Été 1985 : un voyage de noces hors du commun dans la Chine pop
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PH Philker88 ·
Que de souvenirs ce récit font remonter à moi aussi. Tout y est, la galère dès l'arrivée à Pékin, la difficulté de se loger, de se déplacer, la foule aux guichets des gares, la saleté, le marché noir entre le Yuan pour touristes et le Yuan local, mais aussi le bonheur de faire du vélo sur ces immenses avenues de Pékin, la muraille sans trop de monde.... De superbes souvenirs. Merci pour ce récit. Philippe
SC Schischi Veteran ·
Encore quelques vieilles photos... J'ai oublié de vous dire que nous avons eu le plaisir de connaître en février Jacqueline et Jean-Pierre et de discuter voyages chez eux.( le monde est petit!)
Schischi
SA Sarana Regular ·
Merci pour ces sympathiques témoignages et vos photos. Notre petite communauté de voyageurs "sinologues" s'agrandit.
sarana
PH Philker88 ·
Surtout merci à toi de nous avoir fait revivre ces voyages des années 80, on doit être nombreux, grâce à toi, à se repasser nos diapos de cette époque depuis que tu as commencé ton récit, tant que le passe-diapos fonctionne..... La dernière photo n'est pas d'époque, prise en 2011 à l'aéroport d'Auckland........ Philippe
SA Sarana Regular ·
Galerie de portraits



Photos de Jacqueline et Jean-Pierre
sarana
SC Schischi Veteran ·
Temps exécrable + confinement= Retour ( encore) vers le passé. Merci à tous pour les textes et photos qui nous remettent dans l'ambiance des années 80. Les milliers de vélos étaient présents partout. Les vieilles petites rues de Shanghai avaient un charme désuet et la navigation sur la paisible rivière Li vers Guilin était un enchantement. Personne ou presque. Nous entrions dans la philosophie des jardins que l'on découvrait peu à peu au fil des promenades, à travers des ouvertures dans les murs tels de petits tableaux aux formes diverses. Quelques marchés " libres" avaient fait leur apparition et les dirigeants des usines étaient élus par les ouvriers en fonction de leurs capacités et leur morale. 2 minuscules appartements visités partageaient un modeste lieu pour cuisiner sur le palier. Même le voyage interminable sur la Pakistan International Airlines pour rejoindre Pékin par karachi a laissé des souvenirs. Vieil avion rafistolé à l'intérieur avec du scotch dont la compagnie Pakistan International Airlines (PIA) " était appelée "Please Inform Allah" par des humoristes voyageurs. Des draps tendus au fond de l'avion isolaient un vieillard retournant au pays pour finir ses jours. J'ajouterai quelques autres souvenirs et photos de nos voyages ultérieurs en Chine dans votre chapitre Route le la soie. Bonne journée à tous ...chez vous.
Schischi
SA Sarana Regular ·
Yunnan et autres



