Ci-dessous petit récit d'un grand souvenir de la RN5 (octobre 2009) Cette région est certainement la plus belle de Madagascar, n'hésitez pas à vous y aventurer en prenant votre temps, par petites étapes, avec des arrets à Manompana, Antanambe, Sahasoa...
Lever à 2h30 pour etre au rendez-vous du Taxi brousse 4x4 Toyota Hilux qui arrivera à 3h30. Petit tour de la ville pour récupérer quelques passagers et c’est parti… A la lueur des phares, le relief de la route et encore plus marqué et dès 5h les fantomes apparaissent sur les bas cotés : des hommes tous armés de leur coupe-coupe pour aller aux champs, des femmes avec leur bassine sur la tete, des écoliers… On commence la journée très tot à Mada (et on la finit aussi très tot). Ca roule tranquille, à 10-15km/h comme à l’aller, le chauffeur est prudent, il fait beau. Il y a une autre voiture devant. On repasse à Ivontaka, mon village préféré sur cette cote, dans une petite baie parfaitement circulaire, et je peux photographier cette magnifique rivière qui descend de la montagne sur des gros rochers noirs. En saison des pluies ça doit etre dantesque !... Je ne me lasse pas d’admirer ce paysage bleu, vert et rouge, on sort parfois de la route pour prendre la plage et faire souffler la suspension de la bete. Tout va bien, on avance doucement, on s’arrete pour un casse-croute et ajouter de l’eau dans le radiateur (opération facile, le bouchon a été définitivement enlevé). On repasse Antanambe, Manompana… Vers midi, arret. On ouvre le capot, le chauffeur et son mécano commencent à s’inquiéter, ça sent la panne. Compte-tenu de l’instrumentation déglinguée de la voiture quel a été le signal d’alarme ? Peut etre une lampe rouge que je n’ai pas vue ou une vibration anormale. Le chauffeur téléphone et je l’entends prononcer « alternateur » et « pompe ». Pas de panique, le mécano sort sa trousse à outils et démonte l’alternateur auquel est reliée la pompe à huile. On dépose tout parterre, on démonte la pompe à huile et on l’ouvre : le rotor est cassé, donc la pompe ne fonctionne plus. On essuie soigneusement avec des feuilles séchées, on termine avec un chiffon propre et on referme la pompe en ajoutant de la colle silicone, sans son rotor. Je m’inquiète un peu car la pompe est sensée assurer la circulation et la pression d’huile mais le mécano me répond « ça ira jusqu’à Tamatave ». Le moteur redémarre au quart de tour et c’est reparti !...Mora mora. Tout va bien, on repasse les différents bacs sans trop d’attente pour arriver à Sonierana-Ivongo ou la nuit commence à tomber mais on est maintenant sur le goudron et le Toyota, pas trop chargé, reprend sa vitesse de croisière, tranquille… Je sens une drole d’odeur, indéfinissable, une « odeur de chaud ». La voiture s’arrete et une troupe de gamines se précipite pour nous proposer des beignets et autres douceurs. Arret sakafo ? Le chauffeur ouvre le capot et me montre l’huile partout dans le moteur. Je comprends qu’il s’est passé quelque chose. Voilà des villageois sortis de nulle part attroupés autour de la voiture, prets à donner leur avis et à aider. Le chauffeur et son mécano sortent leur méchante lampe et j’aide avec ma lampe à diodes. Le noir est total, la voiture n’est pas garée sur le bas coté, les phares sont éteints pour économiser la batterie, bien sur pas de warning, pas de triangle de signalisation. Comme ça se fait souvent à Mada, peut-etre quelqu’un a-t-il posé une branche en amont pour signaler le problème. Heureusement, il n’y a pas beaucoup de circulation. Que c’est il passé ? En fait, apparemment, les 2 tuyaux d’huile (entrée/sortie du moteur) se sont déconnectés du moteur. Solution : remplacer les raccords au moteur par des bouchons. Va falloir ressortir les outils, du ruban téflon et la colle silicone… et trouver la solution pour transformer les raccords en bouchons. C’est là que qu’un villageois intervient. Avec son coupe-coupe tranchant comme un rasoir il va couper une branche sur le bas coté et tailler des bouchons sur mesure, à introduire dans les raccords. Ruban téflon et colle silicone aidant, ça devrait tenir (en spécialiste de l’étanchéité je donne mon avis sur les zones à traiter en priorité). Après essai, le bouchon du bas tient du premier coup ! Le bouchon du haut fuit et il faudra le refaire trois fois pour que ça marche !... Tout ça dans un calme et avec une patience étonnants. On rajoute de l’huile et de l’eau et c’est reparti !... Arret sakafo à Fénérive. Le spectacle est surréaliste, tout est noir, il y a beaucoup de monde dans les rues, toutes les gargotes sont ouvertes et éclairées par des petites lampes à pétrole, je ne reconnais plus la ville. Pour me dégourdir le corps, je me contente d’une poignée de cacahuètes et d’un beignet de manioc avec un coca tiède. On reprend la route pour Tamatave. Le moteur ronronne mais les phares n’éclairent rien, c’est dangereux… Heureusement le chauffeur connait bien la route, il y a encore plein de gens sur les bas-cotés, des kalèches surchargées qui surgissent brusquement de la nuit sans éclairage…Il fait plutôt frais, ce qui limite la chauffe du moteur. Arrivée à Tamatave à 23h, tout le monde est défoncé, nous avons parcouru 290 km. Je salue et on me jette dans un taxi complètement délabré pour rejoindre l’hotel les Flamboyants. Demain, stand-by. Semaine prochaine Ambatolampy et Ampefy par le goudron. Ca sera bien aussi. Ambatolampy, 70 km au sud de Tana. Spécialité : fonderies d’aluminium à partir de recyclage de canettes pour faire des instruments de cuisine, fabrication de baby-foot Ampefy : 140 km à l’ouest de Tana, le Puy de Dome sous les tropiques, centre géographique de Madagascar.









