Merci encore pour cette nouvelle page ! Cela me donne envie d'aller jeter un coup d'oeil de ce côté, d'autant plus qu'il y a un aéroport et qu'on peut donc facilement y aller depuis Bangkok. Je ne connais presque pas cette côte, à part quelques jours à Hua Hin (qui n'a pas du tout été un coup de coeur pour nous) et un trajet en bus de nuit vers Krabi.
J'attends la suite pour me rendre compte de tout ce que vous aurez apprécié... Etes-vous remontés le long de la côte jusqu'à Bangkok ?
Merci beaucoup de prendre la peine de nous faire partager ce qui vous a plu (et parfois moins plu), aussi pour les belles photos et le texte, toujours aussi agréable à lire.[:P]
Bonsoir et merci pour les encouragements. Sans réactions, on se demande parfois si ça intéresse grand monde.
Vous avez le parcours indiqué en début de récit. Nous vous garantissons encore quelques étapes originales à divers titres, dont une avec des photos de nos nouveaux copains de vacances. Patience...
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Bonsoir et merci pour les encouragements. Sans réactions, on se demande parfois si ça intéresse grand monde.
Hello,
Votre récit est des plus intéressants, et je suis sûr que beaucoup de gens prennent plaisir à le lire. Ce n'est pas pour autant que l'on met systématiquement un commentaire. Mais c'est vrai que lorsque l'on prend du temps à raconter une belle histoire, on a envie d'être un peu récompensé par un petit mot sympa..
Continuez, c'est super.
Philippe
Mon site sur la Thaïlande : http://www.phil-a-phuket.com
Bonjour,
Un grand merci à vous de partager votre belle expérience ainsi que les détails pratiques. Cela me permet de préparer un périple en Thaïlande en Janvier et février 14.
Vous êtes très agréable à lire et vos photos sont magnifiques. Je suis impatiente de lire la suite.
Nous demandons au matin à nous faire amener à la gare routière. Nous nous retrouvons devant une petite échoppe où sont stationnés des minibus. Pas compliqué, on annonce sa destination, on attend une petite demi-heure et le coût est raisonnable, 240 bahts pour deux personnes à destination de Bang Saphan. Evidemment, le chauffeur fait demi-tour après quelques kilomètres lorsqu'il s'aperçoit qu'il a oublié un client ayant réservé une place. Le temps de parcourir les faubourgs et de récupérer tout le monde, trois quarts d'heure ont passé. Donc deux heures pour faire un trajet d'environ 80 kilomètres.
Heureusement cette autoroute ( oui, enfin, bon ) nord-sud est très praticable.
C'est ce jour-là que nous découvrons que les bus et minibus ne passent pas par le centre de toutes les villes et nous voilà comme deux nigauds au bord de l'autoroute à quelques kilomètres de notre destination. Voyant des motocyclistes en face, nous empruntons le passage aérien pour accéder de l'autre côté. Nous ne voulons pas trop tenter l'expérience moto taxi avec nos lourds bagages. Oh, plus jeunes, ils étaient plus courageux, ces deux-là...
L'un des gars accepte de passer un coup de fil à notre hôtel. Le propriétaire a la gentillesse de venir nous chercher quelques instants plus tard avec son gros pick-up. Nous avions déniché le Palm Gardens Resort sur internet, une publicité sur le net ( le Bang Saphan Guide ) avait attiré notre attention. Cet établissement avait la particularité de proposer un petit véhicule à la location, ce qui nous faciliterait la journée du lendemain.
On comprend en voyant le jardin pourquoi le resort s'appelle Palm Gardens.
C'est tout propre, une agréable piscine, juste quelques chambres à 1200 bahts. Nous sommes étonnés de voir pour une fois une construction à l'occidentale avec des matériaux de grande qualité. Ca crève les yeux, dans ce pays. Larry, qui est anglais, nous précise que les thais lui disaient lors de la construction qu'il était fou d'ériger un bâtiment aussi costaud. Là-bas, on consacre le moins d'argent possible à son bâtiment.
Larry nous explique aussi qu'il a refusé de se retrouver sur des sites de réservation d'hôtels parce que le manque à gagner est trop important. C'est vrai que ça ne vaut pas le coup pour les petits hôtels.
La plage n'est qu'à quelques centaines de mètres, nous y jetons un coup d'oeil puis allons nous restaurer au I-Talay, petit resto de plage apprécié par certains sur ce forum. C'est pas mal mais nous ne sommes pas subjugués. Au moins, c'est très proche.
Il est alors trop tard pour entreprendre quelque chose, nous profitons de notre complet rétablissement pour squatter la piscine. Elle est pour nous tous seuls, c'est également un luxe.
Près de nous sautille un oiseau que nous apprécierons beaucoup, commun par son aspect mais remarquable par ses sifflements.
C'est donc ça l'un des oiseaux dont le chant est caractéristique des pays tropicaux. Ca commence par une espèce de grondement bas, puis une demi douzaine de trilles différentes, aigues et très mélodieuses. Ils sont heureux dans un coin aussi calme et verdoyant que Bang Saphan. Ils ne sont pas peureux mais il faut reconnaitre que personne ne les embête et qu'il y a souvent quelqu'un qui accepte de partager son petit-déjeuner. Ce jour-là, on les écoute, les pieds dans l'eau chaude, ça nous éclate.
Nous faisons un saut le soir au bar à côté du resto de plage. Le Why Not fait suranné. La musique et les personnes qui s'y trouvent ont quelques relents des années 70. Par prudence, nous avions emmené les bâtons que nous a prêté Larry, mais les quelques chiens errant sur la plage accordaient plus d'intérêt à leur existence qu'à la nôtre.
Allez, le repos c'est bon, vivement demain et les jours suivants, qu'on bouge.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Merci Joël pour cette nouvelle page ! J'ai gardé le Palms Garden dans mes favoris. Petit, confortable, piscine, et proche de plages quasi désertes... formidable, quoi !
A demain (?) pour la suite de vos pérégrinations ! A quand la description du son produit par un grand gecko ? Celle de l'oiseau était déjà très belle, alors, le grand gecko, ce serait génial (j'adore son cri et il me manque lorsque nous sommes en Europe ! Comme quoi....)
