Voyage 5 mois et 3 semaines en Amérique du Sud
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JE Jef39 Regular ·


Mercredi 13 décembre 2017 (J119) C’est le départ pour Coyhaique. Comme d’habitude, je suis en avance pour prendre le bus, mais pour une fois ce n’est pas plus mal, car il y a du monde qui va à la même destination. Le bus arrive à 9 h comme prévu, hélas, il n’y a que deux places de libres. Le couple de Français avec qui j’attendais se précipite en premier et a la place après une péripétie avec un couple italien. Moi, j’attends le bus suivant qui part normalement à 9 h 30, mais démarrera finalement à 10 h au complet. Je suis assis à côté d’un Français qui vient assez souvent dans cette région, il me donne beaucoup de lieux à visiter. Il faudra faire des choix sinon je ne rentre plus. Ce Français joue les interprètes pour un jeune Norvégien qui ne parle pas du tout Espagnole et qui doit s’arrêter à un croisement pour faire du stop et aller prendre son avion à 15 h. Le gars est très optimiste, car ici les déplacements en bus ont des horaires aléatoires et je ne parle pas du stop. Et bien, arrivé au dit croisement, il descend se positionne et notre bus n’était pas encore reparti qu’il était déjà chargé. Nous arrivons à Coyhaique à 14 h 30 après avoir traversé des vallées, monté et redescendu des cols tout au long du parcours qui a été pour les 2/3 du temps sur de la piste. Je me rends à l’hôtel et en chemin je rencontre le couple de Français de ce matin. Après avoir pris une douche, je pars en ville à la recherche du point d’information touristique. Je le vois, il est fermé. Je rentre dans un restaurant à côté pour demander quand il ouvre, je suis surpris de m’entendre répondre en français. Le maître des lieux est d’Aubagne. Il m’explique que ce que je pensais être le point I n’est qu’un tour opérator. Il me montre ou est le point I. Une fois renseigné, n’ayant pas déjeuné, je retourne le voir et mange chez lui une part de pizza et un dessert, puis je reste un grand moment à sa demande pour lui raconter mon périple. Je finis par le quitter pour faire quelques courses et changer de l’argent. Puis je rentre à mon hôtel et mets une lessive en route.

Jeudi 14 décembre 2017 (J120) L’office du tourisme m’ayant indiqué les sites remarquables de la ville, munis de mon plan annoté de la main de l’employée, je consacre cette journée à visiter Coyhaique appareil photo en bandoulière prêt à les immortaliser. Le premier est el monumento al Ovejero. C’est un ensemble de statues représentant un berger précédé de quelques moutons et suivi de son chien et de son cheval. Je me dirige ensuite au mirador, je m’attendais à avoir une vue panoramique de la ville et bien non, j’ai une vue sur le Rio Simpson qui coule en contre bas de la ville. Il est déjà bientôt midi, je vais aller manger chez Philippe le français, mais il faut que je le retrouve. En cherchant, je passe devant la cathédrale, j’entre. C’est une église moderne, mais, ici tout est moderne, la ville n’a qu’un passé récent. Hier Philippe me disait qu’il avait installé son établissement dans l’une des plus anciennes maisons de la ville et qu’elle datait de 1938. En sortant de l’édifice je vois un groupe de jeunes en tenue folklorique, je dégaine mon appareil l’arme et prends un cliché. Je suis repéré par l’un des adultes encadrants. Aussitôt tout le groupe prend la pose et je tire une nouvelle photo puis je vais les remercier. Apprenant que je suis français, l’une des filles me demande si je connais Belfort, je lui explique que je n’habite pas très loin et lui demande comment ça ce fait qu’elle connaisse cette ville. Elle a un correspondant de Belfort. J’ai retrouvé le restaurant d’hier. Il y a en entrée un émincé de rave rouge avec du fromage émietté, en plat principal une ratatouille avec du riz arabe et en dessert une verrine de tarte au citron meringuée. Tout est goûteux. À la fin du repas, Philippe vient me voir et m’offre un thé vert. J’accepte. Lorsqu’il m’apporte l’addition, il a compté le thé. Je n’apprécie pas cette façon de faire, ce n’est pas pour le prix qui est dérisoire, mais c’est le principe qui me choque. Je n’y retournerai pas. Après avoir déjeuné, je retourne à ma chambre faire une sieste, puis je reprends ma visite. J’ai deux autres sites à voir et je dois passer voir les horaires de bus pour la suite de mon voyage. Après bien des difficultés, j’arrive à trouver l’agence de bus qui fait le trajet Coyhaique Chaitén. Elle est située au fond d’une cour. Ce ne serait pas sur que je puisse partir samedi comme prévu, car dimanche est jour d’élection au Chili. Je ne vois pas le rapport, mais c’est comme ça. S’il ne part pas, je devrais attendre jusqu’à mardi avec une étape à Futaleufu. Je saurai demain dans l’après-midi s’il y a un départ samedi. S’il n’y en a pas, je risque de trouver le temps long ici. Je ne suis plus sur une zone touristique, mais au sud du Chili dans une vallée perdue, il n’y a pas des bus tous les jours pour le nord. Il faut dire que la route s’arrête un peu plus au nord de Chaitén et que le bateau ou l’avion est obligatoire pour poursuivre plus au nord. Cette formalité accomplie, je reprends le cours de ma visite pour voir la piedra del Indio. C’est un rocher qui représente une tête d’indien de profil. On croirait que la roche a été sculptée, il n’en est rien, je suis allé voir un peu plus loin, de face c’est une falaise des plus banale. Pour terminer cette visite de la ville, je vais voir el monumento al Mate. C’est une sculpture d’une main sortant de terre et tenant un récipient à maté avec sa pipette. Ca n’a rien d’extraordinaire. Il ne me reste plus qu’à faire quelques courses et rentrer. Ce soir, je vais manger des cerises, et vous ?
JE Jef39 Regular ·
Vendredi15 décembre 2017 (J121) Au réveil à 8 h 30, il pleut et le temps est bien pris, du coup, je reste à la maison. Je mets à jour mon tableau des kilomètres parcouru et je le complète par le temps de parcours en bus. Ça m’occupe toute la matinée jusqu’à 13 h et je n’ai pas fini. La pluie n’a pas arrêté. J’enfile ma cape et pars déjeuner. Ceci fait, je passe au bureau de la société de bus afin de savoir si je pars demain ou mardi. Il est 14 h, je tombe sur porte close , il ouvre à 15 h. Je déambule sous la pluie et me représente vers 16 h 10. C’est toujours fermé, j’attends un peu, l’employé arrive. Il ne saura que d’ici une heure si un bus part demain. Je reprends ma déambulation humide. J’en profite pour passer au bureau de la compagnie maritime qui assure la traversée entre Chaitén et l’île de Chiloe. Il n’y a que deux traversées par semaine. Le mardi et le samedi. Je vais avoir des jours de repos forcés. Enfin je retourne à 16 h 15 pour avoir des nouvelles de mon bus, il part demain matin à 7 h - Je prends un billet pour faire une étape à Puyuhuapi. Je ne sais pas où je logerai et l’internet étant ce qu’il est je ne peux pas anticiper dans ce secteur du chili. Il ne me reste plus qu’à m’en remettre à la providence. Je rentre à l’hôtel vers 17 h, le soleil reparait timidement. L’internet fonctionne très mal, je ne peux que capter et envoyer mes mails et encore, que sur mon smartphone. Toute autre action est impossible. Aujourd’hui j’ai reçu une funeste nouvelle, le décès du doyen du Chœur des Roches. J’envoie un mot à son épouse et serai par la pensée avec le chœur lors de ses obsèques.

Samedi 16 décembre 2017 (J122) Je me lève à 5 h pour prendre mon bus à 7 h. Comme d’habitude, je suis en avance et le bus est en retard. Nous partons à 7 h 20. La route est belle, mais sinueuse. C’est une route de montagne qui emprunte les vallées et franchis des cols, un peut comme dans les Alpes, d’ailleurs le paysage y ressemble, prairie avec des vaches, forêts. Fini les grands espaces désertiques, ici ce n’est que torrents, cascades et lacs. Cependant, à la différence des Alpes, les 60 derniers kilomètres de belle route se sont transformés en piste parsemée de nids de poule voire même de nandou. En plus de ça les services des routes locaux font des travaux en plusieurs endroits avec à chaque fois des alternats. Sur une zone. Nous sommes même déviés par un bac qu’il faut attendre. Au final pour faire 222 km, nous aurons mis 6 h 10. Dans le bus, nous sommes 6 passagers, 2 Chiliens, 2 Hollandais et 2 Français moi compris. Les 3 autres voyageurs étrangers font un peu de route ensemble depuis 2 jours, comme moi, ils n’ont pas de point de chute à Puyuhuapi. Du coup, nous partons tous les 4 à la recherche d’un gîte. Nous avons tous le même critère : le prix. Le premier est trop cher, le 2e est complet, le 3e est le bon. Une fois installé, nous redescendons dans la salle commune, la télé est en marche et nous apprenons qu’un glissement de terrain c’est produit ce matin à Villa Santa Lucia ayant fait 2 morts et 8 disparus. La route pour El Chaitén est coupée pour une durée indéterminée à l’heure actuelle. Ça nous pose problème, à tous pour rejoindre nos prochaines destinations. Nous allons nous renseigner à l’office du tourisme. Une solution serait de rebrousser chemin pour rejoindre Puerto Cisnes et prendre un ferry pour l’île de Chiloé. Seulement le ferry part mercredi à 6 h du matin et le bus qui fait la liaison de Puyuhuapi – Puerto Cisnes est lundi. Nous verrons bien comment vont évoluer les événements. Ce soir, nous partons, les garçons, faire quelques courses pour demain et allons dîner ensemble au restaurant. Winny reste seule. Le Français Paul est sommelier, il connaît bien les vins du Jura, il a 28 ans, travail environ 7 mois par ans et le reste du temps, il voyage.

Dimanche 17 décembre 2017 (J123) 4 mois de voyage déjà, et toujours pas la nostalgie du pays, j’envisage même de prolonger le programme initial, mais je ne suis pas encore sur à 100 %. Je prendrai ma décision le moment venu en fonction de mes finances et du moral. J’ai laissé s’installer la routine et ai relâché mon attention. Ce n’est pas bon, car j’ai perdu un tricot de corps chaud et la sacoche de la tablette. Ça m’a servi, du moins je l’espère, d’avertissement. Depuis quelques jours, mon voyage à pris une nouvelle tournure, la région que je traverse est mal desservie par internet. Je ne peux pas trouver à l’avance de logements et dois les chercher à l’arrivée sur le lieu ou je me trouve. C’est moins confortable, mais je m’adapte. Aujourd’hui, c’est le 2e tour des élections présidentiel au Chili. Ce matin je pars avec mes 3 compagnons provisoires de voyage pour le parc national de Queulat. Encore une moisson de beau paysage vue. Nous y sommes allés en bus puis arrivés sur place, nous avons monté au mirador du glacier Ventisquero.

Aller retour, nous avons fait 12,2 km avec 386 m de dénivelé en 4 h 45 arrêt repas compris. Mes 3 compères sont jeunes 28 30 ans. J’ai eu un peu de mal à suivre le rythme des deux garçons, mais je suis mieux que la fille. Au bord du lac glaciaire, les deux jeunes hommes ont fait un concours, celui qui tiendrait le plus longtemps les jambes plongées dans l’eau glacée. J’étais chargé de chronométrer l’exploit. C’est Hans le néerlandais qui a abandonné le premier au bout de 8 min 15. Paul à résisté 15 s de plus.

Au retour, nous n’avions pas de bus avant 6 h du soir, nous avons tenté le stop, mais, il y avait déjà 2 auto-stoppeurs, c’était difficile. Malgré tout au bout d’une heure d’attente la chance nous a souri. Ce soir, nous allons au restaurant manger et demain nous quittons Puyuhuapi pour Quellon sur l’île de Chiloé. Eux poursuivront leur route tandis que moi, je resterai quelques jours pour visiter cette île classée au patrimoine mondial de L’UNESCO.

