Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam
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VE Venissian Globetrotter ·
bonjour Gisele HaNoi est different de HaiPhong-QuangNinh amicalement
si vous n'aimez pas mes informations, ne les lisez pas, lisez autre chose, mais respectez les car elles serviront a d'autres
VE Venissian Globetrotter ·
je ne te critique pas mais je pense que tu vis dans le monde des bisounours "la ou tout le monde est gentil". mais la realite est differente.. 1) demande aux Tibetins ce qu'ils pensent des Chinois 2) regarde les infos Vietnamiennes, particulierement ce qui se passe dans les iles VN...les chinois essaient de voler les iles aux VN.. pourtant ils ont recu un avertissement en 1979 quand ils ont detale comme des lapins devant l'armee VN qui penetrait en Chine (je demande confirmation a Mr Larsay). amicalement
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PE Pem Regular ·
Et moi je dirais : tu ne fais pas la différence entre un peuple et les actions de son gouvernement?? Gouvernement que les chinois n'ont pas choisi, et dont ils subissent les exactions. Il n'y a pas que les tibétains qui souffrent en Chine, mais tout le monde. Demande aux chinois ce qu'ils pensent de leur gouvernement.
VE Venissian Globetrotter ·
tu as raison egalement.. chez les chinois il y a des bons et des mauvais comme dans tous les pays.. pour en revenir a HaiPhong/QuangNinh, cette region est reputee pour etre la plus dangereuse du VN - (drogue, arme, mafia, meurtres) ceci du a l'influence du voisin chinois. amicalement
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JO Jojoone1 Globetrotter ·
A ce stade nous remercions les personnes qui ont su rester agréables avec nous et celles qui nous ont témoigné leur plaisir de lire notre récit et de contempler nos photos. Comme nous le disions à une interlocutrice dans un message privé : penser de bonnes choses, c'est bien, les exprimer c'est formidable. Nous ne donnerons suite à aucune polémique, nous gardons nos forces pour la rédaction des journées suivantes. Nous tenons juste à rappeler ce que nous pensions avoir clairement annoncé dès le départ, c'est à dire que le récit relate exactement ce que nous avons vu, vécu et ressenti. Quels que soient ici les commentaires, ils ne pourront pas changer la réalité des choses qui se sont produites. Dans la mesure où il n'est pas possible de raconter la totalité de nos journées ni de montrer tout le film de nos aventures, les lecteurs peuvent ne pas se rendre compte à quel point nous avons abordé chaque vietnamien avec respect et sourire, combien de fois nous avons accepté des prix qui dépassaient ce qu'il aurait été raisonnable de nous réclamer. Merci d'avance pour votre compréhension, merci d'intervenir de façon constructive et positive, notamment eu égard au respect que nous devons tous aux autres lecteurs de ce forum.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
PE Pem Regular ·
Oui c'est vrai je n'ai pas été poli... Je pars pour le Vietnam dans 2 semaines, et je lis votre récit avec intérêt depuis le début. De plus, les photos sont superbes.
AS Asia7 Globetrotter ·
Vraiment de très très belles photos!! Savez vous qui sont ces jeunes gens en bleu???😉
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
KI Kimtwo Globetrotter ·
Bonjour,

On peut se demander si ce n'est pas un corps d'armée, quelque chose de militaire : le casque, ce qui semble un gilet de protection et des chaussures souples qui font penser à des grimpeurs - le Génie peut-être ? - qu'en pensez-vous ?

Cordialement - Kimtwo
Le vent et les turbulences sont l'oeuvre de Dieu, mais la voile et le gouvernail nous appartiennent..

Voyager c'est aller de soi à soi, en passant par les autres (proverbe touareg)
AS Asia7 Globetrotter ·
Sauf erreur Notre guide nous a expliqué que c'était des jeunes étudiants volontaires... Ils sont dévoués au nettoyage des parcs ds les villes, au ramassage des détritus, à la surveillance de certains lieux. Ils pratiquent ces activités en dehors des heures de classe, ns en avons rencontré au temple de la littérature le jour de la remise des diplômes..ils s'occupaient du nettoyage des abords. Une forme de scoutisme😉😉😉
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
KI Kimtwo Globetrotter ·
Oui j'en ai vu de ces étudiants et étudiantes, acharnés à nettoyer autour particulièrement du Lac Hoan Kiem, mais je ne comprends pas pourquoi ils sont casqués - les "miens" ne l'étaient pas : il doit y avoir plusieurs sections selon l peut-être les occupations dévolues..- J'ai vu juste avant mon départ autour du 15 août des jeunes armés de très longues perches qui faisaient tomber des branches fragiles un peu partout dans les parcs pour éviter que le cyclone suivant fasse tomber ça sur la tête des gens, mais s'ils avaient le casque.... ils n'étaient pas en bleu.....-

Bon on dira qu'ils s'étaient mis sur leur 31 pour faire une photo pour notre conteur 😉

Kimtwo
Le vent et les turbulences sont l'oeuvre de Dieu, mais la voile et le gouvernail nous appartiennent..

Voyager c'est aller de soi à soi, en passant par les autres (proverbe touareg)
AS Asia7 Globetrotter ·
C'est bien ces casques qui me font douter, ceux qui étaient au temple n'en avaient pas tous..seuls quelques uns étaient comme vous le dites sur leur 31!!

Ils ne sont pas toujours en bleu, ceux qui travaillent encadrés par "l'agriculture ou les forêts" sont en vert, ns avons vu les deux couleur!!

Et tjrs sauf erreur , je reporte ce qui m'a été expliqué😉

Asia
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
KI Kimtwo Globetrotter ·
Non, c'est ça , il est vrai que j'ai vu pas mal de ces gamins en vert avec quelque part sur la tenue les mêmes mots que la mention portée sur les véhicules d'entretien : xanh, dep, sach (vert, beau, propre) -

On tient beaucoup plus compte qu'il n'est dit du respect de l'environnement, tout du moins à Hanoi.- c'est même inscrit sur mon super sac de courses de mon super marché : chung tay bao ve moi truong (en gros, donnons nous la main pour préserver l'environnement.....)

Kimtwo
Le vent et les turbulences sont l'oeuvre de Dieu, mais la voile et le gouvernail nous appartiennent..

