Cuba: nouveau délire d'un dictateur sénile...
by MuchFER
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Dernier délire en date de la dictature cubaine et de son dirigeant sénile : l'obligation faite aux cubains, y compris et surtout ceux travaillant dans le tourisme, de limiter au maximum les contacts avec les étrangers et l'interdiction d'accepter des cadeaux et autres pourboires de leur part sous peine de devoir les restituer ensuite aux autorités cubaines ! Lorsqu'on sait qu'un cubain travaillant dans un hôtel à touristes gagne en moyenne l'équivalent d'une quinzaine de dollars US/mois, on imagine facilement les conséquences.
Quant au but officiel de la manoeuvre, il s'agit de "défendre la pureté de la révolution castriste et des valeurs socialistes", dixit le Ministre cubain du tourisme. Lamentable...
j'ai été à cuba en 2003, en famille, 1 mois,
Nous avons dormi chez l'habitant. 9 familles différentes sur l'île au total. Pour avoir des contacts avec les cubains c'est top. On a discuté de tout y compris et sutout du régime. Les cubains chez eux sont très liants.
Pour résumer, on a trouvé que la société cubaine est une société de grandes disparités, certains profitent bien du système (voir par ex le quartier de Miramar à la Havane ou les magnifiques hôtels particuliers de Trinidad) ont de belles maisons et paient tout en dollars en laissant des pourboires aux caissières des petits supermarchés qui se développent dans les principales villes. Les jeunes surtout sont pour la plupart fatigués de ce régime, d'autres moins jeunes regrettent la période soviétique où tout leur semblait plus facile. Beaucoup des familles visitées nous on dit qu'elles appréhendaient la fin de Castro et le retour des cubains de Miami : why ? parceque la révolution cubaine a redistribuée des lopins de terre et des maisons et qu'ils ont maintenant peur que tout ceci soit remis en question.
En fait rien n'est simple, d'autres nous ont fait part de leur inquiétude de voir Cuba évoluer comme certains pays d'Amérique centrale ou des caraibes et devenir une plate forme de la drogue avec mafia...Cuba présente aussi tous les stigmates d'une société post-coloniale malgré un mélange interracial indéniable de la population, avec les blancs en haut et les noirs dans les bicoques et des conditions de vie rudimentaires... on a trouvé aussi les cubains très patriotes, cultivés, rien à voir avec d'autres pays visités dans la région, très chaleureux et enjoués malgré les misères quotidiennes. Enfin ce séjour nous a fait découvrir une société avec de nombreuses facettes et des contradictions et non pas comme un bloc uniforme comme c'était notre vision avant ce voyage. Pour les cubains l"après Cartro est une vraie préocupation mais avec des objectifs beaucoup plus pratiques que purement idéologiques comme nous autres "occidentaux" avons tendance à le croire vu de l'extérieur.
Nous avons dormi chez l'habitant. 9 familles différentes sur l'île au total. Pour avoir des contacts avec les cubains c'est top. On a discuté de tout y compris et sutout du régime. Les cubains chez eux sont très liants.
Pour résumer, on a trouvé que la société cubaine est une société de grandes disparités, certains profitent bien du système (voir par ex le quartier de Miramar à la Havane ou les magnifiques hôtels particuliers de Trinidad) ont de belles maisons et paient tout en dollars en laissant des pourboires aux caissières des petits supermarchés qui se développent dans les principales villes. Les jeunes surtout sont pour la plupart fatigués de ce régime, d'autres moins jeunes regrettent la période soviétique où tout leur semblait plus facile. Beaucoup des familles visitées nous on dit qu'elles appréhendaient la fin de Castro et le retour des cubains de Miami : why ? parceque la révolution cubaine a redistribuée des lopins de terre et des maisons et qu'ils ont maintenant peur que tout ceci soit remis en question.
En fait rien n'est simple, d'autres nous ont fait part de leur inquiétude de voir Cuba évoluer comme certains pays d'Amérique centrale ou des caraibes et devenir une plate forme de la drogue avec mafia...Cuba présente aussi tous les stigmates d'une société post-coloniale malgré un mélange interracial indéniable de la population, avec les blancs en haut et les noirs dans les bicoques et des conditions de vie rudimentaires... on a trouvé aussi les cubains très patriotes, cultivés, rien à voir avec d'autres pays visités dans la région, très chaleureux et enjoués malgré les misères quotidiennes. Enfin ce séjour nous a fait découvrir une société avec de nombreuses facettes et des contradictions et non pas comme un bloc uniforme comme c'était notre vision avant ce voyage. Pour les cubains l"après Cartro est une vraie préocupation mais avec des objectifs beaucoup plus pratiques que purement idéologiques comme nous autres "occidentaux" avons tendance à le croire vu de l'extérieur.
Merci Williama......c'est un point de vue très intéressant, surtout validé par le fait que tu as eu un contact étroit pendant 1 mois avec cette famille.....il y a alors moins de peur pour parler de politique.....j'espère que les cubains connaîtront un jour la vrai liberté, un avenir prospère et la sécurité, tout en gardant leur spécificité et leur grande chaleur.
Diama.🙂
Diama.🙂
Diamazone
Merci des commentaires. C'est très intéressant, surtout de la part de quelqu'un qui a vu la réalité des Cubains. C'est un peu l'impression que j'avais, après quatre voyages dans des ghettos pour touristes.
J'ai aussi peur de ce qui va arriver après la mort de Castro, quand les Américains vont débarquer avec la mafia cubaine de Miami qui n'a jamais lâché prise.
Ce pays et ses habitants sont très attachants. Ils n'ont pas un pays idéal, loin de là mais ils ont essayé et essaient toujours d'en faire quelque chose. Côté éducation et santé, ils se rapprochent de ce que nous arrivons à faire au Québec, mais avec beaucoup moins d'argent et malgré le blocus américain qui leur coupe l'accès aux médicaments. On n'a qu'à voir ce que les Haitiens sont devenus, avec le soutien des Américains pour les admirer.
Castro n'est évidemment pas un grand démocrate, mais on ne peut pas le comparer aux dictateurs de tant de pays qui sont milliardaires et ne s'occupent que de leur profit. Je crois qu'il est sincérement aimé par beaucoup de Cubains. Je sais que plusieurs contestataires sont en prison mais pour avoir vécu en URSS dans les années de Brejnev, je crois que cette dictature est loin d'être aussi dure. Les serveurs des restaurants pour touristes ne se privent d'ailleurs pas de rire de leurs problèmes, ce que n'osaient jamais les Soviétiques de 1973.
Quand on voit comment il est facile pour eux d'être plus riches que des médecins en réussissant à quêter deux ou trois pesos convertibles par jour, on admire ceux qui s'escriment à travailler pour la même somme.
Bref, j'aime beaucoup Cuba et les Cubains. Je leur souhaite de trouver une solution à cet énorme problème de l'après-Castro.
J'ai aussi peur de ce qui va arriver après la mort de Castro, quand les Américains vont débarquer avec la mafia cubaine de Miami qui n'a jamais lâché prise.
Ce pays et ses habitants sont très attachants. Ils n'ont pas un pays idéal, loin de là mais ils ont essayé et essaient toujours d'en faire quelque chose. Côté éducation et santé, ils se rapprochent de ce que nous arrivons à faire au Québec, mais avec beaucoup moins d'argent et malgré le blocus américain qui leur coupe l'accès aux médicaments. On n'a qu'à voir ce que les Haitiens sont devenus, avec le soutien des Américains pour les admirer.
Castro n'est évidemment pas un grand démocrate, mais on ne peut pas le comparer aux dictateurs de tant de pays qui sont milliardaires et ne s'occupent que de leur profit. Je crois qu'il est sincérement aimé par beaucoup de Cubains. Je sais que plusieurs contestataires sont en prison mais pour avoir vécu en URSS dans les années de Brejnev, je crois que cette dictature est loin d'être aussi dure. Les serveurs des restaurants pour touristes ne se privent d'ailleurs pas de rire de leurs problèmes, ce que n'osaient jamais les Soviétiques de 1973.
Quand on voit comment il est facile pour eux d'être plus riches que des médecins en réussissant à quêter deux ou trois pesos convertibles par jour, on admire ceux qui s'escriment à travailler pour la même somme.
Bref, j'aime beaucoup Cuba et les Cubains. Je leur souhaite de trouver une solution à cet énorme problème de l'après-Castro.
Castro n'est évidemment pas un grand démocrate, mais on ne peut pas le comparer aux dictateurs de tant de pays qui sont milliardaires et ne s'occupent que de leur profit. Je crois qu'il est sincérement aimé par beaucoup de Cubains. Je sais que plusieurs contestataires sont en prison mais pour avoir vécu en URSS dans les années de Brejnev, je crois que cette dictature est loin d'être aussi dure. Les serveurs des restaurants pour touristes ne se privent d'ailleurs pas de rire de leurs problèmes, ce que n'osaient jamais les Soviétiques de 1973.
Alors là on croit rêver.... les gentils dictateurs d'un côté et les méchants dictateurs de l'autre ! C'est de la naiveté, de l'endoctrinement, une déception politique qui a du mal à passer ou quoi ? Faudrait peut-être revenir sur terre. Castro est un pourri au même titre que l'autre félé de Corée du Nord, la junte birmane, Pinochet et les anciens tortionnaires d'Amérique du sud, Staline and co, ou encore nombre de guignols sanguinaires d'Afrique qui ont pillé ou pillent encore leurs pays. Je trouve que tes propos sont totalement irresponsables, et c'est le genre qui pousse à banaliser les exactions et autres saloperies qui se passent dans nombre de pays. Et si cette dictature est loin d'être aussi dure comme tu dis, prends donc la place d'un de ces "contestaires qui sont en prison", on en reparlera ensuite...
Alors là on croit rêver.... les gentils dictateurs d'un côté et les méchants dictateurs de l'autre ! C'est de la naiveté, de l'endoctrinement, une déception politique qui a du mal à passer ou quoi ? Faudrait peut-être revenir sur terre. Castro est un pourri au même titre que l'autre félé de Corée du Nord, la junte birmane, Pinochet et les anciens tortionnaires d'Amérique du sud, Staline and co, ou encore nombre de guignols sanguinaires d'Afrique qui ont pillé ou pillent encore leurs pays. Je trouve que tes propos sont totalement irresponsables, et c'est le genre qui pousse à banaliser les exactions et autres saloperies qui se passent dans nombre de pays. Et si cette dictature est loin d'être aussi dure comme tu dis, prends donc la place d'un de ces "contestaires qui sont en prison", on en reparlera ensuite...
Merci Williama.Mais il est vain de vouloir porter un témoignage à ceux qui n'en veulent pas car leur opinion est définitive. Et si, distinction il doit y avoir entre les dictatures, ce que je pense personnellement, sans aller chercher bien loin d'ailleurs;il y a lieu, pour les Cubains de craindre le pire du retour de la junte de Miami;mais leurs amis pourront leur offrir de la place à Guantanamo pour y loger leurs "ennemis". Pour mémoire: verifier la situation des Cubains sous la bienveillante férule de Batista;( même le Larousse parle d'impitoyable dictature !).La misère est fabriquée par ceux qui ont intêret au retour des juteuses affaires du bon vieux temps. Et une mention d'honneur aux pays qui osent dire non aux oukases des USA, entre autres (rares) le CANADA. Point final. Au plaisir.
en tous cas une chose est sûre Cuba ne laisse jamais indifférent. On démarre une discussion à partie d'une histoire de pourboire et ça se termine "en baie des cochons"...
Un autre point, au cours de notre voyage on a très bien mangé. On a été les premiers étonnés. On mange bien non pas dans les restaurants officiels où la bouffe est insipide, mais chez les cubains eux-mêmes. Il y avait toujours dans les familles une bonne mama cubana pour mitonner de bons plats avec une propreté irréprochable, et les denrées étaient variées de l'entrée au déssert en passant par les fruits et les légumes contrairement aux restaurants d'état. Quand à la langouste théoriquement les particulares n'ont pas le droit de les vendre mais en fait il y a une tolérance car on en a mangé sur demande à toutes les sauces...on s'était pourtant préparé à un régime forçé, là aussi on a découvert une facette plus nuancée.
je ne peux qu"inviter les voyageurs à aller à la rencontre de ce peuple attachant et joyeux malgré ses problèmes. Les cubains forment une véritable nation et n'ont pas du tout un esprit moutonnier... et surtout il faut fuir Varadero... la seule rencontre que vous y ferez c'est celle de votre collègue de bureau ou d'un stressé bien de chez nous...
à+
Williama
Un autre point, au cours de notre voyage on a très bien mangé. On a été les premiers étonnés. On mange bien non pas dans les restaurants officiels où la bouffe est insipide, mais chez les cubains eux-mêmes. Il y avait toujours dans les familles une bonne mama cubana pour mitonner de bons plats avec une propreté irréprochable, et les denrées étaient variées de l'entrée au déssert en passant par les fruits et les légumes contrairement aux restaurants d'état. Quand à la langouste théoriquement les particulares n'ont pas le droit de les vendre mais en fait il y a une tolérance car on en a mangé sur demande à toutes les sauces...on s'était pourtant préparé à un régime forçé, là aussi on a découvert une facette plus nuancée.
je ne peux qu"inviter les voyageurs à aller à la rencontre de ce peuple attachant et joyeux malgré ses problèmes. Les cubains forment une véritable nation et n'ont pas du tout un esprit moutonnier... et surtout il faut fuir Varadero... la seule rencontre que vous y ferez c'est celle de votre collègue de bureau ou d'un stressé bien de chez nous...
à+
Williama
Ne soyez pas trop sévère en ce qui concerne Varadero;il n'y a pas que Las Americas;entre Kawama et Las Americas, on peut trouver les Cubains.Mais il est vrai qu'il vaut mieux les rencontrer dans la vielle ville de La Havane ou à Vinales, ou Pinar del Rio.AU plaisir. -Pour le souvenir quelques photos.(Le max.accepté)
pour les branchés au Québec, reportage sur Fidel Castro aux grands reportages de radio canada ce soir et demain soir 20h00. Deplus, une lecture très intéressante afin de mieux comprendre qui est cet homme; Castro l'infidèle écrit par le journaliste français Serge Raffy. extrêment instructif.
Sans tenir des propos radicaux comme MUCH de France, j'abonde un peu dans son sens.....
Castro a fait de grandes choses, et libéré son pays du joug de Battista et des États-Unis, mais hélas, il a cédé à la tentation de devenir lui-même un dictateur, ce qui efface pour moi les bonnes choses du passé.....
Il est respecté, aimé, mais craint pas les cubains....le communisme, le castrisme ne leur donnent pas le droit de libre parole, de s'exprimer par la contestation, et de voyager hors du pays....bien que l'embargo américain soit en partie responsable de la grande pauvreté de Cuba, quand on a un dictateur comme dirigeant, on est entre les mains des forces et des faiblesses d'un seul homme, et les prisons de Cuba sont pleines de gens qui ont osé tenir tête à Fidel....les droits de l'homme n'étant pas respectés....
Bien qu'il y ait des pays pires en fait de dictatorat, de tortures et des droits de l'homme bafoués, Castro reste un dictateur, qu'il soit plus ou moins "pire" que d'autres...et cela me chagrine pour les cubains qui méritent une totale liberté....Nous, des continents américains et européens, évoluont dans une grande liberté, et je ne penses pas que nous supporterions ce genre de régime.......
Je vous invite à écouter ce soir, le 1er Mars à 20h00 à RDI (canal canadien français) un reportage fort intéressant sur Fidel Castro.....le second volet sera demain le 2 Mars.....
Ce serait intéressant d'avoir les points de vues suite à cette émission.C'est toujours intéressant d'en apprendre au sujet des différences politiques et culturelles.....
Diama.
Castro a fait de grandes choses, et libéré son pays du joug de Battista et des États-Unis, mais hélas, il a cédé à la tentation de devenir lui-même un dictateur, ce qui efface pour moi les bonnes choses du passé.....
Il est respecté, aimé, mais craint pas les cubains....le communisme, le castrisme ne leur donnent pas le droit de libre parole, de s'exprimer par la contestation, et de voyager hors du pays....bien que l'embargo américain soit en partie responsable de la grande pauvreté de Cuba, quand on a un dictateur comme dirigeant, on est entre les mains des forces et des faiblesses d'un seul homme, et les prisons de Cuba sont pleines de gens qui ont osé tenir tête à Fidel....les droits de l'homme n'étant pas respectés....
Bien qu'il y ait des pays pires en fait de dictatorat, de tortures et des droits de l'homme bafoués, Castro reste un dictateur, qu'il soit plus ou moins "pire" que d'autres...et cela me chagrine pour les cubains qui méritent une totale liberté....Nous, des continents américains et européens, évoluont dans une grande liberté, et je ne penses pas que nous supporterions ce genre de régime.......
Je vous invite à écouter ce soir, le 1er Mars à 20h00 à RDI (canal canadien français) un reportage fort intéressant sur Fidel Castro.....le second volet sera demain le 2 Mars.....
Ce serait intéressant d'avoir les points de vues suite à cette émission.C'est toujours intéressant d'en apprendre au sujet des différences politiques et culturelles.....
Diama.
Diamazone
Je pense en effet que le radicalisme est la pire des choses en cette matière.On reste rêveur en constatant que les pires dictateurs de fait sont chouchoutés, entretenus, armés, y compris d'armes bactèriologiques, par les puissances "démocratiques" jusqu'au jour où, les intêrets ayant changé, ils deviennent des monstres;le processus inverse peut avoir lieu. Castro, ancien pensinnaire de La Juventud, en a fait un lieu culturel.Les 2000 mercenaires de la Cia, capturés par un sursaut populaire, il ne les a ni emprisonnés à vie, ni executés pour haute trahison;il les a retounés à l'expèditeur contre des médicaments. Les écoles, il faut les voir;l'illètrisme n'existe plus à Cuba, même chez les personnes agées. Et c'est dans la culture qu'il faut voir l'après castrisme;il y a bien eu un après Franco. Le social, la culture, la recherche, ce ne sont pas seulement des mots. La reconquête de Cuba, cela n'a pas été une invasion;la douzaine des conquèrants du Gramma ont fait boule de neige.Ceci est de l'histoire rècente et ceux qui en suivaient l'évolution étaient loin de penser qu'ils, je ne dis pas connaîtraient, mais mettraient un jour les peids à Cuba. Je ne voudrais pas être le thurifèraire de Saint Fidel, d'ailleurs le Che lui ravirait la place sans aucun conteste, maintenant encore. Pour finir une petite histoire, vraie. Lors de mon dernier séjour à Cuba, je me suis trouvé à l'aéroport, auprès d'une dame qui pleurait. Cubaine d'origine, elle avait profité de l'offre de quitter librement et officiellement le pays pour fuir l'immonde blocus des Usa.Installée en Suisse, elle avait profité d'un visa touristique pour rentrer au pays, avec l'espoir de pouvoir retrouver sa nationalité cubaine, quels qu'en soient les risques. Hélas, le processus était irréversible et elle ne pouvait pas rester sous le joug castriste... Bonne recherche à tous.
au cours de mon séjour j'ai rencontré dans mes familles visitées des cubains qui ont voyagés chacun à leur façon :
un chauffeur de taxi qui avait pendant "la période soviétique" bourlingué en Tchécoslovaquie, bulgarie et Viet nam.
un autre avait pendant plusieurs années tavaillé ... à Montpellier à la SEITA (tabac) enfin le dernier d'une trentaine d'année travaillait à Francfort et revenait l'été à Cuba pour faire le chauffeur (au noir) et aider sa famille sur place. Encore des facettes et des contradictions par rapport aux idées reçues. Le fait de ne pas pouvoir voyager est surtout lié à un niveau de vie. On peut vivre sous un régime autoritaire et faire du tourisme exemple..les chinois en ce moment.
D"autre part, je ne pense pas qu'un régime autoritaire soit la véritable cause de non développement d'un pays. N'oublions pas que notre République et notre Démocratie française a grandie à l'ombre des dictatures : les excés de la Révolution française et de Robespierre nous ont donné les Droits du citoyen, la nationalité française aux juifs et l'abolition de l'esclavage en métropole. Napoléon 1er, dictateur passeblement sanguinanre nous a donné le code civil et l'Education Nationale et enfin pour le social le droit de grève et celui de constituer des coalitions (syndicats) c'est Napoléon III ... un autre dictateur. C'est terrible mais tous ces hommes avaient une vision qui allait au delà d'un simple enrichissement personnel, c'est aussi eux qui ont coulé le ciment de notre liberté actuelle .