Lundi 18 décembre 2017 (J124) Journée calme. Départ pour Puerto Cisnes à 8 h et arrivé à 10 h soit 2 h pour faire le trajet de 94 km. Nous trouvons un hôtel pour 3. Winny en trouve un autre et nous rejoint. Le temps est couvert et il ne fait pas très chaud. À notre hôtel un poêle à bois est allumé, nous passons l’après-midi dans les canapés bien au chaud. En fin de journée, nous allons au restaurant manger une parrilla. C’est un plat avec pour chacun deux saucisses différentes, un steak, une côte d’agneau tous deux énormes et 2 pilons de poulet le tout accompagné de frites. En sortant, nous sommes rassasiés. Je suis comptant d’avoir pu manger se plat avec ces amis. Seul, je ne pouvais pas le faire, car c’est cuisiné pour un minimum de 2 personnes.
JE Jef39 Regular ·
Mardi 19 décembre 2017 (J125) Ce matin Hank part avec Winny par le ferry de 7 h pour Quellon. Paul et moi partirons demain, car il n’y avait plus de places. Je fais un petit tour dans le village de Puerto Cisnes. Ce village a été fondé en 1954, l’année de ma naissance. C’est étonnant pour moi, originaire du vieux continent, de constater qu’ici des villes ou des villages soient aussi vieux voir plus jeunes que moi.

El Chalten a été créé en 1970. De retour, je vais m’allonger avant de prendre, avec Paul, le bateau pour une promenade sur le fjord qui doit nous permettre de voir des dauphins. Nous embarquons à 13 h avec 4 autres personnes. Après 1 h 30 de navigation, le capitaine nous propose de pêcher. Paul réussi à sortir un poisson, moi rien. Le capitaine est plus adroit, il en sort beaucoup. Au bout d’un moment, nous repartons pour accoster sur l’île Magdalena où se trouve un bassin naturel d’eau chaude. Nous nous baignons.

Au fond du bassin, l’eau est fraîche, mais en surface, elle est chaude et même brûlante par endroit. C’est très agréable ça me rappelle mon voyage en Islande. Une fois remontés dans l’embarcation, nous dégustons avec plaisir les poissons pêchés. Le capitaine les a préparés durant notre baignade. C’est l’heure de reprendre la mer. Enfin, nous voyons les dauphins qui nagent contre le bateau et font des bonds hors de l’eau par fois juste à nos côtés.

Nous sommes de retour à 19 h. Cette journée en mer est la meilleure que j’ai passé depuis le début de mon voyage le temps sans être beau a été clément, pas trop froid et pas de pluie. Au retour alors que nous sommes tranquillement installés dans les canapés de notre hôtel, nous voyons une foule de gens qui se précipitent sur la partie haute du village. Comme il y a partout des panneaux indiquant où aller en cas de tsunami, nous nous inquiétons et quittons précipitamment l’hôtel pour suivre le mouvement. En fait, c’est un incendie qui s’est déclaré dans un commerce situé dans une rue un peu plus haut. Les flammes sortent par le toit, les gens débarrassent ce qu’ils peuvent et entassent ça sur le trottoir d’en face tandis que les pompiers tentent d’éteindre le feu.
JE Jef39 Regular ·
Chili région X mercredi 20 décembre 2017 (J126) Paul se lève à 5 h 30, car il a un entretien d’embauche par téléphone pour une place de sommelier dans un restaurant 2 étoiles Michelin à Reims. Moi, je sors du lit à 7 h. Lorsque je descends prendre mon petit déjeuner, Paul n’a pas eu la liaison avec son éventuel employeur, il est un peu dégouté de c’être levé si tôt. Pendant que je mange, il a son coup de fil par Whatsapp. Lorsque son entretien est terminé, il m’annonce qu’il est pris, il commence son travail le 18 janvier. Il est à la fois heureux, car, c’est un restaurant de renom et dans sa région, mais, il aura un contrat de 3 ans ce qui l’empêchera de voyager. A 9 h, nous embarquons sous la pluie, direction Quillon sur l’île de Chiloé. Le voyage doit durer 12 h pour faire 214 km. La première partie nous naviguons sur le canal de Puyuhuapi, un bras de l’océan pacifique entre le continent et une île. Ensuite nous rejoignons la pleine mer, mais, au milieu d’un archipel. Nous faisons une escale sur l’île de Melinka puis nous finissons hors de vue des terres pour rejoindre Chiloé. La mer n’est pas très agitée, mais par moment le ferry tangue bien. Ce n’est pas comme le cargo. Avec cette traversée, j’aurai navigué sur 2 océans. Ce n’était pas prévu au programme initial, mais finalement ça me fait plaisir. En arrivant, Paul va voir s’il y a un bus qui part pour Puerto Montt. Je vais avec lui. Tout est fermé, nous cherchons donc un hôtel, nous en trouvons un rapidement et nous trouvons un autre Français de 24 ans. La patronne de l’hôtel renseigne Paul sur les horaires de bus. Il partira tôt, nous nous disons hors voir. Je vais reprendre mon voyage solitaire. Je n’oublie pas les obsèques de Jean. Ça a dû être difficile de chanter pour lui, pour moi aussi, ça me fera bizarre de ne plus le voir lorsque je reprendrai les répétitions.

Jeudi 21 décembre 2017 (J127) C’est l’été tout du moins sur le calendrier, car ici il fait frais et il y a un crachin qui va et vient un peut comme en Bretagne. Après m’être préparé, je pars à la recherche de l’office du tourisme puis je fais une excursion dans les environs de Quellon que je commande à l’office. Je suis seul avec le chauffeur du 4x4. Il me fait visiter les lieux touristiques de la région durant 3 h



j’apprends qu’il y a de nombreux élevages de saumons et de moules dans la baie.

Les éleveurs ont dû faire face à une bactérie et ont utilisé de grandes quantités d’antibiotique qui ont pollué une partie de la baie. A proximité des bassins d’élevage de saumon, sur terre, se sont implantées des usines de transformation des poissons. Ceux-ci arrivent directement du bassin à l’usine par un tuyau et sont expédiés dans le monde entier sauf en Europe, car nous sommes trop exigent quant à la traçabilité des produits. Les moules sont elles quasiment toutes exportées au Japon, je demande pourquoi les Japonais qui vivent sur des îles ne produisent pas eux-mêmes leurs moules. En fait, leurs eaux sont contaminées par la radioactivité des bombes atomiques de Hiroshima et Nagasaki et plus dernièrement la centrale nucléaire de Fukushima. J’ai également vu une entreprise artisanale de transformation de crustacés

et un atelier de construction de bateau en bois. Ceux si sont fait comme Vincent avait réalisé la maquette du sien lorsqu’il était Moiran. De retour à Quellon, je déjeune au restaurant puis je fais un tour dans la ville, j’achète des fruits, mon billet de bus pour demain aller à Castro et je rentre à l’hôtel. Depuis que j'ai quitté Los Antiguos, dans tous les hôtels ou je suis passé, il y a une grosse cuisinière à bois comme nous en avions une à Saint-Germain lès Buxy. c’est le seul foyer de toute la maison. Les chambres sont froides, plusieurs couvertures sont mises aux lits ce qui fait qu’on n’a pas froid la nuit. Par contre pour prendre la douche, c’est une autre histoire, ça n’incite pas à trainer. Ces pratiques me ramènent 50 voir 55 ans en arrière lorsque j’étais enfant.
JE Jef39 Regular ·
Vendredi 22 décembre 2017 (J128) Je quitte Quellon pour Castro. C’est 1 h 45 et 113 km de voyage. J’arrive à 11 h 15, je n’ai pas d’hôtel réservé. Je marche un peu au hasard. En peu de temps, je vois une première enseigne, il y a de la place et le prix me convient, je pose mon chargement. Une fois installé, je vais à la pêche aux renseignements au point d’informations touristique. J’en ressors avec un plan de la ville sur lequel figure le tracé d’un circuit touristique. Mon après-midi est occupé. Je visite l’église tout en bois, les palafitos, des quartiers en bord de la baie où les maisons en bois sont sur pilotis, les miradors. Au total, je parcours 9 km. En cours de route je croise les 3 Parisiens que j’avais vus hier à l’office du tourisme de Quellon. Nous discutons un petit moment. De retour en ville, je fais quelques courses puis je rentre à l’hôtel.
JE Jef39 Regular ·
Samedi 23 décembre 2017 (J129) L’île de Chiloé compte pas moins de 16 églises en bois classées au patrimoine mondial de L’UNESCO. Il y en a 4 à proximité de Castro qui sont facilement accessibles. Les autres sont sur des îles ou trop éloignées. J’ai vu hier celle de Castro, aujourd’hui je vais voir les 3 autres. 2 sont en direction du nord à Llau llao et à Rilan la dernière est à 4 km au sud de Castro à Nercon. A 10 h, je vais par le bus jusqu’à Liau llao. L’église est fermée, je demande à un riverain qui m’indique où me rendre pour qu’on m’ouvre. La personne détectrice des clefs ne peut ou ne veux pas ouvrir. Je repars avec juste une photo de l’extérieur. Je poursuis ma quête du Graal en stop. J’arrive un peut avant midi à Rilan qui est à 27 km de Castro. J’ai été pris par 3 voitures et j’ai fini par le bus. Cette fois l’église est ouverte. Elle est entièrement en bois y compris l’hôtel.

Je prends mon repas de midi à l’unique restaurant du village. 3 chevaux sont attachés à la barrière du restaurant, ils appartiennent aux 3 jeunes qui déjeunent. Ici, les jeunes n’ont pas de motos, mais des chevaux.

Après manger, je fais un tour dans le village, mais, il n’y a rien à voir si ce n’est le paysage de la presqu’île. On se croirait en Normandie, les prés sont verts et délimités par des haies. Le ciel est changeant et la température agréable. Tout pareillement, la seule différence tient à l’habitat point de chaumière ici, seulement des maisons en bois avec des toits de taule ondulée.

Je rentre à Castro en auto-stop. Le retour s’effectue en 2 temps avec chaque fois très peu de temps à attendre. Fort de cette expérience, je me remets à faire du stop pour aller visiter la dernière église à Necron. Je suis chargé tout aussi rapidement. L’église est fermée. Un minibus de touristes est arrêté devant, la guide qui parle français me dit que c’est fermé puis le minibus repart. Je vais quand même voir si c’est bien fermé. Une affiche indique que l’entrée se fait par la porte latérale, j’y vais, elle est fermée et une affiche indique un numéro de téléphone pour que quelqu’un vienne ouvrir. Je ne peux pas téléphoner, heureusement un couple d’américain arrive, ils appellent et peu de temps après la personne vient nous ouvrir. Cette fois je peux même monter au balcon et faire le tour sous la charpente.

Les tours opérator ne se posent pas de question. Il faut vraiment les éviter autant que possible. Ils ont leurs programmes et le suivent à la lettre, quelles que soient les circonstances. Ils ne sont ici que pour encaisser l’argent des touristes sans chercher à le satisfaire sachant qu’ils ne les reverront plus. Il ne me reste plus qu’à rentrer bien sûr en stop et toujours sans difficulté. Je suis à l’hôtel à 16 h
JE Jef39 Regular ·
dimanche 24 décembre 2017 (J130) Fort de mon expérience d’hier, je quitte Castro pour Ancud en stop. Le ciel est gris avec un léger crachin. Au bout d’une demi-heure d’attente, je suis pris, je fais 20 km avec cette voiture qui me laisse au milieu de nulle part. Le crachin s’est transformé en pluie fine. Un bus pour Ancud s'arrête, je ne poursuis pas l’expérience et je le prends. J’arrive à destination à 11 h il m’aura fallu 2 heures au total. Ancud est sous une pluie battante. J’avais repéré avant de partir une auberge de jeunesse bon marché sur mon application de cartes. Devant le terminal j’essaie de m’orienter. Une voiture me devinant en difficulté s’arrête et me propose de me déposer à l’hôtel. J’accepte. Arrivé sur place, il n’y a plus de chambres libres. On m’indique un autre hôtel, je m’y rends. Ça y est, j’ai un toit, mais sans internet. Qu’importe, il fait trop mauvais pour chercher autre part et de toute façon, vu la qualité du signal, ce n’est pas très grave, je ne reste ici qu’une nuit. Je pose mes affaires et repars au centre-ville pour déjeuner et faire quelques courses toujours sous la pluie. Je suis de retour vers 14 h bien mouillé, la déchirure de ma cape s’est agrandie et elle ne me protège plus très bien. Lorsque je reprends mon téléphone, celui-ci s’est réinitialisé. Toutes mes applications sont perdues. Me voilà dans de beaux draps. J’espère que demain de retour sur le continent, j’aurai une liaison Wi-fi de qualité afin de remettre tout cela en place.

