Si l'on ne reste que sur la côte, la région de Kotor ou que l'on emprunte un des axes vers la capitale Podgorica, on ne pourra qu'être satisfait du réseau routier monténégrin. Rien à dire, hormis peut‑être ces embouteillages devenus des classiques dans les zones les plus touristiques du littoral en été. Par contre, en campagne ou dans la montagne, là les choses sont un peu différentes avec des routes souvent étroites et sinueuses qui demandent un minimum d'attention. Surtout qu'en plus la conduite locale peut parfois s'avérer un peu particulière...
Comme souvent en Europe, disposer de son véhicule est un excellent moyen pour découvrir le pays. C'est même le meilleur grâce à la liberté et au gain de temps qu'il offre par rapport aux transports collectifs. De façon générale, il est facile de venir au Monténégro avec son propre véhicule. Il suffit d'avoir pour cela la carte verte et la carte grise du véhicule, plus son permis français ou autre européen.
Location
Cela dit, pour la majorité des visiteurs, c'est plutôt la location d'un véhicule qui s'impose plus que d'arriver sur place avec le sien. Devenue une destination touristique d'importance sur le marché européen, le Monténégro dispose maintenant d'un bon réseau de loueurs locaux aussi bien qu'internationaux à la capitale que surtout sur la côte.Comme souvent, il faut avoir normalement plus de 21 ans (sinon parfois 25 chez certains loueurs), avec 1 à 2 ans de permis, pour louer un véhicule. Ensuite, un permis français ou européen, plus une carte de crédit (et non de débit qui entraine parfois des frais de caution) sont juste nécessaires.Quant aux prix, ils demeurent encore abordables, même si entre la basse et la haute saison ceux‑ci se retrouvent souvent multipliés par deux. Pour une petite citadine, comptez autour de 20 €/jour hors saison et plutôt 40‑50 € en juillet‑août lorsque la demande est la plus forte. À cela, on peut ajouter aussi certaines options au niveau des assurances, ou même la possibilité de sortie du territoire pour les pays voisins (Bosnie, Croatie, Albanie) facturée parfois jusqu'à 50 €. Sur ce dernier point, il faut savoir que ce sont plutôt les grandes enseignes internationales de location qui permettent cette option.
Le réseau de bus/minibus monténégrin est assez dense, avec des fréquences augmentées en été, et permet de relier la plupart des villes et gros villages du territoire. S'ils ne sont pas chers, en gros la même chose que les premiers prix de trains avec 5 ou 6 € les 100 km (un peu plus à destination des lieux les plus touristiques), les bus sont par contre souvent assez lents et bondés. Néanmoins, pour faire des économies sur le poste "transports" c'est l'idéal.À noter cependant que si l'autobus est très abordable lorsqu'on reste sur le réseau national, à partir du moment où on passe les frontières, les tarifs peuvent grimper selon le confort, la rapidité des compagnies et surtout s'il s'agit de "navettes touristiques". Le pire étant sur la côte lorsqu'on souhaite, par exemple, arriver de Dubrovnik en Croatie. À cet effet, comme fréquemment lorsqu'on veut faire quelques économies, le mieux demeure de prendre un premier bus jusqu'à la frontière puis, passée celle‑ci, un second de l'autre pays pour continuer son trajet.
Découvrir le Monténégro, ou du moins une partie, à vélo peut être une idée intéressante, même si elle n'est pas forcément sans inconvénients dès lors que l'on n'est pas motivé ou entraîné. Certes, toute la bande littorale et la région de Kotor sont plates, mais néanmoins envahies de véhicules lors des mois d'été et sans réelles pistes cyclables. Et pour le reste, c'est plutôt le relief conséquent en certains endroits qui peut rebuter, quoique l'électrique soit désormais bien présent chez les loueurs, même s'il est vrai qu'une découverte des parcs de l'intérieur, via les petites routes et chemins, à VTT reste des plus agréables.
Le stop est assez pratiqué localement dans les endroits un peu reculés ou lorsqu'il n'y a pas ou peu de transports collectifs. Vraiment en tant que complément pour les visiteurs vu le prix modique des transports en commun.
Avec à peine 250 km de voies, le réseau ferré monténégrin est plutôt limité. Axé sur la capitale, celui‑ci propose une ligne qui va de la côte (Bar) au nord du pays (Bijelo Polje) avec continuation ensuite vers la Serbie, plus une autre ligne limitée pour l'instant au fret qui court du sud‑est (frontière albanaise) au nord‑ouest (Niksic). C'est la Société nationale ZPCG qui gère l'ensemble.Si les trains ne sont pas très rapides ni forcément ultra‑modernes, ils sont par contre peu chers. Le trajet Bar (sur la côte) - Podgorica (3 €) - Bijelo Polje (8 €) - Belgrade (Serbie) revient en tout à 25 € pour 11 heures de trains et 500 km.
En dehors des ferries qui font la ligne Italie‑Monténégro, les seuls autres concernant le pays sont ceux assurant la traversée de la Baie de Kotor dans sa partie la plus étroite (moins d'un kilomètre) entre les bourgs de Lepetane et Kamenari. Il en coûte dans les 5 € pour les voitures et c'est gratuit pour les piétons. Ces ferries de la société Pomorski fonctionnent 24h/24 avec des départs toutes les 10 minutes en journée et demi‑heure la nuit. Dans un autre genre, il existe aussi pas mal d'excursions touristiques en bateau dans la baie de Kotor.
Le pays ne comptant que peu de villes conséquentes, c'est surtout à la capitale Podgorica que l'on trouvera le réseau de transport urbain le plus développé avec bus, taxis, plus vélos et trottinettes en location. Ailleurs, on se déplacera surtout à pied, en premier lieu dans les centres, ou sinon en taxi "traditionnels" ou équivalent VTC réservable par appli. De manière générale, les tarifs restent peu élevés, ne serait‑ce déjà que parce que les distances que l'on a à effectuer sont souvent assez faibles. Bref, on pourra s'en tirer la plupart du temps pour moins d'une dizaine d'euros la course.
Comme souvent en Europe, disposer de son propre véhicule reste le meilleur moyen pour découvrir le pays. Sinon, le bus peut toujours faire l'affaire notamment en été où les fréquences sont plus nombreuses.