Chroniques indiennes

This discussion is in French, the community’s main language.

PA Parvat Globetrotter ·
Cher jaisalmer, t'es trop sérieux!!! Bisoux et à demain! :) Merci Piaf :)
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
DO Douya Veteran ·
Merci cher eleve de repondre a ma demande.

Malheureusement, je me sens denudee de connaissances adequates pour donner une appreciation valable et juste de votre devoir.

Bien sur, vous avez une dispense temporaire, mais vous devez rendre la fin de votre devoir avant la fin de la semaine

L'examinatrice.

Jaisalmer, tes reponses sont tres interessantes, je ne connaissais pas les notions de jnana et bakthi. Je vais en parler avec mes collegues pour avoir leur point de vue.

Les castes (ou plutot les 4 classes et les milliers de castes dans chaque classe?), ceci est un vaste debat. Cf mon post sur le mariage ou mon collegue a du batailler 2 ans. Des collegues ont aussi constate au travail une "arrogance" des brahmanes par rapport aux collegues des autres castes.

Comme toi, personnellement je pense que le systeme n'est pas en declin, mais qu'il evolue plus ou moins vite en fonction de l'origine et la situation des personnes. Ici a Bangalore, ville moderne, les castes ne sont pas tres marquees, mais je pense que dans les villages recules de l'Inde, ceux ci ont encore toute leur signification. De meme la situation n'est pas la meme pour les personnes agees qui ont vecues toute leur vie avec le systeme des castes et les jeunes qui sont nes apres l'independance et les lois sur la discrimination positive.

Le paradoxe de l'unite et la multiplicite : en tres tres gros tous les dieux ne sont la representation d'une "entite", brahma, qui je-ne-sais-plus-quoi (va falloir que je repotase mes sources moi !). Le nombre de dieux variant meme d'une source a l'autre : 33 millions ou 330 millions?

Le bouddhisme, j'y connais rien, mais je ne demande qu'a apprendre (surtout apres mon excursion au Tibet dans les champs de cocotiers!) et les musulmans sud-asiatique, ho lala, je seche.

Donc cher eleve, on attend votre deuxieme copie !
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais." Proverbe Touareg
DO Douya Veteran ·
Parvat, c'est ma faute si Jaisalmer est trop serieux . Il nous avait fait saliver il y a un temps avec ses sujets d'exam et j'etais tres curieuse d'avoir les reponses.

Faut bien se cultiver un peu de temps en temps ! [;)]
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais." Proverbe Touareg
FA Fabricia Globetrotter ·
... Dépêche-toi, c'est l'heure d'aller au ciné, maintenant, pour te redonner bon moral et sourire un peu, après ce matin triste...

Amicalement, à +,
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
DO Douya Veteran ·
Toujours dans le theme monsoon wedding, en pieces jointes j’ai scanne (photocopieuse du boulot puis conversion de pdf en jpg, donc tres mauvais qualite desolee), un faire part que mes collegues ont recu la semaine derniere (non, non ce n'est pas le mien ! [;)]). Jaisalmer va nous faire un plaisir de nous etaler ses connaissances et de traduire l’hindi pour nous !

En premiere page Ganesha, que l’on invoque a chaque fois que l’on souhaite que toute entreprise reussisse. Toute action realisee sous l’œil bienveillant de Ganesha ne peut echouer ! Le rouge est la couleur rituelle, tout comme est rouge le tilak au temple.

La deuxieme page commence par une priere a Ganesha en Sanskrit, la langue litteraire et religieuse. en gros : « fait que le mariage s’accomplisse sans difficultes».

Ce faire-part est un peu special car il contient l’adresse des deux familles. Tres souvent chaque famille fait un faire-part pour la famille et les amis de la mariee/du marie et la famille envoie le faire-part a l’autre famille.

Le mariage dure sur plusieurs jours, le dernier jour etant celui de l’union elle-même. Ce jour est fixe en fonction des horoscopes, il est donc tres courant d’avoir un mariage en semaine. L’heure de l’echange des colliers de jasmin est elle aussi fixee.

Toujours dans le domaine des horoscopes et de l’astrologie, c’est l’astrologue qui determine le nom du nouveau ne en fonction de son jour de naissance.

Voila pour la petite page culture indienne, rdv avec Parvat pour une sieste dans le hamac face a la mer de Gokarna !
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais." Proverbe Touareg
FA Fabricia Globetrotter ·
Wedding ! C'est très joli, ces "vermicelles" que Jaisalmer va se faire un plaisir (?) de décortiquer !

