Une ingestion aviaire constitue t elle une « circonstance extraordinaire » exonérant la compagnie aérienne de son obligation d'indemniser les passagers ayant subi, lors de leur arrivée à destination finale, un retard de 3 heures, ou plus ?
Actuellement, les compagnies aériennes prétendent systématiquement qu'il s'agit de circonstances extraordinaires les exonérant de leur obligation d'indemniser, et on constate que les décisions rendues par les Juges de Proximité sont aussi diverses que variées.
Mais les choses devraient très sérieusement changer. En effet, la Cour de Justice de l'Union Européenne a été saisie de ce type de cas dans l'affaire C-315/15.
Voir là : retardimportantavion.unblog.fr/...rd-3-heures-o...
Je profite de l'occasion pour demander l'aide d'une personne bilingue français/néerlandais (flamand) pour une petite traduction à faire en vue de saisir le Juge de Paix de Zaventem, en Belgique, pour un retard de....49 heures avec TUIfly. Merci d'avance. Voir là : retardimportantavion.unblog.fr/...ule-tuifly-18...
Cordialement
P.S. Bien entendu, tout ce qui précède concerne uniquement les vols concernés par le règlement 261/2004 du Parlement Européen et du Conseil :
-vols (à correspondance ou pas) au départ de l'Union Européenne, quelque soit la compagnie,
-vols (à correspondance ou pas) au départ d'un pays tiers, vers l'Union Européenne, mais exclusivement, dans ce dernier cas, s'il s'agit d'une compagnie de l'Union Européenne
Intéressant!
Pour moi ça sera bien surprenant si une ingestion aviaire passera à compter comme "circonstance ordinaire", donc prévisible pour les compagnies aériennes = et qu'elles doivent payer les pénalités selon loi 263/2004.
Il est vrai qu'une panne d'un réacteur est souvent bien prévisible, car le problème commence bien "avant". Par exemple avec des vibrations, une consommation d'huile élevée et/ou des températures plus importantes....
Donc, ces cas passent via une maintenance préventive (active) et/ou un "monitoring étroit" des réacteurs, comme beaucoup compagnies aériennes le font déjà maintenant - notamment pour les long-courriers.
Mais une indigestion aviaire, cela me semble être plutôt "non prévisible", non?
A plus
Chris
La question, sur un plan purement juridique, n'est pas du tout de savoir si c'est prévisible ou pas. La question est exclusivement de savoir si c'est "extraordinaire", c'est à dire "hors de l'ordinaire" ou pas.
Or, les conclusions déposées par l'avocat général, qui, sur un plan juridique, représentent un chef d'oeuvre, démontrent, d'une façon remarquable, qu'il ne s'agit pas de quelque chose "hors de l'ordinaire", bien au contraire. Les avez vous étudiées ?
Sur un plan purement juridique (et c'est le seul aspect qui compte), ces conclusions me paraissent impossible à contredire de façon suffisamment étayée, c'est à dire en se basant sur des jurisprudences de l'Union Européenne, ou sur des règlements de l'Union.
Nous verrons s'il existe un haut spécialiste du droit européen capable de démonter les conclusions en cause, mais je n'y crois pas, tellement elles sont solides et super étayées.
So, wait and see !
En attendant que la Cour de Justice de l'Union Européenne rende sa décision, il me paraît clair que tout passager ayant eu ce problème, peut faire siennes ces conclusions devant le Juge de Proximité (en France), ou, si les deux parties résident chacune dans un Etat membre de l'Union différent (sauf Danemark), dans le cadre de la procédure européenne de règlement des petits litiges, face à une compagnie aérienne, avec les plus solides chances de gagner.
comme le dit Elviajero, et s’agissant de droit, seule l'approche formellement juridique importe, mais si elle est complètement déconnectée de la réalité et confine à l'absurde !
Par exemple, si un avion est en retard en raison d'un cyclone : circonstance extraordinaire ou non ? Si le vol a lieu aux Antilles en été , un juge pourra considérer cela comme ordinaire et la compagnie devra payer même si cette dernière ne peut que subir la situation météorologique . C'est idiot mais c'est ainsi.
Résultat : les compagnies aériennes vont devoir provisionner les dépenses liées aux indemnisation et...les répercuter sur le prix des billets.
Il est terriblement habituel, de la part des compagnies aériennes de pleurnicher sur les conséquences financières dramatiques pour elles des indemnisations forfaitaires mises à leur charge par le règlement 261/2004 du Parlement Européen et du Conseil.
Il est tout à fait significatif de citer l'arrêt Nelson (affaires jointes C-581/10 et C-629/10 de la Cour de Justice de l'Union Européenne dont il convient, préalablement, de rappeler la substance :
La "Civil Aviation Authority" (équivalent britannique de la DGAC) avait annoncé qu'elle appliquerait l'arrêt Sturgeon de la Cour de Justice de l'Union Européenne, lequel a introduit le droit à indemnisation forfaitaire de 250, 400 ou 600 euros, pour les retards importants, c'est à dire les retards de 3 heures, ou plus à l'arrivée à destination finale.
Résumons les péripéties juridiques, mais cette position a entraîné TUI travel, British Airways, Easyjet, et IATA à contester l'application de l'arrêt Sturgeon au cas de la famille Nelson, pourtant identique au cas Sturgeon.
Rappelons que IATA est l'Association Internationale du Transport Aérien, association qui regroupe la quasi totalité des compagnies de transport aérien de passagers, ce qui démontre à quel point la quasi totalité des compagnies aériennes ne voulait pas entendre (et ne veut toujours pas entendre) parler de la jurisprudence Sturgeon.
L'un des arguments soulevés auprès de la Cour de Justice de l'Union Européenne était la charge, financièrement, insupportable de ces indemnisations.
La Cour, comme il se doit, a répondu, dans son arrêt, à cette argumentation, sous différents aspects.
