons même pas essayé, et n'avions de toute façon pas mis de smoking dans la valise... C'est la grande leçon de ce voyage où j'ai passé des heures à lire dans ma cabine (un des rares endroits silencieux dans le bateau) et à faire des réussites sur ma tablette. 3. Quand on trimballe 4300 pèlerins, la gestion des flux nécessite une logistique irréprochable, et quand ça coince, c'est vite la pagaille. Les pires moments de la croisière ont été pour moi les buffets de petit déjeuner et de dîner à l'heure de pointe, bousculade éhontée aux différents comptoirs, vacarme de hall de gare aggravé par une musique d'ascenseur omniprésente. Au passage, mentionnons que la bouffe est archi-salée, sans doute pour pousser la clientèle à consommer des boissons payantes... Enfin, la promiscuité avec 5500 personnes (en comptant l'équipage) cela se paye comptant, ma femme puis moi-même avons contracté un méchant virus ORL qui nous a couché sur le flanc une semaine... Quand nous avons quitté le bateau, nous avons constatait que la croisière s'était amusée peut-être, mais qu'elle toussait aussi beaucoup...
Quelques points-forts pour la croisière tout de même. Je ne voudrai pas de méprise, j'ai beau ne PAS être sociable, je n'ai pas un esprit hyper-critique, beaucoup de choses trouvent grâce à mes yeux en temps ordinaire. Le service de cabine est attentionné et irréprochable, le personnel est souriant (mais la réception n'est pas très efficace et les files d'attente très longues), la cabine est confortable...
Je rappelle enfin (mais je l'ai déjà écrit) que la partie "circuit organisé" du voyage offre un très mauvais rapport qualité-prix, et j'ai terminé de dresser le portrait de ce qui a été pour moi un fiasco majeur, le pire que j'ai jamais connu sur les 20 voyages que j'ai entrepris ces 10 dernières années. Comme je l'ai indiqué en introduction, je suis un adepte du Roadtrip individuel, dont la préparation est une part importante du plaisir qu'il procure. J'ai visité à peu près toute l'Europe occidentale et centrale, ainsi qu'une grande partie des États-Unis d'Amérique et du Canada par ce moyen. J'ai eu un accès de faiblesse en prenant cette croisière. Maintenant que j'ai testé, je sais que cette formule de voyage ne me convient pas. Il m'a semblé utile de partager cette expérience sur ce forum pour que des gens qui n'ont jamais fait de croisière et hésitent encore sachent à quoi s'attendre. Je pense que les croisières sont adaptés à des voyageurs à l'esprit sociable qui ne veulent s'occuper de rien organiser et qui ont surtout envie de s'amuser en société avec des inconnus. Pour des voyageurs à l'esprit indépendant qui aiment organiser leur propre voyage, veulent vraiment découvrir leur destination et rencontrer ses habitants, la croisière n'est pas du tout une formule appropriée. Pour terminer sur une note positive, un mot sur la Norvège, c'est magnifique, j'y retournerai certainement... en indépendant !
Voici un aperçu de ce voyage;

Hambourg

Premier aperçu de la Norvège

Aalesund
Aalesund
Soleil de minuit
Cap Nord à midi
Cap Nord à minuit
Troms
Troms
Cathédrale Arctique, Tromsoe
Moere og Romsdal
Atlanterhavsveien
Bud

