Mardi 9 juin - Jour 3 - Direction Monterey
Même pas besoin du réveil, comme je me couche tôt je suis réveillé super tôt : 5h45 aujourd'hui !
Je range mes affaires, ce qui ne me prend que quelques minutes, et j'entasse le tout dans le coffre de la Sebring. J'ai prévu d'aller voir encore quelques trucs à SFO avant d'en partir. J'emprunte tout d'abord en voiture la partie sinueuse de Lombard Street où je suis passé hier à pied (pour info, c'est quand même bien moins fatigant en voiture qu'à pied !) et je vais à Alamo Square voir les « maisons Victoriennes » qui sont effectivement très sympa, c'est juste dommage que la lumière matinale ne soit pas terrible.
Sans réelles raisons, je change mes plans et abandonne l'idée d'aller à Chinatown, je préfère retourner voir le Golden Gate.
Je traverse les jolies rues encore endormies de SFO (qui a dit que SFO n'était pas une ville pour les voitures ? C'est pas vrai, le matin à l'aube et sans chercher à s'y garer c'est très agréable !) et en une dizaine de minutes me voilà devant le Golden Gate. Je vais à pied jusqu'à la première arche, c'est impressionnant comment tout bouge lorsque les camions passent. En dessous 2 types surfent les vagues. Je descends sur la petite plage et fais quelques photos, d'ici aussi la vue est belle…
Mais il faut quitter San Francisco pour se diriger vers Monterey.
Je refuse l'autoroute que me propose le GPS, je préfère passer par la California 1 qui longe le Pacifique.
J'arrive sur le Fisherman Wharf de Monterey à 11h30. Je vide ma menue monnaie dans le parcmètre et je vais manger. Je ne saisis pas pourquoi un resto se nomme « London Bridge Pub » sur le port de Monterey, mais en tout cas la bière est bonne et le Shrimp Wrap aussi (25 $) ! Tant qu'à être là, autant regarder où se trouve le bureau de « Go Whales » avec qui je sortirai en mer demain pour voir - ou au moins tenter de voir - quelques baleines.
Il fait toujours beau et avant de rejoindre mon hôtel je décide : premièrement de faire l'impasse sur la « 17-Mile Drive » qui ne me tentait de toute façon pas plus que ça et deuxièmement d'aller à Point Lobos State Park (10 $). Ce qui est une excellente décision car ce parc est une perle : c'est calme, on peut s'y promener sur des sentiers clairement indiqués et les paysages de côtes déchirées par les assauts de l'océan et surmontées de collines boisées de pins sont absolument splendides. Dans l'eau ou se reposant sur les rochers à fleur d'eau, des phoques et les lions de mer qui ont donné son nom espagnol à l'endroit (Punta de los Lobos Marinos) … Pour rester dans les mammifères si on est attentif et chanceux, on pourra aussi voir les loutres de mer évoluer au milieu des algues géantes (les kelps) et aussi des cormorans … Hier je me promenais à San Francisco et aujourd'hui je suis en pleine nature … Même si je reconnais bien volontiers qu'il y a une ambiance fort sympathique à SFO je suis incomparablement mieux à Point Lobos. Quant à se balader en décapotable sur les petites routes de Point Lobos SP c'est TRES agréable !
Je rejoins ensuite mon motel, le « Bide-A-Wee » à Pacific Grove, motel charmant dans un quartier qu'on sent aisé (197, 80 $ pour 2 nuits).
Pour dîner, je vais dans le centre de Pacific Grove et je décide de manger dans un restaurant … thaïlandais ! Disons que c'est pour faire un lien avec le voyage précédent ! Mais comme en France, les plats ne sont pas assez épicés et il faut demander de la « chili sauce » pour revigorer un peu les plats. Et comme en France également, le prix est très occidental : 33 $.
Je vais voir le soleil se coucher sur la mer et je remonte tranquillement par les petites rues de Pacific Grove. Les maisons impeccables sont superbes et noooon … Je le crois pas … Je freine doucement mais je n'ai pas la berlue, il est 21h, la nuit commence à tomber mais là, broutant tranquillement à quelques mètres de la route : des daims ! Si je vous dis que j'aimerais bien habiter Pacific Grove, vous me croyez ?
Mercredi 10 juin - Jour 3
Bien que j'aie déjà fait des sorties en bateau pour approcher les dauphins (à Ténérife et à Tarifa), aujourd'hui je vais - enfin - faire une chose dont j'ai envie depuis des années : une vraie sortie « baleines » ! Je retourne sur le port de Monterey, je me gare au parking – payant bien entendu : 2 $/heure – et je rejoins le bureau de Monterey Bay Whale Watch où je sors ce qui va devenir un gimmick : « Hi, I have a reservation ». Je donne ma carte de crédit (45 $), je signe le reçu (le code à quatre chiffres n'est quasiment pas encore arrivé aux USA) et … je signe le formulaire attestant que « je suis parfaitement conscient qu'un tour de bateau peut être dangereux », sous-entendu s'il arrive quoi que ce soit, je ne pourrai pas les attaquer en justice en plaidant le fameux « Je savais paaaas, on m'avait rien diiiiiit » !!
Il y a pas mal de monde sur le bateau et les bonnes places assises sont immédiatement prises. Tant pis je resterai debout… On longe les côtes de Monterey et ses belles maisons qui doivent couter l'équivalent de quelques vies de travail puis on navigue quelques dizaines de minutes vers le large.
On croise d'abord un groupe de Dauphins de Risso qui nagent tranquillement puis quelques miles plus loin, on repère un souffle de cétacé. Nous restons à bonne distance, comme tout prestataire de whale watching responsable est censé le faire, et le pilote s'évertue à nous présenter la baleine sur la droite du bateau … Mis à part le fait que je sois positionné sur le côté gauche (!) cela a en plus le désavantage de nous mettre juste en face du soleil donc pas vraiment dans des conditions optimales photographiquement parlant ! Quant à ramener de belles photos de cétacés depuis un bateau « grand public », c'est un sacré challenge dans lequel la chance entre pour une bonne part car on ne sait jamais où l'animal va surgir et une fois qu'on a vu le souffle de l'évent il faut cadrer rapidement en composant avec les autres passagers et … les mouvements du bateau sur la mer !
Les gens regardent tranquillement le spectacle, sans cris ni exclamations … Un jet de gouttelettes qui s'élève verticalement lorsque la baleine remonte à la surface pour respirer, puis un bout de dos qui effleure la surface de l'océan, suivi d'une minuscule nageoire dorsale, puis la queue se relève avant de s'enfoncer dans l'eau … Difficile d'imaginer que sous cette petite nageoire il y a un des plus gros animaux de la planète, une baleine à bosse ( Megaptera novaeanglia ), qui mesure une quinzaine de mètres de longueur pour un poids de 36 tonnes ! Nous naviguons en réalité au milieu de plusieurs baleines à bosse, on les différencie à l'aide des taches qu'elles ont sur la nageoire caudale, chaque baleine ayant un dessin différent. Le manège se répète à l'identique pendant un bon moment, jusqu'à ce que les animaux s'enfoncent dans l'océan sans réapparaître. Nous attendons un peu mais comme elles ne remontent pas, le pilote décide d'aller un peu plus loin, sur un autre spot. Là, nous apercevons pendant quelques minutes une baleine de Minke ( Balaenoptera acutorostrata ). Nancy Black, la biologiste marine spécialiste de la baie de Monterey qui fait partie des sorties de Go Whales (je crois même qu'elle est la patronne de Go Whales) nous confiera que c'est la première fois qu'ils peuvent la voir aussi longuement… Pour être très honnête ces sorties sont à la fois très intéressantes et très excitantes, mais aussi très très frustrantes car concrètement, on ne voit pas grand-chose et sauf coup de chance extraordinaire où le cétacé se met à sauter hors de l'eau, il faut énormément intellectualiser la rencontre …
Moi à ma moindre échelle, j'envoyai aussi sur Picasa (album google) mes photos quand je trouvais du net, même si ça compresse énormément les photos, en cas de perte/vol/casse totale du matos, ben on garde quand même les souvenirs.
Si tu as un pc avec toi, tu devrais carrément prendre un disque dur externe mais tout de même le laisser à part de la sacoche pc, un disque externe est plus petit qu'un videur de carte et a un rapport prix/stockage plus important.
Bon de toute façon on va pas refaire l'histoire!! l'essentiel est que sur ce voyage tu n'es rien perdu !
Pour voir les galeries de photos allez sur mon profil
Moi à ma moindre échelle, j'envoyai aussi sur Picasa (album google) mes photos quand je trouvais du net, même si ça compresse énormément les photos, en cas de perte/vol/casse totale du matos, ben on garde quand même les souvenirs.
Pas d'internet partout, pas envie de chercher du net, pas envie de passer du temps devant le PC ... c'est les vacances ! Et puis ... je préfère rien à des truc tout compréssés et inexploitable, maintenant que le site est ok, faut que je fasse un livre album photo ( le plus dir étant de trouvé un prestataire de qualité puis il y auras des panos / photos imprimés, encadrés et suspendus au mur de ma cabane !
+ de 50 messages en 3 jours, le Tigre va encore nous emmener vers des sommets sur VF...
Sinon, bravo pour le site de vos voyages, on retrouve bien ce qu'on a vu la-bas.
Nos escapades : Le Maroc, l'Egypte, la Mauritanie, la Tunisie, l'Afrique du Sud, Lanzarote, les Etats-Unis (3 ans), le Canada, le Mexique, la Colombie, le Pérou, la Guadeloupe, la Martinique, l'Indonésie, la Thaïlande, Israël, Dubaï, la Jordanie, la Turquie, et Tahiti... pour l'instant !
Mon livre photo je l'ai fait sur Extra film, plutôt content du résultat, les photos sont un peu sombres à mon goût, mais les originaux n'étaient pas très très lumineux et je n'avais pas pris l'option brillant pour le papier donc c'est pour ça sans doute, mais ça reste très chouette quand même.
Si tu passes du côté des bons vins de bourgogne je te le montrerais avec grand plaisir!😉
J'ai pris le livre Livre Create (22x30 format paysage), avec couverture noire
50% sur le premier livre photo commandé, heureusement, car j'ai quand même 136 pages (55€ frais de port inclus avant promo)
C'est aussi beaucoup de boulot un livre photo, pour choisir les photos, la mise en page (et encore j'ai fait simple), le seul truc un peu chiant c'est les panoramique en double page, j'ai été obligé de couper mon pano en 2 images, mais au résultat ça se voit pas, de toute façon tu as toujours un décalage lié à la reliure
Par contre j'ai fait tiré des 30x45 et là, très très satisfait.
Pour voir les galeries de photos allez sur mon profil
Pour ton livre photo, tu as effectivement plusieurs sites, dont celui que cite Sixième 😉
Le mien, je l'ai fait réaliser par myphotobook.fr qui m'avait été conseillé par Virginath (clin d'oeil à elle au passage 😉); le résultat final est magnifique.
Sinon, j'ai passé mon dimanche après-midi à lire ton aventure américaine sur Carnets de vacances, mais je le relis ici, dans cette rubrique !😎😎😎
Grand bravo pour ton carnet.
Tu as bien fait de faire languir tous celles et ceux qui attendaient car la présentation est excellente et les commentaires bien sympas 🙂
Je regrette encore le steack que nous n'avons pas partagé (ils sont assez gros) à Mexican Hat.
Et cette absence de beau ciel bleu insite a retenter l'expérience.
Bonne journée.
PS: en MP une remarque concernant une localisation a vérifier 😉
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 1 (17 juillet 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 2 (6 août 2009)
- Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 3 (20 août 2009)
Mercredi 10 juin - Jour 3 (suite)
Nous sommes de retour à quai juste à midi. Les jours suivants je ne prendrai probablement pas le temps de manger le midi mais, puisque je suis là et « à la bonne heure », je retourne manger au London Pub Bridge, cette fois je m'en tire pour 22 $.
Dans mon road book je n'avais volontairement pas planifié 100% des journées, un tas de choses ne sont pas prévisibles et rien n'est plus énervant que de ne pas avoir quelques heures pour voir ce truc qu'on avait pas prévu. De ce fait, j'ai l'après-midi de libre et j'en profite pour aller visiter l'aquarium de Monterey.
Je dois dire que tel le bon cake moyen j'avais longtemps confondu ce dernier avec le Sea World de San Diego. La différence – de taille – entre les deux est que celui de San Diego détient en captivité plusieurs cétacés qui n'ont – cela va sans dire même si ça va mieux en le disant – rien à faire dans des bassins artificiels, fussent-ils géants. MAIS justement, l'aquarium de Monterey est philosophiquement très différent de celui de San Diego, et c'est en plus « un des plus beaux aquariums du monde » d'après mon ami l'éminent cétologue Pierre Gallego ! Les seuls mammifères qu'on peut y voir sont des loutres de mer orphelines qui ont été recueillies et soignées, et qui seraient incapables de survivre seules dans la nature faute d'avoir pu recevoir l'apprentissage de leur mère. Le ticket d'entrée coûte quand même 30 $ mais une fois dedans, pas de regrets car l'endroit est effectivement superbe. Une salle présente des méduses et c'est esthétiquement époustouflant ! Une autre offre une vue panoramique sur le domaine des loutres de mer, leur trombine « trop mignonne » et leurs jeux ébouriffants … enfin lorsqu'elles ne sont pas occupées à faire la sieste, flottant sur le dos à la surface de l'eau !
Mais mon coup de cœur du jour est incontestablement pour les salles qui présentent différentes espèces d'hippocampes. A tel point que devant certaines vitres, je suis resté de longues minutes en admiration, me demandant : « Mais comment ce … truc (!) … peut-il vivre tellement il est tarabiscoté ??? Quelle évolution la nature a-t-elle suivie pour arriver à cet animal ? ».
Un peu plus tard, je reste à nouveau scotché mais pour deux autres raisons, très différentes. Arrivant devant une vitre géante donnant sur le bassin du biotope de la baie de Monterey avec ses algues géantes, les kelps, je vois tout d'abord un plongeur ou plus exactement une plongeuse, en train de nourrir à la main des poissons de tailles respectables. Assis devant la vitre, un groupe de gamins assiste, béat, au nourrissage. Du classique pensez-vous, comme on en voit dans tous les aquariums à cette époque de fin d'année scolaire … Eh oui … Mais NON !! Car là-bas, l'animation, ils savent vraiment faire et j'assiste pendant au moins 10 minutes à un vrai « ping-pong verbal » entre la plongeuse, qui a un micro lui permettant de dialoguer avec l'assistance, l'animatrice qui présente les différentes espèces de poissons présents dans le bassin et les gamins. Alors qu'en France, ils auraient probablement eu droit à un cours magistral qui les aurait anesthésiés, là les questions fusent dans tout les sens ! Bien sûr, c'est « l'école des fans » et chaque réponse, répétée par l'animatrice, commence par « It's a wonderful question … ». N'empêche, le but est d'intéresser les gosses et c'est réussi.
La seconde surprise est lorsque je prête un peu plus d'attention au public qui assiste au show. Si ma mâchoire ne s'était pas déjà décrochée plusieurs fois ce jour-là, m'obligeant à la scotcher, elle serait probablement tombée une nouvelle fois car juste derrière les gamins, sirotant leur soda en gobelet et assistant eux aussi avec admiration au spectacle … une dizaine de militaires ! Sept hommes et trois femmes dans leur treillis « Camouflage Désert » en provenance directe d'Irak ou d'Afghanistan. Si je suis bien conscient qu'ici cette scène n'a rien d'étonnant, pour moi cette présence de militaires en tenue est très inattendue et j'ai du mal à imaginer un groupe de Chasseurs Alpins avec leur béret en train de s'amuser au Parc Astérix !!
