Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya
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RO Rouquine38 Globetrotter ·
Bon courage Michèle, de tout cœur avec vous en attendant la suite de votre superbe carnet.
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
MI Mimimicha Veteran ·
Bonjour Michèle, J'espère que tes soucis vont se régler et que les dégâts ne seront pas trop importants... Juste un mot encore pour te dire que moi j'apprécie justement toutes les anecdotes qui accompagnent tes récits de voyages ! L'"essentiel utile", c'est déjà très bien, mais avec tes commentaires et impressions, c'est encore mieux !... Ta description de la journée à Punta Allen me laisse dans l'hésitation... Est-ce que tu recommandes malgré tout cette journée?... Bon courage à toi et à bientôt, Nadège

Bonjour Nadège, Merci pour tes encouragements, et ça s'arrange... finalement pas trop mal (bonne assurance). Ta remarque me fait me poser des questions: je vais à l'essentiel ou je laisse courir mes doigts sur le clavier sous l'influence de la grande bavarde que je suis. Parce que je sens bien qu'il traîne ce carnet.😕 On verra comment je l'aborde en reprenant.

Pour Sian Ka'an: j'y retournerais sans hésitation, en faisant attention au gilet dès le départ ou en exigeant de ne pas en porter. Mais attention à la période: l'été par exemple il y a moins d'oiseaux. A bientôt, Michèle
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
Pris par le boulot et autres activités j'avais ''délaissé'' la lecture de ton compte rendu!! Je viens de rattraper mon retard et je vois qu'entre la rencontre de ton ancienne collègue et celle du scorpion, le Yucatan était riche en émotion!! C'est toujours bien plaisant de lire ton compte rendu, avec ce ''savant'' mélange de magnifiques photos, d'information culturelle sans oublier un ''soupçon'' d'humour qui te va si bien!! Bon courage pour la gestion de ''crise'' dans ton domicile!

Salut fidèle Jean-Yves, Quand je pense que nous avions discuté des inondations à Montréal.... Bon, la crise, sûrement moins grave que dans les cas où les gens ont leur habitation inondée, est en passe de se terminer. On y gagnera du matériel neuf😉, avec une jolie voiture toute propre😏. A bientôt, Michèle
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
Bonjour, j'aime beaucoup ce que vous écrivez , merci de nous faire partager des beaux moments et en plus j'ai pris pleins de notes ;j'aimerais bien avoir plus de documentations si ça ne vous dérange pas . j’espère que tout va bien pour votre maison. Salma

Bonjour Salma, Je suis ravie que ce retour d'expérience te plaise, merci à toi. Pour la documentation, j'ai pas mal d'infos sous le coude, et il faudrait être plus précise. Si je dois envoyer des fichier word ou excel, on passera en message privé?

A bientôt, Michèle
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
Bon courage Michèle, de tout cœur avec vous en attendant la suite de votre superbe carnet.

Merci beaucoup Isabelle, c'est très gentil!🙂
Mimi
HI Hiacinthe Globetrotter ·
Bonsoir Michèle,

Oh là là, c'est impressionnant

Heureusement que vous avez une bonne assurance qui a été efficace !

A bientôt !

Christine
Hiacinthe
LE Lescaribous Globetrotter ·
Salut, L'important c'est qu'il n'y ait que des dégats matériels. Oui oui facile à écrire quand on est ''au sec'' mais primo cela montre que l'Homme n'est rien face à la Nature et deuxio, tous les biens matériels peuvent être rachetés, pas une Vie.... Bon loin de moi l'idée de faire la morale, juste j'essaye de te donner un peu d'aide ''psychologique'' face à cette situation difficile!! Bon courage pour la ''paperasse administrative'' (dont la France est malheureusement spécialiste 🤪) et bientôt cet épisode ne sera qu'un mauvais souvenir! COurage
"Homme libre, toujours tu chériras la mer" (Baudelaire)
BR Brigitte42 Globetrotter ·
Coucou Michèle , je me suis mise à lire ton carnet ... mais par la fin : je vais recommencer d'une manière plus traditionnelle dans 1 ou 2 jours ! Quand tu l'as commencé , nous pérégrinions dans l'Ouest, dans le froid et la neige une grand partie du temps ... Nous sommes rentrés et, contrairement à mes habitudes, j'ai décidé de poster un carnet, que je viens de quasi terminer .

Je vois les dégâts, chez toi et aussi que votre voiture est 'détruite' : même avec une bonne assurance , c'est une mésaventure dont on se passerait bien!

Que tout s'arrange ! Amitiés . Brigitte .
Brigitte
FR FrançoiseVec Regular ·
Oh la la! j'espère que tout est rentré dans l'ordre ! Bonne soirée Françoise
MI Mimimicha Veteran ·
Oh la la! j'espère que tout est rentré dans l'ordre ! Bonne soirée Françoise

Bonjour Françoise, Et bien tout ça se met en place tout doucement. Après tout, ce ne sont que des dégâts matériels. Mais il est bien plus agréable de reprendre la balade yucatèque!😉 A très vite donc, Michèle
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
Ah quand même, la suite! Je vais essayer d'être moins bavarde.😉

Nous en étions restés au repas de midi à Piste, à côté de Chichen Itza, et nous allons reprendre la route.

J9 – 11 février Suite et fin – Izamal

Nous ne saurions quitter Piste sans jeter un coup d’œil au village et à son église du XVIe siècle, toute vieille, toute noire.

Il est un peu plus de 15h. 70 petits km nous séparent d'Izamal, et nous préférons prendre le chemin des écoliers pour découvrir des petits villages.



Arrivée à 16h45 à Izamal où nous prenons nos quartiers au Macan ché B&B, un havre de paix au milieu d’un jardin luxuriant (infos sur un post à part).

Izamal

« Important centre religieux maya autrefois, c’est devenu un bijou colonial, dont les maisons sont peintes en ocre-jaune et en blanc, ce qui lui vaut le surnom de « ciudad amarilla ». C'est une des raisons expliquant pourquoi ses habitants sont appelés « fils du soleil ». C’est un des Pueblos Mágicos du Mexique, distinction octroyée par le Secrétariat au Tourisme mexicain à des villages au patrimoine historique et culturel important. Fondé à la moitié du 18e siècle, ce village constitue le plus ancien village de la Péninsule du Yucatan. Son nom en langue maya est Itzamatul ou « rosée qui descend du ciel » C'est un important centre commercial maya de la région où furent élevées sept pyramides, l'une d'elles ayant servi de base aux espagnols pour la construction du majestueux couvent San Antonio de Padua. Les habitants d'Izamal y cultivent toujours le sisal, la fibre naturelle qui a fait la richesse de l'Etat du Yucatan. Izamal est également appelée la cité des « Trois Cultures » du fait de son appartenance au reste des cultures préhispanique, coloniale et contemporaine de la Péninsule. Elle fait partie de la « Route touristique de l’Orient » (Mérida – Izamal – Chichen Itza – Valladolid – Ek’Balam – Culuba – Rio Lagartos). » (sic)

Nous réservons sur place un tour en calèche pour 18h. 200 pesos (moins de 10€!). Notre cocher, Andrès, s’improvise guide touristique et nous fait découvrir la ville. Nous descendrons au centre, préférant passer la soirée en ville.

La Pyramide Kinich Kakmo, sur laquelle nous ne monterons pas.

« Construite au Ve siècle après J.C., elle était dédiée au dieu solaire Kinich Kakmó qui, selon les croyances, descendait chaque jour sous la forme d'un perroquet de feu recueillir les offrandes qu'on lui laissait. » (sic)



A savoir : de son sommet, on a une vue plongeante sur la ville. C'est la pyramide maya la plus grande de la ville (qui en comptait plusieurs) et aussi l'une des plus grandes du pays de par la taille de sa base : 200 mètres de long sur 180 de large.

Il n’en reste pas grand-chose aujourd’hui, mais en la longeant, on peut en mesurer l’importance.