Lundi 25 décembre 2017 (J131) C’est Noël. Je prends le premier bus pour Puerto Montt à 8 h 10. Le ciel est toujours bien noir et la pluie menace, heureusement mon hôtel est proche du terminal. Deux heures plus tard, je suis arrivé. Je prends ensuite le bus pour Puerto Varas. Pour une fois, je n’ai pas d’attente. J’arrive à 10 h 50 après 114 km et la traversée par le bac du bras de mer qui sépare l’île de Chiloé au continent. Je n’ai toujours pas d’internet et le bus me dépose en pleine ville. Je ne sais pas où je suis, de plus tout est fermé. J’en suis réduit à demander à un passant où il y a un hôtel. Il me montre, j’y vais. Cet hôtel est un peu plus cher que ce que j’ai l’habitude de prendre tant pis. En voyant la chambre, elle n’est pas mieux que les autres, un réduit ou il n’y a que la place du lit et un petit passage le long pour y accéder ainsi que la place pour ouvrir la porte et c’est tout soit environ 3,50 x 1,50 m. Comme les autres chambres, les murs sont en lambris ici peints tandis qu’ailleurs, ils étaient vernis. Le sol à la différence des autres est revêtu d’une moquette. Autre différence, il n’y à pas de fenêtre, mais un puits de lumière au plafond qui ne dispose pas de rideaux pour le fermer. Une fois installé, je reconfigure mon téléphone et réinstalle mes applications les plus urgentes. Malheureusement, je n’arrive pas à faire fonctionner le GPS. C’est bien fâcheux. J’espère que c’est les Américains qui ont coupé le signal et que demain ça fonctionnera à nouveau, car je ne vois pas ce qui cloche. Ensuite, je cherche un restaurant pour déjeuner. Tout est clos, je dois me résoudre à manger un sandwich. Pour un repas de Noël, ce n’est pas très fastueux. Je fais un petit tour de ville sans trop d’enthousiasme, il tombe une petite bruine. Je ne sais pas ce que je vais faire. J’ai bien envie de tirer rapidement sur Santiago. Je verrais demain.

Mardi 26 décembre 2017 (J132) La ville est à nouveau en activité. Mon téléphone refuse toujours de me localiser. Après déjeuner, je demande à l’hôtelier si je peux laisser mon sac à dos jusqu’à ce que je quitte la ville. Pas de problème, il le met dans un placard fermant à clef. Ensuite, je vais à l’office du tourisme situé au bord du lac chercher un plan de la ville, ici ils le vendent. Je ne le prends pas et vais à l’autre bureau que j’avais repéré hier et situé au centre-ville. Là on me le donne avec les indications des lieux remarquables. Je demande s’il est possible de se rendre à Bariloche en passant par Petrohue. C’est possible, mais horriblement cher, 280 dollars. J’abandonne donc cette variante et je décide d’aller à Santiago directement comme prévu dans mon projet initial. Ici, il n’y a pas de gare de bus centrale. Seules deux compagnies ont un bureau, Andersen et Crus del Sur. La première est fermée lorsque j’y arrive, je prends donc un billet à la seconde. Une fois ces formalités accomplies, je visite la ville, un circuit est tracé sur le plan. Je le suis avec rigueurs et méthode - À chaque lieu remarquable, je prends une photo. Cette ville a été à la fin du XIX° siècle un point de chute pour les colons allemands. Ils ont apporté leurs habitudes et encore aujourd’hui ça se voit. Il y a des écoles, des rues, des établissements aux noms allemands, certains écriteaux sont en lettres gothiques, j’ai même vu un vieux monsieur avec un chapeau de style tyrolien avec la plume. Lorsque j’ai visité l’Église catholique, on m’a demandé si j’étais catholique ou luthérien ! Je pense qu’après la dernière guerre mondiale, cette ville a servi de refuge aux nazis. Après avoir bouclé mon circuit, je déjeune puis je tue le temps, mon bus étant à 20 h 35. J’ai enfin compris ce qui s’est passé avec mon téléphone. L’autre jour il c’est allumé dans ma poche comme ça arrive de temps à autre, mais, cette fois, il c’est ouvert sur une fonction que je ne connaissais pas et qui permet de créer un compte d’un autre utilisateur ce que j’ai fait croyant qu’il c’était réinitialisé. En cliquant sur mon compte d’origine, j’ai tout retrouvé. Du coup, j’ai supprimé le nouveau compte qui ne me sert à rien. En fin de journée, je récupère mon sac à dos et je me rends à l’arrêt de bus pour Santiago. Le bus à 25 min de retard. Lorsque je monte, je m’aperçois que c’est un bus classique alors que je pensais avoir une place semis cama. De plus, le bus fait omnibus, il s’arrête partout. Il y a un peu plus de 1000 km à parcourir, je pense que je ne serais pas frais à l’arrivée.
CH Chouca0 Regular ·
10 jours d'arrêt de notre feuilleton ! Etes-vous malade ?
JE Jef39 Regular ·
Non tous vas bien, Je vous remercie. j'ai simplement fait une petite pose. Je vais m'y remettre.
JE Jef39 Regular ·
Santiago du Chili et l’île de Pâques

mercredi 27 décembre 2017 (J133) 9 h 30, je sors du bus pas mécontent de pouvoir étirer mes jambes. Je n’ai pas très bien dormi, plutôt sommeillé, cependant je ne me sens pas fatigué. Le terminal de Santiago ne dispose pas de point d’informations et la batterie du smartphone est à plate. Je suis livré à moi même au milieu de cette capitale. Je remarque un passager du bus qui semble bien savoir où il va. Je le rattrape et lui explique mon cas. Il me propose d’aller avec lui, il a un ami qui tient un café ou je pourrai recharger mon téléphone et chercher un hôtel sur internet. Après avoir pris le métro et un taxi, j’arrive au dit café et je commence mes recherches. Je trouve une auberge de jeunesse à un prix défiant toute concurrence : moins de 10 euros la nuit. Allons-y, je réserve. À ce prix, je ne sais pas bien sur quoi je vais tomber. Ensuite, je chercher un vol aller et retour pour l’île de Pâques la ce n’est pas la mème musique. Je le prends quand même. Enfin, je retiens un hôtel sur l’île. Je pars du 4 au 11/01/2018. Ce sera mon cadeau de Noël et mes vacances. Il est temps maintenant de me rendre à ma nouvelle résidence. Le téléphone est suffisamment chargé pour me guider. Je reprends le métro. Une fois sur place, je suis agréablement surpris. Les chambres sont propres et spacieuses, il y a des salons bien agencés, le petit déjeuner est compris et on peut cuisiner. Mon cerveau réfléchi rapidement. Demain, je vais à Valparaiso pour deux nuits puis je reviens ici pour visiter la ville jusqu’au 4 janvier et je reprends une chambre la nuit du 11 au 12 avant de repartir sur Mendoza. Ceci étant fait, je me pose et me mets à jour de mes envois de journal à mes correspondants. Enfin, je vais changer de l’argent, je trouve un centre d’information touristique et je fais des commissions. Enfin, je suis de nouveau en short et ti shirt. Ça fait bien longtemps que ce ne m’était pas arrivé. Le ciel est bleu et il fait chaud.

Jeudi 28 décembre 2017 (J134) Ce matin, j’ai tout mon temps, il y à des bus pour Valparaiso toutes les ½h. Malgré tout, je quitte l’hôtel à 9 h 20. La station de bus n’est pas à la porte à côté. Il me faut ½h pour y arriver en ayant pris le métro. Mon bus part à 10 h 15 et j’arrive à Valparaiso à 12 h 30. Je n’y voyais pas si loin. Sur place, je trouve rapidement une auberge de jeunesse qui comme moi n’est plus toute jeune. Je m’en accommoderai pour les 2 nuits que je dois y passer. J’ai vu pire. Une fois ma chambre donnée, je me trouve un restaurant pour déjeuner puis je reviens pour une sieste. Ensuite, je me lance dans l’exploration de cette ville mythique. Je prends beaucoup de photos, mais ce n’est pas suffisant pour rendre l’atmosphère qui y règne. Il manque le son. La ville est très animée, la circulation est dense et les automobilistes peu patient, ils claquent-sonnes pour un oui ou un non et c’est à celui qui fera le plus de bruit. La musique envahit la rue, que ce soit des orchestres ou la sono des terrasses des bars. Il y a aussi les vendeurs qui haranguent le chaland. Je n’ai pas pris toutes les façades peintes, car j’aurais rempli la mémoire de l’appareil photo. J’ai parcouru 12 km avec 240 m de dénivelé. Je n’ai pas compté les marches d’escalier, mais je peux assurer qu’il y en a beaucoup.
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Vendredi 29 décembre 2017 (J135) Ce matin au réveil, à 8 h 30, toutes les collines de Valparaiso sont dans le brouillard. Du coup je ne me presse pas pour sortir. Enfin, je me décide vers 11 h c’est jours de marché. Je vais y faire un tour histoire de voir. Il y a foule, les commerçants vantent à tue-tête leurs marchandises. A un coin de rue, la foule est compacte. À un moment je suis un peu bousculé et je sens ma poche bouger. Aussitôt je mets ma main et me retourne, je viens d’échapper à un pickpocket, il avait deux doigts dans ma poche, prêt à subtiliser ma bourse. Ce devait être un débutant. Après cette alerte, je me suis éloigné de ce quartier et je suis allé déjeuner. Dans un autre endroit, des tables sont sur le trottoir et des gens jouent aux cartes ou aux échecs. L’après-midi, je suis rentré faire ma sieste. Elle a été interrompue par un italien de Pise qui emménage dans le dortoir. Je suis ressorti pour terminer ma visite de la ville. Le brouillard a complètement disparu . J’ai pris un ascenseur pour voir. Hier, je disais que mes photos ne suffisaient pas à rendre complètement l’atmosphère de cette ville, il maquait le son. Aujourd’hui, j’ai filmé un morceau de concert de rue, mais ce n’est toujours pas suffisant, il manque les odeurs, mais la, je ne peux rien faire. Vous n’y perdez rien, car la ville n’est pas très propre et par endroit, ça sent la pisse. De toutes les villes du chili que j’ai traversé, c’est sans conteste la plus sale. Partout ailleurs, j’ai vu des employés balayer, ici non et ça ce voit. Pour manger ce soir, je me suis acheté un kilogramme de cerises. Le commerçant ne détaillait pas. Ça m’a coûté la modique somme de 0,69 euro. En arrivant à la salle à manger de l’hôtel, une femme est installée. A peine entrée, elle me dit que je suis français, je n’ai pas dit un mot. Je suis surpris. Je lui demande comment elle a deviné, c’est parce que j’ai une baguette de pain.
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Je ne sais pas pourquoi depuis quelques temps je suis limité à 10 photos par post. au début je pouvais en mettre 20 ?
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je l'avais dit que j'avais pris beaucoup de photos
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c'est la dernière planche pour Valparaiso
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Samedi 30 décembre 2017 (J136) Je retourne ce matin à Santiago. J’arrive à midi au terminal. Quel confort de ne pas avoir à se préoccuper à chercher un toit ni de chercher sa route. Une fois arrivé, je dépose tout mon baluchon et je vais déjeuner. Là aussi, c’est confortable de marcher sans rien sur le dos. Je me sens léger. De retour à mon hôtel, je profite de mon après-midi pour faire une lessive et mettre à jour ma paperasse électronique. Ça me prend tout l’après-midi. En fin je vais faire quelques courses pour ce soir. Tous les commerces ont leurs rideaux fermés, je finis par trouver un supermarché. Je ne suis guère optimiste pour les deux jours prochains. Je me couche vers 11 h du soir. Je suis dans un dortoir de 8, nous sommes 7 à l’occuper. C’est beaucoup et il y a beaucoup de mouvements, en plus dehors, un groupe discute fort. Bref j’ai du mal à trouver le sommeil. Vers 1 h du matin, je me rappelle que j’ai des bouchons d’oreille. Tout d’un coup, je me retrouve au calme et je m’endors.

Dimanche 31 décembre 2017 (J137) Je me lève vers 9 h et je pars au centre-ville vers 11 h par le métro. Ici, les gens ont conservé des valeurs, que nous français avons perdu depuis longtemps. Dans le métro les hommes cèdent leurs sièges aux femmes et aux personnes âgées. Mes cheveux blancs me classent dans cette catégorie, du coup, j’en bénéficie. Je passe devant la Moneda,

le palais présidentiel chilien puis je me rends place d’armes.

