De Penang à Melaka (novembre 2012)
Penang (photo) (photo)
Une fois n'est pas coutume, un peu de géographie s'impose. Penang est une petite ile proche de la terre ferme, située au nord-ouest du pays à quelques encablures de la Thaïlande. Rappel : Kota-Bahru ma précédente étape était située au nord-est.
http://www.malaysia-maps.com/Au départ de Butterworth, un ferry relie Georgetown la capitale située au nord-est de l'ile (photo) et un pont suspendu relie le centre-est (photo). L' ile est montagneuse couverte de forêts (photo) en son sein, de végétation luxuriante le long du littoral surtout côté sud (photo) et de plages de sable blanc côté nord à Batu-Ferringhi (photo)
En juin 2010 arrivant de Chennai sud de l'Inde par avion, j'étais immédiatement tombé sous le charme de cet endroit et je m'étais promis d'y revenir. Il faut dire que n'importe quelle étape aurait fait l'affaire après mon séjour tumultueux en Inde. L'Inde....un pays certes intéressant et fascinant à plus d'un titre mais parmi les moins accueillants où j'ai séjourné. Question de feeling. Fermons cette parenthèse indienne. Ainsi j'étais conquis par le charme désuet des vieux quartiers de Georgetown la capitale (photo) et la quiétude de ses habitants. Mais plus que tout, Penang se caractérise par sa cuisine variée et savoureuse au carrefour de trois pays qui ne sont pas manchots dans ce domaine : La Malaisie évidemment, la Chine et l'Inde. Ainsi aller à Penang est une expérience culinaire à vivre.
Alors lorsque je débarque du ferry un matin début novembre, c'est dans un coin de ma tête, encore échaudé par mon expérience à Kota-Bahru, je suis déterminé à rattraper le temps perdu.
Je cherche un endroit où poser mes sacs. Le quartier autour de Lebuh-Chulia fait l'affaire car il regorge de guesthouses bon marchés. En marchant, je suis accueilli par des odeurs d'encens de jasmin et de la musique Bollywood. C'est un bout d'Inde que je traverse. Echoppes de textiles, saris, kurtas et chemises, films Bollywood, épiceries vendant des produits ayurvédiques, des moneychangers alignés sans oublier la cuisine végétarienne omniprésente car la communauté indienne de Penang vient du sud de l'Inde.
Je loge dans une jolie guesthouse tenue par une famille indienne. Initialement une vieille demeure coloniale aux murs blancs, dont le point fort est le généreux patio intérieur, là où l'on prend le petit déjeuner et où l'on peut rencontrer d'autres voyageurs. Qin est une habituée des lieux. Chaque jour elle s'installe avec son ordinateur. La maison étant dotée du wifi. Qin est une jolie Chinoise, petite, un visage rond et radieux. Avocate dans la vie, elle vit à Fuzhou la capitale du Fujian au dessus de Hong-Kong. Elle est en vacances en Malaisie et se plait tellement à Penang qu'elle n'a pas bougé de là depuis un mois.
Les tours-du-mondistes
Je fais connaissance avec Elizabeth de Paris. Une habituée des tours du monde. Cinq au compteur. Les tours du monde clés en main, j'en avais parlé lors d'un précédent chapitre. Elle, la formule lui convient parfaitement au départ d'une année sabbatique.
En parlant de tour-du-mondiste, il y a Juri mon ami Italien (photo) qui remonte de Singapour. Il avait un cadeau pour le maire de la ville. Bonne nouvelle, il est parvenu à trouver un bateau au départ de Bangkok pour Sydney fin novembre. Un tour du monde au forceps. Il prévoit de rester plusieurs mois chez les Aussies pour travailler dans les fermes.
Un matin, alors que je bois mon café dans le patio, j'assiste à l'arrivée d'une petite famille de Français. Ils sont détendus. Echanges de sourires quand ils passent à ma hauteur. Le lendemain au petit déjeuner, je les retrouve et nous faisons connaissance. Une rencontre marquante et la naissance d'une amitié.
