Quelqu'un a t'il déjà réservé un billet sur le site de terminala ?
Est-ce un site fiable ?
Miscellaneous
Si vous n'avez pas trouvé de rubrique qui se rapporte à ce dont vous voulez parler, c'est ici qu'il faut en discuter.
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Bonjour à tous!
Actuellement étudiante infirmière, je vais partir faire un stage en Guadeloupe en décembre prochain jusqu'en février 2007. Etant seule pour les fêtes de Noël, mes parents ont décidé qu'ils viendraient me rejoindre pour les vacances. Le problème, c'est que l'école peut m'empècher au dernier moment de partir pour diverses raisons (rattrapages) mais pour pouvoir bénéficier des meilleurs tarifs, il faut prendre ses billets très tôt (surtout pour mes parents, au moment de Noël). Je pensais prendre une assurance annulation mais on m'a dit qu'elle marchait uniquement pour motif grave (décès, maladie...). Quelqu'un aurait il plus de renseignements à ce sujet? je n'ai pas encore choisi la compagnie aérienne. Merci d'avance 😉
Bonjour,
Je suis peut-être en retard 🤪 mais un site d'itinéraires style Mapquest a débarqué : http://www.fr.map24.com/
Rien de bouleversifiant sauf des vues en 3D comme avec un GPS et on peut faire tourner les cartes dans tous les sens, etc ..... C'est encore en version "béta" mais ça marche quand même .... Il reste à régler des soucis de choix de villes où il propose d'office le Las Vegas du Nouveau Mexique plutôt que celui du Nevada.
C'est bien sûr valable pour le monde et sa banlieue en plus des States Unis !
J-Luc
Je suis peut-être en retard 🤪 mais un site d'itinéraires style Mapquest a débarqué : http://www.fr.map24.com/
Rien de bouleversifiant sauf des vues en 3D comme avec un GPS et on peut faire tourner les cartes dans tous les sens, etc ..... C'est encore en version "béta" mais ça marche quand même .... Il reste à régler des soucis de choix de villes où il propose d'office le Las Vegas du Nouveau Mexique plutôt que celui du Nevada.
C'est bien sûr valable pour le monde et sa banlieue en plus des States Unis !
J-Luc
Je veux partager avec vous ma soirée d’hier soir,
Un collègue de travaille as eu 50 ans et nous l’avons fêté, sa femme as manigancé 😉avec nous pour qu’il obtienne son passe port de façons à partir la semaine prochaine pour une croisière surprise😎. L’organisation de cette surprise nous as pris 1 an😛, il ne voulait pas s’occupé d’obtenir son passe port alors nous lui avons fait croire qu’il y aurait des tests pour un client avec de la marchandise pour les US🤪, donc il n’a pas eu le choix de s’en occupé. IL était si émue hier soir lorsqu’il as découvert le pot au rose, c’étais la plus belle arnaque au quel j’ai participé.😊
Et un de plus qui va savourer le plaisir de voyagé.
Auriez-vous aimé êtres surpris de cette façon?
Un collègue de travaille as eu 50 ans et nous l’avons fêté, sa femme as manigancé 😉avec nous pour qu’il obtienne son passe port de façons à partir la semaine prochaine pour une croisière surprise😎. L’organisation de cette surprise nous as pris 1 an😛, il ne voulait pas s’occupé d’obtenir son passe port alors nous lui avons fait croire qu’il y aurait des tests pour un client avec de la marchandise pour les US🤪, donc il n’a pas eu le choix de s’en occupé. IL était si émue hier soir lorsqu’il as découvert le pot au rose, c’étais la plus belle arnaque au quel j’ai participé.😊
Et un de plus qui va savourer le plaisir de voyagé.
Auriez-vous aimé êtres surpris de cette façon?
bonjour,
mon message a été supprimé de la rubrique "site personnel", alors je fais une tentative ici. pourtant il s'agit bien d'un site perso puisque l'adresse est http://perso.wanadoo.fr/sunbeach/ 9 mois de travail, 1500 photos, la climatologie et les cartes géographiques de 173 pays indiquant la situation géographique de ses plus belles plages. Vous entrez la date de départ de votre voyage, toutes les plages ou le climat est idéal a cette période vous seront indiquées. Selectionnez le pays qui vous plait, toutes les photos des plages de ce pays s'afficheront, ainsi qu'une météo locale détaillée. bon voyage, dan
PS: si vous supprimez ce message, soyez gentils de m'indiquer la raison par MP pour ne pas refaire la meme betise. merci
mon message a été supprimé de la rubrique "site personnel", alors je fais une tentative ici. pourtant il s'agit bien d'un site perso puisque l'adresse est http://perso.wanadoo.fr/sunbeach/ 9 mois de travail, 1500 photos, la climatologie et les cartes géographiques de 173 pays indiquant la situation géographique de ses plus belles plages. Vous entrez la date de départ de votre voyage, toutes les plages ou le climat est idéal a cette période vous seront indiquées. Selectionnez le pays qui vous plait, toutes les photos des plages de ce pays s'afficheront, ainsi qu'une météo locale détaillée. bon voyage, dan
PS: si vous supprimez ce message, soyez gentils de m'indiquer la raison par MP pour ne pas refaire la meme betise. merci
Bien le bonjour! 🙂
Une p'tite question qui me turlupinne depuis un bout de temps déjà...
N'êtes vous jamais partir à l'aéroport ne sachant votre destination? Grace à ces "last minut'"??? Et quels sont les aéroports pratiquant des "last minut'" très interessant pour des destinations lointaines??? Je parle juste des vols, pas des forfaits. Un jour en transit à Dusseldorf, j'ai vu plein de tickets vraiment pas cher du tout, mais je revenais ;) J'hésite quand même à me taper Dusseldorf... 😊😏
Une p'tite question qui me turlupinne depuis un bout de temps déjà...
N'êtes vous jamais partir à l'aéroport ne sachant votre destination? Grace à ces "last minut'"??? Et quels sont les aéroports pratiquant des "last minut'" très interessant pour des destinations lointaines??? Je parle juste des vols, pas des forfaits. Un jour en transit à Dusseldorf, j'ai vu plein de tickets vraiment pas cher du tout, mais je revenais ;) J'hésite quand même à me taper Dusseldorf... 😊😏
Silhouettes sombres qui se découpent sur un ciel gris
Arbres dénudés et tordus par les ans
Pigeons frileux à la recherche de quelques miettes
Lumière blafarde des réverbères
Il fait nuit
Il fait froid
C'est un matin parisien de février
C'est quand le printemps ?
Dolma
C'est quand le printemps ?
Dolma
Bonjour,
Je voulais savoir si quelqu'un connaisait l'agence de voyage sur internet Terminal A ?
Merci d'avance
Merci d'avance
ce message peut sans doute paraitre idiot mais j'ai quelques questions auxquelles je ne trouvent pas de reponse! Dormir à la belle étoile en ville c'est possible?
Comment se laver, existe-t-il des bains publiques et si oui comment savoir où?
Avez vous des astuces pour le camping sauvage(pas en ville cette fois...)?
Bref n'importe quoi, tout m'interesse, tout ce qui vous passe par la tête et qui peut paraître idiot mais s'averer utile pour d'autres!...😏
J'ai trouvé ca époustouflant...
J'ai d'abord pensé le mettre dans ASE, puis dans activités auquatiques, puis hop, divers...
"L'Indonésie refuse de lâcher le butin. Le patron belge de la société qui a procédé aux fouilles crie au scandale
Le trésor est fabuleux, et la découverte digne d'une superproduction d'Hollywood. Au total, plus de 250.000 pièces sorties des eaux: des céramiques chinoises du 9esiècle après J.-C., 14.000 perles et pierres précieuses, plus de 4.000 rubis, 400 saphirs, 2.200 grenats, un sabre en or, des vases et des verres de la dynastie des Fatimides, qui régna il y a mille ans en Egypte, des objets d'Iran, d'Irak, du Sri Lanka... Bref, des pièces inestimables et d'une valeur historique exceptionnelle.
Mais voilà, l'histoire se corse. Le Français Jean-Paul Blancan et l'Allemand Fred Dobberphul, les deux plongeurs qui ont remonté ce trésor, enfoui dans un bateau de commerce du Xe siècle, qui gisait par près de 60 mètres de fond au large de Java, ont été interpellés par la police indonésienne. Depuis le 7 mars dernier, ils sont détenus à Djakarta, et ils risquent entre cinq et dix ans de prison, pour avoir remonté, selon la police, ces antiquités sans autorisation. Le trésor? Il a été bouclé sous haute surveillance dans un entrepôt. Les ambassades d'Allemagne et de France à Djakarta ont immédiatement réagi: selon elles, leurs deux ressortissants travaillaient avec tous les permis requis, et la campagne de fouilles disposait d'autorisations écrites de toutes les administrations concernées, soit pas moins de onze ministères.
