Mal du pays

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Original post
LO
Bien le bonjour à tous les VF-autes.

Je m'étonne que cette discussion n'ait pas encore été abordée. Alors voilà, je pose la question suivante:

Ici, nombre de membres ont voyagé au long cours (drôle d'expression, quand on y pense froidement d'ailleurs, mais ce n'est pas l'objet de ce lancement de débat). Beaucoup ont quitté leur pays de résidence pendant de longs mois. D'aucuns auraient pu avoir ce qu'on appelle le mal du pays. J'ai remarqué que ça dépendait des gens. C'est un peu comme le mal de l'altitude, de l'air, de mer, etc... C'est imprévisible, et très variable en fonction des gens et de leur humeur.

J'aimerais avoir des retours sur la question suivante: comment ceux qui sont partis longtemps ont vécu l'absence de leur pays, de leurs amis, de leur famille, de leurs repères, de leur quotidien si sécurisant, de leurs habitudes, etc?

Pour ma part, le plus long que je suis parti, c'est deux mois et demi, pour le moment. C'est bien simple, le seul mal du pays que j'ai eu, c'est celui des pays visités, lorsque je suis rentré en France, où le retour fut particulièrement pénible. Mais dans l'autre sens, ça jamais! Peut être ne suis-je pas parti assez longtemps?

Qu'en fut-il pour vous?

Merci d'avance d'alimenter ce nouveau débat.

Loopkin
Geantropie, Vivre l'espace http://geantropie.free.fr
SI Simba Globetrotter ·
Salut loopkin, Le mal du pays ...

Ben, je crois bien que j'aurais quelques petit grains de poussière à apporter à ton sujet [:)]... l'ayant, par alternance vécu une bonne partie de ma vie ... et le vivant pas mal aujourd'hui.

Agée de 3 mois ... j'ai touché le sol africain (le Rwanda, où j'y ai vécu pendant 13 ans) ... Ce pays, qui m'a tant éveillé aux merveilles de la nature sauvage est devenu, en quelque sorte, mon lieu de résidence ... Ma famille (excepté mes parents, of course) habitait en Belgique ... et nos retrouvailles ne s'effectuaient que durant l'été (et encore ...préférant parfois (et avec raison) découvrir d'autres pays limitrophes (Burundi, Tanzanie, Kenya) ... nous ne rentrions pas "au pays" ...Mais finalement il ne l'était pas "mon" pays) ... Au Rwanda, j'y ai découvert une autre famille : des amis avec lesquels j'ai vécu tant et tant de fabuleuses expériences de vie ...

A l'âge de 13 ans, j'ai quitté ce pays des 1000 collinnes ... en pleurant toutes les larmes de mon corps ... ayant l'impression d'être complètement déracinnée [:|]et en perte totale de repères et d'identité ... j'ai du, pendant 6 mois troquer tout ce que j'avais vécu (la brousse, ce temps qui se déroulait façon "polé polé", cette magie de la nature, cette habitude horaire (le jour et la nuit arrivant tous deux très tôt) contre un nouveau mode de vie qui ne me correspondait pas (fallait mettre des chaussures sur les pavés glacés (car en plus j'y ai découvert mon 1er hiver) ...alors que je courrais pieds nus dans la terre ocre - les autoroutes au lieu des pistes que j'avais l'habitude d'emprunter - un JT à la place du papayer de mon jardin (c'est que là bas : épargnée de la télé j'étais!)A 13 ans 1/2 ... la libération [:)][:)][:)]...le retour "au continent" ...Pour 5 ans en RDC ... A cette époque je ne me sentais plus "appartenir" a aucun pays ... le "mien" c'était le Rwanda, celui qui figurait sur ma carte d'identité : la Belgique et celui qui allait devenir mon nouveau lieu de résidence : l'ex-Zaïre ... Une nouvelle reconstruction à faire, une identité à poursuivre, de nouvelles découvertes, quitter ma famille (que j'avais un peu plus appris à connaître) et me faire d'autres amis pour la vie

