LES BAS-RELIEFS D'ANGKOR VAT
PREMIERE PARTIE
SOURCES
- "Le Cambodge, le groupe d'Angkor et l'histoire" d'Etienne Aymonier – Edité en 1904 (Tome III)
- "Guide Aux Ruines d'Angkor" de Jean Commaille – Edité en 1916
- "Les monuments du groupe d'Angkor" de Maurice Glaize – Edité en 1944
- "Angkor cité khmère" de Claude Jacques
- "Le guide des temples d'Angkor" de Michel Petrotchenko
VISITE DES BAS-RELIEFS D'ANGKOR VAT
- La galerie des bas-reliefs se trouve au premier étage. Ces bas-reliefs ont été sculptés sur une longueur d'environ 600 m. et sur une hauteur de plus de 2 m – soit 8 panneaux – ainsi que dans deux pavillons d'angle : Nord-Ouest et Sud-Ouest.
- Je conseille de visiter ces bas-reliefs dans le sens inverse des aiguilles d'une montre car les descriptions de Maurice Glaize, Claude Jacques et de Michel Petrotchenko se font dans ce sens.
- Une description très détaillée de ces bas-reliefs leur sera très utile. Pour cela je leur conseille deux livres :
"Angkor cité khmère" : description très détaillée mais pas assez "aérée" ce qui rend difficile la compréhension des scènes décrites.
"Le guide des temples d'Angkor" : description également très complète, avec des schémas détaillés qui permettent de bien repérer les endroits particuliers.
- Suryavarman II qui a régné de 1113 - 1150 est le roi constructeur d'Angkor Vat. Nous ne savons pas combien de temps il a fallu pour cette construction, peut-être le temps de son règne ? A sa mort les bas-reliefs n'étaient pas terminés.
Nous savons par une inscription que deux panneaux ont été sculptés au milieu du 16ème siècle :
- Victoire de Vishnu sur les Asuras : selon Claude Jacques ce panneau aurait été sculpté entre 1546 et 1564
- Victoire de Krishna sur l'asura Bana
LES BAS-RELIEFS A VOIR
J'ai retenu quatre bas-reliefs, lesquels à mon avis, méritent une attention particulière :
1°) GALERIE HISTORIQUE, SURYAVARMAN II
- La première section : on peut voir Suryavarman II qui donne ses instructions aux dignitaires agenouillés devant lui
– Derrière le roi, un groupe de prêtres et une rangée de soldats
- D'autres soldats escortent la procession qui emmène les princesses
- Les jeunes femmes sont transportées dans des chariots tirés par des soldats – un nain accompagne une des princesses
- Les troupes partent rejoindre la procession.
- La seconde section : l'armée khmère en procession, sur une longueur de plus de 90 mètres. Le roi Suryavarman II (sur le douzième éléphant) dont son statut royal est exprimé par sa taille, qui est supérieure à celle des 19 généraux qui l'entourent.
- Ces généraux sont représentés, montés sur des éléphants revêtus de leur harnachement de parade. Leurs rangs se reconnait au nombre de parasols qui les entourent.
- Le nom de chacun des personnages nous a été livré par de petites inscriptions gravées sur le bas-relief. Le roi est identifié sous le nom de Paramavishnuloka, son nom posthume qui l'identifie à son dieu après la mort. Ceci indique peut-être que le roi est représenté ici sur le chemin des Paradis illustrant le bas-relief de la galerie suivante "Les cieux et les enfers".
- Le registre inférieur : montre une procession de cavaliers et de fantassins, un groupe de prêtres suit – un groupe de musiciens et des porteurs de bannières précèdent l'arche ou urne, qui contenait, croit-on, le feu sacré
- Partie droite (fin du bas-relief) : identifié au 20ème siècle par une petite inscription, un général d'un régiment, cette inscription a, depuis, fait l'objet d'un acte de vandalisme
- Rompant avec l'alignement strict observé par les troupes khmères, des soldats siamois semblent moins disciplinés.
2°) LE BARATTAGE DE LA MER DE LAIT
Ce grand mythe hindou de la Création tirée du Bhâgavata-Pourâna est ici spectaculairement réalisé sur ce panneau long de 49 m.
A noter que dans la représentation d'Angkor Vat on peut voir les personnages suivants : Ravana, Hanuman ou Sugriva ? Or ceux-ci sont des personnages d'une autre légende le Ramayana. Il s'agit donc d'un ajout khmer.
La version khmère du Ramayana se nomme le Reamker, voir http://vorasith.online.fr/cambodge/
Voici un résumé de ce barattage de la mer de lait :
L'amrita, nectar garantissant l'immortalité, n'avait pas resurgi de l'océan cosmique (l'Océan ou Mer de lait) lors d'un des cycles de création d'un monde nouveau. Ceci constituait une grave menace pour l'ordre établi, car les Dévas (dieux) avaient besoin de ce nectar pour maintenir leur supériorité sur les Asuras (démonsou anti-dieux. Il fut donc décidé de baratter l'Océan cosmique pour récupérer l'amrita.
Cette tâche formidable nécessitait la participation des dieux, mais ceux-ci ne suffisaient pas. Vishnu s'assura de la collaboration des asuras en leur promettant, en cas de succès, une part de la liqueur d'immortalité. Les dieux n'acceptèrent ce plan que lorsque Vishnu leur promit qu'une fois l'amrita récupérée, il interviendrait pour que les asuras ne puissent pas en boire une goutte.
On arracha le Mont Mandara pour servir de baratte. Le naga géant Vasuki qui reposait au fond de l'océan, fut réquisitionné pour servir de corde géante, enroulée autour du Mont le Mandara. En tirant tour à tour sur le corps de Vâsuki, les devas et les asuras font tourner la montagne pendant 1000 ans pour baratter la mer cosmique pour produire de cette façon l'amrita. L'entente entre les dieux et les asuras cessa dès que l'amrita apparut : les dieux ne tinrent pas leur promesse d'en donner la moitié aux asuras qui dès lors tentèrent de la voler...
Le barattage fit également surgir de nombreuses créatures de l'océan dont les apsaras : les inscriptions disent qu'elles étaient la récompense des guerriers morts héroïquement au combat. Il s'agit de danseuses célestes.
La représentation du barattage
- A gauche on voit Ravana, à dix têtes, qui tient les cinq têtes du naga Vasuki. Dans le bas du panneau, Vasuki est représenté à nouveau, reposant sur le fond de l'océan.
- On voit ensuite 92 assuras qui tiennent dans les bras le naga Vasuki.
- Au centre on voit Vishnou qui contrôle la manœuvre. Les opinions divergent sur l'identité du dieu de plus petite taille qui vole au-dessus de Vishnu (une seconde représentation de Vishnu ? Indra ?)
- L'avatar de Vishnu, la tortue Kurma, empêche la montagne-pivot de sombrer dans l'océan.
- A droite on voit 88 dévas qui tiennent le naga Vazuki.
- En haut du panneau on voit les apsaras qui dansent
- A la fin du panneau, c'est un singe, pas un dieu comme ce devrait être le cas, qui tire la queue de Vasuki, ici également les experts ne s'accordent pas sur son identité : Hanuman ? Sugriva ?
Nota : après le Barattage de la mer de lait, sur le mur il y a une inscription du début du XVIIIème siècleracontant la construction du chedei, monument funéraire, aujourd'hui ruiné, juste en dehors de la galerie. (Claude Jacques).
3°) CIEUX ET ENFERS, JUGEMENT DES MORTS.
Après un grave éboulement de la galerie des bas-reliefs des "Cieux et des Enfers", en 1947, les travaux de remontage ont été entrepris par Henri Marchal et Jacques Lagisquet (membre de l'EFEO de 1942 à 1948), et terminés en 1950. Jacques Lagisquet a reconstitué en carreaux de ciment patiné le plafond de cette galerie.
Une grande partie des cieux avait été trop endommagée pour être reconstituée
Heureusement, en 1873, Louis Delaporte avait fait faire des moulages en platre.de cette section. (1)
- LA PREMIERE SECTION : LE JUGEMENT DE YAMA, DIEU DES MORTS
- Partie supérieure : on notera que les gens importants et riches partent vers les paradis
- Un couple royal est accueilli par deux personnages agenouillés ; vers la droite, deux femmes remettent un présent à une princesse.
- Sur deux registres, une procession de dignitaires transportés dans des palanquins, ou sur des trônes dont le déplacement nécessite un grand nombre de porteurs.
- Partie inférieure : Les moins fortunés et pauvres commencent un long et très pénible voyage vers les enfers.
- Les condamnés, corde au cou, sont brutalement dirigés vers les enfers. Comme si les coups infligés par les démons n'étaient pas suffisants, des animaux viennent harasser les victimes : un lion et un serpent, un éléphant et des chiens, un rhinocéros, des serpents et un tigre.
- Après 18 m, on voit Yama sur son buffle, il a 18 bras (dont 16 sont des sabres). Le dieu supervise le jugement des pécheurs dont il a confié la charge à ses deux assistants, Dharma et Chitragupta. Ces assistants décident du sort des pécheurs. Ils déterminent l'enfer dans lequel chaque pécheur doit être envoyé, en fonction du type de crime commis. Ces pécheurs, par une trappe sont envoyés au supplice.
- LA SECONDE SECTION : LES PARADIS ET LES ENFERS
Le registre supérieur : les paradis :
- Une succession de trente-sept palais célestes portés par des lions et des garudas (19 sont occupés par des princes, 18 par des princesses).
- Paramavishnuloka (nom posthume de Suryavarman II) dans son palais céleste ?
- A droite de Paramavishnuloka c'est la partie qui a été endommagée
Le registre inférieur : les enfers (2)
- Des petites inscriptions mentionnent les noms de 30 des enfers, sur un total de 32. La plupart des noms (l'amas de vers, le lac de pus, le lac de moelle, l'enfer où l'on brise les os) font frémir.
- Où l'on est écrasé sous une montagne. C'est l'enfer Avici destiné à ceux qui, bien que vivant dans l'abondance, commettent des péchés
- le 3ème enfer, celui de la rivière Vaitaranî, où les démons utilisent de longues pinces pour arracher la langue de leurs victimes
- Ceux qui ont volé du riz ont le ventre rond, on leur a fait absorber du métal en fusion
- Des hommes jetés dans un chaudron ou rôtis à la broche
- Au 6ème enfer, Nirucchvâsa, où les damnés sont cuits à petit feu
- Le lac brûlant du 9ème enfer, Taptalâkshâmaya
- Le broyage des os dans le 10ème enfer, Ashthibhanga
- Dans l'enfer suivant, Krakaccheda, les gourmands sont sciés en deux, ce qui paraît un peu hors de proportion
- Les gens qui volent des liqueurs fortes, la femme d'autrui, qui s'approchent de l'épouse de leur guru, ont mis en pièces par des oiseaux de proie et jetés dans un lac de pus gluant
- Dans le 23ème enfer, Kâlasûtra, des démons rôtissent un homme à la broche
- Le 29ème est Çîta, l'enfer gelé, où l'on peut voir des voleurs grelotter
- Quelques mètres avant la fin, on voit dans l'enfer Mahâraurava une punition fort déplaisante à ceux qui ont volé des fleurs dans les jardins de Shiva : on enfonce des clous dans toutes les parties du corps des victimes, attachées à des cadres.
4°) LA BATAILLE DES DIEUX ET DES ASURAS
Ce bas-relief, bien sculpté, long de 94 m, montre une bataille non identifiée entre les dévas et les asuras.
George Cœdès (membre de l'EFEO de 1911 à 1929, directeur de 1929 à 1947) voit dans ce panneau "un précieux document iconographique, tous les grands dieux du Panthéon Brahmanique, portant leurs attributs classiques et chevauchant leurs montures traditionnelles"… (Maurice Glaize).
Au début du panneau dix des dieux n'ont pas être identifiés avec certitude
On voit ensuite les dieux suivants :
- Kubera, dieu de la richesse, sur les épaules d'un Yaksha (génie bon ou mauvais)
- Agni , dieu du Feu, sur un char tiré par un rhinocéros
- Skanda, dieu de la guerre, sur un paon
- Indra, sur un Airavata (éléphant)
- Vishnu à quatre bras sur Garuda (mi-homme, mi-oiseau) –
- L'asura Kâlanemi aux têtes étagées et bras multiples sur un char tiré par des chevaux
- Yama, dieu de la mort et juge suprême, sur un char tiré par des buffles
- Çiva tirant à l'arc, sur un char tiré par le taureau Nandin
- Brahma sur son hamsa (oie)
- Sûrya le dieu Soleil, se détachant sur son disque, sur un char tiré par des chevaux
- Varuna , dieu de l'Océan, debout sur un nâga à cinq têtes.
(1) Louis Delaporte (1842 - 1925) avait participé à plusieurs expéditions. Lors de sa seconde expédition de 1873 à 1874 il a fait faire de nombreux plâtres des bas-reliefs. Il a également rapporté un grand nombre de pièces qui sont maintenant au Musée Guimet à Paris.
Il a écrit un livre qui relate cette expédition, sous le titre "Voyage au Cambodge. L'architecture khmère" qui a été réédité. J'ai trouvé ce livre très intéressant.
On peut le consulter sur le site "Galica – BNF" : gallica.bnf.fr/...2148/bpt6k6204681f.r
Je donne des détails sur Louis Delaporte dans un post "L'art khmer dans les collections du musée Guimet"
https://voyageforum.com/v.f?post=6703899#6703899
Fin 2013 (jusqu'en Janvier 2010) au musée Guimet il y a une exposition temporaire "Louis Delaporte et le Cambodge". On a pu y voir des plâtres de la partie détruite du bas-relief de la galerie des "Cieux et des enfers"
Lors de cette exposition le livre "Angkor naissance d'un mythe, Louis Delaporte et le Cambodge" (sous la direction de Pierre Baptiste et de Thierry Zéphir) a été édité.
