Messieurs les modérateurs prière de laisser ce message dans les "carnets de voyage " Éthiopie: retour en pays Habesha Citer | Répondre
NICE -ROME
TROIS jours à ADDIS ABEBA, puis départ " en bus " pour SODO ( WOLEITA)
16 Février 2008 : 22 h gare de Nice, train Nice-Rome, 12 h de nuit et ce matin me voici dans la cité romaine ...Découverte du Vatican un dimanche froid et ensoleillé, St Pierre, beaucoup de monde, le saint père à la fenetre de son Palais, ballade dans les rues de Rome, Piazza Navona et ses artistes figés, le Panthéon, les églises, les cafés ....
J'avais décidé cette fois d'arriver un peu plus doucement en Ethiopie ...billet moins cher, vol direct avec la compagnie nationale et vers 2 h du matin ce dimanche, le boeing décolle vers l'Afrique ! Quelques heures de nuit seulement et voici le soleil qui illumine les réacteurs, encore 2 heures de vol et apparait le paysage du pays amhara ...On survole Gonder, le lac Tana . La terre est jaune, marron, c est la première fois que je vois le pays avec ces couleurs . Septembre 2007 c' était juste après meskal, la fete de la fin des pluies d'été, le vert respendissant, les parterres jaunes des fleurs de meskal ...Cette fois-ci c 'est l'été et la moisson est finie depuis longtemps mais le pays est beaucoup plus sec et les couleurs plus "africaines"...
Addis : passé 3 jours au Baro quartier Piazza ...pour ce voyage en solo, j'ai abandonné le Ras sur Churchill avenue pour me rapprocher plus près de la vie trépidante de la capitale !
Le Baro est un havre de paix à deux pas de Piazza un quartier animé de jour comme de nuit .
L 'hotel sans prétentions offre au voyageur individuel toutes commodités proches : internet, téléphone, restos, bars, banques, boutiques etc ...
Sintayew, mon ami et chauffeur des 2 précédents voyages était là pour m'acceuillir et nous avons passé 2 jours vraiment top dans la capitale que je n'avais vraiment jamais visité au cours des voyages de 2006 et 2007 ...
Le mercredi suivant mon " voyage éthiopien " allait vraiment commencer . Cette année je suis venu seul, rencontrer Daniel notre petit filleul, dans son université à Arba Minch, aux portes du sud et des tribus ...
Me voici ce matin à 5 h du mat devant le Baro ; j'attends le taxi négocié la veille qui doit m'emmener à Terra la gare de bus longue distance d'Addis . Il est ponctuel et les 30 birs convenus sont ok . La ville est déserte, mais aux abords de la gare d'autobus c'est le délire ...Une foule impressionante se presse, des centaines de personnes, des mendiants, des voyageurs cherchent leur bus, et avec mon gros sac à dos c est galère pour me faufiler dans la foule ...
Sodo est ma destination ; Sinta me l'a marqué en amharic sur un bout de papier et au bout de 1 heure je n'ai toujours pas trouvé mon bus . Cette gare de bus est un délire, une cour des miracles, un vrai cauchemar ...Vers 6 h les premiers bus déglingués démarrent : je suffoque pris à la gorge par les gaz d'échappenent, par l'odeur de gaz oil, les gens tentent de s'écarter, les bus au ralenti poussent la foule qui s'écarte tant bien que mal, un mendiant hurle la roue du bus vient de lui passer sur le pied, personne n'y porte grand cas, incroyable ...
Je suis le seul farenji, un peu paumé mais il faut que je trouve mon billet pour Sodo et vite ! Un grand gaillard braille " woleita, woleita ...Ca y est je me souviens en amharic c'est sodo
40 birs sortis de ma poche et me voila avec un bout de papier pour Sodo, mais ou est le bus ?
C est à ce moment que Yonatan m'adresse la parole en anglais : where are you going Ato
To Sodo ! echi ( ok en amharic), me too, stay with me, the bus is not yet herre, we shall wait together ; have you got your ticket ? Bon ça y est je ne suis plus seul et Yonatan se rend aussi à sodo pour répondre à une offre d'embauche de carrossier . on parle un bon moment et soudain il me dit : the bus is arriving lets go ! Il prend l'un de mes sacs et me dit de le suivre ...C est une cohue indescriptible ! tous les détendeurs de billets pour Sodo courrent au mileu de la foule et foncent vers le bus à 200 metres de là ...Yonatan disparait au milieu de tout ce monde mais de la main me fait signe de le suivre ...Avec mon gros sac c est pas évident, mais je m'approche du bus . Il est pris d'assaut ...Yonatan pousse, écarte des gens et me crie de faire charger mon sac sur le toit : you give 5 birs only chris echi ?
les porteurs m'arrachent mon sac et il vole sur le toit du bus ! Ten birs for me, ten for me crie un autre ...Je ne donne que 5 birs et mon sac est balancé à terre ...Waouh ca se corse, je le ramasse et le redonne a un porteur avec 5 birs ...no ten please ..ok je lui rajoute 2 birs et il me dit ok et mon sac est attaché sur le toit ...ensuite c'est la bagare pour entrer ; je pousse, donne des coups de coudes recoit des coups dans les cotes et arrive enfin à passer la porte ! Yonatan se bat avec 4 ou 5 personnes pour me garder ma place et enfin je peux m'assoir claqué, meme avant d'avoir commencé le voyage ...Yonatan sourit et me dit : you see it is not so easy to get a place in the bus, but now its ok for us ... we are winer ! ok dis -je : i will remember for next trip
L'aube apparait et le bus se fraye un passage dans cette gare bordélique vers la sortie ; il faudra bien une demi-heure encore pour qu il se mette à rouler vraiment ...
Au passage on m'a fait les poches et quand je le dis à Yonatan il est tellement désolé pour moi : oh I am sorry Ato, i am very sorry ...comme si cela etait de sa faute !
Je le rassure je n'ai perdu que le change de ma monnaie soit 60 birs ( environ 5 euros ) ...et de toutes façons dans les conditions d'embarquement il ne pouvait en etre autrement ...
Départ pour le sud : en bus, en ETHIOPIE, ( améségenalew Yonatan ) merci Yonatan ...
Les rues de la capitale sont déjà bien encombrées et pourtant il n'est que 7 h du matin ...Nous commençons une journée de route qui va s'avérer longue et pleine de surprises ...Premier arret " crevaison " quelques kilomètres après avoir quitté Addis ...le bus est stoppé au milieu de la route : quelques pierres posées en arrière en guise de balisage et j 'assiste au changement d'une des roues jumellées .
Des petits vendeurs de pleins de choses sortent de je ne sais où ! Softs ( mouchoirs), sorgam ( graines de céréales grillées ), boissons, chewing gums a 1 bir les 5, candies, poissons grillés, etc ...il y a du choix on ne mourra pas de faim ni de soif !
Durant le trajet je fais un peu plus connaissance avec Yonatan : il a 21 ans, habite Addis il a fini l'an dernier ses études d'électricien en automobile et se rend a Sodo pour un entretien d'embauche muni d'une petite pochette plastique avec son CV et quelques birs en poche pour tout bagage .Il a néanmoins un téléphone portable comme beaucoup de jeunes en Ethiopie depuis le Milénium .La téléphonie mobile a fait un bon l'an dernier à l'occasion de leur passage à l'an 2000 ! Mon petit filleul par exemple a eu une carte Sim pour 100 birs ( moins de 6 euros ) car il était dans les 5 premiers de sa classe en grade 12 . mais après il faut les " charger " ces portables et cela leur coute bien cher ...et comme tout le monde ils adorent communiquer avec les mobiles .
Yonatan recoit un coup de fil : its my father ...he ask me if i get the bus for Sodo and he was so happy for me !
Vers midi on s'arrete à Ziway pour le lunch ; Yonatan me dit que nous devons etre attentifs à ne pas rater le départ du bus, car les passagers s'éparpillent dans les restos alentours ...le chauffeur mange dans celui juste en face et Yonatan me propose de faire de meme ...en effet régulièrement des passagers ratent le départ et il n'y a aucun rappel, juste 2 coups de klaxons et tant pis pour ceux qui ne sont pas là ...
On mange des teebs de poisson, un peu épicés avec l'injera car aujourd 'hui c'est "fasting day" pour Yonatan donc ni viande, ni alcool, juste végétarien . Yonatan est orthodoxe comme 40 % des éthiopiens et ils sont très respectueux de leur religion ...il se signe souvent quand nous passons devant une église, et prie avant son repas ...Le repas de midi pour 2 m'a couté 20 birs avec boisson et machiato ( 1 euro = 14 birs )
Le bus n'est pas très confortable, il faut sans arret changer de position, il n'y a pas de place pour étendre ses jambes et régulièrement les crampes arrivent ...On dort un peu, on parle de choses et d'autres et le paysage défile, très beau pour moi, vallée du rift, accacias, lacs ...
Passage de Shashemene, je reconnais le bekele mola où nous avions dormi avec Jacques il y a 2 ans . ici c est la ville des "rastas " et les couleurs des bérets plus la musique de Bob marley sont omniprésents ...La route vers Sodo se poursuit : ré-arret pour un problème de carburation, mais voilà que le lourd bus ne démarre plus !
Tout le monde descend et pousse ce mastodonte chinois qui démarre et on monte en marche ...quel folklore !
Vers 16 heures après plus de 10heures de trajet voici Sodo où plutot "Woleita "petite bourgade dans les montagnes ...Yonatan m'aide à porter mon sac vers le bekele Mola que j ai réservé à Addis pour 106 birs la single . je lui demande où il va dormir ce soir il me dit qu'il faut qu'il trouve un lit pas trop loin de la gare des bus car il va demain dans un village à une dizaine de kilometres d'ici ...
Je lui propose de partager la chambre si j'arrive à obtenir une Twin a la place de la single ...Arrivés à la réception il s'occupe de tout en amharic et pour 142 on a une super twin propre avec baquet d'eau et toilettes dans un beau jardin à 200 m de la gare des bus . Bon plan pour tous les deux pour demain matin !
Yonatan veut partager mais je lui dis de ne payer que la différence soit 40 birs ...C est à peu près le prix que les éthiopiens mettent pour une chambre, en tout cas jamais plus de 50 birs !
La soirée est très sympa : primo je ne suis pas seul, secondo on déniché un super petit resto /pub avec bonne musique éthiopienne, injera végétarienne, et cérémonie du café pour terminer ...
Yonatan me passe Daniel, mon petit filleul au téléphone : je lui annonce que je suis à Sodo ...à quelques heures d' Arba Minch ! Il est super content et me dit : wow my dad you do very nice trip, in one day you arrive so near of south ...La cérémonie du café était superbe : de A à Z, encens, grillage des grains de café, broyage au pilon, infusion du café, odeurs, jeunes femmes adorables me glissant pleins de sourires complices, assiette de pop corn, et enfin dégustation de ce délicieux buna ...quels moments inoubliables ...
Vers 23 h retour au Bekele Mola, douche au baquet d'eau un peu trop fraiche ( on est dans les montagnes ).
Il pleut, orage, ce sera les seules gouttes de pluie du voyage ... journal de route et bonne nuit de récupération . Je suis content d'avoir atteint Sodo ce soir !
ARBA MINCH : les "40 sources" province de GAMO GOFA
Retrouvailles avec mon petit filleul Daniel !
Le lendemain, réveil à 6 h ! Comme toujours en Ethiopie si on veut avancer en longue distance il faut se lever tot . C 'est une règle de base de l 'utilisateur des bus longue distance ...Sinon il y a les minibus : ceux-ci vont de ville à ville et là suivant la fréquentation et les jours il y en a plein où seulement 1 où 2 ...Les jours de marché pas de problèmes on est sur d'avancer, les autres jours se lever tot sera toujours beaucoup plus sur !
Ainsi ce matin Yonatan me réveille pour me dire au revoir : il va trouver le minibus qui l 'amene à son lieu de rendez-vous : échange de numéros de portable ... je lui souhaite bonne chance pour son boulot, et lui laisse un billet de 10 euros en lui serrant la main ; il n'en a jamais vu et ne connait pas du tout la valeur ...Je lui dis simplement, tu iras a la commercial Bank of Ethiopia à Addis, et tu recevras quelques birs pour faire la fete avec tes amis ( a memory from farenji who share the trip from Addis to Sodo with you and Tanks for ur help -I am sure you will get the job )
Sac pret 1/2 heure plus tard, je me jette à la patisserie Misrak en face du Bekele Mola : j'adore la halte petit déjeuner en Ethiopie et surtout dans les " pastry shops "
Selam : Ebake and machiato, pastry ale ? S il vous plait "un machiato ! avez vous des patisseries ?
Question bete : il suffit de choisir dans la vitrine et d'éviter tout gateau à la crème ...et des gateaux il y a du choix ! Comme toujours la boutique sent une forte odeur de Gaz oil ...Non il n'y a pas eu de trop plein d'une cuve, c'est simplement leur moyen de nettoyer les sols et qui sert a tuer tous les caffards et bestioles qui ne resistent jamais à ce traitement de choc ...Pour le client c'est pas génial, aussi je finis sur la terrasse extérieure . Waouh les machiatos en Ethiopie : c' est vraiment le top, mousseux à souhait, couleurs café mélange lait, et la cuillèrée de sukar que l'on verse dessus bascule lentement vers le fond du verre, provoquant le mélange café/lait ! après il ne reste qu'à déguster cela en regardant la ville s'éveiller ...
J'achète ma petite bouteille de " wuha " pour le trajet en bus ...enfin j'achète est un bien grand mot, il vaudrait mieux dire : je marchande ma petite bouteille d'eau, car le gamin du petit magasin voulait me faire payer celle-çi 5 birs, le prix de la bouteille de 1, 5 L ...ils n'ent ratent pas une ... et finallement cela ne me fache meme plus mais me fait bien sourire . Je lui tends 3 birs il fait l'étonné, je lui dis en amharic sost birs ( 3 birs ) il rigole et empoche les 3 birs en me faisant un grand sourire ...
Pour arba Minch je vais utiliser les minibus, car comme prévu le bus direct est déjà parti depuis belle lurette .
Questionant à droite, à gauche j'ai rapidement la confirmation qu'un minibus part pour MIRAB la ville à mi-chemin . Je m'installe à bord aux cotés de TEFERI qui va visiter son frère à l'université d'Arba Minch .Dès qu'il est plein le minibus décolle . La piste est vraiment défoncée, comme me l'avait dit Sintayew, qui va souvent vers Arba Minch puisque c'est la dernière ville avant la vallée de l'Omo et les peuples du Sud .
Le paysage est superbe, il y a 2 ans j'avais adoré cette portion de route, terres rouges, cultures, forets, montagnes, cases des villages en bord de piste ...Cette année c'est beaucoup plus sec, mais nénmoins cette région de montagnes reste très belle et tout y pousse à profusion ...A Mirab on change de minibus en une minute, le gros sac passe tout seul d'une galerie à l'autre, par le petit jeune qui encaisse les trajets, charge les bagages, place les passagers ...On longe ensuite un lac aux eaux marron très foncées et à l'approche d'Arba Minch j' éprouve une vraie impression de plénitude en observant le paysage . Quel jardin d'Eden, des manguiers croulant sous les fruits jaunes et rouges, des papayes de partout, des champs de canne à sucre, des bananiers de toutes tailles, des plants d'ananas, et partout le long de la route des petits stands où l'on peut acheter ces fruits pour deux fois rien . Sintayew me disait qu'il y a parfois trois récoltes dans l 'années ici !
On s'approche d'Arba Minch et j'apperçois l'université sur les contreforts des monts Gugé, bien 10 km avant la ville et dominant le lac Abaya .Elle me fait bonne impression, malgré tout ce que Daniel a pu m'en dire et les quatre mois difficiles qu'il a passés ici .
Arba Minch est une petite ville très agréable pour le voyageur . SEKELA est la ville basse et le centre vivant située à 1500 m environ ; SHESHA est la ville haute située sur un escarpement dominant les lacs Abaya et Chamo . Les hotels Bekele Mola et Swaynes sont idéalement situés pour le touriste en 4x4 autonomne mais pas pour le voyageur individuel . Daniel m'a réservé une chambre au tout nouveau Tourist hotel situé à Sekela .
J 'arrive à le joindre sur son portable ; il n'y croit pas que je suis là ...
Vers 14 h il arrive au tourist-hotel, jean et t-shirt impeccables, L'émotion est grande de nous rencontrer ici, juste quatre mois après le Milenium, si loin de sa ville natale de Bahir Dar, et je me demande comment fontionne le système universitaire dans ce pays, pour déplacer ainsi les étudiants de monde . L'après midi est aux retrouvailles dans cette ville aux confins du pays ...