Hier, nous avons contacté Luc Heymans, le patron de Cosmix, une société enregistrée à Dubaï, et qui gérait ces fouilles. «Je suis dégoûté par ce qui se passe», nous a t-il confié. En tout cas, il n'a pas l'intention de se laisser marcher sur les pieds: trois bureaux d'avocats sont sur le dossier, un à Djakarta, le deuxième en Belgique, le troisième en Suisse. L'enjeu est de taille: dans ce type de découverte, c'est en effet 50/50: 50% pour le gouvernement, et 50% pour la société qui a décroché le marché. «Pour éviter tout problème, nous avions entouré ce projet de toutes les précautions légales et archéologiques nécessaires, poursuit Luc Heymans. L'investissement: plus de 5 millions de dollars. L'opération a été financée par des partenaires privés européens, et s'est effectuée en toute transparence. L'éthique a été respectée: chaque pièce a été répertoriée et on sait de quel endroit du bateau elle provient. Chaque semaine, on a envoyé aux autorités un DVD avec toutes les pièces photographiées et numérisées.» Que s'est-il passé? «Nous sommes victimes d'une société concurrente, PT Toor, une société indonésienne au passé peu reluisant», souligne notre interlocuteur. «Ils ont déposé plainte, et voilà le résultat. Leur passé est complètement trouble, et leurs membres sont très liés avec l'ex-famille de l'ancien président indonésien. Nous, nous ne sommes pas des pirates, des pilleurs d'épaves. Selon moi, c'est clair, ils ont corrompu les policiers. Cela fait des années que je travaille en Asie du sud-Est, et je n'ai jamais connu une situation pareille. Tous les appels officiels que nous lançons restent lettre morte, la présidence est muette, nous n'avons aucune réponse des ambassadeurs. Quant à nos deux plongeurs, ils sont traités comme de dangereux terroristes.»
Digne d'un film de Spielberg... M.Betrand"
"L'Indonésie refuse de lâcher le butin. Le patron belge de la société qui a procédé aux fouilles crie au scandale
Le trésor est fabuleux, et la découverte digne d'une superproduction d'Hollywood. Au total, plus de 250.000 pièces sorties des eaux: des céramiques chinoises du 9esiècle après J.-C., 14.000 perles et pierres précieuses, plus de 4.000 rubis, 400 saphirs, 2.200 grenats, un sabre en or, des vases et des verres de la dynastie des Fatimides, qui régna il y a mille ans en Egypte, des objets d'Iran, d'Irak, du Sri Lanka... Bref, des pièces inestimables et d'une valeur historique exceptionnelle.
Mais voilà, l'histoire se corse. Le Français Jean-Paul Blancan et l'Allemand Fred Dobberphul, les deux plongeurs qui ont remonté ce trésor, enfoui dans un bateau de commerce du Xe siècle, qui gisait par près de 60 mètres de fond au large de Java, ont été interpellés par la police indonésienne. Depuis le 7 mars dernier, ils sont détenus à Djakarta, et ils risquent entre cinq et dix ans de prison, pour avoir remonté, selon la police, ces antiquités sans autorisation. Le trésor? Il a été bouclé sous haute surveillance dans un entrepôt. Les ambassades d'Allemagne et de France à Djakarta ont immédiatement réagi: selon elles, leurs deux ressortissants travaillaient avec tous les permis requis, et la campagne de fouilles disposait d'autorisations écrites de toutes les administrations concernées, soit pas moins de onze ministères.
Hier, nous avons contacté Luc Heymans, le patron de Cosmix, une société enregistrée à Dubaï, et qui gérait ces fouilles. «Je suis dégoûté par ce qui se passe», nous a t-il confié. En tout cas, il n'a pas l'intention de se laisser marcher sur les pieds: trois bureaux d'avocats sont sur le dossier, un à Djakarta, le deuxième en Belgique, le troisième en Suisse. L'enjeu est de taille: dans ce type de découverte, c'est en effet 50/50: 50% pour le gouvernement, et 50% pour la société qui a décroché le marché. «Pour éviter tout problème, nous avions entouré ce projet de toutes les précautions légales et archéologiques nécessaires, poursuit Luc Heymans. L'investissement: plus de 5 millions de dollars. L'opération a été financée par des partenaires privés européens, et s'est effectuée en toute transparence. L'éthique a été respectée: chaque pièce a été répertoriée et on sait de quel endroit du bateau elle provient. Chaque semaine, on a envoyé aux autorités un DVD avec toutes les pièces photographiées et numérisées.» Que s'est-il passé? «Nous sommes victimes d'une société concurrente, PT Toor, une société indonésienne au passé peu reluisant», souligne notre interlocuteur. «Ils ont déposé plainte, et voilà le résultat. Leur passé est complètement trouble, et leurs membres sont très liés avec l'ex-famille de l'ancien président indonésien. Nous, nous ne sommes pas des pirates, des pilleurs d'épaves. Selon moi, c'est clair, ils ont corrompu les policiers. Cela fait des années que je travaille en Asie du sud-Est, et je n'ai jamais connu une situation pareille. Tous les appels officiels que nous lançons restent lettre morte, la présidence est muette, nous n'avons aucune réponse des ambassadeurs. Quant à nos deux plongeurs, ils sont traités comme de dangereux terroristes.»
Digne d'un film de Spielberg... M.Betrand"
Afin de satisfaire pondy qui trouve que le forum manque de tonus, je propose de discuter du sujet suivant:
"Un guide de voyage rédigé en langage sms est-il un bon outil pour un touriste chômeur qui voyage, venant de divorcer d'une prostituée de Pattaya qui parlait trop mal le français, et de se marier avec une cubaine PNC (malgré son absence de sourire) voyageuse qui fait du tourisme, ce couple modèle voulant aller en train au Tibet pour y rencontrer des dissidents?"
Pour moi, la réponse est non. Et vous?
"Un guide de voyage rédigé en langage sms est-il un bon outil pour un touriste chômeur qui voyage, venant de divorcer d'une prostituée de Pattaya qui parlait trop mal le français, et de se marier avec une cubaine PNC (malgré son absence de sourire) voyageuse qui fait du tourisme, ce couple modèle voulant aller en train au Tibet pour y rencontrer des dissidents?"
Pour moi, la réponse est non. Et vous?
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Que de monde aujourdhui, est ce un record?
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Que de monde aujourdhui, est ce un record?
Parait que c'est le printemps! le ciel étend toujours son linge blanc mal lavé, les arbres de la place sont toujours déplumés, la pluie rince à grands jets glacés les trottoirs. C'est le printemps, le calendrier le dit!
Y'a quand même deux indices : Les oiseaux de ville brodent un nid dans le sapin. Le sapin ? c'est l'arbre de Noël sur notre étroit balcon. On n'a pas eu le courage de le descendre.Il est roux et ces idiots d'oiseaux se croient à la campagne. Ils pépient à tout va, conchient la balustrade et s'activent.
L'autre indice, c'est Barbapou. Le esdéef, le clodo quoi. Je l'ai vu toute l'année. En partant dans les matins obscurcis, je posais contre lui endormi une pièce et une clope. Son chien ouvrait un oeil et battait mollement la queue. Après le travail, au début de l'après-midi, je le croisais encore. Il m'amuse Barbapou, il a deux tatouages en accent circonflexe au-dessus des sourcils. Il me salue d'une inclinaison de tête et je lui souris.Ainsi jour après jour. Quand l'hiver arrive, j'ai peur pour lui. La banque ferme son sas cette année. L'Homme mon compagnon calfeutre le vent-coulis de l'oeil de boeuf de notre galetas. Un galetas, chez nous, c'est le nom qu'on donne aux chambres de bonnes. C'est un terme qui suinte la pauvreté.
Un matin, j'ose parler à Barbapou. Je lui donne la clef. Chut.. ne faites aucun bruit, la bonne bourgeoisie aime l'ordre. Nous sommes partis sous le soleil indien une grande partie de notre interminable hiver français. Je n'ai jamais vu Barbapou dans les escaliers. Il a passé l'hiver là haut sous les toits. Je le sais. Parfois j'ai senti son passage dans le hall, les effuves écoeurants de son corps sale, de ses vêtements raides de crasse, du pelage mouillé de son chien..
Il m'a rendu la clef hier. C'est le printemps il m'a dit. Je crois bien qu'il voulait m'étreindre. J'ai eu peur, il sent si mauvais. Alors, j'ai pleuré. Un peu. Il a repris sa place, son chien à ses pieds.
Tout est en ordre, c'est le printemps.
Dom.
Y'a quand même deux indices : Les oiseaux de ville brodent un nid dans le sapin. Le sapin ? c'est l'arbre de Noël sur notre étroit balcon. On n'a pas eu le courage de le descendre.Il est roux et ces idiots d'oiseaux se croient à la campagne. Ils pépient à tout va, conchient la balustrade et s'activent.
L'autre indice, c'est Barbapou. Le esdéef, le clodo quoi. Je l'ai vu toute l'année. En partant dans les matins obscurcis, je posais contre lui endormi une pièce et une clope. Son chien ouvrait un oeil et battait mollement la queue. Après le travail, au début de l'après-midi, je le croisais encore. Il m'amuse Barbapou, il a deux tatouages en accent circonflexe au-dessus des sourcils. Il me salue d'une inclinaison de tête et je lui souris.Ainsi jour après jour. Quand l'hiver arrive, j'ai peur pour lui. La banque ferme son sas cette année. L'Homme mon compagnon calfeutre le vent-coulis de l'oeil de boeuf de notre galetas. Un galetas, chez nous, c'est le nom qu'on donne aux chambres de bonnes. C'est un terme qui suinte la pauvreté.
Un matin, j'ose parler à Barbapou. Je lui donne la clef. Chut.. ne faites aucun bruit, la bonne bourgeoisie aime l'ordre. Nous sommes partis sous le soleil indien une grande partie de notre interminable hiver français. Je n'ai jamais vu Barbapou dans les escaliers. Il a passé l'hiver là haut sous les toits. Je le sais. Parfois j'ai senti son passage dans le hall, les effuves écoeurants de son corps sale, de ses vêtements raides de crasse, du pelage mouillé de son chien..
Il m'a rendu la clef hier. C'est le printemps il m'a dit. Je crois bien qu'il voulait m'étreindre. J'ai eu peur, il sent si mauvais. Alors, j'ai pleuré. Un peu. Il a repris sa place, son chien à ses pieds.
Tout est en ordre, c'est le printemps.
Dom.
