Si ca vous interesse, je vais vous raconter de temps en temps un peu de l’Inde, pas celle des voyages mais celle que je vis tous les jours, pour vous transporter ailleurs le temps de quelques minutes.
Chapitre 1 : Monsoon wedding (un super film de Mira Nair decouvert en France. J’ai donc achete le DVD ici.. bon malheureusement c’est en hindi sous-titre hindi. Heureusement que sur la pochette il etait precise hindi sous-titre anglais !)
Hier soir j’avais un diner (succulent jugez du peu : spinach shorba, murg tikka, paneer butter masala et roti !) avec mes collegues et leur familles.
Curieuse comme tout (et gaffeuse aussi des fois !), j’ai demande au collegue avec qui je bosse le plus quand et ou il a rencontre sa femme.
« je ne l’ai pas rencontre, je l’ai connue a mon mariage ! »
et oui, le cliche des mariages arranges est encore vrai.
J’ai fait un petit sondage discret : sur environ 20 personnes dans l’equipe, au max 5 sont des mariages d’amour…
Quand le jeune homme atteint 26-28 ans (l’age moyen pour la femme est 23-24 ans), la famille commence a chercher la femme a qui le lier. On fait appel aux connaissances et connaissances de connaissances. Les familles regardent la situation sociale du futur epoux, son metier et surtout les membres de la famille. En effet les 2 familles (parents, grands parents, oncles et toutes les descendances) vont passer beaucoup de temps ensemble, il faut donc des atomes crochus !
Mon chef indien, lui a rencontre sa femme 30 minutes avant le mariage. Ils ont discute de leur vision de la vie a deux, de l’education des enfants et comme ils etaient d’accord, hop, en route pour la ceremonie !
Bref quand je dis que en France les couples restent souvent 2-3 ans ensemble avant de se marier (quand ils se marient), ca les surprend plus qu'un peu !!!
« un couple peut-il vivre sans etre marie ? »
« oui ca arrive, mais il se cache ! » ... !
Les mariages arranges sont donc encore beaucoup a la mode en Inde, un peu moins dans les grandes villes plus « occidentalisees » que dans les campagnes profondes. Souvent aussi, les epoux sont encore plus jeunes quand ils sont maries d’office (j’ai vu dans le journal des epoux de 14-16 ans !)
Un mariage d’amour cette fois ci, un autre collegue. Il est de la caste des brahmanes, sa femme d’une caste inferieure. Il a du batailler 2 ans (!) avant de reussir a convaincre ses parents et avoir l’autorisation de se marier.
Faut savoir etre patient ! Et encore ca ne marche pas a tous les coup. Mais les castes c’est une autre histoire et encore un vaste debat !...
Je comprends donc mieux pourquoi quand on me demande (en VO, c’est plus authentique !):
« are you married ? »
« no »
« how old are you ? »
« 27 »
« what, 27 and not married ! »...
Et la mousson dans tout ca? Ben c’est de pire en pire. Pleut toujours les jours ou j’ai mes tongs et jamais les jours ou j’ai mon kway ! Allez comprendre ! En tout cas, c’est « rigolo » (enfin quand on est au sec) de voir ces rivieres prendre naissance au milieu de la route, tous ces gens avec des sacs plastique en guise de chapeau, les marchandes proteger leurs colliers de fleurs avec un parapluie troue… Bref la mousson, c’est une periode tant attendue, mais aussi un peu cocase a vivre (et je ne parle par des morts a cause des arbres qui s’ecrasent sur les auto-rickshaws, c’est malheureusement encore arrive la semaine derniere…)
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais."
Proverbe Touareg
"Mariages indiens"... on consulte également un astrologue pour être sûr que les destins des futurs époux ont toutes les chances de s'harmoniser... Mais en Inde, quand j'ai parlé de mariages d'amour en Occident, les Indiens m'ont fait remarquer qu'un mariage sur trois capotait sous nos latitudes... Alors ? J'ai capitulé devant une telle évidence !
"Le Mariage des moussons" : un film très bollywoodien, mais j'aime assez car cela me rappelle les programmes de la télé indienne, et les soap-operas avec danses sur rythmes endiablés indo-rockiens...
Encore, ton journal de bord, Douya, je suis preneuse ! Merci d'avance...
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
Ben oui, ça m'intéresse d'apprendre que tu as 27 ans, que tu n'es pas mariée et que tu es ingénieur (je crois qu'on ne dit pas encore ingénieuse) télécom.
Comme, en plus, tu aimes les voyages, on aurait pu vraiment s'entendre si j'avais 20 ans de moins.
Ce que tu nous apprends sur l'Inde m'intéresse aussi, rassure-toi.