Pour simplifier, je ne citerai qu'un seul de ces aspects :
je cite : " Il convient d'ajouter que, ainsi que l'a relevé M. l'avocat général au point 60 de ses conclusions, selon les données soumises à la Cour relatives à la fréquence des retards importants et aux coûts de ladite indemnisation pour les compagnies aériennes, la proportion de vols dont le retard ouvre droit à l'indemnisation en vertu du règlement n° 261/2004 s'élève à moins de 0,15%. Enfin, aucun élément concret permettant de constater que le versement d'une indemnisation en cas de retards importants entraînerait une augmentation des tarifs....."
Alors, reprenons, par rapport à un billet d'avion qui coûterait 500 euros.
En supposant que tous les passagers soient systématiquement, et sans aucune discussion, indemnisés chaque fois qu'ils y ont droit (c'est à dire à des années lumières de la réalité), 0,15% correspondrait à une augmentation du prix du billet de 0,25 euro....
Par ailleurs, on estime la proportion des passagers qui réclament leurs droits à, environ 2%, ce qui, en supposant que tous ceux qui réclament se voient automatiquement, et sans discussion (une nouvelle fois à des années lumières de la réalité) ramène l'éventuelle augmentation du prix d'un billet à 500 euros à 0,005 euro.... c'est à dire à la moitié d'un centime d'Euro !!!
Tandis qu'il faut savoir que ceux qui, après la réponse quasiment toujours négative de la compagnie (même s'il est vrai qu'il y a quelques rares compagnies qui forment exception), le nombre de passagers qui exige le respect de leurs droits en saisissant le Juge de Proximité (France) ou en mettant en oeuvre la "procédure européenne de règlement des petits litiges" (les deux parties se trouvant dans 2 Etats différents de l'Union Européenne), est voisin de ....0
!
Alors, la seule conclusion que j'en tire est qu'il n'y a pas lieu de pleurer sur le sort des compagnies aériennes, mais plutôt de constater qu'elles veulent se croire au dessus de lois et règlements, allant, bien souvent, jusqu'à préférer payer un avocat plus cher que l'indemnisation réclamée pour ne pas céder.
Et même pire, dans un cas que j'ai vécu contre IBERIA, après avoir payé un avocat, manifestement plus cher que l'indemnisation qui m'était due, refuser de payer l'indemnisation forfaitaire à laquelle la justice les a condamné, et devoir donc me payer, en plus, les frais d'huissier de justice que j'ai dû avancer pour faire exécuter le jugement. Le détail de cette affaire est racontée là : http://retardimportantavion.unblog.fr avec photocopie du chèque représentant leur condamnation + photocopie du chèque me remboursant les "dépens" dont les frais d'huissier de justice.
Pour ma part, je n'hésite pas à affirmer que les compagnies aériennes ne peuvent pas se prétendre au dessus des lois et des règlements, tandis qu'il ne paraît pas du tout évident, bien au contraire, que régler les indemnisations forfaitaires qu'elles doivent, jusqu'à preuve du contraire, augmentera le prix des billets d'avions, ou alors dans une proportion tellement limitée (des centimes d'euros) que l'augmentation ne pourra même pas être répercutée...
je suis assez surpris - et même sceptique - sur le chiffre de 0.15% de vols avec retard donnant droit à indemnisation.
Ca fait à peine 1 à 2 vols sur 1000, ce que je trouve très faible. J'ai pris l'avion 100-200 fois mais j'ai déjà subi au moins 4 fois des retards supérieurs à la limite, plus 1 vol annulé. Par contre effectivement je n'ai jamais demandé le remboursement.
Je pense que la loi est trop floue (circonstance extraordinaire) , ce qui ouvre la porte à toutes contestations et blocages.
Il faudrait mieux définir les cas systématiquenment inclus et exclus et donner une valeur quantifiée : extraordinaire = évenement qui arrive moins d'un vol sur mille (par ex) pour un trajet similaire; une tempête de neige serait extraordinaire à Marseille, mais pas à Oslo.
Il est évident que la Cour de Justice de l'Union Européenne n'a pas pu sortir le pourcentage de 0,15% de son chapeau....car sinon, les compagnies aériennes auraient réagi, avant même que l'arrêt Nelson ne soit rendu.
En effet, dans cette procédure, tout comme en droit français, ainsi que, d'une façon générale, dans les pays démocratiques, le principe du contradictoire est fondamental : les parties en cause doivent échanger leurs conclusions (en langage de tous les jours = argumentaire) écrites, avant l'audience. Ces conclusions doivent comprendre TOUS les moyens (en language de tous les jours = arguments) de chacune des parties tandis que le Juge doit, dans son jugement (ou arrêt), répondre à chaque moyen avancé.
Définition des "circonstances extraordinaires" :
Pour les compagnies aériennes tout et n'importe quoi est une circonstance extraordinaire ! Par exemple, IBERIA n'a pas hésité à m'écrire que le retard était dû au fait d'avoir dû attendre l'autorisation de décoller, ce qui constituait une circonstance extraordinaire !!! Il faut ne pas manquer de culot pour qualifier d'extraordinaire quelque chose qui, heureusement, fait parie du quotidien de tout pilote !
Par contre, chaque fois qu'elle est saisie, la Cour de Justice de l'Union Européenne se montre très chatouilleuse sur la définition du mot "extraordinaire" qu'il ne faut surtout pas confondre avec la définition du mot "exceptionnel", confusion fréquemment faite.
La différence entre exceptionnel et extraordinaire est pourtant de taille : par exemple, un homme qui vit encore à 120 ans, c'est exceptionnel mais pas extraordinaire. Par contre, un homme qui vivrait encore à 150 ans, ce serait extraordinaire car "hors de l'ordinaire".
