Passages de frontières
by Xrctn
This discussion is in French, the community’s main language.
C est ca 😉
Merci pour ces cocasses passages de frontières africains.
Je termine ici la récente série de passages de frontières intérieures australiennes par celle du Territoire de la capitale australienne (ACT), une enclave au milieu de l'état de la Nouvelle Galles du Sud (NSW) créée en 1911 pour abriter la capitale fédérale : Canberra, dont la construction commence en 1913.
Aujourd'hui, cette ville quelque peu étrange, de plus de 400 000 habitants rassemble les institutions, administrations, ministères, musées et le parlement de la fédération.
Etabli afin de mettre fin à la rivalité entre les deux plus grandes villes du pays, Melbourne et Sydney, l'emplacement du territoire fut choisi pour son bon approvisionnement en eau d'ailleurs ses limites sont basées sur les lignes de partage des eaux le long des collines environnantes.
J'imagine que beaucoup de diplomates nommés dans les ambassades doivent envier leurs compatriotes bien plus chanceux, nommés aux consulats de Melbourne ou de Sydney car non seulement il n'y a pas la mer mais en plus il caille drolement, températures négatives garanties à chaque hiver.
Mais peut-être comme pour les fonctionnaires australiens, un passage à Canberra donne en général un coup pouce à leur carrière professionnelle....




Je termine ici la récente série de passages de frontières intérieures australiennes par celle du Territoire de la capitale australienne (ACT), une enclave au milieu de l'état de la Nouvelle Galles du Sud (NSW) créée en 1911 pour abriter la capitale fédérale : Canberra, dont la construction commence en 1913.
Aujourd'hui, cette ville quelque peu étrange, de plus de 400 000 habitants rassemble les institutions, administrations, ministères, musées et le parlement de la fédération.
Etabli afin de mettre fin à la rivalité entre les deux plus grandes villes du pays, Melbourne et Sydney, l'emplacement du territoire fut choisi pour son bon approvisionnement en eau d'ailleurs ses limites sont basées sur les lignes de partage des eaux le long des collines environnantes.
J'imagine que beaucoup de diplomates nommés dans les ambassades doivent envier leurs compatriotes bien plus chanceux, nommés aux consulats de Melbourne ou de Sydney car non seulement il n'y a pas la mer mais en plus il caille drolement, températures négatives garanties à chaque hiver.
Mais peut-être comme pour les fonctionnaires australiens, un passage à Canberra donne en général un coup pouce à leur carrière professionnelle....




https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
Bonjour Xavier ton post sur les passages de frontière me rappelle une multitude de situations dans différents pays Bosnie, Roumanie et tout particulièrement l'Albanie. je prendrai le temps de les relater.
Dans un premier temps tes frontières intérieures me font penser aux frontières intérieures qui étaient des frontières extérieures.
Dans ma région la limite entre les Vosges et le Haut-Rhin au col d'Odren est matérialisée par la borne classique entre deux départements. Derrière la grande borne blanche une petite borne grise, qui date de la défaite face aux Prussiens en 1870 qui a entraîné l'annexion de l'Alasace et d'une partie de la Lorraine.
Sur cette borne grise on distingue encore d'un côté le D de Deutschland et de l'autre le F de France.
Luc






frontières départementales
vécu en Lozère, un jour de cueillette de champignons. un gars me dit "ha les étrangers viennent nous prendre nos champignons" . Moi : "quels étrangers ?" réponse : "ben, les gens de l'Aveyron"
pas besoins de bornage, tout dans la tête 😏
vécu en Lozère, un jour de cueillette de champignons. un gars me dit "ha les étrangers viennent nous prendre nos champignons" . Moi : "quels étrangers ?" réponse : "ben, les gens de l'Aveyron"
pas besoins de bornage, tout dans la tête 😏
Hello.
Voici une autre drôle de frontière intérieure. Il s’agit de la frontière linguistique qui sépare les régions flamande et wallonne en Belgique. Cette ligne a été établie en 1962 et est devenue moins anecdotique ces dernières années, la Belgique glissant de plus en plus vers un système confédéral.
Les maisons se trouvant sur le côté gauche sont à Enghien, dans le Hainaut, en Wallonie (le panneau est dans les 2 langues parce que les habitants néerlandophones ont des « facilités », bon, je vais essayer de rester simple ;-) ) alors que les maisons à droite se trouvent en Flandre, dans la province du Brabant flamand. Donc, la frontière court au milieu de la rue...
Not all those who wander are lost. J.R.R. Tolkien.
Bonsoir Xavier (bonsoir pour la France, peut-être pas en Australie) j’ai relu tes expériences et tes aventures de frontières ainsi que quelques autres. En ce qui te concerne quelle belle compilation ! Et puis j’ai lu au hasard d’autres aventures par d’autres intervenants, pas mal du tout.
Mais parfois les plus simples sont celles qui montrent le mieux tout le fantasme que déclenche la notion de frontière, cette ligne immatérielle parfois matérialisée par une crête ou une rivière, et quand la rivière est à sec on change de pays en marchant sur quelques galets, comme une intervenante l’a raconté, lorsque son mari traverse le Doubs à sec et se retrouve en Suisse.
Mais le Doubs représente une particularité qui m’a été relatée par un garde-pêche français, sans doute savait-il ce qu’il affirmait tout du moins je l’espère. Contrairement à l’usage en matière de frontière le Doubs est entièrement en France lorsqu’il coule entre les deux pays, ce qui implique qu’un Suisse à partir du rivage suisse ne peut pas y pêcher sans avoir un permis français, bien évidemment cela n’est pas valable dans la partie où le Doubs coule entièrement en Suisse mais seulement dans la partie frontalière. Mais si ledit pêcheur s’affranchit de cette formalité je ne pense pas que le garde-pêche français ait compétence pour aller le verbaliser en Suisse. Et suite à la lecture de ces aventures de frontières je réalise que j’en ai vécu des étonnantes plus que je ne l’imaginais ici ou là, je prendrai le temps d’en faire le tour, mais pour commencer je vais me concentrer sur mes expériences de frontières dans ma patrie de cœur l’Albanie.
L’Albanie, les frontières y sont (ou peut-être étaient) parfois étranges et leurs délimitations floues. Je me souviens de cette période où des combats rudes opposaient en Macédoine (que l’on appelle maintenant la Macédoine du Nord et aussi au moment de la désagrégation de la Yougoslavie FYROM du fait des protestations grecques) les Macédoniens slaves aux Macédoniens albanais. Les slaves attaquaient des villages albanais dans la montagne avec des hélicoptères de combat. Cela avait soulevé l’émotion du monde entier. On était en 2000 à un ou deux ans près.
Ces combats ne se déroulaient pas très loin de la frontière avec l’Albanie. Je décide, après avoir demandé à un camarade de m’accompagner, de me rendre dans cette zone montagneuse pour voir si comme en 1999 avec le Kosovo on risquait d’avoir une arrivée massive cette fois de Macédoniens albanais et, non de Kosovars, refluant vers l’Albanie. Les pistes que j’emprunte pour me rendre sur place sont étrangement désertes, alors que les médias du monde occidental nous relatent des combats dans les environs et, la télévision qui n’était pas en reste, nous avait montré des images impressionnantes d’hélicoptères de combat plongeant et attaquant des villages. Je m’approche au mieux de la frontière par une piste, arrête mon véhicule et viens au plus près de la limite de séparation des deux pays à pied par un sentier. Je vois de grands miradors non occupés. J’arrive dans une petite clairière et j’entends des cris d’enfants. Je découvre une bande de gamins jouant au foot au pied d’autres grands miradors, vides eux aussi.
J’engage la conversation et leur demande où l’on se trouve exactement, en Albanie ou en Macédoine. Ils me répondent en Macédoine. Je leur demande s’ils sont Albanais de Macédoine ou d’Albanie. Ils me répondent d’Albanie. Avec notre manière de penser occidentale, on n’y comprend rien. À priori, d’après les médias les Macédoniens slaves tapent sur les Macédoniens albanais dans le coin et pendant ce temps les petits Albanais d’Albanie viennent jouer au foot sous les miradors macédoniens non occupés en Macédoine. Les frontières dans les Balkans relèvent d’un processus local qui échappe à notre rationalité.
Je me souviens aussi d’une excursion dans le nord de l’Albanie, le procureur de la ville de Bajram Curri me fait le plaisir de m’accompagner alors que ma démarche n’a rien d’officiel, je me balade pour le week-end avec mon épouse. Il doit avoir ses raisons, dans ces coins reculés cela ne fait pas forcément plaisir à certains que des yeux curieux viennent jouer les indiscrets. D’ailleurs par qui a-t-il été informé de ma venue ? Je n’aurai pas la réponse. Il est serré et protégé de près par un garde du corps armé, portant lui-même un pistolet. De toute évidence il n’a pas que des copains parmi les truands du coin dont il a fait mettre les comparses en tôle.
Au détour d’un chemin creux nous nous arrêtons pour admirer la nature, ne nous étendons pas sur les tirs d’armes lourdes que nous entendons, simples réjouissances de mariage me dit le procureur. Devant nous un espace herbu dégagé, puis un rideau d’arbres nous masque la frontière avec le Kosovo. Le point de passage normalement obligatoire pour circuler d’un pays à l’autre se trouve à quelques kilomètres et est sévèrement contrôlé par des troupes internationales. Et j’avais constaté à une autre occasion que les personnes et les véhicules y étaient soumis à une attention réelle. Le camarade albanais d’Albanie qui m’accompagnait n’avait pas pu franchir ce point de contrôle entre Albanie et Kosovo. Depuis ces restrictions ont disparu, mon camarade se rend sans problème au Kosovo.
Alors mon attention est attirée par un bruit de camion dont le moteur semble sérieusement souffrir. Je regarde tout naturellement dans la direction d’où vient ce bruit de pistons à l’agonie. De l’autre côté de la clairière, passant entre les arbres, alors qu’il n’y a pas de piste, un camion surchargé comme on l’imagine bien, se dirige cahin-caha vers le chemin où nous nous trouvons. De toute évidence il vient de franchir la frontière illégalement en dehors d’un point de vérification. Je me tourne interrogatif vers le procureur et ce dernier me sourit en me disant quelque chose du genre « on est dans les Balkans ». Qu’en déduire lorsque qu’un représentant de la loi regarde sans émotion aucune ce type de franchissement de frontière par un chargement de plusieurs tonnes ? Là encore notre perception peut facilement nous amener à des erreurs d’analyse.
Le lendemain matin, un lundi, le procureur avant que nous repartions pour Tirana nous propose de visiter le palais de justice. Manifestement il y a de l’effervescence. Est-ce normal pour un lundi matin ? Des policiers partout lourdement armés, visage dissimulé. Je demande au procureur pourquoi cette mobilisation. Il me répond que ce matin on va juger un truand local et qu’il va être lourdement condamné. Mais pour prononcer la sanction le juge vient de Tirana et reste juste le temps de prononcer la sentence et repartira vite. En effet, un juge local aurait toutes les chances de se faire abattre rapidement par les comparses ou la famille du condamné suite au jugement et à l’incarcération.
Une autre fois presque dix ans plus tard je me rends depuis la France avec ma voiture en Albanie accompagné d’un camarade. Un peu avant la nuit nous décidons d’aller bivouaquer en nous planquant dans la végétation au bord du lac de Shkodër ou Scutari du côté monténégrin à quelques dizaines de mètres de la grève. Alors que l’obscurité est totale, nous entendons des bruits de moteurs de voitures juste à côté et, nous assistons à un ballet de grosses Mercedes noires qui circulent silencieusement en veilleuses et qui s’arrêtent à proximité. Manifestement nous ne sommes pas au bon endroit. Je me souviens qu’au moment des gros problèmes avec les Serbes au Kosovo en 1999 ce lac était le lieu d’importants trafics. De toute évidence cela continue. Derrière nos buissons nous commençons à ne pas trop apprécier d’être sans doute des observateurs inopportuns. Nous plions rapidement nos tentes et déguerpissons. Nous parcourons quelques kilomètres et allons les monter devant le poste frontière monténégrin, nous sentant plus en sécurité en vue des douaniers, bien que la frontière soit fermée la nuit. Un chien va faire un setting devant ma tente durant des heures. Il me chante une mélodie pas très diversifiée, mais avec les décibels qui vont bien car il se trouve à moins de deux mètres de moi.
Dès le lever du jour on plie et on guette le moindre mouvement dans le poste. Nous nous précipitons dès que le premier douanier apparaît. Les formalités de passage du côté monténégrin sont très rapides. On arrive au poste albanais. À cette époque on payait 15 euros pour entrer, maintenant c’est gratuit. Je me pointe devant le douanier albanais avec nos deux passeports et je réponds à ses questions en albanais. Tout surpris il me demande : comment cela se fait-il que tu parles albanais. Je lui explique et sa réponse fuse : alors pour toi et ton copain l’entrée en Albanie est gratuite.
Au bord de ce lac de Shkodër, mais de l’autre côté, plus récemment j’ai aussi vécu une aventure bizarroïde, cela se passait un peu avant la frontière que je comptais rejoindre par un chemin de traverse. Du village de Virpasar nous voulions rejoindre le point frontière par une route très étroite longeant le lac par le sud. Alors que nous étions en route, nous avons constaté que nous étions suivis par une voiture très visible, jaune citron. Notre intention était de rentrer en Albanie que je voulais faire découvrir à mon cousin et son épouse. Cette petite péripétie constitua une belle entrée en matière. Mais je précise que nous étions toujours au Monténégro. Mon cousin et mon épouse n’avaient rien remarqué, par contre l’épouse de mon cousin et moi, cette voiture jaune nous l’avions bien repérée depuis un certain nombre de kilomètres, elle se tenait résolument plus ou moins loin derrière nous. Un premier arrêt pour profiter d’un point de vue sur un village, tiens bizarre la voiture s’arrête aussi un peu derrière.
Un peu plus loin, alors que je commence à me poser des questions je m’arrête à nouveau pour tester nos « poursuivants ». Rebelote, notre voiture canari s’arrête une fois encore. Ma cousine et moi échangeons un regard dans le rétroviseur. Nous repartons et quelques kilomètres plus loin un sublime point de vue apparaît à la sortie d’un groupe de maisons. Arrêt, nous sortons pour profiter d’une vue magnifique sur le lac, dont nous embrassons une grande partie sur des dizaines de kilomètres carrés. Notre voiture canari est sur le bord de la route une centaine de mètres derrière nous. Les deux occupants descendent et commencent à croquer dans des sandwichs. Au niveau de notre point d’arrêt une piste arrive de la montagne, une voiture en sort, elle s’arrête l’un des deux occupants de la voiture canari s’approche et parle au chauffeur. Ils communiquent en albanais mais étant à une cinquantaine de mètres je ne comprends pas le sens de leur conversation.
La route que nous devons suivre devient minuscule et ne permet pas un croisement et, si cette première voiture nous attend en bloquant la chaussée plus loin que ferons nous entre deux véhicules ? Je commence à me poser plus que des questions, pour parler franchement je commence à prendre peur et je vois ma cousine qui me jette des regards insistants. Je demande à mes trois passagers de remonter en voiture et annonce en démarrant « demi-tour toute » et nous croisons notre voiture canari dont les deux mangeurs de sandwichs nous regardent, tout étonnés, nous éloigner rapidement.
En retournant sur nos pas nous tombons sur la voiture d’un couple d’Allemands avec lesquels nous avions passé la soirée et nous leur avions conseillé cette route. Lui, tout étonné me demande pourquoi nous faisons demi-tour. Mit wenigen Wörtern erkläre ich ihm den Grund. Il comprend très vite, sa femme a l’air de protester, elle voudrait bien continuer le long de ce magnifique itinéraire, où par endroits on pourrait se croire dans un décor du sud-est asiatique. Mais une heure ou deux plus tard alors que nous nous présentons au poste frontière par la grande route, notre couple d’Allemands arrive en ayant suivi notre exemple. Fut-ce une crise de paranoïa ? Est-ce que notre Koleos les intéressait ? On ne le saura jamais, mais voilà quand des alarmes rouges s’allument dans deux têtes il faut en tenir compte, principe de précaution oblige. Cependant, cette situation m’avait immédiatement rappelé ce qu’avaient vécu dans la région de Tirana au basculement de siècle deux ressortissants français. Un officier de gendarmerie et un commissaire de police à un mois d’intervalle avaient été sortis sans ménagement de leur voiture par des hommes armés qui les avaient bloqués et les avaient laissés à pied sur le bord de la route. Cela reste des expériences traumatisantes tout gendarme ou policier que l’on soit, et assez longtemps après ils m’en parlaient encore avec une certaine émotion, surtout quand on a été braqué par des gens qui ont la réputation de gâchette facile.
Eh oui l’Albanie, ce pays j’y ai laissé une partie de mon cœur et des amitiés fortes, et des histoires de frontières j’en ai d’autres et la plus belle pourrait s’intituler : les bouteilles à la mer ne s’arrêtent pas aux frontières, même si celles de l’Albanie ont été les dernières à être franchies parmi l’ensemble des pays du bassin méditerranéen. Je prendrai le temps de la raconter mais, elle mérite un texte à elle seule et, mon message est déjà très long pour une seule fois.
Mais pour ces différentes expériences que j’ai vécues, l’Albanie dont je parle a déjà plus de vingt ans, à part la dernière anecdote (d’ailleurs dans ce cas ce n’est pas l’Albanie mais le Monténégro). Le pays évolue très vite, le tourisme s’est développé considérablement et les postes frontière commencent à ressembler à tous ceux que l’on voit en Europe. Le réseau routier principal n’a plus rien à voir avec ce qu’il était aux environs de l’an 2000. Mais les habitants ont conservé cette magnifique tradition de l’accueil, j’ai pu le constater une fois de plus ces dernières années, et les cyclos au long cours qui sont passés par ce pays en gardent tous un souvenir d’hospitalité prégnant.
Mais parfois les plus simples sont celles qui montrent le mieux tout le fantasme que déclenche la notion de frontière, cette ligne immatérielle parfois matérialisée par une crête ou une rivière, et quand la rivière est à sec on change de pays en marchant sur quelques galets, comme une intervenante l’a raconté, lorsque son mari traverse le Doubs à sec et se retrouve en Suisse.
Mais le Doubs représente une particularité qui m’a été relatée par un garde-pêche français, sans doute savait-il ce qu’il affirmait tout du moins je l’espère. Contrairement à l’usage en matière de frontière le Doubs est entièrement en France lorsqu’il coule entre les deux pays, ce qui implique qu’un Suisse à partir du rivage suisse ne peut pas y pêcher sans avoir un permis français, bien évidemment cela n’est pas valable dans la partie où le Doubs coule entièrement en Suisse mais seulement dans la partie frontalière. Mais si ledit pêcheur s’affranchit de cette formalité je ne pense pas que le garde-pêche français ait compétence pour aller le verbaliser en Suisse. Et suite à la lecture de ces aventures de frontières je réalise que j’en ai vécu des étonnantes plus que je ne l’imaginais ici ou là, je prendrai le temps d’en faire le tour, mais pour commencer je vais me concentrer sur mes expériences de frontières dans ma patrie de cœur l’Albanie.
L’Albanie, les frontières y sont (ou peut-être étaient) parfois étranges et leurs délimitations floues. Je me souviens de cette période où des combats rudes opposaient en Macédoine (que l’on appelle maintenant la Macédoine du Nord et aussi au moment de la désagrégation de la Yougoslavie FYROM du fait des protestations grecques) les Macédoniens slaves aux Macédoniens albanais. Les slaves attaquaient des villages albanais dans la montagne avec des hélicoptères de combat. Cela avait soulevé l’émotion du monde entier. On était en 2000 à un ou deux ans près.
Ces combats ne se déroulaient pas très loin de la frontière avec l’Albanie. Je décide, après avoir demandé à un camarade de m’accompagner, de me rendre dans cette zone montagneuse pour voir si comme en 1999 avec le Kosovo on risquait d’avoir une arrivée massive cette fois de Macédoniens albanais et, non de Kosovars, refluant vers l’Albanie. Les pistes que j’emprunte pour me rendre sur place sont étrangement désertes, alors que les médias du monde occidental nous relatent des combats dans les environs et, la télévision qui n’était pas en reste, nous avait montré des images impressionnantes d’hélicoptères de combat plongeant et attaquant des villages. Je m’approche au mieux de la frontière par une piste, arrête mon véhicule et viens au plus près de la limite de séparation des deux pays à pied par un sentier. Je vois de grands miradors non occupés. J’arrive dans une petite clairière et j’entends des cris d’enfants. Je découvre une bande de gamins jouant au foot au pied d’autres grands miradors, vides eux aussi.
J’engage la conversation et leur demande où l’on se trouve exactement, en Albanie ou en Macédoine. Ils me répondent en Macédoine. Je leur demande s’ils sont Albanais de Macédoine ou d’Albanie. Ils me répondent d’Albanie. Avec notre manière de penser occidentale, on n’y comprend rien. À priori, d’après les médias les Macédoniens slaves tapent sur les Macédoniens albanais dans le coin et pendant ce temps les petits Albanais d’Albanie viennent jouer au foot sous les miradors macédoniens non occupés en Macédoine. Les frontières dans les Balkans relèvent d’un processus local qui échappe à notre rationalité.
Je me souviens aussi d’une excursion dans le nord de l’Albanie, le procureur de la ville de Bajram Curri me fait le plaisir de m’accompagner alors que ma démarche n’a rien d’officiel, je me balade pour le week-end avec mon épouse. Il doit avoir ses raisons, dans ces coins reculés cela ne fait pas forcément plaisir à certains que des yeux curieux viennent jouer les indiscrets. D’ailleurs par qui a-t-il été informé de ma venue ? Je n’aurai pas la réponse. Il est serré et protégé de près par un garde du corps armé, portant lui-même un pistolet. De toute évidence il n’a pas que des copains parmi les truands du coin dont il a fait mettre les comparses en tôle.
Au détour d’un chemin creux nous nous arrêtons pour admirer la nature, ne nous étendons pas sur les tirs d’armes lourdes que nous entendons, simples réjouissances de mariage me dit le procureur. Devant nous un espace herbu dégagé, puis un rideau d’arbres nous masque la frontière avec le Kosovo. Le point de passage normalement obligatoire pour circuler d’un pays à l’autre se trouve à quelques kilomètres et est sévèrement contrôlé par des troupes internationales. Et j’avais constaté à une autre occasion que les personnes et les véhicules y étaient soumis à une attention réelle. Le camarade albanais d’Albanie qui m’accompagnait n’avait pas pu franchir ce point de contrôle entre Albanie et Kosovo. Depuis ces restrictions ont disparu, mon camarade se rend sans problème au Kosovo.
Alors mon attention est attirée par un bruit de camion dont le moteur semble sérieusement souffrir. Je regarde tout naturellement dans la direction d’où vient ce bruit de pistons à l’agonie. De l’autre côté de la clairière, passant entre les arbres, alors qu’il n’y a pas de piste, un camion surchargé comme on l’imagine bien, se dirige cahin-caha vers le chemin où nous nous trouvons. De toute évidence il vient de franchir la frontière illégalement en dehors d’un point de vérification. Je me tourne interrogatif vers le procureur et ce dernier me sourit en me disant quelque chose du genre « on est dans les Balkans ». Qu’en déduire lorsque qu’un représentant de la loi regarde sans émotion aucune ce type de franchissement de frontière par un chargement de plusieurs tonnes ? Là encore notre perception peut facilement nous amener à des erreurs d’analyse.
Le lendemain matin, un lundi, le procureur avant que nous repartions pour Tirana nous propose de visiter le palais de justice. Manifestement il y a de l’effervescence. Est-ce normal pour un lundi matin ? Des policiers partout lourdement armés, visage dissimulé. Je demande au procureur pourquoi cette mobilisation. Il me répond que ce matin on va juger un truand local et qu’il va être lourdement condamné. Mais pour prononcer la sanction le juge vient de Tirana et reste juste le temps de prononcer la sentence et repartira vite. En effet, un juge local aurait toutes les chances de se faire abattre rapidement par les comparses ou la famille du condamné suite au jugement et à l’incarcération.