Photos : Jacqueline et jean-Pierre
sarana
SC Schischi Veteran ·
Quelques anecdotes du bon vieux temps: voyage au Tibet il y a 23 ans ( été 1997) depuis Kathmandu par voie terrestre. Notre visa chinois obtenu en France suite à des conseils erronnés a eu droit à a un beau tampon "cancelled". Autre visa acheté par une agence et voyage obligatoire réservé , le moins cher pour 1 semaine avec 2 autres couples. Heureusement nous avons eu le droit d 'avoir 1 semaine de plus pour nous seuls en nous débrouillant par nos propres moyens. A l'aller, debout à l'arrière d'un camion pour franchir le col puis fourgonnette au Tibet. Dortoir miteux à Shigatze: en pleine nuit, réveil pour voir les passeports. Plus tard, alors que nous circulions tous les 2 à Lhassa, arrêt intempestif par une dame flic revêche et conduite au poste. Avions nous vraiment le droit de nous balader malgré des papiers en règle? Délit de sale gueule, certains connaissent ça... De bons moments toutefois; dans une échoppe, des locaux caressent discrètement les bras de Gérard: tant de poils et une si grande barbe...incroyable pour des asiatiques. A l' orée d' un village, dès qu'elles l'aperçoivent, des paysannes arrêtent sur le champ de traire leurs vaches, se roulent par terre en s'esclaffant et viennent lui tresser la barbe. Les monastères ont une belle allure. ( On retrouve l'architecture du Laddakh et du Zanskar visités seuls sans soucis en marchant en 89 et 90). Le Potala est ( était?) encore un lieu de prière chargé d'odeurs lourdes de beurre de yak pour les lampes et de nombreux pèlerins ont des coiffes ornées de turquoises et autres pierres. Sur une des terrasses, des ouvriers dament le sol en chantant et le frappant en cadence. Les toilettes, toujours collectives ne sont pas ce qu'il y a de mieux pour nous...des trous alignés, ( certains voyageurs les nomment " long drop") parfois séparés de murets très bas. Une gardienne d'un de ces lieux est venue voir si je faisais bien pipi comme tout le monde. Respect de l'individu? On s'y fait!
Schischi
CA Carassou Veteran ·
Salut Marie Que ce Tibet datant aussi pour moi de 1987 m' a fait plaisir de lire et de voir les photos si typiques...j'avais presque les mêmes Sommes allés à 4 depuis la frontière chinoise avec un minibus loué par un.prof de tibétain de nationalité australienne qui cherchait a compléter son vehicule ..il y avait 4 places libres elles furent pour nous...ceci depuis la frontière chinoise ( le reste de Khatmandou à la frontière fut une autre histoire: la route coupée en.plusieurs endroits avec des coulées de boue...nous avons marché 27 km entre les coulées ou les voitures taxis avaient encore assez d'essence pour les passagers sur les portions de route intactes ) Véhicule conduit par 2 chauffeurs chinois qui se relayaient...Je ne vous raconte pas les échanges des langues lors d'un pb technique heureusement diagnostiqué par un français mécanicien du groupe. Un passager belge francophone a traduit en anglais à l'Australien qui l'a traduit en tibetain a l'un des chauffeur qui le parlait un peu et finalement les 2 chauffeurs ont réparé dans un des relais ou nous avions ptous couché .Le lendemain aucun voyant rouge sur le tableau de bord et a nous les paysages somptueux.... Je revois en mémoire le Potala si attendu, les pèlerins autour du Jokhland yournant sans cesse. Je ressens encore l'odeur du the au beurre rance ...et je donnerais cher pour déguster des momos cuits la bas dans la même atmosphère d'encens .Je ne retournerais jamais au Tibet qui m'avait fait rêver si longtemps avant après avoir lu Alexandre David Neel...Je garde intacts tous ces moments merveilleux d'enchantement meme si déjà le compresseur chinois commençait son oeuvre Merci encore Marie de cet intermède tibétain de routard libre En octobre 1987 il ne fut plus possible d' y aller sans passer par une agence et ça c'est encore durci désormais Carassou
MA Masterpo Globetrotter ·
Que ce Tibet datant aussi pour moi de 1987

Il me semble que Schischi évoque plutôt 1997...

Je revois en mémoire le Potala si attendu, les pèlerins autour du Jokhland yournant sans cesse. Je ressens encore l'odeur du the au beurre rance...

J'avais (depuis presque) toujours rêvé de voir le Potala, mais il m'a fallu attendre 2007 pour le visiter. Cependant, ta description était encore valable en 2007. Je ne vais pas mettre de photos, ce ne sont pas vraiment des archives. Mais je me souviens bien de l'odeur des lampes à beurre qui tentaient (en vain) de vaincre l'obscurité des pièces obscures du Potala. Et puis, tous ces pélérins rampants dans le Barkhor, avant de se diriger vers le Jokhang...
MA Masterpo Globetrotter ·
Les vieilles petites rues de Shanghai avaient un charme désuet et la navigation sur la paisible rivière Li vers Guilin était un enchantement.

Ah, la rivière Li, la rivière des perles... Je l'ai descendu en 87. C'était (encore) un délice, pas de bateau devant, ni de bateau derrière, juste quelques embarcations de pêcheurs au cormoran. J'ai pu retrouver cette photo, mais je ne sais pas ce que j'ai fait des autres. Mais de toute façon, je ne prenais pas trop les gens (et ça n'a pas changé).
SC Schischi Veteran ·
Ça fait plaisir de partager des souvenirs. Allez encore quelques photos en prime! Je vous envoie aussi un mp.
Schischi
CA Carassou Veteran ·
Bonjour Maître J'avais lu trop vite le récit de Marie qui effectivement date de 10 ans après le mien Je suis bien allée au Tibet 1987 la celle année ouverte aux routards sans passer par une agence Les descriptions de Marie correspondent bien à mon ressenti et je n' y avais pas fait de difference ....les tiennes sont presque valables encore 20 ans après si on fait abstraction de la présence chinoise sans doute 1000 excuses pour cette erreur de date Carassou
CH Chaiwala Veteran ·
Merci pour ce super carnet. Quelle mémoire quand même !
SC Schischi Veteran ·
Oui, la rivière Li (1983) avec ses bambous inclinés sur les rives et ses reliefs karstiques photogéniques...quelle beauté! trés peu de photos nous restent. Gérard utilisait le noir et blanc et moi les diapos que j'ai jetées car décolorées. A l'époque, je prenais peu de photos de gens alors que maintenant ce sont les rencontres et les portraits qui me passionnent. (Le Tibet c'etait effectivement en 97). Bonne soirée.
Schischi
PA Parigino Veteran ·
Vos voyages au Tibet en 1997 et 1987 me font rêver. Je ne veux pas vous pousser, mais un récit un peu plus complet serait génial 😎. Je suis allé au Tibet en 2018, c'était le cirque. Heureusement qu'il restait encore quelques coins sympas à visiter au Sichuan, mais pour combien de temps...
RA Ragamuffin Globetrotter ·
Bonsoir

Ah, la rivière Li, la rivière des perles...

