Hello les aficionados de voyages ! Un nouveau petit carnet pour vous raconter ma vadrouille au Pérou, en Bolivie et au Chili en 18 jours. Voyage intense, fatigant, mais au combien dépaysant... Je te laisse découvrir ça même si tu peux déjà retrouver la version complète ici :
onpartenvadrouille.over-blog.com/...-pas-l-pero...
Bonne lecture et n'hésite pas à me faire part de tes éventuels remarques / commentaires...
23 octobre
C’est pas l’Pérou ? Si !
Quand j’étais petit, je n’étais pas grand… Normal, vas-tu me dire… Et quand j’étais petit, j’étais fasciné par la carte du monde. Comme mes vieux posters de Chris Waddle et de Jean-Pierre Papin, je la fixais comme un ahuri en me posant cette question toute bête : Qu’est-ce qu’il y a là-bas, de l’autre côté de la planète ? Mon envie de voyage a certainement commencé à poindre le bout de son nez à ce moment-là. Malheureusement pour mon porte-monnaie et pour ma femme, elle n’a fait que s’accroître avec le temps. Ma femme, justement, parlons-en !! Le jour (ou plus précisément la nuit) où nous avons dormi (ou plus précisément essayé de dormir) dans une maison (ou plus précisément dans une cabane) mal isolée (ou plus précisément pas isolée du tout) par une température revigorante (ou plus précisément glaciale) au fin fond de la Birmanie, elle a dit « Stop ! Finito ! Terminé ! Kaput ! Les voyages dans ces conditions, ce n’est plus de mon âge ! » Sauf que moi, premièrement, je ne fais pas son âge !!! S’en est donc suivi un voyage à Bali cet été dans des conditions à la brosser dans le sens du poil. Sauf que moi, deuxièmement, ça ne m’a pas comblé mon envie de dormir à l’arrache au milieu des cochons ! Et puis un voyage à quatre à Bali en conditions préférentielles, ça a un coup ! La cigale ayant dépensé tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Sauf que moi, troisièmement, j’en ai gardé un peu sous le pied. Mais juste un tout p’tit peu… Juste pour une seule personne… Juste pour moi, en fait ! Sauf que moi, quatrièmement, je ne me vois pas partir en solo à l’assaut du monde pour dormir avec des cochons... Partenaire particulier, je cherche partenaire particulière, débloqué, pas trop timide et avec une bonne dose de savoir faire !
Et là, se pointe mon frère. Lors d’une soirée bien arrosée faisant suite à une journée de ski, il nous confesse que le générique des « Mystérieuses cités d’or » le hante au plus profond de son être depuis qu’il est tout petit et qu’il lui faut donc absolument étancher sa soif d’aller toiser le Machu Picchu en tête à tête. « Franck, pourquoi n’y emmènerais-tu pas ton frère ? » Incrédule ou femme parfaite, Dieu seul le sait ! En tout cas, Sandrine a prononcé ces quelques mots à 21h57. Sur le coup, je pense qu’elle ne perçoit pas la portée de ses mots. Crédule ou homme opportuniste, Dieu seul le sait ! En tout cas, je saisis l’opportunité par les deux mains et à 22h25, je suis scotché à mon écran en train de retourner le net pour y dénicher des billets d’avion pas chers. 22h49, emballé, c’est pesé, y’a plus rien à voir, cinq cents euros par personne, départ en octobre prochain !!! C’est ce qu’on appelle « battre le net tant qu’il est encore tôt ! » Je t’annonce donc solennellement que pour ce nouveau voyage, je prends la direction de l'Amérique du Sud, et plus précisément de la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde... Une traversée de Lima au Pérou, jusqu’à San Pédro de Atacama au Chili en passant par La Paz en Bolivie, pour une durée totale de dix-huit jours sur place, du 23 octobre au 11 novembre. Au programme de ce roadtrip, des noms qui résonnent comme autant de lieux magiques… Les lignes de Nazca, l'incontournable Machu Picchu, la ville ancestrale de Cuzco, le Lac Titicaca, la tentaculaire capitale La Paz, le Salar d’Uyuni, le sud Lipez, le désert d'Atacama, … et bien d’autres de leurs amis qui riment avec Esteban, Tao et Zia ! Et tu l’as donc compris, dans la rubrique « C’est qui qui vient ? », je serai pour cette fois-ci accompagné par mon frère que je m’en vais te présenter de ce pas...
Pour commencer, soit-disant qu’il serait ma copie. Pâle, mais copie quand même dixit les personnes qui nous connaissent… Ensuite et c’est bien là le plus important, dormir avec des cochons ne le rebute pas du tout, bien au contraire ! Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, je parle bien de l’animal mâle… Enfin, sache qu’il a une dizaine d’années de moins que moi et qu’il se prénomme Sullivan. Voilà pour les présentations sommaires, tu en sauras plus sur lui en allant consulter son compte Tinder, ou tout au long de notre vadrouille qui débute… maintenant ! Car comme dirait ma grand-mère, « il y a de la route, faut y aller mes gamins ! » Trente minutes de voiture jusqu’à la gare TGV de Reims. Trente minutes supplémentaires de train pour gagner l’aéroport Charles de Gaulle. Neuf heures d’avion pour aller jusqu’à Atlanta, puis sept nouvelles heures de vol pour enfin atterrir à Lima. Ajoute à ça les temps d’attente dont les quatre heures d’escale à Atlanta, secoue le shaker et tu obtiens un résultat de vingt-et-une heures de transport !... Mais on est des oufs, nous ! Car je profite du fait d’être cette fois-ci exonéré de ralentisseurs plaintifs pour pousser le bouchon un peu plus loin. A cela, comprendre que je voyage léger, sans femme ni enfant. Pour gagner du temps, on enchaîne donc direct en arrivant à Lima avec une heure de taxi pour gagner la gare routière, trois heures d’attente sur un banc en pleine nuit, puis cinq heures de bus pour aller jusqu’à Ica. De là, on prend un nouveau taxi et terminus, tout le monde descend !!! Ouf, nous arrivons enfin à notre lieu de villégiature, Huacachina, pas moins de trente-trois heures après avoir regardé ma maison s’éloigner dans mon rétroviseur. Que retenir de ce voyage à part que ce fut extrêmement long ? Pas grand’chose à part qu’à l’immigration américaine, vu qu’on porte logiquement le même nom avec mon frère, on nous a demandé si nous étions mariés ensemble ; qu’on a tué le temps à l’aéroport d’Atlanta à boire des bières à la citrouille d’Halloween ; que nous avons été accueillis par des prostituées pratiquement nues dans les rues de Lima (merci à elles pour cette délicate attention), et que des affiches de Julien Clerc couvraient les murs de la ville. Oui, oui, « Lili voulait aller danser » a apparemment son public là-bas… Allez, maintenant, tu m’excuseras pour le caractère expéditif de cette fin de description de journée, mais le thermomètre ici affiche déjà près de trente degrés. Si on ajoute à l’équation le temps de transport, ainsi que les six heures de décalage horaire, on obtient deux français complètement crevés qui doivent aller se coucher pour être en forme demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
Merci de m'avoir prévenue!!
Je vais pouvoir commenter à loisir!
Je me demande si Sandrine avait réalisé à quel point tu pouvais être opportuniste quand elle a suggéré que tu emmènes ton frère? L'a-t-elle regretté?
Ensuite, des douaniers qui croient que ton frère et toi êtes mariés, c'est hilarant, surtout quand on voit à quel point vous vous ressemblez!
500 euros pour tes billets!!! Punaise quelle chance!!! Mais ton voyage s'est fait hors période scolaire!
A cela, comprendre que je voyage léger, sans femme ni enfant
Moi j'ai résolu le problèmes des enfants, depuis longtemps.
Le jour (ou plus précisément la nuit) où nous avons dormi (ou plus précisément essayé de dormir) dans une maison (ou plus précisément dans une cabane) mal isolée (ou plus précisément pas isolée du tout) par une température revigorante (ou plus précisément glaciale) au fin fond de la Birmanie,
Quelles températures avez-vous affrontées pendant cette nuit là?
Si elles étaient supérieures à -11°C, alors vous êtes petits joueurs! 😄
Super! J'embarque avec vous! Même si je pense que je n'arriverai pas à vous suivre ! 😉
Car avec ton frère de 10 ans de moins, j'imagine que le voyage va être à cent à l'heure...😛
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
Super! J'embarque avec vous! Même si je pense que je n'arriverai pas à vous suivre ! 😉
Car avec ton frère de 10 ans de moins, j'imagine que le voyage va être à cent à l'heure...😛
Oui, on a envoyé du bois ! Mais super voyage quand même !!!
Merci de m'avoir prévenue!!
Je vais pouvoir commenter à loisir!
Je me demande si Sandrine avait réalisé à quel point tu pouvais être opportuniste quand elle a suggéré que tu emmènes ton frère? L'a-t-elle regretté?
Non ! Vu le rythme, elle n'aurait pas aimé...
Ensuite, des douaniers qui croient que ton frère et toi êtes mariés, c'est hilarant, surtout quand on voit à quel point vous vous ressemblez!
Ah oui, toi aussi ?
500 euros pour tes billets!!! Punaise quelle chance!!! Mais ton voyage s'est fait hors période scolaire!
Ben si, on était pendant les vacances de la Toussaint...
A cela, comprendre que je voyage léger, sans femme ni enfant
Moi j'ai résolu le problèmes des enfants, depuis longtemps.
Le jour (ou plus précisément la nuit) où nous avons dormi (ou plus précisément essayé de dormir) dans une maison (ou plus précisément dans une cabane) mal isolée (ou plus précisément pas isolée du tout) par une température revigorante (ou plus précisément glaciale) au fin fond de la Birmanie,
Quelles températures avez-vous affrontées pendant cette nuit là?
Si elles étaient supérieures à -11°C, alors vous êtes petits joueurs! 😄
Après avoir suivi tes aventures américaines que j'ai adoré 😉 j'embarque pour ce nouveau voyage à 100 à l'heure. J'ai eu la joie de parcourir le Pérou mais en 3 semaines avec mon petit bonhomme qui avait 7 ans. Un tête à tête génial 😁😁😁
J'espère que tu as essayé le buggy et le sand board 😎😎😎
Par tes aventures je vais donc prendre des notes pour la Bolivie et le Chili qui sont sur ma To do list.
Vivement la suite 😃
Myriam
Myriam 😇
"Rester, c'est exister. Voyager, c'est vivre."
Gustave Nadaud
Après avoir suivi tes aventures américaines que j'ai adoré 😉 j'embarque pour ce nouveau voyage à 100 à l'heure. J'ai eu la joie de parcourir le Pérou mais en 3 semaines avec mon petit bonhomme qui avait 7 ans. Un tête à tête génial 😁😁😁
J'espère que tu as essayé le buggy et le sand board 😎😎😎
Par tes aventures je vais donc prendre des notes pour la Bolivie et le Chili qui sont sur ma To do list.
Vivement la suite 😃
Myriam
On prend les mêmes et on recommence ! 😎
Bienvenue Myriam ! Oui, dans la prochaine journée, il y aura effectivement du buggy et du sandboard !
A+
24 octobre
Oasis Oasis, c’est bon c’est bon !
Masochistes. Nom commun masculin pluriel décrivant des personnes éprouvant du plaisir dans la douleur physique ou mentale. En repensant à notre marathon d’hier, c’est la définition qui nous caractérise le mieux au vu de l’autoflagellation que nous nous sommes infligés avec cette journée de transports de déglingo qui fatigue rien qu’en lisant sa description. Du coup, aujourd’hui sera sous le signe de la volupté et de la décontraction du sphincter avec pour objectif premier de gommer les poches kangourous que nous avons sous les yeux. Décontraction égale repos. Repos égal calme. Calme égal vide. Vide égal désert. Désert égal oasis… Le must du must de chez must, ce serait donc de se trouver une oasis en plein désert pour se la couler douce le temps de se remettre sur pieds ! « Ok, Géo Trouvetout, sauf que je te rappelle que vous êtes au Pérou, pas au Maroc ou au Boukisthan ! » Toi, on peut dire que t’es complètement dépassé par la technologie : « Ok, Google, trouve-nous un désert au Pérou ! Oui, oui, un désert comme dans désert avec du sable, des dunes, des palmiers, et tout l’toutim… Et n’oublie pas le p’tit lac au milieu des dunes en guise d’oasis et ce sera parfait ! » Et là, tu vas le croire… ou pas. Ouvre bien tes mirettes et contemple-moi ce désert ! Oui, oui, tu es en plein désert. Non, non, ce n’est pas un mirage. Oui, oui, on a bien vérifié, notre avion nous a bien déposé au Pérou !... Alors, convaincu ?...
Bon, j’en conviens, quand on pense au Pérou, notre imaginaire nous conduit plutôt vers des péruviennes coiffées de leurs chapeaux haut-de-forme galopant à dos de lamas sur le Machu Picchu... Donc difficile d’imaginer que nous soyons ici, à quelques heures de bus de Lima, dans un désert de dunes de sable du calibre du Sahara ou du Namib. Et pourtant, nous sommes bien au Pérou, plus précisément à Huacachina, petit village oasis entourant une lagune verte formée par le flot de larmes incessant d’une princesse indigène venue ici pleurer la mort de son mari décédé à la guerre. Quant à l'origine des dunes, elle s'explique par les marques des plis laissées par son manteau... Si, si, j’te jure, ça a été prouvé scientifiquement par Mac Lesggy ! Et puis Huacachina se traduit par « femme qui pleure » donc comme preuve irréfutable, y a pas mieux, non ? Attention, l’histoire ne s’arrête pas en si bon chemin car soi-disant que la jeune femme se serait ensuite transformée en sirène et qu’on peut entendre ses plaintes et complaintes lors des nuits de pleine lune. Il paraît aussi que chaque année, elle attire un homme dans le lac pour le noyer par vengeance. Bon, vu que les péruviens sont plus réputés pour faire la fête que pour leurs titres olympiques de natation, moi, je pencherais plus pour des soirées arrosées avec un bain de minuit dans la lagune qui tourne mal. En tout cas, sirène mangeuse d’homme ou soirée trop arrosée, je ne mettrai pour ma part pas le bout d’un orteil dans ces eaux verdâtres à l’apparence douteuse...
Allez, avant la pleine lune de ce soir pour entendre gémir la sirène et après la bonne sieste bien réparatrice de ce matin, nous voilà partis à l’assaut de cette première étape de notre vadrouille ! Pour débuter, excursion à la piscine de notre hôtel « Rocha », suivie par un trek jusqu’au hamac situé à quelques mètres… Ben quoi ? On t’a bien dit qu’on était venu à Huacachina pour se la couler douce, non ?... Le véritable top-départ est finalement donné en fin de matinée pour une prise de contact avec le village. On fait rapidement le tour à pied de la petite étendue d’eau encerclée par les restaurants, hôtels et boutiques à souvenirs, puis… on s’installe à la terrasse du restaurant « Samarana » pour s’y désaltérer de la première Cuzquena du voyage, une cousine éloignée de notre Heineken.
