LES BAS-RELIEFS D'ANGKOR VAT
PREMIERE PARTIE
SOURCES
- "Le Cambodge, le groupe d'Angkor et l'histoire" d'Etienne Aymonier – Edité en 1904 (Tome III)
- "Guide Aux Ruines d'Angkor" de Jean Commaille – Edité en 1916
- "Les monuments du groupe d'Angkor" de Maurice Glaize – Edité en 1944
- "Angkor cité khmère" de Claude Jacques
- "Le guide des temples d'Angkor" de Michel Petrotchenko
VISITE DES BAS-RELIEFS D'ANGKOR VAT
- La galerie des bas-reliefs se trouve au premier étage. Ces bas-reliefs ont été sculptés sur une longueur d'environ 600 m. et sur une hauteur de plus de 2 m – soit 8 panneaux – ainsi que dans deux pavillons d'angle : Nord-Ouest et Sud-Ouest.
- Je conseille de visiter ces bas-reliefs dans le sens inverse des aiguilles d'une montre car les descriptions de Maurice Glaize, Claude Jacques et de Michel Petrotchenko se font dans ce sens.
- Une description très détaillée de ces bas-reliefs leur sera très utile. Pour cela je leur conseille deux livres :
"Angkor cité khmère" : description très détaillée mais pas assez "aérée" ce qui rend difficile la compréhension des scènes décrites.
"Le guide des temples d'Angkor" : description également très complète, avec des schémas détaillés qui permettent de bien repérer les endroits particuliers.
- Suryavarman II qui a régné de 1113 - 1150 est le roi constructeur d'Angkor Vat. Nous ne savons pas combien de temps il a fallu pour cette construction, peut-être le temps de son règne ? A sa mort les bas-reliefs n'étaient pas terminés.
Nous savons par une inscription que deux panneaux ont été sculptés au milieu du 16ème siècle :
- Victoire de Vishnu sur les Asuras : selon Claude Jacques ce panneau aurait été sculpté entre 1546 et 1564
- Victoire de Krishna sur l'asura Bana
LES BAS-RELIEFS A VOIR
J'ai retenu quatre bas-reliefs, lesquels à mon avis, méritent une attention particulière :
1°) GALERIE HISTORIQUE, SURYAVARMAN II
- La première section : on peut voir Suryavarman II qui donne ses instructions aux dignitaires agenouillés devant lui
– Derrière le roi, un groupe de prêtres et une rangée de soldats
- D'autres soldats escortent la procession qui emmène les princesses
- Les jeunes femmes sont transportées dans des chariots tirés par des soldats – un nain accompagne une des princesses
- Les troupes partent rejoindre la procession.
- La seconde section : l'armée khmère en procession, sur une longueur de plus de 90 mètres. Le roi Suryavarman II (sur le douzième éléphant) dont son statut royal est exprimé par sa taille, qui est supérieure à celle des 19 généraux qui l'entourent.
- Ces généraux sont représentés, montés sur des éléphants revêtus de leur harnachement de parade. Leurs rangs se reconnait au nombre de parasols qui les entourent.
- Le nom de chacun des personnages nous a été livré par de petites inscriptions gravées sur le bas-relief. Le roi est identifié sous le nom de Paramavishnuloka, son nom posthume qui l'identifie à son dieu après la mort. Ceci indique peut-être que le roi est représenté ici sur le chemin des Paradis illustrant le bas-relief de la galerie suivante "Les cieux et les enfers".
- Le registre inférieur : montre une procession de cavaliers et de fantassins, un groupe de prêtres suit – un groupe de musiciens et des porteurs de bannières précèdent l'arche ou urne, qui contenait, croit-on, le feu sacré
- Partie droite (fin du bas-relief) : identifié au 20ème siècle par une petite inscription, un général d'un régiment, cette inscription a, depuis, fait l'objet d'un acte de vandalisme
- Rompant avec l'alignement strict observé par les troupes khmères, des soldats siamois semblent moins disciplinés.
2°) LE BARATTAGE DE LA MER DE LAIT
Ce grand mythe hindou de la Création tirée du Bhâgavata-Pourâna est ici spectaculairement réalisé sur ce panneau long de 49 m.
A noter que dans la représentation d'Angkor Vat on peut voir les personnages suivants : Ravana, Hanuman ou Sugriva ? Or ceux-ci sont des personnages d'une autre légende le Ramayana. Il s'agit donc d'un ajout khmer.
La version khmère du Ramayana se nomme le Reamker, voir http://vorasith.online.fr/cambodge/
Voici un résumé de ce barattage de la mer de lait :
L'amrita, nectar garantissant l'immortalité, n'avait pas resurgi de l'océan cosmique (l'Océan ou Mer de lait) lors d'un des cycles de création d'un monde nouveau. Ceci constituait une grave menace pour l'ordre établi, car les Dévas (dieux) avaient besoin de ce nectar pour maintenir leur supériorité sur les Asuras (démonsou anti-dieux. Il fut donc décidé de baratter l'Océan cosmique pour récupérer l'amrita.
Cette tâche formidable nécessitait la participation des dieux, mais ceux-ci ne suffisaient pas. Vishnu s'assura de la collaboration des asuras en leur promettant, en cas de succès, une part de la liqueur d'immortalité. Les dieux n'acceptèrent ce plan que lorsque Vishnu leur promit qu'une fois l'amrita récupérée, il interviendrait pour que les asuras ne puissent pas en boire une goutte.
On arracha le Mont Mandara pour servir de baratte. Le naga géant Vasuki qui reposait au fond de l'océan, fut réquisitionné pour servir de corde géante, enroulée autour du Mont le Mandara. En tirant tour à tour sur le corps de Vâsuki, les devas et les asuras font tourner la montagne pendant 1000 ans pour baratter la mer cosmique pour produire de cette façon l'amrita. L'entente entre les dieux et les asuras cessa dès que l'amrita apparut : les dieux ne tinrent pas leur promesse d'en donner la moitié aux asuras qui dès lors tentèrent de la voler...
Le barattage fit également surgir de nombreuses créatures de l'océan dont les apsaras : les inscriptions disent qu'elles étaient la récompense des guerriers morts héroïquement au combat. Il s'agit de danseuses célestes.
La représentation du barattage
- A gauche on voit Ravana, à dix têtes, qui tient les cinq têtes du naga Vasuki. Dans le bas du panneau, Vasuki est représenté à nouveau, reposant sur le fond de l'océan.
- On voit ensuite 92 assuras qui tiennent dans les bras le naga Vasuki.
- Au centre on voit Vishnou qui contrôle la manœuvre. Les opinions divergent sur l'identité du dieu de plus petite taille qui vole au-dessus de Vishnu (une seconde représentation de Vishnu ? Indra ?)
- L'avatar de Vishnu, la tortue Kurma, empêche la montagne-pivot de sombrer dans l'océan.
- A droite on voit 88 dévas qui tiennent le naga Vazuki.
- En haut du panneau on voit les apsaras qui dansent
- A la fin du panneau, c'est un singe, pas un dieu comme ce devrait être le cas, qui tire la queue de Vasuki, ici également les experts ne s'accordent pas sur son identité : Hanuman ? Sugriva ?
Nota : après le Barattage de la mer de lait, sur le mur il y a une inscription du début du XVIIIème siècleracontant la construction du chedei, monument funéraire, aujourd'hui ruiné, juste en dehors de la galerie. (Claude Jacques).
3°) CIEUX ET ENFERS, JUGEMENT DES MORTS.
Après un grave éboulement de la galerie des bas-reliefs des "Cieux et des Enfers", en 1947, les travaux de remontage ont été entrepris par Henri Marchal et Jacques Lagisquet (membre de l'EFEO de 1942 à 1948), et terminés en 1950. Jacques Lagisquet a reconstitué en carreaux de ciment patiné le plafond de cette galerie.
Une grande partie des cieux avait été trop endommagée pour être reconstituée
Heureusement, en 1873, Louis Delaporte avait fait faire des moulages en platre.de cette section. (1)
- LA PREMIERE SECTION : LE JUGEMENT DE YAMA, DIEU DES MORTS
- Partie supérieure : on notera que les gens importants et riches partent vers les paradis
- Un couple royal est accueilli par deux personnages agenouillés ; vers la droite, deux femmes remettent un présent à une princesse.
- Sur deux registres, une procession de dignitaires transportés dans des palanquins, ou sur des trônes dont le déplacement nécessite un grand nombre de porteurs.
- Partie inférieure : Les moins fortunés et pauvres commencent un long et très pénible voyage vers les enfers.
- Les condamnés, corde au cou, sont brutalement dirigés vers les enfers. Comme si les coups infligés par les démons n'étaient pas suffisants, des animaux viennent harasser les victimes : un lion et un serpent, un éléphant et des chiens, un rhinocéros, des serpents et un tigre.
- Après 18 m, on voit Yama sur son buffle, il a 18 bras (dont 16 sont des sabres). Le dieu supervise le jugement des pécheurs dont il a confié la charge à ses deux assistants, Dharma et Chitragupta. Ces assistants décident du sort des pécheurs. Ils déterminent l'enfer dans lequel chaque pécheur doit être envoyé, en fonction du type de crime commis. Ces pécheurs, par une trappe sont envoyés au supplice.
- LA SECONDE SECTION : LES PARADIS ET LES ENFERS
Le registre supérieur : les paradis :
- Une succession de trente-sept palais célestes portés par des lions et des garudas (19 sont occupés par des princes, 18 par des princesses).
- Paramavishnuloka (nom posthume de Suryavarman II) dans son palais céleste ?
- A droite de Paramavishnuloka c'est la partie qui a été endommagée
Le registre inférieur : les enfers (2)
- Des petites inscriptions mentionnent les noms de 30 des enfers, sur un total de 32. La plupart des noms (l'amas de vers, le lac de pus, le lac de moelle, l'enfer où l'on brise les os) font frémir.
- Où l'on est écrasé sous une montagne. C'est l'enfer Avici destiné à ceux qui, bien que vivant dans l'abondance, commettent des péchés
- le 3ème enfer, celui de la rivière Vaitaranî, où les démons utilisent de longues pinces pour arracher la langue de leurs victimes
- Ceux qui ont volé du riz ont le ventre rond, on leur a fait absorber du métal en fusion
- Des hommes jetés dans un chaudron ou rôtis à la broche
- Au 6ème enfer, Nirucchvâsa, où les damnés sont cuits à petit feu
- Le lac brûlant du 9ème enfer, Taptalâkshâmaya
- Le broyage des os dans le 10ème enfer, Ashthibhanga
- Dans l'enfer suivant, Krakaccheda, les gourmands sont sciés en deux, ce qui paraît un peu hors de proportion
- Les gens qui volent des liqueurs fortes, la femme d'autrui, qui s'approchent de l'épouse de leur guru, ont mis en pièces par des oiseaux de proie et jetés dans un lac de pus gluant
- Dans le 23ème enfer, Kâlasûtra, des démons rôtissent un homme à la broche
- Le 29ème est Çîta, l'enfer gelé, où l'on peut voir des voleurs grelotter
- Quelques mètres avant la fin, on voit dans l'enfer Mahâraurava une punition fort déplaisante à ceux qui ont volé des fleurs dans les jardins de Shiva : on enfonce des clous dans toutes les parties du corps des victimes, attachées à des cadres.
4°) LA BATAILLE DES DIEUX ET DES ASURAS
Ce bas-relief, bien sculpté, long de 94 m, montre une bataille non identifiée entre les dévas et les asuras.
George Cœdès (membre de l'EFEO de 1911 à 1929, directeur de 1929 à 1947) voit dans ce panneau "un précieux document iconographique, tous les grands dieux du Panthéon Brahmanique, portant leurs attributs classiques et chevauchant leurs montures traditionnelles"… (Maurice Glaize).
Au début du panneau dix des dieux n'ont pas être identifiés avec certitude
On voit ensuite les dieux suivants :
- Kubera, dieu de la richesse, sur les épaules d'un Yaksha (génie bon ou mauvais)
- Agni , dieu du Feu, sur un char tiré par un rhinocéros
- Skanda, dieu de la guerre, sur un paon
- Indra, sur un Airavata (éléphant)
- Vishnu à quatre bras sur Garuda (mi-homme, mi-oiseau) –
- L'asura Kâlanemi aux têtes étagées et bras multiples sur un char tiré par des chevaux
- Yama, dieu de la mort et juge suprême, sur un char tiré par des buffles
- Çiva tirant à l'arc, sur un char tiré par le taureau Nandin
- Brahma sur son hamsa (oie)
- Sûrya le dieu Soleil, se détachant sur son disque, sur un char tiré par des chevaux
- Varuna , dieu de l'Océan, debout sur un nâga à cinq têtes.
(1) Louis Delaporte (1842 - 1925) avait participé à plusieurs expéditions. Lors de sa seconde expédition de 1873 à 1874 il a fait faire de nombreux plâtres des bas-reliefs. Il a également rapporté un grand nombre de pièces qui sont maintenant au Musée Guimet à Paris.
Il a écrit un livre qui relate cette expédition, sous le titre "Voyage au Cambodge. L'architecture khmère" qui a été réédité. J'ai trouvé ce livre très intéressant.
On peut le consulter sur le site "Galica – BNF" : gallica.bnf.fr/...2148/bpt6k6204681f.r
Je donne des détails sur Louis Delaporte dans un post "L'art khmer dans les collections du musée Guimet"
https://voyageforum.com/v.f?post=6703899#6703899
Fin 2013 (jusqu'en Janvier 2010) au musée Guimet il y a une exposition temporaire "Louis Delaporte et le Cambodge". On a pu y voir des plâtres de la partie détruite du bas-relief de la galerie des "Cieux et des enfers"
Lors de cette exposition le livre "Angkor naissance d'un mythe, Louis Delaporte et le Cambodge" (sous la direction de Pierre Baptiste et de Thierry Zéphir) a été édité.