Dans un pays pauvre, opprimé et sortant d'une longue période coloniale la dictature est un "régime naturel", le tout est de tomber sur le bon dictateur et je crois que la nation cubaine a aussi le droit de grandir et de s'améliorer à partir également des bases actuelles acquises avec succès en matière de santé, de sécurité et d'éducation...
à+
Williama
un chauffeur de taxi qui avait pendant "la période soviétique" bourlingué en Tchécoslovaquie, bulgarie et Viet nam.
un autre avait pendant plusieurs années tavaillé ... à Montpellier à la SEITA (tabac) enfin le dernier d'une trentaine d'année travaillait à Francfort et revenait l'été à Cuba pour faire le chauffeur (au noir) et aider sa famille sur place. Encore des facettes et des contradictions par rapport aux idées reçues. Le fait de ne pas pouvoir voyager est surtout lié à un niveau de vie. On peut vivre sous un régime autoritaire et faire du tourisme exemple..les chinois en ce moment.
D"autre part, je ne pense pas qu'un régime autoritaire soit la véritable cause de non développement d'un pays. N'oublions pas que notre République et notre Démocratie française a grandie à l'ombre des dictatures : les excés de la Révolution française et de Robespierre nous ont donné les Droits du citoyen, la nationalité française aux juifs et l'abolition de l'esclavage en métropole. Napoléon 1er, dictateur passeblement sanguinanre nous a donné le code civil et l'Education Nationale et enfin pour le social le droit de grève et celui de constituer des coalitions (syndicats) c'est Napoléon III ... un autre dictateur. C'est terrible mais tous ces hommes avaient une vision qui allait au delà d'un simple enrichissement personnel, c'est aussi eux qui ont coulé le ciment de notre liberté actuelle .
Dans un pays pauvre, opprimé et sortant d'une longue période coloniale la dictature est un "régime naturel", le tout est de tomber sur le bon dictateur et je crois que la nation cubaine a aussi le droit de grandir et de s'améliorer à partir également des bases actuelles acquises avec succès en matière de santé, de sécurité et d'éducation...
à+
Williama
Je vis au pays de Franco présentement et plus de 25 ans plus tard on sent encore sa présence dans l'esprit des espagnols... C'est peu dire. J'ai vécu en République Dominicaine également et 40 ans après la didacture on sentait encore la présence de Trujillo. On n'oublie jamais la dictature quelle qu'elle soit et jamais pour ce qu'elle aura eu de positif... Car il n'y a rien de positif à étouffer l'opposition, à restreindre la circulation des idées... JAMAIS!
De Cuba on ne réfère maintenant qu'aux bons côtés de la révolution cubaine dans les années qui ont suivi le renversement de Batista... Mais depuis où en sommes-nous. Oui il y a toujours le blocus américain mais à ce que je sache les autres pays ont des échanges économiques avec Cuba, Canada inclus. De libérateur Castro s'est transformé en dictateur refusant l'opposition jusqu'à se débarasser de ses partisans les plus proches tel que le CHE. Et c'était il y a 40 ans alors qu'en est-il maintenant?
Les idéologies figées dans le temps périssent un jour ou l'autre et Cuba souffrira encore longtemps malheureusement. Ceci étant dit j'ai été longtemps un admirateur de la révolution cubaine et je le serai toujours mais la révolution est terminée depuis longtemps. Déjà j'avais pu le constater lors d'une visite (non touristique) en 1977 avec une jeunesse qui se questionnait sur son avenir et ils avaient bien raison.
Quant à ceux qui croient qu'on ne peut sortir de Cuba il faut tout de même corriger le tir. Oui les cubains peuvent sortir de Cuba à la condition d'avoir l'argent pour le faire avec entière liberté d'y retourner et un bon dossier évidemment. Il ne faut tout de même pas tomber dans la mythologie à l'américaine ce qui est guère mieux.
Soutenons ces journalistes qui sont toujours en prison pour avoir exprimé ce que vit le peuple cubain... Ils le payent cher malheureusement.
De Cuba on ne réfère maintenant qu'aux bons côtés de la révolution cubaine dans les années qui ont suivi le renversement de Batista... Mais depuis où en sommes-nous. Oui il y a toujours le blocus américain mais à ce que je sache les autres pays ont des échanges économiques avec Cuba, Canada inclus. De libérateur Castro s'est transformé en dictateur refusant l'opposition jusqu'à se débarasser de ses partisans les plus proches tel que le CHE. Et c'était il y a 40 ans alors qu'en est-il maintenant?
Les idéologies figées dans le temps périssent un jour ou l'autre et Cuba souffrira encore longtemps malheureusement. Ceci étant dit j'ai été longtemps un admirateur de la révolution cubaine et je le serai toujours mais la révolution est terminée depuis longtemps. Déjà j'avais pu le constater lors d'une visite (non touristique) en 1977 avec une jeunesse qui se questionnait sur son avenir et ils avaient bien raison.
Quant à ceux qui croient qu'on ne peut sortir de Cuba il faut tout de même corriger le tir. Oui les cubains peuvent sortir de Cuba à la condition d'avoir l'argent pour le faire avec entière liberté d'y retourner et un bon dossier évidemment. Il ne faut tout de même pas tomber dans la mythologie à l'américaine ce qui est guère mieux.
Soutenons ces journalistes qui sont toujours en prison pour avoir exprimé ce que vit le peuple cubain... Ils le payent cher malheureusement.
Carboneras-Andalousie
Tout d'abord, en préambule, sachez que tel que je vous connais, je sais que vous parlez en connaissance de cause et ne vous contentez pas d'un catéchisme aux formules définitives. Et merci d'avoir changé de titre réellement plus réaliste;"dictateur sénile" dans les Caraïbes où l'age est respecté...;de plus il y a une connotation du fait que tout a une fin. Vous avez la chance de vivre désormais dans une monarchie constitutionnelle, succèdant à une dictature et de ce fait, libèrale. A votre avis, vous qui connaissez parfaitement la situation:pensez vous que la situation des Dominicains soit à ce point supèrieure à celle des Cubains? D'autre part, comment envisagez vous l'alternance à Cuba autrement que par le retour des fantoches nervis de la Fruitière et ses conséquences inéluctables. Un bon dictateur, c'est celui dont les "résultats sont globalement positifs..."à défaut de mieux. A propos du CHE, le pur et dur; ne pensez vous pas plutôt que c'est lui qui a consommé la rupture ? A propos des journalistes internés (quel qu'en soit le nombre d'ailleurs), solidaire, oui, mais je me sens mal dans mes pompes quand, actuellement, chez nous, certain ne doit de ne pas être en prison pour avoir tenté d'intervenir pour la libèration de journalistes qu'au seul fait d'être couvert par son immunité parlementaire. J'ai connu l'époque où, pour s'en tenir à la seule Europe, le Portugal, l'Espagne, la Yougoslavie, la Grêce, la Hongrie, la Tchécoslovaquie, la RDA, etc dans le même temps bravaient impunément les démocraties.J'en ai d'ailleurs alors visité cinq. Pour se donner bonne conscience, il suffisait d'aller voir un film de Costa Gavras. Mais qui, actuellement sait ce que voulait dire Budapest ou Prague? Le temps fera son oeuvre, et personnellement, tout en espèrant que la partie négative du bilan d'une dictature (république de fait) soit effaçée, qu'au moins la partie positive soit préservée.Ceci pour le peuple cubain qui ne mérite pas que son image soit ternie par des propos outranciers et irresponsables .Mes amitiés.
"Ceci pour le peuple cubain qui ne mérite pas que son image soit ternie par des propos outranciers et irresponsables"
Et si l'on ajoute le mot "actes" apres "propos" on pourrait presque penser au dictateur en question...
Quant au reste, c'est beau l'absolution. Trouvons pire que nous, on ira tous au paradis et que les morts reposent en paix ! Amen.
Et si l'on ajoute le mot "actes" apres "propos" on pourrait presque penser au dictateur en question...
Quant au reste, c'est beau l'absolution. Trouvons pire que nous, on ira tous au paradis et que les morts reposent en paix ! Amen.
Mon point de vue sur Cuba est certainement partial etant donné que je viens d'y faire 2 séjours très près de la population qui vont certaiennement se terminer par une noce la bas !
Les Cubains peuvent en effet sortir à condition d'avoir de l'argent ( les apparatchicks du régime ) ou encore de rencontrer un étranger de passage ! J'étais loin de me douter de ce qui allait arriver lorsque j'ai débarqué ce 25 juillet 2004 à Santiago de Cuba avec mon vélo dans les bagages. En effet C'est en faisant un circuit à travers l'est de l'île avec un copain français que j'ai rencontré dans une des maisons particulières ou on a été invité ( et ils ont pris de TRES gros risques ) ma future et tendre bien aimée 🙂
Oui Cuba est un pays très attachant qui ne laisse pas indifférent. Le régime il y a de tout : du bon ( l'éducation, la santé la culture .... la musique afrocubaine, c'est vraiment d'une richesse et d'une diversité impressionnante malgré la dureté du régime ) et du mauvais ( l'absence de liberté, la propagande et la langue de bois dans les médias, un système économique sclérosé qui tue l'initiative individuelle ) mais une partie des difficultés économiques vient aussi de l'embargo US.
D'ailleurs l'attitude des USA à l'agard de Cuba est débile et contre productive ! les USA n'obtiennent rien de Fidel Castro. Ce sont les pressions européennes et en particuiier de la diplomatie espagnole qui ont permi récemment la libération de Raoul Ribeiro. Au contraire l'embargo USA permet à Fidel Castro de justifier toutes les difficultés du pays auprès des Cubains et le pire c'est que ça marche !
Alors le meilleurs service que l'on puisse rendre aux Cubains, c'est d'y aller mais pas dans les ghettos à touristes de Varadero ou de Cayo Lévissa, mais d'aller dans les maisons particulières officielles ou non à la rencontre des Cubains. Si vous allez dans les maisons non officielles soyez discrets ( en particulier n'y allez pas en voiture de location ) mais choississez plutôt le vélo ou les bus locaux ( un vélo, ça se planque dans la maison, pas une bagnole .... ) ils risquent gros à recevoir des étrangers chez eux sans autorisation 🙁
Et puis Cuba à vélo c'est vraiment génial ! On n'est pas emmerdé par la circulation automobile comme dans d'autres pays, c'est peut être un des seuls aspects positifs de l'embargo, les cubains ignorent les embouteillages !
A vélo, ce n'est pas par hasard, si je ne m'arrête pas chez Total
http://www.grandpedaleurlibre.org
Partial?je ne crois pas, et je pense au contraire que vous avez parfaitement cerné le problème.Tout n'est pas blanc;tout n'est pas noir;mais transformer le monde d'un coup de baguette magique à partir de Bécon les Bruyères, je laisse cela aux experts, mais n'ai pas l'intention de croiser le fer avec.(inutile, ils savent) Au plaisir.
Bonjour Lunamia,
J ai pris en note le titre du livre sur Castro que tu suggères .
Je viens de terminer : Cuba ... Tout changera demain ... de Ben Corbett, Edition ALVIK, écrit en 2003,
C est justement sur ce que vive actuellement les Cubains .
Intéressant et réaliste .
J ai pris en note le titre du livre sur Castro que tu suggères .
Je viens de terminer : Cuba ... Tout changera demain ... de Ben Corbett, Edition ALVIK, écrit en 2003,
C est justement sur ce que vive actuellement les Cubains .
Intéressant et réaliste .
Heureux les amis qui s'entendent assez pour se taire ensemble.
CHARLES PÉGUY
Afin de voir les choses sous un autre angle, je vous suggère le livre Danielle Bleitrach et Viktor Dejaj
Cuba est une île.
le temps des cerises
http://www.letempsdescerises.net/
http://perso.club-internet.fr/vdedaj/cuba/cuba_ile_livre.html
Quelques articles du journal le monde diplomatique
http://www.monde-diplomatique.fr/recherche?s=cuba--
Autres sites intéressants sur le sujet:
http://www.cubaparis.com/francais/education.htm
www.cubafriends.ca
http://www.cubavision.cubaweb.cu/especiales/22-12-2003/especiales_detalles.asp
http://www.ecoledemocratique.org/article.php3?id_article=164
http://www.ecoledemocratique.org/article.php3?id_article=6
http://www.ptb.be/international/article.phtml?section=A1AAABBQ&object_id=25174
http://www.unicef.org/french/infobycountry/cuba_statistics.html
http://wcs.org/sw-education/internationaleducation/465993
http://cade.athabascau.ca/vol8.3/11b_fyi_miranda-english.html
http://www.cofc.edu/~friedman/lastud/cubaprog.html
D'autre part Cuba a une activité culturelle très sontenu.....on peut y voir de nombreux artistes.....
voir ces quelques sites
http://www.cubarte.cult.cu/fr/index.php
http://www.lajiribilla.cu/
http://www.artedigitalcuba.cult.cu/
http://www.sanalejandro.cult.cu/pages/historia/03.htm-
Dernier Article de Daniel Bleitrach
Objet : Le député Julia, Cuba et Mata Hari...
Adresse au gouvernement et aux députés français...
À priori je n'ai aucune tendresse particulière pour les barbouzes, mais je trouve que certains députés, en particulier Laurent Fabius, qui se sont insurgés contre "le viol des droits de l'homme à Cuba", devraient être cohérents avec eux-mêmes et soutenir haut et fort la revendication du Député Julia.
Que réclame cet homme: "Pour permettre ce travail"(aider la libération des otages.ndlr) Didier Julia oppose un préalable "absolument nécessaire": "la levée du contrôle judiciaire" sur ses collaborateurs Philippe Brett et Philippe Evanno. Ces deux derniers avaient en effet participé à une tentative avortée de libération des ex-otages français Christian Chesnot et Georges Malbrunot. Ils ont été mis en examen le 29 décembre pour "intelligence avec une puissance ou une organisation étrangère".
Cette" puissance" étrangère est officiellement la Côte d'Ivoire, dont le Président avait prêté son avion personnel. Première évidence, quels que soient l'état de nos relations avec le président de la Côte d'Ivoire, nous ne sommes pas en guerre avec ce pays. Surtout nous ne subissons pas de sa part depuis plus de quarante ans des attentats terroristes qui auraient fait plus de 4000 morts et autant d'handicapés à vie (c'est le chiffre pour 11 millions de Cubains alors en ce qui concerne la France, cela donnerait cinq fois plus); nous ne subissons pas de la part de la Côte d'Ivoire, un terrible blocus condamné par toute la communauté internationale et qui pèse abominablement sur le niveau de vie de nos concitoyens, des lois extra-territoriales. La Côte d'Ivoire ne finance pas contre nous des campagnes de désinformation, ne consacre pas officiellement une part de son budget à dé-stabiliser la République française, à attenter contre son chef d'État, à payer des mercenaires que la propagande baptise dissidents...
Tout bien réflechi, et sans mauvais esprit, si un pays devait avoir quelque contentieux avec le notre c'est la Côte d'Ivoire qui légitimement pourrait se plaindre de nos interventions, ne serait-ce que sur le plan historique...
Donc je ne comprends pas pourquoi ce qui est vrai à Paris devient faux quand il s'agit de la Havane. Pourquoi mettre sous contrôle judiciaire sans procés des gens qui sont soupçonnés d'intelligence non pas avec l'ennemi mais avec une "simple puissance étrangère" qui n'est pas en état de nous menacer et pourquoi hurler au "viol des droits de l'homme" quand des gens convaincus par un procés légal d'avoir touché de l'argent des États-Unis pour dé-stabiliser Cuba ?
Pourquoi alors que la vie des otages est en jeu, ne pas répondre à cette demande du député Julia ?
Soyez logiques avec vous-mêmes, si vous vous obstinez à réclamer des sanctions contre Cuba pour avoir mis en prison des gens convaincus d'intelligence avec l'ennemi en temps de guerre, il faut répondre positivement à Julia et ses acolytes... Au lieu de les traiter comme Mata Hari soi-même...
Danielle Bleitrach
http://perso.club-internet.fr/vdedaj/cuba/cuba_ile_livre.html
Cuba est une île.
le temps des cerises
http://www.letempsdescerises.net/
http://perso.club-internet.fr/vdedaj/cuba/cuba_ile_livre.html
Quelques articles du journal le monde diplomatique
http://www.monde-diplomatique.fr/recherche?s=cuba--
Autres sites intéressants sur le sujet:
http://www.cubaparis.com/francais/education.htm
www.cubafriends.ca
http://www.cubavision.cubaweb.cu/especiales/22-12-2003/especiales_detalles.asp
http://www.ecoledemocratique.org/article.php3?id_article=164
http://www.ecoledemocratique.org/article.php3?id_article=6
http://www.ptb.be/international/article.phtml?section=A1AAABBQ&object_id=25174
http://www.unicef.org/french/infobycountry/cuba_statistics.html
http://wcs.org/sw-education/internationaleducation/465993
http://cade.athabascau.ca/vol8.3/11b_fyi_miranda-english.html
http://www.cofc.edu/~friedman/lastud/cubaprog.html
D'autre part Cuba a une activité culturelle très sontenu.....on peut y voir de nombreux artistes.....
voir ces quelques sites
http://www.cubarte.cult.cu/fr/index.php
http://www.lajiribilla.cu/
http://www.artedigitalcuba.cult.cu/
http://www.sanalejandro.cult.cu/pages/historia/03.htm-
Dernier Article de Daniel Bleitrach
Objet : Le député Julia, Cuba et Mata Hari...
Adresse au gouvernement et aux députés français...
À priori je n'ai aucune tendresse particulière pour les barbouzes, mais je trouve que certains députés, en particulier Laurent Fabius, qui se sont insurgés contre "le viol des droits de l'homme à Cuba", devraient être cohérents avec eux-mêmes et soutenir haut et fort la revendication du Député Julia.
Que réclame cet homme: "Pour permettre ce travail"(aider la libération des otages.ndlr) Didier Julia oppose un préalable "absolument nécessaire": "la levée du contrôle judiciaire" sur ses collaborateurs Philippe Brett et Philippe Evanno. Ces deux derniers avaient en effet participé à une tentative avortée de libération des ex-otages français Christian Chesnot et Georges Malbrunot. Ils ont été mis en examen le 29 décembre pour "intelligence avec une puissance ou une organisation étrangère".
Cette" puissance" étrangère est officiellement la Côte d'Ivoire, dont le Président avait prêté son avion personnel. Première évidence, quels que soient l'état de nos relations avec le président de la Côte d'Ivoire, nous ne sommes pas en guerre avec ce pays. Surtout nous ne subissons pas de sa part depuis plus de quarante ans des attentats terroristes qui auraient fait plus de 4000 morts et autant d'handicapés à vie (c'est le chiffre pour 11 millions de Cubains alors en ce qui concerne la France, cela donnerait cinq fois plus); nous ne subissons pas de la part de la Côte d'Ivoire, un terrible blocus condamné par toute la communauté internationale et qui pèse abominablement sur le niveau de vie de nos concitoyens, des lois extra-territoriales. La Côte d'Ivoire ne finance pas contre nous des campagnes de désinformation, ne consacre pas officiellement une part de son budget à dé-stabiliser la République française, à attenter contre son chef d'État, à payer des mercenaires que la propagande baptise dissidents...
Tout bien réflechi, et sans mauvais esprit, si un pays devait avoir quelque contentieux avec le notre c'est la Côte d'Ivoire qui légitimement pourrait se plaindre de nos interventions, ne serait-ce que sur le plan historique...
Donc je ne comprends pas pourquoi ce qui est vrai à Paris devient faux quand il s'agit de la Havane. Pourquoi mettre sous contrôle judiciaire sans procés des gens qui sont soupçonnés d'intelligence non pas avec l'ennemi mais avec une "simple puissance étrangère" qui n'est pas en état de nous menacer et pourquoi hurler au "viol des droits de l'homme" quand des gens convaincus par un procés légal d'avoir touché de l'argent des États-Unis pour dé-stabiliser Cuba ?
