
Un referendum à l'échelle de la zone euro ? Intéressante proposition, sauf qu'avec la teneur du laius dont vous nous abreuvez, si on vous suit, la question à poser aux peuples européens n'est pas "La Grèce doit-elle sortir de la zone euro ?" c'est "Etes-vous disposé à abdiquer toute souveraineté politique au profit de l'Allemagne seule apte à vous tirer des ténèbres de l'ignorance ?"
L'arrogance réside dans le fait de penser et de contraindre les autres à admettre que la politique que l'on pratique est la seule possible et qu'elle est infaillible.

Pour être tout à fait fair play, je pense que la question devrait-être " Êtes vous disposé à abdiquer toute souveraineté politique au profit de l'Allemagne ou de la Grèce ?"
L'arrogance est donc bel et bien du côté des gouvernants grecs, comme vous le résumez très bien dans votre phrase qui, convenez en, peut être avancée comme argument par n'importe quel camp, n'importe quel parti, n'importe quel pays puisqu'elle est vide de sens.
Votre autre phrase " la teneur du laïus dont vous nous abreuvez" est ostensiblement agressive, vous avez manifestement l'intention de voir s'envenimer la discussion, c'est dommage mais j'ai bien peur que ce soit inévitable.
Mais plutôt que de vous engouffrer dans la facilité de la provocation, est-ce que vous pourriez nous faire état de ce que vous envisagez dans l'avenir immédiat pour les grecs?
La transformation de la question que vous proposez ne correspond pas au laius que vous produisiez. Vous chantiez les louanges de la puissance de l'économie allemande. Un peu d'honneteté ne serait pas inutile.
Toute négociation est un compromis. Pénible. Le gouvernement Tsipras a déjà fait de nombreuses concessions par rapport à son programme initial. Ses "partenaires", aucunes. Quelle que soit la couleur du gouvernement grec, celui-ci doit appliquer exactement la meme politique, dictée par Berxelles. Là est l'arrogance.
Si vous considérez comme une agression le fait que vos lecteurs ne vous lisent pas avec autant de "délectation" que vous y mettez vous-meme (votre message du 6 juillet à 11h28), et le disent, je ne puis que vous suggérer de prononcer vos discours devant un miroir dans l'intimité de votre salle de bain et de vous applaudir à la fin. Vous éviterez ainsi tout risque d'accroc à votre amour-propre.
L'avenir immédiat des Grecs ? Outre manger, dormir, rire et pleurer et tout ce qui constitue une vie humaine, que les négociations reprennent et que l'on trouve un compromis viable.
Catherine
By this, and this only, we have existed. Which is not to be found in our obituaries. (T.S. Eliot)