Etant particulièrement émoussés physiquement par cette première marche au soleil dans l’hémisphère sud, et bénéficiant d’une vue sympathique depuis la terrasse, nous prenons collégialement la décision d’y planter notre tente pour le déjeuner. Après un menu à quinze soles (quatre euros) pour entrée, plat et boisson, il ne nous reste plus qu’à aller prendre le désert qui nous tend les bras, principal attrait du coin, pour ne pas dire unique… Les bons guides touristiques proposent deux alternatives pour profiter de ce désert : La fatigante, et la bruyante. La fatigante consiste à prendre ses deux jambes et à les utiliser pour faire trois pas en avant dans le sable, redescendre de deux, pour enfin répéter cette action quatre cent quatre-vingt-douze fois jusqu’en en haut d’une dune qui ferait presque passer celle du Pilat pour un château de sable… Vu qu’on débute la montée, je te parlerai de l’autre possibilité tout à l’heure… Pour ce faire, on emprunte le chemin qui longe la crête de la dune la plus haute des environs. Tu ne peux pas le louper, c’est le chemin qui part du restaurant de spécialités suisses : Raclettes et fondues savoyardes au menu ! Oui, oui, je te l’ai déjà dit, nous sommes bien au Pérou, je viens encore de vérifier… Bon, même si on ne s’est pas empiffré de raclette ce midi, déjà à mi pente, on a le souffle qui crie famine, les cuisses qui démissionnent, la critique sur le dopage beaucoup moins prononcée, sans parler du style artistique. Chris Marquez nous attribuerait un deux s’il nous voyait… Mais nous ne nous démontons pas et parvenons au sommet d’où la zénitude est le maître-mot. Totalement seuls, sans même un lama, et profitant d’un silence assourdissant, on matte la magnifique vue sur l’oasis, la magnifique vue sur les dunes de sable à des kilomètres à la ronde, la magnifique vue sur ces centaines de milliards de milliards de grains de sable à perte de vue… Finalement, entre dessert et désert, il n’y a qu’un pas vu qu’on se prendrait presque pour des fourmis se débattant dans un bol de crème glacé au caramel… Je ne sais pas toi, mais moi, cette vue, ça me donne envie d’aller voir ce qui se trouve derrière toutes ces dunes ! C’est là qu’intervient la seconde alternative ! Tu sais, la bruyante !
Des engins motorisés tout droit sortis de Mad Max emmènent dans le désert les touristes non phobiques de sensations fortes : Un châssis de camion, une carrosserie en armature tubique, une dizaine de sièges, six roues motrices, un moteur de sept cents chevaux avec échappement en direct, et roule ma poule à fond la caisse dans les dunes ! En gros, c'est bourrin mais ça fait le café dans sa catégorie ! Les tours proposés partent du village à dix, quatorze ou seize heures. Nous avons choisi le dernier départ pour pouvoir profiter du coucher de soleil, tous les deux, en amoureux, les yeux dans les yeux, main dans la main, … mon appareil-photos et moi. Ligotés à nos sièges du premier rang tels de valeureux pilotes d’avion de chasse, nous voilà partis pour un numéro de haute voltige dans les dunes. Dès la première dune, on comprend que le chauffard… euh, je voulais dire le chauffeur, compte bien nous faire bénéficier d’un tour de Space Mountain de trente minutes ! Dommage qu’il y ait quatre cent douze décibels qui nous agressent les trompes d’eustache… « Mademoiselle Pouf, … Oui, vous, juste derrière moi… Une question me turlutte… C’est obligatoire de cracher vos cordes vocales dans chaque montée, dans chaque descente, sur chaque faux-plat, … bref, tout le temps ? » Allez, pour se reposer les écoutilles, on marque un premier arrêt. Oui, mais pour quoi faire ?
Du sandboard. Le sandboard, c’est comme le snowboard mais avec du sand à la place de la snow. Sur du sable, quoi ! Et c’est certifié bio ! Ce qui veut dire que ça se pratique sur une simple planche en bois, sans attache, sans noyau carbone et sans pesticide, sur laquelle soit tu t’assois, soit tu te couches, soit tu te mets debout pour dévaler les pistes rouges ; la dernière possibilité étant à destination des spécialistes et des casse-cous. Vu notre état de fatigue et notre profond respect pour la force de gravité terrestre qui sévit du haut des dunes, nous décidons de faire notre première descente sur le ventre… Bon, vue la vitesse qu’on prend assez rapidement et le degré de la pente, ce sera pareil pour les suivantes… Qui a dit « trouillards » ??? Je t’ai déjà dit que nous étions ici pour nous décontracter, tu n’te rappelles pas ?
Après une nouvelle session de rodéo « Orangina, secouez-moi, secouez-moi », direction un point de vue pour assister comme prévu à la mise au lit du roi soleil derrière une nuée de dunes qui n’en demandent pas tant pour s’enflammer. Dit comme ça, ça semble être super ! Sauf que nous sommes dans un immense désert constitué d’une multitude de dunes et que tous les pilotes de buggys du monde entier se donnent rendez-vous sur la même ! Oui, il y a des choses comme ça que je ne m’explique pas… Par contre, ce que je m’explique très aisément, c’est qu’après avoir déguster un très bon saltitas de pollo au « Nuna restaurant », c’est extinction des feux, un, deux, trois, dormez ! Sur ces appréciations culinaires, je te souhaite une bonne nuit et te dis à demain, si vous le voulez bien… De toute façon, demain est une autre aventure...
25 octobre
Vol au dessus d’un nid de lignes bizarres
« Ce bonhomme à tête de citrouille est-il censé représenter un astronaute ou un extra-terrestre ? Quel est le rapport entre ce singe, ce colibri, cette araignée et ce condor ? Pourquoi le peuple de cette ancienne civilisation a consenti autant d’efforts pour constituer toutes ces figures et formes géométriques dont la plupart ne sont visibles que depuis le hublot d’un avion ? A moins qu’on les doive à de petits hommes verts ? Pour qui ces dessins étaient-ils destinés ? Et surtout, que fait cette grosse baleine échouée ici ?... » Non, pas de panique, je ne découvre personne en compagnie de mon frère dans son lit au réveil ce matin… Et rassure-toi mon petit, je ne suis pas Julien Lepers et n’attends pas véritablement de réponse de ta part à toutes ces questions. A la descente du lit, si je te bombarde de ces interrogations, c’est simplement pour introduire cette journée dont le point d’orgue sera, et tu l’as peut-être déjà deviné, notre petite virée aux célèbres lignes de Nazca qui constituent encore aujourd’hui une des plus grandes énigmes de la planète au même titre que les statues de visages de l’île de Pâques ou celle de Woinic dans les Ardennes...
Mais comme les lignes ne vont normalement pas s’envoler sans nous et nous sans elles, on a encore un ‘tiot peu de temps pour abuser sexuellement de Huacachina qui propose dans son book, soit des tours de buggy, soit des descentes de dunes en sandboard, soit des marches sportives dans le désert, soit du barbotage dans la piscine des hôtels. Pas des activités déplaisantes en soi, mais si tu as lu assidument la prose dédiée à la journée d’hier, tu sais qu’on a déjà fait une petite croix en face de chacune de ces occupations. La matinée ici va donc nous permettre de nous refaire un petit best of. Sauf qu’aujourd’hui, nous sommes prêts à mettre cinquante centimes supplémentaires sur la table pour nous offrir un maxi best of ! En trempant nos mouillettes dans notre bol de Ricorée dans un bar de rue, je fais en effet une proposition indécente à mon frère : Privatiser Disneyland rien que pour nous, c’est-à-dire s’organiser une petite sauterie dans le désert dans un mini buggy, rien que le pilote et nous deux. Pas besoin d’insister longtemps pour lui faire valider le programme : Négocier un buggy, s’éclater dans le désert, puis faire les larves au bord de notre piscine en attendant l’heure de notre bus.
Aussitôt dit, aussitôt cuit ! Acte un, Franck négocie. « Viens là petit touriste que je t’arnaque le portefeuille ! » Le gars nous sort un prix qui ferait même bondir un américain. Un sourire enjoliveur, une blagounette et la négociation se passe comme sur des toilettes puisque l’affaire se conclut au même tarif qu’hier. Pas d’arme, pas de sang… A la Spaggiari ! Acte deux, Franck et Sullivan se secouent la cellulite dans le désert. Sauf que là, rien à voir avec hier ! Seuls au monde, sans Tom Hanks ni même une gueularde derrière nous. Et notre pilote d’élite a bien compris à qui il avait affaire. On s’enfonce bien plus profondément dans le désert jusqu’à ne plus voir aucune trace de souillure humaine. Et on y va à un rythme d’hommes. Ça monte, ça descend, ça remonte, ça redescend, ça nous secoue le cocotier, … ça nous plait ! Et comme il n’y a que nous, on attrape le pompon à chaque arrêt, synonyme de tour de manège supplémentaire gratuit. On kiffe de chez surkiffe ! Accroche tes bretelles et matte-moi ces clichés niveau ligue des champions !
Pour la suite, je vais généreusement te faire grâce des aller-retours éreintants entre la piscine de notre hôtel et nos serviettes molletonnées pour t’emmener directement jusqu’au moment où nous mettons le pied dans notre taxi pour Ica, synonyme de séparation à l’amiable avec Huacachina qui aura pleinement rempli l’objectif que je lui avais fixé. Merci Huacachnina, nous sommes maintenant requinqués, remontés comme des coucous, prêts à en découdre pour de vrai avec le programme digne de Man vs Wild que je nous ai concocté. A Ica, nous tuons le temps d’attente en cherchant un distributeur, en mangeant des petits sandwichs au guacamole, et surtout en prenant garde de ne pas trop nous rappeler de cette ville où moche et sale sont les adjectifs qui la caractérisent le mieux...
Deux heures de notre voyage, deux heures de notre vie, deux heures de bus pour rallier Nazca depuis Ica. Deux heures pendant lesquelles nous sommes aux aguets, tapis dans l’ombre, prêt à bondir pour entrapercevoir les fameuses lignes qui doivent être là, à nous snober tout autour de nous... Car finalement, nous n’en apercevons furtivement qu’à proximité de la ville de Nazca et du mirador installé ici pour les phobiques de l’avion et autres détroussés du portefeuille. Car oui, deux alternatives s’offrent à toi pour immortaliser ces lignes dans ta boîte crânienne : L’avion ou le mirador d’où il n’est possible de ne voir que deux géoglyphes. Faire autant de kilomètres jusqu’au Pérou depuis mes Ardennes natales et se contenter de deux géoglyphes, ce serait un peu ballot, non ? Du coup, on opte pour l’autre solution qui consiste à les contempler façon Yann Arthus-Bertrand : Vus du ciel, à bord d’un petit coucou. « Ok très cher, mais combien ça coûte de bras un truc comme ça ? » Et bien sache que bizarrement, ce n’est pas aussi dispendieux qu’on pourrait l’imaginer. Environ soixante-dix euros par personne pour trente à quarante minutes de vol. Donc, chauffeur, si t’es champion, emmène nous direct à l’aérodrome de Nazca sans passer par la case départ ! A propos des lignes au sol qu’on a aperçues succinctement en passant, je souhaitais quand même préciser que je les imaginais beaaaaauuuucoup plus larges que ça ! Entre vingt et trente centimètres, c’est ce que m’a dit Rocco !
En arrivant à l’aérodrome, pas besoin d’avoir fait LV1 négociation, option Gripsou. Les prix sont affichés, identiques dans chaque compagnie, et non négociables. Seules variantes possibles, la taille du coucou et l’altitude de croisière. Pour notre part, ce sera dans un six places à faible altitude, … mais avec une heure d’attente à regarder en boucle un reportage censé nous expliquer le pourquoi du comment. Attention, c’est la minute wiki, c’est la minute pédia, c’est la minute wikipédia !... Déjà, un géoglyphe, c’est un grand motif dessiné sur le sol. Ici le taf a consisté à retirer les cailloux colorés par l’oxyde de fer pour laisser apparaître un sol clair constitué de calcaire. Ensuite, il faut savoir que le pot-aux-roses n’a été découvert que mille ans après sa réalisation, en 1926, au moment de l’avènement de l’aviation. Imagine la tête du mec survolant pour la première fois la région et découvrant ces figures pouvant mesurer près de deux cents mètres de long !… Et arrive enfin la question qui te brûle les lèvres : Quelle est l’origine de ces lignes ? Je ne te baratinerai pas pendant deux heures des explications plus ou moins foireuses, il y en a des tonnes ! Que ce soit des physiciens, des voyants, des géologues, des historiens, Indiana Jones dans le « Crâne de cristal », ou encore Riri, Fifi et Loulou dans « Nazca y aller », ils ont tous essayer de savoir… Moi, les théories les plus farfelues ont bien évidemment ma préférence : Un calendrier astronomique reproduisant les constellations, des pistes d’atterrissage pour vaisseaux spatiaux extraterrestres, des dessins de géants des Fraggle rock, des symboles destinés à demander la pluie aux dieux, des chemins rituels tracés pour des processions cérémonielles, … Bref, il y en a pour tous les goûts et toutes les croyances !
Allez mon p’tit foie de veau, I believe I can fly, I’m like a bird, y’en a même qui l’ont vu voler… Bref, c’est l’heure du décollage ! Avec mon frère, on s’regarde, on s’comprend, on sait pas comment te dire ce qu’on peut pas écrire, faudrait qu’on invente des mots qu’existent pas dans le dico : C’est nous qu’on d’la chance d’être dans cet avion ! Vachement beaucoup ! Car ça y est, on commence par la baleine, on fonce vers l’astronaute, on tourne autour du singe, on contemple le colibri, on s’extasie devant le condor, on aperçoit l’araignée, … Mais ce qui m’impressionne le plus, ce sont ces centaines de lignes, ces triangles, ces spirales et formes bizarroïdes immenses qui franchissent les ravins et escaladent les collines sans que leurs formes ni leur rectitude n’en soient affectées… Que te dire de plus que ce que tu vois sur mes photos ?