Donc, tu es de noces ce week-end ? Encore un récit en perspective pour réjouir nos pupilles déjà dilatées par le journal de Parvat... On est très gâté, ces jours-ci.

J'emmagasine tous ces textes dans mes dossiers déjà bien remplis. Merci, Douya, de nous faire vivre ces événements presque en direct.

Bonne soirée, à bientôt,
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
FA Fabricia Globetrotter ·
Elève Jaisalmer, vous vous croyiez déjà en vacances ? Eh bien non, Mme l'Examinatrice Douya vous a chargé d'un devoir : VERMICELLES à nous traduire, en bon français, et plus vite que ça, s'il vous plaît !!!

Avant d'aller festoyer au Zango, sinon, ça risque de déraper vers des ... spaghetti...

Salut amical,
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
DO Douya Veteran ·
Et non, je ne suis pas de noce, dieu sait que j'aurais aime !

C'etait le w/e dernier et surtout, dans le nord de l'Inde. En fait la majorite des collegues etait invite, mais plus pour la forme, personne ne peut se deplacer aussi loin pour le mariage d'une connaissance de boulot.

Et garde de la place dans tes dossiers, j'ai encore quelques experiences de plus en reserve !
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais." Proverbe Touareg
FA Fabricia Globetrotter ·
Mariages indiens : j'en ai eu quelques aperçus au cours de mes déplacements. C'est grandiose, même chez les gens modestes. Fanfares branchées sur groupe électrogène qui suit le cortège, marié sur un cheval blanc, femmes sur ... leur trente-et-un, mille invités au moins, cuisines en effervescence et chaudrons gigantesques pour cuire des montagnes de riz byriani, etc...

Toute la démesure indienne !
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
DO Douya Veteran ·
vermicelle, spaghetti, tu me fais envie la ! Je t'echange mon curd-rice contre des bonnes pasta pesto !

le pOvre Jaisalmer, deja qu'il a une copie a finir avant la fin de la semaine et voila qu'on lui donne encore plus de devoir de vacances ! Va falloir faire une croix sur le Zango ! [;)]
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais." Proverbe Touareg
FA Fabricia Globetrotter ·
Hou-hou, Jaisalmer, où es-tu ???

Je crois qu'il s'est sauvé à toutes jambes pour échapper à son pensum.

Le pôvre !
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
JA Jaisalmer Veteran ·
Coucou,

Jaisalmer vient de me dire qu'il n'était pas là.

Il doit garder des forces pour ce soir qu'il m'a dit. Allez comprendre !

Il m'a parlé de vacances, avec un s au bout. Pas le temps, bof vous le connaissez !
jaisalmer
JA Jaisalmer Veteran ·
Re coucou,

Bou diou, il a pas l'air à prendre avec des pincettes, le jaisalmer... Y'en a une du côté de Bangalore elle a de la chance qu'on parle pas hindi dans son coin. Sinon, j'serais bein descendu la voir rein que pour lui causer du pays.. Non mais, c'est-y pas croyable les jeunettes de nos jours ! -
jaisalmer
DO Douya Veteran ·
Pour calmer le Jaisalmer (il doit etre en train de cuver la bouteille du Zango qui a deforme sa poche !), un petit recit sans un seul mot d'hindi, ni de kannada ou tamoul ! [;)]-

La route entre Hubli et Gokarna est magnifique.

Des paysages qui changent de la monotonie des plaines. Tout d’abord des terres rouges, region de la brique, des fabriques a profusion, des briques disposees en tas hauts et longs comme des maisons. Des rizieres, des arbres fruitiers, des traces d’agriculture.

Puis tout a coup, des forets ! Un decor plus sauvage, magnifique avec les lumieres de la mousson. Des montagnes de foret, la brume dans la vallee, les feuilles mouillees qui brillent sous le mince rayon de soleil a travers les nuages. Puis au detour d’un virage, une riziere entouree de bananiers. Une impression de haut plateau asiatique, jungle et riziere, vert, vert, vert.

Le rouge des maisons, le marron des huttes, toute la palette du vert dans la nature et nous a l’abris dans ce bus bleu, sous des nuages gris de temps en temps perce d’un rayon de soleil.

L’arrivee sur Gokarna est aussi impressionante. Des petites maisons de villegiature, munies de jardins flamboyants, une vegetation luxueuse puis des maisons en bois dans la rue principale, et au bout, au fond, une mer dechainee.