Pourquoi alors que la vie des otages est en jeu, ne pas répondre à cette demande du député Julia ?
Soyez logiques avec vous-mêmes, si vous vous obstinez à réclamer des sanctions contre Cuba pour avoir mis en prison des gens convaincus d'intelligence avec l'ennemi en temps de guerre, il faut répondre positivement à Julia et ses acolytes... Au lieu de les traiter comme Mata Hari soi-même...
Danielle Bleitrach
http://perso.club-internet.fr/vdedaj/cuba/cuba_ile_livre.html
CUBA & DEVELOPPEMENT DURABLE
Durabilité d'une révolution ou dictature insoutenable ?
Notes et impressions de voyage.
Jean-Yves MORGANTINI, agronome.
Contexte : Du 05 juillet au 07 Août 2004, 5 semaines dont trois dans le cadre d'un voyage avec un groupe UNESCO à 15 personnes et deux semaines en voyage « privé », non préparé, à trois personnes. Présence pendant les 5 semaines, de Jaïmé, ethnologue Argentin vivant en France depuis 30 ans, qui, entre autre, a assuré la traduction dans sa langue maternelle et apporté une connaissance précieuse de l'histoire de Cuba.
Ces notes ne résultent pas d'une étude scientifique de la société cubaine mais rendent compte de ce que nous avons vu, entendu et perçu au cours de ce voyage.
Itinéraires et rencontres :
1- DURABILITE SOCIALE : EQUITE :
C'est peut-être ce qui est le plus remarquable pour un occidental de pays dit démocratique : il n'y a pas d'extrême pauvreté ni d'exclusion. Alimentation : L'Etat assure à chacun un minimum alimentaire (carte donnant droit aux produits de base à des prix très bas). Santé : accès aux soins gratuits pour tous quelque soit l'importance de l'intervention (consultation ou chirurgie lourde) dans un système performant : 1 médecin pour 120 familles, programme de suivi obligatoire pour les
femmes enceintes et les jeunes enfants, des hôpitaux et cliniques apparemment plus nombreux que les casernes. Les compétences médicales cubaines s'exportent (par exemple, 3 000 médecins cubains assistent les populations des zones retirées au Venezuela) . Les difficultés sont dues au blocus qui empêche l'approvisionnement en certains médicaments, et à l'ouverture au tourisme qui augmente les problèmes de drogue et de prostitution dans les grandes villes. éducation : école gratuite et obligatoire pour tous jusqu'à 16 ans. Les formations bsupérieures sont également gratuites y compris repas et hébergement. Il n'y a plus d'illettrisme qui touchait encore 40% de la population en 1961 et les cubains nous sont apparus plutôt cultivés et qualifiés dans tous les contacts (chantiers, campagnes.) que nous avons eus. travail et salaires : c'est l'Etat aussi qui assure les emplois sous différentes formules (administrations, entreprises coopératives, activités individuelles.). Tout le monde à accès à un travail mais pas toujours celui qu'on voudrait, c'est pour ça qu'il y a environ 3% de chômeurs. Il n'y a pas d'indemnité de chômage mais la couverture sociale est maintenue. L'éventail des salaires est très resserré, de 10 à 30 dollars par mois (du manoeuvre au médecin ou directeur). Pour gagner plus, il y a des primes en fonction du travail fourni et certains cumulent deux emplois. L'ouverture au tourisme est en train de bouleverser cette organisation sociale car ceux qui sont au contact des touristes peuvent gagner beaucoup plus en dollars ce qui dévalorise les enseignants, médecins et autres cadres qui abandonnent leurs postes pour faire guide, hôtesse ou chauffeur de taxi. logements : ils sont aussi attribués par l'Etat et le prix de location est faible, voire nul, l'électricité est distribuée presque gratuitement, entre les coupures.. A la Havane, les conditions de logement sont loin d'être équivalentes, il y a un monde entre la promiscuité et l'insalubrité dans la vielle Havane et les quartiers « riches ». Mais ce n'est sans doute pas par désintérêt car, prévoyant quelques évolutions possibles, Castro a délivré l'équivalent de titres de propriétés aux personnes occupant les logements de la vieille Havane pour qu'ils ne puissent pas être expulsés sans compensation si un jour ces bâtiments prenaient de la valeur et suscitent des appétits. TOLERANCE / RACES, RELIGIONS, AUTRES PAYS :
Les métissages entre amérindiens d'origine, blancs conquérants et noirs importés comme esclaves, donnent toutes les nuances de couleurs de peau. Les luttes contre l'esclavage, pour l'indépendance ensuite et pour la révolution récemment, donnent une société actuelle qui ne fait pas de différence raciale.
Les religions s'expriment peu à l'extérieur et les cubains qui mélangent facilement catholicisme et rites africains ne semblent pas avoir de problèmes pour exercer ou non la religion de leur choix.
Très solidaires entre eux, les cubains n'ont qu'un ennemi déclaré : l'impérialisme qu'ils dénoncent et redoutent quotidiennement chez leur plus proche voisin, les USA. Cependant ils ne font pas d'amalgame et n'ont rien contre les citoyens et la nation des Etats-Unis, ce sont les politiques impérialistes et les dirigeants responsables qu'ils combattent. Les cubains font remarquer que Cuba est sans doute le seul pays ouvertement hostile aux USA où le drapeau américain n'a jamais été brûlé. Et si un jour le peuple américain veut se débarrasser de ses dirigeants, les cubains sont prêts à les aider. Ils sont d'ailleurs spécialement solidaires des peuples qui luttent pour plus de liberté ou pour leur indépendance : les campagnes de Che Guevara au Congo ou en Bolivie en sont une illustration militaire. Mais aujourd'hui, plus pacifiquement, les médecins au Venezuela ou l'accueil et la formation gratuits d'étudiants sahraouis en littérature ou argentins en éducation physique et médecine, que nous avons rencontrés, témoignent de cette solidarité même pendant les difficultés économiques. DEMOCRATIE, LIBERTE D'EXPRESSION ET DE CIRCULATION :
Dans ce domaine, rien n'est organisé sur le modèle de nos pays européens.
Il n'y a qu'un seul parti politique : le Parti Communiste Cubain et aucune expression ou opposition politique n'est possible en dehors du parti. Les journaux d'information et la télévision sont sous le contrôle de l'Etat (il existe une presse culturelle et artistique plus diversifiée mais qui est actuellement restreinte faute de moyens économiques).
Il ressort de nos nombreuses conversations sur ce sujet avec des personnes de différents horizons sociaux, que les cubains ne se reconnaissent pas victimes d'une dictature. Pour eux, la liberté d'expression existe au sein du parti. Dans les comités de quartiers, la parole est libre, on peut exprimer un désaccord, c'est là qu'on discute concrètement des conditions de vie sur un territoire proche et qu'on élit des représentants pour faire remonter les attentes. Bien sûr Fidel CASTRO est régulièrement réélu président du Conseil d'Etat mais les cubains disent que c'est parce qu'ils le veulent bien, qu'il ne pourrait pas se maintenir contre la volonté populaire. Effectivement, il n'existe pas de milice armée chargée de surveiller et contraindre les individus. La présence policière n'est visible que dans les grandes villes, là où il y a du tourisme. Les cubains en compagnie de touristes sont fréquemment interpellés, ils doivent pouvoir justifier leur présence. Officiellement, c'est pour protéger les touristes, il y a sans doutes d'autres raisons « internes » à ce contrôle, comme la prostitution ou le souci de contrôler les flux de devises qui sont nécessaires à la survie économique mais ne doivent pas déstabiliser l'organisation sociale.
Nous avons pu circuler librement sur tout le territoire avec les moyens de transports utilisés par les cubains sans qu'on nous demande où et pourquoi nous voyagions. Nous avons pu rencontrer et discuter de tous les sujets avec les cubains dans les lieux publics comme privés, sans jamais être inquiétés.
Les 74 prisonniers politiques sont considérés par les cubains comme des mercenaires des USA qui reçoivent une rémunération pour participer à la déstabilisation de la république socialiste. Les opposants non directement liés aux USA ne seraient pas inquiétés. Nous n'avions pas les moyens de vérifier ce point de vue mais la présidente du programme Man and Biosphère de l'UNESCO nous a expliqué que tant que les Etats-Unis n'avaient pas réinté gré l'ONU, l'UNESCO donnait des avis plutôt favorables sur Cuba, prenant en compte les résultats en matière de santé et d'éducation. Depuis que les Etats-Unis sont revenus, l'UNESCO critique régulièrement Cuba sur les droits de l'Homme. La désinformation semble assez fréquente de la part des Etats-Unis, pendant notre séjour au moins deux insinuations de G. BUSH ont fait réagir les cubains : l'une portait sur la nécessité d'une campagne de vaccination envers les enfants alors que nous avons vu que c'est chose faite régulièrement et obligatoirement depuis longtemps, et l'autre évoquait un paradis du tourisme sexuel pédophile, problème non visible au grand jour comme en Asie par exemple et que les autorités ont traité dès son émergence dans les années 90 et poursuivent la vigilance en interpellant tous les cubains qui s'affichent avec des touristes par exemple ou en interdisant l' accès de certaines zones touristiques aux cubains qui n'ont pas de travail déclaré sur ces sites.
Si la liberté de circulation est totale pour le touriste, ce n'est pas aussi simple pour les cubains. D'abord pour des raisons économiques, le pouvoir d'achat faible à l'intérieur du pays est quasiment nul vis-à-vis des pays étrangers. Ensuite pour des raisons administratives, les demandes de visas peuvent durer des mois voire des années et doivent être accompagnées d'une invitation émanant du pays sollicité. Les déplacements intérieurs eux sont limités par le manque de moyens physiques de déplacement, il faut donc faire des queues de plusieurs jours voire plusieurs semaines pour obtenir un billet, ce qui relativise les retards de plusieurs heures régulièrement dus aux défaillances techniques. les murs ont la parole : cette formule de Mai 68 pourrait s'appliquer à Cuba mais pour traduire une réalité différente. Les murs servent de support à des slogans choisis par les dirigeants pour édifier la population. Les plus anciens de ces slogans sont des louanges aux martyrs de la révolution ou cherchent à entretenir la motivation et l'élan révolutionnaire mais le plus souvent ils rappellent des idées humanistes de José Marti, philosophe qui a inspiré le mouvement d'indépendance puis la révolution. Dans la diversité des héros évoqués seuls le CHE et José MARTI reviennent plus souvent sans donner l'impression d'une volonté d'instaurer un culte de la personnalité et la présence de Fidel CASTRO est des plus discrètes. Les slogans les plus récents orientent résolument la population vers le développement durable ou commentent les évènements de géopolitique marquants pour Cuba.
2 -DURABILITE ECONOMIQUE :
VIABILITE : nous avons vu que les fonctions vitales, alimentation, santé, logement, éducation sont assurées à un niveau décent pour l'ensemble des 11 millions de cubains. Ceci posé, la rémunération du travail est très faible et ne permet pas un enrichissement personnel progressif comme nous en avons l'habitude pour les classes pas trop défavorisées de nos sociétés libérales. C'est une des raisons pour lesquelles certains jeunes bien formés et donc avec un potentiel, peuvent avoir envie de s'expatrier. Le tourisme les met devant la vitrine d'un magasin bien achalandé dans lequel ils voudraient bien rentrer. Cette raison est sans doute plus réelle qu'une hypothétique oppression dictatoriale.
EFFICIENCE : l'efficience c'est lorsque l'on est efficace avec un minimum de moyens. Le contexte particulier de Cuba sous embargo depuis 40 ans et sans aide extérieure significative depuis 1992 (effondrement du bloc soviétique) fait qu'il n'y a que très peu d'intrants dans les activités économiques cubaines qui ont du se fonder sur l'économie de moyens et l'autonomie. De ce point de vue on peut dire que l'économie cubaine a gagné en durabilité, ce qui est vrai en agriculture par exemple où les intrants industriels et énergétiques peuvent être remplacés par des ressources naturelles. Mais ce n'est pas aussi facile dans tous les secteurs comme dans le transport par exemple où l'économie de moyens et l'autonomie ne résultent pas de l'innovation mais plutôt du rafistolage et du recyclage de l' existant, au-delà du durable.les résultats en sont un service très insuffisant par rapport au besoins, une pollution évidente et une sécurité relative. Pourtant l'innovation existe aussi dans les transports avec le co-voiturage obligatoire pour ceux qui bénéficient des véhicules d'Etat, les camions-bus de grande contenance, les transports en communs à traction animale.mais le transport reste un problème à La Havane et sur les longues distances.
DIVERSIFICATION / AUTONOMIE
Pendant longtemps l'économie cubaine a reposé principalement sur les exportations de sucre et un peu de tabac. L'essentiel des produits alimentaires étaient importés. L'embargo avait laissé le bloc soviétique comme unique débouché, ce qui n'a plus fonctionné à partir de 92. Obligé de mettre fin à cette dépendance fragilisante, l'Etat a réduit considérablement la production de sucre pour développer une agriculture vivrière. Pourmaintenir un minimum de rentrée de devises, l'île s'est ouverte au tourisme.
3- DURABILITE ENVIRONNEMENTALE
Jusque dans les années 90, Cuba s'était engagé dans un développement « à la soviétique » sans souci des retombées sur l'environnement. Ce qu'il en subsiste aujourd'hui continue à « cracher » allègrement comme la torchère de la raffinerie à La Havane ou les moteurs des camions et des voitures américaines des années 50 aujourd'hui équipées de moteurs de tracteurs ou voitures russes. LES RESERVES ENVIRONNEMENTALES : dans le cadre du programme Man & Biosphère de l'UNESCO, Cuba a créé six réserves depuis 1985 qui ont pour objectif de conserver et d'étudier la biodiversité tout en conciliant l'usage des ressources par les communautés qui y vivent.
Nous avons visité celle de la sierra de Rosario (Las Terrazas) qui est la plus ancienne et la plus petite mais reste un modèle international pour son organisation et l'implication des populations locales.
Dans la réserve de Guanahacabibes, à l'extrême pointe ouest de l'île, nous avons rencontré et accompagné dans leurs travaux pendant quelques jours, les étudiants qui suivent chaque année la reproduction des tortues marines. Nous avons eu la chance de croiser la route d'un boa (dite « Santa Maria ») de plus de deux mètres dans l'après midi et d'assister à la naissance d'une couvée de cent vingt cinq tortues au petit matin. Sur cette même plage de sable blanc, ourlée de récifs coralliens où pullule une multitude des plus colorée (poissons, éponges, algues, crabes.), nous avons aussi remplir plusieurs dizaines de grands sacs avec les morceaux de plastiques de toutes origines apportés par la mer.
Chaque Réserve établit son plan de gestion avec le directeur, les techniciens et tous les acteurs de la zone concernée qui est subdivisée en trois parties : le noyau central, sanctuaire où seules les recherches scientifiques sont autorisées, la zone périphérique où les activités humaines par les autochtones sont admises mais contrôlées et la zone de transition où peuvent se développer certaines activités économiques. L'UNESCO participe à une évaluation décennale mais n'apporte pas de financement pour le fonctionnement, seulement pour des colloques scientifiques, des formations et des échanges dans le réseau mondial.
Globalement, les problèmes sont le manque de personnel pour assurer toutes les fonctions, le manque de moyens de communication et de diffusion. Les projets s'orientent vers la valorisation des produits issus des réserves et donc la mise en place de cahier des charges, de démarche qualité et de labels. LE CAS DE L'AGRICULTURE :
A Cuba, les rapports entre l'Homme et la nature étaient plutôt difficiles car celui qui travaillait la terre, c'était l'esclave. Les salariés ont remplacé les esclaves chez les planteurs de canne à sucre pour une monoculture d'exportation qui occupait les meilleures terres. Cette histoire conditionne encore les mentalités, le travail de la terre est mal considéré ce qui ne favorise pas amour et relations avec la terre.
La révolution, avec le soutien soviétique, avait choisi l'intensification de la canne à sucre pour l'exportation, à grand renfort de machines, engrais et pesticides.
En 1990, la fermeture des débouchés et la pénurie d'intrants résultant de l'embargo ont conduit à un changement radical de stratégie avec pour objectifs : diversifier les productions pour atteindre l'autosuffisance alimentaire, réduire l'utilisation des intrants, mieux utiliser l'ensemble du territoire qui est vaste mais avec peu de terres jugées fertiles.
Ce qui ce traduit par : diminution des surfaces en canne à sucre augmentation des surfaces en pommes de terre (auto suffisance atteinte aujourd'hui) et riz (60 % des besoins couverts) multiplication des sites et des surfaces consacrés au maraîchage notamment en agriculture urbaine : les « organico-ponicos ». développement de la lutte intégrée (zéro pesticides sur tabac, maraîchage.) recours à la phytothérapie, l'homéopathie et la radiesthésie pour les plantes et les animaux. généralisation de l'utilisation de la matière organique : compostage et engrais verts, notamment les légumineuses. seules la culture d'exportation de canne à sucre et les cultures vivrières de base (riz et pomme de terre) reçoivent les engrais disponibles en complément de la matière organique. développement de la traction animale (avec des boeufs) et des outils adaptés sur tabac, maïs, légumes, arboriculture. encouragement à la mise en place de petites unités polyculture élevage, sur les territoires jugés difficiles et délaissés (montagne).
L'Agriculture urbaine : mise en ouvre de façon concertée entre l'Etat, les ONG et les communautés urbaines. Les Australiens ont apporté l'idée de la permaculture, système de vie globale et autosuffisant.
Objectifs : production supplémentaire d'aliments (fruits et légumes et aussi Ignames, Manioc.) recyclage des déchets organiques urbains.
L'Etat attribue des terrains libres en zone urbaine à condition de ne pas couper des arbres et d'utiliser ces espaces attribués pour produire.
Les premiers espaces occupés étaient petits et l'Etat a apporté un soutien pour ces potagers familiaux. Vers 1995, de plus grandes surfaces sont investies et on passe de l'autoconsommation à la commercialisation. Le ministère de l'agriculture crée la Direction de l'Agriculture Urbaine. En 1997, la vente qui se faisait sur les marchés ou dans les petits magasins se fait maintenant sur le site de production : ORGANOPONICO.
Résultats : à La Havane, on estime à 20 000 le nombre de producteurs urbains (hors banlieues) sur environ 2 000 hectares. plus grande disponibilité de fruits, légumes, manioc (environ 300 gr /jour /personne, en plus). création d'emplois : producteurs, techniciens d'encadrement. épargne supplémentaire.
Aujourd'hui : l'agriculture urbaine est prise en compte dans les plans de développement des villes. elle permet de resserrer les liens sociaux elle sensibilise les jeunes citadins à l'importance de la terre et de l'environnement.
Problèmes : disponibilité en eau ramassage des résidus organiques.
Avenir : relier les ORGANOPONICO aux loisirs (jardinage du dimanche) et à l'écotourisme. développer le recyclage des déchets urbains
VALORISATION DU PATRIMOINE
Cuba est un musée vivant. Même s'il existe des musées fermés dans des bâtiments, l'essentiel du patrimoine est en liberté et participe à la vie des cubains.
Avec l'ouverture au tourisme, les cubains entretiennent et valorisent les trois principaux pôles de leur patrimoine : l'architecture espagnole, la révolution et la musique.
Toutes les villes ont au moins un quartier où l'on peut s'imaginer à l'époque des grandes familles espagnoles.
Où que l'on soit à Cuba, on peut revivre l'épopée de la révolution chaque jour dans un musée, au pied d'un monument, sur les murs ou par le témoignage ému d'un ancien.
La musique est à tous les coins de rue, à toutes heures, pour les touristes bien sûr mais aussi pour les cubains qui sont soit musiciens soit danseurs : les racines africaines rythment les sons et les mouvements.
Les cigares et les voitures américaines de 1950 font partie du quotidien banal pour un cubain.