Une autre fois presque dix ans plus tard je me rends depuis la France avec ma voiture en Albanie accompagné d’un camarade. Un peu avant la nuit nous décidons d’aller bivouaquer en nous planquant dans la végétation au bord du lac de Shkodër ou Scutari du côté monténégrin à quelques dizaines de mètres de la grève. Alors que l’obscurité est totale, nous entendons des bruits de moteurs de voitures juste à côté et, nous assistons à un ballet de grosses Mercedes noires qui circulent silencieusement en veilleuses et qui s’arrêtent à proximité. Manifestement nous ne sommes pas au bon endroit. Je me souviens qu’au moment des gros problèmes avec les Serbes au Kosovo en 1999 ce lac était le lieu d’importants trafics. De toute évidence cela continue. Derrière nos buissons nous commençons à ne pas trop apprécier d’être sans doute des observateurs inopportuns. Nous plions rapidement nos tentes et déguerpissons. Nous parcourons quelques kilomètres et allons les monter devant le poste frontière monténégrin, nous sentant plus en sécurité en vue des douaniers, bien que la frontière soit fermée la nuit. Un chien va faire un setting devant ma tente durant des heures. Il me chante une mélodie pas très diversifiée, mais avec les décibels qui vont bien car il se trouve à moins de deux mètres de moi.
Dès le lever du jour on plie et on guette le moindre mouvement dans le poste. Nous nous précipitons dès que le premier douanier apparaît. Les formalités de passage du côté monténégrin sont très rapides. On arrive au poste albanais. À cette époque on payait 15 euros pour entrer, maintenant c’est gratuit. Je me pointe devant le douanier albanais avec nos deux passeports et je réponds à ses questions en albanais. Tout surpris il me demande : comment cela se fait-il que tu parles albanais. Je lui explique et sa réponse fuse : alors pour toi et ton copain l’entrée en Albanie est gratuite.
Au bord de ce lac de Shkodër, mais de l’autre côté, plus récemment j’ai aussi vécu une aventure bizarroïde, cela se passait un peu avant la frontière que je comptais rejoindre par un chemin de traverse. Du village de Virpasar nous voulions rejoindre le point frontière par une route très étroite longeant le lac par le sud. Alors que nous étions en route, nous avons constaté que nous étions suivis par une voiture très visible, jaune citron. Notre intention était de rentrer en Albanie que je voulais faire découvrir à mon cousin et son épouse. Cette petite péripétie constitua une belle entrée en matière. Mais je précise que nous étions toujours au Monténégro. Mon cousin et mon épouse n’avaient rien remarqué, par contre l’épouse de mon cousin et moi, cette voiture jaune nous l’avions bien repérée depuis un certain nombre de kilomètres, elle se tenait résolument plus ou moins loin derrière nous. Un premier arrêt pour profiter d’un point de vue sur un village, tiens bizarre la voiture s’arrête aussi un peu derrière.
Un peu plus loin, alors que je commence à me poser des questions je m’arrête à nouveau pour tester nos « poursuivants ». Rebelote, notre voiture canari s’arrête une fois encore. Ma cousine et moi échangeons un regard dans le rétroviseur. Nous repartons et quelques kilomètres plus loin un sublime point de vue apparaît à la sortie d’un groupe de maisons. Arrêt, nous sortons pour profiter d’une vue magnifique sur le lac, dont nous embrassons une grande partie sur des dizaines de kilomètres carrés. Notre voiture canari est sur le bord de la route une centaine de mètres derrière nous. Les deux occupants descendent et commencent à croquer dans des sandwichs. Au niveau de notre point d’arrêt une piste arrive de la montagne, une voiture en sort, elle s’arrête l’un des deux occupants de la voiture canari s’approche et parle au chauffeur. Ils communiquent en albanais mais étant à une cinquantaine de mètres je ne comprends pas le sens de leur conversation.
La route que nous devons suivre devient minuscule et ne permet pas un croisement et, si cette première voiture nous attend en bloquant la chaussée plus loin que ferons nous entre deux véhicules ? Je commence à me poser plus que des questions, pour parler franchement je commence à prendre peur et je vois ma cousine qui me jette des regards insistants. Je demande à mes trois passagers de remonter en voiture et annonce en démarrant « demi-tour toute » et nous croisons notre voiture canari dont les deux mangeurs de sandwichs nous regardent, tout étonnés, nous éloigner rapidement.
En retournant sur nos pas nous tombons sur la voiture d’un couple d’Allemands avec lesquels nous avions passé la soirée et nous leur avions conseillé cette route. Lui, tout étonné me demande pourquoi nous faisons demi-tour. Mit wenigen Wörtern erkläre ich ihm den Grund. Il comprend très vite, sa femme a l’air de protester, elle voudrait bien continuer le long de ce magnifique itinéraire, où par endroits on pourrait se croire dans un décor du sud-est asiatique. Mais une heure ou deux plus tard alors que nous nous présentons au poste frontière par la grande route, notre couple d’Allemands arrive en ayant suivi notre exemple. Fut-ce une crise de paranoïa ? Est-ce que notre Koleos les intéressait ? On ne le saura jamais, mais voilà quand des alarmes rouges s’allument dans deux têtes il faut en tenir compte, principe de précaution oblige. Cependant, cette situation m’avait immédiatement rappelé ce qu’avaient vécu dans la région de Tirana au basculement de siècle deux ressortissants français. Un officier de gendarmerie et un commissaire de police à un mois d’intervalle avaient été sortis sans ménagement de leur voiture par des hommes armés qui les avaient bloqués et les avaient laissés à pied sur le bord de la route. Cela reste des expériences traumatisantes tout gendarme ou policier que l’on soit, et assez longtemps après ils m’en parlaient encore avec une certaine émotion, surtout quand on a été braqué par des gens qui ont la réputation de gâchette facile.
Eh oui l’Albanie, ce pays j’y ai laissé une partie de mon cœur et des amitiés fortes, et des histoires de frontières j’en ai d’autres et la plus belle pourrait s’intituler : les bouteilles à la mer ne s’arrêtent pas aux frontières, même si celles de l’Albanie ont été les dernières à être franchies parmi l’ensemble des pays du bassin méditerranéen. Je prendrai le temps de la raconter mais, elle mérite un texte à elle seule et, mon message est déjà très long pour une seule fois.
Mais pour ces différentes expériences que j’ai vécues, l’Albanie dont je parle a déjà plus de vingt ans, à part la dernière anecdote (d’ailleurs dans ce cas ce n’est pas l’Albanie mais le Monténégro). Le pays évolue très vite, le tourisme s’est développé considérablement et les postes frontière commencent à ressembler à tous ceux que l’on voit en Europe. Le réseau routier principal n’a plus rien à voir avec ce qu’il était aux environs de l’an 2000. Mais les habitants ont conservé cette magnifique tradition de l’accueil, j’ai pu le constater une fois de plus ces dernières années, et les cyclos au long cours qui sont passés par ce pays en gardent tous un souvenir d’hospitalité prégnant.
Hello Luc,
J'aime les histoires de frontières et encore plus quand elles sont longues et bien racontées... donc quand tu veux pour la suite.
Ces derniers jours, il a souvent été question d'une frontière aujourd'hui disparue (et heureusement). Certainement l'une des frontières les plus glaciales que j'ai eu l'occasion de traverser.
Mais quel meilleur conteur que ce monsieur pour nous (re)plonger dans l'histoire de cette étrange frontière : https://www.youtube.com/watch?v=p10KJ6cGbrs A+ X
Ces derniers jours, il a souvent été question d'une frontière aujourd'hui disparue (et heureusement). Certainement l'une des frontières les plus glaciales que j'ai eu l'occasion de traverser.
Mais quel meilleur conteur que ce monsieur pour nous (re)plonger dans l'histoire de cette étrange frontière : https://www.youtube.com/watch?v=p10KJ6cGbrs A+ X
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
Bonjour Xavier encore merci pour cette discussion tu me fais revivre tout un tas de souvenirs presque oubliés et beaucoup reviennent à la surface. Je vais me limiter aujourd'hui à ceux que m'a inspirés Alain Decaux sur le mur.
Le film d’Alain Decaux que tu as mis en ligne est très intéressant et Alain Decaux un conteur d’exception. Effectivement que de douleurs ont été engendrées par ce mur.
Ce documentaire me fait remonter quelques souvenirs. J’étais allé en 1984, je crois me souvenir, courir les 25 kilomètres de Berlin. En dehors de la visite du mur qui m’avait profondément marqué, je me souviens de cette course qui après une traversée de Berlin-Ouest se terminait dans le stade olympique construit par Hitler pour les jeux de 1936. En pénétrant pour effectuer les dernières centaines de mètres dans cette enceinte de pierre grise titanesque, austère et hostile, grand symbole du III Reich, me revenaient à l’esprit ces reportages vus à maintes reprises montrant ces foulées hitlériennes acclamant le dictateur, mais heureusement aussi les images de Jesse Owens remportant ses 4 médailles d’or. Cette émotion qui m’avait subjugué il y a plus de 30 ans se rappelle à moi quand je me remémore ce moment de ma vie. Pour la petite histoire j’étais content de ma course, j’étais arrivé dans les 130 (133ème dans mon souvenir mais bon c’est déjà très vieux) sur plusieurs milliers de coureurs.
Un autre souvenir lié à la chute du mur. Au printemps 1990, le mur était tombé depuis quelques mois, je me trouvais en Allemagne pour préparer la partie aérienne d’un exercice franco-allemand et interarmées terre-air. Les grandes règles sont intangibles, quand on prépare la partie aérienne d’une manœuvre tout naturellement les ponts et les barrages sont des cibles potentielles. Donc en tenue de l’armée de l’air française je suis accompagné de mon homologue allemand dans sa tenue de la Luftwaffe. Travailler sérieusement n’exclut pas de le faire dans la bonne humeur. Donc, avec mon camarade allemand nous nous trouvons sur un barrage. Vieux réflexe de pêcheur je regarde ce qu’il y a dans l’eau, et là d’énormes poissons nombreux se pressent contre le mur en béton du barrage. Je les montre à l’aviateur allemand, lui aussi fana de pêche. Nous nous mettons à commenter dans des grands éclats de rire. Nous sommes là penchés sur le parapet, hypnotisés par de gros « engins » que l’on rêve de tenir au bout de la canne, en imaginant qu’ils tirent comme des bulldozers dans un démarrage fulgurant. Alors, un couple à l’âge indéterminé en tenue grise à l’air austère passe derrière nous. L’homme porte un chapeau à la mode Stasi. Ils s’arrêtent à une cinquantaine de mètres de notre position, et nous regardent ostensiblement. Nous les remarquons d’autant plus qu’il n’y a personne d’autre aux environs. Ce comportement nous intrigue. L’officier allemand va à leur rencontre leur demander ce qui les fait nous regarder avec une telle insistance. Etant suffisamment loin je n’entends pas ce qu’ils se disent, puis je vois mon camarade éclater de rire et après quelques dernières paroles il me rejoint. Et là il me dit « tu ne devineras jamais ce qu’ils m’ont dit ». Il n’arrêtait pas de rire sous le coup de la réponse surprenante à sa question. Je commençais à être très intrigué, enfin il parle « ils m’ont dit : Nous sommes très étonnés que vous, officier allemand, vous ayez un tel comportement à rigoler avec un militaire d’une armée d’occupation, alors que nous on ne parlait pas aux Russes. Nous venons de Berlin-Est pour la première fois en RFA depuis la construction du mur en 1961. » Par politesse pour ces deux personnes nous avons attendu un peu qu’ils s’éloignent pour recommencer à éclater de rire ensemble et pas seulement du fait des gros poissons.
Le film d’Alain Decaux que tu as mis en ligne est très intéressant et Alain Decaux un conteur d’exception. Effectivement que de douleurs ont été engendrées par ce mur.
Ce documentaire me fait remonter quelques souvenirs. J’étais allé en 1984, je crois me souvenir, courir les 25 kilomètres de Berlin. En dehors de la visite du mur qui m’avait profondément marqué, je me souviens de cette course qui après une traversée de Berlin-Ouest se terminait dans le stade olympique construit par Hitler pour les jeux de 1936. En pénétrant pour effectuer les dernières centaines de mètres dans cette enceinte de pierre grise titanesque, austère et hostile, grand symbole du III Reich, me revenaient à l’esprit ces reportages vus à maintes reprises montrant ces foulées hitlériennes acclamant le dictateur, mais heureusement aussi les images de Jesse Owens remportant ses 4 médailles d’or. Cette émotion qui m’avait subjugué il y a plus de 30 ans se rappelle à moi quand je me remémore ce moment de ma vie. Pour la petite histoire j’étais content de ma course, j’étais arrivé dans les 130 (133ème dans mon souvenir mais bon c’est déjà très vieux) sur plusieurs milliers de coureurs.
Un autre souvenir lié à la chute du mur. Au printemps 1990, le mur était tombé depuis quelques mois, je me trouvais en Allemagne pour préparer la partie aérienne d’un exercice franco-allemand et interarmées terre-air. Les grandes règles sont intangibles, quand on prépare la partie aérienne d’une manœuvre tout naturellement les ponts et les barrages sont des cibles potentielles. Donc en tenue de l’armée de l’air française je suis accompagné de mon homologue allemand dans sa tenue de la Luftwaffe. Travailler sérieusement n’exclut pas de le faire dans la bonne humeur. Donc, avec mon camarade allemand nous nous trouvons sur un barrage. Vieux réflexe de pêcheur je regarde ce qu’il y a dans l’eau, et là d’énormes poissons nombreux se pressent contre le mur en béton du barrage. Je les montre à l’aviateur allemand, lui aussi fana de pêche. Nous nous mettons à commenter dans des grands éclats de rire. Nous sommes là penchés sur le parapet, hypnotisés par de gros « engins » que l’on rêve de tenir au bout de la canne, en imaginant qu’ils tirent comme des bulldozers dans un démarrage fulgurant. Alors, un couple à l’âge indéterminé en tenue grise à l’air austère passe derrière nous. L’homme porte un chapeau à la mode Stasi. Ils s’arrêtent à une cinquantaine de mètres de notre position, et nous regardent ostensiblement. Nous les remarquons d’autant plus qu’il n’y a personne d’autre aux environs. Ce comportement nous intrigue. L’officier allemand va à leur rencontre leur demander ce qui les fait nous regarder avec une telle insistance. Etant suffisamment loin je n’entends pas ce qu’ils se disent, puis je vois mon camarade éclater de rire et après quelques dernières paroles il me rejoint. Et là il me dit « tu ne devineras jamais ce qu’ils m’ont dit ». Il n’arrêtait pas de rire sous le coup de la réponse surprenante à sa question. Je commençais à être très intrigué, enfin il parle « ils m’ont dit : Nous sommes très étonnés que vous, officier allemand, vous ayez un tel comportement à rigoler avec un militaire d’une armée d’occupation, alors que nous on ne parlait pas aux Russes. Nous venons de Berlin-Est pour la première fois en RFA depuis la construction du mur en 1961. » Par politesse pour ces deux personnes nous avons attendu un peu qu’ils s’éloignent pour recommencer à éclater de rire ensemble et pas seulement du fait des gros poissons.
Bonjour Luc,
C'est un vrai plaisir de lire toutes tes histoires. N'hésite pas à faire remonter d'autres souvenirs.
C'est un vrai plaisir de lire toutes tes histoires. N'hésite pas à faire remonter d'autres souvenirs.
Bonsoir Adeline, ton message est très gentil, et c’est avec un grand plaisir que je vais satisfaire ta demande d’histoires de frontières.
Allez, on continue. Xavier, tu as réveillé chez moi tout un tas de souvenirs et une véritable réaction en chaîne s’est amorcée. Je n’aurais jamais imaginé sans ton idée de créer ce post d‘enfiler toutes ces histoires comme des perles sur un fil pour en faire un collier du souvenir et du rêve, donc merci.
Au sujet des frontières on considère ces moments de passage comme une perte de temps et aussi comme une contrainte un peu stressante dont on se passerait bien, alors qu’en réalité on est en plein dans le voyage, tes différents récits Xavier m’en ont fait prendre pleinement conscience.
Bosnie :
Un jour que je pars avec mon épouse mon cousin et sa femme pour leur faire découvrir les merveilles balkaniques, nous passons un poste frontière en provenance de Slovénie pour entrer en Bosnie. En tant que chauffeur je présente les 4 passeports, des coups de tampons matérialisant les visas sont mis et nous entrons en Bosnie. Sitôt le poste frontière franchi nous nous arrêtons boire un café dans la ville frontière. Ma cousine dans le bar me dit qu’elle a un doute et qu’à son avis le douanier n’a donné que trois coups de tampon. Nous vérifions chacun notre passeport et effectivement l’un de nos passeports n’a pas le fameux sésame. Nous repartons à pied au poste frontière et expliquons le cas et sans problème le coup de tampon manquant est apposé.
Une autre fois j’arrive en Bosnie en venant du Monténégro accompagné d’une baroudeuse sans limites qui n’a vraiment pas froid aux yeux (toujours marrant, même si parfois stressant, de voyager avec ces personnes un peu, voire très décalées). Son passeport a les visas les plus invraisemblables du style Afghanistan alors que ça castagne dur conte Al-Qaïda et bien d’autres, sans parler des passages de frontières clandestins qui bien évidemment ne laissent pas de trace sur le document d’identité. Nous nous pointons à ce petit poste désert dont j’ai oublié la localisation. Je tends nos deux passeports par la fenêtre. Le douanier regarde le mien puis celui de ma baroudeuse, là il commence à le feuilleter de plus en plus surpris. Il appelle ses copains douaniers et ils épluchent à nouveau le passeport et s’esclaffent rien que pour le plaisir. Quelques mots sont échangés en anglais et en russe et nous repartons avec nos visas.
Roumanie :
Alors que j’habitais en Albanie mon homologue roumain m’invite dans son pays. Au cours d’un voyage balkanique accompagné de mon épouse et de l’un de nos enfants nous honorons cette invitation. Mon homologue roumain me donne rendez-vous au poste frontière à 13h30.
En bon Français je me dis qu’il va manger rapidement chez lui à Bucarest puis venir nous attendre à la frontière. Donc, nous trois décidons de manger rapidement en Bulgarie dans un horrible fast-food avant de nous rendre à la frontière entre les deux pays. Nous nous pointons donc au poste frontière repas de midi pris. Nous trouvons étrange l’absence de trafic alors que les points frontière sont peu nombreux car le Danube est large, d’où le faible nombre de ponts permettant de relier les deux pays. A croire que les échanges entre les deux voisins sont quasi inexistants. Peut-être que seule l’heure du repas de midi entraîne cette quasi disparition du trafic routier ?
La route côté bulgare n’est pas dans un très bel état et aucune voiture ne se dirige vers la Roumanie. Nous passons sans encombre le point de contrôle bulgare pour sortir du pays puis, de l’autre côté du pont nous nous présentons à la frontière roumaine. Le douanier me demande nos passeports, je les présente, il m’invite à sortir de la voiture et me demande de me diriger vers le grand bâtiment à proximité. Je le vois monter dans notre voiture et partir avec. Nous sommes un peu surpris, mais nous comprenons rapidement, mon camarade roumain nous attend pour une réception quasi-officielle. Il nous introduit par un large escalier avec tapis rouge dans une grande salle aménagée pour un véritable repas de gala en présence d’une quinzaine de personnes dont je ne connaitrai pas l’identité ni la fonction. On est loin des coutumes des pays occidentaux. Je ne me vois pas étant en vacances offrir ce genre de prestations dans un lieu officiel.
Il faut dire qu’à la période de Ceausescu mon camarade était un ponte des douanes. Comme quoi les régimes passent mais les hommes de pouvoir pas toujours. Nous avons mangé du silure pané très bon, belle chair blanche ferme et goûteuse, alors que lorsqu’on voit cette espèce d’énorme poisson chat ça ne donne pas trop envie. Il provenait probablement des immenses plans d’eau que constitue le delta du Danube.
Le plus rigolo peut-être c’est que dans ces pays, où encore plus que chez nous, on juge les gens à la grosseur et au prix de la voiture. Dans le cas présent afin d’éviter les tentations dans des coins reculés au lieu de venir avec ma belle voiture professionnelle nous sommes venus avec une vieille R5 que mon beau-père m’avait vendue pour un franc symbolique et que j’avais fait venir à Tirana dans mon camion de déménagement. Je pense que le douanier qui est parti ranger cette antiquité de 15 ans d’âge a dû se dire que son ancien parton avait de drôles de relations avec des miséreux occidentaux.
D’ailleurs au sujet des apparences, les plaques d’immatriculation en sont une parfaite expression, je dois dire que dans certains pays balkaniques avec mes plaques albanaises nous n’étions pas toujours les bienvenus. Ma R5 bien que toute pourrie roulait encore et en bon Français, ce qui n’est pas bien j’en conviens, il m’arrivait de ne pas respecter les limitations de vitesse. Un jour un policier bulgare m’arrête alors que je doublais une charrette dans un village désert, n’ayant pas vraiment eu l’impression de faire une infraction, mais les plaques albanaises avaient sans doute donné des idées au policier.
Cela m’avait un peu déstabilisé de me faire siffler brutalement par un homme en uniforme à la carrure imposante, donc sous un petit coup de stress je réponds en albanais au policier qui se plante devant moi presque menaçant. Mon épouse réalisant la langue dans laquelle je m’exprime me coupe aussitôt la parole et répond au policier en russe, alors ses yeux nous fusillent un peu moins. Il nous demande nos passeports et là en les voyant il change de ton, passeports diplomatiques français, plus question de nous mettre un PV. Cependant il me fait une leçon sur les conventions de Genève en agitant son doigt comme un instituteur réprimandant un jeune élève. Dans un anglais compréhensible il me rappelle qu’en tant que diplomate je me dois de respecter la réglementation des pays que je traverse. Pour ma part, j’aurais plutôt tendance à penser qu’il aurait bien aimé « se faire » des Albanais.
Amérique du Sud
Lorsqu’on traverse l’Amérique du Sud à vélo tout le long de la chaîne des Andes on surfe sur la frontière d’un pays à l’autre. J’ai déjà raconté notre passage rocambolesque de frontière à la barrière baissée entre l’Equateur et le Pérou quelque part dans la forêt amazonienne. Plus au sud nous avons pas mal zigzagué entre Chili, Bolivie et Argentine. En effet, au cours de mes différents voyage à vélo dans ces coins hors du monde et du temps j’ai effectué plus de 10 000 kilomètres.
Chili entrée :
Alors pour entrer au Chili tout est systématiquement fouillé et on vous confisque toute nourriture fraîche, fromage, fruits et autres. Souvent les douaniers sont assez sympas et avant de vous les confisquer vous proposent de les ingurgiter, mais malgré toute notre bonne volonté ce n’est pas toujours possible, tant pis pour les fromages et autres laitages ainsi que pour les fruits et autres saucissons. Et les cyclistes au long cours souvent sont comme disent les policiers locaux « los barboudos » et à ce titre parfois nous sommes gratifiés de la truffe du chien anti-drogue qui hume nos sacoches.
Bolivie :
Je me souviens d’un poste frontière bolivien au nord du Sud Lipez, Avaroa, que nous avions atteint ma camarade Flora et moi à la tombée de la nuit dans une tempête de vent comme seul l’Atacama détient le secret, où bien que nous roulions sur une piste rigoureusement plate, pour parcourir les quinze derniers kilomètres nous avions mis trois heures à appuyer comme des forcenés sur les pédales. Le poste est situé à quelque distance avant la frontière le long de la fameuse voie ferrée pour minerais.
