J8 – 10 février – Akumal – Cénotes (route vers Piste) (216 km)
Aujourd’hui, nous allons changer de fuseau horaire puisque nous changeons d’état (vers le Yucatan), ce qui va nous faire gagner une heure ! 😏
Parfait, cela permet de « remplir » un peu plus la journée.
Après quelques courses au supermarché du coin pour le pique-nique de midi, nous prenons la route qui mène à Valladolid… par le chemin des écoliers.
8h45, déjà 24°C, température idéale.
Le chemin des écoliers nous fait revenir sur la route de Cancun en direction d’Akumal.
Pourquoi Akumal ? On se rappelle : deux jours auparavant, on s’était dit que nous verrions des tortues à Sian Ka’an. Et comme hier, il n’y avait pas foule dans l’eau, ce serait peut-être sympa d’aller sur leur plage de prédilection, Akumal Beach.
Akumal Beach – 10h
J’avais lu que pour éviter de se faire alpaguer par les rabatteurs au gilet de sauvetage🏴☠️, il fallait aller plus loin sur la plage, sur la droite, ce que nous faisons.

Nous allons plonger l’un après l’autre (sac à dos, appareil photo, caméra…. on ne va quand même pas les laisser tout seuls, ils seraient capables de nous quitter pour se venger, sûrement avec l’aide de quelque pickpocket bienveillant de passage😉😠).
Au bord de l’eau : pas la moindre petite ombre de tortue.
Qu’à cela ne tienne ! Me voilà à présent au-delà des bouées de signalisation. Il me reste encore pas mal de « chemin » à nager avant de rejoindre un groupe: l’agitation qui y règne me laisse à penser que cela doit valoir le coup🙂.
Soudain, là, juste en-dessous, une grosse tortue se prélasse🙂.
C’est le moment que choisit un homme plutôt jeune dans un bateau à l'allure officielle pour m'accoster. Comme ma jeunesse est loin derrière et que je sais très bien que je n'ai plus une silhouette de rêve, sans parler de ma tête de grenouille avec le masque, je me doute bien qu'un rendez-vous n'est pas au programme et qu'il doit plutôt s'agir d'un garde vaguement assermenté qui a des choses importantes à me dire.
Je fais l’âne en faisant semblant de ne pas comprendre.😇
Mais non : GILET OBLIGATOIRE. Il me montre le rivage où je pourrai en louer. « Mais dis-donc, petit gars, tu as vu la distance que ça fait AR à la nage ? »
J’arrive à négocier une petite minute pour observer MA mignonne, mais elle est en mode grasse mat et ne bouge pas😕.
Je retourne donc à la plage. Finalement, JP n’est pas très chaud. Louer un gilet, refaire tout le tra la la…. Bof !
Et dire que certains ont vu des tortues ici, quasiment au bord de l’eau….😮 Veinards !
Du coup, on reprend la route en sens inverse, direction Tulum, puis Valladolid.
Nous traversons de minuscules villages où l’on peut mesurer le niveau de vie des Mexicains de la région : ils ne roulent pas sur l’or à en juger par l’habitat fait de cases mayas dont on pourrait penser qu’elles sont abandonnées au premier regard. Mais non.

Valladolid (où nous reviendrons en fin de séjour)
J’adore ce mot de « périphérique » qui est donné à la route qui contourne la ville (pour éviter les embouteillages ???). Il faut s’imaginer une route secondaire, voire tertiaire (je sais, ça n’existe pas au sens premier du terme mais c’est l’idée et j’écris ce que je veux😛), avec la jungle à droite, la jungle à gauche, pendant des kilomètres, sans âme qui vive. Je me demande même si nous avons vu des voitures. Vous avez dit périphérique ?😉
Tout ça pour nous amener à notre deuxième étape de la journée : les cénotes de Dzitnup où nous arrivons sur le coup de 13h30, juste pour pique-niquer.
Cénotes de Dzitnup
Ce sont deux cénotes quasiment côte à côte (de part et d’autre de la route, mais avec un accès commun pour la billetterie).
Attention, si vous lisez quelque part que le prix d’entrée est pour les 2 cénotes, c’est faux ! Nous choisissons de voir les deux, et le prix du billet est plus cher que pour un seul (logique quand même) : 180 pesos/pers (env. 9€).
L'environnement:

Cénote Samula
On y accède par un escalier en pente raide.

Il est à ciel ouvert, d’un joli bleu.

Seul JP s’y baigne… je garde les sacs.
Cénote X’Kekén
Si je dis qu’on y accède par un escalier en pente raide, ce n’est pas du copier/coller passé à la trappe du correcteur😉; ce sera la règle pour les cénotes d’aujourd’hui.
Sauf, que pour celui-ci, on entre un peu plus dans les profondeurs de la terre.

Il y a aussi un puits de lumière.