Daniel est amhara et ici on est aux portes des tribus Hamer, Karo, Bodi, Bana, Mursi et en plein territoire oromo ...des cultures totalement différentes ...un autre monde pour tout ces étudiants venus apprendre ici un métier qu'ils n'ont pas choisi et qui ne donnera du travail qu' à quelques uns d'entre eux . Les conditions de vie sont particulières : chaleur constante et parfois une heure de cours par jour seulement, ville à 10 kms ...Heureusement son portable a toujours plus où moins fonctionné ce qui nous a permis d'etre toujours en " life -line " durant ces 4 longs mois .
Il fait très chaud à Arba Minch, 38 ° aujourd'hui ...mais c'est une journée mémorable : déballage des cadeaux, que nous n'avons pu lui envoyer ( les aurrait-il jamais reçus ? ), photos de France, album de notre dernière rencontre et longues discussions sur l'avenir ...
Tentative internet en soirée : no working, Téléphone : 94 birs les 3 minutes meme si le répondeur décroche ...
Incroyables ces prix débiles ...de France j'arrive à appeler notre filleul sur son portable pour 20 cents d'euro la minute ( quand le Network fonctionne bien sur ) grace à des cartes prépayées . Le soir je reçois un texto de mon épouse et de mon fils, ici aux portes des tribus ...A partir de ce jour je me suis adapté à la nourriture éthiopienne de base : injera, kitfo, etc ... et jamais je n'ai eu la moindre maladie durant tout mon séjour .
Demain Daniel va régler ses problemes scolaires, j 'en profiterai pour organiser la visite du parc de NECHISAR et une ballade sur le lac Chamo et à partir d'après demain c 'est les vacances qui commencent ...
chris06
C'est très agréable de te lire, je me retrouve tout à fait dans ton récit. La gare routière d'Addis etc .... Comme si j'y étais ! Les machiato, tata buna, injera kitfo ..... le top quoi ! Pour ma part j'ai fait Addis-Arba minch d'une traite avec le bus : 12h00 et quelques, arrivée de nuit totalement explosé, après mult péripéties, pour le portage des bagages j'ai payé 5 birrs seulement à Addis mais j'ai du débourser 5 birrs à la restitution !!!
Je me précipiterai demain (il est tard ) pour la suite,
merci de ton compte rendu
Patrick.
les choses ne valent que le prix qu'on est prêt à payer ...et n'ont jamais que l'importance qu'on leur accorde.
Séjour à ARBA MINCH : parc de NECHISAR, Lac CHAMO et ABAYA, détente, SEKELA, SHEHA ...
C'est aujourd hui vendredi, : suis réveillé vers 4 h du matin par une litanie, église où mosquée ?
à mon avis c'est l'église orthodoxe qui est très proche de l'hotel, les chants sont mélodieux mais durent jusqu'à 7 h du matin . Petit déjeuner sur la terrasse de l'hotel qui est un vrai havre de paix, au milieu des jardins fleuris et odorants . je me prends machiato, sprees et brioche . Le sprees est un jus de fruits à "étages" avec les fruits de saison : avocat onctueux, papaye, mangue ...pas du tout d'eau, le tout est délicieux et se mange à la cuiller plutot que de se boire tellement c'est consistant . On vous donne toujours un petit lomi ( citron vert acidulé) que l'on presse sur le jus de fruit. Le matin, je rencontre fortuitement le big boss de ce nouvel hotel et lui fait part de mon étonnement pour le prix qui avait été convenu par mon filleul et par rapport au prix que l'on veut m'imposer . Je lui dis que de toutes façons à 240 birs la twin, pas question que je reste ici 5 nuits ! Par le manager je trouve aussi quelqu'un pour me scier mon petit cadenas sur mon gros sac à dos, la clef m'ayant été dérobée quand on m'a fait les poches à la station de bus de Terra à Addis . Je m'en vais pour la matinée ballader dans les rues de Sekela .Des gamins m'accrochent à peine sorti de l'hotel ; en face il y a une colonie de vautours sur les accacias, J'arrive à les approcher de près pour les photographier ... Je m'arrete à l'église Gebriel, où je peux meme observer les superbes fresques à l'intérieur, puis arret à l'école orthodoxe située dans l'enceinte de l'église .Les 2 institutrices sont surprises de me voir et je déclenche une vraie " farenji hystéria " auprès des enfants dès que je parle avec les institutrices . Elles les calment de suite en les envoyant à la prière ... Revenu au Tourist hotel le boss vient me voir et m'anonce que j'aurrais un prix spécial, ni éthiopien, ni farenji, car je suis avec mon petit filleul éthiopien ! 150 par nuit pour une très belle twin ; je le remercie et il me demande si je peux lui expliquer en tant que fireman le fonctionement des extincteurs de son hotel . C 'est un plaisir pour moi que de donner ce genre de cours et après une démonstration il est ravi . Je lui conseille aussi d'abandonner la poudre qui n'est pas vraiment le meilleur choix pour son établissement .
Je retrouve aussi Alemayu à la réception ; c'est lui qui avait convenu avec Daniel du prix et c'est aussi grace à lui que j'ai pu avoir ce tarif . Ce réceptioniste travaille ici pour un salaire vraiment minime et son service est de 24 h de travail 2 à 3 jours de suite avec un jour de pause de temps en temps . Ce matin j'ai pu appeler ma famille à Nice depuis une boutique proche de l'hotel . Trois minutes pour se dire plein de choses pour 60 birs ( 5 euros ) Cet après -midi je décide d'aller à SHESHA à pied, mon idée étant de pousser jusqu'au Bekele Mola qui a une superbe terrasse surplombant les lacs de la vallée du rift . au passage se trouve le centre d'information du parc de Nechisar, ils me donnent toutes les infos concernant le parc .Le ticket d'entrée ( 2008) est de 110 birs pour farenji, 2 birs pour éthiopian student, 100 birs pour la voiture, 20 birs pour conducteur éthiopien, et 50 birs si on veut un scout ...Il est valable 24 h quand on rentre dans le parc . Ainsi si on veut aller au parc de Nechisar et aller sur le lac Chamo il faut faire cela le meme jour où alors apres midi au lac et lendemain matin tot au parc . C est l'option que je choisirais . La location du 4x4 à la journée me coutera 700 birs ( conducteur free-lance dont Sinta m'avait donné le mobile phone ) Dans la montée vers Shesha un écolier revenant de ses cours du matin,
Newaye, m'aborde ...Finalement on ne peut jamais etre seul dans ce pays mais ils sont si gentils que j'engage une fois de plus la conversation
Newaye : I am student, grade 11, i like maths, physic sciences and i hope have a good job for my life later, what is your job ? what are you doing in Arba Minch ? where are you going now ? sememan no ?
moi : wow what a lot of questions ! you are also policeman ? ( éclat de rire de Newaye ) I am here to meet my godson in university, my name is christian, i am going to Bekele mola
Newaye : no i am only student believe me, your godson is éthiopian ?
moi : i was jokking, ok i go to bekele mola for enjoy the view on the rift valleys lakes, Yes my godson is éthiopian from Bahir Dar
Newaye : can i go with you ?
moi : cheggir yellem Newaye, but i dont give you money for guide me, i know the way ...
Newaye : no, ato, only speak with you ...
Et me voilà sur la route poussiéreuse vers les hotels Swaynes et Mola . je croise un touriste belge dépité, il traine dans un bar et me demande si je veux aller au lac Chamo cet après-midi .
Je lui réponds que c'est bien trop tard pour y aller . Il est assez agé et me dit etre dégouté de l' Ethiopie car 2 jours plus tot alors qu'il avait trouvé sa place dans le bus pour Jinka un jeune assis à coté de lui a subitement quitté le bus . Cinq minutes plus tard il s'apercevait de la disparition de son reflex numérique . Dégouté il est redescendu du bus et veut rentrer en Belgique . Il me dit que ce pays est vraiment impossible pour le voyageur individuel ...Pas évident car c'est vrai qu'un reflex numérique représente des mois de salaire ici et la tentation est grande pour ces jeunes sans avenir faute d'éducation et de scolarisation .
Je laisse le pauvre belge ruminer devant sa St georges et nous continuons jusqu'au Bekele Mola ; il y a deux ans nous avions découvert cette terrasse surplombant les lacs Chamo et Abaya avec mes colègues pompiers lors de notre passage à Arba minch en route vers la vallée de l'Omo et ses tribus et nous logions au Swaynes une centaine de mètres plus loin .
Cette année je m'attable au meme endroit avec Newaye qui est gèné d'y entrer avec son uniforme orange d'écolier . Le paysage est magnifique, des aigles pecheurs planent dans le ciel, au loin les montagnes, et au pied de la falaise la foret des 40 sources ( arba minch veut dire 40 sources en amharic ) . Newaye adore les sciences physiques et je lui explique la loi d' Enstein E=mc2 ( en anglais, j'espère qu'il aura compris ...) il est très interressé et quand je vois des jeunes comme lui, je me sentirais parfois plus emballé d'enseigner dans une de ces écoles que de diriger mes 45 pompiers niçois pas vraiment concients du bien etre dont ils jouissent en France ...
Après une bonne heure à trainer ici nous redescendons vers Sekela en minibus . Il fait encore 36° et je saute sous la douche . je décide ensuite de me rendre à pied vers l'université de Daniel pour l'attendre à la sortie . En fait cette université est bien loin de Sekela 6, 7, 8 ...kms ? et après une bonne partie du trajet 2 étudiants en vélo me proposent de me cambaler . Ignorant combien de kilomètres restent à faire j'accepte volontiers et me voilà à califourchon sur un Vtt pour encore 4 kilomètres ; c 'était relativement loin quand meme et je comprends mon" fiston " quand il me disait que c'était galère pour venir nous écrire un message sur internet ! Surtout quand il arrivait à Sekela et que on lui annoncait : no connexion !
Devant l'université il y a plein de petites boutiques destinées aux étudiants, photocopieurs, cahiers, feuilles, stylos, fruits, boissons etc .. Je paye un coup à boire aux 2 cyclistes qui m'ont "cambalé" et cherche quelqu'un ayant un portable pour appeller mon filleul ...
En passant devant les boutiques je vois un jeune avec un Ipod vert comme celui que nous avons offert à Daniel puis je trouve un portable dans une boutique . Appel mais pas de réseau ...
En ressortant le jeune avec l'Ipod vient vers moi et me demande : are you Christian, Daniel's father ? et Daniel sort de la boutique à coté n'en revenant pas de me voir ici ...C'est son meilleur copain Abdu qui écoutait son ipod pendant que Daniel faisait des photocopies dans la boutique .
Les présentations sont faites : Abdu est son copain de dortoir, amhara comme lui et de Bahir Dar aussi et malgré qu'Abdu soit musulman ils ont été très amis à l'université .
On rentre tous les trois à Sekela en tuk-tuk . Daniel a fini sa radiation dans la journée et il doit récupérer ses bagages muni de son attestation de fin de semestre . Il a quand meme le coeur gros de laisser ses copains . Je lui conseille de passer cette dernière soirée avec ses amis et de faire une petite " célébration " avec eux, ce qu'il accepte de bon coeur ...
Je réserve donc l'après midi de demain pour le lac Chamo et le 4x4 pour le parc de Nechisar pour le sur-lendemain ...Soirée à discuter avec Alemanyu et une jeune fille hamer sur la terrasse de notre hotel .. au lit assez tard vers 23 heures pour une nuit de repos bien venue . je me suis quand meme tapé une quinzaine de kilometres à pied aujourd'hui avec 35° de moyenne ...
Ces quelques jours que nous passerons à arba Minch seront une vraie découverte pour chacun .
En effet Daniel n'est sorti de son université que pour venir à Sekela, de temps en temps, et le soir il était obligatoire qu'il rejoigne son dortoir . Quand à moi il y a deux ans nous n'avions fait qu'une halte de 2 nuits avec visite du "pays dorzé " un peu avant Arba minch dans les montagnes avoisinantes . Un après-midi sera donc consacré au lac CHAMO ; nous y sommes allés avec un minibus chartérisé et puis avons fait une longue navigation sur le lac lui meme . Ce lac peu profond regorge de crocodiles impressionants par leur taille ; on les a particulièrement vus sur une grève appellée " crocodile market " car ils sont là en nombre impressionant . On les approche très près et franchement ce sont de sacrés monstres ...De nombreux ilots parsèment le lac et dans une anse nous sommes tombés sur une colonie d'hipopotames . Il y en avait une bonne trentaine, s'ébrouant sur la berge et nageant à proximité de notre embarcation . Le moteur coupé le pecheur nous a rapproché d'eux à la perche et franchement on était tellment prets d'eux que j'ai fini par me demander si on ne risquait pas une attaque .Mais tout s'est bien passé et nous sommes rentrés comblés de cette promenade sur le lac Chamo . Le soir au tourist hotel un grand barbecue était organisé et nous avons dégusté viande grillée de chèvre et de mouton sans modération . Match de foot de l'équipe de Liverpool sur canal satellite pour finir la soirée ...Les éthiopiens ne sont pas de grands joueurs de foot mais adorent suivre les équipes anglaises et chacun d'entre eux soutien une des équipes .Mon petit filleul c'est Liverpool et ses joueurs qui le passionent . La visite du parc de Nechisar restera un très grand moment . A 6h du mat, c'est le guide qui nous réveille et vite fait nous achetons "dabo et wuha " de quoi boire et manger un peu n'ayant pas eu le temps de dejeuner . La piste qui y mene passe d'abord par une foret assez luxuriante puis commence une piste très très dure entre les deux lacs . Il faudra bien 2 heures pour arriver proprement dit dans le parc . Après un petit col on tombe sur les " nechisars plains " une vaste savane d'herbes blanches dominant le lac Chamo .Les zebres de burchel y sont légion, on en a vu de tous les cotés à quelques mètres de distance ; antilopes, koudous, oryx, etc ...
Pour la photo c'est le pied car les animaux sont assez faciles à approcher . ce jour là nous étions les seuls touristes à visiter ce parc hormis une famille éthiopiene qui accompagnait le garde du parc . arrivés au point de vue dominant le lac j'ai demandé au guide de revenir par les plaines, ce qui ralonge un peu le tour mais nous a permis d'observer encore quantité d'animaux et d'approcher à quelques metres une femelle zebre et son nouveau né . Au retour arret aux forty springs situées dans une foret luxuriante peuplée de singes et de papillons multicolores . Un grand bassin d'eau chaude sert de lieu de baignade à de nombreux enfants dans un cadre splendide au coeur de la foret tropicale . Une soiree de détente suivra cette journée somme toute assez fatigante par le trajet en 4x4 mais qui vaut vraiment le coup d'etre faite .
Notre départ d'Arba minch se rapproche, mais nous nous accorderons une dernière journée de détente au Tourist hotel, qui est vraiment un endroit de détente pour le farniente . Nous avons tellemment de sujets à aborder que les journée passent à une allure incroyable . Les jus de mangues sont excellents, l'injera divine, et les repas du soir se prolongent jusque tard dans la soirée, le restaurant de l'hotel étant apparement le point de chute de tous les voyageurs ...
La seule chose que nous n'aurons pas faite sera une ballade en pays "dorzé " que Daniel ne connait pas, ce qui lui aurrait permis de voir qu'à 1 heure de route on accede à des montagnes où la petite polaire est de rigueur car plus de 3500 m d'altitude et pays souvent dans la brume !Les "dorzés sont d'habiles tisserants et leurs chamas renomées dans tous le pays ...
Demain c'est le départ vers le sud : prochaine étape Karat konso, le pays de la tribu konso que j'avais beaucoup aimé lors de mon premier voyage éthiopien . Nous avons également décidé notre parcours ensemble : Konso ( peuple konso) -Yabello ( peuple Borana ) - Dilla ( région sidamo)- Awasa -Wondo Genet pour finir Addis 5 jours pour l'avenir de Daniel car je suis venu avant tout pour cela .
content que le récit te plaise, c'est un peu ça la magie du forum ...
On voyage aussi un peu par les autres, ça m'arrive souvent à travers les récits d'autres voyageurs .
Tu as fait l'ethiopie en famille avec les bus ?
Bon, on se voit assez pour que je sois au courant de tes aventures éthiopiennes .... mais j'aime bien relire celà car je nous revois ensemble à la fin de l'année dernière sur ces pistes, et quantité de souvenirs me reviennent .... c'était vraiment un super pays et un beau voyage accompli là .....
