Bonjour,
Voulant profiter d'une période sans pluie, j'avais décidé de faire un tour de 8 jours en Bourgogne en suivant le Tour de Bourgogne à vélo.
Le trajet prévu était le suivant : Venarey les Laumes - Dijon - Chalon sur Sâone par la voie des vignes - Macon - Cluny - Cormatin - Palinges pour rejoindre le Canal du centre - Chagny et retour au départ en en coupant pour rejoindre Pouilly en Auxois.
Je suis arrivé ce lundi en fin d'après midi au camping de Venarey où j'ai pu laisser la voiture en garage mort. Mardi matin, surprise : de la glace sur la tente. Heureusement, ce camping possède une pièce chauffée pour se restaurer, donc petit déjeuner au chaud. Je commence à me rendre compte que cela ne va pas être très agréable. Je pars vers 9h après avoir fait sécher tant bien que mal la tente. Arrivé à Pouilly en Auxois pour la pause déjeuner, je l'étale pour finir le séchage.
Durant le trajet, il ne fait pas très chaud, mais en pédalant ce n'est pas trop gênant. J'avais prévu de m'arrêter à Ste Marie sur Ouche, mais ayant du temps je décide de poursuivre jusqu'à Dijon, au camping du Lac Kir. En plus à Ste Marie, il n'y a rien pour se restaurer.
En cours de route, j'essaie de trouver une chambre d'hôte, mais beaucoup ne sont pas ouvertes.
Arrivé à Dijon vers 18H, douche et je cherche un restau car il fait trop froid dehors. Au réveil, le lendemain, un froid de canard et du gel. Le petit déjeuner est vite expédié sans plaisir et je réfléchi : je ne me vois pas faire 8 jours dans ces conditions et décide de rentrer par le même chemin. Les prévisions météo pour les prochains jours ne sont pas meilleures.
De cet échec, j'en tire plusieurs enseignements :
- au printemps, il est délicat de partir, à moins d'aller à l'hôtel. J'ai croisé quelques cyclistes qui logeaient tous à l'hôtel. Il peut y avoir des conditions climatiques exceptionnelles, mais elles sont rares. Après une journée à pédaler au froid, il est agréable d'être au chaud !
- faire des étapes de l'ordre de 60 kms pour avoir le temps de visiter, etc.... Mes étapes étaient trop longues et j'avais l'impression de pédaler tout le temps.
- être moins chargé : je tirais une remorque et j'avais beaucoup trop de choses,
- ne pas utiliser systématiquement les voies vertes : j'ai trouvé parfois ennuyeux de suivre toujours le canal. Les villages sont distants de quelques kms, mais à force ça compte. En plus le revêtement est inégal : la partie de Pont d'Ouche jusqu'à Dijon est excellente, celle avant Pont d'Ouche est moyenne, certaines portions assez longue étant recouverte de gravillons très fins qui font résistance à l'avancement et perte d'adhérence dans les montées : j'ai du pousser une dizaine de fois pour franchir les ponts car la roue arrière
J'attends donc une période plus favorable pour finir ce tour inachevé. Je pense le modifier pour avoir des étapes plus courtes et qui n'utilisent pas systématiquement les chemins de halage.
salut patrick
pas évident le voyage a vélo en début de saison, perso ça passe bien sous condition
le bonne habit et le bon couchage ni plus ni moins
essaye de voyagé en binôme charges partagés dans tous les domaines avec le temps on s'améliore ce qui compte sait dans tiré des conclusions positives[;)]
ps; charge le devant du vélo(mécanique de la brouette)on tire pas une charge on la pouce
bonne ballade bon vent[:)]
Bonjour Pierrot,
Le couchage et les habits étaient OK, pas de problème de ce côté là. Par contre, très difficile à 7h du matin par la gelée de prendre le petit dej dehors.
Le voyage en binôme, je le fais avec mon épouse, mais à la belle saison et à l'hôtel, elle n'aime pas la tente. Donc, si je veux partir hors saison, c'est seul et je voulais éviter l'hôtel.
