Préambule
Quand nous avons commencé à chercher une destination pour l'été il y a quelques mois, notre premier critère a été d'éviter les fortes chaleurs et les canicules. Nous sommes déjà allés en Norvège il y a deux ans et envisageons d'y retourner dans le futur pour d'autres occasions. Suivant… Alors nous nous sommes amusés à demander à ChatGPT quelles étaient les destinations qui bénéficiaient d'un climat clément en période estivale sans partir trop loin. Dans la liste fournie par l’intelligence artificielle figuraient les Îles Canaries... L’idée d’un endroit auquel nous n’aurions pas pensé en premier lieu, à la fois pas trop éloigné et suffisamment exotique nous a séduite : « Ah tiens, pourquoi pas ? ».
Cette destination ne m’avait jamais vraiment attiré, Magali un peu plus. Cinq ans auparavant, le covid avait causé une courte interruption dans mon activité professionnelle et j’y avais projeté un voyage, parce que le prix du vol était attractif et que je cherchais une destination différente de ce qui m’attire habituellement, plus que par attrait profond. Vu de loin et avec un jugement social que j'assume (c’est pas bien mais c’est pas complètement faux), j’avais l’image d’une destination de beaufs venus faire la fête au soleil sans le moindre intérêt pour la culture locale, de littoraux bétonnés et de paysages dénaturés : soit tout ce que j’abhorre au plus haut point. J’avais quand même fait des recherches rapides sur les différentes îles et repéré Lanzarote pour ses beaux paysages volcaniques, ses sentiers de randonnées, ses plages, et l’impression d’un bon compromis entre animation et fréquentation moindre que Tenerife ou Gran Canaria. Puis j’ai abandonné le projet de partir, sans jamais avoir repensé à voyager aux Canaries…
Enfin jusque-là! Car nous avons commencé à faire des recherches sur les différentes îles de l’archipel pour juger lesquelles pourraient nous plaire le plus. C’est La Gomera, troisième plus petite île de l’archipel, plus plébiscitée pour ses circuits de randonnées et sa nature préservée que pour ses plages, à l’écart du tourisme de masse (cinquante fois moins de touristes que Tenerife) mais toutefois un peu plus aménagée que sa sauvage voisine El Hierro, qui a attiré notre attention. Contrairement à ce que pourrait laisser penser la suite, je ne suis pas du tout addict à l’intelligence artificielle mais je l’utilise de temps à autres pour synthétiser des recherches rapides ou simplement à titre expérimental. Comme ChatGPT se prenait d’intérêt pour anticiper mes goûts depuis quelques temps comme s'il était devenu mon pote (assez souvent avec réussite, parfois à côté de la plaque), j’ai demandé quelle île des Canaries me conviendrait le mieux pour un voyage avec ma famille. L’outil m’a répondu en premier lieu… La Gomera. Alors je l’ai testé et titillé un peu pour tenter de vérifier si cette proposition était solidement fondée, car la méthode parvient parfois à le faire se contredire. Mais rien à faire : « Tu apprécierais la nature sauvage d’El Hierro mais en famille, tu y trouveras peu d’activité pour les enfants. Tu n’aimeras pas l’ambiance touristique des grandes îles comme Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote et Fuerteventura. Tu pourrais envisager La Palma, mais c’est vraiment la Gomera qui vous conviendra le mieux, d'après tes centre d’intérêt et les critères donnés. Alors nous avons approfondi nos recherches et avons été convaincus sans l’ombre d’un doute que cette île était entre toutes celle qui nous attendait.