Après cette passionnante visite, je vais faire mon premier plein d'essence et me retrouve face à un dilemme : que dois-je mettre dans le réservoir ? Car du Unleaded (Sans Plomb) il y en a 3 : du Regular, du Plus et du Premium. La différence est l'indice d'octane, respectivement 87, 89 et 91 … Pour l'instant je décide de taper au milieu et de mettre du 89 (je vérifierai plus tard dans le manuel de la voiture, il faut du carburant compris entre 87 et 89 – le Regular fait donc tout à fait l'affaire) ! Pour ce qui est de payer, comme ma carte de crédit ne passe pas directement à la pompe, je vais tout d'abord à la caisse, prononce la formule magique : « Hi ! Pump number X, I want to fill in please » et laisse ma carte en otage. Je fais mon plein puis vais régulariser la situation en signant le ticket-reçu. Ca ce passera comme ça pendant 18 jours et il n'y aura jamais de problèmes. Par contre, en ce qui concerne les stations-service aux US, le moins qu'on puisse dire, c'est que sur les pistes c'est le chaos car les voitures arrivent dans tous les sens et se mettent un peu n'importe comment. A l'intérieur, les stations font supérette et on y trouve systématiquement un tas de trucs à manger et au moins 18 frigos remplis de sodas.
Le prix de l'essence Regular en juin 2009 : autour de 2, 89 $ le gallon et une dizaine de cents supplémentaires pour le « Plus ». Sachant qu'un gallon fait 3, 78 litres et qu'un dollar vaut 0, 72 € ça nous fait le litre de Sans Plomb à 0, 55 € … En France dans le même temps le prix moyen du Sans Plomb 95 tourne autour de 1, 20 € … Et les Américains se plaignent parce que les carburants ont « beaucoup » augmenté …
Je demande à l'accueil du Bide-A-Wee s'ils ont un resto à me recommander. Ils m'indiquent le restaurant Italien Joe Rombi's, en plein centre de Pacific Grove et comme je n'ai absolument rien préparé côté resto, j'y vais directement ! Par « Italien » on entends trop souvent « Pizzeria » mais là, c'est un vrai restaurant avec une carte variée, de la belle vaisselle et des serveurs en tenue … Ce qui me vaut quelques angoisses pendant le repas car je me demande à plusieurs reprises à combien va se monter l'addition ! Et finalement non, les prix sont corrects puisque j'y fais un bon repas arrosé d'un verre de vin blanc californien pour 44 $. Je vais ensuite terminer ma journée en photographiant le soleil se couchant sur le Pacifique…
Jeudi 11 juin - Jour 4
J'ouvre un œil à 6 heures. Vingt cinq minutes plus tard, je tire la porte de la chambre en laissant, comme convenu, la clé dans la chambre. Je quitte la côte Pacifique et je pars en direction du nord-est. Prochaine étape : le Parc de Yosemite.
Le GPS m'aide bien et je traverse tranquillement la principale région de production maraîchère de Californie : la vallée de San Joachim. La simple vision de la terre noire révèle d'ailleurs sa fertilité pour qui a la moindre notion du travail de la terre. Quelques noms de ville m'évoquent des images, vite démenties par la réalité. Ainsi Castroville me fait tout d'abord penser à Fidel Castro, donc à Cuba, donc à ses plages, ses cigares … Sauf qu'un panneau m'informe que Castroville c'est là où a lieu le fameux festival de l'artichaut chaque année mi-mai, ce qui me ramène à la réalité !
Après Los Banos, j'attaque les longues lignes droites et les voitures que je croise sont maintenant de plus en plus grosses. Il faut dire qu'a San Francisco on se serait presque cru en Europe (je dis bien PRESQUE, faut pas pousser quand même !) : il y avait pas mal de voitures japonaises ou coréennes, beaucoup de voitures à motorisation hybride, la plupart des voitures avaient un gabarit à peu près normal et j'y ai même vu quelques Smart !
J'ai quitté Monterey sous les nuages mais ils ont été arrêtés par les montagnes et je roule une nouvelle fois sous le soleil. Le cruise control réglé sur 65 miles, j'ai tout le temps de regarder le paysage même s'il est assez monotone par ici. Sauf que … là-bas … le truc qui marche tranquille dans la plaine … C'est … Noooon … Je m'arrête un peu en vrac sur le bas-côté, ouvre le sac photo - qui a trouvé sa place sur le siège passager - monte le 400 mm et vise ... Oui, c'est bien ça : un coyote qui a chopé un lapin ! Le bestiau est loin et la photo sera nulle mais je reprends la route avec un sourire ballot sur le visage ! Du coup, ça doit déclencher quelque chose dans mes 3 neurones parce que quelques kilomètres plus loin j'ai une grosse bouffée d'émotion, quelque chose du style « Ca y est mon pote, tu y es, tu roules en Californie !! » -- faut croire que ce vieux rêve de gosse que je croyais évanoui depuis des années n'était que caché dans un tiroir qui vient brutalement de s'ouvrir …
A 10h30 je fais le plein d'essence à Oakhurst et une demi-heure plus tard je suis à l'entrée de Yosemite. J'achète mon National Pass qui, pour 80 $, m'ouvre pendant une année complète la porte de tous les Parcs Nationaux (et uniquement les nationaux, il faudra repayer pour les State Parks / Parcs d'Etat) et je tourne sur la droite pour commencer ma visite par les séquoias géants de Mariposa Grove. Là, je prends dans les dents un aspect des parcs sur lequel on ne s'étend pas trop : la taille limitée des parkings ! En effet, ils ne sont pas immenses et quand ils sont complets … ils sont complets ! Parce qu'aux US pas question de se garer n'importe où, les rangers veillent et l'amende tombe rapidement ! Sur un endroit bien spécifique comme Mariposa Grove qui se trouve à l'extrémité sud du parc et juste à côté d'une entrée, les parkings sont vite remplis. Je fais le tour du parking une fois, deux fois, trois fois et … je décide de m'en aller ! Je sais, je pourrais poser la voiture ailleurs et prendre la navette mais … je n'en ai pas envie ! « I'll be back », comme disait l'actuel gouverneur de Californie il y a quelques années. Je passe devant le Wawona, mon hôtel de la nuit prochaine, et je continue vers le nord du parc. L'absence de toit me permet d'apprécier le paysage dans ses 3 dimensions : largeur, profondeur et … hauteur ! La route est belle, il fait beau … quel pied !
Quelques miles avant Glacier Point, je m'arrête sur un parking donnant accès à un des nombreux « viewpoints ». Je traverse la route et ce que j'aperçois à travers les arbres est une belle vue classique d'un paysage de montagne. Je fais les quelques mètres qui me séparent encore du viewpoint proprement dit, je passe les derniers sapins et … Je prends LA baffe du jour : LA VUE est tout simplement incroyable ! Desservie par les photos qui ne « rendent rien », impossible à décrire, il faut le voir pour se rendre compte … Le plus impressionnant c'est qu'elle s'ouvre sur 180° et où que porte le regard la vue est saisissante ! C'est quasiment la même chose à Glacier Point. La claque est moins forte car l'effet de surprise est passé mais quand même … Si j'étais Américain, je braillerais un bon « OH MY GOD ! IT'S INCREDIBLE » !!
Je me gave les yeux et puis je file jusqu'à Tunnel View. Malheureusement nous sommes maintenant en milieu d'après-midi et la lumière est franchement mauvaise d'autant que le ciel s'est voilé, ce qui rend la célèbre vue bien moins impressionnante.
Il y a une autre chose qui n'est pas très impressionnante, c'est la façon dont j'avais planifié ma journée ! Techniquement je me suis planté en réservant au Wawona, au sud du Parc ; j'aurais dû prendre un hôtel bien plus au nord, ce qui m'aurait avancé sur ma journée du lendemain. Là, je suis à peu près à la moitié de Yosemite et je vais devoir retourner tout au sud pour aller à l'hôtel que j'ai réservé ! Ce qui me console c'est que comme je n'ai pas pu accéder aux séquoias et que je veux absolument les voir, j'étais de toute façon bien obligé de redescendre… Je repasse le tunnel, refais la route dans l'autre sens et redescends au Wawona où je fais mon check-in. Comme tout les hôtels qui sont situés dans les parcs ce n'est pas donné : 158 $ la nuit. Je jette mon sac dans la chambre et je repars aussitôt pour Mariposa Grove. C'est la fin d'après midi, ça doit le faire ! Et me revoilà sur le parking au milieu des séquoias géants … Où plus exactement me revoilà en train de tourner sur un parking toujours complet !!! Les gens semblent eux aussi vouloir se promener en cette fin d'après midi où le beau temps est revenu. Les mêmes causes produisant les mêmes effets je fais à nouveau 3 p'tits tours et puis je m'en vais ! Décidément, ces maudits séquoias se font désirer ! Juste avant de repasser les cabanons des Rangers j'hésite … Où vais-je déjeuner ? Je m'étais promis d'éviter au maximum les restos des hôtels. Surtout quand implicitement le client n'a pas d'autre choix … En plus au Wawona il y a tout un laïus sur le fait qu'il faut être habillé pour pouvoir dîner dans la salle à manger … Pfffff … Ca me gave … Allez, hop, à gauche toute, je retourne à Oakhurst, j'y ai repéré ce matin un Steakhouse juste à la sortie de la ville. Oui je sais, la logique de l'itinéraire ne saute pas aux yeux mais j'ai prévenu tout à l'heure : cette journée c'est du grand n'importe quoi du côté de la planification de l'itinéraire !
Par contre côté repas, le Steakhouse d'Oakhurst c'était LE bon choix. Le personnel y est sympathique et le New York Steak de 15oz (425 grammes) tendre à souhait grâce à la cuisson parfaitement maîtrisée. Comme je l'ai précisé au début, j'effectue ce trip seul donc je peux me lâcher, alors, pour accompagner le steak je prends des oignons rouges et de la purée à l'ail !!! Et le rapport qualité prix est excellent : 32 $ seulement.
En sortant du resto, je me dis que le coucher de soleil à Glacier Point doit être sacrément beau et donc … je remonte à Glacier Point ! (Oui, oui, oui, c'est n'importe quoi, je sais, je sais !!!). En plus, la route est encore plus belle que ce matin, je semble être le seul à l'emprunter à cette heure, je passe la boite de vitesse en position Sport et j'appuie un peu sur l'accélérateur, même pas besoin de rouler vite pour avoir des sensations, j'ai la voiture bien en main, les virages s'enchaînent souplement … You know what . I'm happy ! Pour le coucher de soleil par contre, ça va être chaud … même si c'est une façon de parler parce qu'en décapotable on sent bien la froideur qui tombe ! Une fois là-haut, j'ai juste le temps de prendre quelques photos avant que le soleil ne passe de l'autre côté des montagnes. On pourrait croire que faire tant de tant de kilomètres pour juste quelques photos c'est un peu ballot, mais même si je n'avais pu faire aucune photos, cette traversée tardive de Yosemite aurait été un grand moment. Et la redescente jusqu'au Wawona, toujours décapotée, avec Melody Gardot en pour le fond sonore ne l'est pas moins… ( Pour info, les nuit de juin à Yosemite ne sont pas fraiches. Elles sont froides ! )
j'ai fait un petit raid sur ton site !
Alors là, casque bas et sarisse levée en ton honneur 😉
Quel bavard ! mais j'adore tes commentaires, on est de nouveau transporté la-bas😏, je pense que j'en ai jusqu'au mois de juin à te lire ! mais avec un plaisir certain
Que dire des photos, tout simplement magnifiques et c'est un euphémisme (euh c'est grec !!)?
j'ai apprécié les commentaires (curiosité)sur Moabrewery😏, rien n'est déformé (afin presque.. un vrai travail de journaliste)😏
@+ et encore bravo
le spartiate
Tout ce qui ne vous tue pas , vous rend plus fort !!
Hi.
Ca fait envie PACIFIC GROVE hein.On se croirai pas dans un décor de cinéma?quasiment pas de feux(tu imagines la même chose ici).
Dans le cimetière près de l'océan où il n'y a pas de clotures, il y a aussi des bambis.J'en ai même vu un qui broutait le gazon d'une propriété sur ocean avenue le long de la côte.
Si tu avais fait " l'historic walking tour"(circuit pédèstre à travers les rues et le centre), tu aurais encore plus envie de rester en voyant les chouettes maisons colorées et décorées.
La..................... queue de la baleine est quand même bien cadrée, bravo.Je comprend qu'on doit être assez frustré de revenir qu'avec.........ça.
Bye see you next time, marc.
L'intelligence c'est comme les parachutes.Quand on en a pas..........on s'écrase.
Bis
Vraiment belles photos de l'aquarium car avec un éclairage assez sombre et interdiction d'utiliser un pied, c'est vraiment top.
Ta façon de raconter est vraiment sympa(comme un gamin qui va au cirque pour la première fois);parce que malgré que l'on connaissent les endroits visités on est pendu à ton récit et on a l'imprssion que c'est TOI qui nous fait découvrir quelque chose.
Ce qui fait que je vais continuer à lire au fur et à mesure.
Bye, marc.
L'intelligence c'est comme les parachutes.Quand on en a pas..........on s'écrase.
Pas sur qu'on ait pas le droit d'utiliser un trèpied ?
C'est plus que, sauf si c'est vraiment indispensable (pas d'autre solutions ) j'aime pas, c'est trop contraignant
Sakut Tigrou !!
J'ai lu que tu étais devenu accro au "Frappucino Coffee " de Starbucks !
Ben nous aussi !!!
Ca a commencé dès l'arrivée à LA... C'est là qu'on s'est fait accrocher par les petites fioles dans le Starbuck des Warner Bros studios !!!
Après on en a bu pas mal là bas. On a gouté tous els goûts : Café, mokka, chocolat..., surtout que c'est bien pratique pour le petit dej pris sur le pouce dans la chambre avec des cookies le matin ou bien en regardant le soleil se lever sur Zabryskie point !...
Les enfants en raffolent !
Ce qui est bien c'est qu'on en trouve partout, même dans la boutique du Stovepipe wells au milieu de la Death valley !!
Par contre j'ai pu observer de sacrées différences de prix, surtout à Las Vegas ou les petites bouteilles coutaient 2 fois plus cher dans les Starbucks même que dans les Wallgreen...
" Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité" St Exupéry
Vendredi 12 juin - Jour 5
Parait qu'on ne dit jamais deux sans trois. Mais ça ne sera pas le cas, car si Mariposa Grove m'a refusé son parking deux fois de suite, la troisième sera la bonne. En fait c'était simple, il suffisait de se réveiller à 6h00 et de partir à 6h15 du Wawona. Ainsi on arrive à Mariposa à 6h30 et on est le tout premier ! Ce qui permet de choisir la place qu'on veut sur le parking et d'être accueilli par les écureuils, les fameux chipmunks … enfin des Tamia striatus … enfin les p'tits bestiaux qu'on appelle écureuils de Corée sans que je comprenne pourquoi puisqu'on les trouve en Amérique du Nord … enfin, Tic et Tac, quoi !
Accessoirement j'ai passé une très mauvaise nuit au Wanona. Déjà parce que les chambres individuelles du bâtiment principal (ou tout au moins la chambre 215) sont en fait des chambres suitées dont la porte de communication avec la chambre principale est simplement fermée, ce qui fait que j'entendais les moindres bruits des gens d'à côté - ça a dû être pire pour eux que pour moi puisque je ronfle ! De plus, ma chambre était juste en face du moteur du « je ne sais quoi de la cuisine » ; j'ignore si c'était celui de la clim' ou celui de la chambre froide, mais j'ai eu un charmant bruit de moteur toute la nuit. Super. Démonstration que ce n'est pas parce qu'un hôtel est situé dans un parc et qu'on paie cher sa nuit que c'est synonyme de qualité.