Réserver avec Expédia.ca, est-ce fiable? Et comment ça fonctionne, est-ce que je reçois mon billet d'avion par la poste ou quoi ? J'aimerais avoir vos commentaires s.v.p. bons ou mauvais!
Bonjour!
J'envisage de partir en septembre en asie du sud est pour une durée de 11 mois, en prenant une disponibilité à mon travail. Je suis actuellement locataire dans un grand F3 et j'ai pas mal de meubles. Alors que faire? Essayer de sous louer mon appart? Prendre un garde meuble? Comment vous vous organisez, vous?! Merci à tous pour vos bons conseils!
ps : idem pour la voiture!!!
Salut à tous!
Je reviens tout juste d'un tour de france en auto-stop et une fois de plus, à 900 km de chez moi, j'ai été pris par quelqu'un dont j'avais fait la connaissance quelques mois auparavant et que je n'avais jamais revu depuis...ce n'est pas la première fois et c'est toujours une bonne surprise...Et vous, cela vous arrive souvent? Quels sont vos meilleurs souvenirs de rencontres par hasard que vous ayez?
Pour ma part, j'ai une anecdote qui me tient à coeur..En randonnée dans les Alpes, à l'arrivée au bivouac, nous avons été acceuillis par un très bon ami (salut Cédric 😛) que je n'avais pas revu depuis quatre ans et qui se promenait dans la coin...résultat, comme nous n'allions pas dans le même sens, nous avons passé quatre jours ensemble au bivouac!
Je reviens tout juste d'un tour de france en auto-stop et une fois de plus, à 900 km de chez moi, j'ai été pris par quelqu'un dont j'avais fait la connaissance quelques mois auparavant et que je n'avais jamais revu depuis...ce n'est pas la première fois et c'est toujours une bonne surprise...Et vous, cela vous arrive souvent? Quels sont vos meilleurs souvenirs de rencontres par hasard que vous ayez?
Pour ma part, j'ai une anecdote qui me tient à coeur..En randonnée dans les Alpes, à l'arrivée au bivouac, nous avons été acceuillis par un très bon ami (salut Cédric 😛) que je n'avais pas revu depuis quatre ans et qui se promenait dans la coin...résultat, comme nous n'allions pas dans le même sens, nous avons passé quatre jours ensemble au bivouac!
bonjour a tous
desirant me rendre en nouvelle zelande pour l'annee prochaine,
j'aurai aime savoir ou vous achetez vos carte routiere ou topo sur internet
merci et a bientot
david.z
Bonjour je suis nouvelles sur votre site et je me demande si quelqu'un n'aurais pas à me suggérer un site pour avoir des belles petites images comme vous avez pour chaque membre! Disons que je cherche un petit dauphin pour ajouter à mon profil!
Merci d'avance!!!
Merci d'avance!!!
Le 'Petit Bouddha' qui meditait dans la foret touffue du Terai au Nepal, et qui avait disparu il y a une semaine, a ete retrouve. Il a dit qu'il mediterait encore 6 ans. Avec une serenite totale sur son visage, il a dit: ne me cherchez pas pendant 6 ans s'il vous plait! Mais je serai toujours quelque part dans la foret, pas loin du lieu de ma naissance.
bonjour à tous 😉
je suis étudiant cette année et j'ai le projet de me rendre durant 10mois en amérique du sud et plus précisément en bolivie.. je partirais fin septembre. pour me rendre là bas, je voudrais traversée l'océan atlantique en bateau et y trouver un job dessus pour pouvoir me payer le trajet. je n'arrive pas trop à trouver des pistes pour ce genre de choses, ca serait sympa de m'éclairer! je peux travailler sur des bateaux autant de croisières que des bateaux de cargaisons..il faut que j'arrive à trouver ce bateau qui partirais de n'importe où en europe pour fin septembre. merci de votre aide qui me sera sans doute très précieuse! PS: toutes vos infos sur la bolivie m'interressent...
je suis étudiant cette année et j'ai le projet de me rendre durant 10mois en amérique du sud et plus précisément en bolivie.. je partirais fin septembre. pour me rendre là bas, je voudrais traversée l'océan atlantique en bateau et y trouver un job dessus pour pouvoir me payer le trajet. je n'arrive pas trop à trouver des pistes pour ce genre de choses, ca serait sympa de m'éclairer! je peux travailler sur des bateaux autant de croisières que des bateaux de cargaisons..il faut que j'arrive à trouver ce bateau qui partirais de n'importe où en europe pour fin septembre. merci de votre aide qui me sera sans doute très précieuse! PS: toutes vos infos sur la bolivie m'interressent...
Paris est sinistre, Paris est pollué, Paris est gris,
Les parisiens sont agressifs, pas aimables, tristes,
Combien de fois ai-je entendu ou lu ces réflexions ? Y compris sur VF ?
Alors j'ai envie de dire :
A Paris, le ciel n'est peut-être pas aussi bleu qu'ailleurs,
A Paris, le soleil ne brille peut-être pas autant qu'ailleurs,
A Paris, les gens peuvent sembler indifférents ou fermés,
Mais je vous assure qu'à Paris, on peut aussi rencontrer de très jolis sourires sur les lèvres et dans les regards...
Dolma
Mais je vous assure qu'à Paris, on peut aussi rencontrer de très jolis sourires sur les lèvres et dans les regards...
Dolma
j'ai vu ce site, , es que c'est possible?? http://www.netappel.fr/fr/rates.html
Entretien avec Stéphane Rennesson, anthropologue
« Boxer, c’est être un bon bouddhiste »
A tous ceux qui pensent que la boxe thaïlandaise (muay thai) n’est qu’un sport de brutes, l’anthropologue Stéphane Rennesson va faire changer d’avis...un peu. Il nous livre les découvertes auxquelles l’ont mené ses recherches sur les rapports entre bouddhisme et boxe. Eclairage sur un sport somme toute mal connu.
: Pourquoi avez-vous choisi la boxe thaïlandaise comme sujet d’étude ?
Stéphane Rennesson : Jusqu’à présent, les commentateurs de la Thaïlande ont presque toujours éludé la violence présente sous de nombreuses formes dans la société locale. Boxeurs d’un camp de la région de Khon Kaen Boxeurs d’un camp de la région de Khon Kaen Ces jeunes ont entre 7 et 18 ans. On trouve le meilleur boxeur du nord-est dans la catégories des moins de 28 kg (2e en partant de la droite). Il a plus de 100 combats à son actif. Et une jeune fille (à gauche) qui a déjà disputé 5 combats. © Stéphane Rennesson, 2000.
Après avoir passé trois ans en Thaïlande, j’ai été stupéfait de l’engouement pour la boxe thaï, violente, au moins en apparence. La problématique de ma thèse s’appuie sur ce faux paradoxe : un sport violent dans un pays bouddhiste, donc à priori non-violent. J’ai assisté à des combats hors de Bangkok : les gens montrent une incroyable frénésie. Une manifestation extrême de sentiments qui contraste avec leur comportement en société : les Thaïs ont plutôt tendance à éviter les confrontations et à ne pas trop manifester leurs sentiments : L’esprit bouddhiste et la pratique de la boxe thaï sont vraiment conciliables ?
Stéphane Rennesson : Absolument ! Le principe de la boxe thaï n’est pas seulement de détruire son adversaire, contrairement à ce qu’on pourrait croire. Le combat doit être aussi l’occasion pour le boxeur d’acquérir, de montrer et de mettre en pratique ses valeurs morales. Ainsi le bouddhisme theravada apporte des idées de contrôle de soi qui s’accordent bien avec la pratique du boxeur. En résumé, boxer c’est aussi être un bon bouddhiste. Il faut éviter de montrer ses émotions : douleur, fatigue, agressivité, haine, vengeance...des critères primordiaux aux yeux des arbitres. On dit de quelqu’un qui parle ou se comporte mal qu’il « a un cœur chaud » (jai ron). A l’inverse, le boxeur doit conserver un « cœur froid » (jai yen). La boxe thaï participe de cet effort pour faire fleurir le bouddhisme.
: Sans perdre de vue l’aspect moral, quel est donc le but du combat ?
Stéphane Rennesson : Pour prendre l’avantage, le combattant doit faire perdre la « forme » à son adversaire. Ce qu’on appelle la « face » (la fierté, l’honneur, le respect) dans la vie courante, on appelle ça la « forme » sur le ring. Conserver la « forme » (raksa rup) et la faire perdre à l’autre. C’est la base de la boxe thaï.
: Qu’est-ce que perdre la « forme » ?
Stéphane Rennesson : Montrer ses faiblesses. Si un boxeur fait tomber l’autre, c’est la preuve que ce dernier n’a plus la force de tenir. La boxe thaï est autant un sport d’attente et de réponse que d’attaque.
: Comment cette tactique est mise en pratique ?
Stéphane Rennesson : La posture idéale du boxeur, celui qui veut être sûr de garder la « forme », est de se tenir le plus verticalement possible, dans la position idéale d’attaque comme de défense, qui offrent le plus grand choix possible de stratégies. Si un boxeur adopte une position « tordue », non seulement il ne peut réagir aussi vite qu’il voudrait mais en plus ses muscles et ses tendons sont détendus. Une posture de faiblesse qu’attend l’adversaire pour taper. A cet instant, il est sûr de l’efficacité de ses coups. Et donc d’affaiblir l’autre boxeur.
: Comment se planifie cette offensive ?