Sans le savoir, nous avions des Canariens dans notre entourage qui ont révélé leur origine en apprenant notre projet de voyage. L’une originaire de Tenerife affirmait que nous ferions mieux de choisir Tenerife (évidemment…) car elle comporte aussi des endroits préservés et que La Gomera, « on en a fait le tour en deux ou trois jours, vous allez vite vous ennuyer… ». L’autre, une collègue originaire de Gran Canaria qui n’avait jamais visité La Gomera nous la recommendait tout de même sans hésiter car il se trouvait que ses parents venaient justement d’y aller en vacances : ils avaient adoré et y avaient croisé peu de touristes. Elle aussi avait tendance à penser que cette destination était le plus souvent l’objet de courts séjours, mais d’après ce que lui avaient dit ses parents, y prendre son temps était aussi une très bonne idée. Cependant, dans nos recherches, l’idée que La Gomera est une île dont on a fait le tour en trois ou quatre jours maximum revenait quand même fréquemment. Alors nous avons envisagé de coupler sa visite avec celle de La Palma ou El Hierro, les deux autres qui nous faisaient le plus de l'œil. Mais papillonner en ferry dans les Canaries représente un budget conséquent pour les non Canariens, encore plus à quatre. Puis en scrutant Google Maps, il nous a paru évident que deux semaines étaient trop courtes pour découvrir deux îles comme elles le mériteraient et qu’il semblait y avoir beaucoup de choses à voir à La Gomera, en raison de sa culture très singulière. Après tout, nous avons lu que certains y passent plusieurs mois de l’année, d’autres n’en sont même jamais partis… Enfin ces paysages et cette atmosphère qui nous paraissait a priori un mélange d'Europe, d'Afrique du Nord et d'Amérique latine nous tentaient bien. Alors ce serait deux semaines à la Gomera, adjugé !
La Gomera est donc la deuxième… enfin la troisième plus petite île des Canaries depuis que La Graciosa a été récemment reconnue comme une île habitée à part entière. Elle a la forme d’un rond grossier de 20 à 25 kilomètres de diamètre et compte à peine plus de 20.000 habitants, dont la moitié dans sa capitale San Sebastián de la Gomera, la seule ville à proprement parler. Comme ses consœurs canariennes, La Gomera est une formation volcanique qui s’est érigée il y a environ 10 millions d’années. L’île est très montagneuse et accidentée, couverte de paysages rocailleux rouges et noirs. L’activité géologique a façonné entre les massifs tentaculaires qui finissent dans l’océan en d’abruptes falaises, six vallées littorales à la végétation tropicale qui ont favorisé l’émergence de l’activité humaine : depuis le nord dans le sens des aiguilles d’une montre, l’agricole Vallehermoso, la rustique Agulo, la verte, humide et fertile Hermigua, l'ensoleillée capitale San Sebastián de la Gomera, la méridionale et isolée Alajeró-Santiago et la balnéaire Valle Gran Rey. Elles constituent les six communes (plutôt des sortes de cantons à notre sens français) du territoire.
Les grands massifs de magma solidifié qui dessinent le cœur de l’île ont fondé une grande dépression plus protégée du soleil en son centre, qui a permis l’éclosion d’une vaste laurisylve, ensemble de forêts principalement composées de lauriers, aujourd’hui regroupées au sein du parc naturel national de Garajonay, poumon vert de La Gomera qui lui a gagné le statut de réserve de biosphère mondiale. Son aspect complètement européen contraste fortement avec les paysages rocailleux et tropicaux du reste de l’île. Ainsi, le climat varie fortement d’un point à l'autre de l'île : en été, on peut passer assez vite d’une vallée sèche et ensoleillée à 35°C à une zone forestière humide en altitude à 18°C.
La Gomera s’est peuplée tardivement. Comme pour le reste des Canaries, la présence humaine aurait commencé il y a environ 2000 ans. De groupes berbères animistes fuyant probablement des persécutions ont progressivement peuplé l’archipel, surtout les îles de l’ouest et La Gomera, devenant sa petite population aborigène : les Guanches (ou plus tard Gomeros). La civilisation animiste et pastorale des Guanches a prospéré jusqu’à la prise de l’île par les Espagnols au XVème qui après une courte période d’harmonie et de mélange avec les indigènes, y ont soudainement mis fin dans le sang... La Gomera est devenue peu après « l’île colombine » après le passage de Christophe Colomb, accentuant le brassage des populations. Au XXème siècle, beaucoup de Gomériens ont émigré vers Cuba et d’autres pays d’Amérique latine à la recherche d'une vie meilleure, en ramenant du métissage et des traits culturels tout à fait palpables dans la cilture gomérienne actuelle. C’est toutefois à La Gomera que les vestiges de la culture guanche semble avoir laissé le plus de traces, dans la langue, la gastronomie, les pratiques sociales... D'ailleurs, la plupart des Gomeros surtout dans les villages reculés, ont un type particulier bien identifiable et revendiquent avec fierté leurs racines ancestrales, rendant même La Gomera un peu exotique aux yeux des autres Canariens.