Nous arrivons au centre, avec une vue sur l’arrière du couvent Saint Antoine de Padoue.



Convento de San Antonio de Padua

« Edifié en 1562, il fut bâti avec les pierres de la pyramide maya de Popul Chac. Tout un symbole: du temple maya le plus important, détruit, naquit l’un des premiers et plus importants sanctuaires catholiques de la Nouvelle Espagne, fondé par Fray Diego de Landa et les missionnaires franciscains. » (sic)

Le couvent possède le plus grand atrium après celui de Saint Pierre au Vatican.



L'intérieur rappelle un peu ce que l'on peut voir au Nouveau-Mexique aux USA (carnet de 2013). Il est vrai que dans les petites villes de cet état du Wild Wild West, on n'a pas vraiment l'impression d'être aux USA.😉 Mais à l'époque, on ignorait tout du Mexique.

C’est l’heure magique où la ville se transforme en véritable bijou.



Pour ceux qui arriveraient aux heures d’ouverture (8h – 18 h), le Centro Cultural y Artesanal est situé calle 31, c’est-à-dire sur la place principale, de l’autre côté du couvent. C’est d’ici qu’est prise la photo ci-dessus.

Le soleil décline très vite et nous allons dîner au restaurant El Toro : Filete a la Tampiquena (avec piments et oignons). La viande était succulente. 250 pesos pour deux, bière comprise (env. 13€).

La nuit est tombée et nous allons découvrir les spectacles son et lumière de la ville : « Voix et Magie d’Izamal » (tous les jours, sauf le dimanche, à 19h30 en hiver, 20h30 en été). J’ai bien dit « les » spectacles, car il y en a deux : l’un dans la rue ???? (je ne me rappelle plus le numéro)😕: il suffit de suivre le guide dans la rue à partir du point de ralliement. Le cortège s’arrête de façade en façade et l’histoire de la ville est racontée. J’insiste sur le spectacle de rue car nous, nous l’avons appris sur place. Comme nous pensions que le spectacle était uniquement au couvent, nous avons perdu du temps en remontant la rue jusqu'au point de ralliement et avons loupé le premier tableau (peut-être 2 ?). Nous en avons vu quand même une bonne quinzaine.

C’est de toute beauté, et ceux qui ont la chance de comprendre l’Espagnol ne l’en apprécieront que plus.

Le spectacle se termine dans l’atrium du couvent. Il est bien dommage que je n’ai pas pris de trépied pour les photos: imaginez un peu la magie du spectacle rien qu'en regardant ces deux photos floues.

Magie? Féérie?

Nous rentrons à pied vers l'hôtel dans la douceur de la nuit, sans aucune sensation de crainte. Douceur? Pour des sudistes, oui. D'aucuns auraient trouvé qu'il fait encore chaud .

Infos sur le Macan Ché dans le post suivant.
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
Hotel Macan Ché à Izamal (Calle 22 #305 x 33 y 35) Comme je fais un post à part, je vais illustrer un peu plus l'hôtel. Si ça peut aider? Le mot qui me vient à l'esprit, c'est "charmant". Un parfait endroit pour se reposer. L'accueil est très agréable, même si la dame ne parlait pas anglais. L'hôtel est un peu excentré, mais franchement, 800 mètres à pied, ça se gère.😉 On n'en voit pas grand chose depuis la rue, mais en entrant, on découvre un joli jardin tropical.

Il me semblait que les chambres étaient un peu petites, et après échange avec les proprio, ils nous ont conseillé la Felipe Room. L'entrée:

avec sa terrasse:

Heureusement que nous avons eu cette chambre, qui permet de poser les bagages sur le 2e lit, car sans ça, on aurait été un peu à l'étroit.

On voit bien l'espace entre le pied du grand lit et l'autre:

La salle de bain est petite et il n'y a rien à part le lavabo pour poser ses affaires. Mais pour une nuit, en général, on ne s'étale pas trop😉. Pression d'eau: OK.

Les petits déjeuners (très corrects, mais pas pour des affamés) se prennent sous la terrasse, qui fait aussi office d'accueil et de salon.

Il y a une petite piscine au bout du jardin, mais elle n'était pas encore en fonctionnement.

Il y a aussi 2 petites maisons avec kitchenette.
Mimi
LE Lescaribous Globetrotter ·
Pression d'eau: OK.

Petit détail mais d'une importance capitale 😛 Allez on va suivre la suite avec grand plaisir, peu importe quand elle arrive (on sait que tu as ''d'autres chats à fouetter'' en ce moment!
"Homme libre, toujours tu chériras la mer" (Baudelaire)
MI Mimimicha Veteran ·
Pression d'eau: OK.

Petit détail mais d'une importance capitale 😛

Tiens au fait, la pression atmosphérique. Quand on sait l'importance quelle a dans cette zone à cyclone! Non, mais sérieusement, pour qui a 3 poils sur le caillou, ce n'est pas un problème. Mais quand tu as une tignasse genre crinière de lion indomptable (la crinière, pas le lion😇), c'est sympa de ne pas passer 2 plombes à se rincer.😕

Bonne fin de journée! Michèle
Mimi
HI Hiacinthe Globetrotter ·
Coucou Michèle,

Le style des églises, maisons colorées, et le couvent d'Izamal, j'adore.

Ah oui, effectivement, je retrouve des similitudes avec le Nouveau-Mexique.

Les spectacles de son et lumière avaient l'air très beaux.

A bientôt pour la suite !

Christine
Hiacinthe
MI Mimimicha Veteran ·
J10 – 12 février – Izamal – Rte vers Celestun (188 km)

Le programme est léger aujourd’hui et nous permet de traîner dans les jardins. Nous quittons l’hôtel vers 10h30 pour revoir Izamal sous un ciel d’un bleu sans nuage, avec une luminosité différente. Les jaunes ocrés ont laissé la place à un jaune plus franc. La ville, quasiment déserte hier, est très animée en ce dimanche matin. Il n’y a quasiment pas de touristes et nous sommes immergés dans la vie quotidienne des locaux. La place est emplie de stands divers. Des nuées d’enfants s’égayent dans tous les sens. Au marché couvert, des familles sont attablées. Petit déjeuner ? Déjeuner ? Un peu tard pour l’un, un peu tôt pour l’autre. Qu’importe, tout ce petit monde semble avoir un appétit digne de Gargantua.😮 Bon sang, mais quel appétit ces Mexicains!

Nous quittons cette joyeuse animation en traversant de jolies rues et des quartiers moins connus pour un dernier regard.

Il commence à faire bien chaud. La campagne est recouverte de plantations de sisal.

Il est 12h15 lorsque nous arrivons à Hoctun.

Cimetière d’Hoctun Faire un détour pour voir un cimetière ? Mais quelle drôle d’idée ! Oui mais :



Sur la photo ci-dessous, on remarque, sur la gauche, le mélange des cultures. On a beau être un fervent catholique, il ne s’agit pas d’oublier ses racines mayas, et la pyramide au-dessus du mausolée en est la preuve. Ce n’est pas un chac mool qui trône sur le temple, mais bien un ange.

Mais, quelle horreur ! Il flotte sur les lieux des effluves dont JP m’affirme que c’est l’odeur du crottin de cheval, mais mes narines sensibles ne se laissent pas abuser😠. Et pas le moindre crottin au sol. Il faut dire qu’avec cette chaleur….

L’odeur est encore plus prégnante dans la zone moins « noble » du cimetière, à l’arrière:

On papote un instant avec un monsieur à l’extérieur. C’est fou ce que les gens sont accueillants : ils engagent tout de suite la conversation.

Il nous reste environ 140 km à parcourir. On traverse quelques villages, toujours aussi colorés.

Les églises sont-elles inversement proportionnelles à la taille des villages? Il semblerait.

Mais il ne faut pas oublier que ce charme, exotique pour nous, peut cacher une toute autre réalité. L'habitat est pauvre et la vie ne doit pas être facile pour tout le monde.