Molde

Geirangerfjord (matin)
Hellesylt
Geirangerfjord
Cascade des sept soeurs
zoom sur l'arc-en-ciel
panorama de l'OerneveienUne bonne leçon Mesdames, ou peut-être Messieurs, puisqu'en l'espèce le genre est sans importance.
Sachez que l'on peut faire une croisière d'une semaine en n'ayant que pour seule tenue celle choisie pour votre jour du départ.
Finis les casse-têtes pour savoir si telle tenue est adaptée ou compatible aux circonstances. Finie la question de l'élégance même pour les diners de gala, thématique ou du Commandant. Tout ce formalisme qui apparait comme un bien nécessaire pour se faire plaisir, être confortable et jouer à fond la carte de "la croisière s'amuse" vole en éclats quand vous montez à bord sans bagages, et que ceux-ci ne vous seront remis au mieux que la veille de votre arrivée , au port du retour, ou que ceux-ci, vous devrez aller les chercher vous-même à l'entrepôt de l'aéroport d'où vous partiez, parce que la compagnie COSTA n'aura pas su faire le nécessaire pour les faire acheminer à bord au plus proche port d'escale. Voici une mésaventure qui m'est arrivée et que j'ai malheureusement partagée avec des dizaines d'autres personnes.
Reprenons chronologiquement le fil de l'histoire cauchemardesque !
Partie (enfin espérant partir) pour une croisière qui partait de Copenhague pour un tour des fjords de Norvège, je me suis rendue à CDG1 afin de prendre le vol SAS de 11 h 30. Entrée dans le hall de l'aéroport, quelle mauvaise surprise que de constater que ce vol a été annulé. Au comptoir de la SAS, on me propose un embarquement pour 20 h le soir même ou pire, le lendemain. Impossible à accepter : le LUMINOSA appareille à 18 h de Copenhague et ne va pas m'attendre. Sans autre solution de la part de cette compagnie scandinave, je file au comptoir Air France où j'achète, dans l’urgence, donc au prix fort, un AR Paris- Copenhague. Après avoir rallié CDG1 à CDG2 par la navette gratuite, me voici au comptoir d'enregistrement pour le vol de 12 h 40. Là, je ne faisais que commencer la longue liste des déconvenues et déboires qui allaient suivre, à défaut d'avoir déjà commencé. Je suis en surbooking et rien ne me garantit un départ. Furieuse de ne pas avoir été informée de cette situation au moment de l'achat effectué quelques temps auparavant, j'insiste en expliquant que la croisière qui m'attend, qui recouvre une session professionnelle, ne peut m'attendre et que je dois embarquer faute de tout perdre. (je l'expliquerai plus tard). Au dernier moment, je suis admise à bord et fais garantir par le personnel de bord de le présence effective de mon bagage à bord. J'ironise en expliquant qu'il me serait difficile de participer à la soirée du commandant ainsi vêtue : jeans, chaussures de marche, et polo. Pas de problème! La valise est bien embarquée. Je vais pouvoir profiter du vol et de ma croisière sereine.
Et c'est là que tout part en vrille : l'effet domino.
Arrivée à Copenhague, je me présente au tapis de réception des bagages où se côtoient toutes les compagnies avec des stands de distribution distincts. Les uns après les autres, les remises des bagages des vols arrivés après 14 h 30 (heure d'arrivée du mien) sont "delayed", autrement dit "reportées". La Novia, service de logistique des bagages a décidé d'une grève surprise. Tout s'écroule.
Comme tous les autres croisiéristes, je me dirige vers les représentants de Costa Croisières pour avoir un avis sur la conduite à tenir. Ce mouvement de grève leur échappant, ils ne peuvent rien faire. Tous les employés de Costa nous conseillent de partir à bord du navire faute de prendre le risque de tout perdre (pas de remboursement de croisière possible). Charge à eux, une fois à bord, de faire le nécessaire pour récupérer les dit-bagages et de les faire acheminer, via une compagnie aérienne, à l'escale la plus proche. Pour certains compagnons d'infortune, ce fut le drame. Sur un vol Amsterdam - Copenhague, les bagages cabine ont été mis en soute, faute de place à bord, et certains contenaient des médicaments vitaux. On les a assurés que le médecin à bord trouverait une solution en substituant les médicaments à d'autres équivalents sur le plan des molécules actives au princept. Ce fut fait, non sans angoisse pour ces personnes.
Nous voici donc tous partis dans la même galère faisant ainsi plus rapidement connaissance. J'ai, pour ma part, pu bénéficier du transfert offert par une famille qui avait loué un minibus, ayant encore une place à bord. Merci à eux, s'ils me lisent (ils se reconnaitront).
Arrivée à bord, sans faire de critique majeure sur la qualité des prestations que j'ai utilisées à minima, du fait du motif de ce voyage, j'ai eu à subir l'INEFFICACITE CARICATURALE du service chargé de ce suivi de bagages.
Le premier soir, on nous a dépannés avec une pochette contenant deux culottes en papier, un bandeau en papier faisant office de soutien-gorge, un tube de dentifrice pour écureuil nain, une brosse à dents, une brosse à cheveux qui pourrait être utile en jardinerie puisque je l'appareillerais davantage avec un râteau, un mini flacon de lait corporel, deux coton-tiges, une lime, deux cotons pour le démaquillage, et un Tee-Shirt blanc, taille unique Costa. On nous a assurés que le lavage à bord serait gratuit, mais quand vous n'avez qu'une paire de chaussettes, un pantalon, un sous-vêtement digne de ce nom, et un polo, donner ce linge au service de blanchisserie, c'est accepter le principe du naturisme. Et quid des repas thématiques, de gala, ou du Commandant.??? Il ne m'avait pas semblé avoir réservé pour une croisière de ce genre : les culs nus dans les Fjords !
Au bout d'une journée, un peignoir de bains nous a été livré dans la cabine : pour la soirée du Commandant ??? Tous les jours, les uns après les autres, faisions le point au service "Customers". Réponse laconique et immuable : "On fait le nécessaire depuis que vous avez fait votre déclaration de perte de bagages mais on n'a pas de nouvelles". Allez savoir, pourquoi, de temps en temps, une valise arrivait et pas les autres ? Mystère ? Pour sortir du bateau, après une journée de mer, il m'a fallu me racheter un coupe vent. D'autres ont pris un peu plus à la boutique Costa à bord ou aux escales, avec la ferme intention de se faire rembourser. Ce n'est qu'à quelques heures de la remise par tous, dans le couloir des bagages pour le débarquement, alors que nous faisions notre dernière escale à Oslo, que j'ai appris que ma valise venait d'arriver. Trop tard! Je ne l'ai ouverte que pour préparer ma tenue de départ et l'ai remise dans le couloir pour qu'elle reparte d'où elle était restée 6 jours : à Copenhague.
Dans les laissés pour compte, il y a eu : - Ceux-qui n'ont eu leurs bagages qu'au retour à Copenhague - Ceux qui ont du gérer pendant des heures les monceaux de bagages en réserve, cette grève ayant impacté tant les arrivées que les départs, dont de nombreux croisiéristes qui se présenteront plus tard, une fois leur croisière finie, -Ceux qui ont appris que leur bagage avait bien été transféré à Oslo mais que COSTA n'avait pas daigné récupérer. Pour eux, il va leur falloir attendre qu'elle soit livrée à domicile, en leur souhaitant de ne pas avoir besoin de son contenu dans les jours, voire semaines, à venir.
PS :
Si vous êtes dans l'empêchement de prendre un vol ou un train pour rejoindre votre vol, que ce transfert vous l'avez payé auprès de COSTA, (formule package), que Costa vous propose un plan B même si celui vous ampute votre croisière en plus ou moins grande partie, vous ne pourrez pas prétendre à un remboursement en le refusant.
Pour ma part, j'avais dissocié les deux : vol et croisière. J'ai pu avancer un billet plein tarif et avoir encore une place à bord d'un vol dans un créneau cohérent avec l'embarquement, mais si je n'ai pas perdu ma croisière sur le plan financier, je n'en ai pas fini pour autant avec les réclamations : Remboursement du vol AR annulé. Prise en compte des frais engagés. Pretium Doloris parce que la croisière a été gâchée. etc...
La croisière en elle-même n'est pas critiquable. Je pense que toutes les personnes qui n'ont pas eu à subir cette mésaventure en ont profité. Tout est fait pour vous distraire et vous faire beaucoup dépenser à bord. C'est la règle du jeu. J'ai fait mes sorties en solo : aucune excursion Costa, sauf au retour à Copenhague puisque le car conduit à l'aéroport. Pour une visite de 6 heures, les 62 € investis sont bien plus intéressants qu'un taxi qui m'aurait coûté entre 45 et 50 €.
Finis les casse-têtes pour savoir si telle tenue est adaptée ou compatible aux circonstances. Finie la question de l'élégance même pour les diners de gala, thématique ou du Commandant. Tout ce formalisme qui apparait comme un bien nécessaire pour se faire plaisir, être confortable et jouer à fond la carte de "la croisière s'amuse" vole en éclats quand vous montez à bord sans bagages, et que ceux-ci ne vous seront remis au mieux que la veille de votre arrivée , au port du retour, ou que ceux-ci, vous devrez aller les chercher vous-même à l'entrepôt de l'aéroport d'où vous partiez, parce que la compagnie COSTA n'aura pas su faire le nécessaire pour les faire acheminer à bord au plus proche port d'escale. Voici une mésaventure qui m'est arrivée et que j'ai malheureusement partagée avec des dizaines d'autres personnes.
Reprenons chronologiquement le fil de l'histoire cauchemardesque !
Partie (enfin espérant partir) pour une croisière qui partait de Copenhague pour un tour des fjords de Norvège, je me suis rendue à CDG1 afin de prendre le vol SAS de 11 h 30. Entrée dans le hall de l'aéroport, quelle mauvaise surprise que de constater que ce vol a été annulé. Au comptoir de la SAS, on me propose un embarquement pour 20 h le soir même ou pire, le lendemain. Impossible à accepter : le LUMINOSA appareille à 18 h de Copenhague et ne va pas m'attendre. Sans autre solution de la part de cette compagnie scandinave, je file au comptoir Air France où j'achète, dans l’urgence, donc au prix fort, un AR Paris- Copenhague. Après avoir rallié CDG1 à CDG2 par la navette gratuite, me voici au comptoir d'enregistrement pour le vol de 12 h 40. Là, je ne faisais que commencer la longue liste des déconvenues et déboires qui allaient suivre, à défaut d'avoir déjà commencé. Je suis en surbooking et rien ne me garantit un départ. Furieuse de ne pas avoir été informée de cette situation au moment de l'achat effectué quelques temps auparavant, j'insiste en expliquant que la croisière qui m'attend, qui recouvre une session professionnelle, ne peut m'attendre et que je dois embarquer faute de tout perdre. (je l'expliquerai plus tard). Au dernier moment, je suis admise à bord et fais garantir par le personnel de bord de le présence effective de mon bagage à bord. J'ironise en expliquant qu'il me serait difficile de participer à la soirée du commandant ainsi vêtue : jeans, chaussures de marche, et polo. Pas de problème! La valise est bien embarquée. Je vais pouvoir profiter du vol et de ma croisière sereine.
Et c'est là que tout part en vrille : l'effet domino.
Arrivée à Copenhague, je me présente au tapis de réception des bagages où se côtoient toutes les compagnies avec des stands de distribution distincts. Les uns après les autres, les remises des bagages des vols arrivés après 14 h 30 (heure d'arrivée du mien) sont "delayed", autrement dit "reportées". La Novia, service de logistique des bagages a décidé d'une grève surprise. Tout s'écroule.
Comme tous les autres croisiéristes, je me dirige vers les représentants de Costa Croisières pour avoir un avis sur la conduite à tenir. Ce mouvement de grève leur échappant, ils ne peuvent rien faire. Tous les employés de Costa nous conseillent de partir à bord du navire faute de prendre le risque de tout perdre (pas de remboursement de croisière possible). Charge à eux, une fois à bord, de faire le nécessaire pour récupérer les dit-bagages et de les faire acheminer, via une compagnie aérienne, à l'escale la plus proche. Pour certains compagnons d'infortune, ce fut le drame. Sur un vol Amsterdam - Copenhague, les bagages cabine ont été mis en soute, faute de place à bord, et certains contenaient des médicaments vitaux. On les a assurés que le médecin à bord trouverait une solution en substituant les médicaments à d'autres équivalents sur le plan des molécules actives au princept. Ce fut fait, non sans angoisse pour ces personnes.
Nous voici donc tous partis dans la même galère faisant ainsi plus rapidement connaissance. J'ai, pour ma part, pu bénéficier du transfert offert par une famille qui avait loué un minibus, ayant encore une place à bord. Merci à eux, s'ils me lisent (ils se reconnaitront).
Arrivée à bord, sans faire de critique majeure sur la qualité des prestations que j'ai utilisées à minima, du fait du motif de ce voyage, j'ai eu à subir l'INEFFICACITE CARICATURALE du service chargé de ce suivi de bagages.
Le premier soir, on nous a dépannés avec une pochette contenant deux culottes en papier, un bandeau en papier faisant office de soutien-gorge, un tube de dentifrice pour écureuil nain, une brosse à dents, une brosse à cheveux qui pourrait être utile en jardinerie puisque je l'appareillerais davantage avec un râteau, un mini flacon de lait corporel, deux coton-tiges, une lime, deux cotons pour le démaquillage, et un Tee-Shirt blanc, taille unique Costa. On nous a assurés que le lavage à bord serait gratuit, mais quand vous n'avez qu'une paire de chaussettes, un pantalon, un sous-vêtement digne de ce nom, et un polo, donner ce linge au service de blanchisserie, c'est accepter le principe du naturisme. Et quid des repas thématiques, de gala, ou du Commandant.??? Il ne m'avait pas semblé avoir réservé pour une croisière de ce genre : les culs nus dans les Fjords !
Au bout d'une journée, un peignoir de bains nous a été livré dans la cabine : pour la soirée du Commandant ??? Tous les jours, les uns après les autres, faisions le point au service "Customers". Réponse laconique et immuable : "On fait le nécessaire depuis que vous avez fait votre déclaration de perte de bagages mais on n'a pas de nouvelles". Allez savoir, pourquoi, de temps en temps, une valise arrivait et pas les autres ? Mystère ? Pour sortir du bateau, après une journée de mer, il m'a fallu me racheter un coupe vent. D'autres ont pris un peu plus à la boutique Costa à bord ou aux escales, avec la ferme intention de se faire rembourser. Ce n'est qu'à quelques heures de la remise par tous, dans le couloir des bagages pour le débarquement, alors que nous faisions notre dernière escale à Oslo, que j'ai appris que ma valise venait d'arriver. Trop tard! Je ne l'ai ouverte que pour préparer ma tenue de départ et l'ai remise dans le couloir pour qu'elle reparte d'où elle était restée 6 jours : à Copenhague.
Dans les laissés pour compte, il y a eu : - Ceux-qui n'ont eu leurs bagages qu'au retour à Copenhague - Ceux qui ont du gérer pendant des heures les monceaux de bagages en réserve, cette grève ayant impacté tant les arrivées que les départs, dont de nombreux croisiéristes qui se présenteront plus tard, une fois leur croisière finie, -Ceux qui ont appris que leur bagage avait bien été transféré à Oslo mais que COSTA n'avait pas daigné récupérer. Pour eux, il va leur falloir attendre qu'elle soit livrée à domicile, en leur souhaitant de ne pas avoir besoin de son contenu dans les jours, voire semaines, à venir.
PS :
Si vous êtes dans l'empêchement de prendre un vol ou un train pour rejoindre votre vol, que ce transfert vous l'avez payé auprès de COSTA, (formule package), que Costa vous propose un plan B même si celui vous ampute votre croisière en plus ou moins grande partie, vous ne pourrez pas prétendre à un remboursement en le refusant.
Pour ma part, j'avais dissocié les deux : vol et croisière. J'ai pu avancer un billet plein tarif et avoir encore une place à bord d'un vol dans un créneau cohérent avec l'embarquement, mais si je n'ai pas perdu ma croisière sur le plan financier, je n'en ai pas fini pour autant avec les réclamations : Remboursement du vol AR annulé. Prise en compte des frais engagés. Pretium Doloris parce que la croisière a été gâchée. etc...
La croisière en elle-même n'est pas critiquable. Je pense que toutes les personnes qui n'ont pas eu à subir cette mésaventure en ont profité. Tout est fait pour vous distraire et vous faire beaucoup dépenser à bord. C'est la règle du jeu. J'ai fait mes sorties en solo : aucune excursion Costa, sauf au retour à Copenhague puisque le car conduit à l'aéroport. Pour une visite de 6 heures, les 62 € investis sont bien plus intéressants qu'un taxi qui m'aurait coûté entre 45 et 50 €.
Bonjour,
Je pars en Norvège le 05/06 sur le NeoRomantica pour une croisière de 12 jours.
Quelques questions
1. Je suppose que les embarquements se font dans l’après midi mais savez vous à quelle heure il est possible de monter à bord ?
2. Le nombre de jour est sur le site de Costa est de 12. Il apparaît que le bateau accoste à Amsterdam le 13ième jour (soit le 17) à 08H00. A votre avis, cette déduction est elle exacte ?
3. Je dois réserver mon train pour le retour, pouvez vous me dire si le bateau est à quai à 08H00, a quelle heure les passagers peuvent débarquer et par expérience, a quelle heure peut on espérer être à la gare.
4. Reçoit-on les documents de voyage assez rapidement (réservation via Logitravel)
Concernant les escales, vous trouverez la liste ci-dessous, pensez vous qu’il soit nécessaire de prendre les excursions Costa ?
Avez-vous peut être des bons plans, recommandations….. à me faire ?Amsterdam (Pays-Bas) Hellesylt Geiranger Trondheim Honningsvag Tromso Leknes - Lofoten Is. Olden Bergen Amsterdam Je vous remercie pour votre aide à la préparation de ce voyage.
Bonne journée à tous
Je pars en Norvège le 05/06 sur le NeoRomantica pour une croisière de 12 jours.
Quelques questions
1. Je suppose que les embarquements se font dans l’après midi mais savez vous à quelle heure il est possible de monter à bord ?
2. Le nombre de jour est sur le site de Costa est de 12. Il apparaît que le bateau accoste à Amsterdam le 13ième jour (soit le 17) à 08H00. A votre avis, cette déduction est elle exacte ?
3. Je dois réserver mon train pour le retour, pouvez vous me dire si le bateau est à quai à 08H00, a quelle heure les passagers peuvent débarquer et par expérience, a quelle heure peut on espérer être à la gare.
4. Reçoit-on les documents de voyage assez rapidement (réservation via Logitravel)
Concernant les escales, vous trouverez la liste ci-dessous, pensez vous qu’il soit nécessaire de prendre les excursions Costa ?
Avez-vous peut être des bons plans, recommandations….. à me faire ?Amsterdam (Pays-Bas) Hellesylt Geiranger Trondheim Honningsvag Tromso Leknes - Lofoten Is. Olden Bergen Amsterdam Je vous remercie pour votre aide à la préparation de ce voyage.
Bonne journée à tous
j'avais quitte la France pour la Norvege il ya de cela plus de cinq ans. Avant d'arriver en scandinavie j'avais pris soin de me procurer mon passeport.Cependant je ne suis jamais sortir de territoire schengen depuis lors. Maintenant je compte aller au Canada avec mon ancien passeport qui n'a aucun tampon et en plus je l'avais fait vers juillet 2005. Je me demande si cela pourrait me causer de probleme a l'aeroport ou je dois changer mon passeport ou encore je dois avoir a cote de moi d'autres documents.
Merci
Merci
Bonjour,
Je vais allez en Norvège au mois de janvier 2021 en voiture seul, j'habite dans le sud de Paris et vais donc passer par l'Allemagne, le Danemark, la Suède et ensuite la Norvège, je vais loger dans des Hytter à l'intérieur des camping. Mon interrogation dans un premier temps porte sur l'état des routes Norvégiennes, je prévois d'équiper ma voiture avec des pneus neige mais je me demande si cela est suffisant, je prévois également de prendre des chaînes, merci pour vos conseils, ah oui je souhaite monter jusqu'aux îles Lofoten.
Merci à vous
Je vais allez en Norvège au mois de janvier 2021 en voiture seul, j'habite dans le sud de Paris et vais donc passer par l'Allemagne, le Danemark, la Suède et ensuite la Norvège, je vais loger dans des Hytter à l'intérieur des camping. Mon interrogation dans un premier temps porte sur l'état des routes Norvégiennes, je prévois d'équiper ma voiture avec des pneus neige mais je me demande si cela est suffisant, je prévois également de prendre des chaînes, merci pour vos conseils, ah oui je souhaite monter jusqu'aux îles Lofoten.
Merci à vous
je souhaiterais pouvoir avoir un récit sur un voyage norvege cap nord puis descente par la finlande afin de rejoindre st petersbourg et continuer notre retour en descendant par les pays ex urss, pologne, allemagne et france. est ce difficille pour obtenir les visas?
d'avance grand merci.
Bonjour,
Après 4 croisières avec Costa, nous voulons essayer la prochaine avec Croisières de France pour une croisière dans les fjords norvégiens, au mois de juin. Qui peut me renseigner sur cette compagnie et sur le bateau "Horizon" ? Les prestations proposées sont-elles intéressantes (animations, excursions, forfait boissons...)? Peut-on acheter à bord un forfait eau minérale comme chez Costa ? J'hésite encore avant de prendre ma décision définitive alors merci d'avance pour vos réponses.
Après 4 croisières avec Costa, nous voulons essayer la prochaine avec Croisières de France pour une croisière dans les fjords norvégiens, au mois de juin. Qui peut me renseigner sur cette compagnie et sur le bateau "Horizon" ? Les prestations proposées sont-elles intéressantes (animations, excursions, forfait boissons...)? Peut-on acheter à bord un forfait eau minérale comme chez Costa ? J'hésite encore avant de prendre ma décision définitive alors merci d'avance pour vos réponses.
Est-il intéressant de prendre un pass pour régler les frais de péage avant de partir en Norvège .
Il semble y en avoir beaucoup . Est-ce cher ?
merci pour vos conseils.
Bonjour
Je reviens d’une croisière effectuée dans les Fjords de Norvège à bord du MSC POESIA, cabine balcon, du 22/06/2013 au 29/06/2013 au départ de Kiel en Allemagne. Je vais donc vous en faire un compte-rendu assez détaillé afin que ceux qui recherchent des informations pour leur future croisière puissent se faire une idée ou y prendre ce que bon leur semble (j’ai moi-même effectué quelques recherches sur le net avant de partir, je trouve donc normal de contribuer à mon tour en y apportant mon expérience surtout que ça coute extrêmement cher les Fjords ! mieux vaut ne pas se tromper).
Le parcours que j’ai choisi était le suivant : Kiel – Coppenhague – 1 jour de mer - Hellesylt/Geiranger – Flam – Stavanger – Oslo - Kiel
Il a cependant été inversé par MSC le jour du départ car il y avait cette semaine-là un risque d’encombrement des navires des différents croisiéristes dans les ports (Bon point pour MSC car l’affluence lors des excursions a du coup était vraiment minime). Nous avons donc fait : Kiel – Coppenhague – Oslo – Stavanger – Flam – Hellesylt/Geiranger – 1 jour de mer -Kiel
1- La réservation : Effectuée pour la première fois sur le site http://www.abcroisiere.com/. Tout s’est correctement passé sur la réservation, le paiement, l’envoi des documents de voyage. Mais, je dois signaler tout de même 1 erreur de leur part ainsi qu’un manque d’information (du coup je ne passerai plus par ce site pour une prochaine croisière). Sur ces navires il est toujours prévu 2 services de restauration le soir. Par mail, abcroisiere m’avait indiqué que le 1er service s’effectuait à 19h30 et le second à 20h30. Ok j’ai donc demandé la réservation sur le 1er service. Une fois arrivé sur le navire j’apprends que le 1er service est en fait à 18h00 et le second à 20h30. Fort heureusement j’ai pu déplacer ma réservation sur le second service car il restait des disponibilités. Cette bêtise de la part d’abcoisiere.com aurait pu gâcher la fête car 18h00 c’est beaucoup trop tôt à peine vous rentrez d’excursion qu’il faut passer à table sans avoir le temps de prendre une douche plutôt moyen aussi de la part de MSC de prévoir un service aussi tôt. Second point négatif d’abcroisiere.com est la cabine. S’ils avaient eu la bonne idée de m’indiquer que sur le MSC POESIA les cabines balcon sont plus petites en tête du navire et plus grandes en milieu, je n’aurai pas accepté ma réservation sur la cabine 11010 qui se trouvait en tête du navire. Donc au lieu d’avoir un canapé 2 places dans ma cabine j’ai eu droit à un petit fauteuil par manque de place. Et bien sûr tout ça pour le même prix. Certains diront que je chipote mais les cabines sur un navire ne sont pas très grandes alors le moindre m2 est dans ce cas important. Donc pour une prochaine croisière : Cabine au milieu et second service !
2- Le vol et le transfert : 22/06/2013 Départ Paris CDG 8h40 – Arrivée Hambourg 10h10 (Vol Air France A319) 29/06/2013 Départ Hambourg 18h00 – Arrivée Paris CDG 19h35 (Vol Air France A320)
Mauvais point (pour MSC ou pour ABcroisiere.com ???) car le vol du retour est beaucoup trop tard le retour du navire à Kiel étant le matin à 10h00, nous avons débarqué vers 10h30, la navette nous a déposé à l’aéroport de Hambourg vers 12h00 et nous avons attendu 6h00 dans l’aéroport alors qu’il y avait un départ pour Paris CDG vers 15h00. Tous les Français qui avaient fait la croisière en avaient vraiment marre de cette attente. Nous avions demandé à bord du navire s’il était possible de faire une excursion en bus aux alentours d’Hambourg et qu’ensuite le bus nous conduise directement à l’aéroport mais ce n’était pas possible.
