bonjour a tous, j ai deja lu differents postes sur les methodes d apprentissage du thai, , bien sur rien de mieux que de le faire sur place mais bon en attendant d y etre j aimerais connaitre quelques sons, prononciation, vocabulaire...
si vous avez des sites valables n hesitez pas ceux des post que jai vu tombaient a leau a chaque fois.
j ai telecharger la methode thai sur emule mais jai simplement la prononciation sans savoir ce que ca veut dire qqun sait ou je pourrais acheter juste le livre sans les cd histoire de depenser un peu moins merci d avance.
Popular discussions · Asie du Sud-Est
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Salut à tous !
J'ai déjà réservé mes vols pour la Birmanie et mon itinéraire est déjà planifié. Mais je sais pas si c'est comme ça pour tout le monde mais je commence à me rendre fou à essayer de trouver une place où se loger !
Nous sommes deux et nous partons de Bangkok à Mandalay directement (avec Air Asia) et déjà j'ai de la difficulté à me trouver de quoi. En plus, nous pouvons nous permettre un hébergement de 30$US... et déjà, 2 hôtels que j'ai demandé annoncent déjà complets. Je n'ose pas imaginer comment un backpacker à petit budget réussirait à survivre !
Comment avez-vous procédé pour les réservations ? Par email ? Par téléphone ? En y allant directement ?
Quelqu'un a des recommandations pour Mandalay, Bagan ?
Merci
J'ai déjà réservé mes vols pour la Birmanie et mon itinéraire est déjà planifié. Mais je sais pas si c'est comme ça pour tout le monde mais je commence à me rendre fou à essayer de trouver une place où se loger !
Nous sommes deux et nous partons de Bangkok à Mandalay directement (avec Air Asia) et déjà j'ai de la difficulté à me trouver de quoi. En plus, nous pouvons nous permettre un hébergement de 30$US... et déjà, 2 hôtels que j'ai demandé annoncent déjà complets. Je n'ose pas imaginer comment un backpacker à petit budget réussirait à survivre !
Comment avez-vous procédé pour les réservations ? Par email ? Par téléphone ? En y allant directement ?
Quelqu'un a des recommandations pour Mandalay, Bagan ?
Merci
Bonjour,
Je m'apprete à acheter des billets pour bangkok depuis bordeaux pour un départ fin fevrier et retour mi mars. Nous voyageons à 4 dont 2 jeunes filles de 9 et 12. Je cherche des vols dont le temps total de trajet n'excède pas 16h.
Pour l'instant, le mieux que j'ai pû trouver est un aller-retour pour 4 à 3600euros (3400 il y a 1 semaine, donc il faut aller vite) environ avec la compagnie KLM via Amsterdam. Temps de vol aller 15h10 et retour 15h05.
Quelqu'un à t-il un un bon plan à me communiquer avant que je me lance dans l'achat de mes billets.
Merci d'avance.
Je m'apprete à acheter des billets pour bangkok depuis bordeaux pour un départ fin fevrier et retour mi mars. Nous voyageons à 4 dont 2 jeunes filles de 9 et 12. Je cherche des vols dont le temps total de trajet n'excède pas 16h.
Pour l'instant, le mieux que j'ai pû trouver est un aller-retour pour 4 à 3600euros (3400 il y a 1 semaine, donc il faut aller vite) environ avec la compagnie KLM via Amsterdam. Temps de vol aller 15h10 et retour 15h05.
Quelqu'un à t-il un un bon plan à me communiquer avant que je me lance dans l'achat de mes billets.
Merci d'avance.
Thaïlande, Philippines, Vietnam, Cambodge, Indonésie, Birmanie ...
Voila autant de destination qui m'attire depuis longtemps.
Mais voila, j'ai déjà été aux philippines l'année passé et ce qui m'a le plus énervé c'est bien la mentalité des philippins, après coup j'ai donc vérifier sur internet et j'ai constaté que beaucoup d'autres blanc aussi bien Européen que Américains faisait les mêmes constat que moi.
Le philippins est : - Lourd - Attiré par votre argent uniquement - Ment, ment et ment encore (les rois du mensonges) - Le rois de l'embrouille - Ne connait pas l'heure - S'énerve facilement - En cas de pb vous aurait toujours tord, (la police y est corrompu) - Il ne vous dit jamais Non ou qu'il ne sait pas, et préfère vous dire n'importe quoi à la place (parfois ça vous foutra dans la merde, mais ils s'en foutent, après tout vous êtes milliardaire dans leur tête) - N'est pas strict en général, rien n'est organisé tout est bordélique, pas d'idée suivie, aucune rigueur dans leur esprit, c'est toujours bon, puis c'est jamais bon, dans tous les cas c'est : 100% faux plan ! - N'a pas d’éducation, pas de correction, pas fin pour un sous ! (je viens d'un milieu pauvre, la misère n'a rien à voir avec ça) - N'est pas tourné vers l’extérieur, intéressé par rien, si ce n'est qu'en foutre le moins possible, attendre, boire de la bière Red Horse et ce reproduire ! - Est jaloux de vous (n'oubliez pas que vous blanc, vous êtes tous des Victor Newman multimilliardaire)
Tout est faux, les rapport sont faux, les sourire sont faux, les histoires sont fausse, même entre eux ils sont faux, alors avec vous c'est pour dire - et pour eux dite le vous cette attitude est Normal ! -
Bref un truc à vous rendre dingue sur le long terme ... à moins de rester qu'entre blanc !
Les tourristes naif de passage n'y verront surement que du feu, c'est pas en passant 3 semaines de vacance que ça ce vie, et c'est pas en fréquentant les airport, les hotels city state, les taxis, ou les plages à boracay que vous vous en rendrait compte !
Alors sortir de son taxi climatiser 3 minutes et voir que tout le monde vous sourie et semble s'intéressé à vous - Oh qu'ils semblent tous gentils ces petits philippins. (ne vous y fié pas, la-bas c'est bien la maxime à retenir)
95% des gens qui ont vécut un certain temps la-bas, que j'ai rencontré, ou qui témoigne parfois sur internet sont unanime et pense pareil !
Un petit exemple gentil du quotidien lorsque j'étais aux philippines : Boracay, ma copine philippine fume, c'est interdit de fumer sur la plage, on avait pas vu (et puis c pas a moi de gérer sa clope dans son propre pays). Un groupe l'arrête, j'étais plus en avant et moi je ne fume pas. J'attend à distance un peu, puis je vais voir ce qu'il y a. Ct des policiers de plage. Alors qu'ils allaient la laisser repartir sans aucun pb malgré l'infraction, dès que je suis arrivé (un blanc) tout le discourt à changer et amende de 500 pesos.
Manille centre ville, je me dispute avec ma copine (la même) dans la rue, un mec en tricycle (le même mec qui m'aurait en tant normal fait un gros sourire pour que je prenne/paie sont tricycle) vient et me dit en gros : "Mois philippins - elle philippine - toi étrangé ici - toi aucun droit - je vais chercher la police !" En me faisant bien comprendre que ça serait pour ma pomme.
Note : Non je ne me suis pas fait arnaquer plus que de moyenne (car hyper vigilent), et pas par ma copine !
- -
Ma question est donc simple, pour ceux qui connaissent bien l'asie du Sud Est est-ce que c'est pareil en : Thaïlande, Vietnam, Cambodge, Indonésie, Birmanie ... ?
Merci
Voila autant de destination qui m'attire depuis longtemps.
Mais voila, j'ai déjà été aux philippines l'année passé et ce qui m'a le plus énervé c'est bien la mentalité des philippins, après coup j'ai donc vérifier sur internet et j'ai constaté que beaucoup d'autres blanc aussi bien Européen que Américains faisait les mêmes constat que moi.
Le philippins est : - Lourd - Attiré par votre argent uniquement - Ment, ment et ment encore (les rois du mensonges) - Le rois de l'embrouille - Ne connait pas l'heure - S'énerve facilement - En cas de pb vous aurait toujours tord, (la police y est corrompu) - Il ne vous dit jamais Non ou qu'il ne sait pas, et préfère vous dire n'importe quoi à la place (parfois ça vous foutra dans la merde, mais ils s'en foutent, après tout vous êtes milliardaire dans leur tête) - N'est pas strict en général, rien n'est organisé tout est bordélique, pas d'idée suivie, aucune rigueur dans leur esprit, c'est toujours bon, puis c'est jamais bon, dans tous les cas c'est : 100% faux plan ! - N'a pas d’éducation, pas de correction, pas fin pour un sous ! (je viens d'un milieu pauvre, la misère n'a rien à voir avec ça) - N'est pas tourné vers l’extérieur, intéressé par rien, si ce n'est qu'en foutre le moins possible, attendre, boire de la bière Red Horse et ce reproduire ! - Est jaloux de vous (n'oubliez pas que vous blanc, vous êtes tous des Victor Newman multimilliardaire)
Tout est faux, les rapport sont faux, les sourire sont faux, les histoires sont fausse, même entre eux ils sont faux, alors avec vous c'est pour dire - et pour eux dite le vous cette attitude est Normal ! -
Bref un truc à vous rendre dingue sur le long terme ... à moins de rester qu'entre blanc !
Les tourristes naif de passage n'y verront surement que du feu, c'est pas en passant 3 semaines de vacance que ça ce vie, et c'est pas en fréquentant les airport, les hotels city state, les taxis, ou les plages à boracay que vous vous en rendrait compte !
Alors sortir de son taxi climatiser 3 minutes et voir que tout le monde vous sourie et semble s'intéressé à vous - Oh qu'ils semblent tous gentils ces petits philippins. (ne vous y fié pas, la-bas c'est bien la maxime à retenir)
95% des gens qui ont vécut un certain temps la-bas, que j'ai rencontré, ou qui témoigne parfois sur internet sont unanime et pense pareil !
Un petit exemple gentil du quotidien lorsque j'étais aux philippines : Boracay, ma copine philippine fume, c'est interdit de fumer sur la plage, on avait pas vu (et puis c pas a moi de gérer sa clope dans son propre pays). Un groupe l'arrête, j'étais plus en avant et moi je ne fume pas. J'attend à distance un peu, puis je vais voir ce qu'il y a. Ct des policiers de plage. Alors qu'ils allaient la laisser repartir sans aucun pb malgré l'infraction, dès que je suis arrivé (un blanc) tout le discourt à changer et amende de 500 pesos.
Manille centre ville, je me dispute avec ma copine (la même) dans la rue, un mec en tricycle (le même mec qui m'aurait en tant normal fait un gros sourire pour que je prenne/paie sont tricycle) vient et me dit en gros : "Mois philippins - elle philippine - toi étrangé ici - toi aucun droit - je vais chercher la police !" En me faisant bien comprendre que ça serait pour ma pomme.
Note : Non je ne me suis pas fait arnaquer plus que de moyenne (car hyper vigilent), et pas par ma copine !
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Ma question est donc simple, pour ceux qui connaissent bien l'asie du Sud Est est-ce que c'est pareil en : Thaïlande, Vietnam, Cambodge, Indonésie, Birmanie ... ?
Merci
Bonjour,
J'aimerais connaître l'avis de gens aimant la Thaïlande et voyageant avec des enfants... Quelle autre destination avez-vous appréciée?
Nous allons pour la 2ème fois consécutive en Thaïlande cet hiver et un 3ème voyage avec des amis et leurs enfants est prévu pour cette même destination dans 2 ans.
Je cherche un pays, pas nécessairement en Asie, où les déplacements, l'hébergement et les contacts sont aussi faciles qu'en Thaïlande pour repartir l'hiver prochain avec nos enfants qui auront 14 et 6 ans.
Où avez-vous passé un très bon moment, où vous êtes-vous sentis en sécurité, où avez-vous pu concilier visites et plages, farniente et culture sans "y laisser un bras"?...
Merci de me soumettre vos idées, vos conseils...🙂
J'aimerais connaître l'avis de gens aimant la Thaïlande et voyageant avec des enfants... Quelle autre destination avez-vous appréciée?
Nous allons pour la 2ème fois consécutive en Thaïlande cet hiver et un 3ème voyage avec des amis et leurs enfants est prévu pour cette même destination dans 2 ans.
Je cherche un pays, pas nécessairement en Asie, où les déplacements, l'hébergement et les contacts sont aussi faciles qu'en Thaïlande pour repartir l'hiver prochain avec nos enfants qui auront 14 et 6 ans.
Où avez-vous passé un très bon moment, où vous êtes-vous sentis en sécurité, où avez-vous pu concilier visites et plages, farniente et culture sans "y laisser un bras"?...
Merci de me soumettre vos idées, vos conseils...🙂
bonjour , j ai entendu parlais qu il y aurait un bamboo train a phnom penh ??
comme a battambang... j aimerais trouver des infos sur cette endroit...
ou il se trouve a pe prés ?? si , il existe encore , vu qu il parlais de fermer le bamboo train pour relancer le rail au cambodge , ect..
je suis preneur de toutes infos sur le bamboo train au cambodge , merci d avance... a tous...🙂
Bonjour,
Je suis souvent venue sur ce forum pour piocher des informations ou juste rêver aux voyages des uns et des autres ! Cette fois ci nous préparons notre voyage au Vietnam à noël prochain. Nous serons deux familles avec en tout quatres enfants de 6 à 10 ans. Nous avons prévu de passer 8 jours dans le delta du Mékong et nous souhaiterions que ce soit plutôt hors des sentiers battus.
Nous avons lu dans le lonely qu'il est possible de loger chez l'habitant. Est ce que quelqu'un aurait des renseignements là dessus et notamment ou s'adresser ?
Est ce que quelqu'un pourrait nous suggérer un itinéraire sachant que l'on aurait peut être aimer faire une petite halte à la mer (Rach gia ou Ha tien). Nous aimerions alterner les trajets en bus et bateau pour que cela soit plus sympa avec les enfants.
Merci des renseignements que vous pourriez nous apporter.
La compagnie ne desservira plus Phnom Penh à partir de mars prochain, deux ans après l’ouverture de sa route vers le Cambodge.
Lire la suite...
Bonjour à tous!
Avec mon ami, nous partons pour un tour du monde en janvier 2012. Nous arriverons en asie du sud est en septembre approximativement. Nous voulons faire le Vietnam, le Cambodge, le Laos et la Thailande. L'ordre des pays vous parait il judicieux ( visas etc..)?
De plus, avez vous des conseils d'itinéraires, de choses à ne surtout pas manquer? ce sera peut être notre seule occaz' de visiter alors tous les conseils sont les bienvenus :)
merci
Steph et Max
merci
Steph et Max
Bonjour!
Nous nous rendons au Vietnam ce mois d aout avec la compagnie Qatar airways.
Notre vol ( barelone - HoChiMin) fais escale à Doha, 9h de transit à l aller et 23h de transit au retour!!
Voici mon interrogation: y a t il obligation de prise en charge lors de ces escale?
Notre billet est en classe éco (800€ aller retour)
Un ami me dit que les compagnies ont pour obligation d offrir l hotel pour les escales de plus de 8h (obligation internationnale). Mais aux vues des post précédement consulté j ai un doute quant à cette obligation.
Nous avons appellé Qatar Airways à paris qui nous explique que "non" , la prise en charge n est pas automatique. Il propose un forfait de 120€ pour hotel navette repas pour les escale de plus de 8h a CONDITION qu il n y ai pas de vol prévu entre temps. apparement il y aurai un vol intermédiaire pendant l escale du retour (23h) , mais cest un vol qui nous aurai couté le double !!!!
Pour finir , l agence de Qatar à paris me dis de nous renseigner auprès de celle de barcelone (lieu du départ), et que "peu t etre" il prendrons en charge ou non, mais qu il y a peu de chance.
Si quelqun à des renseignements plus précis j attend vos commentaires!!!
On me dis qu il faut insister!! mais j ai peu d arguments pour leur faire accepter cette prise en charge gratuite!!!
Je précise que nous avons pris ces billets pâr l intermédiaire de "Bravo Fly" et donc obtenus seulement des feuilles de "reservation", par la suite nos billet seront imprimés sur place à l aéroport de barcelone, ce qui explique l absence de sigle "STPC allowed" ou "not allowed"
Donc si nous n'obtenons rien de l agence de barcelone nous sommes bon pour 9h d escale aller et 23h au retour!!! Ce qui nous laissera grand temps pour profiter du terminal de Doha... Bien sur hors de question de payer 120€ pour l hebergement.. Budget trop serré.
Voila tout.. D après vous y a t il obligation de prise en charge? Et donc pensez vous qu il me suffit d insister? d exiger? Doit on la jouer " au culot" et nous glisser dans la bonne file d attente à doha? et nous faire inclure dans lels passager pris en charge? Je ne sait que faire !!! Toutes vos idées ou suggestions seront bienvenues!!!
Merci
Voila tout.. D après vous y a t il obligation de prise en charge? Et donc pensez vous qu il me suffit d insister? d exiger? Doit on la jouer " au culot" et nous glisser dans la bonne file d attente à doha? et nous faire inclure dans lels passager pris en charge? Je ne sait que faire !!! Toutes vos idées ou suggestions seront bienvenues!!!
Merci
Hello , je reviens tout juste de ma 5e visite en Thailande , et c'est la première fois que j'ai une mauvaise impression en rentrant chez moi .
Je tiens à dire que je suis resté sur l'autoroute touristique cette fois ci , donc ce n'est seulement qu'une impression dans ce contexte et non en dehors .
Mon dernier voyage remonte à 2010 dans ce pays .