Nous partons dans le sud début décembre et je suis, message après message, vos aventures avec grand intérêt.
Merci pour le partage et ces splendides images !!!
Puisqu'il n'y avait pas à notre connaissance de loueur de véhicules dans le coin, nous avions bien insisté par mail, lors de la réservation, pour pouvoir disposer de la petite Nissan vert pomme. C'est le véhicule de la fille de Larry, et les 1000 bahts quotidiens versés par les clients qui utilisent la voiture lui font son pécule.
Nous n'étions pas rassurés, sachant qu'un éventuel problème entrainerait une perte de temps et peut-être de gros soucis. Mais sur le site du BangSaphan Guide l'un des plans indiquait les temples et les zones naturelles d'intérêt. Nous voulions parcourir cette contrée en totale liberté, même si c'est moins agréable pour le chauffeur.
On s'habitue à rouler à gauche sauf qu'on l'oublie de temps en temps, on est surpris d'être dépassé par la droite et on craint constamment l'inattendu.
Le côté agréable, c'est de pouvoir s'arrêter à tout moment, modifier son itinéraire à l'envi et se retrouver vraiment seuls.
Nous parcourons donc par petits sauts de puce cinquante kilomètres vers le sud.
Nous prendrons nos aises surtout dans les villages de pêcheurs, où le temps semble passer au ralenti...sauf que non !
Dans de jolis endroits aux extrémités des longues plages qui invariablement sur ces plusieurs centaines de kilomètres sont balisées par des collines rocheuses verdoyantes se partageant entre terre et mer.
Dans des villages où tout le monde sourit gentiment ou nous regarde avec curiosité.
La dernière partie du parcours est celle où la nature est la plus belle. En faisant un crochet, nous découvrons même une zone revêtue de grands pitons en calcaire, un coin qui plus est à faible densité de population. C'est un endroit où certains pourraient avoir envie de s'installer, en plus à deux pas de la mer.
A peine un peu plus loin, nous montons vers un énorme et surprenant temple chinois. L'ancien temple, d'abord, a surtout le mérite d'offrir une vue merveilleuse sur les alentours. Difficile de détacher son regard de cette vue lorsqu'on est DANS la carte postale. Serait-il possible d'agencer tout ça de meilleure manière ?
Le nouveau temple est de grande proportion, en cours d'agrandissement avec notamment un bouddha géant qui se remarque de loin. Le plus incroyable dans tout ça est le coin de forêt attenant au temple, dans lequel sont disposées des dizaines et des dizaines de représentations de personnages et d'animaux. Tout le bestiaire y passe, on aperçoit même des monstres préhistoriques. Un feu d'artifice de couleurs, ils trouveront toujours un nouveau moyen de nous faire délirer, nos amis asiatiques !
Au retour, nous dépassons Bang Saphan et faisons un saut au port, traversons encore de sympathiques villages dont un où l'atmosphère empeste la conserverie. Tout un village qui sent constamment la poissonnerie ! Il est joli, mais il vaut mieux ne pas avoir de nez...
La plage de Ban Krut est incroyablement longue et quasi déserte. Nous devons bien admettre qu'il nous faut rebrousser chemin sans voir le temple Thangsai, cette longue journée a été bien courte. Le temps de refaire le plein, à la fin nous retrouvons par chance directement la route de l'hôtel. Sur cette portion de territoire, tous les chemins se ressemblent.
A quelques centaines de mètres du but, sur une petite route de rien du tout, nous faisons un brusque écart pour éviter un gros nid de poule. C'est le moment qu'a choisi un jeune thai pour nous dépasser, lancé à fond sur sa mobylette. Nous ne nous en sommes rendus compte qu'à cause du long crissement de pneus qui a déchiré le silence. Et puis une demi-seconde plus tard, quand cet adolescent est passé par notre gauche en vociférant toutes les insultes thai qu'il avait pu apprendre dans sa jeune vie. C'est clair qu'il aurait tout aussi bien pu finir dans notre vitre arrière ou sur notre toit. Comme quoi...
Un petit saut dans la piscine et nous voilà prêts pour le dîner. Quand nous arrivons au I-Talay, c'est complet alors qu'un karaoké s'y prépare.
Nous décidons de nous rabattre sur le Coral Resort, à peine plus loin. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est l'hôtel encensé depuis des années par le guide du routard. C'est évidemment le repère privilégié des français, surtout de ceux qui veulent rester entre français.
Il est vrai que l'établissement a du cachet. Le bâtiment est magnifique, l'énorme piscine somptueuse, la décoration intérieure et extérieure vraiment réussie. Agréable éclairage nocturne aussi.
Quand nous sommes arrivés, l'accueil du couple de gérants ( français aussi ) a été si commercial, le sourire si forcé que ça nous a refroidis. Autour de nous, un mélange de franchouillards et de cadres plutôt supérieurs. Très supérieurs même au vu de la manière dont certains nous ont regardés. En vacances, nous mettons nos tee-shirts d'il y a dix ans et des shorts pas élégants qui ont l'avantage d'avoir plein de poches. Quant à nos tennis et nos sacs à dos, après deux semaines de villégiature un double passage en machine à laver s'imposerait. Mais quand même...
A une table proche de la nôtre une jeune femme très BCBG tirée à quatre épingles, genre chargée de communication dans un grand groupe international ayant son siège à la Défense, a passé tout le repas à admonester ses enfants pour qu'à tout moment leur comportement soit irréprochable et qu'ils soient le plus silencieux possible. Et comme elle avait honte lorsque son petit garçon de huit ans ne se tenait pas tout raide ! Nous voyons bien la scène au retour : " Oh, mes chers amis, nous avons vécu une de ces aventures au fin fond de la Thailande, dieu merci nous étions en sécurité à l'hôtel et dire que pendant ce temps les enfants ont été infernaux..."
Le repas a été une grande désillusion. C'est à ce moment que le mot aseptisé a pris tout son sens. Ils ont tout passé à l'eau avant de servir ? Et dire que les nems vous arrivent déjà prédécoupés, du jamais vu. Bref, c'est quatre fois meilleur n'importe où ailleurs pour quatre fois moins cher.