A 18 ans ... L'épreuve la plus terrible ...le retour seule en Belgique (mes parents étant resté au Shaba pour 3 ans encore) ... seule dans cette chambre d'étudiante ... en rupture cette fois avec tous mes repères : l'Afrique qui avait bercé toute ma jeunesse, celle qui m'avait construit différente un peu des autres, mes parents qui étaient loin et que je voyais 15 jours l'an (retournant là-bas, prendre ma bouffée d'oxygène) Bon! Ok vous allez me dire cela m'a permis de m'autoriser quelques belles "déconnes" loin du regard parental[:P][;)], de me forger un tempérament d'indépendante ... Avec en prime une bonne crise de malaria me rappelant instantannément d'où je venais ... 16 ans plus tard ... je réside dans ce pays "qui m'identifie toujours sur ma carte d'identité" ... Voguant toujours entre le bleu et le gris du ciel de l'europe (mais mettant les bouts dès que je peux), ayant construit cette relation familiale qui n'était qu'épisodique étant jeune, fréquentant quand je le peux les soirées katangaises ou kibubu, ayant trouvé de nouveaux amis bien "belges", partageant encore et à jamais de longs moments avec ma deuxième famille (mes amis d'afrique, certains étant ici ...d'autres étant retournés vivre au pays "du soleil et des forts orages", d'autres encore s'étant installés au 4 coins du monde (Qatar, Chili ...))

Alors aujourd'hui ...après cette longue léthargie[:(][:/] ... mon corps et mon coeur m'appelle à ce retour aux sources ... la nécéssité qui est devenue (là j'en suis convaincue) vitale de refouler cette terre rouge ... de respirer cette brousse

Le mal (qui finalement n'est jamais passé![:(]) non pas d'un pays mais celui d'un continent : l'afrique ...

Je ne finirais probablement pas ma vie ici ... Qui sait ?

Gene
MA Marsu Veteran ·
Salut Loopkin et les autres,

Je pense être en bonne position pour répondre a la question ayant voyagé au long cour, étant presque en perpétuelle voyage depuis quelques années et surtout je vis dans un pays autre que le mien (quand je suis la)depuis presque trois ans (bon ca ces d'un ordre différent, mais bon..)!!!![;)]

Je me souviens les premières fois que je suis partie (avant de prendre mon envol pour plus de 6 mois en Inde) j'avais pas le cafard lorsque je voyagais, en fait je ne pensais que rarement a la maison pour ainsi dire jamais. [:)]J'avais bien une pensée pour mes amis ou ma famille mais plus parce que j'aurai aimé qu'ils puissent vivre les mêmes chose que moi.

Lors de mon périple en Inde je me souviens avoir eu un coup de cafard immensse après je sais plus je 4 ou 5 mois je pense, j'étais au Népal je revenais de plus d'un mois de trek difficille émotionnellement, j'avais bourlingué pas mal en Inde et a priori je me devais de prendre une décision sur la suite du voyage.[:(] J'en étais incapable. Tomber en amour avec le Népal j'avais juste envie de rester la, d'un autre coté vu la pollution intense sur les villes, le brouillard épais dans les montagnes passé 8 heures du matin en pleine saison d'été j'avais plus grand chose a faire la en plus que de toute manière je me devais de reprendre la route de l'Inde pour un jour rentré a la maison.[:|]

Je me souviens avoir passé au moins deux jours, presque cloitré parce que je n'arrivais pas a prendre une décision, j'étais fatigué émotionnellement, malade physiquement, j'etais complètement a la masse. A ce moment la je me souviens avoir eu envie de quitter le sub continent Indien pour n'importe ou ailleurs, mais pas au Québec, je me demandais ce que je foutais la et je passais des heures enfermé dans ma chambre de la musique québécoise sur les oreilles.[:/]