Nous demandons au douanier s’il y a un abri pour la nuit afin d’éviter de monter notre tente dans un vent qui avoisine sans doute les 100 km/h. il nous demande de nous assoir dans la salle d’attente de la douane. Une demi-heure se passe, nous commençons à nous poser des questions. Sans rien laisser paraître nous éprouvons une forme d’impatience, car nous venons de faire 90 km de piste dans des conditions que l’on peut qualifier en finale de dantesques. Nous venons de rouler contre un véritable mur d’air, qui semblait presque solide, qui s’opposait à notre progression. Enfin, notre douanier revient. Il nous annonce qu’il ferme la douane pour la nuit et nous offre la salle d’attente comme dortoir en nous apportant un grand seau d’eau. Ce fut une nuit royale. Et nous n’eûmes pas besoin du tampon de sortie car nous sommes repartis en restant en Bolivie en longeant la frontière vers le sud et nous ne sommes sortis du pays que 300 km plus loin après une des plus extraordinaires traversées entre 4 et 5000 mètres d’altitude entre pistes et scories volcaniques.
Paso Sico sens Chili Argentine :
Encore un coin du monde où presque personne ne passe, peut-être un peu plus maintenant car j’ai appris que les 200 km entre San Pedro d’Atacama et le col sont goudronnés du côté chili, ce qui n’était pas le cas lorsque nous y sommes passés en 2013, et toujours pas le cas du côté argentin. Donc, nous nous pointons au poste frontière en ayant pris nos tampons de sortie à San Pedro, bien qu’il faille trois jours à vélo pour rejoindre la frontière. Nous y arrivons, il s’agit d’une petite cabane métallique perdue dans l’immensité désertique de l’Atacama.
Les douaniers sont sympas, cela leur fait de la distraction de voir un peu de mouvement. Je leur demande s’il passe du monde par ce point. Ils me montrent leur grand cahier et je puis constater que le dernier passage concerne deux Français à vélo il y a plusieurs jours. Qu’est ce qu’ils doivent s’emmer….Ils nous donnent une bouteille d’eau d’un litre et demi, ça ne se refuse pas dans le désert d’Atacama.
25 km plus loin nous arrivons au poste frontière argentin, plus grand, composé de plusieurs bâtiments, sans problème nous obtenons le sésame. Mais il est tard et nous demandons si nous pouvons nous abriter dans l’un des bâtiments pour la nuit. Les douaniers refusent catégoriquement et nous indiquent le prochain village à 20 km, qui de plus se trouve hors de notre route, et comme toujours en fin d’après-midi avec un vent en furie dans le nez nous allons nous faire secouer et par le vent et par les cailloux d’une horrible piste.
Mais ces vingt kilomètres nous allons les parcourir assez rapidement grâce à Flora ouvrant la voie et me servant de protection traçant tel un bulldozer qui coupe le vent. Encore une fille dont les limites morales et physiques sont au-delà de la normale, Suissesse de Martigny, gabarit fondeuse. Et ses limites morales je n’en ai pas vu les limites, quelques soient les conditions de tempête de froid, de chaud ou de piste plus qu’horrible elle ne savait dire avec son accent valaisan un peu traînant que « c’est top c’est cool ». Je dirais même que plus notre situation devenait « bosniaque » plus elle le criait fort dans les éléments en furie.
Paso San Francisco du côté argentin :
Au cours d’une tentative de traversée à vélo du paso San Francisco les conditions de vent dont je n’avais jamais connu une telle force, bien au-delà des cent kilomètres/heures ne nous ont pas permis de dépasser le col à un peu plus 4800 mètres d’altitude. Mais le plus rigolo, nous sommes sortis d’Argentine sans en sortir. Nous avons eu le tampon de sortie mais n’avons pu atteindre le poste chilien cent kilomètres plus loin, oui je dis bien cent kilomètres plus loin, nous sommes donc rentrés à nouveau en Argentine sans en être sortis, et avons eu droit à un nouveau coup de tampon sur nos passeports.
Europe :
L’Europe aussi réserve quelques surprises
Suisse : maintenant que la Suisse fait partie de Schengen, plus de contrôle à la frontière. Je me souviens d’une époque lointaine alors que ce n’était pas encore le cas les contrôles bien réels nous valaient des passages à la loupe de nos passeports et aussi des coups d’œil dans l’habitacle de la voiture au milieu du fouillis de matériel de montage. Avec mon épouse nous étions des habitués de ce passage de frontière vers la Suisse, car tous les WE nous prenions cette destination pour le ski de randonnée ou l’alpinisme vers des coins fabuleux comme le Valais ou l’Oberland Bernois. Un jour, alors que nous étions sur le retour, mon épouse me fait remarquer « mais nous sommes en France et nous n’avons pas passé la frontière ». Eh oui je ne sais pas ce que nous avions fait, incapable de me souvenir.
Slovaquie :
Au cours d’une traversée de l’Europe à vélo en 2009, je me souviens d’un passage de frontière qui n’existait déjà plus mais dont les traces du passé révélaient justement une frontière qui avait été extrêmement contrôlée. Il s’agit d’un passage de l’Autriche à la Slovaquie.
Sur notre piste du bord du Danube nous pédalons sur une digue un peu au-dessus de la campagne qui nous environne. Nous voyons se dessiner de plus en plus précisément sur notre droite une grande zone de constructions et de parkings de belles dimensions. Nous décidons de les traverser et nous passons tout un tas d’infrastructures de l’époque de la guerre froide et du rideau de fer, maintenant désertées, plus âme qui vive. Nous imaginons ces grands parkings remplis de camions et de voitures en attente de passage sans doute de longues heures voire des jours. Nous passons même devant les anciens bâtiments de la douane où seuls subsistent les fantômes de cette époque révolue. Bien que ce ne soit plus une frontière, c’est sans doute la frontière qui m’a fait la plus forte impression. L’Europe on en pense ce qu’on veut, mais quand on va de Gibraltar à Tallin sans entraves j’aurais tendance à en penser du bien.
Lituanie :
Toujours dans notre remontée de l’Europe à vélo après avoir traversé la Pologne (ce qui dit en passant fut une expérience extraordinaire et parfois difficile du fait des traces laissées par la deuxième Guerre Mondiale) nous contournons l’enclave de Kaliningrad, n’ayant plus depuis deux mois l’habitude de montrer nos passeports. Nous passons donc de Pologne en Litanie par une piste à travers une forêt. Là je ne peux m’empêcher de penser que la Lituanie était encore quelques années auparavant partie de l’URSS, c’est quand même quelque chose, alors que maintenant c’est un pays de l’Union Européenne comme les autres.
Bien évidemment sur notre piste nous sommes seuls. Dans la forêt nous constatons que nous passons de Pologne en Lituanie car de part et d’autre de notre piste déserte il y a des restes de réseaux électrifiés. À l’aune de ce que j’ai pu lire et vivre durant cette période de guerre froide cela fait un sacré choc de jouir de cette liberté de circulation. Je ne peux m’empêcher de penser que même entre pays frères du pacte de Varsovie ils ne se faisaient pas vraiment confiance car entre Pologne et URSS ils éprouvaient le besoin de marquer la frontière par des barrières électrifiées.
Allez, on continue. Xavier, tu as réveillé chez moi tout un tas de souvenirs et une véritable réaction en chaîne s’est amorcée. Je n’aurais jamais imaginé sans ton idée de créer ce post d‘enfiler toutes ces histoires comme des perles sur un fil pour en faire un collier du souvenir et du rêve, donc merci.
Au sujet des frontières on considère ces moments de passage comme une perte de temps et aussi comme une contrainte un peu stressante dont on se passerait bien, alors qu’en réalité on est en plein dans le voyage, tes différents récits Xavier m’en ont fait prendre pleinement conscience.
Bosnie :
Un jour que je pars avec mon épouse mon cousin et sa femme pour leur faire découvrir les merveilles balkaniques, nous passons un poste frontière en provenance de Slovénie pour entrer en Bosnie. En tant que chauffeur je présente les 4 passeports, des coups de tampons matérialisant les visas sont mis et nous entrons en Bosnie. Sitôt le poste frontière franchi nous nous arrêtons boire un café dans la ville frontière. Ma cousine dans le bar me dit qu’elle a un doute et qu’à son avis le douanier n’a donné que trois coups de tampon. Nous vérifions chacun notre passeport et effectivement l’un de nos passeports n’a pas le fameux sésame. Nous repartons à pied au poste frontière et expliquons le cas et sans problème le coup de tampon manquant est apposé.
Une autre fois j’arrive en Bosnie en venant du Monténégro accompagné d’une baroudeuse sans limites qui n’a vraiment pas froid aux yeux (toujours marrant, même si parfois stressant, de voyager avec ces personnes un peu, voire très décalées). Son passeport a les visas les plus invraisemblables du style Afghanistan alors que ça castagne dur conte Al-Qaïda et bien d’autres, sans parler des passages de frontières clandestins qui bien évidemment ne laissent pas de trace sur le document d’identité. Nous nous pointons à ce petit poste désert dont j’ai oublié la localisation. Je tends nos deux passeports par la fenêtre. Le douanier regarde le mien puis celui de ma baroudeuse, là il commence à le feuilleter de plus en plus surpris. Il appelle ses copains douaniers et ils épluchent à nouveau le passeport et s’esclaffent rien que pour le plaisir. Quelques mots sont échangés en anglais et en russe et nous repartons avec nos visas.
Roumanie :
Alors que j’habitais en Albanie mon homologue roumain m’invite dans son pays. Au cours d’un voyage balkanique accompagné de mon épouse et de l’un de nos enfants nous honorons cette invitation. Mon homologue roumain me donne rendez-vous au poste frontière à 13h30.
En bon Français je me dis qu’il va manger rapidement chez lui à Bucarest puis venir nous attendre à la frontière. Donc, nous trois décidons de manger rapidement en Bulgarie dans un horrible fast-food avant de nous rendre à la frontière entre les deux pays. Nous nous pointons donc au poste frontière repas de midi pris. Nous trouvons étrange l’absence de trafic alors que les points frontière sont peu nombreux car le Danube est large, d’où le faible nombre de ponts permettant de relier les deux pays. A croire que les échanges entre les deux voisins sont quasi inexistants. Peut-être que seule l’heure du repas de midi entraîne cette quasi disparition du trafic routier ?
La route côté bulgare n’est pas dans un très bel état et aucune voiture ne se dirige vers la Roumanie. Nous passons sans encombre le point de contrôle bulgare pour sortir du pays puis, de l’autre côté du pont nous nous présentons à la frontière roumaine. Le douanier me demande nos passeports, je les présente, il m’invite à sortir de la voiture et me demande de me diriger vers le grand bâtiment à proximité. Je le vois monter dans notre voiture et partir avec. Nous sommes un peu surpris, mais nous comprenons rapidement, mon camarade roumain nous attend pour une réception quasi-officielle. Il nous introduit par un large escalier avec tapis rouge dans une grande salle aménagée pour un véritable repas de gala en présence d’une quinzaine de personnes dont je ne connaitrai pas l’identité ni la fonction. On est loin des coutumes des pays occidentaux. Je ne me vois pas étant en vacances offrir ce genre de prestations dans un lieu officiel.
Il faut dire qu’à la période de Ceausescu mon camarade était un ponte des douanes. Comme quoi les régimes passent mais les hommes de pouvoir pas toujours. Nous avons mangé du silure pané très bon, belle chair blanche ferme et goûteuse, alors que lorsqu’on voit cette espèce d’énorme poisson chat ça ne donne pas trop envie. Il provenait probablement des immenses plans d’eau que constitue le delta du Danube.
Le plus rigolo peut-être c’est que dans ces pays, où encore plus que chez nous, on juge les gens à la grosseur et au prix de la voiture. Dans le cas présent afin d’éviter les tentations dans des coins reculés au lieu de venir avec ma belle voiture professionnelle nous sommes venus avec une vieille R5 que mon beau-père m’avait vendue pour un franc symbolique et que j’avais fait venir à Tirana dans mon camion de déménagement. Je pense que le douanier qui est parti ranger cette antiquité de 15 ans d’âge a dû se dire que son ancien parton avait de drôles de relations avec des miséreux occidentaux.
D’ailleurs au sujet des apparences, les plaques d’immatriculation en sont une parfaite expression, je dois dire que dans certains pays balkaniques avec mes plaques albanaises nous n’étions pas toujours les bienvenus. Ma R5 bien que toute pourrie roulait encore et en bon Français, ce qui n’est pas bien j’en conviens, il m’arrivait de ne pas respecter les limitations de vitesse. Un jour un policier bulgare m’arrête alors que je doublais une charrette dans un village désert, n’ayant pas vraiment eu l’impression de faire une infraction, mais les plaques albanaises avaient sans doute donné des idées au policier.
Cela m’avait un peu déstabilisé de me faire siffler brutalement par un homme en uniforme à la carrure imposante, donc sous un petit coup de stress je réponds en albanais au policier qui se plante devant moi presque menaçant. Mon épouse réalisant la langue dans laquelle je m’exprime me coupe aussitôt la parole et répond au policier en russe, alors ses yeux nous fusillent un peu moins. Il nous demande nos passeports et là en les voyant il change de ton, passeports diplomatiques français, plus question de nous mettre un PV. Cependant il me fait une leçon sur les conventions de Genève en agitant son doigt comme un instituteur réprimandant un jeune élève. Dans un anglais compréhensible il me rappelle qu’en tant que diplomate je me dois de respecter la réglementation des pays que je traverse. Pour ma part, j’aurais plutôt tendance à penser qu’il aurait bien aimé « se faire » des Albanais.
Amérique du Sud
Lorsqu’on traverse l’Amérique du Sud à vélo tout le long de la chaîne des Andes on surfe sur la frontière d’un pays à l’autre. J’ai déjà raconté notre passage rocambolesque de frontière à la barrière baissée entre l’Equateur et le Pérou quelque part dans la forêt amazonienne. Plus au sud nous avons pas mal zigzagué entre Chili, Bolivie et Argentine. En effet, au cours de mes différents voyage à vélo dans ces coins hors du monde et du temps j’ai effectué plus de 10 000 kilomètres.
Chili entrée :
Alors pour entrer au Chili tout est systématiquement fouillé et on vous confisque toute nourriture fraîche, fromage, fruits et autres. Souvent les douaniers sont assez sympas et avant de vous les confisquer vous proposent de les ingurgiter, mais malgré toute notre bonne volonté ce n’est pas toujours possible, tant pis pour les fromages et autres laitages ainsi que pour les fruits et autres saucissons. Et les cyclistes au long cours souvent sont comme disent les policiers locaux « los barboudos » et à ce titre parfois nous sommes gratifiés de la truffe du chien anti-drogue qui hume nos sacoches.
Bolivie :
Je me souviens d’un poste frontière bolivien au nord du Sud Lipez, Avaroa, que nous avions atteint ma camarade Flora et moi à la tombée de la nuit dans une tempête de vent comme seul l’Atacama détient le secret, où bien que nous roulions sur une piste rigoureusement plate, pour parcourir les quinze derniers kilomètres nous avions mis trois heures à appuyer comme des forcenés sur les pédales. Le poste est situé à quelque distance avant la frontière le long de la fameuse voie ferrée pour minerais.
Nous demandons au douanier s’il y a un abri pour la nuit afin d’éviter de monter notre tente dans un vent qui avoisine sans doute les 100 km/h. il nous demande de nous assoir dans la salle d’attente de la douane. Une demi-heure se passe, nous commençons à nous poser des questions. Sans rien laisser paraître nous éprouvons une forme d’impatience, car nous venons de faire 90 km de piste dans des conditions que l’on peut qualifier en finale de dantesques. Nous venons de rouler contre un véritable mur d’air, qui semblait presque solide, qui s’opposait à notre progression. Enfin, notre douanier revient. Il nous annonce qu’il ferme la douane pour la nuit et nous offre la salle d’attente comme dortoir en nous apportant un grand seau d’eau. Ce fut une nuit royale. Et nous n’eûmes pas besoin du tampon de sortie car nous sommes repartis en restant en Bolivie en longeant la frontière vers le sud et nous ne sommes sortis du pays que 300 km plus loin après une des plus extraordinaires traversées entre 4 et 5000 mètres d’altitude entre pistes et scories volcaniques.
Paso Sico sens Chili Argentine :
Encore un coin du monde où presque personne ne passe, peut-être un peu plus maintenant car j’ai appris que les 200 km entre San Pedro d’Atacama et le col sont goudronnés du côté chili, ce qui n’était pas le cas lorsque nous y sommes passés en 2013, et toujours pas le cas du côté argentin. Donc, nous nous pointons au poste frontière en ayant pris nos tampons de sortie à San Pedro, bien qu’il faille trois jours à vélo pour rejoindre la frontière. Nous y arrivons, il s’agit d’une petite cabane métallique perdue dans l’immensité désertique de l’Atacama.
Les douaniers sont sympas, cela leur fait de la distraction de voir un peu de mouvement. Je leur demande s’il passe du monde par ce point. Ils me montrent leur grand cahier et je puis constater que le dernier passage concerne deux Français à vélo il y a plusieurs jours. Qu’est ce qu’ils doivent s’emmer….Ils nous donnent une bouteille d’eau d’un litre et demi, ça ne se refuse pas dans le désert d’Atacama.
25 km plus loin nous arrivons au poste frontière argentin, plus grand, composé de plusieurs bâtiments, sans problème nous obtenons le sésame. Mais il est tard et nous demandons si nous pouvons nous abriter dans l’un des bâtiments pour la nuit. Les douaniers refusent catégoriquement et nous indiquent le prochain village à 20 km, qui de plus se trouve hors de notre route, et comme toujours en fin d’après-midi avec un vent en furie dans le nez nous allons nous faire secouer et par le vent et par les cailloux d’une horrible piste.
Mais ces vingt kilomètres nous allons les parcourir assez rapidement grâce à Flora ouvrant la voie et me servant de protection traçant tel un bulldozer qui coupe le vent. Encore une fille dont les limites morales et physiques sont au-delà de la normale, Suissesse de Martigny, gabarit fondeuse. Et ses limites morales je n’en ai pas vu les limites, quelques soient les conditions de tempête de froid, de chaud ou de piste plus qu’horrible elle ne savait dire avec son accent valaisan un peu traînant que « c’est top c’est cool ». Je dirais même que plus notre situation devenait « bosniaque » plus elle le criait fort dans les éléments en furie.
Paso San Francisco du côté argentin :
Au cours d’une tentative de traversée à vélo du paso San Francisco les conditions de vent dont je n’avais jamais connu une telle force, bien au-delà des cent kilomètres/heures ne nous ont pas permis de dépasser le col à un peu plus 4800 mètres d’altitude. Mais le plus rigolo, nous sommes sortis d’Argentine sans en sortir. Nous avons eu le tampon de sortie mais n’avons pu atteindre le poste chilien cent kilomètres plus loin, oui je dis bien cent kilomètres plus loin, nous sommes donc rentrés à nouveau en Argentine sans en être sortis, et avons eu droit à un nouveau coup de tampon sur nos passeports.
Europe :
L’Europe aussi réserve quelques surprises
Suisse : maintenant que la Suisse fait partie de Schengen, plus de contrôle à la frontière. Je me souviens d’une époque lointaine alors que ce n’était pas encore le cas les contrôles bien réels nous valaient des passages à la loupe de nos passeports et aussi des coups d’œil dans l’habitacle de la voiture au milieu du fouillis de matériel de montage. Avec mon épouse nous étions des habitués de ce passage de frontière vers la Suisse, car tous les WE nous prenions cette destination pour le ski de randonnée ou l’alpinisme vers des coins fabuleux comme le Valais ou l’Oberland Bernois. Un jour, alors que nous étions sur le retour, mon épouse me fait remarquer « mais nous sommes en France et nous n’avons pas passé la frontière ». Eh oui je ne sais pas ce que nous avions fait, incapable de me souvenir.
Slovaquie :
Au cours d’une traversée de l’Europe à vélo en 2009, je me souviens d’un passage de frontière qui n’existait déjà plus mais dont les traces du passé révélaient justement une frontière qui avait été extrêmement contrôlée. Il s’agit d’un passage de l’Autriche à la Slovaquie.
Sur notre piste du bord du Danube nous pédalons sur une digue un peu au-dessus de la campagne qui nous environne. Nous voyons se dessiner de plus en plus précisément sur notre droite une grande zone de constructions et de parkings de belles dimensions. Nous décidons de les traverser et nous passons tout un tas d’infrastructures de l’époque de la guerre froide et du rideau de fer, maintenant désertées, plus âme qui vive. Nous imaginons ces grands parkings remplis de camions et de voitures en attente de passage sans doute de longues heures voire des jours. Nous passons même devant les anciens bâtiments de la douane où seuls subsistent les fantômes de cette époque révolue. Bien que ce ne soit plus une frontière, c’est sans doute la frontière qui m’a fait la plus forte impression. L’Europe on en pense ce qu’on veut, mais quand on va de Gibraltar à Tallin sans entraves j’aurais tendance à en penser du bien.
Lituanie :
Toujours dans notre remontée de l’Europe à vélo après avoir traversé la Pologne (ce qui dit en passant fut une expérience extraordinaire et parfois difficile du fait des traces laissées par la deuxième Guerre Mondiale) nous contournons l’enclave de Kaliningrad, n’ayant plus depuis deux mois l’habitude de montrer nos passeports. Nous passons donc de Pologne en Litanie par une piste à travers une forêt. Là je ne peux m’empêcher de penser que la Lituanie était encore quelques années auparavant partie de l’URSS, c’est quand même quelque chose, alors que maintenant c’est un pays de l’Union Européenne comme les autres.
Bien évidemment sur notre piste nous sommes seuls. Dans la forêt nous constatons que nous passons de Pologne en Lituanie car de part et d’autre de notre piste déserte il y a des restes de réseaux électrifiés. À l’aune de ce que j’ai pu lire et vivre durant cette période de guerre froide cela fait un sacré choc de jouir de cette liberté de circulation. Je ne peux m’empêcher de penser que même entre pays frères du pacte de Varsovie ils ne se faisaient pas vraiment confiance car entre Pologne et URSS ils éprouvaient le besoin de marquer la frontière par des barrières électrifiées.
En effet, quoi de plus étonnant qu'une frontière ?
Salut Xrctn ce sujet est vraiment passionnant et un grand merci pour les photos intéressantes que tu as mises en ligne et également aux autres participants
A propos de frontière, juste la frontière franco-italienne au nveau du col du Fréjus que Luc Bertand connait peut-être, en partant de Modane pour aller à Bardonnechia
La dernière photo c'est vue côté Italie et le Val di Susa. Après passage du fort de Bramafan vers le Passo della Mulatierra pou redescendre vers les chalets des Acles
Salut Xrctn ce sujet est vraiment passionnant et un grand merci pour les photos intéressantes que tu as mises en ligne et également aux autres participants
A propos de frontière, juste la frontière franco-italienne au nveau du col du Fréjus que Luc Bertand connait peut-être, en partant de Modane pour aller à Bardonnechia
La dernière photo c'est vue côté Italie et le Val di Susa. Après passage du fort de Bramafan vers le Passo della Mulatierra pou redescendre vers les chalets des Acles
Frontières, suite : le Passo della Mulattierra : d'un côté Bardonnechia , Piémont, Italie de l'autre les Hautes-Alpes
Frontières: la Forêt de Risoux ( Jura 39) , une partie en France l'autre en Suisse c'est le canton de Vaud.
Mauvais souvenirs car en y arrivant pour planter la tente à côté du Chalet Rose il ne fait pas trop froid.