Voyager c'est aller de soi à soi, en passant par les autres (proverbe touareg)
AS Asia7 Globetrotter ·
😉😉😉😉!!!
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
VE Venissian Globetrotter ·
On tient beaucoup plus compte qu'il n'est dit du respect de l'environnement, tout du moins à Hanoi.- c'est même inscrit sur mon super sac de courses de mon super marché : chung tay bao ve moi truong (en gros, donnons nous la main pour préserver l'environnement)

bonjour Kimtwo. a DaNang egalement...les supermarches (metro, BigC) ne distribuent plus de sacs en plastiques.. ils vendent UN gros sac cabas.. ceci pour eviter les dechets plastiques dans l'environnement. mais a QuangNgai les sacs plastiques ont toujours distribues malheureusement
si vous n'aimez pas mes informations, ne les lisez pas, lisez autre chose, mais respectez les car elles serviront a d'autres
AR Arnosaigon Regular ·
Vous avez bien raison Joël de ne pas rentrer dans les petites remarques et les polémiques qui sont pénibles et complètement déplacées d'autant qu'on aura bien noté votre zenitudes (en tout cas sur le papier) lorsque vous rencontrez des situations cocasses. Votre compte rendu est un véritable régal et les photos sont de plus en plus belles, mais j'ai bien peur que nous arrivions vite au terme de votre périple... Dommage ! Avez vous envisagé de faire un blog ou il serait possible de voir les photos dans leur ensemble car VF n'est l'outil idéal pour consulter ces très belles photos ?

Bien a vous

Arno
SA Samlo ·
1) demande aux Tibetins ce qu'ils pensent des Chinois 2) regarde les infos Vietnamiennes, particulierement ce qui se passe dans les iles VN...les chinois essaient de voler les iles aux VN.. pourtant ils ont recu un avertissement en 1979 quand ils ont detale comme des lapins devant l'armee VN qui penetrait en Chine (je demande confirmation a Mr Larsay). amicalement

Apres les Laotiens faineants voici les Chinois. Drole. Parlez nous plutot des belles forets des Haut Plateaux 🙂
LA Larsay Globetrotter ·
pourtant ils ont recu un avertissement en 1979 quand ils ont detale comme des lapins devant l'armee VN qui penetrait en Chine (je demande confirmation a Mr Larsay).

J'ai bien peur que Larsay ne puisse pas pas entièrement confirmer(. En effet, ce ne sont pas les vietnamiens qui ont pénétré en Chine, mais les chinois qui ont envahi par surprise le nord du Vietnam le 16 février, après avoir bombardé toutes les villes frontières (Lao Cai, Ha Giang, Cao Bang, Langson, Moncai), qui ont subi de très gros dommages. Le but principal de cette invasion d'environ 120 000 chinois était de détourner les troupes régulières vietnamiennes qui avaient pénétré au Cambodge, à l'époque des kmers rouges, grands alliés des chinois, à cause des incursions incessantes et sanglantes des khmers ; ils ont simplement oublié que les vietnamiens sont des sacrés soldats et que les troupes de la frontière et les miliciens régionaux (Tu Vé) n'avaient pas besoin de celles qui étaient au Cambodge pour mettre une belle raclée aux chinois ; les viets ont tout simplement bloqué les cols menant vers le sud et ont contre-attaqué dans des montagnes qu'ils connaissaient très bien ; les chinois sont retournés en Chine le 16 mars moins, d'après les journaux, 7000 morts et avec 13-15 000 blessés, mais on m'a dit plusieurs fois que le chiffre était plutôt un total de 50 000 (plus 400 chars laissés sur le terrain). Propagande aidant, les chinois ont clamé une grande victoire 🏴‍☠️
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
LA Larsay Globetrotter ·
Oh là là, je rougis 😏 Merci des compliments !

Nous marquons un arrêt chez une petite commerçante toute mignonne et distinguée, amie de Minh. Nous y achetons d’excellentes cigarettes locales à 100000 dongs la cartouche, soit quatre euros messieurs dames. Mais nous reviendrons sur ce sujet. Minh est un grand connaisseur des "toutes mignonnes" ; j'en découvre une nouvelle à chaque fois que je pars avec lui !

Bref, en fin d’après-midi, nous arrivons à la pension An Vong chez Duy Tho à côté du lac Ba Be. La première impression est curieuse : la pension, c’est dans la grande maison familiale Précisons que le village s'appelle Pac Ngoi et que presque toutes les maisons sont des maisons d'hôtes très simples, avec dortoir (je connais quelques maisons d'hôtes ailleurs où il y a des chambres séparées par une cloison, mais c'est plutôt rare). Vous n'avez pas eu droit à l'alcool de riz d'après-diner avec un Duy Tho hilare ?????
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LA Larsay Globetrotter ·
Pour la veille, nous avions omis de préciser que près de chez Pirate, à quelques dizaines de mètres et en contrebas, un petit chemin dans la jungle mène à une cascade tumultueuse qu’on peut observer depuis un parapet. C’est un petit plus non négligeable dans le parcours.

Ca s'appelle les chutes de Dau Dang, mais c'est pas le Niagara !!!!! En continuant le chemin, on arrive à un petit "port" où les grosses pirogues arrivent, déchargent leur cargaison de provisions et autres sur des motos, prennent une route bétonnée à flanc de montagne pour contourner les chutes, et rembarquent en face de chez Pirath pour aller à Cao Trung et Pac Ngoi

Nous promettons de repasser au retour et repartons. Nouvelle pause au sommet du col suivant. Il y a une espèce de bar-épicerie. Il s’y trouve quantité de bocaux d’alcool de mais et de riz. Ces bocaux de 40 centimètres de haut sont ainsi la dernière demeure de bien gros lézards mais aussi de beaux cobras que les gens du coin trouvent en forêt.

A Yen Do, à mi-chemin entre Hanoi et Babe, il y a un très bon restau avec un bocal gigantesque d'alcool de riz dans lequel "baigne" un énorme python ; impressionnant ! J'en profite pour préciser aux touristes qui voudraient ramener une petite bouteille d'alcool avec un cobra, comme il s'en vend un peu partout, surtout dans le Vieux Hanoi, que c'est une espèce protégée donc si la douane vous attrape, ...
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LA Larsay Globetrotter ·
Le soir, nous choisissons le Dao Tien, favorablement cité par le routard. Le cadre est somptueux, l’énorme terrasse est située presque au bord du fleuve, le service est pratiquement à l’occidentale. De ce fait, comme toujours dans ce genre de pays, les prix sont bien plus élevés et la cuisine nettement moins bonne.

Je signale qu'il y a maintenant 2 restaurants Dao tien : le premier est sur la rue, avec une petite terrasse, et les proprios ont ouvert récemment le 2e derrière, où vous êtes allés, sur la rivière, surtout pour y accueillir des groupes (ils m'avaient montré le terrain quand j'y étais l'an dernier), le 1er n'étant pas très pratique pour eux. Il est préférable d'aller au 1er, où j'ai fait 2 excellents diners
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LA Larsay Globetrotter ·
Vous avez déjà vu les chutes de Ban Gioc sans eau, à part les petites chutes à gauche (et encore, j'ai toujours vu "la plus grande des petites" avec de l'eau !!!!! ? Pas moi, et j'y vais pourtant a n'importe quelle période !
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AS Asia7 Globetrotter ·
Vous n'avez pas eu droit à l'alcool de riz d'après-diner avec un Duy Tho hilare ?????