Premier tour dans le village, premieres impressions positives. Les femmes agees qui portent un espece de pareo denude aux epaules, comme un saree sans choli, et des rangees de colliers en perle, ou pendent aussi des cles.

Les portes des maisons ouvertes laissent apercevoir des cours interieures et des jardins.

Le reservoir, encore des ghats, entoure de maisons colorees ou en bois, puis une rangee de cocotiers, et derriere les collines forestieres. Au milieu du tank, un shiva lingam.

Endroit magnifique, tout simplement.

Gokarna, c’est une des villes les plus sacree de l’Inde.

Gokarna, c’est le paradis des plages loin de l’agitation de Goa.

Mais Gokarna, c’est plus que ne le mentionnent les guides, c’est un village qui se decouvre a son rythme, pour qui accepte de se perdre pour mieux apprecier ses merveilles.

Gokarna sous la mousson, c’est une ambiance a part. Les hommes torse nu, longi blanc et recipient pour les ablutions, les ecoliers dans leurs costumes bleus, les femmes allant au marche… Tous ont un instrument indispensable que j’ai aussi ete oblige d’acheter. Cette invention merveilleuse que le parapluie, pour contrer les caprices du ciel, tres instable, imprevisible, qui arrive si vite et part encore plus rapidement. Un festival de parapluies qu’on ouvre et referme, les rues momentanement couvertes de noir. Et quand les precipitations se font trop fortes, on s’abrite comme on peut, sous un porche, a cote de la boutique, sur le pas d’une maison. Ouvre-ferme-ouvre-ferme. Evite la flaque, trempee a cause du passage d’un rickshaw, deux personnes ce n’est pas de trop sur un velo, il en faut bien une pour tenir le parapluie et l’autre le guidon…

Deambulades…

Un village tres vert, cocotiers, bananiers, jackfruits, des maisons en bois, des flaques rouges dans les rues.

Pas de voitures, juste le passage frequent de velos, et la serenite des gens, un parapluie a la main.

Des feuilles sechees suspendues au dessus des maisons, des arbres sacres avec a leur pied des pierre sculptees de serpents. Il fait chaud et humide dans les petites ruelles, bien loin de la mer agitee.

Se perdre encore et toujours, grimper a un temple et s’ebahir devant le paysage sans fin de rizieres et bananiers. Des banians majestueux poncuent la route. Continuer a s’enfoncer dans la campagne, des cabanes, des chemins, des gens simples, des pauses abris de temps en temps, trois minutes avant de reprendre la route.

Croiser des gens, tout se dit avec des silences et des regards. Un petit chemin de sable au milieu des rizieres, papoter avec les buffles qui deambulent paisiblement, de temps en temps un homme, des jeunes garcons…

Ne cherche pas le graal, le graal viendra a toi…

Tout comme le petit marche aux poissons. Une dizaine de femmes, proposant poissons, crevettes et crabes, coincees entre rizieres et maisons. Un festival de couleurs, d’hommes et de femmes pour les produits de la mer.

Et les plages dans tout ca ?

Changement de cap, direction Kudlee beach. Une autre ballade a travers des champs d’herbe toute verte, entoures de petits murets de pierre. Mais on est en Irelande la ! De la roche noire, telle de la lave froide, une brume pale, un vent de la mer, les vagues que j’entends gemir au loin. Pas une ame qui vive dans la lande, pas une trace humaine… Et pourtant je suis en Inde !

Plus de klaxons, juste le mugissement du vent.

Puis imagine, une plage deserte dans une anse de palmiers, deux ecolieres jouant dans l’eau, les vagues en furie et le vent en rage.

Je suis sans voix devant tant de fureur des elements et tant de calme exterieur, ici en Inde !

Gokarna, une ville incroyable. D’un cote des rizieres, des maisons en bois, une vie tranquille ; de l’autre cote des landes desertiques ballayees par un vent fou sous un ciel intensement gris.
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais." Proverbe Touareg
PA Parvat Globetrotter ·
Quelle belle description chère Douya.... J'ai l'impression d'y être à nouveau, j'avais presque oublié le réservoir, les ghats, l'Irelande derrière Kudlee... Toutes ces images qui me reviennent en tête, ton récit est bien mieux que n'importe quelles photos... Encore s'te plait! :)
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
MA Maitairoa Globetrotter ·
... ne change rien, surtout !
DO Douya Veteran ·
Comme vous pouvez le voir sous mon pseudo, je suis de retour en France depuis lundi apres midi. Le plaisir de retrouver l'air pur, le traffic fluide, le pain-fromage et les salades fraiches.. Mais aussi un sentiment bizarre vendredi dernier, dernier jour de boulot a Bangalore, les adieux aux collegues, "tu reviendras, oui surement", derniere pause cafe, dernier repas a la cantine.