Chaque arrêt rendu par la Cour de Justice de l'Union Européenne est d'application obligatoire à tout cas comparable, ce qui fait qu'aujourd'hui, la place à l'interprétation se réduit comme peau de chagrin. Mais ça n'empêche toujours pas les compagnie de qualifier tout et n'importe quoi de "circonstance extraordinaire". Il est même courant, au sujet de l'indemnisation forfaitaire, qu'elles écrivent des choses du genre " cet évenement ne relevant pas de notre responsabilité....." alors que la notion de responsabilité est absente du règlement 261/2004 depuis son 1er mot, jusqu'à son dernier, et que, par conséquent, la notion de responsabilité n'a strictement RIEN à voir avec l'obligation d'indemniser.
Mais le point le plus saillant est que pour être exonérée de l'obligation d'indemniser, la compagnie aérienne doit se plier à une condition sine qua none : apporter la PREUVE des circonstances extraordinaires alléguées, ce qu'elles ne font ..........quasiment jamais !!! Je peux préciser que parmi les innombrables remontées d'information qui me viennent, depuis bien des années, des internautes ayant visité mon site http://retardimportantavion.unblog.fr je n'ai encore JAMAIS vu un seul cas......
Et si la preuve n'est pas apportée devant le Juge, sous la seule condition de citer au Juge les textes qui imposent de fournir la preuve, le Juge ne pourra que condamner la compagnie à indemniser, quelque soient les "circonstances extraordinaires" alléguées, MEME SI ELLES POUVAIENT PEUT ETRE ETRE VALABLES.
La différence entre exceptionnel et extraordinaire est pourtant de taille : par exemple, un homme qui vit encore à 120 ans, c'est exceptionnel mais pas extraordinaire. Par contre, un homme qui vivrait encore à 150 ans, ce serait extraordinaire car "hors de l'ordinaire".
vos interventions sont toujours remarquables . je les suis systématiquement avec plaisir . éclairage technique et position juridique (en droit pur) peuvent diverger parfois . votre métaphore sur exceptionnel/extraordinaire ( hors ordinaire ) est fort pertinente . une panne réacteur; ou arrêt volontaire pour anomalie constatée; est exceptionnelle ( quelles que soient les raisons ) mais pas extraordinaire . une extinction des deux réacteurs ( a320 sur hudson river par ingestion des oies canadiennes ) est , techniquement , hors de l’ordinaire mais qu’en aurait jugé un tribunal ( si il avait été amené à statuer suivant texte cee sur notion d’évènement et de circonstances extraordinaires )?
autre sujet actuel qui sera aussi certainement source de débats: le déroutement du vol air France vers les îles cook du fait de l’inondation de fa à papeete
qui rejoint un peu l’observation de nto ( activité cyclonique french west indies ) .
pour le consommateur , ce qui est juridiquement certain ( en droit ) mais logiquement choquant reste qu’un vol vers l’union européenne sera indemnisé sur cas relevant du texte cee 261 si le transporteur est avec cta ue mais pas si le transporteur est non ue . les motifs du législateur ont été commentés sur ce point . des consommateurs sur un vol turquie/france retardés de plus de cinq heures pour cause de neige à ataturk seront indemnisés sur vol af mais pas sur vol tk . en droit rien à dire . c’est une application du texte incontestable . pour les passagers belle différence! quid de la révision de la directive 261/2004? : l’avenir le dira mais les compagnies font un sacré lobbying!
hors sujet ( aucune victime sauf le volatile ) je mets en image jointe une histoire assez ancienne savoureuse .
Il est vrai qu'une panne d'un réacteur est souvent bien prévisible, car le problème commence bien "avant". Par exemple avec des vibrations, une consommation d'huile élevée et/ou des températures plus importantes....
Donc, ces cas passent via une maintenance préventive (active) et/ou un "monitoring étroit" des réacteurs, comme beaucoup compagnies aériennes le font déjà maintenant - notamment pour les long-courriers.
vous croyez qu’un appareil serait signé par la maintenance ou l’escale bon pour vol avec une panne prévisible? avec un appareil dont le vol précédent aurait montré vibrations? conso huile anormale? surchauffe? vous croyez qu’un équipage partirait avec une panne réacteur prévisible? vous méconnaissez le sujet . ce n’est absolument pas une critique c’est une simple évidence en lisant vos digressions pseudo techniques . la maintenance ne se différentie pas suivant cc/mc/lc . af va mettre un 787 entre rotations transatlantiques ( lc etops ) sur cdg/lys (cc) . en maintenance ( codifiée/programmée ) les 2 critères principaux sont nombre heures/nombre cycles . un cycle=décollage/atterrissage . le nombre de cycle est essentiel ( fatigue structurelle ; sollicitation réacteur en toga même si souvent menée en puissance réduite ) . seule différence maintenance et mel ( liste minimum équipements) : exigences etops plus contraignantes que non etops .
https://www.aa.com/content/images/aboutUs/newsroom/fs_aircraft_maintenance_procedures.pdf
La jurisprudence du 261/2004 parlait souvent d' "entreprendre toutes les mesures raisonnables pour éviter....." - c'était pour moi la référence de ma remarque.
Oui, il se peut que la justice va bientôt changer cette pratique/jurisprudence - par exemple aussi pour une ingestion aviaire dans un réacteur. Donc, plus de circonstances extraordinaires pour ce cas de figure.....
Il est vrai qu'actuellement les compagnies aériennes se cachent trop souvent derrière la notion "circonstances extraordinaires", et ceci est fort regrettable. Je suis 100% d'accord avec vous qu'il faudra lutter pour augmenter les indemnisations payées par les compagnies aériennes. Notamment pour un défaut technique. Lorsque les compagnies aérienne essayant de se cacher derrière la notion "circonstance extraordinaire". Le succès de ces plaintes est toujours bien trop faible - tout à fait d'accord avec vous!