(2) Les enfers
Je pense que la description des enfers la plus complète et la plus détaillée est celle d'Etienne Aymonier (1844 – 1929) dans son tome III "Le Cambodge, le groupe d'Angkor et l'histoire" (p. 265 à 273), édité en 1904
Jean Commaille a repris cette description dans son livre "Guide aux ruines d'Angkor", édité en 1916
Pourriez-vous expliquer pourquoi ces temples construits vers les XI XII ou XIII emes siècles ne l'ont pas été selon les principes de voute et contreventement des pierres et linteaux connus depuis les romains, mais par de simples empilements, méthode désuète à cette époque qui fragilise les structures. On en voit le résultat.
A noter aussi que pendant qu'ils construisaient ces innombrables temples ils n'ont pas été foutus d'entretenir les réseaux de canaux qui correspondait a leur vrai génie. D'ou leur déclin extrêmement rapide.
D'accord avec ces éléments?
Merci
« On parle toujours de la violence du fleuve qui déborde ses berges - jamais de la violence des berges qui enserrent le fleuve... » disait Berthold Brecht
Pourriez-vous expliquer pourquoi ces temples construits vers les XI XII ou XIII emes siècles ne l'ont pas été selon les principes de voute et contreventement des pierres et linteaux connus depuis les romains, mais par de simples empilements, méthode désuète à cette époque qui fragilise les structures. On en voit le résultat
Lorsque l'on compare la chronologie de divers pays, on se rend compte que certains d'entre eux ont découvert des techniques particulières. D'autres pays ont découvert ces techniques beaucoup plus tard…
Je pensais (comme d'autres personnes) que la clé de voute avait été utilisée pour la première fois par les romains. Suite à des lectures récentes j'ai appris que les clés de voute avaient été utilisées auparavant dans l'antiquité en Assyrie, en Egypte (probablement lors des pharaons de la dynastie des Ptolémée, d'origine grecque : Alexandre le grand, Cléopâtre…), puis par les grecs et les romains.…
Les khmers ne connaissaient pas la clé de voute. Lorsque j'ai lu (en 2000) le livre de Maurice Glaize "Les monuments du groupe d'Angkor", il parlait de voute en encorbellement. Je sais ce qu'est une construction avec des encorbellement mais pas des voutes. C'est une fois sur place que j'ai compris ce terme en constatant qu'il n'y avait pas de clé de voute.
On peut également constater qu'assez souvent les khmers ne montaient pas des murs avec des blocs de pierre placés en quinconce, ce qui rendait fragile ces constructions. On peut constater qu'à certains endroits il y a, avec le temps, des écarts importants entre ces blocs de pierre, ce qui a entrainé parfois des éboulements.
On peut donc dire que les Khmers maitrisaient très mal les techniques de construction.
A noter aussi que pendant qu'ils construisaient ces innombrables temples ils n'ont pas été foutus d'entretenir les réseaux de canaux qui correspondait a leur vrai génie. D'où leur déclin extrêmement rapide.
Nous savons que sur le site d'Angkor il y avait des canaux pour irriguer les rizières, car une population importante habitait sur ce site. Les canaux étaient entretenus mais par la suite ce n'était plus le cas.
Une nouvelle technique, le Linar, a permis d'étudier te terrain et l'on a pu voir l'emplacement des nombreux canaux.
Sur ce forum, Fabrice (FabGreg) a été le premier à parler de cette technique qui a été utilisé au Cambodge.
Il m'avait précisé ceci : "C'est pour Angkor que j'en ai entendu parler la première fois, mais la technique a été employée pour la 1ère fois en 2009 au Belize autour du site archéologique de Caracol. Puis appliquée aux autres sites archéologiques du Péten, tout particulièrement au Guatemala. La technique du lidar y est particulièrement utile du fait de la jungle ambiante".
LE DECLIN DE L'EMPIRE KHMER :
Jayavarman VII : (1181 - 1215) est le dernier grand roi qui a fait construire énormément de temples.
Il s'agit d'une œuvre considérable, construite en peu d'années et qui dut mobiliser toutes les ressources de la nation ce qui fit écrire à Geoges Coedés que "le Cambodge fut saigné à blanc par un despote avide de prestige".
Les successeurs de Jayavarman VII sont :
Indravarman II : 1215 - 1243
Jayavarman VIII : 1243 – 1295
Çrîndravarman : 1295 – 1307
Çrîndrajayavarman : 1307 – 1327
Jayavarman Parameçvara : 1327 - ?
Ces rois ont construit très peu de temples importants.
Jayavarman VIII a fait construire le Mangalartha (ou Monument 487). "Son principal intérêt réside dans le fait qu'il est le dernier monument d'Angkor daté avec quelques précisions" (Claude Jacques).
Concernant les deux derniers rois on ne sait pas grand-chose sur eux, on ne connait même pas la date de fin du règne de Jayavarman Parameçvara. Il y a peut-être eu d'autres rois après lui ?
Il y a plusieurs raisons du déclin de l'Empire Khmer. Les spécialistes émettent diverses hypothèses.
Le déclin aurait peut-être commencé après Jayavarma VII ?
La date retenue pour la fin de l'Empire khmère est 1432, date correspondant à l'invasion des siamois (en 1939 le Siam a changé de nom pour devenir la Thaïlande), à ce moment-là le site d'Angkor a été abandonné.
Claude Jacques a écrit un compte rendu : "Les derniers siècles d'Angkor" : Académie des inscriptions et belles lettres p; 363 – 386 (2000)
Bonjour
Un grand merci pour toutes ces précisions
Au plaisir de vous lire.
Un autre Jacques
« On parle toujours de la violence du fleuve qui déborde ses berges - jamais de la violence des berges qui enserrent le fleuve... » disait Berthold Brecht
j'ai beaucoup aimé ton intervention , sérieuse , bien documentée ; j'ai demandé à un ami Kroussar , véritable érudit dans ce domaine de lire tes messages , il les a trouvé "bons" de sa part un beau compliment ;
hélas il ne veut plus intervenir sur aucun forum , ni communiquer , ayant été trop déçu par certaines personnes , méconnaissant ce sujet , parfois même arrogants !
au pays depuis plus de 40 ans , ayant collaboré avec des archéo de l'EFEO , avec humilité il préfère se mettre en retrait dans son village .
voici ce qu'il me dit sur tes interventions ;
"que tu as recopié Jean COMMAILLE , dans son livre édité en 1916 "guide aux ruines d'Angkor ", ce qui est une bonne référence ;
même si cet homme n'était ni archéologue , ni historien , mais un ex légionnaire , passionné de dessin et de peinture ;
la seule erreur que Kroussar signale est quand tu dis (ou Commaille ):
"à noter que dans les représentations d'Angkor Vat on peut voir les personnages suivants : RAVANA , HANUMAN ou SUGRIVA (?) ;or ceux ci sont des personnages d'une autre légende le RAMAYANA ;il s'agit donc d'un RAJOUT KHMER "
FAUX ! dit Kroussar puisque le RAMAYANA , tout comme le MAHABHARATA sont des épopées HINDOUES !
note , je sais qu'il a étudié durant au moins 2 années ces deux livres sacrés )
ceci dit le mieux serait que tu prenne note de sont blogue , là tu comprendra mieux QUI est Kroussar , et tu découvriras son incroyable roman historique "LA LONGUE QUETE , que l'on peut lire gratuitement sur "mon BestSeller .com",
on peut aussi le trouver sur google à ROMAN HISTORIQUE/
KROUSSAR/CAMBOGE ; à ce jour plusieurs milliers de lectures , sans publicité !
la lecture auparavant des COMMENTAIRES est édifiante tant ceux ci sont élogieux ; de ma longue vie (77 ans ) , je n'ai jamais lu un témoignage aussi poignant ou tout est AUTHENTIQUE , de la part d'un personnage aussi humble !
ci joint les références de son blog;
"http://forumcambodge.e-monsite.com/pages/le-pelerin-d-angkor/
nul en informatique j'espère que je ne suis pas trompé ;
note/ il est possible que sur VF tu as déjà vu de ma part de l'information concernant son roman ;
SI par bonheur tu peux le lire même via le net (pas en librairie mais tu comprendras après lecture pourquoi ! )
merci de me dire ce que tu en penses .
cordialement
Jacques
oui ! encore un Jacques !
J'ai lu l'année dernière , sur tes conseils, le livre de Monsieur Kroussar que j'ai trouvé fort passionnant. C'est ainsi que j'ai découvert "mon Bestseller.com".
Je serai de passage à Kep au Tara Lodge pour quelques jours en février prochain.
courant février je serai en France , ce qui est exceptionnel ;en principe je devrai rentrer mi février , mais rien n'est certain ;
de toutes façons à mon retour je te contacte , et si cela est possible on pourra se voir , avec plaisir .
cordialement
Jacques
Bonjour Jacques
Je constate que tu as lu en détail ce que j'ai écrit. Je sais que tu as déjà parlé de Kroussar sur ce forum.
la seule erreur que Kroussar signale est quand tu dis (ou Commaille ): "à noter que dans les représentations d'Angkor Vat on peut voir les personnages suivants : RAVANA , HANUMAN ou SUGRIVA (?) ;or ceux ci sont des personnages d'une autre légende le RAMAYANA ;il s'agit donc d'un RAJOUT KHMER "
FAUX ! dit Kroussar puisque le RAMAYANA , tout comme le MAHABHARATA sont des épopées HINDOUES !
Ce que j'ai écrit est exact.
Voici ce qu'a écrit Claude Jacques dans son livre "Angkor Cité Khmère" :
"Dans les premiers cinq mètres, l'armée des assuras est alignée avec des chevaux et des éléphants : le barattage commence immédiatement après et la première chose que vous voyez est un assura géant à dix têtes – Ravana – tenant les cinq têtes du naga géant Vasuki - La présence de Ravana et d'Hanuman de chaque côté est tout à fait singulière et n'appartient pas à la légende originelle. C'est un apport khmer, faisant entrer dans l'antique légende les personnages du Ramayana".
En 2002 lors de mon premier séjour, je n'avais pas regardé en détail le barattage de la mer de lait. Lors de mon second séjour en 2006, j'ai trouvé sur place le livre de Claude Jacques, j'ai alors regardé en détail ce bas-relief et j'ai vu que Ravana était représenté à gauche et un singe était représenté à droite.
Je ne suis pas du tout un érudit comme Kroussar et je n'ai pas passé deux ans à étudier le Mahabarata et le Ramayana.
J'ai uniquement lu le Ramayana qui est une légende relatant la vie de Rama qui est un avatar de Vishnou.
Dans le Ramayana, Ravana est un démon, c'est d'ailleurs lui qui a enlevé Sita, l'épouse de Rama – Sugrîva est le roi des singes – Hanuman : est également un singe. Il est le général en chef de l'armée des singes.
Michel Petrotchenko, dans son livre "Le guide des temples d'Angkor", a écrit ceci à propos de la partie droite
"C'est un singe, pas un dieu comme ce devrait être le cas, qui tire la queue de Vasuki (ici également les experts ne s'accordent pas sur son identité : Hanuman ou Surgriva ?)"
J'avais également écrit ceci : "Ce grand mythe hindou de la Création tirée du Bhâgavata-Pourâna est ici spectaculairement réalisé sur ce panneau long de 49 m".
Là encore je me suis basé sur les écrits d'un spécialiste Maurice Glaize qui a écrit "Les monuments du groupe d'Angkor". Dans le passage sur le barattage de la mer de lait il a écrit ceci :
"C'est tiré du Bhâgavata-Pourana, la grande scène universellement connue et tant de fois représentée dans l'art khmer le barattement de la mer de lait…"
A noter qu'il emploie le mot le mot "barattement", il me semble que le mot "barattage" serait plus exact (dictionnaire Hachette).
Je ne connais pas le Bhâgavata-Pourana. Les spécialistes dans l'hindouisme pourront peut-être me renseigner.
Comme tu peux le constater je n'ai rien inventé, je me suis basé sur les écrits de spécialistes.
j'ai demandé à un ami Kroussar, véritable érudit dans ce domaine de lire tes messages,
Désolé, Jacques, écrire un roman historique ne fera jamais de son auteur un historien.
Tout juste un romancier qui se sert de faits historiques comme toile de fond. Sans
d'ailleurs aucune garantie de leur crédibilité. Quand on sait que l'œuvre imaginaire de Kroussar se passe dans les années 70, et que sa diffusion est confidentielle, je doute de son expertise sur les fresques d'Angkor. Cela étant, je ne remets pas en cause que le personnage puisse être sympathique.
Quoiqu'il en soit, je me demande ce que vient faire le bouquin de Kroussar dans un fil de discussion relatif aux fresques d'Angkor. Et ce n'est pas la 1ere fois que vous saisissez l'occasion de le placer...
que de confusion !
que d'amalgames !
que d'erreurs de jugement !
AVANT TOUT ;AVEZ VOUS LU LE ROMAN HISTORIQUE DE KROUSSAR ?
si , NON , inutile de converser .
on ne peut émettre une opinion sur un sujet donné , que si l'on a une bonne connaissance de celui ci ! n'est ce pas ?
bonjour
il n'est rare de trouver dans une seule réponse tant d'erreurs :à savoir/
1/"un roman historique ne fera jamais de son auteur un historien"
réponse :
QUI a pu sortir une telle stupidité ? JAMAIS Kroussar ce serait abaisser à une telle ineptie ! qui ne vient que de votre imagination malsaine ;
2/" tout juste un romancier qui se sert de faits historiques comme toile de fond , aucune garantie de leur crédibilité ....quand on sait que l'oeuvre imaginaire ..............et que sa diffusion est confidentielle ...
réponse :
Kroussar n'a jamais été romancier , et n'a nullement besoin de faits historiques pour raconter SON histoire vécue, dans SON roman AUTOBIOGRAPHIQUE ou TOUT est AUTHENTIQUE , même les traumatismes psychologiques ou encore les cicatrices sur son corps toujours présents ;ça ira comme explications ?