Premierement : le sourire disparait de plus en plus , et il etait deja en perte dans les stations balneaires telles que Koh Samui , Phuket , Krabi , mais ici je trouve l'accueil parfois meme "agressive" , ou l'inverse completement blasé . Vous etes là pour cracher du fric et on vous le fait bien sentir , le tout avec une technique bien rodée.
Les prix ont augmenté , certains atteignent des sommets de stupidité comme ce pad thai kong à 200 baht dans un food center de phuket ... alors qu'on en trouve à 30 baht dans le nord du pays ... La bière elle aussi a prix de la valeur , le meme prix qu'en france . Heureusement , le rapport qualité/prix de l’hôtellerie reste excellent .
Deuxiemement : des travaux , des travaux partout ... impossible de dormir tranquille sans avoir un bruit de marteau , de perceuses , des chantier partout, puis des hotels en masse, des restos en masse, des massages/spa tous les 50metres . Saoulant .
Niveau environnement , la aussi ca devient franchement déguelasse . Les plages sont très sales hors saison , en particulierles plages de ko lanta jonchés de dechets , une vraie poubelle !! Les thailandais ne sont pas vraiment les amis de la terre mais les voire se ballader en ville ou au bord de plage avec des especes protegés comme les lemuriens et les gibbons pour les photos souvenirs des touristes , c'est gerbant .
Voila vraiment déçu de l'evolution de ce pays , si j'y retourne c'est pour le nord que j’affectionne , mais le nom de pays du "sourire " ne me semble plus approprié .
Allez aux philippines , de vrais sourires et des habitants vraiment sinceres et attachants .
Bonjour, comment faire pour reçevoir toute les chaine française a patong, tf1 fr2, fr3, canal +, m6, rtl9 paris premiere, w9, canalsat etc.... j'aimereai savoir si c'est possible, quel demodulateur, satelite je suis pres a mettre 50-100€ par mois, j'ai vue qu'a pattaya certain hotel français on les chaine canal + tf1 m6 etc.... pouvez-vous me renseigner merci sa doit comme meme etre possible de reçevoir les chaine française en thailande!
Bonjour,
En septembre 2009, mon fiancé et moi partons pour un an à Bandung (expatriation professionnelle).Je suis un peu stressée. J'aimerais en savoir un peu plus sur cette ville...connaitre le nom des quartiers calmes et sympas(en vue d'y louer une maison).Peut être existe-t-il des quartiers ou se regroupent les européens... Existe -t-il des endroits pour apprendre l'indonésien à partir du francais? Connaissait vous des forums sur lesquels je pourrais discuter avec des personnes qui habitent déjà sur place ou des étudiants indonésiens qui apprenent le francais ?
Merci d'avance pour vos réponses.
En septembre 2009, mon fiancé et moi partons pour un an à Bandung (expatriation professionnelle).Je suis un peu stressée. J'aimerais en savoir un peu plus sur cette ville...connaitre le nom des quartiers calmes et sympas(en vue d'y louer une maison).Peut être existe-t-il des quartiers ou se regroupent les européens... Existe -t-il des endroits pour apprendre l'indonésien à partir du francais? Connaissait vous des forums sur lesquels je pourrais discuter avec des personnes qui habitent déjà sur place ou des étudiants indonésiens qui apprenent le francais ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Bonjour à tous
Nous prenons Egyptair pour nous rendre à Bangkok (via une escale au Caire) Quelqu'un serait-il si un repas est proposé sur ces vols ?
Le but étant de nous organiser sur la question des repas (préparation ou restau si pas de repas dans l'avion ?)
Merci
Tyto~
Nous prenons Egyptair pour nous rendre à Bangkok (via une escale au Caire) Quelqu'un serait-il si un repas est proposé sur ces vols ?
Le but étant de nous organiser sur la question des repas (préparation ou restau si pas de repas dans l'avion ?)
Merci
Tyto~
Bonjour à tous,
Que me conseillez-vous? Changer mes Euro en Baht sur Paris, ou les changer directement en Thailande?
Si vous avez des adresses sympas et intéressantes, je suis preneur de tout!
Merci beaucoup 😉
Que me conseillez-vous? Changer mes Euro en Baht sur Paris, ou les changer directement en Thailande?
Si vous avez des adresses sympas et intéressantes, je suis preneur de tout!
Merci beaucoup 😉
bonjour
Désolé de polluer le forum avec une énième question sur les visas
Mais après plusieurs recherches je n'ai pas vraiment trouvé de réponse à ma question .
Je voudrais avoir votre avis sur une demande de visa français pour ma petite amie thaïlandaise , sur le site de TLS contact j'ai commencé à remplir ma demande de visa et là je suis tombé sur une demande de visa en vue d'un mariage en France alors que je cherchais le formulaire pour une demande de visa visite priver .Cela fais maintenant deux ans et demi que je suis avec mon amie est et trois an que j'habite en Thaïlande donc ce n'est pas une petite amourette de voyage , de se fait un mariage ou PACS en France est tout à fait envisageable surtout si cela simplifie la demande de visa donc ma question est la suivante à votre avis , d'une demande de visa en vue d'un mariage ou d'une demande de visa visite priver lequel serait le plus simple à obtenir d'autant plus que pour la première fois je comptais demander un visa de deux mois pour rester plausible alors que j'aurais besoin d'au moins six mois ou plus pour raisons professionnelles j'envisagé donc qu'elles rentrent seule au bout de deux mois , mais forcément c'est pas ce que l'on souhaite
Voilà qu'en pensez-vous ?
Pour info mon amie un petit resto depuis peux sur Samui avec un book qui tient la route sans être bien sûr milliardaire
merci
bonjour à tous, je vais bientôt partir au Cambodge pour un stage de 4 mois. Je vais normalement loger à la Rega Guest House et au vue des commentaires, ca à l'air simpa mais j'ai une petite question à vous poser, à vous, connaisseurs!!! Y a t-il internet dans la guest house? Merci à tous pour vos réponses et pour votre aide sur les différents forums, vous êtes des 😇.
Bonjour,
nous souhaiterions réserver un hôtel quelques jours pour visiter Bangkok (avant de partir pour Phuket) pour notre voyage de noces. Nous avons vu l'hôtel Ibis Riverside qui a l'air sympa. Il est situé à l'ouest du fleuve Chao Phraya (sur la rive), assez près du centre ville. Par contre il semblerait qu'il faille prendre un "river taxi" pour rejoindre l'autre rive afin de prendre le métro aérien (impossible de traverser à pied via un pont ?). Je trouvais sympa d'être situé près du métro aérien mais j'ai l'impression que le fait d'être situé de l'autre côté du fleuve est un handicap pour aller visiter Bangkok, quelqu'un pourrait-il me renseigner là dessus ?
Merci d'avance !
PS : si quelqu'un connaît cet hôtel, n'hésitez pas à me donner votre avis😉
Merci d'avance !
PS : si quelqu'un connaît cet hôtel, n'hésitez pas à me donner votre avis😉
Bonjour à tous,
J'ai passé un peu moins d'un mois en Birmanie cet été. Comme j'ai pas mal profité des divers conseils et récits de ce forum pour préparer mon trip, je poste à mon tour mon expérience, en espérant que cela serve à d'autres voyageurs. Vous vous rendrez vite compte que j'ai adoré ce pays et que je ne peux que conseiller d'y aller.
Préparatifs
J'ai pris mes billets assez tard (11 mai, pour un départ le 20 juillet). Je m'en suis sorti pour 850 euros AR, pour un Paris-Bangkok via Istanbul avec Turkish Airlines. Trouvé sur Opodo via easyvols.fr. J'ai ensuite booké un Bangkok-Rangoon avec Air Asia, ici aussi un peu tard (le... 18 juillet, pour le 21). 5600 Baht l'aller-retour (payable de France par CB sans aucun pb, Air Asia a même une hotline française dont les employés parlent bien français). Par contre, mon vol retour Rangoon->Bangkok a été annulé, et je suis parti le 14 au soir au lieu du matin. Bien surveiller sa boîte mail, ils avertissent de ce genre de désagréments. J'ai eu du bol d'avoir prévu large, ça m'aura juste fait passer un jour de moins à Bangkok (ce qui n'est pas plus mal...).
21 juillet
Après une grève des bagagistes à Charles-de-Gaulle qui a mis en retard mon Paris-Istanbul de 2 heures, un Istanbul-Bangkok, une journée à pioncer sur les sièges de l'aéroport de Bangkok, un Bangkok-Rangoon en Air Asia, je me fais accueillir par une jolie pancarte à mon nom par les jeunes du Motherland Inn. Anecdote représentative du séjour : sur 8 touristes à être accueillis comme moi, 6 ou 7 sont français. Décidément, la sur-représentation des français dans la population de touristes touche beaucoup de pays. Un trajet en minibus dans Rangoon (sous la pluie, comme il se doit), un rapide aperçu de la Paya Shwedagon, et nous voilà au Motherland Inn. Chambre simple, avec SdB individuelle, sans AC : 15 $. Rien de bien folichon. Par contre, très bon accueil au Motherland : toutes les filles de la réception sont sympas, efficaces, rapides, souriantes; idem pour les serveurs du resto. Prix du resto corrects, pour Rangoon.
22 juillet
En sortant du Motherland Inn, je tombe sur Peter, un polonais, et Han, un guide de Rangoon qu'il a rencontré la veille. On discute un peu, et on part visiter la ville ensemble. Première étape : changer des dollars. Chez un bijoutier du Bogyoke market, je change 200 dollars à 1$ = 770 K. Rangoon est évidemment le meilleur taux du séjour.
Très agréable journée à Rangoon. Nous commençons par une balade à pied dans la ville. On arrive à la Sule Paya, qui marque le centre ville de Rangoon. On ne peut pas rentrer dedans, seulement faire le tour du stupa, donc il n'y a pas grand intérêt à la visiter, et à lâcher 2$ au gouvernement. On commence par le Bouddha couché de la pagode Chauzkhtakyi, sympa; on redescend à pied vers la ville en longeant le lac Kandawgyi. Après un fried rice, on prend un taxi vers la pagode Botataung, dans laquelle on peut rentrer : jolis couloirs aux murs dorés, ferveur des birman(e)s devant un reliquaire contenant un cheveu de Bouddha. On finit par la pagode Kyauk Tan Ye Lei, située à Thanlyin, village qu'on rejoint en bus puis pick-up grâce à l'expertise de Han (les bus birmans sont incompréhensibles). Jolie pagode au milieu d'un petit lac. Retour à Motherland, et on prend rendez-vous le lendemain pour la Shwedagon. A l'hôtel, je partage une chambre double avec Peter (13$ pour 2, ventilo, douches et wc communs, propres).
23 juillet
En avant pour la Paya Shwedagon. Site vraiment exceptionnel. J'y ai passé 5 bonnes heures, et j'en suis parti uniquement parce que j'étais sur le point de mourir de soif. De l'or, du blanc immaculé, des stupas, des statues de Bouddha, des lions des temples à perte de vue; un stupa central comportant plusieurs centaines de kilos d'or pur. Mais surtout (et mon passage à Bangkok me fera réaliser l'importance de cet aspect) : DES BIRMANS. La Shwedagon est un lieu de culte vivant : on y croise moines adultes et enfants, mais aussi les habitants de Rangoon qui viennent y faire leurs prières, y passer une journée de jeûne (qui comprend pas mal de sieste). Les moines abordent facilement les touristes. Je croise une cérémonie honorant un enfant qui va devenir novice : richement habillé et maquillé, il fait le tour de la pagode sur les épaules de son père, suivi par des membres de la famille qui portent des présents. Après cette cérémonie, il sera tondu et prendra l'habit de moine. Han me fait la visite pendant une heure ou deux, puis, à ma demande, me laisse seul pour le reste de la journée. En résumé, la Shwedagon c'est magique : on y voit la ferveur bouddhique des Birmans, qui ne sont pas envahis de touristes (j'ai dû en croiser une vingtaine en 5 heures...)
En sortant, je reprends un taxi vers le centre, mange une noodle soup au Shan Noodle 999 (32th St, 1000K la soupe, très bon). je passe le reste de la jornée à déambuler dans les rues de Rangoon, et file au Bogyoke Market pour m'acheter un longyi (3500K, après un peu de négo). Le longyi c'est cool pour visiter les temples, mais aussi super confortable : je le porte fréquemment à la maison :)
Ma flemme, et la situation excentrée de Motherland, me pousse à y dîner de nouveau le soir. Je retrouve Han, avec qui j'avais discuté d'une excursion au Rocher d'Or. C'est parti pour l'aller-retour sur les deux prochains jours.
Rangoon me laisse une impression mitigée. La Paya Shwedagon est vraiment un des grands moments du séjour; le reste des temples que j'ai visités ne me laissera pas un souvenir impérissable (sauf peut-être le Kyauk Tan Ye Lei... qui n'est pas à Rangoon). Se balader dans la ville est par contre intéressant, rien que pour voir les immeubles des rues principales, les divers aménagements, les scènes de vie des habitants.
24 juillet
C'est parti pour Kyaikhtiyo. La route depuis Rangoon est bonne, et les bus de catégorie supérieure, comme je m'en rendrai compte plus tard. A la télé, comédies birmanes et clips/karaoké pendant les 4 heures de route. J'ai bien fait de ne pas prévoir l'arrêt à Bago : la ville est inondée, 30-40 cm d'eau dans la rue principale. Le bus passe comme si de rien n'était, les Birmans ne semblent pas se démonter pour autant : les gamins pataugent, les gens sortent des barques! la saison des pluies semble avoir été très virulente dans le coin. Arrivés à Kyaihtiyo, Han négocie un trajet en scooter pour nous monter à Kinpun, lieu de départ des fameux camions qui montent au rocher. 7000K par personne pour le bus + scoot : ça sert d'avoir un birmanophone pour négocier! A kinpun, on sirote du Chinese Tea dans la tea house devant le parking des camions pendant qu'une méga-averse tombe.
Pour 1500K/personne, nous prenons place dans un camion. Assis sur des planches de 15cm de largeur environ, c'est parti pour une demi-heure de montagnes russes (plus confortables et à l'abri d'une éventuelle rincée, les places en cabine sont à 2000K, contrairement à ce que peut parfois vous raconter le chauffeur qui essaiera de les vendre à 5000, 7000, 10000...). Marrant. On arrive au pied de la dernière portion du trajet à effectuer à pied : une demi-heure super raide, sous l'oeil des jeunes qui nous suivent avec leur chaise à porteurs en attendant qu'on craque :-) La nuit tombe quand on arrive en haut.
En fait, l'option la moins chère est de dormir à Kinpun; nous on se retrouve au Mountain Top Hotel : très joli et classe, construit à flanc de falaise, mais 35$ la chambre double tout de même... Enfin ça sera pratique le lendemain pour pouvoir revenir dans les temps à Rangoon. Une fois installés, on file bouffer dans un des restaurants qui se trouvent de l'autre côté du site (qui est en fait très grand...). Han me dit où est le rocher, ce qui me permet... de ne pas le regarder et de me le réserver pour demain.
25 juillet
Réveil à 6 heures, et on remonte au Rocher. On arrive vers 7h, il fait jour mais très brumeux (on est trempés...). Le Rocher d'Or est majestueux, mais sans la ferveur des moines qui s'y pressent à la belle saison, ni le paysage montagneux en arrière-plan, on est un peu déçu. Han achète des feuilles d'or; je m'en colle une sur les doigts en essayant de la détacher à la main, puis réussis à coller la deuxième correctement :) Quelques jolies photos, et il faut redescendre; les autres constructions du site n'ont pas un très grand intérêt. Apparemment Kyaikhtiyo a pas mal d'autres atouts, mais mon timing ne me permet pas d'y passer une autre journée.
Trajet retour par les mêmes moyens, pour 6000K (+1500 de camion-benne) cette fois. Les habitants de Bago nagent toujours, je shoote des paysages de rizières inondées et de travaux des champs par la fenêtre du bus.
Arrivée à la gare routière de Rangoon vers 16h; mon bus de nuit (10500 K) pour Mandalay part à 18h, ce qui me permet de me poser avec Han et de discuter. J'avale une Noodle Soup au milieu des gaz d'échappement des bus (ils font tourner le moteur 1/2 h avant le départ, probablement pour la clim') et c'est parti pour Mandalay.
TRAJET EN BUS RGN-MDLY
Premier trajet épique. A la télé, on commence par 3/4 d'heure de prières bouddhistes scandées par un moine qu'on voit en gros plan, en alternance avec des diaporamas des grands sites du bouddhisme. La porte du bus reste ouverte pendant le quart d'heure précédant le départ, tous les gaz d'échappement rentrent; étant au premier rang, j'en prends plein la gueule. Une fois partis, ça va mieux : on retrouve les bonnes vieilles comédies birmanes à la télé. La clim tourne à fond : je finirai la nuit avec une polaire + un sweat, un pantalon et des chaussettes! Le bus a beau être pas trop mal, j'ai quand même beaucoup de mal à dormir. Vers 2h du mat, on s'arrête dans un méga resto au bord de l'"autoroute" (guillemets car on y croise des piétons avec des lampes de poche ou pas, des chiens, des automobilistes arrêtés en plein milieu d'une voie pour démonter leur moteur...). Les bus birmans s'arrêtent régulièrement (toutes les 2 heures environ) pour permettre aux passagers de manger/pisser/acheter des graines de tournesol ou du bétel. On repart; une heure plus tard les passagers de derrière descendent et je saute sur l'occasion d'avoir 2 places pour moi. C'est effectivement mieux; il faut juste faire attention au sac plastique qui pend et qui contient les crachats de mon prédécesseur, qui chiquait du bétel et se râclait la gorge très régulièrement. Pas top.