Cette journée de promenade restera en tout cas gravée dans notre mémoire en raison des mille et une choses faites et vues.
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Il y a un copyright. Nos photos ne sont pas libres de droits et intègrent un filigrane de traçabilité.
Les agences et magazines ont pris l'habitude d'utiliser à leur profit les photos repiquées sur le net si celles-ci ne sont pas protégées. Cela leur permet de payer moins de photographes et de ne pas payer du tout ce qui après tout reste la propriété d'autrui.
Nous comprenons bien que la réduction des images diminue leur netteté et empêche quiconque d'en faire des agrandissements.
Mais c'est déjà pas mal de partager, n'est-ce pas ?
Conclusion : s'il n'y avait pas de voleurs, il n'y aurait pas d'antivols !
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Il y a un copyright. Nos photos ne sont pas libres de droits et intègrent un filigrane de traçabilité.
Les agences et magazines ont pris l'habitude d'utiliser à leur profit les photos repiquées sur le net
Sawadee krap
Je vais faire grincer des dents les hépatiques
[;)]
Tu as aussi les blogueurs qui viennent piquer les photos pour mettre leurs articles à jour
J’espère que tu ne m'en voudras pas de t'avoir "pompé" le bouddha géant,
pour illuster la finalité d'une vidéo des travaux tournée en 03/2011
Si problème je retire
Regarde ici:
http://voyageurasie-soleillevant.blogspot.com/.....
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Ta description du resto du Coral Resort m'a fait rire (enfin...euh... un peu jaune...). Elle m'a fait penser aux restos de Bo Phut et Mae Nam à Koh Samui ! Tu as très bien exprimé tout ça et je me retrouve un peu dans vos réactions : payer 4x plus cher pour 4x moins bon; vos fringues, style short qui a déjà fait tous les voyages et t-shirts élimés qui en ont fait autant, mais qu'on n'hésite pas une seule seconde à confier aux "laundries" locales ! Les occupants de ce resto ne devaient sans doute pas non plus voyager avec le même type de bagages !
Nous, on ne cible pas des restos dénichés dans les guides, mais ceux qui sont fréquentés à au moins 75 % par des locaux et qui, souvent, ne paient pas de mine. C'est toujours un signe que c'est super bon et, très souvent, pas cher. Un resto avec 100 % de farangs, nooooooon !
Merci encore pour ce petit "cassage de sucre", j'en ris encore (particulièrement de la "chargée de communication" avec ses mouflets "infernaux") !
Nous allons dans ce genre d'établissement quand nous ne pouvons plus faire autrement ( rien d'autre à proximité ou trop fatigués ). On a toujours du mal à se dire qu'on trouve une nourriture aussi quelconque dans des lieux où de gros moyens financiers sont investis. On avait eu la même expérience il y a quelques années au resort au bout de l'île à Koh Samet. Un luxe inoui, tout était merveilleusement bien. Sauf ce qui était dans l'assiette.
Vraiment, dans la plupart des cas, les bonnes surprises sont dans les gargottes. Dans beaucoup de pays, quand certains restaurants accèdent à la notoriété grâce notamment aux guides papier, la qualité se transfère immédiatement des plats vers la décoration. Perte d'authenticité, perte de qualité.
Pendant beaucoup d'années, dans le GDR, il y avait bien des adresses remarquables. Le guide a changé, mais le monde aussi a changé !
Cela dit, nous n'avons rien contre le Coral Resort. Mais nous n'allons pas nous mettre à raconter les choses autrement que nous les avons vécues...
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En ce qui me concerne, j'aime passer du temps au Coral, pour la qualité de son service, ses chambres très confortables et son immense piscine. mais il est vrai que j'y vais hors saison, soit en juin, soit en octobre, ainsi j'évite les hordes de TO français qui investissent les lieux et qui sont malheureusement aussi bruyants de jour que de nuit ....
Par contre, j'évite effectivement le restaurant qui sert une cuisine pseudo franco/thai sans aucun intérêt. Les bistrots locaux servent de biens meilleurs plats, tout simples et sans chichi. De plus, le cadre est plus agréable, tranquillement installé en bord de mer.
Pour changer nous prenons cette fois le train. Le train gratuit en provenance du sud arrive dans la matinée à une heure qui nous convient. Pour être tout à fait exact, le train n'est gratuit que pour les thailandais. Ce ne sont pas les 16 bahts payés par personne pour ce trajet de quelques dizaines de kilomètres qui nous ruineront. Evidemment, il arrive avec une bonne heure de retard.
Le train, nous avons adoré. Il avance lentement, toutes les fenêtres sont grandes ouvertes comme des téléviseurs sur un espace tropical. Avec la chaleur, c'est parfait.
Les voyageurs sont pour l'essentiel des campagnards et s'intéressent beaucoup à nous. C'est le moment de préciser à quel point il est agréable de se déplacer dans un pays où une grande majorité des gens vous gratifie d'un bien beau sourire et tente de faire quelque chose pour vous lorsque vous les sollicitez.
Dans les wagons plus vieux que nous, c'est le constant va et vient des vendeurs ambulants qui fait le spectacle. A la fois l'image et le son.
Vraiment, à tester au moins une fois.
A Prachuab Khiri Khan, nous sommes au coeur de cette Thailande du sud tranquille. Le centre ville n'est pas très étendu et pour une capitale de province on ne peut pas dire qu'elle soit mangée par la modernité. Nous adorons ces endroits à l'aspect d'autrefois, pas encore lisses et policés. On y distingue beaucoup de boutiques réellement d'un autre âge.
Elle est située en bord de mer, en bordure d'une triple baie.
Sur la colline la plus proche trône un temple d'où parait-il la vue est magnifique. Il s'y trouve un grand nombre de macaques qui ont causé des mésaventures à certains touristes. Nous n'irons pas cette fois. En vérité, nous aurons de toute façon passé la moitié de notre séjour à grimper sur des collines.
Pas de taxis à Prachuab. Des tuk-tuk mobylettes vous emmènent en ville pour 30 bahts et un peu plus loin pour 40 bahts. Pour 50 bahts si vous promenez vos gros bagages.