Merci Douya :) Ce que j'aime à m'imaginer c'est les sacs en plastique sur les têtes, les parapluies troués...
Quant au mariage... 38 ans, toujours célib sans mômes, j'avoue, je mens aux indiens... Je raconte que j'ai deux grands enfants et que je suis divorcée, oui je sais c'est pas bien non plus m'enfin bon... [;)]
Mmmmh soupir... Je t'imagine savourant un chaï, regardant la vie délirante dans la rue...
Bien le bonjour! :)
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
je ne voudrais pas m'étendre sur le sujet car ce n'est pas de quoi parle cette discussion mais je voulais juste te dire que 38 c'est encore bien jeune tu sais!!!!Tu peux encore avoir des enfants et un mari[;)]Tu sais pour le bonheur il n'y a pas d'âge!!D'accord, pour les enfants arrivé à un certain âge ça devient juste juste mais pour le mari il peut arriver encore...............en tous cas je te souhaite vraiment de rencontrer la perle rare et de vivre de belles années avec lui[;)]
Gros bisous et à bientôt[:)]
Souriez et la vie vous semblera bien plus belle ;)
...et yann HEIN????...merci!!! pour celui qui a vu ta fleur de lotus[;)], je trouve que tu fais preuve de défaillance en matière de souvenirs[;)][;)][;)]!!!
c'est qui ce Kali?................[:)]
a+
yann
Thailande, Maldives, Malaisie péninsulaire et Sabah, Kalimantan, Sulawesi, Moluques, Egypte, Sumatra. Archipel de Takabonerate l'été dernier.
www.voyagefamille.net
Voyagefamille.net
kali c'est mon chat! (chatte)[;)]
et puis quoi? "Aujourd'hui heureux Papa, plus que jamais fiévreux de voyages et de rencontres, nous faisons découvrir le monde à nos enfants..."
Vous êtes fièvreux de quelle genre de rencontres??? bon on s'éloigne du sujet là...
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Et encore une autre ! Des films sous-titrés en hindi, chic alors, je vais pouvoir enfin m'entraîner !
Ton ami Brahmane il lui en fallu de l'amour...
Je pense que vais demander des photos de mes copains et mes copines de classe. Comme ça, pour pas faire de peine à de nouveaux amis indiens je dirai que ce sont mes enfants.
Le problème, il va falloir que je travaille le mensonge, ça va pas être facile....
..cela n'était juste qu'une pointe d'humour.......[;)] loin de moi l'idée de te gêner.....tu as raison, intéressons nous davantage à la discussion initiale....
yann [;)]
Thailande, Maldives, Malaisie péninsulaire et Sabah, Kalimantan, Sulawesi, Moluques, Egypte, Sumatra. Archipel de Takabonerate l'été dernier.
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Salut, Douya.. Je t'imagine dans le parc du palais de Mysore, devant cet étonnant château baroque, une vraie folie de maharajah... Bon week-end, donc, avec ton collègue... et raconte nous, si tu veux bien, toutes les merveilles que tu as vues.
J'ai malencontreusement situé mon post "Ciné-cinémas indiens" dans la rubrique Livres et Films alors qu'il a toutes les raisons de se trouver ici, puisque extrait de mes carnets de voyage en Inde... A bientôt...
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
tit mot en vitesse avant la suite de mon training au boulot.
le palais de Mysore un dimanche soir, c'est a tomber a la renverse, je n'en reviens toujours pas ! Le retour a Bangalore, a faire des grands signes sous la flotte pendant 10 minutes pour trouver un rickshaw, c'est moins rigolo !
A bientot pour de nouvelles aventures.
Douya
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais."
Proverbe Touareg
Retour en rickshaw... tout de même pas de Mysore à Bangalore ??? Je plaisante... Je suppose que tu te trouvais déjà dans Bangalore, à une certaine distance de ton hôtel ! Ah, les rickshaws : le souvenir d'un retour de balade vers 5 heures du soir, dans les embouteillages monstrueux de Bangalore, dans un de ces engins à trois roues, le nez au niveau des pots d'échappement des "TATA" crachant des bouffées immondes... bloqués durant plus d'une demi-heure... Un bon souvenir, tout de même !!!
Les 60 000 ampoules électriques du palais de Mysore : c'est féerique... et je crois me souvenir que toute la ville est plongée dans le noir pour délester la centrale électrique pendant l'heure des illuminations. J'attends ton récit avec impatience, pour me replonger au coeur de ce fabuleux pays. Et bon courage pour le "training".
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
Toujours autant d'interet à lire ce que l'on peut vivre à des milliers de km de là... la mousson ça doit être quelque chose à vivre... Connais tu le livre de photos de Steve mac Curry "Terres de Mousson" ?Superbes photos qui te parleront surement plus qu'à moi...