Mais quant à votre argumentaire de dire que les compagnies aériennes doivent "provisionner" des sommes pour payer plus d'indemnités et plus de pénalités (pour plus de cas et plus de circonstances)....... je suis bien sceptique. Et je ne suis pas du tout un défenseur des compagnies aériennes. Au contraire!
Mais si par exemple une ingestion aviaire par un réacteur sera vraiment un "normalité" - pas une circonstance extraordinaire. Le risque est que les compagnies aériennes pourront commencer à établir un registre de risque aviaire. Et de cette sorte commencer à exclure la desserte des aéroports jugés trop à risque pour une ingestion aviaire. Car le montant des indemnités et pénalités de cette desserte deviendra trop chère..... la ligne n'est plus "intéressante" et/ou rentable....
Donc, je me demande si cette évolution sera vraiment bien et en faveur du consommateur lambda qui veut utiliser cet aéroport? Je le doute personnellement.
Bonjour à tous,
Un grand bravo à toutes les personnes qui sont intervenues sur ce sujet lancé par Elviajero.
L'excellence des propos et la précision des argumentaires sont à lire et à relire avec délectation...
Comme quoi, lorsque les passionnés que nous sommes veulent bien échanger avec intelligence et courtoisie, les différents posts prennent alors du sens et du fond.
Ils m'ont aussi laissé entrevoir les abysses de mon inexpérience...
Mais ca s'arrange tout doucement (quelquefois...) grâce à ce forum.
Bien cordialement
Si tous les gens qui disent du mal de moi savaient ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage...
Mais si par exemple une ingestion aviaire par un réacteur sera vraiment un "normalité" - pas une circonstance extraordinaire. Le risque est que les compagnies aériennes pourront commencer à établir un registre de risque aviaire. Et de cette sorte commencer à exclure la desserte des aéroports jugés trop à risque pour une ingestion aviaire. Car le montant des indemnités et pénalités de cette desserte deviendra trop chère..... la ligne n'est plus "intéressante" et/ou rentable....
Donc, je me demande si cette évolution sera vraiment bien et en faveur du consommateur lambda qui veut utiliser cet aéroport? Je le doute personnellement.
Chris
Bonjour Chris,
je pense plutôt que la situation incitera les aéroports, sous la pression des compagnies aériennes, à améliorer, et renforcer, les équipements d'effarouchement des volatiles....et autres mesures de prévention de leur présence.
Et, sous la même pression des compagnies aériennes, que les constructeurs aéronautiques prendront encore mieux en compte ce problème dans la conception même des avions. Ils le font déjà, ce que n'a pas manqué de souligner l'avocat général à la Cour de Justice de l'Union Européenne (le 1er message de cette discussion) mais il est plus que probable que les compagnies (qui achètent les avions !) renforceront leurs exigences sur ce point.
Au final, cela risque donc plutôt d'aboutir à une amélioration de la situation, donc moins d'incidents, donc moins de retards, et donc, plus de ponctualité, pour la plus grande satisfaction des passagers, et.... des volatiles pour une autre raison évidente (lol)
"Car le montant des indemnités et pénalités de cette desserte deviendra trop chère..... la ligne n'est plus "intéressante" et/ou rentable....
Donc, je me demande si cette évolution sera vraiment bien et en faveur du consommateur lambda qui veut utiliser cet aéroport? Je le doute personnellement."
En ce qui me concerne, si les dessertes où il y a un trop fort risque d'ingestion aviaire sont abandonnées, je considèrerai que c'est à la fois une mesure d'économie et une mesure de sécurité : je n'ai pas envie de payer plus pour atterrir sur un aéroport dangereux, et je n'ai pas envie de courir plus de risques d'accident à cause d'oiseaux trop nombreux, même si dans la plupart des cas ils n'entrainent que des dégâts mineurs. Il y a tout de même un Airbus qui a été obligé de se poser sur une rivière à cause des oiseaux (heureusement sans victime cette fois là).
Je préfère que le voyage soit moins cher et plus sûr, même s'il est un peu plus long en obligeant à choisir un aéroport mieux sécurisé et à terminer le trajet en train ou en car.
Il est évident que la Cour de Justice de l'Union Européenne n'a pas pu sortir le pourcentage de 0,15% de son chapeau....car sinon, les compagnies aériennes auraient réagi, avant même que l'arrêt Nelson ne soit rendu.
Méfions nous des évidences : si le coût (en base 100% des passagers éligibles à l’indemnité percevant leur dû) était si insignifiant , il est évident que les compagnies ne seraient pas vent debout contre cette mesure.
Définition des "circonstances extraordinaires" :
Pour les compagnies aériennes tout et n'importe quoi est une circonstance extraordinaire ! Par exemple, IBERIA n'a pas hésité à m'écrire que le retard était dû au fait d'avoir dû attendre l'autorisation de décoller, ce qui constituait une circonstance extraordinaire !!! Il faut ne pas manquer de culot pour qualifier d'extraordinaire quelque chose qui, heureusement, fait parie du quotidien de tout pilote !
J'imagine que la logique d'Iberia et consoeurs est de considérer qu'à partir du moment où la cause du retard est dûe à un fait extérieur à la compagnie et sur lequel elle n'a aucun contrôle, elle se considère exonérée de responsabilité même si dans votre cas précis, la mauvaise foi de la compagnie est indéniable.
Ce qui reviendrait à dire qu'un retard du à une panne , ou un membre d'équipage malade par exemple, serait non exonératoire alors qu'un cyclone , un nuage ou un banc de brouillard ou une inondation de la piste le seraient.
Maintenant, avec l'interprétation de la loi telle qu'émise par la cour de Justice, les compagnies vont devoir se considérer responsables dans quasiment tous les cas même lorsque, dans les faits, elles sont totalement étrangères aux causes du retard et sont dans l'incapacité totale de mener la moindre action pour empêcher ou résorber ce retard.