Comme dans la plupart des villes sud-américaines, c’est la place centrale de la ville. Il y a beaucoup d’animation. Maintenant dans ces endroits grouillants de monde, je garde mes mains dans mes poches. Ici, ce n’est pas comme en France, il n’y a aucune guirlande dans les rues, un simple sapin et une crèche installée par la municipalité. Là aussi, c’est bien différent de chez nous, nul ne semble s’offusquer de la présence d’une crèche sur le domaine public et en plus une crèche installée par la ville avec l’argent des contribuables. J’imagine le scandale chez nous. Ici, les passants se font photographier devant cette crèche. Je ne trouve pas de restaurant, je me rabats dans un grand drugstore ou il y a tout un étage consacré à la restauration rapide et j’y mange bien sûr rapidement. Je poursuis ma visite par le quartier du marché. C’est immense, il y a plusieurs halls avec chacun leurs spécialités, l’un pour les fleurs, un autre pour les fruits et légumes, un troisième pour la boucherie, etc. je me méfie pour demain et je fais mes provisions. Ensuite, je me rends au Castillo Hidalgo. De là j’ai une vue circulaire sur la ville. Enfin, je rentre au bercail à pieds. Il est 17 h lorsque j’arrive. Je n’ai pas enregistré mon trajet, mais, en le reconstituant sur Google map, j’arrive à 14 km. Lundi 1er janvier 2018 (J138) Journée de repos. Je termine la mise à jour de la carte des lieux d’hébergements.
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encore quelques photos
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Mardi 2 janvier 2018 (J139) Ce matin, je pars à la Virgine Cumbre, c’est une colline qui domine Santiago. Ce n’est pas très loin de l’hôtel. Par contre une fois au pied de la colline, ce n’est pas facile de trouver le bon chemin enfin après plusieurs hésitations et erreurs, j’attaque la montée. Une fois au sommet, je visite la chapelle et découvre l’��tendue de Santiago, mais, aussi son nuage de pollution.

Santiago, c’est un peu comme Saint Claude, c’est enserré entre des montagnes la différence réside dans la grandeur de la ville et la hauteur des montagnes. A 20 ou 30 km, on peut se retrouver à 4000 m d’altitude, voir plus. Après être redescendu en ville, je m’arrête à un restaurant pour déjeuner puis je me rends à la Piejola un bar pour boire un terramoto (tremblement de terre). C’est une spécialité locale composée d’une boule de sorbet à l’ananas, du vin blanc et du pisco, l’eau de vie locale. C’est du costaud, avec le froid de la glace, je ne m’en suis pas rendu compte de suite, mais, lorsque je me suis levé de ma chaise, j’ai compris pourquoi ce nom. Il me reste 5 km pour rentré et il fait 30° à l’ombre. Arrivé à l’hôtel, je me suis allongé pour 2 h, et en me relevant j’avais encore les jambes lourdes pour aller faire quelques courses.

Mercredi 3 janvier 2018 (J140) Ce matin, je me lève à 9 h 45. De puis que je suis parti, je crois que c’est la première fois que je me lève si tard. Je me dépêche d’aller déjeuner, car normalement la limite est 9 h 30, malgré tout on m’accepte tout en me rappelant les horaires. Après, je cherche sur internet le moyen de rejoindre l’aéroport. Je dois y être pour 7 h 30, mon vol étant à 9 h 30. Je pensais prendre le métro puis le bus, mais le métro ne fonctionne pas la nuit. Je me rabats sur un transfert collectif. Je trouve le site, hélas mon N° de téléphone n’est pas accepté. En dernier recoure, je demande à la réception de l’hôtel qui fait ma réservation. Il ne me reste plus qu’à espérer que demain je me réveille à l’heure. Ce soir je ne mettrai pas mes bouchons d’oreilles que je puisse entendre la sonnerie du téléphone. Enfin, je rentre à pied. Je m’arrête en route pour déjeuner. Je trouve sur mon chemin un restaurant pas très cher qui me propose un menu du jour avec entrée, plat, dessert et boisson. Ici la boisson, c’est un jus de fruits maison, ça change des pepsis et autres boissons du même genre. À 16 h 10, je suis arrivé à l’hôtel, je prends une douche puis je fais une lessive ainsi, je partirai avec du linge propre. Pour finir, je fais une estimation approximative de ce que me coûtera ma semaine sur l’île de Pâques. Conclusion, je vais changer 100 euros. De retour à l’hôtel, je mets mes comptes à jour puis je prépare mes sacs et vais dîner.
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Photos Santiago del Chile suite.







Jeudi 4 janvier 2018 (J141) Les Chiliens sont des couches tard et ils sont exubérants. J’ai mis du temps à m’endormir. À 5 h 30, le réveil sonne, à 5 h 45 je suis prêt. Je m’apprête à quitter l’hôtel au moment ou le chauffeur sonne. À 7 h 15, je suis à l’aéroport. Je prends mon billet et vais en salle d’embarquement. Mon vol est prévu pour 9 h 30. Au bout d’un bon moment d’attente, un couple avec leurs 2 enfants s’assoit à côté de moi, je m’aperçois qu’ils parlent français. Je leur demande s'ils sont Français et surprise, ils sont de Lons-le-Saunier. Ça fait 4 ans qu’ils travaillent comme enseignant à Tahiti.



Arrivée sur l’île, il faut passer prendre son ticket permettant l’accès à l’ensemble des sites durant 10 jours. À l’office du tourisme de Santiago, on m’avait donné une brochure indiquant un tarif de 30 000 pesos. À l’arrivée le coût est de 54 000 soit environ 74,50 euros. Dans mon budget prévisionnel, j’avais prévu de payer l’hôtel par carte bancaire, ils n’acceptent que des espèces. Je me rends à la banque pour effectuer un retrait avec ma carte. L’état chilien me le facture 5000 pesos. Je crois que mon escapade va me revenir cher. Petite satisfaction quand même, j’ai une chambre avec un grand lit et une salle de bain privative pour moi tout seul. Ça fait bien longtemps que ça ne m’était plus arrivé. Une fois installé, je pars visiter la ville.



Il y a environ 3 800 habitants. J’en ai vite fait le tour. En passant devant un voyagiste, je vois qu’il propose un tour de l’île à la journée pour demain. Je prends un billet. Après je vais un peu à l’extérieur au bord de l’océan voir quelques statues Moai. En revenant, je vois un banc qui me tend les bras. Je m’y installe pour un bon moment. Il faut dire qu’avec le décalage horaire de 2 h ma journée est particulièrement longue, mais ça à un avantage : depuis que j’ai quitté la France, j’ai rajeuni de 6 h
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encore des Moais
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Vendredi 5 janvier 2018 (J142) Le mini bus passe me prendre à l’hôtel un peu après 9 h 30. Je suis le premier client de la tournée de ramassage. Au total, nous sommes 8. durant toute la journée, nous faisons le tour de l’île et nous nous arrêtons pour admirer les moais. Le guide comme partout ailleurs délivre ses explications en anglais et en Espagnole et comme d’habitude, je ne comprends rien ou si peu. Il faut savoir que l’accent est encore différent. Bien sûr j’avais déjà vu des photos et des documentaires à la télé, mais en vrai c’est encore mieux, car on voit tout le cadre tandis que les photos ou les films sont forcement réducteur. A moins de faire le voyage vous-même, il faudra vous contenter de mes photos. Nous terminons cette journée par la plage et la baignade. C’est la première fois que je me baigne vraiment depuis que je suis parti et c’est la première fois de ma vie que je nage dans l’océan Pacifique. Un vrai coin de paradis. À 17 h nous sommes de retour. Rien que pour cette journée, je ne regrette pas ce crochet.
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plein de moais
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quelques paysages
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Samedi 6 janvier 2018 (J143) Ma nuit a été mouvementée. Vers 22 h 30, je suis réveillé par de la musique. Je ne sais pas d’où ça vient, mais c’est fort. Une demie-heure plus tard, n’arrivant pas à retrouver le sommeil, je me lève et vais voir ce qui se passe. Ce sont 8 jeunes qui ont investi les lieux avec la complicité du taulier. Ils préparent un assado en écoutant de la musique et en jouant aux cartes. Ils me proposent de me joindre à eux. Que faire ? De toute façon si je retourne dans ma chambre je ne dormirai pas. Je me joins donc à eux. Je discute un peu avec l’un d’entre eux. Il a 38 ans et est célibataire. Il est originaire de la Serena un peut plus au nord que Santiago, il travaille dans une pâtisserie. Je suis invité à jouer avec eux. Je connais ce jeu, mais je ne rappelle plus le nom. Chaque joueur à 8 cartes le premier dépose une carte, le suivant doit mettre une carte soit de la même couleur soit de la même valeur. S’il ne peut pas, il tire une carte dans la pioche, s’il a une mauvaise pioche, il passe son tour. Le gagnant est celui qui a posé toutes ses cartes le premier. Cependant ici ils ont un jeu de cartes spécial. Il y a 4 couleurs bleu, vert, rouge et jaune et pas de cartes habillées, mais des cartes spéciales. Des jokers (je ne sais pas combien) qui permettent de changer la couleur par celui qui le pose, des changements de sens, ses cartes permettent d’inverser le sens de rotation du jeu, des sauts, avec celle-ci le joueur suivant doit passer et son tour, des pioches obligatoires celui qui pose une telle carte oblige le suivant à piocher le nombre de cartes indiqué à moins qu’il ait une carte similaire. Dans ce cas, c’est le prochain qui devra piocher le total indiqué sur les 2. Je ne sais pas combien il y a de ses cartes dans le jeu. Pendant je jeu, je suis à côté d’un jeune de 26 ans qui est originaire d’ici et est guide sur l’île. Il me donne quelques renseignements sur ce qu’il y a à visiter. Je lui explique que j’ai fait une visite aujourd’hui et lui montre sur la carte. Il me propose de m’emmener faire un autre tour et me montre où. Son tarif est cher et ne comprend pas la location du véhicule, mais il m’explique que par rapport à ce que j’ai fait, je suis seul avec lui et qu’il prend le temps d’expliquer. Ensuite, il me donne quelques informations. La fabrication des moaî s’est étendue sur 8 siècles à partir de l’an 900. Je pensais que c’était plus ancien, comme les menhirs. Il y a environ 800 moaïs sur l’île soit un par année. 400 d’entre eux sont disposés le long de la côte, les autres sont sur le site de Rano Raraku que j’ai vu ce matin. Il y a aussi un au centre de l’île : le site de Ahu Akivi. Enfin, il m’explique que sur le site de Orongo, se tenait chaque année ( périodicité à vérifier) l’élection du roi. En fait, c’était plus une compétition qu’une élection. Les prétendants au poste devaient descendre la falaise, nager, chercher un œuf sur l’île d’en face et le ramener. Le premier arrivé était proclamé roi. On aurait pu faire comme ça chez nous, mais vu l’âge des candidats, le résultat aurait sans doute été le même. Enfin, l’assado est cuit. J’en mange un peu avec du riz. Après chacun part. Je retourne me coucher, il est 2 h 15. A 9h je me lève et prends mon petit déjeuner. Ensuite, après avoir examiné la carte de près, et vu le temps dont je dispose, je décide que j’irai voir les sites restant à pied, mais, pas aujourd’hui, je retourne me coucher jusqu’à 10 h 30, mais je somnole. J’écris ces lignes puis je m’allonge à nouveau et je continue de me reposer jusqu’à 14 h 30. Ma résolution de tout à l’heure n’est plus d’actualité. Je me prépare et je vais déjeuner dans un restaurant avant de partir en randonnée pour le site de Orongo.

C’est là que se passaient les épreuves pour devenir roi. J’ai la confirmation que c’était bien tous les ans et c’était les chefs des différentes tribus qui concouraient. L’île est située à 1400 m de la côte, c’est un espace où les oiseaux migrateurs s’arrêtent et pondent leurs œufs.

Je me suis arrêté aussi au belvédère du volcan Rano Kau

et aux grottes de Ana Kai Tangata.

