| Réseau routier, circulation | S'il est un pays où règne un certain paradoxe au niveau routier, c'est bien le Vietnam! D'un côté le pays a modernisé à vitesse grand V ses infrastructures, et de l'autre les habitudes en matière de conduite et de comportement des uns et des autres sur la route n'ont elles guère changées. Ce qui fait que les principaux axes, à commencer par celui qui relie Hanoï (au nord) à Hô-Chi-Minh-Ville (au sud), sont désormais de qualité, réduisant d'autant les temps de transports entre villes. On retrouve même ça et là des voies rapides et des tronçons à péages électroniques. D'un autre côté, il est vrai qu'en campagne et dans les régions montagneuses du Nord, les routes restent encore souvent étroites, sinueuses ou dégradées. Mais là aussi, cela change. Par contre, ce qui ne s'améliore pas, ou alors très doucement, ce sont les règles de conduite où, plus que de suivre la signalisation, on se doit surtout d'anticiper ce que les autres véhicules, piétons ou animaux rencontrés peuvent faire. Avec toujours quelques principes bien présents, dont les deux principaux restent que "le plus gros a toujours raison et la priorité" et que l'usage du klaxon pour marquer sa présence reste indispensable. Autant le savoir... | | Voiture | Il est théoriquement possible d'entrer au Vietnam avec son véhicule, y compris moto, pour une durée sur place de maximum 30 jours reconductibles pour 10 jours supplémentaires. Sauf que la procédure contraignante et le coût final de l'expérience peuvent refroidir les envies... En effet, seuls les détenteurs d'un permis vietnamien sont autorisés à rouler dans le pays. Et si le permis international est maintenant plus ou moins reconnu, il nécessite d'être accompagné d'une traduction certifiée par les autorités locales. À cela s'ajoute aussi et surtout (en plus de diverses contraintes et documents nécessaires) l'obligation d'avoir ensuite avec soi un guide officiel dans son véhicule ou de suivre un "véhicule‑accompagnateur" d'une agence agréée. Bref, au final, beaucoup de complications. Là aussi les choses ont évolué ces dernières années. Si la loi permet désormais sous certaines conditions la location d'un véhicule à conduire seul, la formule avec chauffeur privé reste la norme quasi absolue dans le pays et pour tous les visiteurs. Ne serait‑ce que pour des raisons de facilité de location, de sécurité et de tranquillité. Concrètement le choix des véhicules en location est désormais assez large. De la petite compacte au minibus, les agences proposent pour les principales un bon choix. Qui plus est, le coût supplémentaire d'un chauffeur n'est généralement pas énorme (n'oubliez pas le pourboire en fin de périple) et facilite d'autant la vie de tous les jours, et pas que sur la route. Quant aux prix, ils demeurent également abordables: d'une cinquantaine‑soixantaine d'euros/jour pour une petite citadine à 80‑100 € pour des véhicules plus spacieux. | | Bus et véhicules collectifs | Première constatation: le réseau de bus au Vietnam est dense, économique, très développé et permet d'aller partout ou presque. C'est d'ailleurs le moyen de transport privilégié des locaux mais également de la plupart des voyageurs pour couvrir de longues distances ou se déplacer entre les différentes régions. Comme on s'en doute, il en existe de toutes sortes question confort et rapidité proposés par diverses compagnies (cf. détails ). Généralement, ce sont les bus de nuit (les « Sleeper Buses ») et les longues distances qui représentent le haut de gamme, avec pour la plupart des sièges couchette et des équipements prévus pour des trajets d'une certaine durée. Ils sont en quelque sorte l'opposé des bus ou minibus de "campagne", essentiellement axés sur la desserte des villages ou petites villes, qui pour certains ne partent que quand ils sont pleins. En attendant, pour un peu toutes les catégories, les tarifs demeurent intéressants comme d'ailleurs le rapport qualité-prix. Ce qui compense quelque peu - avec la ponctualité - la lenteur possible sur certaines dessertes, notamment secondaires. Comptez environ 2 ou 3 € par tranche de 100 km pour les bus "basiques" et en gros le double pour le haut de gamme, sinon