La rivière des perles c'est le Zhū Jiāng (alimenté il est vrai en amont par la Li Jiang - mais de là à la qualifier du même nom que le Zhu Jiang) à Guangzhou (Canton) 🤪

Ah, la rivière Li (en 2003)

"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
SC Schischi Veteran ·
Le Tibet...Dites nous aussi vos impressions." Le cirque"? Trop touristique? pas d'authenticité? Trop encadré? Trop??? Racontez- nous aussi vos coups de coeur du Sichuan. En 2000 lors de notre traversée Ouzbékistan- Pékin ( j'écrirai quelques souvenirs demain à la suite du post " la route de la soie" de Sarana) nous etions allés visiter les monastères de Langmusi ( à la frontière du Sichuan si ma mémoire est bonne). Magnifiques souvenirs de ces lieux.... A suivre donc ! Bonsoir.
Schischi
MA Masterpo Globetrotter ·
1997

2007. 10 ans plus tard, rien n'avait changé.
JI Jipeg Regular ·
En 1986 c'était déjà possible d'aller en individuel au Tibet. Pour nous, notre troisième voyage en Chine et avec le visa donné au Consulat de Paris pour 2 et même 3 mois, nous avions pris un avion depuis Chengdu. Sans acclimatation, l'arrivée à l'aéroport à plus de 4000m était brutale. Il n'y avait que 2 petits hôtels qui acceptaient les touristes dont le Kirey et pas grand chose à manger. On guettait sur le marché du Parkor les vendeuses de yaourts et de pommes de terre bouillies. Nous avions réussi à repartir en bus par la route de Golmud vers le Nord après avoir passé plus d'un mois au Tibet. Restés sur notre faim , en 1987, nous avons fait de même avec une arrivée par avion et un retour par la route vers le Népal. Et comme Carassou nous avons galéré pendant 3 jours car des glissements de terrain avaient emporté la Route entre le Pont de l'Amitié et Katmandou . Une grande partie a été faite à pied avec des porteurs qui nous montraient les sentiers . En un an Lhassa avait bien changé. La base du Potala avait été rasée pour faire un jardin avec un plan d'eau, la grande rue avait été élargie, il y avait plusieurs hôtels pour étrangers et des petits restos souvent tenus par des chinois du Sichuan rendaient la vie plus facile. Nous avons bien profité du Tibet pendant ces 2 années car dès l'automne 1987, des émeutes ont éclaté et quand le Tibet a été réouvert aux étrangers ce fut avec permis et obligation de former des groupes. Heureusement il restait des régions tibétaines au moins aussi authentiques dans l'Ouest du Sichuan, Gansu et Qinghai (le Kham et l'Amdo) et nous en avons bien profité . Nous allons faire parvenir à Sarana qqs photos de cette époque pour qu'il les ajoute en leur modifiant la taille...ce que nous ne savons pas faire.
SC Schischi Veteran ·
Belle séquence nostalgie... les séniors ont pris le pouvoirsur VF! Incroyable de savoir qu'on pouvait voyager au Tibet plus facilement et en indépendant à cette époque. On attend les photos. Bon 1er mai avec des voyages plein la tête. Amicalement.
Schischi
SA Sarana Regular ·
Tibet années 86-87. Il fallait en profiter. Le Tibet en voyageur libre, c'est fini depuis. Suite des photos (et texte) de Jacqueline et Jean-Pierre

A Lhasa on voit la différence entre 86 et 87 avec le Potala. Il fallait faire attention à ne pas photographier des faux palmiers en raphia et des pédalos sur le plan d'eau... Ganden était encore en partie détruite mais pour effacer les traces de la Révolution culturelle, il y avait un temple en reconstruction et on ne tenait pas à ce que les étrangers aillent dans le coin...il avait fallu ruser...

Les toits de Sakya servaient pour le bétail et on y stockait les bouses (combustible) et de toilettes. Quand on avait demandé où aller pour nos besoins, pour une fois ce n'était pas dans la nature comme à l'unique hôtel de Gyantse mais sur le toit...on a compris car nous n'étions pas seuls...de toute façon après plusieurs voyages nous étions habitués. La photo 29: des camionneurs en panne depuis plusieurs jours et qui attendaient un envoi de pièces en faisant la cuisine sous leur camion.