26 juillet
Arrivée à Mandalay à 5h du mat'. Comme il se doit on est accueillis par une horde de motos-taxis (comme on n'est plus à Rangoon, y a des scooters partout); j'en prends un pour aller à la Royal Guesthouse. 6$ la nuit, chambre simple très spartiate mais propre, sanitaires communs corrects, petit déj bof (toast, oeuf, thé). Ils ont compris le coup et ouvrent le check-in à 5h du mat pour accueillir tous les zombies débarqués du bus de nuit; cela me permet de prendre ma chambre et de finir ma nuit. Une fois réveillé, je pars à la découverte de Mandalay. Pas grand-chose dans le centre; un scooter (2000K) m'amène à Mahamuni, le 3è haut lieu du bouddhisme birman avec la Shwedagon et le Rocher d'Or.
Le Bouddha central est imposant, et commence à être boursouflé par toutes les feuilles d'or qu'on lui colle dessus. La femme étant impure chez les bouddhistes (par certains aspects c'est pas aussi cool que je le pensais comme religion), seuls les hommes peuvent s'approcher du Bouddha et coller les feuilles. Au bout de 10 minutes, un moine m'aborde et me fait la visite. On monte au pied du Bouddha, j'y colle une feuille d'or, puis c'est parti pour la visite de tous les temples environnants (truc marrant : une maquette géante qui représente l'Asie Bouddhiste et ses principaux monuments). À la fin de la visite, il me demande un petit pourboire de ... 50000K!! Soit-disant pour acheter des bouquins d'anglais qui sont très chers. Assez surprenant; pour ma part je ne démords pas des 2000K que je pensais lui donner. Après 5 minutes, il finit par les prendre... et les déchire, puis les jette par-dessus le balcon sur lequel on était!! Il me dit ensuite de partir. Bonne ambiance. En discutant à l'hôtel, je m'aperçois que je suis pas le seul auquel il a fait le coup. Pas sûr que celui-là soit un vrai moine. Tout ça me refroidit un peu; heureusement pendant que j'erre devant le bouddha pour reprendre mes esprits, un birman se met à me parler religion et foot (si vous vous y connaissez en Premier League, vous avez pas fini de tchatcher avec la population!). Je sors finalement de la pagode, vais bouffer dans une tea-house en face (1000K le fried rice, comme d'hab) et ça reparle foot (beaucoup de frenchies en Premier League, ça alimente la conversation).
Moto-taxi (2000K) pour le nord de la ville. Le monastère en teck de Shwenandaw est très très joli, mais pb : il faut le pass de la région de Mandalay (10$, gouvernemental) pour y accéder, et c'est pratiquement le seul lieu où on le demande. A 10$ la visite, on réfléchit peut-être un peu plus longtemps. Selon le LP, le Shwe In Bin est gratos et aussi beau... Pour ma part je ne n'étais pas trop rendu compte de ça, et je prends le pass. Ce monastère est très très joli, beaucoup plus qu'un autre monastère en teck à Inwa que tous les guides montent en sauce pour des raisons qui m'échappent un peu.
Je reste dans le coin du Shwenandaw et visite la Paya Kuthodaw. Très jolie, connue pour ses 700 et quelques mini-stupas qui renferment chacun une table de règles bouddhiques. Le site est gigantesque. Je monte enfin à Mandalay Hill pour le fameux coucher de soleil. Mandalay Hill elle-même n'est pas terrible : décorations vraiment kitsch à base d'éclats de miroirs, etc. La vue sur les environs est par contre chouette, mais ne pas attendre grand-chose des couchers de soleil à la saison des pluies... (l'obsession des guides pour les couchers et levers de soleil a de toute façon une forte tendance à m'énerver). Retour à l'hôtel en scooter (NB : ne pas toucher un pot d'échappement brûlant avec son mollet, ça fait mal), bouffe au Chapati stand non loin de la Royal GH, pas mal et pas cher.
27 juillet
Aujourd'hui, circuit classique des anciennes capitales (Sagaing, Inwa, Amarapura). J'ai assez mal géré. Pseudo bonne idée : youpi, je vais prendre le pick-up comme un birman, en plus ça coûtera que dalle. En fait, un pick-up ça s'arrête toutes les 5 minutes pour charger/décharger passagers et marchandises, donc ça met SUPER longtemps; je paye 1000K mon trajet alors que je verrai tous les autres passagers payer 200; et en arrivant au centre de Sagaing on est pas trop avancé vu que les monuments sont plutôt en périphérie. Je finis par me laisser convaincre par Maung Htay, un moto-taxi que l'on peut trouver près de le Railway Station de Sagaing, qui me propose un tour pour la journée à 7000K. Avantage : les moto-taxi s'arrangent pour vous faire éviter tous les péages (le 10$ de Mandalay, et le 5$ de Sagaing/Mingun).
Les deux pagodes de Sagaing sont moyennes : U Ponya vaut surtout pour sa vue sur les environs, et Kaung Mu Daw (la pagode en forme de sein) est pas mal mais le stupa central est entouré de boutiques à touristes du plus mauvais goût. Maung Htay me lâche par contre dans un très bon resto à Sagaing : le Aung Myint Tea Shop, qui sert un très bon Burmese Curry. On se dirige ensuite vers Inwa. Inwa est très très jolie : beaucoup de vestiges de pagodes anciennes (bon avant-goût de Bagan), mais cela reste un village rural et l'ambiance est bien plus agréable qu'à Sagaing. Maung Htay m'arrête au pied d'un super vestige très massif (peut-être Le-htat-gyi, mais je suis pas sûr -- en tout cas ça ne figure pratiquement pas dans les guides alors que c'est splendide), puis me fait visiter de jolis sites anciens. On finit par le surestimé Kyaung Bagaya, encensé par les guides alors qu'il est bien moins joli que le Shwenandaw... Fin de la journée. Exception à ma hantise des couchers de soleil : le pont U-Bein vaut vraiment le coup. Évidemment très touristique, mais cela reste très agréable. Un moine m'aborde au cours de la traversée, discussion sympa et variée (pas de foot, pour une fois!), et je le ramène en pirogue (2000K). Super photos à faire. Le retour en moto-taxi à Mandalay est épique, à travers les nuées de moustiques qui sortent à la nuit tombée. Maung Htay, qui porte des lunettes, me dit qu'il préfère pas me ramener de nuit, et me branche un autre chauffeur (3000K).
Si c'était à refaire, je passerais moins de temps (voire pas de temps du tout) à Sagaing; de plus le déjeuner des moines à 10h15 au monastère Mahagandayon, à Amarapura, vaut apparemment le détour. D'autre part, je commence à saturer de pagodes : il est temps de rejoindre la nature. Au comptoir de la Royal GH, je prends un billet pour le lendemain, direction Hsipaw. (NB : tous les hôtels que j'ai fréquentés vous réservent des billets de bus en 5 minutes, vous donnent toutes les indications nécessaires, appellent un hôtel à la destination si vous voulez, etc, c'est très chouette). Mingun vaut aussi le coup, mais j'ai malheureusement pas eu le temps.
28 juillet
Après une glande matinale, je prends le bus pour Hsipaw dans l'après-midi (6000K, si je me souviens bien). Je rencontre Muriel, orthophoniste lyonnaise, avec qui je partagerai un trek en pays shan. Trajet en bus agréable (6 heures de bonne route, dans les montagnes; télé avec films et karaoké); on arrive à Hsipaw à 21h. Comme il se doit, on fonce chez Mr Charles, qui détient une sorte de monopole sur la ville en matière de treks. Une seule chambre double dispo, à 9000K (c'est le seul hôtel que j'aie payé en kyats); je la partage avec Muriel. Pas très confortables, les lits sont en fait des coffres en bois sur lesquels on a posé un matelas de 2 ou 3 cm d'épaisseur.
29 juillet
Exploration des environs de Hsipaw : on part à l'aventure à la recherche des chutes d'eau aux alentours. Mr Charles fournit une carte ... hum... très basique, et on doit demander notre chemin à chaque passant que l'on croise. Tactique risquée : le birman estime impoli le fait de répondre qu'il ne peut pas ou ne sait pas, du coup il préfèrera vous raconter n'importe quoi plutôt que d'avouer qu'il ne sait pas :) Pour les chutes d'eau on s'en sort; les dernières personnes à qui on demande notre route sont un groupe de 5 gamines de 10 ans environ qui nous suivent jusqu'à la chute d'eau et nous guident pour passer derrière la chute. Super moment, les petites ne sont pas farouches, rigolent avec nous, c'est cool. En descendant, on se met maintenant à chercher la source chaude; auparavant, "repas" de midi : un ananas acheté sur le marché (300K). Attention : si vous goûtez un ananas ou une mangue en Birmanie, il sera difficile d'en remanger en France sans déprimer :-) Comme on est très prévoyants, on a un ananas mais pas de couteau : on demande donc à une habitante de nous aider à le découper. 5 minutes plus tard, il est épluché, découpé en morceaux, etc, on se croirait au resto :) Le reste de la journée sera un peu du n'importe quoi : à la recherche des sources chaudes on traverse carrières, plantations de bananes, de maïs, etc. sans rien trouver. Heureusement pas de serpents, mais plein cagnard, pas de chapeau, et je transpire des quantités absurdes d'eau.
En rentrant, on prévoit le trek pour demain. Mon plan était de faire le 3 jours / 2 nuits vers Namshan, mais il est fermé pour cause de grosses tensions entre les rebelles shan et le gouvernement (entre autres motifs de tension, le gouvernement "rachète" à des prix bidons des terres aux habitants pour permettre à la Chine de construire un pipeline -- d'ailleurs les hotels de Hsipaw et Kyaukme sont remplis d'ingénieurs et hommes d'affaires chinois). Nous ne pourrons faire qu'un circuit de 2 jours / 1 nuit, en dormant à Pankam.
Je prends une chambre individuelle (5000 K) à Mr Charles. Attention, si on vous file la chambre 17 : il se peut que la 16 soit occupée par des birmans qui écoutent la radio et jouent aux cartes jusqu'à minuit. Et c'est pas l'épaisseur des cloisons qui va arranger les choses.
30/31 juillet
C'est parti pour le trek. On nous présente notre guide : Mr Bean. On en aura pour 15000K chacun, + 5000 pour les repas dans notre famille d'accueil. Mr Charles n'est pas très clair à ce sujet, nous avions compris que c'était 15000 pour deux...
PARENTHÈSE : MR BEAN
Souvenir ému. Mr Bean est un guide ... spécial. Il marche très lentement, possède un humour très lourd, a un anglais pas top. Arrivé au village, il sort sa "medecine water" : à partir de là, on se croirait dans Bienvenue chez les Ch'tis, on fait le tour du village en buvant des canons d'alcool de riz avec les habitants. Marrant. Le lendemain, Mr Bean nous donne rendez-vous à 7h30 mais se lève à 7h45; il marche encore plus lentement, est encore plus lourd, et ne peut parler que des bières qu'il va prendre une fois arrivé à Hsipaw. C'est de la balle. Finalement 3 jours et 2 nuits avec lui ça aurait été un peu long. Citations : "No drinking, no fun", "No Money, no honey", "I don't know who I am" (crié en fin de soirée), "Down in One " (ça veut dire cul sec), "So much stairs!" (dit en descendant un escalier de 15 marches avant d'aller se coucher).
Mais bon, le trek fut exceptionnel. On traverse pendant 5 heures rizières et plantations de thé, on croise cueilleuses de thé, gamins qui conduisent des buffles, il fait beau et chaud. En arrivant au village shan, excellente surprise : ce soir c'est la nouvelle lune, il y a donc une cérémonie au monastère à laquelle pratiquement tout le village va participer. En attendant, les femmes shan, dans leur costume traditionnel (coiffe, robe violette et bleu marine, anneaux autour de la taille), ont déjà commencé les prières. Soirée au monastère donc. Le monastère est vraiment un lieu de vie : on y vient en famille, les enfants jouent (si en plus y a des européens avec des appareils photos, n'en parlons pas!), certains fument le cigare, c'est détendu. Mais dès que les prières commencent, tout le monde fait preuve de la plus grande ferveur : les enfants de 6 à 10 ans avec lesquels je me marrais sont maintenant en pleine prière, participent aux rituels (passer dans les rangs pour donner de la nourriture). Cela dure 2 heures de chants et de recueillement, c'est vraiment très beau. En plus comme je suis un homme je peux m'approcher et contempler le premier rang des femmes en costume, absorbées dans leur dévotion (bon, j'ai sûrement tourné le dos au Bouddha dans l'affaire, c'est pas bien). Faute de matos, j'ai du mal à faire des photos nettes; mais ça rend quand même pas mal. Ensuite, on sort du monastère et c'est la fiesta : autour de percus (cloches, gongs, tambours de 20kg portés en bandoulière), les villageois dansent pendant une heure ou deux. Pas mal d'habitants passeront la nuit au monastère.
Le lendemain, après une balade dans le village, on redescend. Mr Bean est de plus en plus lent (gueule de bois?), et on est assez contents de s'en débarasser. Muriel prendra le train pour Pyin Oo Lwin; pour ma part, les employées cool de Mr Charles m'expliquent comment prendre le bus pour Kyaukme (l'une d'elles me fait un mot en birman, que je montre aux passants). C'est un vrai bus roots : tout le plancher est réhaussé de 40 cm par des sacs de marchandises, l'arrière du bus en est rempli jusqu'au plafond, les gens s'assoient dans l'allée centrale sur des mini-tabourets. Trajet d'1 heure, 1000K.
J'arrive à Kyaukme et je check-in au A Yone Oo. je sais pas si c'est toujours le seul à avoir une licence pour accueillir les étrangers, mais c'est celui autour duquel gravitent les guides du coin. Chouette chambre à 2 lits, ventilo sur demande, sdb et wc communs propres, 7$ la nuit.
Je suis très heureux de rencontrer Joy, dont AsianPat a fait l'éloge dans ce forum (et dont Joy se souvient très bien). C'est un jeune guide très enthousiaste et sympathique, avec un niveau d'anglais exceptionnel; avant même de fixer quoique ce soit sur une balade, on va manger ensemble (chapati), et il se comporte très vite en ami. Comme à Hsipaw, les possibilités de trek sont très restreintes à cause des tensions; j'apprendrai au retour sur Irrawaddy.org que Kyaukme est un lieu particulièrement chaud, vu ce qui s'est passé la veille de mon arrivée : http://irrawaddy.org/article.php?art_id=21797
1er août
C'est parti pour moi, Joy, et un couple de hollandais pour une virée en scooter dans les montagnes autour de Kyaukme. On commence par s'arrêter dans une plantation d'ananas. Le proprio nous accueille à bras ouverts, nous fait visiter, nous fait déguster un ananas, nous en offre un autre. Joy nous dira plus tard qu'il ne le connaissait pas! En visitant une école, on croise une de ses amies de fac, qui est maintenant infirmière, et fait des tournées dans la montagne pour s'occuper des écoliers (vaccins, etc). Il est vrai que les grosses structures médicales sont très éloignées... Les paysages sont magnifiques, et l'hospitatlité birmane n'est pas une légende : on est invités à prendre le thé chez les gens, on discute (Joy parle aussi Shan et peut faire interprète). Le soir, il est prévu que nous dormions chez l'habitant; mais j'ai une sorte de crève, mal à la tête, et je préfère redescendre. Trajet de retour de 2h de chemin plein de caillasses, j'arrive fracassé, résiste tant bien que mal au sommeil pour manger avec Joy le soir. Joy est toujours aussi agréable et passionnant, peut parler sans fin du bouddhisme, vraiment une des plus belles rencontres de mon séjour. En sortant du resto il me ramène à l'hôtel. De toute façon, il ne faut pas s'éterniser : le couvre-feu a été instauré à Kyaukme à 21h, et Joy, en tant que Shan, a vraiment pas intérêt à ne pas le respecter...
2 août
Dodo, dodo, comatage, dodo. Je redeveins humain vers 15h. En sortant de ma chambre, le patron de l'hôtel prend de mes nouvelles; il me conseille de grimper sur la colline pour profiter de la vue sur la région. Évidemment, je me perds et je finis par errer dans Kyaukme où il est clair qu'il est rare de voir un touriste ailleurs qu'à proximité de l'hôtel. Les gens viennent me parler, me demandent de prendre leurs enfants en photo, c'ets vraiment cool. Joy et le couple de hollandais redescendent le soir; et on est invités à manger avec sa famille. Malheureusement il faut abréger (couvre-feu!), et on rentre à l'hôtel. Demain, bus pour Mandalay à 5h30 (5500K); Joy espère qu'il ne sera pas attaqué par les rebelles, et il n'a pas vraiment l'air de plaisanter. Glup.
3 août
Départ de Kyaukme à 5h30, direction Bagan. Le trajet jusqu'à Mandalay se passe sans encombre (ouf!). Pour choper le bus pour Bagan, il faut changer de gare routière : 3000K de transfert, 1/2 de blue taxi (pittoresque!). A la gare routière, un type me conduit à un guichet de vente de billets pour Bagan : 7000K, commission du gars incluse (évidemment, je ne suis pas censé savoir que mon prix a été majoré parce que le gars m'a conduit au guichet, mais je le vois revenir encaisser sa com' dans mon dos 30 secondes après que je sois parti. Bon, finalement j'ai du payer 100K de plus que le tarif, mais le temps qu'il m'a fait gagner en me conduisant au guichet le vaut bien). On me propose bus ou minibus, je prends minibus. Grave erreur.