Je suis finalement retourné en Inde le coeur gros et l'esprit ailleur, je suis remonté par Rishikesk, Manali vers le Laddak. Dans les deux premiers endroits y m'arrivais que des merdes entre autre a cause de mon état d'esprit je crois!!!! Souvent j'ai eu envie de partir, je pensais bcp au mien.Par la suite je me suis retrouvé sur un bateau seule pendant 7 jours au Cashemire, ca ma fait du bien apres ca j'aurai pu continué pendant des mois voir des années.[:)]

Mais je l'avoue c'est deux semaines ont été difficille, j'avais pas envie de me retrouver chez moi mais en meme temps j'avais l'impression que mon voyage ne m'avancais a rien. Je pense que lorsqu'on voyage pendant une longue période on se retrouve parfois dans un état d'esprit peu enclin a la découverte relié parfois a la fatigue ou au probleme de santé et peut etre au fait de voyager seul et de ne pas nécessairement trouvé quelqu'un a qui ce confier, quelqu'un qui pourrais nous comprendre parce qu'il nous connait et ce meme si sur la route on rencontre toujours des gens a qui parler avec qui les affinités sont tel qu'on a l'impression de se connaitre depuis toujours.[:)]

Par la suite dans mes autres voyages j'ai jamais eu de cafard, j'avais pas le temps.Je dirais meme qu'en général c'est la que j'échaffaude les plans les plus fou pour ne pas rentrer et continuer.[;)]Encore aujourd'hui les retours sont difficille, pas nécessairement au moment meme ou je rentre mais souvent quelques jours quelques semaines apres le retour ou en général j'ai un coup de barre atroce ou je voudrais tout envoyé balader pour mieux repartir.[:P]

Voila, je ne vais pas parler de ma vie dans un autre pays parce que quelques part ces un choix et que ce n'est pas le sujet.[:)]

Place aux autres.[;)]
Que le vent te pousse en avant, que le soleil illumine ton visage, que le vent du destin te pousse à danser avec les étoiles.... THE BLOW pour laisser la place à ses rêves!!!!

Suntala
ME Memphre Globetrotter ·
Sacré Loopkin....

Voyageur au long cours ou expat....?

Car je suis les deux: donc 2 réponses differentes...

Pour le voyageur au long cours j, avoue que le blues ne m, atteind pas particulierement pour une raison bien simple: je sais que je pourrais repartir si il le faut.C'est ce qui explique mes 3 tres longs séjours au Guaté et ce n'est pas fini !

Mais en tant qu'Expat alors la....je pourrais singer "Memoire d'un africain blanc" mais cela a déjà été écrit...

Par contre pour qui a vu "Out of Africa" il y a qqchose d'extraordinaire qui se passe pour moi des la toute premiere phrase du film....lorsque Merryl Streep(?) dit:

J'AVAIS UNE FERME EN AFRIQUE....toute la nostalgie du film est là...

Bon voyage dans le temps,

Memphre
On met longtemps à devenir jeune...
MA Marsu Veteran ·
J'ai pas voulu non plus entré dans le détails de l'expat parce que la ca deviens plus compliqué en passant de l'ennuie a la bouffe...

Mais j'aime bcp cette phrase du film aussi... merci de la rappeller.
Que le vent te pousse en avant, que le soleil illumine ton visage, que le vent du destin te pousse à danser avec les étoiles.... THE BLOW pour laisser la place à ses rêves!!!!