Eric Manuela Esteban (photo)
http://tdmbleicherfamily.over-blog.com/...igine-105091193.html
Ils ont quitté la France depuis un bon mois pour effectuer un tour du monde. La Thaïlande en hors-d'oeuvre pour débuter. Ils habitent Colmar. Eric est alsacien, Manuela est sicilienne. Un alliage détonnant mais deux caractères complémentaires. Entre eux on ressent une vraie harmonie. ça crève les yeux. Lui sous des apparences de bonhomie est un sanguin, un écorché vif le genre à ne pas se laisser faire, elle, large sourire aux lèvres est très coulante, le genre bonne compagnie. Eric me raconte avec humour les clashes avec son beau père. Un régal de l'écouter car il a des talents de conteur. Un atypique cet Eric, comme le sont ces oeuvres car c'est un artiste
http://ericbleicher.com/. Un être généreux, sensible, sans détour.
Ils m'expliquent leur ras le bol, leur envie de prendre la tangente histoire de respirer l'air du grand large et sortir de cet atmosphère dépressive, Ils me parlent du parcours du combattant avec l'éducation nationale pour la scolarisation d'Esteban à l'étranger....qui les oblige à transporter cinq kilos de devoirs. Visiblement en 2012, l'administration de ce pays ne connait pas le format PDF. Esteban quant à lui, s'est bien adapté à cette vie de bohème. Pensez bien, pas d'école juste des cours dispensés par des parents dans la bonne humeur et une belle complicité même si parfois le petit chenapan essaye de tirer au flanc. Récemment, il s'est planté une épine sous la voute plantaire mais il ne ressent aucune gène. Ici, même la plus insignifiante des blessures peut vite s'infecter à cause de l'humidité ambiante.
Escapade gourmande
Une visite de Penang ne serait complète sans parler cuisine. Une invitation au voyage. Pour vous situer le contexte, Penang est la capitale gastronomique de la Malaisie comme l'est la capitale des gaules, Lyon ma base en France. N'y voyez là qu'une pure coïncidence, c'est comme Obélix qui est malencontreusement tombé dans une marmite de potion magique quand il était petit.
Avant de parler cuisine, pour vous situer le décor, dressons la table.
En Malaisie au dehors des restaurants classiques, des in-evitables fast-foods, rien de tel que d'aller dans les Food-Courts (photo) pour découvrir la cuisine malaisienne. Nombreux et populaires, ceux de Penang sont une institution. Comment les décrire : ce sont des assemblages de petites échoppes regroupées autour d'un vaste espace où sont disposées tables et chaises avec parfois une estrade pour les concerts et plus ou moins de confort selon le standing. Chacune d'entre elles prépare ses spécialités, pour l'une cela sera des plats de poissons en sauce, frits ou en barbecue, pour l'autre des desserts, le suivant le Pasembur et ainsi de suite (photo) ; sans oublier les différents styles de cuisines ; à Penang, on tutoie les sommets : cuisine malaise et chinoise sont côte à côte, talonnée par la cuisine indienne. Dans les grands malls de Kuala Lumpur, fréquentés par une clientèle élargie, les Food-Courts proposent une cuisine internationale mais, et c'est mon point de vue, aseptisée et plus chère. A Penang, beaucoup sont situés dans la vieille ville mais aussi le long du littoral et à proximité des lieux d'affluence comme le stade. Pour ce dernier, l'Astaka Stadium (photo), incontestablement le meilleur des Food-Court de la ville que j'ai testé. Eloigné de la zone touristique, très prisé par une clientèle de quartier et essentiellement malaise, il offre une palette de spécialités succulentes. Le midi, il y a foule qui se presse devant le choix impressionnant de petits plats (photo)...les aubergines frites quel bonheur !
Pour conclure, il y a l'embarras du choix. Environ une trentaine de Food-Courts repérés. C'est une belle manière de se familiariser avec la cuisine malaisienne. Passons maintenant à table.