Quant à la charge du vélo, c'est un trike et je ne peux pas faire autrement.
Idem il y'a 10 jours. Je me suis fais avoir par une belle journée chaude et ensoleillée mais j'ai du écourter la sortie suite à une chute brutale des températures pendant la nuit.
Bonjour Patrick, c'est dans ses petits échecs que l'on apprend le plus. Sur des parcours d'une semaine en France, on doit pouvoir partir léger, 10 kg max. Pour le petit-déj quand le matin il fait très froid, prévoir l'emplacement du réchaud hors de la tente, le temps de mettre l'eau quelques secondes, puis on prend son thé ou son café bien chaud dans la tente, on peut même rester dans le sac de couchage, on plie ensuite tout en restant dans la tente. Pour ma part je mets les deux sacoches dans la tente, quand je sors plus que la tente à plier, une minute max et quand on bouge on a pas froid. Je la mets dans un sac à part sur le porte-bagages. Pour les longues stations sous tente hors saison chaude j'ai toujours un bon bouquin.
Chaque saison a son charme, mais en prenant de l'âge snif, l'humidité et le froid déclenchent des douleurs sans doute dues à l'arthrose. Mais Kazansaki a dit: un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu. Chaque saison a son charme, et il est vrai que les voyages hors saisons je les oriente plus vers le fait de rouler toute la journée, du plus tôt possible (gare au brouillard) jusqu'à un peu avant le nuit. Je garde toujours de très beaux souvenirs de ces parcours un peu volés à la saison.
La tente genre MSR, on la monte avec un peu d'habitude en 3 minutes max, puis on jette les sacoches dedans et c'est fini du dehors, sauf les cours laps de temps pour allumer le réchaud mis juste à distance pour ne pas mettre le feu à la tente.
Une photo d'un bivouac en novembre dans un champ de maïs qui venait d'être retourné en Suisse.
Le soir
Le matin
La récompense une trentaine de km plus loin les vignes sur le Léman
En rout cas bravo d'oser un peu en dehors de la saison.
Luc
Bonjour Luc,
Merci pour ces informations. En effet, je n'avais pas pensé à tout faire sous la tente !
Par contre, je ne sais comment tu fais pour ne pas avoir plus de 10 kgs, surtout lorsqu'il fait froid.
J'ai une tente Vaude Taurus et elle est rapide à monter et démonter.
Par contre, je ne sais pas trop comment faire lorsqu'il y a de la condensation entre la chambre et le double toit. J'ai peur de mouiller la chambre mais j'ai l'impression qu'elle est imperméable.
Je lis ça et là qu'il faut replier une tente sèche mais quid de la condensation.
Comment fais-tu ?
En fait, cela ne m'a pas découragé, simplement il faut que je revois mon organisation !
Patrick
Sur les photos, on voit que c'est en automne. Je pense que les températures, bien que pouvant être fraîches le matin, grimpent assez vite en journée, ce qui n'était pas le cas lors de mon petit périple.
L'an passé, j'ai fait 3 jours en automne et j'avais trouvé cela très agréable.
Bonjour Patrick, partir léger pour une semaine en France ou les environs : tente MSR 1,2kg, sac couchage 600g sac à viande 200g, matelas gonflable 350 g couverture de survie sous la tente 150g, habits tout compris ceux sur moi et ceux de rechange 2,5kg. On est à 5 kg, . Le matériel réchaud gamelle tout compris avec une petite cartouche gaz 500g. Pour la chauffe dès que les pâtes ou le riz bouent, couper et laisser mijoter un peu. Mais pour le confort prendre une grosse cartouche ou une seconde petite.Avec tout les petits matériels électroniques + livres et cartes on a au max trois kilos de plus. Tout ce matériel est réparti entre la sacoche de guidon et un sac marin petit volume sur le porte-bagages , à la limite on peut mettre une ou deux sacoches mais on peut faire sans, il faut alors gérer la tente mouillée dans un sac poubelle pour ne pas mouiller le reste dans le petit sac marin. Ce dernier pèse gros maximum 500g. L'eau en Europe on en trouve dans tous les villages, fontaines, cimetière ou magasin. Ne jamais avoir plus d'un litre sur le vélo. Quand on s'arête pour faire le plein on en profite pour boire. On remplit trois litres le plus tard possible, juste avant bivouac. On reste facilement sans se laver, pour faire durer les habits s'essuyer les fesses avec de l'eau et pas du PQ. Au bivouac changer de T-shirt et mettre un pantalon léger et collant à la place du cuissard, ce dernier le mettre au plus près du corps le lendemain il sera sec si la sueur l'a mouillé.