Ah si ! « Mmmmmmmm, en apesanteur, mmmmmmmmm, pourvu que les secondes ne soient pas des heures, dans cet ascenseur… » Bien évidemment, survoler les lignes de Nazca était dans ma to do list des expériences à vivre avant de rejoindre gentiment ma boîte en bois, mais survoler les lignes de Nazca en serrant les dents pour garder le meilleur de mon petit sandwich au guacamole n’y figurait pas. Pour permettre la contemplation de chaque géoglyphe aux deux personnes côté droit, puis aux deux personnes côté gauche, l’avion tourne, retourne, se penche dans un sens, se penche dans l’autre, fait des embardés plongeantes, sans parler des trous d’air et des loopings… Mais ne me fais pas dire ce que je n’ai même pas pensé ! Même si le petit estomac fragile de mon frère le somme de mettre un terme à ces batifoles aériennes, pour la seconde fois de la journée, on est en mode surkiffe et on a bien conscience de rejoindre la secte très fermée des privilégiés ayant eu la chance de contempler ces marques au sol que quatre-vingt-dix-neuf pourcents des êtres humains peuplant cette planète ne verront que sur papier glacé d’un magazine chez leur médecin ou le joufflu collé sur le trône...
Voilà pour cette journée. Comparé à ce qu’on vient de faire, le reste ne peut être que du pipi de chat anecdotique : Coupe de cheveux à un euro cinquante et viscères de poulets dans les rues de Nazca… Quoi ? Ça te fait saliver et tu veux en savoir plus ? Ok. Donc sache que j’ai courageusement mis à disposition ma tête au Jean-Louis David made in Nazca. Attention, la description de cette expérience va être super rapide vu que le gars n’a mis que trois minutes top chrono pour me défleurer la tignasse ! Coupe à sec, poudrage au talc, coiffage à la balayette, alcool à quatre-vingt-dix sur la nuque, merci, au revoir !... Ma fois, ma tête me ressemble toujours et finalement, ce n’est pas si mal que ça… Dans le genre « onestdesoufs », on s’est également essayé à la dégustation de viscères de poulets frits accompagnés de ses petites pattes croquantes, le tout agrémenté d’une sauce couleur chiasse. Pour reprendre cette très belle expression à la mode en 1986, ce n’était pas jobard… Voilà pour nos expériences d’aventuriers qui nous ont occupées jusqu’à l’heure de départ de notre bus pour Cuzco. Car ça y est, on remet le couvert pour seize nouvelles heures de transport à travers la cordillère des Andes. « Alerte aux gogols, les enfants, alerte aux gogols ! » Oui, mais non ! Car là, on est parti pour seize heures de vautrage dans les larges sièges hyper moelleux de notre bus luxueux de la compagnie Cruz del Sur. Plus confortable qu’une nuit avec les cochons de Thaïlande ou dans les chardons de Jordanie… Sérieusement, je n’ai jamais voyagé dans un bus aussi confortable et serai content de t’y retrouver à mon réveil demain matin lorsque le steward nous apportera notre petit-déjeuner. De toute façon, demain est une autre aventure...
Eh! bien! Elle décoiffe cette journée, autant pour le buggy dans les dunes que le survol des lignes de Nazca 😉 Tu as raison, une bonne coupe de cheveux était nécessaire 😏.
Pour le survol des lignes de Nazca, je pensais qu'il fallait le faire le matin? L'après midi, trop de turbulences! Et qu'en est il de la sécurité? L'agence avec qui je suis en contact pour notre circuit ne veut pas nous proposer cette activité à cause de la sécurité!!
Donc si on souhaite le faire quand même, il faudra nous débrouiller seul. J'imagine que vous avez pris la compagnie disponible sans réservation en arrivant. De notre coté, nous serons 6, donc je pense que je réserverai avant. Quelle compagnie avez vous pris?
Comme tu le dis, dommage de faire tous ces kilomètres pour ne pas aller voir ces lignes 🤪 .
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
Eh! bien! Elle décoiffe cette journée, autant pour le buggy dans les dunes que le survol des lignes de Nazca 😉 Tu as raison, une bonne coupe de cheveux était nécessaire 😏.
Pour le survol des lignes de Nazca, je pensais qu'il fallait le faire le matin? L'après midi, trop de turbulences! Et qu'en est il de la sécurité? L'agence avec qui je suis en contact pour notre circuit ne veut pas nous proposer cette activité à cause de la sécurité!!
Donc si on souhaite le faire quand même, il faudra nous débrouiller seul. J'imagine que vous avez pris la compagnie disponible sans réservation en arrivant. De notre coté, nous serons 6, donc je pense que je réserverai avant. Quelle compagnie avez vous pris?
Comme tu le dis, dommage de faire tous ces kilomètres pour ne pas aller voir ces lignes 🤪 .
Sécurité ? Pour moi, c'était aussi sécuritaire qu'un vol en coucou en France... Le hall avec les compagnies, les avions, les pilotes..., tout ça m'a semblé très professionnel. Pas de souci de ce côté-là. Après, le vol de l'après-midi était sympa. Pas plus de turbulences qu'un matin mais surtout, il n'y avait pas beaucoup de touristes qui souhaitaient faire ce vol (j'imagine qu'il y en a plus le matin). Concernant l'agence, désolé, je ne m'en rappelle plus mais toutes affichent le même tarif et en plus, elles se regroupent pour remplir les avions donc ce sera la même chose que tu passes par l'une ou par l'autre...
A+
Franck
Ok, merci pour l'info, donc après midi ou matin... on va être secoué comme des cocotiers 😉.
C'est tout de même bizarre cette histoire de sécurité 🙁.
Je pense que si tu passes par une agence pour ton voyage, elle préfère se couvrir si jamais il y a un souci...
Après, tu ne feras pas ça des dizaines de fois dans ta vie...
C'est encore moi Franck mais au Pérou ce coup ci 😉
Merci pour ces souvenirs. Nous aussi le buggy était juste pour nous et le sandboard aussi par la même occasion. Donc arrêt où nous sommes seuls au monde. Eh oui, l'avantage d'être seul, on s'arrête où il n'y a personne donc des photos superbes 😏
Nous y étions pourtant en août. Peu de personnes sur notre périple de la côte pacifique 😎
Dommage que tu n'aies pu visiter la nécropole de Chauchilla, tu aurais aimé et surtout su nous raconter cette expérience à ta façon.
En arrivant à Nazca, il y a un second mirador d'où tu peux voir des hiéroglyphes de personnages. Là encore, peu de personnes s'y arrête. Dommage et tant mieux pour nous.
Le survol des lignes est impressionnant, il faut un estomac bien accroché 🙁 mais quelle vue.
On m'avait conseillé de ne pas réserver en avance car c'est au jour le jour que l'on sait si l'aérodrome sera ouvert et donc les vols possibles ou non. Nous l'avions fait tôt le matin et quel souvenirs. Ok mon petit bonhomme devenait blanc au fur et à mesure du vol mais il a quand même pu en profiter pleinement les premières minutes. Il était fier de ne pas avoir utilisé son sac à vomi 😉.
J'avais prévu seulement 1 nuit à Nazca, c'est un endroit où on peut rester facilement 2 nuits.
Prochaine étape, Cuzco, j'adore 😉
Vite la suite...
Myriam
ps : comme tu peux le deviner, j'ai adoré le Pérou 🙂
Myriam 😇
"Rester, c'est exister. Voyager, c'est vivre."
Gustave Nadaud
Ok, merci pour l'info, donc après midi ou matin... on va être secoué comme des cocotiers 😉.C'est tout de même bizarre cette histoire de sécurité 🙁.
Oui, ça remue bien pour que chaque passager en profite. Il y a un petit sachet pour chaque voyageur, ils ont l'habitude 😉
Nous n'avions pas réservés et sommes allés le matin de bonne heure quand on a vu que les avions volaient (tout dépend de la météo). La veille, l'aéroport avait ouvert à 11h du matin 😕.
Je pense que toutes les compagnies se valent et pratiquent les mêmes tarifs.
C'est une super expérience 😉
Bonne préparation.
Myriam
Myriam 😇
"Rester, c'est exister. Voyager, c'est vivre."
Gustave Nadaud
Non, je n'ai pas encore ouvert de post, je le ferai probablement en Janvier lorsque je finaliserai notre circuit 🙂.
En effet, laissons Franck, le vadrouilleur, continuer son carnet sans trop le polluer 😉
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
Non, je n'ai pas encore ouvert de post, je le ferai probablement en Janvier lorsque je finaliserai notre circuit 🙂.
En effet, laissons Franck, le vadrouilleur, continuer son carnet sans trop le polluer 😉
Pas de souci, vous êtes ici chez vous ! 😉
Vous discutez du Pérou donc ça m'intéresse aussi...
26 octobre
Cuzco, empereur mégalo
Un Franck sans voyage, c’est comme un actionnaire sans licenciement, ça n’peut pas survivre ! Mais j’me soigne ! En guise de sevrage, pourquoi ne pas me farcir un trajet en bus à travers la Cordillère des Andes pour aller jusqu’à Cuzco ?... Attention, spoiler : Treize heures de bus ! Oui, se rendre à Cuzco, ce n'est pas une sinécure. D'où qu'on parte. Malgré les sièges confortables de notre bus, nous sommes réveillés dès cinq heures du mat’, secoués de droite à gauche, sans oublier de gauche à droite, dans chacun des cent quatre-vingt-douze mille cinq-cents virages et des poussières que compte notre chemin de croix. Bon, même si la route est chiante à s’en bouffer les ongles jusqu’à l’épaule, elle nous permet quand même d’entrapercevoir le vrai Pérou des campagnes, celui de notre imaginaire : Animaux en liberté sur la route, femmes en tenues traditionnelles avec chapeaux haut-de-forme et longues tresses, sans oublier tous ces pics enneigés de la Cordillère à perte de vue, culminant à plus de six-mille mètres d’altitude...
La ville de Cuzco, quant à elle, émarge fièrement à trois mille quatre cents mètres altitude parfaite pour une acclimatation tout en douceur pour nos petits organismes fragiles non habitués à être aussi proches du dieu soleil. Base parfaite, également, pour visiter cette région pleine de mythes et de légendes, berceau de cette civilisation disparue que sont les incas. N’est pas capitale de l’empire du soleil qui veut ! Car oui, tu l’imagines bien, si nous nous farcissons ce long périple en bus pour venir jusqu’ici, c’est que primo, nous n’avons pas les bourses suffisamment pleines pour l’acquisition de billets d’avion très dispendieux, et que secondo, Cuzco a évidemment de multiples cordes à son arc pour aguicher le commun des touristes. Son centre historique en est une. Le quartier San Blas en est une autre. Mais tout ça, c’est de la roupie de sansonnet comparé aux mastodontes touristiquintéressants qui trônent dans les environs. Le reste de notre journée d’aujourd’hui sera d’ailleurs consacré à l’organisation de ces visites, mais on aura l’occasion d’en reparler tout à l’heure car là, nous entrons dans ce qu’on peut appeler le nombril du monde. Ce n’est pas moi qui le dis car dans la langue quéchua, Cuzco signifie « nombril du monde ». En tout cas, nombril du monde ou pas, Cuzco est quoi qu’il en soit le nombril touristique du Pérou ! Donc welcome to Cuzco !
L’air de rien, on en est déjà à notre troisième étape de notre trip péruvien. Et première impression : « Ben dis donc, c’est ‘achement grand, Cuzco ! » Bien plus que je n’aurais osé l’imaginer ! Spectaculaire, c’est bien le mot ! Je ne sais pour quelle raison absurde, mais je m'imaginais une petite ville de campagne bien tranquille… Tout faux le garçon ! On découvre sous nos yeux une ville tentaculaire s’étendant à perte de vue et venant lécher goulument toutes les collines environnantes ! Et comme on dit, la première impression est souvent la bonne. Car on met encore presqu’une heure à traverser la ville pour gagner le terminal des bus d’où on négocie âprement un taxi à douze soles pour nous emmener dans le quartier San Blas où nous attend un vrai lit réservé pour la nuit prochaine.
Bon. Cuzco, on vient juste d'y arriver, mais on l'a déjà adoptée... Le trajet en taxi dans les petites rues de San Blas fait monter la cotte de magie de la ville à neuf sur l’échelle de Richter. Petites rues pavées blanchies par la chaux, architecture homogène, ambiance sud-américaine, … C’est tout mimi comme un petit chiot venant de naître… Mais méfiance, les petits chiots peuvent aussi te pisser dans les godasses donc on se prononcera ce soir sur notre ressenti final. Là, nous déposons nos sacs à notre hôtel, le bien nommé Samay Wasi. Le confort y est minime. Je veux dire par là que si tu as l'habitude de loger dans des hôtels de luxe douze étoiles, ça va te faire un choc. Nous, on s’y sent tout de suite comme chez mamie Dédé ! On est hyper bien accueilli et le cadre est top ! « Elle est pas belle la vue ? » Vue magnifique dégagée sur tout Cuzco. Bref, l’hôtel nous fait lui aussi une très bonne première impression… Mais chut, rappelle-toi du petit chiot...
Notre mission de l’après-midi, si nous l’acceptons, consiste à nous trouver de quoi manger, à humer la ville jusqu’à plus d’air, et accessoirement à organiser nos trois magnifiques prochaines virées exploratives : Vallée sacrée, Machu Picchu, et ascension de la Rainbow mountain, comme un triptyque de chez Maisons du monde qu’on accroche dans son salon … Un crochet par l’office du tourisme, puis par l’agence Peru Travel Explorer nous permet de régler tout ça en deux temps trois mots d’anglais, … et quelques soles. Pour ce qui est du resto, on trouve assez facilement une petite cantinas à trois soles le menu, soit moins d’un euro pour une soupe, un plat et une boisson. Pour ce prix dérisoire qui pourrait figurer au Guinness book de mes voyages, les plats qui nous sont servis nous font une bonne première impression. Sauf que… il faut se méfier du petit chiot vas-tu me dire. Et bien Paf le chiot, dans l’mille Emile ! Deux heures plus tard, alors que nous déambulons le nez en l’air dans le centre historique, nous avons la preuve que le petit chiot avait effectivement déféqué dans nos assiettes !!! Car oui, mon pauvre petit frère, cet homme pourtant intestinalement bien constitué, va maintenant devoir lutter de toutes ses forces pour ne pas déféquer dans son caleçon ! « Vite, les clés de la chambre ! » A voir son regard apeuré et ses gouttes de sueur lui perler sur le front, c’est sûr, il ne le répétera pas deux fois, … il n’en aurait malheureusement pas le temps !