Et commençons cette escapade gourmande par le plat phare de l'ile :
Penang Assam Laksa (photo) : Une soupe de poisson servi avec des grosses nouilles de riz, accompagnée d'une sauce de crevettes, d'oignons émincés, de tranches de concombre, fleur de gingembre, de feuilles de menthe et de laitue. Le bouillon de poisson est fait à partir de maquereaux pochés et cuits ensemble avec de la citronnelle, du piment et du tamarin. Celui d'Astaka Stadium est un régal.
Hokkien Mee : c'est un plat chinois à base de nouilles jaunes et de vermicelles de riz trempés dans un bouillon épais de crevettes, servi avec des lamelles de porc, des crevettes, des germes de soja croquantes, des oeufs durs, une garniture d'épinards et des échalotes. Le compte y est. Lebuh Kimberley est l'endroit où j'aime le déguster.
Pasembur (photo) : c'est une salade composée principalement de tofu, pommes de terre, oeufs durs, germes de soja, concombres, navets chinois, beignets de crevettes, saucisses. On choisit soi même ses ingrédients. Les prix varient selon l'ingrédient. Une fois l'assiette remplie, on la donne au cuistot qui coupe chacun des ingrédients en y ajoutant une sauce légèrement épicée à base de patate douce. Prêt pour la dégustation.
Cendol (photo) : un dessert populaire à base de petites nouilles de riz vertes, de lait de coco, de glace pilée, de haricots rouges et de sirop de sucre de palme. La couleur verte des nouilles est obtenue à partir d'une plante aromatiques appelée Pandan.
Fried Oyster : Une manière originale de cuisiner des huitres fraiches. C'est une omelette à base de farine de tapioca, de ciboulette et d'oeufs cuits ensemble dans un wok. On rajoute les huitres et on laisse jusqu'à ce que l'omelette prenne une couleur brune. Garnie avec des oignons hachés et servie avec une sauce aigre-doux légèrement épicée
Ice Kacang ou ABC (photo) (photo) (photo): encore un dessert populaire. De la glace pilée garnie de haricots rouges, de maïs, de fruits du palmier, de bandes de muscade séchées, de gelée sous forme de petits cubes colorés, de fruits frais ou en conserves, de raisins secs, de cacaouettes et d'une boule de glace. Le tout trempé dans du sirop de sucre de palme et arrosé de lait concentré non sucré.
j'aurais aussi pu parler des fruits de mer, de plats chinois tel que le Char Koay Teow et le Wan Tan Mee, de plats indiens tel que le Nasi Kandar.
Mais Penang ne se résume pas qu'à sa cuisine. La parcourir en scooter est très agréable ce dont je ne me prive pas (photo), ma blessure au pied étant guérie. Malgré le fait que l'ile soit très développée, et c'est valable sur la côte nord et est (photo) (photo), il subsiste beaucoup d'endroits paisibles que ce soit en bord de mer (photo) ; de petites criques cachées par une végétation épaisse (photo), des villages de pêcheurs en pleine torpeur (photo) (photo); ou que ce soit en montagne où l'on peut déguster du durian (photo) (photo) en bord de route. Toutes ces petites choses surprenantes qui donnent à cette ile tout son charme.
Chaque jour, je croise Eric et sa petite famille. Ils sont vraiment attachants. Nous envisageons de nous retrouver plus tard sur la route. Malacca au sud de Kuala Lumpur, semble être la destination idéale d'autant qu'Elizabath la tour-du-mondiste solo est sur place et m'attend. Notre choix se porte sur une guesthouse familiale tenue par un couple et ses deux enfants. Ca permettra à Esteban de se faire de nouveaux amis. Après un dernier diner dans un Food-Court, en leur compagnie, je quitte Penang avec la certitude que ce n'est qu'un au revoir tellement je me plais dans cet endroit. Je sens que je pourrais y vivre en dehors de mon port d'attache Lyon (France) au même titre que Jogjakarta (Indonésie) et Montréal (Canada). Quant à la famille Bleicher, le rendez vous est pris dans trois jours. Je me dirige à pied vers le ferry pour rejoindre la terre ferme. J'ai prévenu Christophe le propriétaire français et LeeSun sa femme chinoise de mon arrivée au petit matin à Melaka. Il est 22 heures quand je me présente à la gare routière de Butterworth.