Ton retour à Nice va nous permettre de reprendre nos interminables conversations autour d'un café, ou d'un bon plat épicé au " Phnom Penh ", sur nos voyages à venir .....
Que d'aventures dans ces bus ..... et le pire est à venir m'as tu raconté ..... je préférais quand même notre 4 x 4 avec Sinta ..... 😉
A tout à l'heure Man ..... et merci pour tes écrits .....
DEUX jours au " PAYS des KONSOS " Karat -konso, DARA ...
Le pays " konso ", les totems waka, le début des pistes, voilà quand on part pour konso on quitte la civilisation et on laisse au vestiaire portables, internet, nourriture de choix, hotels clean et bien des choses encore ...En fait on pourrait dire que Konso est l'ultime étape avant la plongée dasn le monde des tribus, car là on a encore le choix entre la route de la vallée de l'Omo et un circuit de 5 jours minimum chez les peuples du Sud où de bifurquer sur Yabelo où l'on rejoint la route du Kenya .
Le minibus pour Konso est trouvé rapidement et on hérite des 2 places de devant ce qui est vraiment un grand luxe : on peut étaler ses jambes, admirer le paysage et papoter avec le chauffeur . C'est un véritable "fanjo" que nous avons, mais très pro dans sa conduite . Je me mare en le regardant tourner son volant avec de grands gestes, de temps en temps il le lache totalement pour claquer des 2 mains, il passe les vitesses comme s'il s'agissait d'une formule 1 qu'il conduit ... Peu après Arba Minch le pont en construction depuis plus de 2 ans est toujours " under construction " et l'on passe dans le lit de la rivière pour passer l'obstacle ...c est ainsi qu'en saison des pluie son peut rester planté ici quelques jours à attendre que le niveau baisse !
La route est superbe et peu à peu les habitations " konsos" et les villages typiques font leur apparition . Les Konsos sont d'habiles cultivateurs et la moindre parcelle de terrain est utilisée . Ils récoltent aussi un très bon miel dans des futs cylindriques servant de ruches . Les enfants sont vétus de guenilles et d'habits sales et déchirés, les femmes de robes multicolores plissées à pans . Vers 10 heures nous voici arrivés à karat Konso : je reconnais le carrefour stratégique et l'hotel edget où nous avions passé 2 étapes il y a 2 ans . Bien finallement j'y suis arrivé en bus aussi donc rien n'est impossible meme en ethiopie ...Par contre c'est du temps qu'il faut car on va rester bloqué ici 2 jours entiers faute de moyen de locomotion vers Yabelo . Au konso edget j etombe sur Gambino un jeune konso aux dents détruites par le kat ; il me reconnait d'il y a 2 ans avec Sintayew . daniel reste au konso edget avec les sacs pendant que je fais le tour des hotels du coin puisque on a du temps devant nous . Finallement c'est encore ici le meilleur coin car on est juste au carrefour strtégique où passent tous les véhicules possible, dont les fameux Izuzu qui vont de temps en temps vers Yabelo .
On fait connaissance avec Jeremy un américain de Skagway, alaska qui comme nous éspere un lift vers Yabelo demain . Contrairement à nos attentes on mange une superbe injera avec draft beer et coca ...Vers midi il est temps de se prendre une chambre car les touristes de passage vont arriver en fin d'apres midi . On se choisi une single avec bac d'eau pour 60 birs coté opposé au resto donc un peu moins bruyante . après midi sieste et jeux avec Dani et vers 16 h Gambino nous amene notre guide pour visiter le village konso de DARA à 1/2 heure à pied . Le prix de 50 birs est convenu et nous voilà partis par une piste vers ce petit village sur la crete proche .
Le paysage est tres sec, rien a voir avec le mois de septembre où octobre où tout est très vert et les plantations de café en pleine pousse . Là toutes les récoltes sont faites et la végétation est seche ...
Le village est très interressant à visiter, on y voit les statues sur la place centrale et on visite la case de vie commune des adolescents avant leur mariage . Dès 18 ans ils vivent ici en communauté jusqu'au jour de leur mariage pour les garçons et les filles elles travaillent dur dans les champs et au ramasage du bois .Les villages konso sont entourés de palissades de bois pour les isoler et les protéger des attaques exterieures . les familles vivent par 2-3 cases avec case cuisine, animaux, et dortoir . Ils distillent leur alcool, et fabriquent leur breuvage qu'ils consoment dans des calebasses . Nous passerons une excelente soirée sous la tonelle du restaurant à manger, boire et parler avec les autres voyageurs . Un groupe de français avec 5 véhicules 4x4 arrivent en soirée :ils viennent du Dallol où ils ont été attaqués par un groupe d'erythréens et deux de leurs chauffeurs et les véhicules ont été emmenés en Erythrée avec bagages et passeports de certains d'entre eux ; deux 4x4 ont été mitraillés et mis totalement hors d'usage . Pour 4 d'entre eux c'est le retour sur Addis car ils n'ont plus de passeports et doivent refaire tout cela avant leur départ . les autres finssent leur voyage dans le sud chez les Hamer . Je parle avec eux de leurs mésaventures et ils sont tout surpris de moi voir ici seul avec mon petit filleul éthiopien ; ils n'arrivent pas à immaginer que l'on puisse voyager seuls ainsi .Jeremy notre ami américain voyage ici depuis 5 semaines et il est très doué pour les langues car il écrit meme quelques mots en amharic . On se couche pas trop tard car ici la vie suit un peu le soleil et rapidement les lumières sont coupées . Demain nous espérons toujours trouver un véhicule vers Yabelo où nous devons rencontrer Adimasu mais nous n'aurons pas cette chance ; c'est donc une journée de détente que nous passons à konso, sans pour autant s'ennuyer, car avec Daniel on a toujours plein de choses à se raconter lui sur sa vie, son avenir, moi sur l'europe, la France, la famille, mon métier de pompier ... En soirée on part pour une longue promenade sur la route de Jinka et nous revenons tard à la nuit tombée : les soirée dans ces contrées africaines sont géniales, bruits, odeurs, vie qui s'écoule doucement, lumières des feux dans les cases, cris des animaux, moments partagés avec mon petit filleul qui n'en finit pas d'etre étonné de découvrir son propre pays si différent de " son pays amhara " retour au edget, repas à la lueur des bougies avec Jeremy qui a passé la journée à observer les oiseaux à la jumelle ... La vie au konso edget se poursuit dans l'ombre de la nuit, prostituées à la recherche du client, bar avec musique et bières draft ( pression), petits commerces illicites jusqu' à que l'on aille se coucher . demain pas de problème on est sur de décoller car c'est Jeudi, jour du grand marché à Konso . Dehna deur ...bonne nuit en amharic ...
Je suis souvent tes discussions et c'est tes aventures au Laddak qui m'on poussé là bas il y a 2 ans pour mon plus grand bonheur de connaitre ce "pays des cols "
Ne rates pas l'Ethiopie, c'est un pays fait pour des voyageuses comme toi et ce que tu risques le plus c'est
d'avoir du mal à t'en passer après, mais te voilà prévenue ...
Demandes un peu à Alan ...
Je suis tes péripéties en Ethiopie depuis quelques temps sur le forum et c'est toujours un plaisir de te lire!
Je suis allé en Ethiopie en fin d'année dernière, mais tout seul, femmes et enfants ont préférés restaient en dehors du coup ! Ce qui m'a permis, comme toi de partir avec mon sac libre comme l'air. Bon d'accord en fait c'est un peu un leurre, car c'est le temps qui m'a cruellement manqué et aussi une certaine méconnaissance du pays.
Maintenant que je sais comment faire, top trop tard, je suis revenu ! (ce qui pourrait m'inviter à y retourner !)
J'ai fait un post à ce sujet dans le forum, j'ai vite abandonné les transports en commun et opté pour les isuzu et les camions ...
Par contre je te comprends trop bien quand tu parles de l'ambiance dans la gare des bus d'Addis. Note qu'en arrêtant à Sodo tu as eu une très riche idée, non seulement le voyage est plus supportable et ensuite, tu as éviter la piste en tole ondulée jusqu' Arba-minch, parce que bonjour la galère, et l'arrrivée à Arba minch de nuit c'est pas non plus ce qu'on fait de mieux, mais c'est ça l'aventure.
Bon je retourne à ton compte rendu, merci de ta réponse, ça fait toujours plaisir,
Patrick.
les choses ne valent que le prix qu'on est prêt à payer ...et n'ont jamais que l'importance qu'on leur accorde.
Réveil matinal ce matin à Konso, toilette et déjeuner sous la véranda pour la dernière fois car ce matin c’est jour de marché et il ne devrait pas y avoir de problème pour atteindre YABELO Dès le petit déj avalé on se rend au rond point : le bus est déjà là, c’est de bonne augure ! Ils veulent 100 birs pour Yabelo 50 pour moi et 50 pour Dani … On hésite un peu, d’autant que Gambino n’arrete pas de nous dire que c’est trop cher, il préférerait nous arranger le coup avec un izuzu car là il prendrait sa commission au passage . finalement on prendra la désision après avoir fini de préparer nos sacs, de toutes façons le bus ne part que vers 12 nous dit-on, quand les clients du marché auront fini leurs achats ! Gambino nous emboite le pas essayant de nous convaincre de prendre l’izuzu . Quand on se repointe au rond point plus de bus ! Aie aie je regrette déjà notre hésitation matinale, mais je vois un bus arrété à la station d’essence ; on y fonce dare dare : Daniel pose la question en amharic et me fais signe de monter de suite dans le bus presque vide .
Are we going to Yabelo Dani ? No dad we go to the market on Jinka- road to catch the prévious bus ...
En fait le marché –haut de konso est à 5 kms de karat konso et le bus sert de navette entre les 2 marchés Ce marché, on y avait fait halte deux ans plus tot lorsque nous revenions de Turmi et du périple de la vallée de l’Omo river . IL etait beaucoup plus coloré en septembre, car aujourd’hui il y surtout un gros trafic de kat .
On récupère notre bus de ce matin, le chauffeur rigole bien de nous revoir là mais il fait une petite ristourne pour Daniel, sans que nous ne demandions quoi que ce soit . 90 birs pour Yabelo, le sac est en soute arrière et nous avons 2 super places à l’avant ! Ce bus là sera l’un des plus épiques du voyage ! Une heure passe et peu à peu le bus se remplit ; il est 11h00 quand il redescent pour konso –village . Ici commence de nouveau cette » saga du bus «
Dès l’arret au carrefour de ce matin c’est l’assaut du bus qui est déjà presque complet : bousculades, pagaille, cris, des gens sont forcés de descendre du bus car ils n’ont pas encore acheté leur ticket et les autres en ont un ! Ce charivari dure depuis 1/4 d’heure, je me demnde encore maintenant comment on a pu rester là sans etre jamais inquiétés . En fait nous avons fait ceux qui sont fatigués et qui dorment pour ne rien entendre, et voyant Daniel assoupi contre moi personne ne nous a rien demandé … Il est midi quand enfin on démarre, mais dernier sursaut arret à la barrière de sortie du village . L’aide chauffeur doit s’aquitter d’un droit de sortie et là encore deux passagers sont descendus à grands cris pendant que 4 nouveaux se tassent dans le bus archi bourré ! Les bus en Ethiopie sont dirigés par toute une équipe : les rabatteurs qui ramènent les clients dans les gares de bus, le chauffeur qui lui conduit, le préposé au ramassage de l’argent qui vend aussi les billets, les gamins qui montent les bagages en galerie et les sanglent …Le préposé a entamé sa « récolte « dans le bus, lorsque soudain s’élèvent des cris …Juste 2 rangs derrière nous un paysan Konso est pris à partie par le préposé aux billets :il vient de lui donner 50 birs le prix du trajet mais apparement le billet est faux ! Le billet passe de main en mains, chacun donne son avis : il est faux ! non c’est un vrai ! mais non il est archi-faux .. puis le préposé vient vers moi le farenji qui doit etre bien sur un expert en billets de 50 birs ! tout le monde attend mon verdict, le billet est tellement « faux « qu’il n’y a aucune hésitation …mais.... ils sont fous ils veulent jetter ce malheureux du bus ! En plus c’est un gars un peu simplet, il ne réagit meme pas à toute cette hargne, il est appeuré mais il n’a que ce billet et ça tourne vraiment à l’émeute …Finalement je dis à Daniel : il faut faire quelque chose ils vont le jeter dehors . Enfin un gars un peu sensé décide de faire une quéte pour lui payer son billet : un bir de çi, un autre de là, la liasse de billets passe de mains en mains et grossit, je mets 5 birs et la moitié du bus se lève pour applaudir le « farenji » qui donne de l’argent pour un éthiopien …Daniel me dit : i am so proud of you papa …
L’incident est clos et une musique éthiopiene très rythmée retentit ; tout le monde chante et les épaules remuent au rythme des chansons qui s’enchainent … La musique éthiopienne est très agréable ...
Le paysage a changé, les colines des konso ont disparu et c’est une savane d’accacias qui apparaît …La piste plonge vers les plaines de Yabelo et les femmes des villages rencontrés sont vétues d’habits très très colorés : on arrive au pays des Boranas, des pasteurs appelés encore en oromo « les fils de l’aube « car c’est une des tribu les plus anciennes d’Ethiopie autrefois toujours en conflit avec leurs voisins Hammer .
Les boranas vivent dans une zone sèche et assez désertique et ils abreuvent encore leurs animaux par des puits dont ils remontent l’eau à la chaine humaine en chantant : on les appelle pour cela les » singing wells « Les boranas sont encore régis par le système des « gadas « classes d’age de la naissance au mariage …
Il fait maintenant très chaud dans ce bus, et je bois souvent . Daniel a chaud et je lui rafraichis le visage avec l’eau de la bouteille highland ; deux femmes boranas me sourient sans arret voyant la façon dont je me soucie de mon petit filleul éthiopien, et jusqu’à la fin du trajet on me donne de tout : des mangues, du coca, des graines de sorgam, des chewing gums …et meme un bouquet de kat ! Juste 4 km avant Yabelo le bus est arreté par un policier seul au bord de la piste . Contrôle, me disent les gens et tout le monde doit descendre : je m’attends au passeport, au billet de bus, mais non le policier monte à bord et redescent avec deux bottes de kat qui étaient planquées sous les sièges … palabres avec le chauffeur qui lache 20 birs et le bus repart …IL fait très chaud à Yabelo, pas loin de 40° à mon avis mais le ciel est bleu azur et un bon petit vent rafraichit un peu l’atmosphère . Notre étape le Green hotel est à 300 m de l’arret . Je reconnais Adaana le petit jeune qui nous avait reçus il y a 2 ans : il voulait absolument nous faire payer le prix farenji et c’est Adimasu notre guide borana qui nous avait arrangé l’affaire .
Adaana a bien grandi et il est super souriant maintenant, je lui dis : tu es devenu un très bon commerçant en 2 ans ! Il me dit : you are Christian the friend of Adimasu …Incroyable dans ce village du bout du monde il sait qui je suis et pourquoi je suis venu ici . Il nous donne deux chambres cote à cote avec Daniel et je paye encore moins que pour une chambre il y a deux ans ! Adaana est un exemple de sérieux : à 19 ans il est gérant de ce petit hotel, se lève à 5 h tous les jours, s'occupe de tout et l'après midi va à l'école en grade 11, repenant après les cours son travail jusqu'à 23 heures où il se couche dans un local minuscule .
Daniel commande une injera avec viande de mouton que l’on avale avec tellement d’appétit que l’on en reprend une seconde ; avec une bonne bière St Georges bien fraiche, quel régal !
En soirée quand la chaleur s’estompe un peu je cherche à trouver Adimasu mais on me dit qu’il serait à Arba Minch pour son père malade ? Bizarre, mais bon on verra demain, de toutes façons plein de gens nous on vus et s’il est dans les parages il va savoir vite que nous sommes ici …La soirée est délicieuse, il fait bon et meme un peu frais avec le vent …Daniel appelé ses copains d’Addis avec son portable …Je me demande comment le network peut fonctionner ici ? Douche, bon repas, injera, mangues, et coke bien frais …jeux sur portable avec Dani et je finis la soirée par mon journal de bord et au bar de l’hotel à siroter une Ambo bien glacée !
YABELO, sud ETHIOPIE, le pays des BORANAS, les fils de l'aube ...Adimasu ? where are you ?