(2) Les enfers
Je pense que la description des enfers la plus complète et la plus détaillée est celle d'Etienne Aymonier (1844 – 1929) dans son tome III "Le Cambodge, le groupe d'Angkor et l'histoire" (p. 265 à 273), édité en 1904
Jean Commaille a repris cette description dans son livre "Guide aux ruines d'Angkor", édité en 1916
Pourriez-vous expliquer pourquoi ces temples construits vers les XI XII ou XIII emes siècles ne l'ont pas été selon les principes de voute et contreventement des pierres et linteaux connus depuis les romains, mais par de simples empilements, méthode désuète à cette époque qui fragilise les structures. On en voit le résultat.
A noter aussi que pendant qu'ils construisaient ces innombrables temples ils n'ont pas été foutus d'entretenir les réseaux de canaux qui correspondait a leur vrai génie. D'ou leur déclin extrêmement rapide.
D'accord avec ces éléments?
Merci
« On parle toujours de la violence du fleuve qui déborde ses berges - jamais de la violence des berges qui enserrent le fleuve... » disait Berthold Brecht
Pourriez-vous expliquer pourquoi ces temples construits vers les XI XII ou XIII emes siècles ne l'ont pas été selon les principes de voute et contreventement des pierres et linteaux connus depuis les romains, mais par de simples empilements, méthode désuète à cette époque qui fragilise les structures. On en voit le résultat
Lorsque l'on compare la chronologie de divers pays, on se rend compte que certains d'entre eux ont découvert des techniques particulières. D'autres pays ont découvert ces techniques beaucoup plus tard…
Je pensais (comme d'autres personnes) que la clé de voute avait été utilisée pour la première fois par les romains. Suite à des lectures récentes j'ai appris que les clés de voute avaient été utilisées auparavant dans l'antiquité en Assyrie, en Egypte (probablement lors des pharaons de la dynastie des Ptolémée, d'origine grecque : Alexandre le grand, Cléopâtre…), puis par les grecs et les romains.…
Les khmers ne connaissaient pas la clé de voute. Lorsque j'ai lu (en 2000) le livre de Maurice Glaize "Les monuments du groupe d'Angkor", il parlait de voute en encorbellement. Je sais ce qu'est une construction avec des encorbellement mais pas des voutes. C'est une fois sur place que j'ai compris ce terme en constatant qu'il n'y avait pas de clé de voute.
On peut également constater qu'assez souvent les khmers ne montaient pas des murs avec des blocs de pierre placés en quinconce, ce qui rendait fragile ces constructions. On peut constater qu'à certains endroits il y a, avec le temps, des écarts importants entre ces blocs de pierre, ce qui a entrainé parfois des éboulements.
On peut donc dire que les Khmers maitrisaient très mal les techniques de construction.
A noter aussi que pendant qu'ils construisaient ces innombrables temples ils n'ont pas été foutus d'entretenir les réseaux de canaux qui correspondait a leur vrai génie. D'où leur déclin extrêmement rapide.
Nous savons que sur le site d'Angkor il y avait des canaux pour irriguer les rizières, car une population importante habitait sur ce site. Les canaux étaient entretenus mais par la suite ce n'était plus le cas.
Une nouvelle technique, le Linar, a permis d'étudier te terrain et l'on a pu voir l'emplacement des nombreux canaux.
Sur ce forum, Fabrice (FabGreg) a été le premier à parler de cette technique qui a été utilisé au Cambodge.
Il m'avait précisé ceci : "C'est pour Angkor que j'en ai entendu parler la première fois, mais la technique a été employée pour la 1ère fois en 2009 au Belize autour du site archéologique de Caracol. Puis appliquée aux autres sites archéologiques du Péten, tout particulièrement au Guatemala. La technique du lidar y est particulièrement utile du fait de la jungle ambiante".
LE DECLIN DE L'EMPIRE KHMER :
Jayavarman VII : (1181 - 1215) est le dernier grand roi qui a fait construire énormément de temples.
Il s'agit d'une œuvre considérable, construite en peu d'années et qui dut mobiliser toutes les ressources de la nation ce qui fit écrire à Geoges Coedés que "le Cambodge fut saigné à blanc par un despote avide de prestige".
Les successeurs de Jayavarman VII sont :
Indravarman II : 1215 - 1243
Jayavarman VIII : 1243 – 1295
Çrîndravarman : 1295 – 1307
Çrîndrajayavarman : 1307 – 1327
Jayavarman Parameçvara : 1327 - ?
Ces rois ont construit très peu de temples importants.
Jayavarman VIII a fait construire le Mangalartha (ou Monument 487). "Son principal intérêt réside dans le fait qu'il est le dernier monument d'Angkor daté avec quelques précisions" (Claude Jacques).
Concernant les deux derniers rois on ne sait pas grand-chose sur eux, on ne connait même pas la date de fin du règne de Jayavarman Parameçvara. Il y a peut-être eu d'autres rois après lui ?
Il y a plusieurs raisons du déclin de l'Empire Khmer. Les spécialistes émettent diverses hypothèses.
Le déclin aurait peut-être commencé après Jayavarma VII ?
La date retenue pour la fin de l'Empire khmère est 1432, date correspondant à l'invasion des siamois (en 1939 le Siam a changé de nom pour devenir la Thaïlande), à ce moment-là le site d'Angkor a été abandonné.
Claude Jacques a écrit un compte rendu : "Les derniers siècles d'Angkor" : Académie des inscriptions et belles lettres p; 363 – 386 (2000)
Bonjour
Un grand merci pour toutes ces précisions
Au plaisir de vous lire.
Un autre Jacques
« On parle toujours de la violence du fleuve qui déborde ses berges - jamais de la violence des berges qui enserrent le fleuve... » disait Berthold Brecht
j'ai beaucoup aimé ton intervention , sérieuse , bien documentée ; j'ai demandé à un ami Kroussar , véritable érudit dans ce domaine de lire tes messages , il les a trouvé "bons" de sa part un beau compliment ;
hélas il ne veut plus intervenir sur aucun forum , ni communiquer , ayant été trop déçu par certaines personnes , méconnaissant ce sujet , parfois même arrogants !
au pays depuis plus de 40 ans , ayant collaboré avec des archéo de l'EFEO , avec humilité il préfère se mettre en retrait dans son village .
voici ce qu'il me dit sur tes interventions ;
"que tu as recopié Jean COMMAILLE , dans son livre édité en 1916 "guide aux ruines d'Angkor ", ce qui est une bonne référence ;
même si cet homme n'était ni archéologue , ni historien , mais un ex légionnaire , passionné de dessin et de peinture ;
la seule erreur que Kroussar signale est quand tu dis (ou Commaille ):
"à noter que dans les représentations d'Angkor Vat on peut voir les personnages suivants : RAVANA , HANUMAN ou SUGRIVA (?) ;or ceux ci sont des personnages d'une autre légende le RAMAYANA ;il s'agit donc d'un RAJOUT KHMER "
FAUX ! dit Kroussar puisque le RAMAYANA , tout comme le MAHABHARATA sont des épopées HINDOUES !
note , je sais qu'il a étudié durant au moins 2 années ces deux livres sacrés )
ceci dit le mieux serait que tu prenne note de sont blogue , là tu comprendra mieux QUI est Kroussar , et tu découvriras son incroyable roman historique "LA LONGUE QUETE , que l'on peut lire gratuitement sur "mon BestSeller .com",
on peut aussi le trouver sur google à ROMAN HISTORIQUE/
KROUSSAR/CAMBOGE ; à ce jour plusieurs milliers de lectures , sans publicité !
la lecture auparavant des COMMENTAIRES est édifiante tant ceux ci sont élogieux ; de ma longue vie (77 ans ) , je n'ai jamais lu un témoignage aussi poignant ou tout est AUTHENTIQUE , de la part d'un personnage aussi humble !
ci joint les références de son blog;
"http://forumcambodge.e-monsite.com/pages/le-pelerin-d-angkor/
nul en informatique j'espère que je ne suis pas trompé ;
note/ il est possible que sur VF tu as déjà vu de ma part de l'information concernant son roman ;
SI par bonheur tu peux le lire même via le net (pas en librairie mais tu comprendras après lecture pourquoi ! )
merci de me dire ce que tu en penses .
cordialement
Jacques
oui ! encore un Jacques !
J'ai lu l'année dernière , sur tes conseils, le livre de Monsieur Kroussar que j'ai trouvé fort passionnant. C'est ainsi que j'ai découvert "mon Bestseller.com".
Je serai de passage à Kep au Tara Lodge pour quelques jours en février prochain.
courant février je serai en France , ce qui est exceptionnel ;en principe je devrai rentrer mi février , mais rien n'est certain ;
de toutes façons à mon retour je te contacte , et si cela est possible on pourra se voir , avec plaisir .
cordialement
Jacques
Bonjour Jacques
Je constate que tu as lu en détail ce que j'ai écrit. Je sais que tu as déjà parlé de Kroussar sur ce forum.
la seule erreur que Kroussar signale est quand tu dis (ou Commaille ): "à noter que dans les représentations d'Angkor Vat on peut voir les personnages suivants : RAVANA , HANUMAN ou SUGRIVA (?) ;or ceux ci sont des personnages d'une autre légende le RAMAYANA ;il s'agit donc d'un RAJOUT KHMER "
FAUX ! dit Kroussar puisque le RAMAYANA , tout comme le MAHABHARATA sont des épopées HINDOUES !
Ce que j'ai écrit est exact.
Voici ce qu'a écrit Claude Jacques dans son livre "Angkor Cité Khmère" :
"Dans les premiers cinq mètres, l'armée des assuras est alignée avec des chevaux et des éléphants : le barattage commence immédiatement après et la première chose que vous voyez est un assura géant à dix têtes – Ravana – tenant les cinq têtes du naga géant Vasuki - La présence de Ravana et d'Hanuman de chaque côté est tout à fait singulière et n'appartient pas à la légende originelle. C'est un apport khmer, faisant entrer dans l'antique légende les personnages du Ramayana".
En 2002 lors de mon premier séjour, je n'avais pas regardé en détail le barattage de la mer de lait. Lors de mon second séjour en 2006, j'ai trouvé sur place le livre de Claude Jacques, j'ai alors regardé en détail ce bas-relief et j'ai vu que Ravana était représenté à gauche et un singe était représenté à droite.
Je ne suis pas du tout un érudit comme Kroussar et je n'ai pas passé deux ans à étudier le Mahabarata et le Ramayana.
J'ai uniquement lu le Ramayana qui est une légende relatant la vie de Rama qui est un avatar de Vishnou.
Dans le Ramayana, Ravana est un démon, c'est d'ailleurs lui qui a enlevé Sita, l'épouse de Rama – Sugrîva est le roi des singes – Hanuman : est également un singe. Il est le général en chef de l'armée des singes.
Michel Petrotchenko, dans son livre "Le guide des temples d'Angkor", a écrit ceci à propos de la partie droite
"C'est un singe, pas un dieu comme ce devrait être le cas, qui tire la queue de Vasuki (ici également les experts ne s'accordent pas sur son identité : Hanuman ou Surgriva ?)"
J'avais également écrit ceci : "Ce grand mythe hindou de la Création tirée du Bhâgavata-Pourâna est ici spectaculairement réalisé sur ce panneau long de 49 m".
Là encore je me suis basé sur les écrits d'un spécialiste Maurice Glaize qui a écrit "Les monuments du groupe d'Angkor". Dans le passage sur le barattage de la mer de lait il a écrit ceci :
"C'est tiré du Bhâgavata-Pourana, la grande scène universellement connue et tant de fois représentée dans l'art khmer le barattement de la mer de lait…"
A noter qu'il emploie le mot le mot "barattement", il me semble que le mot "barattage" serait plus exact (dictionnaire Hachette).
Je ne connais pas le Bhâgavata-Pourana. Les spécialistes dans l'hindouisme pourront peut-être me renseigner.
Comme tu peux le constater je n'ai rien inventé, je me suis basé sur les écrits de spécialistes.
j'ai demandé à un ami Kroussar, véritable érudit dans ce domaine de lire tes messages,
Désolé, Jacques, écrire un roman historique ne fera jamais de son auteur un historien.
Tout juste un romancier qui se sert de faits historiques comme toile de fond. Sans
d'ailleurs aucune garantie de leur crédibilité. Quand on sait que l'œuvre imaginaire de Kroussar se passe dans les années 70, et que sa diffusion est confidentielle, je doute de son expertise sur les fresques d'Angkor. Cela étant, je ne remets pas en cause que le personnage puisse être sympathique.
Quoiqu'il en soit, je me demande ce que vient faire le bouquin de Kroussar dans un fil de discussion relatif aux fresques d'Angkor. Et ce n'est pas la 1ere fois que vous saisissez l'occasion de le placer...
que de confusion !
que d'amalgames !
que d'erreurs de jugement !
