Cubaquoi?

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CUBAQUOI?

chapitre 1

Vendredi 23 juillet, mon anniversaire de naissance, ma famille et moi partons à l’aventure à Cuba pour 10 jours. Départ de Dorval avec une escale à Toronto pour enfin atterrir à la Havane, tout cela avec un itinéraire prévu qui traverse Matanzas, Cienfuegos, Santa Clara, Sancti-Spiritus et finalement Ciego de avila avec un retour au point de départ 10 jours plus tard. Plus de 900 kilomètres aller/retour de routes mal entretenues, de chaleur intense et de point de rafraîchissement inventé rapidement à l’Américaine ou le bocadito (sandwich) de jambon et fromage est le maître.

Nous aimons tous quelquefois bien sur les tout inclus afin de nous gâter un peu mais à cette 16ième visite au pays de Fidel, nous décidons de faire comme la majorité du temps et de vivre à la Cubaine loin, très loin, très très loin des sites touristiques. Famille oblige puisque je suis l’unique étranger de la famille, mon épouse et mes enfants sont cubains/canadiens.

Nous partons donc à l’aventure, la tête pleine de beaux souvenirs que nous avons conservé dans nos voyages précédents afin de rencontrer la belle-famille cubaine située à 450km de notre point d’arrivée.

Arrivée à la Havane / Cuba 14h25. L’odeur de cette ville m’enivre et me donne des frissons, un mélange de gazoline mal raffinée et d’humidité typique à cette ville me saute au nez. Un douanier intercepte mon épouse et lui demande de se déplacer dans un petit local afin de fouiller sa valise. HOOOOOOO quelle horreur, elle à eu le malheur d’apporter avec elle le vieux playstation de notre fille afin de le donner en cadeau à sa nièce, une merveilleuse jeune fille de 9 ans qui rêve depuis plus de trois mois d’avoir ce jeu inexistant à Cuba et qui en réalité ne vaut pas plus de $40 Can ici. Le douanier lui exige $150us afin de la laisser entrer ce trésor. Les habitués de Cuba savent très bien ou ira cet argent et mon épouse refuse catégoriquement en leur vociférant des insultes et en leur disant qu’elle préfère mieux briser ce jeu devant eux que de payer de montant, puis leur exigeant de conserver le jeu afin qu’il puisse lui être rendu lors de son départ, Ils acceptent et lui font signer un papier.

Pour ma part je suis déjà sorti depuis fort longtemps de l’aéroport avec mon fils et en attendant sa mère, mon fils trépigne d’impatience afin de partir à l’aventure pendant que moi, déjà dans l’ambiance, je suis entrain de siroter un bon Cuba Libre un robustos au bec.Ma fille elle, essai tant bien que mal de controler les sautes d'humeur de sa mère devant les douaniers.

Le spectacle de mon épouse terminé, nous nous dirigeons vers les kiosques de Transtur, Havanautos et les autres afin de louer une voiture pour notre excursion. Pas d’autos de disponibles, oui bien sur il y en a mais à $150us/jour, bien loin des $55 annoncé sur leurs sites internet. Nous décidons donc de prendre un taxi pour séjourné une journée chez une bonne copine à nous situé dans Diez de Octubre/Havane afin de prendre une bonne douche, nous reposer un peu, nous alimenter et rendre visite à la famille de la Havane avant d’entreprendre le jour suivant notre périple de 450km vers l’Est.

Arrivé à la casa de notre amie, elle nous explique comment les choses se sont dégradé depuis notre dernière visite. Plus rien et le peu qu’il reste dans les tiendas en dollars américains sont hors de prix. 15% d’augmentation depuis la ré-ouverture de ces magasins, un vrai coup monté sur le dos des américains nous dit-elle. Septique quelques peu, car il faut toujours en prendre et en laisser ici, nous nous rafraîchissons quelques peu et allons au EL RAPIDO du coin « un genre de fast food toujours à l’Américaine mais à saveur et SERVICE cubain » nous devrions l’appeler EL LENTO parce que le service auquel nous sommes habitués ici dans ce genre de resto est divisé par 10.

Après avoir essayer de trouver une table digne d’un fast food, nous nous résignons et je me dirige enfin vers ce petit serveur chétif qui à l’air d’en avoir plein les bras. Pas de pizza, pas de fromage, seulement des hot-dog me dit-il. Puis il TIRE littéralement les 6 hot-dog dans un four micro-onde passé date et les sort 30 secondes plus tard, « no ketchup y no mustard » et me dit 4 foulas ($4.00), pas cher mais.

Nous commençons donc notre aventure à travers les méandres de ruelles inaccessibles aux automobiles, trous obliges, les détritus nauséabonds en voulez-vous en v’la. Des chicas qui n’ont pas froid au yeux te cruise même si tu est avec ta femme et tes enfants. « Pas de tourisme sexuel à Cuba dit Fidel » ? YEAH….SURE !!!!!!. Une vieille dame de couleur nous fait signe de la main afin de nous aviser d’enlever nos chaînes et nos bagues en or car ici, même les filles qui ont des tresses, se les font arracher de la tête pour être vendu. « .007% de criminalité à Cuba » dit Fidel, YEAH SURE !!!.

Nous arrivons enfin dans la famille habanera de mon épouse. Les plaintes pleuvent, les avertissements, les gémissements aussi. En tout cas ici dans ce quartier le parti de Fidel ne semble pas trop populaire, pourtant à chacun de ces discours des milliers de fans y assistent. Bon, faut en laisser et en prendre ici il paraît et nous repartons nous coucher afin de bien profiter du voyage qui s’annonce demain en Lada pendant plus de 6 heures et qui nous mènera vers l’aventure.

Fatigué de notre journée, nous nous couchons donc 4 dans le seul lit maintenant disponible dans cette casa particular qui, il y a quelques années, était la plus prisée de la Havane. Un vieil air climatisé russe dans le dos et un ventilateur patenté à la Cubaine dans la figure nous nous endormons. Le lendemain matin, nous nous réveillons tous courbaturé et enrhumé, faut pas se plaindre nous avons voulu vivre cette aventure comme les Cubains alors VENCEREMOS ! « Nous vaincrons !» .

Après avoir négocier une partie de la matinée nous trouvons enfin un chauffeur qui saura nous conduire convenablement à destination pour $100.00us. Pas cher, car c’est plus de 5 mois de salaire pour cet ingénieur. Imaginez qu’un millionnaire étranger vous demande de faire le trajet Montréal-Québec deux fois pour 5 mois de salaire et ce, sans vous faire arrêter par la police. J’ignore si vous le feriez mais moi OUI sans hésiter.