3/"sa diffusion confidentielle" !!
réponse :
mais qu'elle mauvaise foi ! à ce jour et sans aucune publicité, seulement en lecture via le net , ce roman d'exception a été lu par:
6836 lecteurs ! une telle oeuvre n'est pas pour vous ;vous ne la méritez pas ! est ce de la frustration , de la jalousie qui vous hante ?
4/ " je doute de son expertise sur les fresques d'Angkor , "
réponse :
ce sont des archéologues de l' EFEO (vous me sembler si ignorant que je précise :Ecole Française d'Extrême Orient )
qui l'ont initié , et ses longues recherches et études sur le terrain , aidé par les meilleures références écrites connues , ont fait de lui , bien plus qu'un passionné mais véritable connaisseur ! et surtout en toute humilité !
5/ "je me demande ce que vient faire le bouquin de Kroussar dans le fil de la discussion ....."
réponse :
pauvre homme! , SI vous aviez eu au moins l'honnêteté de lire et comprendre , ce témoignage historique , et non bouquin , vous auriez vu que son auteur à plusieurs reprises parle des fresques d'Angkor ! SI vous voulez mieux connaitre son travail à ce sujet; lisez donc son blog !
là vous cesserez vos sarcasmes ;
petite confidence , je viens de lire en MP plusieurs intervenants , en parlant de vous ;
vous comparez à un TROLL !! , tout est dit .
trop occupé , je ne saurai répondre désormais à aucun de vos messages .
Votre hargne est incompréhensible. Je vous rappelle que c'est vous même qui expliquez qu'il s'agit d'un roman. Ou d'un récit authentique. C'est selon. Non seulement dans les messages de ce fil de discussion mais également dans un précédent fil :https://voyageforum.com/v.f?post=9266567;search_string=Kroussar
Cela étant, présenter un inconnu, qui écrit un bouquin qui se passe dans les années 70 sous un pseudonyme, comme une autorité sur les fresques d'Angkor est audacieux, pour ne pas dire autre chose...
Mais si j'en crois vos précédents messages promotionnels, le mystérieux Kroussar a plus d'une corde à son arc : "physicien, ingénieur, dépositaire de brevets en détection, astronome éclairé, archéologue en archéologie des temples d'Angkor, en civilisations anciennes et disparues etc". A quand un récit authentique sur les Illuminati, le secret révélé des pyramides, l'Atlantide ou le nombre d'or?😉
En attendant, merci à l'initiateur du fil de discussion pour ses messages très documentés. Pour ma part, comme pour tous les gens censés, je ne mettrai jamais l'énigmatique Kroussar sur la liste des spécialistes temples d'Angkor. Un peu de sérieux.
Bonjour à tous
Informations : avant de poursuivre voici quelques informations concernant les membres de l'Ecole Française d'Extrême-Orient (EFEO).
L'EFEO : on peut trouver des renseignements sur les membres de l'EFEO de la manière suivante :
- Sur le site de l'EFEO : https://www.efeo.fr/
- Dans la page d'accueil, à gauche clic sur CHERCHEURS D'ASIE - Dans la fenêtre clic sur Cliquez ici
- Sélectionner le pays ou Index alphabétique
- On trouve alors une biographie du membre sélectionné ainsi que ses publications ; il s'agit souvent de BEFEO (Bulletins de l'EFEO), les arts asiatiques…
Les BEFEO : on trouve les articles sur le site Persée : https://www.persee.fr/collection/befeohttps://www.persee.fr/collection/befeo
- Exemple : BEFEO, 1929, XXIX. Pages 542-548. Sélectionner l'année, le N° du livre, le nom de l'auteur et les pages.
- Petite astuce : le BEFEO apparait sous forme de Pdf. En haut à gauche de l'article il y a plusieurs icônes. Cliquer sur l'icône en dessous de Pdf, on passe alors sur la "version texte", cela facilite la lecture de l'article et on peut alors faire un copier-coller (à mettre par exemple dans un document Word)
Il est très difficile de trouver un article lorsque l'on a aucune référence (ceci est valable pour les arts asiatiques…). En haut il y a une case recherche mais qui est totalement inefficace.
Certains auteurs – par exemple Madeleine Giteau dans son livre "Histoire d'Angkor" – donnent les références des BEFEO, mais ce n'est pas toujours le cas…
DANS LA PARTIE "LES ENFERS" J'AI ECRIT CECI :
Je pense que la description des enfers la plus complète et la plus détaillée est celle d'Etienne Aymonier (1844 – 1929) dans son tome III "Le Cambodge, le groupe d'Angkor et l'histoire" (p. 265 à 273), édité en 1904
Jean Commaille a repris cette description dans son livre "Guide aux ruines d'Angkor", édité en 1916.
Nota : j'ai commis une erreur que je corrige, ce livre n'a pas été édité en 1916 mais en 1912
Etienne François AYMONIER : 1844 - 1929
Il était officier et administrateur colonial français, spécialiste des cultures khmères et cham. Il est l'auteur d'une étude en trois volumes sur le Cambodge qui donne pour la première fois les traductions des inscriptions trouvées sur le site.
Il joue aussi un rôle (avec Louis Delaporte) en 1899 dans la fondation de l'EFEO. Il prendra en charge en 1908 la Conservation du site d'Angkor.
- Pour plus de détails, voir sa bibliographie par George Coedès, "Étienne-François Aymonier" (1844-1929). BEFEO, 1929, XXIX. Pages 542-548
Œuvres :
"I - Le Cambodge. Le royaume actuel" : Editions Leroux, Paris, 1900-1904). Réédité en 2014 par la BNF (24,80 €). Disponible sur "Gallica": gallica.bnf.fr/...0s.r=cambodge.langEN
"II - Le Cambodge. Les provinces siamoises" : Editions Leroux, Paris, 1900-1904) Réédité en 2014 par la BNF (23,90 €). Disponible sur "Gallica": gallica.bnf.fr/...14.r=cambodge.langEN
"III - Le Cambodge. Le groupe d'Angkor et l'histoire, (Editions Leroux, Paris, 1900-1904). Réédité en 2014 par la BNF (34,10 €). Disponible sur "Gallica" : gallica.bnf.fr/...2g.r=cambodge.langEN
Jean COMMAILLE (1868 - 1916)
Je connaissais Jean Commaille comme ayant été le premier Conservateur du site, chargé de la conservation et de la restauration des monuments d'Angkor. Je savais également qu'il avait été assassiné alors qu'il transportait la paye de ses ouvriers et qu'il avait été est inhumé à proximité du Bayon.
J'ai donc cherché autour du Bayon. J'ai trouvé un chemin au Sud-Ouest du Bayon (près de la route qui va à la Porte Sud d'Angkor Sud.). Au bout du chemin il y a sa sépulture.
Il était membre de l'EFEO de 1900 à 1916.
Jean Commaille s'est consacré au dessin et à la peinture. En 1886, sans ressource, il s'est engagé Légion étrangère en Indochine.
A l'issue de son engagement en 1898, il trouve un emploi au Cambodge dans les Services civils du Protectorat. Il visite alors des temples khmers et séjourne notamment à Angkor en 1899.
En 1900, il entre à l'EFEO comme secrétaire-trésorier et se voit confier l'installation du premier musée de Saigon.
En 1907, la rétrocession des provinces occidentales du Cambodge par le Siam place les monuments d'Angkor sous la responsabilité de l'EFEO. Jean Commaille accepte alors d'en assurer la surveillance en tant que commis des Services civils en mission à Angkor,
Il va progresser : en Juillet 1908), il devient officiellement le premier Conservateur du site, chargé de la conservation et de la restauration des monuments d'Angkor. Sans attendre sa nomination officielle, il dresse avec E. Lunet de Lajonquière la liste des travaux de conservation à effectuer en priorité, notamment le dégagement d'Angkor Vat et du Bayon.
Ses efforts portent principalement sur le dégagement d'Angkor Vat (1908-1910) et du Bayon (1911-1914), mais aussi sur les chaussées nord et sud d'Angkor Thom (1910-1912), les Terrasses royales (1911) et les Preah Pithu (1912). Il entreprend enfin, au Baphuon, le débroussaillement du Bouddha couché (1908)…, les photographies de ses bas-reliefs (1912) et les premiers sondages (1915).
C'est en se rendant sur les chantiers avec la paye de ses ouvriers qu'il est assassiné le 29 avril 1916. Jean Commaille est inhumé à proximité du Bayon, dans un caveau surmonté par un pyramidion érigé en sa mémoire. Trois de ses agresseurs sont condamnés à mort et exécutés à Phnom Penh tandis que son serviteur purge 18 mois de prison, pour s'être enfui après le meurtre.
- Voir le site de l'EFEO "chercheur d'Asie"
- Pour les détails de sa vie, voir l'article de Nadine André : Un "peintre du dimanche" à Angkor : Jean Commaille : Arts asiatiques 47 (1992), p. 29-39.
https://www.persee.fr/doc/arasi_0004-3958_1992_num_47_1_1319
Bonjour,
Lors de ma seule et unique visite d'Angkor, j'avoue que la fresque évoquant l'épopée du Ramayana avait retenu mon attention tout au plus 2 heures. Mais votre message a aiguisé ma curiosité. J'ai donc fait quelques recherches. Selon notamment François Martini, de l'EFEO, citant d'autres auteurs, si la fresque présente effectivement quelques variantes avec le texte en sanskrit, c'est parce que les artistes ont reproduit une version locale (donc khmer) du Ramayana. Cela confirme ce que vous avez déjà écrit.
Son article est sur Persée :
https://www.persee.fr/doc/befeo_0336-1519_1938_num_38_1_4726?q=Ramayana+Angkor
Sur François Martini :
https://www.efeo.fr/biographies/notices/martini.htm
Je te remercie pour ton post, je constate que tout comme moi tu est curieux de découvrir de nouvelles choses sur les temples d'Angkor.
Je ne connaissais pas François Martini de l'EFEO. Je vais lire son BEFEO.
Livngston dans sa réponse à ton post t’avait traité avec mépris en écrivant : L' EFEO (vous me sembler si ignorant que je précise : Ecole Française d'Extrême Orient).
Tout le monde ne connait pas l'EFEO. Ton post prouve contrairement à l'absurdité qu'avait écrit Livgnston que tu connais l'EFEO
Et lui sait-il ce que c'est : cella, antarala, mandapa, Dharmaçâlâ, Dvârapâla, Voûte à encorbellement…
Il est possible qu'il ne sache pas ce que c'est, mais jamais je lui dirai que c'est un ignorant.
et bien voilà le double visage de Snacke vient de s'afficher !
suite à ce post insultant à mon égard , je ne te demande même pas d'excuses , comme toi tu l'exigeais sur" la place publique" !! alors que j'avais envoyé un message d'apaisement , qu'elle arrogance !
monsieur est susceptible !, ton égo blessé , tu ne supporte pas de perdre ta crédibilité ;il n'y a aucune raison , tout le monde peut se tromper ;c'est ce que tu me disait ;
et l'humilité tu connais ?
ceci dit , on va en rester là ;"ite missa est "
ce qui ne m'empêchera pas de continuer à lire tes récits , bien construits , bien documentés , ne serait ce que pour modérer ma réelle ignorance DANS CE DOMAINE ;
tu vois l'honnêteté , c'est aussi , re connaitre ses faiblesses , et à une personne (qui vous méprise) lui dire que ses textes sont de qualité / Jacques.
J'ai lu (vite fait, en grande partie) le bouquin de Kroussar, la Longue Quête, votre ouvrage de référence.
Tout d'abord, sur le site de téléchargement, il est classé à la rubrique "roman historique", c'est à dire, une fiction se basant sur des faits historiques. Et non pas à la rubrique "témoignage" ou "autobiographie".
Ensuite, l'auteur lui même y explique que c'est un roman historique...
Comme le site n'est pas à une contradiction près, on y apprend que le livre, censé être une fiction, raconte des faits ... réels et que son auteur y fait des révélations fracassantes. Pour cette raison, il est écrit sous un pseudonyme afin de préserver l'anonymat du mystérieux Kroussar. Sauf que l'auteur donne tout un tas de précisions sur sa vie qui le rendent facilement identifiable. Sans compter qu'il diffuse ... sa photo. Ce qui est bien imprudent pour quelqu'un qui veut rester anonyme...😉
En résumé, côté marketing, peut mieux faire...
Vous soutenez que Kroussar est un érudit sur l'ensemble d'Angkor.
Il y a bien un chapitre consacré au site d'Angkor que l'auteur explique découvrir pour la 1ere fois en 2013. On est loin des années d'études sur le site. Ce chapitre de moins d'une vingtaine de pages, agrémenté de photos et de croquis, est le récit d'une visite où se mêlent envolées lyriques, théories fumeuses sur les ondes cosmiques et autres "révélations" sur les secrets d'Angkor.
En résumé, les guides de voyage sont mieux documentés sur le sujet...
Il est donc audacieux de prétendre que Kroussar fait autorité en la matière. Point positif toutefois, l'auteur est agréable à lire ...
Lors de ma seule et unique visite d'Angkor, j'avoue que la fresque évoquant l'épopée du Ramayana avait retenu mon attention tout au plus 2 heures.
Pour ma part, j'ai beau avoir consacré plus de 6 h à la visite d'Angkor Vat, guide Petrochenko en main, je me dis qu'il en faudrait autant pour exploiter in situ la synthèse qu'en présente Schnacke67.
Mais c'est aussi l'une des magies d'Angkor, y trouver durablement sources d'émerveillement. Rejoignant la conclusion émouvante de Pierre Baptiste dans le superbe documentaire "Angkor redécouvert".
Grand merci à Schnake67 pour cette transmission de savoirs.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Pour ma part, j'ai beau avoir consacré plus de 6 h à la visite d'Angkor Vat, guide Petrochenko en main, je me dis qu'il en faudrait autant pour exploiter in situ la synthèse qu'en présente Schnacke67.