Au total, j’ai parcouru 11,900 km avec 342 m de dénivelé positif. À mon retour, je m’arrête à la supérette du coin pour mes courses. En rentrant, je fais une lessive.
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Dimanche 7 janvier 2018 (J144) Il pleut ce matin. Comme c’est dimanche et qu’il ne fait pas beau, je vais à la messe. Je n’y comprends rien. Le prêtre a un chapeau en plumes blanches pour célébrer. Un orchestre composé d’instruments à cordes ressemblant à des guitares, d’accordéon, d’un tambour et d’une mâchoire de vache anime la cérémonie. Les fidèles chantent, frappent dans leurs mains. Ça n’a rien à voir avec les célébrations chez nous. A la fin de l’office, il y a un pot j’y vais. Je ne sais pas ce que j’ai bu. C’est chaud et à la couleur d’un thé, mais pas le goût, c’est servi avec un petit pain. Ce n’est pas mauvais. Je rentre à l’hôtel sous le soleil, mais le temps se remet au gris et à la pluie. J’en profite pour prendre cette journée de repos.
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Lundi 8 janvier 2018 (J145) Ce matin, le temps est toujours gris, mais n’a pas l’air à la pluie. J’en profite pour aller randonner à la journée. Je pars le long de la côte puis je monte au point culminant de l’île, le Terevaka à 511 m. Je visite en passant divers sites 3 cavernes de lave. Je fais même un peu de spéléologie dans l’une d’elles, Ana O Hoka. Un enfant et son père sont arrivés en même temps que moi, ils connaissaient le lieu. Je les ai vu descendre, j’ai suivi, nous sommes ressorties un peu plus loin. J’ai également vu le site de Ahu Akivi, le seul endroit où il y a des moaïs à l’intérieur des terres. J’ai fait 28,400 km avec 586 m de dénivelé positif en 7 h 15, arrêts compris. En rentrant, j’ai les pieds et les jambes lourds. Je pense que je vais bien dormir.
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Mardi 9 janvier 2018 (J146) Une fois prêt, je pars visiter le site de Vinapu.

Ce n’est pas très loin, 12 km aller et retour avec 185 m de dénivelé. La particularité de ce site, c’est la présence d’un mur construit à la manière des Incas, les joints étant ajustés avec une extrême précision.

De retour, je m’arrête au village pour faire quelques courses et prendre mon déjeuner dans une pizzeria. Ensuite, je rentre à l’hôtel et après une douche, je fait la sieste. En fin d’après-midi, lorsque le soleil n’est plus trop violent, je vais me baigner.

Mercredi 10 janvier 2018 (J147) Aujourd’hui, je comptais aller à la plage. En me levant, le ciel est gris et peu de temps après, il pleut. C’est assez courant ici, d’habitude le soleil revient rapidement. Ça n’est pas le cas ce matin, les ondés se suivent alternant avec des nuages menaçants. Vers 11 h le ciel n’est plus menaçant, je pars visiter le Jardin botanique.

Au retour, je prends mon repas à un restaurant puis je rentre pour une sieste. Ce soir, je vais au spectacle présentant les danses et musiques traditionnelles de l’île. C’est la première fois depuis que je suis parti que je fais une sortie nocturne. Je prends des photos et je filme pour avoir la musique.

À mon retour, je m’aperçois qu’il n’y a pas de son sur mes films. Je ne comprends pas pourquoi, car en faisant un essai dans ma chambre, ça fonctionne. Peut-être que l’intensité de la musique était trop forte ? En tout cas je suis déçu, pas du spectacle, mais de mes films.

Jeudi 11 janvier 2018 (J148) C’est le retour à Santiago. Même si cette semaine a été onéreuse, je ne la regrette pas. Je pensais que ce serait des vacances au milieu de mon voyage. Certes, je me suis reposé, mais j’ai aussi bien marché. Ce matin, je me lève à 8 h pour préparer mon sac et sortir mes affaires de la chambre afin de la libérer pour la femme de chambre qui fait le ménage à 8 h 30. aujourd’hui, il n’y à pas d’électricité. Je sors donc toutes mes affaires sur la terrasse pour refaire mon sac. Puis je prends mon petit déjeuner. Ensuite, j’attends pour aller à l’aéroport. Le décollage est pour 12 h 05. J’arrive à Santiago à 18 h, il me reste encore une bonne heure pour retrouver mon hôtel.
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Retour en Argentine vendredi 12 janvier 2018 (J149) Je n’ai pas passé une bonne nuit peut-être à cause du décalage horaire ou alors parce que j’ai trop travaillé sur la tablette hier soir. J’en en effet profité de la bonne connexion wifi pour me mettre à jour. Ce matin, je me lève à 7 h 30 pour prendre mon bus à 9 h 30. Le temps de trouver, j’arrive avec 20 min d’avance. Le départ est ponctuel. La route qui mène à Mendoza est belle, elle passe au pied de l’Aconcagua le plus haut sommet des Andes qui culmine à 6 962 m. Les lacets sont impressionnants, mais, maintenant, il y a un tunnel, on ne grimpe donc pas très haut. Ça n’a pas empêché le bus de tomber en panne. Une courroie a cassé. Heureusement, il y en avait de rechange, mais ça a pris du temps pour la changer. Ensuite, arrivé à la douane l’équipage est revenu sur la réparation certainement pour l’améliorer. Puis il a fallu passer la douane.



Les douaniers étaient très méticuleux ce qui nous a valu de nouvelles attentes pour la vérification des identités, la vérification des bagages à main et enfin le déchargement des bagages de soute et leurs passages au scanner. Au total nous sommes restés 2 h sur place. Une fois toutes ses formalités accomplies, nous repartons, mais, pas pour longtemps, 2 min. Un enfant a perdu sa tablette, il faut la retrouver, c’est encore ½h d’arrêt. Cette fois c’est la bonne, nous arrivons à Mendoza avec 3/4 h de retard, soit 18 h 15 et après avoir essuyé une belle averse avec grêle. Je suis surpris d’avoir si peu de retard. Maintenant que j’ai mes cartes sur le smartphone, plus besoin de passer par la case office du tourisme, je me rends directement à l’hôtel que j’ai réservé hier soir. Je m’installe, prends une visite de caves pour demain après-midi puis je vais dîner au restaurant.
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Samedi 13 janvier 2018 (J150) La nuit a été bruyante : musique une bonne partie de la nuit et orage, je me suis fait bouffer par les moustiques, la clim annoncée se résume à un ventilateur que j’ai arrêté, car mon lit est juste dessous, du coup la température était très élevée. Tout ça a fait que je n’ai pas très bien dormi, à tel point qu’après avoir pris mon petit déjeuner, je suis retourné me coucher jusqu’à midi. L’après-midi, je l’ai consacré à la visite de caves, 3 caves, avec à chaque fois une dégustation de 3 vins différents. A part la dernière visite, les vins proposés à la dégustation n’étaient pas fameux. La visite d’une manufacture semi-artisanale d’huile d’olive était également au programme. Mendoza est dans une zone désertique au pied de la cordillère des Andes, même s’il ne pleut pas beaucoup, les torrents venant des montagnes permettent l’irrigation et donc la culture. Ici les vignes ont du soleil et sont arrosées. Il fait tellement chaud que les vendanges se font de nuit pour éviter que le raisin ne fermente durant la cueillette. Durant cette visite, j’ai rencontré une famille de Saint Vit. Le mari n’a pas eu de chance à Valparaiso, il ‘est fait voler son sac à dos avec son argent et ces papiers. Il faut dire qu’il n’a pas été très prudent, il c’est endormis sur un banc, son sac avec lui, il est d’origine belge ceci explique peu être cela. Mais il m’a expliqué qu’au poste de police, il y avait beaucoup de monde qui était victime de vol. Je crois que j’ai eu beaucoup de chance l’autre jour.
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Dimanche 14 janvier 2018 (J151) Levé à 9 h, après avoir déjeuné, je pars à la station de bus prendre mon billet pour Cordoba. Ensuite, je fais un tour de ville et je mange sur le marché. La ville n’est pas attrayante. Le centre-ville est constitué de 4 places carrées inscrites aux 4 coins d’un carré plus grand. Au centre de ce grand carré se tient la place de l’indépendance plus grande que les autres, c’est le centre de la ville. J’ai vu également une plaque commémorative sur laquelle sont inscrits les noms des victimes de Mendoza des 12 ans de dictature (1971-1983). Il y a un enfant de 12 ans, des adolescents de 15, 17, 19 ans et beaucoup de jeunes hommes et femmes. Je comprends mieux la réaction des Argentins lors de la disparition de Maldonado. En rentrant, je mets mes photos à jour et je réserve un hôtel sur Cordoba. Une fois la réservation terminée, je réalise que j’aurais pu chercher un airbnb. Depuis le temps que je passe dans des lieux reculés, j’ai perdu le reflex.
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Lundi 15 janvier 2018 (J152) Encore une mauvaise nuit. De la musique jusqu’à environ 4 h ce matin, des résidents qui claquent les portes, qui parlent fort, qui rient aux éclats. De tout mon voyage, c’est la première fois que je tombe sur un établissement qui n’impose pas un minimum de discipline. Ce matin, je me lève à 6 h pour être au bus de 8 h. Direction Cordoba. 11 h de bus, j’ai le temps de récupérer de ma nuit. Le bus n’est pas direct ce qui explique la duré du voyage. Nous passons par San Luis, Villa Mercedes, Rio Carto, soit 684 km au lieu de 596 km. En cours de voyage, je m’aperçois que j’ai oublié le câble et le chargeur de mes matériels électronique. Je suis bon pour en acheter en arrivant. J’en trouve un sur mon parcours pour me rendre à l’hôtel .Mon hôtel est en plein centre-ville. Il à l’air d’être tranquille, j’espère qu’il le sera effectivement. En traversant la ville, j’ai un premier aperçu positif, ce n’avait pas été le cas pour Mendoza. Mardi 16 janvier 2018 (J153) Mon jugement d’hier sur la ville et mon auberge de jeunesse s’est avéré bon. Je me suis levé à 9 h, j’ai pris mon petit déjeuner puis je suis partis en ville pour régler les affaires courantes. Tout d’abord trouver le point d’information touristique. Ç’a été un peu le jeu de piste. À chaque fois que je demandais à quelqu’un, j’avais une réponse différente. Au bout d’un moment, j’ai fini par le trouver. Ensuite, je suis allé changer de l’argent. Avec l’inflation galopante qu’il y a en Argentine, j’ai eu 2,40 pesos de plus par euros que lors de mon premier change il y a 4 mois. Après ça, je suis allé au terminal de bus pour acheter mon billet pour la suite de mon voyage et je me suis renseigné pour aller voir l’estancia jésuite de Santa Catalina. Je suis retourné à l’hôtel après avoir déjeuné pour faire une sieste. L’après-midi vers 15 h 30 après les grosses chaleurs, je suis allé en ville pour visiter la Manzana jesuita, la cathédrale et l’église de l’ordre des Capucins. C’est une église de style gothique, mais elle a été construite dans le 1er 1/3 du 20e siècle, elle est en béton et imite la pierre. J’ai toujours du mal à me faire à l’idée que je suis sur le Nouveau Monde et que son histoire est récente. Malgré tout, cette ville a du cachet du moins le centre historique. Pour moi, c’est certainement la plus belle que j’aie vu avec Buenos Aires. C’est impressionnant le nombre d’églises, de chapelles et de couvents qu’il peut y avoir ici, dans le centre, il y pratiquement un édifice religieux à chaque coin de rue et ils sont en activité. Pour finir, je me suis acheté une chemise légère, mais à manche longue, afin de me protège des moustiques et et du soleil qui est de plus en plus fort au fur et à mesure que je remonte au nord. De retour à l’hôtel, je rencontre 2 jeunes, lui Anglais et elle australienne. On entame une conversation, ce n’est pas facile, mais on arrive tout de même à échanger. Ils sont surpris et en admiration de me voir voyager comme ça à mon âge. Ils espèrent pouvoir en faire autant, ils n’ont que 24 ans.
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Voila trois pages de photos de Cordoba. Vous remarquerez que sur la carte de l'Europe Dole est mentionné.
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quelques vues des édifices religieux de la ville puis l'église de l'ordre des capucins.
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la visite de Cordoba se termine ici, vous êtes invité à prendre place dans votre bus pour une nouvelle étape.
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Mercredi 17 janvier 2018 (J154) 5 mois de passé. Je commence à ressentir de la lassitude surtout lorsque le temps est mauvais ou que ça ne se passe pas très bien. Par exemple à puerto Varas ou j’ai passé un Noël de merde du coup je suis remonté directement sur Santiago alors qu’il y avait des lieux intéressants à voir entre les deux. heureusement, il y a des points que je ne vœux absolument pas rater donc je continue. Hier, je me suis acheté une chemise pour me protéger du soleil et bien ce matin au réveil, il pleut. Ça ne m’empêche pas de partir pour visiter l’estancia Santa Catalina qui est à environ 70 km au nord de Cordoba. Je vais en bus jusqu’à Jésus Maria et je fini avec une remise, c’est comme un taxi, mais moins cher. Arrivé sur place, j’ai la mauvaise surprise de ne pouvoir visiter que l’église.