La nuit a été très bonne, car malgré la chaleur de la journée, particulièrement au petit matin on a besoin de la couverture ...Nous partons pour une promenade dans les rues poussiéreuses de Yabelo . Il fait encore très beau mais il y a du vent et comme pas d'asphalte ici la poussière vole de partout et emplit l'atmosphère .Arret pour le "breakfast " sous une jolie terrasse arborée, Dabo ( pain ) Maarh (miel ) et chai ( thé) pour moi ...Dani préfère une brouillade d'oeufs qu'il ne touchera meme pas vu l'aspect peu engageant . Nous partons ensuite à la recherche d'un computer center ...pas évident dasn ce bled, je sais qu'il y en a un depuis peu de temps car Adimasu m'a souvent écrit d'ici ...Trouvé mais fermé : on reviendra plus tard ; promenade au marché local : café, fruits, légumes, c'est un petit marché très coloré, surtout par les robes et tenues des femmes Borana .
On revient au Green hotel pout le lunch ( injera, boissons, buna ) puis sieste car la chaleur est bien là . Quand Adaana rentre de l'école il nous amène chez Adimasu . Sa soeur nous confirme qu'il est parti, mais avec des touristes holandais pour Negele Borena et les montagnes du Balé depuis samedi dernier ...elle ne parle pas le moindre mot d'amharic ni d'anglais et c'est pas évident de communiquer avec elle . de retour au computer center, je renonce à me connecter après 3/4 d heures de temps passé pour ouverture de la page d'accueil ...
C 'est slow slow slow ...Par contre Daniel arrive à savoir que Adimasu est bien parti Samedi pour un tour dans le Balé . On prend des jus de fruits et patisseries, dans un petit pastry shop très animé et promenade en ville en soirée quand la chaleur est un peu tombée . Soirée tranquille au Green hotel, avec mon petit filleul, jeux, et longues discussions animées ! vers 22 h on prépare nos sacs à dos car demain c'est de nouveau lever tot pour le bus vers Dilla .
A 5 h nous sommes à la gare de bus tout proche, et à 5h10 le bus est déjà plein ...Je suis un peu lassé par ce système : il faut se lever à des heures impossibles et en plus on se fait quand meme avoir ...Ras le bol ! ! !
On se rabat donc sur le bus pour HAGERE MARYAM qui se trouve à mi-chemin de DILLA . Sommes à l'arrière du bus en plein sur le train de roues et à chaque bosse c'est l'envol et la retombée sur le cul ...La route du Kenya est rejointe et je reconnais la station service et le motel : ensuite commence la remontée vers les hauts plateaux du Sidamo . Peu à peu le paysage de terres rouges et les termitières disparaissent pour laisser place à une végétation plus dense et encore verte malgré l'avancée de la saison . L'arret " breakfast " sera à HAGERE MARYAM mais finalement ce bus ne repartira plus d'ici ...Encore une aventure incroyable ! C'est juste le lever du soleil quand le bus s'arrete ici . Le village, gros bourg de montagne est très actif, plein de monde dans les rues déjà et le petit buna-beit où l'on s'arrete nous prépare pain frais et chai ; on n'a plus qu'à sortir notre miel et voilà le petit dej bien parti . Soudain : stupeur le bus vient de démarrer Quoi ? ? ? Sans payer on raffle nos sacs et on se met à courrir derrière lui en hurlant ...rien n'y fait, il poursuit sa route laissant au bar une dizaine de passagers en rade . Hagere Maryam est en montagne à plus de 2000 m d'altitude et la course avec le bus est inégale ; de temps en temps on le rattrappe presque, puis il se faufile un passage entre les gens et repart de plus belle . Je vais abandonner quand il semble à nouveau bloqué 300 m devant ... plus que 100m .... je vais y arriver mais Daniel est encore bien 50 m derrière moi, je l'encourage, quikly ! Dani quickly ! Enfin ça y est je suis accroché à l'échelle à l'arrière et j'agrippe Daniel par le bras et le racroche au "wagon "...J 'en peux plus, les poumons en feu me brulent dans la poitrine et ce putain de bus qui ne s'arrete meme pas .Daniel me dit en me regardant droit dans les yeux " you are realy a captain of fireman my dad, i was never thought that you will catch this bus before i saw this ! "
A force de taper sur la vitre il finit par stopper 10 minutes plus tard ! le bus est à moitié vide : il a laissé un nombre incroyable de passagers à Hagere Maryam . on lui dit qu'il y a des femmes et des enfants qui sont en rade là bas . Le chauffeur nous dit qu'on avait qu'à attendre là bas il serait revenu nous rechercher plus tard bien entendu ! Comment ? Mais que fait-il donc ? En fait il comptait faire une course suplémentaire entre deux villages du moins c'est l'explication qu'il donnera à la Police du village .Quand nous sommes revenus à Hagere Maryam la police est là avec tous les passagers laissés en rade et le bus est stoppé net sur le bas coté . L'officier de police dresse un PV et décide d'immobiliser le bus car le conducteur la "ramène" un peu . Il oblige les responsables à nous rembourser une partie du billet . les gens sont excédés et cherchent un autre moyen de transport . Tiens voilà un bus qui arrive . Tout le monde se jette dessus et il est déjà archi-plein . Je réussis à monter à bord mais le temps que Daniel récupère mon gros sac à dos ( encore lui ...commence à me faire chier ce sac ...) dans la soute, trop tard il redémarre et Daniel est encore au bord de la route et moi coincé dans le bus qui s'en va ...Il me faudra 3-4 minutes pour arriver à la porte que j'ouvre et je saute en route sans que personne ne comprenne ce que fait ce "crazzy" farenji . ( heureusement à l'allure où il roule je n'ai pas risqué ma vie en sautant en marche ) .Il ne me reste plus qu'à revenir 1 km en arrière pour retrouver mon petit fiston éthiopien, qui attendait mon retour mais est quand meme bien soulagé de me revoir si vite ! bon là j'ai ma dose pour ce matin ...
On n'en peut plus de ces bus et on va se remettre au bar pour récupérer ; on finit notre déjeuner commencé 2 heures plus tot et on peut enfin boire notre "chai " tranquilles .
La suite sera plus cool : quand on se décide à repartir le bus sanctioné est toujours arreté là et justement il commence à se remplir de monde . en fait le chauffeur a réglé son amende à la police et va pouvoir repartir !
C 'est donc dans le meme bus qu'on repart pour Dilla . La route est très belle sur ce parcours, comme il y a deux ans j 'adore ce parcours . Cest le pays Sidamo, café, canne à sucre, ensete, bananiers, ananas, légumes, tout pousse à profusion ici et malgré l'avancée de la saison le paysage est encore un peu vert .
5 kilometres avant Dilla on veut nous débarquer car entre temps ils ont trouvé un contrat avec des scolaires pour les emmner à Addis Abeba histoire de rattrapper cette journée perdue en amendes et backchichs à la police . Ils vont nous trouver un taxi et payer pour ces 5 kilometres ... bien sur aucun taxi ne se pointe et c'est debout que nous ferons ces derniers kilometres dans ce fameux bus ...
Dilla est une jolie petite cité universitaire dans les montagnes mais avec Dani on décide de continuer jusqu'à AWASA où nous passerons 2 nuits ... A la gare de bus on opte de suite pour un minibus . On a les 2 places de devant pour un prix modique et on a droit à Admasu, un sacré chauffeur et qui deviendra vite un pote pour ces 2 jours passés à AWASA . Admasu est prof de "martial arts" et conducteur de minibus, deux emplois qu'il cumule pour avoir une vie un peu plus agréable . Daniel qui adore le wushu kung fu, lie vite conversation avec lui et arrivés à Awasa, Admasu débarque les passagers et va faire hotel après hotel pour nous trouver la chambre et le prix qui nous conviennent ...J'en étais meme gèné après le troisième hotel qui ne nous convenait pas ! Mais quand ils sont sympas c'est sans limites et pas la moindre histoire d'argent là dessous !
On trouve donc une superbe twin room au Paradise hotel pas loin de la maison d'Admasu et pour 115 birs / prix éthiopien bien sur .Le Paradise est bien un petit paradis : harrassés par cette journée hors normes de voyage on commande une injera + boissons dans la chambre pour déguster tranquilles ce repas . on fini par 2 ananas entiers achetés en route 12 birs les 6 ! ! !
Fin de journée en ville, internet qui marche very very speed, jus de fruits sprees à la terrasse d'un bar !
Retour au Paradise, douche et petit coup de blues de Dani car on s'approche peu à peu de la fin de notre trip ...Coup de bol Admasu se pointe ( on l'a invité pour manger ensemble ce soir ) et l'ambiance est repartie au beau fixe . On va manger au " blue Nile ", un endroit bien branché, très bonne nourriture, plein de jolies serveuses souriantes, injera de poulet tibs partages et franche rigolade avec ce cconducteur vraiment très sympa . De retour à l'hotel j'arrive à avoir la famille au téléphone et cela me termine la soirée en beauté .
A 23 h Dani et moi dormons comme des loirs : faut dire que cette journée aurra tout de meme été " un peu fatigante " . Pas de journal de bord, pas de jeux sur game boy, ni portable, dodo en 2 minutes !
DILLA, le pays SIDAMO et GEDEO
AWASA ville de la vallée du rift .
La terrasse du LEWI hotel est un endroit très agréable pour le petit déjeuner . Awasa est une ville moderne et très agréable pour y passer un peu de temps . Altitude 1600 m donc pas trop chaud, bord du lac très poissoneux, route du sud, et pas loin du carrefour de Shashemene qui mene dans plein de directions .
Bien plus agréable que cette dernière, Awasa a aussi un grand centre universitaire en pleine expenssion, du moins je l'espère pour les étudiants éthiopiens ...Car les beaux batiments ne signifient pas forcément université performante, loin s'en faut ! en tous cas la ville est agréable, et très animée . Il y a le fameux marché aux poissons quotidien, les promenades en barque, le mont Tabor et surtout plein de bons restos ...
Nous avons eu la chance de faire connaissance avec Admasu qui est prof d'arts martiaux et a sa propre salle .
il nous ainvités dans son modeste "kebele" et nous avons passé deux superbes journées à awasa . En fait dans la journée nous avons balladé tout seuls découvrant la ville au gré des promenades, car Admasu conduit tous les jours son minibus de Awasa à Dilla aller retour et fni son travail à 15/16 h . Là il est libre et reprend ses cours d'arts martiaux le matin à 5 h avant de partir avec le minibus . C est donc les soirées que l'on s'est retrouvés pour passer quelques bons moments ensemble . A 16 h il arrive et nous invite chez lui ; il vit dans une petite piece en dur, matelas au sol, mais chaine Hifi et TV ...On regarde ses albums de photos, et plein de monde arrive, des amis, des jeunes qu'il entraine au kung fu, des voisins ...on regarde des sketches ensemble sur la vidéo puis musique éthiopienne, initiation à la danse des épaules, quelle fourre de rire !
Ensuite il ramène son minibus au patron, les enfants de son quartier l'on lavé et astiqué pour quelques birs ...Il nous laisse au pied du Mont Tabor car Daniel et moi voulons monter là pour le coucher du soleil . Il négociepour nous le "badjaji" ( sorte de tuk tuk ) qui nous ramenera à l'hotel ...
La montée est assez rude, une petite demi-heure et nous arrivons pile poil pour un superbe coucher de soleil derrière les montagnes du lac d'Awasa . Ce soir on a été manger au restaurant Guragué dont la spécialité est le kitfo ( sorte de steak tartare ) servi sur l'injera bien sur, et de la bière draft ( pression) .
on finit la soirée en ville à la terrasse d'un café et vers 23 h retour à l'hotel ; séparation avec Admasu, un type vraiment sympa, qui se bat bien pour s'accrocher à la vie dans son pays ...
Chaque soir Daniel est triste, car il sent peu à peu la fin du voyage arriver mais ce soir il me demande de lui raconter l'histoire du Mont Tabor dont son grand père lui avait déjà parlé quand il était petit ...
On fini par une partie de jeu sur le mobile qu'il gagne haut la main . Demain on a décidé de démarrer doucement en utilisant les minibus pour rejoindre Wondo Genet, dernière étape avant le retour sur ADDIS .
Raconter des histoires c'est bien, essayer de mettre des émotions à l'intérieur c'est tout un art ou plusieurs d'entre nous excellent .... mais pouvoir faire en sorte que l'on fasse le même voyage en te lisant, c'est magique ..... parce que nous mettant en scène sur ces routes remplies d'aventure, et c'est celà que l'on aime avant tout ..... et pour t'avoir accompagné une fois dans une de tes virées en Ethiopie, je sais que ce pays est une vraie terre vierge pour l'aventure sous toutes ses formes, ou l'on puise tout ce que le voyageur est en droit d'attendre comme émotions .....
Lundi 3 mars, waouh comme le temps passe vite me dis je en me réveillant ce matin ...
On range nos sacs, vite fait, comme souvent en voyage, mais les réflexes sont rodés, chacun surveille l'autre, tes affaires de toilette, les affaires qu'on a lavé et mis à sécher, le mobile, le chargeur, le game boy ( ça c'est pour Daniel ) etc ..etc..
Malgré son age mon fiston éthiopien aura vraiment été à la hauteur ! On n'a jamais rien oublié d'important lors de ce long voyage !
Pourtant des départs à 5 h du matin, sans lumière (car pas de courant ) la tete dans le cirage, on en a fait quelques uns .... et toujours dans la joie et la bonne humeur ( ça faut le dire vite ...)
Bon aujourd 'hui en tous cas c'est 2 heures ( non je vous rassure 2 heures en" heure éthiopienne "c'est à dire 8 heures du mat ). C'est vrai que j'avais oublié de vous dire qu'ici en Ethiopie l'heure c'est pas comme chez nous non plus .
6 heures du mat c'est leur zéro heure et après ça va jusqu'à 12 qui correspond à 18 h chez nous
et là ça recommence mais par exemple 2 night = 20 h00 et 2 = 8 heures du matin !
Par exemple si on demande quand part le bus pour ADDIS on va vous dire 11 night = 5 heures du matin !
Donc à 2 heures ce matin, petit déjeuner au bar du LEWIS et on file pour la gare des bus .
Meme pas un regard pour les bus car SHASHEMENE est à 1 petite heure de route et il y a de nombreux minibus qui font ce trajet . En 5 minutes on est embarqués et une petite heure plus tard voici SHASHEMENE la ville des rastas ... La gare des bus est hyper bordélique : surprise ? non pas du tout ! mais tout simplement je n'y prete plus attention ...D'ailleurs on trouve le bus en un temps reccord ; il est presque plein ( pas surpris ) et je me prends encore la tete avec le gros sac à dos pour les porteurs qui doivent me prendre pour Mere Teressa ...
Mais Daniel veille au grain et avec lui ce n'est pas la meme " limonade " Je lui dis " laisse tomber Dani ce n'est pas beaucoup d'argent " mais sa réponse est à la hauteur : i must save the money of my dad ! Le bus emprunte la piste vers le village de Wonsha, vingt kilomètres à peine, mais de la piste en descente vers une vallée tropicale ...Arrivés à wonsha, petit village il nous faut trouver comment aller à Wondo genet qui se trouve à 3-4 kilomètres d'ici . le village de wonsha offre des hébergements basiques mais assez loin des sources chaudes et donc j 'ai dit à Daniel pour la dernière nuit du périple on se paye le Wabe Shebele . C 'est avec un "gari" charette tirée par un cheval qu'on fera les quelques kilomètres jusqu'à l'hotel ...Pauvre cheval, j'ai bien fait la moitié du parcours en courrant à coté, il n'en pouvait plus dans les montées ...Le site de wondo genet est superbe :une oasis luxuriante foisonnant d'oiseaux, de singes, une foret tropicale, des sources chaudes et l'hotel est vraiment situé dans un jardin magnifique ; en semaine c'est le paradis, peu de monde, on a trouvé de suite une superbe chambre Twin pour 290 birs, petit dej compris et entrée aux sources aussi ...C 'est quand meme le plus cher que nous ayons payé du voyage ( environ 19 euros ), le moins cher ayant été le Edget à konso 60 birs soit ( 4 euros)
mais l'an dernier je me souviens avoir payé 30 birs à Kosober ( 2, 30 euros ) ...