Sinon aucun soucis lors du transfert de Hambourg vers Kiel le jour du départ car c’était bien organisé (un membre de MSC avec une pancarte nous indiquant où retrouver notre navette) mais par contre pour le retour la navette nous a lâché au mauvais terminus et comme simple explication sur le chemin à prendre pour rejoindre notre terminal, c’était : par là-bas, par là-bas …. N’importe quoi.
3- La Croisière :
C’est la 3ème croisière que je fais avec MSC et jusqu’à présent j’attendais d’être sur le navire pour réserver mes excursions. Cette fois-ci je suis allé sur le site de MSC pour connaitre les excursions proposées et je me suis rendu compte que celle que je souhaitais faire à Flam (recommandée par les avis des internautes que j’ai pu lire sur ce site voyageforum.com) n’avait plus de disponibilité : FLA04 - CHUTES D'EAU NORVÉGIENNES ET PAYSAGES SPECTACULAIRES EN TRAIN
Et certaines ne proposaient que très peu de disponibilité. Déception et vent de panique, je décide de réserver tout de suite toutes les excursions. Je me rabats donc pour Flam sur FLA06 - NÆRØYFJORD ET STALHEIM
Mais, une fois sur le navire, je m’aperçois avec stupeur que l’excursion soit disant complète est quand même proposée et ce jusqu’à la veille de l’escale à Flam. Des Français rencontrés sur place ont effectivement pu réserver cette excursion à bord du navire. Je pense donc que ce système de réservation à l’avance est une belle idiotie et malheureusement pour moi, je suis tombé dans le panneau. Merci MSC !
1ère escale : Coppenhague
Pas d’excursion, j’ai choisi de me débrouiller par mes propres moyens pour visiter cette ville. J’ai donc pris un des nombreux taxis qui vous attendent au pied du navire et il m’a transporté jusqu’au parc Tivoli. C’était un dimanche, pour une distance de 7 kms, j’en ai eu pour 162 DKK (22,55 €). Ensuite j’ai visité la ville en prenant la direction du port afin de le rejoindre à pied. J’ai donc pu voir le très beau palais Christiansborg, le quartier coloré de Nyhavm (très agréable), le Palais Amalienborg avec la chance d’assister à la relève de la garde et la petite sirène. Il devait me rester peut-être 2 ou 3 kms encore à faire pour rejoindre le navire (un peu difficile et pas très agréable cette fin de ballade mais je n’ai pas trouvé de taxi près de la petite sirène pour me ramener à bord) Conclusion : J’ai bien aimé Coppenhague
2ème escale : Oslo
J’avais réservé sur internet l’excursion OSL07 - VISITE DE LA VILLE, ICE BAR ET PARC VIGELAND. A bord du bateau, la veille de l’escale à Oslo, je me rends compte que les billets pour cette excursion ne m’ont toujours pas été livrés en cabine. Il est 22h00 et j’appelle le bureau des excursions (ouf encore quelqu’un pour me répondre) et on me dit sans sourciller que cette excursion est annulée en Français par manque d’inscrits mais que je serai remboursé. Trop fort chez MSC, même pas capable d’avertir les passagers. Si je n’avais pas fait la démarche d’appeler, j’attendrais encore. Le lendemain je me suis donc inscrit là où il restait des places, à savoir : OSL01 - INTRODUCTION À LA VILLE D'OSLO
Nous avons donc visité l’extérieur de l’opéra dont la modernité et son marbre blanc m’a plu, puis avons fait un tour de ville en bus (sans grand intérêt car le bus va trop vite pour vraiment assimiler). Nous sommes ensuite descendus au parc Vigeland pour faire connaissance avec toutes ces statues. Bon, j’avoue avoir bien aimé ce parc mais ce ne fut pas le cas de tout le monde. Ensuite direction le tremplin de saut à ski. Conclusion : Je pense que j’aurai survécu si dans ma vie je n’avais jamais visité Oslo. Peu d’intérêt pour moi.
On quitte Oslo en fin d’après-midi et enfin, après 2 jours sur les 7 de croisière on commence à voir des paysages intéressants de la Norvège (vous savez, les fameux Fjords pour lesquels vous avez choisi cette croisière …..)
3ème escale : Stavanger
Enfin, il aura fallu attendre le 3ème jour pour être en plein thème de cette croisière : Les FJORDS ! Excursion choisie : STA02 - CROISIÈRE LYSEFJORD car j’avais envie de voir ce fameux rocher Preikenstolen » (La Chaire). La chance n’a pas été avec moi car le temps est fut à la brume les nuages sont bas et …. Je n’ai rien vu ! La balade en bateau est sympa, on a vu des chèvres à flanc de montagne (lol) , les paysages sont assez beaux pour ce Fjord très large mais vous aurez la même chose à Geiranger et en beaucoup mieux. A mon avis, cette excursion n’est pas indispensable. Ensuite nous avons eu un peu de temps pour un rapide tour de la ville qui est assez sympa avec ses maisons en bois mais il parait que Bergen à aussi les siennes et là aussi en mieux. Ce qui me fait dire que si vous devez choisir entre une escale à Stavanger et une autre à Bergen alors préférez cette dernière. L’idéal serait peut-être les 2 mais au moment de la réservation de la croisière, je n’en ai trouvé aucune chez MSC proposant ces 2 escales sur une même croisière. Costa, oui mais MSC, non.
4ème escale : Flam
Je commence enfin à me dérider car nous voyons que du beau. Excursion suivi : FLA06 - NÆRØYFJORD ET STALHEIM
Belle excursion qui vous mènera jusqu’à un hôtel situé sur le haut d’une montagne et qui bénéficie d’une superbe vue sur la vallée et ses montagnes. Un ancien village Viking est présenté sous forme de musée en plein air. Ensuite vous aurez droits à une belle balade en bateau sur le Sognefjord avec de superbes paysages (montagnes, cascades, villages). Si vous ne pouvez pas faire FLA04 et son fameux train Flamsbana, vous pouvez vous rabattre sur cette excursion qui vaut vraiment son pesant d’or (en rapport avec le coût exagéré des excursions).
5ème escale : Hellesylt/Geiranger
Le top de cette croisière avec en plus une journée de plein soleil (d’ailleurs ce fut la seule). Excursion choisi : HEL01 - TRANSFERT DE HELLESYLT À GEIRANGER Sérieusement, j’ai adoré ! arrivé au niveau de Hellesylt, le navire a mis à l’eau les chaloupes pour débarquer les personnes ayant choisi cette excursion puis est reparti avec les autres passagers jusqu’à Geiranger où il a ancré. Là nous avons pris un bus qui nous a fait rejoindre Geiranger mais en parcourant les montagnes. Je ne vais pas détailler mais du beau, du beau et que du très beau avec au final une vue plongeante sur le fjord de Geiranger à couper le souffle. Ne ratez pas la sortie du fjord en fin de journée lorsque le navire quitte Geiranger, vous avez de belles photos à faire.
Ensuite nous avons eu une journée en mer pour ensuite arriver de nouveau sur Kiel.
Conclusion : Il y a du bon et du moins bon. Lorsqu’on me parle de croisière dans les Fjords, je m’attends à plus que ce que MSC nous propose car finalement nous avons eu uniquement 3 jours/escales dans les fjords (Stavanger, Flam, Geiranger), même si Olso possède son fjord. Aucun intérêt de partir depuis Kiel et de faire Coppenhague même si la ville montre de belles choses, autant les faires lors de la croisière des capitales baltiques. L’idéal si je devais recommencer serai de trouver une croisière partant d’OSLO et aurait comme escale au moins Stavanger, Bergen, Flam, Olden, Hellesylt/Gereinger. D’après ce que je viens de regarder, c’est plutôt COSTA qui s’en rapprocherait le plus (avec un départ depuis Coppenhague) dommage que je n’ai pas mieux préparé ce voyage et que par fidélité j’ai une fois de plus choisi MSC. A noter que le temps, sans être catastrophique, n’a pas été très beau d’ailleurs d’après une guide le temps change vite en Norvège, ils peuvent avoir les 4 saisons en une seule journée. Côté vêtements, messieurs, prenez plutôt des pantalons que des bermudas, le maillot de bain ne vous servira que très peu car sachez que le MSC OPERA ne possède pas de piscine couverte (un comble pour ce genre de destination). Côté température nous avions 14 ° le matin pour 18° au mieux l’après-midi. Enfin, j’ai trouvé que la nourriture n’était pas à la hauteur des 2 précédentes croisières que j’ai fait (MSC Armonia en Adriatique et MSC Fantasia en Méditerranée/Atlantique). Mais cela reste tout de même convenable
Voilà je pense avoir fait le tour, cependant ne vous prenez pas trop la tête avec les aspects négatifs que j’ai pu citer car chacun ressent les choses différemment et ce qui a pu me heurter ne le fera pas nécessairement avec vous.
Voilà, bonne croisière à tous ceux qui comme moi ont la chance de partir en vacances car c’est bien là qu’est l’essentiel. Ps : Je joins quelques photos prises au cours de cette croisière
Je reviens d’une croisière effectuée dans les Fjords de Norvège à bord du MSC POESIA, cabine balcon, du 22/06/2013 au 29/06/2013 au départ de Kiel en Allemagne. Je vais donc vous en faire un compte-rendu assez détaillé afin que ceux qui recherchent des informations pour leur future croisière puissent se faire une idée ou y prendre ce que bon leur semble (j’ai moi-même effectué quelques recherches sur le net avant de partir, je trouve donc normal de contribuer à mon tour en y apportant mon expérience surtout que ça coute extrêmement cher les Fjords ! mieux vaut ne pas se tromper).
Le parcours que j’ai choisi était le suivant : Kiel – Coppenhague – 1 jour de mer - Hellesylt/Geiranger – Flam – Stavanger – Oslo - Kiel
Il a cependant été inversé par MSC le jour du départ car il y avait cette semaine-là un risque d’encombrement des navires des différents croisiéristes dans les ports (Bon point pour MSC car l’affluence lors des excursions a du coup était vraiment minime). Nous avons donc fait : Kiel – Coppenhague – Oslo – Stavanger – Flam – Hellesylt/Geiranger – 1 jour de mer -Kiel
1- La réservation : Effectuée pour la première fois sur le site http://www.abcroisiere.com/. Tout s’est correctement passé sur la réservation, le paiement, l’envoi des documents de voyage. Mais, je dois signaler tout de même 1 erreur de leur part ainsi qu’un manque d’information (du coup je ne passerai plus par ce site pour une prochaine croisière). Sur ces navires il est toujours prévu 2 services de restauration le soir. Par mail, abcroisiere m’avait indiqué que le 1er service s’effectuait à 19h30 et le second à 20h30. Ok j’ai donc demandé la réservation sur le 1er service. Une fois arrivé sur le navire j’apprends que le 1er service est en fait à 18h00 et le second à 20h30. Fort heureusement j’ai pu déplacer ma réservation sur le second service car il restait des disponibilités. Cette bêtise de la part d’abcoisiere.com aurait pu gâcher la fête car 18h00 c’est beaucoup trop tôt à peine vous rentrez d’excursion qu’il faut passer à table sans avoir le temps de prendre une douche plutôt moyen aussi de la part de MSC de prévoir un service aussi tôt. Second point négatif d’abcroisiere.com est la cabine. S’ils avaient eu la bonne idée de m’indiquer que sur le MSC POESIA les cabines balcon sont plus petites en tête du navire et plus grandes en milieu, je n’aurai pas accepté ma réservation sur la cabine 11010 qui se trouvait en tête du navire. Donc au lieu d’avoir un canapé 2 places dans ma cabine j’ai eu droit à un petit fauteuil par manque de place. Et bien sûr tout ça pour le même prix. Certains diront que je chipote mais les cabines sur un navire ne sont pas très grandes alors le moindre m2 est dans ce cas important. Donc pour une prochaine croisière : Cabine au milieu et second service !
2- Le vol et le transfert : 22/06/2013 Départ Paris CDG 8h40 – Arrivée Hambourg 10h10 (Vol Air France A319) 29/06/2013 Départ Hambourg 18h00 – Arrivée Paris CDG 19h35 (Vol Air France A320)
Mauvais point (pour MSC ou pour ABcroisiere.com ???) car le vol du retour est beaucoup trop tard le retour du navire à Kiel étant le matin à 10h00, nous avons débarqué vers 10h30, la navette nous a déposé à l’aéroport de Hambourg vers 12h00 et nous avons attendu 6h00 dans l’aéroport alors qu’il y avait un départ pour Paris CDG vers 15h00. Tous les Français qui avaient fait la croisière en avaient vraiment marre de cette attente. Nous avions demandé à bord du navire s’il était possible de faire une excursion en bus aux alentours d’Hambourg et qu’ensuite le bus nous conduise directement à l’aéroport mais ce n’était pas possible.
Sinon aucun soucis lors du transfert de Hambourg vers Kiel le jour du départ car c’était bien organisé (un membre de MSC avec une pancarte nous indiquant où retrouver notre navette) mais par contre pour le retour la navette nous a lâché au mauvais terminus et comme simple explication sur le chemin à prendre pour rejoindre notre terminal, c’était : par là-bas, par là-bas …. N’importe quoi.
3- La Croisière :
C’est la 3ème croisière que je fais avec MSC et jusqu’à présent j’attendais d’être sur le navire pour réserver mes excursions. Cette fois-ci je suis allé sur le site de MSC pour connaitre les excursions proposées et je me suis rendu compte que celle que je souhaitais faire à Flam (recommandée par les avis des internautes que j’ai pu lire sur ce site voyageforum.com) n’avait plus de disponibilité : FLA04 - CHUTES D'EAU NORVÉGIENNES ET PAYSAGES SPECTACULAIRES EN TRAIN
Et certaines ne proposaient que très peu de disponibilité. Déception et vent de panique, je décide de réserver tout de suite toutes les excursions. Je me rabats donc pour Flam sur FLA06 - NÆRØYFJORD ET STALHEIM
Mais, une fois sur le navire, je m’aperçois avec stupeur que l’excursion soit disant complète est quand même proposée et ce jusqu’à la veille de l’escale à Flam. Des Français rencontrés sur place ont effectivement pu réserver cette excursion à bord du navire. Je pense donc que ce système de réservation à l’avance est une belle idiotie et malheureusement pour moi, je suis tombé dans le panneau. Merci MSC !
1ère escale : Coppenhague
Pas d’excursion, j’ai choisi de me débrouiller par mes propres moyens pour visiter cette ville. J’ai donc pris un des nombreux taxis qui vous attendent au pied du navire et il m’a transporté jusqu’au parc Tivoli. C’était un dimanche, pour une distance de 7 kms, j’en ai eu pour 162 DKK (22,55 €). Ensuite j’ai visité la ville en prenant la direction du port afin de le rejoindre à pied. J’ai donc pu voir le très beau palais Christiansborg, le quartier coloré de Nyhavm (très agréable), le Palais Amalienborg avec la chance d’assister à la relève de la garde et la petite sirène. Il devait me rester peut-être 2 ou 3 kms encore à faire pour rejoindre le navire (un peu difficile et pas très agréable cette fin de ballade mais je n’ai pas trouvé de taxi près de la petite sirène pour me ramener à bord) Conclusion : J’ai bien aimé Coppenhague
2ème escale : Oslo
J’avais réservé sur internet l’excursion OSL07 - VISITE DE LA VILLE, ICE BAR ET PARC VIGELAND. A bord du bateau, la veille de l’escale à Oslo, je me rends compte que les billets pour cette excursion ne m’ont toujours pas été livrés en cabine. Il est 22h00 et j’appelle le bureau des excursions (ouf encore quelqu’un pour me répondre) et on me dit sans sourciller que cette excursion est annulée en Français par manque d’inscrits mais que je serai remboursé. Trop fort chez MSC, même pas capable d’avertir les passagers. Si je n’avais pas fait la démarche d’appeler, j’attendrais encore. Le lendemain je me suis donc inscrit là où il restait des places, à savoir : OSL01 - INTRODUCTION À LA VILLE D'OSLO
Nous avons donc visité l’extérieur de l’opéra dont la modernité et son marbre blanc m’a plu, puis avons fait un tour de ville en bus (sans grand intérêt car le bus va trop vite pour vraiment assimiler). Nous sommes ensuite descendus au parc Vigeland pour faire connaissance avec toutes ces statues. Bon, j’avoue avoir bien aimé ce parc mais ce ne fut pas le cas de tout le monde. Ensuite direction le tremplin de saut à ski. Conclusion : Je pense que j’aurai survécu si dans ma vie je n’avais jamais visité Oslo. Peu d’intérêt pour moi.
On quitte Oslo en fin d’après-midi et enfin, après 2 jours sur les 7 de croisière on commence à voir des paysages intéressants de la Norvège (vous savez, les fameux Fjords pour lesquels vous avez choisi cette croisière …..)
3ème escale : Stavanger
Enfin, il aura fallu attendre le 3ème jour pour être en plein thème de cette croisière : Les FJORDS ! Excursion choisie : STA02 - CROISIÈRE LYSEFJORD car j’avais envie de voir ce fameux rocher Preikenstolen » (La Chaire). La chance n’a pas été avec moi car le temps est fut à la brume les nuages sont bas et …. Je n’ai rien vu ! La balade en bateau est sympa, on a vu des chèvres à flanc de montagne (lol) , les paysages sont assez beaux pour ce Fjord très large mais vous aurez la même chose à Geiranger et en beaucoup mieux. A mon avis, cette excursion n’est pas indispensable. Ensuite nous avons eu un peu de temps pour un rapide tour de la ville qui est assez sympa avec ses maisons en bois mais il parait que Bergen à aussi les siennes et là aussi en mieux. Ce qui me fait dire que si vous devez choisir entre une escale à Stavanger et une autre à Bergen alors préférez cette dernière. L’idéal serait peut-être les 2 mais au moment de la réservation de la croisière, je n’en ai trouvé aucune chez MSC proposant ces 2 escales sur une même croisière. Costa, oui mais MSC, non.
4ème escale : Flam
Je commence enfin à me dérider car nous voyons que du beau. Excursion suivi : FLA06 - NÆRØYFJORD ET STALHEIM
Belle excursion qui vous mènera jusqu’à un hôtel situé sur le haut d’une montagne et qui bénéficie d’une superbe vue sur la vallée et ses montagnes. Un ancien village Viking est présenté sous forme de musée en plein air. Ensuite vous aurez droits à une belle balade en bateau sur le Sognefjord avec de superbes paysages (montagnes, cascades, villages). Si vous ne pouvez pas faire FLA04 et son fameux train Flamsbana, vous pouvez vous rabattre sur cette excursion qui vaut vraiment son pesant d’or (en rapport avec le coût exagéré des excursions).
5ème escale : Hellesylt/Geiranger
Le top de cette croisière avec en plus une journée de plein soleil (d’ailleurs ce fut la seule). Excursion choisi : HEL01 - TRANSFERT DE HELLESYLT À GEIRANGER Sérieusement, j’ai adoré ! arrivé au niveau de Hellesylt, le navire a mis à l’eau les chaloupes pour débarquer les personnes ayant choisi cette excursion puis est reparti avec les autres passagers jusqu’à Geiranger où il a ancré. Là nous avons pris un bus qui nous a fait rejoindre Geiranger mais en parcourant les montagnes. Je ne vais pas détailler mais du beau, du beau et que du très beau avec au final une vue plongeante sur le fjord de Geiranger à couper le souffle. Ne ratez pas la sortie du fjord en fin de journée lorsque le navire quitte Geiranger, vous avez de belles photos à faire.
Ensuite nous avons eu une journée en mer pour ensuite arriver de nouveau sur Kiel.
Conclusion : Il y a du bon et du moins bon. Lorsqu’on me parle de croisière dans les Fjords, je m’attends à plus que ce que MSC nous propose car finalement nous avons eu uniquement 3 jours/escales dans les fjords (Stavanger, Flam, Geiranger), même si Olso possède son fjord. Aucun intérêt de partir depuis Kiel et de faire Coppenhague même si la ville montre de belles choses, autant les faires lors de la croisière des capitales baltiques. L’idéal si je devais recommencer serai de trouver une croisière partant d’OSLO et aurait comme escale au moins Stavanger, Bergen, Flam, Olden, Hellesylt/Gereinger. D’après ce que je viens de regarder, c’est plutôt COSTA qui s’en rapprocherait le plus (avec un départ depuis Coppenhague) dommage que je n’ai pas mieux préparé ce voyage et que par fidélité j’ai une fois de plus choisi MSC. A noter que le temps, sans être catastrophique, n’a pas été très beau d’ailleurs d’après une guide le temps change vite en Norvège, ils peuvent avoir les 4 saisons en une seule journée. Côté vêtements, messieurs, prenez plutôt des pantalons que des bermudas, le maillot de bain ne vous servira que très peu car sachez que le MSC OPERA ne possède pas de piscine couverte (un comble pour ce genre de destination). Côté température nous avions 14 ° le matin pour 18° au mieux l’après-midi. Enfin, j’ai trouvé que la nourriture n’était pas à la hauteur des 2 précédentes croisières que j’ai fait (MSC Armonia en Adriatique et MSC Fantasia en Méditerranée/Atlantique). Mais cela reste tout de même convenable
Voilà je pense avoir fait le tour, cependant ne vous prenez pas trop la tête avec les aspects négatifs que j’ai pu citer car chacun ressent les choses différemment et ce qui a pu me heurter ne le fera pas nécessairement avec vous.
Voilà, bonne croisière à tous ceux qui comme moi ont la chance de partir en vacances car c’est bien là qu’est l’essentiel. Ps : Je joins quelques photos prises au cours de cette croisière
Bonjour,
Je reviens d'une croisière sur l'Horizon, d'une semaine pour visiter le Fjords de Norvège. Notre circuit : départ de Calais 1 journée en mer Stavenger Geiranger Flamm Bergen 1 journée en mer retour Calais
Une très belle croisière, de beaux paysages, de belles balades à faire aux escales, un temps un peu maussade et froid.(normal on est en Norvège !)
Mes retours sur Croisière de France :
les négatifs : - bateau non prévu pour croisière en pays froid, je m'explique : le 1ére journée en mer, temps brumeux et froid, tout le monde recherche une place au chaud pour déjeuner, sauf que pas assez de place, donc ou manger dehors dans le froid ou vous manger debout si pas de place assise ! et beaucoup de monde forcément, et la queue interminable au buffet, donc obliger de déjeuner après 14h. - pas assez de personnel, le soir à table obligé de quémander pour un verre de vin - les excursions hors de prix - l'eau à payer ( nous avions boisson à volonté) - certain spectacles, comme celui du vendredi soir qui devait être phénoménal mais qui était nul - piscine non chauffée, donc avec une température extérieurs de 12°C, pas de bain possible
les positifs : - personnel au petit soin pour nous, ils sont gentils et serviables - la cabine bien situé pas de bruit et nettoyée 2 fois par jours - le débarquement (récupération des valises en 10 minutes) - les bars, l'ambiance - le bateau qui est bien aménagé et plus petit de ceux de Costa, donc facile à se déplacer - les cocktails - la possibilité de sa voir un film en français
voilà je pense avoir fait le tour.
je reviens satisfaite de cette croisière, et pense à en faire une dans les îles grecs, avec une temps plus chaud et là on verra à profiter pleinement du bateau et ces extérieurs.
Je reviens d'une croisière sur l'Horizon, d'une semaine pour visiter le Fjords de Norvège. Notre circuit : départ de Calais 1 journée en mer Stavenger Geiranger Flamm Bergen 1 journée en mer retour Calais
Une très belle croisière, de beaux paysages, de belles balades à faire aux escales, un temps un peu maussade et froid.(normal on est en Norvège !)
Mes retours sur Croisière de France :
les négatifs : - bateau non prévu pour croisière en pays froid, je m'explique : le 1ére journée en mer, temps brumeux et froid, tout le monde recherche une place au chaud pour déjeuner, sauf que pas assez de place, donc ou manger dehors dans le froid ou vous manger debout si pas de place assise ! et beaucoup de monde forcément, et la queue interminable au buffet, donc obliger de déjeuner après 14h. - pas assez de personnel, le soir à table obligé de quémander pour un verre de vin - les excursions hors de prix - l'eau à payer ( nous avions boisson à volonté) - certain spectacles, comme celui du vendredi soir qui devait être phénoménal mais qui était nul - piscine non chauffée, donc avec une température extérieurs de 12°C, pas de bain possible
les positifs : - personnel au petit soin pour nous, ils sont gentils et serviables - la cabine bien situé pas de bruit et nettoyée 2 fois par jours - le débarquement (récupération des valises en 10 minutes) - les bars, l'ambiance - le bateau qui est bien aménagé et plus petit de ceux de Costa, donc facile à se déplacer - les cocktails - la possibilité de sa voir un film en français
voilà je pense avoir fait le tour.
je reviens satisfaite de cette croisière, et pense à en faire une dans les îles grecs, avec une temps plus chaud et là on verra à profiter pleinement du bateau et ces extérieurs.
Bonjour,
je suis assez tentée pour découvrir les fjords, un coin que je ne connaît pas du tout.
Chez Costa il y a 2 possibilités :
- Terre des Vikings sur l'Atlantica
- Fjords de Norvège sur le Pacifica
Si quelqu'un a des infos sur le parcours et les bateaux....
merci d'avance
BEA
Bonjour: j'ai lit les discussions sur la Norvège mais je n'ai pas trouvè ..: je voudrais savoir si des Collegues CCariste sont allès avec un chien et comment se conduit sur le bateux, si le chien a ètè bien accueilli, les formalitès à la douane, si le chien est du rester sur le CC ou dans un autre lieu ou sur le pont avec ses "parents", si on a payè pour le chien par chaque traversèe des fiords, ecc.
Toujours pardon pour mon français et merci pour vos reinsegnements... Ciao a tutti e grazie!
Suite de la 1ère partie qui est ici : http://voyageforum.com/...ost=1688598;#1688598
Si on allait jusqu'en Suède (à 6 km seulement de Narvik) voir ce fameux parc national d'Abisko (à 40 km de la frontière) d'où part la non moins fameuse Kungsleden ou piste royale qui se déroule à travers la Laponie sur 450 km vers le sud?
Surprenante rencontre au bord de la route en passant par les Vesteralen.