AVANT TOUT ;AVEZ VOUS LU LE ROMAN HISTORIQUE DE KROUSSAR ?
si , NON , inutile de converser .
on ne peut émettre une opinion sur un sujet donné , que si l'on a une bonne connaissance de celui ci ! n'est ce pas ?
bonjour
il n'est rare de trouver dans une seule réponse tant d'erreurs :à savoir/
1/"un roman historique ne fera jamais de son auteur un historien"
réponse :
QUI a pu sortir une telle stupidité ? JAMAIS Kroussar ce serait abaisser à une telle ineptie ! qui ne vient que de votre imagination malsaine ;
2/" tout juste un romancier qui se sert de faits historiques comme toile de fond , aucune garantie de leur crédibilité ....quand on sait que l'oeuvre imaginaire ..............et que sa diffusion est confidentielle ...
réponse :
Kroussar n'a jamais été romancier , et n'a nullement besoin de faits historiques pour raconter SON histoire vécue, dans SON roman AUTOBIOGRAPHIQUE ou TOUT est AUTHENTIQUE , même les traumatismes psychologiques ou encore les cicatrices sur son corps toujours présents ;ça ira comme explications ?
3/"sa diffusion confidentielle" !!
réponse :
mais qu'elle mauvaise foi ! à ce jour et sans aucune publicité, seulement en lecture via le net , ce roman d'exception a été lu par:
6836 lecteurs ! une telle oeuvre n'est pas pour vous ;vous ne la méritez pas ! est ce de la frustration , de la jalousie qui vous hante ?
4/ " je doute de son expertise sur les fresques d'Angkor , "
réponse :
ce sont des archéologues de l' EFEO (vous me sembler si ignorant que je précise :Ecole Française d'Extrême Orient )
qui l'ont initié , et ses longues recherches et études sur le terrain , aidé par les meilleures références écrites connues , ont fait de lui , bien plus qu'un passionné mais véritable connaisseur ! et surtout en toute humilité !
5/ "je me demande ce que vient faire le bouquin de Kroussar dans le fil de la discussion ....."
réponse :
pauvre homme! , SI vous aviez eu au moins l'honnêteté de lire et comprendre , ce témoignage historique , et non bouquin , vous auriez vu que son auteur à plusieurs reprises parle des fresques d'Angkor ! SI vous voulez mieux connaitre son travail à ce sujet; lisez donc son blog !
là vous cesserez vos sarcasmes ;
petite confidence , je viens de lire en MP plusieurs intervenants , en parlant de vous ;
vous comparez à un TROLL !! , tout est dit .
trop occupé , je ne saurai répondre désormais à aucun de vos messages .
Votre hargne est incompréhensible. Je vous rappelle que c'est vous même qui expliquez qu'il s'agit d'un roman. Ou d'un récit authentique. C'est selon. Non seulement dans les messages de ce fil de discussion mais également dans un précédent fil :https://voyageforum.com/v.f?post=9266567;search_string=Kroussar
Cela étant, présenter un inconnu, qui écrit un bouquin qui se passe dans les années 70 sous un pseudonyme, comme une autorité sur les fresques d'Angkor est audacieux, pour ne pas dire autre chose...
Mais si j'en crois vos précédents messages promotionnels, le mystérieux Kroussar a plus d'une corde à son arc : "physicien, ingénieur, dépositaire de brevets en détection, astronome éclairé, archéologue en archéologie des temples d'Angkor, en civilisations anciennes et disparues etc". A quand un récit authentique sur les Illuminati, le secret révélé des pyramides, l'Atlantide ou le nombre d'or?😉
En attendant, merci à l'initiateur du fil de discussion pour ses messages très documentés. Pour ma part, comme pour tous les gens censés, je ne mettrai jamais l'énigmatique Kroussar sur la liste des spécialistes temples d'Angkor. Un peu de sérieux.
Bonjour à tous
Informations : avant de poursuivre voici quelques informations concernant les membres de l'Ecole Française d'Extrême-Orient (EFEO).
L'EFEO : on peut trouver des renseignements sur les membres de l'EFEO de la manière suivante :
- Sur le site de l'EFEO : https://www.efeo.fr/
- Dans la page d'accueil, à gauche clic sur CHERCHEURS D'ASIE - Dans la fenêtre clic sur Cliquez ici
- Sélectionner le pays ou Index alphabétique
- On trouve alors une biographie du membre sélectionné ainsi que ses publications ; il s'agit souvent de BEFEO (Bulletins de l'EFEO), les arts asiatiques…
Les BEFEO : on trouve les articles sur le site Persée : https://www.persee.fr/collection/befeohttps://www.persee.fr/collection/befeo
- Exemple : BEFEO, 1929, XXIX. Pages 542-548. Sélectionner l'année, le N° du livre, le nom de l'auteur et les pages.
- Petite astuce : le BEFEO apparait sous forme de Pdf. En haut à gauche de l'article il y a plusieurs icônes. Cliquer sur l'icône en dessous de Pdf, on passe alors sur la "version texte", cela facilite la lecture de l'article et on peut alors faire un copier-coller (à mettre par exemple dans un document Word)
Il est très difficile de trouver un article lorsque l'on a aucune référence (ceci est valable pour les arts asiatiques…). En haut il y a une case recherche mais qui est totalement inefficace.
Certains auteurs – par exemple Madeleine Giteau dans son livre "Histoire d'Angkor" – donnent les références des BEFEO, mais ce n'est pas toujours le cas…
DANS LA PARTIE "LES ENFERS" J'AI ECRIT CECI :
Je pense que la description des enfers la plus complète et la plus détaillée est celle d'Etienne Aymonier (1844 – 1929) dans son tome III "Le Cambodge, le groupe d'Angkor et l'histoire" (p. 265 à 273), édité en 1904
Jean Commaille a repris cette description dans son livre "Guide aux ruines d'Angkor", édité en 1916.
Nota : j'ai commis une erreur que je corrige, ce livre n'a pas été édité en 1916 mais en 1912
Etienne François AYMONIER : 1844 - 1929
Il était officier et administrateur colonial français, spécialiste des cultures khmères et cham. Il est l'auteur d'une étude en trois volumes sur le Cambodge qui donne pour la première fois les traductions des inscriptions trouvées sur le site.
Il joue aussi un rôle (avec Louis Delaporte) en 1899 dans la fondation de l'EFEO. Il prendra en charge en 1908 la Conservation du site d'Angkor.
- Pour plus de détails, voir sa bibliographie par George Coedès, "Étienne-François Aymonier" (1844-1929). BEFEO, 1929, XXIX. Pages 542-548
Œuvres :
"I - Le Cambodge. Le royaume actuel" : Editions Leroux, Paris, 1900-1904). Réédité en 2014 par la BNF (24,80 €). Disponible sur "Gallica": gallica.bnf.fr/...0s.r=cambodge.langEN
"II - Le Cambodge. Les provinces siamoises" : Editions Leroux, Paris, 1900-1904) Réédité en 2014 par la BNF (23,90 €). Disponible sur "Gallica": gallica.bnf.fr/...14.r=cambodge.langEN
"III - Le Cambodge. Le groupe d'Angkor et l'histoire, (Editions Leroux, Paris, 1900-1904). Réédité en 2014 par la BNF (34,10 €). Disponible sur "Gallica" : gallica.bnf.fr/...2g.r=cambodge.langEN
Jean COMMAILLE (1868 - 1916)
Je connaissais Jean Commaille comme ayant été le premier Conservateur du site, chargé de la conservation et de la restauration des monuments d'Angkor. Je savais également qu'il avait été assassiné alors qu'il transportait la paye de ses ouvriers et qu'il avait été est inhumé à proximité du Bayon.
J'ai donc cherché autour du Bayon. J'ai trouvé un chemin au Sud-Ouest du Bayon (près de la route qui va à la Porte Sud d'Angkor Sud.). Au bout du chemin il y a sa sépulture.
Il était membre de l'EFEO de 1900 à 1916.
Jean Commaille s'est consacré au dessin et à la peinture. En 1886, sans ressource, il s'est engagé Légion étrangère en Indochine.
A l'issue de son engagement en 1898, il trouve un emploi au Cambodge dans les Services civils du Protectorat. Il visite alors des temples khmers et séjourne notamment à Angkor en 1899.
En 1900, il entre à l'EFEO comme secrétaire-trésorier et se voit confier l'installation du premier musée de Saigon.
En 1907, la rétrocession des provinces occidentales du Cambodge par le Siam place les monuments d'Angkor sous la responsabilité de l'EFEO. Jean Commaille accepte alors d'en assurer la surveillance en tant que commis des Services civils en mission à Angkor,
Il va progresser : en Juillet 1908), il devient officiellement le premier Conservateur du site, chargé de la conservation et de la restauration des monuments d'Angkor. Sans attendre sa nomination officielle, il dresse avec E. Lunet de Lajonquière la liste des travaux de conservation à effectuer en priorité, notamment le dégagement d'Angkor Vat et du Bayon.
Ses efforts portent principalement sur le dégagement d'Angkor Vat (1908-1910) et du Bayon (1911-1914), mais aussi sur les chaussées nord et sud d'Angkor Thom (1910-1912), les Terrasses royales (1911) et les Preah Pithu (1912). Il entreprend enfin, au Baphuon, le débroussaillement du Bouddha couché (1908)…, les photographies de ses bas-reliefs (1912) et les premiers sondages (1915).
C'est en se rendant sur les chantiers avec la paye de ses ouvriers qu'il est assassiné le 29 avril 1916. Jean Commaille est inhumé à proximité du Bayon, dans un caveau surmonté par un pyramidion érigé en sa mémoire. Trois de ses agresseurs sont condamnés à mort et exécutés à Phnom Penh tandis que son serviteur purge 18 mois de prison, pour s'être enfui après le meurtre.
- Voir le site de l'EFEO "chercheur d'Asie"
- Pour les détails de sa vie, voir l'article de Nadine André : Un "peintre du dimanche" à Angkor : Jean Commaille : Arts asiatiques 47 (1992), p. 29-39.
https://www.persee.fr/doc/arasi_0004-3958_1992_num_47_1_1319
Bonjour,
Lors de ma seule et unique visite d'Angkor, j'avoue que la fresque évoquant l'épopée du Ramayana avait retenu mon attention tout au plus 2 heures. Mais votre message a aiguisé ma curiosité. J'ai donc fait quelques recherches. Selon notamment François Martini, de l'EFEO, citant d'autres auteurs, si la fresque présente effectivement quelques variantes avec le texte en sanskrit, c'est parce que les artistes ont reproduit une version locale (donc khmer) du Ramayana. Cela confirme ce que vous avez déjà écrit.
Son article est sur Persée :
https://www.persee.fr/doc/befeo_0336-1519_1938_num_38_1_4726?q=Ramayana+Angkor
Sur François Martini :
https://www.efeo.fr/biographies/notices/martini.htm
Je te remercie pour ton post, je constate que tout comme moi tu est curieux de découvrir de nouvelles choses sur les temples d'Angkor.
Je ne connaissais pas François Martini de l'EFEO. Je vais lire son BEFEO.
Livngston dans sa réponse à ton post t’avait traité avec mépris en écrivant : L' EFEO (vous me sembler si ignorant que je précise : Ecole Française d'Extrême Orient).
Tout le monde ne connait pas l'EFEO. Ton post prouve contrairement à l'absurdité qu'avait écrit Livgnston que tu connais l'EFEO
Et lui sait-il ce que c'est : cella, antarala, mandapa, Dharmaçâlâ, Dvârapâla, Voûte à encorbellement…
Il est possible qu'il ne sache pas ce que c'est, mais jamais je lui dirai que c'est un ignorant.
et bien voilà le double visage de Snacke vient de s'afficher !
suite à ce post insultant à mon égard , je ne te demande même pas d'excuses , comme toi tu l'exigeais sur" la place publique" !! alors que j'avais envoyé un message d'apaisement , qu'elle arrogance !
monsieur est susceptible !, ton égo blessé , tu ne supporte pas de perdre ta crédibilité ;il n'y a aucune raison , tout le monde peut se tromper ;c'est ce que tu me disait ;
et l'humilité tu connais ?
ceci dit , on va en rester là ;"ite missa est "
ce qui ne m'empêchera pas de continuer à lire tes récits , bien construits , bien documentés , ne serait ce que pour modérer ma réelle ignorance DANS CE DOMAINE ;
tu vois l'honnêteté , c'est aussi , re connaitre ses faiblesses , et à une personne (qui vous méprise) lui dire que ses textes sont de qualité / Jacques.
J'ai lu (vite fait, en grande partie) le bouquin de Kroussar, la Longue Quête, votre ouvrage de référence.
Tout d'abord, sur le site de téléchargement, il est classé à la rubrique "roman historique", c'est à dire, une fiction se basant sur des faits historiques. Et non pas à la rubrique "témoignage" ou "autobiographie".
Ensuite, l'auteur lui même y explique que c'est un roman historique...
Comme le site n'est pas à une contradiction près, on y apprend que le livre, censé être une fiction, raconte des faits ... réels et que son auteur y fait des révélations fracassantes. Pour cette raison, il est écrit sous un pseudonyme afin de préserver l'anonymat du mystérieux Kroussar. Sauf que l'auteur donne tout un tas de précisions sur sa vie qui le rendent facilement identifiable. Sans compter qu'il diffuse ... sa photo. Ce qui est bien imprudent pour quelqu'un qui veut rester anonyme...😉
En résumé, côté marketing, peut mieux faire...
Vous soutenez que Kroussar est un érudit sur l'ensemble d'Angkor.
Il y a bien un chapitre consacré au site d'Angkor que l'auteur explique découvrir pour la 1ere fois en 2013. On est loin des années d'études sur le site. Ce chapitre de moins d'une vingtaine de pages, agrémenté de photos et de croquis, est le récit d'une visite où se mêlent envolées lyriques, théories fumeuses sur les ondes cosmiques et autres "révélations" sur les secrets d'Angkor.
En résumé, les guides de voyage sont mieux documentés sur le sujet...