C’est peut-être pour ça qu’elle n’a jamais vraiment voulu trop développer ses infrastructures touristiques. Si l’on met de côté les touristes qui la visitent à la journée en bus ou en bateau depuis Tenerife sur un itinéraire balisé, et que l’on croise finalement peu, La Gomera est restée confidentielle, destination centrée sur la découverte de la nature qui attire les randonneurs, amoureux de la nature plongeurs et scientifiques pour se faune et sa flore, et à moindre mesure balnéaire pour ceux qui ne recherchent pas des littoraux trop aménagés. L’activité touristique y est donc limitée. On y trouve à la louche une majorité d’Espagnols, dont un nombre substantiel de résidents des autres îles des Canaries, beaucoup d’Allemands qui ont une affectation particulière pour La Gomera et y font de longs séjours ou y possèdent des résidences secondaires, au point que l’empreinte culturelle allemande se fait nettement sentir à certains endroits (ce serait le lieu de séjour de prédilection d’Angela Merkel), et tout de même pas mal de Français. La présence d’autres nationalités nous a paru négligeable. La majorité des voyageurs viennent surtout pour la randonnées, mais c’est aussi un lieu d’observation privilégié des cétacés. En outre, les stations balnéaires de La Gomera, San Sebastián, Santiago et surtout Valle Gran Rey, sont des destinations notoirement prisée des hippies, surtout allemands bien sûr, allant du hippie bobo chic au vieux baba-cool vagabond échoué depuis des décennies, tout à fait semblable à celui que l’on croise en Inde à Goa, Rishikesh ou Paharganj. Ainsi, des pratiques comme le naturisme, le végétarisme et la production bio et locales y sont assez bien implantées par endroits.
Quelques infos pratiques : - le vol aller-retour Paris-Tenerife nous a coûté 365€ par personne (aller avec Transavia, retour avec Easyjet) en ajoutant une valise en soute et trois sièges réservés côté à côte. - Nous avons choisi deux bases pour rayonner sur l'île : une semaine à Valle Gran Rey, réputée la plus agréable des trois stations balnéaires, et une semaine à Hermigua plus montagnarde et proche du parc naturel. Nous avons réservé deux maisons avec balcon et vue : le premier à 120€ la nuit, le second à 99€. - L’aller-retour en ferry entre Tenerife et La Gomera nous a coûté 270€ avec la compagnie Baleària Canarias, incluant des réductions pour les enfants de 4 et 12 ans, mais je n'ai pas le détail exact. C'était un peu moins cher qu'avec l'autre compagnie Fred Olsen. - Enfin, nous avons loué une voiture par l’intermédiaire de l’agence Cicar à 360€ pour 16 jours, soit 22,50€ la journée. - À part cela, nous n’avons rien planifié et avons décidé la veille voire le matin même ce que nous voulions faire. Nous n'avons investi dans aucun guide papier sur Les Canaries, les informations sur La Gomera y étant peu nombreuses, mais nous avons beaucoup utilisé le très complet guide de voyage publié par le Conseil du tourisme des Îles Canaries, véritable mine d'or quasi-exhaustive sur l'île.
Voilà, c’est parti pour 16 jours d’aventure à la découverte de La Gomera !

Et on commence le voyage en musique!
On commence le voyage en musique!
Quand nous avons commencé à chercher une destination pour l'été il y a quelques mois, notre premier critère a été d'éviter les fortes chaleurs et les canicules. Nous sommes déjà allés en Norvège il y a deux ans et envisageons d'y retourner dans le futur pour d'autres occasions. Suivant… Alors nous nous sommes amusés à demander à ChatGPT quelles étaient les destinations qui bénéficiaient d'un climat clément en période estivale sans partir trop loin. Dans la liste fournie par l’intelligence artificielle figuraient les Îles Canaries... L’idée d’un endroit auquel nous n’aurions pas pensé en premier lieu, à la fois pas trop éloigné et suffisamment exotique nous a séduite : « Ah tiens, pourquoi pas ? ».