Notre choix s'est porté sur le Prachuab Beach Hotel, qui a l'avantage d'avoir une petite gérante hyper souriante et totalement serviable. Du genre à vous donner de la vitamine C si quelque chose ne va pas, à se déplacer pour expliquer au tuk-tuk ce que vous souhaitez, à vous fournir tous les renseignements imaginables.
Pas de piscine mais moins de 20 euros la nuit à l'étage supérieur, en bord de mer avec une très belle vue, bien central et du café chaud disponible à toute heure. Bien sûr, partout dans le pays, on peut trouver de bonnes guesthouse à des prix encore plus avantageux.
Nous avons choisi de suite ce qui serait notre cantine de midi, juste à côté de l'hôtel, un petit resto en plein air sous les tôles ondulées. La patronne est une de ces personnes absolument joviales et rigolotes. Nous dégustons avec le plus grand plaisir deux délicieux pad thai, un plat qui nous aura marqués de par son goût inimitable. Un plat et une boisson chacun, 100 bahts. Deux euros cinquante pour deux personnes, ça se passe de commentaires.
Et c'est juste après ce repas que commencent nos visites. Celles pour lesquelles nous sommes venus à Prachuab, celles pour lesquelles nous y passons trois jours afin de ne pas rater nos nouveaux amis.
C'est à cet instant que commence l'une de nos plus agréables expériences vécues en Thailande mais aussi un des plus beaux souvenirs de vacances de toute notre existence.
Il faut pour cela prendre un tuk tuk ou enfourcher un vélo. Direction sud, à peine quelques kilomètres, vers la base militaire sur la plage d'Ao Manao. C'est gratuit, mais on s'arrête 15 mètres après l'entrée pour compléter un registre : nom, prénom, nationalité, numéro de passeport, motif de la visite, heure d'arrivée ( et de départ, quand on sort ).
La plage est réputée propre puisque l'armée la nettoie tous les matins. Nous n'irons pas non plus.
La base est très étendue, nous en parcourons une bonne partie et nous apercevons que c'est d'ailleurs bien joli par ici.
Le chauffeur finit par s'arrêter entre un vaste espace d'herbe coupée ras et un bloc rocheux à mi-chemin entre colline et montagne, recouvert de végétation.
Il nous montre de gros arbres du doigt, nous faisons ok et lui demandons de revenir deux heures plus tard.
C'est dimanche, il y a juste quelques visiteurs locaux et deux ou trois touristes.
Nous nous approchons des arbres et nous voyons ça :
Mais oui, en effet, il y a bien des peluches vivantes dans ces arbres ! De petites choses à longue queue qui ont toutes des yeux à lunettes !
Nous n'avions jamais vu de photo ou de reportage jusque là sur ces animaux. C'est d'ailleurs un mystère parce qu'au vu de ces images est-il possible de ne pas fondre ? Comment ne pas avoir une pensée pour la cause animale dont trop peu se soucient encore à notre avis ?
Pour le peu que nous savons, c'est le semnopithèque obscur, ou encore langur. Il semble surtout être présent dans quelques pays d'Asie du sud-est et en Inde. C'est tout de même un animal à la limite d'être en voie de disparition.
Nous sommes littéralement fascinés par leur beauté et leur calme. Forcément, il y a un quelque chose d'humain dans leur regard et c'est touchant.
Plus tard, nous avons un peu mal à la nuque à force de scruter les arbres. Ces deux heures ont passé trop vite, on reviendra demain.
En soirée, nous nous faisons une orgie de fruits de mer. Nous en retiendrons que les prix sont élevés pour un pays qui en produit autant. Pour l'avoir testé à deux reprises dans deux villes différentes, nous trouvons que les thais ne sont pas spécialement doués pour cuire et accommoder les grosses crevettes ou les langoustes.
En tout cas, lors de notre promenade digestive en front de mer, nous avons déjà hâte d'en être au lendemain pour retrouver les bestioles.
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Merci pour votre sympathique récit très agréable à suivre, et qui apporte une foule de renseignements utiles en prévision de mon séjour au pays du sourire pendant deux mois en janvier et février 2014. Au plaisir de continuer à vous lire. Céline.
Qu'est-ce qu'ils sont craquants, ces petits singes ! J'attends la journée de demain pour connaître la suite !
Cela me rappelle les orangs-outans à Bornéo, là aussi j'avais complètement craqué ! Ils sont tellement "humains" ! Dans une autre vie, j'aurais bien été garde ou soigneuse dans un parc national !
Merciiiiiii et à demain !
Je 'suis' le voyage depuis le début et je voulais vous dire que c'est plus que plaisant de vous lire. De magnifiques photos, de l'humour et des détails bien utiles...
Bref, un vrai voyage...par procuration.
Comme pas mal d'autres, je me connecte chaque jour en espérant une suite; que vais-je faire à la fin du récit?
J'irai voir le précédent [:P] ...
Je ne connais pas Prachuab mais, du coup, je pense m'y rendre lors de mon prochain séjour. (Vous y êtes-vous baignés?)
Merci aussi pour tout le temps que vous nous consacrez. La notion de partage prend tout son sens.[;)]
Dès le matin, nous retournons voir les singes. Hier c'était la découverte, aujourd'hui nous allons pouvoir en profiter davantage. En plus c'est lundi, au moment de notre arrivée il n'y a personne, sauf un guetteur.
Les autres sont un peu plus loin, en train de déguster des feuilles dans la végétation. Mais nous avons emporté notre arme secrète : un régime de petites bananes. Ils ont l'habitude de voir des gens et savent qu'ils ne craignent rien. Seules les mères avec leurs petits se tiennent à une distance plus respectable. D'ailleurs, pour couronner le tout, en plus les tout petits sont complètement orange !
Mais quand vous leur montrez la banane, ils ne sont plus aussi timides. Le grand avantage, c'est qu'ils ne sont pas agressifs du tout. Certes un peu envahissants au bout d'un moment...
Voici une petite séquence qui démontre bien la politesse de certains de ces bouts de chou :
- photo 1 : Moi, moi, monsieur, prems !
- photo 2 : Monsieur, s'il te plait, dis tu me donnes la banane ?
- photo 3 : Chouette, elle est pour moi la banane !!