Transit
Pas de chance il n'y a plus de bus en partance pour Melaka. Du coup je dois me résoudre à transiter par Kuala Lumpur. Je m'en serais bien passé mais c'est ça ou attendre toute la nuit ici. Arrivé à Kuala Lumpur, ça se corse. Les bus au départ de Melaka partent de la nouvelle gare routière au sud de la ville. L'état des lieux est sans appel :
il est 3h du matin
c'est très loin
le bus nous dépose à Puda la gare routière au coeur de Chinatown.
Me voilà obligé de patienter jusqu'à 5 heures, heure du premier métro. J'avale un café chaud dans un Seven-Eleven ouvert toute la nuit et les 24/24 ça ne manque pas par ici ; il y a l'inévitable macdonnald sur Jalan Pudu, des petits restaurants indiens, le food court plus haut...... Le quartier est le rendez vous des noctambules surtout les nuits de Champion's Ligue où les passionnés de football se donnent rendez-vous dans les petits restaurants, attablés devant un Nasi Goreng Mie Ayam et Kopi Susu, vibrant devant les exploits de Messi et Ronaldo sur le grand écran. Malgré quelques nuits enflammées de ballon rond qui restent de très bon souvenirs footballistiques, je n'aime décidément pas cette ville. Je la trouve trop bétonnée, trop polluée, sans âme. Elle est transpercée de part et d'autre par des voies rapides. La seule voie d'eau de ce qui ressemble à une rivière est totalement bétonnée. Hormis un parc derrière la grande mosquée, il 'y a un manque flagrant d'espaces verts en ville pour se reposer.
Melaka (photo)
Elle, a su préserver son charme. Située plus au sud, en bord de mer, dotée d'un centre historique avec de vieilles maisons coloniales (photo). Portugais, Hollandais et Anglais se sont succédés dans cette ville portuaire et se sont tirés la bourre pour le contrôle stratégique du détroit. La ville est aussi le berceau de la plus vieille communauté chinoise de Malaisie. Et depuis 2011, la ville est classée par l'Unesco. Et dernier point important, c'est le départ quotidien des ferries pour Sumatra à Dumaï. L'Indonésie la prochaine et dernière étape de mon voyage débuté à Istanbul.
J'arrive au début des festivités du Deepavali l'une des plus importantes fêtes hindouistes indiennes. Cette année, elle a lieu le 12 novembre mais elle s'étend sur plusieurs jours. La guesthouse de Christophe est située à deux pas du quartier indien Bukit-Cina en pleine effervescence. A deux jours de Deepavali, les préparatifs battent leurs pleins. Je tourne en rond avant de les trouver; puis j'aperçois, coincée entre deux restaurants chinois, une porte surmontée d'une minuscule enseigne ; à l'intérieur un escalier étroit menant au 1er étage. C'est LeeSun qui m'ouvre la porte. Et une voix amicale parlant la langue de Voltaire "On t'attendait plus tôt"
Old Town Guesthouse
C'est Christophe. Je ne l'avais pas vu en rentrant car il était caché derrière un comptoir surélevé qui fait office de réception. Ils me font un prix pour la petite chambre et vu le rapport qualité-prix, j'aurais beaucoup de mal à trouver moins cher. C'est réellement une jolie guesthouse. Je ne regrette pas notre choix. D'emblée je me sens bien. L'atmosphère est décontractée. C'est spacieux, cosy, aéré, un peu désordonné avec des plantes partout (photo).
Lui est originaire de Marseille, elle est une Chinoise de Singapour. Ils ont beaucoup voyagé. La naissance de Sarah ne les a pas freinés. Depuis l'arrivée du petit dernier Remy, ils se sont stabilisés et ont transformé ce vaste appartement en une guesthouse accueillante et pleine de vie avec les deux enfants.
Avec Christophe, nous trouvons un terrain d'entente, étant aussi un fan de l'OM, nos discussions tournent vite autour du club et de ses résultats.