PARENTHÈSE : LE MINIBUS
Contrairement aux apparences, le minibus n'est pas un mini-bus, mais un gros pick-up. Evidemment pas de clim, pas de télé (on a beau trouver ça bruyant et un peu ridicule, on s'y fait très bien en fait), et pas beaucoup d'amortisseurs. Les routes deviennent défoncées (les trajets Mandalay->Bagn et Bagan->Inle sont carrément trash). Et le fonctionnement est celui d'un pick-up : on s'arrête tout le temps pour prendre des tas de passagers et monter des sacs sur le toit. Tel l'hôtel de Hilbert, même si le minibus est complet, il peut toujours prendre un passager de plus. Au bout de 8 heures de trajet assez pénible (un Birman me dort dessus pendant une grande partie du voyage), on arrive à Bagan.
Ici, pas question de songer à éviter le droit d'entrée de 10$ : le bus s'arrête au check-point et les étrangers descendent; même les hôtels demandent le ticket d'entrée. Sur les conseils de mon guide de Rangoon, je check-in au Aung Mingalar, en face de la Shwezigon. 15$ la chambre double, avec TV et sdb. A Bagan, les standards d'hôtel sont plus élevés. Hôtel pas terrible : sombre, réception TV pourrie, excentré du quartier animé de Nyaung-Oo.
4 août
Je commence par me chercher un autre hôtel, et atterris au May Kha Lar, réputé pour son petit déj (effectivement très bon). Je me fais plaisir : chambre avec AC, TV, SDB privée, à 14$. L'équipe est très sympa. Comme il est tard ils n'ont plus trop de vélos, et je vais en louer un au Inn Wa GH (1500K la journée). Assez bonne qualité. C'est parti pour le vélo. Se balader en vélo à Bagan est vraiment une grande expérience : on s'arrête dans des pagodes aléatoires au bord de la route, c'est super beau. Le lieu est par contre très touristique, et on retrouve quelques travers : les locaux se déclarent "peintres" mais peignent tous la même chose, et le présentent tous de la même manière, etc. Mais c'est finalement de bonne guerre, et ils ne sont jamais désagréables ou trop insistants. Arrêt à The Moon, un super resto végétarien juste avant Old Bagan en venant de Nyaung Oo : assiettes de fruits, lassi, ginger tea délicieux. En 3 jours je n'ai pas goûté grand-chose d'autre, car la turista me tomba dessus. Je m'étendrai pas sur les détails, sinon pour dire que j'étais bien content d'avoir des WC privés, et que 2 jours d'Imodium et de Smecta en seront venus à bout facilement.
5-6 août Balades en vélo à Bagan. Mon préféré : le Sulamuni, avec ses peintures murales très bien conservées, et qui consistent en autre chose que Bouddha assis; le templa Ananda quand même, la vue depuis la pagode Shwesandaw (à fuir à partir de 17h, car tous les guides ont décrété qu'il fallait y grimper pour le coucher du soleil), le temple Htilominlo; un gros temple au dôme à moitié doré à l'est de New Bagan; et tout simplement se balader aléatoirement... J'ai pris mes quartiers au The Moon, où je viens déguster mon Ginger Tea tous les soirs. Le patron et sa femme sont vraiment sympas, le boss s'assoit en face de moi, on discute quelques minutes avant de s'endormir tous les 2... il règne décidément une bonne atmosphère.
7 août
3h30 du mat (yaaaaa!!) : départ en minibus (10500K) pour Kalaw. Ticket réservé à l'arrach le soir d'avant, et je refais (je pense) l'expérience de la politesse birmane : le bus devait être complet, et je me retrouve sans numéro de place. Et ça c'est pas cool du tout, car si le bus est plein on a l'air con. Je fais 1h de trajet assis en tailleur à côté du chauffeur, avant de pipoter et de choper un siège dans le fond du bus. Coup de moule, personne ne viendra m'en déloger. Trajet le plus épique du séjour. Ca commence par 5 heures de route "raisonnable"; mais les 5 dernières heures sont un effroyable tape-cul, et il vaut mieux être de bonne composition. J'ai vu des passagers qui ont VRAIMENT souffert. Les Birmans, évidemment, n'ont pas ce genre de problèmes, et tandis que les touristes poussent des râles d'agonie, les grands-mères birmanes donnent l'impression d'être dans leur canapé. Les occidentaux seraient-ils en pleine déchéance physique?
A 14h, nous arrivons frais comme des gardons à Kalaw. Je suis bêtement le troupeau et je check au Golden Lily. Mal m'en prendra. Chambre à 5 dollars, deux lits, sdb individuelle, whoa! La cloison est en bambou mais les voisins ne sont pas bruyants; il est temps d'organiser le lendemain.
Le Golden Lily, tenus par les Singh (Harri et Rambo Singh sont les grandes vedettes du Lonely Planet) est en fait une machine à organiser le trek Kalaw->Lac Inle. Il se trouve que je comptais trekker 2 jours seulement, qu'on m'avait présenté le trek en question comme une autoroute (40 touristes passent en même temps une "nuit typique au monastère", d'après ce que j'ai entendu). Affaire d'état, ici on ne trekke pas 2 jours. En insistant, le gérant me présente finalement un guide, Peter, qui m'emmènera 2 jours dans les montagnes. Cool, on se voit demain au petit déj. Je passe le reste de la journée à me balader dans Kalaw, ville très très agréable. Je mange pour la première fois dans une gargote qui deviendra mon repaire, sur Merchant St, en face du monastère et adossée à la pagode, tenue par Ko Zaw Naing et sa charmante famille. A goûter absolument : la Shan Noodle Salad, item 1 du menu, qui se dit "Malahin" (souffler le "h"). 500K, et un des meilleurs plats du séjour.
8 août
Ptit déj au Golden Lily (bof), et rendez-vous avec Peter le guide. Je le vois passer, on se dit bonjour, et il se tire. What? Une demi-heure plus tard, le gérant m'annonce qu'il se casse avec 3 français qui veulent faire la moitié du Kalaw-Inle. Vraiment pas cool. Je proteste auprès du gérant, qui essaie de me faire croire que c'est de ma faute, qu'on n'avait rien décidé, avant de voir qu'il faut pas trop se foutre de la gueule du monde. Je demande un autre guide, il passe des coups de fil, me dit d'attendre, tout en faisant un lobbying incroyable pour me convaincre de rejoindre le Kalaw->Inle qui part demain. Pendant ce temps, la gérante n'hésite pas à me demander 30$ pour les 2 jours de trek qu'ils n'arrivent pas à m'organiser!!! Je lui dis que ça va pas être possible; le gérant commence à s'impatienter, et se tire en me disant qu'il va ramener quelqu'un. Une demi-heure plus tard, c'est finalement moi qui me tire, pour aller au Eastern Paradise, à 2 pas, recommandé par un Sud-Africain dans le bus. Chambre très bien tenue, sdb privée, eau chaude, 7$. Petit déjeuner orgiaque, les plats arrivent sans cesse, c'est excellent. J'y retrouve deux couples de français que j'avais croisé à Bagan. Je demande un guide au Eastern Paradise, et ils me présentent Min-Min, qui est d'accord pour nous emmener deux jours en balade dans les montagnes, avec nuit au village, mais pas au village où dorment tous les trekkeurs de Kalaw->Inle. L'un des deux couples se joint à moi. Prix : 10000K par jour et par pers, tout compris.
Sur ce, re-glande à Kalaw. Je suis un peu énervé d'avoir perdu une journée à cause des pitres du Golden Lily, mais la balade dans Kalaw et les repas dans ma gargote préférée me redonnent la pêche. On peut tout à fait, à mon avis, passer une semaine à Kalaw sans s'ennuyer; c'est d'ailleurs ce que fait Cassandra, une anglaise que je croise au repas de midi. Mais pour un premier voyage au Myanmar c'est évidemment une idée moyenne.
9 août
Départ pour le trek, avec Olivier et Clara, couple d'ingénieurs de la banlieue parisienne. Comme indiqué dans tous les guides, la saison des pluies rend les chemins à Kalaw très très boueux. Les paysages sont quant à eux magnifiques, et la visite de villages toujours très agréable. Min Min est très sympa, et est très bon guide. L'après-midi, on se prend une bonne rincée : 2 heures à marcher parmi les ruisseaux créés par l'averse, réfugiés sous nos ponchos, en faisant splitch-splotch dans les pompes trempées. On arrive dans une gare où on assiste à l'arrivée et au départ du train. Le train reste une bonne demi-heure à quai, et les habitants du coin montent pratiquement un marché sur le quai de la gare pendant ce temps-là. C'est très joli à voir. Avant de partir chez notre hôte du soir, on achète une bouteille de rhum et une de Myanmar Beer, et c'est reparti. Le rhum, comme le whisky, sont pas chers du tout au Myanmar : un shot de rhum (200K) vaut moins qu'une bouteille d'eau (300K). Le gouvernement subventionnerait-il la consommation d'alcool des habitants, pour les rendre moins embêtants?... Le soir et le matin suivant, bouffe exceptionnelle dans le village (dont une délicieuse soupe à la citronnelle le soir), et "rum sour" préparé par Min Min (rhum, citron, eau, ???). Au cours de la journée, j'achète enfin du bétel... et c'est délicieux.
10 août
Redescente de la montagne avec Min-Min. On en profite pour visiter les grottes de Myin Maht, remplies de statues de Bouddha, et très grandes. A la sortie (on peut les traverser), un banian fait plonger ses racines sur 10m le long de la paroi. Très spectaculaire. On finit la balade par une petite marche dans la pinède (particularité de Kalaw). Le soir, retour dans ma gargote préférée. L'anglais du patron est assez limité mais permet un semblant de conversation. Je fais marrer son fils et sa fille avec ma lampe frontale, offre mon stylo 4 couleurs aux enfants; en échange, ils me donnent un billet collector de 1 kyat avec la tête de Aung San. Ils m'invitent à leur table et me font goûter les trucs qu'ils mettent dans leur Burmese Curry (dont une préparation très noire à base de champignons, délicieuse). Décidément l'accueil birman n'est pas une légende.
11 août
Départ pour la dernière étape : le Lac Inle (minibus : 2500K, 2 heures). Je suis déposé à la "junction", à Shwenyaung, et pris par un scoot pour aller à Nyaungshwe (3000K). Pendant le trajet, mon pilote croise un pote, discute, puis fait demi-tour et se met à emprunter des chemins de terre invraisemblables en disant "Police, Police". Je sais pas trop quoi penser; en fait il m'a fait éviter la taxe gouvernementale de 5$ de l'entrée du lac :) A Nyaungshwe, je me fais déposer devant le Remember Inn qui propose des chambres à 8$; par principe, je ne vais pas dans les hôtels-du-pote-du-chauffeur, et après m'être fait refouler de l'Aquarius Inn, je me retrouve au Nawng Kham (du coup à chaque fois qu'on me demande dans quel hôtel j'étais, je répondais heuuuuuuuu). 7$ la nuit, sdb individuelle, jolies chambres donnant sur jardin. Par contre, au pied d'une pagode qui émet des chants bouddhistes 24h/24, même si elle baisse un peu le son la nuit. Je glandouille à Nyaungshwe, qui n'est pas une ville très agréable, et je décide donc de traîner à l'embarcadère pour aller sur le lac dès l'après-midi. Je tombe sur "Ne Win" (pas sûr d'avoir bien compris son nom, le nom de Ne Win est quand même tristement célèbre) qui me fait un aprèm à 7000K. On ne va pas très loin, seulement dans un village proche de Nyaungshwe, à l'est du lac. Mais c'est déjà l'occasion d'admirer les magnifiques villages construits sur pilotis, les jardins flottants, et la vie sur l'eau. Le lac est calme, j'admire la fameuse technique de pagaie des pêcheurs Intha (mon pilote me fait même un démonstration). Le principal intérêt du lac Inle ne réside pas dans le lac lui-même (assez joli, mais banal), mais dans la vie sur le lac, la manière dont les habitants l'uitlisent, et vivent dessus. Vraiment une super expérience.
On se fait un peu rincer sur le trajet du retour. Le soir, je retrouve Olivier et Clara qui ont atterri dans mon hôtel après avoir essayé de prendre le train pour venir au lac; manque de bol le train a déraillé! (sans eux)
Le meilleur plan bouffe de la Birmanie : les carpes du lac Inle, sur le stand à barbecue situé au coin sud-ouest du marché (n'ouvre que le soir, il n'y a rien la journée). Une carpe badigeonnée d'épices et farcie avec un truc incroyable pour 1000K, et des mini-brochettes de légumes (il faut goûter les ladyfinger) pour 200 ou 300. Merveilleux.
12 août
Journée sur le lac Inle. Je retrouve mon pilote de la veille à l'embarcadère. Il tombe une méga-averse, et les piroguiers, avant d'embarquer les touristes, commencent par écoper :) Tandis qu'on rejoint le lac, je reste abrité sous le poncho. Heureusement, le temps est plus clément sur le lac, et je pourrai profiter sans encombre de la journée. Je ne me suis pas trop embêté à prévoir des tonnes de trucs, et je laisse mon pilote me faire faire le tour "classique" (12000K): la pagode Phaung-Daw U (pas mal mais sans plus, à voir quand même pour les 5 statuettes de Bouddha transformées en champignons informes par application d'une quantité délirante de feuilles d'or); la fabrique de cheerot (un employé nous fait un petit speech pour nous présenter le travail des rouleuses de cigare, les ingrédients qui le composent, etc. Jolie dextérité des rouleuses de cigare); les ateliers de tissage de soie et de lotus (métiers à tisser d'où sortent, etre autres, des tenues traditionnelles de femmes shan; fabrication du fil de lotus par extraction des fibres dans la tige, qui montre la quantité incroyable de tiges de lotus utilisées et le boulot que ça représente). Très jolie boutique, c'est pas spécialement donné mais ça les vaut. La fabrique d'ombrelles en papier shan est pas mal (éviter de les acheter sur place, il y en a des aussi belles et moins chères en ville), les orfèvreries non plus. Mais la meilleure chose à faire sur le lac reste à mon sens les balades en pirogue dans les villages et les jardins flottants, l'observation de la vie des habitants, de la pêche, etc. Le monastère "des chats sauteurs" n'a rien d'exceptionnel non plus. Je n'y ai pas vu les chats sauter (ils dorment); mais le bâtiment en lui-même ne vaut pas les 2 sacs à dos que lui met le Routard. Après avoir tracé plein sud le matin et être doucement remonté vers le nord en enchaînant les visites, mon chauffeur m'annonce vers 14h, le tour se termine... un peu frustré, j'en redemande; mais les derniers lieux à visiter sont au sud. Tant pis, pour 3000K supplémentaires, je prolonge la balade par l'atelier de pirogue et les forges. Sympathique, mais je reste sur mon opinion : les meilleurs moments de la journée sont ceux de calme déambulation dans les canaux et les allées des jardins... Le soir, je retourne en courant au barbecue manger une carpe :)
13 août
Réveil à la cool vers 9h30, puis balade dans Nyaungshwe. Je passe au marché acheter quelques gâteaux pour le bus, 1 ou 2 souvenirs (les sacs traditionnels des Intha, en tissu flashy, qui se portent en bandoulière et font vaguement baba, sont très jolis). A 13h30, je partage un pick-up avec Olivier, Clara, et un couple d'italiens de notre hôtel (environ 1000K chacun), qui nous remonte à la jonction de Shwenyaung. Et à 15h, on grimpe dans le bus de nuit pour Yangon (16000K). Enfin, après l'enchaînement de mini-bus et de routes dantesques, je retrouve un brave bus climatisé, qui débite du karaoké et des comédies birmanes à fond la caisse! Le début de la route reste un peu brutal (en fait, il faut repasser à Kalaw pour récupérer le grand axe qui descend à Yangon). En fin d'après, on entend un grand BANG venant de l'arrière du bus : 1 pneu a explosé, et est carrément éventré sur toute la largeur! Problème réglé en une demi-heure environ, et on repart.
A Kalaw, on s'arrête à un check-point. Ce que j'avais lu sur les check-point birmans (fouilles, contrôle de papiers interminables, etc) et que je n'avais jamais vécu jusqu'à présent, arrive cette fois... Quelques policiers montent à bord, demandent leurs papiers à pas mal de passagers du bus, ouvrent quelques sacs... le tout dans un gros silence et une tension assez palpable. Glups. Finalement, personne n'est embarqué, et on repart, après 20 bonnes minutes.
RAS sur le reste du voyage. Arrêt bouffe (un bon Burmese curry à 1500K). Je dors vaguement, puis suis réveillé en sursaut vers 5h par un espèce de spot de pub diffusé à fond sur la télé du bus pour réveiller les passagers. Nous voilà à Yangon.
14 août
La compagnie de bus est cool et nous arrange, gratos, un pick-up pour nous transférer (moi, Olivier et Clara, et un couple de Birmans qui parlent très bien anglais et sans lesquels on aurait rien compris à ce qui se passait) à la gare ferroviaire de Yangon, qui est très proche de la Sule Paya. Je dis au revoir à Olivier et Clara, qui tentent l'aventure d'aller passer quelques jours à la plage de Chaungtha.