Potala 1986



Potala 1987. Déjà le changement
sarana
MA Masterpo Globetrotter ·
En 2007, pour y arriver en avion, il fallait déjà un visa de groupe. Mais ça allait encore, les groupes de deux étaient acceptés...
SA Sarana Regular ·
Oui, avant et après. Le Tibet "libre", d'après mes calculs, c'est de 1984 à 1987, c'est tout.
sarana
SC Schischi Veteran ·
Bonjour. Toujours confinée avec 1er mai morose, alors j'ajoute quelques compléments et photos de notre périple tibétain de 97, en attendant le vôtre. Vous pourrez rêver devant le compte - rendu de Jipeg, ils ont pu sillonner la région plus longtemps et librement. En partant du Népal, montée impressionnante dans de magnifiques paysages, glissements de terrain, chaine himalayenne, froid. On croise des groupes de nomades avec arbalètes et fusils. Circuit classique Shigatze, Gyantze, Yamdrok lake, Lhasa. Quelques autres lieux moins visités à l'époque, Ganden presque reconstruit, Sera et les " débats" très interessants entre moines. Tsurphu et autres petits monastères découverts lors de balades. Dans l'un, cérémonie de la réincarnation du Karmapa. Les tibétains font la queue pour être bénits par un gros garçon d'environ 13 ans ( un peu comme la Kumari au Népal?). L'architecture des monastères, ce rouge cramoisi qui domine et l'ambiance très prenante à l'intérieur nous séduisent. On a moins aimé le panneau de pub" Mobil" planté tout près du Potala et qu'il faut éviter quand on prend une photo générale. Non respect édifiant des Chinois.
Schischi
SA Sarana Regular ·
Album Tibet (suite)

sarana
SC Schischi Veteran ·
Encore quelques clichés de 97...
Schischi
PA Parigino Veteran ·
Le Tibet en 2018 n'avait plus rien à voir avec ce que vous avez connu des décennies plus tôt. Les émeutes de 1987 puis 2008 sont passées par là.

En 2018, il fallait d'abord solliciter une agence avant de partir et faire partie d'un groupe (heureusement sans obligation de nationalité, comme cela a pu exister par le passé). Il était hautement recommandé de ne pas mentionner le Tibet dans la demande de visa chinois pour ne pas risquer un refus.

Après quelques semaines à me promener dans le Yunnan et le Sichuan, j'avais pris le train à Xining. Contrôle extrêmement strict du permis Tibet : impossible de monter dans le train si vous ne l'avez pas. Je ne sais pas s'il y a encore des gens qui montent au Tibet en bus, mais les contrôles routiers sont certainement très nombreux. La dernière entrée illégale au Tibet dont j'ai connaissance date de 2008 : elle est d'Elodie Bernard, qui raconte son aventure dans "Le vol du paon mène à Lhassa". Elle n'est pas allée plus loin que Lhassa (mais elle a pu se balader autour quand même) et elle a fini par être découverte et renvoyée en Chine en train.

A l'arrivée de mon train à Lhassa, tous les étrangers avaient été regroupés dans un coin de la gare pour un énième contrôle des passeports et des permis, puis les agences qui nous géraient étaient venues nous récupérer pour nous répartir dans les hôtels. Etant arrivé en fin de matinée, j'avais eu l'après-midi pour me promener seul dans Lhassa. J'y ai découvert une ville extrêmement moderne et très majoritairement chinoise. Il y a même un Burger King qui donne directement sur le Jokhang... Quant au Barkhor, il était davantage fréquenté par des touristes chinois que par des pèlerins tibétains. Toutes les visites étaient comme ça (Jokhang, Sera, Drepung).

Notre guide était tibétain, mais il était évidemment impossible d'échanger avec lui sur des sujets sensibles, et puis à quoi bon le mettre en danger ? Il sait mieux que moi ce qu'il se passe dans son pays, et il a une famille à nourrir.

Après quelques jours à Lhassa, on est partis pour un circuit en minibus (Gyatsé, Shigatsé, camp de base de l'Everest). On passait la journée dans le minibus et on en sortait de temps en temps pour apprécier les endroits les plus renommés du Tibet. A chaque étape, on retrouvait les mêmes personnes qui prenaient les mêmes photos... Le soir on était libres, mais après 10 à 12h de minibus on était complètement assommés. Au milieu de tout ça, nos seuls contacts avec des Tibétains étaient les vendeurs de babioles. Je me souviens juste être retourné devant le Jokhang la veille de mon départ, tard le soir. J'y ai trouvé un peu de calme au milieu des gens qui priaient. Une personne (un tibétain monté du Qinghai) avait même osé m'adresser quelques mots.