Stéphane Rennesson : Le boxeur commence par donner des coups de pied bas (low kicks) pour « percer le pneu » (jen yan), autrement dit pour saper le capital physique du combattant. Entendons-nous bien ! Il cherche à affaiblir, pas à mettre forcément son adversaire K.O. Et puis, les spectateurs thaïs sont tellement friands de paris qu’ils préfèrent que le plaisir dure ! Par ailleurs, les Thaïlandais rappellent cette rareté des K.O. pour se faire mousser aux yeux des occidentaux : « Nous sommes de bons bouddhistes, nous ne cherchons pas le K.O., nous faisons preuve de compassion »
: Comment la violence est-elle légitimée ?
Stéphane Rennesson : Tout d’abord par une série d’interdits qui sont les règles. Le boxeur apprend d’abord qu’il ne doit pas mettre de coups de tête, pas mordre, pas frapper à terre, pas taper les parties génitales. Il ne peut pas utiliser de prises de judo, il peut seulement saisir au-dessus de la taille, s’il veut jeter son adversaire au sol. Cette règle vise à démarquer la boxe thaï des autres arts martiaux. Tout ce qui se passe sur un ring ne pose aucun problème : moralement, la boxe thaï n’est pas violente car les boxeurs sont des gentlemen !
: C’est à dire ?
Stéphane Rennesson : Ils ne se considèrent pas comme des pugilistes de rue ou de vulgaires gangsters. Ils pratiquent respectueusement un art de défense nationale (sinlapa pongkantua haeng chat). La pratique de la boxe thaï s’apparente à un acte à la connotation nationaliste importante. En effet, elle est considérée comme un héritage national (moradok). La légitimation de sa violence utilise les mêmes ficelles que celle de la défense de la nation.
: On a du mal à voir le rapport entre boxe et défense nationale.
Stéphane Rennesson : Au contraire ! Dans les ouvrages scolaires, on rabâche aux jeunes Thaïs que les fondateurs du royaume étaient férus de boxe thaï. Les héros de la boxe thaï sont tous soit des rois soit des guerriers à leur solde qui ont bouté les Birmans hors de Thaïlande : Nai Khanom Tom, Phra Jao Seua, Phya Phijai Daphak... Ces personnages illustres sont attachés à la défense du territoire national.
: Cet aspect subsiste encore aujourd’hui ?
Stéphane Rennesson : Oui. Notamment durant le rituel qui précède le combat. Le boxeur rend hommage à son maître (wai kru) avant d’effectuer une danse (ram wai). Cet hommage s’étend au maître de son maître, etc. Mais aussi à ses parents, à ses aînés et par extension au roi. Donc boxer, c’est se placer dans un système de relations hiérarchique pyramidal à la dimension nationale explicite. La boxe relie les trois piliers de la Thaïlande (le roi, la communauté des moines bouddhistes et la nation).
: D’autres éléments légitiment cette violence ?
Stéphane Rennesson : L’aspect artistique, avec la présence de la musique. Il y a quatre instruments de musique : deux percussions (khong), une sorte de flute (phijawa) et des cymbales (ching). C’est donc à la fois un sport et un art. Les Thaïlandais insistent beaucoup là dessus.
: Depuis quand est-ce un sport ?
Stéphane Rennesson : La boxe thaï s’est développée parallèlement à la boxe anglaise. Les règles de Queensbury (à l’origine de la boxe anglaise moderne) sont établies à la fin du XIXe siècle, celles de la boxe thaï commencent vers 1920 à ressembler à celles appliquées de manière internationale : un ring fermé, des rounds, un temps limité, les points, les gants.
: Boxaient-ils avant cela poings nus ?
Stéphane Rennesson : Parfois, ils s’enroulaient les poings avec des cordes de chanvre qu’ils trempaient dans la colle de riz pour les rendre dures et abrasives. Certains combats s’arrêtaient à la première effusion de sang. Ils ne trempaient probablement pas les poings dans du verre pilé comme on a pu le voir dans certains films ou alors à de très rares occasions... Figure de Muay Boran Figure de Muay Boran Une parade (hak kuu erawan) de muay boran, un art martial qui aurait été développé dans le nord-est de la Thaïlande. Il a largement été utilisé dans le film Ong Bak.
: En parlant de cinéma, qu’avez-vous pensé du film thaï Ong Bak ? (Sujet du film : Un jeune provincial utilise un art martial thaï ancien pour déjouer un trafic de statues de Bouddha)
Stéphane Rennesson : L’aspect intéressant du film est qu’il montre une revanche sur la vie. Il faut savoir que les boxeurs contemporains sont soit des ouvriers agricoles soit des paysans. Leurs victoires leur apportent un certain prestige localement. Cela leur permet de renverser dans une certaine mesure les discriminations dont ils font l’objet de la part de la population de la capitale aisée fortement sinisée qui détiennent la clef des médias. L’histoire du jeune héros, Ting qui va récupérer la statue du bouddha protecteur du village, Ong Bak, volée par des maffieux de la capitale, est l’occasion de faire valoir les Issanes (les habitants du nord-est du pays) comme les meilleurs représentants des valeurs thaï, qui n’existeraient plus dans la capitale en voie de modernisation accélérée.
: Et que vaut ce film du point de vue sportif ?
Stéphane Rennesson : C’est tout sauf de la boxe thaï moderne. Cela ressemble essentiellement au muay boran qui aurait été développé dans le nord-est de la Thaïlande. Le style pugilistique dans le film fait également des emprunts aux arts martiaux chinois, au panjak silat à la capoeira, cet art du combat brésilien. Ces arts martiaux sont actuellement davantage axés sur le style que sur le contact. Le muay boran a sûrement été retenu dans Ong Bak pour sa beauté chorégraphique.
: On ne retrouve pas cette élégance dans la boxe thaï actuelle ?
Stéphane Rennesson : Il existe une centaine de coups en boxe thaï, en ce qui concerne la forme martiale plusieurs fois centenaire. Combien en utilise t-on aujourd’hui sur un ring ? A peine une quinzaine. Simplement par peur de perdre la « forme », les boxeurs ne tentent pas les mouvements plus difficiles. Maintenant, ils se cristallisent sur les mouvements les plus performants. La boxe thaï d’aujourd’hui est un sport moderne, d’ailleurs ce mot n’a que quelques dizaines d’années. C’est dommage, cela dénature un peu le muay thaï qui est, au départ, un véritable art martial.
: Il n’en existe plus de dignes héritiers ?
Stéphane Rennesson : Aujourd’hui il reste un institut Phutai Sawan à côté de Bangkok, qui est une véritable école de muay thai d’Ayyuthaya. On y apprend également le maniement d’armes de guerre telles que des épées, des piques ou des lances.
: Quelle est la signification exacte de muay thai ?
Stéphane Rennesson : Muay signifie « rassembler », « ramener », « fermer le poing ». C’est aussi le nom du ruban qui ramène les cheveux en chignon au sommet du crâne. En boxe, c’est fermer son corps pour le rendre solide. Des talismans complètent cette idée de fermeture : l’anneau autour de la tête (mongkon) que portent les boxeurs avant le début du combat et celui autour du bras (prajiat). À ces précautions magico-religieuses s’ajoute un rituel avant le combat : ils s’excusent d’abord auprès de la déesse de la terre, du bruit qu’ils vont faire. Ensuite, les boxeurs passent au-dessus des cordes, pas entre, ça porte malheur. Puis ils exécutent le waikru et le ram wai.
: Et que signifie le mot thai ?
Stéphane Rennesson : C’est « être libre ». Car les Thaïlandais soumettaient les autres populations comme esclaves. On retrouve dans cette appellation de la boxe une nouvelle référence à l’idéologie de l’indépendance de la Thaïlande.
: Existe t-il un championnat en Thaïlande ?
Stéphane Rennesson : Il n’y a pas de championnat officiel. Les premières fédérations nationales sont apparues à la fin des années 1980, elles ont eu beaucoup de mal à asseoir leur légitimité. Le centre pugilistique est à Bangkok avec les stades de Lumpini et de Rajadamnoen. Au sud de la capitale, il y a aussi le Om Noi, Chong 7 la meilleure promotion de boxe à la télévision, l’Emporium, le Samrong, etc. Qui tient ces pôles de la boxe ? L’armée, la police et quelques groupes bancaires chinois de la capitale. Tous les milieux du business investissent de l’argent dans la boxe, et les alliances changent souvent.
: Comment s’opère le lien entre Bangkok et l’extérieur ?
Stéphane Rennesson : Il y a une trentaine de chefs de camp à Bangkok. Ces camps sont des réceptacles de boxeurs de province : leurs chefs ont notamment des relations avec les chefs de camp de province. Ils ont ainsi des réseaux qui convergent vers la capitale. Lors des compétitions, les promoteurs avec les chefs de camp composent les combats de boxeurs peu connus au dernier moment, les combats entre grands noms sont constitués à l’avance. Il y a un peu tout le temps des petites compétitions dans le sud et dans le nord-est, les deux grandes régions de la boxe.
: Des championnats ?
Stéphane Rennesson : Pas vraiment. En fait, les gamins commencent à boxer à partir de 7-8 ans dans des compétitions organisées par des figures locales (policiers, militaires, businessmen) qui veulent promouvoir leurs intérêts. Il y a des compétitions toute l’année, notamment à l’occasion de quelques fêtes. Par exemple, dans la seule province de Khon Kaen de mars à juin, saison sèche et période où se concentre une grande part des réjouissances villageoises, il y a presque une compétition par jour ! Pendant la période de retraite des moines, de juillet à septembre, il y en a moins car le moment invite plus à la piété religieuse qu’au divertissement et le calendrier agricole fait que les enfants sont réquisitionnés pour aller repiquer puis surveiller le riz.
: Ce sont des compétitions en tant que telles ?