Il est donc audacieux de prétendre que Kroussar fait autorité en la matière. Point positif toutefois, l'auteur est agréable à lire ...
Lors de ma seule et unique visite d'Angkor, j'avoue que la fresque évoquant l'épopée du Ramayana avait retenu mon attention tout au plus 2 heures.
Pour ma part, j'ai beau avoir consacré plus de 6 h à la visite d'Angkor Vat, guide Petrochenko en main, je me dis qu'il en faudrait autant pour exploiter in situ la synthèse qu'en présente Schnacke67.
Mais c'est aussi l'une des magies d'Angkor, y trouver durablement sources d'émerveillement. Rejoignant la conclusion émouvante de Pierre Baptiste dans le superbe documentaire "Angkor redécouvert".
Grand merci à Schnake67 pour cette transmission de savoirs.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Pour ma part, j'ai beau avoir consacré plus de 6 h à la visite d'Angkor Vat, guide Petrochenko en main, je me dis qu'il en faudrait autant pour exploiter in situ la synthèse qu'en présente Schnacke67.
Je ne peux pas préciser combien d'heures j'ai passé pour voir les bas-reliefs d'Angkor Vat. J'avais une excellente documentation très détaillée. A chaque séjour à Siem Reap (dix fois) je prenais le pass de 7 jours, et je visitais deux fois (au minimum) Angkor Vat.
J'avais mis un post concernant le "Guide des temples d'Angkor de Michel Petrotchenko.
https://voyageforum.com/v.f?post=6768958#6768958
Dans ce post j'ai mentionné que c'était toi et Veroeddyqui ont été les premiers à parler de ce guide sur ce forum.
C'est également toi qui a mentionné que Pierre Baptiste, conservateur au Musée Guimet, était intervenu pour que le livre de M. Petrotchenko soit vendu dans la boutique de ce musée.
Mais c'est aussi l'une des magies d'Angkor, y trouver durablement sources d'émerveillement. Rejoignant la conclusion émouvante de Pierre Baptiste dans le superbe documentaire "Angkor redécouvert".
Tout comme toi je trouve que ce documentaire est superbe, on y apprend beaucoup de choses
Pour voir cet excellent film voici un post d'Enrodage
https://voyageforum.com/v.f?post=6266628#6266628
Le commentaire d'Enrodage est intéressant, encore un curieux et passionné par les temples khmers. Il mentionne Eric Bourdonneau.
Eric Bourdonneau et Pierre Baptiste interviennent dans ce documentaire dans une partie concernant le temple de Koh Ker.(1) Louis Delaporte avait rapporté de Koh Ker une statue, qui est actuellement au Musée Guimet. (2).
Cette statue selon Eric Bourdonneau et Pierre Baptiste représenterait Jayavarman IV (roi constructeur de ce temple). J'en parle dans mon post sur Koh Ker
https://voyageforum.com/v.f?post=7299285#7299285
(1) Maurice Glaize ("Les monuments du groupe d'Angkor") et Claude Jacques ("Angkor cité Khmère"), ne parle pas de Koh Ker. Michel Petrotchenko en parle dans son livre "Le guide des temples d'Angkor"
Je précise que Claude Jacques dans son livre "L'Empire Khmer - Cités et sanctuaires Vème XIIIème siècles" en parle avec beaucoup de détails.
(2) Pierre Baptiste dans son livre "L'art khmer dans les collections du Musée Guimet" (édité en 2008), page 143, décrit la statue sous le titre "Divinité masculine", provenance Prasat Thom (Koh Ker)
Jacques
Là j'avoue que cela m'a beaucoup fait rire. Il doit avoir l'imagination fertile… 😉
Voilà, le double visage de Kroussar vient de s'afficher ! C'est un grand comique 😎
Il est donc audacieux de prétendre que Kroussar fait autorité en la matière
Là encore je suis d'accord avec toi…
Je n'ai pas lu le blog de Kroussar, vu ce qui précède je pense qu'il doit probablement y avoir des théories fumeuses sur les ondes cosmiques. J'ai failli me tromper et écrire des ondes comiques 😏
Je ne sais pas si tu as lu mon post : Angkor : La terrasse dite du Roi Lépreux.
https://voyageforum.com/discussion/angkor-terrasse-dite-roi-lepreux-d9836364/
Dans ce post je mentionne que George Cœdès se posait la question suivante "Jayavarman VII avait-il la lèpre ?"
Pour l'instant Livngstonen'est pas intervenu !
Bonjour Fabrice
Dans la version française du "Guide des temples d'Angkor" de Michel Petrotchenko, il y avait un site qui était mentionné.
Je me souviens que Michel Petrotchcehnko avait écrit dans ce site, qu'à son avis le premier guide décrivant les temples d'Angkor pour les voyageurs était le "Guide aux ruines d'Angkor" de Jean Commaille qui avait été édité en 1912.
J'étais curieux de découvrir ce que les chercheurs en 1912 avaient comme documents concernant les temples. A ce moment-là, nous étions au début des recherches effectuées par les membres de l'EFEO.
J'avais acheté une édition originale en très bon état (et à bon prix…).
Ce livre se compose de plusieurs chapitres : De Saigon aux ruines d'Angkor – Notes d'histoire et d'architecture Angkor Vat – Angkor Thom – Prah Khan – Neak Pean, Banteay Kdei, Ta Prohm – Monuments secondaires du groupe d'Angkor.
- De Saigon aux ruines d'Angkor : l'auteur décrit l'excursion de Saigon à Siem Reap (qui dure 8 jours) avec les escales et les différentes visites à Phnom Penh. Le transport se fait en bateau avec "Les Messageries fluviales". Il y a deux possibilités :
- "Voyageur libre" : il faut payer des suppléments, par exemple 1 piastre par jour au propriétaire des chars à bœufs pour la visite des ruines. L'hôtel à Siem Reap leur met à la disposition une pièce pour préparer leur repas, dans ce cas il faut apporter son matériel de table et de cuisine. Sinon ils peuvent manger à l'hôtel (petit déjeuner, déjeuner et diner) pour 6 piastres.
- "La formule tout compris" : il faut payer un supplément de 350 francs. Le transport aux ruines se fait alors en voiture…
- Note d'histoire et d'architecture. Il donne des renseignements et des dates en se basant sur des documents épigraphiques qu'il avait alors à ce moment-là. Certains renseignements sont exacts d'autre non car nous n'étions qu'au début des recherches sur ces temples.
Jean Commaille cite diverses personnes dont Berghaine et Barth spécialistes des inscriptions en sanskrit, Etienne François Aymonier pour son livre "Le Cambodge tome III..
Concernant Jayavarman VII il a écrit ceci :
"Jayavarman VII meurt en 1201 (date probable). Il laissait l'empire fort étendu mais atteint, semble-t-il, aux sources de sa puissance. On peut dire que Jayavarman VII fut le dernier des grands rois du Cambodge. Après lui la décadence." (*)
Par la suite Geoges Coedés a écrit : "Le Cambodge fut saigné à blanc par un despote avide de prestige".
- Les chapitres suivants : Jean Commaille décrit les temples d'une manière détaillée à l'exception du dernier chapitre "Les monuments secondaires du groupe d'Angkor".
- Dans la partie description du Bayon, Jean Commaille a mis l'annotation suivante : "Nous avons vu dans la partie historique que l'on attribue, par supposition, à Indravarman (877) la construction du Bayon qui n'aurait été terminée par que sous Yaçovarman (889)"
Par la suite on a pu déterminer que le Bayon avait été construit pendant le règne de Jayavarman VII (1181 1215)
Quelques remarques
- Je pense Maurice Glaize a dû s'inspirer (en partie) du livre de Jean Commaille
- Dans le livre il y a de nombreuses photos en noir et blanc mais J. Commaille n'indique pas qui en est l'auteur. Il s'agit peut-être de Emile Gsell qui a participé "La mission Doudart de Lagrée (1866-1868), dite "Expédition française du Mekong".
Voir https://voyageforum.com/v.f?post=6703899#6703899 Partie Delaporte
Emile Gsell a effectué nombreux clichés du temple d'Angkor en 1866. Mais avant lui un écossais John Thomson (1837-1921) a également pris des photos en 1865.
- C'est au début du XIXème siècle que le "Petit et le Grand circuits" ont été créés pour permettre aux premiers voyageurs de trouver les temples. Par exemple on écrivait : le temple X, se trouvait un peu au Nord de la borne kilométrique 3 du petit circuit…
(*) Concernant les dates du règne de Jayavarman VII, Maurice Glaize a écrit 1181 – après 1202 ; alors que Claude Jacques a écrit. 1181 – 1215.
Claude jacques étant un très grand épigraphiste, il a peut-être traduit une inscription qui mentionne 1215 ?
Jacques
J'ai regardé uniquement la partie "Les temples khmers"
Voici des extraits des différentes parties
- EFEO & Les temples d'Angkor : les explications sont claires
- Dans la seconde partie "André Malraux au Cambodge", Kroussar parle du vol commis par Malraux en 1923 au Banteay Srei. Curieusement en bas de cet article il y a une photo dont je parlerai par la suite.
- Mystères & secrets d'Angkor 1 et 2
Dans cette partie il y a des explications que je qualifierai de particulières. J'avoue ne pas avoir tout compris. Voici quelques exemples :
"Donc en comparant les informations décrites dans les livres sacrés (le Mahâbhârata, le Ramayana, l'Ancien Testament (Évangile), la Bible, la Torah, le Coran) à la mythologie, aux inscriptions des lieux sacrés (Egypte, Mexique, Pérou, Inde et Cambodge...), l'origine unique du monde est parfaitement décrite sur l'ensemble des murs des temples Angkoriens".
"Comme pour tous les lieux sacrés à travers le monde, les temples Angkoriens ont été construits au croisement des lignes telluriques (énergie terrestre) et des lignes cosmiques (énergie céleste). Et à l'intérieur de ces temples une énergie considérable est concentrée en certains points de la construction".
"La Terre est parcourue par un ensemble de flux énergétiques organisés en plusieurs grilles superposées et connectées, qui couvrent la terre de leur maillage aux caractéristiques précises".
"Les positions des principaux temples d'Angkor présentent des similitudes avec les constellations du Dragon et de Persée, et sont situés sur des lignes d'énergie, qui tournent autour du globe terrestre, ou qui le traversent de part en part."
"Angkor Vat est situé à l'exact antipode des alignements mégalithiques de Chincha Altas, au Pérou."
"Les distances entre certains points de la chaussée sacrée et le Bakan (Tour centrale d'Angkor Vat, accueillant la divinité Vishnou) révèlent des références au Divya-Yuga (Divya = Divin et Yuga = âge) qui se succèdent sans fin les unes aux autres, formant un cycle de 4 320 000 ans, basé sur quatre Yugas :
· Sâtya Yuga: durée de 1,728 millions d'année, l'âge d'Or, l'âge de vérité.
· Treta Yuga: durée de 1.296 millions d'années, l'âge d'argent, l'âge de l'ignorance.
· Dvapara Yuga: il dure 864 000 ans, l'âge de bronze, l'âge du déclin.
· Kali Yuga: durée de 432.000 ans, l'âge de fer, l'âge de l’athéisme.
Nous sommes actuellement, depuis 5000 ans, dans Kali Yuga.
Là, j'ai été ébahi, j'ignorais que nous étions dans "Kali Yuga", je pensais qu'on était en 2019 de l'ère chrétienne 😉
• L'orientation des temples
"Donc, les Architectes-Célestes d'Angkor ont commencé par établir une ligne de référence Est-Ouest, par rapport au lever et coucher du soleil, afin d'orienter l'entrée des temples vers le lever, en honneur à Indra, sauf Angkor Vat, dédié à Vishnou, qui est l'exception car l'entrée du temple est orientée vers le coucher du soleil"
En général les temples angkoriens sont orientés dans le sens Est-Ouest. Selon Kroussar il y a une exception Angkor Vat qui est orienté dans le sens Ouest-Est "
Kroussar doit ignorer qu'il existe d'autres temples qu'Angkor Vat qui ne sont pas orientés dans le sens Est-Ouest par exemple :
• Le Preah Pithu (on devrait dire le groupe de Preah Pithu) se trouve pas très loin de la terrasse dite du Roi Lépreux au Nord-Est de celle-ci. Ce groupe est composé de cinq petits temples (dont un qui est bouddhiste). Deux de ces temples s'ouvrent à l'Ouest, au lieu de le faire comme d'habitude à l'Est.
Il s'agit de petits temples en mauvais état mais qui méritent une visite rapide pour voir de de belles sculptures.
• Quelques temples du site de Koh Ker qui sont orientés dans le sens Ouest-Est.
• Le temple de Preah Vihear qui est orienté dans le sens Nord - Sud.
Il y a peut-être d'autres temples qui ne sont pas orientés dans le sens Est - Ouest ?
Voilà donc (encore une fois) la preuve que Kroussar n'est pas un "véritable érudit en matière de temples", "un véritable connaisseur".
- Les fresques d'Angkor Vat
• Kroussar fait une description détaillée de la légende du "Barattage de la mer de lait". Evidemment il ne parle pas de Rama ou Surgriva, ce qui est tout à fait normal car il s'agit de deux légendes différentes
• Il décrit ensuite brièvement les bas-reliefs suivants : La bataille de Kuruksheta et L'armée de Suryavarman II
Quelques remarques :
- J'ai été très déçu, je pensais trouver des explications et des détails sur les temples d'Angkor en décrivant par exemple des particularités, mais rien de tout cela.