Cette destination ne m’avait jamais vraiment attiré, Magali un peu plus. Cinq ans auparavant, le covid avait causé une courte interruption dans mon activité professionnelle et j’y avais projeté un voyage, parce que le prix du vol était attractif et que je cherchais une destination différente de ce qui m’attire habituellement, plus que par attrait profond. Vu de loin et avec un jugement social que j'assume (c’est pas bien mais c’est pas complètement faux), j’avais l’image d’une destination de beaufs venus faire la fête au soleil sans le moindre intérêt pour la culture locale, de littoraux bétonnés et de paysages dénaturés : soit tout ce que j’abhorre au plus haut point. J’avais quand même fait des recherches rapides sur les différentes îles et repéré Lanzarote pour ses beaux paysages volcaniques, ses sentiers de randonnées, ses plages, et l’impression d’un bon compromis entre animation et fréquentation moindre que Tenerife ou Gran Canaria. Puis j’ai abandonné le projet de partir, sans jamais avoir repensé à voyager aux Canaries…
Enfin jusque-là! Car nous avons commencé à faire des recherches sur les différentes îles de l’archipel pour juger lesquelles pourraient nous plaire le plus. C’est La Gomera, troisième plus petite île de l’archipel, plus plébiscitée pour ses circuits de randonnées et sa nature préservée que pour ses plages, à l’écart du tourisme de masse (cinquante fois moins de touristes que Tenerife) mais toutefois un peu plus aménagée que sa sauvage voisine El Hierro, qui a attiré notre attention. Contrairement à ce que pourrait laisser penser la suite, je ne suis pas du tout addict à l’intelligence artificielle mais je l’utilise de temps à autres pour synthétiser des recherches rapides ou simplement à titre expérimental. Comme ChatGPT se prenait d’intérêt pour anticiper mes goûts depuis quelques temps comme s'il était devenu mon pote (assez souvent avec réussite, parfois à côté de la plaque), j’ai demandé quelle île des Canaries me conviendrait le mieux pour un voyage avec ma famille. L’outil m’a répondu en premier lieu… La Gomera. Alors je l’ai testé et titillé un peu pour tenter de vérifier si cette proposition était solidement fondée, car la méthode parvient parfois à le faire se contredire. Mais rien à faire : « Tu apprécierais la nature sauvage d’El Hierro mais en famille, tu y trouveras peu d’activité pour les enfants. Tu n’aimeras pas l’ambiance touristique des grandes îles comme Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote et Fuerteventura. Tu pourrais envisager La Palma, mais c’est vraiment la Gomera qui vous conviendra le mieux, d'après tes centre d’intérêt et les critères donnés. Alors nous avons approfondi nos recherches et avons été convaincus sans l’ombre d’un doute que cette île était entre toutes celle qui nous attendait.
Sans le savoir, nous avions des Canariens dans notre entourage qui ont révélé leur origine en apprenant notre projet de voyage. L’une originaire de Tenerife affirmait que nous ferions mieux de choisir Tenerife (évidemment…) car elle comporte aussi des endroits préservés et que La Gomera, « on en a fait le tour en deux ou trois jours, vous allez vite vous ennuyer… ». L’autre, une collègue originaire de Gran Canaria qui n’avait jamais visité La Gomera nous la recommendait tout de même sans hésiter car il se trouvait que ses parents venaient justement d’y aller en vacances : ils avaient adoré et y avaient croisé peu de touristes. Elle aussi avait tendance à penser que cette destination était le plus souvent l’objet de courts séjours, mais d’après ce que lui avaient dit ses parents, y prendre son temps était aussi une très bonne idée. Cependant, dans nos recherches, l’idée que La Gomera est une île dont on a fait le tour en trois ou quatre jours maximum revenait quand même fréquemment. Alors nous avons envisagé de coupler sa visite avec celle de La Palma ou El Hierro, les deux autres qui nous faisaient le plus de l'œil. Mais papillonner en ferry dans les Canaries représente un budget conséquent pour les non Canariens, encore plus à quatre. Puis en scrutant Google Maps, il nous a paru évident que deux semaines étaient trop courtes pour découvrir deux îles comme elles le mériteraient et qu’il semblait y avoir beaucoup de choses à voir à La Gomera, en raison de sa culture très singulière. Après tout, nous avons lu que certains y passent plusieurs mois de l’année, d’autres n’en sont même jamais partis… Enfin ces paysages et cette atmosphère qui nous paraissait a priori un mélange d'Europe, d'Afrique du Nord et d'Amérique latine nous tentaient bien. Alors ce serait deux semaines à la Gomera, adjugé !