Après avoir très civiquement déposé mes 50 cents en paiement de la carte de Mariposa Grove (en français !) que je viens de prendre, j'attaque le chemin qui emmène vers les séquoias géants ( Sequoiadendron giganteum ) les plus remarquables du parc. Déjà les « jeunes » arbres du parking sont impressionnants mais lorsqu'on se retrouve devant les patriarches on se sent aussi minuscule qu'une fourmi … Et en songeant à leur âge qui tourne autour de 3000 ans pour les plus vieux d'entre eux, j'ai le tournis … Je passe devant le « Fallen Monarch » tombé à terre il y a déjà des siècles et toujours quasi intact car le bois de séquoia est à la fois fragile comme du verre, ce qui a dissuadé les bucherons de les couper puisque le tronc se brise en tombant, et très long à se décomposer à cause des tannins qu'il contient. Je passe devant plusieurs espaces où les rangers ont procédé à des feux contrôlés pour dégager la végétation et créer des conditions favorables à l'apparition de nouveaux séquoias. En effet, depuis le classement de cette zone en parc national vers 1860 on faisait tout pour éviter le moindre feu jusqu'à ce qu'on comprenne, dans la seconde partie du XXème siècle, qu'en agissant ainsi non seulement on perturbait l'équilibre écologique de la forêt car les feux déclenchés par la foudre font partie de l'ordre naturel, mais qu'on empêchait également les séquoias de germer puisque les incendies créent des conditions très favorables à la germination des graines des ces géants.
Je reste coi en arrivant devant l'énorme séquoia nommé « Grizzly Giant , je passe au travers du « California Tunnel Tree », j'admire le « Faithful Couple », deux séquoias qui ont poussé si proches l'un de l'autre qu'ils ont soudé la base de leurs troncs, puis devant les « Bachelor and Three Graces » et le « Clothespin Tree » dans le tronc duquel plusieurs incendies ont creusé une large entaille, lui donnant de loin la forme d'une énorme épingle à linge modèle américain, je jette un œil dans le tronc évidé du « Telescope Tree » tout en étant épaté par le fait que malgré son état, cet arbre soit encore vivant …
Vu l'heure à laquelle j'ai commencé la promenade je ne rencontre quasi personne d'autre que des écureuils de tailles et couleurs différentes ! Sauf à un moment où je croise un couple d'Américains, le type repère mon boîtier et me demande si je connais un bon réparateur de matériel photo !! Il est 7h00, on est dans le parc de Yosemite et l'gars me demande si je connais un réparateur photo !!! On pourrait croire que c'est pour la caméra cachée mais non, ils sont comme ça les Américains : ils ne doutent de rien !!! Je lui demande quand même pourquoi et il me répond qu'il soupçonne que le diaphragme de son objectif 35-350 ne fonctionne plus même s'il espère que ce soit le boîtier, un 450D. Pour en avoir le cœur net, on échange d'objectif et malheureusement pour lui c'est bien son coûteux objectif qui défaille ! Et on se quitte là dessus … Sont marrants ces Américains quand-même !
Je passe 3 heures à me promener paisiblement dans le bosquet de séquoias … Jusqu'à ce que je recroise la route … et un camion tirant une longue remorque où on pris place les visiteurs qui ne souhaitent pas marcher … dans ces conditions l'ambiance de la visite doit être bien différente …
Je quitte Mariposa Grove vers 9h45, et une heure plus tard je m'arrête à Bridal Veil Fall où la cascade coule dans un bruit de tonnerre. Je prends le chemin qui se dirige vers le pied de la chute d'eau, plus je m'en approche plus le nuage de gouttelettes d'eau dégagées par le jaillissement d'eau est important. De plus le soleil qui est juste au dessus de la cascade rend impossible toute photo digne de ce nom. La seule prise de vue faisable est depuis le parking au téléobjectif. Par contre, l'eau qui coule de la cascade forme un torrent qui, lui, offre de jolies vues. Je reprends ma route et j'arrive vers midi à Yosemite Village, ce n'est visiblement pas l'heure la plus favorable pour apprécier l'endroit car il y a plein de monde sur le parking. Je n'insiste pas et je reprends la route vers Tioga Pass.
Alors que je roule tranquillement sous un ciel qui s'est couvert, je vois devant moi un camping car se garer en catastrophe sur le bas côté, toute la famille en descendre en vrac et rebrousser chemin en courant ! Ma première pensée est qu'il y a eu un accident et je ralentis. Il y a plusieurs voitures arrêtés n'importe comment, et un petit groupe de gens sur le bord de la route en train de regarder quelque chose en contrebas … Ce n'est pas un accident, c'est autre chose. Ni une ni deux, je fais comme tout le monde, je me gare n'importe comment, chope le sac photo et rejoins le groupe en courant. En fait ce que les gens regardent c'est un jeune grizzly qui mange tranquillement de l'herbe à quelques dizaine de mètres de nous ! Pour cette fois, les gens sont conscients de la fragilité du moment et tous chuchotent… Incroyable … (je vous laisse décider si c'est de voir un grizzly ou le fait qu'un groupe d'Américains chuchote qui est le plus « Incredible » !!!).
En me dirigeant vers Tioga Pass je songe qu'une des choses impressionnantes, c'est la vitesse à laquelle change le paysage. Je traverse depuis un bon moment une forêt d'immenses pins où subsistent encore de larges plaques de neige. La route monte et puis un virage, deux virages, et on se retrouve dans un paysage quasi exclusivement minéral, à Olmsted Point, où les seuls végétaux sont des arbres rabougris qui ont réussi à pousser dans les crevasses des rochers. La réputation de magnificence de cette route n'est définitivement pas usurpée, elle offre un nombre incalculable de superbes vues : forêt de conifères, ancienne vallée glaciaire, lacs, prairie. A tel point qu'à la fin, je ne m'arrête plus pour photographier sinon j'y serais encore !
Une fois passée le col de la Tioga situé à 3000 m (9940 feet), la route descend en offrant d'autres paysages encore différents. J'arrive à Lee Vining sous la pluie, vers 15h30. Je fais mon check-in au Murphey's Motel (87 $ la nuit). Alors que je m'installe dans la chambre, j'assiste à une scène surprenante. Nous sommes en plein milieu d'après-midi, il pleuviote et fait plutôt frais, et il y a la queue au marchand de glace situé de l'autre côté de la rue ! Et pourtant, visiblement, certains des jeunes feraient bien de s'en passer …
Pluie ou pas je vais vers le Mono Lake pour repérer où sont les fameuses concrétions qui – paraît-il – sont superbes au lever du soleil. Je contourne le lac vers le Nord et je roule au feeling. J'arrive à un spot de bird watching, avec une promenade bien aménagée en planches et des terrasses prévues pour accueillir les amateurs d'oiseaux. Des panneaux indiquent qu'il est interdit de sortir de ces promenades et apparemment pas de concrétions en vue … Bizarre … Je repars vers Lee Vining et j'essaie le moindre chemin qui semble aller vers le lac mais la plupart d'entre eux sont fermés après quelques centaines de mètres…
De retour à l'hôtel je feuillète les différents docs et je crois comprendre qu'en fait les concrétions sont sur la rive sud du lac et qu'on y accède par une route située à plusieurs kilomètres au sud de Lee Vining. Il pleut toujours et je verrai ça demain, pour l'instant il est 18h30, et j'ai faim puisque c'est l'heure de manger ! Je vais chez Bodie's Mike que j'ai repéré tout à l'heure en traversant la ville et comme j'ai une faim de grizzly, je commande « l'assortiment BBQ », ce qui me donne aussi accès au buffet des salades car oui, il y a des buffets de salades dans les restos US ! Il y a aussi le plus souvent au menu des salades composées genre « Caesar Salad » qui sont imposantes. Mais la plupart du temps, même si l'on ne prend que le plat principal, ça donne accès - sans supplément de prix - à un « salad buffet » en self service, semblable à ceux qu'on trouve chez nous, ce qui fait voler en éclat une image de plus puisque du coup, les crudités étant disponibles « ils » ont de moins en moins d'excuses pour avoir de tels problèmes d'obésité ! Comme j'ai faim (je sais je l'ai déjà dit) et que je suis un goinfre, je me sers allègrement en salades … Ce qui est une erreur, je m'en aperçois quand je vois arriver mon plat ! Un demi-poulet, des côtes de porc, du bœuf … Gasp ! Mais bon, je réussis à tout avaler, je m'en tire pour 39 $ et je roule plus que je ne marche jusqu'à la voiture avant de m'écrouler dans mon lit !
Salut.
C'est vrai que c'est une bonne idée de ne mettre que quelques photos, c'est équilibré par rapport au récit (j'irai voir les autres plus tard quand j'aurai tout lu).
Super la photo de l'ourson(ne s'appelle-t-il pas wells)
Ouais elle est belle la "tioga road".C'est vrai qu'il y a pleins d'endroits magnifiques pour prendre des photos comme "olmsted point", il y a "tenaya lake" aussi.
Bye, marc.
L'intelligence c'est comme les parachutes.Quand on en a pas..........on s'écrase.
Je me réveille à 5 heures et j'en profite pour passer un coup de téléphone en France car si en Californie et jusqu'à Oakhurst j'avais eu du réseau GSM, depuis l'entrée dans Yosemite c'est zéro relais. A Lee Vining juste devant le motel j'arrive à avoir un peu de réseau. Je rassure donc tout le monde : je vais bien, tout va bien mais comme je le craignais, il y a d'importantes zones blanches dans la couverture GSM. Je laisse ensuite la clef de la chambre en évidence et je tire la porte derrière moi. Il fait plutôt frais ce matin puisque la voiture indique un petit 3°C !
Même si j'ai bien deviné de quel coté du lac était les concrétions, ce n'est pas pour ça que je les trouve rapidement et au fur et à mesure que je galère et m'énerve à essayer différents chemin qui s'enfoncent vers nulle part, il devient évident que j'aurais pu et dû préparer un peu mieux cette étape ! Je finis tout de même par trouver le chemin qui emmène aux concrétions du Mono Lake. Il faut en fait s'éloigner de Lee Vining sur 5 ou 6 miles avant de partir sur la gauche pour arriver au bon endroit. Sur les bords du lac c'est calme, un seul autre photographe m'a devancé. Il me salue du désormais classique « Hi ! ‘ow you ‘oin ‘day ? » ce qui, après m'avoir un peu interloqué, est en fait la traduction américaine de la phrase britannique « Hello, how are you doing today ? » et nous regardons silencieusement … le lac (!) et les lapins qui gambadent autour car il y a trop de nuages ce matin et pas de lever de soleil flamboyant pour embraser les concrétions !! Mais même sans la belle lumière, l'endroit est étrange et il y a quelques photos interessantes à faire.
Ce qu'il faut savoir c'est que si ces étranges cheminées grisâtres existent à cause d'un phénomène naturel, elles sont visibles à cause de la malheureuse action de l'Homme ! C'est en effet la combinaison des carbonates présentes en quantités importantes dans les eaux salines du lac et du calcium apporté par les sources d'eau douce qui jaillissent au fond de l'eau depuis des dizaines de milliers d'années qui a créé ce tuf qui c'est accumulé en masses autour des sources et … qui auraient du rester tranquillement au fond du lac. Sauf que depuis 1941 les affluents du Mono Lake servent à alimenter les réserves d'eau potable de Los Angeles. La ville grandissant de plus en plus, elle devint de plus en plus gourmande en eau et le niveau du lac baissa de manière important , révèlant ces concrétions. En 1982 le niveau du lac atteint son plus bas historique avec –14 mètres, à la suite de ça, des mesures ont été prises le niveau du lac est aujourd'hui remonté de … 3mètres par rapport à 1982, ce qui veut dire qu'il est toujours à – 11 mètres par rapport à son niveau de 1941…
Je quitte l'endroit vers 7h 30 pour continuer ma route vers le sud.
A 9h00 je suis à Big Pine et je quitte la grand-route pour partir vers l'est et aller voir un endroit découvert sur le net (merci Vazyvite) : « The Ancient Bristlecone Pine Forest » et les trails de « Schulman Grove ». Le long de ces chemins, on trouve les plus anciens organismes vivants connus car certains des Bristlecone Pines ( Pinus longaeva ) ont autour de 4000 ans, ce qui, en plus de ramener les séquoias de Mariposa Grove au rang de gamins, signifie qu'ils ont germé lorsque les Egyptiens inventaient la pyramide ! Si ce simple fait suffit pour être impressionnant, il faut préciser que scientifiquement ils sont très utile car l'analyse de fins « carottages » prélevés dans le tronc des arbres donne, en interprétant l'épaisseur et la couleur des cernes de croissances, des informations importantes sur les variations climatiques durant les derniers millénaires…
La route monte dans les White Mountains et encore une fois le paysage change rapidement. Peu avant d'arriver au parc la route traverse ce qui ressemble beaucoup à de la steppe. A Schulman Grove, on est à plus de 2700 m et on ne peut pas dire que ce soit la grosse chaleur puisqu'à 10 heures il n'y a que 5, 5°C ! Le Visitor Center ouvre devant moi et une charmante ranger m'explique qu'il y a deux chemins de rando, un court, le Discovery Trail qui fait 1 mile et un long, le Metuselah Trail qui fait 4, 5 miles (7, 24 km). J'hésite un peu mais bon je suis là pour voir le maximum de choses et pour ça … il faut marcher ! Je me mets le sac photo sur le dos, je prends un litre d'eau et c'est parti pour 4, 5 miles ! Le départ met dans l'ambiance, ça grimpe dur ! Heureusement que les températures fraîches et le ciel couvert évitent d'avoir trop chaud mais lorsque le soleil tape ça doit être éprouvant. Comme sur pas mal de chemins, il y a régulièrement des panonceaux qui indiquent la distance parcourue. Après un demi-mile de montée, je dépasse un gars arrêté sur le bord du chemin, il regarde les gros nuages noirs qui menacent au loin. « Ils viennent sur nous, me dit-il alors que je passe à sa hauteur, on va avoir besoin de capes de pluie ». « On verra bien », lui répond-je sans m'arrêter mais tout en me maudissant d'avoir laissé cette satanée cape de pluie dans la voiture. C'est bien moi ça, je trimballe depuis la France deux tonnes de trucs pour pouvoir être prêt à toutes les situations et … je ne les prends pas quand il faut ! Mais pas question de faire demi-tour, tant pis, s'il pleut je serai mouillé ! Il y a quelques années en Thaïlande, faute d'endroit ou m'abriter, j'avais dû rester stoïquement sous une pluie de mousson, ici je serai coincé sous un orage Californien ! A peine ai-je pensé ça que j'en réalise la stupidité : être sous une pluie chaude est une chose, être sous un orage de montagne ou l'eau tombe glacée en est une autre … Le ciel est gris et les formes torturées des pins n'incitent pas à la gaité mais quel spectacle … Je viens à peine de passer le panneau « 2 miles » qu'au loin j'entends le tonnerre et je vois des éclairs … Eh bien, c'est de mieux en mieux, les nuages se rapprochent et cette fois il y a en plus la foudre … Là ça craint sévère mais je suis au milieu de la boucle, quoi que je fasse maintenant il me faudra le même temps pour rejoindre un abri … Alors je continue, j'essaye de ne pas trop m'arrêter pour photographier afin de ne pas trop perdre de temps mais chaque arbre mériterait une photo donc forcément … Finalement il me faudra 2h30 pour faire la boucle et les gros nuages attendront gentiment que je sois de retour au parking pour lâcher quelques grêlons ! La température est toujours à 5, 5°C. Et dire que dans quelques heures je serai à Death Valley, ça va me faire drôle !