Nous contournons Merida sans le moindre problème. Les périphériques (des vrais ceux-là) sont déserts. Je n'ai jamais vu ça. Certes, c'est dimanche, mais quand même!

Celestun

La jungle qui jusqu’à présent était plutôt sèche a changé de couleur. L’étroite route qui mène à Celestun se fraie un passage au milieu du vert, mais cette route est plutôt monotone. Les villages sont rares…. Et nous ferions bien de nous le mettre en tête pour demain… mais non.😕

La température a chuté à 28°C. Presque 10°C de moins qu’à Merida.

14h30. Nous n’avons pas encore déjeuné, mais nous préférons d’abord aller nous installer dans la Guest House que j’ai réservé. Le Castillito Kin Nah (infos dans le post suivant).

Nous passons un bon moment à tourner dans Celestun pour trouver notre maison, que personne ne semble connaître. La rue principale qui longe la plage est hyper étroite et fort heureusement en sens unique. On finit par trouver (je donnerai des infos sur le post dédié au Castillito).

Nous sommes accueillis par Peter, un allemand installé au Mexique depuis des lustres. Nous déposons rapidement les bagages, et j’aimerais bien trouver une laverie. Nada à Celestun. Peter me propose de faire tourner une machine.🙂

Les restos de plage sont déjà fermés à cette heure, mais nous gardons en tête le nom de l’une des tables préférées de Peter pour demain midi. Nous nous rabattons sur un boui-boui sympa, où un cocktail de crevettes et de crabes accompagné de guacamole suffira à nos petits estomacs qui ont fini par se rendormir à cette heure de l’après-midi (16h30).

Vues de la ville, dont certaines prises le lendemain.

De retour au Castillito, nous avons la surprise de trouver nos affaires en train de sécher en plein vent. Sympa, non ? La mer est très agitée, le vent souffle de plus en plus fort et nous abandonnons l'idée d'une balade sur la plage.

Peter nous annonce qu’il a vu quelques centaines de flamants roses sur la lagune ce matin et il se propose de nous y conduire. Il ouvre la piste sur son vélo. Heureusement : nous n’aurions jamais su quand et où tourner. Et ils sont là : Des centaines à flamboyer au soleil couchant.



Nous y restons un grand moment, à écouter leur ramage aussi peu mélodieux que leur plumage est magnifique; le soleil décline déjà.

Pour dîner, Peter nous a encore conseillé un autre resto sur la place principale, où nous nous régalons de gambas et de guacamole. Ai-je dit que nous nous gavons de guacamole depuis le début ? Et c’est pas fini ! On notera aussi que les crevettes reviendront souvent dans le récit. Et pour cause : c’est l’une des spécialités culinaires sur cette côte. Il n’y a qu’à voir la couleur des flamants. Bon, d’accord, je sais, ce n’est pas non plus la même race que nos Camarguais.

Pour l’heure, il est temps d’aller dormir, et nous verrons encore plus de flamants demain, j’en suis sûre.

En relisant le post, je m’aperçois qu’il y a encore pas mal de verbiage. Bon, tant pis.
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
Castillito Kin Nah (http://www.castillito-kin-nah.com)

C’est une maison d’hôte tout au bord de la plage (avec accès privé). Les chambres sont au premier étage. Photo prise sur le site web de Peter :

Notre chambre dispose d’une agréable terrasse avec vue sur la piscine et l’océan. Un confort parfait. Le lendemain, tout était calme. C’était bien tentant…. (photo ci-dessous), sauf que nous n’avions pas le temps.

Important si cette adresse intéresse quelqu’un : lorsqu’on a trouvé la bonne rue (ou du moins la piste, très roulante), il ne faut surtout pas tenir compte des numéros : c’est l’anarchie complète🤪. Il faut continuer jusqu’à ladite maison, sur la gauche. On n’en voit pas grand-chose, sinon son énorme portail en fer, et le nom sur le mur.



Si l’abord de Peter peut paraître un peu froid a priori, il ne s’agit en fait que de discrétion : c’est un homme adorable. Nous n’avons pas eu le loisir de discuter beaucoup avec son épouse mexicaine, qui a l’air tout aussi adorable.

Il est possible de prendre le petit-déjeuner (prévenir la veille). Nous avions demandé un petit déjeuner continental. Très bien. 160 pesos pour 2 (env 8€).

Un endroit où il doit faire bon passer 2/3 jours. Il y a aussi un appartement.
Mimi
LE Lescaribous Globetrotter ·
Que de couleurs dans ces pays!! Que ce soit les batiments (églises...) ou les cimetières, ça ne manque pas de couleurs. Je ne suis pas assez voyageur pour savoir si c'est le cas dans toute l'Amérique Centrale mais en tout cas on le voit au Mexique et je l'ai constaté au Guatemala!! Et en fonction de l'heure de la journée (comme tu l'as bien exposé avec tes photos) la vision est différente! Quelle chance tu as eu de pouvoir admirer ces flamants roses au coucher du soleil!! Cela devait être ''magique''! Merci encore pour ce partage (et la suite bien sûr), et surtout ne change rien aux verbiages 😏
"Homme libre, toujours tu chériras la mer" (Baudelaire)
LE Lescaribous Globetrotter ·
Mazette, faut surtout pas se fier à l'austérité du portail et de la facade!! Car derrière ce portail se cache un ptit bijou.. Comme Peter si je comprends bien....derrière la facade 😛
"Homme libre, toujours tu chériras la mer" (Baudelaire)
HI Hiacinthe Globetrotter ·
Coucou Michèle,

J'ai repris la lecture de ton carnet.

"En relisant le post, je m’aperçois qu’il y a encore pas mal de verbiage" Cela me va très bien. C'est vivant et instructif.

En plus, les photos illustrent bien le propos, et elles sont très belles.

ça alors, même le cimetière est coloré !

Super tous ces flamants roses ! Peter a eu une chouette idée de vous emmener là. Grâce à tes photos, je me replonge des années en arrière au lac Nakuru (Kenya).

A bientôt !

Christine
Hiacinthe
HI Hiacinthe Globetrotter ·
Cette maison d'hôte donne vraiment envie.
Hiacinthe
VA Val39 ·
Bonjour Michèle, J'ai parcouru votre récit et il donne vraiment envie de partir au Mexique. Je me tente pour 2 semaines au mois d'août 2017 au Yucatan et peut-être Mexico mais auparavant je voudrais savoir si vous avez ressenti de l'insécurité dans les villes ou sur les routes ? En effet quand je lis ce qui est indiqué sur le site France-diplomatie (conseil aux voyageurs) cela fait un peu peur. Bien qu'il ne parle pas de la région du Yucatan. Merci pour votre retour. Val
MI Mimimicha Veteran ·
Mazette, faut surtout pas se fier à l'austérité du portail et de la facade!! Car derrière ce portail se cache un ptit bijou.. Comme Peter si je comprends bien....derrière la facade 😛

Coucou! Tout à fait: ne jamais se fier aux apparences😉.
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
Hello Christine, Oui oui, c'était une très bonne idée. Et, je poste en suivant la journée sur la réserve: la veille, ce c'était pas une mise en bouche, c'était carrément une mignardise😉😮. Heureusement que le verbiage te va.... Bon, tu verras bien. Amitiés, Michèle
Mimi
BR Brigitte42 Globetrotter ·
Hello Michèle , même si j'écris peu ( ton carnet me laisse sans voix! ) , je suis toujours là : scotchée par tes photos et ton 'verbiage ' . Merci de me ( nous ) faire rêver, on attend la suite .

Amitiés .
Brigitte
MI Mimimicha Veteran ·
Bonjour Michèle, J'ai parcouru votre récit et il donne vraiment envie de partir au Mexique. Je me tente pour 2 semaines au mois d'août 2017 au Yucatan et peut-être Mexico mais auparavant je voudrais savoir si vous avez ressenti de l'insécurité dans les villes ou sur les routes ? En effet quand je lis ce qui est indiqué sur le site France-diplomatie (conseil aux voyageurs) cela fait un peu peur. Bien qu'il ne parle pas de la région du Yucatan. Merci pour votre retour. Val

Bonjour Val, Je suis bien contente que mon récit vous donne envie, car ce voyage a été un ravissement. Quant à l'insécurité sur notre circuit: aucun ressenti.