Je ne peux pas préciser combien d'heures j'ai passé pour voir les bas-reliefs d'Angkor Vat. J'avais une excellente documentation très détaillée. A chaque séjour à Siem Reap (dix fois) je prenais le pass de 7 jours, et je visitais deux fois (au minimum) Angkor Vat.
J'avais mis un post concernant le "Guide des temples d'Angkor de Michel Petrotchenko.
https://voyageforum.com/v.f?post=6768958#6768958
Dans ce post j'ai mentionné que c'était toi et Veroeddyqui ont été les premiers à parler de ce guide sur ce forum.
C'est également toi qui a mentionné que Pierre Baptiste, conservateur au Musée Guimet, était intervenu pour que le livre de M. Petrotchenko soit vendu dans la boutique de ce musée.
Mais c'est aussi l'une des magies d'Angkor, y trouver durablement sources d'émerveillement. Rejoignant la conclusion émouvante de Pierre Baptiste dans le superbe documentaire "Angkor redécouvert".
Tout comme toi je trouve que ce documentaire est superbe, on y apprend beaucoup de choses
Pour voir cet excellent film voici un post d'Enrodage
https://voyageforum.com/v.f?post=6266628#6266628
Le commentaire d'Enrodage est intéressant, encore un curieux et passionné par les temples khmers. Il mentionne Eric Bourdonneau.
Eric Bourdonneau et Pierre Baptiste interviennent dans ce documentaire dans une partie concernant le temple de Koh Ker.(1) Louis Delaporte avait rapporté de Koh Ker une statue, qui est actuellement au Musée Guimet. (2).
Cette statue selon Eric Bourdonneau et Pierre Baptiste représenterait Jayavarman IV (roi constructeur de ce temple). J'en parle dans mon post sur Koh Ker
https://voyageforum.com/v.f?post=7299285#7299285
(1) Maurice Glaize ("Les monuments du groupe d'Angkor") et Claude Jacques ("Angkor cité Khmère"), ne parle pas de Koh Ker. Michel Petrotchenko en parle dans son livre "Le guide des temples d'Angkor"
Je précise que Claude Jacques dans son livre "L'Empire Khmer - Cités et sanctuaires Vème XIIIème siècles" en parle avec beaucoup de détails.
(2) Pierre Baptiste dans son livre "L'art khmer dans les collections du Musée Guimet" (édité en 2008), page 143, décrit la statue sous le titre "Divinité masculine", provenance Prasat Thom (Koh Ker)
Jacques
Là j'avoue que cela m'a beaucoup fait rire. Il doit avoir l'imagination fertile… 😉
Voilà, le double visage de Kroussar vient de s'afficher ! C'est un grand comique 😎
Il est donc audacieux de prétendre que Kroussar fait autorité en la matière
Là encore je suis d'accord avec toi…
Je n'ai pas lu le blog de Kroussar, vu ce qui précède je pense qu'il doit probablement y avoir des théories fumeuses sur les ondes cosmiques. J'ai failli me tromper et écrire des ondes comiques 😏
Je ne sais pas si tu as lu mon post : Angkor : La terrasse dite du Roi Lépreux.
https://voyageforum.com/discussion/angkor-terrasse-dite-roi-lepreux-d9836364/
Dans ce post je mentionne que George Cœdès se posait la question suivante "Jayavarman VII avait-il la lèpre ?"
Pour l'instant Livngstonen'est pas intervenu !
Bonjour Fabrice
Dans la version française du "Guide des temples d'Angkor" de Michel Petrotchenko, il y avait un site qui était mentionné.
Je me souviens que Michel Petrotchcehnko avait écrit dans ce site, qu'à son avis le premier guide décrivant les temples d'Angkor pour les voyageurs était le "Guide aux ruines d'Angkor" de Jean Commaille qui avait été édité en 1912.
J'étais curieux de découvrir ce que les chercheurs en 1912 avaient comme documents concernant les temples. A ce moment-là, nous étions au début des recherches effectuées par les membres de l'EFEO.
J'avais acheté une édition originale en très bon état (et à bon prix…).
Ce livre se compose de plusieurs chapitres : De Saigon aux ruines d'Angkor – Notes d'histoire et d'architecture Angkor Vat – Angkor Thom – Prah Khan – Neak Pean, Banteay Kdei, Ta Prohm – Monuments secondaires du groupe d'Angkor.
- De Saigon aux ruines d'Angkor : l'auteur décrit l'excursion de Saigon à Siem Reap (qui dure 8 jours) avec les escales et les différentes visites à Phnom Penh. Le transport se fait en bateau avec "Les Messageries fluviales". Il y a deux possibilités :
- "Voyageur libre" : il faut payer des suppléments, par exemple 1 piastre par jour au propriétaire des chars à bœufs pour la visite des ruines. L'hôtel à Siem Reap leur met à la disposition une pièce pour préparer leur repas, dans ce cas il faut apporter son matériel de table et de cuisine. Sinon ils peuvent manger à l'hôtel (petit déjeuner, déjeuner et diner) pour 6 piastres.
- "La formule tout compris" : il faut payer un supplément de 350 francs. Le transport aux ruines se fait alors en voiture…
- Note d'histoire et d'architecture. Il donne des renseignements et des dates en se basant sur des documents épigraphiques qu'il avait alors à ce moment-là. Certains renseignements sont exacts d'autre non car nous n'étions qu'au début des recherches sur ces temples.
Jean Commaille cite diverses personnes dont Berghaine et Barth spécialistes des inscriptions en sanskrit, Etienne François Aymonier pour son livre "Le Cambodge tome III..
Concernant Jayavarman VII il a écrit ceci :
"Jayavarman VII meurt en 1201 (date probable). Il laissait l'empire fort étendu mais atteint, semble-t-il, aux sources de sa puissance. On peut dire que Jayavarman VII fut le dernier des grands rois du Cambodge. Après lui la décadence." (*)
Par la suite Geoges Coedés a écrit : "Le Cambodge fut saigné à blanc par un despote avide de prestige".
- Les chapitres suivants : Jean Commaille décrit les temples d'une manière détaillée à l'exception du dernier chapitre "Les monuments secondaires du groupe d'Angkor".
- Dans la partie description du Bayon, Jean Commaille a mis l'annotation suivante : "Nous avons vu dans la partie historique que l'on attribue, par supposition, à Indravarman (877) la construction du Bayon qui n'aurait été terminée par que sous Yaçovarman (889)"
Par la suite on a pu déterminer que le Bayon avait été construit pendant le règne de Jayavarman VII (1181 1215)
Quelques remarques
- Je pense Maurice Glaize a dû s'inspirer (en partie) du livre de Jean Commaille
- Dans le livre il y a de nombreuses photos en noir et blanc mais J. Commaille n'indique pas qui en est l'auteur. Il s'agit peut-être de Emile Gsell qui a participé "La mission Doudart de Lagrée (1866-1868), dite "Expédition française du Mekong".
Voir https://voyageforum.com/v.f?post=6703899#6703899 Partie Delaporte
Emile Gsell a effectué nombreux clichés du temple d'Angkor en 1866. Mais avant lui un écossais John Thomson (1837-1921) a également pris des photos en 1865.
- C'est au début du XIXème siècle que le "Petit et le Grand circuits" ont été créés pour permettre aux premiers voyageurs de trouver les temples. Par exemple on écrivait : le temple X, se trouvait un peu au Nord de la borne kilométrique 3 du petit circuit…
(*) Concernant les dates du règne de Jayavarman VII, Maurice Glaize a écrit 1181 – après 1202 ; alors que Claude Jacques a écrit. 1181 – 1215.
Claude jacques étant un très grand épigraphiste, il a peut-être traduit une inscription qui mentionne 1215 ?
Jacques
J'ai regardé uniquement la partie "Les temples khmers"
Voici des extraits des différentes parties
- EFEO & Les temples d'Angkor : les explications sont claires
- Dans la seconde partie "André Malraux au Cambodge", Kroussar parle du vol commis par Malraux en 1923 au Banteay Srei. Curieusement en bas de cet article il y a une photo dont je parlerai par la suite.
- Mystères & secrets d'Angkor 1 et 2
Dans cette partie il y a des explications que je qualifierai de particulières. J'avoue ne pas avoir tout compris. Voici quelques exemples :
"Donc en comparant les informations décrites dans les livres sacrés (le Mahâbhârata, le Ramayana, l'Ancien Testament (Évangile), la Bible, la Torah, le Coran) à la mythologie, aux inscriptions des lieux sacrés (Egypte, Mexique, Pérou, Inde et Cambodge...), l'origine unique du monde est parfaitement décrite sur l'ensemble des murs des temples Angkoriens".
"Comme pour tous les lieux sacrés à travers le monde, les temples Angkoriens ont été construits au croisement des lignes telluriques (énergie terrestre) et des lignes cosmiques (énergie céleste). Et à l'intérieur de ces temples une énergie considérable est concentrée en certains points de la construction".
"La Terre est parcourue par un ensemble de flux énergétiques organisés en plusieurs grilles superposées et connectées, qui couvrent la terre de leur maillage aux caractéristiques précises".
"Les positions des principaux temples d'Angkor présentent des similitudes avec les constellations du Dragon et de Persée, et sont situés sur des lignes d'énergie, qui tournent autour du globe terrestre, ou qui le traversent de part en part."
"Angkor Vat est situé à l'exact antipode des alignements mégalithiques de Chincha Altas, au Pérou."
"Les distances entre certains points de la chaussée sacrée et le Bakan (Tour centrale d'Angkor Vat, accueillant la divinité Vishnou) révèlent des références au Divya-Yuga (Divya = Divin et Yuga = âge) qui se succèdent sans fin les unes aux autres, formant un cycle de 4 320 000 ans, basé sur quatre Yugas :
· Sâtya Yuga: durée de 1,728 millions d'année, l'âge d'Or, l'âge de vérité.
· Treta Yuga: durée de 1.296 millions d'années, l'âge d'argent, l'âge de l'ignorance.
· Dvapara Yuga: il dure 864 000 ans, l'âge de bronze, l'âge du déclin.
· Kali Yuga: durée de 432.000 ans, l'âge de fer, l'âge de l’athéisme.
Nous sommes actuellement, depuis 5000 ans, dans Kali Yuga.
Là, j'ai été ébahi, j'ignorais que nous étions dans "Kali Yuga", je pensais qu'on était en 2019 de l'ère chrétienne 😉
• L'orientation des temples
"Donc, les Architectes-Célestes d'Angkor ont commencé par établir une ligne de référence Est-Ouest, par rapport au lever et coucher du soleil, afin d'orienter l'entrée des temples vers le lever, en honneur à Indra, sauf Angkor Vat, dédié à Vishnou, qui est l'exception car l'entrée du temple est orientée vers le coucher du soleil"
En général les temples angkoriens sont orientés dans le sens Est-Ouest. Selon Kroussar il y a une exception Angkor Vat qui est orienté dans le sens Ouest-Est "
Kroussar doit ignorer qu'il existe d'autres temples qu'Angkor Vat qui ne sont pas orientés dans le sens Est-Ouest par exemple :
• Le Preah Pithu (on devrait dire le groupe de Preah Pithu) se trouve pas très loin de la terrasse dite du Roi Lépreux au Nord-Est de celle-ci. Ce groupe est composé de cinq petits temples (dont un qui est bouddhiste). Deux de ces temples s'ouvrent à l'Ouest, au lieu de le faire comme d'habitude à l'Est.
Il s'agit de petits temples en mauvais état mais qui méritent une visite rapide pour voir de de belles sculptures.
• Quelques temples du site de Koh Ker qui sont orientés dans le sens Ouest-Est.
• Le temple de Preah Vihear qui est orienté dans le sens Nord - Sud.
Il y a peut-être d'autres temples qui ne sont pas orientés dans le sens Est - Ouest ?
Voilà donc (encore une fois) la preuve que Kroussar n'est pas un "véritable érudit en matière de temples", "un véritable connaisseur".
- Les fresques d'Angkor Vat
• Kroussar fait une description détaillée de la légende du "Barattage de la mer de lait". Evidemment il ne parle pas de Rama ou Surgriva, ce qui est tout à fait normal car il s'agit de deux légendes différentes
• Il décrit ensuite brièvement les bas-reliefs suivants : La bataille de Kuruksheta et L'armée de Suryavarman II
Quelques remarques :
- J'ai été très déçu, je pensais trouver des explications et des détails sur les temples d'Angkor en décrivant par exemple des particularités, mais rien de tout cela.
- Je ne recommande pas ce blog, mais les amateurs de théories comiques pourront le consulter 😏
• Dans la partie Malraux on y voit une photo, c'est la photo que nous voyons (en petit) au bas de la page de Kroussar concernant André Malraux ? Voir la photo attachée
• Dans la partie Angkor Vat, partie 2, il y a une photo du barattage de l'océan de lait, on voit une photo avec des noms qui sont écrits dont Ravana. En cliquant sur la petite flèche en bas de la photo on voit à l'extrémité droite Hanuman.
Je me demande si Kroussar a vu ce barattage à Angkor Vat, en connaisseur il aurait reconnu Ravana et Hanuman
Conclusion :
Alain tu avais écrit ceci :
Il est donc audacieux de prétendre que Kroussar fait autorité en la matière
Cela est exact.
Livngstone en voulant "glorifier" son ami Kroussar a employé les termes "véritable érudit dans le domaine des temples", "un véritable connaisseur" : c'est vraiment une surestimation de celui-ci
Bonjour Jacques,
J'avais également lu le blog fumeux de Kroussar. Pour en revenir à son livre, la Grande Quête, un roman qui se veut tout compte fait autobiographique, on y lit qu'il s'est passionné pour Angkor dès sa prime jeunesse, soit dans les années 60/70, et qu'il habite au Cambodge depuis plusieurs dizaines d'années. Pourtant, ce n'est qu'en ... 2013 qu'il a visité le site. Pas très pressé pour un passionné ! Tout cela n'est pas très sérieux !