La vieille Lada démarre difficilement et nous partons donc, tassé comme des sardines vers un monde meilleur. Une heure c’est déjà passé, nous avons quitté cette Havane polluée au tintamarre incessant et nous pouvons regarder devant en admirant le magnifique paysage bordé de palmiers royaux mais en ne laissant jamais l’autoroute des yeux car il arrive quelques fois qu’elle disparaisse soudainement pour se déplacer à l’extrême droite ou gauche. Chaleur torride, nous pouvons entendre les milliers de cigales qui font un bruit assourdissant. Les petits restos sur le bord de la routes défilent au 100km mais nous avalons la route, nous ne nous arrêtons pas, vite, plus vite, nous désirons ne plus voir de piège à touristes.

À peine venons-nous de quitter la province de Matanzas que nous entrons dans celle de Cienfuegos. Les choses ne semblent pas s’améliorer. Ont peux voir de plus en plus de gens sur le bord de la route vendant quelques oignons ou un fromage sec pour quelques pesos. Ils passent leur journée entière sous ce soleil implacable afin de récolter ce que nous gagnons ici en 30 secondes et souvent rien du tout. Sous chaque ponts surplombants l’autoroute A-1 nous croisons des auto stoppeurs qui brandissent quelques billets de 5 pesos (25 cents) en espérant nous faire saliver mais notre chauffeur aura bientôt les poches pleines et pense déjà à ce qu’il fera avec tout cet argent en oubliant cette fois-ci, ces pauvres compatriotes qui cuisent au soleil. Il faut dire que les Cubains ont le cœur gros comme ça lorsqu’il s’agit de s’entraider entre eux, chose extrêmement rare dans notre monde individualiste.

Maintenant Santa Clara puis Sancti Spiritus, l’autoroute se termine et la voie devient de plus en plus étroite. Maintenant les quelques autos que nous avions croisés auparavant se changent en charrettes avec chevaux, les paysages deviennent de plus en plus beaux, des montagnes, des palmiers et la verdure, que dire de cette verdure si éclatante. Nous pouvons voir un groupe d’hommes étendant le riz sur l’accotement de la route afin de le faire sécher, d’autres travaillant pour le ministère des transport coupent l’herbe sur le terre-plein à l’aide d’une machette et ce, 8 heures par jours pour $12 par mois. Le panorama semble s’améliorer mais les conditions humaines elles, me paraissent se dégrader comparativement à la Havane. C’est peut-être pour cela que les cartes postales cubaines ne nous offres que des images de plages ou de la belle Havane avec ces quartiers de Miramar et de Vedado ou les ambassades ont pignons sur rue.

Il fait chaud, si chaud que nous avons déjà vidé les 4 litres d’eau que nous avions apporté avec nous. Patience nous arriverons bientôt à destination. Nous ralentissons, les policiers guettent tout comme ici mais pas pour les mêmes raisons. Ici il est illégal d’avoir de la langouste ou des crevettes en sa possession, cela n’est réservé que pour les touristes dans les hôtels, illégal aussi tout cubains transportant un étranger, cela n’est exclusif qu’aux taxi ou autobus appartenant à l’état. À notre droite il y en a un qui vient d’être intercepté, j’ignore pourquoi mais son air découragé me laisse supposé que la multa (amende) sera grosse. Mon teint bronzé, mes colliers cubains et mon air décontracté ont sûrement aidé notre chauffeur car ils nous font signe de passer. Roberto (notre chauffeur) soupire, ce qui en dit long.

Nous arrivons enfin dans la province de Ciego de Avila, province de l’ananas ou il n’y a rien à voir et à faire, la preuve c’est que même les guides touristiques disent de passer par-dessus cette destination. Province aussi ou les coupures d’électricité sont les plus fréquentes à Cuba. Il faut dire que le courant électrique est dirigé en majorité vers le Nord dans les Cayos ou, cette région séparé par une digue de 15km est la plus achalandé par les touristes ( Cayo coco, Cayo Guillermo et tout les autres Cayos). C’est pour cette raison que le reste de la province n’a pas de jus car les sites touristiques eux ne manquent jamais de rien et surtout pas de courant, « Socialismo o muerte dit Fidel Castro » YEAH SURE !!!

Enfin après 6 heures de routes nous arrivons enfin dans la famille. Ont étouffe, ça pue, la ruelle ou nous allons vivre pendant la prochaine semaine est jonchée de débris de toutes sortes, des chiens mal nourris courent après un poulet maigrichon en liberté. Les portes entre-ouvertes des maisons défraîchies par le temps laissent entrevoir un stricte minimum, une chaise, une vieille télé russe, des fleurs de plastiques….Bizarre car ce pays nous semble un jardin lorsque nous contemplons les affiches publicitaires. Sur un vieux matelas monté sur 4 pattes de bois servant de lit est assise une bonne amie à nous qui viens à notre rencontre les larmes aux yeux tellement elle est contente de nous revoir après tant de temps. C’est maintenant l’euphorie nous entrons dans la maison avec nos valises, les larmes, les accolades se multiplient, cris de joie ou de délivrance ? nous aurons amplement le temps de le découvrir. Celle qui m’avait gifflé (la belle-mère) lorsque j’avais enlevé son unique fille et ces 2 petits enfants il y a 5 ans pour les amener avec moi au Canada maintenant m’embrasse, me caresse la joue et me regarde les yeux pleins d’eau comme si je venait de la libérer d’un fardeau.

Grosse fiesta ce soir là, toute la famille y était. Le rhum et la bière coulaient à flot. Sur les 42 bières que j’ai acheté je n’ai eu la chance que d’en boire 3, une chance que j’avais caché une bouteille de rhum, de toute manière je n’aurais pas dû en abuser car le jour suivant, la tête m’a explosée lorsqu’à 4 heures du matin le coq de la belle mère m’a cocoricoté dans les oreilles. Encore la, nous avions couché 4 dans le lit, pas d’eau courante et malgré le ventilateur cubain les moustiques se sont mis de la partie, sans compter les mouches. Invité oblige, le lendemain ils ont tué devant moi l’unique valeur de la casa, le cochon, afin de le faire cuire en notre honneur. Pauvre petit porc, s’ils savaient que la viande exposée aux mouches me répugne, j’ai bien vécu des années avec eux dans le passé mais maintenant j’en ai perdu l’habitude. Afin de ne pas les insulter, subtilement j’ai donné le cochon au chat et je me suis bourré de riz.