Le reste est fermé de janvier à mars. Cette estancia est privée, elle appartient à la même famille depuis 300 ans. Sa superficie est supérieure à la Belgique. Les jésuites avaient construit autour de Cordoba toute une série d’estancias pour subvenir à leurs besoins. En rentrant à Jésus Maria, je me suis rabattu sur l’estancia de Caroya qui abrite un musée. Il était interdit de faire des photos, je n’ai pas respecté la consigne. Ensuite, j’ai déjeuné puis je suis rentré à Cordoba. Entre temps, le soleil est revenu. Je n’ai pas eu de pluie. En discutant avec le chauffeur de la remise, j’apprends qu’il a 72 ans, qu’il est à la retraite depuis l’âge de 65 ans, mais qu’il est obligé de travailler, car sa retraite ne lui permet pas de vivre. En écrivant ses lignes j’ai revu hanck le hollandais avec qui j’ai passé quelques jours avec Paul et Winny. Il vient d’arriver. Nous discutons un peu, mais il est pressé, il va voir un match de foot.
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Jeudi 18 janvier 2018 (J155) Je suis debout à 5 h 30 et à 6 h, je suis en route pour le terminal. J’y arrive ½ h plus tard pour mon bus à 7 h et en regardant on billet, je m’aperçois que je me suis trompé d’une demie heure. Mon bus est à 7 h 30. j’arrive à La Rioya à 15 h 15. Je n’ai pas d’hôtel de retenu. Je suis venu ici pour visiter la vallée de la Luna, mais, je ne sais pas très bien comment m’y rendre, c’est pourquoi je n’ai rien retenu. Je me rends donc à l’office du tourisme et j’explique le but de mon voyage. J’apprends comment me rendre sur ce site, j’irai demain matin par le bus de Valle Union et je rentrerais dans l’après-midi. La secrétaire de l’office me trouve un hôtel, après avoi

r acheté mes billets pour demain, je m’y rends. 4 km à pieds par une chaleur torride. En arrivant je me douche et fais une lessive. Ça ne devrait pas mettre bien longtemps à sécher. Je demande au propriétaire où je peux aller manger, car je n’ai rien dans le ventre. À cette heure, tout est fermé, les gens font la sieste. Je devrais attendre 21 h. Le paysage a changé, le long de la route, j’ai vu mes premiers cactus.

Vendredi 19 janvier 2018 (J156) Ce matin, je me lève à 5 h 15 pour prendre le bus de7h afin de visiter le canyon de Talampaya classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. C’est 6 h 40 de bus aller et retour plus 3 h de visite en bus 4x4. Et dire que certains pensent que je me la coule douce ! En allant à pied au terminal de bus, je m’aperçois que je n’ai plus mes billets de bus acheté la veille. Je suis bon pour en reprendre d’autres. Le site de Talampaya est grandiose, la gorge est bordée de falaise rouge de 250 m de hauteur, le défilé à une largeur de 300 m.



Le parque national à une superficie de 225 000 ha. Cette place a été habitée par des dinosaures, un petit parcours montre des répliques de ces bestioles. Plus tard se sont des humains qui ont occupé les lieux, ils ne l’ont pas respecté et ont fait des graffitis sur la roche, se sont des pétrogriphes.



Maintenant, il est formellement interdit d’en faire autant. Le guide nous a demandé de crier tous ensemble, nous avons entendu 4 fois l’écho. Les 2 premiers étaient très nets, le 3e plus difficilement audible, moi je n’ai pas entendu le 4e. Au milieu de la visite, on nous a servi une boisson fraîche, vin et jus de fruits accompagné de quelques amuse-gueules. Au retour, j’ai mangé mon sandwich puis, comme il me restait 2 h à attendre mon bus de retour, je suis allé faire un petit tour dans le désert avec une température d’environ 45 ° au soleil, car ici la seule ombre qui soi, c’est la mienne et c’est très difficile de s’abriter du soleil sous sa propre ombre. Au bout d’un moment, je m’aperçois que je n’entends que du silence. Je crois que c’est la première fois de ma vie que je me trouve dans un lieu en l’absence de tout bruit. L’année dernière, j’avais bien passé une nuit dans le désert Iranien, mais c’était en groupe. A Dole, même en plein milieu de la forêt de chaux, il y toujours un bruit de véhicule au loin ou le son d’une cloche. Ici, rien. Pas d’aboiement de chien, pas de moteur de voiture, pas de musique, pas de cloches, pas de conversation, pas d’internet rien, que le bruit que je fais en marchant. Je m’arrête donc pour profiter de ce moment unique. Je suis de retour à La Rioja à 19 h 20. En arrivant au terminal, je me renseigne sur les horaires de bus et les prix pour aller à Tucuman. Il y a un bus à 8 h. Je vais devoir une nouvelle fois me lever tôt. Je ne peux pas prendre mon billet, je n’ai pas assez d’argent sur moi. Ce n’est pas plus mal, au moins je ne le perdrai pas. De retour à l’auberge, le patron m’annonce que l’internet ne fonctionne pas, je ne pourrai pas réserver de chambre sur Tucuman. Il me demande si je vais voir la vallée de la Luna demain, je lui dis que non puis je me ravise. Il me donne l’adresse d’une agence de voyages. Je vais les voir : vraiment trop cher. Je retourne diner ou j’étais allé hier puis je rentre à l’hôtel. Le patron me demande si j’ai pris l’excursion pour demain. Quand je lui ai dit le prix, il n’en revenait pas. Deux Argentins sont à l’hôtel ce soir, ils parlent français. On discute un peu, mes cheveux blancs les intriguent, ils me demandent mon âge. Ils sont étonnés de voir tout ce que j’ai parcouru et visité. Ils aimeraient bien en faire autant, mais ne s’en sentent pas le courage. Ils ont 29 ans. Le temps de rédiger mon tableau des km parcourus, de tenir mes comptes et de me doucher, il est minuit lorsque je me couche.
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Talampaya : d'autres photos
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Talampaya : toujours
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Talampaya quelques reproduction de dinosaures ayant vécu ici ainsi que quelques photos de la végétation de se désert. Après on quitte cette région.
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Samedi 20 janvier 2018 (J157) 6 h le réveil fait son office. Je me lève, finis de préparer mon sac puis, je prends le chemin du terminal après avoir déjeuné. Le ciel est bien noir, j’espère ne pas avoir de pluie. Ce serait le comble qu’il se mette à pleuvoir ici ou il doit tomber environ 50 mm de pluie par an. Et bien si, il ce met à pleuvoir, mais, seulement 4 gouttes, le sol n’est pas mouillé. J’y suis à 7 h 30. J’ai le temps pour prendre mon billet et changer mes chaussures de marche pour mes crocs. J’ai effectivement largement le temps. Je n’ai pas de billets pour le bus de 8 h, il doit être complet. Je me résigne donc à prendre celui de 14 h. 6 h d’attente. Ça fait longtemps que je n’avais plus attendu. Je passe le temps à regarder les gens autour de moi. Un homme âgé porte une tunique en toile sur laquelle six poches rondes sont cousues, 3 devants et 3 derrières contenant chacune un thermos. Il déambule dans le hall de la gare routière pendant quelques heures en cherchant à vendre des verres de café au lait. Ici, les jeunes enfants ont les mêmes envies d’attraper les pigeons et les pigeons les mêmes reflex de s’envoler à leurs approches que chez nous. Par contre, les parents sont moins tatillons que nous sur l’hygiène. Un bambin qui marche tout juste à trouvé un verre en plastique qui trainait par terre, il s’amuse avec, le porte à la bouche en toute impunité. Je continue à m’occuper en rédigeant mon pouvoir pour l’assemblée générale de dolavélo, mais, n’ayant pas de connexion, je ne peux pas l’expédier. On verra plus tard. Midi arrive, je vais me prendre un sandwich. Enfin, je monte dans le bus pour 6 h 25 de route et 383 km. En descendant du bus, je sens une brulure au niveau de l’aine droite. Arrivé à l’hôtel qui est juste en face du terminal, je constate une rougeur due à un frottement. Je ne vois pas très bien comment c’est arrivé vu que je suis resté assis. J’espère que la nuit va régler ce problème.
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Nord ouest Argentin (NOA) Dimanche 21 janvier 2018 (J158) Le problème de frottements a disparu par contre, est apparu un mal de dents. Du coup, je poursuis ma route jusqu’à Salta et j’essaierai de trouver un dentiste là-bas. J’arrive à Salta à 17 h 15. A 18 h, je suis installé et j’essaie de téléphoner à mon assurance. Je n’ai pas de réseau. Pas moyen d’appeler. Je ne sais pas comment faire. La douleur est supportable, mais si je ne fais rien, elle risque de s’amplifier. Lundi 22 janvier 2018 (J159) Aujourd’hui, je suis passé à l’office du tourisme pour demander un plan ainsi que les lieux et excursions à faire puis, à l’agence téléphonique qui relais les appel de Free, pour tenter de régler mon problème de connexion. L’opérateur a fait plusieurs tentatives sans arriver à un résultat positif. Ensuite, je suis allé au consulat de France qu’il appelle mon assurance et que je règle mon problème de dent. Les bureaux du consulat sont dans un restaurant ! Le consul m’a reçu dans son bureau à l’arrière de la salle de restaurant. Après lui avoir expliqué mon souci de dent et de téléphone. Il me dit que je dois appeler mon assurance. Après lui avoir répété plusieurs fois que j’étais en panne de téléphone, il a fini par appeler lui-même. L’assurance me propose 3 options : aller à l’hôpital où ils ont un contrat aller à une clinique où ils ont également un contrat aller chez un dentiste et me faire rembourser à mon retour. Le consul me déconseille la première solution, il appelle la clinique. Celle-ci n’a pas de service dentaire. Il ne me reste donc plus que la dernière solution. Je quitte le consulat vers 13 h et je vais changer quelques centaines d’euros avant d’aller déjeuner. C’est la première fois depuis que j’ai quitté la France que je mange du bon pain. J’ai été surpris par le goût, j’ai regardé sa texture, c’était une baguette comme chez nous, du coup j’en ai redemandé. Ensuite, ne sachant où trouver un dentiste, je vais tout de même à l’hôpital. Ce n’est effectivement pas facile cependant, un patient m’indique un cabinet dentaire pas très loin. Je n��y rends et sur le chemin, j’en vois un. Je rentre, j’explique mon cas, le dentiste me prend au bout de quelques minutes d’attente. Après un examen buccal, une radio de la zone douloureuse, il ne trouve rien. Pour la radio, il me fait enfiler un tablier de protection contre les rayons X. Il m’explique que ce sont les nerfs des gencives qui sont irrités. Il me dit qu’en dormant, je frotte les mâchoires ce qui fait bouger les dents plus que la normale et que ça irrite la gencive. Ce n’est donc pas grave, mais, comment faire pour ne plus frotter des dents la nuit ? Je finis ma journée en montant au cerro San Bernardo par les escaliers 1090 marches 250 m de dénivelés. De là-haut, j’ai une belle vue sur la ville de Salta. Ce soir je me suis fait à manger une soupe en sachet puis je suis allé chez le glacier au coin de la rue et me suis offert une glace à 3 boules. De retour à l’hôtel, j’ai fait la lessive de mes chaussettes et de mon tee-short avant de me coucher.
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Mardi 23 janvier 2018 (J160) C’est journée de repos. Ce matin, je prépare et envoie mes documents à expédier à ma liste de contacts puis je vais déjeuner. Cet après-midi, j’attends Juan Carlos, c’est lui qui m’avait conduit à Fos-sur-Mer pour prendre le cargo. Nous passons 1 h 30 ensemble. Il ne peut pas me recevoir chez lui, car il est en travaux et l’eau est coupée. J’avais libéré ma chambre, je demande si je peux prolonger d’une nuit, hélas, l’hôtel est complet. J’en trouve un autre pour 2 nuits. Juan m’y conduit.