Bon, rassure-toi, selon les manifestants, pas de dégât à déplorer ! Il faudra peut-être poser la question à la police des sous-vêtements pour savoir ce qu’elle a à dire… En tout cas, une fois mon frère revenu et soulagé, on peut donc tranquillement terminer cette journée de découverte de Cuzco qui nous semble être le repère idéal pour qui veut flirter avec sa moitié. De jolies places pour se bécoter sur les bancs publics, bancs publics, des ruelles sinueuses et fleuries, un petit marché artisanal, des rues ourlées d’arcades, … Bon, étant accompagné de mon frère, on ne s’attarde pas sur les bancs publics. Direction la terrasse de notre hôtel qui nous apparaît comme étant le repère idéal pour aller siroter une Cuzquena bien fraîche en contemplant tout ébahis Cuzco la belle se lover progressivement dans la pénombre de la nuit. Ouah, c’est beau comme du Cabrel, tu ne trouves pas ?… Je conclurai quand même cette journée en te disant que contrairement à notre restaurant de ce midi, Cuzco et notre hôtel ne nous ont pas déçus d’un poil, eux. Il en est d’ailleurs de même pour le Cultura Paraiso, petit restaurant bien goutu, mais aussi beaucoup plus cher que celui de ce midi, que nous avons choisi pour y déguster, en toute sécurité, loin des chiots, notre premier ceviche, plat traditionnel péruvien composé de poisson cru mariné dans du citron, accompagné de grains de maïs et d’une tooooooonnnnnnnne d’oignons. « Euuuh, Sullivan, les oignons, c’est bon pour toi, ça ?... Allez, je te charrie, le futur sera meilleur demain »… De toute façon, demain est une autre aventure...
Cuzco, quelle belle ville 😎 de belles journées à la découvrir et cela en toute sécurité. Pour rappel, j'étais seule avec mon petit bonhomme et mon appareil photo et je ne me suis jamais sentie en insécurité 😉
Vite la suite 😇
Joyeuses fêtes de fin d'année
Myriam
Myriam 😇
"Rester, c'est exister. Voyager, c'est vivre."
Gustave Nadaud
Cuzco, quelle belle ville 😎 de belles journées à la découvrir et cela en toute sécurité. Pour rappel, j'étais seule avec mon petit bonhomme et mon appareil photo et je ne me suis jamais sentie en insécurité 😉
Vite la suite 😇
Joyeuses fêtes de fin d'année
Myriam
Hello Myriam,
Oui, on a vraiment bien aimé aussi cette ville de Cuzco dans laquelle on va passer de nouveau un peu de temps en revenant du Machu. La suite bientôt !
Franck
27 octobre
Franck et le temple du soleil
Le matin au réveil, soit on se rendort comme un nounours pour retomber dans ses rêves, soit on se lève pour les vivre ! En ce qui me concerne, ce matin, le réveil de frère Jacques n’aura même pas eu le temps de sonner les matines pour m’extirper de mes rêves de voyages et d’aventures. Il est six heures et demie, l’heure de prendre le petit-déjeuner sur notre terrasse face à Cuzco qui nous tend les bras… L’heure de débuter cette journée qui va nous emmener dans la vallée sacrée ! Il nous faut donc déjà remballer nos sacs qui n’auront pas eu le temps de moisir à Cuzco. « Quoi, vous quittez déjà Cuzco alors que vous n’y êtes arrivés qu’hier midi ? » Oui, et j’fais c’que j’veux !... Et pis t’es pas ma mère !... Allez, arrête de tondre la banquise, nous faisons notre petit bonhomme de chemin dans les environs et nous reviendrons bien évidemment à Cuzco dans quelques jours afin d’y approfondir l’idylle que j’ai commencé à sentir poindre hier entre nous...
Présentement, nous nous rendons au lieu de départ des collectivos pour y attraper celui qui part pour la petite ville d’Urubamba. Une fois notre van rempli comme une huître bien laiteuse, c’est parti pour une heure de route au milieu des magnifiques paysages de l’Altiplano où on aperçoit nos premiers lamas. A notre demande, on se fait jeter sur le bas-côté à Maras. De là, ce n’est pas qu’on soit anorexique du porte-monnaie, mais pour diviser les frais, on se regroupe avec cinq allemands pour négocier un autre van pour nous emmener sur le site de Moray, puis au Salinas de Maras… On visite Moray, on visite les salinas et voilà qui est fait pour le programme du jour. Bon, j’arrête de ramer des gencives et je te décris quand même un peu en quoi consiste ces deux sites incontournables.
Pour Moray, d’après l’étude que j’ai rapidement menée en arrivant sur le site, il s’agissait probablement d’un laboratoire agronomique où les incas testaient différentes cultures sur différents niveaux de terrasses circulaires avec différentes températures à différentes saisons pour obtenir différents résultats. En fait, différentes choses qui permettaient de simuler des microclimats avec des températures plus élevées dans les cercles centraux et plus fraîches en périphérie. Tu as vu, je me suis intéressé à la question comme un chien à ses propres bourses, s’il est souple, bien évidemment… Sauf que tout ça n’est bien sûr qu’une hypothèse qui n’engage que mon sens accru de l’observation… et Wikipédia. Quoi qu’il en soit, on ne peut s’empêcher d’admettre que les incas n’étaient pas issus d’un croisement entre Nabila et Franck Ribery… Sans rire, ces petits incas étaient des génies ! Je te laisse découvrir ça par tes propres petits yeux écarquillés sur les photos prises tout spécialement à ton attention.
On en fait le tour, on descend, on remonte, on croise d’autres touristes, on salue une énorme tarentule, on s’amuse comme des p’tits fous, puis on se rend aux Salinas de Maras. Et là, mon copain, ça commence à causer ! Pour te la faire courte, ici, le principe est très simple et il est également made in Incas ! Un ruisseau naturellement salé coule miraculeusement depuis le haut de la montagne. Il est capté par des canaux qui alimentent une multitude de bassins construits à flanc de pente. Une fois que l’un d’eux est rempli, on oriente l’arrivée d’eau vers un autre bassin et on laisse dame nature, ou plutôt monsieur soleil, faire le reste, c’est-à-dire faire évaporer l’eau stagnante prise au piège. Une fois ce processus terminé, il ne reste alors plus que le sel que l’on peut ramasser tranquillement en raclant les bassins asséchés, avant de recommencer la manipulation indéfiniment ; et ce, depuis des centaines d’années. Car oui, c’est toujours en activité ! Chaque petite parcelle appartient à une famille qui possède le droit de l’exploiter de génération en génération. Bon, je ne vais pas t’en écrire toute une Martine, vois plutôt par toi-même, surtout que c’est très photogénique ! Mon appareil photo est en surchauffe...
D’ailleurs, j’ai du mal à me déscratcher de ce que j’ai sous les yeux ! C’est grandiose, majestueux, imposant, … que dis-je… C’est un cap ! Une péninsule ! Ma première vraie claque visuelle du voyage ! Un paysage « Wahou » comme dirait mon frère… « Ah bon, tant que ça ? » Tu connais mes sept merveilles du monde ? En un, mes filles ! En deux, les crêpes de ma femme ! En trois, la tête de veau de ma maman ! En quatre, le site de Pétra ! En cinq, le stade Vélodrome ! En six, Woinic ! Et en sept, je dirais les Salinas de Maras ! Non, sérieusement, c’est top ! Nous arpentons le site dans tous les sens. On monte, on descend, on remonte, on tourne, trouvant à chaque instant le paysage plus beau que la minute précédente. Bon, le site n’a malheureusement pas été privatisé à l’occasion de notre venue, mais plus on avance et plus on s’exonère de tous ces feignants qui s’agglutinent sur le point de vue d’en haut. En revanche, une fois en bas et presque seuls, c’est le moment où une famille péruvienne décide de nous privatiser ; un couple d’une soixantaine d’années accompagné de ce qui semble être leur fille. Un moment étrange passé en leur compagnie qui me pousse à te conter l’anecdote. Déjà, la femme et sa fille étaient excitées comme de jeunes juments en rut lorsqu’elles nous ont abordées pour nous demander une photo. Soit… Mais l’irréparable a été commis lorsque nous posions innocemment pour l’appareil photo du mari, d’ailleurs tout content de voir sa femme si enjouée… Tu m’étonnes qu’elle était enjouée !!! Mettre son bras sur nos épaules pour prendre la pose aurait encore pu passer… Mais la dame, jugeant certainement être trop petite pour atteindre nos épaules, a simplement décidé de mettre sa main dans la poche arrière de mon pantalon et de me malaxer délibérément la fesse droite pendant de longues secondes… « C’est dans les coutumes locales du Pérou, ça, madame ? » Moi, tout pantois par « tant d’attention » et me tenant devant le mari qui ne se doutait de rien, je n’ai pas osé réagir…, me disant que ça me ferait une anecdote à te raconter ! Bref, on continue de parcourir ce site jusqu’à être confronté à un panneau énigmatique indiquant en anglais et en espagnol « Don’t cross / No pasar ».
« Tu parles espagnol, toi ?
- Non…
Et anglais ?
- Non plus… »
Ok, donc on s’en tient au plan initial, on continue !
Et quand bien nous en a pris qu’on a bien fait ! J’avais lu un conseil sur le net qui disait vaguement de descendre dans le fond de la vallée. Et bien à mon tour, j’enfile mon collant bleu et mon slip rouge de « Supertuyau » pour t’expliquer tout de A à Z avec description de chacune des étapes à réaliser dans le même ordre : Ignore le panneau t’interdisant de passer en feignant une cessité visuelle passagère. Déjà, tu vas te retrouver seul au monde auprès de bassins de sel plus confidentiels ; c’est déjà ça de gagner ! Après ça, faisons l’amour avant de nous dire adieu ! Le cœur dégoulinant d’émotion, tu laisses dans ton rétroviseur les salinas et tu t’engages sur un magnifique chemin à flanc de montagne qui va te conduire jusqu’au rio Urubamba, une rivière bien plus bas au fond de la vallée. Tu longes cette rivière par la droite jusqu’au pont qui va te permettre de l’enjamber en tout bien tout honneur. Là, tu gagnes la route de la vallée, tu te plantes au milieu jusqu’à ce qu’un collectivo fasse son apparition par la droite. Tu l’attrapes au vol, tu lui dis que tu veux aller à Ollentaytambo, tu lui paies les dix soles que le monsieur te demande en contrepartie. Voilà, je t’ai mâché tout le boulot pour l’organisation de cette super expédition d’aventurier qui brave tous les dangers pour en prendre plein les yeux !
Suite...
Nous arrivons donc à Ollentaytambo. Déjà, rien que le nom donne l'impression d'un endroit mythique. Il faut dire qu’Ollanta, comme les gens du coin la surnomment, est la dernière ville du Pérou à avoir conservé intact son plan inital inca. Si tu es en plein dans ta thèse sur l’urbanisme inca, viens ici car c’est un musée à ciel ouvert sur cette civilisation… En arrivant, nous quittons nos gros sacs au Janaxpacha Hostel et partons aussitôt vérifier ça. Alors, laisse-moi te décrire la ville comme Mozart aurait pu te la peindre : Des petites ruelles, une placette mignonette, des montagnes que les anciennes générations ont aménagées en terrasses pour la culture, des ruines incas, des canaux qui font circuler l’eau dans toute la ville, un emplacement idéal au creux de la vallée sacrée. Le spectacle est à chaque coin de rue. Ajoute à ça des descendants d’incas aux visages typiques, des boutiques proposant des articles multicolores et des petits restos te faisant saliver les babines, et tu obtiens l’endroit idéal pour passer cet après-midi. Car oui, il est déjà l’heure de passer à table, et vue l’offre et les prix proposés, on ne va pas se gêner ! Vingt soles le ceviche au Tupac restaurant ; qui par le saint esprit de la tentative d’arnaque, se transforme en vingt-huit soles sur l’addition… Du coup, raye la mention inutile :
Réponse A : Le gentil serveur a malencontreusement fait une erreur
Réponse B : Le méchant serveur nous a pris pour des jambons fumés croisés avec des pigeons
Réponse C : Le consciencieux serveur a mis à jour le prix entre la commande et l’addition au vu de l’inflation galopante qui sévit au Pérou
Allez, sans rancune aucune, on a la peau du ventre bien tendue, n’en parlons plus… Par contre, je vais encore te parler d’Ollentaytambo puisqu’on va maintenant s’attaquer à la visite du site inca du même nom. Déjà, il faut savoir que la forteresse d’Ollantaytambo fut un haut lieu de résistance des incas contre les conquistadors espagnols. Elle constitue aussi la porte d’entrée de la route pour le Machu Picchu. Mais ne mettons pas le carrosse avant le poney, on aura bien l’occasion de reparler du Machu Picchu plus tard… Là, pour l’instant, nous nous consacrons à ce site mineur... Ça, c’est ce que je croyais avant de venir. Car maintenant que j’y suis, je peux te dire que ce site est vraiment impressionnant. Le site inca le plus impressionnant que j’ai eu la chance de visiter dans la région, dans le pays, voire dans le monde entier. Oui ma bonne dame, oui mon bon monsieur, le monde ! Faut dire que je débute en termes de sites incas, mais ça laisse quand même augurer plein de bonheur en sacs de dix en imaginant notre virée au Machu Picchu dans quelques jours… Mais ne mettons pas le carrosse avant le poney, on aura bien l’occasion de reparler du Machu Picchu plus tard… Là, pour l’instant, nous nous consacrons à ce site… magnifique, construit en terrasses et surplombant la vallée et la ville.
On passe de terrasses en greniers, du temple du soleil aux anciens bains, des niveaux supérieurs aux niveaux inférieurs, d’une séance photos avec de vieilles mamies à une séance photos avec une classe d’étudiantes qui défilent, l’une après l’autre, pour se faire tirer le portrait en compagnie de deux grands blonds aux yeux bleus, denrée très rare au pays du Machu.
Et ce qui devait arriver arriva : La lumière descend aussi vite que les isos augmentent ! Du coup, on ferme le rideau pour les visites du jour ! Un steak de lama à la plancha à l’Inca travel, quelques danses folkloriques aux pieds du site, une Cuzquena, voir deux si affinité et il est l’heure d’aller se glisser sous nos couvertures. Oui, je sais, deux verres d’alcool par jour et tu es alcoolique… Donc c’est décidé, je boirai deux Fanta demain et je serai fantastique… De toute façon, demain est une autre aventure...
Dis moi, la tarentule à côté du jeune garçon, elle est vivante?