Sinon, je suis comme Parvat, 37 ans et non marié, pas célibataire mais dans le péché. C'est vrai que déjà en France on est un peu hors normes mais dans ces pays on fait figure d'extraterrestre... peut-etre devrais je mentir comme Parvat...?
Pour le Diner, ma foi c'est cruel... vivement Aout que j'aille déguster ça et le reste pour de bon...
A propos de MOUSSON : je conseille la lecture de : "A la poursuite de la mousson" écrit par Alexander FRATER, édité chez Hoëbeke... Pittoresque et humour garantis. Précision : il a été publié en 1995, probablement pas facile à trouver, sauf dans les ventes d'occasion ou les brocantes.
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
puisque mon excursion a Mysore est arrivee jusqu'aux oreilles de certains forumistes qui ne parlent que d'ampoules (celles des lampes, pas celles sous les pieds[;)]), voici un court [;)] recit de cette escapade fort sympa. Nettoyez vos lunettes et sortez vos Kway !
Et la lumiere fut
Mysore c’est un nom qui fait rever, Mysore c’est un palais, Mysore c’est le bois de santal, Mysore c’est la campagne apres la modernite d’Electronic City.
Mysore, c’est « l’excursion obligatoire » pour qui va a Bangalore.
Mysore, ce fut ma premiere expedition il y a 4 ans deja, Mysore ce fut la visite incontournable lors d’une trop courte semaine en janvier, Mysore de nouveau me voila.
Pour une fois, Mysore ce ne sera pas en tata-mobile ou ambassador chauffeur a la journee, mais en bus sur deux jours.
Et Mysore, pour une fois, un dimanche soir.
Parce que le dimanche soir a Mysore, et qu’une fois par semaine, et seulement 1 heure sur 168, c’est un moment unique, magique, innoubliable…
En scene, moteur, action !
Contexte : Un dimanche soir, aux alentours de 18h30
Decors : Un palace de Maharadja. Un palais immense, magnifique, orne de piliers et de portes sculptees, de murs charges de peintures, de portraits de maharadjas et leurs descendances ; un palais ou on se met a rever de la vie de princes et leurs cohortes de serviteurs, des elephants royaux, des receptions sans fin, des soies, des broderies, des mets raffines…
Fond sonore : un concert de musique indienne au pied du palais.
Acteurs : une foule d’indiens, en famille sur les pelouses autour d’un pique-nique. D’autres sur l’allee centrale, en groupes de jeunes, a papoter de tout et de rien. Des vendeurs de chips et pop-corn, de ballons de baudruche qui passent et repassent inlassablement. Une ambiance de 14 juillet, il fait bon, pas encore trop de moustiques, se poser sur l’herbe fraiche est un bonheur.
Action : Des fenetres commencent a s’allumer une par une, on pense assister a un concert de Jean Michel Jarre, mais on se trompe completement !
Les lumieres aux fenetres, ce n’est qu’un leure, histoire de faire patienter…
Que la lumiere soit…
Et la lumiere fut !
En un seul moment 97 000 lampes s’allument, le palais en face de nous prend vie, les deux temples a l’est et l’ouest voient leurs gopurams se reveler dans le ciel, les grandes barrieres derriere notre dos eclatent de luminosite. Nous sommes litteralement entoure de lumiere, de connaissance selon la religion hindoue. C’est tout simplement hallucinant, en un instant passer de l’obscurite et du calme a cette abondance de neons et l’agitation de tout le monde devant tant de merveilles.
Un 14 juillet je disais, feu d’artifice version indienne !
Etrange ensuite de retrouver le noir des rues pour retourner a l’hotel !
A Mysore, il y a un marche ou il fait bon se promener …
On y arrive le matin tot, les etals ne sont pas encore tous ouverts. On flane en discutant avec les vendeurs d’encens, on traverse le coins aux noix de coco, puis les poudres colorees pour les pooja, puis le quartier aux fleurs en guirlandes infinies. Enfin les legumes, petits pois, lady finger, choux, carrottes, concombres. Des fruits aussi bien sur, bananes, mangues, pasteques, pommes, en pyramides bien ordonnees.
Le marche se reveille, les porteurs la tete lourdement charges slaloment jusqu'à bon port, les gamines empilent les fruits, les garcons preparent les colliers de fleurs.
Un tour, tiens, un nouveau commercant est ouvert, du vert, du jaune, du rouge, un rayon de soleil, 10 minutes a attendre que cette femme charge son panier sur la tete pour la prendre en photo. Un autre tour encore, tellement ce marche est beau, tranquille, agreable. Et un autre encore, les marchands commencent a nous connaître ! Et encore un vendeur de parfum qui nous embaume, santal sur le bras droit, jasmin sur la main gauche, rose de l’autre cote... Ca commence a faire un drole de melange sur mon corps !