Pincement au coeur dimanche, dernier jour en Inde, dur quand il a fallu prendre le taxi pour aller a l'aerport, j'imprime les dernieres images, les visages, la chaleur, le bruit.

Pour mon dernier dimanche indien: cinema enfin, depuis le temps, dernier shopping, puis passer un peu de temps avec les enfants de ma rue, a qui je parlais tous les jours sans jamais reellement prendre le temps de m'arreter. Autour de gateaux au chocolat, je m'interesse vraiment a eux, meme si on n'arrive pas a se comprendre, des sourires et ma presence, ca leur change la journee.

Et le retour, un vrai choc ! Ce calme incroyable, sur la route, ces paysages reposants, ce calme meme a Antibes pourtant deja peuplee de touristes. Ou sont donc passes le milliard d'indiens, les klaxons, la pollution, le chaos dans les rues et la misere sur les bas-cotes? Ce constraste si flagrant en seulement une journee, c'est quelque chose de fort, d'immense, de difficile a exprimer, je me sens un peu perdue avec l'impression d'avoir oublie quelque chose...

Ce qui va me manquer?

Ce ne seront pas les embouteillages, la pollution, le traffic hallucinant. On ne peut pas l'imaginer tant qu'on ne l'a pas vecu, mais on est quand meme mieux sans !

Ce n'est pas la nourriture du sud ou du nord. Des repas sans epices, ca va faire plaisir a mon estomac !

Ce n'est pas le chai, boisson nationale, bien meilleure dans les petites gargottes, servie par une mamie aux dents rougies de betel. J'ai tout ce qu'il faut a la maison, pour fabriquer cette boisson qui me transpose au milieu de nulle part

Ce qui va me manquer, c'est cette vie le long des routes, toutes les couleurs en mouvement, une vie ouverte sans intimite, ou tous les jours, matin et soir j'apprends un peu plus de l'Inde

Ce qui va me manquer, ce sont ces conversations avec mes collegues. Culture indienne contre culture francaise. Ou on constate un fosse enorme, une autre epoque mais qui evolue tellement vite.

Ce qui va me manquer, ce sont ces regards, ces sourires sur des enfants si pauvres et sales, mais le bonheur d'echanger avec moi, de se faire prendre en photo, de rigoler avec nos silences.

Ce qui va me manquer, c'est cette magie de l'Inde, cette relation individuelle et unique au pays, qui nous atteint au plus profond de chacun d'entre nous et nous marque a jamais.

J'ai encore quelques chroniques sous le coude si ca vous interesse, et puis l'Inde, pour moi ce n'est pas fini. Je continue le projet avec Bangalore et j'y retournerais pour une quatrieme fois, cela est sur, j'en ai fait le serment a Ganapati !

A bientot

Douya
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais." Proverbe Touareg
NA Nawal Veteran ·
Bienvenue Douya !!!!!!!!!!!! Lache tes dernières chroniques, celles sous le coude[;)].

Bye. Nawal.
" En Afrique, quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle..." Amadou Hampaté Bâ.
LE Lepiaf Globetrotter ·
Bien sûr que ça nous intéresse, ne fais pas ta modeste. Et puis tu oublies de dire ce qui ne te manque pas : les copains du forum. Bonne réadaptation.
FA Fabricia Globetrotter ·
"Marquée à jamais"... Je le suis, tout comme toi, et je suis émue à la pensée d'y retourner un jour, attirée comme par un aimant sur cette étrange planète.

J'ai ressenti moi aussi ce choc au retour, éblouie et déboussolée par les différences énormes de rythme de vie... et le calme (relatif) de nos contrées pourtant si peuplées en cette saison touristique.