J12 Mercredi 23/04 Il a neigé toute la nuit! Nous partons pour une randonnée de quelques heures vers le grand lac qui borde Abisko au nord.


Le balisage est parfait (rien à voir avec la Norvège) et heureusement car ici tout se ressemble.

Nous visitons le village d'Abisko,


ses scooters, ses « bikers », la gare.



Sympathique activité du mercredi pour les enfants!

Bon, la Suède est quand même un peu fade après la Norvège, retournons sur la côte.

Nous roulons jusque Tromso et poursuivons sur l'île de Kvaloya située juste à l'ouest.

Nous sommes dans la région des Alpes de Lyngen vers 70°C nord et ici les paysages sont vraiment époustouflants.

La neige descend jusqu'à la mer.


Le fond du Ramfjord est encore gelé. C'est vraiment l'Arctique.

Timide rayon de soleil...

J13 Jeudi 24/04 Le relief est assez abrupt, pas facile de trouver des endroits où randonner sans vrais skis de rando. Le risque d'avalanche est élevé nous annonce Jan, un ami de Fred qui habite Tromso.

Quel plaisir de skier avec vue sur mer, même si la météo n'est pas parfaite!

Ensuite on décide de changer d'île pour aller vers Tromvik, un peu plus au Nord.

Nous montons jusqu'à un col pour y passer la nuit. Nous sommes dans les nuages et espérons que le paysage se dévoilera demain. Pour l'instant il neige encore.
J14 Vendredi 25/04 Aujourd'hui mon père et son amie arrivent à Tromso depuis Bergen avec l'Express Côtier. Ils vont nous relayer au volant du camping car et prévoient de rentrer en quelques semaines en France.
C'est donc notre dernière rando ce matin mais quelle rando! Absolument inoubliable!
Le ciel d'abord couvert

se dégage peu à peu
(le petit machin noir sur la montagne de gauche est Fred!)
et le soleil illumine la mer et les montagnes!

Où sont les freins?!

600 m plus bas, 2 bateaux sont en pêche. Les cris des mouettes qui les escortent montent jusqu'à nous, étrange sensation...





Nous reprenons le cœur serré la route vers Tromso.


Nous arrivons pile à l'heure pour l'Hurtigruten, faisons un petit tour dans Tromso,

préparons les bagages car nous prenons l'avion demain à 6h50.
Pour ceux qui ont bien suivi, je précise que « l'os » est toujours dans le camping car, soigneusement emballé dans un grand sac poubelle.
Jan nous a très gentiment invité à dîner. Il s'est débrouillé comme un chef (sa femme étant partie en Chine voir sa fille qui y fait ses études) et nous a préparé un succulent repas norvégien. Jambon de renne, saumon et sorte de lotte aux petits légumes et « multi » -baies jaunes poussant apparemment comme des myrtilles- à la crème fouettée, délicieuses. Très sympathique soirée avec ce norvégien parfaitement francophone puisqu'il a fait ses études à Lausanne. Nous l'avons assailli de questions sur son pays, auxquelles il a patiemment répondu! Merci Jan! A bientôt j'espère!
Quelques chiffres : Environ 4000 km de route. Ferry (Stena Line) Kiel Goteborg avec cabine pour 4 (hublot+SDB) et camping car 7m : 228 £ (290 euro) Avion (SAS) pour Fred Paris Trondheim 118 euro TTC Ferry Bodo Lofoten 1717 NOK (215 euro) pour c car 7m + 5 pers. Avion (SAS)Tromso Paris 130 euro TTC/pers. (X5) Dépenses sur place pour diesel, GPL, bouffe : 7000 NOK(878 euro) Diesel jusque Kiel 189 euro Total : 2340 euro pour 2 semaines à 4/5.
Informations pratiques : Les routes sont parfaitement dégagées. Nous avions des pneus neige à l'avant (nécessaires) et des chaînes qui ne nous ont été utiles que pour aller dans des endroits un peu paumés mais c'est une sécurité que d'en avoir de toute façon. Pelle utile également... Certaines routes sont fermées en hiver : http://www.visitnorway.com/MWTemplates/QWArticle.aspx?id=186714
Code de la route : il y a plein de radars dans le sud et près des agglomérations (rares) dans le Nord. Souvent et presque toujours ils sont signalés. Attention alccol=0 au volant. Un Norvégien risque 21 jours de prison et 1/3 de son salaire annuel s'il présente une alcoolémie positive! Les Norvégiens sont d'une incroyable patience au volant (sauf les camionneurs mais c'est une espèce particulière!)
Climat tout à fait gérable en avril, plus froid au Centre de la Norvège et en Suède que sur la côte qui bénéficie du gulf stream. Météo en français ville par ville : http://www.wunderground.com/global/NO.html
GPL pas toujours évident à trouver. Ce site répertorie les stations: http://www.gjelstenli.no/...ge-filer/Engelsk.htm Attention aux heures d'ouvertures (ça ferme souvent à 16h, voire 15h et c'est souvent fermé le WE) Stations beaucoup plus rares qu'en France. Idem en Suède: http://www.zweden.com/...tischezaken/lpg.php. A ma connaissance pas de GPL en Finlande. Les raccords ne sont pas toujours les mêmes mais les stations en ont de toutes sortes et se débrouillent. On consommait 10 à 13l en 3 ou 4 jours.
Eau : dans toutes les stations services sans aucun problème.
Stations de vidange régulièrement sur la E6, fermées dans le nord.
Les journées sont plus longues que les nuits à partir du 21 mars. A Tromso, elles rallongeaient de 9 mn/jour! (l'inverse doit être moins drôle en automne). Donc on a le temps, la nuit tombe très lentement. A Tromso, il ne devait déjà y avoir qu'une heure ou deux de vraie nuit.
Pour les randos, le site du DNT donne pas mal d'infos pour l'été mais pas encore à jour pour l'hiver. http://www.turistforeningen.no/english/
Pour les cartes : ben, ... elles sont encore dans le camping car, je compléterai plus tard. Cartes topo sur ce site: http://ngis2.statkart.no/...glasset/default.html
Horaires des ferries en Norvège ici : http://ruteinfo.ovds.no/no/velgrute.aspx
Ski et rando hivernales : il y a dans le centre sud de la Norvège un formidable réseau de refuges gardés ou non qui permettent de randonner pendant des jours. Carte du réseau : http://www.turistforeningen.no/...TMAP_ENG%20feb08.pdf Le balisage est loin d'être évident donc cartes indispensables. Le massif du Jotunheimen est le plus « alpin » et le plus sauvage. Il aurait ma préférence pour ce genre de rando. Bien préparer à l'avance les points de chutes dans les refuges car les clés sont parfois à récupérer à l'avance dans les villes ou villages du coin. La latitude compense une altitude modérée et c'est un climat de haute montagne (l'O2 en plus!)
Pour être vraiment sur une autre planète, les Alpes de Lyngen sont extra-ordinaires. Skier avec la mer de tous côtés est vraiment une expérience unique. Par contre le relief très accidenté se prête moins bien à la rando sur plusieurs jours mais plutôt aux courses à la journée: il faut donc pouvoir se loger et se déplacer en véhicule ce qui a un coût (même si les refuges dans le sud sont loin d'être donnés!)
Fréquentation : ben, en avril, c'est tranquille! On a croisé pas mal de camping cars norvégiens, quelques suédois et un finlandais. Dans les montagnes on n'a vu quasiment personne donc ne compter que sur soi (même si le réseau GSM est très développé)
Neige : très bonne dans le Centre Sud (on skie en général au-dessus de 800 m). Plus mouillée dans le nord près de la mer. Jan nous a expliqué que la meilleure période pour le ski ne commençait dans les Alpes de Lyngen qu'en mars où il commence enfin à neiger. En janvier, il pleut! (qui l'eut dit à cette latitude!)
En conclusion: On a TOUT aimé (sauf parfois la météo et encore on n'a jamais eu beaucoup de vent) Beauté des paysages, possibilités infinies de rando, tranquilité, simplicité, civisme des Norvégiens. Ah et puis, j'allais oublier... les maisons en bois.





Si on allait jusqu'en Suède (à 6 km seulement de Narvik) voir ce fameux parc national d'Abisko (à 40 km de la frontière) d'où part la non moins fameuse Kungsleden ou piste royale qui se déroule à travers la Laponie sur 450 km vers le sud?
Surprenante rencontre au bord de la route en passant par les Vesteralen.

J12 Mercredi 23/04 Il a neigé toute la nuit! Nous partons pour une randonnée de quelques heures vers le grand lac qui borde Abisko au nord.


Le balisage est parfait (rien à voir avec la Norvège) et heureusement car ici tout se ressemble.

Nous visitons le village d'Abisko,


ses scooters, ses « bikers », la gare.



Sympathique activité du mercredi pour les enfants!

Bon, la Suède est quand même un peu fade après la Norvège, retournons sur la côte.

Nous roulons jusque Tromso et poursuivons sur l'île de Kvaloya située juste à l'ouest.

Nous sommes dans la région des Alpes de Lyngen vers 70°C nord et ici les paysages sont vraiment époustouflants.

La neige descend jusqu'à la mer.


Le fond du Ramfjord est encore gelé. C'est vraiment l'Arctique.

Timide rayon de soleil...

J13 Jeudi 24/04 Le relief est assez abrupt, pas facile de trouver des endroits où randonner sans vrais skis de rando. Le risque d'avalanche est élevé nous annonce Jan, un ami de Fred qui habite Tromso.

Quel plaisir de skier avec vue sur mer, même si la météo n'est pas parfaite!

Ensuite on décide de changer d'île pour aller vers Tromvik, un peu plus au Nord.

Nous montons jusqu'à un col pour y passer la nuit. Nous sommes dans les nuages et espérons que le paysage se dévoilera demain. Pour l'instant il neige encore.
J14 Vendredi 25/04 Aujourd'hui mon père et son amie arrivent à Tromso depuis Bergen avec l'Express Côtier. Ils vont nous relayer au volant du camping car et prévoient de rentrer en quelques semaines en France.
C'est donc notre dernière rando ce matin mais quelle rando! Absolument inoubliable!
Le ciel d'abord couvert

se dégage peu à peu
(le petit machin noir sur la montagne de gauche est Fred!)et le soleil illumine la mer et les montagnes!

Où sont les freins?!

600 m plus bas, 2 bateaux sont en pêche. Les cris des mouettes qui les escortent montent jusqu'à nous, étrange sensation...





Nous reprenons le cœur serré la route vers Tromso.