Une soixantaine de miles plus au Sud, à Lone Pine, la température est déjà remontée à 26°C ! Sur le site de Typolover, j'avais vu la photo de Moebius Arch, située justement à Lone Pine. Au feeling, je recherche l'endroit où pourrait être cette « toute petite arche »… Coup de chance, la première route que je prends sur la droite m'amène directement devant ce que je sais maintenant ce nommer les « Alabama Hills », un endroit étonnant, plein de rochers arrondis comme je n'en verrai nulle part ailleurs lors de mon voyage. Malheureusement le temps joue contre moi, je ne veux pas arriver trop tard à Death Valley et je n'ai pas vraiment d'indication précise sur l'emplacement de cette arche. Je trouve bien le rocher peint qui ressemble à une tête de dinosaure ( tout au moins pour moi ! ) mais pas de Moebius Arch … Je cherche parmi les amas de rochers mais ça pourrait prendre des heures … que je n'ai pas !
C'est franchement à regret que je quitte l'endroit pour prendre la direction de la Vallée de la Mort …
La magnificence de la route lorsqu'on commence à descendre vers Death Valley me fait laisser de côté la contrariété ressentie à Lone Pine. Le lecteur mp3 tombe sur « Highway Star » de Deep Purple, c'est vieux mais c'est bon et c'est avec ces riffs de guitares que je descends vers l'enfer tandis que la température monte.
Je m'arrête au passage pour photographier de loin les dunes de sables qui ont été nommées, dans un élan imaginatif impressionnant : Sand Dunes. J'aurais bien aimé aller les voir de plus près mais … Il fait chaud et j'ai pas le temps … Soupirs …
100° tout rond ! C'est la température en degrés Fahrenheit (un gros 37° Celsius) qui s'affiche quand j'arrive au Furnace Creek Ranch. Même si pour le lieu c'est limite froid, n'oublions pas que moi, le matin même, je me baladais à 5°C ! Je récupère mon bungalow à 141 $ la nuit et après une douche, je décide d'aller boire une bonne bière fraîche au bar. Je ne peux m'empêcher de rigoler quand je vois les brumisateurs à l'extérieur du bar. Dans la chambre il y a un laïus sur le fait que ne pas laver les serviettes chaque jour, c'est bien pour économiser l'eau qui coûte si cher à Death Valley, et là on brumise l'atmosphère ! Une fois dans le bar, je m'aperçois que j'ai une petite faim et je commande une pizza. Quelques minutes plus tard arrive un truc monstrueux qu'on pourrait manger à 4 : ma pizza !!! Je m'enfile la première moitié à peu près facilement, j'arrive encore à ingurgiter un autre quart mais je regarde avec inquiétude la dernière portion ( je ne peux pas jeter de la nourriture, c'est viscéral !) quand la serveuse arrive à mon secours avec un sourire en coin : « Nice try but … Do you want a box ? ». Je rigole en répondant « Yes please ! ». La boîte étant offerte, la pizza et les bières me coûtent 33 $. En sortant du bar j'ai bien l'idée d'aller voir les jolies couleurs vers Artist Drive, mais de gros nuages obscurcissent le soleil. On jurerait même qu'au loin, il y a une tempête de sable … Je vais tout de même repérer ou est Zabrisky Point histoire de pouvoir y aller directement demain matin. Au retour alors que je marque le stop à côté du Furnace Creek Inn, un mouvement sur le côté de la route attire mon attention : c'est un coyote qui fouine tranquillement à quelques mètres de la voiture !
Cette nuit, très exceptionnellement, malgré le bruit que ça fait, je n'arrête pas la clim de la chambre …
Ah mon avis tu n'est pas la seule à aller sur mon site puisque la fournisseur m'a envoyé un mail pour me signaler que le trafic explosait ce mois ci 😎😎😎
Mais comme ce trip a existé grâce à VF je dois bien à VF de mettre mon carnet en intégralité
Salut,
Je viens d'aller voir ton site et je me suis régalé. J'ai pas encore tout lu car c'est plutôt copieux (un vrai plat américain !) mais j'ai surtout apprécié ton sens du panoramique. Certains d'entre eux sont somptueux. Celui de Bryce point juste avant le lever du soleil est tout simplement énorme. faut dire que voyage en solo, c'est vraiment bien pour la photo car on peut prendre son temps, choisir ses angles et ses lumières, etc. Pour ma part, j'avais une troupe de 8 accrochée à mes basques cette année et je n'ai pas eu ce confort là.
@+
Patrice
"Faut pas trop tenter le diable, cet enfoiré ne reste jamais très longtemps sans réagir..." Johnny Dakota (le vrai)
Il est bien évident que si j'avais eu le reste de la famille Tigre avec moi, pas mal de choses aurait été différentes !
Comme le budget fringue!!! Mais non je n'ai pas dit que les femmes étaient dépensières!!😛
Mais c'est sûr que le voyage solo est agréable pour le côté : j'ai de compte à rendre à personne, pas de concession etc...
Par contre le voyage en famille et entre ami est peut être plus enrichissant au niveau expérience humaine, le fait de justement partager des bons moments.
Mais c'est pas les mêmes motivations.
Pour voir les galeries de photos allez sur mon profil
Hi.
Et bien moi je ne suis pas encore allé sur ton site.Je trouve que c'est bien d'attendre les pages au fur et à mesure, ça entretient un peu l'aventure du voyage, en plus je n'ai pas regardé la carte au début et je ne sais pas ton itinéraire.
Moi aussi j'ai vu le site de "tipolover" avec le rocher peint et l'arche.
Dans "death valley" c'est "highway to hell " le jour et "highway star" la nuit.
In waiting for the next, bye, marc.
L'intelligence c'est comme les parachutes.Quand on en a pas..........on s'écrase.
Réveil 4h45. Je quitte le Furnace Creek Ranch à 5h00. Comme les voitures sont garées près des bungalows j'essaye de faire doucement, de ne pas claquer ni les portes ni le coffre et bien évidemment, je prends tellement de précautions qu'à un moment je me trompe de bouton sur la télécommande de la voiture et qu'au lieu d'ouvrir le coffre … je déclenche l'alarme ! Oh punaise ! Ca commence bien !
Côté température, il y a déjà 25°C. Je sens qu'aujourd'hui ça va être chaud au propre comme au figuré car je dois retrouver José, une connaissance de VF, à Henderson, au Sud de Vegas, pour le déjeuner puis rejoindre le Bright Angel sur le bord du Grand Canyon en essayant de préférence d'y être avant le coucher du soleil, qui aura lieu à 19h50 ce soir. Et avant tout ça, je veux voir le lever de soleil à Zabrisky Point et plusieurs endroits remarquables de Death Valley…
Le Furnace Creek Ranch est cher mais c'est un des deux seuls hôtels de Death Valley (l'autre, le Furnace Creek Inn , est encore plus cher !) et sa position permet d'être sur place pour le sunrise sans devoir se lever en plein milieu de la nuit…
J'arrive à Zabrisky Point vers 5h15. Il n'y qu'une ou deux voiture et un minivan sur le parking. Histoire de me préparer à l'attente je m'enfile le dernier quart de pizza d'hier soir !
Au view point, il y a 6 ou 7 personnes qui attendent silencieusement le sunrise et je me joins à eux. Je profite de la douce lumière sans ombres pour faire quelques photos, les couleurs des collines ressortant déjà très bien. A 5h30 l'astre sort de derrière les montagnes derrière nous, et à ma grande surprise une partie des spectateurs filme le lever de soleil et ne s'intéresse que moyennement aux couleurs qui s'étalent devant nous. Côté photos, comme je le craignais, le lever de soleil a créé d'importantes zones d'ombre. Un type contourne le problème en faisant du HDR (High Dynamic Resolution, technique qui consiste à prendre plusieurs photos exactement semblables en variant l'ouverture du diaphragme puis à passer tout ça par un logiciel qui mélangera les hautes et basses lumières et sortira une photo exposée correctement). Mais c'est beaucoup trop lourd pour moi, déjà utiliser un trépied ça me gave, alors … Je fais quelques photos malgré les ombres et je file voir les autres viewpoints.
Me voilà à Badwater, le point le plus bas du continent américain (– 86 mètres sous le niveau de la mer, on est loin des – 417 mètres de la Mer Morte !) L'endroit est encore à l'ombre, ce qui n'est pas une mauvaise chose ! Je cherche les motifs géométriques créés par la cristallisation du sel qu'on voit souvent en photo mais je ne les vois pas, j'ignore s'ils ont été détruits par les pas des visiteurs ou s'ils sont loin du bord mais toujours est-il que je n'en vois aucune.
Je fais le détour par Devil's Golf Course qui, lui, est au soleil. La vision de cette étendue semblable à un champ retourné et durci par le soleil est pour le moins étrange … mais à peine plus que le nom de « Terrain de Golf du Diable » qu'on lui a donné !
Je passe par Artist Drive mais si on voit les couleurs, on se rend bien compte qu'elles ne ressortent pas comme elles doivent le faire lorsque le soleil les éclaire directement, en fin d'après midi … Je repasse par Zabrisky Point et cette fois les ombres ont suffisamment diminué pour pouvoir photographier correctement…
Il est 8h30 et je pars en direction d'Henderson. J'ai 2h30 de route, et si j'ai bien tout compris, il faudra que j'avance ma montre d'une heure quand je passerai dans le Nevada, ce qui fait 11h30 comme heure d'arrivée. J'espère que José n'a pas décalé le rendez-vous car à Death Valley, ni GSM ni Internet donc aucun moyen de se joindre. Je roule tranquillement quand d'un coup, je vois un panneau indiquant que pour Dante's View c'est la prochaine route à droite … Arghhh, ça doit être un beau point de vue mais j'ai pas l'temps … Oui mais ça doit être beau … Oui mais j'ai pas l'temps … Et merde ! José comprendra ! Go to Dante's View !
La route est sympa et je me fais plaisir. J'imagine qu'aujourd'hui encore je m'en tire bien côté chaleur car même s'il fait chaud c'est supportable, alors que s'il y a un point de ravitaillement en eau pour les radiateurs des voitures à l'arrivée à Dante's View ça ne doit pas être que pour faire joli ! De là-haut la vue est splendide et ici le nom du viewpoint prend tout son sens : « La vue de Dante … sur l'enfer ! ». Je serais bien resté un peu plus longtemps mais … J'AI VRAIMENT PAS LE TEMPS !!! Et ça finit d'ailleurs par profondément me gonfler de devoir tout survoler depuis deux jours. Le problème c'est que lorsqu'on monte un voyage dans un pays qu'on ne connaît pas il faut faire des choix et se fier aux avis d'autres voyageurs. Or ce que j'ai le plus souvent lu sur Death Valley c'est « tu arrives le soir, tu vas à Zabrisky Point voir le coucher de soleil, tu y retournes le lendemain matin pour te faire le lever de soleil et pis tu repars, c'est bien suffisant ». Mais non ! En tout cas, pas pour moi et Death Valley est un regret car l'endroit aurait mérité une nuit de plus pour pouvoir admirer ses différentes facettes.
Mais maintenant, il faut que je file sur Henderson, je suis déjà pas mal en retard. Entre Death Valley et Pahrump je récupère du réseau GSM. J'en profite pour appeler ma petite famille puis José qui m'apprend qu'en fait le Nevada est à la même heure que la Californie ! Visiblement je n'ai pas encore tout compris aux subtilités des fuseaux horaires alliées à l'application – ou pas suivant les états – des horaires d'été et du coup je suis largement dans les temps !
Depuis San Francisco j'ai traversé Yosemite, Death Valley et des centaines de miles de nature. Alors, lorsque j'arrive à Pahrump et que je vois les immenses panneaux publicitaires pour tout et n'importe quoi y compris des bordels, ça fait un choc !
Grâce au GPS, j'arrive facilement au point de rendez-vous prévu : le restaurant l'Elephant Bar. Il est situé dans une rue piétonne toute propre, toute belle et entièrement dévolue au shopping plutôt cher. Encore une fois, j'ai l'impression d'évoluer dans une série américaine et étant donné la façon dont sont habillées les dames avec talons, belles robes et chapeaux, c'est Desperate Housewifes qui me vient à l'esprit ! In-cro-yable ! On croirait qu'il y a un défilé de haute couture dans le coin ! Quand je vois arriver un biker et sa blonde compagne, bien que je ne l'aie jamais rencontré jusque là, je sais que c'est mon pote José !!! Nous passons un moment super sympa à discuter à bâtons rompus avant que José et Lily ne se dirigent vers Las Vegas ou ils se marieront demain soir tandis que je continue ma route vers le Grand Canyon. J'ai 4h30 de route devant moi, je suis dans les temps.
Enfin jusque là je suis dans les temps car ma route passe par le barrage Hoover qui est désormais classé comme « sensible » par les autorités. Du coup, tout le monde passe au ralenti devant les policiers et ils font mettre sur le côté les camping-cars et les véhicules tractant une remorque. Ce qui, un dimanche, sur la route qui va au Lake Mead, représente un véhicule sur deux. Du coup, je dois me coltiner 2 heures d'embouteillage et une obligation de rouler sérieusement pour arriver avant le coucher de soleil à Grand Canyon. Et la route est longue …
J'arrive à 19h15 devant le Bright Angel Lodge mais je me heurte à nouveau au problème de la taille des parkings des parcs ; à cette heure il y a plein de visiteurs pour le sunset et pas moyen de se garer pour faire le check-in ! Et encore une fois, pas question de se garer en dehors des emplacements prévus, un américain en fait l'expérience, un ranger est en train de lui mettre une amende. Je pourrais dire que je prends ça avec le sourire mais non, la journée a été longue, je fatigue, le Bright Angel n'est pas donné alors tourner pour se garer ça me les «hache menu ». Je finis par arriver à garer la Sebring, je fais le check-in et prends possession de ma cabane à 118$ la nuit (les américains appellent ça des cabins mais … ce sont des cabanes !) elles sont grandes et l'aménagement y est confortable. Je n'ai pas hérité d'une de celles avec la belle vue sur le canyon mais par contre je n'ai pas de voisins directs.
Pour finir la journée un peu plus calmement je vais me promener sur le chemin qui longe le bord du canyon, j'ai de toute façon loupé le sunset mais il y a encore suffisamment de lumière pour apprécier les vues, ce que je fais jusqu'à ce que la nuit tombe. De retour dans ma cabane je fais un petit essai, pas de GSM et pas d'Internet.
après avoir passablement attendu, je me suis lancé aujourd'hui dans le récit de tes aventures américaines. Comme beaucoup, j'ai vite abandonné la version VF pour me ruer sur ton site.
Comme nous avons une bonne partie du circuit en commun, c'est très agréable de repasser à des endroits connus et de les voir présentés, de très belle façon 😉, par d'autres personnes. Marrant aussi de voir que, tout comme nous et bien d'autres j'imagine, malgré notre connaissance de la langue française, il arrive un moment où le dictionnaire de synonymes n'est plus assez grand et que le flot de superlatifs se tarit alors que nous restons ébahis devant tant de splendeurs.
J'ai beaucoup apprécié bon nombre de tes panos et je comprends mieux maintenant les conseils que tu nous as donnés (un grand merci encore à ce sujet 🙂). Certaines de tes réflexions, notamment à Mesa Arch, m'ont bien fait rire, mais tu en as rapporté de bien belles photos, finalement.
Dans ta dernière page, tu écris ceci :
Commençons par une évidence : l'Ouest Américain est grandiose ! Partout où je suis passé, les paysages que j'ai eus sous les yeux étaient plus impressionnants que tout ce que j'avais vu jusque là.