Ce serait d'ailleurs amusant d'appliquer cette loi à la vie courante : vous avez commandé une galette des rois à votre patissier préféré. Suite à un orage provoquant une coupure de courant, il est dans l'incapacité de vous fournir la galette le jour dit = il doit vous verser une indemnité forfaitaire en plus de la galette en retard !
Vous avez acheté une place de spectacle qui se trouve annulé , l'artiste est malade : indemnité forfaitaire + nouveau billet pour un prochain spectacle.
etc. etc.
Chaque arrêt rendu par la Cour de Justice de l'Union Européenne est d'application obligatoire à tout cas comparable, ce qui fait qu'aujourd'hui, la place à l'interprétation se réduit comme peau de chagrin. Mais ça n'empêche toujours pas les compagnie de qualifier tout et n'importe quoi de "circonstance extraordinaire".
Vrai. Il faut aussi reconnaître que le législateur a introduit cette notion de circonstance extraordinaire sans même la définir , laissant ainsi le soin aux clients les plus déterminés de poursuivre en justice ...et quelques années pour que la jurisprudence puisse ainsi s'établir.
Par comparaison, vous noterez que n'importe quel contrat d'assurance/assistance voyage donne sa définition des circonstances exonératoires (genre guerre civile, conduite sous l'emprise de stupéfiants et jusqu'à la désintégration du noyau atomique !) mais que l'UE n'a pas pris cette peine.
Mais le point le plus saillant est que pour être exonérée de l'obligation d'indemniser, la compagnie aérienne doit se plier à une condition sine qua none : apporter la PREUVE des circonstances extraordinaires alléguées, ce qu'elles ne font ..........quasiment jamais !!!
C'est une très bonne intention que d'obliger les compagnies à apporter la preuve, elle aurait trouvé sons sens si la notion de circonstance extraordinaire avait été définie (cf plus haut) et si une pénalité forfaitaire supplémentaire devait s'appliquer dans le cas où le transporteur refuse d'obtempérer.
Pour résumer : cette loi introduit une notion de responsabilité hors champ : être responsable, c'est rendre compte devant une autorité de ses actes ou les actes de ceux dont on a la charge...Des pannes ou des défaillances de son personnel, oui, des cyclones ou des oiseaux, je comprends moins... Elle introduit une distorsion de concurrence entre les transporteurs assujettis et ceux qui ne le sont pas et elle est au final grandement inefficace puisque quasiment pas appliquée.
Elle a presque pour seul mérite d'exister.
Pour ma part j'aurai aimé une loi qui entraine l'indemnisation forfaitaire systématique pour les causes dont les transporteurs sont effectivement et réellement responsables (actes dont elles ont la charge) agrémentée de mesures réellement coercitives pour garantir son application systématique et immédiate plutot qu'un texte flou, en pratique assez peu appliqué et au final , à ce jour, assez inefficace.
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Bonjour,
Je pense partir bientôt pour la Malaisie
J'ai vu des prix interessant et vol direct de Paris avec Malaysia Airlines
Est ce une compagnie fiable?
Merci pour vos retours
Back in February, I booked a flight with Air France-KLM from Lyon to San Diego with a layover in Amsterdam (flights operated by KLM). The flight is scheduled for late August.
My Lyon→Amsterdam flight was canceled by KLM in June, and a replacement flight the evening before was booked for me. So, I’ll end up spending the night at Amsterdam Airport to catch my flight to San Diego the next morning.
Since the cancellation happened more than 14 days before departure, I know I’m not entitled to financial compensation (EU Regulation 261/2004). But am I entitled to reimbursement for a hotel night in Amsterdam?
Hi there,
We had planned a trip to Sicily in August, and due to the volcanic eruption of Mount Etna, my flight was canceled. The airline is refunding the outbound flight, but none of the non-refundable expenses: accommodation booked through Booking, rental car, and the return flight aren’t covered. My SUPER Gold card doesn’t work in this specific case! :( If anyone has been in this situation, could you let me know if you were able to get any recourse and, if so, how?
Thanks in advance
J'effectue régulièrement des voyages depuis plus de vingt ans
maís c'est la première fois qu'un compagnies me traite si mal que Air France.
Deux voyages, deux fois des problèmes. Le dernier:
Voyage de Séoul à Rennes. Dernière partie de París CDG à Rennes par Air France.
J'arrive à Paris et je me rends directement chez Air France pour obtenir la carte d'embarquement jusqu'à Rennes. On n'y assure que mon bagage suit jusqu'à Rennes.
Arrivé à Rennes, pas de bagage, comme c'est le cas de 5 personnes.
Le bureau d'Air France est fermé et le oersonnel de l'aéroport m'assure qu''il y a rarement quelqu'un.
Avec l'aide du personnel de l'aéroport, je fais une réclamation par internet et Mon bagage est quadi directement localisé, en conséquence je l'aurai le lendemain.
4 jours plus tard, le bagage est toujours au même endroitvà CDG, rien ne bouge.
Le problème est qu'Air France m'a pas de service clientèle. Ce qu'ils appellent service clientes, c'est un service qui répond après une heure et qui vous répète ce qu''il y a sur le FORMULAIRE informatique. Aucune coordination, aucune moyen de faire bouger les choses, je suppose que Air France préfère me payer l'indemnisation après 21 jours que se bouger le cul.
J'ai déjà eu des bagages égarés dans d'autres voyages maís c'est la première fois que je vous un tel je-m'en-foutisme foutisme et manque de professionalisme..
Hi,
Air Cairo offers good prices on domestic flights and schedules that work for us, but is this airline reliable?
Thanks in advance for your feedback.