Impressions : il y a des démocraties dites libérales qui permettent la dictature de l'argent qui fait les riches toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres et où la liberté d'expression repose sur « cause toujours, c'est moi qui détient les médias, la langue de bois et les menaces extérieures pour garder le peuple dans mon giron». il y a un régime socialiste dit dictatorial qui assure l'équité pour tous, le premier des droits de l'Homme qui est le droit au travail pour vivre dignement et où la liberté d'expression si elle est limitée n'est pas confisquée dans le but de privilégier un homme, une famille ou une caste. L' autoritarisme de l'Etat est en partie contrôlable par la population et il peut s'expliquer par le fait que Cuba se considère en guerre contre les USA : il est nécessaire de maintenir la cohésion de la patrie autour des valeurs de la révolution (qui sont très humanistes au demeurant) et de ne pas donner de prétexte à une probable intervention étasunienne. c'est une succession de portes fermées qui ont amené un pays à ouvrir la dernière qui donne sur le développement durable. Si on extrapole à la planète, tant que toutes les portes ne se seront pas refermées, on n'avancera pas véritablement vers la durabilité. Et parce que les cubains ont de l'humour, on peut dire qu'ils ont la chance d'être soumis à un embargo, eux. Cuba, avec ses 11 millions d'habitants condamnés à l'autonomie, est un laboratoire grandeur nature pour le développement durable et les cubains sont prêts à échanger avec nous sur ce sujet, on y va ?
Jean-Yves MORGANTINI http://www.ruralinfos.org/xregard_international.php3
Durabilité d'une révolution ou dictature insoutenable ?
Notes et impressions de voyage.
Jean-Yves MORGANTINI, agronome.
Contexte : Du 05 juillet au 07 Août 2004, 5 semaines dont trois dans le cadre d'un voyage avec un groupe UNESCO à 15 personnes et deux semaines en voyage « privé », non préparé, à trois personnes. Présence pendant les 5 semaines, de Jaïmé, ethnologue Argentin vivant en France depuis 30 ans, qui, entre autre, a assuré la traduction dans sa langue maternelle et apporté une connaissance précieuse de l'histoire de Cuba.
Ces notes ne résultent pas d'une étude scientifique de la société cubaine mais rendent compte de ce que nous avons vu, entendu et perçu au cours de ce voyage.
Itinéraires et rencontres :
1- DURABILITE SOCIALE : EQUITE :
C'est peut-être ce qui est le plus remarquable pour un occidental de pays dit démocratique : il n'y a pas d'extrême pauvreté ni d'exclusion. Alimentation : L'Etat assure à chacun un minimum alimentaire (carte donnant droit aux produits de base à des prix très bas). Santé : accès aux soins gratuits pour tous quelque soit l'importance de l'intervention (consultation ou chirurgie lourde) dans un système performant : 1 médecin pour 120 familles, programme de suivi obligatoire pour les
femmes enceintes et les jeunes enfants, des hôpitaux et cliniques apparemment plus nombreux que les casernes. Les compétences médicales cubaines s'exportent (par exemple, 3 000 médecins cubains assistent les populations des zones retirées au Venezuela) . Les difficultés sont dues au blocus qui empêche l'approvisionnement en certains médicaments, et à l'ouverture au tourisme qui augmente les problèmes de drogue et de prostitution dans les grandes villes. éducation : école gratuite et obligatoire pour tous jusqu'à 16 ans. Les formations bsupérieures sont également gratuites y compris repas et hébergement. Il n'y a plus d'illettrisme qui touchait encore 40% de la population en 1961 et les cubains nous sont apparus plutôt cultivés et qualifiés dans tous les contacts (chantiers, campagnes.) que nous avons eus. travail et salaires : c'est l'Etat aussi qui assure les emplois sous différentes formules (administrations, entreprises coopératives, activités individuelles.). Tout le monde à accès à un travail mais pas toujours celui qu'on voudrait, c'est pour ça qu'il y a environ 3% de chômeurs. Il n'y a pas d'indemnité de chômage mais la couverture sociale est maintenue. L'éventail des salaires est très resserré, de 10 à 30 dollars par mois (du manoeuvre au médecin ou directeur). Pour gagner plus, il y a des primes en fonction du travail fourni et certains cumulent deux emplois. L'ouverture au tourisme est en train de bouleverser cette organisation sociale car ceux qui sont au contact des touristes peuvent gagner beaucoup plus en dollars ce qui dévalorise les enseignants, médecins et autres cadres qui abandonnent leurs postes pour faire guide, hôtesse ou chauffeur de taxi. logements : ils sont aussi attribués par l'Etat et le prix de location est faible, voire nul, l'électricité est distribuée presque gratuitement, entre les coupures.. A la Havane, les conditions de logement sont loin d'être équivalentes, il y a un monde entre la promiscuité et l'insalubrité dans la vielle Havane et les quartiers « riches ». Mais ce n'est sans doute pas par désintérêt car, prévoyant quelques évolutions possibles, Castro a délivré l'équivalent de titres de propriétés aux personnes occupant les logements de la vieille Havane pour qu'ils ne puissent pas être expulsés sans compensation si un jour ces bâtiments prenaient de la valeur et suscitent des appétits. TOLERANCE / RACES, RELIGIONS, AUTRES PAYS :
Les métissages entre amérindiens d'origine, blancs conquérants et noirs importés comme esclaves, donnent toutes les nuances de couleurs de peau. Les luttes contre l'esclavage, pour l'indépendance ensuite et pour la révolution récemment, donnent une société actuelle qui ne fait pas de différence raciale.
Les religions s'expriment peu à l'extérieur et les cubains qui mélangent facilement catholicisme et rites africains ne semblent pas avoir de problèmes pour exercer ou non la religion de leur choix.
Très solidaires entre eux, les cubains n'ont qu'un ennemi déclaré : l'impérialisme qu'ils dénoncent et redoutent quotidiennement chez leur plus proche voisin, les USA. Cependant ils ne font pas d'amalgame et n'ont rien contre les citoyens et la nation des Etats-Unis, ce sont les politiques impérialistes et les dirigeants responsables qu'ils combattent. Les cubains font remarquer que Cuba est sans doute le seul pays ouvertement hostile aux USA où le drapeau américain n'a jamais été brûlé. Et si un jour le peuple américain veut se débarrasser de ses dirigeants, les cubains sont prêts à les aider. Ils sont d'ailleurs spécialement solidaires des peuples qui luttent pour plus de liberté ou pour leur indépendance : les campagnes de Che Guevara au Congo ou en Bolivie en sont une illustration militaire. Mais aujourd'hui, plus pacifiquement, les médecins au Venezuela ou l'accueil et la formation gratuits d'étudiants sahraouis en littérature ou argentins en éducation physique et médecine, que nous avons rencontrés, témoignent de cette solidarité même pendant les difficultés économiques. DEMOCRATIE, LIBERTE D'EXPRESSION ET DE CIRCULATION :
Dans ce domaine, rien n'est organisé sur le modèle de nos pays européens.
Il n'y a qu'un seul parti politique : le Parti Communiste Cubain et aucune expression ou opposition politique n'est possible en dehors du parti. Les journaux d'information et la télévision sont sous le contrôle de l'Etat (il existe une presse culturelle et artistique plus diversifiée mais qui est actuellement restreinte faute de moyens économiques).
Il ressort de nos nombreuses conversations sur ce sujet avec des personnes de différents horizons sociaux, que les cubains ne se reconnaissent pas victimes d'une dictature. Pour eux, la liberté d'expression existe au sein du parti. Dans les comités de quartiers, la parole est libre, on peut exprimer un désaccord, c'est là qu'on discute concrètement des conditions de vie sur un territoire proche et qu'on élit des représentants pour faire remonter les attentes. Bien sûr Fidel CASTRO est régulièrement réélu président du Conseil d'Etat mais les cubains disent que c'est parce qu'ils le veulent bien, qu'il ne pourrait pas se maintenir contre la volonté populaire. Effectivement, il n'existe pas de milice armée chargée de surveiller et contraindre les individus. La présence policière n'est visible que dans les grandes villes, là où il y a du tourisme. Les cubains en compagnie de touristes sont fréquemment interpellés, ils doivent pouvoir justifier leur présence. Officiellement, c'est pour protéger les touristes, il y a sans doutes d'autres raisons « internes » à ce contrôle, comme la prostitution ou le souci de contrôler les flux de devises qui sont nécessaires à la survie économique mais ne doivent pas déstabiliser l'organisation sociale.
Nous avons pu circuler librement sur tout le territoire avec les moyens de transports utilisés par les cubains sans qu'on nous demande où et pourquoi nous voyagions. Nous avons pu rencontrer et discuter de tous les sujets avec les cubains dans les lieux publics comme privés, sans jamais être inquiétés.
Les 74 prisonniers politiques sont considérés par les cubains comme des mercenaires des USA qui reçoivent une rémunération pour participer à la déstabilisation de la république socialiste. Les opposants non directement liés aux USA ne seraient pas inquiétés. Nous n'avions pas les moyens de vérifier ce point de vue mais la présidente du programme Man and Biosphère de l'UNESCO nous a expliqué que tant que les Etats-Unis n'avaient pas réinté gré l'ONU, l'UNESCO donnait des avis plutôt favorables sur Cuba, prenant en compte les résultats en matière de santé et d'éducation. Depuis que les Etats-Unis sont revenus, l'UNESCO critique régulièrement Cuba sur les droits de l'Homme. La désinformation semble assez fréquente de la part des Etats-Unis, pendant notre séjour au moins deux insinuations de G. BUSH ont fait réagir les cubains : l'une portait sur la nécessité d'une campagne de vaccination envers les enfants alors que nous avons vu que c'est chose faite régulièrement et obligatoirement depuis longtemps, et l'autre évoquait un paradis du tourisme sexuel pédophile, problème non visible au grand jour comme en Asie par exemple et que les autorités ont traité dès son émergence dans les années 90 et poursuivent la vigilance en interpellant tous les cubains qui s'affichent avec des touristes par exemple ou en interdisant l' accès de certaines zones touristiques aux cubains qui n'ont pas de travail déclaré sur ces sites.
Si la liberté de circulation est totale pour le touriste, ce n'est pas aussi simple pour les cubains. D'abord pour des raisons économiques, le pouvoir d'achat faible à l'intérieur du pays est quasiment nul vis-à-vis des pays étrangers. Ensuite pour des raisons administratives, les demandes de visas peuvent durer des mois voire des années et doivent être accompagnées d'une invitation émanant du pays sollicité. Les déplacements intérieurs eux sont limités par le manque de moyens physiques de déplacement, il faut donc faire des queues de plusieurs jours voire plusieurs semaines pour obtenir un billet, ce qui relativise les retards de plusieurs heures régulièrement dus aux défaillances techniques. les murs ont la parole : cette formule de Mai 68 pourrait s'appliquer à Cuba mais pour traduire une réalité différente. Les murs servent de support à des slogans choisis par les dirigeants pour édifier la population. Les plus anciens de ces slogans sont des louanges aux martyrs de la révolution ou cherchent à entretenir la motivation et l'élan révolutionnaire mais le plus souvent ils rappellent des idées humanistes de José Marti, philosophe qui a inspiré le mouvement d'indépendance puis la révolution. Dans la diversité des héros évoqués seuls le CHE et José MARTI reviennent plus souvent sans donner l'impression d'une volonté d'instaurer un culte de la personnalité et la présence de Fidel CASTRO est des plus discrètes. Les slogans les plus récents orientent résolument la population vers le développement durable ou commentent les évènements de géopolitique marquants pour Cuba.
2 -DURABILITE ECONOMIQUE :
VIABILITE : nous avons vu que les fonctions vitales, alimentation, santé, logement, éducation sont assurées à un niveau décent pour l'ensemble des 11 millions de cubains. Ceci posé, la rémunération du travail est très faible et ne permet pas un enrichissement personnel progressif comme nous en avons l'habitude pour les classes pas trop défavorisées de nos sociétés libérales. C'est une des raisons pour lesquelles certains jeunes bien formés et donc avec un potentiel, peuvent avoir envie de s'expatrier. Le tourisme les met devant la vitrine d'un magasin bien achalandé dans lequel ils voudraient bien rentrer. Cette raison est sans doute plus réelle qu'une hypothétique oppression dictatoriale.
EFFICIENCE : l'efficience c'est lorsque l'on est efficace avec un minimum de moyens. Le contexte particulier de Cuba sous embargo depuis 40 ans et sans aide extérieure significative depuis 1992 (effondrement du bloc soviétique) fait qu'il n'y a que très peu d'intrants dans les activités économiques cubaines qui ont du se fonder sur l'économie de moyens et l'autonomie. De ce point de vue on peut dire que l'économie cubaine a gagné en durabilité, ce qui est vrai en agriculture par exemple où les intrants industriels et énergétiques peuvent être remplacés par des ressources naturelles. Mais ce n'est pas aussi facile dans tous les secteurs comme dans le transport par exemple où l'économie de moyens et l'autonomie ne résultent pas de l'innovation mais plutôt du rafistolage et du recyclage de l' existant, au-delà du durable.les résultats en sont un service très insuffisant par rapport au besoins, une pollution évidente et une sécurité relative. Pourtant l'innovation existe aussi dans les transports avec le co-voiturage obligatoire pour ceux qui bénéficient des véhicules d'Etat, les camions-bus de grande contenance, les transports en communs à traction animale.mais le transport reste un problème à La Havane et sur les longues distances.
DIVERSIFICATION / AUTONOMIE
Pendant longtemps l'économie cubaine a reposé principalement sur les exportations de sucre et un peu de tabac. L'essentiel des produits alimentaires étaient importés. L'embargo avait laissé le bloc soviétique comme unique débouché, ce qui n'a plus fonctionné à partir de 92. Obligé de mettre fin à cette dépendance fragilisante, l'Etat a réduit considérablement la production de sucre pour développer une agriculture vivrière. Pourmaintenir un minimum de rentrée de devises, l'île s'est ouverte au tourisme.
3- DURABILITE ENVIRONNEMENTALE
Jusque dans les années 90, Cuba s'était engagé dans un développement « à la soviétique » sans souci des retombées sur l'environnement. Ce qu'il en subsiste aujourd'hui continue à « cracher » allègrement comme la torchère de la raffinerie à La Havane ou les moteurs des camions et des voitures américaines des années 50 aujourd'hui équipées de moteurs de tracteurs ou voitures russes. LES RESERVES ENVIRONNEMENTALES : dans le cadre du programme Man & Biosphère de l'UNESCO, Cuba a créé six réserves depuis 1985 qui ont pour objectif de conserver et d'étudier la biodiversité tout en conciliant l'usage des ressources par les communautés qui y vivent.
Nous avons visité celle de la sierra de Rosario (Las Terrazas) qui est la plus ancienne et la plus petite mais reste un modèle international pour son organisation et l'implication des populations locales.
Dans la réserve de Guanahacabibes, à l'extrême pointe ouest de l'île, nous avons rencontré et accompagné dans leurs travaux pendant quelques jours, les étudiants qui suivent chaque année la reproduction des tortues marines. Nous avons eu la chance de croiser la route d'un boa (dite « Santa Maria ») de plus de deux mètres dans l'après midi et d'assister à la naissance d'une couvée de cent vingt cinq tortues au petit matin. Sur cette même plage de sable blanc, ourlée de récifs coralliens où pullule une multitude des plus colorée (poissons, éponges, algues, crabes.), nous avons aussi remplir plusieurs dizaines de grands sacs avec les morceaux de plastiques de toutes origines apportés par la mer.
Chaque Réserve établit son plan de gestion avec le directeur, les techniciens et tous les acteurs de la zone concernée qui est subdivisée en trois parties : le noyau central, sanctuaire où seules les recherches scientifiques sont autorisées, la zone périphérique où les activités humaines par les autochtones sont admises mais contrôlées et la zone de transition où peuvent se développer certaines activités économiques. L'UNESCO participe à une évaluation décennale mais n'apporte pas de financement pour le fonctionnement, seulement pour des colloques scientifiques, des formations et des échanges dans le réseau mondial.
Globalement, les problèmes sont le manque de personnel pour assurer toutes les fonctions, le manque de moyens de communication et de diffusion. Les projets s'orientent vers la valorisation des produits issus des réserves et donc la mise en place de cahier des charges, de démarche qualité et de labels. LE CAS DE L'AGRICULTURE :
A Cuba, les rapports entre l'Homme et la nature étaient plutôt difficiles car celui qui travaillait la terre, c'était l'esclave. Les salariés ont remplacé les esclaves chez les planteurs de canne à sucre pour une monoculture d'exportation qui occupait les meilleures terres. Cette histoire conditionne encore les mentalités, le travail de la terre est mal considéré ce qui ne favorise pas amour et relations avec la terre.
La révolution, avec le soutien soviétique, avait choisi l'intensification de la canne à sucre pour l'exportation, à grand renfort de machines, engrais et pesticides.
En 1990, la fermeture des débouchés et la pénurie d'intrants résultant de l'embargo ont conduit à un changement radical de stratégie avec pour objectifs : diversifier les productions pour atteindre l'autosuffisance alimentaire, réduire l'utilisation des intrants, mieux utiliser l'ensemble du territoire qui est vaste mais avec peu de terres jugées fertiles.
Ce qui ce traduit par : diminution des surfaces en canne à sucre augmentation des surfaces en pommes de terre (auto suffisance atteinte aujourd'hui) et riz (60 % des besoins couverts) multiplication des sites et des surfaces consacrés au maraîchage notamment en agriculture urbaine : les « organico-ponicos ». développement de la lutte intégrée (zéro pesticides sur tabac, maraîchage.) recours à la phytothérapie, l'homéopathie et la radiesthésie pour les plantes et les animaux. généralisation de l'utilisation de la matière organique : compostage et engrais verts, notamment les légumineuses. seules la culture d'exportation de canne à sucre et les cultures vivrières de base (riz et pomme de terre) reçoivent les engrais disponibles en complément de la matière organique. développement de la traction animale (avec des boeufs) et des outils adaptés sur tabac, maïs, légumes, arboriculture. encouragement à la mise en place de petites unités polyculture élevage, sur les territoires jugés difficiles et délaissés (montagne).
L'Agriculture urbaine : mise en ouvre de façon concertée entre l'Etat, les ONG et les communautés urbaines. Les Australiens ont apporté l'idée de la permaculture, système de vie globale et autosuffisant.
Objectifs : production supplémentaire d'aliments (fruits et légumes et aussi Ignames, Manioc.) recyclage des déchets organiques urbains.
L'Etat attribue des terrains libres en zone urbaine à condition de ne pas couper des arbres et d'utiliser ces espaces attribués pour produire.
Les premiers espaces occupés étaient petits et l'Etat a apporté un soutien pour ces potagers familiaux. Vers 1995, de plus grandes surfaces sont investies et on passe de l'autoconsommation à la commercialisation. Le ministère de l'agriculture crée la Direction de l'Agriculture Urbaine. En 1997, la vente qui se faisait sur les marchés ou dans les petits magasins se fait maintenant sur le site de production : ORGANOPONICO.
Résultats : à La Havane, on estime à 20 000 le nombre de producteurs urbains (hors banlieues) sur environ 2 000 hectares. plus grande disponibilité de fruits, légumes, manioc (environ 300 gr /jour /personne, en plus). création d'emplois : producteurs, techniciens d'encadrement. épargne supplémentaire.
Aujourd'hui : l'agriculture urbaine est prise en compte dans les plans de développement des villes. elle permet de resserrer les liens sociaux elle sensibilise les jeunes citadins à l'importance de la terre et de l'environnement.
Problèmes : disponibilité en eau ramassage des résidus organiques.
Avenir : relier les ORGANOPONICO aux loisirs (jardinage du dimanche) et à l'écotourisme. développer le recyclage des déchets urbains
VALORISATION DU PATRIMOINE
Cuba est un musée vivant. Même s'il existe des musées fermés dans des bâtiments, l'essentiel du patrimoine est en liberté et participe à la vie des cubains.
Avec l'ouverture au tourisme, les cubains entretiennent et valorisent les trois principaux pôles de leur patrimoine : l'architecture espagnole, la révolution et la musique.
Toutes les villes ont au moins un quartier où l'on peut s'imaginer à l'époque des grandes familles espagnoles.
Où que l'on soit à Cuba, on peut revivre l'épopée de la révolution chaque jour dans un musée, au pied d'un monument, sur les murs ou par le témoignage ému d'un ancien.
La musique est à tous les coins de rue, à toutes heures, pour les touristes bien sûr mais aussi pour les cubains qui sont soit musiciens soit danseurs : les racines africaines rythment les sons et les mouvements.