Suntala
AL Alan Globetrotter ·
Salut les copains.... Bon, ben moi vous me donnez le cafard là pour de bon, parceque finalement tout ce que vous avez vécu, c'est exactement ce que je voudrais vivre.....n'étant jamais parti que plus de quatre semaines....mais déjà quand je reviens de ces courts séjours, et plus ça va....et plus c'est pire, j'ai la même barre que Marsu et met de plus en plus de temps à m'en remettre..... Souhaitez moi, et je travaille pour, de connaître les mêmes affres que vous, car finalement je me pose de plus en plus la question de savoir si mon pays, mon chez moi, n'est pas la route en fait..... Mais peut être une douce main est elle en train de prendre mon destin en compte, et mes rêves les plus fous de bientôt s'accomplir.....[:)] Je pense que le mal du pays ne doit pas exister si on a l'amour de la route..... A bientôt,
GR Grobi Regular ·
Salut Loopkin,

Voila bientot six mois que j'ai quitte le territoire et tout va on ne peut mieux dans la mesure ou j'apprends tous les jours si bien que j'ai l'impression de recommencer des etudes...

Je n'aurai donc rien a dire si mon estomac n'avait pris le dessus sur ma pensee pour t'ecrire ceci...

Le mal du pays? Le mal de l'art de vivre!

La France...

Un Pastaga dans le midi sous une treille de vigne vierge ensoleille avec le chant des cigales qui te berce avant le dejeuner...

Une bouillabaisse dans une des calenques de la Mediterrannee...

Une bouteille de Bourgogne avec des amis dans un repas qui semble s'etendre pendant une nuit entiere...

L'art de la table mon ami, la fondue savoyarde, bourguignonne, vigneronne.

Des specialites provencales, du berry, de normandie, de franche comte ou du sud-ouest, j'en passe et des meilleures...

La choucroute, la potee, le cassoulet, le Pinard...

Et le fromage, mon dieu le fromage, c'est impressionnant le nombre de fromages que l'on peut avoir, autant de fromages qui brille par leur absence quand tu es a l'etranger ( et a fortiori aux USA)...

Je sais que j'ai a decouvrir de nombreuses traditions culinaires dans chaque pays visite (excepte peut etre celui ou je reside aujourd'hui...), mais au risque de paraitre superficelle voire chauvin, quand je pense a la france mes papilles mon estomac entre en rebellion et mon coeur s'accelere a la pensee d'un bon repas francais...

Voila une reponse epicurienne qui j'espere aura apporter un sourire a Alan...

Bon vent.
Voyager c'est demander d'un coup a la distance ce que le temps ne pourrait nous donner que peu a peu...
AL Alan Globetrotter ·
............................................[:)]............................................
LO Loopkin Veteran ·
J'espère ne jamais connaître ces affres cauchemardesques!!!! Même si en fait, j'ai un peu vécu ça, surtout pour le vin. Quant aux cigalles, aux Calanques, elles m'ont toujours manqué, depuis ma naissance. Vivant à Paris, j'en suis loin, et c'est une sorte de mal d'un pays... que j'aimerais un jour pouvoir appeler mon pays! La Provence! Je pense que le périph et les pigeons ne me manqueront pas ce jour là...

Mais je comprends parfaitement ce que tu décris. On sent vraiment que ça te manque, quand même. Certains écrivent avec leur cerveau, d'autres avec leur coeur, d'autres les trippes. Ce post, il a été écrit avec l'estomac! Tout l'estomac! Super!

Ca m'a donné fin. Et soif!
Geantropie, Vivre l'espace http://geantropie.free.fr
CH Christoun ·
Je passe beaucoup de temps sur ce site, beaucoup de temps à lire vos aventures, vos expériences, vos pensées mais je n’écris jamais rien.[:/] Heureusement que tout le monde ne réagit pas comme moi d’ailleurs sinon ce site n’aurait pas fait long feu et l’angoisse supranimale d’Alan aurait eu raison d’être. Aujourd’hui j’ai bien envie de me lancer, pourquoi ? Je n’en sais trop rien, peut-être parce que le sujet m’inspire…