Sur la première photo présentant les paysages de Moray, ça a l'air sympa, et puis quand j'ai voulu découvrir la 2ème photo de Muray, il y avait 2 blondinets qui gênaient la vue. Tu ne pourrais pas les gommer stp??? 😄😏😇
En guise de sevrage, pourquoi ne pas me farcir un trajet en bus à travers la Cordillère des Andes pour aller jusqu’à Cuzco ?... Attention, spoiler : Treize heures de bus ! Oui, se rendre à Cuzco, ce n'est pas une sinécure. D'où qu'on parte. Malgré les sièges confortables de notre bus, nous sommes réveillés dès cinq heures du mat’, secoués de droite à gauche, sans oublier de gauche à droite, dans chacun des cent quatre-vingt-douze mille cinq-cents virages et des poussières que compte notre chemin de croix. Bon, même si la route est chiante à s’en bouffer les ongles jusqu’à l’épaule, elle nous permet quand même d’entrapercevoir le vrai Pérou des campagnes, celui de notre imaginaire : Animaux en liberté sur la route, femmes en tenues traditionnelles avec chapeaux haut-de-forme et longues tresses, sans oublier tous ces pics enneigés de la Cordillère à perte de vue, culminant à plus de six-mille mètres d’altitude...
J'ai fait pire que toi: 19 heures de trajet en bus pour aller de Buenos Aires aux chutes d'Iguazu. Avec force arrêt des policiers aux check points.... C'était un trajet en bus couchette de nuit, avec clim à fond, ...je ne sais pas pour toi, mais ce n'est pas mon meilleur souvenir. mais c'est économique, c'est certain.
Salut Diamina !
La tarentule était, disons, mal en point... 🤪
Pour les deux blondinets, ça y est, je les ai gommés !
Après, pour le bus, ça ne me dérange pas tant que c'est de nuit. Par contre, c'est du temps de perdu si je voyage la journée...
Et toi, le Pérou, c'est pour bientôt ?
A bientôt pour la suite !!!
Franck
Pour les deux blondinets, ça y est, je les ai gommés !
Je suis morte de rire!!! Mais alors, morte de rire!!!! Le pire c'est que tu as changé effectivement la photo!!! Quand je disais que tu étais complètement dégenté.... j'étais loin d'imaginer à quel point J'avais raison!!!! Allez, beau gosse, remets moi la photo, originelle stp!!😏
Et au fait, la mamie qui te te tâtait les fesses pendant la photo, c'était véridique ou c'était encore une de tes blagues?😄
Et toi, le Pérou, c'est pour bientôt ?
Euh..... ????? Mystère!
On attend patiemment la suite de la masturbation intellectuelle.
28 octobre
Objectif Machu !
Aujourd’hui, journée de transition… Mais journée quand même ! Notre objectif du jour est en effet de rallier la petite ville d’Agua Calientes qui se trouve aux pieds du Machu Picchu à une cinquantaine de kilomètres à vol d’oiseau d’ici. Sur le papier, dis comme ça, on serait tenté de dire « Simple formalité ! » Sauf qu’entre le papier et la réalité du terrain, il y a un gouffre, au sens propre comme au sens figuré. Tu peux me croire, ce n’est pas une mince affaire, sauf si tu fais partie du cercle fermé des cinquante-trois millions de millionnaires que porte notre belle planète. Oui, cinquante-trois millions, ça fait beaucoup de monde, mais après avoir ouvert mon portefeuille ce matin, je te confirme que je suis encore en dehors du cercle… Bref, nous ne cassons pas notre tirelire pour gagner rapidement et confortablement Agua Calientes en train qui, pour le prix extorqué pour le billet, doit être en or massif. Du coup, comment procéder quand on est un vrai vadrouilleur ?... Pas de panique, je vais tout te raconter...
Avant-hier, au moment où mon frère était en quête urgente d’un beau siège blanc émaillé, je nous ai réservé deux places dans un van qui fait la navette tous les jours entre Cuzco et Hydro Electrica. Et comme il passe par la place des grands hommes d’Ollentaytambo, on s’était dit rendez-vous à dix heures, même jour, même heure, même pomme... Une fois dans notre van et après cinq heures de route de montagne, il nous restera alors onze kilomètres pour atteindre Agua Clientes. Sauf qu’Agua Calientes n’est desservi par aucune route ! Une nouvelle fois, on a la possibilité de prendre un train en or massif. Trente euros pour parcourir onze kilomètres !!! Mais à qui profite cette escrocquerie qui a pignon sur rue ???
« Bonjour messieurs… Avez-vous fait votre choix ?
- Oui, oui, nous prendrons deux bonnes paires de jambes agrémentées de leurs chaussures de rando, merci bien !... »
Bref, si tu ne veux pas te ruiner et que, comme bibi, tu penses qu’une merveille du monde comme le Machu Picchu, ça se mérite, il y a une alternative toute naturelle au train. Il suffit de marcher sur les rails !
Bon, en attendant l’heure du rendez-vous, on se trouverait bien un nouveau terrain de jeu, non ?... Ici, tout le monde se jette allègrement sur les ruines d’Ollantaytambo, mais tout ce petit monde oublie qu’il y a un autre site dans le coin : Pinkuylluna, là-bas, sur la montagne juste en face... Et de une, c’est gratuit. Et de deux, comme il faut un peu crapahuter pour s’y rendre, le site est exempté de toute trace de chinois. C’est donc super calme et presque désert ! Et comme le dit si bien mon dicton perso, « Si y’a pas d’chinois, on y va » ! Pour s’y rendre, en venant de Cuzco, il faut prendre la dernière rue à droite avant la place. Là, tu prends une nouvelle fois à droite jusqu’à trouver une petite porte donnant sur la montagne et des escaliers en pierre. Compte une heure de montée pour accéder à ces anciens entrepôts agricoles incas… Une fois arrivés, nous y sommes effectivement seuls. Et on jouit d’une vue imprenable sur le village et le site d’Ollentaytambo juste en face. « On n'est pas bien, là, ma Brenda ? »
Après ce bon moment de bon matin, nous nous rendons sur le petit marché local et constatons que l’accès à tout le village est interdit aux véhicules pour cause d’organisation d’une fête sur la place principale.
« Euh, pardon ?... Aurais-tu l’obligeance de répéter ta dernière phrase, s’il te plait ?
- Bien sûr. Je disais donc que l’accès à tout le village était interdit aux véhicules pour cause de…
- Oh non, dis-moi pas qu’c’est pas vrai ! Si l’accès au village est interdit aux véhicules, notre van ne va pas pouvoir se rendre à notre lieu de rendez-vous. Le chauffeur va contourner le village et poursuivre son chemin sans se soucier de deux petits français abandonnés à Ollantaytambo. Nous n’allons pas réussir à parvenir à Agua Calientes ce soir. Nous allons perdre nos billets pour le Machu Picchu réservés exclusivement pour demain. Nous avons fait tout ce voyage pour rien. C’est la fin des haricots. Mon frère ne va pas réaliser son rêve. Je suis nul dans l’organisation de voyages. C’est la fin du monde. Bref, c’est la panique, nous rentrons en France ! »
Comme le disait si bien madame Hanras, mon institutrice du CM2 : « Dans pareille situation, l’important, c’est de garder son calme pour qu’une solution nous apparaisse tout naturellement » Et cette solution se nomme Carlos ! « Papayou ? Tout nu et tout bronzé ? Rosalie ? » Non, pas le chanteur ! Le sympathique propriétaire de notre hôtel Janaxpacha ! Je dirais même « très sympathique », car après lui avoir exposé notre équation mathématique, il se met en quête du numéro de téléphone de l’agence Viatravel où j’ai acheté les billets, la contacte, obtient le numéro de téléphone du chauffeur du van, l’appelle, et convient avec lui d’un nouveau lieu de rendez-vous à l’entrée du village ! Mille mercis Carlos et big bisous !!!
La suite est plus conventionnelle, … ou presque... On attrape notre van au vol, on roule, on roule, on roule, on passe un col à plus de quatre-mille trois-cents mètres d’altitude, on fait un arrêt restauration où peu importe la nourriture pourvu qu'on ait le ventre plein, on roule, on roule, et on arrive à Santa Teresa. A partir de là, la route n’a plus de route que le nom. Chemin étroit défoncé longeant une falaise de deux cents mètres de haut et sans garde-corps serait plus approprié ! C’est bien simple, j’ai beau essayé, mais de ma place le long de la fenêtre, impossible d’apercevoir un bout de terre ferme entre la roue de notre van et le vide pendant plus d’une heure de tape-cul. Imagine donc la scène lorsqu’on doit croiser un autre véhicule… Moi pas peur, moi pas le vertige, mais moi préfère pas dormir quand même… Pour les phobiques du vide, fermez les yeux ! Pour les autres, ouvrez les yeux car le paysage est à couper le souffle !
Bon, tant mal que encore plus mal, nous arrivons en vie à la gare d’Hydro Electrica vers quinze heures. Seules trois crises cardiaques sans gravité sont à déplorer dans notre van… On se chausse alors aussi sec les sacs sur le dos et pénétrons dans la jungle en suivant la voie de chemin de fer. Nous sommes en effet motivés comme jamais pour nous enquiller ces onze kilomètres à pied, ça use, ça use ! Mais bon, onze kilomètres dans un environnement pareil, je veux bien me manger ça tous les jours à mon petit-déj’ ! Végétation équatoriale, Machu Picchu tout en haut qu’on n’ose pas regarder dans les yeux, ...
La preuve, c’est qu’on se fait même un détour de deux kilomètres de rab pour parcourir les jardins de Mandor où se trouve une magnifique cascade nimbée dans la végétation. L’arrivée à la cascade est une telle claque visuelle que nous en oublions complètement nos épaules endolories… On en profite bien évidemment pour y faire une pause et s’y rafraîchir un peu… beaucoup, passionnément, à la folie !!! Oui, il faut être complètement fou pour se baigner dans une eau à dix degrés ! Ça nous fait d’ailleurs tout bizarre d’être une femme l’espace de cette baignade ! Nous ne sommes par contre pas les seuls timbrés des alentours puisqu’on partage notre baignoire géante à bain bouillonnant avec deux chiliens, Emmanuel et Sébastien. On se prête nos serviettes, on se passe de la crème anti-moustique, … N’en faut pas plus pour devenir copains comme cochon, et faire un petit bout de route ensemble jusqu’Agua Calientes où nous finissons enfin par arriver, de nuit, exténués, … surtout mon frère...
Le moment que nous attendons tous les deux arrive enfin ! Ce moment, c’est celui où nous déposons les armes, alias nos deux gros sacs, dans notre magnifique auberge de jeunesse, le Casa Machupicchu Hostel. Quatre lits superposés dans une chambre riquiqui, salle de bain commune, taches au plafond, quelques cafards pour nous accueillir, … Youhou, on est content ! Nous ne nous attardons donc pas et partons prendre le pouls de cette ville pas trop méridionale, encore moins sud-américaine et pas du tout péruvienne. Si je te téléportais ici, tu serais bien ennuyé pour me dire où tu te trouves ! Disons qu’on a la bizarre impression de se retrouver dans une station de ski sans les remontées mécaniques ni les fondues savoyardes. Mais très touristique et très huppée la station, car les prix s’en ressentent ! On sent bien qu’ici, en mathématiques, ils ne connaissent que l'équation « Touriste égale vache à lait » ! Par contre, tout y est négociable. On a donc droit, au restaurant Ch’aska, à un menu complet à vingt soles avec un pisco sour offert, l’apéritif local. Nous ne faisons ensuite pas de vieux os, le réveil étant programmé très tôt demain matin… Avant de fermer les yeux, on pense bien évidemment à faire trois « Notre père » et cinq « Je vous salue marie » pour espérer avoir beau temps demain : « Notre père, qui êtes aux cieux, merci de nous donner un bout de soleil demain pour voir le Machu Picchu sous son meilleur jour… Et s’il te plait, Seigneur, si on te donne Jul, serais-tu prêt à nous rendre David Bowie ? » Bon, la météo nous annonce beau temps mais selon les statistiques, quarante-trois pour cent des statistiques sont fausses, donc on se méfie ! Voilà, encore une nouvelle journée qui se termine. Une journée longue et fatigante qui aura servi à préparer la journée tant attendue de demain ! Comme on le dit, les investissements d’aujourd’hui sont les profits de demain… De toute façon, demain est une autre aventure...
Et comme il passe par la place des grands hommes d’Ollentaytambo, on s’était dit rendez-vous à dix heures, même jour, même heure, même pomme...
Tu passes combien de temps à rédiger tes posts de blogs, pour trouver des jeux de mots ainsi sur tout un tas e chansons Célèbres?
Seules trois crises cardiaques sans gravité sont à déplorer dans notre van…
Finalement, ton parcours me fait penser à nos péripéties au Ladakh. C'était parfois épique en matière de conduite.
Pinkuylluna, là-bas, sur la montagne juste en face... Et de une, c’est gratuit. Et de deux, comme il faut un peu crapahuter pour s’y rendre, le site est exempté de toute trace de chinois. C’est donc super calme et presque désert ! Et comme le dit si bien mon dicton perso, « Si y’a pas d’chinois, on y va » !
Ah ben, le Ladakh c'est vraiment une destination pour ton frère et toi (pas pour ta femme et tes filles par contre, à mon avis)
Super! La montée sur les rails, j’adore la photo où vous êtes les deux à faire les pitres 😀
Mais, je pense que nous contenterons du train et si je vois quelqu’un au bord du chemin de fer, je penserai a toi 😂
Superbes paysages! Je me suis mis dans la préparation de notre programme et maintenant j’ai hâte 😏
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
Bon, je l'avoue, j'y passe un peu de temps. Qui a dit "perfectionniste" ? Disons que j'essaie de rendre la description des sites un peu plus vivante...
Pour le Ladakh, je ne m'y suis jamais vraiment intéressé. Je vais regarder même si des projets ou des souhaits de voyage, j'en ai à la pelle (Etats-Unis, Etats-Unis, Etats-Unis, Islande, Népal, Argentine, Guatemala, Malaisie, ...)
A+
Allez j'embarque pour ce voyage aussi, c'est sur ma bucket list :)
Et bien, bienvenue à toi !
J'ai regardé tes voyages faits ou en projet. On en a en commun. J'étais au Cambodge en 2019. N'hésite pas si besoin (car tu l'as en projet pour 2020). La rédaction de ce carnet est en cours sur mon blog (si ça te tente...)
Oh j'étais au Mexique yes, Inde wow, dans quelques autres pays européens aussi mais pas le temps de faire des carnets, je commence doucement à y prendre goût j'en ferai pour les prochains :D
Ah oui si tu a un carnet sur le Cambodge ça me tente en effet ! Je ne dormirai pas bien tant que je n'aurai pas un bon brouillon de mon itineraire ! Et bien sûr j'adore m'inspirer des autres, lire des anecdotes, ressentis et voir les photos (miam hahah)
29 octobre
On a marché sur le Machu !