Comme je prends l'avion ce soir pour Bangkok, je n'ai pas d'hôtel dans lequel poser mon sac. Je tente le coup et demande à une guesthouse de me garder le sac pour la matinée. Après m'être fait bouler par la Pyin Oo Lwin 2 GH (accueil assez désagréable), je trouve mon bonheur à la Okinawa Guesthouse (ils me proposent même de prendre 1 douche pour 2000K). Après avoir traîné dans les spectaculaires rues centrales de Rangoon (façades coloniales couvertes de réseaux électriques délirants, rues très vivantes), avoir pris un thé birman et des patisseries starbuckesques au Mr Brown café (très bon accueil, mais... pas de PQ dans les toilettes! et il n'y a même pas les distributeurs habituels sur les tables!), je traîne au Bogyoke Market. J'apprends que le dollar est descendu à 740K (j'avais eu 770 il y a 3 semaines!). Beaucoup de très belles boutiques de sculptures sur bois de cèdre, de santal, mais c'est cher, et pas très négociable. Bon, en fin de séjour je peux me lâcher, et j'achète une statue de Bouddha debout, en santal, de 15cm de haut, à ... 18000K (annoncé à 22000, et impossible de descendre plus bas malgré tous mes efforts). Après un dernier repas au Shan Noodle 999, je passe dans un cyber-café; à la télé, un film américain (Il Etait une Fois, avec Patrick Dempsey) dans lequel on a flouté les décolletés des actrices !!! (dire que c'est un film pour gosses...) Il est temps de partir.... 6000K pour le transfert Okinawa-aéroport, et j'embarque pour Bangkok. Je ne paie pas de taxe de sortie, alors qu'apparemment c'était 10$...? Toujours ça de moins pour Than Shwe and co!
Je ne m'étends pas sur Bangkok car on est sur le forum Birmanie, mais ça m'a laissé une impression... hum... foireuse : les quartiers où sont les guesthouses ne sont fréquentés que par les touristes, les GH proposent des chambres sans fenêtres; le méga-temple au bouddha d'émeraude est submergé de touristes, cher, et moins joli que celui du bouddha couché qui est juste à côté, l'accueil des touristes dans ces temples est tout juste poli, le chauffeur de tuk-tuk que je prends m'amène chez son pote le tailleur de costumes, etc. Bof. Bon, vous me direz que je ne rends certainement pas justice à la Thaïlande, mais le contraste était tellement saisissant en arrivant de Birmanie...
Enfin, quelques opinions, observations, et conseils utiles :
- Sur le sempiternel débat Y aller ou pas, je pense que les birmans apportent la meilleure réponse possible par leur accueil. On ne sent jamais une inimitié quelconque, ils ont envie de discuter avec les touristes, de partager. J'imagine que c'est plus important que les sous qu'on donne à la junte, qui doivent de toute façon représenter quelque chose d'infime par rapport à ce qu'ils récupèrent en exploitant les incroyables ressources du pays (le pipeline chinois en construction chez les Shan n'est que le dernier exemple en date...) Cette ouverture sur le monde peut leur être précieuse; des discussions avec des birmans montrent que certains deviennent optimistes sur l'avenir politique du pays, ce qui n'était pas trop le cas il y a encore quelques années, et que cet optimisme est nourri par l'ouverture au monde de la Birmanie. Internet, technologie (voir la chaîne satellite Democratic Voice of Burma, émise depuis la Norvège, et qui est celle que les Birmans regardent en priorité, au détriment de la voix officielle du gouvernement sur les autres chaînes) participent à cette ouverture; le tourisme y participe aussi beaucoup à mon avis. En plus, ils dissuadent les touristes de donner leur fric à la junte! Les chauffeurs de taxi s'arrangent pour faire éviter les péages, et j'ai même entendu que la population dissuadait les touristes d'aller dans les hôtels gouvernementaux en leur disant "don't feed the tiger"!
- - UPDATE : il semble vraiment que les événements actuels donnent raison aux optimistes : libération de la Dame, qui se présente aux élections, visite d'un officiel US pour la première fois depuis les années 50, accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et des autorités shan (sur lemonde.fr aujourd'hui)... J'espère que la réalité est aussi prometteuse au Myanmar qu'elle le paraît en France, mais il y a l'air de vraiment se passer quelque chose!
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- Le nombre de contrôles inopinés, de fouilles de bagages, etc... dans les bus a fortement diminué : 1 seule fois dans les 3 semaines, avec tous les trajets effectués en bus.
- La bouffe est bonne, sans être délirante. Goûter les ladyfinger, ne pas rater les carpes du Lac Inle. Acheter des ananas et des mangues. Pour le thé (en boire plein, surtout quand il fait chaud) : si vous demandez simplement un "tea", on vous servira un "Myanmar tea", thé noir avec lait (en poudre) et énormément de sucre. Le thé vert est le "Chinese tea"; il est gratuit et à volonté dans toutes les tea-houses (grands thermos sur chaque table). Le café existe majoritairement sous forme de Coffeemix, une poudre qui donnera un café au lait hyper sucré.
- Il faut changer BEAUCOUP de kyats. Seuls les hôtels, les avions, et les droits d'entrée gouvernementaux se paient en dollars; bouffe, transports, achats divers, guides se paient en kyats. Seul, en 24 jours, en voyageant en bus, j'ai dépensé 550$ en kyats, et je me suis mordu les doigts en allant changer des dollars à des taux toujours plus faibles (760 à Mandalay, 700 à Kalaw et à Nyaungshwe). A mon avis, changer au moins 100 dollars par personne et par semaine (demander des billets de 5000K, sinon vous vous baladerez avec des valises de cash...). Emmener des euros devient peut-être plus avantageux pour le change, mais je n'ai pas essayé.
- Les birmans sont vraiment des gens de confiance; à part au Golden Lily, je n'ai jamais senti qu'on essayait de m'arnaquer, ou que j'étais vu comme une pompe à fric.
- Si vous planifiez un trek, essayez absolument de passer une nuit au village un soir de pleine lune ou de nouvelle lune. La cérémonie au monastère reste un de mes meilleurs souvenirs.
- Budget : 1000$ en tout, avec des trajets uniquement en bus, pas mal de flambe au début (35$ la chambre au Rocher d'Or, des pourboires un peu délirants à mon premier guide, mais bon il était cool). Relativement au reste de l'Asie de Sud-Est, la Birmanie semble assez chère, mais bon, pour un occidental c'est évidemment le bonheur. Pour garder les dollars en état parfait, je les avais dans ma banane près du corps, dans un Ziploc. Utile quand on transpire toute la journée :)
- N'ésitez pas à contacter Han à Rangoon(tinhtoohan.leo82@gmail.com), Min-min à Kalaw (au Eastern Paradise), et Joy à Kyaukme (au A Yone Oo, joy.inmyanmar@gmail.com, www.lonelytreetrek.page.tl). De manière générale, n'hésitez pas à prendre des guides. A part Mr Bean, ceux que j'ai rencontrés étaient très sympathiques et intéressants.
- Pour payer moins cher le billet d'avion, réservez un Paris-Bangkok; la liaison vers Rangoon se fait par Air Asia et coûte que dalle si vous vous y prenez un peu à l'avance.
- Faites très attention à votre assurance rapatriement; s'il vous arrive un pépin grave ailleurs qu'à Rangoon ou Mandalay, ça peut devenir très dangereux.
- Goûtez le bétel. Outre la feuille, la chaux (!) et la noix, ils mettent plein de ptites épices et c'est très bon. En plus, vous ferez marrer les marchands quand vous irez en acheter.
- Allez en Birmanie!!
Tristan
J'ai passé un peu moins d'un mois en Birmanie cet été. Comme j'ai pas mal profité des divers conseils et récits de ce forum pour préparer mon trip, je poste à mon tour mon expérience, en espérant que cela serve à d'autres voyageurs. Vous vous rendrez vite compte que j'ai adoré ce pays et que je ne peux que conseiller d'y aller.
Préparatifs
J'ai pris mes billets assez tard (11 mai, pour un départ le 20 juillet). Je m'en suis sorti pour 850 euros AR, pour un Paris-Bangkok via Istanbul avec Turkish Airlines. Trouvé sur Opodo via easyvols.fr. J'ai ensuite booké un Bangkok-Rangoon avec Air Asia, ici aussi un peu tard (le... 18 juillet, pour le 21). 5600 Baht l'aller-retour (payable de France par CB sans aucun pb, Air Asia a même une hotline française dont les employés parlent bien français). Par contre, mon vol retour Rangoon->Bangkok a été annulé, et je suis parti le 14 au soir au lieu du matin. Bien surveiller sa boîte mail, ils avertissent de ce genre de désagréments. J'ai eu du bol d'avoir prévu large, ça m'aura juste fait passer un jour de moins à Bangkok (ce qui n'est pas plus mal...).
21 juillet
Après une grève des bagagistes à Charles-de-Gaulle qui a mis en retard mon Paris-Istanbul de 2 heures, un Istanbul-Bangkok, une journée à pioncer sur les sièges de l'aéroport de Bangkok, un Bangkok-Rangoon en Air Asia, je me fais accueillir par une jolie pancarte à mon nom par les jeunes du Motherland Inn. Anecdote représentative du séjour : sur 8 touristes à être accueillis comme moi, 6 ou 7 sont français. Décidément, la sur-représentation des français dans la population de touristes touche beaucoup de pays. Un trajet en minibus dans Rangoon (sous la pluie, comme il se doit), un rapide aperçu de la Paya Shwedagon, et nous voilà au Motherland Inn. Chambre simple, avec SdB individuelle, sans AC : 15 $. Rien de bien folichon. Par contre, très bon accueil au Motherland : toutes les filles de la réception sont sympas, efficaces, rapides, souriantes; idem pour les serveurs du resto. Prix du resto corrects, pour Rangoon.
22 juillet
En sortant du Motherland Inn, je tombe sur Peter, un polonais, et Han, un guide de Rangoon qu'il a rencontré la veille. On discute un peu, et on part visiter la ville ensemble. Première étape : changer des dollars. Chez un bijoutier du Bogyoke market, je change 200 dollars à 1$ = 770 K. Rangoon est évidemment le meilleur taux du séjour.
Très agréable journée à Rangoon. Nous commençons par une balade à pied dans la ville. On arrive à la Sule Paya, qui marque le centre ville de Rangoon. On ne peut pas rentrer dedans, seulement faire le tour du stupa, donc il n'y a pas grand intérêt à la visiter, et à lâcher 2$ au gouvernement. On commence par le Bouddha couché de la pagode Chauzkhtakyi, sympa; on redescend à pied vers la ville en longeant le lac Kandawgyi. Après un fried rice, on prend un taxi vers la pagode Botataung, dans laquelle on peut rentrer : jolis couloirs aux murs dorés, ferveur des birman(e)s devant un reliquaire contenant un cheveu de Bouddha. On finit par la pagode Kyauk Tan Ye Lei, située à Thanlyin, village qu'on rejoint en bus puis pick-up grâce à l'expertise de Han (les bus birmans sont incompréhensibles). Jolie pagode au milieu d'un petit lac. Retour à Motherland, et on prend rendez-vous le lendemain pour la Shwedagon. A l'hôtel, je partage une chambre double avec Peter (13$ pour 2, ventilo, douches et wc communs, propres).
23 juillet
En avant pour la Paya Shwedagon. Site vraiment exceptionnel. J'y ai passé 5 bonnes heures, et j'en suis parti uniquement parce que j'étais sur le point de mourir de soif. De l'or, du blanc immaculé, des stupas, des statues de Bouddha, des lions des temples à perte de vue; un stupa central comportant plusieurs centaines de kilos d'or pur. Mais surtout (et mon passage à Bangkok me fera réaliser l'importance de cet aspect) : DES BIRMANS. La Shwedagon est un lieu de culte vivant : on y croise moines adultes et enfants, mais aussi les habitants de Rangoon qui viennent y faire leurs prières, y passer une journée de jeûne (qui comprend pas mal de sieste). Les moines abordent facilement les touristes. Je croise une cérémonie honorant un enfant qui va devenir novice : richement habillé et maquillé, il fait le tour de la pagode sur les épaules de son père, suivi par des membres de la famille qui portent des présents. Après cette cérémonie, il sera tondu et prendra l'habit de moine. Han me fait la visite pendant une heure ou deux, puis, à ma demande, me laisse seul pour le reste de la journée. En résumé, la Shwedagon c'est magique : on y voit la ferveur bouddhique des Birmans, qui ne sont pas envahis de touristes (j'ai dû en croiser une vingtaine en 5 heures...)
En sortant, je reprends un taxi vers le centre, mange une noodle soup au Shan Noodle 999 (32th St, 1000K la soupe, très bon). je passe le reste de la jornée à déambuler dans les rues de Rangoon, et file au Bogyoke Market pour m'acheter un longyi (3500K, après un peu de négo). Le longyi c'est cool pour visiter les temples, mais aussi super confortable : je le porte fréquemment à la maison :)
Ma flemme, et la situation excentrée de Motherland, me pousse à y dîner de nouveau le soir. Je retrouve Han, avec qui j'avais discuté d'une excursion au Rocher d'Or. C'est parti pour l'aller-retour sur les deux prochains jours.
Rangoon me laisse une impression mitigée. La Paya Shwedagon est vraiment un des grands moments du séjour; le reste des temples que j'ai visités ne me laissera pas un souvenir impérissable (sauf peut-être le Kyauk Tan Ye Lei... qui n'est pas à Rangoon). Se balader dans la ville est par contre intéressant, rien que pour voir les immeubles des rues principales, les divers aménagements, les scènes de vie des habitants.
24 juillet
C'est parti pour Kyaikhtiyo. La route depuis Rangoon est bonne, et les bus de catégorie supérieure, comme je m'en rendrai compte plus tard. A la télé, comédies birmanes et clips/karaoké pendant les 4 heures de route. J'ai bien fait de ne pas prévoir l'arrêt à Bago : la ville est inondée, 30-40 cm d'eau dans la rue principale. Le bus passe comme si de rien n'était, les Birmans ne semblent pas se démonter pour autant : les gamins pataugent, les gens sortent des barques! la saison des pluies semble avoir été très virulente dans le coin. Arrivés à Kyaihtiyo, Han négocie un trajet en scooter pour nous monter à Kinpun, lieu de départ des fameux camions qui montent au rocher. 7000K par personne pour le bus + scoot : ça sert d'avoir un birmanophone pour négocier! A kinpun, on sirote du Chinese Tea dans la tea house devant le parking des camions pendant qu'une méga-averse tombe.
Pour 1500K/personne, nous prenons place dans un camion. Assis sur des planches de 15cm de largeur environ, c'est parti pour une demi-heure de montagnes russes (plus confortables et à l'abri d'une éventuelle rincée, les places en cabine sont à 2000K, contrairement à ce que peut parfois vous raconter le chauffeur qui essaiera de les vendre à 5000, 7000, 10000...). Marrant. On arrive au pied de la dernière portion du trajet à effectuer à pied : une demi-heure super raide, sous l'oeil des jeunes qui nous suivent avec leur chaise à porteurs en attendant qu'on craque :-) La nuit tombe quand on arrive en haut.
En fait, l'option la moins chère est de dormir à Kinpun; nous on se retrouve au Mountain Top Hotel : très joli et classe, construit à flanc de falaise, mais 35$ la chambre double tout de même... Enfin ça sera pratique le lendemain pour pouvoir revenir dans les temps à Rangoon. Une fois installés, on file bouffer dans un des restaurants qui se trouvent de l'autre côté du site (qui est en fait très grand...). Han me dit où est le rocher, ce qui me permet... de ne pas le regarder et de me le réserver pour demain.
25 juillet
Réveil à 6 heures, et on remonte au Rocher. On arrive vers 7h, il fait jour mais très brumeux (on est trempés...). Le Rocher d'Or est majestueux, mais sans la ferveur des moines qui s'y pressent à la belle saison, ni le paysage montagneux en arrière-plan, on est un peu déçu. Han achète des feuilles d'or; je m'en colle une sur les doigts en essayant de la détacher à la main, puis réussis à coller la deuxième correctement :) Quelques jolies photos, et il faut redescendre; les autres constructions du site n'ont pas un très grand intérêt. Apparemment Kyaikhtiyo a pas mal d'autres atouts, mais mon timing ne me permet pas d'y passer une autre journée.
Trajet retour par les mêmes moyens, pour 6000K (+1500 de camion-benne) cette fois. Les habitants de Bago nagent toujours, je shoote des paysages de rizières inondées et de travaux des champs par la fenêtre du bus.
Arrivée à la gare routière de Rangoon vers 16h; mon bus de nuit (10500 K) pour Mandalay part à 18h, ce qui me permet de me poser avec Han et de discuter. J'avale une Noodle Soup au milieu des gaz d'échappement des bus (ils font tourner le moteur 1/2 h avant le départ, probablement pour la clim') et c'est parti pour Mandalay.
TRAJET EN BUS RGN-MDLY
Premier trajet épique. A la télé, on commence par 3/4 d'heure de prières bouddhistes scandées par un moine qu'on voit en gros plan, en alternance avec des diaporamas des grands sites du bouddhisme. La porte du bus reste ouverte pendant le quart d'heure précédant le départ, tous les gaz d'échappement rentrent; étant au premier rang, j'en prends plein la gueule. Une fois partis, ça va mieux : on retrouve les bonnes vieilles comédies birmanes à la télé. La clim tourne à fond : je finirai la nuit avec une polaire + un sweat, un pantalon et des chaussettes! Le bus a beau être pas trop mal, j'ai quand même beaucoup de mal à dormir. Vers 2h du mat, on s'arrête dans un méga resto au bord de l'"autoroute" (guillemets car on y croise des piétons avec des lampes de poche ou pas, des chiens, des automobilistes arrêtés en plein milieu d'une voie pour démonter leur moteur...). Les bus birmans s'arrêtent régulièrement (toutes les 2 heures environ) pour permettre aux passagers de manger/pisser/acheter des graines de tournesol ou du bétel. On repart; une heure plus tard les passagers de derrière descendent et je saute sur l'occasion d'avoir 2 places pour moi. C'est effectivement mieux; il faut juste faire attention au sac plastique qui pend et qui contient les crachats de mon prédécesseur, qui chiquait du bétel et se râclait la gorge très régulièrement. Pas top.