J’ai vécu une partie de mon enfance au Liban (pays de mon père) et ensuite à cause de la guerre j’ai atterri en Belgique (pays de ma mère) ou je vis depuis 20 ans entourée de mes parents, mes frères, sœur, tantes, oncles, cousins, neveux (famille maternelle)… A mes 17 ans me sentant trop jeune que pour commencer des études universitaires (toutes les excuses sont bonnes [:P]) et parce que les voyages et l’aventure ont toujours fait partie de moi je suis partie avec un programme d’échange pour 1 an en Australie [:)]. Cette année la a été très très riche en émotions , j’ai découvert un pays et des gens ayant une manière totalement différente d’appréhender la vie, j’ai rencontré des étudiants venant du monde entier, ayant changé 4 fois de parents d’accueil j’ai appris à m’adapter à des façons de faire et de vivre différentes et j’ai surtout appris à me connaître. Durant cette année je n’ai pas eu le mal du pays, je n’y ai même pas pensé, peut-être simplement parce que je savais que j’allais y retourner alors autant profiter au max du temps que je passais la bas [;)].

Je n’ai peut être pas eu le mal du pays mais cette année loin de chez moi et loin des miens m’a fait prendre conscience à quel point j’étais justement attachée à mon pays (Belgique) et de la beauté de celui-ci. Mais ce n’est pas tout, cette expérience m’a donné l’envie de redécouvrir mon autre pays (le Liban) ou je n’étais plus retournée depuis 12 ans, et c’est ce que j’ai fait [:)]. Je me souviendrai toujours de la première fois que j’y suis retournée (deux mois durant les vacances), ma maison paraissait toute petite, l’odeur était exactement la même, j’ai retrouvé ma chambre ou j’avais vécu des moments de joie avec mes frères et ma soeur, j’ai retrouvé mon lit superposé et mon nounours nounoucef (qui ne me quitte plus). Les 12 années passées là-bas ont défilés dans ma tête à une allure inimaginable. J’ai couru chez Mikko mon voisin d’en face avec qui je faisais les 400 coups [;)], chez Madeleine, ma demi cousine qui habitait à deux pâtés de maison, j’ai été rendre visite à mes oncles, mes tantes, mes cousins à Beyrouth, à la montagne, je suis retournée dans mon école et surtout je me suis goinfrée de toute cette bonne nourriture dont je ne peux vraiment plus me passer . J’ai également décidé de rédiger mon travail de fin d’études sur le Liban ce qui m’a donné l’occasion d’y passer 6 mois avec mon papa, 6 mois qui resteront à jamais gravé dans ma mémoire . Aujourd’hui je travaille à Bruxelles mais je continue à beaucoup voyager parce que j’ai besoin de ces moments d’évasion. Mais je ne peux me passer ni du Liban (ou j’essaye d’y retourner au moins tous les 3/4 ans) ni de la Belgique. Mon père à même décidé de construire une petite maison à la montagne au Liban dans un coin retiré de tout car il sait que cet endroit est mon havre de paix . Je ne peux me passer de ma famille en Belgique qui s’agrandi d’année en année, de mes amis dont je me sens quelques fois pourtant bien différente, des ballades dans les bois dont je ne me lasse pas, des paysages magnifiques de l’Ardenne qui me rappelle à quel point mon pays est beau, je ne peux me passer des fêtes folkloriques de mon village d’enfance et de Liège ma ville d’étudiante…

Je n’ai jamais eu le mal du pays mais tous mes voyages m’ont permis de porter un regard différent sur mes propres pays et je suis toujours heureuse d’y retourner.

Christine
CH Chifou ·
Salut,

En lisant ses messages, je me reconnais.Je suis parti au Vénézuela (4mois) je devais y rester 3ans . L'adaptation ne fut pas facile pourtant j'étais motivé à l'ideé de connaître ce que pouvait être l'expatriation connaître une nouvelle culture, s'y adapter...dans un pays que je ne connaissais pas, pas vraiment touristique...je n'ai pas eu le choix de la destination. On n'arrive toujours à s'adapter mais le plus dur c'est de mettre de coté ce à quoi on était habitué en france mais sur un long terme. 2 semaines voir 4 semaines c'est du tourisme on ne voit pas grand chose mais au bout de 4 mois on commence à mesurer certains manques comme la nourriture par exemple. Je me souviens d'avoir craqué pour un camenbert ou il y avait d'inscrit fabriqué en normandie en espagnole hors de prix et petit au niveau du format. Quant au gout mon dieu infecte!!Eh oui il fallait sans douter me direz vous, je vous aurez fait la même reflexion!mais ce camenbert c'était un pt'it bout de ma terre . C'est dans ces moments où on rêve de petites choses mais qui nous procurent beaucoup de plaisir ! Comme quoi le bien être, çà tient à peu de choses !