Le lendemain il neige 😛
Donc je dors dans la cabane de la Citerne pour ceux qui connaissent mais nuit froide
Bons souvenirs car superbe forêt photo 1 : la frontière suisse-france avec un petit muret photo 2 : panneau côté suisse photo 3 : la cabane du plan de la Citerne mais côté Jura
Sinon pour ceux qui veulent sortir des billets de banque sans se faire prendre par le fisc français et déposer leurs billets à Genève ou Lausanne c'est facile 😉
Bons souvenirs car superbe forêt photo 1 : la frontière suisse-france avec un petit muret photo 2 : panneau côté suisse photo 3 : la cabane du plan de la Citerne mais côté Jura
Sinon pour ceux qui veulent sortir des billets de banque sans se faire prendre par le fisc français et déposer leurs billets à Genève ou Lausanne c'est facile 😉
Nous passons donc de Pologne en Litanie par une piste à travers une forêt.
bonsoir serait-il possible de savoir où se situe cette piste ? Est-ce sauvage comme autour de Białowieża ?
bonsoir serait-il possible de savoir où se situe cette piste ? Est-ce sauvage comme autour de Białowieża ?
... nous passons un poste frontière en provenance de Slovénie pour entrer en Bosnie.
Ah ah, il faudra m'expliquer par où tu es passé... car ces deux là n'ont pas de frontière commune ?!
A mon tour de me régaler de tes histoires de frontière... More, pretty please !
Ah ah, il faudra m'expliquer par où tu es passé... car ces deux là n'ont pas de frontière commune ?!
A mon tour de me régaler de tes histoires de frontière... More, pretty please !
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
Salut Mathews
Merci pour les photos. J'aime particulièrement celle du muret France-Suisse !
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
Ouille Bonjour Xavier eh oui j'écris et ne vérifie jamais trop. Mais effectivement je m'étais posé la question de savoir si c'était Croatie ou Slovénie, de toute évidence ce n'était pas la Slovénie. Mais pour plaider ma cause je précise nous venions de passer la nuit en Slovénie, mais c'est ça les Balkans une multitude de petits pays pas plus grands que des régions françaises, alors si on compare à l'Australie! L'Albanie 28 000 km2.
Je prendrai le temps d'écrire sur les bouteilles qui passent les frontières albanaises par la mer dès que je trouve un moment de parler de ce fait réel complètement surprenant dont j'ai très bien connu l'une des personnes impliquées.
Merci et bonne journée
Luc
Bonjour Mathews, te préciser exactement difficile, je peux te mettre le lien vers le CR que j'avais fait de ce voyage cela fait 10 ans ouille ça passe trop vite. En sortant de notre forêt qui n'avait rien d'une immense forêt dans mon souvenir nous sommes arrivés dans une jolie petite ville Lazdiai.
https://voyageforum.com/v.f?post=3000111;#3000111
Bonne journée Luc
Bonne journée Luc
Pour changer... Une histoire de fausse frontière !
Un passeur sans scrupule a été arrêté en Russie pour avoir installé un faux poste-frontière afin de tromper quatre émigrants clandestins et leur faire croire qu’ils étaient passés en Finlande !
Ils ont eu la mauvaise surprise, peu de temps après, de se faire arrêter par des gardes-frontière russes et de se faire expulser. Le passeur a également été arrêté.
Voir l’article de la BBC ici
Un passeur sans scrupule a été arrêté en Russie pour avoir installé un faux poste-frontière afin de tromper quatre émigrants clandestins et leur faire croire qu’ils étaient passés en Finlande !
Ils ont eu la mauvaise surprise, peu de temps après, de se faire arrêter par des gardes-frontière russes et de se faire expulser. Le passeur a également été arrêté.
Voir l’article de la BBC ici
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
Bougainville
Résultats du référendum : 98%
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
Lettonie :https://voyageforum.com/v.f?post=266581;#266581
Bonsoir Xavier
France arrivée à Saint-Exupéry à Lyon
J’ai une amie avec laquelle j’ai déjà fait 7 voyages à vélo, et comme la plupart des compagnons de voyage que j’ai eus depuis maintenant 10 ans, je l’ai connue grâce à VF, d’où l’importance de faire savoir ce que l’on fait pour cette très bonne raison de faire venir à soi des personnes vraiment motivées pour partir voyager à vélo.
Cette amie est douanière sur l’aéroport de Saint-Exupéry. Bien évidemment, lorsque je pars ou je reviens par cet aéroport je l’en informe et si elle est de service elle vient me faire un petit coucou.
Une fois je rentrais avec un camarade d’une magnifique balade à vélo de 4000 kilomètres autour du Mékong et comme d’habitude je lui avais annoncé notre passage.
Une fois l’avion posé, nous passons le contrôle de police, nous récupérons nos bagages et nos cartons à vélo. Dans le hall de l’aéroport nous décidons de remonter nos vélos afin de les mettre sur le porte-vélos de la personne qui vient nous récupérer.
Donc, alors que nous commençons à ouvrir nos cartons, je vois arriver mon amie en uniforme en compagnie de toute une kyrielle de ses collègues de travail. Ils nous entourent et nous nous retrouvons au milieu d’un cordon de douaniers disposés en cercle comme pour nous empêcher de fuir. Alors s’engage une discussion sur notre balade de 75 jours autour du Mékong.
Les passagers qui passaient à proximité lançaient des regards curieux, cherchant à voir ces délinquants sous si bonne garde, pensant qu’il s’agissait très probablement de trafiquants en provenance de Bangkok.
Mais non, certes la discussion était très animée, ma camarade était d’autant plus intéressée, qu’elle aurait dû nous accompagner dans ce voyage, l’Asie du sud-est étant sa destination préférée du fait de la clémence de son climat en dehors de la saison des pluies, même si dans l’après-midi il fait parfois chaud. Mais voilà un contre-temps de dernière minute nous avait privés de sa présence. Elle était très curieuse de cette expérience qu’elle aurait voulu connaître.
D'avoir relu l'anecdote de Montagnard 74 sur le passage de frontière entre Pérou et Bolivie au bout du lac Titicaca à Desguadero, cela m'a rappelé que j'y étais passé avec deux camarades au cours d'une chevauchée d'un centaine de jours à vélo à travers les Andes.
Nous avons eu plus de chance que Montagnard 74, je ne me souviens pas avoir attendu. Une fois en Bolivie, nous cherchons à nous constituer un bon ravitaillement car nous comptions couper par des pistes désertiques et mal pavées sur 300 kilomètres avec nos vélos jusqu'au fameux volcan Sajama. Mais les rares magasins n'avaient pas grand-chose à vendre. Nous décidâmes de repasser au Pérou à pied car un peu avant la frontière nous y avions vu de quoi nous ravitailler. Nous nous sommes demandé comment expliquer cela aux douaniers. La nuit était tombée et lorsque nous arrivâmes au poste frontière sur le pont de la seule rivière qui sort du Titicaca, nous vîmes qu'une foule industrieuse passait sans marquer l'arrêt dans les deux sens, chargée de gros sacs de pommes de terre et autres ingrédients. Sans trop hésiter nous nous glissâmes dans ce flot humain sans autre formalité. Après avoir fait nos courses nous nous sommes insérés à nouveau en sens inverse dans le flot qui n'avait pas faibli et la Bolivie nous ouvrit à nouveau les bras.
Luc
France arrivée à Saint-Exupéry à Lyon
J’ai une amie avec laquelle j’ai déjà fait 7 voyages à vélo, et comme la plupart des compagnons de voyage que j’ai eus depuis maintenant 10 ans, je l’ai connue grâce à VF, d’où l’importance de faire savoir ce que l’on fait pour cette très bonne raison de faire venir à soi des personnes vraiment motivées pour partir voyager à vélo.
Cette amie est douanière sur l’aéroport de Saint-Exupéry. Bien évidemment, lorsque je pars ou je reviens par cet aéroport je l’en informe et si elle est de service elle vient me faire un petit coucou.
Une fois je rentrais avec un camarade d’une magnifique balade à vélo de 4000 kilomètres autour du Mékong et comme d’habitude je lui avais annoncé notre passage.
Une fois l’avion posé, nous passons le contrôle de police, nous récupérons nos bagages et nos cartons à vélo. Dans le hall de l’aéroport nous décidons de remonter nos vélos afin de les mettre sur le porte-vélos de la personne qui vient nous récupérer.
Donc, alors que nous commençons à ouvrir nos cartons, je vois arriver mon amie en uniforme en compagnie de toute une kyrielle de ses collègues de travail. Ils nous entourent et nous nous retrouvons au milieu d’un cordon de douaniers disposés en cercle comme pour nous empêcher de fuir. Alors s’engage une discussion sur notre balade de 75 jours autour du Mékong.
Les passagers qui passaient à proximité lançaient des regards curieux, cherchant à voir ces délinquants sous si bonne garde, pensant qu’il s’agissait très probablement de trafiquants en provenance de Bangkok.
Mais non, certes la discussion était très animée, ma camarade était d’autant plus intéressée, qu’elle aurait dû nous accompagner dans ce voyage, l’Asie du sud-est étant sa destination préférée du fait de la clémence de son climat en dehors de la saison des pluies, même si dans l’après-midi il fait parfois chaud. Mais voilà un contre-temps de dernière minute nous avait privés de sa présence. Elle était très curieuse de cette expérience qu’elle aurait voulu connaître.
D'avoir relu l'anecdote de Montagnard 74 sur le passage de frontière entre Pérou et Bolivie au bout du lac Titicaca à Desguadero, cela m'a rappelé que j'y étais passé avec deux camarades au cours d'une chevauchée d'un centaine de jours à vélo à travers les Andes.
Nous avons eu plus de chance que Montagnard 74, je ne me souviens pas avoir attendu. Une fois en Bolivie, nous cherchons à nous constituer un bon ravitaillement car nous comptions couper par des pistes désertiques et mal pavées sur 300 kilomètres avec nos vélos jusqu'au fameux volcan Sajama. Mais les rares magasins n'avaient pas grand-chose à vendre. Nous décidâmes de repasser au Pérou à pied car un peu avant la frontière nous y avions vu de quoi nous ravitailler. Nous nous sommes demandé comment expliquer cela aux douaniers. La nuit était tombée et lorsque nous arrivâmes au poste frontière sur le pont de la seule rivière qui sort du Titicaca, nous vîmes qu'une foule industrieuse passait sans marquer l'arrêt dans les deux sens, chargée de gros sacs de pommes de terre et autres ingrédients. Sans trop hésiter nous nous glissâmes dans ce flot humain sans autre formalité. Après avoir fait nos courses nous nous sommes insérés à nouveau en sens inverse dans le flot qui n'avait pas faibli et la Bolivie nous ouvrit à nouveau les bras.
Luc
Bonjour Xavier et bonne année, une pensée pour l'Australie et le calvaire que vivent ses habitants dans les zones de grands incendies. Déjà chez nous dans les Vosges avec le changement climatique la forêt souffre beaucoup et un pourcentage non négligeable d'arbres meurent, ce qui a une incidence financière sur les budgets des communes.
Quelques petites anecdotes de frontières:
Passages de douanes aéroport :
Lorsque l’on part en voyage plusieurs mois selon les pays sans demande préalable de visas on obtient généralement de 1 à 3 mois sur place. Si notre intention est de rester dans ce premier pays plus que le temps prévu par ce visa d’arrivé, pas de question à se poser et faire une demande de visa long avant de partir est une obligation.
Par contre si à partir de ce point d’arrivée notre intention est de faire un voyage par différents pays sans dépasser le temps octroyé à l’arrivée dans ce premier pays, la demande d’un visa long n’est pas indispensable. Deux cas de figures se présentent, soit une boucle, donc arrivée et départ du même aéroport, soit départ d’un pays différent de celui d’arrivée.
Le problème se pose cependant à l’embarquement pour rejoindre ce pays d’arrivée. En effet, il est demandé un justificatif de sortie de ce pays d’arrivée dans le délai du visa. Là, si vous n’êtes pas capable de fournir cette preuve, généralement sous la forme d’un billet retour, l’embarquement vous est refusé. Certains n’ont pas connu ces démêlés même y opposent un déni, cependant les deux expériences en ce domaine que j’ai vécues sont bien réelles.
La première : Je pars avec deux camarades pour une traversée des Andes de 4 mois pour moi et 7 mois pour mes compagnons. Notre point d’arrivée se situe à Quito et me concernant mon point de départ Santiago du Chili 4 mois plus tard, mes compagnons je crois me souvenir quelque part en Argentine après 7 mois. Le vol Lyon-Madrid, tout se passe au mieux, une fois dans la capitale espagnole ça se complique, l’Equateur ne fournit sur place qu’une autorisation d’un mois, et nous avons beau expliquer que nous sommes à vélo et que nous allons quitter le pays avant la date fatidique des 30 jours, rien n’y fait. Un camarade qui a créé une agence de voyage très connue m’avait fait une belle lettre avec un beau et gros tampon au bas, on m’a rétorqué que ce document n’avait aucune validité. Donc, à l’embarquement on nous demande une preuve OFFICIELLE ou INCONTESTABLE que nous allions bien quitter le pays avant ce délai d’un mois. Nous n’y coupons pas, il nous faut prendre un billet Quito-Caracas que nous n’utiliserons pas pour être autorisés à embarquer. Une fois à Quito, il ne sera pas possible de se faire rembourser ce trajet sur place. Une connaissance charitable (connue sur VF) s’en chargera à Paris et ce billet obligatoire en surplus nous reviendra en définitive à 20 euros chacun, coût de l’annulation, mais quand même avec un bon petit coup de stress.
Cette expérience m’ayant échaudé, quelques années plus tard alors que je prépare un voyage de 75 jours autour du Mékong, avec arrivée et retour à Bangkok le problème risque de se poser à nouveau. Nous prévoyons un mois en Thaïlande, puis un mois au Laos et 15 jours en finale en Thaïlande, ces différentes périodes couvertes par un visa 30 jours délivré à l’arrivée à Bangkok, puis 1 mois en passant par voie terrestre au Laos puis ensuite 15 jours en revenant par voie terrestre en Thaïlande. Mais voilà l’intervalle de temps entre nos billets aller et retour est de 75 jours, donc j’ai peur d’essuyer un refus à l’embarquement à l’aéroport de Saint-Exupéry. J’explique tout cela en étant bien accompagné à l’hôtesse de la compagnie que je ne nommerai pas. Nous lui suggérons la solution de nous faire de faux billets de retour dans un délai inférieur à 30 jours. Mon accompagnatrice lui enlève ses dernières réticences et voilà comment un mois plus tard nous avons embarqué sans problème pour Bangkok. Dans ce cas précis je ne sais pas si cela était vraiment nécessaire comme à Madrid quelques années auparavant. Mais je n’avais surtout pas envie de rééditer cette expérience de me trouver dans la position d’être refoulé une heure avant l’embarquement.
Contrôle de cartons à vélo à l’arrivée et de bagages au départ:
Arrivée à Salta à 4 heures du matin avec deux camardes, nous avons chacun un carton contenant notre vélo, en plus de grandes dimensions pour lesquels on ne démonte que la roue avant. Le douanier argentin ne réussissant pas à faire passer nos volumineux bagages dans le scanner, demande à ce que nous ouvrions le premier. De parma formation je suis relativement discipliné, mais l’un de mes camarades, justement celui dont le carton a été pointé du doigt par le douanier, est un vrai représentant du peuple français, râleur à la moindre occasion. Donc il commence par dire non, de plus ne parlant pas bien espagnol, le douanier s’adressait plutôt à moi. Il se montre insistant et mon camarade contestant avec d’autant plus de vigueur.
Je commence à me sentir mal à l’aise, mais le douanier ne lâche rien. N’ayant pas pour habitude de donner des conseils à mes compagnons de voyage surtout avant de commencer un périple de plus de deux mois, j’assiste à l’échange d’amabilités sans rien dire, sachant que si ça devait dégénérer nous ne serions pas les gagnants. Finalement, mon camarade retrouve une once de lucidité, réalisant qu’il n’y couperait pas, se décide à laisser ouvrir son carton. Et là le douanier quand même surpris de son attitude contestatrice nous dit : « si moi je vais en France et que l’on me demande d’ouvrir mes bagages je le fais sans discuter ». Je ne sais que dire car je suis totalement de son avis. Cela d’autant plus que nous avons toujours un rouleau de scotch de déménagement avec nous et que le carton nous l’avons rescotché en une minute tout au plus. Mais quand on est un vrai Français on l’est pour de bon !!!
Départ d’Ulan Bator, après une fantastique chevauchée à vélo aux lisières du désert de Gobi. Tout se passe au mieux pour l’enregistrement des vélos et de nos bagages. Pour ma part il s’agit d’un sac north face. Tout est donné dans des temps records. Avec Aeroflot il faut s’acquitter de 50 euros pour les vélos à l’aller comme au retour mais tout se passe au mieux.
Alors que nous attendons tranquillement toutes démarches effectuées retentit une annonce par haut-parleur, qui se répète plusieurs fois. Je réalise qu’il s’agit de mon nom qui vole à travers l’aéroport avec insistance, bien que la prononciation en soit très déformée. Je suis invité à me présenter dans les sous-sols de l’aéroport où un dernier scan est effectué sur les bagages avant embarquement dans les soutes de l’avion. Je me présente, une contrôleuse me demande d’ouvrir le cadenas qui ferme mon sac. Je m’exécute, elle plonge la main dedans, ouvre ma gamelle et en extrait le briquet que j’avais malencontreusement oublié et le confisque. Ouf ! ce n’était que cela.
Cet incident me rappelle une autre expérience vécue lorsque j’avais pris l’avion de Paris pour Vientiane avec un camarade. La veille je lui avait demandé de mettre le réchaud dans son sac en enlevant la cartouche de gaz, car strictement interdite dans un avion. Quelle n’avait pas été ma surprise une fois sur place de constater que la cartouche était là et que manifestement nos bagages n’avaient pas été sérieusement inspectés. Il faut dire que lors de notre embarquement à Ulan Bator la Russie venait juste de subir un attentat à la bombe sur l’un de ses avions civils.
Quelques petites anecdotes de frontières:
Passages de douanes aéroport :
Lorsque l’on part en voyage plusieurs mois selon les pays sans demande préalable de visas on obtient généralement de 1 à 3 mois sur place. Si notre intention est de rester dans ce premier pays plus que le temps prévu par ce visa d’arrivé, pas de question à se poser et faire une demande de visa long avant de partir est une obligation.
Par contre si à partir de ce point d’arrivée notre intention est de faire un voyage par différents pays sans dépasser le temps octroyé à l’arrivée dans ce premier pays, la demande d’un visa long n’est pas indispensable. Deux cas de figures se présentent, soit une boucle, donc arrivée et départ du même aéroport, soit départ d’un pays différent de celui d’arrivée.
Le problème se pose cependant à l’embarquement pour rejoindre ce pays d’arrivée. En effet, il est demandé un justificatif de sortie de ce pays d’arrivée dans le délai du visa. Là, si vous n’êtes pas capable de fournir cette preuve, généralement sous la forme d’un billet retour, l’embarquement vous est refusé. Certains n’ont pas connu ces démêlés même y opposent un déni, cependant les deux expériences en ce domaine que j’ai vécues sont bien réelles.
La première : Je pars avec deux camarades pour une traversée des Andes de 4 mois pour moi et 7 mois pour mes compagnons. Notre point d’arrivée se situe à Quito et me concernant mon point de départ Santiago du Chili 4 mois plus tard, mes compagnons je crois me souvenir quelque part en Argentine après 7 mois. Le vol Lyon-Madrid, tout se passe au mieux, une fois dans la capitale espagnole ça se complique, l’Equateur ne fournit sur place qu’une autorisation d’un mois, et nous avons beau expliquer que nous sommes à vélo et que nous allons quitter le pays avant la date fatidique des 30 jours, rien n’y fait. Un camarade qui a créé une agence de voyage très connue m’avait fait une belle lettre avec un beau et gros tampon au bas, on m’a rétorqué que ce document n’avait aucune validité. Donc, à l’embarquement on nous demande une preuve OFFICIELLE ou INCONTESTABLE que nous allions bien quitter le pays avant ce délai d’un mois. Nous n’y coupons pas, il nous faut prendre un billet Quito-Caracas que nous n’utiliserons pas pour être autorisés à embarquer. Une fois à Quito, il ne sera pas possible de se faire rembourser ce trajet sur place. Une connaissance charitable (connue sur VF) s’en chargera à Paris et ce billet obligatoire en surplus nous reviendra en définitive à 20 euros chacun, coût de l’annulation, mais quand même avec un bon petit coup de stress.
Cette expérience m’ayant échaudé, quelques années plus tard alors que je prépare un voyage de 75 jours autour du Mékong, avec arrivée et retour à Bangkok le problème risque de se poser à nouveau. Nous prévoyons un mois en Thaïlande, puis un mois au Laos et 15 jours en finale en Thaïlande, ces différentes périodes couvertes par un visa 30 jours délivré à l’arrivée à Bangkok, puis 1 mois en passant par voie terrestre au Laos puis ensuite 15 jours en revenant par voie terrestre en Thaïlande. Mais voilà l’intervalle de temps entre nos billets aller et retour est de 75 jours, donc j’ai peur d’essuyer un refus à l’embarquement à l’aéroport de Saint-Exupéry. J’explique tout cela en étant bien accompagné à l’hôtesse de la compagnie que je ne nommerai pas. Nous lui suggérons la solution de nous faire de faux billets de retour dans un délai inférieur à 30 jours. Mon accompagnatrice lui enlève ses dernières réticences et voilà comment un mois plus tard nous avons embarqué sans problème pour Bangkok. Dans ce cas précis je ne sais pas si cela était vraiment nécessaire comme à Madrid quelques années auparavant. Mais je n’avais surtout pas envie de rééditer cette expérience de me trouver dans la position d’être refoulé une heure avant l’embarquement.
Contrôle de cartons à vélo à l’arrivée et de bagages au départ:
Arrivée à Salta à 4 heures du matin avec deux camardes, nous avons chacun un carton contenant notre vélo, en plus de grandes dimensions pour lesquels on ne démonte que la roue avant. Le douanier argentin ne réussissant pas à faire passer nos volumineux bagages dans le scanner, demande à ce que nous ouvrions le premier. De parma formation je suis relativement discipliné, mais l’un de mes camarades, justement celui dont le carton a été pointé du doigt par le douanier, est un vrai représentant du peuple français, râleur à la moindre occasion. Donc il commence par dire non, de plus ne parlant pas bien espagnol, le douanier s’adressait plutôt à moi. Il se montre insistant et mon camarade contestant avec d’autant plus de vigueur.
Je commence à me sentir mal à l’aise, mais le douanier ne lâche rien. N’ayant pas pour habitude de donner des conseils à mes compagnons de voyage surtout avant de commencer un périple de plus de deux mois, j’assiste à l’échange d’amabilités sans rien dire, sachant que si ça devait dégénérer nous ne serions pas les gagnants. Finalement, mon camarade retrouve une once de lucidité, réalisant qu’il n’y couperait pas, se décide à laisser ouvrir son carton. Et là le douanier quand même surpris de son attitude contestatrice nous dit : « si moi je vais en France et que l’on me demande d’ouvrir mes bagages je le fais sans discuter ». Je ne sais que dire car je suis totalement de son avis. Cela d’autant plus que nous avons toujours un rouleau de scotch de déménagement avec nous et que le carton nous l’avons rescotché en une minute tout au plus. Mais quand on est un vrai Français on l’est pour de bon !!!
Départ d’Ulan Bator, après une fantastique chevauchée à vélo aux lisières du désert de Gobi. Tout se passe au mieux pour l’enregistrement des vélos et de nos bagages. Pour ma part il s’agit d’un sac north face. Tout est donné dans des temps records. Avec Aeroflot il faut s’acquitter de 50 euros pour les vélos à l’aller comme au retour mais tout se passe au mieux.
Alors que nous attendons tranquillement toutes démarches effectuées retentit une annonce par haut-parleur, qui se répète plusieurs fois. Je réalise qu’il s’agit de mon nom qui vole à travers l’aéroport avec insistance, bien que la prononciation en soit très déformée. Je suis invité à me présenter dans les sous-sols de l’aéroport où un dernier scan est effectué sur les bagages avant embarquement dans les soutes de l’avion. Je me présente, une contrôleuse me demande d’ouvrir le cadenas qui ferme mon sac. Je m’exécute, elle plonge la main dedans, ouvre ma gamelle et en extrait le briquet que j’avais malencontreusement oublié et le confisque. Ouf ! ce n’était que cela.