le triple pour ce que l'on appelle les VIP Luxe qui proposent carrément des box‑couchettes individuels pour leurs trajets de nuit. Sinon, dans les villes, il existe généralement des gares routières avec l'inconvénient pour certaines d'être en dehors de l'agglomération. Ce qui nécessite alors l'ajout du prix d'un taxi pour s'y rendre ou en revenir. Comme dans quelques autres pays touristiques, se sont développés depuis quelques années des services de minibus VIP confortables d'une dizaine de places, prévus avant tout pour les touristes. On les retrouve sur les principaux axes. Ils font traditionnellement le ramassage de leurs clients directement à leurs hôtels. Leurs prix sont en gros identiques à ceux des VIP Luxe, mais restent néanmoins abordables pour la grosse majorité des voyageurs. | | Deux roues | S'il est un véhicule emblématique au Vietnam, c'est bien le scooter ou ces petites motos que l'on retrouve partout dans le pays, des villes aux campagnes en passant parfois par des endroits improbables. On en compterait soi‑disant 50 millions pour 100 millions d'habitants qui seraient le moyen de déplacement quotidien de 80 à 90% de la population vietnamienne. Il faut dire qu'ils servent à tout et pour tout, même si bon nombre ne sont pas forcément en état ou des plus récents, au point que des villes comme Hanoï envisageraient de faire un peu le ménage dans le parc de deux‑roues qui y circule. Cela afin de privilégier notamment les modèles électriques ou les moins polluants et bruyants. Bref, le scooter fait partie de l'art de vivre vietnamien que, en tant que touriste, on peut tester aussi bien sous la forme de moto‑taxi en ville qu'en location pour découvrir le pays. Sur ce dernier point, mieux vaut déjà se sentir quand même motivé et prêt pour rouler en scooter dans le pays, même si certaines agences en louent aussi avec chauffeur. Sinon, comme les engins font souvent plus de 50 cm3, un permis moto est théoriquement obligatoire pour la location. Ceci dit, c'est un point qui n'est que rarement contrôlé par les loueurs mais qui, si on en est dépourvu, peut poser problème en cas d'accident vis‑à-vis des assurances. Quant aux tarifs de location, ils ne sont pas du tout excessifs. Comptez de 5 à 10 €/jour selon les modèles et une trentaine à la semaine. Pour les amateurs de cyclotourisme, le Vietnam demeure une bonne destination et un bon moyen de découvrir le pays au plus près de ses habitants et hors des sentiers battus. Ce qui n'empêche que l'aventure demande quand même une bonne préparation et une grande vigilance sur la route, notamment si on compte emprunter la N1 qui est l'axe principal et très encombré qui traverse le Vietnam du Nord au Sud. De même, si on veut aller dans la région montagneuse du Nord une bonne condition physique est nécessaire vu les dénivelés auxquels s'attendre. Et puis, il y a aussi le climat, chaud et humide, plus la mousson en saison, qui peuvent compliquer l'expérience. Bref, voyager à vélo au Vietnam est une très belle aventure mais qui ne s'improvise pas. En attendant, on pourra aussi louer un vélo à l'occasion pour de petites balades ou même en ville. Le choix est large, du basique à l'électrique en passant par les VTT ou les Gravel, avec en plus des prix tout à fait abordables puisqu'on trouvera un peu de tout entre 5 (voire moins) et 10 € la journée. | | Trains | Créé à l'époque coloniale, le réseau ferré vietnamien (cf. détails ) et ses 2 500 km relie avant tout le nord (Hanoï) au sud (Hô Chi Minh‑Ville) en longeant la côte, avec en outre deux prolongations vers la Chine et un jour peut‑être aussi une vers le Cambodge. Il est en amélioration à tout niveau (confort, matériel....) depuis quelques années avec même des projets de lignes à grande vitesse... même si en attendant certains trajets demeurent encore assez lents (mais moins que le bus). Reste aussi qu'au niveau touristique, le Vietnam abrite l'un des plus beaux parcours ferroviaires d'Asie avec cette ligne du Col des Nuages qui relie en trois heures (pour 100 km) Hué à Da Nang dans des paysages spectaculaires; le train serpentant à flanc de montagne au dessus de la mer de Chine méridionale. Au niveau pratique (cf. détails ), il est obligatoire de réserver ses billets à l'avance. De même, si on compte faire des stops entre deux destinations, il est également nécessaire de réserver chaque tronçon séparément et non un seul billet entre le point d'origine et final de son périple. Quant au prix, de façon générale, le train est un peu plus cher que le bus (son premier concurrent) mais offre cependant une autre expérience des transports locaux, demeure plus sûr et surtout confortable (notamment pour les trajets de nuit) que celui‑ci; le tout pour un assez bon rapport. Comptez 3 ou 4 €/100 km en siège, et 7‑10 € pour les couchettes. Bref, à moins d'être un adepte "du moins cher permanent", rien n'empêche de choisir ponctuellement le train pour ses déplacements au Vietnam. | | Bateaux |  Delta du Mékong, Vietnam · © VoyageForum Avec plus de 3 000 km de côtes et le Mékong qui se jette dans son delta au sud du pays, le Vietnam fait partie de ces destinations où on circule au fil de l'eau. Pour le visiteur, l'expérience peut prendre aussi bien la forme de croisières touristiques, à commencer bien sûr dans la célèbre Baie d'Ha-Long, que d'un moyen de déplacement à choisir de temps à autres pour se rendre dans les îles (Phu Quoc, Cat Ba...), le long des méandres du Mékong, voire même rejoindre le Cambodge voisin. Dans tous les cas, si les croisières touristiques peuvent parfois nécessiter un certain budget, lorsque le bateau, la pirogue, le bac ou le ferry deviennent des moyens de transports populaires, les prix restent alors très accessibles. Par exemple, comptez une dizaine d'euros par heure de mer pour les ferries. | | Vols intérieurs | Le réseau aérien intérieur vietnamien est dense, très moderne et particulièrement économique avec nombre de vols qui tournent autour des 50 € par trajet. L'avion est d'ailleurs le moyen le plus rapide et efficace pour franchir les grandes distances du pays, notamment entre le Nord et le Sud. En matière de compagnies, le marché domestique, comme à l'international d'ailleurs, est largement dominé par la compagnie nationale Vietnam Airlines et ses filiales. À cela s'ajoutent quelques autres transporteurs comme Bamboo Airlines, Vietravel Airlines et surtout la low cost VietJet Air qui demeure la principale compagnie à bas coûts vietnamienne avec des tarifs très bas mais aussi des retards fréquents, des bagages payants et de nombreux suppléments. Bref, si vous avez envie de prendre l'avion au Vietnam, n'hésitez pas. Notamment pour faire Hanoï-Ho Chi Minh‑Ville qui demeure une des lignes aériennes les plus fréquentées au monde, avec un départ toutes les 15 à 30 minutes en journée. | | En ville | En ville il faudra déjà prendre son temps, à cause évidemment des embouteillages et des flots monstres de véhicules en tous genres qui se déversent dans les rues et sur les routes des agglomérations. Pour un peu de confort, vous avez les taxis et surtout désormais les VTC qui fonctionnent aux appli (notamment Grab), avec donc des tarifs connus à l'avance qui évitent les mauvaises surprises. Ces derniers sont d'ailleurs le moyen le plus simple, sûr et économique (vraiment pas chers) de circuler en ville au Vietnam. Sinon, pour passer (un peu) au travers des embouteillages, vous avez évidement les scooters en location ou en formule taxi donc certains fonctionnent aussi avec des applis. Là, un chauffeur vient vous chercher avec un casier et un casque pour des courses qui ne dépasseront pas les quelques euros. Reste enfin les bus public aux réseaux parfois un peu complexes (très économiques mais lents à cause du trafic), le métro à Hanoï et Ho Chi‑Minh Ville (moderne, rapide, climatisée, économique mais avec encore peu de lignes), ou plus anecdotique et surtout touristique les pousse‑pousses dans les centres des principales villes. | | Que choisir pour ses déplacements? | Comme souvent dès lors que l'on a le budget, la découverte du Vietnam en véhicule avec chauffeur demeure un très choix intéressant. Ceci dit, entre le bon réseau de bus dont dispose le pays, l'avion en domestique, voire même le train, il y a là aussi matière pour se déplacer facilement et pour pas cher au Vietnam. Donc, finalement du choix pour ses envies... | |