La tente quand on la démonte secouer très fort le double-toit ça aide , la partie principale si elle a été posée sur une couverture de survie n'est jamais trop mouillée, bien secouer la couverture de survie et la plier soigneusement.
Voilà quelques petits trucs
Bonne continuation Luc
si la tente est bien mouillée, vous pouvez démonter et ranger séparément le double toit et la tente intérieure. C'est un petit peu plus long que de tout ranger en bloc, mais avec une Vaude Taurus ça ne doit pas trop compliqué. Faut juste le faire 1 ou 2 fois tranquillement chez soi, par beau temps, pour s'habituer à la manoeuvre (chaque tente a ses spécificités), ensuite vous pourrez le faire sans hésiter quand il fait froid et humide.
Je ne sais pas si vous en aviez un, mais par temps humide, ça peut être bien d'avoir un tapis de sol sous la chambre (soit celui du fabricant de la tente, soit une bâche légère du type couverture de survie), comme ça la chambre reste à peu près sèche aussi au niveau du sol. Si le tapis est écoupé aux dimensions de l'emprise au sol du double toit, il contribue à réduire un peu la condensation due à la végétation sous votre tente. Et ça réduit l'usure du sol de la tente. Mais bon, vous pouvez aussi faire sans.
Si la tente est juste humide, vous pouvez vous contenter d'essuyer le double toit avec un chiffon microfibre , puis faire sécher la tente plus tard dans la journée... si la météo s'améliore.
En tous cas, je suis contente de voir que vous restez motivé pour repartir, en optimisant un peu votre équipement ou organisation. Voyager "hors saison" est aussi intéressant !
Bonjour Patrick, bonjour à tous
Parmi tous les bons conseils lus ci-dessus, il en est un que je n'ai pas vu, c'est l'utilisation de la bouteille thermos. Lorsque je m'attends à une nuit très fraiche, je prépare la veille une pleine thermos de café bien chaud. Ainsi le matin, pas besoin de sortir pour préparer le petit dèj qui est pris bien au chaud dans le duvet. Le bonheur......
en même temps si ce n'est que pour ça c'est peut être se charger inutilement au risque qu'il fasse mauvais le soir :)
Quand vraiment il ne fais pas beau, pluie ou froid je sors le réchaud de la tente tout en y restant bien je referme la porte et quand l'eau est chaude je la verse dans ma tasse et prend ce petit déj dans la tente, tranquille..
(...bouteille thermos...) c'est peut être se charger inutilement
ce n'est pas forcément une surcharge. Sur un de mes 2 porte-bidons, j'ai définitivement remplacé le bidon vélo par une petite bouteille isotherme inox qui a le même diamètre :
www.cyclo-randonnee.fr/...e-isotherme-259.html
Le seul inconvénient mineur, c'est sa contenance 500 au lieu de 750 ml, mais comme j'ai une bouteille PET de 1,5 litre dans l'autre porte-bidon, ça ne me gêne absolument pas. Et quel luxe de pouvoir transporter de l'eau fraîche en plein cagnard, ou du thé chaud quand il gèle !
je les ai aussi, j'ai également pris celui de 750 avec un porte bidon plus grand.
à la toussaint j'ai pu profiter de la capacité hyperisolante de ces bidons
Mais je ne crois pas les prendre cet été, le climat pourrait être plus tempéré, quoique.
Ce que je voulais dire surtout et ça avait été dis au dessus c'est qu'il est tout à fait possible de préparer un repas simple sans sortir de sa tente