L'aspect « grotte » est plus évident: magnifiques stalactites, tel un lustre qu’aurait suspendu ici un décorateur un peu fou.😮

S’y baigner est un véritable régal. L’eau est fraîche mais très agréable. Le lieu est empreint de quiétude, de majesté aussi, et on pourrait facilement se laisser aller à y trouver de la magie.
C’est dans ce cénote tout particulièrement que je comprends que de tels endroits aient pu être sacrés.
Bien sûr, les deux cénotes sont habités par des poissons chats.
Nous aurions aimé voir les jeux de lumière dont j’avais vu quelques images, mais aujourd’hui, nous avons eu droit à un simple éclairage, et même parfois à plus d'éclairage du tout.
Nous avons consacré environ deux heures à ces deux sites.
Nous ne sommes plus qu’à une quarantaine de km de notre étape du soir, la journée est loin d’être finie.🙂 Et donc, encore quelques arrêts.
Grutas de Balankanché
La lecture de l’histoire de sa découverte a piqué ma curiosité et m’a donné envie de découvrir cette grotte sacrée pour les Mayas anciens, mais voilà bien une visite qui aurait pu être évitée.
«En 1959, un explorateur de nom Humberto Gómez, qui travaillait comme guide au site archéologique de Chichen Itza couvrit les trésors déposés dans cet endroit 800 ans plus tôt par les Mayas.
Le Dr Wyllys Andrews de la « National Geographic », chargé de faire une inspection de cette découverte, fut vivement impressionné par le spectacle: les gouttes d'eau distillées par des centaines de stalactites et de stalagmites reflétaient les lueurs de la lumière. Au centre de l'énorme voûte il découvrit une impressionnante stalactite que le temps a réunie au sol comme un arbre robuste au pied duquel il put admirer une grande quantité d'objets cérémonials d'une grande valeur archéologique. »
Les visites ont lieu à heure fixe – Coût : 77 pesos/pers (env. 3,80€).
Nous avons une vingtaine de minutes à attendre, en regardant quelques dessins des dieux les plus courants, et bien sûr surtout Chaac et Tlaloc.
Le lieu n’est pas très fréquenté : nous serons six pour la visite, sûr on ne va pas se gêner !
La grotte est cachée au milieu de la jungle.

La plus grande partie de la grotte est d’un intérêt des plus limités.
Il faut arriver au bout pour trouver une jolie salle où ont été déposées quelques poteries. Il ne reste plus grand chose des merveilles découvertes par l'explorateur.

Quant au puits sacré, il est tellement glauque qu’il ne viendrait à l’idée de personne de franchir la corde pour s’y baigner.

En plus, j’ai trouvé la visite fatigante.
Bon, OK, j’ai mal lu les panneaux à l’entrée : « Attention aux plus de 60 ans ». Manque d’oxygène, difficulté à monter certaines marches (ben oui, si on descend, il faut aussi remonter de temps à autre), je suis oppressée (un peu claustro aussi).🤪
Nous avons sûrement mis plus des 45 minutes annoncées pour la visite, puisque sur la dernière ligne droite avant la sortie (à plat celle-ci), les lumières s’éteignent. Heureusement, ils ont vite rallumé en voyant qu’il manquait 2 personnes à l’effectif.
Je suis ravie de retrouver l’air libre.
Quand on connaît ne serait-ce que quelques grottes dans notre sud (Les Demoiselles, Clamouse, et plus près de nous, Labouiche dans l’Ariège), on ne peut qu’être déçu par Balankanché.
Aussi sacrée soit cette grotte, elle n’a pas su me faire oublier et/ou dépasser ces petits malaises que peut ressentir toute personne à la limite de la claustrophobie.😕
Moins de 3 km plus loin, voilà qui va mieux me convenir !
Cénote Ik Kil
Il est dit un peu partout qu’il s’agit « d’un des plus beaux cénotes à ciel ouvert de la région »; honnêtement, ce n’est pas mon préféré, et je me demande pourquoi puisqu'il est vraiment très beau; mais n'allez donc pas contrarier les vieilles dames.... nous avons droit à nos lubies😉.

J’ai déjà fait le coup de l’accès par escalier en pente raide. Et là, c’est encore plus raide, et surtout hyper glissant.
On découvre le cénote au fur et à mesure de la descente.

La baignade au milieu des lianes qui tombent du ciel est très agréable vous l’imaginez bien !

Nous avons eu de la chance, car vu l’heure tardive (il est bientôt 18 h), les bus étaient partis et il n’y avait plus grand monde.
Attention, en général, il vaut mieux y aller le matin, avant que les flots de touristes venus de Chichen Itza n'envahissent le cénote. Ou alors, comme nous, en fin d'après-midi.
Arrivée à Piste, à l’Hôtel Chichen Itza

J’ai réservé une chambre standard, sans remarquer qu’elle était à l’étage sans ascenseur. Devant ma mine déconfite, le gars de l’accueil nous propose un sur-classement au rez-de-chaussée.
La chambre est vraiment très bien.

Sauf que : HORREUR 😠! JP trouve un scorpion vivant au pied du lit il n’y était pas quand on a posé les bagages, c’est sûr. Il l’écrase courageusement et le porte à l’accueil. Je leur demande de vérifier la chambre dans les moindres recoins. JP étant aussi au contrôle, je sais que ce sera fait comme il faut.🙂
Le soir, nous dînons sur place, et c’est tout-à-fait honorable.
En résumé, un petit hôtel avec un rapport qualité/prix plutôt intéressant, à quelques minutes du site de Chichen Itza.
Prix de la chambre : 45€ sans le TiDéj (rajouter 16€ pour 2)
Dîner : 340 pesos (env 17€) pour deux, sans le pourboire.
Repas de midi le lendemain : 518 pesos (25€).
Nous n’allons finalement pas voir le Son et Lumières de Chichen Itza, nous réservant pour celui d’Uxmal, et puis la journée a été bien remplie.
Peut-être aurions-nous dû?😕