Cette première journée j’ai rencontré tous mes anciens amis(es). Qué de nuevo amigo ! « Quoi de neuf mon ami ? » rien, nada, luchando siempre ! « rien, nous luttons toujours ! » me disent-ils. La vie semble s’être arrêté dans cette ville depuis mon départ, lorsque l’ont regarde rapidement le panorama d’une petite ville du Québec ont peux y voir du changement, de la construction, des restaurants, mais ici, RIEN, aucun changements, aucune construction et AUCUN restaurants, y’a rien à manger ici. Oui bien sur il y a de quoi s’alimenter mais pas à notre guise et quand ont le désire.

FIN DU PREMIER CHAPITRE
3 générations de Cubains coulent dans notre famille. Du vieillard cubain né à Moròn/Cuba en 1917 au jeune Canadien né à Ciego de avila/Cuba en 1998.
RI Richard2003 Regular ·
CHAPITRE DEUX

L’aube venait à peine de se lever que le cocorico se faisait encore entendre à tue-tête. Maudit poulet… il est bien cubain celui-la, jacassant tout le temps. C’est fou comme ces Cubains ont toujours quelques chose à se dire, contrairement à nous qui devons parler de la température pour entreprendre une conversation avec un inconnu, les cubains eux, entreprennent le dialogue tout bonnement et ce, sans gène et avec qui que ce soit.

Je me rappellerai toujours ce matin de 1998 ou j’étais assis seul sur le rebord du trottoir faisant face à la casa particular ou je demeurais. il était 7h00 am, un café et une cigarette à la main, je suais déjà à cette heure, je n’avais rien d’autre à faire que de regarder passer les femmes chevauchant l’arrière de la vieille bicyclette que leur mari à l’avant tentait de contrôler du mieux qu’ils pouvaient. Un sac de plastique et une bouteille d’eau à la main, ils partaient tout les deux travailler pour des peanuts durant plus de 8 heures et ce, pour un salaire de crève-faim tandis que moi, le Yuma « étranger » était ici en vacances essayant de mon mieux, de vivre à la cubaine, comme je me sentais pas à ma place ici…..

Soudain un vieil homme ayant de la difficulté à marcher et habillé comme la chienne à jacques me demande du feu, puis s’asseois à coté de moi me disant qu’il n’était plus jeune et qu’a son age il devait s’arrêter ainsi plus de 3 fois par kilomètres chaque matin en allant chercher le litre de lait qui était alloué par le gouvernement pour son petit fils (car avant 1999 le gouvernement donnait pour la modique somme de 25 centavos « 2.5cents » 1 litre de lait quotidiennement à toute les familles ayant un enfant de moins de 6 ans). En 30 minutes de discussion avec cet homme j’ai plus appris sur la révolution cubaine que bien des historiens néophytes . J’avais assis à coté de moi un vieillard de 75 ans mais qui en paraissait 90 et qui avait lutté aux cotés de Ernesto Che Guevara et Fidel Castro, qui les avait côtoyé et leur avait serré la main si souvent qu’ils en étaient devenu de bons amis. Bizarre quand même, Fidel son bon ami…, lui qui est maintenant à la direction de ce pays et ce pauvre homme qui manque de tout qui ne se plaint guère et vante les exploits de son commandant.

Bon je m’emporte et je dois me contrôler. Je disais donc que ce premier matin les vapeurs de charbon de bois ou ils avaient fait cuire le puerco « cochon » la veille avaient envahi notre chambre, sans compter celles du rhum qui se faisait encore sentir dans ma tête. Cette première journée j’ai décidé de partir seul à l’aventure afin de revoir tout mes amis cubains qui avaient un jour ou l’autre, fait preuve d’une si grande générosité envers moi en me sortant de certains problèmes ou en me présentant à certaines personnes qui ont su m’ouvrir les portes closes de quelques ministères.

Mon épouse elle, était déjà partie, presque de force avec sa mère afin de rencontrer toute la famillia « famille ». je me diriges donc vers la calle et je siffle le premier bycitaxi qui passe. OYÉÉÉ ! Companero, c’est mon vieil ami Roberto, un vétérinaire diplomé qui fait plus d’argent avec son vélo qu’en exerçant son métier. « Qué te passa amigo ? » (qu’arrive-t-il avec toi ?), « HAAAA lunchando siempre compadre » (je lutte toujours camarade ). Se dirigeant vers le centre-ville nous discutons des bons moments. Je constate que la ville change mais pas pour le mieux, il me conte que maintenant les magasins sont presque tous fermés et que ceux qui restent n’ont presque plus rien à offrir, même le mercado la ou j’achetais il y a deux ans mes 5 livres de riz et de frioles sont presque déserts. Soudain j’aperçois Norberto le vendeur de rhum, et oui en pleine rue il se promène avec son tricycle aménagé en bar roulant et vend de petit verres de rhum aux passant. Lui qui était si patriote, fabule maintenant même contre le système qu’il défendait tellement.

Hé oui, Cuba est un pays libre, vous pouvez vous saouler la gueule et cuver votre rhum en pleine rue sans déranger personne. Le gouvernement organise même chaque semaine des caravanes de camion citerne de bière « Thermo » ou pour 50 cents vous pouvez obtenir 1 litre de bière. Bizarre car le litre de lait pour les enfants de moins de 6 ans à été suspendu lui en 1999. Faut croire que le lait réveille les esprits pour envoyer les jeunes à l’école et que lorsque rendu adulte, ils s’aperçoivent qu’il n’y a rien a faire, la boisson les endors. Vous devriez voir la file d’attente à l’arrière de chaque camion et ce, du lundi au dimanche.

Maintenant nous passons devant le parc José Marti, parc en l’honneur de ce grand penseur Cubain si cher aux intellos de ce pays mais qui laisse de glace les autres. Ce parc sert en réalité le jour pour les vieux qui s’assoient à l’ombre afin discuter de tout et de rien tout en jouant au dominos tandis que le soir, les jeunes s’y attroupent pour faire la fête, sans oublier les jineteras (prostituées) qui attirent elles aussi les touristes. Mais ici les touristes il n’y en à que très peu car il n’y à rien à voir dans cette ville. Bien sur, il y a mes 3 amis Québecois dépassant tous la cinquantaine qui sont des habitués ici, Pedro, Sergio et Marcel. Tous 3 ont décidés un jour de laisser la froidure Québecoises et leur épouse pour s’installer ici plus de 6 mois par année et profiter de la chaleur… autant météorologique que humaine, »vous voyez ce que je veux dire ». Je serai certainement le prochain à faire la même chose, se lever le matin et n’avoir rien à l’agenda, placoter sous les palmiers un verre de rhum à la main et un cigare dans l’autre. Ma pression artérielle baisse automatiquement lorsque j’arrive dans ce pays, mon psoriasis lui disparaît complètement, la vie prend un autre sens et les vrais valeurs me sautent au visages. Y a-t-il quelques choses dans l’air ou dans l’eau ? ou simplement que la simplicité des gens est contagieuse ?