Nous arrivons pile à l'heure pour l'Hurtigruten, faisons un petit tour dans Tromso,

préparons les bagages car nous prenons l'avion demain à 6h50.
Pour ceux qui ont bien suivi, je précise que « l'os » est toujours dans le camping car, soigneusement emballé dans un grand sac poubelle.
Jan nous a très gentiment invité à dîner. Il s'est débrouillé comme un chef (sa femme étant partie en Chine voir sa fille qui y fait ses études) et nous a préparé un succulent repas norvégien. Jambon de renne, saumon et sorte de lotte aux petits légumes et « multi » -baies jaunes poussant apparemment comme des myrtilles- à la crème fouettée, délicieuses. Très sympathique soirée avec ce norvégien parfaitement francophone puisqu'il a fait ses études à Lausanne. Nous l'avons assailli de questions sur son pays, auxquelles il a patiemment répondu! Merci Jan! A bientôt j'espère!
Quelques chiffres : Environ 4000 km de route. Ferry (Stena Line) Kiel Goteborg avec cabine pour 4 (hublot+SDB) et camping car 7m : 228 £ (290 euro) Avion (SAS) pour Fred Paris Trondheim 118 euro TTC Ferry Bodo Lofoten 1717 NOK (215 euro) pour c car 7m + 5 pers. Avion (SAS)Tromso Paris 130 euro TTC/pers. (X5) Dépenses sur place pour diesel, GPL, bouffe : 7000 NOK(878 euro) Diesel jusque Kiel 189 euro Total : 2340 euro pour 2 semaines à 4/5.
Informations pratiques : Les routes sont parfaitement dégagées. Nous avions des pneus neige à l'avant (nécessaires) et des chaînes qui ne nous ont été utiles que pour aller dans des endroits un peu paumés mais c'est une sécurité que d'en avoir de toute façon. Pelle utile également... Certaines routes sont fermées en hiver : http://www.visitnorway.com/MWTemplates/QWArticle.aspx?id=186714
Code de la route : il y a plein de radars dans le sud et près des agglomérations (rares) dans le Nord. Souvent et presque toujours ils sont signalés. Attention alccol=0 au volant. Un Norvégien risque 21 jours de prison et 1/3 de son salaire annuel s'il présente une alcoolémie positive! Les Norvégiens sont d'une incroyable patience au volant (sauf les camionneurs mais c'est une espèce particulière!)
Climat tout à fait gérable en avril, plus froid au Centre de la Norvège et en Suède que sur la côte qui bénéficie du gulf stream. Météo en français ville par ville : http://www.wunderground.com/global/NO.html
GPL pas toujours évident à trouver. Ce site répertorie les stations: http://www.gjelstenli.no/...ge-filer/Engelsk.htm Attention aux heures d'ouvertures (ça ferme souvent à 16h, voire 15h et c'est souvent fermé le WE) Stations beaucoup plus rares qu'en France. Idem en Suède: http://www.zweden.com/...tischezaken/lpg.php. A ma connaissance pas de GPL en Finlande. Les raccords ne sont pas toujours les mêmes mais les stations en ont de toutes sortes et se débrouillent. On consommait 10 à 13l en 3 ou 4 jours.
Eau : dans toutes les stations services sans aucun problème.
Stations de vidange régulièrement sur la E6, fermées dans le nord.
Les journées sont plus longues que les nuits à partir du 21 mars. A Tromso, elles rallongeaient de 9 mn/jour! (l'inverse doit être moins drôle en automne). Donc on a le temps, la nuit tombe très lentement. A Tromso, il ne devait déjà y avoir qu'une heure ou deux de vraie nuit.
Pour les randos, le site du DNT donne pas mal d'infos pour l'été mais pas encore à jour pour l'hiver. http://www.turistforeningen.no/english/
Pour les cartes : ben, ... elles sont encore dans le camping car, je compléterai plus tard. Cartes topo sur ce site: http://ngis2.statkart.no/...glasset/default.html
Horaires des ferries en Norvège ici : http://ruteinfo.ovds.no/no/velgrute.aspx
Ski et rando hivernales : il y a dans le centre sud de la Norvège un formidable réseau de refuges gardés ou non qui permettent de randonner pendant des jours. Carte du réseau : http://www.turistforeningen.no/...TMAP_ENG%20feb08.pdf Le balisage est loin d'être évident donc cartes indispensables. Le massif du Jotunheimen est le plus « alpin » et le plus sauvage. Il aurait ma préférence pour ce genre de rando. Bien préparer à l'avance les points de chutes dans les refuges car les clés sont parfois à récupérer à l'avance dans les villes ou villages du coin. La latitude compense une altitude modérée et c'est un climat de haute montagne (l'O2 en plus!)
Pour être vraiment sur une autre planète, les Alpes de Lyngen sont extra-ordinaires. Skier avec la mer de tous côtés est vraiment une expérience unique. Par contre le relief très accidenté se prête moins bien à la rando sur plusieurs jours mais plutôt aux courses à la journée: il faut donc pouvoir se loger et se déplacer en véhicule ce qui a un coût (même si les refuges dans le sud sont loin d'être donnés!)
Fréquentation : ben, en avril, c'est tranquille! On a croisé pas mal de camping cars norvégiens, quelques suédois et un finlandais. Dans les montagnes on n'a vu quasiment personne donc ne compter que sur soi (même si le réseau GSM est très développé)
Neige : très bonne dans le Centre Sud (on skie en général au-dessus de 800 m). Plus mouillée dans le nord près de la mer. Jan nous a expliqué que la meilleure période pour le ski ne commençait dans les Alpes de Lyngen qu'en mars où il commence enfin à neiger. En janvier, il pleut! (qui l'eut dit à cette latitude!)
En conclusion: On a TOUT aimé (sauf parfois la météo et encore on n'a jamais eu beaucoup de vent) Beauté des paysages, possibilités infinies de rando, tranquilité, simplicité, civisme des Norvégiens. Ah et puis, j'allais oublier... les maisons en bois.





Off on new adventures!!!
For my wife’s 60th birthday, I’m really making her happy. While I usually pick warm, sunny destinations, she’s more tempted by places where you don’t suffer from the heat.
So, it’s off to Norway!! A real challenge for me—a southern guy who’s as cold-sensitive as they come.
I keep telling anyone who’ll listen (well, just myself, really) that these aren’t the countries for me, that rain will be our travel companion, that we’ll have to face polar bears, navigate between icebergs, that there are still Vikings around, and all sorts of other things.
Of course, not wanting to make it easy, we’re driving from the Lyon area where we live.
Friends who’ve visited the country told us it’s pretty expensive to eat out (among other things), so we’re bringing supplies—especially enough for apéritifs the whole trip!!!
It’s not a camper van, but a "hotel-car" we’ll be doing! We’ll see how it goes!
As usual, I’ll try to narrate the journey with my two-cent comments, plus some little tips to avoid our mistakes—assuming I don’t lose any fingers to the cold!
Every night, I’ll count them to make sure I still have all ten! We’re not in *Ch’tis* territory but even farther Noooorth (as Galabru would say).
Note that I’m traveling with a synovial effusion in my knee! The old man’s not in great shape!!
Here we go!!
PS: As always, I’m a filmmaker, so I’ve made an effort with a few photos from my phone.
PS: As always, I’m a filmmaker, so I’ve made an effort with a few photos from my phone.
Bonjour
Depuis plusieurs années , nous cherchions une croisière faisant escale aux Açores .
Nous en avions trouvé une : celle du Divina pour son 1er retour en Europe , il y a
2 ou 3 ans mais n'avions pu donner suite .
Début Octobre dernier , notre Agence habituelle nous a invité à une réunion d'information sur les croisières proposées par Hurtigruten , compagnie essentiellement connue pour la desserte des ports norvégiens entre Bergen et Kirkenes ( l'Express Côtier ) En complément de ce service , Hurtigruten a élargi sa gamme en proposant des croisières d'exploration en période d'été vers l'Arctique et aussi l'Antarctique durant l'été austral .
Aucune de ces destinations ne nous " branchait " vraiment mais nous avons découvert dans la brochure remise lors de cette réunion que les bateaux remontant de l'Antarctique vers la Norvège faisaient une croisière de 2 semaines au départ de Lisbonne avec non pas une mais 3 escales aux Açores . 😏
Notre choix s'était porté sur un tout nouveau navire : le Roald Amundsen qui devait démarrer son activité à l'automne 2018 . Malheureusement , la mise au point de ce bateau est bien laborieuse puisqu'il est toujours en chantier ! Aie , notre projet tombait donc à l'eau Et bien non , car un second navire effectuait cette même croisière : le MS Midnatsol . Quelques différences notables : c'est un bateau déjà âgé ( plus de 15 ans ) , il n'y a pas de cabines balcon , la croisière a lieu un mois plus tôt puisqu'elle débute le 31 Mars . Mais puisque nous voulons voir les Açores , nous posons une option . Une petite pose avant de vous faire découvrir le bateau . Jean-Pierre
Début Octobre dernier , notre Agence habituelle nous a invité à une réunion d'information sur les croisières proposées par Hurtigruten , compagnie essentiellement connue pour la desserte des ports norvégiens entre Bergen et Kirkenes ( l'Express Côtier ) En complément de ce service , Hurtigruten a élargi sa gamme en proposant des croisières d'exploration en période d'été vers l'Arctique et aussi l'Antarctique durant l'été austral .
Aucune de ces destinations ne nous " branchait " vraiment mais nous avons découvert dans la brochure remise lors de cette réunion que les bateaux remontant de l'Antarctique vers la Norvège faisaient une croisière de 2 semaines au départ de Lisbonne avec non pas une mais 3 escales aux Açores . 😏
Notre choix s'était porté sur un tout nouveau navire : le Roald Amundsen qui devait démarrer son activité à l'automne 2018 . Malheureusement , la mise au point de ce bateau est bien laborieuse puisqu'il est toujours en chantier ! Aie , notre projet tombait donc à l'eau Et bien non , car un second navire effectuait cette même croisière : le MS Midnatsol . Quelques différences notables : c'est un bateau déjà âgé ( plus de 15 ans ) , il n'y a pas de cabines balcon , la croisière a lieu un mois plus tôt puisqu'elle débute le 31 Mars . Mais puisque nous voulons voir les Açores , nous posons une option . Une petite pose avant de vous faire découvrir le bateau . Jean-Pierre
Tous d'abord je tiens à remercier tous les participants du forum (notamment claud05 et malapine et Mdr83.…) qui on fait des comptes rendu sur lesquels je m’appuyée pour préparer ma croisière ainsi que les blogs.
Il ne faut pas oublier le guide Michelin, le guide du routard, tripadvisor et le site www.visit norway.com entre autre je suis sûr d’en oublier plein !
Cette préparation sera un récapitulatif de TOUS ce que j’ai pu lire et que je vais essayer d’alimenter au fur et à mesure.
1/ date de la croisière Nous partons du 10 juin au 24juin 2018 Pour moi c’est une grande première de préparer un voyage aussi longtemps à l’avance d’habitude c’est plutôt 6 mois avant. Donc mon mari et mes amis appréhende un peu car ils ont peur que je leur rabâche un peu trop les oreilles, mais c’est un peu les pré-vacances et on commence à rêver.
2/ voici le trajet et les escales

JOUR DATE ESCALE ARRIVÉE DÉPART AGENDA STATUT* 1 dimanche, 10 juin 2018 Hambourg, Allemagne - 20:00 à quai 2 lundi, 11 juin 2018 En mer - - - 3 mardi, 12 juin 2018 Alesund, Norvège 10:00 18:00 à quai 4 mercredi, 13 juin 2018 En mer - - - 5 jeudi, 14 juin 2018 Tromso, Norvège 13:00 21:00 à quai 6 vendredi, 15 juin 2018 En mer - - - 7 samedi, 16 juin 2018 Longyearbyen, Norvege 08:00 22:00 à quai 8 dimanche, 17 juin 2018 En mer - - - 9 lundi, 18 juin 2018 Honningsvag, Norvège 14:00 - en rade 10 mardi, 19 juin 2018 Honningsvag, Norvège - 02:00 en rade 11 mercredi, 20 juin 2018 En mer - - - 12 jeudi, 21 juin 2018 Hellesylt/Geiranger, Norvège 07:00 17:00 en rade 13 vendredi, 22 juin 2018 Flåm, Norvège 08:00 18:00 en rade 14 samedi, 23 juin 2018 En mer - - - 15 dimanche, 24 juin 2018 Hambourg, Allemagne 06:00 - à quai
3/ le préacheminement sur Hambourg Après réflexion et vu les prix aérien d’air France (compagnie que je n’aime pas en plus) Nous avons décidé de faire l’Oise – Hambourg soit 870km en voiture soit environ 9heure de route (ça reste moins que lorsqu’on va voir la famille sur la côte d’azur ou égale à Lausanne). Nous partirions le vendredi 08 juin afin de ce laissé une journée avant pour découvrir cette ville. Donc on va réserver 2 nuits d’hôtel sur place. J’ai pensé au mercure hôtel d’Hambourg city ? J’aime bien le groupe accord et en plus on a la carte, mais si vous avez des suggestions, seul impératif un parking pour titine !
4/ Hambourg Du vendredi 08 juin au dimanche 10 juin 2018 J’ai pratiquement tous listé et mis en gras et italique ce qu’on est sur (oups que je suis sûr de vouloir faire, monsieur me laisse toute latitude dans la préparation de nos voyage, il dit préféré les surprise et voir sur place) - Les arcades de l'Alster : Une image emblématique d'Hambourg. Bâties au bord du canal Alster en face du Rathausmarkt, juste avant le Jungernstieg, elles abritent cafés et boutiques. - le parc d'Altona (Altonaer Volkspark) : Le plus grand parc d'Hambourg - Les entrepôts de la Speicherstadt : Située dans le port de Hambourg (dans le quartier HafenCity), les bâtiments ont été construits entre 1883 et 1927 pour une surface d'environ 370 000 m2. Zone franche à l'origine, elle est l'un des plus vastes complexes d'entrepôts au monde.La zone est notable pour le matériau de construction, la brique, et son architecture de style néogothique. La Speicherstadt est classée monument historique depuis 1991 et classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2015. - Excursion en bateau sur l'Alster (Départ à Jungernstieg / Anleger 3 et 4 / de 10h à18h / A partir de 9€50) Ce magnifique lac au centre de la ville est bordé de parcs et de superbes villas. C'est là qu'habitent les Hambourgeois les plus aisés. La promenade autour de l'Alster constitue une promenade dominicale très appréciée. - Tour en Barkasse dans le port et les canaux : A bord des barkasses, un bar composé d'un casier avec des canettes, un ouvre-bouteille et une corbeille pour la monnaie. Servez-vous vous-même, payez, reprenez votre monnaie. Cette coutume basée sur la confiance est très répandue en Europe du Nord. En ce qui concerne le port proprement dit, vous ferez une très jolie balade sur l'Elbe, le port comme celui de Duisburg, est immense. - Tour en bateau dans le port de l'Elbe - Kapitän Prüsse : Départs de St. Pauli Landungsbrücken - Le marché aux poissons, Fischmarkt : Fonctionne tous les dimanches d'avril à octobre de 5h à 11h du matin et de 7h à 11h de novembre à mars. Fête dans la halle aux poissons : Entrée gratuite mais brunch payant - L'église st Pierre et son panorama à 360° sur la ville (St. Peter’s Church, en allemand: Petrikirche). 544 marches pour monter au sommet du clocher (132 mètres) pour apercevoir : Vers l'Ouest, on peut observer le grand Hôtel de ville tout proche. Vers le Nord, les lacs (Alster) Vers l'Est, les rues commerçantes qui relient l'hôtel de ville à la gare (Haupt-bahnhof) Vers le sud, Speicherstadt, le vieux quartier des entrepôts, puis les anciens docks en reconstruction, Hafencity et en toile de fond l'Elbe et la zone portuaire. -miniature wunderland (acheter les billets avant sur le net) - L’hôtel de ville - Quartier st pauli pour une balade - Le jardin planten und blömen - Quartier krameramtsgame qui serait du 17ème siècle - L’église st michel
Si vous avez des suggestions où des choses qu’il ne faut pas louper absolument où des restaurants sympas pour y diner ou déjeuner je suis preneuse
1/ date de la croisière Nous partons du 10 juin au 24juin 2018 Pour moi c’est une grande première de préparer un voyage aussi longtemps à l’avance d’habitude c’est plutôt 6 mois avant. Donc mon mari et mes amis appréhende un peu car ils ont peur que je leur rabâche un peu trop les oreilles, mais c’est un peu les pré-vacances et on commence à rêver.
2/ voici le trajet et les escales