Nous oui!!! et de nombreux verres, Duy Tho et son épouse, des gens charmants!! Le lac Ba be , un très bel endroit, calme et reposant, l’accueil des maisons d’hôte y est de qualité (pour nous la maison Duy Tho), nous y avons passé de très bons moments😉
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
LA Larsay Globetrotter ·
C'est vrai que Duy Tho est très fort sur le môt tram môt tram (100% = "cul sec"). J'y étais une fois où, le lendemain matin, j'étais le seul à être "frais", vu que je savais à quoi m'attendre si je le laissais m'embarquer ; c'est donc moi qui ai ramené tout le monde à Hanoi. C'est là que j'ai compris pourquoi l'ami Minh et autres chauffeurs arrivent souvent au bout de l'étape très fatigués ; c'est la tension perpétuelle, où toute seconde d'inattention peut coûter cher : j'ai failli me "payer" au milieu de virages, dans l'ordre, un petit cheval mongol, un buffle, et un tas de cailloux qui prenait la moitié de la route. Je ne suis pas prêt à remettre ça !!!!!!
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AS Asia7 Globetrotter ·
Hé oui, tout est question de modération, vous remarquez, je ne suis pas sur la photo!!! En cas d'empêchement du chauffeur.... , j'aurai pris le volant, hi hi , les pauvres!!!😉

La route qui mène et repart de Ba Be n'est pas très bonne, les usines alentour la gâchent pas mal. ON m'a dit qu'elles avaient versé au district l'argent de sa remise en état....mais....ce n'est toujours pas fait!!!
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JO Jojoone1 Globetrotter ·
Jacques, voici une photo. Tu sauras forcément qui est qui...

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JO Jojoone1 Globetrotter ·
DIMANCHE 05/08/2012

Le troisième jour, un nouveau saut sur une petite île avec plage, après Ti Top la veille. Nous ne nous serons baignés nulle part en fin de compte. Barboter le long de la plage après avoir vu dériver une telle quantité de détritus dans l’eau, non, le cœur n’y est pas.

Puis il faut ranger ses sacs, vider sa cabine et régler les boissons. Le brunch ne dépareille pas par rapport aux précédents repas il est servi sous forme de buffet, il y a absolument de tout pour tous les goûts et c’est délicieux. Il y en a une quantité impressionnante, de quoi se gaver suffisamment pour ne plus avoir besoin de manger jusqu’au soir.

Le retour se fait par le même chenal qu’à l’aller, comme toujours à une vitesse dépassant à peine celle de l’homme au pas et en passant pour la cinquième ou sixième fois devant le même cargo mouillant dans la baie. A l’embarcadère, nous retrouvons Marc Tiberghien, toujours aussi éminemment sympathique et affable. Il s’occupe du briefing des arrivants et du débriefing des partants. Il met ses clients dans le bus pour leur prochaine destination et se soucie de ce qu’ils payent le tarif normal. Ce jour-là, il se charge d’en faire de même pour trois jeunes petites françaises qui étaient présentes sur le bateau, alors qu’elles n’étaient pourtant pas passées par lui. Le vrai plus de la prestation de Marc, en fait c’est Marc lui-même. Avec lui, ainsi que Hai et Hung, nous avons fait une rencontre extrêmement agréable.

Il nous faut exceptionnellement apporter quelques précisions sur l’ensemble de la croisière compte tenu de l’une ou l’autre réaction dont on nous a fait part : nous avions choisi Marc Tiberghien pour plusieurs raisons. D’abord, le taux de recommandation exceptionnel dont il bénéficie auprès de ses clients. Ensuite, pour nous trouver dans un bateau beau, propre et confortable, où le personnel est correct avec nous et où nous mangeons fort bien. Enfin, pour qu’il nous assure une arrivée et un départ sans encombres. Ces objectifs ont été non seulement atteints, mais parfois largement au-dessus de nos espérances. Quant au prix de la prestation, nous avons bien constaté en comparant avant de partir qu’il est très compétitif, peut-être au détriment de son propre gain…

D’autre part, nos critiques sont plutôt adressées au staff de toutes les compagnies, lesquelles en matière de découverte de la baie sur trois journées pourraient un peu mieux faire. Ne nous plaignons pas trop, nous étions globalement informés du programme… Enfin, sur ce sujet comme sur d’autres, nous relatons certains faits marquants et indépendamment de notre volonté les aspects négatifs peuvent ressortir d’une manière un peu flagrante, au détriment des points positifs. Mais bon, nous n’allons pas répéter à chaque phrase que ce pays est beau, que nous avons été ravis, que chaque jour a été un grand jour de voyage. Cela ennuierait le lecteur. Concrètement, si nous devions refaire un jour un passage à Halong, compte tenu des informations que nous avons, nous passerions clairement à nouveau par Marc.

Bref, une heure après avoir accosté, nous voyons arriver notre bus. Horreur, il s’agit d’un minibus ! Nous nous crispons quelque peu. Ce qui n’arrange rien c’est que l’assistant du chauffeur ressemble étrangement à celui qui avait tenté de nous arnaquer trois jours plus tôt. Le frère ? Un cousin ? Marc nous fait comprendre qu’il a briefé le chauffeur qui donc ne roulera pas comme un dingue et ne mettra pas la musique à fond. Nous savons que c’est la dernière fois qu’il nous faudra souffrir et nous installons pour faire ces 180 kilomètres vers Ninh Binh. 100000 dongs par personne, durée quatre heures mais un seul arrêt à mi-chemin.

Au bout de vingt kilomètres, le conducteur oublie une partie de ses consignes et met la musique. Il n’oublie pas tout, jusqu’à la fin le volume sonore restera acceptable. Et tant mieux, ses goûts musicaux ne sont pas aussi infernaux que ceux du précédent chauffeur. Nous pensons alors à toutes ces fois où tous ces vietnamiens nous regardaient comme abasourdis alors que nous étions en train d’essayer de leur faire comprendre ce que nous voulions : et si en définitive le problème n’était pas qu’ils n’aient pas compris ? Si entre la musique à fond dans les bus et la musique à fond dans les bars à karaoké ils n’étaient pas tous devenus à moitié sourds ?