Clic cet homme en train de boire un chai, clac cette femme au beau sari, clic ce monsieur en train de faire ses comptes, clac cet encens qui brule. Deja 2 heures que nous sommes la, plusieurs pellicules aussi (a deux quand meme !). Et regarde, dehors il y aussi des vendeurs de bananes, puis de mangues, puis de feuilles de tabac, puis d’oranges. Attention au velo qui passe pres de toi, recule un rickshaw veut faire sa manœuvre ! Un sourire d’une demoiselle, un regard d’un garcon…On ne s’en lasse pas, on pourrait rester une journee a regarder ce monde vivre, si simplement….
L’expedition du jour.
Pour qui n’est pas motorise, Somnatphur, ce n’est pas la porte d’a cote. Deja sortir vivant de la gare routiere de Mysore est un exploit, vu le peu de place pour les pietons entre les bus parques dans tous les sens. Dans le premier bus on y est serre, il fait chaud, mais qu’importe !
Bannur. Il semble que tous les blancs qui s’arretent ici vont a Somnatphur, et c’est vrai ! Donc tout le monde est la pour nous aider : non ce bus n’y va pas, il va a Mandya. Celui la non plus, celui la toujours pas. 5 bus et 20 minutes plus tard. Ce bus, oui, c’est ce bus qu’il faut prendre. C’est aussi le bus que tous les gens sur la place du village veulent attraper. Commence donc une veritable foire d’empoigne pour grimper dans le bus, digne de la bourse de New York, c’est vraiment chacun pour soi ! Normallement les femme grimpent a l’avant et les hommes a l’arriere, je comprends mieux pourquoi ! Une fois a l’interieur, debout, je n’ai pas besoin de me tenir aux barres, tellement je suis serree et coincee !
L’arrivee a Somnatphur, c’est un choc apres cette frenesie et ce monde dans le bus. Deux-trois pates de maisons, des champs a perte de vue, et ce calme ! On n’entend que les oiseaux, c’est quand meme agreable comme musique d’ambiance.
Keshava Temple, temple hoysala comme ses deux sœurs Belur et Halebeddu, construit en 1268 sur une plateforme en forme d’etoile. Un joyau de sculptures finement travaillees, tous les murs exterieurs sont couverts de rangees de motifs : elephants, fleurs de lotus, animaux, guerriers, scenes du Ramayana et du Mahabharata. Puis au-dessus, d’innombrables versions de Vishnu, reconnaissable a ses attributs : la conque, le disque solaire et la massue. Quelque fois en presence de sa femme Lakshmi qui apporte la prosperite, d’autre fois sous la forme de Krishna un de ses avatars, parfois avec Garuda (aigle) son vehicule.
Ce temple, au milieu de ce village, en pleine campagne, c’est un havre de paix qui respire la spiritualite et la serenite de la pierre, on regarde les sculptures, toutes differentes, discernant ci et la un detail qui nous interpelle.
Et quand il faut rejoindre l’agitation des transports en commun, c’est un peu a contre-cœur, apres un petit tour dans le village, escortes des sourires des gamins (et de demande de « pen-roupies » qui vont avec …).
Pendant une heure, sur des routes de campagne, mais peut-on seulement appeler des routes ces chemins de terre et de nids de poule, je contemple le paysage, palette de rouge et de vert, discute par sourires interpose avec le chauffeur, supporte mentallement les hommes en suspension a la porte du bus que je peux observer a travers le retroviseur…
Le retour a Bangalore est plus difficile. Il fait nuit et il pleut comme un jour de mousson en Inde. Tous les rickshaws sont plein, tout le monde s’agglutine donc sous les abrisbus en faisant de grands signes de bras, tout le monde scrupte ces 3-roues jaunes a la recherche d’un siege de libre. Bon, ca marche pas, il faut donc changer de strategie. A l’attaque donc, sous la pluie, on marche, on fait des gestes immenses, on s’arrete aux stops, celui la, non plein, celui la alors, plein aussi, celui la, il veut pas s’arreter, on remarche encore, quete toujours infructueuse. Quand le tee-shirt est bien mouille, on peut enfin savourer ce rickshaw qui nous transporte enfin, bien que la ballade elle-même soit aussi humide, etant peu protege par une bache de fortune… A cote de nous, deux jeunes sur une moto, sac en plastique sur la tete. A chaque pause, le motard vide ses chaussures remplies a raz bord !
Vive la pluie, vive la mousson, vive l’Inde !