Hi,
I booked an Etihad ticket on their website for Dusseldorf-Abu Dhabi. In the first name field, I entered all my first names (something I never do and I regret it, but the site was confusing). Everything is spelled correctly, but the problem is that I just received my new passport and only my first two first names and the first letter of the third appear—there’s no trace of the last one.
I called Etihad, and of course, they tried to charge me $100 USD to remove that last first name. But I’m hesitant because usually, I only put my first first name and not the others, and I’ve never had an issue... So I’m wondering if having that extra first name, which isn’t on my passport, could get me denied at check-in.
Thanks for your feedback!
Hi everyone,
Next January, I’m heading to India.
My outbound flight is with Emirates from Paris to Dubai, then another Emirates flight from Dubai to Calcutta.
Could anyone tell me how the connection works? I’ve heard there’s a dedicated Emirates zone, but how does it actually work in practice—I’ve got a 2-hour layover.
Thanks so much!
Take care.
I’d like to fly to Malta from Lyon.
I’ve read a lot of negative reviews about KM MALTA, especially regarding baggage fees at the airport.
Of course, I don’t want to book through third parties (like SkyScanner, Opodo…).
AIR FRANCE offers tickets to MALTA in partnership, if I understood correctly.
On AIR FRANCE, the tickets include everything (checked baggage, cabin bag, small personal item, seat), whereas with KM MALTA, everything is extra and the final price is almost double!
In this case, is AIR FRANCE considered the same as sites like Opodo or others?
Given the price difference, I’m hesitant…
Have any of you booked with AIR FRANCE for this destination? How did it go?
Thanks,
HERVE
Hi everyone, I’ve unfortunately only just noticed that I booked two flight tickets, but I made a mistake on the second first name. Basically, my computer auto-filled and typed my first name twice, so both tickets are in my first name. Only the last names—mine and my friend’s—are correct.
TAP Portugal refuses to make the change because they consider it a change of passenger, even though it’s clearly a typo (plus, my last name isn’t common).
I’m leaving in 5 days, and buying a new ticket would cost 3 times the original price. Has anyone been in this situation before? I’d like to try negotiating at the airport, but it’s a gamble… Thanks in advance for any advice!
Since it came into force, Regulation 261/2004 of the European Parliament and Council, which defines air passenger rights, has faced fierce resistance from airlines, backed by IATA (the association representing almost all passenger airlines).
Beyond the airlines' often abusive—and even frequently bad-faith—resistance to passenger rights, IATA has been lobbying EU institutions for years, with the Council paying close attention for a long time.
As a result, the Council and the Commission have been proposing revisions to Regulation 261/2004 for years that are particularly unfavorable to passengers. The latest attempt nearly eliminated the right to compensation for delays of 3 hours or more upon arrival at the final destination.
However, since this is a regulation of both the European Parliament AND the Council, the two bodies had to agree.
But the European Parliament has always stood firm, consistently responding that passenger rights must be preserved.
After 11 years of struggle, it seems likely that we’re finally nearing the end of the match between the European Commission, the Council (the 27 heads of state or government), and the European Parliament.
Indeed, the Commission and the European Parliament have agreed on a text that will be debated again on Monday, July 6, 2026, with a vote scheduled for July 7, 2026. It’s very likely that this text, which would come into force in a year, will be adopted.
The main changes would be as follows:
- Families with children will no longer be forced to pay to sit together on planes;
- A flight will be considered canceled (not just delayed) if it departs more than one hour late;
- Right to compensation for arrival at the final destination if the delay exceeds 3 hours (no longer "3 hours OR more"). The arrival time will be when the plane, having reached its parking spot, engages its parking brakes (no longer when the aircraft door opens);
- Airlines can no longer refuse boarding or charge extra on the return flight for a passenger who didn’t take the outbound flight;
- If a flight is canceled, the airline must, at the same time as informing passengers of the event, offer the choice between a refund and re-routing, and inform them of their rights to assistance and, if applicable, compensation;
- The airline must, without undue delay, inform passengers of the reason;
- In the case of a connecting flight, if the connection is missed and the delay at the final destination entitles the passenger to compensation, the responsible airline will be liable. This is very different from the current situation, where, under the KLM ruling, any airline operating a segment of the flight is liable for compensation. This promises more disputes that the Court of Justice of the European Union will have to resolve if two separate airlines operating segments of a connecting flight are both responsible for the delay. See this case for an example: https://retardimportantavion.wordpress.com/2026/04/18/swiss-international-air-lines-la-mauvaise-foi/
Moreover, this case demonstrates in advance another potential dispute: It could be argued that it wasn’t a missed connection since the flight was canceled before the first leg even departed.
- Within 96 hours of a flight that could entitle passengers to compensation, the airline must contact them to inform them of their rights and explain the next steps.
- Passengers must claim their right to compensation within 9 months. This is very different from the current situation, as Regulation 261/2004 sets no time limit. Currently, national law applies—in France, the limit is 5 years. The airline must respond within 30 days. If the airline refuses compensation on the grounds of "extraordinary circumstances," it must specify which type of case it refers to from the list in the annex of the new regulation. If the case isn’t on the list, the airline must explain what the event was, why it qualifies as extraordinary circumstances with "clear, substantial, and concise" explanations, and why it’s directly linked to the reason given. It must also declare what "reasonable measures" were taken to mitigate the issue. This is, of course, a huge change in the regulation, with the clear goal of preventing airlines from declaring just anything as "extraordinary circumstances" to avoid compensation.
- If, within 3 hours of a last-minute canceled or delayed flight, the airline hasn’t offered re-routing under comparable transport conditions and as soon as possible—whether on one of its own flights or another airline’s—the passenger will have the right to arrange their own re-routing and demand a refund for the new ticket, up to 400% of the original ticket price. This is a significant improvement that would have likely prevented the case described here: https://retardimportantavion.wordpress.com/2024/01/12/reacheminement-catastrophique-droit-indemnisation-meme-circonstances-extraordinaires-2/
- If a flight is canceled due to "extraordinary circumstances," the airline will only be required to offer up to 3 nights in a hotel. This is a major change, as there’s currently no limit. Expect disputes if the extraordinary circumstances end while the passenger hasn’t been re-routed.