Les cigares et les voitures américaines de 1950 font partie du quotidien banal pour un cubain.
Impressions : il y a des démocraties dites libérales qui permettent la dictature de l'argent qui fait les riches toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres et où la liberté d'expression repose sur « cause toujours, c'est moi qui détient les médias, la langue de bois et les menaces extérieures pour garder le peuple dans mon giron». il y a un régime socialiste dit dictatorial qui assure l'équité pour tous, le premier des droits de l'Homme qui est le droit au travail pour vivre dignement et où la liberté d'expression si elle est limitée n'est pas confisquée dans le but de privilégier un homme, une famille ou une caste. L' autoritarisme de l'Etat est en partie contrôlable par la population et il peut s'expliquer par le fait que Cuba se considère en guerre contre les USA : il est nécessaire de maintenir la cohésion de la patrie autour des valeurs de la révolution (qui sont très humanistes au demeurant) et de ne pas donner de prétexte à une probable intervention étasunienne. c'est une succession de portes fermées qui ont amené un pays à ouvrir la dernière qui donne sur le développement durable. Si on extrapole à la planète, tant que toutes les portes ne se seront pas refermées, on n'avancera pas véritablement vers la durabilité. Et parce que les cubains ont de l'humour, on peut dire qu'ils ont la chance d'être soumis à un embargo, eux. Cuba, avec ses 11 millions d'habitants condamnés à l'autonomie, est un laboratoire grandeur nature pour le développement durable et les cubains sont prêts à échanger avec nous sur ce sujet, on y va ?
Jean-Yves MORGANTINI http://www.ruralinfos.org/xregard_international.php3
J ' apprécie toute la documentation envoyée .
Merci et bonne journée.
Merci et bonne journée.
Heureux les amis qui s'entendent assez pour se taire ensemble.
CHARLES PÉGUY
Avoir osé le dire, chapeau bas ! J'ai attendu 2 jours pour le dire, car je m'attendais à une levée de boucliers de la par de ceux que je nomme"ceux qui savent";a savoir qu'ils disent ce qu'ils savent mais ne savent pas ce qu'ils disent. En fait, pour une fois, le bons sens l'aurait emporté? Il ne faut donc pas désespèrer.Merci d'avoir remis les pendules à l'heure.
Tiens, juste une petite question : imaginons que le gouvernement francais (ou belge, canadien, etc, pour les autres) t'interdise tout contact avec les etrangers sous pretexte de defendre ses "valeurs" (l'un des arguments avances par le ministre du tourisme cubain). Quelle serait ta reaction ?
Pourquoi répondre? " Tu sais, toi", la réponse qu'il faut te faire . Mais au fait, j'ai quelques doutes sur ta connaissance réelle de Cuba en dehors de quelques slogans un peu ringards. Je préfère encore ceux de Cuba;eux au moins ils font sourire;même pas lorsqu'il sont sur les murs des établissements spécialisés dans l'éducation des personnes agées.La sénilité n'a rien avoir avec le nombre des années.D'autre part, il faut se souvenir d'un "dictateur sénile" dont les portraits recouvraient les murs de la France à une certaine époque. Les portraits du barbudo, il faut les chercher pour les voir.Au regret..
- -Tiens, juste une petite question : imaginons que le gouvernement francais (ou belge, canadien, etc, pour les autres) t'interdise tout contact avec les etrangers sous pretexte de defendre ses "valeurs" (l'un des arguments avances par le ministre du tourisme cubain). Quelle serait ta reaction ?
Je communique régulièrement avec des cubains sur internet....dont une étudiante à l'université de La havane.......Et on discute de tout sans restriction aucune...........😉
Je communique régulièrement avec des cubains sur internet....dont une étudiante à l'université de La havane.......Et on discute de tout sans restriction aucune...........😉
Et ben c'est digne d'un article de "Gramma" le papier de l'agronome.....
De toute façon, la fin de l'histoire, elle est déjà écrite : comme les autres pays de l'est...sauf que là faut attendre la mort du vieux....
De toute façon, la fin de l'histoire, elle est déjà écrite : comme les autres pays de l'est...sauf que là faut attendre la mort du vieux....
Oui oui si tu veux......J'ai aussi Cuba la faillite d'une utopie..........-
Plus sérieusement, pour ceux qui sont intéréssés par l'initiative ALBA.....(pour une union latino américaine solidaire)....mettant l'être humain et son milieux comme principal préoccupation........
http://www.embacubalebanon.com/fidel1712041f.html
Plus sérieusement, pour ceux qui sont intéréssés par l'initiative ALBA.....(pour une union latino américaine solidaire)....mettant l'être humain et son milieux comme principal préoccupation........
http://www.embacubalebanon.com/fidel1712041f.html
aujourd'hui à Cuba il y a même un camp de concentration, le premier dans ce pays, avec des prisonniers qui échappent à toute juridiction et dont la plupart sont certainement des innocents ... c'est à Guantanamo ... il paraît que c'est exprès qu'il a été installé las bas, c'est pour donner aux cubains un exemple et l'envie de devenir de bons démocrates libéraux et obèses...
Williama
Williama
Salut,
J'apprécie ce que tu as écrit, sauf une chose, l'alibi de l'embargo.
Qu'est-ce qui empêche et a empêché Cuba d'entretenir des relations commerciales avec le Canada, le Mexique, l'Europe de l'ouest, le Japon, etc.? A part l'idéologie, c'est à dire le régime cubain lui-même.
Philippe
J'apprécie ce que tu as écrit, sauf une chose, l'alibi de l'embargo.
Qu'est-ce qui empêche et a empêché Cuba d'entretenir des relations commerciales avec le Canada, le Mexique, l'Europe de l'ouest, le Japon, etc.? A part l'idéologie, c'est à dire le régime cubain lui-même.
Philippe
Si tu pleures parce que tu as perdu le soleil, tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles
On trouve de tout à acheter en Chine, pays frére, il y a tonnes d'ordinateurs, de clim, de frigo, de tout.....mais avec les Chinois ils faut payer cash......les cubains ils ont juste réussi à leur acheter des vélos.........c'est parce qu'ils n'ont pas d'argent qu'ils ne peuvent rien acheter, les cubains.......
Il y a un élément que tu oublies Phillipe.......Toute entreprise qui commerce avec Cuba est montré du doigt et boycotter par les américains.......Donc que font les entreprises française, japonaise etc....face à ce dilemne........elles mettent de côté Cuba car elles savent qu'elles perdront beaucoup si leurs clients américains décident du jour au lendemain de ne plus commercer avec eux.......D'autre part j'attire votre attention sur l' affaire lennox, en effet le 15 février 2005 les salariés de l’entreprise américaine Lennox à Lyon ont reçu un règlement en provenance du siège américain leur interdisant de voyager à Cuba...Ceci est exemple parmi tant d'autres mais vous montre que cet embargo ne s'exerce pas seulement de façon bilatérale... Si un tel blocus était appliqué à un pays d'économie de type ultra libéral....ça serait catastrophiques....les rues seraient remplis de mendiants...etc... Voir Le film de Fernando Solanas : "Mémoire d’un saccage" un film sur l’Argentine et les conséquences des politiques du FMI.....(L'argentine qui n'est pas sous embargo US)
Pour commercer, faut avoir quelque chose à vendre......et pourquoi les Haitiens ils n'achétent rien.en, ils n'ont pas de $....les cubains non plus.........les USA ont bien levé l'embargo sur le Vietnam, ils ne pouvaient plus faire autrement.......
Tout d'abord, merci aux VFistes qui m'ont envoyé des messages, mais mon intervention n'a jamais eu pour objet la polémique aussi stérile qu'idiote.Je n'ai jamais voulu donner autre chose qu'un témoignage du vécu et, là, j'ai la chance de ne pas être assujetti d'un Lennox ou autre; mais cela n'est, hélas qu'un petit exemple.Oui aussi à l'évocation de Guantanamo, l'emblême Delta, mais seulement Delta, de la démocratie, où on débarque (du 313 de la CIA) après arrestation, détention arbitraire et sans jugement, torture. Le barbudo, lui qui avait goûté de la Juventud, en a fait un centre culturel;un maison de détention suffisant pour contenir ceux qui ont été convaincus, jugés et condamnés pour intelligence monnayée avec l'oppresseur. Cette oppression, hélas, n'aura de cesse qu la juteuse "Fruitière" n'ait repris possession du pays et de ses esclaves..avec la bénédiction, je vais me répêter, des stratèges du Café du Commerce et des Deux Hémisphères Réunis après leurs valeureux exploits chez les Teurs. On ne peut pas tout faire:baratiner et constater. A ceux là:bon baratin, mais je m'excuse, je prépare un départ imminent pour les Caraîbes, en RD pour être plus précis;mais qui aura le courage de faire le parallèle RD-Cuba ?(Je crois qu'il y a plusieurs VFistes à même de le faire de façon pertinente). Une petite mise au point concernant le Gramma lû entre autres lectures (les romans français sont en bonne position) dans les manufactures de cigares et je l'ai constaté chez Partagas. Le Gramma n'est pas seulementy une"feuille de choux", ce fut le navire (lire Grand Mat) qui débarqua la petite poignée des compagnons de route du "Dictateur sénile"et renvoya à ses tuteurs le brave Batista. J'ai été trop long, je l'avoue, mais, craché juré, je laisserai désormais la parole à "ceux qui savent".
ALLOCUTION PRONONCÉE PAR FELIPE PÉREZ ROQUE, MINISTRE DES RELATIONS
EXTÉRIEURES DE LA RÉPUBLIQUE DE CUBA, AU SEGMENT DE HAUT NIVEAU DE LA 61ème
SESSION DE LA COMMISSION DES DROITS DE L'HOMME
Genève, le 16 Mars 2005
(Traduction de l'original en espagnol)
Excellences :
La Commission des droits de l'homme - malgré les efforts de ceux qui, comme nous, croient honnêtement à son importance et se battent pour lui rendre l' esprit de respect et de collaboration qui animait ses fondateurs - a perdu toute légitimité. Elle n'est plus crédible. Elle permet l'impunité des puissants. Elle est menottée. On y voit proliférer le mensonge, le deux poids deux mesures, les discours creux de ceux qui, tout en jouissant de leur opulence, tout en gaspillant et en polluant, regardent ailleurs et feignent de ne pas voir comme on viole les droits de millions d'êtres humains à la vie, leur droit à la paix, leur droit au développement, leur droit à manger, à travailler, bref, leur droit de vivre dignement.
Nous savions tous que les travaux de la Commission des droits de l'homme étaient manipulés politiquement, dans la mesure où le gouvernement des Etats-Unis et ses alliés l'ont usée comme si c'était leur propriété privée, l'ont convertie en une sorte d'Inquisition en vue de condamner les pays du Sud, en particulier ceux qui s'opposent activement à leur stratégie de domination néocoloniale.
Mais deux événements survenus l'an dernier ont modifié la nature du débat que nous soutiendrons ces jours-ci.
Le premier a été le refus de l'Union européenne de parrainer et de voter pour le projet de résolution qui proposait l'ouverture d'une enquête sur les violations massives, flagrantes et systématiques des droits de l'homme - des violations toujours actuelles - dont sont victimes les plus de cinq cents prisonniers enfermés dans la base navale que les Etats-Unis occupent, contre la volonté du peuple cubain, dans la baie de Guantánamo. L'Union européenne, qui s'était opposée jusque-là aux motions de non-action, était même prête cette fois-ci à en présenter une pour éviter que son allié ne fasse l'objet d'une simple enquête. L'hypocrisie et la morale à double vitesse étaient à leur comble ! Que fera-t-elle cette année-ci après la divulgation des photos de tortures horripilantes dans la prison d'Abou Ghraib ?
Le second a été la publication du rapport où le Groupe de personnalités de haut niveau sur les menaces, les défis et le changement, constitué à l' initiative du Secrétaire général des Nations Unies, affirme catégoriquement : « La Commission ne peut pas être crédible si elle semble avoir deux poids, deux mesures dans le traitement des questions touchant les droits de l' homme. » Pouvons-nous dès lors espérer que les représentants des Etats-Unis et leurs complices feront leur autocritique en séance plénière et s' engageront à travailler avec nous - les pays du tiers monde - pour sauver la Commission des droits de l'homme du discrédit et de la confrontation ?
Monsieur le Président,
Etre assuré de jouir des droits de l'homme de nos jours dépend de la sorte de pays - développé ou pas développé - où l'on vit, ainsi que de la classe sociale à laquelle on appartient. Voilà pourquoi il n'y aura pas de vraie
jouissance des droits de l'homme pour tous tant que nous ne conquerrons pas la justice sociale dans les rapports entre les pays et au sein des pays mêmes.
Un petit groupe de nations représentées ici - les Etats-Unis et d'autres alliés développés - ont déjà conquis le droit à la paix. Elles seront toujours les agresseurs, jamais les agressées. Leur paix repose sur leur pouvoir militaire. Elles ont aussi conquis le développement économique, fondé sur l'exploitation des richesses des autres pays pauvres, jadis colonies, qui souffrent et se saignent à blanc pour qu'elles puissent gaspiller. N'empêche que dans ces pays développés - et cela paraît incroyable - les chômeurs, les émigrés, les pauvres ne jouissent pas des mêmes droits que les riches.
Un pauvre peut-il être élu sénateur aux Etats-Unis ? Absolument pas. Une campagne électorale coûte au bas mot huit millions de dollars. Les enfants de riches vont-ils à la guerre injuste et illégale d'Iraq ? Pas du tout. Aucun des mille cinq cents jeunes Nord-américains tombés dans cette guerre n 'était fils de millionnaire ou de ministre. Ce sont les pauvres qui meurent là-bas, défendant les intérêts privilégiés d'une minorité.
Si vous vivez dans un pays sous-développé, alors votre situation est pire : c'est que l'immense majorité de la population, parce que pauvre et démunie, ne peut y exercer ses droits. Et le pays, comme pays, n'a pas non plus droit à la paix. Il peut être attaqué sous l'accusation d'être « terroriste », ou d'être « un réduit de la tyrannie », ou au prétexte qu'on va le « libérer ». On le bombardera et on l'envahira pour le « libérer ».
Le tiers monde, soit plus de cent trente pays, n'a pas non plus droit au développement. Aurait-il beau faire les plus grands efforts, le système économique imposé au monde le lui en empêche. Il n'a pas accès aux marchés, aux nouvelles techniques, il est menotté par une dette léonine qu'il a déjà payée plus d'une fois. Il n'a le droit qu'à la dépendance. On lui fait croire que sa pauvreté est le fruit de ses erreurs. Et dans ce tiers monde, les pauvres et les indigents, qui sont la majorité, n'ont même pas droit à la vie. Ce qui explique pourquoi onze millions d'enfants de moins de cinq ans meurent tous les ans, alors qu'une partie pourrait se sauver rien que par un simple vaccin ou par des sels réhydratants. Ce qui explique aussi pourquoi six cent mille femmes pauvres meurent en couches. Les pauvres n'ont pas le droit de lire et d'écrire. Ce serait trop dangereux pour les maîtres. On les maintient ignorants pour les maintenir dociles. Voilà pourquoi l' existence de presque un milliard d'analphabètes dans le monde devrait faire rougir cette Commission. Ce qui explique pourquoi vingt millions de petits Latino-américains travaillent tous les jours, victimes d'une cruelle exploitation, au lieu d'aller à l'école.
Le peuple cubain croit avec ferveur à la liberté, à la démocratie et aux droits de l'homme. Comme les atteindre lui a beaucoup coûté, il en connaît le prix. Et puis, c'est un peuple au pouvoir. C'est là toute la différence.
Il ne peut y avoir de démocratie sans justice sociale. Il n'y a de liberté possible que si elle repose sur le droit à l'éducation et à la culture. L' ignorance est la lourde chaîne qui emprisonne les pauvres. Etre cultivé est la seule manière d'être libre ! telle est la maxime sacrée que nous avons appris, nous les Cubains, de celui qui nous a apporté l'indépendance.
Il ne saurait y avoir d'exercice réelle des droits de l'homme sans égalité ni équité. Les pauvres et les riches n'auront jamais les mêmes droits dans la vie réelle, ceux-ci auraient-ils beau être proclamés et reconnus noir sur blanc !
C'est parce que nous l'avons compris depuis longtemps, nous les Cubains, que nous édifions un pays différent. Et nous ne faisons que commencer. Et nous le faisons malgré les agressions, le blocus, les attaques terroristes, les mensonges et les plans visant à nous assassiner Fidel. Nous savons que tout ceci irrite l'Empire. Nous sommes un exemple dangereux : nous sommes un symbole du fait que seule une société juste et solidaire - autrement dit socialiste - peut assurer l'exercice de tous les droits à tous les citoyens.
Voilà pourquoi le gouvernement des Etats-Unis tente de nous condamner ici à la Commission des droits de l'homme. Il craint notre exemple. Fort militairement parlant, il est faible du point de vue moral. Et c'est la morale, non les armes, qui est le bouclier des peuples.
Peut-être le président Bush dénichera-t-il cette année un gouvernement latino-américain - même si les dociles se font de plus en plus rares - qui présente la fameuse résolution contre Cuba. Ou alors devra-t-il se tourner de nouveau vers un gouvernement d'Europe de l'Est, dans le style du gouvernement tchèque qui jouit comme nul autre de sa condition de satellite de Washington et de cheval de Troie dans l'Union européenne, ou alors sa propre administration devra-t-elle s'en charger. En tout cas, pour l' instant, elle fait du chantage, elle menace, elle compte les gouvernements dont elle pourra disposer pour savoir si elle parviendra à condamner Cuba.
Tout le monde sait dans cette salle qu'il n'y a pas la moindre raison de présenter une résolution contre Cuba à cette Commission. Cuba n'a jamais connu en quarante-six ans de Révolution un seule exécution extrajudiciaire, une seule disparition forcée. Pas une seule ! Que quelqu'un cite le nom d' une seule mère cubaine cherchant encore les restes de son enfant assassiné ! Ou celui d'une grand-mère cherchant son petit-fils donné à une autre famille après l'assassinat de ses parents ! Que quelqu'un cite ici le nom d'un seul journaliste assassiné à Cuba (et j'ose rappeler que vingt l'ont été en Amérique latine seulement l'an dernier) ! Que quelqu'un cite le nom d'une personne torturée ! Un seul nom ! Que quelqu'un cite le nom d'un prisonnier torturé par ses gardiens, d'un prisonnier à genoux et terrorisé devant un chien entraîné à tuer !
Excellences
Le président Bush a un plan pour Cuba. Mais nous en avons un autre, nous les Cubains. Nous connaissons parfaitement notre cap. Et personne ne nous en fera dévier. Nous édifierons une société encore plus juste, encore plus démocratique, encore plus libre, encore plus cultivée. Bref, encore plus socialiste.
Et nous le ferons, le président Bush aurait-il beau nous menacer d' agression, nous menacer de ramener Cuba à la condition de colonie, d'enlever aux Cubains leurs maisons, leurs terres et leurs écoles pour les rendre aux anciens propriétaires batistiens qui rentreraient des Etats-Unis. Nous le ferons, malgré son plan de privatiser la santé et de convertir nos médecins en chômeurs ; nous le ferons malgré le plan de Bush de privatiser l' éducation et de ne la rendre accessible qu'aux élites, comme par le passé ; nous le ferons malgré le plan de Bush de brader nos richesses et le patrimoine de tout un peuple aux transnationales étasuniennes ; nous le ferons, malgré le plan de Bush d'enlever leurs allocations à nos retraités et à nos pensionnés pour les obliger à retourner au travail, selon le Plan d 'aide à Cuba libre qui prévoit tout ça.
Le peuple cubain a le droit de se défendre de l'agression et il le fera. Et je dois le dire sans ambages : nous ne permettrons pas la formation à Cuba d 'organisations et de partis de mercenaires financés par le gouvernement des Etats-Unis et à sa solde ! Nous ne permettrons pas des journaux et des chaînes de télévision financés par le gouvernement des Etats-Unis en vue de prôner parmi nous ses politiques de blocus et ses mensonges ! À Cuba, la presse, la radio et la télévision sont propriété du peuple dont ils servent et serviront les intérêts.