- Je ne recommande pas ce blog, mais les amateurs de théories comiques pourront le consulter 😏
• Dans la partie Malraux on y voit une photo, c'est la photo que nous voyons (en petit) au bas de la page de Kroussar concernant André Malraux ? Voir la photo attachée
• Dans la partie Angkor Vat, partie 2, il y a une photo du barattage de l'océan de lait, on voit une photo avec des noms qui sont écrits dont Ravana. En cliquant sur la petite flèche en bas de la photo on voit à l'extrémité droite Hanuman.
Je me demande si Kroussar a vu ce barattage à Angkor Vat, en connaisseur il aurait reconnu Ravana et Hanuman
Conclusion :
Alain tu avais écrit ceci :
Il est donc audacieux de prétendre que Kroussar fait autorité en la matière
Cela est exact.
Livngstone en voulant "glorifier" son ami Kroussar a employé les termes "véritable érudit dans le domaine des temples", "un véritable connaisseur" : c'est vraiment une surestimation de celui-ci
Bonjour Jacques,
J'avais également lu le blog fumeux de Kroussar. Pour en revenir à son livre, la Grande Quête, un roman qui se veut tout compte fait autobiographique, on y lit qu'il s'est passionné pour Angkor dès sa prime jeunesse, soit dans les années 60/70, et qu'il habite au Cambodge depuis plusieurs dizaines d'années. Pourtant, ce n'est qu'en ... 2013 qu'il a visité le site. Pas très pressé pour un passionné ! Tout cela n'est pas très sérieux !
Ceci étant, Kroussar ne fait pas du business. Ses écrits sont gratuits. Ce qui incite à la plus grande indulgence. Il faut voir sa littérature comme un divertissement. Rien de plus.
Bonjour jacques
Le 22 Novembre tu m'avais posé une question, dans ma réponse j'avais écrit :
On peut donc dire que les Khmers maîtrisaient très mal les techniques de construction.
J'avais également parlé des canaux, dans ce domaine de nombreuses personnes disent que les Khmers étaient doués.
Maurice Glaize en parlant d'Angkor Thom avait mentionné que la pente générale des eaux partait du Nord-Est vers le Sud-Ouest où il y avait un petit étang (appelé Beng Thom) qui communique avec la douve par cinq petits tunnels, ce qui permettait d'évacuer le trop-plein de l'étang au moment de la saison des pluies. Je n'avais pas prêté attention à cela.
En 2006 j'ai acheté le livre de Claude Jacques "Angkor cité khmère". Concernant Angkor Thom j'ai lu ceci :
"La pente naturelle de cette région va du Nord-Est vers le Sud-Ouest. C'est ainsi que l'eau pénètre dans la ville au travers de tunnels dans l'angle Nord-Est et est évacuée de la même façon dans l'angle Sud-Ouest ; ces derniers fort bien construits méritent une visite"
En 2008 j'avais un conducteur de tuktuk qui était devenu guide, je lui ai demandé s'il connaissait ces cinq petits tunnels pour l'évacuation de l'eau. Il m'a dit qu'il ne les connaissait pas. Il s'est renseigné et nous sommes allés ensemble à recherche de ces tunnels.
Après avoir franchi la porte Sud d'Angkor Thom, nous sommes montés sur la muraille et nous sommes allés vers le Sud-Ouest. Peu avant le Prasat Chrung (*) nous avons trouvé un chemin qui descendait au bas de la muraille et nous avons découvert ces cinq tunnels.
Nous étions en Novembre, à la fin de la saison des pluies et il y avait encore un peu d'eau qui s'évacuait par les petits tunnels vers la douve. J'ai trouvé cette visite instructive.
(*) Les Prasat Chrung : à chaque angle de la muraille il y a quatre petits temples (très ruinés). Chacun des monuments abritait une stèle louant les mérites de Jjayavarman VII.
• Maurice Glaize et Claude Jacques en font une description très succincte.
• Michel Petrotchenko dans son livre "Le Guide des temples d'Angkor" donne une description un peu plus détaillée avec un schéma où l'on voit l'étang, le Beng Thom, et l'emplacement des petits tunnels qu'il nomme Run Tadev.
Bonjour
J'ai relu quelques passages du livre "Guide aux ruines d'Angkor" de Jean Commaille, celui-ci parle de Vishnou sous le nom de Hari
J'ai immédiatement pensé à Harihara et Hariharalaya (le nom "Hariharalaya" provient de Harihara)
Avant de m'intéresser aux temples angkoriens, je n'avais jamais entendu parler de Harihara ni de Hariharalaya
En Mars 2017 j'avais mentionné un documentaire "De la brique à la ville à Hariharâlaya : considérations sur la première capitale Angkorienne": conférence de Christophe Pottier (3)
www.canal-u.tv/...ale_angkorienne.6348
Haiharalaya première capitale angkorienne ?
Selon Claude Jacques ("Angkor résidence des dieux") : Harihalaya ne serait pas ma première capitale angkorienne.
En effet vers 790 apparaît Jayavarman II, fondateur de la royauté angkorienne. Ce roi n'a laissé aucun écrit (on n'en a pas trouvé à ce jour). Ce que l'on sait de lui est gravé sur une stèle du temple de Sdok Kok Thom (situé en Thaïlande). Ce temple a été construit au XIème siècle. La stèle est datée de 1053 (2)
On sait donc que Jayavarman VII a occupé plusieurs capitales : Indrapura (A l'Est de Kompon Cham) - Hariharala (Roluos) - Amarendrapura (Ak Yum ?) puis Mahendraparvata -"la montagne du grand Indra". (Phnom Kulên). C'est à Mahendraparvata qu'en 802 il se proclama "empereur du monde". Il est ensuite retourné à Hariharala où il est décédé.
802 est la date retenue pour le début de l'empire angkorien. On peut donc considérer que la première capitale angkorienne est Mahendraparvata
Le culte de Harihara
Harihara est le nom donné à la divinité combinant les caractéristiques des dieux de la Trimurti hindouiste (composée de Vishnou, Shiva et Brahma) : Hari fait référence à Vishnou et Hara à Shiva.
Jean Boisselier (1912 – 1996, Membre de L'EFEO de 1949 à 1955) a écrit un article sous le titre Une tête angkorienne de Harihara" dans "les Arts asiatiques", année 1989, volume 44, Numéro 1 pages 44-49 Dans cet article J. Boisselier mentionne que l'on a depuis longtemps observé que le culte de Harihara paraissait avoir connu une exceptionnelle faveur dans le Cambodge préangkorien. Des idoles et des sanctuaires de Harihara demeurent assez fréquemment mentionnés dans les textes épigraphiques jusqu'au règne de Sûryavarman II (1113 – 1150)
www.persee.fr/...8_1989_num_44_1_1257
Les sculptures de Harihara
On a trouvé quelques statues de Harihara. Au Musée Guimet il y en a plusieurs.
Lorsqu'on fait face à la statue, on voit :
- A droite : Vishnu qui est reconnaissable à sa mitre cylindrique, un disque qu'il tient dans la main
- A gauche : Shivaest coiffé du haut chignon des ascètes, avec un croissant de lune. On voit également sur son front son troisième œil.
Photo 1 : Harihara.Cette statue a été découverte au cours de la Mission Etienne Aymonier (1882-83) dans l'Asram Maha Rosei (province de Ta Keo), On a pu estimer la date de cette statue en fonction de son style du Phom Da (3) fin VIème - VIIème siècle.
Voir les explications sur le site du Musée Guimet (www.guimet.fr) dans Collections – Asie du Sud-Est –cliquer sur la photo "Harihara".
Cette sculpture semble être, en l’état actuel des connaissances, l’une des plus anciennes représentations khmères de Harihara,
Photo 2 : Tête de Harihara. Origine Phnom Da (province de Takéo). Style du Phnom Da, VIIème siècle.
Photo 3 : Tête de Harihara. Provenance inconnue. Style Bakheng, Fin IXème début Xème siècle
Pour ces trois sculptures, on peut avoir des explications plus détaillées dans le livre de Pierre Baptiste (conservateur au Musée Guimet) et Thierry Zéphir : "L'art khmer dans les collections du Musée Guimet".
(1) Christophe Pottier : de Février 1999 à Décembre 2009 était directeur er régisseur du centre de l'EFEO à Siem Reap. Il est ensuite devenu directeur de l'EFEO à Bangkok.
Voir https://www.efeo.fr/chercheurs.php?code=530&l=FR&ch=34
(2) Stèle de Sdok Кak Тhom
• L'inscription de Sdôk Как Thom a été publiée par Aymonier, dès 1901, il a résumé et traduit partiellement ce texte.
• Louis Finot, en 1915, a donné la traduction complète de cette stèle sous le titre "Notes d'épigraphie". BEFEO année 1915, volume 15, numéro 2, pp. 1-135. Voir en particulier les pages 53 à 135 (XVI. L'inscription de Sdok Кak Тhom) p. 53-106.
Voir www.persee.fr/...9_1915_num_15_1_5229
Nota la traduction commence p. 77
• George Cœdès et Pierre Dupont ont également écrit un article sous le titre Les stèles de Sdŏk Kǎk Thom Phnom Sandak et Práah Vihār. BEFEO année 1943, volume 43, numéeo 1, p. 56-154 Voir : www.persee.fr/...9_1943_num_43_1_5738
(3) Les styles du Phnom Da :
Le style A du Phnom Da correspond à l'empire du Founan (225-539), sous le règne de Rudravarman, 514 – 539
Le style B du Phnom Da correspond au royaume du Chen-La (550 – 681) sous le règne de Bhavavarman, 550 – 600
Le site de Phnom Da est bien modeste. Mais quand on voit une photo de la région lors de la crue du Mékong, on réalise que Phnom Da est l'un des rares îlots qui surnagent au-dessus des terrains inondés.
De quoi mieux comprendre l'importance des divinités aquatiques pour les khmers.
Quelques belles statues à voir au Musée de Angkor-Borei, un peu avant Phnom Da quand on vient de Phnom Da.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Bonjour Alain
Dans mon post initial dans la partie "Le barattage de la mer de lait", j'avais écrit ceci : La version khmère du Ramayana se nomme le Reamker,
Parmi les avatars de Vishnou il y a Rama, c'est le héros du poème épique le Ramayana.
On trouve les différents épisodes de cette légende dans les bas-reliefs ou les tympans des frontons ou demi-frontons d'Angkor Vat, au Banteay Srei, au Baphuon, au Banteay Samre etc.
Dans ton post du 28/11/2019 : https://voyageforum.com/v.f?post=9830656#9830656
J'ai pu constater que tu as fait diverses recherches (et ne n'est pas facile) pour trouver le BEFEO de François Martini : "II. En marge du Râmâyana cambodgien", BEFEO Année 1938, pp. 285-295.
J'ai enfin trouvé un peu de temps pour lire ce BEFEO que j'ai trouvé très intéressant. L'auteur parle du Reamker et du Svayamvara de Sita que l'on trouve sur un bas-relief d'Angkor Vat. Il a écrit ceci :
C'est M. Cœdès qui a vu dans cette scène la figuration du svayamvara de Sïtâ. On en trouve la description et le commentaire dans son ouvrage : Les bas- reliefs d'Angkor-Vat, BCAI., 1911, p. 187 :
"Au milieu d'une nombreuse assistance, un jeune homme, brandissant un grand arc, s'apprête à décocher une flèche contre un but (figuré par un oiseau perché sur une roue) ; devant lui, une princesse richement parée est assise sur un trône, derrière lui se tient un brahmane caractérisé par son chignon et sa barbiche, on reconnaît sans peine Râma, Sïtâ, et Viçvâmitra. La scène représente l'épreuve de l'arc à la cour de Janáka : ce dernier est vraisemblablement le roi assis immédiatement derrière Viçvâmitra, et les archers rangés au-dessous de ceux-ci sont les prétendants évincés".
Nota :Viçvâmitra est un Rishi (un sage, un acète)
Svayamvara de Sita : La compétition organisée par le père de Sita, le Roi Janaka, afin qu'elle trouve un époux convenant à son rang. D'entre tous les prétendants, Rama se révéla le seul capable de faire usage de l'arc magique, ce qui lui valut le droit d'épouser Sita. (Michel Petrotchenko, "Le guide des temples d'Angkor")
J'avais déjà entendu parler du Svayamvara de Sita mais je ne me souvenais plus où. J'ai retrouvé le bas-relief d'Angkor Vat ou l'on trouve ce Svayamvara de Sita :dans la galerie des bas-reliefs, le pavillon d'Angle Nord-Ouest.
Nota : Pour plus de détails sur les représentations des diverses scènes du pavillon d'angle Nord-Ouest, voir le livre de Michel Petrotchenko "Le guide des temples d'Angkor"
En venant du panneau "Le combat des Dieux" (au Nord-Ouest), on pénètre dans le pavillon d'Angle Nord-Ouest. On y trouve différentes scènes mythologiques dont des épisodes du Ramayana.
Avant de rejoindre la Bataille de Lanka, à gauche de la porte il y a le Svayamvara de Sita (L'épreuve de l'arc) :
- Rama, arc pointé vers le ciel
- La cible, un oiseau perché sur une roue
- Sita se tient à la gauche de Rama
- Son père, le roi Janaka, est assis au-dessous du couple, entouré de princes et de soldats
Nota : Claude Jacques ("Angkor cité khmère") décrit ce panneau sans préciser qu'il s'agit du Svayamvara de Sita
Encore merci pour avoir mentionné le BEFEO de François Martini
Le site de Phnom Da est bien modeste. Mais quand on voit une photo de la région lors de la crue du Mékong, on réalise que Phnom Da est l'un des rares îlots qui surnagent au-dessus des terrains inondés.