Je pense que cela résume très bien notre ressenti, sans chauvinisme aucun ; mais il y manque peut-être quelque chose : tu ne parles pas du virus, tu ne parles pas d'y revenir 😄. Pour nous, cela a été un flash, une évidence : nous reviendrons. Pas forcément 10 fois, mais au moins une (je suis d'ailleurs déjà en préparation alors que le retour est prévu pour 2011 ou 2012, ce qui fait bien rigoler "françoise31" mais nous n'avons surement pas la même façon de voyager 😉).
Encore un grand merci pour ce récit, très bien écrit, avec beaucoup d'humour et de bien belles photos.
après avoir passablement attendu, je me suis lancé aujourd'hui dans le récit de tes aventures américaines. Comme beaucoup, j'ai vite abandonné la version VF pour me ruer sur ton site.
Qu'est ce que vous êtes impatients !! 😎😎
Dans ta dernière page, tu écris ceci :
Et surtout je fais une énorme fôte ... que j'ai corrigé !!
tu ne parles pas du virus, tu ne parles pas d'y revenir
Parce que ça serait devenu rengaine, j'en parle à chaque endroit ou je suis allé, à chaque fois je me dis qu'il reste des choses à voir et qu'il faut revenir et puis les opportunités et " l'appel de l'ailleurs " 😉 font que on y revient ... ou pas !
Retourner aux US ? Bien sur, si le cours du dollars est encore favorable quand ma vie me permettra de repartir en voyage, si les transports aériens sont encore accessible, si ... , si ... , si ... Ca fait beaucoup de si et au train ou vont les choses je me refuse à faire des " plans sur la comète " ! 😕
Ce qui fait bien rigoler "françoise31" mais nous n'avons surement pas la même façon de voyager 😉).
De quoi ? Tu ne vas pas dans les Vagabond Inn ?? 😎😎😎
C'est paaaaaaaaaaaaaas bien !! 😎😎😎😎😎
Encore un grand merci pour ce récit, très bien écrit, avec beaucoup d'humour et de bien belles photos.
Très délicieux pavé ingurgité jusqu'à la dernière miette .. avec délectation et lenteur ...
Aux petits oignons, ta recette ! Son mijotage à feu très très doux a abouti à un merveilleux résultat , Bravo!
Tu as crée un site de toute splendeur, c'est un vrai roman de vacances plus que détaillé , instructif ( on a l'impression de lire un exposé par moment ) et explicatif à souhait ..
On vit ton voyage et on se projette avec aisance dedans , ton mode d'expression du ressenti y est pour beaucoup, je pense ..
J'aime aussi (même si je ne suis pas ok avec tout ) le ton de franchise que tu emploies , "ton peu de retenue" te va bien et colle bien avec ton personnage ! It's good !!!
Du charme de l'originalité et de l'humour bien exploités à la Tigrus font que j'ai adoré avec un bémol pourtant et je serai franche à mon tour avec toi : certains passages m'ont gêné dont l'épisode de Mesa Arch
Alain-Pierre en a rigolé mais pas moi - sensibilité féminine ??? 🤪- I don't know but ..
La mentalité des photographes pro ou grands amateurs n'est pas engageante du tout ! Tant pis j'aurai pu éventuellement me recycler et ce sera NON NON et NON 😉😎😄😏
Ceci étant tes 2 clichés du Sunrise sont extras mais à quel prix, malheureux !
Mesa Arch me fait fondre de plaisir , je ne l'explique pas je le vis d'où probablement ma réaction vive de désapprobation
Ta partie photos est excellente tant dans la présentation - j'aime les miscs apposés sur les côtés du texte donnant la liberté au lecteur de cliquer ou non - que dans la qualité des prises de vue
Perso, je me suis réservée ta galerie photos pour mon dessert chocolaté-épicé ( en noir 😉 )- Un Délice -
Un penchant pour le Pano de Horseshoe Bend1 et Yosemite Falls
Je déplore l'absence de Pano de Mesa Arch ?????????😄😄😄
Tout de même !!!!! Pas compliqué ..
Tu pousses ..
Oh ! Gloups ..
Tombé dans le trou ! La faute a pas de chance ..
Tu cadres tu fusilles et tu mitrailles . .
Eh ! moi je suis satisfaite j'ai un super pano de Mesa
Understand ???
Bonne poursuite , Mon Tigrou préféré
Bye et à ++
Laurence
je serai franche à mon tour avec toi : certains passages m'ont gêné dont l'épisode de Mesa Arch
Alain-Pierre en a rigolé mais pas moi - sensibilité féminine ???
Franc, je le suis aussi. J'ai même assez tendance à l'être un peu trop 😉 au gré de certains sur VF.
J'en ai rigolé, oui évidemment. Si tu relis attentivement ce que j'ai écrit dans mon carnet, tu devrais comprendre pourquoi ; mais c'est vrai que je l'ai raconté "cool". Je n'ai sans doute pas été gêné autant que Patrick mais je n'ai pas fait ce que j'ai voulu (et en plus nous étions 2). Malgré tout, je trouve les photos de Patrick (et les nôtres 😉) assez "jolies".
Même avec un choix réduit tu arrive à nous faire une police de caractère différente des autres !! Sacré toi !! 😉
instructif ( on a l'impression de lire un exposé par moment ) et explicatif à souhait ..
Pour certains ces adjectifs serait des synonymes d'ennuyeux ... 😮
En fait je me dis qu'a part les intox du Sud Ouest US que vous êtes mon texte est susceptible d'être lu par des gens qui n'ont que peut de connaissance sur la géologie et qui vont se demander d'ou viennent ( par exemple ) lles concrétions calcaire de Mono Lake. Comme je pars du principe que le récit doit se suffir à lui même sans que l'auteur doivent expliquer ce qu'est tel ou tel truc toutes les 5 minutes j'essaye autant que faire ce peux de mettre qques explications ... ce qui peut, peut être casser le rythme du texte mais ... pas de bonnes solutions
J'aime aussi (même si je ne suis pas ok avec tout ) le ton de franchise que tu emploies , "ton peu de retenue" te va bien et colle bien avec ton personnage ! It's good !!!
Ben zut alors !! 🤪 Je te promet que j'ai tenté de faire aussi politiquement correct que possible en edulocrant au max certains trucs, voire en ne mettant pas certains passage pour ne pas avoir à me colleter avec trop de monde !
Apparement même si j'étais à mon max ... il reste du boulot ! 😉
certains passages m'ont gêné dont l'épisode de Mesa Arch
J'ai pas aimé non plus l'épisode Mesa Arch et si c'était à refaire j'irais pas ! 😕
Mais pour toi qu'est ce qui t'as dérangé ? Mon ton " pas content" ouy l'ambiance " photo fight " ?
Ceci étant tes 2 clichés du Sunrise sont extras mais à quel prix, malheureux !
Le pire c'est que plus je les regarde ( en grand format, pas en taille réduite pour Internet) plus je fais la grimace car plus je "vois " ce que j'aurais pu faire ... ( Oui, oui moi toujours voir verre à moitié vide et jamais à moitié plein, je sais, je sais ! 😉)
Ta partie photos est excellente tant dans la présentation - j'aime les miscs apposés sur les côtés du texte donnant la liberté au lecteur de cliquer ou non - que dans la qualité des prises de vue
Merci ! 😎
Je ne te cacherais pas que bluffé par la mise en page de Typolover j'avais dans l'idée de me passer des vignettes cliquables qui représentent un boulot monstre mais ... je n'ai pas reussi car ça obligeait à choisir un format intermédiaire unique et ... J'étais frustré, je trouvais que c'était rageant de selectionner " à mort " et de mettre tout ça en moyen format donc je suis reparti avec mon modèle habituel
Tu cadres tu fusilles et tu mitrailles . .
j'aurais du emmener Leonidas, il aurait tenu les méchants à distance !!! 😎😎
Lundi 15 juin - Jour 8
Réveil à 5h00 et sortie de cabane à 5h15. Tout comme le Furnace de Death Valley, le Bright Angel n'est pas bon marché mais sa situation fait oublier son prix car dès qu'on sort de sa cabane on EST sur le chemin qui longe le rim (le bord du canyon)… Le soleil n'est pas encore levé mais déjà c'est déjà superbe. Moi qui pensais m'en tirer avec quelques photos sur le mode « un canyon c'est un canyon, celui là est juste un peu plus grand, c'est tout ! » … je mitraille et je panoramise allègrement ! J'emprunte « l'itinéraire rouge » jusqu'à Hermit's Rest Point, en m'arrêtant longuement à chaque viewpoint. A chaque fois, la vue est différente, à chaque fois la vue est splendide. J'alterne la marche à pied et les bus navettes lorsque la distance entre deux arrêts est trop importante. Alors que je suis seul dans le bus, je m'étonne auprès de la conductrice que la route soit en aussi mauvais état par endroits alors qu'elle à été refaite la saison dernière … Erreur grave ! La voici partie dans une diatribe contre le NPS qui, selon elle, sous la pression des visiteurs, n'a pas laissé assez de temps aux entreprises pour faire la totalité du travail correctement, du coup le terrain sous la route n'a pas été tassé correctement et des fissures ont surgi dès la fin des travaux, suivies par des affaissements . La dame est remontée comme une horloge et parle pendant tout le trajet !
Un peu avant Hopi Point, je tombe quasiment nez à nez avec un beau coyote qui fouine sur le bord du chemin. Il me voit et part devant moi en trottinant sur le chemin, respectant ainsi les nombreux panneaux interdisant de marcher en dehors du chemin ! Bien sûr mon appareil photo est monté en grand angle. J'hésite, le temps que je monte le téléobjectif, il aura probablement disparu … Je tente le coup quand même. Je fais bien car juste après le virage suivant il est de nouveau là, de l'autre côté de la route. Je le photographie allégrement, il me regarde puis repart encore une fois, toujours en suivant le chemin … Une belle rencontre matinale qui allié aux splendides panorama et à la tranquillité matinale me met le sourire aux lèvres. Je garde ce sourire béat jusqu'aux alentours de 9h15 lorsque je reprends la navette pour retourner au Bright Angel et que j'y croise les premières hordes de braillards avec gobelet à la main. Il est alors temps pour moi de repartir (oui je sais c'est un peu théâtral mais … j'aime bien !).
Je fais le check-out et je quitte le Bright Angel à 10h00. Je m'arrête à la plupart des viewpoints qui jalonnent la route mais l'affluence de plus en plus importante casse en bonne partie ce que j'avais ressenti le matin en longeant seul, avec mon pote le coyote, le Grand Canyon.
Ma dernière vision sur cet impressionnant canyon est depuis la Desert View où une tour d'observation qui s'intègre impeccablement dans le paysage a été construite au début du XXème siècle.
Avant d'arriver à Page, je croise les premiers stands de vente de verroterie Navajo, quelques planches, quelques tréteaux, un morceau de bâche … Je m'arrête sur un petit parking près de l'un d'entre eux pour aller voir un bout de canyon. En marchant le long du chemin qui y mène, je suis surpris : autant jusque-là la nature était propre, autant là j'ai l'impression de me diriger vers une décharge … Quelques panneaux sympas mettent aussi dans l'ambiance : « Attention aux lézards et aux serpents ». Le canyon est banal, le soleil est en face, pas la peine de photographier ça ne donnera rien, je me venge en shootant les gros lézards qui courent sur les pierres … Je suis partagé entre la trouille et l'envie d'apercevoir un rattle snake …
Si hier j'ai couru après le temps, aujourd'hui j'arrive trop tôt au Page Boy Motel de Page, il est 14h00 et l'accueil est fermé entre 13h et 15h ! J'en profite pour aller dans un lieu où je n'ai pas encore mis les pieds : le supermarché ! J'hésite à suivre le conseil récurrent : acheter une glacière … Bôf, jusque là j'ai fait sans et surtout je devrais la laisser sur le siège arrière, ça va se balader quand je vais rouler … Nan, pas de glacière, j'achète juste un gallon d'eau (3, 82 litres) et quelques barres de céréales. Le plus dur est d'arriver à trouver des barres de céréales SANS chocolat ! Ils en mettent partout !
Retour au Page Boy, récupération de la chambre à 153 $ pour 2 nuits. Sympa, bien décorée, avec une grande baie vitrée donnant sur la piscine et un joli jardinet, de l'Internet en wi-fi mais toujours pas de relais GSM, utilisable !
ien que nous soyons en plein après-midi et donc que la lumière soit loin d'être géniale, je vais jusqu'à Horse Shoe Bend. L'endroit est facile à trouver, à quelques minutes de Page, le chemin qui va du parking au site proprement dit est facile bien qu'en sable assez mou et ensuite … PAF ! La baffe du jour (en fait la seconde, la première c'était le coyote !). Bien que vue de nombreuses fois en photo, cette immense boucle du Colorado est très impressionnante. Et on a une vraie vue plongeante, sujets au vertige s'abstenir !
Il me reste encore du temps et je file sur Lee's Ferry mais c'est un peu tard dans l'après midi et des nuages ont envahi le ciel, du coup, les couleurs des roches ne ressortent pas vraiment. Dommage, avec la bonne lumière ce doit être superbe. Pendant que je fais quelques photos du Navajo Bridge un Américain me montre ce qui semble bien être un nid de condor de Californie, là bas, au niveau du pied de la pile du pont, bien trop loin pour pouvoir sortir la moindre photo correcte.
A Page, le soir, je dîne au Glen Canyon Steak et si le steak et la bière y sont bons, c'est aussi le premier resto qui m'applique d'office le tip à 15%. Je m'en aperçois in extremis et demande confirmation à la caissière, une Navajo qui devait être malade le jour de l'apprentissage du sourire :
• The tip is included ?
• Yes.
• Oh … I'd wanted to give 20% but if the tip is already inclued ... Bye »
Du coup elle fait encore plus la gueule … mais maintenant au moins elle a une bonne raison !
Avant de me coucher, je prépare avec soin mes affaires pour le lendemain. Car c'est le Grand Jour, le jour où je vais utiliser le permis que j'ai gagné à la Grande Loterie Mondiale organisée par le Bureau of Land Management et où sont tirés au sort quotidiennement seulement 20 permis donnant accès à une merveille naturelle … j'ai nommé … « The Wave » !
Sorry Alain-Pierre pas tout compris de votre petite connivence/complicité sur ce coup-là 😊
Et j' irai bientôt et de ce pas en trouver l'explication dans ton carnet N° combien déjà ? Le 1 , le 2, le 3 , le 4 ou le 5ème allez un peu d'aide , stp ...😉
Je n'ai en aucun cas prétendu ou seulement émis l'idée de ton trop plein de franchise , je me serai pas permise puisque je ne le pense pas et jamais aperçue de ça
Bonne soirée et à bientôt,
Laurence
Sorry Alain-Pierre pas tout compris de votre petite connivence/complicité sur ce coup-là 😊
Pas de lézard, ne t'inquiète pas, je n'étais pas vexé 😄. La complicité remonte à quelques échanges antérieurs sur le sujet, avant le carnet du Tigre, puisque je l'évoque, mais en restant très très soft dans mon carnet (le n°2, on finit par s'y perdre, hein 😏😏😏).
e me serai pas permise puisque je ne le pense pas et jamais aperçue de ça
😄😄😄 Ouf, je peux donc continuer !😉
J'ai parfois quelques remarques acerbes suite à des questions à la c.. , déjà répétées maintes et maintes fois alors que les réponses sont quasi évidentes, mais ... ou de certaines affirmations totalement aberrantes de la part de soi-disant "grand voyageur".
Hi tiger
Super top le coyote.A quelle focale as-tu pris la photo de "horseshoe bend"(on doit pas être loin du fisheye) ? C'est la plus belle que j'ai vu jusqu'à maintenant de cet endroit.
