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difficile de d'honorer une commande de 43 appareils quand Airbus n'arrive même pas à en fournir 10 par an.
De plus il y a aussi une menace sur l'A350
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Outre l'A380, deux autres programmes d'Airbus sont en difficulté

REUTERS | 05.10.06 | 19:16

PARIS (Reuters) - Les difficultés de l'Airbus A380, qui a désormais deux ans de retard, menacent deux autres programmes en développement de l'avionneur, le long courrier A350 XWB et l'avion de transport militaire A400M.
Comme pour illustrer la gravité de la situation, Christian Streiff, président d'Airbus, a souligné dans un entretien publié jeudi par le quotidien Le Monde que la société mettrait "une dizaine d'années pour revenir au niveau de Boeing, en termes de développement et d'efficacité".
Deux jours après avoir précisé l'ampleur du retard de l'A380, qui amputera son résultat opérationnel de 4, 8 milliards d'euros d'ici 2010, EADS, maison mère d'Airbus, a laissé planer le doute sur le lancement de l'A350 XWB, un avion pourtant qualifié de "fondamental" pour Airbus par Christian Streiff.
L'appareil avait été présenté cet été au salon aéronautique de Farnborough, près de Londres, dans une version améliorée destinée à contrer le succès du 787 de Boeing, dans le but de lancer son industrialisation cet automne.
EADS a précisé que la décision sur l'A350 ne serait prise que dans quelques semaines, même si le co-président exécutif du groupe, Thomas Enders, s'est déclaré personnellement favorable à ce programme.
Enumérant les conditions nécessaires au lancement de l'A350, un porte-parole d'EADS a cité les capacités financières, les ressources en termes de recherche & développement, la maîtrise des processus industriels et la nécessité de tirer les leçons des difficultés du programme A380.
"Même si nous arrivons avec trois à quatre ans de retard par rapport au 787 de Boeing, cette question (de l'A350) est capitale pour le développement d'Airbus. Etre absent d'un créneau qui représente 40% de la valeur du marché est difficile à imaginer", a plaidé Christian Streiff. "L'A350 est fondamental pour nous. C'est au conseil d'administration d'en décider", a-t-il ajouté.
L'avion de transport militaire A400M, qui a déjà reçu 192 commandes, n'est pas remis en cause, mais, dans un entretien au Financial Times, Christian Streiff a reconnu qu'il pouvait y avoir des retards de livraison et que, sur la base des structures de coûts actuelles, le programme n'était pas rentable.
A350 A TOULOUSE, A330 ET A340 À HAMBOURG
"Nous sommes sur le fil du rasoir en termes de calendrier. La situation est tendue, aussi bien avec nos fournisseurs qu'en interne. Nous sommes très exactement dans les temps mais n'avons plus de réserves (de temps)", a déclaré Christian Streiff.
Après avoir perdu 4% au lendemain de l'annonce du troisième retard de l'A380, le titre EADS a clôturé à Paris en baisse de 3, 04% à 21, 05 euros, ce qui porte le recul de la valeur à 34% depuis le début de l'année.
Le groupe européen d'aéronautique, de défense et d'espace entraîne dans son sillage les équipementiers comme Latécoère (-3, 10%) et Zodiac (-1, 20%).
Revenant sur les ratés du programme A380, Thomas Enders a décoché une flèche à Noël Forgeard, qui était président d'Airbus lors du lancement industriel du très gros porteur, en estimant que "dès le départ le calendrier de l'appareil était ambitieux".
La communication financière d'EADS sur les retards de l'A380 a été mise en cause jeudi par un actionnaire individuel qui a déposé une demande d'indemnisation devant un tribunal allemand. Le cabinet Rotter, qui s'occupe de ce dossier, a annoncé qu'il s'apprêtait à déposer d'autres plaintes dans les mois qui viennent émanant d'au moins une dizaine d'autres investisseurs.
Pour l'instant aucune des compagnies aériennes qui a commandé des A380 n'a procédé à des annulations mais Emirates