On situe l'une des capitales successives du Founan (la dernière ?) à Angkor Borei, non loin de la colline du Phnom Da.
L'ÉPOQUE PREANGKORIENNE
Sources historiques : par les relations d'ambassades dans les annales dynastiques chinoises, ou récits de pèlerins bouddhistes
- LE FOUNAN : 225 - 539
• A partir du Ier ou du IIème siècle jusqu'au VIIème siècle les Chinois attestent l'existence d'un royaume qu'ils appellent Founan. Ce royaume paraît avoir exercé son autorité sur le Sud du Cambodge actuel et le delta du Mékong, sans doute aussi sur une partie du bassin inférieur du Ménam (dans l'actuelle Thaïlande) et une partie de la péninsule malaise.
• Les rois du Founan :
225 - 243 : Fan Tchan
243 - 287 : Fan Sium Art du Founan
357 : Tchan-Tan
400 - 420 : Kaundinya
484 - 514 : Jayavarman
514 - 539 : Rudravarman Style A du Phnom Da
Voir en haut de la page : Origine du Bouddhisme au Cambodge – Implantation de la civilisation en Indochine – Les états hindouisés d'Indochine et d'Indonésie
George Coedes a écrit :
- En 1944 : Histoire ancienne des États hindouisés d'Extrême-Orient, Hanoi, Imprimerie d'Extrême-Orient, réédité sous le titre : Les États hindouisés d'Indochine et d'Indonésie, Paris, De Boccard (Histoire du Monde, vol. 8), 1948.
- 1962 : Les peuples de la péninsule indochinoise. Histoire - civilisations, Paris, Dunod, 228 p.
• Voir également : 1. L'EMPIRE DU FOU-NAN (225-539)
- LE TCHEN-LA : 550 - 681
• Toujours selon les sources chinoises, àpartir du milieu du 6ème siècle le Founan fut conquis par le Tchen-La, autre état indianisé qui s'était développé parallèlement dans les hautes terres de l'Indochine moyenne et qui, par cette fusion, va préparer le Cambodge angkorien.
Le berceau du Tchen-La paraît avoir été dans la région de Vat Phu (au Sud du Laos).
C'est alors qu'apparaissent, au 7ème siècle, les plus anciennes inscriptions sur pierre rédigées partiellement en khmer, et non plus seulement en sanskrit.
Dans la première moitié du 7ème siècle régnait à Sambor Prei Kuk, le grand souverain Isanavarman(616 - 635), dont l'influence s'étendait sur les pays voisins du Cambodge, tant à l'Ouest dans la région de Chantabun (golfe du Siam) qu'à l'Est sur le royaume indianisé du Champa.
• Les rois du Tchen La
550 : Bhavavarman Style B de Phnom Da
600 : Citrasena
616 - 635 : Içanavarman Style de Sambor Prei Kuk
636 - 656 : Bhavavarman II Style de Prei Kmeng
657 - 681 : Jayavarman I Style de Prasat Andet
Division du Tchen-la Style de Kompong Preah
Bonjour Jacques
J'en reviens au blog de ton ami Kroussar
- Dans la partie "EFEO & Les temples d'Angkor" – mise à jour 20/07/2018 – Kroussar a écrit :
L'Ecole Française d'Extrême Orient (EFEO), créée en 1889 était chargée de la conservation des monuments, dirigée d'abord par Jean Commaille jusqu'en 1916… Puis Henri Marchal lui succéda et consacra toute sa vie à la rénovation
Ce qu'a écrit Kroussar est inexact : on a l'impression que Jean Commaille était le premier directeur de l'EFEO
- En 1898 (et non pas en 1889), la M.A.I. (Mission Archéologique d'Indo-Chine) était créée. En 1900 elle est devenue l'EFEO.
Louis Finot a été le premier directeur de la M.A.I. puis de l'EFEO. Parmi ses successeurs Auguste Foucher, Claude Maitre…
- En 1902, le siège de l’École est installé à Hanoï avec pour missions scientifiques principales l’exploration archéologique, la collecte de manuscrits, la conservation des monuments, l’inventaire ethnographique des groupes ethniques, l’étude du patrimoine linguistique, sans oublier l’histoire de toutes les civilisations asiatiques, de l’Inde jusqu’au Japon. En appui à cette vaste ambition scientifique, une bibliothèque et un musée, devenu depuis Musée national d’Histoire du Vietnam, viendront bientôt compléter l’installation du siège.
Il ne faut pas confondre la conservation des monuments avec la conservation d'Angkor :
- 1907, création de la Conservation d'Angkor. Afin d'éviter le vol de diverses pièces des temples d'Angkor, celles-ci ont été déposées à la Conservation. Le premier directeur était Jean Commaille. Henri Marshal lui a succédé. Voir :
http://vorasith.online.fr/cambodge/angkor/temple0.htm
Nota : les bâtiments de la conservation se trouvent au Nord de Siem Reap. En théorie on ne peux pas les visiter mais j'ai eu la chance de visiter l'un des bâtiments. Les plus belles pièces ont été déposées au Musée de Siem Reap
- Toujours dans la partie "EFEO & Les temples d'Angkor", Kroussar a écrit :
En Décembre 1992, le site d'Angkor fut inscrit au patrimoine mondial, puis en 1993 le Comité International de Coordination (CIC) fut créé
Information incomplète :
- Le 14/12/1992, le Comité du Patrimoine Mondial de l'UNESCO a classé temporairement Angkor sur la liste des Sites du Patrimonial Mondial en danger.
- 13 Octobre 1993: création du CIC de la Conférence intergouvernementale à Tokyo, au Japon.
La création de ce CIC-Angkor était l’une des conditions exigées par le Comité du patrimoine mondial pour accepter le site d’Angkor sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
- Décembre 1995: l'APSARA (Autorité pour la Protection du Site et l'Aménagement de la Région d’Angkor) a été créée par Décret Royal.
Une inscription permanente par l'UNESCO dépendait alors des actions concrètes menées sur le terrain par le gouvernement du Cambodge.
En reconnaissance de trois ans de progrès établissant une responsabilité nationale pour la protection et l'administration du site, le Comité du Patrimoine Mondial confirma l’inscription permanente d’Angkor sur la liste du Patrimoine Mondial en Décembre 1995.
- Comme on peut le constater c'est vraiment de l'amateurisme de la part de Kroussar pour ne pas avoir été plus précis…
Kroussar devrait consulter mon post "Angkor : l'Ecole Française d'' Extrême-Orient (EFEO)" du 10/01/2020, il pourrait éventuellement corriger soin blog… Voir :
Dans mon post du 09/12/2019 j'avais mentionné que j'avais lu le blog de Krousssar.
Je pense que Krousser a dû lire ce post pour les raisons suivantes :
- Dans la partie "André Malraux au Cambodge", (à l'origine mise à jour le 21/07/2018), il y avait une photo du blog de Véro et Eddy.
Kroussar a procédé à une modification le 17/12/2019 en remplaçant cette photo par une photo de Malraux : mettre la photo d'un voleur n'est pas très judicieux…
Nota : la photo provient peut-être du site suivant :
http://www.capsurlemonde.org/cambodge/angkor/malraux.html
- Dans la partie "Mystère & Secrets d'Angkor N°1", Quatrième indice : l'orientation sacrée (à l'origine mise à jour le 21/07/2018), Kroussar avait écrit ceci :
Donc, les Architectes-Célestes d'Angkor ont commencé à établir une ligne de référence Est-Ouest par rapport au lever et au coucher du soleil, afin d'orienter l'entrée des temples vers le lever, en honneur à Indra, sauf Angkor, dédié à Vishnou, qui est l'exception, car l'entrée du temple est orientée vers le coucher du soleil
Dans mon post du 09/12/2019 j'avais ajouté
Kroussar doit ignorer qu'il existe d'autres temples qu'Angkor Vat qui ne sont pas orientés dans le sens Est-Ouest par exemple : Le Preah Pithu … Le temple de Preah Vihear qui est orienté dans le sens Nord - Sud.
Il y a peut-être d'autres temples qui ne sont pas orientés dans le sens Est - Ouest ?
Voilà donc (encore une fois) la preuve que Kroussar n'est pas un "véritable érudit en matière de temples", "un véritable connaisseur".
Kroussar a ajouté ceci dans son blog le 17/12/2019 :
Bien sûr il y a d'autres petits temples, aux orientations multiples (nord-sud…). Mais tous les grands temples de la cité d'Angkor sont orientés à l'est.
Nota : contrairement aux autres temples khmers Preah a été construit sur un axe nord-sud qui le démarque des plans conventionnels rectangulaires tournés vers l'est.
Le côté positif c'est qu'en lisant mon post Kroussar aura appris quelque chose qu'il ignorait sur l'orientation des temples. 😉
- Le 28/11/2019 j'avais répondu à Alain, voir https://voyageforum.com/v.f?post=9830724#9830724
et j'avais écrit ceci :
Livngston dans sa réponse à ton post t’avait traité avec mépris en écrivant : L'EFEO (vous me sembler si ignorant que je précise : Ecole Française d'Extrême Orient).
Tout le monde ne connait pas l'EFEO. Ton post prouve contrairement à l'absurdité qu'avait écrit Livgnston que tu connais l'EFEO
Evidemment, comme tu n'as pas apprécié ce que j'ai écrit, le 29/11/2019 tu as répondu "à ta façon" (voir https://voyageforum.com/v.f?post=9830998#9830998 ) tu as donc écrit ceci
suite à ce post insultant à mon égard, je ne te demande même pas d'excuses, comme toi tu l'exigeais sur" la place publique" !! alors que j'avais envoyé un message d'apaisement, qu'elle arrogance !
• A aucun moment je n'ai écrit un post insultant, j'ai écrit une vérité à Alain, vérité que tu n'as pas appréciée.
• Que tu dises que je suis arrogant, tu as entièrement le droit de penser cela et de l'écrire
• Tu devrais relire mon dernier message privé : tu as du mal interpréter ce que j'avais écrit. A aucun moment j'ai exigé que tu fasses des excuses "sur la place publique"
Ce n'est pas parce que tu réponds sous le coup de la colère qu'il faut écrire des mensonges.
Cela est incorrect de ta part.
Je te rappelle que dans ton post du 26/11/2019 (https://voyageforum.com/v.f?post=9829236#9829236 ) tu avais employé les mots honnêteté, mauvaise foi… le fait de mentir ce n'est pas tellement honnête de ta part
À partir de 2020, dans le cadre du "bien-être animal", les balades à dos d'éléphant seront interdites sur le célèbre site cambodgien d'Angkor. Lire la suite...
Nous partons à 4 fin octobre 2019 pour un circuit de 15 jours Laos-Cambodge sans agence. Voici l'ébauche de notre itinéraire: Luang Prabang-Croisière Mekong et…
Un petit poste je suis actuellement au Cambodge dans le nord dans le Ranatakiri. Nous traversons des centaines de kilomètres de forêts calcinée. C'est vraiment…
Nouvelle sur le forum, je suis étudiante infirmière et je pars avec une amie dans quelques mois à Sihanoukville pour un stage de 10 semaines. Je cherche à…
Bien sur j'ai déjà lu un certain nombre de renseignements sur le site, mais souvent très anciens. Bien sur Angkor!!! mais encore. Nous sommes 2 et on envisage…
First stop on our discovery of the peninsula: Amphawa. It’s our first night in Thailand (we arrived at Suvarnabhumi at 8:50 AM).
Our initial plan was to explore the area before heading further south. The Mae Klong Railway Market is tempting... but what else is there to do????
We’ll be there on a Wednesday, and from what I’ve read on the forum, some say there’s absolutely nothing to do during the week—no floating market, barely any shops open, no restaurants, etc.
Others, though, say the place is actually more charming without the weekend crowds.
Could you share your thoughts? Missing the floating market is one thing, but if it’s really a ghost town on Wednesdays, I might just drop our bags somewhere else.
Amphawa seemed like a good first stop, just 1.5 hours from the airport, but I’d still like to settle somewhere a bit lively for our first evening.
We’ll be there at the end of October.
Thanks!
Hi,
I wanted to visit the plantations in the morning with GetYourGuide or by just showing up.
How much time should I really plan for?
I’d like to catch either the 3 PM or 5 PM bus back to KL.
Thanks
Hi,
I wanted to get some info about the cable car and the bridge—I see lots of different options...
How much time should we allow for these two activities? If we arrive around 4 PM, will we have enough time to visit without rushing?
Thanks
Hi there,
I didn’t plan to return to Thailand this year, but my health conditions mean it’ll be the best place for me to stay between two trips to India. The tourism setup there is so well-organized that it’s the most "comfortable" country for a short visit. Thailand feels too sanitized for my taste, and there’s too much religion, Buddha, and the King, but it’s still the best option given how my health has been evolving. I’d considered two weeks in ThaTon for hiking, but I got too sick from the burn-offs during my trips to the mountains around Chiang Rai. So I’m not sure where to go this year. Definitely not the sea, touristy spots, or the mountains with burn-offs...
Hi,
On September 1st, we're heading to Kalimantan for six weeks, probably from Pontianak to the Derawan Islands.
I've scoured this site, which is usually my go-to 😉, and others like VoyageForum, but recent info is pretty scarce.
I'd love any tips on places you've visited—our itinerary is still a work in progress.
We're two couples traveling with backpacks, using buses, boats, guesthouses, and homestays.
Thanks in advance!
Hi fellow travelers,
First trip to Vietnam.
We’ll be arriving in Ho Chi Minh City during Tet.
Is it complicated to find accommodation and get around during this period?
Any tips would be welcome.
Thanks for your replies.
