Mardi 20 juin 2017 De Kigali à Musanze
Aujourd’hui on file dans le nord, aux abords du célèbre parc des Virunga. L’attraction phare, c’est les gorilles. Récemment Warren Buffet, milliardaire américain, ami du président Kagame, qui investit des sommes considérable pour le développement du pays, a proposé de réserver le tourisme des gorilles à un public de riches, « plus responsables en regard de l’environnement, plus intelligents »…Enfin, passons ! Il a donc fait doubler le prix des droits d’entrée déjà très chers. Maintenant, la visite des gorilles coûte 1500 $ par personne !
On évitera d'y brûler nos billets, l'aventure congolaise est un excellent substitut!
La région des Virunga offre bien d'autres attraits et, paraît-il, mérite tout de même la visite...
Sortir de Kigali c’est une affaire ! On finit toujours, de guerre lasse, par payer un des innombrables taxi-motos, pour qu’il nous dirige vers la bonne sortie de la ville. Avec le GPS, c’est le manège assuré, on tourne en rond !
Ensuite, une fois la bonne route trouvée, c’est facile, c’est tout droit ! Le paysage change…On va monter jusqu’à 2600 mètres d’altitude…

L’hôtel Muhabura où sont réservées nos chambre ne paye pas de mine. Pas du tout ! On est accueillis par un waiter très élégant, à la voix traînante, il essaie de nous faire croire qu’il nous upgrade, mais c’est décidément très très sommaire. Je parle pas de la déco. Il n’y a pas d’eau, pas d’internet, la literie c’est des vieux matelas à ressort, les ampoules sont des ampoules basse-consommation chinoises…On va dîner au Volcana lodge, LE snack-bar branché de la ville. Mais bon, c’est pas vraiment du haut de gamme non plus…

mercredi 21 juin 2017
Musanze
Nuit difficile…Je soupçonne que nous l’ayons passée en compagnie de puces parce que « ça gratte » ! On se réveille à 5 heures 45. Fatigué, je n’ai même pas un regard pour leur minable petit déjeuner. Je me contente d’un café…On a immédiatement décidé d’abréger le séjour. On ne passera pas une nuit de plus dans ce taudis ! En attendant, on a rencart au headquarter du parc à 7 heures. On speede ! Naturellement le GPS nous entraîne vers des routes qui n’existent plus. On arrive cependant à l’heure dans un brouhaha indescriptible. Ici, malgré les coûts, on est dans le tourisme de masse, surtout américain. Après les formalités administratives, tout ce petit monde se retrouve à boire son café sous une paillote, en assistant au spectacle de danse traditionnelle délivré par l’école du coin…

Puis les groupes se forment. On se présente. Hormis les ricains, on a du UK, de l’australien…il y a même un couple du Wisconsin ( !) avec qui on va parler Madison (madame y est née !) et Milwaukee !

La moyenne d’âge est très élevée. Je pourrais presque passer pour un jeune ! Mais c’est du riche. Du bien entretenu, qui fait du sport. Les filles sont retravaillées au bistouri. Comme toujours, le résultat est catastrophique ! Les fringues sont chamarrés, les accessoires des marques chères, personne n’a de jean déchiré, tous ont des trucs pour se couvrir les bras. Anti-trucs qui piquent… On embarque notre guide dans notre voiture, il y a une demi-heure de route…puis une demi-heure de marche…Le but est de pénétrer au sein d’une forêt de bambous pour y voir les golden monkeys, très amateurs des feuilles d’icelles…On est accompagné d’hommes en armes, « on sait jamais »… »On sait jamais quoi ? » me demande-je...Heu… »Peut-être un buffle peut nous attaquer »… ???!!!

Bon, ben ça crapahute…

Puis on pénètre dans le territoire de ces cercopithèques…Il y en a partout, ils sautent de branches en branches sous les « ho » et le « ha »d’un public conquis !