Bye, marc.
L'intelligence c'est comme les parachutes.Quand on en a pas..........on s'écrase.
Salut Marc, j'étais à fond : 10mm ( avec le Canon 10-22) mais non, y'a mieux que celle là prise en pleine après midi avec le soleil qui plombe ( filtre pola quand même pour eviter au max la reflexion de l'eau, j'aime pas quand quelque chose réfléchit, ça me donne des complexes 😎😎😎 )
Jette un oeil >ICI< il y a quelques trucs qui devraient te plaire
Perso je préfère celle ci prise juste avant le lever de soleil
Mardi 16 juin - Jour 9
Réveil à 4h45. Mes affaires sont prêtes, la seule chose qui me reste à faire c'est de remplir mon Camelbak (poche à eau isotherme portée comme un sac à dos) de - presque - 3 litres avec l'eau du gallon que j'ai acheté hier et que j'ai mis dans le frigo de la chambre. Sauf que … les Américains sont tellement habitués à boire glacé que le frigo est réglé au maximum et que du coup la flotte est gelée au niveau du goulot ! Je dois la passer sous l'eau chaude pour que l'eau coule librement !
Je quitte l'hôtel à 5h10 et 45 minutes plus tard je laisse le bitume pour m'engager sur une piste de terre. Après quelques minutes je dois ralentir, devant moi un 4x4 se promène tranquillement. Poli, je le suis un moment à distance, puis je décide que je ne me suis pas réveillé si tôt pour mettre 3 plombes à rejoindre le départ du trail, et que si le gars ne sait pas conduire … Tant pis pour lui, je le double ! J'arrive au parking à 6h20 et j'entame la randonnée 10 minutes plus tard. Alors que je m'éloigne du parking à pied, le 4x4 arrive seulement …
Je commence très fort puisque je loupe le premier embranchement du chemin ! Heureusement je m'en aperçois vite et récupère la bonne voie. En signant le registre d'entrée qui sert aux rangers à repérer si tous les randonneurs sont bien ressortis du secteur, j'apprends qu'il y a des « African Honey Bees » dans le coin - mais si, vous savez bien, on les appelle aussi « Abeilles tueuses » - et je vois qu'il y a déjà 5 personnes qui sont passés ce matin.
Pour monter jusqu'à The Wave il y a plusieurs méthodes, la première est de partir tôt et de faire l'aller-retour de façon à être revenu au parking en fin de matinée pour éviter les grosses chaleurs. L'inconvénient de ce timing est qu'on n'est pas sur le site à la meilleure heure pour les photos. Une autre option, celle de Sedonax, une pointure de VF, est de partir tôt mais au lieu de monter directement à The Wave, de d'abord explorer un canyon qui est juste à coté, ce qui permet de n'arriver qu'en fin de matinée sur le site et ainsi d'éviter les ombres portées qui sont présentes plus tôt. Sauf qu'aujourd'hui le ciel est très nuageux et qu'il y a même un vent frais, je décide donc de monter directement. Je ne suis pas un adepte du positivisme à outrance mais le bon côté de la chose c'est que ça va m'éviter la chaleur infernale et les ombres sur les rochers… Bien sûr, ça va aussi m'empêcher d'avoir les photos avec le ciel bleu qui déchire... On ne peut pas tout avoir !
Autant l'avouer, je suis assez nul en course d'orientation et à plusieurs reprises je suis bien content d'avoir ET les cairns ET les explications du BLM ET surtout le tracé GPS, sans cette aide je suis persuadé que je me serais paumé plusieurs fois, le sol étant la plupart du temps en rocher, pas moyen de suivre les traces de pas des visiteurs précédents ! Malgré le ciel chargé, les paysages sont hallucinants, de part les couleurs et les formes des rochers qui les composent. Il y a aussi pas mal de fleurs … C'est sacrément dépaysant. Si le temps indicatif donné pour rallier The Wave est d'1h30 il me faut 2 bonnes heures pour y arriver, et je me dit qu'en plein cagnard ce doit être harassant.
IN-CRO-YABLE ! Quel autre mot peut venir à l'esprit lorsque les yeux se posent sur cette vague de rocher ? Même si on sait ce qu'on va voir, on reste tout de même estomaqué ! Je contourne la première gorge et … surprise ! 3 de ceux qui m'ont précédé ont « monté le camp » en plein milieu du site. Sac à dos ouvert, appareils photos sur trépied … Visiblement ils attendent le soleil. Je passe derrière eux avant de prendre un peu de hauteur. Je cadre, déclenche … juste au moment ou un autre loustic débouche de derrière un rocher. Ben ça alors ! Je cadre dans une autre direction et … découvre une tête surmontée d'un chapeau de cow-boy dans mon viseur ! D'un coup la phrase de Sedonax résonne à mes oreilles - ce qui n'est pas forcément évident pour une phrase lue ! - « Tu verras le site est assez petit et quand tout le monde y est en même temps ça fait beaucoup de monde ! ». Je confirme Philippe, je confirme ! Sauf que moi j'ai quelques atouts dans ma manche, notamment le fait d'être sur VF et de connaître Sedonax ainsi que le livre « Photographing the South West » de Laurent Martres et … Sedonax aussi connu sous le nom de Philippe Schuler ! Le Sedonax ayant exploré Coyote Buttes North ( la zone dans laquelle se situe « The Wave ») sous toutes les coutures lors de visites aussi répétées que nombreuses, il a écrit le chapitre qui concerne cette partie du monde dans le susnommé bouquin. C'était donc LA bonne personne pour m'indiquer les autres spots à voir dans les environs.
Je file sur Second Wave, moins exubérante que The Wave mais de toute beauté et surtout … j'y suis seul ! Apparemment aucun des autres n'a l'air de souhaiter quitter le premier spot. Lors des heures qui suivent, malgré quelques passages un peu limites où je me dis que je ne dois pas avoir trouvé le bon accès et où je suis content d'avoir mis mes chaussures super accrochantes de Spider Man, j'admire dans une solitude totale - et donc géniale - les Brain Rocks, Top Rock, Melody Arch, Second Wave, une niche avec une petite dune de sable au milieu, une splendide alcôve avec des délicates striures de rochers, un Hamburger, un Maxi Big Mac et tout un tas d'autres endroits tous plus splendides les uns que les autres. Je rencontre même mon premier – mais pas dernier – rocher visage ! Bien sûr ça aurait probablement été plus joli avec le ciel bleu et un beau soleil mais on ne choisit pas sa météo et sauter comme un cabri de rocher en rocher aurait été bien plus fatigant !
Je reviens sur The Wave vers 12h30, fourbu mais content. J'ai une vue plongeante sur le spot puisque j'y arrive par le haut et … ARGHHH !! il doit y avoir 10 personnes en train de « camper » en plein milieu et ça court partout tout autour ! Bien pire que ce matin ! Je reprends un peu de hauteur et mange quelques barres de céréales. Au bout d'une demi-heure je vois la plupart des gens repartir, bientôt il n'en reste que trois, étalés en plein milieu. Je redescends malgré tout et photographie autour du site. Puis, je m'assieds quelques dizaines de mètres au-dessus des trois et j'attends. Je refuse d'être venu jusqu'ici et de ne pas ramener une photo sans personne dessus, pour les nuages je n'y peux rien mais pour les gens … suffit d'attendre ! Une grosse demi-heure après, probablement convaincus que le soleil ne se montrera pas aujourd'hui et alors qu'il tombe même quelques grosses gouttes, ils remballent et redescendent. ENFIN, LA WAVE EST A MOI ! Après avoir pu photographier le cœur du site, je prends à mon tour le chemin du retour. 2h00 plus tard, et sans avoir oublié de signer le registre attestant que je suis sorti du site et que ce n'est pas la peine de lancer des recherches pour me retrouver, je m'écroule dans ma voiture : je viens de passer plus de 8 heures à folâtrer dans les rochers et je suis tout simplement mort de fatigue !
Je pense que j'arriverais malgré tout à trouver l'énergie suffisante pour aller voir les Toadstool Hoodoos (ce qui s'appelait cheminés de fées en Turquie ce nomme Hoodoos aux USA) mais la météo est vraiment trop menaçante et je n'ai pas envie de me retrouver sous la pluie avec une cape de pluie qui me ferait ressembler à un Télétubbie ! J'abandonne donc la visite aux Hoodoos ainsi qu'à Old Paria Set, un ancien plateau de tournage de films. Du coup j'ai une fin de journée assez tranquille, j'en profite pour photographier ce qui frappe lorsqu'on arrive à Page par le nord : la dizaine d'églises de confessions différentes qui ponctuent l'entrée de la ville puis pour passer un coup d'eau sur la voiture.
Pour ne pas retourner dans le resto où ils m'ont inclus d'office le tip hier, je vais dîner au Fiesta Mexicana. Le patio est sympa, idéalement rafraîchi par une petite brise et à la question « Inside or Outside ? » je réponds évidemment que je veux être à l'extérieur. Par contre, la quasi-totalité des Américains qui arriveront après moi ouvriront des yeux horrifiés et voudront manger inside ! « It's too breezy » s'exclamera même l'un d'eux ! Ben tiens ! Par contre à l'intérieur, il y a – 12° parce que la clim' est à fond mais ça n'est pas gênant ?? Ca fait avancer mon étude sociologique, il semble donc que l'Américain moyen craigne confusément de devoir subir « la nature » et fasse tout son possible pour n'évoluer que dans des milieux qu'il peut contrôler …
Pour en revenir au Fiesta Mexicana, le repas arrosé de Corona me coûte 32 $ mais on sent bien qu'on est dans un resto de chaîne, sans y être mauvaise je trouve que la nourriture manque un peu de personnalité … et de quantité !
Pour certains ces adjectifs serait des synonymes d'ennuyeux ...
Eh! bien j'espère pas pour toi car je m'adresse à toi ....mon cher Tigrou 😉
Puis je me fais mal comprendre apparemment de ce temps là car tous les exposés sont loin d'être ennuyeux!!!!
Petit cancre , va ! Tu n'as pas dû en écouter souvent sur ton banc de classe 😄😄
J'aime bien ; je "dis bien" j'aime bien les résumés explicatifs et instructifs de ton site; j'ai même appris des choses ! Tu rens compte ! Et ton site est super bien fait , no Panic !
Mais pour toi qu'est ce qui t'as dérangé ? Mon ton " pas content" ou
l'ambiance " photo fight " ?
Bien , je dirai en priorité l'ambiance "photo fight"et puisque l'un ne va pas sans l'autre ...😛 peut-être aussi tes râleries ... non , je déconne .. .m'en fiche, je n'avais pas à les supporter😏!!
Le mode "Photo fight" car pas cool du tout pour des Wacances , pour reprendre l'expression de Alain-Pierre je préfère le soft...façon soft, quoi !
j'aurais du emmener Leonidas, il aurait tenu les méchants à distance !!! 😎😎
ouais , mais on aurait dit que Léonidas était en trève ce jour-là et lové près de sa bien-aimée...😛😉😏
peut-être aussi tes râleries ... non , je déconne .. .m'en fiche, je n'avais pas à les supporter😏!!
C'est effectivement ça le plus terrible quand tu voyage seul : personne sur qui te défouler !!! 😛😛😛
Le mode "Photo fight" car pas cool du tout pour des Wacances
Ni le reste du temps parce que s'il y a bien un truc que je n'ai pas c'est l'esprit de compétition !!!
Comme quoi les Patrick ne se ressemblent pas tous !!! 😎😎😎
Et toujours tes phtos indécentes...... de beauté 😉super
en plus j'apprend à lire 😛
Je n'aurai pas pu faire le service d'ordre à Mesa, ils ont retenu le bouclier et la sarisse à l'aéroport😛
Dommage, que je ne sois pas allé avec toi sur Mesa, car voir letigrou ronchonner contre ses homologues US doit être un spectacle au moins aussi beau que les photos😏
Ni le reste du temps parce que s'il y a bien un truc que je n'ai pas c'est l'esprit de compétition !!!
Comme quoi les Patrick ne se ressemblent pas tous !!! 😎😎😎
l'esprit de compétition au sens noble du terme (grec du teme).. garder un esprit sain dans un corps sain ..le plus longtemps possible😏 à mon age ..pas du luxe !
C'est mon élément moteur 😉 qui me fait pédaler sur mon VTT car un VTT n'a pas de moteur 😛😏
tous les Patrick ne se ressemblent pas ..et chacun à son charme 😏😏😏
@+ le spartiate
Tout ce qui ne vous tue pas , vous rend plus fort !!
Hi.
En fait j'ai été choqué(dans le bon sens du terme)quand j'ai vu la photo, car malgré que certains foromeurs soient bien équipés personne n'avait proposé ce cadrage de l'endroit.
Comme quoi on a beau voir des centaines de clichés plus ou moins identiques d'un endroit il y toujours UNE personne qui va montrer quelque chose de different à un moment ou un autre, là c'est toi.Je crois que c'est "veileen" qui a montrée une vue aérienne et prise dans l'autre sens de cet endroit.
Bye, marc.
L'intelligence c'est comme les parachutes.Quand on en a pas..........on s'écrase.
Hi.
Pas de bol, tu as été devancé de quelques millièmes de seconde😛, faudra être plus rapide la prochaine fois.
Et en plus tu n'as même pas la bonne réponse.Vous êtes le maillon faible au revoir.😎😎😎😎😉
Je lis que tu as prit un cliché semblable, je n'ai pas encore visité ton carnet, ça va se faire prochainement.
Bye, marc.
PS:j'adore également la bretagne.
L'intelligence c'est comme les parachutes.Quand on en a pas..........on s'écrase.
La photo de Horseshoe Bend de Mister Le Tigre (qui sait déjà ce que je pense de son carnet 😛) a été prise avec un 40D (APS-C ayant un crop factor x1.6) et un 10-22 à 10 mm => donc à 16 mm en équivalent 24x36 😉
@+
Vnoa
"A la liberté de provocation, répond la liberté d'objection"
"Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît"
"Le con ne perd jamais son temps, il perd celui des autres"
Carnet de Voyage: De Mile High City à Sin City (Colorado, Utah, Arizona, Nevada) -> voir mon profil
Tu me sauves. J'avais un peu de mal à comprendre.
Maintenant , avec ton recul 😉, je me retrouve et la comparaison avec mon "20 mm" me semble nettement plus claire.
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June 2024.
While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way.
The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km.
It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.
In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers?
Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan.
Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable.
But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give.
Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom.
A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain.
But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing.
And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality.
When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual.
No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk.
April 18, 2026 – Vézelay.
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
March 2nd — Departure by bus from Latour at 6:50 AM. The journey isn’t direct: we pass through Elne then Corneilla. In Perpignan, I switch to a BlablaBus heading to Barcelona’s northern bus station. Before reaching Le Perthus, French police stop us to check IDs. Several people aren’t in order, but after about fifteen minutes, we’re on our way again. We’re checked again at La Jonquera: this time, the wait lasts almost forty-five minutes while police identify those in violation and wait for a vehicle to pick them up. The driver then tries to make up for lost time; we finally arrive at our destination half an hour late.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.
Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.
Not far from there is St. Anne’s Church
, also Baroque, adorned with beautiful frescoes
—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit.
I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.
Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare
We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.
We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
And then, everything fell into place—I told myself, now’s the time!
Preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not?
Yes, in the end.
Pre-book or play it by ear?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(‘Beefsteak’ for my partner’s mischievous nephews...)
Here’s our account of our trip to Malaysia from September 11th to 27th.
I hope our tips can help others as much as this forum has helped us!
Day 0:
Departure from Nantes with a transfer in Amsterdam via KLM (720 €).
Day 1:
We arrive at KLIA1 in the early afternoon.