Ceci étant, Kroussar ne fait pas du business. Ses écrits sont gratuits. Ce qui incite à la plus grande indulgence. Il faut voir sa littérature comme un divertissement. Rien de plus.
Bonjour jacques
Le 22 Novembre tu m'avais posé une question, dans ma réponse j'avais écrit :
On peut donc dire que les Khmers maîtrisaient très mal les techniques de construction.
J'avais également parlé des canaux, dans ce domaine de nombreuses personnes disent que les Khmers étaient doués.
Maurice Glaize en parlant d'Angkor Thom avait mentionné que la pente générale des eaux partait du Nord-Est vers le Sud-Ouest où il y avait un petit étang (appelé Beng Thom) qui communique avec la douve par cinq petits tunnels, ce qui permettait d'évacuer le trop-plein de l'étang au moment de la saison des pluies. Je n'avais pas prêté attention à cela.
En 2006 j'ai acheté le livre de Claude Jacques "Angkor cité khmère". Concernant Angkor Thom j'ai lu ceci :
"La pente naturelle de cette région va du Nord-Est vers le Sud-Ouest. C'est ainsi que l'eau pénètre dans la ville au travers de tunnels dans l'angle Nord-Est et est évacuée de la même façon dans l'angle Sud-Ouest ; ces derniers fort bien construits méritent une visite"
En 2008 j'avais un conducteur de tuktuk qui était devenu guide, je lui ai demandé s'il connaissait ces cinq petits tunnels pour l'évacuation de l'eau. Il m'a dit qu'il ne les connaissait pas. Il s'est renseigné et nous sommes allés ensemble à recherche de ces tunnels.
Après avoir franchi la porte Sud d'Angkor Thom, nous sommes montés sur la muraille et nous sommes allés vers le Sud-Ouest. Peu avant le Prasat Chrung (*) nous avons trouvé un chemin qui descendait au bas de la muraille et nous avons découvert ces cinq tunnels.
Nous étions en Novembre, à la fin de la saison des pluies et il y avait encore un peu d'eau qui s'évacuait par les petits tunnels vers la douve. J'ai trouvé cette visite instructive.
(*) Les Prasat Chrung : à chaque angle de la muraille il y a quatre petits temples (très ruinés). Chacun des monuments abritait une stèle louant les mérites de Jjayavarman VII.
• Maurice Glaize et Claude Jacques en font une description très succincte.
• Michel Petrotchenko dans son livre "Le Guide des temples d'Angkor" donne une description un peu plus détaillée avec un schéma où l'on voit l'étang, le Beng Thom, et l'emplacement des petits tunnels qu'il nomme Run Tadev.
Bonjour
J'ai relu quelques passages du livre "Guide aux ruines d'Angkor" de Jean Commaille, celui-ci parle de Vishnou sous le nom de Hari
J'ai immédiatement pensé à Harihara et Hariharalaya (le nom "Hariharalaya" provient de Harihara)
Avant de m'intéresser aux temples angkoriens, je n'avais jamais entendu parler de Harihara ni de Hariharalaya
En Mars 2017 j'avais mentionné un documentaire "De la brique à la ville à Hariharâlaya : considérations sur la première capitale Angkorienne": conférence de Christophe Pottier (3)
www.canal-u.tv/...ale_angkorienne.6348
Haiharalaya première capitale angkorienne ?
Selon Claude Jacques ("Angkor résidence des dieux") : Harihalaya ne serait pas ma première capitale angkorienne.
En effet vers 790 apparaît Jayavarman II, fondateur de la royauté angkorienne. Ce roi n'a laissé aucun écrit (on n'en a pas trouvé à ce jour). Ce que l'on sait de lui est gravé sur une stèle du temple de Sdok Kok Thom (situé en Thaïlande). Ce temple a été construit au XIème siècle. La stèle est datée de 1053 (2)
On sait donc que Jayavarman VII a occupé plusieurs capitales : Indrapura (A l'Est de Kompon Cham) - Hariharala (Roluos) - Amarendrapura (Ak Yum ?) puis Mahendraparvata -"la montagne du grand Indra". (Phnom Kulên). C'est à Mahendraparvata qu'en 802 il se proclama "empereur du monde". Il est ensuite retourné à Hariharala où il est décédé.
802 est la date retenue pour le début de l'empire angkorien. On peut donc considérer que la première capitale angkorienne est Mahendraparvata
Le culte de Harihara
Harihara est le nom donné à la divinité combinant les caractéristiques des dieux de la Trimurti hindouiste (composée de Vishnou, Shiva et Brahma) : Hari fait référence à Vishnou et Hara à Shiva.
Jean Boisselier (1912 – 1996, Membre de L'EFEO de 1949 à 1955) a écrit un article sous le titre Une tête angkorienne de Harihara" dans "les Arts asiatiques", année 1989, volume 44, Numéro 1 pages 44-49 Dans cet article J. Boisselier mentionne que l'on a depuis longtemps observé que le culte de Harihara paraissait avoir connu une exceptionnelle faveur dans le Cambodge préangkorien. Des idoles et des sanctuaires de Harihara demeurent assez fréquemment mentionnés dans les textes épigraphiques jusqu'au règne de Sûryavarman II (1113 – 1150)
www.persee.fr/...8_1989_num_44_1_1257
Les sculptures de Harihara
On a trouvé quelques statues de Harihara. Au Musée Guimet il y en a plusieurs.
Lorsqu'on fait face à la statue, on voit :
- A droite : Vishnu qui est reconnaissable à sa mitre cylindrique, un disque qu'il tient dans la main
- A gauche : Shivaest coiffé du haut chignon des ascètes, avec un croissant de lune. On voit également sur son front son troisième œil.
Photo 1 : Harihara.Cette statue a été découverte au cours de la Mission Etienne Aymonier (1882-83) dans l'Asram Maha Rosei (province de Ta Keo), On a pu estimer la date de cette statue en fonction de son style du Phom Da (3) fin VIème - VIIème siècle.
Voir les explications sur le site du Musée Guimet (www.guimet.fr) dans Collections – Asie du Sud-Est –cliquer sur la photo "Harihara".
Cette sculpture semble être, en l’état actuel des connaissances, l’une des plus anciennes représentations khmères de Harihara,
Photo 2 : Tête de Harihara. Origine Phnom Da (province de Takéo). Style du Phnom Da, VIIème siècle.
Photo 3 : Tête de Harihara. Provenance inconnue. Style Bakheng, Fin IXème début Xème siècle
Pour ces trois sculptures, on peut avoir des explications plus détaillées dans le livre de Pierre Baptiste (conservateur au Musée Guimet) et Thierry Zéphir : "L'art khmer dans les collections du Musée Guimet".
(1) Christophe Pottier : de Février 1999 à Décembre 2009 était directeur er régisseur du centre de l'EFEO à Siem Reap. Il est ensuite devenu directeur de l'EFEO à Bangkok.
Voir https://www.efeo.fr/chercheurs.php?code=530&l=FR&ch=34
(2) Stèle de Sdok Кak Тhom
• L'inscription de Sdôk Как Thom a été publiée par Aymonier, dès 1901, il a résumé et traduit partiellement ce texte.
• Louis Finot, en 1915, a donné la traduction complète de cette stèle sous le titre "Notes d'épigraphie". BEFEO année 1915, volume 15, numéro 2, pp. 1-135. Voir en particulier les pages 53 à 135 (XVI. L'inscription de Sdok Кak Тhom) p. 53-106.
Voir www.persee.fr/...9_1915_num_15_1_5229
Nota la traduction commence p. 77
• George Cœdès et Pierre Dupont ont également écrit un article sous le titre Les stèles de Sdŏk Kǎk Thom Phnom Sandak et Práah Vihār. BEFEO année 1943, volume 43, numéeo 1, p. 56-154 Voir : www.persee.fr/...9_1943_num_43_1_5738
(3) Les styles du Phnom Da :
Le style A du Phnom Da correspond à l'empire du Founan (225-539), sous le règne de Rudravarman, 514 – 539
Le style B du Phnom Da correspond au royaume du Chen-La (550 – 681) sous le règne de Bhavavarman, 550 – 600
Le site de Phnom Da est bien modeste. Mais quand on voit une photo de la région lors de la crue du Mékong, on réalise que Phnom Da est l'un des rares îlots qui surnagent au-dessus des terrains inondés.
De quoi mieux comprendre l'importance des divinités aquatiques pour les khmers.
Quelques belles statues à voir au Musée de Angkor-Borei, un peu avant Phnom Da quand on vient de Phnom Da.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Bonjour Alain
Dans mon post initial dans la partie "Le barattage de la mer de lait", j'avais écrit ceci : La version khmère du Ramayana se nomme le Reamker,
Parmi les avatars de Vishnou il y a Rama, c'est le héros du poème épique le Ramayana.
On trouve les différents épisodes de cette légende dans les bas-reliefs ou les tympans des frontons ou demi-frontons d'Angkor Vat, au Banteay Srei, au Baphuon, au Banteay Samre etc.
Dans ton post du 28/11/2019 : https://voyageforum.com/v.f?post=9830656#9830656
J'ai pu constater que tu as fait diverses recherches (et ne n'est pas facile) pour trouver le BEFEO de François Martini : "II. En marge du Râmâyana cambodgien", BEFEO Année 1938, pp. 285-295.
J'ai enfin trouvé un peu de temps pour lire ce BEFEO que j'ai trouvé très intéressant. L'auteur parle du Reamker et du Svayamvara de Sita que l'on trouve sur un bas-relief d'Angkor Vat. Il a écrit ceci :
C'est M. Cœdès qui a vu dans cette scène la figuration du svayamvara de Sïtâ. On en trouve la description et le commentaire dans son ouvrage : Les bas- reliefs d'Angkor-Vat, BCAI., 1911, p. 187 :
"Au milieu d'une nombreuse assistance, un jeune homme, brandissant un grand arc, s'apprête à décocher une flèche contre un but (figuré par un oiseau perché sur une roue) ; devant lui, une princesse richement parée est assise sur un trône, derrière lui se tient un brahmane caractérisé par son chignon et sa barbiche, on reconnaît sans peine Râma, Sïtâ, et Viçvâmitra. La scène représente l'épreuve de l'arc à la cour de Janáka : ce dernier est vraisemblablement le roi assis immédiatement derrière Viçvâmitra, et les archers rangés au-dessous de ceux-ci sont les prétendants évincés".
Nota :Viçvâmitra est un Rishi (un sage, un acète)
Svayamvara de Sita : La compétition organisée par le père de Sita, le Roi Janaka, afin qu'elle trouve un époux convenant à son rang. D'entre tous les prétendants, Rama se révéla le seul capable de faire usage de l'arc magique, ce qui lui valut le droit d'épouser Sita. (Michel Petrotchenko, "Le guide des temples d'Angkor")
J'avais déjà entendu parler du Svayamvara de Sita mais je ne me souvenais plus où. J'ai retrouvé le bas-relief d'Angkor Vat ou l'on trouve ce Svayamvara de Sita :dans la galerie des bas-reliefs, le pavillon d'Angle Nord-Ouest.
Nota : Pour plus de détails sur les représentations des diverses scènes du pavillon d'angle Nord-Ouest, voir le livre de Michel Petrotchenko "Le guide des temples d'Angkor"
En venant du panneau "Le combat des Dieux" (au Nord-Ouest), on pénètre dans le pavillon d'Angle Nord-Ouest. On y trouve différentes scènes mythologiques dont des épisodes du Ramayana.
Avant de rejoindre la Bataille de Lanka, à gauche de la porte il y a le Svayamvara de Sita (L'épreuve de l'arc) :
- Rama, arc pointé vers le ciel
- La cible, un oiseau perché sur une roue
- Sita se tient à la gauche de Rama
- Son père, le roi Janaka, est assis au-dessous du couple, entouré de princes et de soldats
Nota : Claude Jacques ("Angkor cité khmère") décrit ce panneau sans préciser qu'il s'agit du Svayamvara de Sita
Encore merci pour avoir mentionné le BEFEO de François Martini
Le site de Phnom Da est bien modeste. Mais quand on voit une photo de la région lors de la crue du Mékong, on réalise que Phnom Da est l'un des rares îlots qui surnagent au-dessus des terrains inondés.
On situe l'une des capitales successives du Founan (la dernière ?) à Angkor Borei, non loin de la colline du Phnom Da.
L'ÉPOQUE PREANGKORIENNE
Sources historiques : par les relations d'ambassades dans les annales dynastiques chinoises, ou récits de pèlerins bouddhistes
- LE FOUNAN : 225 - 539
• A partir du Ier ou du IIème siècle jusqu'au VIIème siècle les Chinois attestent l'existence d'un royaume qu'ils appellent Founan. Ce royaume paraît avoir exercé son autorité sur le Sud du Cambodge actuel et le delta du Mékong, sans doute aussi sur une partie du bassin inférieur du Ménam (dans l'actuelle Thaïlande) et une partie de la péninsule malaise.
• Les rois du Founan :
225 - 243 : Fan Tchan
243 - 287 : Fan Sium Art du Founan
357 : Tchan-Tan
400 - 420 : Kaundinya
484 - 514 : Jayavarman
514 - 539 : Rudravarman Style A du Phnom Da
Voir en haut de la page : Origine du Bouddhisme au Cambodge – Implantation de la civilisation en Indochine – Les états hindouisés d'Indochine et d'Indonésie
George Coedes a écrit :
- En 1944 : Histoire ancienne des États hindouisés d'Extrême-Orient, Hanoi, Imprimerie d'Extrême-Orient, réédité sous le titre : Les États hindouisés d'Indochine et d'Indonésie, Paris, De Boccard (Histoire du Monde, vol. 8), 1948.