Bon courage ! On attend ton journal de bord...
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
PH Phil64 Globetrotter ·
Merci pour toutes ces impressions si bien retranscrites...

il me tarde d'aller voir ça de mes propres yeux...

tu repars quand ?
Phil Voyages du bout de mon pinceau...
FA Fabricia Globetrotter ·
Nous attendons le récit de ta séance de cinéma à Bangalore...
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
DO Douya Veteran ·
Fabricia toujours la pour mettre la pression ! [;)]

Bon cette semaine je n'ai pas le temps au boulot mais promis next week vous avez une derniere chronique indienne.
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais." Proverbe Touareg
PH Phil64 Globetrotter ·
Ben oui c'est vrai quoi Fabricia,

Laisse la arriver notre Douya, retrouver notre plancher des vaches... si tu ne peux attendre, dis à tes petits nenfants de te laisser le WE du 10 juillet...

Il ne faudra pas que tu me mettes une pression pareille à mon retour (je plaisante bien sûr... de toutes façons je ne racontes pas aussi bien qu'elle...)

Bien amicalement
Phil Voyages du bout de mon pinceau...
FA Fabricia Globetrotter ·
Quand on devient une star, vos admirateurs ne vous lâchent plus... Et une séance de ciné dans une salle indienne, ce n'est pas banal : le spectacle est tout autant dans la salle que sur l'écran !!!
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
DO Douya Veteran ·
Pour tous les accros des chroniques indiennes, voici un dernier chapitre, en attendant qu’un autre VF prenne la releve, dans un autre coin du monde.

Olympique :

Suite au passage de la flamme olympique a Delhi, quantite de journaux se sont interroges : « will medals follow the torch ? ». Et surtout, comment se fait-il que nous soyons 100 crores (cf chapitre d’apres pour ceux qui foncent les sourcils) et pourtant notre liste de medailles est presque vierge ?! Bon, le cricket n’est pas un sport olympique, mais il reste quand meme profusion de sports ou les indiens ont leur chance… Question de moyens, d’investissement, de detection de talents… ? Esperons que cette annee Anju George (saut en hauteur), Lander Paes et Maes Bupathi (tennis) et d’autre sauront honnorer leur pays a Athenes, et qui sait, entendre l’hymne du pays devant le lever du drapeau aux trois couleurs.

Comptabilite (pour mieux comprendre le chapitre d’avant) :

Les indiens ne font rien comme tout le monde, c’est fort connu ! C’est valable pour leur maniere de compter. Of course, 1 plus 1 egal toujours 2, mais au lieux des millions et des milliards ils parlent Lakh et Crore. Lakh, c’est 5 zeros, soit une centaine de milliers. Crore c’est 7 zeros, soit une dixaine de millions. 6 550 000 en version originale devient 65 50 000 soit 65, 5 lakhs

La population indienne, un sixieme de la planete est donc de 100 crores.

Pour voir si vous avez tout compris aux mathematiques indiennes, le « jeu de qui veut gagner des dixaine de lakhs » :

Quelle est la population de la France ? 60 Lakhs 600 Lakhs 6 Crores 60 Crores Vous etes le maillon faible, au revoir !

Cinema :

Est sorti sur les ecrans au debut du moi de juin un film dont le theme, de plus en plus commun en Europe, a l’heur de plaire a peu de monde en Inde. Pour les gardiens de la morale et des bonnes moeurs, Girlfriend, un film sur le lesbianisme, « ne reflecte pas la culture indienne et traite d’un concept importe de l’occident ». Pour les quelques courageux cinemas qui osent diffuser ce film, arrachage et brulage d’affiches, violentes manifestations et menace de boycot sont desormais le lot quotidien… Et pourtant on traite dans les films de sujets plus immoraux que celui la, tels les mariages forces, la corruption, la violence, les veuves brulees. Alors pourquoi pas l’homosexualite ?!

Dans un pays a la pudeur tres forte, dont la cinematheque est importante (premier producteur mondial de film), dont la proportion de films a l’eau de rose est toujours grandissante, jamais a l’ecran vous ne verrez un baiser, encore moins une scene d’amour. Girlfriend respecte cette regle cachee, mais meme comme cela, ce film derange.

Le mot de la fin pourtant ira a des livres vieux de 5000 ans, les livres a l’origine de la culture indienne : les Vedas. Selon les Vedas, les etre humains sont divises en males, femelles et tritiya-prakriti ou troisieme sexe. Les lesbiennes font parties de cette derniere categorie et dans les Vedas sont des femmes libres qui ont le droit de s’engager dans tous les niveaux de la vie tels que le commerce, le gouvernement, les divertissements, et sont parfaitement integrees dans la societe ordinnaire.