Je reçois une tape amicale sur l’épaule, c’est mon beau père Ramon qui me suivait à bicyclette depuis peu. Se cramponnant au bicytaxi sur lequel je suis, il se laisse trainer par mon chauffeur sans que celui-ci ne fronce un sourcis, pourtant la charge est lourde, mais il en a déjà vu de pires dans sa vie Cubaine. Ramon m’informe que maintenant il est interdit de faire monter un touriste dans un bicytaxi, « conjo compadre la cosa no es facil ahora » (Cris… camarade la vie n’est pas facile maintenant) me dit le bicytaxiste, si un policier me voit je risques une amende de 500 pesos me dit-il, imaginez il ne fait que 350 pesos par mois. Je le rassure immédiatement en lui disant que je vais payer sa multa (amende). Ramon doit me laisser pour aller travailler et m’avise que je suis toujours le bienvenue à la réunion du CDR qui se donne ce soir (comité de défense de la révolution).

Contrairement à la vraie Havane, je constate que les rues sont propres et que les nids de poules sont absents ici, faut dire qu’en réalité ce n’est pas le matériel qui coûte cher pour faire une route mais bien la main d’œuvre et ici elle coûte des peanuts. Le temps semble s’être arrêté depuis 50 ans, non pas pour la flore car les palmiers royaux, et des fleurs de toutes les couleurs qui bordent la rue principale sont vraiment réels mais bien pour ces édifices délavés datant du siècle dernier. Lorsque je m’appuis sur un mur ou sur une colonne j’ai toujours l’impression de toucher quelques choses de précieux qui en à vu, une tranche d’histoire quoi, car ici rien à été changé depuis fort belle lurette. Les murs transpirent la lutte que ces gens doivent affronter chaque jour depuis l’arrivé des espagnols. Je me sens souvent privilégié d’être ici, dire qu’il y a 14 ans si quelqu’un m’avait demandé ou est Cuba je n’aurais pu localiser l’île sur une mappemonde et dire que maintenant je suis ici comme chez moi, j’y ai plus d’amis(es) que dans mon propre pays. Je connais son hymne national mieux que le mien et que je suis plus préoccupé par l’avenir de ce pays que de ma province, faut dire qu’ici les gens ce sont branché depuis fort longtemps et tiennent leur bout, contrairement au 50% de oui et 50% de non qu’il y a chaque 10 ans dans mon supposé peuple distinct. Je comprend quelques fois le Che qui c’est expatrié.

Suintant et la gorge sèche j’arrives enfin à la maison de mes deux meilleurs amis(es). Hernando et Carisia sont les parrain et marraine de mes enfants. Dans une maison de bloc de béton avec un toit de tôle, ils ont installé le peu de mobilier qu’ils ont sur un plancher de terre battu. Les trous qu’ils y a sur les murs sont pour les fenêtres qui arriveront peut-être dans 5 ans… Cette maison est le grand luxe si ont compare la cabane de bois de grange de 8 pieds x 10 pieds ou ils vivaient avant avec leur fils de 5 ans. Il y a quelques années l’ouragan Lily à frappé fort et leur cabane c’est effondrée comme du papier froissé. Seulement $50.00us ont suffit pour construire cette nouvelle maison qui fera sûrement l’envie de bien des cubains lorsqu’elle sera terminée. Lui est un danseur professionnel, un artiste quoi ! mais qui n’a pas peur de se salir les mains pour faire vivre sa famille, très intelligent et bien éduqués, tout est bon pour lui afin de gagner des pesos. Son épouse Carisia elle, à un travail de bureau pour la ville, revenu familial total 500 pesos par mois. Carisia aurait tout au Canada pour devenir top modèle, une beauté rare avec ces yeux verts émeraudes et son teint basané, elle pourrait aussi sombrer dans la facilité et, sans être prostituée, chercher à côtoyer des touristes afin d’améliorer le sort de sa famille comme des millions de filles d’ici, mais non ils sont droits, croyants et honnêtes, ils sont parmi plusieurs qui n’ont pas encore abandonner la lutte, la révolution.
3 générations de Cubains coulent dans notre famille. Du vieillard cubain né à Moròn/Cuba en 1917 au jeune Canadien né à Ciego de avila/Cuba en 1998.
TO Tourigny Veteran ·
encore bravo Richard pour ces carnets de route dont la finesse met en lumière le coté encore trop touriste de mes séjours dans l'ile : pour des raisons de simplicité je préfère sécuriser depuis Paris mes locations de voiture et d'hotels et meme si je ne vais pas en inclusive - too much - je suis au moins sur de passer à travers des apagones.. et d'avoir ma voiture à l'aéroport au prix mentionné !!

j'ai évité les dauphins et Varadero, non merci mais que de souvenirs en dix ans...

année après année je découvre de nouveaux morceaux de la grande ile et des petites, sur les traces d'une famille franco - cubaine installée ici depuis 37 ans, la notre. Et maintenant une nouvelle génération de jeunes franco cubains grandit, la petite-nièce a 4 ans et son frère 6, des enfants élevés en harmonie comme nulle part ailleurs. Les visites d'écoles et de "circulo infantil" sont des grands moments, à la Havane ou ailleurs.
FA Fabricia Globetrotter ·
Un grand plaisir de lecture que ce carnet de voyage dont l'écriture est un régal... Humour, tendresse, chaleur et générosité pour ce Cuba où je ne suis jamais allée. Vite, la suite !
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
TR Traveller123 Regular ·
Excellent texte Richard, je me suis cru pendant quelques instants à Cuba! Mais il faut que je revienne à la réalité, aujourd'hui il fait -30 à Jonquière[:/] J'ai encore beaucoup plus hâte de partir pour mon 3ième voyage à Cuba le 29 Trinidad, la Havane et Varadero!
KA Kalamato ·
Cher Richard!