Par comparaison, il restait des endroits hors Tibet où la tension était moins palpable et où les Tibétains n'avaient pas peur de me sourire ou de me saluer. J'ai souvenir d'un moine, dans l'enceinte d'un monastère, qui m'avait interpellé pour me glisser à l'oreille : "Dalaï-lama good good 🙂 ".

A partir de Shangri-la, que beaucoup voient comme un terminus, il ne faut pas hésiter à poursuivre vers le nord au Sichuan (Xiangcheng, Litang, Tagong, Ganzi, Yarchen gar). Mais c'était il y a 2 ans, qu'en reste-t-il maintenant ? Les quartiers tibétains étaient en voie de démolition et les chinois sans cesse plus nombreux. J'ai même entendu dire que les mantras gravés dans la pierre dans les collines au-dessus de Tagong avaient été démolis 😐 Ils étaient mon premier contact avec le monde tibétain lors d'un voyage précédent, entre ça et les drapeaux de prière qui volaient au vent j'avais été ébahi.

Malgré ce tableau un peu triste, je n'ai pas renoncé à retourner au Tibet. Mais ça serait à partir du Népal pour rejoindre le Mont Kaïlash, histoire de ne pas avoir à traverser trop de villes sinisées. Je précise que je n'ai rien contre les Chinois, j'y suis allé plusieurs fois et je m'y suis toujours plu. C'est juste leur mainmise sur le Tibet que je ne supporte pas.

Bref, désolé pour la digression, mais le Tibet en 2018 c'était à peu près ça.
PA Parigino Veteran ·


Je vous laisse "apprécier" la différence.
SC Schischi Veteran ·
Merci pour vos impressions récentes et évidemment assez tristes.. mais on n'est pas surpris...hélas. idem pour le Xinjiang avec Kashgar (visité heureusement en 95). Au cours de nos différents voyages en Chine, nous avons rencontré aussi des gens sympathiques et d'autres retors, vu des sites merveilleux ( en plus des monastères tibétains, des architectures de la Chine traditionnelle, de la de la rivière Li, j' ajouterais les rizières en terrasse et en eau du Yunnan....
Schischi
PA Parigino Veteran ·
Merci pour vos impressions récentes et évidemment assez tristes.. mais on n'est pas surpris...hélas. idem pour le Xinjiang avec Kashgar (visité heureusement en 95).

Ah, le Xinjiang 😐... voici le récit que j'en avais fait l'an dernier : https://voyageforum.com/discussion/retour-xinjiang-d9765366/
SC Schischi Veteran ·
Merci pour le compte-rendu Xinjiang ( quelques photos?) Nous étions allés en 95 seulement jusqu'à Kashgar, par le col du kunjerab lors d'un périple au nord Pakistan. Xining et le monastère de Ta'er, Xiahe et le splendide monastère de Labrang visités en 2000. J'y reviendrai sur le post " route de la soie".
Schischi
VP VP44 Regular ·
Votre récit est tout simplement génial. Une belle lecture pour les élèves de terminales qui étudient la Chine de 1949 à nos jours !

Si vous avez l'envie et le temps d'écrire votre récit de voyage au Tibet, ce serait très apprécié.
SA Sarana Regular ·
Votre récit est tout simplement génial. Une belle lecture pour les élèves de terminales qui étudient la Chine de 1949 à nos jours !

Si vous avez l'envie et le temps d'écrire votre récit de voyage au Tibet, ce serait très apprécié.

Merci. Pour le Tibet, ce n'est pas moi vu que nous n'avons pas eu le temps d'y aller. Le Tibet c'est les autres intervenants.
sarana
VP VP44 Regular ·
Oups, merci pour la précision.