Nous ne coopérerons pas avec la représentante personnelle du Haut-commissaire dont le mandat découle d'une résolution nulle et non avenue. Pourquoi ne nomme-t-on une juriste si prestigieuse Représentante spéciale du Haut-commissaire pour la base navale de Guantánamo ? Pourquoi ne lui demande-t-on pas d'enquêter sur les violations flagrantes des droits des cinq Cubains, courageux et désintéressés, incarcérés aux Etats-Unis et de leurs familles ? Tout simplement parce que c'est impossible. Parce qu'il s' agit de violations des droits de l'homme commises par les Etats-Unis et que ces messieurs sont intouchables ! Sur la petite île de Cuba, on tire à boulets rouges ; face aux Etats-Unis, on se tait.
Mais Cuba ne se lassera pas de lutter, Excellences. Et elle ne se rendra pas. Pas plus qu'elle ne fera de concessions ni ne trahira ses idéaux.
Et on verra bien si on peut vaincre un peuple libre, cultivé et uni ! On verra bien si on peut renverser un gouvernement du peuple, dont les dirigeants marchent sans crainte au milieu de la population, forts de l' autorité morale que leur donnent leur absence totale de corruption et leur dévouement total à leurs devoirs !
On verra si on peut berner tout le monde tout le temps !
Excellences,
La Commission des droits de l'homme qui nous convoque aujourd'hui reflète le monde injuste et inégal où nous vivons. Il ne reste plus rien de l'esprit fraternel et respectueux qui avait inspiré ses fondateurs après la victoire sur le fascisme.
La délégation cubaine n'insistera donc pas sur la transformation de la Commission. Ce qu'il nous faut transformer, c'est le monde. Ce qu'il faut, c 'est aller à la racine. Une Commission des droits de l'homme exempte de sélectivité, de politisation, de deux poids deux mesures, de chantages et d' hypocrisie ne sera possible que dans un monde différent.
Cuba ne voit pas là une chimère, mais une cause pour laquelle il vaut la peine de se battre. C'est pour cela qu'elle se bat et continuera de se battre.
Je vous remercie.
Extrait de CSP--
Extrait de :LES ETATS-UNIS ET LA « DISSIDENCE » CUBAINE
http://risal.collectifs.net/imprimer.php3?id_article=1225
Les deux « dissidents » cubains qui disposent de l’influence médiatique la plus importante au niveau international, qui lancent les diatribes les plus acerbes contre la Révolution cubaine et qui jouissent de la bienveillance la plus soutenue auprès des extrémistes d’origine cubaine de Miami sont MM. Oswaldo Payá et Elizardo Sánchez [8]. Face à eux, M. Raúl Rivero passe pour un « opposant » relativement modéré et frileux [9]. Or ce dernier a été condamné à une peine de vingt ans de réclusion criminelle. MM. Payá et Sánchez n’ont eu aucun ennui avec la justice, alors que leurs écrits politiques sont beaucoup plus virulents que ceux de M. Rivero. L’explication est assez simple : MM. Payá et Sánchez ont, jusqu’à présent, toujours refusé le financement généreusement offert par Washington, tandis que M. Rivero a commis l’erreur de profiter des largesses financières de l’administration Bush. Et c’est cela qui a été condamné et non la production littéraire ou politique supposément hétérodoxe. Ces faits concrets démontrent clairement que l’argument tendant à accuser les autorités cubaines d’incarcérer les gens pour leur pensée dispose d’une vraisemblance frôlant le niveau zéro.--
Objet : Les dissidents invités à se présenter aux élections
Je m'imaginais que cette entrevue que Ricardo Alarcon a donné à EFE il y a quelques jours, ferait l'objet d'une dépêche de l'AFP reprise par tous les médias francophones. Mais il semblerait que les dissidents cubains ne sont intéressants que quand ils jouent aux victimes, pas quand ils sont face à leurs responsabilités. Lors du premier scrutin de ce type en 1976, les dissidents de Cuba et de Miami se sont melés des élections, ils ont trouvé des prétextes pour ne pas se présenter et ont appelé à l'abstention comme mode de rejet du régime. Alors que Cuba est l'un des rares pays d'Amérique Latine ou le vote n'est pas obligatoire et ou l'abstention n'est pas punie, plus de 96% des électeurs ont voté, montrant clairement ce qu'ils pensaient de la dissidence. Parions que les mercenaires ont appris leur leçon et qu'ils continueront de se tenir loin du processus démocratique au nom duquel ils jouent au martye dans notre presse. Il faut noter que les élections cubaines ne sont aps des élections à parti unique mais des élections non partisanes, c'est à dire ou les candidats sont choisis et élus en fonction de leur valeurs et capacités personnelles et non pas à cause d'une allégence à un parti. 60% des députés cubains ne sont pas membres du Parti Communiste, une information importante que nos médias cacheront toujours. *PLR!
Tiré de La Tercera du 12/03/05 : http://www.tercera.cl/articulo/0, 6727, 3255_5704_116093324, 00.html
Genève, le 16 Mars 2005
(Traduction de l'original en espagnol)
Excellences :
La Commission des droits de l'homme - malgré les efforts de ceux qui, comme nous, croient honnêtement à son importance et se battent pour lui rendre l' esprit de respect et de collaboration qui animait ses fondateurs - a perdu toute légitimité. Elle n'est plus crédible. Elle permet l'impunité des puissants. Elle est menottée. On y voit proliférer le mensonge, le deux poids deux mesures, les discours creux de ceux qui, tout en jouissant de leur opulence, tout en gaspillant et en polluant, regardent ailleurs et feignent de ne pas voir comme on viole les droits de millions d'êtres humains à la vie, leur droit à la paix, leur droit au développement, leur droit à manger, à travailler, bref, leur droit de vivre dignement.
Nous savions tous que les travaux de la Commission des droits de l'homme étaient manipulés politiquement, dans la mesure où le gouvernement des Etats-Unis et ses alliés l'ont usée comme si c'était leur propriété privée, l'ont convertie en une sorte d'Inquisition en vue de condamner les pays du Sud, en particulier ceux qui s'opposent activement à leur stratégie de domination néocoloniale.
Mais deux événements survenus l'an dernier ont modifié la nature du débat que nous soutiendrons ces jours-ci.
Le premier a été le refus de l'Union européenne de parrainer et de voter pour le projet de résolution qui proposait l'ouverture d'une enquête sur les violations massives, flagrantes et systématiques des droits de l'homme - des violations toujours actuelles - dont sont victimes les plus de cinq cents prisonniers enfermés dans la base navale que les Etats-Unis occupent, contre la volonté du peuple cubain, dans la baie de Guantánamo. L'Union européenne, qui s'était opposée jusque-là aux motions de non-action, était même prête cette fois-ci à en présenter une pour éviter que son allié ne fasse l'objet d'une simple enquête. L'hypocrisie et la morale à double vitesse étaient à leur comble ! Que fera-t-elle cette année-ci après la divulgation des photos de tortures horripilantes dans la prison d'Abou Ghraib ?
Le second a été la publication du rapport où le Groupe de personnalités de haut niveau sur les menaces, les défis et le changement, constitué à l' initiative du Secrétaire général des Nations Unies, affirme catégoriquement : « La Commission ne peut pas être crédible si elle semble avoir deux poids, deux mesures dans le traitement des questions touchant les droits de l' homme. » Pouvons-nous dès lors espérer que les représentants des Etats-Unis et leurs complices feront leur autocritique en séance plénière et s' engageront à travailler avec nous - les pays du tiers monde - pour sauver la Commission des droits de l'homme du discrédit et de la confrontation ?
Monsieur le Président,
Etre assuré de jouir des droits de l'homme de nos jours dépend de la sorte de pays - développé ou pas développé - où l'on vit, ainsi que de la classe sociale à laquelle on appartient. Voilà pourquoi il n'y aura pas de vraie
jouissance des droits de l'homme pour tous tant que nous ne conquerrons pas la justice sociale dans les rapports entre les pays et au sein des pays mêmes.
Un petit groupe de nations représentées ici - les Etats-Unis et d'autres alliés développés - ont déjà conquis le droit à la paix. Elles seront toujours les agresseurs, jamais les agressées. Leur paix repose sur leur pouvoir militaire. Elles ont aussi conquis le développement économique, fondé sur l'exploitation des richesses des autres pays pauvres, jadis colonies, qui souffrent et se saignent à blanc pour qu'elles puissent gaspiller. N'empêche que dans ces pays développés - et cela paraît incroyable - les chômeurs, les émigrés, les pauvres ne jouissent pas des mêmes droits que les riches.
Un pauvre peut-il être élu sénateur aux Etats-Unis ? Absolument pas. Une campagne électorale coûte au bas mot huit millions de dollars. Les enfants de riches vont-ils à la guerre injuste et illégale d'Iraq ? Pas du tout. Aucun des mille cinq cents jeunes Nord-américains tombés dans cette guerre n 'était fils de millionnaire ou de ministre. Ce sont les pauvres qui meurent là-bas, défendant les intérêts privilégiés d'une minorité.
Si vous vivez dans un pays sous-développé, alors votre situation est pire : c'est que l'immense majorité de la population, parce que pauvre et démunie, ne peut y exercer ses droits. Et le pays, comme pays, n'a pas non plus droit à la paix. Il peut être attaqué sous l'accusation d'être « terroriste », ou d'être « un réduit de la tyrannie », ou au prétexte qu'on va le « libérer ». On le bombardera et on l'envahira pour le « libérer ».
Le tiers monde, soit plus de cent trente pays, n'a pas non plus droit au développement. Aurait-il beau faire les plus grands efforts, le système économique imposé au monde le lui en empêche. Il n'a pas accès aux marchés, aux nouvelles techniques, il est menotté par une dette léonine qu'il a déjà payée plus d'une fois. Il n'a le droit qu'à la dépendance. On lui fait croire que sa pauvreté est le fruit de ses erreurs. Et dans ce tiers monde, les pauvres et les indigents, qui sont la majorité, n'ont même pas droit à la vie. Ce qui explique pourquoi onze millions d'enfants de moins de cinq ans meurent tous les ans, alors qu'une partie pourrait se sauver rien que par un simple vaccin ou par des sels réhydratants. Ce qui explique aussi pourquoi six cent mille femmes pauvres meurent en couches. Les pauvres n'ont pas le droit de lire et d'écrire. Ce serait trop dangereux pour les maîtres. On les maintient ignorants pour les maintenir dociles. Voilà pourquoi l' existence de presque un milliard d'analphabètes dans le monde devrait faire rougir cette Commission. Ce qui explique pourquoi vingt millions de petits Latino-américains travaillent tous les jours, victimes d'une cruelle exploitation, au lieu d'aller à l'école.
Le peuple cubain croit avec ferveur à la liberté, à la démocratie et aux droits de l'homme. Comme les atteindre lui a beaucoup coûté, il en connaît le prix. Et puis, c'est un peuple au pouvoir. C'est là toute la différence.
Il ne peut y avoir de démocratie sans justice sociale. Il n'y a de liberté possible que si elle repose sur le droit à l'éducation et à la culture. L' ignorance est la lourde chaîne qui emprisonne les pauvres. Etre cultivé est la seule manière d'être libre ! telle est la maxime sacrée que nous avons appris, nous les Cubains, de celui qui nous a apporté l'indépendance.
Il ne saurait y avoir d'exercice réelle des droits de l'homme sans égalité ni équité. Les pauvres et les riches n'auront jamais les mêmes droits dans la vie réelle, ceux-ci auraient-ils beau être proclamés et reconnus noir sur blanc !
C'est parce que nous l'avons compris depuis longtemps, nous les Cubains, que nous édifions un pays différent. Et nous ne faisons que commencer. Et nous le faisons malgré les agressions, le blocus, les attaques terroristes, les mensonges et les plans visant à nous assassiner Fidel. Nous savons que tout ceci irrite l'Empire. Nous sommes un exemple dangereux : nous sommes un symbole du fait que seule une société juste et solidaire - autrement dit socialiste - peut assurer l'exercice de tous les droits à tous les citoyens.
Voilà pourquoi le gouvernement des Etats-Unis tente de nous condamner ici à la Commission des droits de l'homme. Il craint notre exemple. Fort militairement parlant, il est faible du point de vue moral. Et c'est la morale, non les armes, qui est le bouclier des peuples.
Peut-être le président Bush dénichera-t-il cette année un gouvernement latino-américain - même si les dociles se font de plus en plus rares - qui présente la fameuse résolution contre Cuba. Ou alors devra-t-il se tourner de nouveau vers un gouvernement d'Europe de l'Est, dans le style du gouvernement tchèque qui jouit comme nul autre de sa condition de satellite de Washington et de cheval de Troie dans l'Union européenne, ou alors sa propre administration devra-t-elle s'en charger. En tout cas, pour l' instant, elle fait du chantage, elle menace, elle compte les gouvernements dont elle pourra disposer pour savoir si elle parviendra à condamner Cuba.
Tout le monde sait dans cette salle qu'il n'y a pas la moindre raison de présenter une résolution contre Cuba à cette Commission. Cuba n'a jamais connu en quarante-six ans de Révolution un seule exécution extrajudiciaire, une seule disparition forcée. Pas une seule ! Que quelqu'un cite le nom d' une seule mère cubaine cherchant encore les restes de son enfant assassiné ! Ou celui d'une grand-mère cherchant son petit-fils donné à une autre famille après l'assassinat de ses parents ! Que quelqu'un cite ici le nom d'un seul journaliste assassiné à Cuba (et j'ose rappeler que vingt l'ont été en Amérique latine seulement l'an dernier) ! Que quelqu'un cite le nom d'une personne torturée ! Un seul nom ! Que quelqu'un cite le nom d'un prisonnier torturé par ses gardiens, d'un prisonnier à genoux et terrorisé devant un chien entraîné à tuer !
Excellences
Le président Bush a un plan pour Cuba. Mais nous en avons un autre, nous les Cubains. Nous connaissons parfaitement notre cap. Et personne ne nous en fera dévier. Nous édifierons une société encore plus juste, encore plus démocratique, encore plus libre, encore plus cultivée. Bref, encore plus socialiste.
Et nous le ferons, le président Bush aurait-il beau nous menacer d' agression, nous menacer de ramener Cuba à la condition de colonie, d'enlever aux Cubains leurs maisons, leurs terres et leurs écoles pour les rendre aux anciens propriétaires batistiens qui rentreraient des Etats-Unis. Nous le ferons, malgré son plan de privatiser la santé et de convertir nos médecins en chômeurs ; nous le ferons malgré le plan de Bush de privatiser l' éducation et de ne la rendre accessible qu'aux élites, comme par le passé ; nous le ferons malgré le plan de Bush de brader nos richesses et le patrimoine de tout un peuple aux transnationales étasuniennes ; nous le ferons, malgré le plan de Bush d'enlever leurs allocations à nos retraités et à nos pensionnés pour les obliger à retourner au travail, selon le Plan d 'aide à Cuba libre qui prévoit tout ça.
Le peuple cubain a le droit de se défendre de l'agression et il le fera. Et je dois le dire sans ambages : nous ne permettrons pas la formation à Cuba d 'organisations et de partis de mercenaires financés par le gouvernement des Etats-Unis et à sa solde ! Nous ne permettrons pas des journaux et des chaînes de télévision financés par le gouvernement des Etats-Unis en vue de prôner parmi nous ses politiques de blocus et ses mensonges ! À Cuba, la presse, la radio et la télévision sont propriété du peuple dont ils servent et serviront les intérêts.
Nous ne coopérerons pas avec la représentante personnelle du Haut-commissaire dont le mandat découle d'une résolution nulle et non avenue. Pourquoi ne nomme-t-on une juriste si prestigieuse Représentante spéciale du Haut-commissaire pour la base navale de Guantánamo ? Pourquoi ne lui demande-t-on pas d'enquêter sur les violations flagrantes des droits des cinq Cubains, courageux et désintéressés, incarcérés aux Etats-Unis et de leurs familles ? Tout simplement parce que c'est impossible. Parce qu'il s' agit de violations des droits de l'homme commises par les Etats-Unis et que ces messieurs sont intouchables ! Sur la petite île de Cuba, on tire à boulets rouges ; face aux Etats-Unis, on se tait.
Mais Cuba ne se lassera pas de lutter, Excellences. Et elle ne se rendra pas. Pas plus qu'elle ne fera de concessions ni ne trahira ses idéaux.
Et on verra bien si on peut vaincre un peuple libre, cultivé et uni ! On verra bien si on peut renverser un gouvernement du peuple, dont les dirigeants marchent sans crainte au milieu de la population, forts de l' autorité morale que leur donnent leur absence totale de corruption et leur dévouement total à leurs devoirs !
On verra si on peut berner tout le monde tout le temps !
Excellences,
La Commission des droits de l'homme qui nous convoque aujourd'hui reflète le monde injuste et inégal où nous vivons. Il ne reste plus rien de l'esprit fraternel et respectueux qui avait inspiré ses fondateurs après la victoire sur le fascisme.
La délégation cubaine n'insistera donc pas sur la transformation de la Commission. Ce qu'il nous faut transformer, c'est le monde. Ce qu'il faut, c 'est aller à la racine. Une Commission des droits de l'homme exempte de sélectivité, de politisation, de deux poids deux mesures, de chantages et d' hypocrisie ne sera possible que dans un monde différent.
Cuba ne voit pas là une chimère, mais une cause pour laquelle il vaut la peine de se battre. C'est pour cela qu'elle se bat et continuera de se battre.
Je vous remercie.
Extrait de CSP--
Extrait de :LES ETATS-UNIS ET LA « DISSIDENCE » CUBAINE
http://risal.collectifs.net/imprimer.php3?id_article=1225
Les deux « dissidents » cubains qui disposent de l’influence médiatique la plus importante au niveau international, qui lancent les diatribes les plus acerbes contre la Révolution cubaine et qui jouissent de la bienveillance la plus soutenue auprès des extrémistes d’origine cubaine de Miami sont MM. Oswaldo Payá et Elizardo Sánchez [8]. Face à eux, M. Raúl Rivero passe pour un « opposant » relativement modéré et frileux [9]. Or ce dernier a été condamné à une peine de vingt ans de réclusion criminelle. MM. Payá et Sánchez n’ont eu aucun ennui avec la justice, alors que leurs écrits politiques sont beaucoup plus virulents que ceux de M. Rivero. L’explication est assez simple : MM. Payá et Sánchez ont, jusqu’à présent, toujours refusé le financement généreusement offert par Washington, tandis que M. Rivero a commis l’erreur de profiter des largesses financières de l’administration Bush. Et c’est cela qui a été condamné et non la production littéraire ou politique supposément hétérodoxe. Ces faits concrets démontrent clairement que l’argument tendant à accuser les autorités cubaines d’incarcérer les gens pour leur pensée dispose d’une vraisemblance frôlant le niveau zéro.--
Objet : Les dissidents invités à se présenter aux élections
Je m'imaginais que cette entrevue que Ricardo Alarcon a donné à EFE il y a quelques jours, ferait l'objet d'une dépêche de l'AFP reprise par tous les médias francophones. Mais il semblerait que les dissidents cubains ne sont intéressants que quand ils jouent aux victimes, pas quand ils sont face à leurs responsabilités. Lors du premier scrutin de ce type en 1976, les dissidents de Cuba et de Miami se sont melés des élections, ils ont trouvé des prétextes pour ne pas se présenter et ont appelé à l'abstention comme mode de rejet du régime. Alors que Cuba est l'un des rares pays d'Amérique Latine ou le vote n'est pas obligatoire et ou l'abstention n'est pas punie, plus de 96% des électeurs ont voté, montrant clairement ce qu'ils pensaient de la dissidence. Parions que les mercenaires ont appris leur leçon et qu'ils continueront de se tenir loin du processus démocratique au nom duquel ils jouent au martye dans notre presse. Il faut noter que les élections cubaines ne sont aps des élections à parti unique mais des élections non partisanes, c'est à dire ou les candidats sont choisis et élus en fonction de leur valeurs et capacités personnelles et non pas à cause d'une allégence à un parti. 60% des députés cubains ne sont pas membres du Parti Communiste, une information importante que nos médias cacheront toujours. *PLR!
Tiré de La Tercera du 12/03/05 : http://www.tercera.cl/articulo/0, 6727, 3255_5704_116093324, 00.html
Il commence par critiquer l'Europe car elle avait décidé quelques timides mesures de protestation aprés l'arrestation des dissidents........