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais."
Proverbe Touareg
Ahhhhhhh... Mes paupières en clignotent d'émotion.... Ils ont encore rajouté 37000 ampoules depuis ma dernière visite ! C'est un récit éblouissant, et ça me donne envie d'y retourner une fois encore !!!
Il me semble que je ne serai jamais rassasiée d'Inde... et qu'un futur 5ème séjour s'impose de plus en plus.
Merci et bravo pour cette évocation si palpitante (ton collègue s'en souviendra sûrement longtemps, lui aussi...).
Amicalement,
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
37000 de plus ! Euuh, j'ai pas compte, j'ai fait confiance aux guides !
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais."
Proverbe Touareg
Les nuages noirs eclatent enfin arrosant la terre de cet or bleu.
Le bus n'est pas etanche...
Commence donc une agitation pour trouver une place sans option douche
Classes
L'arrivee de la mousson est aussi synonyme de rentree des classes.
Ainsi depuis une semaine fleurissent au bord des routes, petits bonhommes en short tout propre et petites couettes.
Cartable sur le dos, paniers a la main, chaussettes jusqu'aux genoux, rubans dans les cheveux sont cueillis par une ronde de bus jaunes repondant aux doux noms de New Horizon school bus ou University College.
Routes
panneau "read means stop"
"Quelles sont les limitations de vitesse?" "Je ne sais pas. D'abord on ne peut pas les atteindre, ensuite elles ne sont jamais controllees".
"Tu as vu, il y a stop marque sur le sol" "Oui, quand il y a un policier, on s'arrete"
Keep my hands in yours, Lord Jesus, as I drive this vehicule let me be concerned for the safety of others as well as my own. Amen
Torche
La flamme olympique arrive aujourd'hui a Delhi en provenance de Beijing.
Un relais d'acteurs, de personalites et de sportifs pour 40km de gloire.
Une polemique sur ces gens qui ne sont pas des sportifs, et qui vont quand meme porter ce symbole de paix et d'espoir.
Et Sonia dans tout ca?
Apres avoir denigre ses origines,
Apres avoir salue sa decision courageuse,
On admire maintenant la diversite et l'elegance de ses sarees.L'immense honneur pour un magasin de voir cette lady a la une de tous les journaux porter un de leurs tissus.
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais."
Proverbe Touareg
Toujours un régal de lire tes chroniques indiennes. A travers tes posts si emprunts de réalité quotidienne, je suis pour un moment en Inde avec toi. Cela me permet d'avoir une belle journée qui s'annonce.
La vie quotidienne à Bangalore : ces fragments de vie sont bien décrits par une personne qui a un regard très attentif et un style d'écriture concis et éloquent.
Quel plaisir de te lire ! J'ai particulièrement apprécié la prière des conducteurs d'autos... En Turquie, aussi, il fallait adresser une supplique, à Allah, mais c'est la même angoisse au Caire, à Katmandou, Calcutta, etc...
On croit à chaque instant voir sa dernière heure arriver...et puis, ça passe ! Parfois, ça casse... Les carcasses de bus et camions dans les fossés sont là pour nous rappeler à la vanité de ce monde.
Merci encore, Douya, pour tes chroniques. En feras-tu un "carnet de voyage" ? Je l'achèterai.
Amicalement,
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
Merci Douya pour tes récits toujours hauts en couleurs
J'ai cru comprendre que tu travaillais à Bangalore, et voilà je souhaterais savoir : comment sont les relations de travails, l'emploi du temps ? En effet je viens de rencontrer un ami indien, et en discutant avec lui, il m'a dit que l'ambiance de travail, etc était encore pire qu'en Coréé (horaire de malade, hiérarchisation extreme, peu d'initiative....)
Merci
Greg
« Si tu ne sais pas où tu vas, tu n'es pas prés d'y arriver » Proverbe Targui
Merci Douya :) Te lire c'est recevoir les bonnes energies que j'ai connu la bas, même s'il pleut aussi... Et après le metro boulot dodo de ces contrées, ca me fait beaucoup de bien! Merci tout plein! :)
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
Avant un recit qui suivra plus tard, quand j’aurais l’inspiration et le temps, quelques petits moments simples de mon trop court voyage dans le Karnataka entre temples, mer et forets.
School pen :
Meme dans les villages les plus recules, les enfants toujours, les jeunes hommes un sourire ravageur aux levres aussi, les femmes parfois mais souvent sans conviction ni meme sans attendre la reponse, la demande est toujours identique : school pen !
Mais plus fort encore :
»school pen please »
Pointant un morceau de plastique bleu depassant de la poche de chemise du jeune homme, je demande « et ca, c’est quoi ?? »
Le jeune homme de se fendre d’un regard plein d’excuses mais sans gene…
Je ne suis quand meme pas la caravane du tour de France qui distribue a tout va, non mais !!