On se commande une bonne injera pour le lunch, mais bien qu'étant bonne ça ne vaut pas les repas dans les petits restos locaux . Détente à la chambre pendant les heures chaudes, Dani s'est déjà arrangé avec Selemon, un jeune guide local, pour une randonnée de 15 h à la nuit ...Il ne me restera qu'à négocier le prix avant le départ me dit-il !en guise de repos je lave le linge et l'étends sur la terrasse : à peine posé un singe arrive et raffle un slip ! Il va pas le mettre quand meme ? Je cours derrière lui et comme ça ne semange pas il le lache en route .Daniel me donne encore un "petit cours" sur l'étendage du linge en Ethiopie : prendre un balai, une veste, la mettre sur le balai et poser cet " épouvantail " à coté du linge étendu et aucun singe ne s'approche ... et ça marche à 100% ...A 15 h Selemon est là : bien sur il demande le prix d'une journée ( qui ne risque rien n'a rien ) et on fini par se mettre d'accord sur 25 birs . En tout cas ce jeune nous fera faire une superbe ballade . Si on sait les prendre ces guides sont vraiment de vrais petits pros . Il faut toujours négocier avec le sourire, ne jamais se facher, leur dire ce que l'on veut faire le plus précisément possible sinon il y a malentendu et déception de part et d'autre . Notre idée était de faire une ballade, qui de la foret tropicale nous mènerait sur les crètes, à la rencontre des villages sidamo . et je peux dire que Selemon a bien compris puisqu'on a fait 4 heures de rando presque non stop ...Sources chaudes, rivières d'eau chaude, vasque où se baignait Menelik, champs de khat, torents, plantations de bananiers, d'ensete, une très belle ballade hors des sentiers battus comme je les aime ! On a fait pas mal de dénivellé et fini sur les crètes dominant le lac awasa : là le sumum a été la rencontre avec une famille de la tribu Sidamo vivant dans deux cases perchées sur une petite prairie d'altitude, entourée de bananiers . Nous sommes restés une demi-heure à observer la vue magnifique et peu à peu les enfants craintifs s'approchaient de nous . Selemon nous a demandé si nous voulions gouter à leur "pain " local appellé " boula " mais il faudrait attendre un peu car la mère de famille allait le faire cuire ...Bon on apris le risque, de toutes façons demain on sera à addis près des pharmacies ...
Un des grands enfants nous a appellé peu après et invité à entrer dans une des cases : ça a été pour moi un moment fort de ce voyage . Ces 2 cases perchées sur un petite prairie d'altitude abritaient une seule famille de l 'ethnie Sidamo . Déjà la case à elle seule valait la peine d'y entrer : coin cuisine, coin des animaux, vaisselle suspendue, intérieur totalement noirci et enfumé, viande séchée, au moins une dizaine d'enfants de tous ages nous regardaient avec leur yeux grands ouverts, aux sourcils cernés de khol, leur donnant un regard profond et ébahi ! Quelle gentillesse, le père une quarantaine d'années, la mère 35 ans tout au plus et 20 enfants ! ! ! Je n'en revenais pas : sommes restés ici plus d'une heure et demie et à chaque moment un gamin arrivait et s'instalait avec nous . Les petites filles revenaient lourdement chargées de bidons d'eau et de fagots de bois, les garçons revenaient des champs, d'autres les plus petits avec 3, 4 chèvres du paturage ... On a mangé ce pain, provenant de l'ensete
( faux bananier ) et ma foi ce n'était pas mauvais du tout . La calebasse passait de mains en mains et chacun piochait dedans avec les doigts en faisant une petite boule que l'on mangeait . nous avons bien sur laissé un peu d'argent à cette famille et comme j'ai regretté de n'avoir pas tout ces habits à leur donner, car vraiment les gosses étaient vetus de haillons ...
En repartant nous avons fait des photos avec toute cette famille, et vraiment j'en ai eu gros sur le coeur de repartir ainsi, en pensant à leur gentillesse et à leur vie si difficille ici . Un des plus agés des enfants nous a accompagnés à travers leur plantation d'ensete, pour nous guider vers le sentier, une fois arrivés là j'ai fouillé mon sac à dos pour lui donner tous les babiolles possibles ( 2/3 stylos, un briquet, ma casquette, un tube de crème pour les lèvres, mon T-shirt de rechange trop grand pour lui ...) Je ne pourrais pas oublier ces yeux grands ouverts, ce sourire et cette main qui nous faisait au revoir jusqu'à que nous disparaissions dans la foret ...
Il fait presque nuit quand nous revenons au Wabe Shebele . Selemon était super content : il a eu 50 birs au lieu des 25 prévus : faut dire qu'il n'a rien demandé de plus au retour seulement il a demandé à Daniel si nous étions contents de la ballade ...Je lui ai dit : tu vois tu as eu ce que tu voulais au départ ( ça te fait comme une journée de guide ! )
Je dis à Daniel : on va finir la soirée dans les hots springs ça va nous détendre de cette marche, mais je vois que mon petit fiston fait tout pour trainer semblant vouloir éviter le bain ...Ce n'est que devant la piscine que je comprends son problème quand il me dit je te regarde mais il fait trop froid, je ne veux pas me baigner . Je lui dis c'est vraiment dommage c'est vraiment génial pour se détendre allez viens dans l'eau !
Daniel ne sait pas nager et de plus de nuit a une peur bleue d'entrer dans l'eau . Avec beaucoup de diplomatie je le convaincs car il a largement pied au début du bassin et voilà comment pendant plus de 2 heures il a pris sa première leçon de natation, et finallement il a fallu lui dire de sortir car à 21 h je commençais quand meme a avoir faim ! repas du soir ( les derniers du resto ) et pas dix minutes pour dormir une fois au lit ...
RETOUR à ADDIS : découverte de la capitale, quartier PIAZZA ...
Ce n'est qu'un au revoir Daniel : Ewet tenagru, kemeshebet mader ... ( proverbe amharic )
GETA YEMARH wedu wend leje -
Abati
...et retour en pays niçois ...
Voilà, le voyage au pays habesha touche à sa fin, aujourd'hui nous retournons sur ADDIS où j'ai prévu 4 jours, surtout pour Daniel ( ses études, sa vie future, des informations à prendre dans diverses administrations ) bref rien de très interressant pour les voyageurs en Ethiopie ...
Un conducteur de "badjaji" nous attend pour le retour sur Wonsha ...le bus est "enchainé " dans la foulée, et à Shashemene on prend au vol le bus pour Addis grace à un des "rabatteurs" qui moyennant petite rétribution nous oriente sur le bus en départ immédiat ( pour 5 birs de commission)
Le trajet de retour sur la capitale se fait par la route de la vallée du rift ; halte lunch à ZIWAY, étape classique pour les bus ...On se régale vraiment d'un leb leb de poissons divin + injera .
Puis DEBRE ZEIT, le carrefour de la route de HARRAR ; à partir d'ici la route est très très encombrée et l'entrée à Addis c'est au pas car le trafic est complètement planté par des travaux du futur '"périphérique urbain " On se fait laisser près de Meskal Square que je reconnais au passage, et de là on hèle un taxi pour le Baro où j'ai réservé les 5 dernières nuits .
Partis à 9h30 de Wondo Genet il est 16 heures quand nous arrivons au Baro ( un tuk-tuk, un bus, un deuxieme bus et un taxi utilisés pour ce trajet de 300 kilomètres environ ) .
On a terminé sur un parcours "sans faute ", un peu de chance peut etre et l'expérience qui commence à porter ses fruits ...Tiens presque je me referais un petit trip en bus en Ethiopie ...
Au baro toujours le meme coup avec la réceptioniste : il faut attendre 2 heures pour avoir la chambre ! Ce coup çi c'est non et le gérant nous trouve de suite la twin réservée .Je changerai le lendemain pour une autre plus grande et plus lumineuse . Que dire d'Addis : j'y ai rencontré des gens d'une gentillesse extrème, un professeur d'amharic-français du lycée français Guebre Maryam, le directeur d'une école d'informatique, Abey le patron de mon agence habituelle, Sinta mon chauffeur et ami, un copain de Daniel de Bahir Dar, Yohanès ... et plein d'autres rencontres anonymes et simples et qui tous on essayé de m'aider au mieux pour mon petit filleul . La plus antipathique a été ( et celà ne m'étonne nullement la fonctionnaire de l'ambassade de France ) hormis un certain Patrick au service des visas que je remercie au passage de sa gentillesse et de sa franchise . Merci aussi à Mimi, éthiopienne mariée à Alan, un français passant sa retraite là bas, qui n'ont pas hésité à me laisser coordonées téléphoniques pour mon filleul et pour mon prochain passage à Addis .
J'ai vraiment rencontré des gens très sympas au cours de ce voyage éthiopien et les encouragements et conseils de tous m'ont fait chaud au coeur et donné grand espoir, dans la difficulté de batir un avenir solide pour mon petit filleul Daniel . Les quatre jours aurront été fertiles en rebondissements et décisions et finalement Daniel remontera à Bahir Dar sa ville natale pour l'année à venir . Son copain Yohanès remonte aussi arretant ses études commencées à Addis . Ils prendront le bus le matin meme où je volerai vers ROME .
En fait on arrivera en meme temps ( a une demi-heure près ) lui à BAHIR DAR et moi à la maison à NICE .
Mon grand regret à été de ne pouvoir remonter à Bahir Dar rencontrer à nouveau ses grands parents, mais je pense que ce n'est que partie remise ...
Quelques restos à retenir : le Turacco sur Adwa street ( très bonne soirée avec Abey et Sinta )
le resto de l'hotel national à Piazza ( qui était un peu notre cantine avec Dani ),
sur Bolé av : le resto Habesha avec un superbe spectacle de danses éthiopiennes pour la soirée avant le départ, les pastry shop du quartier Piazza où je ne suis jamais resté attablé seul plus de 2 minutes ...le café Oslo, le café Grace Computer, le petit café sous la place De Gaulle ...
j'ai déniché pour mon pote Jacques le maillot de l'équipe de foot nationale dans une petite boutique de l'avenue d'Adwa grace à Jérémy qui comme nous finissait son voyage de 6 semaines au Baro .
Daniel m'a négocié comme un vrai pro mes 2 statues " konso " dans une petite boutique de Churchill Avenue .
Le retour s'est bien passé, enregistrement, vol Addis -Rome très rapide, moins de 6 heures de vol ...
Par contre posé à 5 heures du mat à Fiumicino l'attente de mon vol pour Nice a été un vrai calvaire ( 14h30) surtout que j'avais pas vraiment le moral ...
Retrouver ma famille m'a de suite donné du punch pour de nouvelles aventures : ce ne sera pas trop long puisque à la mi- avril avec mon fils Eric et mon pote de voyage Jacques on s'envole pour l'Inde et le mystérieux SIKKIM ...
Merci Christian c'est un véritable plaisir de te lire, mais au delà du récit, c'est un grand coup de chapeau que j'ai envie de t'adresser pour la manière dont tu abordes ce pays, les conditions de ton voyage (trop dures pour moi 🏴☠️ ), et surtout pour ce qui te motive en allant là-bas à la rencontre de ton filleul, en pleine conscience de l'ambigüité de sa situation et de son avenir.
Salut Chris !
Très touché que tu ai lu le carnet ...
C 'est vrai que ce fut un voyage un peu difficille concernant les déplacements, mais la richesse des rencontres a largement compensé tout cela !
Merci de tes encouragements, pour mon petit filleul ...
Quelques petites indications d'ordre pratique pour les "futurs voyageurs " en Ethiopie :
( mais ces conseils n'engagent que moi ...)
Le VISA s'obtient dès l'arrivée à BOLE ( aéroport d 'addis) pour 20$ où 17 euros
La façon la plus simple de visiter le pays est de voyager à plusieurs ( 3 ideal ) et de louer un 4x4 avec chauffeur ) Les prix s'étalent de 100 euros à 120 la journée .
Il y a pas mal d'agences qui peuvent vous proposer cela et je ne donnerais aucune adresse sur le forum mais seulement en MP après contact avec les interressés ...
Evitez de vouloir faire trop de kilometres : mon conseil, essayez de passer 2 nuits par étape, sauf les étapes intermediaires ...En plus selon le circuit nord, sud, dallol, est, ouest, Balé, il faut tenir compte des jours de marchés . Le sud et les tribus : toutes photos se payent, 1 à 2 birs si pas d'inflation, en 4x4 avec chauffeur vous etes à l'abri des soucis, vous pouvez choisir de supers hotels, mais vous payez le prix fort ...
Ciblez une région pour le premier voyage et si vous ne devez y aller qu'une fois choisisez suivant votre interet principal
Le Nord / pays amhara, montagnes, églises, marchés l'ethiopie comme on ne l'imagine jamais, montagnes vertes, paysans, peu de villes, avec le desert du dallol pas si loin ...
Le sud, là c'est plutot l'Afrique quoique suivant la saison c est incroyablement vert, mais là c est le pays des tribus ( Hammer, bana, arbore, tsemai, karo, dasanetch, bodi, mursi, konsos, boranas ...) très très dépaysant, mais aussi surprenant et plus touristique qd meme vu le "rapport "avec l argent ...
Le Balé, montagnes à 4000 m, pour les marcheurs et amateurs de nature ...
L est, un autre monde, Harrar une ville Incroyablement attachante mélange afrique/ orient ...
et pas loin les afars et le desert du danakil
L'ouest, un mélange de montagnes, de tropiques ( café, plantations ) tribus encore plus spécifiques (les surmas et le long du Soudan les régions de Gambella et les tribus nilotiques Nuers et anuaks
En individuel, avec les bus, c'est pas évident et il faut absolument DU TEMPS DEVANT SOI ! mais c'est un autre pays que vous découvrirez pas forcément plus beau pour le voyageur qui ne veut garder que le plus beau, mais surement plus vrai !
En dehors du prix de location du 4x4 les prix des "entrées " églises, parcs, tribus, villages sont assez élebvés par rapport au standart de la vie locale ; payer 75 birs pour visiter UNE eglise ...
Nourriture, hébergement, eau, divers, difficille de payer moins ...
Sécurité : pour moi je préfère me promener seul en ethiopie que dans le Vieux Nice un samedi soir avec mon épouse ...à vous de me croire où pas !
L'insécurité ne vient pas des ethiopiens mais des risques de conflits extérieurs ( exemple frontière erythree )
De manière générale près des frontières c'est moins sur ...
Religion : seul pays "chrétien " au milieu du monde musulman environant, c'est vraiment un pays de tolérance incroyable . 40 % orthodoxes, 30 % musulmans, animistes au sud mais jamais vu où entendu un problème entre les religions
Ethnies : alors là c est pas la meme limonade, amharas, oromos, peuples du sud, tribus ...beaucoup plus tendues les relations et ça commence dès l'université ...
Nourriture: INJERA, vaut mieux aimer sinon retour aux spaghettis pendant un mois ...fruits extra suivant la saison, poisson, et beaucoup de viande sauf les fastings days ( mercredi et vendredi chez les amharas )
Amateurs de tartare vous allez vous régaler avec le Kitfo mais ajoutez du berberé de sera plus sur !
Boissons ; eau minérale Highland ( laissez les bouteilles aux tribus )
Ambo gazeuse, coca, fanta, très bonnes bières, vin bizarre Guder et Axum qu'ils mélangent au coca ...
Bonjour CHRISTIAN, je pense que nous avons deja communiqué ( pour apporter des tennis a ton protégé, mais le temps etait trop court et ça ne s' est pas fait ) Nous etions en decembre dans le sud avec voiture et chauffeur de YEMANE, recommandé sur le forum, nous voulons revenir en Ethiopie pour aller au Dallol en janvier .Cette region necessitant un materiel en bon etat nous ne souhaitons pas faire appel a YEMANE (en effet nous avons eu de nombreuses pannes avec son vehicule et le bonhomme est caracteriel des qu' on le contrarie un peu 😠 ) Peux-tu me dire avec qui tu passes pour ton 4.4 .Connais-tu le DALLOL ? En te remerçiant d' avance .HUGUETTE.
nous venons de lire tes carnets de voyage dans le sud de l'Ethiopie, accompagné de ton "fiston" Daniel.
Merci, ce fut un grand moment d'aventure. Cela nous a donné encore plus l'envie d'y aller.
C'est décidé, nous y allons au mois de Novembre, mais comme nous avons 1 mois devant nous, nous allons faire un petit tour dans le Nord, retour à Adis, puis le Sud, en évitant la vallée de l'Omo que nous ferons l'année prochaine. A moins que tu nous dises qu'il faut y aller de toutre urgence de peur que les touristes ne "gâtent" les tribus.
Sommes trés intéressés à avoir les coordonnées de Sinta et de Abey et aussi de Admasu dans le Sud
Donc, nous t'appelons demain sur ton portable, et encore bravo pour les carnets
Je vois que tu es retourné en Ethiopie. Moi aussi pour la troisième fois en février et mars. A ce sujet, je croyais avoir mis mes pages éthiopiennes dans le carnet de voyage. C'est marrant, j'ai fait en mai à peu près le même parcours que toi, en solitaire, sac à dos, bus, camion isuzu, stop, et même à pied dans le bush. Addis-El soda aller-retour. Je pense que parce que je suis une femme et plus très jeune, je n'ai eu aucun problème. Ni à la gare de bus (à 6h du mat), ni plus tard. Mais il est vrai qu'à 5h, chaque jour je me réveillais et sans manger je sautais dans mon pantalon et filais prendre le 1er bus qui partais souvent avec 1heure de retard car c'est la règle le bus qu'il soit énorme ou mini ne part que lorsqu'il est archi plein.
