tes impots tu les payes en france ou en chine ?
concernant ton site, félicitations. vraiment UTILE pour tous les futurs visiteurs surtout le test de bon sens shanghaien !
A propos de la page spéciale "crachats", j’avoue que les crachats shanghaiens m’ont effectivement tellement puissamment impressionnée à mon arrivée (début 1997 avant la propagande anti-crachats « pour civiliser shanghai »), j’ai bien failli rentrer au bercail un bon millier de fois. Mais je me suis forcée (je changeais qd-mm d’avis toutes les deux heures : non je n’y arriverai pas, SI je DOIS y arriver, NAAAAN c’est trop duuur, SI ! etc.) et au bout de 15 jours j’avais ma technique pour éviter les plus gros morceaux (question d’oreille). Dès la rentrée de septembre 1998 toutefois, j’ai noté un énorme changement en même temps que l’apparition d’affiches géantes de recommandations en 10 points (dont le premier concernait les crachats si mes souvenirs sont bons) « pour civiliser shanghai ».
Mais je n’ai pas eu le courage d’aller jusqu’au bout de ta page sur les crachats, ça me rappelait décidément trop de souvenirs. J’ai mes limites sur les souvenirs de voyages… Désolée.
Désolée mais je n'arrive plus à maîtriser la taille des lettres.....
En ce qui concerne le "test de bon sens shanghaien" j’ai eu la patience d’aller jusqu’au bout en pensant naïvement que je pouvais espérer obtenir un bon score après trois ans de survie dans le milieu shanghaien. J'ai été très déçue.
Je t’en veux énormément de m’avoir fait terminer avec ce zéro, c’est injuste, d’autant plus que je connaissais parfaitement chacune des situations décrites (sauf celle du baluchon sur le pied dans le métro : il n’y avait pas de métro au début de mon séjour, puis une seule ligne avec très peu de gens et je ne l’ai pris qu’une ou deux fois juste pour rigoler. A cette époque on pouvait acheter des cartes postales avec en photo les chaises en plastoque bleues du quai. C’etait les seules cartes postales de shanghai.
Je dois dire pourtant que pour la situation de la fille qui s’engouffre dans ton taxi au moment où tu ouvres la porte et sachant que tu l’attends sous la pluie depuis une demie-heure, je la connais dans une version avec deux types en costard qui s’engouffrent dans le taxi à notre place, moi et une amie chinoise. Classe, non ? Et bien je les ai bel et bien sortis à la force de mes petits poignets en éructant toutes les insultes que je connaissais, ils ont fini par se laisser faire tout en produisant une petite série de HoHoHoHaHaHa. Non mais !
(A l’époque les téléphones portables étaient rarissimes et leurs 12 heureux possesseurs étaient tous occupés à hurler HALLOOOO pendant des heures au croisement de Fuxing Lu et je sais plus quel boulevard juste pour montrer qu’ils avaient un portable qu’ils laissaient d’ailleurs sonner pendant 5 minutes au bout de leur bras tendu avant de « décrocher ». Idem dans les trains.)
Je regrette que tu aies oublié quelques situations tout de même typiques :
- celle de la postière à qui tu veux acheter un timbre et qui te répond, après t’avoir ignoré pendant 10 minutes (situation décrite dans ton test dans la version caissière de supermarché) « MEI YO » (traduction : y en a pas) en te haïssant du regard.
QUE FAIS TU ?
- variante : tu veux acheter un carton pour un colis (il y en a une pile derrière elle qui va jusqu’au plafond mais elle te répond : MEI YO en te haïssant du regard).
- variante magasin de papier pour calligraphie. Tu demandes quelques feuilles comme ça, là, celles-ci derrière vous, quatrième étagère. Le type te répond MEI YO en regardant ta nuque à travers ton cou (aptitude chinoise à regarder votre dos tout en vous faisant face).
- variante avec l’employée des chemins de fer à qui tu demandes un billet de train et qui te répond « MEI YO » en te haïssant du regard alors qu’il y a des dizaines de train par jour sur cette ligne over-fréquentée et que tous les types de la queue achètent tous un billet comme celui que tu veux.
QUE FAIS TU ?
- celle du directeur de service qui après t’avoir accueilli à l’aéroport te fait visiter ton logement de fonction minable (« ça va ? vous êtes satisfait ? – Heuu, oui-oui, c’est parfait ») puis te fait faire un petit tour du quartier à la recherche d’une banque : boue, crachats, deux magasins de bonbons, aucune banque (MEI YO), puis te laisse planté là sans un sou en te donnant rendez-vous dans trois jours, à la rentrée, et non-non il n’a pas de plan, désolé, ça n’existe pas les plans de shanghai (MEI YO).
QUE FAIS TU ?
- tu commandes une soupe et on t’apporte un bol d'eau bouillante (3 cm) surmonté d’huile bouillante (7 cm) joliment décorée de trois minusculissimes nouilles. Impossible de partager avec la table voisine.
QUE FAIS-TU ?
- une vieille dame armée d’un panier plein de bouteilles de lait que tu ne remarques pas de prime abord te saute dessus en éructant « MEU-LEU-KHAH-MEU-LEU-KHAH » !
QUE FAIS-TU ?
- tu as une envie extrêmement pressante à la gare et ton train n’arrive que dans deux heures. Tu t’engouffres dans un box-toilettes à murs de séparation de 1m. de hauteur et dont tu reconnais la porte comme étant typique des saloons du far-west. Après un rapide tour d’horizon tu décides de faire ce que tu as à faire vite fait mais au bout de trois secondes tu lèves le nez et c’est là que tu croises une dizaine de paires d’yeux très régulièrement rangés autour du box (ce qui fait qd-mm une vingtaine d’yeux au bas mot) fixant tes fesses et ton zizi en faisant des commentaires.
QUE FAIS-TU ?
Merci de tes judicieux conseils si tu veux bien prendre le temps ça pourrait aider les futurs touristes du forum. 😉