26 juillet
Arrivée à Mandalay à 5h du mat'. Comme il se doit on est accueillis par une horde de motos-taxis (comme on n'est plus à Rangoon, y a des scooters partout); j'en prends un pour aller à la Royal Guesthouse. 6$ la nuit, chambre simple très spartiate mais propre, sanitaires communs corrects, petit déj bof (toast, oeuf, thé). Ils ont compris le coup et ouvrent le check-in à 5h du mat pour accueillir tous les zombies débarqués du bus de nuit; cela me permet de prendre ma chambre et de finir ma nuit. Une fois réveillé, je pars à la découverte de Mandalay. Pas grand-chose dans le centre; un scooter (2000K) m'amène à Mahamuni, le 3è haut lieu du bouddhisme birman avec la Shwedagon et le Rocher d'Or.
Le Bouddha central est imposant, et commence à être boursouflé par toutes les feuilles d'or qu'on lui colle dessus. La femme étant impure chez les bouddhistes (par certains aspects c'est pas aussi cool que je le pensais comme religion), seuls les hommes peuvent s'approcher du Bouddha et coller les feuilles. Au bout de 10 minutes, un moine m'aborde et me fait la visite. On monte au pied du Bouddha, j'y colle une feuille d'or, puis c'est parti pour la visite de tous les temples environnants (truc marrant : une maquette géante qui représente l'Asie Bouddhiste et ses principaux monuments). À la fin de la visite, il me demande un petit pourboire de ... 50000K!! Soit-disant pour acheter des bouquins d'anglais qui sont très chers. Assez surprenant; pour ma part je ne démords pas des 2000K que je pensais lui donner. Après 5 minutes, il finit par les prendre... et les déchire, puis les jette par-dessus le balcon sur lequel on était!! Il me dit ensuite de partir. Bonne ambiance. En discutant à l'hôtel, je m'aperçois que je suis pas le seul auquel il a fait le coup. Pas sûr que celui-là soit un vrai moine. Tout ça me refroidit un peu; heureusement pendant que j'erre devant le bouddha pour reprendre mes esprits, un birman se met à me parler religion et foot (si vous vous y connaissez en Premier League, vous avez pas fini de tchatcher avec la population!). Je sors finalement de la pagode, vais bouffer dans une tea-house en face (1000K le fried rice, comme d'hab) et ça reparle foot (beaucoup de frenchies en Premier League, ça alimente la conversation).
Moto-taxi (2000K) pour le nord de la ville. Le monastère en teck de Shwenandaw est très très joli, mais pb : il faut le pass de la région de Mandalay (10$, gouvernemental) pour y accéder, et c'est pratiquement le seul lieu où on le demande. A 10$ la visite, on réfléchit peut-être un peu plus longtemps. Selon le LP, le Shwe In Bin est gratos et aussi beau... Pour ma part je ne n'étais pas trop rendu compte de ça, et je prends le pass. Ce monastère est très très joli, beaucoup plus qu'un autre monastère en teck à Inwa que tous les guides montent en sauce pour des raisons qui m'échappent un peu.
Je reste dans le coin du Shwenandaw et visite la Paya Kuthodaw. Très jolie, connue pour ses 700 et quelques mini-stupas qui renferment chacun une table de règles bouddhiques. Le site est gigantesque. Je monte enfin à Mandalay Hill pour le fameux coucher de soleil. Mandalay Hill elle-même n'est pas terrible : décorations vraiment kitsch à base d'éclats de miroirs, etc. La vue sur les environs est par contre chouette, mais ne pas attendre grand-chose des couchers de soleil à la saison des pluies... (l'obsession des guides pour les couchers et levers de soleil a de toute façon une forte tendance à m'énerver). Retour à l'hôtel en scooter (NB : ne pas toucher un pot d'échappement brûlant avec son mollet, ça fait mal), bouffe au Chapati stand non loin de la Royal GH, pas mal et pas cher.
27 juillet
Aujourd'hui, circuit classique des anciennes capitales (Sagaing, Inwa, Amarapura). J'ai assez mal géré. Pseudo bonne idée : youpi, je vais prendre le pick-up comme un birman, en plus ça coûtera que dalle. En fait, un pick-up ça s'arrête toutes les 5 minutes pour charger/décharger passagers et marchandises, donc ça met SUPER longtemps; je paye 1000K mon trajet alors que je verrai tous les autres passagers payer 200; et en arrivant au centre de Sagaing on est pas trop avancé vu que les monuments sont plutôt en périphérie. Je finis par me laisser convaincre par Maung Htay, un moto-taxi que l'on peut trouver près de le Railway Station de Sagaing, qui me propose un tour pour la journée à 7000K. Avantage : les moto-taxi s'arrangent pour vous faire éviter tous les péages (le 10$ de Mandalay, et le 5$ de Sagaing/Mingun).
Les deux pagodes de Sagaing sont moyennes : U Ponya vaut surtout pour sa vue sur les environs, et Kaung Mu Daw (la pagode en forme de sein) est pas mal mais le stupa central est entouré de boutiques à touristes du plus mauvais goût. Maung Htay me lâche par contre dans un très bon resto à Sagaing : le Aung Myint Tea Shop, qui sert un très bon Burmese Curry. On se dirige ensuite vers Inwa. Inwa est très très jolie : beaucoup de vestiges de pagodes anciennes (bon avant-goût de Bagan), mais cela reste un village rural et l'ambiance est bien plus agréable qu'à Sagaing. Maung Htay m'arrête au pied d'un super vestige très massif (peut-être Le-htat-gyi, mais je suis pas sûr -- en tout cas ça ne figure pratiquement pas dans les guides alors que c'est splendide), puis me fait visiter de jolis sites anciens. On finit par le surestimé Kyaung Bagaya, encensé par les guides alors qu'il est bien moins joli que le Shwenandaw... Fin de la journée. Exception à ma hantise des couchers de soleil : le pont U-Bein vaut vraiment le coup. Évidemment très touristique, mais cela reste très agréable. Un moine m'aborde au cours de la traversée, discussion sympa et variée (pas de foot, pour une fois!), et je le ramène en pirogue (2000K). Super photos à faire. Le retour en moto-taxi à Mandalay est épique, à travers les nuées de moustiques qui sortent à la nuit tombée. Maung Htay, qui porte des lunettes, me dit qu'il préfère pas me ramener de nuit, et me branche un autre chauffeur (3000K).
Si c'était à refaire, je passerais moins de temps (voire pas de temps du tout) à Sagaing; de plus le déjeuner des moines à 10h15 au monastère Mahagandayon, à Amarapura, vaut apparemment le détour. D'autre part, je commence à saturer de pagodes : il est temps de rejoindre la nature. Au comptoir de la Royal GH, je prends un billet pour le lendemain, direction Hsipaw. (NB : tous les hôtels que j'ai fréquentés vous réservent des billets de bus en 5 minutes, vous donnent toutes les indications nécessaires, appellent un hôtel à la destination si vous voulez, etc, c'est très chouette). Mingun vaut aussi le coup, mais j'ai malheureusement pas eu le temps.
28 juillet
Après une glande matinale, je prends le bus pour Hsipaw dans l'après-midi (6000K, si je me souviens bien). Je rencontre Muriel, orthophoniste lyonnaise, avec qui je partagerai un trek en pays shan. Trajet en bus agréable (6 heures de bonne route, dans les montagnes; télé avec films et karaoké); on arrive à Hsipaw à 21h. Comme il se doit, on fonce chez Mr Charles, qui détient une sorte de monopole sur la ville en matière de treks. Une seule chambre double dispo, à 9000K (c'est le seul hôtel que j'aie payé en kyats); je la partage avec Muriel. Pas très confortables, les lits sont en fait des coffres en bois sur lesquels on a posé un matelas de 2 ou 3 cm d'épaisseur.
29 juillet
Exploration des environs de Hsipaw : on part à l'aventure à la recherche des chutes d'eau aux alentours. Mr Charles fournit une carte ... hum... très basique, et on doit demander notre chemin à chaque passant que l'on croise. Tactique risquée : le birman estime impoli le fait de répondre qu'il ne peut pas ou ne sait pas, du coup il préfèrera vous raconter n'importe quoi plutôt que d'avouer qu'il ne sait pas :) Pour les chutes d'eau on s'en sort; les dernières personnes à qui on demande notre route sont un groupe de 5 gamines de 10 ans environ qui nous suivent jusqu'à la chute d'eau et nous guident pour passer derrière la chute. Super moment, les petites ne sont pas farouches, rigolent avec nous, c'est cool. En descendant, on se met maintenant à chercher la source chaude; auparavant, "repas" de midi : un ananas acheté sur le marché (300K). Attention : si vous goûtez un ananas ou une mangue en Birmanie, il sera difficile d'en remanger en France sans déprimer :-) Comme on est très prévoyants, on a un ananas mais pas de couteau : on demande donc à une habitante de nous aider à le découper. 5 minutes plus tard, il est épluché, découpé en morceaux, etc, on se croirait au resto :) Le reste de la journée sera un peu du n'importe quoi : à la recherche des sources chaudes on traverse carrières, plantations de bananes, de maïs, etc. sans rien trouver. Heureusement pas de serpents, mais plein cagnard, pas de chapeau, et je transpire des quantités absurdes d'eau.
En rentrant, on prévoit le trek pour demain. Mon plan était de faire le 3 jours / 2 nuits vers Namshan, mais il est fermé pour cause de grosses tensions entre les rebelles shan et le gouvernement (entre autres motifs de tension, le gouvernement "rachète" à des prix bidons des terres aux habitants pour permettre à la Chine de construire un pipeline -- d'ailleurs les hotels de Hsipaw et Kyaukme sont remplis d'ingénieurs et hommes d'affaires chinois). Nous ne pourrons faire qu'un circuit de 2 jours / 1 nuit, en dormant à Pankam.
Je prends une chambre individuelle (5000 K) à Mr Charles. Attention, si on vous file la chambre 17 : il se peut que la 16 soit occupée par des birmans qui écoutent la radio et jouent aux cartes jusqu'à minuit. Et c'est pas l'épaisseur des cloisons qui va arranger les choses.
30/31 juillet
C'est parti pour le trek. On nous présente notre guide : Mr Bean. On en aura pour 15000K chacun, + 5000 pour les repas dans notre famille d'accueil. Mr Charles n'est pas très clair à ce sujet, nous avions compris que c'était 15000 pour deux...
PARENTHÈSE : MR BEAN
Souvenir ému. Mr Bean est un guide ... spécial. Il marche très lentement, possède un humour très lourd, a un anglais pas top. Arrivé au village, il sort sa "medecine water" : à partir de là, on se croirait dans Bienvenue chez les Ch'tis, on fait le tour du village en buvant des canons d'alcool de riz avec les habitants. Marrant. Le lendemain, Mr Bean nous donne rendez-vous à 7h30 mais se lève à 7h45; il marche encore plus lentement, est encore plus lourd, et ne peut parler que des bières qu'il va prendre une fois arrivé à Hsipaw. C'est de la balle. Finalement 3 jours et 2 nuits avec lui ça aurait été un peu long. Citations : "No drinking, no fun", "No Money, no honey", "I don't know who I am" (crié en fin de soirée), "Down in One " (ça veut dire cul sec), "So much stairs!" (dit en descendant un escalier de 15 marches avant d'aller se coucher).
Mais bon, le trek fut exceptionnel. On traverse pendant 5 heures rizières et plantations de thé, on croise cueilleuses de thé, gamins qui conduisent des buffles, il fait beau et chaud. En arrivant au village shan, excellente surprise : ce soir c'est la nouvelle lune, il y a donc une cérémonie au monastère à laquelle pratiquement tout le village va participer. En attendant, les femmes shan, dans leur costume traditionnel (coiffe, robe violette et bleu marine, anneaux autour de la taille), ont déjà commencé les prières. Soirée au monastère donc. Le monastère est vraiment un lieu de vie : on y vient en famille, les enfants jouent (si en plus y a des européens avec des appareils photos, n'en parlons pas!), certains fument le cigare, c'est détendu. Mais dès que les prières commencent, tout le monde fait preuve de la plus grande ferveur : les enfants de 6 à 10 ans avec lesquels je me marrais sont maintenant en pleine prière, participent aux rituels (passer dans les rangs pour donner de la nourriture). Cela dure 2 heures de chants et de recueillement, c'est vraiment très beau. En plus comme je suis un homme je peux m'approcher et contempler le premier rang des femmes en costume, absorbées dans leur dévotion (bon, j'ai sûrement tourné le dos au Bouddha dans l'affaire, c'est pas bien). Faute de matos, j'ai du mal à faire des photos nettes; mais ça rend quand même pas mal. Ensuite, on sort du monastère et c'est la fiesta : autour de percus (cloches, gongs, tambours de 20kg portés en bandoulière), les villageois dansent pendant une heure ou deux. Pas mal d'habitants passeront la nuit au monastère.
Le lendemain, après une balade dans le village, on redescend. Mr Bean est de plus en plus lent (gueule de bois?), et on est assez contents de s'en débarasser. Muriel prendra le train pour Pyin Oo Lwin; pour ma part, les employées cool de Mr Charles m'expliquent comment prendre le bus pour Kyaukme (l'une d'elles me fait un mot en birman, que je montre aux passants). C'est un vrai bus roots : tout le plancher est réhaussé de 40 cm par des sacs de marchandises, l'arrière du bus en est rempli jusqu'au plafond, les gens s'assoient dans l'allée centrale sur des mini-tabourets. Trajet d'1 heure, 1000K.
J'arrive à Kyaukme et je check-in au A Yone Oo. je sais pas si c'est toujours le seul à avoir une licence pour accueillir les étrangers, mais c'est celui autour duquel gravitent les guides du coin. Chouette chambre à 2 lits, ventilo sur demande, sdb et wc communs propres, 7$ la nuit.
Je suis très heureux de rencontrer Joy, dont AsianPat a fait l'éloge dans ce forum (et dont Joy se souvient très bien). C'est un jeune guide très enthousiaste et sympathique, avec un niveau d'anglais exceptionnel; avant même de fixer quoique ce soit sur une balade, on va manger ensemble (chapati), et il se comporte très vite en ami. Comme à Hsipaw, les possibilités de trek sont très restreintes à cause des tensions; j'apprendrai au retour sur Irrawaddy.org que Kyaukme est un lieu particulièrement chaud, vu ce qui s'est passé la veille de mon arrivée : http://irrawaddy.org/article.php?art_id=21797
1er août
C'est parti pour moi, Joy, et un couple de hollandais pour une virée en scooter dans les montagnes autour de Kyaukme. On commence par s'arrêter dans une plantation d'ananas. Le proprio nous accueille à bras ouverts, nous fait visiter, nous fait déguster un ananas, nous en offre un autre. Joy nous dira plus tard qu'il ne le connaissait pas! En visitant une école, on croise une de ses amies de fac, qui est maintenant infirmière, et fait des tournées dans la montagne pour s'occuper des écoliers (vaccins, etc). Il est vrai que les grosses structures médicales sont très éloignées... Les paysages sont magnifiques, et l'hospitatlité birmane n'est pas une légende : on est invités à prendre le thé chez les gens, on discute (Joy parle aussi Shan et peut faire interprète). Le soir, il est prévu que nous dormions chez l'habitant; mais j'ai une sorte de crève, mal à la tête, et je préfère redescendre. Trajet de retour de 2h de chemin plein de caillasses, j'arrive fracassé, résiste tant bien que mal au sommeil pour manger avec Joy le soir. Joy est toujours aussi agréable et passionnant, peut parler sans fin du bouddhisme, vraiment une des plus belles rencontres de mon séjour. En sortant du resto il me ramène à l'hôtel. De toute façon, il ne faut pas s'éterniser : le couvre-feu a été instauré à Kyaukme à 21h, et Joy, en tant que Shan, a vraiment pas intérêt à ne pas le respecter...
2 août
Dodo, dodo, comatage, dodo. Je redeveins humain vers 15h. En sortant de ma chambre, le patron de l'hôtel prend de mes nouvelles; il me conseille de grimper sur la colline pour profiter de la vue sur la région. Évidemment, je me perds et je finis par errer dans Kyaukme où il est clair qu'il est rare de voir un touriste ailleurs qu'à proximité de l'hôtel. Les gens viennent me parler, me demandent de prendre leurs enfants en photo, c'ets vraiment cool. Joy et le couple de hollandais redescendent le soir; et on est invités à manger avec sa famille. Malheureusement il faut abréger (couvre-feu!), et on rentre à l'hôtel. Demain, bus pour Mandalay à 5h30 (5500K); Joy espère qu'il ne sera pas attaqué par les rebelles, et il n'a pas vraiment l'air de plaisanter. Glup.