Ton récit est fabuleux. Le 9 decembre 2005, nous étions de retour de Cuba apres un trop court séjour de 5 semaines. Décidement, il y a autant d' histoires et d' anecdotes que de voyageurs. Nous avons passé entres autres des moments inoubliables chez notre nouvelles "famillia" de Santa-Clara.

Nous avons eu l' impressions que la situations changeait depuis l' an passé, mais pas nécessairement pour le mieux effectivement. Tout est si dispendieux lorsque nous utilisons les CUC. Nous avons essayer de vivre la majorité du temps à la cubaine avec la monnaie nationale. Pas facile toutefois de s' y nourrir. Les arrivages de nourritures se font de plus en plus attendre et les quantités diminues. Certes on crève pas de faim, mais aux fils des jours on se surprend de ne plus avoir envie de manger. Une chance que le Rhum coupe l 'appétit.

Toutefois, une chose ne change pas à CUBA, la générosité et la chaleur de son peuple.

Encore une fois Richard Merci pour ton texte, tu viens de prolonger d' une semaine notre voyage.

Kalamato
Vive la liberter des voyages
RI Richard2003 Regular ·
Cubaquoi chapitre 3 à mon retour le 6 janvier 2006

À NE PAS MANQUER!
3 générations de Cubains coulent dans notre famille. Du vieillard cubain né à Moròn/Cuba en 1917 au jeune Canadien né à Ciego de avila/Cuba en 1998.
MA Marieal ·
Les chapitres 1 et 2 m'ont fascinée... J'avais l'impression d'y être, et je pensais, enfin, quelqu'un qui nous donne l'heure juste. Avertis-moi lorsque tu auras écris le chapitre 3... Et merci!
RI Richard2003 Regular ·
Le chapitre 3 arrivera bientôt. Je suis entrain de terminer d'écrire mon épopée du 29 décembre dernier avec Cubana Aviacion...une vraie tragédie.
3 générations de Cubains coulent dans notre famille. Du vieillard cubain né à Moròn/Cuba en 1917 au jeune Canadien né à Ciego de avila/Cuba en 1998.
SO Soofee Regular ·
re bonjour richard

ah je n'avais pas lu ces deux chapitres, en effet on s'y croirait,

j'aime lire tes posts ça me donne encore plus envie (malgré les côtés parfois malheureux ....) d'y aller,
RI Ricodoc ·
Bonjour Richard, c'est Richard,

Merci pour ton témoignage, le plus près de la réalité cubaine que j'ais lu jusqu'à maintenant.

Ton récit c'est aussi le mien, ta conjointe cubaine en moins. J'ignorais t'avoir prêté mes yeux et mon coeur pour regarder Cuba.

Ca fait dix ans que je sillonne ce merveilleux pays et que je vois les mêmes chose que toi de la même manière. Si dans l'avenir on se retrouve ensemble là-bas au hasard de la vie, je t'offre un mojito ou quelques uns et on partage le bonheur de " sentir " ce pays et ses gens.

À compter de l'an prochain, ma conjointe et moi vivrons là-bas 6 mois par année et sommes à la recherche d'une facon de se loger selon nos faibles moyens. Peut-être à partir de l'expérience de tes amis québecois Pedro, Sergio et Marcel, tu pourrais nous orienter vers une facon économique de nous loger pendant une si longue période, ca pourrais tout rendre possible pour nous. On sait que la loi cubaine empêche l'achat de maison aux étrangers, l'hôtel et les casas particulars sont hors de prix. Pour l'instant, nous comptons nous orienter vers le bénévolat, ce qui concorde avec nos valeurs devant la souffrance de ce peuple, mais nous n'avons pas encore résolu notre problème de logement. Nous lancons un appel à tous.

Si un soir d'été tu souhaites avec ta conjointe partager une soirée au bord de l'eau pour jaser de Cuba, nous sommes voisin on habite en bordure de la rivière des Mille-Iles à deux pas de chez-vous.

Hasta luego !
LA Lado94 ·
Bonjour Richard,

Merci pour ce compte rendu de voyage, j'y étais... j'attends impatiemment le chapitre trois. Je pars fin mars avec mon conjoint avec seulement un billet d'avion en poche, une carte de tourisme et de bonnes chaussures. Merci encore!
Dom
MO Mooreanne Veteran ·
[:)]super j'attends la suite je suis allée a cuba aussi mais je ne connaissais pzrsonne
SOURIS au MONDE ET LE MONDE te SOURIRAS!!!

asie du sud-est - iles de l'ocean indien - french polynesia, indonesie,
MA Marinemb Regular ·
Salut richard2003

Tu veux nous faire attendre longtemps pour ton chapitre 3 ... c' est franchement de la torture de nous faire attendre ... Vite a ton clavier, j' ai hâte à la suite... Je serai a cuba du 14 au 28 Mai ... tu ne me feras pas attendre jusque là !!!!

xx
m@rinemb

Un des prix de la liberté, c'est de renoncer à l' ennui.
RI Richard2003 Regular ·
Bonjour Marine,

Ne t'en fait pas, ce n'est pas l'inspiration qui me manque mais actuellement je suis en plein rénovation domiciliaire.

Ça ne sera pas trop long, patience......

Merci de ton intérêt.

Richard
3 générations de Cubains coulent dans notre famille. Du vieillard cubain né à Moròn/Cuba en 1917 au jeune Canadien né à Ciego de avila/Cuba en 1998.
JA Jacline55 ·
Bonjour Richard,

Bravo pour ton récit et quel talent d'écriture! En tout cas, tu n'es pas un analphabète (aucune fautes de français constatées).

J'ai vécu moi aussi il y a 8 ans, à peu près ce même genre d'expérience à Cuba. J'avais connu un cubain lors d'un voyage à Holguin et lorsque j'y suis retourné quelques mois plus tard, nous sommes allés dans sa famille (chez sa cousine)près de Guantanamo.

Quel choc, lorsque j'ai constaté l'état de délabrement de la "casa" et d'apprendre (quelle surprise!)que la cousine qui nous avait prêté sa maison, se prostituait. On m'a dit que souvent un membre de la famille se prostitue pour gagner un peu d'argent. Quel dommage!

Nous avons donc dormi sur un matelas, qui n'en avait que le nom, monté sur quatre petits bout de bois (qui ont cédés durant la nuit). Et que dire du reste de cette "maison" que chez nous appellerions hangar. Il n'y avait pas d'électricité, nous nous éclairions à la chandelle, en plus de l'odeur de moisi... du coq du voisin et des chiens qui ne cessaient d'aboyer, me tenaient éveillée du soir au matin;impossible de dormir. Je n'ai pas pu y demeurer plus de deux jours et suis reparti.