France-Angleterre :
Bus Hubli-Gokarna. Je lorne sur le journal du voisin et remarque une photo de notre Zizou national. J’essaye donc de decrypter le kannada pour connaître le resultat du match, mais decidement cette ecriture pleine de courbe restera encore longtemps barbare pour moi. Je ne suis pas accro au ballon rond, mais dans ce bus, a ne rien faire, autant se cultiver un peu ! Je baraguine donc deux mots avec mon voisin lui demandant le resultat, sans succes.
A la halte suivante, mon voisin m’achete le Vijay Time, journal en anglais. La France a gagne grace a Zidane, moi j’ai partage le journal avec les passagers de derriere et je n’ai jamais pu rembourser le journal a mon voisin.
Sont quand meme genereux les indiens !
Parapluie
J’ai ete obligee d’investir dans un parapluie.
C’est un modele special mousson, qui s’ouvre et se ferme 50 fois par jour. Bien que frequente l’utilisation est a chaque fois tres reduite, maximum 3 minutes.
Ce modele extremement intelligent me dit aussi quand il ne peut plus assurer seul son travail et me suggere de m’abriter sous la boutique du vendeur de chai, ce qui n’est pas si mal soit dit au passage !
L’occasion de contempler ces tenues ecolieres sous les parapluies noirs, ces cyclistes agiles a une seule main, ces grands-meres slalomant entre les flaques…
Des drapeaux a priere au milieu des cocotiers. (un merci tout special a SandrineInde pour cette super suggestion de visite et a Parvat pour avoir si bien raconte les statues du golden temple dans un post il y a quelque temps)
Dernieres images du voyage, des couleurs flottant au vent au milieu des champs de mais. Des moines par dizaines, indisciplines et chahuteurs sortant de l’ecole. Vieilles femmes avec leur moulin a prieres faisant le tour du monastere. Taches rouge et ocre au milieu de tant de vert.
Et non, ce n’est pas le pays des neiges, mais un sentiment d’etre ailleurs, dans un autre monde, loin de l’Inde du Sud, des temples a profusion de Badami, de la mer dechainee de Gokarna, des plantations de cafe de Madikeri et de la pollution de Bangalore …
Dans les prochains episodes : Gokarna, mon coup de cœur
l’Inde : 100 crore de chances et peu de medailles olympique
Girlfriend : une enorme polemique
la tenue vestimentaire a l’ecole
et aussi le travail avec des indiens
Vais jamais avoir le temps de vous raconter tout ca !
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais."
Proverbe Touareg
Avez-vous vu que l'euro de foot pose des problèmes dans les familles de Malaisie.
Les matches passent en pleine nuit à cause du décalage horaire.
Lors du France-Angleterre, un mec qui regardait le match a hurlé quand Zidane a marqué.
Sa femme, réveillée en sursaut, lui a cassé la télécommande sur la tête et l'a assommé pour le compte.
Devait être costaude, la télécommande !
Ce qui m'impressionne ici, c'est que un evenement europeen, dans un sport qui n'est meme pas tres connu en Inde (que celui qui a vu des gamins jouer au foot dans la rue leve la main), soit suivi dans tous les journaux ecrits aussi bien anglais que kannada ou hindi, et que les chaines sportives qui d'habitude font du 24h/24 au cricket, passent en ce moment en boucle tous les matches, les meilleurs buts, les meilleurs arrets, des analyses, etc...
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais."
Proverbe Touareg
(En 1999, quand nous sommes arrivés en Indonésie (ce n'est pas l'Inde, je sais !), dès qu'on se présentait comme français, les gars se fendaient d'un grand sourire, d'une poignée de main, en citant les grands Hommes de notre patrie : le roi Zidane en 1er (noblesse oblige), et tout de suite après Napoléon et Victor Hugo.)
Vite, continue tes belles histoires indiennes...
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
Effectivement, ça passionne, la demi-finale de la coupe du monde à Jaïpur dans mon palace en ruine aux murs chargés de tant d'Histoire, c'avait été quelque chose... car il n'était pas question que j'aille me coucher, ceci m'était interdit !
Denu, mon copain de Jaisalmer, m'a téléphoné un peu avant le match pour me proposer de miser une bibrouille sur France-Angleterre. Il m'a avancé 500 roupies (une journée et demie de vacances !).
Je sens que je vais pouvoir bientôt partager quelques bouteilles de Kingfisher avec mes copains de... Jaisalmer, bien sûr.
Un vieil homme tres maigre etait par terre, des tomates et des concombres disperses autour de lui, un chariot 20 metres plus loin.