3 août
Départ de Kyaukme à 5h30, direction Bagan. Le trajet jusqu'à Mandalay se passe sans encombre (ouf!). Pour choper le bus pour Bagan, il faut changer de gare routière : 3000K de transfert, 1/2 de blue taxi (pittoresque!). A la gare routière, un type me conduit à un guichet de vente de billets pour Bagan : 7000K, commission du gars incluse (évidemment, je ne suis pas censé savoir que mon prix a été majoré parce que le gars m'a conduit au guichet, mais je le vois revenir encaisser sa com' dans mon dos 30 secondes après que je sois parti. Bon, finalement j'ai du payer 100K de plus que le tarif, mais le temps qu'il m'a fait gagner en me conduisant au guichet le vaut bien). On me propose bus ou minibus, je prends minibus. Grave erreur.
PARENTHÈSE : LE MINIBUS
Contrairement aux apparences, le minibus n'est pas un mini-bus, mais un gros pick-up. Evidemment pas de clim, pas de télé (on a beau trouver ça bruyant et un peu ridicule, on s'y fait très bien en fait), et pas beaucoup d'amortisseurs. Les routes deviennent défoncées (les trajets Mandalay->Bagn et Bagan->Inle sont carrément trash). Et le fonctionnement est celui d'un pick-up : on s'arrête tout le temps pour prendre des tas de passagers et monter des sacs sur le toit. Tel l'hôtel de Hilbert, même si le minibus est complet, il peut toujours prendre un passager de plus. Au bout de 8 heures de trajet assez pénible (un Birman me dort dessus pendant une grande partie du voyage), on arrive à Bagan.
Ici, pas question de songer à éviter le droit d'entrée de 10$ : le bus s'arrête au check-point et les étrangers descendent; même les hôtels demandent le ticket d'entrée. Sur les conseils de mon guide de Rangoon, je check-in au Aung Mingalar, en face de la Shwezigon. 15$ la chambre double, avec TV et sdb. A Bagan, les standards d'hôtel sont plus élevés. Hôtel pas terrible : sombre, réception TV pourrie, excentré du quartier animé de Nyaung-Oo.
4 août
Je commence par me chercher un autre hôtel, et atterris au May Kha Lar, réputé pour son petit déj (effectivement très bon). Je me fais plaisir : chambre avec AC, TV, SDB privée, à 14$. L'équipe est très sympa. Comme il est tard ils n'ont plus trop de vélos, et je vais en louer un au Inn Wa GH (1500K la journée). Assez bonne qualité. C'est parti pour le vélo. Se balader en vélo à Bagan est vraiment une grande expérience : on s'arrête dans des pagodes aléatoires au bord de la route, c'est super beau. Le lieu est par contre très touristique, et on retrouve quelques travers : les locaux se déclarent "peintres" mais peignent tous la même chose, et le présentent tous de la même manière, etc. Mais c'est finalement de bonne guerre, et ils ne sont jamais désagréables ou trop insistants. Arrêt à The Moon, un super resto végétarien juste avant Old Bagan en venant de Nyaung Oo : assiettes de fruits, lassi, ginger tea délicieux. En 3 jours je n'ai pas goûté grand-chose d'autre, car la turista me tomba dessus. Je m'étendrai pas sur les détails, sinon pour dire que j'étais bien content d'avoir des WC privés, et que 2 jours d'Imodium et de Smecta en seront venus à bout facilement.
5-6 août Balades en vélo à Bagan. Mon préféré : le Sulamuni, avec ses peintures murales très bien conservées, et qui consistent en autre chose que Bouddha assis; le templa Ananda quand même, la vue depuis la pagode Shwesandaw (à fuir à partir de 17h, car tous les guides ont décrété qu'il fallait y grimper pour le coucher du soleil), le temple Htilominlo; un gros temple au dôme à moitié doré à l'est de New Bagan; et tout simplement se balader aléatoirement... J'ai pris mes quartiers au The Moon, où je viens déguster mon Ginger Tea tous les soirs. Le patron et sa femme sont vraiment sympas, le boss s'assoit en face de moi, on discute quelques minutes avant de s'endormir tous les 2... il règne décidément une bonne atmosphère.
7 août
3h30 du mat (yaaaaa!!) : départ en minibus (10500K) pour Kalaw. Ticket réservé à l'arrach le soir d'avant, et je refais (je pense) l'expérience de la politesse birmane : le bus devait être complet, et je me retrouve sans numéro de place. Et ça c'est pas cool du tout, car si le bus est plein on a l'air con. Je fais 1h de trajet assis en tailleur à côté du chauffeur, avant de pipoter et de choper un siège dans le fond du bus. Coup de moule, personne ne viendra m'en déloger. Trajet le plus épique du séjour. Ca commence par 5 heures de route "raisonnable"; mais les 5 dernières heures sont un effroyable tape-cul, et il vaut mieux être de bonne composition. J'ai vu des passagers qui ont VRAIMENT souffert. Les Birmans, évidemment, n'ont pas ce genre de problèmes, et tandis que les touristes poussent des râles d'agonie, les grands-mères birmanes donnent l'impression d'être dans leur canapé. Les occidentaux seraient-ils en pleine déchéance physique?
A 14h, nous arrivons frais comme des gardons à Kalaw. Je suis bêtement le troupeau et je check au Golden Lily. Mal m'en prendra. Chambre à 5 dollars, deux lits, sdb individuelle, whoa! La cloison est en bambou mais les voisins ne sont pas bruyants; il est temps d'organiser le lendemain.
Le Golden Lily, tenus par les Singh (Harri et Rambo Singh sont les grandes vedettes du Lonely Planet) est en fait une machine à organiser le trek Kalaw->Lac Inle. Il se trouve que je comptais trekker 2 jours seulement, qu'on m'avait présenté le trek en question comme une autoroute (40 touristes passent en même temps une "nuit typique au monastère", d'après ce que j'ai entendu). Affaire d'état, ici on ne trekke pas 2 jours. En insistant, le gérant me présente finalement un guide, Peter, qui m'emmènera 2 jours dans les montagnes. Cool, on se voit demain au petit déj. Je passe le reste de la journée à me balader dans Kalaw, ville très très agréable. Je mange pour la première fois dans une gargote qui deviendra mon repaire, sur Merchant St, en face du monastère et adossée à la pagode, tenue par Ko Zaw Naing et sa charmante famille. A goûter absolument : la Shan Noodle Salad, item 1 du menu, qui se dit "Malahin" (souffler le "h"). 500K, et un des meilleurs plats du séjour.
8 août
Ptit déj au Golden Lily (bof), et rendez-vous avec Peter le guide. Je le vois passer, on se dit bonjour, et il se tire. What? Une demi-heure plus tard, le gérant m'annonce qu'il se casse avec 3 français qui veulent faire la moitié du Kalaw-Inle. Vraiment pas cool. Je proteste auprès du gérant, qui essaie de me faire croire que c'est de ma faute, qu'on n'avait rien décidé, avant de voir qu'il faut pas trop se foutre de la gueule du monde. Je demande un autre guide, il passe des coups de fil, me dit d'attendre, tout en faisant un lobbying incroyable pour me convaincre de rejoindre le Kalaw->Inle qui part demain. Pendant ce temps, la gérante n'hésite pas à me demander 30$ pour les 2 jours de trek qu'ils n'arrivent pas à m'organiser!!! Je lui dis que ça va pas être possible; le gérant commence à s'impatienter, et se tire en me disant qu'il va ramener quelqu'un. Une demi-heure plus tard, c'est finalement moi qui me tire, pour aller au Eastern Paradise, à 2 pas, recommandé par un Sud-Africain dans le bus. Chambre très bien tenue, sdb privée, eau chaude, 7$. Petit déjeuner orgiaque, les plats arrivent sans cesse, c'est excellent. J'y retrouve deux couples de français que j'avais croisé à Bagan. Je demande un guide au Eastern Paradise, et ils me présentent Min-Min, qui est d'accord pour nous emmener deux jours en balade dans les montagnes, avec nuit au village, mais pas au village où dorment tous les trekkeurs de Kalaw->Inle. L'un des deux couples se joint à moi. Prix : 10000K par jour et par pers, tout compris.
Sur ce, re-glande à Kalaw. Je suis un peu énervé d'avoir perdu une journée à cause des pitres du Golden Lily, mais la balade dans Kalaw et les repas dans ma gargote préférée me redonnent la pêche. On peut tout à fait, à mon avis, passer une semaine à Kalaw sans s'ennuyer; c'est d'ailleurs ce que fait Cassandra, une anglaise que je croise au repas de midi. Mais pour un premier voyage au Myanmar c'est évidemment une idée moyenne.
9 août
Départ pour le trek, avec Olivier et Clara, couple d'ingénieurs de la banlieue parisienne. Comme indiqué dans tous les guides, la saison des pluies rend les chemins à Kalaw très très boueux. Les paysages sont quant à eux magnifiques, et la visite de villages toujours très agréable. Min Min est très sympa, et est très bon guide. L'après-midi, on se prend une bonne rincée : 2 heures à marcher parmi les ruisseaux créés par l'averse, réfugiés sous nos ponchos, en faisant splitch-splotch dans les pompes trempées. On arrive dans une gare où on assiste à l'arrivée et au départ du train. Le train reste une bonne demi-heure à quai, et les habitants du coin montent pratiquement un marché sur le quai de la gare pendant ce temps-là. C'est très joli à voir. Avant de partir chez notre hôte du soir, on achète une bouteille de rhum et une de Myanmar Beer, et c'est reparti. Le rhum, comme le whisky, sont pas chers du tout au Myanmar : un shot de rhum (200K) vaut moins qu'une bouteille d'eau (300K). Le gouvernement subventionnerait-il la consommation d'alcool des habitants, pour les rendre moins embêtants?... Le soir et le matin suivant, bouffe exceptionnelle dans le village (dont une délicieuse soupe à la citronnelle le soir), et "rum sour" préparé par Min Min (rhum, citron, eau, ???). Au cours de la journée, j'achète enfin du bétel... et c'est délicieux.
10 août
Redescente de la montagne avec Min-Min. On en profite pour visiter les grottes de Myin Maht, remplies de statues de Bouddha, et très grandes. A la sortie (on peut les traverser), un banian fait plonger ses racines sur 10m le long de la paroi. Très spectaculaire. On finit la balade par une petite marche dans la pinède (particularité de Kalaw). Le soir, retour dans ma gargote préférée. L'anglais du patron est assez limité mais permet un semblant de conversation. Je fais marrer son fils et sa fille avec ma lampe frontale, offre mon stylo 4 couleurs aux enfants; en échange, ils me donnent un billet collector de 1 kyat avec la tête de Aung San. Ils m'invitent à leur table et me font goûter les trucs qu'ils mettent dans leur Burmese Curry (dont une préparation très noire à base de champignons, délicieuse). Décidément l'accueil birman n'est pas une légende.
11 août
Départ pour la dernière étape : le Lac Inle (minibus : 2500K, 2 heures). Je suis déposé à la "junction", à Shwenyaung, et pris par un scoot pour aller à Nyaungshwe (3000K). Pendant le trajet, mon pilote croise un pote, discute, puis fait demi-tour et se met à emprunter des chemins de terre invraisemblables en disant "Police, Police". Je sais pas trop quoi penser; en fait il m'a fait éviter la taxe gouvernementale de 5$ de l'entrée du lac :) A Nyaungshwe, je me fais déposer devant le Remember Inn qui propose des chambres à 8$; par principe, je ne vais pas dans les hôtels-du-pote-du-chauffeur, et après m'être fait refouler de l'Aquarius Inn, je me retrouve au Nawng Kham (du coup à chaque fois qu'on me demande dans quel hôtel j'étais, je répondais heuuuuuuuu). 7$ la nuit, sdb individuelle, jolies chambres donnant sur jardin. Par contre, au pied d'une pagode qui émet des chants bouddhistes 24h/24, même si elle baisse un peu le son la nuit. Je glandouille à Nyaungshwe, qui n'est pas une ville très agréable, et je décide donc de traîner à l'embarcadère pour aller sur le lac dès l'après-midi. Je tombe sur "Ne Win" (pas sûr d'avoir bien compris son nom, le nom de Ne Win est quand même tristement célèbre) qui me fait un aprèm à 7000K. On ne va pas très loin, seulement dans un village proche de Nyaungshwe, à l'est du lac. Mais c'est déjà l'occasion d'admirer les magnifiques villages construits sur pilotis, les jardins flottants, et la vie sur l'eau. Le lac est calme, j'admire la fameuse technique de pagaie des pêcheurs Intha (mon pilote me fait même un démonstration). Le principal intérêt du lac Inle ne réside pas dans le lac lui-même (assez joli, mais banal), mais dans la vie sur le lac, la manière dont les habitants l'uitlisent, et vivent dessus. Vraiment une super expérience.
On se fait un peu rincer sur le trajet du retour. Le soir, je retrouve Olivier et Clara qui ont atterri dans mon hôtel après avoir essayé de prendre le train pour venir au lac; manque de bol le train a déraillé! (sans eux)
Le meilleur plan bouffe de la Birmanie : les carpes du lac Inle, sur le stand à barbecue situé au coin sud-ouest du marché (n'ouvre que le soir, il n'y a rien la journée). Une carpe badigeonnée d'épices et farcie avec un truc incroyable pour 1000K, et des mini-brochettes de légumes (il faut goûter les ladyfinger) pour 200 ou 300. Merveilleux.
12 août
Journée sur le lac Inle. Je retrouve mon pilote de la veille à l'embarcadère. Il tombe une méga-averse, et les piroguiers, avant d'embarquer les touristes, commencent par écoper :) Tandis qu'on rejoint le lac, je reste abrité sous le poncho. Heureusement, le temps est plus clément sur le lac, et je pourrai profiter sans encombre de la journée. Je ne me suis pas trop embêté à prévoir des tonnes de trucs, et je laisse mon pilote me faire faire le tour "classique" (12000K): la pagode Phaung-Daw U (pas mal mais sans plus, à voir quand même pour les 5 statuettes de Bouddha transformées en champignons informes par application d'une quantité délirante de feuilles d'or); la fabrique de cheerot (un employé nous fait un petit speech pour nous présenter le travail des rouleuses de cigare, les ingrédients qui le composent, etc. Jolie dextérité des rouleuses de cigare); les ateliers de tissage de soie et de lotus (métiers à tisser d'où sortent, etre autres, des tenues traditionnelles de femmes shan; fabrication du fil de lotus par extraction des fibres dans la tige, qui montre la quantité incroyable de tiges de lotus utilisées et le boulot que ça représente). Très jolie boutique, c'est pas spécialement donné mais ça les vaut. La fabrique d'ombrelles en papier shan est pas mal (éviter de les acheter sur place, il y en a des aussi belles et moins chères en ville), les orfèvreries non plus. Mais la meilleure chose à faire sur le lac reste à mon sens les balades en pirogue dans les villages et les jardins flottants, l'observation de la vie des habitants, de la pêche, etc. Le monastère "des chats sauteurs" n'a rien d'exceptionnel non plus. Je n'y ai pas vu les chats sauter (ils dorment); mais le bâtiment en lui-même ne vaut pas les 2 sacs à dos que lui met le Routard. Après avoir tracé plein sud le matin et être doucement remonté vers le nord en enchaînant les visites, mon chauffeur m'annonce vers 14h, le tour se termine... un peu frustré, j'en redemande; mais les derniers lieux à visiter sont au sud. Tant pis, pour 3000K supplémentaires, je prolonge la balade par l'atelier de pirogue et les forges. Sympathique, mais je reste sur mon opinion : les meilleurs moments de la journée sont ceux de calme déambulation dans les canaux et les allées des jardins... Le soir, je retourne en courant au barbecue manger une carpe :)
13 août
Réveil à la cool vers 9h30, puis balade dans Nyaungshwe. Je passe au marché acheter quelques gâteaux pour le bus, 1 ou 2 souvenirs (les sacs traditionnels des Intha, en tissu flashy, qui se portent en bandoulière et font vaguement baba, sont très jolis). A 13h30, je partage un pick-up avec Olivier, Clara, et un couple d'italiens de notre hôtel (environ 1000K chacun), qui nous remonte à la jonction de Shwenyaung. Et à 15h, on grimpe dans le bus de nuit pour Yangon (16000K). Enfin, après l'enchaînement de mini-bus et de routes dantesques, je retrouve un brave bus climatisé, qui débite du karaoké et des comédies birmanes à fond la caisse! Le début de la route reste un peu brutal (en fait, il faut repasser à Kalaw pour récupérer le grand axe qui descend à Yangon). En fin d'après, on entend un grand BANG venant de l'arrière du bus : 1 pneu a explosé, et est carrément éventré sur toute la largeur! Problème réglé en une demi-heure environ, et on repart.
A Kalaw, on s'arrête à un check-point. Ce que j'avais lu sur les check-point birmans (fouilles, contrôle de papiers interminables, etc) et que je n'avais jamais vécu jusqu'à présent, arrive cette fois... Quelques policiers montent à bord, demandent leurs papiers à pas mal de passagers du bus, ouvrent quelques sacs... le tout dans un gros silence et une tension assez palpable. Glups. Finalement, personne n'est embarqué, et on repart, après 20 bonnes minutes.
RAS sur le reste du voyage. Arrêt bouffe (un bon Burmese curry à 1500K). Je dors vaguement, puis suis réveillé en sursaut vers 5h par un espèce de spot de pub diffusé à fond sur la télé du bus pour réveiller les passagers. Nous voilà à Yangon.