Je retrouve Elizabeth qui est ici depuis plusieurs jours, elle loge dans une autre guesthouse de l'autre côté du fleuve (photo) dans le quartier historique. Elle s'apprête à quitter l'Asie pour l'Océanie et l'Australie pour continuer son tour du monde mais avant je compte bien lui présenter la famille Bleicher qui arrive normalement demain. Entre tour-du-mondistes, ils auront des choses à se dire.
Et justement les voilà qui débarquent. Ils sont aussi passés par Kuala Lumpur...et par la case docteur. La petite plaie sous le pied d' Esteban n'était pas anodine.
Cela s'est infecté à tel point qu'il ne pouvait plus le poser par terre. Ils ont du trouver un docteur de toute urgence. La suite : âmes sensibles s'abstenir. Il a demandé à Eric et Manuela de tenir leur fils pendant qu'il faisait pression de toutes ses forces sur le pied pour en extraire le pus en dépit de ses cris de douleur. Le procédé peu académique a été rapide et efficace. Esteban ne ressent aucune gène et peut marcher normalement.
La guesthouse s'est peu à peu remplie et il règne une très bonne ambiance. Hormis la famille Bleicher, il y a un couple d'Allemands et une autre famille française qui vient d'arriver, tour-du-mondiste aussi dans ses heures perdues : la famille Poncet, originaire de Lyon ; Lory et Jérôme et leurs deux enfants Léna et Timothé. Eux ont débuté leur long périple par l'Inde. C'est un réel plaisir ces rencontres entre Français d'autant que ce sont des gens intéressants et enthousiastes .
Ainsi, nous avons pris l'habitude d'aller manger au restaurant indien d'à côté qui devient notre base pour nos longues soirées de discussions enflammées. La French Touch en action. Et ça tombe bien car il ferme tard dans la nuit et possède une vaste terrasse. Quant aux enfants, ces retrouvailles entre adultes font leurs affaires, après avoir diné, sous l'impulsion d'Esteban, ils retournent à la guesthouse pour visionner des films sur le portable d'Eric, parfois Sarah la fille de Christophe les rejoint.
Au détour d'une discussion avec Eric, nous apprenons que nous avons fréquenté le même camp durant notre service militaire lorsque celui ci était obligatoire. Ce qui provoque éclats de rires et moult souvenirs d' anecdotes relatives à cette période de nos vies respectives. Le camp en question est celui du Valdahon sur un plateau balayé par le froid au dessus de Besançon, avec des températures hivernales oscillant régulièrement en dessous de zéro. Outre ses talents de conteurs, Eric est bourré d'humour et je découvre à travers ses récits qu'il fut une tête brûlée. Depuis il s'est rangé quoique.........
Je passe douze jours à Melaka. En temps normal, je ne serais resté pas plus de trois jours mais tout est réuni pour y passer davantage de temps. Les conditions sont optimales. Une guesthouse qui ressemble à une maison comme le sont le Regale Inn à Lahore, Lily Pad Inn à Dali, deux autres endroits marquants. En voyageant sur d'aussi longues périodes, on n'échappe pas aux moments de solitude et les rencontres sont comme des phares posés sur nos routes.....sinon que serait un voyage sans rencontres ? Le voyageur ne ferait que se déplacer comme le disait Alexandra David Neel. Ainsi je profite de ces instants avec mes amis et les fais durer. Mais l'histoire touche à sa fin. Nous partons demain matin dans des directions différentes, pas opposées car dans le même pays. L'Indonésie. Eric et Manuela se dirigent sur Singapour pour voler ensuite à Jakarta sur l'ile de Java. Quant à moi, je prend le ferry pour traverser le détroit jusqu'à Dumaï sur la grande ile de Sumatra. Le matin, nous déjeunons ensemble et je les accompagne dans la rue jusqu'à leur taxi. Embrassades et étreintes. Prenez soin de vous et bonne route autour du monde. On se reverra.... Je les aime.
Me voilà parti pour la dernière étape de mon voyage.
Dumaï, Sumatra......L'Indonésie se profile.