Malheureusement la realite est toute autre dans l’Inde d’aujourd’hui, avec de nombreuses persecutions, des reniements, parfois meme des suicides…

Cinema again : Il y a 4 ans, lors de mon premier sejour a Bangalore, j’avais vecu ma premiere experience de Bollywood. « Refugee », un film a rallonge, des choragraphies, des chants, « je t’aime, moi aussi, mais non, je ne peux pas », un rambo indien qui court au milieu des bombes sans etre touche, sur fond de no-man’s land indo-pakistanais. L’ambience etait aussi dans la salle, archi comble, entre bruits, commentaires en live, pop-corn, le fameux entracte au milieu d’une scene et le film qui recommence alors que la salle est encore vide…

Pour mon dernier jour, j’ai donc voulu revoir et revivre cette ambience. « Raghu Romeo », dans une salle a moitie vide, un film encense par la critique et pourtant moyen a mon gout. Le style des films tend a evolue, les choregraphies changent, les histoires sont toujours a l’eau de rose, les acteurs toujours aussi polyvalents. Pas la meilleure experience d’un bollywood, mais j’ai pu parler un peu avec mon voisin de siege, un petit vieux qui travaille dans le cinema, avant qu’il ne s’endorme sur son fauteuil.

Boulot : Suite a des questions de plusieurs d’entre vous, deux mots sur le travail (je ne parle que dans le cadre de mon boulot)

« You have a right to perform your prescribed duty, but you are not entitled to the fruits of action. Never consider yourself the cause of the results of your activities, and never be attached to not doing your duty” The Bhagavad Gita (2.47)

La notion de devoir (duty) est tres importante en Inde, les gens etant plutot carrieriste, l’investissement personnel est consequent. Ils ne prennent de courtes vacances que pour voir la famille si elle n’habite pas dans la region (autant dire qu’ils me considerent comme une extra-terrestre avec mes 3 semaines de vacances 2 fois par an !).

Les ingenieurs indiens avec qui j’ai travaille sont techniquement tres bons, mais ils leur manque l’autonomie et l’initiave. Cela est a mon sens du a leurs valeurs familliales, ou l’enfant est choye, les parents sacrifiant tout pour le bonheur de leur descendance. Les parents sont tres presents meme dans la vie des enfants adultes, etant consultes pour toute decision importante, du mariage a l’achat en passant par l’education des enfants. Difficile dans ces conditions de prendre une decision si mineure soit telle et d’innover en sortant de la feuille de route tracee par le chef. Le respect du management est donc tres fort, et malheureusement le discours pas tres ouvert.

Bangalore :

Pour paraphraser Joseph Kessel (clin d’œil a Fabricia !)

Bangalore, pour les uns c’est l’Inde.

Bangalore, pour les autres c’est tout sauf l’Inde.

Qu’importe ! Pour moi, Bangalore, c’est une version de l’Inde, une version verte, moderne, technologique, cosmopolite. Garden city regorge d’arbres a chaque coin de rues, electronic city aborde les plus grandes marques sur nombreux batiments, world city voit deambuler des occidentaux et orientaux, tous a l’aise dans cette ville aux milles facettes.

Dans la meme rue, une residence haut de gamme, piscine et salle de fitness ; et des tentes en plastique, des enfants presque nus jouant aux billes.

Dans la meme rue, le Levi’s store et ses 501 a des prix defiants la concurrence ; et le marchant de beddies et pans, dans son abris en bois.

Dans la meme rue, Bank of India, dans un building de verre et ses trois gardiens a la porte ; et un petit temple de Ganapati, prete en haillons, encens parfumant l’air.

Dans la meme rue, Ambassador-chauffeur en costume blanc, auto-rickshaw-conducteur dans une vieille chemise marron, velo-vieil homme avec presque rien sur lui.

Dans la meme rue, Forum centre commercial bien de chez nous, climatisation et air asseptise ; et marche aux legumes, odeurs particulieres et ordures pas si loin.

Dans la meme rue, jeunes filles telephone au cou, haut tres court, bas moulant ; et les vieilles dames en saree, les kilos des enfants, les rides des ans.

Dans la meme rue, les dernieres nouvelles de Beckham et sa vie dissolue ; et les pub de Sachin Tendulkar, hero national depuis la victoire historique contre le Pakistan.

Dans la meme rue, un blanc expatrie depuis des lustres, habits europeens, bierre a la main ; et une petite fille, regard implorant, main tendue inlassablement.