Hi! I’d like to split my trip into two parts: 15 days in Phuket and 15 days in Krabi. Do you know if I can rent a car and drop it off in Krabi when I fly back to France?
Thanks for your feedback!
Have a great Sunday!
Martine
Hello,
After 1 night in Khao Sok, I’d like to find a 2 Days 1 Night package on the lake.
After reading a lot, I decided to "break the bank" and treat ourselves to a private tour—mainly to avoid the crowds.
But after contacting several operators, they offer "private tours" that are very expensive (around 700 €), yet in the details, the boats can only leave from the pier at 10 AM like everyone else. (I was hoping to leave much earlier.) The morning program is the same for everyone too (private or not). They drop us off at noon at our floating hotel (I’d chosen Phupha Waree). Free afternoon (swimming or kayaking in front of the hotel). We head back by boat for a 1-hour sunset ride. And the next morning, we leave the hotel at 8 AM to be at the pier by 9:30 AM at the latest—end of the trip.
So basically, we’re paying a lot for a private tour just to do the same thing as everyone else at the same time.
Or maybe I just had bad luck in my search.
I contacted Panida Ladi, who’s very popular on forums. We’d agreed on a private tour that matched my request (departure from the pier at 8 AM, very personalized itinerary). We settled on the itinerary and price, she asked for a Wise transfer for a 30% deposit, confirmed receipt of the deposit. Then 30 minutes later, she messaged me to say she was canceling everything because it was impossible to do the requested tour—and promised a quick refund of my deposit.
So here’s my question: Who’s done a *real* private tour on this lake? Who can recommend a reliable agency? Is it even really possible to do a private tour here?
I’m searching for a real gem for my 3rd stay in Koh Lanta: a lovely, high-quality hotel right by an easily accessible beach in a lively spot.
If you know of anything that fits what I’m looking for and want to share, don’t hesitate!
Hi, is anyone there in Flores right now? According to some websites, everything is closed and the situation is tough. But our guide says it's fine. Who should we believe? We're supposed to leave on September 2nd. Thanks to anyone in Flores at the moment!
Hi dear community,
I'm planning to visit Cambodia this winter, right after Christmas, for my first solo trip and my first trip to Asia. For two weeks (yes, I know it's short, but I really can't do more...). I have two main desires: Siem Reap and the countryside, the villages, the Mekong...
What do you think of this itinerary? Arrival in Siem Reap, departure from Phnom Penh.
SR: 5 days (1 day for arrival, 3 for the temples, 1 for the lake and its villages)
Kratie (stop on the way to Mondolkiri): 3 days (1 day of travel, 2 days there)
Mondolkiri/Sen Monorom: 4 days (1 day of travel, 1 day there, 2 days of treks)
PP: 3 days (1 day of travel, 2 days of sightseeing)
I think I need to cut one day somewhere if I travel from Saturday to Saturday or Sunday to Sunday. In Kratie, maybe? Or in PP? And I'll miss the boat trip that everyone recommends (SR-Battambang), but I don't see where to fit it in. Unless I do a PP-PP loop starting in the east, skip Kratie or just stay one night, then SR, then PP.
In my timing, Mondolkiri seems closer than Ratanakiri, which also tempted me a lot! Will it be too complicated alone? I'm thinking of using local guides or a small local agency for a nature and village getaway.
I've read that Siem Reap is very crowded between Christmas and New Year's. I could also do the circuit in the opposite direction. But I thought it would be easier to get familiar with the country by arriving in a touristy area—I might be wrong...
Thanks for your advice and opinions!
Hi everyone.
I’m planning my trip, and based on all the posts I’ve read, this country is amazing.
Of course, I’ve got a ton of questions for you.
Here’s a possible itinerary: Vientiane - Vang Vieng - Phonsavan - Sam Neua - Nong Khiaw + villages - Phongsali - Luang Namtha and the area - Udomxai - Huay Xai - Luang Prabang and back to Vientiane.
What do you think?
We’re planning to prioritize local transport—is it possible to do this loop?
We’d also love to go kayaking, but I’m not sure if the season’s right or where the best spot is.
For trekking—I read that Phongsali is the most authentic spot to visit villages and see wildlife. Do you know of a reliable agency and a guesthouse with reasonable prices?
Is it worth taking a slow boat for a stretch on the Mekong, and if so, which route?
For accommodations, is it better to book through Booking.com and Agoda or look when we arrive?
Are mosquitoes bad in Laos, and should we take malaria prophylaxis?
What’s the average daily budget (accommodation, food, visits)?
Is renting scooters a good option for exploring towns, and if so, which ones?
From what I’ve read, it’s best to carry cash—euros or dollars? Is it risky to walk around with that much cash?
I’ve still got tons of questions. Thanks to anyone who can help, and I’m open to all tips, info, etc.
Thanks again
Hi there,
I’m planning a trip to Vietnam in February, specifically Da Nang and Hoi An.
Does anyone know a French-speaking guide in the area?
Thanks for your help
Hi there,
I’m planning a family trip (my wife and I, both 47, and our two sons, aged 5 and 12) to Malaysia for the last week of June and the first two weeks of July 2027.
We used to love road trips as a couple, then as a trio, but since our second child arrived, we’ve taken a break with "camping village" style trips.
Now feels like the right time to get back to our old habits, while adjusting the pace for the kids.
We’re craving Asia. We’ve been lucky enough to visit Thailand, Indonesia (Bali and Lombok), and Sri Lanka before.
Friends have raved about Malaysia, so we’re definitely tempted.
For those who know and love Malaysia, what would be a good itinerary starting from Kuala Lumpur, with a maximum of 3-4 stops? We’d like a mix of culture, nature, and relaxation (just to clarify, we’re not big beach fans). All of this without rushing, of course.
Hello,
We’re a family of four with two teens aged 16 and 18. We’re heading to Thailand this summer. We’ll arrive in Bangkok and plan to take a flight to Luang Prabang.
I’ve seen there are some great visits and excursions to do (temples, markets, waterfalls) and maybe even venture a bit north to places like Nong Khiaw, Muang Xay, Muang Ngoy, or Oudom Xay.
But I’ve also heard about the Bokeo region with the Gibbon Experience.
Since we won’t be able to do everything, I’d love to hear about your experiences, impressions, and advice on the two options I’m considering, especially since we’ll be meeting family in Chiang Mai, Thailand, afterward.
Option 1: A loop from Luang Prabang heading slightly north, then a flight from Luang Prabang to Chiang Mai.
Option 2: A few days in Luang Prabang, exploring within a few dozen kilometers around, then heading to Bokeo province for the 2-day/1-night Gibbon Experience. For this option, I saw on Rome2Rio that it’s possible to book a ferry trip on the Mekong from Luang Prabang to Huay Xay—they mention about 8 hours. But is that realistic? What type of boat is it?
Then, to get to Chiang Mai, there aren’t many options—bus or minivan—but how does crossing the border work?
Finally, for those of you who’ve been to Laos in August, what was the weather like?
We’ve already visited Thailand, Vietnam, and Cambodia during the same period over the past four years and weren’t really bothered by bad weather.
I’m starting a discussion about guides in the Mekong Delta because we’ve just finished our trip in this region and had a hard time finding a French-speaking guide. We had Thanh—she speaks French really well and travels all over the delta region, including Ho Chi Minh City. She’s super friendly and flexible. I recommend her wholeheartedly. If it can help someone...
Feel free to contact us for her number.
Hi everyone,
I couldn’t find any recent info on Kuching.
Can anyone recommend a hotel or guesthouse for under 100 RM that’s nice and affordable? No dorms, please.
Also, does it rain a lot in November, and is it still worth visiting Semenggoh or Bako?
We’ll be arriving in Phnom Penh this coming January and we’re thinking of starting our trip with a stop in Kampong Cham, then Kratie.
After Kratie, we’re considering heading toward Siem Reap with a stop in Kampong Thom.
That said, I’m not really sure how long the Kratie–Kampong Thom journey might take or how complicated it is.
Does this stop on the way to Siem Reap seem like a good idea to you?
If we don’t visit the Sambor Prei Kuk site, are there still any walks or sights worth checking out in Kampong Thom?
Silly question—backpack or hard-shell suitcase for the Sepilok, Kinabatangan, Tioman, KL trip?
I’m struggling to fit all my son’s and my stuff into the 70L backpack... and I’m thinking a suitcase would be easier, but I’m not sure if it’ll work for getting around.
After a stay on Koh Phayam this coming November, I’d like to spend 2 or 3 days on Koh Phra Thong before heading further south.
Do you think it’s doable to leave Koh Phayam early enough to catch the 10 AM boat from Khura Buri to Koh Phra Thong? The next one isn’t until 4 PM, which would cost me a whole day.
I’m planning a trip to Indonesia, specifically Sulawesi and Java, in September for 10 days.
I don’t know this part of the world at all—any advice is welcome!
I’ll be traveling solo and would also love tips on meeting other travelers or locals.
Hello everyone,
Not long ago, I used to travel as a couple, but my husband has since passed away, and I’ve decided to set off again. The trip I took to Cambodia in January 2025 did me a world of good.
I’m now considering Thailand, a destination we never included in our plans because even 15 years ago, people said it was too touristy. Still, I’m thinking about the itinerary below, but I don’t feel up to arranging buses, trains, or guides on my own while I’m there. I’m looking for one or more drivers and have been in touch with an agency, but their offers are just copy-paste group tours that I don’t want.
So, if you have any contacts, experiences, or advice, I’d be so grateful if you’d share them with me. Here’s my rough plan:
Arrival in Bangkok
Ayutthaya (2 nights)
Kanchanaburi (2 or 3 nights)
Sangkhlaburi/Sai Yok (3 nights)
Sukhothai (2 nights)
Lampang (I’ve planned 3 nights, but that might be a bit much—it depends on what time I arrive in the city)
Chiang Mai
Chiang Dao
Pai
Chiang Rai
I was thinking about the Mae Hong Son loop—thoughts?
What do you think about staying overnight at the Golden Triangle?
When I look online, of course, I can find agencies that organize tours to national parks, etc.
I’m retired but in great physical shape. I’d rather go hiking than sit in hot springs with crowds of tourists who’ve all arranged meet-ups. I don’t want to spend a day at an elephant camp, and I don’t want to visit Karen villages.
I’d love to hear your advice.
Thank you all,
Hi everyone,
Could you share your thoughts on my 3-week itinerary?
We’re a small group (family + friends) of 12 people, planning to leave around January 21, 2027.
Here’s my itinerary:
3 nights in Bangkok
4 nights in Chiang Mai
3 nights on Koh Samui
3 nights on Koh Phangan
4 nights in Krabi
4 nights in Phuket
I’m also open to any great tips you might have...
Thanks, everyone! Alain.
Hi there,
We’re planning a 3-week family trip next summer with our three kids, who’ll be 8, 8, and 7 years old.
After some research, we’re leaning toward Malaysia to combine nature/forests and paradise beaches. The idea is to introduce our kids to the country’s culture, nature, and wildlife.
We want a great trip but without splurging on luxury options like high-end lodges and resorts. We’re looking for comfort with a touch of authenticity—basically, a good middle ground.
I’ve started putting together an itinerary and would love your expert advice and tips to help us build this amazing trip with our little ones.
Day 1: Departure from France
Day 2: Kuala Lumpur
Stay at a hotel near the airport or KL Sentral.
Just one night.
Day 3: Morning flight to Sandakan (Borneo).
Stay in Sepilok
Day 4: Sepilok:
* Orangutan Center
* Malayan Sun Bear Center
* Rainforest Discovery Centre
Day 5: Depart for Kinabatangan.
Boat safari in the late afternoon.
Day 6: Sunrise safari.
Jungle walk.
Evening safari.
Day 7: Final safari.
Return to Sandakan.
Flight to Kuala Lumpur, then to Kota Bharu (or overnight transit depending on schedules).
Day 8: Transfer to the port.
Boat to the Perhentian Islands.
Days 9 to 13: Perhentian Besar
5 full days.
* Snorkeling
* Hiking
* Turtle watching
* Wild beaches
* Relaxation
Day 14: Return to the mainland.
Bus or private car to Taman Negara.
Summer seems to be the best time weather-wise for Bali.
And since summer’s when we can take a long trip, let’s go for Bali... even though we know it’ll be *packed* with people!
So we’ll steer clear of the island’s south...
Our current plan (19 days on the ground, 7 stops):
- 4 Nights (3 days) in Ubud
2 days for rice terraces / activities (Tegallalang, Campuhan Ridge, Monkey Forest, Bird Park, coffee plantation, market (?), dance "pestacle," cooking class and/or spa)
1 day with a driver for the Temples (Pura Gunung Kawi, Tirta Empul Spring, Pura Mengening, Goa Gajah...)
- 2 nights in Sidemen (1 day for Pura Kehen + Batur Caldera + Pura Besakih and 1 day to relax in the rice terraces)
- 3 nights on Gili Meno (Rest and beaches) from Padangbai
- 2 nights in Amed (1 day from Padangbai with the Abang rice terrace and Tirta Gangga baths, and the next day a boat tour in Amed)
- 4 nights in Pemuteran (1 day for transfer and rest, 1 day to visit Kawah Ijen, and 2 days of snorkeling at Menjangan Island)
- 2 nights in Munduk (1 day with the Dayang rice terrace and the 3-waterfall hike, 1 day at Pura Ulun Danu Bratan)
- 2 nights in Jatiluwih (1 day in the rice terraces, and on the last day, we’ll stop by Pura Taman Ayun in Mengwi and Pura Tanah Lot before catching our red-eye flight).
Accommodations in homestays or hotels.