JOUR DATE ESCALE ARRIVÉE DÉPART AGENDA STATUT* 1 dimanche, 10 juin 2018 Hambourg, Allemagne - 20:00 à quai 2 lundi, 11 juin 2018 En mer - - - 3 mardi, 12 juin 2018 Alesund, Norvège 10:00 18:00 à quai 4 mercredi, 13 juin 2018 En mer - - - 5 jeudi, 14 juin 2018 Tromso, Norvège 13:00 21:00 à quai 6 vendredi, 15 juin 2018 En mer - - - 7 samedi, 16 juin 2018 Longyearbyen, Norvege 08:00 22:00 à quai 8 dimanche, 17 juin 2018 En mer - - - 9 lundi, 18 juin 2018 Honningsvag, Norvège 14:00 - en rade 10 mardi, 19 juin 2018 Honningsvag, Norvège - 02:00 en rade 11 mercredi, 20 juin 2018 En mer - - - 12 jeudi, 21 juin 2018 Hellesylt/Geiranger, Norvège 07:00 17:00 en rade 13 vendredi, 22 juin 2018 Flåm, Norvège 08:00 18:00 en rade 14 samedi, 23 juin 2018 En mer - - - 15 dimanche, 24 juin 2018 Hambourg, Allemagne 06:00 - à quai
3/ le préacheminement sur Hambourg Après réflexion et vu les prix aérien d’air France (compagnie que je n’aime pas en plus) Nous avons décidé de faire l’Oise – Hambourg soit 870km en voiture soit environ 9heure de route (ça reste moins que lorsqu’on va voir la famille sur la côte d’azur ou égale à Lausanne). Nous partirions le vendredi 08 juin afin de ce laissé une journée avant pour découvrir cette ville. Donc on va réserver 2 nuits d’hôtel sur place. J’ai pensé au mercure hôtel d’Hambourg city ? J’aime bien le groupe accord et en plus on a la carte, mais si vous avez des suggestions, seul impératif un parking pour titine !
4/ Hambourg Du vendredi 08 juin au dimanche 10 juin 2018 J’ai pratiquement tous listé et mis en gras et italique ce qu’on est sur (oups que je suis sûr de vouloir faire, monsieur me laisse toute latitude dans la préparation de nos voyage, il dit préféré les surprise et voir sur place) - Les arcades de l'Alster : Une image emblématique d'Hambourg. Bâties au bord du canal Alster en face du Rathausmarkt, juste avant le Jungernstieg, elles abritent cafés et boutiques. - le parc d'Altona (Altonaer Volkspark) : Le plus grand parc d'Hambourg - Les entrepôts de la Speicherstadt : Située dans le port de Hambourg (dans le quartier HafenCity), les bâtiments ont été construits entre 1883 et 1927 pour une surface d'environ 370 000 m2. Zone franche à l'origine, elle est l'un des plus vastes complexes d'entrepôts au monde.La zone est notable pour le matériau de construction, la brique, et son architecture de style néogothique. La Speicherstadt est classée monument historique depuis 1991 et classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2015. - Excursion en bateau sur l'Alster (Départ à Jungernstieg / Anleger 3 et 4 / de 10h à18h / A partir de 9€50) Ce magnifique lac au centre de la ville est bordé de parcs et de superbes villas. C'est là qu'habitent les Hambourgeois les plus aisés. La promenade autour de l'Alster constitue une promenade dominicale très appréciée. - Tour en Barkasse dans le port et les canaux : A bord des barkasses, un bar composé d'un casier avec des canettes, un ouvre-bouteille et une corbeille pour la monnaie. Servez-vous vous-même, payez, reprenez votre monnaie. Cette coutume basée sur la confiance est très répandue en Europe du Nord. En ce qui concerne le port proprement dit, vous ferez une très jolie balade sur l'Elbe, le port comme celui de Duisburg, est immense. - Tour en bateau dans le port de l'Elbe - Kapitän Prüsse : Départs de St. Pauli Landungsbrücken - Le marché aux poissons, Fischmarkt : Fonctionne tous les dimanches d'avril à octobre de 5h à 11h du matin et de 7h à 11h de novembre à mars. Fête dans la halle aux poissons : Entrée gratuite mais brunch payant - L'église st Pierre et son panorama à 360° sur la ville (St. Peter’s Church, en allemand: Petrikirche). 544 marches pour monter au sommet du clocher (132 mètres) pour apercevoir : Vers l'Ouest, on peut observer le grand Hôtel de ville tout proche. Vers le Nord, les lacs (Alster) Vers l'Est, les rues commerçantes qui relient l'hôtel de ville à la gare (Haupt-bahnhof) Vers le sud, Speicherstadt, le vieux quartier des entrepôts, puis les anciens docks en reconstruction, Hafencity et en toile de fond l'Elbe et la zone portuaire. -miniature wunderland (acheter les billets avant sur le net) - L’hôtel de ville - Quartier st pauli pour une balade - Le jardin planten und blömen - Quartier krameramtsgame qui serait du 17ème siècle - L’église st michel
Si vous avez des suggestions où des choses qu’il ne faut pas louper absolument où des restaurants sympas pour y diner ou déjeuner je suis preneuse
Bonjour
Je redémarre une nouvelle discussion en redéfinissant un titre plus adapté, avec un programme qui se précise. J'ai déjà réservé les hôtels, mais il restera à acheter les billets de train, de bus et de bateau.
J'avais entendu dire que la vente de billets à prix réduits pour le train Oslo - Bergen se faisait 90 jours avant. Est-ce 90 jours précis ? Si c'est le cas, il faudra que je réserve le 3 avril.
Tous vos conseils seront les bienvenus.
Voici mon programme :
3 juillet Atterrissage à Oslo à 10h45 Train Oslo - Bergen Installation au Radisson blue hotel Norge https://fr.hotels.com/ho123645/radisson-blu-hotel-norge-bergen-bergen-norvege pour 2 nuits
4 juillet Visite de Bergen
5 juillet Bergen - Gudvangen en train et en autocar Installation au Gudvangen Fjordtell - Aurland https://fr.hotels.com/ho345645/gudvangen-fjordtell-aurland-norvege pour 2 nuits
6 juillet Randonnées autour de Gudvangen
7 juillet Croisière Gudvangen - Flam en bateau et train jusqu'à Oslo Installation au Comfort hotel Xpress Central Station https://fr.hotels.com/ho470254/comfort-hotel-xpress-central-station-oslo-norvege pour 1 nuit
8 juillet Oslo. Vol pour Paris à 11h15
Voici mon programme :
3 juillet Atterrissage à Oslo à 10h45 Train Oslo - Bergen Installation au Radisson blue hotel Norge https://fr.hotels.com/ho123645/radisson-blu-hotel-norge-bergen-bergen-norvege pour 2 nuits
4 juillet Visite de Bergen
5 juillet Bergen - Gudvangen en train et en autocar Installation au Gudvangen Fjordtell - Aurland https://fr.hotels.com/ho345645/gudvangen-fjordtell-aurland-norvege pour 2 nuits
6 juillet Randonnées autour de Gudvangen
7 juillet Croisière Gudvangen - Flam en bateau et train jusqu'à Oslo Installation au Comfort hotel Xpress Central Station https://fr.hotels.com/ho470254/comfort-hotel-xpress-central-station-oslo-norvege pour 1 nuit
8 juillet Oslo. Vol pour Paris à 11h15
Bonjour à tous,
Certains d'entre vous sont allés voir les fjords de Norvège en croisière. Je voudrais savoir si aux escales du bateau se trouvent des taxis qui proposent de faire des virées à prix raisonnable. Je ne connais rien aux pays nordiques et je sais qu'il existe des excursions proposées en car à des prix excessifs par les compagnies maritimes. De plus nous n'avons dans ce cas aucun choix de l'itinéraire. Nous sommes 4 à partir et peut être qu'une excursion en taxi ne coûterait pas plus cher ??? Et nous permettrait d'avoir le choix de nos visites. Qu'en pensez vous ? Est ce utopique ? Je suppose en effet que des centaines de touristes qui se précipitent vers les taxis celà doit être une belle cohue ? Faut -il réserver le taxi à l'avance et comment ? Merci pour vos conseils et vos expériences.
Certains d'entre vous sont allés voir les fjords de Norvège en croisière. Je voudrais savoir si aux escales du bateau se trouvent des taxis qui proposent de faire des virées à prix raisonnable. Je ne connais rien aux pays nordiques et je sais qu'il existe des excursions proposées en car à des prix excessifs par les compagnies maritimes. De plus nous n'avons dans ce cas aucun choix de l'itinéraire. Nous sommes 4 à partir et peut être qu'une excursion en taxi ne coûterait pas plus cher ??? Et nous permettrait d'avoir le choix de nos visites. Qu'en pensez vous ? Est ce utopique ? Je suppose en effet que des centaines de touristes qui se précipitent vers les taxis celà doit être une belle cohue ? Faut -il réserver le taxi à l'avance et comment ? Merci pour vos conseils et vos expériences.
Nous voici de retour de notre treizième croisière en Norvège de HAMBOURG jusqu'au CAP NORD ) , probablement la plus belle ...
Nous connaissions déjà le Splendida de Msc pour l'avoir déjà pris trois fois . Il est toujours aussi beau et aussi grand !
Nous avons pris l'avion à Marseille le 26 mai à 9 heures vol avec une escale à Munich et arrivée à Hambourg vers 14 heures . Nous avons pris un taxi(27 €) pour l'hôtel Holiday inn dans le quartier de Saint Pauli . Bon choix :hôtel proche du métro , très propre , salle de bain superbe , bon accueil et bon petit déjeuner . L'après midi nous avons visité la ville, l'hôtel de ville , l'église St Michaelis, la belle église baroque (on est montés dans le clocher pour une vue à 360 degrés sur la ville ).. Le soir nous avons mangé dans un restaurant , de cuisine allemande, proche de la Reeperbahn , (le quartier chaud sans trop nous y attarder ...)
MERCREDI 27 MAI Après une bonne nuit à l'hôtel et un bon petit déjeuner nous avons visité le quartier d'Altona et Landungsbruccken sur les bords de l'elbe .
A midi départ pour le port . Il était prévu d'embarquer à Hafencity , proche du centre ville ...en fait , changement appris la semaine précédente nous avons embarqué au nouveau port Konprinzkai, à Steinwerder....loin du centre ...27 euros en taxi, le chauffeur du taxi connaissait mal la route .. Nous avons essuyé les platres , les valises sont arrivées très tard , pour certains ers 20 heures !... Beau terminal tout neuf mais loin de tout ... pas question de retouner en ville l'après midi comme je pensais le faire . Pour nous embarquement rapide puisque nous étions en yacht club et après le repas nous avons profité du bateau et du spa .
Une précision sur le PARKING comme je l'avais promis ... il y a un parking gigantesque au pied du bateau , autour de 1200 places . Il y avait environ 150 voitures garées , mais le nombre n'a pas augmenté dans l'après midi , donc il n'a pas été utilisé pour notre croisière . J'espère qu'il sera en fonction pour les croisières suivantes .
Le bateau devait partir à 18 heures , il est parti à 22 heures 30 ..pour attendre des passagers en retard . (Il semble qu'il y ait eu un problème informatique qui a bloqué l'aéroport de Bruxelles ....certains même n' ont eu leurs valises qu'à la première escale à Alesund ....)
Premier soir , spectacle de chansons d'opéra avec des musiciens (piano , violon et violoncelle ) . Nous avons choisi le spectacle à 19 heures et le repas à 20 heures 30 .
JEUDI 28 MAI
Journée en mer , sport , détente, spa ....retrouvailles avec le bateau. Le soir spectacle acrobates , danseurs, jongleurs sur le thème de la nature , avec des costumes très originaux et colorés .
Nous connaissions déjà le Splendida de Msc pour l'avoir déjà pris trois fois . Il est toujours aussi beau et aussi grand !
Nous avons pris l'avion à Marseille le 26 mai à 9 heures vol avec une escale à Munich et arrivée à Hambourg vers 14 heures . Nous avons pris un taxi(27 €) pour l'hôtel Holiday inn dans le quartier de Saint Pauli . Bon choix :hôtel proche du métro , très propre , salle de bain superbe , bon accueil et bon petit déjeuner . L'après midi nous avons visité la ville, l'hôtel de ville , l'église St Michaelis, la belle église baroque (on est montés dans le clocher pour une vue à 360 degrés sur la ville ).. Le soir nous avons mangé dans un restaurant , de cuisine allemande, proche de la Reeperbahn , (le quartier chaud sans trop nous y attarder ...)
MERCREDI 27 MAI Après une bonne nuit à l'hôtel et un bon petit déjeuner nous avons visité le quartier d'Altona et Landungsbruccken sur les bords de l'elbe .
A midi départ pour le port . Il était prévu d'embarquer à Hafencity , proche du centre ville ...en fait , changement appris la semaine précédente nous avons embarqué au nouveau port Konprinzkai, à Steinwerder....loin du centre ...27 euros en taxi, le chauffeur du taxi connaissait mal la route .. Nous avons essuyé les platres , les valises sont arrivées très tard , pour certains ers 20 heures !... Beau terminal tout neuf mais loin de tout ... pas question de retouner en ville l'après midi comme je pensais le faire . Pour nous embarquement rapide puisque nous étions en yacht club et après le repas nous avons profité du bateau et du spa .
Une précision sur le PARKING comme je l'avais promis ... il y a un parking gigantesque au pied du bateau , autour de 1200 places . Il y avait environ 150 voitures garées , mais le nombre n'a pas augmenté dans l'après midi , donc il n'a pas été utilisé pour notre croisière . J'espère qu'il sera en fonction pour les croisières suivantes .
Le bateau devait partir à 18 heures , il est parti à 22 heures 30 ..pour attendre des passagers en retard . (Il semble qu'il y ait eu un problème informatique qui a bloqué l'aéroport de Bruxelles ....certains même n' ont eu leurs valises qu'à la première escale à Alesund ....)
Premier soir , spectacle de chansons d'opéra avec des musiciens (piano , violon et violoncelle ) . Nous avons choisi le spectacle à 19 heures et le repas à 20 heures 30 .
JEUDI 28 MAI
Journée en mer , sport , détente, spa ....retrouvailles avec le bateau. Le soir spectacle acrobates , danseurs, jongleurs sur le thème de la nature , avec des costumes très originaux et colorés .
Depuis le temps qu'on en rêvait, enfin les vacances sont arrivées et il est temps de partir pour les fjords...
Départ de Lyon en avion, dépôt de la voiture dans parking à côté de l'aéroport. Nous sommes donc partis la veille pour Hambourg et avons dormi à l’Ibis qui est proche de l’aéroport. La navette vient nous chercher et nous ramène le lendemain matin pour prendre le Kielius. Bonne surprise car ma fille de 5 ans ne paye pas donc le voyage nous coûte un peu moins cher que prévu (68€ pour 2 adultes). Le voyage en bus est rapide et nous arrivons le long d’un quai où il suffit de marcher une dizaine de minutes pour atteindre le bateau. Nous n’avons donc pas pris le taxi et même avec un orteil cassé ça a été facile. On laisse nos bagages, récupère nos cartes, photo traditionnelle et on embarque. N’ayant pas fait attention à l’heure où l’on pouvait regagner nos cabines on y est allé direct ! puis sommes repartis pour le buffet. Petit bilan du bateau : l’Orchestra est joli mais quand on a voyagé sur le Splendida, ce n’est pas "extraordinaire". Le Splendida était beaucoup plus tape à l’œil, luxueux et nous avons aussi trouvé le service meilleur à bord. Au buffet par exemple, sur l’Orchestra, les serveurs n’était pas très consciencieux pour nettoyer les tables. Notre cabine était un peu plus petite que sur le Splendida. Ma fille avait un canapé lit pour 1 alors qu’elle en avait un pour 2 sur le Splendida. Le balcon est sympa et bien agréable pour une telle croisière. On respire mieux je trouve quand même et c’est agréable le matin de découvrir le port ou les fjords en ouvrant les rideaux. Déception car le 1er service était bien à 18h comme je l’avais lu sur le forum mais la nana d’ABcroisière m’avait confirmé 19h comme en méditerranée. Je suis allée me renseigner pour changer de service, un employée m’a dit de revenir le soir à 20h15 (heure du 2ème service) mais en fait elle n’en savait rien car quand nous sommes revenus, il n’y avait plus de place et nous avons été placé dans un autre resto à une table d’italiens, ne comprenant rien du repas ou presque. Le chef de salle nous avait promis de regarder pour nous trouver une table mais nous n’aurons aucune nouvelle de la croisière. On a donc changé notre fusil d’épaule : profiter du spectacle à 19h15 (spectacles sympa mais également d’une qualité inférieure au Splendida, plus répétitifs, moins grandioses)puis sommes allés manger au buffet après. Ça change un peu la physionomie de la croisière et surtout l’échange avec d’autres personnes. Nous ne sommes restés « QUE » en famille cette fois. Dommage mais pas grave, nous sommes surtout venus pour les fjords et avec cette organisation ma fille en aura plus profité!
Cette parenthèse faite, je reprends mon récit ! Dimanche 14h : débarquement à Kristiansand. On est en pleine ville, il suffit d’errer un peu dans les rues et de suivre le plan donné à la sortie du port. Nous allons voir la petite citadelle avec ses canons où des « gardiens » en tenue tirent un coup de canon et se font photographier avec les touristes. Puis nous traversons la ville jusqu’au quartier des maisons en bois blanc, très mignon. Retour au centre vers l’église et après s’être bien baladé, on retourne à une aire de jeux pour enfants près de la citadelle pour que notre fille en profite. Il fait beau, la pause est sympa. Nous nous étonnons du nombre de têtes blondes (presque blanches !) : enfants et parents. Autant de blonds au m2 et en plus tout bronzés ! Quelle injustice !!!! Puis retour au bateau pour se préparer pour aller au spectacle et dîner.
Lundi : journée en mer. On met le réveil pour aller chercher les tickets pour les chaloupes pour Geiranger. Ouverture à 9h, on est dans les 1ers, on a le choix, on choisit la lettre C qui est censée partir vers 8h15 pour être sures d’être à terre pour 9h30, heure du bus…ça ne se passera pas tout à fait comme ça ! Sinon pas trop d’activités proposées. Sur le Splendida il y avait la possibilité de suivre un petit cours de cuisine mexicaine au resto, là ce qui est proposé est la visite du bateau mais telle une excursion donc payant ! Le soir cocktail de gala.
