Nous étions dans le quartier des ministères, à Hanoï, et Anna se rappela soudain le besoin de photos d'identités pour faire une demande de visa pour un pays asiatique. Le quartier n'était pas très choisi pour trouver un photomaton ou un photographe; sur ces belles avenues il y avait surtout de beaux magasins proposant toutes les grandes marques d'électronique, vêtements ou parfums du globe; nous arrivons malgré tout à l'échoppe d'un photographe signalée par l'enseigne Fuji.
Elle donnait directement sur la rue, aucune porte ou vitrine n'en fermait l'accès. La moitié de la boutique était occupée par une grosse photocopieuse dont le capot était ouvert. Deux gamins travaillaient avec des brosses à dents ou des chiffons à lui redonner une nouvelle jeunesse.
Dans la deuxième moitié du magasin, trois hommes étaient assis, affairés sur le même ordinateur. Un homme que j'appèlerai M. Li menait le travail. Etait ce de la retouche photo?
Nous nous sommes enquis du prix des photos d'identités auprès de celle qui devait être Mme Li.
Elle nous annonce un prix de quelques millions de Dongs, ce qui revenait, si je me souviens à 2 Euros.
Satisfaits du prix nous commandons ces photos d'identité, tout en étant dubitatifs quant aux possibilités techniques de prendre des photos dans cet exiguïté et ce capharnaüm.
Eh bien, pour nous, visiteurs de peu de foi, c'était sans compter avec l'astuce et l'ingéniosité Vietnamienne!
La ruche se met en mouvement; du fond de la boutique surgit un projecteur et un grand disque blanc en papier qu'un des gamins va tenir derrière Anna. Mme Li vient brosser les cheveux d'Anna. M.Li règle le projecteur et fait prendre plusieurs poses à Anna en lui bougeant la tête. La petite échoppe s'est transformée par magie en studios Harcourt - succursale d'Hanoï! A la seule différence avec la grande maison de Neuilly, c'est que Mme Li n'a pas prévu de maquiller Anna, quoique si on l'avait demandé, elle aurait surement poussé le professionnalisme jusque sortir une trousse de maquillage!
Enfin M.Li fait plusieurs prises de vue en se tordant le corps comme photographe pro.
Nous nous sommes bien amusés et sommes contents de la rencontre tout comme la famille de M.Li; nous avons pu échanger quelques mots en anglais. Le cercle blanc est bientôt retiré ainsi que le projecteur; nous pensons donc avoir juste à attendre les photos avant de partir découvrir les richesses de Hanoï et remercier cette sympathique famille.
Eh bien non! M.Li s'assoit à son ordinateur avec ses deux acolytes et commence une séance de Photoshop sur les photos d'identité de sa prise de vue. Après des manoeuvres rapides et compliquées, il est satisfait du résultat et nous aussi.
Il commande l'impression; trois minutes plus tard les photos descendent d'une grosse goulotte issue d'une énorme machine. La séance de pose et coup du Photoshop pour de simples photos d'identité nous ont bien fait rigoler, et cette fois nous nous apprêtons à partir.
Eh bien non! M.Li sort une bombe aérosol et en projète sur les photos, après quoi Mme Li amène un sèche cheveu pour sécher ce qui est devenu une oeuvre.
Pendant ce temps je souhaite fixer ces instants sur mon numérique; et je me mets à photographier l'échoppe. M'apercevant, M.Li veut lui aussi fixer cet instant et il se plaque près d'Anna dans une posture très macho renforcée par sa fine moustache et son pantalon de cuir moulé
(J'avais déjà remarqué au Japon la fascination des photographes asiatiques pour les modèles européens)
Nous payons les quelques millions de Dongs demandés pour les photos d'identité, à Mme Li, mais pendant ce temps M.Li récupère ma carte mémoire, et se remet à l'ordinateur avec ses compères pour traiter mes images. Et toute la chaine de traitement recommence!
Une demi heure plus tard M.Li nous remet des tirages de ma prise de vue, gracieusement et se garde une photo de lui et Anna. Cette photo trône maintenant sur son comptoir, au milieu d'autres photos où M.Li a des poses de chasseur de tigre.
Nous nous quittons avec force "Hello".
Comment voulez vous maintenant que nous fassions des photos d'identités en Europe, c'est trop anonyme ou trop "lave à vite". Heureux déjà si les photos prises en automatique ne nous montrent pas avec des yeux globuleux, une mine défaite, un air taré, une figure de Martien, un teint blafard, ou une peau brulée.
Nous retournerons à Hanoï en faire une provision, d'ailleurs les photos de M.Li sont moitié prix.
Original post



















Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...



I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far-from-exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, the Nishiki Market:


A little sneak peek?















Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.







But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.














Ooooooooh, giants!
Oh, how I love them! In the North, we have lots of these giants, like Reuze Papa and Reuze Maman in Cassel, or Gayant, Marie, and their children Binbin, Jacquot, and Fillon in Douai, and many more.
What’s more, the Ducasse of Ath is remarkable for its age and local roots; a procession was first mentioned in 1399, and today the many musical groups are still local (Ath and surrounding towns). The event is extremely popular: a good part of the population is there, all generations mixed together. Everyone knows the groups, floats, and giants, and each has their favorite! Originally, religious groups paraded, illustrating episodes from the Bible or the Golden Legend. Gradually, the parade became secular and kept evolving by adding new giants, historical figures, or allegories linked to local history (Ath, Belgian Hainaut, Belgium).
To wrap up this long introduction, know that the Ducasse of Ath lasts several days, but the highlight is the highly codified procession that takes place on the 4th Sunday of August (actually, the procession passes twice, once in the morning and once in the afternoon).


It’s followed by a human giant on stilts: "Saint Christopher of Flobecq," holding a flowered staff and carrying Christ on his shoulders (this time, not a real child!). It appeared in the 19th century, then disappeared from the procession before being reintroduced in 1976.