Transportation to be arranged on-site with the lodgings (?)
Boat to Gili Meno to book in advance (?)
Kawah Ijen excursion to plan ahead (?)—check with the homestay (?)
Thanks for your thoughts/comments to help us explore this destination...
After reading and researching, we're planning the following stops in Cambodia in January 2027:
- Phnom Penh
- Kampong Cham
- Kratie
- Siem Reap
- Battambang
- Kampot (round trip)
I'm wondering about the direction of these stops, which could also influence our international flights.
Either a round trip from Phnom Penh in the order above.
Or landing in Siem Reap with the following order:
This second option would save us the Battambang - PP - Kampot trip but means doing a round trip to Battambang from Siem Reap and placing the "highlight of the trip" (Angkor) at the beginning of our stay.
Hi there,
We’re planning to travel from Chiang Rai to Luang Prabang next November.
We’d like to take a slow boat from Chiang Khong—or rather from Huay Xai in Laos—with an overnight stop in Pakbeng.
Could you let us know if the boat still leaves Huay Xai in the late morning? If so, what time roughly, and what’s the price for the trip?
Thanks for your help!
Alod
We (3 adults: 68, 65, and 25 years old) are just back from a short trip to the Philippines, and I’d like to share a little summary of our journey. First of all, I’d like to thank everyone who contributes to this forum about this destination and answers the questions of those who aren’t familiar with it. I should also mention that my comments are personal and don’t reflect anyone else’s opinions. Since I don’t have any literary or photographic talent, I’ll stick to the facts and share a few details about the sights, hotels, and restaurants.
Preparations:
We chose this destination in December and quickly booked our flight tickets (540 € with Turkish Airlines) for a departure on February 16 and return on March 5, 2019. We then contacted two French-speaking tour operators based in Manila, asking them to put together an itinerary based on our wishes (places to visit, type of accommodation) and our budget. We wanted to see the rice terraces in northern Luzon, the hanging coffins in Sagada, before flying to the Visayas (Bohol, Siquijor, etc.), and the Taal Volcano, while limiting our nights in Manila as much as possible. In the end, we opted for Alize, whose itinerary and quote matched our request almost perfectly. Our exchanges helped us refine our circuit.
International flights:
The round-trip flights went smoothly. Turkish Airlines, while not at the level of Asian or Gulf airlines, does the job just fine.
Day 1:
We landed on time (6:15 PM) on Monday, February 16, at Terminal 3. We exchanged our euros (near the car rental counters), and I can confirm the exchange rate was very good. On the way to the St. Giles Hotel (decent and affordable for a transit night), we got our first glimpse of Manila’s dense traffic. The Makati district, where our hotel was located, offers a wide choice of restaurants, so we grabbed a quick bite to recover from the trip.
Day 2:
This day was dedicated to transferring to Banaue. Fortunately, we had a comfortable van and an excellent driver for this journey, which took all day (8 to 9 hours with stops). We got a taste of driving in the Philippines—and it’s terrifying. You wouldn’t want to drive on these roads. The first thing that struck us was the relatively good condition of the roads and the cleanliness (a change from other Southeast Asian countries). This impression lasted throughout our trip. Around 6 PM, we checked into our room at the Banaue Hotel (large, charm-free, but with a beautiful view of the rice terraces).
Day 3:
With the help of a local guide, we took a jeepney to Batad. And then—wow! The rice terraces form an amphitheater overlooking the small village. Under the sun, it’s simply spectacular and breathtaking! Even though we’re familiar with rice terraces (Sapa, Bali, Thailand, etc.), we were dazzled by so much beauty. We spent the day walking along the terrace walls. This place is timeless and fully deserves its UNESCO World Heritage status. However, we returned to the hotel exhausted (due to our ages and lack of exercise). We had dinner with our driver at the Las Vegas restaurant in the center of Banaue. The meal was decent, cheap, and the Filipino owner played the guitar to accompany our dinner.
Day 4:
Today, our driver took us to Sagada. The mountain road offered spectacular landscapes (about 1.5 to 2 hours). Along the way, we stopped in Bontoc to visit the small but interesting anthropological museum. It features old photos and various objects from the Ifugao tribes, as well as a reconstruction of primitive dwellings.
We then went on a short hike in Sagada with a very friendly local guide who explained the region’s funeral rites. The walk started at the communal cemetery before reaching “Echo Valley,” where we saw the first coffins hanging on the cliff. We continued to the “Underground River” and a small waterfall, ending our journey in the “Lumiang Cave” burial cave. All in all, this day was very interesting. On the way back, we made a few photo stops.
In the evening, on our driver’s recommendation, we ate at the “Bistro,” a French enclave in the center of Banaue (good pizza, roasted quail, homemade fries).
Day 5:
Today was a transfer day. To limit fatigue and nights in Manila, our tour operator arranged a flight from Clark to Tagbilaran (Bohol), saving us 2 to 3 hours of driving. But to catch our flight, we had to leave very early: 5:30 AM. Our kind driver dropped us off on time at the airport. To use it, we had to pay a 150 PHP tax per person. The Philippine Airlines flight (15 minutes) left early and was far from full. Upon arrival, we were taken to the Loboc River Hotel, on the banks of the river of the same name. A very charming lodge lost in a tropical garden. We stayed in a stilt cottage overlooking the river. We relaxed a bit in the lovely pool. This place is really great—the staff is charming, and the food is excellent for a reasonable price.
Day 6:
This day was dedicated to exploring Bohol. The program was classic, starting with the tarsier sanctuary. We saw a few specimens in a small garden, each pointed out by a staff member. It was both good and disappointing because the animals were in pseudo-freedom in a small enclosure. Then we went to the “Chocolate Hills” and climbed 240 steps to admire the panoramic view of the hills—but by 10 AM, it was crowded. On the way back, we stopped at the butterfly garden, which was uninteresting: tiny, with few butterflies. We consoled ourselves by photographing beautiful flowers. To please our teen, we stopped at the Loboc Eco Tourism Adventure Park and crossed the river lying down, suspended from a steel cable (300 PHP). Finally, we had the traditional lunch-cruise on the Loboc River. It was a factory-like experience, and the meal was unremarkable. The only good thing was the singer on each boat and the lush vegetation. Afterward, we visited colonial churches and the cathedral, remnants of the Spanish presence, before returning to the hotel for a well-deserved dip in the pool. Note that for those interested, there’s an arena near the hotel where cockfights are held every Sunday—something Filipinos are passionate (if not obsessed) about.
Day 8:
Very early departure for the port. We boarded a *banca* in search of dolphins. After about an hour of sailing, we were lucky enough to spot around a hundred dolphins. Our boat then headed to the small and charming island of Pamilacan. After a walk through the little village, we came across locals traditionally building a boat. They told us it takes about a month to finish their outrigger boat. Then we had to choose our snorkeling spot between the coral garden, the fish park, and the turtle enclosure. Note that a fee is charged for each spot: 150 PHP per place and per person. It felt a bit like we were being ripped off, especially since the spots weren’t amazing—we’d see much better on Apo for much less. We had lunch on the island at one of the many small eateries (350 PHP per person).
Days 9 and 10:
On our return, we were taken to the Bohol Sea Resort on Panglao Island, where we stayed for 2 nights. It’s a small, recent establishment in a quiet corner of the island. It’s relaxing—maybe a bit too much. It has a nice pool and access to Danao Beach, but the view is blocked by a flotilla of boats. We didn’t try their diving school. The meals were good. If we had to do it again, we’d skip this stop to spend more time in Negros.
Days 11 and 12:
We took a fast ferry (Ocean Jet) from Tagbilaran port to Dumaguete and were taken to the Thalatta Resort, about 20 km away near Zamboanguita. We stayed there for 2 nights. Let’s just say it was our favorite. It’s a small place facing Apo Island. The rooms are simple, and the pool, nestled in a magnificent tropical garden, is fantastic. The staff is friendly, and the meals are very good. The hotel has its own diving center (snorkeling gear provided) and its own boats. We booked the Apo Island excursion: 1,350 PHP per person, including lunch. It was incredible: magnificent corals, colorful fish, and turtles of all sizes. The crew was endlessly kind and didn’t hesitate to dive to guide us to the best spots. In short, a perfect day. This site is ranked among the top 5 diving spots in the Philippines.
Since we were lucky enough to be there on a Wednesday morning, we explored the surprising Malapay Market, a 10-minute walk from our hotel. You’ll find numerous stalls selling vegetables, fruits, live or dried fish, and handicrafts. Enclosures are set up for selling livestock (calves, zebu, pigs). There are also restaurants. We were lucky to see two pigs roasted traditionally on a spit. There are few Europeans, and the people are warm. A great moment.
We left this beautiful place with regret because we didn’t have time to visit the island or go swimming with whale sharks.
Days 12 to 15:
From Dumaguete port, we took a short crossing (1 hour with Ocean Jet) to Siquijor Island to reach the Coco Grove Beach Resort. A beautiful hotel nestled in a spacious tropical garden. Several restaurants and bars, 4 pools. Despite the size of the place, it remains intimate. You can snorkel (corals and fish) right in front of the beautiful beach. We stayed in a very pleasant duplex suite. For those interested, there’s a spa and a diving center. You can also take the Apo Island excursion (offered at 1,950 PHP).
We spent our days relaxing between the pool and the beach. In the evening, the sunsets over Negros and Apo were stunning.
We booked an island tour with a comfortable tricycle from the hotel (1,500 PHP). The circuit was classic and allowed us to go around the island. We discovered beaches, the famous 400-year-old ficus tree with its enormous roots, and its equally famous foot bath with its cleaning fish. Then we visited the St. Isidore Convent before heading to the Cambugahay waterfalls and their four pools. The setting is idyllic, and the water is surprisingly good—we had a lot of fun swimming. We had dinner at a restaurant overlooking the island, where you can see Apo, Cebu, and Negros. In the end, Siquijor turned out to be a real little tropical paradise.
Since the hotel restaurants were expensive, we dined at nearby establishments: Fuego (clean, good—excellent raw fish—and quiet), Chekesch (louder), and the very pleasant Baha Bar, which brews its own beer and offers more refined cuisine.
Days 15 to 16:
We left at dawn to return to Dumaguete and its airport by ferry. We had breakfast at the Coco Grande Hotel, an annex of the previous one. The Philippine Airlines flight went smoothly. A driver took us to the town of Taal. We stayed at Paradores Del Castillo, right in the heart of the old town. It’s a charming old house with only 6 rooms. The various rooms are decorated with antiques—a real little museum. The garden is pleasant and opens onto the town.
It’s an old early 19th-century house converted into a hotel, beautifully arranged with 6 rooms in the heart of the city. The restaurant in the garden is very pleasant and offers a panoramic view.
We visited an old Spanish house before heading to the beautiful Basilica of St. Martin of Tours, one of the most beautiful religious buildings in the Philippines. A mass was in progress, allowing us to gauge the Filipinos’ fervor before we could visit. When we left, it was dark, and we could admire the illuminated building. We ended our evening by exploring the night market with its many fruit and skewer stalls. A nice surprise.
In the morning, we were taken to the shores of Taal Lake, an ancient caldera where a second volcano has formed in the middle of the lake, which in turn contains another lake. We boarded a *banca* to reach the island in the middle of the lake. This was followed by an uphill walk, made difficult by the high temperature (36°C) and the dust on the path. The dust was worsened by the many horses carrying (or bringing back) the less courageous. To illustrate the difficulty of the climb, the trail is marked by the Stations of the Cross and its 14 stations. We were panting while our guide trotted far ahead. Our effort was rewarded when we reached the summit and its viewpoints over the inner lake and the surroundings. The wisps of smoke seen here and there confirmed we were on an active volcano. Inside the lake, there are supposedly 45 small volcanoes, one of which emerged during its last eruption in 1911.
On the way back, we had lunch by the lake before returning to Manila and the Bayleaf Hotel, whose main merit is its location in the Intramuros district. In the late afternoon, we walked along the walls of the old city.
We had dinner on the hotel’s panoramic terrace overlooking the city and the bay.
Day 17:
Last day! Our tour operator joined us for a tour of the Intramuros district. He enriched the visit with comments on the history, geopolitics, and economy of the Philippines. We visited the Manila Cathedral, destroyed 7 times in the past (6 earthquakes and the 1945 bombing). It’s beautiful, and its stained glass is magnificent. We couldn’t enter the San Agustin Church, the oldest Catholic building in Manila. We passed by the memorial to the Battle of Manila, which claimed over 100,000 lives. We visited the area around Casa Manila, which was closed on Monday, and had a drink at Barbara’s cabaret, located in a historic house. A very enriching morning.
Then we went to the Mall of Asia, the world’s largest shopping mall, to buy some souvenirs (Kultura store) before being taken to the airport. We exchanged our last pesos at the buying rate right after check-in.
The return flight went smoothly. We regretted not being able to use the facilities of Istanbul’s new airport, as its opening was delayed by another month.
Finances:
In the end, we spent 1,640 € for the international flights, 4,200 € for the stay (hotels, visits, various transports) with the agency (whose professionalism we can only praise), and about 700 € for meals, tips, and souvenirs.
Summary:
Luckily, we had beautiful weather throughout our stay, with temperatures between 26 and 35°C. Discovering the Philippines was a wonderful experience. The diversity of the landscapes, the kindness of the Filipinos, the cleanliness, and the truly delicious fruits (especially pineapples and mangoes). We were never harassed, unlike in many touristy countries. On the other hand, the food, though generally cheap, wasn’t exceptional.
Since this country is so vast, we might return in the near future.
Though I’m not a specialist on this destination, I’m happy to answer your questions based on my experience.