L'année dernière, dans le Wyoming, des Américains m'ont demandé, d'un air très inquiet, si la France était un pays "secure". Est-on réellement "secure" quelque part dans le monde? Pas sûr.😕 Je comprends quand même ta préoccupation par rapport au Mexique. Certes, le Mexique est compté parmi les pays les plus dangereux..... (pas partout heureusement). Le site France Diplomatie que tu as consulté donne trois états dans lesquels il faut être vigilant: Sinaloa, Veracruz et Basse Californie. Donc, si on ne va pas faire un tour dans les coins où les cartels de la drogue sévissent, et si on évite certains quartiers dans les grandes villes (parfois même dans des villes de moindre importance) comme partout dans le monde, y compris dans notre bonne vieille France, on court à peu près le même risque qu'ailleurs, puisque le risque zéro n'existe pas. A Mexico, le dispositif policier est impressionnant et nous n'avons ressenti aucune crainte, y compris la nuit. Tu as dû le voir, nous n'avons pas pris les transports en commun, mais nous nous sommes promenés à pied la nuit dans le quartier historique. Quant à la péninsule du Yucatan, elle ne fait pas partie des zones à risque. Nous nous y sommes sentis très à l'aise, y compris dans les coins les plus reculés. Moi, je me méfierais plus des moustiques😉. Bon voyage! Cordialement, Michèle
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
Tu es trop mignonne...😉 Je poste la suite dans la foulée.
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
J11 – 13 février – Reserva de la Biosphera Ría – Merida (240 km)

Ceux qui connaissent un peu vont se dire qu’il y a erreur sur le kilométrage et ils auront raison.😉 Mais si on rajoute un aller/retour d’environ 90 km pour un motif plutôt fumeux, on arrive au compte. J’avais dit que j’allais faire court pour les anecdotes, mais finalement….. Donc, ce matin, après le petit déjeuner chez Peter et quelques derniers clichés, nous décollons à 10h. Le thermomètre affiche 29°C, nous avons du temps devant nous. Du temps ? Dans l’absolu.😕 Car c’est sans compter le plein d’essence, dont nous avions vaguement parlé hier soir. Bon OK, un plein d’essence ? Je ne vois pas le problème😇, vous non plus j’imagine. Sauf que (clin d’œil à Brigitte : nous aussi, c’est un conseil que nous donnons toujours aux voyageurs : anticiper !)…. En général, nous faisons le plein le soir pour le lendemain.

1) Pas vu la station d’essence. Sûrement vers la Réserve. 2) Oups, la Réserve !😕 La louper, c’est pourtant impensable : c’était là, à droite, juste avant le pont. 3) Demi-tour après le pont ? La route est très étroite, surélevée, rien pour faire demi-tour sans danger. 4) On continue pour trouver un endroit où faire demi-tour. Nada !

5) Question existentielle pour l’heure : continuer ou retourner à Celestun ? Le commandant de bord opte pour le village plus loin (Kinchill), le copilote n’est pas convaincu: « euhh 😕: les deux villages sont à une bonne quarantaine de km l'un de l'autre», mais obtempère. Après tout, niveau kilomètres, au point où nous en sommes, ça doit faire à peu près kif.

6) Nous roulons à petite vitesse pour économiser ce liquide qui nous paraît aujourd’hui plus vital que polluant. Jamais je n’ai trouvé une route aussi longue🙁. Je regarde avec angoisse les kilomètres s’égrainer au compteur.🤪

7) Kinchill ! La tension perceptible bien que non exprimée dans la voiture revient à son niveau le plus bas 😏; c’est avec un grand soulagement que nous nourrissons notre monture assoiffée qui engloutit une quantité phénoménale du divin breuvage. Nous étions presqu’à sec.

Résultat : environ 80/90 km AR juste pour de l’essence, une perte de temps terrible. Et dire qu’il va falloir reprendre cette route si monotone pour aller à Merida.

Reserva de la Biosphera Ría

« S’étendant sur près de 590 km² à la limite avec le Campeche, la Réserve est un des plus beaux espaces naturels du Yucatán, protégeant une des plus grandes zones de mangrove du Golfe du Mexique. La réserve, peu profonde, est couverte de végétation et saupoudrée de lagunes, de marais salants et de cénotes… Elle fait partie d’un écosystème fragile. L’eau douce de la ria (ou estuaire) se mêle aux eaux salées du Golfe du Mexique pour créer un habitat parfait pour les flamants et les oiseaux aquatiques, La réserve abrite plus de 300 espèces d’oiseaux, dont des aigrettes garzettes, des pélicans, des hérons et une colonie de plusieurs milliers de flamants. »

La réserve se visite à bord d’une lancha, un bateau à fond plat. Le prix de la barque est fixe. On peut très bien partager la barque avec d’autres voyageurs. Nous serons seuls, les rares visiteurs présents sont déjà en petits groupes. Prix : 1264 pesos (environ 63 €, + le pourboire). C’est parti pour une balade vraiment enchanteresse. Et quand je pense que je n’ai pas arrêté de me poser la question en lisant des retours d’expériences, du style « on voit des flamants chez nous », je me dis que j’ai bien fait de maintenir ce détour.

Des oiseaux en veux-tu en voilà ! Surtout, des nuées de pélicans blancs.



D’autres encore, 300 espèces!!!!!! Si je vous dis qu'on en a vu 299, vous me croirez? En tous cas, ça pullule!

L’eau passe par toutes les couleurs.



Elle quitte ses délicates nuances nacrées pour virer tantôt au bleu, reflétant le ciel, tantôt aux mauve, vert, jaune, allant parfois au rouge sang,



et n’hésitant pas à mélanger le tout.



La couleur sanguine de l’eau à certains endroits est due à la présence d’un plancton riche en bêta-carotène dans les eaux dont le fond ne dépasse pas les 30-40 cm.



Et la couleur des flamants s’explique ! CQFD😉 : plancton rouge, crevettes rouges, flamants rouges.

A l’horizon, au-dessus de l’eau (et ce que je n’ai pas pu rendre en photo), une ligne discontinue d’un rose-orangé. Ce sont les flamants, des milliers de flamants.😮 Nous sommes en pleine période de nidification. Flamants roses ? Non : rouges/orangés, immenses, beaucoup plus grands que leurs cousins camarguais. Nous avons déjà entendu leur chant peu mélodieux hier, mais ici, compte tenu de leur nombre, c’est la cacophonie.

A présent, les mots ne comptent plus, nous sommes béats, tout simplement.



Et j'ai bien aimé cette présence incongrue avec un intrus furtif du genre "ne vous dérangez pas, je ne fais que passer". Et la photo est floue.

Nous les quittons à regret en longeant l’autre rive de la mangrove. Mon manque de dextérité (ajouté à la vitesse du bateau et le contre-jour) nuit à la qualité du rendu et là encore, les photos sont floues. Mais quel festival ! Des hérons de toutes les couleurs, des spatules roses, des ibis, des aigrettes, et puis, et puis.... Je ne sais plus.





Notre guide met la gomme et s’engouffre dans une trouée de la mangrove. Nous plongeons dans un univers glauque, mais de toute beauté, où le silence règne en maître. Cela fait penser un peu aux bayous de Louisiane. D’énormes termitières trônent dans les arbres.

Plus loin, nous accostons au bord de la mangrove pour découvrir un cénote : el Oro de Agua, dans lequel il est possible de se baigner.

Nous y rencontrons un jeune couple très sympathique. Echange de bons procédés: vous nous prenez en photos SVP? Oh, d'accord, nous aussi alors? Classique, quoi. En tous cas, les mines radieuses que nous découvrons sur l'écran prouvent bien que la mésaventure du matin n'est plus qu'un lointain souvenir😎. Nous avons vécu 1h30 de pur bonheur.