Stéphane Rennesson : Souvent la boxe fait partie de la fête au même titre que le likay (sorte de théâtre chanté) et autres spectacles, que le notable finance pour « se faire un nom » (pai ha cheu). Les hommes des environs, entraînés ou non peuvent se défier virilement sur le ring pour le plus grand plaisir des spectateurs. Il suffit de s’entendre avec les promoteurs dès la matinée de pesée durant laquelle sont composés les combats. Il existe par ailleurs des manifestations de boxe hors cadre festif traditionnel. Ces programmes, contrairement à ceux que nous venons d’évoquer, ne mettent en compétition que des boxeurs professionnels, c’est-à-dire qui s’entraînent régulièrement dans un camp.
: Il y a de grands stades hors de Bangkok ?
Stéphane Rennesson : Oui, dans le Nord-Est par exemple, il existe des stades permanents à Buriram, Roi Et, Maha Sarakham, Kalasin, Yasothon notamment. Ils sont sponsorisés par des businessmen locaux. Quand un champion d’un de ces stades de province se fait connaître, on le contacte pour qu’il passe à Bangkok. Tout est assez informel. Un jeune boxeur prometteur peut être racheté par un camp de la capitale. En résumé, la logique commerciale a son importance dans le fonctionnement des réseaux.
: Vraiment ?
Stéphane Rennesson : Les meilleurs boxeurs ne sont pas ceux qui passent à la TV. Ceux-là viennent surtout pour se faire connaître. La vraie boxe se fait entre connaisseurs, loin des caméras au Lumpini, au Rajadamnoen mais aussi à Chiang Mai, Chonburi ou Nakhon Sri Thammarat entre autres.
: Comment sont organisées les compétitions et comment se font les classements au plus haut niveau ?
Stéphane Rennesson : C’est le bazar organisé le plus total dans le monde de la promotion. Chaque stade à son classement. Si un promoteur est fâché avec un autre, il peut refuser que son n°1 (dans le classement des différentes catégories de poids d’un stade donné) et le n°4 d’un autre se rencontrent. Par ailleurs une règle (écrite seulement depuis 2 ou 3 ans) interdit à un boxeur d’en combattre un autre de la même filière ou du même camp. La justification ? Quand un boxeur connaît son adversaire, il n’a pas envie de le taper. Plus prosaïquement, c’est l’intérêt commercial qui prévaut. Le critère de base : il ne faut pas que deux gosses aient été entraînés ensemble, le spectacle est moins prenant pour les spectateurs. Cela entraîne toujours des controverses : deux boxeurs qui viennent du même village, du même camp, peuvent être accusés de ne pas vraiment vouloir se taper.
: Y a-t-il toujours des litiges sur le verdict de l’arbitre ?
Stéphane Rennesson : En tout cas, ces verdicts ne font jamais vraiment l’objet d’un consensus de l’ensemble du monde de la promotion. Mais surtout, sur ces critères des promoteurs peuvent émettre des refus sur des combats entre boxeurs pour éviter une probable défaite de leur poulain ou au contraire pour éviter de favoriser celui d’un promoteur adverse. Il existe relativement peu de compétitions entre les meilleurs boxeurs des différents grands stades. Le classement supra-stades, national donc souffre des même ambiguïtés avec encore plus d’évidence. Toujours est-il, tous les boxeurs, aussi bons soient-ils, ne peuvent pas tous potentiellement se rencontrer pour se disputer les premières places. Difficile dans ces cas là d’établir des classements sportifs et rationnels. Les tentatives de formalisation récentes continuent à se heurter aux habitudes clientélistes.
: Les Thaïs ne cherchent-ils pas à imposer le muay thai aux Jeux Olympiques ?
Stéphane Rennesson : Si ! Ca serait le moyen pour le pays d’accéder à une reconnaissance internationale tant désirée. Le but minimum : faire passer la boxe thaï amateur en démonstration aux J.O. comme l’est le panjak silat. Les Thaïlandais ont mis leurs généraux sur le coup : l’antenne thaï du Comité International Olympique est située dans les locaux de l’armée de terre. Il y a un département spécifique avec un général dont le seul travail est de faire entrer la boxe thaï au CIO !
: Quel est le rapport entre les religieux et la boxe thaï ?
Stéphane Rennesson : Dans les discours, on m’a dit que jadis les formateurs de boxe thaï étaient des moines. Notamment dans le sud, à Surat Thani, à Chai Ya, deux ou trois moines se sont succédés à la tête d’un camp de boxe, dont au moins un avait des compétences pugilistiques. Dans le nord-est, toutes les transmissions de savoirs se faisaient dans les temples bouddhistes, on peut imaginer qu’ils enseignaient aussi la boxe. Il est possible qu’ils l’aient transmis à des laïcs. Les hommes se formaient comme ça, dans les monastères : savoirs ésotériques et techniques.
: Et aux yeux de la loi ?
Stéphane Rennesson : Au début du siècle, par le Sangha Act (1905), le roi a édicté que les moines ne devaient plus avoir des activités qui ne sont pas directement liées à leur vocation religieuse. Ainsi les moines ne devaient plus s’adonner à des pratiques violentes : c’était aussi un gage de civilisation par rapport aux colonisateurs (France, Royaume-Uni) qui menaçaient alors l’indépendance du royaume. La sportivisation de la boxe thaï a aussi participé de cet effort. Aujourd’hui on dit que les moines n’ont rien à voir avec la boxe. Dans la pratique, ils créent parfois des camps de boxe. Il arrive même que ces propriétaires de camp participent plus ou moins à l’entraînement : certains d’entre eux ont un passé de boxeur avant d’être entré dans les ordres. Beaucoup de compétitions locales se déroulent dans l’enceinte des pagodes. Difficile dans ce cas de demander aux moines de ne pas profiter du spectacle, même de loin !
: Quelle a été votre méthode pour enquêter dans le monde de la boxe thaï ?
Stéphane Rennesson : J’ai fait le même chemin que les boxeurs thaï. Par relation, j’ai trouvé un camp de campagne, qui comptait à peine treize boxeurs. Une petite structure qui commençait tout juste. De là, j’ai abouti à Bangkok. Je suis passé dans deux camps intermédiaires. J’ai suivi la même voie que les boxeurs...
: C’est-à-dire ?
Stéphane Rennesson : J’ai vécu avec les boxeurs en m’entraînant avec eux. Mon maître de boxe m’a vu arriver, bien propre sur moi, avec mon calepin. Il m’a demandé si je comptais comprendre la boxe thaï en posant des questions et en prenant des photos. Malgré ma réponse affirmative, il m’a dit de revenir le lendemain avec un short...et c’était parti : je suis devenu boxeur ! J’ai gravi les échelons jusqu’à devenir aide-entraîneur. Je me suis ensuite impliqué dans la promotion, l’organisation et le travail d’intermédiaire.
: Vous êtes devenu un véritable spécialiste !
Stéphane Rennesson : Vous ne croyez pas si bien dire. Comme j’allais dans beaucoup de camps, je faisais le tour de la région, et les responsables de camp se sont rendus compte que je connaissais plus de boxeurs qu’eux : j’ai parfois aidé des promoteurs de soirées en province pour l’organisation sportive. Et enfin, j’ai un peu fait le parieur. J’ai tâté de tous les aspects de la boxe thaï.
: Pourquoi avez-vous choisi la boxe thaïlandaise comme sujet d’étude ?
Stéphane Rennesson : Jusqu’à présent, les commentateurs de la Thaïlande ont presque toujours éludé la violence présente sous de nombreuses formes dans la société locale. Boxeurs d’un camp de la région de Khon Kaen Boxeurs d’un camp de la région de Khon Kaen Ces jeunes ont entre 7 et 18 ans. On trouve le meilleur boxeur du nord-est dans la catégories des moins de 28 kg (2e en partant de la droite). Il a plus de 100 combats à son actif. Et une jeune fille (à gauche) qui a déjà disputé 5 combats. © Stéphane Rennesson, 2000.
Après avoir passé trois ans en Thaïlande, j’ai été stupéfait de l’engouement pour la boxe thaï, violente, au moins en apparence. La problématique de ma thèse s’appuie sur ce faux paradoxe : un sport violent dans un pays bouddhiste, donc à priori non-violent. J’ai assisté à des combats hors de Bangkok : les gens montrent une incroyable frénésie. Une manifestation extrême de sentiments qui contraste avec leur comportement en société : les Thaïs ont plutôt tendance à éviter les confrontations et à ne pas trop manifester leurs sentiments : L’esprit bouddhiste et la pratique de la boxe thaï sont vraiment conciliables ?
Stéphane Rennesson : Absolument ! Le principe de la boxe thaï n’est pas seulement de détruire son adversaire, contrairement à ce qu’on pourrait croire. Le combat doit être aussi l’occasion pour le boxeur d’acquérir, de montrer et de mettre en pratique ses valeurs morales. Ainsi le bouddhisme theravada apporte des idées de contrôle de soi qui s’accordent bien avec la pratique du boxeur. En résumé, boxer c’est aussi être un bon bouddhiste. Il faut éviter de montrer ses émotions : douleur, fatigue, agressivité, haine, vengeance...des critères primordiaux aux yeux des arbitres. On dit de quelqu’un qui parle ou se comporte mal qu’il « a un cœur chaud » (jai ron). A l’inverse, le boxeur doit conserver un « cœur froid » (jai yen). La boxe thaï participe de cet effort pour faire fleurir le bouddhisme.
: Sans perdre de vue l’aspect moral, quel est donc le but du combat ?
Stéphane Rennesson : Pour prendre l’avantage, le combattant doit faire perdre la « forme » à son adversaire. Ce qu’on appelle la « face » (la fierté, l’honneur, le respect) dans la vie courante, on appelle ça la « forme » sur le ring. Conserver la « forme » (raksa rup) et la faire perdre à l’autre. C’est la base de la boxe thaï.