First challenge: figuring out where to pick up our luggage. Turns out the answer is right under our noses—we need to take the airport’s internal metro!
Once we’ve got our bags, we withdraw some cash from a Maybank ATM right there.
Next up: SIM card! Just outside the arrivals hall, several kiosks offer them. We go for a Celcom 5 GB card (70 RM).
Then it’s taxi time to get to KL, in the Bukit Bintang area—about 85 RM in a slightly old taxi with weak air conditioning.
We check into our Airbnb apartment, which is clean, more spacious than a hotel room, and—best of all—has a charming balcony with a gorgeous nighttime view!
We end up hanging out on that balcony, reviewing our plans for the next day. After dark, we take the monorail just a short walk away to enjoy our first evening on a rooftop at the 34th floor: Hélipad (Raja Chulan station—you have to enter the Menara Tower at the base of the station) with a panoramic view of the city and its iconic towers.
Finally, we head to Jalan Alor to grab a bite in this super busy street.
Big sleep ahead! 😴
After the summer of 2022 left me with a sense of unfinished business, here I am back in Swedish Lapland for the summer of 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, tackle part of the Kungsleden too.
After much hesitation, my companion Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which, from what we’ve read, is stunning but very crowded (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is known as Europe’s last wild space—I think it’s incredibly inspiring!!
The downside of this choice is that there are no resupply options in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long treks either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part with Sarek in mind.
But hey, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (classic), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official route and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad).
At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to abandon the Sarek crossing.
That adds up to 17 days of trekking, including 1 rest day + 1 buffer day for weather delays.
So if you’re interested, I invite you to follow our overstuffed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure
Some info (guides used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta)
08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri
08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja
08/06 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo
08/07 - Salka – just past Singi + side trip to Djalson Lake
08/08 - Singi – Teusajaure
08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden)
08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure
08/11 – Saltoluokta – Sitojaure
08/12 - Sitojaure - Skierfe - So, Sarek or no Sarek?
08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen
08/14 – Somewhere above Rapadalen – above the Skarki hut
Coming up:
08/15 – Above the Skarki hut - Skarja
After a pretty disastrous weather-wise trip to Gran Canaria, we’re hoping this time the sun will shine in Puglia.
It’s not a sure thing, though—the weather’s been awful all over Europe in early May.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16:
This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us.
The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!!
The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli.
The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch.
We explore the property:
And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:
Sunday, May 17:
After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland.
After a hearty breakfast,
we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs.
We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.
We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).
From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.
Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Here’s a little story about my first trip to Japan with my partner.
We went for our first visit from October 29 to November 13, 2024.
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:
We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima.
The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night).
For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person).
We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express).
Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives.
After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport.
It turned out to be super useful!
After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening.
Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory).
Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
We went to Albania in August 2025.
Our itinerary included adventure (sporty activities, site visits), naps on the beach interspersed with swims, incredible natural sites, and a bit of culture.
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees.
We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.
Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors.
You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned.
The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents.
We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance.
After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine.
In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots.
In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.
And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations...
Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.
One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.
I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring.
So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings.
We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.
Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.
After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold.
We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength...
Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes:
🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman
🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...
🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great.
After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!
🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër.
After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!
But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing.
In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning.
And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
Hello,
Since I enjoy not only the countryside but also everything related to rail travel, I’m starting this photo thread dedicated to trains in Thailand (I’d guess most of us have taken one at some point...).
Feel free to post your pictures here as long as they fit the theme: rolling stock**, stations**, platforms, tracks (even without a train on them), technical equipment, engineering structures (bridges, viaducts), etc.—all in Thailand.
For each photo, I’ll (or you can) note the station or line where it was taken.
Comments and questions are welcome.
As I’ve mentioned elsewhere, I inherited my love of travel from my parents and some of my grandparents. A strong passion, but one that was unfortunately limited by our family’s modest resources. Back then, living in northern Alsace, a simple trip to the southern part of the region—with the Wine Route as our destination—felt like an extraordinary journey to a land of plenty for the little boy I was in the late 60s and early 70s.
Everything seemed so huge when you were still just a kid.
Back then, I was overwhelmed by countless sensations—I was already highly sensitive, with a keen mind and a nose and taste buds that were developing like a pro’s. Which, as I’d later realize, wasn’t always an advantage.
Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior.
Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust...
What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.
Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold?
And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs.
The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos.
When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.
The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams.
The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*
Hi there,
Here’s a recap of a trek through the Balkans covering three countries: Albania, Montenegro, and Kosovo. I was with a friend, and we didn’t do the full route (only one day in Kosovo).
It was a wonderful trek through snow-capped mountains and vast flower-filled meadows, meeting incredibly welcoming people.
At the end of the travel journal, I’ll share what I loved and what I liked less.
Day 1: Flight from Paris-Beauvais to Tirana with Wizz Air.
Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
Then, a transfer the same day to Shköder, about a 2-hour bus ride. Cost: 10 € per person. Tickets bought directly on the bus. We spent the night in Shköder at a very clean guesthouse, Open Doors B&B. It had a small balcony overlooking the city.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.
Day 2: Bus ride to Theth, about 1,100 meters in elevation gain, the starting point for our hike the next day.
The trip took 2 hours and 40 minutes with a break in the middle. The bus was affordable, but taxis also make the trip—though they’re very expensive.
We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.
The family was adorable. The husband is a handyman and built almost everything himself. Their baby is named "Sky"—such a cute name, right? :-) Throughout the trek, I found the guesthouses very clean, and the hosts think of everything—no need to bring soap or shampoo; they provide it.
Lunch in Theth at a traditional restaurant on the main road. We tried "Tave Dheu," an Albanian dish with beef, cabbage (very common), and cottage cheese. Delicious but not quite filling enough. For dessert, a honey cake that was perfectly moist—such a treat! Desserts like this are rare; sometimes they serve watermelon instead.
We took a small private bus for 5 € to the "Blue Eye" parking lot, then walked for about 45 minutes to reach a stunning natural site—a kind of lagoon with incredibly blue water. The bravest can swim, but the water’s freezing!
That evening, we dined at "La Montagne Blanche"—excellent! A delightful mix of grilled meats with potatoes and grilled peppers. Some watermelon slices (which I’m not a fan of) and the famous Raki, a brandy served in Turkey and the Balkans! It was my first time drinking brandy "bottoms up." 😉
I’d like to share my family trip to Colombia with kids aged 8. After spending hours browsing the forum and only having two weeks there, we decided to focus on two regions: the Coffee Zone for one week and the Caribbean coast for another. We traveled from August 8 to 23.
Day 1 – First stop: Bogotá
We arrived in Bogotá in the evening on an Air France flight—nothing to complain about, decent service, comfortable, and on time. However, the first night was a miss. We’d booked a hotel near the airport (Abitel Prime) for convenience, but the soundproofing was almost nonexistent; we heard planes as if we were on the runway. Luckily, exhaustion helped us sleep well anyway.
Day 2 – Off to the Coffee Zone and Salento
The next morning, we headed to the airport for a domestic flight to Pereira with LATAM. No issues: punctual and efficient, and in 30 minutes, we landed in Pereira. The landing already set a different mood: lush valleys, endless plantations, and humid air.
We picked up our rental car from Localiza. Unfortunately, the experience wasn’t smooth—the paperwork took forever, and the wait tested our patience. Finally free, we hit the road to Salento, one of Quindío’s gems.
We arrived in the late afternoon and discovered a colorful village bustling with artisan shops and cafés. Our first stroll helped us soak in the atmosphere before dinner at Bambú restaurant—a great surprise with careful cooking and local flavors. We spent the night at Casa Serafín, a charming little hotel, nicely decorated and well-located… but unfortunately very noisy.
Day 3 – The magic of Cocora Valley
This was one of the trip’s highlights. We set off early for Cocora Valley, famous for its giant wax palms, Colombia’s emblem. We chose the 12 km loop recommended by the *Routard*. The landscapes were spectacular: towering palms, rivers, suspension bridges. It felt like walking through a postcard. The weather was perfect.
That evening, we dined at Barnabé restaurant—pleasant setting, decent food, but the bill was a bit steep for what it was. Back to Casa Serafín.
Day 4 – Coffee and panoramic views
The plan was a visit to Finca El Ocaso. For 1.5 hours, we followed a passionate guide who explained the entire coffee process, from harvest to cup. Very educational, accessible for both kids and adults, all in a stunning setting. The tour was in English for us, and we translated for our kids, who aren’t bilingual yet.
In the afternoon, we climbed to Salento’s viewpoint. The valley view was superb. That evening, we ate at Veggie Garden, a simple and pleasant spot that was a nice change from the heavier meals of previous days.
Day 5 – Horseback ride to Santa Rita Waterfall
We booked a horseback ride with Cocora Magic. It was a real success: calm horses, a beautiful trail, mountain and meadow landscapes, and finally the refreshing and wild Santa Rita Waterfall. Without a doubt, one of the best moments of our time in the region. We even got a bonus ride up a 300-meter hill.
We then headed to Filandia, less known than Salento but just as charming. We spent the late afternoon enjoying the pool at MuchoSur Filandia. The hotel is beautiful, in an idyllic setting. However, we also had soundproofing issues and could hear our neighbors.
Day 6 – Rainy detour through Filandia and Manizales
Rain caught up with us in the early morning: torrents of water made it impossible to go out. We stayed at the hotel, reading quietly. By noon, the rain let up: a quick walk in Filandia, a quick lunch, then off to Manizales. We chose to stay at El Otoño hot springs. Great choice: as soon as we arrived, we plunged into the hot pools, perfect after hours on the road.
Day 7 – Hiking and hot springs
In the morning, we hiked the Camino de Super Coco (found somewhat randomly on Google). A pleasant trail with mountain views and a peaceful atmosphere. The afternoon was spent in the hotel’s thermal pools, with a short marked hike down to the river. Dinner on-site at the hot springs’ restaurant. A simple but very relaxing day.
Day 8 – Rain, jacuzzi, and games
We continued to Finca Los Alpes. The rain greeted us again, but this time it turned into an asset: nothing like a steaming jacuzzi with a view of the misty mountains. The kids enjoyed the facilities too: mini-golf, ping-pong, billiards. Dinner and night at the hotel, cozy vibes.
Day 9 – Off to the Caribbean coast
Back to the airport to return the car (still a bit long). Flight to Cartagena with Avianca: punctual and comfortable. Upon arrival, we picked up another car and headed straight to the Hyatt Regency, a modern hotel with a pool. That evening, we dined at the hotel—practical after a travel day.
Day 10 – Colonial Cartagena
We set off to explore Cartagena’s old town. It was enchanting: colorful facades, flowered balconies, colonial charm—just magical. However, the heat was stifling and very humid. Afternoon relaxation by the pool. Dinner at Gestlani, a good restaurant in town.
Day 11 – Road to Barú
A hearty breakfast, then one last swim in the pool before heading to Barú. We checked into Las Islas Hotel. The setting was enchanting: wooden cabins nestled in the vegetation, a private beach, turquoise sea, impeccable service. Dinner at the hotel’s restaurant.
Day 12 – Beach and relaxation
A full beach day in Barú. Warm water, white sand, coconut trees, peace and quiet. A real postcard scene with iguanas and birds.
Day 13 – On to Santa Marta
Another morning at the beach before hitting the road to Santa Marta. The drive was a bit long (6 hours), especially with traffic jams in Barranquilla. It was the longest car ride of the trip. We spent the night at Villa María Tayrona, a beautiful place near the park.
Day 14 – Tayrona Park
We left early for Tayrona Park. We entered through **El Zaino**, parked the car, and set off on a hike to La Piscina (about 2 hours). We stopped along the way at Playa Arenilla, a stunning little beach, to rest. Lunch on-site, a swim, then back by 4 PM. The hike was a bit tiring, but the nature was spectacular: dense jungle, the sound of waves, and even a monkey encounter along the way. Evening and dinner at the hotel.
Day 15 – Last swim and return flight to Bogotá
Our last morning was split between the pool and the beach (the hotel has direct access via a 7-minute trail through vegetation and flowers)—hard to leave this paradise. We drove to Santa Marta’s airport to return the car, then flew back to Bogotá. We spent the night at Casa Dann Carlton, a comfortable hotel. We simply ordered room service, arriving too late to go out.
Day 16 – Bogotá and the end of the trip
Our last day in Colombia. After a good breakfast, we explored La Candelaria. Its cobbled streets and colorful houses were worth the visit. We visited the Botero Museum (free) and the Gold Museum, both fascinating. Back to the airport for our 11:55 PM Air France flight.
That’s a wrap on a varied trip—lush mountains, colorful villages, dream beaches, and tropical jungle.
The pace was pretty relaxed, well-suited for our kids. They absolutely loved the trip to Colombia.
Driving in Colombia was very easy, and we didn’t regret renting a car at all—it gave us more freedom to get around.
If I were to do it again, here’s what I’d change:
- I’d spend less time in the Coffee Zone to stay a bit longer on the Caribbean coast, which was more relaxing for the kids. Or I’d head to Medellín, but I didn’t think the city was very kid-friendly.
- Bogotá is a city that deserves a day’s visit, but it’s not a must-see. Maybe I’d have taken the KLM flight from Cartagena to Amsterdam instead.
Since I didn’t have time to write a proper travel journal, I thought I’d share a few photos of Bologna—a really lovely city I discovered in 2017 while stopping on my way to Tuscany.
Around Piazza Maggiore, which was packed with a stage and chairs for a show, stands the Basilica of San Petronio, massive and Gothic in style, with an unfinished façade (a common sight in Italy).
Another building near the square:
But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.
Okay, it wasn’t a total disaster either. Actually, I hesitated before starting this travel journal: is it even worth writing about a holiday that won’t leave an unforgettable memory?
In the end, I went for it (there aren’t many recent travel journals about this destination).
So, read on... or don’t .
Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less).
This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro).
We chose Gran Canaria... not sure it was the right call!
Whose fault is it?
Storm Thérèse’s!
Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03
Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia.
The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down.
It had just rained, but it was (almost) no longer raining.
We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter.
We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier).
So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours.
We found a huge parking lot... empty.
The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕.
So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon.
As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon!
Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded .
The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete.
The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛).
Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked!
Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.
Trip Planning
My partner and I are heading to the Canary Islands for a week at the end of September, specifically to Lanzarote. We chose this island over the more crowded ones for its volcanic landscape and the variety of hikes it offers.
I booked everything through Expedia: our hotel stay, car rental, and Ryanair flight tickets departing from Marseille. It was the only way to get a direct flight. To make getting around easier during our stay, I picked a hotel located in the center of the island from the wide selection available. It’s part of the Barceló chain, specifically the "Barceló Teguise Beach Adults Only" in Teguise Beach, which turned out to be an excellent choice.
The Trip
Sunday, September 21 - Monday, September 22
Departure
It’s 2:15 PM, and we’re at the Avignon TGV station. Danielle picked us up earlier due to the weather—thunderstorms and heavy rain all the way to the station. The TGV was on time, and it only took 30 minutes to reach Marseille Saint-Charles. The shuttle to the airport is quick and convenient, right behind the station.
The bus leaves for the airport in the middle of the storm, with flooded roads and cars stuck in some spots.
We get soaked making our way to the terminal. Two hours to wait before the flight. The plane finally takes off at midnight, but just before landing, the pilot announces that the destination airport is closed, and we’re being diverted to Tenerife. Ryanair will re-route us as soon as possible.
We end up waiting 2 hours, and Ryanair kindly gives us a 4 € voucher.
We re-board around 5:15 AM and take off at 6:00 AM. About 45 minutes to reach Lanzarote. After collecting our luggage, we head to the car rental desk. The counter in the terminal is closed, and we’re directed to parking lot P4—it takes us a while to find it.