C'est vraiment inhumain de maintenir un peuple dans un état si lamentable. Que fais-t-on de leur dignité? Mais je ne peux m'empêcher d'aimer Cuba, son peuple, sa culture, d'apprécier leur niveau d'éducation, leur curiosité, leur intelligence, leur facilité de débrouillardise, leur ténacité, leur charme, leur politesse, le pays (sa géographie), sa chaleur, etc.etc.
SE Serglo Regular ·
Merci Richard pour cet intéressant texte.

Bon je remonte la discussion! [;)]
"Le plus beau voyage, c'est celui qu'on n'a pas encore fait." (Loick Peyron)
AU Audrey135 Regular ·
J'adore

Encore et encore [;)]

Tu écris très bien, je me sens presque à Cuba !!!!!!

J'attends impatiamment ton chapitre 3 [;)]
MG Mgra ·
Bonjour Richard,

Je trouve fascinant ton récit. Tu disais dans tes textes que tu connais des québécois qui vivent là-bas 6 mois par année. J'aimerais bien les imiter. À l'âge où je suis rendu, je ne détesterais pas m'éviter un bout d'hiver. Je ne sais pas si tu connais les démarches à faire pour y arriver ou peut-être sais-tu où je pourrais trouver l'information. Est-il possible de s'acheter une maison là-bas ou encore doit-on nécessairement louer un endroit?

Merci de ton aide.

Michel
RI Richard2003 Regular ·
Bonjour MGRA,

La carte touristique qui t'es remise lors de l'achat de ton billet d'avion ou de ton tout-inclus te permet de demeurer 3 mois et tu peux la renouveler sur place dans tout les bureau d'immigration cubaine pour un autre 3 mois.

Tu ne peux t'acheter une maison à moins de te trouver un prête-nom cubain de confiance.....ou demander la résidence permanente après t'avoir marié avedc une cubaine. Je te conseille une belle petite casa particular qui ne te couteras pas cher si tu y demeure 6 mois.

Mon troisième chapitre arrive bientôt car je compte le terminer d'ici peu durant ma sabbatique.

Richard
3 générations de Cubains coulent dans notre famille. Du vieillard cubain né à Moròn/Cuba en 1917 au jeune Canadien né à Ciego de avila/Cuba en 1998.
MG Mgra ·
Merci Richard d'avoir pris le temps de me répondre. Je suis un brin néophyte dans le domaine mais comment puis-je m'y prendre pour trouver comme tu le dis une "casa particular" et quel prix dois-je m'attendre à payer pour l'achat ou la location mensuelle?

J'ai bien hâte de lire la suite de ton récit.

Merci encore.

Michel
DE Deedou Veteran ·
Bonjour Richard,

Trés beau récit loin des cartes postales et des films rosissant la réalité... et qui donne envie de rencontrer ce peuple que tu racontes si bien...je ne suis encore jamais allée à Cuba. Merci.

et vive le Cuba libre ![;)]
« Seuls ceux qui risquent sont libres »
RI Richard2003 Regular ·
Et bien MGRA,

Si tu spécifie que tu désire demeurer dans la casa durant plus de 6 mois, les propriétaires accepterons assurément de baisser le prix.

Il faut aussi savoir que les prix diffèrent de beaucoup d'une région à l'autre. Par exemple, moi j'ai payé $9.00usd par jour dans la ville de Ciego de avila parce que j'y ai demeuré longtemps. Un super appartement au deuxième étage, bien meublé, eau chaude, sécurité, tv, systême de son, cuisinière, réfrigérateur, etc.

Par contre si tu demeure seulement une semaine et dans la capitale alors tu devra t'attendre à payer entre $20/jour et $35/jour afin d'avoir quelque chose de bien.

Il suffit de magasiner car il y en a beaucoup de disponible et les gens sont prêt à négocier fortement lorsqu'ils savent que tu désire rester 6 mois.
3 générations de Cubains coulent dans notre famille. Du vieillard cubain né à Moròn/Cuba en 1917 au jeune Canadien né à Ciego de avila/Cuba en 1998.
MG Mgra ·
Bonjour Richard,

Merci de prendre le temps de me répondre. En passant mon nom est Michel. J'aurais peut-être une autre question pour toi. Pour trouver une "casa particular" à louer ou encore un appartement existe-t-il des sites web pour ça ou encore dois-je me rendre directement là-bas et magasiner. Je dois avouer ne savoir trop par quel bout commencer.

Merci de ton aide précieuse.

Respectueusement,

Michel
RI Richard2003 Regular ·
Je te conseilles réellement d'aller voir sur place, comme ça tu n'auras pas de mauvaises surprises. Les casas particular apparaissent et disparaissent très rapidement.
3 générations de Cubains coulent dans notre famille. Du vieillard cubain né à Moròn/Cuba en 1917 au jeune Canadien né à Ciego de avila/Cuba en 1998.
MO Moniclac Regular ·
Salut Richard,

Comme plusieurs, j'attends avec impatience ton chapitre #3.

J'espère pour toi que les rénovations achèvent car je suppose qu'après nous pourrons tous lire attentionnement ton récit.
Moniclac
MA Marinemb Regular ·
Salut richard,

Comme nous sommes plusieurs à attendre la suite de ton récit.. ben si les rénovations sont trop longues, nous allons finir par venir te donner un petit coup de main et tu pourras continuer ton récit ...lol Au plaisir de te lire bientôt. En attendant, je prendrai l'avion samedi pour cuba .. 15 jours sous le soleil m' aidera à attendre la suite de ton récit.[;)]
m@rinemb

Un des prix de la liberté, c'est de renoncer à l' ennui.
RI Richard2003 Regular ·
LOLLLLL, Merci bien de ton offre.

Chanceuse, tu pars ou pour Cuba?