: Qu’est-ce que perdre la « forme » ?
Stéphane Rennesson : Montrer ses faiblesses. Si un boxeur fait tomber l’autre, c’est la preuve que ce dernier n’a plus la force de tenir. La boxe thaï est autant un sport d’attente et de réponse que d’attaque.
: Comment cette tactique est mise en pratique ?
Stéphane Rennesson : La posture idéale du boxeur, celui qui veut être sûr de garder la « forme », est de se tenir le plus verticalement possible, dans la position idéale d’attaque comme de défense, qui offrent le plus grand choix possible de stratégies. Si un boxeur adopte une position « tordue », non seulement il ne peut réagir aussi vite qu’il voudrait mais en plus ses muscles et ses tendons sont détendus. Une posture de faiblesse qu’attend l’adversaire pour taper. A cet instant, il est sûr de l’efficacité de ses coups. Et donc d’affaiblir l’autre boxeur.
: Comment se planifie cette offensive ?
Stéphane Rennesson : Le boxeur commence par donner des coups de pied bas (low kicks) pour « percer le pneu » (jen yan), autrement dit pour saper le capital physique du combattant. Entendons-nous bien ! Il cherche à affaiblir, pas à mettre forcément son adversaire K.O. Et puis, les spectateurs thaïs sont tellement friands de paris qu’ils préfèrent que le plaisir dure ! Par ailleurs, les Thaïlandais rappellent cette rareté des K.O. pour se faire mousser aux yeux des occidentaux : « Nous sommes de bons bouddhistes, nous ne cherchons pas le K.O., nous faisons preuve de compassion »
: Comment la violence est-elle légitimée ?
Stéphane Rennesson : Tout d’abord par une série d’interdits qui sont les règles. Le boxeur apprend d’abord qu’il ne doit pas mettre de coups de tête, pas mordre, pas frapper à terre, pas taper les parties génitales. Il ne peut pas utiliser de prises de judo, il peut seulement saisir au-dessus de la taille, s’il veut jeter son adversaire au sol. Cette règle vise à démarquer la boxe thaï des autres arts martiaux. Tout ce qui se passe sur un ring ne pose aucun problème : moralement, la boxe thaï n’est pas violente car les boxeurs sont des gentlemen !
: C’est à dire ?
Stéphane Rennesson : Ils ne se considèrent pas comme des pugilistes de rue ou de vulgaires gangsters. Ils pratiquent respectueusement un art de défense nationale (sinlapa pongkantua haeng chat). La pratique de la boxe thaï s’apparente à un acte à la connotation nationaliste importante. En effet, elle est considérée comme un héritage national (moradok). La légitimation de sa violence utilise les mêmes ficelles que celle de la défense de la nation.
: On a du mal à voir le rapport entre boxe et défense nationale.
Stéphane Rennesson : Au contraire ! Dans les ouvrages scolaires, on rabâche aux jeunes Thaïs que les fondateurs du royaume étaient férus de boxe thaï. Les héros de la boxe thaï sont tous soit des rois soit des guerriers à leur solde qui ont bouté les Birmans hors de Thaïlande : Nai Khanom Tom, Phra Jao Seua, Phya Phijai Daphak... Ces personnages illustres sont attachés à la défense du territoire national.
: Cet aspect subsiste encore aujourd’hui ?
Stéphane Rennesson : Oui. Notamment durant le rituel qui précède le combat. Le boxeur rend hommage à son maître (wai kru) avant d’effectuer une danse (ram wai). Cet hommage s’étend au maître de son maître, etc. Mais aussi à ses parents, à ses aînés et par extension au roi. Donc boxer, c’est se placer dans un système de relations hiérarchique pyramidal à la dimension nationale explicite. La boxe relie les trois piliers de la Thaïlande (le roi, la communauté des moines bouddhistes et la nation).
: D’autres éléments légitiment cette violence ?
Stéphane Rennesson : L’aspect artistique, avec la présence de la musique. Il y a quatre instruments de musique : deux percussions (khong), une sorte de flute (phijawa) et des cymbales (ching). C’est donc à la fois un sport et un art. Les Thaïlandais insistent beaucoup là dessus.
: Depuis quand est-ce un sport ?
Stéphane Rennesson : La boxe thaï s’est développée parallèlement à la boxe anglaise. Les règles de Queensbury (à l’origine de la boxe anglaise moderne) sont établies à la fin du XIXe siècle, celles de la boxe thaï commencent vers 1920 à ressembler à celles appliquées de manière internationale : un ring fermé, des rounds, un temps limité, les points, les gants.
: Boxaient-ils avant cela poings nus ?
Stéphane Rennesson : Parfois, ils s’enroulaient les poings avec des cordes de chanvre qu’ils trempaient dans la colle de riz pour les rendre dures et abrasives. Certains combats s’arrêtaient à la première effusion de sang. Ils ne trempaient probablement pas les poings dans du verre pilé comme on a pu le voir dans certains films ou alors à de très rares occasions... Figure de Muay Boran Figure de Muay Boran Une parade (hak kuu erawan) de muay boran, un art martial qui aurait été développé dans le nord-est de la Thaïlande. Il a largement été utilisé dans le film Ong Bak.
: En parlant de cinéma, qu’avez-vous pensé du film thaï Ong Bak ? (Sujet du film : Un jeune provincial utilise un art martial thaï ancien pour déjouer un trafic de statues de Bouddha)
Stéphane Rennesson : L’aspect intéressant du film est qu’il montre une revanche sur la vie. Il faut savoir que les boxeurs contemporains sont soit des ouvriers agricoles soit des paysans. Leurs victoires leur apportent un certain prestige localement. Cela leur permet de renverser dans une certaine mesure les discriminations dont ils font l’objet de la part de la population de la capitale aisée fortement sinisée qui détiennent la clef des médias. L’histoire du jeune héros, Ting qui va récupérer la statue du bouddha protecteur du village, Ong Bak, volée par des maffieux de la capitale, est l’occasion de faire valoir les Issanes (les habitants du nord-est du pays) comme les meilleurs représentants des valeurs thaï, qui n’existeraient plus dans la capitale en voie de modernisation accélérée.
: Et que vaut ce film du point de vue sportif ?
Stéphane Rennesson : C’est tout sauf de la boxe thaï moderne. Cela ressemble essentiellement au muay boran qui aurait été développé dans le nord-est de la Thaïlande. Le style pugilistique dans le film fait également des emprunts aux arts martiaux chinois, au panjak silat à la capoeira, cet art du combat brésilien. Ces arts martiaux sont actuellement davantage axés sur le style que sur le contact. Le muay boran a sûrement été retenu dans Ong Bak pour sa beauté chorégraphique.
: On ne retrouve pas cette élégance dans la boxe thaï actuelle ?
Stéphane Rennesson : Il existe une centaine de coups en boxe thaï, en ce qui concerne la forme martiale plusieurs fois centenaire. Combien en utilise t-on aujourd’hui sur un ring ? A peine une quinzaine. Simplement par peur de perdre la « forme », les boxeurs ne tentent pas les mouvements plus difficiles. Maintenant, ils se cristallisent sur les mouvements les plus performants. La boxe thaï d’aujourd’hui est un sport moderne, d’ailleurs ce mot n’a que quelques dizaines d’années. C’est dommage, cela dénature un peu le muay thaï qui est, au départ, un véritable art martial.
: Il n’en existe plus de dignes héritiers ?
Stéphane Rennesson : Aujourd’hui il reste un institut Phutai Sawan à côté de Bangkok, qui est une véritable école de muay thai d’Ayyuthaya. On y apprend également le maniement d’armes de guerre telles que des épées, des piques ou des lances.
: Quelle est la signification exacte de muay thai ?
Stéphane Rennesson : Muay signifie « rassembler », « ramener », « fermer le poing ». C’est aussi le nom du ruban qui ramène les cheveux en chignon au sommet du crâne. En boxe, c’est fermer son corps pour le rendre solide. Des talismans complètent cette idée de fermeture : l’anneau autour de la tête (mongkon) que portent les boxeurs avant le début du combat et celui autour du bras (prajiat). À ces précautions magico-religieuses s’ajoute un rituel avant le combat : ils s’excusent d’abord auprès de la déesse de la terre, du bruit qu’ils vont faire. Ensuite, les boxeurs passent au-dessus des cordes, pas entre, ça porte malheur. Puis ils exécutent le waikru et le ram wai.
: Et que signifie le mot thai ?
Stéphane Rennesson : C’est « être libre ». Car les Thaïlandais soumettaient les autres populations comme esclaves. On retrouve dans cette appellation de la boxe une nouvelle référence à l’idéologie de l’indépendance de la Thaïlande.
: Existe t-il un championnat en Thaïlande ?
Stéphane Rennesson : Il n’y a pas de championnat officiel. Les premières fédérations nationales sont apparues à la fin des années 1980, elles ont eu beaucoup de mal à asseoir leur légitimité. Le centre pugilistique est à Bangkok avec les stades de Lumpini et de Rajadamnoen. Au sud de la capitale, il y a aussi le Om Noi, Chong 7 la meilleure promotion de boxe à la télévision, l’Emporium, le Samrong, etc. Qui tient ces pôles de la boxe ? L’armée, la police et quelques groupes bancaires chinois de la capitale. Tous les milieux du business investissent de l’argent dans la boxe, et les alliances changent souvent.
: Comment s’opère le lien entre Bangkok et l’extérieur ?