Hélas, le régime de bananes s'avère vite insuffisant. Il faudra revenir avec les sacs à dos un peu plus chargés pour contenter tout le monde.
Il y a sur place une petite vendeuse qui vous cède pour quelques bahts des sachets avec des cacahuètes. Nous vous déconseillons toutefois d'en donner aux singes. Il semble en effet que ce soit pour eux la meilleure des friandises et c'est la seule chose qui semble les rendre fous. Ils en sont tellement friands qu'ils n'attendent pas que vous les leur donniez et se précipitent sur votre main pour les prendre. Rien de grave, mais ils vous égratignent sans le vouloir et dans ces conditions ce n'est plus très drôle.
L'après-midi, nous nous faisons amener au temple Wat Ao Noi, à huit kilomètres au nord. Avant d'arriver, nous savourons le passage par un village très couleur locale qui nous plait beaucoup. Un temple flambant neuf vient d'être construit, vu la taille il doit y avoir une école pour moines.
Il faut pousser un peu plus loin pour visiter le vieux temple, qui semble plus ou moins abandonné. C'est à flanc de colline, le style est inhabituel. On notera d'intéressantes sculptures anciennes, parfois dans la roche. Des marches supplémentaires mènent encore plus haut à une grotte contenant un couple de bouddhas. Belle vue sur les environs. Encore le calme et la paix.
Le soir, nous testons le restaurant Ma Prow, également face à la mer. Si les prix sont un peu plus élevés qu'ailleurs, on y mange vraiment très bien, dans un cadre agréable quoique sans fioritures. Une excellente adresse sur Prachuab.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
La plage la plus propre se trouve donc dans la même base, disons à 1 ou 1 km 5 de l'endroit où on peut observer les singes.
Le cadre est charmant et tranquille.
A Prachuab il se tient un grand marché régional le samedi. On peut aussi faire une excursion vers le port qui se trouve à la frontière de la Birmanie, assez proche. D'autres participants ont développé ces sujets dans leur propres fils de discussion. Le problème, c'est qu'une fois que nous avions vu les peluches vivantes, il ne nous a plus été possible de nous en détacher. Le choix des photos relève d'ailleurs du supplice.
Nous tenons encore à remercier tous ceux qui, comme vous, nous font part de leur intérêt, soit sur le récit soit par MP. Il est particulièrement gratifiant de savoir que grâce à notre témoignage d'autres pourront vivre de bons moments.
Sur nos deux derniers séjours, nous avons eu la chance de découvrir des endroit magnifiques et peu fréquentés grâce à l'apport de certains forumistes et cela n'a pas de prix lorsque nous considérons les images et les souvenirs qu'il nous en reste...
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Ils sont décidément adorables, ces petits singes ! Quelles jolies frimousses ! Et comme Tokara, je trouve ce vieux temple insolite et très émouvant. Il me fait penser à des maisons des esprits...
Bonsoir,
Vous, européens, êtes chanceux de trouver de billets pour l'Asie à ces prix. Nous devons payer 1800$CA/per.
J'adore vos photos surtout de Bantei Srey. Désolée, que vous ne ne pouvez pas pu rester longtemps au Camboddge.
Merci de votre détaillé récit. il est évident que vous avez pu saisir et découvrir de beaux coins de la Thaïlande.nous sommes allés en Thaillande une semaine après vous. Quelques jours à Bangkok et une semaine à Koh Samui. Par contre, la Thaïlande ne nous a pas laissé une impression marquée . Cependant, nous aimons l'accueil des habitants. Ensuite, nous sommes allés par bus au Cambodge. Avons une expérience désagréable avec les douaniers cambodgiens! Mais c'est toujours impressionnant de revoir les temples Angkor. l'autorité a mis plus de règles, comme on ne peut pas monter au plus haut tour de AK avec le port d'un short.
J'ai remarqué aussi que les salons de massage poussent à Siemreap comme en Thaïlande.
Cette année, à cause du courant fort de l'eau, on ne pouvait pas voir clairement les 1000 lingas.
Bonne continuité...
Par contre, la Thaïlande ne nous a pas laissé une impression marquée
Ben déjà il aurait fallu que tu viennes en Thaïlande
une semaine à Koh Samui
C'est assez "gonflant" ce genre de réflexion
Est-ce pour vous déculpabiliser de vivre dans des coins paumés que vous les qualifiez d'authentiques?
Samui comme Pattaya, Phuket, Bangkok sont la Thaïlande au même titre que les hameaux de l'Issan ou vivent de nombreux Européens qui enrichissent les familles de leurs conjointes rencontrées pour la plus-part dans les gogos bars de Samui, Pattaya, Phuket ou Bangkok.
La France est le seul pays du monde où, si vous ajoutez dix citoyens à dix autres, vous ne faites pas une addition, mais vingt divisions.
Pierre Daninos
Les carnets du major Thompson
La plage la plus propre se trouve donc dans la même base, disons à 1 ou 1 km 5 de l'endroit où on peut observer les singes.
Le cadre est charmant et tranquille.
Sawadee krap
Pour nos futurs voyageurs,
Je me permet d'agrémenter tes commentaires par une vue en vidéo:
http://voyageurasie-soleillevant.blogspot.com/2011/03/ao-ma-nao-video-hd.html
Félicitations pour ce merveilleux récit et comme tout le monde j'attends la suite avec une certaine impatience... Je ne connaissais pas cet aspect de Prachuap que j'adore, j'ai vraiment hâte d'y retourner cet hiver.
Vite pour la suite....et pour vos superbes photos
Bonne journée
Pour ce dernier jour, sans qu'il nous soit nécessaire de nous concerter, nous décidons d'y aller à la fois le matin et l'après-midi. Nous faisons d'abord un saut au marché et cette fois nous sommes blindés de régimes de petites bananes.
Les singes nous ont rendus complètement gaga. Même pas honte.
Nous verrons bien d'autres temples, bien d'autres marchés, bien d'autres points de vue mais ces adorables petits mammifères, qui sait si nous les reverrons un jour ?
La gérante de l'hôtel nous a dit qu'il y a quelques années elle n'en voyait qu'une dizaine, maintenant il semble y avoir trois tribus différentes, chacune occupant son propre espace, avec au total pas moins d'une centaine d'individus.