Cet incident me rappelle une autre expérience vécue lorsque j’avais pris l’avion de Paris pour Vientiane avec un camarade. La veille je lui avait demandé de mettre le réchaud dans son sac en enlevant la cartouche de gaz, car strictement interdite dans un avion. Quelle n’avait pas été ma surprise une fois sur place de constater que la cartouche était là et que manifestement nos bagages n’avaient pas été sérieusement inspectés. Il faut dire que lors de notre embarquement à Ulan Bator la Russie venait juste de subir un attentat à la bombe sur l’un de ses avions civils.
Trouvé sur VF, posté par Imothep341
Pour le passage de la frontiére (Israel-Jordanie), tout est là :
familyinjordan.com/...-cisjordanie-manuel/
🙂
Pour le passage de la frontiére (Israel-Jordanie), tout est là :
familyinjordan.com/...-cisjordanie-manuel/
🙂
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
Bonjour Xavier
En ces temps de fermeture presque généralisée des frontières à cause de ce virus qui lui s'en rigole des frontières, il nous reste les chemins du souvenir et il me revient en mémoire l'un de ces épisodes cocasses de passage en aller-retour de frontière que je te relate:
Afghanistan la frontière obligée, passage imprévu
En juillet 1976, notre promotion d'élèves officiers de l'Ecole de l'Air effectua un voyage d'études d'une durée d'un mois qui nous emmena de Chypre en Iran en passant par la Grèce et le Pakistan.
Alors que nous volions à bord d'un avion militaire qui se dirigeait de Téhéran vers un aéroport du Pakistan, l'équipage dut opter pour un atterrissage en Afghanistan. À cause du retard pris en raison d'une panne survenue sur le tarmac de la capitale iranienne, la nuit venant l'aéroport de destination ne pouvait plus nous accueillir. Face au refus de la part des autorités locales afghanes de nous laisser atterrir, et comme il était hors de question de franchir la frontière sans autorisation, nous risquions d’être obligés de retourner à Téhéran, notre point de départ, avec la perspective de repartir pour 4 heures de vol supplémentaires.
Branle-bas de combat. Le réseau diplomatique est mis en action et après moult discussions entre les instances françaises et afghanes, l’autorisation nous est donnée d’atterrir sur ce terrain militaire encombré d'une multitude de vieux appareils soviétiques plus en état de voler de toute évidence.
Sitôt au sol, les autorités militaires nous préviennent que dès le lever du jour nous devrons repartir et repasser dans l’espace aérien pakistanais. Trois options nous sont proposées pour passer la nuit, l'avion, un bâtiment ou une petite pelouse chétive et rase, qui pousse à quelque distance de l'aéronef. Trois groupes sont rapidement constitués. Nous sommes un petit nombre à opter pour le morceau de gazon pelé sur lequel nous nous installons. À chacun des quatre coins de notre carré d'herbe, une sentinelle équipée d'un long fusil surmonté d'une baïonnette se positionne.
La nuit va tomber, le paysage qui nous entoure est d'une beauté sauvage que je n'ai jamais vue ailleurs. Sous mes yeux ébahis, le panorama nous offre une succession de chaînes de montagnes, expression d’un monde brut et minéral, qui prend une multitude de couleurs des plus vives aux plus sombres avec une prédominance des mauves. Je resterai comme hypnotisé jusqu'à ce que dans la nuit totale, toutes nuances s’estompent pour ne laisser place qu’aux ombres chinoises se découpant dans un ciel d’une brillance extraordinaire. J'ai éprouvé, pendant ce coucher de soleil dans ce monde figé, une des plus fortes émotions de ma vie. Puis le moment de s'endormir est venu. Sporadiquement, les sentinelles, pourtant proches les unes des autres, s'appelaient, ne favorisant pas ainsi notre sommeil.
À un moment de la nuit, il me vient un besoin naturel, heureusement pas le plus important. Je me levai avec précaution et immédiatement un garde me mit en joue. Je m'immobilisai en attendant qu'il soit près de moi et essayai de lui expliquer par gestes mon problème. Finissant par comprendre il me fit signe de me diriger vers le bord de la pelouse et me demanda de stopper au plus près du chemin bordant notre carré d’herbe. Posté derrière moi, l'arme toujours braquée dans ma direction, ce que je constatai par de légers mouvements de tête, mon ange gardien semblait nerveux. Je ressentais l'espace ténu qu'il y avait entre le bout de son fusil et mon dos et cela provoqua un effet pour le moins inhibiteur. C'est à partir de cet instant que les choses commencèrent à prendre du temps et prirent une tournure désagréable. L'impatience le gagnant, mon charmant garde se prit d'élever la voix et comme ça ne suffisait pas à me débloquer, bien au contraire, je reçus des petits coups de baïonnette dans les reins. Devant mes protestations, il recula un peu puis, enfin, j'ai pu regagner mon coin d'herbe et replonger dans les bras de Morphée.
Le lendemain matin, réveillé au bruit des moteurs qui démarraient, je sautai dans notre avion et rapidement nous sommes partis. Je me suis collé au hublot pour profiter une dernière fois de ce spectacle de montagnes sauvages, qui restera gravé dans ma mémoire comme un rêve magnifique.
Afghanistan la frontière obligée, passage imprévu
En juillet 1976, notre promotion d'élèves officiers de l'Ecole de l'Air effectua un voyage d'études d'une durée d'un mois qui nous emmena de Chypre en Iran en passant par la Grèce et le Pakistan.
Alors que nous volions à bord d'un avion militaire qui se dirigeait de Téhéran vers un aéroport du Pakistan, l'équipage dut opter pour un atterrissage en Afghanistan. À cause du retard pris en raison d'une panne survenue sur le tarmac de la capitale iranienne, la nuit venant l'aéroport de destination ne pouvait plus nous accueillir. Face au refus de la part des autorités locales afghanes de nous laisser atterrir, et comme il était hors de question de franchir la frontière sans autorisation, nous risquions d’être obligés de retourner à Téhéran, notre point de départ, avec la perspective de repartir pour 4 heures de vol supplémentaires.
Branle-bas de combat. Le réseau diplomatique est mis en action et après moult discussions entre les instances françaises et afghanes, l’autorisation nous est donnée d’atterrir sur ce terrain militaire encombré d'une multitude de vieux appareils soviétiques plus en état de voler de toute évidence.
Sitôt au sol, les autorités militaires nous préviennent que dès le lever du jour nous devrons repartir et repasser dans l’espace aérien pakistanais. Trois options nous sont proposées pour passer la nuit, l'avion, un bâtiment ou une petite pelouse chétive et rase, qui pousse à quelque distance de l'aéronef. Trois groupes sont rapidement constitués. Nous sommes un petit nombre à opter pour le morceau de gazon pelé sur lequel nous nous installons. À chacun des quatre coins de notre carré d'herbe, une sentinelle équipée d'un long fusil surmonté d'une baïonnette se positionne.
La nuit va tomber, le paysage qui nous entoure est d'une beauté sauvage que je n'ai jamais vue ailleurs. Sous mes yeux ébahis, le panorama nous offre une succession de chaînes de montagnes, expression d’un monde brut et minéral, qui prend une multitude de couleurs des plus vives aux plus sombres avec une prédominance des mauves. Je resterai comme hypnotisé jusqu'à ce que dans la nuit totale, toutes nuances s’estompent pour ne laisser place qu’aux ombres chinoises se découpant dans un ciel d’une brillance extraordinaire. J'ai éprouvé, pendant ce coucher de soleil dans ce monde figé, une des plus fortes émotions de ma vie. Puis le moment de s'endormir est venu. Sporadiquement, les sentinelles, pourtant proches les unes des autres, s'appelaient, ne favorisant pas ainsi notre sommeil.
À un moment de la nuit, il me vient un besoin naturel, heureusement pas le plus important. Je me levai avec précaution et immédiatement un garde me mit en joue. Je m'immobilisai en attendant qu'il soit près de moi et essayai de lui expliquer par gestes mon problème. Finissant par comprendre il me fit signe de me diriger vers le bord de la pelouse et me demanda de stopper au plus près du chemin bordant notre carré d’herbe. Posté derrière moi, l'arme toujours braquée dans ma direction, ce que je constatai par de légers mouvements de tête, mon ange gardien semblait nerveux. Je ressentais l'espace ténu qu'il y avait entre le bout de son fusil et mon dos et cela provoqua un effet pour le moins inhibiteur. C'est à partir de cet instant que les choses commencèrent à prendre du temps et prirent une tournure désagréable. L'impatience le gagnant, mon charmant garde se prit d'élever la voix et comme ça ne suffisait pas à me débloquer, bien au contraire, je reçus des petits coups de baïonnette dans les reins. Devant mes protestations, il recula un peu puis, enfin, j'ai pu regagner mon coin d'herbe et replonger dans les bras de Morphée.
Le lendemain matin, réveillé au bruit des moteurs qui démarraient, je sautai dans notre avion et rapidement nous sommes partis. Je me suis collé au hublot pour profiter une dernière fois de ce spectacle de montagnes sauvages, qui restera gravé dans ma mémoire comme un rêve magnifique.
Merci pour cette anecdote. Es-tu retourné en Afghanistan depuis ???
"Grâce" à ce foutu virus, les frontières refont la une de l'actualité 🙁
"Grâce" à ce foutu virus, les frontières refont la une de l'actualité 🙁
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
Bonjour Xavier, non je n'y suis jamais retourné en Afghanistan, sauf par les livres cela m'a permis d'en rêver et de me remémorer cette nuit qui dans le fond sortait peut-être d'un rêve.
Allez encore une petite histoire, ça nous fera penser à autre chose que ce satané corona... qui fait angoisser, d'autant plus lorsque dans sa famille, comme c'est mon cas, on a plusieurs membres qui ont des défenses immunitaires très affaiblies, mais soyons optimistes.
Voilà mon histoire:
Passer trois frontières en un quart d’heure voire moins
Dans mes rêves les plus fous et je vous assure il ne s’agit que de rêves d’alpiniste je vais vous dévoiler l’un de mes fantasmes. Je pourrai une autre fois vous relater mon plus beau fantasme de pêcheur de truite (mais que fario) et chercheur de cèpes mais là difficile de le raccrocher au chapitre « passage de frontières ».
Durant toute ma vie ou tout du moins une grande partie de celle-ci, je n’ai rêvé que d’alpinisme, d’ailleurs ma mère affirmait que le premier mot que j’ai prononcé tardivement, étant un enfant très rêveur pour ne pas dire attardé, a été « boutagne ». Nous habitions Grenoble et, au-dessus de chez nous la vue donnait d’un côté sur les falaises du Vercors et de l’autre sur le Nez Rond (je ne sais pas si c’est la bonne orthographe), mais cette grosse bosse est très impressionnante de la ville.
Voilà, donc mon rêve de passage de frontières à ‘’ toute blinde’’ : imaginez le tour du mont Blanc, déjà à pied c’est de l’ordre de 150 kilomètres, mais avec plein de tortillons, alors faites un effort et visualisez un avion de combat qui fasse le tour du massif à 900 km/h, pas plus après c’est le mur du son et là c’est plus la même. Donc à 900km/h cet avion dont on ne précise pas le type, disons simplement qu’il appartient à la « reco », se déplace à 250 mètres par seconde, donc 4 secondes pour un kilomètres. Faisons un prix de gros pour le tour et disons 200 km. Donc, notre aéronef va parcourir cette distance en un peu plus de 13 minutes.
Parti de France au niveau d’Argentière, laissant la face nord des Grandes Jorasses sur son aile gauche puis, après avoir vu défiler les aiguilles de Chamonix, il passe devant la face nord du mont Blanc ensuite, virage à gauche l’Italie lui saute à la figure, alors défile un panorama magnifique. Encore toujours aile gauche la face italienne du mont Blanc avec quelques pointements caractéristiques comme l’aiguille Noire et aussi la Blanche de Peutrey, puis hop on passe la sortie italienne du tunnel et, à nouveau les Grandes Jorasses mais face sud avec son environnement très sauvage. Alors apparaît un pointement particulier le mont Dolent qui fait un peu moins de 4000 mètres d’altitude, mais qui possède une caractéristique géographique unique : il est le point frontière entre trois pays France, Italie et Suisse.
Donc de l’Italie on plonge en Suisse, mais toujours bien planqué entre les montagnes, car la Suisse est jalouse de ses frontières et, un avion de combat français venant s’amuser chez elle sans invitation elle n’aime pas vraiment. Pourtant les pilotes de chasse suisses s’en donnent à cœur joie. Je les ai souvent regardés faire, en particulier s’enrouler autour du Cervin. Mais ils sont suisses, même si à une certaine époque ils étaient équipés de Mirage III. Il m’est arrivé, hélas ce n’était pas un rêve de voir l’un de ces Mirage III suisses percuter la montagne au cours d’une magnifique randonnée à peaux de phoque alors que je venais d’atteindre le sommet.
Alors voilà, notre avion de reco passe le mont Dolent, en une fraction de minute il en fait le tour, Italie, Suisse puis à nouveau la France. Et hop incognito ou presque, car il y a tout de même le bruit, les frontières ont défilé. Mais comme dans mon rêve il s’agit d’un avion de la reco, toutes les 15 secondes il déclenche automatiquement un super appareil photo, et donc 4 photos minute par 13 cela donne 52 photos d’une qualité extrême. Et mon copain pilote me l’a donné son album dans mes songes. Et ceux qui m’accompagneront dans mes rêves je leur montrerai, en attendant qu’un jour si la Suisse rentre dans l’OTAN (les poules auront des dents, et nous on y sera peut-être plus, je parle de la France pas du Québec, pardon du Canada, en plus ça ne résoudrait rien) on puisse faire cet album réellement.
Mais je vous assure dans mes rêves j’ai invité beaucoup de copains alpinistes et puis aussi, dans mes sommeils les plus profonds, sans doute en phase paradoxale, des célébrités comme Lionel Terray, Louis Lachenal, René Desmaison voire Reinhold Messner, eh oui je vous assure que l’album de photos les a tous bluffés et, pas évident de reconnaître sur certains clichés les faces du fait de l’angle de vue très particulier d’un avion en « radada ». Mais bien entendu tout cela n’est qu’un rêve. Un simple rêve de saute-frontières très speedy pour alpiniste à l’esprit vagabond. Les nuits faut bien que ça serve à se sentir mieux.
Mais tiens c’est bizarre, un matin j'ai cru l'avoir trouvé en mes réveillant sur une étagère cet album, sans doute les Nibelungen me sachant très germanophile et pour me remercier en plus d’adorer pratiquer cette langue ces petits êtres de l’ombre sont sortis une nuit du Rhin, ont escaladé la crête des Vosges et se sont introduits dans mon salon, rendant réalité un rêve merveilleux.
Toute similitude avec des personnes qui auraient réellement existé ne serait que pure coïncidence. PS: comme promis il y a déjà un certain temps, je prendrai le temps un de ces quatre de raconter dans tous ses détails l'histoire des bouteilles à la mer qui ont du mal à accoster en Albanie
Allez encore une petite histoire, ça nous fera penser à autre chose que ce satané corona... qui fait angoisser, d'autant plus lorsque dans sa famille, comme c'est mon cas, on a plusieurs membres qui ont des défenses immunitaires très affaiblies, mais soyons optimistes.
Voilà mon histoire:
Passer trois frontières en un quart d’heure voire moins
Dans mes rêves les plus fous et je vous assure il ne s’agit que de rêves d’alpiniste je vais vous dévoiler l’un de mes fantasmes. Je pourrai une autre fois vous relater mon plus beau fantasme de pêcheur de truite (mais que fario) et chercheur de cèpes mais là difficile de le raccrocher au chapitre « passage de frontières ».
Durant toute ma vie ou tout du moins une grande partie de celle-ci, je n’ai rêvé que d’alpinisme, d’ailleurs ma mère affirmait que le premier mot que j’ai prononcé tardivement, étant un enfant très rêveur pour ne pas dire attardé, a été « boutagne ». Nous habitions Grenoble et, au-dessus de chez nous la vue donnait d’un côté sur les falaises du Vercors et de l’autre sur le Nez Rond (je ne sais pas si c’est la bonne orthographe), mais cette grosse bosse est très impressionnante de la ville.
Voilà, donc mon rêve de passage de frontières à ‘’ toute blinde’’ : imaginez le tour du mont Blanc, déjà à pied c’est de l’ordre de 150 kilomètres, mais avec plein de tortillons, alors faites un effort et visualisez un avion de combat qui fasse le tour du massif à 900 km/h, pas plus après c’est le mur du son et là c’est plus la même. Donc à 900km/h cet avion dont on ne précise pas le type, disons simplement qu’il appartient à la « reco », se déplace à 250 mètres par seconde, donc 4 secondes pour un kilomètres. Faisons un prix de gros pour le tour et disons 200 km. Donc, notre aéronef va parcourir cette distance en un peu plus de 13 minutes.
Parti de France au niveau d’Argentière, laissant la face nord des Grandes Jorasses sur son aile gauche puis, après avoir vu défiler les aiguilles de Chamonix, il passe devant la face nord du mont Blanc ensuite, virage à gauche l’Italie lui saute à la figure, alors défile un panorama magnifique. Encore toujours aile gauche la face italienne du mont Blanc avec quelques pointements caractéristiques comme l’aiguille Noire et aussi la Blanche de Peutrey, puis hop on passe la sortie italienne du tunnel et, à nouveau les Grandes Jorasses mais face sud avec son environnement très sauvage. Alors apparaît un pointement particulier le mont Dolent qui fait un peu moins de 4000 mètres d’altitude, mais qui possède une caractéristique géographique unique : il est le point frontière entre trois pays France, Italie et Suisse.
Donc de l’Italie on plonge en Suisse, mais toujours bien planqué entre les montagnes, car la Suisse est jalouse de ses frontières et, un avion de combat français venant s’amuser chez elle sans invitation elle n’aime pas vraiment. Pourtant les pilotes de chasse suisses s’en donnent à cœur joie. Je les ai souvent regardés faire, en particulier s’enrouler autour du Cervin. Mais ils sont suisses, même si à une certaine époque ils étaient équipés de Mirage III. Il m’est arrivé, hélas ce n’était pas un rêve de voir l’un de ces Mirage III suisses percuter la montagne au cours d’une magnifique randonnée à peaux de phoque alors que je venais d’atteindre le sommet.
Alors voilà, notre avion de reco passe le mont Dolent, en une fraction de minute il en fait le tour, Italie, Suisse puis à nouveau la France. Et hop incognito ou presque, car il y a tout de même le bruit, les frontières ont défilé. Mais comme dans mon rêve il s’agit d’un avion de la reco, toutes les 15 secondes il déclenche automatiquement un super appareil photo, et donc 4 photos minute par 13 cela donne 52 photos d’une qualité extrême. Et mon copain pilote me l’a donné son album dans mes songes. Et ceux qui m’accompagneront dans mes rêves je leur montrerai, en attendant qu’un jour si la Suisse rentre dans l’OTAN (les poules auront des dents, et nous on y sera peut-être plus, je parle de la France pas du Québec, pardon du Canada, en plus ça ne résoudrait rien) on puisse faire cet album réellement.
Mais je vous assure dans mes rêves j’ai invité beaucoup de copains alpinistes et puis aussi, dans mes sommeils les plus profonds, sans doute en phase paradoxale, des célébrités comme Lionel Terray, Louis Lachenal, René Desmaison voire Reinhold Messner, eh oui je vous assure que l’album de photos les a tous bluffés et, pas évident de reconnaître sur certains clichés les faces du fait de l’angle de vue très particulier d’un avion en « radada ». Mais bien entendu tout cela n’est qu’un rêve. Un simple rêve de saute-frontières très speedy pour alpiniste à l’esprit vagabond. Les nuits faut bien que ça serve à se sentir mieux.
Mais tiens c’est bizarre, un matin j'ai cru l'avoir trouvé en mes réveillant sur une étagère cet album, sans doute les Nibelungen me sachant très germanophile et pour me remercier en plus d’adorer pratiquer cette langue ces petits êtres de l’ombre sont sortis une nuit du Rhin, ont escaladé la crête des Vosges et se sont introduits dans mon salon, rendant réalité un rêve merveilleux.
Toute similitude avec des personnes qui auraient réellement existé ne serait que pure coïncidence. PS: comme promis il y a déjà un certain temps, je prendrai le temps un de ces quatre de raconter dans tous ses détails l'histoire des bouteilles à la mer qui ont du mal à accoster en Albanie
Passer trois frontières en un quart d’heure voire moins
Voilà peut-être une autre opportunité de le faire :
Justement à propos de France, de Suisse et de montagnes, il aura fallu cet article (in English) paru il y a quelques jours sur le site de la BBC pour que j’apprenne l’existence d’une minuscule république coincée entre la France et la Suisse : la République du Saugeais, capitale Montbenoît. Wikipédia a même une page consacrée à cette micronation : https://fr.wikipedia.org/wiki/Saugeais
J’ai donc trouvé là une excellente excuse pour me rendre, lors de mon prochain passage en France (?), dans le Jura (une région que je ne connais pas) et de passer une nouvelle ‘frontière’ !!!

Voilà peut-être une autre opportunité de le faire :
Justement à propos de France, de Suisse et de montagnes, il aura fallu cet article (in English) paru il y a quelques jours sur le site de la BBC pour que j’apprenne l’existence d’une minuscule république coincée entre la France et la Suisse : la République du Saugeais, capitale Montbenoît. Wikipédia a même une page consacrée à cette micronation : https://fr.wikipedia.org/wiki/Saugeais
J’ai donc trouvé là une excellente excuse pour me rendre, lors de mon prochain passage en France (?), dans le Jura (une région que je ne connais pas) et de passer une nouvelle ‘frontière’ !!!

https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
Bonjour Xavier la République du Saugeais je connais, elle se situe pas loin de chez moi. Oui le Jura région magnifique à cheval sur la France et la Suisse. La vallée de la Loue et aussi la vallée du Doubs et du Dessoubre et plein d’autres endroits superbes.
Une fois j’étais parti de chez moi dans les Vosges pour aller faire de la montagne à Chamonix. Je m’y étais rendu à vélo donc j’avais surtout traversé le Jura à l’aller et au retour. C’était en automne bien avancé novembre, absolument magnifique. Tu peux voir les photos sur ce CR : https://voyageforum.com/v.f?post=9057779;#9057779
Concernant les petites enclaves, j’en ai découvert une dans des circonstances professionnelles où j’avais manifestement commis une erreur sur la connaissance géographique de l’Espagne. J’avais organisé la partie aérienne d’une vaste manœuvre qui remontait la vallée de Font-Romeu, et avec l’inertie des avions lancés à grande vitesse j’avais mis des sécurités en distance d’objectifs par rapport à la frontière pour qu’aucun n’avion ne vole en Espagne, car à 900hm/h les rayons de virage sont très grands. Une fois sur le terrain j’ai constaté qu’il y avait une petite enclave étrangère complètement sur le territoire français et un objectif quelques kilomètres avant, conséquence on l’a survolée allègrement cette petite enclave, certes j'aurais dû le savoir car sur la carte elle était mentionnée. J’ai classé le dossier EAQCG (en attente que ça gueule) bon ça devrait être tassé, ça fait une trentaine d’années. Et si tu viens voir cette République du Saugeais passe me voir dans les Vosges, on a de quoi te loger avec ta famille confortablement, même si cet appart qui se trouve sur le même palier que notre appart principal nous sert actuellement de SAS de décontamination, on est en plein cluster cornavirus dans notre vallée. Bonne journée Luc
Une fois j’étais parti de chez moi dans les Vosges pour aller faire de la montagne à Chamonix. Je m’y étais rendu à vélo donc j’avais surtout traversé le Jura à l’aller et au retour. C’était en automne bien avancé novembre, absolument magnifique. Tu peux voir les photos sur ce CR : https://voyageforum.com/v.f?post=9057779;#9057779
Concernant les petites enclaves, j’en ai découvert une dans des circonstances professionnelles où j’avais manifestement commis une erreur sur la connaissance géographique de l’Espagne. J’avais organisé la partie aérienne d’une vaste manœuvre qui remontait la vallée de Font-Romeu, et avec l’inertie des avions lancés à grande vitesse j’avais mis des sécurités en distance d’objectifs par rapport à la frontière pour qu’aucun n’avion ne vole en Espagne, car à 900hm/h les rayons de virage sont très grands. Une fois sur le terrain j’ai constaté qu’il y avait une petite enclave étrangère complètement sur le territoire français et un objectif quelques kilomètres avant, conséquence on l’a survolée allègrement cette petite enclave, certes j'aurais dû le savoir car sur la carte elle était mentionnée. J’ai classé le dossier EAQCG (en attente que ça gueule) bon ça devrait être tassé, ça fait une trentaine d’années. Et si tu viens voir cette République du Saugeais passe me voir dans les Vosges, on a de quoi te loger avec ta famille confortablement, même si cet appart qui se trouve sur le même palier que notre appart principal nous sert actuellement de SAS de décontamination, on est en plein cluster cornavirus dans notre vallée. Bonne journée Luc
Je suppose que tu parles de l’enclave de Llivia, drôle d’histoire .