Stéphane Rennesson : Il y a une trentaine de chefs de camp à Bangkok. Ces camps sont des réceptacles de boxeurs de province : leurs chefs ont notamment des relations avec les chefs de camp de province. Ils ont ainsi des réseaux qui convergent vers la capitale. Lors des compétitions, les promoteurs avec les chefs de camp composent les combats de boxeurs peu connus au dernier moment, les combats entre grands noms sont constitués à l’avance. Il y a un peu tout le temps des petites compétitions dans le sud et dans le nord-est, les deux grandes régions de la boxe.
: Des championnats ?
Stéphane Rennesson : Pas vraiment. En fait, les gamins commencent à boxer à partir de 7-8 ans dans des compétitions organisées par des figures locales (policiers, militaires, businessmen) qui veulent promouvoir leurs intérêts. Il y a des compétitions toute l’année, notamment à l’occasion de quelques fêtes. Par exemple, dans la seule province de Khon Kaen de mars à juin, saison sèche et période où se concentre une grande part des réjouissances villageoises, il y a presque une compétition par jour ! Pendant la période de retraite des moines, de juillet à septembre, il y en a moins car le moment invite plus à la piété religieuse qu’au divertissement et le calendrier agricole fait que les enfants sont réquisitionnés pour aller repiquer puis surveiller le riz.
: Ce sont des compétitions en tant que telles ?
Stéphane Rennesson : Souvent la boxe fait partie de la fête au même titre que le likay (sorte de théâtre chanté) et autres spectacles, que le notable finance pour « se faire un nom » (pai ha cheu). Les hommes des environs, entraînés ou non peuvent se défier virilement sur le ring pour le plus grand plaisir des spectateurs. Il suffit de s’entendre avec les promoteurs dès la matinée de pesée durant laquelle sont composés les combats. Il existe par ailleurs des manifestations de boxe hors cadre festif traditionnel. Ces programmes, contrairement à ceux que nous venons d’évoquer, ne mettent en compétition que des boxeurs professionnels, c’est-à-dire qui s’entraînent régulièrement dans un camp.
: Il y a de grands stades hors de Bangkok ?
Stéphane Rennesson : Oui, dans le Nord-Est par exemple, il existe des stades permanents à Buriram, Roi Et, Maha Sarakham, Kalasin, Yasothon notamment. Ils sont sponsorisés par des businessmen locaux. Quand un champion d’un de ces stades de province se fait connaître, on le contacte pour qu’il passe à Bangkok. Tout est assez informel. Un jeune boxeur prometteur peut être racheté par un camp de la capitale. En résumé, la logique commerciale a son importance dans le fonctionnement des réseaux.
: Vraiment ?
Stéphane Rennesson : Les meilleurs boxeurs ne sont pas ceux qui passent à la TV. Ceux-là viennent surtout pour se faire connaître. La vraie boxe se fait entre connaisseurs, loin des caméras au Lumpini, au Rajadamnoen mais aussi à Chiang Mai, Chonburi ou Nakhon Sri Thammarat entre autres.
: Comment sont organisées les compétitions et comment se font les classements au plus haut niveau ?
Stéphane Rennesson : C’est le bazar organisé le plus total dans le monde de la promotion. Chaque stade à son classement. Si un promoteur est fâché avec un autre, il peut refuser que son n°1 (dans le classement des différentes catégories de poids d’un stade donné) et le n°4 d’un autre se rencontrent. Par ailleurs une règle (écrite seulement depuis 2 ou 3 ans) interdit à un boxeur d’en combattre un autre de la même filière ou du même camp. La justification ? Quand un boxeur connaît son adversaire, il n’a pas envie de le taper. Plus prosaïquement, c’est l’intérêt commercial qui prévaut. Le critère de base : il ne faut pas que deux gosses aient été entraînés ensemble, le spectacle est moins prenant pour les spectateurs. Cela entraîne toujours des controverses : deux boxeurs qui viennent du même village, du même camp, peuvent être accusés de ne pas vraiment vouloir se taper.
: Y a-t-il toujours des litiges sur le verdict de l’arbitre ?
Stéphane Rennesson : En tout cas, ces verdicts ne font jamais vraiment l’objet d’un consensus de l’ensemble du monde de la promotion. Mais surtout, sur ces critères des promoteurs peuvent émettre des refus sur des combats entre boxeurs pour éviter une probable défaite de leur poulain ou au contraire pour éviter de favoriser celui d’un promoteur adverse. Il existe relativement peu de compétitions entre les meilleurs boxeurs des différents grands stades. Le classement supra-stades, national donc souffre des même ambiguïtés avec encore plus d’évidence. Toujours est-il, tous les boxeurs, aussi bons soient-ils, ne peuvent pas tous potentiellement se rencontrer pour se disputer les premières places. Difficile dans ces cas là d’établir des classements sportifs et rationnels. Les tentatives de formalisation récentes continuent à se heurter aux habitudes clientélistes.
: Les Thaïs ne cherchent-ils pas à imposer le muay thai aux Jeux Olympiques ?
Stéphane Rennesson : Si ! Ca serait le moyen pour le pays d’accéder à une reconnaissance internationale tant désirée. Le but minimum : faire passer la boxe thaï amateur en démonstration aux J.O. comme l’est le panjak silat. Les Thaïlandais ont mis leurs généraux sur le coup : l’antenne thaï du Comité International Olympique est située dans les locaux de l’armée de terre. Il y a un département spécifique avec un général dont le seul travail est de faire entrer la boxe thaï au CIO !
: Quel est le rapport entre les religieux et la boxe thaï ?
Stéphane Rennesson : Dans les discours, on m’a dit que jadis les formateurs de boxe thaï étaient des moines. Notamment dans le sud, à Surat Thani, à Chai Ya, deux ou trois moines se sont succédés à la tête d’un camp de boxe, dont au moins un avait des compétences pugilistiques. Dans le nord-est, toutes les transmissions de savoirs se faisaient dans les temples bouddhistes, on peut imaginer qu’ils enseignaient aussi la boxe. Il est possible qu’ils l’aient transmis à des laïcs. Les hommes se formaient comme ça, dans les monastères : savoirs ésotériques et techniques.
: Et aux yeux de la loi ?
Stéphane Rennesson : Au début du siècle, par le Sangha Act (1905), le roi a édicté que les moines ne devaient plus avoir des activités qui ne sont pas directement liées à leur vocation religieuse. Ainsi les moines ne devaient plus s’adonner à des pratiques violentes : c’était aussi un gage de civilisation par rapport aux colonisateurs (France, Royaume-Uni) qui menaçaient alors l’indépendance du royaume. La sportivisation de la boxe thaï a aussi participé de cet effort. Aujourd’hui on dit que les moines n’ont rien à voir avec la boxe. Dans la pratique, ils créent parfois des camps de boxe. Il arrive même que ces propriétaires de camp participent plus ou moins à l’entraînement : certains d’entre eux ont un passé de boxeur avant d’être entré dans les ordres. Beaucoup de compétitions locales se déroulent dans l’enceinte des pagodes. Difficile dans ce cas de demander aux moines de ne pas profiter du spectacle, même de loin !
: Quelle a été votre méthode pour enquêter dans le monde de la boxe thaï ?
Stéphane Rennesson : J’ai fait le même chemin que les boxeurs thaï. Par relation, j’ai trouvé un camp de campagne, qui comptait à peine treize boxeurs. Une petite structure qui commençait tout juste. De là, j’ai abouti à Bangkok. Je suis passé dans deux camps intermédiaires. J’ai suivi la même voie que les boxeurs...
: C’est-à-dire ?
Stéphane Rennesson : J’ai vécu avec les boxeurs en m’entraînant avec eux. Mon maître de boxe m’a vu arriver, bien propre sur moi, avec mon calepin. Il m’a demandé si je comptais comprendre la boxe thaï en posant des questions et en prenant des photos. Malgré ma réponse affirmative, il m’a dit de revenir le lendemain avec un short...et c’était parti : je suis devenu boxeur ! J’ai gravi les échelons jusqu’à devenir aide-entraîneur. Je me suis ensuite impliqué dans la promotion, l’organisation et le travail d’intermédiaire.
: Vous êtes devenu un véritable spécialiste !
Stéphane Rennesson : Vous ne croyez pas si bien dire. Comme j’allais dans beaucoup de camps, je faisais le tour de la région, et les responsables de camp se sont rendus compte que je connaissais plus de boxeurs qu’eux : j’ai parfois aidé des promoteurs de soirées en province pour l’organisation sportive. Et enfin, j’ai un peu fait le parieur. J’ai tâté de tous les aspects de la boxe thaï.
Bonjour à tous et à toutes
Je suis nouveau sur le forum et j’expose ma situation :
Je suis actuellement une formation en élevage équin dans un centre équestre qui durera toute l’année 2006. Auparavant, j’étais demandeur d’emploi depuis cinq mois, suite à un contrat de deux ans. Au terme de ma formation, je voudrai prendre une année sabbatique (ou sans solde) pour faire le point et prendre la bonne décision pour la suite de ma carrière. Je voudrais savoir si mes droits seront conservés pour mon retour, ou si j'attends la fin de mes droits (cinq mois de plus).
Quels sont mes droits (je suis indemnisé par les Assedic), vis-à-vis de l’Assurance maladie, si j’en ai, ou dois-je souscrire une assurance particulière ?
Merci et bonne route à toutes et à tous.
Je suis nouveau sur le forum et j’expose ma situation :
Je suis actuellement une formation en élevage équin dans un centre équestre qui durera toute l’année 2006. Auparavant, j’étais demandeur d’emploi depuis cinq mois, suite à un contrat de deux ans. Au terme de ma formation, je voudrai prendre une année sabbatique (ou sans solde) pour faire le point et prendre la bonne décision pour la suite de ma carrière. Je voudrais savoir si mes droits seront conservés pour mon retour, ou si j'attends la fin de mes droits (cinq mois de plus).