Sinon, un nom concernant les procés à Cuba : Ochoa.....et là, le procés, je l'ai vu, c'était hallucinant........
Sinon, un nom concernant les procés à Cuba : Ochoa.....et là, le procés, je l'ai vu, c'était hallucinant........
Salut,
Merci pour ta réponse, à laquelle je m'attendais d'ailleurs.
Tirer parti des faiblesses de l'adversaire est une bonne chose, tirer parti de ses propres faiblesses en est une bien meilleure.
Vois-tu les USA châtier la Chine pour son commerce avec Cuba? Alors ..... une société ou une cascade de sociétés basée(s) en Chine et commerçant avec Cuba pourrait se réaliser facilement et palier en partie aux insuffisances cubaines dans certains domaines (engrais, technologies, etc.).
D'autre part, les investisseurs étrangers à Cuba bénéficient de facilités (administratives surtout) bien supérieures à celles dont bénéficient les Cubains. Est-ce correct ? Tout cela pour des raisons idéologiques; alors que les nécessités des gens sont loin d'être couvertes (dans l'habillement par exemple). Lâcher un peu la bride économique ferait certainement du bien à de nombreux Cubains.
Et les USA n'ont rien à voir là-dedans.
Philippe
Merci pour ta réponse, à laquelle je m'attendais d'ailleurs.
Tirer parti des faiblesses de l'adversaire est une bonne chose, tirer parti de ses propres faiblesses en est une bien meilleure.
Vois-tu les USA châtier la Chine pour son commerce avec Cuba? Alors ..... une société ou une cascade de sociétés basée(s) en Chine et commerçant avec Cuba pourrait se réaliser facilement et palier en partie aux insuffisances cubaines dans certains domaines (engrais, technologies, etc.).
D'autre part, les investisseurs étrangers à Cuba bénéficient de facilités (administratives surtout) bien supérieures à celles dont bénéficient les Cubains. Est-ce correct ? Tout cela pour des raisons idéologiques; alors que les nécessités des gens sont loin d'être couvertes (dans l'habillement par exemple). Lâcher un peu la bride économique ferait certainement du bien à de nombreux Cubains.
Et les USA n'ont rien à voir là-dedans.
Philippe
Si tu pleures parce que tu as perdu le soleil, tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles
Philippe2003, tu devrais donc militer pour la faim de l'embargo US(et ses conséquences) sur Cuba!!!...ok?......Ensuite tu leur laisses 2 ou 3 ans.....et après on reparlera de "l'économie cubaine".....Quand à Monsieur Dennis, il ferait bien d'analyser la politique US en amérique latine........analyser avec précision les crimes et atrocités perpétrés au Nicaragua par exemple (via la contra )..sans parler du soutien très actif à Pinochet!
pour + d'info
http://www.democracynow.org/article.pl?sid=04/06/08/1453219
http://www.gwu.edu/~nsarchiv/nsa/the_archive.html
Il est évident que "le régime" Cubain n'est pas parfait.....mais avant de juger Cuba......Regardez avec la même sévérité les politiques des pays occidentaux....Ceux qui font la morale aux autres mais qui sont intouchables parce que......et bien parce que ce sont eux les plus balaises!!
Enfin puisque vous apportez beaucoup d'importance à la politique de Cuba.......Les autorités organisent justement un concours international d'essai politique.....Lancez vous!!!!--
Concours internationale d'essai politique
1. La participation est ouverte aux auteurs de n’importe quel pays qui présenteront un essai inédit, écrit en espagnol, en portugais, en anglais ou en français (ou traduit à l’une de ces langues) dont la publication n’est pas engagée par contrat et qui n’a pas obtenu de prix à d’autres concours.
2. L’essai doit compter au minimum vingt feuillets et au maximum quarante, un feuillet comprenant 1 800 lettres et signes (soit 30 lignes de 60 signes et lettres chacune).
3. Chaque auteur ne pourra présenter qu’un seul texte.
4. Ledit texte devra parvenir avant le 30 mars 2005 en fichier attaché (sous n’importe quel extension, de préférence .rtf, ou encore .doc, en PC ; documents fichiers ouvertes, comme Linux), en une seule copie et sous un seul message, dûment identifié par le nom et l’adresse de l’auteur, accompagné d’un bref C.V., à l’adresse électronique suivante : contracorriente@icl.cult.cu.
5. Les textes seront évalués par un jury international composé comme suit : Atilio Borón (Argentine), président, François Houtart (Belgique), James Cockcroft (Etats-Unis), Theotonio dos Santos (Brésil), Roberto Fernández Retamar (Cuba). Le jury décernera trois prix de 1 500, 1 000 et 500 euros aux premier, deuxième et troisième meilleurs textes, ainsi que toutes les mentions qu’il estimera pertinentes, quoique sans récompense monétaire.
6. Un livre contenant les textes récompensés et un choix de meilleurs essais sera publié par l’Institut cubain du livre. Celui-ci se réserve le droit de première édition des textes envoyés durant une année à compter de la fin de la convocation.
7. La décision du jury est sans appel et sera connue à La Havane en juin 2005 lors de la cérémonie de clôture de la conférence Culture et développement.
8. Les auteurs acceptent d’avance le présent Règlement.
9. Pour tous renseignements supplémentaires, consulter le portail www.cubaliteraria.cu ou s’adresser à contracorriente@icl.cult.cu.
Jury:
Atilio Borón (Argentine), président Professeur titulaire de Théorie politique et sociale à la faculté de sciences sociales de l’Université de Buenos Aires depuis 1986 ; chercheur principal du CONICET et secrétaire exécutif du Conseil latino-américain des sciences sociales (CLACSO). A reçu, entre autres récompenses, le Prix honorifique d’essai Ezequiel Martínez Estrada, de la Casa de las Américas, pour l’ouvrage Empire et impérialisme. Une lecture critique de Michael Hardt et d’Antonio Negri. Quelque-uns de ses titres : Etat, capitalisme et démocratie en Amérique latine ; Derrière la chouette de Minerve ; Marché contre démocratie dans le capitalisme de fin de siècle ; Nouvelle Hégémonie mondiale. Alternatives de changement et mouvements sociaux.
François Houtart (Belgique) Essayiste et théologien de la Libération. Membre du Conseil international du Forum social mondial. Directeur du Centre Tricontinental de Louvain qui publie la prestigieuse revue Alternatives Sud. Quelques-uns de ses titres les plus importants : La mondialisation des résistances et des luttes contre le néo-libéralisme et L’autre Davos.
James Cockcroft (Etats-Unis) Politologue, historien et professeur. Son œuvre comprend une trentaine de titres, dont Précurseurs et intellectuels de la Révolution mexicaine ; Les Latino-Américains dans le base-ball des Etats-Unis et L’espoir du Mexique. Un de ses principaux ouvrages s’intitule : L’Amérique latine et les Etats-Unis, pays par pays.
Theotonio dos Santos (Brésil) Professeur titulaire de l’Université fédérale de Rio de Janeiro et coordonnateur de la chaire et du réseau Unesco-Université des Nations Unies sur l’économie mondiale et le développement durable. Quelques-uns de ses titres les plus importants : Théorie de la dépendance : bilan et perspective ; Socialisme ou fascisme : le dilemme latino-américain et le nouveau caractère de la dépendance ; Impérialisme et dépendance ; Démocratie et socialisme dans le capitalisme dépendant ; Economie mondiale, intégration régionale et développement durable.
Roberto Fernández Retamar (Cuba) Poète et essayiste. Docteur en philosophie et lettres de l’Université de La Havane, et en sciences philologiques. Prix national de poésie en 1952. Docteur honoris causa de l’Université de Sofia (Bulgarie) et de l’Université de Buenos Aires (Argentine). Prix international de poésie Pérez Bonald pour Aquí et Prix national de littérature (1989). Professeur émérite de l’Université de La Havane, membre de l’Académie cubaine de la langue et président de la Casa de las Américas. Quelques-unes des ses œuvres : Idée de la stylistique ; Pour une théorie de la littérature hispano-américaine ; Quelques usages de civilisation et barbarie ; Tout Caliban cannibale ; Cuba défendue ; La poésie, royaume autonome-- POUR AVOIR UNE VISION D'ENSEMBLE Je vous conseille 2 films sur les effets du néolibéralisme 1-The corporation http://www.thecorporation.tv/ 2-Violence des échanges en milieu tempéré de Jean-Marc Moutout http://www.politis.fr/article815.html
pour + d'info
http://www.democracynow.org/article.pl?sid=04/06/08/1453219
http://www.gwu.edu/~nsarchiv/nsa/the_archive.html
Il est évident que "le régime" Cubain n'est pas parfait.....mais avant de juger Cuba......Regardez avec la même sévérité les politiques des pays occidentaux....Ceux qui font la morale aux autres mais qui sont intouchables parce que......et bien parce que ce sont eux les plus balaises!!
Enfin puisque vous apportez beaucoup d'importance à la politique de Cuba.......Les autorités organisent justement un concours international d'essai politique.....Lancez vous!!!!--
Concours internationale d'essai politique
1. La participation est ouverte aux auteurs de n’importe quel pays qui présenteront un essai inédit, écrit en espagnol, en portugais, en anglais ou en français (ou traduit à l’une de ces langues) dont la publication n’est pas engagée par contrat et qui n’a pas obtenu de prix à d’autres concours.
2. L’essai doit compter au minimum vingt feuillets et au maximum quarante, un feuillet comprenant 1 800 lettres et signes (soit 30 lignes de 60 signes et lettres chacune).
3. Chaque auteur ne pourra présenter qu’un seul texte.
4. Ledit texte devra parvenir avant le 30 mars 2005 en fichier attaché (sous n’importe quel extension, de préférence .rtf, ou encore .doc, en PC ; documents fichiers ouvertes, comme Linux), en une seule copie et sous un seul message, dûment identifié par le nom et l’adresse de l’auteur, accompagné d’un bref C.V., à l’adresse électronique suivante : contracorriente@icl.cult.cu.
5. Les textes seront évalués par un jury international composé comme suit : Atilio Borón (Argentine), président, François Houtart (Belgique), James Cockcroft (Etats-Unis), Theotonio dos Santos (Brésil), Roberto Fernández Retamar (Cuba). Le jury décernera trois prix de 1 500, 1 000 et 500 euros aux premier, deuxième et troisième meilleurs textes, ainsi que toutes les mentions qu’il estimera pertinentes, quoique sans récompense monétaire.
6. Un livre contenant les textes récompensés et un choix de meilleurs essais sera publié par l’Institut cubain du livre. Celui-ci se réserve le droit de première édition des textes envoyés durant une année à compter de la fin de la convocation.
7. La décision du jury est sans appel et sera connue à La Havane en juin 2005 lors de la cérémonie de clôture de la conférence Culture et développement.
8. Les auteurs acceptent d’avance le présent Règlement.
9. Pour tous renseignements supplémentaires, consulter le portail www.cubaliteraria.cu ou s’adresser à contracorriente@icl.cult.cu.
Jury:
Atilio Borón (Argentine), président Professeur titulaire de Théorie politique et sociale à la faculté de sciences sociales de l’Université de Buenos Aires depuis 1986 ; chercheur principal du CONICET et secrétaire exécutif du Conseil latino-américain des sciences sociales (CLACSO). A reçu, entre autres récompenses, le Prix honorifique d’essai Ezequiel Martínez Estrada, de la Casa de las Américas, pour l’ouvrage Empire et impérialisme. Une lecture critique de Michael Hardt et d’Antonio Negri. Quelque-uns de ses titres : Etat, capitalisme et démocratie en Amérique latine ; Derrière la chouette de Minerve ; Marché contre démocratie dans le capitalisme de fin de siècle ; Nouvelle Hégémonie mondiale. Alternatives de changement et mouvements sociaux.
François Houtart (Belgique) Essayiste et théologien de la Libération. Membre du Conseil international du Forum social mondial. Directeur du Centre Tricontinental de Louvain qui publie la prestigieuse revue Alternatives Sud. Quelques-uns de ses titres les plus importants : La mondialisation des résistances et des luttes contre le néo-libéralisme et L’autre Davos.
James Cockcroft (Etats-Unis) Politologue, historien et professeur. Son œuvre comprend une trentaine de titres, dont Précurseurs et intellectuels de la Révolution mexicaine ; Les Latino-Américains dans le base-ball des Etats-Unis et L’espoir du Mexique. Un de ses principaux ouvrages s’intitule : L’Amérique latine et les Etats-Unis, pays par pays.
Theotonio dos Santos (Brésil) Professeur titulaire de l’Université fédérale de Rio de Janeiro et coordonnateur de la chaire et du réseau Unesco-Université des Nations Unies sur l’économie mondiale et le développement durable. Quelques-uns de ses titres les plus importants : Théorie de la dépendance : bilan et perspective ; Socialisme ou fascisme : le dilemme latino-américain et le nouveau caractère de la dépendance ; Impérialisme et dépendance ; Démocratie et socialisme dans le capitalisme dépendant ; Economie mondiale, intégration régionale et développement durable.
Roberto Fernández Retamar (Cuba) Poète et essayiste. Docteur en philosophie et lettres de l’Université de La Havane, et en sciences philologiques. Prix national de poésie en 1952. Docteur honoris causa de l’Université de Sofia (Bulgarie) et de l’Université de Buenos Aires (Argentine). Prix international de poésie Pérez Bonald pour Aquí et Prix national de littérature (1989). Professeur émérite de l’Université de La Havane, membre de l’Académie cubaine de la langue et président de la Casa de las Américas. Quelques-unes des ses œuvres : Idée de la stylistique ; Pour une théorie de la littérature hispano-américaine ; Quelques usages de civilisation et barbarie ; Tout Caliban cannibale ; Cuba défendue ; La poésie, royaume autonome-- POUR AVOIR UNE VISION D'ENSEMBLE Je vous conseille 2 films sur les effets du néolibéralisme 1-The corporation http://www.thecorporation.tv/ 2-Violence des échanges en milieu tempéré de Jean-Marc Moutout http://www.politis.fr/article815.html
"Violence des échanges en milieu..." passe cette semaine sur Canal +.....
Bon, mais on a beau retourner le probléme dans tout les sens, à part une ouverture à l'économie de marché comme l'ont fait 2 autres pays socialistes, la Chine et le Vietnam, avec "succés", (au moins pour la majorité des habitants), il n' y pas d'autre solution.....
Bon, mais on a beau retourner le probléme dans tout les sens, à part une ouverture à l'économie de marché comme l'ont fait 2 autres pays socialistes, la Chine et le Vietnam, avec "succés", (au moins pour la majorité des habitants), il n' y pas d'autre solution.....
Si il y a une autre solution, l'intégration latino américaine à travers l'ALBA!--
COLLECTIF ALBA-FRANCE Alternative Bolivarienne pour les Amériques
Projet d'intégration continentale anti-néolibéral basé sur la dignité, la coopération, le progrès des peuples
CHARTE CONSTITUTIVE De la résistance à la contre offensive
« Les Etats-Unis d'Amérique semblaient destinés par la providence à inonder notre continent de faim et de misère au nom de la liberté » Simón Bolívar (1773 - 1830)
Préambule
Après quatre siècles de résistance à la colonisation espagnole, portugaise, française, hollandaise et anglaise puis un siècle de lutte contre l' impérialisme étasunien qui se sont traduits par le génocide des populations, l'esclavage, la spoliation des richesses. avec la complicité des oligarchies locales, l'Amérique Latine et les Caraïbes sont aujourd'hui un continent qui s'enfonce dans la pauvreté, en butte à tous les appétits néolibéraux.
De nos jours, ces faits se reproduisent à l'échelle planétaire. Alors que 500 des plus grandes entreprises transnationales contrôlent 80% de la production et des banques - environ 48% appartiennent aux Etats-Unis, 30% à l'Union Européenne et 10% au Japon -, l'Amérique Latine est la région du monde où l'inégalité est la plus criante. La pauvreté touche 240 millions d' habitants dont plus de 107 millions d'indigents, le nombre de pauvres a augmenté de 7 millions en 2002, le taux de mortalité atteint le 30 pour 1000 naissances, les taux de chômage et la précarisation de l'emploi sont en constante augmentation, le taux de désertion scolaire des adolescents est de 37%. Nous sommes loin des perspectives de la Conférence au Sommet du Millénaire organisée par les Nations Unies en septembre 2000 qui prévoyait de réduire de moitié la pauvreté dans les 15 ans à venir.
La dette externe, remboursée déjà plusieurs fois ne cesse de se multiplier - 4 fois plus d'endettements qu'en 1982 -. La dévaluation systématique du dollar étasunien, la dépréciation permanente des monnaies des pays du Tiers Monde sont utilisées à des fins de domination. Cette domination permet de continuer à financer le développement économique des Etats-Unis, tout en emprisonnant les pays du Sud dans des mécanismes de dépendance qui les obligent à s'aligner sur les exigences du libre-échange.
Le projet de mise en place d'une Zone de Libre Echange des Amériques (ZLEA), - Area de Libre Comercio para las Américas (ALCA )- proposé par les Etats-Unis en 1994 et prévu pour début 2005, est l'expression la plus aboutie de la politique de domination économique, commerciale, culturelle et militaire des pays latino-américains et caribéens. Son application mènerait irrémédiablement à l'annexion du continent latino-américain par les Etats-Unis.
Les accords bilatéraux, tels le Plan Colombie, le plan Puebla Panamá, les Traités de Libre Commerce (TLC) ne sont que des stratégies parallèles de la ZLEA (ALCA), d'autres formes de néocolonialisme et de dépendance. L' intégration sur des bases néolibérales est un danger pour la souveraineté des pays d'Amérique Latine. Dans aucune partie du monde, le modèle néolibéral n'a prouvé qu'il était la solution pour résoudre les problèmes de sous développement, bien au contraire. L'économie de marché, la libre concurrence, la démocratie représentative propre à cette structure d' organisation sociale ne sont pas les moyens ni pour éradiquer la pauvreté ni pour construire une société plus juste. Il n'y a pas de solution dans le capitalisme, il faut le transcender !
Depuis cinq ans, l'Amérique latine à changé. Peu à peu mais d'une manière irréversible les peuples prennent conscience que le modèle néolibéral est un épisode du système capitaliste. Le peuple Vénézuélien à son tour à décidé de prendre son destin en main, de donner ses propres solutions à ses problèmes, de se regarder avec ses propres yeux et d'écrire sa propre histoire. C'est la révolution bolivarienne.
Le projet de l'ALBA est proposé par le Président du Venezuela Hugo Chávez en janvier 2001, année du 1er Forum Social Mondial au Brésil, mouvement émergent mondial dans lequel le peuple vénézuélien s'inscrit entièrement. D' ailleurs, l'article 1 de la Charte de Porto Alegre défini le cadre de réflexions et actions pour des alternatives « ( . ) qui s'opposent au néolibéralisme et à la domination du monde par le capital et toute forme d' impérialisme et qui s'emploient à bâtir une société planétaire basée sur l' être humain ».
L'ALBA, à l'origine réponse à l'ALCA, est devenu une autre option d' intégration continentale centrée sur la lutte contre la pauvreté et l' exclusion.
L'ALBA a pour objectifs la transformation des sociétés latino-américaines avec la participation démocratique et directe des peuples. Le commerce et l' investissement ne sont pas des fins en soi mais des moyens de parvenir à un développement juste et durable. Pour atteindre ces objectifs, le projet bolivarien renforce le rôle de l'Etat dans la défense des services publics au bénéfice de toute la population et conserve sa fonction de régulateur et coordinateur de l'activité économique pour ne pas l'abandonner aux seuls intérêts des investisseurs.
L'ALBA, basé sur le développement endogène, la coopération, la complémentarité économique entre les nations, la solidarité entre les peuples propose des changements dans les rapports politiques, sociaux et économiques et jette les bases d'une société différente, humaniste, fondée sur le respect de la justice sociale, de l'identité, de la souveraineté.
Les premiers accords dans le cadre de ce projet signés le 14 décembre 2004 à La Havane entre le Venezuela et Cuba sont le point de départ de l'ALBA, qui ouvre ainsi à l'aube du XXIème siècle une nouvelle ère.