Je ne m'attarde pas plus, mes dernières aventures se trouvent ici :
http://mireille.free.fr/sud.html
Je remets "fenêtre sur l'Ethiopie" dans les carnets de voyage.
Cette année je ne retourne pas en Ethiopie (ça va me manquer). Je vais découvrir Madagascar et ... ??? je ne sais pas encore. 51/2 mois de vadrouille !
Amicalement
Mireille
«L'enfant qui ne joue pas n'est pas un enfant, mais l'homme qui ne joue pas a perdu à jamais l'enfant qui vivait en lui et qui lui manquera beaucoup.»
(Pablo Neruda, dans J'avoue que j'ai vécu)
Je pars dans deux jours en éthiopie, Bonga pour amener un peu d'argent dans centre nutritionnel et ensuite la vallée de l'omo.
J'ai lu votre périple avec Daniel avec plaisir et plein d'images dans les yeux.
Je pars seul à sac à dos et ton récit m'a encouragé parce que ce qu'on lit ailleurs n'est pas toujours encourageant.
En plus il y a un plein d'infos à glaner dans tes textes.
Merci de faire partager ton expérience
fabien
"N'ayez jamais peur de vie, n'ayez jamais peur de l'aventure, faites confiance au hasard, à la chance, à la destinée, partez, allez conquérir d'autres espaces, d'autres expériences, le reste vous sera donné de surcroît."
Henri de Monfreid.
😉 salut Fabien !
Je vois que tu es de Habere Poche !
bon souvenir pour moi j'y avais fait étape lors d'un tour du Léman en VTT il y a quelques années déjà ...très beau coin des Alpes ...
En ce qui concerne l' Ethiopie si tu as des questions particulières juste av ton départ inscrit ça sur le forum où en MP je me reconecterai ce soir pour y répondre - j'ai quelques amis en ethiopie aux quatre coins du pays ...
A+
😉Ma curiosité ira d'abord pour une mise en bouche, si l'on peut dire, au marchiatto, qu'est donc ce breuvage que tous les initiés semblent apprécier?
Je connais le mojito Cubain
L'amaretto, liqueur d'amande très prisé en Rep Dom.
Alors, le marchiatto j'aimerais savoir.
Ensuite, je passerai à des choses plus sérieuses.
😉Heureusement que tu es arrivé de France pour donner un cours d'extincteur, çà laisse rêveur pour la sécurité en cas d'incendie, s'ils ne savent pas se servir du matériel.
Pas mal ton hôtel on dirait, bel environnement, breakfeast qui peut se substituer à lui seul, aux trois repas quotidiens, vu son menu copieux (ce qui va te permettre de te payer des bouteilles d'eau, vu les économies réalisées).
Bon, je suis pratique, terre à terre, mais les temps sont durs et l'eau en Ethiopie, ne doit pas courir , en source fraîche, les rues des villages.
Oui, pour l'étranger, on évite d'envoyer les colis aux amis, on ne sait jamais qui les reçoit............
Il doit y avoir un tri sélectif des paquets, ceux venant d'Europe seront mis de côté pour agrémenter le Noël des fonctionnaires, des douanes sans doute, et des PTT.
donc il vaut mieux les apporter soi même.
Pour les arnaques sur les prix, c'est courant dans tous ces pays, ils s'imaginent que les touristes en ont plein les poches.......Donc, peuvent payer le prix fort.
Bon, je continuerai la lecture de ton carnet tout à l'heure, dépaysement total, revacances en rêve, descriptions qui donnent envie de s'y rendre en Ethiopie.
Tout de même, je remarque, que pour les carnets de voyage en général, il y a, là, des vrais talents d'écrivains, je dirai même mieux écrits que certains reportages de journalistes, alors que la plupart n'ont pas suivi les cours haute fidélité, en fac, ni passé l'agrég en lettres.
Comme quoi, les érudits ne sont pas forcément là où l'on pense.
Et n'allez pas croire que je m'envoie des fleurs, parce que j'en ai fait un..............de carnet
Tu écrit très bien Arrawak, tes carnets sont bien documentés et tu transcris bien tes ressentis avec les gens rencontrés.
Bien sûr j'admire les écrits de tous ceux qui ont été en Ethiopie et qui le font très bien. Chris 06 et Alan que je connais un peu sont très sensibles dans leurs péripéties et humains. J'adore.
Oh !!! un macchiatto capuccino, j'adore.
Sûrement meilleur que le café américain, c'est le plus détestable que j'aie pu boire.
Ils économisent le café
Les Ethiopiens économisent l'eau
c'est toute la différence.
Le primate de mon avatar c'est un babouin "gellada "
C 'est un singe endémique à l'Ethiopie ( montagnes du Simien et du Balé )
ils vivent en groupe et c 'est un régal de les voir de près
Gellada veut dire "au coeur qui saigne " en amharic car les males ont une grosse tache rouge sur le poitrail !
2 photos prises dans les Simien mountains en oct 2008 ...
Magnifique espèce, merci pour tes explications.
Bon, sont mieux dans leur montagne que sur la banquette du salon!!!!!MDR.
Dernièrement, j'ai entendu aux infos, que des Anglais avaient fait venir d'Australie, des kangourous, pour tondre leur gazon!!!!
Ils expliquaient, qu dès qu'ils ouvraient la porte le matin, le kangourou venait les saluer.
Quand on sait tout de même, qu'un coup des deux pieds arrière te défonce l'estomac, je me demande comment ils font pour les apprivoiser.
Il est vrai que pour les primates, (dont nous, l'homme), il existe des variétés d'espèces.
J'ai vu au Brésil, dans la forêt, des paresseux, ainsi nommé ('AÏ), car ils se déplacent très lentement.
La guide nous a expliqué, qu'ils mangent des feuilles qui les droguent, et comme ils sont shuttés, ils se baladent en douceur.
après avoir ingurgité ces drogues, ils émettent une ôdeur, qui les rend invulnérables pour les prédateurs.
Comme quoi, la nature est bien faite.
Un vrai bonheur que ton carnet soit "remonté" à un moment ou j'ai le temps de le re-déguster tout à loisir. J'espère que tout va bien pour toi cher Chris !
Ton nouvel avatar est rudement beau ! Je ne me souviens pas avoir admiré ce babouin sur un forum ou les grands singes sont pourtant légion 😉
Prendre un billet d'avion pour Addis Abeba " la nouvelle fleur " en amharic
Etre acceuilli à BOLE , par ses amis éthiopiens
Aller au Ras hotel pas pour y dormir mais pour prendre un café sur la terrasse
Commander un machiatto et quelque chose pour ses amis éthiopiens
Quand il arrive sur ta table continue à parler avec tes amis de l'Europe , de la famille de ton plaisir d'etre avec eux ici
Pendant ce temps tu verses délicatement une petite cuillère de SUKWAR ( sucre) sur la mousse du machiatto
Et tu regardes basculer tout cela lentement vers le fond de la tasse ...
Puis tu dégustes ton macchiato
Tu finis la mousse de café avec ta petite cuiller
Et après tu sais que tu es de retour au pays HABESHA ...
Et que tout recommence : you you ... farenji ... injera ... kitfo ...tedj ...St Georges ...
Ravi que mon carnet te plaise : c'est une formidable aventure humaine que j'ai attaqué il y a 4 ans maintenant ...et qui se poursuit chez nous ...
Dommage que l'on ne se puisse se rencontrer plus souvent à Nice
Tout va bien pour moi malgré que cette année soit un peu " restreinte " en voyages
C est vrai que le babouin gellada n'est pas venu sur TD mais c est pour ne pas faire de concurence au grand singe dont tu parles ( on se comprend 😉 pas vrai ? )
Merci Chris06 pour ta recette du macciatto, ce doit être rudement bon, mais ça se déguste qu'en Ethiopie avec le vrai café ethiopien. Si on essaye de le faire en France ça ne sera pas ça, sans compté l'ambiance, les odeurs, les amis éthiopiens qui sont heureux de vous voir etc....C'est un pays où je ne suis jamais allée et où pour cause de maladie incurable je ne pourrai jamais allée, la chaleur m'indispose particulièrement, mais grave. Merci pour ta gentillesse mais si tu es ami avec Alan ça ne m'étonne pas. Qui s'assemble se ressemble.
🙁snif, je n'ai fait depuis Avril 2009, que les alentours du Pilat.
Mais important de respirer un peu d'air frais par cette canicule.
donc, je n'ai pas autant de choses à raconter que toi, mais juste un clin d'oeil pour e dire que je continue la lecture de ton récit captivant.
😉Collerette, tu me suis à la trace ............
Que dois-je comprendre????
Mes récits, ou ma personne qui t'intéressent.
Bon, je plaisantais, et je ne veux surtout pas polluer ce carnet sur l'Ethiopie, que je vais relire, histoire de retrouver la fraîcheur matinale des montagnes.
😉Chut, fais comme les trois singes, ne rien savoir, ne rien dire, ne rien entendre.
Celui de Chris, (le singe), j'en adopterais bien un, il est vraîment très monsieur noble.
Et avec nos 40 degrés actuels, je pense qu'il ne serait pas trop dépaysé.
Dans mon jardin, j'ai un figuier, pour y grimper.
Il y a même un perroquet du Gabon, qui a pris l'habitude de quitter son domicile le matin, pour vaquer à ses occupations toute la journée, et le soir, il rentre chez lui..............
😉il a un maître qui lui ouvre la porte de la cage le matin, il part dans la pinède, il va voir les oiseaux en cage sur les balcons, j'espère seulement qu'il n'ouvrira pas la porte avec son bec.
Donc le matin, il nous prévient qu'il arrive, par des cris;
Et le soir, rebelotte pour dire qu'il va se coucher.
Et celà fait 5 ans qu'il se ballade ainsi.
Les premiers temps, j'avais cru à un perroquet égaré qui se serait sauvé
lorsque je l'ai revu l'année suivante, je me suis dit, comment fait-il pour trouver sa nourriture et où passe-t-il l'hiver?
donc, il était bien au chaud chez lui, nourri logé.
c'est une vraie jolie histoire.
June 2024.
While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way.
The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km.
It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.
In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers?
Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan.
Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable.
But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give.
Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom.
A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain.
But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing.
And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality.
When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual.
No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk.
April 18, 2026 – Vézelay.
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
And then, everything fell into place—I told myself, now’s the time!
Preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not?
Yes, in the end.
Pre-book or play it by ear?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(‘Beefsteak’ for my partner’s mischievous nephews...)
02 mars — Départ en bus de Latour à 6 h 50. Le trajet n’est pas direct : nous traversons Elne puis Corneilla. À Perpignan je change de bus pour un BlablaBus en direction de la gare routière nord de Barcelone. Avant d’arriver au Perthus, la police française nous arrête pour vérifier les papiers d’identité. Plusieurs personnes ne sont pas en règle, mais après environ un quart d’heure nous repartons. Nous sommes de nouveau contrôlés à La Jonquera : cette fois l’attente dure presque trois quarts d’heure pendant que la police identifie les personnes en infraction et attend qu’un véhicule vienne les récupérer. Le chauffeur essaie ensuite de rattraper le retard ; nous arrivons finalement à destination avec une demi‑heure de retard.
Je me rends rapidement à la station de métro Arc de Triomphe, située à 200 m : il faut traverser le pont le long du parking des bus, puis traverser un grand jardin ; la station se trouve à droite avant l’entrée du jardin. Le trajet vers l’aéroport n’est pas direct : je dois changer à Tomasso et prendre la ligne pour l’aéroport, où j’arrive à 13 h.
Au comptoir d’Emirates j’apprends que mon vol vient d’être annulé en raison de la guerre en Iran ; on me propose un autre vol pour le lendemain. Je dois attendre à l’aéroport jusqu’à 19 h avant d’être conduite à un hôtel ; le lendemain matin je prendrai un vol pour Vienne (avec une escale de 8 h), puis un vol Air India pour Delhi et enfin un vol pour Kolkata. J’accepte : je ne connais pas Vienne, ce sera une découverte imprévue.
À 19 h, un petit groupe est conduit à l’hôtel, à 35 minutes de l’aéroport, où l’on nous sert un léger dîner à notre arrivée.
03 mars — Un taxi vient me chercher à 6 h 30 ; le vol pour Vienne décolle à 9 h 30 et arrive à 12 h. Je suis libre jusqu’à 19 h ; le métro est direct pour rejoindre le centre‑ville. Le temps est agréable et pas trop froid, heureusement, car mes vêtements sont légers.
À la sortie du métro j’aperçois au loin la tour de la cathédrale Saint‑Étienne et je m’en approche : la toiture, faite de tuiles vernissées, est remarquable.
L’entrée est gratuite et l’intérieur, de style gothique et baroque au centre, est grandiose.
Non loin de là se trouve l’église Saint‑Anne
, également baroque, ornée de belles fresques
un concert de musique ajoute une atmosphère envoûtante à la visite.
Je poursuis ma promenade au hasard dans les rues piétonnes aux magnifiques bâtiments : je suis séduite par la ville.
Avant de repartir pour l’aéroport, je fais une halte dans un joli salon de thé. Mon vol partira finalement avec du retard.
Mercredi 4 mars — Delhi et petite frayeur bagages
Nous arrivons à Delhi peu après midi. Le passage à l’immigration est rapide et, bonne nouvelle, mon sac a été enregistré depuis Barcelone pour Kolkata. Je me rends donc au terminal de correspondance et arrive une demi‑heure avant l’embarquement : le vol se déroule sans problème. À l’arrivée, les bagages sortent vite… sauf le mien. Après avoir fait une déclaration, on me signale que mon sac est à Delhi — il faut aller le récupérer avant de prendre un autre vol. Je l’ignorais (ou l’avais oublié) : avec le retard accumulé, je n’aurais pas eu le temps de le récupérer et de prendre la correspondance.
Je prends un taxi pour l’hôtel Ichamati. L’accueil est chaleureux et la chambre propre, mais très petite. Sans mon sac, je me sens un peu désemparée — je n’ai rien pour me changer.
Ce soir je dîne avec Raja et ses amis dans un beau resto, une ancienne maison coloniale transformée en hôtel.
Nous sommes heureux de nous voir et passons une bonne soirée réconfortante.
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
After a pretty disastrous weather-wise trip to Gran Canaria, we’re hoping this time the sun will shine in Puglia.
It’s not a sure thing, though—the weather’s been awful all over Europe in early May.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16:
This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us.
The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!!
The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli.
The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch.
We explore the property:
And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:
Sunday, May 17:
After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland.
After a hearty breakfast,
we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs.
We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.
We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).
From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.
Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Here’s a little story about my first trip to Japan with my partner.
We went for our first visit from October 29 to November 13, 2024.
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:
We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima.
The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night).
For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person).
We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express).
Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives.
After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport.
It turned out to be super useful!
After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening.
Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory).
Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far-from-exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that dot city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the "vintage" vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a colorful mix of tourists, pilgrims (thanks to the nearby Asakusa Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, the Nishiki Market:
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
After summer 2022 left me with a sense of unfinished business, here I am back in Swedish Lapland in summer 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, to tackle part of the Kungsleden trail too.
After much hesitation, my companion Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which is, from what we’ve read, stunning but very crowded (and it really is!!), and finish with the wilder option: Sarek! This park is known as Europe’s last true wilderness—sounds like a dream, right?!
The downside of this choice is that there’s no way to resupply in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long treks either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part with the Sarek in mind.
Oh well, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (classic), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official route and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad).
But at least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to bail on Sarek.
That adds up to 17 days of trekking, including 1 rest day + 1 buffer day for weather hiccups.
So if you’re interested, come follow our overstuffed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure
Some info (guides we used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta)
08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri
08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja
08/06 – just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo
08/07 - Salka – just past Singi + round trip to Djalson Lake
08/08 - Singi – Teusajaure
08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden)
08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure
08/11 – Saltoluokta – Sitojaure
08/12 - Sitojaure - Skierfe - Sarek or no Sarek?
08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen
Coming up:
08/13 – Somewhere above Rapadalen – Above the Skarki hut
We went to Albania in August 2025.