L'Albanie ne faisant pas partie de l'Europe concernant la téléphonie en tout cas :-) , nous avons été obligées d'acheter une carte SIM physique (sinon facture faramineuse si vous utilisez votre forfait français!) chez l'opérateur Vodafone AL à l'aéroport. Il est possible d'acheter sur internet avant de partir des forfaits avec une SIM virtuelle (e-sim) pour les téléphones compatibles sans avoir à changer de carte sur le téléphone. Mais devant l'incertitude sur le choix d'un forfait en ligne, nous avons préféré acheter une carte directement à l'aéroport de Tirana. Coût 31 euros pour 100 Go. C'est beaucoup trop 100 Go. Pour 40 Go, c'est 27 euros. Et la durée du forfait est de 21 jours. Bon il n'y a pas beaucoup d'euros de différence. Et c'était moins cher que sur internet. Ce forfait couvre bien tous les pays traversés par la chaîne des Balkans.
Conseil pour l'argent : toutes les guesthouses et logements acceptent les euros. La monnaie locale en Albanie est le LEK. Au Monténégro, c'est l'EURO. Les frais de banque suite au retrait d'argent dans un distributeur en Albanie est assez élevé : 8 euros pour un retrait de 600-700 LEK (200 euros) ! Donc il vaut mieux retirer de l'argent liquide (euros) en France. Ah oui, nous avions réservé tous les logements avant de partir. Mais le paiement se fait toujours en espèces. Prévoir environ 400-500 euros pour 9 jours de trek.
Shköder est une ville que j'ai appréciée, notamment sa rue piétonne bordée de nombreux restaurants et illuminée la nuit. Il est très agréable de s'y promener et d'y manger. La nourriture n'est pas chère. 2 belles salades + 2 bières : 14 euros :-) . Le prix des fruits également est très abordable : 3 euros le kilo de cerises contre 9-10 euros en France.
Les religions dans ces pays cohabitent très bien. Catholiques, musulmans. De notre balcon, mon amie a entendu pour la première fois "l'appel à la prière" lancé depuis une des mosquées de la ville.


Dodo dans les hauteurs de Theth, dans une guesthouse récente, "Mountain Vista Shkafi", avec une superbe vue.






And in Kyoto, the Nishiki Market:

This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions. I ended up using another well-known site, but I don’t like its layout as much. Now that I’ve just finished my Japan travel journal and need to prepare the one for Oman (where we went at the beginning of 2026), I thought I’d squeeze in my Laos travel journal—a destination we absolutely loved.



But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.

























Ooooooooh, des géants !
Ah comme je les aime ! Dans le Nord nous avons beaucoup de ces géants, comme Reuze Papa et Reuze Maman à Cassel, ou encore Gayant, Marie et leurs enfants Binbin, Jacquot et Fillon à Douai, et bien d’autres encore.
La ducasse d’Ath est de surcroît remarquable par son ancienneté, et son ancrage local ; il est fait mention d’une procession dès 1399, et aujourd’hui les nombreuses compagnies musicales sont encore locales (Ath et communes avoisinantes). Le rendez-vous est extrêmement populaire : une bonne partie de la population est là, toutes générations confondues… Tous connaissent les groupes, chars et géants, et chacun a son préféré ! A l’origine, ce sont des groupes religieux qui défilaient et illustraient des épisodes de la Bible ou de la Légende dorée. Puis progressivement le défilé s’est sécularisé et n’a cessé d’évoluer en intégrant de nouveaux géants, des personnages historiques ou des allégories, en lien avec l’histoire locale (Ath, Hainaut belge, Belgique).
Pour finir avec cette longue introduction, sachez que la Ducasse d’Ath dure plusieurs jours mais que le point culminant en est la procession extrêmement codifiée qui a lieu le 4ème dimanche d’Août (en fait la procession passe 2 fois, une le matin et une l’après-midi).


Il est suivi d’un géant humain, juché sur des échasses. C’est « Saint christophe de Flobech », qui tient un b��ton fleuri et porte le Christ sur ses épaules (là ce n’est pas un vrai enfant !). Apparu au 19ème siècle, il disparut ensuite du cortège avant d’y être réintroduit en 1976.







Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.