Le COLLECTIF ALBA FRANCE, issu du 1er Forum Social Local à Ivry-sur-Seine (94) - France en janvier 2005 est ouvert à toute organisation et personne à titre individuel s'engageant à ses côtés sur la base de cette charte et sur les principes et actions définis ci après :
Principes Le COLLECTIF ALBA FRANCE apporte son soutien : au projet ALBA, seule voie d'intégration continentale à l'opposé des intérêts néolibéraux, au Venezuela et à la construction de la Révolution Bolivarienne, à Cuba, victime du blocus étasunien depuis plus de 45 ans et qui lutte pour le respect de sa souveraineté, à toutes les luttes et résistances des peuples d'Amérique Latine et des Caraïbes pour le respect de leur dignité et leur autodétermination, aux mouvements européens qui luttent contre le néolibéralisme, contre toute forme de néocolonialisme et impérialisme. Pour une autre relation Europe - Amérique latine, pour le dialogue entre les peuples et la paix dans le monde.
Actions
Le COLLECTIF ALBA FRANCE s'engage à : informer sur les dangers de la mise en place de l'ALCA ou tout autre traité à caractère néolibéral en l'Amérique Latine et les Caraïbes, dénoncer la désinformation et la manipulation des médias en France et en Europe par des analyses et critiques diffusées par un observatoire contre la mondialisation du mensonge et du silence, soutenir la souveraineté de Cuba et du Venezuela et dénoncer toute tentative d'agression de la part des Etats-Unis envers ces pays, dénoncer le Plan Colombie et toute présence des armées étasuniennes ainsi que toute politique d'ingérence sur le sol des pays latino-américains, être solidaire en France et en Europe par des réunions d'information, des marches unitaires et autres initiatives avec les peuples dans le monde qui luttent contre le néolibéralisme, pour leur droit à l'autodétermination et leur émancipation.
Pour l'unité des peuples d'Amérique Latine et des Caraïbes Pour un front international anti-impérialiste
Premiers signataires :
Cercle Bolivarien de Paris - France Cuba Ivry - Racines Cubaines
POUR NOUS CONTACTER :
Permanence le lundi de 14h30 à 18h30 F.S.I. 10 promenée Gérard Philipe (Centre Commercial Jeanne Hachette) 94200 IVRY-SUR-SEINE
e-mail : collectif_albafrance@yahoo.fr
Tél : 01 46 71 54 73 Fax: 01 46 71 56 99
COLLECTIF ALBA-FRANCE Alternative Bolivarienne pour les Amériques
Projet d'intégration continentale anti-néolibéral basé sur la dignité, la coopération, le progrès des peuples
CHARTE CONSTITUTIVE De la résistance à la contre offensive
« Les Etats-Unis d'Amérique semblaient destinés par la providence à inonder notre continent de faim et de misère au nom de la liberté » Simón Bolívar (1773 - 1830)
Préambule
Après quatre siècles de résistance à la colonisation espagnole, portugaise, française, hollandaise et anglaise puis un siècle de lutte contre l' impérialisme étasunien qui se sont traduits par le génocide des populations, l'esclavage, la spoliation des richesses. avec la complicité des oligarchies locales, l'Amérique Latine et les Caraïbes sont aujourd'hui un continent qui s'enfonce dans la pauvreté, en butte à tous les appétits néolibéraux.
De nos jours, ces faits se reproduisent à l'échelle planétaire. Alors que 500 des plus grandes entreprises transnationales contrôlent 80% de la production et des banques - environ 48% appartiennent aux Etats-Unis, 30% à l'Union Européenne et 10% au Japon -, l'Amérique Latine est la région du monde où l'inégalité est la plus criante. La pauvreté touche 240 millions d' habitants dont plus de 107 millions d'indigents, le nombre de pauvres a augmenté de 7 millions en 2002, le taux de mortalité atteint le 30 pour 1000 naissances, les taux de chômage et la précarisation de l'emploi sont en constante augmentation, le taux de désertion scolaire des adolescents est de 37%. Nous sommes loin des perspectives de la Conférence au Sommet du Millénaire organisée par les Nations Unies en septembre 2000 qui prévoyait de réduire de moitié la pauvreté dans les 15 ans à venir.
La dette externe, remboursée déjà plusieurs fois ne cesse de se multiplier - 4 fois plus d'endettements qu'en 1982 -. La dévaluation systématique du dollar étasunien, la dépréciation permanente des monnaies des pays du Tiers Monde sont utilisées à des fins de domination. Cette domination permet de continuer à financer le développement économique des Etats-Unis, tout en emprisonnant les pays du Sud dans des mécanismes de dépendance qui les obligent à s'aligner sur les exigences du libre-échange.
Le projet de mise en place d'une Zone de Libre Echange des Amériques (ZLEA), - Area de Libre Comercio para las Américas (ALCA )- proposé par les Etats-Unis en 1994 et prévu pour début 2005, est l'expression la plus aboutie de la politique de domination économique, commerciale, culturelle et militaire des pays latino-américains et caribéens. Son application mènerait irrémédiablement à l'annexion du continent latino-américain par les Etats-Unis.
Les accords bilatéraux, tels le Plan Colombie, le plan Puebla Panamá, les Traités de Libre Commerce (TLC) ne sont que des stratégies parallèles de la ZLEA (ALCA), d'autres formes de néocolonialisme et de dépendance. L' intégration sur des bases néolibérales est un danger pour la souveraineté des pays d'Amérique Latine. Dans aucune partie du monde, le modèle néolibéral n'a prouvé qu'il était la solution pour résoudre les problèmes de sous développement, bien au contraire. L'économie de marché, la libre concurrence, la démocratie représentative propre à cette structure d' organisation sociale ne sont pas les moyens ni pour éradiquer la pauvreté ni pour construire une société plus juste. Il n'y a pas de solution dans le capitalisme, il faut le transcender !
Depuis cinq ans, l'Amérique latine à changé. Peu à peu mais d'une manière irréversible les peuples prennent conscience que le modèle néolibéral est un épisode du système capitaliste. Le peuple Vénézuélien à son tour à décidé de prendre son destin en main, de donner ses propres solutions à ses problèmes, de se regarder avec ses propres yeux et d'écrire sa propre histoire. C'est la révolution bolivarienne.
Le projet de l'ALBA est proposé par le Président du Venezuela Hugo Chávez en janvier 2001, année du 1er Forum Social Mondial au Brésil, mouvement émergent mondial dans lequel le peuple vénézuélien s'inscrit entièrement. D' ailleurs, l'article 1 de la Charte de Porto Alegre défini le cadre de réflexions et actions pour des alternatives « ( . ) qui s'opposent au néolibéralisme et à la domination du monde par le capital et toute forme d' impérialisme et qui s'emploient à bâtir une société planétaire basée sur l' être humain ».
L'ALBA, à l'origine réponse à l'ALCA, est devenu une autre option d' intégration continentale centrée sur la lutte contre la pauvreté et l' exclusion.
L'ALBA a pour objectifs la transformation des sociétés latino-américaines avec la participation démocratique et directe des peuples. Le commerce et l' investissement ne sont pas des fins en soi mais des moyens de parvenir à un développement juste et durable. Pour atteindre ces objectifs, le projet bolivarien renforce le rôle de l'Etat dans la défense des services publics au bénéfice de toute la population et conserve sa fonction de régulateur et coordinateur de l'activité économique pour ne pas l'abandonner aux seuls intérêts des investisseurs.
L'ALBA, basé sur le développement endogène, la coopération, la complémentarité économique entre les nations, la solidarité entre les peuples propose des changements dans les rapports politiques, sociaux et économiques et jette les bases d'une société différente, humaniste, fondée sur le respect de la justice sociale, de l'identité, de la souveraineté.
Les premiers accords dans le cadre de ce projet signés le 14 décembre 2004 à La Havane entre le Venezuela et Cuba sont le point de départ de l'ALBA, qui ouvre ainsi à l'aube du XXIème siècle une nouvelle ère.
Le COLLECTIF ALBA FRANCE, issu du 1er Forum Social Local à Ivry-sur-Seine (94) - France en janvier 2005 est ouvert à toute organisation et personne à titre individuel s'engageant à ses côtés sur la base de cette charte et sur les principes et actions définis ci après :
Principes Le COLLECTIF ALBA FRANCE apporte son soutien : au projet ALBA, seule voie d'intégration continentale à l'opposé des intérêts néolibéraux, au Venezuela et à la construction de la Révolution Bolivarienne, à Cuba, victime du blocus étasunien depuis plus de 45 ans et qui lutte pour le respect de sa souveraineté, à toutes les luttes et résistances des peuples d'Amérique Latine et des Caraïbes pour le respect de leur dignité et leur autodétermination, aux mouvements européens qui luttent contre le néolibéralisme, contre toute forme de néocolonialisme et impérialisme. Pour une autre relation Europe - Amérique latine, pour le dialogue entre les peuples et la paix dans le monde.
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e-mail : collectif_albafrance@yahoo.fr
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Hi everyone,
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines? For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL. THANKS GUYS
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"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others? What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille? Are the Pygmies happier than the Inuit? Are Canadians less happy than the people of Louisiana? Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate? Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
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Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed. Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
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hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
We're planning to spend a month in Vietnam. Is hiring a guide helpful?
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Then... would you have 5 to 7 minutes to help me by filling out this questionnaire? 🙂 »» https://forms.gle/y74ckkvN9TjrougLA
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project. A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
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Hello everyone,
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question. They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕 Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
Please forgive my little rant.
Wishing everyone all the best. Cheers,
Puma2A

...
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Wishing everyone all the best. Cheers,
Puma2A

...
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.). Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did. I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights Sidemen (2 nights) Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD: - Walk around central Ubud (1–2h) - Campuhan Ridge Walk - Tegalalang Rice Terrace - Tirta Empul - Gunung Kawi - Massage / market / slow café
IN SIDEMEN: - Rice terrace hike (2–3h) - Cooking class
IN AMED: - Snorkeling - Japanese Shipwreck - Beach + relaxation - Volcano sunset
ON GILI: - Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK: - Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall - Loop: 3–4h (perfect for your level) - Ulun Danu Bratan Temple - Twin Lakes
IN PEMUTERAN - Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well: 👍 from Pemuteran = best possible option 12 PM: leave hotel (we left at 10 PM) 1 PM: ferry 3 PM: arrival in Java + transfer 11 PM: start ascent 2 AM–6 AM: volcano Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM) 👍 still very intense, but doable with an agency 💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR: - Relaxation - Quiet beach - Proximity to airport (30 min)"
BUDGET: "3,000 – 3,900 € for 2 people" (We paid 3,200 €)
In conclusion, it’s not (yet) enough, but it’s (already) pretty impressive!
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.). Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did. I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights Sidemen (2 nights) Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD: - Walk around central Ubud (1–2h) - Campuhan Ridge Walk - Tegalalang Rice Terrace - Tirta Empul - Gunung Kawi - Massage / market / slow café
IN SIDEMEN: - Rice terrace hike (2–3h) - Cooking class
IN AMED: - Snorkeling - Japanese Shipwreck - Beach + relaxation - Volcano sunset
ON GILI: - Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK: - Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall - Loop: 3–4h (perfect for your level) - Ulun Danu Bratan Temple - Twin Lakes
IN PEMUTERAN - Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well: 👍 from Pemuteran = best possible option 12 PM: leave hotel (we left at 10 PM) 1 PM: ferry 3 PM: arrival in Java + transfer 11 PM: start ascent 2 AM–6 AM: volcano Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM) 👍 still very intense, but doable with an agency 💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR: - Relaxation - Quiet beach - Proximity to airport (30 min)"
BUDGET: "3,000 – 3,900 € for 2 people" (We paid 3,200 €)
In conclusion, it’s not (yet) enough, but it’s (already) pretty impressive!
Hello everyone,
I’m sharing the menu posted at the entrance of a bar at the foot of the Porto Tower in Southern Corsica. . .
.
.
Greetings and have a great Sunday.
Puma2A . .

...
I’m sharing the menu posted at the entrance of a bar at the foot of the Porto Tower in Southern Corsica. . .
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.Greetings and have a great Sunday.
Puma2A . .

...
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
Do you bring back customs from your travels?
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
Do you bring back customs from your travels?
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya). There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya). There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
Survey link: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdkmBzW2QOE3_ZirhmdG8e2LQyaWLJxWUeyTR0LzpC8ytlufQ/viewform
Your response will be a huge help for my work and will contribute to a broader reflection on the future of the travel experience.
Thanks in advance to everyone who takes the time to participate!!
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
Survey link: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdkmBzW2QOE3_ZirhmdG8e2LQyaWLJxWUeyTR0LzpC8ytlufQ/viewform
Your response will be a huge help for my work and will contribute to a broader reflection on the future of the travel experience.
Thanks in advance to everyone who takes the time to participate!!
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see: Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees. We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain. But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
Do you know if it’s possible to get around on our own, or is it better to go through a local agency or book a package like the one sold by TravelChinaGuide? https://www.travelchinaguide.com/package/zhangjiajie/2days-tour.htm
Thanks in advance for your advice! Alod
We’ve seen that there’s a lot to see: Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees. We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain. But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
Do you know if it’s possible to get around on our own, or is it better to go through a local agency or book a package like the one sold by TravelChinaGuide? https://www.travelchinaguide.com/package/zhangjiajie/2days-tour.htm
Thanks in advance for your advice! Alod
Hello 🙂
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore. A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Catherine
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore. A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Catherine
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night Coron – 4 nights Coron to El Nido cruise – 2 nights El Nido – 4 nights Port Barton – 5 nights Flight from Puerto Princesa to Vigan Vigan – 2 nights Sagada – 2 nights Banaue – 2 nights Bagabag – 1 night Manila – 1 night I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Thanks in advance. Florence
Manila – 1 night Coron – 4 nights Coron to El Nido cruise – 2 nights El Nido – 4 nights Port Barton – 5 nights Flight from Puerto Princesa to Vigan Vigan – 2 nights Sagada – 2 nights Banaue – 2 nights Bagabag – 1 night Manila – 1 night I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Thanks in advance. Florence
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages. 3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer. Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness. My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place. On the main routes, we visited: San José Alajuela Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side) Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side) And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched. He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown. What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor. At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José: It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken. On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox. From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire. Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets. Bars with security guards out front. I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel. The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses. The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in. A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park. Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further. We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it. A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces. A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures. But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business. Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse! According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable. Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos. A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park! A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park. The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color. Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded! Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30. The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches. As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves. A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!" For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex! The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for? For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places. In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs: Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you. For everyone else: run!
The country where animals are free and people are in cages. 3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer. Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness. My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place. On the main routes, we visited: San José Alajuela Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side) Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side) And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched. He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown. What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor. At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José: It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken. On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox. From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire. Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets. Bars with security guards out front. I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel. The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses. The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in. A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park. Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further. We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it. A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces. A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures. But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business. Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse! According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable. Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos. A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park! A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park. The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color. Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded! Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30. The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches. As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves. A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!" For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex! The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for? For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places. In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs: Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you. For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example. For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk. The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border. The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times. Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot). For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border. You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes. From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??). With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!! For now, you can still pay by card in shops and gas stations. However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards. Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future. After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example. For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk. The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border. The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times. Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot). For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border. You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes. From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??). With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!! For now, you can still pay by card in shops and gas stations. However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards. Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future. After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think: 1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport), 1 night in Garda, 1 night in Verona, 1 in Padua, and 3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
What do you think: 1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport), 1 night in Garda, 1 night in Verona, 1 in Padua, and 3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year. I told her: “Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.” “But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.” I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk. “Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.” I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen. “Mamido, I did it!” My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no! “Congratulations, sweetheart!” A little shyly, she said: “Is the India trip still on?”
And me, replying: “Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint! But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out. Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me. But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back. My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special? That’s the mystery of love, I guess.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year. I told her: “Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.” “But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.” I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk. “Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.” I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen. “Mamido, I did it!” My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no! “Congratulations, sweetheart!” A little shyly, she said: “Is the India trip still on?”
And me, replying: “Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint! But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out. Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me. But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back. My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special? That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hi there,
While reading some travel journals, I notice that we always reflect on the people of the countries we visit.
I’d love to hear your thoughts on which people charmed you the most during your travels?
I’m not looking for controversy, just reflections and personal feelings. Looking forward to reading your replies...
While reading some travel journals, I notice that we always reflect on the people of the countries we visit.
I’d love to hear your thoughts on which people charmed you the most during your travels?
I’m not looking for controversy, just reflections and personal feelings. Looking forward to reading your replies...
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
Best regards,
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
Best regards,

Hello to all East Africa lovers and nature enthusiasts in general,
While I prepare to share a recap of our latest trip/safari in Kenya soon, I’d like to wish you all a peaceful transition between 2025 and 2026.
Warm regards,
Puma2A.





...
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like! M-Claire and Jean
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like! M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now. The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions. I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid? Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again? Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with? Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now? What’s really going on here?
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now. The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions. I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid? Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again? Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with? Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now? What’s really going on here?
Hi there,
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
Hi there, I’ve been traveling for 18 years now, at least 6 months a year, and as the years go by, I actually enjoy coming back to France more and more—a feeling I struggled with at first. I mean, we always think the grass is greener elsewhere.
But in the end, I find meaning in that saying about how there’s no place like home. I still love traveling just as much, but now my trips are shorter, and I enjoy spending more time in our beautiful country, even though I don’t hesitate to criticize it.
How about you? How do you handle coming back from your travels?
A few years ago, I went with a group of friends to lend a hand at a small rural school near Thiès, Senegal.
It was a relaxed but hardworking atmosphere—hands in the mortar, laughter, exchanges, and everything that a COOPERATION project can bring.
Today, the little project is flying on its own.
Wanting to explore Senegal’s riches, we set off for some tourism in the Siné Saloum. One girl in our group fell ill (a malaria attack), and we decided to take her to see a doctor at a large tourist complex nearby. Despite her condition, we had to "show our credentials" (if I may say so) just to get in. She was treated and has been fine since.
This "stop" at a Club Med-style resort with a Teutonic twist—resembling Le Grau-du-Roi but fancier—was a horror show for us: pools, massive artificial basins dyed blue, pink, or green (!!!!), animators shouting around wet T-shirt contests or coconut tree climbing, and sunburned (or sun-pinked) *toubabs*. The entire hotel was surrounded by a huge wall, behind which a small souvenir-seller slum had sprung up, worthy of Dakar’s outer neighborhoods. On leaving, we saw a minibus of guests returning from an "excursion," loaded with masks, fabrics, and djembés—African souvenirs? Maybe those will be *theirs*? What impression did the kids clustered at the hotel gates get? What about the Black servers in "traditional African costumes," serving cocktails and ice cream nonstop?
For me, who experienced Africa very young and in the bush, this remains a haunting image.
On VF, this kind of vacation doesn’t seem to be the norm among users, and that’s exactly why I signed up.
Have you ever experienced this kind of interstellar travel? Do you understand the Martians? Are their motivations peaceful?
Wanting to explore Senegal’s riches, we set off for some tourism in the Siné Saloum. One girl in our group fell ill (a malaria attack), and we decided to take her to see a doctor at a large tourist complex nearby. Despite her condition, we had to "show our credentials" (if I may say so) just to get in. She was treated and has been fine since.
This "stop" at a Club Med-style resort with a Teutonic twist—resembling Le Grau-du-Roi but fancier—was a horror show for us: pools, massive artificial basins dyed blue, pink, or green (!!!!), animators shouting around wet T-shirt contests or coconut tree climbing, and sunburned (or sun-pinked) *toubabs*. The entire hotel was surrounded by a huge wall, behind which a small souvenir-seller slum had sprung up, worthy of Dakar’s outer neighborhoods. On leaving, we saw a minibus of guests returning from an "excursion," loaded with masks, fabrics, and djembés—African souvenirs? Maybe those will be *theirs*? What impression did the kids clustered at the hotel gates get? What about the Black servers in "traditional African costumes," serving cocktails and ice cream nonstop?
For me, who experienced Africa very young and in the bush, this remains a haunting image.
On VF, this kind of vacation doesn’t seem to be the norm among users, and that’s exactly why I signed up.
Have you ever experienced this kind of interstellar travel? Do you understand the Martians? Are their motivations peaceful?


