Top départ pour une journée qu’on espère top. Ça, ça aurait pu être mon accroche d’introduction si nous n’avions pas été sortis de notre mode veille par la dénommée « pluie battante » qui n’a pas cessé de frapper violemment à notre fenêtre pendant une bonne partie de la nuit. Voir le Machu Picchu de ses propres yeux est dans ma « todo list before to die ». Voir le Machu Picchu de ses propres yeux sous la pluie, le visage engoncé dans une capuche de K-way et les pieds baignant dans un jus de chaussettes, non… Au réveil, l’heure est à la déprime générale, notre moral affiche moins dix au thermomètre… Aïe, il ne sait pas que je l’ai vu, mais mon frère vient de partir à la douche avec une corde… On se raccroche aux branches comme on peut en se disant qu’il est encore tôt et que le temps va peut-être se lever d’ici notre arrivée sur le site… Au réveil, le ciel est plombé. Après le petit-déj’, c’est toujours plombé de chez plombé. On sort pour aller prendre la navette qui doit nous monter à l’entrée du site, plombé, plombé, vous avez dit plombé ?... Que pourrait-il nous arriver de pire ?? Et bien, le pire est devant nous ! Là où nous étions arrosés par les nuages en bas, nous sommes maintenant dans les nuages en haut. En arrivant au point de vue le plus connu du Machu Picchu, celui d’où sont pris les clichés qu’on voit dans tous les magazines, sur tous les posters dans les agences de voyage, sur tous les fonds d’écran d’ordinateurs, nous avons droit à un joli monochrome de Whiteman… Rien, rien de rien, non, nous n’apercevons rien. Ni le bout de nos pieds, ni le graal, tout ça ne nous est pas égal… Aïe, il ne sait pas que je l’ai vu, mais mon frère vient de partir aux toilettes avec une boîte de barbiturique...
Bon, après un coup de mou, après deux trois claques pour se remettre la tête à l’endroit, les aventuriers de la tribu réunifiée ont décidé de monter un piquet de grève, et leur sentence est irrévocable ! Nous ne bougerons pas d’un poil tant que le soleil n’aura pas daigné éclairer de ses petits rayons l’objet de toutes nos convoitises. Repartir d’ici sans pouvoir le caresser du regard alors qu’il est là, sous notre nez, … Non, totalement inconcevable ! J’aurais honte de venir ici te raconter ça… Du coup, comme deux vieux pêcheurs regardant fixement leurs bouchons flottant dans une flaque d’eau, nous patientons…, nous patientons…, une heure, deux heures, trois heures, quatre heures, … Comme nous ne faisons rien à part attendre dans notre village dans les nuages, j’en profite quand même pour te parler un peu du Machu Picchu. Ben oui, le Machu Picchu, tout le monde en parle, tout le monde l’a déjà vu en photos, tout le monde veut y aller, mais est-ce que tout le monde sait ce que c’est ?... Déjà, le Machu Picchu, ça s’écrit comme ça. Un « c » pour Machu, et deux pour le Picchu. Et sais-tu pourquoi Machu ne prend qu’un seul « c » là où Picchu a eu la chance d’en avoir deux ? Non ? Ben moi non plus ! Ensuite, il faut savoir que le Machu Picchu est une des sept nouvelles merveilles du monde. Mais avant d’être élu, savais-tu qu’il n’a été découvert par hasard par les occidentaux qu’en 1911 par un certain Hiram Bingham ? Enfin, retiens que le Machu Picchu est une citée fondée par le peuple inca dans les années mille quatre cents, qu’il n’a jamais été découvert par les conquistadors espagnols, et que ce qui fait du site un incontournable et l’attraction touristique number one au Pérou, c’est surtout sa beauté et son environnement montagneux puisqu’il est situé sur un magnifique perchoir surplombant le vide...
Attends un peu, … mais oui, pince-moi, je n’ai pas la berlue, c’est bien mon frère que j’entends applaudir !!! Serait-ce pour fêter le dieu soleil qui se pointe enfin ?... Ah non, désolé, enflammade de courte durée car les applaudissements sont à destination des salopards de moustiques qui nous mitraillent joyeusement. C’est simple, les jambes de mon frère ressemblent à Las Vegas by night vu du ciel tellement ça clignote ! Si on chope le palu moins de trois fois chacun, on sera chanceux !!! Du coup, c’est décidé, on bouge ! Faut dire qu’il est midi, qu’on est toujours brecouille comme on dit dans le bouchonnois, et qu’on a une réservation pour faire l’ascension du Wayna Picchu ce matin, brouillard ou pas ! Le Wayna Picchu, je suis certain que tu sais ce que c’est sans savoir que ça s’appelle comme ça. Le Wayna Picchu, c’est la montagne à la forme arrondie qui se trouve derrière le Machu Picchu et qu’on voit sur toutes les photos. Le Wayna Picchu, en quéchua, ça signifie « Jeune montagne » alors que Machu Picchu se traduit par « Vieille montagne ». Sur réservation, il est possible d’en faire la fatigante ascension via les mille quatre cents marches creusées dans la roche par les incas pour accéder à cette montagne sacrée et y jouir d’une vue différente sur le Machu. « Bon, maman, ce n’est pas pour te faire peur, mais tes deux fils se lancent dans ce que certains appellent « les marches de la mort ». Mais pas de panique, ces marches n’ont jamais fait de victime, tout du moins jusqu’à aujourd’hui... C’est simplement qu’elles sont étroites, glissantes et plantées dans la roche à même la falaise… Une bonne dose d’adrénaline pour les flippettes du vide que nous ne sommes pas...
La bonne nouvelle, c’est que plus on monte, plus les nuages en font de même. Alléluia, on commence même par apercevoir un bout du Machu ! Arrivés au sommet, on le contemple même dans son ensemble ! De là-haut, plus spectaculaire tu meurs, puisque plus spectaculaire, tu sautes ! On profite de la vue à s’en gaver la rétine, on sort notre petit pique-nique du sac, puis on redescend de la montagne, non pas à cheval, mais quand même au pas de course pour être sûr de pouvoir visiter le Machu Picchu avec une visibilité supérieure à dix mètres. Sauf que Jean-Pierre Pernaut vient de l’annoncer au journal télévisé de treize heures : « Drame au Pérou ! Les éléments s’acharnent sur le sort de ces deux pauvres petits français au Machu Picchu ! ». A peine parvenus sur le site, c’est maintenant une pluie torrentielle qui s’abat sur nos têtes ! Non mais allo, quoi !... Il restait quelques touristes sur place ? Il n’y en a maintenant plus ! Comme le dirait mieux que moi Denis Brogniart : « Et à la fin, il n’en restera qu’un ! » Et bien je crois que les dieux incas ne nous ont pas bien compris tout à l’heure car on le répète, s’il ne doit en rester qu’un, ce sera nous deux ! Nous ne partirons pas d’ici sans avoir vu le Machu Picchu sous le soleil !
Et sinon, tu crois au paranormal ? Aux fantômes, aux esprits, … aux adages ? En tout cas, un adage dit « Après la pluie, le beau temps ! » Et bien ma zette, ça marche ! Une fois tous les nuages bien vidés et essorés de leur contenu, le vent a plus de facilités pour les envoyer se faire voir en France. Ce qui fait qu’après quelques minutes, nous avons droit à nos premiers rayons de soleil ! Huit heures ! Huit heures de patience pour avoir le droit, la chance, l’honneur de contempler le Machu Picchu sous son meilleur profil ! Tu imagines aisément que nous sommes excités comme des puces sur un nouveau chien ! On a envie de baiser les pieds des gardiens du site tellement on est content. On photographie le site sous toutes les coutures. D’en haut, d’en bas, avec nous, sans nous, avec lama, sans lama, … mais toujours avec le soleil !! Quel pied ! On ne remerciera jamais assez les dieux incas, ou qui tu veux, de nous avoir montré cette merveille sous une brume étonnante, une pluie battante, et surtout un soleil magnifique !
Ça y est, c’est la fin ! Car oui, après dix heures d’une relation intense, il faut bien se résoudre à se quitter. Un dernier roulage de pelles, un dernier regard langoureux, et on reprend la navette du retour vers Agua Calientes où la fin de journée sera consacrée au lavage de notre linge, à un happy hour dans un bar australien, et à un repas dans le même restaurant qu’hier au son d’une flûte péruvienne jouant sa douce mélodie auprès de nous… Une bien belle journée, un site magnifique certainement magnifié par le fait d’avoir dû patienter pour le découvrir avec la peur au ventre de passer à côté, un super souvenir partagé entre frères que nous nous sommes gravés à tout jamais dans le lobe temporal en compagnie de ceux des jours précédents, en attendant ceux des jours à venir, à commencer par demain… De toute façon, demain est une autre aventure...
Oh! Quelle malchance avec le temps! Heureusement que vous avez été persévérants car sinon... vous seriez rentrés bredouille 🤪.
Tes photos sont superbes car après la pluie, c’est super limpide... l'idéal pour les photos 😉.
En Octobre 2018, ce n'était pas encore la nouvelle réglementation? Vous avez pu rester sur le site toute la journée, c'est top!
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
Oh! Quelle malchance avec le temps! Heureusement que vous avez été persévérants car sinon... vous seriez rentrés bredouille 🤪.
Tes photos sont superbes car après la pluie, c’est super limpide... l'idéal pour les photos 😉.
En Octobre 2018, ce n'était pas encore la nouvelle réglementation? Vous avez pu rester sur le site toute la journée, c'est top!
Si, la nouvelle réglementation était en place mais il n'y avait aucun contrôle... Je t'avouerai qu'avec mon frère, si le temps ne s'était pas levé, on commençait à évoquer la fraude en restant sur le site toute la nuit pour attendre le lendemain matin... Mais dans notre malheur, la pluie nous a bien aidé et a chassé tous les vilains nuages...
A+
Franck
Quelle chance d'avoir pu rester si longtemps sur le site 😁
J'avoue que nous n'avions pas un soleil radieux et qu'il fallait être au taquet pour les photos lorsque les nuages voulaient bien se pousser.
Le Machu Picchu reste pour moi une sacrée claque quand on arrive en haut.
Vite la suite
Myriam
Myriam 😇
"Rester, c'est exister. Voyager, c'est vivre."
Gustave Nadaud
Avec un peu de recul, je ne sais pas si j'ai tant apprécié le Machu du fait de sa beauté, ou du fait de la longue attente pour pouvoir le voir (et la crainte de ne pas le voir). En tout cas, c'est un super souvenir !
La suite bientôt !
Franck
Pour notre dernier voyage de 3 semaines en famille (eh oui, les enfants grandissent et deux d'entre eux vont entrer dans la vie active), destination l'Amérique…
Voici le compte rendu que j'avais fait à Krikri, donc ne vous étonnez pas du style narratif... Deux jours d'acclimatation à La Paz puis 21 jours en 4x4, 3800…
Carnets de voyage › Chili / Argentine · 32 replies
En novembre 2017, nous avons passé trois semaines en road trip entre l’Argentine et le Chili, pour y découvrir déserts, hauts plateaux et volcans. Nous avons…
Carnets de voyage › Chili / Argentine / Bolivie · 348 replies
Message modifié le 23 juin 2013 J'ai apporté quelques photos plus grandes importées depuis Picasa. D'autres Posts présenteront la suite de notre parcours le…
Allez, cette année, on retourne en Amérique du Sud! La première idée de parcours était de reprendre le tracé imaginé à l'été 2020: un voyage au nord de…
March 2nd — Departure by bus from Latour at 6:50 AM. The journey isn’t direct: we pass through Elne then Corneilla. In Perpignan, I switch to a BlablaBus heading to Barcelona’s northern bus station. Before reaching Le Perthus, French police stop us to check IDs. Several people aren’t in order, but after about fifteen minutes, we’re on our way again. We’re checked again at La Jonquera: this time, the wait lasts almost forty-five minutes while police identify those in violation and wait for a vehicle to pick them up. The driver then tries to make up for lost time; we finally arrive at our destination half an hour late.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.
Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.
Not far from there is St. Anne’s Church
, also Baroque, adorned with beautiful frescoes
—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit.
I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.
Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare
We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.
We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
June 2024.
While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way.
The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km.
It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.
In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers?
Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan.
Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable.
But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give.
Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom.
A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain.
But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing.
And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality.
When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual.
No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk.
April 18, 2026 – Vézelay.
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
And then, everything fell into place—I told myself, now’s the time!
Preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not?
Yes, in the end.
Pre-book or play it by ear?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
---/---
You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(‘Beefsteak’ for my partner’s mischievous nephews...)
Here’s our account of our trip to Malaysia from September 11th to 27th.
I hope our tips can help others as much as this forum has helped us!
Day 0:
Departure from Nantes with a transfer in Amsterdam via KLM (720 €).
Day 1:
We arrive at KLIA1 in the early afternoon.
First challenge: figuring out where to pick up our luggage. Turns out the answer is right under our noses—we need to take the airport’s internal metro!
Once we’ve got our bags, we withdraw some cash from a Maybank ATM right there.
Next up: SIM card! Just outside the arrivals hall, several kiosks offer them. We go for a Celcom 5 GB card (70 RM).
Then it’s taxi time to get to KL, in the Bukit Bintang area—about 85 RM in a slightly old taxi with weak air conditioning.
We check into our Airbnb apartment, which is clean, more spacious than a hotel room, and—best of all—has a charming balcony with a gorgeous nighttime view!
We end up hanging out on that balcony, reviewing our plans for the next day. After dark, we take the monorail just a short walk away to enjoy our first evening on a rooftop at the 34th floor: Hélipad (Raja Chulan station—you have to enter the Menara Tower at the base of the station) with a panoramic view of the city and its iconic towers.
Finally, we head to Jalan Alor to grab a bite in this super busy street.
Big sleep ahead! 😴
After the summer of 2022 left me with a sense of unfinished business, here I am back in Swedish Lapland for the summer of 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, tackle part of the Kungsleden too.
After much hesitation, my companion Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which, from what we’ve read, is stunning but very crowded (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is known as Europe’s last wild space—I think it’s incredibly inspiring!!
The downside of this choice is that there are no resupply options in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long treks either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part with Sarek in mind.
But hey, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (classic), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official route and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad).
At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to abandon the Sarek crossing.
That adds up to 17 days of trekking, including 1 rest day + 1 buffer day for weather delays.
So if you’re interested, I invite you to follow our overstuffed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure
Some info (guides used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta)
08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri
08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja
08/06 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo
08/07 - Salka – just past Singi + side trip to Djalson Lake
08/08 - Singi – Teusajaure
08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden)
08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure
08/11 – Saltoluokta – Sitojaure
08/12 - Sitojaure - Skierfe - So, Sarek or no Sarek?
08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen
08/14 – Somewhere above Rapadalen – above the Skarki hut
Coming up:
08/15 – Above the Skarki hut - Skarja
After a pretty disastrous weather-wise trip to Gran Canaria, we’re hoping this time the sun will shine in Puglia.