Je pense qu’il a ete percute par une voiture alors qu’il poussait son chariot pour aller au marche du prochain village.
Cet homme etait completement sonne et choque.
Pensait-il a la vie encore plus ephemere et incertaine ici que ailleurs ?
Pensait-il aux soins medicaux qu’il ne pourra s’offrir ?
Pensait-il a la sante qu’il pourrait ne pas retrouver ?
Pensait-il a toute sa marchandise qu’il avait perdu, des journees de labeur et de salaire ?
Un evenement pareil des le matin, ca fait reflechir pour la journee…
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais."
Proverbe Touareg
c'était il y a quelques années, j'étais en voiture avec Mohan, un chauffeur conduisait, on n'a pas vu, on ne pouvait pas d'ailleurs, voir ce petit bout de bonne femme qui a débouché de par derrière un bus. Elle a traversé la route, hurlement, crissement de freins, sa tête a fait "clac" sur le pare brise. Elle se rendait à son petit temple, certainement comme tous les jours. "Décédée sur le coup".... Elle est restée parterre, sur la route, avec des petites pierres autour d'elle, pendant un temps interminable... Le chauffeur qui conduisait la voiture, la police l'a vite emmené pour pas qu'il ne se fasse lyncher. Ils l'ont mis en prison pour sa sauvegarde. Ensuite, la famille de pêcheurs dont faisait partie la vieille femme, (vieille ? peut être 60 ans !!!) a établi le montant qu'elle désirait recevoir de l'assurance. Une fois l'accord conclu, tout est rentré dans l'ordre....
Dérision n'est ce pas ? J'entends toujours ce "clac" dans ma tête, et cette vieille femme, j'y pense chaque jour.
Good morning (good afternoon pour toi), Douya, correspondante permanente de VF à Bangalore !!!
Rubrique : accidents de la route. Tristesse et désolation. Je le vois comme si j'y étais, ce pauvre Monsieur abasourdi par la tuile qui vient de lui tomber dessus... Destin fracassé. C'est Shiva qui l'a voulu ainsi. Ganesh va lui venir en aide. Inch Allah...
Rubrique : cinémas. Oui, surtout ne manque pas d'y aller. C'est un spectacle étonnant que ces longues files de gars qui attendent fébrilement d'entrer dans la salle pour se délecter, durant quatre bonnes heures, d'un moovie extravagant... Et comme tu es une Lady, tu ne feras pas la queue au milieu de tous ces Gentlemen un peu énervés...
Et tu nous raconteras ta séance avant de repartir de Bangalore ? Promis ?
Belles et bonnes journées indiennes. A +,
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
Triste fin pour cette vieille dame. Ce genre d'accident doit etre tres courant, vu la maniere de conduire, la dangerosite de la sortie du bus (tous les soirs, je verifie 4 fois qu'il n'y a pas de moto qui debarquent a toute allure avant de descendre dans la rue).
Penser que la code de la route laisse la priorite au plus puissant (might is right), c'est a dire que pour un pieton au milieu de la route personne ne va s'arreter...
La vie n'a pas le meme prix partout dans le monde...
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais."
Proverbe Touareg
Effectivement, Sandrine, pénible moment. En apparence, cette dame n'a pas souffert. Et elle ne souffre plus. Ceux qui croient à une autre vie après la vie pensent qu'elle est probablement plus heureuse maintenant. Qui sait ? N'avons-nous jamais rêvé d'une mort soudaine ? Moi ça ne me déplairait pas, de plus ça m'irait même bien, étourdi comme je suis...
Par contre, le vieil homme dont parle Douya reste avec sa vie abîmée sur les bras...
Je ne vais pas ajouter de tristes histoires, arrangements police + responsables + assurances, ce serait encore plus triste.
Douya, tu pourrais nous faire des chroniques un peu plus tout-le-monde-il-est-beau-tout-le-monde-il-est-gentil, non ?
Non.
L'Inde est un pays tellement complexe. Nous devons en accepter l'enchantement comme la désillusion.
Douya, donne-nous encore les bons moments comme les mauvais.
desolee Jaisalmer mais l'Inde ce n'est pas du tout tout-le-monde-il-est-beau-tout-le-monde-il-est-gentil !
Je ne peux meme pas vous raconter la floraison des paquerettes ou le vol des etourneaux.
Je cherche un sujet un peu plus rose et moins gris, mais rien qui ne vienne a l'esprit maintenant...(ce matin je parlais avec mon collegue d'une copine qui vient d'avoir une petite fille, on a commence avec les prenoms et on a derive sur les avortements quand les parents savent qu'ils vont avoir une fille...).