- 1962 : Les peuples de la péninsule indochinoise. Histoire - civilisations, Paris, Dunod, 228 p.
• Voir également : 1. L'EMPIRE DU FOU-NAN (225-539)
- LE TCHEN-LA : 550 - 681
• Toujours selon les sources chinoises, àpartir du milieu du 6ème siècle le Founan fut conquis par le Tchen-La, autre état indianisé qui s'était développé parallèlement dans les hautes terres de l'Indochine moyenne et qui, par cette fusion, va préparer le Cambodge angkorien.
Le berceau du Tchen-La paraît avoir été dans la région de Vat Phu (au Sud du Laos).
C'est alors qu'apparaissent, au 7ème siècle, les plus anciennes inscriptions sur pierre rédigées partiellement en khmer, et non plus seulement en sanskrit.
Dans la première moitié du 7ème siècle régnait à Sambor Prei Kuk, le grand souverain Isanavarman(616 - 635), dont l'influence s'étendait sur les pays voisins du Cambodge, tant à l'Ouest dans la région de Chantabun (golfe du Siam) qu'à l'Est sur le royaume indianisé du Champa.
• Les rois du Tchen La
550 : Bhavavarman Style B de Phnom Da
600 : Citrasena
616 - 635 : Içanavarman Style de Sambor Prei Kuk
636 - 656 : Bhavavarman II Style de Prei Kmeng
657 - 681 : Jayavarman I Style de Prasat Andet
Division du Tchen-la Style de Kompong Preah
Bonjour Jacques
J'en reviens au blog de ton ami Kroussar
- Dans la partie "EFEO & Les temples d'Angkor" – mise à jour 20/07/2018 – Kroussar a écrit :
L'Ecole Française d'Extrême Orient (EFEO), créée en 1889 était chargée de la conservation des monuments, dirigée d'abord par Jean Commaille jusqu'en 1916… Puis Henri Marchal lui succéda et consacra toute sa vie à la rénovation
Ce qu'a écrit Kroussar est inexact : on a l'impression que Jean Commaille était le premier directeur de l'EFEO
- En 1898 (et non pas en 1889), la M.A.I. (Mission Archéologique d'Indo-Chine) était créée. En 1900 elle est devenue l'EFEO.
Louis Finot a été le premier directeur de la M.A.I. puis de l'EFEO. Parmi ses successeurs Auguste Foucher, Claude Maitre…
- En 1902, le siège de l’École est installé à Hanoï avec pour missions scientifiques principales l’exploration archéologique, la collecte de manuscrits, la conservation des monuments, l’inventaire ethnographique des groupes ethniques, l’étude du patrimoine linguistique, sans oublier l’histoire de toutes les civilisations asiatiques, de l’Inde jusqu’au Japon. En appui à cette vaste ambition scientifique, une bibliothèque et un musée, devenu depuis Musée national d’Histoire du Vietnam, viendront bientôt compléter l’installation du siège.
Il ne faut pas confondre la conservation des monuments avec la conservation d'Angkor :
- 1907, création de la Conservation d'Angkor. Afin d'éviter le vol de diverses pièces des temples d'Angkor, celles-ci ont été déposées à la Conservation. Le premier directeur était Jean Commaille. Henri Marshal lui a succédé. Voir :
http://vorasith.online.fr/cambodge/angkor/temple0.htm
Nota : les bâtiments de la conservation se trouvent au Nord de Siem Reap. En théorie on ne peux pas les visiter mais j'ai eu la chance de visiter l'un des bâtiments. Les plus belles pièces ont été déposées au Musée de Siem Reap
- Toujours dans la partie "EFEO & Les temples d'Angkor", Kroussar a écrit :
En Décembre 1992, le site d'Angkor fut inscrit au patrimoine mondial, puis en 1993 le Comité International de Coordination (CIC) fut créé
Information incomplète :
- Le 14/12/1992, le Comité du Patrimoine Mondial de l'UNESCO a classé temporairement Angkor sur la liste des Sites du Patrimonial Mondial en danger.
- 13 Octobre 1993: création du CIC de la Conférence intergouvernementale à Tokyo, au Japon.
La création de ce CIC-Angkor était l’une des conditions exigées par le Comité du patrimoine mondial pour accepter le site d’Angkor sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
- Décembre 1995: l'APSARA (Autorité pour la Protection du Site et l'Aménagement de la Région d’Angkor) a été créée par Décret Royal.
Une inscription permanente par l'UNESCO dépendait alors des actions concrètes menées sur le terrain par le gouvernement du Cambodge.
En reconnaissance de trois ans de progrès établissant une responsabilité nationale pour la protection et l'administration du site, le Comité du Patrimoine Mondial confirma l’inscription permanente d’Angkor sur la liste du Patrimoine Mondial en Décembre 1995.
- Comme on peut le constater c'est vraiment de l'amateurisme de la part de Kroussar pour ne pas avoir été plus précis…
Kroussar devrait consulter mon post "Angkor : l'Ecole Française d'' Extrême-Orient (EFEO)" du 10/01/2020, il pourrait éventuellement corriger soin blog… Voir :
Dans mon post du 09/12/2019 j'avais mentionné que j'avais lu le blog de Krousssar.
Je pense que Krousser a dû lire ce post pour les raisons suivantes :
- Dans la partie "André Malraux au Cambodge", (à l'origine mise à jour le 21/07/2018), il y avait une photo du blog de Véro et Eddy.
Kroussar a procédé à une modification le 17/12/2019 en remplaçant cette photo par une photo de Malraux : mettre la photo d'un voleur n'est pas très judicieux…
Nota : la photo provient peut-être du site suivant :
http://www.capsurlemonde.org/cambodge/angkor/malraux.html
- Dans la partie "Mystère & Secrets d'Angkor N°1", Quatrième indice : l'orientation sacrée (à l'origine mise à jour le 21/07/2018), Kroussar avait écrit ceci :
Donc, les Architectes-Célestes d'Angkor ont commencé à établir une ligne de référence Est-Ouest par rapport au lever et au coucher du soleil, afin d'orienter l'entrée des temples vers le lever, en honneur à Indra, sauf Angkor, dédié à Vishnou, qui est l'exception, car l'entrée du temple est orientée vers le coucher du soleil
Dans mon post du 09/12/2019 j'avais ajouté
Kroussar doit ignorer qu'il existe d'autres temples qu'Angkor Vat qui ne sont pas orientés dans le sens Est-Ouest par exemple : Le Preah Pithu … Le temple de Preah Vihear qui est orienté dans le sens Nord - Sud.
Il y a peut-être d'autres temples qui ne sont pas orientés dans le sens Est - Ouest ?
Voilà donc (encore une fois) la preuve que Kroussar n'est pas un "véritable érudit en matière de temples", "un véritable connaisseur".
Kroussar a ajouté ceci dans son blog le 17/12/2019 :
Bien sûr il y a d'autres petits temples, aux orientations multiples (nord-sud…). Mais tous les grands temples de la cité d'Angkor sont orientés à l'est.
Nota : contrairement aux autres temples khmers Preah a été construit sur un axe nord-sud qui le démarque des plans conventionnels rectangulaires tournés vers l'est.
Le côté positif c'est qu'en lisant mon post Kroussar aura appris quelque chose qu'il ignorait sur l'orientation des temples. 😉
- Le 28/11/2019 j'avais répondu à Alain, voir https://voyageforum.com/v.f?post=9830724#9830724
et j'avais écrit ceci :
Livngston dans sa réponse à ton post t’avait traité avec mépris en écrivant : L'EFEO (vous me sembler si ignorant que je précise : Ecole Française d'Extrême Orient).
Tout le monde ne connait pas l'EFEO. Ton post prouve contrairement à l'absurdité qu'avait écrit Livgnston que tu connais l'EFEO
Evidemment, comme tu n'as pas apprécié ce que j'ai écrit, le 29/11/2019 tu as répondu "à ta façon" (voir https://voyageforum.com/v.f?post=9830998#9830998 ) tu as donc écrit ceci
suite à ce post insultant à mon égard, je ne te demande même pas d'excuses, comme toi tu l'exigeais sur" la place publique" !! alors que j'avais envoyé un message d'apaisement, qu'elle arrogance !
• A aucun moment je n'ai écrit un post insultant, j'ai écrit une vérité à Alain, vérité que tu n'as pas appréciée.
• Que tu dises que je suis arrogant, tu as entièrement le droit de penser cela et de l'écrire
• Tu devrais relire mon dernier message privé : tu as du mal interpréter ce que j'avais écrit. A aucun moment j'ai exigé que tu fasses des excuses "sur la place publique"
Ce n'est pas parce que tu réponds sous le coup de la colère qu'il faut écrire des mensonges.
Cela est incorrect de ta part.
Je te rappelle que dans ton post du 26/11/2019 (https://voyageforum.com/v.f?post=9829236#9829236 ) tu avais employé les mots honnêteté, mauvaise foi… le fait de mentir ce n'est pas tellement honnête de ta part
À partir de 2020, dans le cadre du "bien-être animal", les balades à dos d'éléphant seront interdites sur le célèbre site cambodgien d'Angkor. Lire la suite...
Nous partons à 4 fin octobre 2019 pour un circuit de 15 jours Laos-Cambodge sans agence. Voici l'ébauche de notre itinéraire: Luang Prabang-Croisière Mekong et…
Un petit poste je suis actuellement au Cambodge dans le nord dans le Ranatakiri. Nous traversons des centaines de kilomètres de forêts calcinée. C'est vraiment…
Nouvelle sur le forum, je suis étudiante infirmière et je pars avec une amie dans quelques mois à Sihanoukville pour un stage de 10 semaines. Je cherche à…
Bien sur j'ai déjà lu un certain nombre de renseignements sur le site, mais souvent très anciens. Bien sur Angkor!!! mais encore. Nous sommes 2 et on envisage…
After reading and researching, we're planning the following stops in Cambodia in January 2027:
- Phnom Penh
- Kampong Cham
- Kratie
- Siem Reap
- Battambang
- Kampot (round trip)
I'm wondering about the direction of these stops, which could also influence our international flights.
Either a round trip from Phnom Penh in the order above.
Or landing in Siem Reap with the following order:
This second option would save us the Battambang - PP - Kampot trip but means doing a round trip to Battambang from Siem Reap and placing the "highlight of the trip" (Angkor) at the beginning of our stay.
Nous arriverons à Phnom Penh en janvier prochain et nous pensions commencer notre voyage par une étape à Kampong Cham puis Kratie.
Après Kratie, nous envisageons d'aller vers Siem Reap en faisant un stop à Kampong Thom.
Toutefois, je ne me rends pas bien compte de la durée que peut prendre le trajet Kratie - Kampong Thom ni de sa complexité.
Cette étape sur la route vers Siem Reap vous semble t-elle pertinente?
Si nous n'allons pas voir le site de Sambor Prei Kuk, y a t-il malgré tout quelques balades et/ou visites à faire à Kampong Thom ?
Hi,
On September 1st, we're heading to Kalimantan for six weeks, probably from Pontianak to the Derawan Islands.
I've scoured this site, which is usually my go-to 😉, and others like VoyageForum, but recent info is pretty scarce.
I'd love any tips on places you've visited—our itinerary is still a work in progress.
We're two couples traveling with backpacks, using buses, boats, guesthouses, and homestays.
Thanks in advance!
Nous arriverons à Phnom Penh en janvier prochain et nous pensions commencer notre voyage par une étape à Kampong Cham puis Kratie.
Après Kratie, nous envisageons d'aller vers Siem Reap en faisant un stop à Kampong Thom.
Toutefois, je ne me rends pas bien compte de la durée que peut prendre le trajet Kratie - Kampong Thom ni de sa complexité.
Cette étape sur la route vers Siem Reap vous semble t-elle pertinente?
Si nous n'allons pas voir le site de Sambor Prei Kuk, y a t-il malgré tout quelques balades et/ou visites à faire à Kampong Thom ?
Hi there,
We’re planning to travel from Chiang Rai to Luang Prabang next November.
We’d like to take a slow boat from Chiang Khong—or rather from Huay Xai in Laos—with an overnight stop in Pakbeng.
Could you let us know if the boat still leaves Huay Xai in the late morning? If so, what time roughly, and what’s the price for the trip?
Thanks for your help!
Alod
Hi everyone,
Could you share your thoughts on my 3-week itinerary?
We’re a small group (family + friends) of 12 people, planning to leave around January 21, 2027.
Here’s my itinerary:
3 nights in Bangkok
4 nights in Chiang Mai
3 nights on Koh Samui
3 nights on Koh Phangan
4 nights in Krabi
4 nights in Phuket
I’m also open to any great tips you might have...
Thanks, everyone! Alain.
We (3 adults: 68, 65, and 25 years old) are just back from a short trip to the Philippines, and I’d like to share a little summary of our journey. First of all, I’d like to thank everyone who contributes to this forum about this destination and answers the questions of those who aren’t familiar with it. I should also mention that my comments are personal and don’t reflect anyone else’s opinions. Since I don’t have any literary or photographic talent, I’ll stick to the facts and share a few details about the sights, hotels, and restaurants.
Preparations:
We chose this destination in December and quickly booked our flight tickets (540 € with Turkish Airlines) for a departure on February 16 and return on March 5, 2019. We then contacted two French-speaking tour operators based in Manila, asking them to put together an itinerary based on our wishes (places to visit, type of accommodation) and our budget. We wanted to see the rice terraces in northern Luzon, the hanging coffins in Sagada, before flying to the Visayas (Bohol, Siquijor, etc.), and the Taal Volcano, while limiting our nights in Manila as much as possible. In the end, we opted for Alize, whose itinerary and quote matched our request almost perfectly. Our exchanges helped us refine our circuit.
International flights:
The round-trip flights went smoothly. Turkish Airlines, while not at the level of Asian or Gulf airlines, does the job just fine.
