Etes vous en mesure de comprendre le rio platense ? Dans tout guide ou livre ou dictionnaire a la page Argentine figure : langue officielle : espagnol ! Pourtant pour ceux qui sont deja venus trainer leur guetres dans le coin, vous avez sans doute du tendre l'oreille si quelques notions d espagnol ( reel ) hantaient votre cerveau . En effet, si la langue espagnole est bien officielement la langue que doivent parler les argentins, des que vous achetez un journal, une revue ou simplement lisez les panneaux dans les rues de Buenos Aires, vous devez admettre que l espagnol tels que vous l avez appris en France ou ailleurs et a mettre au porte-manteau. A vous de dechiffrer peu peu le nouveau vocabulaire, les constructions grammaticales ou pire les conjugaisons qui ont eu tendance a faire au fil des decennies depuis l independance du pays des ecarts de plus en plus grand par rapport a l'espagnol de Madrid. Le 3eme congres de la langue espagnole a lieu pour le moment pour qq jours a Bsas ( sous la presidence du roi d Espagne ...justement qui doit y perdre son ...espagnol ). Et toutes les delegations hispanophones justement etudient et classifient les apports locaux et les specificités nationales ( de quoi faire ! ). Un petit exemple en rio-platense ( uniquement parlé le long du Rio de la Plata--Buenos Aires, Rosiario et en Uruguay a Montevideo ...mais la deja avec qq transformations ) . Bref la langue de tous les jours de plus de 20 millions d'habitant ( quand meme plus que le hollandais, le catalan ou le danois ! ). Si vous arrivez a dechiffrer le texte suivant, c'est que vous etes pret a debarquer a Buenos Aires, sinon armez vous de patience car le rioplatense est peut etre deja une langue a part entiere ! Texte d'Ana María Shua
Entro al bar a tomar un feca y qué veo: un jovato que se pide un submarino. Este chabón está de la nuca, pensé, el submarino ya fue, loco. Pero no, va el mozo y se lo trae: un vaso con leche caliente y una barra de chocolate. "Buen día, che", le digo al mozo. "¿Puede ser una birra?" Me dice: "Querés chop, balón, lata..." "Traete un porroncito, macho", le pido yo. El jovato comenta: "Cuando yo tenía tu edad, cerveza se tomaba sólo en verano y en los munich." En eso entra al boliche una mina rebuena, medio fifí. Le dice al mozo: "Señor, ¿me trae una lágrima sin espuma?" "¿En jarrito?", pregunta. "No, chiquita, nomás." Yo le sonrío, pero la mina me corta el rostro. Se toma su cortadito con poco café y mucha leche y chau pichu, se las toma. A bientot ! Herge !
Original post