La distribution de bananes est mémorable. Maintenant, ils nous connaissent et on est devenus copains. Du coup, ben pas de raison de se gêner, hein ?
A un moment, lorsque nous nous déplaçons pour observer un autre groupe, nous nous demandons pourquoi ils nous poursuivent : évidemment, une banane dépassait de l'un des sacs à dos mal fermé !
Nous finissons l'après-midi par un tour en ville et l'observation de scènes de vie locales.
Le midi à notre petit resto de rue, le soir au Ma Prow, une journée gastronomiquement réussie.
La seule contrariété du jour surgit lorsque nous montrons quelques photos à la gérante de l'hôtel. Lorsque nous lui faisons voir celle où le singe lui a grimpé sur le dos, elle dit spontanément à monsieur : " He's cuter than you " ( il est plus mignon que vous ! C'est dur à entendre, mais c'est la vie...
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Merci pour ce nouveau petit récit... Ils doivent se plaire là où ils sont ces petits singes, vu qu'ils se multiplient gaiement ! Et enfin, on peut avoir une image du narrateur ! "Cute", je trouve !
Merci à vous de prendre le temps de ces récits.
Très tentant de se diriger vers cette région de Chumphon, Bang Saphan et Prachuap Khiri Khan.
Pensez vous qu'en janvier le climat permette de profiter des paysages et bord de mer (soleil et températures)?
Pour ensuite peut être nous diriger vers Kao Lak, Koh Phayam...
Nous n'avons pas d'autre choix actuellement que de partir en juillet. S'il est clair que dans l'extrême sud, surtout sud-ouest, il devrait faire beau et chaud, je ne sais pas s'il en sera de même un peu plus haut.
Les vrais spécialistes, que j'appelle au secours, pourront vous répondre. Mais vous savez, ça fait deux ans de suite que nous partons avec la peur que le ciel nous tombe sur la tête et ce n'est pas encore arrivé. Si vous faites partie de ceux qui ne réservent pas tout à l'avance, vous pouvez tenter le coup de toute manière. Moins d'une petite journée de bus plus tard, vous seriez à l'abri...
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Merci à vous de prendre le temps de ces récits.
Très tentant de se diriger vers cette région de Chumphon, Bang Saphan et Prachuap Khiri Khan.
Pensez vous qu'en janvier le climat permette de profiter des paysages et bord de mer (soleil et températures)?
Pour ensuite peut être nous diriger vers Kao Lak, Koh Phayam...
Pas de soucis, en janvier il y fait beau. Pour ce qui est des températures ce sera chaleur assurée quoiqu'il en soit..
Philippe
Mon site sur la Thaïlande : http://www.phil-a-phuket.com
Merci encore pour ce beau récit et ces belles photos. Je vais a Chumpon et a Bang Saphan la semaine prochaine, peut etre que je monterai les voir ces singes, si vous avez un message à leur communiquer, dites-le moi...
Philippe
Mon site sur la Thaïlande : http://www.phil-a-phuket.com
Bonjour et merci ! Faites-moi plaisir, distribuez-leur quelques bananes...
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Bonsoir,
Je m'excuse de vous froisser par ma réflexion. C'est une réflexion personnelle et cela ne concerne que moi-même. Je ne prétends pas vivre dans les lieux paulmés en jetant un regard dédaigneux sur d'autres places. N'est-il pas un peu prétentieux de juger la personne par une remarque sans la connaître!
Bonjour,
Mon message est adressé à Tokara qui considère que Koh Samui n'est pas en Thaïlande.
Vous n'êtes en rien concerné par ce que j'ai écrit. [:)]
La France est le seul pays du monde où, si vous ajoutez dix citoyens à dix autres, vous ne faites pas une addition, mais vingt divisions.
Pierre Daninos
Les carnets du major Thompson
Bonsoir,
Je m'excuse de vous froisser par ma réflexion. C'est une réflexion personnelle et cela ne concerne que moi-même. Je ne prétends pas vivre dans les lieux paulmés en jetant un regard dédaigneux sur d'autres places. N'est-il pas un peu prétentieux de juger la personne par une remarque sans la connaître!
Sawadee krap
Rien d'agressif dans ma réponse, juste un sourire
Désolé si je t'ai froissé, ce n’était pas le but
tu dis aprés avoir passé une semaine à Samui:
(J'y ai vécu 3 ans)
Par contre, la Thaïlande ne nous a pas laissé une impression marquée
Imagine un Thaïlandais qui vient passer une semaine en Corse et qui fait la même réflexion sur la France
Ne vas-tu pas sourire ?
Ne m'en veux pas si je ne donnerais pas d'autres réponses
Ne voulant pas gâcher un si joli compte rendu
Convaincus par l'expérience ferroviaire, nous remettons ça. L'attente à la gare de Prachuab se révèlera longue, cette fois ce ne sont pas moins de trois heures de retard, ce qui raccourcira la journée. Nous avons ajouté la destination suivante au parcours quasiment au dernier moment. Il s'avérera que nous avons bien fait.
Le spectacle est encore au rendez-vous dans le train.
Pour se rendre au parc naturel de Sam Roi Yod, les voyageurs poussent habituellement jusqu'à Pranburi, un peu plus au nord, et de là prennent le taxi. Nous avons décidé de tenter plus court, de sortir dès la gare de Sam Roi Yod et de nous débrouiller sur place. Nous sommes un peu plus téméraires qu'au départ, ayant constaté qu'il était plus facile de se faire comprendre ici qu'au Vietnam.
Nous sommes les seuls à descendre à cette minuscule gare et nous déchantons en voyant qu'à part deux boeufs garés à la sortie il ne s'y trouve qu'une seule personne.
Il s'agit d'un commerçant, dont la famille tient une épicerie peu après la sortie de la gare. Seule l'une de ses filles parle quelques mots d'anglais. Heureusement nous avons la fiche de réservation de l'hôtel avec les caractères en thai et notre carnet pour dessiner le trajet et les chiffres indispensables à toute négociation. Ils nous font comprendre que même si nous sommes proches à vol d'oiseau pour accéder côté plage, il faut contourner l'énorme barre rocheuse par laquelle il n'y a pas de point de passage, ce qui représente une trentaine de kilomètres.