Dans tous les cas, c'est un véritable plaisir de vous lire. Un autre temps, une autre époque. Les passages sur les billets de Monopoly 😉
GL Glamys24 Regular ·
Bonjour à tous, Ce post ressemble vraiment à un congrès d’anciens combattants de la Chine à la fin du XX° siècle.Bon, comme nous sommes confinés, qu’il pleut, autant y aller de mes propres souvenirs. J’ai raconté plus haut quelques histoires de mon premier voyage d’ »études » en 1977. Je suis retourné en Chine avec mon conjoint, en 94, sur un itinéraire Beijing/Lanzhou en avion, puis par voie terrestre vers les oasis ( Turfan, Dunhuang) , la route nord vers l’ouest jusqu’à Kashgar, avec sortie par la Kunjerab vers le Pakistan. En 97, avec trois ados en sus, depuis HK nous montons vers Xining et les monastères, puis vers Golmud et Lhassa par la route , sortie vers KTM et le Népal. En 2011 enfin, on fête la retraite en partant au Kailash, après un trek d’acclimatation au Népal. Si vous le voulez bien, qques anecdotes sur ces voyages. 1977 . Notre groupe de futurs directeurs d’hopital visite le bloc opératoire d’un hôpital universitaire de ville moyenne. Nous croyant du métier, on nous a équipés d’une vaste blouse et d’une paire de tongs, puis conduits directement dans une première salle. Le sol est de béton brut, la fenêtre ouverte protégée par une moustiquaire fatiguée. On ne distingue pas la table recouverte de draps , mais on remarque tout de suite le patient, qui discute ( oui, discute) avec le chirurgien. L'interprète nous narre sa malheureuse histoire: il s’agit d’un ouvrier du bâtiment, qui a reçu une brique sur la tête. Il a été conduit, depuis 120 km, par locomotive spéciale, jusqu’à ce bloc opératoire où on lui remplace 15 cm2 de crâne éclaté par un morceau de plastique. L’intervention est faite sous acupuncture, ce qui explique que le patient papote avec son entourage. En fin d’opération, il est assis au bord de la table pendant qu’on termine son pansement, puis il regagne à pieds sa chambre, à peine soutenu par une infirmière. Ceux de mes collègues qui se sont enfui crieront à la mise en scène . Mais j’ai vu, de mes yeux, à moins d’un mètre, 15 cm2 de cerveau rose à nu. 1994. Nous cherchons à quitter Turfan pour continuer vers le nord-ouest. Nous savons qu’il n’y a pas de gare en ville, mais qu’il existe un bureau de vente de billets.il faut vingt minutes pour attirer l’attention de l’employée qui somnole dans un réduit, en allant secouer violemment la porte arrière du bâtiment.Ensuite, le mei yo festival débute. Ça commence par un mei yo gare. Nous savons que la gare est à 30 ou 40 km, mais nous montrons sur le LP l’adresse, en chinois, du bureau où nous nous trouvons. Va pour une gare. C’est ensuite mei yo train, avant même que nous ayons indiqué une destination. Puis il y aura mei yo place dans le train, et au final mei yo caisse pour ranger nos yuan. Il faudra plus d’une heure pour obtenir nos tickets, alors que nous sommes les seuls clients. Et en juillet à Turfan on frôle les 50 ° c. Dans le minibus qui nous mène à la fameuse gare, le chauffeur s’arrête en plein désert et annonce que le tarif vient d’augmenter. Les voyageurs chinois semblent résignés ou espèrent que les étrangers paieront pour tous. Mais les deux touristes français, rejoints par trois touristes chinois de Taïwan, fomentent une quasi-révolte, menacent de défenestrer le conducteur, qui repartira en ayant perdu la face. 1997. Nous avons résolu d’arriver à Lhassa par la route. Arriver en avion, ce serait comme faire le Mont Blanc en hélicoptère, le Galibier en vélo électrique ou un trek dans le Ténéré en Range Rover climatisé. Mais ça n’a pas été simple. Il a fallu arriver à Golmud, d’où partent vers Lhassa deux bus par semaine, un neuf paraît-il, et un pas neuf. De la ville où nous étions, nous avons chargé notre hôtelier de se procurer les tickets de bus vers Golmud , dont la vente est interdite aux étrangers. Au (très) petit matin, il nous a conduits en voiture à quelques km et nous a laissés à un carrefour improbable en assurant que le bus s’arrêterait pour nous. Ce qui fut le cas et n’étonna personne. Même scénario à Golmud où nous fûmes priés de descendre avant le terminus, dans une banlieue industrielle sordide et dans le noir complet. À Golmud, je parviens à acheter dans un hôtel un forfait voyage/séjour/visite pour Lhassa, avec , coup de chance, le bus neuf.De fait, il ne semble pas avoir plus de 20 ans.Les sièges sont étroits, les dossiers verticaux. Le radiateur d’eau à été retiré et remplacé par un tuyau qui court sur toute la longueur du couloir. Il sera bien utile pour chauffer le bus durant la nuit, mais celui qui y pose le pied se brûle instantanément. Et c’est parti pour 30 heures de route sur le haut plateau tibétain, à une altitude de 4000 à 5300m. Les deux chauffeurs alternent au volant, changeant de position sans même arrêter le bus.Rapidement, la moitié du bus est malade, l’autre moitié continue à manger, fumer, cracher. Au milieu de la nuit et de nulle part, le bus quitte la piste et pénètre dans la cour d’un caravansérail qui ressemble à un fort de cavalerie US. Il doit faire moins 10°c et les flocons volent à l’horizontale. Pris d’un besoin pressant, je m’abstiens de chercher les toilettes locales et ressors de l’enceinte. L’entreprise achevée, je constate qu’on a bouclé le portail, et qu’il n’y a pas de sonnette.... C’est mon fils qui ne me voyant plus à l’intérieur , me cherchera depuis le mur d’enceinte et fera rouvrir Fort Tibet. Pendant ce temps, le patron a fabriqué des pâtes, les a mises à cuire et rendra malade l’autre moitié du bus. Le jour se lèvera sur un bus misérable empli d’agonisants, qui demandent des arrêts de plus en plus rapprochés. A l’un de ces arrêts, un coup d’œil circulaire me permet d’observer avec étonnement, à quelques pas du bus, des dizaines de pantalons qui se baissent et de robes qui se remontent. L'arrivée à Lhassa, 1500 m plus bas, remonte le moral et abaisse les tachycardies. A la grande joie de la guide officielle qui nous attend, tous les passagers renoncent à la visite incluse dans leur forfait et se dispersent.Ils avaient raison à Golmud: on ne vend pas de billets de bus pour Lhassa. La suite et fin un autre jour, merci.
Jacques
VP VP44 Regular ·
Ce post ressemble vraiment à un congrès d’anciens combattants de la Chine à la fin du XX° siècle.Bon, comme nous sommes confinés, qu’il pleut, autant y aller de mes propres souvenirs..