14 août
La compagnie de bus est cool et nous arrange, gratos, un pick-up pour nous transférer (moi, Olivier et Clara, et un couple de Birmans qui parlent très bien anglais et sans lesquels on aurait rien compris à ce qui se passait) à la gare ferroviaire de Yangon, qui est très proche de la Sule Paya. Je dis au revoir à Olivier et Clara, qui tentent l'aventure d'aller passer quelques jours à la plage de Chaungtha.
Comme je prends l'avion ce soir pour Bangkok, je n'ai pas d'hôtel dans lequel poser mon sac. Je tente le coup et demande à une guesthouse de me garder le sac pour la matinée. Après m'être fait bouler par la Pyin Oo Lwin 2 GH (accueil assez désagréable), je trouve mon bonheur à la Okinawa Guesthouse (ils me proposent même de prendre 1 douche pour 2000K). Après avoir traîné dans les spectaculaires rues centrales de Rangoon (façades coloniales couvertes de réseaux électriques délirants, rues très vivantes), avoir pris un thé birman et des patisseries starbuckesques au Mr Brown café (très bon accueil, mais... pas de PQ dans les toilettes! et il n'y a même pas les distributeurs habituels sur les tables!), je traîne au Bogyoke Market. J'apprends que le dollar est descendu à 740K (j'avais eu 770 il y a 3 semaines!). Beaucoup de très belles boutiques de sculptures sur bois de cèdre, de santal, mais c'est cher, et pas très négociable. Bon, en fin de séjour je peux me lâcher, et j'achète une statue de Bouddha debout, en santal, de 15cm de haut, à ... 18000K (annoncé à 22000, et impossible de descendre plus bas malgré tous mes efforts). Après un dernier repas au Shan Noodle 999, je passe dans un cyber-café; à la télé, un film américain (Il Etait une Fois, avec Patrick Dempsey) dans lequel on a flouté les décolletés des actrices !!! (dire que c'est un film pour gosses...) Il est temps de partir.... 6000K pour le transfert Okinawa-aéroport, et j'embarque pour Bangkok. Je ne paie pas de taxe de sortie, alors qu'apparemment c'était 10$...? Toujours ça de moins pour Than Shwe and co!
Je ne m'étends pas sur Bangkok car on est sur le forum Birmanie, mais ça m'a laissé une impression... hum... foireuse : les quartiers où sont les guesthouses ne sont fréquentés que par les touristes, les GH proposent des chambres sans fenêtres; le méga-temple au bouddha d'émeraude est submergé de touristes, cher, et moins joli que celui du bouddha couché qui est juste à côté, l'accueil des touristes dans ces temples est tout juste poli, le chauffeur de tuk-tuk que je prends m'amène chez son pote le tailleur de costumes, etc. Bof. Bon, vous me direz que je ne rends certainement pas justice à la Thaïlande, mais le contraste était tellement saisissant en arrivant de Birmanie...
Enfin, quelques opinions, observations, et conseils utiles :
- Sur le sempiternel débat Y aller ou pas, je pense que les birmans apportent la meilleure réponse possible par leur accueil. On ne sent jamais une inimitié quelconque, ils ont envie de discuter avec les touristes, de partager. J'imagine que c'est plus important que les sous qu'on donne à la junte, qui doivent de toute façon représenter quelque chose d'infime par rapport à ce qu'ils récupèrent en exploitant les incroyables ressources du pays (le pipeline chinois en construction chez les Shan n'est que le dernier exemple en date...) Cette ouverture sur le monde peut leur être précieuse; des discussions avec des birmans montrent que certains deviennent optimistes sur l'avenir politique du pays, ce qui n'était pas trop le cas il y a encore quelques années, et que cet optimisme est nourri par l'ouverture au monde de la Birmanie. Internet, technologie (voir la chaîne satellite Democratic Voice of Burma, émise depuis la Norvège, et qui est celle que les Birmans regardent en priorité, au détriment de la voix officielle du gouvernement sur les autres chaînes) participent à cette ouverture; le tourisme y participe aussi beaucoup à mon avis. En plus, ils dissuadent les touristes de donner leur fric à la junte! Les chauffeurs de taxi s'arrangent pour faire éviter les péages, et j'ai même entendu que la population dissuadait les touristes d'aller dans les hôtels gouvernementaux en leur disant "don't feed the tiger"!
- - UPDATE : il semble vraiment que les événements actuels donnent raison aux optimistes : libération de la Dame, qui se présente aux élections, visite d'un officiel US pour la première fois depuis les années 50, accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et des autorités shan (sur lemonde.fr aujourd'hui)... J'espère que la réalité est aussi prometteuse au Myanmar qu'elle le paraît en France, mais il y a l'air de vraiment se passer quelque chose!
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- Le nombre de contrôles inopinés, de fouilles de bagages, etc... dans les bus a fortement diminué : 1 seule fois dans les 3 semaines, avec tous les trajets effectués en bus.
- La bouffe est bonne, sans être délirante. Goûter les ladyfinger, ne pas rater les carpes du Lac Inle. Acheter des ananas et des mangues. Pour le thé (en boire plein, surtout quand il fait chaud) : si vous demandez simplement un "tea", on vous servira un "Myanmar tea", thé noir avec lait (en poudre) et énormément de sucre. Le thé vert est le "Chinese tea"; il est gratuit et à volonté dans toutes les tea-houses (grands thermos sur chaque table). Le café existe majoritairement sous forme de Coffeemix, une poudre qui donnera un café au lait hyper sucré.
- Il faut changer BEAUCOUP de kyats. Seuls les hôtels, les avions, et les droits d'entrée gouvernementaux se paient en dollars; bouffe, transports, achats divers, guides se paient en kyats. Seul, en 24 jours, en voyageant en bus, j'ai dépensé 550$ en kyats, et je me suis mordu les doigts en allant changer des dollars à des taux toujours plus faibles (760 à Mandalay, 700 à Kalaw et à Nyaungshwe). A mon avis, changer au moins 100 dollars par personne et par semaine (demander des billets de 5000K, sinon vous vous baladerez avec des valises de cash...). Emmener des euros devient peut-être plus avantageux pour le change, mais je n'ai pas essayé.
- Les birmans sont vraiment des gens de confiance; à part au Golden Lily, je n'ai jamais senti qu'on essayait de m'arnaquer, ou que j'étais vu comme une pompe à fric.
- Si vous planifiez un trek, essayez absolument de passer une nuit au village un soir de pleine lune ou de nouvelle lune. La cérémonie au monastère reste un de mes meilleurs souvenirs.
- Budget : 1000$ en tout, avec des trajets uniquement en bus, pas mal de flambe au début (35$ la chambre au Rocher d'Or, des pourboires un peu délirants à mon premier guide, mais bon il était cool). Relativement au reste de l'Asie de Sud-Est, la Birmanie semble assez chère, mais bon, pour un occidental c'est évidemment le bonheur. Pour garder les dollars en état parfait, je les avais dans ma banane près du corps, dans un Ziploc. Utile quand on transpire toute la journée :)
- N'ésitez pas à contacter Han à Rangoon(tinhtoohan.leo82@gmail.com), Min-min à Kalaw (au Eastern Paradise), et Joy à Kyaukme (au A Yone Oo, joy.inmyanmar@gmail.com, www.lonelytreetrek.page.tl). De manière générale, n'hésitez pas à prendre des guides. A part Mr Bean, ceux que j'ai rencontrés étaient très sympathiques et intéressants.
- Pour payer moins cher le billet d'avion, réservez un Paris-Bangkok; la liaison vers Rangoon se fait par Air Asia et coûte que dalle si vous vous y prenez un peu à l'avance.
- Faites très attention à votre assurance rapatriement; s'il vous arrive un pépin grave ailleurs qu'à Rangoon ou Mandalay, ça peut devenir très dangereux.
- Goûtez le bétel. Outre la feuille, la chaux (!) et la noix, ils mettent plein de ptites épices et c'est très bon. En plus, vous ferez marrer les marchands quand vous irez en acheter.
- Allez en Birmanie!!
Tristan
bonjour a toutes et a tous
je vais normalement bientot partir en thailande
j'ai juste une question je ne parle pas du tout anglais c'est grave docteur😏
merci de vos reponses
a bientot
je me permet de vous écrire se message en direct de bali .je suis parti en 2006 a bali est souhaiter y retourner pour revivre cet authentique que j'y avais trouvé et qui m'avait touché .aujour'dhui rien n'y est plus comme avant c devenu la taxe et les plans a la con (si je peu me permettre)je ne reconnais plus les ville ou je suis allées .l'authenticité se paye tres cher ainsi que le dépaysement certe la mondialisation y est pour quelque chose mais faut pas poussé nous somme la pour 3 semaines mais déjà au bout d'une semaine j'en ai marre de tous ces rabateurs on vous dira dans les guides qu'il faut négocier mais encore là impoossible en plus on est pas la pour sa mais la mafia a la main sur tous les bisness sur tout les transport ou les prise d'otage dans des ville bidon actuellement a padangbai qui a la medaille d'or des prix exorbitants et anarques en tous genre;ex aller retour pour lombok ou gili bateaux fantome et pas de retour dans l'aller retour.bali c l'ile du gros porte monnaie bien garni sil vous plait et merci au guide vendu en france ex r...... qui devrait reprendre leur sac a dos car les prix sont ceux de 2006 mais pas ceux de 2012 c un beau livre d'histoire certes mais pas un guide bon plans .et si vous avez un budget modéré allé ailleurs .pour finir nous reconfigurons notre voyage pour essayer de trouver un peu de tranquillité et de sereinité qu'il nous on volé mais sa va pas etre facile !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
heureusement que nous avons un scooter(rock roll conduite) pour nous isoler au fin fond des rizieres ou il y a des ruraux charmants cassés vous des grandes ville ubud kuta legian semiack ET PANDANGBAI!!!!AVEC LEUR FERRY MOISI PRES A SOMBRER ET LEUR SPEED BOAT A PLUSIEURS MILLIONS DE ROUPIA LA COURSE MAIS UNE HEURE SEULEMENT SIL VOUS PLAIT EN DISCOUNT.
pour conclure on essai de positivé et finir ses 2 semaines qui nous reste.
bisous a tous en direct live de bali la suite a notre retour si on a assez de tune pour rentrer meme budget qui a tres bien convenu au cambodge laos nos chouchoux;
bise a tous et souhaitez nous bonne chance lol.
Bonjour,
cela fait plusieurs mois que je visite votre forum ( formidable) .. Finalement j'ai décider de m'y inscrire car la j'ai une question qui me préoccupe... Enfin peut etre qu'a force d'abuser des articles de VF je deviens para-no 😇..
L'intro est simple et super connue: Jeune Farang parti en vacances en thailande (Chalong Bay) et coup de foudre pour une Lady bar..😉 Rien d'exceptionnel non plus, quand elle m'envoie un sms pour me demander de l'argent..😉
Par contre se qui me préocupe c'est qu'elle m'a transmit un numéro de compte en banque à la Bangkok Bank Company Limited Hayaekchalong à Phuket... Moi qui m'attendais à faire avec Western😊... - -> Une lady Bar soit disant pauvre peut avoir un compte un banque? - -> Si elle vit maintenant du coté de Si Saget ( nord Est), pourquoi une banque à Phuket?
peut être que je me fais de fausses idées.. Et vous qu'en pensez-vous?
cela fait plusieurs mois que je visite votre forum ( formidable) .. Finalement j'ai décider de m'y inscrire car la j'ai une question qui me préoccupe... Enfin peut etre qu'a force d'abuser des articles de VF je deviens para-no 😇..
L'intro est simple et super connue: Jeune Farang parti en vacances en thailande (Chalong Bay) et coup de foudre pour une Lady bar..😉 Rien d'exceptionnel non plus, quand elle m'envoie un sms pour me demander de l'argent..😉
Par contre se qui me préocupe c'est qu'elle m'a transmit un numéro de compte en banque à la Bangkok Bank Company Limited Hayaekchalong à Phuket... Moi qui m'attendais à faire avec Western😊... - -> Une lady Bar soit disant pauvre peut avoir un compte un banque? - -> Si elle vit maintenant du coté de Si Saget ( nord Est), pourquoi une banque à Phuket?
peut être que je me fais de fausses idées.. Et vous qu'en pensez-vous?
Bonjour,
Voilà je projette de partir seule en Asie du sud-est et j'aurais aimé votre avis.
Tout d'abord, j'aimerais aller en Thaïlande, au Vietnam et au Cambodge, et je me demandais si le Laos valait le détour et ce qu'il y a à voir là-bas.
De plus, j'aimerais loger dans des backpackers (auberge de jeunesse) ou guesthouses, est-ce qu'on en trouve partout et facilement dans ces pays ?
J'ai également un peu peur de la solitude, je suis assez débrouillarde mais une appréhension demeure toujours, est-ce facile de rencontrer du monde ? J'ai déjà passé 8 mois en Australie et je sais que là bas voyager toute seule est un jeu d'enfant, et que l'on ne reste jamais seule très longtemps, mais est-ce pareil en Asie ?
Concernant la durée, je pense que 1 mois, 1 mois 1/2 suffit, qu'en pensez-vous ? Et concernant le budget, est-ce que 1500€ est suffisant pour vivre sur place pendant 1 mois et demi ?
Merci d'avance pour vos réponses ;) et si vous avez des conseils, je suis preneuse !!!
Voilà je projette de partir seule en Asie du sud-est et j'aurais aimé votre avis.
Tout d'abord, j'aimerais aller en Thaïlande, au Vietnam et au Cambodge, et je me demandais si le Laos valait le détour et ce qu'il y a à voir là-bas.
De plus, j'aimerais loger dans des backpackers (auberge de jeunesse) ou guesthouses, est-ce qu'on en trouve partout et facilement dans ces pays ?
J'ai également un peu peur de la solitude, je suis assez débrouillarde mais une appréhension demeure toujours, est-ce facile de rencontrer du monde ? J'ai déjà passé 8 mois en Australie et je sais que là bas voyager toute seule est un jeu d'enfant, et que l'on ne reste jamais seule très longtemps, mais est-ce pareil en Asie ?
Concernant la durée, je pense que 1 mois, 1 mois 1/2 suffit, qu'en pensez-vous ? Et concernant le budget, est-ce que 1500€ est suffisant pour vivre sur place pendant 1 mois et demi ?
Merci d'avance pour vos réponses ;) et si vous avez des conseils, je suis preneuse !!!
Les 2 hommes sont morts dans une chambre d'hotel, dans le quartier de Klong Toey selon la police.
Des bouteilles d'alcohol et de la poudre blanche étaient sur place.
http://www.bangkokpost.com/...d-dead-in-hotel-room
Des bouteilles d'alcohol et de la poudre blanche étaient sur place.
http://www.bangkokpost.com/...d-dead-in-hotel-room
bonjour, je parts 3 jours a bangkok de 31/12 au 03/01 je voudrai optimiser mon temps pour les visites, est ce que quelqu'un peut me conseiller sur l’itinéraire a suivre , dans quel ordre , comment rejoindre les différents monuments etc...
Nous logeons dans le quartier de silom près de l'embarcadère du CHAO PHRAYA EXPRESS , je voulais voir : WAT ARUN, WAT PHO , WAT PHRA KAEW, LE GRAND PALAIS , KAOSAN ROAD , et aussi une balade sur un bateau .
Sachant que je voudrais me garder une journée pour faire du shopping , est ce possible?
Bonjour,
je me renseigne sur les différentes compagnies aériennes pour partir en Thailande, est ce que quelqu'un connait la compagnie ETIHAD airways?
merci de répondre à ce message *
tous les avis sont bons à prendre...bons ou mauvais!!!
😛
Annulée l'année dernière pour cause d'inondations la procession des barges royales sur le fleuve Chao Phraya aura lieu cette année le 9 novembre entre 15h et 17h. ( la dernière fois c'était en 2006 ).
On peut habituellement les voir au musée des barges royales sur le klong Bangkok Noi près de la gare de Thonburi.
Une flotille de 52 bateaux ( 4 barges royales principales, 8 avec des têtes d'animaux, et 40 plus petites ) descendra le fleuve du pont Rama VIII jusqu'au Wat Arun où aura lieu la cérémonie de remise des robes aux moines (cérémonie marquant la fin du carême bouddhique , et on célèbrera aussi le 84ième anniversaire du roi ).
Descente sur 5 colonnes selon la position de bataille de l'ancien temps, une formation de 1280m de long et 110 de large. 2200 rameurs, officiers de la Royal Thai Navy, seront à la tâche.
Pour ceux qui ne seraient pas là à la bonne date, 2 petites répétitions auront lieu le 21 septembre et le 29 octobre, et 2 grandes répétitions les 2 et 6 novembre.
j'ai vu qu à ko tao il y avait pas mal d'arnaque au scooter
pensez vous que cela serait plus prudent d'envoyer mon amie thai le louer avec sa carte d'identité
avez vous le prix de la location du scooter?
les routes sont elles praticables?
merci d'avance
je m en vais 2 mois en asie aux alentours de janvier 2013 pour le vol seulement ou je devrai regarder pour un billet pas cher
Bonjour à tous,
Voilà j'aurais un projet, importer des objets, vetements pour les vendre en france, vu que je ne l'ai jamais fait toute information est bonne a prendre. 😊
Merci a ceux ou celle qui prendront 5 min pour me repondre.
Biz
Line 🙂
Voilà j'aurais un projet, importer des objets, vetements pour les vendre en france, vu que je ne l'ai jamais fait toute information est bonne a prendre. 😊
Merci a ceux ou celle qui prendront 5 min pour me repondre.
Biz
Line 🙂