Il s'ensuit quelques palabres pendant lesquelles nous nous demandons s'ils se rendent bien compte que nous ne savons pas parler thai. D'une proposition à 1000 bahts, nous parvenons à conclure à 600 bahts.
Ce monsieur nous emmène donc dans son pick up. Lorsqu'il fait de l'essence, il nous demande de payer. Est-ce par manque d'argent ou de confiance ?
L'ensemble du trajet ne pose pas de problème, sauf dans les derniers kilomètres. Nous voyons finalement un panneau avec le nom de l'hôtel et le lui indiquons. Mais au vu de sa réaction, nous commençons à douter qu'il sache lire.
Il faut probablement tourner quelque part, mais voilà il n'y a plus de panneau. Il se produit alors ce qui se produit souvent dans ce genre de situation : il demande son chemin à quelqu'un qui lui indique la mauvaise direction. Au début nous doutons nous-mêmes, mais après quelques kilomètres, nouvel arrêt à un resort. Evidemment, ils ne savent pas vraiment, mais comme nous avons à nouveau dépassé le panneau avec le nom de l'hôtel nous le convainquons de refaire demi-tour. Arrivés un peu plus loin que la première fois, nous constatons qu'il semble très inquiet de faire encore beaucoup de chemin, comme s'il avait peur que ça lui coûte encore plus que ça ne lui rapporte. C'est communicatif, la nervosité.
Nous décidons d'abréger ses souffrances. En plus, il est mort de trouille qu'on ne lui donne pas ce qu'on lui doit encore.
Avons-nous l'air si malhonnêtes ?
Nous sommes au bord de la " nationale " avec nos quatre sacs. Il est quatorze ou quinze heures et nous sommes affamés.
Quinze mètres plus loin et nous voilà assis dans un petit restaurant, après avoir tiré la patronne de son hamac.
Dix minutes plus tard nous avons englouti nos pad thai, notre coca et notre fanta.
Soixante secondes plus loin, le fils de la patronne arrive avec sa voiture et nous amène pour 100 bahts à notre hôtel, lequel se trouvait au bout de la même rue, à environ quatre kilomètres.
Nous avons choisi le Baan Jeen Hôtel, qui se trouve donc à l'extrémité sud de la Dolphin Bay, presque en face des îles.
A quelques dizaines de mètres se trouve un loueur de kayaks, qui fait aussi taxi. Les kayaks permettent d'accéder à l'île aux macaques, à quelques centaines de mètres du rivage.
L'hôtel est récent, très bien tenu, et ex aequo avec celui de Koh Phangan, nous lui décernons la palme des employés les plus aimables et serviables. A l'arrivée, nous sommes seuls dans l'établissement. Nous nous demandons au début pourquoi il y a autant d'hôtels et de resorts tout le long de cette grande baie alors qu'il y a si peu de touristes. Il nous sera effectivement confirmé par la suite que c'est plein à craquer en haute saison. Les 37 euros par nuit pour ce hôtel avec d'excellents lits et une clim discrète ne sont probablement pas le tarif de janvier.
Nous nous égayons à nouveau complètement seuls dans la belle piscine.
En début de soirée, nous longeons la plage à pied en remontant vers le nord. C'est agréable, il y a beaucoup de jolies résidences avec jardin, avec pour voisinage de grands terrains parsemés de cocotiers.
Nous nous arrêtons boire un verre quelque part et nous discutons un peu avec un anglais de trente ans qui réside un peu plus loin, dans un camp d'entrainement. Voilà un jeune homme qui est encore étudiant et qui passe des semaines loin de sa petite amie pour servir de punching ball aux boxeurs thai locaux ! Pas sûr que ce soit plus facile après quelques verres de bière...
Il se fait tard et nous sommes obligés de nous rabattre sur le premier restaurant croisant notre chemin.
Nous voyons bien le cadre luxueux et l'énorme néon affichant cinq étoiles. Il accueillerait des bus en haute saison que ça ne nous étonnerait pas. Les serveuses sont nombreuses et en costume traditionnel. Mauvais signe...
Donc rien de transcendant dans l'assiette. Nous partageons les crevettes épicées avec un chat affamé qui vient nous supplier.
Nous ne trainons pas, grosse journée demain.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Nous profitons au matin des vélos prêtés par l'hôtel pour repartir dans le même sens que la veille au soir, mais pour aller plus loin. Madame est enchantée par cette balade, même si le ciel passe du laiteux au bleu foncé, comme presque chaque jour. Nous voyons davantage de jardins et beaucoup d'oiseaux dont le beau siffleur que nous apprécions tant. Beau paysage en tout cas.
Vers la fin de la matinée, départ en pick up vers le but de notre visite, la grotte de Phraya Nakhon. Dire que nous avons hésité à venir, cette journée a finalement été fabuleuse !
A l'entrée du parc national, nous prenons d'abord des forces à une petite cambuse.
On a le choix entre deux trajets. Le premier se compose de deux montées et donc de deux descentes jusqu'à la grotte. En y allant tranquillement, on en a pour une heure.
Le second exige d'emprunter une embarcation au départ, ce qui n'évite toutefois que les premières montée et descente. Or, la seconde montée est bien plus longue que la première. Compte tenu du prix exorbitant du bateau taxi ( 400 bahts ! ), à moins que vous ne soyez de ceux qui vont tous les jours à la plage ou qui ne regardent pas à la dépense, faites marcher vos muscles, c'est une agréable grimpette en pleine nature, il y a toujours des marches.
L'option prise se révélera couronnée de succès lorsque vers la fin de cette première descente nous voyons du coin de l'oeil quelque chose bouger dans les branchages. Mais oui, ce sont bien des langurs ! Ceux-là sont plus sauvages et se gardent bien d'approcher. C'est magique de les voir comme ça par hasard en pleine nature, vivant peinards leur petite vie. Cerise sur le gâteau, un tout petit, moins effarouché, vient jauger ces étranges choses à deux pattes. Il est là, deux mètres au-dessus de nos têtes, se balançant sur une petite branche flexible. On le regarde, il nous regarde. Un ange passe.