a bientôt tchao anna
YA Yangguizi Globetrotter ·
Il s'est écoulé 4 ans et demi entre mon premier voyage en Chine et mon installation ici. Entre les deux, je suis venu plusieurs fois, mais ces années ont été dures tellement la Chine me manquait. Vivre ici était une obsession et je bavais de jalousie devant mes amis qui y étaient déjà. Je n'en pouvais plus de vivre en France, et je n'avais d'ailleurs pendant cette période fait aucun voyage autre que vers la Chine. C'était en quelque sorte un mal du pays "inversé" puisque mon pays de coeur n'était alors même pas mon pays de résidence.

Puis j'ai fini par m'y installer, et ce manque s'est naturellement comblé. Il n'y a pas eu d'effet inverse, et je n'ai pas ressenti de mal du pays à propos de la France. Certes, une bonne pissaladière ou un joli paysage alpin traverse de temps en temps mon esprit, mais après tout, pas plus souvent qu'un bon plat indien ou qu'un paysage himalayen.

Si je devais maintenant quitter la Chine, je ne sais pas si j'aurais le mal du pays. Après plusieurs années, la passion d'origine s'est évidemment un peu dégonflée, et ne se traduirait peut-être pas par le même sentiment de vide.

Je n'ai jamais fait non plus de voyage au long cours, et n'ai donc jamais expérimenté de mal du pays lors de mes voyages (jamais dépassé un mois). Je ne suis pas certain que je l'éprouverais car rentrer au pays, ça veut souvent dire retrouver une vie quotidienne assez monotone, et c'est beaucoup moins enthousiasmant que continuer à découvrir un endroit.

Marre de bouger et envie de retrouver une certaine stabilité peut-être, mais je ne pense pas qu'on puisse appeler ça le mal du pays.
AN Anàssa Globetrotter ·
C'est imprévisible, et très variable en fonction des gens et de leur humeur.

"et de leur humeur", c'est exactement ça. Bizarre que je tombe sur cette discussion ce soir !

J'ai quitté la France il y a six mois. Avant cela j'avais seulement fait des voyages, le plus long de six semaines et j'avais surtout le mal du pays que je quittais, et pour de longs mois, dès que je revenais en France.

En six mois, elle ne m'a pas manqué une seule fois, j'y ai pensé avec plaisir (un plaisir beaucoup plus grand que quand j'y vivais et qu'elle me tapait très souvent sur les nerfs). Quelques petites envies gastronomiques bien sûr (ah les fromages si souvent évoqués !) ou de librairies, mais rien de bien marquant.

Mais ce soir, où ma santé me joue des tours : [:(][:(]. Quel confort ce serait d'aller voir mon médecin avec lequel je peux s'exprimer dans MA langue ! Comme j'aimerais discuter avec mes amis des petites difficultés quotidiennes de la vie d'expat et pouvoir en rire, cette connivence me manque terriblement [:/]. Au lieu de ça : un appartement meublé goût britannique d'une froideur à faire peur, un désert livresque (pas moyen de s'appuyer sur quelques textes lus et aimés), et la carte (tu es même plus près de Bagdad que d'Athènes, ma pauvre fille !). L'exil !

"L'humeur" disais-tu ? Oui, c'est sans doute ça.
NI Nil Regular ·
Ce qui me fait sentir moins loin,

mes amis expats avec qui je peux me défouler sur ma vie ici, et mes amis turcs qui sont pour moi une véritable famille adoptive. Avec eux, je découvre la culture, j'apprend, je visite, etc...