C'est précisément ce qui fait que ce compte-rendu est si précieux. Merci de l'avoir complété ! Pour beaucoup, 1977, c'était bien avant la naissance 😛
SC Schischi Veteran ·
Quelle verve! Merci et continuez...on en veut encore
Schischi
TS Tsukuru Regular ·
Merci à tous ceux et celles qui partagez vos souvenirs d'une époque à jamais disparu . c'est un bonheur de vous lire. j'en demande encore et encore 🙂PS: Il y en a qui ont vraiment une âme d'aventurier 😉
PA Parigino Veteran ·
Merci à tous ceux et celles qui partagez vos souvenirs d'une époque à jamais disparu . c'est un bonheur de vous lire. j'en demande encore et encore 🙂PS: Il y en a qui ont vraiment une âme d'aventurier 😉

100% d'accord. Voyager en Chine maintenant peut être parfois pénible et compliqué, mais entre le GPS, les applis de trad et le WiFi, on s'en sort assez facilement. Mais alors y a 20 ans et plus, quand Internet n'existait pas... quelle aventure ça devait être !!!
JI Jipeg Regular ·
Bonjour à tous, On a beau en avoir bavé les premières fois en Chine, la plupart y sont tous retournés et souvent plusieurs fois tant le pays est "prenant" . Pour nous,1984 la première fois et 2019 la dernière . Plus de 3 ans en près de 20 séjours. Votre récit sur la route de Lhassa à Golmud nous a rappelé notre premier séjour au Tibet en 1986. Obligation d'arriver en avion, pour nous c'était à partir de Chengdu. On nous avait forcé la main en nous vendant un billet de 1ère classe alors que l'avion n'était pas plein...A l'époque nous étions libres à peu près au Tibet et nous en avions bien profité pendant un mois . Nous avons prétexté de ne pas pouvoir payer l'avion pour le retour et avons réussi à prendre le bus de Golmud. Dans ce sens c'était plus facile que pour vous car nous étions déjà acclimatés à l'altitude. Nous avons dormi dans ce que vous appelez Fort Tibet, une "caserne caravansérail". Arrivés en pleine nuit, sous la neige, pas d'électricité, un poêle au milieu de la pièce . Tout le monde s'est allongé sur les planches avec les couvertures qui traînaient comme dans un refuge autrefois. Nous n'avons pas souvenir d'avoir eu droit à des nouilles. Ce n'était peut être pas plus mal... Les arrêts de santé sur la route ne nous surprenaient plus: les hommes devant, les femmes derrière le bus....parfois les hommes à droite et les femmes à gauche sur la route...il n'y avait pas beaucoup de trafic heureusement ! De Golmud il avait fallu galérer pour acheter un billet de train pour Xining, ville "ouverte" mais le train était interdit aux étrangers et il n'y avait pas d'hôtel habilité à nous recevoir. Le train, payé en monnaie locale et non en FEC (Foreign Exchange Certificate alias Monopoly) était rempli de gros poissons, des carpes, du Lac Qinghai...Il y en avait jusque dans les toilettes...sans glace...nous n'avons pas mangé de poissons en Chine sauf au bord de la mer pendant un certain temps. La ville de Xining, capitale du Xinghai, a beaucoup changé comme toutes les villes chinoises. Un aperçu de l'évolution entre 1985 et 2012, notre dernier passage.



Les marchés avec les légumes apportés des environs par des chars à bras. Les fruits étaient pratiquement inexistants à l'époque. Costumes de l'époque avec chapeau de paille pour les paysans et uniforme pour l'enfant. La Grande Rue qui menait à la Gare : que des vélos en 1985 . En 2002, la même rue était déjà méconnaissable. On reconnait les montagnes au fond.

Et en 2012...