Mercredi 24 janvier 2018 (J161) Ce matin, il y a de l’orage. J’avais prévu de visiter la ville. Je modifie mon planning et vais voir le marché artisanal, mais, comme il est à 3.5 km de l’hôtel, j’ai quand même le temps de bien me faire mouiller malgré ma cape. En fin de matinée, le ciel reste couvert, mais il ne pleut plus. Je retourne au centre-ville plaza del España par les rues piétonnes. La cathédrale est ouverte, j’en profite pour voir l’intérieur puis je vais voir l’église du couvant San Bernardo. Il est l’heure de manger. Après midi, je vais prendre mon billet de bus pour Cayafate puis je visite el Museo Archéologia de Alta Montaña MAAM. C’est ici que sont conservées les momies de 3 enfants incas retrouvés dans des sépultures sur les flancs du volcan Llullaillaco. Ne pouvant prendre de photos à l’intérieur du musée, je prends en rentrant les photos du prospectus. Avec toutes ses photos et explications, je vais avoir du travail de traduction à mon retour de voyage ! Ensuite, je rentre à l’hôtel. Il est environ 17 h lorsque j’arrive, j’ai la tête lourde, je suis fatigué et j’ai toujours mal à la gencive. Hier aussi, j’étais dans cet état. Je ne sais pas ce que c’est, j’espère que la forme va revenir rapidement.
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Jeudi 25 janvier 2018 (J162) Voilà plusieurs nuits que mon mal de dents perturbe sérieusement mes nuits malgré la prise d’un antalgique chaque soir. J’espère que ça finira par passer. Dans la journée, c’est supportable, mais arrivé le soir, une fois allongé, ça me lance violemment. Ce matin je me lève à 8 h pour prendre mon bus à 10 h 30, j’arrive à Cayafate 4 h plus tard. Je me cherche un logement. Ce n’est pas très difficile, il y a l’embarras du choix. Je vais manger puis faire quelques courses ensuite, je règle quelques problèmes par mails.

Vendredi 26 janvier 2018 (J163) Cette nuit en plus des dents, j’ai eu droit aux moustiques. Je me lève à 8 h 30 et je prends mon petit déjeuner. J’envisage d’aller faire la randonnée des 7 cascades du Rio Colorado. À la table d’à côté, un Français et un couple d’Argentins de Buenos Aires discutent. Le français explique qu’il a fait une partie de cette rando hier. Le couple semble vouloir la faire également ce matin. Je me mêle à la conversation et après avoir décrit mon voyage, nous décidons d’y aller ensemble et de partager les frais de taxi pour nous y rendre. Une fois sur place nous prenons un guide et deux jeunes filles se joignent à nous. La randonnée est extrêmement difficile. Nous devons passer le torrent à gué plusieurs fois en sautant de rocher à rocher qui sont glissants.pour franchir l’un des gué, nous avons de l’eau jusqu’au genou. Bien sur mes chaussures on prit l’eau. Nous avons plusieurs passages d’escalade vertigineux, nous passons sous des blocs de rocher à un endroit l’espace est tellement étroit que nous devons poser nos sacs à dos et les jeter un peut plus haut. Nous avons parcouru 6,300 km en 5 h 15, arrêts photo et casse-croûtes compris soit 3 h de marche pure avec 326 m de dénivelé. Je suis rentré bien fatiguer et le reste de l’expédition aussi. À notre retour, je demande à la fille du couple quelle est sa profession : elle est dentiste. Je lui explique mes ennuis dentaires. Bien sûr elle ne peut rien pour moi, néanmoins, elle me conseille sur la posologie d’antalgique à prendre. De retour a Cayafate, je vais prendre un billet pour aller demain matin visiter la Quebrada de Cayafate.
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encore un peut de photo avant de passer à la suite du vayage
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Samedi 27 janvier 2018 (J164) Le mal de dents est persistant, j’essayerai de trouver un dentiste avec l’aide de Juan. Je commence à envisager un retour anticipé. Cette solution ne m’enchante pas, mais je me vois mal continuer avec cette douleur. Ce matin, je me lève à 7 h 15 après une nuit chaotique. Je me rends pour 8 h à l’agence touristique pour aller voir la quebrada de Calfate. Finalement, on part avec 20 minutes de retard. Nous sommes un petit groupe de 5 personnes, 2 couples et moi. C’est extraordinaire, il y a des couches de sédiment de plusieurs couleurs. Ce phénomène géologique vient du fait que le lieu était recouvert par la mer. Sur le fond marin, c’est déposé des couches successives de sable qui sous la pression se sont agglomérées. Ensuite est apparue la formation des Andes. Ses couches ont remonté en se fracturant. Petit à petit durant des millénaires, l’érosion, sous l’action conjuguée de l’eau de pluie qui c’est infiltré dans ces failles, du vent et de l’amplitude thermique entre le jour et la nuit à donné ses formes étranges. Les différentes couleurs sont dues à la présence d’oxyde de cuivre pour le vert, de soufre pour le jaune, de zinc pour les gris. Heureusement que l’état argentin a classé ce site sinon les grands groupes industriels l’auraient exploité pour extraire ces éléments. En rentrant de cette excursion, je m’arrête au terminal pour prendre des billets de bus afin de me rendre aux ruines de Quilmes demain. Demain, c’est dimanche et il n’y a pas de bus par contre il y en a un qui part à 14 h le retour est à 19 h 40, il est 13 h, je prends un aller-retour. J’ai juste le temps de manger. Le bus me dépose au carrefour de la route qui mène au site. J’ai 5 km à faire à pied pour y arriver. Le temps est couvert, il pleut au loin. J’espère passer entre les gouttes, mais ce n’est pas gagner. Tout d’un coup, c’est l’orage qui éclate. Je sors ma cape de pluie quand un camping-car s’arrête. C’est un couple d’Autrichiens qui m’emmène au bout. J’ai de la chance. Arrivé sur place, il ne pleut plus, je visite le site puis je reviens au carrefour à pieds. Il est 18 h 10 lorsque j’arrive. J’ai 1 h ½ à attendre. Mais pourquoi, j’ai pris le retour ? Je pourrai faire du stop. Je m’en veux de ne pas y avoir pensé. Si ça ne marchait pas, j’avais la possibilité alors de prendre le billet dans le bus. Tant pis, je fais du stop, si ça marche je serais rentré plus tôt. Au bout de 10 min environ, je suis pris. Je m’en veux encore plus. Arrivé à Cayafate, je tente le coup et je vais au terminal demander le remboursement du billet que je n’ai pas utilisé. Je n’ai rien à perdre. J’ai bien fait, je suis remboursé. Décidément la chance est avec moi aujourd’hui. Je profite d’être au terminal pour voir les horaires de bus pour aller à Molinos. Il n’y en a pas, ils vont à un autre village et demain il n’y en a qu’un le soir. Ça ne m’intéresse pas. Je verrai demain ce que je fais, soit je fais du stop, soit je prends une journée de plus pour me reposer, car je suis vraiment fatigué de ses 2 journées intensives et des mauvaises nuits qui s’accumulent. Je rentre à l’hôtel en passant par les caves, mais il est trop tard, elles sont fermées. J’achète une bouteille de blanc pour donner à Juan qui doit m’héberger.
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toujours la quebrada
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et maintenant Quilmes
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Dimanche 28 janvier 2018 (J165) Ce matin, je me lève vers 9 h. Je reste une journée de plus ici pour me reposer. En revenant de déjeuner cet après-midi, l’hôtelière me demande si tout va bien. Je lui dis que j’ai mal à une dent. Elle me conseille d’aller l’hôpital, il y a une permanence dentaire.ni une ni deux j’y vais. Je vois un médecin, mais pas le dentiste. Je dois retourner demain à 8 h, cependant il me donne une ordonnance pour un antibiotique et je reçois une injection d’antalgique, tout cela sans qu’il m’ait examiné. Je lui demande comment il peut savoir que j’ai une infection alors qu’il ne m’a pas regardé. Il me répond que c’est parce que j’ai mauvaise haleine. Toute cette conversation se fait par l’intermédiaire du traducteur Google. Je ne sais pas combien de temps je vais devoir rester ici. En tout cas, je ne sais pas ce qu’il y avait dans la seringue, mais je n’ai plus mal. Ce soir, je rencontre un couple de vétérinaires qui passent quelque temps dans la région. Pour la n’ème fois, je raconte mon voyage en bateau puis le périple que j’ai faits et que je dois faire.

Lundi 29 janvier 2018 (J166) Voilà longtemps que je n’avais pas passé une bonne nuit comme celle-ci. Dommage que je doive me lever ci tôt , 7 h 15, mais je dois être à l’hôpital à 8 h. J’arrive à 7 h 50 à l’hosto. Je suis accompagné par le chien de l’hôtel qui depuis deux jours me suit à chacun de mes déplacements dans le village. Après avoir rempli le formulaire d’admission, un employé me conduit à la salle d’attente du dentiste. Il y a déjà un monde fou qui attend. Je crains y passer la matinée, voir une partie de l’après-midi. Eh bien non on me fait passer en priorité. La consultation est rapide. Le dentiste constate que ma dent couronnée (juste avant que je parte) bouge. Il m’explique que si elle bouge, c’est parce qu’il y a une infection. Il veut me prescrire un antibiotique, je lui montre l’ordonnance d’hier. Elle est bonne. Toute fois, il me précise que ce traitement est un traitement d’attente et que je devrais prendre rendez-vous à mon retour en France. Il estime que l’effet du traitement sera d’une durée de 1 à1,5 mois. Si la douleur reprend, il faudra le recommencer. En rentrant, je passe dans une rue en réfection, ils sont en train de la paver. Ici, pas de considération pour les riverains, la rue est décaissée sur toute sa longueur entre les trottoirs. Aucun véhicule ne peut accéder à son garage. Je suis de retour à l’hôtel à 9 h 15. Je demande à prendre mon petit déjeuner. Pendant qu’on me le prépare, je fais mon sac. Mon bus pour Angastaco est à 11 h. La route pour Angastaco est revêtue sur les 20 premiers kilomètres ensuite, les 52 derniers kilomètres, c’est de la piste de montagne. Le parcours est jalonné de petits villages de quelques maisons en pisé. Le bus s’arrête à la demande des passagers au pied de leurs portes ou à la croisée d’un chemin. Parfois une personne vient à la rencontre du bus, le chauffeur lui donne un colis. Ce bus semble être le seul lien qu’ont ces villageois avec le reste du monde. Il passe chaque jour sauf le dimanche. Une fois arrivé à Angastaco, je dois me rendre à Molinos. Il n’ a pas de bus qui assure la liaison entre les deux villages séparés d’environ 42 km. Je ne me fais pas trop de soucis, je trouverais bien une remise pour m’y conduire. Je n’ai pas eu à attendre longtemps à la descente du bus, une remise attendait le client. Il me demande 800 pesos pour faire le trajet. Il a déjà un client à bord, je lui fais remarquer et je demande à ce que la commission soit partagée. La personne ne va pas jusqu’à Molinos, sont trajet lui coûte 300 pesos il m’en demande demande donc 500. Après discussion, nous finissons par tomber d’accord sur 400 pesos. Avant de prendre le départ, le chauffeur fait le tour des hôtels et campings du village au cas ou il récupérerait des clients. C’est peine perdue, nous ne serons que deux passagers. La piste qui mène à Molinos longe un Rio, le traverse par des gués qui ne sont pas bétonnés. Heureusement que le véhicule est un pick-up 4 x 4, car la rivière haute. Nous franchissons un col, le paysage est aride, seules les berges de la rivière sont vertes. Arrivé à Molinos, je dois me trouver un logement. Mon application Maps.me m’indique un hôtel pas cher, je m’y rends, mais il affiche complet. La tenancière m’indique le camping, mais je n’ai pas de tente. Elle me dit qu’il y a des bungalows. J’y vais et j’ai cette fois une chambre pour moi tout seul. Les formalités effectuées et mes sacs déposés, je vais déjeuner. Il est bien temps, c’est 15 h. Je trouve un restaurant qui me sert un demi-poulet et une belle gamelle de salade avec œufs durs tomates patates raves rouges. À cette heure et vu la quantité je n’aurai pas besoin de dîner ce soir. En sortant, je cherche l’office du tourisme pour avoir les informations sur les horaires de bus afin de me rendre à Cachi demain. Je ne le trouve pas. Finalement, j’opte pour le poste de police qui me renseigne sur l’heure et le lieu de l’arrêt. Le bus part à 6 h du matin. Ce n’est vraiment pas des vacances.