Elle est située dans la partie française de la Cerdagne, à l'ouest des Pyrénées-Orientales, entre Saillagouse, Bourg-Madame et Latour-de-Carol, et à 1 km du reste de l'Espagne. En 1659, la France annexe le Roussillon aux dépends du Royaume d'Aragon (traité des Pyrénées). Mais le traité prévoit aussi que la moitié de la Cerdagne, située sur le versant espagnol, lui revienne. Cela représentait 33 villages. Or, Llivia n'était pas un village, mais une ville. Après maintes discussions -au milieu de la Bidassoa-, les Français ont dû s'incliner: Llivia resterait espagnole et formerait donc une enclave.
Elle est située dans la partie française de la Cerdagne, à l'ouest des Pyrénées-Orientales, entre Saillagouse, Bourg-Madame et Latour-de-Carol, et à 1 km du reste de l'Espagne. En 1659, la France annexe le Roussillon aux dépends du Royaume d'Aragon (traité des Pyrénées). Mais le traité prévoit aussi que la moitié de la Cerdagne, située sur le versant espagnol, lui revienne. Cela représentait 33 villages. Or, Llivia n'était pas un village, mais une ville. Après maintes discussions -au milieu de la Bidassoa-, les Français ont dû s'incliner: Llivia resterait espagnole et formerait donc une enclave.
Que se vuelva la tortilla
2020, une année où les frontières font la une de l’actualité et où leurs passages sont devenus des missions compliquées voire impossibles.
En cette drôle de période, heureux les routiers, les marins et les pilotes d’avion-cargo (s’ils peuvent débarquer !), les seuls à pouvoir encore les franchir.
Dans quelques heures, celles de l’Australie (et de la Nouvelle-Zélande) seront fermées pour une période de six mois. Me (nous) voilà donc mis au régime sec.
En cette drôle de période, heureux les routiers, les marins et les pilotes d’avion-cargo (s’ils peuvent débarquer !), les seuls à pouvoir encore les franchir.
Dans quelques heures, celles de l’Australie (et de la Nouvelle-Zélande) seront fermées pour une période de six mois. Me (nous) voilà donc mis au régime sec.
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
Ohhhhh boy! six mois c’est beaucoup hein 😲😲😲
MGTOW: Man going their own way...
"Plutôt que d'être malin, vaut mieux être bon " ou les deux.
"Plutôt que d'être malin, vaut mieux être bon " ou les deux.
En 2017, après ma tournée de l’Amérique du sud, je devrais faire un compte rendu de mes passages des trois Guyane. Me voilà en isolement volontaire pour 14 jours, disons je suis payé pour rester chez moi 😎, elle n’est pas belle la vie😎, alors je vais profiter pour remémorer ses beaux passages de frontières.
MGTOW: Man going their own way...
"Plutôt que d'être malin, vaut mieux être bon " ou les deux.
"Plutôt que d'être malin, vaut mieux être bon " ou les deux.
... alors je vais profiter pour remémorer ses beaux passages de frontières.
Excellente idée !
Excellente idée !
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
Bonjour Xavier, tu as la marge pour te balader l'Australie c'est GRAND et en plus je crois que vous incluez la Nouvelle-Zélande dans la zone d'exclusion. Nous ici dans le fond des Vosges ça barde un max.
Bon depuis lundi c'est fou ce que j'ai pris le temps de faire alors que généralement je suis toujours dehors.
Entre autre j'ai pris le temps de compléter quelques histoires de frontières, encore une fois en Albanie pays de tous les mythes:
La frontière floue des langues et Les bouteilles et la frontière
L’Albanie est un pays étonnant dont on peut dire tout et son contraire. J’ai eu l’opportunité d’y vivre trois ans et je ne le regretterai jamais. J’y ai gardé des amitiés profondes et elle représente ma deuxième nation de cœur, je n’oublie cependant pas que je suis français.
Il faut savoir que l'Albanie a connu une dictature comparable à celle qui sévit encore actuellement en Corée du Nord. Mon histoire ne prend tout son sens que dans le contexte de cette gouvernance complètement folle du pays. Pour bien s’imprégner de cette ambiance, il est nécessaire de lire certains livres comme « Slogans de pierre » de Yllet Alicka ou « Mondes effacés souvenirs d’un Européen » de Yusuf Vrioni. Ils vous replongeront dans les atmosphères surréalistes de ces états à la tête desquels des paranoïaques, vivant dans la hantise du renversement et de l’attentat, posent une chape de plomb sur leur population et règle vite le sort de toute personne qu’ils trouvent dangereuse. Il suffisait de pas grand-chose pour être classé dans la catégorie des ennemis du peuple.
Mon histoire a pour acteur principal Georges, vieil Albano-Français bloqué au sud dans la région d’Himara par la déclaration de la deuxième Guerre Mondiale puis par l’arrivée au pouvoir d’Enver Hodja, dont le règne a duré 40 ans, jusqu’en 1985, son régime ne s'écroulera réellement que quelques années plus tard.
Né à Lyon dans les années 20 par le hasard des tribulations de sa famille, d'un père albanais et d'une mère originaire d'un autre territoire balkanique, Georges parlait de ce fait un français châtié. Rejoignant l’Albanie en 1933 pour le village de Dhërmi situé au bord de la mer Egée, je l’ai connu en 1999. Agé d’un peu plus de 70 ans, il en paraissait beaucoup plus, car il faut reconnaître que cinquante années d’enfermement sous le joug d’un régime arbitraire vous usent prématurément. Incontestablement, il était tout content que l’on vienne le voir et il m’arrivait d’aller passer quelques jours chez lui, dans son village surplombant la mer et construit au pied d’une magnifique montagne qui jaillissait au-dessus des flots, à plus de 2000 mètres d’altitude. Combien d’histoires extraordinaires ne m’a-t-il pas raconté.
Chez ce peuple d’Albanie du sud, en plus de ce traumatisme de l’ère communiste, se greffe un autre problème toujours bien réel en cette fin de XXème siècle, la langue. Certains, dont faisait partie Georges, refusent de parler albanais et ne parlent que grec, et les autres se refusent à parler grec, mais tous parlent l’albanais et probablement le grec. Cela crée donc des animosités qui se perpétuent de génération en génération. Et l'attention était de mise lorsqu’on arrivait (j’emploie un passé car depuis quinze ans, avec l’explosion du tourisme, tout change très vite) dans un village albanophone le soir, il fallait prendre garde à bien dire « mirë mbrëma » (ë se prononce comme le e muet français) et non pas « kali nirta » en grec et réciproquement dans un village grécophone. D’ailleurs, à ce propos, la première fois que je décidais de passer une semaine chez lui j’étais heureux à l’idée qu’il me ferait progresser en albanais même si je me débrouillais déjà pas mal. Mais que nenni, d’entrée de jeu il me dit : « ne compte surtout pas sur moi pour que je te parle albanais ». Bon, tant pis, ce serait le français qu’il parlait aussi bien que moi. Mais Hélène, mon épouse qui était très attirée par les civilisations orthodoxes et qui maîtrisait plusieurs langues à l’alphabet cyrillique, s’entretenait en grec avec lui. Tant pis pour moi.
Au fil de nos rencontres, nous avions eu l'occasion de faire la connaissance de quelques-uns de ses amis bergers des environs, dont l’un avec lequel nous avions plus particulièrement sympathisé, mon épouse et moi. Bien évidemment il n’était pas question qu’il prononce la moindre phrase en albanais. Le problème était qu'il ne parlait pas un mot de français. Alors les premières fois, j’étais obligé de passer par la traduction de Georges ou de ma femme. Puis l’amitié s’installant, il tolérait que je lui parle en albanais mais répondait en grec et attendait qu'Hélène traduise en français, et jamais il n’en a démordu. Cela a fini par nous plaire et l’habitude s’établissant, nous adorions ces conversations en trois langues.
Cela alla même un jour plus loin. En Albanie, l’un de mes anciens camarades du lycée Ampère, à Lyon, était un entrepreneur important du pays et cela depuis des années. C’était, et ça l’est toujours, un personnage tout à fait atypique qui avait travaillé toujours très légalement avec différents pays pour le moins particuliers comme la Corée du Nord. Informé que la télévision de Georges ne fonctionnait plus, immédiatement il décide de lui envoyer un technicien pour changer son téléviseur. Mais ce dernier, bien qu'étant du même village que Georges, parlait albanais et refusait le grec, et de plus, il y avait bien longtemps, un membre de sa famille avait séduit l’épouse du cousin de Georges et s’était sauvé avec elle aux Etats-Unis. Cela faisait deux bonnes raisons pour que le contact entre les deux hommes soit impossible. Mon camarade choisit de prendre comme médiateur mon épouse, qui, au cours des quatre heures que dura le trajet de Tirana à Dhërmi à l’époque, eut tout le temps de longuement discuter en albanais avec le technicien, qui lui a raconté tous les potins qui entraînaient des inimitiés, pour le moins profondes, depuis des lustres entre les différentes familles du coin.
Donc ils arrivent chez Georges, qui n’avait pas été prévenu. Hélène se présente, il est ravi de la voir. Après ces premières paroles de bienvenue, elle en vient au motif de sa venue, le technicien étant, quant à lui, resté dans son véhicule arrêté à une centaine de mètres. La première réaction de Georges a été un refus catégorique, il n’était pas question qu’il accepte un service de cet individu. Elle lui explique avec diplomatie que c’est mon ami qui l’envoie, que la décision vient bien de lui et que le technicien n’est que l’employé qui vient accomplir le travail. Georges finit par être amadoué et mon épouse enfin soulagée part chercher le technicien. Le premier contact est froid, ils s’échangent quelques paroles de politesse, l’un en grec, l’autre en albanais, et l’installateur se met au travail. Le nouveau téléviseur est vite installé et le technicien monte sur le toit pour régler l’antenne parabolique. Georges est assis devant sa télévision, le technicien sur le toit de la petite maison et ma femme dehors dans l’axe de la porte ouverte, ayant les deux hommes en vue, faisant ainsi le relais d’informations de français en albanais, Georges préférant parler plutôt français que grec car le technicien ne le comprenait pas et Georges n’était pas toujours très tendre à son égard.
Le réglage s’éternisa, non parce qu’il était difficile d’orienter avec précision la parabole, mais parce que Georges goûtait une petite vengeance en faisant traîner les choses alors que l’image était très nette. Il disait à Hélène : « laisse l’Ottoman sécher au soleil et dis-lui que la réception est floue ». Il s’est donc escrimé un bon moment sous un soleil de plomb à cuire comme un œuf sur sa dalle de pierre.
Lorsqu’elle m’a raconté cette aventure, elle n’en pouvait plus de rire, mais c’est une histoire de la réalité albanaise. D’ailleurs cette notion de frontière floue dans cette partie sud de l’Albanie est entretenue par les uns et les autres, une Albanaise m’a dit un jour comme dans un cri du cœur alors que je lui parlais de Ioannina en Grèce « mais c’est albanais ». D’autres vous diront qu’Himara est grec, certes il y a un siècle c’était le cas. Les frontières dans les Balkans ont tellement changé aux cours des siècles, chaque pays ayant été à une époque ou l’autre un empire réel ou fantasmé, un peu comme si nous disions que Moscou est français car l’armée de Napoléon y est arrivée. Un livre très intéressant et très éclairant sur l’histoire des Balkans « Balkans la crise » de Jean-Arnaud Dérens. Cet auteur est un grand spécialiste de la région.
Après le flou des contours des zones de parler dans le sud de l’Albanie, je vais vous raconter l’histoire des bouteilles à la mer passant les frontières.
Au cours de cette période de paranoïa totale qui se situe vers les années soixante-dix, un pêcheur tape un jour à la porte de Georges. Aussitôt après avoir ouvert, ce dernier se voit tendre une bouteille contenant un message. L’homme lui explique qu’il vient de l’attraper dans ses filets et que le mot glissé à l'intérieur n’étant pas rédigé en albanais, il ne comprend pas sa signification. Sachant que Georges a vécu à l’étranger, c'est la raison pour laquelle il se présente à lui. Georges, intrigué, prend le morceau de papier, le déplie et, après lecture, répond au pêcheur qu’il ne comprend pas ce qui est écrit. Ce dernier repart déçu mais en réalité, Georges avait très bien compris parce que le texte était tout bonnement écrit en français. Mais en cette période étrange de dictature folle, il avait eu peur qu’on lui tende un piège. Sa confiance dans le régime et sa police était nulle. Il s'en méfiait d’autant plus que, par le fait d’avoir habité en France, on le suspectait d’être peu fiable car dans le village on le surnommait l’étranger.
En effet, dans l’Albanie de cette époque, il ne fallait pas grand-chose pour se retrouver entre les mains d’interrogateurs qui, très rapidement, vous envoyaient en relégation, en prison, en camp de concentration et, éventuellement, vous traduisaient illico presto devant un peloton d’exécution. Il suffit de visiter le musée national à Tirana qui consacre un large espace au système répressionnaire pour comprendre que l’on vivait dans la peur de l’arbitraire.
Différence entre relégation et camp de concentration, cette deuxième notion n’a pas besoin d’explication, mais la première si. La relégation signifiait être envoyé dans une région reculée du pays où on vous astreignait à un certain travail sans être derrière des barbelés. Cependant, il vous était strictement interdit de quitter votre lieu d’assignation. Si l’idée vous en prenait, vous étiez immédiatement découvert, les points de contrôle étant nombreux et les véhicules pour se déplacer peu abondants. Dans les transports en commun, vous deviez montrer votre autorisation de mouvement. C'est ainsi que Georges se trouvait bien mieux dans sa montagne du sud de l’Albanie que dans une plaine insalubre du nord, entre marais infestés l’été et grands froids en hiver.
Connaissant le prix du temps et de la liberté, il attend, indécis quant à la réaction à adopter après avoir lu le message et observé en silence l'attitude des autorités à son encontre. Rien ne semble se passer. Puis timidement il se renseigne, demandant s’il risque quelque chose s’il écrit à un étranger. On lui rétorque que cela ne le mettra nullement en danger si, dans sa lettre, il n’y a aucun secret et qu’elle ne comporte pas non plus de critiques envers le régime et le Président.
Après bien des hésitations et des peurs, il finit enfin par répondre à l'auteur de ce message marin. Il s’agissait d’un habitant de Perpignan qui jetait des bouteilles à la mer en grand nombre et qui attendait que les personnes les recueillant sur les différents rivages de la Méditerranée, de l’Adriatique, de la mer Egée ainsi que de la mer Ionienne se fassent connaître.
Sa missive envoyée, un retour lui parvient quelques semaines plus tard. L’Albanie était le dernier pays à se manifester. En provenance de tous les autres pays du pourtour méditerranéen, à peu près une quinzaine, l’expéditeur avait reçu des réponses, et parfois de certains elles se chiffraient à plus de dix. Le plus étonnant résidait dans le fait que des pays comme la Croatie et, encore plus surprenant, la Slovénie située tout au fond de l’Adriatique, avaient vu s'échouer sur leurs côtes les fameuses bouteilles parties de France. Est-ce que d’autres bouteilles avaient atteint les côtes albanaises mais que, par peur de la répression, personne n’avait osé répondre, on peut se le demander, à moins que seul Georges eût été en mesure de comprendre la teneur du message.
De là est née une amitié entre Georges et son correspondant français qui s’est concrétisée par une rencontre à Athènes une fois que le régime carcéral d’Enver Hodja fut tombé. Lorsque je résidais en Albanie le service des postes était loin d'être performant et pour être sûr que ses courriers parviennent à son ami, le Perpignanais préférait faire transiter ses correspondances par l’ambassade, et voilà comment je me suis retrouvé postier.
« Tout le bonheur du moment est dans l'inattendu » a écrit Jean d'Ormesson.
La frontière floue des langues et Les bouteilles et la frontière
L’Albanie est un pays étonnant dont on peut dire tout et son contraire. J’ai eu l’opportunité d’y vivre trois ans et je ne le regretterai jamais. J’y ai gardé des amitiés profondes et elle représente ma deuxième nation de cœur, je n’oublie cependant pas que je suis français.
Il faut savoir que l'Albanie a connu une dictature comparable à celle qui sévit encore actuellement en Corée du Nord. Mon histoire ne prend tout son sens que dans le contexte de cette gouvernance complètement folle du pays. Pour bien s’imprégner de cette ambiance, il est nécessaire de lire certains livres comme « Slogans de pierre » de Yllet Alicka ou « Mondes effacés souvenirs d’un Européen » de Yusuf Vrioni. Ils vous replongeront dans les atmosphères surréalistes de ces états à la tête desquels des paranoïaques, vivant dans la hantise du renversement et de l’attentat, posent une chape de plomb sur leur population et règle vite le sort de toute personne qu’ils trouvent dangereuse. Il suffisait de pas grand-chose pour être classé dans la catégorie des ennemis du peuple.
Mon histoire a pour acteur principal Georges, vieil Albano-Français bloqué au sud dans la région d’Himara par la déclaration de la deuxième Guerre Mondiale puis par l’arrivée au pouvoir d’Enver Hodja, dont le règne a duré 40 ans, jusqu’en 1985, son régime ne s'écroulera réellement que quelques années plus tard.
Né à Lyon dans les années 20 par le hasard des tribulations de sa famille, d'un père albanais et d'une mère originaire d'un autre territoire balkanique, Georges parlait de ce fait un français châtié. Rejoignant l’Albanie en 1933 pour le village de Dhërmi situé au bord de la mer Egée, je l’ai connu en 1999. Agé d’un peu plus de 70 ans, il en paraissait beaucoup plus, car il faut reconnaître que cinquante années d’enfermement sous le joug d’un régime arbitraire vous usent prématurément. Incontestablement, il était tout content que l’on vienne le voir et il m’arrivait d’aller passer quelques jours chez lui, dans son village surplombant la mer et construit au pied d’une magnifique montagne qui jaillissait au-dessus des flots, à plus de 2000 mètres d’altitude. Combien d’histoires extraordinaires ne m’a-t-il pas raconté.
Chez ce peuple d’Albanie du sud, en plus de ce traumatisme de l’ère communiste, se greffe un autre problème toujours bien réel en cette fin de XXème siècle, la langue. Certains, dont faisait partie Georges, refusent de parler albanais et ne parlent que grec, et les autres se refusent à parler grec, mais tous parlent l’albanais et probablement le grec. Cela crée donc des animosités qui se perpétuent de génération en génération. Et l'attention était de mise lorsqu’on arrivait (j’emploie un passé car depuis quinze ans, avec l’explosion du tourisme, tout change très vite) dans un village albanophone le soir, il fallait prendre garde à bien dire « mirë mbrëma » (ë se prononce comme le e muet français) et non pas « kali nirta » en grec et réciproquement dans un village grécophone. D’ailleurs, à ce propos, la première fois que je décidais de passer une semaine chez lui j’étais heureux à l’idée qu’il me ferait progresser en albanais même si je me débrouillais déjà pas mal. Mais que nenni, d’entrée de jeu il me dit : « ne compte surtout pas sur moi pour que je te parle albanais ». Bon, tant pis, ce serait le français qu’il parlait aussi bien que moi. Mais Hélène, mon épouse qui était très attirée par les civilisations orthodoxes et qui maîtrisait plusieurs langues à l’alphabet cyrillique, s’entretenait en grec avec lui. Tant pis pour moi.
Au fil de nos rencontres, nous avions eu l'occasion de faire la connaissance de quelques-uns de ses amis bergers des environs, dont l’un avec lequel nous avions plus particulièrement sympathisé, mon épouse et moi. Bien évidemment il n’était pas question qu’il prononce la moindre phrase en albanais. Le problème était qu'il ne parlait pas un mot de français. Alors les premières fois, j’étais obligé de passer par la traduction de Georges ou de ma femme. Puis l’amitié s’installant, il tolérait que je lui parle en albanais mais répondait en grec et attendait qu'Hélène traduise en français, et jamais il n’en a démordu. Cela a fini par nous plaire et l’habitude s’établissant, nous adorions ces conversations en trois langues.
Cela alla même un jour plus loin. En Albanie, l’un de mes anciens camarades du lycée Ampère, à Lyon, était un entrepreneur important du pays et cela depuis des années. C’était, et ça l’est toujours, un personnage tout à fait atypique qui avait travaillé toujours très légalement avec différents pays pour le moins particuliers comme la Corée du Nord. Informé que la télévision de Georges ne fonctionnait plus, immédiatement il décide de lui envoyer un technicien pour changer son téléviseur. Mais ce dernier, bien qu'étant du même village que Georges, parlait albanais et refusait le grec, et de plus, il y avait bien longtemps, un membre de sa famille avait séduit l’épouse du cousin de Georges et s’était sauvé avec elle aux Etats-Unis. Cela faisait deux bonnes raisons pour que le contact entre les deux hommes soit impossible. Mon camarade choisit de prendre comme médiateur mon épouse, qui, au cours des quatre heures que dura le trajet de Tirana à Dhërmi à l’époque, eut tout le temps de longuement discuter en albanais avec le technicien, qui lui a raconté tous les potins qui entraînaient des inimitiés, pour le moins profondes, depuis des lustres entre les différentes familles du coin.
Donc ils arrivent chez Georges, qui n’avait pas été prévenu. Hélène se présente, il est ravi de la voir. Après ces premières paroles de bienvenue, elle en vient au motif de sa venue, le technicien étant, quant à lui, resté dans son véhicule arrêté à une centaine de mètres. La première réaction de Georges a été un refus catégorique, il n’était pas question qu’il accepte un service de cet individu. Elle lui explique avec diplomatie que c’est mon ami qui l’envoie, que la décision vient bien de lui et que le technicien n’est que l’employé qui vient accomplir le travail. Georges finit par être amadoué et mon épouse enfin soulagée part chercher le technicien. Le premier contact est froid, ils s’échangent quelques paroles de politesse, l’un en grec, l’autre en albanais, et l’installateur se met au travail. Le nouveau téléviseur est vite installé et le technicien monte sur le toit pour régler l’antenne parabolique. Georges est assis devant sa télévision, le technicien sur le toit de la petite maison et ma femme dehors dans l’axe de la porte ouverte, ayant les deux hommes en vue, faisant ainsi le relais d’informations de français en albanais, Georges préférant parler plutôt français que grec car le technicien ne le comprenait pas et Georges n’était pas toujours très tendre à son égard.