It’s not a sure thing, though—the weather’s been awful all over Europe in early May.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16:
This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us.
The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!!
The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli.
The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch.
We explore the property:
And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:
Sunday, May 17:
After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland.
After a hearty breakfast,
we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs.
We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.
We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).
From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.
Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Here’s a little story about my first trip to Japan with my partner.
We went for our first visit from October 29 to November 13, 2024.
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:
We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima.
The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night).
For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person).
We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express).
Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives.
After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport.
It turned out to be super useful!
After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening.
Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory).
Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
We went to Albania in August 2025.
Our itinerary included adventure (sporty activities, site visits), naps on the beach interspersed with swims, incredible natural sites, and a bit of culture.
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees.
We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.
Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors.
You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned.
The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents.
We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance.
After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine.
In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots.
In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.
And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations...
Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.
One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.
I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring.
So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings.
We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.
Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.
After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold.
We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength...
Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes:
🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman
🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...
🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great.
After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!
🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër.
After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!
But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing.
In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning.
And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
Hello,
Since I enjoy not only the countryside but also everything related to rail travel, I’m starting this photo thread dedicated to trains in Thailand (I’d guess most of us have taken one at some point...).
Feel free to post your pictures here as long as they fit the theme: rolling stock**, stations**, platforms, tracks (even without a train on them), technical equipment, engineering structures (bridges, viaducts), etc.—all in Thailand.
For each photo, I’ll (or you can) note the station or line where it was taken.
Comments and questions are welcome.
As I’ve mentioned elsewhere, I inherited my love of travel from my parents and some of my grandparents. A strong passion, but one that was unfortunately limited by our family’s modest resources. Back then, living in northern Alsace, a simple trip to the southern part of the region—with the Wine Route as our destination—felt like an extraordinary journey to a land of plenty for the little boy I was in the late 60s and early 70s.
Everything seemed so huge when you were still just a kid.
Back then, I was overwhelmed by countless sensations—I was already highly sensitive, with a keen mind and a nose and taste buds that were developing like a pro’s. Which, as I’d later realize, wasn’t always an advantage.
Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior.
Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust...
What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.
Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold?
And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs.
The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos.
When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.
The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams.
The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*
Hi there,
Here’s a recap of a trek through the Balkans covering three countries: Albania, Montenegro, and Kosovo. I was with a friend, and we didn’t do the full route (only one day in Kosovo).
It was a wonderful trek through snow-capped mountains and vast flower-filled meadows, meeting incredibly welcoming people.
At the end of the travel journal, I’ll share what I loved and what I liked less.
Day 1: Flight from Paris-Beauvais to Tirana with Wizz Air.
Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
Then, a transfer the same day to Shköder, about a 2-hour bus ride. Cost: 10 € per person. Tickets bought directly on the bus. We spent the night in Shköder at a very clean guesthouse, Open Doors B&B. It had a small balcony overlooking the city.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.
Day 2: Bus ride to Theth, about 1,100 meters in elevation gain, the starting point for our hike the next day.
The trip took 2 hours and 40 minutes with a break in the middle. The bus was affordable, but taxis also make the trip—though they’re very expensive.
We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.
The family was adorable. The husband is a handyman and built almost everything himself. Their baby is named "Sky"—such a cute name, right? :-) Throughout the trek, I found the guesthouses very clean, and the hosts think of everything—no need to bring soap or shampoo; they provide it.
Lunch in Theth at a traditional restaurant on the main road. We tried "Tave Dheu," an Albanian dish with beef, cabbage (very common), and cottage cheese. Delicious but not quite filling enough. For dessert, a honey cake that was perfectly moist—such a treat! Desserts like this are rare; sometimes they serve watermelon instead.
We took a small private bus for 5 € to the "Blue Eye" parking lot, then walked for about 45 minutes to reach a stunning natural site—a kind of lagoon with incredibly blue water. The bravest can swim, but the water’s freezing!
That evening, we dined at "La Montagne Blanche"—excellent! A delightful mix of grilled meats with potatoes and grilled peppers. Some watermelon slices (which I’m not a fan of) and the famous Raki, a brandy served in Turkey and the Balkans! It was my first time drinking brandy "bottoms up." 😉
I’d like to share my family trip to Colombia with kids aged 8. After spending hours browsing the forum and only having two weeks there, we decided to focus on two regions: the Coffee Zone for one week and the Caribbean coast for another. We traveled from August 8 to 23.
Day 1 – First stop: Bogotá
We arrived in Bogotá in the evening on an Air France flight—nothing to complain about, decent service, comfortable, and on time. However, the first night was a miss. We’d booked a hotel near the airport (Abitel Prime) for convenience, but the soundproofing was almost nonexistent; we heard planes as if we were on the runway. Luckily, exhaustion helped us sleep well anyway.
Day 2 – Off to the Coffee Zone and Salento
The next morning, we headed to the airport for a domestic flight to Pereira with LATAM. No issues: punctual and efficient, and in 30 minutes, we landed in Pereira. The landing already set a different mood: lush valleys, endless plantations, and humid air.
We picked up our rental car from Localiza. Unfortunately, the experience wasn’t smooth—the paperwork took forever, and the wait tested our patience. Finally free, we hit the road to Salento, one of Quindío’s gems.
We arrived in the late afternoon and discovered a colorful village bustling with artisan shops and cafés. Our first stroll helped us soak in the atmosphere before dinner at Bambú restaurant—a great surprise with careful cooking and local flavors. We spent the night at Casa Serafín, a charming little hotel, nicely decorated and well-located… but unfortunately very noisy.
Day 3 – The magic of Cocora Valley
This was one of the trip’s highlights. We set off early for Cocora Valley, famous for its giant wax palms, Colombia’s emblem. We chose the 12 km loop recommended by the *Routard*. The landscapes were spectacular: towering palms, rivers, suspension bridges. It felt like walking through a postcard. The weather was perfect.
That evening, we dined at Barnabé restaurant—pleasant setting, decent food, but the bill was a bit steep for what it was. Back to Casa Serafín.
Day 4 – Coffee and panoramic views
The plan was a visit to Finca El Ocaso. For 1.5 hours, we followed a passionate guide who explained the entire coffee process, from harvest to cup. Very educational, accessible for both kids and adults, all in a stunning setting. The tour was in English for us, and we translated for our kids, who aren’t bilingual yet.
In the afternoon, we climbed to Salento’s viewpoint. The valley view was superb. That evening, we ate at Veggie Garden, a simple and pleasant spot that was a nice change from the heavier meals of previous days.
Day 5 – Horseback ride to Santa Rita Waterfall
We booked a horseback ride with Cocora Magic. It was a real success: calm horses, a beautiful trail, mountain and meadow landscapes, and finally the refreshing and wild Santa Rita Waterfall. Without a doubt, one of the best moments of our time in the region. We even got a bonus ride up a 300-meter hill.
We then headed to Filandia, less known than Salento but just as charming. We spent the late afternoon enjoying the pool at MuchoSur Filandia. The hotel is beautiful, in an idyllic setting. However, we also had soundproofing issues and could hear our neighbors.
Day 6 – Rainy detour through Filandia and Manizales
Rain caught up with us in the early morning: torrents of water made it impossible to go out. We stayed at the hotel, reading quietly. By noon, the rain let up: a quick walk in Filandia, a quick lunch, then off to Manizales. We chose to stay at El Otoño hot springs. Great choice: as soon as we arrived, we plunged into the hot pools, perfect after hours on the road.
Day 7 – Hiking and hot springs
In the morning, we hiked the Camino de Super Coco (found somewhat randomly on Google). A pleasant trail with mountain views and a peaceful atmosphere. The afternoon was spent in the hotel’s thermal pools, with a short marked hike down to the river. Dinner on-site at the hot springs’ restaurant. A simple but very relaxing day.
Day 8 – Rain, jacuzzi, and games
We continued to Finca Los Alpes. The rain greeted us again, but this time it turned into an asset: nothing like a steaming jacuzzi with a view of the misty mountains. The kids enjoyed the facilities too: mini-golf, ping-pong, billiards. Dinner and night at the hotel, cozy vibes.
Day 9 – Off to the Caribbean coast
Back to the airport to return the car (still a bit long). Flight to Cartagena with Avianca: punctual and comfortable. Upon arrival, we picked up another car and headed straight to the Hyatt Regency, a modern hotel with a pool. That evening, we dined at the hotel—practical after a travel day.
Day 10 – Colonial Cartagena
We set off to explore Cartagena’s old town. It was enchanting: colorful facades, flowered balconies, colonial charm—just magical. However, the heat was stifling and very humid. Afternoon relaxation by the pool. Dinner at Gestlani, a good restaurant in town.
Day 11 – Road to Barú
A hearty breakfast, then one last swim in the pool before heading to Barú. We checked into Las Islas Hotel. The setting was enchanting: wooden cabins nestled in the vegetation, a private beach, turquoise sea, impeccable service. Dinner at the hotel’s restaurant.
Day 12 – Beach and relaxation
A full beach day in Barú. Warm water, white sand, coconut trees, peace and quiet. A real postcard scene with iguanas and birds.
Day 13 – On to Santa Marta
Another morning at the beach before hitting the road to Santa Marta. The drive was a bit long (6 hours), especially with traffic jams in Barranquilla. It was the longest car ride of the trip. We spent the night at Villa María Tayrona, a beautiful place near the park.
Day 14 – Tayrona Park
We left early for Tayrona Park. We entered through **El Zaino**, parked the car, and set off on a hike to La Piscina (about 2 hours). We stopped along the way at Playa Arenilla, a stunning little beach, to rest. Lunch on-site, a swim, then back by 4 PM. The hike was a bit tiring, but the nature was spectacular: dense jungle, the sound of waves, and even a monkey encounter along the way. Evening and dinner at the hotel.
Day 15 – Last swim and return flight to Bogotá
Our last morning was split between the pool and the beach (the hotel has direct access via a 7-minute trail through vegetation and flowers)—hard to leave this paradise. We drove to Santa Marta’s airport to return the car, then flew back to Bogotá. We spent the night at Casa Dann Carlton, a comfortable hotel. We simply ordered room service, arriving too late to go out.
Day 16 – Bogotá and the end of the trip
Our last day in Colombia. After a good breakfast, we explored La Candelaria. Its cobbled streets and colorful houses were worth the visit. We visited the Botero Museum (free) and the Gold Museum, both fascinating. Back to the airport for our 11:55 PM Air France flight.
That’s a wrap on a varied trip—lush mountains, colorful villages, dream beaches, and tropical jungle.
The pace was pretty relaxed, well-suited for our kids. They absolutely loved the trip to Colombia.
Driving in Colombia was very easy, and we didn’t regret renting a car at all—it gave us more freedom to get around.
If I were to do it again, here’s what I’d change:
- I’d spend less time in the Coffee Zone to stay a bit longer on the Caribbean coast, which was more relaxing for the kids. Or I’d head to Medellín, but I didn’t think the city was very kid-friendly.
- Bogotá is a city that deserves a day’s visit, but it’s not a must-see. Maybe I’d have taken the KLM flight from Cartagena to Amsterdam instead.
Since I didn’t have time to write a proper travel journal, I thought I’d share a few photos of Bologna—a really lovely city I discovered in 2017 while stopping on my way to Tuscany.
Around Piazza Maggiore, which was packed with a stage and chairs for a show, stands the Basilica of San Petronio, massive and Gothic in style, with an unfinished façade (a common sight in Italy).
Another building near the square:
But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.
Okay, it wasn’t a total disaster either. Actually, I hesitated before starting this travel journal: is it even worth writing about a holiday that won’t leave an unforgettable memory?
In the end, I went for it (there aren’t many recent travel journals about this destination).
So, read on... or don’t .
Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less).
This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro).
We chose Gran Canaria... not sure it was the right call!
Whose fault is it?
Storm Thérèse’s!
Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03
Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia.
The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down.
It had just rained, but it was (almost) no longer raining.
We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter.
We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier).
So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours.
We found a huge parking lot... empty.
The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕.
So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon.
As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon!
Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded .
The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete.
The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛).
Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked!
Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.
Trip Planning
My partner and I are heading to the Canary Islands for a week at the end of September, specifically to Lanzarote. We chose this island over the more crowded ones for its volcanic landscape and the variety of hikes it offers.
I booked everything through Expedia: our hotel stay, car rental, and Ryanair flight tickets departing from Marseille. It was the only way to get a direct flight. To make getting around easier during our stay, I picked a hotel located in the center of the island from the wide selection available. It’s part of the Barceló chain, specifically the "Barceló Teguise Beach Adults Only" in Teguise Beach, which turned out to be an excellent choice.
The Trip
Sunday, September 21 - Monday, September 22
Departure
It’s 2:15 PM, and we’re at the Avignon TGV station. Danielle picked us up earlier due to the weather—thunderstorms and heavy rain all the way to the station. The TGV was on time, and it only took 30 minutes to reach Marseille Saint-Charles. The shuttle to the airport is quick and convenient, right behind the station.
The bus leaves for the airport in the middle of the storm, with flooded roads and cars stuck in some spots.
We get soaked making our way to the terminal. Two hours to wait before the flight. The plane finally takes off at midnight, but just before landing, the pilot announces that the destination airport is closed, and we’re being diverted to Tenerife. Ryanair will re-route us as soon as possible.
We end up waiting 2 hours, and Ryanair kindly gives us a 4 € voucher.
We re-board around 5:15 AM and take off at 6:00 AM. About 45 minutes to reach Lanzarote. After collecting our luggage, we head to the car rental desk. The counter in the terminal is closed, and we’re directed to parking lot P4—it takes us a while to find it.
I’m a bit worried about the rental company’s reaction since the car was supposed to be picked up 7 hours earlier, but it’s not a problem. A woman next to us is furious because she’s in the same situation, and her rental was canceled. Anne-Marie translates for her, but nothing changes.
We pick up a brand-new Toyota Aigo and head to the hotel.
After checking in, we cross the garden, walking alongside the large pool to reach our room.
A lovely first-floor room with a jacuzzi and a sea view.
It’s early, so we head to breakfast—a generously stocked and varied buffet with everything you could want.
Afterward, we drive to Cueva de los Verdes, but it’s packed with people and a long wait. We decide to come back another day.
Next, we visit Mirador Del Rio. This rocky viewpoint at the edge of the island has breathtaking cliffs plunging 500 meters into the ocean. The view is stunning and impressive.
A panoramic bar lets you cool off while enjoying the scenery.
We return to the hotel for a short walk around the neighborhood and enjoy the beautiful pool with its pleasant water temperature. Relaxing by the pool, sun loungers, and all.