C'est devenu de plus en plus facile maintenant avec des transports rapides, des hôtels, Internet, Maps Me....mais il y a une certaine nostalgie malgré tout.
PA Parigino Veteran ·
Quelle était la composition ethnique de la ville de Xining en 1985 ?
JI Jipeg Regular ·
Difficile à dire. Tout ce qu'on peut dire c'est qu'en 2012, la ville semblait prospère. De nombreuses mosquées, la Grande bien restaurée avec un Musée attenant. Beaucoup plus de femmes voilées qu'avant....Des hui semble-t-il (chinois musulmans ). A la gare routière, un commerce très actif de cordiceps ( sorte de champignons chenilles en provenance des régions tibétaines très recherchés en médecine). C'était la fin de la récolte dans les montagnes .
PA Parigino Veteran ·
Je précise ma question qui était trop générique : il y avait des Tibétains à Xining en 1985 ? J'y suis allé il y a 2 ans. Beaucoup de Hui (donc des.petites échoppes délicieuses) et de Han, mais pas trace de Tibétains, d'où mon interrogation.
JI Jipeg Regular ·
En 1985, nous avons souvenir d'avoir vu des tibétains à Kumbun (Taer Si). En 2012, ils étaient nombreux autour de la gare des bus où ils semblaient avoir des entrepôts et faire du commerce avec le reste de la Chine.
FA FabGreg Globetrotter ·
Relatant son passage en 1935 à Xining, Ella Maillart n'évoquait que la ville hui (des hans musulmans) et la ville han. La modeste communauté tibétaine se trouvait autour du gonpa de Kumbum.

Les tibétains ont tenté de reconquérir cette partie orientale de l'Amdo dans les années 1930, mais ont été défaits par le seigneur de guerre hui Ma Bufang. (Ma pour Mohamed)

Reste l'art tibétain exposé au Musée de la Province du Qinghai.

Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
PA Parigino Veteran ·
Précieuses tes explications, merci !
FA FabGreg Globetrotter ·
La Grande Rue qui menait à la Gare : que des vélos en 1985. En 2002, la même rue était déjà méconnaissable. On reconnait les montagnes au fond. Et en 2012...

Depuis 2012, cela a encore changé car la gare ferroviaire a été remplacée par une toute nouvelle gare ferroviaire accueillant les trains grande vitesse. Gare associée à une grande gare d'autobus urbains aisément accessibles par souterrains.

En septembre 2018, à gauche en sortant de la gare ferroviaire, se trouve toujours la gare routière. Pour partie en travaux de rénovation. A défaut de tibétains, quelques restaurants y proposent des spécialités culinaires tibétaines, dont du yaourt de yak (de sa femelle en fait).

Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
GL Glamys24 Regular ·
Bonsoir Parigino, En 94 il n’y avait quasiment plus de tibétains à Xining. Tous les commerces étaient tenus par des Han. C’est ce génocide silencieux qui fait que je ne retournerai pas en Chine.Désormais les tibétains en exil sont plus nombreux que ceux qui résident au Tibet historique. Ils ont été délibérément submergés par des flots de Han attirés par des sursalaires, des exemptions fiscales ou des avantages sociaux tels que l’exonération de la règle de l’enfant unique il y a plus de 25 ans. A Labrang, des temples ont été reconstruits mais les logements des moines rasés au bulldozer. Dès qu’il y plus de trois moines, l’un d’entre eux est un fonctionnaire du ministère des minorités. Un truc pour le repérer : les vrais moines boudhistes tibétains parlent bien l’anglais. Celui qui annone est probablement un flic. Pour le gouvernement chinois, le problème tibétain est considéré comme réglé. Il y a bien cet hurluberlu de Dalaï-lama, mais il ne vivra pas éternellement et à sa mort les chinois désigneront son successeur, comme ils l’ont fait pour le n°2 du bouddhisme . Vous imaginez Trump désignant le prochain pape? Maintenant, la question va être celle des Uighurs et ça sera moins facile. Eux ne sont pas adeptes de la non-violence. Il faudra les mettre par millions dans des camps, bien sûr des camps de formation ou de rééducation par le travail. A Auchwitz aussi il était inscrit à l’entrée : le travail rend libre.
Jacques
FA FabGreg Globetrotter ·
En 94 il n’y avait quasiment plus de tibétains à Xining. Tous les commerces étaient tenus par des Han.

Pour le cas précis de Xining, la question tibétaine était déjà "réglée" avant les années 1930.

En sus de mes explications ci-auparavant, lire https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Guerre_Qinghai-Tibet. Les autres grands gonpas du sud-est de l'Amdo ont été pillés et détruits dans les années 1930.

La domination han sur cette région est très ancienne. En témoigne le gonpa de Qutan / Qutan Si, relevant du bouddhisme tibétain mais construit à partir de 1392 sur le modèle de la Cité Interdite. Très inattendu.

Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.

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