Le réglage s’éternisa, non parce qu’il était difficile d’orienter avec précision la parabole, mais parce que Georges goûtait une petite vengeance en faisant traîner les choses alors que l’image était très nette. Il disait à Hélène : « laisse l’Ottoman sécher au soleil et dis-lui que la réception est floue ». Il s’est donc escrimé un bon moment sous un soleil de plomb à cuire comme un œuf sur sa dalle de pierre.
Lorsqu’elle m’a raconté cette aventure, elle n’en pouvait plus de rire, mais c’est une histoire de la réalité albanaise. D’ailleurs cette notion de frontière floue dans cette partie sud de l’Albanie est entretenue par les uns et les autres, une Albanaise m’a dit un jour comme dans un cri du cœur alors que je lui parlais de Ioannina en Grèce « mais c’est albanais ». D’autres vous diront qu’Himara est grec, certes il y a un siècle c’était le cas. Les frontières dans les Balkans ont tellement changé aux cours des siècles, chaque pays ayant été à une époque ou l’autre un empire réel ou fantasmé, un peu comme si nous disions que Moscou est français car l’armée de Napoléon y est arrivée. Un livre très intéressant et très éclairant sur l’histoire des Balkans « Balkans la crise » de Jean-Arnaud Dérens. Cet auteur est un grand spécialiste de la région.
Après le flou des contours des zones de parler dans le sud de l’Albanie, je vais vous raconter l’histoire des bouteilles à la mer passant les frontières.
Au cours de cette période de paranoïa totale qui se situe vers les années soixante-dix, un pêcheur tape un jour à la porte de Georges. Aussitôt après avoir ouvert, ce dernier se voit tendre une bouteille contenant un message. L’homme lui explique qu’il vient de l’attraper dans ses filets et que le mot glissé à l'intérieur n’étant pas rédigé en albanais, il ne comprend pas sa signification. Sachant que Georges a vécu à l’étranger, c'est la raison pour laquelle il se présente à lui. Georges, intrigué, prend le morceau de papier, le déplie et, après lecture, répond au pêcheur qu’il ne comprend pas ce qui est écrit. Ce dernier repart déçu mais en réalité, Georges avait très bien compris parce que le texte était tout bonnement écrit en français. Mais en cette période étrange de dictature folle, il avait eu peur qu’on lui tende un piège. Sa confiance dans le régime et sa police était nulle. Il s'en méfiait d’autant plus que, par le fait d’avoir habité en France, on le suspectait d’être peu fiable car dans le village on le surnommait l’étranger.
En effet, dans l’Albanie de cette époque, il ne fallait pas grand-chose pour se retrouver entre les mains d’interrogateurs qui, très rapidement, vous envoyaient en relégation, en prison, en camp de concentration et, éventuellement, vous traduisaient illico presto devant un peloton d’exécution. Il suffit de visiter le musée national à Tirana qui consacre un large espace au système répressionnaire pour comprendre que l’on vivait dans la peur de l’arbitraire.
Différence entre relégation et camp de concentration, cette deuxième notion n’a pas besoin d’explication, mais la première si. La relégation signifiait être envoyé dans une région reculée du pays où on vous astreignait à un certain travail sans être derrière des barbelés. Cependant, il vous était strictement interdit de quitter votre lieu d’assignation. Si l’idée vous en prenait, vous étiez immédiatement découvert, les points de contrôle étant nombreux et les véhicules pour se déplacer peu abondants. Dans les transports en commun, vous deviez montrer votre autorisation de mouvement. C'est ainsi que Georges se trouvait bien mieux dans sa montagne du sud de l’Albanie que dans une plaine insalubre du nord, entre marais infestés l’été et grands froids en hiver.
Connaissant le prix du temps et de la liberté, il attend, indécis quant à la réaction à adopter après avoir lu le message et observé en silence l'attitude des autorités à son encontre. Rien ne semble se passer. Puis timidement il se renseigne, demandant s’il risque quelque chose s’il écrit à un étranger. On lui rétorque que cela ne le mettra nullement en danger si, dans sa lettre, il n’y a aucun secret et qu’elle ne comporte pas non plus de critiques envers le régime et le Président.
Après bien des hésitations et des peurs, il finit enfin par répondre à l'auteur de ce message marin. Il s’agissait d’un habitant de Perpignan qui jetait des bouteilles à la mer en grand nombre et qui attendait que les personnes les recueillant sur les différents rivages de la Méditerranée, de l’Adriatique, de la mer Egée ainsi que de la mer Ionienne se fassent connaître.
Sa missive envoyée, un retour lui parvient quelques semaines plus tard. L’Albanie était le dernier pays à se manifester. En provenance de tous les autres pays du pourtour méditerranéen, à peu près une quinzaine, l’expéditeur avait reçu des réponses, et parfois de certains elles se chiffraient à plus de dix. Le plus étonnant résidait dans le fait que des pays comme la Croatie et, encore plus surprenant, la Slovénie située tout au fond de l’Adriatique, avaient vu s'échouer sur leurs côtes les fameuses bouteilles parties de France. Est-ce que d’autres bouteilles avaient atteint les côtes albanaises mais que, par peur de la répression, personne n’avait osé répondre, on peut se le demander, à moins que seul Georges eût été en mesure de comprendre la teneur du message.
De là est née une amitié entre Georges et son correspondant français qui s’est concrétisée par une rencontre à Athènes une fois que le régime carcéral d’Enver Hodja fut tombé. Lorsque je résidais en Albanie le service des postes était loin d'être performant et pour être sûr que ses courriers parviennent à son ami, le Perpignanais préférait faire transiter ses correspondances par l’ambassade, et voilà comment je me suis retrouvé postier.
« Tout le bonheur du moment est dans l'inattendu » a écrit Jean d'Ormesson.
Désolé dans le texte que je viens de mettre une fausse manipulation a fait que des paragraphes se sont mélangés, j'ai essayé d'y remédier, en espérant que le texte redevienne compréhensible.
Luc
Enfin un résumé de mes passages des 3 Guyane en 2017.
Étape -1: Arrivé au Guyana
Je devrais partir de Las Americas, en République Dominicaine le 6 mars 2017, en faisant une courte escale a Curaçao pour me rendre au Guyana mais, la compagnie Insel air qui assurait le vol étant en grande difficulté avec ses appareils, le vol a été reporté le lendemain du 7 mars, sans compensation financière. Pour moi, pas de stress j'ai encore un mois de vacances devant moi avant de retourner au Canada.
Puis, le lendemain du 7 mars j'ai pu prendre mon vol vers 14h avec un avion affrété par Insel Air qui devrait faire un arrêt technique à St Martin, aéroport Princess Juliana, pas de chance, il ventait si fort que l'avion a du faire plusieurs tour de l'ile sans pouvoir atterrir. Après avoir presque épuisé tout son kérosène, le pilote s'est dirigé en urgence pour atterrir à l'aéroport de la Guadeloupe, on a eu un peu peur j'avoue.
Après avoir fait le plein à l'aéroport de Guadeloupe sans qu'on puisse sortir de l'avion, on a finalement décoller pour St Martin, même pas 30 minutes de vol plus tard, nous atterrissons a l'aéroport Princess Juliana où des passagers ont été débarqué et d'autres ont embarqué pour Curaçao. Cependant, je dois encore prendre mon mal en patience avant de pouvoir piler le sol guyanais. Ah oui! Arrivé sur Curaçao vers 22h, je savais qu'il n'y avait plus de vol pour Georgetown. Après avoir débarqué de l'avion, moi qui devrais normalement rester en zone de transit de l'aéroport, j'ai du me présenter vers l'officier de l'immigration qui m'a mis un beau tampon, valide pour 90 jours si ma mémoire est bonne, et me voila en territoire de Curaçao! Certains passagers en transit originaires d’Haïti qui étaient en transit pour Manaus, au Brésil, ont vu leurs passeports retenus par l’immigration en attendant un autre vol étant donné qu'ils ne pouvaient que transiter sans visa, l'immigration ont retenus leurs passeports semble t'il de peur qu'ils ne s'enfuient.
Étant donné la compagnie Insel air n'assurait plus la liaison Curacao-Georgetown, je me retrouve en séjour forcé dans la ville de Willemstad. Plusieurs autres touristes, principalement des néerlandais qui devraient se rendre pour la plupart sur les iles sœurs, Aruba et Bonaire, étaient aussi coincé sur l'ile de Curacao faute de vol et d'avion. En attendant de me trouver un vol avec une autre compagnie on a donc été conduit dans la ville capitale, Willemstad.
Bien que cela n'était pas prévu au départ, j'ai passé 3 jours dans un hôtel de Willemstad tout frais payé par la compagnie Insel Air. Oh j'étais ravi de découvrir cet ile paradisiaque. Le soir, j'allais baigner dans une petite plage près d'un quai pas loin de la zone touristique de la ville et on pouvait voir des bateau de croisière pas trop loin proche du casino de la ville.
Enfin, après avoir passé les trois jours à me gaver de bière, au frais de la compagnie bien sur, la réception de l’hôtel m'annonce qu'on allait venir me chercher dans la soirée le 3ime jour, vers 17h je crois, et qu'on m'avait finalement trouver un vol pour le soir même. j'ai du les couter un bras rien qu'en bière hahahaha, il fallait se débarrasser de moi. Et, finalement après m'avoir conduit à l'aéroport par leur taxi désigné, vers 22h on m'a mis sur un vol qui faisait une escale de nuit à Trinidad et Tobago, Caribbean Airline, avant de me transporter le lendemain matin a Georgetown au Guyana (Guyane anglaise).
Enfin, sous une pluie tropicale, le vendredi 10 mars 2017, atterrissage de mon vol en provenance de Port of Spain à Cheddi Jagan airport. Je suis désormais en territoire Guyanais. Une fois descendu de l'avion, petit aéroport à environ 40 minutes environ du centre-ville, je me suis dirigé très vite vers l’intérieur pour éviter la pluie et prendre la file pour passer l'immigration. Moi qui suis habitué avec les aéroport de l'Amérique du Nord me voila dans le plus gros aéroport de la Guyane anglaise mais qui ressemble à mes yeux à un petit aéroport de campagne. après avoir rempli des formulaires pour l’immigration mon tour est arrivé et je me présente auprès d'une agente d'immigration, assez sec, à qui je tend mon passeport. Avec un accent digne des Antilles anglophones des caraïbes elle me demande si j'avais un vol de retour je lui réponds oui j'ai une réservation avec Copa A mais il y'a forte chance que je continue mon voyage vers le Surinam, Guyane Néerlandaise. Elle me met un beau tampon sur mon passeport en prenant soin de noter le numéro de mon vol de retour au préalable puis elle souhaite un bon séjour au Guyana.
Bonus:
Deux options s'offre pour se rendre à Georgetown, le centre-ville.
Option-1. Prendre un Taxi réguliers au coût d'environs 5000 GYD = 24 US$ (les taux date de 2017). Les taxis se trouvent à la sortie même du hall d'arrivé et Le trajet dure environs 45 minutes.
Option-2. Celle que j'ai choisie, prendre le bus # 42, un genre de taxi collectif qui ramasse d'autres clients sur la route, qui coûte 240 GYD = 1,15 US$ et le trajet dure aussi environs 45 minutes. Vous trouverez les bus sur votre côté droit à environs 100 mètres du hall d'arrivé juste entre l 'aéroport et la route principale qui passe à côté.
Après avoir passé une journée et une nuit à Georgetown, j'ai fait le tour en une journée. Départ vers Moleson Creek, ville frontière avec le Surinam. Deux options s'offre pour passer la frontière vers le Surinam.
Option-1. On s'arrange avec un chauffeur qui vous charge envions 6500 GYD = 30 US $ environs et vous prend en charge depuis Georgetown jusqu'à Paramaribo, la capitale du Surinam. Le coût du ferry, environs 3175 GYD = 15 US$ aller simple et environs 4100 GYD = 20 US$ aller retour, reste à votre charge. Les bus partent très tôt le matin pour rattraper le Ferry car après 10h ou si la quantité de personnes et véhicules est atteint, ils n'acceptent plus personnes.
Option-2. Que j'ai choisie. j'ai pris un bus pour Moleson Creek, bus # 65 A vers 11h du matin, je suis arrivé à la ville frontière vers 14h. Coût 1500GYD = 8 US$ environs.
Je me suis trouvé un petit Guess house au coût de 1500GYD sur place où j'ai passé la nuit et profiter pour marcher dans le coin, pas grande chose à faire.
Le lendemain matin dès 7h AM la sécurité de l'hôtel m'appelle un taxico (bus au coût de 500gyd= 2,3us$ environs) qui me dépose au terminal pour prendre le Ferry. L'enregistrement et l'achat du billet pour le Ferry commence aux environs de 7h30 et s'arrête à 10h départ pour Southdrain à New Nivkerie vers 10h30. En sens inverse, Southdrain-Moleson Creek, le départ se fait vers 9h.
Prochain étape, Le Surinam. À venir...
Étape -1: Arrivé au Guyana
Je devrais partir de Las Americas, en République Dominicaine le 6 mars 2017, en faisant une courte escale a Curaçao pour me rendre au Guyana mais, la compagnie Insel air qui assurait le vol étant en grande difficulté avec ses appareils, le vol a été reporté le lendemain du 7 mars, sans compensation financière. Pour moi, pas de stress j'ai encore un mois de vacances devant moi avant de retourner au Canada.
Puis, le lendemain du 7 mars j'ai pu prendre mon vol vers 14h avec un avion affrété par Insel Air qui devrait faire un arrêt technique à St Martin, aéroport Princess Juliana, pas de chance, il ventait si fort que l'avion a du faire plusieurs tour de l'ile sans pouvoir atterrir. Après avoir presque épuisé tout son kérosène, le pilote s'est dirigé en urgence pour atterrir à l'aéroport de la Guadeloupe, on a eu un peu peur j'avoue.
Après avoir fait le plein à l'aéroport de Guadeloupe sans qu'on puisse sortir de l'avion, on a finalement décoller pour St Martin, même pas 30 minutes de vol plus tard, nous atterrissons a l'aéroport Princess Juliana où des passagers ont été débarqué et d'autres ont embarqué pour Curaçao. Cependant, je dois encore prendre mon mal en patience avant de pouvoir piler le sol guyanais. Ah oui! Arrivé sur Curaçao vers 22h, je savais qu'il n'y avait plus de vol pour Georgetown. Après avoir débarqué de l'avion, moi qui devrais normalement rester en zone de transit de l'aéroport, j'ai du me présenter vers l'officier de l'immigration qui m'a mis un beau tampon, valide pour 90 jours si ma mémoire est bonne, et me voila en territoire de Curaçao! Certains passagers en transit originaires d’Haïti qui étaient en transit pour Manaus, au Brésil, ont vu leurs passeports retenus par l’immigration en attendant un autre vol étant donné qu'ils ne pouvaient que transiter sans visa, l'immigration ont retenus leurs passeports semble t'il de peur qu'ils ne s'enfuient.
Étant donné la compagnie Insel air n'assurait plus la liaison Curacao-Georgetown, je me retrouve en séjour forcé dans la ville de Willemstad. Plusieurs autres touristes, principalement des néerlandais qui devraient se rendre pour la plupart sur les iles sœurs, Aruba et Bonaire, étaient aussi coincé sur l'ile de Curacao faute de vol et d'avion. En attendant de me trouver un vol avec une autre compagnie on a donc été conduit dans la ville capitale, Willemstad.
Bien que cela n'était pas prévu au départ, j'ai passé 3 jours dans un hôtel de Willemstad tout frais payé par la compagnie Insel Air. Oh j'étais ravi de découvrir cet ile paradisiaque. Le soir, j'allais baigner dans une petite plage près d'un quai pas loin de la zone touristique de la ville et on pouvait voir des bateau de croisière pas trop loin proche du casino de la ville.
Enfin, après avoir passé les trois jours à me gaver de bière, au frais de la compagnie bien sur, la réception de l’hôtel m'annonce qu'on allait venir me chercher dans la soirée le 3ime jour, vers 17h je crois, et qu'on m'avait finalement trouver un vol pour le soir même. j'ai du les couter un bras rien qu'en bière hahahaha, il fallait se débarrasser de moi. Et, finalement après m'avoir conduit à l'aéroport par leur taxi désigné, vers 22h on m'a mis sur un vol qui faisait une escale de nuit à Trinidad et Tobago, Caribbean Airline, avant de me transporter le lendemain matin a Georgetown au Guyana (Guyane anglaise).
Enfin, sous une pluie tropicale, le vendredi 10 mars 2017, atterrissage de mon vol en provenance de Port of Spain à Cheddi Jagan airport. Je suis désormais en territoire Guyanais. Une fois descendu de l'avion, petit aéroport à environ 40 minutes environ du centre-ville, je me suis dirigé très vite vers l’intérieur pour éviter la pluie et prendre la file pour passer l'immigration. Moi qui suis habitué avec les aéroport de l'Amérique du Nord me voila dans le plus gros aéroport de la Guyane anglaise mais qui ressemble à mes yeux à un petit aéroport de campagne. après avoir rempli des formulaires pour l’immigration mon tour est arrivé et je me présente auprès d'une agente d'immigration, assez sec, à qui je tend mon passeport. Avec un accent digne des Antilles anglophones des caraïbes elle me demande si j'avais un vol de retour je lui réponds oui j'ai une réservation avec Copa A mais il y'a forte chance que je continue mon voyage vers le Surinam, Guyane Néerlandaise. Elle me met un beau tampon sur mon passeport en prenant soin de noter le numéro de mon vol de retour au préalable puis elle souhaite un bon séjour au Guyana.
Bonus:
Deux options s'offre pour se rendre à Georgetown, le centre-ville.
Option-1. Prendre un Taxi réguliers au coût d'environs 5000 GYD = 24 US$ (les taux date de 2017). Les taxis se trouvent à la sortie même du hall d'arrivé et Le trajet dure environs 45 minutes.
Option-2. Celle que j'ai choisie, prendre le bus # 42, un genre de taxi collectif qui ramasse d'autres clients sur la route, qui coûte 240 GYD = 1,15 US$ et le trajet dure aussi environs 45 minutes. Vous trouverez les bus sur votre côté droit à environs 100 mètres du hall d'arrivé juste entre l 'aéroport et la route principale qui passe à côté.
Après avoir passé une journée et une nuit à Georgetown, j'ai fait le tour en une journée. Départ vers Moleson Creek, ville frontière avec le Surinam. Deux options s'offre pour passer la frontière vers le Surinam.
Option-1. On s'arrange avec un chauffeur qui vous charge envions 6500 GYD = 30 US $ environs et vous prend en charge depuis Georgetown jusqu'à Paramaribo, la capitale du Surinam. Le coût du ferry, environs 3175 GYD = 15 US$ aller simple et environs 4100 GYD = 20 US$ aller retour, reste à votre charge. Les bus partent très tôt le matin pour rattraper le Ferry car après 10h ou si la quantité de personnes et véhicules est atteint, ils n'acceptent plus personnes.
Option-2. Que j'ai choisie. j'ai pris un bus pour Moleson Creek, bus # 65 A vers 11h du matin, je suis arrivé à la ville frontière vers 14h. Coût 1500GYD = 8 US$ environs.
Je me suis trouvé un petit Guess house au coût de 1500GYD sur place où j'ai passé la nuit et profiter pour marcher dans le coin, pas grande chose à faire.
Le lendemain matin dès 7h AM la sécurité de l'hôtel m'appelle un taxico (bus au coût de 500gyd= 2,3us$ environs) qui me dépose au terminal pour prendre le Ferry. L'enregistrement et l'achat du billet pour le Ferry commence aux environs de 7h30 et s'arrête à 10h départ pour Southdrain à New Nivkerie vers 10h30. En sens inverse, Southdrain-Moleson Creek, le départ se fait vers 9h.
Prochain étape, Le Surinam. À venir...
MGTOW: Man going their own way...
"Plutôt que d'être malin, vaut mieux être bon " ou les deux.
"Plutôt que d'être malin, vaut mieux être bon " ou les deux.
tu as la marge pour te balader l'Australie c'est GRAND et en plus je crois que vous incluez la Nouvelle-Zélande dans la zone d'exclusion.
La marge diminue rapidement car plusieurs états australiens ferment maintenant leurs frontières ! Une première dans l'histoire de la fédération.
La marge diminue rapidement car plusieurs états australiens ferment maintenant leurs frontières ! Une première dans l'histoire de la fédération.
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
Bonjour Xavier ça se complique pour tout le monde.
Pour mettre un peu de sourire dans tout cela, un petit film qui montre que l'on peut dépasser les frontières de la haine et faire triompher son humanité
https://www.youtube.com/watch?v=ngN7i-LNA8I
Luc
https://www.youtube.com/watch?v=ngN7i-LNA8I
Luc
Bonjour Luc
Merci pour ce petit film qui nous rappelle que dans les pires moments qu'ont traversé les peuples dans la défense de leurs frontières, certains hommes ont su faire preuve d'humanité. Mais je rajouterai que, depuis sa création lors de la première guerre mondiale, l'aviation de chasse a toujours eu des valeurs associées à l'esprit chevaleresque, honneur, respect de l'adversaire, codes.
Mais il n'y a pas que les chevaliers du ciel pour nous montrer le chemin de l'humanité. Ton post me ramène à ce qui s'est passé le 25 décembre 1914, alors que l'Europe est en guerre, que l'on compte déjà des millions d'hommes morts dans une solitude totale. Français, Ecossais et Allemands vont poser les armes pour fraterniser durant quelques heures. Les Allemands chantaient des chants de Noël pour l'ennemi d'en face et les Français répondaient par "Mon Beau Sapin". Cette histoire, longtemps tenue secrète, a été relatée par Yves Buffetaut dans son livre "Batailles de Flandres et d'Artois 1914-1918". L'humanité et la fraternité avaient une revanche à prendre puisque de ces écrits, il en a été tiré un très beau film sorti en 2015 "Joyeux Noël". A voir ou a revoir en cette longue période de confinement.
Calyssie
Merci pour ce petit film qui nous rappelle que dans les pires moments qu'ont traversé les peuples dans la défense de leurs frontières, certains hommes ont su faire preuve d'humanité. Mais je rajouterai que, depuis sa création lors de la première guerre mondiale, l'aviation de chasse a toujours eu des valeurs associées à l'esprit chevaleresque, honneur, respect de l'adversaire, codes.
Mais il n'y a pas que les chevaliers du ciel pour nous montrer le chemin de l'humanité. Ton post me ramène à ce qui s'est passé le 25 décembre 1914, alors que l'Europe est en guerre, que l'on compte déjà des millions d'hommes morts dans une solitude totale. Français, Ecossais et Allemands vont poser les armes pour fraterniser durant quelques heures. Les Allemands chantaient des chants de Noël pour l'ennemi d'en face et les Français répondaient par "Mon Beau Sapin". Cette histoire, longtemps tenue secrète, a été relatée par Yves Buffetaut dans son livre "Batailles de Flandres et d'Artois 1914-1918". L'humanité et la fraternité avaient une revanche à prendre puisque de ces écrits, il en a été tiré un très beau film sorti en 2015 "Joyeux Noël". A voir ou a revoir en cette longue période de confinement.
Calyssie
Effectivement une belle histoire... et en cette période, disons troublée, nul doute qu'il y en aura d'autres mais peut-être d'aviateurs ennemis.
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
Demain je continuerai avec le passage de Guyana au Surinam. Mais, comme vous aviez pu constater, beaucoup d'imprévus m'ont conduit a traverser plusieurs frontières qui n'étaient pas prévu au départ. Que ce soit en faisant escale dans certains aéroports, c'est le cas de St-Martin, de la Guadeloupe, de Trinidad et Tobago ou par les airs; Porto-Rico, Les Iles Vierges Américaines et Britanniques, Montserrat, Antigua et Barbuda. C'était toute une aventure pour moi!