Quelque temps avant l’arrêt prévu, mais nous ne le savions pas, nos corps ont décidé qu’il était grand, grand temps de satisfaire à un besoin hygiénique et naturel. Nous sommes courageux, nous tenons le plus longtemps possible mais parfois vient le moment où plus tard sera trop tard. Nous mettons tous les moyens en œuvre pour faire comprendre à l’assistant du chauffeur qu’il faut s’arrêter et que l’urgence est surtout pour madame. Nous connaissons le mot Ve Singh mais nous ne savons pas traduire le mot : urgent. Notre insistance ne porte pas ses fruits et franchement ce n’est pas sympa. Ils n’ont manifestement aucune envie de s’arrêter. Il ne se passe pas beaucoup de temps avant que nous soyons obligés d’enjamber des gens puisque même les sièges rabattables de la partie centrale sont occupés. En quelque sorte nous forçons l’arrêt et la sortie. Il y a pas mal de monde à cet endroit, des marchands, des petits commerces, un village, donc. Nous nous sommes adressés à plusieurs personnes dont nous n’avons absolument rien tiré. Ah, ça, des mines patibulaires, ça n’a pas manqué par contre ! Ce coin du nord n’usurpe pas sa réputation. Dans le minibus, ils se sont impatientés au bout de 40 secondes chrono et ça n’a pas cessé de klaxonner. Nous ne rentrerons pas dans les détails mais nous avons fini par nous débrouiller tout seuls dans des conditions…des conditions…impossible de trouver l’adjectif qui convient. Nous sommes rentrés dans le minibus furieux mais dignes. Il fut un temps où dans des circonstances équivalentes nous avons constaté plus de respect de certaines valeurs de base universelles chez des hôtes arabes, turcs ou berbères que chez certains vietnamiens ici et là. Passons.

Le reste du voyage se déroule dans un certain sentiment de légèreté. L’après-midi est très avancée lorsque nous arrivons à Ninh Binh. Avec beaucoup de conviction, nous esquivons les rabatteurs pour hôtels, les motos-taxis et autres taxis afin d’opter pour le sérieux et la fiabilité de la compagnie Mai Linh. Pourtant, nous sommes surpris de nous voir proposer d’entrée par le chauffeur un forfait de 210000 dongs pour parcourir les six à huit kilomètres reliant Ninh Binh à Tam Coc. Là, il tombe mal, on ne nous la fera plus. Nous lui rappelons que son véhicule est un taxi et qu’un compteur y est monté. Comme pour les autres petites arnaques déjouées, il rit de bon cœur, sans amertume et sans mauvaise conscience. Pour la petite histoire, en ajoutant un crochet en ville pour retirer du liquide à un distributeur puis en se faisant amener à l’hôtel juste après Tam Coc, cela nous revient à 122000 dongs. Le gars avait dû inverser les chiffres….Par dessus le marché, le chauffeur souhaite garder la monnaie sur les 130000 dongs que nous lui remettons. Nous réussissons à récupérer 5000 et laissons tomber pour le reste. Evidemment, ce n’était pas pour l’argent mais pour le principe. Est-ce surprenant que jour après jour ce genre de comportement agace de plus en plus ? Dix fois ça va, cinquante fois…

Nous voilà enfin à l’un de ces moments tant attendus avec beaucoup de curiosité : devant la fameuse Maison chez Loan, le rendez-vous privilégié des français. Nous avions imaginé un hôtel perdu au milieu des rizières. C’est toujours différent de ce que l’on imagine. Très proche de l’arrière, il y a des falaises de calcaire en surplomb sur les côtés, un petit canal avec de très modestes parcelles de riz , mais aussi de petits plans d’eau et des gravats. En face de l’hôtel, il y a la route au premier plan et au second plan un tableau magnifique avec un village dans la verdure, des rizières et sur tout l’horizon une succession de ces très beaux pics calcaires qui font la renommée des lieux. Disons-le tout de suite : en arrivant dans la région de Tam Coc, nous sommes immédiatement sous le charme. Quelques coups d’œil nous suffisent pour juger que l’endroit est à la fois mignon et magique. Il nous semble ressentir plus de sérénité qu’ailleurs. Nous encourageons les voyageurs à y passer plus d’une journée. Tam Coc est l’un de nos plus beaux souvenirs du Vietnam.









L’accueil est bien à la hauteur de sa renommée : l’élégante Loan , assise avec des amis, se lève de suite et se précipite pour nous souhaiter la bienvenue. Sommes-nous bien au Vietnam ? Elle s’adresse à nous dans un excellent français et nous nous sentons bien sur le champ. La douceur, la gentillesse, le côté absolument positif de Loan tranchent avec ce que nous avons maintenant l’habitude de vivre. N’empêche qu’on perçoit aussi la femme de caractère, la femme volontaire en affaires, l’organisatrice.

Pour ce qui est de l’hôtel, nous avons pu nous en faire une assez bonne idée. N’ayant réservé par mail que deux mois et demi plus tôt, toutes les chambres n’étaient déjà plus libres pour nos dates. Nous en ferons donc trois différentes sur quatre nuits, nous connaissons à présent chaque étage. Les ouvriers qui ont travaillé sur cette bâtisse ne méritent pas de médaille. Il y a eu du bricolage de partout. S’il pleut, il y a quelques petites fuites depuis le toit jusque dans le couloir du dernier étage. Les bruits dans le couloir et l’escalier s’entendent dans toute la maison. Dans l’une des salles de bain, la baignoire semble en plastique, elle coule et tout à coup vous constatez que l’eau ne s’écoule pas vers l’orifice prévu à cet effet dans le coin de la pièce mais directement vers la chambre à coucher. Si nous y avions pensé, vous auriez pu visionner nos photos en train de passer le balai-raclette à poil et en glissant. N’empêche, au final chez Loan pas d’inconfort, pas d’agitation et on s’y sent bien. La première impression en entrant dans les chambres est excellente : c’est totalement propre et totalement parfumé, ça c’est un détail qui compte. Chaque chambre a ses particularités : certaines n’ont pas de frigo, certaines n’ont pas d’armoire, l’une a des volets mais pas de fenêtre, une autre a des douches-toilettes minimalistes, les lits nous ont paru de qualité inégale, globalement confortables tout de même…Et il y a des balcons. Disons que si les prix étaient moins élevés de trois ou quatre dollars par nuit, cela nous semblerait plus juste.

Des repas et des boissons sont proposés. On vous fait gentiment ce que vous voulez, parfois quand vous le voulez. Nous aurons le temps de tester plusieurs plats différents, il est incontestable que cette cuisine est largement parmi les meilleures que nous ayons connues au Vietnam. Qui plus est à des prix très compétitifs. Nous nous souvenons avec plaisir des bons nems d’une dimension généreuse et particulièrement du plat découverte avec plusieurs composantes, lequel a un évident goût de reviens-y. Même le café au lait est meilleur qu’ailleurs.