BON, BON, Voici quelques lignes afin de te mettre dans l'ambiance

Insistant pour que je m’assois afin de me rafraîchir, ils ouvrent la porte de leur vieux réfrigérateur russe des années 50 afin de m’offrir la chose qu’ils ont le plus, soit de l’eau froide. Y’a rien dans leur frigo…je vous assure, à part des bouteilles d’eau et quelques assaisonnements qu’ils ajoutent à leur frioles, leur riz et ce qui pourrait bien se retrouver dans leur assiettes le soir venu, il n’y a rien et malgré tout ils ne souffrent pas de faim, d’embonpoint encore moins. Contrairement à moi qui frise les 200lbs, je sens les pattes de ma chaise en fer forgé qui s’enfoncent dans la terre qui leur sert de plancher de cuisine. Avec leur humour inoubliable ils se moquent bien de moi lorsque je tombe sur le dos quand les deux pattes du derrière de ma chaise sont rendu à moitié dans le plancher.

Une heure passé à répondre à leur questions sur ce qu’il y a de neuf au Canada, car ils aiment s’imaginer comment nous vivons, nous les riches du nord, je décide de les inviter tous à la paladar (restaurant privé) pour ce soir et je repars en bicytaxi vers la maison. Sur la route, dans un élan de générosité je décide dans ma tête, après plusieurs gorgés de rhum que m’offre mon chauffeur, d’inviter aussi toute la famille. Nous ne serons environ que quatorze personnes, AAAAAAA… y’a rien la, nous sommes à Cuba. Le rhum aidant j’entame discrètement, cigare au bec, le fameux « coucouroucoucou paloma », le chauffeur suit avec moi.

à suivre!!!
3 générations de Cubains coulent dans notre famille. Du vieillard cubain né à Moròn/Cuba en 1917 au jeune Canadien né à Ciego de avila/Cuba en 1998.
MA Marinemb Regular ·
Salut richard,

Merci de nous remettre dans l' ambiance .. en attendant la suite bien évidement !!! Je pars pour l' aéroport de varadéro, ensuite.. direction.. Trinidad, Cienfuegos, Playa Giron, Vinalès, la havane et ensuite cela sera un retour au Québec. J'aurai une pensée pour tous ceux qui seront restés sous la pluie.

Au plaisir de te relire .. et prends soin de toi et de ta famille.

xx
m@rinemb

Un des prix de la liberté, c'est de renoncer à l' ennui.
RI Richard2003 Regular ·
Profites-en!,

Pour ma part, il ne me reste que deux mois avant mon départ pour Ciego de avila, j'y séjournerai un mois HAAAAAAAAAAAAAAA Quel bonheur.

Bon voyage!
3 générations de Cubains coulent dans notre famille. Du vieillard cubain né à Moròn/Cuba en 1917 au jeune Canadien né à Ciego de avila/Cuba en 1998.
AU Audrey26 ·
bonjour richard je m'appelle audrey et je vis a paris . je vais au nicaragua dans moins d'un mois mais avant de rejoindre managua, je vais passer (avec une amie ) 3 nuits a la havane . nous souhaitions reserver une chambre chez l'habitant, que recommandes tu ? as tu des adresses sympas et pas trop chers ? et concernant les quartiers, que preferes tu pour deux filles? j'aurais voulu savoir egalement ce que tu conseillais pour l'argent a ammener . est 'il plus interessant de faire du change a l'aeroport ? bravo pour ton recit, c'est genial ! merci d'avance bonne journee
RI Richard2003 Regular ·
Premièrement je tiens à informer les membres que j'ai répondu à le dernière question de Audrey en privé.

Le 3ième et le 4ième chapitres sont terminé à 90%, je profites de mon passage à cuba (demain midi) pour enfin le fignolé et vous le présenter à mon retour.

Un gros merci de votre grande patience.
3 générations de Cubains coulent dans notre famille. Du vieillard cubain né à Moròn/Cuba en 1917 au jeune Canadien né à Ciego de avila/Cuba en 1998.
RI Richard2003 Regular ·
Cher mgra,

Le mieux pour louer une casa particular est d'arriver billet d'avion en poche et de demander à un chauffeur de taxi de te faire visiter les casas qu'il connait dans sa région.

N'offres pas plus de $25/jour si tu désire séjourner hors de la Havane pour moins de trois semaines.