Encore desolee pour cette journee bien pale ! (pourtant il y a un gros soleil, et pas plu depuis 5 jours a Bangalore)
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais."
Proverbe Touareg
Continue comme ça, c'est parfait.
Moi qui ne connait pas l'Inde, j'adore lire tes chroniques car tu arrives à faire passer des sensations dans tes écrits et je sais que ce n'est pas facile.
Nous sommes vraiment gâtés avec toi, Parvat et Sandrine.
Pas du tout ! Continue à nous décrire chaque instant, je suis sérieux.
Tu n'es pas la première à me faire comprendre qu'il serait bien que je j'arrête de faire le pince-sans-rire. J'ai déjà eu de gros problèmes.
Dernier exemple : ce matin Jean-Paul, un étudiant de l'Inalco qui n'a pas pu venir au repas hier soir, me demande comment s'est passée la soirée. J'ai répondu "H. Joshi (notre bon enseignant Indien) a regretté ton absence. Il semble que ça peut compter pour les notes à venir".
Grosse faute : Jean-Paul risque de me croire (je le connais mon J-P.). Plus C.. que moi...
A propos des avortements. La loi interdit de dire le sexe de l'enfant après une échographie. Aucun problème. Quand le couple sort de chez le docteur - ne vous inquiétez pas, ce sera certainement un très bon joueur de cricket -. Vrai.
Une nouvelle fraiche : arrêtez-tous de prendre jaisalmer pour quelqu'un de sérieux !
T'inquietes je ne t'ai pas pris mal du tout, au contraire !
Commence a bien les connaitres, les differents humours du forum !
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais."
Proverbe Touareg
Au fait, merci a vous tous pour vos compliments sympas et permanents.
Ces petits moments indiens, j'aime beaucoup les partager et les commenter avec vous (je les revis une deuxieme fois), tout comme j'aime enormement lire et rever a travers les autres recits de voyages.
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais."
Proverbe Touareg
Puisque tu me le demandes, je m'y colle sur deux questions (il faut que j'aille au boulot), en espérant que ceci rentre dans le cadre de tes chroniques...
Je sens que nous allons avoir des retours. J'espère... Il est clair que je suis très loin d'être un expert et que la contestation ne pourra me faire que du bien.
Expliquez les notions de Jnâna et de bhakti en les situant l'une par rapport à l'autre.
La Bhakti est amour. L'amour de la divinité, s'il est assez puissant, doit amener à la fusion. Lire Kabîr, Au cabaret de l’amour, Connaissance de l’Orient, collection UNESCO d’œuvres représentatives. Gallimard.
Parcourir le chemin vers la Jnana, l'atteinte de la connaissance, demande de se libérer des sens (pratique de yoga par exemple) pour atteindre la seule et unique Connaissance. Pour moi le but est personnel.
Je les oppose, comme j'oppose amour et égoïsme (là, il y a matière...).
Peut-on dire que le système des castes est en déclin en Inde ?
L’histoire de l’Inde est une suite de contraction(s) et de détente(s).
Vous pouvez, par exemple, vous pencher sur la naissance du Bouddhisme en Inde, sur son évolution vers son apogée puis son déclin souvent attribué seulement et à tort aux raids des envahisseurs. Pendant ce temps le brahmanisme n'était pas mort, il se nourrissait, se renouvelait en s'appuyant, entre autre, contre et sur le Bouddhisme.
Que le Brahmane se retrouve dans le bus assis à côté d’un Sudra, la vie moderne a ses impératifs, ne permet pas de dire que les système des castes est en déclin. Méfions-nous des illusions.
Le système des castes est la base de l’organicisme qu’est la société Hindou. Non seulement nous avons la tête, les bras et le torse, les cuisses et les pieds de l’homme originel, mais les multiples subdivisions dans l’échelle impureté / pureté, les particularités dues à la naissance, au métier, font que chaque individu a sa place et son devoir fixés et qu’ainsi il peut se situer dans la société. Perdre sa caste c’est perdre son identité.
Ce système complexe est la structure même de la société. Il est la société Hindou. Par là même, je me permets de dire qu’il ne peut pas aller vers son déclin. Il évolue, se contracte et se détend au fil du temps.
J'espère trouver le temps de répondre à
On peut aussi bien entendre en Inde (parfois dans la bouche de la même personne) qu'il existe 33 millions de dieux, et que Dieu est un. Comment rendre compte de ce paradoxe -
et à
Quelles sont les principales différences entre le bouddhisme theravada (ou hinayana) et le bouddhisme mahayana ?
la question - L'influence des coutumes locales sur les pratiques religieuses des musulmans sud-asiatiques.- demandant un retour à mes chères études.