Loan fait de son mieux pour être disponible, branchée qu’elle est parfois en même temps par une femme de ménage, une cuisinière et trois clients différents qui veulent la solliciter. Le premier jour, il aurait presque fallu prendre un ticket ! Elle ne prend aucun pourcentage sur l’organisation d’excursions et juste dix pour cent pour la personne de sa connaissance s’occupant de la réservation de billets de train ou de bus. Il y a internet, prêt gratuit de vélos et une grande terrasse. L’endroit est idéalement placé par rapports aux différents sites proches ou lointains à visiter. On voit un petit bout de chantier, il y a un camion et une pelleteuse, il y a du projet d’agrandissement dans l’air. Beautiful Loan Resort ?

Il fait une chaleur incroyable, c’est la fin d’une journée torride sur Tam Coc. Plus de 40 degrés comme pour les cinq jours dans le nord est. Notre premier réflexe est de sortir et de parcourir les quelques mètres jusqu’à la vendeuse de jus de canne à sucre au bord de la route. Nous demandons le prix, elle nous dit one dollar pour deux verres. A notre réaction de dingues, elle passe immédiatement à 10000 dongs le verre. Nous les obtenons à 5000 dongs le verre, il n’est pas impossible que soyons sujets par moments à une surréaction dans le marchandage. Ou de petits excès de méfiance aigue. Bon, il ne faut pas s’en étonner non plus… En nous retournant, nous avisons un mignon bébé endormi dans un hamac à deux pas de là. La dame ne perd pas le nord : photo baby one dollar ! Des photos, on en a déjà 18 centaines, merci, sans façon.

Le soir, nous nous couchons en bénissant une fois de plus l’inventeur de la climatisation.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
VE Venissian Globetrotter ·
J'ai bien peur que Larsay ne puisse pas pas entièrement confirmer

bonjour et merci Maitre Larsay je savais que tu allais nous donner des informations interessantes. moi mes infos proviennent d'un ancien officier de Ho Chi Minh (parfaitement francophone) qui a vecu la guerre en direct..je ne fais que repeter ses dires..
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JO Jojoone1 Globetrotter ·
LUNDI 06/08/2012

Surprise au réveil : c’est le gris et la pluie ! Il y a une alternance de crachin et de fortes averses. Il fallait bien qu’un jour ça nous tombe dessus. Nous avions eu beaucoup de chance jusque là.

Au cours du petit-déjeuner, nous voyons partir et revenir des touristes en burkas imperméables et parapluie. Ce n’est pas très tentant. Nous enchaînons les cafés au lait et prenons notre temps, nous sommes conscients que trois semaines à ce rythme là auraient même suffi, nous n’avons pas eu l’occasion de nous reposer. Nous passons la matinée à trainer, nous sympathisons un peu avec un couple de français qui ont une fillette très éveillée et très dynamique. La transition est toute trouvée : nous avons eu maintes occasions de nous émerveiller en observant ces tout petits vietnamiens, garçons et filles, qui sont mignons à croquer. Ces petits bouts de chou, jouant dans la rue, portés par leur maman ou trimballés sur une motocyclette. Ce qui nous a frappés, ce sont ces filles si jeunes d’apparence qui ont déjà un bébé. Souvent leur comportement nous donnait l’impression qu’elles jouaient à la poupée…

Nous n’avons mangé que chez Loan. Nous avons bien jeté un coup d’œil ailleurs mais dans le village ni les prix ni l’apparence des petits restaurants ne nous ont encouragés à tester ailleurs. Nous nous sommes ainsi régalés à midi du copieux plat de nouilles sautées.

Une accalmie semble se présenter en cours d’après-midi et nous en profitons pour tenter une sortie au village. Nous découvrons donc le fameux embarcadère de Tam Coc, à côté duquel il y a un petit marché. Un petit ananas pour la route en regardant deux ou trois biquettes se promener là-dedans et le hasard des pas nous amène sur un petit chemin à côté de maisons anciennes. Nous ne le savions pas mais il s’agit en fait du chemin qui mène à la vallée du soleil et au temple Thai Vi . Peu à peu nous pénétrons dans l’un des petits coins les plus enchanteurs que nous ayons pu connaitre. C’est un vrai havre de paix que ces trois kilomètres menant au fond de la vallée. Il y a un endroit, juste après un petit pont sous lequel passent les barques, qui nous a fait un effet magique : en face de nous, en arrière-plan, une légère brume enveloppant les sommets karstiques et deux cents mètres devant nous, au-dessus du chemin de terre, les frondaisons de deux arbres qui se rejoignent. On dirait une image du pays des hobbits. Sur le côté, au sommet d’un petit pic, nous nous apercevons que les deux taches claires sont en fait des chèvres. Mais comment ont-elles fait ?











Le temple niché au fond est charmant, l’orange et le rouge ressortent de la grisaille. Nous avons un échange très sympathique avec le vieil homme et sa fille qui s’en occupent. Le pauvre a perdu sa femme en mars dernier, il est bien triste en nous montrant les photos qu’une touriste bordelaise a prises quelques mois plus tôt et a eu la gentillesse de lui envoyer. Nous ressentons sa tristesse et cela nous chagrine, ils sont si beaux, ensemble sur la photo… Il ne tombe que quelques gouttelettes mais assez régulièrement. Monsieur tient le parapluie au-dessus de l’appareil photo de madame pour qu’elle puisse s’adonner à sa passion en toute sécurité pour son matériel.







Seule ombre au tableau vers la fin du chemin du retour, cette décharge à ciel ouvert installée à flanc de colline à l’entrée de la vallée. Ce n’est pas énorme, pourtant quelle verrue dans un tel paysage. Comment peut-on, ici justement ?

Nul besoin de courir toute une journée, ces deux heures à musarder dans ce cadre valaient à elles seules le déplacement.