Dans la meme rue, une Inde occidentale, des jeunes qui nous ressemblent ; et une Inde encore traditionelle, qu’on a parfois du mal a comprendre.

Pour conclure cette chronique un peu touche a tout, apres le sport, les mathematiques et le cinema, un peu de litterature pour continuer a se cultiver.

« Holy Cow, an indian adventure » de Sarah MacDonald, une australienne qui va rejoindre son ami et s’installer a Delhi. On y trouve tous les « cliches » de l’Inde, plus toutes les anecdotes de quelqu’un qui s’installe durablement la-bas.

Je vous fait une traduction approximative en francais, pour faire plaisir a Jaisalmer-Toubon !

« Abe le driver, est le Tarzan de la jungle routiere. Il connaît l’ordre exact de l’echelle des especes : les pietons sont en bas et s’ecartent du chemin de tout le monde, les velos cedent le passage aux cyclo-rickshaws, qui donnent la priorite aux auto-rickshaws, qui s’arretent pour les voitures, qui se soumettent aux camions. Les bus ne s’arretent pour une chose et une seule. Non pas les passagers- ils sautent alors que le bus est encore en mouvement. La seule chose qui peut arreter un bus, c’est le roi de la route, le seigneur de la jungle.

The holy cow.

[…]

J’ai toujours trouve hilarant que les indiens choisissent l’animal le plus ennuyant, le plus domestique, le plus docile et le plus stupide sur terre, comme sujet de veneration ; mais deja je vois les vaches sous une lumiere differente. Ces animaux connaissent parfaitement les regles et ils aiment nous compliquer la vie. Les bovins s’approchent de la ligne mediane juste quand les voitures arrivent, ils fixent les conducteurs les defiant de charger, et organisent des conferences aux carrefours les plus frequentes ou ils semblent discutter comme les taureaux des dessins animes de Gary Larson. Il est clair qu’ils s’amusent beaucoup ! »

The End

Douya-Envoyee Special de VF a Bangalore
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais." Proverbe Touareg
FA Fabricia Globetrotter ·
L'imprimante étant sous pression (elle aussi..), elle vient de me livrer les 4 pages de cette chronique... Laissez-moi le temps de déguster ces chapitres tout azimut... et je retournerai sur VF pour vous en dire mes impressions (excellentes, évidemment !).

Merci, Douya ! et Bonne semaine avec les Bangaloriens.
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
DO Douya Veteran ·
Et puis, comme je suis quelqu’un qui aime beaucoup faire des cadeaux, un autre extrait de mon journal de bord de ma courte semaine de vacance dans le Karnataka.

Petit passage a Bylakuppe, colonie tibetaine entre Madikeri et Mysore. Dans le meme genre que Ella Maillard et Peter Fleming, vous pouvez comparer ma vision avec celle de Parvat (cf http://voyageforum.com/v.f?do=post_view_flat;post=51329;page=2;sb=post_latest_reply;so=ASC;mh=24;) qui y est passe quelques mois avant moi.

Le Tibet au milieu des cocotiers

Je suis assises le long d’un couloir de moulins a prieres, devant moi la campagne, un lac, quelques arbres et de la verdure. A ma gauche des drapeaux a priere agites par le vent, a ma droite un moine vetu d’ocre et de turquoise en pleine meditation.

Bylakuppe, comme toujours depuis le debut de mon periple, la premiere fois je me suis encore trompee, prise en stop par des jeunes tibetains a moto au milieu de nulle part pour un petit monastere. En fait la colonie tibetaine est tres etendue, assez loin de la route principale, mais Sera Je, enfin j’ai trouve !

Sortie de classe dans la cours de l’ecole, des centaines de moines de tout age, jaune et rouge, les grands chahutant les petits, tous leur sacoche a l’epaule et un coussin a la main, direction la cantine a grand renfort de seaux de riz et de sauce.

Des rickshaws partout, trimbalant les moines d’un campement a un autre, au milieu des champs de mais. Des motos aussi, beaucoup, et des voitures tres rarement.