Je m'intègre et je parle la langue....même si c'est à la tarzan...

La bouffe me manque, mes restos préférés aussi.... Saint-Hubert avec son poulet qui n'est pas enrhumé ( la grippe aviaire, ha ha! ) La VRAIE bonne pizza de chez nous.

Ma famille et mes amis aussi me manquent. Mais comme certains savent, avec mon batphone, je leur parle quand et aussi longtemps que je le veux. Pour que dale.

Depuis l'automne, je n'ai pas eu de coup de blues.... probablement en grande partie car je sais que ca caille au Québec et que je suis mieux ici, sous la pluie, l'humidité et les minimum de 1 degré celsius que les -10 ou -20....

Je viens aussi de recevoir une boite plein de trucs québécois de mon papa. De la sauce Saint-Hubert ( dommage que je n'ai pas de poulet pour l'accompagner.... soupir!) De la vinaigrette qui n'hésiste pas ici. Du sirop d'érable pour faire des recettes bien de chez nous. Et même de la soupe en sachet.... que j'adore et que je ne trouve pas ici. Quand cela ne goûte pas pareil..... c'est que ce n'est pas pareil.... [:P]

Toutes sortes de petites choses qui fait en sorte que je me sente moins loin. Ma ''famille'' ici fait beaucoup dans ce sens. Mon père qui veut que je rentre, et eux ici, qui refusent que je parte....

Nil
Zen Attitude! "Rester, c’est exister : mais voyager, c’est vivre!''
AN Annais Veteran ·
Bonjour,

Le sirop d'érable ca coute cher a envoyer, mais je peux bien t'envoyer quelques sachets de sauce saint-hubert si tu veux.

Bye
Anaïs.
NI Nil Regular ·
Merci c'est super gentil....

J'ai une bonne réserve maintenant. Un collègue québécois revient de vacances au Québec, c'est comme cela que j'ai eu ma super boite!

Mais je retiens ton offre super sympa!!!!

Nil xxx
Zen Attitude! "Rester, c’est exister : mais voyager, c’est vivre!''
KH Khrapka Veteran ·
Salut,

Je suis parti en 98 pour m'installer en Thailande justement pour casser mon quotidien, mes reperes, mes habitudes. Je "tournais en rond" en France, avec vraiment un sentiment de manque dans ma vie. De ce cote la, je n'ai vraiment pas le mal du pays.

La famille, les copains: je les vois quand je rentre en France. Ils me manquent quand je suis a l'etranger mais ca permet d'avoir des rapports plus intenses quand je suis en France. Ca ne pose pas trop de probleme non plus.

Le seul grand manque est la "culture" : la langue francaise (lire, parler), des films en francais, manger et boire francais, manger thai, la musique thaie, ... Il m'arrive d'avoir un peu le blues.

En fait, je suis parti de Thailande pour les Philippines car je tournais a nouveau en rond en Thailande. Je savais ce que j'allais faire dans un mois, un an et ca... ce n'est pas un mode de vie qui me convient. Et des que ca arrivera aux Philippines, je repartirai aussi... pour decouvrir un nouveau pays, une nouvelle culture. Je ne pense pas que je puisse avoir le "mal du pays". Sinon, ben... je repartirais au pays [;)]
AN Annais Veteran ·
Salut,

Okay ben ca sera pour une procahine fois, ne te gene pas.

Au fait je vois que tu es en ligne.Il fait présentemment -2 et il tombe du grésil depuis cette nuit.

A+
Anaïs.
NI Nil Regular ·
J'aurais envie de dire un:

Pouah ah ah! pôvres vous autres, na na na naaaa na na!

MAIS, je serais mal placé....