Mardi : on se lève tôt, déjeune et à 8h15 on descend au salon pour attendre l’appel de notre lettre. Beaucoup de monde attend et rien ne se passe. Il est au moins 8h45 quand ils appellent les lettres A/B/C. Je souffle de soulagement mais c’était sans compter tous les indisciplinés qui eux n’ont pas de lettre ou la fin de l’alphabet et qui ont tellement poussé que ordre a été donné de laisser passer tout le monde donc il était inutile d’avoir pris un ticket. On attend, attend, attend, je suis folle car je sens que nous allons raté le bus et fininalement ça se débloque. On arrive à terre à 9h15, file au bureau pour retirer les tickets (là par contre c’est super bien organisé !) et on a même le temps d’attendre le bus !!! On se met juste devant pour ne pas être dérangé par les virages et avoir une vue dégagée. Plusieurs personnes sont vraiment malades à la montée comme à la descente. On est habitué à la route de montagne heureusement : pour nous tout va bien ! On fait un 1er arrêt à un belvédère pour voir la vue sur le fjord puis on continue à monter. On fait un assez grand détour pour aller chercher un couple, détour qui nous fera perdre un temps de pause important au sommet du Mont Dalsnibba : un peu frustrant ! Au sommet, la vue est dégagée, on voit notre bateau au fond de la vallée et le glacier de l’autre côté. Après quelques photos, vite il faut remonter dans le bus.
Honnêtement, le trajet et la vue sont jolis mais quand on a l’habitude d’aller en montagne, il n’y a rien d’extraordinaire, surtout vu le prix des billets. De plus il n’y a aucune explication dans le bus alors que le site disait qu’il y avait un guide audio en anglais. Je ne sais pas s’il fallait prendre des écouteurs… De retour à Geiranger, nous avons mangé des sandwichs préparés le matin au petit dej. Les prix sont exorbitants de partout, entre 20 à 30€ la pizza, 10 à 15€ les desserts… si on veut faire attention à ses finances mieux vaut profiter de la pension complète du bateau ! Après le déjeuner nous sommes allés voir la cascade vue du bus. De longs escaliers mènent au sommet. On avait hésité à descendre du bus et à finir à pied à cause de mon orteil et en fait on aurait dû faire ça car j’ai fait la montée et la descente plutôt que juste la descente du coup!!! Il suffit de demander au chauffeur de vous déposer visiblement, certains passagers sont descendus. Départ du bateau, tous sur le pont pour voir ce magnifique fjord. Ça vaut mieux que les excursions en fait mais on est quand même déçus par les 7 sœurs qui ne sont pas bien fournies. On a entendu qu’il faisait très chaud pour la Norvège peut être que ça joue sur les cascades mais on s’attendait à de plus belles cascades et non à quelques filets d’eau. Le prétendant par contre est beau. Petit arrêt du bateau à Hellesylt pour récupérer les excursionnistes à la journée.
Mercredi : Flam. J’avais réservé les billets pour le train en ligne. Je pensais qu’il fallait comme à Geiranger échanger la réservation contre des tickets mais non donc file d’attente pour rien et plus de place près des vitres pour la montée. On s’arrête à la cascade où 2 jeunes filles dansent dans des ruines jouxtant cette grosse cascade puis on remonte pour finir le trajet. Le train ne s’arrête que très peu de temps à Myrdal et on se réinstalle donc près la la vitre cette fois ! L’idéal pour ce trajet, se dit on, aurait été de monter en train et de redescendre en vélo mais je n’avais pas trouvé d’aller simple, notre fille n’a que 5ans1/2 et j’ai un orteil cassé donc ce n’était pas pour nous cette fois ci ! Par contre nous descendons à Hareina, 2 arrêts avant l’arrivée pour aller voir l’église en bois de 1667. Il faut bien aller à l’avant du train pour descendre car seuls les 1ers wagons sont face à une plateforme. On entend souvent très mal les explications et annonces faites dans le train donc ça a été juste pour nous ! Bilan du train très mitigé : c’est encore une fois très cher pour « juste » de jolis paysages de montagne. Une fois descendu du train, il suffit de revenir un peu en arrière pour aller visiter l’église et voir son joli petit cimetière accolé avec juste ses croix et des fleurs plantées devant entourées d’herbe bien verte. En redescendant on s’arrête à une petite maison en bois, reconstitution d’un moulin où l’on peut boire de l’eau bien fraîche, manger des framboises le long de la route et voir les nombreux panneaux exprimant le mécontentement des habitants vis-à-vis des bateaux de croisières : NO CRUISE SHIPS. Je ne sais pas exactement ce qui les dérange, j’aurais pourtant pensé que c’était intéressant pour un coin aussi perdu mais ils doivent avoir leurs raisons. Nous ne sommes pas montés à la cascade la plus proche du port. Un touriste nous dit qu’il faut 1h pour y monter et que le chemin est escarpé. Ça doit cependant être une belle ballade qui vaut le coup quand on a la forme physique pour le faire. Ça peut valoir le coup de se prendre un pique-nique et d’y monter en redescendant de l’église. Il suffit de passer un petit portillon et de commencer l’ascension. On retourne manger au bateau puis on ressort pour aller visiter le musée du train et faire quelques boutiques. J’ai eu la bonne idée de retirer de l’argent pour acheter 4 cartes postales et 4 timbres. Je ne sais pas si je me suis faite avoir mais ça me coute 10 NOK la carte et 13 le timbre soit environ 2,50€ par carte sans parler des pièces qu’il me restera car non dépensées et peut être la surprise des frais de change par la banque ! Je n’ai pas encore regardé ! Les destinataires ont intérêt à apprécier notre missive !!!
Jeudi : Stavenger. Le temps n’est pas terrible malheureusement. J’ai réservé les billets pour la croisière Rodné et j’ai juste à présenter ma confirmation près du bateau pour obtenir les billets d’embarquement. Avant de monter sur ce bateau, nous allons faire un tour en ville : l’église est en rénovation et donc une façade est cachée et elle est fermée. Nous allons voir le quartier des maisons en bois blancs et on essuie un bon orage! Embarquement ! Cette fois je suis collée à la vitre avant gauche. Coup de bol ! j’ai fait le bon choix car c’est celle qui est le moins couverte de pluie et par laquelle on voit le mieux et également plus propice pour les photos. L’un des pilotes ouvre la porte du pont avant de temps en temps pour mieux voir certains endroits. On s’arrête pour donner à manger aux chèvres et pour essayer d’entrevoir la chaire malheureusement inidentifiable avec les nuages et des phoques dont on voit le museau ou le dos par moment mais il faut avoir l’œil. Bilan de cette promenade en bateau : sympa. Il n’y a pas à dire, ce qui vaut le vaut le coup en Norvège, c’est d’être en bateau pour vraiment profiter des paysages mer/montagne. On n’a pas eu de chance au niveau du temps mais ça c’est le loto de la météo ! On finit notre journée par un tour dans les rues commerçantes et retour au bateau. Nous recevons un papier à la cabine pour nous indiquer que l’on peut aller chercher nos billets de navette pour Göteborg. Je m’y rue pour obtenir une réservation sur les premiers bus :mission accomplie !
Vendredi : dernier jour à Gotebörg. Après avoir pris la navette obligatoire à 13,90 par personne pour environ 15/20 min de trajet, nous arrivons dans le centre-ville. On décide de prendre le pack combi bus et bateau hop on hop off (70€ pour 2 adultes). On commence par le bus et on s’arrête à la halle aux poissons juste un peu avant son ouverture à 10h. On y fait un petit tour et ça donne bien envie de manger du poisson ! Pour les amateurs il y a des barquettes déjeuner avec des crevettes décortiquées notamment (je n’ai pas regardé le prix !) Puis on traverse le canal pour monter au Skansen Kroman dans le parc du quartier Haga. 200 marches faciles à monter pour arriver à un joli point de vue sur la ville. Après le quartier Haga nous sommes retournés à la Halle aux poissons pour prendre le bateau et visiter la ville par les canaux. Guide supère, les explications sont intéressantes, toutes en anglais mais j’ai le temps de traduire pour ma fille et mon conjoint ; elle parle aussi allemand si nécessaire (pas moi !) Le passage sous un des ponts tellement bas qu’il faut s’assoir par terre et se baisser complètement est bien marrant. Ce tour sur les canaux est à faire à mon goût et est une belle manière de découvrir la ville. Après cette visite on pique-nique (sandwichs faits sur le bateau !!!) dans un parc en bord de canal puis ayant repéré dans le quartier Haga le fameux café « Husaren » nous y retournons pour le dessert de notre déjeuner. Très surfait quand même ! la brioche à la cannelle est pas mal et les gâteaux goutés aussi mais encore une fois hors de prix ! 14€ pour ¼ de brioche, un cookie et un gâteau chocolat noix de coco. On a connu bien meilleur notamment lors de notre dernier voyage au Portugal quand nous avions testé plein de pâtisseries à Sintra ! On avait envie d’aller jusqu’au parc Slottsskogen pour voir les phoques et pingouins mais c’est trop loin pour avoir le temps d’être revenus à l’heure et en profiter. On repart donc prendre le bus pour finir notre tour et revenir au point de départ du matin. Ce reste de visite n’a rien d’exceptionnel à moins de vouloir voir les stades. Il y a une longue queue pour prendre les navettes retour alors on décide d’aller faire un tour au centre commercial Nordstan avant de retourner au bateau. La croisière est finie !
Samedi matin arrivée à Kiel, nous sommes censés débarquer vers 10h15 et comme notre avion n’est qu’à 18h on n’est pas pressé jusqu’à ce que je rejette un coup d’œil aux horaires du Kielius que j’avais heureusement imprimés ! Je découvre que contrairement à l’aéroport où la navette passe toutes les heures à l’arrêt du port, il n’y a que très peu de départ et celui du samedi est à 10h50. Branle-bas de combat ! On débarque avant notre heure, cherche nos bagages au milieu de centaines d’autres (très mauvaise organisation)puis on part aux pas de course jusqu’à l’arrêt du Kielius. Finalement, on est dans les 1ers arrivés. Plusieurs personnes arrivent en taxi pour finalement attendre un bon moment car le Kielius est en retard, le chauffeur énervé et semble fatigué. On part avec presque 1h de retard, il joue avec la radio, boit (de l'eau!) voire téléphone en conduisant, engueule les automobilistes devant, il n'arrête pas de se frotter le visage semblant vouloir se tenir éveillé... Je ne suis pas très tranquille mais on finira par arriver à bon port ou plutôt au bon aéroport ! Longue attente jusqu’à l’embarquement de 18h. On déjeune dans un snack de l’aéroport et on squatte la table un petit moment !
Retour chez nous vers 23h à l’aéroport et 1h chez nous. Cette 1ère partie de vacances est terminée ! C’était une belle expérience mais passant beaucoup de nos vacances dans les Hautes Pyrénées, nous avons quand même trouvé qu’un tel voyage était bien cher pour des paysages que l’on peut admirer en France. La grande différence c’est la mer et donc comme déjà dit, il faut bien profiter du bateau pour admirer les fjords. Proportionnellement au prix, la croisière méditerranée sur le Splendida m’aura davantage marquée même si je ne regrette pas d’avoir découvert ce beau pays nordique.
J'ai gardé mes journaux de bord et différents documents (plans, guides bus...), si vous avez des questions, je ferai de mon mieux pour répondre et vous aider à préparer votre croisière.
Merci à tous ceux qui ont participé sur ce forum et qui m'ont aidé à prépare la notre! A la prochaine!
Départ de Lyon en avion, dépôt de la voiture dans parking à côté de l'aéroport. Nous sommes donc partis la veille pour Hambourg et avons dormi à l’Ibis qui est proche de l’aéroport. La navette vient nous chercher et nous ramène le lendemain matin pour prendre le Kielius. Bonne surprise car ma fille de 5 ans ne paye pas donc le voyage nous coûte un peu moins cher que prévu (68€ pour 2 adultes). Le voyage en bus est rapide et nous arrivons le long d’un quai où il suffit de marcher une dizaine de minutes pour atteindre le bateau. Nous n’avons donc pas pris le taxi et même avec un orteil cassé ça a été facile. On laisse nos bagages, récupère nos cartes, photo traditionnelle et on embarque. N’ayant pas fait attention à l’heure où l’on pouvait regagner nos cabines on y est allé direct ! puis sommes repartis pour le buffet. Petit bilan du bateau : l’Orchestra est joli mais quand on a voyagé sur le Splendida, ce n’est pas "extraordinaire". Le Splendida était beaucoup plus tape à l’œil, luxueux et nous avons aussi trouvé le service meilleur à bord. Au buffet par exemple, sur l’Orchestra, les serveurs n’était pas très consciencieux pour nettoyer les tables. Notre cabine était un peu plus petite que sur le Splendida. Ma fille avait un canapé lit pour 1 alors qu’elle en avait un pour 2 sur le Splendida. Le balcon est sympa et bien agréable pour une telle croisière. On respire mieux je trouve quand même et c’est agréable le matin de découvrir le port ou les fjords en ouvrant les rideaux. Déception car le 1er service était bien à 18h comme je l’avais lu sur le forum mais la nana d’ABcroisière m’avait confirmé 19h comme en méditerranée. Je suis allée me renseigner pour changer de service, un employée m’a dit de revenir le soir à 20h15 (heure du 2ème service) mais en fait elle n’en savait rien car quand nous sommes revenus, il n’y avait plus de place et nous avons été placé dans un autre resto à une table d’italiens, ne comprenant rien du repas ou presque. Le chef de salle nous avait promis de regarder pour nous trouver une table mais nous n’aurons aucune nouvelle de la croisière. On a donc changé notre fusil d’épaule : profiter du spectacle à 19h15 (spectacles sympa mais également d’une qualité inférieure au Splendida, plus répétitifs, moins grandioses)puis sommes allés manger au buffet après. Ça change un peu la physionomie de la croisière et surtout l’échange avec d’autres personnes. Nous ne sommes restés « QUE » en famille cette fois. Dommage mais pas grave, nous sommes surtout venus pour les fjords et avec cette organisation ma fille en aura plus profité!
Cette parenthèse faite, je reprends mon récit ! Dimanche 14h : débarquement à Kristiansand. On est en pleine ville, il suffit d’errer un peu dans les rues et de suivre le plan donné à la sortie du port. Nous allons voir la petite citadelle avec ses canons où des « gardiens » en tenue tirent un coup de canon et se font photographier avec les touristes. Puis nous traversons la ville jusqu’au quartier des maisons en bois blanc, très mignon. Retour au centre vers l’église et après s’être bien baladé, on retourne à une aire de jeux pour enfants près de la citadelle pour que notre fille en profite. Il fait beau, la pause est sympa. Nous nous étonnons du nombre de têtes blondes (presque blanches !) : enfants et parents. Autant de blonds au m2 et en plus tout bronzés ! Quelle injustice !!!! Puis retour au bateau pour se préparer pour aller au spectacle et dîner.
Lundi : journée en mer. On met le réveil pour aller chercher les tickets pour les chaloupes pour Geiranger. Ouverture à 9h, on est dans les 1ers, on a le choix, on choisit la lettre C qui est censée partir vers 8h15 pour être sures d’être à terre pour 9h30, heure du bus…ça ne se passera pas tout à fait comme ça ! Sinon pas trop d’activités proposées. Sur le Splendida il y avait la possibilité de suivre un petit cours de cuisine mexicaine au resto, là ce qui est proposé est la visite du bateau mais telle une excursion donc payant ! Le soir cocktail de gala.
Mardi : on se lève tôt, déjeune et à 8h15 on descend au salon pour attendre l’appel de notre lettre. Beaucoup de monde attend et rien ne se passe. Il est au moins 8h45 quand ils appellent les lettres A/B/C. Je souffle de soulagement mais c’était sans compter tous les indisciplinés qui eux n’ont pas de lettre ou la fin de l’alphabet et qui ont tellement poussé que ordre a été donné de laisser passer tout le monde donc il était inutile d’avoir pris un ticket. On attend, attend, attend, je suis folle car je sens que nous allons raté le bus et fininalement ça se débloque. On arrive à terre à 9h15, file au bureau pour retirer les tickets (là par contre c’est super bien organisé !) et on a même le temps d’attendre le bus !!! On se met juste devant pour ne pas être dérangé par les virages et avoir une vue dégagée. Plusieurs personnes sont vraiment malades à la montée comme à la descente. On est habitué à la route de montagne heureusement : pour nous tout va bien ! On fait un 1er arrêt à un belvédère pour voir la vue sur le fjord puis on continue à monter. On fait un assez grand détour pour aller chercher un couple, détour qui nous fera perdre un temps de pause important au sommet du Mont Dalsnibba : un peu frustrant ! Au sommet, la vue est dégagée, on voit notre bateau au fond de la vallée et le glacier de l’autre côté. Après quelques photos, vite il faut remonter dans le bus.
Honnêtement, le trajet et la vue sont jolis mais quand on a l’habitude d’aller en montagne, il n’y a rien d’extraordinaire, surtout vu le prix des billets. De plus il n’y a aucune explication dans le bus alors que le site disait qu’il y avait un guide audio en anglais. Je ne sais pas s’il fallait prendre des écouteurs… De retour à Geiranger, nous avons mangé des sandwichs préparés le matin au petit dej. Les prix sont exorbitants de partout, entre 20 à 30€ la pizza, 10 à 15€ les desserts… si on veut faire attention à ses finances mieux vaut profiter de la pension complète du bateau ! Après le déjeuner nous sommes allés voir la cascade vue du bus. De longs escaliers mènent au sommet. On avait hésité à descendre du bus et à finir à pied à cause de mon orteil et en fait on aurait dû faire ça car j’ai fait la montée et la descente plutôt que juste la descente du coup!!! Il suffit de demander au chauffeur de vous déposer visiblement, certains passagers sont descendus. Départ du bateau, tous sur le pont pour voir ce magnifique fjord. Ça vaut mieux que les excursions en fait mais on est quand même déçus par les 7 sœurs qui ne sont pas bien fournies. On a entendu qu’il faisait très chaud pour la Norvège peut être que ça joue sur les cascades mais on s’attendait à de plus belles cascades et non à quelques filets d’eau. Le prétendant par contre est beau. Petit arrêt du bateau à Hellesylt pour récupérer les excursionnistes à la journée.