Et pour qui se poserait la question : Sian Ka’An ou Celestun ? Les deux mon général.😏

13h30 : Nous retournons au Castillito pour récupérer les bagages et aller déjeuner dans un de ces petits restos que nous avait conseillé Peter, Los Pampanos. Image d’Epinal : les pieds dans le sable, cheveux aux vents, face à une immensité turquoise, devant une cerviche à la Jaiba (crabe). Un Régal ! (410 pesos, env 20 € pour deux, avec boisson et cafés).

Les plages de Celestun, ne sont peut-être pas les plus belles de la péninsule, mais pour qui aime la tranquillité, c’est ici qu’il faut aller.

Nous reprenons la même route toute moche de ce matin et arrivons à Merida à 17h30.

A suivre...
Mimi
RO Rouquine38 Globetrotter ·
Wouah, elle est magnifique cette réserve, surtout les flamants, à noter précieusement pour notre prochain séjour. J'espère qu'en Août, tous ces oiseaux seront aussi au rendez vous 🙂. Encore merci pour votre carnet, je me régale depuis le début.
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
MI Mimimicha Veteran ·
Wouah, elle est magnifique cette réserve, surtout les flamants, à noter précieusement pour notre prochain séjour. J'espère qu'en Août, tous ces oiseaux seront aussi au rendez vous 🙂. Encore merci pour votre carnet, je me régale depuis le début.

Bonjour Isabelle, Surtout, pas en août la Réserve de Celestun: il n'y aura pas beaucoup de flamants et tu risques d'être déçue. Il vaudrait mieux aller à Rio Lagartos (au nord de la péninsule). Il n'y en aura peut-être pas autant que ceux que nous avons vus: à cette période, ils sont surtout à Celestun pour se nourrir, puis ils vont nidifier à Rio Lagartos (un oeuf an). Mais beaucoup migrent (où???).

Cordialement, Michèle
Mimi
BR Brigitte42 Globetrotter ·
Coucou , J'ai bien aimé la route ...looongue , à la recherche d'essence : ça arrive aux meilleurs !

J'ai préfèré les oiseaux : les flamants et les autres ! La question : comment en prendre en photo ? Je crois que c'est plutôt : comment eviter d'en avoir sur une photo ?

Superbe , je prends toutes les references !

Bonne soirée !
Brigitte
RO Rouquine38 Globetrotter ·
Oh! mince, c'est bien ce que je craignais, nous n'y serons pas à la bonne période 🙁. Mais il y a tellement de superbes sites à visiter que ce petit désagrément sera vite oublié. Merci pour tous ces renseignements, Bonne soirée, Isabelle
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
HI Hiacinthe Globetrotter ·
Waouh, alors là, Michèle, j'aurais aimé être à tes côtés.

"Et quand je pense que je n’ai pas arrêté de me poser la question en lisant des retours d’expériences, du style « on voit des flamants chez nous », je me dis que j’ai bien fait de maintenir ce détour." Heureusement que tu l'as maintenu ce détour !

Super, ton flamant en vol !

Et là, avec les reflets :

J'adore.

Un grand merci pour le partage. Tu me donnes envie d'y aller.

Bonne soirée !

Christine
Hiacinthe
LE Lena38 Regular ·
Bonjour Michèle ! Waouh tous ces flamants, c'est superbe ! (et j'ai tremblé avec toi à l'idée que vous alliez tomber en panne d'essence, ouf non !) J'attends la suite 😉 Bien amicalement, Hélène
MI Mimimicha Veteran ·
Oh! mince, c'est bien ce que je craignais, nous n'y serons pas à la bonne période 🙁. Mais il y a tellement de superbes sites à visiter que ce petit désagrément sera vite oublié. Merci pour tous ces renseignements, Bonne soirée, Isabelle

Regarde quand même du côté de Rio Lagartos. Tu dois pouvoir trouver des retours d'expérience en été. A bientôt!
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
Tu me donnes envie d'y aller.

Hello Christine, Ah le piège du forum!😉 Amitiés, Michèle
Mimi
RO Rouquine38 Globetrotter ·
Oui, merci pour l'info, ça fait tellement rêver... Et la suite Michèle, nous l'attendons avec beaucoup d'impatience...
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
MI Mimimicha Veteran ·
.../... Suite J11, 13 février MERIDA

Arrivée Merida 17h30. La lumière est bien pâle J’ai choisi d’arriver à Merida par le Nord, pour emprunter le Paseo de Montejo. Erreur à cette heure : on est à contre-jour. N’empêche, cette avenue est bien élégante avec ses demeures datant de l'âge d'or du sisal.

Le Monumento a la Patria, sculpté par l'artiste colombien Rómulo Rozo, « de style pseudo-maya, revu et corrigé Art-Déco », mais qui est malheureusement en travaux.

De l'autre côté:

En temps ordinaire, il ne faut pas hésiter à aller voir les bas-reliefs de plus près.

Le ravissant palacio Canton de style renaissance (Paseo Montejo 485), abrite le Musée d'Histoire et d'Anthropologie de Mérida.

Tout autour du paséo, les rues sont étroites, la circulation en sens unique sur un plan carré à l’américaine, comme à Mexico du reste. De bloc en bloc, on finit par arriver sur le Zocalo (Plaza de la Independencia) et donc à notre hôtel : le Gran Hotel de Merida. Il est 18h15, la lumière décroît déjà. Y arriver sans encombre s’est une chose, y déposer les bagages avant d’aller parquer la voiture c’en est une autre ! Tu fais quoi, toi, quand tu arrives à un hôtel, s’il y a un bateau sur le trottoir, pratiquement à l’entrée de l’hôtel sur la petite place ? Là, sous le porche ? Serions-nous les seuls à penser qu’on peut s’engager ? 😇 En tout cas ici, sûrement pas: INTERDIT, même si rien n’est indiqué. Les gars de l’accueil sont tout affolés devant notre audace; le policier de service sur la place est quant à lui tellement estomaqué qu’il a préféré en rire et ne pas nous verbaliser.😏 Donc, tu laisses ta voiture sur la rue avec le warning, en ignorant placidement (c’est important : keep cool !) le concert de klaxons qui ne va pas manquer de s’élever dès ton arrêt à cette heure de pointe où les gens sont pressés de rentrer chez eux. Les…. Les Méridiens ???? bref, les gens de la ville semblent avoir la main clouée au klaxon😮, l’actionnant au moindre ralentissement d’une nanoseconde.

Pour l’heure, nous devons rejoindre le parking à 2 blocs derrière. Nous plongeons dans l’enfer tonitruant de la ville, accompagnés par un valet parking, sorte de guide hilare et adorable. Vu les tours, détours, contours et tours de ????😊 qu’il nous fait prendre, à grand renfort de gesticulation vu qu’on ne comprend pas un traître mot de ce qu’il dit, nous sommes un peu inquiets. Où va-t-on ? Dis Monsieur, c’est loin ? Mais on finit par arriver. Environ 5 minutes de marche plus tard, il ne nous reste plus qu’à gravir les 3 étages sans ascenseur qui mènent à notre chambre. Notre même petit guide (petit, mais costaud : sûrement maya) s’empare de nos pesantes valises😮. Ouf : nous aurions été très mal s’il avait fallu le faire nous-mêmes.

Je donnerai plus d’infos sur l’hôtel sur un post à part. Enfin installés, nous attendons la soirée avec impatience, puisque nous sommes lundi. Bon on se rappelle les raisons du circuit (ça date à présent): Merida un lundi soir!

Un petit tour en ville ? Ou acheter des hamacs dans un atelier artisanal ? Ce sera les hamacs.