Direction Nandroling monastery et son golden temple. Une salle immense, tous les murs couverts de fresques colorees de la vie de Buddha, des professeurs de Dzogchen et d’autres themes boudhistes. Mais ce qui attire le regard, ce qui inspire le respect et la serenite interieure, ce sont au fond du temple trois gigantesques statues dorees. Au centre, 60 pieds, Buddha Shakyami, le fondateur du boudhisme. Prince Siddartha qui atteint l’illumination sous le bodhi tree a Bodh Gaya. A la droite de Lord Buddha, 2 pieds de moins mais aussi impressionant, Buddha Amitayus, le buddha de la longevite. Lorsqu’une personne est proche de la mort, si elle touche les lettres du buddha, recite son nom et ses mantras et prie ses qualites, sa vie sera etendue. Une statue de Buddha Amitayus assure une protection contre les demons, amene une longue vie aux pelerins et rend l’emplacement sacre. La troisieme statue n’est pas celle d’un buddha, celui qui sait, mais de Guru Padmasambhava alias Guru Rinpoche, qui a amene le boudhisme au pays des neiges sous l’invitation du 38eme roi du Tibet. Son apport des tantras fait qu’il est tres estime par les tibetains qui le venerent comme le second buddha. Ces trois statues monumentales ; des personages en position du lotus, un regard serein, la finesse des details ; sont de cuivre et couvertes d’or. A l’interieur sont enfermees des ecritures, des reliques, des petites statues symbolisant le corps, le discours et l’ame de buddha. Voir ces statues, en faire le tour, y faire des offrandes, genere foi, paix, espoir, serenite et compassion dans l’esprit et nettoie les mauvaises pensees et actions.

Je sors donc faire le tour du temple, passe a travers un beau jardin, puis me trouve dans un champ de drapeaux a prieres claquant au vent. Du jaune, du vert, du rouge, du bleu, du blanc, decolore par le temps, en guirlandes, en fanions, au mileu des arbres. Puis derriere, un mur a moulin a prieres. Je commence a longer le couloir avec un vieux moine, puis une vieille dame avec son chapelet, puis un autre homme avec chapelet et moulin individuel. Tourner chaque moulin, reciter une priere… Le mur fait le tour du monastere, une promenade spirituelle ponctuee de moulins plus grands dans les coins. Un jeune homme recite ses mantras en marchant dans les champs, des indiens cultivent les recoltes. Le monastere, comme ceux de Sera Je et Sera Mey, ressemble plus a un baraquement militaire ou une cite universtaire, avec ses « barres » d’habitation, le linge aux fenetres et les moines qui deambulent ou se lavent les dents dans la cours.

A pied dans la campagne tibetaine, des publicites aux murs : « boycot chinese products », « be tibetan, buy indian », des drapeaux a prieres de toutes dimensions partout, dans les arbres des champs, sur des mats dans les cours des maisons, a perte de vue dans la verdure, une touche de jaune, de rouge ou de blanc. Passage devant une nunnerie. Les nonnes sont vetues a l’identique des moines, le crane egalement rase et a cause de leur visage marque par la vie, il m’est parfois difficile de distinguer la femme de l’homme. Ici dans la campagne, je n’ai plus l’impression d’etre en Inde. Ce calme sans les klaxons, cet air pur sans la pollution, cette atmosphere sans les odeurs des marches et des poubelles. Meme les moines, visages tibetains, vetements amples et colores, contrastent avec la multitude des visages indiens et l’uniformites des vetements masculins. Meme le tchai n’a pas le meme gout !

17h, l’heure du repas du soir, et dans la rue se promenent chapatis, recipients en fer et autres mets odorants, des dortoirs vers les cantines. Les moines habitent groupes par region d’origine et a Sera Mey etudient intensement pendant 12 ans avant d’obtenir le plus haut diplôme. En mangeant ma soupe et mon chapati (3 rs l’ensemble, record a battre !), je me demande ce que ressentent ces jeunes hommes. Sont-ils nes ici ou au Tibet ? Revent-ils de retourner au pays des neiges ou sont-ils adaptes au climat du Karnataka. Ou sont leurs familles, ou sont les meres, les sœurs, les femmes ? Quel est le sort des tibetains en exil ? La Chine partira t’elle un jour, quel est le sort du pays ?

Quoi qu’il en soit, cette excursion dans un Tibet tropical, a la decouverte d’un boudhisme en exil, me donne envie, d’un jour apprendre plus sur cette philosophie de la vie et qui sait fouler le pays des neiges eternelles.

Vraiment The End maintenant ! [:(]

A vous les studios
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais." Proverbe Touareg
FA Fabricia Globetrotter ·
... Faut-il que j'aille acheter une rame de papier supplémentaire ?....

Magnifique et inimitable... Tu me donnes des complexes : vais-je oser montrer le bout de mon nez en éditant mes récits ?

Remerci, et bravo !
Fabricia - Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)

You might also like