La pluie tombe un peu plus fort encore le soir, alors nous nous vengeons sur les gros nems.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
VE Venissian Globetrotter ·
bonjour Joel. quelle belle qualite d'ecriture. je pense que vous etiez ecrivain dans une autre vie n'est ce pas?
si vous n'aimez pas mes informations, ne les lisez pas, lisez autre chose, mais respectez les car elles serviront a d'autres
BL Blueway Regular ·
Bonjour Joel,

Une première réaction à "chaud"... J'adore !!! 🙂

Par manque de temps, je n'ai malheureusement pu lire ce matin que quelques extraits de ton long carnet de voyage. Mais je peux te dire dès à présent une chose... Je vais très vite revenir pour prendre cette fois le temps de me délecter chapitre après chapitre, de ce très beau récit agrémenté de bien jolies photos (mes compliments à Madame) ! 😉

Ton carnet semble se lire à la manière d'un scénario de film et c'est justement ce qui me plaît en lui ! 🙂 Alors je te dis à très bientôt pour... Te livrer mes impressions définitives, une fois que je l'aurai lu dans son intégralité !!! 😉
JO Jojoone1 Globetrotter ·
MARDI 07/08/2012

Toujours cette pluie intermittente. Une petite pause de temps en temps laisse quelques espoirs, vite douchés. Cela reste néanmoins assez calme dans la matinée, ce qui nous encourage à tenter une sortie au village. Il y a quelques commerces près de l’embarcadère, nous allons voir les produits, essentiellement de la confection. Dans le premier, la femme qui s’y trouve donne assez rapidement une fin de non recevoir à nos tentatives de marchandage. Celles-ci sont pourtant nécessaires pour se faire une idée du prix quand on ne le connait pas à l’avance.

Il est bon de ne pas renoncer tout en restant serein dans ces circonstances puisqu’à la deuxième tentative nous rencontrons un marchand sympathique, que la pluie n’a manifestement pas mis de mauvaise humeur. Il maitrise un peu le français et semble bien apprécier notre humour. Du coup, nous en remettons une couche et le marchandage est ponctué de quelques fous rires communicatifs, ce qui est bon pour le moral de tout le monde. Il est d’autant plus facile d’obtenir un bon prix lorsqu’on ne montre pas un intérêt excessif pour la marchandise souhaitée et qu’on demande un rabais plus important en cas de choix d’un produit supplémentaire. Nous utilisons toutes les ficelles en argumentant auprès du vendeur que ces produits viennent peut-être de Chine et qu’ils lui reviennent dix fois moins cher. Il est mort de rire. Puis nous avisons un énorme et massif meuble de famille en bois qui trône dans la pièce à côté pour lui montrer que nous avons déjà compris que c’est un homme riche. Il n’en peut plus. Un bon truc qui plait toujours c’est de montrer ses vieilles tennis usées en disant que voilà, c’est la preuve qu’on n’a pas trop les moyens. Ou de sortir un billet de 10000 dongs en ayant un air surpris agrémenté d’une moue pleurnicharde. Il y a de quoi avoir honte, mais sur le moment c’est trop drôle et puis il n’y personne sur place qui nous connaisse, après tout ! Nous faisons cesser sa souffrance avant d’aller trop loin et au final la petite dame obtient un ensemble typique, la tenue traditionnelle du genre de celles habituellement portées par Loan, pour ceux qui connaissent, ainsi qu’une très belle chemisette noire en soie avec de jolis motifs en léger relief le tout pour 350000 dongs. Au vu de la réelle qualité de ces vêtements, c’est une belle affaire. Nous prenons soin avec plaisir de souhaiter une bonne journée au commerçant, avec notre plus beau sourire, et sans forcer.

Il pleut un peu plus fort, ce n’est pas la peine d’insister, la journée ne sera pas resplendissante, nous le sentons bien. Nous nous arrêtons tout de même à une épicerie, ayant décidé d’emmener pour le retour quelques cartouches supplémentaires de Thang Long. Nous les avions payées précédemment 100000 puis 90000 dongs. Cette fois, la vieille dame nous demande 75000 dongs. Nous avons même demandé confirmation du prix et nous sommes demandés jusqu’où cela pouvait aller. Il y a de quoi donner des envies d’import-export ! La cartouche au prix d’un demi -paquet en France, avec une bien meilleure qualité. Nous repasserons par la suite l’une ou l’autre fois devant la boutique. A chaque fois, ça leur fait un grand plaisir de constater qu’on se souvient d’eux et de voir qu’on les salue.

La pluie s’est malheureusement intensifiée dans l’après-midi. Les nuages filaient rapidement mais étaient vite suivis d’autres, tout aussi chargés. Nous avons été contraints à renoncer à une grande partie de l’ambitieux programme de ces quelques jours, où nous devions aller à Trang An, Kenh Ga, Van Long, Mua Hang voire Hoa Lu. Des regrets toutefois minorés par la quantité de choses vues et par le fait que même une deuxième journée de relâche n’était pas de trop. Restait le secret espoir que la journée du lendemain nous soit un peu plus favorable…



Au cours de l’après-midi, Loan a fait venir des masseuses aveugles. Une bonne heure de soins assez intensifs qui ne reviendra qu’à 100000 dongs plus 50000 dongs pour partager les frais de taxi. Inutile de broder pour la suite, nous tuons le temps comme nous le pouvons. Au dîner, le hot pot jumelé à la viande et aux fruits de mer tombe à pic.

La nuit sera à la limite de la tempête tropicale avec des périodes de précipitations très intenses succédant à de brèves accalmies elles-mêmes précédées de subits et vigoureux coups de vent.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
JE Jeansellier Globetrotter ·
Celà fait vraiment plaisir d'avoir des nouvelles de Loan , toujours aussi attentionnée. Meme sous la pluie Tam coc a son charme : le matin il fallait sortir de l'hotel et aller arpenter les ruelles du hameau en face de son hotel , j'aime bien ce coin .

Encore des superbes photos en allant sur Tai Vi : que de fois je l'ai franchi en vélo ce petit pont metallique qui enjambe la riviere ou des milliers de visiteurs venus du monde entier , sont emmenés par les rameuses.

Jacques , si tu me lis , je croyais qu'il etait question qu'un hotel resort soit edifié dans ce secteur . Le "massacre annoncé " n'aura pas lieu ?

cdlt jean
LA Larsay Globetrotter ·
Jacques , si tu me lis , je croyais qu'il etait question qu'un hotel resort soit edifié dans ce secteur .

Ben si, ca ete en panne pendant un an mais la construction a repris. Toutefois, le promoteur a l'air de vouloir proteger la beaute du lieu pour une fois, donc il a deja constuit le batiment Reception, avec un toit de pagode, et a plante des arbres pour le cacher entierement ; les bungalows sont prevus derriere, dans un grand renfoncement de la riziere, donc on ne les verra pas.
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
JO Jojoone1 Globetrotter ·
MERCREDI 08/08/2012

En début de matinée, cela semble être le calme après la tempête. Dans les prés, les flaques sont devenues des mares. Le répit parait avoir été bref, de nouvelles vagues de pluie se succèdent. Régulièrement, le ciel donne l'impression de s’éclaircir mais à chaque fois s’assombrit à nouveau. Nous plaignons le couple de malheureux qui est parti un peu plus tôt se promener avec ses enfants.