Quels sont mes droits (je suis indemnisé par les Assedic), vis-à-vis de l’Assurance maladie, si j’en ai, ou dois-je souscrire une assurance particulière ?
Merci et bonne route à toutes et à tous.
Pourquoi pas un petit fil sur les nombreuses fêtes du monde entier, histoire de diversifier un peu les célébrations? On pourrait présenter en quelques mots ou quelques lignes celles dont on a connaissance ou qui nous tiennent à coeur. Pour donner un peu plus d'intérêt à ce fil et éviter les inévitables copier collers se voulant exhaustifs, je propose que l'on ne parle des fêtes que le jour où elles ont lieu (ou à un ou deux jours près). Ce serait vraiment plus intéressant si vous évitiez les copier collers pour les explications, car sur un forum, les expériences et explications personnelles sont plus agréables à lire. Si les intervenants participent bien, ça devrait donner quelque chose d'intéressant d'ici quelques mois.
Je vais donner le mauvais exemple et tricher dès le premier post en évoquant la Fête des Lanternes qui a eu lieu il y a déjà quelques jours en Chine et ailleurs où il y a des communautés chinoises. Cette année, elle est tombée le 12 février, et a été bruyamment fêtée par des pétards et feux d'artifice dans la nuit du 11 au 12. Elle a lieu chaque année, deux semaines après le Nouvel An chinois. On peut voir des vraies ou fausses lanternes rouges (surtout des fausses, à Shanghai) un peu partout.
14 février (il y a deux jours, ouf, on est dans les délais), Saint Valentin. Hum, ça tout le monde connait. Dans les grandes villes chinoises, ça prend des proportions assez délirantes, avec concerts de musique à l'eau de rose (enfin de musique chinoise moderne, quoi) et couples d'amoureux qui envahissent les rues et les restaurants avec des bouquets de fleurs à la main. Je me demande si la Chine ne bat pas les records de popularité de cette fête.
16 février (aujourd'hui): Anniversaire du Cher Leader Kim Jong Il, soleil du XXIème siècle, pompeusement célébré en Corée du Nord. C'est un des moments les plus importants de l'année, avec je crois deux jours de repos à la clé. Pour la petite histoire, on ne sait plus trop bien en quelle année il est né, car il a un jour décidé de faire changer tous les livres d'histoire, car il avait décidé que les chiffres de son année de naissance ne lui plaisaient pas. Ce serait entre 1941 et 42 il me semble.
Je vais donner le mauvais exemple et tricher dès le premier post en évoquant la Fête des Lanternes qui a eu lieu il y a déjà quelques jours en Chine et ailleurs où il y a des communautés chinoises. Cette année, elle est tombée le 12 février, et a été bruyamment fêtée par des pétards et feux d'artifice dans la nuit du 11 au 12. Elle a lieu chaque année, deux semaines après le Nouvel An chinois. On peut voir des vraies ou fausses lanternes rouges (surtout des fausses, à Shanghai) un peu partout.
14 février (il y a deux jours, ouf, on est dans les délais), Saint Valentin. Hum, ça tout le monde connait. Dans les grandes villes chinoises, ça prend des proportions assez délirantes, avec concerts de musique à l'eau de rose (enfin de musique chinoise moderne, quoi) et couples d'amoureux qui envahissent les rues et les restaurants avec des bouquets de fleurs à la main. Je me demande si la Chine ne bat pas les records de popularité de cette fête.
16 février (aujourd'hui): Anniversaire du Cher Leader Kim Jong Il, soleil du XXIème siècle, pompeusement célébré en Corée du Nord. C'est un des moments les plus importants de l'année, avec je crois deux jours de repos à la clé. Pour la petite histoire, on ne sait plus trop bien en quelle année il est né, car il a un jour décidé de faire changer tous les livres d'histoire, car il avait décidé que les chiffres de son année de naissance ne lui plaisaient pas. Ce serait entre 1941 et 42 il me semble.
Salut à tous, pour ceux qui se demandent le temps qu'il fait ou va faire à tel ou tel endroit, voici un site très complet sur les données météo des 15 derniers jours dans le monde entier, pays par pays.
Il donne d'abord la température maximale, la maximale minimale, la minimale maximale, la minimale et la plus grande quantité de pluie tombée et ce, par continent. Ensuite, plus bas, tout est détaillé (avec plus de détails) pays par pays.
http://www.southendweather.net/
Aller à "Worldwide Reports". La navigation est relativement simple. 🙂
PS : Je ne savais pas où poster...
Il donne d'abord la température maximale, la maximale minimale, la minimale maximale, la minimale et la plus grande quantité de pluie tombée et ce, par continent. Ensuite, plus bas, tout est détaillé (avec plus de détails) pays par pays.
http://www.southendweather.net/
Aller à "Worldwide Reports". La navigation est relativement simple. 🙂
PS : Je ne savais pas où poster...
Bonjour,
J'aimerais avoir vos avis concernant les assurances de world nomads. Les tarifs sont très compétitifs mais il m'est impossible de trouver le moindre commentaire sur ces assurances.
Merci d'avance !
Au souhait de Yanguizzi, qui trouve un écho chez moi, j'ouvre un post sur l'humour de l'écriture et dans l'écriture.
L'humour est une forme d'esprit à l'oral comme à l'écrit : Ironie, parodie, satire, moquerie. VF se veut grave et ludique, drôle, sérieux, amusant, informatif. On peut jouer sur le sens des mots, sur le son et s'amuser à des calembours désopilants qui déclenchent le rire (certains sur VF en sont champions) Là, je reprends ce que j'ai trouvé ailleurs à titre d'exemple : "la France : mère patrie "le Québec : hostie-nation "Dieu : meilleur des monstres ou encore :" le Champagne est un vin vieux car sa mousse tâche et grise........"
Puis après le calembour, on trouve le mot d'esprit qui joue avec les mots au delà des astuces lexicales. Il ne brille que s'il est naturel :"le but de l'humour est de poivrer un texte et faire ressortir l'aspect cocasse d'une situation" L'humour se doit d'être de bon goût, ni saugrenu, ni déplacé et tous les procédés stylistiques sont bons. Beaucoup s'y essaient avec bonheur.
Et parfois, l'humour est à plusieurs niveaux et reste incompris du lecteur même avec l'aide des smileys. L'efficacité dépend de l'expression et de la spontanéité du lecteur et parfois, il se sent agressé quand il ne s'agit que de rire.
On lit un message, on s'amuse à la rédaction de la réponse et paf... : incompréhension et il arrive que ce que l'on prenait pour un jeu dérive vers la méchanceté gratuite, la polémique acerbe, voire le règlement de compte entre deux personnes qui n'ont rien en commun, qui s'empoignent et bavent de rage et oups... modérateurs nous voilà et tous les lecteurs VF se retrouvent avec une discussion supprimée là où, pourtant, il y avait un vrai apport d'informations.
Nous avons tous subi l'opprobe pour avoir osé se moquer avec les mots et nous avons moqué celui qui s'exprime mal, celui qui écrit mal, celui qui se torture le nombril etc... VF est un champ incroyable de diversité culturelle, sociale, philosophique (allons-y), psychologique (allons-y encore), affectif, et ce n'est pas évident d'en faire un chant de rire, d'amusement et de drôlerie. Le rire est le propre de l'homme, non?
Dom.
L'humour est une forme d'esprit à l'oral comme à l'écrit : Ironie, parodie, satire, moquerie. VF se veut grave et ludique, drôle, sérieux, amusant, informatif. On peut jouer sur le sens des mots, sur le son et s'amuser à des calembours désopilants qui déclenchent le rire (certains sur VF en sont champions) Là, je reprends ce que j'ai trouvé ailleurs à titre d'exemple : "la France : mère patrie "le Québec : hostie-nation "Dieu : meilleur des monstres ou encore :" le Champagne est un vin vieux car sa mousse tâche et grise........"
Puis après le calembour, on trouve le mot d'esprit qui joue avec les mots au delà des astuces lexicales. Il ne brille que s'il est naturel :"le but de l'humour est de poivrer un texte et faire ressortir l'aspect cocasse d'une situation" L'humour se doit d'être de bon goût, ni saugrenu, ni déplacé et tous les procédés stylistiques sont bons. Beaucoup s'y essaient avec bonheur.
Et parfois, l'humour est à plusieurs niveaux et reste incompris du lecteur même avec l'aide des smileys. L'efficacité dépend de l'expression et de la spontanéité du lecteur et parfois, il se sent agressé quand il ne s'agit que de rire.
On lit un message, on s'amuse à la rédaction de la réponse et paf... : incompréhension et il arrive que ce que l'on prenait pour un jeu dérive vers la méchanceté gratuite, la polémique acerbe, voire le règlement de compte entre deux personnes qui n'ont rien en commun, qui s'empoignent et bavent de rage et oups... modérateurs nous voilà et tous les lecteurs VF se retrouvent avec une discussion supprimée là où, pourtant, il y avait un vrai apport d'informations.
Nous avons tous subi l'opprobe pour avoir osé se moquer avec les mots et nous avons moqué celui qui s'exprime mal, celui qui écrit mal, celui qui se torture le nombril etc... VF est un champ incroyable de diversité culturelle, sociale, philosophique (allons-y), psychologique (allons-y encore), affectif, et ce n'est pas évident d'en faire un chant de rire, d'amusement et de drôlerie. Le rire est le propre de l'homme, non?
Dom.
je voulais savoir ou sont les plus belles plages de sable blanc avec palmier dans le monde. Idéalement, des endroits ou le cout n'est pas trop élevé comme la polynésie française, finalement le meilleur qualité/prix pour un voyage de 2-3 semaines de visite en même temps
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