Our itinerary included adventure (sporty activities, site visits), naps on the beach interspersed with swims, incredible natural sites, and a bit of culture.
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees.
We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.
Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors.
You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned.
The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents.
We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance.
After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine.
In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots.
In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.
And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations...
Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.
One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.
I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring.
So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings.
We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.
Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.
After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold.
We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength...
Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes:
🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman
🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...
🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great.
After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!
🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër.
After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!
But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing.
In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning.
And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
Hello,
Since I enjoy not only the countryside but also everything related to rail travel, I’m starting this photo thread dedicated to trains in Thailand (I’d guess most of us have taken one at some point...).
Feel free to post your pictures here as long as they fit the theme: rolling stock**, stations**, platforms, tracks (even without a train on them), technical equipment, engineering structures (bridges, viaducts), etc.—all in Thailand.
For each photo, I’ll (or you can) note the station or line where it was taken.
Comments and questions are welcome.
As I’ve mentioned elsewhere, I inherited my love of travel from my parents and some of my grandparents. A strong passion, but one that was unfortunately limited by our family’s modest resources. Back then, living in northern Alsace, a simple trip to the southern part of the region—with the Wine Route as our destination—felt like an extraordinary journey to a land of plenty for the little boy I was in the late 60s and early 70s.
Everything seemed so huge when you were still just a kid.
Back then, I was overwhelmed by countless sensations—I was already highly sensitive, with a keen mind and a nose and taste buds that were developing like a pro’s. Which, as I’d later realize, wasn’t always an advantage.
Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior.
Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust...
What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.
Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold?
And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs.
The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos.
When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.
The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams.
The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*
Hi there,
Here’s a recap of a trek through the Balkans covering three countries: Albania, Montenegro, and Kosovo. I was with a friend, and we didn’t do the full route (only one day in Kosovo).
It was a wonderful trek through snow-capped mountains and vast flower-filled meadows, meeting incredibly welcoming people.
At the end of the travel journal, I’ll share what I loved and what I liked less.
Day 1: Flight from Paris-Beauvais to Tirana with Wizz Air.
Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
Then, a transfer the same day to Shköder, about a 2-hour bus ride. Cost: 10 € per person. Tickets bought directly on the bus. We spent the night in Shköder at a very clean guesthouse, Open Doors B&B. It had a small balcony overlooking the city.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.
Day 2: Bus ride to Theth, about 1,100 meters in elevation gain, the starting point for our hike the next day.
The trip took 2 hours and 40 minutes with a break in the middle. The bus was affordable, but taxis also make the trip—though they’re very expensive.
We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.
The family was adorable. The husband is a handyman and built almost everything himself. Their baby is named "Sky"—such a cute name, right? :-) Throughout the trek, I found the guesthouses very clean, and the hosts think of everything—no need to bring soap or shampoo; they provide it.
Lunch in Theth at a traditional restaurant on the main road. We tried "Tave Dheu," an Albanian dish with beef, cabbage (very common), and cottage cheese. Delicious but not quite filling enough. For dessert, a honey cake that was perfectly moist—such a treat! Desserts like this are rare; sometimes they serve watermelon instead.
We took a small private bus for 5 € to the "Blue Eye" parking lot, then walked for about 45 minutes to reach a stunning natural site—a kind of lagoon with incredibly blue water. The bravest can swim, but the water’s freezing!
That evening, we dined at "La Montagne Blanche"—excellent! A delightful mix of grilled meats with potatoes and grilled peppers. Some watermelon slices (which I’m not a fan of) and the famous Raki, a brandy served in Turkey and the Balkans! It was my first time drinking brandy "bottoms up." 😉
I’d like to share my family trip to Colombia with kids aged 8. After spending hours browsing the forum and only having two weeks there, we decided to focus on two regions: the Coffee Zone for one week and the Caribbean coast for another. We traveled from August 8 to 23.
Day 1 – First stop: Bogotá
We arrived in Bogotá in the evening on an Air France flight—nothing to complain about, decent service, comfortable, and on time. However, the first night was a miss. We’d booked a hotel near the airport (Abitel Prime) for convenience, but the soundproofing was almost nonexistent; we heard planes as if we were on the runway. Luckily, exhaustion helped us sleep well anyway.
Day 2 – Off to the Coffee Zone and Salento
The next morning, we headed to the airport for a domestic flight to Pereira with LATAM. No issues: punctual and efficient, and in 30 minutes, we landed in Pereira. The landing already set a different mood: lush valleys, endless plantations, and humid air.
We picked up our rental car from Localiza. Unfortunately, the experience wasn’t smooth—the paperwork took forever, and the wait tested our patience. Finally free, we hit the road to Salento, one of Quindío’s gems.
We arrived in the late afternoon and discovered a colorful village bustling with artisan shops and cafés. Our first stroll helped us soak in the atmosphere before dinner at Bambú restaurant—a great surprise with careful cooking and local flavors. We spent the night at Casa Serafín, a charming little hotel, nicely decorated and well-located… but unfortunately very noisy.
Day 3 – The magic of Cocora Valley
This was one of the trip’s highlights. We set off early for Cocora Valley, famous for its giant wax palms, Colombia’s emblem. We chose the 12 km loop recommended by the *Routard*. The landscapes were spectacular: towering palms, rivers, suspension bridges. It felt like walking through a postcard. The weather was perfect.
That evening, we dined at Barnabé restaurant—pleasant setting, decent food, but the bill was a bit steep for what it was. Back to Casa Serafín.
Day 4 – Coffee and panoramic views
The plan was a visit to Finca El Ocaso. For 1.5 hours, we followed a passionate guide who explained the entire coffee process, from harvest to cup. Very educational, accessible for both kids and adults, all in a stunning setting. The tour was in English for us, and we translated for our kids, who aren’t bilingual yet.
In the afternoon, we climbed to Salento’s viewpoint. The valley view was superb. That evening, we ate at Veggie Garden, a simple and pleasant spot that was a nice change from the heavier meals of previous days.
Day 5 – Horseback ride to Santa Rita Waterfall
We booked a horseback ride with Cocora Magic. It was a real success: calm horses, a beautiful trail, mountain and meadow landscapes, and finally the refreshing and wild Santa Rita Waterfall. Without a doubt, one of the best moments of our time in the region. We even got a bonus ride up a 300-meter hill.
We then headed to Filandia, less known than Salento but just as charming. We spent the late afternoon enjoying the pool at MuchoSur Filandia. The hotel is beautiful, in an idyllic setting. However, we also had soundproofing issues and could hear our neighbors.
Day 6 – Rainy detour through Filandia and Manizales
Rain caught up with us in the early morning: torrents of water made it impossible to go out. We stayed at the hotel, reading quietly. By noon, the rain let up: a quick walk in Filandia, a quick lunch, then off to Manizales. We chose to stay at El Otoño hot springs. Great choice: as soon as we arrived, we plunged into the hot pools, perfect after hours on the road.
Day 7 – Hiking and hot springs
In the morning, we hiked the Camino de Super Coco (found somewhat randomly on Google). A pleasant trail with mountain views and a peaceful atmosphere. The afternoon was spent in the hotel’s thermal pools, with a short marked hike down to the river. Dinner on-site at the hot springs’ restaurant. A simple but very relaxing day.
Day 8 – Rain, jacuzzi, and games
We continued to Finca Los Alpes. The rain greeted us again, but this time it turned into an asset: nothing like a steaming jacuzzi with a view of the misty mountains. The kids enjoyed the facilities too: mini-golf, ping-pong, billiards. Dinner and night at the hotel, cozy vibes.
Day 9 – Off to the Caribbean coast
Back to the airport to return the car (still a bit long). Flight to Cartagena with Avianca: punctual and comfortable. Upon arrival, we picked up another car and headed straight to the Hyatt Regency, a modern hotel with a pool. That evening, we dined at the hotel—practical after a travel day.
Day 10 – Colonial Cartagena
We set off to explore Cartagena’s old town. It was enchanting: colorful facades, flowered balconies, colonial charm—just magical. However, the heat was stifling and very humid. Afternoon relaxation by the pool. Dinner at Gestlani, a good restaurant in town.
Day 11 – Road to Barú
A hearty breakfast, then one last swim in the pool before heading to Barú. We checked into Las Islas Hotel. The setting was enchanting: wooden cabins nestled in the vegetation, a private beach, turquoise sea, impeccable service. Dinner at the hotel’s restaurant.
Day 12 – Beach and relaxation
A full beach day in Barú. Warm water, white sand, coconut trees, peace and quiet. A real postcard scene with iguanas and birds.
Day 13 – On to Santa Marta
Another morning at the beach before hitting the road to Santa Marta. The drive was a bit long (6 hours), especially with traffic jams in Barranquilla. It was the longest car ride of the trip. We spent the night at Villa María Tayrona, a beautiful place near the park.
Day 14 – Tayrona Park
We left early for Tayrona Park. We entered through **El Zaino**, parked the car, and set off on a hike to La Piscina (about 2 hours). We stopped along the way at Playa Arenilla, a stunning little beach, to rest. Lunch on-site, a swim, then back by 4 PM. The hike was a bit tiring, but the nature was spectacular: dense jungle, the sound of waves, and even a monkey encounter along the way. Evening and dinner at the hotel.
Day 15 – Last swim and return flight to Bogotá
Our last morning was split between the pool and the beach (the hotel has direct access via a 7-minute trail through vegetation and flowers)—hard to leave this paradise. We drove to Santa Marta’s airport to return the car, then flew back to Bogotá. We spent the night at Casa Dann Carlton, a comfortable hotel. We simply ordered room service, arriving too late to go out.
Day 16 – Bogotá and the end of the trip
Our last day in Colombia. After a good breakfast, we explored La Candelaria. Its cobbled streets and colorful houses were worth the visit. We visited the Botero Museum (free) and the Gold Museum, both fascinating. Back to the airport for our 11:55 PM Air France flight.
That’s a wrap on a varied trip—lush mountains, colorful villages, dream beaches, and tropical jungle.
The pace was pretty relaxed, well-suited for our kids. They absolutely loved the trip to Colombia.
Driving in Colombia was very easy, and we didn’t regret renting a car at all—it gave us more freedom to get around.
If I were to do it again, here’s what I’d change:
- I’d spend less time in the Coffee Zone to stay a bit longer on the Caribbean coast, which was more relaxing for the kids. Or I’d head to Medellín, but I didn’t think the city was very kid-friendly.
- Bogotá is a city that deserves a day’s visit, but it’s not a must-see. Maybe I’d have taken the KLM flight from Cartagena to Amsterdam instead.
Since I didn’t have time to write a proper travel journal, I thought I’d share a few photos of Bologna—a really lovely city I discovered in 2017 while stopping on my way to Tuscany.
Around Piazza Maggiore, which was packed with a stage and chairs for a show, stands the Basilica of San Petronio, massive and Gothic in style, with an unfinished façade (a common sight in Italy).
Another building near the square:
But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.
Okay, it wasn’t a total disaster either. Actually, I hesitated before starting this travel journal: is it even worth writing about a holiday that won’t leave an unforgettable memory?
In the end, I went for it (there aren’t many recent travel journals about this destination).
So, read on... or don’t .
Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less).
This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro).
We chose Gran Canaria... not sure it was the right call!
Whose fault is it?
Storm Thérèse’s!
Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03
Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia.
The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down.
It had just rained, but it was (almost) no longer raining.
We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter.
We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier).
So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours.
We found a huge parking lot... empty.
The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕.
So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon.
As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon!
Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded .
The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete.
The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛).
Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked!
Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.
Trip Planning
My partner and I are heading to the Canary Islands for a week at the end of September, specifically to Lanzarote. We chose this island over the more crowded ones for its volcanic landscape and the variety of hikes it offers.
I booked everything through Expedia: our hotel stay, car rental, and Ryanair flight tickets departing from Marseille. It was the only way to get a direct flight. To make getting around easier during our stay, I picked a hotel located in the center of the island from the wide selection available. It’s part of the Barceló chain, specifically the "Barceló Teguise Beach Adults Only" in Teguise Beach, which turned out to be an excellent choice.
The Trip
Sunday, September 21 - Monday, September 22
Departure
It’s 2:15 PM, and we’re at the Avignon TGV station. Danielle picked us up earlier due to the weather—thunderstorms and heavy rain all the way to the station. The TGV was on time, and it only took 30 minutes to reach Marseille Saint-Charles. The shuttle to the airport is quick and convenient, right behind the station.
The bus leaves for the airport in the middle of the storm, with flooded roads and cars stuck in some spots.
We get soaked making our way to the terminal. Two hours to wait before the flight. The plane finally takes off at midnight, but just before landing, the pilot announces that the destination airport is closed, and we’re being diverted to Tenerife. Ryanair will re-route us as soon as possible.
We end up waiting 2 hours, and Ryanair kindly gives us a 4 € voucher.
We re-board around 5:15 AM and take off at 6:00 AM. About 45 minutes to reach Lanzarote. After collecting our luggage, we head to the car rental desk. The counter in the terminal is closed, and we’re directed to parking lot P4—it takes us a while to find it.
I’m a bit worried about the rental company’s reaction since the car was supposed to be picked up 7 hours earlier, but it’s not a problem. A woman next to us is furious because she’s in the same situation, and her rental was canceled. Anne-Marie translates for her, but nothing changes.
We pick up a brand-new Toyota Aigo and head to the hotel.
After checking in, we cross the garden, walking alongside the large pool to reach our room.
A lovely first-floor room with a jacuzzi and a sea view.
It’s early, so we head to breakfast—a generously stocked and varied buffet with everything you could want.
Afterward, we drive to Cueva de los Verdes, but it’s packed with people and a long wait. We decide to come back another day.
Next, we visit Mirador Del Rio. This rocky viewpoint at the edge of the island has breathtaking cliffs plunging 500 meters into the ocean. The view is stunning and impressive.
A panoramic bar lets you cool off while enjoying the scenery.
We return to the hotel for a short walk around the neighborhood and enjoy the beautiful pool with its pleasant water temperature. Relaxing by the pool, sun loungers, and all.
In the evening, a very varied buffet at the restaurant. Then early to bed to recover from the sleepless night before.
Tuesday, September 23
After a restful night, we enjoy another varied and hearty breakfast. The terrace seating is very pleasant. We take an inland road leading to Timanfaya National Park.
The road near the park runs alongside vineyards where the vines are surrounded by lava stone walls to protect them from the prevailing winds.
Our first stop is at the visitor center, where the island’s volcanic activity is well-documented. Next, we stop at an area where you can take a short camel ride—two seats are installed on either side of the camel’s hump. This little ride offers a great view of the volcanic landscape from a higher vantage point. A fair price of 11 € per seat for a 20-minute ride.
We then head to the park entrance via the road leading to the parking lot, where only authorized buses can take the winding route inside the park.
It’s crowded, and we wait about 45 minutes with several stops before reaching the parking lot.
We board the bus, and the route offers beautiful views of this volcanic area and its many craters. The journey is very interesting, with several stops for photos.
At the parking lot, a guide shows us how the heat from the rocks beneath the surface can ignite dry vegetation. Water poured into holes in the ground immediately creates geysers and jets of steam.
The building next to the parking lot has a restaurant where meat is cooked using the heat from a well dug into the volcanic rock.
On our way back, we drive to Playa Blanca, a seaside town with a small sandy beach.
Back at the hotel in the late afternoon for dinner.
Wednesday, September 24
We wake up early and have a quick breakfast—few people are around at this hour. Two days ago, we booked a 10:00 AM visit to Los Verdes, lava tunnels created by eruptions and lava flows from the La Corona volcano, which extended all the way to the coast.
When the lava came into contact with the air, it solidified on the surface while continuing to flow underneath. The lava tunnels stretch for 8 kilometers to the volcano, but we only walk one kilometer.
The inside of the tunnel is impressive, with narrow passages and larger chambers.
You can see traces left by the flowing liquid lava—varied colors and twisted shapes.
At the end of the path, a large chamber has been turned into a concert hall with perfect acoustics.
Next, we visit Jameo Del Agua.
This is a continuation of the lava tunnel, developed by Manrique.
There are beautifully designed bar and restaurant areas, as well as an underground lake where you can see small blind white crabs—a protected species in this very pure water.
Higher up, there’s a lovely space with a central pool that could double as a swimming area, surrounded by beautifully designed white pathways that contrast with the blue water.
Further on, you reach a large space inside the lava tunnel, set up as a performance hall with perfect acoustics.
Stairs let you view this beautiful space from above. A gap in the lava landscape reveals the ocean on the horizon.
We head back toward the village of Yé, at the foot of the La Corona volcano.