Mardi 30 janvier 2018 (J167) Je viens de passer une nuit blanche. Ma dent me fait de plus en plus mal. Je me lève à 5 h pour prendre le bus de Cachi. Il part à 6 h, il fait nuit, nous avons 52 km de piste de montagne à parcourir. J’arrive à 8 h, j’ai vu le soleil se lever sur les sommets, superbe ! Arrivé à Cachi, je me trouve un hôtel. Malgré mon mal de dents, je fais un tour du village. C’est petit, mais très joli, les bâtiments sont d’architecture coloniale et ont gardé leur style d’origine. Ici pas d’immeubles modernes qui viennent s’intercaler et défigurer le site. Après avoir déjeuné, j’essaie de faire une sieste. Je dors une petite heure quand je me réveille, mon mal de dents reprend. Je n’en peux plus, j’appelle Thierry pour qu’il prenne contact avec mon assurance. Vers 17 h 30 le médecin de la MAIF m’appelle à l’hôtel, il va prendre contact avec le correspondant pour tâcher de me faire soigner sur Buenos Aires. Il doit me rappeler ce soir ou demain. Vers 19 heures, nouvel appel. Il n’est plus question d’aller à Buenos Aires, mais sur Salta. Ils mettent leur correspondant local sur le coup pour trouver un dentiste. Je ne comprends pas pourquoi ils ne l’ont pas fait dès mon premier appel lorsque j’étais à Salta.

Mercredi 31 janvier 2018 (J168) La douleur de ma dent a baissé durant la nuit ce qui m’a permis de dormir. Je me suis levé à 9 h. La journée est longue. Je dois rester à l’hôtel à attendre un appel téléphonique de l’assurance. Celui-arrive vers 14 h, mais pour me dire qu’ils cherchent toujours un dentiste. Je vais donc passer une 2e nuit ici en espérant retourner à Salta demain.

Jeudi 1er février 2018 (J169) Le mal de dents est toujours présent, mais supportable. En fin de matinée, je reçois un appel de l’assurance m’indiquant qu’ils ne trouvent pas de dentiste sur Salta et qu’ils vont me transférer sur Buenos Aires. Je vais prendre le bus pour Salta demain matin. Maintenant que je n’ai plus besoin de rester sur place à l’hôtel, je vais faire un tour à pieds dans les environs au mirador est puis, au mirador sud. En rentrant, je me prends une averse. Ici c’est l’été, mais ici en été c’est la saison des pluies en janvier et en février. Ça peut créer des difficultés de circulation surtout sur les pistes qui peuvent devenir rapidement impraticables. J’ai reçu un mail de Nicole la présidente de l’association des enfants d’Acatama. Elle me conseille de prendre contact avec monsieur Zarate de Jujuy. Je lui envoie un message par whatsApp. Il me répond qu’il est préférable d’attendre le mois de mars pour éviter les pluies. Ça ne m’arrange pas. Même si les soins de ma dent traînent, je ne pense pas que ça durera 1 mois. Je verrais bien.
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vendredi 2 février 2018 (J170) Debout à 7 h, je suis à l’arrêt de bus à 7 h 40 pour un départ à théorique à 8 h et pratique à 9 h. Le bus de nuit, lui n’est pas parti en raison de l’état de la piste due aux pluies. En début et fin de parcours, nous roulons sur une route revêtue en enrobé. Par contre dans la zone montagneuse nous avons à faire à une piste en lacets très impressionnante. L’arrivée à Salta a lieu à 13 h 20. Je retourne au premier hôtel que j’avais lors de mon séjour à Salta. A peine arrivé, je reçois un mail de l’assurance me demandant des renseignements sur mon passeport et mon adresse pour me prendre un billet d’avion et venir me chercher. Je passe une partie de mon après-midi à faire une grande lessive. Ici il y a des bacs pour laver le linge et une essoreuse électrique, c’est pratique, en plus il fait chaud, le linge est rapidement sec. L’autre partie est consacrée à la mise à jour de mes documents comptables, chose que je n’avais pas pu faire à Cachi en raison de la mauvaise couverture internet. Je reçois l’information pour mon départ, c’est ce soir à 21 h 25 - Samedi 3 février 2018 (J171) Je suis arrivé très tôt ce matin à l’hôtel vers 1 h c’est le grand luxe : 4 étoiles. Je me couche rapidement. À 7 h je suis debout, je me prépare et je prends un déjeuner copieux. Je fais appeler un taxi et je vais consulter le dentiste donné par l’assurance. Le verdict tombe. J’ai une infection. L’antibiotique que j’ai pris n’est pas assez fort. On m’en prescrit un nouveau. Vu que ma couronne est récente, il va certainement falloir la retirer. Au vu de ces nouvelles, je prends la décision de rentrer en France et j’en avise l’assurance. Je cherche et trouve un hôtel moins luxueux que celui retenu par l’assurance pour attendre d’eux comment va se mettre en œuvre mon retour.
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Le rapatriement Dimanche 4 février 2018 (J172) Hier soir, je suis allé chez le coiffeur. Je n’y étais pas allé depuis mon départ. J’ai demandé au coiffeur de me prendre en photo avant et après.

Mon look a changé. Morne journée. Je n’ai rien à faire sinon attendre des nouvelles de l’assurance. Pour cela, il faut que j’aie une connexion internet. Je dois donc rester à l’hôtel. Je m’occupe comme je peux. Jusqu’à présent, je ne me suis jamais servi de la connexion Bluetooth, car je ne sais pas l’utiliser. Je fais plusieurs tentatives pour envoyer une photo de mon smartphone à ma tablette, mais ça ne fonctionne pas. J’essaie dans l’autre sens et là ça marche. Je fais des recherches sur internet et après un long moment de tâtonnement enfin j’y arrive. Après ça, je quitte l’hôtel pour aller chercher un agent de change, il ne me reste plus beaucoup de pesos argentins et j’ai un peu de pesos chiliens qui seront perdus si je les garde. C’est dimanche, tout est fermé, il faudra que je retourne demain. A mon retour, j’ai un mail de l’assurance qui me redemande des informations déjà données. Ça m’agace, je leur réponds de voir mes mails antérieurs puis je reprends mon attente. Tout d’un coup en voyant l’icône de Skype sur mon téléphone je me rappelle qu’il est possible d’appeler un fixe ou un portable n’importe où dans le monde pour un prix dérisoire, il me suffit de créditer mon compte. Ni une ni deux, je me lance. Je mets 10 euros, le montant minimum, et enfin je peux appeler l’assurance. C’est bien plus facile de s’expliquer de vive voix que par mail. La personne au bout du fil me pose quelques questions puis propose de me rappeler après qu’elle ait revu mon dossier. Une heure plus tard. Elle me rappelle et me passe le médecin-conseil qui ne comprend pas pourquoi on ne me retire pas ma couronne. Il me dit que si j’ai une infection sur cette couronne les antibiotiques n’y feront rien. Moi je ne sais pas non plus pourquoi les dentistes d’ici ne le font pas c’est pourquoi je souhaite rentrer. Au bout de cette conversation, il donne son accord. Il ne me reste plus qu’à continuer d’attendre.

Lundi 5 février 2018 (J173) Après m’être préparé, je file au centre-ville changer mes pesos chiliens et je reviens aussi vite pour avoir des nouvelles concernant mon départ.

Ça y est les informations en provenance de mon assurance arrivent enfin. On me propose un retour demain par avion de Buenos Aires à Paris Orly via Madrid. Je l’accepte. Il m’est également demandé si je vœux m’occuper du billet de train Paris Dole. Je les laisse faire. Je vais déjeuner et en début d’après-midi, je reçois mes billets électroniques d’avion. Le départ est à 13 h 30, je dois être à 11 h à l’aéroport. J’arrive le lendemain à Madrid à 5 h 20, j’en repars à 7 h 15 pour arriver à Orly à 9 h 15 ou un taxi m’attend pour me conduire à la gare de Lyon pour prendre le TGV de 11 h 57. Mon arrivée à Dole est prévue à 13 h 59. Je préviens bien sûr mes frères et Cécile puis, comme j’ai du crédit pour téléphoner, j’appelle ma maman. Peine perdue, elle est de plus en plus sourde et n’entend pas ce que je lui dis. Je finis par raccrocher. Ça n’est pas possible d’être têtu à ce point de ne pas vouloir se faire appareiller. Je fais une sieste et je retourne en ville acheter des CD de musique traditionnelle argentine. En rentrant, je réorganise mes sacs à dos en mettant des vêtements chauds à portée de main.

Mardi 6 février 2018 (J174) Mon réveil n’a pas fonctionné. Je me suis levé 40 min plus tard que prévu. Heureusement, j’avais de la marge. Je me lève donc à 7 h 40. Je prends ma douche, je m’habille de propre et je vais déjeuner. Ensuite, je termine mes sacs et je rends la clef de ma chambre. Il faut faire l’état des lieux. Allons-y. Je recharge mon téléphone à fond, il ne s’agirait pas qu’il tombe en rade, j’ai tous les documents relatifs à mon voyage retour dessus. À 9 h 30, je prends un taxi pour l’aéroport. Arrivé sur place, je commence par faire une première queue pour l’enregistrement de mon sac à dos. Ensuite, je fais une 2e queue pour changer mes pesos restants. J’en retire 10 euros. 3e queue pour passer au contrôle des bagages à main. 4e queue pour passer la douane et enfin 5e queue pour embarquer. Au final, je n’avais pas trop de marge. Il faut dire, que n’ayant pas pu tout changer mes pesos, j’ai fait le tour des dutyfree pour voir ce que je pouvais acheter. Une bouteille de vin chilien correspondait à ce qui me restait. Hélas, les prix étaient indiqués en dollars. J’ai dû reposer ma bouteille et garder mes pesos. l’avion part à 13 h 30 comme prévu

Mercredi 7 février 2018 (J175) Je passe la nuit dans l’avion. Je ne dors pas bien. On arrive à Madrid en avance de 40 minutes à 0 h 40 heure de Buenos Aires, mais 4 h 40 à l’heure locale. Autrement dit, je vais passer une journée de 28 h. J’ai largement le temps pour prendre mon avion pour Paris, celui-ci partant à 7 h 15. Vers 7 h, l’embarquement n’a pas encore commencé, je m’inquiète, on risque de partir en retard et je risque de rater mon train. En fait non, à 7 h 15, tous les passagers sont installés. L’appareil ne part pour autant pas. Après une demi-heure de retard, c’est sur, je n’aurais pas mon train. J’appelle l’assurance pour prévenir. La personne qui me répond n’est pas étonnée, elle m’apprend que la région parisienne est sous la neige et qu’Orly est paralysé. Je dois la rappeler lorsque j’arriverai. En attendant, elle va décommander le taxi et le train. On décolle enfin vers 11 h. À 12 h 45 on atterrit à Orly. Toute la région est sous la neige. Aussitôt l’avion arrêté, je rappelle l’assurance. Ceux-ci me réservent un nouveau taxi et une nouvelle place de train, mais à 17 h 57. Avec la pagaille provoquée par la neige, tous les trains sont complets. En attendant de récupérer mon bagage, je rallonge mon bermuda, mets mes chaussures de marche et enfile ma polaire. En sortant de l’aéroport, le taxi est là. Arrivé à la gare, je récupère mon billet de train puis je m’achète un sandwich. Je suis agréablement surpris par le bon goût du pain. J’appelle Thierry pour lui communiquer mon heure d’arrivée. Au bout d’un moment, je commence à avoir froid. Je déballe mon gros sac pour sortir ma parka et mes gants. Puis je pars à la recherche d’un endroit chauffé dans la gare. C’est le point information qui fera l’affaire. Enfin, je monte dans le train. On nous apprend que celui-ci aura 10 minutes de retard à Dijon à cause du mauvais temps. Je n’en suis plus à ça près. J’appelle Thierry pour le prévenir. A 20 h j’arrive en gare Dole, Thierry me prend en photo pour immortaliser ce moment. Je dépose mon barda à la maison. C’est fini.
JE Jef39 Regular ·
Quelques chiffres la durée départ le 17 août 2017, retour le 7 février 2018. soit 5 mois et 3 semaines ou 175 jours. Les pays visités Dans l’ordre du premier passage dans le pays





Passage de frontières



Soit 19 franchissements de frontière.

Les lieux de séjour

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