La honte au front, je suis obligée de dire que jamais, au grand jamais je n’ai été aussi nulle. Et pourtant, j’en ai fait des bêtises. A croire que je débute, ou alors, c’est la sénilité précoce. Incroyable. En vrac et tout à la fois: Nulle ? Ingénue ? Bêtasse ? Bleue ? Nunuche ? vraiment « c…ne » en fait.😊😊😊🤪😇 Version courte : on suit un gars de l’hôtel, accoudé au comptoir de l’accueil, on achète des hamacs à dix fois leur prix😮, et on rentre à l’hôtel….. Et encore, heureusement que je n’ai pas acheté la petite robe pour enfant à 1500 pesos ! Le nom de l'atelier? TITA. C’est tout me direz-vous ? Affaire à suivre demain.😉

LA SOIREE tant attendue : Vaqueira night – à 21 h en cette saison Nous nous dirigeons vers le Palacio Munipal (Plaza de la Independencia) où des sièges ont été installés.

Un charmant monsieur (au moins mon âge, jeune il m’aurait vexée😉) insiste pour me laisser son siège. Ah ces Mexicains, quels galants hommes!🙂 Machos peut-être, mais surtout des toutous devant les femmes😉 (surtout la leur, dixit Carlos de Mexico et Felipe de Chichen Itza). Petit aparté à ce sujet : les hommes ont vraiment des airs énamourés devant leur amie, femme, fiancée (autre ???). Belle ou pas, jeune ou moins jeune, chacune d’entre elles semble être une princesse à leurs yeux.

Revenons à notre Vaqueira Night. Les Vaqueiras sont des fêtes traditionnelles au Yucatan, avec de la musique et des danses propres au Yucatan. Mélange d’influences espagnole et maya, elles sont en général célébrées en l’honneur du saint patron d’un village ou d’une hacienda. Autrefois, elles donnaient lieu à de somptueuses démonstrations de richesse à l’époque glorieuse du sisal.

La musique : la Jarana, un peu comme les Mariachis (un peu) et avec un curieux instrument : le guiro (une courge sèche taillée, percée de trous, et qui sert de racloir. Une constante avec les Mariachis, les cris « Ay ay ay » toujours poussés par le même danseur.

Les femmes portent de magnifiques costumes: le traditionnel huipil maya (robe ou tunique brodée), un rebozo (une écharpe) et des chaussures blanches à talon. Les hommes portent une guayabera (chemise ample blanche), un Panama, un foulard rouge et des sandales. Je ne suis pas très bien placée (au dernier rang), et en plus nombre de mes photos sont floues.

En piste ! Une bonne heure de spectacle vivant, gai comme le sont les Mexicains. La langueur des Caraïbes matinée de fougue espagnole.

L'heure est au flirt.



Certaines figures tiennent de la prouesse. Faire des claquettes avec un plateau sur la tête:😮

Quelques photos volées sur la toile pour mieux voir les costumes.



J'essaierai de mettre des vidéos en fin de carnet.

Un conseil : arriver suffisamment tôt pour être bien placé, ce qui ne fut pas notre cas.

22 heures, tout est fini.

Pas très faim, flemme de chercher un resto… nous trouvons de quoi nous sustenter au Subway sur la place (je sais, c’est honteux, nous sommes au Mexique), manière de ne pas se coucher le ventre vide.

Mon cerveau commence à fumer pas mal en repensant aux hamacs. A demain ! Finalement, j'ai repris mon verbiage et mes anecdotes... je ne sais pas faire autrement.😛
Mimi
RO Rouquine38 Globetrotter ·
Merci Michèle d'avoir répondu à ma demande, vous nous régalez de vos anecdotes, explications, verbiage...
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
MI Mimimicha Veteran ·
Merci Isabelle, Et pour les explications, voici pour l'hôtel.

Gran Hotel de Merida

Idéalement placé pour visiter le centre-ville, il donne sur une petite place où il fait bon se reposer le soir à la fraîche. Le parking (à deux blocs de là je le rappelle) est compris dans le prix. Trois étages sans ascenseur. Vu le prix modique (128€ pour 2 nuits avec une promo sur hotel.com), nous avions opté pour la Suite Executive, et on nous donne à choisir entre deux. Nous choisissons celle qui donne sur la place : deux portes fenêtres sur la place, une sur la rue.

Le lit est très confortable. Les très grands préfèreront utiliser les deux lits😉.

L’autre suite, encore plus grande, est moins agréable : avec vue sur… un mur. Dommage, il n’y a pas de réfrigérateur. Il n’y a pas de petit déjeuner sur place, mais on trouve facilement aux alentours et pour quelques pesos (de 110 à 150 pesos pour deux, soit env. 5 à 7€).

L’hôtel est très vieillot, plutôt chic, dans le plus pur style colonial, fier de ses fastes d’antan.

Il a été littéralement transformé en musée qui ne dit pas son nom, et de nombreuses pièces exposées sont en vente. D’ailleurs, le mobilier d’époque dans les galeries n’est pas là pour le confort des hôtes 😕: des pancartes sur la plupart des tables interdisent que l’on s’y installe.

Un bémol : si le petit monsieur qui sert de valet parking et de groom est adorable, il y a un certain laisser-aller de la part de certains membres du personnel (l’un d’entre eux était certainement de connivence avec le gars qui nous a amenés à l’Atelier TITA). Bon, d’un autre côté, tout le monde n’est pas aussi stupide que moi.😛
Mimi
LE Lescaribous Globetrotter ·
Salut Michèle, Toujours de belles photos, on imagine assez bien la belle soiree que tu as pu passer au son de la musique et des danses. On va suivre la suite de ton voyage avec plaisir , et surtout ne chang reine, les verbiages sont ta " signature" 😏 Un ptit bonjour de France où je passe quelques jours😎
"Homme libre, toujours tu chériras la mer" (Baudelaire)
MI Mimimicha Veteran ·
Salut la famille Caribou! Profitez un max des cousins! Avec la distance, vous devez en avoir des choses à vous dire😉. Skype ou Messenger ou autre ne font pas tout. A tout de suite, Michèle
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
J12 – 14 février – Merida

La nuit porte conseil, dit-on, mais c’est dès hier soir que mes neurones embrouillés ont recommencé à fonctionner. J’ai 8.000 pesos au fond du gosier qui ne passent pas😠. Oui, 8.000 ! Bon, là, on évite toutes les remarques les plus désagréables😛, je me les suis déjà infligées. Nom d’un pti bonhomme, ça ne va pas se passer comme çà ! On file à l’Office du Tourisme (situé dans le Palais du Gouverneur), où j’explique mon aventure à un monsieur atterré😮 (consterné ? peut-être bien). Prenant ses collègues à témoin, il contacte la police touristique. Et nous voilà rendus à l’Atelier TITA, flanqués d’un garde du corps impressionnant qui n’a pas l’air de vouloir s’en laisser compter. Le patron n’a pas l’air d’être au courant. D’ailleurs, hier, il n’était pas là. Le vendeur fait mine de ne pas nous reconnaître, mais j’insiste et montre une photo de l’atelier au policier. Imperturbable, le policier prend des notes. Moi qui me demandais à quoi servait la police touristique dont Carlos nous avait parlé, maintenant, je sais. Le patron envoie son employé quelque part (chez lui ? à la banque ?). Chez lui je pense, parce qu’il faudra bien ½ heure avant qu’il ne revienne, les 8.000 pesos au bout des doigts, que je compterai billet par billet😛 sous son regard furibond😠.

Nous trouverons nos hamacs à la Casa de los Artesanos, l’adresse conseillée par l’Office du Tourisme. Un nom à retenir pour chaque ville (en plus, je l’avais noté sur mon book😊🤪) : il s’agit de magasins sous contrôle de l’état, avec des prix affichés, fermes et définitifs, et surtout, RAISONNABLES.

Du coup, il est 10h30 et nous n’avons pas encore pris notre TiDéj. Nous retournons au même endroit qu’hier, c’est juste à côté.

Visite de Merida

14 février ! Mais c’est la Saint-Valentin….🙂 Partout, des jeunes gens courtisent leur dame, des roses rouges fleurissent dans nombre de mains.