Day 1:
We landed on time (6:15 PM) on Monday, February 16, at Terminal 3. We exchanged our euros (near the car rental counters), and I can confirm the exchange rate was very good. On the way to the St. Giles Hotel (decent and affordable for a transit night), we got our first glimpse of Manila’s dense traffic. The Makati district, where our hotel was located, offers a wide choice of restaurants, so we grabbed a quick bite to recover from the trip.
Day 2:
This day was dedicated to transferring to Banaue. Fortunately, we had a comfortable van and an excellent driver for this journey, which took all day (8 to 9 hours with stops). We got a taste of driving in the Philippines—and it’s terrifying. You wouldn’t want to drive on these roads. The first thing that struck us was the relatively good condition of the roads and the cleanliness (a change from other Southeast Asian countries). This impression lasted throughout our trip. Around 6 PM, we checked into our room at the Banaue Hotel (large, charm-free, but with a beautiful view of the rice terraces).
Day 3:
With the help of a local guide, we took a jeepney to Batad. And then—wow! The rice terraces form an amphitheater overlooking the small village. Under the sun, it’s simply spectacular and breathtaking! Even though we’re familiar with rice terraces (Sapa, Bali, Thailand, etc.), we were dazzled by so much beauty. We spent the day walking along the terrace walls. This place is timeless and fully deserves its UNESCO World Heritage status. However, we returned to the hotel exhausted (due to our ages and lack of exercise). We had dinner with our driver at the Las Vegas restaurant in the center of Banaue. The meal was decent, cheap, and the Filipino owner played the guitar to accompany our dinner.
Day 4:
Today, our driver took us to Sagada. The mountain road offered spectacular landscapes (about 1.5 to 2 hours). Along the way, we stopped in Bontoc to visit the small but interesting anthropological museum. It features old photos and various objects from the Ifugao tribes, as well as a reconstruction of primitive dwellings.
We then went on a short hike in Sagada with a very friendly local guide who explained the region’s funeral rites. The walk started at the communal cemetery before reaching “Echo Valley,” where we saw the first coffins hanging on the cliff. We continued to the “Underground River” and a small waterfall, ending our journey in the “Lumiang Cave” burial cave. All in all, this day was very interesting. On the way back, we made a few photo stops.
In the evening, on our driver’s recommendation, we ate at the “Bistro,” a French enclave in the center of Banaue (good pizza, roasted quail, homemade fries).
Day 5:
Today was a transfer day. To limit fatigue and nights in Manila, our tour operator arranged a flight from Clark to Tagbilaran (Bohol), saving us 2 to 3 hours of driving. But to catch our flight, we had to leave very early: 5:30 AM. Our kind driver dropped us off on time at the airport. To use it, we had to pay a 150 PHP tax per person. The Philippine Airlines flight (15 minutes) left early and was far from full. Upon arrival, we were taken to the Loboc River Hotel, on the banks of the river of the same name. A very charming lodge lost in a tropical garden. We stayed in a stilt cottage overlooking the river. We relaxed a bit in the lovely pool. This place is really great—the staff is charming, and the food is excellent for a reasonable price.
Day 6:
This day was dedicated to exploring Bohol. The program was classic, starting with the tarsier sanctuary. We saw a few specimens in a small garden, each pointed out by a staff member. It was both good and disappointing because the animals were in pseudo-freedom in a small enclosure. Then we went to the “Chocolate Hills” and climbed 240 steps to admire the panoramic view of the hills—but by 10 AM, it was crowded. On the way back, we stopped at the butterfly garden, which was uninteresting: tiny, with few butterflies. We consoled ourselves by photographing beautiful flowers. To please our teen, we stopped at the Loboc Eco Tourism Adventure Park and crossed the river lying down, suspended from a steel cable (300 PHP). Finally, we had the traditional lunch-cruise on the Loboc River. It was a factory-like experience, and the meal was unremarkable. The only good thing was the singer on each boat and the lush vegetation. Afterward, we visited colonial churches and the cathedral, remnants of the Spanish presence, before returning to the hotel for a well-deserved dip in the pool. Note that for those interested, there’s an arena near the hotel where cockfights are held every Sunday—something Filipinos are passionate (if not obsessed) about.
Day 8:
Very early departure for the port. We boarded a *banca* in search of dolphins. After about an hour of sailing, we were lucky enough to spot around a hundred dolphins. Our boat then headed to the small and charming island of Pamilacan. After a walk through the little village, we came across locals traditionally building a boat. They told us it takes about a month to finish their outrigger boat. Then we had to choose our snorkeling spot between the coral garden, the fish park, and the turtle enclosure. Note that a fee is charged for each spot: 150 PHP per place and per person. It felt a bit like we were being ripped off, especially since the spots weren’t amazing—we’d see much better on Apo for much less. We had lunch on the island at one of the many small eateries (350 PHP per person).
Days 9 and 10:
On our return, we were taken to the Bohol Sea Resort on Panglao Island, where we stayed for 2 nights. It’s a small, recent establishment in a quiet corner of the island. It’s relaxing—maybe a bit too much. It has a nice pool and access to Danao Beach, but the view is blocked by a flotilla of boats. We didn’t try their diving school. The meals were good. If we had to do it again, we’d skip this stop to spend more time in Negros.
Days 11 and 12:
We took a fast ferry (Ocean Jet) from Tagbilaran port to Dumaguete and were taken to the Thalatta Resort, about 20 km away near Zamboanguita. We stayed there for 2 nights. Let’s just say it was our favorite. It’s a small place facing Apo Island. The rooms are simple, and the pool, nestled in a magnificent tropical garden, is fantastic. The staff is friendly, and the meals are very good. The hotel has its own diving center (snorkeling gear provided) and its own boats. We booked the Apo Island excursion: 1,350 PHP per person, including lunch. It was incredible: magnificent corals, colorful fish, and turtles of all sizes. The crew was endlessly kind and didn’t hesitate to dive to guide us to the best spots. In short, a perfect day. This site is ranked among the top 5 diving spots in the Philippines.
Since we were lucky enough to be there on a Wednesday morning, we explored the surprising Malapay Market, a 10-minute walk from our hotel. You’ll find numerous stalls selling vegetables, fruits, live or dried fish, and handicrafts. Enclosures are set up for selling livestock (calves, zebu, pigs). There are also restaurants. We were lucky to see two pigs roasted traditionally on a spit. There are few Europeans, and the people are warm. A great moment.
We left this beautiful place with regret because we didn’t have time to visit the island or go swimming with whale sharks.
Days 12 to 15:
From Dumaguete port, we took a short crossing (1 hour with Ocean Jet) to Siquijor Island to reach the Coco Grove Beach Resort. A beautiful hotel nestled in a spacious tropical garden. Several restaurants and bars, 4 pools. Despite the size of the place, it remains intimate. You can snorkel (corals and fish) right in front of the beautiful beach. We stayed in a very pleasant duplex suite. For those interested, there’s a spa and a diving center. You can also take the Apo Island excursion (offered at 1,950 PHP).
We spent our days relaxing between the pool and the beach. In the evening, the sunsets over Negros and Apo were stunning.
We booked an island tour with a comfortable tricycle from the hotel (1,500 PHP). The circuit was classic and allowed us to go around the island. We discovered beaches, the famous 400-year-old ficus tree with its enormous roots, and its equally famous foot bath with its cleaning fish. Then we visited the St. Isidore Convent before heading to the Cambugahay waterfalls and their four pools. The setting is idyllic, and the water is surprisingly good—we had a lot of fun swimming. We had dinner at a restaurant overlooking the island, where you can see Apo, Cebu, and Negros. In the end, Siquijor turned out to be a real little tropical paradise.
Since the hotel restaurants were expensive, we dined at nearby establishments: Fuego (clean, good—excellent raw fish—and quiet), Chekesch (louder), and the very pleasant Baha Bar, which brews its own beer and offers more refined cuisine.
Days 15 to 16:
We left at dawn to return to Dumaguete and its airport by ferry. We had breakfast at the Coco Grande Hotel, an annex of the previous one. The Philippine Airlines flight went smoothly. A driver took us to the town of Taal. We stayed at Paradores Del Castillo, right in the heart of the old town. It’s a charming old house with only 6 rooms. The various rooms are decorated with antiques—a real little museum. The garden is pleasant and opens onto the town.
It’s an old early 19th-century house converted into a hotel, beautifully arranged with 6 rooms in the heart of the city. The restaurant in the garden is very pleasant and offers a panoramic view.
We visited an old Spanish house before heading to the beautiful Basilica of St. Martin of Tours, one of the most beautiful religious buildings in the Philippines. A mass was in progress, allowing us to gauge the Filipinos’ fervor before we could visit. When we left, it was dark, and we could admire the illuminated building. We ended our evening by exploring the night market with its many fruit and skewer stalls. A nice surprise.
In the morning, we were taken to the shores of Taal Lake, an ancient caldera where a second volcano has formed in the middle of the lake, which in turn contains another lake. We boarded a *banca* to reach the island in the middle of the lake. This was followed by an uphill walk, made difficult by the high temperature (36°C) and the dust on the path. The dust was worsened by the many horses carrying (or bringing back) the less courageous. To illustrate the difficulty of the climb, the trail is marked by the Stations of the Cross and its 14 stations. We were panting while our guide trotted far ahead. Our effort was rewarded when we reached the summit and its viewpoints over the inner lake and the surroundings. The wisps of smoke seen here and there confirmed we were on an active volcano. Inside the lake, there are supposedly 45 small volcanoes, one of which emerged during its last eruption in 1911.
On the way back, we had lunch by the lake before returning to Manila and the Bayleaf Hotel, whose main merit is its location in the Intramuros district. In the late afternoon, we walked along the walls of the old city.
We had dinner on the hotel’s panoramic terrace overlooking the city and the bay.
Day 17:
Last day! Our tour operator joined us for a tour of the Intramuros district. He enriched the visit with comments on the history, geopolitics, and economy of the Philippines. We visited the Manila Cathedral, destroyed 7 times in the past (6 earthquakes and the 1945 bombing). It’s beautiful, and its stained glass is magnificent. We couldn’t enter the San Agustin Church, the oldest Catholic building in Manila. We passed by the memorial to the Battle of Manila, which claimed over 100,000 lives. We visited the area around Casa Manila, which was closed on Monday, and had a drink at Barbara’s cabaret, located in a historic house. A very enriching morning.
Then we went to the Mall of Asia, the world’s largest shopping mall, to buy some souvenirs (Kultura store) before being taken to the airport. We exchanged our last pesos at the buying rate right after check-in.
The return flight went smoothly. We regretted not being able to use the facilities of Istanbul’s new airport, as its opening was delayed by another month.
Finances:
In the end, we spent 1,640 € for the international flights, 4,200 € for the stay (hotels, visits, various transports) with the agency (whose professionalism we can only praise), and about 700 € for meals, tips, and souvenirs.
Summary:
Luckily, we had beautiful weather throughout our stay, with temperatures between 26 and 35°C. Discovering the Philippines was a wonderful experience. The diversity of the landscapes, the kindness of the Filipinos, the cleanliness, and the truly delicious fruits (especially pineapples and mangoes). We were never harassed, unlike in many touristy countries. On the other hand, the food, though generally cheap, wasn’t exceptional.
Since this country is so vast, we might return in the near future.
Though I’m not a specialist on this destination, I’m happy to answer your questions based on my experience.
So, my flight tickets have just been booked for a trip to Cambodia from November 4th to 27th, 2025.
I’ll be traveling solo and want to explore this amazing country while getting a bit off the beaten path.
I’m arriving in Phnom Penh and also departing from Phnom Penh.
My goal is to travel as much as possible by bus and scooter.
What itinerary would you recommend?
What are the must-do things?
I’m open to all tips and info.
Thanks in advance for your help and responses.
We got back enchanted from a 6-week trip to Cambodia!
Our itinerary: Kampot - Kampong Chhnang - Battambang - Siem Reap - Kampong Cham - Sen Monorom (Mondulkiri) - Banlung (Ratanakiri) - Kratie - Kampong Thom - Phnom Penh.
We traveled by bus, minivan, boat (between Battambang and Siem Reap), overnight bus, scooter, tuk-tuk, and rickshaw for shorter distances. We stayed in guesthouses, homestays, and even in the jungle during a trek.
While the Angkor temples are fabulous, it’s the people you should visit Cambodia for—the "Land of Smiles" truly lives up to its nickname! Tourists gather in Angkor but are quite rare elsewhere, even though the country is easy to travel around.
I won’t describe our trip in detail but instead highlight a few favorite moments.
From Kampot, don’t hesitate to head out around 6 AM to see the fishermen return and their wives selling their catch (just 10 minutes away by the coast). Guaranteed picturesque!
In Battambang, known for its food scene, we discovered a cooking class with Smokin’ Pot (authentic Khmer cooking class). They pick you up from your guesthouse to shop for ingredients (we made fish amok and beef lok lak) at their village market, then cook and eat together. A private class—just the two of us! They also send the recipes via WhatsApp as a PDF. +855 12 821 400
In Siem Reap, I can recommend a francophone tuk-tuk driver who was very attentive to our wishes. We visited tourist spots but also more remote villages and local grilled-pork restaurants with him. He’s a wealth of information about local life, and chatting with him was a real pleasure—we left with regret! You can reach him on WhatsApp: Vung Hem, +855 96 614 0146.
We did a 2-day, 1-night trek in Mondulkiri. Don’t expect a super dense jungle—it looks more like a forest similar to ours. But Nara, our Bunong ethnic guide, made the experience adventurous and ultimately very immersive! WhatsApp +855 86 630 489
Bee Bee’s Chalets homestay: If you pass through Banlung in Ratanakiri, we *loved* this family and their budget-friendly bungalows. Playing Uno, enjoying Nita’s cooking (ask for her fish amok—amazing!), it was a true homestay experience! Contact Nita on WhatsApp: +855 88 818 5525.