- The price of a flight, as first displayed, must obligatorily include a cabin bag. This doesn’t prevent the airline from offering a price reduction if the passenger waives the cabin bag. This will put an end to abnormal practices, such as (just one example) Condor charging extra for a cabin bag on long-haul flights like Frankfurt (Germany)–Puerto Plata (Dominican Republic)–Santo Domingo (Dominican Republic)–Frankfurt.
- Free correction of a passenger’s name if requested 48 hours before departure. Note: This can’t be used to replace one passenger with another—just to correct a typo, e.g., Dupont instead of Dpont.
- Airlines’ websites and apps must include information on how to file a claim.
It’s clear that, despite a few details, these changes are very positive for upholding passenger rights. It remains to be seen whether this text will be definitively adopted on July 7, 2026, as is very likely, and, more importantly, whether IATA will encourage airlines to loyally respect these new rules or persist in their old habits.
I’m planning a trip to Georgia this summer and I’ve been comparing some airlines. I’m not particularly set on flying with Pegasus (though it’s convenient with direct flights from Lyon to Tbilisi), but right off the bat, Pegasus states this:
As of January 1, 2026, all foreign nationals traveling to Georgia for tourism purposes will be required to present valid travel health insurance. Guests who fail to provide the relevant health insurance will not be accepted on our flights to Georgia.
Sincerely,
Pegasus Airlines
In other words, if you don’t show proof of travel health insurance, you’ll be denied boarding.
Personally, my credit card insurance has always been enough for me, and I’d rather not take out extra coverage...
Have any of you run into this issue before? If not, what do you think? Why is Pegasus asking for this proof? Other airlines don’t mention it at all.
I bought my flight ticket with my first (usual) first name, which appears first on my passport. However, I have two first names on my passport, and of course, it’s mentioned in the machine-readable zone at the bottom.
I booked with Turkish Airlines (through an online agency) for a trip to South Korea.
I wanted to know if it would be a problem that I only used my first first name on the ticket, while my passport has two. I had requested through the agency to add the second first name, but the airline refused because it doesn’t meet their general conditions. (They must have seen that the last name and first name were the same, and only the second first name was added.)
So, my ticket has my last name and first first name correctly spelled, and when I check in online, I’ll enter the passport details correctly.
I’ll have a layover in Istanbul on the flight.
Thanks in advance for your replies.
Have a great day.
Hi there,
I traveled in June 2025 with Nouvelair Destinations to Hammamet.
I had one checked bag and one carry-on sized 40x24x30, which I usually take on low-cost flights, and I didn’t have any issues. But I just read on a website that Nouvel Air only accepts carry-ons of 40x20x15. I’m flying back to Djerba in June—what do you think? Especially since that size is impossible to find??????? Thanks
Hi, it's my first time taking a plane and I chose EasyJet for a Geneva -> Barcelona flight.
I booked my ticket.
I received my booking reference by email, but I don’t see the actual ticket (barcode or QR code?).
Then I checked in to get the boarding pass with the flight details, QR code, etc. But does this boarding pass act as the ticket?
Because I’ve seen several times online that the flight ticket and the boarding pass aren’t the same thing.
We're leaving for Albania on June 18th. When I validated the flight tickets with Wizz Air on Booking, I only put my son's first name but forgot to include his other three first names on the ticket.
On the passport: SURNAME: Dupont, FIRST NAMES: toto titi tutu tata
On the flight ticket: SURNAME: Dupont, FIRST NAME: toto
I can't seem to reach anyone at Wizz Air to get an answer.
Booking and Wizz Air's chat say I need to modify it, but ChatGPT says it should be fine.
I wanted to know if he can fly like this or if I need to change his ticket?
(It costs 140 €, I know I shouldn't have made a mistake🙁)
Basically, all airlines have been blacklisted because they don’t meet European safety standards. They’re banned from flying in Europe but continue operating in Tanzania.
The main issue is that travel agencies’ civil liability no longer applies to blacklisted airlines.
So we can’t allow clients to fly with these carriers.
Of course, there’s huge pressure from European agencies, which are forced to disrupt their plans or even cancel trips because of this.
Personally, I’ve got a trip planned for February 2026 to the southern parks in Tanzania, so I’ll be keeping an eye on how this develops.
Do any of you have updates?
Thanks!
Right now, with the war raging in Iran and affecting all the neighboring countries of the Persian Gulf, many airports are completely closed to all traffic.
Several airlines like Qatar Airways, Emirates, and others have almost completely halted their operations.
Whether in the Middle East or Africa, many travelers are stranded—maybe for a long time... A heartfelt thought for them and the struggles this will cause.
Four months ago, I was in Kenya with a flight booked through Qatar Airways... I can’t even imagine how I’d react if I were stuck there now. ??
Wishing all these travelers courage, patience, and success in making it back home.
Hello, some (potentially) good news for Brazil lovers—GOL airline is launching a route to Europe from Rio, starting in September for Lisbon, then Paris at a later date that hasn’t been announced yet.
They’ll be using their new A330-900 neo.
No prices have been announced so far, but hopefully we’ll find direct flights from GIG at a more interesting fare than AF or Latam…
I’m really surprised because in TUI’s new tour packages, the airlines they’re using are of low quality. Before, they used to prioritize major airlines, but now it’s small airlines from small countries—companies with terrible ratings and borderline safety concerns. I even just noticed this note for a Tanzania trip: "We inform you that the domestic flight segment in Tanzania included in your trip is operated by an airline listed on the European Union’s list of air carriers subject to an operating ban within the European Union. This ban only applies to European Union airspace, meaning this airline is not permitted to take off, land, or fly over European airspace. However, this airline is authorized to operate in Tanzania."