In the evening, a very varied buffet at the restaurant. Then early to bed to recover from the sleepless night before.
Tuesday, September 23
After a restful night, we enjoy another varied and hearty breakfast. The terrace seating is very pleasant. We take an inland road leading to Timanfaya National Park.
The road near the park runs alongside vineyards where the vines are surrounded by lava stone walls to protect them from the prevailing winds.
Our first stop is at the visitor center, where the island’s volcanic activity is well-documented. Next, we stop at an area where you can take a short camel ride—two seats are installed on either side of the camel’s hump. This little ride offers a great view of the volcanic landscape from a higher vantage point. A fair price of 11 € per seat for a 20-minute ride.
We then head to the park entrance via the road leading to the parking lot, where only authorized buses can take the winding route inside the park.
It’s crowded, and we wait about 45 minutes with several stops before reaching the parking lot.
We board the bus, and the route offers beautiful views of this volcanic area and its many craters. The journey is very interesting, with several stops for photos.
At the parking lot, a guide shows us how the heat from the rocks beneath the surface can ignite dry vegetation. Water poured into holes in the ground immediately creates geysers and jets of steam.
The building next to the parking lot has a restaurant where meat is cooked using the heat from a well dug into the volcanic rock.
On our way back, we drive to Playa Blanca, a seaside town with a small sandy beach.
Back at the hotel in the late afternoon for dinner.
Wednesday, September 24
We wake up early and have a quick breakfast—few people are around at this hour. Two days ago, we booked a 10:00 AM visit to Los Verdes, lava tunnels created by eruptions and lava flows from the La Corona volcano, which extended all the way to the coast.
When the lava came into contact with the air, it solidified on the surface while continuing to flow underneath. The lava tunnels stretch for 8 kilometers to the volcano, but we only walk one kilometer.
The inside of the tunnel is impressive, with narrow passages and larger chambers.
You can see traces left by the flowing liquid lava—varied colors and twisted shapes.
At the end of the path, a large chamber has been turned into a concert hall with perfect acoustics.
Next, we visit Jameo Del Agua.
This is a continuation of the lava tunnel, developed by Manrique.
There are beautifully designed bar and restaurant areas, as well as an underground lake where you can see small blind white crabs—a protected species in this very pure water.
Higher up, there’s a lovely space with a central pool that could double as a swimming area, surrounded by beautifully designed white pathways that contrast with the blue water.
Further on, you reach a large space inside the lava tunnel, set up as a performance hall with perfect acoustics.
Stairs let you view this beautiful space from above. A gap in the lava landscape reveals the ocean on the horizon.
We head back toward the village of Yé, at the foot of the La Corona volcano.
A 160-meter walk from the church, a path crosses vineyard plots and then climbs to the top of the volcano’s crater in about 30 minutes. It’s the island’s highest volcano.
When you reach the edge of the crater, you see how deep it is, with steep slopes inside forming a large circular opening. The place is breathtaking and awe-inspiring.
We drive back to the hotel via a road that climbs quickly, offering a beautiful view of the island’s northern part.
Thursday, September 25
After another enjoyable and varied breakfast, we head to the center of the island toward the volcano park and stop at a roadside parking lot where a path leads to the Montana Cuervo volcano.
This is a crater that opened on one side. During an eruption, an explosion created a breach in the crater.
Huge blocks of rock were thrown dozens of meters away. The path goes through the breach and descends into the crater, allowing you to walk around it. It’s impressive, and you really feel small and fragile in this environment.
The crater walls, with their different colors, highlight the rock formations. The crater is surrounded by a sea of lava with sharp, jagged rocks.
You can walk around the outside of the crater, but it’s not very interesting. We then head to the west coast, stopping at a spot with a small green lake next to a beautiful black sand beach.
Next, we stop at Salinas de Janubio, a lovely viewpoint overlooking the salt marshes with different water colors. A small shop sells various local products.
We then head to the famous Papagayo beach.
The road ends at a booth where they charge 3 € to continue.
From here, the land is private, and you have to pay to drive down a 3-kilometer rocky dirt road.
Quite a few cars are driving along it, kicking up clouds of dust. The car gets a dusty makeover.
We arrive at a large parking area, with several paths leading to different small beaches.
We go to Papagayo, a small blonde sand beach surrounded by red rocks.
The beach slopes gently into the water, which is a pleasant temperature. The setting is charming and peaceful.
We stay for a while before heading back to the hotel.
Friday, September 26
We start with a visit to the César Manrique Foundation in Tahiche. This was originally one of his homes. The modern construction spans several levels and is integrated into the lava flow, using the gaps to create living spaces. Large windows make the rooms bright and open to the scenery. The place is pleasant, with flower-filled gardens outside. It’s well worth a visit.
Next, we drive to Las Grietas, where a path leads to a narrow crack in the volcanic rock, forming a tight passage where only one person can walk at a time.
The passage isn’t very long, but progress is slow due to the endless selfies being taken here.
We then stop at Casa Del Camposino, a renovated farm that houses several artisan shops.
We taste a local wine recommended by a charming woman and buy two bottles of Lanzarote red wine on her advice.
Now, we head to Tamara beach, a beautiful and wide beach at the foot of high cliffs. There are always great waves here, making it a surfer’s paradise.
On the way back to the hotel, we stop at the cactus garden, César Manrique’s final creation. Designed with a great sense of aesthetics around an old windmill, it features 4,500 varieties of cacti in various shapes, all in a beautiful setting.
We return to the hotel in the late afternoon for the evening.
Saturday, September 27
After another hearty breakfast, we head north to Haria. We stumble upon another of César Manrique’s homes, where he lived for a long time. This house is more traditional than the previous one but still has large, modern, and very pleasant rooms. At the back of the garden is his large studio, where he created his works.
Next, we visit the craft market—this was our original plan. Various stalls offer local items, and it’s very crowded. No room at the café terraces to sit down.
We then return to Famara beach for a long stay. There are always great waves here, much to the surfers’ delight. The water temperature is pleasant, and we enjoy it.
On the way back to the hotel, we stop at a gas station to refill the car, which has been very fuel-efficient. Gas is also much cheaper here than in France—1.16 € per liter of SP95.
We also wash the car, which was very dusty after the long dirt road to Papagayo beach.
At the hotel, we enjoy a farewell cocktail before dinner.
Sunday, September 28
We spend the morning by the hotel pool before checking out at noon. For lunch, we go to a restaurant called "Dona Lola," near the hotel, with a terrace offering a view of the coast. We order tuna carpaccio, which is delicious.
We then head to the airport, just 15 minutes away.
We return the rental car and go to the airport.
A long line to check in our luggage.
The return flight is on time.
A shuttle bus takes us to Saint-Charles station.
We then head to our overnight rental. The boulevard slopes down, making it easier with the suitcases.
The rental is between the old port and the train station.
Once there, we pick up the keys and make one last effort to carry the luggage up to the third floor.
The studio is nice, clean, and simply equipped—perfect for one night.
I’m a newbie to this forum, passionate about wildlife, the landscapes of East Africa, and Tanzania in particular.
This June 2024 trip/safari is our 7th visit to Tanzania and our 5th in the south, which has drawn us more than the north ever since we discovered it in 2015.
In 2024, the entrance fees for the reserves and services have gone up again since our last visit.
I chose to return first to Mikumi Reserve, which was the very first one we visited in the south. Then, we’ll head to Selous (J. Nyerere N. P.) as usual.
Initially, we wanted to spend 2/3 days on Mafia Island at the end of the trip, but it made the total cost too high, so we gave up...
We usually go to Ruaha and Selous, but I wanted to mix it up a bit—also to save some money...
As for the timing, June is a new experience for us. I thought it might be interesting to come just after the lodges reopen... hoping for some great wildlife encounters??
The trip starts in Marseille with our first flight on Ethiopian Airlines to Addis Ababa, then continues to Dar es Salaam, where we’ll finally set foot on Tanzanian soil again.
In Addis... "our" A-350.
.....
After arriving in Dar, we spent one night at a hotel near the airport. The next morning, we headed to the domestic flights terminal, which hasn’t changed in years.
By mid-morning, we boarded a Cessna 208B Caravan with Safari Air Link, heading to the Kikoboga bush airstrip in Mikumi, which we reached 45 minutes later.
Fun fact: the pilot was the same one as on our return flight two years ago.
Welcome on board:
Of course, a driver/guide team from our chosen lodge was waiting for us upon arrival:
I was surprised to see so many aircraft parked there... even twin-engine Embraer Brasilias??
As a fan of vintage planes, I loved it...
On the other hand, the light was incredibly harsh.....!!
Our guides only speak English. We knew that in advance. In the south, it’s very rare to find someone who speaks French. This’ll force us to dig into our high school English memories... from 60 years ago... at least.
It’s noon, and we head toward the lodge.
Near the airstrip, next to the Mikumi rangers’ base, there are quite a few herbivores. They find a bit more peace here—the big cats don’t venture this way...
Our first encounter was a group of Masai giraffes.
Rarer (for us), a savanna monitor lizard basking in the sun right in the middle of the track...??
A large gathering of impalas (mostly males) along with a few blue wildebeest:
Also unusual: a African crowned hornbill taking a dust bath in the middle of the track...!!
When it comes to identifying mammals or birds, I don’t know everything... so I might make mistakes. Please forgive me.
I’m counting on my friend Blesl’s active participation... 😉
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
Just back from two weeks in Andalusia, and I wanted to share this experience with you—maybe it’ll help with planning a trip. I’ll start with a quick recap in this post and try to add photos and day-by-day details later (still sorting through them). Hope I don’t bore you too much! 😎
Trip details:
April 20 to May 4, 2019:
7 days on the Costa de la Luz (El Puerto de Santa María) in an Airbnb,
4 days at the junction of the Costa del Sol and Costa Tropical (Salobreña) in an Airbnb,
3 days at Cabo de Gata for some rest at a campsite in Los Escullos.
Two families of four, each with our own car: three 9-year-old boys and a 6-year-old girl. One family was more into city exploration (not us, but we’re working on it), and the other preferred relaxation and nature (that’s us). We speak a little Spanish.
Over 5,000 km, including 2,500 km for the round trip from Carcassonne.
The weather: Variable, but we expected better for this region in late April. The first week on the Costa de la Luz was sometimes chilly (< 20°C), and the second week was warmer but not excessive (< 25°C). At least we didn’t get much rain!
Our budget: Around 2600 € per family:
700 € for accommodations, about 50 € per night,
1000 € for meals and restaurants. We usually spent around 50 € per family at restaurants—we ate out for lunch (except for 2–3 picnics) and cooked at home in the evenings, trying to be back by 6 PM.
600 € for activities: Río Tinto, a flamenco show, visits to the Alhambra, Giralda, and Alcázar, Oasis Park with meals, and a kayaking trip.
300 € for gas and tolls.
Preparation: A few months ahead with bookings for accommodations and tickets for the Alhambra, Giralda, and Alcázar. We used a few travel guides—I like the *Évasion* guide for initial planning. *Géoguide* was okay, but our friends’ *Routard* was the most useful. We also spent three months brushing up on Spanish with Mosalingua (a great spaced-repetition method, max 10 minutes a day). Downloaded Maps.me and the Andalusia map in advance—essential. And we used Tricount to track shared expenses with friends—super handy.
What we did/saw:
3 city visits (Seville, Granada, and Cádiz) + Málaga for our friends (we vetoed Córdoba—too many cities for us).
4 white villages (Vejer de la Frontera, Arcos de la Frontera, Grazalema, Ronda) + Tarifa for our friends.
Beaches (Tarifa and Bolonia, Matalascañas, Nerja, Cabo de Gata).
Nature and fun moments: Doñana National Park, a kayaking trip along the rocky coast near Nerja, and the Wild West/animal park in the Tabernas Desert.
A little culture: Río Tinto mines, the archaeological site of Itálica, Columbus’s caravels, Nerja Cave for us, and the Picasso Museum in Málaga for our friends. Plus, seeing the ham-drying process in the Alpujarras (for our friends).
Our highlights
Nerja and the surrounding villages: The rocky coast was amazing, and we loved the kayaking trip, even if the water was freezing for snorkeling. The beaches are sheltered from the wind, the town is charming, and the cave is incredible.
El Rocío and Doñana National Park. El Rocío has a timeless, almost Wild West vibe—we could’ve stayed a day or two. The quiet and pine scents reminded us of the Landes region.
What we didn’t love as much:
Río Tinto mines: Not super exciting, and the guides’ nonstop chatter kind of ruined the "nature" experience.
Our little regrets (for next time):
Forgetting our passports and missing a day trip to Tangier from Tarifa.
Not having an extra day around Nerja to go snowboarding in the Sierra Nevada—just 1.5 hours away (the kayak guide suggested it).
Not spending at least one night in El Rocío to explore Doñana National Park at dawn.
Antequera with the Guadalhorce reservoir and the Caminito del Rey (but it would’ve meant 2 more hours of driving, and we didn’t have the energy).
My general impressions of Andalusia and Spain
Landscapes: A feeling of extreme concentration of a single activity in some areas—endless olive groves, wind farms on the Costa de la Luz (which I thought were well-integrated), rows of buildings along the Costa del Sol (yikes, glad we didn’t stop there), greenhouses around Almería (a shame to have frozen the coast for so many kilometers), and the massive industrial port of Huelva.
What surprised us compared to France was the lack of small hamlets—villages are clearly defined, and people cluster there, leaving vast landscapes without human presence. In France, you find houses scattered everywhere.
Roads: Relatively few tolls. Sure, rest areas aren’t as nice as in France, but the roads are in good condition, and our wallet was happy. The roads are pretty straight with countless bridges and tunnels—the upside (besides fast travel) is that there aren’t many secondary roads disrupting the scenery.
Tourism and activities: A huge variety and richness. Feels like everyone can find something they like, and 15 days barely scratched the surface. It’s amazing how quickly you go from the coast to snow-capped peaks (Sierra Nevada) or from farmland to desert (Tabernas). And the mix of European and Arabic architecture in the same city is really special.
One small regret: Not interacting more with locals. We didn’t luck out with our Airbnbs. But shopkeepers were great—very patient with my broken Spanish! :-)
Overall, I think our choice to stay on the Costa de la Luz and then near Nerja worked well. We could explore pretty easily (even if we logged a lot of kilometers), and the settings were fantastic. The 3 days of total relaxation at Cabo de Gata were perfect.
If you prefer shorter stops, you could try staying in El Rocío (easy access to Seville and great for an early visit to Doñana National Park) or maybe Grazalema for a hike in the mountains (weather-dependent). And of course, Tarifa for a day trip to Tangier or Gibraltar.