La Gomera est donc la deuxième… enfin la troisième plus petite île des Canaries depuis que La Graciosa a été récemment reconnue comme une île habitée à part entière. Elle a la forme d’un rond grossier de 20 à 25 kilomètres de diamètre et compte à peine plus de 20.000 habitants, dont la moitié dans sa capitale San Sebastián de la Gomera, la seule ville à proprement parler. Comme ses consœurs canariennes, La Gomera est une formation volcanique qui s’est érigée il y a environ 10 millions d’années. L’île est très montagneuse et accidentée, couverte de paysages rocailleux rouges et noirs. L’activité géologique a façonné entre les massifs tentaculaires qui finissent dans l’océan en d’abruptes falaises, six vallées littorales à la végétation tropicale qui ont favorisé l’émergence de l’activité humaine : depuis le nord dans le sens des aiguilles d’une montre, l’agricole Vallehermoso, la rustique Agulo, la verte, humide et fertile Hermigua, l'ensoleillée capitale San Sebastián de la Gomera, la méridionale et isolée Alajeró-Santiago et la balnéaire Valle Gran Rey. Elles constituent les six communes (plutôt des sortes de cantons à notre sens français) du territoire.
Les grands massifs de magma solidifié qui dessinent le cœur de l’île ont fondé une grande dépression plus protégée du soleil en son centre, qui a permis l’éclosion d’une vaste laurisylve, ensemble de forêts principalement composées de lauriers, aujourd’hui regroupées au sein du parc naturel national de Garajonay, poumon vert de La Gomera qui lui a gagné le statut de réserve de biosphère mondiale. Son aspect complètement européen contraste fortement avec les paysages rocailleux et tropicaux du reste de l’île. Ainsi, le climat varie fortement d’un point à l'autre de l'île : en été, on peut passer assez vite d’une vallée sèche et ensoleillée à 35°C à une zone forestière humide en altitude à 18°C.La Gomera s’est peuplée tardivement. Comme pour le reste des Canaries, la présence humaine aurait commencé il y a environ 2000 ans. De groupes berbères animistes fuyant probablement des persécutions ont progressivement peuplé l’archipel, surtout les îles de l’ouest et La Gomera, devenant sa petite population aborigène : les Guanches (ou plus tard Gomeros). La civilisation animiste et pastorale des Guanches a prospéré jusqu’à la prise de l’île par les Espagnols au XVème qui après une courte période d’harmonie et de mélange avec les indigènes, y ont soudainement mis fin dans le sang... La Gomera est devenue peu après « l’île colombine » après le passage de Christophe Colomb, accentuant le brassage des populations. Au XXème siècle, beaucoup de Gomériens ont émigré vers Cuba et d’autres pays d’Amérique latine à la recherche d'une vie meilleure, en ramenant du métissage et des traits culturels tout à fait palpables dans la cilture gomérienne actuelle. C’est toutefois à La Gomera que les vestiges de la culture guanche semble avoir laissé le plus de traces, dans la langue, la gastronomie, les pratiques sociales... D'ailleurs, la plupart des Gomeros surtout dans les villages reculés, ont un type particulier bien identifiable et revendiquent avec fierté leurs racines ancestrales, rendant même La Gomera un peu exotique aux yeux des autres Canariens.