Un couple de belges présent sur place nous raconte qu’ils viennent de se voir annuler la croisière prévue en baie d’Halong. Nous nous félicitons de ne pas avoir programmé cette croisière en dernier, ayant voulu en cas d’annulation nous laisser la possibilité d’y retourner plus tard en raccourcissant du coup notre séjour à Tam Coc. Ce choix nous aura finalement donné la chance de voir Halong entre deux grosses vagues de pluie.

Pourtant, le moment est venu où ça commence à bien faire, le temps se fait long, ça y est, nous sommes reposés, il est ennuyeux de se sentir coincés. Nos prières montent alors au ciel et le bon repas de midi se fait sous une lumière un peu plus claire. De son côté, Loan est toujours aussi attentionnée envers ses clients et d’une gentillesse apparemment inaltérable.

Nous sommes un peu perplexes quand en début d’après-midi de petits coins de ciel bleu se mettent à apparaître. La chaleur qui monte d’un cran semble être un signe. Méfiants, nous nous décidons malgré tout à faire un petit saut à pied dans le village en face de chez Loan. C’est sympa mais rien d’inédit après tout ce que nous avions vu. Nous faisons demi-tour puis poussons un peu plus loin le long de la route. Nous réalisons que le beau temps parait tenir tant bien que mal et que voilà c’est maintenant ou jamais. Nous trottons en quatrième vitesse vers chez Loan pour récupérer des vélos. Direction à droite en sortant. Il suffit de parcourir 500 mètres et c’est à nouveau le plaisir de se retrouver dans des lieux aussi charmants. Des enfants, des chiens fatigués sur la route, des rizières, des champs et ces beaux rochers.





Au bout de la route, la pagode de Bich Dong, en pleine nature et sous la falaise, avec son escalier menant aux grottes. Joli endroit. Il y a quelques femmes d’un certain âge qui essaient d’y vendre des babioles. Nous laissons à l’une d’entre elles, qui se débat contre des moustiques, notre spray de répulsif entamé. C’est l’un des très rares endroits où nous aurons rencontré quelques-unes de ces bestioles au cours de notre périple. Nous aurons été cette année bien plus attaqués dans notre jardin qu’au Vietnam.







Nous ne poussons pas nos investigations plus loin car l’heure tourne et même si quelques nouveaux nuages apparaissent nous saisissons notre dernière chance d’aller faire notre promenade en barque à Tam Coc. Le hasard nous attribue un rameur plutôt qu’une rameuse. Ca a l’air d’être un bon bougre et s’il ne parle pas le français il semble le comprendre. Il n’essaiera pas de nous vendre quoi que ce soit et comme il est 16 heures passé nous croiserons les vendeuses de boissons et autres, auxquelles nous ne serons donc pas confrontés. Nous faisons cette promenade sous le beau temps pendant quelques minutes. L’ensemble du parcours se fait sous un ciel menaçant, avec une averse de temps en temps. Il n’empêche que ces instants ont été parmi les plus intenses de notre séjour. C’est merveilleusement beau et tranquille tout au long du chemin. S’y retrouver seuls ajoute de la magie, bien sûr. Hormis le cadre absolument grandiose, on peut croiser des compagnies entières de canards, un martin-pêcheur, un champ de lotus. Le passage sous le petit pont, dans les trois grottes, les stèles érigées au bord de l’eau, les sommets des rochers environnés d'une légère brume, tout ce panorama, cela ne se raconte pas, cela n’est ni à photographier ni à filmer : il faut absolument le vivre ! Notre accompagnateur ayant été si souriant et si aimable, ça n’en a été que plus agréable. Nous lui donnons la pièce d’un euro qu’il nous réclame soi-disant pour sa collection et lui laissons un généreux pourboire. Ce travail est fatigant, surtout lorsqu’on n’est plus très jeune.











Nos ultimes découvertes seront pour le lendemain.

Nous passons alors notre dernière nuit au Vietnam.
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JO Jojoone1 Globetrotter ·
JEUDI 09/08/2012

Pour ce dernier jour, la météo nous fait un petit cadeau : c’est un soleil accompagné de beaux nuages blancs qui se présente à nous. Nous avions demandé à Loan de nous trouver un chauffeur qui pourrait d’abord nous accompagner pour des visites puis nous amener à l’aéroport. Bien entendu elle nous a arrangé ça sans difficultés. On trouve forcément toujours quelqu’un pour une excursion, ce n’est pas la peine de s’inquiéter. Si pour nous le tarif est raisonnable, une telle journée est une aubaine pour n’importe quel vietnamien, financièrement parlant. Il faut juste bien préparer son coup et partir avec un chauffeur qui aura été briefé sur un parcours précis. Nous avons décidé de ne pas construire un parcours chargé, la prudence pousse un voyageur raisonnable à se retrouver le moins loin possible de l’aéroport sur le dernier jour et à s’y rendre plutôt largement à l’avance. Une crevaison, un petit accident, un souci quelconque peuvent malheureusement faire rater un avion si on prévoit trop juste. Bien que le vol ne soit qu’autour de minuit, nous savions bien que nous passerions de longues heures à Noi Bai, pour notre quatrième passage.

Nous savions bien que nous aurions la bise de Loan au moment de quitter les lieux, mais même si c’est devenu un grand classique que certains critiquent, il y a de la chaleur humaine et un côté si charmant là dedans que c’est réellement agréable. Comme tout le monde, nous nous voyons remettre un sachet de petites bananes pour le départ, une attention pas si anodine en fait…

Nous repartons vers l’est, du côté de Nam Dinh. Nous avons programmé la visite de deux sites. La première visite nous mène donc à la pagode de Co Le. Il n’y a pas un chat hormis quelques petits vietnamiens qui trainent par là. La première chose que l’on voit est cette très grande et belle tour de 12 étages qui vaut quasiment à elle seule le déplacement. Les abords sont un peu inondés, ce n’est pas étonnant. C’est une belle surprise que cette énorme tortue en pierre que nous apercevons à l’arrière en en faisant le tour. Ensuite, un pont mène au temple, qui est en fait un grand ensemble architectural. On peut y admirer un petit pont couvert, un étang avec une immense cloche immergée en son milieu, deux gigantesques vases de trois mètres de haut à côté de la porte d’entrée, plusieurs bâtiments, un kiosque avec une autre cloche. Le lieu est calme et verdoyant, encore un endroit à photos, nous sommes enchantés de notre bonne idée. Sachant que nous aurons du mal à être en retard pour le soir, nous prenons tout notre temps pour la visite. Tant et si bien que lorsque nous revenons notre chauffeur allait nous déclarer disparus et qu’il était temps d’aller déjeuner.