Palais du Gouverneur (Palacio de Gobierno), tout vert.... La ville est surnommée Merida La Blanche!😉

Ouvert de 8h à 20h, entrée libre



Il a été inauguré en 1892.

On y trouve de jolies fresques, certaines d’un style plutôt contemporain. Celle ci-dessous fait partie d'un triptyque dans la montée d'escalier.

Le duel entre le serpent (représentant le mal) et l’aigle (représentant le bien) :

Les peintures exposées à l’étage dans le Salón de Historia rappellent la tragique histoire des mayas, dont l’esprit n’a jamais pu s’éteindre malgré l’impitoyable répression exercée par les Espagnols. D'un réalisme poignant, on ne peut pas y rester indifférent.

La Répression espagnole:

avec l’un des plus durs « inquisidor » qui fut : Fray Diego de Landa. Il a vraiment la tête de l'emploi. Brrr:



Ce dernier, reconnu comme étant l’un des meilleurs chroniqueurs de la culture maya au 15e siècle, n’eut de cesse d’en détruire les vestiges.

La Guerre des castes

Elle fit suite à la dégradation des conditions de vie des Yucatèques après l’avènement de la république mexicaine.

« Les Mayas étaient exaspérés de leur situation et le 30 juillet 1847 s'étaient soulevés contre la population blanche et métisse. … Les derniers révoltés mayas finiront massacrés, en 1908 à la veille de la révolution mexicaine, dans les ruines de l'ancienne cité de Tulum… »(sic)

C’est une période très trouble et très compliquée. Il serait beaucoup trop long d’en écrire l’histoire ici, mais ceux qui projettent de visiter le Yucatan et le Campeche devraient la lire, car on en retrouve les stigmates dans ces deux états.

Palacio Municipal



Sous les arcades, des peintures murales réalisées par l’artiste yucatèque Fernando Castro Pacheco, représentant des scènes de l’histoire de Mérida.

Catedral de San Ildefonso, ouv. de 7h à 12h et 14h-17h, entrée libre

« Elle a été construite entre 1561 et 1598 avec des pierres venant des ruines des pyramides et temples mayas. Son intérieur, décoré avec simplicité, comporte un crucifix derrière l’autel principal qui symbolise la réconciliation entre les héritages espagnols et mayas de la ville. » (sic)

En regardant la statue ci-dessus, je me suis rappelé ce que me disaient les parents quand j'étais petite et que je n'étais pas contente: "Tu prends tes airs de mater dolorosa". Qui emploie encore cette expression de nos jours?😉

Si la cathédrale représente l’un des principaux sites d’intérêt d'après les guides (c’est la plus vieille cathédrale du continent), nous n’avons pas su l’apprécier😕. Il faut dire aussi que nous y avons passé très peu de temps. C’est l’heure de la messe ? Il y a des messes toute la journée au Mexique ?😮 En fait, elle semble être enregistrée ; des gens sont en prière, et la ferveur est telle que jouer les touristes nous gêne un peu.

Casa de Montejo, bâtiment de style plateresque espagnol, ancienne propriété de la famille du fondateur de Mérida, Francisco de Montejo. Elle resta dans la famille pendant 3 siècles. Il n’en reste plus que la façade.

Au-dessus de la porte, on peut voir deux soldats espagnols montant la garde les pieds sur les têtes des indiens vaincus.



Déjeuner : nous essayons le Pancho, mais il n’ouvre que le soir. Nous nous rabattons sur le Restaurant Amaro. Fusilli aux crevettes pour moi, tortillas au poulet pour JP (500 pesos, env. 25€, boissons et café compris). L’intérieur rappelle un peu le restaurant de la Casa de Los Azulejos de Mexico, avec un style très andalou.

Une pause très agréable.

L’après-midi, nous allons à la Casa de Los Artesanos (calle 62) pour acheter nos hamacs et quelques menues babioles. En effet, les prix sont intéressants et le choix est large.

Nous traînons un peu dans les rues, au hasard, sur le Zocalo (Plaza de la Independencia ou Plaza Mayor), mais, fatigués par la chaleur, nous rentrons nous reposer.



Le soir, en allant dîner, nous empruntons la Calle 60 où se trouvent : L’Eglise jésuite de la Tercera Odren (qui donne sur la place de notre hôtel). Fermée, à voir pour son retable. Le Théâtre Peon Contreras (bof !). Et, au bout, la Plaza Santa Lucia où se trouvent de nombreux restaurants plutôt bien notés. Nous jetons un œil à la Chaya Maya, mais nous préférons être dehors, sur la place, et profiter de cette belle soirée; Nous jetons notre dévolu sur La Recova. En cette Saint-Valentin, toutes les places sont déjà réservées, mais sous les arcades, c’est tout aussi agréable. Nous y mangeons un filet de bœuf extra, cher quand même pour le Mexique (1600 pesos pour deux, env. 58 €, apéritif, boissons et café compris). Outre la qualité des mets, l’accueil est parfait et l’ambiance musicale feutrée (un guitariste chanteur). Et cerise sur le gâteau, le restaurant offre une rose à toutes les dames présentes... au cas où l'élu de leur coeur l'aurait oublié🙂.

Nous avons perdu du temps et nous n’avons pas optimisé notre visite de Merida : un peu fatigués, nous avons mis la pédale douce. Déjà que nous avons tendance à prendre notre temps😉. Mais je pense que nous avons vu l’essentiel de la ville. Quelques « placettes » auraient peut-être mérité une visite, des galeries de peinture aussi, notamment au Centro Cultural Olimpo.

Demain, nous renouerons avec la vieille civilisation. Les jours à venir nous réservent quelques petites pépites🙂, et c'est la partie du voyage dont j'attends le plus.
Mimi
LE Lescaribous Globetrotter ·
Concernant la mésaventure des hamacs, moi je te dis bravo d'avoir pensé à aller voir l'office du tourisme pour revenir sur les lieux de l'arnaque avec la police touristique. Je ne sais pas si tout le monde aurait eu cette idée. En tout cas " tout est bien qui finit bien" mais quelque chose me dit qu'après tu n'as pas trop traîné dans le secteur de cet atelier "attrape touriste" bises calaisiennes
"Homme libre, toujours tu chériras la mer" (Baudelaire)
BR Brigitte42 Globetrotter ·
Coucou Michèle , Bravo pour le récit, qui nous tient en haleine comme un polar !

Bravo aussi pour les photos et les idées que tu nous donnes .

Bravo enfin pour la lucidité qui t'a fait penser que tu avais été méchamment arnaquée : dans ces cas - là, c'est l'expérience qui joue et ce n'est pas que tu as eu de la chance, c'est qu'après réflexion, tu as fait JUSTE ce qu'il fallait ! C'est le genre de choses pour lesquelles tu as, après l'affaire, la satisfaction d'avoir "rattrapé le coup" : beaucoup de gens auraient laissé tomber ...

Oublions cet aléa : tu as fait un voyage merveilleux et, comme tous, j'attends les pépites . A bientôt , bises .
Brigitte
HI Hiacinthe Globetrotter ·
Bonjour Michèle,

Les costumes des danseurs sont magnifiques.

Le style des maisons de Merida me plaît beaucoup.

Pour les hamacs, tu as eu le bon réflexe d'aller à l'Office du Tourisme.

Félicitation pour la préparation du circuit et le travail remarquable que tu fais en écrivant ce carnet, très documenté et passionnant !

A bientôt !

Christine
Hiacinthe
MI Mimimicha Veteran ·
Hello,

mais quelque chose me dit qu'après tu n'as pas trop traîné dans le secteur de cet atelier "attrape touriste"

Tu vois juste! Figures-toi qu'en cherchant le restaurant, je me suis aperçue qu'on passait dans la même rue. Et bien, je n'en menais pas large, même en prenant le trottoir d'en face.
Mimi
MI Mimimicha Veteran ·
Merci Brigitte et Christine, Quelque chose me dit que le Yucatan va peut-être compter deux visiteuses de plus????