C’est peut-être pour ça qu’elle n’a jamais vraiment voulu trop développer ses infrastructures touristiques. Si l’on met de côté les touristes qui la visitent à la journée en bus ou en bateau depuis Tenerife sur un itinéraire balisé, et que l’on croise finalement peu, La Gomera est restée confidentielle, destination centrée sur la découverte de la nature qui attire les randonneurs, amoureux de la nature plongeurs et scientifiques pour se faune et sa flore, et à moindre mesure balnéaire pour ceux qui ne recherchent pas des littoraux trop aménagés. L’activité touristique y est donc limitée. On y trouve à la louche une majorité d’Espagnols, dont un nombre substantiel de résidents des autres îles des Canaries, beaucoup d’Allemands qui ont une affectation particulière pour La Gomera et y font de longs séjours ou y possèdent des résidences secondaires, au point que l’empreinte culturelle allemande se fait nettement sentir à certains endroits (ce serait le lieu de séjour de prédilection d’Angela Merkel), et tout de même pas mal de Français. La présence d’autres nationalités nous a paru négligeable. La majorité des voyageurs viennent surtout pour la randonnées, mais c’est aussi un lieu d’observation privilégié des cétacés. En outre, les stations balnéaires de La Gomera, San Sebastián, Santiago et surtout Valle Gran Rey, sont des destinations notoirement prisée des hippies, surtout allemands bien sûr, allant du hippie bobo chic au vieux baba-cool vagabond échoué depuis des décennies, tout à fait semblable à celui que l’on croise en Inde à Goa, Rishikesh ou Paharganj. Ainsi, des pratiques comme le naturisme, le végétarisme et la production bio et locales y sont assez bien implantées par endroits.
Quelques infos pratiques : - le vol aller-retour Paris-Tenerife nous a coûté 365€ par personne (aller avec Transavia, retour avec Easyjet) en ajoutant une valise en soute et trois sièges réservés côté à côte. - Nous avons choisi deux bases pour rayonner sur l'île : une semaine à Valle Gran Rey, réputée la plus agréable des trois stations balnéaires, et une semaine à Hermigua plus montagnarde et proche du parc naturel. Nous avons réservé deux maisons avec balcon et vue : le premier à 120€ la nuit, le second à 99€. - L’aller-retour en ferry entre Tenerife et La Gomera nous a coûté 270€ avec la compagnie Baleària Canarias, incluant des réductions pour les enfants de 4 et 12 ans, mais je n'ai pas le détail exact. C'était un peu moins cher qu'avec l'autre compagnie Fred Olsen. - Enfin, nous avons loué une voiture par l’intermédiaire de l’agence Cicar à 360€ pour 16 jours, soit 22,50€ la journée. - À part cela, nous n’avons rien planifié et avons décidé la veille voire le matin même ce que nous voulions faire. Nous n'avons investi dans aucun guide papier sur Les Canaries, les informations sur La Gomera y étant peu nombreuses, mais nous avons beaucoup utilisé le très complet guide de voyage publié par le Conseil du tourisme des Îles Canaries, véritable mine d'or quasi-exhaustive sur l'île.
Voilà, c’est parti pour 16 jours d’aventure à la découverte de La Gomera !

Et on commence le voyage en musique!
On commence le voyage en musique!













La dynastie des Kim
Le deuxième fils du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Il a pris la direction d'un poste-clé au sein de l'appareil communiste qui le placerait en position de favori pour lui succéder.
Kim Jong-Chul, 27 ans, est devenu récemment chef-adjoint du département de l'organisation au sein du Parti des travailleurs, croit savoir le Mainichi Shimbun, citant plusieurs sources proches du régime nord-coréen.


































Traversed and forgotten
Dear daggers


... One foot in front of the other...
... A few photos among the ten...
... Abdou and his teapot...
... Mohammed...
... Jebel
.. A secret in the desert...
Desert drawings
Pink pebbles, fossilized pebbles, sparkling pebbles, and a black stone
Memory of beetles
Gift from the desert, good luck charm?
Clothes from 4 days...
.. Still lost!...
.. Started on the plane... read in the desert... finished in Marrakech...

On some paintings, the scenes become almost narrative: you can make out figures, everyday gestures, like a memory of the village inscribed in the walls. The decorative frames around the doors aren’t left to chance either—they symbolically protect the house, like a boundary between the inside and the outside world.





























It was 15°C, but it rained—and kept raining on and off all day. Belgian weather, basically.
We went for a walk in Shinjuku Gyoen Park. Not as pretty in the rain, but the big greenhouse was interesting.




A little sneak peek?















Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...