On vient de me dire qu'ils annoncent une tempète et qu'il pourrait faire entre -10 et -20..... ( je ne pense pas que c'est du déjà vu ici....) Il semble que c'est la Sybérie qui nous l'envoi....

Déjà qu'à 1 degré, on se les gèle....

moi qui m'ennuie surtout pas de nos $%?%?&& d'hiver québécois....

très gros soupir!

Nil
Zen Attitude! "Rester, c’est exister : mais voyager, c’est vivre!''
RO Rouanda72 Regular ·
10 pouces de neige ce matin en Abitibi et une température au-dessous de zéro! Yétais temps pour la neige, on voyait encore les rochesr dans les piste de Ski! Et pour la température [;)]
Franks - La magie d'aider les autres
CH Choucarde Globetrotter ·
Ca m'est arrivé le mal du pays ...Enfin il a fallut disons que je me trouve loin pour m'intéresser d'un peu plus près à mes orignes .peut etre que l'éloignement était juste un facteur déclanchant? Donc j'ai beaucoup bouquiné et puis ça m'a calmée une fois que j'en ai su assez.Mais j'avait l'impression ainsi de rester "près" des miens...Mais après ça ne me l' a pas refait.On s'en pose comme question dans la vie!
Choucarde
JE Jean8888 ·
Bonjour a tous,

Je suis tombe sur votre discution en cherchant des informations sur le mal du pays. En fait je suis en Chine depuis plus de 3 ans, jusque la tout allait pour le mieux, la France ne m'a jamais vraiment manque, mais depuis quelques semaines, je me sens tres deprimer, sans raisons particulieres.

J'ai beucoup voyage avant et ce "mal du pays" ne s'est jamais fait ressentir, peut etre que parcqu'on a jamais le temps de s'ennuyer lorsqu'on voyage.

En fait j'ai une sensation tres etrange, car j'ai par moment une grande envie de sauter dans le prochain avion pour Paris, et par moment je me demande si c'est vraiment ce dont j'ai envie. C'est cette oscilation d'humeur qui me fatigue et me deprime. Ce qui me manque le plus ce sont les amis et la famille, loin devant le fromage :-)

Bref tout ca pour dire qu'il doit etre plus facile a attraper lorsqu'on vit a l'etranger que lorsqu'on voyage.
BE Belgacan ·
Avoir le mal du pays apres deux jours ca se peut ca?...

Je me sens un peu conne, je n'ai jamais vecu ca. J'ai deja voyage, en mission humanitaire dans des pays en developpement, backpack, travaille 4 mois en Belgique... je n'ai jamais eu le mal du pays! Jamais!

Aujourd'hui, ca fait seulement deux jours que je suis en Afrique, pour le boulot, et j'angoisse. Je ne suis ici que pour 10 jours... franchement, je ne comprends pas trop d'ou ca vient. Mon boulot m'amene a travailler surtout avec des militaires, formation en maintien de la paix, c'est peut-etre ca qui ne passe pas. Je me sens toute seule, meme apres avoir discute avec des canadiennes ce soir.

Je suis plus forte que ca d'habitude. Tu as peut-etre raison, c'est peut-etre bien qu'une question d'humeur...

Je suppose que ca va passer. belga
AG Agare ·
Moi aussi j'ai connu le mal du pays. Cela faisait un petit temps que j'avais envie d'aller en Egypte, envie de voir les Pyramides. Mes amis y étaient allés et m'avaient parlé de la vie là-bas ils m'avaient montré des photos Là-bas, je n'aimais pas la nourriture... j'ai même eu la tourista... je m'en souviens encore très bien tellement cela a gâché mon séjour. Je n'avais plus qu'une seule envie, c'était de rentrer chez moi. A l'hôtel, le personnel n'était pas agréable et il ne faisait pas propre. Je ne m'imaginais pas que je n'allais pas me plaire! J'ai pourtant fait presque le même périple que mes amis... Cette année, j'ai quand même réservé des vacances mais cette fois-ci dans le sud... je reste en terre connue

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