I’m a bit worried about the rental company’s reaction since the car was supposed to be picked up 7 hours earlier, but it’s not a problem. A woman next to us is furious because she’s in the same situation, and her rental was canceled. Anne-Marie translates for her, but nothing changes.
We pick up a brand-new Toyota Aigo and head to the hotel.
After checking in, we cross the garden, walking alongside the large pool to reach our room.
A lovely first-floor room with a jacuzzi and a sea view.
It’s early, so we head to breakfast—a generously stocked and varied buffet with everything you could want.
Afterward, we drive to Cueva de los Verdes, but it’s packed with people and a long wait. We decide to come back another day.
Next, we visit Mirador Del Rio. This rocky viewpoint at the edge of the island has breathtaking cliffs plunging 500 meters into the ocean. The view is stunning and impressive.
A panoramic bar lets you cool off while enjoying the scenery.
We return to the hotel for a short walk around the neighborhood and enjoy the beautiful pool with its pleasant water temperature. Relaxing by the pool, sun loungers, and all.
In the evening, a very varied buffet at the restaurant. Then early to bed to recover from the sleepless night before.
Tuesday, September 23
After a restful night, we enjoy another varied and hearty breakfast. The terrace seating is very pleasant. We take an inland road leading to Timanfaya National Park.
The road near the park runs alongside vineyards where the vines are surrounded by lava stone walls to protect them from the prevailing winds.
Our first stop is at the visitor center, where the island’s volcanic activity is well-documented. Next, we stop at an area where you can take a short camel ride—two seats are installed on either side of the camel’s hump. This little ride offers a great view of the volcanic landscape from a higher vantage point. A fair price of 11 € per seat for a 20-minute ride.
We then head to the park entrance via the road leading to the parking lot, where only authorized buses can take the winding route inside the park.
It’s crowded, and we wait about 45 minutes with several stops before reaching the parking lot.
We board the bus, and the route offers beautiful views of this volcanic area and its many craters. The journey is very interesting, with several stops for photos.
At the parking lot, a guide shows us how the heat from the rocks beneath the surface can ignite dry vegetation. Water poured into holes in the ground immediately creates geysers and jets of steam.
The building next to the parking lot has a restaurant where meat is cooked using the heat from a well dug into the volcanic rock.
On our way back, we drive to Playa Blanca, a seaside town with a small sandy beach.
Back at the hotel in the late afternoon for dinner.
Wednesday, September 24
We wake up early and have a quick breakfast—few people are around at this hour. Two days ago, we booked a 10:00 AM visit to Los Verdes, lava tunnels created by eruptions and lava flows from the La Corona volcano, which extended all the way to the coast.
When the lava came into contact with the air, it solidified on the surface while continuing to flow underneath. The lava tunnels stretch for 8 kilometers to the volcano, but we only walk one kilometer.
The inside of the tunnel is impressive, with narrow passages and larger chambers.
You can see traces left by the flowing liquid lava—varied colors and twisted shapes.
At the end of the path, a large chamber has been turned into a concert hall with perfect acoustics.
Next, we visit Jameo Del Agua.
This is a continuation of the lava tunnel, developed by Manrique.
There are beautifully designed bar and restaurant areas, as well as an underground lake where you can see small blind white crabs—a protected species in this very pure water.
Higher up, there’s a lovely space with a central pool that could double as a swimming area, surrounded by beautifully designed white pathways that contrast with the blue water.
Further on, you reach a large space inside the lava tunnel, set up as a performance hall with perfect acoustics.
Stairs let you view this beautiful space from above. A gap in the lava landscape reveals the ocean on the horizon.
We head back toward the village of Yé, at the foot of the La Corona volcano.
A 160-meter walk from the church, a path crosses vineyard plots and then climbs to the top of the volcano’s crater in about 30 minutes. It’s the island’s highest volcano.
When you reach the edge of the crater, you see how deep it is, with steep slopes inside forming a large circular opening. The place is breathtaking and awe-inspiring.
We drive back to the hotel via a road that climbs quickly, offering a beautiful view of the island’s northern part.
Thursday, September 25
After another enjoyable and varied breakfast, we head to the center of the island toward the volcano park and stop at a roadside parking lot where a path leads to the Montana Cuervo volcano.
This is a crater that opened on one side. During an eruption, an explosion created a breach in the crater.
Huge blocks of rock were thrown dozens of meters away. The path goes through the breach and descends into the crater, allowing you to walk around it. It’s impressive, and you really feel small and fragile in this environment.
The crater walls, with their different colors, highlight the rock formations. The crater is surrounded by a sea of lava with sharp, jagged rocks.
You can walk around the outside of the crater, but it’s not very interesting. We then head to the west coast, stopping at a spot with a small green lake next to a beautiful black sand beach.
Next, we stop at Salinas de Janubio, a lovely viewpoint overlooking the salt marshes with different water colors. A small shop sells various local products.
We then head to the famous Papagayo beach.
The road ends at a booth where they charge 3 € to continue.
From here, the land is private, and you have to pay to drive down a 3-kilometer rocky dirt road.
Quite a few cars are driving along it, kicking up clouds of dust. The car gets a dusty makeover.
We arrive at a large parking area, with several paths leading to different small beaches.
We go to Papagayo, a small blonde sand beach surrounded by red rocks.
The beach slopes gently into the water, which is a pleasant temperature. The setting is charming and peaceful.
We stay for a while before heading back to the hotel.
Friday, September 26
We start with a visit to the César Manrique Foundation in Tahiche. This was originally one of his homes. The modern construction spans several levels and is integrated into the lava flow, using the gaps to create living spaces. Large windows make the rooms bright and open to the scenery. The place is pleasant, with flower-filled gardens outside. It’s well worth a visit.
Next, we drive to Las Grietas, where a path leads to a narrow crack in the volcanic rock, forming a tight passage where only one person can walk at a time.
The passage isn’t very long, but progress is slow due to the endless selfies being taken here.
We then stop at Casa Del Camposino, a renovated farm that houses several artisan shops.
We taste a local wine recommended by a charming woman and buy two bottles of Lanzarote red wine on her advice.
Now, we head to Tamara beach, a beautiful and wide beach at the foot of high cliffs. There are always great waves here, making it a surfer’s paradise.
On the way back to the hotel, we stop at the cactus garden, César Manrique’s final creation. Designed with a great sense of aesthetics around an old windmill, it features 4,500 varieties of cacti in various shapes, all in a beautiful setting.
We return to the hotel in the late afternoon for the evening.
Saturday, September 27
After another hearty breakfast, we head north to Haria. We stumble upon another of César Manrique’s homes, where he lived for a long time. This house is more traditional than the previous one but still has large, modern, and very pleasant rooms. At the back of the garden is his large studio, where he created his works.
Next, we visit the craft market—this was our original plan. Various stalls offer local items, and it’s very crowded. No room at the café terraces to sit down.
We then return to Famara beach for a long stay. There are always great waves here, much to the surfers’ delight. The water temperature is pleasant, and we enjoy it.
On the way back to the hotel, we stop at a gas station to refill the car, which has been very fuel-efficient. Gas is also much cheaper here than in France—1.16 € per liter of SP95.
We also wash the car, which was very dusty after the long dirt road to Papagayo beach.
At the hotel, we enjoy a farewell cocktail before dinner.
Sunday, September 28
We spend the morning by the hotel pool before checking out at noon. For lunch, we go to a restaurant called "Dona Lola," near the hotel, with a terrace offering a view of the coast. We order tuna carpaccio, which is delicious.
We then head to the airport, just 15 minutes away.
We return the rental car and go to the airport.
A long line to check in our luggage.
The return flight is on time.
A shuttle bus takes us to Saint-Charles station.
We then head to our overnight rental. The boulevard slopes down, making it easier with the suitcases.
The rental is between the old port and the train station.
Once there, we pick up the keys and make one last effort to carry the luggage up to the third floor.
The studio is nice, clean, and simply equipped—perfect for one night.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
I’m a newbie to this forum, passionate about wildlife, the landscapes of East Africa, and Tanzania in particular.
This June 2024 trip/safari is our 7th visit to Tanzania and our 5th in the south, which has drawn us more than the north ever since we discovered it in 2015.
In 2024, the entrance fees for the reserves and services have gone up again since our last visit.
I chose to return first to Mikumi Reserve, which was the very first one we visited in the south. Then, we’ll head to Selous (J. Nyerere N. P.) as usual.
Initially, we wanted to spend 2/3 days on Mafia Island at the end of the trip, but it made the total cost too high, so we gave up...
We usually go to Ruaha and Selous, but I wanted to mix it up a bit—also to save some money...
As for the timing, June is a new experience for us. I thought it might be interesting to come just after the lodges reopen... hoping for some great wildlife encounters??
The trip starts in Marseille with our first flight on Ethiopian Airlines to Addis Ababa, then continues to Dar es Salaam, where we’ll finally set foot on Tanzanian soil again.
In Addis... "our" A-350.
.....
After arriving in Dar, we spent one night at a hotel near the airport. The next morning, we headed to the domestic flights terminal, which hasn’t changed in years.
By mid-morning, we boarded a Cessna 208B Caravan with Safari Air Link, heading to the Kikoboga bush airstrip in Mikumi, which we reached 45 minutes later.
Fun fact: the pilot was the same one as on our return flight two years ago.
Welcome on board:
Of course, a driver/guide team from our chosen lodge was waiting for us upon arrival:
I was surprised to see so many aircraft parked there... even twin-engine Embraer Brasilias??
As a fan of vintage planes, I loved it...
On the other hand, the light was incredibly harsh.....!!
Our guides only speak English. We knew that in advance. In the south, it’s very rare to find someone who speaks French. This’ll force us to dig into our high school English memories... from 60 years ago... at least.
It’s noon, and we head toward the lodge.
Near the airstrip, next to the Mikumi rangers’ base, there are quite a few herbivores. They find a bit more peace here—the big cats don’t venture this way...
Our first encounter was a group of Masai giraffes.
Rarer (for us), a savanna monitor lizard basking in the sun right in the middle of the track...??
A large gathering of impalas (mostly males) along with a few blue wildebeest:
Also unusual: a African crowned hornbill taking a dust bath in the middle of the track...!!
When it comes to identifying mammals or birds, I don’t know everything... so I might make mistakes. Please forgive me.
I’m counting on my friend Blesl’s active participation... 😉
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
Just back from two weeks in Andalusia, and I wanted to share this experience with you—maybe it’ll help with planning a trip. I’ll start with a quick recap in this post and try to add photos and day-by-day details later (still sorting through them). Hope I don’t bore you too much! 😎
Trip details:
April 20 to May 4, 2019:
7 days on the Costa de la Luz (El Puerto de Santa María) in an Airbnb,
4 days at the junction of the Costa del Sol and Costa Tropical (Salobreña) in an Airbnb,
3 days at Cabo de Gata for some rest at a campsite in Los Escullos.
Two families of four, each with our own car: three 9-year-old boys and a 6-year-old girl. One family was more into city exploration (not us, but we’re working on it), and the other preferred relaxation and nature (that’s us). We speak a little Spanish.
Over 5,000 km, including 2,500 km for the round trip from Carcassonne.
The weather: Variable, but we expected better for this region in late April. The first week on the Costa de la Luz was sometimes chilly (< 20°C), and the second week was warmer but not excessive (< 25°C). At least we didn’t get much rain!
Our budget: Around 2600 € per family:
700 € for accommodations, about 50 € per night,
1000 € for meals and restaurants. We usually spent around 50 € per family at restaurants—we ate out for lunch (except for 2–3 picnics) and cooked at home in the evenings, trying to be back by 6 PM.
600 € for activities: Río Tinto, a flamenco show, visits to the Alhambra, Giralda, and Alcázar, Oasis Park with meals, and a kayaking trip.
300 € for gas and tolls.
Preparation: A few months ahead with bookings for accommodations and tickets for the Alhambra, Giralda, and Alcázar. We used a few travel guides—I like the *Évasion* guide for initial planning. *Géoguide* was okay, but our friends’ *Routard* was the most useful. We also spent three months brushing up on Spanish with Mosalingua (a great spaced-repetition method, max 10 minutes a day). Downloaded Maps.me and the Andalusia map in advance—essential. And we used Tricount to track shared expenses with friends—super handy.
What we did/saw:
3 city visits (Seville, Granada, and Cádiz) + Málaga for our friends (we vetoed Córdoba—too many cities for us).
4 white villages (Vejer de la Frontera, Arcos de la Frontera, Grazalema, Ronda) + Tarifa for our friends.
Beaches (Tarifa and Bolonia, Matalascañas, Nerja, Cabo de Gata).
Nature and fun moments: Doñana National Park, a kayaking trip along the rocky coast near Nerja, and the Wild West/animal park in the Tabernas Desert.
A little culture: Río Tinto mines, the archaeological site of Itálica, Columbus’s caravels, Nerja Cave for us, and the Picasso Museum in Málaga for our friends. Plus, seeing the ham-drying process in the Alpujarras (for our friends).
Our highlights
Nerja and the surrounding villages: The rocky coast was amazing, and we loved the kayaking trip, even if the water was freezing for snorkeling. The beaches are sheltered from the wind, the town is charming, and the cave is incredible.
El Rocío and Doñana National Park. El Rocío has a timeless, almost Wild West vibe—we could’ve stayed a day or two. The quiet and pine scents reminded us of the Landes region.
What we didn’t love as much:
Río Tinto mines: Not super exciting, and the guides’ nonstop chatter kind of ruined the "nature" experience.
Our little regrets (for next time):
Forgetting our passports and missing a day trip to Tangier from Tarifa.
Not having an extra day around Nerja to go snowboarding in the Sierra Nevada—just 1.5 hours away (the kayak guide suggested it).
Not spending at least one night in El Rocío to explore Doñana National Park at dawn.
Antequera with the Guadalhorce reservoir and the Caminito del Rey (but it would’ve meant 2 more hours of driving, and we didn’t have the energy).
My general impressions of Andalusia and Spain
Landscapes: A feeling of extreme concentration of a single activity in some areas—endless olive groves, wind farms on the Costa de la Luz (which I thought were well-integrated), rows of buildings along the Costa del Sol (yikes, glad we didn’t stop there), greenhouses around Almería (a shame to have frozen the coast for so many kilometers), and the massive industrial port of Huelva.
What surprised us compared to France was the lack of small hamlets—villages are clearly defined, and people cluster there, leaving vast landscapes without human presence. In France, you find houses scattered everywhere.
Roads: Relatively few tolls. Sure, rest areas aren’t as nice as in France, but the roads are in good condition, and our wallet was happy. The roads are pretty straight with countless bridges and tunnels—the upside (besides fast travel) is that there aren’t many secondary roads disrupting the scenery.
Tourism and activities: A huge variety and richness. Feels like everyone can find something they like, and 15 days barely scratched the surface. It’s amazing how quickly you go from the coast to snow-capped peaks (Sierra Nevada) or from farmland to desert (Tabernas). And the mix of European and Arabic architecture in the same city is really special.
One small regret: Not interacting more with locals. We didn’t luck out with our Airbnbs. But shopkeepers were great—very patient with my broken Spanish! :-)
Overall, I think our choice to stay on the Costa de la Luz and then near Nerja worked well. We could explore pretty easily (even if we logged a lot of kilometers), and the settings were fantastic. The 3 days of total relaxation at Cabo de Gata were perfect.
If you prefer shorter stops, you could try staying in El Rocío (easy access to Seville and great for an early visit to Doñana National Park) or maybe Grazalema for a hike in the mountains (weather-dependent). And of course, Tarifa for a day trip to Tangier or Gibraltar.