Nous nous forçons à repartir et nous débouchons quelques instants plus tard sur la plage. Le soleil est ressorti, il s'avère que cette plage à côté de la pinède est l'une des plus charmantes que nous ayons découvertes. Des chemins sont tracés un peu partout et il y a une grande buvette, des toilettes. Compte tenu de la chaleur et de l'important taux d'humidité, nous prenons le temps de boire quelque chose.
C'est reparti pour la seconde et longue grimpette, toujours en pleine forêt. Au sommet, des ouvriers viennent de cimenter quelques marches endommagées, il faut en vouloir pour travailler dans ces conditions.
Lorsqu'on entame la fin de la descente, le cadre se fait assez grandiose. Il s'agit en fait d'une double grotte dont le sommet s'est en partie affaissé. Dans l'une d'entre elles, le fameux pavillon royal baigne dans la lumière, entouré par l'obscurité. De tels endroits sont à eux seuls la récompense d'un hiver de travail et d'économies. Evidemment, c'est l'endroit le plus photographié de la région.
Nous n'aurons pas le temps de nous promener davantage dans ce parc national mais le massif et son environnement méritent peut-être plus qu'une journée.
A la fin de la descente, peu avant la buvette, nous avons encore la chance d'apercevoir un beau varan qui traverse le chemin à quelques pas devant nous avant de s'enfoncer dans les fourrés.
Notre taxi nous récupère comme prévu. Ce sont des jours où on savoure complètement les bienfaits de la piscine.
Bien entendu, nous changeons de restaurant pour le soir. Nous allons à vélo au Koram Resort, lequel comme son nom l'indique fait aussi hôtel, meilleur marché mais sans piscine. En fait, nous nous y sommes arrêtés le matin pour étancher notre soif. Au moment de payer, la patronne n'avait pas de monnaie à nous rendre, pour une fois il ne nous restait que des grosses coupures. Nous avions demandé à voir la carte, le choix semblait convaincant et nous lui avions proposé de régler au soir lorsque nous viendrions manger. Pas de problème, et grand sourire avec ça.
Nous avons dégusté l'une des meilleures cuisines de notre séjour. Soupe au curry, poulet au satay, pad thai pour gourmets. Dans un lieu où on sait être agréable avec le client. Avec le pad thai, les soupes au curry rouge ( ou vert, ou jaune ) sont l'un des must de la Thailande. Même faiblement épicés ( pour les thais ), bon nombre de plats vous font transpirer du nez. C'est le signe. Nous précisons souvent " mai pet " pour ne pas avoir de mauvaise surprise. Certains thailandais le prononcent avec le "t", comme il s'écrit, chez d'autres c'est plutôt " maa pêê ". En règle générale, s'ils ne vous comprennent pas, prononcez les mots en les avalant et en éludant un peu les consonnes comme les "r" et ça va mieux.
Encore un petit shake à la coco pour finir, car nous avions beaucoup transpiré, et un repos bien mérité.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Après un pourboire et des remerciements aux membres du personnel pour leur sollicitude, nous voilà de nouveau dans le pick-up de la veille. Nous voulions un trajet plus confortable et rapide. Parce qu'avec le train, à ce rythme, nous ne serions arrivés qu'au soir...Nous avions négocié le trajet pour 800 bahts, d'hôtel à hôtel, jusqu'à Hua Hin.
Nous jetons un dernier coup d'oeil nostalgique au cadre que nous quittons.
Le Chalelarn Hôtel est un peu plus standing, 47 euros la nuit petit-déjeuner inclus. Superbe réception, comme il se doit, décoration travaillée, matelas très épais de qualité optimale. Son principal avantage, outre sa situation au centre-ville, est d'avoir un petite piscine sur le toit. Nous sommes arrivés avant que la chambre ne soit prête, peu importe on nous en donne une autre.
Nous ne perdons pas de temps et faisons un saut au marché de jour.
Puis nous allons jeter un coup d'oeil à la charmante petite gare royale.
Au hasard, nous allons déguster bien sûr un bon pad thai à la terrasse d'une guesthouse, avec un curieux serveur ( ou serveuse, nous ne saurons jamais ).
Sur le chemin du retour, nous allons furtivement visiter le temple du centre-ville qui n'a pas grand intérêt. Comme toujours, nous capturons néanmoins quelques détails.
Dans l'après-midi, c'est au moment où les rayons du soleil percent pour une heure que nous profitons de la piscine. Encore seuls. Sensation étrange que de nager au bord du vide.
Nouvelle sortie le soir dans les petites ruelles du centre.
Un peu trop occidentalisé après ce que nous venions de vivre et des inconvénients du genre milkshakes aux fruits moins bons et plus chers. Chaque bar avec son énorme TV, plein de touristes partout ( pouah les touristes !). C'est bien plus drôle au night market où les nouilles sautées aux fruits de mer nous ont finalement davantage satisfait que le homard grillé.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Merci pour cette nouvelle page de ce carnet de route auquel je suis accro !
Personnellement, Hua Hin nous a beaucoup déçus. Effectivement très très occidentalisé et, lorsque nous y sommes allés (en février 2012) rempli de retraités.
Le marché de nuit aussi était trop ciblé sur la clientèle occidentale, et chère par rapport à tous les endroits visités auparavant.
En scooter, nous avons néanmoins trouvé plus d'authenticité à une vingtaine de kilomètres plus au sud. Personne sur la plage, à part un temple assez tarabiscoté et un seul resto sur la plage où nous avons dégusté un délicieux squid garlic and pepper !
Depuis le début, je suis votre superbe récit. Merci de nous enchanter.
L'annèe dernière en revenant de Birmanie nous sommes aussi allés quelques jours à Prachuap. C'était en février et vraiment calme. Nous avions loué des vélos, découvert les singes à lunettes si attendrissants. Depuis le petit temple accroché à la colline, on peut visiter une grotte avec un Boudha. Nous y avons eu une belle frayeur car nos petites lampes éclairaient peu et un chien nous a aboyé dessus on ne le voyait pas! En fait, il y avait là un moine en méditation accompagné de son chien! Nous nous sommes certainement approchés trop près de lui. En revenant, j'ai mangé sur un petit marché une crêpe bretonne... Il y en avait de toutes les couleurs...