Nous avons circulé un bon moment au centre de Nam Dinh à la recherche d’un restaurant. C’est là qu’on se rend compte une fois de plus que dans les endroits non touristiques on est un peu au bout du monde. Pas de vrai restaurant, pas sous nos yeux en tout cas. Comme toujours, le chauffeur est aussi largué que nous. Nous finissons donc par le laisser choisir un endroit qui ressemble à un bar à bière, mais du genre local, hein…La patronne est toute disposée à nous préparer à manger, il n’y a guère de choix, ils rigolent bien quand on leur demande des nems. Ah, mais les nems, monsieur dame, ce n’est que dans les endroits touristiques ! Nous acceptons donc des nouilles aux légumes avec un peu de viande. Comme dans tous les établissements ne payant pas de mine, c’était excellent et très bon marché. Nous essayons encore de trainer un peu mais déjà le chauffeur s’inquiète pour l’horaire. Généralement c’est pour eux une obsession de rentrer le plus tôt possible pour en finir mais aussi d’éviter autant que possible de rouler de nuit, ce qui est bien sûr fort compréhensible.

Nous prenons la route pour la seconde pagode, celle de Pho Minh au village de Tuc Mac à l’ouest de Nam Dinh. La tour est nettement moins haute et moins belle que la précédente mais elle a six siècles de plus. Cela fait sept siècles que ses 700 tonnes résistent, nous constatons que l’assise en pierre s’est même courbée sous le poids, c’est assez remarquable. Le plus intéressant, c’est toutefois la pagode. Il y a de nombreuses statues à l’intérieur, parmi les plus remarquables que nous ayons pu admirer.















Nous avons fait l’impasse sur la pagode de Kéo, qui se trouve dans la région, au vu de l’horaire nous aurions pu l’inclure dans le programme mais avec le recul et les photos qui nous en restent nous pensons avoir fait le bon choix en ce qui nous concerne. Une journée d’excursion autour de Nam Dinh pourrait être très agréable pour compléter quelques jours de villégiature à Tam Coc. Peut-être une idée à creuser pour les futurs partants…

Il est autour de 14 heures lorsque nous entamons le trajet vers l’aéroport, distant de 130 kilomètres. Un premier arrêt au bord de la route pour déguster une dernière fois un jus de canne à sucre, puis un second dans un hypermarché pour quelques friandises, à la fois pour manger quelque chose en début de soirée et parce qu’il nous reste des dongs. Quand on arrive comme ça dans une grande surface au milieu de nulle part, a fortiori hors des endroits touristiques, on comprend mieux ce que peut être la vie des stars. A part les autographes…Dans chaque allée, chaque rayon, les vietnamiens vous regardent, estomaqués, éberlués, hypnotisés. On peut aussi se demander comment les vendeurs d’électroménager peuvent tenir le coup avec toutes ces télés et ces mini-chaines réglées avec le son au maximum. A la caisse, une mamie nous passe devant sans gêne, normal, un étranger n’a pas à lui passer devant. Bien avant Hanoi, nous voyons le ciel s’obscurcir au loin, avec de gros éclairs en prime. Nous filons droit dessus et ne tardons pas à rouler sous des trombes de pluie. Dans ces conditions, les véhicules et les minibus qui nous dépassent à toute allure nous inquiètent, d’autant plus qu’à certains endroits de l’autoroute il y a de vraies mares et que l’aquaplaning n’est pas loin. Le passage par Hanoi dure une éternité. Il y a une grande quantité de bouchons, l’eau ruisselle de partout, on voit bien que certains quartiers sont inondés. Apparemment, entre Hanoi et l’aéroport, un éclair a frappé un feu tricolore. Nouveau bouchon et satisfaction d’être très en avance, autrement nous aurions été un peu plus inquiets. Une fois arrivés, nous sommes un peu soulagés, seul notre chauffeur fait grise mine. La seule chose notable à l’aéroport aura été ce délicieux milk shake à l’avocat qu’on n’aurait pas imaginé aussi goûteux.

Le vol du retour sera long mais serein, nous repartons avec la satisfaction d’avoir eu de bien longues vacances, d’avoir bien vécu, d’avoir vu une énorme quantité de très belles choses dans un pays qu’il aurait été bien dommage de ne pas visiter.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
CH Chatounnette Regular ·
Bjr, je pars dans quelques temps au Cambodge et sud Vietnam et suis arrivee par hasard sur votre recit de voyage de 2012. je l ai parcouru avec une avidité semblable à celle que l on peut avoir lorsqu on lit un roman et qu on veut en connaitre la fin bien vite. vous avez du passer un temps enorme à la redaction, tant des notes prises en cours de route qu au récit lui meme. Felicitations et merci pour toutes les indications precieuses contenues. cordialement josiane
chatounnette
JO Jojoone1 Globetrotter ·
Mille merci, nos voeux vous accompagnent pour ce voyage !
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
FL Florencejohn ·
bravo pour la qualité de votre témoignage, merci de nous les faire partager. florence
JO Jojoone1 Globetrotter ·
Bonjour,

C'est bien tardivement que je vous adresse mes remerciements pour votre intervention.

Je profite pour cela du moment où je viens de remanier ce récit. Lorsque nous l'avons commencé, nous n'avions pas encore pensé à y joindre des photos. Lorsque nous l'avons fait, les photos se sont retrouvées hors de la chronologie du récit mais aussi en petit format. Voilà qui est maintenant réparé et j'en ai profité pour en ajouter quelques-unes. Je souhaite que cela permette à ce carnet de voyage d'être visualisé par de nouveaux forumeurs qui ne l'avaient pas trouvé et que certains en tireront profit pour y dénicher l'une ou l'autre idée.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
CA Canellegard ·
Merci pour votre carnet très intéressant et très utile. Canelle
JO Jojoone1 Globetrotter ·
Bonjour Canelle des Brumes !

Je me suis fait gronder par Françoise, ayant manqué de vous répondre. Merci d'avoir pris la peine de mettre ce mot. Les images ne suffisent pas à exprimer à quel point ce voyage-là aura été inoubliable...
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
GR Gritcho Regular ·
Bonsoir jojoone

Votre carnet de voyage est magnifique et très enrichissant. Je ne l'ai pas lu entièrement mais ce que j'ai lu est magnifique et fort bien écrit. Cela donne envie de connaître la suite.

Je continuerais demain, merci jojoone

Emmanuel
JO Jojoone1 Globetrotter ·
C'est extrêmement gentil de vous être donné la peine de réagir aussi rapidement.

Nous avons fait de notre mieux, c'était à la fois notre premier carnet sur VoyageForum et un séjour qui restera inoubliable ( surtout des bons souvenirs ). Et vous pouvez aussi remercier Larsay, sans qui il n'y aurait pas du tout eu ni le même voyage ni le même carnet.
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