Mercredi : Flam. J’avais réservé les billets pour le train en ligne. Je pensais qu’il fallait comme à Geiranger échanger la réservation contre des tickets mais non donc file d’attente pour rien et plus de place près des vitres pour la montée. On s’arrête à la cascade où 2 jeunes filles dansent dans des ruines jouxtant cette grosse cascade puis on remonte pour finir le trajet. Le train ne s’arrête que très peu de temps à Myrdal et on se réinstalle donc près la la vitre cette fois ! L’idéal pour ce trajet, se dit on, aurait été de monter en train et de redescendre en vélo mais je n’avais pas trouvé d’aller simple, notre fille n’a que 5ans1/2 et j’ai un orteil cassé donc ce n’était pas pour nous cette fois ci ! Par contre nous descendons à Hareina, 2 arrêts avant l’arrivée pour aller voir l’église en bois de 1667. Il faut bien aller à l’avant du train pour descendre car seuls les 1ers wagons sont face à une plateforme. On entend souvent très mal les explications et annonces faites dans le train donc ça a été juste pour nous ! Bilan du train très mitigé : c’est encore une fois très cher pour « juste » de jolis paysages de montagne. Une fois descendu du train, il suffit de revenir un peu en arrière pour aller visiter l’église et voir son joli petit cimetière accolé avec juste ses croix et des fleurs plantées devant entourées d’herbe bien verte. En redescendant on s’arrête à une petite maison en bois, reconstitution d’un moulin où l’on peut boire de l’eau bien fraîche, manger des framboises le long de la route et voir les nombreux panneaux exprimant le mécontentement des habitants vis-à-vis des bateaux de croisières : NO CRUISE SHIPS. Je ne sais pas exactement ce qui les dérange, j’aurais pourtant pensé que c’était intéressant pour un coin aussi perdu mais ils doivent avoir leurs raisons. Nous ne sommes pas montés à la cascade la plus proche du port. Un touriste nous dit qu’il faut 1h pour y monter et que le chemin est escarpé. Ça doit cependant être une belle ballade qui vaut le coup quand on a la forme physique pour le faire. Ça peut valoir le coup de se prendre un pique-nique et d’y monter en redescendant de l’église. Il suffit de passer un petit portillon et de commencer l’ascension. On retourne manger au bateau puis on ressort pour aller visiter le musée du train et faire quelques boutiques. J’ai eu la bonne idée de retirer de l’argent pour acheter 4 cartes postales et 4 timbres. Je ne sais pas si je me suis faite avoir mais ça me coute 10 NOK la carte et 13 le timbre soit environ 2,50€ par carte sans parler des pièces qu’il me restera car non dépensées et peut être la surprise des frais de change par la banque ! Je n’ai pas encore regardé ! Les destinataires ont intérêt à apprécier notre missive !!!
Jeudi : Stavenger. Le temps n’est pas terrible malheureusement. J’ai réservé les billets pour la croisière Rodné et j’ai juste à présenter ma confirmation près du bateau pour obtenir les billets d’embarquement. Avant de monter sur ce bateau, nous allons faire un tour en ville : l’église est en rénovation et donc une façade est cachée et elle est fermée. Nous allons voir le quartier des maisons en bois blancs et on essuie un bon orage! Embarquement ! Cette fois je suis collée à la vitre avant gauche. Coup de bol ! j’ai fait le bon choix car c’est celle qui est le moins couverte de pluie et par laquelle on voit le mieux et également plus propice pour les photos. L’un des pilotes ouvre la porte du pont avant de temps en temps pour mieux voir certains endroits. On s’arrête pour donner à manger aux chèvres et pour essayer d’entrevoir la chaire malheureusement inidentifiable avec les nuages et des phoques dont on voit le museau ou le dos par moment mais il faut avoir l’œil. Bilan de cette promenade en bateau : sympa. Il n’y a pas à dire, ce qui vaut le vaut le coup en Norvège, c’est d’être en bateau pour vraiment profiter des paysages mer/montagne. On n’a pas eu de chance au niveau du temps mais ça c’est le loto de la météo ! On finit notre journée par un tour dans les rues commerçantes et retour au bateau. Nous recevons un papier à la cabine pour nous indiquer que l’on peut aller chercher nos billets de navette pour Göteborg. Je m’y rue pour obtenir une réservation sur les premiers bus :mission accomplie !
Vendredi : dernier jour à Gotebörg. Après avoir pris la navette obligatoire à 13,90 par personne pour environ 15/20 min de trajet, nous arrivons dans le centre-ville. On décide de prendre le pack combi bus et bateau hop on hop off (70€ pour 2 adultes). On commence par le bus et on s’arrête à la halle aux poissons juste un peu avant son ouverture à 10h. On y fait un petit tour et ça donne bien envie de manger du poisson ! Pour les amateurs il y a des barquettes déjeuner avec des crevettes décortiquées notamment (je n’ai pas regardé le prix !) Puis on traverse le canal pour monter au Skansen Kroman dans le parc du quartier Haga. 200 marches faciles à monter pour arriver à un joli point de vue sur la ville. Après le quartier Haga nous sommes retournés à la Halle aux poissons pour prendre le bateau et visiter la ville par les canaux. Guide supère, les explications sont intéressantes, toutes en anglais mais j’ai le temps de traduire pour ma fille et mon conjoint ; elle parle aussi allemand si nécessaire (pas moi !) Le passage sous un des ponts tellement bas qu’il faut s’assoir par terre et se baisser complètement est bien marrant. Ce tour sur les canaux est à faire à mon goût et est une belle manière de découvrir la ville. Après cette visite on pique-nique (sandwichs faits sur le bateau !!!) dans un parc en bord de canal puis ayant repéré dans le quartier Haga le fameux café « Husaren » nous y retournons pour le dessert de notre déjeuner. Très surfait quand même ! la brioche à la cannelle est pas mal et les gâteaux goutés aussi mais encore une fois hors de prix ! 14€ pour ¼ de brioche, un cookie et un gâteau chocolat noix de coco. On a connu bien meilleur notamment lors de notre dernier voyage au Portugal quand nous avions testé plein de pâtisseries à Sintra ! On avait envie d’aller jusqu’au parc Slottsskogen pour voir les phoques et pingouins mais c’est trop loin pour avoir le temps d’être revenus à l’heure et en profiter. On repart donc prendre le bus pour finir notre tour et revenir au point de départ du matin. Ce reste de visite n’a rien d’exceptionnel à moins de vouloir voir les stades. Il y a une longue queue pour prendre les navettes retour alors on décide d’aller faire un tour au centre commercial Nordstan avant de retourner au bateau. La croisière est finie !
Samedi matin arrivée à Kiel, nous sommes censés débarquer vers 10h15 et comme notre avion n’est qu’à 18h on n’est pas pressé jusqu’à ce que je rejette un coup d’œil aux horaires du Kielius que j’avais heureusement imprimés ! Je découvre que contrairement à l’aéroport où la navette passe toutes les heures à l’arrêt du port, il n’y a que très peu de départ et celui du samedi est à 10h50. Branle-bas de combat ! On débarque avant notre heure, cherche nos bagages au milieu de centaines d’autres (très mauvaise organisation)puis on part aux pas de course jusqu’à l’arrêt du Kielius. Finalement, on est dans les 1ers arrivés. Plusieurs personnes arrivent en taxi pour finalement attendre un bon moment car le Kielius est en retard, le chauffeur énervé et semble fatigué. On part avec presque 1h de retard, il joue avec la radio, boit (de l'eau!) voire téléphone en conduisant, engueule les automobilistes devant, il n'arrête pas de se frotter le visage semblant vouloir se tenir éveillé... Je ne suis pas très tranquille mais on finira par arriver à bon port ou plutôt au bon aéroport ! Longue attente jusqu’à l’embarquement de 18h. On déjeune dans un snack de l’aéroport et on squatte la table un petit moment !
Retour chez nous vers 23h à l’aéroport et 1h chez nous. Cette 1ère partie de vacances est terminée ! C’était une belle expérience mais passant beaucoup de nos vacances dans les Hautes Pyrénées, nous avons quand même trouvé qu’un tel voyage était bien cher pour des paysages que l’on peut admirer en France. La grande différence c’est la mer et donc comme déjà dit, il faut bien profiter du bateau pour admirer les fjords. Proportionnellement au prix, la croisière méditerranée sur le Splendida m’aura davantage marquée même si je ne regrette pas d’avoir découvert ce beau pays nordique.
J'ai gardé mes journaux de bord et différents documents (plans, guides bus...), si vous avez des questions, je ferai de mon mieux pour répondre et vous aider à préparer votre croisière.
Merci à tous ceux qui ont participé sur ce forum et qui m'ont aidé à prépare la notre! A la prochaine!
Bonjour à tous,
Je commence un post pour avoir des conseils pour notre croisière de cet été (départ le 19 juillet d' Hambourg) : voyage vers le Spitzberg et le cap nord.
Comme la plupart des "forumeurs", je recherche des infos sur les escales, en particulier pour le CAP NORD et le SPITZBERG. Nous pensons visiter BERGEN ET TROMSO sans passer par MSC. Par contre, il me semble inévitable de prendre une excursion MSC pour aller au fameux globe du CAP NORD.
Nous partons avec 2 ados : ma fille qui aura 18 ans juste après la croisière et notre fils qui va avoir 15 ans. Ce serait bien qu'un groupe de jeunes puisse se former rapidement sur le navire, car nous aurons une journée en mer dès le lendemain.
Enfin, nous serons au pont 12 en ambiance AUREA, comme cela est assez nouveau, si certains l'ont testée, je veux bien les impressions.... Dernier point: nous avons réservé le park and cruise au port d'Hambourg, mais je n'arrive pas à avoir plus de précisions de la part de MSC (si le parking est situé loin du navire, le prix exact, la gestion des valises....)
merci à tous pour vos futurs commentaires
nini78
Enfin, nous serons au pont 12 en ambiance AUREA, comme cela est assez nouveau, si certains l'ont testée, je veux bien les impressions.... Dernier point: nous avons réservé le park and cruise au port d'Hambourg, mais je n'arrive pas à avoir plus de précisions de la part de MSC (si le parking est situé loin du navire, le prix exact, la gestion des valises....)
merci à tous pour vos futurs commentaires
nini78
Bonjour,
Nous devons faire une croisière sur le Brillance of the seas du 15 au 25 juillet 2012.
Avez-vous des informations sur l'ambiance, sur la qualité des prestations et sur les escales ?
Merci.
Nous devons faire une croisière sur le Brillance of the seas du 15 au 25 juillet 2012.
Avez-vous des informations sur l'ambiance, sur la qualité des prestations et sur les escales ?
Merci.
Bonjour,
L’automne venant timidement, je me suis dit que cette année devrait être idéale pour une visite du grand Nord. Apres avoir consulté le forum et lu les CR des convertis d’Hurtigruten (Salut!) j’ai décidé de tenter l’aventure.
Réservation prise pour un départ le 16 Novembre de Kirkenes, à bord du MS Richard With (départ le 15 en soirée de Londres, nuit a Oslo, puis vol pour Kirkenes le matin). Il ne me reste que quelques 15 jours pour préparer mon départ. J’avoue que je préfère les départs dernières minutes. Ca m’évite de me languir de mon voyage pendant des mois, et avoir à tout organiser d’un coup, c’est plutôt excitant. La preuve, j’investis dans mes premiers Damart !😎
Je consulte la météo régulierement. Les prévisions évoluent dans tous les sens. Mes émotions aussi. De “Oh, non, on dirait qu’il va neiger!” a “Oh non, on dirait qu’l ne va pas neiger!”. Le week-end avant le départ, je vois des grosses flèches bleues apparaitre sur le site, au lieu des nuages habituels et les températures annoncées descendent dans le négatif. Automne timide, mais oui !🤪
Comment il a dit le cher Pap ? C’est bouclé …on part ! Ou peut-être pas…🤪
Le 15 je suis contactée par Hurtigruten. Le MS Richard WIth n’accostera pas a Kirkenes en raison du mauvais temps (il ne doit pas aimer les flèches bleues). On me propose un départ le 17 sur le MS Trollfjord. Première inquiétude, j’ai pris mon billet indépendamment, je vais avoir des frais. Surtout qu’au moment de la réservation, j’avais constaté que les prix montaient vite. En effet, ils sont maintenant le double de ce que j’ai payé 15 jours plus tôt. Mais Hurtigruten m’annonce que mes frais de transport seront pris en charge. J’apprécie énormément. Je me lancerai dans un éloge quand j’aurai pu leur envoyer le reçu et que le remboursement sera fait. Mais si tout se passe comme ils l’ont promis, cet éloge sera dithyrambique. 🙂😉
Heureusement, changer mes congés à la dernière heure n’est pas un problème avec mon travail. Faire le changement de billet d’avion fut long, fastidieux et couteux. Mais c’est bon.
Ce message est tapé depuis le vol Oslo-Kirkenes, ou a priori le temps est « neigeux » et la température de –2 degrés. Espérons qu’il y a un bateau qui m’attend là-bas...
PS: J'ai apercu le bataeu de l'avion. a suivre.
Cat
L’automne venant timidement, je me suis dit que cette année devrait être idéale pour une visite du grand Nord. Apres avoir consulté le forum et lu les CR des convertis d’Hurtigruten (Salut!) j’ai décidé de tenter l’aventure.
Réservation prise pour un départ le 16 Novembre de Kirkenes, à bord du MS Richard With (départ le 15 en soirée de Londres, nuit a Oslo, puis vol pour Kirkenes le matin). Il ne me reste que quelques 15 jours pour préparer mon départ. J’avoue que je préfère les départs dernières minutes. Ca m’évite de me languir de mon voyage pendant des mois, et avoir à tout organiser d’un coup, c’est plutôt excitant. La preuve, j’investis dans mes premiers Damart !😎
Je consulte la météo régulierement. Les prévisions évoluent dans tous les sens. Mes émotions aussi. De “Oh, non, on dirait qu’il va neiger!” a “Oh non, on dirait qu’l ne va pas neiger!”. Le week-end avant le départ, je vois des grosses flèches bleues apparaitre sur le site, au lieu des nuages habituels et les températures annoncées descendent dans le négatif. Automne timide, mais oui !🤪
Comment il a dit le cher Pap ? C’est bouclé …on part ! Ou peut-être pas…🤪
Le 15 je suis contactée par Hurtigruten. Le MS Richard WIth n’accostera pas a Kirkenes en raison du mauvais temps (il ne doit pas aimer les flèches bleues). On me propose un départ le 17 sur le MS Trollfjord. Première inquiétude, j’ai pris mon billet indépendamment, je vais avoir des frais. Surtout qu’au moment de la réservation, j’avais constaté que les prix montaient vite. En effet, ils sont maintenant le double de ce que j’ai payé 15 jours plus tôt. Mais Hurtigruten m’annonce que mes frais de transport seront pris en charge. J’apprécie énormément. Je me lancerai dans un éloge quand j’aurai pu leur envoyer le reçu et que le remboursement sera fait. Mais si tout se passe comme ils l’ont promis, cet éloge sera dithyrambique. 🙂😉
Heureusement, changer mes congés à la dernière heure n’est pas un problème avec mon travail. Faire le changement de billet d’avion fut long, fastidieux et couteux. Mais c’est bon.
Ce message est tapé depuis le vol Oslo-Kirkenes, ou a priori le temps est « neigeux » et la température de –2 degrés. Espérons qu’il y a un bateau qui m’attend là-bas...
PS: J'ai apercu le bataeu de l'avion. a suivre.
Cat
Bjr, Nous avons opté cette année (mois de mai) pour une croisière sur le MSC Orchestra. Nous levons l'ancre de Copenhague (que je connais déjà) puis nous ferons route vers Kiel, Geiranger, Flaam, Stavanger et Oslo. Pouvez-vous me conseiller concernant les différents sites à découvrir ou les excursions à ne pas rater. D'avance merci
Bonjour,
Je souhaite visiter le grand nord et me rend compte que la majorité des destinations relativement chères : Alaska, Svalbard, Groenland, Canada, Russie.
Pourriez-vous me dire quel pays est à conseiller pour visiter l'arctique sans se ruiner, je suis ouvert à toutes destinations, vous me demanderez probablement ce que je souhaite voir ou faire : observation de la faune, randonner, croisière en bateau etc.. des activités classiques.
Je me dit que la Russie (sibérie) est peut être l'endroit où les couts sont les plus réduits??
Merci pour votre aide.
Je souhaite visiter le grand nord et me rend compte que la majorité des destinations relativement chères : Alaska, Svalbard, Groenland, Canada, Russie.
Pourriez-vous me dire quel pays est à conseiller pour visiter l'arctique sans se ruiner, je suis ouvert à toutes destinations, vous me demanderez probablement ce que je souhaite voir ou faire : observation de la faune, randonner, croisière en bateau etc.. des activités classiques.
Je me dit que la Russie (sibérie) est peut être l'endroit où les couts sont les plus réduits??
Merci pour votre aide.
Bonjour,
Nous aimerions faire un voyage en c.car de 1 mois voir + au mois de juin 2014 au cap nord en passant par l'Allemagne, le Danemark, la Suède, la Norvège au départ de Nantes et retour, quel serai le parcours le plus intéressant(temps et prix), par le ferry au départ Helsingor(Danemark)/Helsingborg(Suède)ou l'autoroute (pont) Copennage/Malmo.
Merci d'avance à bientôt