A 160-meter walk from the church, a path crosses vineyard plots and then climbs to the top of the volcano’s crater in about 30 minutes. It’s the island’s highest volcano.
When you reach the edge of the crater, you see how deep it is, with steep slopes inside forming a large circular opening. The place is breathtaking and awe-inspiring.
We drive back to the hotel via a road that climbs quickly, offering a beautiful view of the island’s northern part.
Thursday, September 25
After another enjoyable and varied breakfast, we head to the center of the island toward the volcano park and stop at a roadside parking lot where a path leads to the Montana Cuervo volcano.
This is a crater that opened on one side. During an eruption, an explosion created a breach in the crater.
Huge blocks of rock were thrown dozens of meters away. The path goes through the breach and descends into the crater, allowing you to walk around it. It’s impressive, and you really feel small and fragile in this environment.
The crater walls, with their different colors, highlight the rock formations. The crater is surrounded by a sea of lava with sharp, jagged rocks.
You can walk around the outside of the crater, but it’s not very interesting. We then head to the west coast, stopping at a spot with a small green lake next to a beautiful black sand beach.
Next, we stop at Salinas de Janubio, a lovely viewpoint overlooking the salt marshes with different water colors. A small shop sells various local products.
We then head to the famous Papagayo beach.
The road ends at a booth where they charge 3 € to continue.
From here, the land is private, and you have to pay to drive down a 3-kilometer rocky dirt road.
Quite a few cars are driving along it, kicking up clouds of dust. The car gets a dusty makeover.
We arrive at a large parking area, with several paths leading to different small beaches.
We go to Papagayo, a small blonde sand beach surrounded by red rocks.
The beach slopes gently into the water, which is a pleasant temperature. The setting is charming and peaceful.
We stay for a while before heading back to the hotel.
Friday, September 26
We start with a visit to the César Manrique Foundation in Tahiche. This was originally one of his homes. The modern construction spans several levels and is integrated into the lava flow, using the gaps to create living spaces. Large windows make the rooms bright and open to the scenery. The place is pleasant, with flower-filled gardens outside. It’s well worth a visit.
Next, we drive to Las Grietas, where a path leads to a narrow crack in the volcanic rock, forming a tight passage where only one person can walk at a time.
The passage isn’t very long, but progress is slow due to the endless selfies being taken here.
We then stop at Casa Del Camposino, a renovated farm that houses several artisan shops.
We taste a local wine recommended by a charming woman and buy two bottles of Lanzarote red wine on her advice.
Now, we head to Tamara beach, a beautiful and wide beach at the foot of high cliffs. There are always great waves here, making it a surfer’s paradise.
On the way back to the hotel, we stop at the cactus garden, César Manrique’s final creation. Designed with a great sense of aesthetics around an old windmill, it features 4,500 varieties of cacti in various shapes, all in a beautiful setting.
We return to the hotel in the late afternoon for the evening.
Saturday, September 27
After another hearty breakfast, we head north to Haria. We stumble upon another of César Manrique’s homes, where he lived for a long time. This house is more traditional than the previous one but still has large, modern, and very pleasant rooms. At the back of the garden is his large studio, where he created his works.
Next, we visit the craft market—this was our original plan. Various stalls offer local items, and it’s very crowded. No room at the café terraces to sit down.
We then return to Famara beach for a long stay. There are always great waves here, much to the surfers’ delight. The water temperature is pleasant, and we enjoy it.
On the way back to the hotel, we stop at a gas station to refill the car, which has been very fuel-efficient. Gas is also much cheaper here than in France—1.16 € per liter of SP95.
We also wash the car, which was very dusty after the long dirt road to Papagayo beach.
At the hotel, we enjoy a farewell cocktail before dinner.
Sunday, September 28
We spend the morning by the hotel pool before checking out at noon. For lunch, we go to a restaurant called "Dona Lola," near the hotel, with a terrace offering a view of the coast. We order tuna carpaccio, which is delicious.
We then head to the airport, just 15 minutes away.
We return the rental car and go to the airport.
A long line to check in our luggage.
The return flight is on time.
A shuttle bus takes us to Saint-Charles station.
We then head to our overnight rental. The boulevard slopes down, making it easier with the suitcases.
The rental is between the old port and the train station.
Once there, we pick up the keys and make one last effort to carry the luggage up to the third floor.
The studio is nice, clean, and simply equipped—perfect for one night.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
I’m a newbie to this forum, passionate about wildlife, the landscapes of East Africa, and Tanzania in particular.
This June 2024 trip/safari is our 7th visit to Tanzania and our 5th in the south, which has drawn us more than the north ever since we discovered it in 2015.
In 2024, the entrance fees for the reserves and services have gone up again since our last visit.
I chose to return first to Mikumi Reserve, which was the very first one we visited in the south. Then, we’ll head to Selous (J. Nyerere N. P.) as usual.
Initially, we wanted to spend 2/3 days on Mafia Island at the end of the trip, but it made the total cost too high, so we gave up...
We usually go to Ruaha and Selous, but I wanted to mix it up a bit—also to save some money...
As for the timing, June is a new experience for us. I thought it might be interesting to come just after the lodges reopen... hoping for some great wildlife encounters??
The trip starts in Marseille with our first flight on Ethiopian Airlines to Addis Ababa, then continues to Dar es Salaam, where we’ll finally set foot on Tanzanian soil again.
In Addis... "our" A-350.
.....
After arriving in Dar, we spent one night at a hotel near the airport. The next morning, we headed to the domestic flights terminal, which hasn’t changed in years.
By mid-morning, we boarded a Cessna 208B Caravan with Safari Air Link, heading to the Kikoboga bush airstrip in Mikumi, which we reached 45 minutes later.
Fun fact: the pilot was the same one as on our return flight two years ago.
Welcome on board:
Of course, a driver/guide team from our chosen lodge was waiting for us upon arrival:
I was surprised to see so many aircraft parked there... even twin-engine Embraer Brasilias??
As a fan of vintage planes, I loved it...
On the other hand, the light was incredibly harsh.....!!
Our guides only speak English. We knew that in advance. In the south, it’s very rare to find someone who speaks French. This’ll force us to dig into our high school English memories... from 60 years ago... at least.
It’s noon, and we head toward the lodge.
Near the airstrip, next to the Mikumi rangers’ base, there are quite a few herbivores. They find a bit more peace here—the big cats don’t venture this way...
Our first encounter was a group of Masai giraffes.
Rarer (for us), a savanna monitor lizard basking in the sun right in the middle of the track...??
A large gathering of impalas (mostly males) along with a few blue wildebeest:
Also unusual: a African crowned hornbill taking a dust bath in the middle of the track...!!
When it comes to identifying mammals or birds, I don’t know everything... so I might make mistakes. Please forgive me.
I’m counting on my friend Blesl’s active participation... 😉
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
Just back from two weeks in Andalusia, and I wanted to share this experience with you—maybe it’ll help with planning a trip. I’ll start with a quick recap in this post and try to add photos and day-by-day details later (still sorting through them). Hope I don’t bore you too much! 😎
Trip details:
April 20 to May 4, 2019:
7 days on the Costa de la Luz (El Puerto de Santa María) in an Airbnb,
4 days at the junction of the Costa del Sol and Costa Tropical (Salobreña) in an Airbnb,
3 days at Cabo de Gata for some rest at a campsite in Los Escullos.
Two families of four, each with our own car: three 9-year-old boys and a 6-year-old girl. One family was more into city exploration (not us, but we’re working on it), and the other preferred relaxation and nature (that’s us). We speak a little Spanish.
Over 5,000 km, including 2,500 km for the round trip from Carcassonne.
The weather: Variable, but we expected better for this region in late April. The first week on the Costa de la Luz was sometimes chilly (< 20°C), and the second week was warmer but not excessive (< 25°C). At least we didn’t get much rain!
Our budget: Around 2600 € per family:
700 € for accommodations, about 50 € per night,
1000 € for meals and restaurants. We usually spent around 50 € per family at restaurants—we ate out for lunch (except for 2–3 picnics) and cooked at home in the evenings, trying to be back by 6 PM.
600 € for activities: Río Tinto, a flamenco show, visits to the Alhambra, Giralda, and Alcázar, Oasis Park with meals, and a kayaking trip.
300 € for gas and tolls.
Preparation: A few months ahead with bookings for accommodations and tickets for the Alhambra, Giralda, and Alcázar. We used a few travel guides—I like the *Évasion* guide for initial planning. *Géoguide* was okay, but our friends’ *Routard* was the most useful. We also spent three months brushing up on Spanish with Mosalingua (a great spaced-repetition method, max 10 minutes a day). Downloaded Maps.me and the Andalusia map in advance—essential. And we used Tricount to track shared expenses with friends—super handy.
What we did/saw:
3 city visits (Seville, Granada, and Cádiz) + Málaga for our friends (we vetoed Córdoba—too many cities for us).
4 white villages (Vejer de la Frontera, Arcos de la Frontera, Grazalema, Ronda) + Tarifa for our friends.
Beaches (Tarifa and Bolonia, Matalascañas, Nerja, Cabo de Gata).
Nature and fun moments: Doñana National Park, a kayaking trip along the rocky coast near Nerja, and the Wild West/animal park in the Tabernas Desert.
A little culture: Río Tinto mines, the archaeological site of Itálica, Columbus’s caravels, Nerja Cave for us, and the Picasso Museum in Málaga for our friends. Plus, seeing the ham-drying process in the Alpujarras (for our friends).
Our highlights
Nerja and the surrounding villages: The rocky coast was amazing, and we loved the kayaking trip, even if the water was freezing for snorkeling. The beaches are sheltered from the wind, the town is charming, and the cave is incredible.
El Rocío and Doñana National Park. El Rocío has a timeless, almost Wild West vibe—we could’ve stayed a day or two. The quiet and pine scents reminded us of the Landes region.
What we didn’t love as much:
Río Tinto mines: Not super exciting, and the guides’ nonstop chatter kind of ruined the "nature" experience.
Our little regrets (for next time):
Forgetting our passports and missing a day trip to Tangier from Tarifa.
Not having an extra day around Nerja to go snowboarding in the Sierra Nevada—just 1.5 hours away (the kayak guide suggested it).
Not spending at least one night in El Rocío to explore Doñana National Park at dawn.
Antequera with the Guadalhorce reservoir and the Caminito del Rey (but it would’ve meant 2 more hours of driving, and we didn’t have the energy).
My general impressions of Andalusia and Spain
Landscapes: A feeling of extreme concentration of a single activity in some areas—endless olive groves, wind farms on the Costa de la Luz (which I thought were well-integrated), rows of buildings along the Costa del Sol (yikes, glad we didn’t stop there), greenhouses around Almería (a shame to have frozen the coast for so many kilometers), and the massive industrial port of Huelva.
What surprised us compared to France was the lack of small hamlets—villages are clearly defined, and people cluster there, leaving vast landscapes without human presence. In France, you find houses scattered everywhere.
Roads: Relatively few tolls. Sure, rest areas aren’t as nice as in France, but the roads are in good condition, and our wallet was happy. The roads are pretty straight with countless bridges and tunnels—the upside (besides fast travel) is that there aren’t many secondary roads disrupting the scenery.
Tourism and activities: A huge variety and richness. Feels like everyone can find something they like, and 15 days barely scratched the surface. It’s amazing how quickly you go from the coast to snow-capped peaks (Sierra Nevada) or from farmland to desert (Tabernas). And the mix of European and Arabic architecture in the same city is really special.
One small regret: Not interacting more with locals. We didn’t luck out with our Airbnbs. But shopkeepers were great—very patient with my broken Spanish! :-)
Overall, I think our choice to stay on the Costa de la Luz and then near Nerja worked well. We could explore pretty easily (even if we logged a lot of kilometers), and the settings were fantastic. The 3 days of total relaxation at Cabo de Gata were perfect.
If you prefer shorter stops, you could try staying in El Rocío (easy access to Seville and great for an early visit to Doñana National Park) or maybe Grazalema for a hike in the mountains (weather-dependent). And of course, Tarifa for a day trip to Tangier or Gibraltar.
Sometimes fantasy and a change of scenery are right near home! I love exploring the four corners of the planet, but there can also be a whole world just a little farther than the end of your street—or even the tip of your nose! So I’ll share with you in pictures the beautiful kermesse of Ath, which we only discovered last August, even though we’re neighbors (we live in Lille).
I could have subtitled this travel journal: "Ferme eut’bouc tin nez va quer eud’dans"; it’s an expression in Picard language, literally “Close your mouth or your nose will fall in,” said to someone who’s amazed—and amazed I was!!!
Ooooooooh, giants!
Oh, how I love them! In the North, we have lots of these giants, like Reuze Papa and Reuze Maman in Cassel, or Gayant, Marie, and their children Binbin, Jacquot, and Fillon in Douai, and many more.
Huh? What? You don’t know what a Géant du Nord is?
Well, it’s a benevolent hero, a legendary figure, a protector, a symbol tied to a city that parades through it, walking and dancing during carnival or the local festival. The tradition is said to have originated in Portugal in the 13th century (at least that’s where we have the first records), then we see them in the Netherlands starting in the 15th century. In the North, the oldest are Gayant and Marie of Douai (16th century), but many new ones have appeared since the 1980s with the revival of carnivals. In practice, it’s a large character (or animal figure) several meters tall; the structure is made of wicker, the body is often papier-mâché, but the head can be wood, as in Ath (lime wood), and the clothes and accessories are made of fabric, leather, and wood. The flared robe (for both male and female giants) allows one or more carriers to slip underneath to move it using only their arms, shoulders, and legs—and even make it dance! There are over 1,500 giants in Belgium and 450 in Hauts-de-France, mostly in the Nord and Pas-de-Calais departments.
In Ath, there are giants—LOTS of them! I’ve never seen so many at once. And each one is carried by only one man at a time (except for Bayard, you’ll see why later), even though the structure weighs over 100 kilos—so the carriers take turns quickly! The Ducasse of Ath and its giants have been inscribed on the UNESCO Intangible Cultural Heritage list since 2008, as part of the "Processional Giants and Dragons of Belgium and France."
What’s more, the Ducasse of Ath is remarkable for its age and local roots; a procession was first mentioned in 1399, and today the many musical groups are still local (Ath and surrounding towns). The event is extremely popular: a good part of the population is there, all generations mixed together. Everyone knows the groups, floats, and giants, and each has their favorite! Originally, religious groups paraded, illustrating episodes from the Bible or the Golden Legend. Gradually, the parade became secular and kept evolving by adding new giants, historical figures, or allegories linked to local history (Ath, Belgian Hainaut, Belgium).
Finally, the beautiful floats are all pulled by magnificent draft horses, and that’s extraordinary! The town council itself rides in fine carriages that close the parade.
To wrap up this long introduction, know that the Ducasse of Ath lasts several days, but the highlight is the highly codified procession that takes place on the 4th Sunday of August (actually, the procession passes twice, once in the morning and once in the afternoon).
So, let’s go!
On this Sunday, August 26th, we’re in Ath in the early afternoon to see the procession. What a popular enthusiasm! Everyone is wearing the city’s colors (purple, yellow, and white), often with a twisted fabric necklace. Everyone is happy, smiling, from the giggling toddler to the sprightly centenarian sipping beer with her rosy-cheeked cousin and the pretty freckled blonde niece. People call out to each other, laugh, hum, and congratulate each other all around.
People start positioning themselves at strategic spots along the route—wider areas where the giants stop to perform a dance to the tunes of the brass bands accompanying them. And there are brass bands—at least one per giant and float!
The wait passes quickly in this joyful atmosphere. Suddenly, the music grows louder, and here comes the first giant at last! It’s the "two-headed eagle," with a child (a real one) sitting safely on a little chair.
Present in the procession since the late 17th century, it originally had only one head (normal, right?) and accompanied the tailors’ guild. It gained a second head during the royal visit of 1854 (go figure why!). It’s 3.30 meters tall and weighs 115 kilos (without the child). All the men you see in white are carriers taking turns.
Its dance consists of spinning the bird around—you’d think that little kid up there must be getting dizzy!
Next is the "Neapolitan fishermen’s boat." It’s a magnificent float representing a ship, with handsome sailors clinging to its rigging. This float first appeared in the parade in 1856.
It’s followed by a human giant on stilts: "Saint Christopher of Flobecq," holding a flowered staff and carrying Christ on his shoulders (this time, not a real child!). It appeared in the 19th century, then disappeared from the procession before being reintroduced in 1976.
Now here come the "Blues," dressed in French uniforms. This group is the heir of the former cannon-arquebusier company, and they punctuate their parade with gun salutes!