En survolant Porto Rico j'avais une très belle vue de l'Ile du coté sud. Je crois, en ce qui concerne les Iles Vierges, je crois que l'avion est passé au beau milieu des deux. Donc, bien que j'ai pu jeter un coup d’œil des deux cotés J'avais pas vraiment une belle vue. Peut-être c'est du fait de la taille de ses Iles minuscules. Puis, en arrivant vers notre première escale, on a survolé pendant au moins une heure l'Ile de St-martin, ce qui fait en sorte qu'on a pas arrêter de passer au dessus des autres Iles et ilets aux alentours pour ensuite aller se poser en Guadeloupe, ce qui n'était pas du tout prévu au départ. J'ai donc, a plusieurs reprises, passer au dessus des Iles comme: Antigua, Montserrat et même d'autres ilets non identifiables.
Comme j'avais déjà mentionné et décrit mon passage a Curaçao, j'enchaine donc avec Trinidad et Tobago ou j'ai passé une nuit et qui n'était pas du tout prévu dans mon plan de départ. Vive les longues vacances sans trop de restriction!
La première partie de mon mon vol, avant de m'envoler pour le Guyana avec Carribean Airline, était avec une petite compagnie dont j'oublie le nom. Au départ de Curaçao, le vol était de nuit et a quand même durée plus ou moins 3 heures si je me souviens bien. j'ai atterri vers minuit a l’aéroport International de Piarcoqui est situé sur l'ile de Trinité a environ 45 minutes de la capitale Port of Spain. Le passage de l'immigration était assez rapide. je me rappelle qu'on ne m'a pas vraiment questionné puisque j'étais en transit. J'avais un beau tampon valable pour plusieurs semaines dont j'ai utilisé pour une simple balade a l’extérieur de l'aéroport. Lors de mon arrivé, la première chose qui a attiré mon attention c'est l'architecture de l'aéroport dont j'avais jamais vue un modèle semblable avant. Étant donné mon vol de connexion était autour de 6h le lendemain matin, je me suis contenté de promener autour de l'aéroport pendant une partie de la nuit avant de repasser la sécurité pour aller m'endormir dans la salle d'attente pré-embarquement.
Bonne nuit et a demain pour la suite...
En survolant Porto Rico j'avais une très belle vue de l'Ile du coté sud. Je crois, en ce qui concerne les Iles Vierges, je crois que l'avion est passé au beau milieu des deux. Donc, bien que j'ai pu jeter un coup d’œil des deux cotés J'avais pas vraiment une belle vue. Peut-être c'est du fait de la taille de ses Iles minuscules. Puis, en arrivant vers notre première escale, on a survolé pendant au moins une heure l'Ile de St-martin, ce qui fait en sorte qu'on a pas arrêter de passer au dessus des autres Iles et ilets aux alentours pour ensuite aller se poser en Guadeloupe, ce qui n'était pas du tout prévu au départ. J'ai donc, a plusieurs reprises, passer au dessus des Iles comme: Antigua, Montserrat et même d'autres ilets non identifiables.
Comme j'avais déjà mentionné et décrit mon passage a Curaçao, j'enchaine donc avec Trinidad et Tobago ou j'ai passé une nuit et qui n'était pas du tout prévu dans mon plan de départ. Vive les longues vacances sans trop de restriction!
La première partie de mon mon vol, avant de m'envoler pour le Guyana avec Carribean Airline, était avec une petite compagnie dont j'oublie le nom. Au départ de Curaçao, le vol était de nuit et a quand même durée plus ou moins 3 heures si je me souviens bien. j'ai atterri vers minuit a l’aéroport International de Piarcoqui est situé sur l'ile de Trinité a environ 45 minutes de la capitale Port of Spain. Le passage de l'immigration était assez rapide. je me rappelle qu'on ne m'a pas vraiment questionné puisque j'étais en transit. J'avais un beau tampon valable pour plusieurs semaines dont j'ai utilisé pour une simple balade a l’extérieur de l'aéroport. Lors de mon arrivé, la première chose qui a attiré mon attention c'est l'architecture de l'aéroport dont j'avais jamais vue un modèle semblable avant. Étant donné mon vol de connexion était autour de 6h le lendemain matin, je me suis contenté de promener autour de l'aéroport pendant une partie de la nuit avant de repasser la sécurité pour aller m'endormir dans la salle d'attente pré-embarquement.
Bonne nuit et a demain pour la suite...
MGTOW: Man going their own way...
"Plutôt que d'être malin, vaut mieux être bon " ou les deux.
"Plutôt que d'être malin, vaut mieux être bon " ou les deux.
a demain pour la suite...
Rendez-vous pris. Ces frontières m'intéressent beaucoup et j'espère bien les franchir... un jour !
Rendez-vous pris. Ces frontières m'intéressent beaucoup et j'espère bien les franchir... un jour !
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
Étant déjà sur le continent sud américain, soit au Guyana, plus question de prendre l'avion jusqu’à la Guyane française.
Mon séjour au Guyana était assez bref, soit deux jours. Après avoir acheté mon visa au consulat du Surinam a Georgetown un vendredi, dépôt de passeport vers 10h le matin pour le récupérer vers 14h dans l’après-midi la même journée puis, le lendemain matin j'ai pris le bus de départ pour la frontière du Surinam.
Voici le résumé du parcours avec un lien vers mes écrits sur ce périple avec d'autres détails: https://voyageforum.com/discussion/trajet-guyana-surinam-guyane-bresil-retour-d7821049/
Départ vers Moleson Creek, ville frontière avec le Surinam. Deux options s'offrent pour passer la frontière vers le Surinam.
Option-1. On s'arrange avec un chauffeur qui vous charge envions 6500 GYD = 30 US $ environs et vous prend en charge depuis Georgetown jusqu'à Paramaribo, la capitale du Surinam. Le coût du ferry, environs 3175 GYD = 15 US$ aller simple et environs 4100 GYD = 20 US$ aller retour, reste à votre charge. Les bus partent très tôt le matin pour rattraper le Ferry car, après 10h ou si la quantité de passagers et de véhicules est atteint, le ferry n'accepte plus de passagers.
Option-2. C'est ce que j'ai choisie. j'ai pris un bus pour Molesen-Creek, bus # 65 A vers 11h du matin, au centre-ville de Georgetown, il suffit demander, je suis arrivé à la ville frontière (Coriverton) vers 14h. Coût 1500GYD = 8 US$ environs.
Je me suis trouvé un petit Guess-house, en demandant aux gens dans la rue, dans la petite ville de Corriverton au coût de 1500GYD sur place où j'ai passé la nuit et profiter pour marcher dans le coin, pas grande chose à faire.
Le lendemain matin dès 7h AM la sécurité du Guess-House m'appelle un taxico (bus au coût de 500gyd= 2,3us$ environs) qui me dépose au terminal de Molesen-Creek pour prendre le Ferry. L'enregistrement et l'achat du billet pour le Ferry commence aux environs de 7h30 et s'arrête à 10h. La traversée pour Southdrain à New Nivkerie commence vers 10h30. En sens inverse, Southdrain-Molesen Creek, le départ se fait vers 9h le matin. Le pilotage du ferry est assez délicat puisque le pilote doit se battre contre le courant pour rejoindre le Surinam. Et, étant donné qu'on est proche de l'embouchure du fleuve Corentine qui se jette dans l'océan atlantique, j'imagine que cela représente un défis en plus pour le pilote, juste mon avis je ne suis pas expert.
Dans les photos que je vais mettre en bas de ce post, vous allez apercevoir que les deux pays sont séparés par le fleuve Corentine.
Petit anecdote: étant donné mon arrivé tard dans l’après midi vers la frontière, il n'y avait plus de ferry pour se rendre au Surinam. Mais on m'a tout de même proposé une place sur un canot, moins cher d’ailleurs que le ferry officiel, mais c'est réservé aux locaux qui font des allers retour vers les deux pays, Guyana-Surinam, sans passer par les services de contrôles d'immigrations et de douanes. Pas trop légal en tout cas et a ses risques et périls. J'ai, bien entendu, refusé et préférer attendre demain matin en dormant sur place dans le petit Guess-House que j'ai mentionné plus haut.
Prochaine étape, passage vers la Guyane française....

Mon séjour au Guyana était assez bref, soit deux jours. Après avoir acheté mon visa au consulat du Surinam a Georgetown un vendredi, dépôt de passeport vers 10h le matin pour le récupérer vers 14h dans l’après-midi la même journée puis, le lendemain matin j'ai pris le bus de départ pour la frontière du Surinam.
Voici le résumé du parcours avec un lien vers mes écrits sur ce périple avec d'autres détails: https://voyageforum.com/discussion/trajet-guyana-surinam-guyane-bresil-retour-d7821049/
Départ vers Moleson Creek, ville frontière avec le Surinam. Deux options s'offrent pour passer la frontière vers le Surinam.
Option-1. On s'arrange avec un chauffeur qui vous charge envions 6500 GYD = 30 US $ environs et vous prend en charge depuis Georgetown jusqu'à Paramaribo, la capitale du Surinam. Le coût du ferry, environs 3175 GYD = 15 US$ aller simple et environs 4100 GYD = 20 US$ aller retour, reste à votre charge. Les bus partent très tôt le matin pour rattraper le Ferry car, après 10h ou si la quantité de passagers et de véhicules est atteint, le ferry n'accepte plus de passagers.
Option-2. C'est ce que j'ai choisie. j'ai pris un bus pour Molesen-Creek, bus # 65 A vers 11h du matin, au centre-ville de Georgetown, il suffit demander, je suis arrivé à la ville frontière (Coriverton) vers 14h. Coût 1500GYD = 8 US$ environs.
Je me suis trouvé un petit Guess-house, en demandant aux gens dans la rue, dans la petite ville de Corriverton au coût de 1500GYD sur place où j'ai passé la nuit et profiter pour marcher dans le coin, pas grande chose à faire.
Le lendemain matin dès 7h AM la sécurité du Guess-House m'appelle un taxico (bus au coût de 500gyd= 2,3us$ environs) qui me dépose au terminal de Molesen-Creek pour prendre le Ferry. L'enregistrement et l'achat du billet pour le Ferry commence aux environs de 7h30 et s'arrête à 10h. La traversée pour Southdrain à New Nivkerie commence vers 10h30. En sens inverse, Southdrain-Molesen Creek, le départ se fait vers 9h le matin. Le pilotage du ferry est assez délicat puisque le pilote doit se battre contre le courant pour rejoindre le Surinam. Et, étant donné qu'on est proche de l'embouchure du fleuve Corentine qui se jette dans l'océan atlantique, j'imagine que cela représente un défis en plus pour le pilote, juste mon avis je ne suis pas expert.
Dans les photos que je vais mettre en bas de ce post, vous allez apercevoir que les deux pays sont séparés par le fleuve Corentine.
Petit anecdote: étant donné mon arrivé tard dans l’après midi vers la frontière, il n'y avait plus de ferry pour se rendre au Surinam. Mais on m'a tout de même proposé une place sur un canot, moins cher d’ailleurs que le ferry officiel, mais c'est réservé aux locaux qui font des allers retour vers les deux pays, Guyana-Surinam, sans passer par les services de contrôles d'immigrations et de douanes. Pas trop légal en tout cas et a ses risques et périls. J'ai, bien entendu, refusé et préférer attendre demain matin en dormant sur place dans le petit Guess-House que j'ai mentionné plus haut.
Prochaine étape, passage vers la Guyane française....

MGTOW: Man going their own way...
"Plutôt que d'être malin, vaut mieux être bon " ou les deux.
"Plutôt que d'être malin, vaut mieux être bon " ou les deux.
Désolé pour les accents. Je suis en amérique du nord et sur un laptop malheureusement les claviers ne sont pas trop commode pour les accents.
Une photo du marché des épices du Surinam en bas:
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MGTOW: Man going their own way...
"Plutôt que d'être malin, vaut mieux être bon " ou les deux.
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Prochaine étape, passage vers la Guyane française....
En attendant, un bref retour aux frontières européènnes actuelles : Lien
En attendant, un bref retour aux frontières européènnes actuelles : Lien
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
sans oublier cette histoire... d'amour ! LIEN
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Prochaine étape, passage vers la Guyane française....
En attendant, un bref retour aux frontières européènnes actuelles : Lien
Eh oui la dure réalité rattrape les européens...
En attendant, un bref retour aux frontières européènnes actuelles : Lien
Eh oui la dure réalité rattrape les européens...
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"Plutôt que d'être malin, vaut mieux être bon " ou les deux.
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Ils sont trop mignons les deux seniors🤗.
Ce week-end, je publierai l’avant dernière étape de mon parcours, soit le passage du Surinam vers la Guyane française 🇬🇫.
Après, ce sera un anecdote sur mon passage de la Guyane française vers le Brésil qui est tout sauf ordinaire 😒. En fait, je me suis retrouvé en pleine grève générale en Guyane française, en mars 2017, avec blocage des routes partout. Ce sera pour très bientôt avec en bonus mes autres passages du Brésil 🇧🇷 vers l'Argentine, puis le Chili 🇨🇱, encore l'Argentine pour ensuite entrer en Uruguay 🇺🇾 avant de terminer ma course 🏃🏿♂️ au Brésil 🇧🇷.
Ate mais 🇧🇷
Ils sont trop mignons les deux seniors🤗.
Ce week-end, je publierai l’avant dernière étape de mon parcours, soit le passage du Surinam vers la Guyane française 🇬🇫.
Après, ce sera un anecdote sur mon passage de la Guyane française vers le Brésil qui est tout sauf ordinaire 😒. En fait, je me suis retrouvé en pleine grève générale en Guyane française, en mars 2017, avec blocage des routes partout. Ce sera pour très bientôt avec en bonus mes autres passages du Brésil 🇧🇷 vers l'Argentine, puis le Chili 🇨🇱, encore l'Argentine pour ensuite entrer en Uruguay 🇺🇾 avant de terminer ma course 🏃🏿♂️ au Brésil 🇧🇷.
Ate mais 🇧🇷
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Hi everyone,
I’m Loulou, a French expat who’s been living in Southeast Asia for about fifteen years, currently in Phnom Penh, Cambodia. A passionate walker at heart, I’ve trekked in Nepal (Thorung La, Mardi Himal), India, Vietnam, and I’m still planning new hikes (Char Dham, Langtang, Annapurna).
I’ve just published my first travel journal, recounting three months of walking and encounters across India. A portion of the sales goes to an educational center I support in Kep, for children whose parents work in the salt marshes.
I’m also working on a second book about Nepal with a musician friend, focusing on the Mardi Himal trek—two independent perspectives on the same journey.
Happy to swap stories with you about the Himalayas, India, Southeast Asia, or just the urge to hit the road and walk far from home.
Safe travels,
Loulou
Hi! It was totally by chance that I stumbled upon VoyageForum (an ad online and a story lol), and I’ve been reading some really old posts from 2011 about Thai massage schools—discussions on how to get by, accommodation, prices, etc. It reminded me of my own experience: I kept things simple by staying with a local family during my entire trip. I only shared all the expenses with them, which, I’ll admit, was super cheap… and I often traveled with them, which naturally opened a lot of doors for me. To start, at the school in Salaya, my Thai friend immediately connected me with Teacher Phong (the school’s mentor and teacher of teachers, a former monk). I was supposed to join a group session with other foreigners, but for some reason I don’t know, I got two days of private lessons for free with this expert… incredible! And on top of that, he loved France! It was an amazing experience. I "discovered" massage by chance—the Thai family just told me: "Try it, you’ll see!" (I’d had a pretty intense massage in the capital before 😅… but the next day, I felt unbelievably great!))
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Take care, everyone! !
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Take care, everyone! !
Hi everyone,
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines? For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL. THANKS GUYS
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines? For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL. THANKS GUYS
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others? What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille? Are the Pygmies happier than the Inuit? Are Canadians less happy than the people of Louisiana? Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate? Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others? What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille? Are the Pygmies happier than the Inuit? Are Canadians less happy than the people of Louisiana? Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate? Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed. Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed. Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
We're planning to spend a month in Vietnam. Is hiring a guide helpful?
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Then... would you have 5 to 7 minutes to help me by filling out this questionnaire? 🙂 »» https://forms.gle/y74ckkvN9TjrougLA
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project. A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Then... would you have 5 to 7 minutes to help me by filling out this questionnaire? 🙂 »» https://forms.gle/y74ckkvN9TjrougLA
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project. A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
Hello everyone,
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question. They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕 Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
Please forgive my little rant.
Wishing everyone all the best. Cheers,
Puma2A

...
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question. They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕 Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
Please forgive my little rant.
Wishing everyone all the best. Cheers,
Puma2A

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I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.). Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did. I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights Sidemen (2 nights) Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD: - Walk around central Ubud (1–2h) - Campuhan Ridge Walk - Tegalalang Rice Terrace - Tirta Empul - Gunung Kawi - Massage / market / slow café
IN SIDEMEN: - Rice terrace hike (2–3h) - Cooking class
IN AMED: - Snorkeling - Japanese Shipwreck - Beach + relaxation - Volcano sunset
ON GILI: - Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK: - Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall - Loop: 3–4h (perfect for your level) - Ulun Danu Bratan Temple - Twin Lakes
IN PEMUTERAN - Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well: 👍 from Pemuteran = best possible option 12 PM: leave hotel (we left at 10 PM) 1 PM: ferry 3 PM: arrival in Java + transfer 11 PM: start ascent 2 AM–6 AM: volcano Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM) 👍 still very intense, but doable with an agency 💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR: - Relaxation - Quiet beach - Proximity to airport (30 min)"
BUDGET: "3,000 – 3,900 € for 2 people" (We paid 3,200 €)
In conclusion, it’s not (yet) enough, but it’s (already) pretty impressive!
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.). Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did. I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights Sidemen (2 nights) Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD: - Walk around central Ubud (1–2h) - Campuhan Ridge Walk - Tegalalang Rice Terrace - Tirta Empul - Gunung Kawi - Massage / market / slow café
IN SIDEMEN: - Rice terrace hike (2–3h) - Cooking class
IN AMED: - Snorkeling - Japanese Shipwreck - Beach + relaxation - Volcano sunset
ON GILI: - Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK: - Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall - Loop: 3–4h (perfect for your level) - Ulun Danu Bratan Temple - Twin Lakes
IN PEMUTERAN - Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well: 👍 from Pemuteran = best possible option 12 PM: leave hotel (we left at 10 PM) 1 PM: ferry 3 PM: arrival in Java + transfer 11 PM: start ascent 2 AM–6 AM: volcano Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM) 👍 still very intense, but doable with an agency 💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR: - Relaxation - Quiet beach - Proximity to airport (30 min)"
BUDGET: "3,000 – 3,900 € for 2 people" (We paid 3,200 €)
In conclusion, it’s not (yet) enough, but it’s (already) pretty impressive!
Hello everyone,
I’m sharing the menu posted at the entrance of a bar at the foot of the Porto Tower in Southern Corsica. . .
.
.
Greetings and have a great Sunday.
Puma2A . .

...
I’m sharing the menu posted at the entrance of a bar at the foot of the Porto Tower in Southern Corsica. . .
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.Greetings and have a great Sunday.
Puma2A . .

...
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
Do you bring back customs from your travels?
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
Do you bring back customs from your travels?
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya). There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya). There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
Survey link: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdkmBzW2QOE3_ZirhmdG8e2LQyaWLJxWUeyTR0LzpC8ytlufQ/viewform
Your response will be a huge help for my work and will contribute to a broader reflection on the future of the travel experience.
Thanks in advance to everyone who takes the time to participate!!
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
Survey link: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdkmBzW2QOE3_ZirhmdG8e2LQyaWLJxWUeyTR0LzpC8ytlufQ/viewform
Your response will be a huge help for my work and will contribute to a broader reflection on the future of the travel experience.
Thanks in advance to everyone who takes the time to participate!!
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see: Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees. We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain. But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
Do you know if it’s possible to get around on our own, or is it better to go through a local agency or book a package like the one sold by TravelChinaGuide? https://www.travelchinaguide.com/package/zhangjiajie/2days-tour.htm
Thanks in advance for your advice! Alod
We’ve seen that there’s a lot to see: Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees. We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain. But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
Do you know if it’s possible to get around on our own, or is it better to go through a local agency or book a package like the one sold by TravelChinaGuide? https://www.travelchinaguide.com/package/zhangjiajie/2days-tour.htm
Thanks in advance for your advice! Alod
Hello 🙂
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore. A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Catherine
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore. A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Catherine
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night Coron – 4 nights Coron to El Nido cruise – 2 nights El Nido – 4 nights Port Barton – 5 nights Flight from Puerto Princesa to Vigan Vigan – 2 nights Sagada – 2 nights Banaue – 2 nights Bagabag – 1 night Manila – 1 night I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Thanks in advance. Florence
Manila – 1 night Coron – 4 nights Coron to El Nido cruise – 2 nights El Nido – 4 nights Port Barton – 5 nights Flight from Puerto Princesa to Vigan Vigan – 2 nights Sagada – 2 nights Banaue – 2 nights Bagabag – 1 night Manila – 1 night I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Thanks in advance. Florence
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages. 3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer. Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness. My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place. On the main routes, we visited: San José Alajuela Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side) Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side) And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched. He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown. What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor. At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José: It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken. On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox. From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire. Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets. Bars with security guards out front. I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel. The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses. The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in. A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park. Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further. We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it. A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces. A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures. But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business. Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse! According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable. Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos. A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park! A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park. The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color. Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded! Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30. The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches. As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves. A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!" For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex! The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for? For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places. In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs: Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you. For everyone else: run!
The country where animals are free and people are in cages. 3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer. Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness. My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place. On the main routes, we visited: San José Alajuela Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side) Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side) And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched. He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown. What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor. At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José: It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken. On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox. From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire. Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets. Bars with security guards out front. I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel. The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses. The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in. A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park. Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further. We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it. A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces. A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures. But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business. Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse! According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable. Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos. A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park! A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park. The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color. Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded! Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30. The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches. As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves. A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!" For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex! The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for? For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places. In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs: Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you. For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example. For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk. The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border. The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times. Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot). For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border. You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes. From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??). With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!! For now, you can still pay by card in shops and gas stations. However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards. Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future. After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example. For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk. The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border. The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times. Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot). For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border. You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes. From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??). With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!! For now, you can still pay by card in shops and gas stations. However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards. Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future. After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think: 1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport), 1 night in Garda, 1 night in Verona, 1 in Padua, and 3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
What do you think: 1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport), 1 night in Garda, 1 night in Verona, 1 in Padua, and 3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year. I told her: “Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.” “But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.” I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk. “Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.” I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen. “Mamido, I did it!” My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no! “Congratulations, sweetheart!” A little shyly, she said: “Is the India trip still on?”
And me, replying: “Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint! But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out. Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me. But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back. My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special? That’s the mystery of love, I guess.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year. I told her: “Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.” “But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.” I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk. “Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.” I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen. “Mamido, I did it!” My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no! “Congratulations, sweetheart!” A little shyly, she said: “Is the India trip still on?”
And me, replying: “Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint! But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out. Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me. But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back. My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special? That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hi there,
While reading some travel journals, I notice that we always reflect on the people of the countries we visit.
I’d love to hear your thoughts on which people charmed you the most during your travels?
I’m not looking for controversy, just reflections and personal feelings. Looking forward to reading your replies...
While reading some travel journals, I notice that we always reflect on the people of the countries we visit.
I’d love to hear your thoughts on which people charmed you the most during your travels?
I’m not looking for controversy, just reflections and personal feelings. Looking forward to reading your replies...
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
Best regards,
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
Best regards,

Hello to all East Africa lovers and nature enthusiasts in general,
While I prepare to share a recap of our latest trip/safari in Kenya soon, I’d like to wish you all a peaceful transition between 2025 and 2026.
Warm regards,
Puma2A.





...
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like! M-Claire and Jean
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like! M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now. The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions. I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid? Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again? Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with? Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now? What’s really going on here?
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now. The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions. I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid? Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again? Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with? Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now? What’s really going on here?
Hi there,
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)



