J13 – 15 février – Uxmal et la Route Puuc (161 km) Nous démarrons tôt car la journée promet d’être dense. Mais, à 8h du matin, il n’y a pas grand-chose d’ouvert pour prendre le petit déjeuner, et nous décollons à 8h45 seulement, avec un petit 26.5°C qui nous laisse augurer une journée bien chaude.

La Route Puuc

« La région Puuc se trouve le long de l'unique cordillère de collines de la Péninsule du Yucatan appelée Sierrita de Ticul. C'est pendant l'extraordinaire développement régional que connut la culture maya entre 600 et 1000 après J.-C. que les œuvres d'art de l'architecture baroque furent construites; le Grand Palais de Sayil, l'Arc de Labná, le palais Codz Poop de Kabah, la Pyramide du Devin, le carré des Nonnes, et le Palais du Gouverneur d'Uxmal.. (sic) »

NB : Puuc veut dire collines en langue Maya.

L'architecture Puuc

« L’architecture de style Puuc possède des découpes complexes, des mosaïques aux motifs géométriques taillés dans la pierre et des figures de Chaac (tout le monde le sait à présent😉: le dieu maya de la pluie). »

Connaître ces détails est important aujourd’hui, car nous allons en savourer de nombreux exemples.

UXMAL Il est 11h, le thermomètre affiche 37°C. Nous déposons les bagages au Uxmal Resort Maya; nous nous installerons plus tard. Malgré la chaleur, nous consacrerons 2h30 à cette superbe cité😮 (plus le temps de déjeuner), MAGIQUE ! Nous y aurions passé sûrement beaucoup plus de temps si la température avait été plus douce. On ne peut pas dire que le site soit désert, mais nous sommes loin de l’affluence que peuvent connaître les sites plus près de la Riviera.



« Uxmal était une des plus importantes cités mayas du Yucatán, qui a connu son apogée pendant la Période Classique tardive. Le nom Uxmal, « construite trois fois » en maya yucatèque, se réfère à l’édification de la Pyramide del Adivino...»

« Contrairement à d’autres cités mayas du Yucatán, Uxmal manquait de sources naturelles d’eau: c’est pourquoi le dieu de la pluie, Chaac, était particulièrement apprécié des habitants de cette antique ville. Un chultún (citerne) situé près de l’entrée des ruines d’Uxmal était utilisé pour stocker de l’eau sur place. » (sic)

On se rappellera ces explications pour nos visites d’aujourd’hui.

La Pyramide du Devin (35 m de haut)

C’est l’une des plus anciennes pyramides du site, dont la forme ovale étonne car cela ne correspond pas aux autres pyramides mayas. Elle a été construite en plusieurs étapes. Cinq temples se superposent, s’encastrent les uns dans les autres, une nouvelle pyramide venant recouvrir le premier (on avait vu ça de près à Teotihuacan). Le temple d’origine aurait été bâti 400 ans avant le temple du sommet.

Chaque temple avait son orientation. Et c'est la raison pour laquelle on voit des temples sur plusieurs faces de la pyramide. Ci-dessous, de part et d'autre de l'escalier:

De l'autre côté, un peu plus haut:

Le détail du 4e temple, avec la porte représentant la bouche du monstre permettant de pénétrer l'inframonde: Enfin, vue du 5e temple, tout en haut de la pyramide, sur la façade donnant sur le Quadrilatère des Nonnes.

Le quadrilatère des Nonnes (Cuadrangulo de los Parajos), à l’arrière de la Pyramide du Devin). De nombreux guides s’accordent à penser qu’il s’agit de l’un des ensembles les plus extraordinaires de l’architecture maya. Je veux bien les croire, c’est ce qui nous a le plus marqué dans cette cité. Le décor : une immense cour (65 m sur 45), délimitée par 4 bâtiments. C’est de la ressemblance de l’un d’entre eux avec un cloître que lui vient son nom. Les façades sont recouvertes de motifs différents selon les bâtiments.

A l’est, le plus petit bâtiment mesure 48 m.

Détail des trapèzes formés de huit serpents bicéphales et ornés chacun d’un masque.

A l’ouest, un bâtiment de 54 m.

Sur la frise qui couvre la moitié supérieure de la façade, on retrouve les éléments classiques de la région: têtes de Chaac, mascarons, personnages… et aussi deux grands serpents emplumés qui se déroulent le long de la façade, dans la bouche desquels apparaissent deux têtes humaines.

Cette représentation de Quetzalcóatl a dû être réalisée pendant la domination toltèque. J’ai dû me concentrer pour les voir ces satanés serpents à plumes. Leur queue stylisée court sur toute la longueur du bâtiment.

Au sud, le bâtiment rappelant un cloître mesure 80 mètres de long. Il se compose d’une double rangée de chambres, orientées les unes vers l’extérieur, les autres vers l’intérieur.

Au nord, ce qui devait être le palais, un bâtiment de 81 mètres, flanqué de deux temples.

« Le quadrilatère des Nonnes peut être considéré comme un ensemble microcosmique, c'est-à-dire un groupe d'édifices qui représentent le cosmos. Selon une hypothèse, fondée sur la disposition des édifices les uns par rapport aux autres, l'édifice nord, le plus élevé correspondrait au monde céleste, l'édifice sud, le plus bas à l'inframonde et les édifices est et ouest, construits à un niveau intermédiaire, au monde du milieu, c'est-à-dire le monde terrestre. » (sic)

Le terrain de Jeu de Pelote D'influence toltèque il est plus petit que dans les autres cités mayas. Il soutenait des petits temples dont il ne reste rien. Ses anneaux sont moins travaillés que ceux de Chichen Itza.

La Grande Pyramide C’est la plus grande du site de par son volume. Nous n’avons pas eu le courage d’y grimper, il faisait tellement chaud...😕, ce qui nous aurait permis d’avoir la vue sur tout le site, et d’y découvrir le Temple des Perroquets, au sommet.

Le Pigeonnier Cette partie, encore non restaurée, ferait partie d’un ensemble résidentiel. Il subsiste un « pan » de mur constitué de neuf sections triangulaires perforées comme des niches, ce qui lui valut son nom.

Le Palais du Gouverneur (Palacio del Gobernador) Un bâtiment majestueux, considéré comme l’un des plus beaux de l’architecture de toute l’Amérique précolombienne, juché sur une plateforme de 181 m sur 153 m, haute de 12 m.

La partie supérieure de la façade est décorée de motifs géométriques, de masques de monstre terrestre et de personnages, qui forment une mosaïque de près de 20 000 éléments.

On y retrouve les mêmes motifs que dans le Quadrilatère des Nonnes.

Sculpture de Chan Chaak K'ak'nal Ajaw (le commanditaire du palais). Certes, la tête est manquante, mais il faut une sacrée imagination pour y voir un personnage!😉

La Maison des Tortues Pourquoi la tortue ? Dans la mythologie maya, la tortue était associée à l'eau, à la pluie et à la terre. Cette maison se situe sur la même terrasse que le Palais du Gouverneur. On est surpris par la sobriété de sa façade. Jusque quelques tortues en haut-relief, et une fine frise, très simple. Les tortues sont toutes différentes les unes des autres.

En redescendant, nous pouvons admirer la Pyramide du Devin, au loin, et en contre-bas, le groupe des colonnes.

Ainsi s’achève la visite, la chaleur est à son comble et nous avons besoin de nous poser. Nous déjeunons à la cafétéria sur le site. Nous prenons ensuite la route Puuc en direction de Kabah. Les deux sites que nous allons visiter à présent n’attirent pas foule. Un autre couple sur le premier, et personne sur le second. Remarque: ici aussi, de nombreux iguanes.... ça devient d'un commun!
Mimi
RO Rouquine38 Globetrotter ·
Quelque chose me dit que le Yucatan va peut-être compter deux visiteuses de plus????

Au minimum, trois de plus après ce superbe carnet 😉
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
MI Mimimicha Veteran ·
Super! Tu vas voir que la suite donne envie aussi à mon avis. Mes coups de coeur ne sont pas finis.
Mimi

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