In Kratie, rent a scooter and follow the Mekong north for 40 km at your own pace. Being so close to the locals was a treat! Same goes for heading south if you have time.
Kampong Thom: Head 25 km out to visit the pre-Angkorian temples of Sambor Prei Kuk. Around a hundred monuments spread across three sites… and hardly anyone there!
A few practical tips:
Though prices are often listed in dollars, you can always pay in riels (1 USD = 4000 riels), which is what we preferred.
PassApp: An app to book tuk-tuks or rickshaws (and most importantly, know the price upfront).
Virak Buntham: A bus company connecting several cities, bookable online.
Feel free to ask me questions about places, accommodations, etc.—I’d be happy to answer!
We’re planning our second trip to Thailand (2 weeks on-site, late April/early May) as a family with our 5- and 7-year-olds.
On our first trip, we visited Bangkok, Ayutthaya, the River Kwai, Koh Lipe, Koh Phi Phi, and Khao Lak. We especially loved Koh Phi Phi for its limestone cliffs and lush vegetation, as well as Koh Lipe for its crystal-clear waters and snorkeling.
This time, I’m thinking of spending 7 days on the islands. I was considering Koh Tao and Koh Phangan. We’d like some scenery, snorkeling right from the beach, and a bit of atmosphere—but not too much (just enough to grab dinner in the evening).
For the other part of the trip, we’re torn between Chiang Mai and Khao Sok. One or the other… or both? We don’t want to rush, but we’re really nature-focused, so we won’t be hitting too many temples…
Hi there, I’ll be on vacation in Malaysia in November and plan to spend 5 days in Penang. After that, I’d like to visit some temples and places in Butterworth or nearby, and also explore the city. Since I usually get around on foot, which neighborhood would be best for me—meaning within a 30-minute walk of attractions, street food stalls, bus lines, etc.? Thanks in advance for your help!
Françoise
Hi there,
We’re planning a 3-week family trip next summer with our three kids, who’ll be 8, 8, and 7 years old.
After some research, we’re leaning toward Malaysia to combine nature/forests and paradise beaches. The idea is to introduce our kids to the country’s culture, nature, and wildlife.
We want a great trip but without splurging on luxury options like high-end lodges and resorts. We’re looking for comfort with a touch of authenticity—basically, a good middle ground.
I’ve started putting together an itinerary and would love your expert advice and tips to help us build this amazing trip with our little ones.
Day 1: Departure from France
Day 2: Kuala Lumpur
Stay at a hotel near the airport or KL Sentral.
Just one night.
Day 3: Morning flight to Sandakan (Borneo).
Stay in Sepilok
Day 4: Sepilok:
* Orangutan Center
* Malayan Sun Bear Center
* Rainforest Discovery Centre
Day 5: Depart for Kinabatangan.
Boat safari in the late afternoon.
Day 6: Sunrise safari.
Jungle walk.
Evening safari.
Day 7: Final safari.
Return to Sandakan.
Flight to Kuala Lumpur, then to Kota Bharu (or overnight transit depending on schedules).
Day 8: Transfer to the port.
Boat to the Perhentian Islands.
Days 9 to 13: Perhentian Besar
5 full days.
* Snorkeling
* Hiking
* Turtle watching
* Wild beaches
* Relaxation
Day 14: Return to the mainland.
Bus or private car to Taman Negara.
Hello, it’s been a while since I last asked for your help on this forum—I’ve really missed it! I hope you’re all doing well, whether you're new or returning members.
I’m planning a trip from February 6 to 18, 2027, with my sister (we’re 47 and 50—time flies!). I’ve got my eye on a flight from Paris that lands in Bangkok on February 7 at 3 PM, with a return flight from Bangkok on February 18 at noon.
My sister has never been to this destination, and it’ll be her first time in Asia. Her priorities: beaches, sunshine, and cocktails by the shore. For me, I love that too, but I also enjoy exploring, nature, forests, and a bit of comfort (mixing guesthouses and higher-end hotels with pools). A little evening entertainment would be great, but not too much—good cocktails in a nice atmosphere rather than a rave party ;-). And I can’t help but dream of taking her on a little trek through a tropical forest (guaranteed memories and laughs, though she might curse me at the time) and showing her some karst landscapes.
I’ve been to Thailand before, but it was 15 years ago...
The idea is to give her a taste of Bangkok for 1 or 2 nights, a few days on an island (but which one...?), a tropical forest excursion with 1 or 2 nights on-site (Khao Sok?), and then back to Bangkok.
For the "main" island, even after reading the *Guide du Routard*, I’m still undecided. It’s hard to find a place that ticks all the boxes without feeling as crowded as the French Riviera in August: Koh Lanta? Khao Lak (though it’s not an island)? Koh Tao (I could maybe get my PADI certification, but I’m afraid she’d get bored, and it might be better to save that for a solo trip)? Koh Yao Yai (I worry we’d be bored in the evenings)? What a dilemma!
Thank you if you’ve read this far! Feel free to share any advice—it’ll all be warmly welcomed.
Here’s a rough outline of the itinerary (I’d rather skip a night in Bangkok if needed):
· Saturday, February 6, 2027: departure (overnight flight)
· Sunday, February 7, 2027: arrival at 3 PM, probably at the hotel by 6 PM, evening in Bangkok (overnight in Bangkok)
· Monday, February 8, 2027: day in Bangkok (Wat Pho and a floating market?) (overnight in Bangkok)
· Tuesday, February 9, 2027: travel to Koh Lanta or another island (flight to Phuket or Krabi?) (overnight on island "x")
· Wednesday, February 10, 2027: beach and walks (overnight on island "x")
· Thursday, February 11, 2027: beach and walks (overnight on island "x")
· Friday, February 12, 2027: beach and walks (overnight on island "x")
· Saturday, February 13, 2027: beach and walks (overnight on island "x")
· Sunday, February 14, 2027: beach and walks (overnight on island "x")
· Monday, February 15, 2027: travel to Khao Sok—nighttime excursion to Khao Sok (overnight in Khao Sok)
· Tuesday, February 16, 2027: exploration and hike in Khao Sok (overnight in Khao Sok)
· Wednesday, February 17, 2027: return trip to Bangkok (overnight in Bangkok)
· Thursday, February 18, 2027: return flight to Paris at noon
I’m planning a trip to Cambodia and was set on visiting the Ratanakiri region, which seemed to match what we love most in terms of landscapes: forests, jungle, greenery...
However, as I started looking into the area, I read that deforestation there is massive, and some of the info on the topic is years old—the situation hasn’t improved since, unfortunately.
So my question is: is Ratanakiri still worth visiting, and does it justify the long travel time and distance to get there?
I’ve seen that jungle treks are possible, but from experience, I know guides sometimes hesitate to venture deep into the forest and stick to shorter walks along the edges of parks.
Hi there,
I’ve found so many tips and reviews on this forum, so it’s my turn to contribute a little.
We spent just over two weeks with our family, with the following itinerary:
- Hanoi: 5 days
- Halong Bay: 3 days and 2 nights
- Tam Coc: 3 days
- Mai Chau: 2 days
- Sapa: 3 days
We got around by bike, scooter, Grab, and bus.
Our main accommodations were homestays and hotels in Hanoi.
We visited lots of museums, temples, and neighborhoods in Hanoi.
We did a 2-day, 1-night trek in Sapa with May, a Hmong local, without going through an agency.
A few small regrets: the weather was overcast, and we couldn’t make it to Fansipan, but nothing major 😅. We also couldn’t find transport to get from Sapa to Mu Cang Chai.
Other than that, this trip will stay in our memories for the kindness of the Vietnamese people, the connections we made, the food (street food, homestays...), the coffee 😋, the landscapes, and how easy it was to get around...
Our goal was to take our time and focus only on a small part of northern Vietnam.
If you need any tips or recommendations, don’t hesitate to ask.
Looking forward to hearing from you.
Cédric.
Hi there, we’re landing at Hanoi Airport and would like to head straight to Cao Bang without going into Hanoi. Does anyone know if there are buses that go directly from the airport to Cao Bang (especially in the early afternoon)? Thanks in advance!
Hi everyone,
I’m currently working on a 30-day itinerary for May/June 2027.
10 days in eastern Java (Malang, Bromo, waterfalls, Meru Beriti Park, Banyuwangi, and Ijen), a short transit in Ubud for a few days, then Flores before heading back to Jakarta.
We’ll spend 15 days in Flores (the classic route: Moni, Bajawa, Riung, Ruteng, ending in Labuan Bajo).
I’d love some firsthand feedback on flights to Maumere or Ende from Bali Denpasar. I know there are no direct routes and that you have to connect through Labuan Bajo or Timor (I think), which isn’t an issue in itself.
But I’ve read here and there that flights to these destinations can be delayed—or worse, canceled—and that it’s better to fly in and out of Labuan Bajo, which isn’t exactly ideal...
Thanks for any tips or experiences you can share!
hi everyone,
I want to travel in the north for 3 weeks in September-October 2026 to meet ethnic minorities, photograph mountain rice terraces and their harvest, and revisit Halong Bay—but maybe Lan Ha Bay instead. Can you recommend one or more local agencies?
Thanks, and happy holidays!
I need some expert advice on these two destinations for a 15-day trip. We land in KL and plan to stay for 2 days before heading to Borneo and finishing with an island for snorkeling.
For those who’ve been, what are your must-sees?
We were thinking of spending the last 3 days on the Perhentian Islands, unless you’ve got another island to recommend near Borneo.
Thanks for your tips and help!
I’d love to get some feedback on our itinerary—it’s probably pretty basic! This is our second trip to Asia and our first to Indonesia. We have three kids aged 20, 18, and 12. We land in Jakarta at 4 PM, spend 3 nights/2 days there, then take the train to Yogyakarta for 3 nights/2 days, followed by the train to Surabaya for 2 nights/1 day, then the train to Bromo for 1 day/1 night, a private driver to Ijen for 2 nights/2 days, then on to Bali (Ubud) for 4 nights/3 days, followed by Gili Air for 3 nights/2 days, Senggigi (Lombok) for 2 nights, and finally 5 nights in Kuta. I’m considering cutting the 2 nights in Senggigi to just keep Kuta and extend it to 7 nights. In Lombok, I’m not sure how to get around since I’m not comfortable with scooters... Your thoughts on all of this, and any advice, are more than welcome—don’t hesitate!
For those wondering why cities like Jakarta and Surabaya: we don’t often get the chance to visit big Asian cities, so we wanted to include that discovery in our trip. The trains between Jakarta and Yogyakarta, Surabaya and Probolinggo are booked. The return flight from Lombok to Jakarta is also set. Accommodations are booked but flexible (same for the trains).
Hi! I’m planning a 15-day trip to Malaysia. The idea is to visit KL for 2 or 3 days, then Borneo, and I’m wondering what to do with the rest of the time. I’d like to finish with the Perhentian Islands... What do you think? Any tips or advice would be great—I’d really appreciate it!
Hi everyone,
I’m looking for addresses for guesthouses or, even better, houseboats or rafting houses on the River Kwai, between Kanchanaburi and Sangkhlaburi, to spend a few weeks contemplating this beautiful river.
Thanks for your suggestions!
Premaria
Hi there,
we’re currently in Mai Chau and tomorrow we’re hitting the road back to Hanoi to head up toward Bac Ha and Sapa.
We haven’t really had a set plan since we arrived—we’ve already done the Halong Bay on land and by sea.
I’ve got 2 free days before heading to Bac Ha and Sapa.
Any tips?
Thanks, and looking forward to hearing from you.
Hi fellow travelers,
First trip to Vietnam.
We’ll be arriving in Ho Chi Minh City during Tet.
Is it complicated to find accommodation and get around during this period?
Any tips would be welcome.
Thanks for your replies.
Silly question—backpack or hard-shell suitcase for the Sepilok, Kinabatangan, Tioman, KL trip?
I’m struggling to fit all my son’s and my stuff into the 70L backpack... and I’m thinking a suitcase would be easier, but I’m not sure if it’ll work for getting around.
Hi there,
I didn’t plan to return to Thailand this year, but my health conditions mean it’ll be the best place for me to stay between two trips to India. The tourism setup there is so well-organized that it’s the most "comfortable" country for a short visit. Thailand feels too sanitized for my taste, and there’s too much religion, Buddha, and the King, but it’s still the best option given how my health has been evolving. I’d considered two weeks in ThaTon for hiking, but I got too sick from the burn-offs during my trips to the mountains around Chiang Rai. So I’m not sure where to go this year. Definitely not the sea, touristy spots, or the mountains with burn-offs...
Hello.
In 1996, we crossed Vietnam from Saigon to Hanoi by motorbike—Minsk bikes we bought in Saigon. I haven’t been back since, and it seems like a lot has changed.
- We’re heading to the south (well, the north and center) with the family in July-August (3 people).
- Is the road network more developed now? Back then, there was only National Route 1 from south to north. I’m thinking of renting a car this time (no motorbike with the family—though in ’96, they had a Jawa sidecar for sale, and we hesitated… maybe it’s for the best).
- Is Halong Bay really something to avoid because of overtourism? Even back then, it was pretty crowded. Is there a less touristy alternative?
- We’ll be traveling from Hanoi down to Danang (the only city we didn’t stop in back in ’96). Even though it’s a bit overhyped in a Chinese-tourist kind of way (from what I’ve read), we’re only going for the beach—pure relaxation for 7 days. The beaches are stunning, and I know the South China Sea is warm like coffee.
- Then, we’ll visit Hoi An, where I stopped in ’96. It was already popular with backpackers back then, but no glowing boats or all the touristy fuss!
- After that, Hue, where I have great memories—it’s a beautiful city.
- And also the nature around Ninh Binh, followed by 2-3 days in Hanoi.
That’s the plan. I’d love to hear any tips to avoid mass tourism, and if anyone’s done this before:
- Is it possible to rent a car in Danang and drop it off in Hanoi?