Il faut toujours avoir en tête que maintenant le meilleur chirurgien de cuba ne travaille que pour $30us par mois.
3 générations de Cubains coulent dans notre famille. Du vieillard cubain né à Moròn/Cuba en 1917 au jeune Canadien né à Ciego de avila/Cuba en 1998.
RI Richard2003 Regular ·
Je me remet à l'écriture en direct de la province de Ciego de avila.
3 générations de Cubains coulent dans notre famille. Du vieillard cubain né à Moròn/Cuba en 1917 au jeune Canadien né à Ciego de avila/Cuba en 1998.
RI Richard2003 Regular ·
CUBANA DE AVIACION NO MAS Le 29 décembre dernier je partais avec toute ma petite famille pour Cuba afin de fêter le nouvel an avec la belle-famille. Faute de ne pouvoir atterrir à Cayo coco, Caribesol ne voulais pas me vendre de billets car ils avaient entendu dire que les cubains ne pouvaient atterrir dans les cayos (ce qui après vérification auprès de l'immigration de ciego de avila est absolument faux), nous avons donc opter d’atterrir à Camaguey et de prendre ensuite un taxi vers ciego de avila. Départ officieux avec Cubana à 20h45. Le airbus 320 usé arriva enfin mais en retard. Nous embarquons donc fébrilement dans l’avion afin de pouvoir passé de bonnes vacances. Le personnel avait vraiment une gueule de bois et paraissait vraiment fatigué (ce qui est normalement rare avec cubana). L’heure de la bouffe arrive…haaaaa c’est cubains!, ils sont toujours accroché à leur fameux bocadito jambon y quesso (un p’tit pain avec une tranche de jambon fait a 90% de gras et une de fromage……le reste était si minuscule que cela ne vaux pas la peine d’en parler. Quatre heures plus tard, je souligne à mon épouse que nous n’allons surement pas atterrir à Camaguey car nous sommes actuellement au dessus de Keywest. Soudain le capitaine nous annonce en anglais avec un accent si fort que c’était inaudible que vu la bruine qu’il y avait à Camaguey nous étions pour atterrir à la Havane. Nous avons cependant appris plus tard que le vol de Airtransat avec lui, bel et bien atterri à Camaguey 20 minutes plus tard et ce, sans problèmes. Nous atterrissons donc à la Havane pour être ensuite conduit au rez de chaussé du terminal 3 ou nous avons poiroter durant plus de deux heures sans que personnes nous expliques quoi que ce soi. Pas d’eau, pas de café, rien, la majorité des gens étaient des couples avec de jeunes enfants.Assis par terre et la fatigue n’aidant pas, nous avions l’air d’un lendemain de brosse. Soudain un représentant de cubana nous annonce qu’ils font leur possible pour essayer de nous trouver un autobus afin de nous emmener à Camaguey et qui arrivera vers 7h00 du matin. La réplique fut forte de la part des passagers, ils voulaient abolument une avion immédiatement et la je me suis aperçu qu’ils ne connaissaient vraiment pas Cuba pour formuler une telle demande. Néanmoins ils se sont résigné et dirigé vers la douane. Après avoir passé une heure à la sortie du terminal 3 le représentant nous demanda de monter au troisième étage (surement pour ne pas importuner personnes vu le brouhaha que nous faisions. Deux heures plus tard un autobus arrive, haaaa enfin nous disions nous ont va partir. Nous avons déchanté lorsque l’ont à appris que nous partions vers le terminal numéro 1 afin d’attendre une avion qui devait partir pour camaguey à 11 heure du matin. Le découragement était total, Yussef et Pierre, deux Québecois à qui nous parlions dans l’avion décidèrent eux de ne pas attendre et de se louer un taxi afin de se diriger directement à Santa Lucia. Bien entendu à 11 heures nous étions encore la et l’avion n’était même pas arrivé. Les enfants pleuraient à tu-tête et les parents qui tenaient à peine debout se couchaient sur le terrazo l’un après l’autre. Tout les vols étaient suspendu car notre ami Fidel recevait le président de la Bolivie avec char et trompettes sur la piste d’atterrissage. À 2heures de l’après-midi nous entendons au micro que Cubana invitaient tout les passagers pour Camaguey à se rendre à la cafétéria et que les Bocadito et liqueurs leurs seraient offert gratuitement….Je m’en fou tu de tes …. De sandwich dis-je au responsable de l’aéroport, ce qu’ont veux c’est partir d’ici et au plus vite…… Nous n’avions même pas pris une bouché que le micro sonne encore pour nous dire de se diriger encore une fois vers la douanes des vols extérieurs afin de prendre notre vol. 15 minutes de trajet dans un autobus surchargé à travers les méandres de l’aéroport nous amènent loin des regards indiscret dans un champs à l’avant d’un vieux hangard ou était planté la un vieux boeing d’une compagnie allemande qui devait être surement la pour les pièces de rechange. 55 minutes plus tard nous arrivions à Camaguey.15 heures plus tard, les yeux cernés, le cerveau en bouillie avec la certitude que les 5 jours qui nous restaient serait à récupérer. Malheureusement nous avons appris que nos deux bons amis Yussef et Pierre, ceux qui avaient si hâte de faire de la plongé et Yussef de revoir sa petite fille cubaine de trois ans, sont décédé tous les deux dans un accident de la route deux heures après avoir pris leur taxi pour Santa Lucia. Mes plus sincères sympathie à leur famille respective.
3 générations de Cubains coulent dans notre famille. Du vieillard cubain né à Moròn/Cuba en 1917 au jeune Canadien né à Ciego de avila/Cuba en 1998.
NA Nancyf Regular ·
Trés beau récit

Et qui donne envie de rencontrer ce peuple que tu racontes si bien...Merci.

Il sont si chaleureux

Petite question pour toi dans ton premier recit tu dit que tu va prendre ta retraite la bas as tu deja acheter avec ta conjointe ta petite maison et ton petit morceau de terre pres de la mer .

Merci

Nancyf
RI Richard2003 Regular ·
Et oui, à Puerto Alegre au nord-ouest de Moròn.
3 générations de Cubains coulent dans notre famille. Du vieillard cubain né à Moròn/Cuba en 1917 au jeune Canadien né à Ciego de avila/Cuba en 1998.
CR Crivil64 ·
Hello Richard. [:)]

Je viens d'imprimmer tes "chapitres"... Holala ! Disons que ca viens un petit peu me remettre les pieds sur Terre. Je realise que je m'etais fabriqué une image completement idealisée de Cuba. J'y vais avec ma femme dans deux semaines. Nous serons a Guardalavaca du 25 mars au 1 avril.

Je suis un mordu des ondes courtes. D'ici j'ecoute souvent "Radio Havane Cuba". Alors j'avais l'intention d'apporter une petite radio portative a ondes courtes et une enregistreuse cassettes dans mes bagages pour avoir le loisir de rapporter des souvenirs de voyage : soit l'enregistrement des stations de radios d'amerique centrale et du sud qu'on ne peut pas capter (ou difficilement) a partir du quebec. Mais, bon. La mesaventure de ta femme avec le playstation me fait reflechir. Je pense que je vais me limiter a la petite radio qui est grande comme un appareil photo et qui pourrait aller dans mon bagage a main.

Aussi, j'aimerais pouvoir apporter des petites choses que je laisserais a la femme de chambre ou le personnel de l'hotel ou des gens rencontrés a Holguin. Que me conseillerais tu ? Tu vois, j'aimerais aider les cubain qui sont pris avec ce foutu embargo. Apparament on peut faire bien des heureux avec une simple paire de jeans, T-shirt, du savon, du dentifrice, du parfum, des produits comme ca ?

Mon reve etait aussi d'aller vivre a Cuba un jour... Je vais bien voir.

Merci pour tes recits et tes reponses. J'aimerais faire un tout petit geste, un point de depart, pour aider un cubain. Si chaque habitant d'un pays riche aidais un habitant d'un pays pauvre... [:|]

A +

Christian.
MA Magic76 Regular ·
Merci pour ce texte bien inspiré. Je suis a ma 4e visite à Cuba en 1 an et demi et sur place, je discute beacoups avec les gens en dehors des resorts. J'aime découvrire une autre culture que le Québec. Ton texte ma permis d'en connaitre un peu plus. J'ai moi même été une journée chez des cubains à Holguin et c'est là que j'ai le plus aprit. Le mois passé j'étais à Santiago et dans 3 jours, je m'en vais a Holguin. Encore un tous inclus mais, j'ai vraiment le goût de modifier le style de mes prochains voyages. Je suis tojours entrain d'explorer les villes et campagnes cubain. Je voudrais, du mieu que je le peux, essayer de vivre au rhymte Cubain. J'ai comme projet de partir un mois en semptembre et octobre.

J'ai bien hâte de lire la suite de ton voyage aux retour du mien.

A la proxima
Si nous fesons une équipe de hockey, je te laisse prendre Jean Coutu. Moi je prend Ernesto Ché Guévara (o:

Ceci est seulement le point de vue d'un touriste!! Éric, Joliette

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