This means they’re using airlines on the blacklist!! It’s pretty worrying for safety. What do you all think?
We’re planning a cruise to the UAE/QATAR/OMAN starting from DUBAI, with flights departing from Paris CDG.
Which airlines would you recommend for round-trip flights, with or without a layover?
We need assistance for check-in and boarding/disembarking (my husband is a mobility-impaired traveler who uses a cane and/or a walker).
We’ve done a cruise return from Dubai to Paris CDG before in 2016, with a layover in Istanbul, but we booked the transfer and return flight with COSTA.
For our current plan, it would be with Celestyal, which doesn’t offer round-trip flights from Paris to Dubai.
Should we book very far in advance, or is a few months before departure enough (4/6 months)?
We’re thinking of arriving the day before the ship departs, so we’d need to stay overnight in Dubai—either on the way there or for the return flight, depending on the flight schedules. Could you recommend a hotel not too far from the airport, and how to get to the port from the airport?
Thanks so much for your advice. Have a great Sunday! Mum49
Hi,
It's all in the title—this means nothing's getting through, so no more oil.
In Europe, kerosene reserves are still good, but by the end of April, flights will have to be reduced.
European airports fear running out of kerosene if the Strait of Hormuz isn’t reopened within three weeks
I’m reaching out to ask for your help with a bit of a problem:
I booked a flight to Berlin from Orly for April 15th—it’s coming up fast. But I just made an annoying discovery: my passport expired two weeks ago.
From what I understand, in principle, I can still travel within the Schengen Zone with an expired passport as long as it’s been less than five years. However, EasyJet’s website explicitly requires a valid ID (and just to add to the fun, my national ID card has been expired for a while now).
So, I’d love to know: how strict are EasyJet’s ID checks? Do they enforce validity rules strictly and refuse boarding if the ID isn’t valid? Or is it more of a luck-of-the-draw situation?
Basically, should I just write off this trip now, or should I still try my luck—maybe with a little tearful plea? Has anyone here had a similar experience? I can’t be the only one, right!
I booked a flight with RyanAir for next month, with the priority+ option and two cabin bags. So I can take a 10 kg bag with dimensions 55x40x20 in the cabin (plus another smaller one).
The problem is that the smallest suitcase I have (which is supposed to be designed specifically for cabin size standards, according to the manual) has the following dimensions: 55x37x21, so it's just 1 cm over (wheels included) on one of the measurements.
I wasn’t too worried at first, but I’ve read dozens of stories about people’s misadventures and the hassles they’ve had with RyanAir.
Since I don’t want my suitcase to end up in the hold (that would waste time picking it up when I’m already arriving late and need to get to the city center), nor do I want to pay an extra fee (apparently 50 €) for the outbound and return flights for just 1 centimeter—especially since I paid for the "priority+" option and I’m not exactly rolling in money—I’d love some advice.
Have any of you been in the same situation? I’ve read that with this airline, they check bags in templates (testing them in different positions) and are completely uncompromising. I tried contacting customer service, who, as luck would have it, "don’t handle this kind of request," and a rep I spoke to wasn’t much help.
I know it’s a low-cost airline, and I don’t expect luxury or even kindness, but come on—just 1 cm on a short flight with the + option... I’m a bit overwhelmed by everything I’ve read...
Just to clarify, since I’m going for 8 days, I can’t just take one bag for my stuff. I’ve done that for shorter trips before, and it was a hassle—I even had to buy an extra bag for the return trip... Luckily, the inspector was nice about it!
Thanks so much!
I’m a newbie when it comes to air travel :) Hope I posted this in the right section!
When I run searches on Skyscanner, I see that only Lufthansa has flights to Seoul with just one stop. Air France doesn’t show up, even though I thought the French airline served Seoul?
I can’t even log into the Air France website—it keeps glitching.
Hi there,
I’d like to return to Uzbekistan next April for 10 days with my husband to visit our son who lives there. We went last July and I bought the flight tickets (direct flight from Paris on Uzbekistan Airways) about 2 months in advance at very reasonable prices. I’ve been checking for late April for a few weeks now, and the tickets are much more expensive and keep rising. I can’t figure out if the prices are going up because it’s still a bit too early to buy and they’ll likely drop if the planes aren’t full, or if it’s because the period is actually in high demand. For reference, last year I bought my son’s ticket on May 30th for a departure on June 3rd—just 3 days later—at a very low price that didn’t budge at all.
Just in case, does anyone know the pricing trends for this airline and can advise me? Should I wait or not?
Thanks, and feel free to ask if you need any tips about the country!
My wife bought a flight ticket (Lucky Air) under her Thai maiden name and was issued a Chinese visa on her new Thai passport but with her French married name (due to administrative requirements). She was denied boarding by the airline in Bangkok for the flight to Kunming—resulting in the loss of our round-trip flight tickets, including mine since we were traveling together—despite presenting both passports at the airline counter at the same time.
Hi there.
I’m planning a trip to Chile, and the fares from the Colombian airline Avianca are really appealing.
Way cheaper than Air France, for example.
That said, the reviews I’ve seen online aren’t great.
What do you think of this airline?
Have any of you taken long-haul flights with Avianca?
Thanks in advance for your replies.
Eric
This might be a silly question, but I’m traveling to Japan from CDG and returning via Osaka with EVA Air, and I have a pretty bulky aluminum knee brace.
It’s this model:
https://enovis-medtech.eu/fr_FR/OA-FullForce-74358.html
Has anyone had any experience with airport security checks or flying with one of these?
I can't seem to find flights between the Cape Verde islands on the airline's website. No matter the date or route, I always get the same response: "no flights on this date."
See the photo.
Would anyone have an explanation? Surely not all flights are fully booked in July?